Genève, déc. 2011 : L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique

23/12/2011 | 27 commentaires

« L’É­tat et les banques, les des­sous d’un hold-up historique »

par Myret Zaki et Étienne Chouard – Genève, 3 décembre 2011, soi­rée à la fon­de­rie Kugler.

Encore une confé­rence… J’ai peur de vous mettre en overdose… 🙂

Pas beau­coup de lumière, mais pas mal d’éner­gie : Myret est une sacrée pile !

J’es­père que ça vous plaira.

Au plai­sir de vous lire.

Étienne.

(Mise à jour 17 jan­vier 2012 : j’ai trou­vé des frag­ments de TRANSCRIPTION de cette confé­rence sur ce site :
http://​creer​sa​mon​naie​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​c​r​i​s​e​-​f​i​n​a​n​c​i​e​r​e​-​g​r​e​c​q​u​e​-​o​r​i​g​i​n​e​-​a​m​e​r​i​c​a​i​n​e​-​e​x​p​l​i​c​a​t​i​o​n​s​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​s​-​9​6​7​3​3​5​9​4​.​h​tml
Mer­ci pour ce travail.)

Mise à jour 30 avril 2012 :
Myret Zaki donne de nou­velles clefs pour com­prendre le coup d’É­tat
(appe­lé « la crise » par les pré­ten­dus « jour­na­listes », chiens de garde du sys­tème) :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​4​/​3​0​/​2​1​4​-​m​y​r​e​t​-​z​a​k​i​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​l​e​-​c​o​u​p​-​d​-​e​t​a​t​_​l​a​-​p​r​e​t​e​n​d​u​e​-​c​r​ise

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Étienne

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27 Commentaires

  1. olivier

    Confé­rence très inté­res­sante. Je ne connais­sais pas cette « théo­rie » des 5 concer­nant la Grèce (théo­rie qui me semble être des plus plausible).
    Cepen­dant, M. Chouard, il me vient une ques­tion des plus tri­viale et des plus pragmatique.

    En sup­po­sant que le virus comme vous le dites se pro­page comme une trai­née de poudre (je m’y exerce), que la moi­tié de la popu­la­tion fran­çaise ou même euro­péenne connaisse vos confé­rences par cœur, que des mil­lions de gens scandent au pied de leur Par­le­ment la néces­si­té d’une nou­velle consti­tu­tion éta­blie par une assem­blée consti­tuante tirée au sort,
    que peut faire un peuple désar­mé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

    Réponse
  2. seb

    Mon­sieur Chouard, Bonjour.

    Une fois de plus un vrai bon­heur, une confé­rence très inté­res­sante, par vos débat et ana­lyse, vous ame­nez un nou­veaux pro­grès social. Je suis avec vous, je fais tout mon pos­sible pour divul­guer le message.

    Tou­te­fois, faites atten­tion aux repré­sailles des affreux.

    CORDIALEMENT.

    Réponse
  3. Norma

    J’ai­me­rai juste savoir c’est que M. Chouard pense de Demo­cra­tie Reelle Main­te­nant ou Demo­cra­cia Real Ya (DRY) la meme chose ???

    Mer­ci beau­coup de vos commentaires.…

    Réponse
  4. Kévin

    Confé­rence très inté­res­sante comme d’hab, l’in­ter­ven­tion de Myret Zaki est très riche. 

    Vous auriez pu rétor­quer au contemp­teur du conspi­ra­tion­nisme que Valé­ry Gis­card d’Es­taing, grand conspi­ra­tion­niste devant l’é­ter­nel, a affir­mé lui-même au Grand Jour­nal que des hauts res­pon­sables de la finance s’é­taient réunis pour déclen­cher des attaques contre la Grèce, puis contre l’I­ta­lie. Devant les yeux éba­his des jour­na­listes ; Michel Deni­sot n’a pas dai­gné approfondir.

    http://​les​blog​trot​teurs​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​v​a​l​e​r​i​e​-​g​i​s​c​a​r​d​-​d​-​e​s​t​a​i​n​g​-​v​i​d​e​-​s​o​n​-​s​a​c​-​a​u​-​g​r​a​n​d​-​j​o​u​r​n​a​l​-​l​a​-​c​r​i​s​e​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​-​e​s​t​-​m​a​n​i​p​u​l​e​e​-​p​a​r​-​l​e​s​-​9​0​9​9​5​0​9​1​.​h​tml

    Réponse
  5. Thibaut

    Un grand mer­ci pour cette nou­velle vidéo de cette der­nière conférence.

    NON tu ne nous mets pas en « over­dose » Étienne, au contraire même, j’es­père donc que tu conti­nue­ras à publier tes confé­rences ici, car cela nous per­met aus­si de les diffuser.

    Il y a quand même un point impor­tant qui est abor­dé en fin de confé­rence avec cette ques­tion « que peux t‑on faire pour agir effi­ca­ce­ment en fin de compte ? » Et effec­ti­ve­ment, cette ques­tion est essen­tielle car, pour reprendre mon propre com­men­taire sur le site « mes​sage​.org » (http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​1​2​/​1​8​/​1​7​2​-​i​d​e​e​-​d​e​-​v​i​r​u​s​-​g​e​n​t​i​l​_​l​e​-​m​e​s​s​a​g​e​_​o​r​g​#co), nous pou­vons assez faci­le­ment ima­gi­ner des solu­tions pour « dif­fu­ser la bonne parole », mais encore fau­drait-il que les consciences soient prêtent à l’entendre !

    Lorsque je regarde les occu­pa­tions de mes amis autours de moi, je me rends compte que le sujet de « la consti­tu­tion », « la poli­tique », « les abus de pou­voirs », « la démo­cra­tie » etc… tout ceci leurs passe à milles lieux au des­sus de la tête ! Et il me semble que c’est le cas d’une grande majo­ri­té du monde !!

    Je suis donc assez d’ac­cord avec ce que dit Myret Zaki : « il faut d’a­bord s’in­for­mer ». Oui, s’in­for­mer et infor­mer autour de soi. Ce en quoi d’ailleurs ces confé­rences sont essen­tielles, je pense.

    Étienne, dans ton ana­lyse de la « cause des cause », tu vas loin… mais pas assez, il me semble : car fina­le­ment, qu’est ce qui fait que l’homme pri­vi­lé­gie l’in­té­rêt per­son­nel ? Qu’est ce qui fait que l’homme est un loup pour l’homme ? Pour­quoi y a‑t-il des abus de pou­voir depuis le début de l’his­toire de l’hu­ma­ni­té ? Fina­le­ment, pour­quoi les hommes sont-ils égoïste majoritairement ?

    Peut-être que la cause des abus de pou­voirs ne se trouve-t-elle pas seule­ment dans le « méca­nisme poli­tique » inadé­quat actuel, mais pro­fon­dé­ment ins­crite en nous (pour le moment) ?

    Et donc, que peut-on, face à cela ?

    Réponse
  6. 3emeType

    Magni­fique !

    - Une ques­tion : étant igno­rant en éco­no­mie, je ne com­prends pas bien com­ment ceux qui prêtent aux états s’en­ri­chissent, alors que les États n’ont pas les moyens de rembourser.

    - Un début d’i­dée à la con : on peut réflé­chir aux moyens d’in­té­res­ser les gens à ces sujets, mais peut-être aus­si aux moyens de les dés­in­té­res­ser des sujets futiles (par exemple par une cam­pagne de ridi­cu­li­sa­tion).

    - Une remarque : dom­mage que Myret ait cen­su­ré Boris, qui par­lait de la spé­cu­la­tion, ça avait l’air intéressant.

    Réponse
  7. Thibaut

    Il me semble que Myret à bien répon­du à ta pre­mière ques­tion : Cer­tains s’en­ri­chissent en pre­nant posi­tion à la baisse des titres de dettes. Donc ils prêtent, prennent posi­tion à la baisse et pro­voque cette baisse par tout les moyens ima­gi­nables. Et voi­là com­ment faire des mil­liards sans bou­ger de son confor­table siège…

    Je trouve que ton idée de « cam­pagne de ridi­cu­li­sa­tion » est vrai­ment excel­lente. C’est à creuser.

    La réac­tion de Myret m’a aus­si un peu éton­né. Mais Boris sem­blait être plus par­ti dans un mono­logue que dans un échange question/réponse…

    Réponse
  8. Étienne

    @ 3emeType :

    • « Les États n’ont PAS les moyens de rem­bour­ser » en finan­çant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) SAINEMENT (par l’im­pôt ou par sub­sti­tu­tion de charges)

    • mais « les États ont TOUT À FAIT les moyens de rem­bour­ser » en finan­çant ces dépenses (du vrai argent qui va dans la poche de vrais humains) TRAÎTREUSEMENT (en endet­tant l’É­tat — i.e. les bons cons de contri­buables — chaque jour davan­tage).

    Il suf­fit de voir la fuite d’argent colos­sale (et l’emballement cor­ré­la­tif de la dette) : envi­ron 50 mil­liards par an, que l’É­tat paie POUR DE BON, à des créan­ciers qui auront tout loi­sir de dépen­ser cet argent comme ils le voudront.

    => Donc, quand on a dit « Les États n’ont pas les moyens de rem­bour­ser », on n’a pas tout dit : on a caché la traî­trise hon­teuse des par­le­men­taires qui — non contents d’a­voir volon­tai­re­ment sabor­dé la puis­sance moné­taire publique (en 1973 et 1992) — votent tous les ans des bud­gets de plus en plus en déséquilibre.

    Quand André-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der inti­tulent magni­fi­que­ment leur indis­pen­sable bou­quin « LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE », CE N’EST PAS VIRTUEL : nous sommes en train de nous faire voler comme au coin du bois : nos par­le­men­taires font pas­ser CHAQUE ANNÉE dans la poches des ultra riches des fleuves d’argent en contre­par­tie d’une DETTE ODIEUSE que nous devrons rem­bour­ser NOUS. C’est sim­ple­ment révol­tant. NOS ÉLUS SONT DES TRAÎTRES. Objectivement.

    Est-ce que c’est assez clair ?

    Étienne.

    Réponse
  9. 3emeType

    Si j’ai bien com­pris, un état rem­bourse sa dette envers un prê­teur A en s’en­det­tant auprès d’un prê­teur B ?
    A est donc sûr d’être rem­bour­sé et c’est pour ça qu’il accepte de prê­ter son argent. De même pour B, dont le prêt sera rem­bour­sé par un prêt venant de C. C’est bien ça ?
    Ça res­semble à un sys­tème pyramidal.

    Bon, je suis pas sûr de vous avoir bien com­pris. Mais je me dis que c’est un bon exer­cice pour vous : si vous par­ve­nez à m’ex­pli­quer ça, vous élar­gis­sez le nombre de per­sonnes capables de vous comprendre ! 🙂

    Réponse
  10. seb

    cou­cou.

    je crois que tu devrais revoir ces confé­rence en boucle, cher 3ème Type. 

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  11. 3emeType

    seb, je ne suis pas sûr que cette confé­rence parle du point pré­cis dont je parle. Elle explique com­ment des fonds spé­culent à la baisse sur le cours de la dette d’un état. Mais moi ce que je cherche à savoir, c’est pour­quoi on conti­nue à prê­ter à un état alors qu’il ne semble pas capable de tout rem­bour­ser. La réponse semble être, si j’ai bien com­pris, que l’é­tat rem­bourse bien tout, mais en emprun­tant ailleurs. Donc au final, il reste encore plus à rembourser.

    Réponse
  12. Thibaut

    Les états, actuel­le­ment, ne rem­boursent pas le capi­tal de leurs dettes, mais les inté­rêts oui. Et c’est d’ailleurs tant mieux pour leurs créan­ciers car comme cela, la dette conti­nue de cou­rir, avec des inté­rêts sans cesse renou­ve­lés, nour­ris par eux même et de manière expo­nen­tielle. C’est du pain béni pour ceux qui prêtent.

    Réponse
  13. Étienne

    Vous avez bien com­pris, « 3ème type » : c’est de l’escro­que­rie pure et simple, sur le modèle de la cava­le­rie.

    Mais cette escro­que­rie n’es POSSIBLE QUE PARCE QUE nos élus (les pré­ten­dues « élites » pré­ten­du­ment « com­pé­tentes », et pas « popu­listes ») nous tra­hissent tous les ans au der­nier degré, en votant chaque fois des bud­gets de plus en plus en dés­équi­libre. Ils ne sont pas obli­gés de tra­hir l’in­té­rêt géné­ral de la sorte : les gou­ver­ne­ments et les par­le­men­taires pour­raient très bien ré-aug­men­ter les impôts des riches qu’ils viennent de bais­ser pen­dant qua­rante ans, ils pour­raient aus­si emprun­ter sans charge d’in­té­rêts s’ils n’a­vaient pas voté le SABOTAGE de la puis­sance publique en matière moné­taire. Les deux pinces qui étranglent les États ne tombent pas du ciel, ces deux pinces ne sont pas une fata­li­té et elle ne sont SURTOUT PAS appa­rues par la faute des peuples !!! Ces deux pinces sont le signe tan­gible, LA PREUVE, de la tra­hi­son des élus.

    Et on ne sor­ti­ra pas de leur griffes en leur deman­dant gen­ti­ment la per­mis­sion ; ça ne se pas­se­ra pas comme ça : ils ne sont pas de bonne foi ; cha­cun com­mence à com­prendre que les élus sont des enne­mis du peuple :il suf­fit de regar­der LES FAITS, sans plus don­ner de cré­dit aux men­songes et aux mythes par­le­men­ta­ristes : quels sont les faits ? Des tra­hi­sons en cha­pe­let et des peuples qui souffrent de plus en plus, en pro­por­tion des trains de vie royaux que se réservent les élus et les pri­vi­lé­giés. Que faut-il de plus aux peuples pour com­prendre l’es­cro­que­rie par­le­men­taire ??? Vous pou­vez tou­jours mani­fes­ter et péti­tion­ner : ils s’en tapent roya­le­ment, car la gen­dar­me­rie obéit aux pou­voirs ins­ti­tués par la Constitution.

    Et la Consti­tu­tion, le peuple écer­ve­lé s’en fout tota­le­ment (sur les conseils empres­sés des pro­fes­sion­nels de la poli­tique, qui décou­ragent habi­le­ment le peuple de s’oc­cu­per de ça ; c’est trop com­pli­qué vous com­pre­nez…), au point que, STUPIDE, le peuple laisse les élus et les pro­fes­sion­nels de la poli­tique écrire eux-mêmes la Consti­tu­tion !… Alors, la Consti­tu­tion, logi­que­ment, elle orga­nise métho­di­que­ment notre IMPUISSANCE TOTALE en toute matière, et nos mani­fes­ta­tions de rue, ce sont des COUILLONNADES, des ges­ti­cu­la­tions inutiles (et pathé­tiques). Nus sommes mille fois trop GENTILS.

    Plus bête que ça, tu meurs.

    Remar­quez, c’est sans doute une des formes de SÉLECTION NATURELLE.

    Comme dirait Spi­no­za : ni rire ni pleu­rer mais comprendre.

    Étienne.

    Réponse
  14. DiChim

    A la ques­tion de ce que l’on peut faire pour chan­ger les choses, il me semble que pour com­plé­ter l’ex­cel­lente idée du virus d’É­tienne en en par­lant autour de soi, il pour­rait être inté­res­sant de ques­tion­ner sur ce point les par­tis poli­tiques qui mani­festent une volon­té d’é­ta­blis­se­ment d’une nou­velle constitution.

    Le Front de Gauche est pour une Assem­blée Consti­tuante et il clame « Place au peuple ! », bien. Pour­quoi ne pas le prou­ver en décla­rant être pour une consti­tuante tirée au sort ?
    Et sinon avoir leurs objec­tions pour­rait être ins­truc­tif. Non ?

    Réponse
  15. Gégé

    Pour créer une Assem­blée Consti­tuante, je pro­pose une action en 5 points :

    1‑continuer à sen­si­bi­li­ser le maxi­mum de gens comme Etienne le fait actuellement,

    2‑écrire un pro­jet très court tenant sur une page du genre : dis­so­lu­tion des 2 assem­blées, nomi­na­tion par tirage au sort de volon­taires d’une asem­blée consti­tuante éven­tuel­le­ment assis­tée d’un groupe de sages comme Edgar Morin, Sté­phane Hes­sel, Etienne Chouard, etc.

    3‑convoquer tout le monde autour de l’E­ly­sée à l’heure H du jour J,

    4‑s’installer dura­ble­ment avec tentes et sacs de cou­chage (les sym­pa­thi­sants pari­siens four­ni­raient le néces­saire du quotidien)et deman­der audience au Pré­sident de la Répu­blique avec le pro­gramme en main,

    5 ensuite, les médias feront le reste.

    Résul­tat : sans vio­lence et avec peu de moyens (en car, il faut moins de 30€ par per­sonne pour se rendre à Paris), on peut tout chan­ger en quelques jours ! Je rap­pelle qu’en Mai 1968 une poi­gnée d’é­tu­diants a déclen­ché une grève géné­rale de 5 semaines…

    Réponse
  16. télémaque

    Bon­jour,

    cette confé­rence est fort inté­res­sante par les remarques apportées.

    Un appren­tis­sage fort : l’être humain est capable de se pas­sion­ner pour la poli­tique et ensemble,nous pou­vons reprendre en main nos destins.

    L’in­com­pé­tence et la cor­rup­tion appa­raît très vite et à des éche­lons bas. Beau­coup d’é­lus sont au départ moti­vés pour le bien commun,il est vrai que le sys­tème les pourrit.

    L’i­dée du virus bien­veillant dans les esprits est bonne,la graine me semble plus pro­pice encore : tous les jours les exemples de mau­vaises idées et d’in­ter­pré­ta­tions erro­nées de la part des élus abondent. Fai­sons ger­mer une graine de démo­cra­tie , arro­sons la d’es­prit cri­tique et les gens qui nous entourent la feront peut-être éclore. Cependant,il semble pré­fé­rable d’al­ler vers une évo­lu­tion douce,afin de ne pas cou­rir le risque d’une confis­ca­tion du chan­ge­ment : cf révo­lu­tions arabes.

    Bra­vo Étienne, porte-toi bien, tu es soutenu !

    Réponse
  17. Ouspère

    Que peut faire un peuple désar­mé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

    Deman­dez-le aux Sud Amé­ri­cains qui se sont sor­tis d’une situa­tion de qua­si escla­vage par les plus puis­sants de la pla­nète sans faire les frais de vio­lence. Ils ont arrê­té La guerre du Cene­pa, la der­nière guerre entre le Pérou et l’É­qua­teur à pro­pos du conflit fron­ta­lier entre les deux pays en jan­vier-février 1995. Ils recourent à autre chose que des actions poli­tiques, éco­no­miques ou sociales qui ont atteint leurs limites. C’est ce qui nous manque, ce que nous devons décou­vrir et uti­li­ser pour être acteur de nos vies, au lieu de deman­der l’aide finan­cière du Bré­sil. Le Bré­sil, le Pérou, la Colom­bie récem­ment, ont la réponse à la ques­tion : Que peut faire un peuple désar­mé, à part jeter des pierres sur un blindé ?

    Réponse
  18. bourik
  19. Ouspère

    L’a­gence de nota­tion finan­cière Stan­dard & Poor’s a déci­dé de dégra­der la France en lui reti­rant sa note d’ex­cel­lence triple A selon l’U­nion Européenne.

    En revanche, elle a main­te­nu les nota­tions AAA de l’Al­le­magne, des Pays-Bas et du Luxem­bourg, selon une source gouvernementale.

    Comme par hasard l’Alle­magne et les Pays-Bas recourent à la même méthode que la plu­part des pays d’Amé­rique du Sud, méthode orga­ni­sée par les gou­ver­ne­ments ou par les citoyens eux-mêmes, pour être acteurs de leur vie (et arti­sans de leur avenir).

    Réponse
  20. Étienne
  21. antoine

    Éleve en pré­pa HEC, je com­prends très bien ( enfin j’es­père ) l’es­cro­que­rie ici pré­sente ! Cepen­dant, j’ai du mal a com­prendre comme il est pos­sible qu’en reve­nant à une maî­trise de notre propre poli­tique moné­taire nous pré­ser­vons une infla­tion maîtrisée ?

    C’est sou­vent l’ar­gu­ment qui me  » cloue le bec  » lorsque je parle de cette escro­que­rie ou de votre lutte ; donc, j’ai­me­rais savoir s’il est pos­sible de retrou­ver notre poli­tique moné­taire (et notre planche à billet ) tout en pré­ser­vant une mon­naie bien éva­luée ain­si qu’un taux d’in­fla­tion raisonnable.

    Un de vos exemple m’a, par exemple, éton­né : les mil­liards de refi­nan­ce­ment accor­dés aux banques, com­ment cela a‑t-il pu n’a­voir aucune inci­dence sur l’inflation ??

    C’est avec un réel plai­sir que je regarde vos confé­rence et que j’es­saie de trans­mettre ce mes­sage dans les copies d’économie !

    Mer­ci.

    Réponse
  22. sitouaillain

    Bon­jour Antoine,

     » savoir s’il est pos­sible de retrou­ver notre poli­tique moné­taire (et notre planche à billet ) tout en pré­ser­vant une mon­naie bien éva­luée ain­si qu’un taux d’in­fla­tion raisonnable. »

    la réponse est dans tes cours !

    tu devrais trou­ver ton bon­heur dans cet article :

    http://lespoir.jimdo.com/2011/10/31/le-lib%C3%A9ralisme-%C3%A9conomique-a-t-il-enfant%C3%A9-hitler/

    Quelques points préa­lables nécessaires :
    – l’in­fla­tion n’a pas pour unique cause la quan­ti­té de mon­naie en cir­cu­la­tion (elle peut par exemple être importée)
    – l’in­fla­tion peut être un fac­teur de dyna­misme éco­no­mique via l’in­ves­tis­se­ment car elle dimi­nue la quan­ti­té d’argent à rem­bour­ser par l’emprunteur
    – l’in­fla­tion est rela­ti­ve­ment indo­lore à l’im­mense majo­ri­té des ménages si l’en­semble des rému­né­ra­tions est indexé sur son taux.

    - la maî­trise des méca­nismes de créa­tion moné­taire n’est pas syno­nyme d’une uti­li­sa­tion de la « planche à billet », il s’a­git avant tout de dénier aux agents pri­vés le mono­pole de l’o­rien­ta­tion des inves­tis­se­ments via le cré­dit ou l’a­chat d’ac­tions nou­velles : il s’a­git la plu­part du temps de sup­pri­mer l’in­ter­mé­diaire « banque pri­vée » entre l’agent emprun­teur et l’agent émet­teur de mon­naie-cré­dit (donc à rembourser!).

    - l’in­fla­tion n’est pas le seul risque d’une créa­tion moné­taire mal maî­tri­sée, en plus d’une perte de confiance dans la mon­naie, il y a aus­si l’ac­crois­se­ment de la dépen­dance à l’é­tran­ger (la mon­naie injec­tée sert à ache­ter des pro­duits impor­tés), ce qui sup­pose d’ap­pli­quer des mesures pro­tec­tion­nistes et un ciblage de la déli­vrance du cré­dit sur des inves­tis­se­ments aug­men­tant la capa­ci­té réponse à la demande intérieure.

    Une fois dit cela, la réponse à ta ques­tion semble assez simple, la maî­trise publique des méca­nismes de créa­tion moné­taire n’a pas pour coro­laire une ten­dance inflationniste,

    il suf­fit que les cré­dits déli­vrés par la Banque Cen­trale ou même l’u­ti­li­sa­tion de la planche à billet soient ciblés sur le finan­ce­ment d’in­ves­tis­se­ments accrois­sant le taux d’emploi, c’est à dire finan­cer des actions dont on sait qu’elles met­tront, en face de la quan­ti­té de mon­naie sup­plé­men­taire en cir­cu­la­tion, des biens et ser­vices quan­ti­ta­ti­ve­ment ou qua­li­ta­ti­ve­ment supérieurs.

    Dans cette optique il ne peut donc y avoir infla­tion que dans une faible mesure, à savoir une infla­tion liée au fac­teur temps, dans la mesure ou la quan­ti­té de mon­naie injec­tée met un cer­tain temps avant de géné­rer sa contre­par­tie en biens et services.

    Mais notons tout de même qu’un finan­ce­ment par la créa­tion moné­taire d’in­ves­tis­se­ments ne don­nant des résul­tats qu’à long terme, est indo­lore du point de vue infla­tion­niste en situa­tion de sous emploi des capa­ci­tés pro­duc­tives (sauf si cer­tains bien dési­rés sont arti­fi­ciel­le­ment main­te­nus dans leur rare­té par des agents pro­duc­teurs en situa­tion de mono­pole ou d’en­tente, et que leur mar­ché n’est pas contestable).

    Par exemple, si l’E­tat crée et finance par la créa­tion moné­taire des postes de pro­fes­seurs, il faut s’at­tendre à ce que les gains de pro­duc­ti­vi­té et les inno­va­tions géné­rés par l’ab­sorp­tion de leurs élèves dans le sys­tème pro­duc­tif n’in­ter­vienne que de longues années plus tard, le finan­ce­ment par l’im­pôt semble donc plus pertinent.

    la ques­tion de la cor­ré­la­tion entre la maî­trise publique des méca­nismes de créa­tion moné­taire et l’in­fla­tion est avant tout une ques­tion de pré­sup­po­sés idéo­lo­giques et n’a aucune valeur en-dehors de condi­tions bien particulières.

    pour avoir une bonne note dans tes copies, il faut donc recon­naître la per­ti­nence de la prin­ci­pale jus­ti­fi­ca­tion de l’in­dé­pen­dance de la Banque Cen­trale qui plus est dans un sys­tème de changes flot­tants entre des éco­no­mies ouvertes et for­te­ment inter­dé­pen­dantes après trente ans de libre-échan­gisme : on ne sau­rait confier le pou­voir moné­taire à des Chefs d’E­tat dont le pou­voir repose sur leur capa­ci­té à satis­faire des clien­tèles et à se pré­mu­nir des oppo­sants, soit pour se faire réélire s’ils sont élus, soit pour main­te­nir leur auto­ri­té s’ils sont dictateurs.

    là où les grands prêtres néo­li­bé­raux disent, « l’E­tat est inca­pable d’as­su­rer la néces­saire sta­bi­li­té des prix », il faut donc répondre la sou­ve­rai­ne­té moné­taire ne peut être entre les mains de per­sonnes dont les inté­rêts ne convergent pas avec l’in­té­rêt géné­ral, et l’in­té­rêt géné­ral n’est pas la sta­bi­li­té des prix mais bien la sta­bi­li­té de la mon­naie et de l’économie.

    Autre­ment dit, le glis­se­ment idéo­lo­gique qui a abou­ti à une BCE agis­sant dans un sys­tème de contraintes où l’ob­jec­tif est la sta­bi­li­té des prix et les moyens d’ac­tion limi­tés à une régu­la­tion de mar­ché, revient à accep­ter l’i­nep­tie sui­vante : seules les banques et les inves­tis­seurs pri­vés et seuls les signaux per­cep­tibles sur les mar­chés sont en mesure de nous per­mettre d’o­rien­ter nos inves­tis­se­ments et nos pro­duc­tions dans un sens favo­rable à l’in­té­rêt de tous.

    Or, face aux pro­blèmes de jus­tice sociale et d’é­co­lo­gie, il est évident que la recherche de la maxi­mi­sa­tion du pro­fit par cer­tains, n’est pas com­pa­tible avec la maxi­mi­sa­tion du bien-être collectif.

    (on en res­te­ra-là pour une copie conve­nable avec les cita­tions et réfé­rences qui s’im­posent, fischer, keynes, hayek, gal­braith, coase, entre autres)

    en consé­quence la maî­trise de ce bien com­mun qu’est la mon­naie doit reve­nir à un « pou­voir moné­taire » dont l’ex­pres­sion ins­ti­tu­tion­nelle, le cadre et les objec­tifs de long terme sont l’oeuvre du pou­voir consti­tuant (le peuple), et dont les actes et déci­sions sont le fait de per­sonnes ayant un man­dat défi­ni et contrô­lé par le sou­ve­rain (le peuple)et ce, aus­si bien au niveau macro- qu’au niveau micro-éco­no­mique, c’est à dire au niveau de la Banque Fédé­rale et au niveau de chaque agence locale.

    la socia­li­sa­tion du sys­tème ban­caire, comme com­plé­ment à la fixa­tion de normes sociales et envi­ron­ne­men­tales dans la pro­duc­tion, devrait nous per­mettre de régu­ler l’é­co­no­mie en fonc­tion des objec­tifs de bien-être,de res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment et d’au­to­no­mie, bien loin du féti­chisme actuel pour les pro­fits, la crois­sance et la pré­fé­rence pour le main­tien de mil­lions de gens en dehors du sys­tème de pro­duc­tion et d’é­change pour conser­ver les avoirs des pos­sé­dants et main­te­nir leur pou­voir sur l’o­rien­ta­tion de nos acti­vi­tés productives.

    bien sûr, j’en­tends déjà ceux qui pré­fèrent vivre et mou­rir pour engros­ser les maîtres actuels, ils m’ac­cu­se­ront de vou­loir ins­ti­tuer une éco­no­mie diri­giste qui conduit au gou­lag, mieux vaut lais­ser les riches ver­tueux nous faire prendre les risques et pater­nel­le­ment nous four­nir des emplois pour les causes qui sont les leurs.…mais, pour ceux qui sont des amis de la liber­té, vous voyez bien que ceci n’a rien à voir avec un capi­ta­lisme d’État, ni même de la social-démo­cra­tie type trente glo­rieuses, il s’a­git d’un réseau coor­don­né de banques semi-mutua­listes qui n’ont de compte à rendre qu’aux seuls déten­teurs du pou­voir légi­time : les citoyens.

    Réponse
  23. Di Girolamo

    Déci­dém­ment tu est for­tich Sitouaillain ! je vote pour toi .

    Mon seul sou­ci c’est .….« les citoyens ».… je ne les vois pas ! Où sont ils donc passés .…. ?!

    Ah ? mais par­don ! j’ou­bliais le FDG ! les citoyens , le peuple , s’est regrou­pé là . Je n’y crois pas du tout Sitouaillain.

    Mais ta Sitouaillai­ne­té me plaît.

    Réponse
  24. sitouaillain

    mer­ci Di Giro­la­mo, mais tu n’as pas tout à fait com­pris où je vou­lais en venir, si les citoyens don­naient à ceux qui sont dans le FdG les moyens d’ap­pli­quer leur pro­gramme, alors on s’a­per­ce­vrait très vite que ce que je dis n’y res­semble pas vraiment,

    l’ap­pli­ca­tion des par­ties cor­res­pon­dantes du pro­gramme FdG (pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gique, pôle ban­caire public, clause de mieux disant social et envi­ron­ne­men­tal, etc.) entrai­ne­rait bien sûr d’un pro­grès consi­dé­rable, mais tu ne me ver­ras jamais m’en satis­faire, mon point de vue, c’est à peu près ce que dit Lor­don, la natio­na­li­sa­tion des banques (et le FdG ne pro­pose même pas ça) ne peut être qu’une mesure tran­si­toire, il faut ensuite orga­ni­ser un sys­tème de cré­dit socia­li­sé et décen­tra­li­sé, le lais­ser entre les mains d’un pou­voir par­ti­cu­lier serait inef­fi­cace à moyen-long terme.

    donc ma vision des choses implique ceci : tous les employés des banques auront un sta­tut de fonc­tion­naire propre à l’ins­ti­tu­tion ban­caire, tout cré­dit déli­vré par une agence ban­caire locale sup­pose la vali­da­tion par un col­lège d’ad­mi­nis­tra­teurs locaux (fonc­tion qu’on peut envi­sa­ger via le tirage au sort), ce qui veut dire que loca­le­ment la banque est un organe de la Com­mune dont les actes sont l’oeuvre des citoyens eux-mêmes, et à l’é­chelle natio­nale ou inter­na­tio­nale la régu­la­tion moné­taire est l’oeuvre d’ex­perts nom­més par le pou­voir légis­la­tif et contrô­lés par le pou­voir citoyen, et donc révo­cables si néces­saire, ce qui veut dire que la banque fédé­rale (et non plus cen­trale) est un organe de la Répu­blique, ins­ti­tu­tion du « pou­voir moné­taire » sépa­ré des autres pou­voirs, mais ins­ti­tué par et exer­çant sous le contrôle du seul pou­voir indi­vi­sible, celui du corps citoyen, le « souverain ».

    et pour pré­ci­ser les choses, le sou­ve­rain, le peuple comme acteur poli­tique, en tant qu’il est orga­ni­sé pour construire et expri­mer sa volon­té, ne sau­rait s’in­car­ner dans un parti,
    et je ne pense pas qu’il se trouve qui que ce soit au FdG pour pen­ser le contraire.

    ceux du FdG ont donc l’in­ten­tion de suivre quelques prin­cipes de nos aînés (1793)et en par­ti­cu­lier le der­nier, qui, dans le com­bat qui nous pré­oc­cupe tous ici, au même titre que ceux du FdG, fait de l’é­lec­tion à venir un simple moyen paci­fique de rendre le pou­voir au peuple, mais qui n’im­plique en aucun cas d’en res­ter là…ni même de lais­ser à ceux du FdG le mono­pole de la défi­ni­tion du conte­nu de la néces­saire révo­lu­tion citoyenne :

    …
    Article 25 (sou­ve­rai­ne­té du peuple)

    La sou­ve­rai­ne­té réside dans le peuple ; elle est une et indi­vi­sible, impres­crip­tible et inaliénable.

    Article 26

    Aucune por­tion du peuple ne peut exer­cer la puis­sance du peuple entier ; mais chaque sec­tion du sou­ve­rain assem­blée doit jouir du droit d’exprimer sa volon­té avec une entière liberté.

    Article 27

    Que tout indi­vi­du qui usur­pe­rait la sou­ve­rai­ne­té soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.

    Article 28 (chaque géné­ra­tion ne décide que pour elle)

    Un peuple a tou­jours le droit de revoir, de réfor­mer et de chan­ger sa Consti­tu­tion. Une géné­ra­tion ne peut assu­jet­tir à ses lois les géné­ra­tions futures.

    Article 29

    Chaque citoyen a un droit égal de concou­rir à la for­ma­tion de la loi et à la nomi­na­tion de ses man­da­taires ou de ses agents.

    Article 30

    Les fonc­tions publiques sont essen­tiel­le­ment tem­po­raires ; elles ne peuvent être consi­dé­rées comme des dis­tinc­tions ni comme des récom­penses, mais comme des devoirs.

    Article 31

    Les délits des man­da­taires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impu­nis. Nul n’a le droit de se pré­tendre plus invio­lable que les autres citoyens.

    Article 32

    Le droit de pré­sen­ter des péti­tions aux dépo­si­taires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être inter­dit, sus­pen­du ni limité.

    Article 33

    La résis­tance à l’oppression est la consé­quence des autres droits de l’homme.

    Article 34

    Il y a oppres­sion contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est oppri­mé. Il y a oppres­sion contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

    Article 35

    Quand le gou­ver­ne­ment viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque por­tion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indis­pen­sable des devoirs.

    où seras-tu citoyen ?

    Réponse
  25. Étienne
  26. Stephan Gregogna

    Excellent expo­sé des aspects sour­nois et hau­te­ment traîtres, des « ACTIONS » de cer­tains « GANGSTERS », non pour­sui­vis par « INTERPOL » !!!

    Réponse

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