Appel du Dr Rath (depuis Berlin) aux populations d’Allemagne, d’Europe et du monde entier : attention aux racines nazies de l’UE

12/04/2012 | 72 commentaires

Un très inté­res­sant appel :

Il y a des thèmes chers à Guille­min dans ce dis­cours : par exemple, cette obser­va­tion de fait que, depuis 400 ans, chaque fois que les très riches ont craint pour leurs pri­vi­lèges, ils ont mis la pla­nète à feu et à sang.

Je découvre petit à petit ce doc­teur RATH.
Avez-vous des infos (si pos­sible contra­dic­toires) sur cette personne ?

Je suis en train de lire un « livre » (sans édi­teur papier, appa­rem­ment) qui est coécrit par ce doc­teur (avec un autre res­ca­pé d’Au­sch­witz ayant des compte à régler avec les négriers d’IG Far­ben et leurs suc­ces­seurs) et qui s’appelle :

« Les racines nazies de l’U­nion européenne »

• http://​www4​fr​.dr​-rath​-foun​da​tion​.org/​p​d​f​-​f​i​l​e​s​/​e​u​_​b​o​o​k​_​j​u​l​2​0​1​0​_​f​r​.​pdf

• http://​www​.scribd​.com/​d​o​c​/​6​6​4​2​9​6​3​8​/​L​e​s​-​R​a​c​i​n​e​s​-​N​a​z​i​e​s​-​d​e​-​l​-​U​n​i​o​n​-​E​u​r​o​p​e​e​nne

• http://​www​.media​fire​.com/​?​y​x​i​r​s​z​c​c​x​0​l​5​0kf

Je suis effa­ré de ce que je lis, et j’ai­me­rais en savoir davan­tage sur les auteurs, ou sur les contro­verses éven­tuelles qui ont eu lieu à pro­pos de leur tra­vail. Mer­ci de nous faire savoir ici ce que vous en savez vous-mêmes.

Je recoupe ces infos, bien sûr, avec celles que rap­porte notre indis­pen­sable Annie Lacroix-Riz :

Annie Lacroix-Riz : « L’in­té­gra­tion européenne » :

Au plai­sir de vous lire.

Étienne.

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Étienne

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72 Commentaires

  1. Florent

    Bon­jour Étienne,

    Je vous suis depuis quelques mois, décou­vrant tous vos tra­vaux d’in­té­rêt général.

    Avec ce der­nier sujet, une chose me vient spon­ta­né­ment à l’es­prit et me fait fré­mir. Vous dites que si nous sommes des mil­lions, ils ne pour­ront tirer sur nous pour nous empê­cher de deman­der la vraie démo­cra­tie.

    Vu que vous exposez :
    – que nous sommes jusque là tel­le­ment non conscients et négli­geant face aux attaques faite envers nos acquis sociaux ; gen­tils ne fai­sant peur à per­sonne quand nous manifestons.
    – que les puis­sants ont mis en place leurs plans depuis au moins 1973 en Europe et que vous ne pou­vez pas croire qu’il n’y ai pas une volon­té de domi­na­tion concer­tée der­rière la crise qui nous arrive.

    Ne croyez-vous pas qu’ils aient pré­vus éga­le­ment de longue date le moment où les peuples du Monde vont protester ?

    Qu’ont-ils pré­vus de faire à ce moment là, il fau­drait sérieu­se­ment se poser la question.

    Cer­tains sites dits conspi­ra­tion­nistes parlent d’a­bris sous-ter­rains consi­dé­rables construits en par­ti­cu­lier au USA. Parlent de dépôts du vivant où seraient dépo­sées les semences de toutes les plantes.

    Oui, les très riches ont mis la pla­nète à feu et à sang chaque fois qu’ils ont été mena­cés et chaque fois ce fut pire. Et cette fois leur folie plus inima­gi­nable encore que celle des nazis allaient jus­qu’à vou­loir rayer de la carte l’Hu­ma­ni­té toute entière, jugée par eux trop nom­breuse ? Si ils ne vou­laient pas tirer sur des mil­lions, mais éli­mi­ner des mil­liards d’hommes par le feu nucléaire ou une guerre biologique ?

    Réponse
  2. Roland

    J’ai regar­dé la pre­mière et la troi­sième vidéo, par rap­port à tout ce que j’ai pu lire depuis plus d’un an, tout cela ma parait tout à fais cohérent.

    Réponse
  3. Joel Margueritat

    Je suis sûr que vous, Étienne, avez iden­ti­fié clai­re­ment l’adversaire.

    Vous connais­sez qui domine la finance mon­diale ain­si que l’in­dus­trie phar­ma­co­lo­gique et chi­mique ; le reste sont des évidences.

    Rien pour­ra se faire dans le calme ou la paix, ne pas oublier que les citoyens grecs que vous citez dans votre exemple de démo­cra­tie étaient tous armés.

    La séance inau­gu­rale des 120 membres élus du pre­mier Par­le­ment Juif Euro­péen, un nou­veau forum inno­va­teur où s’ex­pri­me­ront les idées et les pré­oc­cu­pa­tions des Juifs euro­péens, s’est tenue jeu­di 16 février dans le bâti­ment du Par­le­ment Euro­péen à Bruxelles.

    Les repré­sen­tants sont élus par­mi 40 nations euro­péennes ? 40 est pas le nombre de consti­tuants de l’Union.Tout comme Israël n’est pas un pays européen.

    Pour démys­ti­fier la méchan­ce­té des blancs catho­liques et apprendre peut-être à cer­tains un peu d’histoire .

    « Le Rôle cho­quant des Juifs dans l’es­cla­vage » Par­tie 1 et 2 Dr. Duke

    PARTIE1:Ce que disent les His­to­riens Juifs

    PARTIE 2 : La Cen­sure des Médias

    Réponse
  4. Yvan

    @ Joel Margueritat :

    Contrai­re­ment aux idées reçues, il n’existe aucun « par­le­ment juif européen ».
    C’est une infor­ma­tion ambigüe que tout le monde a reprise sans en véri­fier la valeur.
    Véri­fi­ca­tion faite, il s’a­git d’une asso­cia­tion, et non pas un « par­le­ment », ce qui n’a rien à voir bien sûr.
    Je trou­vais ça trop gros pour être vrai, c’est donc dans les cou­loirs du par­le­ment euro­péen que j’ai été véri­fier l’info.
    Je vous cite la réponse que m’a don­né une euro­dé­pu­tée (Syl­vie Guillaume) à ce sujet :

    « Il ne s’a­git en aucun cas de la créa­tion d’un Par­le­ment, mais d’une asso­cia­tion confes­sion­nelle, comme il en existe des dizaines, d’ap­par­te­nances reli­gieuses diverses et variées. Ils ont sim­ple­ment orga­ni­sé une réunion dans une salle du Par­le­ment à Bruxelles, puisque le Par­le­ment accueille dans ses murs de nom­breuses confé­rences, réunions, etc. Il n’est évi­dem­ment pas ques­tion d’en­vi­sa­ger un quel­conque par­le­ment confes­sion­nel au sein de l’UE… Donc pour répondre à votre ques­tion, cette asso­cia­tion auto pro­cla­mée n’a stric­te­ment aucun rôle ni pou­voir légal. »

    Il ne s’a­git donc en rien d’un « par­le­ment », mal­gré qu’ils uti­lisent ce terme (trom­peur) pour par­ler d’une asso­cia­tion. Comme quand il est écrit « membres élus », il ne s’a­git que d’un vote sur Inter­net (entre des membres d’as­so­cia­tions, rien à voir avec l’UE). Donc léga­le­ment, ce n’est qu’une ONG qui n’a aucun pou­voir au sein du Par­le­ment euro­péen, pas plus que les autres orga­ni­sa­tions chré­tiennes, musul­manes, laïques, éco­los (et des cen­taines et autres) qui se réunissent elles aus­si dans les salles (pré­vues pour ça) du Par­le­ment européen :
    => http://​ec​.euro​pa​.eu/​t​r​a​n​s​p​a​r​e​n​c​y​r​e​g​i​s​t​e​r​/​p​u​b​l​i​c​/​c​o​n​s​u​l​t​a​t​i​o​n​/​l​i​s​t​l​o​b​b​y​i​s​t​s​.​d​o​?​l​e​t​t​e​r​=​A​&​a​l​p​h​a​b​e​t​N​a​m​e​=​L​a​t​i​n​A​l​p​h​a​bet

    Ce serait comme affir­mer que le col­lec­tif « Pré­sence Musul­mane » est un « Par­le­ment musul­man » sous pré­texte qu’il se réunit par­fois à Bruxelles :
    => http://​www​.islam​lai​cite​.org/​I​M​G​/​p​d​f​/​A​c​t​e​s​_​c​o​l​l​o​q​u​e​_​M​u​s​u​l​m​a​n​e​s​_​f​e​m​i​n​i​s​t​e​s​.​d​o​c​.​pdf

    Juste pour dire qu’il vaut mieux s’in­for­mer avant de col­por­ter des infos, sur­tout quand ces infos semblent aus­si éton­nantes 😉

    Réponse
  5. joey john smimmth

    Bon­soir Étienne,

    Je découvre ce Dr. Rath en même temps que vous.

    Ce que dit ce mon­sieur se tient par­fai­te­ment et les écrits d’An­nie Lacroix-Riz rejoignent ces pro­pos. j’ouvre une paren­thèse ; sur le site de Jacques Che­mi­nade j’ai pris un jour le temps de vision­ner une vidéo (http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​1​9​3​2​C​o​m​b​a​t​t​r​e​-​l​e​-​v​e​r​i​t​a​b​l​e​-​e​n​n​e​m​i​-​l​-​E​m​p​i​r​e​-​b​r​i​t​a​n​n​i​q​u​e​-​v​i​d​e​o​_​0​4​546) qui conforte l’hypothèse des conflits mon­diaux entiè­re­ment pro­vo­qués dans l’intérêt d’une cer­taine éco­no­mie. J’ai pas trouve d’éléments de contra­dic­tions pro­bants pour l’ins­tant. fin de la parenthèse.

    Pour en reve­nir à cette alerte lan­cée par le doc­teur Roth ; der­niè­re­ment, j’ai fini de lire une bio­gra­phie d’Am­broise Croi­zat par Michel Etievent. Les infor­ma­tions qui y sont don­nées recoupent par­fai­te­ment les tra­vaux d’An­nie L‑Riz. Il est clair que les inté­rêts éco­no­miques de groupes indus­triels peuvent nous mener a des conflits. En France, les indus­triels se sont pré­ci­pi­tés dans la col­la­bo­ra­tion bien avant que la France n’entre en guerre et la rafle des dépu­tés com­mu­nistes sous pré­texte de pacte ger­ma­no-socié­tique illustre par­fai­te­ment la volon­té poli­tique du pou­voir de l’époque : col­la­bo­rer afin de ser­vir les inté­rêts d’une poi­gnée contre l’intérêt des peuples. Déjà, a l’époque, les médias étaient aux ordres du pou­voir et ren­daient un tra­vail de pro­pa­gande. Cela ne fait que rendre encore plus remar­quable Le fait qu’une poi­gnée d’hommes soit entrée en résistance.

    Il faut noter que la France a rapi­de­ment renonce a la dette de guerre alle­mande et que les col­la­bos s’en sont plu­tôt bien sor­tis glo­ba­le­ment et indi­vi­duel­le­ment. Les mots d’ordre à l’époque étaient que rien n’est acquis et qu’il faut constam­ment défendre le peu que l’on obtient. Ces mots sont tou­jours d’actualité. Nous sommes dans un sché­ma simi­laire actuel­le­ment. Des médias aux ordres, une pro­pa­gande éco­no­mique éhon­tée, une stra­té­gie du choc et la mise en place sour­noise d’une dic­ta­ture de la finance.

    Je pense qu’il serait inté­res­sant d’en­tendre ce mon­sieur au ras­sem­ble­ment sur le pla­teau des Glières cette année et d’ailleurs, j’espère que vous en serez.

    Réponse
  6. Raphael

    Sur le sujet de l’o­ri­gine de la créa­tion de l’UE Asse­li­neau donne de bonnes clé de lec­ture dans plu­sieurs dos­siers : http://www.u‑p-r.fr/liste/dossiers-de-fond

    Le sujet est éga­le­ment abor­dé dans cer­taines de ses conférences.

    Réponse
  7. Morpheus

    @ Étienne

    A pro­pos de la vidéo de ton inter­ven­tion n°2.

    La théo­rie m’interpelle.

    MAIS …

    Sujet épi­neux et très déli­cat. J’ai peur qu’en dif­fu­sant ce type de vidéo, tu t’at­tires les foudres des lob­bys pro sio­nistes (très puis­sants et influant en France).

    Moi-même, je dois admettre que je suis très embê­té. D’un côté, ma per­cep­tion de l’His­toire a consi­dé­ra­ble­ment évo­lué depuis mon propre « réveil » (en ce qui me concerne, le réveil fut plus lent que le tiens, mais il date de 1991, la fin de la pre­mière guerre du Golfe, lorsque Bush père a lais­sé Sad­dam au pou­voir : ça ne col­lais pas du tout avec la pro­pa­gande de dia­bo­li­sa­tion qui avait pré­cé­dé la guerre, et ça a créé le déclic).

    Depuis, petit-à-petit, toute mes croyances (lar­ge­ment influen­cées par la pro­pa­gande domi­nante et les médias à cette époque) se sont effondrées.

    Et notam­ment, ma per­cep­tion des évé­ne­ments de la seconde guerre mon­diale, et de la créa­tion d’Israël.

    En m’in­té­res­sant au mou­ve­ment sio­niste, j’ai décou­vert beau­coup de choses. Des choses pas très relui­santes. Et je dois admettre que la pro­pa­gande pro Israël qui m’a­vait long­temps influen­cé s’est lit­té­ra­le­ment effondrée.

    Je suis embê­té, parce que bien sûr, toute cri­tique d’Is­raël ou du sio­nisme est immé­dia­te­ment assi­mi­lée à de l’an­ti­sé­mi­tisme. Je ne suis pas anti­sé­mite, car je refuse de mettre dans le même sac « tous les juifs de la Terre ». Je déteste les amalgames.

    L’His­toire, pour­tant, montre bien qu’au sein des popu­la­tions juives, de tout temps, des divi­sions et des oppo­si­tions extrê­me­ment féroces ont eut lieu. Déjà dans l’an­ti­qui­té, les ortho­doxes étaient vio­lem­ment oppo­sés au pha­ri­siens. De même, les séfa­rades (issus du bas­sin médi­ter­ra­néen) sont oppo­sés dans leur racines et tra­di­tions au ash­ké­nazes (issus de l’an­cien bloc de l’est). Et en effet, comme l’in­dique ce locu­teur amé­ri­cain, il y a eut, dès le XVIIIe siècles déjà, de grandes oppo­si­tions entre les sio­nistes et « les autres » juifs de la diaspora.

    Cela étant, lorsque tu dis que tu n’as rien déce­lé d’an­ti­sé­mite dans ce dis­cours, je vou­drais tout de même te faire remar­quer que le pre­mier anti­sé­mi­tisme est … juif. Cela peut sem­bler en effet sur­pre­nant, mais c’est une réa­li­té, simi­laire à l’op­po­si­tion entre pro­tes­tants et apos­to­liques dans la reli­gion chré­tienne durant les guerres de reli­gion, ou simi­laire à l’op­po­si­tion entre chiites et sun­nites chez les musulmans.

    Comme tou­jours, les reli­gions – et les reli­gieux (en par­ti­cu­lier ceux qui font de la reli­gion une Véri­té ET un ins­tru­ment de pou­voir) – divisent et sont le ter­reaux de guerres fratricides.

    Alors, en dépit de la nature très déli­cate du sujet, je dois dire, très ennuyé, que cela semble crédible.

    Mais je pré­fère res­ter TRÈS pru­dent en disant : à véri­fier.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  8. Morpheus

    P.S. Cette vidéo du Dr Rath est relayée éga­le­ment sur Ago­ra­vox.

    Réponse
  9. Vincent

    Oula­la ! On s’a­vance vers des sen­tiers bien pentus !!

    Les quelques chiens de garde que tu dénon­çais ne sont rien à côté de ce qui ne va pas tar­der à déferler…

    Armons-nous de mille pré­cau­tions locu­toires et plan­tons de grands écri­teaux à l’entrée : 
    « Nous sommes réso­lu­ment CONTRE toute forme de racisme, nous cher­chons juste à com­prendre PAR NOUS MÊMES, nous sommes de simples citoyens, nous ne déte­nons aucune véri­té, nous nous en remet­tons au débat, à l’é­coute de l’autre et aux argu­ments de chacun ».

    Mais même avec tout ça, j’ai bien peur que ça ne suf­fise pas et que d’i­ci peu, le père Étienne soit pour de bon éti­que­té « com­plo­tiste anti­sé­mite ». C’est le terme contem­po­rain pour « opprobre ».

    Et comme disait Robes­pierre : « La plus ter­rible de toutes les peines pour l’homme social, c’est l’op­probre, c’est l’ac­ca­blant témoi­gnage de l’exé­cra­tion publique. »

    D’autres sont pas­sés par là (le dis­si­dent Sol­je­nit­syne, l’hu­mo­riste Dieu­don­né M’Ba­la M’Ba­la, le paci­fiste Gün­ter Grass), prends garde !

    Réponse
  10. Thierry

    Mer­ci Étienne pour ces ouver­tures et pour ces diffusions.

    Je connais­sais ce doc­teur RATH après m’être inté­res­sé au doc­teur GERNEZ. Il faut voir ces entre­tiens http://​leweb2​ze​ro​.tv/​v​i​d​e​o​/​d​o​m​0​7​_​8​8​4​8​f​c​3​6​d​a​5​1​dc6.

    Il retrace le com­bat de sa vie. Il l’a pour l’ins­tant per­du car son pro­to­cole reste encore trop incon­nu. Dans les années 70 il contac­tait Ponia­tows­ki le ministre de la san­té de l’é­poque de 1973 1974. Celui-ci lui a rétor­qué que si nous géné­ra­li­sions ces recom­man­da­tions les hos­pices seraient plein… Il se trouve que c’est la même période que la pri­va­ti­sa­tion de la banque de France…

    Par contre le doc­teur RATH vend assez cher ses pilules vita­mi­nés. Alors je ne sais pas quoi en penser.

    Réponse
  11. Joel Margueritat

    @ Etienne , mer­ci pour votre mise au point , mes­sage reçu .
    🙂

    Réponse
  12. sitouaillain

    je suis res­té sur ma faim, les com­men­taires me lais­saient attendre des révé­la­tions sur les annu­na­kis, les illu­mi­na­tis et le com­plot judeo-maçon­nique, le vatican…zut alors !

    on peut écou­ter des fables pen­dant des heures, on peut même faire un tra­vail appro­fon­di et docu­men­té sur qui a dit et fait quoi en liai­son avec qui et de quel pays et de quelle reli­gion étaient ces indi­vi­dus, etc., etc.,

    ça peut être utile et édifiant,

    deux options : soit vous regar­dez le doigt, soit vous regar­dez la direc­tion qu’il montre,

    Ne pas avoir de cadre d’a­na­lyse abs­trait, c’est ris­quer de regar­der le doigt, ou l’a­rabe qui cache la forêt…

    Ein­stein tra­vaillait à par­tir de cadres d’a­na­lyse abs­traits for­gés depuis des mil­lé­naires et suc­ces­si­ve­ment élargis,

    on n’est pas condam­né a réin­ven­ter un sys­tème numé­raire pour trou­ver E=MC²,

    mais si on se lance là-dedans, on garde tous les eurê­ka pour soi, et on l’ouvre quand on a trou­vé quelque chose de plus puis­sant que ce qui existe déjà,

    là je ne vois que des gui­gnols qui me disent que le bois flotte, très bien et alors ? ça apporte quoi, 2200 ans après l’in­ven­tion de l’i­dée de densité ?

    notam­ment ce sym­pa­thique Dr Rath, qui ne sort pas de la jungle, donc qui a bien enten­du par­ler de capitalisme,
    vous savez, ce concept qui per­met de com­prendre com­ment et pour­quoi un « car­tel de l’in­dus­trie chi­mique et phar­ma­ceu­tique » peut exis­ter, ce livre où on tente de vous expli­quer les res­sorts de la domi­na­tion et de l’ex­ploi­ta­tion de l’homme par l’homme…

    vous vou­lez nous racon­ter com­bien de fables, Dr Rath, avant d’al­ler lire vos com­pa­triotes, Marx, ou Wal­ler­stein, ou Luxembourg ?
    et quel che­min depuis par­cou­ru par la logique et les sciences humaines !

    ce qui fait qu’on ne soigne pas vrai­ment les mala­dies ou qu’on vive de façon à en avoir, aurait-il un lien avec ce qui fait que les riches sont riches, ce qui fait que les hommes de pou­voir ont du pouvoir ?
    si là c’est le car­tel chi­mique, là-bas les car­tels des fruits, là ceux des droques, c’est quoi en fait le problème ?

    après-tout, si la rumeur d’un vrai­sem­blable com­plot ou la dési­gna­tion voi­lée de boucs émis­saires, pou­vait nous ame­ner à com­prendre ce qui se passe, et à nous en sor­tir, mer­kel et le car­tel de la chi­mie ne seraient plus là depuis long­temps, les juifs alle­mands tou­jours vivants et leurs frères armé­niens de Tur­quie aus­si, idem pour nos sor­cières, la reine d’An­gle­terre tien­drait une bou­tique de fringues et georges busch élè­ve­rait ses vaches, ben laden ses cha­meaux, mac­car­thy pac­sé avec staline.…

    fran­che­ment, tout ce que dis ce mon­sieur est sym­pa­thique et de bon sens mais tel­le­ment tou­chant de naïveté…nous ne nous lais­se­rons plus abuser…ah oui, tiens, un test, com­bien se sont fait vac­ci­ner contre la terrrr­rible grippe H5N1 ?

    c’é­tait quoi déjà la phrase…on peut abu­ser une per­sonne mille fois, on peut abu­ser une fois mille personnes,mais on ne peut pas abu­ser mille fois mille personnes,

    chiche !

    on ne nous dit pô tout ! 😉

    Réponse
  13. Morpheus

    PLOUTONOMIE

    @ sitouaillain

    On ne nous dit pas tout – dans les médias tra­di­tion­nels – en effet.

    Tou­te­fois, il arrive par quelque vent favo­rable, que l’on en dise beaucoup.

    Voi­ci, par exemple, un mémo de Citibank.

    Consi­dé­rons à pré­sent l’état de l’inégalité des reve­nus dans le monde. En 2005, les joyeux drilles de Citi­group publièrent un mémo des­ti­né à leurs clients les plus riches. Ce docu­ment trai­tait de l’état de ce qu’ils appellent « la plou­to­no­mie ». Son résu­mé intro­duc­tif est on ne peut plus clair : « Le monde est divi­sé en deux blocs : la plou­to­no­mie et le reste. Les États-Unis, la Grande-Bre­tagne et le Cana­da sont les plou­to­no­mies clés. Ce sont les riches qui font fonc­tion­ner ces économies. »

    Une plou­to­no­mie peut se défi­nir comme une socié­té où la majo­ri­té des richesses est bien sûr contrô­lée par une mino­ri­té tou­jours plus réduite. Aus­si la crois­sance éco­no­mique d’une telle socié­té dépend-elle de la for­tune de la riche mino­ri­té et non du reste de la popu­la­tion. Gar­dez bien cela à l’esprit.

    Puis les employés de Citi­group posent la ques­tion sui­vante : « Quels sont les moteurs de la plou­to­no­mie ? » Voi­ci leur réponse : « Les gains de pro­duc­ti­vi­té que per­mettent les tech­no­lo­gies de pointe, l’innovation finan­cière créa­tive, les gou­ver­ne­ments pro-capi­ta­listes qui coopèrent, une impor­tante immi­gra­tion inter­na­tio­nale, les conquêtes d’ou­tre­mer qui vivi­fient la créa­tion de richesses, le tra­vail esclave, l’autorité de la loi et la bre­ve­ta­bi­li­té des inven­tions. Ces flux de richesses impliquent sou­vent une grande com­plexi­té qu’exploitent au mieux les riches et les ins­truits de l’époque. »

    Ce qu’il faut rete­nir de ce docu­ment est que le consom­ma­teur moyen est essen­tiel­le­ment insi­gni­fiant au regard des mar­chés. Pour les supers riches, les affaires qu’ils brassent entre eux repré­sentent l’économie globale.

    Les employés de Citi­group déclarent éga­le­ment : « Au sein d’une plou­to­no­mie, ces ani­maux qu’on appelle « le consom­ma­teur amé­ri­cain », « le consom­ma­teur anglais » et le « consom­ma­teur russe » n’existent pas. Il y a d’un côté quelques consom­ma­teurs riches qui dis­posent d’énormes reve­nus et consomment énor­mé­ment, et de l’autre, le reste, la mul­ti­tude, les non-riches, qui éton­nam­ment ne repré­sentent que les miettes du gâteau national. »

    Vous avez bien enten­du, ils assi­milent les consom­ma­teurs moyens – c’est-à-dire vous et moi – à des animaux !!!

    Ils pour­suivent : « C’est pour­quoi, par exemple, nous ne nous sou­cions guère de l’impact de l’augmentation des prix du pétrole sur la consom­ma­tion glo­bale. Nous ne nions pas que l’augmentation des prix du pétrole nuise à la plu­part des gens, mais – et n’y voyez aucun juge­ment moral – l’inégalité des reve­nus étant ce qu’elle est, l’immense majo­ri­té des consom­ma­teurs pèse peu dans l’ensemble des don­nées. Conclu­sion ? Étant don­né que les consom­ma­teurs moyens, qui repré­sentent envi­ron 50 % des consom­ma­teurs, pèsent rela­ti­ve­ment peu dans les don­nées glo­bales, nous devrions moins nous pré­oc­cu­per de leur com­por­te­ment que de celui des riches et des sen­ti­ments de ces der­niers. C’est une ques­tion mathé­ma­tique. La morale n’y a pas sa place. » On peut les remer­cier pour leur honnêteté.

    Main­te­nant, avant de pour­suivre, per­met­tez-moi de cla­ri­fier les choses. La plou­to­no­mie, telle que la décrivent les docu­ments pro­lixes de Citi­group, met en évi­dence un état de dés­équi­libre extrême, et même très extrême dans cer­tains pays. Il est évident que la com­mu­nau­té des inves­tis­seurs ne se sou­cie guère des habi­tudes de consom­ma­tion du citoyen moyen. Autre­ment dit, un sys­tème d’incitation finan­cière a pro­vo­qué une muta­tion pré­fé­ren­tielle au sein de laquelle les modèles de consom­ma­tion de la popu­la­tion géné­rale sont consi­dé­rés comme presque obso­lètes par les riches. Désor­mais, les riches qui consti­tuent la plou­to­no­mie et forment une élite peuvent se conten­ter de faire des affaires entre eux et oublier les classes infé­rieures. Ceci signi­fie que les riches échangent tel­le­ment d’argent entre eux que les modèles de consom­ma­tion de la grande majo­ri­té de la popu­la­tion sont qua­si­ment sans importance.

    On com­prend alors mieux pour­quoi cer­taines méthodes plu­tôt que d’autres sont uti­li­sées pour mesu­rer la san­té de l’économie, méthodes qui sont pour­tant cen­sées être au ser­vice de toute la popu­la­tion. Le cal­cul du P.I.B. dépend de la somme d’argent que rap­portent les biens et les services.

    Pre­nons l’exemple de la valeur nette : si 1 % des Amé­ri­cains contrôle 35 % des richesses finan­cières et que 19 % des Amé­ri­cains contrôlent 50 % de ces mêmes richesses finan­cières, 80 % des Amé­ri­cains doivent se par­ta­ger les 15 % res­tants. 20 % des Amé­ri­cains contrôlent 85 % de la masse moné­taire. C’est ce que Citi­group a mis en évi­dence. Une toute petite par­tie de la popu­la­tion amé­ri­caine fait donc fonc­tion­ner l’économie.

    Ceci explique pour­quoi les maîtres du sys­tème finan­cier ne sont guère moti­vés pour se pré­oc­cu­per du bie­nêtre de 80 % de la popu­la­tion. Et comme nous savons tous que le sys­tème finan­cier exerce une très grande influence sur la plu­part des gou­ver­ne­ments du monde, sur­tout sur celui des États-Unis, il n’est pas éton­nant que la classe diri­geante veille juste à ne pas trop mécon­ten­ter la majo­ri­té de la popu­la­tion afin de ne pas pro­vo­quer une révolte. Ce n’est pas une sup­po­si­tion de ma part. Les employés de Citi­group ont conscience de cela puisqu’ils affirment :

    « La plus grande menace que la plou­to­no­mie ait à redou­ter est l’émergence d’exigences poli­tiques ayant pour but la réduc­tion de l’inégalité des reve­nus, une répar­ti­tion plus équi­table des richesses et la remise en cause de forces comme la glo­ba­li­sa­tion qui ont géné­ré pro­fits et crois­sance. »

    Mais ne vous en faites pas pour eux, ils ne sont pas très inquiets :

    « Notre conclu­sion ? Les trois moyens d’action dont dis­posent les gou­ver­ne­ments et les socié­tés pour mettre fin à la plu­to­no­mie sont bénins. Les droits de pro­prié­té ne sont géné­ra­le­ment pas remis en ques­tion, les poli­tiques d’imposition sont neutres ou favo­rables et la glo­ba­li­sa­tion engendre une offre de tra­vail excé­den­taire, ce qui per­met de frei­ner l’augmentation des salaires. »

    Ils résument ain­si leur pro­pos :  »« Voi­ci le cœur de la thèse sur la plou­to­no­mie : les riches sont la source domi­nante de reve­nus, de richesses et de demandes dans les pays plou­to­no­miques que sont la Grande-Bre­tagne, les États-Unis, le Cana­da et l’Australie. Ces pays ont une approche éco­no­mique libé­rale de la créa­tion de richesses. Nous croyons que les actions des riches et la pro­por­tion de riches au sein d’une éco­no­mie aide à com­prendre bon nombre d’énigmes désa­gréables et autres peurs, comme les dés­équi­libres mon­diaux ou pour­quoi les prix éle­vés du pétrole n’ont pas détruit la demande, qui ont récem­ment contra­rié nos clients for­tu­nés. Nous pen­sons que la plou­to­no­mie explique ces pro­blèmes tout en nous invi­tant à ne pas nous inquié­ter. Deuxiè­me­ment, nous croyons que les riches vont conti­nuer à s’enrichir dans les pro­chaines années, étant don­né que la part des capi­ta­listes (des riches) dans le P.I.B. ne cesse de croître, ce qui est sur­tout une consé­quence de la globalisation.

    Nous nous atten­dons à ce que le réser­voir de main d’œuvre dans les éco­no­mies émer­gentes pré­vienne l’inflation des salaires et à ce que les marges béné­fi­ciaires conti­nuent de croître, toutes choses bonnes pour la richesse des capi­ta­listes, mais rela­ti­ve­ment mau­vaises pour les mar­chés en déve­lop­pe­ment où la main d’œuvre est non qua­li­fiée ou de sous-trai­tance. Cela augure bien pour les entre­prises qui vendent des biens aux riches ou qui sont à leur service. » »

    Par­don­nez-moi de vous avoir cité ce texte in exten­so, mais je pense qu’il nous per­met de savoir ce que pensent vrai­ment ces gens qui sont au som­met du sys­tème finan­cier. Les auteurs de ce texte ont pro­ba­ble­ment rai­son : les riches vont deve­nir plus riches. Le déclin éco­no­mique actuel ne repré­sente rien pour ceux qui consti­tuent les 20 % de l’élite. En revanche, ceux qui font par­tie des 80% res­tants vont conti­nuer à souf­frir. Mais qui s’en soucie ?

    Alors, com­plots ? Pas com­plots ? Voyons voir.

    Une conspi­ra­tion (syno­nymes : conju­ra­tion, com­plot, cabale), c’est :

    1. Un accord secret entre plu­sieurs per­sonnes en vue de ren­ver­ser le pou­voir éta­bli ou ses représentants.

    R/ NON

    2. Une entente secrète entre plu­sieurs per­sonnes ou choses per­son­ni­fiées, soit :

    a) contre quel­qu’un ou quelque chose.

    R/ NON

    b) en vue de ren­ver­ser un ordre (qu’il soit repré­sen­té par une per­sonne ou un savoir, une valeur).

    R/ NON

    3. Une série d’ac­tions secrètes entre­prises au pro­fit de quel­qu’un ou quelque chose, soit :

    a) réunion(s), action(s) commune(s), hos­tile ou non, de forces conju­guées en vue d’un même effet.

    R/ OUI

    b) entente secrète ou tacite entre plu­sieurs per­sonnes pour étouf­fer un fait, les opi­nions ou les droits de quel­qu’un = conspi­ra­tion du silence.

    R/ OUI

    Flutte ! Me voi­là deve­nu un com­plo­tiste :O Un misé­rable conspirationniste …

    Mea culpa. Mea maxi­ma culpa.

    (ceci soit dit, tou­jours, cor­dia­le­ment, et sans méchanceté)

    Mor­pheus

    Réponse
  14. sitouaillain

    @ Mor­pheus,

    tout ceci est connu, pas besoins d’a­na­lystes cocaï­no­manes, on voit bien que leur cadre d’a­na­lyse est mar­xiste, puis­qu’ils iden­ti­fient des classes et des inté­rêts diver­gents entre-elles, et qu’ils iden­ti­fie la lutte de la classe exploi­tée et notam­ment la remise en cause de la pro­prié­té comme la seule menace à l’hé­gé­mo­nie de la classe exploiteuse…ça va pas chier loin…

    le pro­blème c’est que nous ne com­plo­tons pas assez ou que nous ne sommes pas assez à com­plo­ter contre le capi­ta­lisme, la plou­to­cra­tie-nomie, le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel, néo­li­bé­ra­lisme, appe­lez-ça comme vous vou­lez mais com­plo­tons contre eux et soyons aus­si soli­daires qu’ils le sont entre eux… et sachons tra­cer le cor­don sani­taire entre com­plot libé­ra­teur et com­plot psy­cho­pathe (extré­misme antihumaniste)

    Réponse
  15. gilles

    Com­men­taire pour Appel du Dr Rath (depuis Ber­lin) aux popu­la­tions d’Al­le­magne, d’Eu­rope et du monde entier : atten­tion aux racines nazies de l’UE

    à sit…ain, nous avons les ana­lyses effec­tuées par Marx, Engels et Lénine et pen­dant long­temps, j’ai enten­du le refrain : « Oui, mais c’est dépas­sé tout cela, ce sont des ana­lyses du XIX ème siècle et du début du XXième qui n’ont plus cours aujourd’­hui. Nous sommes à la fin du XXième siècle !»
    Tu ne peux t’i­ma­gi­ner com­bien de fois je l’ai entendu !
    Alors cela fait du bien que Mor­phéus nous apporte des preuves actuelles qui pour­ront ame­ner cer­taines per­sonnes à réflé­chir et à aller plus loin :

    http://​www​.mar​xists​.org/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​l​e​n​i​n​/​w​o​r​k​s​/​1​9​1​6​/​v​l​i​m​p​e​r​i​/​v​l​i​m​p​3​.​htm

    Nous ne pou­vons pas repro­cher au doc­teur en méde­cine Mat­thias RATH de ne pas s’ap­puyer sur une ana­lyse mar­xiste. Un méde­cin a une vision de tra­vailleur indé­pen­dant sur la socié­té, il a un cer­tain degré de liber­té qui lui fait voir les choses autre­ment qu’un sala­rié, autre­ment qu’un vigne­ron ou autre­ment qu’un patron de PME ou un diri­geant de mul­ti­na­tio­nale. Vou­loir le contraire, c’est témoi­gner que nous n’au­rions rien com­pris à Marx.

    À Étienne, je suis assez mécon­tent que tu n’aies pas fait de mise en garde sur le fait que tu ne peux pas te pro­non­cer sur toutes les affir­ma­tions du Doc­teur en méde­cine Mat­thias RATH notam­ment celle ayant trait au milieu médi­cal et aux trai­te­ments médi­caux, l’ar­ticle de Soli­da­ri­té et Pro­grès est bien docu­men­té et sour­cé sur les per­sonnes et les orga­ni­sa­tions qui favo­ri­sé la mon­tée du nazisme, le cadre abs­trait d’a­na­lyse, oui, mais à par­tir du concret.

    Le Doc­teur Mat­thias RATH apporte des preuves irré­fu­tables dans ses docu­ments, il est très huma­niste, je l’ap­pré­cie sur ce plan, mais il a trop le goût du sen­sa­tion­nel, du titre-choc et il y mêle des réflexions pure­ment per­son­nelles sur les trai­te­ments médi­caux qui font l’ob­jet de contro­verses, alors pour­quoi au lieu de creu­ser les faits, d’ap­pro­fon­dir, d’é­la­guer le non-véri­fié, pour­quoi se mettre à pour­rir ce sujet, déjà déli­cat et polé­mique, pour­quoi est-tu allé mettre une vidéo avec Eus­tace Mul­lins sur l’antisémitisme ?

    Les preuves qui éta­blissent la véri­té sur cette période ne sont pas à la dis­po­si­tion du pre­mier venu, sinon les tra­vaux des his­to­riens n’exis­te­raient pas.

    Tu vas finir par pour­rir tout ce que tu touches si tu conti­nues à tout mélan­ger sans appro­fon­dir et sans sour­cer tes affir­ma­tions et faire appel aux « bonnes volon­tés » pour éclair­cir la vérité.

    « Ah, oui, c’est une thèse défen­due par Étienne Chouard, mouarf 🙂 », va deve­nir bien­tôt un argu­ment pour réfu­ter rapi­de­ment ce qui dérange.

    Pour­quoi avoir repris sans réflexion le titre raco­leur et abu­sif du livre co-signé par le Dr Mat­thias RATH, Paul Antho­ny TAYLOR, Alek­san­dra NIEDZWIECKI, et August KOWALCZYK : « les racines nazies de l’UE ? », alors que les affir­ma­tions de ce livre sont prin­ci­pa­le­ment sour­cées et docu­men­tées par le compte-ren­du du gou­ver­ne­ment des États-Unis d’A­mé­rique sur le pro­cès des crimes de guerre du tri­bu­nal de Nurem­berg et le rap­port d’au­di­tion de la com­mis­sion mili­taire du Sénat des États-Unis d’Amérique.

    Lien vers le rap­port d’au­di­tion de la com­mis­sion mili­taire du Sénat des États-Unis d’A­mé­rique : Eli­mi­na­tion of Ger­man Resources for War, ce que je tra­duis par : L’é­li­mi­na­tion des poten­tia­li­tés mili­taires de l’Allemagne.

    Ce lien décrit, entre autres, les acti­vi­tés d’IG Far­ben avant et pen­dant la Seconde Guerre Mondiale.

    Fin de la pre­mière partie

    Réponse
  16. Pole
  17. gilles

    Com­men­taire pour Appel du Dr Rath (depuis Ber­lin) aux popu­la­tions d’Al­le­magne, d’Eu­rope et du monde entier : atten­tion aux racines nazies de l’UE

    Deuxième par­tie :

    Un minus­cule coin du voile sou­le­vé sur la bio­gra­phie de Wal­ter Hall­stein, le pre­mier pré­sident de la Com­mis­sion européenne.

    Extrait de wikipédia.de – Article Wal­ter Hall­stein au 13 avril 2012 :

    Article de wikipédia.de écrit d’a­près l’ou­vrage his­to­rique d’Ernst Klee : « Das Per­so­nen­lexi­kon zum Drit­ten Reich. » : L’an­nuaire des diri­geants du Troi­sième Reich. Fischer Taschen­buch Ver­lag, Frank­furt am Main 2005, ISBN 978−3−596−16048−8, S. 221.

    Ouvrage dis­po­nible en com­mande sur Inter­net aux Édi­tions Fischer­ver­lage à la date du 13 avril 2012 sous le lien suivant … …

    Bis 1930 von 1941 war Hall­stein ordent­li­cher Pro­fes­sor für Pri­vat- und Gesell­schafts­recht an der Uni­ver­sität Rostock. Er war Mit­glied des NS-Rechts­wah­rer­bundes, der Natio­nal­so­zia­lis­ti­schen Volks­wohl­fahrt, des NS-Luft­schutz­bundes und des NS-Dozentenbundes.

    Cette tra­duc­tion est la mienne, à l’aide de Google tra­duc­tion, n’ayant que des connais­sances som­maires en allemand.

    De 1930 à 1941 Wal­ter Hall­stein fut un pro­fes­seur à temps plein de droit pri­vé et de droit d’en­tre­prise à l’U­ni­ver­si­té de Rostock. Il était membre de la Ligue Natio­nale-Socia­liste des juristes, de la Ligue Natio­nale-Socia­liste pour le bien-être, de la Fédé­ra­tion des Ensei­gnants Natio­naux-Socia­listes et de la Fédé­ra­tion pour la sécu­ri­té aérienne Nationale-Socialiste.

    Voi­là un homme que l’on devrait célé­brer par­tout, com­ment ? Le pre­mier pré­sident de la pre­mière Com­mis­sion euro­péenne ! Et qua­si­ment per­sonne n’en a jamais enten­du par­ler et bien sûr par­di, c’é­tait un sym­pa­thi­sant nazi avéré.

    Le Doc­teur Mat­thias RATH n’a­borde pas ce thème dans l’in­ter­ven­tion fil­mée que vous avez vu en haut de cette page, mais il l’a en tête puisque le livre dont il est co-auteur aborde de manière détaillée le thème de la bio­gra­phie du pre­mier pré­sident de la Com­mis­sion Européenne.

    Sachant cela, le Doc­teur Mat­thias RATH fait le lien, impli­cite dans son esprit, entre la pre­mière volon­té de construc­tion de l’ordre euro­péen de 1914, les mas­sacres et les souf­frances des peuples, la deuxième volon­té de construc­tion de l’ordre euro­péen en 1939, les mas­sacres et les souf­frances des peuples, et la volon­té actuelle de construc­tion d’un ordre euro­péen, les souf­frances actuelles des peuples.

    Voi­là expli­qué et jus­ti­fié, le titre un peu choc au pre­mier abord de racines nazies de l’U­nion euro­péenne. Mer­ci de votre attention.

    Réponse
  18. sitouaillain

    @ Gilles,

    en effet tu as rai­son, et mor­phéus aussi,

    et mer­ci d’ap­por­ter à nou­veau des pré­ci­sions, je suis juste éner­vé par tous ces dis­cours conspirationnistes.

    d’a­bord je tiens à dire qu’il n’est pas néces­saire de par­ler depuis une posi­tion de classe pour appo­ser une grille de lec­ture mar­xiste au dérou­le­ment des faits,

    ensuite on sait tous qu’il y en a d’autres des grilles de lecture,

    enfin oui, l’a­na­lyse de Marx date du XIXème siècle et oui elle est en par­tie dépas­sée, ceci n’en­lève rien à sa force expli­ca­tive sur bien des aspects, mais, en tant que pro­duit d’un contexte social-his­to­rique don­né, à par­tir de pré­misses par­ti­cu­lières et déve­lop­pant des visions par­ti­cu­lières très liées à une époque,

    autre­ment dit, il faut s’en ser­vir mais ne pas hési­ter à appor­ter d’autre cadres de lec­ture, ce qui revient à croi­ser les points de vue.

    je disais juste que l’im­por­tant c’est d’a­voir au moins un cadre d’a­na­lyse, sinon, on tire des ficelles qui ne mènent à rien.

    je fais une tentative…vous me direz ce que vous en pensez !

    en l’oc­cur­rence, la tra­jec­toire per­son­nelle d’un homme de droite comme Wal­ter Hall­stein dans le régime nazi, n’ayant rien d’i­so­lée, il semble inap­pro­prié de par­ler des « racines nazies » de l’u­nion euro­péenne, pas plus que de par­ler de « racines pétai­nistes » de la IVè Répu­blique ou du Par­ti Socia­liste dont le fon­da­teur, ancien Pré­sident de la Vème Répu­blique, a pu comme bien d’autres arri­vistes assoif­fés de pou­voir ou de pré­bendes, pro­fi­ter du renou­vel­le­ment des élites offert par les régimes fascistes.

    je veux dire par là que ce genre d’in­di­vi­dus sont nazis quand les nazis sont au pou­voir, néo­li­bé­raux quand les néo­li­bé­raux sont au pou­voir et sta­li­niens quand les fas­cistes rouges règnent…RAS !

    par contre, l’ex­pli­ca­tion stra­té­gique d’une col­lu­sion entre élites mon­diales capi­ta­listes et fer­me­ment anti­com­mu­nistes don­ne­rait de meilleurs résul­tats expli­ca­tifs d’a­bord en ce qui concerne l’a­vè­ne­ment de Mus­so­li­ni, puis d’Hit­ler et de Franco,

    dans un contexte ou la plu­part des com­mu­nistes et anar­chistes euro­péens avaient une atti­tude très cri­tique vis à vis de Mos­cou, et où Sta­line voyait bien qu’une exten­sion à l’Ouest ris­quait sinon d’é­bran­ler les fon­de­ments de sa dic­ta­ture en tout cas de ne rien lui appor­ter de bon.

    ensuite, en ce qui concerne la réor­ga­ni­sa­tion de l’Eu­rope à par­tir du plan Mar­schall puis de l’O­TAN, et les stra­té­gies d’u­ni­fi­ca­tion du mar­ché euro­péen, une fois les éco­no­mies natio­nales recons­truites et sta­bi­li­sées (paci­fiées) par le com­pro­mis social-démocrate :

    les sociaux démo­crates alle­mands avaient allè­gre­ment mas­sa­cré les com­mu­nistes et leur capa­ci­té à paci­fier les rela­tions sociales dans l’in­té­rêt des capi­ta­listes, si elle avait été mise à mal par la crise des 30’s, au point que, la panique cédant, « on » leur pré­fé­ra les fas­cistes, la leçon du « moloch » tirée, cette capa­ci­té, pre­nait à nou­veau tout son inté­rêt une fois les ins­ti­tu­tions de Bret­ton Woods mises en place.

    si je ne m’a­buse, les racines idéales du pro­jet mes­sia­nique euro­péen sont d’a­bord issues des croisades,

    pour la « gauche », on peut tirer le fil en pas­sant par l’hu­ma­nisme de la renais­sance, celui des lumières (http://​www​.cesa​.air​.defense​.gouv​.fr/​I​M​G​/​p​d​f​/​K​A​N​T​.​pdf) et enfin des socio-démo­crates (http://​www​.che​mins​de​me​moire​.gouv​.fr/​p​a​g​e​/​a​f​f​i​c​h​e​c​i​t​o​y​e​n​n​e​t​e​.​p​h​p​?​i​d​C​i​t​o​y​e​n​=​6​&​i​d​L​a​n​g​=fr),

    donc du côté sociaux-traitres, il y a là un for­mi­dable ter­reau huma­niste, un « des­sein de la Pro­vi­dence » qui vaut bien toutes les compromissions…

    du côté des droites, les choses sont plus com­plexes, mais on peut sans conteste par­ler de « pro­jet impé­ria­liste », nos­tal­gique de l’empire romain, puis ger­ma­nique, donc de la chré­tien­té latine et enfin, civi­li­sa­tion­nel, « l’oc­ci­dent », en guerre contre les bar­bares païens, fussent-ils musul­mans ou communistes.

    mais, s’il faut ces ter­reaux intel­lec­tuels-là pour assu­rer la soli­di­té de l’al­liance ambigüe et jamais réso­lue entre les élites euro­péennes et entre leurs petites-bour­geoi­sies « éclairées »,

    il va de soi que l’u­nion euro­péenne est d’a­bord et avant tout, idéo­lo­gi­que­ment un pro­jet capi­ta­liste, c’est ce qui relie tous ces gens,
    et pen­chant plus ou moins vers sa ver­sion impé­ria­liste anglo-saxonne, à la fois comme stra­té­gie d’en­di­gue­ment à la pro­gres­sion de l’im­pé­ria­lisme bol­ché­vique mais aus­si comme créa­tion des condi­tions de pos­si­bi­li­té d’une éco­no­mie de mar­ché à l’é­chelle planétaire,

    et il fal­lait bien, à l’i­mage des pro­ces­sus natio­naux libé­raux pré­cé­dents (uni­fi­ca­tion des poids et mesures, abo­li­tion des cor­po­ra­tion, sup­pres­sion des douanes internes, uni­fi­ca­tion du sys­tème de cré­dit, etc.), pas­ser à la vitesse supé­rieure selon les pré­ceptes libre-échan­gistes de ricar­do, tout en garan­tis­sant la fia­bi­li­té du sys­tème selon ceux de Keynes, afin notam­ment d’as­su­rer l’a­bon­dance à des niveaux au moins aus­si effi­caces que le capi­ta­lisme d’E­tat Russe.

    ceci, bien sûr n’est pas une vision rigou­reuse des choses, mais l’es­sen­tiel est là,

    l’Eu­rope poli­tique n’a pas de racines nazies, elle n’est pas le « lebens­raum de la race aryenne » vou­lu par Hit­ler, pas plus qu’elle n’est le ter­ri­toire des droits civiques vou­lu par Napoléon,

    c’est un pro­jet capi­ta­liste, qui a fata­le­ment besoin de l’u­ni­fi­ca­tion des règles com­mer­ciales et de pro­prié­té pour accroître la dimen­sion de son ter­rain de jeu, elle est la consé­quence de la crise de 29,

    à la fois des éga­re­ments natio­na­listes des bour­geoi­sies natio­nales conti­nen­tales ayant pré­fé­ré « Hit­ler au front Popu­laire », là où la solu­tion se trou­vait dans le for­disme et le key­né­sia­nisme, donc dans la « coges­tion » et l’al­liance avec les milieux chré­tiens sociaux, la petite bour­geoi­sie, sou­cieuse de sta­bi­li­té et d’association des classes popu­laires à la prospérité.

    et donc à la fois en tant que tra­duc­tion poli­tique de la com­pré­hen­sion nou­velle du fonc­tion­ne­ment dyna­mique du capi­ta­lisme, et de la pos­si­bi­li­té per­ma­nente de repous­ser les limites à la baisse ten­dan­cielle du taux de pro­fit et, ren­dant par là un volet théo­rique mar­xiste caduque, par une stra­té­gie inten­sive et autoa­li­men­tée, poli­ti­que­ment régu­lée, d’ac­crois­se­ment de la pro­duc­tion par les gains de pro­duc­ti­vi­té et par la sol­va­bi­li­sa­tion de la demande,

    dimen­sion de sol­va­bi­li­sa­tion appuyée par le condi­tion­ne­ment du désir de consom­ma­tion, l’ac­qui­si­tion fré­né­tique de sym­boles d’un « style de vie », c’est à dire un modèle d’ex­ploi­ta­tion bien plus intel­li­gent qui va bien au-delà de la simple repro­duc­tion de la force de tra­vail pour lui sub­sti­tuer une alié­na­tion bien plus profonde.

    Ceci bien sûr, en main­te­nant la stra­té­gie expan­sion­niste ter­ri­to­riale et sa dimen­sion colo­niale pour l’ap­pro­pria­tion des matières pre­mières et à terme la créa­tion de nou­veaux mar­chés à la demande sol­vable, et en dépla­çant la guerre aux marges des ter­ri­toires conquis par la révo­lu­tion indus­trielle et si pos­sible, loin des colo­nies gor­gées de res­sources minières, voi­là pour la fameuse « guerre froide ».

    mais ceci ne change rien à l’af­faire, le véri­table ter­ri­toire d’ex­pan­sion du capi­ta­lisme est désor­mais dans le désir humain que le pro­duc­teur par­vient à sus­ci­ter, il est donc pro­pre­ment infi­ni car sans cesse plus raf­fi­né et entiè­re­ment recy­clable. Et en ce sens, la révolte « exis­ten­tia­liste » de mai 68 per­met à ce capi­ta­lisme un saut qua­li­ta­tif pro­pre­ment fascinant.

    c’est d’ailleurs le concept de « déco­lo­ni­sa­tion des esprits » qui devient bien plus opé­rant dans un pre­mier temps que celui d’  »éman­ci­pa­tion » pour sou­li­gner à quel points nos éner­gies libi­di­nales, nos pul­sions et nos rap­ports inter­in­di­vi­duels ont été enva­his par et pour la géné­ra­tion per­pé­tuelle d’un pro­fit, que par les méca­nismes de la pro­prié­té lucra­tive, seuls quelques-uns ont les moyens d’ac­cu­mu­ler suf­fi­sam­ment pour être en posi­tion de domi­ner la société.

    et ce, même si ces gens ne maî­trisent en réa­li­té même plus grand chose tel­le­ment nous sommes tous pri­son­niers de ces agen­ce­ments machi­niques, que de toute façon les affaires de « per­sonnes » ne per­mettent pas de com­prendre. Quand on pense que la jus­ti­fi­ca­tion de tout ça c’est la « liber­té », ça fait frémir !

    je me rend compte que tout cela est bien décousu…

    bref, l’Eu­rope, ter­ri­toire uni­fié et régu­lé pour la saine ému­la­tion des mafias locales du capi­ta­lisme mon­dial déter­ri­to­ria­li­sé et acen­tré, n’a pas son « polit­bu­ro » à Bruxelles, puisque la nomenk­la­tu­ra brus­se­loise n’est qu’un bureau d’exé­cu­tants, comme le sont nos gou­ver­nants, les tra­ders, ce ne sont que de simples valets de pied,

    et la recherche d’une concen­tra­tion des pou­voirs et d’une hié­rar­chie « quelque part » serait plus per­ti­nente, à mon avis, dans un sens « socio­lo­gique », où les « lieux » ne sont en fait que des points d’ap­pui à des noeuds de réseaux en même temps que des creu­sets pour des stra­té­gies diver­gentes car basées sur des modes d’ac­tion et des soli­da­ri­tés cultu­relles ou idéo­lo­giques, mais bien vite relé­guées der­rière des inté­rêts com­muns au sein d’une même « classe », un peu comme des car­tels mafieux se par­ta­geant les ter­ri­toires ou les « phases » d’un tra­fic. bref,le concept deu­leu­zien de rhi­zome décrit bien la manière dont la classe capi­ta­liste « exerce » le pouvoir.

    et puisque j’ai dit que les pos­si­bi­li­tés d’ex­pan­sion ater­ri­to­ria­li­sées du capi­ta­lisme étaient poten­tiel­le­ment infi­nies et dépen­dantes de notre adhé­sion aux dési­rs suscités,

    il me faut tout de même rap­pe­ler que tout ceci est vir­tuel, tout comme la « crise » d’ailleurs, et que la véri­table querre en cours consiste à s’ap­pro­prier ce qui reste de ter­ri­toires à conqué­rir pour y ins­tal­ler une « socié­té de consom­ma­tion » et sur­tout ce qu’il reste de ressources…

    pré­ci­sé­ment parce que notre « occi­dent » n’a pas de polit­bu­ro, il est inca­pable de se doter d’un outil suf­fi­sam­ment puis­sant pour ali­men­ter sa machine à faire cra­cher aux humains du pro­fit, il butte sur la limite phy­sique des res­sources, et notam­ment sur la fin pro­gram­mée des res­sources qui lui ont per­mis de se déve­lop­per si vite : le pétrole et dans une moindre mesure, l’u­ra­nium, mais toutes les autres res­sources maté­rielles sont concernées.
    sim­ple­ment la guerre entre capi­ta­listes se concentre sur l’ap­pro­pria­tion des res­sources d’ex­trac­tion uti­li­sées suite à la défo­res­ta­tion de l’eu­rope occi­den­tale et la décou­verte du pétrole.

    Et donc, comme la soli­da­ri­té entre capi­ta­listes a ses limites, l’é­chi­quier retrouve des soli­da­ri­tés plus ou moins natio­nales ou conti­nen­tales, un affron­te­ment pour être le pre­mier à s’emparer de ce qu’il reste…pas sûr qu’ils fassent le poids fasse aux chi­nois et qu’ils ne se fassent dou­bler par les arabes, qui ayant un véri­table polit­bu­ro et qui ayant un réseau fami­lial, sont bien plus effi­caces en termes d’an­ti­ci­pa­tion, notam­ment de conver­sion de la source éner­gé­tique des machines…même si là-des­sus je l’a­voue, on ne nous dit pô tout..

    donc ceci nous amène au coup de poker de rea­gan, en 71 et 73, sur la mon­naie et les taux de change, fin du com­pro­mis de Bret­ton Woods, la guerre du pétrole et de l’u­ra­nium est à nou­veau déclarée,

    (et les simi­li­tudes avec ce qui nous a ame­né au Jeu­di Noir lors du pré­cé­dent ava­tar de cette guerre per­pé­tuelle entre indi­vi­dus, entre peuples, entre rois, entre Etats pour l’ap­pro­pria­tion des res­sources, sont troublantes)

    la stra­té­gie du choc n’é­tant en fait qu’une méthode pour endi­guer ce qui res­tait du com­pro­mis key­né­sien avec la social-démo­cra­tie et les chré­tiens démo­crates comme por­teurs poli­tiques, puis­qu’il s’a­git, pour un capi­ta­lisme aux abois, d’en­gran­ger de la réserve pour pré­emp­ter les res­sources, ces réserves sup­plé­men­taires étant à prendre sur le sur­sa­laire issu des « résis­tances » syn­di­cales, sur l’ex­ten­sion du champ du mar­ché au détri­ment des sys­tèmes de pro­tec­tion sociale et sani­taires et des ser­vices publics.

    La réus­site de ce pro­jet dépend de la capa­ci­té à accu­mu­ler des capi­ta­li­sa­tions bour­sières supé­rieures à l’ad­ver­saire et à dis­po­ser d’une réserve pour lan­cer la force de frappe néces­saire à l’ins­tant T, dès qu’une faille surgit.

    et ce que démontre Mor­phéus, c’est que ce pro­jet est, pour « eux », en phase de réus­sir au delà des espé­rances, puis­qu’  »ils » n’ont même plus besoin de nous, les logiques de dis­tinc­tion internes à leur classe et les rému­né­ra­tions fara­mi­neuses qui en découlent, et disons-le, par la grâce de la capi­tu­la­tion défi­nitve de la social-démo­cra­tie libé­ra­li­sant défi­ni­ti­ve­ment les mar­chés et per­met­tant au méca­nisme de la dette de retrou­ver sa force d’a­vant 1914 (autre guerre de res­sources et d’hé­gé­mo­nies entre capitalistes),

    leur per­mettent même de faire tenir le sys­tème par leur propre consom­ma­tion et les miettes qu’elle lâches à notre propre envie d’ac­cu­mu­la­tion capitalistique,
    c’est désor­mais entre eux que le coeur de la machine tourne, machine, qui jadis fonc­tion­nait sur la par­ti­ci­pa­tion de tous à l’ef­fort de consom­ma­tion et de pro­duc­tion, l’as­pect nous concer­nant (satis­fac­tion des besoins liés au style de vie) étant aujourd’­hui de plus en plus aban­don­né à nos amis indiens et chi­nois et quelques mul­ti­na­tio­nales de l’agroindustrie.

    Tout le reste, c’est du divertissement.

    et sur­tout, en exa­gé­rant le trait et sans s’at­tar­der sur les leçons tirées du pas­sé par les ges­tion­naires du capi­ta­lisme, on revient à un capi­ta­lisme à l’or­ga­ni­sa­tion sociale proche du 19ème siècle, ultra-inéga­li­taire, main­te­nant son ordre par la répres­sion et l’en­fer­me­ment des classes dangereuses,

    avec une éco­no­mie de ser­vices à la per­sonne, de petit métiers, cireurs de chaus­sures, etc. à laquelle s’a­joute une éco­no­mie du diver­tis­se­ment (opium du peuple mieux ren­ta­bi­li­sé que le précédent),

    mais les cocaï­no­manes de la City­bank s’a­per­ce­vront sans doute à leur dépends à quel point ils ont besoin de nous…

    et, n’en déplaise aux valets du capi­ta­lisme, ni droite, ni gauche, ou à visage humain, ou vert ou natio­nal, il va à un moment don­né fal­loir choi­sir son camp…conformément aux ana­lyses de la citibank…et eux, l’ayant déjà choi­si : plu­tôt Pino­chet qu’Al­lende, plu­tôt l’af­fron­te­ment des nations,la guerre civile, que la paix des peuples auto­nomes, soli­daires et ivres de bon­heurs pas ren­tables… foule sentimentale…

    Réponse
  19. Florence

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​M​a​t​t​h​i​a​s​_​R​ath

    La pres­ta­tion du doc­teur Rath que je découvre m’a ame­née, et sans suite directe à tous les com­men­taires suc­ces­sifs que je viens de lire avec inté­rêt, ni même aux ori­gines nazies de l’UE, à 4 réac­tions plus ou moins rac­cor­dées entre elles.

    END of GAME

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​7​4​o​1​f​_​e​n​d​g​a​m​e​-​v​o​s​t​f​r​-​p​a​r​t​i​e​-​7​_​n​ews


    ENDGAME (vost­fr) Par­tie 7 par Meca­no­po­lis

    Cette pres­ta­tion réveille l’ef­froyable impact que m’a fait le film d’A­lex Jones : END OF GAME, déjà cité sur Planc C (Alex Jones ayant fait l’ob­jet d’une remarque d’E­tienne éga­le­ment, anté­rieu­re­ment). Ce long film a été pour moi la der­nière pierre vers la défiance et la peur face à notre monde contem­po­rain. Petits enfants « dis­po­nibles » pour la recherche ato­mique amé­ri­caine ou israë­lienne : ceux à la peau plus sombre rece­vant des doses radio­ac­tives supé­rieures à celles envoyées aux petits enfants plus clairs… tant qu’à faire des expé­ri­men­ta­tions « scien­ti­fiques », ne « gra­duons » sur­tout pas à l’a­veugle. Et tout le reste. Mer­kel aux Etats-Unis, pour orga­ni­ser la belle Europe… C’est aus­si lourd qu’é­rein­tant. Pour qui reste angoissé(e) par la deuxième guerre modiale (culture fami­liale et visite du camp de concen­tra­tion du Stru­thof très jeune en ce qui me concerne, soit l’ap­pré­hen­sion radi­cale du mal pré­mé­di­té et socia­le­ment appli­qué), rien ne pour­rait être ter­mi­né ? Ne serait-ce que les faits rap­por­tés et ras­sem­blés par Jones, si l’on se tient hors thèse défen­due, car­ré­ment mons­trueuse (pro­jet des plus puis­sants d’une scis­sion humaine en deux caté­go­ries, sur une pla­nète dépeu­plée, la nature pou­vant fina­le­ment être épar­gnée, par une ins­tru­men­ta­li­sa­tion des valeurs de l’é­co­lo­gie) : c’est terrifiant.

    Nota 1 : En revi­sion­nant quelques extraits pour ce com­men­taire, je retrouve des cita­tions de Ber­trand Rus­sell aux côtés des Hux­ley et autres eugé­nistes – et c’est un malaise de plus qui sur­git, pour qui s’in­té­resse un peu et trop limi­ta­ti­ve­ment aux tra­vaux de Jacques Bou­ve­resse, et n’a enten­du par­lé du pen­seur anglo-saxon que par ce biais. Qui est Ber­trand Rus­sell ? Alex Jones sau­rait lui aus­si choi­sir ses extraits ?

    2 réfé­rences récentes :

    http://​autour​de​jac​ques​bou​ve​resse​.blog​spot​.com/​2​0​1​2​/​0​4​/​a​g​o​n​e​-​4​8​-​l​a​-​p​h​i​l​o​s​o​p​h​i​e​-​m​a​l​g​r​e​-​e​u​x​.​h​tml

    De la science et de la démo­cra­tie, un col­loque en 2012 :

    http://​ihest​.web​conf​.tv/​c​o​n​f​/​s​c​i​e​n​c​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​t​-​d​e​b​a​t​-​p​u​b​l​i​c​-​j​a​c​q​u​e​s​-​b​o​u​v​e​r​e​s​s​e​.​h​tml

    Nota 2 : On peut évi­dem­ment s’in­ter­ro­ger sur la mon­tée de ce que l’on appelle le trans­hu­ma­nisme ou le post-huma­nisme. Et j’ai été curieuse d’en­tendre sur France Culture que Jean-Didier Vincent, neu­ro­bio­lo­giste (un peu vieillis­sant !), pou­vait ren­con­trer Fran­çois Pinault. Ah, et pour­quoi ? Les grandes âmes se retrouveraient-elles ?

    http://www.franceculture.fr/emission-le-tete-a-tete-jean-didier-vincent-2012–01-22

    DE L’OCCIDENT MODERNE & DE L’HORREUR :

    Et de la fameuse ques­tion « inso­luble » qui arrive par­fois lors­qu’il s’a­git de la deuxième guerre mon­diale : com­ment un peuple aus­si édu­qué / civi­li­sé que le peuple alle­mand a‑t-il pu mas­sa­crer (et exploi­ter aus­si beau­coup) des mil­lions de per­sonnes pen­dant la der­nière guerre mon­diale ? Et j’a­joute, car le pen­dant logique de la ques­tion est rare­ment posée dans la fou­lée (je suis peut-être insou­te­nable et ren­verse l’i­né­gal, tant pis) : com­ment les coa­li­tions, tout aus­si occi­den­tales et modernes, ont-elles pu répondre avec autant de « répon­dant », sac­ca­geant gou­lu­ment des mil­lions de vies et tout ce qui les entou­rait (bombe ato­mique, raids aériens – cf De la des­truc­tion, par W.G SEBALD : sur les villes alle­mandes bom­bar­dées, la pro­li­fé­ra­tion inou­bliable de vers) ?

    Alice Mil­ler a décrit les condi­tions d’é­du­ca­tion enfan­tine qui ont pu per­mettre l’o­béis­sance, l’ac­cep­ta­tion, l’adhé­sion et même la volon­té de la vio­lence, sa « ration­na­li­sa­tion », ses fon­de­ments avoués et incons­cients… (de la « péda­go­gie noire », Oli­vier Mau­rel fai­sant un tra­vail assez éclai­rant à son tour sur le rap­port curieux que les adultes peuvent entre­te­nir avec les enfants jus­ti­fiant des pra­tiques et une morale assez para­doxales – et, l’é­du­ca­tion reçue par Hit­ler est un modèle du genre, avec de plus des conflits por­tant sur la lignée pater­nelle, de la honte, si je m’en tiens à Miller).

    Poli­ti­que­ment ? Eco­no­mi­que­ment, si la poli­tique se réduit à cet aspect ? La pen­sée dite de l’Oc­ci­dent (puis­qu’elle semble s’é­nor­gueillir de cela par­ti­cu­liè­re­ment) peut être mise en cause : je veux par­ler de son sou­ci de l’ob­jec­ti­vi­té, sa capa­ci­té à poser le réel en OBJET, êtres vivants com­pris jus­qu’au bout, déliés de tout, et mani­pu­lables à l’in­fi­ni, sans que le lien au reste, vital, ne soit vrai­ment réta­bli en fin de compte. Immo­des­tie, folie aux aguets, la dis­tance est éta­blie entre soi et l’autre, et toutes les dérives sont ouvertes. Tel­le­ment « pra­tiques » ces « objets ». Des enjeux énormes pour cer­tains leur sont atta­chés, la ques­tion de la péren­ni­té de la for­tune maté­rielle, de son accrois­se­ment encore, de la liber­té de jouir du tra­vail de l’autre, de ses ser­vices infi­nis, infi­ni­ment, de sa ser­vi­tude, le plai­sir de se croire supé­rieur ? L’u­ti­li­ta­risme, et par­ti­cu­liè­re­ment maté­riel (là où cha­cun peut être concer­né direc­te­ment et autre­ment que par la recherche de savoir et de véri­té – de la recherche scien­ti­fique appli­quée de plus en plus sanc­ti­fiée, au détri­ment de la fon­da­men­tale, au pas­sage) a bon dos, morale défi­ni­tive et tout aus­si malade à force d’être la seule répé­tée et col­lec­tive (le bien – le mieux ou le propre / au sale en sub­sti­tut, mais de quoi parle-t-on au juste ?). Au bou­lot, chers com­pa­triotes, chers humains, chers ani­maux, chère Terre, col­let bais­sé. Jus­ti­fiez votre exis­tence ! Un soup­çon de révolte et de ver­ti­ca­li­té, avec une telle folie, ça peut dézin­guer vite. Et de quels moyens d’ex­ter­mi­na­tion, d’or­ga­ni­sa­tion, de mani­pu­la­tion dis­po­sons-nous aujourd­hui ? Et entre quelles mains, s’iou plaît, ces moyens sont-ils ? « Ma vielle copine la terre » chan­tait Léo Ferré.

    Nota : Je trouve éga­le­ment inté­res­sante la notion de Ber­nard Friot (vidéos de la librai­rie Tro­pique) sur la pro­prié­té d’u­sage face à la pro­prié­té lucra­tive, et ayant un peu lais­sé réson­ner cer­tains pro­pos du doc­teur Rath, la guerre pos­sible en marche, le déchaî­ne­ment pos­sible des forces oppres­sives et des­truc­trices, je butte sur la notion de PROFIT, d’U­TI­LITE der­rière (ne sont-elles pas proches ?), d’EF­FI­CA­CITE à la suite. Il existe d’autres valeurs – avec les­quelles nous devons sans doute renon­cer à la domi­na­tion, à la maî­trise, au ser­vice ren­du et trou­vé, de manière expli­cite, du moins, ou maté­rielle -, l’une de ces valeurs pou­vant être l’ac­cep­ta­tion du mys­tère de la vie, de la beau­té ou de l’é­tran­ge­té de la nature en elle-même, et pour elle-même (l’être humain fai­sant par­tie de cette nature, là, don­née), sans que nous ayons à inter­ve­nir. Reli­gion non indispensable !

    TRAVAIL, PAUVRETÉ… ESCLAVAGE. D’au­cuns parlent du sala­riat comme d’un escla­vage ? Il fau­drait reve­nir sur les pro­pos de Ber­nard Friot encore puis­qu’il vante le modèle sala­rial tout en le recons­trui­sant, et pré­cise quelque peu sa vision sociale géné­rale en ces der­niers temps (quelle orga­ni­sa­tion sociale il défend assu­ré­ment). Fré­dé­ric Lor­don expli­cite pas mal l’af­faire, en de tout autres termes (son ouvrage sur la ser­vi­tude) : sur­tout faire ce qu’on nous demande (et même beau­coup, beau­coup plus par­fois, quoique tou­jours dans la direc­tion deman­dée, on est alors mieux payé, mais pas tou­jours…), le tra­vail sala­rié contre de quoi se loger, man­ger, se diver­tir (pas si loin des « soins » du patri­cien romain pour ses esclaves, non ?), pos­sé­der plus ou moins de biens… Que dire des der­niers du contrat, les « assis­tés sociaux » de l’emploi ? Aujourd’­hui, en Alle­magne, en fin de par­cours « social » d’  »inem­ployable » (la suite prouve que l’on est sou­vent encore « employable », ques­tions de condi­tions, et sinon, c’est quoi ? je m’in­ter­roge dou­lou­reu­se­ment), vous devez accep­ter un tra­vail à 1 euro de l’heure, une autre étape consis­tant en un reve­nu à 400 euros contre un cer­tain nombre d’heures men­suelles (je n’ai pas noté le chiffre), et la « prise en charge » de votre loge­ment (je m’in­ter­roge encore : contre quelles décla­ra­tions néces­saires, fichier, contrôle et obli­ga­tions sociales ? Si l’on observe ce qui se passe en France, avec le RSA, son contrat d’en­ga­ge­ment « réci­proque » très « asy­mé­trique » de fait (1 pauvre dans le besoin / l’E­tat ou le Conseil Géné­ral dis­pen­sa­teurs de l’ obole de sur­vie, et ses droits et agents très orien­tés « réin­ser­tion » avant tout), agré­men­té de sa loi « train de vie » des allo­ca­taires d’aides : décla­ra­tions conti­nues avec infor­ma­tions très fouillées, droit de regard sur votre compte ban­caire, et vos divers abon­ne­ments auprès de fou­nis­seurs sans votre auto­ri­sa­tion, etc). On oublie­ra pour l’ins­tant les paroles d’un élu de choix, cho­qué par les fai­néants, entre­te­nus (pouah : au bou­lot, ailleurs, meilleurs morts que vifs pour finir ?). Je laisse ceux qui iront écou­ter l’é­mis­sion radio­pho­nique sur le tra­vail en Alle­magne, la cor­rec­tion de mes approxi­ma­tions – d’au­tant que le doute me prend avec le temps (ai-je bien enten­du : 1 euro de l’heure, la dif­fu­sion du docu­ment était le pre­mier avril).

    http://​www​.fran​cein​ter​.fr/​e​m​i​s​s​i​o​n​-​i​n​t​e​r​c​e​p​t​i​o​n​-​a​l​l​e​m​a​g​n​e​-​l​a​-​r​e​u​s​s​i​t​e​-​o​u​i​m​a​i​s​-​a​-​q​u​e​l​-​p​rix

    POLONIUM 210, ciga­rettes, et petits blés (le blé est aus­si arro­sé de pro­duits « phy­to-sani­taires » pour être rac­cour­ci – une haute tige est fragile !).

    La posi­tion du Rath me fait enfin reve­nir à un article de la revue Bio­con­tact n° 218, signé par Alain Tar­dif. Je dois signa­ler que cette revue gra­tuite et dis­po­nible dans les com­merces à par­ti pris « bio » est finan­cée par un tas de publi­ci­tés pour des pro­duits et ser­vices alter­na­tifs qui se rap­prochent des pro­duits que le doc­teur Rath, qui semble avoir une expé­rience très riche et enga­gée, met sur le mar­ché com­mer­cial de la san­té. Des MEDICAMENTEURS, chi­mistes et autres groupes tri­tu­ra­teurs de molé­cules accu­sés par Mat­thias Rath donc. Il s’a­git d’un article par­mi d’autres allant dans son sens. La chi­mie est dans l’a­gri­cul­ture, dans le bâti­ment. (Par­ti­ci­pons-nous à l’é­di­fi­ca­tion des lois, des normes, aux règles et pra­tiques de toutes sortes qui nous inondent et restreignent sans cesse nos choix d’a­gir – au plus quo­ti­dien – et laissent irri­guer le monde de molé­cules et tech­niques plu­tôt toxiques et de plus en trans­for­ma­trices du réel ?) Le polo­nium 210 entre dans la com­po­si­tion d’en­grais phos­pha­tés lar­ge­ment uti­li­sés en France (NPK). Son effet can­cé­ri­gène (radio­ac­ti­vi­té) est avé­ré pour les ciga­rettes ? Mais ne l’u­ti­lise-ton pas par­tout ? Mala­dies « civi­li­sa­tion­nelles » (quel beau qua­li­fi­ca­tif), en avant. (J’ai­me­rais bien mettre l’ar­ticle en ligne sous forme de pdf par exemple, mais je ne sais pas le faire). Et il y a aus­si le blog de Fabrice Nico­li­no por­tant davan­tage sur les blondes et les brunes (que de fan­tasmes qui partent en fumée) :

    http://​fabrice​-nico​li​no​.com/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​?​p​=​1​268

    Les pro­pos des Bour­gui­gnon, cher­cheurs indé­pen­dants œuvrant sur notre sol, détruit par nos trai­te­ments en rajoutent-ils ? Avec une indi­ca­tion préa­lable : les scien­ti­fiques du sol d’hier échan­geaient les infor­ma­tions avec les citoyens.

    http://​www​.ubest1​.com/​?​p​a​g​e​=​v​i​d​e​o​/​3​1​7​3​0​/​E​n​t​r​e​-​t​e​r​r​e​-​e​t​-​s​o​l​#​n​ull

    Réponse
  20. Florence

    Je reste sur le der­nier thème qe j’ai sou­le­vé, et un peu dis­tante des exci­ta­tions de la cam­page (on va conti­nuer à se battre après voire « com­plo­ter », selon les mots de Sitouaillain, n’est-ce pas !) : car mes­sage reçu ce matin de l’as­so­cia­tion Cyber’Acteurs.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​U​3​E​z​f​j​z​0​xvA

    San­té des agri­cul­teurs en péril, et com­ment… et de tous, of course.

    http://​gui​detv​.fran​ce2​.fr/​j​s​p​/​p​r​o​g​/​f​i​c​h​e​.​j​s​p​x​?​i​d​P​r​o​g​=​5​8​7​2​5​645

    Et peut-on m’ai­der à mettre en ligne l’ar­ticle cité ci-des­sus (Bio­con­tact). Merci.

    Réponse
  21. sitouaillain

    @ Flo­rence,

    j’ap­pré­cie vive­ment le conte­nu de ces messages,

    je me dis que si nous avions la finesse de com­plo­ter effi­ca­ce­ment, nous aurions déjà bien des hec­tares de vertes prai­ries et bien des heures de tra­vail pour notre bon­heur immé­diat et de ceux qui vien­dront après,

    tout est une ques­tion de pro­prié­té, et là où le pro­prié­taire règne, il est souverain,

    c’est là la force de la cotisation,

    l’ef­fet démul­ti­pli­ca­teur de l’u­nion, où 1+1=3,

    par exemple, 1€+1€, équa­tion simple me diras-tu, ça fait 2€, oui mais l’eu­ro de ma poche et celui de la tienne,
    ça fait deux euros sur un compte ban­caire, ce qui donne le droit à la banque d’en prê­ter 200,
    ou ça fait deux euros de capi­tal d’une entre­prise, ce qui donne le droit d’en rece­voir 15%, et de prendre sa part au conseil d’administration…

    si la banque ou le fond de pen­sion sont le tiens et le mien en même temps et celui de mil­lions d’autres comploteurs…

    ceci fait donc à terme non seule­ment le pro­duit de deux euros, mais aus­si le même pro­duit en moins chez les requins qui aujourd’­hui recueillent ton euro et mon euro…double effet démultiplicateur…

    mon petit doigt me dit qu’on est suf­fi­sam­ment pour com­plo­ter finement…

    ceci n’é­tant bien sûr qu’une maille du filet que nous sommes capables de tisser,

    mais par exemple, si nous com­plo­tons bien, le syn­di­cat de l’en­tre­prise que nous n’a­vons pas encore rache­tée, pour­rait très bien ralen­tir la pro­duc­tion ou l’ar­rê­ter car­ré­ment, fai­sant ain­si bais­ser le prix de notre rachat…ou bien quelques jour­na­listes com­plices pour­raient divul­guer quelques nou­velles fai­sant chu­ter le cours de bourse,

    oh, bien sûr c’est juste une idée comme ça, ins­pi­rée de la stra­té­gie de l’ennemi…qui, s’y nous com­plo­tons bien, n’y ver­rait que tu feu…sauf les chi­nois bien sûr.…eux savent…mais nous, nous sau­rons com­plo­ter pour la libé­ra­tion de ce peuple, non ?

    Réponse
  22. Morpheus

    @ Sitouaillain

    Appli­quer les ruses et les manoeuvres de l’en­ne­mi, cela semble habile, je veux bien le reconnaître.

    Mais hélas, les exemples ne manquent pas qui nous montrent que, quelque soit le bien­fon­dé de nos objec­tifs, ce fai­sant, nous deve­nons comme ceux que nous combattons.

    C’est le grand secret que presque tous ignorent ou dénient : la cor­rup­tion porte bien son nom, car elle conta­mine jus­qu’à ceux qui veulent la com­battre, en fai­sant d’eux des agents corrupteurs.

    Une fois deve­nu comme ceux que nous vou­lions com­battre, face à la contra­dic­tion vivante que nous en sommes venu à incar­ner, nous ne pou­vons que nier la contra­dic­tion, ou, si nous la recon­nais­sons (chose rare), admettre nos erre­ments et perdre, pour long­temps, toute cré­di­bi­li­té (car les actes sont tou­jours plus fort que les paroles).

    Nous aurons donc per­du deux fois la bataille.

    S’il y a une leçon phi­lo­so­phique à rete­nir de mes pro­pos, c’est qu’au grand jamais il ne faut jouer dans un jeu avec ceux-là même qui en édicte les règles : nous serons tou­jours perdant.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  23. sitouaillain

    @ Mor­phéus

    dans l’ab­so­lu, tu as bien rai­son, mais pour qu’il y ait cor­rup­tion, encore faut-il des per­sonnes à cor­rompre, et c’est une affaire d’ins­ti­tu­tion avant tout,

    sim­ple­ment je crois qu’en com­pa­rai­son avec un indien quet­chua ou yano­ma­mi, nous sommes tous lar­ge­ment corrompus,

    et nous jouons mal­gré nous avec ceux-là mêmes qui édictent les règles,
    mais dans une posi­tion qui nous fait per­pé­tuer le sys­tème sans avoir aucune prise sur sa direction,

    dans ma petite tac­tique ima­gi­naire, chaque entre­prise, chaque hec­tare rache­té est une zone d’au­to­no­mie per­ma­mente, gérée en com­mun pour le bien de tous,

    si mon idée de com­plot pou­vait fonc­tion­ner, et grâce à la cyber­né­tique, elle le peu de manière hori­zon­tale et acen­trée, nous gri­gno­te­rions peu à peu le ter­ri­toire du capi­ta­lisme, maté­riel et mental,

    il ne s’a­git pas d’a­gir en capi­ta­listes, il s’a­git d’a­gir en socialistes,

    le sys­tème nous donne des prises, il offre des points de fai­blesse, il faut savoir s’en servir,

    un exemple, si tu pos­sèdes une mai­son à cré­dit et que tu ne peux plus rem­bour­ser, tu es expul­sé et ta mai­son ven­due aux enchères…ne vou­drais-tu pas que des amis te la rachète à vil prix et qu’ils te la redonnent avec un échéan­cier te lais­sant le temps de sor­tir la tête de l’eau ?

    ima­gine aus­si qu’un volet du com­plot soit une agence de nota­tion et de label­li­sa­tion des pro­duits en fonc­tion du degré de confor­mi­té d’un pro­duit avec des normes sociales et envi­ron­ne­men­tales, ne crois-tu pas qu’il faut pour que ça marche que le prix des bons pro­duits soient com­pé­ti­tif, et donc que le rachat des moyens de pro­duc­tion s’im­pose pour per­mettre aux tra­vailleurs de pro­duire sans avoir à rému­né­rer l’ac­tion­naire ou les bre­vets et le dis­tri­bu­teur ne pas avoir à payer des intermédiaires ?

    qu’y-a-t-il de mal­sain et cor­rup­teur à s’in­ves­tir tous ensemble pour faire dis­pa­raître le pro­fit et la spé­cu­la­tion en rédui­sant peu à peu son territoire ?

    serai-ce là la cri­tique d’un paci­fiste devant celui qui appelle à prendre les armes contre l’envahisseur ?
    ou un appel à tendre l’autre joue ?

    tu ne met­trais rien dans la caisse de grève ?
    tu ne coti­se­rais pas à la mutuelle ?

    pour­tant ne fais-tu jamais le geste de ver­ser à celles des capi­ta­listes ? si non, expliques-moi com­ment tu fais…car moi, si « hal­lal » vou­lait dire sans exploi­ta­tion et sans pol­lu­tion, j’ai bien tu mal à consom­mer « hallal »…

    et nous ver­sons tous notre coti­sa­tion aux capi­ta­listes qui nous la recrache à la gueule avec leurs pubs, leurs médias, etc.…ce qui nous cor­rompt tou­jours un peu plus, géné­ra­tion après génération…

    Réponse
  24. Yvan

    Voi­là des com­men­taires forts inté­res­sants (et un débat tout aus­si intéressant).
    Je n’ai pas le temps de m’at­tar­der sur le sujet, mais je vous laisse quand même quelques liens :
    Un dis­cours sur la Défense de la France (la situa­tion géo­po­li­tique, la France et l’Eu­rope dans tout ça).
    Voi­là un homme qui est bien conscient du dan­ger qui nous menace…

    Inter­ven­tion de Jean-Luc Mélen­chon sur la Défense par Pla­ceau­Peuple
    (c’est la 2ème fois que je poste cette vidéo dans un com­men­taire, mais dans ici je trouve que ce dis­cours prend tout son sens)

    Sinon, plus en rap­port avec l’é­co­lo­gie et le capi­ta­lisme, voi­là un émou­vant dis­cours de Cha­vez (à Copen­hague en 2009, lors d’un som­met sur l’é­co­lo­gie à l’ONU).
    Ou quand Cha­vez cite Her­vé Kempf, Karl Marx, Jean-Jaqcques Rous­seau…

    En espé­rant de ne pas m’être trop éloi­gné du sujet 🙂
    Quant à l’ex­trême droite en Europe, mon avis rapide est que c’est une force qui sera « facile » à frei­ner (et à rem­bal­ler) si un chan­ge­ment SOCIAL et POPULAIRE à lieu en Europe demain…
    Et ça com­mence par les élec­tions en France (le monde entier a les yeux rivés sur le 22 avril, car ce qu’il va se pas­ser en France ce jour là peut chan­ger BEAUCOUP de choses) 😉
    Ne lais­sons plus cette poli­tique capi­ta­liste-ultra-libé­rale conti­nuer à nous diviser !!!
    (et réfor­mons cette sale­té de Vème Répu­blique qui nous enferme dans un cirque poli­tique invivable)

    Réponse
  25. Di Girolamo

    Yvan nous dit :
    « réfor­mons cette sale­té de Vème Répu­blique qui nous enferme dans un cirque poli­tique invivable »

    Quand Mélen­chon à juste titre en tant que can­di­dat à la pré­si­dence nous pro­pose une ana­lyse inter­na­tio­nale et nous invite à réflé­chir sur notre indé­pen­dance et sou­ve­rai­ne­té natio­nale il est par­fai­te­ment dans son rôle de pré­si­den­tiable ; cet aspect étant un élé­ment clé de la consti­tu­tion de la Vème République !

    Comme je l’ai déjà signa­lé sur ce blog , « le cirque poli­tique invi­vable » vient beau­coup plus de la non appli­ca­tion de cette consti­tu­tion que l’in­verse.( le fait de l’avoir bidouillé sans réfé­ren­dum est aus­si une non application)
    Le fait d’é­lire un pré­sident garant de notre sou­ve­rai­ne­té ‚l’exer­cice de cette sou­ve­rai­ne­té s’exer­çant par nos repré­sen­tants ET LE REFERENDUM ‚et garant de l’in­dé­pen­dance natio­nale ‚n’est pas en soi quelque chose s’ap­pa­ren­tant à un cirque ; c’est à par­tir du moment où on décide de vio­ler l’ar­ticle 20 « c’est le gou­ver­ne­ment qui gou­verne  » et que donc il y a confu­sion entre pré­sident et exé­cu­tif,( les can­di­dats se pré­sentent avec des pro­grammes de gou­ver­ne­ment) qu’on rentre dans le cirque , ou plu­tôt le manège de l’al­ter­nance de deux grands par­tis avec un pré­sident tout puissant .

    Ma méfiance poli­tique qui me vient de l’expérience et de l’observation ne va pas d’un coup s’estomper parce que le FDG annonce une VIème Répu­blique ; je suis à ce pro­pos, comme Etienne très cir­cons­pect et rajoute à son idée de ver­rouiller la consti­tu­tion et les pra­tiques (le tirage au sort étant un puis­sant ver­rou) celle de struc­tu­ra­tion de la pra­tique poli­tique des lamb­da , parce que sans cette pra­tique de réflexion et débat , les ver­rous écrits sont insuf­fi­sants : preuve en est que la consti­tu­tion de la Vème dans son cœur for­mule de bons prin­cipes mais qui ne sont même pas appli­qués , fait accep­té par tous puisque non dénoncé .
    Sans une école de la citoyen­ne­té , uni­ver­si­té publique per­ma­nente pour tous d’é­tude et de réflexion poli­tique ( on réflé­chit et on débat sur les grands sujets de socié­té) pas de démocratie.Une démo­cra­tie par­le­men­taire n’est pas suf­fi­sante ; le meilleur ver­rou est la par­ti­ci­pa­tion du plus grand nombre .Il faut struc­tu­rer la par­ti­ci­pa­tion et se méfier comme la peste des camps , des par­tis, des fronts , même et sur­tout s’ils ont de hautes valeurs.

    Des médias indé­pen­dants des sphères éco­no­miques et poli­tiques est sou­hai­table et indis­pen­sable MAIS leur indé­pen­dance doit céder le pas sur une obli­ga­tion légale d’or­ga­ni­ser la vie poli­tique publique ; sinon nous serons nous mêmes dépen­dant du bon vou­loir des journalistes.

    Réponse
  26. sitouaillain

    c’est plus com­pli­qué que tu ne le dis Di Girolamo,

    car les ques­tions de défense, de poli­tique étran­gère et notam­ment de rap­port à l’UE, sont direc­te­ment tri­bu­taires de la majo­ri­té au parlement,
    de même, si l’on regarde la consti­tu­tion on sait d’a­vance que les pro­po­si­tions du Front de Gauche pour la VIème Répu­blique ne sont pas réa­li­sables hors refe­ren­dum puisque le Sénat est ultra­ma­jo­ri­tai­re­ment UMPS,

    et d’ailleurs le FdG va plus loin et fait une pro­po­si­tion d’as­sem­blée consti­tuante élue à la pro­por­tion­nelle, ce qui est un gage d’ou­ver­ture, afin que la pro­cé­dure ne laisse aucune prise à une accu­sa­tion d’au­to­ri­ta­risme, ou même de mani­pu­la­tion, si une pro­cé­dure autre que ce qui est pour le moment « socia­le­ment accep­table » était engagée,

    (rap­pel : pour se faire élire il faut un mini­mum de cré­dit et de poli­ti­que­ment cor­rect, sinon on fait 2%)

    et sur­tout, cette idée de VIème Répu­blique, dont, il faut se l’a­vouer, le conte­nu sera sûre­ment moins ambi­tieux que ne le pro­pose le FdG, pré­ci­sé­ment parce qu’une grande par­tie de l’é­lec­to­rat ne veut pas la démo­cra­tie telle que tu l’en­tends, et cette remarque est valable en cas de tirage au sort d’une assemblée.

    en tous les cas cette idée ne sau­rait voir le jour avec une majo­ri­té verts-FdG-ext.gauche à l’as­sem­blée et un pré­sident plus un sénat d’un autre bord, et de toute façon le mode de scru­tin et le décou­page des cir­cons­crip­tions inter­dit d’y croire sérieusement,

    donc ce que fait mélen­chon c’est une cam­pagne pour un pro­jet de socié­té avec des tra­duc­tions concrètes en termes de mesures, mon­trer que c’est pos­sible, et ce sérieu­se­ment, et pas en par­lant de sor­tie de l’eu­ro alors que la phase de recons­truc­tion de l’ap­pa­reil pro­duc­tif n’au­rait même pas com­men­cé et sans avoir joué avant la carte de la négo­cia­tion mus­clée ni même déve­lop­pé des par­te­na­riats avec des pays four­nis­seurs de matières premières.

    cette cam­pagne est une cam­pagne très inté­res­sante car on voit bien le consen­sus entre tous les can­di­dats sauf UMPS sur un grand nombre de solu­tions immé­diates à appor­ter, notam­ment au pro­blème démo­cra­tique et au pro­blème économique,

    mais, si j’ai bien com­pris, ce n’est pas cela qui nous inté­resse sur ce blog, c’est com­ment sor­tir de cette chape de plomb qui pèse sur notre vie démo­cra­tique et de ce mono­pole d’une petite caste médiatico-politique,

    pour cela, de nom­breuses per­sonnes vont voter Le Pen, et c’est pré­ci­sé­ment de ce choix dra­ma­tique que découle la para­ly­sie de nos ins­ti­tu­tions actuelles,

    et c’est ce contre quoi le FdG lutte avant tout, et c’est pour­quoi sa cam­pagne se veut une cam­pagne d’é­du­ca­tion popu­laire, notam­ment sur ce qu’est la France (cf dis­cours de mar­seille notam­ment) et son rap­port au monde, ce qu’est un fran­çais et son rap­port à la citoyen­ne­té (cf dis­cours de la bas­tille et de Toulouse),

    il s’a­git en fait de recon­qué­rir l’i­den­ti­té fran­çaise face à sa pré­emp­tion par l’ex­trême droite et ses valeurs anti­fran­çaises, afin de réduire à sa por­tion congrue son influence sur les cer­veaux des gens,

    car voyez-vous, si cette vaste entre­prise d’en­tre­tien des pré­ju­gés qu’est le FN, n’a­vait pas pros­pé­ré sur le mépris de nos élites pour la France rurale et des ban­lieues, il n’y aurait pas à bla­mer sar­ko­sy pour autre chose que sa poli­tique économique,

    or, la chance d’Hol­lande est de pou­voir à la fois capi­ta­li­ser sur l’é­chec patent de cette poli­tique mais aus­si sur le rejet de cette déma­go­gie d’ex­trême droite qui n’a ces­sé de pour­rir ce quin­quen­nat, et que l’im­mense majo­ri­té y com­pris à droite ne sup­porte plus,

    or, s’il n’y avait qu’à blâ­mer sar­ko­sy pour sa poli­tique éco­no­mique, alors, il serait aisé pour le FdG de balayer Hol­lande au pre­mier tour, car l’al­ter­na­tive intel­li­gente est dans l’Hu­main d’a­bord et tous les éco­no­mistes hété­ro­doxes le soulignent,

    au lieu de cela, nous allons avoir la même chose qu’en Espagne, à savoir un rejet du sor­tant qui va faire élire son homologue,

    et ce dans un pays où, contrai­re­ment à l’Es­pagne, nos conci­toyens sont majo­ri­tai­re­ment conscients que le car­can dans lequel s’en­têtent à évo­luer nos diri­geants nous mène dans le mur,
    de cela, la preuve en a été faite en 2005,

    et si cette France ultra-majo­ri­taire du NON (j’y rajoute ceux qui ont voté oui par l’oeuvre du chan­tage média­tique ou par euro­péisme béat), ne par­vient pas à se concen­trer sur un vote mas­sif pour le chan­ge­ment de direc­tion, c’est pré­ci­sé­ment parce que le FN capte une bonne par­tie de l’é­lec­to­rat et entre­tient la dyna­mique de rési­gna­tion (haine des syn­di­cats, haine des grèves, des fonc­tion­naires) en plus d’a­li­men­ter la divi­sion (« assis­tés », « immi­grés », etc.), et le repli sur soi (la france seule contre tous),

    autre­ment dit, c’est bien parce que les puis­sants peuvent agi­ter l’é­pou­van­tail FN et entre­tiennent l’i­dée que la droite aurait une quel­conque cré­di­bi­li­té sur le trai­te­ment de l’in­sé­cu­ri­té que nous ne par­ve­nons pas à éjec­ter du pou­voir cette caste diri­geante, du moins par les urnes,

    et s’il fal­lait une preuve de l’im­passe qu’est le FN à ceux qui se seraient lais­sés ten­ter, on l’a eu en 2002, non­obs­tant les catas­trophes de ges­tion que les muni­ci­pa­li­tés FN consti­tuent, ce par­ti ne sert à rien, même pas à pro­po­ser des choses intel­li­gentes aux brutes et aux névro­sés qui le composent,

    par ailleurs, il faut aus­si avouer que la gauche de gauche, han­di­ca­pée qu’elle est par le cré­dit lais­sé aux pré­ju­gés de droite, n’a pas com­plè­te­ment effec­tué sa mue pour être cette force cohé­rente et ras­sem­bleuse d’une France répu­bli­caine et fron­deuse, ce qu’elle fut en 1981,

    il lui faut mieux par­ler à cette France à l’âme pay­sanne et se libé­rer de l’emprise des intel­lec­tuels domi­nants de la gauche caviar, défi­ni­ti­ve­ment rompre avec la gauche de droite (éco­no­mi­que­ment),

    car en effet, là où Le Pen pros­père, hor­mis le fait que c’est grâce à cette fenêtre média­tique constam­ment bra­quée sur ses lubies, c’est aus­si dans l’in­cons­cient d’une par­tie du pays qui voit son iden­ti­té et ses cou­tumes ava­lées par l’u­ni­for­mi­sa­tion de la socié­té de consom­ma­tion, etc., cette France qui voit les autres venus d’ailleurs reven­di­quer leurs cou­tumes là où elle ne trouve aucune expres­sion poli­tique pour la défense des siennes, cette France qui voit les liens sociaux se déli­ter à mesure que l’oeuvre libre-échan­giste progresse,

    or, c’est pré­ci­sé­ment là qu’est la clé de la soli­di­fi­ca­tion de notre résis­tance, dans cette culture qui nous est propre, du savoir vivre ensemble, de nos pra­tiques cultu­relles popu­laires et de nos iden­ti­tés régionales,

    on remarque d’ailleurs que là où les immi­grés s’in­tègrent le mieux, c’est là où les iden­ti­tés régio­nales sont les plus mar­quées, à part en Alsace qui est un cas à part (ger­ma­nique) et symptomatique,

    mais, je veux dire par là que cette vision du par­ti­cu­lier, du local, du tra­di­tion­nel, n’est pas assez pré­sente dans le pro­jet de la gauche de gauche, puis­qu’elle est encore sur ce point trop engon­cée dans l’i­déal jaco­bin et libé­ral, où les par­ti­cu­la­rismes et les tra­di­tions sont vus comme un frein au progrès,

    pris dans l’es­car­celle de l’ex­trême droite, cette dimen­sion est effec­ti­ve­ment rétro­grade, mais pris dans sa dimen­sion uni­ver­selle, la sur­vie des par­ti­cu­la­rismes régio­naux et des iden­ti­tés est un enjeu de lutte et les revi­vals cultu­rels des années 70 en sont un bel exemple,
    il s’a­git là d’une dimen­sion majeure qu’à appor­té l’é­co­lo­gie poli­tique et son inter­na­tio­nale « alter­mon­dia­liste », où chaque culture doit pou­voir trou­ver sa place et sa propre tra­duc­tion du progrès,

    des mil­liers de mili­tants ou pas d’ailleurs mais de gauche, sont en France en plein accord avec cette concep­tion, mais ils ne consti­tuent pas une force unie, et ils sont réti­cents à aller se frot­ter aux vieux cocos, ou a inté­grer un par­ti, mais ceci est en voie de chan­ger et le FdG vient pro­lon­ger ce pro­ces­sus de muta­tion, qui est un levier essentiel,

    d’où éga­le­ment le suc­cès élec­to­ral des gauches de gauche d’a­mé­rique latine qui ont su tra­duire poli­ti­que­ment ces aspi­ra­tions iden­ti­taires locales (pay­sannes, indi­gènes) et natio­nales dans un roman natio­nal réin­ven­té et où cha­cun a sa digne place (sauf les exploi­teurs of course),

    mais nous, en Europe, nous avons une extrême droite bien orga­ni­sée et une his­toire qui a ren­du la gauche très réti­cente à abor­der la ques­tion natio­nale et iden­ti­taire, et il faut rendre hom­mage à Mélen­chon dans son entre­prise de prise de parole, notam­ment pour pro­non­cer l’im­pro­non­çable il y a quelques années, à savoir le mot patrie, le mot peuple et le mot iden­ti­té, etc.,

    et si un type comme lui en arrive là, au milieu d’une gauche qui s’é­tait per­due car inca­pable de sur­mon­ter ses contra­dic­tions et ses dogmes, et qui vit un renou­veau géné­ra­tion­nel sal­va­teur, alors je me dis qu’il est pos­sible d’a­van­cer, et ce signe-là, devient tan­gible lors­qu’un Paul Ariès affirme publi­que­ment son sou­tien, lui qui a com­pris la capa­ci­té de résis­tance au néo­li­bé­ra­lisme et à la mar­chan­di­sa­tion du monde que repré­sente la vie des gens simple et leurs cultures popu­laires, lui qui sait si bien décrire l’emprise de l’i­déo­lo­gie du pro­duc­ti­visme et de la crois­sance, il sait que l’im­per­fec­tion et les contra­dic­tions font par­tie de la lutte et qu’on ne pour­ra avan­cer qu’en sou­te­nant les entre­prises élec­to­rales unitaires,

    mais en cas de défaite du FdG, nous pour­rons tout de même à avan­cer sur ces ques­tions, et je suis per­sua­dé que pour avan­cer, la par­ti­ci­pa­tion active des gens qui ont démis­sion­né de la poli­tique jus­te­ment à cause de la per­ma­nente divi­sion entre par­tis est nécessaire,

    car c’est ceux là déjà qui font la force du FdG et qui sont les por­teurs d’une culture du dia­logue d’où dis­pa­rait l’at­ta­che­ment à des dogmes comme mar­queurs iden­ti­taires de telle ou telle chapelle.

    la trans­for­ma­tion du FdG en « front du peuple » passe par là, et le mieux serait d’ailleurs que ceci passe par la for­ma­tion préa­lable d’or­ga­ni­sa­tions ou la par­ti­ci­pa­tion à des orgas exis­tantes hors FdG afin de mieux peser sur les orien­ta­tions du mou­ve­ment uni­taire que la luci­di­té poli­tique com­mande de construire.

    quand j’a­vais 15 ans, je pen­sais comme Di Giro­la­mo, j’au­rais pu écrire le post qui pré­cède et je par­tage les diag­nos­tics de tous les indi­gnés qui n’aiment pas les par­tis, etc., mais croyez-moi, c’est le résul­tat d’un long che­mi­ne­ment intel­lec­tuel qui me fait abou­tir à cette sou­lante répé­ti­tion des mêmes choses,

    si j’ai l’air de vou­loir tirer à bou­lets rouges contre l’i­déo­lo­gie ni droite-ni gauche, ça n’est pas parce que je serais aveugle aux chan­ge­ments qui se sont pro­duits, ni que je n’i­den­ti­fie pas des conver­gences ou que je ne ver­rais pas que cer­tains thèmes divisent autre­ment que sur la base de ce clivage,

    c’est prin­ci­pa­le­ment parce que cette idéo­lo­gie ni-ni est une idéo­lo­gie de droite, ou plu­tôt un effet per­ni­cieux de l’i­déo­lo­gie TINA, qui au final trans­forme le citoyen-élec­teur en consom­ma­teur qui va pio­cher son petit lot de mesures sans se pré­oc­cu­per de la cohé­rence idéo­lo­gique de l’en­semble et du choix de socié­té qu’il y a derrière,

    la preuve, les élec­teurs FN se reportent sur sar­ko au second tour, alors que tout ce que ce par­ti déma­gogue dénonce est le pro­duit du néo­li­bé­ra­lisme por­té par les deux grands par­tis déma­gogues et sur­tout désor­mais la droite « classique »,

    or le choix de socié­té qui est pro­po­sé par la gauche de gauche n’est pas celui d’im­po­ser une chape de plomb sur la diver­si­té des choix pos­sibles, et ce qui est pro­po­sé n’est pas l’oeuvre de quelques diri­geants qui font les manœuvres élec­to­ra­listes dans leur coin, les pro­grammes sont faits par les mili­tants et por­tés par eux(lisez d’ailleurs ce beau pro­gramme qu’ont les verts, fait par les mili­tants, de suite jeté à la cor­beille par les notables du parti)

    ce qui est pro­po­sé n’est pas pen­sé pour un camp ou pour des inté­rêts par­ti­cu­liers, il s’a­git bien de sor­tir du cadre domi­nant qui res­treint ces choix et qui nous enferme dans un choix de socié­té non avoué et non assu­mé de la part de ceux qui le mettent en œuvre,

    en revanche, s’il s’a­git pour la gauche de res­treindre les choix, et cela je suis prêt à l’as­su­mer avec un fusil s’il le faut, c’est tou­jours à l’in­té­rieur des prin­cipes fon­da­men­taux de la répu­blique, des droits de l’homme et ce, dans une volon­té de les rendre concrets, voire de les élargir.

    la démo­cra­tie et la sou­ve­rai­ne­té popu­laire ne peut exis­ter comme sup­port d’é­man­ci­pa­tion en dehors d’une limite fon­da­men­tale fixée par des prin­cipes d’ap­pli­ca­tion universelle,

    tant que ces prin­cipes ne seront pas par­ta­gés par l’en­semble de la popu­la­tion, il y aura tou­jours deux camps : ceux qui cherchent à les faire appli­quer par­tout et pour tous, ceux qui cherchent à les appli­quer pour eux-mêmes,

    vous avez là la dif­fé­rence entre droite et gauche, reli­sez « la ferme des ani­maux » d’Orwell si vous vou­lez avec cela en tête : les gauches cherchent les moyens de faire appli­quer les prin­cipes uni­ver­sels des droits de l’homme pour tous les êtres humains, les droites cherchent à les faire appli­quer pour ceux qui ont l’in­ten­tion d’être plus égaux que les autres,
    la gauche cherche à res­pec­ter la maxime « ne fais pas aux autres ce que tu ne vou­drais point qu’il te soit fait », la droite pro­pose le contraire, et je mets qui­conque au défi de me prou­ver que j’ai tort 😉

    et au fil de l’his­toire, ce cli­vage se trans­forme dans son conte­nu, mais inva­ria­ble­ment il est basé sur cette oppo­si­tion fon­da­men­tale entre uni­ver­sa­lisme et mani­fes­ta­tion de la supé­rio­ri­té d’in­té­rêts particuliers,

    inévi­ta­ble­ment l’u­ni­ver­sa­lisme gagne du ter­rain, mal­gré quelques à coup tels que nous en vivons actuel­le­ment, mais glo­ba­le­ment, ce qui était de gauche hier est de droite aujourd’­hui car la gauche d’hier a pous­sé la droite d’hier aux oubliettes, ce n’est qu’une ques­tion d’é­vo­lu­tion et de mobilisation.

    à par­tir d’une situa­tion jugée injuste, la quête intel­lec­tuelle de la gauche que d’au­cuns nomment huma­nisme fut et reste la jus­ti­fi­ca­tion morale et maté­rielle de l’u­ni­ver­sa­lisme, c’est à dire l’in­té­rêt géné­ral en tant qu’il cor­res­pond à l’in­té­rêt de cha­cun, ce qui implique l’i­dée d’é­vo­lu­tion et de contes­ta­tion de l’ordre éta­blit par la socié­té inégalitaire,

    quand la quête intel­lec­tuelle de la droite fut et reste la jus­ti­fi­ca­tion des inéga­li­tés et de l’ordre éta­blit, ce qui implique la conser­va­tion ou la contes­ta­tion de l’ordre éta­blit pour une voca­tion universelle-égalitaire.

    une fois ce cadre de lec­ture posé, il devient beau­coup plus facile de lire ce qu’ont été les dérives de par­tis ou d’i­déo­lo­gies qui se reven­di­quaient du com­mu­nisme ou du socia­lisme : à chaque fois, ils sont sor­tis du cadre posé par les prin­cipes uni­ver­sels et de la fameuse maxime sus­men­tion­née, bref ils ont oublié que l’hy­po­thé­tique fin ne jus­ti­fiait pas les moyens.

    ils ont oublié que la lutte contre les forces d’op­pres­sion ne pou­vait débou­cher sur ce qu’ils appe­laient de leurs vœux, qu’à la condi­tion de trai­ter autrui comme l’on eut aimé être trai­té soit même, qu’à la condi­tion si ne qua non de la démo­cra­tie enca­drée par les prin­cipes sus­men­tion­nés et non pas un ersatz, fut-il majoritaire.

    je ne vois rien dans le pro­gramme et l’at­ti­tude du FdG qui puisse lais­ser pen­ser à une dérive de ce genre, bien au contraire, d’au­tant qu’il s’a­git d’une coa­li­tion de par­tis aux idéo­lo­gies et aux pra­tiques très dif­fé­rentes, qui ne demandent rien d’autre que la jus­tice et la démo­cra­tie et qui ont com­pris que pour l’ob­te­nir il fal­lait s’u­nir et dia­lo­guer les uns les autres,

    par contre je vois les forces conser­va­trices et quelques nihi­listes à l’in­di­gna­tion à géo­mé­trie variable agi­ter le spectre de l’URSS ou de Cuba pour gui­der le peuple une nou­velle fois vers l’adhé­sion à la dic­ta­ture des capitalistes,

    de nom­breux mou­tons et valets ser­viles se relaient pour nous embrouiller et nous ame­ner confu­sé­ment à pen­ser que toute ten­ta­tive (pour­tant bien timide de mon point de vue) de sor­tir de ce sys­tème pour­ri est voué à finir au goulag,
    et je suis d’ailleurs per­sua­dé que l’ac­tion délé­tère de ces gens-là contri­bue­rait d’ailleurs à frei­ner les avan­cées démo­cra­tiques car elles pous­se­raient les citoyens qui ne veulent pas perdre leurs conquêtes à se radi­ca­li­ser et à perdre la mesure ou la nuance,
    rap­pe­lons-nous d’ailleurs que c’est à cause du sou­tient des capi­ta­listes aux armées conser­va­trices que les bol­che­viks ont pu prendre le des­sus sur la révo­lu­tion du peuple et la mener là où l’on sait,

    cette his­toire des dic­ta­tures « com­mu­nistes », les gens de gauche la connaisse, et notre peuple sera de toute façon rétif à tout ce qui pour­rait y res­sem­bler, même s’il est inca­pable de voir à quel point il est en plein dedans…propagande, appa­rat­chiks, nov­langue, pen­sée unique, etc.

    cette gauche là est en accord avec son temps, elle com­porte sa dose de vel­léi­tés diri­gistes et sa dose de liber­ta­risme, comme notre peuple,
    elle n’en­tend pas faire la révo­lu­tion avec des si, ni avec des fusils, mais avec des bul­le­tins de vote et des mobi­li­sa­tions sociales, de l’é­du­ca­tion popu­laire et des actions concrètes,

    elle cherche à ce que la majo­ri­té des gens soient d’ac­cord avec ce qu’elle a à dire, elle évo­lue, et pour ceux qui ne seraient pas d’ac­cord, elle a des arguments,

    pour­tant, face à ces argu­ments, c’est tou­jours la même réponse, au bout, il y aurait le gou­lag, sans même une expli­ca­tion cré­dible, et sur­tout, leur belle démo­cra­tie et leur belle liber­té d’ex­pres­sion, géné­ra­le­ment nous n’en voyons que la matraque et la manipulation,

    et nous ayant bien dis­cré­di­té, ils viennent même à s’é­ton­ner pour­quoi les jeunes révol­tés des ban­lieues brûlent des voi­tures et cassent des vitrines…sans doute parce qu’il n’y a pas assez de pri­sons (gou­lags?) et de flics (Stasi).…ou bien c’est la faute de la gauche…laquelle…celle de droite ?

    citoyens qui n’êtes d’au­cun camp et ne vou­lez pas choi­sir, ce qui est res­pec­table, lors­qu’on aime le sta­tut quo,

    et à ceux qui font la fine bouche pour ceci ou cela, alors que le cours des choses impose de mettre les que­relles de côté,

    n’ou­bliez pas que pour avoir le pou­voir de rendre le pou­voir au peuple,

    il faut s’or­ga­ni­ser, ceci ne chan­ge­ra jamais.

    qu’elle que soit la stra­té­gie qui a votre pré­fé­rence, consi­dé­rez au moins que celle qui consiste à pas­ser par les urnes est la moins dou­lou­reuse, non­obs­tant le fait qu’il s’a­git-là de l’é­tape la moins difficile,

    et consi­dé­rez aus­si que quelle que soit la stra­té­gie, celle qui réus­si­ra aura besoin de votre contri­bu­tion active…le rôle de spec­ta­teur étant celui qui sied le mieux pour conser­ver ce système.

    le FdG est « not dan­ge­rous » pour nous, « very dan­ge­rous » pour les inté­rêts des puis­sants, moi, c’est tout ce qu’il m’im­porte de véri­fier pour l’instant :

    http://​www​.lcp​.fr/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​m​a​t​i​n​/​v​o​d​/​1​3​4​1​7​7​-​l​a​-​m​a​t​i​n​a​l​e​-​d​u​-​m​a​r​d​i​-​1​7​-​a​v​r​i​l​-​2​012

    Réponse
  27. Charlemagne

    @Sitouaillain :

     » non­obs­tant les catas­trophes de ges­tion que les muni­ci­pa­li­tés FN constituent »

    http://www.ndf.fr/poing-de-vue/13–04-2012/histoire-economique-mairies-fn-elles-auraient-merite-le-triple‑a#.T4f2MdmZ-vA

     » les élec­teurs FN se reportent sur sar­ko au second tour »

    Si par mal­heur Marine Le Pen, à laquelle j’au­rai don­né ma voix au pre­mier tour, n’est pas pré­sente au second tour, il est hors de ques­tion que je vote pour l’un ou l’autre du duo Sarkozy-Hollande.

    La véri­table frac­ture poli­tique dans cette élec­tion est en réa­li­té entre, d’une part, les mon­dia­listes (et leurs idiots utiles inter­na­tio­na­listes qui font leur jeu de par les ali­bis huma­ni­ta­ristes qu’ils leur four­nissent clés en main, et dont l’hy­per­éta­tisme à ciel ouvert n’est pas la moindre de leurs contra­dic­tions) et d’autre part les nationaux.

    7 des 10 can­di­dats sont mondialistes/internationalistes, 3 sont natio­naux (Marine Le Pen, Nico­las Dupont-Aignan et Jacques Cheminade).

    Jamais je ne don­ne­rai ma voix à un can­di­dat mondialiste/internationaliste. Si le second tour oppose Sar­ko­zy et Hol­lande, je ne vote­rai pas pour le moins « pire » des deux. Les mondialistes/internationalistes doivent recueillir le moins de voix pos­sible. Un tour met­tant exclu­si­ve­ment aux prises des mon­dia­listes doit avoir le plus faible taux de par­ti­ci­pa­tion pos­sible pour que les mondialistes/internationalistes, quels qu’ils soient, se voient signi­fier que les élec­teurs les rejettent indifféremment.

    Réponse
  28. sitouaillain

    Mer­ci Charlemagne,

    j’ai de la famille à Tou­lon mais ce n’est qu’un exemple (http://​www​.ldh​-tou​lon​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​242)
    tu illustres bien ce que je disais,

    si tu n’a­vais pas tant de haine tu sau­rais ce que veux dire inter-nation-alisme

    Un peu d’in­ter­na­tio­na­lisme éloigne de la patrie ; beau­coup d’in­ter­na­tio­na­lisme y ramène. Un peu de patrio­tisme éloigne de l’In­ter­na­tio­nale ; beau­coup de patrio­tisme y ramène.

    L’Ar­mée nou­velle, Jean Jau­rès, éd. L’Hu­ma­ni­té, 1915, chap. X (« Le res­sort moral et social. — L’ar­mée, la patrie et le pro­lé­ta­riat. »), III (« Inter­na­tio­na­lisme et patrio­tisme »), p. 464 (texte inté­gral sur Wikisource)

    Ce n’est que par la libre fédé­ra­tion des nations auto­nomes, répu­diant les entre­prises de force et se sou­met­tant à des règles de droit, que peut être réa­li­sée l’u­ni­té humaine.

    L’Ar­mée nou­velle, Jean Jau­rès, éd. L’Hu­ma­ni­té, 1915, p. 495 (texte inté­gral sur Wikisource)

    http://​les​poir​.jim​do​.com/​2​0​1​2​/​0​4​/​1​1​/​l​a​-​h​a​i​n​e​-​d​e​-​l​a​-​f​r​a​n​ce/

    mis à part ça, le FdG pro­pose un pro­tec­tion­nisme, une règle verte, une clause de mieux disant social et envi­ron­ne­men­tal, sor­tie de l’O­TAN, etc.;

    pour ce qui est du FN :

    Tous les salaires jusqu’à 1500 €
    béné­fi­cie­ront d’une augmentation
    de 200 € nets. Cette mesure sera
    notam­ment nuan­cée par l’instauration
    d’une Contri­bu­tion sociale
    aux impor­ta­tions de 3% sur la valeur
    des biens importés.
     »=les idiots utiles du capi­ta­lisme vont donc finan­cer eux-mêmes leur aug­men­ta­tion par les pro­duits qu’ils achètent… »

    ils n’aiment pas les fonc­tion­naires mais alors qu’est-ce qu’ils pro­posent d’en rajou­ter ! plus de flics, plus de juges, plus de gar­diens de pri­son, plus de militaires..

    avec une milice en plus : « Une Garde natio­nale de
    50000 réser­vistes hommes
    et femmes sera consti­tuée sur
    l’ensemble du ter­ri­toire (outre-mer
    com­pris) et mobi­li­sable dans un
    bref délai. »

    et sur­tout cama­rade, les pro­po­si­tions pour lut­ter contre la délin­quance ne tiennent abso­lu­ment pas la route voire auront l’ef­fet inverse de celui recher­ché, avec la cer­ti­tude que cela serait sans fin, vu qu’au­cune poli­tique de déve­lop­pe­ment endo­gène des zones de relé­ga­tion des pauvres est pro­po­sée, le bilan de 10 ans de sar­ko­sysme prouve assez que la « tolé­rance zéro » est une inep­tie et est impos­sible à pra­ti­quer sans accroître l’ar­bi­traire et l’in­jus­tice, ali­men­tant d’au­tant plus le res­sen­ti et la rage,

    le FN est l’an­ti­france, celle des idées courtes et into­lé­rantes, la honte est déjà grande avec un sar­ko à sa tête,

    je veux bien croire à la sin­cé­ri­té des élec­teurs du FN, j’en connais, mais les solu­tions pro­po­sées sont illu­soires et moti­vées par une haine mal­ve­nue ou une peur légi­time mais faci­le­ment dépassable,

    c’est un vaste chan­tier qui nous attend pour contrer les effets délé­tères de la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale, le FN vient de se conver­tir timi­de­ment aux idées de gauche (alors que l’é­lec­tion der­nière pré­sen­tait un pro­gramme libé­ral avec la retraite à 65 ans), allez plus loin et vous trou­ve­rez vos solu­tions pour contrer l’im­mi­gra­tion et fabri­quer une soli­da­ri­té qui per­mette à cha­cun quelques soient sa cou­leur de peau et quelques soient ses ori­gines de se sen­tir par­tie pre­nante de la Nation,

    pour l’ins­tant, jus­te­ment sur cette idée de nation, le FN a une posi­tion anti­fran­çaise, ils n’ont tou­jours pas com­pris ce qu’est la France, ce qui fait qu’elle est admi­rée dans le monde et que l’on peut s’en sen­tir fier,

    ils n’ont pas com­pris que la haine de la France de cer­tains jeunes fran­çais pro­vient jus­te­ment du fait qu’elle ne rem­plit pas ses pro­messes de liber­té d’é­ga­li­té et de fraternité,

    et se sen­ti­ment d’ex­clu­sion qui, nous serons d’ac­cord, est un effet direct de la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale et du capi­ta­lisme (effets de ghet­toï­sa­tion via le mar­ché immo­bi­lier et via la déser­ti­fi­ca­tion rurale), ne peut s’in­ver­ser que par l’im­pli­ca­tion de tous dans une répu­blique qui donne un sens à la vie de cha­cun de ses enfants,

    quand Mélen­chon dit qu’il nous faut « faire France de tout bois », il s’ins­crit plei­ne­ment dans ce patrio­tisme qui est l’es­sence même de notre Nation, qui n’a jamais été une nation eth­nique et ne le sera jamais,

    l’in­ter­na­tio­na­lisme, ça n’est pas l’im­pé­ria­lisme, même si vous sem­blez admi­rer un empe­reur alle­mand, c’est jus­te­ment le refus du colo­nia­lisme et le refus de l’im­po­si­tion par l’oc­ci­dent de ses règles de com­merce et d’échange,

    nous savons tous de quoi nous récol­tons les fruits pour­ris, et nous savons tous pour­quoi affluent en Europe des immi­grés venus d’ailleurs, ces gens qui tra­versent les mers et les fron­tières au péril de leur vie ne le font pas de gaî­té de cœur,

    posez-vous la ques­tion de savoir com­ment remé­dier à ce pro­blème, et oubliez un peu votre nom­bri­lisme, les pauvres non inté­grés ont tou­jours été mon­trés du doigt, jadis les enfants des pay­sans venus s’ag­glu­ti­ner en ville, puis les ita­liens et polo­nais, et enfin les nord afri­cains et africains,

    c’est un effet direct de la mon­dia­li­sa­tion qui n’est pas du mon­dia­lisme, ce concept ban­cal des idéo­logues fron­tistes, ceci s’ap­pelle l’im­pé­ria­lisme, lisez Brau­del ou Lénine, au choix, vous com­pren­drez, ce n’est qu’une mani­fes­ta­tion du capi­ta­lisme, qui com­mence par l’ab­sorp­tion des pauvres des zones rurales par les villes des bour­geois pour nour­rir leurs industries,

    à l’é­chelle de l’é­co­no­mie-monde, cela donne le pillage des pays pauvres pour ali­men­ter la machine à faire du profit,

    si vous vou­lez mettre un terme à cela, il nous faut lut­ter ensemble contre l’ex­ploi­ta­tion et trou­ver un autre modèle de pros­pé­ri­té et d’é­changes entre toutes les peuples,

    sans cela, vous nous condam­nez à une impasse, à l’é­ter­nel retour des crises et des guerres et à vivre der­rière des grilles à nos fenêtres..

    Réponse
  29. sitouaillain

    j’ou­bliais,

    si d’au­cuns n’a­vaient pas pu voir les étranges paral­lèles avec le refou­lé natio­nal de la « paren­thèse » de Vichy, voi­là de quoi nous rafraî­chir la mémoire et élar­gir le champ, car les fas­cistes ne sont pas qu’au FN, loin s’en faut :

    http://​www​.monde​-liber​taire​.fr/​a​n​t​i​f​a​s​c​i​s​m​e​/​1​5​5​2​2​-​l​a​-​f​r​a​n​c​e​-​p​r​e​n​d​-​l​e​a​u​-​d​e​-​v​i​chy

    http://​www​.monde​-liber​taire​.fr/​a​n​t​i​f​a​s​c​i​s​m​e​/​1​4​6​1​8​-​t​r​o​i​s​-​p​a​r​t​e​n​a​i​r​e​s​-​h​i​s​t​o​r​i​q​u​e​s​-​a​u​-​s​e​i​n​-​d​e​-​l​e​t​a​t​-​d​r​o​i​t​e​s​-​p​a​r​l​e​m​e​n​t​a​i​r​e​s​-​e​t​-​e​x​t​r​e​m​e​s​-​p​a​t​r​o​n​a​t​-​e​t​-​e​g​l​ise

    et voi­ci pour une autre vision de la sécurité :
    http://​www​.monde​-liber​taire​.fr/​d​e​b​a​t​s​/​1​5​3​2​5​-​l​o​r​d​r​e​-​s​a​n​s​-​l​e​t​a​t​-​d​e​v​i​a​n​c​e​-​c​o​n​f​l​i​t​s​-​e​t​-​j​u​s​t​i​c​e​-​e​n​-​s​o​c​i​e​t​e​-​a​n​a​r​c​h​i​ste

    ain­si que cette cer­ti­tude désor­mais scientifique:le pou­voir est maudit
    http://​www​.monde​-liber​taire​.fr/​e​x​p​r​e​s​s​i​o​n​s​/​1​5​5​3​9​-​l​e​-​p​o​u​v​o​i​r​-​e​s​t​-​m​a​u​dit

    toute la ques­tion est de savoir com­ment on en sort 😉

    Réponse
  30. Charlemagne

    @Sitouaillain

    Les mon­dia­listes militent pour la sup­pres­sion totale des fron­tières parce qu’ils veulent mettre en concur­rence les tra­vailleurs du monde entier entre eux pour tirer les salaires vers le bas et accroître leurs pro­fits et parce qu’ils veulent faire dis­pa­raître les anciens mar­chés natio­naux rela­ti­ve­ment pro­té­gés, au pro­fit d’un grand mar­ché mon­dial uni­fié à l’in­té­rieur duquel ils pour­raient conqué­rir plus faci­le­ment de nou­veaux marchés.

    Les gau­chistes militent pour la sup­pres­sion totale des fron­tières parce qu’ils ont mal lu le Capi­tal et se sont mépris sur le sens du mot inter­na­tio­na­lisme qu’ils ont dévoyé. Chez Marx, l’in­ter­na­tio­na­lisme signi­fiait l’in­ter-natio­na­lisme, c’est-à-dire la soli­da­ri­té des nations libres et sou­ve­raines entre elles, et abso­lu­ment pas la dis­pa­ri­tion des fron­tières. Les gau­chistes en vou­lant régu­la­ri­ser les clan­des­tins par pseu­do-huma­ni­ta­risme sont les ali­bis huma­ni­taires du grand patro­nat pour qui ces clan­des­tins consti­tuent l’ar­mée de réserve du capi­ta­lisme, un ins­tru­ment de chan­tage à l’en­contre des tra­vailleurs pour qu’ils renoncent à leurs reven­di­ca­tions sous peine d’être licen­ciés et rem­pla­cés par cette armée de réserve.

    Marx n’a­vait que mépris pour le lum­pen­pro­lé­ta­riat, auquel cor­res­pond aujourd’­hui les racailles de ban­lieue dont vous faites por­ter à la France la res­pon­sa­bi­li­té des innom­brables exac­tions, que vous dédoua­nez de toute res­pon­sa­bi­li­té et aux­quels vous trou­vez des excuses (oubliant que les immi­grés asia­tiques en France, bien qu’eux aus­si pour la plu­part issus de ter­ri­toires ancien­ne­ment colo­ni­sés par la France, se sont par­fai­te­ment assi­mi­lés par le tra­vail, ne se font jamais remar­quer, ne causent pas de sou­cis et ne sont pas res­tés cram­pon­nés à d’an­ciennes ran­coeurs qu’ils auraient pu nour­rir à l’é­gard de l’an­cien colo­ni­sa­teur et qu’ils ont dépas­sés et lais­sés der­rière eux au lieu de les remâ­cher sans cesse et de les invo­quer pour mas­quer comme les magh­ré­bins et les afri­cains leur paresse et leur manque de volon­té de se retrous­ser les manches pour s’en sor­tir, paresse, manque de volon­té et ran­cœurs remâ­chées qui expliquent plus sur­ement que le racisme des Fran­çais de souche les dif­fi­cul­tés sociales qu’ils ren­contrent), lum­pen­pro­lé­riat que les patrons uti­li­saient au 19ème siècle et au début du 20ème siècle pour cas­ser les grèves et ter­ro­ri­ser les ouvriers et travailleurs.

    C’est Marine Le Pen qu’ont rejointe les che­vè­ne­men­tistes qui sont les plus fidèles héri­tiers de Jean Jau­rès dont les gau­chistes actuels ont tra­hi le mes­sage en sub­sti­tuant à la pré­fé­rence natio­nale, qui était le mot d’ordre des syn­di­cats et des forces de gauche d’a­vant-guerre et encore celui des com­mu­nistes et de Georges Mar­chais jus­qu’au début des années 80, la pré­fé­rence immi­grée (Her­vé Algallarondo).

    Vous mani­fes­tez beau­coup de com­pré­hen­sion pour les jeunes gens des cités issus de l’im­mi­gra­tion, mais vous ne vous sou­ciez pas des jeunes fran­çais de souche des couches popu­laires qui habitent dans les villes petites et moyennes, et dans les cam­pagnes, très dure­ment tou­chées par la fer­me­ture des usines et des mines, et par le chô­mage. Les ter­ri­toires ruraux sont les plus pauvres de France et pour­tant contrai­re­ment à la Seine-Saint-Denis, qui est le 15ème dépar­te­ment le plus riche de France (et ce sans même que soient comp­tés les reve­nus consi­dé­rables tirés de l’é­co­no­mie illé­gale comme le tra­fic de drogue), la cri­mi­na­li­té et la délin­quance y sont extrê­me­ment basses. La pau­vre­té n’ex­plique donc pas la délin­quance, et le déve­lop­pe­ment éco­no­mique des cités et l’in­té­gra­tion éco­no­mique des jeunes gens qui y vivent ne garan­tissent donc abso­lu­ment pas que la cri­mi­na­li­té reflue. D’ailleurs on a fait toutes sortes de poli­tiques pour déve­lop­per éco­no­mi­que­ment ces cités (poli­tiques de la ville, zones franches, déver­se­ment de mil­liards d’eu­ros au titre de la poli­tique de la ville), et ces poli­tiques ont pour­tant toutes échoué à déve­lop­per ces cités. C’est donc que le pro­blème ne vient pas de l’a­ban­don par l’E­tat de ces cités de ban­lieue mais des gens qui y vivent et qui doivent chan­ger leur men­ta­li­té, leur atti­tude vis-à-vis du pays qui a eu la géné­ro­si­té de les accueillir, et qui doivent faire un aggior­na­men­to de leur culture d’o­ri­gine qui est mani­fes­te­ment incom­pa­tible et contra­dic­toire avec leur néces­saire assi­mi­la­tion au pays d’accueil.

    C’est donc parce que la cri­mi­na­li­té est forte au sein des popu­la­tions de ces cités que ces cités ne peuvent pas se déve­lop­per éco­no­mi­que­ment, et non l’in­verse comme vous le prétendez.

    Le Front de Gauche n’est pas pro­tec­tion­niste puis­qu’il est pour l’ou­ver­ture totale des fron­tières. C’est un Front qui n’a rien de révo­lu­tion­naire puis­qu’il veut res­ter au sein du sys­tème éco­no­mique actuel, il ne veut pas entendre par­ler d’a­ban­don­ner l’Eu­ro, la mon­naie des ban­quiers, il ne veut pas entendre par­ler de sor­tir de l’U­nion Euro­péenne. Il ne repré­sente aucun dan­ger pour les puis­sances d’argent puis­qu’il en épouse les paradigmes.

    Le socia­lisme ne peut être que natio­nal par défi­ni­tion, puisque le socia­lisme s’ap­puie sur un Etat fort. L’hy­per­éta­tisme sans fron­tières du Front de Gauche est une contra­dic­tion rédhibitoire.

    Le FN est un par­ti authen­ti­que­ment inter­na­tio­na­liste (au sens de Marx) parce qu’il entend mettre en place des bar­rières doua­nières dans les échanges avec les pays qui ne res­pectent pas les normes sociales et envi­ron­ne­men­tales élé­men­taires, pour les for­cer, s’ils veulent nous vendre leurs pro­duits, à rele­ver le niveau de pro­tec­tion sociale de leurs tra­vailleurs. C’est ain­si que se mani­feste la soli­da­ri­té du FN avec les tra­vailleurs des pays étran­gers qui font du dum­ping social pour abais­ser les prix de leurs pro­duits et se pro­cu­rer un avan­tage com­pé­ti­tif, dum­ping social qui est encou­ra­gé par l’ou­ver­ture totale des fron­tières. L’ou­ver­ture totale des fron­tières défen­due par Mélen­chon abou­tit donc à un nivel­le­ment par le bas et à une course à la réduc­tion des coûts de pro­duc­tion. Le FN veut nive­ler par le haut.

    Mélen­chon déteste la France. Il veut ache­ver de la détruire en fai­sant sub­mer­ger son peuple d’o­ri­gine par de nou­velles masses migra­toires incon­trô­lées, en fai­sant dis­pa­raître son peuple d’o­ri­gine contre lequel il a une hargne sans limite. Il veut faire table rase de l’an­cienne France, comme tout apprenti-dictateur.

    « même si vous sem­blez admi­rer un empe­reur allemand »

    Un petit mous­ta­chu vous auriez été encore plus drôle et vous vous seriez sen­ti encore plus malin. C’est une incise trop usi­tée pour être encore un peu originale.

    Sinon oui on assume tota­le­ment de vou­loir recons­ti­tuer les effec­tifs des forces de police qui ont été sabrés par Sar­ko­zy, de vou­loir for­mer plus de juges pour nous his­ser à la moyenne euro­péenne (le taux de juges rap­por­tés à la popu­la­tion fran­çaise est scan­da­leu­se­ment bas et indigne d’un pays comme la France), de vou­loir créer 40 000 nou­velles places de pri­son et en consé­quent embau­cher des gar­diens pour nous his­ser là encore à la moyenne euro­péenne et faire en sorte que les 80 000 peines de pri­son qui aujourd’­hui ne sont pas exé­cu­tées le soient. C’est même un point cen­tral du pro­gramme du FN car la sécu­ri­té est la pre­mière des liber­tés et car l’in­sé­cu­ri­té coûte 115 mil­liards d’eu­ros à la France et touche en pre­mier lieu les plus fra­giles de nos com­pa­triotes. Comme le FN défend les plus fra­giles, il s’at­taque natu­rel­le­ment aux maux dont il souffre, dont fait par­tie, outre le chô­mage, l’insécurité.
    Sinon je ne suis pas expert de la chose mili­taire mais il me semble que la plu­part des pays dans le monde ont une garde natio­nale de réservistes.

    Pour conclure, il serait donc bien que vous vous pré­oc­cu­piez un peu plus des petits blancs qui ne font pas de bruit que des étran­gers ou des immi­grés qui réclament, reven­diquent. Cette obses­sion de l’Autre est assez sus­pecte et ne se retrouve chez aucun autre peuple de la pla­nète, vos congé­nères blancs ne semblent pas exis­ter dans votre tête.

    Réponse
  31. Charlemagne

    @Sitouaillain :

    Vichy, c’é­taient des ban­quiers et des socia­listes, des radi­caux de gauche, des com­mu­nistes. Les pre­miers résis­tants (pas ceux de la der­nière heure), c’é­taient des maurrassiens
    La res­sem­blance de Mélen­chon avec Doriot est frap­pante et trou­blante, et il ne m’é­ton­ne­rait pas que Mélen­chon finisse comme Doriot.

    Réponse
  32. Charlemagne

    Mélen­chon, c’est de toute façon déjà un Doriot parce que cette grande gueule masque la per­son­na­li­té d’un pleutre qui se couche devant les musul­mans, qu’ils lèchent en per­ma­nence, par le même paci­fisme que celui de Munich et qui a déjà com­men­cé à col­la­bo­ré avec le fas­cisme vert qui sera le nou­veau fas­cisme du 21ème siècle. Le franc-maçon « plus anti­clé­ri­cal que moi tu meurs » fait curieu­se­ment pro­fil très bas devant l’is­lam avec lequel il est tout suave. Ca n’est qu’un faux bravache.

    Réponse
  33. sitouaillain

    @ char­le­magne,

    empe­reur allemand…charlemagne…le reste c’est toi qui déduit.

    donc je vais ten­ter de te répondre :

    « Les mon­dia­listes militent pour la sup­pres­sion totale des fron­tières parce qu’ils veulent mettre en concur­rence les tra­vailleurs du monde entier entre eux pour tirer les salaires vers le bas et accroître leurs pro­fits et parce qu’ils veulent faire dis­pa­raître les anciens mar­chés natio­naux rela­ti­ve­ment pro­té­gés, au pro­fit d’un grand mar­ché mon­dial uni­fié à l’in­té­rieur duquel ils pour­raient conqué­rir plus faci­le­ment de nou­veaux marchés. »

    pour­quoi ce terme de « mon­dia­listes », c’est dom­mage, on voit tout de suite la limite, vous devriez trou­ver mieux pour mas­quer les pro­jets de retour à une bonne vieille exploi­ta­tion capi­ta­liste « natio­nale » qui au demeu­rant n’a jamais exis­té et ne pro­tè­ge­ra jamais les fran­çais des puis­sances capi­ta­listes déjà consti­tuées capables de cou­per les vivres…à moins que vous n’ayez des idées d’ersatz…

    « Les gau­chistes militent pour la sup­pres­sion totale des fron­tières parce qu’ils ont mal lu le Capi­tal et se sont mépris sur le sens du mot inter­na­tio­na­lisme qu’ils ont dévoyé. Chez Marx, l’in­ter­na­tio­na­lisme signi­fiait l’in­ter-natio­na­lisme, c’est-à-dire la soli­da­ri­té des nations libres et sou­ve­raines entre elles, et abso­lu­ment pas la dis­pa­ri­tion des fron­tières. Les gau­chistes en vou­lant régu­la­ri­ser les clan­des­tins par pseu­do-huma­ni­ta­risme sont les ali­bis huma­ni­taires du grand patro­nat pour qui ces clan­des­tins consti­tuent l’ar­mée de réserve du capi­ta­lisme, un ins­tru­ment de chan­tage à l’en­contre des tra­vailleurs pour qu’ils renoncent à leurs reven­di­ca­tions sous peine d’être licen­ciés et rem­pla­cés par cette armée de réserve. »

    Tu as aus­si mal lu marx, mais je ne m’é­tends pas ; par contre, tu as mal écou­té Mélenchon…

    je ne sais pas ce qu’est un « gau­chiste » pour le FN, j’ai aus­si enten­du le concept « d’is­la­mo­gau­chiste » chez les soraliens..concept très orwel­lien d’ailleurs,

    en tout cas dans l’ac­cep­tion com­mu­né­ment admise, mélen­chon n’est pas un « gau­chiste », il est donc pour « la soli­da­ri­té des nations libres et sou­ve­raines entre elles, et abso­lu­ment pas la dis­pa­ri­tion des fron­tières », quoi qu’en disent les affir­ma­tions men­son­gères issues du micro­cosme conspi.

    non seule­ment l’ar­gu­ment de l’ar­mée de réserve immi­grée ne tient pas avec 10 mil­lions de sans emploi, mais pour les immi­grés qui tra­vaillent, avoir des papiers per­met de se syn­di­quer, ils ne sont donc plus clan­des­tins une fois régularisés.

    Par contre, on voit des patrons se plaindre de ne pas trou­ver de main d’œuvre…et faire venir des immigrés…sûrement un com­plot communiste…ou bien des finan­ciers du FN gros blanc exploi­tants l’A­frique (Bolloré)…bof,on s’en fout après tout…c’est la faute des « gau­chistes » sûre­ment pas de la droite qui a gou­ver­né depuis 1945 et pour laquelle les gens d’ex­trême droite ont tou­jours bais­sé leur culotte.

    enfin et sur­tout, mal­gré cet éga­re­ment par­don­nable, le qua­li­fi­ca­tif de « pseu­do-huma­ni­taire » en dit long sur les capa­ci­tés de se mettre à la place de l’autre de celui qui pro­nonce celà à l’é­gard des futurs occu­pants de ses camps, pardon,centres de rétention,

    ceci en dit long sur la vieille haine des droits de l’Homme, chez ceux qui prônent la supé­rio­ri­té blanche,

    manque de bol, ne pas soi­gner l’é­tran­ger misé­reux, c’est pré­pa­rer de belles épidémies…n’en déplaise aux ruraux ayant pro­fi­té de l’a­gri­cul­ture indus­trielle sub­ven­tion­née pol­luante et fai­sant bais­ser les prix mondiaux…et qu’aiment pas les « éco­los »…sur­tout ne chan­geons rien

    « Marx n’a­vait que mépris pour le lum­pen­pro­lé­ta­riat, auquel cor­res­pond aujourd’­hui les racailles de ban­lieue dont vous faites por­ter à la France la res­pon­sa­bi­li­té des innom­brables exac­tions, que vous dédoua­nez de toute res­pon­sa­bi­li­té et aux­quels vous trou­vez des excuses (oubliant que les immi­grés asia­tiques en France, bien qu’eux aus­si pour la plu­part issus de ter­ri­toires ancien­ne­ment colo­ni­sés par la France, se sont par­fai­te­ment assi­mi­lés par le tra­vail, ne se font jamais remar­quer, ne causent pas de sou­cis et ne sont pas res­tés cram­pon­nés à d’an­ciennes ran­cœurs qu’ils auraient pu nour­rir à l’é­gard de l’an­cien colo­ni­sa­teur et qu’ils ont dépas­sés et lais­sés der­rière eux au lieu de les remâ­cher sans cesse et de les invo­quer pour mas­quer comme les magh­ré­bins et les afri­cains leur paresse et leur manque de volon­té de se retrous­ser les manches pour s’en sor­tir, paresse, manque de volon­té et ran­cœurs remâ­chées qui expliquent plus sur­ement que le racisme des Fran­çais de souche les dif­fi­cul­tés sociales qu’ils ren­contrent), lum­pen­pro­lé­riat que les patrons uti­li­saient au 19ème siècle et au début du 20ème siècle pour cas­ser les grèves et ter­ro­ri­ser les ouvriers et travailleurs. »

    Tu te contre­dis toi même, c’est fou, si alors le lum­pen d’a­vant, à sa cor­res­pon­dance aujourd’­hui, c’est donc par une poli­tique fra­ter­nelle de redis­tri­bu­tion et d’in­clu­sion sociale qu’il se résorbe,

    la paresse des pauvres est une vielle lita­nie libé­rale, mais pour ceux que tu désignes par leurs ori­gines, il me fau­drait des preuves de pré­ten­dues paresses, si tant es qu’il leur est don­né de travailler…au vu du taux de chô­mage actuel,on est en droit de se poser des questions…et puis­qu’il sont fai­néants, au moins ne sont-ils pas une armée de réserve…ça devrait te réjouir !

    pour ce qui est de mes propres expé­riences, j’ai pu tra­vailler côte à côte avec ces sous-hommes, pas fai­gnants pour un sous figures-toi, durs à la tâche, et figures-toi qu’ils y en a même qui arrive à faire des études,oui,oui, et tout ça c’est plus facile pour « s’in­té­grer », enfin m’est avis.

    la res­pon­sa­bi­li­té du chô­meur, vieille antienne libé­rale et sur­tout la res­pon­sa­bi­li­té des enfants à leur propre déshé­rence scolaire,
    la res­pon­sa­bi­li­té de l’im­mi­gré de gar­der ou pour son fils de se réin­ven­ter des racines, dans un pays qui ne lui offre rien que le mépris et le racisme,

    oh je n’ex­cuse per­sonne et des mafieux chi­nois il y en a, je suis bien pla­cé pour savoir tout ça, je tra­vaille dans une pri­son en ban­lieue pari­sienne et crois-moi l’a­mi, tu te fous tota­le­ment le doigt dans l’oeil,

    et sur­tout tu ne mesures même pas la por­tée néga­tive que peut avoir des pro­pos d’un pou­voir xénophobe,

    mis à part cela, il est clai­re­ment démon­tré l’ef­fet mul­ti­pli­ca­teur de l’ac­crois­se­ment des inéga­li­tés sur le taux de criminalité,

    enfin, pour évi­ter la mau­vaise conscience de l’in­no­cent, on dira que ce sont les spé­cu­la­tions immo­bi­lières qui pro­duisent la ghet­toï­sa­tion, et sur­tout pas la haine de l’Autre, là aus­si très sus­pecte mais bien mesu­rable dans mon quar­tier ou les élec­teur de droite et du Fn se mobi­lisent contre la construc­tion de loge­ments sociaux…les mêmes qui votent pour l’ac­crois­se­ment des inéga­li­té et de la misère…bref des lumières de l’occident…

    « C’est Marine Le Pen qu’ont rejointe les che­vè­ne­men­tistes qui sont les plus fidèles héri­tiers de Jean Jau­rès dont les gau­chistes actuels ont tra­hi le mes­sage en sub­sti­tuant à la pré­fé­rence natio­nale, qui était le mot d’ordre des syn­di­cats et des forces de gauche d’a­vant-guerre et encore celui des com­mu­nistes et de Georges Mar­chais jus­qu’au début des années 80, la pré­fé­rence immi­grée (Her­vé Algallarondo). »

    sauf que Che­vè­ne­ment sou­tien Hol­lande, et le bre­vet d’hé­ri­tage n’est le mono­pole de per­sonne, et si Mar­chais (ex-orga­ni­sa­teur du STO) disait cer­taines choses, c’est aus­si parce qu’à une cer­taine époque, « on » allait cher­cher, « on » orga­ni­sait la venue d’im­mi­grés, et la phase « mon­dia­liste » du capi­ta­lisme n’a­vait pas encore été com­prise par les com­mu­nistes, qui com­prennent tou­jours en retard d’ailleurs, après les poli­tiques rea­gan-that­cher-FMI, « on » n’a plus besoin d’al­ler cher­cher, ils viennent tous seuls…la faute aux poli­tiques trots­kystes certainement…

    « Vous mani­fes­tez beau­coup de com­pré­hen­sion pour les jeunes gens des cités issus de l’im­mi­gra­tion, mais vous ne vous sou­ciez pas des jeunes fran­çais de souche des couches popu­laires qui habitent dans les villes petites et moyennes, et dans les cam­pagnes, très dure­ment tou­chées par la fer­me­ture des usines et des mines, et par le chômage. »

    Tu n’as rien com­pris là encore, d’a­bord, per­son­nel­le­ment je viens de la cam­pagne et j’ai tra­vaillé dans les champs et dans des usines rurales dont cer­taines ont été délo­ca­li­sées, je connais très bien cette litanie,

    mais si je disais que le FN est un par­ti inutile c’est bien parce qu’il par­ti­cipe au divi­ser pour mieux régner…la dif­fé­rence fon­da­men­tale au FdG, confor­mé­ment aux valeurs de la répu­blique, c’est qu’ils ne font pas de dif­fé­rences entre français,
    et le « fran­çais de souche » est un concept tota­le­ment irréa­liste et contra­dic­toire avec l’his­toire de la France,

    l’a­veu est pitoyable, c’est toute la France qui souffre et il fau­drait mes­qui­ne­ment faire des hié­rar­chies dans la souffrance…allons, ça ne tient pas, sur­tout si l’ob­jec­tif est de vivre en paix.

    mais ce qui me touche le plus dans ces pro­pos de la vic­time « blanc » rural, c’est que dans mon vil­lage, mes amis arabes (ils étaient deux familles dont les pères ont été embau­chés dans les 70’s par l’u­sine qui s’ins­tal­lait-là) n’ont jamais été fait de grosses conne­ries, étaient stu­dieux et polis, mais ça n’empêchaient pas les gens du vil­lage de les trai­ter de Bougnoules…figurez-vous que ça marque, alors ima­gi­nez quand ça vient d’un ministre ce que ça peut donner…

    « Les ter­ri­toires ruraux sont les plus pauvres de France et pour­tant contrai­re­ment à la Seine-Saint-Denis, qui est le 15ème dépar­te­ment le plus riche de France (et ce sans même que soient comp­tés les reve­nus consi­dé­rables tirés de l’é­co­no­mie illé­gale comme le tra­fic de drogue), la cri­mi­na­li­té et la délin­quance y sont extrê­me­ment basses. La pau­vre­té n’ex­plique donc pas la délin­quance, et le déve­lop­pe­ment éco­no­mique des cités et l’in­té­gra­tion éco­no­mique des jeunes gens qui y vivent ne garan­tissent donc abso­lu­ment pas que la cri­mi­na­li­té reflue. »

    Tu uses de faits pour sou­te­nir un rai­son­ne­ment tor­du, bien sûr, rap­pe­ler que la police pro­voque elle-même des délits (outrage, etc.), qu’elle se concentre dans cer­tains quar­tiers et sur cer­taines popu­la­tion alors que le délits dans les cam­pagnes ne sont pas vus des gen­darmes, serait de mau­vaise foi de même que rap­pe­ler que l’argent de la drogue et la cri­mi­na­li­té engen­drée sont le pro­duit d’une poli­tique de prohibition,

    mais sur­tout, on ne com­prend rien si on ne se met pas à la place des autres, on du moins lors­qu’on cherche à ne pas voir les choses par le bout de la lor­gnette xéno­phobe : la cri­mi­na­li­té des ban­lieue, c’est à dire des exclus, des pauvres en situa­tion d’a­no­mie car déra­ci­nés et sans ouvrage est une constante depuis le moyen-âge…vous devriez lire au FN les textes sur les bre­tons et les auver­gnats qui effrayaient la bour­geoi­sie du 19ème siècle…vous vous reconnaitriez…

    « D’ailleurs on a fait toutes sortes de poli­tiques pour déve­lop­per éco­no­mi­que­ment ces cités (poli­tiques de la ville, zones franches, déver­se­ment de mil­liards d’eu­ros au titre de la poli­tique de la ville), et ces poli­tiques ont pour­tant toutes échoué à déve­lop­per ces cités. »

    C’est exact, j’ai ma petite idée du pour­quoi, un truc qui res­semble à s’at­ta­quer aux consé­quences plu­tôt qu’aux causes de la misère

    « C’est donc que le pro­blème ne vient pas de l’a­ban­don par l’E­tat de ces cités de ban­lieue mais des gens qui y vivent et qui doivent chan­ger leur men­ta­li­té, leur atti­tude vis-à-vis du pays qui a eu la géné­ro­si­té de les accueillir, et qui doivent faire un aggior­na­men­to de leur culture d’o­ri­gine qui est mani­fes­te­ment incom­pa­tible et contra­dic­toire avec leur néces­saire assi­mi­la­tion au pays d’accueil. »

    Si le pro­blème vient d’un aban­don de l’É­tat, mais oui effec­ti­ve­ment tu as rai­son pour le chan­ge­ment de mentalité…mais je ne suis pas sûr que le flics au crâne rasé soit un bon péda­gogue ni un bon exemple…et puis, il va fal­loir écla­ter tout ça pour repeu­pler les cam­pagnes, là où il reste des valeurs et, quoi que, peut être mettre le paquet édu­ca­tif sur ceux-là aussi…vous écri­rez 100 fois : je cher­che­rais tou­jours à voir plus loin que le bout de mon nez…

    « C’est donc parce que la cri­mi­na­li­té est forte au sein des popu­la­tions de ces cités ne peuvent pas se déve­lop­per éco­no­mi­que­ment, et non l’in­verse comme vous le prétendez. »

    Je crois qu’une affir­ma­tion pareille est une pure hal­lu­ci­na­tion, une inep­tie ridi­cule même, quand on pré­tend avoir lu Marx et qu’on pleur­niche (à juste titre) sur la pau­pé­ri­sa­tion des campagnes,

    mais de toute façon la droite voit des pre­neurs d’o­tage par­tout, syn­di­cats, délin­quants, même combat..

    « Le Front de Gauche n’est pas pro­tec­tion­niste puis­qu’il est pour l’ou­ver­ture totale des fron­tières. C’est un Front qui n’a rien de révo­lu­tion­naire puis­qu’il veut res­ter au sein du sys­tème éco­no­mique actuel »

    Mais où diable es-tu allé cher­cher ces contre-vérités ?

    « , il ne veut pas entendre par­ler d’a­ban­don­ner l’Eu­ro, la mon­naie des ban­quiers, il ne veut pas entendre par­ler de sor­tir de l’U­nion Euro­péenne. Il ne repré­sente aucun dan­ger pour les puis­sances d’argent puis­qu’il en épouse les paradigmes. »

    Ah c’est donc cela le pro­blème, l’eu­ro c’est la mon­naie des ban­quiers alors que le franc c’é­tait pas la mon­naie des ban­quiers, oua­hou mer­veilleux, et il va le pro­té­ger com­ment son taux de change le FN ? comme Mit­ter­rand en 83 ? par la rigueur ? par l’é­mis­sion de mon­naie ? qui en voudra ?

    Ce par­ti est en mode cré­ti­ne­rie au niveau éco­no­mique et la pré­ten­due sor­tie de l’eu­ro affi­chée déma­go­gi­que­ment n’est pas tout à fait ce qui est pro­po­sée dans le pro­gramme du FN, mais gageons qu’ils tien­draient au moins la pro­messe d’un réfé­ren­dum, ce qui lais­se­ra du temps pour débattre, et du temps aux spé­cu­la­teurs pour bien s’organiser…

    Oui le FdG assume l’eu­ro et assume l’Eu­rope non pas comme tu le dis, car il est cer­tain qu’il faut déso­béir et sor­tir du trai­té de Lis­bonne (donc de Maas­tricht et Nice), mais jus­te­ment comme moyen de pou­voir mener sa poli­tique sans s’ex­po­ser aux menaces capi­ta­listes, il assume éga­le­ment un rôle inter­na­tio­na­liste puis­qu’il ne cherche pas à abs­traire la France des souf­frances des voi­sins à leurs dépends, ni même au dépend des fran­çais comme le pro­pose (sans le vou­loir) le FN, mais bien à faire plier au moins en Europe les ban­quiers et les mul­ti­na­tio­nales, ce qui com­mence par un rap­port de force assu­mé avec les gou­ver­ne­ments des pays voi­sins, en même temps que leurs popu­la­tions peuvent accé­der aux idées, avec la cer­ti­tude qu’il ne s’a­git pas là d’un égoïsme nationaliste…contrairement ce qui est pra­ti­qué ailleurs. mais je dis bien rap­port de force…madame le Pen dans son pro­gramme elle met « négo­cier »…elle veut négo­cier avec les ban­quiers ta madame le pen, et elle va faire recon­naître sa mon­naie de singe par la négo­cia­tion… hihihi

    « Le socia­lisme ne peut être que natio­nal par défi­ni­tion, puisque le socia­lisme s’ap­puie sur un Etat fort. L’hy­per­éta­tisme sans fron­tières du Front de Gauche est une contra­dic­tion rédhibitoire. »

    Mais où encore as-tu été cher­ché tout ça ? le socia­lisme, c’est l’a­bo­li­tion de l’E­tat en tant que struc­ture coer­ci­tive et oppres­sive, pater­na­liste, exté­rieur à la socié­té ! et la France c’est « les hommes naissent libres et égaux en droits », pas les « fran­çais naissent plus libres et supé­rieurs en droits aux métèques », donc le socia­lisme est le pro­lon­ge­ment de l’i­déo­lo­gie répu­bli­caine, il entend dépas­ser sa contra­dic­tion intrin­sèque avec la pro­prié­té pri­vée (lucra­tive dit Friot),

    s’il croit encore à la force de l’É­tat, pour le socia­liste, il n’est un moyen tran­si­tion­nel de par­ve­nir à la socié­té « anar­chiste », sans classes, mais il est tout sauf natio­na­liste, il est inter­na­tio­na­liste, fédé­ra­liste, « pro­lé­taires de tous les pays… » face aux capi­ta­listes et sur­tout pas pré­oc­cu­pé par la para­noïa de poseurs de bar­be­lés, s’il n’y a rien à vendre et à accu­mu­ler, per­sonne ne vien­dra rien s’ap­pro­prier, si les gens sont bien chez eux, ils y res­te­ront, et Jau­rès puisque tu as l’air d’ai­mer, n’as jamais fait autre chose que de pour­fendre le nationalisme…idéologie bour­geoise et délétère…source de guerres…on a déjà donné !

    « Le FN est un par­ti authen­ti­que­ment inter­na­tio­na­liste (au sens de Marx) parce qu’il entend mettre en place des bar­rières doua­nières dans les échanges avec les pays qui ne res­pectent pas les normes sociales et envi­ron­ne­men­tales élé­men­taires, pour les for­cer, s’ils veulent nous vendre leurs pro­duits, à rele­ver le niveau de pro­tec­tion sociale de leurs tra­vailleurs. C’est ain­si que se mani­feste la soli­da­ri­té du FN avec les tra­vailleurs des pays étran­gers qui font du dum­ping social pour abais­ser les prix de leurs pro­duits et se pro­cu­rer un avan­tage com­pé­ti­tif, dum­ping social qui est encou­ra­gé par l’ou­ver­ture totale des frontières. »

    le pro­gramme du FdG dit exac­te­ment la même chose…il n’est de pire aveugle…que celui qui sup­porte un par­ti tout récem­ment conver­ti aux thèses « gau­chiste »…comme quoi la peur de l’im­mi­gré peut faire réfléchir…

    « L’ou­ver­ture totale des fron­tières défen­due par Mélen­chon abou­tit donc à un nivel­le­ment par le bas et à une course à la réduc­tion des coûts de pro­duc­tion. Le FN veut nive­ler par le haut. »

    Ça y est, j’ai com­pris, tu confonds Mélen­chon avec Hol­lande… C’est pas sym­pa ça !

    « Mélen­chon déteste la France. Il veut ache­ver de la détruire en fai­sant sub­mer­ger son peuple d’o­ri­gine par de nou­velles masses migra­toires incon­trô­lées, en fai­sant dis­pa­raître son peuple d’o­ri­gine contre lequel il a une hargne sans limite. Il veut faire table rase de l’an­cienne France, comme tout apprenti-dictateur. »

    C’est pro­pre­ment déli­rant, et une défor­ma­tion totale de la réalité…mais bon, un appren­ti dic­ta­teur qui pro­pose une assem­blée consti­tuante et qui veut sup­pri­mer la fonc­tion pré­si­den­tielle pour lui sub­sti­tuer un régime parlementaire…c’est effrayant…mais peut-être moins que la le pen et sa pro­po­si­tion de sep­ten­nat et quelques repoudrages..dont le RIC, c’est vrai… si elle tient parole… car bien sûr on attend ça avec impatience…

    « les 80 000 peines de pri­son qui aujourd’­hui ne sont pas exé­cu­tées le soient. C’est même un point cen­tral du pro­gramme du FN car la sécu­ri­té est la pre­mière des libertés »

    Si le FN était consé­quent, il irait voir ce que sont ces peines, il éva­lue­rait si les délits en ques­tion sont bien des faits qui méritent l’in­car­cé­ra­tion (énor­mé­ment de réci­dives de conduite en état d’i­vresse ou sans per­mis et de consom­ma­tion de shit) et ce qu’ap­porte l’in­car­cé­ra­tion à la sécurité…réponse, à part pour les cri­mi­nels dangereux…pas grand chose…surtout si on dimi­nue les effec­tifs de tra­vailleurs sociaux et les sub­ven­tion aux asso spé­cia­li­sées dans la réin­ser­tion des déte­nus, la pri­son ne sert qu’à aggra­ver les choses, sur­tout en france vu le non-sens péda­go­gique qu’est la pri­son mais toutes les études de par le monde montrent que l’exé­cu­tion de peines alter­na­tives à l’in­car­cé­ra­tion dimi­nue le taux de réci­dive et que plus l’in­car­cé­ra­tion est pro­lon­gée, plus le risque de réci­dive est grand (sur­tout quand on veut sup­pri­mer les mini­mas sociaux aux sor­tants de pri­son comme c’est dans le pro­gramme FN) et que, comme dans les muni­ci­pa­li­té FN on sup­prime les édu­ca­teurs de rue et tous les dis­po­si­tifs de prévention…bref vous avez l’as­su­rance d’a­voir le pro­gramme le plus sus­cep­tible d’ag­gra­ver la situa­tion, non content d’a­voir sous le nez le désastre sar­ko­siste, dans tous les volets de la sécu­ri­té, vous vou­lez en remettre une couche, un peu comme ces ultra-libé­raux qui répètent que si ça ne fonc­tionne pas, c’est qu’on a pas assez libéralisé…bref le FN est un par­ti de semi-dément, de gens qui confondent la jus­tice avec la ven­geance et la puni­tion avec la torture…ça ne mar­che­ra pas, ça n’a jamais marché !

    « Pour conclure, il serait donc bien que vous vous pré­oc­cu­piez un peu plus des petits blancs qui ne font pas de bruit que des étran­gers ou des immi­grés qui réclament, reven­diquent. Cette obses­sion de l’Autre est assez sus­pecte et ne se retrouve chez aucun autre peuple de la pla­nète, vos congé­nères blancs ne semblent pas exis­ter dans votre tête. »

    Oh que si, il existent, et dans mon cœur, au même titre que tous les autres, et je m’en pré­oc­cupe beau­coup, et je pré­fère même les petits blancs qui reven­diquent et qui font du bruit, soli­daires avec tous leurs frères, mais je te ras­sures, je sais aus­si détes­ter et qu’ils soient inté­gristes catho­liques ou fana­tiques musul­man, sec­taires (gau­chistes?), cupides, cré­tins, noirs ou blancs, ça m’im­porte peu,

    pour moi un homme est un homme, et on ne naît pas fran­çais, on le devient…un peu d’a­mour ça aide…car figures-toi que mon dégoût de la France, lorsque j’ai vu le visage du borgne tor­tu­reur au second tour en 2002 puis son ava­tar « res­pec­table » pré­sident en 2007, je suis parti,

    et c’est ailleurs que j’ai retrou­vé ce qu’est la France, son sens et sa por­tée, le res­pect qu’elle dégage lors­qu’elle est lumière, peuple révo­lu­tion­naire et sou­cieux de dire que ce qui est bon pour les uns devrait être bon pour tous, la liber­té, l’é­ga­li­té, la fra­ter­ni­té, les droits inalié­nables de tout être humain,

    alors je suis reve­nu car je n’ai pas le droit de lais­ser cela aban­don­né, sans cesse bafoué, sali par des gens aux idées rabou­gries et barbares,

    et je me suis sou­ve­nu de mon arrière-grand-père qui a lais­sé deux enfants en bas-âge et une femme pour s’en­ga­ger volon­taire dans l’ar­mée qui allait com­battre Hit­ler, il fut tra­hi par l’ex­trême-droite des maré­chaux capitulant,
    il était com­mu­niste, sa femme était ita­lienne, sa famille ayant fui les fascistes,
    mon grand-père s’é­tait bat­tu pour la France, ça n’a pas empê­ché les gens de trai­ter son fils de rital,
    mais le rital était bon fran­çais et en bon sol­dat fran­çais il a réus­si sous le com­man­de­ment d’un adju­dant com­mu­niste à sau­ver deux ou trois vil­lages algé­riens contre leurs propres com­pa­triotes qui allaient mas­sa­crer les paysans…il a mis trente ans avant de pou­voir en parler…

    « Mélen­chon, c’est de toute façon déjà un Doriot parce que cette grande gueule masque la per­son­na­li­té d’un pleutre qui se couche devant les musul­mans, qu’ils lèchent en per­ma­nence, par le même paci­fisme que celui de Munich et qui a déjà com­men­cé à col­la­bo­ré avec le fas­cisme vert qui sera le nou­veau fas­cisme du 21ème siècle. Le franc-maçon « plus anti­clé­ri­cal que moi tu meurs » fait curieu­se­ment pro­fil très bas devant l’is­lam avec lequel il est tout suave. Ca n’est qu’un faux bravache. »

    Franc-maçon, c’est tou­jours plus digne que de se récla­mer d’un empe­reur franc, ou de l’O­pus Dei et de l’Église catholique,

    et la concep­tion de la laï­ci­té qui anime cet homme je la par­tage, elle est offen­sive et juste, et je ne l’ai jamais enten­du faire pro­fil bas devant « l’is­lam », et je l’ai enten­du maintes fois vili­pen­der tout inté­grisme et toute intru­sion de la reli­gion dans le politique.

    Celle de la le pen est à géo­mé­trie variable, et son idio­tie la pousse à en rajou­ter dans la cari­ca­ture, mais nous ne sommes pas dupes de l’of­fen­sive des ultra­ca­thos pour reprendre leurs œuvres obs­cu­ran­tistes, et, comme d’ha­bi­tude lors­qu’ils ne peuvent pas conver­tir de force, il vou­draient éra­di­quer la reli­gion des autres, et bien, ils arrivent au résul­tat contraire…ineptie du choc des civilisations…mais véri­té qu’un inté­griste en vaut un autre…blanc ou vert..

    Pour ce qui est de se cou­cher devant le fas­cisme vert je pense que tu confonds avec sar­ko­sy qui lui se couche devant les dol­lars et le pétrole de l’in­ter­na­tio­nale dji­ha­diste et lui offre, grâce aux voci­fé­ra­tions du FN en écho, un ter­rain très favo­rable, puisque la haine nour­rit la haine en retour. sans par­ler du sou­tien incon­di­tion­nel de sar­ko l’a­mé­ri­cain à l’im­pé­ria­lisme yan­kee qui n’est pas étran­ger à la mon­tée des inté­grismes iden­ti­taires de par le monde,intégrismes et fas­cismes qui pros­pèrent sur la misère pro­vo­qué par la mondialisation,

    vois-tu Karl der Grosse, tes fan­tasmes et ta haine ne tou­che­rons que les con-vain­cus et sont si faci­le­ment récu­pé­rables par les puis­sants que le mieux serait de repar­tir sur de bonnes bases.

    le rap­pel à la fer­me­té et à ne pas ver­ser dans l’an­gé­lisme est par exemple une bonne base,

    mais dès qu’on dérive sur la haine et donc sur la volon­té plus ou moins consciente d’é­ra­di­quer les indi­vi­dus, on s’é­carte du raisonnable…

    Je ne t’ac­cuse de rien, et les anti­fas­cistes ne sont pas en reste sur cer­tains tra­vers nous serons d’ac­cord, sim­ple­ment je te mets en garde sur tes logiques, comme tu es intel­li­gent tu sau­ra très bien que la limite est vite fran­chie par cer­tains indi­vi­dus bru­taux ou névro­sés, le FN fut le hochet de la gauche caviar, il est désor­mais utile aux néo­li­bé­raux pour sys­té­ma­ti­que­ment se faire réélire, jamais une majo­ri­té ne vote­rait pour le pen, comme par­ti, il est inoffensif,

    mais par contre comme arme idéo­lo­gique de des­tuc­tion des liens sociaux, la digue une fois levée par pas­qua puis sar­ko pour recon­qué­rir ces voix-là, c’est une cala­mi­té, il per­met le règne de la fla­gor­ne­rie des pul­sions de haine, nous vivons des épi­sodes de plus en plus alar­mants de vio­lences, la croix gam­mée se porte jusque sur des écus­sons de la BAC,

    notre situa­tion éco­no­mique se rap­pro­chant de celle des années trente, on voit resur­gir des dis­cours et des actes qu’on pen­sait ne plus entendre en Europe, ce que tu dis est donc dangereux,

    de plus, si c’est vrai­ment le « mon­dia­lisme » qui te pré­oc­cupe, tu ferais mieux de ne pas faire de pub pour un par­ti pou­ja­diste qui y par­ti­cipe en criant haro sur mélen­chon, et en pré­pa­rant le ter­rain aux récu­pé­ra­tions sar­ko­systes du « trop d’im­pôts » « trop d’as­sis­tés » « trop d’im­mi­grés », foca­li­sant les élec­teurs faibles d’es­prit là-des­sus, plu­tôt que sur la contre-édu­ca­tion de ce qu’est la dette, les banques, le néo­li­bé­ra­lisme, et pour­quoi pas, le socialisme…pas de chef tout puis­sant et héré­di­taire, pas d’hé­ri­tage de grosses for­tunes, pas de domes­tiques et pas de château.…

    Réponse
  34. sitouaillain

    @ Char­le­magne :

    tu pour­ras véri­fier que tes petits amis fas­cistes te mentent dans ce dis­cours de Mélen­chon sur la Défense, tout citoyen devrait avoir eu accès à son conte­nu, soi­gneu­se­ment mas­qué par les médias, avides de petites phrases et de mensonges :

    http://​www​.jean​-luc​-melen​chon​.fr/​2​0​1​2​/​0​3​/​3​0​/​d​i​s​c​o​u​r​s​-​p​o​u​r​-​u​n​e​-​d​e​f​e​n​s​e​-​s​o​u​v​e​r​a​i​n​e​-​e​t​-​a​l​t​e​r​m​o​n​d​i​a​l​i​s​te/


    Inter­ven­tion de Jean-Luc Mélen­chon sur la Défense par Pla­ceau­Peuple

    Réponse
  35. Charlemagne

    @ Sitouaillain

    Ceux qui pra­tiquent la vio­lence de rue, s’en prennent phy­si­que­ment à leurs adver­saires poli­tiques, attaquent leurs mee­tings, font de l’in­ti­mi­da­tion phy­sique, ce sont les mili­tants de Jean-Luc Mélen­chon qui dans cette cam­pagne agissent comme des SA.

    Ils rem­plissent la fonc­tion d’hommes de main du sys­tème, fonc­tion qui au 19ème siècle était dévo­lue au lum­pen­pro­lé­ta­riat, et dans les années 20 et 30 aux SA, qui étaient payés par les gros capi­ta­listes pour faire de la tra­hi­son de classe et ter­ro­ri­ser leurs cama­rades de classe (sociale bien enten­du) qui contes­taient l’ordre capi­ta­liste du moment et fai­saient entendre des revendications.

    Or, aujourd’­hui, la pre­mière for­ma­tion poli­tique chez ceux qui contestent l’ordre capi­ta­liste actuel, à savoir les ouvriers et les employés, est le Front Natio­nal, ce der­nier étant en effet le seul par­ti de l’é­chi­quier poli­tique à com­battre et à vou­loir remettre en cause la liber­té de cir­cu­la­tion des capi­taux, des mar­chan­dises et des hommes, liber­té de cir­cu­la­tion qui consti­tue aujourd’­hui le mar­queur idéo­lo­gique de la classe dominante.

    De manière signi­fi­ca­tive, les ner­vis de Jean-Luc Mélen­chon ne s’en prennent jamais à la droite d’argent (l’UMP) et aux sociaux-traitres (le PS) qui défendent et servent les inté­rêts des finan­ciers et des grands patrons. Ce sont donc bien les hommes de main de ces der­niers, char­gés de mater les seuls authen­tiques oppo­sants à l’o­li­gar­chie ban­caire et industrielle.

    Ce sont des traîtres de classe (même si il n’y a pra­ti­que­ment pas d’ou­vriers et d’employés par­mi eux, mais sur­tout des fonc­tion­naires, des syn­di­ca­listes pro­fes­sion­nels, des ensei­gnants, ôu encore des bobos en quête de fris­son révo­lu­tion­naire) qui col­la­borent avec les fas­cistes finan­ciers (dans la rue, mais aus­si dans les Gre­nelle sociaux pour rati­fier dans le dos des tra­vailleurs des accords avec le patro­nat qui consacrent des reculs des droits des tra­vailleurs, et pour signer tous les Trai­tés euro­péens : Maas­tricht (1992), Lis­bonne (2000) et Bar­ce­lone (2002) pour Mélen­chon, et TCE (2005) pour Ber­nard Thi­bault, Jean-Chris­tophe Le Dui­gou et Nicole Notat ; Le Dui­gou et Notat qui ont ache­vé de jeter le masque en inté­grant le club Le Siècle – et même en en pre­nant la Pré­si­dence pour Notat -, vous savez ce fameux club que Mélen­chon fait sem­blant de ne pas connaître) et avec les fas­cistes islamiques.

    Réponse
  36. sitouaillain

    @ char­le­magne,

    La haine ne per­met pas le dia­logue, déso­lé, j’ai cru que c’é­tait pos­sible… Soigne-toi et prends des cours d’histoire.

    Réponse
  37. Marie

    Il faut nous unir pour faire pas­ser ce mes­sage du Dr Rath

    http://​www​.dr​-rath​.com/​f​r​/​i​n​d​e​x​.​h​tml

    C’est un homme exceptionnel !!!

    Com­ment faire

    Pour ma part j’é­tais dans la démo­so­phie et j’en­voie à tous mes contacts (je com­prends main­te­nant pour­quoi, j’y étais)

    Mais, il faut des­cendre dans les rues avant le 2ème tour

    Cor­dia­le­ment

    Marie

    Réponse
  38. sitouaillain

    « L’absence de grille d’analyse, ter­reau du conspirationnisme

    Il faut rap­pe­ler que les ana­lyses sys­té­miques des formes de domi­na­tion, qui prennent en compte les struc­tures éco­no­miques et les déter­mi­nismes sociaux des indi­vi­dus, sont le meilleur rem­part contre les fan­tasmes de conspi­ra­tion, en rom­pant avec la vision naïve de l’individu pure­ment ration­nel et omni­scient – que pos­tulent les libé­raux, mais aus­si Cor­cuff lorsqu’il s’agit des jour­na­listes. Ces fan­tasmes attri­buent aux domi­nants (visibles ou cachés) une capa­ci­té de cal­cul, de pré­vi­sion, de mani­pu­la­tion tota­le­ment déme­su­rée. Or, comme le rap­pe­lait Bour­dieu en citant Marx, « les domi­nants sont domi­nés par leur domi­na­tion », et la conjonc­tion d’intérêts qui les unit et les dépasse n’a pas besoin pour se mani­fes­ter d’en pas­ser par des réunions secrètes où leurs actions seraient minu­tieu­se­ment et col­lec­ti­ve­ment pré­pa­rées et ajustées.

    Et c’est bien à défaut de telles grilles d’analyse glo­bales (qu’elles se réfèrent par exemple à Marx, Chom­sky ou Bour­dieu) que le conspi­ra­tion­nisme connaît un tel suc­cès aux États-Unis, comme l’explique Alexan­der Cock­burn : la domi­na­tion ne pou­vant s’expliquer par les déter­mi­nismes sociaux, elle ne peut être le fait que d’une poi­gnée d’individus entiè­re­ment ration­nels et omni­scients opé­rant dans l’ombre. En France, les théo­ries du com­plot n’ont eu qua­si­ment aucune prise sur les mili­tants poli­tiques orga­ni­sés, elles sont can­ton­nées essen­tiel­le­ment à des per­sonnes sans pas­sé ni ancrage poli­tique (tout du moins à gauche), qui « découvrent » tout à coup une « véri­té cachée » éso­té­rique leur appor­tant des réponses fre­la­tées… alors qu’ils auraient pu trou­ver de vraies réponses dans de réelles ana­lyses sociales et politiques.

    Sébas­tien Mar­chal (AL Paris Nord-Est) »

    plus sur le sujet :

    un (mau­vais) article qui donne des pistes sur à qui pro­fite le mode de pen­sée com­plo­tiste et confu­sion­niste gauche-droite

    http://​www​.cqfd​-jour​nal​.org/​L​e​s​-​i​n​f​i​l​t​res

    et un autre repre­nant l’i­dée que le conspi­ra­tion­nisme est le nou­veau « socia­lisme des imbéciles » :

    http://​www​.alter​na​ti​ve​li​ber​taire​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​3​222

    sans oublier ce bel hom­mage au plus taré (et dan­ge­reux) de tous, Soral, dont un dis­ciple s’est per­mis d’in­ter­ve­nir ici et de déver­ser les men­songes et inep­ties jean-claude-van­dam­mesques : http://​idiot​su​tiles​.blog​spot​.fr/

    Réponse
  39. Étienne

    Sitouaillain,

    C’est drôle d’ac­cu­ser d’ « absence d’a­na­lyse sys­té­mique » ceux qui voient un sys­tème orga­ni­sé dans les manœuvres des riches du moment.

    Cette façon de prendre les gens pour des imbé­ciles est à la fois vexante, contre-pro­duc­tive et… elle-même com­plè­te­ment stu­pide : « Nous l’é­lite — les vieux pros de la poli­tique, pas les bleus, pas les gueux, pas les naïfs, nous les vrais mili­tants, ceux qui ont un pas­sé, un ancrage poli­tique —, on ne se laisse pas embo­bi­ner par les bobards des soi-disant « sen­ti­nelles du peuple » qui dénoncent les com­plots des pri­vi­lé­giés. Il n’y a pas de com­plot, les pri­vi­lé­giés ne sont pas capables d’a­voir de plan d’en­semble concer­té contre ceux qu’ils pro­jettent d’ex­ploi­ter tou­jours plus, tout ça est « sys­té­mique », les riches ne sont pas ration­nels, les riches ne sont pas bien infor­més, ils n’ont pas de capa­ci­té de cal­cul, pas d’in­té­rêts com­muns, pas de conscience de classe, pas de capa­ci­té de pré­vi­sion ou de mani­pu­la­tion qui soit dan­ge­reuse pour la socié­té => tout ça doit être plu­tôt ana­ly­sé de façon mar­xiste, intel­li­gente quoi, à l’aide d’une « grille d’analyse »…

    sitouaillain, je consi­dère le texte de ce Sébas­tien Maré­chal, au mieux comme un tis­su de conne­ries (« les domi­nants sont domi­nés par leur domi­na­tion »… Faut pas avoir peur de prendre les gens pour des c. pour dire des choses pareilles : vous trou­vez ça utile, comme « ana­lyse » ?), au pire comme une mani­pu­la­tion —à des­sein cri­mi­nel : je rap­pelle que les com­plots des riches, ceux qui « n’existent pas », soi-disant, conduisent tou­jours aux GUERRES ; écou­ter Hen­ri Guille­min, Annie Lacroix-Riz, Nao­mi Klein (« pas ancrées poli­ti­que­ment » non plus, Annie et Nao­mi ? Quelle blague !) — pour dis­sua­der les hommes (par voie de déri­sion calom­nieuse) de se défendre prag­ma­ti­que­ment contre les manœuvres cra­pu­leuses des riches (éter­nelles, pour qui étu­die un peu l’his­toire, mais est-ce que les « ana­ly­seurs sys­té­miques orga­ni­sés » lisent l’his­toire des com­plots ? Pas sûr).

    Dire d’un dénon­cia­teur de com­plot (réel ou pas, c’est à étu­dier, pas à élu­der) qu’il rai­sonne « en sys­tème » com­plo­tiste, c’est trai­ter tous ceux qui se défendent de para­noïaques : c’est le degré zéro de l’a­na­lyse (« tous les résis­tants sont des para­noïaques, cir­cu­lez, y a rien à voir »). Je n’i­ma­gine ces pseu­do-ana­lyses (qui renoncent, pré­ci­sé­ment, à toute ana­lyse des com­plots) que 1) soit dans la tête d’i­diots utiles au sys­tème (puis­qu’on a le droit de se trai­ter de cré­tins, allons‑y), 2) soit dans celle de col­la­bos sti­pen­diés par le système.

    Les prêtres (com­plo­tistes eux-mêmes, d’ailleurs, c’est mar­rant : ils voient des para­noïaques com­plo­tistes par­tout 🙂 ) de la théo­rie de « la théo­rie du com­plot » sont (volon­tai­re­ment ou non) objec­ti­ve­ment des com­plices du sys­tème, à mon avis.

    « Socia­lisme des imbé­ciles »… N’im­porte quoi. 
    Imbé­cile vous-même, monsieur.
    C’est au moins un pré­ten­du « anti­fa » qui écrit de telles bêtises, non ? On se demande qui est le plus « infil­tré », en l’oc­cur­rence. 🙂 Il doit y avoir quelques dis­crets employés de banques par­mi les « anti­fas » et autres « alter­na­tifs libertaires ».

    Tout ça nous ramène au niveau intel­lec­tuel d’une bagarre de cour de récré : « Naïf ! Imbé­cile ! Taré (dan­ge­reux) ! »

    Vous allez vous y mettre aus­si, sitouaillain ?

    Ça pro­met…

    Étienne.

    Réponse
  40. sitouaillain

    @ Etienne,

    un peu que je vais m’y mettre !

    et pour ce qui est des rai­sons, tout est dit dans ton commentaire,

    per­son­nel­le­ment, je n’ai jamais nié, pas plus que les auteurs ou com­men­ta­teurs des articles sus­men­tion­nés, la véra­ci­té des com­plots avé­rés, ni même la néces­si­té de conti­nuer à les débusquer,

    je n’ai pas non plus nié la véra­ci­té de l’en­tente du car­tel de l’in­dus­trie chi­mique dénon­cé par le Dr Rath,

    par contre sur le « sys­tème de pen­sée com­plo­tiste » je sou­tiens qu’il s’a­git bien d’un pro­blème de carence de grille d’a­na­lyse, et il en existe d’autres que celle pro­po­sée par Marx.

    en tous les cas, la cour de récré, je n’ai pas l’in­ten­tion d’y entrer, mais si tu m’y invites… j’ai aus­si de la res­source dans ce registre… une pro­chaine fois 😉

    donc qu’est-ce que le « socia­lisme des imbé­ciles » ? à l’o­ri­gine ce sont les théo­ries de com­plots dénon­çant des ban­quiers juifs, ou des com­plots « judéo-maçon­niques »… au final les soit-disant grands résis­tants au sys­tème ont pré­pa­ré la haine des juifs tout court et per­mis la divi­sion des ouvriers entre ceux qui enten­daient lut­ter contre le capi­ta­lisme et la domi­na­tion et ceux qui, en alliance avec la bour­geoi­sie natio­nale, enten­daient s’en prendre aux seuls com­plo­teurs… Je fais des rac­cour­cis bien sûr,

    muta­tis mutan­dis, sans ren­trer dans une ana­lyse plus pro­fonde, atem­po­relle, psy­cho­lo­gique, de la pro­pen­sion à tout lire sous forme de complots,
    je trouve néces­saire de poin­ter le dan­ger, la notion de « socia­lisme des imbé­ciles » remise au goût du jour, dans un contexte éco­no­mique, poli­tique et social dif­fé­rents mais com­por­tant d’é­vi­dentes simi­la­ri­tés avec l’é­poque où émerge cette cri­tique, entend poin­ter du doigt la dénon­cia­tion des seuls arran­ge­ments entre puis­sants sans en pro­po­ser une lec­ture en tant que phé­no­mènes socio-his­to­riques liés à des struc­tures par­ti­cu­lières de la domination.

    sans avoir consul­té au préa­lable de spé­cia­listes en traque de fas­cistes, j’a­vais depuis long­temps remar­qué que les pages inter­net tour­nant autour du « nou­vel ordre mon­dial », du « 11 sep­tembre », etc., ren­voyait sou­vent à des liens d’ex­trême droite, plus ou moins affi­chés comme tels, je n’y avait pas prê­té plus d’at­ten­tion jus­qu’à ce que je me décide à subir une confé­rence d’A. Soral sur you­tube… Là j’ai com­pris le dan­ger du confu­sion­nisme idéo­lo­gique appli­qué à la lec­ture des « complots »…

    alors bien sûr le tra­vail des his­to­riens et des per­sonnes qui démontrent les ententes, les stra­té­gies et les lieux de socia­bi­li­tés des domi­nants est très intéressant,

    sim­ple­ment ce n’est pas ça qui est dénon­cé dans ces articles, c’est la lec­ture qui en est faite par une vision « com­plo­tiste », qui va par exemple s’in­té­res­ser au groupe de bil­der­gerg mais sur­tout pas aux méca­nismes qui font que les riches sont riches, c’est-à-dire que, sous-enten­du, le pro­blème c’est le com­plot entre riches, et pas le sys­tème qui amène des indi­vi­dus à acqué­rir une posi­tion sociale fai­sant que lors­qu’ils ren­contrent leurs amis et prennent des déci­sions, ceci à un effet poten­tiel sur l’en­semble de la popu­la­tion mon­diale, sous-enten­du du sous-enten­du, regar­der le doigt, quand on vous montre la lune,

    « Il n’y a pas de com­plot, les pri­vi­lé­giés ne sont pas capables d’a­voir de plan d’en­semble concer­té contre ceux qu’ils pro­jettent d’ex­ploi­ter tou­jours plus, tout ça est « sys­té­mique », les riches ne sont pas ration­nels, les riches ne sont pas bien infor­més, ils n’ont pas de capa­ci­té de cal­cul, pas d’in­té­rêts com­muns, pas de conscience de classe, pas de capa­ci­té de pré­vi­sion ou de mani­pu­la­tion qui soit dan­ge­reuse pour la société »

    les articles disent tout le contraire, ils dénoncent sim­ple­ment l’at­ten­tion détour­née et la sur­in­ter­pré­ta­tion « com­plo­tiste », ils invitent donc à la pru­dence et à s’at­ta­cher avant tout aux effets « sys­té­miques » afin de mieux savoir com­ment et où il faut agir, et à s’ap­puyer sur des preuves plus que sur des asso­cia­tions d’i­dées, à croi­ser les sources et les points de vue et d’exa­mi­ner les rap­ports de forces et les inter­ac­tions entre forces contra­dic­toires ou paral­lèles… une même mani­fes­ta­tion ayant sou­vent plu­sieurs causes et plu­sieurs justifications.

    et comme effec­ti­ve­ment il s’a­git de prises de posi­tions anti­fas­cistes, ces articles invitent cha­cun à s’im­mu­ni­ser contre le confu­sion­nisme idéo­lo­gique typique de l’ex­trême droite afin de ne pas som­brer soi-même dans une pré­ten­due lutte « anti-sys­tême » détour­nant des véri­tables enjeux et problèmes.

    alors bien sûr, tout ceci peut être mal pris pour les gens qui se sentent visés, et n’est pas exempt de dérives,

    j’a­vais d’ailleurs mis le lien sur l’ar­ticle du CQFD, pré­ci­sé­ment parce que dans les com­men­taires, un cama­rade a pos­té un texte appli­quant au type de conspi­ra­cy­watch les mêmes méthodes qu’il applique aux autres… tu n’as pas dû lire…

    je veux bien aus­si que tu te penses au-des­sus de Marx et sur­tout de Bour­dieu (http://​www​.scien​ce​shu​maines​.com/​d​a​n​s​-​l​e​s​-​c​o​u​l​i​s​s​e​s​-​d​e​-​l​a​-​d​o​m​i​n​a​t​i​o​n​_​f​r​_​4​2​9​.​h​tml), mais j’at­tends des gages,

    puis­qu’a­près tout, si Bour­dieu cite Marx en disant que les « domi­nants sont domi­nés par leur propre domi­na­tion » c’est dans le cadre d’un tra­vail de four­ni­ture d’ou­tils aux domi­nés pour expli­quer les méca­nismes de la domi­na­tion et les moyens d’en sor­tir, et qu’en l’oc­cur­rence il four­nit des cadres d’a­na­lyse s’ap­pli­quant à toute forme de domi­na­tion, y com­pris la domi­na­tion mas­cu­line (http://​www​.lare​vo​lu​tio​nen​cha​ren​taises​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​234), et je ne crois pas qu’il se trouve un thier­ry meys­san pour dénon­cer le com­plot des hommes contre les femmes,

    tra­vaux de Bour­dieu qui se confirment sous d’autres approches, notam­ment en psy­cho­so­cio­lo­gie (http://​www​.lavie​de​si​dees​.fr/​L​e​s​-​v​o​i​e​s​-​s​u​b​j​e​c​t​i​v​e​s​-​d​e​-​l​a​.​h​tml),

    mais qui ne per­mettent pas bien sûr, de tout expli­quer, mais per­mettent de repla­cer les faits obser­vables dans un sys­tème cohé­rent de pensée.

    Bar­ring­ton Moore, dis­tingue trois niveaux de radi­ca­li­té dans la cri­tique : 1) cri­ti­quer le fait que cer­tains diri­geants ne res­pectent pas les normes selon les­quelles ils pré­tendent diri­ger, 2) la cri­tique contre la classe domi­nante dans son ensemble, qui ne res­pecte pas les prin­cipes selon les­quels elle est cen­sée agir, 3) le niveau le plus radi­cal récuse le prin­cipes mêmes selon les­quels la classe domi­nante jus­ti­fie sa domination.

    La plu­part des pro­tes­ta­tions se situent dans le cadre réa­liste de la struc­ture en place et ne pré­tendent pas la remettre en cause. Dans quelle caté­go­rie situes-tu les cri­tiques « complotistes » ?

    et bien évi­dem­ment, le même reproche peut être fait à une cer­taine lec­ture de l’œuvre de Bour­dieu, puisque le déter­mi­nisme social sup­po­se­rait l’im­puis­sance des domi­nés, et nie­rait leur liber­té intrin­sèque, chose que Bour­dieu n’a jamais pen­sé ni écrit,

    en revanche, le véri­table reproche à faire à Bour­dieu, dans la même veine que les reproches faits au « conspi­ra­tion­nisme », c’est de n’a­voir pas eu le temps d’ap­pro­fon­dir sa cri­tique du néo­li­bé­ra­lisme en cri­tique du capi­ta­lisme, même si le tra­vail de décons­truc­tion de l’i­déo­lo­gie néo­li­bé­rale qu’il opère semble un préa­lable pour qui n’a pas encore croi­sé sur sa route des ana­lyses plus profondes,de Prou­dhon à Chom­sky, en pas­sant bien sûr par Marx, Fou­cault et Deleuze,

    donc de la même manière que les anars anti­fa vont cher­cher à aver­tir sur le carac­tère ten­dan­cieux du com­plo­tisme et son inca­pa­ci­té à rendre l’es­prit imper­méable aux dérives extré­mistes de droite,

    cer­tains relec­teurs de marx ont sou­hai­té rap­pe­ler la limite des ana­lyses glo­bales issues des sciences humaines, leurs effets sinon léni­fiants du moins recréa­teurs de « voiles » sur les rap­ports réels qu’au­cune idéo­lo­gie ne par­vien­dra à masquer,

    ce qui veut dire que la cri­tique de l’i­déo­lo­gie néo­li­bé­rale et notam­ment de ses réfé­rences au mar­ché de concur­rence pure et par­faite, peu aus­si bien ser­vir à dénon­cer les ententes et les com­plots en tant qu’ils ne res­pectent pas les « règles », qu’à récla­mer un État mon­dial régu­la­teur ou un retour à un État-nation gar­dien de la bonne mora­li­té d’un capi­ta­lisme natio­nal, ou encore le retour à une éco­no­mie admi­nis­tré par l’État, d’où l’ambiguïté de la posi­tion de Bour­dieu dès qu’il quitte sa chaire d’in­tel­lec­tuel (http://​denis​-col​lin​.via​blo​ga​.com/​n​e​w​s​/​e​t​a​t​i​s​m​e​-​l​i​b​e​r​a​l​i​s​m​e​-​e​t​-​r​e​p​u​b​l​i​q​u​e​-​s​o​c​i​ale),

    tout ceci est donc légi­ti­me­ment cri­ti­quable par qui­conque fai­sant l’ef­fort de déve­lop­per une com­pré­hen­sion du monde qui soit en même temps un appui pour la lutte d’é­man­ci­pa­tion, et non pas un glou­bi-boul­ga récu­pé­rable par le fas­cisme, quelle que soit sa couleur,

    et on voit d’ailleurs la meilleure preuve de ce que j’a­vance dans la contri­bu­tion des thèses de Bour­dieu au renou­vel­le­ment idéo­lo­gique de l’ex­trême droite en lutte contre le « nou­vel ordre mon­dial » rebap­ti­sé « mon­dia­lisme » pour le mains­tream votant,

    mêmes effets pour les thèses de Nao­mi Klein, ou de bien des pos­tures alter­mon­dia­listes, mais qui ont au moins la décence de cher­cher au-delà des « com­plots » à éta­blir une lec­ture à la ver­tu « prédictive »,

    sans rien enle­ver à leur per­ti­nence, elles ne per­mettent pas à elles seules de com­prendre les « causes des causes »,

    par contre elles per­mettent à des acti­vistes, notam­ment aux USA, de s’ex­pri­mer en étant bien à l’aise avec tout ce qui de près ou de loin pour­rait s’ap­pa­ren­ter à du « com­mu­nisme », l’in­sulte suprême au coeur de l’empire,

    mais qui me mets per­son­nel­le­ment mal à l’aise en tant qu’elles ne pro­tègent pas du tout contre les idéo­lo­gies réactionnaires,

    voi­là pour­quoi je m’y mets, et je te conseilles de t’y mettre aussi,

    car, dans tes pro­po­si­tions, la capa­ci­té d’une assem­blée tirée au sort à pro­duire une archi­tec­ture démo­cra­tique « satis­fai­sante », dépend de la pro­por­tion de gens conta­mi­nés par l’i­déo­lo­gie d’ex­trême droite ou par toute autre idéo­lo­gie jus­ti­fiant la domi­na­tion sous toutes ses formes,

    et, tu seras d’ac­cord avec moi, faire en sorte que l’im­mense majo­ri­té des tirables au sort sachent bien ce qui fait que les riches deviennent riches, leur sera d’une meilleure uti­li­té pour prendre les mesures éra­di­ca­tion du phé­no­mène de domi­na­tion d’une caste sur une autre, que de savoir qui com­plote avec qui.…

    mais mal­heu­reu­se­ment, comme je constate que ta sym­pa­thie pour les « sen­ti­nelles du peuple » et ton indul­gence pour leurs diverses « erreurs », « exa­gé­ra­tions » ou « fré­quen­ta­tions » est à géo­mé­trie variable… et bien la mienne aus­si… ques­tion de prin­cipes…, cha­cun ses sen­ti­nelles, et si cer­tains t’ont accu­sé d’être un sous-marin de l’ex­trême droite, ou de « com­plo­tisme », c’est regret­table et je n’ai aucun res­pect par­ti­cu­lier pour ces gens-là, ils sont para­noïaques, néan­moins je com­prends très bien ce qui a pu les ame­ner à cette idée saugrenue ;

    en fait notam­ment par­tie le fait de dire que toute cri­tique de la « pen­sée com­plo­tiste » revient à nier tout les com­plots, et sur­tout à être un « com­plice » du « sys­tème », et ce genre de dénon­cia­tions ambigües :

    « C’est au moins un pré­ten­du « anti­fa » qui écrit de telles bêtises, non ? On se demande qui est le plus « infil­tré », en l’oc­cur­rence. 🙂 Il doit y avoir quelques dis­crets employés de banques par­mi les « anti­fas » et autres « alter­na­tifs libertaires ». »

    non seule­ment on est au ras des pâque­rettes, mais en plus tu t’enfonces,

    il vau­drait mieux que tu expliques aux bonnes per­sonnes qui ne sont pas liber­taires et anti­fafs en quoi Mes­sieurs Soral et Meys­san sont de gen­tils résis­tants qui dénoncent des com­plots et qui ne sont pas des (dan­ge­reux) idiots utiles et en quoi ils seraient à mettre sur le même plan qu’une his­to­rienne comme Lacroix-riz ou Guillemin ?

    ce que j’ai fait plus haut n’é­tait pas autre chose que de rap­pe­ler que l’ex­pli­ci­ta­tion d’une « grille de lec­ture » est le BA-BA de la cri­tique, et je vou­lais rap­pe­ler cela vu les videos qui ont sui­vi celle du Dr Rath, pour ensuite qu’on com­prenne bien ce que signi­fie la révé­la­tion d’un « com­plot » et sa valeur édi­fiante pour confor­ter une grille de lec­ture ou l’in­fir­mer, dans une optique de lutte construc­tive face à ce que le com­plot révèle en der­nière analyse,

    ceci afin que cha­cun sache la dif­fé­rence entre lut­ter contre les com­plots des riches et lut­ter pour qu’il n’y ait plus d’in­di­vi­dus assez riches pour pou­voir com­plo­ter en entrai­nant des guerres…et je me réserve le droit de moquer ceux qui s’ar­rêtent à la pre­mière des options, ce qui, me semble-t-il n’est pas tout à fait ton cas…

    toi qui est à la recherche d’une autre « grille d’a­na­lyse » dans un but huma­niste, avec un copy­right E. Chouard, tu devrais com­prendre que ceux qui en uti­lisent d’autres dans les mêmes buts se per­mettent non pas de nier toute entente ou com­plot, comme tu vou­drais bien le lais­ser sup­po­ser his­toire de faire res­sor­tir ta propre « pure­té » et « supé­rio­ri­té », mais d’ap­por­ter au débat public les savoirs dont ils se sentent les héri­tiers et les propriétaires,

    je ne me sens pas dans cette optique-là, en tout cas, je ne me sens pas atta­ché outre mesure à telle ou telle grille d’a­na­lyse, et, en fonc­tion, cer­taines sont plus opé­rantes que d’autres, avec une valeur heu­ris­tique plus ou moins puissante,

    mais le meilleur moyen de s’en­fer­rer pour un « résis­tant », c’est de ne pas savoir quelle grille de lec­ture il adopte, autre­ment dit d’en avoir une qui est incons­ciente, ce qui en géné­ral signi­fie « pol­luée » par les idéo­lo­gies jus­ti­fi­ca­trices de la classe domi­nante et les croyances ambiantes de l’époque,

    donc le mépris que tu peux avoir pour les gens qui se réclament du mar­xisme (ce qui n’est pas for­cé­ment le cas des auteurs des articles incri­mi­nés), devrait au moins se jus­ti­fier par la démons­tra­tion faite que ton propre cadre d’a­na­lyse est plus opé­rant, et plus sus­cep­tible d’ai­der les « domi­nés » à s’é­man­ci­per de la « domination »,

    afin que l’on voit que les concepts employés et les des­crip­tions du réel dépassent vrai­ment en valeur expli­ca­tive ce qu’un Chom­sky, un Lacan, Cas­to­ria­dis ou un Pola­nyi voire un Keynes ont écrit par exemple, et j’en oublie bien sûr,

    mais comme il me semble que les cher­cheurs en cause des causes qui t’ont pré­cé­dé sont déjà lar­ge­ment au-delà de là où tu t’es arrê­té, excuse ton ser­vi­teur de par­fois pré­fé­rer une sim­pliste expli­ca­tion mar­xiste, là où des dérives pos­sibles dans le vide de la spé­cu­la­tion sans cadres peuvent entraî­ner l’imprudent,

    la phy­sique clas­sique étant tou­jours opé­rante pour mesu­rer et pré­dire la vitesse d’un corps…

    pro­fon­dé­ment amicalement,

    nous sommes des nains sur des épaules de géants 😉

    Réponse
  41. Séblocq

    Bon­jour,

    Lorsque j’é­coute Madame Lacroix-Riz, je ne peux m’empêcher de me poser une ques­tion : en réflé­chis­sant à tous ces sujets, ne sommes-nous pas sim­ple­ment en train de prendre conscience de la nature mau­vaise de l’homme ? Il est vrai qu’on peut caté­go­ri­ser ces mau­vais com­por­te­ments humain par nation (Alle­magne, Chine, USA, France.…etc), conspi­ra­tion de grou­pus­cules, mais il me semble impor­tant de savoir se mettre à la place des autres. Ce n’est pas une ques­tion de race natio­nale ou de caste ; c’est une ques­tion d’hu­ma­ni­té. Comme beau­coup, j’ai­me­rais que l’hu­ma­ni­té soit rai­son­nable et réflé­chie, mais peut-être est-elle encore trop jeune ? Espé­rons qu’in­ter­net repré­sente les livres et qu’en­fin l’hu­main change sa condi­tion par la connais­sance. Mais ne jugez pas par nation et/ou caste. Tous sont humains. Que ferions-nous à leur place, éle­vés et condi­tion­nés comme les enfants de ban­quiers ont pu l’être ? Que devien­dra l’in­no­cente fille de cinq ans du patron de Gol­man Sachs, lors­qu’on sait qu’il lui défi­nit les crises comme quelque chose qui vient tous les cinq ans ?

    Réponse
  42. Florence

    Doc­teur RATH ? Ici, Dr BROUSSALIAN.

    De notre état de san­té extrê­me­ment dégra­dé, du rôle de Rocke­fel­ler fils dans la méde­cine de masse, des normes impo­sées par ceux-là seuls qui peuvent payer… Que de choses majeures dans cet entre­tien, dont la durée écou­table n’est que 1:13 envi­ron (pas de son ensuite).

    http://planete-homeo.org/a‑propos/

    … pour la ques­tion de double emploi (l’un juteux !) qui peut se poser… Il faut bien de l’argent (et il faut donc le mettre entre les mains de tous et chacun !)

    Et pour pré­ci­ser ce que fut l’ « aimable » famille Rocke­fel­ler his­to­ri­que­ment, il y a ce billet d’Étienne sur la fabrique du consen­te­ment autour du docu­men­taire PSYWAR (le 03-11-2011).

    Enfin, Syl­vie SIMON, jour­na­liste d’in­ves­ti­ga­tion coriace dans le domaine de la san­té prin­ci­pa­le­ment, d’ailleurs citée par Edouard Brous­sa­lian, vient de sor­tir un livre en col­la­bo­ra­tion avec une autre insur­gée, et une vidéo existe… La coupe est pleine en est le titre.

    http://​www​.syl​vie​si​mon​re​ve​la​tions​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​a​-​c​o​u​p​e​-​e​s​t​-​p​l​e​i​n​e​-​e​n​t​r​e​t​i​e​n​-​v​i​d​e​o​-​d​e​-​s​y​l​v​i​e​-​s​i​m​o​n​-​e​t​-​d​e​-​c​l​a​i​r​e​-​s​e​v​e​r​a​c​-​1​0​5​1​4​4​1​2​1​.​h​tml

    Réponse
  43. Ana Sailland

    Il y a plus haut plu­sieurs mes­sages qui font par­tie d’un tout ; j’es­saye de les cor­ré­ler (c’est un brouillon) ->

    « ne sommes-nous pas sim­ple­ment en train de prendre conscience de la nature mau­vaise de l’homme ? » inter­roge Séblocq

    Ce n’est pas un scoop 😉

    Ou bien, … soyons plus modé­rés, voire opti­mistes, ou au mini­mum travailleurs : 
    l’Homme est un mam­mi­fère et à ce titre il hérite de son évo­lu­tion inache­vée. (Faut pas rêver hein, nous ne sommes qu’un pro­to­type du temps, bien fou­tu, certes, mais y a encore du bou­lot) .Se mène donc en chaque indi­vi­du comme au sein de la socié­té glo­bale une bataille orga­ni­que­ment cos­mique entre l’a­ni­ma­li­té et la conscience, bataille d’au­tant plus dif­fi­cile à cer­ner que l’a­ni­mal est le sup­port phy­sique de la conscience.

    J’i­ma­gine (mais com­ment le prou­ver) que notre ten­dance à l’or­ga­ni­sa­tion socié­tale est au moins en par­tie héri­tière du réflexe d’a­gré­ga­tion en meute.
    Réflexe qui génè­re­rait les nations, mais aus­si la tri­la­té­rale, le groupe Bil­der­berg, et d’autres, incon­nus (être incon­nu c’est le propre des socié­tés secrètes hihi); car il est « natu­rel », c’est une pente natu­relle, que des gno­lus qui ont des inté­rêts com­muns se ras­semblent, et si leur inté­rêt est de res­ter dis­crets, ils le res­te­ront. Ain­si donc, les com­plots contre l’in­té­rêt com­mun au pro­fit d’un sous ensemble du com­mun sont plus que pro­bables. Pour preuve la rocam­bo­lesque nais­sance de la réserve fédé­rale. Mais mais mais : leur exis­tence est due à l’a­ni­ma­li­té, ren­for­cée par l’in­tel­li­gence (l’in­tel­li­gence qui n’est pas la conscience, com­pre­nons le bien).

    J’i­ma­gine (mais com­ment le prou­ver) que notre ten­dance à la hié­rar­chi­sa­tion, qui conduit presque par­tout sur terre dans le meilleur des cas au régime pré­si­den­tiel, et dans le pire des cas au régime dic­ta­to­rial, j’i­ma­gine que ce tro­pisme est lui aus­si héri­té du fonc­tion­ne­ment en meute, avec son loup alpha.
    Là encore, c’est l’a­ni­ma­li­té qui anime, et non pas la conscience.

    L’in­tel­li­gence, pas si mal déve­lop­pée par chez nous le singe nu, a par son sur-déve­lopp­ment per­mis l’é­mer­gence nou­velle, nou­velle en tout cas sur Terre, de cette capa­ci­té qu’a l’ob­ser­va­teur de s’ob­ser­ver lui-même. Capa­ci­té qui est l’une des pierres angu­laires de la conscience (il y en a d’autres). ça vient de sor­tir. A l’é­chelle Dar­win, c’est du neuf. Du coup, nous avons la pos­si­bi­li­té, chaque indi­vi­du, de nous auto-sur­veiller ; nous avons aus­si, c’est moins gen­til, la pos­si­bi­li­té de juger nos sem­blables ; et la pos­si­bi­li­té de juger le genre humain. Ou au mini­mum de nous inter­ro­ger à son sujet, exac­te­ment ce qui est fait « tout en haut en citation ».

    Alors, chose bizarre, alors que nous croi­sons sans cesse des gen­tils, nous sommes gou­ver­nés par des affreux ! C’est nor­mal car les gen­tils ne sont pas bou­li­miques tan­dis que les affreux le sont. Car l’es­pèce, pro­to­type je le répète, est en évo­lu­tion, une évo­lu­tion qui n’est pas éga­le­ment répartie.
    Cela rejoint le sys­té­mique évo­qué par Sitouaillan : l’es­pèce, du fait de son carac­tère pro­to­ty­pal est en quelque sorte schi­zo­phrène, et sa schi­zo­phré­nie s’in­carne dans la non homo­gé­néi­té des indi­vi­dus qui la com­posent. Dis­pa­ri­té qui n’est pas géné­tique, mais sys­té­mique : il y a des cases vides pour les riches et les domi­nants, et fata­le­ment cer­tains indi­vi­dus viennent occu­per ces cases. Et une fois qu’ils y sont, ils font des petits, croassent et se multiplient.

    Nous avons donc un sacré tra­vail devant nous :

    -Tra­vailler le sys­té­mique, et c’est là que le concept de consti­tuante prend toute sa force. En espé­rant que les consti­tuants seront à la hauteur.

    -Contrer les domi­nants, et les riches : c’est un tra­vail de type « escape emer­gen­cy » car leur pré­sence est le résul­tat d’autres causes ( dont, pas abor­dée ici, notre passivité )

    -Pro­mou­voir la conscience : c’est le pro­gramme prin­ci­pal, bien peu trai­té par le monde mili­tant. A noter que s’il était accom­pli, le sou­ci du pre­mier des trois ali­neas serait caduque.

    Le plus urgent n’est pas le plus impor­tant, et c’est bien ennuyeux.

    Réponse
  44. Florence

    Deux choses dis­tinctes, pro­fi­tant encore de la double éti­quette de Dr Rath mis en ligne par Etienne dans ce billet .

    Sur la san­té, en voie de deve­nir vir­tuelle et qua­si-exté­rieure au patient, une confé­rence d’A­bra­ham Ver­ghese. Après le décou­page du corps – qui plus est stric­te­ment cho­si­fié -, en spé­cia­li­tés « hau­te­ment » savantes (je ricane som­bre­ment mal­gré moi) : le i‑patient. Mains tou­jours plus propres ?

    http://​ency​clo​pe​die​.homo​vi​vens​.org/​d​o​c​u​m​e​n​t​s​/​l​e​_​i​p​a​t​i​ent

    Et cet été, lors des rediff de France (Cen­sure ?) Culture, une émis­sion d’A­lain Fin­kiel­kraut sur « Le Pro­cès Eich­mann » rap­pe­lait les pre­mières dis­po­si­tions à l’é­gard des Juifs dans l’al­le­magne nazie : par­tir en Israël. L’é­mis­sion est fort inté­res­sante, Alain Fin­kiel­kraut se mon­trant d’une curio­si­té per­ti­nente et imper­ti­nente (ce qui n’est pas tou­jours le cas).

    http://www.franceculture.fr/emission-repliques-le-proces-eichmann-2012–08-18

    Réponse
  45. elisseievna

    ce dis­cours est tota­le­ment antisemite

    l’i­dee d’is­rael date de Dreyfus

    Hit­ler avait envi­sa­gé d’ex­por­ter les juifs en israel et les sio­nistes en ont pro­fi­té pour ten­té de sau­ver les juifs des griffes d’Hit­ler en ten­tant d’en faire venir en terre d’israel

    mais le pro­jet d’hit­ler était la des­truc­tion des jiufs, c’est clair en lisant MEIN KAMPF, et c’est ce qu’il aurait fait s’il avait triom­phé donc les sio­nistes ni aucun juif sou­cieux du sort des jiufs, n’a­vait inter­et à le mettre au pouvoir,

    pré­tendre le contraire un dis­cours pûant d’an­ti­se­mi­tisme, pre­tant a des juifs une inten­tion machiavelique,
    pre­su­mant que de mons­trueux sio­nistes vou­laient hit­ler pour creer un etat abo­mi­na­ble­ment impe­ria­liste, israel – vous savez, l’e­tat qui a ren­du le sinai et gaza avec toutes les usines et tout le petrole …

    vous avez ecou­té la video Etienne Chouard, mais vous n’a­vez rien cher­ché à savoir pour situer ce discours !

    Réponse
  46. Le_barblues

    Hal­lu­ci­nant cette vidéo, de la redé­fi­ni­tion du terme Nazi. Rien que ceci est erro­né. Déres­pon­sa­bi­li­ser les alle­mands et donc l’Al­le­magne. Plus le men­songe est gros et plus la peuple le croi­ra. On recom­mence ici. Tout le monde est hors sujet. Les pro­pos de cha­cun sont trop longs dans cette page, les gens s’é­coutent tou­jours par­ler. incroyable ! À force de réflé­chir on en perd l’es­sen­tiel. réveillez-vous ! (inad­mis­sible!!)

    Réponse
  47. Atout66

    On croit mou­rir pour la patrie, on meurt pour des indus­triels et des banquiers.
    Ana­tole France.

    Réponse
  48. dan

    a pro­pos de beau­coup plus haut sur le « par­le­ment euro­peen juif »

    en fait c’est plu­tot « congres » comme il y a le congres juif mondial…
    simple assoce ras­sem­blant et fédé­rant large plein de cou­rants juifs qui ont envie que leur mino­ri­té ait une repré­sen­ta­tion poli­tique comme le crif en france..

    quelques appels a des listes… qques élus, plu­tôt de gauche classique…

    très amu­sant comme l’ho­no­rable par­le­men­taire euro­péenne n’y connaît rien = elle assi­mile juif a une reli­gion /confession!!

    (ce qui existe (mar­gi­na­le­ment et plu­tôt his­to­ri­que­ment aus­si bien sûr !).

    mais peuple (avec ou sans s !) juif c’est depuis des siècles, avant tout une culture (des) et une nationalité…
    qui se super­pose a la citoyen­ne­té com­mune ds tous les pays « répu­bliques classiques »…

    aus­si, son com­men­taire est vrai­ment drôle et à côté de la plaque…

    peut-être, si on se per­met un conseil en passant…
    faites gaffe à ces dou­lou­reux sujets, cela vient vite de croire bien faire, en tom­bant dans du racisme anti­juif courant…
    comme les pro­pos sur les colo­nies tombent vite dans le racisme classique..

    Réponse
  49. Olivier Bonnet

    Sans décon­ner, com­ment peux-tu cau­tion­ner ce type qui dit que ce sont les juifs sio­nistes qui diri­geaient les camps de concen­tra­tion où on envoyait les juifs non-sio­nistes ? Je te défen­dais jus­qu’à pré­sent, mais tu perds les pédales Etienne !

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​d​e​d​&​v​=​G​K​v​P​w​6​Y​c​AS8

    Réponse
  50. Étienne

    Cher Oli­vier,

    Je ne cau­tionne rien du tout, j’ai besoin d’un débat pour y voir clair. 

    C’est inter­dit ?

    Par qui ?

    Qui est légi­time pour déci­der ce dont nous pou­vons par­ler et ce qui, au contraire, nous est interdit ?

    Si tu as des sources fiables sur ce sujet, ça m’in­té­resse, évidemment. 

    Mais je ne vois pas pour­quoi ce sujet serait inter­dit : cette thèse n’a rien d’an­ti­sé­mite, AU CONTRAIRE, elle évite les confu­sions dan­ge­reuses : si elle était avé­rée, elle mon­tre­rait bien qu’il est impos­sible — et raciste — de por­ter un juge­ment glo­bal sur « les juifs ». De la même façon qu’il y a eu entre les chré­tiens (catho­liques contre pro­tes­tants) des guerres épou­van­tables et fra­tri­cides, il n’est pas absurde qu’il soit adve­nu de telles vio­lences par­mi les juifs ; je ne vois pas le mal qu’il y aurait à en parler.

    D’ailleurs, pour moi, fon­da­men­ta­le­ment, il n’y a pas de juifs ou de non juifs (si des hommes veulent se dire juifs, c’est leur droit le plus strict, mais ce n’est pas de mon fait) : de mon point de vue, nous sommes tous des hommes, et je ne fais aucune dif­fé­rence de nature entre les humains.

    De quoi as-tu peur ? 

    Est-ce qu’on n’a pas besoin d’un vrai débat sur le sio­nisme ? Qu’est-ce que c’est, vraiment ?
    (J’i­ma­gine que tu ne cau­tionnes pas ce que fait Israël dans le monde).

    Étienne.

    PS : la col­la­bo­ra­tion entre les sio­nistes et les nazis semble docu­men­tée, non ?
    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​c​c​o​r​d​_​H​a​a​v​ara

    Réponse
  51. Maximilien78

    J’ai été inté­res­sé par les pro­pos que vous tenez sur la créa­tion moné­taire, la démo­cra­tie … et j’ai recom­man­dé votre lec­ture à plu­sieurs amis. L’un d’entre eux a atti­ré mon atten­tion sur la vidéo d’Eus­tace Mul­lins sur le pré­ten­du « rôle du sio­nisme dans l’holocauste »

    Com­ment pou­vez-vous ne trou­ver aucun pro­pos anti­sé­mites dans ce tis­su de contre véri­tés , cet abject mélange de défor­ma­tions de faits ?
    Le titre lui même est une offense écœu­rante et insou­te­nable. Pire même que les révi­sion­nistes qui nient l’ho­lo­causte et pré­tendent qu’il s’a­git « d’une inven­tion juive », Mul­lins de façon encore plus ignoble affirme que les juifs eux-mêmes seraient à l’o­ri­gine de cette hor­reur abso­lue. On ne peut ima­gi­ner pire outrance, pire ignominie .

    Je ne pour­rais plus à l’a­ve­nir prê­ter aucune atten­tion à vos pro­pos tant que de telles vidéos émaille­ront votre site. Vous avez une res­pon­sa­bi­li­té morale et rien de ce que vous pour­rez dire, écrire et expli­quer ne pour­ra être tenue pour sérieux , tout paraî­tra sus­pect et nous pous­se­rons tout un cha­cun, à juste titre, à vous tenir à l’é­cart comme ce fut déjà récem­ment le cas pour une confé­rence où vous fûtes désinvité…

    Réponse
  52. J-Stéphane

    @Maximilien78

    Mal­gré les dif­fé­rences qui opposent Vol­taire et Étienne, je suis cer­tain que l’un comme l’autre s’entendrait pour cette citation :

    « Je ne suis pas d’ac­cord avec ce que vous dites, mais je me bat­trai jus­qu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

    Réponse
  53. cb

    L’homme est un quoi, une ques­tion et tout doit être ques­tion­né sur­tout ce qui semble cou­ler de source, être figé dans le marbre.

    Ce n’est pas nier l’ho­lo­causte que de mettre en ques­tion la par­ti­ci­pa­tion pos­sible de cer­tains juifs dans cette sinistre et sombre et bien triste et cruelle abomination.

    Car ne rien ques­tion­ner, ce serait prendre le risque que de telles abo­mi­na­tions ne soient réactualisées.

    Tout tout tout doit être ques­tion­né. Ne pas se poser de ques­tion cela revient à dire, je connais la vérité !

    La connais­sez-vous, vous, cette vérité ?

    Poser une ques­tion, ce n’est pas affir­mer ceci ou cela, c’est ouvrir un espace, et les espaces ça sert à faire de la place pour la dis­tan­cia­tion néces­saire à une pos­sible meilleure com­pré­hen­sion des événements.

    Réponse
  54. Ana Sailland

    Dans les camps, les nazis trou­vaient pra­tique de confier cer­taines tâches de sur­veillance à cer­tains prisonniers.
    C’est ain­si que l’on vit cer­tains com­mu­nistes sur­veiller, et cela sans aucune ten­dresse, leurs camarades.
    Mais je ne suis pas anticommuniste 😉

    Et il est pro­bable qu’un coif­feur pour­ra mar­ty­ri­ser un coif­feur si d’a­ven­ture la struc­ture éco­no­mique le conduit à cela, ren­dant pour lui vitale la tra­hi­son de sa corporation.
    Mais je ne suis pas anti-coiffeur 🙂

    Et dans le monde pré­sent, l’é­gré­gore domi­nance trouve pra­tique de confier à cer­tains humains la tâche d’en­ca­drer le trou­peau de ses res­sources humaines :
    Un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes, et cepen­dant cer­tains humains col­la­borent au sys­tème ban­caire qui orga­nise cela.
    Pour le plus grand « pro­fit » du sus­dit égrégore.
    Mais je ne suis pas anti-humain 😉

    Dans l’op­tique d’une pré­ven­tion, par la connais­sance, face aux fai­blesses morales de la bête humaine, nous pou­vons avoir inté­rêt à étu­dier ce qui s’est pas­sé dans les pires situa­tions his­to­riques, afin de décou­vrir com­ment l’in­di­vi­du, mis sous stress, et immer­gé dans un cadre inhu­main ( et dans l’His­toire, la France, l’Eu­rope, et main­te­nant le Monde, sont sou­vent un cadre inhu­main ) com­ment l’in­di­vi­du peut perdre son huma­ni­té jus­qu’à tra­hir, par action directe ou simple com­pli­ci­té pas­sive, tra­hir son cœur, ses valeurs, et les siens, ceux qui par­tagent sa culture, jus­qu’à leur confis­quer leur digni­té, jus­qu’à les réduire à la misère, jus­qu’à les assassiner.
    Ain­si tout ferment d’hor­reur qui réside en nous doit être extrait de l’His­toire, et du pré­sent, por­té à notre connais­sance, à notre atten­tion, à notre vigi­lance, afin que nous sachions ce qui est pos­sible en nous, si atroce, par­fois, ou sou­vent, que nous pré­fé­re­rions ne pas voir, afin que l’hu­main soit le zoo­logue de la Bête humaine, dont il pour­ra ain­si ten­ter de se dégager.
    Hors connais­sance, c’est impos­sible et dans la connais­sance, c’est difficile.

    Trier dans la boue est salis­sant, c’est certain.
    D’au­tant plus que maint don­neur d’a­lerte est sale et salissant.
    C’est cepen­dant celui-ci qui, pour des rai­sons éven­tuel­le­ment fre­la­tées, passe par des­sus notre tro­pisme défen­sif à ne pas voir, c’est cepen­dant celui-ci qui va nous pré­sen­ter mal­gré nous et contre notre réti­cence le symp­tôme his­to­rique de nos mala­dies futures.
    En dehors de tout amour extrème de l’i­sé­go­ria, jeter le bébé avec l’eau du bain serait donc maladroit.
    Mais peut être serait il cepen­dant judi­cieux de poser des fanions pru­den­tiels : si pour nous la démarche est évi­dente qui consiste à ne jeter per­sonne au loin de l’a­go­ra, on peut conce­voir que d’autres ne la com­prennent pas, ou pas encore, et doivent eux aus­si être respectés.
    Ce qui com­pli­que­ra la tâche rédactionnelle 😉

    Réponse
  55. cb

    Entre audace et pru­dence, encore l’é­qui­libre à construire.

    Mais la har­diesse se doit de reprendre ses lettres de noblesse et l’au­dace deve­nir une figure de proue sinon, rien ne se meut, tout est sta­tique et la sta­tique, c’est la mort !

    Tout doit être inter­ro­gé même et sur­tout ce qui ne semble pas devoir l’être, car der­rière ce « devoir » ne pas remettre en ques­tion telle ou telle pos­ture( crime de la pen­sée), il y a peut-être quelque chose à voir, c’est donc un glis­se­ment qui se doit d’être fait, que le devoir des pres­crip­tions de pen­sée ins­til­lées pas par hasard par des ins­tances sociales devienne un deux voirs, c’est à dire un deuxième voir qui lui sera peut-être davan­tage res­pec­tueux de la réalité.

    Car le poi­son du monde n’est pas tant la réa­li­té que ce que l’on dit d’elle.

    Réponse
  56. Ana Sailland

    Nous devons nous foca­li­ser sur le moche, disais-je, afin de nous en pro­té­ger par la connaissance.
    Mais nous devons aus­si nous foca­li­ser sur le beau.
    Curieu­se­ment, nous ne met­tons que peu en valeur nos poten­tia­li­tés, et pas­sons peu de temps à rela­ter les francs suc­cès de ce qui est le meilleur en nous, et pas­sons plus de temps à bros­ser le tableau des tur­pi­tudes humaines, et à récla­mer de nou­velles struc­tures qui pour­ront les contrer, qu’à mettre en avant toutes les ini­tia­tives indi­vi­duelles ou col­lec­tives qui ici ou là rehaussent l’es­poir de joyaux de conscience, dia­mants de la plus belle eau.
    Alors que nous devrions extraire de l’His­toire, et du pré­sent, tout ce qui témoigne de notre poten­tiel humaniste.

    Réponse
  57. J-Stéphane

    A mes yeux, il n’y a que l’es­pèce humaine. Ses actes qu’ils soient bon ou mau­vais, sont à mettre à son seul compte. Caté­go­ri­ser les indi­vi­dus en fonc­tion des faits ne peut qu’am­pli­fier les divi­sions et les conflits.

    Réponse
  58. cb

    « Il est dan­ge­reux de trop faire voir à l’homme com­bien il est égal aux bêtes, sans lui mon­trer sa gran­deur. Il est encore dan­ge­reux de lui trop faire voir sa gran­deur sans sa bas­sesse. Il est encore plus dan­ge­reux de lui lais­ser igno­rer l’un et l’autre. Mais il est très avan­ta­geux de lui repré­sen­ter l’un et l’autre ».
    Pascal

    Réponse
  59. Marion

    @J‑Stéphane

    Vol­taire n’a jamais dit ça. C’est une inven­tion, et ça ne peut en aucun cas lui être attribué. 

    Cor­dia­le­ment

    Marion SIGAUT

    Réponse
  60. Ana Sailland

    Eve­lyn Bea­trice Hall ?

    http://​www​.wiki​be​ral​.org/​w​i​k​i​/​V​o​l​t​a​ire 😉

    « Je ne suis pas d’ac­cord avec ce que vous dites, mais je me bat­trai jus­qu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire

    (Cette phrase qui lui est sou­vent attri­buée est apo­cryphe. Elle n’ap­pa­raît nulle part dans son œuvre publiée. Elle fut en fait for­mu­lée en 1906 dans The Friends of Vol­taire, livre anglais de Eve­lyn Bea­trice Hall écri­vant sous le pseu­do­nyme de S. G. Tal­len­tyre, pour résu­mer sa posi­tion : « I disap­prove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », avant d’être tra­duite en français.) 

    Réponse
  61. Morpheus

    Comme Marion, j’ai tiqué en lisant cette inter­ven­tion #57, J‑Stéphane 🙂

    Je doute que Vol­taire ait pu dire cela, et je doute encore plus qu’il ait été prêt à se battre pour pro­té­ger la liber­té de parole de ses contradicteurs.

    Il y a d’ailleurs, de nos jours, des « Vol­taires » et je gage que s’ils ren­contrent Étienne, ils déploie­ront bien des efforts pour le dézin­guer sans ver­gogne, tant ses idées sont dan­ge­reuses pour les leurs.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  62. J-Stéphane

    Oui, mer­ci de dénon­cer toutes erreurs et usurpations.

    Je suis ravi d’ap­prendre que Vol­taire n’a pas dit cela, ça me titillait un peu, mais sans plus, car c’est la phrase qui m’in­té­res­sait. Je conçois plus un Jules Val­lès dire, et pen­ser ce type phrase.

    Main­te­nant il faut faire atten­tion à Paul et Mickey 😉

    Réponse
  63. Edouard Martini

     » Comme je ne suis moi-même nul­le­ment anti­sé­mite, je prends bien garde à ne pas faire, sans le vou­loir, l’a­po­lo­gie de ce racisme. Donc ici, pas d’an­ti­sé­mi­tisme, mais une infor­ma­tion très inté­res­sante, et des FAITS éton­nants, à vérifier. »
    Le jeu­di 12 avril 2012 à 18:42, par Étienne.

    C’é­tait la fin de votre com­men­taire sur/sous la vidéo où E. Mul­lins affirme la com­pli­ci­té des sio­nistes avec Hit­ler dans l’ex­ter­mi­na­tion des juifs d’Europe.

    Alors, Étienne, avez-vous, depuis cette date,vérifié cette « infor­ma­tion » que vous pré­sen­tiez comme des « FAITS » avant toute vérification ?
    Avec quel résultat ?
    A quel endroit de votre site ce résul­tat est-il publié ?
    De quatre choses l’une :
    1) ou ces « FAITS » mons­trueux sont dûment avé­rés par votre enquête, et il faut avoir le cou­rage d’en publier les preuves ;
    2)ou ils sont infir­més et il faut d’ur­gence cou­per court à cette rumeur calom­nieuse, en bonne place et en carac­tères rouges géants, faute de quoi vous en êtes un com­plice actif
    3)ou votre enquête en cours n’a pas encore abou­ti mais vous conti­nuez à cau­tion­ner comme « infor­ma­tion » sur des « FAITS » une accu­sa­tion sur laquelle vous n’a­vez aucune certitude ;
    4)Ou vous n’a­vez fait, ni ne faites aucune véri­fi­ca­tion, et nous en reve­nons, mal­gré vos déné­ga­tions, à la dif­fu­sion de calom­nies antisémites.
    Ce dont Dieu veuille vous gar­der, mais je ne vois pas comment.

    Réponse
  64. barb

    @ E. Martini,

    Si je n’ap­prouve pas que mon voi­sin mette sa musique à fond à 3h du mat, ça ne fait pas de moi un raciste s’il est noir,

    Si mon voi­sin catho­lique tue sa femme et que je trouve ça moche ça ne fait pas de moi un anti-catho,

    où voyez-vous de l’an­ti­sé­mi­tisme dans cette video ?
    En quoi cri­ti­quer « cer­tains » sio­nistes fait d’une per­sonne un antisémite ?

    Si l’his­toire est lourde d’af­fects, ce n’est pas en fai­sant ces amal­games qu’on com­pren­dra mieux le pré­sent, pour mieux envi­sa­ger l’avenir.

    Réponse
  65. Edouard Martini

    @ Barb

    S’il y a du bruit dans l’im­meuble et que je lance une cam­pagne contre le noir du 4e sans m’être d’a­bord assu­ré que c’est lui le fau­tif, cher­chez l’er­reur et l’amalgame.

    Mon com­men­taire don­nait la pre­mière place à l’hy­po­thèse que les véri­fi­ca­tions d’  »Etienne » aient confir­mé les allé­ga­tions de Mul­lins et les aient trans­for­mées en « FAITS ».

    Ce que je ne suis sûre­ment pas le seul à attendre, après plus d’un an, c’est le compte-ren­du pro­bant de ces vérifications.

    Elles étaient pro­mises avec insis­tance par le gras sur­li­gné du « à véri­fier » final, et l’é­nor­mi­té de l’ac­cu­sa­tion rend en effet indis­pen­sable que toute per­sonne qui la dif­fuse les ait faites (au préa­lable, c’est mieux) avec le scru­pule le plus exigeant.

    Réponse
  66. regle poker

    SELECT * FROM com­ments ORDER BY RAND() LIMIT 0, 100

    Réponse
  67. ersat

    Dr Mat­thias Rath :

    Mat­thias Rath (né en 1955 à Stutt­gart, en Alle­magne) est un méde­cin alle­mand aux pra­tiques contro­ver­sées et un chef d’en­tre­prise qui pro­duit des sup­plé­ments vita­mi­niques à voca­tion curative1,2. Selon son site inter­net, son entre­prise de sup­plé­ments vita­mi­niques reverse la tota­li­té de ses béné­fices à une fon­da­tion d’u­ti­li­té publique inti­tu­lée Dr Rath Health Foundation3,4.

    Mat­thias Rath est une per­son­na­li­té extrê­me­ment contro­ver­sée, notam­ment pour ses posi­tions concer­nant la lutte contre le SIDA, proches des thèmes abor­dés dans le docu­men­taire The House Of Num­bers de Brent Leung ; son action a fait plu­sieurs fois l’ob­jet de pro­cès en Afrique du Sud : il a été accu­sé d’a­voir mené des essais cli­niques non auto­ri­sés, uti­li­sant des vita­mines comme thé­ra­pie anti-HIV et entraî­nant la mort de malades. La Haute Cour d’A­frique du Sud a jugé les essais illé­gaux et a inter­dit à Rath et à sa fon­da­tion de mener des essais cli­niques non auto­ri­sés, de faire de la publi­ci­té pour leur pro­duit et a deman­dé des enquêtes sur ces essais. Sa fon­da­tion a été condam­née par un com­mu­ni­qué du pro­gramme des Nations unies contre le sida (UNAIDS), l’OMS et l’U­ni­cef qui lui reprochent de pra­ti­quer une publi­ci­té men­son­gère et de mener une com­mu­ni­ca­tion irres­pon­sable. L’or­ga­ni­sa­tion sud-afri­caine de lutte contre le sida Treat­ment Action Cam­pai­gn, que Rath avait cri­ti­quée, et qui a gagné en jus­tice contre lui, le qua­li­fie de charlatan5.

    Mat­thias Rath a étu­dié la méde­cine en Alle­magne et a ensuite tra­vaillé comme scien­ti­fique à l’hô­pi­tal uni­ver­si­taire de Ham­bourg et au centre alle­mand de car­dio­lo­gie à Berlin.

    En 1987, Mat­thias Rath a décou­vert la rela­tion entre la carence en vita­mine C et un nou­veau fac­teur de risque de mala­die car­diaque : la lipo­pro­téine. Après la publi­ca­tion de ces décou­vertes dans le jour­nal de l’as­so­cia­tion car­diaque amé­ri­caine Arte­rios­cle­ro­sis le Dr Rath a accep­té l’in­vi­ta­tion du double prix Nobel Linus Pau­ling de le rejoindre. En 1990 il est par­ti aux États-Unis pour deve­nir le pre­mier direc­teur de la recherche car­dio­vas­cu­laire de l’ins­ti­tut Linus Pau­ling en Californie.

    Mat­thias Rath a tra­vaillé avec Pau­ling dans divers domaines de la recherche nutritionnelle.

    Aujourd’­hui, Mat­thias Rath dirige un ins­ti­tut de recherche et déve­lop­pe­ment en méde­cine nutri­tion­nelle et cel­lu­laire. Son ins­ti­tut conduit des études de recherche fon­da­men­tale et des études cli­niques pour docu­men­ter scien­ti­fi­que­ment les apports des micro­nu­tri­ments dans la lutte contre une mul­ti­tude de mala­dies. Mat­thias Rath est le fon­da­teur du concept scien­ti­fique de « méde­cine cel­lu­laire », l’in­tro­duc­tion sys­té­ma­tique en méde­cine cli­nique de la connais­sance bio­chi­mique du rôle des micro­nu­tri­ments en tant que « bio­ca­ta­ly­seurs » dans une mul­ti­tude de réac­tions méta­bo­liques au niveau cel­lu­laire. Lui et son équipe de cher­cheurs avancent qu’un apport quo­ti­dien syner­gique de micro­nu­tri­ments per­met­traient de lut­ter contre divers maux et mala­dies : arté­rio­sclé­rose, hyper­ten­sion, insuf­fi­sance car­diaque, aryth­mie car­diaque, dia­bète, ostéo­po­rose, de nom­breuses formes de can­cer et des défi­ciences immu­ni­taires pré­cur­seurs de mala­dies infec­tieuses dont le vih 6.

    Mat­thias Rath sus­cite la contro­verse au sein de la com­mu­nau­té scientifique7. Il affirme mener un com­bat contre « l’hé­gé­mo­nisme et l’obs­cu­ran­tisme des grands groupes phar­ma­ceu­tiques »3,8 et remet for­te­ment en ques­tion le trai­te­ment du can­cer lar­ge­ment pra­ti­qué aujourd’­hui et qui est, selon lui, res­pon­sable de la mort de patients curables9. La recon­nais­sance scien­ti­fique de ses tra­vaux est inexis­tante. Son action en Afrique du Sud lui a valu des condam­na­tions, et l’ac­tion de sa fon­da­tion a été très sévè­re­ment cri­ti­quée par l’U­NAIDS, l’OMS, l’U­ni­cef et TAC10,11.

    Mat­thias Rath et ses col­la­bo­ra­teurs, Alek­san­dra Niedz­wie­cky et M. Waheed Roo­mi, ont conduit des tra­vaux por­tant sur l’ap­pa­ri­tion des mala­dies, leur pré­ven­tion et leur trai­te­ment. Ils sont par­ve­nus à la conclu­sion que la plu­part d’entre elles trou­vaient leur ori­gine dans une carence en « bio­éner­gie » indis­pen­sable au bon fonc­tion­ne­ment des cel­lules (carence en vita­mines, miné­raux, oli­go-élé­ments et acides ami­nés). Cette défi­cience asso­ciée à d’autres fac­teurs (hygiène de vie, stress, pol­lu­tion, etc..) entraî­ne­rait à plus ou moins long terme des dys­fonc­tion­ne­ments, voire des dégé­né­res­cences au niveau cel­lu­laire. Les for­mules de la méde­cine ortho­mo­lé­cu­laire, ou « méde­cine cel­lu­laire »12,13,14 pour­raient en cela aider à pré­ve­nir ou à trai­ter la plu­part de ces affec­tions, y com­pris le cancer15,16,17,18.

    Tou­te­fois, il existe plu­sieurs syner­gies de micro­nu­tri­ments en fonc­tion de la patho­lo­gie. Il n’y a pas de poso­lo­gie stan­dard, chaque orga­nisme ayant des besoins dif­fé­rents et spé­ci­fiques, alors que les résul­tats d’a­na­lyses de labo­ra­toire, par exemple, sont iden­tiques : mar­queurs tumo­raux lors de can­cer, ou lipo­pro­teine A, homo­cys­téine lors de patho­lo­gies car­dio­vas­cu­laires. Il faut éga­le­ment tenir compte des para­mètres de cha­cun (fac­teurs héré­di­taires, mode de vie, envi­ron­ne­ment, etc.).

    Frank Ulrich Mont­go­me­ry (de) de la Fédé­ra­tion des méde­cins alle­mands et Michael Bam­berg de la Fon­da­tion alle­mande contre le can­cer ont enta­mé des pro­cé­dures légales contre le Mat­thias Rath à la suite du décès d’un enfant (Domi­nik Feld) souf­frant d’un can­cer des os avec méta­stases aux pou­mons. Les parents de l’en­fant, avant sa mort, avaient fait aban­don­ner la chi­mio­thé­ra­pie de leur fils et l’a­vaient mis sous la thé­ra­pie de sup­plé­men­ta­tion nutri­tion­nelle de Mat­thias Rath. Ce der­nier se défend en avan­çant le fait que sa mort a été due aux erreurs dans la prise en charge du patient là où il était hos­pi­ta­li­sé, ce qui fut prou­vé par la suite lors d’un pro­cès. Le BMJ dut s’ex­cu­ser auprès du Dr Rath pour avoir publié de fausses allégations19.

    Les actions entre­prises par Mat­thias Rath afin de per­sua­der les Sud-Afri­cains d’u­ti­li­ser ses com­plé­ments vita­mi­niques pour ren­for­cer le sys­tème immu­ni­taire res­tent éga­le­ment contro­ver­sées, d’au­tant qu’il pré­co­nise l’ar­rêt des trai­te­ments anti­ré­tro­vi­raux pour soi­gner le SIDA. Il pré­tend notam­ment que cer­taines per­sonnes, dont le test de dépis­tage du VIH est posi­tif, ne déve­lop­pe­raient jamais de symp­tômes et res­te­raient en vie s’ils n’é­taient pas trai­tés par les anti­ré­tro­vi­raux. Il affirme par ailleurs que si ces per­sonnes étaient trai­tées par anti­ré­tro­vi­raux, ces der­nières fini­raient sys­té­ma­ti­que­ment par déve­lop­per le SIDA20. Il remet ain­si en cause la toxi­ci­té des trai­te­ments anti­ré­tro­vi­raux, qu’il accuse de détruire le sys­tème immu­ni­taire. Cette atti­tude est una­ni­me­ment condam­née par la com­mu­nau­té scientifique21,22,23,24,25.

    Par ailleurs la Socié­té Suisse de lutte contre le can­cer a atti­ré l’at­ten­tion sur les fai­blesses du dos­sier scien­ti­fique de Mat­thias Rath, ain­si que sur les pos­sibles dan­gers des dosages des pré­pa­ra­tions qu’il propose26.

    Le 21 juin 1997, à la salle des fêtes de Chem­nitz, Mat­thias Rath a tenu un dis­cours concer­nant le Pro­gramme de Chem­nitz. Au cours de ce dis­cours, il a fus­ti­gé le sou­tien appor­té par le gou­ver­ne­ment alle­mand à la « Com­mis­sion Codex Ali­men­ta­rius », qu’il pré­sente comme une ini­tia­tive de l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique visant, selon lui, à inter­dire au niveau mon­dial toute infor­ma­tion en matière de san­té en rap­port avec des vita­mines et autres thé­ra­pies naturelles27.

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​M​a​t​t​h​i​a​s​_​R​ath

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