Un résumé de mon travail en 30 minutes…
(trace d’un passage à Paris, le 16 février 2012)
Interview d’Etienne Chouard sur la dette… par jahraph78
Le « Rendez-Vous Blanc » est une rencontre citoyenne mensuelle organisée par le Parti du Vote Blanc. Nous avons profité de celui organisé le 16 février 2012 à Paris pour interviewer Etienne Chouard, citoyen engagé. Voici les questions que nous lui avons posées :
- Pouvez-vous présenter l’origine de votre engagement publique ?
– Pouvez-vous expliquer la dette publique ?
– Qu’est-ce qu’une Constituante ?
– Que pensez-vous d’une Constituante Européenne ?(désolé pour les imperfections du journaliste qui débute : mini problèmes de son, « euh » dans les questions, photos un peu « écrasées » au montage…)
Extraits choisis :
« Nous ne sommes pas citoyens. Nous ne sommes qu’électeurs. »
« Je ne parle plus de crise, parce que c’est un coup d’état. Une crise est un accident. Là, c’est pas du tout un accident, tout se passe comme prévu. Je pèse mes mots ! Nous sommes fous de parler de crise dans ce qui est objectivement un coup d’état bancaire, privé, anti-républicain, anti-démocratique. Nous devrions être en insurrection (insurrection pacifique, non-violente) […] »
« On nous présente aujourd’hui comme une catastrophe imprévue ce qui est construit sciemment par nos parlementaires depuis 40 ans. On se moque de qui ? Si je dois résumer, le problème de la dette publique, je vais utiliser un gros mot : le mot « fascisme ». C’est un mot violent, qui décrit une période extrêmement brutale de notre Histoire, mais qui n’est pas du tout fini. Les méthodes ont changé, elles moins brutales en apparence. Mais l’objectif du fascisme qui était de mettre l’état à la disposition des plus riches, leur permettant ensuite de supprimer les syndicats, de se débarrasser des résistances des salariés pour que les salaires puissent être aussi bas que possible, sans contre-pouvoir, ce projet fasciste est absolument d’actualité. Les institutions européennes ont été voulues, écrites et financées par les mêmes qui ont financé Hitler et Mussolini. [Aujourd’hui] ce n’est pas Hitler ou Mussolini, c’est autre chose, c’est plus soft […] »
« Nous, on régresse […]. On accepte leur vocabulaire. On continue à parler de Démocratie. On défend le suffrage universel comme si c’était une Vache Sacrée, alors que c’est [justement] le suffrage universel qui, depuis 200 ans, permet aux riches d’acheter le pouvoir politique, et de concentrer les pouvoir […] »
« Nous devrions être protégés par la Constitution, [mais] nous laissons écrire ce texte protecteur par ceux dont elle devrait nous protéger ! »
« Il nous faut une Assemblée Constituante d’où les acteurs professionnels [de la politique] seraient exclus. Il ne faut pas d’homme de parti, ni parlementaire, ni ministre, ni juge, ni banquier, aucun homme de pouvoir. »
« Je suis nationaliste parce que si je perd la Nation, je perds ce que Robespierre m’a donné comme outil pour résister à Monsanto »
« Il faut prendre le problème à la racine […]. Les injustices sociales […] ont une racine commune qui est notre impuissance politique, qui ne tombe pas du ciel : elle est programmée dans un texte dont nous nous foutons. Je suggère que nous arrêtions de nous en foutre. »
Nous tenons à remercier Etienne Chouard pour cette interview sans langue de bois.
Etienne Chouard a initié un Wikipour que chaque citoyen internaute puisse participer à l’écriture d’une Constitution. Voici également le lien vers son blog. Enfin, voici le lien vers le site lemessage.org qu’il mentionne pendant l’interview.
Pour creuser quelques PISTES évoquées dans cet entretien :
• Le livre formidable du CADTM qui propose une synthèse « LA DETTE OU LA VIE » :
http://www.cadtm.org/La-Dette-ou-la-Vie
• Le mode opératoire des nouveaux « Versaillais », la terreur mafieuse : « LA STRATÉGIE DU CHOC » :
https://youtu.be/MKeiChMRWTU
• IL FAUT ÉCOUTER ATTENTIVEMENT HENRI GUILLEMIN :
http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/?integrales=true
Ne surtout pas rater les passionnantes séries :
– « Napoléon »
– « La Commune de Paris »
– « L’autre avant-guerre »
On comprend mille fois mieux aujourd’hui
en découvrant et en apprenant L’HISTOIRE d’hier.
RAPPEL :
Demain vendredi 24 février 2012, je suis à TOULOUSE,
et après demain, samedi 25, je vous rejoins à CAHORS :
Au plaisir de vous y rencontrer.
Étienne.

Etienne,
Je profite de cet espace libre pour te remercier à retardement de la précieuse table des matières de ton blog, où se trouvaient recueillies en commentaires quelques unes de mes longues tirades à l’encontre de Peyrelevade.
Ces sauvegardes ont eu leur utilité, comme j’ai pu le constater en utilisant l’une d’elles pour répondre à un billet de Jorion : l’ayant éliminée de ses commentaires, il l’a adoptée pour en faire un billet invité (sans m’en demander la permission au préalable)…
http://www.pauljorion.com/blog/?p=33654#more-33654
Une des réponses reçues (pseudo Moi) notait avec surprise :
Moi, 9 février 2012 à 21:24
« Moyenne ou majorité n’ont évidemment de sens que rapportées à la vraie représentation fidèle (tirage au sort) et non à l’élection de notables en vue dans les médias. »
Après les débats tendus de ces derniers temps sur la question, je dois féliciter les responsables de ce blog pour avoir donné immédiatement droit au chapitre à un auteur tenant de tels propos a priori un peu éloignés de la ligne « éditoriale » (ou, pour être plus exact, de ce qu’on a crû percevoir comme ligne « éditoriale »)…
J’ai cru un instant que Moi, c’était…toi !
Mais AJ m’a dit que ce n’était pas ton style.
Gérard
Et mince ! Je t’ai loupé à Paris… Il faut vraiment que je me mette à la page sur tes conférences à venir afin de ne pas te rater. 🙁
« imposer un processus constituant international » ? Qu’est ce que ça veux dire ? Bon je n’était pas là, mais je trouve l’intitulé de cette partie bizarre.
A moins qu’il ne s’agisse de souligner que l’idée ne serait pas limitée à un pays.
Bon, la formulation m’a juste titillé, peut-être parce qu’il est tard. C’est pas très important. C’est juste que j’ai une indigestion de ces mots d’ »international » et « internationalisme » (non pas que je sois vissé sur la position inverse).
(réaction à chaud)
Bonne nuit,
Bona notte,
Gut nacht,
Buena noche,