https://www.dailymotion.com/video/xmbcvh
Conférence de Metz du 22 octobre 2011 (Attac Moselle)
1⁄6 : introduction : À QUOI SERT UNE CONSTITUTION ?
Le cas pratique du TCE en 2005 (Traité ANTIConstitutionnel Européen).
Sur tous ces sujets, je vous recommande également la série d’entretiens que j’ai eus à la maison avec Sylvain Durain : cette fois-là, on a le temps, on réfléchit calmement. C’est une autre ambiance, complémentaire, sans doute :
Merci à tous pour ces mails formidables que je reçois tous les jours. Débordé, je n’ai pas le temps matériel de bien répondre à tous, mais vos encouragements et votre enthousiasme me font un bien fou. Merci, merci 🙂
Bien amicalement.
Étienne.

@ Étienne , et @ Philippe :Beau boulot !
Merci !J’attends la suite
Merci encore Étienne pour ce passage dans nos froides contrées Le gentil virus se propage
À bientôt !
Et si c’était du pollen, ce « virus ». Car il me gêne cet agent pathogène !
Bien à vous tous.
« Gentil « virus :
oxymore (choisi par Étienne) que j’ apprécie (l’ oxymore et Étienne)
Je trouve que c’est très clair ,
et il s’imprègne très bien dans les esprits
Mais c »est comme vous voulez !
Le principal est que ce discours soit entendu
je ne suis pas responsable de la taille des lettres
La démocratie par tirage au sort
http://owni.fr/2011/11/18/la-democratie-par-tirage-au-sort/
Merci Étienne pour cette conférence, j’attends la suite avec impatience.
Salut Étienne,
Cela fait déjà très longtemps que je pense aux questions institutionnelles. J’ai lu la constitution française quand j’avais 15 ans, et aujourd’hui, 15 ans plus tard, je n’avais toujours pas la clef, jusqu’à ce que je t’écoute sur culture libre.
Merci, Merci, Merci.
Tes réflexions sur le tirage au sort et la constituante sont simples et capital pour obtenir l’égalité.
Je te lis un peu pessimiste sur nos chances de virer l’oligarchie pour instituer la démocratie.
Après t’avoir entendu, je me rends compte que le travail sera plus compliqué que prévu, car les forces en jeu sont très puissantes et ont une expérience impressionnante dans l’art de la manipulation. Mais avec la crise qui s’annonce (je soutiens que ce que nous vivons depuis 2008 n’est que le début), le terreaux sera fertile pour de nouvelles idées, initiatives. Il faut juste trouver le catalyseur, et je compte bien y travailler 😉
Encore merci.
Nicolas.
Ptinn, la suite, sioupléééé !
Merci Monsieur Chouard. Comme dit Turandot, on propage. Mais on veut la SUITE 🙂
Bonjour,
Très bonne idée les vidéos *courtes*, elles ont davantage de chances d’être regardées quand on les propage.
@ Etienne
Dans la vidéo ‚concernant la création monétaire , tu nous dis : » « Comment un citoyen ordinaire peut il comprendre cela ? Il faut un débat »
Dans cette même vidéo , dans le public tu avais un contradicteur qui t’a permit de développer davantage ta pensée, cela nous aidant à rentrer un peu plus dans la compréhension .
Ce que je retiens de tout cela , si l’on veut que les choses avancent et que par conséquent « le citoyen ordinaire » comprenne mieux la création monétaire, mais pas seulement , « il faut un débat » pour reprendre ton expression .
Au vu des derniers sondages d’opinion concernant la présidentielle, on voit bien que le coeur du problème , c’est bien l’absence du débat : tout comme la création monétaire a été confié aux banques privées , le débat public a été laissé lui aussi au secteur privé dans une auto organisation spontanée où tout le monde peut tout dire mais aucun cadre public organisé de recueil de l’expression citoyenne n’existe . Les débatteurs sont autant d’atomes , partis , groupements cherchant isolémment à valoriser leurs arguments , le « débat » n’étant plus que le « ce que je propose est mieux, votez pour moi »
C’est bien là selon moi l’élément clé à prioriser : l’organisation du débat public .
Certains problèmes sont si complexes et engagent tant de conséquences , comme par exemple le nucléaire ‚que l’absence de débat public organisé , prive réellement les citoyens de leur pouvoir /savoir et que les décisions sont prisent à l’aveugle , c’est à dire sans aucun doute dans le sens des intérêts les plus puissants.
C’est sur ce « il faut un débat » qu’il faudrait avancer.
On dispose déjà des outils et des acteurs médias de masse et nouveaux médias, journalistes d’investigation , commissions d’étude parlementaires, tous les acteurs du pays .…
@ Di Girolamo,
ce que tu dis (martèle?) est fondamental, maintenant, j’aimerais bien qu’on aille plus loin dans la volonté de formaliser les choses,
je veux dire par là que la définition du que tu appelles de tes voeux mérite qu’on s’y attarde,
je plaide pour des assemblées citoyennes comme unité de base du processus constituant et éventuellement des institutions de la démocratie à venir,
les indignés fonctionnent un peu sur ce modèle d’ailleurs, et je pense qu’il faut continuer dans cette voie, de même pour les assemblées citoyenne du front de gauche ou celles des « comités du NON »,
mais lorsqu’il s’agit de considérer le fonctionnement de ces instances, et, on retrouverait le même problème dans une assemblée de tirés au sort (en bien pire selon moi…je ne développe pas),
se pose deux problèmes :
1_ la distribution de la parole au sein de l’assemblée, et surtout la manière de créer une « ambiance » de recherche du consensus ou du moins de la « Vérité », excluant comme un dernier recours le « fait majoritaire » ;
2_ l’accès à des informations fiables, exhaustives et compréhensibles qui iront nourrir les argumentaires,
ces deux points doivent faire l’objet d’une attention soignée car il s’agit du fonctionnement de l’espace public comme instance qui rend possible l’adéquation entre la légitimité démocratique d’une décision et la légitimité scientifique, technique, pratique de cette décision,
(par exemple décider démocratiquement d’enfermer entre quatre murs un délinquant sexuel est un non sens du point de vue de la prévention de la récidive, surtout si, comme c’est le cas actuellement, il passe la plupart de son temps à regarder la télé dans sa cellule… On voit là qu’une décision démocratique n’est pas nécessairement une bonne décision, et qu’elle est donc moins légitime du point de vue des « experts » qui estimeront légitime une décision qui s’approche de ce qu’il est possible de faire compte tenu des savoirs disponibles)
En ce qui concerne le deuxième point, c’est à dire en fait les conditions de production et de diffusion de l’information,
il y a la question de la production des savoirs (la recherche et son financement mais aussi la production de savoirs techniques et pratiques par les professionnels d’un secteur) et la question de leur diffusion, notamment leur vulgarisation,
pour ma part, je ne m’effraie pas de l’ordonnancement spontané de la production et de la diffusion de l’information, mais plutôt de sa soumission au(x) pouvoir(s)autre(s) que celui du corps social lui-même dûment exprimé (cf premier point), en tous les cas je pense qu’il n’ y a pas lieu d’orienter a priori l’angle de lecture d’une donnée ou d’un fait, tant que la présence et l’accessibilité du point de vue contraire est garantie, cela s’appelle le pluralisme,
je propose donc trois choses que je soumets à ton appréciation (et à tous bien sûr!):
- la constitution doit prévoir une instance de contrôle indépendante, le CSAP (conseil supérieur de l’audiovisuel et de la presse), formée par des citoyens tirés au sort et des journalistes élus par leurs pairs,
- une entreprise de média ne peut être possédée que par ceux qui y travaillent et ceux qui l’utilisent comme source d’information, dans chaque catégorie (journalistes et autres travailleurs ou lecteurs-auditeurs-téléspectateurs) nul ne peut posséder plus de parts que 1/N, N étant le nombre de propriétaires.
- la loi doit prévoir l’existence d’un service public de la publicité afin que chacun ait accès à une information la plus fiable et la plus neutre possible sur les produits mis à disposition par les entreprises, toute autre tentative d’influencer les achats est prohibée.
@Sitouaillain
Je ne me situe pas dans l’organisation de la gouvernance mais sur le terrain, dans la pratique . Ce dont je parle c’est de quelque chose de très concret et très simple :
Il s’agit au niveau local , communes et pays , quartiers , et au niveau national , chaîne de TV public de mettre en place une organisation pratique dédiée à la réflexion sur les grands enjeux de société . Cette organisation à vocation de compréhension des enjeux par l’étude l’information et le débat est un outil de recherche, n’est pas décisionnaire, n’est pas directement lié aux élections , se situe au-delà du jeu politique, a un caractère public garantissant l’expression de tous .
C’est néanmoins un outil politique qui a pour but d’activer la pratique démocratique, de faire vivre le mélange citoyens , de réunir au-delà et grâce aux différences ; ce sont ces différences qui nourriront le débat et la contradiction et qui seront garantes de la qualité et de la profondeur des travaux . Les thèmes , les questionnements sont apportés librement par les citoyens ; sur le plan méthodologique ces problématiques pourraient faire l’objet d’enquêtes , d’investigations , de documentaires ; elles pourraient en même temps rentrer dans le cadre des études parlementaires ; l’aspect global devra être présent : les thèmes abordés renvoyant au constat et au projet de société.
Le caractère public de ce type d’outil est complètement indispensable : l’organisation de débats n‘étant pas là pour servir des organisateurs.
L’organisateur ne doit ni être une entreprise ni une association ni un parti politique.
Le fait de vivre une crise grave, durable, inquiétante et à l’issue incertaine justifie pleinement ce type d’outil parce qu’il y a nécessité de se réunir pour comprendre et agir.
Je crois (comme juan Nessy/son récent commentaire) que la pratique démocratique compte plus que l’écriture par le haut de ce qu’il faut faire.
@ Di Girolamo,
je dois mal m’exprimer, je propose (dans un autre fil) un processus de rédaction « par le bas » de la constitution et juan nessy répond qu’il ne veux pas de constitution écrite « par le haut », je pose trois principes qui permettent d’envisager sereinement l’instauration de ce que j’avais cru comprendre comme étant essentiel pour toi et… bon je vais tenter de te faire partager ce que m’évoque chacun des points que tu soulèves…:)
Je ne me situe pas dans l’organisation de la gouvernance mais sur le terrain, dans la pratique .
là j’avoue que j’attendais de toi que tu développes ce que tu envisageais « pratiquement », pour ma part, je suis incapable d’imaginer « l’idéal » sans penser les niveaux infra et supra en même temps,
pour avoir un temps été au cœur de la création d’un journal participatif et à vocation subversive, pour avoir débuté une carrière vite interrompue de chercheur et autres expériences directement en prise avec les domaines visés, les problèmes pratiques ne me sont pas étrangers,
un exemple, à partir du moment ou l’information à quelque niveau que ce soit est, sous une certaine forme (la forme « support de propagande publicitaire » ou la forme « support de propagande politicienne »), lue, vue, perçue comme légitime, il est illusoire de s’imaginer qu’une autre forme de création-diffusion puisse prendre le pas. La proposition n°2 vise précisément à rendre possible et légitime d’autres pratiques…
Ce dont je parle c’est de quelque chose de très concret et très simple : Il s’agit au niveau local , communes et pays , quartiers , et au niveau national , chaîne de TV public de mettre en place une organisation pratique dédiée à la réflexion sur les grands enjeux de société .
Cette organisation à vocation de compréhension des enjeux par l’étude l’information et le débat est un outil de recherche, n’est pas décisionnaire, n’est pas directement lié aux élections , se situe au-delà du jeu politique, a un caractère public garantissant l’expression de tous .
ce dont tu parles existe déjà et s’appelle bulletin communal, journal, ou chaine de télé, et si je perçois que tu veux étatiser ou du moins rendre public tout ça, ça ne me dit pas comment !
C’est néanmoins un outil politique qui a pour but d’activer la pratique démocratique, de faire vivre le mélange citoyens , de réunir au-delà et grâce aux différences ; ce sont ces différences qui nourriront le débat et la contradiction et qui seront garantes de la qualité et de la profondeur des travaux . Les thèmes , les questionnements sont apportés librement par les citoyens ; sur le plan méthodologique ces problématiques pourraient faire l’objet d’enquêtes , d’investigations , de documentaires ; elles pourraient en même temps rentrer dans le cadre des études parlementaires ; l’aspect global devra être présent : les thèmes abordés renvoyant au constat et au projet de société.
c’est me semble-t-il intéressant et cela renvoie à la théorie de l’Espace Public d’Habermas (http://membres.multimania.fr/tomate/pdf/habermas.pdf) mais là encore, on ne peut faire l’économie d’une réflexion politique sur le sens de la publicité en démocratie pour pouvoir imaginer les formes les plus appropriées pour garantir les principes que tu poses…
Le caractère public de ce type d’outil est complètement indispensable : l’organisation de débats n‘étant pas là pour servir des organisateurs. L’organisateur ne doit ni être une entreprise ni une association ni un parti politique.
c’est un peu léger… je veux dire par là que j’ai aujourd’hui plus confiance en médiapart qu’en france 2… et rien ne t’empêche de monter un site où tu appliques tes principes et diffuse l’info, après tout, sur la toile, on trouve déjà pas mal d’info à regrouper,
en revanche le système politique t’empêchera d’en vivre,
et la question de la gouvernance est un préalable indispensable pour créer un outil public,
je prends l’exemple caricatural des bulletins communaux, ils pourraient correspondre à ce que tu attends, si et seulement si ils étaient financés par une assemblée locale démocratique, ou en tout cas il faut trouver un mécanisme institutionnel de séparation des pouvoirs entre pouvoir décisionnel et pouvoir informationnel…c’était le sens de mes trois propositions (insuffisantes)
Le fait de vivre une crise grave, durable, inquiétante et à l’issue incertaine justifie pleinement ce type d’outil parce qu’il y a nécessité de se réunir pour comprendre et agir.
c’est bien pour ça qu’en attendant l’outil en question, il y a différentes réunions, assemblées, conférences, et même repas de famille où chacun peut « se faire média ».. mais à fond d’accord avec toi !
@sitouaillain
Dans la vie comme dans le raisonnement ce qui compte c’est le point de départ et les objectifs poursuivis, le but qu’on souhaite atteindre… Sur ce blog, si je ne me trompe pas, l’objectif est de savoir comment aller vers plus de démocratie. Sans en rien contester tes propositions, celles d’Étienne ou d’autres, je pense pour ma part qu’une vraie démocratie doit impliquer les citoyens en nombre et pas seulement ceux qui bloguent ou vont aux conférences d’Étienne. Et que l’implication des citoyens lambda dans la vie citoyenne, et pas seulement pour gérer mais pour penser un projet global de société, ça ne se décrète pas dans des textes, ça se met en place concrètement, pratiquement ; et que par conséquent, nous avons besoin avant tout de structures permettant ces pratiques de citoyenneté ; je pense aussi que les enjeux du moment sont si lourds qu’ils doivent nous inciter à y réfléchir ensemble, dans un cadre public organisé à cet effet ; les périodes « glorieuses » où « tout baigne » sont bien moins favorables à la démocratie parce que c’est beaucoup plus propice à l’assoupissement.
De ce fait, l’idée de créer un outil public de recherche et développement d’une société durable, permettant sur les grands enjeux réflexions, études, débats, expressions de tous me semble très positif et mériterait d’être travaillé pour préparer une revendication politique de la mise en place d’un tel outil.
.……Un point de compréhension :
Si l’objectif souhaité est d’attirer les lambda vers la pratique démocratique, il ne faut pas partir de la constitution ou du tirage au sort ou autres préoccupations assez éloignées des populations lambda et plus réservé à des « pratiquants » ; il faut partir des problèmes eux mêmes, la réflexion sur ces problèmes débouchant forcément sur la prise de conscience de l’impérieuse nécessité de règles et de textes.
Voilà, c’est une question d’objectifs et moyens ; on peut aussi choisir de rester sur les blogs entre nous !
je suis entièrement d’accord avec toi Di Girolamo et c’est pas facile du tout, mais les choses sont facilitées en période de mouvement social,
je participe quelque fois aux assemblées des indignés et, plus intéressant, aux assemblées citoyennes du front de gauche, mais bon à Paris et alentour, je ne suis pas très à l’aise…
auparavant, quand j’habitais en Bretagne, j’étais dans un groupe qui, ayant créé un journal local, réfléchissait aussi à ces questions et nous avions opté pour une stratégie qui marche : organiser des fêtes ! des repas, des apéros (cf apéros facebook),
puisque nous avions analysé que le « système » contribuait à détruire peu à peu les espaces de sociabilité, à cloisonner les groupes et à aseptiser les lieux, nous avions compris qu’il fallait d’abord recréer des occasions de rencontre, des occasions de créer du lien, de discuter de tout et de rien…jusqu’à avancer sur des terrains plus politique, au sens du « projet de société ».
nous avions aussi, en occupant d’une certaine façon l’espace public, réussi à initier des assemblées spontanées sur des places, et pu constater la force de l’échange et de la parole libérée, quand les gens s’aperçoivent que leurs idées se rejoignent et qu’ils ne sont pas seuls à se croire « en dehors des sentiers battus »…
mais pour que ça fonctionne bien, encore faut-il savoir comment organiser la parole, et, pour participer régulièrement à des réunions, collectifs, conseils de quartier, conférences, etc., il y a des progrès à faire ! la configuration en cercle est déjà un minimum rarement atteint, le réflexe des organisateurs étant souvent de se mettre en avant derrière un « bureau », et la conférence d’Étienne n’y échappe pas… inévitablement, il y a le type qui crie depuis le fond de la salle…
à part ça, je maintiens que ma proposition de processus constituant est compatible avec ce que tu envisages, je dirais même qu’on ne pourra pas y arriver autrement ! je veux dire par là qu’immanquablement, il faut des gens qui, localement, initient des assemblées populaires,
c’est pour cela que j’aime la façon dont le front de gauche forge son programme et mène campagne avec ces « assemblées citoyennes », évidemment, la limite de l’exercice est flagrante dès lors que ces assemblées sont initiées par des partis (quand le PCF aura compris ça il pleuvra de la m…), mais l’initiative est bonne,
d’ailleurs, cela fonctionne bien au cœur de la révolution bolivarienne au Venezuela et la loi sur les conseil communaux est très instructive à ce sujet, puisqu’elle prend en compte la nécessité d’un « groupe promoteur » qui initie l’assemblée, ensuite, l’assemblée définie l’étendue de son périmètre de souveraineté, etc., elle choisit les personnes chargées du temps de paroles, de l’enregistrement des débats, de la mise en œuvre des actions, etc., et surtout, elle n’est instituée que lorsque le quorum nécessaire (c’est à dire un rapport entre le nombre des présent et la population totale du quartier) est atteint…
en résumé, c’est quand même plus facile quand l’État encourage et initie ce processus… en attendant, effectivement, il faut œuvrer à la conscientisation et à l’éducation populaire et à doter les mouvement sociaux et les territoires de structures de dialogue civique les plus inclusives et les plus pérennes possibles, de façon à ce qu’à la moindre brèche offerte par une déstabilisation du pouvoir en place, on soit en mesure de prendre les rênes, démocratiquement, collectivement, le plus horizontalement possible… en tout cas, c’est mon avis.
en tout cas, mis à part que je m’enflamme un peu là, tout ça ne me dit pas ce que tu avais « concrètement » en tête derrière le terme « outil de etc. » 🙂
DEWEY, AUTORITÉ, ORDRE MONDIAL, ÉCOLE, MERCI !
John DEWEY, dont il est question dans ce 4e volet de la conférence de Metz, est-il celui décrit dans les articles suivants ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Dewey
http://agora.qc.ca/dossiers/John_Dewey
Trouvée à la suite cette définition de l’AUTORITÉ, Ô combien liée à toute justification du pouvoir (et pourtant, et c’est mon fort questionnement du moment, une notion peut-être sur-évaluée voire instituée à profit pour certains – de la hiérarchie… -, la question des limites étant éventuellement cardinale en lieu et place de celle de l’autorité dans une vision égalitaire, démocratique du moins, et résolument ouverte – et merci merci Étienne de cette ouverture que vous portez) : http://agora.qc.ca/dossiers/Autorite
Les idées de Dewey me semblent passionnantes, et redonnent COURAGE, tandis que celui-ci peut venir à manquer après tout l’énorme décorticage ramifié d’Étienne, et malgré ses pistes à mes yeux bourrées de vérité et d’optimisme ontologique, d’autant que j’ai visionné hier un affreux documentaire, quelles que soient les souscriptions que chacun peut y accorder (en plus de se positionner dans une vision libertarienne, c’est aussi un peu longuet, lourd et violent, mais qu’un Américain démonte l’idée d’un ordre mondial est toujours interrogeant et mérite un regard).
Ici le numéro consacré au redécoupage des territoires nationaux, dont l’Europe est un exemple :
http://www.dailymotion.com/video/x9n2f1_america-from-freedom-to-fascism‑4–7_news?ralg=meta2-only
(remarque allusive au titre de cette vidéo : liberté entachée depuis finalement assez longtemps que celle des USA, si l’on observe la question de l’eugénisme telle que décrite dans ce film ; remarque bis : l’écologie est analysée comme argument de mobilisation globale et subrepticement, est évoqué le WWF dont Nicolino a montré les sources douteuses récemment)
Sur l’auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Jones
Pour revenir à John DEWEY, après lecture d’un article issu de la mouvance libertaire et sociale (Offensive n° 31 – sept. 2011, p. 31), et parce que je suis hautement préoccupée par l’actualité de l’école, voici un extrait développant un peu ce que la PÉDAGOGIE NOUVELLE peut inspirer paradoxalement aujourd’hui (Montesquieu ferait « la toupie dans son cercueil », Freinet sans doute aussi !) .
« On trouvera le terme « d’approche par compétences » dans le vocabulaire de la pédagogie nouvelle du mouvement Freinet et des sciences de l’éducation où les compétences désignent des savoirs construits par et pour l’action dans une visée libératrice. Mais dans le verbiage des gestionnaires en « ressources humaines », si ce terme a aujourd’hui envahi l’ensemble des sphères de la formation et de la production, c’est dans une intention de « rationalisation » du « capital humain » comme source de compétitivité. C’est évidemment cette version qui est retenue pour le « socle commun des compétences » élaboré au niveau européen par l’OCDE et l’ERT dès 1997 et qui sert de base à l’ensemble des programmes scolaires des systèmes éducatifs des pays européens. »
Pour conclure avec meilleur entrain ce petit tour d’Europe la casse, je veux encore vous adresser tous mes encouragements, Étienne, tant vous portez une alternative fondamentalement positive et originale, alors que les démonteurs d’un (possible) ordre mondial aux intentions nocives que je tâche d’écouter en ce moment ne me paraissent pas parvenir à sortir d’une vision répétitive d’un certain ordre justement… Peut-être parce que vous cherchez à revenir obstinément et en toutes circonstances à la cause des causes ?
http://www.cairn.info/revue-traces-2008–2‑page-169.htm
John DEWEY par Joelle ZASK
Salut,
Dans plusieurs de tes vidéos, tu parles des discours de la Constituante de 1789 à 1791. Ça m’intéresse beaucoup, mais je ne les trouve pas. Aurais-tu un lien pour accéder à tous ces débats en ligne ?
Merci 😉
Bonjour Étienne ,
Un grand merci pour ton travail et ton humilité qui tranche avec le système qui prévaut en politique.
Oui, tu fais de la politique, la vraie, et tu nous donnes les outils pour motiver les désespérés, les conscients ou inconscients, à réfléchir à un autre paradigme.
Cela me donne des idées :
en réponse aux volontés mondialistes ou néofascistes que l’ on nous propose comme seules alternatives ; la peste ou le choléra…
amitiés !
Bonjour Étienne,
Quelques questions :
Les documents remis aux participants lors de cette conférence sont-ils les mêmes que ceux présents dans la section bibliographie et si non seront-ils disponibles prochainement ?
Ces synthèses de quelques pages sont bien utiles pour expliquer à notre entourage les rouages institutionnels ainsi que la création monétaire sans omettre de détails importants et sans se tromper.
Toujours aussi passionnant, Merci et bon courage.
PS : Quel suspens bientôt la partie 6 ?
PS2 : Cher Étienne nous feras-tu la grâce d’un livre écrit de ta main dans un avenir proche ? (je conviens que la recherche est déjà chronophage 😉 )
PS3 : Une visite dans la région toulousaine pour 2012 ?
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3134
Schéma de réforme du système monétaire, par Jean Claude Werrebrouck
11 décembre 2011
« Dans le système monétaire et financier actuel, le bien public qu’est la monnaie a été privatisé au profit des banques et génère une « rente monétaire que les États doivent payer », constate Jean Claude Werrebrouck, qui analyse ici sous forme de schémas explicatifs l’architecture du système actuel et celle d’une finance réformée, mettant fin à la fiction de la pénurie monétaire, et où l’État jouerait à nouveau son rôle en impulsant les projets à long terme que le secteur privé, obsédé par les rendements à court terme, ne sait pas construire. (…) »
Ça y est ! Le montage de la vidéo 6/6 est terminé…
(Voyez en haut de cette page.)
C’est notre cadeau (avec Phil) pour les fêtes de fin d’année 🙂
Merci Viviane, pour avoir voulu et impulsé tout ça. Merci 🙂
Et merci à tous pour votre enthousiasme roboratif ! On va infecter l’oligarchie d’un gentil virus démocratique…
Étienne.
Je n’étais pas toute seule : mes amis d’ATTAC étaient hyper-présents .
Merci encore à Gérard , James , Pierre , Matthieu , Marie-Paule , Jean-Luc.
Merci Philippe pour la vidéo .
Merci SuperNo pour la retranscription de cette journée sur ton blog .
Merci à toi Etienne , pour ta présence dans l’Est, au froid (il faisait très froid ce jour-la )
et Bon Anniversaire !
Bien sûr ; pardon d’avoir oublié toute la bande des résistants de Metz.
Amitiés à tous.
Étienne.
Bonjour,
merci pour ces précieuses vidéos. Je suis convaincu et je vais tenter de convaincre mon entourage.
On devrait tous se cotiser pour faire passer des bouts de vidéo au ciné avant les films ou à la télé entre les programmes !
En tout cas, Étienne j’admire vraiment ta capacité à être subversif et radical sans haine, à décrire les absurdités de ce système sans pessimisme ni nostalgie et à transmettre ce que tu sais sans mise à distance entre toi et les autres.
L’esprit de la démocratie, j’ai toujours cru que ça devait être cela : le gouvernement de ceux qui cherchent à devenir meilleurs sans jamais se croire au-dessus des autres.
Merci Sitouaillain.
Et moi, je loue ta patience, alors que, comme avec Sandy, je ne consacre PAS (encore) à tes objections le temps qu’elles méritent.
Pourtant, je les imprime, je les annote, je les empile… tout est prêt, presque, pour un billet « deuxième vague d’objections-réfutations sur le tirage au sort en politique », mais je me noie, littéralement, dans mes livres, mes papiers, mes copies, mes pages à tenir à jour, mes cours à préparer, mes idées nouvelles d’articulation d’idées anciennes, mes projets horticoles, mon besoin permanent d’entretenir la mémoire des luttes, les sollicitations, les controverses, sur mon site et ailleurs…
Heureusement, l’hiver, ça vole si timidement (peu de thermiques et beaucoup de vent) que l’appel du ciel est relativement faible. Mais quand va venir le printemps, ça va être proprement irrésistible et je m’échapperai pour voler, des journées entières… Ça ne va pas me simplifier la vie… Comme tous les ans. Mais je ne vais pas me plaindre : quel gigantesque panard de voler de nuage en nuage, sur plus de 100 km parfois !
« Faire de son mieux », c’est une bonne clef.
Encore merci pour tout ce que tu fais ici : c’est absolument précieux pour moi.
Étienne.
Bonjour,
pour ceux qui veulent télécharger la conférence d’Étienne Chouard,
c’est un beau cadeau de Noël à faire à tout votre entourage pour que le virus continue de se propager.
Elle se trouve à cette adresse : http://www.t411.me/torrents/conference-citoyenne-chouard-metz-tvrip-docu-fr-bourik
Bonjour à tous,
Ayant relayé cette conférence sur youtube (je me suis aperçu après coup que je n’étais pas le seul, d’ailleurs) car plus facile à partager ainsi sur G+, je me permet d’ajouter ici un « front » supplémentaire (n’ayant pas encore le bagage pour répondre à l’intervenant sans user comme lui de sophismes) :
Lien youtube Vidéo 5
bonjour
je commence à rentrer un peu plus en profondeur dans les travaux d’ Etienne Chouard. Je voudrai d’abord le remercier et le féliciter pour la teneur de ses propos : ils sont clairs, cohérents, objectifs. A chaque fois qu’on l’écoute ou qu’on le lit on en prend plein les oreilles et plein les yeux, et c’est très bon pour notre esprit critique. A chaque fois que je ferme l’ordinateur j’ai le cerveau en ébullition, une envie interminable de parler avec ma femme qui dors déjà depuis longtemps(!) et l’envie aussi de botter les fesses de nos hommes politiques qui nous mènent en bateau depuis trop longtemps. Grâce aux raisonnements et aux démonstrations d’Etienne, on s’approprie les outils qui nous permettent de comprendre ce qui nous arrive (les conséquences) mais aussi, et surtout, pourquoi (les fameuses causes).
Une question donc pour Etienne, qui à déjà du être posée plus d’une fois, mais je n’ai pas encore tout lu…POURQUOI??
Pourquoi n’avez vous pas plus de place dans dans les médias de masse ? Ils sont tous dépendants du « gouvernement » mais tous les gens qui y travaillent ne sont pas tous dénués de conscience, ou asservis…
Pourquoi tous les problèmes de notre quotidien social ne sont ils pas pris à bras le corps avec les solutions concrètes que vous évoquez ?
Pourquoi les banques ont autant de pouvoir ? Pourquoi les banques ont autant de pouvoir??
Enfin (et c’est plus philosophique)alors que nous avons la possibilité de vivre dans un pays harmonisé socialement, pourquoi vivons nous dans une pagaille sociale millénaire ?
Sommes nous tous si bête que ça, car depuis plus de 2000 années de monarchie dont environs 200 ans de pseudo monarchie, personne n’arrive à trouver un équilibre…
On nous fait grandir dans le pessimisme, on nous abreuve de plein de choses auxquelles on croit dur comme fer lorsque on est non érudit, puis on passe notre temps à râler, alors qu’en fait des solutions existent.
Je diffuse tout ces liens sans plus tarder !
A bientôt
Thibaut