Dans la revue NEXUS de janvier-février,
un DOSSIER original et tonique sur la VRAIE DÉMOCRATIE :

• « VOTEZ POUR LE TIRAGE AU SORT ! »
« Les Grecs ont inventé la démocratie, la seule, la vraie, l’unique. Pour autant, ils n’élisaient pas leurs représentants, ils les tiraient au sort… Voilà le secret de leur démocratie, un secret si bien gardé que la plupart d’entre nous en ignorent l’existence. Pas de pantouflage, ni d’oligarchie. Pas de cumul des mandats, ni de professionnels de la politique. Pas de corruption, ni d’impunité. Bref, la démocratie au sens rigoureux du mot : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Tout cela grâce à un mécanisme très simple : le suffrage par le sort. »
• « Le miracle de la démocratie grecque »
« Le tirage au sort politique est né à Athènes au Ve siècle avant notre ère et a perduré deux siècles. Cette forme de démocratie directe peut-elle constituer un modèle pour notre époque ?»
• Étienne Chouard : « Le tirage au sort démonte le mécanisme qui conduit à notre impuissance actuelle »
C’est une bonne synthèse de l’état de mes recherches sur ce sujet.
• Edgar Morin : « Je plaide pour une politique de civilisation »
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En plus, il y a pas mal de choses intéressantes dans ce magazine (très éclectique) que je ne connaissais pas.
C’est C’était en kiosque.
Bonne lecture 🙂
Étienne.

Mon père pourra enfin vous lire… Cependant, cela n’améliorera qu’assez peu votre réputation auprès de « l’establishment » tant la réputation de ce magazine est « sulfureuse ». Surtout pour ceux qui ne l’ont jamais lu ! ^^
En vous souhaitant une bonne journée
@Mehdi L
Croyez vous que « LE TIRAGE AU SORT » va être publié dans une publication interne de L’ENA ?
Amicalement 8)
@RHC
J’ai un ami qui a tenté le sujet à science po… c’est mal barré ^^
Le tirage au sort démonte le mécanisme qui conduit à notre impuissance actuelle
Entretien avec Étienne Chouard
Chercheur indépendant, citoyen sans parti, sans étiquette et sans ambitions politiques personnelles, Étienne Chouard s’est fait connaître du grand public en 2005 à l’occasion du référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe en argumentant pour le « non ». Devenu depuis un adepte du tirage au sort, il en est aussi l’un des principaux propagateurs et théoriciens. Conférencier infatigable, il sillonne les routes pour en expliquer la logique.
Nexus : Qu’est-ce qu’il y a de révolutionnaire dans le tirage au sort ?
Étienne Chouard : Tout. Le tirage au sort démonte le mécanisme qui conduit à notre impuissance actuelle. Il y a quantité de causes à notre impuissance, qui s’imbriquent les unes les autres. Ma méthode, empruntée à Hippocrate, consiste à chercher la cause des causes, à remonter à la racine du problème. Quand j’étudie les raisons de notre faiblesse par rapport aux abus de pouvoir, de proche en proche, j’aboutis à tous les coups à la même chose : la Constitution. La Constitution est en effet l’outil génial que les hommes ont inventé pour affaiblir les pouvoirs. Or, qui écritaujourd’hui la Constitution ? Des parlementaires, des professionnels de la politique, des ministres, des juges… Autrement dit, ceux-là mêmes qui vont exercer le pouvoir et qui devraient craindre les lois institutionnelles. Et il ne s’agit pas là d’un accident isolé, mais d’une règle générale : dans tous les pays du monde et à toutes les époques, ce sont les hommes au pouvoir qui dictent les règles du pouvoir — même si ces règles sont désormais souvent votées par les peuples, ce qui montre au passage qu’il est assez facile de convaincre le peuple d’accepter lui-même sa propre impuissance. C’est le grand paradoxe des constitutions : originellement pensées comme le moyen de protéger les citoyens contre les abus de pouvoir, elles donnent aujourd’hui une légitimité aux abus de pouvoir ! Voilà la cause des causes de nos problèmes. Malheureusement, les humains, qui restent à ce stade des enfants, ne mesurent pas l’importance du processus constituant. S’il est aussi stratégique qu’un tel processus soit désintéressé, c’est pour éviter très prioritairement les conflits d’intérêts. Pour cela, il faut radicalement séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués. C’est là que le tirage sort s’impose comme solution : en raisonnant a contrario, on peut dire que, mécaniquement, n’importe qui fera mieux pour l’intérêt général qu’une personne qui a un intérêt personnel à défendre contre l’intérêt général.
Seule manière de récupérer la démocratie à ceux qui l’ont confisquée ?
Ils ne l’ont pas tant confisquée qu’empêchée d’advenir. La non-démocratie est écrite par des personnes qui ont un intérêt personnel à ce qu’il n’y ait pas de démocratie. Nos régimes sont délibérément et sciemment pensés et voulus comme des non-démocraties. La plupart des pères fondateurs de nos régimes parlementaires étaient des notables pleins de méfiance à l’encontre du peuple. Ils ont institué des gouvernements représentatifs qu’ils ont, plus tard, fallacieusement étiqueté du nom de « démocratie ». Mais c’est une escroquerie qui ne fonctionne qu’auprès des naïfs. C’est pourquoi je fais la grève du mot « démocratie ». Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’on s’est fait berner pendant deux cents ans que cela va durer éternellement. J’ai bon espoir que nous nous passions le mot entre nous et que nous transformions en virus démocratique le principe du tirage au sort, seul antidote durable contre la confiscation du pouvoir par une oligarchie.
Mais vous l’avez dit, il y a quelque chose d’imparable dans la mécanique électorale, c’est le consentement : le peuple consent à sa propre domination…
C’est le mécanisme même de toute escroquerie. Les escrocs sont toujours des gens très séduisants, jamais des affreux qui font peur aux enfants. Ils nous piègent en nous flattant et en détournant la puissance libératrice de notre volonté : « puisque vous votez, vous êtes le souverain », nous disent-ils. Et c’est vrai qu’au niveau individuel, l’exercice de notre volonté nous permet souvent d’améliorer notre sort, à la condition qu’elle ne soit pas biaisée par des escrocs (c’est le point essentiel). Notre erreur est de croire que notre volonté, qui fonctionne bien au niveau individuel, va pareillement fonctionner au niveau collectif, alors qu’à ce niveau, apparaissent des raisons puissantes de circonvenir la volonté générale, des mobiles de crimes . De l’utilité souvent confirmée de notre volonté individuelle, nous déduisons fautivement qu’il en sera de même au niveau collectif. C’est une erreur. Au niveau collectif apparaissent des trompeurs d’opinion et l’élection donne une prise à ces voleurs de pouvoir.Le plus riche pourra financer les campagnes électorales et faire élire son candidat qui, du coup, sera son débiteur et mènera les politiques qui lui sont favorables. Le tirage au sort écarte cette mécanique corruptrice de l’élection en ne donnant aucune place à la volonté. C’est la loi des grands nombres (incorruptible par construction) qui décide, et non plus une volonté susceptible d’être trompée.
Mais on vous rétorquera que le sort est arbitraire ?
Impartial, plutôt. Le projet démocratique consiste à ne déléguer que très peu de pouvoir aux représentants. Ce que le tirage au sort permet. Il ne cherche pas à rendre l’humanité parfaite, il veut au contraire s’adapter à son imperfection, en en tirant les conséquences logiques : puisque nous sommes imparfaits, ne donnons jamais la totalité des pouvoirs à quelques-uns. Donnons un tout petit peu de pouvoir, à un grand nombre de personnes, pour très peu de temps, et jamais deux fois de suite. Le tirage au sort emporte avec lui la rotation des charges (des mandats courts et non-renouvelables) et le contrôle systématique des représentants. L’expression « démocratie indirecte » est un oxymore, une contradiction dans les termes. La démocratie est directe ou elle n’est pas. Certes, nous avons besoin de représentants, mais pas pour voter les lois : seulement pour les exécuter, les interpréter et les préparer. Ces représentants doivent être tirés au sort pour qu’ils restent nos serviteurs et qu’ils ne deviennent jamais nos maîtres. Les dérives corporatistes qui viennent toujours avec la professionnalisation des fonctions de représentation sont profondément anti-démocratiques. Les démocrates dignes de ce nom tiennent prioritairement à l’amateurisme politique.
Que répondez-vous aux deux objections les plus couramment formulées contre le tirage au sort, à savoir la dimension technique des problèmes, beaucoup plus complexe aujourd’hui, et le changement d’échelle : les citoyens ne se chiffrent plus en dizaines de milliers comme à Athènes, mais en dizaines de millions, sinon en centaines ?
La compétence d’un représentant fraîchement élu n’est pas innée. Il va devoir trancher sur une profusion de sujets, juridiques, techniques, scientifiques, etc. Il va acquérir sa compétence chemin faisant. Ce n’est pas un surhomme omniscient. C’est son travail qui va le rendre compétent. Toutes les expériences d’assemblées citoyennes démontrent que des personnes distinguées par le hasard se transforment, s’investissent, se responsabilisent et choisissent finalement les bonnes solutions, y compris sur des sujets complexes. Voyez comment les parlementaires européens, soi-disant si compétents, votent les lois : savez-vous qu’ils ont à leurs pieds une sorte de grande cantine dans laquelle sont classés tous les dossiers du jour ? Ces dossiers sont si nombreux, si complexes, si ardus, qu’il est impossible de seulement les lire à temps. Chaque dossier comporte donc un numéro et une consigne de vote fournie par le parti. Le député moderne n’est donc alors qu’un automate et l’argument de sa nécessaire compétence paraît bien surfait.
Et l’objection de la taille ?
Elle ne tient pas non plus. Raisonnons à partir de la cellule de base démocratique, qui n’est ni le continent, ni le pays, ni la région, mais la commune, la démocratie ne s’imposant pas par le haut, mais par le bas. A cet égard, rien n’a changé depuis les Grecs, la cellule de base pour nos démocraties reste la même. Au niveau communal, les gens se côtoient et se connaissent. Ils peuvent se surveiller mutuellement. Au niveau plus large, la démocratie s’organise autour de communes libres gérées dans le cadre d’une fédération. Les exemples fédératifs ne manquent pas (États-Unis, Suisse, Allemagne, etc.). Il n’est pas exagéré de dire qu’ils fonctionnent très bien, à cette réserve près qu’ils utilisent tous, à la base, une procédure aristocratique : l’élection. C’est cette procédure qu’il faut changer. Comment ? En la remplaçant par la seule procédure démocratique qui soit : le tirage au sort. Les citoyens de chaque commune décideront alors librement des sujets qu’ils sont en mesure de traiter eux-mêmes, directement, et ils délégueront les autres au niveau fédéral, selon le principe de la subsidiarité, qui veut que l’on ne doit pas faire à un échelon plus élevé ce qui peut l’être avec plus d’efficacité à un échelon plus petit.
Que pensez-vous des (rares) expériences de tirage au sort ?
Elles sont toutes enthousiasmantes, car elles montrent toutes que l’homme normal n’est pas bête mais astucieux et avisé. Tant que ce sera des hommes de parti et des élus qui parleront de démocratie participative, les choses n’avanceront pas. Les professionnels de la politique n’accoucheront jamais de la vraie démocratie, non parce qu’ils sont mauvais en eux-mêmes, mais parce qu’ils sont en conflits d’intérêts. Le conflit d’intérêts est la clé de compréhension de notre impuissance politique. Les constituants ne doivent plus être en conflits d’intérêts. Le jour où nous serons des millions à dire qu’on ne veut plus d’hommes de pouvoir dans les assemblées constituantes, mais seulement des gens normaux et désintéressés, alors tout changera.
Propos recueillis par François Bousquet.
À visiter :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
Source : revue Nexus, n°78 janvier-février 2012.
Rancière :
« L’élection, ce n’est pas la démocratie »
http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html
LES ENTRETIENS DE L’OBS. A la veille de l’élection présidentielle, le philosophe s’interroge sur les limites de la démocratie représentative et s’insurge contre la confiscation du pouvoir du peuple.
Le Nouvel Observateur L’élection présidentielle est généralement présentée comme le point culminant de la vie démocratique française. Ce n’est pas votre avis. Pourquoi ?
Jacques Rancière Dans son principe, comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie. La démocratie est fondée sur l’idée d’une compétence égale de tous. Et son mode normal de désignation est le tirage au sort, tel qu’il se pratiquait à Athènes, afin d’empêcher l’accaparement du pouvoir par ceux qui le désirent.
La représentation, elle, est un principe oligarchique : ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population : la naissance, la richesse, le savoir ou autres.
Notre système électoral est un compromis historique entre pouvoir oligarchique et pouvoir de tous : les représentants des puissances établies sont devenus les représentants du peuple, mais, inversement, le peuple démocratique délègue son pouvoir à une classe politique créditée d’une connaissance particulière des affaires communes et de l’exercice du pouvoir. Les types d’élection et les circonstances font pencher plus ou moins la balance entre les deux.
L’élection d’un président comme incarnation directe du peuple a été inventée en 1848 contre le peuple des barricades et des clubs populaires et réinventée par de Gaulle pour donner un « guide » à un peuple trop turbulent. Loin d’être le couronnement de la vie démocratique, elle est le point extrême de la dépossession électorale du pouvoir populaire au profit des représentants d’une classe de politiciens dont les fractions opposées partagent tour à tour le pouvoir des « compétents ».
Lorsque François Hollande promet d’être un président « normal », lorsque Nicolas Sarkozy se propose de « rendre la parole au peuple », ne prennent-ils pas acte des insuffisances du système représentatif ?
Un président « normal » dans la Ve République, c’est un président qui concentre un nombre anormal de pouvoirs. Hollande sera peut-être un président modeste. Mais il sera l’incarnation suprême d’un pouvoir du peuple, légitimé pour appliquer les programmes définis par des petits groupes d’experts « compétents » et une Internationale de banquiers et de chefs d’Etat représentant les intérêts et la vision du monde des puissances financières dominantes.
Quant à Nicolas Sarkozy, sa déclaration est franchement comique : par principe, la fonction présidentielle est celle qui rend inutile la parole du peuple, puisque celui-ci n’a qu’à choisir silencieusement, une fois tous les cinq ans, celui qui va parler à sa place.
Mettez-vous la campagne de Jean-Luc Mélenchon dans le même sac ?
L’opération Mélenchon consiste à occuper une position marginale qui est liée à la logique du système : celle du parti qui est à la fois dedans et dehors. Cette position a été longtemps celle du Parti communiste. Le Front national s’en était emparé, et Mélenchon essaie de la reprendre à son tour. Mais dans le cas du PCF cette position s’appuyait sur un système effectif de contre-pouvoirs lui permettant d’avoir un agenda distinct des rendez-vous électoraux.
Chez Mélenchon, comme chez Le Pen, il ne s’agit que d’exploiter cette position dans le cadre du jeu électoral de l’opinion. Honnêtement, je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à en attendre. Une vraie campagne de gauche serait une dénonciation de la fonction présidentielle elle-même. Et une gauche radicale, cela suppose la création d’un espace autonome, avec des institutions et des formes de discussion et d’action non dépendantes des agendas officiels.
Les commentateurs politiques rapprochent volontiers Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en les accusant de populisme. Le parallélisme est-il fondé ?
La notion de populisme est faite pour amalgamer toutes les formes de politique qui s’opposent au pouvoir des compétences autoproclamées et pour ramener ces résistances à une même image : celle du peuple arriéré et ignorant, voire haineux et brutal. On invoque les pogroms, les grandes démonstrations nazies et la psychologie des foules à la Gustave Le Bon pour identifier pouvoir du peuple et déchaînement d’une meute raciste et xénophobe.
Mais où voit-on aujourd’hui des masses en colère détruire des commerces maghrébins ou pourchasser des Noirs ? S’il existe une xénophobie en France, elle ne vient pas du peuple, mais bien de l’Etat lorsqu’il s’acharne à mettre les étrangers en situation de précarité. Nous avons affaire à un racisme d’en haut.
Il n’y a donc pas de dimension démocratique dans les élections générales qui scandent la vie des sociétés modernes ?
Le suffrage universel est un compromis entre les principes oligarchique et démocratique. Nos régimes oligarchiques ont malgré tout besoin d’une justification égalitaire. Fût-elle minimale, cette reconnaissance du pouvoir de tous fait que, parfois, le suffrage aboutit à des décisions qui vont à l’encontre de la logique des compétents.
En 2005, le Traité constitutionnel européen fut lu, commenté, analysé ; une culture juridique partagée s’est déployée sur internet, les incompétents ont affirmé une certaine compétence et le texte a été rejeté. Mais on sait ce qu’il advint ! Finalement, le traité a été ratifié sans être soumis au peuple, au nom de l’argument : l’Europe est une affaire pour les gens compétents dont on ne saurait confer la destinée aux aléas du suffrage universel.
Où se situe alors l’espace possible d’une « politique » au sens où vous l’entendez ?
L’acte politique fondamental, c’est la manifestation du pouvoir de ceux qui n’ont aucun titre à exercer le pouvoir. Ces derniers temps, le mouvement des « indignés » et l’occupation de Wall Street en ont été, après le « printemps arabe », les exemples les plus intéressants.
Ces mouvements ont rappelé que la démocratie est vivante lorsqu’elle invente ses propres formes d’expression et qu’elle rassemble matériellement un peuple qui n’est plus découpé en opinions, groupes sociaux ou corporations, mais qui est le peuple de tout le monde et de n’importe qui. Là se trouve la différence entre la gestion – qui organise des rapports sociaux où chacun est à sa place – et la politique – qui reconfigure la distribution des places.
C’est pourquoi l’acte politique s’accompagne toujours de l’occupation d’un espace que l’on détourne de sa fonction sociale pour en faire un lieu politique : hier l’université ou l’usine, aujourd’hui la rue, la place ou le parvis. Bien sûr ces mouvements n’ont pas été jusqu’à donner à cette autonomie populaire des formes politiques capables de durer : des formes de vie, d’organisation et de pensée en rupture avec l’ordre dominant. Retrouver la confiance en une telle capacité est une oeuvre de longue haleine.
Irez-vous voter ?
Je ne suis pas de ceux qui disent que l’élection n’est qu’un simulacre et qu’il ne faut jamais voter. Il y a des circonstances où cela a un sens de réaffirmer ce pouvoir « formel ». Mais l’élection présidentielle est la forme extrême de la confiscation du pouvoir du peuple en son propre nom. Et j’appartiens à une génération née à la politique au temps de Guy Mollet et pour qui l’histoire de la gauche est celle d’une trahison perpétuelle. Alors non, je ne crois pas que j’irai voter.
Propos recueillis par Eric Aeschimann
http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html
Autant le premier article est fort intéressant (comme d’habitude quand le Père Chouard parle de démocratie), autant le 2ème article nous rappelle combien le NouvelObs est engagé (à l’UMPS)!
Utiliser le thème qui surgit (la remise en cause du mot « démocratie ») pour discréditer le mouvement du Front de Gauche, pire même, pour l’assimiler au FN (tactique ridiculisée tellement elle fut employée par tous les médias autour de Mélenchon au début de la campagne… populiste donc FN, toussa toussa ^^)
Bref, très intéressant quand même…
C’est juste dommage de voir un torchon aligné comme le NouvelObs reprendre ce sujet pour en tirer parti !!!
Mais rien d’étonnant finalement, c’est le NouvelObs 🙂
=> http://pierrecarles.org/
(« DSK, Hollande, etc… », un documentaire édifiant, à voir, à soutenir, et à partager absolument)
Le « NouvelObs » n’a de nouveau que son titre, et son contenue n’est souvent qu’une remédiation d’autre propos plus ou moins habilement réorienté à des fins partisanes.
On peut aussi aussi lui contester « Observateur » puisque les lunettes de la rédaction sons teintés ! A quant une presse d’investigation impartiale et des journalistes DEBOUT !
In fine VOTONS surtout pour le tirage au sort ou il en sera fait de notre sort !