Histoire et logique implacable des mutations antisociales de « la gauche »
au feu de la critique pénétrante de JEAN-CLAUDE MICHÉA :
https://dai.ly/xli6iq
les matins – Jean-Claude Michéa par franceculture
Il parle là de son dernier livre,
« Le complexe d’Orphée :
La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès ».
Michéa pointe le moment décisif de l’affaire Dreyfus, comme celui d’un COMPROMIS HISTORIQUE (finalement catastrophique pour les pauvres) entre « les rouges » et « les bleus » qui ont alors fait alliance (face à une psychose du risque de coup d’État des « blancs ») et où le rouge du drapeau tricolore a commencé une longue agonie pour n’être aujourd’hui même plus rose du tout.
Michéa prend comme exemple et démonstration de cette dérive sinistrogire (tendant toujours à s’afficher à gauche) le livre de Laurence Parisot (sorti il y a quelques jours) et qui pourrait littéralement avoir été écrit par nos prétendus « socialistes » (à part Arnaud Montebourg, qui reste seul au poste à protéger un rouge digne de ce nom au PS). Michéa voit dans ce livre de L. Parisot la matérialisation incontestable d’une convergence objective entre la (prétendue) gauche et la droite la plus dure.
Comme on sait, Michéa défend la common decency d’Orwell, la décence des gens ordinaires, et il soutient (avec ses mots à lui) que le seul clivage gauche droite qui vaille, c’est bien le clivage « populiste » (comme celui de Christopher Lasch) entre la multitude populaire et les prétendues « élites », en fait scandaleusement privilégiées.
Au passage, Michéa fait l’éloge de Christophe Guilluy, et de son livre passionnant, « Fractures françaises ». (Il faudra que je revienne sur ce livre très intéressant.)
Michéa souligne combien ce qu’il appelle « la doxa BHL » —« toute contestation du capitalisme mène inéluctablement au goulag => TINA, there is no alterrnative… » — est une catastrophe antisociale.
Michéa souligne la contradiction interne de l’idéologie des « élites » « de gauche » qui imposent : « faites ce que je dis » (« Acceptez de vous faire DÉRACINER ») « et pas ce que je fais » (« par moi qui m’enracine »).
Michéa appelle le système « d’alternance unique », une sorte de PRISON politique, le clivage gauche droite qui prévaut depuis Mitterrand.
Certes, le libéral Benjamin Constant (peu enthousiaste pour le commerce et plutôt utilitariste) est le plus intelligent, le plus intéressant, concède Michéa à Jacques Julliard, mais ce que Michéa essaie d’identifier, c’est LA LOGIQUE INTERNE DU LIBÉRALISME telle qu’elle se met en place AU 17e SIÈCLE POUR SORTIR DES GUERRES DE RELIGIONS EN NEUTRALISANT ET PRIVATISANT LES VALEURS QUI NOUS DIVISENT, ET EN RÉGULANT LA SOCIÉTÉ PAR LE DROIT ET PAR LE MARCHÉ : ET LA LOGIQUE INTERNE DU SYSTÈME, L’ABSENCE DE LIMITES FONDÉES SUR DES VALEURS PARTAGÉES, ABOUTIT AU MONDE TEL QUE NOUS LE VIVONS : UNE SOCIÉTÉ DE CONTRÔLE.
Le renoncement à un système de valeurs communes organisé par le libéralisme (son refus de tout « montage normatif commun ») conduisant naturellement à l’atomisation des individus et à l’affaiblissement du lien social, on voit apparaître, pour essayer de sauver les meubles, des « techniciens du lien social » qui servent de béquilles aux humains mutilés : des « coachs » et autres figures du libéralisme, qui font que les régulations qui se faisaient autrefois de façon autonome se font aujourd’hui sous LE CONTRÔLE D’EXPERTS (ce que Lasch appelait « l’État Thérapeutique ») ; encore un indice qu’une société dite « libérale » est condamnée à devenir une société de contrôle !
Brice Couturier, qui a proposé en début d’émission un résumé bien intéressant des thèses de Michéa, lui fait reproche d’un certain ANGÉLISME qu’il y a peut-être à défendre la common decency, et suggère que rien ne prouve que les couches populaires soient plus « decent » que les « élites ». Ce à quoi Michéa répond fort bien que si, parfaitement, de nombreux travaux d’anthropologie et de sociologie (MAUSS, Godbout, Beygout…) et observations laissent à penser que, globalement, on retrouve plus souvent l’ENTRAIDE et des comportements « décents » au sein du peuple qu’au sein des élites. Certes, il y a là un « acte de foi orwellien », mais assumé. Brice souligne que « la gauche » actuelle a tendance à favoriser le lupen que les classes populaires. Michéa confirme et ça ne l’étonne pas.
Michéa souligne que le credo d’Orwell est assez simple et pas si consternant que ça : il s’inspire de la parabole biblique : « Il est plus aisé pour un chameau de passer par le trou d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » et Orwell soutient tout simplement qu« il est plus difficile d’être décent à un homme riche et puissant qu’à un homme ordinaire ».
J’aime ce penseur. Je me nourris du travail et des réflexions de Jean-Claude Michéa (et de Lasch et Orwell avec, bien sûr). Je vous recommande chaleureusement sa lecture. Ne ratez pas, surtout, « L’empire du moindre mal » et « La double pensée ». Mais en fait, TOUS ses livres sont passionnants.
Étienne.

Bonjour,
A propos de Montebourg le rouge du PS , il a écrit le texte des primaires en partie pour lui même.
Ceux qui écrivent les textes ne devraient pas se présenter .….selon Etienne Chouard.
Ensuite ce candidat rouge défend des positions sur la démondialisation inspirées des idées de l’extrème droite qui se bat depuis des années sur ce sujet là.
Montebourg jongle et défend un créneau qui lui assure un avenir politique gouvernemental
qu’il attend depuis déjà plusieurs années avec impatience.….
restons lucide, il manipule et ne ferait pas
le quart de ce qu’il avance lorsqu’il serait confronté aux réalités
en fait ‚vous vivez un éternel recommencement.……de crédulité
Alain,
Le programme de Montebourg serait celui de l’extrême droite ? Je ne comprends pas.
Mais pour aller dans votre sens quand même, je rappelle qu’Arnaud Montebourg, comme les autres élus PS (et du PC ?), s’est ABSTENU lors du COUP D’ÉTAT DE 2008, ajoutant l’hypocrisie à la félonie, quand les parlementaires ont trahi l’intérêt général en intégrant DE FORCE le poison mortel de l’anticonstitution européenne dans notre Constitution, et ce malgré le refus populaire explicite du référendum de 2005 : je pense, effectivement, que cette trahison-là — majeure — est tout simplement impardonnable.
Cependant, j’attire votre attention sur le fait que le monde n’est pas noir ou blanc, et que toutes les horreurs ne se valent pas : il n’est pas absurde, tout en réfléchissant à une alternative véritable, de chercher quels sont les moindres maux, non ?
Étienne.
Je vous suis sur ce point, je portais à votre connaissance une illustration de votre maxime célèbre : « ceux qui écrivent.…ne devrait pas .… », Montebourg est pris les mains dans le sac.
Oui, le protectionnisme est un point commun avec le FN ( qui défend cette idée depuis longtemps toujours avec des ennemis en ligne de mire ‚ici la Chine ).
Vous savez aussi que si les idées défendues par Montebourg reçoivent tant de succès c’est parce qu’elles parlent à l’égoisme des Français.
Le FN sur ce type d’idées , très nationalistes , recrutent essentiellmeent dans les milieux très à gauche tant pour les electeurs que pour les intellectuels.
L’extrème gauche et l’extrème droite mènent le même combat, asservir le peuple en s’appyant sur lui.
Montebourg en toute logique , s’il tirent les leçons de son positionnement , ne peut plus rester au PS mais doit rejoindre Mélenchon.Le PS n’appliquera jamais les mesures qu’il défend et Montebourg élu retournerait bien vite sa veste.
C’est un simple avis mais il n’est pas difficile de repérer l’opportuniste et le carrièrisme de certains.
Le constat historique développé ici Michéa que le gauche et le libéralisme fusionnent, est très intéressante parce qu’il fournit une explication à la confusion droite gauche qui prévaut dans l’opinion. Et je suis assez d’accord avec cette idée, mais je trouve qu’il y manque une explication de principe.
à la réflexion on peut admettre que les trois principes républicain, liberté, égalité, fraternité, sont trois sources de pouvoir qui s’appliquent chacun à l’organisation d’un pan de la société.
Schématiquement, mais cette réflexion est ouverte à toutes propositions :
‑le principe de liberté s’applique à la sphère de la pensée et de son expression, comme à toutes créations subjectives.
‑le principe d’égalité s’applique au droits et devoirs de chacun devant la loi. L’égalité régit la sphère législative et judiciaire.
‑le principe de fraternité gouverne la sphère économique, c’est nouveau mais çà tombe sous le sens ne serait-ce que pour cause de solidarité et d’interdépendance.
Si cette attribution de principes vous semble arbitraire, ou fausse, intervertissez les et vous constaterez que :
Quand le principe de liberté est élargi au champ de l’économie, ce n’est plus la peine de faire un dessin pour prouver les abérations et les souffrances qui s’en suivent. Chacun peu constater l’horreur du libéralisme économique, de « l’hérésie » libérale !
Mais appliquez le principe d’égalité à l’économie, que ce soit en supprimant la propriété privé, ou en imposant une égalité de moyens ou de résultats , et voilà une des causes de la faillite des « communismes », …vous ne mettrez pas longtemps à vous convaincre de « l’hérésie » qu’il y a dans l’égalitarisme économique.
Etc…
« L’absence de limites fondées sur des valeurs partagées » , devrait plutôt s’entendre comme l’absence de limites fondées sur l’absence de valeurs partagées.
« Le renoncement à un système de valeurs communes organisé par le libéralisme (son refus de tout « montage normatif commun ») » est à renvoyer à la « privatisation » de la morale, c’est a dire au fait qu’il n’y a plus de « morale publique »
et le fait que le « montage normatif commun est exclu de la solution libérale », résulte directement du principe de liberté appliquée au champ économique quand la « morale » serait au contraire d’appliquer la loi des principes et de restreindre toutes libertés en dehors de son strict champ d’application. Retreindre les libertés ! Il est certain qu’une telle perspective semble impensable après tant de décennies de libéralisme, et pourtant…
Nier la dialectique droite gauche, pour cause « d’alternance unique » et au prétexte que nos dirigeants ont anéanti tout contre pouvoirs et organisé une fausse opposition baptisé d’un vrai nom, est une défaite de plus à notre détriment !
dire que la droite et la gauche c’est la même chose, est un déni. Un déni de dualité. Dualité qui n’est pas un but mais une réalité que nous devons apprendre à maîtriser pour parvenir au mouvement et à l’unité, quand son déni nous plonge dans la confusion. Confusion au service de l’oligarchie !
Dans cette dualité la droite et la gauche ne sont pas symétriques.
‑le principe de la droite est par réaction de conserver.
‑le principe de la gauche est d’innover, d’apporter les changements et les transformations.
Après le constat que la gauche et le libéralisme fusionnent. Michéa « classe la capitalisme à gauche » puisque facteur de bouleversement et d’innovations.
Mais à qui profite le crime ? Le capitalisme , en temps que bouleversement, transformation renouvellement, serait de gauche, si au fond ce bouleversement ne profitait à la droite/en haut qui en conserve les profits et qui en tire pouvoir de décisions et d’orientations futures dans la perspective de nouveaux profits.
Le fait que les clivages gauche droite et haut bas soient confondus dans une seule idéologie totalitaire « bleu » ne fait que confirmer que « l’en haut à droite » à phagocyté tout le champ politique.
Quant à la question de savoir pourquoi une société libérale est condamné à devenir une société de contrôle, je pense que si on se place du point de vue des principes pour analyser toutes situations, il y a matière à arguments simples et utiles au commun des citoyens.
donc le problème n’est pas tant la fausse opposition droite gauche, que « l’hérésie libérale ».
« sortir du capitalisme nous conduit au goulag » c’est dire que renoncer à « l’hérésie libérale » nous condamnerait à « l’hérésie égalitaire » ! Voilà bien un argument défensif de droite puisqu’il justifie la conservation de tout les « bienfaits » du libéralisme.
Maintenant on est loin des principes, et il faudrait pouvoir s’en rapprocher pour y voir clair ! Rendre la liberté au domaine où elle est vitale, celui de l’expression et de la création, notamment de la pensée.
Créer et conserver avec discernement, les deux sont nécessaire à la perpétuation de l’espèce et à la création de la civilisation.
@Alain
Votre facon de coller des etiquettes aux idées des gens ne fait qu’empecher le debat.
Si Le Pen aime la montagne ca veut dire qu’on doit tous detester la montagne ?
Les gens ne veulent plus de mondialisation tout simplement parce que nous y sommes depuis bientôt 20 ans maintenant et que nous avons eu ni le plein emploi ni le pouvoir d’achat qui a été promis. On a même eu une belle augmentation de la misere dans le pays. Seuls les rentiers en ont profité.
Vous etes pour la mondialisation ? Dites nous un peu qu’est ce qu’elle nous a apporté depuis que l’U.E nous y a fait entrer ?
C’est trop facile d’eviter le debat a grand coups de stigmatisation !
Je vous répondrais lorsque j’aurai un peu de temps .
Je ne stigmatise pas , le protectionnisme et le nationalisme sont dangereux.
La mondialisation apporte quelque chose : la paix possible entre les peuples, rien que pour cet espoir je suis pour.
Economiquement, c’est plus complexe mais elle présente aussi des avantages.Il exite beaucoup de revue qui traite des avantages et des inconvénients, faites donc l’effort de dépasser les solutions et les critiques faciles !
Cibler sur les inconvénients est trop facile au regard des enjeux de concorde entre les peuples.
Alain,
Vous prétendez que le protectionnisme et le nationalisme sont dangereux, mais pouvez-vous le PROUVER ?
Pourriez-vous, par exemple, me donner un seul exemple de pays qui se soit appliqué a lui-même le dogme (insensé) du libre-échange sans avoir RUINÉ son peuple ? Tous les pays qui l’ont fait se sont appauvris, sans exception, à ma connaissance ; et tous les pays riches —ou en train de s’enrichir— sont protectionnistes.
Alors ?
Avez-vous lu Friedrich LIST (« Système national d’économie politique ») ? Son protectionnisme est astucieux, équilibré et modéré : il consiste à réguler l’échange pour protéger les jeunes industries et éviter les injustices. Réduire le protectionnisme (qui est le B‑A-BA de tout être vivant) à la caricature de l’autarcie (c’est-à-dire l’absence totale d’échanges et le repli sur soi) est d’une malhonnêteté insigne : PERSONNE NE DÉFEND L’AUTARCIE, évidemment. Le protectionnisme est une doctrine réfléchie, qui prétend RÉGULER RAISONNABLEMENT LES ÉCHANGES POUR INTERDIRE LES CONCURRENCES DÉLOYALES. Encore faut-il faire un effort pour le comprendre.
Par contre, ceux qui ont à gagner au libre-échange (et ce sont bien les seuls), ce sont les cartels, les multinationales apatrides, pour qui les nations et leurs protections nationales sont la seule limite qu’elles puissent craindre, le seul contre-pouvoir à leur toute puissance. Tous les MEDEFs du monde rêvent de libre-échange, d’immigration massive et de disparition des États-nations, car ce sont les recettes infaillibles pour de très bas salaires, et donc de très gros profits.
Confondez-vous, Alain, l’intérêt particulier des cartels avec l’intérêt général ?
Moi pas.
Ceux qui en veulent à la nation (concept imaginé et imposé par la Révolution française pour protéger le peuple contre les grands privilégiés), et à la protection (dont tout être vivant a vitalement besoin), font OBJECTIVEMENT le jeu des multinationales CONTRE les peuples (peuples qui réclament évidemment une protection).
Pour ma part, j’en ai marre des étiquettes infamantes collées de façon expéditive sur ceux qui défendent les intérêts du peuple contre ceux des industriels et des banquiers. On dirait que les poseurs d’étiquettes infamantes TRAVAILLENT POUR ces industriels et pour ces banquiers. Comme Christopher Lasch, je suis un « populiste » (ce qui veut dire que je me défends moi-même) et je l’assume très bien.
On peut être viscéralement de gauche (pour la justice sociale) et tenir à LA NATION FAUTE DE MIEUX : je préfère clairement l’échelle de LA COMMUNE (je le clame à tous les vents), dont la taille est beaucoup plus propice à l’institution d’une vraie démocratie ; MAIS, EN ATTENDANT, je ne veux pas lâcher la proie pour l’ombre et perdre la nation au profit de cette saloperie de « gouvernance » (qui est le gouvernement totalitaire de Big Brother : les entreprises prédatrices aux manettes, sans contre-pouvoir !) : je ne suis pas fou. Et on peut également être de gauche tout en tenant mordicus aux protections aux frontières contre l’échange inégal : on n’est pas obligés de se suicider économiquement.
J’attends donc vos PREUVES de la nocivité intrinsèque du nationalisme et du protectionnisme. Et faites attention à bien vérifier vos liens de causalité : une simple simultanéité de phénomènes ne fait pas une causalité (ni dans un sens ni dans l’autre).
Étienne.
_______________
PS : « la mondialisation = la paix possible entre les peuples » ?! C’est une blague ? La mondialisation institutionnalise la guerre économique, c’est-à-dire l’affrontement généralisé des peuples entre eux (la concurrence, c’est la compétition, c’est LE CONTRAIRE de la paix), pour le plus grand profit des multinationales. Les revues dont vous parlez sont payées par ces mêmes multinationales. Où voyez-vous la paix régner, Alain ? On rêve, là.
Bonsoir DT ,
Vous dites que la mondialisation a apporté la misère. Êtes vous certain du lien de cause à effet ?
Pouvez vous étayer vos affirmations ? Vous ferez avancer le débat que je puisse y répondre précisément.
Le plein emploi serait-il là sans mondialisation ? Posez-vous la question.
La mondialisation qui permet d’appréhender les problèmes de façon planétaire, nous oblige à sortir du schéma de pensée national.
Elle incite à penser aux autres , aux pauvres qui vivent ailleurs que sur notre territoire. Pouvons vous continuer à piller les ressources, à nous gaver en sachant ce que nous savons ? Pouvons revenir sur des positions égoïstes, de protection nationaliste ? Pouvons nous vouloir interdire , punir et règlementer pour défendre nos intérêts purement français ?
La mondialisation économique à permis aux pays pauvres ( il faudrait que je vous fournissent des statistiques )d’avoir accès à des capitaux ‚à des transferts de technologie, à des informations.
La Chine en a profité pour se développer et bien d’autres pays.
Une illustration des bienfaits de la mondialisation en France, est l’accès plus grand pour les citoyens à des services ou biens qui leur resteraient interdit .…
N’oubliez pas non plus, que le fait d’échanger de manière ouverte rapproche les gouvernants, les peuples et contribuent à instaurer un climat plus favorable à la paix . Un des apports essentiels de l’UE est la PAIX.
Le Pen et tous les tenants de la démondialisation ne prennent pas en compte le fonctionnement actuel du monde et préconisent une défense un repli égoïste, nous nous sommes développés mais il faudrait interdire aux autres pays de jouer dans notre cour alors que nous avons joué dans la leur pendant des décennies.
De plus leur interdire, reviendrait à nous exposer à des mesures de rétorsion tout à fait justifiées et pénaliserait nos citoyens qui perdraient encore plus de travail à moins qu’ils acceptent un recul sur leur mode de vie.…un changement de vie.….moins de confort.…y sont ils prêts ? le comprennent-ils ? je ne crois pas.
Raisonner de sa chapelle n’ouvre guère d’horizon.
Aujourd’hui si les Français avaient dit OUI en 2005, la crise grecque se serait réglée beaucoup plus facilement avec les moyens de gouvernance qui étaient prévu par la traité refusé.
Il n’y rien de stigmatisant DT, je m’insurge seulement contre ces solutions toutes faites qui paraissent de bon sens mais qui cachent une triste mentalité.….
On est tous heureux de retrouver aussi rapidement, en librairie, un nouveau livre-programme de cet auteur que J. Peyrelevade nous a dépeint sur son blog (Actualité 22) comme « l’incarnation la plus éminente de ce curieux alliage, qu’alimentent aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et quelques autres » dont « le coup de menton souverainiste dissimule la carence de la réflexion économique qui n’a jamais dépassé un keynésianisme primaire et mal assimilé. »
CHEVÈNEMENT RÉPOND AU COMMENTAIRE :
L’EURO ÉTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?
(kazem | le 02 octobre 2011 à 19:37)
Tous les économistes l’ont souligné : il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité :
1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives :
- le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
– la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants…
Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres :
L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve mais nous le payons, pour l’instant, très cher !.
…PAR SON DERNIER LIVRE « Sortir la France de l’impasse » (oct. 2011)
ou Chevènement DU VICE CONSTITUTIF AU GRAND SAUT FEDERAL
« Le banquier Jean Monnet, pour parvenir à ses fins, a voulu placer les peuples d’Europe devant le fait accompli, ou plutôt devant une succession de faits accomplis. » (p.12)
« Ce fut, en 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca); on voit ce qu’il en reste aujourd’hui : ArcelorMittal, une multinatinale de droit néerlandais dont le patron est un Indien vivant à Londres. Triomphe du capitalisme multinational ! » (p.80–81)
« Le projet d’union monétaire, lui, d’abord conçu dans les années 70 à 80, était censé compléter le marché commun. Il a débouché sur une monnaie unique …Les créateurs de la monnaie unique pariaient que celle-ci allait renforcer les convergences entre les pays membres. C’est le contraire qui s’est produit : les divergences se sont accrues… sans qu’il soit désormais possible d’opérer les corrections monétaires (dévaluations/réévaluations) auxquelles on avait l’habitude de procéder. » (p.38–39)
« En voulant ficeler l’Allemagne, la France qui a toujours dû périodiquement dévaluer sa monnaie, de 1945 à 1975, pour préserver la compétitivité de ses produits… s’est elle-même ficelée. Le déficit abyssal de notre commerce extérieur (plus de 70 milliards d’euros prévus en 2011, après 51 milliards en 2010) en témoigne. » (p.17–18)
« C’est le vice constitutif… qui est en cause : la monnaie unique a été bâtie non seulement dans l’ignorance des nations, mais, plus encore, avec la volonté de les conduire à faire le « grand saut fédéral ». (p.39)
« La monnaie unique était une monnaie politique qui devait conduire au fédéralisme. Elle nous met aujourd’hui au pied du mur ; c’est ici qu’il faut sauter »(p.12)
[Mais pourquoi, dira-t-on, cet acharnement à vouloir diluer la France et la ficeler
ainsi ? Il n’est qu’à écouter les prédicateurs pour comprendre : tous partie prenante des milieux financiers, ils voient dans l’Europe le moyen idéal de soumettre malgré elle la France républicaine à ce capitalisme libéralisé qui
peut rapporter sans limite… aux bénéficiaires:]
M. Alain Minc, visiteur nocturne de M. Sarkozy, déclare dans Le Monde du 6 août 2011 : « Si l’euro pète, tout le monde meurt. Il va ressortir un pas en avant avec la crise italienne ; Merkel va accepter une intégration qu’elle n’a pas acceptée en Juillet ». Il poursuit dans le Journal du dimanche du 7 août : « Si l’Italie saute, l’Allemagne saute, l’Europe aussi, et le monde enfin. Donc l’Italie ne sautera pas. Nous allons à marche forcée vers une gouvernance économique commune… »
M. Jean-Pierre Jouyet, qui conseille François Hollande et nommé à la tête de l’Autorité des marchés financiers par Sarkozy, ne tient pas un raisonnement très différent : « Le fédéralisme va se faire. C’est cela ou le système saute » (Le Monde, 6 août).
Jacques Attali, autre conseiller du président de la république, dans le monde du 11 août 2011, s’exclame : « Le risque n’est pas de voir la Grèce sortir de l’Euro par le bas, mais de voir l’Allemagne sortir par le haut. Pour l’éviter, il fauit créer les conditions d’un vrai fédéralisme. Il appartient à la France de convaincre l’Allemagne qu’elle a tout à y gagner ».
Certains se souviennent peut-être que Jacques Attali s’était fait, avec Michel Rocard, en avril 1974, …le protagoniste du franc fort qui ne collait pas vraiment avec l’orientation du programme socialiste « Changer la vie ». Il eut gain de cause en 1983 quand Mitterrand, après avoir hésité et consulté, décida de maintenir le franc dans le SME à une parité surévaluée… Et voilà à quoi les thuriféraires du francs fort, trente sept ans après, voudraient nous conduire aujourd’hui : à supplier l’Allemagne de bien vouloir mettre la France en cage ! » (p.39–41)
…, CONTRADICTION PORTÉE à « France, Etat critique » (Sept. 2011) ou
Peyrelevade DU PROGRÈS SOCIAL AU GRAND SAUT… EN ARRIÈRE
« Proner la démondialisation avec Arnaud Montebourg, imposer comme le suggère le parti socialiste de Martine Aubry des pénalités sur les importations en provenance des zones où ne seraient pas respectées les droits sociaux ou environnementaux…, prétendre avec les souverainistes et certains libéraux que la liberté des échanges n’est concevable qu’entre des pays de niveaux de développement comparables…, autant d’illusions ! » (p 12)
UN COMPORTEMENT DE CIGALES :
« La France sait jouer les cigales, pas les fourmis. Il était inévitable que le coût finisse par être supporté par les français eux-mêmes…
Ce qui permet d’ailleurs aux économistes de ATTAC et à Jean-Luc Mélenchon de dire que, depuis cette période bénie, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises a reculé de dix points. Ils oublient juste de dire qu’à l’époque elle avait monté dans des proportions insupportables…
Mais le virage de 1982⁄83 et les plans de redressement successifs ont effacé les erreurs macroéconomiques… du début de septennat de François Mitterrand » (p 18)
L’EURO ANESTHESIANT :
« Au moment même où l’Allemagne se réveille, la France s’assoupit…
On croyait sans doute qu’il était possible de relâcher la discipline par ce que nous étions montés dans le train commun franco-allemand. Eh bien, non, ce n’était pas un train commun ! » (p 31–32)
« Tous les hommes politiques qui laissent entendre aux Français que nous pourrions sortir de la situation actuelle et résoudre tous nos problèmes en prenant l’argent « là où il est » sont dans la démagogie. » (p 34)
L’ANTI-MODÈLE FRANÇAIS :
« Et l’on voit Nicolas Sarkozy, président de la République, incarnation d’une droite sans complexe, réputé libéral, qui convoque M. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie qui appartient à la gauche américaine, pour lui faire écrire que la notion même de PIB doit être revue. Le génie français est décidément sans limite ! » (p 53)
LE MODÈLE FERMÉ :
« Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie est à maints égards emblèmatique par ses allers-retours des contradictions françaises.
« Il a commencé par être libéral… Puis il est devenu plus tard farouchement protectionniste, hystériquement opposé au libre échange » (p 58)
« Enfin, demandera-t-on aux exportateurs étrangers de prouver qu’ils paient , sur leur territoire, les mêmes charges sociales que nous avons imposées à note appareil productif ? La Chine et l’Inde doivent-elles réinventer la Sécurité sociale et l’assurance-maladie pour avoir le droit d’exporter ? » (p 63)
L’EXEMPLE ALLEMAND :
« …une grande modération salariale puisque, sur la durée, le salaire réel moyen allemand n’a pas augmenté, il a même plutôt légèrement diminué. Entre 2000 et 2009, il a reculé au total de 4,5% quand il a progressé de prés de 9% en France, pour un nombre d’heures de travail forcément réduit à cause du passage aux 35 heures. » (p 91) « En résumé, l’Allemagne s’est engagée dans un effort de longue durée douloureux, pénible… et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent » (p.95)
… qui gagnent quoi ? une réalité sociale où « un emploi sur trois est désormais un temps partiel ou un CDD, 2,5 millions de personnes travaillant pour moins de 5 euros l’heure dans un pays qui n’a pas de Smic, d’où le nombre d’emplois contribuant au financement de la santé et des régimes de retraites inférieur de deux millions à ce qu’il était il y a 20 ans. » (Guillaume Bachelet).
LA DETTE PARASITE… (depuis le « tournant de la rigueur »!):
« Mitterrand a décidé en mars 1983… de suivre les avis de Pierre Mauroy, Premier ministre et de Jacques Delors, ministre des finances, de changer de cap, d’abandonner une partie de son volontarisme de gauche et de prendre le virage de la déflation compétitive. Avec la volonté exprimée par Jacques Delors, de ramener le taux d’inflation français au niveau allemand et de ré-accrocher complètement le franc au deutsche. Cela a pris dix ans, mais nous y sommes parvenus. La spirale inflation-dévaluation a été cassée, mais comme l’Etat a continué à distribuer… la France est entrée dans une ère d’augmentation de la dette publique et de déficit permanent. Quand il n’y a plus d’inflation pour la gommer, la dette publique, une fois qu’elle est créée, est là, lourde, de plus en plus lourde… » (p 147)
CHACUN JUGERA…
Étienne,
« Tous les pays qui l’ont fait se sont appauvris, sans exception, à ma connaissance »
Etayez votre affirmation ! Prouvez le.
« Et on peut également être de gauche tout en tenant mordicus aux protections aux frontières contre l’échange inégal : on n’est pas obligés de se suicider économiquement »
Gauche /Droite , le début du mépris et de la certitude
Les protections existent déjà.Ce n’est pas l’apanage de la gauche de défendre les protections.
Mais il faut agir avec réflexion, et penser aux effets qui suivront les mesures protectionnistes ? Avons nous besoin des autres pays ? bien sur que oui, l’autarcie n’est au programme d’aucun politique sérieux.
Que les banques et les industriels profitent de la mondialisation est une évidence. Il y a longtemps que les banques profitent des citoyens( ceci à été dénoncé par Irwing Fischer par exemple) , ceci ne doit pas remettre en cause la mondialisation…mais il faut trouver une régulation qui fait l’unanimité avec les autres pays (pas une solution populiste franco française ) ainsi vous guérirez le mal à l’échelle de la planète , grâce à la mondialisation.
Ce n’est pas la mondialisation qui est en cause mais les pratiques humaines.…
« Et faites attention à bien vérifier vos liens de causalité »
tiens un professeur !
« Vous prétendez que le protectionnisme et le nationalisme sont dangereux, mais pouvez-vous le PROUVER ? »
Vous osez poser cette question , alors il faut refaire l’histoire pour que vous compreniez ?
Puisque vous me suggérez des lectures, faites de même sur ces thèmes.
Tocqueville par exemple qui entrevoyait les risques du nationalisme.
Vous connaissez un pays ayant pratiqué des solutions purement libérales ?
Vous pensez que le sytème économique actuel n’est pas du tout régulé ? que nous vivons dans un monde ultralibéral ?
alors ce sera difficile de vous convaincre.
Sortez de vos chimères Monsieur.Les concurrences déloyales sont déja dans le collimateur des règles existantes.
Libertés dans le respect de l’autre.….
La gauche française insolente et irrespectueuse va peut être détenir tous les pouvoirs en 2012 ( régions/départements/AN/ Sénat/ executif , une influence incroyable dans les médias écrits et audiovisuels), une situation inédite que les Français paieront cache.
@Alain,
Je suis sur un plan économique quand je parles de la mondialisation.
Vous croyez que le libre échange sans aucune consideration de la demande globale est la seule façon d’avoir des échanges avec le monde ?
Si vous voulez deplacer notre richesse vers la Chine par exemple pourquoi il faut forcement enrichir les actionnaires au passage ? (grace aux marges augmentées par l’exploitation d’une main d’oeuvre sous payée).
Pourquoi on est obligé d’enrichir les capitalistes sur le dos des ouvriers français pour avoir l’amitié entre les peuples ?
C’est comme l’obligation de l’Etat d’emprunter dans le privé. On nous sort que c’est pour limiter les abus politiciens mais comme par hasard c’est les detenteurs de capitaux qui s’engraissent sur cette loi.
C’est drôle ca ! A chaque fois que les capitalistes s’en mettent plein les poches on nous sort de belles idées qui font bien derriere.
Les chinois n’ont pas besoin de remplacer nos industries pour se develloper. (d’ailleurs eux ils ont le droit de faire du protectionnisme) Quand l’occident ne pourra plus s’endetter pour faire travailler les chinois ils vont faire comment ? Mettre des Ipads dans leur assiette ?
Ils n’ont pas besoin d’Ipad en pagaille mais de nourriture de qualité, de tout a l’egout dans les villages etc… Il y’a des inegalités terribles dans ce pays alors si la Chine doit se devellopper elle doit le faire sur SA PROPRE DEMANDE ECONOMIQUE.
Ainsi sa production correspondra aux besoins de sa population.
Comme l’avait prevu la CHARTE DE LA HAVANE cosigné par Keynes qui a organisé une mondialisation sur le principe de l’EQUILIBRE DES ECHANGES. Cette simple regle permet a chaque pays du monde de se devellopper tout en augmentant son niveau de vie.
Une multinationale qui veut vendre dans un pays a hauts salaires doit lui même payer des hauts salaires. C’est la ou le protectionnisme est justice lorsque cette regle n’est pas respectée.
Et non pas cette mondialisation là qui est une pression sur les revenus de ceux qui produisent et qui ne peut pas durer sans crises qui sont en fait des rééquilibrages brutaux.
La logique de la Charte de la Havane n’est pas complexe a comprendre a condition de faire l’effort.
A DT ,
Le libre échange est en grande partie fondé sur une approche de la demande globale sur le plan économique , vous ne pouvez pas écrire « sans considération pour … ».
Au sujet des actionnaires, je vous apporte plusieurs objections :
Tout cela pour vous rappelez que parmi les actionnaires ‚il y a aussi des salariés qui perçoivent des dividendes qui améliorent leur ordinaire.
La multinationale paye les salaires en rapport avec le pays ou elle s’implante.Elle sert aussi au développement des pays d’accueil.Elle forme les travailleurs , construit des routes, paye des taxes.
Quant au protectionnisme, il existe dans tous les pays du monde, aux US , en Italie , en France.…..mais la démondialisation préconisée par Le Pen ou d’autres et qui plait tant aux citoyens propose un repli non négocié , un retour aux conflits et au nationalisme .
Pour finir la Chine doit se développer sur sa propre demande mais vous oubliez que la mondialisation lui permet de se développer bien plus vite sur de multitudes d’activités, sa propre demande étant primaire pour l’instant , elle n’y parviendrait pas très vite, en profitant des avantages de la mondialisation , elle accélère son développement : vous voulez lui interdire ?
Ses citoyens n’ont pour l’instant pas le pouvoir d’achat pour acheter des IPAD, et la Chine nepeutpas leur procurer , elle ne peut pas bruler les étapes du développement mais la mondialisation peut lui permettre d’acquérir de savoirs faire , d’accumuler des revenus qui réinjectés dans l’économie chinoise faiciletront le développement de la Chine.
Pour la France , le problème est différent, ce n’est pas le même pouvoir d’achat ‚le même état de développement.….
A DT ,
Il faut s’interroger sur les délocalisations :
il en existe deux types :
Que faire pour conserver les grandes entreprises sur notre territoire ?
L’Etat doit montrer l’exemple lorsqu’il est client ? mais vous savez qu’il doit traiter les entreprises etrangères comme les entreprises françaises ( en vertu de la clause du traitement national ), alors que faire ? du protectionnisme ? cad dire le contraire de ce qui est préconisé par l’omc.
Il faut donc faire évoluer la règlementation internationale mais il serait suicidaire de se livrer à de telle pratique isolement en France.
Reste à savoir si nos partenaires partageraient notre position.
Si oui, le risque de retour aux replis nationaux serait grand dans le domaine économique mais aussi dans les autres domaines , cela prendrait vite le chemin du repli identitaire et les dégats pourraient être considérables.….d’ou la prudence est de mise et l’utilité de voir plus loin que le bout du nez.
[Extrait d’un reportage en Chine Libération 3 juin 2010 :
https://ixquick.com/do/metasearch.pl?q=suicide+Foxconn+apple&
À Shenzhen, onze jeunes employés du sous-traitant chinois d’Apple, Dell ou Nokia se sont donné la mort depuis le début de l’année. La porte sud de l’usine Foxconn est gardée comme une caserne. Portail électronique, fouille obligatoire. Les sentinelles manifestent une allergie particulière à l’endroit des journalistes qui viennent enquêter sur les onze suicides survenus depuis le début de l’année au sein de cet atelier du monde, de taille démesurée. Plus de 300 000 ouvriers y fabriquent à la chaîne l’iPhone d’Apple (1), les téléphones portables Nokia, les consoles de jeu de Sony et les ordinateurs de Dell et Hewlett-Packard.
L’usine de Shenzhen n’est pourtant qu’une miette de l’empire de la sous-traitance électronique du Taïwanais Terry Gou. Plus de 800 000 ouvriers travaillent dans la douzaine d’usines Foxconn de Chine. Son « modèle », révélait Terry Gou en 2007 dans l’une de ses rares interviews, est le conquérant mongol du XIIIe siècle Gengis Khan. « Il ne faut pas craindre d’être un dictateur quand c’est pour le bien de tous », lit-on dans un manuel destiné à ses contremaîtres. Sur les murs de l’entreprise, il a fait inscrire « Le démon est dans le détail », une devise censée inciter à la minutie les ouvriers qui travaillent à la chaîne, où le même geste est répété en moyenne toutes les sept secondes.
La plupart des employés qui ont mis fin à leurs jours à l’usine Foxconn de Shenzhen, située à la frontière de Hongkong, ont plongé du haut des dortoirs modernes où ils vivent entassés à dix par chambrée. Quatre filles et six garçons, âgés de 19 à 24 ans. Même les ingénieurs ne sont pas à l’abri. L’un d’eux, Yan Li, est « mort de surmenage », le 26 mai, après avoir travaillé vingt-quatre heures d’affilée, vient d’annoncer sa famille, qui réclame 250 000 yuans (30 000 euros) de dommages à Foxconn. Jeudi dernier, le lendemain du décès de l’ingénieur, un employé s’est taillé les veines, mais a pu être sauvé à temps.
Honduras :
En 1996, Kathie Lee Gifford, une animatrice de talk-show dont la ligne de vêtements est vendue en exclusivité chez Wal-Mart, tombe de haut : ses articles sont fabriqués par des Honduriennes qui triment vingt heures par jour pour 31 cents de l’heure.
Actuellement, environ 150 pays à travers le monde accueillent des ateliers de misère où travaillent plus de 27 millions de personnes. On les retrouve principalement dans les zones franches des pays en développement. Toutefois, il en existe aussi en Europe, aux États-Unis et au Canada qui emploient des travailleurs illégaux ou immigrants. Au Mexique et en Amérique centrale, les « Maquilas » ou « maquiladoras » sont souvent de tels ateliers.
Les conditions de travail dans un atelier de misère sont :
• salaire sous le seuil de la pauvreté ;
• longues heures de travail et travail supplémentaire obligatoire, souvent non payées, pour répondre au quota imposé ;
• emploi d’enfants ;
• aucun accès aux soins de santé ;
• précarité (aucune sécurité d’emploi) ;
• dénégation du droit de s’organiser en syndicat ;
• limite de visite au cabinet de toilette durant la journée de travail.
La mondialisation gaspille des ressources non-renouvelables par le transport de marchandises uniquement pour mettre les salariés en concurrence entre eux afin d’augmenter de manière non-régulée les profits.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC). Vingt ans après le contre-sommet de Seattle, le mouvement altermondialiste n’a toujours pas de discours clair au sujet de cette institution. Nous entendons parler de réformer l’OMC, de limiter ses pouvoirs. Nous entendons dire qu’il faut « sortir l’agriculture des compétences de l’OMC ». Mais que faut-il comprendre ? Qu’il faut y laisser les services et l’industrie ? Qu’il faut laisser l’OMC empêcher toute mesure ambitieuse de protection de l’environnement au nom de la libre-concurrence ? Soyons clairs. L’OMC est un rassemblement de fanatiques ultralibéraux. Elle n’est pas réformable, et il faut tout simplement en sortir.
La Mondialisation est bien un projet insensé d’asservissement des salariés, dans une logique de concurrence à l’échelle mondiale, et où qu’ils soient au profit du patronat et des actionnaires. L’idée simple et de bon sens d’une démondialisation contrôlée est le début d’une réflexion pour restaurer des marges de manœuvre pour les salariés et pour la protection de l’environnement.
L’idée simple et de bon sens
une telle « idée » est forcément, face à la complexité exigente , une grosse « connerie » !
NON, en 2008 les élus PCF ne se sont pas abstenus !
Etienne s’enfonce dans le mensonge pour sauver ses préjugés « simples et de bon sens » !
Quel mensonge ?
J’ai posé une question parce que je ne me souvenais plus de la position des parlementaires communistes en 2008. Vous avez noté le point d’interrogation ? Ou bien vous vous en fichez.
Par contre, ce que je constate bel et bien, jusqu’à aujourd’hui, c’est qu’une grande partie du PC refuse cyniquement de sortir de l’UE, ce que je prends, MOI, comme une preuve de complicité objective avec le fascisme financier.
Mais les mensonges fabriqués sont plus faciles à dénoncer, bien sûr : « jelejure », vous faites vous-même (anonymement, d’ailleurs) ce que vous dénoncez…
Mais on sent à demi-mot que vous êtes un inconditionnel du parti communiste, ce qui peut se comprendre, mais ce qui permet aussi d’expliquer ce sourd ressentiment qui vous anime apparemment par bouffées de colère. Les apparatchiks des partis (les chefs qui veulent tout décider à notre place) vont évidemment détester le tirage au sort, qui protège les gens (tout le monde) contre les voleurs de pouvoir.
Mais leurs insultes ne suffiront pas à me faire changer d’avis.
Et il y a, parmi mes copains communistes, les meilleurs des hommes. Je ne risque donc pas de réduire les communistes à la caricature autoritaire et injuste dont vous donnez le spectacle (sans le vouloir, sans doute).
Les communistes (de base) et leur parti sont, pour moi, deux choses différentes.
Étienne.
Un commentaire intéressant (une sorte de synthèse) du travail de Michéa :
« Gens ordinaires de gauche et de droite, unissez-vous » :
le « populisme » de J.-C. Michéa
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/gens-ordinaires-de-gauche-et-de-102254
Étienne.
@ Alain,
je tiens d’abord à dire que vous êtes courageux, et je trouve la manière dont vous répondez relativement digne,
la propagande néolibérale a réussi en ceci qu’elle est parvenue à rendre odieuse toute velléité des peuples à se protéger des exploiteurs, profitant du message messianique de paix entre les peuples que les libéraux du passé avaient pensé à rebours des guerres entre potentats. Les peuples, contrairement à leurs princes, n’avaient pas vocations à se disputer la souveraineté sur leurs terres.
Notre vieille Europe est aujourd’hui souillée de ses propres crimes, je ne m’en sens pas responsable et n’ai rien à expier. J’ai suffisamment voyagé pour me sentir frère de tout être humain, et j’ai suffisamment réfléchi pour ne pas voir dans l’altérité un obstacle à cette fraternité.
le principe du développement de tous les pays, de la mondialisation, n’est pas dans mon esprit une régression, en revanche, j’ai tendance à voir dans l’imposition d’un seul modèle de développement une régression profonde.
En effet, le principe même de la vie, de sa diversité et de sa capacité à explorer les possibles devrait nous ouvrir les yeux sur les dangers que porte ce génocide culturel que représente l’imposition au monde entier d’une forme de de développement qui a eu cours en Europe, brisant les culture et solidarités locales, tuant dans l’oeuf toute possibilité de devenir plus prospère, plus civilisé, autrement.
Le libre échange est une illusion dès lors que les capacités à s’approprier les ressources et à en définir les règles sont inégales, ricardo est un imposteur, ses théories sont fausses, qui le nierait serait malhonnête ;
Ce que chaque être humain à le droit de revendiquer, faire vivre et évoluer sa culture, travailler pour améliorer le quotidien, transmettre et échanger, pourquoi tous devraient le faire aux conditions du plus cupide ?
face à cela certains réclament le respect de la pluralité des mondes, et peut être devrions nous y souscrire, notre culture, nos cultures ayant certainement encore à apprendre des autres et inversement. Tout paysan ou tout artisan n’a pas vocation à être enfermé à l’usine par peur de la famine.
cela pour dire que le protectionnisme peut aussi être un humanisme, tout dépend de la manière dont il s’organise, mais il est avant tout un combat pour la paix qui ne soit pas une paix entre esclaves mais une paix entre peuples libres, soucieux de coopérer sur des bases profitables à chacun, de peuple à peuple, courcircuitant les élites locales et s’organisant par la territorialisation, là où l’adversaire, le prédateur, est déterritorialisé.
Et s’il faut passer par cela, autant réparer le mal que nous avons fait, par souci du bien commun, la france, l’universalisme à la française, ce poison homogénéisateur qui sert de justification aux pires exactions et à une réduction mortifère de la diversité des mondes possibles, peut être est-ce à nous de le dépasser, par un universalisme du 21ème siècle qui comprend que le contraire de l’égalité, ce n’est pas la différence mais l’inégalité.
il serait assez noble de notre part d’affirmer cette idée d’une humanité, une et plurielle, et si cela passe par des échanges, il me parait primordial que nous cherchions à ce qu’aucune transaction entre l’un des nôtres et un frère d’ailleurs ne se fasse au prix de la souffrance d’autrui ou de la privation d’une ressource vitale. nul n’a vocation à se servir de nous, nous n’avons pas vocation à nous servir des autres et notre vie n’est pas supérieure à celle des autres aussi devons nous leur laisser les ressources nécessaires, à ceux qui sont déjà là et à ceux qui viendrons. Ce protectionnisme là vise simplement à appliquer la maxime suivante : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais point qu’il te soit fait !
Sur le livre de Christophe Guilluy, existe l’analyse de Christophe Bouillaud, « polististe » :
http://bouillaud.wordpress.com/2010/10/26/christophe-guilly-fractures-francaises/
excellente emission, et critique .
sur Michéa :
Lire absolument « l’empire du moindre mal » (plus pertinent que le complexe)
sur Guilluy » une critique d’Hérodote :
http://www.cairn.info/revue-herodote-2011–2‑page-183.htm