Le plan de bataille des financiers : faire supprimer le CDI

18/04/2012 | 54 commentaires

On est mal.

Les mar­chés et leurs acteurs à la lanterne.

Minute 9, LA SOLUTION ; soyez atten­tif :
le Talon d’a­chille de l’o­li­gar­chie, c’est la volon­té populaire.

Mer­ci Fran­çois, mer­ci Daniel.

Bon, ça en est où, notre pro­jet viral ?

Étienne.

« LES MARCHÉS », ENNEMIS DU PEUPLE,
ET POURTANT AU POUVOIR,
PORTÉS PAR LES MENSONGES,
ET PAR LE FAUX « SUFFRAGE UNIVERSEL » :

Le script de l’entretien :

http://​www​.fakir​presse​.info/​L​e​-​p​l​a​n​-​d​e​-​b​a​t​a​i​l​l​e​-​d​e​s​-​m​a​r​c​h​e​s​,​3​5​9​.​h​tml

Quels salo­pards… Ramas­sis de men­teurs pro­fes­sion­nels. Déci­dé­ment, le peuple a tou­jours « les Ver­saillais » sur le dos…

Il faut sor­tir d’ur­gence de ce piège à rats : l’ar­ticle 123 du TL — comme la plu­part des autres articles de l’an­ti-consti­tu­tion euro­péenne— est un poi­son anti­so­cial violent : IL FAUT SORTIR DE L’UE, VITE !

Si je vote encore, je ne vote­rai plus jamais pour quel­qu’un qui m’en­ferme dans ce pro­jet tyran­nique appe­lé UE.

Plus jamais.

La dis­cus­sion sur Facebook :

http://​www​.face​book​.com/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​.​p​h​p​?​s​t​o​r​y​_​f​b​i​d​=​2​1​1​2​7​1​0​4​5​6​4​8​3​2​1​&​i​d​=​6​0​0​9​2​2​316

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Étienne

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54 Commentaires

  1. Yvan

    On sait TOUS quel est le seul can­di­dat a vou­loir quit­ter le trai­té de Lis­bonne, à dénon­cer la créa­tion moné­taire aban­don­née aux banques pri­vées, et à avoir la volon­té d’af­fron­ter cette finance sans cour­ber l’échine 😉

    À ceux qui pré­fèrent croire que la révo­lu­tion ne sera jamais pos­sible par les urnes, je vous encou­rage à étu­dier l’his­toire récente (et les consti­tu­tions) du Vene­zue­la ou de l’Equateur !

    => http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​C​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​V​e​n​e​z​u​e​l​a​.​pdf

    => http://​www​.wipo​.int/​w​i​p​o​l​e​x​/​f​r​/​t​e​x​t​.​j​s​p​?​f​i​l​e​_​i​d​=​1​9​5​600

    En refu­sant de sou­te­nir un chan­ge­ment via l’é­lec­tion, vous lais­se­rez à nou­veau la pen­sée domi­nante de TF1 enva­hir nos urnes.

    Uti­li­sons leur propre arme pour des­sou­der cette consti­tu­tion, et tout réfor­mer ! Nous sommes, en tant que « virus du tirage au sort », les pre­miers à dire que le seul can­di­dat valable, c’est celui qui nous don­ne­rait la consti­tu­tion, et serait prêt à ren­trer chez lui…

    Alors pour­quoi ne pas y croire ???

    (à par­tir de 10m00s)

    => http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​M​t​P​L​s​N​Y​A​A​s​Q​&​f​e​a​t​u​r​e​=​y​o​u​t​u​.​b​e​&​t​=​1​0​m7s

    De plus, ce sera le meilleur moyen de ras­sem­bler une vraie révo­lu­tion si jamais nous sommes des mil­lions autour d’un même mou­ve­ment (et nom­breux sont les par­ti­sans du tirage au sort dans les assem­blées du Front de Gauche) 🙂

    Tous ensemble, tour­nons cette page d’his­toire, ne per­dons pas espoir, ne met­tons pas tout dans le même panier en reniant même ce qu’on a tou­jours espérer !

    PS : déso­lé pour ce mili­tan­tisme actif sur ce site qui explique si bien en quoi l’é­lec­tion est anti­dé­mo­cra­tique… mais l’ins­tant est cri­tique, on voit tous le drame qui se des­sine devant nous, alors explo­sons ces urnes une bonne fois pour toutes, tous ensemble, et abo­lis­sons cette monar­chie en éli­sant le der­nier pré­sident de la Vème République 🙂

    Réponse
  2. Yvan

    Au pas­sage quand même, mer­ci pour cette vidéo incroyable !!!

    Quel culot, ils ne se cachent même plus, c’est conster­nant, révol­tant, presque louche !!!

    Vous êtes une perle rare Étienne…

    On peut être fier d’être dans un pays capable de géné­rer des pen­seurs de haute volée tels que vous ou F. Lor­don, J. De Ros­nay, B. Bayart, F. Lepage, et j’en passe…
    Vous faites par­tie des grands pen­seurs de cette nou­velle ®évo­lu­tion, à n’en point douter !

    Mer­ci et Bravo.

    (en espé­rant vous voir au sein de l’as­sem­blée consti­tuante qui va se réunir très pro­chai­ne­ment) 😉

    Réponse
  3. Jean Jacques

    Mer­ci Yann, je ne peux qu’être d’ac­cord avec ce que vous dites.

    Mais en véri­té, lorsque j’ai à convaincre des gens de « la gauche de gauche » comme dit F. Lor­don, ou des anar­chistes, etc., je me retrouve face à une impasse logique : j’en finis tou­jours à argu­men­ter sur l’i­dée selon laquelle, si le pro­gramme du Front de Gauche n’est pas par­fait, il repré­sente tou­te­fois à la fois une avan­cée et un « moins-pire ». Le pro­blème c’est que cet argu­ment est celui uti­li­sé par exemple par les socia­listes pour convaincre à leur gauche de voter pour Hol­lande face au dan­ger Sar­ko­zy… Loin de moi l’i­dée de dire que le Front de Gauche vaut le PS, mais quoi­qu’on en dise, sur ce point, il ne s’a­git que d’une dif­fé­rence de degré. Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre 😉

    On pour­rait contre-argu­men­ter en répon­dant que le Front de Gauche pro­pose une rup­ture avec le sys­tème actuel – ce qui n’est pas le cas du PS – et consti­tue donc autre chose qu’un simple « moins-pire ». Mais pour une Natha­lie Arthaud par exemple, le pro­gramme du FDG n’est pas en rup­ture, il s’a­co­quine avec le capi­ta­lisme comme prin­cipe géné­ral de fonc­tion­ne­ment éco­no­mique. Bref.

    Quoi qu’il en soit, je trouve cela inté­res­sant, j’en viens en fin de compte à me dire que dans ce genre de situa­tion, le choix indi­vi­duel (ou col­lec­tif d’ailleurs) du citoyen ne répond pas de la seule rai­son mais d’un pari sur l’his­toire… Mais je m’embrouille un peu les pinceaux.

    Par ailleurs, à pro­pos du tra­vail d’Étienne Chouard que j’ap­pré­cie énor­mé­ment pour ce que j’en connais, je vou­drais reve­nir sur la dis­tinc­tion élec­teur-citoyen. Du point de vue concep­tuel, je suis par­fai­te­ment d’ac­cord pour défi­nir le sta­tut d’é­lec­teur comme dégra­da­tion et néga­tion du citoyen. Mais ne fau­drait-il pas envi­sa­ger ces deux notions de manière plus mobile pour ain­si dire ? Lors­qu’un indi­vi­du s’empare acti­ve­ment de son sta­tut d’é­lec­teur ne regagne-t-il pas en par­tie sa valeur de citoyen ? Pen­sons par exemple aux révo­lu­tions démo­cra­tiques de l’A­mé­rique Latine. Ima­gi­nons par exemple que le Front de Gauche passe au second tour : ce serait si l’on reste sur le plan de la théo­rie extrê­me­ment peu au regard des objec­tifs très ambi­tieux que nous nous fixons : un simple tour d’une élec­tion ponc­tuelle, pour­rie jus­qu’à la moelle dans son prin­cipe, par une coa­li­tion qui ras­semble des par­tis par­fois tra­di­tion­nels dans leurs formes, avec en leur sein des élé­ments carac­té­ris­tiques de la classe poli­tique – même si indé­nia­ble­ment le rôle de l’argent y est quand même assez mineur. Et en même temps quel bou­le­ver­se­ment ce pour­rait être ! quelle claque don­née à l’o­li­gar­chie média­tique ! quelle sub­ver­sion de l’ordre impo­sé du champ poli­tique en France ! etc.

    Je pense dans cette affaire à je ne sais plus quel pas­sage de Jacques Ran­cière (qu’on appré­cie ou non ses écrits), Bords poli­tiques ou un truc comme ça je crois, où il essaie de démon­ter, du moins de nuan­cer la dénon­cia­tion par les mar­xistes des Droits de l’Homme comme droits abs­traits (on connaît la cri­tique : liber­té abs­traite d’in­di­vi­dus consi­dé­rés hors du col­lec­tif auquel ils appar­tiennent et donc hors des contraintes exer­cées par un sys­tème social don­né…). Il explique que pour­tant objec­ti­ve­ment cette décla­ra­tion a pu ser­vir des mou­ve­ments de libé­ra­tion effec­tifs, par exemple pour les noirs, pour les femmes, etc. quand ils s’en sont empa­rés pour récla­mer une égale digni­té : comme s’ils « acti­vaient » en quelque sorte ces sta­tuts abs­traits. Ran­cière cite comme exemple de cette réa­li­sa­tion, de cette actua­li­sa­tion du droit même impar­fait, Olympe de Gouge disant gros­so modo que si une femme a le droit de mon­ter à l’é­cha­faud comme un homme, elle devrait avoir le droit de voter comme un homme.

    Ceci est un résu­mé bien gros­sier et rapide de la pen­sée de Ran­cière sur cette matière, mais je la trouve inté­res­sante parce qu’elle pour­rait per­mettre de nuan­cer le constat d’im­puis­sance que je trouve par­fois chez Etienne Chouard – même si encore une fois je n’en connais pas tout et que je sais bien qu’il lutte au contraire pour redon­ner aux citoyens leur puis­sance. Il y a la pos­si­bi­li­té je crois même à tra­vers cet impar­fait voire néfaste sta­tut d’é­lec­teur de rega­gner sa digni­té poli­tique. Pour le dire peut-être plus clai­re­ment, l’é­lec­tion est essen­tiel­le­ment un détour­ne­ment de l’i­dée démo­cra­tique mais aus­si une conces­sion qui lui est faite si l’on consi­dère les choses de manière plus rela­tive (par rap­port à une dic­ta­ture notam­ment). Si le che­min de l’é­lec­tion est extrê­me­ment bali­sé, enca­dré, aux mains en somme de nos plou­to­crates et oli­garques, il reste tou­te­fois un mince espace pour une réap­pro­pria­tion, une réac­tion qua­si­ment « trans­cen­dante », inat­ten­due, du peuple qui se met­trait à uti­li­ser à son pro­fit les ins­tru­ments ordi­nai­re­ment inof­fen­sifs qu’on lui a accor­dés. Peu importe à cet égard la suite des évé­ne­ments : ce seul mou­ve­ment de rébel­lion serait en soi non pas un sym­bole mais un signe magni­fique, et un signe qui pour­rait avoir des réper­cus­sions bien réelles, par exemple en Europe pour don­ner une nou­velle audience à ces idées de rup­ture avec le système…

    En fait ce serait un peu appli­quer à l’être poli­tique les mêmes caté­go­ries que Spi­no­za applique aux affects : l’af­fect peut être pas­sif (pas­sion) ou actif auquel cas il ajoute à la puis­sance de l’in­di­vi­du… De même ne serait-il pas pos­sible de super­po­ser à la dis­tinc­tion électeur/citoyen ces caté­go­ries actif/passif ? Evi­dem­ment la notion d’é­lec­teur contient en soi le germe de la pas­si­vi­té, mais ce lien électeur/passivité n’est pas abso­lu­ment néces­saire, il existe une part même minus­cule de contin­gence… et la cam­pagne du Front de Gauche semble l’in­di­quer, bien aidée il est vrai par des évé­ne­ments et une situa­tion his­to­rique assez exceptionnels.

    Bref je m’é­gare et tout ce com­men­taire est très déstruc­tu­ré, ce que je vou­lais dire peut-être plus sim­ple­ment c’est qu’en cette occa­sion où pour une fois un par­ti « non adou­bé » par les puis­sances de l’argent est en capa­ci­té d’ac­cé­der au second tour, il serait peut-être dom­mage de reje­ter en bloc le prin­cipe de l’é­lec­tion et de se refu­ser à voter. Non pas qu’il faille deve­nir un conver­ti béat du Front de Gauche ou espé­rer un chan­ge­ment effec­tif via cette élec­tion, mais déjà, ouvrir une petite brèche contre la domi­na­tion cultu­relle, idéo­lo­gique, sociale, média­tique, éco­no­mique… même l’es­pace d’une seconde. Voir blê­mir le visage des média­crates… Voir à nou­veau le peuple se mon­trer inso­lent vis à vis de ce qu’on vou­drait lui impo­ser… ce serait un plai­sir non ?

    Réponse
  4. Morpheus

    Oui, Jean-Jacques, tou­jours est-il qu’il devient évident que voter PS n’au­ra aucun impact sur cette attaque décla­rée. Alors que voter Front des Gauche repré­sente la seule alter­na­tive sérieuse, celui-ci ayant très clai­re­ment indi­qué cela dans son pro­gramme. Cré­di­té entre 15 et 20 % de voix*, Mélen­chon a de réelles chances de par­ve­nir au second tour. Il faut pous­ser dans ce sens

    • sur Ago­ra­vox, un son­dage effec­tué sur les lec­teurs, et réunis­sant plus de 35.000 voix – loin des 500 ou 1000 son­dés des ins­ti­tuts de son­dage – don­nait Mélen­chon lar­ge­ment en tête avec 27 %.

    P.S. : moi aus­si je suis contre l’é­lec­tion, mais puisque de toute façon, il faut encore en pas­ser par choi­sir son maître, autant qu’il soit celui qui se montre le plus déter­mi­né à se dres­ser contre les prédateurs …

    Réponse
  5. Jean Jacques

    Oui c’est évi­dem­ment ma convic­tion hein. Je vou­lais sim­ple­ment essayer le pro­blème de manière disons plus « phi­lo­so­phique ». Par exemple s’il n’y avait pas eu cette can­di­da­ture du Front de Gauche, il est bien pos­sible que je n’au­rais pas été voter – ou alors à la limite peut-être pour le NPA… C’est pour ça que votre phrase : « puisque de toute façon, il faut encore en pas­ser par choi­sir son maître, autant qu’il soit celui qui se montre le plus déter­mi­né à se dres­ser contre les pré­da­teurs » est certes vraie aujourd’­hui mais pas for­cé­ment à toute élec­tion. C’é­tait un peu ce que je vou­lais dire.

    Réponse
  6. sitouaillain

    Jean-Luc Mélen­chon :
    « C’est iné­luc­table, le sys­tème va craquer »

    http://​www​.lese​chos​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​i​n​t​e​r​v​i​e​w​/​0​2​0​2​0​1​8​6​7​1​9​7​1​-​j​e​a​n​-​l​u​c​-​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​c​-​e​s​t​-​i​n​e​l​u​c​t​a​b​l​e​-​l​e​-​s​y​s​t​e​m​e​-​v​a​-​c​r​a​q​u​e​r​-​3​1​4​0​8​5​.​php

    Le can­di­dat du Front de gauche répond aux ques­tions des « Echos » sur les grandes pro­blé­ma­tiques éco­no­miques et sociales de la présidentielle.

    Écrit par
    Sté­phane DUPONT

    Fran­çois Hol­lande s’est mon­tré plus allant qu’au­pa­ra­vant sur un coup de pouce au SMIC rapide, qui pour­rait mettre « rat­tra­per » ce qui n’a été fait depuis cinq ans. Êtes-vous satis­fait de cette évolution ?

    Jean-Luc Mélen­chon :

    Après avoir pen­sé qu’il pour­rait faire l’im­passe sur le pou­voir d’a­chat, Fran­çois Hol­lande s’a­per­çoit que ce n’est pas pos­sible. La pres­sion vient du ter­rain, pas de moi. En début de semaine, il vou­lait indexer le SMIC sur la crois­sance, ce qui reve­nait à l’aug­men­ter de 2,70 euros par mois … Main­te­nant, il parle de rat­tra­page. Tant mieux. Mais ce n’est rien !

    Vous ne vous dites pas : tou­jours cela de pris ?

    Fran­çois Hol­lande reste dans la logique d’un monde ouvert au libre-échange, qui consiste à pré­sen­ter aux consom­ma­teurs des pro­duits les moins chers pos­sibles. Cette vision est condam­née parce qu’elle conduit à l’ex­plo­sion des socié­tés. Le centre du monde se déplace vers les pays qui pro­duisent à bas coûts mais où les salaires aug­mentent vite.

    Notre vision à nous, c’est de par­tir d’une poli­tique de la demande. On oriente la demande vers des pro­duits jugés utiles dans le cadre de la pla­ni­fi­ca­tion écologique.

    La France peut-elle mettre seule en oeuvre une telle poli­tique sans se sou­cier de l’Europe ?

    Quand la gauche, en 1983, a fait le constat de l’é­chec de la poli­tique de relance appli­quée dans un seul pays, elle a cru qu’il lui suf­fi­rait de s’ins­crire dans le cadre euro­péen. Que plus on s’in­té­grait dans une zone poli­tique, plus il serait pos­sible de régu­ler par la loi ou la norme. Ce fut une colos­sale erreur d’a­na­lyse sur l’é­vo­lu­tion du capi­ta­lisme. La gauche n’a pas com­pris alors que la pente natu­relle du monde était à la déré­gu­la­tion. La libé­ra­li­sa­tion n’est pas le fruit des mar­chés mais d’une déci­sion politique.

    L’autre erreur fut de faire entrer dix pays d’un coup dans l’U­nion euro­péenne. En accep­tant cela, les pro­gres­sistes ont capi­tu­lé devant la logique libérale

    Com­ment impo­sez-vous votre vision à des pays euro­péens qui ne la par­tagent pas ?

    On ne dis­cute pas entre gens de bonne com­pa­gnie. La poli­tique, c’est un rap­port entre puis­sances. Et la France, pour impo­ser sa vision, ne manque pas d’a­touts. Au sein de l’Eu­rope, nous sommes un pays hau­te­ment pro­duc­tif, le plus grand en ter­ri­toire, bien­tôt le plus peu­plé et dis­po­sant du deuxième plus vaste ter­ri­toire mari­time du monde.

    L’Eu­rope ne se fera pas sans nous et encore moins contre nous. Les Alle­mands, eux, ont inté­rêt à un euro sur­éva­lué car leur popu­la­tion vieillit. Ils se croient pro­té­gés par leurs excé­dents com­mer­ciaux. Mais leur supré­ma­tie en matière de biens inter­mé­diaires sera bien­tôt bat­tue en brèche par la Chine, le Bré­sil et tous les pays émer­gents. Eux aus­si sont guet­tés par la réces­sion. Et il ne leur suf­fi­ra de reje­ter de la zone euro les pays qu’ils qua­li­fient de manière mépri­sante de « club med ». Les Alle­mands doivent com­prendre que ce n’est pas la pro­duc­ti­vi­té qui est le pro­blème de l’Eu­rope, mais le cours de l’euro.

    Quant aux solu­tions concrètes, je réclame la mise en place de bar­rières doua­nières aux fron­tières de l’Europe.

    Cela ne risque-t-il pas d’en­traî­ner des repré­sailles des autres pays ?

    Mais bon sang, arrê­tons de gémir devant la mon­dia­li­sa­tion ! L’Eu­rope réa­lise 25 % du PIB mon­dial, la Chine 10 % seule­ment. Nous n’a­vons donc rien à craindre d’un recul du libre-échange. En revanche, nous met­trons en place des poli­tiques de coopé­ra­tion. Y com­pris avec la Chine.

    Et si l’Al­le­magne refuse cette res­tric­tion au libre-échange ?

    Mais l’Al­le­magne accep­te­ra ! Et pour­quoi ce serait à eux de déci­der. Met­tons-nous bien ça dans la tête. L’Al­le­magne est une puis­sance décli­nante et la France une puis­sance ascen­dante. Il n’y a pas que l’Al­le­magne. Je sais bien qu’il y a des règles. Les règles inter­di­saient aus­si que les gou­ver­ne­ments parlent avec les diri­geants de la Banque cen­trale euro­péenne. Et bien quand il y a eu la crise, tout le monde a accep­té de se mettre autour de la même table avec le gou­ver­neur de la BCE.

    Quelle serait la ques­tion posée dans le réfé­ren­dum que vous pré­co­ni­sez sur l’Europe ?

    Sur le fond, la ques­tion est de savoir si les Fran­çais sont d’ac­cord pour lais­ser l’Eu­rope fonc­tion­ner sur ce mode ultra­li­bé­ral. Est-ce qu’ils acceptent, oui ou non, la domi­na­tion de la concur­rence ? Si c’est « non », nos par­te­naires devront bien recon­naître et qu’il y a un pro­blème et seront obli­gés de dis­cu­ter. L’U­nion euro­péenne n’ap­par­tient pas aux Alle­mands. Elle est à nous aus­si. Sommes-nous une puis­sance ou ne sommes-nous rien ? Per­son­nel­le­ment, je consi­dère que nous sommes une puissance.

    Cette vision est-elle com­pa­tible avec celle des socialistes ?

    Toute notre diver­gence part de là. Elle remonte à 2005 lorsque le PS a fait le choix de dire « oui » au pro­jet de Consti­tu­tion euro­péenne et quand les Fran­çais ont dit « non ». Face à un sys­tème euro­péen qui ne peut pas tenir, trois atti­tudes sont pos­sibles : défendre aveu­gle­ment les plans d’aus­té­ri­té en se disant que cela fini­ra par fonc­tion­ner, sor­tir de l’Eu­rope, réor­ga­ni­ser l’Eu­rope sur de nou­velles bases.

    Cette troi­sième atti­tude est la nôtre. Car c’est iné­luc­table, le sys­tème va cra­quer. Cela peut venir autant des mou­ve­ments sociaux que de la rapi­di­té des mou­ve­ments spé­cu­la­tifs. Va-t-il cra­quer à cause de la Grèce qui en est à son neu­vième plan d’aus­té­ri­té et où la situa­tion s’ag­grave ? Est-ce que sera en Espagne où le fonds de sta­bi­li­té ne per­met­tra pas de faire face à la situa­tion ? Est-ce que ce sera en Ita­lie où le niveau de la dette publique est tel qu’il peut faire explo­ser le pare-feu mis en place ? Sur ce plan, que Nico­las Sar­ko­zy ou Fran­çois Hol­lande emporte l’é­lec­tion ne fera aucune différence.

    Dans ces condi­tions, com­ment pour­riez-vous appe­ler à voter Fran­çois Hol­lande au second tour ?

    Pour une rai­son très simple. J’ai moi-même un pro­jet poli­tique. Mon inten­tion est que nous soyons au pou­voir dans dix ans. J’ai besoin de la défaite de Nico­las Sar­ko­zy pour conti­nuer à avan­cer. Si Nico­las Sar­ko­zy perd l’é­lec­tion, la brèche est ouverte en Europe. Nico­las Sar­ko­zy est une proie plus tendre pour la finance inter­na­tio­nale que ne l’est Fran­çois Hol­lande. En tant que lea­der, il est com­plè­te­ment démonétisé.

    Nous avons don­né, par la masse des mee­tings, le retour des dra­peaux rouges, un signal à la finance qu’il y avait ici, en France, un os dur. La France est le cra­tère du vol­can de l’Eu­rope. Gare à qui s’en prend à elle car il y a une force de relève. Nous sommes le recours à gauche.

    Vous pro­po­sez un retour à la retraite à 60 ans pour tous. Fau­dra-t-il avoir coti­sé 40 ans ou plus ? Quel en sera le coût ?

    J’ai dit que 40 ans de coti­sa­tions c’é­tait déjà trop et j’en res­te­rais là. Pour ce qui est du coût de la mesure, l’Ins­ti­tut Mon­taigne l’a esti­mé à 33 mil­liards d’eu­ros. C’est 1,65 point du PIB. C’est entiè­re­ment finan­çable. Nous pro­po­sons de taxer les reve­nus finan­ciers des entre­prises qui rap­por­te­rait 20 mil­liards d’eu­ros. Ensuite, nous élar­gis­sons l’as­siette des coti­sa­tions, soit 5 mil­liards, et nous dépla­fon­nons les coti­sa­tions patro­nales, soit une recette de 6 mil­liards. Enfin, nous sup­pri­mons les aides fis­cales pour l’é­pargne retraite par capi­ta­li­sa­tion, soit 2 mil­liards d’eu­ros. Je vous garan­tis que le jour où l’on ferme le robi­net de la défis­ca­li­sa­tion, tout le monde revien­dra à un régime de retraite par répartition.

    Com­ment est-il pos­sible de limi­ter l’é­cart des salaires dans les entre­prises de 1 à 20 comme vous le proposez ?

    Par un simple décret ! Ou par une loi s’il le faut ! L’i­dée c’est d’a­voir un cercle ver­tueux dans l’en­tre­prise : si le patron s’aug­mente, il aug­mente celui qui est en bas de l’é­chelle. Il s’a­git d’é­vi­ter les hyper rému­né­ra­tions au som­met et l’hy­per pau­pé­ri­sa­tion à la base. C’est une pro­po­si­tion qui émane de la Confé­dé­ra­tion euro­péenne des syndicats.

    Com­ment finan­ce­rez-vous la dette si vous êtes élu le 6 mai ?

    Je pré­viens tous ceux qui vou­draient spé­cu­ler contre la dette fran­çaise : ils le paie­ront cher. Le créan­cier a une force, mais l’emprunteur aus­si. Il peut déci­der de stop­per les rem­bour­se­ments. Si la France arrête de payer, l’é­co­no­mie mon­diale tombe et nombre de banques aus­si. Tout le monde se tient par la bar­bi­chette. J’in­vite tout le monde à être raisonnable.

    Nous dis­po­sons à l’é­gard des banques d’un outil légal pour leur faire entendre rai­son : l’emprunt for­cé. Nous sommes la France et nous allons dire que nous en avons ras le bol que la Banque cen­trale euro­péenne refuse de prê­ter direc­te­ment aux Etats alors qu’elle prête 1.000 mil­liards d’eu­ros aux banques à 1%. C’est un scan­dale ! La BCE est deve­nue une banque de défai­sance pour les actifs pour­ris de toutes les banques de la zone euro.

    Où sont pas­sés ces 1.000 mil­liards ? Ils n’ont pas été injec­tés dans l’é­co­no­mie, ils n’ont pas ser­vi à finan­cer l’é­co­no­mie que je sache. C’est inac­cep­table. Dans la métal­lur­gie, l’UIMM en est réduite à finan­cer des PME qui ne trouvent pas d’argent auprès des banques. Mais où va-t-on ?

    La gauche du PS que vous ani­miez a‑t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?

    Sous Lio­nel Jos­pin, c’est la gauche du PS qui a don­né le tem­po, avec 35 heures sans pertes de salaires et l’al­liance rouge-rose-verte notam­ment. Nous avons eu une contri­bu­tion utile. A la fin de la légis­la­ture, le rap­port de forces s’est dégra­dé. Le mou­ve­ment socia­liste a fini par être conta­mi­né par l’o­rien­ta­tion blai­riste social-libé­rale, à laquelle Fran­çois Hol­lande est d’ailleurs très lié.

    Et com­ment comp­tez-vous peser après le 6 mai si Fran­çois Hol­lande l’emporte ?

    Mais Fran­çois Hol­lande a été très clair : il a dit qu’il ne négo­cie­rait pas sur son pro­gramme. Il est la Ve Répu­blique incar­né, c’est le fait du prince. C’est la pre­mière fois que l’on voit cela à gauche. Il dérou­le­ra son pro­gramme et il le fera évo­luer si la tocade lui en prend.

    Une chose est sûre, il ne bou­ge­ra pas si le rap­port de forces se détend. C’est pour cela qu’il n’y aura pas d’ac­coin­tances entre lui et nous.

    Qu’a­vez-vous en com­mun avec lui ?

    On veut virer Sar­ko­zy ! Cela fait un pro­gramme com­mun ! Je pense que Fran­çois Hol­lande sera obli­gé d’en venir à mes méthodes, qu’il suf­fit d’at­tendre. La finance l’at­ta­que­ra lui comme elle a atta­qué Sar­ko­zy. Il n’au­ra alors que deux solu­tions : résis­ter ou capi­tu­ler. Et je fais le pari qu’il fera le choix de résis­ter. Et il ne fera pas avec les ecto­plasmes qui l’entourent.

    Je ne suis pas can­di­dat pour être le Pre­mier ministre de Fran­çois Hol­lande mais pour conqué­rir le pou­voir, tout le pou­voir. Toutes ces der­nières années, la pen­sée unique a triom­phé, les points de vue dif­fé­rents ont été écar­tés, la démo­cra­tie a été bafouée. Mais au final c’est le peuple sou­ve­rain qui tranche.

    Il y a deux thèses dif­fé­rentes à gauche, pour­quoi le nier ? J’en incarne une.

    Vous écar­tez toute par­ti­ci­pa­tion à un gou­ver­ne­ment de Fran­çois Hol­lande. Vos alliés com­mu­nistes sont beau­coup moins catégoriques.

    Vous vous trom­pez. Marie-George Buf­fet et Pierre Laurent ont été très clairs sur ce point. Et de toutes façons les com­mu­nistes vont voter sur cette ques­tion. Je prends le pari qu’ils vote­ront contre.

    En cas de vic­toire de la gauche, com­ment comp­tez-vous vous arti­cu­ler avec le mou­ve­ment social ?

    On va conti­nuer à accom­pa­gner un mou­ve­ment qui a une pro­fon­deur dans le pays. Je vais être aux côtés des invi­sibles, de la créa­tion, de la vie, de ceux qui refusent la cupi­di­té comme seule moteur de la société.

    J’ai des sou­tiens dans toutes les caté­go­ries sociales aujourd’­hui. Je dirai ce que j’ai à dire. Et je vais vous faire une révé­la­tion : je dirai après l’é­lec­tion ce que je disais avant.

    Source : http://​www​.lese​chos​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​i​n​t​e​r​v​i​e​w​/​0​2​0​2​0​1​8​6​7​1​9​7​1​-​j​e​a​n​-​l​u​c​-​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​c​-​e​s​t​-​i​n​e​l​u​c​t​a​b​l​e​-​l​e​-​s​y​s​t​e​m​e​-​v​a​-​c​r​a​q​u​e​r​-​3​1​4​0​8​5​.​php

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  7. Di Girolamo

    La stra­té­gie de Mélen­chon est une bonne stra­té­gie : il sait que l’é­vo­lu­tion natu­relle des choses va faire qu’il peut ‚le FDG et son programme,à un moment don­né s’im­po­ser ; le temps qui reste sera consa­cré à orga­ni­ser ‚ren­for­cer ce mou­ve­ment citoyen qui à un moment don­né pren­dra le pouvoir.

    Le dan­ger que j’y vois est une sous esti­ma­tion de la capa­ci­té de résis­tance du sys­tème , une radi­ca­li­sa­tion des esprits et des posi­tions et donc des affron­te­ments vio­lents avec risque évident de dur­cis­se­ment poli­cier ; et donc tous les effets col­la­té­raux en terme de dom­mages humains de ce genre de période.

    Je reste sur mes posi­tions de pré­fé­rer une stra­té­gie dès aujourd’­hui plus uni­taire sur les grands prin­cipes démo­cra­tiques et le lan­ce­ment d’une gou­ver­nance orga­ni­sée sur un mode de débats publics plu­tôt que celle de la prise alter­na­tive du pou­voir qui ne fait qu’a­vi­ver les affrontements.

    Je suis allé à deux soi­rées consé­cu­tives du FDG local ; j’en ai reti­ré le plai­sir de l’hu­main autour de valeurs mais la consta­ta­tion que mes col­lègues PS ou EELV ou autres fai­saient cha­cun leur soi­rées entre eux . Cha­cun chez soi .

    Réponse
  8. ben-voyons

    Mélan­chon est le bon,les autres sont les méchants. Lors­qu’il aura le pou­voir (et rien n’est moins sûr)il n’en abu­se­ra pas, il n’y aura pas de conni­vence avec les puissants…(voir sa complaisance/admiration pour le mar­chand de mort inéli­gible pour fraude éléc­to­rale Das­saut qui serait – ce qui démontre comme il est domi­né par l’i­ma­gi­naire capi­ta­liste – le père de l’ad­mi­rable rafale.)

    Ben on est pas sor­tis de la ser­vi­tude volon­taire (hé oui M. Lor­don, par peur, par confort, faci­li­té, manque d’exi­gence, on peut bel et bien dési­rer cer­taines formes de servitude).

    Réponse
  9. Catherine

    Ben oui, ben voyons, peut-être qu’il faut renon­cer à voir éclore une fleur sans tâche, et qu’il faut accep­ter ce que l’on est aujourd’­hui dans toute notre incom­plé­tude, il faut mouiller la che­mise, on n’est jamais moti­vé que parce que l’on a pas. Je vote­rai Mélan­chon sans tam­bour ni trom­pette mais je vote­rai pour lui quand même, car il se peut qu’il soit une marche !

    Réponse
  10. catherine

    91 minutes, 44 secondes, est-ce bien rai­son­nable Georges ? Sous-rire bien sûr!!!!

    Réponse
  11. Di Girolamo

    Vrai­ment déso­lé !!!!!!! j’au­rais pas du tirer au sort Jan­co­vi­ci !!!!!!!!!!!!! Je ne parles pas des 91 mn et 44 s mais de ce qu’il dit .

    Le meilleur chien de garde média­tique étant nous-mêmes, on n’a qu’à pas l’é­cou­ter et dire que c’est un c.

    Réponse
  12. Morpheus

    Bon, j’ai appe­lé à consi­dé­rer la néces­si­té de voter Mélen­chon, en même temps, étant Belge, je ne suis pas concer­né (quoique).

    La ques­tion n’est pas s’il est un paran­gon de ver­tu ou non : tout le monde pos­sède des parts de lumière et des zones d’ombres. Et cha­cun sait que l’exer­cice du pou­voir corromps.

    Mais à tout prendre, fran­che­ment, si j’é­tais Fran­çais, je n’au­rais plus d’hé­si­ta­tion. Et sachez que je n’ai pas tou­jours sou­te­nu Mélen­chon, que je reste très méfiant, et que ne suis pas un « béat » de la poli­tique spec­tacle (genre com­bat de coqs) dont vous, les Fran­çais, êtes des champions.

    Vous ferez comme vous vou­lez, et vous assu­me­rez vos choix (illu­soires).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  13. Di Girolamo

    J’ai fait mon choix ;IL NE ME CONVIENT PAS ; Voi­là mon bulletin :

    Récla­ma­tion

    Je sous­si­gné Di Giro­la­mo Georges, élec­teur sur la com­mune de Lemps Ardèche, me trouve dans l’empêchement de voter pour élire un Pré­sident de la Répu­blique tel que son rôle et sa mis­sion sont défi­nis à l’article 5 de notre consti­tu­tion. En effet, alors que l’article 5 pré­cise clai­re­ment le rôle et les mis­sions du pré­sident de la Répu­blique et que l’article 20 pré­cise aus­si clai­re­ment que c’est le gou­ver­ne­ment qui gou­verne, les can­di­dats qui se pré­sentent aujourd’hui à mon suf­frage le font tous sur la base d’un pro­gramme de gou­ver­ne­ment. Leurs pro­fes­sions de foi, décla­ra­tions, écrits, sites inter­net, blogs etc en attestent.

    De ce fait le rôle et les mis­sions du pré­sident changent de nature et ne res­pectent pas le texte consti­tu­tion­nel en vigueur.

    L’article 6 n’est pas non plus res­pec­té : il est expres­sé­ment pré­ci­sé que « Le Pré­sident de la Répu­blique est élu pour cinq ans au suf­frage uni­ver­sel direct. »

    La loi orga­nique fixant les moda­li­tés d’application de cet article doit donc per­mettre l’organisation d’un suf­frage uni­ver­sel direct. L’intervention d’une sélec­tion amont par des élus de la Répu­blique ne res­pecte pas le carac­tère direct du scru­tin ; pour qu’il y ait res­pect du texte et du carac­tère direct du scru­tin cette sélec­tion devrait s’opérer selon un pro­ces­sus per­met­tant aux élec­teurs eux-mêmes d’opérer cette sélection.

    La confu­sion du rôle du pré­sident et de l’exécutif et la pré­sé­lec­tion indi­recte des can­di­dats violent les articles 5, 6 et 20 ; cette vio­la­tion entraîne par voie de logique consé­quence la non appli­ca­tion des articles essen­tiels 2, 3 et 4 concer­nant la sou­ve­rai­ne­té natio­nale telle qu’elle est défi­nie par ces articles : en effet en se pré­sen­tant aux suf­frages avec un pro­gramme de gou­ver­ne­ment le pré­sident de la Répu­blique se trouve légi­ti­mé par le vote des élec­teurs pour exer­cer lui-même et ses par­ti­sans pen­dant 5 ans la sou­ve­rai­ne­té natio­nale. C’est anti consti­tu­tion­nel : Il sort de son rôle de veille et de garant de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale telle que la défi­nit l’article 3 qui pré­cise clai­re­ment que « La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du réfé­ren­dum. Aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exer­cice. » Le pré­sident com­met lui-même un abus de pou­voir qui conduit les par­tis poli­tiques sur le même che­min abu­sif contraire à l’article 4 qui dit que « Les par­tis et grou­pe­ments poli­tiques concourent à l’ex­pres­sion du suf­frage. Ils se forment et exercent leur acti­vi­té libre­ment. Ils doivent res­pec­ter les prin­cipes de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de la démocratie. »

    La notion de Répu­blique non par­ti­sane repré­sen­tant l’ensemble du peuple qui gou­verne par ses repré­sen­tants et le réfé­ren­dum se trouve ain­si rem­pla­cée par la prise de pou­voir alter­na­tive de sec­tions du peuple ; le pré­sident qui doit veiller à l’application de l’article 4 (« La loi garan­tit les expres­sions plu­ra­listes des opi­nions et la par­ti­ci­pa­tion équi­table des par­tis et grou­pe­ments poli­tiques à la vie démo­cra­tique de la Nation. ») se trouve en situa­tion de conflit d’intérêts étant lui-même enga­gé dans l’exécutif et sou­te­nu dans son pro­gramme par une par­tie du peuple. Nous sommes donc, dans la pra­tique, dans un régime poli­tique dif­fé­rent que celui pré­vu par la consti­tu­tion en vigueur.

    Je demande donc au Conseil Consti­tu­tion­nel de prendre en compte comme valide cette récla­ma­tion, de la rendre publique, de pré­voir dans la suite, parce que l’invalidation du scru­tin serait trop désta­bi­li­sa­teur et irait contre l’intérêt géné­ral, d’exi­ger du futur pré­sident l’application stricte des textes en s’abstenant de toute par­ti­ci­pa­tion à l’exécutif et en ren­trant dans son rôle de gar­dien actif de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, en met­tant en place toutes mesures néces­saires pour que cette sou­ve­rai­ne­té s’exerce par le par­le­ment et par le réfé­ren­dum. Cela induit un chan­ge­ment de métho­do­lo­gie dans la gou­ver­nance : les grands sujets de socié­té n’étant plus confiés en alter­nance à une par­tie du peuple, mais étu­diés et débat­tus direc­te­ment par le peuple par ses repré­sen­tants et le réfé­ren­dum. Je demande éga­le­ment que soit pré­vue une nou­velle loi orga­nique orga­ni­sant le scru­tin pré­si­den­tiel afin de lui redon­ner un carac­tère direct.

    Réponse
  14. catherine

    Excuse-moi pour le com­men­taire 11.Tu as bien sûr tout à fait rai­son Georges de me dire que les meilleurs chiens de garde, c’est nous-mêmes !

    Réponse
  15. cooli

    Beau texte Di Girolamo !

    Mais que votre bul­le­tin de vote soit blanc ou écrit très petit avec ce long texte, il en reste un bul­le­tin de vote non reconnu.

    À pro­pos de JLM, c’est plus la véri­table appli­ca­tion de son pro­gramme qui me travaille.

    Je suis par­ta­gé entre le béné­fice signi­fi­ca­tif de cette pos­sible édu­ca­tion de la popu­la­tion sur les véri­tables enjeux et débats ; et le risque d’une récu­pé­ra­tion de tous ce qui ne marche pas dans leur programme.

    -> ce billet par exemple :

    « En effet, quoi de mieux pour dis­cré­di­ter des poli­tiques de relance et de pro­tec­tion­nisme qu’un pro­gramme inco­hé­rent truf­fé de mesures contra­dic­toires pour per­sua­der défi­ni­ti­ve­ment les Fran­çais que déci­dé­ment il n’y a rien en dehors du néo­li­bé­ra­lisme. En défi­ni­tive puisque le FN ne peut en aucun cas gagner ou aller au pou­voir je crois que le PG est actuel­le­ment le par­ti le plus dan­ge­reux pour l’a­ve­nir de la France. Sa par­ti­ci­pa­tion au pou­voir et l’ap­pli­ca­tion de ses idées pro­vo­que­raient un blo­cage peut-être défi­ni­tif de la poli­tique éco­no­mique en France. Cela tue­rait toute véri­table alter­na­tive à l’avenir. »

    Réponse
  16. catherine

    Tu es un vrai puriste Georges et ton expo­sé tient la route, mais cette route là s’ap­pa­rente peut-être à du « cause tou­jours », non ?

    Car sur le ter­rain du vécu ça laisse alors toute la place aux autres, ceux qui sont moins purs que toi, mais qui viennent bel et bien pour­rir notre atmo­sphère. C’est une ques­tion de stra­té­gie dont il est ques­tion ici. On peut accep­ter cer­tains com­pro­mis tout en gar­dant des prin­cipes rigou­reux, c’est mon cas, en se disant qu’il vaut mieux comme le rap­pelle Labo­rit, faire un choix non pour la pen­sée, mais pour la vie contre la mort.

    Si on attend que la jus­tesse de tes argu­ments soit recon­nue et se mani­feste par des actes tan­gibles, je crains fort que nous ne soyons tous morts si ce n’est réel­le­ment, en tout cas sym­bo­li­que­ment. Je reprends une phrase de Labo­rit :  » le plus dif­fi­cile est de savoir quand com­mence une crise, quand il est plus effi­cace de com­battre en se mêlant à un sous-ensemble impar­fait, plu­tôt que de pen­ser seul sans agir » Bien sûr, ça ne te revient pas car toi tu agis en local, n’empêche pour le reste, peut-être que ça vaut le coup de s’at­tar­der sur la ques­tion, non ?

    Réponse
  17. Di Girolamo

    Cooli, Cathe­rine ,

    Ce texte n’est pas un bul­le­tin blanc ; c’est réel­le­ment , une convic­tion , et une action ; c’est une action en ce sens que c’est une récla­ma­tion offi­cielle pré­vue par la loi élec­to­rale ; cette récla­ma­tion va être offi­cia­li­sée au bureau de vote et trans­mise au Conseil Constitutionnel.

    Au local j’ai actuel­le­ment la même stra­té­gie poli­tique avec les contrats de déve­lop­pe­ment régio­naux et les CLD , conseils de par­ti­ci­pa­tion citoyens ; je les oblige à appli­quer la loi et à ne pas racon­ter de salades ; le tri­bu­nal est sai­si , et récem­ment la cour des comptes régio­nale ; à l’ac­tion judi­ciaire je rajoute l’ac­tion poli­tique : j’ai écrit aux 156 conseillers régio­naux pour obli­ger le pré­sident de région à me répondre (et je n’y suis pas allé avec le dos de la cuillère )

    C’est mon che­mi­ne­ment ; mais je vous remer­cie de tout cœur de suivre le vôtre.

    Concer­nant le Conseil Consti­tu­tion­nel , une fois le pied dans la porte , je ne l’en­lève plus ; j’ai appris l’obstination.

    Réponse
  18. catherine

    Que cha­cun fasse en conscience c’est vrai, de toute façon, l’un comme l’autre, vu le bull­do­zer des lob­bies aux­quels nous nous heur­tons de plein fouet, nous sommes des four­mis qui ten­tons de venir à bout du bull­do­zer, il faut être réaliste !

    Mais nous sommes sou­mis à des déter­mi­nismes incom­plets, alors tout compte fait c’est peut-être SUR cette incom­plé­tude que s’ ouvre des espaces du pos­sible, pos­sibles pos­si­ble­ment si, si et si et encore si !

    Bref, soyons réa­listes et vou­lons l’im­pos­sible, sourire !

    Réponse
  19. Florence

    LES GENS VOTERONT COMME ON LEUR DIRONS… (sic)
    Ce fut sur France Culture !
    Une nou­velle par­mi d’autres du virus chouar­dien (chouar­dois) ? Du virus pro-démocratique !

    Hier, aux Matins de France Culture, après la chro­nique de Brice Cou­tu­rier, on a pu entendre une véri­té fon­da­men­tale si forte, si simple, connue des audi­teurs et lec­teurs d’Étienne Chouard et du plan C, mais inexis­tante, inau­dible (ou vite effa­cée) sur les médias, ou dépi­tée chez les citoyens élec­teurs (entre impuis­sance subie et dés­in­té­rêt laxiste, je dirais, et à l’ex­cep­tion de quelque-uns, sans doute, qui pensent ou savent que, par leur tra­jet indi­vi­duel, leur pug­na­ci­té (leur capi­tal cultu­rel et finan­cier ?), ils peuvent faire inflé­chir les direc­tives légales, ou du moins plus cer­tai­ne­ment, acqué­rir le droit d’im­po­ser aux autres ces obli­ga­tions venues de plus haut, et de cercles plus étroits encore), en gagnant beau­coup d’argent (non ?), des places bien pla­cées dans la hié­rar­chie sociale ou pro­fes­sion­nelle (la riva­li­té inter-per­son­nelle étant ouverte sinon encou­ra­gée, comme espace de liber­té der­nier et entier, pour une socié­té indi­vi­duel­le­ment guer­rière, de concur­rence et de per­dants démul­ti­pliés – on cherche déses­pé­ré­ment l’é­ga­li­té, réduite au droit de votes – déri­soires, un pour des mil­lions, à l’ « éga­li­té des chances » dans le star­ting bloc ; comme il en faut, de la foi, ou des arrières) – j’ar­rête mon disque).

    Il s’a­gis­sait d’une énième émis­sion autour des élec­tions, où j’ai aus­si rele­vé (infor­ma­tions) la parole d’un ouvrier com­pa­rant les pos­si­bi­li­tés de tra­vail aujourd’­hui proches de la « pros­ti­tu­tion », et ayant peu à voir avec celles d’hier, temps du plein emploi. PROSTITUTION, davan­tage qu’es­cla­vage, voi­là ce qui serait res­sen­ti au quo­ti­dien contem­po­rain… Je dif­fé­ren­cie­rais en pre­mière ana­lyse l’es­cla­vage de la pros­ti­tu­tion par un autre rap­port de la per­sonne à son propre des­tin (conscience indi­vi­duelle ?), avec éga­le­ment une dimen­sion d’argent pré­pon­dé­rante. De la luci­di­té « popu­laire » à la Chom­sky ? Et de la modernité…

    Nota : la parole de l’ou­vrier était un avant-goût sonore d’autres paroles, le soir même, dont celle de Ber­nard FRIOT. Nou­velle bis du virus, donc.

    http://www.franceculture.fr/emission-le-magazine-de-la-redaction-une-vie-sans-futur-paroles-de-chomeurs-2012–04-20

    Le matin, en réac­tion à la chro­nique de B. Cou­tu­rier (moins idéo­logue que d’ha­bi­tude ? il fau­drait lire l’ar­ticle dont il se fait alors le porte-parole, de Patrice Gue­ni­fey, notion de « citoyen orga­nique – orga­ni­ciste / abs­trait » ayant son inté­rêt pour le moins – et si on reliait les deux, main­te­nant, je pro­po­se­rais, encore et tou­jours ?), Syl­vie Lamou­reux demande à B. C. de ne pas balayer si vite les argu­ments des conser­va­teurs contre le suf­frage uni­ver­sel. Et d’a­jou­ter, extrait :

    « Quand Toc­que­ville dit : « Le suf­frage uni­ver­sel ne me fait pas peur. Les gens vote­ront comme on leur dirons (pour « comme on leur dira » – mais, com­men­ta­trice, je sou­ligne la faute de fran­çais, ou le lap­sus, tant on a l’im­pres­sion que la jour­na­liste aurait volon­tiers repris Toc­que­ville ain­si : « comme nous leur dirons », à moins que ce ne soit « comme ils leur diront »). Ça dit quelque chose.

    BC : (…) vous vou­lez dire que le vote du peuple n’est pas libre ?

    SL : LE PEUPLE NE CHOISIT PAS SES LOIS. ON PASSE TOUJOURS PAR DES REPRÉSENTANTS ET ÇA POSE UN SOUCI. »

    C’est ici :

    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-dessine-moi-un-isoloir-2012–04-20

    Dans la bande dérou­lante, on peut aller direc­te­ment à 8h19. Et entendre la réac­tion gênée de cer­tains – pour quelques instants.

    Syl­vie Lamou­reux, Com­ment par­ler de poli­tique aux enfants (Le baron per­ché, 2012).

    Réponse
  20. Étienne

    Mer­ci Florence.

    J’é­tais à l’é­coute et, comme vous, j’ai eu l’im­pres­sion de voir une de mes petites plantes germer 🙂

    (et aus­si le sur­saut à la faute de fran­çais, et la recherche d’un sens caché ; c’est mar­rant comme nos câblages sont à la fois spé­ci­fiques et communs.)

    Si le peuple se réap­pro­prie les mots pour résis­ter, ça va barder…

    Étienne.

    Réponse
  21. catherine

    A pro­pos de la pros­ti­tu­tion, je suis tout à fait ok avec ce que dit cet ouvrier. Nous nous pros­ti­tuons à chaque minute que vie nous prête !

    Nous nous ven­dons à nos peurs, à nos jalou­sies, à nos pen­sées sté­réo­ty­pées que nous dérou­lons comme un disque usé, nous nous ven­dons à tout ce qui fait l’ob­jet d’une crainte de manquer !

    L’éner­gie qui coule en nous, cette éner­gie pho­to­nique doit être mise en forme et la mise en forme de cette éner­gie c’est la Vie.

    __Com­ment allons-nous mettre en forme cette éner­gie, c’est ça notre res­pon­sa­bi­li­té d’homme?__

    Et ça, ça dépend de nous, com­ment allons-nous faire avec cette éner­gie, quelle cible sera la nôtre???

    ça veut dire qu’il y a à faire et non pas à attendre pas­si­ve­ment que les choses se fassent pour nous.

    Ce que nous vou­lons mettre au monde, nous devons le fécon­der, le por­ter, être gros de tous nos dési­rs qui s’ar­rachent à chaque ins­tant dans la confron­ta­tion aux dési­rs des autres dans l’es­poir de construire un JUSTE équi­libre, mais cer­tains ne veulent pas l’é­qui­libre, ils veulent tout et tous les moyens sont bons pour cela.

    Tout est ques­tion de force, de direc­tion de force, et for­cé­ment quand on laisse la force aller là où tout la pousse à aller, elle y va pour sûr, nous le consta­tons à toutes les minutes de notre vie, et donc ne rien faire contre cette force en arguant que c’est aller au conflit, c’est accep­ter de fac­to, qu’elle nous écrase cette force écra­sante et c’est donc consen­tir à ce que le rou­leau com­pres­seur passe sur nous et lamine nos énergies.

    Pour ter­mi­ner, un petit clin d’oeil à l’hé­breu, excu­sez-moi mais je trouve que cette langue dit si bien les choses essen­tielles que je ne peux pas m’empêcher de vous en faire profiter.

    Il y a un mot en hébreu, kad­dosh, je ne sais plus si ça s’é­crit comme ça, mais ça doit s’en rap­pro­cher. En tout cas, ce mot dans son radi­cal dit deux choses dia­mé­tra­le­ment oppo­sées . Il dit sain­te­té ou pros­ti­tu­tion, c’est à dire qu’il parle d’une éner­gie, la nôtre, qui selon ce que l’on en fera se diri­ge­ra vers l’un ou l’autre des côtés du cur­seur, pros­ti­tu­tion ou sain­te­té, magni­fique, non !

    Bon, moi, je serais par­tante, pour le mi-lieu du cur­seur, ni trop, ni trop peu de l’un et de l’autre, l’é­qui­libre, quoi, que diable !

    à bien­tôt.

    Réponse
  22. catherine

    En lien encore avec ce qui nous occupe, je reprends ce que j’a­vais écrit dans je ne sais plus quelle rubrique !

    La voie n’est pas tra­cée, et sera tou­jours inédite, comme une balance qui marque trop ou trop peu, c’est sur ces trop peu ou ces pas assez, que se construit notre ligne de pen­ser, c’est-à-dire que ce n’est pas nous qui pen­sons, nous ne fai­sons alors que lire les mar­queurs du trop ou trop peu et essayons de construire le point d’équilibre entre les deux et pour les deux ins­tances qui sont notre cible( le je per­son­nel qui n’an­nule pas le nous com­mu­nau­taire et le nous com­mu­nau­taire qui n’an­nule pas le je per­son­nel) , enfin qui devrait l’être de mon petit point de vue de non libre penseuse .

    Et comme dit si bien Socrate, le lieu du milieu ( donc de l’é­qui­libre) est le lieu du non-savoir, mais une socié­té où l’on s’i­ma­gine tout savoir, ce lieu est for­cé­ment dif­fi­cile à trouver !

    Réponse
  23. Heloïse

    Assez d’ac­cord avec tout « ça »…
    On aura beau vou­loir être « radi­cale » et « pur », ce que l’on ren­con­tre­ra, au bout du bout d’un mono­logue sérieux comme au bout du bout d’une confron­ta­tion fra­ter­nelle avec « autrui », c’est l’ambiguïté du pro­vi­soire : mais ce qui prend une forme, dans une dyna­mique de recherche de la véri­té, est essen­tiel : la pru­nelle de nos yeux…ouvrons-les bien ! cepen­dant… bonne nuit !

    Réponse
  24. Yvan

    Etienne, vous dites :
    Si le peuple se réap­pro­prie les mots pour résis­ter, ça va barder…
    C’est génial ce qu’on voit naitre, et vous le résu­mez si bien dans cette phrase !
    (on n’a pas encore conscience de la révo­lu­tion cultu­relle qu’im­pose Inter­net à nos sociétés)
    J’en­cou­rage tout le monde à écou­ter les confé­rences de Lepage au sujet de la puis­sance des mots :
    => Franck Lepage : Incul­ture – l’é­du­ca­tion populaire

    Aus­si, je ne sau­rai trop vous conseiller les confé­rences de B.Bayart qui sou­ligne le fait que :
    L’im­pri­me­rie a per­mis au Peuple de lire, Inter­net lui a per­mis d’écrire.
    => Ben­ja­min Bayart : Inter­net, démo­cra­tie, dangers

    Pour finir en musique (car l’art est essen­tiel) et aller voter en chantant :
    => Qu’ils aillent tous se faire spé­cu­ler ! 🙂
    => Nous sommes à l’heure de la Résis­tance ! 😉

    Le vote UTILE : c’est l’Hu­main d’abord !
    Aux urnes, Enfants de la Patrie !!!
    (le monde entier regarde cette révo­lu­tion gran­dir en France, ame­nons là jus­qu’au bout)

    Réponse
  25. Heloïse

    La puis­sance des maux…

    Dès les trois coups sonnés
    Les mots de chasse accourent
    A la recherche du sens
    qu’ils ont lais­sé filer
    Sau­vages et menteurs
    Qui sèment la « terreur »…

    Déso­rien­té
    L’es­prit des braves gens
    Tra­vaillé par la gouge
    Du désar­roi banquier
    Qui nous rend indigents

    Des­cen­dra des collines
    Depuis le Parthénon
    A perte d’horizon

    Soyons les vitriers
    De villes catholiques
    Qui disent NON
    A l’ordre britannique
    Per­fide Albion

    A moins qu’un nou­veau souffle bouge
    Le monde encalminé
    Retour à la raison

    Réponse
  26. cooli

    Di Giro­la­mo, peux tu nous en dire plus sur cette récla­ma­tion offi­cielle ? (la forme et la méthode)
    (Pen­sez donc, si des mil­liers de gens font une telle récla­ma­tion lors d’un 2eme tour entre PS et UMP…)

    Tu n’es pas seul a pen­ser au détour­ne­ment du rôle de président -> 
    « Élec­teurs, vous avez été trompés »

    Réponse
  27. Di Girolamo

    Cooli

    C’est très simple , je reviens du bureau de vote ; il y a des docu­ments pré­vus pour signa­ler une récla­ma­tion ; j’ai donc signa­lé sur ces docs dans la rubrique Récla­ma­tions que je joi­gnais une récla­ma­tion en annexe (quand c’est un peu long on peut annexer)

    Pour le reste , j’a­vais pen­sé comme toi : à savoir faire du bat­tage pour dif­fu­ser ce virus là : si un nombre impor­tant d’é­lec­teurs posait ce type de récla­ma­tion ça aurait un sens poli­tique bien plus fort. Mais le temps a pas­sé , il m’a fal­lu aus­si mûrir à ce sujet .….

    J’ai fait pas­ser la récla­ma­tion à Ago­ra Vox ; c’est en modé­ra­tion , si c’est publié ça don­ne­ra une idée des réactions .

    Sur le plan pure­ment juri­dique je ne sais pas quels sont les trous de sou­ris pos­sibles par où pas­ser pour empê­cher le conseil consti­tu­tion­nel de trop vite bot­ter en touche ; je sau­rai bientôt .
    À suivre

    Quant à l’i­dée de virus, les choses sont longues ; si l’i­dée n’est pas bonne elle s’é­crou­le­ra d’elle-même ; si elle est bonne il fau­dra de la per­sé­vé­rance ; Étienne nous montre la sienne .

    Réponse
  28. Morpheus

    Dimanche 22/04/2012 19H00.

    Hol­lande +/- 27%
    Sar­ko­sy +/- 25%
    Le Pen +/- 16%
    Mélen­chon +/- 15%
    Bay­rou +/- 10%

    Taux de par­ti­ci­pa­tion +/- 80%

    …

    « La France : 60.000 col­la­bos, 60.000 résis­tants et 60.000.000 de veaux ! »
    Géné­ral De Gaulle (dans sa tombe)

    Pauvre France.

    Réponse
  29. Morpheus
  30. RHC

    Je ne crois pas une seconde de ce taux +/- 80% avec UMPS à +/-50% par­ti­ci­pa­tions. Pour des rai­sons divers:Mathématiquement,Psychologiquement, Eco­no­mi­que­ment et Moralement.…

    Réponse
  31. cooli

    Mal­heu­reu­se­ment tou­jours autant à propos :

    Di Giro­la­mo, dis-nous en plus sur ta récla­ma­tion et cet article AgoraVox.

    Réponse
  32. Di Girolamo

    Cooli

    Très drôle cette vidéo .

    C’est une récla­ma­tion de sou­ris que la mienne sauf qu’il n’y a pas besoin de m’emprisonner parce que les autres sou­ris ne sou­haitent pas se gou­ver­ner elles mêmes ; elles pré­fèrent encore que cer­taines d’entre elles se fassent man­ger par les chats, pen­sant qu’elles mêmes pas­se­raient au tra­vers et que de toute manière la vie était ain­si faite et que c’est impos­sible de changer.

    Mon « article » sur Ago­ra Vox n’est pas un article, c’est juste la publi­ca­tion de cette récla­ma­tion afin d’ob­ser­ver les réac­tions ; pour l’ins­tant c’est encore en modé­ra­tion depuis le 19 avril.

    Sur le fonds je pense que réel­le­ment ce sys­tème de vote en alter­nance pour des par­tis convient très bien à tout le monde, même à ceux qui le critique.

    En effet ce sys­tème cor­res­pond très bien à une concep­tion indi­vi­dua­li­sée de la socié­té avec eau chaude, au robi­net, vacances, loto etc bref nous avons un sys­tème poli­tique qui nous convient très bien ; ceux qui cri­tiquent sont les sou­ris qui se font grif­fer par le chat ; mais elles ne cri­tiquent pas le sys­tème, elles veulent deve­nir des chats et prendre elles mêmes le pou­voir ; on dit que c’est la lutte des classes.

    Moi je pense qu’aujourd’hui chats et sou­ris vont bien­tôt tous se faire cro­quer parce que le monde qu’ils ont construit va s’écrouler sur eux ; je crois aus­si qu’il sera un peu trop tard pour en tirer les leçons et qu’en même temps que le ciel va leur tom­ber sur la tête ils conti­nue­ront à se dis­pu­ter, et se tuer entre eux.

    Le fait qu’on puisse ain­si vio­ler la loi consti­tu­tion­nelle sans s’en aper­ce­voir et /ou s’en offus­quer me semble très révé­la­teur de l’état de la démo­cra­tie. On est tout à fait sou­mis. Les pires sou­mis­sions étant en amont des règles du jeu, celles qu’on ne voit même pas, celles qui font par­tie du grand fata­lisme bien pra­tique pour jus­ti­fier une posi­tion de sou­mis­sion. Et l’histoire de se regrou­per, « l’union fait la force », de for­mer des fronts, des armées, mer­ci non vrai­ment ! on a connu ça dans l’histoire .La démo­cra­tie c’est les chats, les sou­ris, les oiseaux, non pas en alter­nance les uns contre les autres mais tous dans la recherche des règles éco­lo­giques qui fait vivre leur mer­veilleuse diversité…

    A quoi ça rime de voter en alter­nance pour quelqu’un qui veut 24 cen­trales nucléaires, l’autre zéro , puis l’autre 150 ? Au lieu de poser à plat les pro­blèmes et d’organiser le débat puis la déci­sion on pré­fère ce manège qui laisse la socié­té au fil de l’eau, cha­cun pen­sant s’en sor­tir ; l’état et ceux qu’on élit étant les gérants du manège.

    Réponse
  33. Morpheus

    Une petite réac­tion auto­cri­tique – regard déca­lé moi-même.

    Je suis Belge. A prio­ri, les élec­tions en France ne me concernent pas. Je suis démo­crate, donc anar­chiste, donc réso­lu­ment contre tout sys­tème élec­to­ral. Et plus par­ti­cu­liè­re­ment, ce sys­tème fran­çais qui sacra­lise le com­bat de coqs, cette com­pé­ti­tion d’o­pé­rette à laquelle les Fran­çais se livrent tous les cinq ans (en Bel­gique, on a encore la décence de ne pas nous emmer­der pour élire un maître ; on a un roi­te­let, lui-même dénué de pou­voir, mais chou­chou­té et très bien payé pour dire ce que le gou­ver­ne­ment lui dit de dire, et fer­mer sa gueule le reste du temps).

    En toute logique, je devrais être déta­ché de ce cir­cus poli­ti­cus fran­çais, tout comme je le suis du cir­cus poli­ti­cus belge.

    Pour­tant… Pour­tant, force est de consta­ter que je m’é­tais lais­sé entraî­ner à rêver d’un chan­ge­ment. Ima­gi­ner que, peut-être, enfin, une autre voix, aux accents plus sociaux, plus démo­crates, réel­le­ment cri­tique du sys­tème et anti­ca­pi­ta­liste, pou­vait être enten­due, et se retrou­ver en lice pour le second tour.

    Pour­tant… Pour­tant, force est d’ad­mettre les émo­tions et le sen­ti­ment de décep­tion, puis­sant, fort. Un dégoût, une colère, un rejet, un cri.

    Et oui ! Même lucide, même éveillé, dif­fi­cile de ne pas être conta­mi­né par cette fièvre col­lec­tive qui embrume les esprits.

    D’a­bord on se dit « Putains de fran­çais, tous des vaux, des couillons qui détestent le chan­ge­ment, votent tou­jours de façon pri­maire, tan­tôt pour papa-UMP, tan­tôt pour maman-PS, cer­tains à chaque fois que ce ‘choix’ va tout changer ».

    Puis on se rap­pelle que les Belges ne valent pas mieux. Ni les autres, ailleurs. Par­tout, les peuples sont majo­ri­tai­re­ment consti­tués d’en­fants imma­tures, d’en­fants vic­times, mais qui, comme presque toutes les vic­times d’a­bus, pré­fèrent demeu­rer sous l’emprise de leurs bour­reaux-parents : eux, au moins, nous les connais­sons. Et puis sans ces bour­reaux pour nous abu­ser, si jamais notre sort s’a­mé­lio­rait, si jamais nous n’a­vions plus de rai­son de nous plaindre … Sei­gneur, nous per­drions, nous ne serions plus des vic­times, nous devrions prendre notre des­tin entre nos mains, nous devrions deve­nir adulte. Nous ne serions plus nous-mêmes !

    Impos­sible, lorsque l’on connait les méca­nismes de domi­na­tion de ces indi­vi­dus – nom­breux ! – qui infectent nos familles, nos écoles, nos entre­prises, nos églises, nos réseaux sociaux,… Marie-France Hiri­goyen les appelle des per­vers nar­cis­siques – impos­sible de ne pas faire le rap­pro­che­ment entre ces méthodes d’emprise d’un indi­vi­dus sur un autre, et les méthodes d’emprise sur des oli­garques sur les masses. C’est pareil. Et l’on se demande si l’im­por­tance du nombre de per­vers dans nos socié­té est une consé­quence du sys­tème (une socié­té gou­ver­née par des per­vers pro­duit des indi­vi­dus per­vers), où si c’est la pré­sence de per­vers dans la socié­té qui pro­duit un sys­tème per­vers. A moins, cycle tra­gique, que l’un soit le pro­duit de l’autre, et inver­se­ment : ils s’a­li­mentent mutuel­le­ment. Inter­dé­pen­dance per­verse, dont la majeure par­tie du genre humain est victime.

    …

    Putain de sen­ti­ment d’impuissance !

    Réponse
  34. Di Girolamo

    cooli

    sur le site du Conseil Constitutionnel :

    http://​www​.conseil​-consti​tu​tion​nel​.fr/​c​o​n​s​e​i​l​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​l​e​-​c​o​n​s​e​i​l​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​/​l​a​-​s​a​i​s​i​n​e​/​c​o​m​m​e​n​t​-​s​a​i​s​i​r​-​l​e​-​c​o​n​s​e​i​l​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​-​/​c​o​m​m​e​n​t​-​s​a​i​s​i​r​-​l​e​-​c​o​n​s​e​i​l​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​.​1​7​4​2​1​.​h​tml

    Conten­tieux de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle et des opé­ra­tions référendaires

    « Tout élec­teur a le droit de contes­ter la régu­la­ri­té de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle et des opé­ra­tions réfé­ren­daires en fai­sant por­ter au pro­cès-ver­bal des opé­ra­tions de vote (tenu par le pré­sident du bureau de vote) men­tion de sa récla­ma­tion. Les récla­ma­tions sont trans­mises au Conseil consti­tu­tion­nel qui les exa­mine et les tranche définitivement. »

    Je vais les contac­ter pour savoir com­ment accé­der aux exa­mens et « tran­chages défi­ni­tifs » ; c’est inté­res­sant de savoir si le conseil consti­tu­tion­nel est lui même une ins­ti­tu­tion démo­cra­tique et inté­res­sant de voir quels argu­ments seront uti­li­sés sur ma réclamation.

    Réponse
  35. sitouaillain

    @ Mor­phéus,

    je par­tage tes sentiments,

    mais je crois que nous devons réflé­chir autre­ment qu’en sta­tique, et voir les dyna­miques à l’œuvre, les nom­breuses ini­tia­tives qui par­sèment nos ter­ri­toires et qui émergent des consciences éclai­rées par le tra­vail de mili­tants patients et achar­nés, par exemple ce que nous explique ce mon­sieur qui par­la lors d’une ren­contre où Étienne par­la (http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​L​K​z​e​d​L​r​Q​H​G​E​&​f​e​a​t​u​r​e​=​e​n​d​s​c​r​een),

    notre devoir est de ne jamais nous décourager,

    l’his­toire des orga­ni­sa­tion de la classe ouvrière mais aus­si des pay­sans dans une moindre mesure est une his­toire longue et chao­tique, mais elle est plaine d’é­tin­celles et de lumières,

    le mot aujourd’­hui sul­fu­reux de « franc-maçon », ne doit pas nous faire oublier le contexte de sou­mis­sion totale, poli­tique et spi­ri­tuelle, du genre humain, dans lequel des hommes ont consti­tué les guildes qui allaient leur per­mettre de gri­gno­ter les liber­tés immenses dont nous jouis­sons aujourd’hui,

    de même bien plus tard, aux sources de la théo­rie anar­chiste, ne voyait-on pas fleu­rir dans ce pro­lé­ta­riat misé­reux et tenu en escla­vage, les outils de défense que sont les caisses de secours, les caisses de grève, les mutuelles, les syn­di­cats, les bourses du tra­vail, etc., etc.,

    nous ne pou­vons donc nous en prendre qu’à nous-même si le cours des choses ne prend pas la tour­nure sou­hai­tée, c’est vrai,

    mais je vois avec enthou­siasme les défis qui s’offrent à nous,

    d’a­bord et avant tout, il nous faut miser sur les liens qui nous unissent,

    jadis, ces liens se sont nom­més guildes, puis ils se sont nom­més syn­di­cats et par­tis, d’au­cuns refusent aujourd’­hui ce type de liens,

    je lis plu­tôt qu’ils refusent des liens de subor­di­na­tion et de sujé­tion, c’est donc un pro­blème non pas de perte de vision de la néces­si­té d’é­ta­blir des liens, mais bien la perte de sens des liens tels qu’ils ont été construits par nos aînés,

    c’est à mon avis là qu’est l’en­jeu et ce sur quoi nous devrions tous nous mobiliser,

    nous devons refon­der le mou­ve­ment vers la démo­cra­tie en tant que mou­ve­ment dont les com­po­santes pra­tiquent la démo­cra­tie telle que nous sommes aujourd’­hui capables de la pra­ti­quer et nous devons aus­si et sur­tout nous asso­cier sur ces bases, non pas pour com­battre un pou­voir, non pas pour impo­ser la dic­ta­ture des 99%, mais pour nous sous­traire au pou­voir des 1%,

    le nombre dépend de notre capa­ci­té à ras­su­rer sur les risques de l’in­ves­tis­se­ment, plus nous serons et plus nous auront de quoi vivre et agir en dehors des cir­cuits de l’op­pres­sion éco­no­mique et de la servitude,

    ils existe déjà des labels plus ou moins satis­fai­sants comme celui de « l’é­co­no­mie sociale et soli­daire », ils nous faut démul­ti­plier cette force sociale de construc­tion d’autres rap­ports poli­tiques et économiques,

    il ne tient qu’à nous de nous ins­crire dans le déve­lop­pe­ment de ce qui existe déjà et dans la construc­tion de ce dont nous avons besoin pour exis­ter dignement,

    la par­ti­ci­pa­tion à la mas­ca­rade élec­to­rale n’est qu’un moyen par­mi d’autre de faire accé­der le plus grand nombre de gens pos­sible aux idées d’une autre forme pos­sible de société,
    force est de consta­ter que les forces poli­tiques issues du mou­ve­ment ouvrier et des révoltes sont en situa­tion de fai­blesse struc­tu­relle, mais ça n’est pas qu’un effet de système,
    les tares de ces orga­ni­sa­tions sont connues, et la pre­mière d’entre elle reste la non concor­dance entre la vie que mène les mili­tants et le sys­tème qu’ils prônent,

    on ne peut pas sans schi­zo­phré­nie prô­ner la fin du capi­ta­lisme et tra­vailler, consom­mer, cir­cu­ler pour le béné­fice des capitalistes,

    on ne peut pas récla­mer la démo­cra­tie si l’on ne sait pas la pra­ti­quer à l’in­té­rieur de ses propres orga­ni­sa­tions (par­tis, syndicats),

    de même que l’on ne sau­rait récla­mer la sor­tie du nucléaire si l’on ne pose pas comme prio­ri­té l’u­ti­li­sa­tion et la construc­tion des éner­gies alter­na­tives ici et maintenant,

    une ban­de­role n’ayant jamais pro­duit un seul kilo­watt, ni une seule salade bio, si nous admet­tons l’ur­gence qu’il y a à sor­tir du capi­ta­lisme, nous devons alors com­men­cer tout de suite,

    nous pour­rions aus­si créer des banques, des coopé­ra­tives d’a­chat, des coopé­ra­tives, etc., des mil­liers d’i­ni­tia­tives existent, que pour­raient faire les 7 mil­lions d’é­lec­teurs du FdG et des Verts et autres s’ils déci­daient de s’as­so­cier et de mettre leurs éco­no­mies au ser­vice de leurs causes !

    s’il nous faut tou­jours tenir compte de ce fait que le jeu élec­to­ral pro­duit des effets concrets sur nos vies, il nous faut en même temps tra­vailler au fait qu’il ne doit plus en être ainsi,

    mais, n’en déplaise aux for­ma­listes, nous sommes assez grands pour savoir que la léga­li­té est tou­jours la loi du plus fort ins­ti­tu­tion­na­li­sée, et que , par consé­quent depuis les ori­gines du mou­ve­ment ouvrier, les luttes comme les coa­li­tions élec­to­ra­listes visent à créer un rap­port de force obli­geant le pou­voir en place à céder du ter­rain, ce qui nous per­met d’al­ler plus avant par la suite,

    et lors­qu’il s’a­git d’é­lec­tions, il est tou­jours plus lucide d’u­ti­li­ser son droit de vote comme un droit de véto pour éli­mi­ner le pire, car c’est sous la domi­na­tion du moins pire que le ter­ri­toire de la conscience éclai­rée peut s’é­tendre ou que les luttes peuvent avoir le plus d’efficacité.

    en dehors des élec­tions, l’en­ga­ge­ment consiste à voter avec ses pieds, avec ses mains, avec sa bouche et avec son portefeuille.

    mais il faut s’en­ga­ger, je veux dire par là que le vote blanc aux élec­tions et l’a­chat d’un 4×4 à cré­dit rem­bour­sé par un salaire gagné dans une agence de mar­ke­ting sont de même nature, ils per­pé­tuent le rapt général.

    dans une élec­tion telle qu’elle se déroule dans nos pays, les votes pour un can­di­dat annulent ceux pour un autre, le vote blanc ou l’abs­ten­tion ne font que réduire le nombre de votes adverses à annu­ler pour ceux qui veulent voir tel can­di­dat au pouvoir.

    j’i­rais donc sans état d’âme le 6 mai annu­ler la voix d’une per­sonne qui veut que conti­nue le dévoie­ment de prin­cipes fon­da­men­taux de la répu­blique en votant pour le can­di­dat le moins éloi­gné de ces prin­cipes et le moins arrié­ré en termes de valeurs. je ne don­ne­rais aucune cau­tion au sys­tème, j’u­ti­li­se­rai sim­ple­ment le droit que mes ancêtre ont obte­nu qui me per­met de choi­sir le moins mau­vais des tyrans.

    j’i­rais ensuite aux légis­la­tives, voter pour la for­ma­tion poli­tique dont le pro­gramme et l’é­thique sont les plus proches de ce que j’es­time sou­hai­table pour le peuple fran­çais et le reste du monde,

    cette for­ma­tion poli­tique est pleine de tares et c’est conscient de ces tares que je lui appor­te­rai ma voix, pré­ci­sé­ment parce que je suis démo­crate et que dans ce monde de la déres­pon­sa­bi­li­sa­tion du citoyen et de la hié­rar­chie, je ne m’at­tends pas à ce mes opi­nions soient par­ta­gées par le plus grand nombre,

    cepen­dant c’est par­mi le petit nombre de gens qui vont voter comme moi que je trouve le plus de points com­muns sur la vision de la démo­cra­tie et de l’a­ve­nir, c’est donc dans ce contin­gent d’é­lec­teurs et de mili­tants que je me recon­nais, parce que jus­te­ment ils ont (pas tous) la conscience poli­tique de la lutte et la luci­di­té d’une néces­saire union, non­obs­tant les contra­dic­tions qu’il peut y avoir entre eux,

    je ne serais jamais de ceux qui mettent tous les par­tis et tous les can­di­dats sur le même plan, et j’ai bien peur que le ver­rou du sys­tème élec­to­ral tiens pour beau­coup grâce à la non prise en compte de la néces­si­té du choix y com­pris lorsque ce choix est res­treint et inac­cep­table en tant que tel.

    la ques­tion se résume ain­si : si nous étions suf­fi­sam­ment nom­breux pour sor­tir du sys­tème, alors notre asso­cia­tion aurait déjà pré­sen­té un can­di­dat vic­to­rieux à toutes les élec­tions, et nous aurions une autre constitution,

    comme nous ne sommes pas suf­fi­sam­ment nom­breux et, pire, que nous sommes très épar­pillés, nous sommes condam­nés à nous en remettre à des choix entre des direc­tions aux défi­ni­tions des­quelles nous n’a­vons pas participé.

    Mais cette par­ti­ci­pa­tion à la défi­ni­tion d’une direc­tion n’est pas inter­dite, et je ne com­prend pas ceux qui réclament plus de démo­cra­tie alors même qu’ils rechignent à uti­li­ser les droits existants :
    si les for­ma­tions poli­tiques ne vous plaisent pas, soit vous ron­gez votre frein en par­ti­ci­pant à les amé­lio­rer de l’in­té­rieur, soit vous en créer d’autres, mais sur­tout n’al­lez pas vous plaindre que les par­tis choi­sissent les can­di­dats à votre place ou que les pro­grammes ne vous vont pas,

    ceci est pué­ril et contra­dic­toire avec le prin­cipe même de la démo­cra­tie qui veut que la déci­sion devant être prise par tous, fata­le­ment, le conte­nu de la déci­sion qui s’im­pose à tous est dif­fé­rent du conte­nu que cha­cun aurait ini­tia­le­ment désiré,

    je veux dire aus­si par là qu’il est pos­sible de défi­nir un par­ti démo­cra­tique comme une orga­ni­sa­tion dont les mebres pra­tiquent en son sein la démo­cra­tie et que par­tant, la déci­sion de son dépu­té est la déci­sion du par­ti dans son ensemble,

    autre­ment dit si nous étions tous dans un ou plu­sieurs par­tis démo­cra­tiques, notre sys­tème poli­tique serait lui-même déjà bien plus démocratique,

    ce n’est que pure conjec­ture bien sûr, mais en tous les cas, force est de consta­ter que cer­taines orga­ni­sa­tions poli­tiques ou syn­di­cales sont plus démo­cra­tiques que d’autres et que ceux qui en font par­tie ont plus ou moins de liber­té d’a­gir, de pen­ser, et de par­ti­ci­per à la défi­ni­tion des posi­tions de l’or­ga­ni­sa­tion et de ses actions.

    on constate éga­le­ment, de par les effets de nota­bi­li­té et de contrôle ou pres­sion sociale, la capa­ci­té du citoyen à s’ex­traire des jeux d’in­fluences et de pou­voir comme sa capa­ci­té à échap­per aux gar­diens des tra­di­tions ou aux gar­diens des véri­tés révé­lées, cette capa­ci­té d’abs­trac­tion n’est pas néces­sai­re­ment garan­tie dans le cadre d’une pra­tique locale de la démo­cra­tie directe,

    et que la dimen­sion trans­ver­sale par rap­port au local que les cou­rants poli­tiques et syn­di­caux ou asso­cia­tifs offrent est tout du moins une contre­par­tie néces­saire à cette viva­ci­té démo­cra­tique que nous appe­lons de nos vœux,

    et cette dimen­sion me parait indé­pas­sable, ne serait-ce que si l’on veut voir émer­ger des lois d’i­ni­tia­tives citoyennes et du pro­grès social ou de l’é­du­ca­tion populaire.

    Dès les ori­gines du suf­frage uni­ver­sel, les orga­ni­sa­tions de défense des oppri­més et de la « wor­king class » se sont inter­ro­gées et se sont divi­sées quant à la per­ti­nence d’une par­ti­ci­pa­tion au jeu électoral,

    la divi­sion n’a ces­sé de s’ac­cen­tuer, notam­ment entre anar­chistes et com­mu­nistes auto­ri­taires puis entre révo­lu­tion­naires et réfor­mistes, mais le tableau actuel, par­fois peu relui­sant des orga­ni­sa­tions de défense des inté­rêts du plus grand nombre, les « pro­lé­taires », ne doit pas faire oublier le sens de cette par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions bour­geoises, comme pro­lon­ge­ment des luttes et comme ten­ta­tive de prise de pou­voir, qui pour la révo­lu­tion, qui pour la réforme.

    les constats que nous pou­vons poser sur notre socié­té et les manière d’ob­te­nir des avan­cées signi­fi­ca­tives montrent que les moyens d’ac­tion sont néces­sai­re­ment mul­tiples et com­plé­men­taires entre eux,

    le constat que fait notam­ment Étienne sur la plu­ra­li­té et l’hétérogénéité des actions des per­sonnes enga­gées dans la lutte pour un ave­nir meilleurs devrait nous aler­ter sur la filia­tion per­due entre le mou­ve­ment ouvrier offen­sif qui prend sa matu­ri­té à la fin du 19ème siècle et les mou­ve­ments d’aujourd’hui,

    avec le refus de la lutte des classes vient la com­pli­ci­té avec ce sys­tème et sur­tout s’ins­talle l’a­pa­thie et l’in­ca­pa­ci­té géné­rale à s’u­nir pour voir émer­ger la démo­cra­tie, qui est la reven­di­ca­tion pre­mière du mou­ve­ment ouvrier qui prend racine dans les écrits de Robes­pierre et de Baboeuf,

    notre impuis­sance poli­tique vient de notre inca­pa­ci­té à choi­sir entre résis­tance et col­la­bo­ra­tion, ce qui revient à une col­la­bo­ra­tion pas­sive, un blanc-seing lais­sé à ceux qui sont enga­gés dans le vol per­pé­tuel de nos vies et le détour­ne­ment de nos actions à leur profit.

    elle vient ensuite, pour ceux qui ont choi­si de résis­ter, de notre inca­pa­ci­té à nous recon­naître entre nous et à nous unir,

    elle vient enfin de notre fai­blesse d’exi­gence dans la forme et les moyens que la lutte pour la démo­cra­tie réelle doit prendre.

    j’ai tou­jours pen­sé que l’exi­gence démo­cra­tique serait le seul et unique point com­mun à toutes ces luttes que depuis ma tendre ado­les­cence j’ai vu fleu­rir sur telle ou telle cause,
    je remarque la pro­li­fé­ra­tion des col­lec­tifs, comi­tés, asso­cia­tion, grèves sau­vages et autres pour s’or­ga­ni­ser en oppo­si­tion à un déni de démo­cra­tie sur tel ou tel sujet,

    voi­là bien une ou deux décen­nies que l’on parle de la « conver­gence des luttes » mais que per­sonne n’ar­rive à la construire,

    c’est ce à quoi j’ai tou­jours eu envie d’oeu­vrer, l’u­nion, sur des bases claires de construc­tion d’une force consciente d’elle-même, fortes de sa diver­si­té et de ses réa­li­sa­tions concrètes,

    que ceux qui défilent pour sau­ver le sys­tème de retraite se cotisent en même temps pour aider des ouvriers à conver­tir leur entre­prise en fabrique d’éo­lienne, par exemple, que les adhé­rents d’une AMAP soient aus­si là pour défendre le salaire des petites gens, etc. et que tout ce monde soit relié par une cause pre­mière et évi­dente : réa­li­ser concrè­te­ment la démocratie.

    je crois que c’est cette consciente d’appartenir à un même mou­ve­ment qui nous empêche d’être la force motrice capable de faire évo­luer plus rapi­de­ment la socié­té, que ce soit de manière sou­ter­raine ou de manière plus visible via des poli­tiques publiques assu­mées et des actions col­lec­tives incar­nées dans le réel.

    et quand je dis « nous », je ne vois pas quelque chose de fer­mé à prio­ri, de déjà iden­ti­fiable et bien sûr j’es­père un effet boule de neige,

    par contre, je sais très bien, comme tous les mou­ve­ments d’é­man­ci­pa­tion l’ont mon­tré, que ce « nous » poten­tiel, repose sur un petit nombre, qu’il y a des lea­ders, des plus cou­ra­geux, des plus intel­li­gents, des plus sub­tils, et que cela fait par­tie de la réus­site des actions, et de la capa­ci­té à s’u­nir et à agir, comme l’ont mon­tré la pré­sence de Gand­hi pour la déco­lo­ni­sa­tion de l’inde ou celle de Mar­tin luther king et de mal­com X pour les droits civiques des noirs américains,

    mais c’est sur­tout sur des mil­liers de lea­ders de proxi­mi­té plu­tôt ano­nymes que repose la force sou­ter­raine en ges­ta­tion dans notre pays, force dont le front de gauche n’est qu’une com­po­sante et pas néces­sai­re­ment la plus avancée,

    cepen­dant, il faut bien se gar­der de s’empêcher d’a­van­cer dans cette construc­tion sous pré­texte qu’il y aurait de fait une dimen­sion exclu­sive, c’est à dire qu’elle ne concer­ne­rait pas tout le peuple dans son ensemble,

    l’u­nion se fait sur des déno­mi­na­teurs com­muns, le déno­mi­na­teur « fran­çais », n’en est pas un qui soit satis­fai­sant, car il y a des fran­çais qui pensent et agissent à l’en­contre de ce que la rai­son peut iden­ti­fier comme les valeurs per­met­tant de pré­ser­ver la paix, la pros­pé­ri­té, la pré­ser­va­tion de l’en­vi­ron­ne­ment et le trip­tyque liber­té, éga­li­té, fraternité.

    je ne sau­rais m’a­co­qui­ner avec les enne­mis de la démocratie,

    je veux bien dis­cu­ter avec quel­qu’un qui défend l’ex­ci­sion, mais la rai­son m’im­pose de lui inter­dire de la pra­ti­quer et de me don­ner les moyens pour le lui interdire,

    même chose avec ceux qui sont anti-avor­te­ment, pour la hié­rar­chie entre les races ou plus euphé­mi­que­ment pour la hié­rar­chie entre les natio­na­li­tés lors­qu’il est ques­tion de l’ac­cès aux soins ou des condi­tions de vie et de rémunération,

    je défends les droits de l’homme et ne suis pas satis­fait des com­pro­mis obte­nus au niveau inter­na­tio­nal, je ne vais donc pas accor­der à un contin­gent d’im­bé­ciles fussent-ils majo­ri­taires le droit de reve­nir sur ces acquis,

    de même si je défends l’é­ga­li­té dans mon pays, je n’en­tends pas que la sou­ve­rai­ne­té popu­laire des miens s’exerce au dépens des autres pays,

    bref, je ne suis pas aveu­glé au point de ne pas vou­loir voir la dif­fé­rence de por­tée entre les opi­nions et les impli­ca­tions concrètes de l’ap­pli­ca­tion de telle ou telle politique,

    il n’y a pas de rai­son d’in­té­grer un « nous » qui ne serait pas prêt à défendre ce qui est acquis y com­pris si ce « nous » est minoritaire,

    en fait, je ne défends la démo­cra­tie qu’en tant que sys­tème qui « nous » per­met­trait de blo­quer toute déci­sion majo­ri­taire (ou comme aujourd’­hui, issue d’une mino­ri­té béné­fi­ciant de la légi­ti­mi­té accor­dée par une majo­ri­té rela­tive) qui irait à l’en­contre des prin­cipes fon­da­men­taux du « rai­son­nable » et du « prou­vable », et qui « nous » offri­rait la cer­ti­tude que l’ac­cep­ta­tion des déci­sions qui « nous » appa­raissent juste et bonnes, parce qu’elles sont le résul­tats de réflexions justes, n’est plus qu’une ques­tion de temps, jus­te­ment parce qu’elles sont justes et par là même, irréfutables…à la longue.

    Je défends éga­le­ment la démo­cra­tie comme un droit à expé­ri­men­ter ce qui n’entre pas dans le cadre de l’ordre éta­bli, mais si et seule­ment si cette volon­té d’ex­pé­ri­men­ter cor­res­pond à un sur­croit de bien-être et d’émancipation,

    c’est aus­si par exemple le sens de la liber­té d’as­so­cia­tion, qui n’é­qui­vaut pas à une licence de s’as­so­cier n’im­porte com­ment, et qui auto­rise l’État à dis­soudre tout mou­ve­ment dont les dérives sec­taires sont prouvées.

    et c’est pour­tant cette liber­té d’as­so­cia­tion qui est notre meilleure arme, et j’ai­me­rais que tous ceux qui veulent la démo­cra­tie réelle s’as­so­cient et se fédèrent,
    mais pas n’im­porte comment,

    c’est-à-dire sous des formes qui garan­tissent la péren­ni­té de l’as­so­cia­tion tout en garan­tis­sant la per­ma­nence de la pra­tique démo­cra­tique en son sein. De sorte qu’au final nous aurons peut-être un jour le loi­sir de dis­soudre toute asso­cia­tion dont les sta­tuts et modes de fonc­tion­ne­ment ne res­pectent pas les prin­cipes fon­da­men­taux de la démocratie,

    comme par exemple une entre­prise capi­ta­liste, un par­ti poli­tique comme le FN ou le PCF, et disons-le, la plu­part des par­tis, une asso­cia­tion comme méde­cins du monde ou un syn­di­cat comme la CFDT ou la CGT, et, la pire de toute, l’Église catho­lique, etc., etc.

    autre­ment dit et pour finir,

    la cause des cause de notre impuis­sance poli­tique n’est pas l’élection,
    elle est dans notre impuis­sance à nous recon­naître comme frère et à nous associer,

    puis elle est dans la manière de nous asso­cier et dans les actions que nous menons, car
    la concep­tion du pou­voir est une affaire de bataille cultu­relle, le savoir-faire et le deve­nir auto­nome est une affaire de pra­tique concrète et de théo­rie solide,

    les choses avanceront
    plus nous serons nom­breux à être imper­méables à l’au­to­ri­té injus­ti­fiée de quelques-uns sur tous, en même temps que nous serons capables de nous accor­der sur ce qu’il est bon de faire et plus seule­ment de regar­der les choses se faire par d’autres et cri­ti­quer sans savoir,

    je suis per­sua­dé qu’il existe des formes orga­ni­sa­tion­nelles qui évitent que cer­tains soient ten­tés de ne pas admettre leur impuis­sance à convaincre et de faire scission,

    en tous les cas ces résul­tats d’é­lec­tions m’ins­pirent plus que jamais d’al­ler plus loin dans cette recherche, quitte à en être encore plus frus­tré, car s’il y a une chose certaine,
    c’est qu’un autre monde est pos­sible, mal­heu­reu­se­ment, il est dans celui-ci et nous n’en avons pas d’autre !

    ven­ce­re­mos !

    Réponse
  36. Di Girolamo

    Sitouaillain

    As tu vision­né le doc vidéo de mon com­men­taire 10 un peu plus haut ? ( jan­co­vi­ci est cabo­tin et on peut tout à fait comme moi diver­ger sur ses conclu­sions concer­nant le nucléaire, mais ce qu’il dit est essentiel )

    Au delà des luttes de classes et domi­na­tion des uns sur les autres, il y a une évo­lu­tion maté­rielle de l’his­toire qui fait que nous sommes aujourd’­hui ce que nous sommes ; et que devant nous s’ouvre un défi de sur­vie de l’es­pèce humaine.

    La pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique contient tout :

    pla­ni­fier, c’est à dire réflé­chir, éla­bo­rer un état des lieux, un constat , pro­duire un tra­vail d’é­mer­gence d’un pro­jet , d’une stra­té­gie : la pla­ni­fi­ca­tion est le contraire du lais­ser aller au fil de l’eau ( l’eau étant l’ éco­no­mie) mais la maî­trise poli­tique sur les choses, c’est le contraire du fata­lisme . Quand on pla­ni­fie, on rentre en poli­tique et DE FACTO on sort du capi­ta­lisme, de l’é­co­no­mie de mar­ché, de la finan­cia­ri­sa­tion …..LA VRAIE REVOLUTION est là mais si simple, si humble , si loin des dra­peaux, des pas­sions.. qu’on ne la voit pas ! Mais elle est là ! La rup­ture ! A par­tir du moment où on se réunit pour pla­ni­fier, DE FACTO c’est la rup­ture , l’an­ti­sys­tème ; ce n’est pas de se regrou­per der­rière des idées , des inté­rêts , des conni­vences … La pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique contient DE FACTO la jus­tice sociale , le par­tage , la soli­da­ri­té parce qu’il est com­plè­te­ment impos­sible de construire un monde durable sans cette dimension .

    Quand on croit vrai­ment cela, que le plus impor­tant c’est ce tra­vail de pla­ni­fi­ca­tion alors on ne cherche pas de détours, ni élec­to­raux, ni autres ; pour moi il est tout à fait évident que les verts , les FDG , les PS , tous les par­tis , toutes les sen­si­bi­li­tés doivent être direc­te­ment convié non à s’u­nir pour faire force ou nombre, non à for­mer par­ti unique , mais pour faire intel­li­gence col­lec­tive ‚pla­ni­fier un ave­nir qui aujourd’­hui s’obs­cur­cit suf­fi­sam­ment pour pro­vo­quer cet humain d’abord .

    Pour moi le com­bat se situe là .

    Réponse
  37. catherine

    Je n’ai rien lu des com­men­taires pré­cé­dents, je tenais sim­ple­ment à faire part aux lec­teurs du blog de mon dégoût pro­fond pour les recu­lades éhon­tées du fameux front de gauche qui est prêt semble-t-il à s’ac­co­qui­ner à un fameux par­ti coquin, c’est un euphé­misme bien sûr ! Bigre, que va-t-il fal­loir faire??Misère de misère !

    Réponse
  38. sitouaillain

    je connais­sais cette video, mer­ci Di Girolamo,

    « Au delà des luttes de classes et domi­na­tion des uns sur les autres »,

    cet enchaî­ne­ment de mots est un signe de la force d’une pro­pa­gande : qui a dit que la lutte des classe était un appel à la domi­na­tion des uns sur les autres ?

    bien au contraire, la lutte des classe est le signal de ral­lie­ment pour la fin de la domi­na­tion des uns sur les autres…traitre qui s’en dédie !

    mais naïf celui qui nie la domi­na­tion d’une classe sur une autre, sur­tout lors­qu’il parle de la sur­vie de l’espèce…quels membres ont voca­tion à sur­vivre ? ou disons les­quels sur­vi­vront et les­quels vivront à l’aise et là où il est confor­table et très cher d’habiter ?

    la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et la Sixième République…dans quel pro­gramme cela figure-t-il déjà ? celui de l’abs­ten­tion pusil­la­nime pour une récla­ma­tion illu­soire pour le res­pect d’une consti­tu­tion que nous n’a­vons pas écrite et que nous ne pou­vons modi­fier par ini­tia­tive citoyenne (donc illégitime)?

    quand on pla­ni­fie, cama­rade, c’est qu’on en a les moyens, qu’on a un ter­ri­toire en pos­ses­sion et que les humains qui le peuplent sont en posi­tion de déci­der ! sinon tu pla­ni­fie dans ta tête et dans ton coin !

    et sur­tout, com­ment en arri­ver à l’é­vi­dence de la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et de sa néces­saire appli­ca­tion décen­tra­li­sée et démo­cra­tique, si des gens enga­gés ne font sans relâche le tra­vail de pro­pa­gande pour l’é­co­lo­gie et pour la démocratie,

    com­ment croire un seconde que l’é­co­lo­gie pour­rait deve­nir une évi­dence sans le tra­vail d’as­so­cia­tions, de cher­cheurs et de par­tis qui en font la pro­mo­tion et l’ex­pli­ca­tion, et sur­tout, com­ment ne pas voir la récu­pé­ra­tion dans « un capi­ta­lisme vert », récu­pé­ra­tion pro­fi­tant de cette indo­lence men­tale des « sans par­tis » si prompte à trou­ver des thèmes qui ne sont « ni de droite, ni de gauche » quand le par­ti pris de l’é­co­lo­gie poli­tique est fon­da­men­ta­le­ment à l’op­po­sé de la régu­la­tion capi­ta­liste du par­tage des res­sources et du déploie­ment des éner­gies humaines dans leur valo­ri­sa­tion et leur distribution,

    si le mili­tan­tisme et l’en­ga­ge­ment n’a pas quit­té notre ima­gi­naire, c’est bien parce qu’il fait la preuve de sa capa­ci­té d’in­fluence, par la clar­té et la puis­sance de ses idées, influence et non domi­na­tion, et influence d’au­tant plus durable que les idées sont justes et les causes dés­in­té­res­sées et scien­ti­fi­que­ment comme mora­le­ment sou­te­nable, ceci nous le nom­mons éducation,

    quand tu affirmes que la pla­ni­fi­ca­tion écologique
    « ce n’est pas de se regrou­per der­rière des idées , des inté­rêts , des conni­vences … La pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique contient DE FACTO la jus­tice sociale , le par­tage , la soli­da­ri­té parce qu’il est com­plè­te­ment impos­sible de construire un monde durable sans cette dimen­sion » et bien si jus­te­ment c’est se regrou­per der­rière une cer­taine vision de l’in­té­rêt géné­ral de l’hu­ma­ni­té, en conni­vence les uns avec les autres, c’est une idée de l’u­ni­ver­sel qu’il faut por­ter pour pou­voir convaincre,

    j’ai­me­rais bien que tous aient à l’es­prit cette évi­dence, qui est la même que pour le com­mu­nisme d’ailleurs, idée que l’é­co­lo­gie vient appro­fon­dir et renou­ve­ler, mais ça n’a rien d’évident,

    un monde où des humains sont sous la domi­na­tion d’une caste de pri­vi­lé­giés peut aus­si être très durable, tout dépend de la fer­veur reli­gieuse et de la jus­ti­fi­ca­tion des privilèges,
    si tu ne crois pas à cela et que l’é­ga­li­té entre les être humains est une évi­dence et que la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique est la condi­tion pour orga­ni­ser une socié­té démo­cra­tique et pérenne,

    c’est donc qu’il faut lut­ter pour que cela devienne évident pour ceux qui,dominés ou igno­rants, croient aux jus­ti­fi­ca­tions inverses, et lut­ter, pour que ceux qui ont inté­rêt à ce que cela ne devienne jamais évident n’aient plus aucune influence ni droit à diriger…sans cela, ce sont des voeux pieux et des affir­ma­tions gra­tuites, car de fait, la trans­for­ma­tion néces­saire met­tra en situa­tion de perte des mil­liers de gens qui tirent pro­fit de leur domi­na­tion sur les autres, de leur sur­ex­ploi­ta­tion des res­sources et de l’ac­ca­pa­re­ment des bénéfices.
    et ils te diront que c’est grâce à leur acca­pa­re­ment et la rare­té des res­sources qui en découle que l’en­vi­ron­ne­ment sera pré­ser­vé et ils s’é­chan­ge­ront des droits à polluer !

    ceux la ne s’u­ni­ront jamais à nous mais contre nous.
    le « de fac­to » n’existe pas dans tout ce que tu sou­haites, il faut le construire,

    et bien sûr je n’ai jamais appe­lé à un par­ti unique, bien au contraire…cette lec­ture fri­gide et réti­cente d’un appel à l’u­ni­té confiante et réso­lue de faire de sa plu­ra­li­té une force en dit encore une fois long sur la force des pro­pa­gandes contre-révolutionnaires…mais je suis ras­su­ré, il y a quelques années, pla­ni­fi­ca­tion était encore un gros mot…preuve que le tra­vail paie !

    sim­ple­ment ta concep­tion des choses est tem­po­rel­le­ment dépha­sée, nous ne sommes pas en démo­cra­tie, pour y par­ve­nir, la phase de com­bat néces­site un mini­mum de coor­di­na­tion et d’en­ga­ge­ment clair, tous ensemble,

    une fois éta­blies des ins­ti­tu­tions de débat et de prise de déci­sion équi­tables, là nous pour­rons nous divi­ser à merci…avant, c’est s’as­su­rer de la péren­ni­té d’une domi­na­tion injuste que la crise éco­lo­gique vien­dra renforcer…

    Réponse
  39. RHC

    @RHC
    Suite
    Cou­Cou reveillez vous !!! 8)
    Com­men­taire : Au 23 Avril 2012 l’a­dresse IP du site http://​www​.inter​ieur​.gouv​.fr appar­tient tou­jours à la socié­té « Level 3 Communications ».

    Voi­ci les résul­tats du whois pour l’a­dresse IP 4.26.228.254

    1. Que­ry terms are ambi­guous. The que­ry is assu­med to be :
    2. « n 4.26.228.254 »
    3. Use « ? » to get help.
    1. The fol­lo­wing results may also be obtai­ned via :
    2. http://​whois​.arin​.net/​r​e​s​t​/​n​e​t​s​;​q​=​4​.​2​6​.​2​2​8​.​2​5​4​?​s​h​o​w​D​e​t​a​i​l​s​=​t​r​u​e​&​s​h​o​w​A​R​I​N​=​f​a​l​s​e​&​e​x​t​=​n​e​t​r​ef2

    Level 3 Com­mu­ni­ca­tions, Inc. LVLT-ORG‑4–8 (NET‑4–0‑0–0‑1) 4.0.0.0 – 4.255.255.255
    Level 3 Com­mu­ni­ca­tions, Inc. LVLT-STATIC‑4–26-16 (NET‑4–26‑0–0‑1) 4.26.0.0 – 4.26.255.255

    1. ARIN WHOIS data and ser­vices are sub­ject to the Terms of Use
    2. avai­lable at : https://​www​.arin​.net/​w​h​o​i​s​_​t​o​u​.​h​tml
    Réponse
  40. Di Girolamo

    Sitouaillain

    « bien au contraire, la lutte des classe est le signal de ral­lie­ment pour la fin de la domi­na­tion des uns sur les autres… traître qui s’en dédit !
    mais naïf celui qui nie la domi­na­tion d’une classe sur une autre, sur­tout lors­qu’il parle de la sur­vie de l’espèce… »

    Aucune naï­ve­té chez moi : il est tout à fait évident qu’il y a aujourd’­hui une domi­na­tion de classe ; mais avec une réac­tua­li­sa­tion de taille c’est que le virus de la classe domi­nante a été ino­cu­lé à la classe dominée.

    De ce fait toute ten­ta­tive de retour­ne­ment par la lutte des classes est vouée à l’é­chec parce qu’un virus ne se com­bat pas de la même manière qu’un enne­mi de chair et d’os.

    Pour moi il est com­plè­te­ment évident par exemple qu’un très grand nombre d« exploi­tés ici comme ailleurs sont conta­mi­nés et veulent sim­ple­ment accé­der à la richesse et au confort ; ce qui en soi est plus que nor­mal et incon­tes­ta­ble­ment juste ; mais ils gardent le même para­digme qui a par­ti­ci­pé non à les libé­rer mais à les asservir.

     » la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et la Sixième République…dans quel pro­gramme cela figure-t-il déjà ? » la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et la sixième répu­blique ne peuvent pas pas­ser par un par­ti et les élec­tions ; ce que je dis est logique et se véri­fie dans les faits : si le FDG orga­nise des réunions « citoyennes » y vien­dront les FDG et leurs sym­pa­ti­sants ; pour cas­ser les cloisonnements(c’est ça la bonne méthode!) il faut orga­ni­ser ces réunions dans un cadre public réel­le­ment ouvert à tous . C’est comme pour le para­digme plus haut : il y a une feuille de papier à ciga­rette entre ce que tu dis et ce que je dis ; mais cette feuille est fondamentale.

     » sim­ple­ment ta concep­tion des choses est tem­po­rel­le­ment dépha­sée, nous ne sommes pas en démo­cra­tie, pour y par­ve­nir, la phase de com­bat néces­site un mini­mum de coor­di­na­tion et d’en­ga­ge­ment clair, tous ensemble, »

    Avec tout le réel et sin­cère res­pect que je te porte , je pense que c’est toi qui est dépha­sé :c’est le débat qui construit « les ins­ti­tu­tions de débat et de prise de déci­sion équi­tables » et nonl’in­verse .Vou­loir d’a­bord , en uti­li­sant l’é­lec­tion, construire ces espaces de débat est une inver­sion stra­té­gique grave .

    L’ex­pé­rience que j’ai du ter­rain m’a mon­tré que les élus veulent res­ter entre eux et gar­der leur pou­voir , que les « mili­tants » res­tent entre eux , que les lamb­da res­tent les lamb­da ; que cette socié­té cloi­son­née est dans l’in­ca­pa­ci­té abso­lue de pla­ni­fier quoique ce soit et fait le jeu du pou­voir en place ‚celui des finan­ciers , grands groupes indus­trielles grands partis .

    A l’ins­tant même où Mélenchon,Eva Joly , TOUS les autres , nos repré­sen­tants les dépu­tés, les élus locaux etc dres­se­ront la table du débat public sur les grands enjeux , nous nous libérons .

    Réponse
  41. Eric

    Pour rebon­dir sur l’in­ter­view de Mélen­chon dans cette dis­cus­sion, je le trouve assez indul­gent avec la période Jos­pin de 97–2002, notam­ment parce que je viens de lire un article inté­res­sant lié à l’in­ter­view de Doi­sy sur http://​blog​de​ni​co​.fr/​?​p​=​1​055.

    On y trouve des extraits de jour­naux de l’é­poque (juin 1997) qui retracent chro­no­lo­gi­que­ment la façon dont Jos­pin a renon­cé à rené­go­cier Amster­dam juste après son élec­tion, après avoir dénon­cé depuis l’an­née pré­cé­dente le « Pacte de sta­bi­li­té » signé par Chi­rac, jugé trop tour­né vers la rigueur, et avoir pro­mis sa rené­go­cia­tion pen­dant toute la cam­pagne. Il s’en est sor­ti exac­te­ment comme Hol­lande espère s’en sor­tir, en fai­sant ajou­ter un pseu­do volet com­plé­men­taire sur l’emploi et la coor­di­na­tion économique…On trouve notam­ment dans cet article une vidéo de Strauss Kahn à Amster­dam qui nous vend ce renon­ce­ment, avec talent et le sou­rire, en nous expli­quant que ce sera mieux la pro­chaine fois, que l’eu­rope sociale est pour demain et que grâce à la coor­di­na­tion éco­no­mique, il y aurait un contre­poids poli­tique à la BCE…c’était quand même il y a 15 ans…ce qui est ter­rible pour moi est qu’à l’é­poque j’y croyais…

    Réponse
  42. Di Girolamo

    Eric

    Très inté­res­sante aus­si la vidéo avec sar­ko pas­qua robert hue bay­rou etc sur l’eu­rope (Mots croi­sés élec­tion euro­péenne 99)

    Les retours en arrière sont tou­jours inté­res­sants ; on voit en tous cas que rien n’a bien évo­lué ( sauf que nous avons tous vieillis) que les ques­tions res­tent entières ; que la situa­tion s’est tendue ;
    si l’on suit les remarques popu­laires de l’in­ter­view dans cette même vidéo, on retient : « les pro­blèmes sont au plus près des gens – l’eu­rope c’est loin et compliquée-

    l’eu­rope c’est indispensable .…. »

    En fait ça fait 15 ans que « nos repré­sen­tants » pré­parent l’Eu­rope sans nous !

    Si pen­dant 15 ans des débats, des échanges entre nous et entre euro­péens avaient été orga­ni­sés , on n’en serait sans aucun doute pas là.

    Il n’y a pas d’autre révo­lu­tion que de mettre les gens ensemble et de leur per­mettre d’é­chan­ger . Y se prennent pour qui nos représentants ?!!!!

    Repré­sen­ter c’est repré­sen­ter ;c’est un ser­vice , c’est une humi­li­té ; c’est :« il faut que j’aille deman­der à mes représentés »

    Réponse
  43. Eric

    Oui l’é­mis­sion est même un peu flip­pante quand on est de gauche, puisque c’est Pas­qua qui pose sans arrêt les bonnes ques­tions (on ne connaît pas trop ses réponses d’ailleurs) sur la BCE qui est indé­pen­dante, les mou­ve­ments de capi­taux qui sont libres, les dif­fé­rences sociales et fis­cales entre pays (seule­ment 15 à l’é­poque) qui tirent la France vers le bas, les direc­tives libé­rales impo­sées aux par­le­men­taires fran­çais, les accords de libre échange que signe l’UE avec l’OMC, etc…

    Et pen­dant ce temps, les seules réponses de Hol­lande sont que l’Eu­rope c’est la paix, que ce qu’il faut c’est y ajou­ter du social, créer de l’emploi et avoir de la crois­sance, et que grâce à ça tout ira mieux…mais sans aucune mesure concrète en face, exac­te­ment comme pour le pacte de crois­sance envi­sa­gé par le même Hol­lande aujourd’hui. 

    Et au lieu d’ar­gu­men­ter, il passe l’é­mis­sion à essayer de prou­ver que l’en­jeu de l’é­lec­tion (les euro­péennes de 99) c’est de voter pour la gauche ou pour la droite, pour une europe de gauche ou une europe de droite, sans jamais réus­sir en 2 heures d’é­mis­sion à expli­quer la dif­fé­rence entre les deux…

    elle est vrai­ment inté­res­sante pour ça je trouve cette vidéo, il fau­dra la mettre en pers­pec­tive du débat de mer­cre­di pro­chain, pour voir que pas grand chose ne va chan­ger dans les dis­cours de l’un et l’autre en 15 ans.

    Réponse
  44. sitouaillain

    Di Giro­la­mo,

    tu ne trouves pas que c’est un peu fort de café de repro­cher aux « mili­tants » qu’ils res­tent entre eux, alors que le but de la plu­part des mili­tants est de faire en sorte que les « lamb­da » deviennent « militants »,

    les assem­blées citoyennes du FdG sont ouvertes à tous et j’y ai vu beau­coup de « lamb­da » justement,

    les affiches dans la rue qui invitent à des réunions publiques, des soi­rées-débats, etc., sont prin­ci­pa­le­ment le fait de groupes poli­tiques ou asso­cia­tifs mar­qués à gauche, la neu­tra­li­té en la matière n’exis­te­ra pas tant que les grands média ne seront pas indé­pen­dants du pou­voir économique,

    sur l’aé­ro­port notre-dame des landes, par exemple, ce sont les asso éco­los qui ont d’a­bord aler­té puis les pay­sans se sont ral­liés, mais tout s’est d’a­bord fait en dehors du ouest-France,

    même chose sur le néo­li­bé­ra­lisme, si marine le pen a pu trans­for­mer le pro­gramme ultra­li­bé­ral du FN en pro­gramme sin­geant les pro­po­si­tions de la gauche, même chose pour NDPA, c’est d’a­bord et avant tout grâce aux mili­tants d’At­tac et aux alter­mon­dia­listes qui ont relayé sans relâche la cri­tique du capi­ta­lisme néo­li­bé­ral, des gens comme J. Géné­reux et tous les dis­si­dents de l’or­tho­doxie brus­sel­loise, et leurs relais locaux,

    je com­prend que tu veuilles culti­ver une neu­tra­li­té et une image d’im­par­tia­li­té, mais ceci est illu­soire, d’a­bord parce que tu ne fera jamais l’u­na­ni­mi­té, mais sur­tout parce que ce sont tou­jours les mêmes qui vont dans les débats, qui font l’ef­fort de s’in­for­mer, etc., etc.

    et ensuite ces per­sonnes sont les relais, mais sur la plu­part des sujets, ce sont d’a­bord des cher­cheurs, puis des mili­tants qui ini­tient le pro­ces­sus de dif­fu­sion des idées dans la socié­té, il en va ain­si de l’é­co­lo­gie comme de bien d’autres sujets,

    et les élec­tions comme les mou­ve­ments sociaux sont tou­jours des moments pro­pices pour une dif­fu­sion plus large des idées nouvelles,

    car la force de péné­tra­tion est de plus en plus réduite étant don­né les évo­lu­tions socié­tales, indi­vi­dua­lisme, abru­tis­se­ment télé­vi­suel, dimi­nu­tion des pauses col­lec­tives au tra­vail, et cloi­son­ne­ment des indi­vi­dus en groupes affi­ni­taires fer­més sur eux-mêmes,

    donc les mou­ve­ments de la pen­sée sont lents en ce qui concerne la pro­gres­sion des lumières et rapides en ce qui concernent le retour de l’obs­cu­ran­tisme et le ren­for­ce­ment des préjugés,

    si au moment des élec­tion une coa­li­tion de par­tis aujourd’­hui mino­ri­taire en termes de voix pro­pose la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et la sixième répu­blique et que sans for­cé­ment y appar­te­nir tout ceux qui trouve cela per­ti­nent s’ap­pro­prient ces idées et les dif­fusent autour d’eux, alors il y a fort à parier que d’i­ci quelques temps, la plu­part des par­tis n’au­ront pas le choix que d’y venir,

    il est tout à fait évident qu’il y a aujourd’­hui une domi­na­tion de classe ; mais avec une réac­tua­li­sa­tion de taille c’est que le virus de la classe domi­nante a été ino­cu­lé à la classe domi­née. mais cher ami cette réac­tua­li­sa­tion de taille a été faite depuis au moins un siècle et magis­tra­le­ment théo­ri­sée par Gram­sci, et plus récem­ment par de nom­breux intel­lec­tuels français,Baudrillard, Bour­dieu etc. et aujourd’­hui, le mou­ve­ment de la décrois­sance qui appelle à « déco­lo­ni­ser les esprits »,

    et ceci est une constante his­to­rique du phé­no­mène de la domi­na­tion de classe, c’est par l’inoculation d’un cer­tain « rap­port idéo­lo­gique à la réa­li­té » que la domi­na­tion se main­tient, qu’elle soit sou­te­nue par la reli­gion ins­ti­tuée ou par d’autres canaux, la domi­na­tion s’ap­puie sur la coopé­ra­tion des domi­nés à leur propre domi­na­tion, via l’in­té­gra­tion de schèmes de pen­sée jus­ti­fiant l’a­sy­mé­trie de pou­voir et pro­dui­sant la défé­rence envers l’ordre établi.

    pour reve­nir à la lutte des classes, qui est d’a­bord une lutte pour la conscience de classe, il s’a­git en fait d’une lutte d’hé­gé­mo­nie cultu­relle, qui passe par la sub­ver­sion et la trans­gres­sion des dogmes et schèmes de pen­sée voire des lois sou­te­nant la per­pé­tua­tion d’une classe dominante.

    comme le sys­tème tient par l’adhé­sion d’une immense majo­ri­té à ses idéo­lo­gies jus­ti­fi­ca­trices, c’est de fait tou­jours une mino­ri­té qui porte en germe la pos­sible subversion,

    sub­ver­sion dont il est mal­ai­sé de pré­voir les effets sur l’é­vo­lu­tion des struc­tures de la domi­na­tion, tout dépend for­te­ment de la peur que la sub­ver­sion sus­cite chez les dominés,

    le nombre de « c’est comme ça » à inté­grer comme autant de cou­leuvres ava­lées implique un « coût psy­chique » impor­tant à pen­ser en dehors des clous, ce qui peut sou­vent entraî­ner des réac­tions vio­lentes à l’en­contre de ceux qui remettent en cause l’ordre établi.

    Il y a éga­le­ment un coût d’op­por­tu­ni­té dif­fi­cile à accep­ter, puisque ce qui tient une socié­té ensemble a beau­coup à voir avec la pré­fé­rence pour l’ordre et la paix, et dans la mesure où le chan­ge­ment menace cet équi­libre pré­caire, le repli sur l’exis­tant a du sens…surtout si le chan­ge­ment demande des efforts.

    mais, bon an mal an, grâce au tra­vail achar­né les idées avancent, je note qu’il y a un siècle les par­tis ouvriers et les suf­fra­gettes étant bien iso­lés pour récla­mer l’é­man­ci­pa­tion des femmes et qu’au­jourd’­hui le par­ti le plus réac­tion­naire à avoir obte­nu 500 signa­tures est diri­gé par une femme, et je suis per­sua­dé que d’i­ci quelques années des prê­tresses catho­liques marie­ront des couples homosexuels…

    mais pour ce qui est de la résis­tance au capi­ta­lisme, je suis moins opti­miste, étant don­né la force des pro­pa­gandes qui s’a­battent à son encontre et la force de la répres­sion contre tout mou­ve­ment qui émerge,

    en tout cas, di giro­la­mo, la pos­ture qui est la tienne et qui est loin d’être iso­lée, ne me dit rien qui vaille,

    jus­te­ment parce que j’ai vécu de l’in­té­rieur et à plu­sieurs reprises des mobi­li­sa­tions poli­tiques, je sais per­ti­nem­ment que le savoir-faire syn­di­cal et par­ti­daire est indis­pen­sable pour ini­tier les choses,

    et pré­ci­sé­ment parce que les mobi­li­sa­tions qui réus­sissent consistent en une agré­ga­tion mas­sive des « lamb­da » au noyau dur des « mili­tants », et que je mesure à quel point ces « lamb­da » anti­par­tis et syn­di­cats sont impuis­sants à mener les mobi­li­sa­tions là où elles devraient abou­tir, alors même qu’ils sont les plus nom­breux et les plus avan­cés dans la pensée,

    en fait, l’in­sis­tance que je mets à la réflexion sur la ques­tion orga­ni­sa­tion­nelle, cor­res­pond à un aver­tis­se­ment à tout ceux qui veulent que les choses changent et qui ont com­pris que bien des par­tis et syn­di­cats actuels ne sont plus les por­teurs intrin­sèques d’une révolte construc­tive, voire même qu’ils ont ten­dance à réduire le champ et la por­tée des actions collectives.

    je dis donc, soit vous allez dans ces orga­ni­sa­tions exis­tantes pour les trans­for­mer de l’in­té­rieur, soit vous mili­ter en soli­da­ri­té avec eux tout en culti­vant votre indé­pen­dance, soit vous créez d’autres orga­ni­sa­tions sur les bases qui vous paraissent les bonnes, mais sans cher­cher à vous affron­ter direc­te­ment à ces orga­ni­sa­tions exis­tantes et en pre­nant soin de les asso­cier le plus pos­sible, sans quoi vous ferez le jeu des véri­tables adver­saires de la démocratie,

    je dis que les orga­ni­sa­tions exis­tantes sont indis­pen­sables, je ne dis pas qu’elles sont indépassables,
    la preuve, le FdG ou le NPA avant, sont déjà des ten­ta­tives de dépas­se­ment, mais que per­sonne ne s’i­ma­gine qu’il s’a­git sim­ple­ment de machines élec­to­rales ou de groupes d’in­té­rêts, sim­ple­ment, si le ras-le-bol géné­ral débouche sur de grandes grèves, et que vous n’a­vez pas pré­pa­ré le ter­rain, ne vous éton­nez pas si ce sont les orga­ni­sa­tions exis­tantes qui opèrent la tra­duc­tion poli­tique des mou­ve­ments sociaux, si les « lamb­da » ne savent pas se coa­li­ser et construire eux-mêmes leurs organes d’ex­pres­sion poli­tique, d’autres le savent à leur place…pour le meilleur…et pour le pire…

    la démo­cra­tie libé­rale nous aime ato­mi­sés, indi­vi­dus iso­lés, agents bal­lo­tés par des marchés,
    le pro­lé­taire négo­ciant seul son salaire face au patron qui lui montre du doigt la longue file d’at­tente devant le por­tail, le pay­san négo­ciant seul le prix de sa récolte fasse au gros­siste, etc., etc.

    se coa­li­ser est la pre­mière des néces­si­tés, tu peux voir dans la volon­té de cer­tains de s’af­fi­cher comme coa­li­sés autour d’i­dées et de convic­tions comme un ferment de divi­sion, j’y vois au contraire une garan­tie pour l’a­ve­nir, l’u­nion fai­sant la force, les faibles doivent s’unir,

    et c’est là où fina­le­ment nous diver­geons, je vois la diver­si­té des par­tis de la trans­for­ma­tion sociale et éco­lo­gique et la mul­ti­pli­ci­té des asso­cia­tions comme une richesse, une assu­rance contre le dog­ma­tisme, et j’i­den­ti­fie leurs divi­sions ou l’ab­sence de liens affi­chés comme un frein à notre propre éman­ci­pa­tion à tous,

    c’est pour­quoi nous devrions œuvrer à ce qu’ils conti­nuent à dia­lo­guer et à se rap­pro­cher en même temps que nous pou­vons créer d’autres par­tis, dénon­cer les contra­dic­tions internes, etc., mais tou­jours dans une optique construc­tive, c’est à dire en conju­guant les éner­gies au lieu de les lais­ser s’annuler,

    non seule­ment cette mode actuelle de ‘l’a­po­li­tisme’ est une impasse stra­té­gique, mais elle risque de semer la confusion,

    bien des gens aiment à se parer dans la blanche pure­té de l’  »apo­li­tisme »,

    en jetant l’op­probre sur les mili­tants de base cer­tains en viennent à les trai­ter de mou­tons, je ne dis pas qu’ils se trompent tou­jours, mais c’est stra­té­gi­que­ment une mau­vaise approche, d’autres se com­plaisent à assi­mi­ler les mili­tants de gauche qui s’as­sument à des agents d’une poten­tielle dic­ta­ture, khmers rouges ou verts, en oubliant que ce fai­sant, ils par­ti­cipent du sou­tien à la dic­ta­ture des capi­ta­listes, et en ne voyant pas qu’ils font le jeu de l’ex­trême droite,

    tous ceux-là se trompent de camp et de combat,

    un peu comme ceux qui pré­tendent lut­ter contre l’in­té­grisme musul­man en tenant des pro­pos islamophobes…

    en tous les cas, je ne nie pas l’exis­tence de grou­pus­cules d’ex­trême gauche par­mi les­quels figurent des indi­vi­dus sec­taires et inca­pables de dialoguer,

    ceci ne m’in­té­resse pas vrai­ment, ce qui m’in­té­resse c’est de savoir com­ment ren­for­cer les bases de dyna­miques popu­laires posi­tives, éman­ci­pa­trices, com­ment bri­ser l’a­pa­thie géné­rale et créer des pers­pec­tives dont cha­cun peut faci­le­ment s’emparer car elles sont justes et qui se concré­tisent par des avan­cées per­cep­tibles, qui ren­forcent encore la dyna­mique, et ain­si de suite.

    et bien je ne sais pas si je suis d’ac­cord avec toi ou pas, c’est juste que consi­dé­rer que le FdG ne par­ti­cipe pas de cette dyna­mique voire qu’il aurait un effet contraire, ou encore lui refu­ser la légi­ti­mi­té à pro­po­ser une VIème Répu­blique aux citoyens fran­çais qui votent, excuses-moi mais je ne vois pas où tu veux en venir…et je ne crois pas aux opé­ra­tions du saint esprit,
    donc dis clai­re­ment les choses toi qui vote blanc et qui veut la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique et la sixième répu­blique : as-tu der­rière toi un mou­ve­ment de masse auto orga­ni­sé capable de ren­ver­ser le pou­voir et de mettre en place tout de suite une démo­cra­tie à peu près accep­table et sans être atta­qué de l’in­té­rieur ou de l’ex­té­rieur, et sur­tout un mou­ve­ment qui ne se dit pas à lui-même ce qu’il est his­toire de ne pas appa­raître par­ti­san ? ou bien quelque chose m’a échap­pé ? mélen­chon n’a pas le droit mais hol­lande lui aura le droit de pro­po­ser une assem­blée consti­tuante ? c’est ça ? ou bien l’au­to­crate capi­ta­liste bay­rou ? un autre oui-ouiste grand rassembleur ?

    sans pas­ser par des élec­tions ni par la construc­tion d’un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire orga­ni­sé expliques-moi qui va pla­ni­fier quoi et à par­tir de quelles institutions ?
    t’as des armes anti­chars dans ta cave toi ?

    Réponse
  45. sitouaillain

    oups j’ai oublié le lien suivant :

    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​I​M​G​/​p​d​f​/​H​D​_​1​6​_​2​0​1​2​_​w​e​b​.​pdf

    ce jour­nal est une perle, on y apprend tou­jours des choses essentielles…comme l’exis­tence d’une milice euro­péenne anti-révolte « Euro­Gend­For » issu du fameux savoir-faire fran­çais en matière de main­tien de l’ordre qu’Al­liot-Marie pro­po­sait à son ami Ben Ali

    Réponse
  46. RHC

    Suite 8) 1984 Orwell

    Par curio­si­té , qui est cette socié­té ? Elle se base en Colo­ra­do appa­rem­ment . Quel­qu’un peut ‑il m’ex­pli­quer pour­quoi les infra­struc­tures réseaux qui gèrent l’as­sem­blage et comp­tage de vote d’un pays comme la FRANCE se trouve aux USA ?

    Level 3 communications
    1025 El Dora­do Blvd.
    Broom­field, CO 80021

    Quelque infos de rela­tions étroites dans la haute sphère de la poli­tique GLOBALE.

    http://​www​.level3​.com/

    Tele­com exe­cu­tive Donald H. Gips rai­sed a big bundle of cash to help finance his friend Barack Obama’s run for the presidency.

    Gips, a vice pre­sident of Colo­ra­do-based Level 3 Com­mu­ni­ca­tions LLC, deli­ve­red more than $500,000 in contri­bu­tions for the Oba­ma war chest, while two fel­low senior com­pa­ny exe­cu­tives col­lec­ted at least $150,000 more.

    After the elec­tion, Gips was put in charge of hiring in the Oba­ma White House, hel­ping to place loya­lists and fun­drai­sers in many key posi­tions. Then in mid-2009, the new pre­sident named him ambas­sa­dor to South Afri­ca. Level 3 Com­mu­ni­ca­tions, in which Gips retai­ned stock, meanw­hile recei­ved mil­lions of dol­lars of govern­ment sti­mu­lus contracts for broad­band pro­jects in six states-though Gips said he was “com­ple­te­ly una­ware” of the sti­mu­lus money.

    More than two years after Pre­sident Oba­ma took office vowing to banish “spe­cial inter­ests” from his admi­nis­tra­tion, near­ly 200 of his big­gest donors have lan­ded plum govern­ment jobs and advi­so­ry posts, won fede­ral contracts worth mil­lions of dol­lars for their busi­ness inter­ests or atten­ded nume­rous elite White House mee­tings and social events, an inves­ti­ga­tion by iWatch News has found.

    During the 2008 elec­tion cam­pai­gn, can­di­date Barack Oba­ma famous­ly pro­mi­sed to keep “spe­cial inter­ests” out of his admi­nis­tra­tion. But just like pre­si­dents before him — and sur­ely after him as well — top donors have recei­ved plum govern­ment assi­gn­ments, Poli­ti­co reports.

    spe­cial interests,2008 election,Donald Gips,Level 3 Communications
    For example Donald Gips, a vice pre­sident of Level 3 Com­mu­ni­ca­tions, gene­ra­ted more than $500,000 in contri­bu­tions to Oba­ma, and two other com­pa­ny exe­cu­tives brought in at least $150,000.

    After the elec­tion, Oba­ma put Gips in charge of hiring for the White House, hel­ping to ins­tall key allies in high-level posi­tions. A few months later, Oba­ma named Gips ambas­sa­dor to South Africa.

    And Level 3 Com­mu­ni­ca­tions, whose shares Gips still held, gar­ne­red mil­lions of dol­lars of govern­ment sti­mu­lus contracts. Gips said he was “com­ple­te­ly una­ware” that the com­pa­ny recei­ved the contracts.

    Read more on News​max​.com : Give Oba­ma Big Money, Get a Govt Job
    Impor­tant : Do You Sup­port Pres. Oba­ma’s Re-Elec­tion ? Vote Here Now !

    C’est la cata****

    Réponse
  47. RHC

    Hum Hum Hum L’i­né­luc­table véri­té approche à une vitesse grand V.

    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​3​0​-​m​i​l​l​i​o​n​s​-​d​e​-​F​r​a​n​c​a​i​s​-​e​l​i​s​ent

    Extrait :

    • 10 mil­lions de sociaux-démo­crates cherchent à pré­ve­nir tout conflit et toute forme de risque dans la socié­té. Ils s’assemblent autour de Fran­çois Hollande.
    • 10 mil­lions de libé­raux éco­no­miques (au sens où l’on disait autre­fois « la droite orléa­niste ») valo­risent l’enrichissement per­son­nel. Ils se comptent autour de Nico­las Sarkozy.
    • 6,5 mil­lions de bona­par­tistes attendent un homme fort indi­quant un objec­tif glo­rieux au-delà des cli­vages poli­ti­ciens. Ils attendent autour de Marine Le Pen.
    • 4 mil­lions de socia­listes uto­piques entendent répar­tir les richesses indi­vi­duelles et pré­ser­ver le patri­moine col­lec­tif. Ils se récon­ci­lient autour de Jean-Luc Mélenchon.
    • 3 mil­lions de giron­dins cherchent des alliances euro­péennes pour sau­ver la France pro­vin­ciale des ravages de l’uniformisation. Ils se retrouvent autour de Fran­çois Bayrou.

    Quelque chose ne tourne pas rond depuis 2007

    Réponse
  48. Di Girolamo

    Sitouaillain

    Très inquié­tant et fina­le­ment très peu sur­pre­nant que cet « Euro­Gend­For » : les pou­voirs en place ne lâche­ront rien et les années qui viennent seront très dures.

    Pour le reste de ton argu­men­taire concer­nant ma posi­tion c’est très simplificateur.

    Nous par­ta­geons au moins et ce n’est pas pour nous faire plai­sir, l’un et l’autre la même dif­fi­cul­té à faire avan­cer le schmilblick.

    Réponse
  49. MORLET

    1 – Qara en Syrie : le témoi­gnage exclu­sif de Soeur Agnès-Mariam :

    Reli­gieuse car­mé­lite en Syrie depuis 18 ans, double natio­na­li­té : (fran­co-liba­naise).

    Source : http://​radio​no​tre​dame​.net/​2​0​1​2​/​v​i​e​-​d​e​-​l​e​g​l​i​s​e​/​r​e​g​i​o​n​-​d​h​o​m​s​-​e​n​-​s​y​r​i​e​-​l​e​-​t​e​m​o​i​g​n​a​g​e​-​e​x​c​l​u​s​i​f​-​d​e​-​s​o​e​u​r​-​a​g​n​e​s​-​m​a​r​i​am/

    2 – Inter­view de Mère Agnès-Mariam de la Croix ( Syrie ).

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​b​X​T​b​M​i​t​F​JZ8
    3 – Chris­tophe DELOIRE est direc­teur du Centre de For­ma­tion des Journalistes.
    Dans cette vidéo, il cri­tique les hommes poli­tiques appar­te­nant au groupe Bil­der­berg, à la Tri­la­té­rale, ou à Gold­man Sachs. (FR3 – TADDEÏ).

    Vidéo : http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​d​e​t​a​i​l​p​a​g​e​&​v​=​z​c​t​g​s​d​p​W​e2w

    4 – Le pro­cu­reur ita­lien IMPOSIMATO accuse Bil­der­berg de ter­ro­risme en Italie.

    Article du mar­di 29 jan­vier 2013.

    http://​www​.ago​ra​vox​.tv/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​r​t​i​c​l​e​/​l​e​-​j​u​g​e​-​i​m​p​o​s​i​m​a​t​o​-​a​c​c​u​s​e​-​3​7​737

    « Le groupe inter­na­tio­nal Bil­der­berg est impli­qué dans les atten­tats tra­giques des années 1970 et 1980 en Ita­lie, orga­ni­sée d’a­bord par des cel­lules ter­ro­ristes fas­cistes puis par la mafia.
    C’est le pré­sident hono­raire adjoint de la Cour de Cas­sa­tion ita­lienne, Fer­di­nan­do Impo­si­ma­to, qui le révèle à l’oc­ca­sion de la pré­sen­ta­tion à Naples de son nou­veau livre :
    « La répu­blique des tra­gé­dies impunies ».
    http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne‑n/310113/le-juge-anti-mafia-imposimato-accuse-le-groupe-bilderberg-de-terrorisme

    « Désor­mais, nous savons tout de la stra­té­gie de la ter­reur qui fut mise en place par le réseau Gla­dio (« Stay behind », ou « res­ter der­rière » en fran­çais), appuyé par les ser­vices secrets (ceux offi­ciels) ita­liens », nous confirme Imposimato. »
    « La stra­té­gie ser­vait à entra­ver l’é­mer­gence de gou­ver­ne­ments de gauche, et était orches­trée par la CIA ».
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​d​e​d​&​v​=​9​f​V​D​e​w​J​x​0W4

    Réponse
  50. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Ceux qui sont dépour­vus de morale ont inven­té les lois pour tuer le bon sens et cor­rompre le mérite.

    Réponse
  51. Ana Sailland

    Dom­mage qu’on n’ait qu’un court extrait de l’in­ter­view d’Imposimato.

    Réponse

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