Démocratie vraie : l’expérience exemplaire de L’UNIVERSITÉ DES VA-NU-PIEDS

19/02/2012 | 13 commentaires

Ne ratez pas cette confé­rence, ça décape :
http://​www​.ted​.com/​t​a​l​k​s​/​l​a​n​g​/​f​r​/​b​u​n​k​e​r​_​r​o​y​.​h​tml

« À Rajas­than, en Inde, une école hors du com­mun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux — illet­trés pour la plu­part — pour deve­nir ingé­nieurs en éner­gie solaire, arti­sans, den­tistes et doc­teurs dans leur propre vil­lages. Elle s’ap­pelle l’U­ni­ver­si­té des Va-nu-pieds, et son fon­da­teur, Bun­ker Roy, nous explique com­ment elle fonctionne. »

La qua­li­té des « talks » TED est vrai­ment remarquable.

Étienne.

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Étienne

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13 Commentaires

  1. RHC

    Bra­vo à l’in­tel­li­gence collective !

    Ce mon­sieur avec ses amis a bien réflé­chi et réa­li­sé pour que les effets de « groupe monoïde » ne para­lysent pas l’ensemble.C’est une guerre paci­fique remar­quable. On n’ou­blie pas aus­si les autres 

    Réponse
  2. Gaudefroy

    Oui, remar­quables confé­rences TED où l’on doit tout dire en 20 minutes (écou­tez le repor­tage sur la rsr :

    http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/medialogues/?date=01–12-2011

    Il faut savoir que si les confé­rences sont gra­tuites en ligne, le prix d’en­trée est cepen­dant très élevé.

    Voi­ci une autre confé­rence TEd qui est une très grande leçon de morale : la bana­li­té de l’hé­roïsme face à la bana­li­té du mal :

    http://​www​.ted​.com/​t​a​l​k​s​/​l​a​n​g​/​f​r​/​p​h​i​l​i​p​_​z​i​m​b​a​r​d​o​_​o​n​_​t​h​e​_​p​s​y​c​h​o​l​o​g​y​_​o​f​_​e​v​i​l​.​h​tml

    (ce socio­logue, qui fut cama­rade de classe de Stan­ley Mil­gram, est connu pour avoir réa­li­sé l’ex­pé­rience dite de Stanford :

     » L’expérience de Stan­ford est une étude de psy­cho­lo­gie expé­ri­men­tale menée par Phi­lip Zim­bar­do en 1971 sur les effets de la situa­tion car­cé­rale. Elle fut réa­li­sée avec des étu­diants qui jouaient des rôles de gar­diens et de pri­son­niers. Elle visait à étu­dier le com­por­te­ment des per­sonnes ordi­naires dans un tel contexte, avec l’hy­po­thèse que la situa­tion indui­rait les « gardes » à adop­ter des conduites abu­sives et les « pri­son­niers » à accep­ter les humi­lia­tions. Pour mon­trer que c’é­tait la situa­tion plu­tôt que la per­son­na­li­té des par­ti­ci­pants qui était à l’o­ri­gine de ces com­por­te­ments, les sujets avaient été sélec­tion­nés pour leur sta­bi­li­té et leur matu­ri­té, et leurs rôles res­pec­tifs de gar­diens ou de pri­son­niers leur avaient été assi­gnés aléa­toi­re­ment. Zim­bar­do enten­dait éga­le­ment par cette étude contri­buer à l’a­mé­lio­ra­tion des condi­tions car­cé­rales dans son pays.

    Les pri­son­niers et les gardes se sont rapi­de­ment adap­tés aux rôles qu’ont leur avait assi­gnés, dépas­sant les limites de ce qui avait été pré­vu et condui­sant à des situa­tions réel­le­ment dan­ge­reuses et psy­cho­lo­gi­que­ment dom­ma­geables. Un tiers des gar­diens fit preuve de com­por­te­ments sadiques, tan­dis que de nom­breux pri­son­niers furent trau­ma­ti­sés émo­tion­nel­le­ment, deux d’entre eux ayant même du être reti­rés de l’ex­pé­rience avant la fin. » wikipedia)

    Réponse
  3. Vincent

    Peu à voir avec le post mais je tra­vaille en ce moment sur la poli­tique chez Nietzsche et quand je vois aujourd’­hui les images des mani­fes­ta­tions devant le Par­le­ment grec, je ne peux m’empêcher de pen­ser au pro­cès de Socrate qui fit dire à Pla­ton que « les maux ne ces­se­ront pas pour les humains avant que les authen­tiques phi­lo­sophes n’ar­rivent au pou­voir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à phi­lo­so­pher véri­ta­ble­ment » – inti­mant jus­qu’à aujourd’­hui l’i­dée selon laquelle le pire enne­mi du peuple était le peuple lui-même… que la ques­tion n’é­tait plus désor­mais pour le peuple que de se trou­ver de bons maîtres plu­tôt que de juger ses ser­vi­teurs. La phi­lo­so­phie ou l’i­diote utile de l’oligarchie.

    Réponse
  4. Vincent

    @ Gau­de­froy : l’ex­pé­rience de Stan­ford est d’ailleurs un très bon argu­ment en faveur du tirage au sort comme pou­voir du peuple par le peuple et pour le peuple (voir aus­si Mil­gram). On met un peu trop sou­vent en valeur l’i­dée que nous sommes tous poten­tiel­le­ment des tor­tion­naires au lieu d’in­sis­ter sur la véri­table conclu­sion de l’ex­pé­rience que tu cites très jus­te­ment : « c’est la situa­tion plu­tôt que la per­son­na­li­té des par­ti­ci­pants qui est à l’o­ri­gine de ces comportements ».

    Réponse
  5. AdH

    J’en ai pleu­ré devant mon PC. Cela m’a bien évi­dem­ment rap­pe­lé Jaco­tot racon­té par Ran­cière conseillé par Étienne plus avant…

    Ma ques­tion est donc : QUAND ÉTIENNE VA-T-IL ALLER AU TEDxtruc ?

    Quelle ampleur ça prendrait !

    Réponse
  6. Florence

    DES ENFANTS

    Outre le fait de prendre enfin en compte les savoirs de vie et de sur­vie, les savoirs et les capa­ci­tés des gens mépri­sés, la démarche de Bun­ker ROY intègre les enfants.
    (Que de com­pli­ments aux femmes n’est-il pas fait également !)

    Élec­teurs majeurs assi­mi­lables à des citoyens enfants, en France (pour reprendre les mots d’É­tienne), ici, les enfants votent (aus­si) pour des repré­sen­tants — de leur âge. On ne sait pas ce qui est dévo­lu aux élus, mais que leur sta­tut en fait des êtres confiants, voire très affir­ma­tifs de leurs pré­ro­ga­tives est net­te­ment visible (les deux faces du pouvoir ?).

    Je sou­ligne ceci pour sou­le­ver un pan de ce qui m’in­té­resse dia­ble­ment à la suite de la pen­sée d’E­tienne : la place des enfants dans nos démo­cra­ties qui n’en sont pas, et celle que nous serions prêts à leur accor­der dans une refon­da­tion démo­cra­tique. Abor­der la démo­cra­tie sous l’angle des enfants expose aux inter­ro­ga­tions qui dérangent… Hié­rar­chie des êtres, droits de mineurs, de majeurs, défi­ni­tion des valeurs car­di­nales, etc.

    Je garde en tête aus­si les der­niers pro­pos de Rus­sell Banks invi­té pour son der­nier livre aux Matins de France Culture (une émis­sion écou­table jus­qu’à sa fin, enfin ! si je conseille tout de même celle qui invi­ta Jacques Sapir, avec une attaque proche de la calom­nie par un Brice Cou­tu­rier aus­si poli­ti­que­ment cor­rect et réel­le­ment méchant, qu’il se reven­dique être le contraire – quel spec­tacle en prime).

    Je reporte donc ce que j’ai rete­nu : fixa­tion actuelle de la socié­té amé­ri­caine sur la pédo­phi­lie comme symp­tome d’une socié­té gra­ve­ment malade, avec un trai­te­ment des anciens condam­nés de délits en « paria » (je n’ai pas cher­ché le terme, qui se trouve être lié à la socié­té indienne et donc à Bun­ker Roy, sachant que les ana­lyses his­to­riques de cette socié­té stra­ti­fiée – quoique moins que ce l’on décrit trop rapi­de­ment – en arrivent sou­vent à une démo­gra­phie de tous temps géné­reuse. Le nombre faisant l'organisation ? autre thème à mes yeux inspirant).

    Pour reve­nir de l’autre côté de l’At­lan­tique avec Banks : le véri­table mal serait l’a­ban­don des enfants par les adultes à l’in­dus­trie… La pour­chasse de la pédo­phi­lie ne serait que le masque (des propres pro­blèmes des adultes – sexuel­le­ment ?) d’une démis­sion magistrale.

    Les enfants… ceux qui per­mirent à la grande bour­geoi­sie du 19e sciècle de se faire des ponts d’or. Grâce aux machines, le tra­vail pou­vait y être effec­tué par eux, avec un paie­ment 4 fois moindre que celui ver­sé aux adultes. Le beau cal­cul, les belles affaires ! Quand Annie Lacroix-Riz nous dit que tout est là (les salaires) ! C’est Hen­ri Guille­min que je reprends, son pré­dé­ces­seur et peut-être modèle, puisque je découvre vrai­ment cet his­to­rien aus­si pétillant (iro­nie radi­cale) que pré­cis et savant, grâce au Plan C. Que la parole et le regard de cet homme nous par­vienne, quelle chance !

    Pour ceux qui aurait pas­sé leur che­min trop vite avec l’ar­ticle du 23 février der­nier d’Etienne :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​2​/​2​3​/​1​9​5​-​r​e​s​u​m​e​-​d​e​-​m​o​n​-​t​r​a​v​a​i​l​-​e​n​-​3​0​-​m​i​n​u​tes :

    http://​www​.rts​.ch/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​d​o​s​s​i​e​r​s​/​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​/​3​4​7​7​7​6​4​-​l​a​-​c​o​m​m​u​n​e​-​d​e​-​p​a​r​i​s​.​h​tml

    Réponse
  7. Marion

    J’es­père que je n’ar­rive pas trop tard, il en faut de temps pour se connec­ter à tout ce qui est important.

    Je vou­drais par­ta­ger une expé­rience qui rejoint ce magni­fique témoi­gnage. En Pales­tine occu­pée et meur­trie, des méde­cins sou­cieux d’ap­por­ter les soins pri­maires à une popu­la­tion cou­pée de tout, ont eu l’i­dée de for­mer des femmes des vil­lages à tout ce qu’il faut savoir pour amé­lio­rer le niveau sani­taire. Ces femmes ont fait comme les grand-mères indiennes : elle se sont per­fec­tion­nées, ont com­mu­ni­qué aux autres leur savoir, ont tiré toute la popu­la­tion vers le haut.

    J’ai écrit un livre sur ma ren­contre avec ces femmes mer­veilleuses, « Libres femmes de Pales­tine ». Les médias bien sûr l’ont igno­ré, mais l’in­fo a cir­cu­lé, avant le Net, d’as­so­cia­tions en paroisses, de braves gens en braves gens.

    Rien que d’y pen­ser, j’en ai encore aujourd’­hui les larmes aux yeux.

    Marion

    Réponse
  8. Étienne

    Mer­ci Marion.

    Cette réflexion sur l’ap­ti­tude des hommes à se for­mer entre eux, sans maîtres, entre pauvres gens (pauvres en argent, mais pas pauvres en esprit), me fait pen­ser à ce livre enthou­sias­mant de Jacques Ran­cière, « Le maître igno­rant », dont j’ai mis cet extrait for­mi­dable dans ma page ‘En vrac’ :

    ÉMANCIPATION UNIVERSELLE :
    le cercle de la puissance

    L’ex­pé­rience lui sem­bla suf­fi­sante pour l’é­clai­rer : on peut ensei­gner ce qu’on ignore si l’on éman­cipe l’é­lève, c’est-à-dire si on le contraint à user de sa propre intel­li­gence. Maître est celui qui enferme une intel­li­gence dans le cercle arbi­traire d’où elle ne sor­ti­ra qu’à se rendre à elle-même néces­saire. Pour éman­ci­per un igno­rant, il faut et il suf­fit d’être soi-même éman­ci­pé, c’est-à-dire conscient du véri­table pou­voir de l’es­prit humain. L’i­gno­rant appren­dra seul ce que le maître ignore si le maître croit qu’il le peut et l’o­blige à actua­li­ser sa capa­ci­té : cercle de la puis­sance homo­logue à ce cercle de l’im­puis­sance qui lie l’é­lève à l’ex­pli­ca­teur de la vieille méthode (nous l’ap­pel­le­rons désor­mais sim­ple­ment la Vieille).

    Mais le rap­port des forces est bien par­ti­cu­lier. Le cercle de l’im­puis­sance est tou­jours déjà là, il est la marche même du monde social qui se dis­si­mule dans l’é­vi­dente dif­fé­rence de l’i­gno­rance et de la science. Le cercle de la puis­sance, lui, ne peut prendre effet que de sa publi­ci­té. Mais il ne peut appa­raître que comme une tau­to­lo­gie ou une absur­di­té. Com­ment le maître savant enten­dra-t-il jamais qu’il peut ensei­gner ce qu’il ignore aus­si bien que ce qu’il sait ? Il ne rece­vra cette aug­men­ta­tion de puis­sance intel­lec­tuelle que comme une déva­lua­tion de sa science. Et l’i­gno­rant, de son côté, ne se croit pas capable d’ap­prendre par lui-même, encore moins d’ins­truire un autre igno­rant. Les exclus du monde de l’in­tel­li­gence sous­crivent eux-mêmes au ver­dict de leur exclu­sion. Bref, le cercle de l’é­man­ci­pa­tion doit être commencé.

    Là est le para­doxe. Car, à y réflé­chir un peu, la « méthode » qu’il pro­pose est la plus vieille de toutes et elle ne cesse d’être véri­fiée tous les jours, dans toutes les cir­cons­tances où un indi­vi­du a besoin de s’ap­pro­prier une connais­sance qu’il n’a pas le moyen de se faire expli­quer. Il n’y a pas d’homme sur la terre qui n’ait appris quelque chose par lui-même et sans maître expli­ca­teur. Appe­lons cette manière d’ap­prendre « ensei­gne­ment uni­ver­sel » et nous pour­rons l’af­fir­mer : « L’En­sei­gne­ment uni­ver­sel existe réel­le­ment depuis le com­men­ce­ment du monde à côté de toutes les méthodes expli­ca­trices. Cet ensei­gne­ment, par soi-même, a réel­le­ment for­mé tous les grands hommes. » Mais voi­là l’é­trange : « Tout homme a fait cette expé­rience mille fois dans sa vie, et cepen­dant jamais il n’é­tait venu dans l’i­dée de per­sonne de dire à un autre : J’ai appris beau­coup de choses sans expli­ca­tions, je crois que vous le pou­vez comme moi (…) ni moi ni qui que ce soit au monde ne s’é­tait avi­sé de l’employer pour ins­truire les autres. » À l’in­tel­li­gence qui som­nole en cha­cun, il suf­fi­rait de dire : Age quod agis, conti­nue à faire ce que tu fais, « apprends le fait, imite-le, connais-toi toi-même, c’est la marche de la nature ». Répète métho­di­que­ment la méthode de hasard qui t’a don­né la mesure de ton pou­voir. La même intel­li­gence est à l’œuvre dans tous les actes de l’es­prit humain.

    Mais c’est là le saut le plus dif­fi­cile. Tout le monde pra­tique cette méthode au besoin mais nul ne veut la recon­naître, nul ne veut se mesu­rer à la révo­lu­tion intel­lec­tuelle qu’elle signi­fie. Le cercle social, l’ordre des choses, lui inter­dit d’être recon­nue pour ce qu’elle est : la vraie méthode par laquelle cha­cun apprend et par laquelle cha­cun peut prendre la mesure de sa capa­ci­té. Il faut oser la recon­naître et pour­suivre la véri­fi­ca­tion ouverte de son pou­voir. Sans quoi la méthode de l’im­puis­sance, la Vieille, dure­ra autant que l’ordre des choses.

    Jacques Ran­cière, « Le maître igno­rant », p. 29 et s..

    L’âme humaine est capable de s’instruire seule et sans maître. (Jaco­tot, 1918)

    (Extrait de ma page ‘En vrac’.)

    Je suis en train de dévo­rer tes livres, Marion, et j’ai déjà hâte de lire les prochains.

    Je t’embrasse.

    Étienne.

    ___________________

    PS : à tous, je recom­mande la lec­ture des livres de Marion Sigaut, his­to­rienne libre, rebelle à toute his­toire offi­cielle, comme Hen­ri Guille­min, comme Michel Onfray : 

    • lisez « La marche rouge » (his­toire pas­sion­nante des enfants per­dus de l’Hô­pi­tal général), 
    • « Mou­rir à l’ombre des Lumières. L’é­nigme Damiens » (très éclai­rante contre-his­toire du régi­cide Damiens et des pré­ten­dues « Lumières » environnantes), 
    • et « Le mys­tère du tableau de David » (éton­nante et déca­pante recherche sur l’as­sas­si­nat de Michel Le Pele­tier de Saint-Far­geau).

    Tout ça est très bien écrit, très agréable à lire et sur­tout for­mi­da­ble­ment instructif. 
    Le peuple a grand besoin de tels his­to­riens, capables d’é­crire la contre-his­toire des vain­cus, celle qui lui per­met de s’af­fran­chir des trom­pe­ries de l’His­toire offi­cielle, presque tou­jours écrite par des cri­mi­nels (dixit Simone Weil, selon Hen­ri Guille­min : http://​www​.rts​.ch/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​t​v​/​c​u​l​t​u​r​e​/​d​o​s​s​i​e​r​s​-​d​e​-​l​-​h​i​s​t​o​i​r​e​/​3​4​4​8​4​8​7​-​l​a​-​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​.​h​tml (minute 0:40).

    Réponse
  9. Étienne

    Mer­ci à toi aus­si, chère Florence 🙂

    Réponse
  10. Marion

    J’ai bien du mal, cher Etienne, à rete­nir une for­mule comme « apprendre par soi-même ». On apprend tou­jours des autres, et le savoir est l’ac­cu­mu­la­tion de tout ce que les autres ont fait avant nous et nous ont légué, pour nous per­mettre de com­men­cer là où il en sont restés.

    En His­toire, c’est fla­grant : d’a­bord lire tout ce qui a été écrit sur un sujet par nos maîtres, puis fouiller à son tour ce qui n’a pas encore été exploré.

    Pour ce qui regarde les « Libres femmes de Pales­tine », elles ont d’a­bord reçu la for­ma­tion des méde­cins qui venaient les voir, puis elles ont géné­reu­se­ment com­mu­ni­qué ce savoir aux autres,chacune appor­tant son lot au pot com­mun, jus­qu’à tirer tout le monde vers le haut. Rien qui res­semble à un « appren­tis­sage par soi-même ».

    La leçon que nous donnent les « va-nu-pieds » est sur­tout que tout le monde peut apprendre, quel que soit son milieu d’o­ri­gine, s’il en a la motivation.

    Ça, j’y crois fermement.

    Réponse
  11. Étienne

    Marion, c’est un malentendu. 
    Pour Jaco­tot, il s’a­git de se déprendre des « maîtres expli­ca­teurs » ; pas des auteurs.
    Thèse qui est, elle aus­si, me semble-t-il, une voie d’é­man­ci­pa­tion pour les pauvres gens.

    Mais peut-être le paral­lèle qui m’est venu à l’es­prit n’est-il pas bien fondé. 
    Pas grave.

    Réponse
  12. Marion

    C’est que je suis, cher Étienne, extrê­me­ment méfiante vis-à-vis de tout ce qui remet en cause l’au­to­ri­té en tant que telle : résis­ter aux abus ne doit pas faire jeter le bébé avec l’eau du bain. Der­rière la socié­té idéale sans police ni auto­ri­té, je vois poindre la bar­ba­rie de la loi du plus fort.

    Mais comme tu dis, c’est peut-être un malentendu.

    Réponse
  13. L'oui7 Germ' mains
    je suis un peu grand mère  ....merci de leur faire confiance (dans la vidéo de Bunker Roy)

    http://​videos​.arte​.tv/​f​r​/​v​i​d​e​o​s​/​3​6​0​_​g​e​o​-​6​6​6​9​5​3​0​.​h​tml

    cette vidéo vient juste de pas­ser sur Arte
    j’y ai recon­nu la ministre des enfants .…

    les jour­nées d’une ministre des enfants .…

    à pro­pos de l’âge et des « capa­ci­tés requises » pour être « nomi­nés aux tirage au sort « pour par­ti­ci­per à la vie de la société :
    quelle place don­ner aux « enfants » dans la consti­tu­tion ? aux vieux ? aux va- nu- pieds d’i­ci et d’ailleurs ?
    ça m’in­ter­pelle beau­coup …et vous ?

    Réponse

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