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L’écologie est en effet un excellent exemple du caractère central du problème de la Constitution, mais je ne suis pas convaincu à 100% par l’enchaînement : impunité des multinationales polluantes – financement des campagnes électorales par les multinationales – constitution garantissant l’élection comme principe fondamental de la démocratie.
Tout simplement parce que même à la tête de ces multinationales, quelque soit le degré de cynisme, personne ne souhaite, en conscience, la destruction de la planète. Et surtout, simplifier la dérive oligarchique de notre société en la mettant sur le compte d’un complot de riches visant à confisquer le pouvoir pour le mettre au service de leurs seuls intérêts me semble limiter grandement la portée et la force de l’idée de la trahison démocratique.
Personne, en effet, n’est contre la nature (à part peut-être les méchants dans les films de James Bond qui veulent détruire la planète). Pourtant nous sommes tous, à des degrés divers, coresponsables de la dégradation des équilibres naturels.
Or, ce paradoxe s’explique très simplement par l’idée de trahison démocratique – comme par ailleurs tout un ensemble de dysfonctionnements sociétaux qui sont autant de conséquences de cette cause première (comme vous diriez, je crois, Étienne) qu’est la confiance accordée par le peuple à ses représentants élus.
Passons sur la question de savoir si le peuple n’ait jamais eu historiquement le pouvoir entre ses mains depuis Athènes pour en venir au moment où, en France, il aurait pu s’en saisir. Lors de la Révolution française, les représentants du Tiers État préférèrent ne pas le lui accorder. Ils estimèrent irresponsable (notez le terme) de confier le soin d’écrire la Loi à un peuple de paysans illettrés et choisirent, à défaut de démocratie, un système oligarchique par lequel le peuple élirait de bons maîtres, c’est-à-dire des représentants dignes sachant lire et écrire et étant bien plus à même de prendre les bonnes décisions. (Est-ce d’ailleurs si étonnant qu’un ensemble de représentants firent le choix d’un système de représentants ?)
Quoiqu’il en soit, ce système est toujours en vigueur aujourd’hui et toute la question est de savoir si le temps de passer à la démocratie n’est pas venu – justement pour résoudre (entre autres) le paradoxe écologique qui se fonde sur deux caractéristiques génétiques de toute oligarchie :
1) la déresponsabilisation citoyenne (en effet, « à chacun son job ». L’écologie c’est comme la politique, c’est la question du « vivre ensemble ». Or le « vivre ensemble » est devenu le problème des élus. Ils s’en occupent. C’est leur boulot. À la limite je veux bien mettre le verre avec le verre et le carton avec le carton, mais c’est tout. Le reste, la planète, tout ça, c’est leur problème. Ce qui s’applique au « citoyen de base », s’applique aussi, même si c’est à plus grande échelle, aux patrons et actionnaires des multinationales. Ce sont aussi des « citoyens » qui s’occupent de leurs intérêts de « citoyens ». Gagner du fric, se mettre à l’abri, consommer. Bref, qu’on soit riche ou pauvre, si ça ne nuit pas directement à mes propres intérêts, à mes petites habitudes et mon petit chez-moi, ce n’est pas mon affaire.)
2) l’électoralisme (oui car si moi, pseudo « citoyen » de l’oligarchie, ce n’est pas mon problème, c’est parce que c’est le problème de mes responsables politiques. Ils sont payés pour prendre les meilleures décisions concernant l’intérêt commun. J’ai le droit de me désintéresser de tout ça parce que j’ai élu de bons maîtres, entourés des meilleurs spécialistes. Et « eux » sauront prendre les meilleures décisions. C’est oublier un peu vite que le problème n°1 de l’élu, c’est d’être réélu. Or l’écologie (comme les autres dysfonctionnements sociétaux) c’est un ensemble de contraintes à imposer à des intérêts individuels au nom du bien commun. Or, derrière chacun de ces intérêts individuels qu’il va falloir perturber, se cache un électeur – et pire, je vous l’accorde, un électeur qui finance ma campagne. On comprend vite qu’en la matière, un « responsable » politique trop responsable ne fait pas long feu. Logique de l’élection. Cf. Mendès France, Président du Conseil relativement intègre qui resta sept mois au pouvoir, à peine.)
Ces deux caractéristiques inhérentes à l’oligarchie représentative expliquent, je crois, le paradoxe écologique mais aussi bien d’autres dysfonctionnements comme le problème de la création monétaire. Je ne crois pas que VGE ait signé la loi du 3 janvier 1973 pour s’en mettre plein les poches ou servir les intérêts de gros donateurs mais plutôt selon un principe de raffinement de la logique oligarchique. D’abord on renonce à la démocratie parce qu’on considère le peuple comme potentiellement irresponsable, ensuite on « encadre » la politique économique parce qu’on considère les « responsables » politiques comme potentiellement irresponsables. Évidemment cela finit par profiter à une minorité de plus en plus minoritaire. Mais je préfère me concentrer sur la logique oligarchique plutôt que sur celle du complot (ce qui n’exclut pas par ailleurs les complots…) parce que cela permet de mieux voir comment on fabrique l’irresponsabilité politique en misant sur l’irresponsabilité politique.
La seule solution est en tout cas bien celle d’un changement radical de cap : la démocratie véritable, c’est-à-dire le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Seul régime misant vraiment sur la responsabilisation politique. On voit bien comment une assemblée tirée au sort, et donc, mathématiquement, représentative, diverse et détachée d’intérêts électoralistes, servirait davantage l’intérêt commun (et donc, entre autres, l’écologie, la monnaie, l’éducation, la laïcité, l’information, etc, etc…).
La véritable opposition, c’est le parti de la vie ! ça, c’est bien vrai et tout compte fait, il suffirait juste d’inverser les pôles actuels, c’est à dire que la raison raisonnante ne serait plus le maître mais le serviteur, et le serviteur de qui ? et bien de son maître, c’est à dire de la vie et du coup, tout reprendrait couleur, vie, relation et partage ! comme dans le conte de la Belle aux Bois Dormants!!!! les contes parlent de l’instant, de l’ici et du maintenant, lisons-les pour ce qu’ils sont et alors nous nous laisserons traverser par ce souffle qui s’essouffle de ne savoir où et comment passer !
PAS D’ÉCOLOGIE SANS DÉMOCRATIE
Oui , écologie et démocratie forment un pléonasme ; un peu comme démocratie participative.
Qu’est ce que l’écologie ? C’est l’étude des relations d’une espèce avec son milieu ; quand on parle d’écologie on pense à l’écologie politique consistant à étudier pour pouvoir les appliquer activement les règles qui régissent notre relation avec notre milieu naturel. En fait l’écologie c’est l’analyse de notre relation au monde et aux autres puisque nous ne vivons pas en individus isolés mais en société. C’est un retour conscient et collectif sur nous même, en société et dans notre milieu naturel.
Les troubles écologiques récents (co2 ‚réchauffement , pollutions etc ) et anciens (île de Pâques) nous amènent aujourd’hui à mettre urgemment en avant cette étude afin de rendre nos sociétés simplement durables ; nous sommes amenés à analyser et comprendre nos organisations sociétales afin de les confronter à la notion de durabilité .
Or, cet effort collectif de compréhension du monde et des règles d’organisation de nos sociétés permettant de les inscrire dans la durée, ce n’est ni plus ni moins qu’une recherche collective appliquée, c’est à dire politique.
Si la démocratie n’est pas l’élection mais la réflexion/action collective sur nous mêmes, nos sociétés et leur milieu de vie, alors écologie = démocratie.
C’est en fait un effort permanent d’organisation, une lutte constamment renouvelée de maîtrise, de prise de pouvoir sur nous mêmes et contre nos propres penchants court-termistes.
C’est la raison pour laquelle une démocratie se réduisant à l’élection ou même à la désignation par tirage au sort n’est pas une démocratie : une démocratie c’est un pouvoir partagé par tous et le pouvoir n’est que la recherche (collective puisque le pouvoir est partagé)de la meilleure organisation sociétale possible à un moment donné de l’histoire ; nous avons d’un côté la fausse démocratie actuelle qui est en fait une gestion systémique , un suivisme de mécanismes qui nous dépassent et vont nous détruire ; de l’autre la démocratie participative et écologique qui est d’emblée dans sa pratique même un respect de ce que nous sommes , un respect des autres , un respect de notre milieu naturel.
Oui, si nous voulons réellement nous inscrire dans la durée et des sociétés plus harmonieuses, plus humaines
Nous n’avons pas d’autre choix que de changer de régime politique : passer d’un système libéral représentatif élu, à une démocratie participative écologique, dont la centralité est la réflexion, l’étude , le débat collectif ; ce qui n’exclut d’ailleurs pas la représentation et le tirage au sort mais seulement en tant qu’éléments matériels d’organisation et surtout pas comme le cœur du fonctionnement politique.
voici ce que l’on pouvait lire hier dans « Le Monde »
»Mécanisme européen de stabilité : la bourde historique de la gauche
A l’Assemblée nationale, les députés de la gauche française et des écologistes ont commis le 21 février une bourde historique : ils ont fait le choix de s’opposer ou de s’abstenir lors du vote sur la ratification du traité créant un outil de solidarité à l’égard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter, le Mécanisme européen de stabilité (MES).
Depuis 2010, les Verts et les socialistes, au Parlement européen, se sont battus pour l’existence d’un tel mécanisme. Cette solidarité n’est pas qu’une question de générosité, mais d’intérêt bien compris. La faillite d’un Etat européen entraînerait la faillite de nos banques, qui détiennent nos économies, notre salaire, et, si les déposants sont remboursés, ce sera avec nos impôts. La création du MES est un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent.
La non-existence du MES est une aberration que nous avons dénoncée dès le traité de Maastricht (1992), qui empêchait la solidarité : l’Union européenne n’avait pas le droit de secourir ses membres en difficulté ! Depuis trois ans, on a donc bricolé pour venir au secours de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal en réduisant, peu à peu, l’hostilité des « populismes de riches » de l’Europe du Nord qui n’avaient que mépris pour ces pays « incapables de gérer leur budget ». Nous avons certes dénoncé les fautes des classes dirigeantes de ces pays. Mais nous n’avons jamais ignoré que les responsabilités étaient partagées par toute l’Europe.
Après trois ans de négociations avec les gouvernements les plus « égoïstes », nous avons un mécanisme, certes imparfait puisque fruit de compromis, mais qui se tient : un fonds solidaire, empruntant à la place des pays ayant perdu tout crédit auprès des marchés internationaux, avec la garantie de l’ensemble de l’Europe. Mais, au moment du vote, les démagogues refusent la création du MES, mobilisant l’émotion créée par les plans d’austérité démentiels imposés à la Grèce en l’absence du MES. « Oui, disent-ils, nous sommes solidaires des Grecs, nous voulons un MES, mais pas celui-là. » Donc, comme ce MES réel est le résultat du compromis : pas de MES du tout, et que chaque pays se débrouille…
Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne raison, son couplage avec un autre traité, à venir : le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union (TSCG), qui instituerait la « règle d’or » dictée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce couplage a été « convenu » par la déclaration des gouvernements du 9 décembre 2011 et n’a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l’avons combattu et, d’ici qu’il soit ratifié, de l’eau coulera sous les ponts. Mais ce couplage ne figure pas dans les articles du traité MES : la déclaration du 9 décembre 2011 est seulement évoquée dans ses « considérants » ! Une fois le MES ratifié, une fois le TSCG rejeté, le MES existera et il faudra renégocier le TSCG. On ne peut rejeter le MES que s’il est lui-même un mauvais mécanisme de solidarité.
Obligation de solidarité
Certains critiquent le MES comme une nouvelle technocratie, irresponsable devant les instances politiques. Eh bien non, pas cette fois ! Les gouverneurs du MES seront les ministres des finances des pays membres, les administrateurs seront nommés par eux et « révocables à tout moment » et sa direction est politique. D’autres s’en prennent à la pondération des décisions et des obligations : proportionnelle à la part d’un pays dans le PIB de la zone euro. Ils auraient sans doute préféré proportionnel à la population ? Il est légitime que les fonds structurels transférés chaque année à l’un de ses membres soient votés par le Parlement. Mais ici nous parlons d’autre chose : les garanties que l’Europe peut apporter à un prêteur au profit d’un des leurs. Et la solidarité exigée doit bien être proportionnée à la capacité de chacun à se porter au secours du voisin.
D’autres critiquent l’obligation de solidarité : pour bénéficier du MES, il faut s’engager à apporter sa part à la tontine et la rallonger « sous sept jours » s’il faut augmenter la mise au profit du voisin. Encore heureux ! C’est le principe même de la mutuelle.
Des critiques s’élèvent enfin contre l’article 12 : pour bénéficier du prêt mutualisé, il faut accepter une conditionnalité qui sera négociée au cas par cas. Et c’est là que se lève l’image tragique de la Grèce. Mais soyons lucides : le problème n’est pas que, lorsque vous empruntez à la place de votre voisin, vous lui demandiez de prendre des dispositions afin de pouvoir vous rembourser. Car, si vous ne le faites pas, c’est vous-même qui ne pourrez pas emprunter ! Le vrai problème est le type de « plan d’assainissement » proposé. Et ça, ce n’est pas dans le traité, c’est un objet de lutte… Comme la majorité du peuple grec, qui tient à la solidarité de la zone euro, mais qui est hostile au plan monstrueux que lui impose la « troïka », nous sommes pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce, et qui n’est pas dans le traité MES.
Bien sûr, le MES ne réglera pas les problèmes de fond d’une Europe trop peu solidaire, ni des pays où la fraude fiscale est le sport préféré des riches. Il intimidera du moins la spéculation, et évitera à la Grèce ou à l’Irlande l’horreur économique subie par l’Argentine de 2002 à 2005. Le sort du MES se trouve entre les mains des progressistes français, majoritaires au Sénat où le texte sera soumis au vote le 28 février. Laisseront-ils à la droite l’honneur de l’adopter, en se réfugiant à la buvette ? Ou suivront-ils l’exemple de leurs anciens de 1975 qui, en dépit de la droite majoritaire, votèrent la loi Veil et le droit à l’avortement ?
Jean-Paul Besset, député européen EELV ;
Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts au Parlement européen ;
Alain Lipietz, économiste ;
Yann Moulier Boutang, économiste ;
Shahin Vallée, économiste.
Le Mécanisme européen de stabilité doit servir à protéger la zone euro d’une nouvelle crise de la dette souveraine. En juillet, il prendra le relais du Fonds européen de solidarité financière. »
auteur :
Jean-Paul Besset, député européen EELV ;
Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts au Parlement européen ;
Alain Lipietz, économiste ;
Yann Moulier Boutang, économiste ;
Shahin Vallée, économiste.
vous avez dit « vendu ? »
La constitution Française de 2012
« Cette nouvelle constitution établit dans la réalité concrète le principe et les moyens du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans le peuple. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
La Loi est l’expression de la volonté du peuple souverain qui la vote à la majorité absolue. Tous les Citoyens ont le droit et le devoir de concourir personnellement à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction de race, de sexe ou de croyance que celle de leurs vertus et de leurs talents.
La délégation de pouvoir est un abandon de citoyenneté. Les lois ne peuvent pas être votées par des représentants du peuple. Ce pouvoir est le privilège inaliénable du peuple souverain dans son ensemble. Le principe de l’élection est aboli car nul ne saurait parler au nom de tous. C’est le sens qu’impose la réalité démocratique.
Chaque citoyen a le droit inaliénable de proposer au débat un texte de loi. L’accord de deux mille douze citoyens est nécessaire et suffisant pour soumettre au vote populaire le dit texte de loi.
Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites. Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la Loi.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions ou croyances pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.
La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en juste proportion de leurs facultés.
Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement par le vote, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
La gestion des différents corps administratifs se fait par un tirage au sort parmi ceux qui se proposent et qui en ont les compétences techniques pour une durée maximale d’un an. Leur contrat est non renouvelable. Il est procédé à la fin de chaque mandature au contrôle stricte de l’absence d’enrichissement personnel. »
Ce court texte est largement inspiré de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il en a été volontairement expurgé tout ce qui a permis aux élites politiciennes et financières le dévoiement, à leur profit particulier, de la philosophie des lumières. Le mot de démocratie actuel est un mensonge sémantique ainsi que dans la réalité des faits. Il s’agit d’une élitocratie élective qui méprise le droit essentiel du peuple à voter les lois qui s’appliquent à tous. Ils ne s’imposent entre eux que par le combat, la compétition et les coups bas. La dénonciation du système n’est en rien une attaque personnelle envers les élus en tant qu’être humain. C’est le principe de l’élection, directement apparenté à la compétition, qui est responsable de la violence qui règne en politique et qui ne permet pas la gestion sereine et objective de la chose publique. De plus la manipulation et le contrôle de la marche du monde en est facilité pour les « grands argentiers » qui n’ont à exercer leurs pressions et leurs marchandages qu’avec une petite minorité de personnes en charge des affaires et aux mains des quelles sont concentrés tous les pouvoirs.
Les gestionnaires de la chose publique doivent être tirés au sort parmi ceux qui en font la demande et qui en ont les compétences, leur contrat doit être court, non renouvelable et leur enrichissement personnel contrôlé en fin de contrat.
Par contre le vote des lois dans une démocratie véritable est le privilège inaliénable du peuple seul. Ce seul principe s’il est défendu et expliqué suffira à effondrer toute les structures pyramidales établies par les manipulateurs de l’actuelle caste dominante.
Ce texte est soumis au débat et aux propositions constructives de tous ceux qui souhaitent vivre en Homme libre et responsable. S’il ne souhaite rien imposer, il a le mérite de poser une première pierre bien équarrie pour la construction d’une humanité renouvelée et consciente de son pouvoir créateur.
Erik Gruchet, Saint Pierre le samedi 25 février 2012
Je laisse Etienne répondre.
Mais si je puis me permettre une question. Des systèmes financiers financeraient-ils des projets sans qu’il n’y ait aucun intérêt pour eux ?
Ça ne s’est encore jamais vu dans la monde de la finance. Je dirais même, ce serait contraire au système financier.
J.C
Mon message a été effacé ? Je demandais à Etienne quelles étaient selon lui les plus évidentes preuves de la corruption des élus par le financement de la campagne électorale.
3eme type,
Il se peut que j’aie effacé moi-même votre message (il n’y a que moi qui puisse le faire, je crois), mais ce serait alors absolument par erreur (je n’efface jamais les messages) : c’est bien possible en ce moment, car je dois effacer des dizaines de SPAMS par jour 🙁 et un clic raté peut arriver, même en faisant attention…
Preuves de corruption ?
Indépendamment des innombrables scandales qui émaillent la chronique judiciaire (affaires toujours étouffées, d’ailleurs, ce qui redouble les scandales, sans les faire cesser, bien au contraire), la preuve de la mécanique corruptrice des élus par le financement de leur campagne électorale vient de la logique : une dette asservit, le débiteur obéit au créancier, le créancier domine le débiteur, il l’influence ; il est facile de corrompre quelqu’un qui vous doit tout (et inversement, il est difficile de corrompre quelqu’un qui ne vous doit rien).
Sans compter la preuve tirée de l’évidence concordance entre les intérêts servis par (presque toutes) les lois votées et les intérêts de ceux qui financent les élus qui votent…
Pourquoi ? Vous trouvez que le lien de causalité n’est pas évident ?
J’ai plus de cinquante livres à la maison qui documentent à foison LES FAITS de corruption avérée des élus des « républiques ».
Étienne.
Bonjour Etienne,
Ces vidéos devraient t’intéresser 🙂
Bravo pour ton travail.
Désolé, j’ai oublié cet autre lien :
http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/edward-bernays-propaganda-34078
EDWARD BERNAYS – Propaganda 1⁄2 vostfr par scratch0001
EDWARD BERNAYS – Propaganda 2/2 vostfr par scratch0001
« Pourquoi ? Vous trouvez que le lien de causalité n’est pas évident ? »
Pour un ignorant comme moi, non 🙂 Je cherche donc des arguments pour me convaincre et convaincre mes proches. merci pour votre réponse.
3emeType, tu pourrais peut-être préciser ta question : es-tu déjà toi-même convaincu ?
recherche google
Juppé, Tibéri, Chirac …
http://www.wikistrike.com/article-listes-des-responsables-ump-impliques-dans-des-histoires-de-corruption-98702118.html
Pour trouver des arguments sur le « très bon » état (de proximité, de fusion ?) des relations argent / pouvoir, ceci peut-être aussi :
Le mauvais bilan de Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre la corruption
http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2012/03/03/Le-mauvais-bilan-de-Nicolas-Sarkozy-en-matiere-de-lutte-contre-la-corruption
Ecologie = Démocratie ?
Rien n’est simple.
Savez-vous comment le Japon a évité le sort de l’île de Pâques pendant l’ère Edo ?
Savez-vous pourquoi Haïti et la République Dominicaine sont aussi différentes du point de vue de la couverture végétale ?
Il serait intéressant que Enquête & Débat organise une rencontre entre Alain Badiou et Étienne.
Je serais curieux d’avoir l’opinion de Badiou concernant le tirage au sort, mais aussi la critique systémique d’Étienne en général.
Bonsoir Étienne,
concernant le débat « pas d’écologie sans démocratie » est-ce qu’il te serait possible de faire apparaître dans le sommaire du forum du Plan C -> Vos critiques, vos propositions… le fil suivant :
41 Écologie, environnement, développement durable, économies d’énergie, réchauffement climatique, choix des sources d’énergie, techno-scientisme
Lien vers ces débats : « 41 Écologie, environnement, développement durable, économies d’énergie, réchauffement climatique, choix des sources d’énergie, techno-scientisme »
Il y a un autre fil intitulé « 41 Le mouvement des forums d’Étienne Chouard doit-il soutenir une liste aux élections européennes ? » dans -> Vos critiques, vos propositions…, mais il n’a suscité le moindre débat, donc il serait peut-être valable de le rendre non-visible pour créer de la clarté dans la navigation.
Cordialement
gilles ( Merci pour tout ce que tu accomplis )
http://www.maxisciences.com/cachalot/un-cachalot-mort-etouffe-par-le-plastique-des-serres-andalouses_art28851.html
http://www.dailymotion.com/video/xx9pcp_le-continent-poubelle_news
Demain soir sur Arte première partie de Naturopolis – New York – , la révolution verte. Comment les mégalopoles tentent de se réconcilier avec la nature. En quatre épisodes, une vaste réflexion sur les défis environnementaux qui nous attendent. Ce premier volet explore – New York – puis suivra Paris, Rio et Tokyo.
http://youtu.be/e‑FpR2EJASY
http://mat.valence.over-blog.org/pages/nouvelles-de-l-agriculture-urbaine-au-quebec-cuba-et-ailleurs-5688728.html
L’idée foisonne
Ceci dit, juste pour bavarder 😉 , je n’ai pas vu de bagnole avant 3 ans et ma maman me racontait avoir voyagé en diligence -> Le côté explosif de l’empire technique dépasse la perception à tel point que l’état du monde moderne peut sembler naturel aux jeunes.
Il y a peut être une absurdité à rechercher des solutions techniques et d’ingénierie aux maux que la technique engendre (?).
5 continents poubelle en formation :
« Le projet 5 Gyres regroupe plusieurs associations, ONG, ou fondations pour attirer l’attention sur ce problème grandissant »
Quand l’écologie éveille la démocratie, et l’inverse aussi, car c’est dans l’interdépendance que toute idée grandit …
http://www.incredible-edible.info/
http://youtu.be/KGwrcVWI6bw
http://youtu.be/UisMVyEvEF0
On est ce qu’on mange :
http://youtu.be/PmnSApLU-Jw
Verre, métal, papier… Pourquoi devons nous payer pour recycler des matériaux qui ont une valeur marchande ?
Exemple pour le papier qui est recyclé 7 fois, le citoyen paie 14 fois et les financiers eux encaissent 14 fois.
Pour ne pas inciter les citoyens à se débarrasser de ces déchets dans des décharges sauvages, ne serait-il pas plus cohérent qu’il en perçoive une somme pour rémunérer le produit, et aussi sa prestation d’extracteur et transporteur de matières premières ?
Les Italiens ont un mot pour définir ces pratiques, MAFIA.
Déchets recyclables.
Avez-vous vraiment l’âme d’un écologiste, ou êtes-vous juste socialement obéissant et laxiste ?
Déposez-vous vos déchets recyclables dans différents bacs devant votre domicile ?
Pensez-vous sincèrement que d’augmenter la fabrication de bacs soit écologique et économique ?
( Je ne parle même pas des gênes occasionnées par l’encombrement des trottoirs, la dangerosité et la laideur.)
Pensez-vous sincèrement que d’augmenter le nombre de camions collecteurs soit écologique et économique ?
(Je ne parle même pas des gênes occasionnées par l’encombrement des routes, la dangerosité et le bruit.)
Pensez-vous raisonnablement que de faire le trajet à vide pour aller acheter vos futurs déchets soit écologique et économique ?
Vous pensez payer trop d’impôt ? Alors, cessez de délégué ce que vous pouvez faire par vous-même !
Ne serait-il pas plus profitable pour tous que ces finances allouées à ce service servent à des services vraiment sociétaux ?
Par exemple ; l’éducation publique, en augmentant les postes d’enseignants, la santé publique, en augmentant les postes d’infirmières, etc.
Ha bah oui, mais ces services ne sont pas productifs pour les actionnaires… quel dommage ! ils vont devoir faire comme tout le monde, travailler ou compter sur la solidarité publique.
Chaque domicile est une mine de matières premières, chaque citoyen est un mineur. La logique marchande veut que celui qui demande paye celui qui offre et non le contraire.
Pour ne pas payer les ressources et le travail d’extracteur des citoyens, les lobbys imposent la collecte pour inverser artificiellement la donne.
De toute façon, dites-vous bien que tout ce qui se paye ne peut pas être écologique, car l’économie n’est pas naturelle.
Recyclons nos déchets, au compost les épluchures de cuisine et autres déchets organiques, demandons au quartier qui veut du bon compost pour son jardin. c’est pratique, c’est gratuit et ça peut rapporter gros(légumes potager etc…, et surtout faire économiser les sacs poubelles payant dont le prix ne cesse d’augmenter.
Y aura juste à préciser si c’est du compost de légumes et fruits bio ou pas.
Ce qui compte c’est de faire les choses sans cette logique de m… de faire du pognon ou ne rien faire si y a pas la carotte,
La question est : bon pour la terre ? ou pas…
Et non, qu’est-ce que j’y gagne.
À défaut d’une infrastructure locale qui me paye mes déchets recyclables, je fais comme je peux.
Tous mes déchets putrescibles, je fais du compost avec, les déchets non recyclables et non putrescibles je les mets dans la poubelle classique qui est ramassée par les éboueurs, et les déchets recyclables je les dépose dans la déchèterie intercommunale qui est subventionnée par les contribuables sans leur consentement.
Mais surtout je boycotte les bacs de tri dans les rues, même si je contribue malgré moi à leur financement.
Encore de l’argent public détourné par des lobbys avec la complicité d’élus.
Chaque commerçant devrait avoir l’obligation de reprendre les déchets recyclables au prix de la consigne établie.
A vouloir faire payer et repayer sans cesse les citoyens, il ne faut pas étonner de revoir apparaître les décharges sauvage !!
Justement, en parlant d’écologie et d’indexation du vivant et du privée et/ou du publique…
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Le gouvernement s’apprête à taxer les rivières !
Depuis 18 mois, nous y sommes abonnés : Pratiquement 60 taxes ont vu le jour !
Mais la dernière qui fait déjà polémique, a de quoi mettre en colère, c’est-à-dire qu’elle semble surréaliste !
Les propriétaires qui ont une rivière qui passe par leur propriété devront payer (pour l’instant) 50 centimes par mètre. Cette nouvelle taxe pourrait très vite entrer en vigueur.
Selon le gouvernement, élu par le peuple pour le peuple, l’intérêt du peuple serait-il de transformer la France en désert ?
La pluie alimente les rivières, ainsi, c’est indirectement l’eau de pluie que le gouvernement s’apprête à taxer !
…
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http://www.wikistrike.com/article-le-gouvernement-hollande-s-apprete-a-taxer-les-rivieres-121365306.html
Et ça repose sur quels critères, pêche, potabilité, énergie, baignade ?
C’est pour qu’il n’y ait plus que les riches qui puissent habiter près des points d’eau, puisque eux ne sont pas taxés…;-) encore un bon truc pour virer les pauvres de leur chemin
… Et réduire l’être humain, le citoyen lambda à l’état de totale dépendance : cette eau si vitale qu’il faut être en droit et en devoir de payer_et bientôt, si nécessaire, ce prix fort ou de nouvelles taxes sur ces nouvelles énergies alternatives, essentiellement naturelles, voire illimitées tel ce qu’on appelle énergie libre, moteurs surnuméraires ou encore le summum en matière d’autonomie propre et quasi inépuisable, le moteur électro-magnétique !
Je vois ça gros comme une maison : non content de voir les populations prendre leurs responsabilités et trouver des solutions alternatives pour le bien de la Planète et l’économie domestique, il leur faut néanmoins trouver à y redire, ce qui s’explique aisément par ailleurs, cette liberté et cette autonomie qui ne peut que les gêner, penser donc, tous ces conflits d’intérêts et spoliations, arbitraires en tous genres revues à la baisse, si peu productifs en même temps que cette émancipation des esprits et des moyens.
Mais les dragons sont lâchés, au mieux affûtés et plus puissants que jamais, les vidéos du Renouveau pleuvent à tout-va et la virimania suit son cours, inexorablement, l’Histoire à tourner et nos vies à illuminer.
Nous sommes gouvernés, et certains gouvernants le sont, tous peut être, par un empilement de suggestions, souvent subliminales, soit issues de la propagande, soit issues de ceux là même qui pensent résister, mais sont maladroits (dit sans condescendance)
L’exemple du débat sur le recyclage, lorsqu’il tourne autour de qui en tire bénéfice, comme plus haut, est typique de ce que j’affirme ici :
La suggestion, en cette occurrence, ne concerne pas le processus de recyclage, mais réside dans le fait qu’à débattre de ce processus, nous sommes réduits à considérer qu’il est normal, ou inévitable, que nous ayons à recycler, que donc nous produisions tant de déchets.
Et du coup, il n’y a plus de débat sur le pourquoi du gâchis, de la surproduction, ni sur l’absurdité de notre société du moins sur ce chapitre) etc etc.
Joli tour de passe passe, non ?
Le cerveau collectif se manipule lui-même dès qu’il se met à fonctionner en boucle sans plus se soucier de ce qui (ou qui) a amorcé la boucle.
La passion autour d’un point de l’univers rend aveugle au reste de l’univers.
Les propagandistes le savent, et en jouent, mais il y a aussi du naturel en cette affaire, une sorte d’autogoal d’une conscience mal préparée à veiller sur elle-même, et qui trébuche sur les pièges dont elle se dote « par inadvertance ».
Voir est un pouvoir qui nécessite un effort et une attention portés sur ces quasi trous-noirs qui absorbent notre pensée, à jamais broyée et invisible par sa propre attraction gravitationnelle 😉
L’exemple choisi n’est pas unique, bien entendu, et le mécanisme est assez omniprésent dans le débat public (obsession de la croissance, des ROMS, de la sécurité, du CO2, j’en passe)
Bonjour,
À défaut de raisonner la démographie, on peut aussi imaginer de modifier l’organisme de l’être humain.
Plus petit, il nécessitera moins de matière pour la conception des produits, il aura besoin de moins manger et boire, etc.
Mais il arrivera un moment où de nouvelles limites s’imposeront encore.
Toutes ces mesures n’auront jamais la volonté de résoudre l’issue fatale.
On ne fait que reculer pour mieux exploser.
Il est vrai que l’on cherche plus à nous faire voyager debout pour réduire la taille du train, tout en cherchant à nous faire voyager plus, au lieu de nous faire réduire nos déplacement.
Mais il ne faut pas réduire nos champs d’activités, y a faire maintenant pour un effet immédiat, et faire maintenant pour un effet futur.
L’Europe finit par plier : les États membres pourront autoriser les OGM
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-europe-finit-par-plier-les-etats-membres-pourront-autoriser-les-ogm?id=8279688
Pas d’écologie sans démocratie, et pas d’émergence d’une volonté démocratique du plus grand nombre sans prise en compte de tous les sujets qui nous préoccupent à l’heure actuelle, condition inévitable pour initier le rapprochement des uns et des autres et favoriser LA Rencontre et LA Réflexion.
Dans cette optique donc, pour soutenir cette petite association récemment créée, et qui a déjà réalisé un travail non négligeable sur un des sujets les plus tabous de notre actualité, à savoir, les épandages aériens de la géo ingénierie, pratiqués quotidiennement dans notre ciel sans notre consentement, et sans même que l’on nous ait mis au courant de quoique ce soit (comme le veut la coutume en régime oligarchique…) je glisse ce lien :
http://le-ciel-nous-tombe-sur-la-tete.com/home/presentation/