• D’abord, un article intéressant :
La dette de la France, un secret bancaire ?
relayé sur un site dont je trouve le slogan fort sympathique :
« Les moutons enragés : Les moutons en ont marre, ils s’informent ! »
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/12/la-dette-de-la-france-un-secret-bancaire/ La dette de la France, un secret bancaire ?
« Je m’étais posé la question, l’ai posé autour de moi, sur le forum, ai effectué des recherches, et aucune véritable réponse n’avait été trouvée. Et voici donc un élément de réponse, déjà très très instructif, pour ENFIN en savoir un peu plus sur la dette française et ses « propriétaires ». Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Enquête. 1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ? « Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants », explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.
42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ? Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente [1]. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » (« SVT », de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010. En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés. Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». « En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro », précise Tân Le Quang, responsable de la communication au sein de l’agence. Problème : « Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal », objecte Michel Husson, de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). « Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique », complète Patrick Artus, économiste à la banque Natixis [2] « Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni », lance-t-il. Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé que Châteauroux (44 000 âmes), pourrait donc ainsi faire basculer le destin des Français ?
La dette, un secret d’État ? Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement la liste« des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française » (hors banques centrales). Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens. Nous n’en saurons pas davantage : « Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position », confie Tân Le Quang. Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ? C’est pourtant simple : cette absence de transparence est inscrite dans la loi. « Les textes actuellement en vigueur [3] n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs [des obligations et bons du Trésor] », répond, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux. Traduction : si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers. La dette, un secret bancaire ?
Opacité généralisée Face à cette opacité, « nous soupçonnons une extrême concentration, confie Thomas Coutrot. On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent ». Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier (lire notre article). Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier 13 % de la dette de l’État français. Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’agit que d’un euro sur dix empruntés. Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société Euroclear France [4], un organisme boursier privé, qui est « le dépositaire central des titres français ». Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, de « péage » entre les transactions financières. Euroclear France sait donc parfaitement qui détient combien à quel moment. Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données. Pourtant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette. » Ivan du Roy Photo : Dan Simpson _________
Notes : [1] Leur échéance de remboursement s’étale d’un à cinquante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé. [2] Le Monde du 23 juin 2011. [3] Notamment l’article L. 228–2 du code de commerce, décret d’application n° 2002–803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212–4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire [4] Ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières (Sicovam). Source : Bastamag.net : http://www.bastamag.net/article2041.html
Et voici la liste sur les 50 plus gros détenteurs de la dette française suivant Reuters.
Au fait, à la 49ème place, est-ce de la paranoïa ou je lis bien le nom de la grande banque JP Morgan ? PARIS, 28 décembre (Reuters) – Voici une liste des 50 plus gros
détenteurs de dette souveraine française, selon les données Thomson Reuters
eMAXX.
Cette liste ne comprend pas les institutions comme les banques centrales,
qui n’ont pas à signaler leur portefeuille aux régulateurs.
Société Pays
1 AXA Investment Managers Paris France
2 Allianz Global Investors France SA France
3 MMA Finance France
4 CM-CIC Asset Management France
5 BNP Paribas Asset Management SAS France
6 CNP Assurances France
7 Amundi France
8 Covéa Finance SAS France
9 Matmut France
10 AEGON Investment Management B.V. Pays-Bas
11 Fideuram Asset Management Irlande
12 Pioneer Investment Management Irlande
13 Groupama Asset Management France
14 Pacific Investment Management Co. Etats-Unis
15 Suravenir France
16 Natixis Assurances France
17 Swiss Life (France) France
18 MAAF France
19 Natixis Asset Management France
20 Eurizon Capital SA Luxembourg
21 UBS Global Asset Management Suisse
22 Standard Life Investments Ltd Royaume-Uni
23 MACSF France
24 Lyxor Asset Management France
25 Crédit Suisse Asset Management Suisse
26 State Street Global Advisors UK Ltd Royaume-Uni
27 Monceau Assurances France
28 BNP Paribas Investment Partners Royaume-Uni
29 Union Investment Privatfonds GmbH Allemagne
30 BlackRock Global Investors Royaume-Uni
31 Malakoff Médéric France
32 Dexia Asset Management Belgium SA Belgique
33 Scottish Widows Investment Royaume-Uni
Partnership
34 La Banque Postale Asset Management France
35 ING Investment Management B.V. Pays-Bas
36 ING Investment Management Belgium Belgique
37 Kokusai Asset Management Co Ltd Japon
38 Pioneer Investments Austria GmbH Autriche
39 MACIF Gestion France
40 ERSTE-SPARINVEST Autriche
41 Deka Investment GmbH Allemagne
42 Vanguard Group Inc, The Etats-Unis
43 DWS Investment GmbH Allemagne
44 La Française des Placements France
Investissements
45 Legal & General Asset Management France
(France)
46 Insight Investment Management Royaume-Uni
47 Halbis Capital Management (France) France
48 KBC Asset Management SA (Luxembourg) Luxembourg
49 JPMorgan Asset Management (UK) Ltd Royaume-Uni
50 BNP Paribas Luxembourg SA Luxembourg
(Leigh Thomas, Jean-Baptiste Vey pour le service français)
Source : Reuters
• Ensuite, je rappelle que Nicolas Dupont-Aignan a récemment dénoncé (dans un silence médiatique remarquable) le SCANDALE ABSOLU de la prétendue « Agence » « France Trésor », où règnent les pires conflits d’intérêts : nous sommes entre les griffes de canailles en costard, parvenues au plus haut niveau de l’État.
Et c’est dans cette épreuve que nous allons vérifier que nous n’avons pas de Constitution, puisqu’une Constitution digne de ce nom permettrait précisément au peuple mécontent de se débarrasser de ses mauvais représentants.

Je vous propose de lire ici le chapitre 5 du dernier livre de NDA :
« L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle » (avril 2011). Extrait : CHAPITRE 5 : L’AFFAIRE FRANCE TRÉSOR
« Vous connaissez le scandale Mediator ? Voici le scandale « France trésor » !
Même silence coupable, mêmes conflits d’intérêts, mêmes conséquences dramatiques.
Comme le Mediator, le système euro est un médicament qui tue ceux qu’il prétend soigner.
Comme le Mediator, ceux qui autorisent et évaluent sont aussi ceux qui profitent.
Comme le Mediator, les puissances d’argent et les autorités censées les réguler se tiennent par la main, puis se renvoient mutuellement la responsabilité.
Comme le Mediator, tout le monde savait depuis longtemps mais laissait faire et se taisait. Jusqu’au jour où il fut impossible de cacher le nombre des victimes. Jusqu’au jour où un survivant put enfin parler, au nom de ceux, trop nombreux, qui avaient disparu. Si, comme on l’a montré, il n’y a que des gagnants à l’abandon de l’euro, pourquoi dure-t-il encore ? Certains auraient-ils quelque chose à perdre de la fin de l’euro ? Voici l’enquête. Tout commence en 1972. Nous sommes le 22 décembre, Noël approche. Dehors, il fait froid, mais les rues de Paris sont encore pleines de gens pressés qui s’activent à la recherche du dernier cadeau à mettre sous le sapin. On quitte le travail plus tôt que d’habitude, car le cœur est plus à la famille et à la fête, qu’au bureau et aux rapports… Et pourtant, en passant devant le ministère de l’Économie, on aperçoit encore, là-haut, tard dans la nuit, une lumière allumée dans le bureau du ministre… C’est, à l’époque, Valéry Giscard d’Estaing. Pourquoi donc ne fait-il pas comme tout le monde ? Sans doute règle-t-il une affaire importante, dans l’intérêt de la France, et qui ne peut attendre… La vérité, on ne la connaîtra que le 2 janvier 1973 : ce jour-là, on apprend la promulgation de la fameuse loi signée quelques jours plus tôt par le sinistre ministre : il sera désormais interdit à l’État de créer de la monnaie pour financer sa dette ou ses investissements ! Voilà donc ce qui se trame, dans le dos des peuples et sous les ors de la République, à la veille de Noël ! L’abandon de la France, de l’État et de ses pouvoirs régaliens mérite-t-il un si grand empressement ? « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » (article 25 de la loi dite « Loi de 1973 ») Avant 1973, lorsque l’État français avait besoin de trésorerie, il demandait à sa banque – la Banque de France – de le financer. En échange d’une reconnaissance de dette, la banque lui prêtait la monnaie demandée, en la créant instantanément. C’est ce qu’on appelait « créer de la monnaie » : injecter dans l’économie les moyens nécessaires pour faire face à de nouveaux besoins et pour investir. Et favoriser ainsi, par la création de monnaie, la création de richesses. Giscard voulait-il prendre une revanche sur de Gaulle et sa politique, basée justement sur les grands programmes d’investissements financés grâce à la politique monétaire volontariste de la création de monnaie ? « Achat à crédit ! Spéculation ! », contrediront certains. Et pourtant : cette solution, celle de l’émission monétaire directe par la Banque de France, ne vaut-elle pas mieux – quand elle est gérée sans excès pour éviter un surcroît d’inflation – que de la confier à des banques privées ? Notre célèbre et unique Nobel de l’économie français, Maurice Allais, ne disait pas autre chose quand il écrivait : « Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les faux droits, résultant actuellement de la création de monnaie bancaire », c’est-à-dire par les banques privées. Cette injection de monnaie par la Banque de France, propriété à 100 % de la nation, évite du même coup de payer des intérêts. Un avantage que toute personne qui bénéficie d’un prêt saura apprécier… Et pourtant, ce système de dépossession que la France s’était imposé, cette liberté dont elle s’était aliénée, le traité de Maastricht les figea, enfermant plus encore la France dans les chaînes qu’elle s’était elle-même imposées : Au cœur de l’euro et des traités européens, il y a l’article 123 du traité de Lisbonne, abusivement dit simplifié, et anciennement article 104 dans le traité de Maastricht, qui interdit à la Banque centrale européenne comme à ses succursales nationales de prêter directement aux États et à leurs émanations. « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » (!) Cette interdiction signifie en clair que la France est maintenant obligée de financer sur les marchés financiers et par les banques privées, qui plus est en payant des intérêts, les besoins qu’elle ne peut plus couvrir par des recettes budgétaires, y compris pour les investissements qui profiteront aux générations futures. Ce système entraîne un véritable scandale : les banques privées empruntent auprès de la Banque centrale européenne à des taux dérisoires et prêtent cet argent aux États à des taux prohibitifs, tout en les appelant au secours dès que leurs bêtises en bourse menacent de les mettre sur la paille. À ce sujet, l’économiste Jacques Sapir s’interroge : « Pourquoi la Banque centrale européenne prête-t-elle à 1 % aux banques, alors que le gouvernement doit emprunter à 3,50 %? », sans parler des prêts à 6 ou 7 % pour des pays du Sud de l’Europe. Les montants sont colossaux : pour 100 milliards empruntés sur 20 ans à 3 %, le pays doit rembourser 180 milliards. Ce sont ainsi les banques privées qui détiennent le gros des dettes souveraines des États européens en difficulté et qui font pression pour qu’il n’y ait pas de restructuration de ces dernières, synonymes pour elles de pertes sèches, comme on l’a vu avec la Grèce. Ce sont elles qui ont inspiré les plans de sauvetage qui consistent tout simplement à « refiler » aux États, c’est-à-dire aux contribuables, leurs créances non fiables. Et ailleurs, est-ce aussi ce choix soi-disant raisonnable qui a été fait ? Non. Nulle part. Des pays comme les États-Unis, ou la Grande-Bretagne n’hésitent pas à se servir de cette possibilité dès que les besoins de leur économie le nécessitent. Alors pourquoi pas nous ? Nouveaux choix stratégiques ? Meilleures solutions économiques ? Rien de cela. Ce serait oublier que la France ne maîtrise plus sa monnaie, ni par conséquent sa politique économique. Non, ce qui empêche aujourd’hui cette option, c’est une interdiction pure et simple comme l’Europe les aime tant, et la France avec elle. Ce mécanisme cynique est à la fois le signe d’une Europe dogmatique et d’une Europe qui a ses pauvres mais aussi ses riches ; ses victimes mais aussi ses profiteurs. Alors que les Français subissent la hausse du chômage ou la hausse des tarifs de l’électricité, liés à une autre réforme européenne scandaleuse, ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Ainsi, les chiffres publiés par les deux plus grandes banques françaises sont proprement incroyables ! Pour le premier semestre 2010, la BNP a dégagé un résultat net de 4,4 milliards d’euros, et une marge nette après impôt de près de 20 % ! Du côté de la Société Générale, les profits ont tout simplement triplé ! Le secteur bancaire se remet décidément bien de la crise ! Contraints de nous tourner vers les banques privées et les marchés financiers, nous payons ainsi chaque semaine 1 milliard d’euros d’intérêts – plus de 50 milliards d’euros par an – à des investisseurs privés, soit 2 600 euros par foyer fiscal imposable. Le tout, sans parvenir à rembourser le moindre centime de capital emprunté ! C’est maintenant plus que l’impôt sur le revenu perçu en France et c’est autant de financement qui disparaît des capacités d’action de l’État et des administrations publiques. Et voici comment ce qui devait être un cercle vertueux se transforme en cycle infernal. Bien évidemment, nous devons réduire notre endettement. Bien évidemment, nous devons maîtriser nos dépenses publiques. Bien évidemment, nous devons réformer nos structures publiques. Mais, sous prétexte de décisions prétendument courageuses, on finit par consentir à des réformes inadaptées et disproportionnées et sans en tirer aucun bénéfice ! À force de ne pas réformer ce qui doit l’être – notre dépendance à l’euro -, on prend le risque de réformer à l’excès tout le reste ! Jusqu’où ira-t-on ? 100000 fonctionnaires en moins depuis 2007 ! 30000 professeurs en moins dans les lycées, 10000 fonctionnaires en moins dans la police… Tous les jours, à la mairie, je vois passer dans mon bureau le policier privé de moyen, la mère d’élève qui se demande si son fils aura un professeur devant lui à la rentrée prochaine… Santé, police, école : faut-il tout détricoter de nos services publics ? Si, à un moment, il y a eu des excès de recrutements, aujourd’hui c’est le cœur de notre pays lui-même qui est atteint, c’est l’État qui s’affaiblit et on entame l’avenir de la nation. Et enfin, faut-il tout sacrifier aux banques ? Des banques dont nous devons payer les intérêts d’emprunts exorbitants ! Faut-il le rappeler ? Sans ses intérêts mirobolants, la dette de la France serait déjà entièrement épongée… Ces profits sidérants démontrent plusieurs choses. D’abord, que le ralentissement économique ne semble pas avoir d’impact sur les banques, mais qu’il aurait presque au contraire pour elles des allures d’aubaine. Comme un rentier qui viendrait prélever sa dîme sur un débiteur le suppliant de lui laisser juste ce qu’il faut pour vivre. Ensuite, deuxième leçon, que les valeurs sont inversées : c’est l’argent qui préfère asservir plutôt que de servir ; ce sont les banques qui sortent de leur rôle d’intermédiaires pour se faire bénéficiaires, qui ponctionnent l’économie au lieu de l’irriguer. C’est un système pervers, dont les dés sont pipés : si les profits et les cours boursiers montent, c’est le jackpot ; si les cours s’effondrent et les créances hasardeuses s’avèrent valoir zéro, c’est… le jackpot aussi, le contribuable étant là, taillable et corvéable à merci, pour permettre aux banques de continuer l’orgie d’argent facile. Ainsi, ce système est le signe d’un secteur bancaire qui ne vient pas injecter de la vitalité, de la liquidité, du sang neuf dans l’organisme économique, mais qui s’apparente, au contraire, à une sangsue qui vient se payer sur la bête, qui vient happer le moindre centime créé par l’économie productive. Et le scandale ne s’arrête pas là. Car il faut bien que ce système pervers s’alimente, et s’alimente grassement. Et qu’il ne perde rien quand éclate la crise qu’il a lui-même installée ! Pour compenser leurs pertes sur les marchés financiers, avant même que la crise ne vienne frapper le tissu de nos entreprises, les banques ont décidé de changer les règles du jeu. Ainsi, pour payer les bonus astronomiques, les boursicoteurs ont eux-mêmes attaqué la banque ! Et l’on vit les services bancaires proposés aux particuliers se faire plus lourds. Et, plus grave encore, on vit les banques supprimer leurs crédits aux PME, les transformant en autorisation de découverts coûteux, et dangereux. Dangereux pour l’entreprise, au moment d’affronter la crise. Juteux pour le trader, finançant là son bonus. On pourrait penser naïvement qu’un trader de Paris, de Londres ou de Washington, ne mérite peut-être pas de bonus quand il contribue ainsi, en jouant au casino, à plonger la planète dans la plus grave crise qu’elle ait connue depuis 1929. Mais on se trompe. En 2007, c’est une prime moyenne de 160000 dollars que chaque trader de Wall Street a empochée et en 2009 en pleine crise, ce sont pour les seuls États-Unis près de 20 milliards de bonus qui ont été distribués. Au cœur de la crise, l’Europe avait la faculté historique de brider les excès du système de spéculation assis sur les paradis fiscaux, les acrobaties financières, un défaut de contrôle public et, surtout, des banques rapaces, promptes à faire payer les pots cassés aux citoyens. Il n’en a rien été : l’Europe n’a rien régulé du tout, ou si peu, tandis que la plupart des pays, à commencer par la France de Nicolas Sarkozy, renflouaient ceux que certains appellent des « banksters » ! Bien sûr, tout ce petit monde qui n’a que « risques » et « responsabilités » à la bouche, tant qu’il s’agit du commun des mortels, vit dans un système totalement déresponsabilisé où l’on gagne à tous les coups. Car l’euro, c’est le choix délibéré d’un système au bénéfice des banques plutôt que des économies. Jefferson, le père de l’indépendance américaine, conscient que la liberté est un bien fragile, avait dit un jour, comme s’il avait vu par avance la crise venue d’Amérique qui nous submerge aujourd’hui : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent sa monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. » Étrange prémonition qui aurait dû nous mettre en garde ! Déjà pourtant, un banquier du début du siècle lui répondait en écho : « Donnez-moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent de la nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois. » Dans un modèle de « conflit d’intérêt », que la France fait mine de pointer du doigt depuis le scandale du Mediator, il existe une agence de l’État, sous l’autorité de Bercy, qui s’occupe de placer la dette de la France sur les marchés internationaux des capitaux. Cet organe public français, officiel, porte un nom tout symbolique, mais qui apparaîtra à de nombreux Français quelque peu contradictoire : c’est l’agence France Trésor. Pour les membres de ce noble établissement, les deux mots résonnent bien ensemble, pourtant. On aurait peut-être même dû l’appeler France magot ! Cette instance abrite une brochette du nec plus ultra de la finance française et mondiale, dont chacun jugera de la parfaite impartialité. La mission — impossible — consiste pour ces grands banquiers à « gérer la dette et la trésorerie de l’État au mieux des intérêts du contribuable », tout en feignant d’oublier qu’ils appartiennent chacun, d’abord et avant tout, à l’une de ces mêmes banques qui n’a rien à gagner à ce que la dette en France s’amenuise ! Qu’on en juge à la lecture de la composition du comité stratégique, chargé « en particulier de donner sa lecture propre des principes qui gouvernent la politique d’émission de l’État et la gestion de sa trésorerie, ainsi que de se prononcer sur les pratiques en cours et les éventuelles évolutions à venir » (voir : www.francetresor.gouv.fr): Président : M. Jacques de Larosière
Ancien gouverneur de la Banque de France et conseiller du président BNP Paribas Membres M. Peter R. Fisher
Co-responsable de la gestion obligataire chez BlackRock (fonds spéculatif américain, de ceux que Nicolas Sarkozy dit pis que pendre lorsqu’il lui prend de les morigéner!)
Ancien sous-secrétaire du Trésor américain M. Jean-Louis Fort
Ancien secrétaire général de la Commission bancaire M. Francesco Giavazzi
Professeur d’économie à l’université Bocconi (Milan) M. Jean-Pierre Halbron
Ancien directeur général adjoint d’Alcatel M. Emmanuel Hau
Membre du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild M. Philipp Hildebrand
Vice-président de la direction générale de la Banque nationale suisse M. René Karsenti
Président exécutif de l’International Capital Market Association M. Ng Kok Song
Directeur général de Government of Singapore Investment Corp. M. Bertrand de Mazières
Directeur général des finances à la Banque européenne d’investissement (BEI) Le président de ce Comité stratégique, Jacques de Larosière, occupe par ailleurs la fonction de conseiller du président de BNP Paribas, sans paraître y ressentir un conflit d’intérêts. Alors que BNP Paribas est simultanément au nombre de la vingtaine de « Spécialistes en valeurs du Trésor » (les SVT) agréés par Bercy. Dans ce cercle réservé, ce cénacle, se retrouvent les HSBC, JP Morgan, Société générale, Goldman Sachs, ou encore la Royal Bank of Scotland, aujourd’hui nationalisée de facto, dont le contribuable britannique a été prié de combler les trous, à hauteur de quelques dizaines de milliards de livres sterling. Cette vénérable institution financière avait perdu plus de 90 % de sa valeur en bourse. La Royal Bank of Scotland s’est depuis battue pour conserver le droit de distribuer des bonus à ses traders, et vient d’annoncer sa décision d’accorder cette année, à son PDG, l’équivalent de 2 millions d’euros en actions. Parmi les autres excellents membres des « Spécialistes en valeurs du Trésor » se trouvait Lehman Brothers jusqu’à sa faillite récente. Accident qui incite à s’interroger sur la capacité de discernement des membres d’un comité stratégique dont le rôle officiel est de bien conseiller l’Agence France Trésor, et « de donner sa lecture propre des principes qui gouvernent la politique d’émission de l’État et la gestion de sa trésorerie, ainsi que de se prononcer sur les pratiques en cours et les éventuelles évolutions à venir ». L’implosion des subprimes et des mécanismes de titrisation qui avaient gangrené les marchés, puis la chute de Lehman Brothers trop impliquée dans ces opérations, ne relevaient-elles pas des « éventuelles évolutions à venir » ? Ces Spécialistes en valeurs du Trésor, désignés comme « les contreparties privilégiées de l’Agence France Trésor et de la Caisse de la dette publique pour l’ensemble de leurs activités sur les marchés », sont le rouage majeur vers les marchés, puisqu’ils participent aux adjudications de bons et obligations du trésor et placent ces valeurs auprès d’investisseurs. Ils sont nantis d’un Code de bonne conduite et « se doivent de répondre à des pratiques irréprochables ». Spécialistes qui ne semblent pas s’offusquer de ce que Jacques de Larosière puisse être à la fois en poste chez le conseilleur et chez le conseillé, sauf à postuler que les intérêts de BNP Paribas et de l’Agence soient indéfectiblement soudés. L’humour consisterait à convenir qu’ils ne forment qu’un… mais lequel ? ! BNP Paribas pèse très lourd parmi cette vingtaine de Spécialistes en valeurs du Trésor : 2e en importance et par son activité en 2002 ; 1er en 2003 ; 1er en 2004 ; 1er en 2005 ; 1er en 2006 ; 2e en 2007, dépassé par Barclay s Capital. Trou d’air de courte durée cependant ; 1er en 2008 ; 1er en 2009 ; Enfin 1er en 2010, avec une régularité d’ensemble et dans une harmonie que seuls les vieux couples savent entretenir. Ces liens sont renforcés par le fait que l’Agence a, peu après sa naissance, confié une mission d’étude à BNP Paribas, pour mieux anticiper les évolutions du marché des obligations. Il est permis de demander à quoi sert un comité stratégique composé de luxueux banquiers apportant leurs éclairages, s’il faut parallèlement commanditer aux banques des missions similaires. L’UBS suisse a été admise parmi ces « Spécialistes en valeurs du Trésor » français. UBS, qui restera gravée dans le souvenir des citoyens helvétiques puisque ses pertes gigantesques ont nécessité le secours, coûteux, de la Banque nationale Suisse. En accord avec le Conseil fédéral de la Confédération suisse, celle-ci a généreusement repris la quasi-totalité des actifs toxiques d’UBS, tandis que cette banque annonçait son intention de continuer ses distributions internes de bonus. L’un des généreux secouristes, Monsieur Philipp Hildebrand, dirigeant de la Banque nationale suisse, est membre du comité stratégique de l’Agence France Trésor, aux côtés de Jacques de Larosière. Le renflouement d’une UBS poursuivant ses distributions de bonus constitue l’exemple parfait d’une nationalisation des pertes et d’une privatisation des bénéfices. Les acteurs officiels qui ont prêté leur concours à ce jeu de passe-passe se considèrent-ils d’abord comme des représentants publics auprès du privé, ou ne sont-ils pas en réalité les avocats du secteur privé au cœur même des organes de décision publics ? L’ambiguïté des liens entrecroisés est illustrée par cette présence, au comité stratégique de l’Agence France Trésor, de Philipp Hildebrand, récemment promu président de la direction générale de la Banque nationale suisse, à Zurich. Et ce, alors que plusieurs banques commerciales suisses sont admises comme Spécialistes en valeur du Trésor français, dont le Crédit Suisse First Boston, qui a son siège social dans cette même ville de Zurich. Or Monsieur Hildebrand était auparavant banquier, et est passé notamment par Vontobel, discrète banque privée, située – elle encore – à Zurich, et spécialisée dans la gestion de fortune, souvent pour de riches particuliers auxquels on apporte des conseils sur la meilleure manière de placer leurs deniers, par exemple en bons et obligations d’État. La gestion de fortune est une grande spécialité de la place suisse, au point de franchir quelquefois les limites de la déontologie, à l’exemple d’UBS, empêtrée dans ses démêlés avec le fisc américain pour des accusations de facilitation de fraude fiscale. En 2009, la justice américaine a suspendu une épée de Damoclès au-dessus d’elle, menaçant de lui retirer sa licence, indispensable pour exercer son activité aux États-Unis. Il est surprenant que la France, victime tout autant d’évasion fiscale et encore plus touchée de par sa mitoyenneté avec la Suisse, ait fermé les yeux au point qu’UBS figurait toujours, début 2011, sur la liste des dix Spécialistes en valeurs du Trésor les plus actifs, liste ainsi validée et cautionnée par notre ministère des Finances censé combattre la fraude fiscale. Le Crédit Suisse First Boston, quant à lui, a été constitué lorsque le Crédit Suisse a racheté en 1990 la First Boston Corp. Deux anciens dirigeants de cette First Boston, Bruce Wasserstein et Joseph Perella, avaient peu avant fondé leur propre établissement bancaire, la Wasserstein Perella & Co, dont l’ancien dirigeant de la filiale française, Jean-Pierre Halbron, siège au comité stratégique de France Trésor. Cette heureuse coïncidence serait incomplète si Wasserstein Perella & Co n’avait pas été rachetée en l’an 2000 par la Dresdner Bank, pour former la Dresdner Kleinwort Wasserstein. Cette dernière fait partie du petit cercle des Spécialistes en valeur du Trésor français. Le site Internet de l’Agence France Trésor omet de préciser les titres et qualités complets des membres de ce comité stratégique. Par modestie, elle se contente de noter :
M. Jean-Pierre Halbron
Ancien directeur général adjoint d’Alcatel Puisqu’elle ne rechigne pas à préciser les anciennes fonctions, le bon sens n’aurait-il pas dû l’amener à citer celles qui recoupent plus directement sa présente fonction ? Ne mentionner qu’Alcatel, entreprise industrielle, et oublier une banque, elle-même en partenariat d’affaires avec l’Agence, constitue un oubli malencontreux ou un excès de tact. L’internaute n’a-t-il pas droit à une information élémentaire ? De même, l’étiquetage d’un autre membre du comité stratégique reste lacunaire : M. Francesco Giavazzi
Professeur d’économie à l’université Bocconi (Milan) Peut-être n’aurait-il pas été inutile de préciser que il Professore a été accessoirement banquier chez Banco di Napoli. La loi des séries a gommé le rôle de président du comité d’audit de la banque Espirito Santo et de la Vénétie, occupé par : M. Jean-Louis Fort
Ancien secrétaire général de la Commission bancaire La société financière Espirito Santo de Monsieur Jean-Louis Fort se revendique comme « banque de taille humaine à l’écoute permanente de ses clients », spécificité qui permettra de ne pas la confondre lors des réunions du comité stratégique avec la « banque à taille humaine, partageant des valeurs communes », telle que se définit la Compagnie financière Edmond de Rothschild, représentée au même comité en la personne d’Emmanuel Hau. En matière d’information du public, appelons que, bien que la Banque nationale suisse représentée ici par Philipp Hildebrand soit la banque centrale de ce pays, elle est statutairement une société anonyme dotée d’actionnaires. Ce caractère privé se retrouve aux États-Unis avec la Réserve fédérale américaine. La Fed est en réalité d’abord constituée de douze Fédéral Reserve Banks régionales, détenues, contrairement aux croyances de nombreux électeurs, par des actionnaires privés, à savoir par des banques commerciales ou d’affaires. Les dirigeants y sont majoritairement nommés par ces actionnaires privés. Au regard du profil et des carnets d’adresses des membres du comité stratégique de l’Agence France Trésor, est-il interdit d’y voir à nouveau une forme d’entrisme du secteur bancaire privé ? Jacques de Larosière, tout comme Philipp Hildebrand, est par ailleurs membre du « Groupe des Trente », un petit club privé de grands argentiers internationaux qui se proposent d’approfondir la compréhension de la finance, pour en faire profiter leurs contemporains et les autorités publiques qui les y inviteraient. Le Groupe des Trente a pour président Paul Volcker, à l’origine banquier à la Chase Manhattan Bank, puis représentant de ses pairs en tant que président de la Fédéral Reserve Bank de New York, avant d’accéder au final à la présidence de la Fed elle-même. Le Groupe des Trente entretient la filiation puisqu’il comprend William C. Dudley, actuel président de la Fédéral Reserve Bank de New York, celle des douze Fédéral Reserve Banks qui détient un pouvoir prépondérant au sein de la Fed. Le prédécesseur de William C. Dudley à cette présidence de la Fédéral Reserve Bank de New York était Timothy Geithner, promu entre-temps secrétaire du Trésor à Washington, c’est-à-dire ministre des Finances. Or, à l’agence France Trésor, siège Peter R. Fischer qui, par un phénomène de chassé-croisé, est ancien sous-secrétaire de ce même Trésor américain. Il a, par la suite, migré dans le secteur privé, responsable mondial des investissements obligatoires pour BlackRock, une firme spécialisée dans les fonds financiers et qui détient la bagatelle de plusieurs milliers de milliards de dollars en gestion. De telles masses d’argent rassemblées en une seule main défient l’entendement, et lui apportent une puissance sans équivalent. Cependant, nul à Bercy ne semble s’émouvoir de l’opposition frontale entre ces diverses fonctions parallèles de l’omniprésent Monsieur Fisher, ni de la capacité de BlackRock à peser indirectement sur l’accueil qui sera réservé par « les marchés » aux adjudications du Trésor français. Le choc est d’autant plus net que, parmi les gros actionnaires de BlackRock, se trouve Barclays Global Investors, à hauteur de près de 20 %. Barclays Capital est l’un des vingt Spécialistes en valeur du Trésor français. Un autre actionnaire important est Merrill Lynch, également présent parmi les Spécialistes en valeur du Trésor. Il est contractuellement convenu entre eux que Merrill Lynch et Barclays PLC auront chacun deux représentants au conseil d’administration de BlackRock. Est-il moralement aisé à Peter Fischer de siéger de la sorte au comité stratégique d’une Agence publique, dont divers interlocuteurs d’affaires sont, par le jeu des multiples filiales, les actionnaires de référence de son employeur principal ? ! Au total, la nébuleuse BlackRock, étendue à ses administrateurs, ses hauts dirigeants et ses actionnaires, parvient à être à la fois membre du comité stratégique de France Trésor, intermédiaire de cette agence vers les investisseurs, et représentante desdits investisseurs. Une situation aussi illogique est une négation absolue des cloisonnements que prétendent instaurer nos gouvernements et le G 20, pour éviter le retour des dérives. Cette volonté de gommer les frontières n’est pas neutre. Elle provient des pays anglo-saxons qui la pratiquent de longue date, avec les avantages que l’on imagine pour le secteur bancaire. Le même Peter R. Fischer a depuis ajouté sur sa carte de visite une fonction qui emprunte à nouveau ces passerelles, puisqu’il est entré au conseil d’administration de la FSA britannique, la Financial Services Authority, un organisme non gouvernemental mais institué par une loi, et chargé de réguler le secteur des services financiers au Royaume-Uni. Loi idéale puisqu’elle maintient peu ou prou l’autocontrôlé de la City et sa quasi-indépendance. La crise a montré les conséquences de ce mécanisme où seul le bon vouloir des financiers admettrait de poser des bornes à leurs pratiques professionnelles. Un autre membre du comité stratégique de l’Agence France Trésor se réclame de cette volonté d’autorégulation des financiers, loin de tout législateur et de tout électeur. René Karsenty est président de l’ICMA, l’International Capital Market Association à Zurich. Le but de cette association, entre groupe de pression et syndicat professionnel, est de représenter les intérêts des milieux financiers internationaux. Parmi ses membres se retrouve une grande partie des Spécialistes en valeurs du Trésor de l’Agence : BNP Paribas, Barclays PLC, Société Générale, Merrill Lynch, UBS ou encore Crédit suisse. Se retrouve également à l’ICMA, la Banque privée Edmond de Rothschild, de Genève, fondée par le baron Edmond de Rothschild, aujourd’hui dirigée par son fils le baron Benjamin de Rothschild, et que seuls les mauvais esprits pourraient confondre avec sa maison mère, la Compagnie financière Edmond de Rothschild, de Paris. M. Emmanuel Hau, membre de cette dernière, siège au comité stratégique de l’Agence. L’une des spécialités de la banque est la gestion de patrimoine, la gestion de portefeuille, pour entre autres « accompagner au mieux les familles fortunées ». La tendance anglo-saxonne à jouer avec les lignes protectrices instituées entre le service public et les intérêts privés s’amplifie en France depuis quelques années. Parmi les membres de notre comité stratégique se trouve Bertrand de Mazières, directeur général de l’Agence. Son prédécesseur à ce poste venait de partir pour Veolia, société privée quelquefois émettrice d’emprunts, donc concurrente de l’Agence France Trésor pour ses appels à capitaux. Lors d’un de ces derniers appels au marché, les banques chargées de jouer un tel rôle d’intermédiation étaient BNP Paribas, Calyon, Crédit Suisse, Natixis et une filiale de la Société Générale. La totalité de ces noms émergent sur la liste des Spécialistes en valeurs du Trésor de l’Agence. Veolia compte, parmi ses gros actionnaires et dans son conseil d’administration, plusieurs établissements financiers eux aussi Spécialistes en valeurs du Trésor. Qu’un directeur général de l’Agence France Trésor devienne, quasiment du jour au lendemain, directeur des opérations financières d’une entreprise qui est un peu sa concurrente et qui croise ou utilise les mêmes acteurs financiers, se banalise et semble naturel aux yeux de nos gouvernants. L’intérêt du public et du contribuable se trouve peu à peu dilué dans un système à moindre transparence, poreux, au profit de petits groupes, à l’avantage de cercles restreints où risqueront de naître des connivences. Toutes ces cartes de visite se passent de commentaire. Ainsi, au mépris de la séparation des intérêts privés et de l’intérêt public, la dette française, et surtout ses intérêts (qui atteignent 50 milliards aujourd’hui!), ne peuvent qu’enfler sempiternellement. À ce petit jeu, ne pouvant monétiser sa dette publique comme le font la plupart des autres pays dans le monde, la France s’est lourdement endettée depuis une trentaine d’années et ne pourra, au rythme actuel, se défaire de ce fardeau avant des dizaines et des dizaines d’années. Les oligarques ont, en réalité, tout intérêt à veiller à ce que l’euro, notre problème et leur poule aux œufs d’or, demeure à jamais notre monnaie afin que cette situation ne change pas. Ces données ne sont pas fantasmagoriques. Elles sont publiques. La collusion, pour ne pas dire la consanguinité, entre décideurs politiques et puissances d’argent, apparaissant de plus en plus éclatante, comment douter que l’euro, emblème et clé de voûte d’une construction européenne qui verrouille un modèle à la fois ultralibéral et soviétique, ne leur soit essentiel pour assurer leur domination sur les peuples ? Comment ne pas admettre que nos dirigeants sont prisonniers des vrais maîtres de l’euro, de ces oligopoles de l’industrie, de la banque et de la finance, avec lesquels ils entretiennent des relations très étroites. Fantasme d’un complot des puissants ? Non, dérèglement continu d’une chose publique, d’une République, où le désintérêt des citoyens ouvre la voie à la captation des pouvoirs par les intrigants, les opportunistes, les ambitieux et les goinfres. Le système de l’euro et du marché unique européen favorise exagérément la libre circulation des capitaux, la mainmise de la création monétaire des banquiers et la remise en cause dogmatique de tout ce qui constitue une ressource publique, dénigrée comme une charge coûteuse et superflue. L’euro est pour ainsi dire le cheval de Troie de la mondialisation ultralibérale en Europe, aux antipodes d’un libéralisme ordonné et responsable. Et il est illusoire de s’imaginer que ses bénéficiaires feraient une croix dessus simplement parce qu’on les en prierait gentiment ! Et d’ailleurs, personne ne les en prie ! Qu’on en juge : les seules fois où nos grands chefs d’État européens se réunissent pour la photo de famille et s’enferment à huis clos pour prendre de graves décisions, ce n’est pas pour faire face, ensemble, aux délocalisations. Ce n’est pas pour, ensemble, lutter contre le fléau du chômage. Non, c’est seulement pour sauver les banques ! Comme cette belle journée d’octobre 2008, où Nicolas Sarkozy invita la chancelière allemande pour l’inauguration du mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises, avant de convier, dès le lendemain, les quinze membres de la zone euro à l’Elysée. Pour évoquer le sommet de la veille ? Pour promouvoir devant tous le symbole qu’ils venaient de célébrer : l’amitié franco-allemande, la coopération libre entre nations, la France forte dans l’Europe indépendante ? Non, rien de cela. Hier, c’était hier. Une grande et belle réunion, immortalisée sur le perron de l’Elysée, seulement pour évoquer le pacte de stabilité, l’inflation maîtrisée, les banques rassurées. Car les marchés, sans doute, méritent plus d’égards que les peuples d’Europe. Aujourd’hui, il ne faut pas se mentir. C’est eux ou nous. Eux qui restent ou nous qui en sortons. »
Source : Nicolas Dupont-Aignan : « L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle » (avril 2011). • Dans ma tête, ces faits dramatiques et tout proches se connectent aussitôt avec l’enquête approfondie de Mullins sur la Fed et sa maîtrise (secrète) par Rothschild, qui a pris le contrôle de JPMorgan, de Warburg et de combien d’autres, « crise » après « crise » ?
• On peut ajouter que Peter R. Fisher, coresponsable de la gestion obligataire chez BlackRock, et ancien sous-secrétaire du Trésor américain, est membre du Comité stratégique de l’Agence France Trésor. Or, Blackrock est un fonds vautour qui est un des actionnaires principaux de McGraw-Hill, lequel contrôle… STANDARD & POORS !!!!!!
Je propose que chaque citoyen qui est au courant d’autres conflits d’intérêts dans cette Agence France Trésor, les signale ici. Étienne.

Philipp Hildebrand, directeur général de la Banque nationale suisse, qui vient de démissionner de sa prestigieuse fonction car sa femme est soupçonnée de délit d’initiée … qui forcément éclabousse sa réputation est celle de l’institution qu’il dirigeait !!!
ça va être difficile d’expliquer cela à au moins 50% des Français.
Il est là, le problème.
…
Merci Étienne de ton blog ! J’ai acheté le livre de Dupont-Aignan sur Amazon avant Noël car tu le recommandais et je l’ai lu d’un trait pendant les vacances. il est accablant sur les banques et son principal intérêt est la dénonciation de ce scandale de l’agence France-Trésor. Il dénonce aussi d’autres comportements des banques qui montrent qu’elles se servent de nos institutions comme la BCE pour se servir à la source pour alimenter. On aimerait un État impartial, bon gestionnaire et strictement séparé des intérêts financiers et on découvre compromissions, intérêts privés prépondérants et impuissance publique à contrebalancer ce phénomène de perte d’influence. L’État ne maîtrise plus rien depuis bien longtemps dans le monde de la Finance. Dupont-Aignan date cette perte d’influence de 1973, date à laquelle la Banque de France n’a plus pu financer l’économie par la création monétaire. Résultat : alors que l’Etat finançait l’économie grâce à des fonds qui ne coûtaient aucun frais financiers (intérêts), l’État doit payer une lourde charge de la dette aux personnes physiques et morales qui financent l’émission des titres de l’État et donc, en fin de comptes : les Banques !
Un des articles rappelé est aussi intéressant dans la concrétisation de l’idée de « bulle de richesse qui ne rentre pas dans l’économie réelle » :
737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales
http://www.bastamag.net/article1719.html
Le top 20 des « control-holders » :
1 BARCLAYS PLC
2 CAPITAL GROUP COMPANIES INC, THE
3 FMR CORP
4 AXA
5 STATE STREET CORPORATION
6 JPMORGAN CHASE & CO.
7 LEGAL & GENERAL GROUP PLC
8 VANGUARD GROUP, INC., THE
9 UBS AG
10 MERRILL LYNCH & CO., INC.
11 WELLINGTON MANAGEMENT CO. L.L.P.
12 DEUTSCHE BANK AG
13 FRANKLIN RESOURCES, INC.
14 CREDIT SUISSE GROUP
15 WALTON ENTERPRISES LLC
16 BANK OF NEW YORK MELLON CORP.
17 NATIXIS
18 GOLDMAN SACHS GROUP, INC., THE
19 T. ROWE PRICE GROUP, INC.
20 LEGG MASON, INC.
Joli article, mais le site d’où il est tiré m’a l’air d’être un bon foutoir à « confusionnistes » et autres conspis paranos de l’extrême-droite.
En témoigne, par exemple, le retournement du concept de Novlangue pour dénoncer « l’idéologie mondialiste pro-immigrés blabla » :
http://lesmoutonsenrages.fr/nous-sommes-manipules/petit-cours-de-novlangue/
Cette article est une bombe. L’Agence France Trésor devrait être dissoute. C’est un repère de Mafioso de Haut vol qui s’ingénient à voler les recettes publiques avec le concours du gouvernement et de son président !
Les politiques de rigueur budgétaire n’ont pour but que transférer l’argent des écoles, des hôpitaux, des retraites vers les banquiers !
Ce vol est sans limite.
Il faut se mobiliser pour faire connaître à nos concitoyens l’article 104 du Traité de Lisbonne qui empéche nos Etats d’emprunter par la création monétaire, à 0 %.
Les partis de gauche par leur silence témoignent de leur complicité. Les choses ne sont pas difficiles à comprendre, et même plutot simple.
Étienne Chouard a aussi accompli un excellent travail de désintoxication. Merci à Dupont-Aignan pour votre travail de vérité, votre honnêteté et votre courage. Je suis communiste mais je n’accepterai pas que l’on me définisse comme de gauche. Ces étiquettes sont une escroquerie idéologique.
Il faudrait construire une mobilisation européenne sans sectarisme, peut-être sous la forme de pétition. En France, interpeller tous les candidats pour les contraindre à se dévoiler… les Tartuffes !
Quand au reproche de GG, j’ai vérifié, ils sont fondé mais uniquement sur la partie novlangue. Le site qui se propose de dénoncer les manip se livre lui-même avec cet article à un manip. C’est lamentable.
Bonjour
J’ai assisté à votre conférence du 14⁄01. Bravo pour avoir exposé aussi clairement vos idées, malgré le débat quelque peu cacophonique par moments.
À propos de la dette et de la conférence :
- le choix délibéré des gouvernants de passer par un financement privé n’est-il pas tout simplement une façon d’imposer dans la « douceur » et sur le long terme des idées au peuple, idées qui n’auraient pas pu passer d’une autre manière ? Ceci en références à vos propos sur le vote déficitaire récurrent des budgets depuis 1973, alors même que cela ne s’imposait pas.
- vous disiez que l’école autrichienne est minimale sur l’intervention de l’État et entend limiter son action à la protection des intérêts privés. D’après le peu que j’ai lu, il me semble qu’il s’agit plutôt là d’une idéologie néo-libérale plus friedmanienne qu’autrichienne, l’école autrichienne limitant l’action de l’État certes, mais dans le domaine économique. Pourriez-vous me citer une source éclairante de votre point de vue ?
Pour finir, un petit livre qui se lit assez vite mais qui est extrêmement clair et permet de comprendre pas mal de choses sur les dérèglements actuels. Il parle non seulement de la fameuse loi Giscard-Pompidou, mais remonte plus loin dans l’Histoire et est à ce titre très éclairant.
http://lejardindeslivres.fr/standard-or.htm
Bonne continuation.
Avant la création de la FED en 1913, il y a eu un précédent un siècle auparavant avec la création d’un Banque de France par Napoléon au bénéfice exclusif d’intérêts privés,
Ainsi que le rappelle le trop méconnu historien (tricard de l’ORTF) Henri Guillemin :
CAïD RESPECTUEUX
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448829-caid-respectueux‑6.html
Prenant toujours le parti des petites gens, cet historien raconte aussi le choix de la défaite des élites en 1940 et en 1870, corroborant les recherches d’Annie Lacroix-Riz :
http://www.rts.ch/archives/tv/divers/3448450-france-1940.html
Bien à vous.
D’accord, mais que faire ?
On sait qui sont les voleurs alors pourquoi pas les ramener devant les tribunaux tout simplement par pétitions ?
Bonne continuation.
Bravo Etienne ! es-tu certain qu’il n’y a pas encore un auteur parmi ceux qui appelleront à voter à droite au deuxième tour, qui « hurle sur les banques » ? il faut hurler avec les loups…mais au fait, quelle stratégie politique rassembleuse de tous les fronts de lutte sociale confrontés à la « dictature des banques » est-elle entrain de produire une dynamique politique réellement en adéquation avec la réalité sociale ?
Car il faudra bien identifier en « toile de fond » du « paysage politique » quelles sont les forces sociales véritablement en présence, sans tourner autour du pot « Constitutionnel » et quelles sont celles qui seront toujours malgré leurs « hurlements avec les loups », du côté qu’a choisi en grèce comme en italie comme en hongrie, la classe dominante, travestie parfois en « populisme »… On doit se poser des questions politiques et ne pas trimballer les « citoyens » dans le nuage d’une « grèce Antique » à spéculer sur les miracles futurs du « tirage au sort » !
Aujourd’hui les fameuses « banques à hurler » ne sont que les chars d’une armée invisible qui nous déclare la guerre ouvertement par « agences de notation » interposées : allons-nous foncer comme le taureau sur le chiffon rouge des Agence de notation, ou bien plutôt contre la classe sociale qui agite le chiffon, celle des spéculateurs dominants habitant Neully mais aussi St Cloud, et qui diversifient leurs paraphrases contre « le coût du travail » tout en plagiant « contre les banques » le discours de Jaurès ?
Faut-il être demeuré politiquement, faire mine d’être « ni-droite-nigaud », ou bien laisser choir sa toge d’hypocrite et se réjouir du nouveau nationalisme fascisant où les agences de notation poussent les peuples agressés à « se défendre » ? Je pense nécessaire de balayer la poudre aux yeux qui cache la réalité du clivage gauche droite : d’un côté il y a ceux qui utilisent les peuples comme chair à canon, de l’autre il y a la revendication sociale méprisée par les dominants…Et la politique politicienne comme l’apolitisme nous enfument contre cette réalité sociale : le 1% enfume les 99% avec la négation du clivage social !
Yusuf dit, « On sait qui sont les voleurs alors pourquoi pas les ramener devant les tribunaux tout simplement par pétitions ? ».
En êtes vous bien sûr ? Qui sont ces voleurs, exactement ?
Par exemple, parlons de « ces gredins qui détiennent la dette publique française ». Qui sont ils ?
On apprend notamment :
« Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni »
Doit on ramener le luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni devant les tribunaux ?
Ou alors plutôt :
« et voici la liste sur les 50 plus gros détenteurs de la dette française suivant Reuters. »
Prenons le premier nom sur cette liste, AXA, qui sont les « voleurs » ? Sont ce, les membres du conseil d’administration d’AXA ? Du comité executif ? Ou plutôt les actionnaires d’AXA ? Ou plutôt les créanciers d’AXA ? Les détenteurs de contrats d’assurance vie Axa ?
Qui sont les « voleurs » ? Qui doit on passer devant les tribunaux ?
Ou bien les véritables coupables, ceux qu’il s’agirait de passer au plus vite devant les tribunaux, sont ils les « représentants du peuple », ces politiciens qui ont laissé perdurer un tel système et ont voté ces lois contre l’intérêt général ?
Ou alors sont ce ces 147 multinationales qui contrôlent le monde ? Mais qui, parmi ces multinationales, faut-il incriminer exactement ? (Mêmes questions que pour AXA…)
Ou alors, on se dit que les vrais coupables sont « les 1% », ou plutôt « l’oligarchie politico-médiatico-financière », les « ploutocrates », « le complexe militaro-industriel »…?
Tout cela est d’un vague, d’un imprécis, d’une opacité telle qu’on on oublie de se poser la question essentielle, « désigner des présumés-coupables et les ramener devant des tribunaux servira-t-il à quelque chose d’utile et dans l’intérêt général » ?
À mon humble avis, tant qu’on en restera à ce genre de discussions sur les coupables et ces appels à les ramener devant les tribunaux, on fera exactement ce que dénonce Jean Zin dans un commentaire sur son blog, « cet appel au fanatisme des foules qu’on chauffe comme chez les évangélistes, donnant une sensation de toute puissance bien trompeuse alors que ce n’est que le refoulement de tout ce qui dément cette toute-puissance ».
Au lieu de faire avancer les choses dans la bonne direction, ce genre de chasse aux sorcières ne fera que les bloquer encore plus.
Mais bon, c’est un point de vue stratégique, on ne gagnera pas la (les?) bataille contre l’oligarchie en la confrontant directement, de plus sur son terrain de prédilection.
Bien d’accord avec toi Chris, quoique là encore il y ait un pont à construire entre ces deux points de vue.
En effet, ne nous revient-il pas, individuellement de demander des comptes à nos responsables politiques, ceux qui sont censés nous re-présenter, ainsi que de demander tous autant que nous sommes, des comptes aux conseils d’administration de ces assurances et tous ces groupes d’intérêts qui semblent oeuvrer pour des intérêts pas si désintéressés que ça au final ?
Demander des comptes des mécomptes qui nous sont faits.
Puis ensuite, c’est vrai, rien ne sert de conspuer un groupe machin ou truc, car derrière ce groupe machin ou truc, il y a des éléments et ces éléments c’est nous tous qui les construisons ces groupes au travers de nos petits consentements, très petits consentements et de nos renoncements, très petits renoncements. Pas des gros trucs, non, de toutes, toutes toutes petites choses mais qui, bout du bout, construisent la trame sociale que nous avons sous les yeux.
Ce n’est donc pas tant le groupe machin ou truc, mais nous tous, qui individuellement avons à nous regarder dans le miroir, même si ce qu’on y voit, nous donnerait plutôt l’envie de fuir.
Se regarder, descendre dans ce qui n’est pas glorieux en nous, en chacun de nous, personne n’y échappe, ça semble être une descente mais c’est en réalité une montée, une montée en conscience, et ça aide à relever la tête même si ça commence par la baisser, la baisser par la vue de la bassesse qui nous habite si souvent !
Le scandale de l’agence France-Trésor et le comportement inquiétant* du webmestre du site du blog de Jean-Luc Mélenchon.
* ( pour l’information nécessaire des citoyens français sur ce qui est le cœur de leur souveraineté : le budget des affaires communes, le budget de l’État français )
Plutôt qu’examiner des déclarations, examinons des faits :
Un commentaire, citant Étienne Chouard et son enquête sur le scandale de la collusion entre les plus grands intérêts capitalistes bancaires et l’exécutif français dans la gestion de l’organisme chargé de gestion de la dette de notre budget : l’Agence France-Trésor, a été supprimé des commentaires du blog de Jean-Luc Mélenchon.
Bon, nous pourrions nous dire, eh, bien, c’est de bonne guerre puisque comme le fait remarquer Alain de Tréguier, c’est parce ce commentaire citait Étienne Chouard qui lui-même cite un autre candidat Nicolas Dupont-Aignan.
Eh, bien non, quasiment tous les commentaires concernant l’Agence France-Trésor, ( même ceux qui n’avaient rien à voir avec un autre candidat ) sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, même ceux antérieurs à la publication par Étienne Chouard de son billet sur son blog sont soit … effacés ou censurés.
Google :
Ce qu’il en reste dans les recherches Google à la date d’aujourd’hui 16 janvier 2012 … ( Lien cliquable )
Ixquick :
Ce qu’il en reste dans les recherches Ixquick à la date d’aujourd’hui 16 janvier 2012 … ( Lien cliquable )
Faites Contrôle – f ou Commande – f pour les utilisateurs de système Mac, dans ces pages de résultats avec comme critère de recherche « France Trésor » , eh bien, vous verrez que la plupart de ces commentaires ont disparus !
Pourquoi cette censure sur un dossier ( le budget de l’État et son financement ) qui intéresse ou qui devrait intéresser tous les citoyens ?
Pourquoi le webmestre du blog de Jean-Luc Mélenchon se permet-il de censurer des informations importantes qui devraient être mises à la disposition des citoyens ?
Quelle mouche pique-donc le webmestre du candidat de la révolution citoyenne ?
Pourquoi ce webmestre cache-t-il le scandale de la collusion entre les plus grands intérêts capitalistes bancaires et l’exécutif français dans la gestion de l’organisme chargé de gestion de la dette de notre budget ?
Citoyens, prévenez Jean-Luc Mélenchon de ces deux forfaits : le scandale lui-même et l’étouffement de ce scandale par celui-là même en qui il aurait dû avoir confiance : le webmestre de son blog.
Oui, tu fais bien de le signaler Gilles.
ça court bon train la censure de nos jours, même et surtout si ceux qui l’utilisent jurent par tous les dieux qu’ils sont défenseurs de la démocratie, alors disons que c’est une démocratie particulière qu’ils veulent mettre au monde et à laquelle j’ai fichtrement du mal à souscrire, et vous ?
Chez Jorion, on savait, chez Jean Zin, on savait, chez Soral on savait, chez Mélanchon, je savais par ouïe-dire et voilà que cet ouïe-dire est renforcé par ton témoignage.
Quel pourrait-être le point commun d’une rétention d’information ?
Je vous le demande et souhaite que vous vous le demandiez, savoir où l’on met les pieds, c’est bon pour les chaussures n’est-ce-pas, mais pas que pour les chaussures !
Article très intéressant
Mais pour qu’il y ait dette, encore faut il qu’il y ait complicité
Or, la règle de 3 % de déficit maxi est obligatoire depuis le traité de Maastrich, en 1991
Donc, tous les Présidents (et) ou Premier Ministre français qui ne l’ont pas respecté depuis 1991,
pourquoi ne sont-ils pas traduits devant la Haute Cour de Justice
Ils ont trahi leur pays, failli aux mandats qui leur avaient été donnés par le biais de l’Élection
à part Jospin, le plus sobre, tous ont failli
À quand une judiciarisation de la trahison, de la complicité de recel et de vol de Peuple ?
Je ne sais qu’une chose, c’est que Dupont-Aignan n’a pas été le premier à dénoncer le système mis en place en 1973, loin de là ! Je l’ai personnellement découvert dans un ouvrage de Derrudder.
Après dans le détail, on a effectivement la confirmation que les conflits d’intérêt, punis par la loi, sont légion jusque dans notre agence France Trésor.
J’ai publié sur cette question, en janvier 2009, bien avant lui donc, tout en proposant la mise en place d’un mécanisme innovant de monétisation de notre dette publique sur projets francophones pour sa résorption totale !
Depuis, j’ai créé un parti politique : l’IRC…
cf blog IRC
C’est bizarre quand même que pour des gens qui sont censés défendre et vouloir mettre au monde la soi-disant démocratie, il y en ait si peu qui s’offensent du peu de cas qui soit fait de ses principes à la démocratie justement, chez Jorion, Soral, Zin et Mélanchon par exemple et d’autres sans doute mais que je ne connais pas.
Ces gens-là se réclament de ses principes à la démocratie et les flouent à longueur de temps mais personne ne dit mot, ne relève.
Les systèmes pernicieux de dictature se construisent comme ça, l’auriez-vous oublié, vous qui savez tant de choses, avez lu tant de textes, serait-ce si difficile de mettre du concret dans l’abstrait qui vous occupe ?
Je doute fort que ces passages soient surlignés, bref, je suis un peu lasse de constater ce qui se passe ici et qui ne fait hélas que re-produire ce qui a produit notre réalité d’aujourd’hui.
À croire que de lire, que de débattre, ça ne sert décidément à rien, rien n’est intégré !
Je suis en colère vous l’aurez compris et ma foi j’ai décidé autoritairementsans votre consentement, que je n’avais aucune raison de la rentrer celle-là de colère, elle m’appartient !
Jorion, Soral, Zin et Mélanchon
Jorion il me fait marrer, c’est un Bernard Tapie du blog. Il faut le prendre ou le laisser comme il est. Horripilant et attachant.
Soral, connais pas
Zin m’est assez hermétique mais sympathique, il est très bougon ; est ce qu’il censure vraiment ?
Mélenchon, c’est un homme politique. Point.
La censure est toujours détestable et condamnable ; je la condamne.
Cela dit, il ne faut pas se faire d’illusions : il n’y a pas d’un côté les bons et l’autre les méchants ; tu peux aller manifester contre le nucléaire avec des gros méchants abrutis que tu regrettes de pas avoir la bombe !
J’ai débuté sur le net en 2007 chez Ségo et son Désir D’Avenir et j’ai été censuré pour avoir expliqué qu’elle utilisait la démocratie participative pour son propre compte. J’étais dans une colère ! Aujourd’hui ça me fait marrer.
C’est pourquoi le seul critère objectif du discours public (recherche collective du bien commun) c’est d’être PUBLIC et contrôlé comme tel. Les blogs sont des lieux privés au service de leurs auteurs ; tu es complètement à la merci du patron du blog.
Étienne a l’air bien correct ! (bonhomme avec le sourire)
Tu vois, Georges, j’ai le très fort sentiment que tout cela n’est pas léger mais au contraire très grave.
Il ne s’agit aucunement de délivrer des labels NF, de bon ou de méchant, c’est tronquer la question selon moi que de poser cette épineuse question, en cette alternative moralisatrice, plus qu’étroite.
Il ne s’agit pas de cela, car il s’agit de construire une structure qu’on appelle parait-il démocratie, moi, j’sais pas ce que c’est car j’en ai jamais vu des démocraties, mais il parait que ça pourrait exister , c’est pas moi qui le dit, je reprends les discours ambiants.
Bref, si des bribes, des balbutiements, des ébauches de cette démocratie devaient sortir de la boue dans laquelle nous sommes aujourd’hui, il me semble que ce feu follet de démocratie que personne ne semble bien saisir car elle semble bien insaisissable cette hypothétique démocratie et bien improbable au train où ça va, il faut le définir ce concept, oui, définir c’est la première des choses à faire, lui donner une forme, un contenant à défaut de contenu, et on pourrait, on devrait selon moi, absolument, le définir, mais le définir comme tout absolu, non pas de façon affirmative, c’est ceci, c’est cela, non, mais de façon négative, la démocratie, ce n’est pas chez Jorion, chez Soral, chez Zin et chez Mélanchon, partir du vécu pour affiner l’image de ce qui est encore floue, partir du vécu de terrain qui parle, plutôt que de se nourrir d’idées un peu éthérées qui ne parlent pas à grand monde et dressent un abîme comme plus abyssal entre la théorie et la pratique de la démocratie en chemin semble-t-il, et moi je dois dire que je préfère décidément la pratique à la théorie même si j’aime aussi les idées,mais je hiérarchise.
Je continue, définir ce concept par la négative, parce que si nous savions ce qu’il devrait être ce concept de démocratie avant même qu’il n’advienne, ça voudrait dire que nous sommes nous-mêmes des absolus de démocratie et que nous parlons de lui, de cet absolu,or, nous mesurons tous, la relativité de nos êtres et de nos existences, pour ne pas avoir la prétention de parler en son nom, enfin, c’est mon point de vue.
Nous l’appelons de nos vœux certes cet avénement, mais ça ne suffit pas pour qu’il vienne au monde. Aussi pour parvenir à lui tracer un contour à ce concept de démocratie, nous ne pouvons le définir que par ce qu’il n’est pas. Et il me semble à moi, que de tarir l’information, la réduire, la rétrécir, ce n’est pas à proprement parler, faire entendre toutes les voix comme le laisse supposer l’étymologie de ce mot démocratie, non ?
Donc, il faut absolument être infaillible, hyper – exigeant, intraitable pour ceux qui flouent la construction de ce concept qui s’ébauche timidement, car si déjà nous consentons implicitement aux coups de canif dans le contrat, c’est mal barré pour le reste.
Et si l’on par-donne déjà cela au prétexte que quelqu’un nous fait marrer comme ça semble être le cas pour toi, en ce concerne Jorion, ou Zin que tu trouves ceci ou cela ou encore plus fort que fort, que tu puisses amoindrir encore davantage tes exigences en ce qui concerne Mélanchon parce que c’est un politique, alors là, je dois dire que les bras m’en tombent et c’est pas demain que le monde changera, ça restera toujours aussi glauque si des règles drastiques ne sont pas posées et des exigences d’adéquation entre le dire et le faire ne sont pas exigées absolument et toute dérive sévèrement mise en cause.
Ce sont les règles qui construisent les valeurs et non les valeurs qui construisent les règles, si tu n’as pas encore pigé ça Georges, alors ce n’est même pas la peine de commencer quoique ce soit, autant que tu restes dans tes champs ou dans ton lit à câliner ta femme, sûr que ça portera de meilleurs fruits, car s’il suffisait d’invoquer une valeur pour qu’elle arrive, bigre, depuis que le monde est monde, ça se saurait et ça se serait fait sentir et nous ne serions pas là à en discourir, nous vivrions cet état de fait.
De plus, en vertu de quoi dis-moi, il y aurait des espaces publics et des espaces privés où la parole subirait des variations selon les variables du soi-disant propriétaire de l’espace, nous en avons bien assez des propriétés privées sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter à mon sens, je n’ai pas l’âme d’une sacrifiée vois-tu, tu la sors d’où, cette loi de la parole confisquée, pour moi, Il n’y a pas d’espace public ou d’espace privé qui ferait relâcher l’exigence, il y a seulement une exigence d’honnêteté, simple, basique mais essentielle.
Aussi il faut être intraitable pour l’adéquation minimale entre le dire et le faire, en revanche être plus souple pour le reste, ensuite, je ne suis pas contre, même plutôt pour, mais intransigeante pour l’axe sinon tout sera à nouveau désaxé comme aujourd’hui.
L’axe c’est essentiel car c’est le pivot qui détermine tout ce qui vient après.
Et si l’on plante des navets, il ne faut pas s’attendre à voir pousser des asperges, voilà ce que je dis, rien de plus mais rien de moins non plus
Catherine, cela me fait de la peine que tu prennes le mors aux dents à cause de moi. Mélenchon ou plutôt le webmestre du blog de Mélenchon censure, c’est un fait. Mais assez peu finalement par rapport à d’autres hommes politiques, je tiens à le signaler pour être juste.
D’ailleurs, j’ai bien fait de râler, certains commentaires sur l’agence France Trésor ont été remis ( ou alors il s’agit de mystères de l’informatique ! )
Par exemple, je me suis fait récemment salement censuré sur un des sites liés au Syndicat Unifié des Impôts, le SNUI. Allez‑y voir, mettez des commentaires pas dans la ligne européiste politiquement correcte, mais argumentez sur la perte de substance d’un niveau de démocratie correcte si c’est la Commission Européenne qui décide des budgets des pays européens, sur les reculs sociaux infligés aux travailleurs par la concurrence libre et non-faussée, par la libre circulation des capitaux, par l’indépendance de la Banque centrale européenne et par le choix de la lutte contre l’inflation en vous basant sur les articles des traités européens en vigueur, de façon réfléchie et courtoise, eh, bien vous serez censuré !
Blog fiscal du SNUI … … ( lien cliquable )
Catherine, il me semble que l’homme (ou la femme politique), si nous essayons quelques instants de nous mettre à sa place, commence son engagement comme toi et moi, comme un homme ordinaire en luttant pour des convictions, pour réformer des situations injustes, puis petit à petit, si il y a réussi à petite échelle, il est aspiré par de nouvelles tâches à une échelle plus large et mets alors en branle des hommes, des organisations, des forces sociales qu’il contrôle de moins en moins, ( heureusement, sinon cela serait la dictature.) Ce faisant, il entre dans l’ambiguïté pour ménager des forces sociales qui n’ont pas les mêmes intérêts, ce que l’on appelle familièrement : « ménager la chèvre et le chou ».
Par exemple, pour prendre ce qui me tient à coeur : le piège-enfumade patronal de la « construction » européenne : Mélenchon a été assez critique sur ce piège tant qu’il était indépendant du PCF, mais pour faire masse critique, son parti : le Parti de Gauche a besoin du PCF et comme la survie financière du PCF dépend à la fois du nombre de mairies où ce parti est présent ( souvent en alliance avec l’entité européiste encore appelée par dérision Parti Socialiste) et aussi des subsides distribués lors des arnaques appelées « élections européennes », ainsi le PCF est obligé pour survivre à court terme est obligé d’être européiste. À long terme, cette position tuera le PCF. Mélenchon allié du PCF, a donc mis de l’eau dans son vin, mais comme je le dis plus haut, il y a longtemps qu’il est entré dans l’ambiguïté, il propose de manière floue à la fois d’engager la mise en chantier d’un nouveau traité européen qui serait adopté en France après référendum après un grand débat populaire et de désobéir aux traités existants. Tout ceci sans donner les articles précis du traité en vigueur auxquels il compte désobéir.
Cette position peut être vue comme une enfumade ou bien comme un feinte ! En effet, il peut rester flou sur le sujet et si à la fois, il est élu et si le peuple français se révolte socialement comme pour le Front Populaire, il prendrait appui sur cela pour ébrécher le piège-enfumade patronal de la « construction » européenne, par contre si il est élu et que le peuple reste passif, eh, bien cela fera comme avec Mitterrand, Socratès, Zapatero, Papandréou, nous nous ferons niquer la gueule comme au Portugal, en Espagne, en Italie et en Grèce.
Moi, aussi je censure, tout le monde censure ! Ma gamine me dit une vérité sur moi, je dis : « Quoi, qu’est-ce que tu as dis ? » puis : « Dis, tu me respectes ! » en fronçant les sourcils. Eh, bien oui, je censure. Si nous sommes honnêtes, nous voyons que nous censurons, nous nous auto-censurons tous !
Il me semble qu’en politique, c’est comme avec les minots, les gamins, il faut être raisonnablement ferme, mais pas plus. Que ta journée soit bonne et qu’elle t’apporte la paix.
Catherine
Tu as raison sur l’exigence ; c’est la raison pour laquelle si on me dit un tel ou un tel censure ou fait ceci ou pense cela, je ne réagis pas ; parce que mon exigence est à ce niveau là de ne pas porter de jugement sur quelqu’un. Je te le redis je hais la censure ; mais je déteste hurler avec les loups ; j’aime juger sur pièce et ai conscience que mon jugement est partiel et ne voit pas tout.
C’est quelque chose de grave et sérieux de dire que quelqu’un censure ; j’ai trop le sens de la nuance et l’exigence d’un regard global sur les choses pour m’associer qui plus est par écrit publiquement à des jugements sur les personnes. La réalité est complexe et nous ne pensons pas tous avec les mêmes mots.
La démocratie ? Pas besoin de la définir par ce qu’elle n’est pas, puisque par nature elle n’est pas ; et tout ce qu’on peut voir même ce qui s’en approche ou lui ressemble n’est pas la démocratie. Comment en serait il autrement dans un monde fait de nos diversités et dont nous ignorons tout ? Dans ce monde, toute affirmation péremptoire, tout jugement définitif , tout parti pris , n’est pas la démocratie ; c’est l’ignorance reconnue qui fonde la démocratie ; en fait l’exigence de démocratie et donc le ressenti de son existence croit à proportion qu’elle n’est pas et que le monde va à la dérive …plus le monde est injuste , plus il est destructeur , irrespectueux des hommes et de la terre qui nous porte plus le besoin de démocratie augmente , plus elle devient réelle par son absence même …
Face à la diversité du monde et de ses habitants, face à la rupture originelle qui fait qu’on ne se gouverne pas comme les abeilles ou les papillons, parce que mystérieusement , à la fois nous sommes entièrement soumis aux lois du monde et à la fois nous pouvons illusoirement nous en extraire et les violer , nous sommes condamnés à nous gouverner par nous-mêmes et à choisir pour ce faire un système politique . La démocratie est le plus noble et le meilleur système qui soit puisqu’il est un moyen de gouvernance à la hauteur des exigences d’une société parfaite ; c’est paradoxalement la perfection de cet outil et des idéaux recherchés qui en font la faiblesse puisque pour atteindre un but parfait, il faut que le moyen le soit aussi , ce qui est par nature impossible puisque la perfection du but n’est pas encore atteinte . C’est donc un cheminement impossible que nous propose la démocratie ; la foi doit être sans doute de croire en l’aboutissement ; non au bout du chemin mais dès qu’on marche. Nous sommes donc en démocratie ! Aussitôt que nous la recherchons. Tu es une démocrate Catherine, j’ai confiance en toi, je sais que tu ne me censureras pas. Peux t’on pour autant exiger de Jorion qu’il le soit illico et comme nous le pensons ?
La différence que je fais entre privé et public est simple : si le blog de Jorion est public, c’est-à-dire qu’il rentre dans le contrat social démocratique que nous avons érigé et sur lequel nous nous sommes engagés ; et que son blog est donc soumis aux règles de ce contrat , une règle essentielle étant la libre expression de tous , toute censure est prohibée , illégale.
Je pense que la démocratie, au sens de pratique politique destinée à construire ensemble la société, doit impérativement se pratiquer au sein de ce contrat, dans l’espace public. Et être réglementé et contrôlé. Il faut que tous puisse s’exprimer : la loi l’impose et des sanctions sont prévues si elle est enfreinte. La démocratie a à voir avec la loi, avec les règles, c’est le chapeau politique du contrat social.
C’est la raison pour laquelle le blog de Jorion est proche d’une activité ludique : on y parle de ce qu’il faudrait faire mais les paroles n’ont aucune prise en compte POLITIQUE possible .Ce serait un blog de joueurs d’échec, se serait idem sur le plan politique.
Si je reviens bloguer ici, c’est que l’action de terrain où je m’étais engagé a été CENSUREE MALGRE LA LOI ; je n’ai actuellement plus aucune possibilité de participer aux politiques publiques locales ; le recours au tribunal est pot de fer contre pot de terre : banni par un seigneur bien trop puissant : le plus jeune député de France , maire d’une ville importante , président du Pays , autres cartes , membre éminent du PS , ami de ami de ….
Alors je viens bloguer appréciant la compagnie, mais le but que je recherche est de mettre tous les blogs politiques au chômage, leurs rédacteurs et le talent des uns ou des autres seraient plus efficient au sein d’un outil politique institutionnel plus élaboré et soumis à la règle de libre expression de tous
Il faut en effet bien prendre conscience qu’en blogant nous sommes les jouets du système politique en place qui a comme règle de gérer l’existant mais jamais de décider ou choisir une direction ; c’est un système subtil , un totalitarisme abouti …pour gérer il faut des techniciens capables de préparer des mastics pour boucher les trous , pour décider d’un cap , d’une direction où aller , il faut les citoyens qui en débattent …Ici nous pouvons débattre , tant que nous voulons , tant que ces débats restent entre nous , tant qu’ils sont confidentiels , et ils le sont au regard du nombre d’électeurs …. Tant que les votes et les blogs ne gêneront pas ils resteront autorisés.
Le piège fatal tendu par le système c’est d’accepter les diversités mais en tant que diversités qui s’opposent, c’est de les maintenir dans un espace d’expression factice qui n’a aucune consistance puisqu’il n’est pas connecté au pouvoir de décider, un espace où nous allons nous déchirer sur celui là censure et celui là dit que.
C’est bien sur l’acceptation et le respect des diversités que repose la démocratie, mais pas sur une acceptation factice : la diversité a besoin d’unité ; cette unité étant le mouvement qui les met en marche ensemble, pour échanger réfléchir, agir ensemble. Cette unité nous ne l’avons pas : il est indifférent d’acheter un 4×4 démesuré ou un vélo : l’état n’est pas le garant de notre citoyenneté, mais le gardien du marché libre et non faussé, de la fausse neutralité qui gère les affaires du pays, sans jamais penser globalement et à long terme la société.
Toujours à propos de la démocratie et comment organiser la vie politique :
Mon commentaire 15 chez Jean Zin :
http://jeanzin.fr/index.php?post/2012/01/12/Critique-de-la-critique#c11441
Sa réponse 19 et son renvoi vers :
http://jeanzin.fr/ecorevo/egep/pub/cognitif.htm
Bonjour à tous et à toutes,
Connaissiez-vous John Stuart Mill (1806−1873) ?
J. S. Mill considérait que l’offense ne constituait pas un dommage, et il était en faveur d’une totale liberté d’expression à ne limiter que dans le cas où celle-ci constituait une menace directe, par exemple l’incitation d’une foule en colère à attaquer les gens.
Mill était convaincu que le LIBRE DISCOURS était vital pour le progrès. Il pensait qu’UNE OPINION RÉPRIMÉE contenait peut-être une certaine part de vérité.
Il considérait que MÊME LES OPINIONS FAUSSES ne sont pas dépourvues de valeur car EN RÉFUTANT LES OPINIONS FAUSSES, ceux dont L’OPINION est juste voient leurs convictions renforcées.
Pour Mill, les opinions qui ne doivent pas être défendues meurent et tombe dans l’oubli.
Amicalement,
Bravo ! Mill a attiré l’attention sur les erreurs de COGNITION PSYCHOLOGIQUE et du RÔLE DES INDIVIDUS, qui en résultaient …
(Blog Jorion et Alexandre mouhahahahha!)
Je me demande si tu prends bien la mesure de ce que tu dis Georges, et si c’est le cas, alors c’est plus grave que je ne pensais.
Tu déplaces l’exigence sur la personne et moi je place l’exigence sur l’axe de soutènement de la personne, c’est-à-dire du concept qui nous fait faire ce faire que nous tentons de faire humblement et chacun à notre propre mesure, le concept de démocratie.
Soutènement sur lequel les personnes pourront se mettre en mouvement et actionner cette possible dynamique qui se voudrait possiblement démocratique, mais pour que le mouvement puisse se faire il faut qu’il ait un axe pour permettre la mobilité justement, axe essentiel qui sans son existence transformerait le mouvement en égarement, et égarement car mouvement sans cible fixe et qui dès lors se ferait ciblé par d’autre, exactement ce que nous vivons aujourd’hui, imagine un axe qui bouge, mouvant, ta roue est mal partie pour atteindre son but, elle sera vite arrêtée, faussée, car désinformée, faute d’axe axant justement, voilà mon propos !
Alors je reprends ce que tu dis et qui me navre vraiment car ça fusille toute possibilité de corriger un comportement dé-viant déviant au regard .de la cible qui nous sert de boussole et que nous partageons semble-t-il, mais si nous sommes d’accord sur le lieu où aller nous ne le sommes pas sur le comment, et la manière, il se trouve que c’est bigrement important, ça renvoie à la main, à notre faire et c’est donc tout le sens de notre existence qui se place là, responsable le plus possible, le comment du comment.
Tu me dis :« mon exigence est à ce niveau là de ne pas porter de jugement sur quelqu’un. Je te le redis je hais la censure ; mais je déteste hurler avec les loups ; j’aime juger sur pièce et ai conscience que mon jugement est partiel et ne voit pas tout. »
Alors là on retrouve une nouvelle fois cette morale judéo-chrétienne à fond la caisse et qui empêche et obture toute possibilité de corriger quelque chose qui doit l’être.
Je t’invite à relire tes évangiles puisqu’il semblerait que tu t’en inspires implicitement et peut-être même inconsciemment, tu verras qu’il est dit qu’il ne fallait pas juger un homme au risque d’être un jour soi-même jugé.
Mais, mais, mais, et c’est là que c’est essentiel, c’est que critiquer un comportement, l’interroger, le mettre en cause et surtout le nommer , c’est tout, sauf juger un homme, ou alors c’est réduire l’homme a un acte et donc réduire cet homme à bien peu de choses et dès lors considérer que cet acte fige dans la pierre et à jamais un homme dans ce qu’il a pu faire un jour et c’est donc lui ôter toute possibilité de transformer la mauvaise forme que son comportement est en train de lui faire prendre et c’est donc avoir une vision très atrophiée, très petite, très indigente de l’homme, ce qui n’est pas ma vision si tu as l’occasion de lire ce que j’écrivais.
Encore une fois, il faut se déscotcher du fond de la casserole et cesser de ne voir que l’apparence des choses.
Pourrait-on espérer qu’un jour la pensée suive un chemin un peu plus long termiste, un peu moins myope, qui ferait prendre la mesure d’un acte, d’une parole en fonction des fruits que porte cet acte ou cette parole ou cette absence de parole ou d’acte à plus long terme ?
Serait-ce possible un jour, je me le demande et j’ai de plus en plus de doute je dois bien le reconnaître.
Ne retrouve-t-on pas dans ta peur de hurler avec les loups, un hurlement qui hurle moins en apparence, mais qui au final est beaucoup plus hurlant et beaucoup plus conforme à la forme qu’on arrive à te faire prendre sous des prétextes fallacieux sans même que tu en prennes conscience, piège dans lequel tu tombes à pieds joints, et tu n’es pas le seul, tu hurles avec les loups mais tu n’en as même pas conscience, c’est bien ça le plus fort, la dentelle de ce système, c’est d’arriver à te faire prendre des vessies pour des lanternes en t’emmenant dans un soi-disant anticonformisme qui n’a d’anticonformisme que ce que tu en dis car dans les faits ce que tu fais en consentant à cela, construit la merde de confusion du dire et du faire et à la désinformation qui construit notre réalité. Tu es donc co-auteur de cette désinformation.et de cette confusion en ne relevant pas tous les manquements qui sont faits, toutes les coupes, toutes les confiscations de parole, tu cautionnes par ton silence et donc tu hurles avec les loups, mais pas de la façon que tu crois, c’est pour ça que tu ne la vois pas, mais la forme ce n’est pas le fond décidément.
Le respect, le vrai respect de quelqu’un et d’une communauté est inscrit dans le mot même de re-spect qui dit dans son radical « spect « le voir qu’on retrouve dans spect-acle par exemple, c’est-à-dire la vision, le regard, et dans le préfixe re, un regard, une vision qui va au-delà du premier regard, qui regarde une deuxième fois.
Le premier regard est un regard de surface justement qui juge, qui ne s’attache qu’à la superficie des choses,et ce mot, re-spect appelle à aller vers un au-delà de lui, c’est-à-dire dans un deuxième regard qui lui s’attache au fond des choses, se détache de l’apparence pour prendre la mesure de ce qui se produira à plus long terme si on laisse passer de tels écarts et s’ils se reproduisent , si tu y consens implicitement en ne le relevant pas justement au prétexte qu’en le faisant , tu jugerais la personne, connerie de connerie.
Et donc au final, toi qui prétends ne pas juger tu juges sans le savoir, tu juges que ce comportement ne mérite pas d’être repris et donc tu consens implicitement à ce que les informations soient réduites, dés-informées du fait même de leur réduction et construisent au final une réalité dé-formée qui prenne donc une autre forme que celle qui est, donc tu construis a minima un monde boiteux qui bientôt nous fera tomber encore un peu plus qu’aujourd’hui, merci l’ami.
Qui est le maître de l’information est le maître du monde, ce n’est pas moi qui le dit c’est Wiener , et je t’invite à lire son bouquin qui te fera peut-être revoir ta copie et quitter tes œillères moralisatrices justement.
N’oublie pas, c’est aux fruits que l’on reconnaît l’arbre, les fruits de la désinformation, de la parole confisquée, construisent le monde dont tu te plains alors il faudrait bien un jour ouvrir les yeux et prendre la pleine mesure de ce que l’on fait, ça, ce serait rudement bien, ça permettrait d’avancer, et les avancées se font pas à pas, mais il se peut que ce pas tu le fasses et si tu ne le fais pas, alors nous reculerons et moi je dois te dire que des reculades j’en ai vraiment ma claque. J’ai des enfants et je les vois malheureux, j‘aimerais qu’ils accèdent à une vie plus harmonieuse mais pour cela je ne peux faire que des petits pas, j’espère que même si tu ne le fais pas avec moi, au moins tu te poses quelques instants et que tu réfléchisses un peu à tout ça, alors je n’aurai pas perdu mon temps en écrivant, merci pour cela déjà.
Avant d’être globale, la réalité n’est pas globale, elle est constituée de petits acquiescements et de petits renoncements, et le tout de ce tout donne la globalité complexe de la réalité sociale.
Aussi, puisque nous ne sommes pas le tout mais un élément du tout, nous avons tous , chacun à notre tout petit niveau, à répondre de nos renoncements et nos acquiescements qui construisent le tout, et quand on tait une information, on coupe une information et faire semblant qu’elle n’est pas coupée et faire comme si rien ne s’était passé, c’est renforcer ce mouvement de coupage de l’information, c’est désinformer, c’est accepter et renforcer ce mouvement a minima, on peut le faire certes, c’est un point de vue, mais alors autant en être conscients.
Et quand on coupe on ne peut pas dire qu’on ne coupe pas, ou alors on accepte de facto de dire qu’il fait soleil quand il pleut. Il faut appeler un chat un chat et je trouve qu’il y a beaucoup de pudibonderie à accepter de prononcer certains mots, demande-toi qui ça sert au final et tu auras un début de réponse si toutefois tu te poses la question ce qui n’est peut-être pas le cas, car tu sembles avoir beaucoup de réponses dans ta besace, je te laisse hurler avec les loups et vois comme je suis seule à tenir cette position, demande-toi où sont les loups qui hurlent avec les loups
« Pourquoi ce webmestre cache-t-il le scandale de la collusion entre les plus grands intérêts capitalistes bancaires et l’exécutif français dans la gestion de l’organisme chargé de gestion de la dette de notre budget ? »
je précise que je ne suis pas le webmestre du blog de méluche, mais si je l’avais été, je pense que j’aurais longuement hésité à censurer,
Dupont Aignan est courageux, mais pas fou, il sait peser ses mots et exposer des faits, son livre est une prise de risque mais avec toute la prudence qui s’impose,
par contre, les propos d’autres personnes, se servant du travail de dupont Aignan et autres, c’est autre chose, c’est borderline et ça touche à des intérêts puissants..
donc si j’étais le webmestre de Mélenchon, qui a suffisamment d’ennemis pour ne pas leur tendre un bâton, je me garderais bien de laisser sur son blog tout commentaire qui pourrais pourrir sa campagne via des attaques en diffamation, calomnies ou autres, le risque est réel,
c’est une explication comme une autre, mais la responsabilité juridique s’applique sur internet, pas vu pas pris, mais plus la personne (« propriétaire du blog ») est connue, plus il y a de risques, et donc plus il y a de censure et c’est le rôle d’un webmestre de limiter les risques juridiques,
ça ne rend pas la censure moins détestable, simplement il existe des règles de l’expression publique, que chomsky est venu en son temps contester, mais qui ont été prises par d’autres…
enfin, le webmestre de Mélenchon ne peut être blâmé pour sa censure tout commentaire faisant l’apologie d’un autre candidat,Dupont Aignan en l’occurrence, dont les propositions sont rarement compatibles avec celles du Front de Gauche (pour ne pas dire qu’elles foutent la chair de poule!), et ce, même si les constats sont souvent partagés. là ce sont les règles du jeu électoral qui imposent cette prudence, et là encore elles ont été écrites par d’autres…et l’intéressé aurait fait de même.
@ Catherine
J’ai été censuré sur le site de S Royale ; j’ai jugé ce comportement inadmissible ; j’ai, autant qu’il m’en souvienne, fais passer cette info sur d’autres blogs parce que je pensais inadmissible de tenir deux langages à la fois . D’autre part, mon indignation s’est transformé en jugement sur la personne politique : je n’ai plus cru en s Royale et par conséquent n’ai pas voté pour elle ; et bien que je ne puisse lui dénier la possibilité de changer, je reste aujourd’hui encore très méfiant vis-à-vis d’elle .
J’ai été exclu par deux fois du Conseil Local de Développement du Pays de l’Ardèche Verte, ce qui est une censure sur la possibilité de participer aux politiques publiques d’aménagement et développement du Territoire ; par la volonté conjuguée de deux personnes , notamment celle de M Olivier Dussopt , député , maire , président du Pays Ardèche Verte , autres cartes et membre éminent du PS . Voilà deux ans que je me bats pour refuser ce que je considère comme un abus de pouvoir ; Référé , référé en conseil d’état, puis aujourd’hui Tribunal Administratif ; je viens ‚avec un ami initiateur avec moi d’une expérimentation de démocratie participative qui a mis le feu aux poudres , et explique ces événements, d’expédier à la Région le Compte rendu de cette expérimentation ; lundi je dîne chez mon ami pour étudier avec lui comment nous allons pouvoir utiliser le compte rendu en question pour communiquer auprès des Conseillers régionaux , Généraux , et éventuellement la presse ……. Je juge donc le comportement de Olivier Dussopt inadmissible, et mon, jugement est actif : je ne lâche rien.
Pourtant je ne demande à aucune personne de ce blog de prendre position sur Madame Royale ou Monsieur Dussopt, pour la raison très simple qu’ils n’ont pas toute l’information, et n’ont qu’un son de cloche : le mien.
C’est la raison pour laquelle ça me fait drôle de lire :
« C’est bizarre quand même que pour des gens qui sont censés défendre et vouloir mettre au monde la soi-disant démocratie, il y en ait si peu qui s’offensent du peu de cas qui soit fait de ses principes à la démocratie justement, chez Jorion, Soral, Zin et Mélanchon par exemple et d’autres sans doute mais que je ne connais pas. »
Je n’ai été censuré ni chez Jorion , ni chez Soral , ni chez Jean Zin , ni chez Mélenchon . …..Et je me permettrais sans bien connaître ce qui s’est passé, de m’indigner et dire en les désignant qu’ils censurent et que c’est inadmissible. C’est ce que j’appelle hurler avec les loups.
Je sais , mais pas dans les détails, dans la mesure où je n’ai pas participé à la chose, qu’il y a eu des problèmes de censure lors de discussions sur la création monétaire chez Jorion . D’où le blog Post Jorion . N’ayant pas participé à cet épisode, je n’ai donc aucun élément assez approfondi pour porter un jugement ; la seule chose que je puisse dire c’est que effectivement il y a des plaintes concomitantes contre Jorion concernant l’application d’une censure sur son blog ; cela me met en éveil parce que comme je te le redis je trouve ce comportement inadmissible. De là a proclamer qu’il censure et que c’est dégueulasse, non je ne le peux pas ; comme dans mes exemples plus haut il faudrait que je sois informé en détails et que j’entende les deux partis. C’est un peu comme si parce qu’on se connait un peu ‚si peu , sur ce blog , et que je te dises ce que je te dis plus haut concernant Olivier Dussopt , tu me donnes raison et proclame par écrit que M Dussopt a un comportement inadmissible ; et bien même si tu peux me faire confiance : c’est le cas , il me semble que pour pouvoir le dire et l’écrire , il faudrait que tu sois complètement informée d’une affaire assez complexe et que tu es pu entendre l’autre parti.
Bon, si je dis des conneries, tu peux repréciser, je suis très long à la détente mais plein de bonne volonté .(sourire)
J’en conclus qu’il vaut mieux garder nos intransigeances dans la vie réelle (ce qui est loin d’être facile, et j’ai à ce sujet beaucoup de reproches à me faire) et que les blogs sont fait pour bloguer
il faut aussi être vigilant sur soi-même… sens critique et honnêteté. Bravo à gilles qui revient sur ses infos scrupuleusement : nous cherchons tous contre la nuit, et dans la nuit : nous pouvons nous leurrer nous-mêmes !
Gilles, Je ne te réponds pas tellement je trouve inepte ce que tu me racontes.
Bonjour tout le monde,
Puisqu’il est ici question de censure sur le blog de Mélenchon, je viens apporter mon graind’sel : j’ai été censurée sur son blog fin septembre suite à un commentaire correctissime mais critique au sujet de son attitude (fort critiquable de mon point de vue) vis à vis d’un militant communiste à la fête de l’huma. Mon mail a été publié vers 9h et puis quand je me suis reconnectée, pffft, plus rien. Censuré !
Quand JLM est venu à Brest, je suis donc allée lui demander des comptes. Après lui avoir dit ma préoccupation quant au sens que peut avoir dorénavant l’action politique après ce qui a été fait du non au TCE,je lui ai dit combien j’avais été déçue qu’on me censure sur son blog. Il m’a opposé que c’était son blog. Je lui ai répondu que la censure c’était violent. Il m’a alors expliqué que son webmestre était, je cite, un jeune qui faisait cela pour lui bénévolement. Je lui ai alors expliqué que cela m’avait dissuadée de faire partie du PG parce que je trouvais incohérent qu’il incite les gens à prendre le pouvoir et que pas ailleurs, il juge légitime de museler quiconque se permettait de formuler une critique. Il m’a répondu que j’avais raison. Quand j’ai voulu préciser ma pensée, il m’a interrompue en me disant « Je vous dis que je vous donne raison, au revoir. » Autrement dit, circulez Madame, je n’ai rien à faire de ce que vous pouvez bien avoir à me dire. J’ai compris qu’au fond il assumait cette violence. Je le soupçonne quant à moi d’être capable de détourner le vote citoyen à ses propres fins, je ne peux donc plus décemment lui faire confiance et j’en suis profondément désolée car je suis convaincue qu’une alternative de gauche est possible mais cela suppose une cohérence et une solidité à toute épreuve des leaders. J’ai manqué de répartie en ne discutant pas son objection sur le fond. Qu’est ce que c’est que ce candidat qui gagne 6000 euros et quelque par mois et qui ne rémunère pas les gens qui travaillent pour lui car ne peut-on pas légitimement considérer cette activité de modération sur le blog d’une personnalité comme une activité professionnelle ? Ne pourrait-on pas alors parler de travail dissimulé ? De mon point de vue, il y a là une inconsistance de taille.
C’est tout. Bonne soirée.
@ mariana pineda,
tu as raison, c’est très gênant, personne n’est parfait et tu t’attaches à un détail qui peut être n’en est pas un, et ça n’a rien de surprenant, en tout cas il t’a donné raison, c’est l’essentiel,
après, l’entité « front de gauche » n’est pas figée, et des organisations comme la FASE qui y sont associées ne fonctionnent pas du tout comme le PG ou le PCF…rester critique est essentiel, et j’ai plein de choses à dire là-dessus et sur les vices de formes de cette alliance d’appareils, mais ce n’est ni le lieu, ni le moment (je m’autocensure car les ennemis de notre cause commune ne sont pour le moment ni mélenchon, ni les adhérents des partis du FDG…merci de ne pas l’oublier)
je pense simplement que tu as eu tort de t’imaginer l’homme « mélenchon » comme étant un saint, et son blog comme un espace de libre discussion (déjà les commentaires sont limités en taille) et donc que tu as tort de réagir à l’opposé en pensant qu’il veut ramener les voix pour lui-même et faire de l’argent en faisant bosser les autres gratos pour sa pomme ou que sais-je encore…et peut être qu’avec ses 6000€ perçus au titre de son siège au parlement européen, et non de la campagne qu’il mène, il devrait rémunérer tous les colleurs d’affiche et les milliers de gens qui ont participé à l’écriture du programme partagé?!assimiler militantisme et bénévolat à du travail dissimulé…effectivement il y a là une inconsistance de taille !
Etienne le martèle assez, rien ne se fera par l’élection ! simplement, puisqu’il y en a, le fait que ce soit tel ou tel qui gagne, peut faciliter la lutte..
aux élections on vote pour le moins pire, ou pour un programme qu’on trouve cohérent, le reste ça se passe sur le terrain…sinon, présentes-toi, et je sèmerai le doute ça et là dans des posts pour me demander si des fois tu n’aurais pas quelques intérêts cachés et indicibles…tous pourris je vous dis !
de plus, mélenchon s’était déjà expliqué sur cet épisode regrettable et la punition dont il a fait l’objet (J‑M Apathie et consorts ont eu tout le loisir de relayer tes critiques), à la fin de cette note du 28 septembre 2011
tout part d’une bousculade générée par les médias à l’arrivée de martine aubry dans la salle :
{{Voyons aussi du côté des personnages que vise cette activité. Nous. Martine Aubry est très affectée, François Lamy saute après les perches à micros comme après des mouches. Martine, elle-même, arrache un bonnet de micro. La ligne de camarades qui se trouve derrière moi recule vers le mur et tâche de faire bonne figure. Tout ce que nous avions prévu de faire tombe à l’eau. Impossible de contenir la situation. On décide d’en rester là. Martine repart. Nous avons la rage de voir ce gâchis humain et politique. Nous sommes restés de sang-froid pendant toute la scène. Survient dans mon dos quelqu’un qui veut prendre la parole. Qui est-ce ? Pas de badge, pas d’insigne que je discerne. Ami ou ennemi ? Je ne comprends pas ce qu’il dit. Va-t-il prendre la parole ? Pour dire quoi ? Compte-t-il s’en prendre à moi ? Dire du mal de la visite de Martine Aubry ? Je ne sais pas. Le service d’ordre hésite. J’assume ma responsabilité. Je donne une consigne.
J’ai bien dit une consigne. Un militant politique peut le comprendre dans ce contexte si tendu, c’est pourquoi j’ai évoqué cette qualité à ce moment à la personne qui se trouvait là. Je ne veux pas d’une prise de parole sauvage qui sera ensuite le plat qu’est venu chercher, à la commande, la caméra qui va filmer cette scène. Voilà. Ceux qui préféreraient que j’aie parlé autrement ne tiennent pas compte de l’ambiance qui régnait ni de la nécessité qu’une volonté impérieuse s’affirme pour que la situation soit de nouveau maîtrisée. Je suis naturellement désolé du style pour la personne concernée. Ceux qui ont dominé une telle situation sans hausser le ton ont toute mon admiration. Que quelques bonnes âmes n’aiment pas ce style montre à quel point ils n’ont plus aucun contact avec la réalité. L’appel à la discipline militante fait jaser. Le mot fait peur ? Pourquoi ? Ma propre vie est faite d’une discipline constante. Permanente. Du matin au soir. Notamment pendant cette Fête de l’Humanité. Mon emploi du temps, mes discours, mes textes, mes allées et venues, tout est décidé collectivement, planifié et soumis à cette discipline, heure par heure. J’y obéis de mon plein gré parce que je suis un militant et un responsable politique qui ne veut pas gâcher la peine que se donnent les dizaines de personnes que l’action engage. Deux provocateurs armés d’une caméra et un chroniqueur mal dans sa peau n’y changeront rien.
}}
@sitouaillain
Un détail, son blog est personnel, c’est ce qu’il m’a répondu, ce n’est pas le blog du PG ni celui du Front de Gauche, il s’y exprime certes comme personne publique mais la personne qui modère travaille bel et bien pour lui et accessoirement pour la cause qu’il défend.
Par ailleurs, j’ai tendance à être plus exigeante avec ma famille politique puisque c’est celle que je respecte, j’ai toute légitimité à l’être, je n’attends pas des gens qu’ils soient des saints, simplement cohérents, en la matière, j’ai trouvé que Mélenchon ne l’était pas et je pense qu’on ne peut appliquer des critères à autrui sans se les appliquer à soi-même. Mélenchon a assez fustigé la censure pratiquée contre lui pour ne pas l’exercer contre ses partisans. Je lui disais dans le mail fin septembre qu’il ne pouvait tour à tour se targuer d’avoir des partisans exigeants et se plaindre de leur vigilance. Je ne suis donc pas d’accord avec toi. Faire de la politique autrement, ça veut dire avant tout respecter les militants, le type de la fête de l’huma a été balourd dans sa façon de lui demander des comptes mais il avait le droit de le faire et sur le fond, sa question était tout à fait sensée, Mélenchon aurait dû trouver autre chose à lui rétorquer, cette façon de lui dire tu dégages était LAMENTABLE ! Pour moi quand tu insultes un militant, tu les insultes tous potentiellement. Il dit aimer les fortes têtes, les rebelles, ah bon, ce n’est pas ce qu’il m’a donné à observer.
il y a pas longtemps, je réparais chez moi un meuble et il y a avait un truc bancal et dangereux, et bien juste avant que ma femme ne rentre dedans, je lu ai dit « dégage », et pourtant je l’aime, et elle m’en a voulu, tant pis…c’est la vie.
j’ai une autre vision politique que celle de Méluche, j’ai émis à plusieurs reprise des critiques de fond sur des points du programme du FDG ou des arguments de mélenchon sur son blog, à l’inverse du site de l’association pour une constituante, je n’y ai jamais été censuré, j’ai même eu l’occasion de discuter après un forum avec l’intéressé, pour li faire part de mon point de vue sur une constituante élue à la proportionnelle (c’est une ineptie je trouve), et j’ai eu une réponse sans condescendance, argumentée, mais je ne m’attendais pas à ce qu’un socialiste parlementariste renie ses principes très « IIIè république », il a cependant reconnu que le débat méritait d’être poursuivi parce que je cite, « les bonnes vieilles recettes, ne sont pas forcément les meilleures »,
par contre je trouverais normal qu’il m’envoie chier ou que je sois censuré si j’émettais une critique sur sa personne, ou que je lui fasse une leçon de morale ou de maintien, le type doit rencontrer assez de casses-pieds dans une journée, et il y a assez de médias inféodés pour faire le job..
en tout cas, heureusement que tu n’as pas dis à Méluche que tu pensais qu’il usait de travail dissimulé à propos de son webmestre bénévole…je pense qu’il aurait été moins poli, moi c’est sûr à sa place, j’aurais dit des méchancetés…ce qui est sûr c’est qu’avec des camarades comme toi, ta « famille politique » n’a pas besoin d’ennemis !
Sans commentaire. Vous pratiquez le même langage, logique que vous vous compreniez !
Très juste, ce que tu dis citoyen, avec un groupe de la CNL dans mon quartier nous nous sommes mobilisés, contre les charges abusives, les ascenseurs toujours en panne et l’eau chaude qui n’arrivait qu’à peine aux étages supérieurs. Après deux ans de militance dans un groupement de locataires, et après présentation de ma candidature par cooptation, j’ai été élu par les locataires administrateur-représentant des locataires au conseil d’administration de mon organisme HLM. En raison même des résultats efficaces que nous avions obtenus, nous avons fini par être harcelé à toute heure de la journée par plusieurs casse-pieds du quartier, et surtout moi à la suite de mon élection, tant et si bien que j’ai du démissionner pour les faire lâcher-prise. Il y a vraiment, je l’ai observé, une relation entre le pouvoir et la maladie mentale.
Allez, je vais violer votre principe de pseudo-contradiction qui voudrait que vous soyez autres que ceux que vous critiquez.
Vous l’êtes ce monde que vous critiquez et surtout si vous semblez vous en éloigner. Vous l’êtes d’autant plus que vous permettez par votre absence de rigueur et d’exigence, de soutenir la tension, qui comme toute tension se doit d’avoir deux pôles.
Ces deux pôles sont différents en apparence mais dans le fond, ils sont pareils, ils participent tous les deux du même principe, et le principe, le soutènement de la baraque sociale, c’est la réalité qu’on vit et que vous tenez par cette tension soi-disant duelle, sans même voir que vous participez de son maintien.
Ce blog est stérile et il a de longs jours devant lui car il est improductif, il ne sait produire que de l’occupation de cerveau disponible, un pseudo-coca-cola pour remplir des espaces vacants en apparence, car là encore les espaces sont déjà remplis, alors quand le verre est plein, ce qu’on rajoute, ça déborde !
Je termine ici et j’essaierai de ne plus y mettre les pieds dans cet espace, essayant de me rendre disponible à d’autres espaces que j’espère plus productifs.
Je ne répondrai donc pas à ce qui pourrait suivre ici.
Catherine,
Puisque « ce blog est stérile » (*), je vous suggère de le quitter, et d’en trouver d’autres qui soient plus à votre hauteur.
Pourquoi donc vous obstinez-vous à revenir ici inlassablement, et vous faire ainsi tant de mal ? 😉
Je vous rappelle que ce fil de discussion a un sujet et qu’il serait courtois de votre part de le respecter, au moins un peu.
Je n’ose pas croire à votre promesse en fin de message ; ce serait trop beau 😉
Ah ! ce qui est dit est dit ! Chose promise, chose due ; cochon qui s’en dédit.
🙂
Étienne.
______________
(*) ce qui est peut-être vrai ; contrairement à vos propres actions, bien sûr, toujours très fertiles.
Allez un tout dernier, le der des ders, il y a tout compte fait peu de temps de conjugaison.
Je crois même qu’il n’y en a que deux !
Et ces deux temps, ce serait l’absence ou la présence.
L’absence à qui, à quoi, la présence à qui, à quoi, ça, c’est à chacun de répondre en son fort intérieur et je me fais fort de ne pas répondre pour les autres.
Je ne juge per-sonne, j’observe juste des comportements et ces comportements déterminent une forme et la forme c’est la vie, alors si on décide de ne pas lui donner de forme au chaos, alors ça reste chaotique bien sûr.
Si on ne détermine pas une cible, alors la flèche ne sait pas où aller, elle se perd, s’épuise et finit par s’éteindre.
Définir une cible c’est essentiel, c’est l’essence même de toute vie, et ce qu’il nous revient de faire EST de former le moule dans lequel les énergies trouveront possiblement un royaume, le royaume du je qui n’annule le nous, et le royaume du nous qui n’annule pas le je.
Et un moule, ça doit avoir des contours solides afin que le contenu puisse s’y lover sans avoir à résister ou à couler là où il pourra couler, et donc à s’épuiser bêtement, il pourra se laisser aller le contenu s’il a des contours, car il aura fait le travail avant, et c’est ce travail de structure du moule qui ne saurait se faire sans une extrême exigence et un extrême rigueur n’en déplaise aux moralistes de service, et qui se construira ce moule, sur ce qu’il n’est pas, parce qu’avant de savoir on ne sait pas, hein !
Un moule solide ce n’est pas un moule mou qui acceptera tout ce qui vient sans savoir où il va au prétexte de ceci ou cela, des trucs complétement bidons qu’on lui aura fichu dans la tête et qu’il répétera comme un chapelet qu’on égrène.
Le moule sa fonction, c’est de contenir, c’est du boulot de maçon et c’est rude le boulot de maçon, ça oblige à être précis et à prendre un fil à plomb, sinon le mur sera de guingois et ça craindra pour la solidité de la maison .
Il doit absolument se définir par ce qu’il n’est pas, il n’est pas le pencher, il n’est pas l’à peu près, non, il est rigoureux si on veut qu’il tienne dans le temps et qu’il supporte les orages qui ne manqueront pas d’arriver.
Tout dépend toujours de ce que l’on veut mettre au monde, la forme est ce qu’il y a de plus beau, c’est à elle qu’il faut s’attacher car elle est le royaume de son contenu !
J’arrête là !
Voilà, ça il fallait le dire, avant de disparaître… 😉
C’est bien Etienne, si ça vous amuse, alors amusez vous, je vous en prie, riez tout votre soûl, riez de moi, je n’en ai cure, car ce n’est vraiment pas de moi dont il s’agit, il ne s’agit aucunement d’une question personnelle, mais vous ne semblez pas l’avoir compris, c’est dommage pour vous et pour nous tous du coup.
Observez vous et vous comprendrez pourquoi tant de messages ont du mal à passer.
Je fais voeux d’exaucer vos souhaits, mais je ne suis pas fée, alors, alors!!!
Nous ne sommes pas autre que ceux que nous critiquons et toi Catherine est faite du même bois ; que tu juges stérile ce genre de débat et qu’il vaille mieux pouvoir agir au concret dans sa vie, je pense idem ; mais la vie est ainsi faite que parfois il est utile d’échanger ; le simple respect de l’autre est de lui concéder cette possibilité et d’accepter ce besoin qu’il ressent à un moment donné de sa vie. Les blogs ne sont pas la vie, ils ont leurs limites, et parfois montrent bien les nôtres. La censure inversée que tu décides est ton choix et il est respectable.
Ces échanges sur la censure ne sont pas stériles du tout, ils ne savent tout simplement pas s’organiser et faire le tri entre accessoire et essentiel. Ils sont en tous cas révélateurs de dysfonctionnements.
L’intérêt de ce blog est de rechercher « la cause des causes » pour reprendre l’expression d’Étienne, et en fait de mener une recherche sur la meilleure manière de s’organiser pour nous gouverner nous mêmes ; en prenant en compte nos limites qui débordent à la lecture de nos commentaires.
Concernant la censure qui n’est qu’un des effets du refus de l’autre, je pense qu’il faut aborder la réflexion à plusieurs niveaux, le plus intéressant étant de voir comment surmonter du mieux possible ce problème récurrent en terme d’organisation de l’outil de gouvernance ; par exemple concernant un blog qui devient très fréquenté, des règles vont vite devoir s’imposer si le maître du blog souhaite conserver une certaine qualité des échanges ; il est donc contraint, à un moment donné de faire la police sur son blog ; l’idéal serait que ces règles soient transparentes et que les blogueurs puissent y participer. Un peu comme dans le film qu’Étienne a mis en ligne « l’école où tout est permis » et où les enfants ne supportant plus leur propre bordel , s’autorégulaient eux-mêmes .
Deuxième volet de réflexion : ces censures, ces désordres sont assez révélateurs de la démocratie de COMPÉTITION. Et remettent en cause, sur le fond, le mode d’organisation en partis politiques et leaders EN CONCURRENCE qu’on élit alternativement. Cela rejoint donc et vient confirmer l’intérêt de ce blog, et l’intérêt de bien le laisser centré sur cette réflexion d’une mise en place pratique d’une vraie démocratie, c’est-à-dire une démocratie QUI FAVORISE LA PAROLE DE L’AUTRE , le contraire de la censure .
Un chantier que nous n’avons pas mené à son terme ; loin s’en faut.
La cause des causes c’est l’oeil qui ne veut pas se voir, qui se regarde dans le miroir, et qui demande, miroir, oh mon miroir dis-moi que je suis la plus belle !
La cause des causes ça rejoint le comment du comment et puisqu’on parlait la dernière fois d’Alain, il serait bon de se laisser inspirer par lui, et d’éviter de se laisser penser par les autres.
Il y a un anticonformisme qui est encore plus conformiste que le conformisme auquel on pense le plus souvent. Celui-là est le pire qui puisse exister, il est le venin qui se fait miel !
Bon, à bientôt, ce sera peut-être mieux que je dise ça, la meilleure façon de tarir ma source, c’est le paradoxe, alors je consens à lui et je lui obéis !
Etienne s’adressant à Catherine :
« Je n’ose pas croire à votre promesse en fin de message ; ce serait trop beau »
Catherine est mon amie permettait moi d’intervenir puisque votre blog est courtois mais j’espère qu’il n’est pas que ça.
En effet, tout scientifique se doit d’honorer la contradiction, non pour lui donner raison, mais pour l’utiliser soit en thèse, soit en anti-thèse.
Ce que veut dire Catherine est qu’à force de ne pas bouger le bras s’ankylose. ce n’est pas qu’on ne peut plus le bouger mais ça fait très mal dès qu’on le bouge à cause de fourmillements douloureux. C’est une vérité. Et si le bras qui est une partie du corps peut s’enkyloser, le cerveau qui est une autre partie du corps peut subir le même sort. Cela ne lève aucune contradiction.
Ainsi joue la carte de la prévention que chacun a le droit de ne pas entendre : AZF, Amococadis, Fukushima, le 11 Novembre, le OUI à l’Europe. Einstein a prévenu de ce genre de situation dans ce qu’on appelle l’entendement. Ruminer reste possible bien entendu.
Dire « ce serait trop beau » à l’encontre de Catherine, voyez-vous que ce n’est pas courtois ? Non ?
Que puis-je dire encore ?
Eh bien ! Meilleurs à vous
Ceci dit je te félicite Etienne de dénoncer les arnaques au plus haut sommet de l’état, état s’il y a encore.
Depuis longtemps, à mon sens, il y a la mafia derrière, ça ne peut-être autrement quand on voit le développement des économies parallèles illéfo-légales et les moyens légaux de blanchiment d’argent organisés par les lois comme les paris sur Internet de la famille sarkozyenne et les paradis fiscaux et sociétés off-shore pignon sur rue et j’en passe.
Au début l’homme (je parle de l’individu) échangeait avec la nature, ensuite avec le système social, aujourd’hui il n’échange plus puisque les institutions lui prennent tout (loyer, nourriture, déplacement, santé, éducation, tout cela à des prix sans aucune comparaison avec les niveaux de salaire).
Alors qui échange ? Qui provoque cette dette ? Volontairement ? Comme on fabrique et maintient la dette d’un pays africain ? Qui ? Il y a bien des individus faits de chair et de sang qui provoque les guerres et la misère humaine pour faire marcher le business sur l’immondice des nouveaux besoins créés artificiellement ?
Mr Chouard, je vous suis depuis un certain temps et j’ai même rencontré Catherine sur votre blog grâce à ses commentaires plus que lisible. J’ai constaté que vous aviez découvert l’histoire de la FED aux environs de février 2011 et que vous en étiez, disons, assez bouleversé. 1973 chez nous c’est la suite logique, la France est aussi devenue une agence américaine et guerrière sous traitante pour l’empire des banques. J’ai remarqué votre attitude atterrée, de ce fait que vous essayez de prouver, et vous vous faites attaquer logiquement par ceux qui sont à leur service et ils sont nombreux. Vous n’en avez pas encore tiré toutes les conclusions, mais ça viendra.
Bien à vous.
PS : Du temps où vous pouviez écrire chez l’imposteur WASP Jorion, j’avais déjà remarqué que Jorion n’aime pas que l’on parle de dominance et pas du tout de religion.… Cherchez l’erreur. Je vais lui rappeler qu’il devait faire un billet sur la cassure de 73 et sur vous, directement car je n’ai plus accès aux commentaires, j’ai été classé anti…machin comme vous, c’est drôle n’est-ce pas ?
Puisque Georges et Michel sont intervenus sans qu’intervienne Etienne alors que la perche lui était tendue, alors c’est moi qui vais le faire.
Voyez-vous Etienne, il faudra un jour arrêter de se regarder dans le miroir et croire que ce que l’on dit touche un untel ou tel autre. Ce genre de pensée fusille définitivement toute possibilité de changer quoique ce soit au système que vous semblez pourtant vouloir changer à entendre ce que vous dites.
__Alors ce qu’on devrait faire ailleurs on ne pourrait pas le faire ici, au regard qu’ici on professerait des paroles d’un nouvel évangile ?
__
Savez-vous qu’Evangile ça veut dire information justement, le savez-vous dites-moi ? Je vous pose la question et j’attends une réponse.
Quand on touche un peu l’ordre établi qui règne sur ce blog qui voudrait qu’on soit là pour distribuer des bonnes paroles, puisque lorsqu’on dit autre chose que ce qui devrait se dire implicitement ici, la new doxa, on se fait conspuer » je n’ose pas croire votre message, ce serait trop beau dites-vous si vous vous arrêtiez d’écrire » j’appelle ça développer une morale new look qui va à l’encontre totale de ce à quoi vous semblez vouloir vous ouvrir. C’est quand même bizarre vous voulez vous ouvrir en fermant, ne trouvez-vous pas cela un tantinet paradoxal, vous savez pourtant que je suis une adepte fervente des paradoxes…
Vous semblez porter un intérêt à Alain, le philosophe, alors je vous invite à le relire et à vous en inspirer car vous faites exactement le contraire de ce qu’il préconise. Vous vous laissez penser par un système de pensée sans même l’interroger, vous manquez de liberté Etienne, vous êtes trop accroché à une certaine bienséance, vous êtes trop dans le sillon propret, vous êtes trop bien élevé en un mot, trop in même si le ton semble être off, vous n’osez pas prendre de vrais risques, bref, vous êtes un peu frileux.
Je suis rude je sais et j’assume tout à fait cette rudesse. Vous pouvez me coller l’étiquette que vous voulez, ça glisse sur moi. Mon combat n’est pas le combat de ma petite personne dont je mesure à chaque souffle la petitesse,non, il s’agit ici d’un autre combat, celui de la vie contre la mort.
Et c’est parce que vous avez des potentialités réelles que nous avons pu mesurer lors du combat sur le traité européen que je viens secouer votre arbre, car il contient en promesse de beaux fruits, alors laissez fleurir les fleurs, ne les étouffez pas, c’est le printemps qui vient, et après lui ce sera le temps de la récolte.
Les potentialités doivent être actualisées absolument, nous n’avons plus le choix des tiédeurs, écoutez donc ce petit film et voyez la détresse humanitaire de ces jeunes grecs qui s’inoculent le virus du sida pour survivre, c’est une barbarie ce monde, aussi c’est parce que je sais qu’il y a des ferments de possibles changements en vous et ici pourquoi pas, que je les secoue aussi rudement, mais si je sentais qu’il n’y avait rien en promesse, je ne ferais tout simplement rien.
Je vous invite donc à décoller de votre personne même si c’est par elle que vous lisez ces mots pour aller dans le sens qui fasse sens pour ce que nous appelons tous de nos voeux semble-t-il !
Le film en question, à écouter et dont il faut prendre des notes à mon sens.
Arriverons-nous à perdre les clés qui n’ouvrent aucune porte et à nous rendre disponibles pour en chercher d’autres ?
That is THE question !
http://postjorion.wordpress.com/
Origine et histoire de « évangile » Étymologie
(source:Wikitionnaire)
message d’avertissement non officiel : réinventer des étymologies et cacher ce qu’on pense au fond de soi derrière des métaphores éthérées nuit gravement à la clarté et à la crédibilité.
j’ai relu les différents post que tu as commis énervée Catherine et même ceux d’avant,et je n’ai toujours pas compris ce que tu reproches aux autres qui ne puisse t’être renvoyé à la face sur le mode de la paille et de la poutre,
j’espère que nous agissons tous les uns envers les autres pour réaliser les « promesses de beaux fruits », mais je me garderai bien de le faire sur mode qui laisserait sous-entendre que les miens seraient déjà assez mûrs pour donner des leçons.
une chose me chagrine te concernant, c’est que, dit violemment,les fleurs de tes discours en cachent mal le vide, dit compréhensivement, les pensées profondes qui germent dans ton esprit et que tu nous laisses parfois entrapercevoir sous des métaphores et autres sautillements linguistiques, ou que le plus souvent, tu t’autorise à nous laisser croire qu’elles existent, ne sont absolument pas présentes dans le contenu de ce que tu écris, et dit simplement, on dirait que tu sais plein de choses profondes, que tu te plais à nous rappeler qu’on les ignore, mais que jamais tu ne nous expliques vraiment, concrètement, avec des exemples et des modes d’emploi…et dit méchamment…tu l’as déjà compris 😉
Vous êtes encore là, Catherine ?
Vous êtes maso ou quoi ? Personne ne vous oblige à venir souffrir le martyr chez les tyrans… Vous pleuriez encore, ici-même il y a quelques jours à peine, que ce blog était infect, une plaie ouverte contre la liberté de parole, un truc inutile et narcissique, et vous juriez que vous n’y remettriez JAMAIS les pieds, juré craché !
…
Serment d’ivrogne 😉
Étienne.
« Arriverons-nous à perdre les clés qui n’ouvrent aucune porte et à nous rendre disponibles pour en chercher d’autres ? »
Je suis tellement distrait et désordre que je l’ai sans doute perdu depuis longtemps cette clé!.…Mais je suis comme je suis et l’âge avançant j’ai décidé de me pardonner à moi même …Hitoire de vivre plus sereinement.Et d’accepter un peu plus les autres comme ils sont .Même si je peux rentrer dans des colères noires ! Parce qu’en
plus du reste je suis coléreux !Et comme vous tous plein de contradictions ..Mais très attaché aux choses et aux gens tel qu’ils sont …
Aussi la présence de Catherine et de son discours bien à elle me manquerait si ‚vexée par Etienne , qui bien que maître de ce blog et fort instruit n’en est pas moins homme, elle nous quittait .
Allons mes amis ! que d’enfantillages !
je vous souhaite à tous une très bonne journée et vais retrouver mes chèvres.
Cher Sitouaillan, avant de donner des leçons aux autres, vous devriez déjà commencer par ôter vos oripeaux qui vous font parler sous un pseudonyme sans oser le faire en votre nom propre.
Que vous ayez des choses à me reprocher, je l’entends, j’en conviens et c’est très bien d’essayer de remettre de la justesse dans l’injustesse qui ne saurait pas, ne pas m’habiter, car je suis une femme humble et non une déesse je ne le sais que trop, mais critiquer, ce serait encore mieux si vous le faisiez à visage découvert, ce serait comme plus clean, plus élégant, ça aurait plus de panache et j’aime le panache, faites-moi donc ce plaisir svp.
Puisque vous parlez d’étymologie j’ai vu d’où venaient vos références et je dois dire que même si je ne saurais les contester, elles sont quand même un peu superficielles, car le latin et le grec peuvent être rétroversés par d’autres langues plus anciennes. Aussi, je vous invite à les enraciner en d’autres racines, et vous rendre compte que la bonne nouvelle, c’est d’être in-formé justement, mais in-formé dans le vrai sens du terme, c’est à dire être incarné, que le vécu fasse chair en nous, en vous, en moi, ( Orwell en parle à sa façon avec le grain de blé qui glisse justement quand l’incarnation est absente, quand ce qui arrive n’est pas métabolisé, un peu comme ce que vous semblez vivre face à l’incompréhension qui semble vous habiter face à ce petit événement, petit en fait mais grand en symbole, mais vous n’avez pas pigé, pas compris ce qui se passait ! bref l’exemple d’Orwell, ça devrait vous parler davantage !)voilà ce que ça veut dire la bonne nouvelle, mais vous, vous semblez ne pas en avoir de très bonnes, à vous lire, je suis désolée d’avoir à vous reprendre un peu, mais ce n’est pas moi qui suis à l’origine de cela, de ce mot, je ne suis qu’une passeuse mais une passeuse quand même.
Si tu n’as pas compris ce qui m’animait alors je crois que c’est pas l’heure pour moi de la ramener, ça fait un peu vulgaire de dire ça mais c’est parce que je trouve que de la part d’un homme engagé ne pas avoir compris le moteur du mouvement, c’est assez navrant, et dans ces cas-là mieux vaut attendre que la pâte monte toute seule.
Quant à vous Etienne, vous semblez dur à la comprenure, ça doit être l’âge, ceci dit nous avons le même âge. Vous restez indéfectiblement dans la voie de garage du personnel, vous n’arrivez décidément pas à décoller de votre égo, fichtre.
Tant que vous n’aurez pas compris que l’enjeu ce n’est pas qu’est-ce que je dois, tu dois, il » doit faire, mais qu’est-ce qui doit être fait ? vous resterez toujours dans l’abstrait de vos textes répétitifs qui répètent toujours les mêmes litanies car vous ne savez pas les mettre au goût du jour vos textes, les actualiser ça s’appelle, c’est à dire mélanger la théorie à la pratique, il vous manque du liant.
Maintenant cet espace il n’est pas plus le vôtre que le mien, il est à tous, et même si c’est pas le top, quand j’aurai envie d’écrire j’écrirai et si vous qui vous réclamez d’une ardeur démocratique vous me coupez la parole alors c’est vous-même que vous assassinerez !
J’espère que cet endroit dont vous détenez les clefs ira de l’image de la démocratie à la ressemblance de la démocratie, une expression qui saura se nourrir du souffle et le souffle est parfois froid comme aujourd’hui, il vient de Sibérie parait-il d’après ce que j’entends de la météo !
Non Catherine, vous n’êtes pas humble.
Mais par contre, avec vos propres litanies (inextricables) et vos agressions répétées, vous êtes objectivement pénible.
Quand on est poli(e) et bien élevé(e), on ne crache pas partout quand on rend visite aux gens, et on ne se répand pas en commentaires désobligeants sur leur demeure.
Tenez donc vos promesses et allez parler de vous ailleurs, dans des endroits plus au goût du jour, moins tyranniques et moins stériles.
Étienne.
Il y a un Monsieur qui s’appelle Karlfield Graf Dürckeim qui dit :
« Lorsque l’homme a atteint dans sa manière d’être, dans sa vie ou dans son travail une étape qui lui a coûté beaucoup d’efforts, il ne peut rien lui arriver de pire que de voir le destin lui permettre de marquer le pas, de se figer dans l’état auquel il est parvenu, si le destin lui est favorable, il lui enlève le résultat obtenu avant qu’il ne se raidisse, ne se sclérose. Car le but essentiel, n’est pas le résultat extérieur, mais le résultat intérieur, autrement dit la trans-formation intérieure de l’homme. »
Gageons Etienne que ce petit événement que vous semblez vivre sous le mode de l’adversité ne soit qu’une façon de nous permettre de garder souplesse et agilité, d’éviter toute sclérose, tout raidissement en nos temps qui ne sauraient souffrir rigidité et sclérose de la part des éléments de la structure déjà bien malade, pas la peine d’en rajouter avec les éléments de la structure. Et ce qui est valable et bon me semble-t-il dans votre direction l’est bien évidemment dans la mienne aussi il va sans dire, ceci dit humblement sans aucune prétention, sachant aussi que toute fausse humilité est en soi une prétention déguisée. Ni trop ni trop peu, telle est ma devise.
Alors en bons adversaires que nous sommes, enrichissons-nous de nos différences, et pour fermer la fenêtre du jour, un petit clin d’oeil hébraÏsant. Pour écrire vie en juif , il y a deux lettres et elles sont tout à fait symboliques et très belles je trouve. Il y a la lettre heit qui symbolise la barrière, l’épreuve et juste derrière elle, il y a le yod, la source de toute la puissance de vie qui est encore en germe mais qui invite à advenir. Et bien, je trouve que c’est une bien belle façon de voir les choses, voir les épreuves, les adversités, venir nous interroger sur ce que ça vient nous dire de nous, de faire du plus avec ce qui semble être du moins, du plus, car si on intègre l’in-formation, alors, peut-être sommes-nous davantage, en capacité, de nous ouvrir à cette puissance de vie qui ne demande qu’à se déployer davantage.
Aussi, je retourne cavalièrement votre vision, pour en faire une ouverture, un assouplissement possible et une porte ouverte à toutes les différences même si elles grincent un peu de part et d’autre la porte, le gond a besoin d’huile, je vous espère capable de cela et j’ai la prétention de l’imaginer de moi.
A bientôt, j’essuierai mes pieds avant de rentrer et j’essaierai de polir les porosités râpeuses de mes mots« maux »
Démocratiquement et avec le sourire bien sûr !
Catherine
L’agence France Trésor= l’Association de la flibusterie tyrannique. Des « pirates » en col blanc, qui mettent à profit les paradis fiscaux des caraïbes et autres lieux , City comprise, tout en se disant vertueux et au service de la République qui ne ferme qu’un œil,en disant l’autre aveugle.
C’est la vie des hommes.
N’y a‑t-il pas moyen de porter plainte contre tous ces accapareurs, pour escroquerie, délits d’initié, … ?
Des milliers de plaintes, ça ferait peut-être un peu de bruit, non ?
Pour comprendre LE COMPLOT DE LA DETTE PUBLIQUE, relire MARX ?!?
Mais vous n’y pensez pas, mon vieux : Marx, c’est périmé, c’est ringard !… D’ailleurs, jugez sur pièce :
« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande.
La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnables.
La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle doue l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l’usure privée. Les créditeurs publics, à vrai dire, ne donnent rien, car leur principal, métamorphosé en effets publics d’un transfert facile, continue fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire. Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée, à part la fortune improvisée des financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation – de même que celle des traitants, marchands, manufacturiers particuliers, auxquels une bonne partie de tout emprunt rend le service d’un capital tombé du ciel – la dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l’agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne.
Dès leur naissance les grandes banques, affublées de titres nationaux, n’étaient que des associations de spéculateurs privés s’établissant à côté des gouvernements et, grâce aux privilèges qu’ils en obtenaient, à même de leur prêter l’argent du public.
Aussi l’accumulation de la dette publique n’a‑t-elle pas de gradimètre plus infaillible que la hausse successive des actions de ces banques, dont le développement intégral date de la fondation de la Banque d’Angleterre, en 1694.
Celle-ci commença par prêter tout son capital argent au gouvernement à un intérêt de 8 %, en même temps elle était autorisée par le Parlement à battre monnaie du même capital en le prêtant de nouveau au public sous forme de billets qu’on lui permit de jeter en circulation, en escomptant avec eux des billets d’échange, en les avançant sur des marchandises et en les employant à l’achat de métaux précieux. Bientôt après, cette monnaie de crédit de sa propre fabrique devint l’argent avec lequel la Banque d’Angleterre effectua ses prêts à l’État et paya pour lui les intérêts de la dette publique.
Elle donnait d’une main, non seulement pour recevoir davantage, mais, tout en recevant, elle restait créancière de la nation à perpétuité, jusqu’à concurrence du dernier liard donné. Peu à peu elle devint nécessairement le réceptacle des trésors métalliques du pays et le grand centre autour duquel gravita dès lors le crédit commercial. Dans le même temps qu’on cessait en Angleterre de brûler les sorcières, on commença à y pendre les falsificateurs de billets de banque. »
Karl Marx, Le Capital, Livre I, Paris : Garnier-Flammarion, 1969. Première édition : 1867. Chapitre XXXI : « Genèse du capitaliste industriel », pp. 556–564.
Alors ???
Ça n’a plus rien à voir avec notre « modernité », n’est-ce pas ?
🙂
Pour d’autres perles du même tonneau, voyez :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.pdf
Salut Etienne,
Bonne pioche ! (cf. Marx).
ne pourrions nous pas porter plainte ?
pourquoi ne pas constituer un collectif citoyen et monter un dossier qui englobe la totalité des députés, ministres français et européens à l’origine du problème de la soumission des états à la finance ?
ensembles nous pourrions vraiment inverser le fonctionnement traduire en justice les félons qui ont promulgué ces lois, et obliger les politiques et les gouvernements européens à refuser de rembourser la dette, les dettes.….
rien ne nous oblige collectivement à accepter ces modifications de notre constitution sauf de ne rien dire et de ne rien faire.
Eh non, nous ne pouvons pas porter plainte contre ces gens-là car,s’ils se sentaient concrètement attaqués, ces gens tueraient. Ils l’ont déjà fait plein de fois dans le passé et nous voulons bien mourir pour des idées, mais seulement de mort lente.
Le problème n’est pas tant de mourir de mort violente ni de jouer les héros mais bien de faire montre de pragmatisme et mettre un maximum d’atouts de notre côté, qui plus est, agir enfin comme peu d’hommes et de civilisations ont réussi à le faire jusqu’à présent, à savoir, imaginer les moyens de cette réussite commune et ce renouveau sociétal en adéquation avec toutes ces valeurs éternelles et si souvent bafouées.
Mais en attendant cette plainte collective, mais en attendant cette déclaration d’intention, mais en attendant le… déluge ! poursuivons ce train train blogosphérique, à qui mieux mieux ou c’est mieux que rien.
Quelqu’un a‑t-il eu déjà l’idée de tee-shirts aux armes virales et ce message démocratique, ce gros @ – Etienne CHOUARD
dans le dos, le symbole des Gentils virus sur le coeur et une phrase clé du discours chouardien sur les tablettes de chocolat…
Ces sages conseils de MARIE, ETIENNE… tellement de choses à dire sinon davantage de recul et tous ces petits plaisirs au quotidien_et cette pensée qui s’en retrouvera d’autant plus renforcée et légitime.
@ EFFAB
L’idée, oui, les moyens financiers ou techniques, non.
Morpheus
Oui, MORPHEUS, je me doute bien, comme une souscription en ce sens exigerait une organisation et une logistique conséquente_compétences et investissement qui ne sont point de mon ressort, excepté cette souscription et ce petit chèque…
… imaginez un tel tee-shirt, de bonne facture, ça aurait de l’allure_comme je ne sais pas si il est opportun d’afficher ainsi ses couleurs, se démarquer, rajouter un énième particularisme, si je puis dire, à toutes les mouvances partisanes qui existent déjà…
… j’avoue que tout cela me dépasse.