« Crimes économiques contre l’Humanité » : une réflexion intéressante,
sur fond de réappropriation DES MOTS qui permettent de désigner l’ennemi et de nous défendre :
Crimes économiques
contre l’Humanité
« Selon la Cour pénale internationale, le crime contre l’humanité c’est :
« tout acte inhumain qui cause de graves souffrances ou atteintes à la santé physique ou mentale de celui qui le souffre, et commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile ».
Depuis la Seconde Guerre mondiale nous nous sommes familiarisés avec ce concept et l’idée que, quelle que soit leur ampleur, il est possible et obligatoire d’enquêter sur ces crimes afin de traduire les coupables devant la justice internationale pour leur faire payer leurs actes.
l’Islande est le seul pays à avoir poursuivi pénalement les responsables de la crise. C’est également le seul pays à avoir laisser ses banques s’effondrer.
Tous les autres gouvernements protègent ceux qui ont provoqué la crise.
Des situations telles que celles qui ont généré l’actuelle crise économique ont conduit à commencer à parler de crimes économiques contre l’Humanité. Le concept n’est pas nouveau. L’économiste et prix Nobel de la spécialité, Gary Becker, avait déjà introduit sa « théorie de la criminalité » au niveau microéconomique.
La probabilité qu’un individu commette un crime dépend, pour Becker, du risque pris, du possible butin et des peines encourues. Au niveau macroéconomique, le concept a été utilisé dans les discussions sur les politiques d’ajustement structurel promues par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) au cours de années 80–90, et qui ont eut d’énormes conséquences avec de graves coûts sociaux pour les personnes en Afrique, en Amérique latine, en Asie (au cours la crise asiatique de 1997–98) et en Europe de l’Est. Beaucoup d’analystes ont signalé ces organismes, les politiques qui les ont subventionnés et les économistes qui les ont conçues comme responsables, et tout particulièrement le FMI qui perdit une bonne partie de son prestige après la crise asiatique.
Aujourd’hui, les pays occidentaux sont ceux qui souffrent des coûts sociaux de la crise financière et de l’emploi, ainsi que des plans d’austérité qui sont censés lutter contre elle. La perte des droits fondamentaux tels que l’emploi, le logement et la souffrance de millions de familles qui voient leur survie en danger sont des exemples effrayants des coûts de cette crise. Les ménages vivant dans la pauvreté sont en train d’augmenter du manière exponentielle. Mais qui est responsable ? Les marchés, c’est ce que nous lisons et entendons tous les jours…
Dans un article publié dans BusinessWeek du 20 Mars 2009 sous le titre “Wall Street : crimes économiques contre l’humanité”, Shoshana Zuboff, ancien professeur à la Harvard Business School, soutenait le fait que lorsque l’ensemble des responsables de la crise nient les conséquences de leurs actions, ils démontrent à la fois « la banalisation du mal » et le « narcissisme institutionnalisé » dans nos sociétés. C’est un échantillon du manque de responsabilité et de la « distance émotionnelle” avec lesquelles ceux qui ont accumulés des millions, sont ceux qui maintenant nient être en relation avec le préjudice subi. Blâmer seulement le système ce n’est pas acceptable, tout comme il aurait été inacceptable d’accuser seulement les idées dans les crimes nazis et non pas ceux qui les avaient commis.
Blâmer les marchés est en fait rester à la surface du problème…
IL Y A DES GENS RESPONSABLES, et ce sont des personnes et des institutions concrètes :
– Celles et ceux qui ont défendu la libéralisation incontrôlée des marchés financiers
– Les cadres et les entreprises qui ont bénéficié de l’excès du marché durant le boom financier
– Celles et ceux qui ont permis leurs pratiques et leur permettre actuellement de sortir indemnes et renforcés, avec plus d’argent public, en échange de rien
– Les entreprises telles que Lehman Brothers ou Goldman Sachs
– Les banques qui ont permis la prolifération des crédits poubelle
– Les commissaires aux comptes qui ont certifié et garanti les comptes sociaux
– Les personnes qui, comme Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine sous les gouvernements Bush et Clinton, sont contre la réglementation des marchés financiers
– La propre FED qui, depuis 2008, n’arrête pas de faire marcher la planche à billets ce qui provoque, entre autres, l’augmentation de toutes les matières de premières nécessités dans le monde et met en danger son propre peuple.
– John Paulson, qui a empoché 5 milliards de dollars de profits en 2010 en continuant ses pratiques financières comme si de rien n’était.
– Les entreprises du CAC 40 qui ont gagné 140 milliards d’euros en 2010 distribuant des dividendes aux actionnaires ou investissant en auto financement sans créer d’emplois
– Les multinationales qui, tel que Telefonica SA depuis sa privatisation, conçoivent des plans de licenciements massifs alors que les résultats annuels sortent en bénéfices et non pas en pertes, ce qui démontre qu’il n’y a aucune logique prévue de développement durable à long terme, mais seulement une stratégie de rentabilité capitalistique individuelle à court terme.
En ce sens, sur les origines de la crise de 2008, la Commission du Congrès américain a été instructive.
Créée par le président Obama en 2009 pour enquêter sur les actions illégales ou criminelles de l’industrie financière, elle a interrogé plus de 700 experts. Son rapport, publié en janvier dernier, a conclu que la crise aurait pu être évitée. Il signale des défaillances dans les systèmes au point de vue de la réglementation et la supervision financière du gouvernement et des entreprises, dans les pratiques comptables et d’audit et dans la transparence dans les affaires. La Commission a examiné le rôle direct de certains géants de Wall Street dans le désastre financier, par exemple dans le marché des subprimes, et celui des agences chargées du classement des obligations.
S’il est important de comprendre les différents degrés de responsabilité de chaque acteur de ce drame, ne sont pas admissibles ni le sentiment d’impunité sans « responsables » et ni l’actuelle politique économique de répression que nous subissons tous, à tous les niveaux.
En ce qui concerne certaines des victimes des actuels crimes économiques :
En Espagne, avec 20% de taux de chômage depuis plus de deux ans, le coût humain et économique est monté en flèche. Des milliers de familles en subissent les conséquences pour avoir cru que leurs salaires de « milleuristes » paieraient l’hypothèque. Résultats : 90.000 saisies en 2009 et 180.000 en 2010 avec les expulsions qui suivent. Notez qu’en Espagne, bien que la banque encaisse la vente aux enchères après avoir saisi l’immeuble, l’ancien propriétaire doit encore 80% de la dette à l’organisme bancaire.
En France, il y a 6 millions de chômeurs et 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Pour mémoire, en Mars 2011, d’après les statistiques du ministère du Travail français lui-même, 57% des offres d’emplois correspondent à des contrats de travail de moins de 6 mois. Le système est en train de créer encore plus de précarité.
Aux États-Unis, le taux de chômage représente la moitié de celui de l’Espagne, mais suppose environ 26 millions de chômeurs, ce qui signifie une augmentation énorme de la pauvreté dans l’un des pays les plus riches du monde. Selon la Commission sur la crise financière, plus de quatre millions de familles ont perdu leurs maisons, et quatre millions sont en cours d’expulsion. Onze milliards de dollars de « patrimoine familial » ont « disparu » quand leurs actifs ont perdu de la valeur, y compris les maisons, les pensions et l’épargne. Une autre conséquence de la crise est son effet sur ”‹”‹les prix des denrées alimentaires et autres produits de base, secteurs auxquels les spéculateurs se déplacent avec leur capital (FED incluse). Le résultat c’est l’inflation et la pauvreté qui augmente.
Dans certains cas notoires comme celui de Madoff, l’auteur est en prison et les poursuites engagées contre lui car ses victimes ont du pouvoir économique. Mais en général, celles et ceux qui ont provoqué la crise, non seulement ont encaissé des bénéfices fabuleux, et ne craignent aucune représailles de quelque nature que ce soit. Personne n’enquête leurs responsabilités ni leurs décisions.
Les gouvernements les protègent et l’appareil judiciaire ne les poursuit pas.
En Europe, il y a un bon exemple actuel qui démontre tout ce que j’ai expliqué auparavant : il s’agit du très célèbre projet « pacte de compétitivité » franco allemand, rebaptisé (avec plus de douceur médiatique) « Pacte pour l’Euro ». S’y référant, l’actuel président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a récemment déclaré : “Notre but ultime est de créer des emplois.” Il l’a très bien dit d’ailleurs : c’est son dernier objectif, et non pas le premier malheureusement. Avant l’emploi en Europe, il y a l’euro, le mécanisme de sauvetage ou la « gouvernance économique ».
Nos technocrates se sont vendus, ou plutôt ont vendu leurs âmes au diable. Ils ont complètement oublié que leur mission principale, à partir du moment où ils acceptent d’être des acteurs politiques démocratiquement élus, est celle de servir leurs peuples respectifs. Par conséquent, en acceptant de fermer les yeux sur les pratiques illégales menées jusqu’en Septembre 2008, de sorte que les responsables commerciaux et/ou bancaires ne soient ni poursuivis ni punis, ces mêmes technocrates se retrouvent maintenant dans une impasse parce qu’ils se sont convertis en complices de ce qui s’est passé et tout ce qui reste à se produire.
Si nous avions des notions claires de ce qu’est un crime économique et s’il existait des mécanismes pour enquêter et poursuivre, on aurait pu éviter beaucoup des problèmes actuels. Ce n’est pas une utopie. L’Islande offre un exemple intéressant. Plutôt que de renflouer les banquiers qui ont ruiné le pays en 2008, le procureur général a ouvert une enquête pénale contre les auteurs. En 2009, le gouvernement tout entier a dû démissionner et le remboursement de la dette bancaire a été bloqué. L’Islande n’a pas socialisé les pertes comme le font de nombreux pays, y compris l’Espagne, mais a accepté que les responsables soient punis et que leurs banques fassent faillite.
De la même manière que les institutions et les procédures ont été créées pour juger les crimes politiques contre l’Humanité, il est l’heure de faire la même chose avec les crimes économiques commis par des institutions (quelles qu’elles soient) et des personnes physiques contre l’Humanité.
Maintenant c’est le bon moment, compte tenu que leur existence est difficile de réfuter. Il est urgent que la notion de « crime économique » soit incorporée dans le discours citoyen et que l’on comprenne toute son importance pour construire une démocratie économique et politique réelle. Au moins, tout cela fera apparaitre le besoin urgent que nous avons de réguler les marchés pour qu’ils soient au service de la société, et non vice versa. »
Mon commentaire (l’antienne d’Étienne) :
Bon, tout ça, c’est bien gentil, mais ça rate encore (lamentablement) LA CAUSE DES CAUSES :
1) Qu’est-ce qui CONDUIT les gouvernements à sauver les banques aux dépens de leurs peuples ? Leur dette électorale, puisque la prétendue Constitution impose aux peuples de seulement désigner leurs maîtres en guise de démocratie, à l’occasion d’un processus ruineux et CORRUPTEUR fallacieusement intitulé « suffrage universel ».
2) Qu’est-ce qui PERMET aux gouvernements de sauver les banques aux dépens de leur peuple malgré la colère de ces peuples ? Leur totale irresponsabilité devant le peuple, puisque la prétendue Constitution, au lieu de protéger les citoyens, organise méthodiquement leur totale impuissance politique entre deux élections truquées.
==> Qu’est-ce qui force les peuples à SUBIR d’aussi mauvaises (FAUSSES) « constitutions », toujours et partout ? La mauvaise qualité des processus constituants : L’ÉLECTION DES CONSTITUANTS des Constituants parmi les CANDIDATS PROFESSIONNELS de la politique, ce qui conduit aux pires CONFLITS D’INTÉRÊTS, avec des hommes de pouvoir qui écrivent eux-mêmes les règles supérieures qu’ils devraient craindre (!) et qui organisent DONC très méthodiquement — et très logiquement — la totale impuissance politique des gouvernés.
Cet article intéressant est donc, lui aussi, encore une fois, passé À CÔTÉ de l’essentiel.
Mais on va bien finir par y arriver : la question de la qualité du processus constituant va bien finir par surgir dans le débat public…
On peut rêver.
Étienne.

C’est effectivement bien gentil. L’auteur semble ne pas se rendre compte que 80% de la population des 100 pays les plus pauvres sont dans une situation pire que les 20% les plus pauvres des « pays occidentaux », pour exactement les mêmes raisons, et depuis, au moins, l’indépendance de ces pays.
Sur la responsabilité des « petits Eichmanns » (même si l’auteur ne mentionne pas l’expression), cette idée date au moins de 1995 (John Zerzan, « Whose Unabomber ? »). Elle a été réutilisée en 2001 par Ward Churchill dans « On the justice of roosting chickens ».
Bonjour à tous,
Je vous demande à l’avance de bien vouloir pardonner mes propos qui ne seront pas soutenus par autant de culture économique et politique que certaines interventions que j’ai pu lire au cours des nombreux échanges présents sur ce site. Je ne demande qu’à comprendre et avancer, mais je vois bien que j’ai beaucoup de chemin à parcourir sur ce sujet.
J’ai bien compris qu’Étienne place au centre de son combat la défense de la démocratie, la vraie, celle inspirée par le modèle athénien. Il la place au centre car, de ce système fondamental de notre société, découle ensuite tout le reste : les déséquilibres, les exactions, les mensonges, les abus que nous vivons au quotidien. J’aime cette idée de vraie démocratie car elle replace le rôle du citoyen dans la cité et va dans le sens de l’émancipation des hommes et pour laquelle nous vivons une époque charnière, décisive.
L’Ennemi a toujours été pour l’humanité, la perversion. J’entends par perversion, le fait de détourner une idée, un principe, un système de son chemin initial, de son essence, de son esprit, pour l’amener dans un sens différent (et souvent contraire) de son sens initial. Cette perversion est souvent initiée par des appétits égotiques et égoïstes, donc individualistes, et par conséquent n’ayant aucune considération pour le bien commun, travaillant uniquement à trouver la faille du système pour ensuite se goinfrer. C’est mon humble avis.
Nous voyons aujourd’hui la mascarade qui recommence sur les élections présidentielles et ce choix évident entre les deux partis majoritaires. Peut-être d’ailleurs le sont-ils par choix médiatique qui nous assomme à longueur d’année cette « évidence » qui n’est à mon avis qu’une illusion. À ma connaissance la grande majorité des Français n’adhèrent à aucun parti : ils n’ont pas plus la carte de l’ump que celle du parti socialiste. La décision devant l’urne n’est donc pas si « évidente » que cela… J’entends déjà autour de moi, cette réflexion révoltante : « bah oui, mais pour qui voter d’autre ? »
Autrement dit, ump ou socialiste, le reste n’existe pas, incroyable.
Quid d’Asselineau ? Est-il en lice ou rame-t-il pour obtenir les 500 voix qui lui donneront le ticket d’entrée ?
Étienne Chouard n’est d’aucun parti, comment se faire entendre par le plus grand nombre, comment obtenir une reconnaissance, une légitimité aux yeux des Français moribonds ?
J’ai le sentiment que cette graine qu’Étienne entretient et entoure de ses soins est un des plus grands espoirs pour le monde de demain, un demain qui pousse déjà la porte de notre présent (et je ne fais pas référence aux présidentielles).
Aux même titre que l’Énergie libre bourgeonne désormais un peu partout et que ses principes ne pourront plus être étouffés, que les mensonges ressortent inexorablement des marécages puants des compromissions politiques et financières. Je souhaite que le mouvement d’Étienne Chouard s’inscrive dans cette dynamique.
J’ai confiance car cette dynamique est le pont entre nous et les générations à venir. Les forces qui entravent aujourd’hui son développement sont des forces en déclin, tout l’indique selon moi. L’Histoire est toujours en marche mais l’horizon qui s’ouvre à nous aujourd’hui restera longtemps dans les mémoires.
Force et patience, courage et rectitude, amour et vérité sont nos compagnons de route.
Bonjour à tous,
je voudrais juste réagir sur les saisis et expulsions de milliers de gens suite aux crises économiques. Voici ce que j’ai trouvé dans une vidéo allemande et dont j’ai transcrit une partie en français :
« En 1969 un homme, Mr Jerome Daily, se retrouve devant le tribunal de Minnesota. Il conteste la demande de sa banque qui veut lui confisquer sa maison, suite à son impossibilité de rembourser le crédit qui lui a été attribué par celle ci. Son argument était, que, l’hypothèque, signé par lui et la banque, demande, à chacune des deux parties, d’apporter une forme légitime de bien propre. C’est à dire, chacun doit apporter une contre-valeur au contrat : « un contrat est basé sur l’échange d’une valeur en une autre ». Mr Daily explique, que l’argent que la banque lui a prêté n’était en effet pas la propriété de la banque, car il a été créé à partir de rien, lors de l’enregistrement du crédit accordé. Cet argent ne vient pas des réserves de la banque, mais a été tout simplement « inventé » par celle ci, qui ne met donc rien de son propre capital à disposition. Le président de la banque, Mr Morgen, a du avouer devant le tribunal, qu’il crée, avec la FED, l’argent par une écriture dans les livres. Qu’argent et crédit n’existent uniquement que s’ils les crée. Il avoue également qu’il n’existe aucune lois des Etats Unis qui lui permets de faire ceci.
Les jurés constatent qu’il n’y a pas eu de contre-valeur juridique de la part de la banque. La court a rejeté la demande de confiscation par la banque. Mr Daily a pu conserver sa maison.
Donc, en principe, à chaque fois que nous empruntons de l’argent à la banque, cet argent est une forme illégale de contre-valeur. Dans ce sens, le contrat de remboursement est caduque, car l’argent n’a jamais été la propriété de la banque.
Malheureusement, de tels jurisprudences sont ignorées. Et ainsi, l’endettement continue. »
(j’ai trouvé rien d’autre sur ce cas à par ceci, en anglais
http://fights4rights.com/1/daily.php .
Malheureusement je n’y comprend rien, sauf peut-être que la banque est aller en deuxième instance ? Qu’est ce qui en est advenu ?… je n’en sais rien. Avis à ceux qui comprennent suffisamment l’anglais !)
la vidéo continue ainsi (j’abrège…) :
« L’ultime question est alors : Pourquoi ?
L’esclavage se sert d’une force de travail en contrepartie d’un logement, de nourriture et de soins.
L’esclavage moderne consiste à utiliser les forces de travail, tout en laissant aux esclaves le soin de s’occuper eux-mêmes de leurs logements, leur nourriture et leur santé.
Celui qui contrôle l’argent, contrôle les forces de travail à travers les salaires.
La création monétaire par les banques est de l’esclavagisme moderne.
L’argent est crées par les dettes.
Que font les gens, quand ils sont endettés ?
Ils se mettent au boulot pour éponger leurs dettes.
Mais, si les crédit sont uniquement crée par des dettes, comment une société peut elle se des-endetter ? »
Bref, en ce qui concerne le cas de Jerome Daily, est ce que quelqu’un sait si des procès similaires ont été tentés ailleurs ? Que peut en dire un(e) juriste ?
cordialement
simone
A propos de Jerome Daly :
http://en.wikipedia.org/wiki/First_National_Bank_of_Montgomery_vs_Jerome_Daly
En bref : le jugement en première instance a été annulé en appel et ne peut donc pas servir de jurisprudence ; ce n’est pas le seul cas où cet argument a été utilisé, accepté en première instance et rejeté en appel.
Eh ben, je m’en doutais. Merci pour ta réponse !
L’Europe du oui s’est renforcée lors du dernier « travail » de l’Assemblée Européenne : Comme lors de la séance précédente, la droite, les libéraux, les sociaux-démocrates et les verts ont présenté une résolution commune. L’Europe du « Oui » à son programme commun : l’austérité. Ils y ont réitéré leur accord avec le fond du Traité et ont à nouveau appelé à son inscription dans le Traité de Lisbonne. Ils n’ont pas envisagé la possibilité d’un référendum…Mais ils ont récolté un significatif vote OUI qui devrait faire réfléchir plus d’un ici-même : celui de Marine LEPEN qui sait être adoubée à la fois par le lobby juif US et valser à Vienne avec les néo-nazis.
Mais je ne suis pas hors sujet en écrivant çà ici : En effet, si Étienne a raison de cultiver la petite graine précieuse de la démocratie Athénienne, nous devons aussi nous demander pourquoi cette plante miraculeuse n’a pas envahi la planète…
C’est à cause de la tautologie du système , laquelle nous enferme dans notre propre tautologie : comment faire exploser cette bulle d’infertilité ?
« l’impuissance » des peuples vient bien de quelque part au sein de chaque être humain : il s’agit à mon humble avis de la lâcheté intrinsèque à la nature humaine, celle du « sauvage de jj Rousseau »…
Sartre a écrit quant à « La nausée » que donne un peuple atteint par le virus de lâcheté.
Ne faut-il pas regarder en face en quoi consiste exactement, concrètement, aujourd’hui, cette « éternelle lâcheté humaine » ?
Elle consiste à se trouver un alibi « noble et valorisant », pour renoncer à intervenir dans le combat politique tel qu’il nous est imposé : s’il s’agissait de régler le contentieux historique avec un match de foot, plus personne n’aimerait le foot , chacun adoptant la posture de l’intello bien connu pour son aversion contre ce « jeu de c.. »
Mais ce qui nous fut présenté en Mai 2005, ce n’était pas un match de foot, c’était un référendum : contre l’évidence initiale des sondages, la résistance des « NONISTES DE GAUCHE » a été exemplaire.
Aujourd’hui, il y a un référendum pour ou contre l’austérité décidée à Bruxelles par Marine , les soc, la droite et les « verts »…
Le NON à tout ça, c’est le vote FdG, et l’intervention de chaque « citoyen refusant la lâcheté générale », seule attitude enfin de vraie « résistance », qui ne refuse pas le premier des combats (électoral), mais qui mobilise à cette occasion pour une « révolution citoyenne », dont la revendication centrale est bien celle d’un « processus constituant » où un peuple se constitue en fronts de luttes à la fois sociales, électorales et « philosophiques », dans le sens où la philosophie redevient comme à ATHÈNES une nécessité vitale populaire : Avec une telle attitude, le front entre dans une logique de conquêtes à la fois de souveraineté populaire de légitimité populaire : un peuple lâche s’abuse lui-même en utilisant l’alibi du « tirage au sort » à contre-sens, pour masquer le chemin fait d’une suite logique d’engagements concrets qui peut donner son sens à cette « chose ».
M.E.S : la mise en esclavage de l’Europe ! Coup d’état dans 17 pays simultanément
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) est le dispositif permanent de gestion des crises. Un fonds permanent de renflouement de l’euro doté de pouvoirs exorbitants
Les élites européennes sont prêtes à nous endetter à 77% pour sauver l’UE. Tout le système financier peut basculer en quelques jours.
Fillon a déclaré qu’il faut « une gouvernance économique européenne », ce qui veut dire que des technocrates financiers, non élus, auront le pouvoir des choix économique des pays
Ils sont prêts à endetter les peuples pour sauver les banques. L’union européenne s’apprête à faire passer le « mécanisme européen de stabilité » : M.E.S, l’Union des dettes, dans l’ignorance des peuples et sans qu’ils aient leur mot à dire. Les oligarchies veulent à tout prix le finaliser, le mettre en œuvre, et ceci sans retour possible.
Le 11 juillet 2011 le traité était signé. Le lendemain aucuns journaux Français ou étrangers ne titraient sur cette signature. La traduction de ce texte en français date du 15 octobre 2011
Ce traité deviendra définitif, lorsque les Parlements des 17 pays de la zone euro l’auront ratifié.
Le MES est le nouveau dictateur européen. Il peut simplement exiger des pays de la zone euro de payer des milliards d’euros sous 7 jours.
Le « MES » est créé sous clause de DUREE ILLIMITEE – et un Etat signataire n’a aucune possibilité de sortir du processus. Nous appartiendrons à jamais aux Banques, inconditionnellement et irrévocablement, nous serons les garants et cautions des dettes auprès des banques, lesquelles ont un intérêt majeur à ce que cet endettement ne prenne jamais fin.
Le MES contrôle sur tous les budgets des Etats membres, toute imposition et taxation, droits de douane et TVA acquittés doivent lui être « restitués »….
La bureaucratie Bruxelloise arrive à adapter les traités à toute vitesse pour effectuer ce coup d’état dans 17 pays simultanément
LE MES NOUS MET EN ESCLAVAGE POUR 4.000 MILLIARDS. Ad vitam æternam
4000 milliards d’euros, serons nécessaire pour sauver les banques européennes. Et c’est nous tous qui allons payer. Le mécanisme va nous mettre en esclavage absolu par la dette, l’UE a créé un traité hors la loi, AVEC IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE, Si le MES passe, nous sommes tous mort économiquement. C’est une dictature au seul bénéfice du Cartel
Pour ne plus être esclaves des banques, il faudrait progressivement se soustraire à leur pouvoir en créant plus d’espaces ruraux dans les villes du monde entier et donc revendiquer la ruralisation des villes au lieu de nous laisser embétonner. Mais seul, on ne peut rien faire, surtout quand on est au chômage.
Au lieu de cela, tous les partis se contentent d’accroître les professions d’exploitants de misère, surtout sur le dos des plus pauvres si mal représentés par le système syndical. R
@Marguerite
Je crois que le réaménagement des villes ET des campagnes est une réflexion essentielle ; je ne crois pas qu’on puisse durablement garder une société tout simplement humaine avec une sur-urbanisation et sur-industrialisation des campagnes.
Il y là un chantier majeur à mener et qui plus est par les citoyens eux mêmes. Il faudrait aller bien au delà de quelques initiatives marginales mais mettre le paquet en terme de planification et d’investissement . Il y a là un potentiel d’activités créatrices considérables dans tous les domaines de la vie ; c’est une reprise en mains du territoire , du milieu nourricier.
Il faudrait conceptualiser cela et en faire une option politique majeure.
Je ne pense pas qu’on puisse durablement régler les problèmes sociaux , écologiques , économiques , moraux etc sans une recherche appliquée dans ce sens aux niveau des politiques des états :une action politique forte : pas seulement des initiatives pilotes ou « exemplaire » ( mot à la mode et assez désagréable )
Dans plusieurs commentaires présentés ci-dessus, le modèle de la démocratie athénienne est pris pour exemple.C’est une idéalisation dangereuse. Faut-il rappeler que la démocratie athénienne fut en fait une oligarchie déguisée (10% du peuple d’Athènes y participait : les hommes libres majeurs, fils de citoyens, ayant fait l’éphèbie (sorte de service militaire). Doit-on aussi rappeler que les hautes magistratures (Charges) du pouvoir étaient occupées par les plus riches qui avaient le moyen de financer des liturgies (acte civique fondé sur le financement sur fonds personnels d’une nécessité publique : armer une trière (bateau de guerre) ou financer un spectacle pour le peuple) et donc d’exercer une influence par l’argent. Si le système fut innovant en son temps et a pu servir d’exemple pour créer nos démocraties contemporaines, il ne mérite pas l’idéalisation : il n’est pas fondé sur les droits de l’homme (esclavage), ni sur la véritable égalité (influence et poids des riches familles athéniennes), pas plus que sur l’universalisme démocratique symbolisé par le suffrage universel (symbole pourtant nécessaire, même si la véritable démocratie ne peut se fonder que sur l’électoralisme).
Que pourrait-être une création démocratique issue d’un processus constituant qui partirait plus ou moins spontanément de la base populaire, puisque c’est ce à quoi semblent aspirer certains auteurs de commentaires ? Une nouvelle illusion aux conséquences dramatiques ? Les Bolcheviques russes n’en furent-ils pas victimes en créant des milliers de soviets (comités d’ouvrier, paysans et soldat aux niveaux du quartier, de la ville, de la région, etc…) populaires pour créer ex nihilo une nouvelle société ? On connait le résultat…le goulag. Les Républicains de 1793–1794 ont eux aussi voulu faire table rase du passé en s’appuyant sur les sections des sans-culottes pour établir la République idéale et, pendant que Robespierre prononçait de magnifiques discours sur la libération de l’homme, il couvrait le premier génocide de l’histoire, celui des Vendéens (voir à ce propos le dernier livre de Ronald Seychet sur ce drame qui montre, documents à l’appui que Robespierre et son entourage ont planifié depuis le Comité de Salut public l’extermination du peuple vendéen au nom d’un Peuple idéalisé. Robespierre tua au nom d’une idole qu’il s’était construit, comme le firent les soviétiques. Ces idéaux de pureté démocratique et sociale poussés à l’extrême sont souvent des formes de déni du Réel, lequel est remplacé par une idéalisation intellectuelle. La conséquence peut en être un découplage dramatique entre le réel et l’idéel qui ouvre le gouffre par lequel surgit une des formes du véritable mal : l’extermination massive et sans raisons de l’Autre sur lequel sont projetés toutes les fantasmatiques négatives des commanditaires.
Méfions nous donc d’une idéalisation du réel qui tend vers l’obsession de pureté. Etienne Chouard a exprimé sur une vidéo son admiration pour Robespierre, cela met mal à l’aise lorsque l’on ne se contente pas des idéaux de l’ »incorruptible » pour estimer la valeur du personnage, mais que l’on étudie ses actions sur le réel.
cher bruno, Robespierre a été celui qui,au sein du comité de salut public, était le plus modéré…et ce sont les royalistes vendéens qui ont pris les armes, contre la république..
si la république confisquée a par la suite fait de robespierre le repoussoir absolu, c’est pour mieux conjurer sa peur du peuple !
et le véritable problème de cette révolution,c’est l’idéologie jacobine et son centralisme, bref, le contraire de la constitution de Robespierre !
alors je souscris à ton analyse de la cité athénienne, mais on n’est pas là pour juger des gens qui vivaient il y a 2500 ans,
si tu te satisfait du système en place, tant mieux, mais ne va dire que l’organisation démocratique à la base conduit au goulag,
le soviet, l’assemblée, c’est l’organisation spontannée de la démocratie populaire, on voit ça dans tout mouvement de grève, ou dans n’importe quelle communauté, les gens s’assemblent pour prendre ensemble les décisions,
là encore, tu n’as rien compris à l’histoire, tu dois avoir les même bouquins écris pour inciter les peuples à ne surtout pas se révolter,
Lénine et ses acolytes bolcheviks n’ont pas créés les soviets, ce sont les ouvriers et les paysans qui les ont créés, et l’ukraine et les makhnovistes ont fonctionné plusieurs années comme ça,
mais comme le marxisme léninisme a sa théorie du parti d’avant garde et de la centralisation, comme ils pensaient savoir pour le peuple ce qu’il devait faire et surtout que la fin justifiait les moyens,
ils ont manipulés les soviets libres et autonomes, ils ont pratiqué la terreur, ils ont supprimé l’assemblée constituante, ils ont déporté ou tué des milliers d’anarchistes, donc non monsieur, l’organisation autonome du peuple à la base ne conduit pas au goulag, c’est le centralisme, le parti unique et la volonté de faire rentrer de force un peuple dans une idéologie qui mène au goulag.
et cela dit, à la décharge des Bolcheviks (ils ont tout de même fait moins de mort que le capitalisme…je rappelle que des gens meurent de faim dans ce monde et que quand ils viennent chez nous, on les parque dans des centres de rétention), à leur décharge, ils n’auraient pas eu à exister si les blancs n’avaient pas pris les armes contre leur propre peuple, aidés par les pays capitalistes…comme pendant la révolution française, ou en allemagne, ou en espagne, ou en afghanistan, ou au Chili, c’est encore le camp démophobe, le camp des puissants, le camp capitaliste, qui a fabriqué les monstres…
c’est à nous, citoyens de rester vigilants pour qu’il n’y ait pas de dérives, et l’histoire comporte des leçons, encore faut-il ne pas laisser les ennemis du peuple écrire l’histoire et nous l’enseigner…désintoxicons-nous !
Ce cher Jean Ziegler
onu. 1 enfant meurt de faim tte les 5 sec (Jean… par skoumassou