CENSURE POLITIQUE EN FRANCE : l’exemple de Nicolas Dupont-Aignan

7/04/2012 | 62 commentaires

🎬 Vidéo d’origine (plus dis­po­nible) : https://​vimeo​.com/​3​9​1​2​5​327

Ce clip est une illus­tra­tion inté­res­sante (une de plus) de l’im­pos­ture par­le­men­taire,
et de l’im­por­tance stra­té­gique des chiens de garde média­tiques pour que per­dure l’imposture.

Je trouve Nico­las Dupont-Aignan cou­ra­geux,
et sa résis­tance (au pro­jet anti­so­cial de l’U­nion euro­péenne,
pro­jet des mul­ti­na­tio­nales et des banques contre les peuples),
sa résis­tance est très utile.

Que nous votions ou pas pour lui, nous devrions l’ai­der
en le fai­sant connaître, en par­lant de lui autour de nous,
pour résis­ter à la base contre les men­songes des voleurs de pouvoir.

Étienne.

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Étienne

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62 Commentaires

  1. maud

    Mer­ci pour ce mon­tage qui résume très bien le par­cours de Mon­sieur Dupont-Aignan et le courage(effectivement) de faire face à la mani­pu­la­tion du « pouvoir »

    Réponse
  2. Yvan

    NDA tient un dis­cours inté­res­sant depuis le début de sa cam­pagne, mais il est trop pro­tec­tion­niste à mon goût ! (notam­ment avec le retour à une mon­naie natio­nale, ce qui nous ren­drait très fra­gile face à l’oligarchie finan­cière, ce monstre éco­no­mique dont seul une mon­naie unique euro­péenne peut s’af­fran­chir à mon avis)

    Si NDA vou­lait vrai­ment sor­tir le pays de ce Cir­cus Poli­ti­cus, il se rap­pro­che­rait du Front de Gauche, ou édu­que­rait au moins ses par­ti­sans à l’im­por­tance d’une réforme com­plète de notre consti­tu­tion, pour ne plus vivre ce qu’on vit actuel­le­ment (qui est sans doute la pré­si­den­tielle la plus impor­tante et cri­tique de toute la Ve République).

    En res­tant dans son coin avec ses quelques voix, il ne fait que divi­ser les élec­teurs éveillés qui veulent faire sau­ter l’UMPS.

    Appe­ler à l’abs­ten­tion (comme le fait Asse­li­neau) ou ten­ter de s’ap­pro­prier une petite par­tie de l’é­lec­to­rat, quand le seul mou­ve­ment à pou­voir chan­ger la donne est déjà lan­cé… c’est dommage 🙂

    Mais c’est un homme que j’aime beau­coup à tra­vers sa fran­chise et son enga­ge­ment à l’As­sem­blée. Il fait par­tie de ces rares dis­si­dents pré­sents dans l’hé­mi­cycle à oser dire les choses comme elles sont !

    Cela dit, si la construc­tion euro­péenne est effec­ti­ve­ment à réin­ven­ter (un TFUE qu’on doit quit­ter au plus vite) je reste convain­cu que c’est une vraie force face aux finan­ciers anglo-saxons qui nous mani­pulent. Le tout étant, comme en France, de reti­rer le pou­voir des mains des tech­no­crates qui la dirigent aujourd’hui.

    Pour finir, concer­nant Dupont-Aignan, j’ai éga­le­ment appré­cié son dis­cours devant le Grand Orient, tout comme celui de Mélenchon.

    Dom­mage que le pre­mier n’es­saye pas de trou­ver un com­pro­mis avec le deuxième, ça assu­re­rait un peu plus la place du FdG au 1er tour, et pour­quoi pas, au 2nd 🙂

    …pour une consti­tuante qui met­tra un terme à tout ce tapage poli­ti­co-média­tique qui mani­pule l’o­pi­nion publique avec ce para­digme de la crois­sance effré­née au ser­vice d’une éco­no­mie irresponsable.

    Que Se Vayan Todos !
    Place au Peuple 😉

    Réponse
  3. Mélenchon mania

    pour les fans de Mélenchon .…

    Mon­sieur JEAN-LUC MÉLENCHON est né le 19 août 1951 à Tan­ger, au Maroc.
    Il est le fils cadet de Georges Mélen­chon, rece­veur des PTT et de Jea­nine Bayo­na, institutrice.
    Fonc­tion­naire, comme mes Parents je deviendrai.
    Homme poli­tique « à gauche toute » mérite d’être regar­dé de plus près.
    En effet, on pour­rait pen­ser qu’un homme de gauche qui se res­pecte se contente de peu… Hélas ! Il n’est pas le pro­lo qu’il pré­tend être.

    & DÉPUTÉ EUROPÉEN
    (depuis 2009 repré­sen­tant du Sud Ouest) : Sans com­plexe, il reçoit chaque mois :
    Une indem­ni­té par­le­men­taire 7665 € brut soit 5 963 € net
    + une indem­ni­té de frais géné­raux 4202 €euros
    + une indem­ni­té jour­na­lière de sub­sis­tance de 298 €
    + les frais divers : télé­phone, avion, SNCF, etc…
    Soit, au total pour son man­dat de dépu­té européen :
    5 963 € net + 4202 € + (298 € x 30) = 19 105 € net par mois + bien sûr, les frais de transport.

    & SÉNATEUR de L’ESSONNE (cumul des mandats).

    Sans gêne (aucune), il reçoit aus­si chaque mois :
    Indem­ni­té par­le­men­taire 5.514,68 € brut
    + indem­ni­té de rési­dence 165,44 € brut
    + indem­ni­té de fonc­tion 1420,03 € brut
    + indem­ni­té repré­sen­ta­tive de frais de man­dat de 610 €
    + les frais d’avion, de taxi, de SNCF, de télé­phone, de poste, etc…
    Soit, au total esti­mé pour son man­dat de séna­teur : 17 000 € net par mois.

    TOTAL MANDAT EUROPÉEN ET MANDAT DE SÉNATEUR :
    36 105 € par mois ! Soit, 433 260 € euros par an ( 360 fois le SMIC ! )

    Réponse
  4. melenchon mania

    en fait le plus proche du peuple est Nico­las Sar­ko­sy, peu aimé des milieux pari­siens sor­tant de l’E­NA et autres écoles de bobos.

    NS obtient 10 sur 20 au CAPA, redouble sa sixième, obtient une mai­trise de droit, un par­cours presque ordinaire .….

    Com­ment un type comme ça à la Pré­si­dence et il ne sort pas de l’E­NA, il s’est fait tout seul quelle horreur…

    Les Fran­çais ne seront pas dupes.…..

    Réponse
  5. Kilian

    T’as pas honte de venir sur ce site sor­tir tes fausses infos toutes droites sor­ties des forums du FN… Il a fait ses décla­ra­tions offi­cielles : 5800 net par mois. C’est beau­coup certes, mais bien moins que ce que tu dit : 
    http://​www​.lin​ter​naute​.com/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​j​e​a​n​-​l​u​c​-​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​c​h​a​t​-​a​v​e​c​-​j​e​a​n​-​l​u​c​-​m​e​l​e​n​c​h​o​n​/​r​e​v​e​n​u​s​.​s​h​tml

    Nico­las Dupont-Aignan pointe du doigt énor­mé­ment de points clé, notam­ment le sys­tème de la créa­tion moné­taire. J’ai long­temps hési­té à voter pour lui. Cepen­dant, je vote­rai Mélen­chon (qui en parle aus­si) avec l’es­poir de voir cette consti­tuante, et que soit ajou­té à la consti­tu­tion la pos­si­bi­li­té de lan­cer des refe­ren­dums d’i­ni­tia­tives popu­laire (et non parlementaire).

    Le meilleur choix, à mon sens, pour évo­luer vers la démocratie !

    Qu’en pen­sez vous Étienne, j’ai­me­rais avoir votre avis sur ce fameux choix du 22 avril ! Je ne vous demande pas de nous dire pour qui vous allez voter si vous votez, mais sim­ple­ment votre res­sen­ti et les can­di­dats qui vous marquent, ain­si que les idées intéressantes ?

    Kilian

    Réponse
  6. saratogagy

    Killian c’est déjà ce qu’E­tienne fait en nous par­lant de Mélen­chon, Asse­li­neau ou Dupont-Aignan. Je ne sais pas moi même ce que je vais faire. Mais ce n’est pas à Etienne ni à per­sonne de nous dire pour qui voter. Nous sommes des adultes et Etienne Chouard n’est pas un gou­rou, seule­ment un résis­tant très précieux.

    Quant à notre pré­sident actuel, tout le monde connait son pédi­grée, ses frasques et ses men­songes. Son atlan­tisme, sa fla­gor­ne­rie et ses petites marques de sou­mis­sion aux puis­sants. Les affaires qui lui courent après. Per­sonne n’est dupe. Regar­der la télé­vi­sion comme tous fran­çais ne font pas un bon pré­sident, ça se sau­rait. D’ailleurs ça pour­rait ne pas être un bon citoyen que de regar­der wal­ker texas soc­quettes ou plus belle la vue tous les jours.

    Réponse
  7. Di Girolamo

    Il est com­plè­te­ment inopé­rant et contra­dic­toire de pro­po­ser une consti­tuante par le biais d’une élec­tion par­ti­sane. Parce qu’il est bien évident que ce type d’é­lec­tions sont l’ex­pres­sion d’un rap­port de force et qu’une consti­tuante dans son prin­cipe est tout le contraire : c’est au delà des rap­ports de force, sans les nier dans leur néces­saire réa­li­té, mettre d’ac­cord l’en­semble des pro­ta­go­nistes sur un pro­ces­sus léga­li­sé et ration­nel per­met­tant à ces inté­rêts et ces forces diver­gentes de deve­nir des moteurs d’a­ni­ma­tion de la réflexion et du débat public orien­té vers l’in­té­rêt général.

    C’est d’ailleurs bien comme cela que sont défi­nis les par­tis poli­tiques dans notre actuelle consti­tu­tion : ARTICLE 4.
    « Les par­tis et grou­pe­ments poli­tiques concourent à l’ex­pres­sion du suf­frage. Ils se forment et exercent leur acti­vi­té libre­ment. Ils doivent res­pec­ter les prin­cipes de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de la démocratie. »

    C’est la rai­son pour laquelle ceux qui pro­pose cela DANS CE CADRE-LÀ, au mieux se four­voient, au pire sont des menteurs :

    Il y a incom­pa­ti­bi­li­té entre notre pro­ces­sus élec­to­ral et un pro­ces­sus consti­tuant qui par nature concerne tout le peuple et non une frac­tion du peuple.

    Quand le FDG explique que la Vème Répu­blique c’est nul et monar­chique et qu’il faut écrire la VIème , ils n’ont rien mais rien com­pris ; une nou­velle fois j’in­vite ceux que la consti­tu­tion inté­resse à lire les pre­miers articles de celle en vigueur qui au delà de toute ses imper­fec­tions pré­sente au moins l’in­té­rêt majeur de pla­cer la consti­tu­tion , la démo­cra­tie , la sou­ve­rai­ne­té popu­laire là où elles sont : pas dans un par­ti , pas dans une sec­tion du peuple , pas dans un indi­vi­du ; mais dans un espace public que les par­tis aident à ani­mer mais dont ils ne sont jamais pro­prié­taires ni même loca­taires .Un espace public qui se nour­rit des dif­fé­rences, diver­si­tés, affron­te­ments… pour faire émer­ger l’in­té­rêt général.

    C’est fon­da­men­tal et le fait qu’on ne l’ap­plique pas fait qu’on est dans une fausse démo­cra­tie , fausse et inef­fi­cace .Un manège stupide .

    Dans notre consti­tu­tion c’est le pré­sident qui doit veiller à ce que ça fonc­tionne ; ça pour­rait être un col­lège de tirés au sort… peu importe ! ce qu’il faut c’est au sein des ins­ti­tu­tions , au delà des indis­pen­sables ges­tions du court terme , un lieu de réflexion pros­pec­tif de créa­tion , de pla­ni­fi­ca­tion de la société.

    Réponse
  8. Tristan

    En dis­cu­tant ici sur le salaire des can­di­dats, je pense qu’on s’é­carte du sujet :

    Lequel nous pro­pose une assem­blée constituante ?

    À l’heure où j’é­cris, et sauf erreur, seul le Front de Gauche a été clair sur cette question.

    Pas la peine de deman­der à Étienne de deve­nir notre « gourou » 🙂

    Si Mélen­chon est élu, on sera là pour lui rap­pe­ler ses engagements !

    S’il n’est pas élu, les citoyens qui ont ouvert les yeux devront s’u­nir pour récla­mer cette Assem­blée Consti­tuante !!

    Réponse
  9. Seb du 132

    Récla­mer une Assem­blée Consti­tuante si le FdG est élu (ce qui reste à faire), oui mais il fau­dra veiller à ce que cette Assem­blée ne soit pas consti­tuée d’E­lus ou de per­sonnes ayant un par­ti-pris. Sinon, tout ce qui est dis­cu­té sur ce site devient caduc. Et je ne pense pas que le FgD soit très clair là-dessus.

    Mais bon, on n’en est pas là.

    Réponse
  10. Yvan

    Mer­ci Kilian pour la rec­ti­fi­ca­tion concer­nant cette rumeur ridi­cule qui ne piège que les plus naïfs 🙂

    On peut même trou­ver des tor­chons qui affirment qu’il gagne 37 fois le Smic :

    => http://​www​.enquete​-debat​.fr/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​m​e​l​e​n​c​h​o​n​-​e​s​t​-​u​n​-​g​r​a​n​d​-​b​o​u​r​g​e​o​i​s​-​8​4​717

    …non mais vraiment ^^

    Quant au roi jus­te­ment, et ses bud­gets de campagne…

    => http://​www​.lemonde​.fr/​e​l​e​c​t​i​o​n​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​i​e​l​l​e​-​2​0​1​2​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​1​2​/​0​3​/​1​3​/​v​i​l​l​e​p​i​n​t​e​-​u​n​-​m​e​e​t​i​n​g​-​e​t​-​u​n​e​-​f​a​c​t​u​r​e​-​p​o​u​r​-​l​e​-​c​a​n​d​i​d​a​t​-​s​a​r​k​o​z​y​_​1​6​5​6​4​3​6​_​1​4​7​1​0​6​9​.​h​tml

    Au sujet de Mélen­chon, on trouve des tas de billets qui démen­tissent cette rumeur :

    => http://melenchonvraifaux.fr/jean-luc‑m%C3%A9lenchon-cumule-plusieurs-mandats-et-plusieurs-salaires

    => http://​blog​de​jo​ce​lyne​.canal​blog​.com/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​2​0​1​2​/​0​2​/​0​5​/​2​2​6​5​6​1​9​6​.​h​tml

    Ou ici dans le Post Scrip­tum sur ce billet de Mélen­chon lui-même : 
    => http://​www​.jean​-luc​-melen​chon​.fr/​2​0​1​1​/​0​3​/​0​2​/​r​e​t​o​u​r​-​e​n​-​f​o​r​ce/

    (il a d’ailleurs annon­cé qu’il gar­de­rait son salaire de dépu­té, 6000€, si il est élu)

    Et AUCUN des autres can­di­dats ne veut lâcher le pou­voir, là où Mélen­chon ne fait que sou­te­nir un pro­gramme qui veut jus­te­ment arra­cher ce pou­voir à l’é­lite afin de don­ner plus de parole au peuple, en rédi­geant une consti­tu­tion qui enca­dre­rait la poli­tique et ces nou­veaux pou­voirs que sont les médias et la finance, tout en ins­ti­tuant des réfé­ren­dums à tous niveaux, et sur­tout l’impos­si­bi­li­té aux élus de modi­fier la consti­tu­tion sans la déci­sion du peuple !

    Puis le FdG c’est : sor­tie du trai­té de Lis­bonne, contrôle sur la créa­tion moné­taire, sépa­ra­tion des banques (dépôt/investissement) et créa­tion d’un pôle public de finan­ce­ment et de contrôle des banques de cré­dits… et refonte de la constitution !

    Évi­dem­ment que Méluch’ fait peur, évi­dem­ment qu’il inquiète TOUT le sys­tème en place, et bien enten­du, TOUT le monde s’ac­corde à vou­loir le descendre 🙂

    De la gauche à la droite, en pas­sant par les médias ou les ana­lyses éco­no­miques (issues d’un lob­by patro­nal le plus sou­vent, comme l’Ins­ti­tut de l’en­tre­prise, qui est soit-disant « neutre » dans ses rap­ports : http://​www​.ins​ti​tut​-entre​prise​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​i​d​=15)

    …pour la « neu­tra­li­té » de ces « experts », on repas­se­ra hein ! 🙂

    Les finances ne veulent pas voir leurs pri­vi­lèges abo­lis, et les autres can­di­dats aime­raient bien prendre le pou­voir et le gar­der (ou avoir une place au sein de celui-ci).

    NDA parle un peu de réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire, mais c’est très vague pour le moment, il parle juste d’un amen­de­ment de la consti­tu­tion (qu’il gar­de­ra entre les mains, sans aucun doute).

    Bref, plus les détrac­teurs du FdG s’a­charnent, plus il devient facile de décons­truire leur discours 🙂

    Écou­tez Mélen­chon par­ler, c’est un des rares à ne pas juste lire un texte quand il s’ex­prime (tout est dans la tête). Ses ana­lyse, les syn­thèses qu’il en fait, sa culture… Un homme comme ça pour nous repré­sen­ter à la tête du pays, c’est sur­ement plus hono­rable qu’un pan­tin comme Sar­ko ou qu’un Hol­lan­dréou (leur culture semble se résu­mer au texte qu’il récite der­rière leur pupitre, sans même com­prendre la moi­tié de ce texte d’ailleurs).

    Voir ce dis­cours de Méluch sur la Défense :

    =>
    Inter­ven­tion de Jean-Luc Mélen­chon sur la Défense par Pla­ceau­Peuple

    Ou ses réflexions autour de l’écologie :
    => http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​2​779

    Ça ne me déran­ge­rait pas d’a­voir un homme ins­truit et culti­vé comme JLM en tant que repré­sen­tant du peuple fran­çais… il a tout l’é­toffe de ce rôle (y com­pris l’au­dace et le carac­tère) et il a, je trouve, une vision lucide de l’a­ve­nir (il dénonce l’ob­so­les­cence pro­gram­mé, la consommation/production effré­née, la tran­si­tion éner­gé­tique qu’il faut amor­cer au plus vite, etc…)

    Il voit loin, et c’est bien 🙂

    Réponse
  11. luc

    C’est bien sûr tout à fait faux : un par­le­men­taire euro­péen ne peut pas cumu­ler avec le man­dat de sénateur.

    Tou­te­fois, Mélen­chon trompe le peuple, ne sera jamais élu et uti­lise des pro­pos vio­lents tout comme son adver­saire Le Pen.

    Son pro­gramme est inapplicable.

    Ici vous avez l’air de pen­ser que lorsque le peuple donne son avis et gou­verne , tout va mieux ?

    Les gens du peuple votent sur­tout pour leur inté­rêt personnel.

    Ce qui convien­drait est un pro­gramme qui prend de la hau­teur et pro­pose seule­ment pour l’in­té­rêt général.

    La gauche à détruit la France à petit feu en fai­sant preuve de sec­ta­risme ( cf son oppo­si­tion sys­té­ma­tique sous les gou­ver­ne­ments de droite ) et en tuant le lien social ( c’est para­doxal mais le peuple s’en rend très vite compte : la gauche se fait battre à chaque fois qu’elle gouverne ).

    nous sommes réel­le­ment dans l’im­passe et je vote­rai blanc pour mar­quer un mécontentement.

    bonne soi­rée

    Réponse
  12. Luc

    À Yvan ,

    « Ecou­tez Mélen­chon par­ler, c’est un des rares à ne pas juste lire un texte quand il s’ex­prime (tout est dans la tête) »

    Si vous rem­pla­cer Mélen­chon par JM LE PEN, la phrase est aus­si valable.

    Les deux per­son­nages sont extrê­me­ment dan­ge­reux , méfiez vous .

    Réponse
  13. Kilian

    @saratogagy : Je n’ai jamais deman­dé à Étienne de choi­sir pour moi, et ce n’est cer­tai­ne­ment pas un gou­rou ou quoi que ce soit de ce style à mes yeux ! Je lui ai sim­ple­ment deman­dé, comme je ne suis pas tous ses articles (il en a peut être déjà par­lé ailleurs), d’ex­pri­mer son sen­ti­ment géné­ral par rap­port à ces élec­tions, et quels can­di­dats il trouve inté­res­sants pour faire avan­cer les choses.

    @Di Giro­la­mo : J’ai du mal à com­prendre ce que tu veut dire. Je te cite quelques pas­sages du pro­gramme : « Une assem­blée consti­tuante dis­tincte de la nou­velle assem­blée natio­nale, sera élue au suf­frage uni­ver­sel. Elle sera élue à la pro­por­tion­nelle inté­grale sans seuil, avec la pari­té. Les moda­li­tés du débat public seront éta­blies après consul­ta­tion des orga­ni­sa­tions sociales. Le texte pro­po­sé sera l’a­bou­tis­se­ment d’un grand débat public réunis­sant citoyens, orga­ni­sa­tions sociales et poli­tiques qui, sous des formes à défi­nir (assem­blées popu­laires, États géné­raux, forums citoyens, etc.). Ce pro­jet de Consti­tu­tion nou­velle, une fois voté par l’as­sem­blée consti­tuante, sera sou­mis à réfé­ren­dum popu­laire. ».

    Ok ‚on est d’ac­cords pour dire que ce n’est pas par­fait, mais tout de même, il semble que nous auront notre mot à dire !

    Je ne com­prends pas pour­quoi tu parles des par­tis poli­tiques. Cela n’a ici rien à voir puis­qu’il y aura pro­por­tion­nelle intégrale.

    Et chan­ger la consti­tu­tion consiste pré­ci­sé­ment à chan­ger le cadre, les règles du jeu.

    Je fonde de grands espoirs sur cette consti­tuante. Au début, le « 6e Répu­blique » me fai­sait peur. Je me disais que cela ne pou­vait débou­cher que sur une autre répu­blique, donc pas de vraie Démo­cra­tie en vue. Main­te­nant (je suis peut être très naïf ou aveu­glé) je crois que la majeure par­tie des gens ont peur du chan­ge­ment. Afin de pou­voir être élu et de pou­voir convo­quer cette assem­blée, Mélen­chon doit être pru­dent et ne doit pas effrayer l’électorat. Je ne crois mal­heu­reu­se­ment pas que la majo­ri­té veut que les choses changent vrai­ment comme nous (puisque nous sommes ici 🙂 ). Mais si il passe, je pense que les choses peuvent radi­ca­le­ment évoluer.

    Réponse
  14. sitouaillain

    @ Kilian,

    je suis bien de ton avis,

    tu oublies aus­si que dans la pro­po­si­tion du FdG les élus de la consti­tuante ne seront pas rééli­gibles… ceci n’est pas un détail,

    mais, ça ne fait pas tout, mais bon, il y a dans le FdG 7 par­tis qui se sont mis d’ac­cord là-des­sus, entre mili­tants et cultures d’or­ga dif­fé­rentes, ça n’a pas été facile, j’i­ma­gine donc que ça pour­rait être vu comme un bon com­pro­mis, ma je ne déses­père pas d’ap­por­ter ma pierre à l’a­van­ce­ment du smilblick,

    en fait, voi­là le problème :

    si l’as­sem­blée consti­tuante est élue à la pro­por­tion­nelle, il va fal­loir une sacré mobi­li­sa­tion à côté,

    parce que d’a­bord, le prin­cipe de la pro­por­tion­nelle veut que ce soient les par­tis qui choi­sissent les can­di­dats, et en plus ils ne sont pas révocables,

    si les par­tis qui choi­sissent les can­di­dats sont des orga­ni­sa­tions démo­cra­tiques, ce sont les mili­tants qui choi­si­ront, et les can­di­dats, et le programme,
    là donc il n’y aura pas de problème,

    mais au vu du faible nombre de par­tis qui per­mettent cela, et au vu de la réti­cence de ceux qui veulent la démo­cra­tie véri­table à s’en­ga­ger dans des par­tis, je suis sceptique…

    À sup­po­ser que les gens fassent la dif­fé­rence entre les par­tis et les pro­po­si­tions, ce dont je suis scep­tique, vu que cer­tains hésitent entre Dupont-Aignan (qui a quand même dit qu’il pren­drait bien Le Pen en pre­mier ministre!) et Mélen­chon, ou d’autres mettent Le Pen et Mélen­chon sur le même plan, et d’autres veulent repeindre Sar­ko­sy, l’au­to­crate autoaug­men­té, en homme du peuple, et Hol­lande en can­di­dat « de gauche », du « chan­ge­ment », bref, on nage en pleine confu­sion ou hal­lu­ci­na­tion… j’es­père que ce sont des cas isolés…

    mais pas­sons (au pas­sage y a‑t-il d’autres can­di­da­tures pro­po­sant le RIC?),

    Comme cette consti­tuante est la pro­po­si­tion du seul FdG, si elle advient, c’est que Mélen­chon est pas­sé et dans la fou­lée, on peut sup­po­ser que les gens don­ne­ront au FdG, aux verts, la majo­ri­té des voix, et on peut sup­po­ser une forte mobi­li­sa­tion popu­laire pour les tenir par les c.. et on aura peut-être de sérieuses avan­cées démo­cra­tiques, même si on sera loin du compte si on se place du point de vue d’É­tienne, puisque la pro­po­si­tion du FdG en la matière ça reste une répu­blique par­le­men­taire, avec tout un tas de cor­rec­tifs inté­res­sant, RIC, non­cu­mul, et j’en passe, mais bon, une bonne par­tie des constats d’É­tienne sur les tra­vers du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif res­te­raient d’actualité,

    l’en­nui c’est que si le Méluch passe, ce ne sera jamais qu’à la majorité,

    or le pro­blème du scru­tin pro­por­tion­nel est de ne pas don­ner l’as­cen­dant à une « majo­ri­té », c’est-à-dire à un par­ti qui a la lati­tude pour faire pas­ser ses propositions,

    donc une pro­ba­bi­li­té très forte est d’a­voir une assem­blée consti­tuante qui sera domi­née par la coa­li­tion des mêmes qui nous plongent dans l’im­puis­sance poli­tique, PS, UMP, Centre, avec si besoin l’ex­trême droite,

    en tous les cas, la pro­prié­té prin­ci­pale du scru­tin pro­por­tion­nel est de favo­ri­ser les par­tis du centre (conser­va­teurs modé­rés), soit ceux qui n’ont de démo­crates que le nom et qui ont une concep­tion de l’au­to­no­mie poli­tique et de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire plus proche de celle de l’ab­bé Sieyès que de Robes­pierre… Vous avez un bon exemple de ce que ça donne en Alle­magne, par exemple en Sarre, vous pour­riez avoir une coa­li­tion Die Linke (l’é­qui­valent FdG) SPD (PS local), vous avez une coa­li­tion SPD-CDU, donc aucun changement…

    Donc, soit nous sommes des mil­lions à être mobi­li­sés et à faire pres­sion, soit le FdG scie­ra la branche sur laquelle le peuple se sera assis à tra­vers lui, en ouvrant les bras aux enne­mis de la démo­cra­tie, avec sa mau­dite pro­po­si­tion de consti­tuante élue à la pro­por­tion­nelle (lire mau­dite avec l’ac­cent québécois),

    Advienne que pour­ra ; sim­ple­ment, en cas de défaite de Mélen­chon, ce serait pas mal de trou­ver une meilleure pro­po­si­tion, celle d’É­tienne par exemple, et si je me sou­viens bien, celle du NPA est inté­res­sante aus­si, bref, va fal­loir trou­ver autre chose,

    et de la dif­fu­ser, afin que le front de gauche ou d’autres orga­ni­sa­tions enri­chissent leurs réflexions et leurs pro­grammes, pour la suite, dans la rue ou par les urnes…

    Réponse
  15. Yvan

    @ Luc :

    « Son pro­gramme est inapplicable… »
    « Les deux per­son­nages sont extrê­me­ment dangereux… »

    Des argu­ments très construc­tifs qui font bien avan­cer le dia­logue, merci ^^

    C’est mar­rant comme cer­tains se reven­diquent comme « dis­si­dent » alors qu’ils sont les pre­miers à relayer la pro­pa­gande poli­ti­co-média­tique du sys­tème qu’ils veulent dénoncer.

    On entend par­tout « C’est éco­no­mi­que­ment impos­sible, c’est un com­mu­niste, il est dan­ge­reux »…

    On connait la chan­son main­te­nant, mais les paroles lassent un peu à la longue 😉

    Allez dire aux « éco­no­mistes atter­rés » que c’est éco­no­mi­que­ment impos­sible… des gens comme Fré­dé­ric Lor­don ou Chris­tophe Ramaux (loin d’être des gui­gnols sur le sujet)

    => http://www.atterres.org/page/manifeste‑d%C3%A9conomistes-atterr%C3%A9s

    @ Kilian :

    Com­plè­te­ment d’accord 🙂

    Le tirage au sort n’est pas (encore) d’ac­tua­li­té, certes, mais ça reste à débattre, comme pré­ci­sé dans le pro­gramme d’ailleurs :

    « Les moda­li­tés de l’élection et du débat public seront éta­blies après consul­ta­tion des orga­ni­sa­tions sociales. »

    => http://​www​.jean​-luc​-melen​chon​.fr/​b​r​o​c​h​u​r​e​s​/​h​u​m​a​i​n​_​d​a​b​o​r​d​.​pdf

    D’au­tant plus que le texte sera sou­mis à un réfé­ren­dum popu­laire pour adop­tion. À nous d’é­le­ver le débat durant la rédac­tion de ce texte, et de faire com­prendre aux citoyens qu’il est impor­tant d’in­tro­duire des réfé­ren­dums révo­ca­toires, etc…

    Mais ça Mélen­chon le défend aus­si, il en parle lui-même des réfé­ren­dums révocatoires :

    =>
    La 6e repu­blique de Mélen­chon et du Front de… par unMon­de­Ci­toyen

    Et un can­di­dat qui ose dire « Si je suis élu, je jette les clés de l’É­ly­sée à la Seine et je rentre chez moi »… ça devrait nous inter­pe­ler au moins un peu :

    =>

    Alors même si la consti­tuante n’est pas tirée au sort (et ça reste à voir), cette réforme de la consti­tu­tion serait quand même une avan­cée non négli­geable pour ligo­ter nos repré­sen­tants, et s’as­su­rer qu’ils ne puissent plus modi­fier la consti­tu­tion (et trans­fé­rer notre sou­ve­rai­ne­té) sans l’a­vis du peuple à l’a­ve­nir ! On pour­ra ain­si s’é­vi­ter les tra­hi­sons comme celle de Sar­ko en 2008, qui a fait amen­der la consti­tu­tion afin de faire rati­fier le trai­té euro­péen par voie par­le­men­taire, en igno­rant la déci­sion du peuple (de 2005) !

    => http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lisbonne#France_et_Pays-Bas

    Alors, pour­quoi ne pas y croire ? 🙂

    Réponse
  16. Étienne

    tic tac tic tac tic tac…

    Comme les Grecs, comme les Pales­ti­niens, comme les Africains, 
    on va pas­ser au hachoir du fléau du peuple (les riches), 
    on va y pas­ser, comme les autres (pour la même cause des causes) :

    La France sera mise à genoux 
    par les mar­chés financiers, 
    juste après les élections

    Salo­pe­rie de « gou­ver­ne­ment représentatif »…

    La démo­cra­tie, vite !!!

    Réponse
  17. Yvan

    Mer­ci pour la (re)mise en forme, Étienne 😉

    Par contre pour la vidéo où il parle de la cita­tion « Si je suis élu, je jette les clés de l’É­ly­sée à la Seine et je rentre chez moi », il fau­drait pré­ci­ser (main­te­nant que la vidéo est incrus­tée et qu’elle démarre du début) que c’est à par­tir de 10m00s qu’il en parle.

    Mer­ci 😉

    __

    Concer­nant le « tic-tac » jus­te­ment, Mélen­chon disait qu’en 81, quand ils avaient rehaus­ser les salaires à l’ar­ri­vée de la gauche au pou­voir, la France avait déjà été vic­time de « com­plots » (spé­cu­la­tions) sur sa mon­naie… et il est bien conscient qu’un chan­ge­ment pareil, c’est pas sans retom­bée de la part des requins de la finance qui nous manipulent !

    Cela dit, il expli­quait aus­si (à juste titre je pense, et comme le pense la plu­part des éco­no­mistes atter­rés je crois) que nous sommes un peu pro­té­gé par la mon­naie euro­péenne, donc ces spé­cu­la­tions sur notre éco­no­mie interne serait plus dif­fi­ciles aujourd’hui.

    Il faut sou­te­nir cet homme, vraiment…
    Sor­tie du trai­té de Lis­bonne, réforme com­plète de la consti­tu­tion, réforme de la répar­ti­tion des richesses… on a tout à y gagner (sinon c’est l’aus­té­ri­té et la misère demain) 😉

    http://​you​tu​.be/​b​g​t​U​e​N​U​N​p​_​E​?​t​=​9​m​56s
    (à par­tir de 9m56s)

    D’ailleurs, rien ne nous dit qu’on ne pour­ra pas glis­ser du tirage au sort dans cette réforme pro­po­sée par le FdG, car des tas de par­ti­sans sou­tiennent prin­ci­pa­le­ment le pro­jet d’une consti­tuante dans ce pro­gramme, et le nom du Père Chouard est par­fois scan­dé au milieu de la foule 🙂

    https://​plus​.google​.com/​1​1​0​5​0​9​6​4​4​5​1​8​8​7​9​2​4​1​9​0​6​/​p​o​s​t​s​/​4​F​5​F​N​A​L​f​FUp
    ( dans les commentaires 😉 )

    [C’est dans les 30 der­nières secondes de cette vidéo… ÉC 🙂 ] :


    Bas­tille 18 mars 2012 – repor­tage I>Télé par lepar­ti­de­gauche

    Vous vou­lez vous affran­chir de ces cra­pules qui spé­culent sur nos dettes ?

    Alors annu­lons cette dette, fai­sons un Audit Citoyen (qui est déjà en cours). Pre­nons notre consti­tu­tion en main (seul le pré­sident peut nous la don­ner) et éle­vons le débat qui a déjà pris une ampleur énorme. Les nénu­phars, le lac doit déjà être bien rem­pli déjà 😉

    Le temps qu’on rédige cette nou­velle consti­tu­tion, Méluch’ ira attra­per à la gorge tous ces finan­ciers qui sont a Bruxelles… car sans la France, il n’y a plus d’UE (ce n’est pas dans leur inté­rêts, ni à eux, ni aux Etats membres).

    Et en quit­tant le Trai­té de Lis­bonne… le débat s’im­po­se­ra de lui-même 🙂

    RÉSISTANCE !
    RÉVOLUTION !

    Réponse
  18. Étienne

    Voyez aus­si cette courte vidéo au vitriol,
    de Fran­çois Asse­li­neau, peut-être le plus cen­su­ré en ce moment :

    Fran­çois Asselineau 
    et les escrocs planétaires : 
    JP Mor­gan et Gold­man Sachs

    Réponse
  19. TeoNeo

    Dupont Aignan nous montre quels sont les sujets vrai­ment cli­vants. Ce qui vous met dans le sys­teme ou hors du sys­teme. C’est l’Eu­ro et le protectionnisme.

    Quand les grands medias sont emmer­dés par les hors sys­teme ils ont trou­vé un moyen de les faire s’en­tre­tuer comme MLP et Melen­chon que l’on a mis sur un même pla­teau plu­sieurs fois. Ca evite de mettre Melen­chon face a un can­di­dat UMPS ? C’est bien contre l’UMPS que Melen­chon doit tour­ner sa colere. Ca explique peut être pour­quoi Melen­chon est rela­ti­ve­ment bien trai­té par les medias et très bien trai­té par les son­dages dont plus per­sonne ne doute du bidonnage.

    Réponse
  20. Christian Jannone

    Sou­ve­nez-vous de ceci : au com­men­ce­ment était le pro­fit. Et le pro­fit était en Dieu ; et le pro­fit était Dieu. Puis le pro­fit se fit chair en Adam Smith. Notre seul slo­gan à tous devrait être, tels des cyber Caton du XXIe siècle : Delen­da Hayeko…il faut détruire Hayek. C’est le pro­ces­sus de sa des­truc­tion et de sa putré­fac­tion que nous décri­rons dans le roman futu­riste : « La racine du mal » ultime volet des aven­tures de Daniel Wu. La ques­tion n’est plus de savoir si le sys­tème fried­ma­no-haye­kien tom­be­ra, mais quand, et par qui : trois can­di­dats à la des­truc­tion sont sur les rangs : nous, les tur­bans noirs et Gaïa…

    Réponse
  21. sitouaillain

    En tout cas, dans le sys­tème, Dupont-Aignan, lui aus­si a su com­ment y traî­ner ses basques :

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​N​i​c​o​l​a​s​_​D​u​p​o​n​t​-​A​i​g​nan

    ses constats sur l’eu­ro et le pro­tec­tion­nisme sont issus des tra­vaux d’é­co­no­mistes datant des années 90, dont j. Géné­reux était le fer de lance, et sur bien des points NDPA n’a fina­le­ment pour pro­gramme qu’un copié col­lé mal fice­lé du pro­gramme du FdG, le reste est emprun­té à celui du FN ou de l’UMP, et j’ai allè­gre­ment savou­ré le ramas­sis de pré­ju­gés que contient la poli­tique pénale qu’il propose,

    mais bref, ce type est sin­cère je n’en doute pas, même s’il cumule deux man­dats et s’est pré­sen­té à tous les man­dats depuis la créa­tion de son écu­rie, après-tout on peut comprendre,

    mais là où j’au­rais à redire, c’est que vu son cv (l’é­na et un dess d’a­na­lyse finan­cière) et les livres qu’il a écrits, il doit tout de même connaître le pou­voir de nui­sance des mar­chés financiers,

    or son idée de retour à l’E­CU (parce qu’il ne pro­pose pas vrai­ment de sor­tir de l’eu­ro, mais bien de reve­nir à une « mon­naie com­mune » donc à un ser­pent moné­taire euro­péen — et pour cela il devra négo­cier avec ses homo­logues euro­péens—, pour que les gens ensuite soient contents et aient écrit « euro-franc » sur leurs billets), tout ça peut avoir du sens, encore faut-il s’en don­ner les moyens,

    et sur­tout, c’eut été plus intel­li­gent et sub­til d’é­vi­ter de faire du raco­lage élec­to­ral en par­lant de « sor­tie de l’eu­ro », parce qu’in­dé­pen­dam­ment de la per­ti­nence du fond de son pro­jet, à par­tir du moment où il a pro­non­cé ces mots « sor­tie de l’eu­ro », il devient caduc, c’est même pas la peine d’en dis­cu­ter ni de mettre un bul­le­tin de vote pour ce genre d’inconscient,

    je doute sérieu­se­ment de ses capa­ci­tés à faire très très vite face à la catas­trophe finan­cière que sa balour­dise aurait provoqué,

    en tous les cas, j’es­père qu’il fait, comme c’est le cas au front de gauche, l’ef­fort d’é­la­bo­rer une stra­té­gie et de dési­gner les per­sonnes qui devront savoir quoi faire à la seconde près de l’an­nonce des résul­tats, à com­men­cer par blo­quer la cir­cu­la­tion des capi­taux et sus­pendre cer­tains échanges bour­siers… et s’at­tendre à un coup d’État,

    enfin, je vous conseille par pré­cau­tion de reti­rer votre argent dès l’entre-deux tours et de l’é­chan­ger en une devise étran­gère d’une zone moné­taire ayant peu d’é­changes avec l’UE…

    Réponse
  22. Di Girolamo

    Au des­sus, com­men­taire 15, la vidéo de Mélen­chon sixième République.

    Il dit que dans la mesure où il est trop dif­fi­cile d’é­ta­blir une démo­cra­tie directe, il faut bien une démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, mais qu’il faut intro­duire un réfé­ren­dum révocatoire.
    Il dit aus­si que la consti­tu­tion de la cin­quième donne trop de pou­voir à un seul homme ; et aus­si qu’elle a été sou­vent modi­fiée, bidouillée.
    Il dit que c’est très impor­tant de réécrire une consti­tu­tion parce que cela per­met de refon­der le peuple. En France c’est bien ce ciment ins­ti­tu­tion­nel qui est le point d’an­crage et d’u­ni­té de la nation.

    Sur ce der­nier point je suis pro­fon­dé­ment d’ac­cord ; c’est bien sur ce contrat entre des citoyens d’un même pays que se fonde le peuple. C’est d’une extrême impor­tance. Et c’est bien pour cela que je suis extrê­me­ment réti­cent sur sa pro­po­si­tion consis­tant à lan­cer une consti­tuante dans le cadre :
    ‑d’une part d’une cam­pagne élec­to­rale, qui par nature n’unit pas mais divise, et qui ne res­pecte pas elle même les prin­cipes essen­tiels de l’actuelle consti­tu­tion qui au moins sur ces prin­cipes décrit dans les pre­miers articles est un ciment fon­da­teur ( il s’a­git de la défi­ni­tion même de la démo­cra­tie qui appar­tient au peuple et seule­ment à lui : ARTICLE 3 « La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du réfé­ren­dum. Aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exercice. »)
    – d’autre part d’un contexte socio éco­no­mi­co poli­tique très instable, très com­plexe et très dangereux
    Si Sar­ko­sy pro­po­sait la même chose il y aurait aus­si­tôt et à juste titre sus­pi­cion d’u­ti­li­sa­tion élec­to­ra­liste de la consti­tu­tion, de pro­messes à bon compte qui ne seront pas tenues etc
    La consti­tu­tion est quelque chose de bien trop sérieuse pour être pro­po­sée ou confiée à qui­conque : je répète « La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du réfé­ren­dum. Aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exercice. »
    Cet élé­ment du pro­gramme du FDG est une pro­fonde erreur sur la forme et sur le fond ; d’autre part elle signe une incom­pré­hen­sion et une mau­vaise ana­lyse de notre Consti­tu­tion ; autant je suis soli­daire des valeurs de jus­tice sociale, de reprise en main de la finan­cia­ri­sa­tion etc autant sur ce point je diverge absolument.
    C’est en exi­geant , et ça il est fort pour exi­ger Mélen­chon, c’est en exi­geant l’application de la consti­tu­tion actuelle, dans ses prin­cipes fon­da­men­taux qu’on peut pré­pa­rer une future consti­tuante ; d’abord parce que la créa­tion d’une consti­tuante doit répondre à un besoin lar­ge­ment par­ta­gé (pas 20% mais au moins 60% des gens) et que ce besoin doit et peut se tra­vailler et donc émer­ger grâce à la Consti­tu­tion exis­tante et à l’exigence for­te­ment reven­di­quée de la voir appliquer.
    Prendre au sérieux la démo­cra­tie et le texte fon­da­teur Consti­tu­tion ce n’est pas s’en empa­rer lors des élec­tions comme par­ti mais récla­mer au nom de la consti­tu­tion elle-même et en tant que citoyen, et en fai­sant appel à tous les par­tis poli­tiques, l’application du prin­cipe de sou­ve­rai­ne­té populaire.
    En effet dans notre consti­tu­tion le pré­sident ne gou­verne pas ; il n’est pas l’exécutif, il n’est donc pas habi­li­té à se pré­sen­ter sur un pro­gramme de gou­ver­ne­ment ni à repré­sen­ter un par­ti ou une par­tie de la popu­la­tion : il est en charge de l’unité natio­nale et de la consti­tu­tion ; il est élu (ART 5) pour veiller à ce que nous exer­cions réel­le­ment notre sou­ve­rai­ne­té, les par­tis poli­tiques nous y aidant mais ne nous la confis­quant pas ( ARTICLE 4. Les par­tis et grou­pe­ments poli­tiques concourent à l’ex­pres­sion du suf­frage. Ils se forment et exercent leur acti­vi­té libre­ment. Ils doivent res­pec­ter les prin­cipes de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de la démocratie.)
    En consé­quence pour que nous puis­sions réel­le­ment « exer­cer notre sou­ve­rai­ne­té par nos repré­sen­tants et par la voie du réfé­ren­dum et qu’aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne puisse s’en attri­buer l’exer­cice et que ‚article 4, la loi garan­tisse les expres­sions plu­ra­listes des opi­nions et la par­ti­ci­pa­tion équi­table des par­tis et grou­pe­ments poli­tiques à la vie démo­cra­tique de la Nation.  » Il nous faut exi­ger que les pré­si­den­tielles soient consti­tu­tion­nelles, légales, et que nous puis­sions élire quelqu’un qui assume cette mis­sion de veiller à la consti­tu­tion et son prin­cipe fondamental(article5 ).
    De là logi­que­ment tout se suit : le pré­sident en ces temps troubles et dan­ge­reux pour la nation peut sur les enjeux majeurs du pays, y com­pris bien sûr la consti­tu­tion elle-même, lan­cer des tra­vaux de réflexion en y invi­tant tous les par­tis ‚tous les citoyens ; ces tra­vaux , dans la durée , et sur le fond pré­pa­re­ront des réfé­ren­dums pré­vus à l’article 3.
    On a donc là un che­mi­ne­ment qui s’appuie d’entrée sur ce qui reste encore d’unité natio­nale, qui dans son prin­cipe et son appli­ca­tion intro­duit déjà en amont cette uni­té ; nous n’avons pas besoin de vic­toires élec­to­rales des uns ou des autres mais nous avons besoin de tous pour nous rassembler.

    Réponse
  23. sitouaillain

    DI Giro­la­mo,

    je ne com­prend pas bien où tu veux en venir,

    tous les can­di­dats pro­posent une modi­fi­ca­tion constitutionnelle,

    un seul pro­pose une consti­tuante, et une refon­da­tion de la république,

    tous les autres, soit ne feront pas ce qu’ils pro­mettent, soit écri­rons les modifs et les sou­met­trons à refe­ren­dum ou au congrès, en fonc­tion des son­dages et sur­tout de la cou­leur de la majo­ri­té au congrès.

    une chose est sûre, si l’é­lu est un lar­bin, que tu le veuilles ou non, il y aura au moins une modi­fi­ca­tion consti­tu­tion­nelle préa­lable à la rati­fi­ca­tion du Trai­té de Sta­bi­li­té et sa fameuse « règle d’or », puis­qu’on a vu qu’il y avait consen­sus sur ce point, comme sur le MES.

    ensuite, ce que tu réclames en terme de neu­tra­li­té du pro­ces­sus consti­tuant tout en res­pec­tant la consti­tu­tion est illusoire,
    consti­tu­tion­nel­le­ment, c’est le Pré­sident qui à la main, c’est lui qui choi­sit les moda­li­tés de ratification,

    et, que tu le veuilles ou non, pour pou­voir être élu, il faut avoir un vaste camp der­rière soi, ne serait-ce que pour se faire connaître et être pris au sérieux par la junte médiatique,
    vu le méca­nisme de la cam­pagne, et l’en­chaî­ne­ment avec les légis­la­tives, il faut avoir un pro­jet de gou­ver­ne­ment, en plus d’ap­pa­raître comme « présidentiable »,

    et sur­tout, tu ne retient dans la consti­tu­tion que les articles qui t’ar­range et tu en fait une ana­lyse ad cau­seam, mais la pra­tique des ins­ti­tu­tions montre bien que le pré­sident n’est rete­nu que par sa propre mesure,

    si tu lis bien le texte, et que tu exa­mines ce qu’est sar­ko­sy comme pré­sident, à sup­po­ser qu’il se vic­to­ror­ba­nise un peu plus ou qu’à terme un plus taré que lui accède au poste, il n’a pra­ti­que­ment pas besoin de chan­ger une ligne,

    larges pou­voirs de nomi­na­tion, de pro­mul­ga­tion des lois, de dis­so­lu­tion, article 49–3, gou­ver­ne­ment par décrets, article 16 (pleins pou­voirs et état d’urgence),etc.,

    le texte per­met au pré­sident d’al­ler très loin dans le césarisme,

    il suf­fit de créer le cli­mat pro­pice et d’a­voir avec soi la com­pli­ci­té des média notamment,

    et, comme tu dis, la situa­tion est instable…et la peur et le jeu sur les haines est un très bon vec­teur d’embrigadement…stratégie du choc et diver­sions permanentes…sauf sur­saut popu­laire dans les urnes, ou dans la rue, à mon avis, nous n’en avons vécu qu’un avant goût.

    le cas Hol­lande pose un pro­blème d’ailleurs, puisque jamais depuis la mort de pom­pi­dou un pré­sident ne serait en posi­tion d’a­voir autant de pou­voir : sont entre les mains du PS, l’im­mense majo­ri­té des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et le clien­té­lisme asso­cia­tif qui en découle et la col­lu­sion avec des mul­ti­na­tio­nales comme Vin­ci, véo­lia, etc., le sénat est à majo­ri­té PS, à venir, l’as­sem­blée natio­nale et le gou­ver­ne­ment, la tête de toutes les admi­nis­tra­tions, et des chaînes publiques,

    bref on sera reve­nu au degré zero (même si on y était déjà) de sépa­ra­tion des pou­voirs qui est l’es­sence même de cette consti­tu­tion, faite par et pour un homme, qui s’est taillé sur mesure une démo­cra­tie de façade, le régime du fameux « coup d’é­tat per­ma­nent », ava­li­sé par des « veaux ».

    dans un tel contexte de col­lu­sion idéo­lo­gique (le TINA néo­li­bé­ral) entre élites éco­no­miques, média­tiques, poli­tiques et admi­nis­tra­tives, et ce, jus­qu’à un niveau hié­rar­chique très bas,
    dans un contexte de pro­pa­gande per­ma­nente, de diver­sion et d’in­com­pré­hen­sion monu­men­tale des vrais pro­blèmes et des manières intel­li­gentes de les résoudre,

    je ne vois pas com­ment la can­di­da­ture de Mélen­chon peut être autre chose qu’une phase d’é­du­ca­tion popu­laire mas­sive et une contre-offen­sive aux entre­prises de fas­ci­sa­tion des esprits,

    mais si il passe cher ami, il ne sera pas autre chose qu’un che­val de troie pour cette par­tie consciente du peuple dont tu fais par­tie et dont on espère qu’elle ira s’élargissant,
    il n’au­ra aucun pou­voir qui n’é­mane direc­te­ment de l’en­ga­ge­ment d’un peuple conscient et prêt à défendre la démo­cra­tie, face à toutes les forces coa­li­sées pour le main­tient du système,

    au point où nous en sommes, il est illu­soire de croire que le chan­ge­ment puisse se faire de manière apai­sée et qu’un mou­ve­ment puisse appa­raître comme « apar­ti­san » ou « sérieux », « neutre », de même qu’il est illu­soire de croire que le ras-le-bol géné­ral se foca­li­se­rait sur le seul pro­blème des ins­ti­tu­tions, pas plus qu’il ne pour­rait sur­gir d’une cause écologiste,

    mais per­sonne ne sait où la colère d’un peuple peut le mener, et nous ne savons pas si le sys­tème n’est pas déjà suf­fi­sam­ment puis­sant pour géné­rer l’apathie ou la mou­ton­ne­rie fascisto-consumériste…en tous cas il génère le nihi­lisme, per­sonne ne croit plus en rien et pra­tique la double-pen­sée, nous n’a­vons pas de gand­hi, mais je parie que les gens chie­rais dessus…n’ont-ils pas cru­ci­fié jesus ? 😉

    bref, je com­prend ta pusil­la­ni­mi­té, mais j’es­père que nous serons très très nom­breux à pas­ser outre.…advienne que pourra

    Réponse
  24. MrPatate

    Tout comme à l’U­PR, j’ai long­temps été convain­cu que la seule échap­pa­toire pour la France était la sor­tie de l’UE. Mais contrai­re­ment à Fran­çois Asse­li­neau que je trouve très per­ti­nent et très inté­res­sant, il me semble impor­tant de consi­dé­rer une étape inter­mé­diaire avant de n’en­vi­sa­ger exclu­si­ve­ment l’u­ti­li­sa­tion de l’ar­ticle 50 du TUE (ou 49‑A du TFUE) pour sor­tir de l’Eu­rope. Je trouve un peu regret­table que la pen­sée de l’U­PR se soit en quelque sorte « cris­tal­li­sée » autour de cette unique pers­pec­tive comme seule solu­tion possible.

    Peut être suis-je naïf, mais aujourd’­hui la réflexion au Front de Gauche sur l’UE me semble plus abou­tie qu’à l’UPR.

    - Le FDG ne sou­haite pas la sor­tie de l’U­nion Euro­péenne ni de l’Eu­ro pour des rai­sons qui, une fois enten­dues, sont tout à fait com­pré­hen­sibles et même cohé­rentes. En effet, dès lors que le peuple fran­çais devien­drait sou­ve­rain et donc maître de son des­tin, la France serait en dépit de sa puis­sance mili­taire (force de dis­sua­sion) et éco­no­mique, en situa­tion de fai­blesse fasse à l’hé­gé­mo­nie état­su­nienne et encore plus vul­né­rable aux attaques des mar­chés qu’elle ne l’est aujourd’­hui dans l’Eu­rope. On peut consta­ter d’ailleurs que cette stra­té­gie de désta­bi­li­sa­tion est actuel­le­ment employée contre le Venezuela.

    Donc de ce point de vue là, l’Eu­rope nous protège.

    - Mais ce n’est pas tout. La vision du FDG va plus loin. Consi­dé­rant que, de par sa posi­tion éco­no­mique et démo­gra­phique au sein de l’Eu­rope, la France a une influence qui peut être consi­dé­rable, quoi qu’on en pense, à condi­tion bien sûr d’a­voir des repré­sen­tants qui ne se couchent pas devant Bruxelles. Et donc, tenant compte de cela, JLM envi­sage la pos­si­bi­li­té de créer une brèche dans laquelle d’autres pays pour­raient s’en­gouf­frer. En effet, après un réfé­ren­dum en France sur le Trai­té de Lis­bonne (et son rejet plus que pro­bable), le but serait de réunir le plus de peuples pos­sible autour de l’i­dée selon laquelle l’UE doit ces­ser d’exis­ter en tant qu’ins­tru­ment du capi­ta­lisme finan­cier pour être refon­dée afin d’as­su­rer à tous les pays membre un modèle social et éco­no­mique véri­ta­ble­ment équi­table. Ain­si, nous pour­rions voir émer­ger d’autres pays reje­tant à leur tour le Trai­té de Lisbonne.

    Cette vision s’ins­crit dans une logique où, à l’heure de la glo­ba­li­sa­tion, il n’y a qu’en éten­dant le plus pos­sible la démo­cra­tie (la vraie) que nous pour­rons assu­rer la péren­ni­té de la sou­ve­rai­ne­té des peuples, sans quoi, il nous sera très dif­fi­cile de résis­ter long­temps tout seul dans notre coin aux milieux de tous les requins.

    En revanche, si tou­te­fois la France venait à échouer dans sa capa­ci­té à ras­sem­bler et qu’il s’a­vère impos­sible de faire chan­ger l’Eu­rope, nous dis­po­se­rions encore de la pos­si­bi­li­té d’en sor­tir. Ce serait d’ailleurs éton­nant que la France ne soit pas en mesure de peser for­te­ment dans les négo­cia­tions à par­tir du moment où elle vien­drait à mettre dans la balance l’ar­ticle 50 du TUE. La France étant un gros contri­bu­teur au bud­get de l’UE (sans comp­ter sa par­ti­ci­pa­tion au MES), c’est l’é­qui­libre tout entier sinon l’exis­tence même de l’U­nion Euro­péenne qui s’en retrou­ve­rait com­pro­mise si nous déci­dions d’en sor­tir. Contrai­re­ment à ce qu’on veut bien nous faire croire, un pays comme la France à les moyens de faire pres­sion sur l’Eu­rope, c’est une ques­tion de volon­té politique.

    Pour conclure ce plai­doyer très long en faveur du FDG, il me semble dif­fi­cile d’es­pé­rer un véri­table chan­ge­ment sans les urnes. Comme le dit NDA, l’abs­ten­tion ne pro­fi­te­ra qu’au sys­tème en place. Bien sûr, les mou­ve­ments indi­gnés sont très impor­tants. Non seule­ment ils témoignent d’une prise de conscience mais ils per­mettent de pro­pa­ger le virus. Mais la seule action dans les rues ne serait suf­fire, on le voit bien avec la Grèce. Le pro­blème dans nos pays « riches », c’est qu’on ne se sou­lève mas­si­ve­ment que lorsque notre exis­tence est mena­cée. Tant qu’on arrive à sur­vivre, tant qu’on arrive à gar­der un toit sur la tête et à mettre à man­ger dans nos assiettes, on grogne mais on sup­porte ce qui est pour­tant déjà insupportable.

    En atten­dant, si 2012 ne voit pas de réel chan­ge­ment s’o­pé­rer, il va fal­loir attendre encore long­temps en sup­por­tant des condi­tions de vie de plus en plus dif­fi­ciles jus­qu’au jour où l’in­sou­te­nable déclen­che­ra une révo­lu­tion, mais ne nous mépre­nons pas : Nous ne sommes plus en 1789 et les forces de l’ordre dis­posent de moyens maté­riels ren­dant aujourd’­hui tout affron­te­ment dans la rue inégal.

    Réponse
  25. Yvan

    Lors d’un forum en 2010 (des forums qu’ils orga­ni­saient afin d’é­ta­blir ce « pro­gramme com­mun » que porte aujourd’­hui le Front de Gauche), JLM aborde la ques­tion de la VIe Répu­blique. De Pla­ton au Vene­zue­la, en pas­sant par l’é­du­ca­tion popu­laire et la com­pé­tence des assem­blées (à la place d’un « chef »)… très intéressant.
    Comme le Père Chouard quand il est lan­cé, on sent qu’il pour­rait en par­ler des heures si on ne l’arrêtait pas.

    Alors mal­gré le por­trait qu’on dresse habi­tuel­le­ment de Mélen­chon dans les médias (et les milieux natio­na­listes), mal­gré tous les a prio­ri qu’on peut avoir sur sa per­sonne, je vous encou­rage à décou­vrir la vision de cet homme aujourd’­hui, ain­si que la parole qu’il dif­fuse au sein de la popu­la­tion. Il est pas­sion­né et pas­sion­nant (à écou­ter, mais aus­si à lire, comme en témoigne ses excel­lents billets sur son blog) 🙂


    Jean-Luc Mélen­chon : Pour une 6ème Répu­blique… par front­de­gauche

    @ Étienne : J’ai du mal à croire que JLM ne fasse pas vibrer une corde sen­sible en vous, car son dis­cours rejoint sou­vent le vôtre (sans le tirage au sort, certes… mais j’at­tends avec GRANDE impa­tience le jour d’une ren­contre entre vous et lui) 😉

    Réponse
  26. Yvan

    Faites entendre ça par­tout et vite !!!

    Une petite der­nière tra­hi­son avant de par­tir !? Et pas des moindres : spé­cu­la­tion sur la dette fran­çaise en vue !

    Sar­ko­zy et l’AMF préparent 
    un atten­tat finan­cier pour le 16 Avril :

    => http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanie-marthely-allard/090412/nicolas-sarkozy-et-lamf-preparent-un-attentat-financier‑p

    Quelle honte ! Quel culot !
    Il n’a vrai­ment aucun scru­pule (mais qui en dou­tait encore ?)

    Réponse
  27. Étienne

    Yvan,

    Bien sûr que Jean-Luc me fait vibrer… tout le temps, même… C’est d’ailleurs pour ça que je parle sou­vent de lui 🙂

    Et de Jacques Géné­reux qui est, de mon point de vue, le meilleur homme poli­tique (et éco­no­mique et social) du pays.

    Je suis sim­ple­ment déchi­ré par leur obs­ti­na­tion à nous enfer­mer dans le piège fas­ciste de l’U­nion euro­péenne : je ne com­prends pas, voilà.

    Et puis je trouve exces­sive son aver­sion vio­lente contre tout ce qui se rap­proche de près ou de loin avec ce qu’on appelle (par­fois fau­ti­ve­ment, je trouve) « la droite ». Ça va être dif­fi­cile d’é­ta­blir la concorde si on n’ar­rive pas à don­ner la parole à VRAIMENT tout le monde (la démo­cra­tie, quoi). Et ça compte, la concorde. Il y a des tas de gens (des gens simples, pas des riches, quand même) dits « de droite » qui se pré­oc­cupent sin­cè­re­ment du bien com­mun (beau­coup étaient car­ré­ment com­mu­nistes il y a peu de temps, d’ailleurs), c’est ce que je constate sou­vent lors de mes péré­gri­na­tions. Il faut être capable de leur par­ler et de les écou­ter sans les mépri­ser, je crois.

    Mais pour vibrer, je vibre 🙂

    Moi aus­si, j’ai­me­rais le ren­con­trer (un peu au calme) ; mais il semble qu’il n’ait pas le temps (ou pas envie, je ne sais pas).

    Étienne.

    Réponse
  28. Yvan

    Etienne,

    Je vous rejoins com­plè­te­ment au sujet de votre vision de la démo­cra­tie, qui se doit de lais­ser la parole à tous (quelque soit la case dans laquelle on aime à ran­ger les gens). Mais n’est-ce pas jus­te­ment ce que pro­pose le FdG en réfor­mant la consti­tu­tion pour que les déci­sions soient plus citoyennes que jamais aupa­ra­vant (en France) ?

    Quant à l’UE, Mélen­chon (et le FdG) sont les pre­miers à vou­loir en sor­tir. (et ce sont bien les seuls je crois, ils drainent tout le NON de 2005 avec eux)

    Ce que dit sou­vent Asse­li­neau à ce sujet est com­plè­te­ment faux !

    Le FdG veut sor­tir du trai­té de Lis­bonne et veut encou­ra­ger les autres Etats membres à en sor­tir éga­le­ment (via un réfé­ren­dum, qui com­men­ce­rait par les fran­çais). Mais alors pour­quoi un référendum ?

    Car le FdG est conscient qu’en s’i­so­lant, en quit­tant radi­ca­le­ment l’UE (et sur­ement la zone Euro) la France serait sans aucun doute la cible des pires spé­cu­la­tions et autres com­plots (comme en 1981)… effon­drant ain­si l’é­co­no­mie interne, et dis­cré­di­tant tota­le­ment la poli­tique éco­no­mique que le FdG ten­te­rait de mettre en place (vous connais­sez bien l’his­toire de ces 15 der­nières années au Vene­zue­la je crois …donc inutile de vous faire un dessin).

    En res­tant dans la zone Euro, la France serait alors pro­té­gée par la mon­naie unique contre les spé­cu­la­tions viru­lentes sur un seul Etat.

    Dans cette idée, le FdG (et Mélen­chon) sont per­sua­dés qu’il faut impo­ser le débat en s’ap­puyant sur la déci­sion des peuples, pour gar­der une Europe soli­daire éco­no­mi­que­ment, mais réfor­mée en s’ap­puyant sur la force popu­laire, pour lais­ser place à un nou­veau trai­té qui ne se super­po­se­rait pas avec nos consti­tu­tions natio­nales, et qui s’as­su­re­rait de mettre en avant le choix des Etats membres avant le choix de la Troïka.

    Arra­cher le pou­voir des mains de l’é­lite non-élue qui tirent les ficelles à Bruxelles, voi­là ce que veut le FdG…

    Et la déci­sion una­nime (ou même par­tielle) des popu­la­tions ne pour­ra pas être esqui­vée par les pou­voirs en place (sur­tout si le pré­sident d’une des plus grande Nation tape du poing sur la table).

    Les réfé­ren­dums (qu’ils veulent encou­ra­ger dans tous les Etats membres) sont pour eux le meilleur moyen d’a­voir du poids dans le débat qui s’im­pose en Europe, pour ne pas tout perdre de cette construc­tion, mais ne gar­der que l’a­van­tage : la pro­tec­tion économique !

    Pour Mélen­chon (et je le rejoins sur ce point depuis peu) la France seule se fera « bouf­fer »… alors qu’en res­tant unis avec les autres peuples euro­péens (mais en réfor­mant radi­ca­le­ment les pou­voirs à Bruxelles) la France peut être l’é­lan d’une Europe sou­dée pour affron­ter l’hé­gé­mo­nie état­su­nienne, et plus démo­cra­tique (ce qui n’est pas dif­fi­cile vu qu’ac­tuel­le­ment cela n’a RIEN de démo­cra­tique, on est d’ac­cord je crois) 😉

    Il suf­fit d’en­tendre le dis­cours de JLM sur la Défense pour mieux com­prendre sa position.

    Il sait que la France est un pays puis­sant et res­pec­té, et il sait qu’il suf­fit d’une volon­té poli­tique (inexis­tante aujourd’­hui) pour que notre Pays impose le chan­ge­ment (éco­no­mique, éco­lo­gique, et démo­cra­tique). Mais il sait aus­si que, sans cette union, la France ne tien­drait pas longtemps 🙂

    Mer­ci pour votre réponse en tous cas, j’i­ma­gi­nais bien que ce mou­ve­ment ne vous était pas indifférent 🙂

    Et j’en suis ravi, car si le tirage au sort ne pour­ra sur­ement pas naitre en un coup, la réforme par la consti­tuante peut per­mettre d’é­le­ver ce débat que vous avez déjà bien lan­cé par­tout en France 😉

    Réponse
  29. Yvan

    Etienne : Vous dites « j’ai­me­rais le ren­con­trer (un peu au calme) ; mais il semble qu’il n’ait pas le temps (ou pas envie, je ne sais pas). »

    Je pense sin­cè­re­ment que c’est une ques­tion de temps, car c’est un homme culti­vé et intel­li­gent qui aime dis­cu­ter et débattre, sans aucun doute 😉

    Il est d’ailleurs le pre­mier à dire qu’il ne faut pas de pré­sident, pré­fé­rant alors LARGEMENT une assem­blée. Pour JLM, il ne fait aucun doute que les assem­blée sont plus com­pé­tentes et res­pon­sables que le pou­voir d’une élite (ou pire, d’un seul élu). Je rap­pelle aus­si qu’il ne veut pas spé­cia­le­ment du siège de pré­sident… à part le temps de la consti­tuante, et encore 🙂

    Bref, au rythme de la cam­pagne et des dépla­ce­ments, je pense qu’il s’a­git sur­tout d’une ques­tion de temps.

    Pour être hon­nête (mais vous le savez je pense) cer­tains d’entre nous, la plu­part des Indi­gnés ayant rejoint ce mou­ve­ment, aime­raient vous voir sou­te­nir le FdG, car vous êtes aus­si l’i­ni­tia­teur d’un (grand) mou­ve­ment qui ne croit plus du tout aux urnes… alors que pour le coup, en cette année et cette élec­tion si cru­ciale, ce sont bien les urnes qui pour­raient nous « sau­ver » et faire évo­luer la socié­té vers un monde plus démo­cra­tique. Je n’at­tends pas pour autant que vous nous don­niez votre adhé­sion ici. J’i­ma­gine très faci­le­ment qu’au fond de vous, annon­cer publi­que­ment sou­te­nir le FdG et sa consti­tuante, ce serait comme tra­hir toutes les graines que vous avez semées autour de vos vidéos et confé­rences si révé­la­trices durant toutes ces années.

    Cela dit, ce serait une vraie force pour ce mou­ve­ment de résis­tance (d’en­tendre le Père Chouard sou­te­nir le FdG) 🙂

    …et sur­tout, cela per­met­trait d’é­le­ver le débat du tirage au sort avant même la consti­tuante… et pour­quoi pas, voir ce tirage au sort prendre place (même par­tiel­le­ment au départ) dans la nou­velle consti­tu­tion qui serait rédi­gée, pour­quoi pas ?!

    Et d’ailleurs, si le FdG passe (que vous le sup­por­tiez ou pas), j’es­père bien que vous vous pré­sen­te­rez pour par­ti­ci­per à cette constituante 😉

    Réponse
  30. Raphael

    J’ai besoin d’é­clai­rage, en quoi l’eu­rope nous pro­tège de quoi que ce soit ?

    Parce que, j’entends les argu­ments qui disent que à cause de l’eu­ro on ne peut : régu­ler son taux de change / faire quoi que ce soit de pro­tec­tion­niste / émettre de la mon­naie, etc, etc.

    Ces argu­ments sont fon­dés, clairs, net et précis.

    Mais a chaque fois que j’entends des phrases du type l’euro/EU nous pro­tège, j’attends la suite pour savoir de qui de quoi et com­ment, et jamais rien ne vient. Expli­quez-nous, bon sang de bois, en quoi ça nous pro­tège d’être pieds et poing liés. La Grèce a été pro­té­gée??? et si c’est pour dire « sans l’eu­ro ça serait pire » abs­te­nez vous, 20 ans de chan­tage à la peur ont quelque peu éro­dé ma patience.

    Réponse
  31. Di Girolamo

    @ Sitouaill­lain

    Contrai­re­ment à ce que tu dis je ne choi­sis pas ce qui m’ar­range dans le texte constitutionnel.

    Quand tu dis que sar­ko­si n’a pas besoin de chan­ger une ligne, c’est que tu acceptes l’i­dée très majo­ri­taire mais fausse qu’on peut inter­pré­ter les textes comme on veut.

    Telle qu’elle est écrite , elle ne me convient pas ‚n’est pas assez pré­cise effec­ti­ve­ment ; ce qui peut per­mettre jus­te­ment à Sar­ko­si mais à l’en­semble de la repré­sen­ta­tion poli­tique de l’ap­pli­quer dans le sens qui les arrange : une popu­la­tion pas­sive et des repré­sen­tants pro­fes­sion­nels dirigeants.

    Pour­tant mal­gré cette impré­ci­sion les articles concer­nant la sou­ve­rai­ne­té et le pré­sident de la répu­blique montrent clai­re­ment que la consti­tu­tion n’est pas appli­quée et que nous ne votons pas pour un pré­sident mais pour un pre­mier ministre super puis­sant repré­sen­tant une par­tie de la popu­la­tion. C’est une impos­ture et c’est illé­gal .Et c’est une des causes des causes de là où on en est.

    Ce n’est pas tordre dans le sens qui m’ar­range le texte qui sur ces points (sou­ve­rai­ne­té, rôle du pré­sident, rôle des par­tis, rôle du gou­ver­ne­ment) est précis.

    Après, si les uns et les autres parce que JLM les séduit n’en­tendent et ne voient que ce qui les arrange, je n’y peux rien.

    Les choses sont com­pli­quées : pour ma part quand je lis les argu­ments au des­sus de MrPa­tate sur l’Eu­rope j’ap­prouve ; et quand j’en­tends ceux d’E­tienne j’ap­prouve aus­si ! Fau­dra que je me décide !

    Ce qui veut dire que pour avan­cer il faut clai­re­ment un espace de réflexion et débat AVEC Tous les par­tis, toutes les opi­nions. Et ce n’est pas tordre le texte consti­tu­tion­nel que de dire que c’est logi­que­ment inclus dans le rôle du pré­sident qu’in­dique le texte.

    En lieu et place de cela qui je le recon­nais est dif­fi­cile et labo­rieux, on nous pro­pose de choi­sir en votant.

    Quand tu dis  » ce que tu réclames en terme de neu­tra­li­té du pro­ces­sus consti­tuant tout en res­pec­tant la consti­tu­tion est illu­soire, consti­tu­tion­nel­le­ment, c’est le Pré­sident qui à la main, c’est lui qui choi­sit les moda­li­tés de rati­fi­ca­tion, » je réponds que non : le pré­sident n’a la main que si nous consen­tons par avance à élire des faux pré­si­dents ; c’est à dire des per­sonnes qui sont issues d’un par­ti et sou­haitent appli­quer la poli­tique de leur par­ti. C’est nous qui leur don­nons la main et bien plus que ça.

    Et ils sont tous comme ça ; même Ase­lin­neau qui se reven­dique du Gaul­lisme et qui veut un pré­sident au sens consti­tu­tion­nel : au lieu de pro­po­ser sur l’Eu­rope un grand , long et pro­fond débat , pour que bien éclai­rés nous puis­sions choi­sir , il intègre à l’a­vance , en a prio­ri dans son pro­gramme, la sor­tie de l’Europe .

    On est donc bien mon­té ! Avec des can­di­dats qui nous pro­pose des packs com­plets avec pro­mo ! Et en sachant par ailleurs que leurs pro­po­si­tions ne pour­ront pas être hono­rées puisque imman­qua­ble­ment ce sera l’un des deux grands par­tis conser­va­teur qui passera.

    Où je veux en venir ?

    Actuel­le­ment , pas sur la consti­tu­tion ‚mais c’est tout comme : sur la non appli­ca­tion de la loi concer­nant les pays , la par­ti­ci­pa­tion citoyenne dans les conseils locaux de déve­lop­pe­ment, je suis en pro­cès contre un dépu­té maire vice pré­sident de l’as­so­cia­tion des maires de France , secré­taire natio­nal du PS, Pré­sident du Syn­di­cat Mixte du pays , qui parce que bar­dé de man­dats et de réseaux « d« amis » peut se per­mettre de faire ce qu’il veut parce que c’est un acquis dans les habi­tudes des élus et de l’in­cons­cient col­lec­tif ; à la région ( j’ai envoyé 156 mails aux 156 conseillers régio­naux ) per­sonne ne bouge l’o­reille : pas les PS bien sûr ‚mais les FDG et les EELV ne bronchent pas non plus . Si ça t’in­té­resse je t’en­voie sur ton mail que tu viens de don­ner à Etienne.

    Quand je vois com­ment ça se passe …Et les bonnes habi­tudes prises au niveau local et régio­nal et donc natio­nal et donc euro­péen , per­mets moi de dou­ter très très for­te­ment de l’ef­fi­ca­ci­té de ces élec­tions pré­si­den­tielles . Et quand tu dis  » bref, je com­prends ta pusil­la­ni­mi­té, mais j’es­père que nous serons très très nom­breux à pas­ser outre.…advienne que pourra »

    l’ad­vienne que pour­ra est déjà écrit dans notre sys­tème de gou­ver­nance avec notre béné­dic­tion ; pas la mienne ; je pose­rai des récla­ma­tions comme la loi m’y auto­rise.…. encore.

    Sur ce point je par­tage le com­men­taire d’E­tienne au des­sus et sur­tout « Ça va être dif­fi­cile d’é­ta­blir la concorde si on n’ar­rive pas à don­ner la parole à VRAIMENT tout le monde (la démo­cra­tie, quoi). »

    Et don­ner la parole à tout le monde c’est le B.A.B.A de la démo­cra­tie : pas ce cirque de votez pour moi j’ai rai­son. Tous seraient très très utiles dans leur rôle consti­tu­tion­nel d’a­ni­ma­teur de la démo­cra­tie en appor­tant leurs idées dans le débat public mais tous sont nui­sibles dans ce bal des pré­ten­dants. Et tous ‚tous comme mes conseillers régio­naux s’accrochent à ce fonc­tion­ne­ment qui en défi­ni­tive convient à tous . Dans ce domaine aus­si there is no alternative.

    Je crois qu’il y a là , dans ce domaine de la gou­ver­nance et de l’autorité un sérieux pro­blème d’inconscient collectif .

    Réponse
  32. 3emeType

    Etienne,

    déso­lé d’être hors sujet mais je viens de vous envoyer un cour­riel impor­tant (selon moi) inti­tu­lé ‘Ma vidéo pour faire pas­ser « le mes­sage«  ‘ où je vous pro­pose une vidéo résu­mant votre dis­cours. Je me suis dit qu’en pos­tant ici, mon cour­riel aurait plus de chance d’at­ti­rer votre atten­tion, vu le nombre de msg que vous rece­vez chaque jour.

    Réponse
  33. Yves77

    Bon­jour à tous.

    J’ai appré­cié de lire tous ces com­men­taires, qui vont, mal­gré des diver­gences de points de vue, dans la même direc­tion : Une consti­tuante au sein de laquelle TOUTES les voix, ten­dances et opi­nions auraient le droit et le devoir (citoyen!) de s’ex­pri­mer. Car la démo­cra­tie n’est rien d’autre.

    C’est exac­te­ment ce que nous prô­nons au sein de notre mou­ve­ment « Fédé­ra­tion des Mou­ve­ments et Col­lec­tifs Citoyens pour une Constituante ».

    Parce qu’il est temps de se pré­oc­cu­per de la Concorde nationale,effondrée par des années de « poli­tiques natio­nales » destructrices.Parce qu’il est temps de tous s’u­nir, de tous bords et de toutes ten­dances confon­dues pour mettre en syner­gie tous les com­bats contre notre socié­té mori­bonde et ce sys­tème poli­tique tota­le­ment cor​rom​pu​.Et cha­cun, d’où qu’il vienne a le droit de s’ex­pri­mer. Cette Consti­tuante doit être l’oc­ca­sion de l’u­nion de toutes les com­po­santes du corps social. Parce qu’il y aura tou­jours des riches et des pauvres, tou­jours des ouvriers et des patrons, tou­jours des forts et des faibles. L’é­ga­li­té n’existe que dans la théo­rie. Mais c’est à une consti­tuante de don­ner un équi­libre à un contrat social basé sur la soli­da­ri­té et le partage.

    Le vrai et plus grand défi qui nous attend est là !

    Parce qu’il est temps d’en­fin lut­ter contre les causes et non plus contre les effets, nous devons tous nous unir pour répandre l’i­dée de « La Consti­tuante » au sein de toutes les couches de la popu­la­tion. Mais en dehors de tout par­ti poli­tique. Cette Consti­tuante doit éma­ner DU PEUPLE TOUT ENTIER et non pas des élites, dont Mélen­chon fait partie.Même s’il faut lui recon­naître d’a­voir la gran­deur de ne pas lire ses dis­cours, il est dif­fi­cile d’a­voir confiance en des pro­messes élec­to­rales. Nous savons trop, tous, où cela nous mène …

    http://​fede​ra​tion​mou​ve​ments​col​lec​tif​sci​toyens​.over​-blog​.com/#

    Mer­ci de prendre le temps de lire le pro­jet fondateur.

    Réponse
  34. sitouaillain

    @ Di Girolamo ;

    le pro­blème d’in­cons­cient col­lec­tif ne va pas se résoudre du jour au len­de­main, malheureusement,

    un type qui n’est pas dans un par­ti, peut très bien être dans une mafia, spon­so­ri­sé, appar­te­nant à une secte, qu’est-ce que ça peut bien faire !
    c’est fati­gant à la fin ce dis­cours dog­ma­tique anti­par­ti, ça ne veut rien dire, tu crois que saint-louis-nico­las hulot va débar­quer et écou­ter tout le monde, bla­bla, mais tu crois pas que n’im­porte quel qui­dam n’a pas des cadres idéo­lo­giques, des croyances, des pré­ju­gés dans la tête ? c’est une chi­mère que tu poursuis,

    per­son­nel­le­ment je ne suis fas­ci­né par per­sonne et ce que dis et pense mélen­chon, ça fait bien des années que je l’ai dépas­sé, moi je le trouve très « à l’an­cienne », le pro­blème c’est qu’il va fal­loir déjà ramer pour que les gens aux idées de droite ou sans idées com­prennent petit à petit au moins ce que dit mélenchon…

    si tu veux, pour moi dans l’i­déal, c’est un type de droite mélen­chon, mais on n’est pas dans l’i­déal, et la réa­li­té est suf­fi­sam­ment sombre pour ne pas faire la fine bouche,

    et sur­tout, il a mon­tré qu’il était capable d’é­vo­luer et de discuter,

    après, ça ne sert à rien de dis­cu­ter avec des gens qui se basent sur des pré­ju­gés, soit ils font l’ef­fort d’ap­prendre, soit ils res­tent ignares (ça ne veut pas dire idiots), mais en véri­té, j’ai plus l’im­pres­sion que ce sont ceux qui flattent les ignares qui sont élus,

    c’est bien pour­quoi la plu­part des pays d’eu­rope sont diri­gés par la droite ou l’ex­trême droite,

    et notre pays n’y échappe pas, résul­tat, j’ai enten­du un jour­na­liste au jt d’hier par­ler de « vio­lences raciales » à pro­pos d’une raton­nade de blancs contre des noirs, des vio­lences racistes, oui, mais « raciales » non, car il n’y a pas de races, ou bien la loi a chan­gé depuis,

    un exemple par­mis d’autres, des auver­gnats, en pas­sant par le kar­scher, des dis­cours de le pen et des mil­liers de com­men­taires sur le net au bas des articles de jour­naux, on se croi­rait dans la France de pétain, les gens de droite se lâchent et s’ex­trê­misent, et c’est par­tout pareil en europe,

    il est temps de ral­lu­mer la lumière,

    mais sinon, tu as sûre­ment rai­son, dans ton point de vue abso­lu­tiste et puriste, sim­ple­ment tu oublies que le texte consti­tu­tion­nel n’est qu’un texte, et que celui-là, celui de la Vème répu­blique, non seule­ment il faut le sup­pri­mer, mais sur­tout il faut le refaire d’une manière qui fait que chaque citoyen s’en sente pro­prié­taire et gar­dien, et qu’il y ait des clauses de sau­ve­garde. et pour être en mesure de le refaire, faut se mettre d’ac­cord avec pleins de gens, ne se serait-ce que pour se don­ner les moyens de mettre un coup de balai dans tout ça, donc tu devras être d’ac­cord avec mélen­chon ou ce qu’il repré­sente, que ce soit pour mettre un bul­le­tin dans une urnes ou pour être dans la rue, comme tout le monde as la haine, ça va pas être facile, et si jamais ça marche, il va en plus fal­loir le rédi­ger ce texte, donc autant te dire qu’il sera peut-être loin de tes rêves…mais quand on regarde tous les mou­ve­ments des gauches d’a­mé­rique latine qui ont pris le pou­voir par les urnes et qui ont fait des assem­blées consti­tuantes et qu’on lit le résul­tat, on peut être tout de même confiants, j’ai­me­rais bien avoir une démo­cra­tie aus­si large…question de conscience collective..

    parce que si tu lis bien le texte de la cin­quième répu­blique, le gar­dien, c’est le pré­sident, et sinon, il y a le conseil consti­tu­tion­nel avec les gens qu’il a nom­mé, et qui ne peut s’au­to­sai­sir, donc le pré­sident, il nomme les chefs des admi­nis­tra­tions, il nomme le chef du gou­ver­ne­ment, il nomme les ministres, il nomme le pré­sident de l’as­sem­blée natio­nale, et en géné­ral, d’au­tant plus avec le quin­quen­nat, le par­le­ment est de son bord et s’il y a des récal­ci­trants, ils ne se ver­ront pas inves­tis can­di­dats la pro­chaine fois, donc poli­ti­que­ment le par­le­ment ne sert à rien, il peut quand même le dissoudre,
    sans ça, si une loi lui va pas, il peut la faire refaire par le par­le­ment, et si ça lui va tou­jours pas, comme c’est lui qui rati­fie tout, y com­pris le résul­tat d’un réfé­ren­dum, et bien il signe pas, et si t’es pas content, comme il est chef des armées, il s’en fout de ton avis…c’est clair ça?!

    Réponse
  35. Yvan

    @ sitouaillain : il nomme les chefs des admi­nis­tra­tions, il nomme le chef du gou­ver­ne­ment, il nomme les ministres, il nomme le pré­sident de l’as­sem­blée nationale

    Et il nomme aus­si le pré­sident de France Télé­vi­sion, un ser­vice soit-disant PUBLIC (no comment) !

    Mais bref, oui c’est le roi, et une consti­tu­tion monar­chique qu’il a dans les mains. Depuis l’a­men­de­ment de 2008 qui per­met de pas­ser outre l’a­vis du peuple pour rati­fier des trai­tés qui impactent notre sou­ve­rai­ne­té, on a défi­ni­ti­ve­ment per­du tout droit à la parole durant un mandat.
    Alors il faut reprendre cette consti­tu­tion, la jeter, et en rédi­ger une nou­velle. Et je pense qu’on est TRÈS NOMBREUX (notam­ment grâce au tra­vaux et à l’éner­gie d’E­tienne) à prendre conscience de ça aujourd’­hui : tant qu’on ne réfor­me­ra pas cette fichue consti­tu­tion, on ne sor­ti­ra JAMAIS de ce cirque politique.
    Cette prise de conscience col­lec­tive (née prin­ci­pa­le­ment en 2005) c’est ce que Mélen­chon appelle la « révo­lu­tion citoyenne », ce terme que reprennent sour­noi­se­ment les médias pour insi­nuer qu’il pousse les gens à la révo­lu­tion, sous enten­du, au désordre, au chaos. (salo­pe­rie de médias alignés) 🙂

    @ Yves77 : Mais en dehors de tout par­ti poli­tique. Cette Consti­tuante doit éma­ner DU PEUPLE TOUT ENTIER et non pas des élites, dont Mélen­chon fait par­tie … il est dif­fi­cile d’a­voir confiance en des pro­messes électorales.

    La pire des choses, dans le sys­tème que nous avons en face de nous (l’é­lec­tion ‑aris­to­cra­tique- spon­so­ri­sée) c’est de ne pas voter ! La pire des choses, c’est de lais­ser la pen­sée domi­nante (de TF1) enva­hir nos urnes !
    Je n’ai jamais voté en 20 ans, je n’en ai jamais trou­vé l’u­ti­li­té dans les choix qu’on nous met­tait sous le nez… Voter contre quelque chose ne m’in­té­res­sait pas, mais cette fois je vais aller voter POUR quelque chose (un chan­ge­ment radi­cal, car il est plus que néces­saire vu la situa­tion géo­po­li­tique, éco­lo­gique, éco­no­mique… et même médiatique).

    Croire que la révo­lu­tion se fera dans la rue demain, c’est uto­pique (on est pas au Mali, ni en Islande). Nous n’a­vons qu’un seul moyen de reprendre la consti­tu­tion en France, c’est d’é­lire le can­di­dat qui nous la donnera 😉
    Ce can­di­dat, c’est celui du Front de Gauche !
    N’im­porte quel mou­ve­ment peut bien rédi­ger une consti­tu­tion, elle n’au­ra JAMAIS aucune valeur, aucune légi­ti­mi­té (comme si les élus allaient nous don­ner les clés de l’E­ly­sée en nous remer­ciant ^^). Quand on prend conscience que le seul chan­ge­ment pos­sible en France c’est par les urnes (à condi­tion qu’un mou­ve­ment porte assez haut son can­di­dat, sans que ce soit un sbire des ban­quiers, bien enten­du, et croire que Mélen­chon est sou­te­nu par les banques, c’est d’une naï­ve­té profonde) !

    Ne lais­sez pas les incons­cient choi­sir pour nous…
    Levez vous en masse ce 22 avril, et éli­sons le seul can­di­dat qui pro­pose d’ar­ra­cher le pou­voir à l’é­lite, tout en attra­pant les banques à la gorge 😉

    On peut croire qu’il ne fera rien de ce qui est dans le pro­gramme par­ta­gé qu’il défend, mais si il ne réunit pas vite une consti­tuante, vu qu’on sera des mil­lions à avoir voté pour lui prin­ci­pa­le­ment pour ça, alors on pour­ra faire la révo­lu­tion oui, et là on sera des mil­lions dans les rues ^^

    Une der­nière chose : c’est bien de refu­ser de faire par­tie d’un par­ti, et de reje­ter caté­go­ri­que­ment tous les par­tis. Mais en fai­sant cela, vous vous réunis­sez vous même en par­ti poli­tique… le « par­ti anti-partis » 🙂
    Com­pre­nez aus­si qu’un par­ti n’est qu’un ras­sem­ble­ment de citoyens (enga­gés) autour d’un même projet…
    Le pro­blème est dans le sys­tème élec­to­ral tel qu’il est conçu actuel­le­ment, mais pas tant « qui appar­tient à quel mou­ve­ment » ! (le sou­ci est d’a­voir une élec­tion par can­di­dat, qui sont for­cé­ment des can­di­dats de par­tis… le pro­blème c’est l’é­lec­tion, pas les par­tis ou autres mou­ve­ments politiques)
    J’i­ma­gine faci­le­ment que, même en vraie démo­cra­tie, il y aura tou­jours des ras­sem­ble­ments de gens autour de mêmes idées, et des gens qui argu­mentent en masse pour une cause qu’ils sont nom­breux à trou­ver juste. Alors bien sur, quand cette « juste cause » se résume à « celui qui passe le mieux ou le plus sou­vent à la TV » ou a « celui qui aura le plus gros finan­ce­ment de cam­pagne »…on peut en être dégou­té… mais pour une fois qu’on là un can­di­dat qui ne mange pas (ou plus) dans les mains du sys­tème, sachant que ce can­di­dat est déjà sou­te­nu par une grande par­tie de la popu­la­tion (7 ou 8 par­tis qui com­posent ce Front de Gauche, syn­di­cats, orga­ni­sa­tions sociales, asso­cia­tions, éco­los, objec­teurs de crois­sance, anti-libé­raux, Indi­gnés, etc …enfin bref, ça fait du monde der­rière Méluch’, et pas juste car il passe à la TV) alors ce serait dom­mage de ne pas le sup­por­ter pour sou­te­nir ce vrai chan­ge­ment (même si on a la convic­tion que les urnes sont et res­te­ront inef­fi­caces contre ce système) 😉

    Un bou­le­ver­se­ment est pos­sible en 2012, il peut com­men­cer en France, par les urnes et sans pas­ser par les armes et la violence !
    (quelle éco­no­mie d’éner­gie, ren­dez-vous compte ?) 🙂
    … alors croyons‑y TOUS ENSEMBLE !!!
    (nous sommes nom­breux à reje­ter ce sys­tème en bloc, et ce que pro­pose le FdG, c’est jus­te­ment de reje­ter le sys­tème en bloc, à com­men­cer par la consti­tu­tion et la créa­tion moné­taire, ça tombe bien non ?) 🙂

    Réponse
  36. Hadrien

    Quelques mots pour confir­mer l’at­ten­tat finan­cier pré­vu dès le 16 avril :

    EUREX : La bourse de Franc­fort introduit 
    un ins­tru­ment de spé­cu­la­tion de masse
    CONTRE LA DETTE FRANÇAISE.
    Lan­ce­ment le 16 avril, semaine du pre­mier tour !

    http://​www​.marian​ne2​.fr/​U​n​e​-​a​u​t​r​e​-​c​r​i​s​e​-​d​e​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​a​-​v​e​n​i​r​_​a​2​1​6​6​0​0​.​h​tml

    Édi­to­rial de l’ancien tra­der MARC FIORENTINO du 23 mars, pour Allofinance :

    “Quel hasard ! Quelle coïn­ci­dence. 13 ans après la dis­pa­ri­tion du MATIF, le mar­ché à terme des ins­tru­ments finan­ciers, une semaine avant les élec­tions fran­çaise, tous les spé­cu­la­teurs du monde entier pour­ront faci­le­ment vendre à décou­vert de la dette fran­çaise. Faci­le­ment. À coûts bas. Et avec un effet de levier maxi­mum. Non, bien sûr, la “Finance” ne se pré­pare pas à la guerre contre Fran­çois 2.

    À par­tir du 16 avril, tout le monde pour­ra spé­cu­ler contre la dette Française.

    C’est une annonce qui est pas­sée rela­ti­ve­ment inaper­çue. Le 16 avril, soit, quelle coïn­ci­dence, une semaine avant le pre­mier tour des élec­tions fran­çaises, le mar­ché des déri­vés, l’Eurex, va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d’État fran­çais. Qu’est ce que cela veut dire ? Très sim­ple­ment. Jusqu’à pré­sent, si vous vou­liez spé­cu­ler contre la dette fran­çaise, vous n’aviez que deux moyens : ache­ter des CDS, ces fameux contrats d’assurance contre la faillite, ou vendre à décou­vert des emprunts d’État fran­çais, deux moyens des­ti­nés aux grandes ins­ti­tu­tions finan­cières et aux gros fonds spé­cu­la­tifs et qui néces­si­taient de gros moyens.

    Avec l’ouverture de ce contrat, ce sera plus facile. Tout le monde ou presque pour­ra ache­ter ou vendre à décou­vert des emprunts d’Etat fran­çais. Faci­le­ment. Et en plus avec un effet de levier de 20. C’est-à-dire qu’avec 50 000 euros seule­ment vous pour­rez vendre à décou­vert 1 mil­lion d’euros d’emprunts d’État fran­çais. C’est l’arme idéale pour atta­quer la France. Cela fait plus de 13 ans qu’avec la dis­pa­ri­tion du MATIF, le mar­ché à terme des Ins­tru­ments Finan­ciers, on ne pou­vait plus spé­cu­ler contre la France aus­si facilement.

    On va dire que c’est une simple coïn­ci­dence. Que c’est un hasard si quelques jours avant les élec­tions fran­çaises, les spé­cu­la­teurs du monde entier se dotent d’une arme fatale, bon mar­ché, et à fort effet de levier pour s’attaquer à la dette fran­çaise. Il n’y a pas de com­plot. Ras­su­rez-vous. Dor­mez tran­quille. Il ne se pas­se­ra rien….”

    Com­mu­ni­qué de Soli­da­ri­té et Pro­grès (JACQUES CHEMINADE), 9 avril 2012, 17:03 :
    les spé­cu­la­teurs comptent prendre en otage le pro­chain pré­sident français.

    « Tout le monde sait, comme cela a été le cas avec Barack Oba­ma en jan­vier 2008, que le ton d’une nou­velle pré­si­dence est don­né dès les pre­miers jours de l’entrée en fonc­tion du vain­queur. Si le nou­veau pré­sident hésite à pro­lon­ger l’élan qui l’a conduit à la vic­toire, le rap­port de force s’inverse rapi­de­ment et il devient ensuite trop tard pour chan­ger quoi que ce soit.

    Un can­di­dat aus­si hési­tant que Fran­çois Hol­lande, qui accuse « la finance sans visage », tout en lui pro­po­sant une entente cor­diale, ou tout autre can­di­dat par ailleurs, sera-t-il en mesure de prendre la mesure de cette menace ? Dès ce matin, Jacques Che­mi­nade, inter­ro­gé par Jean-Jacques Bour­din sur RMC-BFM, a expo­sé le danger.

    La menace bran­die par Eurex – la plus grande place finan­cière pour les pro­duits déri­vés dans le monde – avec 24 mil­lions de contrats échan­gés en 2010 sur une base quo­ti­dienne – doit être prise au sérieux. Eurex, une socié­té ger­ma­no-suisse, a acquis Inter­na­tio­nal Secu­ri­ties Exchange (ISE) en 2007 aux États-Unis et est aujourd’hui repré­sen­tée à Londres, Paris, Chi­ca­go, New York, Hong Kong, Tokyo et Singapour.

    Rap­pe­lons qu’Eurex avait intro­duit un contrat sur la dette ita­lienne en 2009, un acte qui n’est pas sans rap­port avec la mise sous tutelle de l’Italie deux ans plus tard par le tech­no­crate Mario Mon­ti de Gold­man Sachs.

    Aujourd’hui, c’est donc clai­re­ment la France qui entre dans le viseur. »

    Mes­sage de Forum, 10 avril 08:55, par André-Jacques Holbecq 
    (auteur de « La dette, une affaire ren­table. A qui pro­fite-t-elle ? », « Argent, dettes et banques », Ed. Y.Michel )

    « La ges­tion bud­gé­taire d’un pays devrait inclure la pos­si­bi­li­té pour lui de moné­ti­ser ses besoins de finan­ce­ment, donc de ne pas devoir faire appel aux mar­chés finan­ciers. C’est ce que nous récla­mons, soit par le « 100% mon­naie » soit par le « char­ta­lisme ». Mais des can­di­dats comme Mélen­chon, Dupont-Aignan ou Le Pen, le réclament éga­le­ment : le dogme moné­ta­riste de l’U.E. et de la BCE est mortifère…. »

    Sar­ko­zy n’est pas seul en cause. Pour res­pec­ter jusqu’au bout les conver­gences Modem-PS et UMPS sur l’Europe, heu­reu­se­ment que BAYROU et HOLLANDE, avaient leur arme secrète : la posi­tion de leurs conseillers éco­no­miques res­pec­tifs Pey­re­le­vade et Cahu­zac, dans leur débat pour « Le Monde » du 29 mars…

    - Pey­re­le­vade : La crois­sance… sup­pose la res­tau­ra­tion de la confiance des prê­teurs. Ce qui passe par la néces­si­té pour la France de retrou­ver très vite l’équilibre budgétaire.

    - Cahu­zac : Réduire les défi­cits est impé­ra­tif… et le plus vite serait le mieux… il faut conser­ver la confiance des investisseurs.

    - Pey­re­le­vade : Nous sommes prêts à faire 30 à 40 mil­liards d’économies en trois ans… Com­ment ? En rédui­sant les dépenses de pro­tec­tion sociale…et des col­lec­ti­vi­tés locales.

    - Cahu­sac : Le calen­drier de redres­se­ment des finances publiques doit être vrai­sem­blable pour s’assurer la confiance des mar­chés… Aux Etats « d’ajuster »… !

    Réponse
  37. Morpheus

    Étienne — et son mes­sage — per­drait énor­mé­ment de force s’il adhé­rait à un quel­conque par­ti ou mou­vance politique.

    Je com­prends que cer­tains sou­hai­te­raient le voir sou­te­nir JLM et le FdG, et leurs argu­ments sont justes, mais com­pre­nez bien que la plus grande force d’É­tienne — et donc la plus grande force de son ana­lyse radi­cale — réside dans son indépendance.

    Cette indé­pen­dance est la chose la plus pré­cieuse dans sa démarche. Je gage qu’il en est conscient et se gar­de­ra — je l’es­père — de la mettre en péril.

    JLM et le FdG n’ont pas besoin du sou­tien d’É­tienne. Si des citoyens sont sen­sibles aux argu­ments fort d’É­tienne, et si, paral­lè­le­ment ils sou­haitent s’en­ga­ger dans cette élec­tion pré­si­den­tielle, ils sau­ront faire la part des choses en com­pa­rant et ana­ly­sant les pro­grammes des candidats.

    S’il y a cor­ré­la­tion entre les ana­lyses d’É­tienne et celles de l’un ou l’autre can­di­dat, comme JLM, et bien les citoyens dési­rant voter en tire­rons les conclu­sions qui s’im­posent : ils n’ont pas besoin de l’adhé­sion d’É­tienne pour cela. Et ils ne devraient pas en avoir besoin, s’ils consi­dèrent Étienne comme un modèle : ils devraient eux-mêmes culti­ver cette indé­pen­dance d’esprit.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  38. David

    Bon­jour Etienne.

    Tout d’a­bord, un grand mer­ci pour ton tra­vail, que je qua­li­fie­rais d’u­ti­li­té publique.

    Ensuite, si je par­tage ton opi­nion sur le fait que le peuple ne gou­verne pas, je m’in­ter­roge sur le fait de savoir si le peuple doit gou­ver­ner. Pour illus­trer cette inter­ro­ga­tion, je pren­drai deux exemple

    - l’exemple de la télé­vi­sion : TF1 fait de plus grande audience qu’ARTE et pour­tant ARTE fait plus de bien à notre cer­veau que TF1.

    - L’autre exemple que je peux prendre, c’est la période Edo au Japon, qui voit com­ment une lignée auto­ri­taire de diri­geants peut enrayer une catas­trophe éco­lo­gique (défo­res­ta­tion).
    Cet exemple vient du bou­quin de Jared Dia­mond « effon­dre­ment ». On peut retrou­ver un TED avec ce cher­cheur ici : 
    http://​www​.ted​.com/​t​a​l​k​s​/​j​a​r​e​d​_​d​i​a​m​o​n​d​_​o​n​_​w​h​y​_​s​o​c​i​e​t​i​e​s​_​c​o​l​l​a​p​s​e​.​h​tml

    Je recom­mande éga­le­ment chau­de­ment son livre « De l’i­né­ga­li­té par­mi les socié­tés » qui per­met de d’ac­cu­mu­ler les argu­ments anti-racialiste.

    Bref, je n’ai pas de réponse à la ques­tion « qui doit gou­ver­ner ? », juste des inter­ro­ga­tions sup­plé­men­taires et je te remer­cie, cher Etienne, de me per­mettre de dépas­ser mes propres ques­tions pour accé­der à un nou­veau stade de reflexion.

    Réponse
  39. sitouaillain

    @ David

    « Bref, je n’ai pas de réponse à la ques­tion « qui doit gouverner ? » »

    mais est-ce seule­ment une bonne question ?

    ça a peut-être plus de sens de se deman­der pour­quoi et pour quoi faut-il gouverner ?

    de même qu’il est pré­fé­rable de se deman­der pour­quoi arte fait moins d’au­dience que TF1, et si cela est une fatalité,

    puis­qu’il est bien plus facile de jus­ti­fier le pou­voir d’une élite sur une popu­la­tion ignorante,
    un peu comme si les borgnes pre­naient soin de ban­der les yeux des nou­veaux-nés, pour s’as­su­rer d’être rois.…

    une fois admise l’en­tour­loupe, et une fois admise l’i­gno­rance (ça c’est le plus dur à faire admettre dans une socié­té inéga­li­taire qui se jus­ti­fie par l’é­ga­li­té poli­tique), la ques­tion de l’exer­cice du pou­voir n’est plus qu’une ques­tion de transition :

    il a bien fal­lu qu’un jour on me confie un volant pour que je sache conduire, pour­tant ce pre­mier jour, tout por­tait à croire que j’aillais me planter,

    fina­le­ment, si la pré­sence du moni­teur d’au­to-école se jus­ti­fie, il faut consi­dé­rer que les chauf­fards qui nous gou­vernent sont en fait les héri­tiers de moni­teurs d’au­to-école qui se sont acca­pa­ré le volant et ont ces­sé d’enseigner,

    d’où le dilemme qu’É­tienne pro­pose de résoudre par des méca­nismes intelligents,

    c’est‑à dire, puisque les audiences de TF1 nous prou­ve­raient que tout le peuple n’est pas encore capable de conduire, s’il veut conduire, alors il faut qu’il s’en donne les moyens et que des moni­teurs lâchent le volant tout en gar­dant la pédale de frein et d’accélérateur,

    dans cette optique de tran­si­tion, ce qu’il nous faut cher­cher ce sont des méca­nismes ins­ti­tu­tion­nels qui per­mettent l’ap­pren­tis­sage sans lais­ser l’ap­pren­ti livré à lui-même et sans lais­ser le moni­teur en posi­tion de reti­rer le volant à l’ap­pren­ti avant qu’il n’ait su conduire.

    par exemple, après l’é­vic­tion des chauf­fards de l’é­poque, les moni­teurs de 1789 nous ont lais­sé une belle pédale de frein (amé­lio­rable) en écri­vant la décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen.

    et il est à noter que le peuple de l’é­poque, par cer­tains côtés bien plus ignare que nous ne le sommes col­lec­ti­ve­ment aujourd’­hui, a pour­tant su envoyer aux États Géné­raux les rédac­teurs de ce texte… comme quoi le peuple de l’é­poque avait au moins la capa­ci­té de dis­cer­ner qui, par­mi lui, savait à peu près conduire.

    c’est pour­quoi l’on peut, aujourd’­hui plus que jamais, avoir confiance dans le peuple puis­qu’il détient suf­fi­sam­ment de sagesse pour savoir que la capa­ci­té à conduire est inéga­le­ment répar­tie en son sein,
    cela dit, elle y est non seule­ment pré­sente, mais de moins en moins vir­tuel­le­ment, et d’une manière de plus en plus éparse et interdépendante,

    car la com­plexi­té de notre socié­té fait que nul n’est en capa­ci­té de tout conduire,

    il éma­ne­ra donc tou­jours du peuple des ins­ti­tu­tions qui fixent les limites si tant est que l’on accepte que les moni­teurs ont voca­tion à deve­nir inutiles et qu’un peuple sait la néces­si­té des pédales de frein, et un peuple qui sait conduire est capable de construire par incré­men­ta­tion et d’u­ti­li­ser avec de plus en plus de sub­ti­li­té des pédales de frein que nul ne sau­rait ima­gi­ner aujourd’hui.

    au final, la ques­tion que tu poses est abso­lu­ment fon­da­men­tale si on la retra­duit de la manière suivante :

    si on a répon­du « le peuple » à la ques­tion « qui doit gou­ver­ner », cela veut-il dire qu’il est pos­sible de gou­ver­ner sans les élites ?

    ques­tion à laquelle il est pos­sible de répondre

    1) que le peuple est en capa­ci­té de recon­naître en son sein les élites qui tra­vaillent pour lui et émanent de lui,

    2) que ce peuple et ces élites « orga­niques » sont capables de construire un mode de gou­ver­ne­ment qui fait que l’é­lite en ques­tion n’a pas les moyens de s’ins­tal­ler au pou­voir, et œuvre à sa propre dis­pa­ri­tion, c’est à dire à l’é­lé­va­tion conti­nue de la capa­ci­té du peuple à s’auto-déterminer ;

    3) qu’un peuple qui refu­se­rait de recon­naître le rôle essen­tiel de ses élites serait voué tôt ou tard à la tyran­nie, notam­ment de ceux qui, par­mi une frange subal­terne de l’é­lite, fus­tigent « les élites » et flattent la bas­sesse des instincts,

    4) que le peuple qui oublie­rait de reti­rer à ses élites toute pos­si­bi­li­té de se main­te­nir en situa­tion de pou­voir, et de se repro­duire de manière inter­gé­né­ra­tion­nelle lais­se­ra à ses des­cen­dants la tâche ardue d’a­voir à four­nir les mêmes efforts pour à nou­veau ren­ver­ser une caste auto­no­mi­sée de suceurs de vies.

    D’où l’i­dée que le pro­ces­sus de 1789 est loin d’être ache­vé, il per­met au peuple, « le tiers état », de s’af­fran­chir d’é­lites trans­for­mées en castes, la noblesse et le cler­gé, mais il n’a pas per­mis d’en­rayer le méca­nisme de trans­for­ma­tion de son élite « orga­nique », la bour­geoi­sie, por­teuse des lumières, en caste auto­nome capable de conser­ver le pou­voir pour ses propres intérêts,

    c’est pour­tant dès cette époque que cette « classe exploi­teuse » avait été iden­ti­fiée comme telle et com­bat­tue par les Babeuf, Saint-Just et Robes­pierre, et leur lutte sur tous les fronts (contre la noblesse et ses alliés étran­gers, contre l’obs­cu­ran­tisme reli­gieux et contre la conspi­ra­tion de l’é­lite bour­geoise) fut un échec,

    mais leurs graines furent semées.

    l’a­na­lyse de l’é­chec de la ter­reur comme de ses repro­duc­tions his­to­riques (octobre 1917 notam­ment) est émi­nem­ment com­plexe et ne souffre pas les expli­ca­tions sim­plistes des putains média­tiques et des oli­garques qui poussent des cris d’orfraie à chaque remise en cause de leur légi­ti­mi­té à dire ce qui est bon pour nous,

    une chose est sûre : on ne refait pas l’his­toire, et le sou­hai­table, ici et main­te­nant, ne rejoin­dra jamais le sou­hai­table « dans l’ab­so­lu », l’im­pos­sible auquel nous sommes tenus s’exa­mine à par­tir de la socié­té telle qu’elle est, et en l’oc­cur­rence elle est injuste et auto­des­truc­trice, et ce, par des méca­nismes qui main­tiennent le pou­voir entre les mains d’une caste aux inté­rêts diver­gents d’a­vec l’en­semble de la population.

    Peu importe alors les formes que prennent la lutte contre l’hé­gé­mo­nie de cette caste, ce qui est admi­rable, c’est que les indi­vi­dus en lutte n’ont pas d’autre choix que de s’u­nir et de cher­cher à s’é­le­ver col­lec­ti­ve­ment en connais­sances, en savoirs-faire, etc., c’est à dire en capa­ci­té de diri­ger eux-mêmes une entre­prise, une mai­rie, un État,

    en somme, que l’on ergote sur la capa­ci­té du peuple à s’au­to­gou­ver­ner est inutile, car sa capa­ci­té à s’é­man­ci­per de la domi­na­tion est inévi­ta­ble­ment tri­bu­taire de la capa­ci­té à se domi­ner soi-même sans cher­cher à domi­ner les autres et en cher­chant à ce que les autres s’é­man­cipent à leur tour.

    autre­ment dit, si le peuple n’est pas capable de pro­duire ses propres élites et n’a pas la volon­té de s’é­le­ver, ou s’il laisse les élites dont il a besoin céder aux sirènes ras­su­rantes de l’ordre domi­nant, il n’y a aucune chance qu’il puisse se trou­ver en situa­tion d’a­voir le pou­voir, puisque soit il ren­verse une caste diri­geante pour lais­ser une autre s’y sub­sti­tuer, soit il ne par­vient qu’à inci­ter la caste diri­geante à déve­lop­per des méca­nismes de main­tien de pou­voir et de défense plus sub­tils (exemple, TF1), appe­lant donc le peuple à être encore plus intel­li­gent pour les dépasser.

    en fait, en situa­tion réelle, faite de rap­ports de force, la ques­tion n’est jamais qui doit gou­ver­ner mais bien qui peut gou­ver­ner et jus­qu’à quand et selon quelles formes.…

    Réponse
  40. David

    @ sitouaillain : mer­ci beau­coup pour cette réponse/apport à ma reflexion.

    Je pense qu’à la ques­tion qui peut gou­ver­ner, le rap­port de force l’in­dique clai­re­ment : l’o­li­gar­chie en place. Là des­sus, y a un concen­sus je pense.

    L’as­pect des « moni­teurs » m’in­ter­resse beau­coup : doit on ne pas balayer du revers de la main Vol­taire et ses gouts pour les « tyrans éclai­rés » comme le fait Guille­min ? ( enten­dons nous bien,j’ai un immense res­pect pour Mr Guille­min, et notam­ment pour ses facul­tés de conteur et la pré­ci­sion de ses saillies. )

    Pour reve­nir sur la gou­ver­nance et le peuple… en fait ce qui me fait peur vrai­ment, ce sont mes propres fai­blesses qui ne sont qu’une part des fai­blesses du peuple. J’aime beau­coup le prin­cipe qu’ex­plique Etienne sur les ins­ti­tu­tions contro­lant le pou­voir et véri­fiant son bon fonc­tion­ne­ment ( ins­ti­tu­tions qui sont com­ple­te­ment absentes de nos jours en fait, quand on y regarde bien ! La cour des Comptes a un role consul­ta­tif, la sai­sine du conseil consti­tu­tion­nel est un bor­del sans nom … ) … bref, ce type de controle à l’A­thé­nienne me sied à merveille.

    Il n’empêche, je pense que la classe poli­tique n’est que le reflet de notre socié­té et de nous même, le pou­voir ser­vant de cata­ly­seur aux fai­blesses inéh­rentes à cha­cun ( et pas for­cé­ment à nos cotés ver­tueux ! )… je crois fina­le­ment que cela est la nature humaine.

    Je pense que ce n’est pas pour rien que Socrate et Pla­ton se méfiaient de la demo­cra­tie réelle. On peut avoir un aper­çu de sa pen­sée ici : http://​top​do​cu​men​ta​ry​films​.com/​p​h​i​l​o​s​o​p​h​y​-​g​u​i​d​e​-​t​o​-​h​a​p​p​i​n​e​ss/ dans l’é­pi­sode consa­cré à Socrate et l’es­time de soi. Par contre, c’est dans la langue de Sha­kes­peare, sans sous titrage, je suis déso­lé. Cela vaut vrai­ment la peine de faire l’ef­fort, si vous le pou­vez … en tout cas, cette série d’é­mis­sion m’a beau­coup appor­té, tout comme ton blog Etienne, qui est vrai­ment une source de connais­sances éclairantes.

    Mer­ci de m’a­voir lu.

    david.

    PS : en deux mots et pour aller très vite, pour ceux qui suivent pas l’an­ga­lais, Socrate pen­sait qu’une idée était bonne si elle était vraie et non pas si elle était majoritaire.

    Réponse
  41. quelqu'une

     » 27. Le lun­di 9 avril 2012 à 17:30, par Étienne

    Yvan,

    Bien sûr que Jean-Luc me fait vibrer… tout le temps, même… C’est d’ailleurs pour ça que je parle sou­vent de lui 🙂

    Et de Jacques Géné­reux qui est, de mon point de vue, le meilleur homme poli­tique (et éco­no­mique et social) du pays.

    Je suis sim­ple­ment déchi­ré par leur obs­ti­na­tion à nous enfer­mer dans le piège fas­ciste de l’U­nion euro­péenne : je ne com­prends pas, voilà.

    Et puis je trouve exces­sive son aver­sion vio­lente contre tout ce qui se rap­proche de près ou de loin avec ce qu’on appelle (par­fois fau­ti­ve­ment, je trouve) « la droite ». Ça va être dif­fi­cile d’é­ta­blir la concorde si on n’ar­rive pas à don­ner la parole à VRAIMENT tout le monde (la démo­cra­tie, quoi). Et ça compte, la concorde. Il y a des tas de gens (des gens simples, pas des riches, quand même) dits « de droite » qui se pré­oc­cupent sin­cè­re­ment du bien com­mun (beau­coup étaient car­ré­ment com­mu­nistes il y a peu de temps, d’ailleurs), c’est ce que je constate sou­vent lors de mes péré­gri­na­tions. Il faut être capable de leur par­ler et de les écou­ter sans les mépri­ser, je crois. »

    Étienne Chouard, ne fais-tu pas un peu trop dans la bonne conscience ouverte,universelle, com­pas­sion­nelle, phi­lo­so­phique, et tout et tout ?
    Il sem­ble­rait que c’est essen­tiel­le­ment à droite que se situe la cause des causes, sociaux démo­crates inclus…
    Tu sou­hai­te­rais que des choix binaire, ter­naire et autres nous sortions.
    Se retran­cher dans le camp de tous les qui sont de bonnes volon­té est proche de la per­fec­tion poli­ti­cienne (de droite) car ras­sem­ble­ment, la grande concorde, comme tu dis.D’ailleurs, c’est la Place choi­sie par sarko.
    N’ou­blie­rais-tu pas que jus­te­ment, il n’y a pas d’hu­maine concorde en dehors de « choix » d’ac­tions après réflexions, contra­dic­tions, concep­tions et décisions ?
    Que la diver­si­té pré­cède l’uniformité !
    Que per­sonne ne change ses convic­tions, for­ma­tées, à moins de vou­loir enfin entendre, et encore : il reste les réflexes !
    Que là se fait la poli­tique, indi­vi­duelle et col­lec­tive, un autre monde possible.
    Ne faut-il pas déjà poser une pre­mière pierre, faire un pre­mier pas, de côté par rap­port à ses propres prin­cipes, aus­si magni­fiques ou inté­res­sants soient-ils.
    La théo­rie reste la théo­rie, limite est une idéologie.Et paf, on se crée ses propres limites, son cadre imparti.
    Je me suis deman­dé , cet embal­le­ment pour ton blog, pour finir, c’est quoi ? Un pan­se­ment ? Un miroir ?
    Pour finir, ce n’est pas un enga­ge­ment dans l’ac­tion et sans le faire, les mots ne servent à rien. De fait, ça fait un autre nom­bril à contem­pler ou pas.
    je trouve que le nom­bri­lisme, ça suf­fit, il y a plus vrai à faire. Ce qui n’empêche pas le dire, la pen­sée je dirai même, au contraire !
    Don­ner des confé­rences et éveiller les esprits, c’est un pas. Mettre en actions son indi­vi­du, c’est le deuxième et là, on com­mence à mar­cher, enfin.
    Comme toi, qui ne veut pas plus que vibrer…
    Vibre donc…
    Et pour finir : cha­ri­té ou partage ?
    Des choix d’o­rien­ta­tions poli­tiques quoi !
    Je n’ai pas écrit mais j’ai beau­coup lu ce blog, mille mer­ci à tous. Connu-e‑s et incon­nu-e‑s.
    Per­sonne à genoux pour obte­nir quoi que ce soit et tout ira bien, éton­nant, non ?

    Réponse
  42. sitouaillain

    nul, pas même Socrates ne sau­rait dire vers quoi il faut tendre et avoir rai­son, même s’il est vrai qu’une élite éclai­rée a plus de chance de pro­duire les meilleurs rai­son­ne­ment, cela n’en jus­ti­fie pas pour autant la perduration,
    je veux dire par là que le phi­lo­sophe n’ap­pa­rait gon­flé de sagesse que parce qu’il éclipse celle des igno­rants, et sur­tout parce que ces der­niers le nourrissent,

    pas­sant leur temps à le nour­rir, ils ne peuvent phi­lo­so­pher qu’a­près leur dur labeur, et à par­tir des bribes de savoir que les maîtres d’é­cole ont su leur apporter,

    autre­ment dit, le phi­lo­sophe aura beau jeu de consta­ter l’i­gno­rance du peuple si sa caste de druides garde jalou­se­ment les clés du savoir et pro­fite de ce que les autres tra­vaillent à les nourrir…

    si on retiens de Socrates ou de Jésus, soyons tous phi­lo­sophes, plu­tôt que soyons sou­mis au phi­lo­sophe-roi, c’est bien parce que nous ne sommes plus à même d’être sou­mis à autre chose que ce qui nous paraît être le vrai,
    et tout l’en­jeu du prêtre, de l’é­di­to­ria­liste ou du poli­ti­cien, est de nous faire accep­ter sa véri­té comme la seule pos­sible, si besoin par la pro­pa­gande, le men­songe, la calom­nie, etc., mais ils ont abso­lu­ment à convaincre que leur domi­na­tion se jus­ti­fie, je dirais même qu’ils sont issus d’une caste de sachants, ils n’ont même pas à s’en convaincre, tel­le­ment ça leur paraît évident que l’i­gno­rance, pour­tant pro­duite par et pour l’existence de leur caste, jus­ti­fie leur leadership.

    celui qui dit : « regar­dez-les ces gueux, ils ne sau­raient se gou­ver­ner, ils ne connaissent que la vio­lence » oublie sou­vent de pré­ci­ser que sa noblesse n’est que le fruit de l’ex­ploi­ta­tion sécu­laire de ses gueux,

    et si nos nobles d’au­jourd’­hui n’ont de cesse de vou­loir faire de nous leurs janis­saires, et si le gueux d’au­jourd’­hui a voca­tion à être ins­truit pour ser­vir la cause du noble, nous avons déjà suf­fi­sam­ment lut­té pour que cer­tains d’entre nous, les gueux, soient assez intel­li­gents et aient assez de mémoire pour récla­mer qu’il n’y ait plus ni maîtres, ni prêtres et que la plu­part de ceux que nous nour­ris­sons pour qu’ils se spé­cia­lisent dans tel ou tel savoir servent la cause de l’hu­ma­ni­té en général,

    autre­ment dit, ce que le peuple qui réclame jus­tice dirait aux Socrates de toutes espèces,

    c’est, toi que nous nour­ris­sons et qui est bien meilleur que nous, ou bien tu nous aides à nous éman­ci­per de nos peurs, de nos pré­ju­gés et de notre escla­vage, en ser­vant notre cause, ou bien tu périras,

    et aux vol­taires, que ne nous enseignes-tu pas à nous pas­ser de tyrans, plu­tôt que d’al­ler éclai­rer de tes lumières ceux qui aspirent à être tyrans, nous détestes-tu tant qu’il faille que tu ailles don­ner des armes sup­plé­men­taires à celui qui te domines ?

    pré­fé­rons, m’est avis, les phi­lo­sophes-robins des bois aux-phi­lo­sophes-rois, et méfions-nous des uto­pies où ceux qui en sont les auteurs y occupent la meilleure place, et de sur­croit lors­qu’elles émanent de per­son­nages jouis­sant déjà d’une posi­tion favo­rable et domi­nante, même si ceux qui refusent l’ordre exis­tant ont besoin d’u­to­pies, il faut savoir s’en ser­vir et non les ser­vir, l’i­ma­gi­naire étant notre seul pou­voir, cha­cun a le devoir de pro­po­ser sa propre utopie.

    en voi­ci un tou­chant exemple : http://​www​.revo​lu​tion​-citoyenne​.net/​2​0​1​1​/​0​3​/​e​s​q​u​i​s​s​e​-​d​u​n​-​p​r​o​g​r​a​m​m​e​-​l​i​b​e​r​a​l​.​h​tml ima­gi­nez ce pro­gramme ban­cal redres­sé par l’ad­di­tion du savoir d’in­tel­lec­tuels, de cher­cheurs, de citoyens pra­ti­quant la démo­cra­tie, ima­gi­nons notre mise en marche consciente pour un hori­zon immé­diat : construire ici et main­te­nant la démo­cra­tie et les ins­ti­tu­tions dont elle a besoin pour adve­nir, même si c’est impar­fait, même si c’est par­tiel, tâton­nant et par­fois contradictoire.

    A mon avis, ont rai­son ceux qui disent que nous devons créer des zones de refuge, d’au­to­no­mie, élar­gir celles qui existent, les mul­ti­plier, les améliorer,

    résis­ter c’est créer et faire séces­sion, nous devons nous mettre en capa­ci­té d’a­voir le choix, entre vivre en esclaves des oli­gar­chies, et vivre libres,

    à un moment don­né, on se rend compte que le roi est nu, ses décrets sont caducs dès lors qu’il n’y a plus per­sonne pour s’y soumettre,

    et c’est tout bête,
    une fête de quar­tier bien sym­pa­thique, et c’est autant de télé­spec­ta­teurs en moins…,
    une banque mutuelle, et c’est autant d’argent en moins sur les mar­chés finan­ciers ou dans des pro­jets d’ex­ploi­ta­tion de l’homme par l’homme,
    etc., etc.,
    sur ces points, ou bien nous sommes les citoyens-sol­dats et bâtis­seurs de la démo­cra­tie, ou bien nous sommes les mer­ce­naires et les serfs de nos sei­gneurs, mais le choix est pro­fon­dé­ment personnel,

    et de ce choix, découlent des décou­vertes, nous fai­sons nôtres les savoirs, et nous démys­ti­fions les jus­ti­fi­ca­tions de notre propre état de domi­nés, c’est le deve­nir autonomes,

    et c’est l’i­dée de virus d’Étienne, et nous n’a­vons pas besoin de maîtres, nous avons à nous confor­ter les uns les autres, lut­ter contre l’apathie et la rési­gna­tion, nous devons savoir nous recon­naitre entre résis­tants, avan­cer ensemble en connec­tant les ilots,

    Par contre, ceci n’est qu’un aspect de la lutte,
    j’es­time que nous devons aus­si savoir nous ser­vir des tech­niques de l’ad­ver­saire, et savoir res­ter audibles et accessibles,

    pour ce qui est de l’ac­tua­li­té, par exemple, une élec­tion, c’est au moins l’oc­ca­sion de conso­li­der l’es­pace poli­tique des pos­sibles, d’é­lar­gir les capa­ci­tés d’un peuple à s’au­to­dé­ter­mi­ner et à s’abs­traire du capitalisme,
    on a vu en Grèce mais aus­si en Argen­tine et ailleurs et en géné­ral tous les gou­ver­ne­ments de droite ou sociaux-démo­crates, répri­mer féro­ce­ment toutes les ini­tia­tives popu­laires s’op­po­sant aux dik­tats des mar­chés finan­ciers et des mul­ti­na­tio­nales, et on les voit par­tout prendre des lois et direc­tives visant à étendre l’empire du lucre et affai­blir ce que les peuples avaient construit pour sou­ti­rer au bon vou­loir des déten­teurs de capi­taux la ges­tion d’un ave­nir et de biens communs,

    com­ment alors ne pas voir luci­de­ment la néces­si­té de chan­ger de cap,
    et sur­tout, qui va croire que ceux qui le pro­posent pour­ront « gou­ver­ner » contre le peuple, on ne peut pas à la fois s’op­po­ser aux forces colos­sales des mar­chés finan­ciers et autres « tyrans éclai­rés » auto­pro­cla­més et coop­tés et s’op­po­ser à la volon­té popu­laire, c’est tout sim­ple­ment impossible.

    mais à mon avis, si ceux qui croient à la néces­si­té et à la pos­si­bi­li­té d’un chan­ge­ment de cap ont bien pris leurs res­pon­sa­bi­li­tés et ont bien fait leur tra­vail, c’est un sym­bole et non un homme qui sera élu, peu en importe le nom, il sera l’exact contraire de ce dont Sar­ko­zy est le nom et l’instrument…

    « je suis per­sua­dé que les fran­çais ne se lais­se­ront dic­ter leur choix par per­sonne et qu’ils seront lucides »

    « c’est un choix his­to­rique que vous allez devoir faire, ne le faites pas en fonc­tion de vos enga­ge­ments du pas­sé, faites-le en fonc­tion d’un seul cri­tère : quel ave­nir vou­lez-vous pour votre pays ? Est-ce que vous pen­sez qu’on peut relâ­cher les efforts qu’on a fait,est-ce que vous com­pre­nez vers quel monde on se dirige ? et est-ce qu’il y a des consé­quences à tirer des crises que nous avons traversées ? »

    Nico­las Sarkozy

    Et bien le monde de ce genre de ber­ger et de ses mou­tons, je n’en veux pas, pour­tant ils m’o­bligent à le subir,

    qu’ils s’ex­ploitent entre eux et se fassent peur avec des crises, des inté­gristes, des délin­quants, des licen­cie­ments, si ça les chante,

    à ces lem­mings avan­çant en chœur vers la falaise, et à ceux qui veulent ralen­tir leur course sans leur faire prendre une autre direction,

    je ne leur demande qu’une chose,
    lais­ser-nous au moins avoir de quoi vivre autre­ment, construi­sez votre « meilleur des mondes » si vous vou­lez, soyez esclaves de vos machines, faites la course pour gagner plus que le voisin,

    mais ayez au moins la décence de nous lais­ser une vaste réserve natu­relle et spi­ri­tuelle pour les der­niers êtres humains, qu’on puisse tra­vailler pour le bon­heur de nos frères, se coti­ser, inven­ter des solu­tions pour avoir du temps, pour bien man­ger, pour créer du beau, savoir le vrai, fleu­rir les che­veux des femmes et les déserts,

    que ceux qui veulent res­ter vivre à Baby­lone aillent la recréer sur Mars m’i­rait très bien, moi j’ai l’in­dé­cence de rêver d’un jar­din d’E­den et de nous croire capable de le créer, tout en me sachant inca­pable de le rêver et d’y tra­vailler seul,

    et nous avons du pain sur la planche pour gué­rir la Terre de ce can­cer, car il n’y a nulle part ailleurs où aller.

    il n’y a pas besoin de ber­gers, tout fout le camp dès qu’on éduque les enfants à cher­cher ailleurs qu’en eux-mêmes les res­sources pour savoir être auto­nomes, et qu’on les pré­pare men­ta­le­ment à accep­ter un autre ber­ger que soi-même,

    pour dif­fu­ser ce savoir-être auto­nome en tant que par­tie indis­so­ciable du tout,

    il va fal­loir réécrire ce genre de vieux psaume :

    « L’E­ter­nel est mon ber­ger : je ne man­que­rai de rien. Il me fait repo­ser dans de verts pâtu­rages, Il me dirige près des eaux pai­sibles. Il res­taure mon âme, Il me conduit dans les sen­tiers de la jus­tice, à cause de son nom. Quand je marche dans la val­lée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta hou­lette et ton bâton me ras­surent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adver­saires ; Tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui, le bon­heur et la grâce m’ac­com­pa­gne­ront tous les jours de ma vie, et j’ha­bi­te­rai dans la mai­son de l’E­ter­nel jus­qu’à la fin de mes jours. Psaume 23 : 1 – 6 »

    vous me ferez trois « je vous salue crois­sance » et cinq « notre patron » 😉

    Réponse
  43. vincent

    @ Yvan

    Mon argu­ment per­so pour le vote blanc (en l’oc­cur­rence l’abs­ten­tion puis­qu’ils ne sont pas comp­tés) c’est que les par­tis montent TOUJOURS une par­tie de la popu­la­tion contre une autre. Les « fran­çais » contre les « immi­grés », les « riches » contre les « pauvres », ceux qui votent « ça » contre ceux qui votent « ça ».

    Je suis contre TOUS les par­tis mais je res­pecte TOUS les votes (donc aus­si le tien).

    Je pense néan­moins que si l’abs­ten­tion atteint les 50 %, ça sera un coup bien plus dur pour l’o­li­gar­chie qu’une Le Pen ou un Mélen­chon au deuxième tour.

    Réponse
  44. sitouaillain

    « Je pense néan­moins que si l’abs­ten­tion atteint les 50 %, ça sera un coup bien plus dur pour l’o­li­gar­chie qu’une Le Pen ou un Mélen­chon au deuxième tour. »

    Vincent, je crois que l’o­li­gar­chie boli­vienne doit for­te­ment appré­cier qu’il n’y ait pas eu assez de citoyens dans ton genre pour lui por­ter des coups si durs,

    et l’o­li­gar­chie chi­lienne doit fré­mir d’une pos­sible conta­gion de tes idées,

    atten­tion, tu es peut-être fiché…

    Réponse
  45. sitouaillain

    Si Mélen­chon est élu,

    nous aurons avec nous les peuples d’A­mé­rique Latine,

    sou­tien offi­ciel du Pré­sident de l’Équateur, la classe :
    http://​www​.jean​-luc​-melen​chon​.fr/​2​0​1​2​/​0​4​/​1​2​/​l​e​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​-​d​e​-​l​e​q​u​a​t​e​u​r​-​m​e​n​c​o​u​r​a​ge/

    sinon, je regar­dais NDPA sur canal+, fran­che­ment, il a mis sa pâtée à Deni­sot et Apa­thie, NDPA est un cas admi­rable de mélen­cho­ni­sa­tion des esprits…

    Réponse
  46. catherine

    Bien d’ac­cord avec toi citoyen sitouaillain, Nico­las DUPONT-AIGNAN a eu un com­por­te­ment tout à fait souf­flant avec les petits laquais de ser­vice, Deni­sot et Apa­thie pour ne pas les citer !

    Mer­ci à lui d’a­voir l’au­dace de réta­blir un peu de jus­tesse, ça fait du bien, son com­por­te­ment est tout à fait admi­rable en effet !

    Réponse
  47. Di Girolamo
  48. Di Girolamo

    Pour les salaires et la cen­sure ont com­mence à y voir plus clair ! Inter­net fait sa révo­lu­tion .… Il va deve­nir de moins en moins facile pour les domi­nants de domi­ner paci­fi­que­ment ; c’est une des rai­sons pour les­quelles il faut vite pri­vi­lé­gier la recherche intel­li­gente et encore paci­fiée ; dans peu de temps ‚effec­ti­ve­ment « la lutte » va chan­ger de nature ; c’est une nature que je n’aime pas ; elle sera vio­lente et sans nuance et rejoin­dra cer­tains abîmes déjà connus.

    En atten­dant , en tant que citoyen je ne peux accep­ter la manière dont se passe ces élec­tions . Elles sont anti­dé­mo­cra­tiques et si on ne bourre pas les urnes , c’est guère mieux
    Y par­ti­ci­per en tant qu’é­lec­teurs ou can­di­dats c’est accep­ter cet état de fait ; pour cer­tains , les plus minables, pour eux même ‚pour d’autres, pour « la cause » qu’ils servent. On retombe sur la fin et les moyens .En matière de démo­cra­tie je ne crois pas qu’on puisse les faire mar­cher sépa­ré­ment. Si cer­tains se réjouissent à l’a­vance de ce qui va se pro­duire , pas moi . Je n’ai pas la fleur au fusil , prêt à m’en ser­vir mais sans aucune illusion .

    http://​www​.ago​ra​vox​.tv/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​c​h​e​m​i​n​a​d​e​-​e​n​-​c​o​l​e​r​e​-​c​e​s​-​3​4​711

    Réponse
  49. quelqu'une

    « Les riches contre les pauvres »(Vincent)
    C’est une illu­sion ou une réalité ?
    Voter c’est se soumettre ?
    S’abs­te­nir c’est quoi ? ne pas (vouloir)participer, ne pas se soumettre ?
    Alors chiche, ne par­ti­ci­pez pas et…vos états d’âme intel­lo-pos­tu­raux feront tou­jours le jeu de ceux qui aiment beau­coup l’abstention…
    Mani­pu­la­tion ultime pour se gar­der le champ libre, n’a­vez-vous pen­sé que cela pou­vait LES arran­ger, sinon, ILS y auraient remé­dié, vous savez par­fai­te­ment com­ment ILS peuvent choi­sir de mani­pu­ler les esprits. Temps 1 DIVERTIR, et pour cela faire croire que la démocratie(représentative) qu’ils ont choi­sie peut par­fai­te­ment se pas­ser de beaucoup.ILS ne les compte pas.ILS se « lamentent »(médias) et en profitent(résultats) sans états d’âme, EUX.

    L’in­di­vi­du libre contre le mou­ton formaté.
    C’est cela qu’à réus­si le libé­ra­lisme : cha­cun contre chacun.
    Il n’y a pas de com­plot, il y a un vrai pro­jet orga­ni­sé dans laquelle cha­cun s’a­gite selon son his­toire per­so. Cette his­toire n’est que per­son­nelle. Sub­jec­tive donc.
    De l’ex­ten­sion de la mani­pu­la­tion de la sphère publique à la sphère pri­vée, un ouvrage de M.Marzano à ne pas omettre. Encore un diver­tis­se­ment édifiant.
    Je ne recom­man­de­rais jamais assez La vie de Bryan.

    Tant qu’on accep­te­ra de n’être que défiant voire fata­le­ment résigné,devant la confor­mi­té conser­va­trice de son sys­tème de pen­sées et de celles qu’on nous pro­pose, on ne s’empare jamais de rien.
    La pro­po­si­tion d’une assem­blée consti­tuante appa­raît dans un pro­gramme, alors chiche, et pous­sons-les pour obte­nir, un tirage au sort.

    Réponse
  50. sitouaillain

    @ quel­qu’une

    « Il sem­ble­rait que c’est essen­tiel­le­ment à droite que se situe la cause des causes, sociaux démo­crates inclus… »

    un anthro­po­logue de gauche par­tage ton diag­nos­tic ; enquête sur cette tri­bu qui nous tire en arrière : la droite

    http://​www​.rue89​.com/​r​u​e​8​9​-​p​r​e​s​i​d​e​n​t​i​e​l​l​e​/​2​0​1​2​/​0​3​/​3​1​/​e​m​m​a​n​u​e​l​-​t​e​r​r​a​y​-​e​t​r​e​-​d​e​-​d​r​o​i​t​e​-​c​e​s​t​-​a​v​o​i​r​-​p​e​u​r​-​2​3​0​692

    la bataille pour la démo­cra­tie est donc avant tout cultu­relle et idéo­lo­gique : c’est quand la pen­sée de gauche a impré­gné jus­qu’à la droite qu’on peut avancer…ça marche pour le mariage homo, pour­quoi pas sur le reste ? parce que là ça touche à des inté­rêts un peu plus son­nants et trébuchant…mais si même NDPA réin­vente la lutte des classe…tous les espoirs sont permis 😉

    Réponse
  51. quelqu'une

    Mer­ci à vous sitouillain
    et pour la réponse
    et pour l’article…intéressant.
    Et aus­si parce que :
    Je n’a­vais pas com­pris que NDPA était sur la lutte des classes… Total respect.
    Ma défiance des posi­tions et pos­tures (de droite et conser­va­trices) en prend un coup.

    En par­lant de coup, un coup de G… suf­fit-il pour (re)créer une lutte des classes ? Le spec­tacle fait aus­si par­tie du divertissement.

    je ne maî­trise pas les « émo­ti­cônes », mais c’est cultu­rel­le­ment un plai­sir de vous lire.
    Tous les espoirs sont per­mis, vous avez raison.

    Cha­cun y par­ti­cipe à sa manière.
    Cha­cun à sa manière a raison.

    Réponse
  52. sitouaillain

    mer­ci quel­qu’une, plai­sir partagé ;+)=;)

    per­son­nel­le­ment, la lutte des classes ver­sion natio­nal-socia­lisme ne m’a jamais fas­ci­né, je constate sim­ple­ment que la droite parle désor­mais cou­ram­ment le mélenchon-poutou,
    le der­nier dis­cours du füh­rer de l’UMP fut à ce titre un signal de plus qui s’é­tait ini­tié avec la conver­sion du FN aux idées de ceux que qques années aupa­ra­vant ils conspuaient,

    ils conspuent tou­jours et ils puent tou­jours, mais le constat est là

    mais bien sûr, les coups de gueule n’y suf­fi­ront pas,
    qui dit lutte des classes dit conscience de classe,
    or
    seule la classe vic­to­rieuse (capi­ta­liste) a cette conscience, le reste veut encore croire à l’exis­tence d’une « classe moyenne », que les idéo­logues de droite ché­rissent comme concept, même si ladite frac­ture sociale oblige tout de même à décli­ner le concept au pluriel,

    Crise : les « classes moyennes » ont peur, du déclas­se­ment, il s’en faut de peu qu’elles aient la rage et rien ne peut pré­dire si cette rage se tour­ne­ra vers ceux qui les encou­ragent à voir dans les plus pauvres les boucs émis­saires de leurs décon­ve­nues ou bien si c’est l’i­déal uni­ver­sel qui fran­chi­ra un nou­veau pas…

    pour l’ins­tant, par­tout en Europe, c’est plu­tôt coté extrême droite que ça penche…question de faci­li­té d’ac­cès aux discours…le pré­ju­gé rem­pla­çant la pensée…au vu de la dépo­li­ti­sa­tion orches­trée par le néolibéralisme…leur voi­là un beau ter­reau favorable !
    une chose est sûre,
    le temps des bisou­nours est fini, voi­ci la sai­son des tem­pêtes ! l’a­mour sera-t-il plus fort que la haine ?

    no pas­sa­ran

    Réponse
  53. AntoineR

    Bon­jour, magni­fique travail !

    En réflé­chis­sant « cen­sure »… J’en suis arri­vé – aus­si bizarre que cela puisse paraitre – à me poser une ques­tion : on n’a pas du tout du tout du tout enten­du par­lé des votes élec­tro­niques ou j’ai raté quelque chose ? Com­bien de votes élec­tro­niques ? On se sou­vien­dra que la socié­té qui avait four­ni les États-uniens lors de l’é­lec­tion de Bush junior en avait four­ni en 2007 à la France (d’ailleurs une polé­mique, cer­tai­ne­ment injus­ti­fiée, avait été étouf­fée), mais cette année pas un mot. Fini ? Per­sonne n’a de chiffre là-dessus ?

    Réponse
  54. luc

    Les pauvres contre les riches ?

    dites plu­tôt « les pauvres et les riches ensemble »

    Arrê­tez d’op­po­ser , de sec­ta­ri­ser, de taper sur les uns ou les autres.…
    ++
    Yvan++ , votre fana­tisme pour JL Mélen­chon vous per­dra , votre décep­tion sera d’au­tant plus grande !

    Main­te­nant lisez :

    Petite leçon de socialisme

    Un pro­fes­seur d’é­co­no­mie dans un lycée annonce fiè­re­ment qu’il n’a jamais vu un seul de ses élèves échouer, à l’ex­cep­tion d’une année, où ce fut la classe entière qui a connu l’é­chec. Cette classe était entiè­re­ment convain­cue que le socia­lisme était une idéo­lo­gie qui fonc­tion­nait, et que per­sonne n’é­tait ni pauvre ni riche !
    Un sys­tème éga­li­taire parfait.
    Le pro­fes­seur dit lors :
    « OK donc, nous allons mener une expé­rience du socia­lisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et cha­cun rece­vra cette note. Ain­si per­sonne ne rate­ra son contrôle et per­sonne ne cara­co­le­ra en tête avec de très bonnes notes. »
    Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13⁄20.

    Les élèves qui avaient tra­vaillé dur n’é­taient pas très heu­reux au contraire de ceux qui n’a­vaient rien fait et qui, eux, étaient ravis.

    À l’ap­proche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu tra­vaillé en firent encore moins tan­dis que ceux qui s’é­taient don­né de la peine pour le 1er test déci­dèrent de lever le pied et de moins tra­vailler. La moyenne de ce contrôle fut de 9⁄20 ! Per­sonne n’é­tait satisfait…

    Quand arri­va le 3ème contrôle, la moyenne tom­ba à 5⁄20. Les notes ne remon­tèrent jamais, alors que fusaient remarques acerbes, accu­sa­tions et noms d’oi­seaux, dans une atmo­sphère épou­van­table, où plus per­sonne ne vou­lait faire quoi que ce soit si cela devait être au béné­fice de quel­qu’un d’autre.

    À leur grande sur­prise, tous ratèrent leur exa­men final. Le pro­fes­seur leur expli­qua alors que le socia­lisme finit tou­jours mal car, quand la récom­pense est impor­tante, l’ef­fort pour l’ob­te­nir est tout aus­si impor­tant, tan­dis que, si on confisque les récom­penses, plus per­sonne ne cherche ni n’es­saie de réussir.

    Les choses sont aus­si simples que çà.

    Voi­ci un petit extrait d’un dis­cours qui résume par­fai­te­ment les choses. »

    « Tout ce qu’un indi­vi­du reçoit sans rien faire pour l’ob­te­nir, un autre indi­vi­du a dû tra­vailler « pour le pro­duire sans en tirer profit. »

    « Quand la moi­tié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moi­tié les fera pour elle, et quand cette der­nière moi­tié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils béné­fi­cie­ront à d’autres, cela mes amis, s’ap­pelle le déclin et la fin d’une nation. On n’ac­croit pas les biens en les divisant. »

    Dr. Adrian Rogers, 1931

    Réponse
  55. AntoineR

    J’ai ma réponse : Vote élec­tro­nique le 22 avril 2012 : 1 mil­lion de votants. ça pose question.

    Réponse
  56. sitouaillain

    @ Luc

    Tout ce qu’un indi­vi­du reçoit sans rien faire pour l’ob­te­nir, un autre indi­vi­du a dû tra­vailler « pour le pro­duire sans en tirer pro­fit.  » « Quand la moi­tié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moi­tié les fera pour elle, et quand cette der­nière moi­tié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils béné­fi­cie­ront à d’autres, cela mes amis, s’ap­pelle le déclin et la fin d’une nation. On n’ac­croit pas les biens en les divisant. »

    Ça c’est la défi­ni­tion du capitalisme !

    ton pro­fes­seur n’a rien com­pris au socia­lisme, mais vrai­ment rien,
    puis­qu’il ne s’a­git en aucun cas de lais­ser cha­cun tra­vailler dans son coin puis de lis­ser les rétributions,
    ceci est absurde, c’est une leçon issue d’un cer­veau pervers,

    le socia­lisme consis­te­rait à faire contri­buer tous les élèves à un seul devoir et que tous aient la note attri­buée à ce devoir, note qui risque d’être supé­rieure à la meilleure des notes individuelle,
    ensuite, c’est aux élèves de faire en sorte que cha­cun par­ti­cipe et de tirer le meilleur de chacun,

    édu­qués à l’in­di­vi­dua­lisme et à la com­pé­ti­tion, nous met­trons du temps à nous en sortir,

    mais une chose est sûre,

    les cer­ti­tudes du pro­fes­seur conser­va­teur seront tou­jours des freins, il faut donc s’en débar­ras­ser et expérimenter !

    et quand bien même aurait-il rai­son, cela ne jus­ti­fie en rien la spo­lia­tion du pro­prié­taire sur le dos du travailleur,

    ni le sys­tème de nota­tion à l’é­cole, sur­tout pour des élèves qui ne partent pas avec les mêmes chances à la nais­sance… et reçoivent un ensei­gne­ment d’au­tant meilleur qu’ils sont déjà favo­ri­sés par le milieu paren­tal… Celui qui arri­ve­ra à me jus­ti­fier pareille injus­tice n’est pas encore né !

    Réponse
  57. tom

    http://​pour​quoi​bay​rou​.canal​blog​.com/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​2​0​1​2​/​0​4​/​2​4​/​2​4​0​9​7​5​7​5​.​h​tml

    Mon père était un riche bour­geois (Méde­cin ORL, pro­prié­taire de plu­sieurs cli­niques) et il mili­tait à l’extrême droite aux côtés de Maître Tixier-Vignan­court et pour l’OAS. J’ai pas­sé mon enfance à Bois-Guillaume, ville rési­den­tielle (sur les hau­teurs de Rouen) où habitent les plus riches nor­mands. Je fus éle­vé chez les « bourges du pri­vé », que je cri­tique constam­ment à « St Jean-Bap­tiste de la Salle à Rouen ». Puis j’ai conti­nué mes études dans la com­mune des aris­to­crates et des grands-bour­geois : à NEUILLY SUR SEINE où mes parents avaient ache­té une superbe propriété.

    Mal­gré ma for­tune et mon patri­moine esti­mé à plus de 10 Mil­lions d’Euros, je ne paie pas l’ISF car un mon­tage ingé­nieux sous forme de plu­sieurs SCI me rend qua­si­ment introu­vable par le fisc français.

    A la fin des années 70, sor­tant de l’ENA je sens que la droite va perdre et que Mit­ter­rand est sur la pente ascen­dante, pour assu­rer mon ave­nir je choi­sis alors de rejoindre le PS.

    Je n’ai jamais diri­gé une grande ville.

    Je n’ai jamais diri­gé une grande région.

    Je n’ai jamais été ministre ni secré­taire d’état.

    Je dirige mal­gré tout le dépar­te­ment de la Cor­rèze qui est deve­nu grâce à moi en 4 ans le plus endet­té de France (+ 25% de dette soit 3 fois plus que la moyenne natio­nale) et le seul où le nombre de fonc­tion­naires a aug­men­té de 50% dans le même temps (de 831 à 1231).

    Pour 2012 dans mon dépar­te­ment, j’ai déjà fait voter une hausse de 6.5% de la taxe fon­cière, de 300% les taxes sur les per­mis de construire. J’ai sup­pri­mé : les bourses étu­diantes, la gra­tui­té des trans­ports sco­laires, les 1000 € de prime de garde d’enfants et dimi­nué presque toutes les aides aux per­sonnes âgées ou dépendantes.

    Je ne déjeune pas au Fou­quet’s, je vais dans un endroit plus dis­cret mais encore plus chic où j’ai fêté ma récente vic­toire aux pri­maires socia­listes et où der­niè­re­ment j’ai été l’in­vi­té d’un assez pauvre, Pierre BERGE. Ma can­tine, c’est chez LAURENT dans le 8ème.

    J’en­vi­sage d’aug­men­ter de 45 mil­liards d’eu­ros les impôts et taxes en tout genre car c’est plus facile que de dimi­nuer le nombre de fonc­tion­naires, je sou­haite d’ailleurs en embau­cher 65.000 de plus …

    Ce qui coû­te­ra 100 mil­liards à la FRANCE car un fonc­tion­naire est payé par l’état à vie, sécu­ri­té de l’emploi oblige!!!

    Je n’aime pas les riches qui gagnent plus de 4000 euros par mois mais j’en gagne 7,5 fois plus avec mes 30.387 € par mois !!! Donc 63% de plus que le Pré­sident de la Répu­blique (19 331 € par mois) que j’ac­cuse d’être proche des riches …

    Je m’appelle………….

    Fran­çois HOLLANDE

    Votez pour moi, je vous rui­ne­rai en 5 ans. Le chan­ge­ment c’est maintenant

    Réponse
  58. catherine

    Excellent Tom !

    Réponse
  59. dempsey

    … Je reste dubi­ta­tif sur NDPA : quand je lis sa pro­fes­sion de foi, qui ne parle PAS de la sor­tie de l’Eu­rope, je le vois + pour un sous marin de l’ex pre­sident. Je suis éton­né que vous le sou­te­niez. En tout cas, mer­ci pour ce que vous êtes !

    Réponse
  60. Fabien

    Bon­jour à tous,
    Je ne peux m’empêcher d’être attris­té de tout ceux qui prennent posi­tion à droite, à droite toute, à gauche, à gauche toute ou au centre…
    La démocratie …
    La vraie n’a pas de couleur .…

    Réponse
  61. Catherine B

    C’est qu’a­vant de trou­ver le mi-lieu, on erre, ma foi, et qu’il nous faut goû­ter aux erre­ments « du trop et du trop peu », pour savoir de nous-même ce que ça veut dire qu’une cou­leur qui n’a plus de cou­leur, car alors, elle est parée de toutes les cou­leurs à la fois, mais ça, c’est le tra­vail de toute une vie d’ar­ri­ver à ce point de jonc­tion, après s’être beau­coup trom­pé, pour sûr, à moins d’être saint avant même de naître, non ? mais ça, moi, j’con­nais pas trop, j’suis plu­tôt dans le registre des erreurs accu­mu­lées, et je ne m’en plains pas !

    Tra­vail d’une vie et par­fois même qu’une vie ne suf­fit pas pour y arri­ver, ce seront nos des­cen­dants qui repren­dront le flam­beau, pos­si­ble­ment, et pos­si­ble­ment pas, tou­jours ce même mou­ve­ment en action.

    Avant de savoir, on ne sait pas, le non-savoir est une figure de proue d’ailleurs, il faut lui dire oui à ce non-ça-voir, acquies­cer à ses hoquets, car c’est sur eux que se construi­ra le pos­sible, l’hy­po­thé­tique, l’im­pro­bable axe, levier…

    enfin, il me semble…

    Connais­sez-vous Faust ?

    C’est pour­tant le « diable » de Méphis­to­phé­lès qui porte la vie mal­gré les apparences.

    Les appa­rences sont trom­peuses, j’ai appris, la vie m’a appris à m’en méfier, pas vous ?

    Réponse

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