PAS D’ÉCOLOGIE SANS DÉMOCRATIE

23/02/2012 | 38 commentaires

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Étienne

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38 Commentaires

  1. Vincent

    L’é­co­lo­gie est en effet un excellent exemple du carac­tère cen­tral du pro­blème de la Consti­tu­tion, mais je ne suis pas convain­cu à 100% par l’en­chaî­ne­ment : impu­ni­té des mul­ti­na­tio­nales pol­luantes – finan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales par les mul­ti­na­tio­nales – consti­tu­tion garan­tis­sant l’é­lec­tion comme prin­cipe fon­da­men­tal de la démocratie.

    Tout sim­ple­ment parce que même à la tête de ces mul­ti­na­tio­nales, quelque soit le degré de cynisme, per­sonne ne sou­haite, en conscience, la des­truc­tion de la pla­nète. Et sur­tout, sim­pli­fier la dérive oli­gar­chique de notre socié­té en la met­tant sur le compte d’un com­plot de riches visant à confis­quer le pou­voir pour le mettre au ser­vice de leurs seuls inté­rêts me semble limi­ter gran­de­ment la por­tée et la force de l’i­dée de la tra­hi­son démocratique.

    Per­sonne, en effet, n’est contre la nature (à part peut-être les méchants dans les films de James Bond qui veulent détruire la pla­nète). Pour­tant nous sommes tous, à des degrés divers, cores­pon­sables de la dégra­da­tion des équi­libres naturels.

    Or, ce para­doxe s’ex­plique très sim­ple­ment par l’i­dée de tra­hi­son démo­cra­tique – comme par ailleurs tout un ensemble de dys­fonc­tion­ne­ments socié­taux qui sont autant de consé­quences de cette cause pre­mière (comme vous diriez, je crois, Étienne) qu’est la confiance accor­dée par le peuple à ses repré­sen­tants élus.

    Pas­sons sur la ques­tion de savoir si le peuple n’ait jamais eu his­to­ri­que­ment le pou­voir entre ses mains depuis Athènes pour en venir au moment où, en France, il aurait pu s’en sai­sir. Lors de la Révo­lu­tion fran­çaise, les repré­sen­tants du Tiers État pré­fé­rèrent ne pas le lui accor­der. Ils esti­mèrent irres­pon­sable (notez le terme) de confier le soin d’é­crire la Loi à un peuple de pay­sans illet­trés et choi­sirent, à défaut de démo­cra­tie, un sys­tème oli­gar­chique par lequel le peuple éli­rait de bons maîtres, c’est-à-dire des repré­sen­tants dignes sachant lire et écrire et étant bien plus à même de prendre les bonnes déci­sions. (Est-ce d’ailleurs si éton­nant qu’un ensemble de repré­sen­tants firent le choix d’un sys­tème de représentants ?)

    Quoi­qu’il en soit, ce sys­tème est tou­jours en vigueur aujourd’­hui et toute la ques­tion est de savoir si le temps de pas­ser à la démo­cra­tie n’est pas venu – jus­te­ment pour résoudre (entre autres) le para­doxe éco­lo­gique qui se fonde sur deux carac­té­ris­tiques géné­tiques de toute oligarchie :

    1) la déres­pon­sa­bi­li­sa­tion citoyenne (en effet, « à cha­cun son job ». L’é­co­lo­gie c’est comme la poli­tique, c’est la ques­tion du « vivre ensemble ». Or le « vivre ensemble » est deve­nu le pro­blème des élus. Ils s’en occupent. C’est leur bou­lot. À la limite je veux bien mettre le verre avec le verre et le car­ton avec le car­ton, mais c’est tout. Le reste, la pla­nète, tout ça, c’est leur pro­blème. Ce qui s’ap­plique au « citoyen de base », s’ap­plique aus­si, même si c’est à plus grande échelle, aux patrons et action­naires des mul­ti­na­tio­nales. Ce sont aus­si des « citoyens » qui s’oc­cupent de leurs inté­rêts de « citoyens ». Gagner du fric, se mettre à l’a­bri, consom­mer. Bref, qu’on soit riche ou pauvre, si ça ne nuit pas direc­te­ment à mes propres inté­rêts, à mes petites habi­tudes et mon petit chez-moi, ce n’est pas mon affaire.)

    2) l’é­lec­to­ra­lisme (oui car si moi, pseu­do « citoyen » de l’o­li­gar­chie, ce n’est pas mon pro­blème, c’est parce que c’est le pro­blème de mes res­pon­sables poli­tiques. Ils sont payés pour prendre les meilleures déci­sions concer­nant l’in­té­rêt com­mun. J’ai le droit de me dés­in­té­res­ser de tout ça parce que j’ai élu de bons maîtres, entou­rés des meilleurs spé­cia­listes. Et « eux » sau­ront prendre les meilleures déci­sions. C’est oublier un peu vite que le pro­blème n°1 de l’é­lu, c’est d’être réélu. Or l’é­co­lo­gie (comme les autres dys­fonc­tion­ne­ments socié­taux) c’est un ensemble de contraintes à impo­ser à des inté­rêts indi­vi­duels au nom du bien com­mun. Or, der­rière cha­cun de ces inté­rêts indi­vi­duels qu’il va fal­loir per­tur­ber, se cache un élec­teur – et pire, je vous l’ac­corde, un élec­teur qui finance ma cam­pagne. On com­prend vite qu’en la matière, un « res­pon­sable » poli­tique trop res­pon­sable ne fait pas long feu. Logique de l’é­lec­tion. Cf. Men­dès France, Pré­sident du Conseil rela­ti­ve­ment intègre qui res­ta sept mois au pou­voir, à peine.)

    Ces deux carac­té­ris­tiques inhé­rentes à l’o­li­gar­chie repré­sen­ta­tive expliquent, je crois, le para­doxe éco­lo­gique mais aus­si bien d’autres dys­fonc­tion­ne­ments comme le pro­blème de la créa­tion moné­taire. Je ne crois pas que VGE ait signé la loi du 3 jan­vier 1973 pour s’en mettre plein les poches ou ser­vir les inté­rêts de gros dona­teurs mais plu­tôt selon un prin­cipe de raf­fi­ne­ment de la logique oli­gar­chique. D’a­bord on renonce à la démo­cra­tie parce qu’on consi­dère le peuple comme poten­tiel­le­ment irres­pon­sable, ensuite on « encadre » la poli­tique éco­no­mique parce qu’on consi­dère les « res­pon­sables » poli­tiques comme poten­tiel­le­ment irres­pon­sables. Évi­dem­ment cela finit par pro­fi­ter à une mino­ri­té de plus en plus mino­ri­taire. Mais je pré­fère me concen­trer sur la logique oli­gar­chique plu­tôt que sur celle du com­plot (ce qui n’ex­clut pas par ailleurs les com­plots…) parce que cela per­met de mieux voir com­ment on fabrique l’ir­res­pon­sa­bi­li­té poli­tique en misant sur l’ir­res­pon­sa­bi­li­té politique.

    La seule solu­tion est en tout cas bien celle d’un chan­ge­ment radi­cal de cap : la démo­cra­tie véri­table, c’est-à-dire le pou­voir du peuple par le peuple et pour le peuple. Seul régime misant vrai­ment sur la res­pon­sa­bi­li­sa­tion poli­tique. On voit bien com­ment une assem­blée tirée au sort, et donc, mathé­ma­ti­que­ment, repré­sen­ta­tive, diverse et déta­chée d’in­té­rêts élec­to­ra­listes, ser­vi­rait davan­tage l’in­té­rêt com­mun (et donc, entre autres, l’é­co­lo­gie, la mon­naie, l’é­du­ca­tion, la laï­ci­té, l’in­for­ma­tion, etc, etc…).

    Réponse
  2. catherine

    La véri­table oppo­si­tion, c’est le par­ti de la vie ! ça, c’est bien vrai et tout compte fait, il suf­fi­rait juste d’in­ver­ser les pôles actuels, c’est à dire que la rai­son rai­son­nante ne serait plus le maître mais le ser­vi­teur, et le ser­vi­teur de qui ? et bien de son maître, c’est à dire de la vie et du coup, tout repren­drait cou­leur, vie, rela­tion et par­tage ! comme dans le conte de la Belle aux Bois Dor­mants!!!! les contes parlent de l’ins­tant, de l’i­ci et du main­te­nant, lisons-les pour ce qu’ils sont et alors nous nous lais­se­rons tra­ver­ser par ce souffle qui s’es­souffle de ne savoir où et com­ment passer !

    Réponse
  3. Di Girolamo

    PAS D’ÉCOLOGIE SANS DÉMOCRATIE

    Oui , éco­lo­gie et démo­cra­tie forment un pléo­nasme ; un peu comme démo­cra­tie participative.

    Qu’est ce que l’é­co­lo­gie ? C’est l’é­tude des rela­tions d’une espèce avec son milieu ; quand on parle d’é­co­lo­gie on pense à l’é­co­lo­gie poli­tique consis­tant à étu­dier pour pou­voir les appli­quer acti­ve­ment les règles qui régissent notre rela­tion avec notre milieu natu­rel. En fait l’é­co­lo­gie c’est l’a­na­lyse de notre rela­tion au monde et aux autres puisque nous ne vivons pas en indi­vi­dus iso­lés mais en socié­té. C’est un retour conscient et col­lec­tif sur nous même, en socié­té et dans notre milieu naturel.

    Les troubles éco­lo­giques récents (co2 ‚réchauf­fe­ment , pol­lu­tions etc ) et anciens (île de Pâques) nous amènent aujourd’­hui à mettre urgem­ment en avant cette étude afin de rendre nos socié­tés sim­ple­ment durables ; nous sommes ame­nés à ana­ly­ser et com­prendre nos orga­ni­sa­tions socié­tales afin de les confron­ter à la notion de durabilité .

    Or, cet effort col­lec­tif de com­pré­hen­sion du monde et des règles d’or­ga­ni­sa­tion de nos socié­tés per­met­tant de les ins­crire dans la durée, ce n’est ni plus ni moins qu’une recherche col­lec­tive appli­quée, c’est à dire politique.

    Si la démo­cra­tie n’est pas l’é­lec­tion mais la réflexion/action col­lec­tive sur nous mêmes, nos socié­tés et leur milieu de vie, alors éco­lo­gie = démocratie.

    C’est en fait un effort per­ma­nent d’or­ga­ni­sa­tion, une lutte constam­ment renou­ve­lée de maî­trise, de prise de pou­voir sur nous mêmes et contre nos propres pen­chants court-termistes.

    C’est la rai­son pour laquelle une démo­cra­tie se rédui­sant à l’élection ou même à la dési­gna­tion par tirage au sort n’est pas une démo­cra­tie : une démo­cra­tie c’est un pou­voir par­ta­gé par tous et le pou­voir n’est que la recherche (col­lec­tive puisque le pou­voir est partagé)de la meilleure orga­ni­sa­tion socié­tale pos­sible à un moment don­né de l’histoire ; nous avons d’un côté la fausse démo­cra­tie actuelle qui est en fait une ges­tion sys­té­mique , un sui­visme de méca­nismes qui nous dépassent et vont nous détruire ; de l’autre la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive et éco­lo­gique qui est d’emblée dans sa pra­tique même un res­pect de ce que nous sommes , un res­pect des autres , un res­pect de notre milieu naturel.

    Oui, si nous vou­lons réel­le­ment nous ins­crire dans la durée et des socié­tés plus har­mo­nieuses, plus humaines

    Nous n’avons pas d’autre choix que de chan­ger de régime poli­tique : pas­ser d’un sys­tème libé­ral repré­sen­ta­tif élu, à une démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive éco­lo­gique, dont la cen­tra­li­té est la réflexion, l’étude , le débat col­lec­tif ; ce qui n’exclut d’ailleurs pas la repré­sen­ta­tion et le tirage au sort mais seule­ment en tant qu’éléments maté­riels d’organisation et sur­tout pas comme le cœur du fonc­tion­ne­ment politique.

    Réponse
  4. themouseland.over-blog.org

    voi­ci ce que l’on pou­vait lire hier dans « Le Monde »

     »Méca­nisme euro­péen de sta­bi­li­té : la bourde his­to­rique de la gauche

    A l’As­sem­blée natio­nale, les dépu­tés de la gauche fran­çaise et des éco­lo­gistes ont com­mis le 21 février une bourde his­to­rique : ils ont fait le choix de s’op­po­ser ou de s’abs­te­nir lors du vote sur la rati­fi­ca­tion du trai­té créant un outil de soli­da­ri­té à l’é­gard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprun­ter, le Méca­nisme euro­péen de sta­bi­li­té (MES).

    Depuis 2010, les Verts et les socia­listes, au Par­le­ment euro­péen, se sont bat­tus pour l’exis­tence d’un tel méca­nisme. Cette soli­da­ri­té n’est pas qu’une ques­tion de géné­ro­si­té, mais d’in­té­rêt bien com­pris. La faillite d’un Etat euro­péen entraî­ne­rait la faillite de nos banques, qui détiennent nos éco­no­mies, notre salaire, et, si les dépo­sants sont rem­bour­sés, ce sera avec nos impôts. La créa­tion du MES est un pre­mier pas vers une Europe fédé­rale avec son propre Tré­sor public et un bud­get conséquent.

    La non-exis­tence du MES est une aber­ra­tion que nous avons dénon­cée dès le trai­té de Maas­tricht (1992), qui empê­chait la soli­da­ri­té : l’U­nion euro­péenne n’a­vait pas le droit de secou­rir ses membres en dif­fi­cul­té ! Depuis trois ans, on a donc bri­co­lé pour venir au secours de la Grèce, de l’Ir­lande, du Por­tu­gal en rédui­sant, peu à peu, l’hos­ti­li­té des « popu­lismes de riches » de l’Eu­rope du Nord qui n’a­vaient que mépris pour ces pays « inca­pables de gérer leur bud­get ». Nous avons certes dénon­cé les fautes des classes diri­geantes de ces pays. Mais nous n’a­vons jamais igno­ré que les res­pon­sa­bi­li­tés étaient par­ta­gées par toute l’Europe.

    Après trois ans de négo­cia­tions avec les gou­ver­ne­ments les plus « égoïstes », nous avons un méca­nisme, certes impar­fait puisque fruit de com­pro­mis, mais qui se tient : un fonds soli­daire, emprun­tant à la place des pays ayant per­du tout cré­dit auprès des mar­chés inter­na­tio­naux, avec la garan­tie de l’en­semble de l’Eu­rope. Mais, au moment du vote, les déma­gogues refusent la créa­tion du MES, mobi­li­sant l’é­mo­tion créée par les plans d’aus­té­ri­té démen­tiels impo­sés à la Grèce en l’ab­sence du MES. « Oui, disent-ils, nous sommes soli­daires des Grecs, nous vou­lons un MES, mais pas celui-là. » Donc, comme ce MES réel est le résul­tat du com­pro­mis : pas de MES du tout, et que chaque pays se débrouille…

    Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne rai­son, son cou­plage avec un autre trai­té, à venir : le trai­té sur la sta­bi­li­té, la coor­di­na­tion et la gou­ver­nance de l’U­nion (TSCG), qui ins­ti­tue­rait la « règle d’or » dic­tée par la chan­ce­lière alle­mande, Ange­la Mer­kel. Ce cou­plage a été « conve­nu » par la décla­ra­tion des gou­ver­ne­ments du 9 décembre 2011 et n’a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l’a­vons com­bat­tu et, d’i­ci qu’il soit rati­fié, de l’eau cou­le­ra sous les ponts. Mais ce cou­plage ne figure pas dans les articles du trai­té MES : la décla­ra­tion du 9 décembre 2011 est seule­ment évo­quée dans ses « consi­dé­rants » ! Une fois le MES rati­fié, une fois le TSCG reje­té, le MES exis­te­ra et il fau­dra rené­go­cier le TSCG. On ne peut reje­ter le MES que s’il est lui-même un mau­vais méca­nisme de solidarité.

    Obli­ga­tion de solidarité

    Cer­tains cri­tiquent le MES comme une nou­velle tech­no­cra­tie, irres­pon­sable devant les ins­tances poli­tiques. Eh bien non, pas cette fois ! Les gou­ver­neurs du MES seront les ministres des finances des pays membres, les admi­nis­tra­teurs seront nom­més par eux et « révo­cables à tout moment » et sa direc­tion est poli­tique. D’autres s’en prennent à la pon­dé­ra­tion des déci­sions et des obli­ga­tions : pro­por­tion­nelle à la part d’un pays dans le PIB de la zone euro. Ils auraient sans doute pré­fé­ré pro­por­tion­nel à la popu­la­tion ? Il est légi­time que les fonds struc­tu­rels trans­fé­rés chaque année à l’un de ses membres soient votés par le Par­le­ment. Mais ici nous par­lons d’autre chose : les garan­ties que l’Eu­rope peut appor­ter à un prê­teur au pro­fit d’un des leurs. Et la soli­da­ri­té exi­gée doit bien être pro­por­tion­née à la capa­ci­té de cha­cun à se por­ter au secours du voisin.

    D’autres cri­tiquent l’o­bli­ga­tion de soli­da­ri­té : pour béné­fi­cier du MES, il faut s’en­ga­ger à appor­ter sa part à la ton­tine et la ral­lon­ger « sous sept jours » s’il faut aug­men­ter la mise au pro­fit du voi­sin. Encore heu­reux ! C’est le prin­cipe même de la mutuelle.

    Des cri­tiques s’é­lèvent enfin contre l’ar­ticle 12 : pour béné­fi­cier du prêt mutua­li­sé, il faut accep­ter une condi­tion­na­li­té qui sera négo­ciée au cas par cas. Et c’est là que se lève l’i­mage tra­gique de la Grèce. Mais soyons lucides : le pro­blème n’est pas que, lorsque vous emprun­tez à la place de votre voi­sin, vous lui deman­diez de prendre des dis­po­si­tions afin de pou­voir vous rem­bour­ser. Car, si vous ne le faites pas, c’est vous-même qui ne pour­rez pas emprun­ter ! Le vrai pro­blème est le type de « plan d’as­sai­nis­se­ment » pro­po­sé. Et ça, ce n’est pas dans le trai­té, c’est un objet de lutte… Comme la majo­ri­té du peuple grec, qui tient à la soli­da­ri­té de la zone euro, mais qui est hos­tile au plan mons­trueux que lui impose la « troï­ka », nous sommes pour une condi­tion­na­li­té, mais pas celle impo­sée à la Grèce, et qui n’est pas dans le trai­té MES.

    Bien sûr, le MES ne régle­ra pas les pro­blèmes de fond d’une Europe trop peu soli­daire, ni des pays où la fraude fis­cale est le sport pré­fé­ré des riches. Il inti­mi­de­ra du moins la spé­cu­la­tion, et évi­te­ra à la Grèce ou à l’Ir­lande l’hor­reur éco­no­mique subie par l’Ar­gen­tine de 2002 à 2005. Le sort du MES se trouve entre les mains des pro­gres­sistes fran­çais, majo­ri­taires au Sénat où le texte sera sou­mis au vote le 28 février. Lais­se­ront-ils à la droite l’hon­neur de l’a­dop­ter, en se réfu­giant à la buvette ? Ou sui­vront-ils l’exemple de leurs anciens de 1975 qui, en dépit de la droite majo­ri­taire, votèrent la loi Veil et le droit à l’avortement ?

    Jean-Paul Bes­set, dépu­té euro­péen EELV ;

    Daniel Cohn-Ben­dit, copré­sident du groupe des Verts au Par­le­ment européen ;

    Alain Lipietz, économiste ;

    Yann Mou­lier Bou­tang, économiste ;

    Sha­hin Val­lée, économiste.

    Le Méca­nisme euro­péen de sta­bi­li­té doit ser­vir à pro­té­ger la zone euro d’une nou­velle crise de la dette sou­ve­raine. En juillet, il pren­dra le relais du Fonds euro­péen de soli­da­ri­té financière. »

    auteur :

    Jean-Paul Bes­set, dépu­té euro­péen EELV ;

    Daniel Cohn-Ben­dit, copré­sident du groupe des Verts au Par­le­ment européen ;

    Alain Lipietz, économiste ;

    Yann Mou­lier Bou­tang, économiste ;

    Sha­hin Val­lée, économiste.

    vous avez dit « vendu ? »

    Réponse
  5. Gruchet Erik

    La consti­tu­tion Fran­çaise de 2012

    « Cette nou­velle consti­tu­tion éta­blit dans la réa­li­té concrète le prin­cipe et les moyens du gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple.

    Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

    Le prin­cipe de toute Sou­ve­rai­ne­té réside essen­tiel­le­ment dans le peuple. Nul corps, nul indi­vi­du ne peut exer­cer d’autorité qui n’en émane expressément.

    La liber­té consiste à pou­voir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ain­si l’exercice des droits natu­rels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Socié­té, la jouis­sance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déter­mi­nées que par la Loi.

    La Loi n’a le droit de défendre que les actions nui­sibles à la Socié­té. Tout ce qui n’est pas défen­du par la Loi ne peut être empê­ché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

    La Loi est l’expression de la volon­té du peuple sou­ve­rain qui la vote à la majo­ri­té abso­lue. Tous les Citoyens ont le droit et le devoir de concou­rir per­son­nel­le­ment à sa for­ma­tion. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle pro­tège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont éga­le­ment admis­sibles à toutes digni­tés, places et emplois publics, selon leur capa­ci­té, et sans autre dis­tinc­tion de race, de sexe ou de croyance que celle de leurs ver­tus et de leurs talents.

    La délé­ga­tion de pou­voir est un aban­don de citoyen­ne­té. Les lois ne peuvent pas être votées par des repré­sen­tants du peuple. Ce pou­voir est le pri­vi­lège inalié­nable du peuple sou­ve­rain dans son ensemble. Le prin­cipe de l’élection est abo­li car nul ne sau­rait par­ler au nom de tous. C’est le sens qu’impose la réa­li­té démocratique.

    Chaque citoyen a le droit inalié­nable de pro­po­ser au débat un texte de loi. L’accord de deux mille douze citoyens est néces­saire et suf­fi­sant pour sou­mettre au vote popu­laire le dit texte de loi.

    Nul homme ne peut être accu­sé, arrê­té, ni déte­nu que dans les cas déter­mi­nés par la Loi, et selon les formes qu’elle a pres­crites. Tout homme étant pré­su­mé inno­cent jusqu’à ce qu’il ait été décla­ré cou­pable, s’il est jugé indis­pen­sable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas néces­saire pour s’assurer de sa per­sonne, doit être sévè­re­ment répri­mée par la Loi.
    Nul ne doit être inquié­té pour ses opi­nions ou croyances pour­vu que leur mani­fes­ta­tion ne trouble pas l’ordre public éta­bli par la Loi.

    La libre com­mu­ni­ca­tion des pen­sées et des opi­nions est un des droits les plus pré­cieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc par­ler, écrire, impri­mer libre­ment, sauf à répondre de l’abus de cette liber­té, dans les cas déter­mi­nés par la Loi.

    La garan­tie des droits de l’Homme et du Citoyen néces­site une force publique : cette force est donc ins­ti­tuée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité par­ti­cu­lière de ceux aux­quels elle est confiée. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contri­bu­tion com­mune est indis­pen­sable. Elle doit être éga­le­ment répar­tie entre tous les Citoyens, en juste pro­por­tion de leurs facultés.

    Tous les Citoyens ont le droit de consta­ter, par eux-mêmes, la néces­si­té de la contri­bu­tion publique, de la consen­tir libre­ment par le vote, d’en suivre l’emploi et d’en déter­mi­ner la quo­ti­té, l’assiette, le recou­vre­ment et la durée.

    La ges­tion des dif­fé­rents corps admi­nis­tra­tifs se fait par un tirage au sort par­mi ceux qui se pro­posent et qui en ont les com­pé­tences tech­niques pour une durée maxi­male d’un an. Leur contrat est non renou­ve­lable. Il est pro­cé­dé à la fin de chaque man­da­ture au contrôle stricte de l’absence d’enrichissement personnel. »

    Ce court texte est lar­ge­ment ins­pi­ré de la décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il en a été volon­tai­re­ment expur­gé tout ce qui a per­mis aux élites poli­ti­ciennes et finan­cières le dévoie­ment, à leur pro­fit par­ti­cu­lier, de la phi­lo­so­phie des lumières. Le mot de démo­cra­tie actuel est un men­songe séman­tique ain­si que dans la réa­li­té des faits. Il s’a­git d’une éli­to­cra­tie élec­tive qui méprise le droit essen­tiel du peuple à voter les lois qui s’appliquent à tous. Ils ne s’im­posent entre eux que par le com­bat, la com­pé­ti­tion et les coups bas. La dénon­cia­tion du sys­tème n’est en rien une attaque per­son­nelle envers les élus en tant qu’être humain. C’est le prin­cipe de l’é­lec­tion, direc­te­ment appa­ren­té à la com­pé­ti­tion, qui est res­pon­sable de la vio­lence qui règne en poli­tique et qui ne per­met pas la ges­tion sereine et objec­tive de la chose publique. De plus la mani­pu­la­tion et le contrôle de la marche du monde en est faci­li­té pour les « grands argen­tiers » qui n’ont à exer­cer leurs pres­sions et leurs mar­chan­dages qu’avec une petite mino­ri­té de per­sonnes en charge des affaires et aux mains des quelles sont concen­trés tous les pouvoirs.

    Les ges­tion­naires de la chose publique doivent être tirés au sort par­mi ceux qui en font la demande et qui en ont les com­pé­tences, leur contrat doit être court, non renou­ve­lable et leur enri­chis­se­ment per­son­nel contrô­lé en fin de contrat.

    Par contre le vote des lois dans une démo­cra­tie véri­table est le pri­vi­lège inalié­nable du peuple seul. Ce seul prin­cipe s’il est défen­du et expli­qué suf­fi­ra à effon­drer toute les struc­tures pyra­mi­dales éta­blies par les mani­pu­la­teurs de l’ac­tuelle caste dominante.

    Ce texte est sou­mis au débat et aux pro­po­si­tions construc­tives de tous ceux qui sou­haitent vivre en Homme libre et res­pon­sable. S’il ne sou­haite rien impo­ser, il a le mérite de poser une pre­mière pierre bien équar­rie pour la construc­tion d’une huma­ni­té renou­ve­lée et consciente de son pou­voir créateur.

    Erik Gru­chet, Saint Pierre le same­di 25 février 2012

    Réponse
  6. J.C

    Je laisse Etienne répondre.

    Mais si je puis me per­mettre une ques­tion. Des sys­tèmes finan­ciers finan­ce­raient-ils des pro­jets sans qu’il n’y ait aucun inté­rêt pour eux ?

    Ça ne s’est encore jamais vu dans la monde de la finance. Je dirais même, ce serait contraire au sys­tème financier.

    J.C

    Réponse
  7. 3emeType

    Mon mes­sage a été effa­cé ? Je deman­dais à Etienne quelles étaient selon lui les plus évi­dentes preuves de la cor­rup­tion des élus par le finan­ce­ment de la cam­pagne électorale.

    Réponse
  8. Étienne

    3eme type,

    Il se peut que j’aie effa­cé moi-même votre mes­sage (il n’y a que moi qui puisse le faire, je crois), mais ce serait alors abso­lu­ment par erreur (je n’ef­face jamais les mes­sages) : c’est bien pos­sible en ce moment, car je dois effa­cer des dizaines de SPAMS par jour 🙁 et un clic raté peut arri­ver, même en fai­sant attention… 

    Preuves de corruption ?

    Indé­pen­dam­ment des innom­brables scan­dales qui émaillent la chro­nique judi­ciaire (affaires tou­jours étouf­fées, d’ailleurs, ce qui redouble les scan­dales, sans les faire ces­ser, bien au contraire), la preuve de la méca­nique cor­rup­trice des élus par le finan­ce­ment de leur cam­pagne élec­to­rale vient de la logique : une dette asser­vit, le débi­teur obéit au créan­cier, le créan­cier domine le débi­teur, il l’in­fluence ; il est facile de cor­rompre quel­qu’un qui vous doit tout (et inver­se­ment, il est dif­fi­cile de cor­rompre quel­qu’un qui ne vous doit rien). 
    Sans comp­ter la preuve tirée de l’é­vi­dence concor­dance entre les inté­rêts ser­vis par (presque toutes) les lois votées et les inté­rêts de ceux qui financent les élus qui votent…

    Pour­quoi ? Vous trou­vez que le lien de cau­sa­li­té n’est pas évident ?

    J’ai plus de cin­quante livres à la mai­son qui docu­mentent à foi­son LES FAITS de cor­rup­tion avé­rée des élus des « républiques ».

    Étienne.

    Réponse
  9. Alain

    Bon­jour Etienne,

    Ces vidéos devraient t’intéresser 🙂

    Bra­vo pour ton travail.

    Réponse
  10. 3emeType

    « Pour­quoi ? Vous trou­vez que le lien de cau­sa­li­té n’est pas évident ? »

    Pour un igno­rant comme moi, non 🙂 Je cherche donc des argu­ments pour me convaincre et convaincre mes proches. mer­ci pour votre réponse.

    Réponse
  11. Alain
  12. Florence
  13. Mike

    Eco­lo­gie = Démocratie ? 
    Rien n’est simple. 
    Savez-vous com­ment le Japon a évi­té le sort de l’île de Pâques pen­dant l’ère Edo ? 
    Savez-vous pour­quoi Haï­ti et la Répu­blique Domi­ni­caine sont aus­si dif­fé­rentes du point de vue de la cou­ver­ture végétale ?

    Réponse
  14. Morpheus

    Il serait inté­res­sant que Enquête & Débat orga­nise une ren­contre entre Alain Badiou et Étienne.

    Je serais curieux d’a­voir l’o­pi­nion de Badiou concer­nant le tirage au sort, mais aus­si la cri­tique sys­té­mique d’É­tienne en général.

    Réponse
  15. gilles

    Bon­soir Étienne, 

    concer­nant le débat « pas d’é­co­lo­gie sans démo­cra­tie » est-ce qu’il te serait pos­sible de faire appa­raître dans le som­maire du forum du Plan C -> Vos cri­tiques, vos pro­po­si­tions… le fil suivant :

    41 Éco­lo­gie, envi­ron­ne­ment, déve­lop­pe­ment durable, éco­no­mies d’éner­gie, réchauf­fe­ment cli­ma­tique, choix des sources d’éner­gie, techno-scientisme

    Lien vers ces débats : « 41 Éco­lo­gie, envi­ron­ne­ment, déve­lop­pe­ment durable, éco­no­mies d’éner­gie, réchauf­fe­ment cli­ma­tique, choix des sources d’éner­gie, techno-scientisme » 

    Il y a un autre fil inti­tu­lé « 41 Le mou­ve­ment des forums d’É­tienne Chouard doit-il sou­te­nir une liste aux élec­tions euro­péennes ? » dans -> Vos cri­tiques, vos pro­po­si­tions…, mais il n’a sus­ci­té le moindre débat, donc il serait peut-être valable de le rendre non-visible pour créer de la clar­té dans la navigation.

    Cor­dia­le­ment

    gilles ( Mer­ci pour tout ce que tu accomplis )

    Réponse
  16. J-Stéphane

    Demain soir sur Arte pre­mière par­tie de Natu­ro­po­lis – New York – , la révo­lu­tion verte. Com­ment les méga­lo­poles tentent de se récon­ci­lier avec la nature. En quatre épi­sodes, une vaste réflexion sur les défis envi­ron­ne­men­taux qui nous attendent. Ce pre­mier volet explore – New York – puis sui­vra Paris, Rio et Tokyo.

    http://youtu.be/e‑FpR2EJASY

    Réponse
  17. Ana Sailland

    http://​mat​.valence​.over​-blog​.org/​p​a​g​e​s​/​n​o​u​v​e​l​l​e​s​-​d​e​-​l​-​a​g​r​i​c​u​l​t​u​r​e​-​u​r​b​a​i​n​e​-​a​u​-​q​u​e​b​e​c​-​c​u​b​a​-​e​t​-​a​i​l​l​e​u​r​s​-​5​6​8​8​7​2​8​.​h​tml

    L’i­dée foi­sonne

    Ceci dit, juste pour bavar­der 😉 , je n’ai pas vu de bagnole avant 3 ans et ma maman me racon­tait avoir voya­gé en dili­gence -> Le côté explo­sif de l’empire tech­nique dépasse la per­cep­tion à tel point que l’é­tat du monde moderne peut sem­bler natu­rel aux jeunes.
    Il y a peut être une absur­di­té à recher­cher des solu­tions tech­niques et d’ingénierie aux maux que la tech­nique engendre (?).

    Réponse
  18. FURAX

    Verre, métal, papier… Pour­quoi devons nous payer pour recy­cler des maté­riaux qui ont une valeur marchande ?

    Exemple pour le papier qui est recy­clé 7 fois, le citoyen paie 14 fois et les finan­ciers eux encaissent 14 fois.

    Pour ne pas inci­ter les citoyens à se débar­ras­ser de ces déchets dans des décharges sau­vages, ne serait-il pas plus cohé­rent qu’il en per­çoive une somme pour rému­né­rer le pro­duit, et aus­si sa pres­ta­tion d’ex­trac­teur et trans­por­teur de matières premières ?

    Réponse
  19. J-Stéphane

    Les Ita­liens ont un mot pour défi­nir ces pra­tiques, MAFIA.

    Réponse
  20. J-Stéphane

    Déchets recy­clables.

    Avez-vous vrai­ment l’âme d’un éco­lo­giste, ou êtes-vous juste socia­le­ment obéis­sant et laxiste ?

    Dépo­sez-vous vos déchets recy­clables dans dif­fé­rents bacs devant votre domicile ?

    Pen­sez-vous sin­cè­re­ment que d’aug­men­ter la fabri­ca­tion de bacs soit éco­lo­gique et économique ?

    ( Je ne parle même pas des gênes occa­sion­nées par l’en­com­bre­ment des trot­toirs, la dan­ge­ro­si­té et la laideur.)

    Pen­sez-vous sin­cè­re­ment que d’aug­men­ter le nombre de camions col­lec­teurs soit éco­lo­gique et économique ?

    (Je ne parle même pas des gênes occa­sion­nées par l’en­com­bre­ment des routes, la dan­ge­ro­si­té et le bruit.)

    Pen­sez-vous rai­son­na­ble­ment que de faire le tra­jet à vide pour aller ache­ter vos futurs déchets soit éco­lo­gique et économique ?

    Vous pen­sez payer trop d’im­pôt ? Alors, ces­sez de délé­gué ce que vous pou­vez faire par vous-même !

    Ne serait-il pas plus pro­fi­table pour tous que ces finances allouées à ce ser­vice servent à des ser­vices vrai­ment sociétaux ?

    Par exemple ; l’é­du­ca­tion publique, en aug­men­tant les postes d’en­sei­gnants, la san­té publique, en aug­men­tant les postes d’in­fir­mières, etc.

    Ha bah oui, mais ces ser­vices ne sont pas pro­duc­tifs pour les action­naires… quel dom­mage ! ils vont devoir faire comme tout le monde, tra­vailler ou comp­ter sur la soli­da­ri­té publique.

    Chaque domi­cile est une mine de matières pre­mières, chaque citoyen est un mineur. La logique mar­chande veut que celui qui demande paye celui qui offre et non le contraire.

    Pour ne pas payer les res­sources et le tra­vail d’ex­trac­teur des citoyens, les lob­bys imposent la col­lecte pour inver­ser arti­fi­ciel­le­ment la donne.

    De toute façon, dites-vous bien que tout ce qui se paye ne peut pas être éco­lo­gique, car l’é­co­no­mie n’est pas naturelle.

    Réponse
  21. Marie

    Recy­clons nos déchets, au com­post les éplu­chures de cui­sine et autres déchets orga­niques, deman­dons au quar­tier qui veut du bon com­post pour son jar­din. c’est pra­tique, c’est gra­tuit et ça peut rap­por­ter gros(légumes pota­ger etc…, et sur­tout faire éco­no­mi­ser les sacs pou­belles payant dont le prix ne cesse d’augmenter.
    Y aura juste à pré­ci­ser si c’est du com­post de légumes et fruits bio ou pas.
    Ce qui compte c’est de faire les choses sans cette logique de m… de faire du pognon ou ne rien faire si y a pas la carotte,
    La ques­tion est : bon pour la terre ? ou pas…
    Et non, qu’est-ce que j’y gagne.

    Réponse
  22. Anonymous

    À défaut d’une infra­struc­ture locale qui me paye mes déchets recy­clables, je fais comme je peux.

    Tous mes déchets putres­cibles, je fais du com­post avec, les déchets non recy­clables et non putres­cibles je les mets dans la pou­belle clas­sique qui est ramas­sée par les éboueurs, et les déchets recy­clables je les dépose dans la déchè­te­rie inter­com­mu­nale qui est sub­ven­tion­née par les contri­buables sans leur consentement.

    Mais sur­tout je boy­cotte les bacs de tri dans les rues, même si je contri­bue mal­gré moi à leur financement.

    Encore de l’argent public détour­né par des lob­bys avec la com­pli­ci­té d’élus.

    Chaque com­mer­çant devrait avoir l’o­bli­ga­tion de reprendre les déchets recy­clables au prix de la consigne établie.

    Réponse
  23. FURAX

    A vou­loir faire payer et repayer sans cesse les citoyens, il ne faut pas éton­ner de revoir appa­raître les décharges sauvage !!

    Réponse
  24. EFFAB

    Jus­te­ment, en par­lant d’é­co­lo­gie et d’in­dexa­tion du vivant et du pri­vée et/ou du publique…

    _

    Le gou­ver­ne­ment s’ap­prête à taxer les rivières !

    Cela paraît fou, mais non, vous êtes bien sous un gouvernement Hollande et sa politique de pillage.

    Depuis 18 mois, nous y sommes abon­nés : Pra­ti­que­ment 60 taxes ont vu le jour !

    Mais la der­nière qui fait déjà polé­mique, a de quoi mettre en colère, c’est-à-dire qu’elle semble surréaliste !

    Les pro­prié­taires qui ont une rivière qui passe par leur pro­prié­té devront payer (pour l’ins­tant) 50 cen­times par mètre. Cette nou­velle taxe pour­rait très vite entrer en vigueur.

    Selon le gou­ver­ne­ment, élu par le peuple pour le peuple, l’in­té­rêt du peuple serait-il de trans­for­mer la France en désert ?

    La pluie ali­mente les rivières, ain­si, c’est indi­rec­te­ment l’eau de pluie que le gou­ver­ne­ment s’ap­prête à taxer !

    …
    …
    _

    http://​www​.wikis​trike​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​e​-​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​-​h​o​l​l​a​n​d​e​-​s​-​a​p​p​r​e​t​e​-​a​-​t​a​x​e​r​-​l​e​s​-​r​i​v​i​e​r​e​s​-​1​2​1​3​6​5​3​0​6​.​h​tml

    Réponse
  25. FURAX

    Et ça repose sur quels cri­tères, pêche, pota­bi­li­té, éner­gie, baignade ?

    Réponse
  26. Marie

    C’est pour qu’il n’y ait plus que les riches qui puissent habi­ter près des points d’eau, puisque eux ne sont pas taxés…;-) encore un bon truc pour virer les pauvres de leur chemin

    Réponse
  27. EFFAB

    … Et réduire l’être humain, le citoyen lamb­da à l’é­tat de totale dépen­dance : cette eau si vitale qu’il faut être en droit et en devoir de payer_et bien­tôt, si néces­saire, ce prix fort ou de nou­velles taxes sur ces nou­velles éner­gies alter­na­tives, essen­tiel­le­ment natu­relles, voire illi­mi­tées tel ce qu’on appelle éner­gie libre, moteurs sur­nu­mé­raires ou encore le sum­mum en matière d’au­to­no­mie propre et qua­si inépui­sable, le moteur électro-magnétique !

    Je vois ça gros comme une mai­son : non content de voir les popu­la­tions prendre leurs res­pon­sa­bi­li­tés et trou­ver des solu­tions alter­na­tives pour le bien de la Pla­nète et l’é­co­no­mie domes­tique, il leur faut néan­moins trou­ver à y redire, ce qui s’ex­plique aisé­ment par ailleurs, cette liber­té et cette auto­no­mie qui ne peut que les gêner, pen­ser donc, tous ces conflits d’in­té­rêts et spo­lia­tions, arbi­traires en tous genres revues à la baisse, si peu pro­duc­tifs en même temps que cette éman­ci­pa­tion des esprits et des moyens.

    Mais les dra­gons sont lâchés, au mieux affû­tés et plus puis­sants que jamais, les vidéos du Renou­veau pleuvent à tout-va et la viri­ma­nia suit son cours, inexo­ra­ble­ment, l’His­toire à tour­ner et nos vies à illuminer.

    Réponse
  28. Ana Sailland

    Nous sommes gou­ver­nés, et cer­tains gou­ver­nants le sont, tous peut être, par un empi­le­ment de sug­ges­tions, sou­vent sub­li­mi­nales, soit issues de la pro­pa­gande, soit issues de ceux là même qui pensent résis­ter, mais sont mal­adroits (dit sans condescendance)

    L’exemple du débat sur le recy­clage, lors­qu’il tourne autour de qui en tire béné­fice, comme plus haut, est typique de ce que j’af­firme ici :

    La sug­ges­tion, en cette occur­rence, ne concerne pas le pro­ces­sus de recy­clage, mais réside dans le fait qu’à débattre de ce pro­ces­sus, nous sommes réduits à consi­dé­rer qu’il est nor­mal, ou inévi­table, que nous ayons à recy­cler, que donc nous pro­dui­sions tant de déchets.

    Et du coup, il n’y a plus de débat sur le pour­quoi du gâchis, de la sur­pro­duc­tion, ni sur l’ab­sur­di­té de notre socié­té du moins sur ce cha­pitre) etc etc.

    Joli tour de passe passe, non ?

    Le cer­veau col­lec­tif se mani­pule lui-même dès qu’il se met à fonc­tion­ner en boucle sans plus se sou­cier de ce qui (ou qui) a amor­cé la boucle.
    La pas­sion autour d’un point de l’u­ni­vers rend aveugle au reste de l’univers.
    Les pro­pa­gan­distes le savent, et en jouent, mais il y a aus­si du natu­rel en cette affaire, une sorte d’au­to­goal d’une conscience mal pré­pa­rée à veiller sur elle-même, et qui tré­buche sur les pièges dont elle se dote « par inadvertance ».

    Voir est un pou­voir qui néces­site un effort et une atten­tion por­tés sur ces qua­si trous-noirs qui absorbent notre pen­sée, à jamais broyée et invi­sible par sa propre attrac­tion gravitationnelle 😉

    L’exemple choi­si n’est pas unique, bien enten­du, et le méca­nisme est assez omni­pré­sent dans le débat public (obses­sion de la crois­sance, des ROMS, de la sécu­ri­té, du CO2, j’en passe)

    Réponse
  29. J-Stéphane

    Bon­jour,

    À défaut de rai­son­ner la démo­gra­phie, on peut aus­si ima­gi­ner de modi­fier l’or­ga­nisme de l’être humain.

    Plus petit, il néces­si­te­ra moins de matière pour la concep­tion des pro­duits, il aura besoin de moins man­ger et boire, etc.

    Mais il arri­ve­ra un moment où de nou­velles limites s’im­po­se­ront encore.

    Toutes ces mesures n’au­ront jamais la volon­té de résoudre l’is­sue fatale.

    On ne fait que recu­ler pour mieux exploser.

    Réponse
  30. FURAX

    Il est vrai que l’on cherche plus à nous faire voya­ger debout pour réduire la taille du train, tout en cher­chant à nous faire voya­ger plus, au lieu de nous faire réduire nos déplacement.

    Mais il ne faut pas réduire nos champs d’ac­ti­vi­tés, y a faire main­te­nant pour un effet immé­diat, et faire main­te­nant pour un effet futur.

    Réponse
  31. Bèrbère
  32. Oli

    Pas d’é­co­lo­gie sans démo­cra­tie, et pas d’é­mer­gence d’une volon­té démo­cra­tique du plus grand nombre sans prise en compte de tous les sujets qui nous pré­oc­cupent à l’heure actuelle, condi­tion inévi­table pour ini­tier le rap­pro­che­ment des uns et des autres et favo­ri­ser LA Ren­contre et LA Réflexion.

    Dans cette optique donc, pour sou­te­nir cette petite asso­cia­tion récem­ment créée, et qui a déjà réa­li­sé un tra­vail non négli­geable sur un des sujets les plus tabous de notre actua­li­té, à savoir, les épan­dages aériens de la géo ingé­nie­rie, pra­ti­qués quo­ti­dien­ne­ment dans notre ciel sans notre consen­te­ment, et sans même que l’on nous ait mis au cou­rant de quoique ce soit (comme le veut la cou­tume en régime oli­gar­chique…) je glisse ce lien :

    http://​le​-ciel​-nous​-tombe​-sur​-la​-tete​.com/​h​o​m​e​/​p​r​e​s​e​n​t​a​t​i​on/

    Réponse

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