Débat sur la chaîne parlementaire, avec Bruno Masure (en 2007, déjà).
Merci à Philippe qui a recollé les morceaux et resynchronisé le son.
https://dai.ly/xmlml5
ETIENNE CHOUARD – LE TIRAGE AU SORT DES DEPUTES… par GPS-Tv-Web
Débat sur la chaîne parlementaire, avec Bruno Masure (en 2007, déjà).
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Étienne
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Conférence-débat ÉC avec Les Amis du Monde diplomatique de Grenoble
à Crolles, salle Belledonne, vendredi 9 décembre 2011 à 20h15 :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Affiche_Conference_Amis_du_Monde_Diplomatique_GRENOBLE_9-12–2011.pdf
le plan d’accès à la Salle Belledonne, à Crolles :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/PLAN_SALLE_BELLEDONNE_Conf_Crolles_9-12–2011.pdf
Monsieur Chouard,
Merci pour vos réflexions stimulantes. Je ne me suis pas encore fait une opinion sur l’intérêt du tirage au sort. Mais un point est clair : les objections qui me venaient à l’esprit à priori avant de vous écouter ne sont pas valables, car on peut imaginer différents systèmes de tirage au sort, et ces objections ne portaient pas sur votre variante.
Ceci dit, il y aura des élections présidentielle et législatives en 2012. Comment comptez-vous utiliser cette opportunité pour faire avancer la cause d’une véritable démocratie ? Une voie (parmi d’autres) serait de mettre les candidats sous pression en leur demandant s’ils s’engagent à promouvoir une véritable démocratie.
Comment formuleriez-vous cette question ?
J’ai essayé de formuler cette question en moins de mille caractères. Vous trouverez ici cette formulation.
Et si, au lieu de prôner des milliers (et plus encore) de mesures élucubrées par « des » uns et « des » autres qui s’enchevêtrent, se contredisent, se discutent (se discutaillent ?) sempiternellement, une seule et unique pouvait voir le jour, celle-ci consistant dans le choix d’un comité d’assistance (de surveillance) d’un élu (à l’instar d’un jury, c’est-à-dire tiré au sort) pouvant contrôler éventuellement les frasques de ce digne représentant du peuple et l’envoyer en prison si nécessaire (après ou simultanément à la confiscation de ses biens directs et indirects).
Vous verriez d’une part une très forte défection d’un certain personnel politique opportuniste et sans idéaux (ou les ayant perdus) et d’autre part l’éveil de candidats prêts à la dévotion au pays avec des qualifications hautes (et même très hautes).
J’ajoute que bon nombre de revendications, suggestions, modifications des lois et décrets seraient alors considérés et validés sans qu’il soit besoin d’attendre la Saint Glinglin*.
En résumé : chaque élu aurait sa « garde rapprochée » (le gardant de lui-même)
nb fi des « exigences abracadabrantesques et autres billevesées »
Trop de revendications tuent les revendications !
Merci Zelectron, c’est une idée qui va plaire à Jacques Roman 😉 — lui qui défend aussi l’idée du tirage au sort, mais seulement pour désigner des contrôleurs, et pas du tout les décideurs.
Je vais lui signaler votre message sur le forum (parce qu’il ne met jamais les pieds sur le blog, par principe je crois, pour protester contre… l’éparpillement 🙂
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=12262#p12262
Ceci dit, reconnaissez que cette mesure centrale et simple de contrôle permanent de tous les acteurs politiques que vous préconisez, cette mesure (effectivement protectrice de l’intérêt général) ne sera jamais instituée par les acteurs eux-mêmes, évidemment. JAMAIS. À cause du conflit d’intérêts. Est-ce que je me trompe, là ?
C’est donc bien le désintéressement des membres de l’Assemblée constituante qui est premier : sans ça, revendication simple et forte ou revendications complexes et astucieuses, rien ne changera dans la Constitution. RIEN.
Non ?
Étienne.
____________
PS : ma valise est prête : je pars 24 h pour Genève : http://www.usinekugler.ch/fonderie-news/fonderie-kugler_newsletter-crash.html.
À demain.
Contrôle citoyen des pouvoirs
J’invite Zelectron à participer au sous-forum
http://www.euroconstitution.org/forum/viewforum.php?f=204
qui vient d’être ouvert et concerne la mise en place d’un système de contrôle citoyen de l’exercice des pouvoirs (de tous les pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire,et autres).
Il sera le bienvenu.
Jacques Romman
Coord. prov. d’EUROCONSTITUTION.ORG (http://www.euroconstitution.org)
Localement, l’expérience de terrain me montre clairement
- que les élus se renouvellent peu et cumulent les mandats ; ce sont durant des années toujours les mêmes ;
- que les lieux de pouvoir : communes, communautés de communes, pays, départements, régions, ne sont pas organisés pour accueillir la participation citoyenne ; ni même pour informer de ce qui s’y passe ;
- que les citoyens lambda ne s’en formalisent pas, et que les citoyens dit « militants soit s’inscrivent dans des partis, soit plus majoritairement sont actifs dans des associations.
De plus, la tendance des nouvelles réformes territoriales va vers la professionnalisation technique.…..
De ce fait le lien institutionnel élus/citoyens ne se fait pas ; cela ne gênant apparemment personne.
Pourtant , de mon point de vue la démocratie sans la participation des citoyens à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques de la nation n’est pas une démocratie mais une oligarchie.
L’idée de contrôle citoyen est selon moi une approche incomplète ; le tirage au sort ne suffisant pas non plus si, dans les faits, une grande majorité de la population reste à l’écart et ne participe pas au sens indiqué plus haut : participation en amont à la réflexion, aux études préparant les décisions, posant les questionnements ; participation à la mise en œuvre des politiques ; participation en aval, à l’évaluation.
Si le lien vivant et concret ne se fait pas, tous les textes, toutes les mesures ne serviront qu’à empiler du papier.
Cher Etienne,
Je n’ai pas eu à visionner la vidéo ci-dessus, puisque j’avais suivi l’émission lorsqu’elle fut diffusée sur la chaîne parlementaire (et même rediffusée).
Je ne comprends pas que cette perspective ne revienne pas sur le tapis, avec la financiarisation envahissante qui en train manifestement de faire main basse sur les États eux-mêmes.
Outre les principaux avantages visés, la solution du tirage au sort aurait une conséquence qui répondrait au souci évoqué par certains plus haut : la participation. Car la perspective de voir quiconque dans la population tiré au sort, pour remplir son rôle de représentant, inciterait à la réhabilitation d’une éducation civique préalable digne de ce nom, dans le parcours scolaire de chacun. Elle serait alors suivie, poursuivie, et peut-être recherchée, avec d’autant plus d’intérêt…
En tous cas, face à de tels citoyens, certains des lobbies qui font actuellement la loi ne pourraient plus subsister :
http://www.marianne2.fr/Dette-comment-les-financiers-nous-baladent_a213087.html
Je suis d’accord que la Constitution est l’élément central, et que, pour les raisons que vous évoquez, ce n’est pas aux hommes de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. Je suis aussi d’accord que la Constitution est notre meilleure arme pour contrôler les pouvoirs.
Mais là où j’ai des doutes, c’est sur la question de savoir s’il est raisonnable de laisser des représentants (même tirés au sort) écrire cette Constitution qui est si importante. La seule assemblée constitutionnelle qui vaille, n’est-ce pas l’ensemble du peuple lui-même ?
Vous me direz probablement que la Constitution rédigée par l’Assemblée constituante serait soumise en référendum et n’entrerait donc en vigueur que si elle était acceptée par le peuple. Mais lorsque l’on pose des questions au peuple, il faut qu’il puisse donner une réponse par question, et pas qu’il doivent se prononcer sur un paquet de questions qu’il doit accepter ou refuser en bloc. Or, dans une Constitution il y a au moins autant de questions que d’articles. Ces paquets de questions, c’est justement un problème des élections : on doit choisir entre des candidats, donc entre des programmes qui sont des paquets que le peuple doit accepter ou rejeter en bloc, alors qu’il n’est vraisemblablement entièrement d’accord avec aucun d’eux.
Vous me direz peut-être que le peuple n’a pas le temps de mener les longues discussions nécessaires pour refondre une Constitution. Que c’est pourquoi il est nécessaire de passer par des représentants. Et que tirer au sort ces représentants permet de limiter (voire d’éviter) les effets pervers. Mais pourquoi ne pas soumettre en votation populaire une réforme constitutionnelle après l’autre ? Il y aurait alors un débat populaire sur chaque réforme et le peuple déciderait séparément sur chaque réforme. Peut-être me répondrez-vous qu’il y a beaucoup de réformes à faire et que cela prendrait trop de temps. Commençons donc par les réformes les plus importantes. Il vaut mieux prendre le temps de faire les choses bien plutôt que bâcler le débat populaire.
Qu’en pensez-vous ?
Un plan de cet échange,
sur le wiki des gentils-virus :
http://projetgentilsvirus.ouvaton.org/index.php/LCP:D%C3%A9bat_entre_Etienne_Chouard_et_un_constitutionnaliste
🙂
Il est certainement plus difficile de faire comprendre à une personne instruite les failles de son instruction que de faire passer un chameau par le chas de l’aiguille.