La logique « libérale » analysée par JEAN-CLAUDE MICHÉA

18/08/2011 | 22 commentaires

FORMIDABLE MICHÉA !

Je ne connais­sais que ses livres (enthou­sias­mants, à tous points de vue),
mais je ne l’a­vais jamais VU. C’est fait (en 2 vidéos), et c’est savou­reux.
Son ana­lyse de L’IDÉOLOGIE LIBÉRALE est vrai­ment intéressante.

Je vous recom­mande le livre « L’empire du moindre mal » qui donne une bonne clef de lec­ture du CYNISME MODERNE. C’est un grand livre.

Mais c’est tout le tra­vail de Michéa qui est lumineux.

Cadre théo­rique : Les ori­gines de la socié­té libérale :

Le jeu­nisme :

Étienne.

PS : pour ceux qui ont un compte Face­book (et qui peuvent donc lire ce qui s’y passe), je signale l’é­change qui a sui­vi ce billet : http://​www​.face​book​.com/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​.​p​h​p​?​s​t​o​r​y​_​f​b​i​d​=​2​3​5​0​0​3​4​2​3​2​0​3​3​2​4​&​i​d​=​6​0​0​9​2​2​316.

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Étienne

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22 Commentaires

  1. nicotech

    C’est sur­tout mon­té n’im­porte com­ment. A ce deman­der qui parle, le mon­teur ou J.C. Michéa.

    La réa­li­sa­tion est insup­por­table. Dommage

    Réponse
  2. Dom qui chante

    L’on­to­lo­gie de Jean-Claude Michéa ( « enra­ci­ne­ment » « authen­ti­ci­té » « Défense de l’i­den­ti­té », cri­tique du « sans fron­tiè­risme » (sic), key­né­sia­nisme dégui­sé en anti-capi­ta­lisme anti-uti­li­tai­riste etc, ceci au nom d’une morale popu­laire onto­lo­gi­sée !) plus proche de celle de Mar­tin Hei­deg­ger que de la concep­tion de la révo­lu­tion sociale de Marx ou Bakounine.

    Réponse
  3. Kynao

    Ou peut-voir ces vidéo à nouveau ?
    En effet : 1⁄2 Entre­tien avec … » Cette vidéo n’est plus dis­po­nible. En effet, le compte You­Tube asso­cié a été clô­tu­ré, car nous avons reçu, à plu­sieurs reprises, des noti­fi­ca­tions de tiers pour atteinte aux droits d’auteur.

    Réponse
  4. Vassili

    Les vidéos ne sont plus dis­po­nibles, j’en pro­fite quand même pour don­ner mon opi­nion sur une ques­tion prio­ri­taire, celle du langage.
    Je me suis lon­gue­ment inter­ro­gé sur le nom à don­ner à l’ad­ver­saire, cette idéo­lo­gie favo­rable aux mar­chés et défa­vo­rable à l’état.

    Je me trompe peut-être, néan­moins pour moi, par­ler de libé­raux, c’est comme dési­gner la démo­cra­tie comme étant notre régime actuel.

    De ce que j’ai cru com­prendre, un libé­ral est gros­siè­re­ment quel­qu’un qui lutte contre l’emprise des ins­ti­tu­tions sur l’Homme.
    La phrase de Chom­sky sur l’É­tat-cage à agran­dir le plus pos­sible semble col­ler à mer­veille à la défi­ni­tion même du libé­ra­lisme tel quel alors.

    Mil­ton Fried­man était le seul par­mi les Chi­ga­go-boy’s à se consi­dé­rer comme libé­ral, ses dis­ciples pré­fé­rant se dési­gner comme des « fau­cons » ou des « néo-conservateurs ».

    Il me semble qu’on ne peut pas défi­nir comme libé­ral quel­qu’un qui sou­haite rem­pla­cer les ins­ti­tu­tions de contrôles par une ins­ti­tu­tion omni­po­tente concen­trant les pou­voirs, ici incar­née par les marchés.
    Les par­ti­sans du libre-mar­ché doivent être nom­més autrement.
    Nao­mi Klein dans son livre désor­mais fameux « la stra­té­gie du choc » explique bien cela, et elle-même pré­fère nom­mer les tenants de l’i­déo­lo­gie néo-libé­rale pour se qu’ils sont, des corporatistes.
    Leur phi­lo­so­phie avan­ta­geant sur­tout les mul­ti­na­tio­nales, le terme me semble plus adap­té, mais nous pou­vons pro­ba­ble­ment trou­ver mieux.

    Encore une fois je peux me plan­ter et je serais ravi d’être contre­dit, mais il me semble qu’on nage en pleine nov­langue et comme dit Franck Lepage, elle nous empêche de pen­ser néga­ti­ve­ment nos pro­blèmes jus­qu’à se qu’on trouve des mots qui les dési­gnent comme tels.

    Réponse
  5. Étienne

    J’ai mis de nou­veaux liens, mais je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit vers les mêmes entre­tiens qu’au départ 🙁

    Étienne.

    Réponse
  6. Vassili

    Mer­ci, en tout cas, même si c’est plus les mêmes, ceux-là sont court et effi­cace, c’est du concen­tré de réflexion et c’est vrai­ment bien.
    Si je com­prends bien, le libé­ra­lisme serait alors, pour reprendre une expres­sion de Lepage, la trans­for­ma­tion du poli­tique (la morale, la hié­rar­chi­sa­tion des idées) en cultu­rel (tout sur le même plan).

    Mais en défi­ni­tive cela favo­rise les inté­rêts privées…
    L’é­man­ci­pa­tion de l’in­di­vi­du contre celle de la société ?
    Il me semble que l’on rejoint l’i­dée de cage à agran­dir et sur­tout de pou­voir ou d’u­to­pie dans se cas non-limitée.

    Je pense que mon pre­mier com­men­taire reste valable, même s’il demande des précisions :
    lut­tons contre le cor­po­ra­tisme, mais à toutes les échelles.

    Réponse
  7. Vassili

    déso­lé pour le dou­blon, je sou­haite juste poser deux ques­tions à tous en com­plé­ment de mes der­niers messages :

    Quelle est l’i­déo­lo­gie, qui est l’ad­ver­saire à com­battre pour les humanistes ?

    Qu’est-ce qu’un libé­ral aujourd’hui ?

    Mer­ci d’avance.

    Réponse
  8. Di Girolamo

    Pour moi un libé­ral c’est quel­qu’un qui pense que la socié­té est la somme des liber­tés indi­vi­duelles ; et que le pro­ces­sus de fonc­tion­ne­ment de la socié­té repose sur la libre entre­prise et la compétition.Et qu’en ce sens moins l’é­tat inter­vient mieux c’est ‚son inter­ven­tion devant se résu­mer à mettre de l’huile dans les rouages de ce méca­nisme des liber­tés indi­vi­duelles en action.C’est donc la liber­té qui est mise en avant par oppo­si­tion à des régimes poli­tiques diri­gistes et donc tyranniques.

    L’i­déo­lo­gie à com­battre est celle qui consiste à vou­loir défi­ni­ti­ve­ment résoudre le néces­saire équi­libre entre liber­té indi­vi­duelle et inté­rêt géné­ral. On obtient dans ce cas, soit la tyran­nie du mar­ché soit la tyran­nie d’un état. On peut avoir les deux à la fois !

    Le seul régime poli­tique vrai­ment huma­niste est la démo­cra­tie qui recon­nait à la fois la néces­si­té du res­pect de la liber­té indi­vi­duelle et à la fois la néces­si­té de l’in­té­rêt géné­ral qui n’est pas for­cé­ment en cohé­rence avec les choix individuels.

    Le pro­ces­sus à mettre en place est donc un pro­ces­sus de dia­logue per­ma­nent entre des citoyens , le citoyen étant un indi­vi­du libre qui recherche l’in­té­rêt général .
    Les citoyens défi­nissent donc ensemble ce qu’ils pensent être l’in­té­rêt géné­ral et pla­ni­fient les actions à mener .

    Aujourd’­hui le citoyen s’est trans­for­mé en mili­tant, signe que le régime poli­tique en place n’est pas la démocratie.

    Réponse
  9. Vassili

    Mer­ci pour la réponse Di Giro­la­mo, j’ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment la der­nière phrase.

    Le libé­ral que tu décris colle par­fai­te­ment à l’i­mage moderne qu’on en a, mais j’ai l’im­pres­sion qu’il n’en a pas tou­jours été ainsi.

    J’en­ten­dais par­ler de libé­ral de gauche et de libé­ral de droite hier (et de liber­ta­rien de gauche et de droite).

    Et je me dis qu’au delà de cette vision binaire, il y a en défi­ni­tive deux idéo­lo­gies qui partent du même constat (une oppres­sion) pour arri­ver à deux résul­tats qui ont des points com­muns idéo­lo­gique tout en étant radi­ca­le­ment oppo­sés sur le terrain.

    Le libé­ral tel que tu le défi­nis, je le dirais de droite, et je dirais qu’il peut pen­ser que la somme des indi­vi­dua­li­tés diri­ge­ra le monde sans chef, à tra­vers la consom­ma­tion et les mar­chés, l’argent ser­vant de vote, de fil directeur.

    Le libé­ral de gauche je pense, serait un démo­crate ayant com­pris l’é­qui­libre des pou­voirs à cher­cher entre indi­vi­du et socié­té, et il serait, je crois, démocrate.

    Réponse
  10. Di Girolamo

    Il me semble que la fron­tière devient de plus en plus ténue entre le libé­ral de droite et le libé­ral de gauche .

    Il y a l’i­dée qu’on subit une mon­dia­li­sa­tion sys­té­mique et( en cari­ca­tu­rant ) qu’on la gère un peu plus vers les inté­rêts des riches ou un peu plus vers les inté­rêt des pauvres ; pour moi la démo­cra­tie ne peut pas aller sans inter­ven­tion EN AMONT : on refuse l’as­pect sys­té­mique des choses et on construit un monde choi­si et réfléchi.Cela va avec une relo­ca­li­sa­tion des acti­vi­tés et des déci­sions ;avec une cer­taine pla­ni­fi­ca­tion démo­cra­ti­que­ment déci­dée ; la démo­cra­tie va avec ter­ri­toires. Il est impos­sible de par­ve­nir à une ges­tion démo­cra­tique pla­né­taire puisque par défi­ni­tion le pou­voir doit res­ter aux mains des citoyens ; la démo­cra­tie serait donc sur les divers ter­ri­toires de la pla­nète , orga­ni­ser le local , amé­na­ger et déve­lop­per le ter­ri­toire où l’on vit , avec dans son viseur un regard glo­bal , planétaire.

    Il y a donc une logique sys­té­mique qui uni­for­mise la pla­nète et sa ges­tion (qui en fait est une exploi­ta­tion) et une logique démo­cra­tique , qui va avec amé­na­ge­ment des ter­ri­toires par des citoyens .

    Elles sont je pense incon­ci­liables : d’un côté une pla­nète à vivre et amé­na­ger ensemble , de l’autre un sys­tème à gérer en aval.

    L’or­ga­ni­sa­tion poli­tique actuelle s’ins­talle dans la ges­tion d’un sys­tème subi et mon­dia­li­sé : c’est le réa­lisme de la moder­ni­té . Je ne suis ni réa­liste ni moderne et je n’aime pas subir ce qui n’est pas une loi naturelle.

    Réponse
  11. Vassili

    C’est des constats criant de véri­té, mais qui n’en­lève en rien mon appré­cia­tion des deux parties.

    D’un côté on pour­rait par­ler de groupe socia­li­sant de démo­crate libé­raux alors, pour ceux qui prônent que la prio­ri­té doit être mise sur la ges­tion territoriale.

    Et De l’autre, de libé­raux dont un grand nombre font du cor­po­ra­tisme pen­sant que l’intérêt géné­ral passe d’a­bord par une orga­ni­sa­tion de l’a­mont par le marché…

    J’ai des doutes quand même.

    et réa­lisme est moder­ni­té dans se cas ne sont que deux argu­ments des par­ti­sans du libre marché.

    Fré­dé­ric Lor­don disait que ces per­sonnes sont en train de mettre en place de mettre en place la dic­ta­ture de l’ac­tion­na­riat, je ne vois tou­jours pas com­ment, si cela se jus­ti­fie, on pour­rait conti­nuer à les appe­ler « libéraux ».

    Réponse
  12. sitouaillain

    « Le libé­ral de gauche je pense, serait un démo­crate ayant com­pris l’é­qui­libre des pou­voirs à cher­cher entre indi­vi­du et socié­té, et il serait, je crois, démocrate. »

    je pense que tu as rai­son quand tu dis ça Vas­si­li, sauf que dans cette défi­ni­tion, le « libé­ral de gauche » s’ap­pelle un anar­chiste, ou, dit autre­ment, un libertaire.

    ce qui veut dire « citoyen » dans la concep­tion de la démo­cra­tie de Di Giro­la­mo (que je par­tage, sauf quand il relaie les dis­cours natio­na­liste de droite d’as­se­li­neau, ça je sup­porte pas, et ça me donne envie de déser­ter ce blog, mais peut-être manque-je de tolérance…)

    en tout cas, je sug­gère un petit tout sur wiki­pe­dia défi­ni­tion : libé­ra­lisme, navi­ga­tion à suivre pour qui s’y inté­resse adam smith, john start mill, toc­que­ville et sur­tout Ben­ja­min Constant,

    je crois même qu’il y a des sites qui four­nissent l’in­té­gra­li­té de l’œuvre de Ben­ja­min Constant. ce pen­seur et homme poli­tique si impor­tant pour la théo­ri­sa­tion du libé­ra­lisme mérite le détour.

    la pen­sée libé­rale est une pen­sée révo­lu­tion­naire, dans la droite ligne des lumière, elle est libé­ra­trice car elle entend s’af­fran­chir des dogmes et tra­di­tions de l’an­cien monde (superstition,aristocratie héré­di­taire, véri­té révé­lée), et fut d’une por­tée ines­ti­mable pour le pro­grès humain (liber­té d’association,d’expression, abo­li­tion de l’es­cla­vage, libre com­merce et libre échange etc. en sont les mar­queurs identitaires)

    ce que Michéa cri­tique est ce qu’on a l’ha­bi­tude dési­gner sous le terme de « néo­li­bé­ra­lisme », mais je ne dirais pas qu’il n’y a pas de filia­tion entre les deux, sim­ple­ment, il y a un vice par­ta­gé que l’on ne pou­vait pas repro­cher aux pre­miers libé­raux, qui consiste en l’o­mis­sion de la dimen­sion sociale,symbolique, cultu­relle etc., de l’homme. cette per­cep­tion erro­née de l’homme est aujourd’­hui une marque d’inculture,dans le sens où les biblio­thèques sont rem­plies d’ou­vrages d’anthropologie,de socio­lo­gie qui démontre que la concep­tion de l’homme des libé­raux est pour le moins réductrice.

    Or la pente qu’à pris le libé­ra­lisme au tour­nant du2 0ème siècle et qui en fait un « conser­va­tisme » extrême aujourd’­hui est de nier ces fon­de­ments scien­ti­fiques appa­rais­sant au début du XXème.

    au moment où Dur­kheim démontre que le sui­cide, que le pré­ju­gé impute à un acte indi­vi­duel par excel­lence, s’a­vère avoir une forte part de déter­mi­nisme social,
    Wal­ras entame une entre­prise de mathé­ma­ti­sa­tion des rela­tions éco­no­mique entre être humains.

    la notion émerge de « concur­rence pure et par­faite », fic­tion abso­lue aux condi­tions irréa­li­sables, qui man­quait à celle de « libre échange », notions sur les­quelles tout l’é­di­fice idéo­lo­gique néo­li­bé­ral repose et qui s’a­vèrent être des inep­ties dès qu’elles acquièrent une por­tée politique.

    le pro­blème est que la croyance sim­pliste est faci­le­ment ingé­rable et qu’elle dirige l’en­semble des déci­sions des élites mon­diales. résul­tat, les morts du libé­ra­lisme sur­passent de loin ceux du nazisme et du sta­li­nisme réunis (une bonne dizaine d’en­fants sont morts le temps de lire ces lignes).

    cette idéo­lo­gie est deve­nue un tota­li­ta­risme, elle nour­rit la pen­sée de la plu­part des médias, des hommes politiques,hauts fonc­tion­naires et diri­geants de l’é­co­no­mie. Elle s’immisce par la stra­té­gie du choc, l’aus­té­ri­té, la baisse orga­ni­sée des ren­trées fis­cales, du prix et de la sécu­ri­té du tra­vail, qui génèrent l’en­det­te­ment qui et la mise en concur­rence déloyale et l’ac­crois­se­ment de l’in­ten­si­té du tra­vail qui main­tiennent un chô­mage de masse.

    Elle s’im­pose via des entre­prises de pro­pa­gande orga­ni­sées (universités,think tanks, écoles, jour­naux) et des ins­ti­tu­tions non sou­mises au contrôle démocratique.
    s’il y a des sociaux-libé­raux et des libé­raux verts(ce que Di giro­la­mo appelle des libé­raux de gauche), c’est pour ver­ser la cha­ri­té et sou­la­ger les conscience de la misère et des dégâts géné­rés. ce sont les moins socio­pathes du lot, mais ils res­tent des enne­mis de l’hu­ma­ni­té (terme exa­gé­ré à des­sein, je pense qu’ils ne sont pas cou­pables car il n’y a même pas inten­tion de nuire, ils suivent des dogmes et des contraintes héri­tées, ans les réflé­chir ni les mettre en cause) qu’il convient d’empêcher de nuire (c’est à dire les éloi­gner à tout jamais du pouvoir).

    il faut alors peut-être répé­ter que l’en­ne­mi n°1 est ici et encore une fois, la pen­sée dog­ma­tique, les réflexes de pav­lov, la démis­sion de la pen­sée et l’ab­sence d’im­pli­ca­tion mili­tante des (soit-disant) citoyens pour ins­tal­ler la démocratie.

    car comme le mar­xisme, le libé­ra­lisme com­porte des erreurs et des contra­dic­tions, mais il a appor­té ce sur quoi nous ne devrions jamais reve­nir (liber­té de conscience, libre arbitre, liber­té d’as­so­cia­tion, liber­té d’ins­tal­la­tion, liber­té de cir­cu­la­tion, règne de la loi, et supé­rio­ri­té des ini­tia­tives de base à une pla­ni­fi­ca­tion déci­dée auto­ri­tai­re­ment, supé­rio­ri­té du mérite sur le pri­vi­lège de nais­sance, etc.)

    Bien sou­vent, nos maux serait réso­lu en pre­nant au mot les libé­raux, par exemple, la concur­rence libre et non faus­sée ne peut exis­ter dès lors que les normes sociales et envi­ron­ne­men­tales ne coïn­cident pas, et elle n’est pas libre si elle est impo­sée de force par un trai­té négo­cié et voté en catimini…

    Réponse
  13. Vassili

    Tout d’a­bord déso­lé pour les répé­ti­tions et les fautes de ma der­nière réponse, écrite trop rapidement.

    Ensuite je nuan­ce­rais plus les défi­ni­tions, même si c’est vrai qu’il fau­drait en réa­li­té reclas­ser tout cela. Liber­ta­rien (ou anar­chiste, pour moi c’est pareil) c’est, par rap­port à libé­ral, comme com­mu­niste par rap­port à socia­liste (tou­jours selon moi).

    N’é­tant mal­heu­reu­se­ment pas ‑dom­mage pour la fer­veur du débat- moi-même un par­ti­san du néo-libé­ra­lisme, je rejoins com­plé­te­ment ton ana­lyse du monde actuel.

    Je conseille vrai­ment pour ma part la lec­ture de La Stra­té­gie du Choc (à laquelle tu fai­sais réfé­rence j’i­ma­gine), par Nao­mi Klein.

    On y com­prend que l’i­déo­lo­gie que l’on nomme libé­rale ou néo-libé­rale ou conser­va­trice (ou autre), n’est qu’un pré­texte pour une forme moder­ni­sée de la colo­ni­sa­tion, l’é­tat aux yeux des par­ti­sans de ces idéo­lo­gies étant l’é­qui­valent des terres vierges à paci­fier et à exploiter.

    Tu fais réfé­rence au Mar­xisme mais il me semble que Marx lui-même se moquait bien des mar­xiste en son temps, et c’est un peu se que je cherche à soulever.

    Ayant une dis­cus­sion avec un tenant du néo-libé­ra­lisme, je fus éton­né de voir que lui-même consi­dé­rait notre gou­ver­ne­ment actuelle comme socialisant.
    Je crois qu’il y a au moins deux types de libé­raux. Ceux qui y croient sin­cè­re­ment, et ceux qui n’y croient pas vrai­ment mais en profite.

    Et ceux là, Nao­mi Klein les qua­li­fie de néo-colonialistes.
    C’est tout du moins ce que je cherche à éclair­cir un peu mieux ici, mais peu être que ma ques­tion n’a pas lieu d’être, alors je vais ten­ter d’al­ler encore un peu plus au fond de ma pensée.

    Libé­ral, c’est un mot mécham­ment posi­tif. C’est la liber­té, un mor­ceau de notre devise natio­nale et une idée contre laquelle on ne peut pas lut­ter ouver­te­ment facilement.

    Si nous trou­vions un mot plus neutre pour qua­li­fier une idéo­lo­gie qui cherche sur­tout à nous empri­son­ner, tout le com­bat des huma­nistes se ver­rait renforcé.

    Réponse
  14. sitouaillain

    Ah, la neu­tra­li­té, es-tu bien sûr que cela existe en la matière ?

    je veux dire, dès qu’on pro­nonce un mot notre propre uni­vers de sens lui asso­cie une conno­ta­tion, et elle n’est pas tou­jours celle qu’un autre ressentira.
    en l’oc­cur­rence, libé­ral, à gauche, c’est deve­nu très al connoté…affaire de conscience…

    Mais sur le fond,tu as rai­son, bien sûr.

    une pro­po­si­tion pas très heu­reuse serait de pro­po­ser de rem­pla­cer libé­ral par « dar­wi­niste social »,ce qui d’ailleurs, rend très bien la filia­tion avec Hobbes (« l’homme est un loup pour l’homme »), et dénote une cer­taine appré­hen­sion de la vie humaine comme concur­rence des uns contre les autres. le pro­blème, c’est que cela n’est pas très par­lant et qu’il faut tout de suite expli­quer que l’homme n’est pas en concur­rence avec l’homme, pour sa sur­vie, l’hiomme, nu, sans défense, a besoin de l’en­traide (bel ouvrage de koprot­kine), de par­ta­ger et trans­mettre ses connais­sances et ses savoirs-faire, etc.

    mieux sans doute, serait d’ap­pe­ler un chat un chat, le néo­li­bé­ra­lisme étant la forme contem­po­raine du capi­ta­lisme, le libé­ral est un capi­ta­liste et son idéo­lo­gie une jus­ti­fi­ca­tion des méca­nismes d’as­ser­vis­se­ment et de spo­lia­tion induits, et son action vise en per­ma­nence à étendre les champs de l’ap­pro­pria­tion cumu­la­tive pri­vée au détri­ment de la régu­la­tion col­lec­tive, de la pos­ses­sion col­lec­tive des biens com­muns et de la répar­ti­tion équi­table des biens pri­vés (libé­ra­li­sa­tion, pri­va­ti­sa­tion, droit de pro­prié­té romain).

    ou bien encore, le libé­ral actuel est un socio­pathe, il iden­ti­fie l’être humain à une machine infor­ma­tique qui agit pour son inté­rêt per­son­nel, d’une manière qui ne souffre ni com­pas­sion ni altruisme et qui serait capable de vivre heu­reux et de s’au­to­glo­ri­fier en enjam­bant les sdf (fai­gnants loo­sers incor­ri­gibles), voire, un indi­vi­du qui s’au­to­ri­se­rait à jouir en déver­sant quo­ti­dien­ne­ment une pro­phé­tie de souf­france et de sacri­fice pour autrui (patho­lo­gie qui touche avec un carac­tère épi­dé­mique les invi­tés d’Yves Cal­vi et bon nombre de gouvernants).

    sinon, je dis sou­vent, le libé­ra­lisme, c’est l’art de faire cou­rir des che­vaux dopés face à des che­vaux ampu­tés et de don­ner une médaille aux gagnants… (ins­pi­ré des tra­vaux de bour­dieu sur la repro­duc­tion des inéga­li­tés par le sys­tème éducatif)

    Réponse
  15. Di Girolamo

    @ Mili­tant

    « quand il relaie les dis­cours natio­na­liste de droite d’As­se­li­neau, ça je sup­porte pas, et ça me donne envie de déser­ter ce blog, mais peut-être manque-je de tolérance… »

    Tu manques là d’in­tel­li­gence et fais preuve de mau­vaise foi : si pla­cer une vidéo d’As­se­li­neau sur un blog où ce post est déjà ouvert et où jus­qu’à aujourd’­hui c’est l’in­for­ma­tion et le débat qui prime, c’est « relayer le natio­na­lisme », alors un de nous deux se plante et joliment.

    Si je « relaie » cette vidéo , c’est parce que Asse­li­neau est le seul à avoir un point de vue tran­ché sur l’Eu­rope et que ce point de vue a le grand avan­tage d’exis­ter et de per­mettre la réflexion par le débat ; mais peut être faut il avoir déjà un avis tran­ché sur tout ? Cela m’au­rais for­te­ment inté­res­sé d’a­voir le tien sur l’Eu­rope ( et c’est une des rai­sons qui m’a pous­sé à « relayer » comme tu dis ) ; mais je t’a­voue que face à ta réac­tion épi­der­mique (qui res­semble étran­ge­ment à celle de Catherine/que je salue ), j’en viens à me deman­der si on va pou­voir conti­nuer nos débats : si je dois me sur­veiller et ne pas dire ceci ou cela ou faire pas­ser telle ou telle info ou video ; je jette l’é­ponge avec toi.

    Tu m’as dit que je n’a­vais pas de culture poli­tique ; et tu as dis là une véri­té ; très peu de culture tout court d’ailleurs ; c’est mon his­toire , c’est ce que je suis ; j’ad­mire la tienne mais suis je te l’a­voue sidé­ré par ta réac­tion si vio­lente ; au delà des concepts bien hui­lés , c’est à ce niveau que ça se passe et qu’ap­pa­raît ce qu’on pense vraiment .

    En ce qui me concerne j’ai beau­coup de mal à me faire une idée de ce qu’il fau­drait faire concer­nant l’Eu­rope ; je ne suis pas le seul : autant que je sache le M’PEP n’a pas le posi­tion­ne­ment FDG là dessus

    http://www.m‑pep.org/spip.php?article2485

    Mais peut être est ce que je fais là encore une grosse bourde et que le M’PEP est ceci et cela et que relayer le M’PEP va contra­rier untel ou untel qui déci­dé­ment si ça conti­nue va quit­ter ce blog.….

    Hola sitouaillain !?

    Réponse
  16. sitouaillain

    @ mili­tant mal­gré lui,

    j’ai vu ce film de Védrine et c’est pour ce genre de docu que je suis content d’a­voir une télé, vrai­ment, ça me fait plai­sir que tu le relaies, et il finit sur cette belle cita­tion d’E­luard « un autre monde est pos­sible, mais il est dans celui-ci »

    et j’ai vu asse­li­neau et ça ne me fait pas plai­sir, point.

    je suis déso­lé de t’a­voir vexé, d’au­tant que j’é­prouve un pro­fond res­pect et la plu­part du temps une adhé­sion sans réserve à ce que tu écris. j’ai outre­pas­sé mon droit à expri­mer mes sen­ti­ments, je fais une aller­gie vis­cé­rale, une sur­réac­tion immu­ni­taire à la pen­sée de droite,

    et sur­tout en ce moment, je vois, j’en­tends des choses que je ne m’i­ma­gi­nais pas entendre dans ce pays, donc je ne suis pas d’hu­meur à dia­lo­guer avec ce genre d’i­dées, le rap­port de force est insur­mon­table, chaque dis­cours sim­pliste plus ou moins maquillé de concepts, s’ancre si faci­le­ment dans la tête des gens qu’il faut des heures de dis­cus­sion pour décons­truire tout ça…c’est dur à sup­por­ter, et tu n’as rien à voir avec ça.

    j’ai par contre des amis, qui assument leur pen­sée de droite libé­rale et j’ai plai­sir à dia­lo­guer avec eux, cer­tains membres de ma famille votent ou parlent FN, je les aime mais je n’ai pas plai­sir à par­ler poli­tique avec eux, je rame, et je me fais vio­lence pour ne pas les mau­dire sur 10 géné­ra­tions et rompre toute relation…

    et, sache une bonne fois pour toute, que tes inter­ro­ga­tions, tes doutes, tes sen­ti­ments de frus­tra­tion de ne pas se sen­tir à l’aise dans un mou­ve­ment mili­tant, je les par­tage, je le vis et sur le même mode, à savoir la frus­tra­tion de ne pas pou­voir agir poli­ti­que­ment en citoyen.

    pour pré­ci­ser un peu pour­quoi j’ai réagi comme ça, c’est jus­te­ment qu’à l’ère où nous vivons, je mesure que les pro­pos sub­til d’un asse­li­neau se tra­duisent en un mate­las de haine ou d’i­dées délé­tères dans beau­coup d’es­prits et ravis de res­ter confor­ta­ble­ment dans la haine et les certitudes..

    les thèmes clas­siques de l’ex­trême droite reviennent au goût du jour, haine de l’é­tran­ger, haine des élites, haine des rouges, et je ne vou­lais fina­le­ment qu’a­ver­tir, atten­tion, à ne pas légi­ti­mer les dis­cours qui lèvent la digue…aussi intel­li­gents et res­pec­tables soient-ils.

    Il se trouve qu’As­se­li­neau n’est pas le seul à avoir ce genre de « posi­tion claire » sur l’Eu­rope, à peu de choses près il la par­tage avec Le Pen, Dupont-aignan, etc. bref les mou­vances sou­ve­rai­nistes-natio­na­listes, pou­ja­distes et fas­cistes. à l’ombre des majo­ri­tés silen­cieuses pros­père l’infamie.

    et même des gens de gauche,se laissent conta­mi­ner par cer­taines for­mu­la­tions et cer­taines idées…

    donc je crie au loup et ce n’est pas avant de l’a­voir vu…en hongrie.

    main­te­nant, cha­cun fait ce qu’il veut avec sa conscience et s’ins­pire où il veut…

    je n’ai pas voté contre le TCE parce que je ne vou­lais pas de consti­tu­tion européenne.

    je consi­dère le natio­na­lisme comme une idéo­lo­gie rétro­grade (autre mot pour « droite »)et dangereuse,surtout par les temps qui courent et j’as­pire à sa mise au ban de l’histoire.

    « une guerre entre euro­péens est tou­jours une guerre civile » Vic­tor Hugo

    Réponse
  17. Vassili

    la vidéo est indis­po­nible, dommage !

    Je répond à sitouaillain pour son mes­sage 15 :
    J’a­vais dis « plus neutre » pour pas dire néga­tif, et dans ta réponse tu semble mélan­ger néo-libé­ra­lisme, libé­ra­lisme et capi­ta­lisme alors que c’est jus­te­ment ce que je sou­hai­te­rais voir (au moins pour l’a­na­lyse) séparés.
    Le libé­ra­lisme éco­no­mique est une branche du capi­ta­lisme, c’est se qu’on appel le néo-libé­ra­lisme, mais il n’in­clut nul­le­ment le coté social et anti-ins­ti­tu­tion­nel de l’i­dée libé­ral ori­gi­nal, hors la bourse est une ins­ti­tu­tion, les mar­chés en étant aus­si d’autres.

    Le libé­ra­lisme éco­no­mique n’est qu’une branche du libé­ra­lisme, et qui reviens ‑j’es­père me trom­per- à confondre com­mu­niste et sta­li­nien, ou libé­ral et anar­chiste, etc.

    Peu être que je me trompe, mais j’ai­me­rais dans se cas en être sûr.

    Je vois dans le libé­ra­lisme éco­no­mique une théo­rie éco­no­mique ne pre­nant pas compte du mélange entre poli­tique et économique.
    Je vois dans le libé­ra­lisme tout court un mode de pen­sée poli­tique au sens large incluant l’é­co­no­mie comme moyen, non comme centre de l’idéologie.

    Réponse
  18. sitouaillain

    Salut Vas­si­li,

    ça y est, je vois à peu près où tu veux en venir,

    mais tu m’ac­cor­de­ras qu’il est bien dif­fi­cile de dis­so­cier libé­ra­lisme et capitalisme,
    et que c’est peut être le mot capi­ta­lisme qui n’est pas si opé­rant que cela…et néo­li­bé­ral, n’est si bon que cela non plus,en éco­no­mie on parle de néo­clas­siques, en poli­tique, d’a­nar­chistes de droite…tendances du libéralisme.

    le libé­ra­lisme, c’est un tout, c’est une idéo­lo­gie, sa décli­nai­son éco­no­mique repose sur une concep­tion de l’homme particulière,une vision du monde particulière.

    et comme toute idéo­lo­gie jus­ti­fi­ca­trice du pou­voir (des bour­geois d’An­gle­terre, en l’oc­cur­rence, pour ses ori­gines), elle est pleine de bon sens, et consti­tue un bon maquillage, comme le com­mu­nisme l’é­tait pour les oli­gar­chies sta­li­niennes et les évan­giles pour l’Eglise.

    A chaque fois, le fond du mes­sage plein de bonnes inten­tions n’est jamais reje­table en bloc, sinon ça ne tien­drait pas longtemps.

    Par exemple l’an­glais Ricar­do, ne dis pas il faut une arma­da et des colo­nies et impo­ser que les autres pays achètent nos pro­duits, c’est un libé­ral, il dit, le libre-échange pro­fite à toutes les par­ties, la spé­cia­li­sa­tion des pro­duc­tions et leurs échanges inter­na­tio­naux rendent pros­pères et il nous fait une belle démons­tra­tion mathé­ma­tique pour le prouver…il oublie l’essentiel,l’idée de déve­lop­pe­ment, mais, peut importe, cer­tains ont tout de suite applau­di des deux mains…et continuent.

    de toute façon le libé­ra­lisme est une pen­sée pri­mi­tive au regard de nos connais­sances actuelles,c’est une paresse intel­lec­tuelle, un prêt à pen­ser dont l’ap­pli­ca­tion dans tous les domaines conduit à des horreurs.

    le tout c’est de pro­po­ser autre chose qui le dépasse, et là on ne pour­ra pas faire l’im­passe sur les libé­raux, par exemple Ben­ja­min Constant, et plus récem­ment, John Rawls, ou, tou­jours vivant, Amar­tya Sen. c’est à dire ceux qui ont essayé de dépas­ser les contra­dic­tions du libé­ra­lisme tout en res­tant libé­raux, et tout ceux qui font la même chose à par­tir du mar­xisme ou de l’a­nar­chisme et autres péri­phé­ries écologistes…mais j’in­siste, il ne faut pas être anti­li­bé­ral sur tous les points (liber­té d’ex­pres­sion, d’as­so­cia­tion, etc.) et même tout court,ça n’a pas de sens, et il vaut mieux comme ton ami regar­der avec sus­pi­cion tout diri­gisme et toute cen­tra­li­sa­tion tels qu’une cer­taine forme de socia­lisme et de com­mu­nisme le pro­pose et tels qu’il en sub­siste de nom­breuses forme dans notre Etat.

    Par contre, l’absence de toute ins­ti­tu­tion, est une chi­mère, et je défie tout anar­chiste, liber­taire (de gauche) ou libé­ral (de droite) de prou­ver que cela ne conduit pas à la loi de la jungle. Sim­ple­ment il faut des ins­ti­tu­tions au ser­vice du peuple et non un peuple au ser­vice des institutions…

    bref,c’est d’un nou­vel âge des lumières dont nous avons besoin, mais col­lec­tif cette fois-ci, face à l’obs­cu­ran­tisme néo­li­bé­ral et nous devons mener une lutte per­ma­nente contre toute trans­for­ma­tion d’une idée en dogme !

    Réponse
  19. Vassili

    Salut Sitouaillain,

    Une latence de ma part bien mar­quée car je creu­sais la ques­tion à la main !

    Je suis tom­bé sur ce pas­sion­nant article :

    http://​libe​ra​lite​.20mi​nutes​-blogs​.fr/​a​r​c​h​i​v​e​/​2​0​1​0​/​1​1​/​0​6​/​q​u​-​e​s​t​-​c​e​-​q​u​e​-​l​e​-​l​i​b​e​r​a​l​i​s​m​e​-​p​a​r​-​g​e​r​a​r​d​-​d​r​e​a​n​.​h​tml

    Qui tente avec brio de démon­ter la vision « de gauche » du libé­ra­lisme. Je vous le conseil.

    Je suis d’ac­cord avec toi en géné­ral. Mais le libé­ra­lisme me semble bien plus gazeux que d’autres idéo­lo­gies, c’est sa force.

    Un vrai brouillard en fait, qui humi­di­fie la socié­té par petites touches, peu être en l’hy­dra­tant (sur le res­pect de l’autre, pour­quoi pas), cer­tai­ne­ment en la pour­ris­sant (des­truc­tion que l’on sait).

    J’ai l’im­pres­sion que la gauche dénonce l’ou­til libé­ral, mais que se fai­sant, il s’at­taque à un brouillard qui l’empêche d’avancer.
    En somme le libé­ra­lisme est en effet pas si dif­fé­rent de l’a­nar­chisme ou des libertariens.
    Mais uti­li­sé pour divi­ser ceux qui luttent pour acqué­rir le pou­voir conser­vé par les mêmes depuis longtemps.
    En somme, en ne qua­li­fiant pas de conser­va­teur ceux qui uti­lisent très par­tiel­le­ment les idées libé­rales, il me semble qu’on se plante un peu.

    Réponse
  20. thomas

    En écou­tant Michea ici ou là, et en pen­sant à d’autres cri­tiques du libé­ra­lisme, il m’ap­pa­raît que son concept (orwel­lien) de com­mon dicen­si ? qui vou­drait mettre en lumière la men­ta­li­té en ques­tion pour­rait être com­plé­té ou éclai­ré par le concept d’am­bi­tion (syno­nymes : méga­lo­maie, affai­risme) qui trouve si bien à s’ex­pri­mer dans l’es­pace mondial.
    En effet, ce que l’on reproche et que l’on repro­che­ra de plus en plus à une cer­taine par­tie de la popu­la­tion, c’est de man­quer d’am­bi­tion, d’en­ver­gure, d’or­gueil : cette sim­pli­ci­té, cette modes­tie, cette fru­ga­li­té rela­tive, cette satis­fac­tion facile, cette recon­nais­sance des ori­gines, des petites et moins petites gens sont insup­por­tables à certains.
    C’est petit, mes­quin et tout ce qu’on voudra.

    Réponse

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