GUERRE DES SALAIRES : IL FAUT AIDER LE SOLDAT FRIOT !

6/02/2012 | 63 commentaires

Vous le savez, je ne connais pas de tra­vail plus pro­met­teur, pour nous éman­ci­per des pré­da­teurs capi­ta­listes, que celui de Ber­nard Friot.

Il est prêt à ani­mer un vaste pro­jet d’é­du­ca­tion popu­laire.

Mais il a abso­lu­ment besoin de notre aide, bien sûr.

Je vous fais donc pas­ser une docu­men­ta­tion (rec­to-ver­so) qui signale son pro­chain livre (que j’at­tends avec impa­tience)

et une autre pla­quette qui explique com­ment sou­te­nir son effort d’é­du­ca­tion popu­laire :



https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​B​e​r​n​a​r​d​_​F​r​i​o​t​_​p​l​a​q​u​e​t​t​e​_​L​_​e​n​j​e​u​_​d​u​_​s​a​l​a​i​r​e​.​pdf



https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​B​e​r​n​a​r​d​_​F​r​i​o​t​_​p​l​a​q​u​e​t​t​e​_​L​_​e​n​j​e​u​_​d​u​_​s​a​l​a​i​r​e​.​pdf



https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​r​e​s​e​a​u​_​s​a​l​a​r​i​a​t​_​b​u​l​l​e​t​i​n​_​a​d​h​e​s​i​o​n​_​d​o​n​s​_​p​a​r​t​i​c​i​p​a​t​i​o​n​.​pdf



https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​r​e​s​e​a​u​_​s​a​l​a​r​i​a​t​_​b​u​l​l​e​t​i​n​_​a​d​h​e​s​i​o​n​_​d​o​n​s​_​p​a​r​t​i​c​i​p​a​t​i​o​n​.​pdf

Faites pas­ser ces infos au maxi­mum : tous les gens qui tra­vaillent pour vivre sont concernés.

Étienne.

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Étienne

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63 Commentaires

  1. Jag

    Je passe sur votre blog dans l’i­dée de vous deman­der votre avis sur les tra­vaux de Friot, et paf ^^

    Du coup j’en pro­fite pour réorien­ter la ques­tion : avez vous connais­sance d’un pro­jet simi­laire appe­lé « reve­nu de base » et si oui, lequel sou­te­nez vous le plus entre le « salaire à vie » de Friot et le « reve­nu de base » ? et pour quelles raisons ?

    Per­son­nel­le­ment, j’ai du mal à voir clair dans le sys­tème de « grades » dont parle Friot qui semble impli­quer une absence com­plète de rému­né­ra­tion au mérite (qui me semble utile quitte à devoir ins­tau­rer des pla­fon­ne­ments de salaires pour évi­ter l’ac­cu­mu­la­tion exces­sive de richesses) mais pet être que je n’ai pas été assez atten­tif à ses conférences…

    Voi­ci une vidéo sur le reve­nu de base,
    au cas où vous ne connais­siez pas cette ver­sion du concept :

    http://​www​.kult​ki​no​.ch/​k​u​l​t​k​i​n​o​/​b​e​s​o​n​d​e​r​e​s​/​l​e​_​r​e​v​e​n​u​_​d​e​_​b​a​s​e​_​f​i​l​m​_​f​r​a​n​c​a​ise#

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  2. Heloise

    génial et enfin au ren­dez-vous des houles qui vont devoir se croi­ser : une vague géante est atten­due en Mars !

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  3. Gaudefroy

    En digne héri­tier d’Am­broise Croi­zat, Ber­nard Friot pour­rait être le ministre du tra­vail et de la sécu­ri­té sociale d’un gou­ver­ne­ment civil et civi­li­sé (au lieu d’un gou­ver­ne­ment en guerre contre son peuple).

    Cette idée d’une coti­sa­tion pour finan­cer l’in­ves­tis­se­ment, ren­dant l’ac­cu­mu­la­tion inutile, c’est de la dynamite !

    Il a bien com­pris que le com­bat se situe aus­si au niveau lexical.

    Cela me fait pen­ser au mou­ve­ment liber­taire qui pro­fesse son oppo­si­tion aux élec­tions et au sala­riat, en oubliant res­pec­ti­ve­ment d’un le tirage au sort (émi­nem­ment anti-hié­rar­chique) et de deux le bilan éman­ci­pa­teur extra­or­di­naire du sys­tème de coti­sa­tions sala­riales 60 ans après la mise en place du pro­gramme du CNR.
    En ce sens, le cou­rant liber­ta­rien domine le mou­ve­ment libertaire.

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  4. Di Girolamo

    Oui très inté­res­sant ce tra­vail de Ber­nard Friot ;cela dit quelques questionnements :

    le sala­riat incon­di­tion­nel me pose pro­blème en ce sens que c’est mettre de l’in­con­di­tio­na­li­té sur une notion , le sala­riat qui est dans sa défi­ni­tion même condi­tionn­née : se sala­rier c’est dans un contrat échan­ger son tra­vail contre un salaire . Le sala­riat est une sou­mis­sion contrac­tua­li­sée .Le tra­vailleur indé­pen­dant ne connait pas cela.
    Le mot salaire n’est donc peut être pas si bien choisi.

    De plus tout tra­vail est condi­tion­né par le besoin ; sinon ce n’est plus un tra­vail ; se pose donc le choix des besoins de notre socié­té ; si quel­qu’un est payé incon­di­tion­nel­le­ment il peut très bien pas­ser son temps à jouer en bourse si c’est son choix . Il ne peut donc y avoir inconditionnalité .
    L’in­con­di­tion­na­li­té suprime tout contrat social et rem­place le méca­nisme du mar­ché (sans pro­jet de socié­té )par le méca­nisme du social (sans pro­jet de socié­té) .Et les méca­niques , on le sait se dérèglent !
    De même pour l’in­ves­tis­se­ment : si je crois moi aus­si qu’il est bon que les pro­jets à voca­tion d’in­té­rêt géné­ral soit finan­cés sans inté­rêts , il faut néan­moins déci­der où et com­ment on sou­haite investir.
    Au social il faut donc rajou­ter le poli­tique : le pro­jet de socié­té , où on veut aller et quels sont nos besoins.
    J’aime bien le concept de la Scic Socié­té coopé­ra­tive d’intérêt col­lec­tif : c’est une asso­cia­tion plus large que la Cooo­pé­ra­tive avec notam­ment des élus, des col­lec­ti­vi­tés publiques : on a donc là une asso­cia­tion de pro­duc­teurs (et non de sala­riés) qui se répar­tissent les tâches et qui mènent à bien une acti­vi­té éco­no­mique d’intérêt géné­ral sur un ter­ri­toire donné.

    En conclu­sion , je ne crois pas aux solu­tions miracle clé en main que ce soit le salaire incon­di­tio­nel ou le tirage au sort ; je pense que ce sont des concepts ou réflexions à intro­duire dans une réflexion plus large. C’est la réflexion elle même qui est la clé puisque aus­si­tôt qu’on réflé­chit on prend de la hau­teur on maî­trise : on est au pou­voir . A condi­tion que cette réflexion soit ins­crite offi­ciel­le­ment dans un cadre public contra­dic­toire accueillant tous les points de vue , c’est à dire que ce pou­voir soit recon­nu comme tel , le pou­voir citoyen et non comme un contre pou­voir , lob­by par­mi les lobbys.

    Réponse
  5. Étienne

    Salaire à vie Ber­nard Friot
    Com­ment en finir avec le chômage
    ver­sion intégrale 

    Réponse
  6. Sekane

    Je res­sens une éga­li­té plus juste avec un reve­nu de base.

    Je n’aime pas bien sa vision de l’in­di­vi­du de besoin, il y a une dif­fé­rence entre besoin et moyen d’exis­tence fondamentale.

    Ça ne résout pas le rap­port, à mon avis, individu/travail.

    Une défi­ni­tion de qua­li­fi­ca­tion ? Un artiste a une qualification ?

    Je res­sent une idée d’émancipation de l’Homme envers le tra­vail, mais je sens une faille.

    Réponse
  7. zedav

    Allez Ber­nard, tu y es presque ! Encore un petit effort et tu vas réinventer 
    le dis­tri­bu­tisme de Lam­bert :
    http://​www​.pros​per​dis​.org/​n​_​s​p​m​.​php

    Le mérite est une fic­tion due au fait que notre struc­ture psy­chique nous donne l’im­pres­sion de faire des choix libres. C’est la porte ouverte et la jus­ti­fi­ca­tion de toutes les inéga­li­tés. Que nous soyons inégaux dans nos apti­tudes est un fait. Cela devrait juste se tra­duire par la nature dif­fé­rente de nos acti­vi­tés. Nous n’a­vons pas à méri­ter notre part des res­sources de la pla­nète (per­sonne n’en est à l’o­ri­gine) ni le fait de vivre (per­sonne ne nous a deman­dé notre avis pour nous faire venir).

    Réponse
  8. pascom

    Je ne suis vrai­ment pas séduit !

    Dis­cu­ter pen­dant de longues minutes sur les termes reve­nu et salaire, les deux me semblent éga­le­ment impropres pour cette belle idée, que j’ap­pel­le­rais volon­tiers et plu­tôt un « droit d’existence ».

    Ce n’est pas là l’es­sen­tiel du sujet. Ce qui compte, je trouve, c’est entre autres :

    • com­ment les enfants se forment, est-ce sur une grille de qua­li­fi­ca­tions, faut-il un diplôme ou un cer­ti­fi­cat dans un cur­sus déjà fixé, ou ce salaire est-il fixé (par qui) d’a­près la qua­li­fi­ca­tion éva­luée a posteriori,
    • com­ment trouve-t-on un tra­vail en rap­port avec ses qua­li­fi­ca­tions, et que se passe-t-il si on n’en trouve pas,
    • com­ment peut-on évo­luer au cours de sa vie, com­ment sont éva­luées les nou­velles qua­li­fi­ca­tions acquises.

    Il me semble que cette notion de salaire à vie ne fait pas double emploi avec le reve­nu de base, reçu par tout le monde y com­pris les enfants.

    Réponse
  9. PICHOT, Paul (Belgique)

    Les citoyens du monde entier ne vont-ils pas à la fin être ame­nés à contraindre leurs gou­ver­ne­ments à mettre toutes les banques pri­vées hors-la-loi et à les rem­pla­cer par une banque publique dans chaque État ?

    Réponse
  10. Toto

    Ah, ben Friot (je sais je râle encore, mais ça va, je vois que y en a déjà qui ont par­lé reve­nu-de-base, donc tant mieux c’est ça que je vou­lais dire)
    Faut pen­ser reve­nu-de-vie.

    Friot c’est bien, mais non, rien de rien, ça vaut pas un reve­nu garanti.
    (j’ai pas maté les liens, mais lui s’il per­siste à don­ner un salaire en fonc­tion de la qua­li­fi­ca­tion, il lui manque encore un bout de che­min à faire
    (c’est injuste, par rap­port à un reve­nu de base pour tous, de quoi vivre dignement,
    c’est injuste, parce que ça favo­rise ceux qui sont qua­li­fiés, ça donne pas un droit de naissance)
    et donc en fait, la gauche et Friot and co, il leur manque ça.
    Encore.
    Toujours.

    Pour­quoi pour­quoi s’obstiner dans le sala­riat à tout prix ? Pour­quoi défi­nir les gens en fonc­tion de leur tra­vail ou qualification…?

    Si on veut chan­ger le monde, et on le veut, faut don­ner des bases justes, faut des idéaux (peut-être, je sais pas) :
    le droit de vivre digne­ment, de nais­sance, ça pour­rait le faire.

    (Ou alors on pour­rait jouer à :
    il faut aider le sol­dat Mylon­do *(je joue à : amé­liore les titres 😉 ))

    Bref.
    Bisous les gens 🙂

    http://​www​.reseaux​ci​toyens​-st​-etienne​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​265

    Réponse
  11. gilou38

    Sur les conseils d’Étienne Chouard, j’ai bien écou­té ce que pro­pose M Friot. 

    Cela m’a sem­blé cohé­rent jus­qu’au moment où il annonce que pour que tout cela fonc­tionne il FAUT de la croissance !!

    Or, nous savons tous aujourd’­hui que l’ex­ploi­ta­tion des res­sources de la pla­nète ne per­met­tra plus d’a­voir de la crois­sance (en tout cas plus chez nous en Europe) et les der­nière res­sources seront dévo­rées très rapi­de­ment par l’é­lan de la Chine et de l’Inde.

    Comme le pré­co­nise Étienne, si l’on remonte à la cause des causes : c’est la qua­si gra­tui­té de l’éner­gie qui à créé l’a­bon­dance et les délires du com­merce et de la finance, qui ne peut être sou­te­nu qu’au prix d’une crois­sance infi­nie impos­sible. Main­te­nant que l’éner­gie devient plus rare et chère, la crois­sance n’est plus pos­sible. Le modèle de Friot s’é­croule donc. Il est dom­mage que M Chouard ne prenne pas en compte ce fait indiscutable.

    Réponse
  12. jean-jean

    Bon­jour, je trouve l’i­dée de Friot très inté­res­sante, mais une ques­tion me tur­lu­pine : si on donne un salaire à tout le monde qui per­met à cha­cun de vivre confor­ta­ble­ment, com­ment on va moti­ver les gens à faire les métiers pénible du style éboueur, net­toyage, chauf­feur de bus etc. ?

    Réponse
  13. sitouaillain

    @ jean-jean

    je n’aime pas faire la vaisselle…pourtant je la fais,

    et si nous trans­for­mions en par­tie les « métiers pénibles » en « cor­vées »…c’est-à-dire, qu’au lieu de confi­ner toute sa vie un cama­rade dans un métier pénible, s’il y a une tâche pénible à faire, on se relaie…je sais pas, ce serait plus juste, non ?
    1 jour par an à faire l’é­boueur, c’est pas la mort !

    Réponse
  14. jean-jean

    Quoi c’est ça la solu­tion ? Tout le monde fait un peu tout ? C’est un peu ban­cale comme sys­tème. Sans comp­ter que beau­coup de métiers plu­tôt pénibles néces­site néan­moins une cer­taine qua­li­fi­ca­tion ou du moins une for­ma­tion. Tout le monde va être for­mé à tout ?

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  15. sitouaillain

    @ Jean-jean,

    au départ tu poses une ques­tion impor­tante : s’il n’y a plus de mar­ché du tra­vail, s’il n’y a plus de dépen­dance du citoyen-pro­lé­taire au bon vou­loir d’un déten­teur de capi­tal pour lui assi­gner une tâche, qui sera volon­taire pour effec­tuer des métiers peu désirables ?

    je dis d’a­bord, que tout ne cor­res­pond pas néces­sai­re­ment à des « métiers pénibles », ce sont avant tout des « tâches pénibles » dont on parle. au sein d’un col­lec­tif de tra­vail, c’est donc un pro­blème de divi­sion du travail.

    Un cer­tain nombre de tâches sont aujourd’­hui exé­cu­tées par des per­sonnes dont c’est le « métier », c’est leur « poste », il y en a un grand nombre qui néces­sitent des qua­li­fi­ca­tions basiques, faci­le­ment assi­mi­lables, prendre le « coup de main » est l’af­faire de quelques heures à une semaine.

    il y a plu­sieurs manières équi­tables de dis­tri­buer ces tâches, à tour de rôle, par exemple entre géné­ra­tions, les moins qua­li­fiés, les jeunes, débutent par ces tâches pénibles, ou bien entre col­lègues, les membres d’un col­lec­tif de tra­vail se relaient pour les exécuter.

    il n’y a aucune rai­son qu’une per­sonne soit assi­gnée à une tâche pénible, toute la jour­née, toute sa vie. S’il se trouvent des per­sonnes à qui ça plait, tant mieux, sinon il fau­dra bien trou­ver des solu­tions, ça s’ap­pelle le par­tage des tâches, dans un ménage, dans une entre­prise, dans la société.

    les choses doivent s’exa­mi­ner au cas par cas et relèvent d’une déci­sion col­lec­tive. la ques­tion est d’a­bord d’ar­bi­trer entre le chro­no­mètre du comp­table, le fouet du maître et la digni­té. je cherche mal­adroi­te­ment à résoudre la contra­dic­tion entre le libé­ra­lisme poli­tique (éga­li­té) et le libé­ra­lisme éco­no­mique (né riche tu des­sines les plans, né pauvre tu montes les murs), contra­dic­tion que la fic­tion du « mérite » ou de la « prise de risque » maquille mal, de sorte que, ou bien on se creuse la tête dans un sou­ci de pro­grès humain, moral, mais aus­si matériel,

    ou bien on admire que le libé­ra­lisme nous ait sor­ti de la solu­tion hin­douiste qui consiste à poser la fic­tion selon laquelle les mérites d’une vie pas­sée vous dési­gnent pour laver les chiottes dans cette vie, et que le mythe de cen­drillon se soit enri­chi de celui du self­made man « par­ti de rien » et de la « nou­velle star ».

    main­te­nant, tu as rai­son, il existe des tâches très pénibles qui néces­sitent un haut niveau de qua­li­fi­ca­tion et impos­sibles à réa­li­ser à tour de rôle autre­ment que par des gens très bien for­més. Dans ce cas elles seront plus attrac­tives car bien payées, valo­ri­sées socia­le­ment, et si je suis Friot, déga­gées d’une conven­tion capi­ta­liste du tra­vail, elles seront menées à bien à un rythme et à des condi­tions qui en atté­nue­ront gran­de­ment la péni­bi­li­té, puisque les tra­vailleurs eux-mêmes seront maîtres de cette défi­ni­tion des condi­tions de travail.
    Mais rien n’in­ter­di­rait de pas­ser une par­tie de son temps à tailler des pierres et une autre à créer des logiciels.

    fina­le­ment, à tra­vers ta remarque (c’est « ban­cal »), je lis ton sou­ci sur un pro­blème de pro­duc­ti­vi­té, et d’ailleurs ce pro­blème dans le sys­tème de Friot, ne se pose pas que pour des tâches dites pénibles.

    En effet à par­tir du moment ou le salaire est socia­li­sé, il n’est plus sou­mis à la contrainte de la valeur éco­no­mique, c’est à dire que le tra­vail n’est plus uti­li­sé pour rem­bour­ser le capi­tal fixe qu’il met en œuvre pour pro­duire, rem­bour­ser le prix de la doci­li­té ou de la sur­vie du sala­rié et créer un pro­fit pour le capitaliste.

    ce n’est pas non plus tout à fait du tra­vail repro­duc­tif, au sens, je dirais « biblique », où du tra­vail dépend la sur­vie, si je ne me bouge pas les fesses pour chas­ser ou grat­ter la terre, je meure.

    de là je peux déduire que dans la socié­té où nous vivons, la course à la pro­duc­ti­vi­té n’est pas un pro­blème de sur­vie, c’est le « mar­ché » qui en fait un pro­blème de sur­vie du capi­ta­liste, engen­drant un pro­ces­sus glo­bal de « des­truc­tion créa­trice » selon l’ex­pres­sion de Schum­pe­ter, à savoir que meurent les entre­prises ne s’é­tant pas adap­té aux condi­tions du marché.

    si je reprend à ma sauce l’exemple de Smith, admet­tons que j’ha­bite un vil­lage recu­lé d’un contrée loin­taine, que mes contem­po­rains connaissent la colle et les ficelles pour lier ensemble deux pièces, et que je suis for­ge­ron, si j’in­vente le clou dans ma tête que se passe-t-il ? d’a­bord il faut que j’ai du capi­tal, c’est à dire assez de fer et de bois de chauffe de côté pour faire des essais, ensuite pour trans­for­mer ce fer sous forme de clou, il faut que j’ai du temps, et pour vendre mes clous il faut que j’ai des clients. ces trois condi­tions sont émi­nem­ment com­plexes à réunir.

    je suis le seul for­ge­ron du vil­lage, je croule sous les fers à che­val et les haches, la mine de fer la plus proche est épui­sée, je paie plus cher ma matière pre­mière, le bois manque, les pay­sans sont pauvres, je ne vis de mon tra­vail que parce que sans les outils que je forge ils ne pour­raient culti­ver, déci­més par la der­nière épi­dé­mie, il n’y a pas de bras au vil­lage pour m’ai­der dans ma tâche et si c’est trop pour un seul homme, il n’y a pas assez d’ou­vrage pour deux, et il y a cette vieille super­sti­tion qui dit que c’est péché lubrique d’en­fon­cer quelque chose de poin­tu, etc., donc on oublie les clous !

    là des­sus débarquent de leur loin­taine île les anglais, leur armée et leurs marchands…en un an le prix du fer baisse de moi­tié, on me dit que c’est parce qu’ils font tra­vailler des enfants et de pauvres affamés..peu importe, les affaires sont flo­ris­santes et j’ai de quoi per­fec­tion­ner mon invention…en deux ans un prêtre est venu évan­gé­li­ser mon vil­lage et les pay­sans ont délais­sé quelques super­sti­tions en même temps qu’ils ont obte­nu de nou­velles graines et de nou­velles tech­niques, je peux leur vendre des clous…j’admire de plus en plus les anglais…en trois ans, des mar­chands anglais viennent à la foire de la ville la plus proche…je vois reve­nir mes pay­sans avec des fers à che­val et des haches toutes faites et des poi­gnées de clous…ils me disent que c’é­tait bien moins cher que chez moi…après des années à végé­ter et à ne plus faire que des petites réparations…je mau­dis les anglais et je prend mon baluchon…à quelques jour­nées de marche on me dit que des anglais donnent du travail…de for­ge­ron res­pec­té dans mon village…me voi­là misé­rable ouvrier…dans une fabrique de clous.

    j’ai donc subi l’œuvre de la fameuse « main invi­sible » du marché.

    alors c’est for­mi­dable, puis­qu’on peut tous désor­mais ache­ter des mon­tagnes de clous. main­te­nant que va-t-il se pas­ser une fois que la « main invi­sible » aura ter­mi­né son ouvrage de pro­lé­ta­ri­sa­tion ? c’est à dire quand tous les for­ge­rons de tous les vil­lages du monde seront des ouvriers de fabriques de clous…eh bien le pro­ces­sus linéaire serait le sui­vant : pour sur­vivre face au capi­ta­liste pos­sé­dant une usine en Chine, le capi­ta­liste qui pos­sède une usine de clous en Angle­terre doit rem­pla­cer ses ouvriers par des machines, etc., jus­qu’à ce qu’au final il n’y ait plus qu’une seule fabrique mon­diale de clous qua­si entiè­re­ment automatisée.

    En tout cas, sans aller jusque-là, c’est un fait, le pro­ces­sus du capi­ta­lisme conduit à ce que de plus en plus de biens soient pro­duits avec de moins en moins de main d’œuvre.

    main­te­nant si on décide un cer­tain nombre d’axe de rup­ture avec les condi­tions du « mar­ché », c’est à dire si la fabrique de clous existe pour fabri­quer des clous et non pas pour créer de la valeur pour l’ac­tion­naire et si l’argent est gra­tuit, déli­vré sous condi­tions démocratiques…l’intérêt social, c’est qu’on passe le moins de temps pos­sible à faire des clous, qu’on y dépense le moins de matière et d’éner­gie pos­sible. ça tombe bien, cet inté­rêt concorde avec celui de cha­cun des membres du col­lec­tif de tra­vail, qui, trou­vant cer­taines tâches ennuyeuses et pénibles, se creusent la tête pour les rem­pla­cer par des machines…ce n’est pas le capi­ta­lisme qui a inven­té la roue, c’est un type qui en avait marre de traî­ner ses affaires sur des kilomètres…et dans l’u­sine de clous, quand les sala­riés vou­dront s’é­par­gner du temps (pour se consa­crer à du bel ouvrage de for­ge­ron?), il trou­ve­ront des moyens, alors que dans le rap­port capi­ta­liste, sans pres­sion syn­di­cale, on ne dimi­nue pas le temps de tra­vail de cha­cun à mesure que la pro­duc­ti­vi­té aug­mente, on jette ceux qui sont de trop.

    Du coup, le droit de regard du capi­ta­liste sur le tra­vail des autres dis­pa­rait et est rem­pla­cé par un contrôle mutuel des sala­riés, res­pon­sables col­lec­tifs du bon fonc­tion­ne­ment de la pro­duc­tion. s’y ajoute le droit de regard des citoyens, par exemple du point de vue des condi­tions de sécu­ri­té et d’hy­giène, de consom­ma­tion d’éner­gie, etc. mais je ne crois pas que qui­conque s’in­té­resse de savoir si les sala­riés tirent au sort, fixent par rou­le­ment ou jouent aux cartes leur tour de ménage dans l’u­sine, ni s’ils ont la chance d’a­voir par­mi eux un maniaque de la pro­pre­té qui prend plai­sir à net­toyer toute la journée…et seul un fou irait chro­no­mé­trer com­bien de temps son col­lègue met à nettoyer !

    de même il se trouve que ma com­pagne est plus effi­cace que moi pour la vaisselle…et bien figure-toi qu’elle me laisse la faire volontiers !

    chaque jour des mil­lions de gens effec­tuent des tâches pénibles gra­tui­te­ment pour eux ou pour les autres. Glo­ba­le­ment, je ne pense pas qu’il faille exer­cer de grandes contraintes pour que nos besoins soient satis­faits, il suf­fit de se rendre compte que le tra­vail four­nit un sens à l’exis­tence en tant qu’être social, c’est à dire utile aux autres. Je connais pas de gens capables de conser­ver un équi­libre psy­chique en ne fai­sant rien, en ne par­ti­ci­pant à rien.

    sans être tout à fait naïf, on peut quand même s’i­ma­gi­ner qu’à par­tir du moment où le temps n’est plus de l’argent mais du bon­heur, on se rende compte que rendre ser­vice, se sen­tir utile, faire quelque chose de beau et de bien fait, faire preuve de maî­trise et d’in­gé­nio­si­té, c’est un bon­heur immense. De même que par­ta­ger un ouvrage pénible entre amis, en se lan­çant des défis, en suant un bon coup, c’est aus­si du bonheur.

    lorsque je com­pare la souf­france et la pol­lu­tion qui s’in­carne dans des biens, des objets qui m’en­tourent et dont je m’a­per­çois sou­vent trop tard qu’ils ne m’ap­portent rien, à ces mon­tagnes de frics gagnées sur cette souf­france et cette pol­lu­tion qui vont se déver­ser dans les poches de ces mil­lions de para­sites plus ou moins volon­taires que sont les com­mer­ciaux, les agents immo­bi­liers, les ana­lystes finan­ciers, bref tous ces gens qui ne servent à rien, et tous ces talents uti­li­sés à faire ache­ter de l’i­nu­tile, à ima­gi­ner com­ment mieux rou­ler, mieux exploi­ter, je me dis que nous vivons dans une civi­li­sa­tion bar­bare et j’ai la fai­blesse de croire qu’il est pos­sible de faire autrement.

    je n’ai aucun doute sur le fait que la « main invi­sible » fonc­tion­ne­rait mieux avec un cer­veau col­lec­tif et qu’on ne sera jamais autant libre d’en­tre­prendre que déga­gés des lois du capitalisme…fusse-t-il un capi­ta­lisme d’Etat.

    par contre sur les solu­tions avan­cées par Friot, je veux bien admettre qu’il y a cer­tai­ne­ment des failles,et je n’ai pas fini son bouquin.

    Mais si la ques­tion du salaire à vie et sans condi­tion pose le pro­blème des limites du volon­ta­riat, je ne crois pas que ce pro­blème se pose autre­ment que comme un pro­blème cultu­rel, édu­ca­tif, de normes sociales comme autant de condi­tions par­ti­cu­lières de la liber­té, de la res­pon­sa­bi­li­té et de l’es­time de soi.

    je ne sais pas si nous sommes défi­ni­ti­ve­ment per­ver­tis par le capi­ta­lisme et sa nou­velle forme hédo­niste moi-je-iste du « je fais ce que je veux » et du « cha­cun sa merde », mais sous un autre sys­tème d’a­lié­na­tion, de ce que j’ai vu d’i­mages récentes en Egypte c’est qu’au beau milieu du chaos, les gens ne se sont pas dit « mais que fais la police ? », ils se sont pris en main et se sont relayés pour assu­rer la sécu­ri­té de leur quartier.

    je me dis qu’a­vec le salaire à vie, la pos­si­bi­li­té de se dépla­cer en bus à horaires fiables et en toute sécu­ri­té dépend de notre capa­ci­té à hono­rer comme il se doit celui qui se dévoue à cette tâche, si ça n’est pas une ques­tion de « pou­voir d’a­chat », c’est une ques­tion de valo­ri­sa­tion sociale de cette fonc­tion fort utile et fort gra­ti­fiante, sur­tout lors­qu’on reçoit quo­ti­dien­ne­ment des sou­rires, des marques directes de res­pect, d’a­mi­tié, etc…

    c’est-à-dire que si se réa­li­ser en tant qu’­hon­nête homme, acqué­rir l’es­time de soi, passe par l’oc­cu­pa­tion de fonc­tions sociales que le rap­port capi­ta­liste ne vient plus brouiller, dans le sens où il valo­rise uni­que­ment les fonc­tions qui lui rap­porte et lui per­mette de per­du­rer, en rem­pla­çant la morale et la gra­ti­tude par le cal­cul et l’argent, il y a tout lieu d’être confiant que les enfants dési­rent deve­nir ceci ou cela en fonc­tion de cri­tères se mesu­rant mal par l’argent, c’est-à-dire, l’a­mour, l’hon­neur, la gloire, etc.

    et comme Friot nous invite à voir le déjà-là éman­ci­pa­teur, consi­dé­rons tout de même que si c’é­tait le mon­tant au bas de la fiche de paie qui mesu­rait l’u­ti­li­té sociale d’une fonc­tion et l’es­time de soi que l’on peut en reti­rer, il ne se trou­ve­rait per­sonne pour être infir­mière, assis­tante sociale ou professeur…on s’y rétri­bue de ces petites choses non comp­ta­bi­li­sables que sont la recon­nais­sance, le sen­ti­ment du devoir accom­plit, des regards, des sou­rires, etc., et même le plom­bier qui m’ex­torque un gros billet peut s’e­nor­gueillir de m’a­voir ren­du ser­vice, de là à s’i­ma­gi­ner qu’il s’en irait plus léger et plus satis­fait encore sans mon gros billet…

    Quand Adam Smith dit :

     » Ce n’est pas de la bien­veillance du bou­cher, du mar­chand de bière ou du bou­lan­ger que nous atten­dons notre bon­heur, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs inté­rêts. Nous ne nous adres­sons pas à leur huma­ni­té mais à leur égoïsme, et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur par­lons, c’est tou­jours de leur avantage »

    je me dis que mis à part qu’il oublie l’in­té­rêt égoïste évident qu’il y a à être altruiste, je me demande quel inté­rêt égoiste avait-t-il pour écrire cela…non content de ne pas mordre la main qui lui don­nait à manger…il l’a ren­due invisible…au pays des aveugles, les borgnes sont rois…mieux vaut donc être conseiller du roi que boulanger…va brave bou­lan­ger égoïste, donnes-moi ton pain que je puisse phi­lo­so­pher à ta place !

    Réponse
  16. Étienne

    BIG is beautiful

    http://​www​.allian​ce​sud​.ch/​f​r​/​d​o​c​u​m​e​n​t​a​t​i​o​n​/​z​o​o​m​/​r​e​v​e​n​u​-​d​e​-​b​ase

    Un syn­thèse pas­sion­nante sur le reve­nu de base et l’ex­pé­rience épa­tante en Nami­bie : BIG, Basic Icome Grant, Reve­nu de base inconditionnel.

    BIG is beautiful
    Publié le : 09. 03. 2011 

    Réen­chan­ter le pré­sent et l’en­vi­sa­ger avec d’autres yeux. Le débat à mener n’est pas d’ordre finan­cier mais avant tout d’ordre cultu­rel, comme le rap­pelle Mona Chollet.

    L’i­dée ne date pas d’au­jourd’­hui. L’i­dée d’un reve­nu incon­di­tion­nel (en anglais Basic Income Grant, BIG) remonte à à la fin du XVIIIème siècle lorsque Tho­mas Paine sug­gère que tout jeune accé­dant à l’âge adulte ain­si que toute per­sonne à par­tir de 50 ans béné­fi­cie d’une allo­ca­tion inconditionnelle.

    L’ac­crois­se­ment des inéga­li­tés cou­plée à l’aug­men­ta­tion de la pré­ca­ri­sa­tion est chaque jour plus mar­qué alors que para­doxa­le­ment la richesse ne fait qu’aug­men­ter… Comme l’an­non­çait Jere­my Rif­kin dans son livre La fin du tra­vail (La Décou­verte, 1996), l’ère de l’in­for­ma­tion a suc­cé­dé à l’ère indus­trielle, mar­quant la fin du tra­vail de masse. L’ac­crois­se­ment de la pro­duc­ti­vi­té et l’au­to­ma­ti­sa­tion signi­fient éga­le­ment la fin du plein emploi ou du moins la dimi­nu­tion consé­quente de l’emploi rému­né­ré. Le para­doxe d’une socié­té tou­jours plus riche côtoyant une armée de pauvres et de déshé­ri­tés en constante aug­men­ta­tion est une réa­li­té chaque jour plus évidente.

    Dès lors, com­ment faire face à cette contra­dic­tion ? Phi­lippe Van Pari­js, pro­fes­seur à l’U­ni­ver­si­té catho­lique de Lou­vain (chaire Hoo­ver d’é­thique éco­no­mique et sociale), se fait le défen­seur de l’al­lo­ca­tion uni­ver­selle dès 1986 en créant d’a­bord le Basic Income Euro­pean Net­work, deve­nu Basic Income Earth Net­work (BIEN) en 2004. Cette idée est défen­due aujourd’hui tant par des acteurs de gauche que de droite (au nom du libé­ra­lisme, cha­cun est libre de son parcours).

    Fon­da­men­ta­le­ment, l’al­lo­ca­tion incon­di­tion­nelle résou­drait de nom­breuses ques­tions et favo­ri­se­rait en pre­mier lieu la lutte contre la pauvreté.

    Et c’est de Nami­bie que vient le pre­mier exemple d’ap­pli­ca­tion du reve­nu citoyen. Après des dis­cus­sions par­ta­gées au niveau gou­ver­ne­men­tal, un pro­jet pilote est lan­cé en jan­vier 2008. La région concer­née est peu­plée d’un mil­lier de per­sonnes, majo­ri­tai­re­ment des agri­cul­teurs. « Tous les rési­dants de moins de 60 ans reçoivent 14 $ par mois, sans aucune condi­tion. Une équipe de cher­cheurs locaux et inter­na­tio­naux est for­mée pour éva­luer l’impact de cette mesure sur une période de deux ans. La com­mu­nau­té s’engage aus­si en met­tant sur pied un comi­té pour mobi­li­ser la popu­la­tion et la conseiller sur les façons d’améliorer leur qua­li­té de vie avec l’argent reçu.

    Après un an, les résul­tats sont ines­pé­rés. Le taux de mal­nu­tri­tion des enfants est pas­sé de 42 % à 17 % en six mois seule­ment. […] « La cli­nique est aus­si plus fré­quen­tée parce que les malades ont main­te­nant les 50 cents requis pour une visite. […] l’achat de toi­lettes par les ménages réduit la pres­sion mise sur les latrines publiques qui sont, cha­cune, uti­li­sées en moyenne par 50 per­sonnes ! Davan­tage de jeunes fré­quentent l’école. Le taux de décro­chage variait de 30 à 40 % avant l’instauration du reve­nu garan­ti. Il est pas­sé à 5 % six mois plus tard et il était presque nul neuf mois après l’entrée en vigueur. Le nombre de parents payant les droits de sco­la­ri­té a dou­blé pour atteindre 90 %.[…] » (BIG, les résul­tats, Le jour­nal des alter­na­tives, Her­bert Jauch, 28 mai 2009)

    La liste des effets posi­tifs de cette mesure peut encore s’al­lon­ger. Que devien­drait cet exemple nami­bien si le même prin­cipe était appli­qué en Suisse, pays richis­sime ? C’est ce qu’ex­plore le docu­men­taire de Dani Häni et Enno Schmid, « Grun­dein­kom­men » (2008).


    L’ex­pé­rience namibienne

    • « Vous savez que j’ai faim, nour­ris­sez-moi aujourd’hui », Ser­vaas van den Bosch, IPS, 18 février 2011

    • Sub­ven­tion du reve­nu de base : « Lais­sez d’autres goû­ter ce que nous avons goû­té », Ser­vaas van den Bosch s’entretient avec Ber­tha Hamases, une domes­tique et mère de quatre enfants à Otji­ve­ro, en Nami­bie, IPS, 17 février 2011

    Nami­bie : Les miracles du reve­nu mini­mum garan­ti, inter­view d’Her­bert Jauch par Tobias Schwab, Frank­fur­ter Rund­schau | Cour­rier inter­na­tio­nal, 29 avril 2010

    • BIG, les résul­tats, Her­bert Jauch, Le jour­nal des alter­na­tives, 28 mai 2009

    • Is a uni­ver­sal ‘Basic Income Grant’ fea­sible in Nami­bia ?, Dirk Haar­mann, Eldis, 2009

    Le reve­nu de base

    • « Reve­nu de base », film de Dani Häni et Enno Schmid (2008), adap­ta­tion française

    • Et vous, quel tra­vail feriez-vous si votre reve­nu était assu­ré ? Reve­nu garan­ti, « la pre­mière vision posi­tive du XXIe siècle », Mona Chol­let , avec Tho­mas Lema­hieu, Péri­phé­ries, décembre 2010

    • Un reve­nu de base pour tous ? Pas si uto­pique que cela !, Arnaud Cre­voi­sier, Le Cour­rier, 10 novembre 2010

    • Garan­tir le reve­nu, Mul­ti­tudes 8 (mars-avr. 2002) et plus par­ti­cu­liè­re­ment l’in­ter­view de Phi­lippe Van Pari­js

    • Il est mieux pour les pauvres que l’on paie les riches : Phi­lippe Van Pari­js s’en­tre­tient avec Yann Mou­lier Boutang

    • Le reve­nu de citoyen­ne­té peut-il être suf­fi­sant ? Bap­tiste Mylon­do, Revue du MAUSS per­ma­nente, 9 décembre 2007

    • Basic Income Earth Net­work (BIEN)

    • BIEN – Sec­tion suisse

    • Ini­tia­tive Grundeinkommen

    • Ini­tia­tive par­le­men­taire « Ins­tau­ra­tion d’une allo­ca­tion uni­ver­selle » dépo­sée par Joseph Zisya­dis le 18 mars 2010

    12 mai 2011, Conseil natio­nal, rap­port de la Com­mis­sion de la sécu­ri­té sociale et de la san­té publique : « Par 19 voix contre 6 et 1 abs­ten­tion, la com­mis­sion pro­pose de ne pas don­ner suite à l’i­ni­tia­tive par­le­men­taire Zisya­dis (10.422). […] Une mino­ri­té (Weber-Gobet, Baet­tig, Gil­li, Pre­licz-Huber, Schen­ker, Wei­bel) pro­pose de don­ner suite à l’i­ni­tia­tive par­le­men­taire Zisya­dis (10.422). »

    L’« Ini­tia­tive Grun­dein­kom­men » a annon­cé le lan­ce­ment, en 2012, d’une ini­tia­tive popu­laire pour l’introduction d’un reve­nu de base.

    Source : http://​www​.allian​ce​sud​.ch/​f​r​/​d​o​c​u​m​e​n​t​a​t​i​o​n​/​z​o​o​m​/​r​e​v​e​n​u​-​d​e​-​b​ase

    Réponse
  17. Ana Sailland

    « Le débat à mener n’est pas d’ordre finan­cier mais avant tout d’ordre cultu­rel, comme le rap­pelle Mona Chollet. » 

    C’est bien plus que cultu­rel. Vrai­ment beau­coup plus : il s’agit à mon sens d’une révo­lu­tion de la psy­ché, d’une rup­ture avec l’His­toire men­tale de l’hu­ma­ni­té.

    ;;;;;;;;;;;;;;;;

    Pitiééééé Etienne ! 😉 J 😉 
    Tous ces liens à explo­rer vont nous prendre un sacré temps …
    (Je les stocke dans un dos­sier lire d’urgence hihi)

    ;;;;;;;;;;;;;;;;

    Quelques remarques concer­nant les quelques der­niers posts : 

    -À pro­pos des tâches « hard » : 
    Ce que je veux dire est en par­tie esquis­sé vers la fin du mes­sage de sitouaillan : 
    Cer­taines tâches sont aujourd’hui mépri­sées et demandent à être réha­bi­li­tées. Par exemple, ramas­ser les ordures ména­gères devrait être per­çu comme héroïque, et les gens qui assument cette tâche devraient être hono­rés. Ain­si peut être y aurait il plus de monde à se bous­cu­ler au por­tillon pour les accomplir …

    Je veux aus­si faire remar­quer que le pas­sage au reve­nu incon­di­tion­nel témoi­gne­rait ( et l’expression du prin­cipe en témoigne déjà) d’une véri­table muta­tion de la pen­sée et de ce qui pré­side à nos actes, une muta­tion qui ne serait que pré­misse d’un saut encore plus ver­ti­gi­neux. Si bien que, et c’est là l’un des points impor­tants, cer­taines tâches « pénibles » et consi­dé­rées de nos jours comme indis­pen­sables pour­raient bien dis­pa­raître du champ des néces­si­tés, car TOUTE l’organisation humaine serait tou­chée, jusque dans ses détails les plus ano­dins. Du simple fait de la trans­for­ma­tion de nos néces­si­tés en aspirations. 

    À ce pro­pos, notons que l’idée d’un reve­nu incon­di­tion­nel à vie nous main­tient dans la logique comp­table, puisqu’il le fau­dra bien, il devra être mesu­ré et dis­tri­bué en espèces son­nantes et tré­bu­chantes. Or la sus­dite muta­tion est faite pour nous libé­rer de cette logique comp­table. Ce n’est pas à mon avis une contra­dic­tion mais la marque de la néces­si­té d’avancer par étapes suc­ces­sives, le choc de la liber­té étant ingé­rable si trop soudain.

    Réponse
  18. Étienne

    Tho­mas Paine (1737−1809)

    À la légis­la­ture et au Directoire, 

    La jus­tice agraire 
    oppo­sée à la loi et aux pri­vi­lèges agraires (1797)

    http://​gal​li​ca​.bnf​.fr/​a​r​k​:​/​1​2​1​4​8​/​b​p​t​6​k​5​4​7​5​2​0​3​c​.​s​w​f​.​f​6​.​l​a​n​gFR


    http://​www​.revue​du​mauss​.com​.fr/​m​e​d​i​a​/​P​7​.​pdf

    Revue du MAUSS semestrielle
    N°7 / PREMIER SEMESTRE 1996
    VERS UN REVENU MINIMUM INCONDITIONNEL ?

    Som­maire

    Pré­sen­ta­tion, par Alain Caillé ..………………………………………… 3

    EN GUISE D’AVANT-PROPOS

    Tho­mas PAINE
    La jus­tice agraire oppo­sée à la loi et aux pri­vi­lèges agraires ..……… 23

    Mark ANSPACH
    L’archipel du wel­fare amé­ri­cain ; âge d’abondance, âge de pierre.… 37

    Ber­nard GINISTY
    Le haut fonc­tion­naire, le pilote et le RMIste.…………………………… 83

    Appel des 35 à débattre sur le chô­mage et l’exclusion sociale. ….……89

    PLAIDOYERS POUR UN REVENU MINIMUM INCONDITIONNEL

    Phi­lippe Van PARIJS
    De la trappe au socle ; l’allocation uni­ver­selle contre le chô­mage… 90

    Yoland BRESSON
    Le reve­nu d’existence : réponse aux objec­tions.…………………… 105

    Jean-Marc FERRY
    Reve­nu de citoyen­ne­té, droit au tra­vail, inté­gra­tion sociale .……… 115

    Alain CAILLÉ
    Pour sor­tir digne­ment du XXe siècle : temps choisi
    et reve­nu de citoyen­ne­té .…………………………………………… 135

    ANNEXES :

    Bru­no GILAIN et P. VAN PARIJS
    Un scé­na­rio de court terme et son impact dis­tri­bu­tif ..……………… 151

    Alain CAILLÉ et Ahmed INSEL
    Note sur le reve­nu mini­mum garan­ti .………………………………… 158

    CRITIQUES, ÉCLAIRCISSEMENTS ET CONTRE-CRITIQUES

    a) Cri­tiques

    Domi­nique MÉDA
    Ambi­guï­té du reve­nu mini­mum incon­di­tion­nel ..……………………… 169

    Robert CASTEL
    Débat sur le reve­nu incon­di­tion­nel ………………………………… 174

    (avec A. Caillé, P. Cha­nial, B. Eme et J.-L. Laville)
    Jean-Marie HARRIBEY
    Théo­rie de la jus­tice, reve­nu et citoyen­ne­té ……………………………188

    Daniel MOTHÉ
    Face au vide de l’inactivité pré­caire ……………………………………199

    Jean-Fran­çois LAÉ
    Les ori­peaux de la domes­ti­ci­té ; à pro­pos de l’Appel
    au débat sur le chô­mage ………………………………………………… 205

    b) Éclair­cis­se­ments

    San­dro CATTACIN
    Quel reve­nu mini­mum garan­ti pour quel État social ? ……………… 209

    Isa­belle ASTIER
    Entre droits et bio­gra­phie : les termes d’une contre­par­tie .………… 225

    Numa MURARD
    Le reve­nu de citoyen­ne­té ………………………………………………… 234

    Jean ALRIC
    Chez Fre­do ………………………………………………………………… 238

    c) Contre-cri­tiques et au-delà

    Ber­nard EME et Jean-Louis LAVILLE
    Éco­no­mie plu­rielle, éco­no­mie soli­daire ; pré­ci­sions et compléments.246

    Jean-Luc BOILLEAU
    L’enchanteresse Méda …………………………………………………… 269

    Chan­tal EUZÉBY
    Vers une pro­tec­tion sociale plus soli­daire ..…………………………… 277

    Pierre BITOUN
    Plai­doyer pour une contri­bu­tion fi nan­cière géné­ra­li­sée (CFG) …… 289

    Guy AZNAR
    Pour un reve­nu de vaga­bon­dage .………………………………………. 291

    Jean-Michel BELORGEY
    Pour renouer avec l’esprit ini­tial du RMI. ……………………………. 297

    DE L’INCONDITIONNALITÉ CONDITIONNELLE

    Phi­lippe CHANIAL
    Don­ner aux pauvres ……………………………………………………… 300

    Camille TAROT
    Chris­tia­nisme et incon­di­tion­na­li­té .……………………………………… 338

    Alain CAILLÉ
    De l’inconditionnalité condi­tion­nelle ………………………………… 367

    Ber­nard EME et Jean-Louis LAVILLE
    Pour un débat sur les condi­tions d’un agir incon­di­tion­nel ………… 383

    Jean-Pierre DUPUY, Mise au point sur le n° 6 de La revue du MAUSS
    semes­trielle ……………………………………………………………………392


    Si quel­qu’un arrive à trou­ver le texte inté­gral des articles du livre ci-des­sus lis­tés, ça m’in­té­resse, bien sûr 🙂
    (Je viens de le com­man­der là.)

    Étienne.

    Réponse
  19. Ana Sailland

    Quelle mine !

    Mer­ci

    (Et moi qui, ô com­bien inculte 😉 , il y a peu me croyais seule dans mon uto­pie de la « civi­li­sa­tion du don » …)

    Réponse
  20. Ana Sailland

    Un article de wiki­pe­dia qui touche à pas mal de nos thèmes du moment : 

    « Éco­no­mie des Iroquois »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_des_Iroquois

    À noter qu’il est ici ques­tion de don/contredon, ce qui dif­fère de ma vision assez radi­cale du don acra­to­pège. Le point de vue de Mauss en dif­fère aussi.

    Réponse
  21. Ana Sailland
  22. Ana Sailland

    Le don acratopège :

    1 le don ne confère aucun droit à celui qui donne

    2 Le don ne confère ni devoir ni dette à celui qui reçoit.

    3 Cha­cun est libre de pro­po­ser, deman­der, refu­ser, accepter.

    Réponse
  23. Étienne

    Mer­ci Ana, pour le cadeau acra­to­pège.

    Après nyc­ta­lope, rap­pe­lé récem­ment par Mor­phéus à pro­pos de la chouette démo­crate, c’est l’é­poque des mots à sons 🙂

    Réponse
  24. Ana Sailland

    Très dif­fi­cile à dire en com­pact. Un résu­mé brouillon, désolée. ->

    Conver­gence de deux uto­pies réalisables : 
    salaire à vie & civi­li­sa­tion du don

    Article 23 de la DUDH :

    1. Toute per­sonne a droit au tra­vail, au libre choix de son tra­vail, à des condi­tions équi­tables et satis­fai­santes de tra­vail et à la pro­tec­tion contre le chômage.

    2. Tous ont droit, sans aucune dis­cri­mi­na­tion, à un salaire égal pour un tra­vail égal

    3. Qui­conque tra­vaille a droit à une rému­né­ra­tion équi­table et satis­fai­sante lui assu­rant ain­si qu’à sa famille une exis­tence conforme à la digni­té humaine et com­plé­tée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de pro­tec­tion sociale.

    4. Toute per­sonne a le droit de fon­der avec d’autres des syn­di­cats et de s’af­fi­lier à des syn­di­cats pour la défense de ses intérêts.

    ->

    Les glo­rieux anciens qui ont rédi­gé ce texte l’on fait avec la meilleure des inten­tions, et dans le contexte de l’é­poque, le résul­tat était le meilleur. Mais, bien mal­gré eux, du fait de ce contexte, ils ont lais­sé le ver dans la pomme, car il est bien dif­fi­cile, sinon impos­sible, en un temps don­né, même si l’on est révo­lu­tion­naire, uto­piste, altruiste, géné­reux, sou­cieux du bon­heur de tous, maxi­ma­li­sé, dif­fi­cile de s’ex­traire à 100% du pen­ser ambiant.

    Com­ment ?!? J’ose égra­ti­gner le sacré, l’u­ni­ver­sel recon­nu, immuable, inamo­vible et incon­tes­table ? Il faut que je m’explique :

    Le début du point 1 est par­fait, qui ins­ti­tue le droit de l’in­di­vi­du à contri­buer et à choi­sir son mode de contri­bu­tion. Mais sur­vient la pro­tec­tion contre le chô­mage, qui sous entend déjà, et ce sera confir­mé plus loin, qui sous entend donc que le tra­vail n’est pas un acte contri­bu­tif pétri de géné­ro­si­té mais une condi­tion d’ob­ten­tion de notre part vitale de la somme des contri­bu­tions des autres indi­vi­dus. Il y a là, en fili­grane, pour le tra­vailleur, une posi­tion de vas­sal-deman­deur. C’est para­doxa­le­ment son droit d’être défen­du ou pro­té­gé qui ins­ti­tue cette posi­tion d’ac­té plu­tôt que d’acteur.

    Le point 2 est une néga­tion du fait que celui qui contri­bue donne une part de son temps de vie, qui est pour­tant ce qui pour nous tous est notre bien le plus pré­cieux, et le même pour tous. Il y aurait donc entre l’é­boueur et l’agent d’as­su­rance une dif­fé­rence de valeur du temps de vie ?!? Que nennie.

    Point 3 … Ah … la rému­né­ra­tion … je ne vis que si je bosse … J’ai droit, et c’est équi­table, de me sou­mettre au sys­tème éco­no­mique en y contri­buant, sans liber­té, afin d’en recueillir les miettes « équi­tables ».
    Et le para­chute qui conclue ce point 3 ne change rien à son sens caché.

    Point 4 : Là, c’est car­ré­ment la recon­nais­sance de fac­to d’un état de guerre entre ceux qui pro­posent l’emploi et ceux qui le demandent. Misère de misère.

    Ce que j’é­cris est un peu méchant, j’a­voue, pour l’i­déal de 1948, celui de nos père et mère, donc.
    Mais recon­nais­sons là le sub­li­mi­nal contre lequel il fau­dra lut­ter pour faire valoir la manne uni­ver­selle à vie, par­don , le salaire à vie 😉

    Le salaire à vie selon Ber­nard Friot serait jus­ti­fié par la qua­li­fi­ca­tion conti­nue de l’être, qui n’est plus la qua­li­fi­ca­tion du poste auquel on l’at­tache, mais la sienne propre, assor­tie de la cer­ti­tude qu’un être pares­seux ne pour­rait res­ter inac­tif bien long­temps, sauf à mou­rir d’en­nui. Et les retrai­tés illus­trent bien cela.
    Et quand bien même il y aurait des pares­seux chro­niques et durables, la belle affaire ; ils ne seront jamais assez nom­breux pour cas­ser l’ambiance.
    Mais il y a une autre façon de voir : j’ai par­lé plus haut du don acra­to­pège. Qui n’est pas for­cé­ment d’in­di­vi­du à indi­vi­du : il peut être un don du col­lec­tif à l’in­di­vi­du, en l’occurrence le salaire à vie, et là se retrouve le carac­tère incon­di­tion­nel, si impor­tant et révo­lu­tion­naire, dans un cas comme dans l’autre (salaire à vie et don).
    Et c’est dans cette région de la pen­sée que se situe la conver­gence de deux uto­pies (réa­listes) : celle du salaire incon­di­tion­nel à vie et celle de la civi­li­sa­tion du don.
    Car le don acra­to­pège peut aus­si aller de l’in­di­vi­du à la socié­té : il y a cette poten­tia­li­té dans l’être humain de s’in­ves­tir sans contre­par­tie pour le bien com­mun, le bon­heur de tous, le confort et la sécu­ri­té en géné­ral, et de le faire « gra­tos ». Sim­ple­ment, notre civi­li­sa­tion, dans son mode de fonc­tion­ne­ment arché­ty­pal ou archaïque le lui inter­dit pen­dant la plus grande par­tie de sa vie et de son temps de vie. Elle le contraint à choi­sir entre deux rôles : pro­po­seur d’emploi ou deman­deur d’emploi, domi­nant et domi­né, donc.
    Et en plus, il est évident qu’a­près 2000 ou 3000 ans de ce régime se sont mis en place des méca­nismes qui ont un carac­tère défi­ni­tif et dont il sera donc bien dif­fi­cile de se sépa­rer. Par­mi ces méca­nismes, la réa­li­sa­tion des besoins arti­fi­ciels, car il n’y a pas de réa­li­té sociale intrin­sèque (vaste autre débat)

    A par­tir du moment où le don­neur incon­di­tion­nel est assez nom­breux ( concept de taille cri­tique ), le sys­tème est viable, charge à la (réelle ) démocratie/demopraxie d’or­ga­ni­ser cohé­rence et syner­gie des bonnes volontés.

    Je rêve donc d’une civi­li­sa­tion où le don acra­to­pège serait géné­ra­li­sé et tous azi­muts : d’in­di­vi­du à indi­vi­du, du géné­ral au par­ti­cu­lier et du par­ti­cu­lier au géné­ral. Civi­li­sa­tion du don. Mais une fois encore sur­vient l’ob­jec­tion de la défiance . C’est la défiance qui est cause des causes du prag­ma actuel : « Mais … que faites vous des pares­seux ? » La belle affaire … Il serait inté­res­sant de comp­ter tous les emplois, des col­lec­teurs d’im­pôt aux agents d’as­su­rance, qui n’ont pour fonc­tion que de remé­dier à la défiance, mère du cha­cun pour soi, qui n’ont pour fonc­tion que d’or­ga­ni­ser la ges­tion de l’argent (le fluide san­guin de la défiance), de sub­ve­nir aux carences d’un sys­tème fon­dé sur le don­nant don­nant. C’est pte­tr ben la majo­ri­té des emplois. Alors …

    Sur­vient alors la ques­tion, et cela pour les deux uto­pies, de la tran­si­tion. N’ayez pas peur, elle est pos­sible pos­sible pos­sible possible.

    Réponse
  25. Morpheus

    Étienne, il y a du spam publi­ci­taire. Com­ment ils font pour pas­ser le filtre du code ?

    Réponse
  26. Étienne

    Je ne sais pas.

    Je perds beau­coup de temps tous les jours pour les supprimer. 
    Sur le forum, j’ai même dû blo­quer les nou­velles inscriptions.

    Déso­lé.

    Réponse
  27. J-Stéphane

    La preuve est faite ici, les salaires des tra­vailleurs sont de plus en plus vam­pi­ri­sés pour enri­chir les mafias du mar­ché de la publicité.

    Non satis­faites de spo­lier le fruit du tra­vail des pro­lé­taires, de har­ce­ler les consom­ma­teurs de cré­dits en les inci­tant à la surconsommation.

    Main­te­nant ils nous balancent des mes­sages puli­caire dans les forums juste dans l’espoir que des clics naïfs leurs rap­portent du fric, ils se foutent com­plè­te­ment de savoir si cela a un impact sur la vente du pro­duit, c’est le com­merce du clic qui se nour­ri du tra­vail des sala­riés des marques qui servent à « noir­cir l’argent » des tra­vailleurs pour les mafieux.

    Le fait que cela per­dure et s’amplifie démontre bien que ceux qui ont la res­pon­sa­bi­li­té de faire les lois mangent aus­si de ce pain-là.

    Sala­riés et sous-trai­tants de ces marques, votre salaire est aus­si là, dans ces mes­sages intru­sifs et vos clics !

    Réponse
  28. Ana Sailland

    Hier soir, un type m’a télé­pho­né pour me four­guer des pan­neaux solaires, man­da­té par une entre­prise au nom bidon qui fait sem­blant d’être officiel.
    Je l’ai un peu pro­me­né en me fou­tant gen­ti­ment de sa gueule.
    Et puis j’ai enten­du un accent maghrébin.
    Il télé­pho­nait de là bas le pauvre, c’est sûr.
    Alors je lui ai expli­qué le pour­quoi de l’é­chec des révo­lu­tions arabes, la néces­si­té d’une consti­tuante for­mée de gens simples. Il était enchanté !

    Réponse
  29. Papyon

    Bon­jour,

    Il est déjà tard et je n’ai pas pris le temps de lire tous les com­men­taires à cette invi­ta­tion à défendre le sol­dat Friot… Veuillez me par­don­nez si celui que j’é­cris n’ap­porte rien à ceux-ci.

    Je trouve que la créa­tion d’un Reve­nu Incon­di­tion­nel d’Exis­tence serait, de part son nom même, le seul pro­grès véri­ta­ble­ment huma­niste à conqué­rir pour véri­ta­ble­ment s’é­man­ci­per de la ser­vi­tude du tra­vail. Ce droit ®évo­lu­tion­ne­rait vrai­ment les men­ta­li­té les plus obtuses en peu de générations.

    Qui peut encore pen­ser que la tech­no­lo­gie va lais­ser encore long­temps du tra­vail à des emplois très qua­li­fiés et quels savoir-faire vont résis­ter à son pro­grès ? Une bonne guerre arrê­te­rait-elle son avancée ? 

    L’His­toire, jus­qu’à pré­sent, nous a mon­tré le contraire.

    Per­son­nel­le­ment, je béné­fi­cie de ce reve­nu depuis très long­temps : depuis la créa­tion du RMI.

    J’ai même été pro­mu Han­di­ca­pé Men­tal, ce qui me per­mets de pou­voir vivre rela­ti­ve­ment « digne­ment ». Mais, bien que j’ai tou­jours tou­jours consi­dé­ré ces reve­nus comme une indem­ni­sa­tion pour tolé­rer ce monde et l’hy­po­cri­sie de notre soi-disant démo­cra­tie, je ne sup­porte plus la stra­té­gie qui consiste à divi­ser les pauvres en mon­trant du doigt les para­sites. Le droit à l’exis­tence serait-il si illé­gi­time et dis­cu­table qu’il fau­drait inven­ter le salaire à vie?!

    Quand je lutte pour que ma voi­ture de trente ans pas­sés roule encore une paire d’an­née après moultes recherches sur le net ou que je passe des heures à bidouiller mon robot de cui­sine à obso­les­cence pro­gram­mée, j’ai pas envie que l’on me pro­pose un salaire à vie avec un cur­sus de qua­li­fi­ca­tion et tout le tou­tim. Mais peut-être n’est ce pas l’i­dée du sol­dat Friot, en tous cas je l’espère.

    Je veux pou­voir béné­fi­cié d’un reve­nu incon­di­tion­nel d’exis­tence pour pou­voir et que pour que mes amis puissent résis­ter au consu­mé­risme. Mais je le sou­haite sur­tout aux esclaves du tra­vail qui depuis la dés­in­dus­tria­li­sa­tion ne repré­sentent plus aucune force de négo­cia­tion ou de contre-pou­voir face au patro­nat et se retrouvent exclus du débat politique.

    Peut-être que votre idée d’é­mer­gence d’un véri­table mou­ve­ment citoyen ori­gi­nal pour­rait décou­ler jus­te­ment de la mise en place de ce reve­nu incon­di­tion­nel d’exis­tence. Car bien que votre idée de nou­velle consti­tu­tion soit excel­lente, il fau­drait que le peuple évo­lue dans son regard sur les para­sites et sorte de sa peur de pou­voir rem­bour­ser son crédit…

    Pour ce qui est de la fai­sa­bi­li­té de ce RIE, il semble que cela pour­rait beau­coup sim­pli­fier le tra­vail des CAF et sou­la­ge­rait beau­coup de tra­vailleurs sociaux (mon dieu, du chô­mage en plus!), ren­drait les ren­dez-vous à l’ANPE moins cris­pés. Au final, peut-être que la consom­ma­tion d’anxiolytique et autres béquilles à sup­por­ter l’in­sup­por­table chu­te­rait (Mais cela va mettre en dan­ger notre indus­trie phar­ma­ceu­tique!). Au fait pour­quoi pas un Droit aux Soins Incon­di­tion­nel pour tous. (Mais il est vrai­ment ouf celui-là : il a jamais enten­du par­lé du trou de la Sécu!!!!).

    Eh oui, je le suis. Enfin, ça aurait pu être pire : heu­reu­se­ment j’ai arrê­té Sciences Eco au bout de 3 mois. J’au­rais pas dû commencer.

    Bisou chez vous

    Réponse
  30. J.C

    @ Papyon

    « Je veux pou­voir béné­fi­cié d’un reve­nu incon­di­tion­nel d’exis­tence pour pou­voir et que pour que mes amis puissent résis­ter au consumérisme »

    Bon­jour Papyon,
    Mal­heu­reu­se­ment le reve­nu incon­di­tion­nel d’exis­tence n’empêchera pas la quête du pro­fit ni le consu­mé­risme car dans ce monde tout a un coût et il faut bien finan­cer toutes ces choses.

    Voi­ci une vidéo cri­tique du reve­nu de base.
    Mais c’est bien beau de cri­ti­quer me direz vous si l’on n’a rien de plus inté­res­sant à pro­po­ser. Eh bien, si vous allez voir le lien sous la vidéo, vous y trou­ve­rez une alter­na­tive bien plus révolutionnaire.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​T​y​j​4​1​Y​w​D​xNE

    http://​www​.the​ve​nus​pro​ject​.com/

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  31. Morpheus

    Bon­jour Papyon,

    Si vous appré­ciez un peu de lec­ture pour déve­lop­per une réflexion com­pa­ra­tive sur ce sujet, je vous invite à prendre connais­sance de ces deux articles que j’ai publié sur Agoravox.

    Zéro% mon­naie

    A pro­pos du reve­nu de base

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  32. Papyon

    Bon­jour à tous et en par­ti­cu­lier à JC,

    Je pense que la prio­ri­té est bien de modi­fier les men­ta­li­tés et de son regard sur son acti­vi­té. Pour l’ins­tant et de façon sub­jec­tive, notre culture impose le tra­vail, comme norme, dans le sens où il cor­res­ponde à un « besoin du mar­ché » déter­mi­né par le grand méchant loup (je laisse au lec­teur le soin de le défi­nir). Évi­dem­ment, le rétré­cis­se­ment du « mar­ché » de l’emploi, grâce aux avan­cées tech­no­lo­gique et à la mon­dia­li­sa­tion per­met, dans ce contexte, au grand méchant loup de pres­ser un peu plus le citron. Etienne Chouard dit sou­vent qu’il faut s’at­ta­quer aux causes et non à leurs consé­quences et jus­te­ment, selon il est pri­mor­dial de chan­ger radi­ca­le­ment le regard sur l’ac­ti­vi­té humaine : chan­ger de culture et de paradigme.

    Quant au finan­ce­ment d’une telle uto­pie ? Par­don­nez-moi JC, je sou­ri­rai presque. En effet, notre sys­tème de pro­tec­tion sociale est une vraie usine à gaz. Com­bien coute-t-il ?

    Et quel est le cout de déses­pé­ri­ti­tude ? Dégra­da­tion, délin­quance, non-moti­va­tion sco­laire, inci­visme, mala­dies psy, prisons…

    Je ne suis pas éco­no­miste, mais il me semble quand même assez vrai­sem­blable que cette mesure n’a rien de couteux.

    Bien sûr, cela n’est pas une solu­tion miracle, mais cela per­met­trait d’a­van­cer sur le bon che­min (Le MZG et le VP n’ont-ils pas quelques dif­fi­cul­tés à trou­ver une tran­si­tion entre notre réa­li­té et la « vision » de Fres­co ? N’est-ce pas JC?)

    Par exemple, la déco­lo­ni­sa­tion n’a peut-être pas modi­fié l’é­qui­libre du Monde, car elle n’est que d’ap­pa­rence et que ceux qui la vou­lait véri­table ont été phy­si­que­ment éli­mi­né, mais il devient de plus en plus ardu de faire gober aux masses la nature civi­li­sa­trices des expé­di­tions puni­tives de l’Em­pire et com­bien de bons sau­vages appré­cie­raient d’être consi­dé­rés comme des sous-hommes bien que leur sta­tut pour la plu­part demeure peu enviable. Il y a néan­moins un progrès.

    Il en est de même avec le reve­nu incon­di­tion­nel d’existence qui existe de fait, mais où ses béné­fi­ciaires sont stig­ma­ti­sés, soit de façon « com­pa­tis­sante »(« les pauvres zex­clus »), ou par l’hon­nête tra­vailleur(« c’est nous qu’on paye c’est tro pin­juste … ») Alors le fei­gnant rase les murs et baisse la tête, voir se mor­fond… Par­fois il « fait » les pou­belles, il dis­cute avec le papi délais­sé, par­ti­cipe à un SEL ou à des asso­cia­tions, fait un jar­din, réflé­chi au bien com­mun, apprend etc,mais tout ça dans la semi-clandestinité.

    En fait, la plu­part du temps, il culpa­bi­lise en pas­sant son temps devant la télé­vi­sion dans le meilleur des cas ou attend son petit pécule pour s’assommer à coup de joints et de bière. Le fait de le légi­ti­mer en le nom­mant comme Reve­nu Incon­di­tion­nel d’Exis­tence chan­ge­ra tout de même pro­fon­dé­ment les men­ta­li­tés bien que le grand méchant loup s’é­ver­tue­ra à pro­fi­ter au maxi­mum du gâteau et s’é­ver­tue­ra à alié­ner les béné­fi­ciaires de ce RIE par la consom­ma­tion même(un autre pro­fit serait la fameuse paix sociale chère aux inves­tis­seurs…). Mais au moins, ceux qui sou­hai­te­ront s’é­man­ci­per et réflé­chir pour­ront le faire sur des bases moins fumeuses et auront plus de liber­té pour expé­ri­men­ter des alter­na­tives ou uto­pies indi­vi­duelles ou collectives.

    Le coût, il faut lui tordre le cou !

    Bizou chez vous

    Ps : Mor­phéus, je n’ai pas encore pris le temps de lire tes (vos) textes. VP je connais­sais… Il reste peut-être encore ma trace dans cer­taines dis­cus­sions sur le site du MZF…

    Réponse
  33. Morpheus

    @ Papyon

    Pour juger du carac­tère fan­tai­siste ou réa­liste du pro­jet, il nous faut envi­sa­ger les choses en dehors du car­can étroit des condi­tions actuelles, sans quoi nous condam­ne­rions la pro­po­si­tion sur des argu­ments fon­dés sur les condi­tion­ne­ments mêmes que l’on cherche à chan­ger, ce qui serait le comble de l’ab­surde, pas vrai ?

    La tran­si­tion dont nous par­lons est avant tout une tran­si­tion de para­digme, donc un chan­ge­ment de mode de pen­sée, de valeurs com­munes. La tran­si­tion du TVP est déjà en œuvre en ce moment même. Cela ne se voit peut-être pas, mais il y a plu­sieurs signes qui montrent que les men­ta­li­tés sont en train de chan­ger. Par exemple, les Incroyables Comes­tibles, les réseaux d’é­changes et de don, le rejet un peu par­tout, non seule­ment des dic­ta­tures, mais aus­si de l’o­li­gar­chie pré­ten­du­ment démo­cra­tique (cf. les Indi­gnés, les Gen­tils Virus), etc.

    En pra­tique, le TVP a acquis un vaste ter­rain et des finan­ce­ments afin de déve­lop­per un centre uni­ver­si­taire cou­plé à un centre de déve­lop­pe­ment qui sera doté d’un show room per­met­tant au public de décou­vrir les dif­fé­rentes appli­ca­tions tech­niques et sociales (la pre­mière pierre est sur le point d’être posée). Un film grand public va éga­le­ment bien­tôt sor­tir pour pré­sen­ter les idées du TVP.

    Selon moi (ce n’est que mon opi­nion) le TZM s’est per­du dans ses ques­tions de tran­si­tion, pour une rai­son simple : la plu­part des sym­pa­thi­sants, membres et par­fois mêmes coor­di­na­teurs connais­saient très mal (voir pas du tout) le TVP et la plu­part ne com­pre­naient pas que le TZM était sen­sé être le bras acti­viste du TVP (pour l’a­nec­dote, je me sou­viens qu’à la ques­tion « savez-vous ce qu’est le Pro­jet Venus ? », il y en a au TZM qui ont répon­du « une bande des­si­née » …). D’où, en 2011, la scis­sion entre les deux mouvements.

    Bien sûr, rien n’est « gagné », tout est encore à faire. Mais de toute façon, par belle ou par laide, le monde actuel, la civi­li­sa­tion telle que nous la connais­sons, est à bout de souffle. Elle est en muta­tion. C’est la fin de ce monde. Depuis 1980, la crois­sance éner­gé­tique glo­bale (fon­dée sur les res­sources d’éner­gies fos­siles) stagne (cf. Jean-Marc Jan­co­vi­ci) et donc le modèle de socié­té que nous avons connu doit chan­ger ou cre­ver (le modèle éco­no­mique est par­ve­nu a satu­ra­tion, il est fini, même si les éco­no­mistes ortho­doxes sont dans le déni).

    Ce qui veut dire que NOUS (indi­vi­duel­le­ment) devons chan­ger ! Nous devons chan­ger nos croyances, chan­ger nos habi­tudes, chan­ger notre per­cep­tion, chan­ger nos valeurs. Évi­dem­ment, ça ne fait plai­sir à per­sonne, il y a des réti­cences, des résis­tances (aux chan­ge­ments), mais c’est nor­mal : per­sonne n’aime à chan­ger ni a se remettre lui-même en cause. Nous sommes des ani­maux reli­gieux qui, de manière géné­rale, pré­fé­rons nous accro­cher à nos vieilles illu­sions. Voir (et faire voir) la réa­li­té en face, c’est notre tra­vail de COLIBRIS.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : Puis-je vous sug­gé­rer, dans vos com­men­taires, d’aé­rer votre texte en fai­sant des petits para­graphes ? Cela rend la lec­ture plus facile.
    🙂

    Réponse
  34. Papyon

    Rebon­jour,

    C’est fait Mor­phéus (ain­si que pas mal de commentaires…)

    Que dire alors que je suis assez dépi­té que l’on puisse trou­ver dans le Pro­jet Venus et son éco­no­mie sans argent autre chose qu’un miroir aux alouettes.

    Je vais ten­ter d’ar­gu­men­ter suc­cinc­te­ment mon pro­pos car ce débat n’a pas vrai­ment sa place ici. Mais com­ment sérieu­se­ment envi­sa­ger que le grand méchant va se faire arra­cher les dents et qu’­har­mo­nieu­se­ment les mou­tons vont brou­ter pai­si­ble­ment grâce au bon soins de tech­no­crates rationnels…

    Et pour­quoi un RIE serait un mini­mum pour sur­vivre ? Per­son­nel­le­ment, l’argent-tra­vail a sou­vent été une perte de temps pré­cieux, lui ! Quant à pen­ser que cela crée­rait des per­sonnes ayant une mau­vaise image d’eux-même, je vous invite à faire des recherches sur le(s) film(s) de Pierre Carles.

    Pour en finir, avec le pro­jet Venus, je trouve très mal­sain ce par­tage pla­né­taire des res­sources alors que les der­niers sau­vages sont en voie d’ex­tinc­tion et je n’ap­pré­cie­rai pas que l’on rase nos cités car peu ration­nelles. Nous sommes pas­sés du dogme reli­gieux au dogme des Lumières, et du royaume du Capi­tal nous devrions entrer béats au royaume des tech­no­crates scien­tistes et sans argent…
    Enfin, si on conti­nue de glo­ser, il me fau­dra bien­tôt mili­ter pour la créa­tion SOS pau­vre­té et impri­mer des badges Touche pas à mon para­site !

    PS : Avec ma petite famille, nous vivons très bien en des­sous du seuil de pau­vre­té et le mon­tant d’un Asus bidu­le­chouette cor­res­pond à peu près à tout mon inves­tis­se­ment en ordi depuis quinze ans et je m’en suis fait taxer 2 ! D’ailleurs un copain doit me don­ner son vieux : com­ment vais-je faire pour m’a­dap­ter à W8, je suis res­té kéblo sur xp.

    Réponse
  35. J.C

    @ Papyon

    Si j’ai bien com­pris, vous dites qu’il faut pré­ser­ver les pro­fits (gâteaux) du grand méchant loup et en même temps, peu importe le coût « il faut lui tordre le cou ». est-ce bien ce que vous dites ?

    Si c’est bien le cas, je ne com­prends pas la logique de votre rai­son­ne­ment. n’est-ce pas contradictoire ?
    vou­driez-vous bien préciser ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  36. J-Stéphane

    Bon­jour,

    @ Papyon

    Si j’ai bien com­pris ce que vous dites, c’est que ce n’est pas le côté lucra­tif de la pro­prié­té lucra­tive qui est le plus néfaste, mais le côté pro­prié­té, et que ce n’est pas en sup­pri­mant ce côté lucra­tif, qu’on empê­che­ra les plus forts d’ac­ca­pa­rer les terres qui contiennent les ressources.

    Mais éga­le­ment, que ce n’est pas en éra­di­quant le monde du tra­vail, que l’on éra­di­que­ra la misère.

    Pour ma part, je conçois une exis­tence libre et sereine comme un artiste, et je ne vois pas où est la bien­veillance, si l’on m’im­pose de ne pas net­toyer mes outils parce que cer­tains auront décré­té que c’est un tra­vail labo­rieux qui peut être fait par des machines.

    Entre impo­ser de faire et impo­ser de ne pas faire, je ne vois que deux extrêmes qui imposent un jeu de tape-cul avec la balance de l’é­qui­libre natu­relle et du libre choix…

    Réponse
  37. Papyon

    Bon­jour,

    Mon pro­pos n’é­tait pas de lais­ser entendre qu’il fal­lait ne fal­lait rien chan­ger au capi­ta­lisme, mais qu’il faut admettre qu’il existe, qu’il est puis­sant et que l’on ne peux envi­sa­ger de le balayer si ce n’est dans des élu­cu­bra­tions fantasmatiques.

    Quant à la ques­tion du cou du coût, ce slo­gan se vou­lait une réponse au fait que vous consi­dé­riez le coût d’un RIE pro­hi­bi­tif dans notre système.

    Le coût, le poids des charges, la pesan­teur fis­cale sont sou­vent des expres­sions avec les­quelles ont peut aisé­ment jon­gler et don­ner du cré­dit à de fumeuses argu­men­ta­tions poli­tiques qui n’ont pas grand chose de réel à part d’af­fu­ter un peu plus les dents de ce fameux grand méchant loup.

    L’é­co­no­mie qui se pré­sente comme une science n’est sou­vent qu’un ali­bi pour jus­ti­fier tout et son contraire. La seule variable inté­res­sante est l’ap­pré­hen­sion des rap­ports de forces et la marge de manœuvre poli­tique qu’elle autorise.

    Faire de la pro­pa­gande pour une « poli­tique » exogène(VP) ou anti-capi­ta­liste (de gauche;°) me semble être une entre­prise vaine. Je crois qu’il faut mieux se concen­trer sur des pro­po­si­tions s’in­té­grant au sys­tème et per­met­tant l’é­man­ci­pa­tion des humains. Ce RIE serait pos­sible et pour beau­coup il existe déjà dans les faits et per­met des ini­tia­tives alter­na­tives basées sur le don, l’é­change, la pro­duc­tion bio à petite échelle et le bras­sage social.

    Je pour­rais four­nir plein d’exemples per­son­nels démon­trant que le soi-disant poids que je suis pour la socié­té est com­plé­te­ment déca­lé par rap­port à la réa­li­té des faits et que bien que soit-disant non-pro­duc­tif, il faille que je prêche dans le désert de la toile car je viens de me faire opé­ré et que je ne peux guère faire autre chose en ce moment !

    À l’é­poque du RMI, l’as­sis­tante sociale m’a­vait d’ailleurs refu­sé l’ac­cès à un stage de réin­ser­tion… Les tech­no­crates, les par­ti­sans du plein emploi et ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, tous ceux-là sont à réinsérer.

    Il n’y aura jamais de solu­tion dans aucun sys­tème. Le faire croire tue l’âme et nous empêche de vivre, par contre dénon­cer et lut­ter contre le men­songe ins­til­lé par ce sys­tème est salu­taire (c’est d’ailleurs ce que j’a­vais prin­ci­pa­le­ment appré­cié dans le film de Zeitgeist)

    Sor­tir du sim­plisme pour ren­trer dans la simplicité !

    Or l’hypocrisie (de bonne foi, c’est ça le pire!!!) qui a consis­té à nom­mé Reve­nu Mini­mum d’In­ser­tion, puis Reve­nu de Soli­da­ri­té Active un reve­nu de sous-base fli­qué où l’on tend des perches ver­mou­lus à des indi­vi­dus que l’on déva­lo­rise rien que par la nov­langue employée : stages de remo­bi­li­sa­tion, de remise à niveau ! La honte pour notre socié­té d’a­voir lais­sé faire ça!!! Mani­fes­ter pas­se­qu’on va perde not empoi OUI, et que bien­tôt on va être consi­dé­rés comme des sous-hommes pour la plu­part serait une fatalité ! 

    La mise en place d’un RIE peut rendre sa digni­té à l’homme (sur­tout à la socié­té!) de part son énon­cé, il ne véhi­cule pas un juge­ment et de plus tout le monde en bénéficie.

    Il cor­res­pond à un droit humain dans une éco­no­mie qui atteint le som­met de la domi­na­tion monétaire.

    Et il sera peut-être (en tous cas c’est mon avis) l’ou­til qui ser­vi­ra à sa deconstruction.

    Bien l’bon­jour aux vénusiens !

    À p’luch

    Réponse
  38. J-Stéphane

    Les machines ne feront jamais caca pour nous.

    Accep­tons ce qui nous est propre, arrê­tons de délé­guer ce qui nous déplaît et de nous appro­prier les plai­sirs des autres.

    Réponse
  39. J.C

    @ Papyon

    « Quant à la ques­tion du cou du coût, ce slo­gan se vou­lait une réponse au fait que vous consi­dé­riez le coût d’un RIE pro­hi­bi­tif dans notre système. »

    Je n’ai jamais dis ça. j’ai dis ailleurs que le finan­ce­ment d’un reve­nu (de base) incon­di­tion­nel tel qu’il était pré­sen­té dans le docu­men­taire que j’ai cité sem­blait être un leurre parce qu’in­co­hé­rent. Je ne pré­tends nul­le­ment qu’il ne peut être finan­cé dans l’absolu.

    Par ailleurs votre dis­cours me semble un peu confus, affir­mant tout et son contraire.

    Quoi­qu’il en soit, je vou­drais sim­ple­ment rap­pe­ler que tout ces mili­tants qui se sont cou­ra­geu­se­ment bat­tu pen­dant toute leur vie n’ont sou­vent obte­nu en fin de compte que des miettes voir rien du tout.

    Tant qu’on ne s’at­ta­que­ra pas à la cause des causes de notre impuis­sance on pour­ra bien dénon­cer et vou­loir ceci ou cela, mais le fait est que ‘c’est pas nous qu’on décide’.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  40. Papyon

    @ tous !
    Tout du moins à ceux qui écrivent suite à mes propos

    J’ai vrai­ment l’im­pres­sion de mal maî­tri­ser l’ex­pres­sion de ma pen­sée et de prê­ter à confu­sion et je vous en demande par­don, mais il me semble que ce fil de dis­cus­sion aurait un rap­port avec le salaire a vie et le rie.

    Ce qui est faste ou néfaste ? Euh… la prise de conscience de la réa­li­té chez les indi­vi­dus et en moi-même pou­vant débou­cher sur une action indi­vi­duelle ou col­lec­tive modi­fiant sa per­cep­tion ou sa nature, dans la recherche de l’é­pa­nouis­se­ment indi­vi­duel et col­lec­tif en har­mo­nie avec notre biosphère ?
    Pour ma part, éga­le­ment, je n’ai pas envie que l’on me dise que ma voi­ture est obso­lète et que quel­qu’un m’ar­rache de mon cam­bouis pour me pro­po­ser une voi­ture tota­le­ment prise en charge par la socié­té comme JS n’a pas envie non plus qu’on lui arrache ses pinceaux !
    En tout cas votre page est très « nour­ris­sante »(lien dans votre nom).
    Comme beau­coup, je suis un ter­rien spo­lié sans-terre qui subit l’ac­cul­tu­ra­tion de ses congé­nères, le bruit des spo­lia­teurs et les chi­mères des missionnaires(quoique j’ai une oreille atten­drie aux pro­pos des gen­tils virus et autres sirènes anar­chi­santes).
    Je vous prie­rai donc d’interpréter vos propres inter­pré­ta­tions et d’y appor­ter les réponses qui vous sié­ront sans for­cé­ment les attri­buer à ma pensée. 
    Car j’ai l’im­pres­sion de par­ti­ci­per à une entre­prise de sabo­tage de dis­cus­sion. Le thème étant ?

    Réponse
  41. Papyon

    Bon­jour Papyon, Mal­heu­reu­se­ment le reve­nu incon­di­tion­nel d’exis­tence n’empêchera pas la quête du pro­fit ni le consu­mé­risme car dans ce monde tout a un coût et il faut bien finan­cer toutes ces choses.

    Réponse
  42. J.C

    « Le same­di 11 mai 2013 à 15:17, par Papyon

       Bonjour Papyon..."

    Seriez-vous plu­sieurs … (dans votre tête) ?
    ce n’est pas bien grave tant que c’est vous le chef 😉

    Voi­ture, pin­ceau et autres… qui pré­tends vou­loir vous les retirer ?

    N’ou­blions pas cepen­dant qu’ils ont été conçu par d’autres tout comme les tis­sus de nos vêtements.

    Nos pré­ten­dus choix n’en sont pas forcément.

    Et c’est bien ça le jeu, depuis 200 ans, on nous fait croire que c’est le peuple qui est souverain…

    Alors RIE ou salaire a vie, de toute façon, « c’est pas nous qu’on décide » sur­tout en France.

    ps : à noter que si on avait le choix, on en aurait pas besoin.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  43. J-Stéphane

    Ce petit jeu de rôle n’est pas drôle, mer­ci de ne pas usur­per les pseudo.

    Réponse
  44. Philoo

    Bon­jour,
    Pour celles et ceux qui vou­draient sou­te­nir l’i­dée d’un reve­nu de base :
     »Une ini­tia­tive citoyenne euro­péenne (ICE) en faveur du reve­nu de base a été offi­ciel­le­ment lan­cée en jan­vier 2013 conjoin­te­ment avec les réseaux mili­tants et asso­cia­tifs de 15 autres pays.

    Concrè­te­ment, nous avons un an pour ras­sem­bler 1 000 000 (un mil­lion) de signa­tures en Europe, dont au moins 54 000 en France, afin que le reve­nu de base devienne un sujet de débat offi­ciel de la Com­mis­sion Euro­péenne et du Par­le­ment, et que ceux-ci prennent des mesures en ce sens. »
    Ini­tia­tive citoyenne européenne

    Citoyennes salutations

    Réponse
  45. J-Stéphane

    Bon­jour,

    À pro­pos de la péti­tion du reve­nu de base incon­di­tion­nel mes­sage 47, est-elle vrai­ment offi­cielle et peut-on don­ner notre N° de carte d’i­den­ti­té sans risque ?

    Réponse
  46. Anonymous

    Le faire sans risque, non, je ne le crois pas…
    Aujourd’­hui j’ai été trai­té de faciste et de com­plo­tiste car je défen­dais le fait que je ne trou­vais pas de place pour mes idées dans le panel poli­tique pro­po­sé et que donc, j’ai eu le mal­heur de dire qu’il fau­drait, selon-moi, revoir le fonc­tion­ne­ment des institutions…
    J’ai vou­lu réfu­ter en disant que non, je n’é­tais pas com­plo­tiste, mais que des com­plots ont exis­té et qu’en AUCUN cas je ne suis faciste, je ne veux en aucun cas une dic­ta­ture ni une exclu­sion de quelle que par­tie de la popu­la­tion que ce soit et ENCORE MOINS son extermination.

    J’ai eu en retour un truc du genre « soit tu sou­tiens le sys­tème, soit tu le rejettes et si tu le rejettes tu es un faciste »…
    En gros la pen­sée démo­cra­tique actuelle est :
    tu es avec « nous » ou tu es contre « nous »…

    Tout en nuance…

    Réponse
  47. Morpheus

    @ Ano­ny­mous

    Voi­ci un article qui pour­rait t’in­té­res­ser, car il décrit les méthodes per­verses dont tu as été la vic­time (on est nom­breux a avoir été trai­té de fas­ciste par des anti­fas­cistes plus fas­cistes que les fas­cistes qu’ils pré­tendent dénon­cer et combattre 😉 ).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  48. Philoo

    Bon­jour J‑Stéphane,

    D’a­près Wiki­pé­dia cela ne semble pas être un canular

    Ils font réfé­rence à celle-ci, et géné­ra­le­ment ne dif­fusent pas n’im­porte quoi.

    Quant au risque qu’il y à don­ner son N° de carte d’i­den­ti­té, je ne sai­sis pas vrai­ment : Cette péti­tion est tout de même des plus « soft », et de plus elle n’o­blige en rien les Ins­ti­tu­tions Euro­péennes à légi­fé­rer dans ce sens. Cela ne sert juste qu’à faire étu­dier ce prin­cipe et pour ma part, j’y vois une oppor­tu­ni­té pour dépas­ser le débat confor­miste « aus­té­ri­té, rigueur, tra­vail, crois­sance, for­ma­tion, remo­bi­li­sa­tion etc ». Je crois pas que cela puisse nous dési­gner comme cible de futures dic­ta­tures poten­tielles et ce n’est pas un mil­lion d’hurluberlu gen­tils qui fera trem­bler le sys­tème. L’in­té­rêt réside dans la recherche d’un chan­ge­ment de para­digme assu­mé par tous et non dans une confron­ta­tion qui ne peut pas géné­rer un sys­tème sain.

    Je pense qu’il est plus ris­qué de ne rien faire si l’on a conscience un temps soi peu de l’arriération des men­ta­li­tés qui sclé­rose notre « civilisation »

    Cou­rage

    Réponse
  49. Morpheus

    Récla­mer aux voleurs de pou­voir de l’UE qu’ils s’emparent d’un pro­jet, c’est don­ner à cette ins­ti­tu­tion pro­fon­dé­ment et fon­ciè­re­ment anti­dé­mo­cra­tique la légi­ti­mi­té et le pou­voir dont ils se sont indu­ment empa­ré, c’est leur recon­naître une auto­ri­té et un droit qu’ils ont usur­pé par la haute tra­hi­son de nos élus natio­naux com­plices de for­fai­ture et par la trom­pe­rie électorale.

    Vous êtes fous d’en appe­ler à cette pré­ten­due péti­tion, attrape-nigaud pré­ten­du­ment « démo­cra­tique » du trai­té de Lis­bonne (obte­nu lui aus­si par la tra­hi­son et la for­fai­ture, notam­ment en France et en Irlande, mais aus­si en Hol­lande – et je ne parle même pas des autres pays qui ont tous signé ce trai­té par la voie par­le­men­taire sans en réfé­rer aux peuples). S’enrôler dans une telle démarche dénote de la naï­ve­té, de l’i­gno­rance ou de l’inconséquence.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  50. Marie

    les par­tis, tous impré­gnés du même jus mam­mo­nesque,
    comme remède anti-crise de foi (foi sans e): l’Ac­tion Locale

    Réponse
  51. Ana Sailland

    Un site intéressant

    La Com­mune libre de Saint-Mar­tin – ou com­ment de « simples » citoyens pour­raient ensemble trou­ver les moyens de régler les pro­blèmes du tra­vail, de la fer­me­ture des petits com­merces, du prix de l’électricité, du loge­ment cher…

    Réponse
  52. Papyon

    Bon­jour Morphéus,

    Puis-je me per­mettre de vous sug­gé­rer d’essayer les prin­cipes de la com­mu­ni­ca­tion non vio­lente (Mar­shall Rosen­berg), aus­si appe­lé « com­mu­ni­ca­tion consciente » ou « com­mu­ni­ca­tion empa­thique » ? Je crois savoir que vous en connais­sez les principes;°)

    Mer­ci Ana pour La com­mune libre de St Martin

    Réponse
  53. Marie

    Que le désir ardent du radi­celle naissant…

    Tel un coli­bris, j’ar­rose ma part,
    celle,qu’occuperait une four­mi d’à peine un mil­lio­nième. Ce ter­reau de l’ou­bli, et pour­tant bien réel, qui attend qu’on le sème
    pour y voir l’Avenir.Tel un songe qui avance, je fré­quente les limbes, dans l’es­poir que s’an­nonce, pour qui cherche dans la crainte, aveu­glé par le doute, une idée à germer,
    un endroit aéré, une alvéole gardée.
    Dépo­ser consciem­ment, mon grain de sel si grand, qu’un vaillant radi­celle aux si puis­sants segments.

    Dans ce vent du chan­ge­ment, qu’ap­porte len­te­ment, tel mou­ve­ment ascen­dant, cet élé­ment chan­geant. Que ma petite part, conforte de force réelle, à ma petite échelle, aus­si petite soit-elle, ain­si que ma cadence utile et sans galères, contri­bue en un jet, à ce sou­hait, ce choix.Tout en silence, dans la confiance, la conni­vence, d’un matin calme, de prin­temps renou­ve­lant, dou­ce­ment, patiem­ment, tel un ser­ment, une pro­messe, un temps, où les cœurs comme les cou­leurs des fleurs, flam­boie­ront à l’unisson.

    Qu’en­flamme de fer­veur notre désir ardent de reve­nir vibrant, rede­ve­nir vivant 🙂

    Réponse
  54. Ana Sailland

    J’ai sur­vo­lé le lien (il faut gom­mer à gauche la par­tie free pour ne gar­der que agoravox)

    Je suis en train d’ap­prendre à lever le pied (comme plus haut)quand on m’im­pose une tor­nade sté­rile . Ce n’est vrai­ment pas facile !
    Dans ce sens, le lien four­ni pos­sède une vraie valeur péda­go­gique par l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire, … en plus de la méthode Mar­shall hihi.

    ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;

    A pro­pos des cours et méthodes de com­mu­ni­ca­tion non violente :

    (J’ai sui­vi le cours Marshall)

    Ils pro­curent cer­tai­ne­ment un enri­chis­se­ment du col­lec­tif relationnel.
    Ils pré­sentent cepen­dant des inconvénients :

    -L’ap­pren­ti perd le naturel.

    -Si la per­sonne qui est en face du pra­ti­quant est intui­tive, elle va res­sen­tir ce côté non natu­rel de l’é­change, et elle va sou­vent croire à une manipulation.
    Ain­si donc la méthode peut mettre fin au dia­logue alors qu’elle est cen­sée l’aider.

    -Et effec­ti­ve­ment, si l’é­change se passe entre une per­sonne for­mée et une per­sonne qui ne l’est pas, la méthode donne un avan­tage tech­nique à la per­sonne for­mée, qu’elle soit hon­nête ou pas.

    Réponse
  55. Morpheus

    @ Ana

    Si j’ai dis ça c’est parce que Papyon a copié/collé une phrase que je lui ai adres­sée dans le fil de dis­cus­sion de cet article que j’ai pos­té sur Ago­ra­vox der­niè­re­ment. Payon s’est ins­crit sur le blog (d’Étienne) juste après (comme par hasard). Et là, en c/c cette phrase (#55), il me fait bête­ment savoir que c’est lui. Je tiens donc à pré­ve­nir tout le monde (et vous en ferez tous et toutes ce que vous vou­lez) que ce type est un fou­teur de merde et un mani­pu­la­teur. D’ailleurs, il s’est déjà amu­sé à foutre la merde en usur­pant le pseu­do de J‑Stéphane (pour semer la confu­sion et pro­vo­quer quoi ? …), ce qui n’a pas vrai­ment amu­sé J‑Stéphane.

    Mor­pheus

    Réponse
  56. Ana Sailland

    « Si j’ai dit ça » »» ???

    euh … j’ai dit quoi sur ce que tu as dit ?

    Mar­rants ces dia­logues de sourds parfois.

    Et au mini­mum ins­truc­tif sur l’a­mor­çage des guerres.

    Savez vous que la guerre de 1870 a démar­ré suite à un télé­gramme mal interprété ?

    Réponse
  57. Papyon

    @ moi ! Dam­ned, je suis fait!!! ;°)Argh

    Un reve­nant va reve­nir sur son dada : le Reve­nu d’existence

    Or donc… Pour­quoi je défends l’i­dée d’un reve­nu de base au jour d’aujourd’hui :

    Revenu=Profit en nature ou en argent qui revient à un indi­vi­du, à un groupe d’in­di­vi­dus, à une ins­ti­tu­tion, pour une période déter­mi­née, à titre de rente ou de rému­né­ra­tion de son acti­vi­té. Une rente pou­vant être défi­nie comme le reve­nu pro­ve­nant d’un patri­moine. Bon bien sûr c’est de la nov­langue (dans le texte d’un nar­cis­si­co-per­vers, ça l’fait!): je l’ad­mets. Mais s’il vous plaît, pour­sui­vons sur ce « réel »(déli­rant, j’en conviens), Ce Patri­moine, je l’en­vi­sage comme la somme des acti­vi­tés de nos ancêtres, de leurs décou­vertes spo­liés par le prin­cipe de pro­prié­té pri­vée et d’hé­ri­tage, etc ain­si que des acti­vi­tés que nous avons qui pro­curent un bien pour autrui, mais qui ne sont pas comp­ta­bi­li­sées car béné­voles ou sim­ple­ment « naturelles »

    Je consi­dère donc avoir droit à un reve­nu d’exis­tence, mais bien sûr cela ne sera qu’une « indem­ni­té com­pen­sa­toire de l’im­pos­ture néo­li­bé­rale » qui ne me dis­pen­se­ra pas de per­sé­vé­rer vers la recherche de mon éman­ci­pa­tion et peut-être don­ner quelques grains à moudre à mes interlocuteurs.

    Le salaire=Somme d’argent remise au sala­rié qui repré­sente le prix de sa force de tra­vail et dont le mon­tant est fixé en tenant compte de plu­sieurs fac­teurs (valeur des sub­sis­tances néces­saires aux tra­vailleurs, nature du tra­vail, qua­li­fi­ca­tion des tra­vailleurs, forme que revêt la pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion, etc.) Et bien là déso­lé, au niveau du fond et de la forme, je trouve ça car­ré­ment has­been, démo­dé, obso­lète, désuet. En plus le sol­dat évoque la somme de 2000 euro mini et puis une échelle de 1 à 4 ! Par­don­nez-moi, j’en veux pas. Ni des sous, ni du concept.

    Bon, j’a­voue que dans ce der­nier para­graphe, j’a­buse… Enfin, s’il res­tait de la misère quelque part dans le monde et que je per­ce­vais cela… 🙁 Je n’ac­cuse pas Friot, son sou­hait est évi­dem­ment de voir dis­pa­raître l’a­bo­mi­nable scan­dale. Je n’ai pas la même approche.

    Allez ! Au plai­sir… comme on dit non loin de chez moi

    Le cor­beau mani­pu­la­teur alias Le renard psy­cho­pathe aller­gique au somniphère…

    Réponse
  58. Ana Sailland

    Dans une vision un peu sim­pliste et naïve (?), on pour­rait dis­tin­guer quatre sec­teurs qui ne sont pas spé­ci­fiques d’une époque ou d’une civilisation :

    1‑Un droit incon­di­tion­nel au par­tage de l’u­ni­vers, qui inclue les dons de Dame Nature & le Grand Oeuvre des ancêtres (sans dis­tinc­tion de filiation)

    2‑Un droit incon­di­tion­nel au par­tage du Grand Ouvrage Com­mun du pré­sent, du moins de la par­tie qui n’est pas des­ti­née au futur.

    3‑Un devoir de contri­bu­tion au pré­sent et à la fra­ter­ni­té trans­gé­né­ra­tion­nelle & et à la soli­da­ri­té avec la biosphère

    4‑Pour chaque indi­vi­du, un droit par­tiel au fruit de sa propre contri­bu­tion, en par­ti­cu­lier lors­qu’elle dépasse un cer­tain mini­mum requis.

    De nos jours,

    Le point 1 est abor­dé sur­tout à tra­vers le prisme de l’hé­ri­tage paren­tal, géné­ra­teur de la dura­bi­li­té des inéga­li­tés acquises ; même si, ne l’ou­blions pas, du moins en France, nous béné­fi­cions de cer­taines pres­ta­tions telles que, comme exemple, l’é­cole gratuite.

    Le point 2 n’est pas absent et se trouve concré­ti­sé dans l’u­sage des infra­struc­tures, encore l’é­cole, la CMU (?) et cer­tai­ne­ment d’autres choses.

    Le point 3 de nos jours est sur­tout trai­té sous l’angle du chan­tage, le « marche ou crève », et pour que ce chan­tage soit effi­cace, les droits 1 ou 2 sont réduits, et pire encore gérés de manière inéqui­table et dans l’ir­res­pect sys­té­mique et sys­té­ma­ti­sé du « les hommes naissent et vivent égaux »

    Si le devoir 3 est (de nos jours, je le répète) obte­nu presque essen­tiel­le­ment par le chan­tage, le point 4 est du domaine de la récom­pense et de la gra­ti­fi­ca­tion, ce qui est très dif­fé­rent. Mais il concerne aus­si la liber­té de contri­buer plus, ou de culti­ver son propre pré car­ré, ce qui soit dit en pas­sant peut par effet de bord consti­tuer une contribution.

    La ques­tion de la moti­va­tion et des moteurs du dyna­misme humain demeure au cœur du problème.
    Elle concerne les points 3 et 4
    Je pense que nous devons por­ter notre atten­tion sur la spon­ta­néi­té et la pul­sion contri­bu­tive qui sont effec­tives et effi­caces (cf logi­ciel libre, parent au foyer, béné­vo­lat etc).
    Dans l’in­cons­cient col­lec­tif, l’ac­cent est mis sur le chan­tage et la récom­pense, de manière excessive.
    Et le dés­équi­libre entre ces deux types de moteurs est douloureux.

    Le droit à rece­voir doit être tein­té du droit de conser­ver, et ici se pointe la ques­tion de la pro­prié­té, qui n’est pas non plus une mince affaire, puis­qu’elle aus­si donne lieu à des droits et à des devoirs, et à des pou­voirs qui sont très vite exces­sifs. C’est un autre sujet. Mais inséparable.

    L’argent n’ap­pa­raît pas dans ce qui pré­cède : c’est nor­mal dès qu’on réflé­chit à la vie de manière autre que comp­table. Rete­nons cepen­dant que s’il est un outil sym­bo­lique comp­table, le sym­bo­li­sé est fon­dant alors que le sym­bole ne l’est pas, ce qui induit des désordres psy­cho­lo­giques, c’est le moins qu’on puisse dire 😉

    Réponse
  59. philoo

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