http://www.ladettelefilm.blogspot.com/
Un film en cours de montage, où vous retrouverez (un peu) le père Chouard 🙂
Il y a quelques petites ITV sur ce blog.
http://www.ladettelefilm.blogspot.com/
On peut aider ces journalistes indépendants (il n’y en a pas tant que ça en France, il faut protéger l’espèce avant qu’elle ne disparaisse) en préachetant leur DVD, si j’ai bien compris ; un peu comme le font les Mutins de Pangée avec les DVD de Mermet et Chomsky, par exemple : c’est une bonne formule, où les citoyens se forment entre eux — et en payant tout, pour ne surtout pas dépendre des riches. Ça se tient.
Étienne.

Ce projet de film ne touche pas le fond du problème.
En tant que professionnel de la langue française (traducteur-réviseur P4 dans une organisation internationale des Nations Unies), je tiens à dénoncer une grave confusion sémantique qui peut expliquer la Crise structurelle. Les termes très vagues de « monnaie », de « fonds » ou d’«argent » correspondent en effet à plusieurs masses monétaires différentes car –grosso modo et en sciences économiques élémentaires- il faut distinguer d’une part les dépôts (c’est-à-dire les masses M1-M2 – argent-rémunération – Bargeld en allemand) et d’autre part les créances (masse M3 – argent-crédit – Schriftgeld). Pourquoi confondre dépôts réels et créances virtuelles, alors que celles-ci ne correspondent à aucune sortie d’actifs et ne sont que des lignes d’écritures comptables de crédit ?
Le seul prix Nobel français de Sciences économiques (1988), Maurice Allais, a toujours dénoncé l’illogisme consistant à appliquer aux crédits créés ex-nihilo (simples écritures comptables) les mêmes règles économiques qu’aux dépôts réels, c’est-à-dire le remboursement du capital prêté plus les habituels intérêts. C’est ainsi qu’il a pu écrire dans le journal Le Monde du 28 octobre 1988 cette phrase incroyable : « Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre le métier de banquier et celui de faux-monnayeur. »
(suite sur http://dbloud.free.fr/limposturemonetaire.htm).
Merci de ton attention. DB
Bonjour Denis Bloud,
Quel est le fond du problème ?
Je fais passer cette info (qui est peut être déjà passée ici ? Mais pas le temps de tout suivre : il faut être retraité pour être citoyen!)
Elle semble très intéressante parce qu’elle montre que l’Assemblée Nationale peut ( le croiriez vous ? ) être utile !
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion4095.asp
N° 4095
_____
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 15 décembre 2011.
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
tendant à la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger
et pour libérer la France de la pression des marchés financiers,
(Renvoyée à la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, à défaut
de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par Madame et Messieurs
Jean-Jacques CANDELIER, Jean-Pierre BRARD, Marc DOLEZ,
Jacques DESALLANGRE, Jacqueline FRAYSSE et François ASENSI,
députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, bas salaires, culture, environnement… nous subissons au quotidien l’austérité budgétaire.
Et le pire est à venir. La charge de la dette représente désormais le premier poste budgétaire de la Nation. Pour 2012, près de 50 milliards d’euros seront versés aux rentiers.
Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ». « Il en va de l’avenir de nos enfants, nous vivons au-dessus de nos moyens »…
Telles sont les rengaines que nous ressassent les grands médias, l’Union européenne, la Banque centrale européenne, le FMI et les gouvernements et forces politiques à la solde des marchés financiers.
Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous refusons, au nom de l’alibi de la dette, la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe.
La France a‑t-elle trop dépensé pour l’école ou la santé, ou bien est-ce que ce sont les cadeaux fiscaux et sociaux qui ont asséché les recettes ? La dette a‑t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? À quelle oligarchie financière, française ou étrangère, profite la dette et la politique d’austérité ? Pourquoi les États européens sont-ils obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que ces dernières peuvent emprunter à bas coût auprès de la Banque centrale européenne(1) ? Quelle stratégie engager pour se libérer de la pression des marchés ?
Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans le dos des citoyens par les « experts » du système. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui éclaire notre avenir commun. Nous proposons de porter la réflexion sur cette « dette odieuse », contractée sous la dictature des marchés financiers pour des objectifs contraires aux intérêts des citoyens.
La nature économique des sommes prêtées est un facteur de plus qui interroge la légitimité de la dette publique. Son illégitimité ne repose-t-elle pas largement sur la nature des opérations des prêts qu’il faudrait honorer ? Ceux-ci, en effet, sont loin d’être la contrepartie d’une épargne patiemment amassée suite à un dur labeur mais relèvent, pour bonne part, des banques ou des « hedge funds ».
Nous proposons de relayer la demande citoyenne qui s’exprime en faveur d’un vaste audit public sur la dette publique, en vue d’une annulation partielle. Il faut identifier les facteurs qui permettent de caractériser la dette comme illégitime, ainsi que ceux qui justifient le remboursement d’une fraction de la dette à certains créanciers. L’analyse des origines de la dette de la France aidera à cerner les contours de la dette illégitime et à poser la question de son annulation partielle, comme solution à fondement économique et éthique.
La commission d’enquête, dont il vous est proposé la création, est une étape importante de la reprise en main de nos affaires par les représentants élus du peuple.
—–
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
Il est créé une commission d’enquête de trente membres chargée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger et pour libérer la France de la pression des marchés financiers.
______________
1 () Le Traité de Maastricht et celui de Lisbonne interdisent aux États membres de se financer par leurs banques centrales ou par la Banque centrale européenne et les obligent à se financer plus chèrement auprès du secteur privé (les « marchés financiers »). En France, cette interdiction date de la loi n° 73–7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France.
Source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion4095.asp.
Si des gens sont au courant de cette proposition et de ce qu’il s’en est suivi ?
.…..J’ai pris 5 mn pour repérer les députés à l’origine de la proposition de commission d’enquête sur la dette :
http://www.jjcandelier.fr/spip.php?article30
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Brard#Biographie
http://www.marc-dolez.net/
http://www.nosdeputes.fr/jacques-desallangre
http://www.jacqueline-fraysse.fr/
http://www.francoisasensi.com/parcours/
.…..Une petite dernière avant d’aller travailler .…
« ASSEMBLÉE NATIONALE
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
Article unique
Il est créé une commission d’enquête de trente membres chargée d’examiner la dette publique et les choix à faire pour l’alléger et pour libérer la France de la pression des marchés financiers. »
L’idéal, ce serait que cette commission parlementaire utilise une méthode participative pour son enquête, avec utilisation des médias et journalisme d’investigation, puis diffusion d’un doc + débats ouverts aux citoyens.
Toujours la même préoccupation du citoyen lambda.
@DenisBloud,
c’est bien confus tout ça !
Petit rappel :
Les agrégats monétaires
I) La monnaie :
1) les espèces (pièces et billets) (ou « argent liquide ») Bargeld en Allemand, cash en Anglais
2) la monnaie scripturale, c’est à dire ce qui se trouve sur les comptes en banque sous le titre de « dépôts à vue » et qui peut servir de moyen de paiement immédiat pour solder une dette par l’intermédiaire d’un « instrument de la monnaie scripturale » (chèque, carte, transfert électronique…)
Le stock de monnaie = M1
II) L’épargne monétaire :
1) les livrets et autres dépôts à préavis <= 3 mois
2) les dépôts à terme <= 2 ans
= M2 – M1
III) Les instruments négociables :
1) Pensions
2) Titres d’OPCVM monétaires
3) Titres de créances <= 2 ans
= M3 – M2
M3 comprend donc tous les engagements à moins de deux ans des banques vis à vis des résidents.
Il n’y a pas de « confusion sémantique » (à part dans votre esprit?).
PS : Même question que Guillaume : quel est « le fond du problème » ?
Faut savoir Di Girolamo, … avoir des amis dans la forteresse ennemie, ça peut aider.… Soit les hommes politiques ne servent à rien, soit la proposition du front de gauche (reprenant l’appel du collectif pour un audit citoyen de la dette, dont je suis un participant) a du sens et ça a du sens d’avoir quelques députés infiltrés… Alors merci à celles et ceux qui ont voté pour eux au lieu de s’abstenir et laisser les autres choisir pour eux ?
Cela dit, (comme nos compatriotes font un peu n’importe quoi dans le secret de l’isoloir et acceptent encore comme légitime le résultat de l’agrégation de leurs lubies), cette résolution n’a pas été et ne sera jamais votée par la majorité actuelle, et la proposition de résolution de la gauche unitaire Européenne n’aura pas plus de chances de succès non plus au parlement européen…
En initiative parallèle et complémentaire, il y a la pétition http://www.audit-citoyen.org/ et continuer à relayer les infos 🙂
Sitouaillin
Mon courrier à M. Candelier :
Monsieur le député
J’ai été assez surpris de découvrir que s’était constituée une commission parlementaire d’enquête concernant la dette publique. On touche là un problème clé concernant la souveraineté des pays et leur indépendance par rapport au secteur financier privé. On touche aussi un tabou puisque la pensée politique unique est que c’est ainsi et qu’il n’y a même pas utilité à s’interroger sur la question.
Dans mon ignorance du fonctionnement de l’Assemblé Nationale, cela me sidère de voir s’ouvrir une enquête au sujet de la dette.
J’aimerais savoir quels résultats politiques on peut espérer d’une telle démarche ? Si elle n’est pas par avance condamnée à rester dans l’ombre ?
En ce qui me concerne, je pense qu’une grande partie de nos problèmes pourraient trouver des solutions, s’ils faisaient l’objet d’enquêtes, d’investigations, d’études, de réflexions, de débats, et que ces travaux soient médiatisés et participatifs.
Je prêche pour une réforme de l’outil politique consistant à compléter la gestion partisane alternative court terme du pays (votes tous les cinq ans pour un président et des députés) par la création d’un outil de réflexion long terme au dessus des partis (démocratie cognitive) ; le fait de ne pas disposer d’un tel outil condamne nos systèmes politiques à la gestion sectorielle technique et ne permet pas de prendre de la hauteur globalement, nous privant de direction, de vision long terme, nous enfermant dans le système sans possibilité de nous en extraire même s’il est non durable et au bout du compte destructeur.
Votre enquête serait adossée à un média de masse, un journaliste d’investigation créant un doc sur le sujet, des débats seraient organisés, au national sur tv publique, au local dans les communes, les citoyens pouvant participer, nous aurions là les ingrédients d’une nouvelle collaboration entre les élus et leurs concitoyens, permettant de mettre en lien et mouvement les acteurs, en marche l’intelligence collective. Merci de penser à cette proposition qui demande certes un travail de mise au point sérieux mais qui est selon moi susceptible de nous aider, tant notre actuel outil de gouvernance est devenu inadapté aux enjeux, et à la crise globale qui ne fait que débuter.
Cordialement
—
Réponse de Jean-Jacques Candelier :
Bonjour et merci.
Cette commission d’enquête n’est pas créée, elle est pour l’instant simplement proposée.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/dette_publique_pression_marches.asp
Le but est de débattre, de manière politique et citoyenne, sur un sujet présenté comme technique. Il existe par ailleurs déjà un document officiel de l’AN sur la dette :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/liste_rapporteurs.asp#
Malheureusement, cette proposition de création de commission d’enquête n’est pas soutenue par l’ensemble des députés.
Il est dans votre possibilité, si vous le voulez, d’écrire aux élus pour faire aboutir cette demande en leur proposant de cosigner la proposition de résolution de M. Candelier.
Merci.
Comme tu le vois, pour simplement étudier un problème, nous sommes tous, députés comme citoyens, obligés de pétitionner.
Il faut quémander la démocratie !
LA CITOYENNETÉ ÉTANT TRAITÉE COMME UN LOBBY PARMI D’AUTRES ; COMME UN CONTRE POUVOIR, ALORS QUE C’EST LA PRATIQUE DU POUVOIR.
C’est là où se situe le piège.
C’est pourquoi la revendication majeure et prioritaire, c’est la mise en place DANS L’ESPACE PUBLIC, DANS L’INSTITUTION, d’un outil citoyen (comprenant élus et non élus) d’audit permanent des problèmes.
Ce n’est pas ce que propose Mélenchon.
Cher Di Girolamo,
Mélenchon ne propose rien, il porte le programme « l’Humain d’abord » du Front de Gauche, qui a été élaboré dans ses grandes lignes par les collectifs de militants des organisations membres du FdG et des militants associatifs ou « électron libres », il a été affiné et chiffré par les experts des différents partis. Il est en ce moment précisé et complété par les discussions des assemblées citoyennes du Front de Gauche.
L’audit citoyen de la dette fait partie de ces propositions nouvelles émanant des assemblées citoyennes, reprenant l’initiative de membres d’attac et autres organisations :
http://www.audit-citoyen.org/
Je tiens à rappeler que c’est par l’audit citoyen de la dette, que la rupture avec le néolibéralisme a été initiée par le gouvernement de Raphaël Correa en Equateur.
Ce que tu proposes, sans d’ailleurs en préciser les formes concrètes, relève du processus constituant, au cours duquel il faudra examiner les modalités d’évaluation des politiques publiques.
Dans la législations actuelle, les institution chargées d’évaluer les politiques publiques sont multiples,
il y a par exemple la Cour des Comptes, le Conseil économique et social et les différentes commissions parlementaires pérennes (par ex la commission des finances) ou ad hoc (par ex la commission sur la bioéthique).
Il existe également à tous les niveaux de la hiérarchie des lois, des dispositions prévoyant l’évaluation des actions prises par les divers exécutifs (de la commune au gouvernement. Avec l’accroissement des expérimentations, l’évaluation des politiques publiques prend d’ailleurs une dimension de plus en plus importante. Et chaque administration dispose de cellules d’évaluation et de prospective, qui travaillent en interne et peuvent commander des études à des organismes d’évaluation indépendant. Enfin, toute action où interviennent des fonds européens est soumise à un protocole d’évaluation strict.
Ces évaluations ex ante, in processo et ex post, revêtent diverses formes, débat public, enquêtes d’organismes spécialisés, recueils de statistiques, enquêtes parlementaires, etc.,
elles sont dans l’ensemble rendues publiques et accessibles sur internet, y compris dans certaines communes.
la proposition de jury citoyens de S. Royal, reprenant des expériences ayant lieu partout en Europe, visait à élargir le champ des politiques évaluées et à accroître l’implication citoyenne dans l’évaluation.
nul doute qu’il s’agit-là d’une dimension essentielle de la démocratie et que la future constitution serait bancale si elle ne contenait aucun chapitre consacré à l’évaluation, où, je n’en doute pas, le tirage au sort aurait toute sa place.
Cela dit, en voyant l’ensemble des productions des institutions actuelles, auxquelles il faut rajouter les travaux d’ONG,de syndicats, d’institutions internationales, etc., l’audit permanent existe déjà…il fait très peu appel à l’expertise du citoyen lambda, c’est un fait.
Le problème de fond se situe
d’une part sur le plan de l’Espace Public (au sens d’Habermas, auteur à lire absolument!),
où le rôle du journaliste n’est pas rempli de manière satisfaisante, et ce, principalement du fait d’un modèle économique incompatible avec le souci d’outiller les citoyens dans l’exercice de leur esprit critique.
(à titre d’exemple je rappelle que le passage de N. Sarkosy au Ministère de l’Intérieur fut une relative catastrophe sur les objectifs qu’il avait lui-même fixé, il fut pourtant choisi par la moitié des citoyens qui se sont rendus aux urnes comme président, j’en rends responsables les médias, dont les propriétaires sont des amis personnels du susnommé)
D’autre part, sur le plan du mode de prise de décision politique, il n’existe dans l’actuelle constitution, pratiquement aucune disposition contraignante quant à l’intégration des résultats des évaluations à la décision, ce qui permet au gouvernement actuel de prendre des choix dont les conséquences ont clairement été démontrées comme contraires aux objectifs fixés ou à certains principes fondamentaux, j’en sais quelque chose pour avoir été pendant deux ans chercheur dans un organisme d’évaluation des politiques publiques travaillant pour nombres d’organismes territoriaux, nationaux et autres.
Voici donc deux points essentiels, auxquels notre mobilisation citoyenne doit remédier et pas seulement via un processus constituant. néanmoins sur le sujet qui nous occupe, selon moi,ce dernier devra aboutir à :
- la reconnaissance des média comme un « pouvoir », pouvoir devant être régulé, maintenu dans son indépendance (du pouvoir politique et économique), et soumis au service de la citoyenneté éclairée.
- la reconnaissance de l’évaluation comme dimension essentielle de la démocratie,incarnée dans des institutions et dispositifs permettant l’indépendance (des contingences politiques, notamment électoralistes, des contraintes budgétaires,etc.), la transparence et la précision. Cette dimension de l’évaluation devrait reposer sur une forte dimension participative (associant membres d’organisation de la société civile et citoyens tirés au sort, et être intégrée à tous les champs du politique, avec des dispositions rendant les résultats contraignants.
enfin, dans la mesure où il existe des méthodes efficaces et éprouvées d’élaboration de budgets participatifs, l’application de mécanismes de démocratie directe dans le processus d’élaboration du budget de l’État (ou toute autre institution) et la fixation des règles de financement devrait permettre d’éviter les problèmes que nous vivons avec cette histoire de dette.
Pour le moment en tout cas, il nous faut résister au pacte européen qui va encore aggraver la situation avec un contrôle de la Commission sur les budget des Etats.
Ce combat devrait permettre de s’appuyer sur ce fait : si les Dirigeants de nos États acceptent la mise sous tutelle de leurs budgets auprès d’une institution non démocratique, et s’ils sont prêts à se laisser évaluer par des agences de notation,alors il va d’autant plus de soi qu’une mise sous tutelle puisse intervenir, cette fois sous la coupe des citoyens, et que l’évaluation citoyenne remplace les diktats des psychopathes néolibéraux de la commission européenne et les notes d’agences visant à guider les créanciers cupides.
Un petit travail synthétisant l’évolution des soldes primaires entre 1959 et 2010 sur http://monnaie.wikispaces.com/Etude+1959–2010
Mais je suis quand même heureux que le sujet des dettes publiques et de leurs justification ait réussi à traverser une barrière !
J’aimerai que vous m’aidiez tous pour lister les arguments qui font qu’à mon avis l’Etat n’a pas à payer d’intérêts sur ses besoins de financement (financement direct sans intérêts de la Banque Centrale)…
En tous cas, bravo à vous Di Girolamo
sitouaillain tu écris :
« Ce que tu proposes, sans d’ailleurs en préciser les formes concrètes, relève du processus constituant, au cours duquel il faudra examiner les modalités d’évaluation des politiques publiques. »
Pas vraiment :
En matière de politiques publiques il faut distinguer
d’une part l’ensemble des politiques sectorielles menées dans tous les domaines de la vie publiques qui font l’objet de réflexions amont, délibérations, décisions, mises en œuvres, évaluations ….Comme tu l’indiques des processus de suivi existent et sont à améliorer.
Et d’autre part la logique qui les produit, la direction politique générale, le projet de société qui façonne la société, produit son mode de vie, sa culture, son organisation et l’ensemble de ces choix politiques…. A ce niveau là, qui pourtant est fondateur du reste, rien d’organisé. Les politiques publiques sont suivies et évaluées pour elles mêmes mais pas jugées à l’aune d’un regard plus global et plus prospectif.
Notre système politique ne fait pas cette distinction et en ce sens la politique consiste à maintenir et réguler un ordre systémique établi, par : l’armée, la police, les lois et les diverses politiques sectorielles, le poids du présent , le poids de l’habitude, le voile de fumée médiatique , propagande et divertissement . La mondialisation des choses faisant un nœud matériel historique très serré et difficile à démêler. Dans ce cadre, la politique est essentiellement fataliste, technique et gestionnaire ; elle est de droite ou de gauche c’est-à-dire orientée vers la défense des intérêts divergeant des deux classes sociales. Il lui manque l’aspect essentiel d’observation et mise en débat du système lui-même, l’étude de la relation que nous produisons avec notre planète et avec les autres ; il lui manque une réflexion écologique.
Si l’écologie a autant de mal à émerger c’est qu’elle oblige à un retour global sur la société ; les enjeux qu’elle porte touchent à la survie de l’espèce et la durabilité de nos sociétés ; elle porte le débat non seulement sur la justice sociale ; les relations d’exploitation des hommes entre eux , mais aussi en même temps et dans la même logique globale sur le mode de relation des hommes à leur planète ; le système aborde donc avec difficulté ces questions globales en cherchant à les réduire et les intégrer dans sa propre logique ; par exemple l’écologie est un plus qui va permettre de préserver l’environnement ‚développer l’emploi ; elle va nous éviter de tomber malade , on va faire des agro carburants etc etc mais fondamentalement on, ne sait pas bien où caser une problématique qui n’en est pas une puisque le problème c’est nous , notre société , notre manière de vivre et de nous organiser.
La démocratie a le même problème que l’écologie : on ne sait pas bien où caser la démocratie dans un système puisque par définition la démocratie c’est une souveraineté et donc un anti système. La souveraineté ne peut pas seulement s’exercer dans le cadre de la gestion de l’existant, qu’on subit et qu’on régule à la marge mais doit pouvoir prendre du recul , se projeter, construire la société.
Si on réunit l’écologie, comme l’étude des lois permettant à l’espèce humaine de vivre durablement sur cette planète , et la démocratie comme gouvernance souveraine , pouvoir de l’humain sur les choses , pouvoir contraint et limité mais pouvoir ‚on obtient donc une démocratie écologique , c’est-à-dire la recherche collective du bien vivre , bien aménager ‚bien organiser la durabilité ; ce mariage a comme enfant ou parent comme on voudra la justice sociale et l’égalité qui lui sont consubstantiels : la relation de l’homme avec ses semblables et avec le milieu où il vit ne pouvant être dissocié .
La démocratie écologique dans sa forme aboutie est donc l’exercice citoyen des peuples de la planète destiné à organiser ensemble et construire la société humaine selon les règles du milieu où ils vivent. On sort d’un système d’exploitation et partage conflictuel du gâteau vers un projet d’aménagement et d’organisation de la société humaine.
Je m’égare un peu mais c’est pour indiquer que ce dont je parle ne relève pas seulement du processus constituant concernant le suivi des politiques publiques ; c’est l’ajout d’un élément manquant, un élément de distanciation globale collective de nos politiques publiques. Cet élément s’inscrivant dans le cadre d’une nouvelle méthode de travail, d’une nouvelle structure politique.
A noter que le processus constituant lui-même serait fort réduit s’il n’intégrait pas en amont une telle réflexion globale sur nous-mêmes qui nous sommes et où nous souhaitons aller. Parce que si la démocratie est la recherche d’une souveraineté partagée , elle n’est pas étrangère aux objectifs sociétaux qui sont poursuivis . Il faudra donc que la constitution précise et garantisse le fonctionnement d’une structure publique qui permette à la souveraineté populaire de ne pas être seulement technique.
Cette démarche est difficile à préciser dans ses modalités concrètes, puisqu’elle n’existe pas et que sa mise en œuvre si elle s’opère sera le fruit d’un travail collectif, d’une réflexion théorique et d’expérimentations.
Je peux seulement désigner des ingrédients indispensables à une telle démarche.
L’objet de la démarche doit d’abord être clairement affichée comme un travail de recherche, un travail de réflexion , une prise de recul collective globale sur nous-mêmes, nos sociétés, leur logique, leur avenir. Se présenter comme une mobilisation nationale face aux grands enjeux sociétaux qui viennent et méritent compréhension et recherche.
La méthodologie est à plusieurs faces :
– Les problématiques abordées doivent l’être d’une manière transversale et permettre d’aborder la société globalement, en termes de constat et d’imagination de l’avenir.
– L’organisation : échelon local (communes et quartiers, pays) , échelon régional et national , utilisation des grands médias (tv publique) , création de films documentaires, présence de personnel d’animation ‚d’aide à l’expression etc expérimentations, échanges de données et mise en lien et cohérences des différents échelons de travail , etc financement et garantie publique (état ‚régions, départements)
Di Girolamo,
je suis d’accord avec ce que tu exprimes, comme souvent d’ailleurs 😉
triple oui ! cela dit cette réflexion existe,il y des chercheurs,des penseurs, des associations, des partis, des citoyens qui le font tous les jours,
donc cela pose la question du pouvoir, pour sortir du « système ».
par contre,et ça c’est toujours ce qui me fait tiquer quand je te lis, je ne partage pas ta vision de ce qu’est la droite et la gauche ;
Premièrement, il s’agit de notions historiques, et dans le mouvement de l’histoire, on voit bien que ce qui était à gauche hier, est à droite aujourd’hui, face aux royalistes, les bourgeois libéraux étaient très à gauche, etc.
secondo, même mouvante dans ses formes et ses contenus idéologiques, le clivage gauche/droite porte précisément sur la transformation du système dans un sens de progrès social et aujourd’hui aussi écologique versus la conservation du système existant, c’est pour cela qu’on appelle les gens de droite des « conservateurs », et quand ils accroissent leur pouvoir ils reviennent même sur ce que la gauche avait permis de grignoter aux conservateurs.
maintenant, il se peut très bien que ce que les média présentent comme de gauche soit de droite et que certains courants historique de la gauche ne soient plus si à gauche que ça, au sens justement où ils ne remettent pas en cause le système, l’idéologie productiviste,le consumérisme, l’individualisme, la compétition, etc.
plus subtilement, selon les sujets, tel individu ou tel courant politique aura une position plus ou moins conservatrice.
Pour autant, balayer les mots, ne balayera pas les clivages et les contradictions entre conservateurs, réformistes et révolutionnaires.
Donc ce que tu dis sur la nécessaire transformation écologique de la société est pour moi, ne t’en déplaise très à gauche,et j’y souscris à 100% et ça fait longtemps que je le pense.
Il n’empêche, les conservateurs t’accuserons de vouloir nous faire revenir à la bougie et ils sont encore majoritaires dans notre pays !
Je suis également à 100% en accord avec l’idée que le processus constituant n’a pas de sens s’il n’est adossé à une réflexion profonde et globale sur le sens de notre vivre ensemble au sein de notre milieu naturel et n’ai jamais dit le contraire, mais ça n’est pas à un audit permanent qu’il faut appeler Di Girolamo, c’est à un nouveau siècle des Lumières et à une nouvelle Révolution qu’il faut participer !
PS:l’association de la violence au mot de révolution est profondément conservatrice dans ses effets
« triple oui ! cela dit cette réflexion existe, il y des chercheurs, des penseurs, des associations, des partis, des citoyens qui le font tous les jours, donc cela pose la question du pouvoir, pour sortir du « système ». »
Bien sûr que la réflexion existe Sitouaillain ! Mais :
C’est en donnant la possibilité à ces « chercheurs, penseurs, associations, partis, citoyens »
‑de se mettre en lien
‑de travailler ensemble
‑de confronter leurs points de vue
‑d’avoir de la visibilité
‑de porter ces réflexions vers les citoyens lambda
‑d’inciter,de mobiliser les citoyens lambda à participer avec ces » chercheurs, penseurs, associations, partis, citoyens »
‑de structurer cette recherche
‑de lui donner des moyens
‑d’inscrire ces travaux dans l’institution,
– D’en faire une recherche citoyenne ‚un travail politique
Et par conséquent de facto sans le dire ou le proclamer de changer de régime politique
C’est une révolution non violente qui coïncide avec une prise de « pouvoir, pour sortir du « système » »aussitôt qu’elle se met en œuvre.
Il y a un cheveu , une feuille de papier très fine entre l’existant et ce que l’on peut souhaiter ; dès qu’officiellement , dans l’institution , dans ce cadre là reconnu et non à côté , les citoyens et non plus des citoyens , réfléchissent ensemble , nous ne sommes plus dans un système et tout devient possible.
Je ne pense pas qu’il y ait d’autre porte.
Qu’est ce qui peut se mettre en place de mieux qu’un outil public de réflexion sur la société ? Le reste c’est du pipeau. Je viens de lire ce qu’en tant qu’agriculteur je sais déjà : le blé est très sensible aux changements climatiques ; les gens le savent ils ? Je ne parle pas d’un copie collé intellectuel qui répète, mais d’un vrai savoir qui fait qu’ils sont imprégnés physiquement de cette réalité simple qui est que nous sommes en danger de survie. Je suis paysan et je sais cela ; Et tout le reste est assez secondaire.
Bon, et maintenant, nous le peuple de la rue, on fait quoi ?
DVD LA DETTE non censuré
http://chouard.org/blog/2014/04/02/etienne-chouard-inedit-bonus-du-dvd-la-dette-non-censure/
Vous devriez peut-être télécharger cette vidéo chez vous, pendant que c’est possible, car la censure est une mauvaise herbe qui repousse vite…
On peut en déduire qu’Etienne Chouard en polo + bermuda s’énerve plus qu’Etienne Chouard chemise blanche + pull bleu.
D’où ma conclusion : pour déclencher un mouvement révolutionnaire, il faut tous qu’on s’habille en polo + bermuda.
AGORAVOX : La Dette – Étienne Chouard non-censuré (Version inédite)
http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/la-dette-etienne-chouard-non-44468