LA CONFÉRENCE DE SAINT-ANDRÉ (PRÉVUE DEMAIN) VIENT D’ÊTRE INTERDITE PAR LA MAIRIE

8/07/2011 | 14 commentaires

Atten­tion :
LA CONFÉRENCE DE SAINT-ANDRÉ (PRÉVUE DEMAIN) VIENT D’ÊTRE INTERDITE PAR LA MAIRIE : confé­rence ANNULÉE, donc (in extre­mis : la veille au soir…).

Je suis déso­lé, j’es­père que per­sonne ne se dépla­ce­ra pour rien.

Les orga­ni­sa­teurs sont tout retour­nés : ils m’ont racon­té que la Mai­rie a pris peur en lisant mon pro­gramme : « com­ment venir à bout du capi­ta­lisme et des injus­tices sociales », leurs che­veux se sont dres­sés sur la tête, paraît-il…

Je deviens vrai­ment sédi­tieux en vieillissant 🙂

Le billet qui annon­çait la confé­rence (avec le dan­ge­reux pro­gramme) est là :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​1​/​0​7​/​0​4​/​1​3​2​-​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​-​s​a​i​n​t​-​a​n​dre

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Étienne

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14 Commentaires

  1. Étienne

    Bon, alors, je viens de par­ler aux ORGANISATEURS (CNR, Comi­té pour une Nou­velle Résis­tance), et ils vont mon­ter quand même à St-André (ne serait-ce que pour accueillir ceux qui n’au­ront pas été pré­ve­nus) : ILS SUGGÈRENT DE NOUS RÉUNIR QUAND MÊME, MALGRÉ L’INTERDICTION D’UTILISER LA SALLE MUNICIPALE, SUR UNE PLACE OU DANS UN CHAMP…

    Ce serait plus fok­lo, mais pas for­cé­ment contre pro­duc­tif : les Suisses pra­tiquent encore ain­si la DÉMOCRATIE DIRECTE (assem­blées popu­laires de can­ton) PARFOIS DANS DES CHAMPS ENNEIGÉS, DEBOUT (j’ai vu ça de mes yeux).

    Moi, je suis prêt à mon­ter, bien sûr, si on s’obstine et qu’on essaie de se ren­con­trer mal­gré l’adversité.

    Qu’en pen­sez-vous ?

    Ce serait bien d’a­voir un peu de son, quand même, si on est nom­breux… Ça va pas être facile, ça…

    Réponse
  2. Étienne

    On fait le point demain matin. La nuit porte conseil.

    Réponse
  3. Étienne

    Bon, je me pré­pare pour mon­ter à Saint-André : j’y serai vers 14 ou 15 h. On avi­se­ra là-bas.

    Je peux publier sur Face­book avec mon télé­phone : je vous dirai ici l’en­droit qu’on aura choi­si là-bas, dès que je le saurai.

    Rap­pel : L’ordre du jour (très sédi­tieux, atten­tion, écar­tez les enfants) est :

    ÉCHANGER entre nous sur LA (VRAIE) DÉMOCRATIE :

    A – LE TIRAGE AU SORT POUR QUOI FAIRE ?

    1) POUR AMÉNAGER LA « DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE » (oxy­more), avec une nou­velle DEUXIÈME CHAMBRE QUI NOUS RESSEMBLE enfin et qui par­ti­cipe au pouvoir ?

    2) OU POUR ASSUMER LA « DÉMOCRATIE DIRECTE » (pléo­nasme), en FRAGILISANT NOS REPRÉSENTANTS de façon à nous pro­té­ger tous dura­ble­ment contre les voleurs de pou­voir-voleurs de démocratie ?

    B – OBJECTIONS au tirage au sort, RÉFUTATION ration­nelle de ces objec­tions, MODALITÉS pra­tiques du tirage au sort…

    C – LIENS ENTRE LA CONSTITUTION ET LES PROBLÈMES QUOTIDIENS MATÉRIELS PERSONNELS DE CHAQUE CITOYEN.
    Autre­ment dit, pour quelles rai­sons, concrè­te­ment, fau­drait-il que moi, simple citoyen, j’é­tu­die — et même que je me réap­pro­prie — le pro­ces­sus constituant ?

    On n’au­ra sûre­ment pas assez de deux heures 😉

    Sur­tout si on est dans un champ ou sur les rives du Ver­don, en plein air et sans électricité 🙂
    Je pro­pose qu’on conti­nue au resto 🙂

    À tout à l’heure.

    Réponse
  4. Étienne

    COMPTE RENDU DE NOTRE ÉCHANGE À SAINT-ANDRÉ : 

    Bon­jour à tous, nous sommes dimanche matin, le len­de­main de la réunion de Saint-André-Les-Alpes ; voi­ci quelques nou­velles ; fina­le­ment, tout s’est très bien passé :

    Les pre­miers arri­vants ont trou­vé une salle close et se sont expri­més publi­que­ment pour pro­tes­ter, notam­ment d’an­ciens résis­tants, rap­pro­chant les (sal­va­teurs) faits de résis­tance pas­sés avec les (néces­saires) faits de résis­tance actuels, et appe­lant les auto­ri­tés à reve­nir à la raison.

    Le Maire était pré­sent et s’est fina­le­ment ren­du aux argu­ments des vieux patriotes : il a ouvert la salle et a fait lui-même un dis­cours en lisant un texte remar­quable, vibrant hom­mage à l’es­prit de résis­tance que nous devions tous entre­te­nir en don­nant la parole —et en écou­tant atten­ti­ve­ment— les anciens ayant souf­fert de la guerre en s’op­po­sant per­son­nel­le­ment à l’oppression.

    Il y avait là une cen­taine de per­sonnes venues de loin : Saverne, Grasse, Cannes, Nice bien sûr, mais aus­si Men­ton, Mar­seille, Nîmes même !

    Le dis­cours du vieux com­bat­tant m’a ému : j’ai sen­ti plus que jamais le lien qui existe entre mon propre tra­vail et la résis­tance à la guerre, tra­vail pour iden­ti­fier —et pour défaire— la cause des causes des abus de pou­voir en géné­ral, et des guerres en particulier.

    Notre échange a duré ensuite plus de deux heures ; c’é­tait bien, je crois : un peu fouillis, sans doute, puisque nous par­tions des ques­tions des uns et des autres, mais c’é­tait inté­res­sant. Les gens avaient l’air contents 🙂

    Il fau­dra que je fasse atten­tion, à l’a­ve­nir, dans ma cri­tique des élus à tra­vers nos 200 ans d’ex­pé­riences récentes, à pen­ser à DISTINGUER ENTRE LES ÉLUS : en effet, l’é­lu local d’un petit pate­lin, qui ne gagne presque rien à exer­cer sa fonc­tion et qui se dévoue sou­vent corps et âme pour le bien com­mun, avec comme seule récom­pense valable le regard recon­nais­sant de ses com­pa­triotes (récom­pense hono­ri­fique qui était d’ailleurs la plus impor­tante à Athènes, autre­fois), cet élu local donc, qui sou­vent n’a besoin de l’argent de per­sonne pour faire sa cam­pagne et pour être élu, et qui donc n’a pas ou peu d’  »ascen­seurs à ren­voyer », cet élu local ne doit pas être confon­du avec les élus de plus vastes ter­ri­toires qui, eux, doivent leur élec­tion à un par­ti ou à des spon­sors qui les tiennent ensuite à la gorge, au moins sur les points stra­té­giques. Je peux com­prendre qu’un élu local vrai­ment dévoué — il y en a, à l’é­vi­dence — se sente bles­sé d’un dis­cours qui amal­ga­me­rait tous les élus comme des traîtres avérés…

    Je remer­cie tous ceux qui ont fait tant de kilo­mètres pour cette réunion assez émouvante.

    L’i­dée du tirage au sort en poli­tique pro­gresse, entre nous, à la base.

    => Pas de pros­pé­ri­té avec une mon­naie privée.
    => Pas de mon­naie publique sans démocratie.
    => Pas de démo­cra­tie sans tirage au sort.

    La pro­chaine ren­contre est à Mar­seille : je vous rejoin­drai en fin d’a­près-midi début de soirée.

    Étienne.

    Réponse
  5. beo

    Mer­ci pour le compte-rendu.

    Pour l’é­lu du petit pate­lin, il n’y a pas que l’his­toire du fric qui rentre en compte. Il y a aus­si le fait, que, dans ce cas, les gens savent pour qui il votent. Ils n’a­gissent pas uni­que­ment sur la foi d’un tract ou d’une pres­ta­tion télé.

    Réponse
  6. juan nessy

    @beo :

    Ils savent ET ils votent .

    C’est bien ça la démo­cra­tie …et même un peu plus .

    Réponse
  7. RST

    Mer­ci pour ce compte ren­du et féli­ci­ta­tions pour avoir réuni une cen­taine de per­sonnes dans ces conditions.

    Réponse
  8. val049374

    Bon­soir à tous,

    Nou­velles un peu tar­dives de la jour­née du 09 juillet 2011 à Saint-André-les-Alpes, haut lieu de la Résis­tance dans notre région, à l’i­ni­tia­tive de l’as­so­cia­tion Comi­té pour une Nou­velle Résis­tance (C.N.R) : http://​www​.cnr​-resis​tance​.fr

    Alors voi­là en deux mots le récit du début de l’après-midi.

    Avec ma mère et une amie, nous par­tons en direc­tion de Saint André les Alpes vers 10h45.

    La route mon­ta­gneuse est très agréable par cette belle journée.

    En mon­tant, nous dépas­sons une loco­mo­tive à vapeur, éton­ne­ment. A‑t-elle été mise en cir­cu­la­tion pour l’oc­ca­sion ? Je ne sais pas, peut-être ?

    Bref, une jour­née de bon­heur qui asso­ciait une belle pro­me­nade dans l’ar­rière pays avec les les témoi­gnages de Résis­tants qui défendent mor­di­cus le pro­gramme du conseil de la résis­tance « Les Jours Heureux ».

    Pré­vue ensuite, une confé­rence inter­ac­tive avec Étienne Chouard.

    Moi, j’ai com­pris visio-confé­rence ^^. J’ai emme­né mon portable. :))

    Je n’a­vais même pas com­pris que tu allais par­ti­ci­per à cette réunion, mais j’en ai été vrai­ment très content.

    Déso­lé Étienne, j’au­rai tou­jours un train de retard…

    La pré­vi­sion était d’ar­ri­ver vers 12h45, pour pou­voir déjeu­ner et ne pas être en retard à 14h30, heure du rendez-vous…

    Nous voi­là donc un peu en retard, 14h50, devant la salle asso­cia­tive de Saint André les Alpes.

    Là, une cen­taine de per­sonnes attendent devant la salle.

    M. Lucien Pons se pré­sente, en sa qua­li­té de pré­sident de l’as­so­cia­tion « Comi­té pour une Nou­velle Résis­tance-CNR » et nous dévoile le com­bat de l’association.

    Il nous pré­sente les Résis­tants qui vont nous conter l’histoire…

    Je sou­haite ici leur rendre hom­mage de conti­nuer le com­bat pour nous.

    Alors que nombre de leurs com­pa­gnons ne sont pas reve­nus pour que les géné­ra­tions futures puissent avoir un monde meilleur,

    Des pans entiers du pro­gramme du Conseil de la Résis­tance tombent tous les jours, et ça les révolte !

    Moi aus­si !

    Les témoi­gnages se suc­cèdent, un homme, une femmes, tous Résis­tants indignés.

    Bref, la salle n’ouvre qu’a­près plu­sieurs nou­veaux récits et quelques tergiversations..

    La salle est vide, les chaises empilées.
    Tout le monde met la main à la pâte et en moins de temps qu’il ne faut pour l’é­crire, cha­cun prend une chaise et s’assoit.

    La confé­rence peut enfin commencer.

    Nous avons été très heu­reux de nous trou­ver dans l’as­sis­tance à écou­ter tous les inter­ve­nants, jeunes et vieux.

    @ +++,
    Valentin.

    PS : Je viens de me rendre sur wiki­pé­dia pour en savoir plus sur la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_repr%C3%A9sentative

    et, c’est la pre­mière fois que je vois (sur wiki­pé­dia) que l’ar­ticle doit être recyclé ^^
    Si ça tente quelqu’un … 🙂

    Réponse
  9. Olga

     » j’ai sen­ti plus que jamais le lien qui existe entre mon propre tra­vail et la résis­tance à la guerre, tra­vail pour iden­ti­fier —et pour défaire— la cause des causes des abus de pou­voir en géné­ral, et des guerres en particulier »…
    Il y a un autre lien à « sen­tir » : celui qui existe entre une cer­taine lâche­té et « la résis­tance à la guerre » : cette lâche­té consiste à s’a­bri­ter der­rière des théo­ries fumeuses en réci­tant comme un bré­viaire « les ver­tus du tirage au sort » pour dire aux pôv’­cons de syn­di­ca­listes qui résistent vrai­ment contre « l’oc­cu­pant réel » : « tant pis pour vous, fal­lait défendre le tirage au sort »… La Résis­tance , la vraie, c’é­tait la résis­tance à l’oc­cu­pant, par tous les moyens et donc c’é­tait aus­si la guerre !

    Les « col­la­bos » aus­si « résis­taient à la guerre », mais ils y résis­taient en s’a­bri­tant der­rière la théo­rie selon laquelle « les résis­tants étaient des ter­ro­ristes »…Tout comme il y a une théo­rie selon laquelle « les élus sont des pour­ris », c’est cette théo­rie qui ser­vait d’a­li­bi aux ligues fas­cistes qui défi­laient en 1934 contre les dépu­tés et pour « un ordre nou­veau »,où le peuple serait direc­te­ment confron­té à ses maîtres abso­lus : ceux qui tiennent l’argent, et qui achètent n’im­porte qui, par exemple le cor­cuf sachant que s’il est tiré au sort, il est une proie « bien connue » du maître du jeu ! …rien moins qu’un ôtage sans légi­ti­mi­té élec­to­rale pour « résis­ter » ! D’ailleurs, SI le sys­tème d’é­lec­tion au suf­frage uni­ver­sel est per­ver­ti, c’est dans la mesure où « le maître », par exemple Mon­sieur Das­sault, est capable non seule­ment de cor­rompre l’é­lu mais aus­si de cor­rompre assez mas­si­ve­ment la poi­gnée d’é­lec­teurs néces­saire pour gagner l’é­lec­tion de son can­di­dat cor­rom­pu : ce « coût » de cor­rup­tion serait moindre avec une poi­gnée de « tirés au sort », cer­tai­ne­ment pris en otage. En foca­li­sant la soi-disant « résis­tance » sur le « tirage au sort » l’on ne résiste pas en vrai résis­tant contre le « maître du jeu », qui, en effet se passe bien d’élection !

    Réponse
  10. JULIA

    « Alors quand on pro­teste que nos élus semblent bel et bien tous pour­ris (à quelques excep­tions insi­gni­fiantes près), on est ipso fac­to d’ex­trême droite » ?

    OUI, on fait des vers sans en avoir l’air !

    l’ex­trème droite qui nous obsède ce n’est pas seule­ment untelle fille de mil­liar­daire facho, choi­sie comme « figure « par le sys­tème domi­nant, c’est beau­coup plus le per­pé­tuel retour de cette « bête immonde » qui som­meille en chaque humain : la ten­dance extré­miste qui consiste à bâtir un popu­lisme rac­co­leur à par­tir de « ce qu’ils nous semblent bel et bien(à quelques excep­tions insi­gni­fiantes près) »…Tan­tôt « les élus », tan­tôt « les patrons », tan­tôt « les roms », tan­tôt « les élites », tan­tôt « les croyants » et bien­tôt qui encore ?
    Marx démon­tait la méca­nique per­verse du capi­tal, il ne batis­sait pas sa réflexion sur « la per­ver­si­té des patrons », mais sur celle d’un système.
    Ce qui rend per­vers le suf­frage uni­ver­sel ce n’est pas la nature pour­rie des élus, c’est sa per­ver­sion obte­nue coûte que coûte par le capi­tal qui n’a pas d’autre choix que d’as­seoir sa toute-puissance.

    Détour­ner l’at­ten­tion de cette « puis­sance per­verse », et ten­ter de faire croire qu’un arti­fice ins­ti­tu­tion­nel antique per­met­tra « natu­rel­le­ment » d’y échap­per, c’est exac­te­ment s’é­tour­dire au moment pré­cis où la vigi­lance serait de mise : Nous sommes de plain-pied dans une époque où ce sys­tème per­vers entre dans une nou­velle crise sys­té­mique , et comme à chaque fois, il y a des « géné­ral bou­lan­ger » pour détour­ner la vigi­lance popu­laire vers « ce qu’il nous semble, à part quelques excep­tions insi­gni­fiantes »…Or jus­te­ment, la Résis­tance n’au­rait pas exis­té sans les « quelques excep­tions insi­gni­fiantes » de son origine !
    Il fau­drait avoir la modes­tie de regar­der plus res­pec­tueu­se­ment ces quelques excep­tions insi­gni­fiantes, plu­tôt que de pré­tendre être « insul­té » par elles !

    Il est symp­to­ma­tique d’ar­rê­ter son cer­veau sur une soi-disant « bombe poli­tique » que serait la ques­tion du tirage au sort : soit il y a ten­ta­tive d’a­bus de la part d’un citoyen se pré­ten­dant « vierge poli­ti­que­ment » mais qui à l’oc­ca­sion n’hé­site pas à faire réfé­rence à ses longues années d’en­ga­ge­ment inutiles, soit c’est plus grave, docteur !

    Réponse
  11. Alain Guillou

    Je trouve oppor­tun de citer ici notre ami Di Giro­la­mo quant à la « méthode » du tirage au sort : (…) « sans remettre en cause le bien fon­dé du tirage au sort comme méthode, il ne suf­fit pas à faire socié­té »(…)« cette fabri­ca­tion là n’est conce­vable que dans le cadre d’un tra­vail d’in­tel­li­gence col­lec­tive ‚c’est à dire de débat ».
    La ques­tion cen­trale de la démo­cra­tie est donc bien d’or­ga­ni­ser au mieux le débat pour orga­ni­ser au mieux une socié­té durable .
    (…)
    Une socié­té sans débat orga­ni­sé, sans réflexion col­lec­tive glo­bale sur son sens, est un sys­tème à subir, à conser­ver ou à détruire sui­vant la place qu’on y occupe, mais pas une démo­cra­tie, pas une socié­té durable.

    C’est parce que les cli­gno­tants sont au rouge vif sur tous les sujets impor­tants que la démo­cra­tie est deve­nue une néces­si­té de sur­vie. L’in­tel­li­gence col­lec­tive pou­vant se sub­sti­tuer à l’in­tel­li­gence ins­tinc­tive et natu­relle des autres espèces.

    Réponse
  12. Olga

    Le fas­cisme nous en sommes tous capables hélas ! Nous avons envie de le dénon­cer quand il inter­dit la pen­sée de l’es­sen­tiel en pré­ten­dant nous enfer­mer dans les impasses plus ou moins hai­neuses qu’il pro­pose, culpa­bi­li­sant « le pro­fes­sio­na­lisme » des uns et sur­tout des autres… et taxant la dénon­cia­tion de cette haine d’ « amalgame » :
    le « tous pour­ris » serait le constat obli­ga­toire, le reste serait donc « fuite du débat » : ain­si les beaux rôles sont inver­sés : à celui qui ose sug­gé­rer que l’es­sen­tiel réside dans la capa­ci­té d’é­vo­lu­tion de la socié­té vers l’a­bo­li­tion de la pau­vre­té, on explique

    « … que la com­po­si­tion du peuple à l’é­poque était ce qu’elle pou­vait être à l’é­poque et que c’est un autre sujet, qu’il faut étu­dier tout ça avec du dis­cer­ne­ment, sans tout amal­ga­mer… notre pro­blème essen­tiel est ailleurs : com­ment les pauvres vont-ils se pro­té­ger des abus de pou­voir des riches… »

    Hélas, le pro­blème « essen­tiel » du fas­cisme est qu’il détourne exac­te­ment ain­si la vigi­lance popu­laire : L’es­sen­tiel pour le peuple, aujourd’­hui, c’est de ne pas être pauvre, ce n’est pas « de se pro­té­ger contre les riches » car le lien entre liber­té et bien-être est une réa­li­té maté­rielle essentielle .

    Le but de la démo­cra­tie est de per­mettre aux humains de se libé­rer vrai­ment à la fois de la « richesse » et de la « pau­vre­té ». C’est cette concep­tion là qui oppose les « pro­gres­sistes » aux « fascistes » !

    Nous ne sommes plus dans l’im­muable anti­qui­té, mais bien dans une moder­ni­té révo­lu­tion­naire où « tout se trans­forme », et donc la ques­tion « essen­tielle » après avoir sup­pri­mé l’es­cla­vage, est deve­nue : com­ment sup­pri­mer la pau­vre­té ? Alors, on voit bien que la ques­tion du « tirage au sort » n’est plus « essen­tielle », même si, sans dog­ma­tisme, on peut la consi­dé­rer comme inté­res­sante à plu­sieurs titres, et même, pou­vant faire par­tie des condi­tions néces­saires (mais certes pas suf­fi­santes!) au dépas­se­ment des blo­cages sys­té­miques actuels.

    L’ex­trê­misme anti-démo­cra­tie repré­sen­ta­tive ne sert pas la pro­mo­tion du tirage au sort !

    Réponse
  13. JULIA

    La cohé­rence du fas­cisme est exac­te­ment dans « l’in­ver­sion des prio­ri­tés » : « sor­tir de l’eu­ro » se sub­sti­tue à « fédé­rer les mou­ve­ments sociaux euro­péens » qui s’at­taquent à la sacro-sainte indé­pen­dance de la BCE… Je conseille de lire sur ce sujet Michel HUSSON (www.hussonet ») que je cite très suc­cin­te­ment :  » il n’y a à peu près aucune expé­rience de déva­lua­tion qui ne se soit pas tra­duite par
    une aus­té­ri­té accrue qui retombe en défi­ni­tive sur les sala­riés. Pour que la déva­lua­tion serve à la
    mise en place d’une autre répar­ti­tion des reve­nus et d’un autre mode de crois­sance, il fau­drait que
    les rap­ports de forces sociaux aient été pro­fon­dé­ment trans­for­més. Faire de la sor­tie de l’euro un
    préa­lable revient donc à inver­ser les prio­ri­tés entre trans­for­ma­tion sociale et taux de change. Il y a
    là un glis­se­ment extrê­me­ment dan­ge­reux ».

    Réponse

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