CETTE VERSION 2 EST FORMIDABLE : IL FAUT LA FAIRE CONNAÎTRE
Mon commentaire :
À cette explication technique très pédagogique et très complète, il manque pourtant, à mon avis, LA RESPONSABILITÉ DES ÉLUS qui, depuis 40 ans, votent des budgets en déséquilibre (font dépenser l’État plus qu’il ne gagne en baissant les impôts des riches, et le forcent ainsi à emprunter, de plus en plus), ce qui est une des pinces de la tenaille qu’il ne faut pas négliger.
Cette lacune, je l’explique dans la troisième vidéo des entretiens que je viens d’avoir à la maison avec Sylvain Durain :
http://www.sylvaindurain.fr/chouard/
Tout se passe COMME SI les élus de nombreux pays étaient, depuis 40 ans EN MISSION (une mission pour le compte de ceux qui financent leurs campagnes électorales et à qui ils doivent leur pouvoir et leur statut social renouvelé), la mission d’endetter l’État, progressivement, insensiblement, mais dans des proportions finalement asphyxiantes.
Et cet endettement progressif n’est pas du tout créé par augmentation des dépenses, il est essentiel de le rappeler fortement : DEPUIS 30 ANS, LES DÉPENSES PUBLIQUES SONT GLOBALEMENT STABLES : CE SONT LES RECETTES QUI BAISSENT (sabordage, trahison…), ET PAS N’IMPORTE QUELLES RECETTES : DEPUIS 30 ANS LES ÉLUS FONT BAISSER LES IMPÔTS DES RICHES.
(D’ailleurs, J. K. Galbraith souligne, dans son formidable petit livre où il explique la crise de 1929, que la baisse des impôts des riches est un marqueur fiable pour prévoir une prochaine catastrophe : quand le niveau de corruption des élus a atteint un tel point que les riches arrivent à faire baisser leurs impôts, c’est que ça va bientôt péter.)
C’est ça, la cause véritable de la dette publique : l’assèchement des ressources de l’État par nos prétendus « représentants », de « droite » comme de « gauche », (ils sont tous de droite, en fait, tous au service des privilégiés), pendant des décennies : on retrouve là le mode opératoire universel et éternel de L’ASSERVISSEMENT PAR LA DETTE.
Mais ça ne tombe pas du ciel, c’est le résultat d’une politique : une politique antisociale, une politique de droite.
Et je pense que les mécanismes qui sont au cœur du gouvernement représentatif, en donnant progressivement 100% du pouvoir politique à ceux qui ont déjà 100% du pouvoir économique (via le financement des campagnes électorales qui fait des élus des débiteurs), est une cause plus importante encore (en amont).
Finalement, si on remonte encore plus loin, en cherchant la source, la racine du mal, on tombe sur l’absence de vraie Constitution et, in fine, sur un processus constituant minable (où les hommes au pouvoir écrivent des règles pour eux-mêmes et programment toujours notre impuissance politique).
Mais au bi du bout, tout ça vient de NOTRE PROPRE NÉGLIGENCE AU SUJET DU PROCESSUS CONSTITUANT, C’EST NOUS QUI LES LAISSONS FAIRE : LA VOILÀ, LA CAUSE DES CAUSES.
Et la solution ne passera pas par un « élu »… C’est L’ÉDUCATION POPULAIRE, ENTRE NOUS, À LA BASE, QUI PEUT FAIRE RECULER CETTE NÉGLIGENCE POPULAIRE.
Il faudrait que l’éducation populaire visant à remettre la qualité du processus constituant en première priorité pour le plus grand nombre devienne une activité VIRALE : un virus bienfaisant, un virus de justice sociale, en essayant de ne plus laisser le droit du droit (la Constitution) nous échapper.
Étienne.

Et pour compléter : définition(s) du néo-libéralisme par Frédéric Lordon et Christian Laval, tout dernièrement.
Des institutions, des règles, de la concurrence, de l’endettement, d’un nouvel être humain…
BRRRR!!!
http://pierrebourdieuunhommage.blogspot.com/2011/09/video-frederic-lordon-et-christian.html
Bonjour Etienne,
Je vais me faire l’avocat du diable, juste histoire de creuser un peu plus ce problème.
Le fait qu’un état crée sa monnaie a pour effet de dévaluer cette dernière. En fait, c’est comme un impôt déguisé. Notre pouvoir d’achat diminue. Ben oui, créer de la monnaie ne crée pas de richesse.
Le fait d’emprunter à des sources privées avec intérêts a pour effet de faire croitre la dette publique, mais en contrepartie de préserver le pouvoir d’achat du citoyen. En outre, dans une union économique, ça a le mérite de stabiliser les balances commerciales.
On a donc le choix entre
– un système où le pouvoir d’achat du citoyen (et donc son niveau de vie) diminue progressivement au cours du temps mais où la balance commerciale est clairement en faveur des exportations. Ce système est également assez souple,
- et un autre système plus stable et facilitant le libre échange dans la zone euro, mais où la déficit croissant est entièrement supporté par l’état.
Afin d’éviter toute dérive du système, l’adhésion à l’UE devait se faire selon un pacte de stabilité, c‑à-d, une dette inférieur à 60% du PIB et une croissance économique de 3%.
Rien d’insoutenable jusqu’ici me semble-t-il.
En Belgique, par exemple, la dette publique dans les années 90 était de plus de 130% pour redescendre progressivement à 80% du PIB avant la crise de 2007.
Enfin, le fait d’appartenir à une union économique permet également des plans d’aides aux membres temporairement en difficultés.
Personnellement, je crois que j’aurais aussi opté pour le la seconde solution.
Le problème, c’est que cette vision n’est valable que dans contexte économique classique. la crise qui a débuté en 2007 et qui n’en finit plus est en train de faire exploser la dette des pays de l’UE. Les états ne savent plus servir de tampons et se trouvent maintenant devant l’obligation de faire participer, de façon brutale, les citoyens. Cette contribution n’aurait pas du avoir lieu si le monde de la finance ne s’était pas écroulé.
Bref, la finance mondiale moribonde est en train de cannibaliser les états par la spéculation via le mécanisme des CDS.
Si la dette de chaque pays était entièrement détenue par leurs citoyens ou par ses banques nationales, via des bons d’états à taux fixe, par exemple, le problème serait gérable. Dans cette optique, le premier plan d’aide à la grèce aurait suffit.
Etienne, pouvez vous démonter cette vision simpliste et fantaisiste que j’ai de l’économie européenne en restant dans le contexte de cette petite vidéo ?
Bonjour Étienne,
Coïncidence, moi aussi je souhaite me faire l’avocat du diable. Vous m’avez ouvert les yeux sur pas mal de choses cet été, et je vous en remercie. J’ai lu « la dette publique, une affaire rentable », d’André-Jacques Holbecq, et que vous avez préfacé me semble-t-il.
Il y est clairement expliqué, ce que vous dénoncez, je crois, la création monétaire ex-nihilo par les banques commerciales.
Il se trouve, qu’ensuite j’ai lu « l’argent, mode d’emploi » de Paul Jorion (avec qui, j’ai pu voir, vous avez eu des échanges sur le sujet sur son blog). Je lis également son blog.
Dans ce livre, il dénonce catégoriquement, ceux qui expliquent la création monétaire par les banques commerciales ex-nihilo. J’avoue que son explication me convainc.
Qui détient la vérité ? Qu’en est-il réellement ? Qu’apportez-vous comme réponse à son discours ?
Au delà de ça, je suis d’accord sur le fait qu’on « spolie » les peuples pour s’aquitter du service de la dette, service qui devrait être condamné, et surtout condamnable. (Tout en sachant que j’y contribue à mon échelle, comme beaucoup, par ma détention de SICAV et Assurances-vie en Euro).
Merci de votre retour que j’attends avec impatience.
Cordialement.
Le CADTM suit avec un soin très pédagogique en ce moment les affres de l’économie et présente un certain nombre d’éclairages simples (et toujours aussi effrayants).
http://www.cadtm.org/Francais
Ce lien direct en témoigne :
http://www.cadtm.org/Video-Dans-l-oeil-du-Cyclone
Le documentaire grec DEBCRACY est également repris.
http://www.cadtm.org/Debtocracy-le-documentaire-qui
Merci Florence…
J’avais une mauvaise idée sur le plan d’aide à la Grèce et je n’avais pas essayé d’en comprendre d’avantage . En fait, je croyais que l’Europe donnait l’argent mais en fait elle le prête à un taux de 5 à 6% sur 7,5 ans si j’en crois cette vidéo. Cependant, dans l’état où se trouve la Grèce, ça revient presque au même.
kazem a écrit sur le blog de Peyrelevade :
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Il ne sert à rien de s’abreuver des péripéties au jour le jour du feuilleton des euro-dettes publiques, si l’on n’en extrait pas l’essentiel :
LE LANCEMENT DE L’EURO COMPORTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?
Tous les économistes l’ont souligné : il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité :
1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives :
- le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
- la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants.
Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là ! De Merkel et Papandréou, le plus piégé des deux n’est peut-être pas celui qu’on pense.
Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres :
L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve.
Il semble qu’Obama commence ait commencé à l’intégrer à son discours… et aux tensions récentes à l’égard des banques européennes de la zone euro.
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A en croire l’interview ci-dessous, Peyrelevade, lui, ne l’a pas encore intégré, et répète comme tout le monde :
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/jean-peyrelevade-les-banques-francaises-sont-fragiles_262628.html
Stouf tu écris :
« Je vais me faire l’avocat du diable, juste histoire de creuser un peu plus ce problème.
Le fait qu’un état crée sa monnaie a pour effet de dévaluer cette dernière. En fait, c’est comme un impôt déguisé. Notre pouvoir d’achat diminue. Ben oui, créer de la monnaie ne crée pas de richesse.
Le fait d’emprunter à des sources privées avec intérêts a pour effet de faire croitre la dette publique, mais en contrepartie de préserver le pouvoir d’achat du citoyen. En outre, dans une union économique, ça a le mérite de stabiliser les balances commerciales.
On a donc le choix entre – un système où le pouvoir d’achat du citoyen (et donc son niveau de vie) diminue progressivement au cours du temps mais où la balance commerciale est clairement en faveur des exportations. Ce système est également assez souple,
- et un autre système plus stable et facilitant le libre échange dans la zone euro, mais où la déficit croissant est entièrement supporté par l’état. »
C’est déjà assez difficile de comprendre ce qu’est la monnaie, comment elle se crée et ce que devrait être la création monétaire en démocratie pour éviter de dire des bêtises.
Admettons que la monnaie ait toujours sa contrepartie en or, on dira qu’un état ne peut émettre de la monnaie uniquement s’il a pu acquérir de l’or ou s’il sait que cet or va arriver grâce à l’investissement que l’émission de monnaie lui permet de réaliser.
Si l’état se trompe sa monnaie est dévaluée.
donc laisser un état créer sa monnaie dans un contexte où la monnaie n’a plus d’étalon c’est faire grandement confiance dans ses dirigeants (en l’occurrence élus…)pour être juste pile poil efficace dans la création monétaire pour qu’il n’y ai pas trop d’inflation…
bref pas très rassurant quand on est un grand possesseur d’argent et que la conservation de sa valeur est vitale…
de toute façon, le processus historique qui a conduit au monde d’aujourd’hui, c’est plutôt un prince à court d’or qui doit emprunter à ceux qui en ont. l’intérêt est la rémunération de la privation d’or pour le prêteur (il aurait pu en faire autre chose) et du risque (la garantie d’être remboursé).
Ce qui est certain dans ce système c’est que le prince remboursera plus que ce qu’il a emprunté..va falloir piller sec chez les autres…
le pire aujourd’hui c’est que le prince emprunte à quelqu’un qui n’a même pas l’argent qu’il prête !
Si le déficit est le signal d’un erreur des politiques engagées, cela appelle non pas de se punir en versant plus que ce que l’on doit à des banquiers, mais bien de changer de politique et de s’engager à combler le déficit en pariant sur le futur. Soit une création monétaire qui est ce pari, et un engagement sur des actions pour tenir ce pari. La dévaluation ou le surcroit d’inflation n’intervenant que si le pari est perdu. Et pour que les chances de perdre le pari soient diminuées, il faut se donner les moyens d’anticiper nos choix et d’évaluer si on est sur la bonne voie pour changer d’avis si besoin…
le contrôle citoyen sur la création monétaire, les politiques à mener et la réalisation de ces objectifs est déjà une bonne partie de la solution.
la solution consiste non pas à revenir à l’étalon-or, mais à baser la quantité de monnaie en circulation sur la production, l’activité, donc un étalon « satisfaction des besoins » tempéré par le degré de ponction que nous pouvons accepter sur les ressources naturelles. En ce sens seulement la création monétaire à t0 est création de richesses à t+1. Si je décide qu’on a besoin d’un pont à tel endroit, je crée assez de monnaie pour faire le pont et nous avons un pont…c’est pas beau ça ?
en même temps c’est compliqué, les paramètres douaniers sont à prendre en compte, d’où d’ailleurs la perspective plus adaptée à la transformation sociale et territoriale que représenterait la généralisation des monnaies locales, leur convertibilité pouvant être limitée à des échanges augmentant le bien être général…défini par qui et comment la est là question…à moins qu’il reste des croyants dans la « main invisible ».…
Comme l’a dit un précédent commentateur, la vidéo ‘comprendre la monnaie’ sous-entend que faire marcher la planche à billet (ce qu’a fait Poincarré, De Gaulle, le Japon), ce que font les américains (version moderne : Quantitative Easing) est la solution, mais le résultat est le « bull trap » dans l’économie capitaliste (crise de 1929, crédit => hausse artificiel des actions)
Il n’y a pas assez d’or pour l’étalon or (problème de l’Empire Romain).
Si j’imprime des faux billets pour payer l’emprunt de ma maison, je banane mon banquier, mais le prochain payera beaucoup plus cher son taux et en pratique ne construira pas, ma baguette va augmenter et si je ne suis pas indexé, pas mon salaire.
Le problème est juste qu’avec 30% de salariés fonctionnaires ou d’associations subventionnés (surtout les Harlem Désir condamné pour salaire fictif), un chômage de masse 27% des salariés du privé lié à un système économique qui n’absorbe plus l’immigration et sa natalité, une augmentation des coûts sociaux, une diahrée réglementaire, les balances des paiements sont irrémédiablement plombées.
Dans une société d’assistés, il n’y a pas de miracle, même si le benêt implore l’Etat.
Poutine a payé la dette de la Russie …
L’autre alternative est une économie dirigiste-protectionniste, mais là on sort du cadre ouinouin.
»
Le libéralisme politique qui me soumet à l’État, le socialisme qui me subordonne à la Société, et l’ humanisme … qui me réduit à n’être plus qu’un rouage de l’humanité ne sont que les dernières incarnations du vieux sentiment chrétien qui toujours soumet l’individu à une généralité abstraite ; ce sont les dernières formes de la domination de l’esprit, de la Hiérarchie. … Ma propriété est ce qui est en mon pouvoir ; mon droit, s’il n’est pas une permission que m’accorde un être extérieur et « supérieur » à moi, n’a d’autre limite que ma force et n’est que ma force. Mes relations avec les hommes, que nulle, puissance religieuse, c’est-à-dire extérieure, ne peut régler, sont celles d’égoïste à égoïste : je les emploie et ils m’emploient, nous sommes l’un pour l’autre un instrument ou un ennemi.
Max Stirner L’ Unique et sa propriété 1845
http://classiques.uqac.ca/classiques/stirner_max/unique_propriete/Stirner_unique_propriete.pdf »
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NAISLIEUNAISPAR http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/35196/telechargement_fichier_fr_dt168.13janvier11.pdf
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip898.pdf
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T11F047
Sitouaillain,
Une partie de ma lanterne s’éclaire… Mais je reste quand-même dans la pénombre.
Quelle différence y a t‑il entre les deux systèmes ?
Dans la solution que tu proposes, on crée de l’argent pour un certain projet, puis on en fonction de la réussite du projet ou non, la monnaie est réévaluée.
Dans la solution actuelle, les banques prètent de l’argent avec intérêts. Puis selon la réussite ou non du projet, les banques centrales créent ou retirent de la monnaie. Le taux d’intérêt étant là pour couvrir les risques de non remboursement. Je n’y connais pas grand chose, mais ce serait normal que les taux d’intérêts soit calculés de manière à ce qu’ils comblent l’argent non remboursé pour l’ensemble des sommes prêtées. Il n’y aurait pas de création monnétaire par les banques dans ce cas. Mais je ne sais pas comment sont calculés les taux d’intérêts. Si tu connais la réponse, ce serait bien de la développer car j’ai l’intuition que c’est là que repose le noeud du problème.
Il y a autre chose qui me trouble. Imaginons que j’achète un vélo à 600 euros. Il y a bien une contrepartie physique aux 600 euros, c’est mon vélo. Cependant, au cours du temps, celui-ci se déprécie. Est-ce que ce type de dépréciation est pris en compte par les banques centrales ? Comment ?
Yeti, j’adore ton style…
Tu fais juste l’impasse sur la spéculation.
Ca fait pas mal de temps que je me demande pourquoi on ne lutte pas de façon radicale contre ce fléau. L’idée que j’en ai, c’est que la spéculation est encore le seul outil que les fonds d’inverstissements ont pour faire fructifier leurs dollars. Si ils n’ont plus ça, ils risquent de lacher leurs petits billets dans la nature et de faire exploser le prix du panier de la ménagère. Mais c’est juste une intuition.
PS : Génial ta vision de l’avenir mondial sur le forum, dommage que tu ne l’aies pas posté au bon endroit…
Bonjour je vais faire comme Sitouaillain pour répondre a l’objection de Stouf.
« Le fait qu’un état crée sa monnaie a pour effet de dévaluer cette dernière. En fait, c’est comme un impôt déguisé. Notre pouvoir d’achat diminue. Ben oui, créer de la monnaie ne crée pas de richesse. »
Ca ne le devaluerait pas forcement. Cela depend des besoins.
La monnaie est un instrument d’échange. Si tu augmente la quantité de ces instruments d’échanges c’est aussi le nombre d’échanges qui peut augmenter et pas forcement le prix de chaque échange. Ca depend de la capacité de creer des biens a échanger. C’est là que la richesse se crée a l’aide de la monnaie. J’ai mis un exemple a la fin.
Rappelons d’abord que la Banque de France ne donne pas forcement l’argent a l’Etat. Il peut le prêter. C’est ce qui arrivait généralement d’ailleurs. Si c’est un prêt, même sans intérêts, l’Etat aura des échéances a rembourser. Donc de l’argent est retiré du circuit économique sous forme d’impôts et en remboursant la BdF cet argent disparaît. Voila pour relativiser cette injection de monnaie.
Mais soit, supposons que de l’argent supplémentaire est injecté dans l’économie même sans aucun remboursement a la BdF. Et bien cela ne fera pas forcement deprecier la monnaie. Pourquoi ?
Parce que cela depend de la capacité de production non employée de l’economie en question. L’injection de monnaie (avec une politique keynesienne par exemple) augmente le nombre d’acheteurs et l’offre de produits et services va repondre a cette demande de deux manieres possibles. Soit en augmentant les prix soit en augmentant la production. Si les capacités de productions sont difficiles a augmenter et bien les producteurs augmentent leurs prix. Si au contraire ces capacités de production sont faciles a augmenter (parce qu’il y’a beaucoup de demandeurs d’emploi qui ne demandent qu’a travailler, de jeunes a la sortie de l’école etc..) alors c’est la production qui va augmenter.
Petit exemple :
Si un patissier n’a besoin de personne d’autre pour faire sa journée de travail et qu’un jour le nombre de clients augmente il va embaucher un patissier au chomage ou un pâtissier qui est mal payé dans une grande surface. Car avec la concurrence d’un autre patissier dans le quartier il ne peut pas trop augmenter les prix.
Même si il n’y a pas de concurrence le pâtissier va se faire tellement d’argent qu’un autre patissier va rapidement ouvrir dans le quartier.
Donc voila il faut absolument tenir compte de la capacité de production non employée d’un pays pour comprendre l’effet d’une injection de monnaie.
Ne vous laissez pas embobiner par ceux qui agitent le spectre de l’inflation pour nous faire peur 😉
Salut D.T.
Est-ce que ça veut dire par exemple que la banque centrale européenne pourrait donner de l’argent aux états membres telles que chaque économie pourrait croitre en employant ses capacités de production dormantes sans entrer dans un processus d’inflation ?
Peux tu détailler le rôle actuel de la banque centrale européenne et comment selon toi il devrait idéalement évoluer ?
@Stouf.
Je répondrais oui a ta première question. Mais dans ma démonstration je n’ai pas tenu compte du commerce international pour rester simple. Si l’argent de la relance sert a acheter a l’étranger on diminue l’effet sur la croissance. L’État peut utiliser cette monnaie pour faire travailler un secteur non délocalisable (construire une ville, envoyer des engins dans l’espace etc…) ou alors avoir recours a des taxes douanières sur les produits qu’on peut fabriquer et qui viennent de pays ou les salaires sont beaucoup plus bas. La Renault Clio fabriquée en Turquie par exemple devrait être taxée mais c’est mon humble avis. Le libre échange dilue l’effet de la relance Keynésienne. Je pense qu’il faudrait que tous les grands pays du monde le fasse en même temps si on veut garder le libre échange.
La deuxième question c’est un gros morceau…La BCE elle a une mission : lutter contre l’inflation des produits de consommation. Pour cela elle utilise les taux de refinancement des banques, elle les augmente au moindre soupçon d’inflation prochaine peu importe le taux de chômage. Ça parait sympa de lutter contre la montée des prix parce qu’il n’y a plus l’indexation des salaires sur l’inflation. Si c’était vraiment pour rendre service aux salariés on aurait gardé cette indexation.
Quand c’était le cas l’inflation était un problème surtout pour les rentiers et au moins on pouvait avoir le plein emploi. De plus quand on parle de l’inflation ca ne prends pas en compte l’immobilier les matières premières les actions etc…tout un tas de choses qui peuvent entraîner de vrais problèmes économiques aussi.
Il y’a des pays comme en Asie ou leurs banques centrale peuvent changer le taux de réserves obligatoires des banques, limiter les mouvements de capitaux et les mouvements sur le marché des changes. Comme en France pendant les trente glorieuses. La limitation de la spéculation est alors assez efficace. On connaissait déjà les solutions mais nos élites jouent a avoir la mémoire courte.
Le problème avec les monnaies uniques c’est qu’il faut accepter qu’il y’ait des régions qui s’enrichissent au détriment de régions qui s’appauvrissent. Sauf si la monnaie unique est mise en place sur des régions équivalentes comme à l’époque de Bismarck.
Si les gens peuvent s’installer partout OK mais si ce sont des nations aie…
On comprends mieux pourquoi le Sud de l’Italie et l’Est de l’Allemagne sont toujours restés dépeuplés.
Voila un texte qui l’explique mieux que moi. Ce blog fait ouvrir les yeux. Y’a des tas d’articles comme ça.
http://lebondosage.over-blog.fr/article-les-monnaies-locales-et-la-decentralisation-74399092.html
D.T.,
Tu pousses l’avocat du diable dans ses derniers retranchements… L’animal aux abois voudrait quand même te poser deux petites questions.
En Belgique, pour faire face à la crise, le gouvernement avait financé le chômage économique. Beaucoup de travailleurs liés aux entreprises en difficultés se trouvaient désoeuvrés mais touchaient l’intégralité de leur salaire par une aide de l’état. C’est comme ça que certains de mes potes me demandaient de faire un squash à 3h de l’après-midi alors que je travaillais… Quand la crise s’est calmée, nos politiciens belges ont expliqué que cette mesure avait permis à notre pays de traverser la crise de façon moins dommageable que nos voisins européens.
Dans ce cas ci, l’argent ne servait pas à faire fonctionner des ressources humaines inexploitées, mais à empêcher des licenciements massifs avec les conséquences que l’on connait.
Ca se marie assez mal avec le tableau que tu m’as dressé.
Etait-ce un vraie bonne mesure ?
Deuxième question : Est-ce qu’il y a des responsables politiques français qui soulèvent la question des monnaies locales ?
Etienne,
Je tiens à te signaler un auteur (Jacques Langlois) dont les deux thèmes favoris semblent identiques aux tiens. Témoin ce passage en conclusion d’un de ses billets récents (cf http://siolgnal.unblog.fr/):
» Pourtant, toutes les prémices ou solutions d’un autre modèle socio-économique existent ici et là. Il suffirait de les organiser, de les financer, de les fédérer au lieu d’exonérer le capital privé d’impôts et de cotisations sociales. Je ne vais pas le dire ici l’ayant fait avant et ailleurs. La réforme radicale et urgente à opérer tout de suite est la socialisation (au sens de participation de toutes les forces sociopolitiques à la définition d’objectifs mutualistes et de la autonome gestion par les salariés) de la banque, de l’assurance et du crédit. Tout cela serait chapeauté par la banque de France, devenue banque du peuple, laquelle referait des avances de fonds au pays. Ce secteur socialisé aurait pour mission 1ère de financer coopératives, mutuelles, entreprises d’insertion et de requalification-reconversion, associations d’aide aux personnes, etc. Parallèlement, il faudrait remplacer la démocratie représentative par celle que j’ai décrite dans « agir ensemble dans un monde partagé ». cela va bien au-delà de la VIème république du sémillant Monte-au-Bourg. »
Jacques Langlois a également écrit un ouvrage économique, que j’ai lu, et qui décoiffe (« Le capitalisme, c’est le vol ! »).
@Stouf.
Si je comprends bien le gouvernement belge a injecté de la monnaie pour maintenir la demande. Après leur squash tes amis ont pu aller acheter un gâteau chez notre pâtissier grâce à l’argent de l’État. L’État a empêché d’autres ressources humaines de devenir inexploitées car le pâtissier a pu continuer a travailler.
Ça procède de la même logique que ce dont j’ai parlé plus haut. Par contre c’est l’inverse de la logique de rigueur budgétaire a la mode actuellement. Quand la monnaie se raréfie avec la crise financière l’État réduit ses dépenses sans baisser les impôts histoire d’aggraver la situation !
Pour les monnaies locales je ne connais pas de politiques français qui en parlent. C’est vrai que c’est une idée assez anticonformiste. Et ce n’est pas vraiment l’urgence d’ailleurs.
Que chaque nation récupère sa monnaie ce serait déjà pas mal. C’est comme si on avait des monnaies locales au niveau européen !
Par contre des politiques allemands ou autrichiens en parlent par contre et ce fut expérimenté dans les années 30 a Worgl en Autriche.
John Perkins.Des images sur les pratiques criminelles :
http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-d-un-corru_news#from=embed
D.T.,
merci d’être venu à mon secours, même si je trouvais immodestement que ce que je disais apportait une plus value au keynésianisme (valable en économie fermée), ce qui t’oblige à faire un deuxième post qui, tenant compte cette fois de la situation d’économie ouverte (mondialisée) t’amène à proposer une solution qui n’est que partiellement satisfaisante,à mon sens. l’utilisation intensive de monnaies locales (je reste sur mon idée de prêt à taux zéro ou d’émission pure selon les besoins) permettrait d’engager la nécessaire relocalisation de l’économie à l’échelle pertinente tout en se donnant des marges de manoeuvres pour éviter de développer plus des activités que l’on sait nuisibles, tant pour l’environnement que pour la qualité de vie…on peut vouloir le plein emploi, à condition de s’employer à ne pas faire n’importe quoi pour le plaisir de voir les courbes augmenter…et dans la mesure où je suis pour l’abolition du salariat et la démocratie, je ne te cache pas que l’économie des trente glorieuses et son dirigisme orienté par et pour les intérêts du capital « national » ne fait pas figure d’âge d’or dans mon esprit. En tout cas avec la monnaie locale un pâtissier à plus à gagner qu’un fabriquant de gâteaux industriels frelatés et de grâce, s’il ne peut plus faire tout seul tout ce que les clients veulent manger, qu’il s’associe à un autre mais ne le laissons pas subordonner quelquun pour les faire à sa place…
@ Stouf, pour ton vélo, effectivement il faut prendre en compte l’usure, et, le crédit social (un courant politique canadien initié par un curé) propose par exemple de détruire la monnaie au fur et à mesure que s’use le bien pour lequel on l’a émise.
pour la fixation du taux de crédit, il y aplusieurs variables dans l’équation, la loi, le taux de refinancement auprès de la banque centrale, la position de la banque vis à vis de ses concurrentes sur le marché des crédits, le degré de risque du prêt et la crédulité des gens ainsi que l’urgence de leur besoin d’argent…le but étant de faire un maximum de profit, soit en gros, le montant des intérêts, et tant qu’à faire en prenant des positions à court terme sur les marchés financiers avec l’argent déposé à crédit sur le compte du client…
@ Yéti
si les banques n’avaient pas les policiers pour être sûres d’être un jour remboursées, ou si les propriétaires n’avaient pas d’armée pour assurer leurs possessions, ni d’assistanat pour éviter d’avoir à employer trop souvent l’armée, croies-tu qu’ils n’auraient pas à payer des hommes de main ? considérer que les fonctionnaires sont d’aucune utilité à la bonne marche des affaires est un peu hâtif, ils exercent bien souvent une activité que les entreprises externalisent en quelque sorte ou que les contribuables paient moins cher que s’ils avaient à s’abonner à des opérateurs privés.
ensuite, c’est une chose que de ne pas vouloir d’autorité extérieure à soi, c’en est une autre que de ne pas vouloir d’autorité du tout, quitte à s’enfermer dans une solitude égoïste et maladive. L’autorité légitime est celle à laquelle je participe au même titre qu’un autre, dont je fixe ou peux contester les règles, elle n’a pas vocation à être par essence une « généralité abstraite ». Stirner est à la fois brillant et stupide, ce qui lui permet de briller, la langue qu’il emploie, est elle-même une création arbitraire extérieure à lui. le principe démocratique est bien de créer ensemble la règle du jeu commune, et cela commence par comprendre qu’être hors jeu n’est pas possible.
mis à part cela, je ne partage pas tu l’auras compris, l’alternative telle que tu la proposes. le protectionnisme, on peut discuter des formes qu’il doit prendre, je n’en reste pas moins sur la position suivante : il faut se donner les moyens (la récupération de la souveraineté monétaire, et son exercice le plus décentralisé possible, en est un) de soustraire nos marchés à une concurrence déloyale, mais aussi et surtout il est indispensable de repenser les rémunérations et la distribution du pouvoir d’achat afin que nous n’ayons plus à produire ou à faire produire ailleurs des biens et services selon des procédés qui nuisent et à l’équilibre des ressources naturelles planétaires, et à la mise en capacité de nos congénères à se passer de ces procédés.
Mais le dirigisme est une barbarie que je me refuse à considérer, même à titre transitoire. d’ailleurs la question est qui a le pouvoir, et à ce moment-là, un peu d’incitation peut être vertueux. Mais, à partir du moment où la spontanéité et la libre entreprise sont stimulées, il est primordial de les laisser s’exprimer à l’intérieur de cadres réglementaires stricts (fixés collectivement bien sûr) et dont l’efficacité au regard de critères bien définis est sans cesse réévaluée. Par exemple si on dit un produit est vendable en france s’il n’a pas nécessité la subordination d’êtres humains, s’il n’a pas pris plus de ressources que ce que nous avons fixé comme seuil d’impact, etc., etc. est-ce si inacceptable que cela ?
Et bien, pour ma part, je continue les pauses vidéos, entre toutes vos explications et recherches de solutions fort savantes, chers concitoyens.
http://www.gamaniak.com/video-7373-cette-merde-doit-cesser.html
@D.T.
L’avocat a mal dormi…
La réponse à mon petit cas pratique sur la Belgique ne me satisfait pas. Dans ce cas ci, on n’a pas créé de richesse, juste payé des gens à ne rien faire. On est loin de construire des ponts et des villes… Il n’y a pas eu d’inflation mais une hausse significative de la dette, ce qui correspond dans l’autre modèle à une inflation…
De plus, le système de création monétaire dévoué à l’Etat semble intéressant si on part sur des bases saines. C’est moins clair dans le cas d’une transition d’un système à l’autre.
Par exemple : La Grèce sort de l’euro et crée la dragme avec une forte dévaluation pour relancer son économie moribonde. Les riches qui détiennent un capital en euro se gardent bien de le changer en Dragme. Le travailleur par contre n’a pas le choix. Ca ne creuse pas un fossé encore plus grand entre riches et pauvres ?
Autre objection : Les états-unis ont fait fonctionner leur planche à billet grâce au fait que leur monnaie pourrie sert de monnaie d’échange internationale. En vain…
Peut-on détruire le capital en trop sans se faire boxer par les capitalistes ?
@Stouf
Je suis 100% d’accord sur la Belgique c’est toi qui m’en a parlé et j’ai juste repondu que c’etait normal que ca adoucisse la crise j’ai pas dit que c’était ZE solution.
C’est juste le principe d’ajouter de la monnaie dans le circuit qui est interessant j’ai pas dis qu’il fallait forcement payer des gens a ne rien faire.
Construire des TGV ou des reacteurs a algues pour faire des biocarburants est plus conforme aux idées Keynesiennes car tout en creant de l’activité on crée des richesses a vendre qui correspond a la monnaie crée donc l’inflation va être soutenable.
Il faut que l’argent qui va s’accumuler chez les actionnaires soit reparti sur ceux qui travaillent. Ainsi en face des producteurs il y’aura des acheteurs. Si on favorise trop l’accumulation capitaliste alors de la monnaie va manquer peu a peu pour les echanges de biens réels. Alors pour compenser on aura soit de l’endettement soit du chomage soit un peu des deux. De plus la masse de monnaie détenue par les capitalistes créent des bulles enormes qui destabilisent l’economie car naturellement ils placent cet argent.
Pour la Grece il n’y a pas de solution qui contentera tout le monde. Il faut que ce pays se remette a produire. Si les riches gardent les euros tant mieux pour eux (enfin si l’euro survit…), ils peuvent même partir si ils veulent, une économie n’a pas besoin des riches pour tourner.
Plaidoyer final :
Je terminerai en disant que faire croire à quelqu’un qu’il peut comprendre quelque chose d’aussi complexe que l’économie en quelques minutes est une pure et dangereuse démagogie, dans la mesure où cela décrédibilise les institutions et ouvre la porte du nationalisme.
Les réserves fractionnaires ne sont pas du vol, du moins lorsque le risque est correctement évalué. Cependant, elles fragilisent le système et le rendent complètement instable en période de crise.
Il y a bien un problème dans notre économie. L’accumulation et la concentration du capital en font partie.
Soyez vigilants, caressez les idées populistes, mais ne vous laissez pas embarquer…
Fin de plaidoyer.
la parole à la défense :
pièce issue de l’article « populisme de Wikipedia » :
« Annie Collovald a fait remarquer que le mot populisme connaît un nouveau succès depuis les années 1980, comme synonyme de démagogie ou d’opportunisme politique, surtout lorsqu’il s’agit de mouvements d’opposition. Selon cette universitaire en sciences politiques, la catégorie renseignerait moins sur ceux qu’elle désigne que sur ceux qui l’emploient. Annie Collovald met en parallèle le succès du vocable avec la disparition progressive des classes populaires dans les appareils et dans les discours des partis politiques et interprète l’usage croissant du mot populisme ou populiste comme l’expression d’une méfiance grandissante à l’égard des classes populaires et d’un penchant nouveau pour la démocratie capacitaire voire censitaire. »
Des populistes = des membres des classes populaires en état d’auto-défense contre l’élitisme des décisions prises sans eux et souvent contre eux.
Les populistes ont voté non au Traité Constitutionnel Européen en 2005 en France et aux Pays-Bas, ailleurs ils n’ont pas été consultés par l’élite et au final, l’élite n’a pas tenu compte de leurs votes.
Merci citoyen sitouaillain !
J’enlève mon costume d’avocat du diable.
Je suis d’accord avec vous, mais dans populisme, il y a plusieurs variantes : populisme à la Chavez, à la Marine Lepen, etc…
La prise de pouvoir des élites vient du fait que le peuple s’est contenté d’assumer son rôle de consommateur.
Il dénigre les riches mais joue toutes les semaines à l’euro-million.
Il sait que quand il achète des chaussures à bas prix, il y a des chances qu’il y a un enfant exploité qui a participé à leur confection.
Il sait que quand il achète une tv bon marché en provenance de Chine, il participe à la chute de son économie locale et qu’il favorise l’exploitation des travailleurs chinois.
Mais ce n’est pas sa faute. C’est celle des riches. Avec son petit portefeuille, il ne peut pas se permettre d’avoir des états d’âme justifiant ainsi l’expotation des peuples par les peuples.
Le populisme ne peut pas se permettre d’avoir des frontières. Si nous, le peuple, aspiront à un monde plus respectueux, nous devont le montrer et soigner ce qui dans notre démocratie est malade.
Je parle de nos valeurs, de nos libertés (dont celle de dire non).
Pour un monde solidaire…
PS : J’ai fait un petit logo que j’ai posté sur le forum :
Ça pourrait servir de point de départ. Dans un monde chaotique, une petite perturbation peut faire changer le système.
Ne te vexes pas stouf!!!
question subsidiaire : populiste, est connoté négativement, alors si le premier nom qui te vient à l’esprit c’est Chavez, je me pose la question : qui a intérêt à ce que le premier nom qui vienne à l’esprit des gens quand on dit « populiste », soit celui d’ »hugo chavez » ?
Étrange, mais pas étranger à ce qu’a dit la camarade sociologue dans mon post précédent…
Bien, maintenant question à l’avocat, non plus du diable, mais de la raison : si ce ne sont pas les banques privées qui doivent décider en quelle quantité, où et comment doivent être orientés les flux de monnaie, qui ?
Tentative d’orienter la réponse : ceux qui répondent « l’État » sont des populistes… en plus de ne pas vraiment répondre à la question.
@sitouaillain
Enlever le pouvoir aux banques pour le donner à l’Etat revient à donner ce pouvoir aux dirigeants politiques.
Ce n’est quelque chose à faire que si on s’est assuré avant que l’on vivait dans une vraie démocratie.
Nous devons recréer les conditions d’une vraie démocratie.
Qui peut s’opposer aux idées que j’ai associées au petit logo ci-dessus ? Si personne, pourquoi ces idées ne sont-elles pas d’application ?
Adhèrer à ces idées, c’est lever le voil de l’hypocrisie. Mais ça implique de consommer autrement.
Propagez ces idées, propagez ce logo.
Si l’Homme à une conscience, l’Humanité peut en avoir une aussi.
la faute aux élus : en voila une pensée qu’elle est simple et juteuse !
Convoquez les élus dans la chambre à gaz pendant que vous y êtes !
Moi je dis qu’il y a un H dans Hitler, et que tous nos malheurs viennent des gens dont le nom comporte cette lettre !
Mais justement Hitler a été élu, Monsieur jelejure* alors réfléchissez plus avant, soyez moins excessif et simpliste dans vos propos et moins abusif avec points d’exclamation.
C’est bizarre qu’un site qui se veut l’antithèse de la particratie attire autant de personnes liées à un parti (de l’extrême droite à l’extrême gauche)…
Stouf, ce n’est pas si bizarre, il me semble :
1) les gens les plus politisés (donc ceux qui comprennent le plus vite les arguments institutionnels sur la démocratie) sont souvent déjà dans un parti (puisque, en gouvernement représentatif, on ne change quelque chose QUE dans le CADRE d’un parti),
2) Les hommes de parti (les CHEFS surtout, en fait) ont TOUT À PERDRE avec le tirage au sort et la vraie démocratie : au lieu de tout décider à la place des autres, ils redeviendront de simples citoyens : ça donne de puissantes raisons de venir ferrailler contre cette alternative formidable.
Qu’est-ce qui est bizarre, là, finalement ?
Étienne.
Etienne,
J’ajouterais qu’un site contestataire est aussi un endroit de choix pour les partis non conventionnels de recruter des électeurs déçus.
Concernant les réserves fractionnaires, j’ai une petite question. Que se passe-t-il légalement en cas de faillite d’une banque ?
Imaginons que la banque ait prêté 7 fois plus que ses avoirs. L’argent à récupérer ne peut excéder les avoirs de la banque. Il serait logique que les personnes qui ont emprunté ne rembourse que 15% de la somme restant due. Sinon, il y a effectivement création monétaire à partir de rien.
Si c’est défendable légalement, je prie pour que ma banque fasse faillite… Enfin, non, ce n’est pas politiquement correct…
Je viens de voir la dernière version de « l’argent dette 2 : promesse chimérique 2010 ». A voir…
J’ai indiqué le lien de « l’argent dette 2 » car il est nécessaire pour comprendre le petit film proposé dans ce billet.
J ‘avoue que j’ai une vision assez différente de cette vidéo mais je ne sais pas si ma vision est la bonne ou si c’est celle de ce petit film. Impossible en effet de trouver une quelconque critique de cette vidéo. C’est assez bizarre pour avoir aiguisé ma curiosité.
Voici ce que je croyais avoir compris ;
Pour simplifier, on imaginera un monde où il n’y a qu’une banque centrale et une banque commerciale.
Une banque commerciale peut prêter de l’argent en provenance de trois sources différentes : ses fonds propres, la banque centrale et les dépôts d’épargnants.
Imaginons que quelqu’un dépose 1000 euros sur son compte. A cause du fait que la banque doit pouvoir rembourser à tout moment cet argent, la banque doit garder une partie bien au chaud à la BCE, mettons 100 euros. (sachant que cette somme de réserve peut varier selon le type de dépôt). La banque prête alors 900 euros sur demande en s’assurant que l’emprunteur saura rembourser son prêt. La somme prêtée entre dans l’économie et finit par être déposée dans la même banque. La banque grâce à cette nouvelle entrée de 900 euros, peut prêter 810 euros à nouveau. Et ainsi de suite.
Au final, à partir de 1000 euros, la banque aura placé environ 500 euros en BCE, aura prêté 5000 euros avec intérêts mais se sera aussi endettée de 5000 euros avec intérêts auprès des déposants (particuliers ou banque centrale).
Il y a donc création de monnaie scripturale qui fait fonctionner l’économie. Mais en aucun cas, la banque n’a créé de la monnaie à partir de rien. Elle a juste monétarisé des valeurs réelles.
Lorsque la banque n’a pas assez d’argent à prêter, elle peut contracter des emprunts à la BCE qui fixe de taux d’intérêt pour inciter ou non la contraction de nouveaux prêts et jugulant ainsi la masse de monnaie scripturale en circulation et donc l’inflation.
Lorsque qu’un emprunteur rembourse un prêt, l’argent existe toujours. Si l’emprunteur A à emprunté 1000 euros à la banque et qu’il a acheté un vélo à un vendeur B, lorsqu’il aura remboursé son prêt, la monnaie résiduelle est 1000 euros + intérêts pour le remboursement + 1000 euros pour l’argent obtenu par le vendeur.
Donc, dans ma vision, pas de création monétaire à partir de rien et pas de destruction monétaire après remboursement. Or c’est justement la dessus que repose la démonstration de la vidéo.
Supposer que la banque prête de l’argent sans s’endetter en inscrivant un bien en garantie dans son passif me semble assez irréaliste. Mais je me trompe peut-être. Je n’arrive pas à trouver une source fiable pour corroborer cette supposition.
Pour moi, la crise actuelle est due en partie à une mauvaise évaluation des risques par certaines banques assoiffées d’argents.
Est-ce que quelqu’un peut m’aider ? Est-ce que quelqu’un peu émettre une critique à charge ou à décharge sur cette vidéo avec des références fiables ?
Bonjour
Votre raisonnement est faux et vous trouvez l’explication dans tous les livres d’économie ayant trait à la monnaie.
Une banque n’a nul besoin d’un dépôt préalable pour émettre de la monnaie, c’est à dire monétiser (inscrire par exemple une reconnaissance de dette à l’actif de son bilan et inscrire le montant équivalent à son passif, au compte de l’emprunteur
Deux liens explicatifs
1 (simplifié): http://postjorion.wordpress.com/2011/10/05/210-a-j-holbecq-creation-monetaire-en-15/
2 (un peu plus développé)
http://tinyurl.com/24yt3aa
Bonne lecture, mais sortez préalablement du paradigme « on ne peut prêter que ce dont on dispose »… les banques sont des fabricants de monnaie comme une fabrique de chaussure fabrique des chaussures
Merci… C’est beaucoup plus clair maintenant. Je ne comprends pas les réticiences de Paul Jorion vis à vis de cette explication qui me semble assez limpide…
Salut Stouf, tu as posé une observation sur le forum : « Faire une liste des preuves de la violation de la démocratie en Europe ».
Il y a déjà le financement des partis au niveau européen réalisé à 85 % par des fonds de l’UE à condition que ces partis acceptent l’existence d’une entité supranationale européenne.
http://www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20110314IPR15469/html/Statut-et-financement-des-partis-politiques-au-niveau-europ%C3%A9en
Étienne a ensuite réalisé une vidéo en 3 parties ( 3 x ~ 21 mn ) qui répond en partie à cette observation :
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=11134#p11134
Quelques statistiques générales (moyennes) sur les crises financières d’après la seconde guerre mondiale (source : « Cette fois c’est différent. Huit siècle de folie financière »).
- baisse de la valeur des actifs de 56% sur 3,5 ans et du prix réel des logements de 35% sur 6 ans.
- Le taux de chômage augment de 7% sur 4 ans et la production chute de 9% sur 2 ans.
- La dette des états augmente de 86%, essentiellement due à la baisse de productivité).
En ce qui concerne la grande dépression de 1929, les écarts sont encore plus marqués. Le chômage a bondi de 16,9% (24,9% aux EU)en trois ans. La crise a duré 10 ans.
Nous sommes probablement à l’aube d’une grande récession. Les mesures contraignates de l’Europe ne peuvent donc que croître jusqu’à balayer nos démocraties.
Nous sommes loin d’une Europe sociale. Et cet objectif ne sera jamais atteint par l’UE dans sa forme actuelle.
J’étais pro-européen. Mais le système sur lequel repose l’Union Européenne, l’ultra libéralisme, ne fonctionne que dans certaines conditions :libre concurrence, absence de concurrence déloyale, absence de collusion, efficience des marché, absence de martingale spéculative, croissance continue, etc…
Ces conditions ne sont pas remplies en temps de crise. Vu la durée de la crise qui nous attend, peut-être sera t‑il temps de faire un choix…
Autre extrait du livre « Cette fois c’est différent ».
« En 1826, le défaut de la Grèce a fermé à ce pays les marchés de capitaux internationaux pendant cinquante-trois années consécutives… ».
Attention à la formulation des choses, en faisant la promotion des propos d’Étienne sur un forum, j’ai buté sur une inexactitude :
« DEPUIS 30 ANS, LES DÉPENSES PUBLIQUES SONT GLOBALEMENT STABLES : CE SONT LES RECETTES QUI BAISSENT »
Formulé comme ça, ça me semble faux. Ou alors il me faut des sources.
Cher Merome,
Content de vous voir là :o)
• Je vous invite d’abord à lire cet article : http://postjorion.wordpress.com/2011/10/31/214-a-j-holbecq-deux-graphiques-importants/, et j’en ai lu beaucoup d’autres (à gauche, comme Frédéric Lordon, ou Nikonoff, me semble-t-il) qui soulignent que c’est bien la baisse des impôts des riches et des entreprises (volontairement, donc) qui a creusé l’endettement de l’État depuis 30 ans, et pas l’augmentation des dépenses, comme on voudrait nous le faire croire pour justifier les coupes sombres actuelles et futures, destinées en fait, conformément à l’antisocial plan ultra-libéral, à emprisonner l’État dans la camisole de force des « marchés financiers », c’est-à-dire des privilégiés.
Les dépenses de l’État ont certes augmenté avant le début des années 80, mais elles sont devenues relativement stables depuis trente ans, je le confirme :
Dans ce rapport de 2010, http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web/finances-publiques/rapport-finances-publiques.pdf, à la page 10, on voit bien que le % des dépenses publiques par rapport au PIB (la courbe bleue) augmente rapidement jusqu’à atteindre environ 19% en 1982, puis il reste stable (en ordre de grandeur), et même IL BAISSE DEPUIS DIX ANS, jusqu’à nos jours, alors que, par ailleurs, la dette s’envole sur cette dernière période ! La fuite est donc ailleurs.
Source : http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/dossiers_web/finances-publiques/rapport-finances-publiques.pdf, page 10.
Au plaisir de vous lire.
Étienne.
Merci pour ces précisions. Mais donc, je pense qu’il y a un problème de formulation qui vous expose à la raillerie, et à la décrédibilisation.
Les « dépenses publiques », ce ne sont pas seulement les dépenses « hors investissement et charges d’intérêt », ou alors, il faut le préciser dans l’argumentaire.
Il y a un sous-entendu ici que certains ne comprennent pas et utilisent contre vous :
http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/politique/creation-monetaire-etienne-sujet_99470_7.htm#t28245756
Merci Mérome.
???
Pour justifier de tailler dans les dépenses(*), comme si c’étaient les dépenses de l’État (soi-disant de plus en plus gaspilleuses) qui étaient la cause de la dette, il faut bien sûr, en toute logique, cerner précisément ces dépenses « gaspilleuses« dans le train de vie de l’État et exclure la dépense correspondant aux intérêts de la dette (puisque celle-ci est présentée comme une conséquence et pas une cause), ainsi que les dépenses d’investissement (qui par essence produisent des recettes et qui ne sont diabolisées par personne). Non ?
Je vais aller voir le lien que vous me signalez.
Un bon ami m’a fait un tableau qui peut nous aider à justifier cette affirmation que les dépenses publiques n’ont pas sensiblement augmenté dans les trente dernières années en proportion du PIB :
evolution_du_PIB_valeur_volume_et_des_ressources_des_APU.xls
On constate bien, me semble-t-il, que l’évolution des ressources de administrations publiques évoluent comme le PIB, ce qui montre que leurs proportions restent globalement les mêmes.
Amicalement.
Étienne.
————————
(*) puisque c’est bien ça, l’enjeu politique évident de ceux qui nous gouvernent et qui ont comme mission d’avoir la peau de l’État-providence : les riches ne veulent pas payer pour les pauvres, pas du tout, et ils se sont mis en position politique (grâce au faux « suffrage universel qui fait des élus leurs serviteurs, au moyen du financement des campagnes électorales ruineuses) en position de mettre progressivement fin à toutes les activités sociales de l’État.
Ils avouent depuis longtemps que leur cap principal, leur fil d’Ariane, c’est d’annuler toutes les mesures du programme du CNR :
« Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »
C’est sous ce titre que Denis Kessler, ancien n°2 et idéologue du MEDEF (au côté d’Ernest-Antoine Seillières) de 1994 à 1998, écrivait dans un éditorial du journal Challenge (04÷10÷2007) :
« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.
Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux.
La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »
Qui a besoin d’un aveu plus clair pour se révolter ? On est en pleine guerre de classes, mais il n’y en a qu’une qui se bat, et de manière acharnée, alors que l’autre roupille, abrutie devant sa télé. Et les économistes » de l’école autrichienne qui ressassent (sur tous les médias qu’ils ont méthodiquement achetés) que les difficultés sont la faute de l’État dépensier, de l’assistanat et des chômeurs paresseux (qui gênent les riches dans leur génie créateur)…
Je suis allé voir le forum, où sévit effectivement un « Autrichien » :
Inclure le service de la dette dans les dépenses publiques pour montrer qu’elles augmentent de plus en plus, et qu’on doit donc… tailler dans D’AUTRES dépenses publiques que le service de la dette, cela relève bien de l’escroquerie intellectuelle, effectivement.
Pour résumer le plan des riches : on baisse les impôts des riches pendant 30 ans, et quand toutes les finances sont à la rue (puisqu’on a fait des trous partout dans la coque, pardi), on crie qu’il faut d’urgence… diminuer l’aide aux pauvres ! Ben voyons… Ceux qui ne voient pas la manœuvre crapuleuse sont aveugles.
Sur la partie « DÉPENSES PUBLIQUES SOCIALES » :
Et les dépenses sociales font l’objet d’un sabordage comparable (que « limonaire » n’a manifestement pas bien compris) :
Nos grands-parents ont construit un système de financement par cotisations sociales de façon à ce qu’il soit parfaitement INSUBMERSIBLE, jamais en déficit, sans jamais avoir besoin d’emprunter (aux riches), sans jamais payer un sou d’intérêts (aux riches) donc, À LA SEULE ET IMPORTANTE CONDITION D’AJUSTER CHAQUE ANNÉE LE TAUX DES COTISATIONS DE L’AN PROCHAIN POUR ÊTRE SÛR QUE LES COMPTES SOIENT TOUJOURS ÉQUILIBRÉS.
C’est précisément cette condition essentielle que le MEDEF a sabordé en douce dans les années 90 en faisant GELER LE TAUX DES COTISATIONS DITES PATRONALES, ce qui est un sabordage pur et simple, une mise en faillite délibérée, un crime contre l’humanité, une félonie de la pire espèce, une Haute Trahison contre l’intérêt général. Cette mesure inique, antisociale, a bien sûr empli la cale du bateau « retraites » qui a évidemment commencé à couler, non pas par défaut de conception mais par sabordage éhonté des affreux qui nous gouvernent (en faveur des riches à qui ils doivent tout, et dont ils font partie).
Étienne.
——————
Sur l’exemple enthousiasmant des retraites pour montrer le financement possible de l’économie sans avoir plus jamais besoin de l’argent des riches, ne ratez surtout pas le TRAVAIL FORMIDABLE DE BERNARD FRIOT, voyez :
« L’enjeu des retraites : bonheur au travail, qualification des personnes et salaire à vie + financement des services publics sans l’épargne des riches et sans charge d’intérêts » http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2010/11/07/110-l-enjeu-des-retraites
Plutôt que de faire l’intermédiaire inutile, je vais demander à limonaire de venir ici.
Je voulais juste attirer votre attention sur cette formulation ambiguë qui est trop facilement attaquable. limonaire a bien d’autres raisons de ne pas être d’accord avec vous, mais pour d’autres gens de passages et peu ou mal informés, il me semble important de ne pas prêter le flanc à la critique facile et rappeler sans cesse de quoi on parle précisément.
Friot, je connais, j’apprécie et j’ai déjà blogué dessus 🙂
Merci Merome, je ferai attention à mieux préciser ce dont je parle à l’avenir, OK.
Là, j’ai trop de fronts en même temps, je n’arrive plus à suivre comme il faudrait…
Merci pour tout.
Étienne.
Je vous félicite pour cette vidéo très pédagogique que je vais faire connaître à mes amis qui doutent de ce que je leur raconte sur la création monétaire par les banques.
J’ai encore des questions sur les mécanismes :
- Dans les prêts que consentent les banques (ou d’autres organismes financiers) aux États, il n’y a pas que de la création monétaire par les banques, il y a aussi les économies des particuliers par exemple l’épargne retraite ou l’assurance vie ? , quelle est sa part par rapport à la création ex nihilo par les banques ? = D’où vient l’argent prêté aux États ?
Il me semble que ce qui pose grand problème vient de ce que les créances des États sont détenues, pour partie par des étrangers. Mais, d’après Jean-Michel Quatrepoint, le patrimoine financier des français représente plusieurs fois la dette, ce qui laisse entrevoir des solutions…
Bien à vous
La démocratie laisse la place à la dettocratie comme il est dit dans ce documentaire qui ne parle guère de monnaie bizarrement !
http://blog.syti.net/video.php?id=455
Le lien semble ne pas marcher, voici directement dailymotion, debtocraty :
http://www.dailymotion.com/video/xjuuvr_debtocracy-la-gouvernance-par-la-dette-vostfr‑1–2_webcam
POUR UN AUTRE FINANCEMENT DES ETATS EUROPEENS
I) Les causes de l’endettement croissant des Etats
Il y a deux racines au problème des dettes souveraines en Europe.La première racine est l’injustice fiscale qui fait porter l’effort de la nécessaire contribution sur les plus nombreux et souvent les moins riches et qui épargne voire exonère de l’impôt les ménages et les entreprises les plus riches.Comme chacun sait les pauvres ne sont pas riches mais ils sont les plus nombreux.Ce manque à gagner en termes de recettes fiscales a considérablement appauvri les Etats au point que certains d’entre eux sont quasiment devenus des « paradis fiscaux » comme l’Irlande et que l’endettement croissant sur les marchés financiers est devenu une nécessité vitale pour ces mêmes Etats.C’est la deuxième racine des dettes souveraines.Les taux de ces emprunts(conditionnés par les notes des agences dites de notation) destinés à financer les Etats ne cessent de croître au point que l’on peut comparer les dettes souveraines à d’énormes boules de neige dévalant une pente enneigée.En recourant exclusivement aux marchés financiers pour financer la dette des Etats la conséquence a été le financement inflationniste du déficit budgétaire c’est-à-dire l’exact inverse de l’objectif affiché par les traités européens.En effet,le coût annuel de la charge de la dette(c’est-à-dire les seuls intérêts) a dépassé 45 milliards d’euros en France en 2011.Cette charge de la dette devrait atteindre 50 milliards en 2012(soit davantage que l’impôt sur le revenu !) et serait en passe de devenir le premier poste budgétaire de la France.Le problème se trouve aggravé par l’obligation dans laquelle se trouvent les Etats européens de se financer exclusivement sur les marchés financiers(loi de 1973 dans le cas de la France + dispositifs des traités européens).La Banque de France ne peut donc pas prêter d’argent à l’Etat français :elle se contente de fabriquer la monnaie(monnaie fiduciaire).Ce sont les banques commerciales et autres marchés financiers qui prêtent à l’Etat moyennant une rente prohibitive.
II) L’issue : pouvoir de financement des Etats attribué à la BCE et budget fédéral européen
On pourrait donc envisager l’issue suivante à l’actuelle crise qui met en péril les Etats ainsi que le système bancaire:les Banques centrales nationales,via leurs gouvernements respectifs,attribuent à la BCE le pouvoir de création monétaire,c’est-à-dire une souveraineté monétaire dont elle reste privée,aux fins de financement des budgets nationaux des pays membres de la zone euro à l’aide de l’actuel FESF (rendu caduc puisque les Etats cesseraient de recourir aux marchés financiers :l’accroissement démesuré des dettes souveraines comme le risque de krach bancaire seraient enrayés ipso facto),d’une taxe sur les transactions financières(et l’accord de la Chine comme des Etats-Unis n’est pas nécessaire comme voudraient nous le faire croire les organisateurs du récent G20),d’une fiscalité européenne(type éco-taxes à élaborer)et du transfert des revenus des Etats membres à un budget désormais fédéral.La BCE remplirait son rôle de banque qui consiste à financer l’activité économique –au minimum celui des Etats-puisque son rôle actuel consiste simplement à orienter l’activité(fixation d’un taux directeur,respect des critères de Maastricht et autre pacte de stabilité).L’Europe(les Etats # marchés)serait dès lors maitresse du financement des budgets des Etats membres et sortirait de la spirale mortifère du recours aux financements privés(spéculations sur les dettes,variations des taux d’emprunts,CDS ou Credit Default Swaps aux stipulations pour le moins obscures,absence de surveillance des Etats mal gérés).
III) La direction actuelle : défauts sur les dettes et Krach bancaire ?
Outre le gain qui en résulterait pour les Etats cela leur permettrait enfin de financer des services publics dignes de ce nom,des politiques favorisant l’emploi,la nécessaire transition écologique,le développement de l’activité économique comme celui des peuples et de s’engager sur la voie du désendettement.Ces mesures-impliquant un approfondissement de l’intégration européenne via un budget fédéral-devraient être adoptées dans des délais raisonnables,avant que le financement des Etats ne devienne trop aléatoire du fait du fonctionnement inhérent aux marchés des capitaux(hausse indéfinie des taux d’emprunt du fait de risques croissants..etc) avant que les dettes souveraines ne deviennent incontrôlables (comme dans le cas de la Grèce), et avant que le Krach bancaire(en mode systémique) ne se produise,les dettes souveraines étant inextricablement liées à des actifs et des intérêts privés.Le prévisible krach bancaire aurait pour premier effet de ruiner nombre de détenteurs de titres de dettes souveraines et autres CDS fort rémunérateurs jusqu’à présent c’est-à-dire nettement plus rémunérateurs que le classique livret d’épargne populaire.Les Etats européens ne peuvent plus continuer à être soumis à une telle instabilité financière,économique,sociale et politique.Il y va désormais de leur avenir.
Des dettes d’État au franc d’État
Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant,
Pays-Bas
http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm
Bruxelles veut avoir les clefs des coffres d’État des 17 pays de l’euro. Il n’y a que comme ça qu’ils peuvent sauver l’euro, disent-ils. Le Traité du MES a déjà été signé. Si les parlements nationaux le ratifient c’est la fin de nos démocraties souveraines. Est-ce bien ce que nous voulons ? Y a‑t-il une alternative ?
Pour ceux qui savent comment le système d’argent fonctionne, la solution logique des problèmes actuels est relativement simple. A la télé, du moins aux Pays-Bas, le sujet est encore tabou (1), mais si vous voulez savoir ce qu’il en est, voici une explication. (Et ceux qui savent tout déjà, peuvent passer de suite à 2. Réforme bancaire.)
1. Le système d’argent actuel
Les banquiers ont maintenant, mondialement, un système d’argent qui est basé sur la création de l’argent du néant. Quasiment tout l’argent sur les comptes bancaires c’est du vent. Il n’y a qu’une toute petite quantité de véritable argent en circulation. Comment ça fonctionne ?
Le banquier est un comptable
Chaque fois qu’un banquier fournit un prêt, il ne fournit pas d’argent, mais un avoir. Le prêt ne consiste en rien de plus que des chiffres dans la comptabilité du banquier. (…)
(Lire la suite : http://www.courtfool.info/fr_Des_dettes_d_Etat_au_franc_d_Etat.htm)
Merci pour cette leçon l’ami ! C’est vraiment très bien fait. Je vais conseiller cette vidéo à tout le monde 😀
DEUX PARAMÈTRES OUBLIÉS :
1 l’inflation créée par la création de monnaie « banque d’État » est favorables au salariat, producteur de biens et de richesses —tandis qu’elle est défavorable aux « rentiers » qui vivent sur la plus-value que leur apporte le rendement de leur capital.
C’est pour cette raison que l’économie libérale et financière ne peut pas tolérer l’inflation qui fait perdre de l’argent à tous ceux et aux banques qui vivent sur le rendement et les revenus du capital .
2 LA BAIGNOIRE DU BAS doit se remplir surtout avec la création de valeur ajoutée apportée par la production de biens et de services utiles à la fabrication de ces biens, et aussi avec une sorte de régulation opérée par la création monétaire de la banque centrale (1er robinet)
Ce qui a été la politique libérale depuis Giscard d’Estaing en passant par Mitterrand, Thatcher et Reagan (École des « Chicago boys » de Milton Friedman mise en pratique par Pinochet au Chili) a visé l’émergence d’une société post industrielle pour la remplacer par une société de services notamment financiers avec les fabrications (dites polluantes ) délocalisées et laissées au tiers monde (chine inde.… )
Cette POLITIQUE a eu 3 réalités :
1) l’explosion des profits et des revenus financiers et l’accaparement de 60% de la richesse créées par le capital avec l’éviction de la masse laborieuse enracinée au parti communiste, ce qui a permis au parti socialiste de s’imposer tout en permettant aux écolos fondamentalistes de faire les beaux (une société sans fumées et c.…..ETC.…) : la fameuse « société post industrielle » prônée par Pierre Maurois 1er ministre de Mitterrand : moins d’État (dans la création monétaire et dans la part nationalisée des Entreprises )
2) l’abaissement de 60% à 40% de l’appropriation des richesses créées par les « salariés » en 30 ans ;
3) la recherche pour compenser la perte de création de richesses générées par la valeur ajoutée (fabrication / industrie) en les remplaçant par la recherche de « plus-values » pour lesquels le 2ème robinet des Banques était absolument indispensable .
Nos 100 milliards d’euros annuels récupérés et de leur bon usage
Trêve d’économies et de coups de rabots budgétaires, l’exil fiscal est estimé à 50 milliards d’euros annuels et la France rembourse 50 autres milliards en intérêts de la dette publique aux banques privées, soit l’équivalent de tout l’impôt sur le revenu.
Certains disent même que les banques ont « levé » l’impôt sur le revenu à la place de l’état.
Il est possible et il serait juste de récupérer les deux sommes afin d’approvisionner le budget de l’état.
Le prix Nobel d’économie Maurice Allais rappelle le caractère mafieux de la création monétaire qui passe par l’entremise des banques privées. Depuis Pompidou, qui était un ancien de la banque privée Rotschild, suivi ensuite par Giscard d’ Estaing, la banque centrale n’est plus autorisée à créer l’argent pour l’état directement, à des taux d’intérêts très faibles, quasi nuls, mais l’état doit se faire prêter l’argent par des banques privées à des taux beaucoup plus élevés. (Les banques, elles, empruntent à faible taux l’argent qu’elles vendent aux états, jouant ainsi un rôle d’intermédiaires superflus)
(voir loi Pompidou-Giscard d’Estaing de 1973, et désormais depuis 2005 article 123 du TFUE)
Mécanisme scandaleux et inutile qui représente un racket légal de l’état, et qui rançonne les contribuables (ceux , biensur, qui payent leurs impôts en France, c’est à dire principalement les classes moyennes « pauvres », 80 % des français gagnant moins de 2000 euros par mois).
Comme certains le proposent je suis d’accord avec l’idée de refuser de continuer à payer ces dettes malhonnêtes et ridicules qui enrichissent les riches banques et leur monde derrière qui constituent des états dans l’état, et qui appauvrit toujours plus et de manière exponentielle les populations laborieuses, que l’on asservit financièrement.
Avec cette centaine de milliards d’euros ainsi dégagée, il y aurait plus que de nécessaire pour pourvoir aux finances de l’état, de la fonction publique, pour la baisse des impôts, hausse des transferts sociaux…
Je proposerais bien entendu le doublement du RSA, ainsi que le doublement du SMIC, l’état, comme il le serait en mesure, subventionnerait une moitié supplémentaire d’un SMIC doublé…
Avec 100 milliards d’euros annuels récupérés, plus besoin de se serrer la ceinture.
Alors il sera possible de redonner ces lettres de noblesse à la notion d’état social.
Les moyens existent, il suffit (volonté politique et citoyenne) de capter les flux financiers et de les redistribuer équitablement.
Au passage je propose une indexation des prix afin de ne pas voir le coût de la vie augmenter, parallèlement à l’élévation tout juste renouvelée du niveau de vie.
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Il est temps de faire profiter aux français de leurs richesses!__ 🙂
Article paru sur mon blog. Bonne lecture.