Comme tous ceux qui voient dans les attentats criminels du 11 septembre la POSSIBILITÉ (et pas du tout la certitude) d’un coup d’État destiné à réduire les libertés publiques et à légitimer un état de guerre permanent, je deviens apparemment le « fasciste » des chiens de garde de la vérité officielle.
Un papier assez venimeux, plutôt bête et surtout très calomnieux, vient de paraître, là :
conspishorsdenosvies…faux-ami-etienne-chouard-en-tournee/
Il y est dit que je suis désormais « un conspirationniste d’extrême droite » (sic), que l’ »on doit » (re sic) considérer comme un « ennemi politique » (re re sic)…
Je dois aller en cours ce matin et je n’ai pas le temps de développer, mais je peux dire rapidement quelques choses simples et fortes : je suis prêt à débattre (mais pas à me battre) avec n’importe qui :
1) de ce qui CARACTÉRISE la pensée d’extrême droite (on en profitera pour caractériser ce qu’est une vraie pensée de gauche),
2) de ce qui constitue ma propre pensée, pour savoir si, finalement, je suis de droite ou de gauche.
En deux mots, si c’est possible :
• De ce que j’en sais, le projet d’extrême droite est un projet de domination d’une bande de riches privilégiés, au moyen d’un chef unique pas ou peu contrôlé par « son » peuple : l’extrême droite veut un homme fort, un leader maximo, un duce, un führer, un roi, un dieu.
La maîtrise de l’État (c’est-à-dire du monopole de l’usage de la force) par ces privilégiés leur permet de rendre éternels leurs privilèges, et l’une des missions du chef d’extrême droite, c’est de faire régner l’ordre des propriétaires par la terreur inspirée aux travailleurs, à qui l’extrême droite rêve d’interdire les syndicats et les associations, et, finalement, de priver les pauvres de toute possibilité de résistance politique aux riches du moment.
• La vision que j’ai de la société, qui est radicalement démocratique (au sens strict et honnête du terme, et pas au sens « moderne » dévoyé par les élus) est diamétralement opposée à celle de l’extrême droite : JE NE VEUX PAS DE CHEF (c’est d’extrême droite, ça ? Il faut arrêter de dire des bêtises) ; je cherche à mettre tous les aspirants chefs sous le contrôle quotidien de ceux qu’ils prétendent dominer ; je cherche les conditions d’un processus constituant honnête qui donnera aux peuples des institutions leur permettant — à tout moment et de leur propre initiative — de résister contre tout projet de domination, quel qu’il soit ; je prétends que toutes les décisions importantes pour la société doivent être débattues et prises par les citoyens eux-mêmes, sous leur propre contrôle, effectif et quotidien ; je conteste toute vérité officielle, quelle qu’elle soit, et je défends l’iségoria, droit de parole publique pour tous, à tout moment et à tout propos…
Sauf à être de mauvaise foi, on ne peut pas dire que ces convictions soient le marqueur de l’idéologie d’extrême droite. Il faut être sacrément inculte (ou un fieffé menteur) pour le prétendre.
Quand je dis que les nouveaux étendards de la prétendue « gauche » socialiste sont secondaires, je sais très bien ce que je dis : SECONDAIRE NE SIGNIFIE PAS SANS INTÉRÊT, SECONDAIRE SIGNIFIE QU’IL Y A DES CHOSES PLUS IMPORTANTES (et ça ne fait pas de moi un « fasciste ») :
- je suis évidemment pour l’égalité politique et sociale entre les hommes et les femmes ; mais je ne considère pas ceux qui pensent le contraire comme des ennemis ;
- je suis évidemment pour la plus grande liberté sexuelle entre adultes consentants (comme le dit fort bien Michel Onfray) et, bien sûr, pour la liberté de se marier entre homosexuels (les gens font bien ce qu’ils veulent) ; mais je ne considère pas ceux qui pensent le contraire comme des ennemis ;
- je suis contre la peine de mort (une barbarie n’en justifie pas une autre) ; mais je ne considère pas ceux qui pensent le contraire comme des ennemis ;
- je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur, une peur mal fondée, une opinion politique qui peut être changée par un débat respectueux et approfondi — alors que cette pensée politique (raciste) s’endurcit quand elle est sottement caricaturée et criminalisée par des Torquemada arborant frauduleusement l’étendard « antiraciste » ; mais je ne considère pas ceux qui pensent le contraire comme des ennemis.
Sur tous ces sujets, mes idées sont sans importance et je prétends que nous devrions d’abord beaucoup débattre entre nous (plutôt qu’entre « représentants ») et surtout décider par RÉFÉRENDUM POINT PAR POINT sans nous déchirer à leur sujet car là n’est pas l’essentiel.
Alors, où est l’essentiel ? Je pense qu’en remplaçant la résistance des pauvres contre les projets de domination des riches par la résistance des immigrés contre le racisme, les nouveaux « hommes de gauche » ont vidé la gauche de son sens et de sa force, ils ont trahi et désarmé ceux qui travaillent : je pense effectivement que ceux qui confisquent aujourd’hui l’étiquette « socialiste » ne sont pas de gauche. Je pense que, à quelques détails secondaires près, les prétendus « socialistes » font la même politique que l’extrême droite, à commencer par la construction de l’Union européenne, projet de domination politique épouvantable, de mon point de vue.
Dire cela fait de moi peut-être l’ennemi de ces faux socialistes, mais ça ne fait pas de moi un fasciste 🙂
L’essentiel, à mon sens, c’est de savoir comment ceux qui travaillent peuvent résister aux projets de domination de ceux qui font travailler les autres. Le vrai clivage gauche droite, à mon sens, il est là.
Mais pour en revenir à ma première impression, je pense que la raison réelle de ces accusations fantaisistes de « fascisme » n’a rien à voir avec le fond de ce que je pense : il s’agit de salir, par la vieille technique de la calomnie, ceux qui résistent aux projets de domination du moment. La liberté de penser sur les attentats du 11 septembre est un marqueur très intéressant, et je commence à identifier ceux qui traitent les autres de « conspirationnistes » comme des COMPLICES objectifs du système en formation.
Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien « de gauche » ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s’affublant de l’étiquette frauduleuse « antifasciste » ?
En tout cas, ma devise reste :
BIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE.
J’attends sereinement les prochains débats sur le fond de toutes ces accusations.
Étienne.
______________
« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. » Talleyrand.

Je me souviens du tollé à propos de votre blog anti TCE…
Ce sont les mêmes qui ruent ici.
Ils sont sans intérêt, et ils se nuisent à eux-mêmes par la calomnie.
J’ai bien l’impression, qu’effectivement, ce sont des nantis qui ne veulent rien changer pour garder leurs privilèges.
Leur réaction est une réaction de peur pas une réflexion.
Je pense que c’est la preuve que vous commencez à déranger et que vous prenez une place qui inquiète le pouvoir en place.
L’oligarchie prend peur, il faut s’attendre à bien d’autre coup bas. Mais il faut reconnaitre que celui ci est d’une stupidité rare ce qui tenterait à prouver qu’ils n’ont pas d’autres angle d’attaque, et ça c’est plutôt rassurant.
Peut-être aussi la volonté de vous obliger à vous marquer politiquement pour vous isoler.
J’espère que cela ne vous découragera pas.
Je viens de découvrir que NKM viens de vendre 1740 (1740) exemplaires de son dernier ouvrage.
Belle performance !
Vous êtes dans le vrai et cela commence à déranger.
Il est normal que ceux qui en croquent actuellement réagissent et vous considèrent comme un des hommes à abattre.
Les idiot utiles emboîtent le pas.
Tout est normal.
Sauf que nous sommes de plus en plus nombreux à nous rassembler grâce à vous.
Et ça, ça les dérange…
Bonjour,
Je vous découvre depuis peu, et c’est soulagement, car même avec beaucoup d’attention à la vie politique, je n’arrivais pas à bien cerner certaines choses.
J’avais cependant conclu tout seul, que le moyen de résistance le plus efficace était le vote blanc, et j’avais mis une proposition sur mon blog :
http://jesuisunraleur.canalblog.com, sous le titre : le vote subversif.
Peut-être cela peut-il vous intéresser ?
Mr Chouard, je viens de lire l’article cité en lien, qui suscite votre publication.
Les bras m’en tombent ! Je reste sans voix et ne sais vraiment que dire tellement je suis révolté par les qualificatifs dont on vous affuble…
Espérons que ces personnes ne seront jamais tirées au sort !
Et si c’était vous, le plan C à l’avenir ?
Cet article émane soit d’une personne qui n’a jamais écouté vos conférences, soit d’un menteur. Dans tous les cas, vous lui avez donné une bien belle réponse.
Courage ! 🙂
Etienne j ‘ai eu l’occasion d’assister à tes conférences je partage tes idées et ne peux penser à aucun moment que se sont les ouvriers, qui sont inquiets du contrôle des élites. C’est vrai qu’ils en ont besoin.
J’apprends beaucoup à travers vos conférences, et textes que vous mettez sur le net.
Ces nouvelles voix qui s’élèvent, dérangent l’intelligentsia habituelle.
Continuez !
« Ce qui devrait conduire à se poser cette question : les auteurs de telles calomnies sont-ils bien « de gauche » ? Ou ne sont-ils, pas précisément, des faux-nez des privilégiés s’affublant de l’étiquette frauduleuse « antifasciste » ? »
Vous ne pouviez décemment pas finir votre « droit de réponse » sans exposer une théorie conspirationniste.…
Pour le reste vous éliminez de la critique de ce site la liste de liens que vous recommandez et qui sont indiscutablement d’extrême-droite ou (seulement) réactionnaires. En tout cas on est très loin de la gauche. En revanche je ne pense pas comme les auteurs de cet article que vous êtes fasciste, mais plutôt un idiot utile manipulé par les assoces et la rhétorique d’extrême-droite – qui a toujours été conspirationniste – et que comme vous je pense qu’il est toujours possible de changer d’opinion. Et il est parfois plus que salutaire de mettre les points sur les i.
Bonjour Mr Chouard,
Un message de plus pour vous encourager et reconnaître l’immense valeur de votre travail 🙂
Si de telles calomnies commencent à poindre, j’y vois pour ma part une excellente nouvelle, celle que les idées debattues ici commencent à faire leur bout de chemin ! La contrepartie étant (comme vous le savez bien hélas) que ce genre d’attaques risque de se faire de plus en plus fréquemment.
Tenez bon, on est de plus en plus nombreux avec vous.
« Gauche » ou «(extrême)-droite » n’est pas la question.
Est-ce que ce que dit Étienne Chouard est faux ?
Si Étienne Chouard est un « idiot utile » alors démontrez-le avec des arguments.
Nous y voilà…
Bien que vos idées me séduisent, j’ai été interpelé par le fait que les idées de l’extrême gauche rejoignent en partie celles de l’extrême droite.
C’est probablement du au fait qu’elles partagent le populisme, une à la sauce citoyenne et l’autre à la sauce nationaliste. Cependant, dans ces deux sauces, il y en a une qui est indigeste.
Est-ce que le tirage au sort est une solution pour une meilleure représentation du citoyen ? Je pense qu’il y a là un vaste débat. Cependant, il est important que des gens défendent des idées nouvelles
J’aimerais quand-même attirer votre attention sur un point. Lorsque l’on devient une personnalité publique, il faut, lorsque l’on défend une thèse, envisager son contraire. Sans cette méthodologie, on se leurre souvent soi-même, mais plus grave, on leurre ses lecteurs…
Au cours des années 70, les états ont opté pour une politique néolibérale. A la base, pourquoi pas ? Le capitalisme semblait fonctionner et être couplé à un certain progrès social. Il s’avère que depuis quelques années, cette idée s’est avérée extrêmement mauvaise. La finance mondiale est dans une impasse qui mettra probablement fin au capitalisme dans se forme actuelle..
Est-ce que l’on doit imputer l’impérialisme américain à un complot mondial ? Les nations agissent en général dans leurs intérêts. Le seul problème, mais il est fondamental, c’est qu’elles oublient trop souvent l’article numéro 1 de la charte des droits de l’homme.
Est-ce qu’il y a manipulation de la part des gouvernement ? Evidemment, pour la simple raison que les politiciens veulent se porter garants de la stabilité de leur pays et craignent les effets de foules qui ne sont pas toujours réfléchis.
Remplacer un système pour un autre ne mène pas toujours à une amélioration. Je ne suis pas sur que la révolution tunisienne est une grande réussite même si ça ne pouvait pas être pire que l’ancien régime…
Ceci dit, l’article dont vous êtes victime n’a clairement pour but que de vous discréditer sans aucune argumentation solide…
J’espère que dans votre nouvelle constitution, vous inclurez l’article 1 des droits de l’homme comme base fondamentale.
Amicalement
Stéphan
Bravo, il est toujours utile que vous re-précisiez vos pensées, vos engagements, et vos convictions.
Vous suscitez la confiance, et j’aimerai vous compter comme suiveur de notre démarche. Faisons dire aux citoyens dans quel monde ils veulent vivre. J’aime que vous reconnaissiez le droit à d’autres de penser différemment, c’est démocratique 🙂
Vivement NOTRE constitution !
Bonne réussite à nos initiatives
Salut Etienne,
je suis évidemment très choqué,
comme je l’avais été des calomnies douteuses d’André Bellon et celles de Raoul Marc Jennar (après le 6 février 1934 sur son blog, j’ai même un mail de lui en stock où il te traite texto de Vichiste…)
à la limite c’est ceux-là qu’il faut combattre, les petits pignoufs du blog « conspis hors de nos villes » on s’en fiche un peu, ils sont d’ailleurs ce qu’ils critiquent eux-mêmes, en plus laches… en bref « conspirationnistes vous mêmes », aurait été une bonne réponse avant de répondre vraiment.…domage
comme dit Castoriadis, nous vivons à l’ère de l’insignifiance, et ces petits soldats de la police de la pensée sont la plaie de notre société en voie de pourrissement, personne ne croie plus en rien ni personne, la passion de cracher du fiel est un sport national (paris champion, s’entend)…je suis dzéçu que tu t’y adonnes.
je m’associe donc à cet élan de solidarité envers toi, et botter le cul de ces odieux personnages me ferait bien plaisir,
je n’en reste pas moins critique sur un certain nombre de tes affirmations et raisonnements et je constate encore une fois que l’injure est un bon moyen pour obtenir une réponse…et, encore, c’est toujours à côté du fond :
là était l’essentiel de ce qui méritait réponse :
« L’introduction du tirage au sort ou le développement du référendum comme mode de consultation démocratiques sont à ses yeux les remèdes aux crises que nous traversons. Ce qui est assez idiot : comment penser que ces seules mesures pourraient résoudre nos problèmes, si les dominations de classe persistent ? »
…
« Toujours est-il que si cette vision idéalisée d’Athènes peut, pourquoi pas, servir de guide à un engagement politique, elle ne saurait cependant être confondue avec la réalité. Or, Etienne Chouard pense qu’il peut sereinement « dialoguer » avec tout le monde et que tout le monde (notamment fascistes et anti-fascistes) devrait faire de même. C’est perdre complètement de vue la question des conflits politiques et de la domination de classe dans lesquels s’inscrit pourtant nécessairement tout combat politique. Perdre de vue cette question ne peut que conduire à une totale inefficacité dans l’action. »
le fait que tu ne réponde pas là-dessus (c’était tout de même des perches!) me parait « symptomatique », si je puis me permettre, fais donc attention Etienne car à force de te persuader que tu as raison et que ceux qui critiquent ont, soit un intérêt douteux, soit n’ont pas compris ou ne sont pas « prêts »,
à force de systématiquement gommer les nuances avec des TOUJOURS et PARTOUT, etc., tu n’es pas à l’abri d’apparaître comme dogmatique…la parade est dans la conscience d’être dans un cheminement…ce que ne font plus les petits soldats de la bien-pensance et autre militants ayant arrêté de penser pour suivre..
Fraternellement
PS : tu risque d’avoir un contradicteur d’Alternative Libérale au débat du 17/09…j’me marre…
Bonjour Étienne,
Cela se rapproche un peu de la question que je vous ai envoyée par mail le 09 septembre (11h51) à propos d’Alain Soral, (entre autres questions !), même si le procédé n’est pas le même.
Donc si vous avez le temps de vous y pencher…
Ceci montre un peu ce que j’essayais de dire : il faut peut-être clarifier les choses pour éviter toute confusion…
Merci
Valérie
« Les impérialistes voient des extrémistes partout » Hugo Chavez.
Dès qu’on s’attaque au système, celui-ci se défend. Pas étonnant d’être traité de la sorte par les chiens de garde du système…
Toute personne intelligente ou qui te connait un peu sait très bien que tu es aux antipodes de l’extrême droite. Ne perds pas ton temps à répondre à des gens qui n’ose même pas signer leurs articles calomnieux. Ces gens ne cherchent pas le débat, ils cherchent à détruire, c’est leur rôle.
Quant à ceux qui te demandent encore des comptes sur le lien vers le site d’Alain Soral, ils n’ont encore rien compris au système de domination.
Amitié.
Je n’ai pas tout lu Etienne , quelques lignes suffisent pour deviner le teneur du papier.
Si l’on vous disait martien, croyez-vous que vous vous useriez l’échine à prouver le contraire, non, je ne crois pas.
Continuez votre route, votre route comme toute route est semée d’embuches, c’est plutôt normal, seul celui qui reste figé sur place ne risque pas d’avoir à subir ce genre de cailloux dans la chaussure, mais un cailloux quand on le sent, on le regarde et on l’enlève puis on reprend sa route.
Bonne route à vous !
Merci à tous,
Ça fait du bien de vous savoir là.
Le raz-de-marée de réponses chez les « antifas » est tout à fait étonnant (et intéressant)
Bonne nuit.
Étienne.
Bonjour Étienne.
J’ai regardé le site dont tu donnes le lien .
Ils ont fait 4 billets, c’est tout : amalgames de tout et n’importe quoi .
Il n’y a rien d’autre que 4 billets sur ce site fait de provocations : je crois qu’il vaut mieux ignorer .Ils mélangent tout et à mon avis n’ont jamais écouté une seule de tes conférences
Je suis très fière que tu viennes chez nous (ainsi que Liêm Hoang-Ngoc):
http://www.superno.com/blog/2011/09/…etienne-chouard-et-liem-hoang-ngoc-a-metz-samedi-22-octobre
Regarde tes mails !
Bonjour Étienne,
Moi on m’a écrit « eugénisme ». L’union fait la force disent certains ; non non, on lui dit non, pas l’union non, il y a des limites…répondent-elles.
Là aussi on parle de démocratie, et surtout – il est temps – du comment.
L’a-démocratie est visible dans l’économie, dans la politique, dans l’éducation…partout : le vivre-ensemble n’est pas démocratique.
Si tous les testards ecclésiastiques se donnaient la main… L’union fait la force.
CRISE ÉCONOMIQUE (POLITIQUE, DE L’ÉDUCATION, DE LA SANTÉ, ETC.) :
SYMPTÔME DE LEUR CIVILISATION !
Tombé sur ce site par hasard, conspi machin, leur rhétorique est ronflante et gonflante. Et puis ces beaux parleurs déblatèrent à l’abri de leur confortable anonymat au sujet de personnes qui elles ont le courage de s’afficher publiquement ! Avec des amis comme ça, la cause de la justice n’a pas besoin d’ennemis ! Ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles, incapable de penser par eux mêmes ! j’ai cru comprendre que les auteurs autoproclamés supérieurement éclairés de ce site se réclament de l’anarchie : cause perdue d’avance pour longtemps vu le degré d’intelligence qu’ils prêtent à la population qu’ils gavent de leurs propos sentencieux afin de la prémunir de sa soi-disant bêtise face aux méchants dessins des stupides conspirationistes !
Je pense que le but visé par la rhétorique autour du conspirationisme, catégorie fabriquée pour discréditer en diabolisant, est de constituer en petit groupe sectaire et extrémistes afin de les isoler les individus qui s’efforcent de conduire leur propre réflexion en alimentant celle-ci à diverses sources librement choisies, sans se soumettre aux ukases et tabous énoncés par ces prêtres de la modernité, ces idéologues patentés, porteurs de nobles idéaux enfantés au XIXe siècle, mais qui depuis se sont heurtés à la dure opposition du réel que constitue la condition humaine laquelle ne se laisse par tordre aussi facilement que d’aucun voudraient encore le croire dans leurs désirs inassouvis de toute puissance !
Bravo Etienne,
« bien faire et laisser braire » tu as tout a fait raison.
on dirais que tu commences à déranger l’oligarchie en place. c’est bon signe n’est ce pas ?
continuons.… et compte sur mon soutien.
Franck
Bonsoir M. Chouard,
J’ai regardé aujourd’hui même sur Youtube l’une de vos Conférences sur la démocratie originelle athénienne et son applicabilité aujourd’hui. J’ai apprécié votre raisonnement qui m’a semblé présenter une alternative originale et optimiste à notre oligarchie actuelle. Un peu plus tard, me renseignant plus précisément sur votre engagement, je suis tombé sur l’article à l’origine de cette réponse.
Il est en effet simpliste de mener une critique sur la base de quelques relations et le ton agressif est navrant. Je ne suis pas pour les étiquettes et s’il me paraît évident que vous n’êtes pas d’extrême droite, le façon dont vous vantez les mérites du système suisse m’a gêné. Simplement parce que le référendum contre les minarets est un exemple de populisme d’extrême droite xénophobe permise par une démocratie plus directe.
J’apprécierais que vous me précisiez précisément votre position concernant cette mesure en particulier.
De même si pouvez me répondre clairement :
Etes vous nationaliste ?
Etes vous pour une immigration moins stigmatisée en France ?
Pensez-vous vraiment que les Banquier juifs profitent réellement de l’amalgame de l’antisémitisme ?
Je tiens à dire également que l’opposition sociale travailleurs/profiteurs s’articule à mon sens avec d’autres, de culture, homme/femme etc… qui ne sont pas éludables. Et NON, « votre avis sur ces sujets » a son importance.
Je ne saurais accorder ma confiance sur des sujets politiques à quiconque sans savoir au préalables si ses convictions sont réellement celles d’une ouverture humaniste et multiculturelle.
cordialement
« tous les élus sont pourris » ?
Si oui, alors Étienne a raison de ne pas s’embarrasser avec des « détails de l’histoire »…Mais si non, alors, Étienne ne sert la soupe qu’à la barbarie la pire, j’espère bien non intentionnellement, mais faire du sentiment personnel ici relèverait de la collaboration la plus lâche !
Les élus au banc des accusés, oui, mais la « rigueur intellectuelle », et l’esprit même des « lois » exigeraient un procès équitable : conclusion : non, tous les élus ne sont pas pourris, et il revient au peuple de savoir utiliser le potentiel démocratique de l’élection pour envoyer aux pouvoirs les élus qui ne sont pas pourris : séparez le bon grain de l’ivraie, si vous ne voulez pas alimenter les chiennes des têtes rasées hongroises et autres, qui reviennent au pas de l’oie en jouant du violon appelé « tirage au sort et référendum populiste !
Communiqué de presse groupe parlementaire GUE/NGL 6 octobre 2011
« Solidarité avec les Indignados » Le groupe parlementaire de la Gauche Européenne/Gauche Verte Nordique GUE/NGL a lancé une initiative pour exprimer sa solidarité avec le mouvement des « indignés » – un collectif de gens de partout en Europe, qui arriveront à Bruxelles à partir du 8 octobre 2011. Dans trois lettres officielles adressées au Bourgmestre de la Commune de Koekelberg, au Président ministre de la Région Bruxelles-Capitale et au Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Commune Bruxelles, les députés demandent d’offrir aux « indignés » d’hospitalité et de montrer une ouverture d’esprit digne de la capitale de l’Union européenne. Les lettres ont été signées par la suite par de nombreux députés européens des groupes des Verts et des Socialistes. Le mouvement des “Indignados” va organiser des réunions et des manifestations publiques à Bruxelles pour discuter des défis actuels, autant sociaux que politiques de l’Europe ; et pour faire entendre la voix des citoyens dans les institutions de l’Union européenne. Les organisateurs attendent des milliers de personnes.
Press contacts GUE/NGL
Ben voyons… : tous ceux qui dénoncent l’escroquerie parlementaire sont des « fascistes », qui « servent la soupe à la pire barbarie », via des « séducteurs populistes »…
C’est cela, oui, continuez à nous prendre pour des imbéciles.
Cette protestation indignée est sans doute signée par… un parlementaire ?
L’exemple du communiqué de presse des élus GUE/NGL se prétendant « solidaires avec les Indignés » est accablant : les citoyens sont priés de se contenter d’un insipide blabla sans la moindre portée contraignante, et de ne pas tenir rigueur aux élus pour toutes les régressions antisociales (bien réelles et bien contraignantes, elles) que rend possible depuis quarante ans l’Union européenne (imposée par VIOL par les mêmes élus). Les élus font prendre aux électeurs des vessies pour des lanternes. Trop trahi, j’en ai marre d’être représenté, représentation qui m’infantilise : je veux la démocratie, la vraie. Je ne veux plus être réduit à un électeur-enfant ; j’aspire à être reconnu comme un citoyen-adulte. Et sur ma route, en travers de ma route, je trouve… des élus. Des élus qui tiennent mordicus à rester mes maîtres et tout décider à ma place.
J’en ai marre des élus : ni dieu, ni maître.
Donc oui, Alain, je résiste à cette intimidation parlementaire que je trouve profondément ANTIDÉMOCRATIQUE.
Et ça ne fait pas de moi un fasciste : il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, il ne suffit pas d’injurier les gens — à fronts renversés, en plus ! — pour produire une démonstration.
Ceux qui dénoncent comme « fascistes » tous les donneurs d’alerte radicaux (les vrais donneurs d’alerte, quoi) sont même fortement suspects de défendre… les vrais fascistes (toujours présents, apparemment, contrôlant la force publique pour pérenniser leurs grands privilèges).
On dirait une cour de récré où volent les points Godwin :
— « Fasciste ! »
— « Toi-même ! « .…
Étienne.
« L’exemple du communiqué de presse des élus GUE/NGL se prétendant « solidaires avec les Indignés » est accablant : les citoyens sont priés de se contenter d’un insipide blabla sans la moindre portée contraignante, et de ne pas tenir rigueur aux élus pour toutes les régressions antisociales (bien réelles et bien contraignantes, elles) que rend possible depuis quarante ans l’Union européenne (imposée par VIOL par les mêmes élus) ».… Etienne, relis-toi bien et tu seras accablé ! qui dit justice dit justice, mais qui mélange l’ordure avec ses dernières ressources mérite l’enfermement qu’il s’impose lui-même : il n’y a aucun espoir si l’on procède de la sorte, cédant à une pulsion de haine impossible à dissimuler qu’à soi-même !
tout est dans cet aveuglement, ce jugement sommaire : « viol par les mêmes élus » !
Je ne suis pas parlementaire, mais cet amalgame entre élus et élus m’indigne autant que tous les signes de régression mentale annonciateurs du pire !
Alain
Alain (c’est toi, « jelejure » ?!),
Je n’ai pas de haine : je me défends contre l’oppression (même si ceux qui m’oppressent sont ceux qui sont élus pour me défendre). J’ai le droit ? Ou bien, selon toi, je dois me prosterner et les adorer, sous peine de blasphème, crime de lèse-parlementaire ?
Mais allons, je suis prêt à battre ma coulpe, Alain : fais-moi connaître la position de ton parti, le PC, sur la sortie du piège politique majeur de l’Union européenne.
Si je me suis trompé, et si les élus du PC —parce qu’ils réclament effectivement à cor et à cri la sortie du piège capitaliste mondialiste de l’UE— ne doivent pas être amalgamés avec les représentants qui nous enferment DE FAIT dans ces instituions épouvantables, je le reconnaîtrai et je me repentirai. Je le jure.
Prouve-moi que je dois traiter les élus avec discernement SUR L’ESSENTIEL (et pas sur des déclarations de solidarité qui ne comptent pas plus qu’un léger courant d’air au milieu d’une tornade).
Étienne.
avant de comparaître devant un procureur aussi redoutable, je me sens sale, et fatigué car j’ai relu tes réponses à mes interpellations depuis le début : tu continues à marteler le même mensonge au sujet de ce que fait le groupe parlementaire GUE en Europe ! Cette façon de mépriser elle ressemble aux émissions les pires des bernard Guéta et autres « salauds »(…« dans le sens sartrien du terme », comme dirait JL Mélenchon) ou plutôt, pour être plus exact donc plus juste et moins cruel, ta méthode a un point de ressemblance avec celle des droites les plus méprisantes : ce point c’est le mépris, qui se manifeste quand on nie la réalité d’une personne ou d’un groupe, en le stygmatisant tout en organisant le « trou noir du silence radio », ou en colportant des stéréotypes, « portraits robots préfabriqués » :
En 2005 tu t’insurgeais contre « les salauds », (pas de la façon « militaire » d’un JL Mélenchon,d’une façon plus « molle », soi-disant « pacifiste ») : silence était imposé sur les médias à ces « nonistes de gauche » que nous étions, et le portrait stéréotypé que les tribuns oui-ouistes faisaient de « nous », ils nous interdisaient d’apporter les preuves du contraire.
Car à l’époque « nous » n’étions ni des réfractaires à l’idée que les peuples européens avaient quelquechose à construire ensemble ni partisans d’un repli nationaliste, mais c’était le procès que nous faisaient les oui-ouistes avec d’autres mensonges.
Je vais donc prendre une douche avant de te répondre plus longuement, en mon nom personnel, car si je cotise au PCF, cela ne m’empêche pas d’user du droit de me considérer plus « libertaire » que tu n’imagines !…libre à toi aussi de te prétendre « plus communiste que je ne t’imagine »…Mais avant de revenir sur ce blog, je te demande de me prouver que tu n’es pas plutôt un anticommuniste, et d’ailleurs si les inconditionnels qui font de toi leur gourou ne veulent pas que je prenne trop de « temps d’antenne », ils doivent le dire : afin que le blog du plus grand noniste de France ne devienne pas « un PCF élargi »…
fojurer2rien,
Comme Alain (le philosophe), je pense très profondément que LE COMMUNISME EST LA FAÇON LA PLUS NATURELLE ET LA PLUS PACIFIQUE DE VIVRE ENSEMBLE (Alain souligne que nous avons tous vécu dans le système très simple et très naturel du communisme : dans notre famille !), À CONDITION QUE CE SOIT VOLONTAIRE : SI LE COMMUNISME (OU LA DÉMOCRATIE) EST IMPOSÉ(E), CE SERA TOUJOURS UNE BOUCHERIE.
C’est ce que dit Alain, et je le pense aussi.
C’est pour ça que je travaille (tous les jours) à ce que nous nous passions le mot entre nous, à la base, pour que nous comprenions tous ce qui permettra enfin à une vraie démocratie de voir le jour : je travaille à ce QUE NOUS FASSIONS NOUS-MÊMES « ÉCOLE », nous simples citoyens, pour FABRIQUER PATIEMMENT CET INDISPENSABLE CONSENTEMENT DÉMOCRATIQUE général qui devrait permettre une transition démocratique PACIFIQUE, pacifique parce que nous la voulons tous.
Tu trouves vraiment que c’est « fasciste », ce projet ?
La démocratie, la vraie, VOULUE par LA PLUPART de ses citoyens, c’est une des versions intelligentes du communisme, peut-être.
MAIS ATTENTION, SANS CHEF !
Et ce refus de chefs est (apparemment) inaccessible intellectuellement (peut-être même est-ce un péché mortel ?) pour les communistes marxistes. (Sont-ils réductibles à une catégorie, d’ailleurs ? Sans doute pas.)
Les parlementaires GUE me défendent peut-être contre le fascisme financier promu par l’UE : prouve-le moi, donne-moi des faits, des victoires. Ce sera facile si c’est vrai. Et je changerai d’avis. Mais jusqu’à plus ample informé, les parlementaires sont — pour la plupart, et je sais bien qu’il existe des exceptions (remarquables), mais c’est trop facile de s’appuyer sur des exceptions pour discréditer la critique de l’ensemble— des escrocs qui décident tout à la place des autres en prétendant les servir.
Et ton refus de cette critique — en la caricaturant à ton tour (exactement selon la méthode que tu prétends combattre, tu le remarqueras)—, ce refus me pousse à radicaliser moi-même ma critique, au-delà de ce que je pense en mon for intérieur, alors que je pourrais être bien plus nuancé, naturellement, si la controverse ne me poussait pas à forcer le trait.
Quand je te vois me mélanger aux furieux de l’extrême droite, je me dis que tu perds le sens commun, mais c’est la mécanique naturelle des partis : elle nous empêche de fraterniser, elle force les partisans à voir des ennemis partout : les autres sont soit des amis, soit des ennemis.
Est-ce que tu es ouvert à l’idée que, peut-être, c’est toi qui te trompes ? Moi oui : je sais qu’il y a des élus formidables, des gens dont le dévouement quotidien est immense, je sais que les élus communistes sont PARTICULIÈREMENT VALEUREUX et beaucoup moins corrompus que les autres, je sais ça. Mais je vois bien que, dans les faits, ils n’ont plus aucun moyen de me protéger. Et quand je découvre que la plupart d’entre eux refusent de sortir de l’UE, et qu’ils diabolisent même ceux qui veulent seulement sortir de l’Union européenne, je suis pris d’une doute fondamental, effectivement, sur leur dévouement au bien commun.
Mais tu vas me rassurer et me démontrer que les élus communistes poussent de toutes leurs forces à nous faire sortir de ce piège à rats qu’est l’Union européenne.
J’attends.
Étienne.
NON, Etienne, je ne peux accepter qu’on prétende être « juste » (je limite pour l’instant mes revendications à cet aspect : contre l’injustice !) en me tendant le piège d’une « obligation de résultat » , ce que tu fais en me disant en gros ceci : « tes exceptions j’en ai rien à f.…. car ils ne m’ont rien donné comme résultat attendu ».
Ce que j’attends d’un élu de droite de gauche ou « de dieu », ce n’est pas un « résultat », car j’ai dépassé le stade du biberon !
Ce que j’attends, c’est l’engagement qui entrera en cohérence avec mon propre engagement de citoyen adulte, et l’on entre en « résistance » sans être obsédé par la consommation d’un « résultat »…
J’arrête (droit à la pause) car je ne suis pas un pro, moi, et d’ailleurs le peuple est constitué de gens comme moi, qui , du fait de leur emploi du temps, doivent « déléguer »…(ceci annonce la suite, si permis)
Étienne, et Alain Guillou, jelejure, fojure2rien, langagé, et etc … … en Grèce le Parti Communiste Grec, contrairement à la direction du PCF épurée des opposants à l’UE comme par exemple André GÉRIN, ce parti en Grèce est resté fidèle aux valeurs de la démocratie et de la souveraineté du peuple.
http://fr.kke.gr/news/news2011/2011–09-20-crise
Alain, a contrario de l’action courageuse par exemple d’André Gérin et de nombreux autres militants communistes on peut citer le collectif « L’idéologie européenne », Annie Lacroix-Riz, le collectif communiste Polex et tant de militants anonymes et courageux dont le courant « Vive le PCF », pourquoi certains dirigeants communistes français consacrent toutes leurs forces à nous faire rester dans ce piège à rats qu’est l’Union européenne ?
Je suis tenté de répondre à Gilles qu’il y a toujours eu autant de conceptions du « parti communiste » que de membres adhérants : à chaque congrès tout est remis d’une façon ou d’une autre sur la table…Staline a su profiter du nécessaire « patriotisme » qui s’imposa à l’URSS face à tout ce qui menaçait « la patrie du communisme », pour verrouiller SA définition définitive du soi-disant « communisme »…Or s’il reste un « pari communiste » à faire ( et je n’ai pas encore lu l’ouvrage de Pierre Laurent…), c’est le pari d’une « métamorphose réussie », et si elle est réussie, elle ne peut l’être que d’une façon planétaire, si non, « rien qu’une immense régression » ! Ce n’est pas parceque la situation concrète présente du peuple de France justifie à mes yeux qu’il dispose d’un « fort parti communiste », que je crois au « saint PCF éternel » : je crois plutôt qu’à mesure que les peuples d’Europe, et du monde s’émanciperont, ils réaliseront la métamorphose des partis politiques en autrechose de bien plus « intelligent », sur « le chemin de l’espérance » évoqué par Stéphane Hessel et Edgar Morin : « notre système planétaire est condamné à la mort ou à la métamorphose ». Ceci dit, ma réponse est déjà dix ou vingt fois sur ce blog : il faut avoir , comme les scientifiques qui vérifient ou invalident la théorie d’Einstein, le scrupule assez pointu : par exemple, se poser les questions « qui fait quoi à l’Assemblée européenne » etc : ces questions sont posées ici depuis 2007 par moi, par julia moulin, et d’autres, mais vous les traitez comme les oui-ouistes traitaient les questions des nonistes, car ce sont des « neutrinos » qui invalident votre vitesse de lumière à vous, votre chère commode et glauque théorie du « élus tous pourris »…forme de conspirationnisme !
Alain, tu te fais du mal, l’Europe, c’est patronal !
Le vote Non au TCE a été quand même contourné par ce système de création forcenée d’une Nation Européenne par les créateurs de cet Ordre Nouveau Européen. Je n’ai jamais pour ma part que les élus du PCF étaient pourris, relis-moi calmement. Dans le cadre de l’Ordre Nouveau Européen que l’on nous impose en dépit de notre consentement, les élus magnifiques et courageux du PCF malgré toute leur bonne volonté, pédalent dans le vide. Pourquoi certains dirigeants communistes français, heureusement pas tous, consacrent toutes leurs forces à nous faire rester dans ce piège à rats qu’est l’Union européenne ?
Née à Roanne en 1956, je suis mariée et mère d’un fils de 13 ans.
Je suis fille d’un ouvrier boucher et d’une secrétaire. En 1965, j’arrive à Chalon-sur-Saône où je passe le reste de mon enfance et mon adolescence. Je pars ensuite à Dijon pour faire mes études universitaires. Je suis titulaire d’une maîtrise de Droit public et d’un DEA d’Histoire du droit.
Chef de cabinet du Maire de Chevigny-Saint-Sauveur, dans la banlieue de Dijon, de 1981 à 1983, je rejoins ensuite le groupe socialiste à l’Assemblée nationale où je travaille jusqu’en 1997. De septembre 1997 à décembre 1999, je suis conseillère technique au cabinet de Martine Aubry. J’ai ensuite travaillé jusqu’à mon élection comme agent contractuelle au Ministère des Affaires sociales au sein de la Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale où j’ai exercé notamment les fonctions d’adjointe au Délégué et ai assuré la veille juridique et européenne.
Engagée au sein de l’UNEF durant mes études, j’ai été très engagée, notamment au cours des grèves de 1976 contre la réforme des DEUG et, en 1980, contre les réformes d’Alice Saunier-Seité. J’adhère au Parti socialiste, à l’automne 1980, pour faire la campagne de François Mitterrand sans y prendre de responsabilités particulières. Je quitte le Parti socialiste en 2005 dans lequel j’avais cessé de militer dès 1995.
Militante de la Ligue des droits de l’Homme depuis 1983, j’ai été présidente de sa fédération de Seine-Saint-Denis de janvier 2000 à janvier 2008 et de son comité central jusqu’en mars 2009 membre. Je suis également vice-présidente de la fédération des œuvres laïques (FOL) de Seine-Saint-Denis et membre du conseil d’administration de la Ligue de l’enseignement depuis 2005. J’ai des responsabilités locales à la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) depuis 2000.
Aux élections européennes de 2009, j’ai été désignée comme tête de liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Est (Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse). J’ai été élue députée européenne le 7 juin 2009. Au Parlement européen, je siège au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL). J’ai été élue trésorière de ce groupe et désignée comme coordonnatrice de la Délégation française.
Je suis membre de la commission de la « Culture et éducation » et de la sous-commission des « Droits de l’Homme », ainsi que membre suppléant de la commission des « Libertés civiles, justice et affaires intérieures ».
Qui suis-je ? Marie-Christine VERGIAT députée européenne Front de gauche, venez donc voir sur notre site GUE/NGL quel relai nous pouvons être pour « les indignés d’europe » !
J’ai donc cité MC VERGIAT à la barre du procureur Etienne Chouard, qui citera sans doute son contre-modèle, son « cher ami » JOSE BOVE encore un « plus communiste libertaire que moi t’es fusillé » ! …Lequel Chouard se mijote une place de ministre en léchant les bottines des éléphants du PS…(en concurrence d’ailleurs avec Robert HUE…)
« 2011−10−13 – C’est à un nouveau débat surréaliste que nous avons encore pu assister cette semaine au Parlement européen dans le cadre de la soit disant préparation du prochain Conseil européen. Quand les députés de la GUE/NGL ont demandé qu’il y ait enfin de la solidarité avec les peuples européens qui, pour le moment, sont toujours les seuls à payer la crise, la seule réponse entendue a été solidarité des Etats Membres avec les banques.
Un nouveau remède miracle est apparu : la recapitalisation. Le seul objectif affiché reste celui de remettre en marche la machine folle qui nous conduit dans le mur, de calmer les marchés et les agences de notation.
Les Etats Membres vont encore injecter des milliards d’euros sans contreparties. Une fois de plus, on va nationaliser les pertes et les profits resteront privatisés.
Les citoyens sont de plus en nombreux aux quatre coins de l’Europe et d’ailleurs à refuser ces politiques d’austérité et pourtant dans l’hémicycle, une fois de plus les députés de la GUE/NGL se sont sentis bien seuls »
(Marie-Christine Vergiat, députée GUE)
Nos député GUE sont là où il faut pour dénoncer, alerter, relayer , mais seul un mouvement populaire international d’une ampleur inégalée,libre égalitaire et fraternel, pourra faire rendre gorge aux « commissaires » !…
Pour le « tirage au sort, on verra plus tard, désolé !
Alain, il n’y a que vous pour voir nos luttes comme contradictoires.
Je les vois, moi, complémentaires.
Et, à mon avis, tous nos désaccords pourraient trouver des solutions intelligentes nuancées.
Encore faut-il le vouloir.
Vous êtes trop susceptible, trop à cran.
Je ne brigue aucun pouvoir, je n’ai pas de dettes, je n’ai pas vos échéances, je ne suis pas en compétition, ni contre vous ni contre les autres politiciens de métier.
Je ne suis pas un acteur ; politiquement, dans la cage du gouvernement prétendument « représentatif », je ne suis rien.
Je pense et je m’exprime librement.
C’est tout.
Et ce petit rien qui ose juste parler vous fait si peur que vous le voyez comme un « procureur » ?!
Vous avez peur de votre ombre, Alain.
Je ne suis pas votre ennemi.
Étienne.
La philosophie taoïste reflète la pensée d’un homme Laozi (Lao-Tseu) marqué par la cruauté, les injustices, les abus de pouvoir. Ainsi « le Vieux » préconise-t-il une forme de « paradis perdu » à retrouver en soi : « Tout, dans la nature, travaille en silence. Les choses naissent et ne possèdent rien. Elles accomplissent leur fonction sans rien réclamer. Toutes les choses font leur besogne dans l’apaisement. Après qu’elles ont atteint leur plein épanouissement, chacune retourne à son origine. Retourner à son origine, cela signifie se reposer, remplir sa destinée. Ce retour est une loi éternelle. Connaître cette loi, c’est la sagesse. »
Le taoïste n’est ni pieux ni dévot. Son silence est le début de la sagesse, et il s’abstient même de parler du dao (Tao ). L’abandon des passions, des gesticulations éphémères et inutiles constitue donc l’idéal que recherchait Laozi (Lao-Tseu): « cultiver son jardin » reste encore une vertu apaisante et curative, une philosophie à part entière, notamment dans les sociétés industrielles modernes.
Étienne, il n’est pas question de peur, il est question d’indignation !
Vos propos, par l’ambiguïté qu’ils utilisent comme vecteur, ne sont séparés des propos des fachos que par la feuille de route qui sépare les paroles de Marine le Pen des pensées de son père !
Tant que vous ne reconnaîtrez pas la gravité de l’abus qui consiste à stigmatiser « tous les élus » dans votre « tous pourris », vous discréditerez tout votre (encore) remarquable travail quant à la recherche d’un plan C pour l’Europe… Car n’oubliez pas que vous avez embarqué dans votre aventure des gens sincères, qui ont voulu opposer aux traités et autres directives des « commissaires européens » leur volonté de construire « une autre Europe, un autre monde »…ces citoyens sincères n’auraient pas embarqué sur votre galère de nationalistes confondant travail famille et patrie dans une appellation « communiste » peu regardante quant la destination affichée !
Quant à votre phrase « je ne brigue aucun pouvoir, je n’ai pas de dettes, je n’ai pas vos échéances », elle est aussi creuse que le commentaire de « personne » !
Un « rien » qui appelle l’air de rien à la haine et et la rage populiste contre les « tous pourris », c’est pas rien : plus de 2 millions de clics au compteur ! Bravo, monsieur « rien » !
Alors famille jetehais, montrez-nous donc de quel bois vous chauffez car votre marasme dans les structures soi-disant représentatives appelle à vous demander des comptes il me semble et c’est tout à fait normal de demander des comptes à ceux qui sont supposés nous représenter, c’est le contraire qui ne l’est pas et qui amène la peste actuelle dans laquelle nous tentons de survivre, car vivre ça fait longtemps que ça n’existe plus, aussi, il ne faut quand même pas renverser les rôles, ça suffit de se faire entuber, il faut finir par voir une bonne fois pour toute, ce qu’on fait, qui est parfois à mille lieues de ce que l’on prétend faire, mais pour cela, il faut dire stop et observer quelques instants l’état des lieux.
Qu’avez-vous fait, moi, c’est ça qui m’intéresse les faits et ensuite il sera toujours temps de passer à autre chose, d’y mettre un nom, mais à la limite, la qualification, on s’en fiche. Sachant ce que vous avez fait dites nous aussi ce à quoi vous vous êtes opposé farouchement et qui a produit des fruits. N’est-ce pas aux fruits que l’on reconnait l’arbre ?
C’est ça qui est intéressant, les faits, le reste, c’est du surplus, de la fioriture.
Cher Gilles, Chère catherine,je n’ai ni ne cultive la haine, mais cultiver l’injustice stimule ceux qui cultivent la haine !
…Si tu cliques sur « soral », tu prends du recul en relisant les dernières « pensées du philosophe à la mode Onfray-anti-freud » et tu te retrouves dans le pré-carré de l’extrême droite ! si tu as « adhéré » à « Egalité & Réconciliation », ta cotise ne te donne aucun droit : cette association n’a pas de statut autre que « la voix de ton maître », le gourou Soral qui récolte ses sous ainsi, sans avoir de compte à rendre : si ce n’est pas « un chef », toi tu es une bonne poire : demain il se lâche et tu n’as aucun compte à lui demander!… Au moins dans un parti républicain tu as le droit d’intervenir en congrès, de discuter les statuts et de critiquer le rapport des élus, tu as un droit de sanction etc…Bien sûr il faut chercher un autre mode de souveraineté permettant d’exister comme citoyen dans « la transversalité des associations », mais l’arnaque ne se cantonne pas aux « élus », et elle ne concerne pas « tous les élus » ! en compagnie de carla qui se dit « de gauche »…quant à Alain philosophe communiste, autantdire que Céline était sioniste…
Peu importe, je ne fais pas d’autre procès que celui qu’est en droit de faire un citoyen à qui on bourre le mou avec des contre-vérité sur « les élus en général » !
Si tu reconnais que la plupart des élus du FdG (PC PdG, GU, FASE et peut-être un jour enfin NPA) sont d’excellents militants qui pourraient servir la cause du peuple si des menteurs professionnels au pouvoir et hors pouvoir ne tentaient pas de brouiller les pistes d’un repérage populaire, alors, il faut reconnaître que si ces élus étaient plus nombreux le peuple aurait compris quel usage il peut en faire, en conjuguant luttes sociales et vote intelligent…
La désinformation « tous pourris » sert à dissuader le peuple de tenter de reconnaître ceux qui peuvent le servir dans ses combats quotidiens contre les maux qui l’assaillent !
Bien sûr, si le peuple est incapable d’envoyer une majorité qui le sert aux pouvoirs, alors, il sera tout aussi incompétent, « tiré au sort », pour déjouer les mensonges propagés par les dominants…
Donc, en répétant le mensonge lepeniste du « tous pourris », Etienne dessert sa cause du tirage au sort…Bref, seul l’engagement massif suite à l’indignation massive du peuple peut rendre le vote et le tirage au sort signifiants pour une vraie démocratie…or le mensonge prétendant amalgamer le pourri et le militant sincère est exactement ce qui vise à noyer la confiance en soi nécessaire du peuple !
Restent alors des « qui n’ont pas les mêmes échéances », et qui feront partie des « volontaires » soit pour diriger une dictature, soit pour faire la même chose en étant « naturellement » de la classe sociale disponible pour affirmer sa « compétence populaire »…mais alors le peuple réel est relégué au rang des « sous ‑citoyens ‑trop cons,-trop endettes-trop désespérés-trop surexploités « pour se trouver « volontaires désignables par le tirage au sort » : le sort en question n’a rien de vraiment républicain !
Par contre, si l’on admet que « le tous pourris est une approximation mensongère », alors l’espoir est permis, car l’identification des « non pourris » ne se fait pas par « étiquette politique » mais simplement en observant quels sont ceux qui ne méprisent pas le peuple et qui dans leurs actes incitent le peuple à s’engager …je suis bien obligé de faire bref, mais j’espère que tu saisis mon raisonnement !
Le front de gauche n’est pas « bon » parce que ses composantes seraient idéologiquement « bonnes », il est « bon » pour rendre raison politique au « front des luttes sociales » et aider le peuple dominé à reprendre sa confiance contre les dominants …Les « pourris » sont donc ceux qui disent au « front des luttes » t’as qu’à morfler, c’est tant mieux si t’en baves , t’avais qu’à changer la Constitution, tes élus sont pourris comme ceux de la classe dominante » : en gros : « peuple t’es con, on va tirer au sort des gens intelligents dans tes rangs, mais bien sûr, ce seront les volontaires , pas les cons »…
Le gros con de peuple n’est pas près de croire Etienne : il vote donc « tous pourris » donc Le Pen…ça c’est efficace en effet !
Pour résumer, ce qui m’indigne ici-même, c’est l’ostracisme contre le Front de Gauche, copie conforme et bien disciplinée de l’omerta dominante (le jeu des pujadas, guettas et autres « salauds »…) chez les gens qui vont répétant qu’ils ne voient pas l’existence d’élus honnêtes, ce qui alimente vicieusement le « tous pourris », injuste et donc porteur de la haine et du desespoir populaire dont se nourrissent les « dominants » !
Fraternellement
Alain
« Et ce petit rien qui ose juste parler vous fait si peur que vous le voyez comme un « procureur » ?!
Vous avez peur de votre ombre, Alain.
Je ne suis pas votre ennemi. »
rions donc, que me voila rassuré, cher etienne !
mon « j’ai peur du procureur », c’était de l’humour, Etienne, à mon âge je n’ai plus peur que du chirurgien…!
J’utilise les pseudos contre la personnalisation du débat qui ne sert qu’à dévoyer la réflexion sur le fond du problème :omme le demande Valérie, post 15,(qui n’est pas encore un pseudo à moi), » il_ faut peut-être clarifier les choses pour éviter toute confusion… »
Et ne pas répondre à alain guillou « je n’ai pas vos échéances », mais plutôt : « oui, il y a déjà eu ce débat ici sur ce blog au moment de la candidature de Raoul Marc JENNAR »
A l’époque Etienne Chouard m’avait déjà traité sans grand souci du problème posé, plutôt comme un troll quand j’ ai énuméré les actions des élus de la GUE au sein de ce « parlement européen inutile »…
Il faut aller au fond des choses plutôt que se défendre comme un « micro-parti » assailli par des « pourris de l’extérieur », le micro parti du blog du plan C ayant viré de bord à 180 degrés depuis le franchissement en fanfare des passes du « NON de Gauche » : au départ, que signifiait « le plan C » sur lequel nous étions nombreux à embarquer ?
… il y a eu comme un congré d’Epinay, en pire, car le pilote tout seul est bien maître chez lui…Dommage pour les invités, mais surtout dommage pour Etienne lui-même, car il n’a pas les soutiens qu’il pourrait face à des « ennemis déclarés » comme « hautetfort » !(ce n’est pas Nicolas Ngo-Doan-Ta qui va sauver le soldat chouard !)…J’appelle donc les nonistes de gauche , les ceusses qui gravitent autour et dans le « Front de gauche » à venir fréquenter le blog d’Etienne pour que celui-ci ne sombre pas avec ses adulateurs devenus niais ! Il ne s’agit pas d’abonder dans le sens d’un « blog ennemi », il s’agit de prendre à bras le corps les questions auxquelles il a répondu à notre place ( sur hautetfort j’ai avoué m’être fait « moi aussi » embarquer par Etienne, et j’ai rajouté « presque »…Allons donc au fond du problème si nous voulons lever le doute encore permis !
La Loire n’a pas, je l’espère livré tous ses trésors secrets…Savoir pourquoi le soir j’y vois les amants faire encor’glisser…Leur barque au gré d’une pensée …marques noyée dans ses mystère ? Elle n’a pas cette rivière l’ombre du moindre mauvais goût…même si vous devinez poindre.. Au bel oubli d’un ciel de traine… Comme une peine à se rejoindre… Qu’ont les esprits de Sèvre ou Maine…Jamais la Loire ne promène reflet ni de peur ni de haine!…
N’empèche, il y a une rue des martyrs à Nantes, et du sang innocent dans toutes les belles rivières !
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Je fais la paresseuse, mais bon, pas tant que ça parce que vous n’avez pas répondu Alain, alors je bisse !
Montrez-nous donc de quel bois vous chauffez car votre marasme dans les structures soi-disant représentatives appelle à vous demander des comptes il me semble et c’est tout à fait normal de demander des comptes à ceux qui sont supposés nous représenter, c’est le contraire qui ne l’est pas et qui amène la peste actuelle dans laquelle nous tentons de survivre, car vivre ça fait déjà longtemps que ça n’existe plus, c’est pourquoi il ne faut quand même pas renverser les rôles Alain, ça suffit de se faire entuber, il faut finir par voir une bonne fois pour toute, ce qu’on fait, qui est parfois à mille lieues de ce que l’on prétend faire, mais pour cela, il faut dire stop et observer quelques instants l’état des lieux.
Qu’avez-vous fait de là où vous êtes en tant que représentant, moi, c’est ça qui m’intéresse, les faits et ensuite il sera toujours temps de passer à autre chose, d’y mettre un nom, mais à la limite, la qualification, on s’en fiche. Sachant ce que vous avez fait dites nous aussi ce à quoi vous vous êtes opposé farouchement et qui a produit des fruits. N’est-ce pas aux fruits que l’on reconnait l’arbre ?
C’est ça qui est intéressant, les faits, le reste, c’est du surplus, de la fioriture.
Voir ses petitesses, c’est signe d’une grandeur réelle, car quand on est trop faible, c’est mission impossible, on succomberait à leur vision, mais si elles sont vues enfin, alors c’est le début d’une re-volition, non je n’ai pas fait de faute de frappe !
Catherine vous êtes paresseuse aveugle et sourde, je vous ai fait la liste des votes des députés GUE/NGV au parlement, vous avez leurs proposistions, depuis belle lurette, et si vous utilisiez un tant soit peu le pluralisme encore disponible de la presse, à chaque fois que vous ouvririez l’huma, vous auriez les réponses d’un ou deux de ces élus !
Faut pas prendre les gens pour des demeurés, sinon vous n’aurez « tiré au sort » que des demeurés !
Tout n’est pas noir côté élus et blanc côté rue : il faut que la rue rencontre ses élus, la légitimité est un combat complexe, et alors oui, le tirage au sort peut devenir une revendication pour approcher mieux cette complexité !
Je ne suis pas ici pour vous dresser un catalogue , vous n’avez qu’à continuer à former votre esprit consommatrice sur « la redoute »… l’huma c’est un peu différent !
Alain,
Quand tu me l’as demandé, chaque fois j’ai rappelé l’admiration sincère que je porte à ceux des élus qui se dévouent corps et âme pour le bien public, que je connais bien et dont je ne nie pas les vertus, beaucoup plus au niveau local qu’ailleurs d’ailleurs ; chaque fois j’ai rappelé que les élus communistes méritaient souvent une admiration supplémentaire (mais pas aveugle quand même, c’est bien le point) ; et pourtant chaque fois, tu fais comme si je n’avais rien dit, tu forces à nouveau le trait de ma pensée en me faisant dire « tous pourris sans réserves », et tu recommences à m’agresser en me traitant de « fasciste haineux », comme si tu avais envie (et besoin) que je dise « tous pourris sans réserve » pour te débarrasser de moi, exactement comme font les soi-disant « antifas ».
La parenté de raisonnement et de méthode commence d’ailleurs à m’apparaître : les communistes autoritaires (l’élite élue de l« avant-garde éclairée ») n’aiment pas être contredits, apparemment, et ils ont l’accusation « fasciste » assez facile ! Ce qui, progressivement, retire beaucoup de force à l’accusation en question, d’ailleurs : à force de traiter de « fascistes » les plus vaillants résistants au projet de domination en cours, il va bientôt être honorifique d’être étiqueté « fasciste » par les communistes autoritaires… Beau résultat, en vérité !
Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Quand on veut se débarrasser d’une pensée dissidente, on l’accuse de complaisance fasciste.
Je dis (et je démontre) que LES INSTITUTIONS DU GOUVERNEMENT REPRÉSENTATIF (et PAS la nature des hommes, quels qu’ils soient ; est-ce que c’est clair ?), PAR CONSTRUCTION, INÉLUCTABLEMENT, POUSSENT AU MENSONGE ET À LA CORRUPTION.
Toi, là où je dis « institutions capables de pourrir quasiment tout le monde », tu entends le « tous pourris » des réactionnaires d’ancien régime qui veulent la peau du Parlement pour restaurer leur roi. Ce n’est pas de ma faute si tu as de la cire dans les oreilles, des œillères sur les mirettes, une glu partisane dans la tête qui te conduit à amalgamer tous tes adversaires (fascistes à ta droite et anarchistes à ta gauche), et si tu n’entends que ce que tu as envie ou peur d’entendre.
Et je répète que DES PARLEMENTAIRES QUI ME TIENNENT ENFERMÉ dans le piège politique majeur qu’est l’Union européenne (CECI EST UN FAIT) me sont forcément gravement SUSPECTS : c’est trop fondamentalement gravissime pour être balancé par d’autres luttes sans doute réelles mais sur des fronts que je considère comme parfaitement secondaires. Et c’est bien mon droit de fixer mes critères de jugement de mes représentants sur les vraies CAUSES des injustices sociales plutôt que sur leurs multiples CONSÉQUENCES, sans être pour autant mériter l’insulte « fasciste ».
De toutes façons, tu peux bien me traiter de facho, c’est aussi ton droit, puisqu’il est absolument essentiel que tous puissent s’exprimer librement ; mais je trouve cette insulte indigne et d’un niveau de réflexion calamiteux.
Étienne.
Le PGE propose de remplacer le fonds de stabilisation par un Fonds de développement social et solidaire. À l’opposé du fonds de stabilité européen, il distribuerait des financements pour des projets de service public sur la base de critères sociaux et environnementaux.
Il pourrait parfaitement être abondé par la BCE, une part du budget de l’UE et la taxation des transactions et revenus financiers, il libèrerait l’investissement public des marchés financiers et désarmerait les spéculateurs.
Les élus du Parti de Gauche européen (bien autre chose et bien plus qu’un « PCF élargi » comme tu le crois !) exigent un audit public sur la dette et l’annulation de la part illégitime des dettes des États.
Ce groupe blak-listé par les médias (B.Guetta, A. Adler et autres titulaires permanents du crachoir public) s’arc-boute contre les attaques à la souveraineté populaire, aux souverainetés nationales des pays membres de l’UE. Je te reproche d’abonder dans cette injustice médiatique des « trompettes de la renommée » car bien plus que des mérites moraux des élus communistes, le fait dont il est question pour ouvrir les yeux sur « ce qui se joue réellement en Europe » , c’est que le PGE, représente bien « le non de gauche » contre les euro-béats et que le groupe GUE/NGV défend toujours la souveraineté des peuples.
Ce groupe représente absolument la résistance contre « la gouvernance économique » et le fédéralisme autoritaire que viennent d’adopter en chœur au Parlement européen les libéraux, les écologistes et les sociaux-démocrates.
Ces élus européens dénoncent la soumission aux marchés, qui ne règle rien et qui désespère les peuples, ouvrant un boulevard à l’extrême droite en Europe, extrémisme utile aux tenants d’une « dictature de crise » contre les élus qui s’opposent à la gouvernance autoritaire des marchés. Les populistes, qui attendent l’éclatement de l’UE, ne se soucient pas de la soumission au dollar et du chaos social qu’il implique.
Que l’on soit membre de la zone euro ou non, que l’on rejette l’Union européenne ou que l’on se batte pour la transformer, nos destins sont liés et nos combats sont les mêmes. Soyons solidaires, contre la prédilection dictatoriale des « marchés », « les agences de notation » contre les élus… Soyons solidaires donc des élus qui sont solidaires de nos luttes ! Notre adversaire est le même : l’exploitation et la domination capitaliste…On ne pourra pas changer la constitution sans lutter contre le capitalisme, et l’on ne pourra pas gagner sans changer la constitution… Mais si tu ne vois pas la dialectique entre l’un et l’autre, c’est le désespoir qui te vaincra, et il est de plus en plus évident que ce désespoir du peuple est « l’option antidémocratique de rechange » pour les capitalistes !
Le niveau européen pour cette bataille est crucial. Mesurons à quel point nous avons besoin d’unir les forces qui résistent à l’offensive capitaliste en cours, pour que l’humain prime sur la finance. Engageons-nous à participer et à aider, partout et sans a priori, la construction des fronts de résistance au retour de la forme la plus barbare du capitalisme : le capitalisme dictatorial !
C’est pour cela que nous devons aussi utiliser les élus GUE/NGV ! Il n’y a pas de fatalité.
Vous m’avez fait rigoler Alain avec votre histoire d’esprit La Redoute, bon, là, je dois aller bosser, mais vendredi soir, j’aurai un peu de temps et je vous répondrai car il y a à répondre bien sûr. Vives pensées redout-iennes !
Alain,
mon coeur ligérien s’enflamme à la lecture de ces vers, je me dis même que le martyr, c’est la Loire elle-même, quand ses eaux servent à refroidir des réacteurs nucléaires ou a arroser des champs gorgés de produits phytosanitaires.
je suis un frère d’arme dans le combat que tu mènes ici, tant qu’il ne s’agit pas de défendre sans nuance ce qu’est le PCF, ses dirigeants et ses élus, et peut être même ses militants…
le travail des députés européens de la GUE est remarquable en termes de transparence, de respect des engagements pris et de constance dans les choix opérés, et j’aime tout particulièrement être au courant des multiples trahisons des députés verts et PS, en ce sens les députés GUE jouent un rôle de sentinelle, à défaut d’avoir des journalistes compétents, ils sont précieux !
En matière européenne, le Front de Gauche propose un programme cohérent et stratégiquement intelligent. Il s’agit d’un projet s’inscrivant dans la tradition internationaliste commune à toute les gauches, tenant compte des rapports de forces actuels et se donnant les moyens d’enclencher un processus de transformation des institutions européennes. Le « non de gauche » s’incarne dans ce projet d’une europe de la solidarité entre les peuples et le Front de Gauche appelle les français à prendre la responsabilité historique d’initier le processus d’insurrection des peuples face à la dictature des marchés.
Mais, puisque nos soi-disant camarades préfèrent se retirer la tête dans le sable, disant, il faut sortir de l’UE, quand nous disons il faut s’associer sur de nouvelles bases,
je te propose de les prendre au mot, suivons ces raisonnements obscurs mais peut être visionnaires (il parait qu’on n’a rien compris) et, non seulement réclamons la sortie de l’UE mais réclamons aussi la sortie de la France, nous construirons nos républiques ligériennes loin des France libérales ou poujadistes,
pourquoi rester dans ce « machin » technocratique et autoritaire, sans cohésion, qu’est la république française, que pouvons nous attendre dans ce cadre vicié ?
Pour le drapeau, j’hésite entre l’autruche, la tortue ou l’escargot..;)
« L’exemple du communiqué de presse des élus GUE/NGL se prétendant « solidaires avec les Indignés » est accablant : les citoyens sont priés de se contenter d’un insipide blabla sans la moindre portée contraignante, et de ne pas tenir rigueur aux élus pour toutes les régressions antisociales (bien réelles et bien contraignantes, elles) que rend possible depuis quarante ans l’Union européenne (imposée par VIOL par les mêmes élus) »…
Je n’ai pas mal lu, Étienne, ta pratique du mensonge délibéré sonne l’alerte : il est absolument malhonnête d’écrire que les élus GUE ont imposé cette Europe par viol !
Je suis dégoûté par la suffisance jorionesque avec laquelle tu qualifies un niveau de réflexion calamiteux dès lors qu’il est plus exigeant que le tien question « rigueur » et que tu es pris en flagrant-délit d’approximation calomnieuse !
Car c’est dégoûtant : ton « blabla » ne vaut sûrement pas mieux que celui de ces élus-là…Ce qui est révélateur c’est ton soi-disant « anti-racisme » formulé ainsi : « le racisme est presque toujours injustifié » là est atteint le sommet de ton « anti-calamité » ?
« je ne suis pas raciste et je pense que le racisme LA PLUPART DU TEMPS est une erreur »
Celui qui ose écrire cela sans l’effacer humblement après avoir été confronté à l’indignation de ses lecteurs, je suis flatté qu’il juge comme tu le fais, Étienne, « mon « niveau de réflexion » !
Salutations citoyennes, Sitouallain !
Nous pourrions continuer la conversation sur le Blog d’un autre élu exposé au risque « constitutionnel » d’être concerné par la pourrissement : notre camarade commun Jean-luc Mélenchon…Mais tu m’interpelles sur ce blog-ci, donc nous avons peut-être encore quelque espoir commun ou quelque « nostalgie » de noniste de gauche, ici-même, donc nous devons à Étienne un éclaircissement quant à ce phénomène politique inattendu qui a abouti, au grand désarroi des oui-ouistes et nonistes de droite, à cette « métamorphose politique en cours « : le « Front de gauche ».
Étienne dit son désarroi ainsi : « le front de gauche est un PCF élargi » (c’est ainsi que mon niveau mental désastreux retient l’objection, en tout cas!).
Or nous deux, ici même, sommes l’exemple d’un « élargissement différent » !
Mais j’invite ceux que la question intéresse à venir lire une « suite » sur le blog de jean-Luc ! Car il ne faudrait pas perturber plus longtemps les savants qui travaillent ici même à des altitudes qui nous essoufflent !
salutation citoyenne alain !
le débat mérite de se poursuivre ici, et dans des termes un peu plus constructifs, l’invective, et en particulier l’accusation de racisme n’a pas sa place ici, avant de se revendiquer dans le camp du « bien », « de gauche », commençons par nous discipliner, si nous ne sommes pas capables d’avoir une réaction spontanée d’amitié envers l’autre, soyons au moins décents dans nos critiques.
Non le front de gauche n’est pas un PCF élargi, mais il est une alliance d’appareils, et certains, et c’est dommage, ont besoin d’une alliance d’appareils, pour se sentir autorisés à fraterniser. Si cette alliance existe, c’est que le PCF s’y taille la part du lion et qu’il est sûr de maîtriser l’essentiel des orientations et des bénéfices.
J’ai eu des débats bien plus intéressants que sur le blog de Mélenchon, nous étions en 2006, et nous construisions une alliance militante, citoyenne, par le bas, nous poursuivions le combat du Non au TCE, nous voulions construire un mouvement, les non-encartés dont je suis avaient avertis les militants sincèrement attachés au projet unitaire, nous avions vu juste, ce projet, le PCF l’a torpillé, la LCR lui a emboité le pas. j’ai vu le vrai visage du gros de la troupe de ces orgas.
j’aime lire et écouter Mélenchon, mais à l’époque, il était encore au PS, et par certains côtés il y est toujours, mais, qu’il soit le bienvenu à gauche, et qu’il la fasse gagner aux élections, cela je le souhaite ardemment, je voterais FDG par sentiment d’une nécessité historique et surtout par dépit, non pas vis-à-vis de lui, mais en raison d’une déception de ce qu’est le front de gauche.
Nous sommes nombreux, en dehors des partis, militants associatifs, travailleurs sociaux, syndicalistes de base, décroissants, ouvriers et employés, petits cadres, jeunes chômeurs ou précaires, des banlieues, altermondialistes, paysans, artisans, révolutionnaires ou indignés, etc. à nous sentir orphelins de cet élan de 95 et de 2005 puis de 2006–2007,
le front de gauche nous propose une coquille, nous invite à y entrer, nous ne l’avons pas construite, et le PCF a bien fait attention de ne pas trop nous donner de place, entre appareils il est en position de force, il a le plus d’adhérents, il pourra récupérer ses sièges, son financement, sa survie usurpée sur nos voix bâillonnées, mais nous qui n’adhérons ni au PG, ni au PCF, ni au NPA, nous sommes la gauche, aussi, et sûrement plus nombreux,
je prends note des changements, des ouvertures au moins verbales de Pierre Laurent, la révolution citoyenne, etc., mais des révolutionnaires au PCF, j’en connais peu, par contre des vieux stals ça oui, et les fascistes rouges du NPA n’ont rien à leur envier, quand au suivistes du PG…bon j’arrête là, mais tout ça pour dire que la méthode me parait un peu bancale pour une véritable « métamorphose politique », c’est une étape, c’est indéniable, mais le chemin à parcourir est au-delà des 8 mois à venir et se déploie aussi sur le terrain syndical et dans bien d’autres luttes…et pas vraiment sur un blog de Mélenchon où le débat de fond est malheureusement absent, sur sa gauche…
c’est sur un au-delà des partis et des syndicats que nous avons à faire front, ces vieilles structures nous briment dans nos élans, il faut donner un nouveau souffle à l’organisation, la mettre en phase avec notre temps, nous confronter aux dogmes de la vieille gauche, exploser les cadres, commencer la révolution par là, apprendre à s’organiser et à se relier les uns aux autres autrement, être pluriels, multiformes, comment crois-tu que l’Amérique Latine fait sa révolution ? en écoutant les stratèges du NPA et du PCF ou de la CGT ?
désolé si cela paraît exagéré, mais rien n’est dirigé contre toi, simple provocation pour ouvrir un débat 🙂
Ecoute Sitouaillin,
un voyage dans la réalité des partis politiques formerait ta jeunesse militante !
…Car par exemple la réalité présente du PCF, si elle montre certes encore beaucoup des caractéristiques que tu évoques, t’apprendrait des « démentis » tout comme voyager au Brésil de 2010 peut révéler qu’il n’est plus vraiment celui de 1969…
Chacun n’est expert que de ce qu’il pratique, et je pratique à la fois le PCF et le Brésil. Excuse-moi si c’est étrange de présenter ainsi sa prétention d’expert…Car il n’y a rien de plus différent que ces deux champs d’expérimentation, et pourtant on y rencontre un même phénomène : un grand patriotisme et une immense générosité se télescopent, et du choc sort un trésor de créativité : l’identitaire se brise contre sa propre vocation et là justement, produit son potentiel.
Je m’explique : les « héritiers-de-Guy-Moquet-soucieux-d’en-être-dignes » s’en montrent incapables à cause de leur prétention d’héritiers, puis ils se brisent sur leur propre réflexe identitaire : congrès dernier, il en est résulté le message que les plus anciens comme les plus jeunes ont lancé : « nous voulons faire un Front politique ouvert à tous qui ouvre une perspective sociétale aux fronts sociaux ».
Il se trouve que comme pour l’identité d’une nation, l’identité d’un parti se ressource en se donnant un sens beaucoup plus généreux : c’est le sens aussi de l’appel lancé par Stéphane Hessel et Edgar Morin aux français jaloux de leur « identité », en citant le 12ème et dernier couplet toujours méconnu de La Marseillaise :
« un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans les combats… »
Bien sûr Étienne interpelle avec une grande part de raison au sujet du versant néfaste des « partis ».
Sauf qu’il resterait, une fois rayés tous les partis, une organisation pire, hyper-pyramidale et déshumanisante : celle du « marché dominant ».
Étienne a raison de s’y frotter en prenant le risque d’être traité de « conspirationniste », car cette organisation « naturelle-comme-est-naturel-le capitalisme », dès qu’elle entre dans sa crise systémique, conspire, avec ses super-patrons, contre les peuples comme celui du Brésil…Avec quelques succès comme en Lybie…(où les « indignés » manquent d’un front de gauche assez organisé pour ne pas être embarqués dans la collusion objective islamistes-otan !)
Ces peuples font l’apprentissage de la nécessité de s’organiser, et rien n’est encore gagné pour eux !
Alors oui, débattons de l’intelligence de « dépasser les partis », mais il faut bien envisager « pour quoi » et « face à quoi », …Et donc ne pas jeter par dessus bord, tandis qu’un grand naufrage mondial menace, tout canot de sauvetage, aveuglément : qui oublie son histoire est condamné à la revivre!…oui, les communistes de 1941 étaient aussi « chiants » que ceux d’aujourd’hui ! Il faut savoir que dans pas mal de demeures bourgeoises où sont encore accrochés aux murs des francisques et autres souvenirs de Pétain, on enterre religieusement l’aïeul en prévenant les arrière-petits-enfants : « mieux vaut l’Allemand que le coco ! »… Dimanche j’irai voir Bernard Thibaud (cet horrible ni-ouiste…) à Chateaubriand !
Alain,
je suis assez sensible à ton analyse et j’espère que les militants du PCF sauront le refonder de l’intérieur,
pour ma part, je resterai en-dehors, je ne suis pas compatible 🙂
Sur le côté « canot de sauvetage », sans doute, mais avec un paquet de rameurs à contresens, on n’irait pas loin !
je n’ai pas dit il faut détruire, renier, abandonner, les partis ou les syndicats,
et je n’accepte pas ton idée que les partis disparus, il ne resterait que le vide, de multiples formes de résistances, informelles, organisées, isolées, en réseaux, existent déjà.
je dis il faut dépasser les partis dans le sens où ces institutions ont des formes et des pratiques qui empêchent le grand nombre de se sentir à l’aise dans l’association avec les militants, les stratégies de conservation de l’institution « parti », sa hiérarchie, ses dogmes, rendent quasi impossible de fédérer ceux qui veulent combattre, créer, résister, débattre, sur une base horizontale. La structure actuelle des partis exacerbe les logique identitaires, la méfiance du « nous » envers « eux », la soit disant résolution de la contradiction entre préserver le parti et construire l’unité ne passera pas le deuxième tour..logique viciée d’une institution dépendante des résultats aux élections pour sa survie, d’un parti qui n’est plus un parti révolutionnaire mais un rouage de l’appareil d’ETAT.
j’aurais préféré que les militants du PCF ne disent pas « nous voulons un front de gauche élargi », mais plutôt, le PCF est ce qui « nous » rassemble, mais « nous » somme inclus dans une cause et un projet plus vaste, aussi le PCF n’a pas de légitimité à exister en tant que tel dans un Front de gauche élargi, un front élargi, c’est une nécessité historique, mais la fin ne justifie pas les moyens, ce front doit être démocratique, donc libéré des rapports de forces entre organisations, une association de militants de divers bord, la plus horizontale possible, pas une tentative d’attirer à « nous » ceux qui ne sont pas là pour des raisons que nos yeux ne voient plus, cela est voué à échouer, « nous » ne ferons jamais mouvement tant que « nous » prétendrons à le diriger, le mouvement est là, en potentiel, « nous » n’en sommes qu’une miette de force bien organisée, mais groupusculaire…
j’aurais préféré que se fasse ce FDG élargit plutôt que des voeux pieux, il eut fallu demander à instituer des sections locales du FDG qui choissisent leurs candidats, plutôt que d’accepter la petite cuisine des appareils…et là, le savoir-faire organisationnel des militants eut été très précieux, à condition bien-sûr qu’ils sachent se renouveler dans leurs pratiques…(souvenirs de réunions ennuyeuses où les non-encartés fuyaient de semaines en semaines…)
à part ça, vive le front de gauche mais la constituante à la proportionnelle…non seulement on sent le manque d’imagination mais faut être tordu pour y croire !
Alain Guillou ça devient vraiment fatigant ce genre de discussion où vous tentez d’enfermer le discours de l’autre dans une camisole qui relève encore une fois de l’alternative illusoire.
Entre votre alliance GUE j’sais pas quoi et les marionnettes de l’UMPS et consort, franchement c’est de la rigolade, vraiment de la rigolade, et ça commence vraiment à me fiche en colère noire, d’avoir encore et encore à avoir à répondre à ce genre de balivernes que vous balancez sans retenue et sans l’ombre d’un regard critique semble-t-il.
Être contre le système comme vous semblez l’être à ce que vous dites ou être pour le système de façon plus ostentatoire, c’est du pareil au même pour moi. Y’a autant de différences entre vous et les gens que vous vilipendez, qu’entre patate et pomme de terre si vous voulez le fond de ma pensée.
Vous vous dites contre mais il me semble que vous profitez bien de ce système en tant que député, c’est votre fond de commerce cette desserte européenne et elle vous sert bien que je sache. Je vous demande des comptes et vous me renvoyez à l’huma, c’est un peu court il me semble. Ce journal que je ne lis pas il est vrai ne saurait il me semble vous servir de parapluie, vous êtes en tant qu’individu responsable à titre individuel de vos engagements et le groupe ne saurait vous soustraire à votre responsabilité.
C’est une méta-alternative qu’il nous faut penser, entre le fascisme de droite ou le fascisme de gauche, peut-être y‑a-t-il un au-delà de ce paradigme étroit et ratiocinant. Pour ce qui est du tirage au sort, j’ai de grandes réserves que j’ai exprimé. Aussi ne m’enfermez pas encore une fois svp dans vos tiroirs. On peut penser autrement qu’en terme d’appartenance à une case, merci. Vous n’avez pas assez d’imagination Alain !
Quant à votre Mélanchon dont je ne savais trop quoi penser, je lui sentais de vagues accents de sincérité, j’ai bien vite revu ma copie, quand une connaissance est venue me dire qu’elle avait été censurée chez lui, bigre, est-ce bien la manière d’une homme de gôooooche, j’ai comme des doutes voyez-vous !
y’en a marre de tous ces gens qui nous gavent de bonnes paroles et qui font le contraire de ce qu’ils disent, oui, y’en a vraiment marre et y’a du ménage à faire.
..j’avais pourtant déjà imaginé votre réponse, avec un certain sourire, mais pourquoi personnaliser quand il y a à réfléchir sur des questions objectives : objectivement, de qui se fait-on complice ? de ceux qui veulent mettre le peuple en état de choc de peur de lui-même et de désespoir, ou de ceux qui appellent le peuple à une résistance créative s’inspirant des leçons du passé ? Aucun peuple ne fera rien vers son émancipation assez massivement tant que l’espoir ne lui sera pas au coeur, et peindre en noir tout et son contraire, « à quoi bon ? il y a mieux pour « penser le coeur léger avec la jeunesse du monde » !
La fatigue excuse les déraillements, hélas, mais je ne suis pas le « député »… je ressemble plutôt à un « tiré au sort »…et moi je milite dans mon parti qui a l’histoire qu’il a et qui trimballe de bons et de moins bons repères, je milite pour que le tirage au sort soit pensé sans dogmatisme comme l’avenir possible de la démocratie. Mon refus des propositions d’Étienne vient du fait que je n’apprécie pas comme lui ce que donnerait aujourd’hui une application totale et intégrale du tirage au sort.
Le front de gauche a édité un programme qui s’intitule « l’humain d’abord ». Ce programme est « partagé » dans son mode d’écriture, donc il est « partageable » dans l’écriture de ses compléments : il reste aux citoyens la possibilité d’intervenir par exemple pour que la Constituante soit indépendante de l’Assemblée Nationale élue : cela veut dire qu’il est temps de proposer dans les discussions en cours (rien n’est fermé) un mode hybride pour l’Assemblée constituante…Je vous renvoie au blog de Clémentine Autain (FASE)…car vous m’imaginez conforme à vos préjugés, mais il m’arrive de sortir moi aussi de mon trou !
Bises, Catherine !
J’ose l’espérer en effet Alain, que vous sortiez de votre trou, et comme vous le savez, il ne s’agit nullement de préjuger de quoique ce soit car nous ne sommes pas dans un pré-présent mais dans un présent et ce ne sont donc pas des préjugés mais des jugés et des jugés sur pièce dont il s’agit.
Catherine, ayez donc la curiosité de vous rendre à une des assemblées citoyennes du Front de gauche, et vous pourrez « juger sur pièce », plutôt que me dire qu’une amie à vous a été censurée chez Mélenchon ! le blog de Mélenchon a les règles de Mélenchon, ce n’est pas une instance appartenant au front de gauche !
D’ailleurs, Étienne a pris le pari de laisser son blog ouvert à tous, mais si un internaute malveillant écrivait des propos insultants diffamatoires etc, il serait obligé de censurer, car sa responsabilité l’oblige a y veiller. Je trouve que si l’on veut ne pas tourner en rond, il faut à un moment donné choisir une orientation, et oser dire à Alain Guillou, par exemple : ici on censure les communistes encartés, plutôt que continuer à faire semblant de ne pas être « anti-communiste-encarté »…Si je me présente comme tel c’est par honnêteté, mais franchement, ce que je défends ici c’est la « dynamique de la révolution citoyenne » et rien d’autre !
Oui, c’est du « blabla » ? alors tchao !
Alain,
ton blabla m’a l’air très sensé,
malgré ma posture critique (qui je l’espère t’apparait constructive), sois-en assuré,
nous sommes définitivement du même bord, et je partage en grande partie tes analyses, les leçons du passé, la sourde oreille de Marx face à Bakounine, un pcf qui suit les bolcheviks quand il avait tout près Rosa Luxembourg et Panoeke, etc..
et tu as raison, j’ai l’ai déjà tenté à plusieurs reprises et de manières différentes, mais je vais persévérer, il faut que ce problème de la constituante à la proportionnelle soit remis en débat dans le FDG. et puisque tu y fais référence, dommage que le FDg ne soit pas une FASE élargie, ça ressemblerait plus à la révolution citoyenne !
saludos revolucionarios, sigue luchando
Moi voyez-vous Tchao, plus que les discours et tout le toutim c’est le vécu que je regarde et lui ne ment pas.
On peut se faire entuber par de beaux mots jamais par le vécu, le vécu ne ment pas parce que le vécu vous le prenez en pleine tronche et c’est décidément pas la même chose.
L’ennemi comme dit j’sais pas qui, n’est pas une personne x ou y, l’ennemi c’est le rapport qui nous tient, relisez bien cette phrase et imprégnez vous bien de son essence.
Et dans un rapport, un lien, une relation, on est au moins deux, trois quand l’esprit de la relation vient souffler(humour!) bref nous sommes tous, tous, tous, tous, tous co-constructeurs, co-acteurs de cette sinistre pièce de théâtre que nous avons sous les yeux et dans laquelle nous pataugeons !
Et ces gens de gôche y sont encore davantage que les autres car ils s’accrochent bec et ongle aux reliquats du système qui les fait exister, ce système est une justification de CE qu’ils sont, le système tombe, ces gens-là n’existent plus, Alain , ça devrait te dire qq chose toi qui as lu l’existentialisme est un humanisme, mais dans humain,il y a hu-mus qui nous relie à la terre mais il y a aussi mana ou qq chose dans ce goût là qui renvoie à esprit, et parfois ce vent-là, celui de l’esprit incarné manque cruellement et du coup notre humain il est de guingois !
Alain et citoyen, pour abonder sur ce que dit Catherine, un rapport de la Fondation Res Publica sur le vécu des classes ouvrières et employées de notre pays :
L’évidente rupture entre les classes populaires et la politique découle directement d’une vision erronée de la société française. La compréhension géographique et sociale de la France doit s’émanciper du sens commun et de trop fréquentes représentations imposées pour retrouver le chemin d’une représentation réaliste et lucide de la France populaire. Il faut « chasser les mythes » comme aurait dit le sociologue Norbert Elias.
D’abord concentrons-nous sur les faits. Il n’existe pas de jeunesse qu’en ville et, à fortiori, les « quartiers populaires » sont loin d’être tous concentrés dans les métropoles. Une nouvelle réalité sociale est née de la mondialisation néolibérale et s’incarne dans une géographie sociale nouvelle. La mutation de l’économie liée à la globalisation financière a engagé la mutation du territoire : la France ne ressemble plus à l’image que l’on se fait d’elle. Un puissant effet de persistance rétinienne a en effet empêché de comprendre les mutations à l’oeuvre. Cette nouvelle géographie sociale a entraîné un profond changement des représentations collectives. Globalisation financière, changement de géographie sociale et modification des représentations collectives sont liés.
Il faut d’abord préciser le vocabulaire employé. Parler des « quartiers populaires » c’est avant tout parler des milieux populaires, dont la présence ne peut plus être réduite – loin s’en faut – au fait urbain dense. La vision déformée (et médiatique) de la géographie française qui résume les « quartiers populaires » aux banlieues à forte concentration de populations immigrées est réductrice et ne correspond pas à la réalité. En outre, le fait urbain dense est aujourd’hui minoritaire, ainsi que l’a démontré le géographe Christophe Guilluy (« Fractures françaises », Bourin Editeur, 2010). La France populaire, celle des ateliers et des usines n’est plus celle des grandes métropoles mais une France périphérique, soit périurbaine, soit rurale. Depuis le début des années 1980, la France subit un double effet d’étalement urbain et d’expulsion des ouvriers et des employés de ses villes centres. Ce phénomène concerne le halo périurbain qui entoure les grandes métropoles urbaines françaises. Mais une partie de l’espace rural aussi est en pleine croissance démographique.
Un exode urbain se produit en direction des zones périurbaines d’une part et des zones rurales de l’autre. Ainsi les communes péri-urbaines, peuplées de 820 habitants en moyenne, accueillent-elles un nombre croissant d’ouvriers et d’employés. Les grandes métropoles se nourrissent par exemple d’un salariat d’exécution dans le domaine des services qui a élu domicile dans l’espace périurbain. Ce dernier rassemble 12% des emplois mais 22% des salariés. Ces mêmes salariés sont soumis aux plus longs temps de transport et bien souvent subissent les effets de la rigueur salariale. En effet, les employés sont ceux qui ont le plus perdu, d’un point de vue salarial, dans les deux dernières décennies. Cette réalité périurbaine est aussi liée à l’importance de la petite propriété. Le dédain pour la France des pavillons fait l’impasse sur le fait qu’une grand partie du salariat d’exécution français a opté pour l’habitat individuel et le pavillon loin des centre-villes où on peut encore trouver des prix de terrain accessibles, loin aussi des quartiers gangrenés par la délinquance. Étalement urbain et précarisation des classes dites « moyennes » mais appartenant en réalité au salariat d’exécution sont deux phénomène corrélés l’un à l’autre.
Plusieurs rapports – celui de l’IGAS ou de la direction du Trésor – pointent pour l’un les difficultés liées aux mondes ruraux et pour l’autre à la désindustrialisation, qui sont étroitement liés. Pourtant, la vision médiatique de la société nous masque ces enjeux. 35% des actifs des mondes ruraux sont des ouvriers, fait constamment ignoré ou mésestimé. Les premières victimes de la crise et des délocalisations depuis 2008 sont en effet les ouvriers ruraux ainsi que les précaires, de plus en plus nombreux dans un rural tout à la fois délaissé et refuge des plus modestes.
Dans un bassin comme le Charolais, connu pour son agriculture d’embouche, 38% des actifs sont concernés par l’industrie et le secteur de la construction. Les zones rurales ne comptent plus, dans leur ensemble, que 7 à 8% d’actifs concernés par l’agriculture. Il faut donc relativiser l’idée d’une « ruralité agricole » et comprendre qu’il existe désormais des mondes ouvriers ruraux. Un chercheur comme Nicolas Renahy a très bien démontré la réalité de la jeunesse rurale ouvrière ou précaire (« Les gars du coin, Enquête sur une jeunesse rurale », La Découverte, 2005). A l’ère de la mise en avant des « victimes », il est frappant de constater que la discrimination la plus meurtrière concerne les accidents de la route. La jeunesse ouvrière rurale (plus d’un Français sur trois de 15 à 24 ans est un rural) en est la première victime. Dans l’indifférence quasi-générale pourtant, alors qu’il s’agit d’une véritable « hécatombe sociale », ce fait majeur continue de marquer les milieux populaires ruraux.
L’IGAS a démontré, dans son rapport daté de septembre 2009, que la situation des 11 millions de ruraux était, plus généralement, loin d’être enviable : « les catégories les moins qualifiées sont sur-représentées parmi les actifs en emploi : 32% d’ouvriers et 27% d’employés, contre 7% de cadres et professions intellectuelles (7% d’agriculteurs). Dans les dernières années, le milieu rural a subi de plein fouet les réductions d’emploi qui ont touché les secteurs de l’industrie et de l’agriculture ». Le rapport ajoute que le « le taux de pauvreté monétaire moyen dans l’espace rural en 2006 est de 13,7%, contre 11,3% dans l’espace urbain ». Les ruraux sont donc en moyenne “plus souvent pauvres”. Toutefois, cette réalité là est aussi masquée par une construction sociale de la réalité qui estompe grandement les traits saillants de cette évidence sociologique.
Il s’agit aussi de s’interroger sur les représentations collectives nées de la mutation de cette géographie sociale. Une dimension fondamentale de la globalisation financière est l’œuvre de sape qu’elle a accomplie au regard de l’identité des mondes ouvriers. Le sociologue Norbert Elias avait défini dans « Les logiques de l’exclusion » le fonctionnement des ressources d’autochtonie qui était consubstantiel à la définition de l’identité des mondes ouvriers de l’Europe d’après la Révolution Industrielle. Le capital d’autochtonie – conceptualisé par Jean-Noël Retière – est définissable comme l’ensemble des ressources mobilisables par celui qui est né là où il vit et qui lui donnent un avantage social par rapport à celui qui vient d’ailleurs. Ce capital, adossé au sentiment de l’enracinement local, a longtemps permis une participation à la vie publique et une insertion dans l’économie locale plus aisées pour les couches populaires. La globalisation financière, et son impact en termes de délocalisations, est coupable d’avoir fait voler en éclats le « capital d’autochtonie » et d’avoir entraîné une désaffiliation massive des citoyens. Il s’ensuit que le besoin de « sécurisation morale » s’est développé et que, l’exercice de la citoyenneté se trouvant malmené par la crise, les revendications sociales ont pu, parfois, se muer en revendications « morales ».
La question du lien entre les territoires et les entreprises doit être posée. La France souffre, dans la compétition mondiale, d’une désindustrialisation massive, dans un contexte de monnaie surévaluée, d’absence de protections commerciales et de refus de politique industrielle cohérente. Mettre un terme à l’appauvrissement des classes populaires et redonner un avenir à la jeunesse du monde du travail passe par une réindustrialisation de la France. Où l’on voit qu’à l’heure de la globalisation financière, tout est lié.
Enfin, comment ne pas voir que, face à cette réalité sociale, l’offre politique peine à répondre ? Les questions de l’industrie, du libre-échange, de l’Ecole, de la sécurité ne sont pas traitées dans le champ politique. La crise de la représentation puise ses sources dans cette non prise en compte des enjeux qui déterminent pourtant l’avenir des classes populaires… autant que de notre pays.
Sans contraintes, il n’est pas de progrès nous dit le grandissime William Blake, alors là, on peut dire qu’il y a des ouvertures, non… les points de suspension c’est pour ce qu’il nous revient de créer, là, tout de suite, allons de l’avant non pas le cœur en berne mais le cœur en efflorescence, et des fleurs viendront des fruits, espérons qu’ils soient de lumière et non de ténèbres comme ceux d’au jour d’huis, l’huis, c’est la porte, et ce qui passe au jour d’aujourd’hui par notre porte du vécu, c’est pas glorieux, alors faisons en sorte d’aller de l’avant le cœur vaillant!!!!
salut Gilles,
ce texte est très intéressant, il montre bien là où sont les enjeux, par contre ça ne contredit en rien ce que je pense, d’une part parce que je suis né dans un quartier HLM d’une zone rurale, que les « gars du coin » je connais bien, j’ai été ouvrier agricole, ouvrier d’usine de l’agroindustrie (délocalisée), et j’ai aussi lu Norbert Elias,
pour te dire à quel point je souscris à cette analyse,
je me suis pointé dernièrement à Saint Denis (la galère m’a poussée à vivre à Paris…j’ai donc perdu mon capital d’autotochnie), dans une assemblée citoyenne du FDG sur le logement… il se trouve que je connais bien cette question puisque j’ai sillonné la France et les salons ministériels dans le cadre d’évaluations d’expérimentations sur l’accès au logement (il se faisait aussi des bonnes choses quand M. Hirsch était ministre),
donc, cette assemblée citoyenne n’en était pas une, d’une il y avait à peine trente personnes, de deux il y avait une intervention de Leila Chaibit, du collectif jeudi noir, que je connais bien et un mec du PC que je connais pas mais qui a pris tout le temps de parole,
donc je le laisse rappeler le constat, les chiffres, certains même que je connaissais bien pour les avoirs analysés, bref monsieur nous dit à quel point tout va mal, et il nous dit en gros que la solution c’est la construction massive de logements sociaux…
bon, j’attends mon tour, et là j’explique que le rêve des gens n’est pas de vivre dans un logement social, mais bien d’avoir un chez-soi, que l’urgence n’est pas de construire des barres mais bien de modifier le problème à la racine : le droit de propriété romain qui autorise quelqu’un a percevoir un loyer. J’explique aussi que le programme du front de gauche propose une relocalisation des production et que cela s’inscrit aussi dans la partie « planification écologique » du programme, planification comprise intelligemment d’ailleurs, car vu comme nécessairement décentralisée, mais que la planification écologique décentralisée veut aussi dire aménagement du territoire et que la balance doit être rétablie par une pensée directrice radicale : non la ville-vortex du capitalisme du 19ème qui absorbe les flux et attire à elle les masses et la ville capitaliste de la fin du 20ème qui expulse ces masses dans des espaces périurbain étalés et ne constituant pas un espace de vie commune comme l’est un village (cela reste des ban-lieues), bref que tout ça amène à aborder la question du logement sous l’angle du rééquilibrage du territoire, reconstruire le patrimoine bâti en ruine dans les zones rurales délaissées, construire avec des modes d’approvisionnement et de construction locaux, et surtout planifier, en tout cas inciter via ce fameux « pôle bancaire public » (dont on peut penser que la meilleure forme reste celle d’une maîtrise non pas étatique mais intercommunale) à la relocalisation-création d’activités, circuits courts de production, maillage de transports en commun, etc. non plus autour des seules grandes villes, mais sur l’ensemble du territoire, en axant la priorité sur le dépeuplement des zones urbaines, précisément pour reconstituer des espaces de vie commune, d’habitat, propices à la solidification des solidarités et au sentiment d’un vivre ensemble autochtone et digne surtout.
il y a donc dans le programme du FDG des pistes nouvelles pour penser et agir en-dehors des cadres, mais bien-sûr, les yeux ronds et la réponse de l’orateur-sachant du PCF m’ont fait comprendre que le tout État, les barres HLM dans des espace-repoussoirs et la réponse « en creux » des zones d’habitats pavillonnaires, le tabou de la propriété de son logement, la focalisation sur les villes (pourtant produits des échanges inégaux, nœuds d’absorption et de surconsommation des ressources naturelles et de spoliation du travail humain), l’industrie pas forcément écologique, la centralisation, bref tout ça est encore bien ancré dans la tête de ceux qui croient savoir ce qui est bon pour le peuple,
peuple absent de la réunion et de leurs organisations d’ailleurs, peuple qui n’existe que de moins en moins, privé, que ce soit par la mondialisation, la société de consommation ou par le centralisme jacobin, de ses identités, de ses cultures, de ses lieux d’exercice et de construction d’une autotchtonie émancipatrice.
cela dit, les forces conservatrices du pays sachant flatter cet électorat dont parle Res publica, il ne faut pas perdre de vue que si la gauche d’aujourd’hui ne comprend pas encore la portée du message et des luttes d’un sous commandant Marcos ou d’un Morales, si elle est encore prisionnière du scientisme, du jacobinisme, du marxisme, du paternalisme, il faut oeuvrer à son ouverture d’esprit, comme le fait alain de l’intérieur, ou comme le font les décroissants, les désobéissants, etc., à moins que vous ne soyez pour la france de Vichy, la france des notables, des vendéens,des évêques etc., même si nous divergeons, que personne ne perde de vue les enjeux et le caractère nécessairement solidaire de nos luttes, en gros, face à la science du brouillage des pistes et de la récup que cultive l’extrême droite, restons lucides quand à la nécessité de faire front commun.…
Sauf sittoualain qu’on ne s’associe pas à n’importe quoi, et pour savoir où on va, on regarde où est dirigée la barre.
Et quand la barre indique un cul de sac (ne pas vouloir sortir de la prison de l’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui est pour moi un cul de sac), on peut, sans se faire taxer de vichisiste, ou fasciste, ou de notable, ou de vendéens ou d’évêques, enfin bref tous les attributs en vogue auxquels vous prêtez main forte, on peut disais-je, enfin, oserais-je le penser, on peut, en tout cas je m’autorise à le penser, qu’il est possible d’orienter son désir vers d’autres rivages merci !
C’est l’axe qui importe et il est essentiel, absolument essentiel, irrévocablement essentiel, ensuite pour les questions subsidiaires, ça peut s’embrouiller, se disputer, exprimer des désaccords, là n’est pas l’enjeu véritable, mais l’accord doit être total, plein, absolu sur le cap, c’est en tout cas mon point de vue !
Catherine,
non seulement je ne t’ai pas mis dans une case, je dis méfie-toi, il existe des forces organisées promptes à récupérer la frustration du peuple et qui se nourrissent des carences organisationnelles, pratiques et théoriques du « mouvement social », des « résistants », et surtout de ses divisions entretenues par les discours de dénigrement sans contrepartie constructive,
œuvrer à créer des ponts entre toutes formes de luttes émancipatrices, tel est le sens de l’appel de la forêt de Lacandon, tel est l’enjeu des tentatives maladroites et boiteuses de fédérer les composantes du mouvement social, et c’est à travers certains de tes posts que j’ai pu identifier que tes aspirations sont contraires à celles des aspirants à une régression nostalgique des anciennes formes de domination de l’homme par l’homme (Église, État Bourgeois, Notables locaux, nobles, autoritarisme), et que comme moi tu aspires aussi à ce que soient extirpées de l’idée de progrès humain certains dogmes bien gênants et pour l’instant encore présents dans le « cadrage » des luttes et la fixation des caps,
ils sont encore présents, aussi parce que d’aucuns préfèrent s’acharner contre les hommes qui les portent en eux, se tenir en-dehors, sans tâche et purs mais bien insignifiants, atomisés, plutôt que de se reconnaitre comme frères, se fédérer et œuvrer à la transformation des cadres de la lutte.
sur la question de l’Europe, je ne comprends pas ce qui te chagrine, j’ai bien peur que tu sois arc-boutée sur des considérations d’ordre sémantique, de la même manière qu’on ne peut pas sortir du nucléaire en claquant des doigts, non seulement on ne peut pas sortir de l’Europe comme ça, et surtout on ne peut pas détacher la France de son continent…donc si on veut débattre au-delà d’un appel au repli sur soi (qui ne règle rien d’ailleurs), on pense aux stratégies pour construire une autre Europe,
voici la partie « s’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe » du programme partagé du FDG. Lis ça et si tu as une meilleure stratégie et de meilleurs principes, fais-les partager et on en discute..de mon point de vue, quelques points sont à améliorer (à améliorer, pas à cracher dessus, c’est possible ça ?)
« Agir tout de suite :
Remise en cause du Pacte pour l’euro+ et création d’un Fonds
de développement social, écologique et solidaire européen
Agir pour un changement durable :
Bataille politique et diplomatique pour un nouveau traité européen
Refonte des statuts et missions de la Banque centrale européenne (BCE)
Nous voulons une Europe affranchie du traité de Lisbonne qui respecte
la souveraineté des peuples et qui soutienne des politiques de développement
social et écologique. Le traité de Lisbonne, rejeté à près de 55%
des Françaises et des Français et imposé par voie législative, est illégitime.
Nous refusons tous les pactes et plans d’austérité qui concourent
à amplifier la récession économique et la régression sociale au nom de
la même logique libérale de soumission aux marchés financiers. Nous
voulons mettre un terme à la libéralisation des services publics et nous
engagerons la refonte du code des marchés publics qui soumet l’action
publique aux règles de la concurrence libre et non faussée.
Nous avons besoin d’une Europe laïque, indépendante, de paix et de
solidarité internationale. Une Europe qui agisse pour mettre fin aux
ingérences impérialistes et néocolonialistes. Une Europe qui s’engage
pour le respect des droits des peuples, en particulier ceux du peuple
Palestinien.
En prenant appui sur les luttes et les aspirations au changement en
Europe, nous nous engagerons dans la mise en chantier d’un nouveau
traité qui serait adopté en France par référendum après un grand débat
populaire. Nous agirons pour l’adoption d’une clause de non régression
sociale et environnementale.
La France prendra l’initiative d’Etats généraux de la refondation européenne
en faisant appel à toutes les forces politiques et sociales
disponibles en Europe.
Nous combattons le pacte euro plus et le semestre européen qui veulent
imposer l’austérité à vie aux peuples et nier la souveraineté de leurs
représentants. Nous organiserons un referendum sur ces dispositions
nouvelles et nous ferons campagne pour qu’elles soient rejetées.
Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des
politiques européennes nouvelles, libérées de l’emprise des marchés
financiers.
Conformément au mandat qui nous aura été donné par le peuple français
de mettre en place une politique de gauche dans notre pays, nous
refuserons d’appliquer des directives contradictoires à nos engagements
notamment en ce qui concerne la dérégulation des services
publics.
Notre désobéissance fera tache d’huile dans l’Union et dans la zone
euro. Elle sera un appui pour les petits pays dévastés par les plans de
rigueur (Grèce, Portugal, Espagne…). A terme, notre but est de briser le
bloc libéral au sein de l’UE et de pousser à la négociation d’un nouveau
traité. Il faut sortir du pessimisme et de la soumission à la technocratie
européenne. La France, en tant que pays fondateur de l’Union
européenne, a les capacités de la transformer si elle conjugue action
souveraine et bataille d’opinion européenne. Loin d’être isolés, nous
serons renforcés dans une Europe actuellement dominée par l’ultralibéralisme
et le monétarisme promus de longue date par les gouvernements
britanniques et allemands.
Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques,
l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux
d’intérêts les concernant et leur annulation partielle.
La France proposera une refonte des missions et des statuts de la
Banque centrale européenne (BCE) qui doit être mise sous contrôle
démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire
nuls, directement aux États, acheter des titres de la dette publique sur
le marché monétaire pour promouvoir l’emploi et la formation et les
services publics en visant la réponse aux besoins humains et à ceux
de la planète.
Nous proposerons la création d’un « Fonds européen de développement
social, écologique et solidaire » répondant à cette exigence ; d’un
« visa social et écologique » (voir page 6) pour les échanges commerciaux
; et l’abandon de toute politique de la « flexicurité ».
Nous travaillerons à une harmonisation fiscale qui exigera une imposition
minimale des entreprises pour empêcher le dumping social entre
pays membres de l’UE, instaurera un contrôle des mouvements de capitaux
et le blocage de ceux à visée spéculative, la taxation du capital
et des transactions financières, le contrôle des activités des banques et
la lutte contre les délocalisations. Nous établirons un secteur bancaire
public pour favoriser le développement d’un nouveau crédit.
La France mettra son veto au projet de Grand Marché Transatlantique
qui consacrerait la vassalisation de l’Europe par les Etats-Unis.
Une nouvelle politique agricole commune sera élaborée fondée sur la
sécurité et la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire,
rapprochant les paysans européens au lieu de les mettre en concurrence,
tournée vers le développement des coopérations avec les pays
qui souffrent le plus de sous-alimentation.
La France s’engagera pour une Europe de l’harmonisation sociale. Elle
demandera la mise en place d’un SMIC européen (établissement d’un
salaire minimum légal dans chaque pays et procédure de convergence
vers le haut).
Les services publics, avec de nouvelles créations à l’échelle européenne
deviendront un pilier de la construction européenne.
Les pouvoirs de la Commission européenne devront reculer au profit
de ceux du Parlement européen et des parlements nationaux dont les
pouvoirs d’initiative, de co-décision et de contrôle seront renforcés.
La France agira pour une Europe de l’égalité des droits qui s’inscrira
en faveur de la dignité humaine, contre la pauvreté, l’exclusion, les divisions
et discriminations.
Elle agira également pour que les politiques d’Europe « forteresse »,
de stigmatisation des étrangers non communautaires soient abandonnées
et les accords de Schengen renégociés au profit d’une action
résolue de l’Europe en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales
et de co-développement, en particulier avec les pays des
pourtours Méditerranéen.
L’égalité femme-homme sera une valeur fondamentale de l’Union européenne,
la « clause de la femme la plus avantagée » en Europe sera
mise en place. »
Il y a des esprits qui sont des impasses, inutile d’essayer de leur montrer des issues « trompeuses par définition » : ils sont fermés même aux sentiers les plus lumineux ! les ronces de leur mauvais caractère vous retiennent un temps, mais quand vous avez fini de tailler dedans, vous découvrez non seulement « rien », mais aussi le nihilisme, favorable aux haines stigmatisantes : ce « rien » ne pourra jamais devenir le « tout » de l’Internationale ! De cette sorte de piège à c.. on ne se sort qu’en ne disant plus rien : ainsi le silence de mort permet aux « spiritualismes » de revenir casser la croûte en tailleur dans les ronces du « no futur »… Et à défaut de ronces certains ont prévu du fil de fer barbelé !
« ..Mais un jour dans notre vie Le printemps refleurira ! »
Si on part vaincu d’avance alors c’est sûr que ça ne marchera pas Alain, la meilleure façon de rater, c’est de ne pas essayer en effet, il faut y croire pour avancer sinon vous faites du sur place, pire, vous risquez fort de reculer.
Que vous ayez cette opinion aussi arrêtée me concernant n’est pas à proprement un problème Alain Guilloux, car ma foi ça n’est un problème que pour vous, pour moi, il en va tout autrement.
Ce n’est pas pour ma pomme que je roule, c’est tout simplement pour que la Vie puisse se manifester de façon plus harmonieusement dans mon espace qui croise celui des autres, et je suis pour un équilibre respectueux entre ces deux instances, la personne et le groupe. Un « je » personnel qui n’annule pas le « nous » communautaire, et un « nous » communautaire qui n’annule pas le « je » personnel, voilà pour quoi je roule.
Et la recherche d’équilibre, elle est ardue, mais c’est le sens de notre vie de le chercher toujours et encore, et il ne tombe pas du ciel cet équilibre, il se construit, et à ma façon, c’est ce que j’essaie de faire, faire en sorte que l’énergie environnante ne soit plus, ou moins perçue pour être moins prétentieuse, comme un ogre dévorant parce qu’aveugle, mais au contraire d’intégrer peu à peu ses constituants, ses forces, et une force contenue dans une main ça peut à la fois être une main qui tue ou une main qui sauve, tout dépend de la manière, du faire à faire et c’est lui qu’il faut diriger, après il y a des courants hostiles, mais tenir la barre, ça c’est le sens de notre énergie et l’énergie quand elle est intégrée qu’est-elle de plus que de l’in-formation, mais information au vrai sens du terme, c’est à dire celle qui nous fait être des êtres incarnés car cette énergie nous forme alors de l’intérieur.
Merci pour ta réponse sitouaillain, j’y fais suite ce soir.
pareil
d’où ma mise en garde sur ton attente d’un accord t‑o-t-a‑l sur le cap et l’horizon, mieux vaut un plus petit dénominateur commun au « nous » pour se laisser la possibilité d’avancer, tout en ouvrant la voie à divers chemins plutôt que de viser l’uniformité et prendre le risque de tous se tromper, ou qu’il n’y ait que des « je » juxtaposés, désuettement fragiles face aux « eux » prédateurs…
J’ai pour ma part proximité de vue, d’aspirations très forte avec des amis allemands, italiens, polonais, irlandais, espagnols, grecs, croates, tchèques et j’en oublie, bien plus qu’avec la plupart de mes compatriotes (qui, que tu le veuilles ou non, légitimerons à nouveau par leur vote ce que tu rejettes, repus de leurs certitudes, croyant penser par eux mêmes quand il ne font que répondre aux stimulus médiatiques),
tu ne me feras pas sortir de l’Europe, je suis de mon village, indigène angevin, je suis français, je suis européen, je suis humain avec ces traits culturels-là,
tu peux vouloir que l’idée de la France se transforme pour qu’elle n’oppresse plus les « nous » bretons, berrichons ou provençaux, mais pourquoi rejeter le « nous » français qui rendrait solidaires ces peuples…
pourquoi, sous prétexte qu’en ce moment le résultat est contraire aux objectifs, rejeter l’idée de « nous européens » à la fosse commune des monstres de l’histoire ?
j’ai peut être tort mais je me refuse à croire que les sacrifices des peuples d’Europe pour construire l’Union ont été vains, je ne cois pas qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain, surtout quand on réfléchit lucidement à ce que coûterait une sortie brutale, et qu’on considère que cette énergie peut être dépensée à construire une autre Union Européenne.
Pour tout te dire, je tâtonne, je ne sais pas trop quel est le bon chemin. Mais ce qui me fait m’arc-bouter sur cette sortie de l’Europe puante, c’est qu’elle est puante, et que de la puanteur il est bien difficile d’en sortir un parfum délicat.
D’ailleurs depuis que vous y êtes, dis-moi, quels ont donc été les avancées conséquentes ? Je n’en vois aucune pour ma part, et bien pire, c’est d’un enfoncement dans la misère que ça produit au fil du temps, avec le poncif d’une fausse pluralité qui s’exprime, vous servez donc d’alibi qui plus est, sans vous, il n’y aurait pas de justification possible de la machinerie, elle serait vue pour ce qu’elle est, une machine dévoreuse d’hommes, c’est cela que je vous reproche, c’est de vous dire contre mais de faire avec, et donc de légitimer le système, d’ailleurs penser et agir contre c’est encore penser et agir selon et donc c’est rester enfermé dans la camisole que nos geôliers ont construit et que nous entretenons nous-mêmes avec nos comportements.
Alors c’est vrai qu’il me semble important de s’en tenir à des principes rigoureux de base et donc de vouloir sortir de cette prison, car je ne vois pas bien à vrai dire comment on pourrait, même avec la meilleure volonté du monde, créer du plus avec du moins, c’est mission impossible.
Mais paradoxalement, si je place les principes très haut, je crois de plus en plus aux petites actions, toutes petites actions de terrain, de proximité qui elles seules sauront redynamiser l’espace communautaire par le biais de l’individuel possiblement restauré ou en passe de l’être. J’ai la chance de pouvoir faire cela dans mon boulot quotidien et j’en suis fort aise. Si les éléments de la structure sont moins influençables car plus forts, sûr qu’au bout d’un moment, il y aura des répercussions.
De plus, sortir de l’Europe, ce n’est pas la fin du monde, c’est juste la fin d’un monde
Quand c’est aussi producteurs de mort, il faut choisir son camps, celui de la vie ou de la mort, j’ai choisi le mien, c’est celui de la vie, je l’aime trop pour l’abandonner aussi facilement.
Maintenant, il faut que je te dise que ton ouverture est tout à fait rassurante, peut-être qu’au fil des échanges nous arriverons à trouver des points de synergie, déjà le je et le nous, nous sommes d’accord, en la nécessité du respect mutuel de ces deux instances, c’est prometteur !
« Pour tout te dire, je tâtonne » Merci Catherine, alors je vais te faire un aveux : moi aussi je tâtonne !
…Ce dont je suis « LA PLUPART DU TEMPS » certain, c’est qu’en effet plus la planète approche de nouveaux périls plus il vaut mieux tâtonner que « cartonner » ! Mais il y a des « moments historiques » ou en effet il faut dire « NON », et je reste heureux que nous l’ayons fait face à la prétention de « commissaires non élus » donc illégitimes d’imposer « leur Constitution », c’est‑à dire celle qui fut taillée sur mesure pour « le capital » et contre « l’humain ».
Je regrette de t’embêter encore avec « mon parti », mais il sera impossible d’éliminer d’un coup de botte les militants des partis, autant donc essayer de voir si « les tâtonnements des uns et des autres » (y compris chez le diable social-démocrate!) ne sont pas, sait-on jamais, porteurs d’un « au-delà des dogmatismes » qui ne soit pas pure régression opportuniste :
Le livre de Stéphane Hessel et Edgar Morin intitulé comme par angélisme « le chemin de l’espérance » n’est pas si mou ni si angélique qu’il paraît à la première lecture.
Ils interpellent « les partis » pour qu’ensemble ils se métamorphosent en se ressourçant pour revitaliser la démocratie car il y a interaction complexe entre les replis individuels des frustrés-consommateurs et le renforcement de la dictature du Capital financier contre les humains « qui tâtonnent »…Je ne suis pas absolument certain que ce petit livre de 60 pages soit destiné à remplacer « la pensée unique » qui nous gouverne, mais tout en observant que les partis politiques actuels, en voie de fossilisation, s’ils ne veulent pas avoir existé pour rien doivent « se décomposer-recomposer » (je résume entre mes guillemets) pour régénérer la vie démocratique, « en contribuant à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences ».…Il me semble que « tout en tâtonnant », le PCF et les autres partis initiateurs du « Front de gauche » acceptent et souhaitent le « dépassement du cartel initial » par les adhésions d’associations, de syndicats et de citoyens inorganisés, sur un mode nouveau qui soit celui dont a besoin « la révolution citoyenne »…Mais tu comprendras mieux les phrases des augustes auteurs que les miennes ! Achète donc cet ouvrage 4 € 75 chez… Leclerc… ou alors à l’AMAP du coin ! ou son équivalent partidaire (7 € avec en prime le programme partagé du Front de Gauche « l’humain d’abord » chez des encartés comme moi)…
De plus je ne pense pas que se poser en tant qu’identité française non diluable dans la mélasse européenne d’aujourd’hui nuise à l’idée d’une Europe en construction, y’a juste que cette construction européenne là, ils peuvent se la garder, moi, je n’en veux pas, mais ça ne veut pas dire que je suis contre l’idée européenne, y’a juste que celle-là, je n’en veux pas car le modèle tordu ne peut donner que des trucs pathologiques pour la majorité des gens. Et si tu reprends à ton compte ce lamento d’une idée européenne pour laquelle les peuples se seraient sacrifiés et qu’on ne pourrait pas, dès lors, ignorer au risque de passer pour de sales ingrats, non, ce n’est pas juste à mon sens de voir les choses ainsi.
Ce n’est donc pas une posture de repli frileux, ce serait même tout le contraire.
Alain le carté, j’suis trop fatiguée pour te répondre, alors de tâtonnement en tâtonnement je te fais une bise pour la nuit en guise de réponse ! sourire !
Loin de moi l’idée de cracher sur le programme partagé du FDG, ça me semble même bien grosso modo, mais tout ça, ce sont des vœux pieux, rien que des vœux pieux.
Alors les vœux, il est possible de les exprimer et c’est même une initiative largement encouragée dans les antres putrides de la bête européenne car ça donne dès lors un pseudo change qui laisse croire que ben, oui, il est possible de rêver en ces lieux stipendiés par des gens qui n’y comprennent décidément rien, mais c’est oublier alors que cette construction européenne d’aujourd’hui c’est tout ce qu’elle nous autorise à faire des vœux pieux, mais les réaliser, non, là-bas c’est pas Lourdes, et tout a été cadenassé solidement pour empêcher les belles velléités de s’actualiser. On les tue dans le nid là-bas, on peut en parler mais c’est tout ce qu’on peut faire, les actualiser, nenni, c’est barré !
Voilà pourquoi ces potentialités écrites et belles je l’admets ne seront jamais, jamais au grand jamais réalisables là-bas, car on ne fait pas d’une charrette une voiture de course, et il faut être un doux rêveur pour y croire encore.
Maintenant les rêves il en faut, mais il faut qu’ils soient à la mesure de la réalité de terrain a minima, sinon, c’est une pure perte d’énergie, mais comprendre cela c’est déjà avancer car dès lors notre énergie ne s’épuise plus à vouloir faire entrer un chameau dans le chas d’une aiguille, sourire !
Qui te dit que « le rêve » n’est pas, à certains moments de l’histoire, plus efficace que les bombes ?
Ton « axe » la fameuse « direction », c’est un rêve. Quand une idée s’empare des masses, elle devient une réalité… (qui peut être pire que l’état présent des « choses », ou enfin « meilleure »).
Certains disent « le front de gauche est une impasse car il prétend nous enfermer dans une Europe infernale »…
Cette « Europe » se détruit d’elle-même, car elle est à vocation impérialiste, avec une alliance provisoire et illusoire « franco-germanique » qui peut virer du jour au lendemain en guerre froide voire plus encore.
Ce virage peut aussi se produire avec son éclatement et la victoire des extrêmes-droites européennes, car les contradictions inter-impérialistes sont toujours là, derrière la confusion du « marché mondialisé ».
Les réunions politiques où qu’elle se produisent, à tous les niveaux, sont « décevantes » car c’est « l’ancien qui prétend convoquer le nouveau ».
Il faut que l’indignation citoyenne grandisse assez pour que ce soit le nouveau qui convoque l’ancien.
…Mais l’ancien est bien plus rusé que le nouveau, et il le voit venir…Il faut donc faire partie de cette « ruse » pour la déjouer.
Chacun avec soi-même a déjà en permanence ce « combat », avec à la fois la nostalgie et « le rêve ».
Je suis une grande, très grande rÊveuse, mais le rêve doit passer au crible de la réflexion sinon il est stérile et fait le contraire de ce pourquoi il existe, il rétrécit au lieu de dilater l’espace des possibles. Pas le temps d’en dire plus, je fais shabbat ! bonne journée à toi et à tous, le toutes étant inclus dedans
Rêvons, c’est l’heure.
L’heure de réinventer la politique, sur http://www.etat-critique-blog-politique.com/
Les partis politiques et les associations fonctionnent sur le même principe de personnes s’associant autour d’un même but.
Ces rassemblements sont des faits ancrés dans nos sociétés ; ils sont incontournables.
Se rassembler, s’unir est en soi très positif et donne de l’énergie et de l’efficacité dans le sens des buts et objectifs poursuivis. De plus les liens humains qui se créent dans ces ensembles sont souvent très réconfortants. L’inverse pouvant aussi être indiqué.
Néanmoins l’inconvénient est une certaine fermeture en cercle autour de personnes raisonnant de la même manière. Il y a risque avéré de fermeture. Il y a aussi l’humain, les conflits de pouvoir etc
Je crois qu’il faut bien distinguer la chose publique et la démocratie, et ces modes de rassemblement. La démocratie dans son essence s’adresse à tous quelque soit sa situation et son opinion, sans exclusive (l’exclusive pouvant être néanmoins clairement définie et très encadrée juridiquement, très restreinte, et très transparente , vis à vis d’actions ‚paroles ou écrits répréhensibles au regard des lois que démocratiquement la société s’est donné )
La démocratie s’adresse aux personnes, aux individus et non aux associations et partis politiques : le vote est personnel et secret.
Je pense que le plus important dans une démocratie est de veiller à ce que les associations et partis politiques ne prennent pas le pouvoir :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Article 3 de notre constitution
« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. » Article 4
En ce sens je suis assez d’accord avec cette formulation de la constitution actuelle . Sauf qu’elle n’est pas appliquée.
ARTICLE 5.
« Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. »
ARTICLE 20.
« Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »
Nos pratiques politiques ne respectent pas du tout ces principes : le président qui devrait veiller à ce la souveraineté soit bien détenue par le peuple et qu’ « aucune section du peuple ni aucun individu s’en attribue l’exercice », est lui-même issu d’un parti et c’est lui qui au nom de son parti « détermine et conduit la politique de la nation ».( alors que cette tâche est celle du gouvernement )
On est donc dans une situation où le pouvoir a été capté par les partis et les associations ; ce qui a pour conséquence ce que l’on sait : lutte permanente pour conserver ou conquérir le pouvoir , politiques court termistes, bi partisme etc
Pour moi clairement la donne est faussée dès le départ
Et de ce fait même les partis d’alternative sont piégés en rentrant dans le jeu. Et peu à peu avec le temps prennent tous les gros défaut des grands partis, efficacité oblige !
C’est la raison pour laquelle je suis pour la création d’un outil PUBLIC d’expression, réflexion , étude , débat …sur les grands enjeux
Où les problématiques sont discutées pour elles mêmes en dehors du jeu politicien, directement par les citoyens .
Je reprends en copie collé un passage de Sitouaillin qui m’a bien plu ( il se plaint d’ailleurs de la raréfaction des citoyens) :
« .…il y a donc dans le programme du FDG des pistes nouvelles pour penser et agir en-dehors des cadres, mais bien-sûr, les yeux ronds et la réponse de l’orateur-sachant du PCF m’ont fait comprendre que le tout État, les barres HLM dans des espace-repoussoirs et la réponse « en creux » des zones d’habitats pavillonnaires, le tabou de la propriété de son logement, la focalisation sur les villes (pourtant produits des échanges inégaux, nœuds d’absorption et de surconsommation des ressources naturelles et de spoliation du travail humain), l’industrie pas forcément écologique, la centralisation, bref tout ça est encore bien ancré dans la tête de ceux qui croient savoir ce qui est bon pour le peuple, peuple absent de la réunion et de leurs organisations d’ailleurs, peuple qui n’existe que de moins en moins, privé, que ce soit par la mondialisation, la société de consommation ou par le centralisme jacobin, de ses identités, de ses cultures, de ses lieux d’exercice et de construction d’une autotchtonie émancipatrice. »
j’avais reconnu le D !
d’ailleurs Di Girolamo, je ne sais pas si tu as déjà développé ailleurs ton idée d’espace public-outil public d’expression, je la trouve essentielle,
je me pose aussi la question depuis longtemps, et je me demande aussi comment tu comptes t’y prendre pour l’instituer…
même chose pour Catherine, désolé, je vois que tu fais la bise à Alain, ça me réjouis, mais, je suis quand même un pti peu énervé par ce débat,
j’attends une VRAIE réponse, c’est-à-dire quelle force politique (qui ?) va faire sortir la France de l’Union Européenne, comment, selon quelle temporalité, avec quelles conséquences pour faire quoi et avec qui…
bref du sérieux, de l’analyse, des stratégies, pas de métaphores sous acides pour maquiller du vide, please !
@ Sitouaillin
« comment tu comptes t’y prendre pour l’instituer… »
That is the question parce que je m’aperçois que côté institution (élus , partis ) et côté société civile (associations ‚organismes .…) la démocratie participative est au mieux utilisée et dévoyée au pire repoussée .…Personne n’en veut!!!
Les Conseils Locaux de Développement qui pourraient être localement de magnifiques outils participatifs viennent d’être passé à la trappe dans le cadre des réformes territoriales , dans l’indifférence générale.
Et puis culturellement c’est vraiment pas dans les mœurs.….
J’avoue me heurter à un mur.
Je l’avais évoqué sur ce blog, je suis même à ce sujet indésirable et viré du pays par les élus quand ils ont compris que le projet que je menais ( films dans les communes pour discuter élus et population des grands enjeux de société ) allait les remettre en question sur leur piédestal de sachants et les contraindre de parler à égalité de problèmes que les citoyens ordinaires pouvaient aborder aussi bien. Je suis donc en procès (tribunal administratif) pour défendre cette idée de démocratie participative.
Quand je parle d’élus, ce sont les potentats locaux : présidents communauté de communes et gros bourg, député maire .…
Merci sitouaillain d’être aussi direct, j’aime quand les choses sont dites aussi clairement, sans ironie aucune.
Alors tu me poses une question et puis tu as l’impression que je me défausse, que j’emploie des subterfuges pour ne pas répondre.
C’est que je n’ai pas la réponse vois-tu, et encore moins la vraie réponse, d’où je le sortirais dis-moi ?
Si on devait attendre d’avoir une vraie stratégie, avec des VRAIES réponses sur qui, quand , quoi, comment, où, bigre c’est qu’on serait un sacré devin et je ne suis pas devineresse, non, c’est pas dans mes cordes ça.
De plus, s’il fallait attendre d’avoir répondu à toutes ces questions bien proprement et bien comme tu voudrais qu’elles soient répondues, et bien tu peux aller te recoucher et tu n’es pas prêt de te relever car c’est mission impossible ce que tu demandes là, ce n’est tout simplement pas possible d’y répondre et le monde dans lequel on est, il est pas prêt de changer alors, si c’est ça qu’il faut attendre pour se bouger.
Tu ne peux pas enserrer dans une stratégie structurée et ordonnée, un mouvement aussi dynamique qu’est celui de la vie à moins de le contenir très très vite et très très fort dans un appareil très très contraignant et ce n’est pas le but même si des règles doivent être de mises.
En revanche, cesser d’obéir à tous nos soi-disant représentants à qui nous déléguons nos droits en contre-partie de supposées garanties de démocratie qui sont tous sauf garanties, là, c’est déjà une réponse. Car cesser d’obéir ce n’est pas rien ça, ça produit du concret, ça fait tomber des murs qui semblent gigantesques mais qui dès lors qu’ils sont privés de soutien, le nôtre, tombent, et c’est là qu’on se rend compte que la force qu’ils avaient, c’est nous qui la leur donnions. Et se rendre compte de cela, ça impulse un sacré mouvement, ça rejoint la force des possibles autrement, car on se rend compte que la réalité est autre dès lors qu’on cesse d’accepter qu’elle est ce qu’elle est, que c’est nous qui sommes co-acteurs de cette réalité en décidant de faire ou de ne pas faire, de consentir ou de ne pas consentir.
Cesser de jouer ce jeu de dupes des pseudo-élections dans les glauques enceintes européennes, c’est envoyer un message très très fort, c’est renvoyer tout le mensonge de cette prétendue démocratie et c’est un début de réponse et de vraie réponse ça, il me semble.Enlever, défaire les liens qui emprisonnent et qui asphyxient comme ceux des élections européennes, ça dit et ça porte
un souffle capable de soulever des montagnes je crois…
Les derniers posts sont captivants. « Qui va faire sortir la France de l’UE » ?
L’UE n’est rien sans l’adhésion populaire…Bien sûr il faut un silence historique de plus d’une demi-heure pour que le désaveu populaire devienne une réalité incontournable, car, contrairement au marché financier qui court à la vitesse de la lumière, la prise de conscience puis la mise en mouvement des « masses populaires indignées » sont retardées, car le tuyau « politique » unique et obligatoire s’appelle « bipartisme » et nos institutions l’ont fait ainsi pour conserver au capital financier son privilège, autant dire ses « agios politiques ». Les dominants ont « investi le système médiatique » pour rétrécir « le tuyau » de la circulation des idées, contre la souveraineté des peuples. Les partis politiques doivent être sommés par « la rue » d’ouvrir la politique, et d’abandonner leur stratégie de guerre peuple carté contre peuple réel.
C’est l’intention affichée dans le programme du Front de gauche quand il s’annonce sous le titre « l’humain d’abord »… Mais il échouera si le peuple n’utilise pas internet pour vaincre l’ostracisme des médias pour empêcher ce que le peuple a lui-même à « se dire ». Contourner le « bipartisme » bonnet-blanc-blanc-bonnet imposé. Reste donc à « la rue » non pas à se contenter de la rue, mais à faire irruption, entre autres « espaces citoyens possibles », dans un front populaire « à sa main » pour se l’approprier avant qu’il se referme à son tour sur sa tige d’origine partidaire : soyons les bourdons et les abeilles de cette « révolution citoyenne possible » ! Et faisons entrer cette révolution là où elle est nécessaire : au cœur de l’Europe ! Finissons-en en indignés engagés contre la « gabegie européenne » ! Loin de « sortir de l’Europe », faisons avaler leur chapeau aux commissaires et faux-nez de Bruxelles qui usurpent le titre d’Européens alors qu’ils sont les ennemis des peuples européens ! Il ne faut pas « sortir de l’Europe », il faut au contraire que les peuples se l’approprient en y faisant converger leurs revendications sociales et politiques « communes » face aux dictats du marché financier : Cette « mise en mouvement » est l’enjeu européen principal : ne laissons pas les indignés se réduire à une minorité marginalisable par des médias malveillants ! Ce que le peuple a lui-même à se dire ? c’est sa prise de conscience !: « La conscience est un être pour lequel il est dans son être question de son être en tant que cet être suppose un être autre que lui »…(Sartre n’était pas un charlot, alors on peut le relire pour « repenser » la prise de conscience « populaire », spectre tant redouté par les Capitalistes européens!)
Je réponds quand même vite fait à Alain Guilloux par rapport à ce qu’il me dit , à savoir : « Ton « axe » la fameuse « direction », c’est un rêve.
Bien sûr qu’il n’est pas réalisable, je le sais bien, mais justement c’est un peu comme l’étoile polaire. On sait bien qu’on ne la touchera jamais, n’empêche, c’est elle qui nous sert de guide POUR NOUS ORIENTER et d’avoir un guide placé haut ça évite de tomber trop bas, ça oblige à relever la tête et à vouloir toujours aller plus haut pour tenter de la rejoindre cette étoile, ça permet de se rallier à la flamme du désir qui ne s’éteindra jamais mais qu’on essaiera de combler un peu en tentant de s’en approcher avec les moyens qui sont les nôtres et ça nous obligera à construire un faire et à ne pas attendre que les choses nous tombent toutes cuites dans le bec !
Voilà donc à quoi me sert cette mesure du je personnel qui n’annule pas le nous communautaire et le nous communautaire qui n’annule pas le je personnel, ça me sert de boussole !
Pour sitouaillain, un petit plus au sujet de sa question, de ses questions, c’est à la fin, dans le dialogue avec Sam, si ça te dit…
http://postjorion.wordpress.com/2011/09/01/203-jorion-na-toujours-pas-compris-schumpeter/
Déjà là faire qq chose TOUT DE SUITE c’est peut-être soutenir Di Girolamo. Comment pourrions-nous soutenir cette démocratie participative lors de ton procès ?
@ Catherine
Merci pour ton soutien .
Les Conseils Locaux de Développement(CLD) sont des structures citoyennes adossées au « pays » ; un pays est composé de plusieurs communautés de communes , son domaine de compétence étant l’aménagement et le développement du territoire concerné ; élus locaux réunis dans un comité de pilotage , citoyens dans le conseil de développement et chargés de mission travaillent ensemble à la construction de l’avenir de ce territoire ; ils gèrent l’argent régional alloué à un contrat de développement entre la région et ce pays .
Les CLD ont un rôle de participation et conseil ;de sensibilisation ‚information de la société civile à ces processus de participation aux politiques locales ; ils s’organisent librement mais sont encadrés dans leurs missions .
La région leur fournit des moyens pour financer un salaire d’animation.
Cette image idylique des CLD se heurte à de petits pouvoirs locaux et en interne et au sein des élus : les pays se réduisent trop souvent en guichet de subvention régionale et les CLD en annexe technique à la remorque des élus.
Du fait d’une action que j’ai tenté de mener (pourtant financée par la région sur des fonds de soutien à la Démocratie Participative ‚et qui allait dynamiser le CLD Local et mobiliser des citoyens ) je me suis heurté de front aux « petits pouvoirs locaux » dont un gros pouvoir : député maire président du pays .Le poids inimaginable de ce dernier par ailleurs personnalité du PS a fait qu’on m’a exclu du pays ( au mépris des règles et lois encadrant les CLD) .
J’ai saisi le Tribunal Administratif pour abus de pouvoir , non respect des règles en vigueur sur les CLD , en référé (procédure rapide et en requête ordinaire.
Le référé est traité en Conseil d’Etat et j’aurai une réponse sans doute dans le mois qui vient ; le référé peut suspendre la décision administrative ; la requête ordinaire ( sur le fond) sera bien plus longue ; si je gagne une large publicité du procès sera faite auprès des élus locaux , des conseilers régionaux et généraux , dans la presse locale (c’est ma demande).
Cela dit les pays viennent donc d’être abrogés dans le cadre de la nouvelle réforme territoriale,sans une larme de la droite et de la gauche .
J’ai vraiment compris avec cette aventure trop longue et tragiquement rocambolesque à raconter que j’avais touché là à quelque chose d’important touchant à l’organisation locale ( et donc nationale) du pouvoir .
J’ai aussi pu constater la méconnaissance et méfiance de la société civile vis à vis de cette « démocratie participative » mobilisant en fait personne.
Merci encore pour la proposition d’aide ; mais pour l’instant il me faut attendre les résultats des procédures que j’ai engagées.
Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral
Source : http://forum.anarchiste-revolutionnaire.org/viewtopic.php?f=76&t=4319&start=0
Bien sûr tout n’est pas rose… Mais dans les gris on trouve quelques beaux merdegris !
On ne va pas brûler tous les livres, il est plus facile de griller les esprits !
@ Gilles,
ce qu’il importe aussi de savoir, c’est l’impact économique et social des mesures que tu préconises pour la Grèce à moyen terme,considérant que le système actuel n’a pas permis aux Européens de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la Grèce de s’enfoncer, il est possible qu’un régime spécial puisse lui être accordé tout en restant dans l’UE.
Les traités dénoncés contiennent aussi des avancées précieuses, j’en fais tous les jours usage en matière de droits de l’homme, mais il est indéniable qu’il faille les abolir, ce qui peut vouloir dire les remplacer par un nouveau.
C’est ce que propose le Front de Gauche et cela me parait très lucide, dans la mesure où une sortie brutale de l’UE exposerait le pays à des défis qu’il n’est pas en mesure d’affronter seul, et ceci, d’abord parce que la durée d’exercice du marché unique à accentué l’interpénétration des économies européennes. Il est donc plus intéressant de conserver la coopération européenne comme cadre, tout en se donnant des marges de manœuvre (clause du mieux disant social et environnemental, création d’un pôle bancaire public, etc.) permettant de relocaliser les productions et cela passe aussi par des coups d’éclats, des violations délibérées des traités en cours (en s’abritant derrière le choix du peuple par référendum) et en adoptant une posture d’ouverture aux autres peuples.
pour dire les choses trivialement, ça me paraît plus malin et plus au fait des conséquences à court et moyen terme d’une sortie de l’UE et de l’euro.
Un précédent historique (la fameuse politique de la chaise vide de De Gaulle) montre qu’une volonté ferme de la France d’obtenir gain de cause ne souffre aucune résistance possible, et ce, j’imagine, d’autant plus si les solutions proposées touchent les peuples d’Europe et mettent en porte-à-faux leurs élites…
bien sûr personne n’est obligé d’y croire, d’ailleurs les médias sont formels, mélenchon est un guignol et chaque fois qu’ils pourraient dire ce qu’est la proposition du FDG ils préfèrent dire « voilà une proposition de Le Pen » en oubliant que ni les propositions, ni les perspectives ne sont tout à fait les mêmes,
ou bien, plus en profondeur, chacun à le droit de ne pas croire qu’une élection puisse apporter quoi que ce soit, c’est un point de vue qui se respecte, mais il n’y a là nulle obligation à dénigrer ceux qui cherchent à obtenir un mandat du peuple pour changer les choses dans un sens qui lui soit plus favorable…qui peut affirmer sereinement qu’il est plus facile de lutter sous Sarkozy que sous une mandature Front de Gauche ?
enfin, la question qui se pose lorsqu’on parle de sortie de l’UE sans polluer plus et sans mettre plus de monde sur la paille est la suivante : un pays d’Europe peut-il se sortir de la crise sans qu’il existe une coordination entre les politiques budgétaires, monétaires et économiques des principaux pays d’Europe, là tout de suite maintenant ?
et celui qui voudrait tenter de répondre à cette question est-il capable de penser le contexte, l’économie monde, les évolution-réactions du reste du monde, notamment des autres pays européens, face à telle décision prise dans un seul pays ?
Avez-vous lu le scénario de sortie de l’euro de Jacques Sapir ? l’avez-vous bien lu ? si oui, votre collectif ou que sais-je à intérêt à être bien prêt et à la seconde près pour éviter la catastrophe. Sapir lui-même avoue sa préférence pour la posture de négociation avec les partenaires européens et préfère avertir les gens tentés par cette option en disant qu’il est bien moins coûteux d’obtenir une transformation du cadre de l’UE, si besoin en agitant le chiffon rouge d’une sortie de l’euro, que de le faire vraiment…
PS : je n’ai aucun intérêt matériel direct lié à une quelconque élection, je n’adhère à aucun parti et suis parfaitement lucide quant au chemin qui nous reste à parcourir pour vivre vraiment en démocratie, et, comme le dit Catherine, simplement laisser se déployer la vie (même si en ne prenant pas vraiment en compte dans ses raisonnements les effets de structures, elle oublie que la vie humaine est un vivre ensemble qui nécessite des règles et des réalités symboliques partagées pour ne pas être autodestructrice). Simplement, pour reprendre une judicieuse observation d’Alain, je ne suis pas nihiliste.
je vois que nous partageons tous les mêmes constats sur l’UE actuelle (quelques petite plongées dans les traités et dans l’histoire permettrons à certains de nuancer le côté « tout est à jeter » assez insupportable), par contre nous ne réfléchissons pas sur la même temporalité ni sur le même plan, rien de grave, mais de grâce, laissez-nous, Alain et moi et les autres, poursuivre nos rêves de la manière que nous pensons appropriée.
Vous n’êtes pas plus en capacité de porter les citoyens au pouvoir, d’autant plus que vous n’avez aucun appui organisationnel (en ce sens qui légitime vraiment le système?) vous n’êtes pas en capacité de faire sortir la France de l’UE mais par contre vous donner de l’eau au moulin à ceux qui le sont et qui n’ont pas les mêmes aspirations que vous, contrairement à nous…à peu de choses près
« There is no alternative. »
Il n’y a effectivement pas d’alternative si l’on continue de se soumettre à l’emprise des marchés financiers. C’est là le point cardinal et la ligne de partage de toute politique.
A ce titre, au Parlement européen, les partis de la Gauche Unie Européenne ont refusé clairement cette « gouvernance » des commissaires, dramatique pour les populations…
C’est un fait à ne pas taire, non seulement pour « être juste », mais aussi pour aider le fameux « peuple privé de souveraineté » à comprendre qui fait quoi, ce que signifient « pratiquement » les « repères gauche droite », et qui falsifie les boussoles ? (les « ni droite ni gauche », les « gauche molle » et autres « centres plus démocrates que leur ombre ») …
Surtout si l’on prétend puiser dans un « tirage au sort » une quelconque « expertise populaire »…
il est important de ne pas pratiquer la démagogie populiste qui flatte des citoyens en état de désinformation plutôt que de les appeler à la vigilance et à l’interrogation des différents points cardinaux politiques !
Ils peuvent bien refuser ci ou ça les partis de gauche et tout compte fait plus on les entendra refuser ci ou ça mieux ça vaudra pour la structure européenne, et même qu’il y aura des changements de ci de là qui seront favorisés. Mais comme dit Lampeduso, il faut que tout change pour que rien ne change, il y aura des changements de fauteuils, des grincements de dent, des simulacres de rébellion, mais le fond du fond de la structure restera le même car la structure européenne est construite de telle sorte qu’aucune brèche ne puisse s’ouvrir, c’est son génome à elle de figer les liens structuraux qu’elle a crée et changer un génome ça ne se détruit pas comme ça, à coup de refus oratoire. Ils peuvent toujours causer tous les partis qui y sont car ça n’a absolument aucun impact si ce n’est de renforcer positivement la structure en pensant l’annuler, c’est le paradoxe encore un de plus qui vient coiffer et dépasser les contradictions qu’il faudra quand même bien un jour dépasser, ce jour là fut-il le dernier…
Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Châteaubriant ‑23 octobre 2011 – 70e anniversaire
L’amour est une force immense. Une force qui donna à ces femmes et à ces hommes la dignité dont seuls sont capables les femmes et les hommes libres. Cette Marseillaise qui retentit des baraquements à l’heure du départ des camarades. Ce cri, Vive le Parti communiste allemand, prononcé par le métallurgiste Timbaud à l’heure des fusils. Ces gendarmes qui saluent les martyrs à leur passage. L’histoire s’est écrite ici. Une page d’horreur, et pourtant grâce à vous les 27, une si puissante promesse d’humanité.
C’est au nom de cette promesse que nous sommes là depuis toujours, d’autres avant nous, d’autres encore, demain, après nous. Nous n’honorons pas Guy Môquet et ses camarades le temps d’un calcul électoral avant de les oublier pour mieux massacrer tout ce que leur combat a permis.
Alors oui, aujourd’hui, ne retenez ni les balles, ni la haine, ni cet officier allemand qui à coups de barre de fer cassa ce corps trop grand pour entrer dans son cercueil. Un instant oubliez tout cela car ce qui est exceptionnel, c’est que ces hommes furent à cette heure, leur heure, malgré l’horreur, pleinement des êtres humains.
Parler avec les 27, c’est parler d’espoir. Tous les actes, du dernier repas, du tabac fumé, des sourires, des discussions poursuivies jusqu’au dernier moment, leur amitié, leurs larmes, leurs lettres, tout cela témoigne que dans ces ténèbres du 22 octobre 1941 ce qui unit ces hommes, la révolution, le communisme, donne à chacun d’entre eux une force immense de dignité et de courage.
Dans l’épreuve, ces hommes sont liés les uns aux autres. Comme sur la barricade devant l’usine à l’heure où les gardes se préparent à charger, nul ne bouge. Comme ces Parisiens lors de la Commune, nul ne recule. Dans l’épreuve, ces hommes vont mourir et pourtant ils sont vivants jusqu’à la dernière seconde. Ces révolutionnaires meurent debout car ils savent ce que vivre veut dire.
Aucun d’entre eux n’avait choisi les armes, ni la guerre. Ils étaient entrés dans le combat pour en débarrasser le monde. La justice et la fraternité de tous les humains voilà ce qu’ils voulaient, tout simplement. La barbarie, ils l’ont rencontrée sur leur chemin, et ils se sont levés.
Comme l’écrit le poète et résistant Robert Antelme en rentrant des camps : « Le ressort de notre lutte n’aura été que la revendication forcenée de rester jusqu’au bout des hommes. La mise en question de la qualité d’homme provoque une revendication presque biologique d’appartenance à l’espèce humaine. »
Oui, nous sommes ici à Châteaubriant pour parler d’hommes qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, ni à l’humanité du monde, quand d’autres avaient peu à peu fait le choix, pour sauver les privilèges de l’argent, de la capitulation devant la barbarie, puis de la collaboration avec elle.
Soixante-dix ans plus tard, nous sommes à nouveau au défi, l’histoire continue de crier dans le présent. La sauvagerie n’a toujours pas quitté les sociétés.
Car il y a bien de la sauvagerie lorsque le simple jeu d’écriture informatique, la spéculation sur les matières premières agricoles placent deux cents millions de personnes supplémentaires en situation de malnutrition.
Il y a de la sauvagerie lorsque l’Europe décide l’introduction de 10% d’agrocarburants dans notre essence et que cela conduit au pillage en Afrique des meilleures terres arables, et que chaque responsable le sait, et que chaque responsable le tait en attendant une nouvelle apocalypse alimentaire.
Et comment faut-il appeler le fait que des émeutiers anglais prennent plusieurs mois de prison pour destruction de biens publics alors que les responsables d’une crise qui a licencié à travers le monde plusieurs dizaines de millions de travailleuses et travailleurs jouent, eux, au golf sans que personne n’y trouve rien à redire.
Et comment comprendre qu’à l’heure où les bottes résonnent en Hongrie, où l’extrême droite et Marine le Pen se repaissent de la crise et de la souffrance des peuples comme des chacals se nourrissent d’une bête blessée, comment comprendre qu’à nouveau, les puissants fassent le choix de la défaite ? Ici, à la carrière, je dénonce la trahison des peuples car accepter la domination des marchés et des banques, c’est trahir les démocraties. Ici, à la carrière, je dénonce la complaisance avec laquelle le pouvoir français utilise des parlementaires issus de ses rangs pour favoriser de fait le rapprochement avec le Front national et de futures alliances. Ici, à la carrière, je dénonce le martyr du peuple grec, la douleur du peuple espagnol, le crime dus système économique contre la jeunesse européenne.
Et il n’est pas exagéré d’appeler à la résistance car après tout face aux nouveaux dangers qui menacent il faut bien qu’en face il y ait des résistants. Alors, oui, soixante-dix ans après, tout démocrate, tout républicain, toute femme ou homme de gauche, doit considérer ses responsabilités. Le capitalisme financier nous somme d’accepter son pouvoir, son diktat, ses volontés. Allons-nous plier ? Allons-nous résister ? Allons-nous laisser détruire ce que le Conseil national de la résistance a bâti ? Allons-nous, jusqu’au bout, liquider le service public, liquider la Sécurité sociale, liquider les garanties collectives des travailleurs ? Ou accepterons-nous de reconstruire une démocratie authentique qui repousse ces nouvelles féodalités bancaires et financières qui se comportent avec les peuples comme des maîtres, de constituer un gouvernement de combat contre les marchés, d’ouvrir un nouvel avenir social, écologique, culturel, démocratique ? C’est pour nous être fidèles ici à ceux qui périrent dans la carrière.
La crise actuelle est économique, elle est aussi morale. Notre seule valeur est devenue notre profitabilité. C’est le seul message, le seul crédo, notre chance de survie. Ces dernières décennies, le capitalisme a entrepris de convaincre les nations que le but de la société, le but de la politique, le but de l’Etat est d’asservir, est de transformer en marchandise, jusqu’à la dernière libertés des êtres humains. Nous, nous ne reconnaissons qu’une seule loi, celle des Lumières : les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Nous nous reconnaissons dans la longue évolution qui a transformé l’animal humain en être de coopération, de fraternité, de tendresse. Pour nous, la grandeur des sociétés vient de leur capacité à faire reculer sans cesse la guerre de tous contre tous, pour coopérer tous avec tous, pour créer ensemble.
La marseillaise de ce 22 octobre résonne encore. Elle s’éleva au nom de la classe ouvrière, elle s’éleva au nom de la France. Elle s’élevait de la part de femmes et d’hommes dont la joie de vivre, dont l’amour, dont la dignité disaient un monde à venir, un monde à naître.
***
Ici, aujourd’hui, je pense aux Américains qui campent devant Wall Street, je pense aux jeunes espagnols, aux jeunes grecs, aux jeunes palestiniens, aux jeunes israéliens, je pense à notre combat de chaque jour, et je ressens comme vous qu’à nouveau, les vents du changement, certes épars, certes divers, mais bien réels, se lèvent, que femmes et hommes se lèvent, pensent, rêvent, imaginent, luttent et espèrent.
Il faut créer le mouvement par lequel ce kaléidoscope de forces critiques, populaires, syndicales, citoyennes, politiques trouveront la force d’être ensemble, solidaires, unies pour rouvrir le chemin du progrès.
Notre responsabilité, à toutes et tous, est d’accepter qu’au-delà de nos différences, notre dialogue permette de forger des idées communes, une communauté d’action.
Nous devons nous unir, nous devons donner toute notre énergie à notre union, en pensant sans cesse qu’à ne pas assumer nos responsabilités devant notre peuple, nous nous déshonorerions.
Ceux qui dans la Résistance se levèrent n’ont pas oublié ce qu’ils pensaient, ce qu’ils étaient – communistes, chrétiens, conservateurs ou socialistes, radicaux – ils ne cessèrent pas d’être ce qu’ils étaient et ils étaient ensemble.
Dans la résistance à l’oppression présente, le temps est venu d’une main tendue à toutes celles et ceux qui veulent briser les nouvelles dictatures de l’argent, les nouvelles oppressions de l’esprit.
Ces mots sont un appel aux citoyens de ce pays : une force d’espoir doit grandir car lorsque la civilisation est menacée par la crise sociale et écologique, nous n’avons plus le droit de rester seuls, nous avons le devoir d’être ensemble. Ces mots sont un appel aux travailleurs, aux travailleuses de ce pays : vous n’êtes pas responsables de la crise, ce n’est pas à vous de la payer. Vous seuls pouvez redresser ce pays. N’écoutez pas ceux qui cherchent à vous diviser, à vous opposer, ceux qui prêchent la haine. La solidarité est et restera la plus belle valeur du monde ouvrier. Celle sans laquelle il ne sera jamais possible de rendre au travail sa liberté et sa capacité créatrice au service des besoins humains. Ici, en pensant aux 27, nous faisons le serment que ceux qui chercheront à vous faire payer la crise, parce que nous croyons à l’avenir de la France, nous trouveront sur leur chemin.
Amis et camarades,
nous sommes là pour la mémoire de nos frères, pour Jules, Henri, Titus, Maximilien, Marc, Emile, Charles, Maurice, Jean, Désiré, Pierre, An, Eugène, Raymond, Claude, Edmond, Julien, Charles,Guy, Antoine, Jean, Henri, Victor, Raymond, Maurice, Pierre et Jules.
Nous sommes là pour ces syndicalistes, ces communistes, ces âmes magnifiques.
Nous sommes rassemblés car nous savons que nous ne commémorons pas un acte de guerre mais des idées de paix que c’est notre honneur de poursuivre votre combat.
Chers camarades disparus, ici devant vous, les yeux deviennent humides. Demain, ils auront séché. Pas nos cœurs. Nous le promettons.
Vive le Parti communiste français !
Vive la République !
Vive la France !
sitouaillain, quelle orthographe barbare pour le noble mot de citoyen, que dois-je en penser ? Je répondrais d’ici dimanche à votre argumentaire, mais sachez que d’ores et déjà, la plupart des gens de gauche en Grèce sont bien au-delà des idées de désobéissance européenne et ne supportent plus les administrateurs coloniaux envoyés par l’UE. Ces administrateurs coloniaux de l’UE, du FMI, de la BCE font pression sur le Parlement grec et le gouvernement grec par des menaces qu’ils font peser sur « l’aide », leur action aboutit à raboter les salaires, les retraites, privatiser les services publics. Normalement, à moins que tu veuilles continuer à rêver, tu devrais être au courant. Des membres des syndicats ouvriers, des retraités brûlent régulièrement des drapeaux de l’UE lors des manifestations, pas depuis quelques jours, mais depuis déjà l’été 2010.
J’espère que cette fois-ci les liens hypertextes sur ce forum DotClear V1 ( non-mis à jour par manque de temps par notre généreux hôte Étienne qui est à juste titre légitimement occupé par ailleurs ) vont fonctionner et pointer aux bons endroits.
Premier lien vers une image d’une manifestation en août 2010 à Athènes…
Deuxième lien vers un article montrant une série de photos des manifestations des 19 et 20 octobre 2011 à Athènes à l’appel unitaire national des centrales syndicales GSEE, ADEDY et le PAME.
Dans cette série de photos, la personne âgée qui ensemble avec le plus jeune brûle le drapeau de l’UE a deux pancartes, sur celle de dessus, nous voyons :
360.80 ΕΥΡΩ
Η ΣΥΝΤΑΞΗ ΜΟΥ … !
360,80 €
Ma retraite !
Hou-hou, sitouaillain, tu es réveillé maintenant !
Rectificatif dans le deuxième lien, il s’agit d’un article rédigé le 5 octobre 2011 montrant une série de photos des manifestations ayant eu lieu à Athènes à l’appel unitaire national des centrales syndicales GSEE, ADEDY et le PAME.
merci Gilles,
Pour ce qui est du pseudo, le jour où je serais vraiment citoyen et où je n’aurais affaire qu’à des citoyens, je changerai de pseudo ou je mettrais mon vrai nom,
j’avais même manifesté en 2006 avec des étudiants grecs et participé à un forum international sur le problème de la marchandisation des universités, où nous faisions la même critique de ce qu’est l’UE, et ce qui allait advenir…on ne s’est pas trompé, malheureusement…
je ne crois pas que le débat puisse s’éterniser sur les constats, la question est que fait-on ? on peut brûler des drapeaux français pour dire que la France telle qu’elle est, ça ne nous va pas, et après ? tu peux crier il faut sortir de la France, la belle affaire…
la Grèce toute seule est-elle capable de tirer la langue au FMI ? Ce sont les autres Etat d’Europe qui envoie les policiers sur les manifestants ? Papandreou est un nestor kirchner qui s’ignore ? les grecs ont choisi leur françois hollande à eux, chacun son valet des possédants !
le déficit grec alimente l’excédent allemand, maintenant on a des magiciens qui nous disent qu’en sortant de l’UE pouf, ça va s’arrêter, les manufactures vont pousser comme des champignons, les ingénieurs hightech formés en un clin d’oeil et la drachme dévaluée va les alimenter les usines avec des matières premières pas chères, à moins qu’on trouve de nouvelles mines dans le pays chapeau les gars, j’y avais pas pensé !
et même, les grecs vont subitement accéder en masse à la conscience nécessaire pour établir le communisme, dans une optique libertaire, écosocialiste ou que sais-je, bref la démocratie, chouette, et pif paf pouf, pareil en France, en Allemagne, en Chine aux États-Unis, en Russie, et tout ira bien, sortons de l’UE, THE solution à tous vos problèmes et subitement toute la planète coopère, dans la fraternité et l’échange équitable, mazette !
Ce que les grecs subissent n’est pas l’oeuvre d’un grand machin lointain et obscur nommé union Européenne, ce sont les Nations Européennes les plus puissantes, à commencer par la France, dirigée depuis des décennies par des hommes acquis à l’utopie néolibérale, tout comme leurs homologues de tous les autres pays européens,
l’UE n’a pas plus de fonctionnaires que la Maire de Paris, les traités sont négociés entre Etats, il n’est pas une décision de Bruxelles qui ne soit l’émanation de la volonté des Etats, pas une directive qui ne nécessite sa transposition par un parlement national. L’UE en soit n’a aucun pouvoir coercitif, ce sont les Etats qui décident de mettre à l’amende un de leurs homologue, et celui-ci peut toujours décider de ne pas payer…
Les élites européennes vivent dans le consensus, la certitude qu’il faut mettre en conformité les réalités avec les théories néolibérales, ce qui veut dire placer chaque états en situation de concurrence avec les autres, ouverts complètement aux logiques de la mondialisation et s’y adapter, d’autres volets de l’UE sont plus protecteurs et fondamentaux, et des axes de coopération intelligent n’existent qu’à l’état embryonnaire ou sous-utilisés politiquement, on en reparlera si tu veux, il y a des crypto-marxistes et des crypto-écolos qui abattent un boulot formidable pour introduire dans le droit européen des brèches formidables qui n’attendent qu’une volonté politique forte pour s’y engouffrer,
mais sur le plan des conditions du marché commun, stupides, destructrices de ce qu’est l’identité européenne d’ailleurs, il ne sert à rien de sortir de l’UE, la situation d’isolement serait même pire, en tout cas, en sortir, ça ne change rien aux termes de l’échange avec les autres pays, les rapports de forces seront simplement plus brutaux.
par contre, conserver un cadre de coopération, cette sorte d’obligation morale qui fait qu’aujourd’hui, malgré tout, les affreux qui nous gouvernent pensent à modifier les traités et, oh comble de l’hérésie permettent à la Grèce de rayer sa dette de moitié, sans l’UE ils la laisserait sombrer sans scrupule,
je rappelle à l’occasion que la crise larvée en Europe est due aux critères de Maastricht mais que la crise à proprement parler vient de la crise des subprimes aux USA, de la chute de quelques banques et d’une stratégie spéculative sur les dettes des Etats, et qu’en ce sens elle est d’abord une crise purement fictive, psychologique, prenant appui une soupçonnée incapacité à rembourser d’un État,
soupçon (note d’agence) permettant de faire monter la sauce en termes de taux d’intérêts, mettant les etats, obligés par les traités de l’Ue de s’approvisionner sur le marché de la dette, en position de faiblesse et en concurrence avec d’autres acteurs (multinationales) et d’(autres moyens de faire fructifier de manière sûre son pécule, un peu comme si un scientifique lâchait une rumeur sur la désintégration probable de l’or, lâcher le doute sur la deuxième valeur refuge qu’est la dette des Etats, provoque la panique des marchés…
la réponse de l’Ue est pitoyables, les dirigeants des principaux États profitent de la stupidité des peuples et se retranchent derrière le repli nationaliste qui nourrit les droites en électeurs (France, Allemagne),
mais il ne s’agit nullement d’une fatalité ni même d’une volonté des dirigeants actuels de l’UE de provoquer une crise, c’est simplement leur logiciel de pensée et leur incapacité à envisager d’autres cadres qui les empêchent d’envisager des solutions tout simplement humaine, ils préconisent donc des mesures inhumaines, répétées à l’envie par toutes les intelligentsia du monde entier, télés, journaux, salons feutrés, tous ces gens « s&rieux » sont des fous en cage manipulés, marionnettes des intérêts des puissants,
ce sont eux pour le coup qui cherchent des solutions à l’intérieur du cadre néolibéral, capitaliste, libre-échangiste, plutôt que d’inventer d’autres règles !
en tout cas ce cadre là, pas le capitalisme triomphant et ses « marchés financiers », simples solutions techniques de drainages de capitaux rendues toutes puissantes par les nouveaux moyens de communication en réseaux et les stratégies néolibérales permettant la surconcentration des capitaux, ce cadre là, l’idée (rien que l’idée, et même si les faits actuels la contredise) que l’Europe est un continent Politique, une entité humaine unifiée, un pôle dans le monde, un cadre de protection sur le mode « l’union fait la force », ce cadre-là, l’impératif moral et politique, (dont nous devons souhaiter la survivance et l’adhésion parmi nos frères d’Europe) intelligemment utilisé par un État comme la France, gouverné par un Front refusant la soumission aux marchés et aux banques, peut servir à créer une situation plus favorables à des mouvements d’émancipation plus en profondeur dont les anarchistes grecs seront, je n’en doute pas, les fers de lance.
je préfère pour ma part lutter sous un Mélenchon que sous un Sarkosy, je préfère que l’UE survive avec un autre traité, plutôt que de voir mon pays sombrer face aux impérialismes chinois, étasuniens, russes, que sais-je, je préfère une France qui dit non au diktat des marchés et qui travaille à une Europe des peuples, solidaire et écologique, que de me murer dans une posture du genre « de toute façon cela ne mènera à rien », et lancer des slogans « il faut sortir de l’Ue » qui ne résoudront jamais la nécessité du dépassement du capitalisme et de la démocratie représentative…pire ils ouvrent la voie à de bien plus sombres perspectives (il n’y avait pas de vidéo surveillance en 1933 ni d’internet)où nous verrons bien qui est vraiment résistant…
une chose est sûre, vu mon boulot, un succès électoral d’un sarko, d’un hollande ou d’un mouvement prônant la sortie de l’UE me donnera beaucoup de travail et beaucoup de gestes quotidiens pour satisfaire ma bonne conscience, et aider ces pauvres gens broyés par la stupidité de leurs dirigeants et des veaux qui les suivent…ou les laissent faire.
Les « marxismes » se contredisent, mais Marx n’est pas mort encore : sa pensée n’est pas « chosifiable » comme un « science ».
Je voterais pour la science « LA PLUPART DU TEMPS », mais il parait que jamais Marx n’a résumé sa pensée à « une science ».
Cependant il semble que « LA PLUPART DU TEMPS » Marx a confronté son cerveau à des exigences qui sont celles des scientifiques de divers disciplines…
Il en aurait donc conclu : « je ne suis pas marxiste »…STALINE n’avait en tous cas pas les mêmes scrupules.
Je continue à lire des auteurs qui se disent prudemment « marxiens » et d’autres qui saupoudrent leurs écrits d’un anti-marxisme rassurant, mais ce qui est bizarre c’est de dire « les poux sont morts » et de remplir sa salle de bain de peignes fins et de nouvelles inventions contre cette « vieille histoire »…Peut-être longtemps encore après avoir piqué, Marx mort continue à provoquer des allergies…Mais cette réflexion singe un peu trop la science médicale, c’est un tic !
On aurait « LA PLUPART DU TEMPS » eu mieux fait de se chercher des poux dans la tête, mais même quand on aime « rêver » on reste quand-même en conflit avec sa paresse mentale, « LE RESTE DU TEMPS »…Par la force des « choses ».
Amicalement.
c’est bien dit Olga,
Après, cela m’exaspère mais la paresse intellectuelle, c’est très humain, on se repose facilement dans des cadres que d’autres nous procurent, c’est la force des idéologies et des religions après tout.
la critique la plus pertinente que j’ai jamais lue de Marx se trouve dans la première partie de « l’institution imaginaire de la société » de Cornelius Castoriadis, sur le fond,
et d’ailleurs un autre membre du groupe « socialisme ou barbarie », ivan Illich, produit une critique de la société industrielle qui n’est pas compatible avec les perspective scientiste et productiviste de Marx,
et d’ailleurs, finalement, dire que « il semble que « LA PLUPART DU TEMPS » Marx a confronté son cerveau à des exigences qui sont celles des scientifiques de divers disciplines… » signifie que par essence la pensée de Marx est dépassée dès lors que l’on est capable de s’imposer cette même discipline, si tant est qu’on puisse accepter que les savoirs accumulés à notre époque sont plus évolués qu’à celle de Marx.
Sur la forme, il faut aussi regarder Marx, non plus comme penseur, mais comme homme d’action, l’homme politique, et là il se montre homme autoritaire, ne souffrant pas la critique des anarchistes et façonnant l’internationale en mouvement marxiste…
c’est d’ailleurs là où le bas blesse, à savoir que Marx s’est contredit lui même, il dit, l’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes, mais il construit un mouvement, des partis, ayant la vocation de diriger les masses…voilà un sérieux vice de forme que les anarchistes avaient noté dès le début.
tout cela pour dire que le problème n’est pas Marx, n’est pas la science, ce n’est pas Smith ou Friedman, c’est la croyance, la foi, donc, comme tu le dis la paresse intellectuelle, et je rajouterais, que cela devient tout à fait dangereux quand cela s’ajoute à la prétention, l’impudence, de croire que l’on pourrait faire le bonheur des gens malgré eux, l’impudence d’ériger en dogme ce qui n’est qu’une piste, un cadre arbitraire posé sur des réalités mouvantes et impensables dans leur totalité.
dire cela ne peut avoir de sens que dans l’acceptation de la nécessaire imperfection de toute tentative de lecture de la « réalité », tout en reconnaissant que ces tentatives sont elles-mêmes nécessaires, et surtout, qu’elles ne se valent pas toutes. Elles déterminent des formes particulières de praxis, elles se nourrissent de certaines formes de praxis.Et surtout, les praxis peuvent très bien se nourrir les unes les autres, ou s’accommoder de plusieurs pensées ou théories, mêmes contradictoires.
Le 4 juin 2009 , tandis qu’Etienne semblait s’insurger contre l’abstentionnisme aux européennes, appelant alors à voter RM JENNAR, j’ai cité ce témoignage qui devrait éviter « LA PLUPART DU TEMPS » de calomnier aveuglément, notamment les élus GUE/NGV : » »
QUI A FAIT QUOI AU PARLEMENT ?
Qui a voté le Traité de Lisbonne, la directive Bolkenstein, la privatisation de la Poste, de l’électricité ? : décryptage de quelques votes emblématiques au sein du Parlement européen, à quelques jours des européennes de 2009… Comment les groupes politiques du Parlement européen se sont prononcés sur cinq dossiers d’importance.
I. Traité de Lisbonne Le Parlement européen a adopté, le 20 février 2008, une résolution sur le traité de Lisbonne. « Le Parlement conclut que, pris dans son ensemble, le traité de Lisbonne constitue une amélioration substantielle par rapport aux traités existants » , explique la résolution qui se garde de faire mention des dispositions de libéralisation et de déréglementation contenues dans le traité.
Le vote 525 voix pour, 115 contre et 29 abstentions.
Aux voix des eurodéputés de l’UMP et du Modem pour l’adoption de la résolution s’ajoutent celles du PS, à l’exception d’André Laignel (contre) et d’Henri Weber (abstention). Les Verts votent pour. Les eurodéputés communistes de la GUE-GVN votent contre.
L’amendement (32) proposé en février 2008, soit quatre mois avant le référendum en Irlande, par la GUE visant à engager le Parlement à « respecter le résultat du référendum irlandais » (où le « non » au traité l’a finalement emporté) sera rejeté à l’époque par le Modem, les Verts et le PS, à l’exception de deux socialistes qui le soutiennent (Françoise Castex et André Laignel) et de deux Verts qui s’abstiennent (Gérard Onesta et Hélène Flautre).
II. Rapport sur les services dans le marché intérieur (directive Bolkestein)
La directive Bolkestein visant à libéraliser les prestations de services au sein de l’UE ouvrait la porte à un dumping social sans équivalent entre pays membres. Chacun d’eux étant régi en interne par une réglementation propre en matière de droit du travail, l’État qui protège le moins ses travailleurs, s’il parvenait à exporter ses règles en même temps que sa main‑d’œuvre, pouvait dès lors gagner un nombre considérable de marchés, obligeant du même coup ses ressortissants à vivre dans un pays étranger dans les conditions de travail et de rémunération de leur pays d’origine. L’énormité du risque mis au jour, des euromanifestations géantes eurent lieu avant que ne s’ouvre le débat au Parlement européen suivi d’un vote en première lecture, le 16 février 2006.
Une pluie d’amendements pour minimiser la portée de la directive, jusqu’à la proposition de son rejet pur et simple (GUE-GVN), a été déposée.
Amendement 321 (déposé par la GUE-GVN). Il met en avant le principe selon lequel ce sont bien les règles du pays qui accueille l’activité et non celles du pays d’origine qui doivent être respectées.
La droite et le Parti socialiste européen (PSE) votent contre l’amendement, les socialistes français le soutiennent. Les Verts européens le rejettent (à l’exception de Jean-Luc Bennahmias). En deuxième lecture alors que les Verts s’abstiennent, Daniel Cohn-Bendit vote contre l’amendement. (amendement 25 reprenant le contenu de l’amendement 321)
Le vote En première lecture, le 16 février 2006 : 394 pour, 215 contre, 33 abstentions.
La GUE-GVN, le PS français (Gilles Savary s’abstient) et les Verts votent contre la directive en première lecture. Le Modem et l’UMP ainsi que leurs groupes respectifs (ALDE et PPE-DE) votent pour la directive Bolkestein, avec le soutien du Parti socialiste européen.
En deuxième lecture, le 15 novembre 2006, un amendement (38 et 39 GUE-GVN et Verts) propose de rejeter in fine la directive Bolkestein
105 pour, 405 contre et 12 abstentions.
Les Verts et le PS français (sauf Michel Rocard) soutiennent l’amendement de rejet de la directive. La droite et le reste du PSE votent contre cet amendement de rejet.
Bien qu’amendée, la directive sera adoptée pour une entrée en vigueur le 28 décembre 2008, et une obligation de transposition dans les législations nationales le 28 décembre 2009.
III. Ouverture à la concurrence
Le choix politique d’ouvrir à la concurrence l’ensemble des activités humaines n’a pas épargné les services publics. L’énergie, les services postaux, les chemins de fer font tous l’objet de directives qui passent par le Parlement européen sous forme de résolutions.
1. Achèvement de la libéralisation du marché postal (rapport Ferber)
Le vote En première lecture, le 22 avril 2009 : 512 pour, 155 contre et 13 abstentions.
Les eurodéputés socialistes français, Verts et la GUE-GVN votent contre la résolution, ceux du Modem pour.
En deuxième lecture, un amendement de rejet de la résolution et déposé par la GUE-GVN.
Seulement 4 socialistes français et un Verts soutiennent l’amendement de rejet.
2. Libéralisation de secteur de l’énergie
a) Marché intérieur de l’électricité (rapport Morgan)
Résultat final en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 588 pour, 81 contre et 9 abstentions.
La GUE-GVN ainsi que les Verts rejettent le texte (Jean-Luc Bennahmias s’abstient, les Verts avaient été les seuls eurodéputés français à soutenir le texte en première lecture), alors que les socialistes français soutiennent le compromis, à l’exception de Marie-Noëlle Lienemann qui le rejette. Harlem Désir et Benoît Hamon s’abstiennent.
b) Marché intérieur du gaz naturel (rapport La Russa puis Mussa)
Résultat final du vote en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 596 pour, 45 contre et 45 abstentions.
Les Verts s’abstiennent, le GUE-GVN vote contre, et le reste du Parlement vote le compromis de résolution (à l’exception de deux socialistes, Marie-Noëlle Lienemann qui vote contre, et Harlem Désir qui s’abstient).
IV. Droit des migrants : La « directive retour » (rapport Weber)
Appelé également « directive de la honte », le texte visait à « harmoniser » les conditions dans lesquelles les migrants irréguliers sur le territoire de l’Union européenne doivent être détenus et « reconduits ». Il aboutit à un raidissement inédit en la matière et fixe à dix-huit mois d’emprisonnement la peine encourue par les sans-papiers et une interdiction de séjour de cinq ans dans l’UE.
Sur le vote de la résolution, les Verts et le PS français (le PSE est divisé sur la question) rejettent la directive avec la GUE-GVN. Le Modem est divisé : Nathalie Griesbeck, Anne La Perrouze et Bernard Lehideux sont contre ; Marielle de Sarnez, Jean-Marie Beaupuy et Philippe Morillon s’abstiennent.
Résultat final du vote en première lecture, le 18 juin 2008 : 369 pour, 197 contre, 106 abstentions.
V. Politique extérieure Le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécurité de l’UE (rapport Vatanen)
Le rapporteur du PPE, Ari Vatanen, indique que « le Parlement se félicite vivement de l’initiative française visant à réintégrer officiellement les structures militaires de l’OTAN et salue les efforts déployés par la présidence française au sein du Conseil pour rapprocher l’UE et l’OTAN, en réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires ». La mise sous tutelle américaine de l’UE provoque un débat au Parlement, clos par un vote extrêmement serré.
Le vote Résultat final du vote du Parlement européen en première lecture le 19 février 2009 : 293 pour, 283 contre, 60 abstentions.
La GUE-GVN et les Verts se retrouvent sur le thème du désarmement. La position du Modem est plus ambiguë dans la mesure où il rejette la résolution (sauf Jean-Marie Cavada et Janelly Fourtou qui la soutiennent) mais vote contre la plupart des amendements de la GUE-GVN dont le nº 26 qui « souligne que toutes les politiques de l’Union européenne doivent être pleinement compatibles avec le droit international » (soutien du PSE et des Verts, abstention de Jean-Luc Bennahmias).
Le résultat du vote sur l’amendement 27 (GUE-GVN) qui remet en cause les structures dites « Berlin Plus » qui encadrent la coopération UE-OTAN est éclairant : GUE-GVN et Marie-Anne Isler-Béguin (Verts) votent pour, Marie-Noëlle Lienemann (PS) s’abstient et le reste du Parlement vote contre »…
La bataille fait toujours rage, à tel point que « les dominants au service de la finance » rêveraient d’être dispensés de la présence de plus en plus « inutile » et « encombrante » des élus, lesquels commencent à se rebiffer bien au-delà des seuls rangs du « Parti de Gauche européen »…
On peut trouver un témoignage de ces dernières « indignations des élus » dans la dernière livraison de JL MELENCHON sur son Blog…
Merci Aïda, ce message est très intéressant, et important.
Il en faudrait d’autres comme celui-là, sur tous les sujets, et sur tous les partis.
On y perçoit bien que, lorsqu’on a L’IMPRESSION que, en France comme en UE, le parlement vote « comme un seul homme », c’est une impression qui conduit à oublier, à négliger, les quelques parlementaires, qui sont de moins en moins nombreux parce que nous en élisons NOUS-MÊMES de moins en moins, qui résistent comme ils peuvent.
Ce message me fait mieux percevoir l’injustice qui peut avoir été la mienne dans certains jugements trop globalisants, trop à la serpe.
Je regrette ces injustices.
Cependant, je rappelle quand même que je signale dans presque chaque conférence que Mélenchon et Généreux sont « mes préférés ». Donc, il ne faut pas charrier quand même, dans le sens inverse qui ferait de moi un anticommuniste… Ce serait complètement déconnant. Il ne faut pas être susceptible au point de tirer à boulets rouges sur ses proches pour quelques maladresses injustes. Il faut aussi tenir compte du fait que, plus on parle, plus on prend le risque de dire une bêtise 🙂 (sans que ce soit vraiment un drame).
En tout cas, merci Aïda, pour cette utile mise au point.
Étienne.
PS : auriez-vous des liens précis vers le blog de Jean-Luc, sur cette question ?
Je rappelle que le livre « En quête de gauche » est un réquisitoire passionnant contre toutes les trahisons de toutes les social-démocraties du monde, une liste longue comme un jour sans pain de toutes les turpitudes de tous les partis soi-disant « socialistes » du monde. À lire.
Étienne, en effet, le terrain est « LA PLUPART DU TEMPS » assez savonneux et pentu pour que se ramassent à la pelle au pied du mur, un amalgame d’extrémistes et de non extrémistes que d’autres extrémistes enduisent avec joie d’une boue partageable…Il est vrai que la plupart du « temps restant », revoilà la politique politicienne dans toute l’hypocrisie de ses langues de bois d’essences diverses… Ici on a fonctionné comme un tribunal populaire sans la pression d’un « pouvoir dominant », et si je ne m’autorise pas à faire partie du jury, tu es acquitté, malgré mon témoignage « à charge »… Même cette justice de proximité n’est pas infaillible ! J’espère que quelques blogueurs de « hautetfort » viendront désormais ici vérifier à quoi ressemble un blog trop libre penseur… En tous cas, phénomène lié à l’ambiance de notre sarkoland, la question « QUI EST D ‘EXTRÊME-DROITE » est très racoleuse !
Je vous recommande le dernier livre de nos amis Filoche et Chavigné : DETTE INDIGNE.
Il m’a été conseillé par un « affreux-ami- socialiste-qui-lutte-pour-L’ANCRAGE A GAUCHE DU PS »
(http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2469)
-Ils sont hélas minoritaires au PS, mais les « indignés » imaginent-ils qu’un tirage au sort à l’instant présent les désignerait peut-être comme un infime groupuscule d’agitateurs, ou au mieux, une minorité agissante ? les insurgés de la place TAHRIR imaginaient-ils que leur laïque et sociale indignation initiale ouvrirait grande la porte à son contraire islamiste majoritaire ?
-On devrait réfléchir encore à la dynamique complexe qui conduit de l’indignation à l’émancipation : rien n’est « linéaire », l’organisation des citoyens ne va pas de soi, il y a partis et partis, et en France, l’heure de « la transversalité » entre mouvement social et dynamique politique me semble avoir sonné pour convoquer un front populaire de citoyens diversement organisés sans voiler leurs « appartenances-ou-pas » d’associations partis clubs blogs ou syndicats dont la convergence possible ne soit pas le fiasco habituel !
La matrice disponible est probablement « le Front de gauche », car il a posé le principe d’un « programme partagé » qui ne soit pas « ficelé-à-prendre-ou-a-laisser », mais jusqu’ici discutable, amendable par les assemblées citoyennes, du moment que les grandes lignes et principe sont annoncées dès son titre : « l’humain d’abord » : c’est tout un programme déjà… développé jusqu’au point où il peut encore être approprié par « nous » !
À propos du racisme qui est effectivement, selon moi, LA PLUPART DU TEMPS, une erreur que l’on peut corriger :
Alain,
Comme je vois que ça vous tarabuste, je vais éclaircir un malentendu (un malentendu entretenu par certains comme si ça les arrangeait qu’un militant de la vraie démocratie soit en fait un affreux crypto-raciste) :
Je reproduis ci-dessous une mise au point que j’ai faite à ce sujet sur Facebook il y a quelque temps (le 13 octobre) :
« Cyril, LE RACISME EST UNE SALOPERIE QU’IL FAUT COMBATTRE.
Ça va ? C’est assez clair ?
Bon, maintenant, il ne faut pas être stupide et NE PAS TOUT MÉLANGER : je ne confonds pas le raciste « STRUCTUREL » (INCORRIGIBLE) et le raciste « CONJONCTUREL » (CORRIGIBLE) ; autrement dit, je ne confonds pas le vrai racisme (qu’il faut combattre avec la dernière énergie) avec la simple peur de l’autre (qui n’est pas un sentiment aussi dangereux, ou aussi incompréhensible, car il disparaîtrait en même temps que sa vraie cause, qui est souvent économique).
Je m’explique :
• Quand le roi Léopold II de Belgique colonise le Congo et réclame une main de noir par balle de fusil confiée à ses soldats pour éviter les gaspillages (voir le livre bouleversant d’Adam Hochschild, « Les fantômes du roi Léopold), on est dans le racisme que j’appelle structurel, en profondeur, indécrottable, révulsant : je pense qu’il est vain d’essayer de convaincre des monstres pareils. Il faut les combattre.
Et je mets dans le lot des racistes structurels (incorrigibles et ultra-dangereux pour la cité) les racistes sociaux, comme le sont apparemment quasiment tous les ultra-riches (les frelons oisifs) à l’encontre des pauvres (les travailleurs). Je pense qu’il est vain d’essayer de convaincre des monstres pareils. Il faut les combattre.
• Par contre, quand une petite vieille dans sa cité a peur de tous ces jeunes à casquette à l’envers qui traînent jour et nuit dans l’entrée, et qu’elle racialise cette peur en estimant qu’il y a trop d’étrangers dans son pays (au lieu d’incriminer les POLITIQUES PATRONALES IMMIGRATIONNISTES qui ne permettent pas l’intégration harmonieuse des étrangers dans notre corps social, qui fabriquent de toutes pièce « l’armée de réserve » d’un sous-prolétariat en esclavage ou en déshérence chargé précisément de faire PEUR au prolétariat et de le rendre DOCILE pour qu’il accepte des bas salaires et de dures conditions de travail), je pense qu’ELLE SE TROMPE DE CAUSE, cette petite vieille, et qu’ON PEUT LUI EXPLIQUER, mais je ne fais pas d’elle un monstre identique au vrai raciste, mu par une idéologie de domination à base de mépris des autres.
Je pense que, de la part des gens sincèrement de gauche, c’est folie de traiter de dangereux racistes tous ceux qui trouvent qu’il y a trop d’étrangers dans leur pays : 1) c’est une erreur (ce n’est pas du racisme), et 2) ça discrédite la gauche auprès des classes populaires qui ne se sentent donc pas défendues sur un point jugé important et sottement criminalisé : au total, cet amalgame idiot interdit tout regroupement populaire à gauche et sert… les riches !
Tiens, tiens… En fait, tout se passe comme si l’antiracisme (celui qui mélange tout et qui crie fort) avait été inventé et défendu par les plus riches, sous faux drapeau « socialiste », pour dissuader la multitude de ne plus jamais voter « à gauche », et pour ainsi pérenniser… les grands privilèges.
Je m’appuie, entre autres, sur le travail de Christophe Guilluy qui, dans son livre « Fractures françaises », souligne bien que cette crainte-du-trop-grand-nombre-d’étrangers (qui est une réaction universelle, contre laquelle il est d’ailleurs probablement illusoire de résister) n’a RIEN À VOIR avec le racisme (qui est une idéologie de mépris et de domination, qu’il faut combattre).
Et quand je prétends (en le prouvant) que la cause des causes des injustices sociales, c’est notre négligence par rapport au processus constituant (qui permet aux riches d’écrire eux-mêmes la Constitution à travers les élus qu’ils ont corrompus ; Constitution dévoyée qui permet à son tour de faire élire des pantins au service des ultra-riches et de programmer en tous points l’impuissante politique TOTALE de la multitude des gens qui travaillent ; situation désespérante de difficultés économiques et d’impuissance politique qui entraîne à son tour la recherche de boucs émissaires parmi lesquels on trouve le plus souvent les étrangers !) ; quand je dis donc que, dans son sens courant (mal défini à mon avis), LE RACISME EST UNE CONSÉQUENCE DES INJUSTICES SOCIALES ET PAS UNE CAUSE ; et quand je dis enfin que le racisme (dans son sens courant, mal défini à mon avis) est donc LOGIQUEMENT un problème secondaire (secondaire ne signifie PAS sans importance) par rapport à la vraie démocratie et par rapport à la prospérité économique raisonnable, je ne suis pas sur une ligne fasciste, AU CONTRAIRE.
Je peux me tromper, cela va sans dire, mais prétendre que mon raisonnement est suspect de complaisance avec l’extrême-droite est d’une malhonnêteté — ou d’une sottise — crasse.
Je vous demande de lire ce que j’écris, et pas ce qu’écrivent les autres de moi.
Je vous remercie de l’effort que vous ferez pour me comprendre avant de me condamner.
Étienne.
____________
PS : Encore un mot, peut-être : quand je dis que le racisme est LA PLUPART DU TEMPS une erreur de jugement, je pense donc bien sûr à cette vieille dame, et je pense effectivement que les cas de racisme idéologique et indécrottable sont peu nombreux, en regard de toutes ces réactions de peur (nombreuses, elles) dont c’est la cause première qui devrait nous mobiliser en priorité.
Cherchez la cause des causes (Hérodote).
Bon, voilà. En tout cas, c’est ce que je pense, moi, pour l’instant, du racisme et de « l’antiracisme ».
Ah oui, aussi, pour info :
1) je suis marié à (et j’aime) une demi-étrangère,
et
2) pour moi, un étranger est un ami que je ne connais pas (encore).
Étienne. »
@ Etienne,
En cherchant une directive toute fraiche moulue, je me suis aperçu en tombant sur le blog de mélenchon que ce député et ses pti camarades de la Gauche unitaire européenne faisaient dans la partie « analyse des votes en session » l’effort d’expliquer les textes, d’expliciter les enjeux et d’expliquer son vote, il explique aussi les conditions de vote, parfois rocambolesques, notamment lorsque la traduction en français arrive 5min avant le vote, bref, de la transparence…
et, c’est hors sujet mais ce qui se passe en tunisie, je l’espère, clouera le bec à ceux qui t’ont traité de fasciste, j’ai nommé andré bellon et raoul marc jennar : on voit qu’une révolution peut être très vite spoliée avec une assemblée constituante élue, à la proportionnelle…
et pour faire plaisir à alain je suis allé dire ce que je pensais de cette proposition du front de gauche sur le blog de méluche…0 débat suscité…
Merci Julia.
Gérard et Jean-Jacques sont de vaillants résistants, de vrais héros dans ce panier de vieux crabes traîtreux qu’est le PS. Leur place est au Front de gauche, mais ils tiennent à rester au PS pour « ancrer le PS à gauche ». Bel objectif, mais mission impossible, apparemment.
Les amis du peuple ne devraient pas être dans des partis différents.
Il faudrait se concentrer sur la cause des causes des injustices sociales et se réunir enfin.
Les partis interdisent cette union, et ils l’interdiront toujours.
Pour survivre, simplement.
Leur logique d’appareil, logique de survie, n’est pas la même que celle de leurs membres.
Les partis nous empêchent de fraterniser.
Mais nous n’avons besoin de partis que pour gagner des élections : nous n’avons pas besoin de partis pour faire de la politique.
Je peux me tromper, bien sûr, mais c’est ce que je crois.
Étienne.
avé le lien c mieux 😉
http://europe.jean-luc-melenchon.fr
Merci Sitouaillain 🙂
Il est beau, l’échange que vous avez eu ici pendant les quatre jours que je viens de passer à Metz et Paris.
J’ai passé la matinée à l’éditer, pour y mettre quelques coups de surligneur, rendre les liens cliquables, et corriger les coquilles.
Ce que raconte Mélenchon sur son blog, quasiment tous les jours, est littéralement passionnant : un vrai cours d’instruction civique.
Si vous avez des nouvelles de la constitution tunisienne, faites passer, s’il vous plaît.
Amicalement.
Étienne.
Etienne,
instruction civique…si tu le dis ;), en tout cas en terme de pratique civique, le débat, c’est plus ici que ça se passe ! (enfin c’est quand même pas le fil le plus intéressant du blog à mon avis…)
merci pour le travail de mise au propre, j’ai un peu de mal avec ce blog, dès que je poste, ça sape toute ma mise en forme…grr
préviens-moi la prochaine fois que tu passes à Paris, je ne peux pas te recevoir décemment (à 2 dans un 20m² c’est déjà étroit…) mais ça serait l’occasion se rencontrer…
Volontiers, « sitouaillain »,
Envoie-moi tes coordonnées sur [email protected]. Je t’appellerai.
Étienne.
De loin en loin, de proche en proche, ces entretiens de Millançay, j’ai comme l’impression qu’ils pourraient recevoir un écho agréable dans les oreilles de Georges Di Girolamo, mais toutes les oreilles peuvent s’y unir bien sûr !
http://blog.psychotherapie-integrative.com/entretiens-de-millancay/
Je viens de découvrir un nouveau torchon « antifa », intitulé :
« Étienne Chouard, porte voix de Kadhafi » (ben voyons…)
http://contresubversion.wordpress.com/2011/09/14/etienne-chouard-propagand-kadhafi
J’ai répondu ça (ils commencent à me casser les pieds, ces affreux) :
« Bonsoir,
Je découvre tardivement cet article calomnieux et fantaisiste.
Je manque de temps pour y répondre en détail, mais il faut quand même rectifier trois ou quatre énormités :
1) Je laisse les gens commenter mon mur Facebook en faisant le pari (démocratique — mais connaissez-vous le sens de ce mot ?) que la publication de TOUTES les opinions dissidentes permettra à chacun d’y voir plus clair dans la complexité du réel.
Et le plus souvent, l’expérience me donne raison car j’apprends des tas de choses utiles de mes lecteurs/commentateurs.
2) En cette occurrence précise de la guerre lancée par la France contre la Libye, j’attire votre attention sur le fait qu’un pays en guerre alimente toujours, par force, ce qui s’appelle une PROPAGANDE DE GUERRE, par essence très mensongère. Et votre site, auto-étiqueté « contre-subversif », c’est-à-dire pro-système (donc pro-gouvernemental), voudrait m’imposer de ne relayer sur ma page que la propagande de guerre de mon pays (c’est inadmissible, mais c’est logique avec un nom comme le vôtre).
Il se trouve que je suis libre et que vos intimidations soi-disant « contre-subversives » (la bonne blague) ne me font ni chaud ni froid : dans cette situation de guerre, j’attache beaucoup d’importance à entendre et lire non seulement la propagande de guerre de la France (le pays agresseur, ne vous déplaise), mais aussi la propagande de guerre de la Libye (puisque le pays agressé est aussi en guerre), et encore (et surtout ?) les informations des pays qui ne sont PAS en guerre (hors OTAN, donc)…
Raison pour laquelle, les informations en provenance de Thierry Meyssan et Michel Collon (qu’il est proprement RIDICULE de placer à l’extrême droite) — et d’autres — me semblent tout à fait intéressantes, surtout qu’elles ne sont nullement relayées par les médias mainstream du pays (pour la raison évoquée plus haut).
3) Je passe une partie de ma vie à travailler sur les constitutions du monde et je ne connaissais pas le « livre vert ». J’ai donc naturellement remercié celui qui me l’a fait connaître ; la belle affaire !
Je n’ai pas encore travaillé ce texte, mais je ne manquerai pas de publier mes impressions le moment venu. Est-ce interdit ? Par qui ? Si vous me l’interdisez, ça va m’inciter à le lire plus vite et plus attentivement encore… Pour qui vous prenez-vous ? Tenez-vous une « liste des livres interdits » ? C’est ridicule.
Par contre, je suis très intéressé (pour me mettre à l’abri d’une éventuelle « subversion »… vous allez me protéger) par une liste détaillée des reproches précis que vous faites vous-même à ce « livre vert » : êtes-vous capable de produire cette critique factuelle et objective ? Ça m’intéresse au plus haut point.
J’aimerais également, si vous êtes au courant, que vous me donniez des informations sur la réalité de l’application (ou de la non application) de ce « livre vert » dans la vie quotidienne des Libyens, avant qu’on ne les massacre à coups de bombes pour leur apprendre la « démocratie » (la fausse).
En la matière, j’ai tout à apprendre, réellement, et je suis donc ouvert à tout enseignement. Je ne risque donc pas de me fermer à telle ou telle information, sous les injonctions comminatoires d’un prétendu « contre-subversif » sortant d’on ne sait où : j’ai besoin d’une INFORMATION PLURALISTE (mais savez-vous le sens et l’importance de ce terme ?) pour m’éclairer convenablement.
4) Vous me reprochez qu’aucune contradiction n’ait été apportée sur ma page aux informations venant défendre le point de vue de Kadhafi… Mais ce n’est pas moi qui alimente ces différents points de vue, bien sûr, dans un dossier que je ne connais pas et dont j’attends précisément des lumières en provenance des autres.
Puisque ces informations dissidentes vous ont semblé si erronées, POURQUOI N’ÊTES-VOUS PAS VENUS VOUS-MÊMES, VOUS OU VOS AMIS, PROTESTER, CONTESTER, CORRIGER, CES INFORMATIONS EN APPORTANT LES VÔTRES ? Pourquoi ?
Personne ne vous l’interdisait puisque mon mur est ouvert à la contradiction. C’est quand même extravagant de me reprocher à moi de vous être tus vous-mêmes… Puisque vous êtes sans doute porteur(s) (comme vous êtes courageusement anonyme(s), je ne sais pas s’il faut parler de vous au singulier ou au pluriel) des preuves irréfutables que ces informations qui vous hérissent étaient fausses, que n’êtes-vous venus au moins démentir ces dernières ?
Je pense plutôt que vous êtes un sacré Tartuffe, un hypocrite, un faux-nez peut-être, un drôle sûrement.
Votre dossier ne vaut rien, c’est un tissu d’âneries, de mauvais procès, de micro-détails mal interprétés et montés en épingle à la manière d’une commère en mal de ragots.
Tout ça est lamentable. Vous nous faites perdre un temps précieux, au lieu de vous en prendre aux vraies causes des injustices sociales.
Mais ce chantier-là vous intéresse manifestement moins que la calomnie professionnelle.
Sale boulot que le vôtre.
J’espère au moins que vous êtes bien payés.
Je ne vous salue pas.
Étienne Chouard. »
Le « procès » fait à Étienne, je le lui faisais « droit dans les yeux » dès le début de mes interventions sur ce blog (que j’adore), mais ce n’est pas celui, fourbe et « de moscou » qui lui est fait par des « délateurs inspirés » sur des blogs soi-disant « antifa… »
Je ne dis pas « Étienne est un ceci ou un cela », ce que je mets en doute c’est la vertu politique d’une certaine façon de s’aventurer sur les terrains glissants dont la pente est bien faite pour nous ramasser « en bas », au plus bas du populisme.
JL Mélenchon au début de son engagement pour « la révolution citoyenne », s’est trouvé piégé dans une telle pente, mais elle avait été bien lubrifiée par « les salauds » (précaution : « au sens sartrien du mot ») de Pujadas and C°…nom choisi au hasard je ne sais pas pourquoi…: il est connu !
Il se trouve que le « sarkholland » est un territoire pentu glauque et glissant avec une bestiole marine « en bas » et qui chante comme une sirène : « moi, gluante ? …jamais de la vie, d’ailleurs j’ai toujours dit à mon paternel que lui c’était pas moi… »
Étienne a un certain mérite car il n’impose aucune censure, donc pas à sa propre « investigation » : sans doute a‑t-il des chaussures antidérapantes, donc « BRAVO ÉTIENNE » (et merci, aussi…)!
Mais quand même, fais bien attention, car beaucoup glissent en ce moment : mon larousse semble lui-même avoir subi une invisible pulvérisation : chaque mot me conduit à me mordre les joues : tantôt la droite, tantôt la gauche !
Cher Alain, voulez-vous bien entendre ce que dit un monsieur du nom de Gödel, qui se fonde sur les Principia Mathematica et qui a publié son célèbre(?)théorème sur ‘indicidabilité qui dit que nous pouvons abandonner sans risques l’espoir qu’un système assez complexe pour inclure l’arithmétique ou n’importe quel langage complexe ne pourra jamais prouver sa propre contradiction à l’intérieur de son propre cadre, ça revient à ce que dit Einstein. Car cette preuve-là ne peut venir que du dehors et non du dedans, aussi il faut sortir du cadre de la pseudo-contradiction du système et construire un métasystème qui vienne englober le nôtre
Je reviens vite fait sur cette phrase : »« Étienne Chouard, porte voix de Kadhafi » : quand bien même ce serait vrai, ce serait tout à fait à votre honneur Étienne, car qu’a-t-on fait de cet homme ? Je parle de l’homme en tant qu’homme et non de ce qu’il a fait car ce qu’il a fait s’il l’a fait c’est parce que beaucoup d’autres y trouvaient intérêt sinon il n’aurait tout simplement pas pu ébaucher un seul geste, que dis-je, pas même une seule pensée. Alors il faut arrêter de ranger les gens dans des cases en fonction de l’humeur du moment, il me semble qu’il n’y a pas si longtemps les tapis rouges étaient déroulés, l’aurait-on oublié ?
C’est tout simplement une monstruosité ce que l’on fait subir à tous ces gens, et maintenant en Syrie, mais de quel droit, en vertu de quelle qualité pourrions-nous décider de ce qui est bon ou pas bon, quel est notre étalon que diable, est-il si bon que cela que nous puissions l’exporter si diligemment ?
Pour continuer sur l’aspect« systémique » ESSENTIEL de nombreux auteurs notamment ceux qui s’intéressent à la thérapie familiale savent bien qu’un système qui passe par tous ses changements internes possibles( quel que soit leur nombre) sans effectuer de changement de structure, de cadre est condamné, je dis bien condamné à un jeu sans fin.
Mais le paradoxe encore une fois c’est que le système quand il est verrouillé comme il l’est aujourd’hui ne saurait s’ouvrir que par de toutes toutes petites brèches, d’où l’utilité que dis-je, la nécessité impérieuse de construire sur le terrain du quotidien vécu à chaque seconde, à chaque souffle dans le plus petit petit acte qui soit, c’est sur le terrain de l’ordinaire, du tout petit ordinaire que l’extra-ordinaire se cache encore !
» Je dirais, si j’étais excessif, que ce sont des méthodes fascistes « …(avocat d’une présumée trafiquante française en Amérique du sud). Les méthodes consistent à accuser sans preuve et en s’appuyant sur des « témoins fantômes ». En fait nous sommes tous capables de choses assez proches de cela, et seule une philosophie du droit peut nous aider à « ne pas déraper » : c’est peut-être dans cette branche de la pensée philosophique que l’on peut dépasser la petitesse du langage immédiat disponible et penser depuis un « métasystème », celui de la pensée « critique ». En tous cas je partage les réticences d’INDYMEDIA contre les simplismes politique dont Étienne se contente parfois, mais je condamne cette police politique que prétend assumer ce flic idéologique « indymédia », avec des méthodes peu scrupuleuses contre Étienne. Fraternité républicaine ! Vive la pensée libre !
La première fois que j’ai lu ce terme « bankster », c’était dans un éditorial de l’Huma, il y a longtemps, mais actuellement encore Patrick Le Hyaric, directeur de ce quotidien « fascisant » selon les critères des accusateurs d’Etienne Chouard (il est vrai que le quotidien communiste a « flotté » en 1940 le temps de « dépasser le trouble » de Munich et l’indignation vichyste face au « pacte germano-soviétique »…hum!)…Nous sommes dans une période de nouveau « trouble », il suffit d’entendre Madame Badinter patauger dans « ce qu’elle ne voulait pas dire » pour se poser la question :
Il fut un temps où il fallait partir à Londres pour entendre « les Français parlent aux français »…aujourd’hui il faut traverser toutes les lignes pour que le peuple « se parle librement ».
Qu’on appelle clairement à la vigilance contre le Front national puisqu’il pratique la désignation de bouc émissaires innocents pour « expliquer la crise » avec des méthodes qui n’ont pas de nom supportable si l’on respecte ceux à qui l’on s’adresse.
La désignation des « banksters » n’est pas un appel à la haine contre des innocents, c’est l’objet du livre de Patrick LE HYARIC, que je recommande : « Le Bal des rapaces »
Fraternellement.(Alain bien sûr)
Pour dire l’indicible
On risque torts
On risque gros
Pour cibler l’invisible
On risque mort
Visqueuse trop
Pour ôter l’impossible
Francisque encor
À nos drapeaux
On risque fort
D’en faire trop…
Ne débattez pas de droite ou de gauche. Il y a bien d’autres axes sur lesquels peut se développer une pensée politique, et clairement les axes que vous développez sur votre site sont orthogonaux à ce que mettent sur l’axe droite-gauche ceux qui ont le cerveau unidirectionnel. Et puis n’oublions pas que le fascisme (« Tout dans l’État, rien contre l’État, rien hors de l’État ») est une doctrine de gauche puisque dérivée du Jacobinisme. Et qu’Hitler était national-socialiste, ce que sa politique économique démontre amplement.
Affaire « Ornella Guyet – Marie-Anne Botuleau » :
les honteux stratagèmes d’une manipulatrice démasqués
par Silvia Cattori
lun., 27 juin 2011 02:22
La journaliste qui, sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau », et sous le masque d’une « anarchiste libertaire antifasciste », se livrait depuis plusieurs mois sur divers sites Internet – Article11, Indymedia, Rebellyon (*) – à une frénétique campagne d’accusations calomnieuses contre de prétendus « fascistes », « d’extrême droite », « conspirationnistes », et « antisémites », vient d’être démasquée par l’une de ses cibles : François Asselineau, le président de l’Union Populaire Républicaine (UPR).
Ayant pu établir que le véritable nom de « Marie-Anne Boutoleau » est Mlle Ornella Guyet, l’UPR – dont le programme est de sortir de l’Union européenne, et qui se défend d’être à l’extrême droite [1] – a déposé plainte contre elle [2] et apporté à son sujet d’étonnantes révélations. En particulier que Mlle Guyet avait participé sous son vrai nom à un « Séminaire sur les Médias Internationaux », organisé à Paris du 15 au 21 mars 2009 sous l’égide du Center for the Study of International Communications et de la School of Media and Public Affairs de l’Université George Washington. Une université qui serait « connue pour être l’un des hauts lieux de formatage des élites américaines à la pensée unique ultra-libérale (…) [et] également connue pour être un lieu de recrutement de la Central Intelligence Agency (CIA), un certain nombre d’enseignants y servant d’agents recruteurs » [3].
La présence dans ce cénacle de celle qui se présente comme « anarchiste libertaire antifasciste » lorsqu’elle écrit sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » est pour le moins troublante et soulève bien des questions. Toutefois, l’UPR évite de se livrer à des conclusions trop hâtives : « Nous n’affirmons pas que Mlle Guyet et ses compères de « l’anti-fascisme » sont forcément des agents de la CIA ou des services d’influence américains. Mais nous dirons que les informations obtenues, plus surprenantes les unes que les autres, ont conduit à ce que le doute s’installe ».
Également troublante apparaît dans cette affaire l’attitude d’Acrimed – un site axé sur la critique du traitement de l’information et la mise en lumière des mensonges de la presse. Dans un billet à ses adhérents qui aurait dû rester confidentiel, au lieu de condamner les inacceptables dérives de sa « collaboratrice » Guyet-« Boutoleau », dont la plume distille mensonges et invectives sur divers sites, le Conseil d’administration d’Acrimed condamne l’UPR [4]. Ce qui, du point de vue des personnes lésées, montre une curieuse collusion entre Guyet-« Boutoleau » et Acrimed.
Cette étrange histoire a de quoi désorienter un lectorat de gauche qui accordait jusqu’ici sa confiance à certains des sites incriminés. Elle ne peut que l’inciter à se demander au bénéfice de qui Guyet-« Boutoleau » lançait ses appels à la lutte contre de prétendus « fascistes », et si ces appels n’avaient pas pour principal objectif de créer la division entre des gens qui devraient avoir – et ont sans doute – beaucoup en commun.
Avant de tirer quelques premiers enseignements de ce qui vient d’être dévoilé, il convient de rappeler comment on en est arrivé là.
L’origine de « l’affaire Boutoleau » et ses rebondissements
Le site Article11 publiait, le 28 mars 2011, un article incendiaire signé « Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine », [5] accusant le site web Le Grand Soir de publier des « auteurs issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste. Une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture ». Parmi ces auteurs, qualifiés pêle-mêle de « fascistes », « antisémites », « négationnistes », « conspirationnistes » etc : Jean Bricmont, François Asselineau, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz, Silvia Cattori, Michel Chossudovsky. D’autres sites web étaient également mis à l’index, parmi lesquels : Dazibaoueb, InfoWars, Mondialisation.ca, Voltaire.net.
S’ensuivit une vive réaction de la part des responsables des sites Dazibaoueb [6] et Le Grand Soir [7] dénonçant les allégations calomnieuses de Boutoleau et suscitant, sur leurs forums respectifs, un torrent de commentaires.
La goutte qui fit déborder le vase, et précipita le dépôt de plainte de l’UPR contre Ornella Guyet-« Boutoleau », fut la virulente campagne qu’elle mena ultérieurement contre François Asselineau [8].
À peine le vrai nom de cette « journaliste » était-il révélé par l’UPR que Dazibaoueb, un des sites visé par ses attaques, dénonçait ses honteux procédés [9]. Les administrateurs du Grand Soir, quant à eux, tombaient des nues en découvrant qu’une certaine Ornella Guyet avec laquelle ils avaient, par ailleurs, des échanges amicaux… n’était autre que celle qui les attaquait sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau », et ils en dénonçaient vivement la duplicité [10] ! Nul ne peut, en effet, accepter de se faire publiquement et indéfiniment insulter. Tôt ou tard les victimes réagissent. Ayant été personnellement visée, nous avons également réagi en demandant, au site Article 11, un Droit de réponse qui, sans surprise, nous fut refusé [11].
Il est rare de voir une vraie « conspirationniste » prise en flagrant délit de manipulation
Si à ce stade, les découvertes faites par l’UPR n’ont pas encore permis de démêler tous les fils, la plainte déposée contre Ornella Guyet, a déjà eu pour effet positif de calmer la frénésie dénonciatrice qu’elle déployait sous pseudonyme. Et de mettre en évidence des aspects cachés et inquiétants de la vie politique, en France et dans nos pays respectifs. Aspects qui demeurent généralement inconnus du public, à savoir : l’infiltration de groupes et mouvements par des agents provocateurs agissant sous pseudonymes – que l’on a généralement peine à confondre faute de preuves matérielles [12] et qui sont par conséquent rarement démasqués.
Ces révélations commencent à lever le voile sur les véritables « conspirationnistes », qui caricaturent, dénigrent, diffament des auteurs qu’ils qualifient, ad nauseam d’ « extrême droite », de « fascistes », d’ « antisémites », de « négationnistes », pour discréditer leurs analyses et les isoler ; et qui, pour y parvenir, instrumentalisent des mouvements dans le but de susciter des divisions parmi des militants, ou simples citoyens, qui ont beaucoup en commun, de façon à les jeter les uns contre les autres dans une guerre fictive et haineuse entre gauche et prétendus « fascistes ».
Quelle chapelle politique servait Mlle Guyet-« Boutoleau », en agissant de la sorte ? La chose reste à éclaircir. Le fait que ce ne soit pas seulement Article11, qui soit compromis pour avoir publié son brûlot, mais également le site Acrimed, – dont les membres se présentent comme « la gauche de la gauche » – qui se solidarise avec son « adhérente » Guyet-« Boutoleau », soulève de nouvelles questions [13].
Ce qui est d’ores et déjà certain est que toutes les personnes sur lesquelles elle a voulu jeter le discrédit, dans son article diffamatoire du 28 mars 2011, ont pour caractéristique d’être des critiques vigoureux, soit de la politique impérialiste des puissances alliées de l’Otan, soit de la politique de l’État hébreu (et de certains aspects de cette politique qui restent généralement tabous, y compris au sein du « camp de la paix »), soit des deux à la fois.
Ainsi, sous couvert d’une ligne politique se proclamant « de gauche » et « clairement anticapitaliste » – d’une gauche, dit-elle, qui se refuse à avoir « l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture » – la technique grossière que Guyet-« Boutoleau » a utilisée pour discréditer ces auteurs consistait à les accuser, selon les cas, et par amalgame, d’être « d’extrême droite », « conspirationnistes », « antisémites » ou « négationnistes ». Ou – par exemple pour Jean Bricmont – d’avoir de « troubles accointances régulièrement dénoncées par des militants antifascistes » [14]. Cela bien sûr en se dispensant de justifier ses accusations sur la base de ce que ces derniers disent et écrivent réellement. C’est par ce genre de procédé que, s’érigeant en procureur, Guyet-« Boutoleau » cherchait à réduire au silence des authentiques anti-impérialistes !
Cette affaire jette une lumière crue sur les journaux et les sites internet dits « alternatifs » auxquels Boutoleau se réfère avec insistance comme des « sources sérieuses » à l’appui de ses affirmations calomnieuses, ou qui publient ses articles diffamatoires. Notamment : conspiracywatch.info, indymedia.org (en France), ReflexeS [15], Article11.info, CQFD, luftmenschen, Rebellyon, pour ne citer que ceux-là [16].
Les lecteurs, qui ignorent généralement tout de ces manœuvres honteuses de noyautage et de manipulation par des faussaires omniprésents sur la toile, mais aussi au sein des mouvements sociaux, ont aujourd’hui à la lumière de cette affaire la preuve éclatante que certains sites et organes dits d’information, prétendument « indépendants, alternatifs, libertaires », peuvent avoir – sous couvert d’une chasse à des « antisémites » et des « fascistes » imaginaires, fabriqués à dessein – un agenda bien différent de la lutte qu’ils proclament. Un lecteur averti en vaut deux.
Cela dit, malgré les tentatives de mise sous contrôle de l’information, Internet demeure un fantastique outil de communication et d’échange. Pas étonnant que de nombreuses officines et de nombreux États cherchent à s’en emparer. Les lecteurs doivent impérativement apprendre à faire le tri et à se méfier des sites dont les positions apparemment « radicales » ne sont qu’une image affichée pour mieux servir d’appât à des fins de conditionnement politique. Et se rappeler que nombre d’intervenants sur les forums, ne sont pas là en toute innocence : ils ne sont là que pour alimenter de faux débats et discréditer l’information sérieuse.
Une conclusion personnelle douloureuse touchant la diffamation et la manipulation
Mon expérience personnelle m’a amenée à bien comprendre ce que recouvrent certaines accusations gratuites. En l’occurrence l’association à l’« antisémitisme » et au « négationnisme ».
En 2002 j’ai visité la Palestine. Ce fut une découverte bouleversante mais riche d’enseignements. Ce que j’y ai vu et compris a changé ma vie. J’y suis retournée en 2003 et en 2006. J’ai rapporté en toute sincérité les horreurs commises par les soldats israéliens dont j’avais été témoin et que, à ma surprise les journalistes basés à Jérusalem ou Tel Aviv, et les envoyés spéciaux, minimisent.
Très vite, avec effarement, j’ai vu apparaître, en France, le qualificatif infamant d’ « antisémite » ou de « négationniste » accolé à mon nom, me voyant ainsi associée, par des curieux plumitifs, à la sinistre histoire du nazisme pour avoir simplement témoigné de ce que j’avais vu en Palestine !
J’ai rapidement été amenée à constater qu’il y avait, y compris au sein du mouvement de solidarité pro-palestinien, des personnes qui se servaient de leur position pour humilier et déshumaniser des gens dont l’analyse heurtait leur « sensibilité ». Ou, plus précisément remettait en question leurs partis pris. Leur arrogance, leurs procédés ignobles, m’ont profondément heurtée. Le nom de chacune des personnes qui ont, par leurs mensonges, couvert mon nom de boue – et celui de tant d’autres personnes parfaitement respectables – reste depuis lors gravé dans ma mémoire.
Entre 2003 et 2006, révoltée par ce que je découvrais, voulant comprendre ce phénomène nouveau pour moi, je me suis rendue à Paris où j’ai interrogé nombre de personnes qui se sont trouvées du jour au lendemain accusées d’ « antisémitisme », dont l’humoriste Dieudonné. Cela m’a permis de mesurer l’ampleur de cette imposture.
J’ai pu voir comment, fin 2003, à la suite de son sketch sur la violence des colons juifs en Palestine, une foule de gens bizarres s’est ruée sur lui. J’ai pu voir comment l’accusation infamante lancée par des organisations juives et leurs avocats [17] en a rapidement fait, l’« antisémite » le plus célèbre et le plus persécuté de France. J’ai pu voir comment celui qui était précédemment qualifié d’« humoriste le plus talentueux et aimé des Français » s’est vu soudainement banni, dans le rôle du paria.
J’ai pu voir comment le très estimé sociologue Edgar Morin s’était vu lui aussi pris dans une tourmente et condamner, en 2005, pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme » pour avoir cosigné un article intitulé « Israël-Palestine : le cancer », publié en juin 2002 dans la tribune libre du quotidien Le Monde. Il nous avait alors confié : « Beaucoup de gens me disent « mais toi tu peux écrire ces choses là parce que tu es d’origine juive mais nous on n’oserait pas, on a peur, on se ferait tout de suite traiter d’antisémite. » Alors, cette peur de se faire traiter d’antisémite chaque fois que l’on veut exercer un acte de libre critique, crée un climat empoisonné. » [18]. Le jugement qui le condamnait fut heureusement cassé ultérieurement, en 2006, par la Cour de Cassation. Mais tous les diffamés n’ont pas eu un procès qui les a blanchis, ou les moyens d’en engager un.
J’ai pu voir, dans mon propre cas, comment ce mécanisme avait fonctionné [19] à partir de calomnies lancées contre moi, pour commencer, par Pierre Stambul, alors vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) [20]. J’ai pu voir comment, une fois associée à un nom, et lâchée, l’accusation d’« antisémitisme » et de « négationnisme » était montée en épingle, par exemple dans les colonnes du mensuel du judaïsme français l’Arche [21] ; ou de Proche-Orient.Infos, un autre organe de propagande en faveur d’Israël, maintenant disparu, dirigé par une ancienne journaliste du Nouvel Observateur, Elisabeth Schemla. Et comment, une fois jetés en pâture, les noms des personnes ainsi salies étaient repris en boucle, sans aucune vérification, à longueur d’années, par toute une ribambelle de manipulateurs. Pour être enfin reprises par des journalistes peu scrupuleux du quotidien Libération.
Toutefois, l’abus du procédé a fini par en émousser l’efficacité [22]. L’invocation du prétendu « danger antisémite » ne faisant plus à lui seul recette, la nouvelle tactique en usage, pour transformer un adversaire en épouvantail, est de le qualifier tout à la fois d’« antisémite », « fasciste », et d’« extrême droite ». Il convient donc de ne jamais perdre de vue qu’en politique les calomnies sont des armes. Et que ceux qui s’en servent – comme nous l’avons vu avec Ornella Guyet ou d’autres – ont un agenda caché. Par conséquent, quand il vous arrivera de les entendre dire qu’un tel est « antisémite », « fasciste », « conspirationniste », n’en croyez rien. Demandez-vous ce qu’ils cherchent à masquer sous leurs gros mensonges. Et allez vérifier par vous-mêmes ce que disent vraiment les personnes incriminées.
Silvia Cattori
___________
Notes :
(*) À ne pas confondre avec le site espagnol Rebelión
[1] Voir la charte fondatrice de l’UPR : http://www.u‑p-r.fr/charte-fondatrice
[2] Voir : « Dépôt de plainte à l’encontre de Mlle Ornella Guyet et des sites internet Indymedia et Rebeyllyon », u‑p-r.fr, 14 juin 2011
[3] Voir : « Qui veut nuire à l’UPR ? Dr Jekyll & Mrs Hyde : « L’antifasciste Boutoleau et la très américanophile « Professor » Guyet », u‑p-r.fr, 14 juin 2011.
[4] Ce billet nous apprend que c’est « sur mandat d’Acrimed et au nom du CA » que son « adhérente » Guyet-Boutoleau a participé au séminaire en question. Et il s’insurge contre « l’accusation à peine masquée, à la fois grotesque et scandaleuse, portée contre Ornella par l’UPR d’être un agent, réel ou potentiel, de la CIA (ou de l’impérialisme américain) ». Voir : http://www.legrandsoir.info/quand-le-grand-soir-recevait-le-baiser-de-judas-une-histoire-croustillante-incroyable-mais-vraie.html#forum70097
[5] Voir : « Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter », par Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine, article11.info, 28 mars 2011.
[6] Voir : « En réponse à article 11 », dazibaoueb.fr, 30 mars 2011.
[7] Voir :
« Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter », legrandsoir.info, 9 avril 2011.
« Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation « à la Marie-Anne Boutoleau » sur un site alter », legrandsoir.info, 16 avril 2011.
[8] Voir : « Attention, l’ultra-droite souverainiste débarque à Lyon ! », par Des antifascistes lyonnais et parisiens (avec la documentation réunie par Marie-Anne Boutoleau, journaliste indépendante), paris.indymedia.org, 5 juin 2011.
[9] Voir : http://www.dazibaoueb.fr/article.php ?art=23450
[10] Voir : « Quand Le Grand Soir recevait le baiser de Judas (une histoire croustillante, incroyable mais vraie). », legrandsoir.info, 17 juin 2011.
[11] Voir : « Refus de publication d’une demande de « droit de réponse » par Article XI – Marie-Anne Boutoleau, une bien étrange journaliste ! », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 18 juin 2011.
[12] Ainsi, par exemple, les mensonges répandus par des sites pro-israéliens pour dénaturer les témoignages et discréditer les témoins de crimes commis par l’armée israélienne nous avaient déjà démontré l’usage de ces pratiques. Voir : « Propagandistes au service de l’État colonial d’Israël – Cidinfo : Un site où les falsifications sont reines », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 6 janvier 2005.
Nous avions fait un constat du même genre à l’époque où nous avions rencontré Dieudonné, ainsi que le sociologue Edgar Morin dans le cadre de divers entretiens. Voir : « Infiltration et manipulation des sites Internet – Les « maîtres chanteurs » sillonnent les Sites et les Forums », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 3 octobre 2005.
[13] Le fait que le Conseil d’administration d’Acrimed ne condamne pas les calomnies proférées par Guyet-Boutoleau contre des personnes respectables, et se solidarise avec elle dans ses démêlés avec l’UPR, revient à cautionner ses agissements. Voir les réactions sur le forum de cet article du Grand Soir.
[14] Figure du mouvement anti-impérialiste et professeur de physique théorique à l’Université de Louvain, Jean Bricmont, qui avait été blâmé dans un article (non signé) de REFLEXes pour avoir recommandé la lecture du livre de Paul-Éric Blanrue « Sarkozy, Israël et les juifs », avait répondu à ses détracteurs en défendant vigoureusement la liberté d’expression et en se livrant à une critique décapante du prétendu « combat antifasciste » de ses détracteurs. Voir : « Antifascistes encore un effort, …si vous voulez l’être vraiment », par Jean Bricmont, 21 0ctobre 2009.
[15] Voir par exemple les nombreuses interventions de Boutoleau sur le forum de cet article de CQFD du 11 janvier 2011 intitulé « Les infiltrés ».
[16] Si cette pseudo-journaliste signe Marie-Anne Boutoleau dans CQFD, Article11.info, Oumma, Acrimed, Lesmotsontimportants, Indymedia, Rebellyon [à ne pas confondre avec le site espagnol Rebelión], Acrimed etc, elle signe en revanche sous son vrai nom, à savoir Ornella Guyet, dans Le Monde diplomatique et Bastamag.
[17] Notamment, l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).
[18] Voir : « Edgar Morin : « On a créé un état d’intimidation » », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 17 juin 2005.
[19] Voir : « L’accusation d’antisémitisme comme arme au bénéfice d’Israël – Palestine : l’ampleur de la tragédie exige un soutien sans faille », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 30 janvier 2005.
[20] Pierre Stambul était intervenu auprès de sites pour demander que soit enlevée une interview de Dieudonné que j’avais réalisée. Par la suite, dans l’article « Les « nouveaux » antisémites », publié sur le site de l’UJFP (et aujourd’hui retiré) il m’associait à l’action de « courants intégristes », à « l’extrême droite » à des « négationnistes », de « vrais antisémites ». Voir : « Antisémitisme : réalité et instrumentalisation », par Pierre Stambul, 20 octobre 2006.
[21] L’Arche, qui avait écrit, en 2005, que Silvia Cattori « avait un long passé d’outrances antijuives » a dû publier son Droit de réponse.
[22] En janvier 2008, Bernard Ravenel, alors président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et Richard Wagman, président d’honneur de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), furent condamnés par la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé le journaliste et écrivain Jean-Paul Cruse en le traitant d’ « antisémite notoire » et de « négationniste notoire », sans aucune preuve à l’appui. Voir : « Usage de l’antisémitisme à des fins politiques – L’accusation d’antisémitisme ne fait pas toujours recette », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 23 mai 2008.
Source : http://www.silviacattori.net/article1693.html
» … s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts … » (*)
Ben voilà, on est en plein dedans ! La mise en pratique systématique et organisée de la manipulation des dissidences ayant pour but de diviser pour mieux régner, en s’appuyant sur … les passions des uns et des autres.
Il n’y a que la raison pour nous sauver de nos passions. Mais qui fait valoir la raison en dépit des multiples pièges passionnels qui nous sont tendus ?
Même Mr Spock, parfois, y succombe …
Ah ! Un petit truc, peut-être, pour moins facilement tomber dans le piège : considérer le message (les idées) et non le messager (les personnes qui transmettent le message). De cette façon, j’arrive assez souvent à ne pas tomber dans le piège de la polémique passionnelle. Il y a une véritable vertu démocratique dans cette méthode, qui me permet tout autant de dialoguer avec une sympathisante de Marine Le Pen, qu’avec un membre du PC. Ce qui ne fait de moi, ni un « complice de fascho », ni un « complice des néo-staliniens ».
Quant à ceux ou celles qui seraient, par calcul ou crétinisme, tenté tout de même de me mettre une étiquette sur le front … je les emmerde ! Rien à cirer.
Morpheus,
anarchiste, libertaire, démocrate et poil à gratter.
(*) Maurice Joly – Dialogue aux enfers entre Machiavel et montesquieu
Un article majeur de Frédéric Lordon sur la question du conspirationnisme :
Conspirationnisme :
la paille et la poutre
http://blog.mondediplo.net/2012–08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre
En lisant cet article, je suis tombée sur ce lien :
Idées fausses et faux débats à propos de la monnaie
Réflexion à partir de la « loi de 1973 »
Alain Beitone
24 mars 2012
http://www.scribd.com/doc/85967606/Alain-Beitone-Ide%CC%81es-fausses-et-faux-de%CC%81bats‑a%CC%80-propos-de-la-monnaie-Re%CC%81flexion‑a%CC%80-partir-de-la-%C2%AB-loi-de-1973-%C2%BB
qui mérite attention.
Sur l’analyse d’Alain Beitone (premier document, bref et insultant, et deuxième document, plus détaillé et éclairant), voir :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-des-reflexions-de-monsieur-beitone-sur-la-pretendue-rumeur-d-extreme-droite-a-propos-de-la-loi-de-1973
Et notamment le précieux travail de Lior et Magali : http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html
Dans ce dernier fil de discussion, lisez bien les commentaires, et spécialement ceux de Sam qui sont, je trouve, particulièrement pertinents.
Étienne.
Bigre, j’y ai passé trois heures … J’aime bien l’abrogation de l’ordonnance royale de 1834 😉
J’avoue avoir un peu de peine à décoder le jargon, la topologie du spectre d’un anneau commutatif m’étant plus familière hihi, mais sur le fond, il me semble que nos « représentants » ne sont quand même pas clean. Il me reste cependant du travail avant d’avoir les idées claires. D’autant plus important si je me mêle de ça en public, ouïe ouïe.
Oui, ce Sam a de la ressource. Dommage que les gens usent de pseudos 🙁
Ce Sam est un ami cher.
Une sorte d’alter ego.
Il s’appelle Sam 🙂
Encore une excellente analyse du site Le Grand Soir — site que je trouve passionnant et courageux, pour ma part ; exactement comme Michel Collon et Jean Bricmont :
http://www.legrandsoir.info/le-fascisme-reviendra-sous-couvert-d-antifascisme-ou-de-charlie-hebdo-ca-depend.html
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme
– ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Charlie Hebdo, c’est comme les couches-culottes : à une certaine époque de sa vie, on trouve ça bien et on est content que ça existe.
Rappel historique
Mais je me souviens qu’en juin 2002, le rédacteur en chef du journal satirique français Charlie Hebdo nous expliquait comment la gauche pouvait s’en sortir. Dans un article fleuve publié en plusieurs parties et intitulé « Pour aller à gauche, c’est par où ? », Philippe Val avait décidé dans la deuxième partie de s’en prendre à Noam Chomsky. Ici, les contre-vérités se sont enchainées au rythme d’un scandale boursier à New York. Chomsky y fut qualifié « d’amoureux des sectes », « il est gaga, (…) il empoisonne la réflexion de gauche en nourrissant une théorie du complot ne flattant que les instincts fascistes et visant à faire porter à un ’Autre’ les responsabilités des malheurs du monde ». Ou encore « il est évident que jamais, contrairement à ce que pense Chomsky, les citoyens n’ont disposé d’autant d’informations ». Pas mal. Sauf que Chomsky est, et dit, à peu près tout le contraire. Sans oublier ce bijou : « le style (de Chomsky) est à l’usage des enfants du CM2 ». Pas mal pour le rédacteur en chef d’un journal qui fait dans le pipi-caca-prout.
En septembre 2007, dans sa chronique radiophonique sur France-Inter, Philippe Val – sous l’emprise de la jalousie ? – revient encore à l’attaque et lance « Chomsky-Ben Laden, même combat ! ». Non, ce n’était pas de l’humour.
Participant à un colloque du patronat en 2007, il se défendra en proférant ce Voltairisme à l’usage des enfants de CM2 : « dialoguer ou débattre, ce n’est en aucun cas être complice », et que l’essence même du dialogue était de réunir deux interlocuteurs de points de vue différents. (cf Wikipedia). On en pleurerait, tellement c’est beau.
Voilà tout le style de Philippe Val : pondre des articles supposés étaler une connaissance encyclopédique mais qui ne font en réalité que clapoter dans un jacuzzi.
Défenseur ardent de toutes les guerres de l’OTAN, toutes, il a quand même fini par être récompensé pour sa fidélité légendaire. Et c’est ainsi qu’il fut promu en mai 2009 (« bombardé » aurais-je envie de dire…) à la direction de France-Inter. Car ce n’est pas le tout que d’être un vendu, encore faut-il savoir se vendre.
Deux heures après sa nomination à France Inter, il renvoyait Frédéric Pommier qui faisait la revue de presse. En juin 2010, les humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte sont licenciés de France Inter. Quatre mois plus tard, l’humoriste Gérald Dahan est licencié à son tour, au lendemain d’une chronique critique envers Michèle Alliot-Marie.
France-Inter est donc actuellement dirigée par un type capable de balancer à la fois « Chomsky-Ben Laden, même combat » et les derniers intervenants qui présentaient un quelconque intérêt sur cette radio (à l’exception de l’émission Là-bas si j’y suis, évidemment). Comment la situation pourraient-elle être pire que ça ?
Philippe Val a dirigé Charlie Hebdo de 1992 à 2009, soit 17 ans. 17 ans de propagande gaucho-impérialiste. 17 ans de complicités avec toutes les opérations d’assassinat à ciel ouvert de l’OTAN. 17 ans qui n’ont apparemment pas gêné plus que ça le reste de cette joyeuse équipe de soudards (à quelques rares exceptions près).
Mais Charlie Hebdo, c’est comme les couches-culottes : à une certaine époque de sa vie, on trouve ça bien et on est content que ça existe. Puis un jour on grandit et on est plutôt content de s’en passer.
Retour au présent
Pourquoi parler de Charlie Hebdo ? Dans le numéro daté du 8 août 2012, un article intitulé « Les soutiens bruns de Damas », annoncé en couverture (« Syrie. Cette extrême droite qui soutient Damas ») et signé Eric Simon, nous refait le coup de désigner Le Grand Soir, et nommément ses deux administrateurs, comme des relais de l’extrême-droite.
Sont également citées « des personnalités » telles que Michel Collon (salut Michel, ça va ? Qu’est qu’on rigole, non ?) qui, « avec l’intellectuel Jean Bricmont se sont fourvoyées à tel point que la CGT les a interdit de conférence à Paris en novembre 2011. »
Voilà une technique que l’on reconnaît immédiatement : le « petit » mensonge qui vient se glisser, ni vu ni connu. Bricmont n’a jamais été « interdit », et Michel Collon, qui devait donner une conférence à la Bourse de Travail de Paris, en fut empêché suite à une campagne d’affiches émanant de milieux « anarchistes ». On commence déjà à deviner les sources d’inspiration de Charlie Hebdo. Avec Ornella Guyet, les anticonspis-truc et Rudy Machin-chose, et maintenant Charlie Hebdo, ce n’est même plus une technique, c’est devenu un style.
« Si l’analyse anti-impérialiste permet de débusquer les raisons cachées des guerres « justes » ou « humanitaires » du camp occidental, elle peut facilement dérailler si elle défend l’innommable commis par le camp d’en face. Si, en outre, elle laisse reprendre ses thèses par les sites d’extrême-droite, jusqu’à finir par s’inviter les uns chez les autres, la messe est dite. C’est ce qui est arrivé à des sites comme legrandsoir.info de Maxime Vivas et Victor (sic) Dedaj, qui publient aussi bien des articles d’Infosyrie que des (sic) contributions de Ginette Skandrani (…) voire des discours de Kadhafi ou Bachar el-Assad… »
Le journaliste de Charlie Hebdo n’a même pas su orthographier correctement mon prénom, c’est vous dire si son enquête fut méticuleuse. Même pour calomnier ? Surtout pour calomnier, tu rigoles ou quoi ? Mais faire du copier/coller, Eric, c’est pas bien, même pour un journaliste de Charlie Hebdo. Si vous pouviez faire corriger la coquille à ceux (et celle) qui vous ont inspiré, merci d’avance.
Figure imposée : la vérité, rien que la vérité.
LGS n’a jamais défendu « l’innommable commis par le camp d’en face ». A l’heure où le camp occidental n’avait pas sifflé le signal de l’hallali, à l’heure où Bashir Al Assad jouissait de la considération de notre gouvernement (et donc de notre presse), LGS dénonçait un deal « innommable » passé entre les USA et les tortionnaires au pouvoir en Syrie.
Par ailleurs, LGS « laisse reprendre ses thèses par les sites d’extrême-droite » ? Oui, et par des sites inconnus de divers pays et par pas mal de sites de la vraie gauche. Charlie Hebdo sait comment interdire la reproduction d’articles en copyleft ? Est-ce qu’Eric Simon ne serait pas en train de nous dire : « Taisez-vous et faites taire » ?
Alors voyons-voir : le nombre phénoménal d’articles d’Infosyrie repris par le Grand Soir s’élève à 2 (si j’ai bien compté) et dont le contenu est irréprochable – à mes yeux. Les (ah, un pluriel ?) contributions de Mme Skandrani s’élèvent à… 1 (au contenu irréprochable – oui, oui, nous sommes au courant maintenant, merci). Quant aux « discours de Kadhafi ou Bachar el-Assad », réunis il doit y en avoir 3 ou 4 (en comptant les interviews). Ces « discours » n’ont pas été publiés « comme ça », pour le fun, mais en pleine période d’agression militaire ouverte contre la Libye et la Syrie. Charlie Hebdo voudrait que l’on s’abstienne de donner la parole aux dirigeants en exercice de pays en proie à une agression militaire, ou de reprendre des informations qui contre-balanceraient un tant soit peu le rouleau-compresseur médiatique. Où est la surprise pour un hebdomadaire qui a soutenu toutes les guerres de l’OTAN ?
Charlie Hebdo ne dit rien sur les articles repris par Le Grand Soir (et qui se sont révélés plus exacts que pas, soit-dit en passant), mais nous sert un laïus sur l’administrateur du site Infosyrie. Ancien du GUD (« ancien », c’est bien, non ?) et autres affirmations qui demanderaient toutes à être vérifiées, vu la qualité et la précision habituelle de ce genre d’article. Mais tout ça au final pour dire quoi ? Rien. Aucun commentaire sur le contenu, sinon que le patron, ben il est pas de « notre bord » (en ce qui concerne l’anti-impérialisme, il me semble que Charlie Hebdo non plus n’est pas de « notre bord », en tous cas pas du mien). Mais Charlie annonce quand même une bonne nouvelle : Le Grand Soir et l’extrême-droite « s’invitent les uns chez les autres ». C’est une bonne nouvelle parce que ça voudrait dire que l’ « extrême-droite » se gauchise au contact du Grand Soir. Sacré service que nous rendons à l’humanité, qui en sera certainement reconnaissante, et Charlie avec sans doute.
Pardon, on me souffle dans l’oreillette que c’est forcément le contraire. Mince, la contagion à sens unique (je parle évidemment d’une poignée d’articles sur une dizaine de milliers, mais quitte à jouer à ce petit jeu, jouons le jusqu’au bout…).
Et par la grâce de ces mêmes lois mystérieuses, Charlie Hebdo, soutien indéfectible à toutes les guerres impérialistes et violations du droit international, ne saurait être, et en aucun cas, taxé de passerelle avec les fascistes néoconservateurs américains, parce que là, ça ferait « confusionniste ».
Si tu cherches de l’eau dans un désert, il te faut marcher jusqu’au puits
(dicton arabe, mais pas vraiment parce que je viens de l’inventer)
Les lecteurs (vous comme moi) n’auraient donc pas le droit de savoir ce que pourraient bien avoir à répondre les dirigeants des pays bombardés par nos forces militaires « humanitaires ». Donner à lire une intervention d’un responsable syrien ou libyen est « rouge-brun ». Pour ne pas être rouge-brun, il faut donc s’abstenir de donner à lire. Et pour celui qui « oserait » le faire (car on en est là…), il y a une punition à la clé.
La situation est donc celle-ci : lorsque l’Occident attaque ou menace d’attaquer un pays dirigé par un salaud, toute information émanant peu ou prou du pays en question sera interprété comme un signe de ralliement au salaud en question et, par association, fera de vous un salaud. Donc un rouge-brun. Donc un antisémite. Donc une cible. Bonjour l’ambiance « USA post 11⁄9 ».
Encore un peu, et Charlie Hebdo dira qu’on est des mauvais Français et nous reprochera notre manque de patriotisme. Philippe Val n’est plus à la tête de Charlie Hebdo, mais son esprit rôde encore dans les locaux. Suis-je le seul à ressentir des frissons ?
Énoncée à voix haute, claire et intelligible, voilà ce que ça donne :
1) Lorsqu’un pays est attaqué par l’Occident, il est interdit de donner la parole aux agressés.
2) Lorsqu’un pays est attaqué par l’Occident, il faut imposer un black-out sur toutes les informations ou interventions en provenance du pays ciblé – sauf celles qui vont dans le sens ou servent le discours dominant.
3) Lorsqu’un pays est attaqué par l’Occident, le seules « informations » issues du pays sont celles qui seront sélectionnées, filtrées, charcutées et commentées par les commentateurs officiels et attitrés du pays agresseur.
4) Lorsqu’un pays est attaqué par l’Occident, toute tentative de relayer in extenso, sans tripatouillages ou coupures, des informations provenant du pays agressé ou toute tentative de contre-balancer a minima la campagne de propagande sera qualifiée de rouge-brunisme (en attendant le jour où ils emploieront le mot « trahison »).
5) Pour toutes les raisons qui précèdent, lorsqu’un pays est attaqué par l’Occident, toute la presse – y compris « rebelle », « anar », etc. – s’alignera.
Check-list : Irak, Afghanistan, Libye, Syrie… oui, ça marche et ça se vérifie à tous les coups. En une seule formule : 1) + 2) + 3) + 4) + 5) = propagande.
Voilà : nous ne sommes même plus dans une situation où un journal nie faire de la propagande (ce qui est de « bonne guerre », ha, ha !), mais dans une situation où il la réclame, l’exige, tape du pied et se roule par terre devant ceux qui refusent de s’y plier.
Suis-je le seul à ressentir des frissons ?
Faites ce que je fais, pas ce que je dis que je fais
Le plus cocasse est que tous ces donneurs de leçons et moralistes n’ont et n’auraient – allez, soyons honnêtes – n’oseraient rien dire si le Monde ou Libération ou tout autre média appartenant à un grand groupe capitaliste hyper-soucieux du pluralisme publiaient des interventions de Kadhafi ou Bashir el-Assad ou Dieu sait qui. Non, non : eux seuls sont habilités à le faire, à décider lesquelles, à décider quels extraits, à commenter des phrases choisies sorties du contexte et à décider quand et où… Oui, on connaît la musique. Mais pas nous et pas vous. Pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que, quoi.
Guerre humanitaire : une éruption soudaine, inattendue et violente de bonté ?
Sans oublier une certaine loi de la nature : dans tout conflit, c’est plutôt l’agresseur qui recourt au mensonge. Pourquoi ? Parce que l’agresseur veut la guerre et cherchera donc des raisons pour la faire, quitte à les inventer. En réalité, l’agresseur est pratiquement obligé de les inventer. Pourquoi ? Et bien parce que les justifications pour une guerre d’agression – selon le Tribunal de Nuremberg et selon le droit international – sont au nombre d’un chiffre très très proche de zéro. Et lorsque la loi ne convient pas, il y a pas trente-six solutions : il faut la respecter, la changer ou la violer. L’Occident, en particulier, est un adepte de la troisième.
Oui, je sais : il y a la « guerre humanitaire ». On ferait des guerres « humanitaires ». Comme d’autres feraient de la « torture thérapeutique » ?. Risible, bien-sûr, mais pour la beauté du débat, admettons un instant ce concept de « guerre humanitaire ».
Par conséquent : Il existerait un espace-temps (ici et maintenant apparemment) où des pouvoirs politiques seraient « forcés » par des événements « particulièrement tragiques » à faire une guerre pour des « raisons humanitaires ». La cavalerie légère volant au secours de la veuve et de l’orphelin. Le petit garçon au fond de moi aime bien cette image. L’adulte, lui, lève un sourcil en entendant que les responsables politiques actuels seraient prêts à commettre le « crime des crimes » (toujours selon Nuremberg et le droit international) pour venir au secours d’une population (« étrangère » qui plus est) dont jusqu’à présent ils se fichaient éperdument.
Étrange « charge émotionnelle » et « application de principes » de la part de dirigeants politiques qui sont par ailleurs incapables de prendre la moindre mesure « humanitaire » lorsqu’il s’agit des sans papiers, des Palestiniens, des personnes âgées, de qui vous voulez. Ils sont pourtant là, sous leurs fenêtres, ou pas très loin. Ces mêmes responsables politiques qui pourraient sauver pour des raisons « humanitaires » les 10.000 enfants qui meurent de faim par jour et pour un prix inférieur à un seul missile de croisière. Nan, trop compliqué. Allons plutôt bombarder un pays pour montrer toute l’étendue de notre « bonté ».
En résumé : les salopards qui nous gouvernent auraient des crises d’humanisme tellement fortes qu’ils sont capables de tout, y compris de commettre l’irréparable, pour accomplir le bien. Elle est étrange, cette détermination – si soudaine, si inattendue, une véritable révélation – qui n’apparaît que lorsqu’il s’agit de faire la guerre, loin de préférence, dans un rapport de forces totalement déséquilibré de préférence (parce qu’il y a des limites chez eux, même aux principes), là où personne ne peut vraiment contrôler ce qui se passe, et qu’on ne retrouve jamais en temps de paix…
Oui, soudain, les voilà qui sont « bons », et « attentionnés », et « inflexibles », et « soucieux » du bien-être d’une population. Tellement soucieux qui si un membre de la population se présente à la frontière pour un bout de pain, ils le renverront chez lui avec ces mots d’encouragement : « rentrez chez vous, on va bientôt vous envoyer des secours » (sur la gueule).
Oui, soudain, dans toutes les tribunes, les mots « intolérables » et « inadmissibles » leur sortent de la bouche, comme des colombes de la manche d’un prestidigitateur.
Oui, une véritable métamorphose. Mais qui ne dure, hélas, que le temps d’une guerre. Et qui disparaît, comme par enchantement, une fois la bête repue. A croire que toute leur posture n’aura été créée et tenue que pour la circonstance.
Mon Dieu que je suis mauvaise langue !
Le tout par des gens qui vous expliqueront avec tout le sérieux du monde et la main sur le cœur – de préférence autour d’un dîner bien arrosé – combien ils sont contre la peine de mort, critiquant au passage les pays qui l’appliquent encore (jusqu’à là, tout va bien) et qui enchaînent aussitôt qu’il faut faire la guerre, c’est-à-dire appliquer la peine de mort à une échelle industrielle, mais cette fois-ci sans procès, sans jugements, sans discrimination, contre une population très majoritairement innocente de tout crime.
Mon Dieu que je suis pinailleur !
Soutenir le fascisme suprême au nom d’un antifascisme de salon
Le Grand Soir ferait trop dans l’anti-impérialisme ? Comme peut-on être trop contre le crime des crimes ? Comment peut-on être trop contre « le stade suprême du capitalisme » ?
Le gant de velours du marché ne marchera jamais sans une main de fer derrière – McDonald ne peut prospérer sans McDonnell Douglas, le fabricant (de l’avion de guerre) F15. – Thomas L. Friedman « A Manifesto for a fast World » – New York Times Magazine, 28 Mars, 1999
Je croyais que la guerre était plutôt de droite et la paix plutôt de gauche. Je croyais que le respect du droit (y compris international) était plutôt de gauche et sa violation plutôt de droite. Je croyais que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes était plutôt de gauche et l’ingérence plutôt de droite. Je croyais que la censure était plutôt de droite et la liberté d’expression plutôt de gauche. Je croyais que l’aveuglement idéologique était plutôt de droite et l’ouverture d’esprit plutôt de gauche. Je croyais que c’étaient nos actes et nos prises de position qui définissaient notre positionnement politique. Je croyais que s’endormir dans son lit et se réveiller dans un monde où toutes les valeurs étaient étrangement inversées n’arrivait que dans les romans de science-fiction.
Je trouve même totalement indécent que l’on n’ait rien d’autre à nous opposer, sinon que le président syrien ne serait pas l’Abbé Pierre (comme si nous ne le savions pas. Comme si n’avions pas nous-même rappelé que la Syrie, il y a encore peu, servait de centre de torture décentralisé pour les États-Unis – pas très reconnaissants, comme à leur habitude) ou que le responsable de tel site ne serait pas du même bord politique. Remarquez, ça pourrait être une autre bonne nouvelle parce que si ce n’est que ça, on va arranger ça ici et maintenant : « Le président de la Syrie est un salaud et le patron d’Infosyrie pue de la gueule. » Ca vous va ? Tout le monde est content ? On peut aller à la manifestation maintenant et tenter d’arrêter le massacre – où allez-vous encore nous trouver une autre excuse à la con ? Genre : l’ancien du GUD a l’haleine fraîche. Éric Simon pourra trancher puisqu’il se vante d’avoir discuté avec lui (il a le droit ! Pourquoi ? Parce que la Sainte Inquisition a tranché ainsi : à Charlie Hebdo, on peut, au Grand Soir, ce serait sacrilège).
L’extrême-droite ferait de l’entrisme ? De l’entrisme dans quoi ? Le désert laissé par la gauche ? Et ce serait la faute du Grand Soir ? On entre dans une salle d’autant plus facilement qu’elle est vide. C’est plus difficile lorsqu’elle est pleine à craquer.
En réalité, ce n’est pas le Grand Soir qui alimente des « passerelles vers l’extrême-droite », mais des journaux comme Charlie qui se la jouent « contestataires/libertaires » à longueur de semaine et qui, au moment le plus crucial, tombent – presque « naturellement » – du côté le plus sombre, laissant le champ libre, et même ouvrant la voie, à d’autres. Charlie Hebdo fait partie de cette presse, à l’instar de Libération, qui est devenu au fil du temps une véritable fabrique de « gauche réactionnaire » et qui fait dire à un de ses journalistes (conversation téléphonique avec un des administrateurs du Grand Soir) : « l’anti-impérialisme me fait gerber ».
Heureusement que le Grand Soir est là pour sauver (un peu) l’honneur de la gauche française. Mais nous ne sommes pas seuls. Nous avons avec nous la quasi-totalité de la gauche latino-américaine, nord-américaine, asiatique et africaine. Alors, être « isolés » au sein de la gauche française, appelons ça « une position pas très confortable », mais sans plus.
Ce qui me fait penser à ce qu’Ignacio Ramonet (que j’apprécie beaucoup) avait écrit lors de la guerre contre la Libye – intervention qu’il a soutenue (eh oui…). En référence à l’opposition de la gauche latino-américaine à cette intervention, il a écrit que cette dernière avait commis « une erreur historique ». Curieux qu’il ne se soit pas demandé si, a contrario, ce n’était pas la gauche française, et lui avec, qui avait commis l’erreur historique en question.
Lorsque Charlie Hebdo se promène la braguette ouverte
Mais revenons à nos moutons (sic) de Charlie Hebdo : Charlie Hebdo, n’a apparemment rien à dire sur le fond de ce que nous publions et serait bien incapable de trouver un seul texte, une seule ligne, qui aille à l’encontre de notre ligne rédactionnelle – qui est ce qu’elle est, que ça plaise ou non. Nous, nous parlons de guerre et de paix, eux nous parlent du slip d’untel ou untel qui dépasserait alors qu’eux-mêmes se promènent la braguette grande ouverte. Exemples ?
Acrimed rappelle que (extraits) :
Une brève du 18 avril 2007 signale que « sur 38 collaborateurs de Charlie Hebdo : 18 votent Royal , 9 votent Voynet, 3 votent Buffet, 3 votent Besancenot, 3 votent Bayrou , 1 vote Bové, 1 vote blanc. » Soient 21 collaborateurs qui votent à « droite » et 16 à gauche. Charlie Hebdo, de droite ? Oui, si l’on en croit Philippe Val lui-même, puisque ce dernier, en juin 1998 écrivait que « la vraie droite aujourd’hui, c’est le PS. » Neuf ans plus tard, le 9 février 2007, il lâche chez Pascale Clark sur Canal+ (« en aparté ») : « Je voterai pour le candidat de gauche le mieux placé. » Le mieux placé ? Comprendre Ségolène Royal.
(…) Sur les principales questions internationales, Charlie hebdo reproduit peu à peu les positions dominantes. Ainsi sur le Kosovo. Alors que dans les années 70, Cabu s’insurgeait « contre toutes les guerres » et collectionnait les procès intentés par l’armée, en 1999, il soutient, avec toute l’équipe de Charlie Hebdo, exception faite de Siné et Charb, l’intervention militaire de l’OTAN au Kosovo. Dans le n°361 de Charlie Hebdo (19 mai 1999), en lieu et place de la chronique de Charb, un texte de Riss (qui n’écrit pas d’ordinaire) reproche même aux pacifistes d’être des collabos ! De même sur le traité constitutionnel européen : si d’autres voix que celle de Philippe Val se font entendre, c’est lui qui conduit une campagne véhémente et caricaturale contre les partisans du « non » au référendum.
(…)
Ce glissement politique de gauche à droite, de la paix vers la guerre, de la subversion vers l’orthodoxie, s’est fait progressivement, mais sûrement. On voit ainsi disparaître, dans le silence quasi-général, des signatures talentueuses (Cyran, Camé, Boujut,…) au profit de plumes conventionnelles et/ou médiatiquement plus « reluisantes » : le dessinateur Joan Sfar, l’ex-patron de France Inter Jean-Luc Hees, le sociologue médiatique Philippe Corcuff (lui même acculé à démissionner [16]), Renaud Dély venant de Libération, Philippe Lançon du même, Anne Jouan du Figaro, etc.
(…)
…l’évolution conjointe des positions politiques et du positionnement médiatique n’a pas été sans effet sur les pratiques journalistiques de l’hebdomadaire, et, au premier chef, de Philippe Val lui même : calomnies et mensonges (notamment sur Noam Chomsky), fausses rumeurs (par exemple sur le Forum social européen), diffamations de membres de l’Observatoire français des médias, refus des droits de réponse, que nous avons plusieurs fois relevés ici-même …
(…)
Charb a estimé, le 16 juillet 2008, que Siné avait porté – c’est un comble – « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie Hebdo. Et c’est pourtant le même Charb qui dans sa chronique « Charb n’aime pas les gens » datée du 30 juillet 2008 écrit : « Personne n’a dit que Siné était antisémite (…) parce que ça n’a jamais été le sujet du débat. Aurait-on travaillé durant seize ans avec un antisémite ? Moi, non. » Si cela n’a jamais été le sujet du débat, alors pourquoi Philippe Val, dans son éditorial du même jour se pose la question et ressort une affaire vieille de 26 ans ? « Antisémite, Siné ? Ce n’est pas à moi d’en juger. Mais au lendemain de l’attentat de la rue des Rosiers, en 1982, c’est lui-même qui déclarait sur la radio Carbone 14 : « Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs… Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est pro palestinien. Qu’ils meurent. » »
(…)
Une histoire de Charlie Hebdo http://www.acrimed.org/article2960.html
Etc.
Lorsque le dessinateur « de gauche » Plantu touche officiellement un chèque de 10.000 euros de la dictature brune-brune islamiste du Qatar, tout le showbiz, chasseurs de rouges-bruns et Charlie Hebdo réunis regardent ailleurs. Vous appelez ça de la pudeur, de la honte ou de la complicité ?
(Tiens, et soudain je pense à cet autre ancien dessinateur vedette du journal le Monde, Konk, qui a fini par rejoindre l’extrême-droite.)
Lorsque Charlie « de gauche » Hebdo publie à trois reprises et interviewe à domicile une des sommités du « rouge-brunisme » en France, membre du FN qui plus est à l’époque, vous appelez ça du journalisme, de l’autisme ou de j’aurais-mieux-fait-de-fermer-ma-gueule-isme ?
Et on trouve tout ça sans même vraiment chercher.
Le problème, Charlie, c’est que vous ne savez même plus où vous en êtes pour venir faire les marioles autour de Grand Soir. On en rirait si ce n’était pas aussi pathétique. Alors le jour où Le Grand Soir examinera à la loupe certains médias comme ces derniers aiment tant le faire pour nous, il va y avoir de sacrées surprises. En attendant, Charlie Hebdo a bien fait de ne pas employer le mot « confusionnisme » parce que là, ils auraient eu l’air vraiment ballots…
Eh oui, Charlie Hebdo, c’est comme les couches-culottes : à une certaine époque de sa vie, on trouve ça bien et on est content que ça existe. Puis un jour on grandit et on est plutôt content de s’en passer. Et avec le recul, même si on n’en a pas honte, on n’en est pas forcément fiers pour autant.
Viktor Dedaj
« alors, on rajoute une couche ou on en reste là ? »
Source : http://www.legrandsoir.info/le-fascisme-reviendra-sous-couvert-d-antifascisme-ou-de-charlie-hebdo-ca-depend.html
Je note particulièrement :
« Pourquoi parler de Charlie Hebdo ? Dans le numéro daté du 8 août 2012, un article intitulé « Les soutiens bruns de Damas », annoncé en couverture (« Syrie. Cette extrême droite qui soutient Damas ») et signé Eric Simon, nous refait le coup de désigner Le Grand Soir, et nommément ses deux administrateurs, comme des relais de l’extrême-droite.
Sont également citées « des personnalités » telles que Michel Collon (salut Michel, ça va ? Qu’est qu’on rigole, non ?) qui, « avec l’intellectuel Jean Bricmont se sont fourvoyées à tel point que la CGT les a interdit de conférence à Paris en novembre 2011. »
Voilà une technique que l’on reconnaît immédiatement : le « petit » mensonge qui vient se glisser, ni vu ni connu. Bricmont n’a jamais été « interdit », et Michel Collon, qui devait donner une conférence à la Bourse de Travail de Paris, en fut empêché suite à une campagne d’affiches émanant de milieux « anarchistes ». On commence déjà à deviner les sources d’inspiration de Charlie Hebdo. Avec Ornella Guyet, les anticonspis-truc et Rudy Machin-chose, et maintenant Charlie Hebdo, ce n’est même plus une technique, c’est devenu un style. »
La réponse de Jean Bricmont (à la même calomnie honteuse de Charlie Hebdo) ;
réponse suivie d’une analyse plus générale des prétendus « antifas » :
A propos de la loi de 1973.
Les propos de Beitone sur la loi de 1973 semblent validés par Lordon puiqu’il y fait référence.
Qu’en conclure ?
Je suis un peu perdu.
Sur la loi de 1973 et sur l’analyse d’Alain Beitone (son premier document, bref et insultant, et son deuxième document, plus détaillé et éclairant), voir :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-des-reflexions-de-monsieur-beitone-sur-la-pretendue-rumeur-d-extreme-droite-a-propos-de-la-loi-de-1973
Et notamment le précieux (mais non définitif) travail de Lior et Magali :
http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html
Dans ce fil de discussion de « La Théorie du tout », lisez bien les commentaires, et spécialement ceux de Sam (à la fin, juin 2012) qui sont, je trouve, particulièrement pertinents. La controverse n’est pas finie.
Il faut que je prépare une synthèse (à ce jour) des arguments en présence dans la controverse sur la loi de 1973.
Les arguments de Sam sont puissants ; il faut les ramasser en une page A4, bien articulée.
Étienne.
ça fait une quinzaine que je me dis ça …
On peut aussi pister, sources difficiles à trouver, en tout cas par chez moi :
- les effets de la loi de 1936 sur l’économie d’avant guerre
– le refus, dans cette période, opposé à de Gaulle de doter la France de l’équivalent des divisions de panzers
- Le miracle économique qui a suivi 1945 : d’où venait le financement, outre le plan Marshall et le cadeau argentin (((tiens, on n’a pas renvoyé l’ascenseur mais le FMI a « aidé » à big% )))
- Quels sont les changements à imputer à la nationalisation de la banque de France .
- Causes, outre le choc pétrolier, du basculement de 1973 ( citation du nicolas national : rendez vous compte, il n’y a pas eu un budget à l’équilibre depuis 1973 <donc ça va saigner> )
- La fameuse convention : quelles décisions ou non décisions ? Quand y a‑t-il eu des réunions ? Le parlement a‑t-il été consulté ?
- Le maigre plafond a‑t-il été au moins utilisé ?
- Statistique des emprunts par l’État avant et après 73 . Qui sont les préteurs. Qui décide des taux. où trouver ça, je ne sais pas.
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La virulence de l’attaque était peut être un symptôme. Je ne pense pas non plus que le dossier soit à enterrer comme ça. Ne commettons pas cependant l’erreur de nous accrocher.
On parle du Charlie hebdo de val , en fait.(?)
Pas celui de choron.(?) Qui avait au moins le mérite de ne rien respecter.
Bonjour Etienne,
Je voulais donner mon avis sur votre posture vis-à-vis du racisme et du sexisme qui sont selon vous des fronts secondaires. Tellement secondaires d’ailleurs que les défenseurs du racisme et du sexisme peuvent constituer des alliés politiques potentiels (!).
Je pense qu’il n’est pas possible de créer un projet réellement démocratique sans au préalable penser l’égalité de tous les citoyens. Or, les citoyens ne sont pas seulement des bourgeois ou des prolétaires, ils sont aussi femmes, hommes, Blancs, Noirs, Arabes, etc. Or, si nous sommes d’accord pour dire qu’il existe une domination de classe, je ne peux absolument pas adhérer à votre propos sur le racisme (et le sexisme par la même occasion) qui consiste à dire que ces maux sont le produit d’ »une peur mal fondée » et donc peuvent être résolus par le dialogue et l’éducation. Votre analyse très individualisante du racisme est sensiblement la même que celle proposée par SOS Racisme à son époque. Un problème qu’on résoudra avec des badges jaunes infantilisants et des interventions dans les écoles. Le racisme (comme le sexisme) sont en réalité deux SYSTEMES de domination, qui structurent la société, imprègnent les institutions et organisent l’inégalité dans la distribution des richesses, du pouvoir politique, des rôles sociaux, etc.
Or comment penser la démocratie réelle sans poser comme préalable l’égalité de tous les citoyens (pas seulement l’égalité de droits, mais l’égalité réelle) ? Sans combattre énergiquement la domination patriarcale et la domination blanche, le pouvoir sera peut-être rendu à la masse des citoyens, mais à la masse masculine et blanche qui restera dominante, puisqu’il n’y aura pas eu de réflexion et donc de changement social sur la place des femmes et des non-Blancs dans la société.
Par ailleurs, je pense que la hiérarchisation des luttes (classe, race, sexe) ne tient pas compte de la réalité du vécu de la domination. Avez-vous vous-même vécu l’une de ces deux autres formes de domination pour savoir qu’elles sont moins brutales que la domination de classe ? En ce qui me concerne, je vis sous le seuil de pauvreté mais je me sens au quotidien beaucoup plus oppressée et aliénée par ma condition de femme que de prolétaire.
Pour toutes ces raisons, je trouve que sur cette question du racisme et du patriarcat votre projet politique manque de cohérence, et je ne peux m’y retrouver. Il est pour moi difficilement concevable de trouver des alliés politiques dans des groupes anti-égalitaires qui sont fervents défenseurs du patriarcat ou de l’assimilation, deux formes de dominations extrêmement oppressantes au quotidien.
Au plaisir d’avoir votre avis et de vous lire.
Monsieur Frizon,
Je suppose que vous vous déclarez « humaniste » et ouvert. Mais alors ! Qu’est-ce qui vous prend ? Quelle expression de haine en quelques mots, votre raison est obscurcie par une idéologie d’une prétention folle.
Merci Etienne, continuez à échanger avec tous. Qui peut prétendre savoir ce qui est bon pour le monde ?
Quel intérêt y‑a-t’il à discuter entre soi, avec soi ?