Entretien avec Jean Robin : PAS DÉMOCRATIE SANS TIRAGE AU SORT

19/09/2011 | 78 commentaires

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Entre­tien avec Jean Robin :
PAS DÉMOCRATIE SANS TIRAGE AU SORT

Quelques mots impor­tants (selon moi) échan­gés avec Jean Robin lors de mon voyage dans le grand nord de ce week-end (visite aux Indi­gnés de Paris et trois confé­rences débats à Vendôme).

Nous n’a­vons que le net pour expri­mer les opi­nions dis­si­dentes, mais heu­reu­se­ment, nous l’avons.

Je trouve le site de Jean Robin (Enquêtes et débats) très utile, sur­tout dans le contexte actuel de « chasse aux opi­nions dis­si­dentes » (chasse très contraire à la plus élé­men­taire pra­tique démocratique).

Ce serait bien que les mili­tants de gauche, au lieu de le fuir parce qu’il s’y trouve des gens de droite, acceptent les invi­ta­tions répé­tées de Jean, et viennent débattre publi­que­ment avec ceux qu’ils disent combattre.

Étienne.

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Étienne

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78 Commentaires

  1. Bruno

    Pro­fes­sio­na­li­sa­tion des militaires ?

    Pro­fes­sio­na­li­sa­tion des ser­vice secrets ?

    Cela mène tout droit à la dic­ta­ture de l’ombre.

    Il n’y aura pas de démo­cra­tie non plus tant qu’il y aura des ser­vices secrets.

    Croyez vous que les puis­sances étran­gères vont se conten­ter de regar­der béa­te­ment le bon­heur d’un peuple fran­çais libéré ?

    Ils met­tront en marche immé­dia­te­ment leur réseaux de l’ombre pour réta­blir l’ordre.

    Réponse
  2. Hadrien

    Etienne,

    La période actuelle de révo­lu­tion ins­ti­tu­tion­nelle en Médi­ter­ra­née, ain­si que notre propre période élec­to­rale de type fin de par­tie, semblent pro­pices à mettre enfin sur le tapis de façon construc­tive la réflexion que tu as enga­gée avec culot en 2005 et qui se rap­pelle au sou­ve­nir de certains :

    http://​www​.marian​ne2​.fr/​L​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​c​o​n​t​r​e​-​l​a​-​p​a​r​t​i​t​o​c​r​a​t​i​e​_​a​2​1​0​3​6​0​.​h​tml

    Il y a, certes, la pers­pec­tive d’une consti­tuante tirée au sort qui pour­rait se poser en vue d’une 6e république.
    Mais ne peut-on pas aus­si récla­mer une assem­blée natio­nale tirée au sort ?

    J’é­cou­tais ce matin une émis­sion sur le Sénat, nous le décri­vant comme une assem­blée de « sages » d’où son élec­tion indirecte.
    Ne serait-ce pas le meilleur argu­ment pour récla­mer l’é­qui­libre ins­ti­tu­tion­nel par une assem­blée natio­nale qui ne soit pas, à nou­veau, un groupe de notables se fai­sant élire sur la foi de leurs « com­pé­tences » à rem­plir une fonc­tion « d’ex­perts », mais un corps sta­tis­ti­que­ment repré­sen­ta­tif des desi­de­ra­ta de la nation, sans biais ?

    Peut être le meilleur moyen de faire bou­ger les choses est-il de mettre en cir­cu­la­tion un vrai pro­grammme en ce sens, qui aurait le mérite d’exis­ter comme force de pro­po­si­tion poli­tique dans le pay­sage actuel.

    Qu’en pen­se­raient Arnaud Mon­te­bourg… ou d’autres ayant « des idées et des rêves » ?

    Réponse
  3. stroumph content

    Aujourd’­hui si vous n’êtes pas trai­té d’an­ti­sé­mite ou de facho, c’est que vous ne dites rien contre le sys­tème, vous ne ser­vez à rien.

    Le seul cri­tère pour savoir si quel­qu’un dit quelque chose de vrai­ment sub­ver­sif est de voir s’il est trai­té d’antisémite.

    Bra­vo donc à Etienne pour sa récente légion d’hon­neur reçue pour l’en­semble de son oeuvre : il a été trai­té d’antisémite.

    Réponse
  4. Mehdi Lévêque

     »Pro­fes­sio­na­li­sa­tion des militaires ?

    Pro­fes­sio­na­li­sa­tion des ser­vice secrets ?

    Cela mène tout droit à la dic­ta­ture de l’ombre. »

    Chris­to­pher Lasch rap­pelle dans « The True and Only Hea­ven » que la tra­di­tion répu­bli­caine remon­tant à Machia­vel insis­tait très for­te­ment sur la néces­si­té que l’ar­mée soit com­po­sé exclu­si­ve­ment de citoyen. C’é­tait un enga­ge­ment dans les deux sens, car cela mon­trait aus­si l’at­ta­che­ment du citoyen prêt à prendre les armes pour défendre ses congé­nères. Même Adam Smith était d’accord !

    Réponse
  5. Mézigue

    Une per­sonne n’é­tant pas capable de com­prendre que Jean Robin est un cré­tin ne peut pas être prise au sérieux …

    Réponse
  6. beo

    Bra­vo Étienne pour cette vidéo extra­or­di­naire. Fau­drait que tu songes à te pré­sen­ter aux législatives.

    Réponse
  7. Hadrien

    Etienne,

    Ton pas­sage devant la camé­ra me semble assez au point pour envi­sa­ger sérieu­se­ment une émis­sion TV, sur le même modèle…
    Pour­quoi pas La Chaîne Parlementaire ?

    Et pour­quoi pas un bou­quin poli­tique, dans une des édi­tions non conventionnelles :

    - celle des « éco­no­mistes atté­rés » (LLL)

    - celle de « Le capi­ta­lisme c’est le vol ! » (Edi­tions libertaires).

    - celle des mini-for­mats, aux édi­tions de minuit

    - etc…

    En tous cas, bonne suite !

    Réponse
  8. Fab

    Bon­jour,

    Nous ne sommes pas en démo­cra­tie. Pas de démo­cra­tie sans tirage au sort.

    Nous ne sommes pas en démo­cra­tie, ça se voit dans le vivre-ensemble : il est écono­mique, un seul et unique lien relie les indi­vi­dus : l’é­change moné­ti­sé, tyran­nique donc. Cette tyran­nie nous a menés à condi­tion­ner la soli­da­ri­té (ce qui nous a fait entrer en socié­té : la satis­fac­tion des besoins de base de tous par cha­cun, ou le contraire) à la pro­duc­tion (de plus en plus d’i­nu­tile), et à bien d’autres dégâts humains (sans oublier l’as­pect « intel­lec­tuel » : la finance est une ponc­tion néces­saire au fonc­tion­ne­ment de l’é­co­no­mie capi­ta­liste, on ne le consi­dère pas) et environnementaux.

    Et on peut faire la même obser­va­tion pour la poli­tique, l’en­sei­gne­ment, etc. etc. etc. !!

    Pour se débar­ras­ser de l’a-démo­cra­tie (le capi­ta­lisme his­to­rique, civi­li­sa­tion­nel, aujourd’­hui éco­no­mique – la tyran­nie de l’é­change moné­ti­sé) il est néces­saire de se débar­ras­ser de la sou­mis­sion volon­taire : pour prendre conscience il faut du temps. Son temps. Son temps de vie. Il nous faut nous réap­pro­prier notre temps de vie. Et par­tant, retrou­ver le désir d’ex­pri­mer ses rêves de vie, et de les pro­po­ser aux autres afin que tous par­ti­cipent à l’as­sem­blage := la démocratie.

    Tout ça mélan­gé : deux jours de bou­lot soli­daire par semaine. Quar­tier-libre le reste du temps.

    Que vive la démocratie.

    Réponse
  9. Stouf le Ouf

    Salut Fab…

    Tu as par­fai­te­ment rai­son. Si au lieu de perdre notre temps à pos­ter des com­men­taires sur des sites réac­tion­naires, on uti­li­sait notre temps et nos com­pé­tences à des choses socia­le­ment utiles, ce serait quand-meêm plus gratifiant.

    J’ai pas envie de cra­cher dans la soupe. Notre sys­tème, aus­si peu opti­mal soit-il, a quand même mené à un pro­grès tech­no­lo­gique indé­niable. Ca me fait un peu pen­ser à l’ex­plo­sion de la vie cambrienne.

    Il est temps de faire le tri. Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette ? Après on voit quelle socié­té on peut construire autour de ça…

    Réponse
  10. Fab

    Hola Stouf le Ouf !

    Ouf ! : j’ai cru qu’ils étaient tous morts sur ce blog ! Ou qu’ils étaient tous par­tis se pro­me­ner avec les indi­gnés ! Ça fout les boules, sur­tout qu’É­tienne semble croire dur comme moi à l’a­vè­ne­ment (de notre vivant !) de la démocratie…

    J’ai per­du effec­ti­ve­ment beau­coup de temps à cause de Juju 2.0, mais j’y ai beau­coup appris, et puis ça m’a per­mis de « ren­con­trer » du monde, n’est-ce pas !? Ce sont des éco­no­philes, qui ont « appâ­té » des gens aimant la réflexion par un cha­pô de blog allé­chant (je ne sais si vous avez connu, c’é­tait du style : Arts, Éco­no­mie, Phi­lo­so­phie, Sciences, Etc.) et pou­vant donc être sen­ti de tous les coins de la blo­go­sphère fran­co­phone, qui ont ensuite lais­sé tom­ber ce cha­pô pour « faire sérieux » et ain­si pou­voir se consa­crer entiè­re­ment à la pro­mo­tion de leurs idées…accompagnés qu’ils étaient de leurs nou­velles recrues.

    Mais baste avec ça. L’a­ve­nir n’at­tend pas.

    Je ne suis pas sûr que le pro­grès soit uni­que­ment dans le sens de la tech­nique, mais quand bien-même, je ne suis pas sûr qu’un tel pro­grès n’au­rait pas exis­té dans une civi­li­sa­tion non-capi­ta­liste, démo­cra­tique. Je me demande même s’il n’au­rait pas été plus avant, s’il n’au­rait pas été uti­li­sé de meilleure manière. Je m’ex­plique : ce qui motive la recherche c’est le besoin de l’homme de savoir. L’argent, le capi­tal et com­pa­gnie qui seraient le moteur du pro­grès, c’est un peu comme le Père Noël…pour qu’il vienne il faut y croire très fort ! Je crois que nous sommes de plus en plus nom­breux à ne plus (vou­loir) y croire…

    Bon, voi­la que je com­mence à m’é­tendre ! Bref, « Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette ? » : on garde l’hu­main et on vire la soumission !

    Ce fai­sant on se trou­ve­ra sur le che­min de la démocratie…le che­min c’est le but…où à mon avis, avec notre expé­rience et nos moyens de savoir si un papillon a pété à l’autre bout du monde, on ne risque pas grand chose…pas plus en tout cas qu’en res­tant dans la civi­li­sa­tion de la sou­mis­sion, l’his­toire pour preuves 🙂 ! C’est pas rien.

    Et sur ce che­min, on devrait s’a­per­ce­voir que l’on ne peut se pas­ser d’un tirage au sort de nos repré­sen­tants, que de pro­duire pour pro­duire (pour tra­vailler, consom­mer, pro­duire, bref faire tour­ner l’u­sine à gaz) n’est pas ce qu’il y a de plus humai­ne­ment valo­ri­sant, sur­tout s’il s’a­git d’i­nu­tile et que ça fait mal à la pla­nète et à quelques mil­liards d’êtres vivants…et ain­si – les éco­no­philes devraient y trou­ver leur bon­heur – la finance n’au­ra plus de substrat.

    C’est l’u­nion qui fait la force. La divi­sion pour défendre son école ou son église fait, dans le meilleur des cas, la force de son école, son église.

    Une ques­tion me bouffe le cer­veau : qu’est-ce qu’on attend ? Nos anciens attendent qu’on se lance, ces indi­gnés, ces révol­teurs, ces humanistes !

    Albert Jac­quard : « Ce n’est pas une crise éco­no­mique, c’est beau­coup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en ques­tion. »

    Au plai­sir.

    Réponse
  11. Stouf le Ouf

    Fab,

    Concer­nant ce blog, tu as rai­son, j’ai l’im­pres­sion d’être dans un réfec­toire vide à par­ler à mon assiette de spaghetti…
    Les 1000 visi­teurs jour­na­liers doivent être du même acca­bi que Cana­da Goose…
    C’est dom­mage par­ceque le sujet d’une démo­cra­tie par tirage au sort me sem­blait inté­res­sant. Mais ça reste un sujet à déve­lop­per par­ceque j’ai pas mal d’objections.
    Au final, pour voir si ça peut mar­cher, il fau­drait faire une simu­la­tion gran­deur nature.

    Cepen­dant, et tu le sais, le pro­blème ne vient pas vrai­ment des poli­tiques, mais du sys­tème capi­ta­liste mon­dia­li­sé. Si on veut chan­ger, il faut que la pla­nète change aussi…
    Ce n’est cer­tai­ne­ment pas en défen­dant cha­cun nos idées que ça va arri­ver. Tout le monde croit avoir rai­son, du petit nazi mous­ta­chu au grand dadet qui court après les libellules.
    On vie dans une socié­té où on passe de « touche pas à mon pote » à « touche pas à mon por­te­feuille » selon les humeurs…

    Bref, on est tous le con de quel­qu’un. Mais si tu fais un « merge » de tous ces états, on est tous cons…

    Alors on peut res­ter dans le vir­tuel à se taper la cau­sette ou on se lance dans de petits pro­jets concrêts pas trop ambi­tieux, à l’é­chelle d’une poi­gnée de per­sonnes, mais en accord avec une vision humaine du monde.

    Par quoi on commence ?

    Réponse
  12. gilles

    Salut Stouf, j’es­père ne pas vous avoir vexé avec ma remarque sur les liens hyper­textes, mais décou­vrant le net, le web, Étienne et quelques-uns, dont moi met­tions un point d’hon­neur à ce genre de détail tech­nique, ce qui fait qu’É­tienne inter­ve­nait à la main pour rajou­ter à la main les liens hyper textes, ce qui lui pre­nait du temps. D’où le conseil que je vous ai pro­di­gué pour mettre les liens soi-même. Il a peut être lais­sé tom­ber cette exigence.

    Ce blog était net­te­ment plus vivant et ani­mé entre 2006 et disons vers 2009. Cer­taines dis­cus­sions trop ani­mées avaient finies par tour­ner à l’aigre et fâchés cer­tains qui sont par­tis et décou­ra­gés d’autres. Des nou­veaux sont venus et là, il reprend quelque peu son ani­ma­tion, mais, il me semble que le chiffre de 1000 visi­teurs n’est pas le chiffre des visi­teurs du blog, mais celui de l’en­semble des sites agré­gés petit à petit au site ori­gi­nal d’Étienne.

    Site ori­gi­nal pur jus, brut de fonderie !

    Site post-ori­gi­nal reloo­ké « Tirage au sort » 

    Site du mou­ve­ment contre le régime illé­gi­time euro­péen ( MOCRIES), pour des mani­fes­ta­tions en Europe pour pro­mou­voir la sépa­ra­tion des pou­voirs dans l’UE et contre le pas­sage en force des trai­tés inva­li­dés par des réfé­ren­dums en France, en Irlande, aux Pays-Bas … …

    Site du forum du plan C : Rédi­ger une Consti­tu­tion et pro­po­si­tions politiques …

    Le wiki pour syn­thé­ti­ser les résul­tats de la rédac­tion de la Consti­tu­tion du site précédent …

    Liens et docu­ments utiles récents der­nière mise à jour 4 mai 2010

    Il existe aus­si un monstre, un docu­ment pdf de 766 pages énorme : Liens et docu­ments utiles en tota­li­té depuis 2005

    Pen­sées sur l’Eu­rope et la poli­tique en vrac … … 

    Il me semble avoir fait le tour, il y a aus­si qui lisent, mais ne se sentent pas d’in­ter­ve­nir. Puis ceux qui mettent des liens vers des par­ties inté­res­santes des sites pré­cé­dents, d’où des clics encore en plus !

    Des petits malins voyant le comp­teur ( qui marche depuis pff …, je ne sais pas, mais depuis long­temps, il fau­dra deman­der à Étienne ) ont flai­ré la bonne affaire et inondent de spams, d’où encore des clics supplémentaires.

    Tant que nous tirions des plans sur la comète, il n’y avait pas trop de pro­blèmes, c’est jus­te­ment quand nous nous sommes mis à dis­cu­ter de pro­jets concrets que nous n’é­tions plus d’accord !

    Réponse
  13. Stouf le Ouf

    Don’t wor­ry Giles, je ne suis pas de ceux qui meurent pour des idées.

    Ta der­nière phrase est inté­res­sante. Je te cite

    « Tant que nous tirions des plans sur la comète, il n’y avait pas trop de pro­blèmes, c’est jus­te­ment quand nous nous sommes mis à dis­cu­ter de pro­jets concrets que nous n’é­tions plus d’accord ! ».

    Ne crois tu pas qu’il s’a­git là d’un argu­ment en faveur des par­tis poli­tiques et de leurs manque d’ou­ver­ture ? Si à une petite échelle, un groupe de per­sonnes ayant les mêmes objec­tifs n’ar­rivent pas à s’ac­cor­der, qu’est-ce que ça peut don­ner à l’é­chelle d’un pays…

    La démo­cra­tie par tirage au sort part avec un han­di­cap fon­da­men­tal, c’est qu’elle requiert que tout le monde soit d’ac­cord avec son principe.

    Je n’aime pas les poli­ti­ciens et encore moins la notion de par­ti, mais cela semble la solu­tion du moindre mal.

    Par contre, nos socié­tés modernes sont en train de s’au­to can­ni­ba­li­ser. C’est vrai au niveau euro­péen, mais ça l’est aus­si au niveau national…

    Bref, il faut se décou­pler de la racine du mal, peut-être par une éco­no­mie locale parallèle…

    Voi­là, je crois que je vais arrê­ter là… Je me suis attar­dé sur ce site parce que la vidéo de Mr Asse­li­neau m’a fait bon­dir, sur­tout quand on la pré­sente comme une démons­tra­tion remar­quable.. Je pense faire une vidéo aus­si remar­quable où je démon­tre­rai que je suis Michael Jackson.

    Mais notre dis­cus­sion a été sym­pa­thique et enri­chis­sante donc mer­ci pour ça…

    Réponse
  14. Fab

    Stouf le Ouf, Gilles,

    Je débarque ici comme une fleur parce que je me suis fait viré de chez Paul Jorion par Julien Alexandre.

    Ils masquent volon­tai­re­ment la crise de civi­li­sa­tion ; ils par­ti­cipent donc à ce que nous rations une nou­velle fois cette occa­sion rare pour l’hu­ma­ni­té – unique pour cha­cun d’entre nous – de sor­tir de ce che­min misé­rable que nous avons emprun­té, pour aller sur celui de la démocratie.

    À tel point ils masquent que je n’ai plus vu des inter­ven­tions d’É­tienne que l’as­pect moné­taire sur lequel il s’est lon­gue­ment frit­té chez Popaul ! Mais quand je vois qu’il parle de démo­cra­tie avec les larmes qui lui montent, qu’il croit que nous pou­vons réel­le­ment, pra­ti­que­ment, main­te­nant, emprun­ter ce chemin…j’ai l’im­pres­sion que c’est moi et je reprends espoir.

    « La démo­cra­tie par tirage au sort part avec un han­di­cap fon­da­men­tal, c’est qu’elle requiert que tout le monde soit d’ac­cord avec son prin­cipe. » : pas d’ac­cord : le tirage au sort n’est pas et ne doit pas être un point de départ, c’est une néces­si­té de fonc­tion­ne­ment de la démocratie.

    Le seul prin­cipe avec lequel tout le monde doit être d’ac­cord c’est que cha­cun peut et doit se réap­pro­prier sa vie, son temps de vie. Après, qu’il y en ait cer­tains qui ne dési­rent pas s’in­ves­tir dans la construc­tion de la démo­cra­tie et pré­fèrent se réfu­gier der­rière une acti­vi­té toute tra­cée, libre à eux : c’est la démo­cra­tie. Mais ils le feront consciem­ment et sur­tout il sera enfin per­mis à ceux qui ne se sentent pas l’âme d’es­clave, de sui­veur, d’a­depte, de sou­mis, de vivre enfin.

    Ce n’est pas l’é­co­no­mie le pro­blème, mais sa tyran­nie, qui empêche la démocratie.

    Et moi, je suis sûr que c’est le moment, que c’est pos­sible et faci­le­ment faisable.

    Il suf­fit d’en par­ler : haut et clair. Il suf­fit de fran­chir les murs d’en­ceinte de cette tyran­nie et d’en parler.

    C’est aus­si simple que ça, et « en plus », c’est la défi­ni­tion de la démocratie.

    Que demande le peuple ?

    PS : loin de moi l’i­dée de mettre le oaï (écoute bien : « Chour­mo c’est pas pareil les gars, c’est pire »), je donne juste mon avis : la mon­naie est créée ex nihi­lo, avec comme défi­ni­tion de ex nihi­lo : le tra­vail qui n’é­lève pas l’in­di­vi­du – qui ne lui per­met pas de s’ac­com­plir – ou qui n’ap­porte rien à la com­mu­nau­té ou à l’hu­ma­ni­té ou à la nature, et dont le seul rôle est de per­mettre à l’in­di­vi­du de par­ti­ci­per à l’oc­cu­pa­tion com­mune. Un tra­vail à la con. Incons­cient. Fait de manière incons­ciente : c’est néces­saire sinon on ne le ferait pas. Et on s’é­tonne après que cette mon­naie créée ex nihi­lo foute le bordel !???

    Réponse
  15. Canada goose

    Fab,

    Il y a Julien Alexandre qui cherche après toi. Il a l’air furax, je sais pas ce que tu lui as fait…

    Ouais, c’est encore moi, Stouf… Je m’é­tais dis que j’ar­rê­te­rais de me prendre la tête sur ce blog, mais c’est assez addic­tif ce truc..

    .« pas d’ac­cord : le tirage au sort n’est pas et ne doit pas être un point de départ, c’est une néces­si­té de fonc­tion­ne­ment de la démocratie. »

    Ca me semble un peu pré­somp­tueux… Pour la simple rai­son, c’est qu’une véri­table démo­cra­tie, c’est une socié­té où chaque indi­vi­du est repré­sen­té à part égale.

    Le tirage au sort ne fait qu’ap­pro­cher cet idéal par voie sta­tis­tique. Ce n’est pas parce que ton voi­sin et la bou­lan­gère du coin ont été tirés au sort que tu sera repré­sen­té. Oui, les ten­dances seront res­pec­tées et après… Quoi de neuf sauf qu’on rem­place des pro­fes­sion­nels de la négo­cia­tion par des amateurs.
    C’est un peu comme si tu orga­ni­sais des matchs de catch mais que tu tires les bel­li­gé­rants au sort. Je vois déjà Mami gâteau se faire dégom­mer par l’in­croyable Hulk.

    Super la représentation…

    Le retour à une vrai démo­cra­tie, c’est impli­quer les citoyens dans la ges­tion de leur socié­té. Le tirage au sort, j’ai peur que ce ne soit aller un cran trop loin.

    « Ce n’est pas l’é­co­no­mie le pro­blème, mais sa tyran­nie, qui empêche la démocratie. ».

    Moi, je dirais que c’est la socié­té de consom­ma­tion qui est le coro­laire de l’é­co­no­mie actuelle.

    Enfin, comme tu peux le remar­quer, les pro­jets trop ambi­tieux sont voués à l’é­chec. D’où la néces­si­té d’a­gir loca­le­ment sur de petits projets.

    Mais ce n’est que mon point de vue.

    PS : Ah, ce cher Paul Jorion, qui a fait de la chute du sys­tème capi­ta­liste, son fond de com­merce… Il va bien­tôt devoir se recycler…

    Réponse
  16. Fab

    Stouf le Ouf,

    Oui : super la repré­sen­ta­tion. Que l’un soit tiré au sort ne doit pas signi­fier que les autres conti­nuent à jouer aux cons. Pour l’or­ga­ni­sa­tion, pour la ges­tion du foyer, il est néces­saire que les tâches soient répar­ties. Ça ne signi­fie évi­dem­ment pas que cette répar­ti­tion est figée.

    Mais c’est néces­saire. Comme la finance est néces­saire au capi­ta­lisme éco­no­mique. Par contre, la dis­pa­ri­tion de la finance n’est pas suf­fi­sante pour éli­mi­ner le capi­ta­lisme his­to­rique, la sou­mis­sion volon­taire. Ce sont les ques­tions que se posent actuel­le­ment les diri­geants : « Peut-on main­te­nir le capi­ta­lisme éco­no­mique en se défai­sant de la finance ? Si non, peut-on main­te­nir le capi­ta­lisme tout-court en se défai­sant de la finance ? Si oui, comment ? ».

    Vous croyez qu’y dorment ?

    Réponse
  17. Stouf

    Fab,

    Tu vois le monde comme si la poli­tique consis­tait à la réa­li­sa­tion de pro­jets com­muns. Or, la plus grande par­tie du temps, ce sont les pro­jets conflic­tuels qui dominent. C’est pour­quoi la plu­part des poli­ti­ciens ont leurs par­ti­sans et leurs détracteurs.

    Si tu sais envi­sa­ger une socié­té où il n’a a pas de conflits, ce serait inté­res­sant que tu nous en esquisses les lignes prin­ci­pales. Per­son­nel­le­ment, je suis pour la semaine des 16 heures et si c’est pos­sible, je n’hé­si­te­rai pas long­temps à opter pour cette solution..

    Ce soir je viens de voir nos poli­ti­ciens (belges) se tom­ber dans les bras avec un sou­rire jus­qu’aux yeux. Ca fai­sait plus d’un an qu’ils essayaient de négo­cier pour avoir un gou­ver­ne­ment. Et là, en deux semaines, ils ont trou­vés les solu­tions magiques où tout le monde est gagnants. Ils ont chif­frés leurs solu­tions, mis tous ça dans un ordi­na­teur et les chiffres qui en sont sor­tis ont mon­tré que c’é­tait une solu­tion incroya­ble­ment bonne. C’est pas moi qui le dit, c’est Laurette.notre vice pre­mière ministre.

    Tout va aller bien maintenant…

    Réponse
  18. Fab

    Stouf,

    Pas néces­sai­re­ment la réa­li­sa­tion de pro­jets com­mun, mais la satis­fac­tion des besoins com­muns : c’est la base d’un foyer, d’un vivre-ensemble.

    Après ça, cha­cun fait ce qui lui plaît, seul ou en com­mun selon sa sensibilité.

    Les par­tis poli­tiques sont des écoles de pen­sées, des églises : oui, elles ont leurs adeptes. Et oui d’autres écoles ont leurs propres adeptes. Et oui ça les occupe de se mettre sur la gueule. Et oui encore : elles ont du mal à quit­ter la place, et pour cela il leur est néces­saire d’en­tre­te­nir les conflits et de dur­cir leur posi­tion. Oui : ce sont des orga­ni­sa­tions pyra­mi­dales, a‑démocratiques. Oui, ça va être dur de s’en débar­ras­ser. Et oui, le risque avec l’in­ter­net est de repro­duire ce même sché­ma d’or­ga­ni­sa­tion des réflexions : cha­cun veut créer on école et ne veut ensuite plus en sor­tir tant il aura consa­cré de temps et d’éner­gie à la construction !

    Tous les mêmes : ils ne font pas les choses gra­tui­te­ment, ils attendent la recon­nais­sance. Mais on n’at­tend pas la recon­nais­sance : elle vient, ou pas. C’est un point basique, fon­da­men­tal : le capi­ta­lisme ou pas. Je suis sérieux.

    Alors oui, tu as rai­son si je lis bien entre tes lignes belges : il ne s’a­git pas de repro­duire le même sché­ma poli­tique en chan­geant les acteurs, il faut se débar­ras­ser du sché­ma lui-même.

    Com­ment ? Que cha­cun puisse choi­sir de par­ti­ci­per à la construc­tion de la démo­cra­tie ou pas : c’est la démo­cra­tie. Actuel­le­ment ce choix n’existe pas : la poli­tique est deve­nue une pro­fes­sion, avec études et tout, et l’in­di­vi­du n’a pas le temps de s’in­ves­tir, son temps étant hon­teu­se­ment, inhu­mai­ne­ment, confis­qué par le sala­riat (entre autres). À tel point c’est grave : il n’a plus l’en­vie, le temps, le temps pour l’en­vie, de mettre en ques­tion la vie qui lui est proposée.

    Pro­po­sée ?

    Réponse
  19. Stouf

    Bon, on est d’ac­cord alors… Je n’aime pas trop les situa­tions de consen­sus par ce que ça ne fait pas avan­cer le Chmilblix.
    Gilles, vient un peu mettre ton grain de sel, ou Cana­da Goose, si tu n’as pas volé vers d’autres blogs…

    On est tous for­ma­tés, nos connexions neu­ro­nales sont ren­for­cées dans ce sens. Chan­ger néces­site un tra­vail sur soi qui me semble uto­pique si on n’y est pas disposé…

    On pour­rait rendre obli­ga­toire cette impli­ca­tion sociale dans les écoles. Un cours où chaque enfant devrait prendre posi­tion sur une déci­sion poli­tique. Vu que ce sont les parents qui font les devoirs de leurs gosses, on édu­que­rait aus­si les parents. Ce serait une sorte de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive à l’é­cole, où la notion de devoirs est encore naturelle..

    Une autre idée, ce serait de déter­mi­ner ce qui est utile et inutile dans cette société. .

    Cepen­dant, tu dis que les conflits sont géné­rés par les par­tis poli­tiques eux-même. Ce n’est que par­tiel­le­ment vrai. La vie en socié­té crée des conflits, c’est la nature humaine qui est comme ça. Si il n’y a pas d’au­to­ri­té pour tran­cher, rien ne peut émerger.

    Réponse
  20. gilles

    Salut, je suis par­ti en ran­don­née et puis je suis inter­ve­nu dans un débat que j’ai ini­tié depuis longtemps.

    Ce mes­sage et les suivants … …

    Ne peut être partout. 🙂

    Réponse
  21. pierre mistwood

    Cher Etienne

    Aprés avoir vu la vidéo d’E&D, j’ai ima­gi­né une sto­chas­to­cra­tie pour 100 000 000 d’ha­bi­tants par tirage au sort stra­ti­fiés au dixième. Il y a ain­si 8 strates (autant que de zéros). La pre­mière strate (10 000 000) est élue (par le hasard) pour un an, la seconde (1000 000) pour 2 ans, la hui­tième (le top) pour 8 ans.

    Ain­si les citoyens ont huit ans pour apprendre à deve­nir le top de 100 000 000 d’habitants.

    J’y ajoute un prin­cipe de sélec­tion natu­relle. Chaque élu, avant le tirage au sort, peut être confir­mé par refe­ren­dum. Ain­si les meilleurs sont conser­vés. Ce sys­tème répond à l’ob­jec­tion d’in­com­pé­tence. Qu’en penses tu ?

    Réponse
  22. juan nessy

    Si votre seule bonne idée est l’in­ven­tion de la démo­cra­tie pyra­mi­dale de rai­son 10 , j’es­père que vous ne serez jamais au top !

    C’est pha­rao­nesque ! que dis je : pyramidal !

    En tous cas rien à voir avec la démocratie .

    Réponse
  23. Fab

    juan,

    Vous me l’en­le­vez de la bouche !

    Réponse
  24. Fab

    Stouf,

    Bien sûr : l’é­cole fait par­tie du changement.

    Déter­mi­ner ce qui est utile socia­le­ment et indi­vi­duel­le­ment et ce qui ne l’est pas est éga­le­ment fon­da­men­tal. Pour les détails il suf­fit d’ob­ser­ver là où le sys­tème dysfonctionne.

    Pour ma part, d’un point de vue humain, je dis que le sala­riat est inutile indi­vi­duel­le­ment et socia­le­ment. Et que cette inuti­li­té se tra­duit par les dys­fonc­tion­ne­ments que l’on peut observer.

    Et je pro­pose une solu­tion qui jus­qu’i­ci n’a pas été mise à mal :

    {{Assu­rer la soli­da­ri­té et non la finan­cer : 2 jours par semaine.

    Quar­tier libre le reste du temps.

    Le ban­cor et autres inter­dic­tions pour ceux qui vou­dront conti­nuer à jouer à la marchande.

    Tirage au sort d’une par­tie des repré­sen­tants qui por­te­ront les déci­sions du groupe, pour ceux qui vou­dront s’in­ves­tir dans la construc­tion de la démocratie.}}

    La ques­tion qui me tra­vaille est : pour­quoi ça n’ac­croche pas ? Je pense comme toi qu’ils y a de grosses bar­rières indi­vi­duelles et col­lec­tives à fran­chir, mais que la crise actuelle est un moment pro­pice et rare de secouer ces bar­rières. Or pour cela il faut en par­ler. Donc ques­tion : pour­quoi n’en parle-t-on pas ? De manière audible j’en­tends. Pour­quoi ceux qui sont aujourd’­hui écou­tés n’en parlent-ils pas ? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas s’in­ves­tir dans un com­bat qui n’est pas le leur ? Ou parce qu’ils ne sont pas fon­ciè­re­ment démo­crates, humains ?

    Réponse
  25. Fab

    gilles,

    Rien à bran­ler (je m’excuse).

    Étienne est écou­té. Paul Jorion est écou­té. Fré­dé­ric Lor­don est écou­té. Arnaud Mon­te­bourg est écou­té. Éva Joly est écou­tée. Albert Jac­quard est écou­té. Sté­phane Hes­sel est écou­té. Le Pape est écouté…

    Y sont où les huma­nistes, les démo­crates ? Ils se planquent dans leurs églises ou quoi ? Et ils croient que s’ils n’en sortent pas le monde va venir à eux ?

    ‘Tain : c’est pré­ci­sé­ment ça le sys­tème, c’est là-des­sus qu’il tient. C’est comme ça qu’il tient TF1 et tout le bouzin !!!

    Oh !

    Réponse
  26. Stouf

    Fab,

    « On ne résout pas un pro­blème avec les modes de pen­sée qui l’ont engen­dré. » (Ein­stein)

    Si un poli­ti­cien te dis qu’il a une solu­tion pour nous sor­tir du marasme ambiant, il ment, aux autres ou à lui même !

    Pour­quoi ne parle-t-on pas des alter­na­tives de modèles sociaux ? Ne crois tu pas que c’est parce que c’est mar­gi­na­li­sant de croire en des uto­pies. Les poli­ti­ciens vivent dans le monde réel et doivent prendre des déci­sions réa­listes sans tirer de plans sur la comète. Toute rup­ture bru­tale avec un sys­tème est insécurisante.

    Tu dis que l’effondrement du sys­tème actuel est l’occasion unique de bâtir un nou­veau mode de vie. Ce ne sera pas une occa­sion, mais une néces­si­té. Cepen­dant, je trouve que ce serait déjà pas mal de sau­ve­gar­der notre sem­blant de démocratie.

    Jette un coup d’œil sur le sujet que gilles a pos­té sur le forum.
    Tu peux y voir que les gou­ver­ne­ments, sous la pres­sion des mar­chés, sont entrés dans un pro­ces­sus répres­sif. Les états ne peuvent agir sur les mar­chés, alors leur seule alter­na­tive est d’agir sur leurs citoyens, il en va de leur sta­bi­li­té. Ain­si n’hésitent-ils pas à culpa­bi­li­ser le peuple. La chasse au tra­vail au noir devient une prio­ri­té natu­relle. Ce fai­sant, on devient tous des cri­mi­nels poten­tiels. Ira-t-on jusqu’à la délation ?

    D’un autre côté, le mécon­ten­te­ment des citoyens arrive par strates, en fonc­tion du niveau de vie. Ain­si, coha­bitent ceux qui jugent impé­ra­tif de chan­ger de sys­tème et ceux qui sou­haitent pré­ser­ver ce qu’ils ont encore. Les mani­fes­ta­tions des uns déve­loppent une volon­té sécu­ri­taire chez les autres.

    Le ferment du tota­li­ta­risme est là…

    Alors si on pou­vait déjà le neu­tra­li­ser, ça me suf­fi­rait. Aux géné­ra­tions futures de conce­voir un monde où les méde­cins, les infir­miers, les ingé­nieurs, les bou­lan­gers et les coif­feurs et les agri­cul­teurs ne tra­vaillent que deux jours par semaine…

    Réponse
  27. Fab

    Stouf,

    Je ne com­prends pas.

    « je trouve que ce serait déjà pas mal de sau­ve­gar­der notre sem­blant de démo­cra­tie. » : pour­quoi veux-tu que ce qui donne le goût de la démo­cra­tie disparaisse ?

    J’ai jeté un oeil au « sujet que gilles a pos­té sur le forum », je l’ai même à plu­sieurs reprises mis en lien. Et alors ? Je me fous de leur(s) méthode(s), de leur mode de pen­sée – si on peut appe­ler ça pensée…c’est juste de la prédation.

    « Les mani­fes­ta­tions des uns déve­loppent une volon­té sécu­ri­taire chez les autres.

    Le ferment du tota­li­ta­risme est là… » : c’est pour­quoi l’u­nion fait plus que jamais la force, et que sur chaque sujet, chaque mécon­ten­te­ment, il faut appor­ter une réponse qui ne soit pas spé­cia­li­sée (de son école, de son église) mais huma­niste. C’est très facile* à faire et fédérateur.

    Je sens que nous sommes d’ac­cord : si l’on par­vient à neu­tra­li­ser ce ferment, ce sera l’u­nion des mécon­ten­te­ments : union dans la reven­di­ca­tion et union sur une cause com­mune, néces­sai­re­ment humaine : pour le coup c’est le ferment de la démocratie.

    Donc retour à ma question :

    Y sont où les huma­nistes, les démo­crates ? Ils se planquent dans leurs églises ou quoi ? Et ils croient que s’ils n’en sortent pas le monde va venir à eux ?

    Réponse
  28. Stouf

    Fab,

    Bien­sur que nous sommes d’ac­cord, comme on est d’ac­cord avec ce sen­ti­ment d’in­di­gna­tion qui se répend peu à peu. Pas assez vite…

    Mais toi aus­si tu prêches pour ta cha­pelle avec ton plan de socié­té. Ce n’est pas par­ceque quelque chose nous parait évident que l’on a for­cé­ment raison.

    Si on est indi­gné, il faut le mon­trer dans la vie de tous les jours. L’in­di­gna­tion doit deve­nir un mou­ve­ment avec une iden­ti­fi­ca­tion claire. Les par­tis poli­tiques, les entre­prises, les reli­gions, ont tous un signe dis­tinc­tif (une croix, un logo, un slogan, …).
    Si l’in­di­gna­tion est un mou­ve­ment, elle doit aus­si avoir son sym­bole, qui nous per­met d’af­fi­cher notre appar­te­nance à un idéal.
    Un sym­bole autour duquel on peut se ras­sem­bler, figu­rant sur chaque site contes­ta­taire, dans chaque mail, sur nos véte­ments, sur les murs… Ain­si passe une idée au monde réel.

    Mais ce sym­bole ne doit sym­bo­li­ser que notre indi­gna­tion et notre volon­té d’un monde plus juste. Aller plus loin serait marginalisant.

    Qu’est ce que je fais, je com­mande déjà les pins ?

    Réponse
  29. Fab

    Mon der­nier com­men­taire en réponse à Stouf (30)a dis­pa­ru ! Je l’ai vu, je le vois plus !???

    Réponse
  30. Fab

    Stouf,

    En gros, je disais que je ne prêche pas pour ma cha­pelle : si vous voyez d’autres idées pro­po­sées ailleurs qui vont dans le sens de l’hu­ma­nisme, je me ferai un plai­sir et un devoir d’al­ler y faire un saut.

    Mon indi­gna­tion : je la montre dans ma vie de tous les jours. Et je la montre sur internet.

    Ce que je dis c’est que c’est main­te­nant, que c’est pos­sible et facile. Qu’il faut pour cela réunir les dif­fé­rentes cha­pelles. Et que pour ce faire il faut taper sur des causes com­munes aux dif­fé­rents dys­fonc­tion­ne­ments cri­ti­qués par ces chapelles.

    Fas­toche : http://​ima​gine​-que​-​c​-est​-un​-reve​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​a​-​r​g​p​p​-​o​u​-​e​d​u​q​u​o​n​s​-​e​t​-​d​u​c​o​n​-​e​t​-​d​e​m​i​-​8​5​3​2​4​5​1​5​.​h​tml

    Réponse
  31. Frère Stouf

    Je te laisse le mot de la fin Fab…

    Pour ma part, je vais ren­trer dans la secte du Kri­sh­na Cos­mique. J’ai tou­jours rêvé de me tirer la nouille toute la jour­née à contem­pler les nuages.

    C’est pour rire, on se comprend…

    Réponse
  32. sitouaillain

    bon­jour,
    je me per­mets de reprendre cette cita­tion d’Ein­stein que je trouve fondamentale
    « on ne résoud pas un pro­blème avec les modes de pen­sée qui l’ont engendré »

    gar­dons cela à l’es­prit lors­qu’il s’a­git d’a­na­ly­ser la véra­ci­té d’une équa­tion, en l’oc­cur­rence, démocratie=tirage au sort.

    On mobi­li­se­ra Gram­sci puis Bour­dieu pour l’a­na­lyse de la domi­na­tion comme coopé­ra­tion des domi­nés à leur propre domi­na­tion, et les méca­nismes de repro­duc­tion de cette domination,
    on mobi­li­se­ra Bau­drillard pour com­prendre les cir­cons­tances actuelles et la mani­fes­ta­tion la plus visible de cette coopé­ra­tion dans la socié­té de consommation,
    on mobi­li­se­ra Fou­cauld pour pous­ser la chose jusque dans les tré­fonds de la chair et des com­por­te­ments par la réponse inté­rio­ri­sée des injonc­tions de ce qu’il appelle le biopouvoir.

    on pren­dra des exemples, vie et mort d’un citoyen nord coréen, israe­lien, russe, alle­mand de 1933 à 1945, alle­mand de l’est, japo­nais, sud coréen, fran­çais de la zone sud, agent de police, gar­dien de pri­son, mili­taire, DRH, grattes papiers d’une quel­conque admi­nis­tra­tion, inqui­si­teurs et bour­reaux du 13ème comme du 21ème siècle, n’im­porte quel client de magasin,

    idée vieille que celle de la « repré­sen­ta­tion », tirés au sort ou pas, les « repré­sen­tants » sont la mani­fes­ta­tion de l’exis­tence d’une ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion de la dicho­to­mie entre ceux qui décident et ceux qui exécutent,

    Il semble que sur ce blog la confu­sion règne, j’y lis des plai­doyers pour une démo­cra­tie directe, je constate une appé­tence pour des citoyens tirés au sorts réunis dans une assem­blée, et qui décident pour les autres,
    j’y lis la volon­té de faire par­ti­ci­per des citoyens ver­tueux, de chas­ser les cor­rom­pus, etc;, et que me pro­pose-t-on comme solu­tion ? n’im­porte qui ! je ne sais si, comme moi, vous cotoyez des citoyens, nor­maux, lamb­da, mais moi en tout cas, j’en vois un paquet, et l’hu­ma­nisme, l’in­tel­li­gence, l’ou­ver­ture d’es­prit, la résis­tance à l’op­pres­sion, etc., bref, les gens à qui je pour­rais lais­ser le gou­ver­nail, je les ren­contre pas à tous les coins de rue, il y en a beau­coup, mais il y a aus­si des tas d’im­bé­ciles, de monstres en poten­tiel, de bor­nés, de condi­tion­nés, voire des sadiques, et je ne crois pas que les cons soient mino­ri­taires, sinon, nous aurions un autre régime et un autre gouvernement.

    je n’ai rien contre le tirage au sort par prin­cipe, je récuse comme idée dan­ge­reuse ce qui a été pro­po­sé ici, d’a­bord parce que cela reste très confus quant au moda­li­tés et sur­tout parce que cela entend s’ap­pli­quer à ce moment-là, dans cette socié­té-là, avec de tels écarts de savoir, d’in­té­rêts et de capa­ci­tés de com­pré­hen­sion de l’autre.
    vous pour­riez aller prê­cher ailleurs, chez les indiens yano­ma­mis ou les papous, votre dis­cours aurait un sens,

    ici, il nous faut consi­dé­rer que tirer au sort au niveau natio­nal, ne serait-ce qu’une assem­blée consti­tuante, revien­drait à pla­cer une majo­ri­té de gens médiocres, avides de par­ve­nir, sou­cieux de s’af­fi­cher avec les biens que la pub leur donne comme signes d’o­pu­lence, nar­cis­siques, indi­vi­dua­listes, igno­rant mais (on est en france) n’ayant pas l’hu­mi­li­té de s’ins­truire, etc., etc ;

    on ne fera pas deve­nir citoyens les esclaves de la socié­té de consom­ma­tion, du capi­ta­lisme, du patriar­cat, de l’au­to­ri­ta­risme admi­nis­tra­tif, par le miracle du tirage au sort, et l’hu­ma­nisme n’est pas de croire stu­pi­de­ment qu’un homme en vaut un autre, il y a des Hit­ler et des Man­de­la, il y a des cré­tins gen­tils, des intel­li­gents méchants et vice-versa,
    l’im­por­tant est de savoir consi­dé­rer que le poten­tiel de cha­cun est plus ou moins le même à la nais­sance, avec des qua­li­tés et des excel­lences par­ti­cu­lières à déve­lop­per, qu’il faut trou­ver une orga­ni­sa­tion sociale avec une éga­li­té de droits et sur­tout avec une pos­si­bi­li­té égale de faire valoir ces qua­li­tés, sans qu’elles soient hié­rar­chi­sées les unes par rap­port aux autres,

    voi­là entre autres les ques­tions préa­lables à soulever,

    main­te­nant, plu­tôt que d’af­fir­mer sans nuance tirage au sort=démocratie, posons_nous la vraie ques­tion du pou­voir, com­ment résoudre notre pro­blème du rap­port au pouvoir,et quelles sont les actions à mener pour être les acteur et les déten­teur de notre propre pou­voir, indi­vu­duel, ins­crit dans un col­lec­tif, en cher­chant à s’abs­traire de la domi­na­tion d’un ordre que nous ne vou­lons plus accep­ter, com­ment se sous­traire aux injonc­tions exté­rieures à notre volon­té, com­ment agir en concer­ta­tion dans une répar­ti­tion des pou­voirs, diluée, contre­ba­lan­cée, saine, dans de ptites actions, les petites entre­prises comme les grandes…et ce ne sont pas les occa­sions ni les idées qui manquent, sim­ple­ment si vous pro­po­sez de coor­don­ner la lutte pour la démo­cra­tie réelle, soit, directe, avec du tirage au sort, vous serez balayés par ceux-là mêmes que vous vou­liez voir au pouvoir…

    Réponse
  33. Catherine

    Je reprends le mes­sage de sitouaillain car je trouve qu’il est rude­ment inté­res­sant. Il décrit clai­re­ment les obs­tacles de ce tirage au sort auquel je ne sau­rais, comme vous Étienne, sous­crire aus­si farou­che­ment. Il y a des pré-requis me semble-t-il à son usage, et le com­men­taire sus-cité, les expose brillam­ment. En l’é­tat actuel de déli­ques­cence, il me sem­ble­rait tout à fait sui­ci­daire en effet de tirer au sort nos futurs repré­sen­tants. Je crois davan­tage pour ma part à un contrôle dras­tique des dits-repré­sen­tants, leur deman­der des comptes sur tous leurs agis­se­ments ou leurs non-agis­se­ments. En faire de réels res­pon­sables, qu’ils aient à répondre de ce qu’ils font ou de ce qu’ils ne font pas, et qu’il y ait des sanc­tions à la clef pour tout man­que­ment à leur charge. Et sur­tout que cette repré­sen­ta­tion ne soit pas cou­ron­née de trop d’a­van­tages, de reve­nus déme­su­rés, qu’elle reste au plus près de ceux des hommes qu’ils sont cen­sés repré­sen­ter, ce serait déjà un bon début je trouve !

    Réponse
  34. Fab

    Cathe­rine,

    Bon­jour.

    Y’a dan­ger effec­ti­ve­ment. À noter que la conne­rie se retrouve dans tous les milieux, et qu’il est dif­fi­cile de défi­nir une moyenne.

    On est con quand on manque de temps pour faire ce que l’on veut.

    On est esclave de sa conne­rie quand on ne se pose pas la question.

    Le tirage au sort de cer­tains pour pré­sen­ter la parole de tous à d’autres est une néces­si­té de fonc­tion­ne­ment. Mais ça ne per­met pas de mettre en œuvre. Pour le moment en tout cas ce n’est pas suf­fi­sant : nous n’ar­ri­vons pas à nous sai­sir de notre liber­té. (http://​ima​gine​-que​-​c​-est​-un​-reve​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​m​i​l​l​e​-​c​o​l​o​m​b​e​s​-​c​h​r​i​s​t​o​p​h​e​-​a​l​e​v​e​q​u​e​-​8​5​4​7​5​2​6​9​.​h​tml)

    Réponse
  35. Stouf

    Cathe­rine,

    Une affaire qui a eu lieu en Belgique :

    http://www.sudpresse.be/actualite/faits_divers/2010–10-20/assassinat-au-parachute-suffisamment-de-preuves-indirectes-pour-le-jury-818494.shtml

    Pas de preuves directes mais :

    « Les jurés ont en outre insis­té sur le fait que l’accusée avait la connais­sance, le temps et un mobile pour com­mettre cet acte. ».

    Depuis, quand je rentre à la mai­son, je me fais sys­té­ma­ti­que­ment engueu­ler par ma com­pagne parce qu’elle estime j’aime bien boire un verre avec les copains et que j’ai le temps de le faire… donc coupable…

    Est-ce qu’on doit faire un jury pour contrô­ler les jury ?

    Réponse
  36. Catherine

    C’est tout sim­ple­ment ter­rible ce que je lis dans cet article que vous nous sou­met­tez Stouf, et en même temps ter­ri­ble­ment symp­to­ma­tique de ce que nous vivons tous les jours dans tous les com­par­ti­ments de notre vie. C’est l’ère du soup­çon qui sévit par­tout et on dirait que lors­qu’on tient quel­qu’un comme à ce pro­cès, il paie pour tous les sévices et toutes les souf­frances qui sont tues et digé­rées en silence. C’est l’hal­la­li en quelque sorte, en une ven­geance sor­dide qui dit bien de l’im­pos­si­bi­li­té de remettre aux mains d’un jury tiré au sort le sort d’une personne…

    Réponse
  37. Bob

    Pour­quoi ne pas consti­tuer un nou­vel état ?
    On arrête de payer nos impots à celui-ci et on en monte un autre.

    En quelques dizaines d’an­nées, on peut avoir quelque chose.

    Réponse
  38. Fab

    Bob,

    On arrête de payer l’im­pôt !

    On aura quelque chose de suite : la démo­cra­tie, soit : une fois les tâches ména­gères accom­plies – la soli­da­ri­té satis­faite – on conti­nue comme avant !

    Réponse
  39. Fab

    De quoi avez-vous peur ? Ou de qui ?

    À mon avis de vous-mêmes. Parce que le pro­jet ne peut être qu’al­lé­chant : la liber­té. Et ça il n’y a que la parole, le dia­logue, qui puisse nous faire réa­li­ser quelle pro­por­tion d’autres trouvent ce pro­jet éga­le­ment allé­chant. Quelle pro­por­tion de la socié­té est éga­le­ment frei­née par la peur.

    Parce qu’une fois qu’on sait que l’on par­tage les mêmes craintes on est mieux armé pour les affronter.

    C’est le prin­cipe fon­da­teur de la socié­té : tous répondent aux peurs de cha­cun, l’u­nion fait la force.

    Réponse
  40. Stouf

    Aie, Cathe­rine,…

    L’exemple que j’ai don­né est un cas excep­tion­nel de dérive des jurys popu­laires. On ne peut pas vali­der ou inva­li­der un sys­tème sur des cas particuliers.

    C’est tout le pro­blème de la manipulation…

    Le seul moyen de pré­ser­ver nos démo­cra­tie sera de déve­lop­per notre esprit cri­tique. Ne jamais accep­ter une théo­rie sans avoir cher­cher de l’in­va­li­der et vice-versa.

    C’est quelque chose qui manque cruel­le­ment sur ce site, comme dans la vie de tous les jours.

    Etienne, n’ou­bliez pas de répondre aux ques­tions en sus­pens sur le sujet « com­prendre la dette publique en quelques minutes »… Qu’on soit sur de tout comprendre…

    Réponse
  41. Di Girolamo

    « Le seul moyen de pré­ser­ver nos démo­cra­tie sera de déve­lop­per notre esprit cri­tique. Ne jamais accep­ter une théo­rie sans avoir cher­cher de l’in­va­li­der et vice-versa. »

    L’a­voir dit c’est bien ‚le faire c’est mieux ; l’es­prit cri­tique ne tombe pas du ciel : il faut prendre le temps sur un sujet de s’in­for­mer et en faire le tour .
    Et quand bien même un tel et un tel est en capa­ci­té de pro­duire ce tra­vail , quelle impor­tance si le peuple ‚au sens de l’en­semble des citoyens n’est pas en mesure d’y accéder ?

    La pos­si­bi­li­té réelle , concrète , pra­tique, de faire le tour sérieux et cri­tique des sujets demande le créa­tion d’un outil public per­met­tant ce tra­vail et sa média­ti­sa­tion ;les blogs iso­lés comme celui ci mal­gré leur inté­rêt tournent en rond par non reliés à un outil de recherche ‚lui même relié à l’ins­ti­tu­tion poli­tique décisionelle.

    Les débats auquels ont assiste sont de faux débats où cha­cun joue sa par­ti­tion par­ti­sanne ‚sans qu’on puisse réel­le­ment se faire une idée fon­dée , sur­tout si comme 90% des gens on est pris par la vie cou­rante et peu dis­po­nible pour consa­crer du temps à la réflexion.
    Oui vrai­ment l’a­bus de pou­voir se fonde sur la méco­nais­sance et la mani­pu­la­tion ; c’est la réflexion et le savoir qui sont au coeur de la démo­cra­tie ; le tirage au sort cer­tai­ne­ment utile comme un élé­ment pos­sible d’or­ga­ni­sa­tion pour contrer cer­taines dérives ne rem­place pas ce coeur démo­cra­tique ; c’est bien cela la reven­di­ca­tion majeure : mieux orga­ni­ser la réflexion et le débat sur les sujets de socié­té , relier ces tra­vaux aux déci­sions ; par ex réfé­ren­dums quand cela est fondé.
    Comme l’é­cole publique , le débat publique devrait être obligatoire.

    Réponse
  42. Stouf

    Un tra­vail d’in­for­ma­tion cen­sé incom­ber aux journalistes…

    Réponse
  43. Fab

    Di Giro­la­mo,

    Bon­jour. Vaste sujet que j’ai eu maintes fois l’oc­ca­sion d’a­bor­der (seul !) avec PJ&Co !

    L’im­por­tant c’est effec­ti­ve­ment que nous – vous, moi et tant d’autres – y croyons mais que nous ne nous enten­dons pas (cer­tains allant même jus­qu’à faire exprès que nous ne nous enten­dions pas.). Le temps appa­raît for­te­ment dans votre com­men­taire, c’est impor­tant pour moi aus­si, c’est un point de vue que je défends : il faut du temps pour se faire une idée. C’est un tra­vail. C’est le travail.

    Impor­tant aus­si est de dire (ça y est : je me sou­viens* ! ‘Tain c’est vrai qu’il faut du temps pour se faire une idée…)haut et clair ce qu’on pense du point de vue de l’autre, où on le place par rap­port au sien et en rap­port avec la socié­té, etc. De manière à ce qu’un porte-parole (celui qui a la pos­si­bi­li­té d’être écou­té) puisse por­ter toutes nos nuances aux autres (à ceux qui observent depuis d’autres points de vue encore) afin qu’ils puissent eux-mêmes se faire une idée (pour cela il faut du temps 🙂 ).

    Bref : c’est la démo­cra­tie en marche, avec porte-parole au début c’est nor­mal : il n’y a pas encore de quoi faire un tirage au sort !

    Au plai­sir,

    Fab

    Réponse
  44. Di Girolamo

    @ Fab
    « Que rap­por­tez-vous de votre cam­pagne dans les communes ? »

    Un pro­cès au tri­bu­nal admi­nis­tra­tif que j’ai sai­sis pour exclu­sion du Pays de l’Ar­dèche Verte ( six com­mu­nau­tés de communes)

    Mer­ci pour avoir res­sor­ti ces liens chez Jorion que j’a­vais oublié

    Réponse
  45. Fab

    Di Giro­la­mo,

    Féli­ci­ta­tions.

    « Oublie les injures, n’ou­blie jamais les bien­faits. » (Fucius)

    Réponse
  46. Catherine

    Di Giro­la­mo, excuse-moi j’ai oublié ton pré­nom mais je n’ai pas oublié ta démarche qui me plaît déci­dé­ment de plus en plus car elle est au coeur de la vie. Elle parle du vécu, et le vécu lui ne raconte pas de racon­tars, il dit plus et mieux que n’im­porte quel dis­cours, que n’im­porte quelle idée.

    L’es­prit cri­tique ne sau­rait en effet tom­ber du ciel, c’est que ça se construit ce bidule-là.

    Puis­qu’il se veut cri­tique ce dit-esprit, il ne sau­rait savoir où il faut aller, par­di, car s’il le savait par avance cela vou­drait dire qu’il suit la doxa, et alors cela vou­drait dire qu’il n’au­rait plus rien de cri­tique ce soi-disant esprit cri­tique, il serait conforme, ou anti-conforme par esprit de réac­tion, mais cha­cun sait que pen­ser contre c’est encore pen­ser selon, alors ce serait tou­jours tour­ner en rond autour de lui, mais d’es­prit cri­tique, nenni !

    C’est que l’es­prit cri­tique vogue dans d’autres sphères, il coiffe, englobe, dépasse, trans­cende la contra­dic­tion pour offrir une liai­son qui per­met par­fois de com­prendre un peu mieux ce qui se trame en arrière-plan c’est à dire dans la chaîne du tis­sage social.

    Alors moi, j’ai trou­vé un truc, c’est l’ac­cu­mu­la­tion de tous les brics et brocs que je sens, que je vois, que je touche, que je goûte, que je croise, etc, tous ces trucs-là, je les mets dans un coin de ma tête, dans une douce atten­tion flot­tante, et un jour, au décours, de j’ne sais quoi, un fait, un mot, un évé­ne­ment, c’est comme si grâce à tous les élé­ments que j’ai conser­vé en moi, se des­si­nait grâce à un quelque chose qui passe ou qui se passe, je sen­tais, je devi­nais les connexions orga­ni­sa­trices de l’é­che­veau que j’ai sous les yeux.

    Cela veut dire alors que ce n’est pas moi qui pense, je me fais pen­ser par tous ce que j’ai engran­gé et qui entre en réso­nance avec un fait, un truc que je n’ai pas pré­vu et qui me fait dire grâce au back­ground, ah ben, oui, sapris­ti, c’est ça !

    Réponse
  47. Stouf

    Cathe­rine,

    Je ne vou­lais pas vous vexer. Sans doute avez vous rai­son. C’est juste que par­fois, et ce n’est que mon avis, il est sain de se for­cer à se poser des ques­tions, même quand on a le sen­ti­ment d’être convain­cu. Et quand arrive le moment où on se sait plus répondre à une de ces ques­tions, il est temps d’en cher­cher la cause. Dans l’en­tre­prise, bon nombre de pro­jets connaissent des pro­blèmes parce que l’é­vi­dence n’en était pas une… Là, c’est mon expé­rience qui parle…

    Réponse
  48. Catherine

    Le doute me consti­tue, les affir­ma­tions me font peur car elles enferment dans des pri­sons men­tales. En revanche, dire non au poi­son quand on a consta­té qu’il tuait, là, c’est autre chose !

    Réponse
  49. Catherine

    Quand on répond trop vite à une ques­tion, je me demande par­fois qui répond ?

    Est-ce nous ou se fait-on pen­ser par des appren­tis­sages que l’on croit nôtres

    Ques­tion !

    Réponse
  50. Catherine

    J’ai oublié de vous ras­su­rer Stouf, je ne suis pas vexée, je me demande bien d’ailleurs ce qui a pu vous faire croire cela. Il ne s’a­git pas d’une ques­tion de per­sonne n’est-ce-pas, mais seule­ment d’une ques­tion d’i­dées, alors tout est per­mis, tout doit être dit au contraire, abso­lu­ment tout, au risque de tarir la source cog­ni­tive, bonne soi­rée à vous !

    Réponse
  51. catherine

    Je reprends CE que dit Di Giro­la­mo car c’est essen­tiel selon moi :

    « c’est la réflexion et le savoir qui sont au coeur de la démocratie »

    100% d’ac­cord avec toi bien sûr, mais cette réflexion et ce savoir ne néces­sitent pas for­cé­ment de s’en­fer­mer dans un bun­ker pour ingur­gi­ter toutes les infor­ma­tions qui sont déver­sées de ci de là.

    Non, bien au contraire, si l’on veut, c’est très simple mais tel­le­ment simple que per­sonne ne veut y croire.

    En fait, pour savoir ou plus exac­te­ment ça-voir, il faut voir ça jus­te­ment, ce qu’on a sous les yeux et le lire avec le moins d’a prio­ri pos­sible, mais voir sur­tout ce que ça donne au final ce qu’on voit jus­te­ment ce ça, qu’est-ce qu’il porte comme fruit ?

    Est-ce que ce sont des fruits de lumière ou des fruits de ténèbres ?

    Cela veut donc dire qu’il faut qu’il y ait une ré-flexion, dans le vrai sens du terme, c’est à dire une flexion, un mou­ve­ment vers l’in­té­rieur de soi pour lire le livre du vécu que l’on a sous les yeux.

    Et pour cela, point n’est besoin d’a­voir moult titres, je dirais même que les titres encombrent plus qu’ils ne libèrent.

    Il faut en revanche une atten­tion sou­te­nue, une atten­tion non fil­trante qui accueille toutes les infos d’où qu’elles viennent et puis ensuite on observe et on se laisse expri­mer par ce qu’on voit, ce n’est pas nous alors qui par­lons on se fait par­ler par ce que l’on constate et sou­vent c’est beau­coup plus per­ti­nent que ce que l’on répète de nos appren­tis­sages qui ont été construits par une socio-culture qui n’as­pire qu’à son maintien ;

    Réponse
  52. Fab

    Merde ! J’ai zuté : « Une ques­tion Étienne »…

    Réponse
  53. Di Girolamo

    @ Cathe­rine

    Toutes les méthodes, tous les regards et même tous les titres sont bons à prendre à condi­tion qu’ils fassent société :

    C’est bien la diver­si­té des per­sonnes et des opi­nions qui fait socié­té (la bun­ke­ri­sa­tion n’est pas conseillée) :

    http://​lebon​do​sage​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​e​-​s​u​i​c​i​d​e​-​f​r​a​n​-​a​i​s​-​8​5​9​3​6​4​6​5​-​c​o​m​m​e​n​t​s​.​h​t​m​l​#​a​n​c​h​o​r​C​o​m​m​ent

    Réponse
  54. Fab

    Di Giro­la­mo,

    « C’est bien la diver­si­té des per­sonnes et des opi­nions qui fait socié­té (la bun­ke­ri­sa­tion n’est pas conseillée) » : Sûr ! C’est la base, le renversement.

    Réponse
  55. catherine

    Bien d’ac­cord avec toi Di Giro­la­mo, c’est ce que je vou­lais dire et que j’ai mal dit, tout est bon en soi, en effet, c’est le dosage qui importe, sans la diver­si­té point de vie !

    Réponse
  56. jelejure

    @Catherine : « dire non au poi­son quand on a consta­té qu’il tuait »…
    « tous les élus sont pourris » ?
    cette phrase appelle un doute méthodique :

    Si oui, alors Étienne Chouard a rai­son de ne pas s’embarrasser avec des « détails de l’histoire »…Mais si non, alors, Étienne ne sert la soupe qu’à la bar­ba­rie la pire, j’espère bien non inten­tion­nel­le­ment, mais faire du sen­ti­ment per­son­nel ici relè­ve­rait de la col­la­bo­ra­tion la plus lâche !

    Les élus au banc des accu­sés, oui, mais la « rigueur intel­lec­tuelle », et l’esprit même des « lois » exi­ge­raient un pro­cès équi­table : conclu­sion : non, tous les élus ne sont pas pour­ris, et il revient au peuple de savoir uti­li­ser le poten­tiel démo­cra­tique de l’élection pour envoyer aux pou­voirs les élus qui ne sont pas pour­ris : sépa­rez le bon grain de l’ivraie, si vous ne vou­lez pas ali­men­ter les chiennes des têtes rasées hon­groises et autres, qui reviennent au pas de l’oie en jouant du vio­lon appe­lé « tirage au sort et réfé­ren­dum populiste » !

    Cette his­toire d’Étienne qui amal­game « tous les élus » démo­lit toute son argu­men­ta­tion , laquelle com­porte pour­tant des tré­sors depuis long­temps uti­li­sés par des séduc­teurs popu­listes se pré­sen­tant comme « plus com­mu­niste que moi t’es fusillé »…

    Les élus de la GUE ne sont pas pour­ris, ils sont utiles à la résis­tance popu­laire contre la dic­ta­ture de l’oligarchie capi­ta­liste … exemple, face à l’hostilité des auto­ri­tés de Bruxelles contre « los indignados » :

    Com­mu­ni­qué de presse du groupe par­le­men­taire GUE/NGL 6 octobre 2011 « Soli­da­ri­té avec les Indi­gna­dos » Le groupe par­le­men­taire de la Gauche Européenne/Gauche Verte Nor­dique GUE/NGL a lan­cé une ini­tia­tive pour expri­mer sa soli­da­ri­té avec le mou­ve­ment des « indi­gnés » – un col­lec­tif de gens de par­tout en Europe, qui arri­ve­ront à Bruxelles à par­tir du 8 octobre 2011. Dans trois lettres offi­cielles adres­sées au Bourg­mestre de la Com­mune de Koe­kel­berg, au Pré­sident ministre de la Région Bruxelles-Capi­tale et au Fred­dy Thie­le­mans, Bourg­mestre de la Com­mune Bruxelles, les dépu­tés demandent d’offrir aux « indi­gnés » d’hospitalité et de mon­trer une ouver­ture d’esprit digne de la capi­tale de l’Union euro­péenne. Les lettres ont été signées par la suite par de nom­breux dépu­tés euro­péens des groupes des Verts et des Socia­listes. Le mou­ve­ment des “Indi­gna­dos” va orga­ni­ser des réunions et des mani­fes­ta­tions publiques à Bruxelles pour dis­cu­ter des défis actuels, autant sociaux que poli­tiques de l’Europe ; et pour faire entendre la voix des citoyens dans les ins­ti­tu­tions de l’Union euro­péenne. Les orga­ni­sa­teurs attendent des mil­liers de personnes.

    Press contacts GUE/NGL

    Réponse
  57. Di Girolamo

    L’é­lu est un citoyen élu . L’é­lec­tion ne confère aucune valeur en plus ou en moins à la personne.Mais c’est un fait avé­ré que le pou­voir a une ten­dance natu­relle à deve­nir abus de pou­voir et plan de car­rière ; c’est un fait avé­ré que les groupes humains , les asso­cia­tions , les par­tis poli­tiques ‚avec le temps finissent par se fer­mer sur eux mêmes et défendre leurs propres intérêts.

    L’or­ga­ni­sa­tion de la vie poli­tique qui par nature concerne tous les citoyens doit pré­voir ces dérives , du moins si le but recher­ché est bien la démocratie.

    Croire que ces pro­blèmes peuvent se résoudre parce qu’ef­fec­ti­ve­ment tous les élus ne sont pas pour­ris , c’est mal poser la ques­tion et appor­ter donc une mau­vaise réponse.

    Les pro­po­si­tions cher­chant à appor­ter des solu­tions struc­tu­relles , dans l’or­ga­ni­sa­tion même de la démo­cra­tie sont les seules inté­res­santes ;c’est la rai­son de l’in­té­rêt qu’on peut por­ter à celle du tirage au sort ; même si comme moi on pense qu’il ne faut pas s’en tenir à ce seul élément.
    Le constat est que l’or­ga­ni­sa­tion actuelle de la vie poli­tique fait qu’ef­fec­ti­ve­ment et au delà d’un regard sur les per­sonnes elles mêmes , les élus sont « pour­ris » par nature.

    Cela ne serait pas trop gênant si le monde tour­nait rond ; mais au vu des pro­blèmes c’est de l’in­cons­cience pure de lais­ser per­du­rer ces habi­tudes et pra­tiques politiques.

    Réponse
  58. Étienne

    @ « jelejure :

    Ben voyons… : tous ceux qui dénoncent l’es­cro­que­rie par­le­men­taire sont des « fas­cistes », qui « servent la soupe à la pire bar­ba­rie », via des « séduc­teurs populistes »… 

    C’est cela, oui, conti­nuez à nous prendre pour des imbéciles.

    Cette pro­tes­ta­tion indi­gnée est sans doute signée par… un parlementaire ?

    L’exemple du com­mu­ni­qué de presse des élus GUE/NGL se pré­ten­dant « soli­daires avec les Indi­gnés » est acca­blant : les citoyens sont priés de se conten­ter d’un insi­pide bla­bla sans la moindre por­tée contrai­gnante, et de ne pas tenir rigueur aux élus pour toutes les régres­sions anti­so­ciales (bien réelles et bien contrai­gnantes, elles) que rend pos­sible depuis qua­rante ans l’U­nion euro­péenne (impo­sée par VIOL par les mêmes élus). Les élus font prendre aux élec­teurs des ves­sies pour des lan­ternes. Trop tra­hi, j’en ai marre d’être repré­sen­té, repré­sen­ta­tion qui m’in­fan­ti­lise : je veux la démo­cra­tie, la vraie. Je ne veux plus être réduit à un élec­teur-enfant ; j’as­pire à être recon­nu comme un citoyen-adulte. Et sur ma route, en tra­vers de ma route, je trouve… des élus. Des élus qui tiennent mor­di­cus à res­ter mes maîtres et tout déci­der à ma place. 

    J’en ai marre des élus : ni dieu, ni maître.

    Donc oui, Alain, je résiste à cette inti­mi­da­tion par­le­men­taire que je trouve pro­fon­dé­ment ANTIDÉMOCRATIQUE.
    Et ça ne fait pas de moi un fas­ciste : il ne faut pas prendre les gens pour des imbé­ciles, il ne suf­fit pas d’in­ju­rier les gens — à fronts ren­ver­sés, en plus ! — pour pro­duire une démonstration.

    Ceux qui dénoncent comme « fas­cistes » tous les don­neurs d’a­lerte radi­caux (les vrais don­neurs d’a­lerte, quoi) sont même for­te­ment sus­pects de défendre… les vrais fas­cistes (tou­jours pré­sents, appa­rem­ment, contrô­lant la force publique pour péren­ni­ser leurs grands privilèges). 

    On dirait une cour de récré où volent les points God­win :
    — « Fasciste ! » 
    — « Toi-même ! « .…

    Étienne.

    Réponse
  59. Fab

    jele­jure,

    Bon­jour. J’ai une grande expé­rience dans le doute métho­dique. Vous men­tez et vous le savez.

    Di Giro­la­mo,

    +1

    Le tirage au sort est la manière incon­tour­nable de por­ter le mes­sage d’un groupe aux autres : le porte-parole est un messager.

    http://​ima​gine​-que​-​c​-est​-un​-reve​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​g​e​o​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​e​t​-​a​n​a​l​y​s​e​-​8​6​1​3​5​6​1​7​.​h​tml

    http://​ima​gine​-que​-​c​-est​-un​-reve​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​r​e​p​o​n​s​e​-​a​-​p​a​u​l​-​j​o​r​i​o​n​-​8​6​1​0​1​6​0​9​.​h​tml

    http://​ima​gine​-que​-​c​-est​-un​-reve​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​o​n​-​v​o​u​s​-​p​r​e​n​d​-​a​u​-​m​o​t​-​c​-​e​s​t​-​u​n​e​-​f​o​r​m​e​-​d​e​-​r​e​s​p​e​c​t​-​d​e​-​p​o​l​i​t​e​s​s​e​-​e​t​-​a​c​c​e​s​s​o​i​r​e​m​e​n​t​-​l​e​-​s​o​c​l​e​-​d​e​-​l​a​-​d​e​-​8​6​0​8​1​0​6​3​.​h​tml

    Si quel­qu’un veut être mes­sa­ger qu’il se fasse connaître, qu’il s’ap­pelle Pierre, Paul ou Étienne 🙂 : il en faut au moins un pour qu’il y ait tirage, la démo­cra­tie ça se construit, c’est un che­min, il faut l’ac­cep­ter pour s’y engager.

    Étienne,

    +1

    Popu­lisme, je vois à peu près ce que c’est ? Quel est le nom de celui qui estime ne pas faire par­tie du peuple ? Le popu­lisme est défi­ni comme un « Dis­cours poli­tique favo­rable aux classes défa­vo­ri­sées, et sou­vent hos­tile aux élites », com­ment dit-on pour un dis­cours poli­tique por­tant la voie du peuple ? La démo­cra­tie non Mon­sieur jelejure ?

    Réponse
  60. catherine

    Jele­jure, je réponds à votre « inter­pel­la­tion » avec retard excu­sez-moi, mais sans jurer de rien pour ma part !

    Il me semble bien que vous nous enfer­mez dans un piège, celui de l’al­ter­na­tive illusoire.

    C’est à dire le piège d’une struc­ture qui consiste à impo­ser un choix illu­soire puis­qu’au­cune solu­tion n’est accep­table dans les faits.

    Ce chiasme fait croire, convainc abu­si­ve­ment qu’il faut se ran­ger dans une case ou dans une autre, et bien, non, moi, je crois qu’il en existe d’autres d’al­ter­na­tives et pas de celles que vous nous proposez.

    Quand le moule est bos­se­lé, de tra­vers parce qu’il est tom­bé ou parce que vous l’a­vez boxé un jour de grand éner­ve­ment, et bien, ma foi, vous aurez beau y mettre tout votre coeur et ceci et cela, ce qui en sor­ti­ra de ce moule acci­den­té, ce sera tou­jours un conte­nu ayant la forme du conte­nant, c’est à dire bos­se­lé, acci­den­té, de tra­vers et tout le toutim !

    Réponse
  61. gilles

    Mon­sieur jele­jure*, les choses ne se pré­sentent pas de manière binaire, dans un rai­son­ne­ment selon lequel les élus de la GUE seraient soient 100 % utiles ou bien 100 % inutiles. L’u­ti­li­té des élus de la GUE est très rela­tive dans un soi-disant par­le­ment qui est cen­sé repré­sen­té des peuples divers habi­tant un sous-conti­nent de l’Eu­ra­sie et doté de très faibles pouvoirs.

    Vous qui ne jurez que par les élus, vous devriez insis­tez sur ce point capi­tal, cette enti­té que cer­tains osent appe­ler, sans aucune crainte du ridi­cule, Par­le­ment Euro­péen, cette enti­té est cha­peau­tée par une Com­mis­sion non-élue.

    Cette enti­té est infes­tée par les lob­bies et les mar­chands du temple, de nom­breux membres en sont cor­rom­pus, alors l’u­ti­li­té des membres de la GUE est celle très faible d’a­gneaux au milieu de loups.

    Quant à par­ler d’U­nion Euro­péenne Alter­na­tive ! Parlons-en !

    Mon­sieur jele­jure*, vous avez devant les yeux les résul­tats d’un cer­tain type d’u­nio­nisme, d’un cer­tain type de fédé­ra­lisme : la ser­vi­tude des grecs, les soit-disantes règles d’or, la sou­mis­sion aux mar­chés finan­ciers, la régres­sion du niveau de démo­cra­tie par­tout dans ce que les oli­garques appellent la « construc­tion ». Pas la peine que je détaille, vous le savez autant que moi.

    Vous me dites : « Oui, mais mon unio­nisme euro­péen, mon fédé­ra­lisme euro­péen ne sera pas pareil, il s’a­git d’U­nion Euro­péenne Alter­na­tive ! » J’en­tends bien et d’ailleurs c’est ce que j’ai prô­né pen­dant des années et des années, mais j’ai chan­gé d’avis.

    Pour­quoi être par­ti­san de l’au­to­no­mie, de la sou­ve­rai­ne­té du peuple et non de la fédé­ra­tion de plu­sieurs peuples ?

    La méca­nique de la régres­sion du niveau de démo­cra­tie impo­sé par le fédé­ra­lisme est facile à comprendre :

    — 1 — Elle tient à la dilu­tion de l’in­fluence des élec­to­rats natio­naux dus à l’é­loi­gne­ment du centre des déci­sions. C’est déjà dur pour un fran­çais éloi­gné de Paris de mani­fes­ter devant l’As­sem­blée Natio­nale qui est encore res­pon­sable, même si cela est un peu biai­sé, alors vous pou­vez ima­gi­ner pour un esto­nien ou un grec aller à Bruxelles mani­fes­ter devant votre nou­vel exé­cu­tif euro­péen alter­na­tif ! La méca­nique de la régres­sion sera iden­tique avec votre nou­veau sys­tème fédé­ral alter­na­tif puis­qu’il intro­dui­ra le ren­for­ce­ment crois­sant de l’au­to­no­mie de l’exé­cu­tif fédé­ral euro­péen du à l’é­loi­gne­ment de l’électeur.

    — 2 — Les poli­tiques cen­tra­li­sées ont toutes les chances de moins bien reflé­ter les pré­fé­rences des élec­teurs dans un ensemble plus vaste, et néces­sai­re­ment plus hété­ro­gène. Il s’en suit que le pas­sage à une poli­tique fédé­rale au niveau du sous-conti­nent ne peut qu’af­fai­blir la satis­fac­tion démo­cra­tique des élec­to­rats natio­naux puisque ceux-ci ont des pré­fé­rences spécifiques.

    — 3 — La cen­tra­li­sa­tion, qui cor­res­pond en l’oc­cur­rence à un accrois­se­ment de la dimen­sion de la socié­té poli­tique déter­mine un gain consi­dé­rable de pou­voir et de res­sources pour la classe poli­tique et admi­nis­tra­tive dans son ensemble, ain­si que pour les groupes de pres­sion ou lobbies.

    Votre nou­veau sys­tème fédé­ral ou unio­niste sera éloi­gné des élec­teurs et tou­jours proche des lob­bies. Vous allez me dire que ce n’est pas ce que vous vou­lez, que votre nou­veau sys­tème fédé­ral ne tien­dra pas compte des lob­bies. Mais ces lob­bies assié­ge­ront impi­toya­ble­ment votre nou­veau sys­tème jus­te­ment parce qu’il est centralisé.

    Pour­quoi ?

    On sait que les régle­men­ta­tions sont assi­mi­lables à des impôts accom­pa­gnés de sub­ven­tions. Elles imposent en effet des coûts sup­plé­men­taires à cer­tains caté­go­ries d’ac­teurs et apportent des avan­tages ou trans­ferts à d’autres caté­go­ries. Ain­si par exemple, une poli­tique de sou­tien des prix agri­coles ( au-des­sus des prix cou­rants du mar­ché ) déter­mine un pré­lè­ve­ment sur les reve­nus des consom­ma­teurs de ces pro­duits, qui per­met de sub­ven­tion­ner les producteurs.

    Or le pas­sage de régle­men­ta­tions qui affectent une nation de 50, 60 mil­lions d’ha­bi­tants à des régle­men­ta­tions qui en affectent 500 mil­lions change évi­dem­ment le « bud­get impli­cite » cor­res­pon­dants à ces qua­si-impôts et trans­ferts de reve­nus. Une mesure qui repré­sen­te­rait un mon­tant d’im­pôt et un trans­fert de reve­nu de 5 euros déter­mi­ne­rait dans votre nou­veau sys­tème euro­péen, un impôt et un trans­fert de reve­nu de 5 x ( 500⁄60 ) euros = 41,6 euros soit 8,33 fois plus.

    Le pou­voir de votre nou­vel exé­cu­tif fédé­ral euro­péen qui déci­de­ra de ces opé­ra­tions sera mul­ti­plié d’un fac­teur d’en­vi­ron 8 si on le com­pare à l’an­cien pou­voir natio­nal d’une nation de 60 mil­lions d’ha­bi­tants. Ceci puis­qu’il pour­ra affec­ter ces mêmes mon­tants à des clien­tèles beau­coup plus vastes. L’at­trac­ti­vi­té des car­rières dans votre nou­vel exé­cu­tif sera aug­men­tée d’autant.

    Quel rap­port avec les lob­bies me direz-vous ? Déjà les per­sonnes qui seront atti­rées par la direc­tion de votre nou­vel ensemble euro­péen alter­na­tif auront plus comme moti­va­tion le pres­tige de régner sur beau­coup d’ha­bi­tants que le simple dévoue­ment que l’on pour­rait attendre. Le carac­tère « alter­na­tif » de votre « construc­tion » en sera déjà lour­de­ment affecté.

    Mais ce n’est pas tout, la cen­tra­li­sa­tion béné­fi­cie­ra aux divers lob­bies. Au lieu d’a­voir à négo­cier avec 15, 25 ou 27 auto­ri­tés natio­nales indé­pen­dantes les unes des autres, les lob­bies pour­ront gagner du temps et se concen­trer sur une seule auto­ri­té pour avoir accès à un mar­ché uni­fié de 500 mil­lions de consom­ma­teurs. L’im­por­tance accrue des béné­fices cor­res­pon­dants à attendre de la régle­men­ta­tion com­mune accroî­tra, comme dans le cen­tra­lisme actuel, la force de cor­rup­tion et l’as­si­dui­té effré­née des lobbies.

    En pre­mière approxi­ma­tion, le coût du lob­bying en europe cen­tra­li­sée est divi­sé par 27 du fait de la régle­men­ta­tion cen­tra­li­sée par rap­port à la régle­men­ta­tion natio­nale, tan­dis que les avan­tages eux sont mul­ti­pliés par 27.

    En résu­mé votre nou­veau sys­tème alter­na­tif fédé­ral euro­péen ne pour­ra pas être défen­du pour le main­tien des prin­cipes démo­cra­tiques que vous défen­dez ( à cause de l’é­loi­gne­ment des citoyens ) contre des lob­bies qui seront eux plus puis­sants. Votre nou­veau sys­tème fédé­ral alter­na­tif euro­péen ren­for­ce­ra l’au­to­no­mie des exé­cu­tifs, nous éloi­gne­ra des pra­tiques démo­cra­tiques effec­tives en vidant le débat public de sa substance.

    En conclu­sion :
    On ne change pas un sys­tème en gar­dant le mode de pen­sée qui l’a engen­dré. Albert Einstein.

    • (Alain Gui… …, si c’est toi, res­pire et détends-toi, sors, fait du sport, au lieu de res­ter des heures sur Inter­net, parce sinon que tu vires au troll, relax, bon­jour chez toi 🙂 )
    Réponse
  62. Fab

    gilles,

    Contre l’é­loi­gne­ment il y a inter­net. Par contre, com­ment envi­sa­gez-vous qu’un « esto­nien ou un grec », ou un fran­çais, puisse se tenir infor­mé de ce qui se passe ne serait-ce qu’au­tour de chez lui s’il n’en a pas le temps ?

    Com­ment pen­sez-vous que la démo­cra­tie puisse se construire sans les individus ?

    Réponse
  63. lauraneb

    Comme Étienne Chouard le dit, la Démo­cra­tie, ça n’a jamais été de voter pour un repré­sen­tant à qui nous don­nons notre pou­voir de déci­der (nous choi­sis­sons notre maître) mais le tirage au sort.…

    Donc d’où vient cette idée de vote ?
    De Rome, de l’Em­pire romain, cet empire avec ses oli­garques qui a appor­té autant de déve­lop­pe­ments aux peuples (ce qu’on entend par­tout depuis 30 ans)… et qui au détour pra­ti­quait l’esclavage…

    D’où vient la démo­cra­tie réelle ?
    d’A­thènes, de la Grèce…un autre modèle pour l’Eu­rope, Pour les pays d’Eu­rope, Pour le monde…

    Main­te­nant, vous savez pour­quoi la Grèce devait tom­ber, main­te­nant vous savez pour­quoi la Grèce devait abso­lu­ment échouer en pre­mier, main­te­nant vous savez pour­quoi la répu­blique athé­nienne doit abso­lu­ment dis­pa­raître.… Voi­là pour­quoi la faillite de la Grèce est programmée

    Réponse
  64. daniel toublanc

    le 25 02 2012
    Bonsoir

    Suite à vos pro­pos concer­nant le tirage au sort comme moyen de dési­gna­tion des res­pon­sable poli­tiques ain­si que sur les banques.

    Tout d’a­bord, je me per­mets de faire une obser­va­tion sur la forme. Quant j’é­coute un locu­teur ex cathe­dra, j’ai du mal à sup­por­ter qu’il me balance comme argu­men­ta­tion ses bibles dans le désordre : Alain, Plan­ton, Onfray, Robes­pierre etc… Car je me fiche de connaître les idées que Étienne Chouard prête à ces gens-là, mais ce qui m’in­té­resse, c’est ce que pense Étienne Chouard et si la thèse qu’il défend est cohérente.

    Sur le fond, j’ai enten­du dans vos pro­pos quelques lieux com­muns sor­tis d’une cri­tique tra­di­tion­nelle de la Socié­té capi­ta­liste, mainte fois res­sas­sée tel­le­ment évi­dente qu’elle n’a que quelques contra­dic­teurs témé­raires, même les fas­cistes, ont récu­pé­ré cette ana­lyse du capi­ta­lisme, sur laquelle ils sont entiè­re­ment d’ac­cord (exploi­ta­tion, pau­vre­té, confis­ca­tion du pou­voir poli­tique, plou­to… oli­gar… etc…

    Néan­moins, j’ai rele­vé quelques quelques dif­fé­rences de point de vue avec moi, notam­ment sur la démo­cra­tie athé­nienne qui ne me semble pas avoir été la pana­cée des démo­cra­ties, loin s’en faut.

    Sché­ma­ti­que­ment, la soi-disant démo­cra­tie Athé­nienne antique, sys­tème escla­va­giste et ségré­ga­tion­niste, était une oli­gar­chie réser­vée à une mino­ri­té de citoyens ins­truits et for­tu­nés d’où était exclus la majo­ri­té (citoyens pauvres, femmes, métèques, esclave, etc.). Per­son­nel­le­ment, il me semble que les citoyens pauvres occu­pés par néces­si­té à recher­cher de maigres moyens d’exis­tence, sans facul­té de trans­port et com­mu­ni­ca­tion, peut-être dans des pro­vinces éloi­gnées, devaient avoir beau­coup de mal à prendre part aux débats poli­tiques de l’a­go­ra. On sait com­ment a fini la fameuse démo­cra­tie athénienne.

    Ensuite, en ce qui concerne le tirage au sort des jurés en France, ils ne sont pas tirés au sort direc­te­ment dans notre sys­tème judi­ciaire, mais tirés au sort sur des sélec­tions res­treintes faites par les par­tis poli­tiques et orga­ni­sa­tions dites repré­sen­ta­tives, notam­ment les conseils muni­ci­paux mani­pu­lées par les par­ti politiques.

    En consé­quence, je ne crois pas que le tirage au sort soit le remède miracle. Le sum­mum de dési­gna­tion aléa­toire est l’é­lec­tion méro­vin­gienne pavoi­sante qui abou­ti au sys­tème du roi fai­néant et du Maire du Palais. En effet notre juré tiré au sort sur dési­gna­tion des par­tis poli­tiques, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, bien que notable, ne connaît rien au droit le plus sou­vent et est com­plè­te­ment mani­pu­lé par des juristes pro­fes­sion­nels. Une mul­ti­tude d’in­com­pé­tents se ruent vers les siné­cures, le tirage au sort serait leur pain béni.

    Je n’ai rele­vé dans votre expo­sé van­tant la pana­cée démo­cra­tique révo­lu­tion­naire qu’un pauvre pla­cé­bo à graves effets secon­daires pour gué­rir les masses exploi­tées par les excès du capi­ta­lisme et les pro­té­ger contre l’i­né­vi­table et ter­rible contre-révolution.

    Il est à signa­ler que vous avez bien expo­sé le phé­no­mène du leurre étouffe-démo­cra­tie qui consiste à débattre sur des ques­tions secon­daires pour évi­ter d’a­bor­der l’es­sen­tiel. Néan­moins, je ne pense pas comme vous que le racisme et la xéno­pho­bie soient des ques­tions poli­tiques secondaires.

    Le sys­tème capi­ta­liste actuel des pays occi­den­taux est une sys­tème anar­chique où les pou­voirs sont écla­tés en une mul­ti­tude de fac­tions où une ligne d’in­té­rêt de classe se situe entre une majo­ri­té sans guère de pou­voir qui s’a­gite dans un bocal (par­tis de gauche, syn­di­cats, indi­gnés, front de gauche, trots, sociaux démo PC etc etc..) et une mino­ri­té de colos­sa­le­ment riches (par nature égoïstes et sans scru­pules comme les pauvres), qui détient des masses énormes de richesses seules sources de véri­table pou­voir dans le système.

    En fait, actuel­le­ment, le pou­voir poli­tique dans les pseu­dos-démo­cra­ties occi­den­tales appar­tient à ceux qui financent les can­di­dats aux paro­dies d’é­lec­tion. En consé­quence, l’ex­pro­pria­tion des mil­liar­daires est une des condi­tions néces­saires mais non suf­fi­santes pour accé­der à une véri­table démocratie.

    Il semble que rien ne pour­ra évi­ter des affron­te­ments vio­lents iné­luc­tables dans un ave­nir plus ou moins proche, car rien ne semble être pro­po­sé de cohé­rent pour retar­der évi­ter l’af­fron­te­ment entre les vrais démo­crates et les élites financières.

    Pour l’Eu­rope, rien n’est pos­sible sans des ins­ti­tu­tions fédé­rales com­munes : outre la mon­naie, fisc, droit pri­vé, droit public, diplo­ma­tie, armée, Jus­tice, Police etc.. Rien n’est pos­sible sans un rat­tra­page du niveau de vie entre les pays euro­péens. Les natio­na­listes qui hurlent comme des loups à l’a­ban­don des sou­ve­rai­ne­tés natio­nales, Marine le Pen en tête, ne sont que des cha­cals aux­quels on doit une demi dou­zaine de guerres euro­péenne meur­trières dont les 3 der­nières en sont l’a­po­théose. Ils ne pensent qu’a repaître des plus faibles, moribonds.

    Il est indé­cent de deman­der au peuple Grec de faire les frais d’un dés­équi­libre ins­ti­tu­tion­nel euro­péen qui per­met à leurs pri­vi­lé­giés d’é­chap­per à l’im­pôt et d’en­fon­cer leur balance des paie­ments à leur pro­fit et au pro­fit des pri­vi­lé­giés des grandes puissances.Dans ces condi­tions les aides euro­péennes ne font qu’ar­ron­dir la for­tune des ban­quiers, des arma­teurs, des indus­triels, des poten­tats, des pon­tifs poli­tiques et reli­gieux non seule­ment grecs mais aus­si ceux des autres pays européens.

    Pour l’Eu­rope, rien n’est pos­sible sans une refonte totale d’un droit des socié­tés par actions péri­mé, qui pré­side à l’ex­ploi­ta­tion de la mul­ti­tude par une mino­ri­té de pri­vi­lé­giés. Un par­tage du capi­tal avec les sala­riés. Un contrôle et un redres­se­ment des comptes tra­fi­qués des grosses socié­tés et la limi­ta­tion des rému­né­ra­tion des dirigeants.

    Pour les dés­équi­libres sociaux, rien n’est pos­sible sans l’in­ter­dic­tion du finan­ce­ment des par­tis et des actes poli­tiques par des per­sonnes morales ou phy­siques ; sans l’ex­ter­mi­na­tion radi­cale des para­dis fis­caux, l’in­ter­dic­tion de la spé­cu­la­tion de type tra­ding sur les actions, les mar­chan­dises, les mon­naies et l’im­mo­bi­lier, contrôle des lob­bies, l’é­ra­di­ca­tion manu mili­ta­ri des car­tels de la drogue, des casi­nos et des arnaques de toutes sortes. En France, sans racon­ter qu’on peut rien faire tout seul, « annexer Mona­co pour mon­trer l’exemple serait un jeu d’en­fant pour un pou­voir poli­tique qui en aurait la volon­té » ; les autres para­dis fis­caux auraient tel­le­ment la trouille qu’ils trem­ble­raient assis sur leur détes­table et mythique secret ban­caire levier de l’é­va­sion fis­cale et par l’exemple, le sort des Saint-Marins, Vati­cans, Andorres, iles anglo-nor­mande et consorts caï­mans coquins seraient sur en voie d’extinction.

    Rien n’est pos­sible sans ren­ver­ser la mode des délo­ca­li­sa­tions favo­ri­sée par des règles moné­taires injustes. Les délo­ca­li­sa­tions juteuses pour les pro­fits sont source de désordre pour l’é­co­no­mie et de mal­heur pour les popu­la­tions abandonnées.

    Qu’on ne vienne pas dire qu’il était plus facile pour les occi­den­taux d’al­ler désta­bi­li­ser tout le Moyen Orient pour gar­der la main sur le pétrole avec un déploie­ment de forces extra­or­di­naires que de régler le compte des car­tels colom­biens ain­si que celui de leurs propres mafias locales.

    Au sujet des banques :

    Les men­songes des uns entre­tiennent l’i­gno­rance des autres,

    La crise a mon­tré la fra­gi­li­té des banques, la liste des faillites et des semi-faill­lites est trop longue : de Mer­rill Lynch a Indy­Mac en pas­sant par Leh­man Bro­thers, sans par­ler des bilans foi­reux de la Socié­té géné­rale et du Cré­dit Agricole.

    C’est un contre-sens de pen­ser que les banques détiennent le pou­voir dans la socié­té capitaliste,

    Qui finances en grande par­tie les cam­pagnes élec­to­rales des soi-disant démo­crates ? Ce sont des per­sonnes phy­siques soit direc­te­ment soit par abus de biens sociaux, qui assurent un retour sur inves­tis­se­ment par col­lu­sion avec le pou­voir poli­tique. Ces per­sonnes phy­siques sont les grandes for­tunes RPR Robert Bou­ra­chot mil­liar­daire, Bouygue mil­liar­daire, Agon, Betan­court miliar­daires etc etc… PS Ber­ger mil­liar­daires etc.. etc.. de gauche à droite le pou­voir élec­to­ral est entre les mains des Bill Gates, Oprah Win­frey, War­ren Buf­fett, Eli and Edythe Broad, Ted Tur­ner, David Rocke­fel­ler, Chuck Fee­ney, Michael Bloom­berg, George Soros, Julian Robert­son, John and Tashia Mor­gridge, Pete Peter­son et consort, par­tout la démo­cra­tie, c’est le sys­tème copains du Fou­quet’s pour tout le monde, le Pen, Mélan­chon, tout le monde, sinon impos­sible d’être élu.

    On devrait savoir que le pou­voir poli­tique dans les pseu­do-démo­cra­tie occi­den­tales appar­tient à l’élite finan­cière nan­tie, mon­dia­li­sée qui cumule tous les pou­voirs poli­tiques. Les banques ne sont qu’un concept vide de sens !

    Dési­gner comme bouc émis­saires des per­sonnes morales comme les banques est une super­che­rie où une igno­rance monu­men­tale, car les per­sonnes morales ne sont dans le sys­tème que des boîtes vides, des bau­druches rem­plies ou vidées au gré des finan­ciers qui les manipulent.

    Un cadeau fait à une banque est un cadeau fait aux diri­geants et aux prin­ci­paux action­naires de la banque payable en jetons de pré­sence, en espèces détour­nées, en salaires, en rému­né­ra­tions pha­rao­niques, para­chutes dorés, actions etc… Le Haro sur les banques pour­rait-il être en fin de compte un étouffe-démo­cra­tie pour dépen­ser les forces sur un faux adversaire ?

    En conclu­sion, j’ai une opi­nion défa­vo­rable jus­qu’i­ci concer­nant votre action car j’ai per­çu trop de diver­gences avec mes posi­tions poli­tiques et je n’ai pas per­çu qu’elles étaient exac­te­ment les vôtres. Néan­moins, nous sommes d’ac­cord sur un point impor­tant, c’est sur le fait que, en France, il est impos­sible hon­nê­te­ment d’ap­pe­ler notre sys­tème poli­tique démocratie.

    Je suis atten­ti­ve­ment vos pro­po­si­tions pour réta­blir une véri­table démo­cra­tie, j’es­père pou­voir chan­ger d’avis.

    cor­dia­le­ment

    Daniel Tou­blanc
    phi­lo­sophe, expert en économie

    Réponse
  65. PRabourdin

    Avant tout mer­ci à Étienne Chouard
    pour ce site offrant un tra­vail remar­quable, géné­reux, de cla­ri­fi­ca­tion des élé­ments essen­tiels de droit et d’économie
    cet essen­tiel soi­gneu­se­ment mas­qué par le défer­le­ment média­tique orches­tré par le pouvoir.

    Les médias c’est un spectacle
    diver­tis­sant, chao­tique, ou les détails, les écrans de fumée, l’af­fron­te­ment poli­tique, spor­tif, les talk-show sai­gnants, la concur­rence, l’au­di­mat sont mis en scène, parce qu’emblématique de l’individualisme.

    Cet indi­vi­dua­lisme mis en avant qui per­met­trait à un Bouygues d’ac­cé­der au pou­voir médiatique,cela revient à dire que Napo­léon ou César n’au­raient pas eu besoin de leurs armées.

    En réa­li­té, c’est l’es­prit d’en­tre­prise, une orga­ni­sa­tion col­lec­tive rigou­reuse, c’est cela qui rend pos­sible l’ac­cès au pou­voir. Le contrôle de l’in­for­ma­tion est le pre­mier de tous les pou­voirs, télés, radios, groupes puis­sants, orga­ni­sés, hié­rar­chi­sés, machines de guerre appli­quant la même règle : se taire sur l’es­sen­tiel, le fric, faire le contraire de ce que l’on met en scène — orga­ni­sa­tion romaine, mili­taire mas­quée sous l’in­di­vi­dua­lisme — et noyer le public sous des détails, leur « offrir » du diver­tis­se­ment per­mis par le pillage des recettes fiscales.

    L’es­sen­tiel c’est aus­si cela :
    Le pou­voir a le mono­pole de la créa­tion de l’argent et du contrôle de sa circulation.
    La déré­gu­la­tion est un leurre.

    Denis Robert a par­fai­te­ment expli­qué que le fric pas­sait par des tuyaux par­fai­te­ment iden­ti­fiés, et contrô­lés, il ne peut en être autre­ment sauf à per­mettre à n’im­porte qui de créer de l’argent.
    Si donc l’argent abou­tit dans les para­dis fis­caux, c’est par la régu­la­tion, la volon­té le contrôle unique du pouvoir.

    Lorsque les ultras riches, peu importe que ce soit des per­sonnes morales ou non, des banques ou non, ne paient pas ou peu d’impôts , ce qui assèche les recettes fis­cales des États , c’est grâce à cette orga­ni­sa­tion et ce contrôle total de la cir­cu­la­tion de l’argent.

    L’é­tat se donc tire sciem­ment une balle dans le pied pour paraître archaïque, mau­vais gestionnaire,
    et devoir pour se ren­flouer vendre une par­tie de sa puis­sance au pri­vé, dont cha­cun sait que la mise en coupe réglée du sala­riat est la règle.

    On peut aus­si obser­ver que cette mise en coupe réglée, cette concur­rence géné­ra­li­sée oblige le sala­riat à se défa­ti­guer, à rire, à se dés­in­té­res­ser de la citoyen­ne­té, trop com­pli­quée, pas le temps, et rend addict au diver­tis­se­ment que la télé lui four­nit en appa­rence gra­tui­te­ment. Cette télé aux mains de ceux qui décident de tout et de la concurrence.

    Bon dimanche.

    Réponse
  66. Étienne

    Mer­ci Daniel, pour ce mes­sage intéressant.

    Je ne sais pas quelles sont vos sources pour voir à Athènes une oli­gar­chie dont les pauvres seraient exclus, mais connais­sez-vous les tra­vaux de Han­sen ?

    Je suis d’ac­cord avec la plu­part des diag­nos­tics et pres­crip­tions que vous for­mu­lez, et je ne vois aucune contra­dic­tion avec les miennes quand vous sou­li­gnez que, der­rière les « per­sonnes morales », se cachent des per­sonnes bien phy­siques, véri­tables gre­dins, dan­ge­reux pour le corps social.

    Pour l’ins­tant, il me semble que la plu­part de vos reproches reposent sur de simples malentendus.

    On ver­ra, si vous regar­dez une autre confé­rence : je vous conseille celle de Mar­seille, peut-être.

    Au plai­sir de vous lire.

    Étienne.

    Réponse

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