Traduction française des PROPOSITIONS DES « INDIGNÉS » en Espagne

3/06/2011 | 21 commentaires

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« Los Indi­gna­dos ! » Le mou­ve­ment du 15 mai en Espagne conti­nue par l’oc­cu­pa­tion per­ma­nente de l’es­pace public :

=> Tra­duc­tion fran­çaise des pro­po­si­tions de l’As­sem­blée réunie place de Cata­logne (Cata­lu­nya) à Barcelone.

=> Tra­duc­tion fran­çaise des pro­po­si­tions de l’As­sem­blée réunie place Puer­ta del Sol, à Madrid.

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22 mai 2011

Tra­duc­tion fran­çaise des pro­po­si­tions de l’As­sem­blée réunie place de Cata­logne (Cata­lu­nya) à Barcelone.

À Bar­ce­lone, en ras­sem­blant le savoir et les apports de cen­taines de per­sonnes, nous avons rédi­gé col­lec­ti­ve­ment plu­sieurs docu­ments de tra­vail au sujet des dif­fé­rents niveaux sur les­quels nous allons agir pour obte­nir le chan­ge­ment. Tous ces docu­ments sont ouverts aux modi­fi­ca­tions et amé­lio­ra­tions constantes.

Le texte qui suit n’est que l’un de ceux-là.

Nous sommes en train de chan­ger le monde. Complètement.

Pen­dant ce temps, les poli­tiques qui ne nous repré­sentent pas sont tou­jours là, chan­geant sans cesse d’a­vis et légi­fé­rant sur nos vies.

C’est pour­quoi nous leur écri­vons ici quelques mesures qu’ils peuvent faci­le­ment com­prendre, et que nous vou­lons voir appli­quées immédiatement.

Atten­tion ! Ce pro­gramme est mini­mal. En réa­li­té ce que nous vou­lons est beau­coup plus grand, quelque chose qu’ils ne com­pren­dront pos­si­ble­ment jamais. Ce texte sera pré­sen­té aux maires élus demain – 22 mai – et à leurs conseillers municipaux.

Nous leur deman­de­rons point par point d’ap­pli­quer ce qui suit, en com­men­çant par le point 1.

1 – ABOLITION DES PRIVILÈGES DES HOMMES ET FEMMES POLITIQUES, À COMMENCER PAR BARCELONE :

• Une coupe dras­tique dans les reve­nus des hommes et des femmes poli­tiques, les ajus­tant au reve­nu moyen de la population.

• La sup­pres­sion des pri­vi­lèges concer­nant les impôts, les indem­ni­tés, les années de coti­sa­tion et les retraites (rien qu’à Bar­ce­lone l’é­co­no­mie serait au mini­mum d’un demi-mil­lion d’eu­ros par mois.)

• Le pla­fon­ne­ment des retraites sur la base de la pen­sion maxi­male éta­blie pour les autres citoyens et citoyennes.

• La sup­pres­sion de l’im­mu­ni­té juri­dique et de la pres­crip­tion pour les cas de cor­rup­tion. La révo­ca­tion des hommes et femmes poli­tiques cor­rom­pu-e‑s.

2 – ABOLITION DES PRIVILÈGES DES BANQUIERS ET BANQUIÈRES :

• La pro­hi­bi­tion de tout type de sau­ve­tage ou d’in­jec­tion de capi­tal dans les enti­tés ban­caires et les caisses d’é­pargne : ces enti­tés, en dif­fi­cul­té, doivent faire faillite ou être natio­na­li­sées pour consti­tuer une banque publique sous contrôle social.

• La res­ti­tu­tion trans­pa­rente et immé­diate aux coffres publics, de la part des banques, de tout le capi­tal public apporté.

• La régu­la­tion des mou­ve­ments spé­cu­la­tifs et des sanc­tions envers les mau­vaises pra­tiques ban­caires. La pro­hi­bi­tion des pla­ce­ments dans les para­dis fiscaux.

• Que tous les loge­ments acquis via des opé­ra­tions hypo­thé­caires abritent sous un régime de loyer social les familles expulsées.

3 – ABOLITION DES PRIVILÈGES DES GRANDES FORTUNES :

[Il suf­fi­rait d’ap­pli­quer la coupe de 5% des reve­nus, qui fut appli­quée aux fonc­tion­naires, aux 50 plus grandes for­tunes et le pro­blème de défi­cit de l’É­tat espa­gnol serait résolu.]

• L’aug­men­ta­tion du taux d’im­po­si­tion des grandes for­tunes et enti­tés ban­caires, l’é­li­mi­na­tion des SICAV.

• Non à l’é­li­mi­na­tion des droits de suc­ces­sion. Pour le retour de l’im­pôt sur le patrimoine.

• Le contrôle réel et effec­tif de la fraude fis­cale et de la fuite de capi­taux vers les para­dis fiscaux.

• La pro­mo­tion au niveau inter­na­tio­nal de l’a­dop­tion d’une taxe des tran­sac­tions finan­cières (taxe Tobin.)

De par l’ap­pli­ca­tion de ces 3 points on obtient le bud­get pour les quatre sui­vants. Parce que l’argent ne manque pas, il est évident qu’il existe des moyens.

4 – REVENUS DIGNES ET QUALITÉ DE VIE POUR TOUT LE MONDE :

• L’é­co­no­mie au ser­vice des per­sonnes et non le contraire.

• L’é­ta­blis­se­ment d’un salaire maxi­mum tout comme il existe un salaire minimum.

• La réduc­tion de temps de tra­vail quo­ti­dien, de façon que tout le monde puisse pro­fi­ter, prendre le temps de pen­ser et conci­lier sa vie per­son­nelle avec la vie pro­fes­sion­nelle, sans réduc­tion de revenu.

• Le retrait de la réforme des retraites.

• La sécu­ri­té de l’emploi : l’im­pos­si­bi­li­té d’ef­fec­tuer des licen­cie­ments éco­no­miques dans les grandes entre­prises réa­li­sant des béné­fices ; le contrôle finan­cier des grandes entre­prises pour s’as­su­rer qu’elles n’embauchent pas en CDD lors­qu’elles pour­raient le faire en CDI.

• La recon­nais­sance du tra­vail domes­tique, repro­duc­tif et de soins.

5 – DROIT AU LOGEMENT : 

• L’ex­pro­pria­tion des loge­ments inoc­cu­pés n’ayant pas été ven­dus pour aug­men­ter le parc public de loge­ments en régime de loyer social.

• La décla­ra­tion que les villes sont libé­rées des expul­sions de loca­taires et de squatteurs.

• La péna­li­sa­tion du mobbing.

• La dation en paie­ment des loge­ments pour annu­ler les hypo­thèques, de manière rétro­ac­tive depuis le début de la crise.

• La pro­hi­bi­tion de la spé­cu­la­tion immobilière.

LES POINTS SUIVANTS RESTENT À DISCUTER EN ASSEMBLÉE :

6 – SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ :

• Le retrait des pro­po­si­tions de coupes bud­gé­taires du Gou­ver­ne­ment de la Généralitat.

• Le réta­blis­se­ment des ser­vices de san­té et d’é­du­ca­tion qui ont subi les coupes budgétaires.

• L’en­ga­ge­ment du per­son­nel sani­taire jus­qu’à la fin des listes d’attente.

• L’en­ga­ge­ment de la pro­fes­sion ensei­gnante pour garan­tir le ratio d’é­lèves par salle, les groupes dédou­blés et les groupes de soutien.

• La garan­tie réelle de l’é­ga­li­té des chances pour l’ac­cès à tous les niveaux d’é­du­ca­tion, indé­pen­dam­ment de l’o­ri­gine sociale. Ensei­gne­ment laïc.

• Le finan­ce­ment public de la recherche afin de garan­tir son indépendance.

• Des trans­ports publics de qua­li­té et éco­lo­gi­que­ment soutenables.

• Des ser­vices publics et gra­tuits de soins à l’en­fance et aux per­sonnes néces­si­tant de soins particuliers.

• La pro­hi­bi­tion de la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics.

7 – LIBERTÉS ET DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE :

• Non au contrôle d’In­ter­net. Abo­li­tion de la loi Sinde. Non à ACTA.

• La pro­tec­tion de la liber­té d’in­for­ma­tion et du jour­na­lisme d’in­ves­ti­ga­tion ain­si que de son indépendance.

• L’é­li­mi­na­tion des obs­tacles légaux entra­vant le droit d’é­mis­sion des médias com­mu­nau­taires libres et à but non lucra­tif. L’é­li­mi­na­tion des mono­poles de fait des espaces radio.

• L’u­ti­li­sa­tion de logi­ciels libres dans les ins­ti­tu­tions publiques afin de les adap­ter à l’ère digi­tale, à coûts soutenables.

• Le retrait de l’or­don­nance sur le civisme ; le retrait de toute ordon­nance qui limite les liber­tés de mou­ve­ment et d’expression.

• Des réfé­ren­dums obli­ga­toires et inalié­nables pour les ques­tions de grande ampleur (dont les direc­tives européennes.)

• L’é­li­mi­na­tion des rafles d’im­mi­grés en situa­tion irré­gu­lière et le retrait de la loi rela­tive au sta­tut des étran­gers. La fer­me­ture des centres d’i­den­ti­fi­ca­tion et d’ex­pul­sion (CIE) et le droit de vote pour les immigrés.

• Une modi­fi­ca­tion de la loi élec­to­rale pour garan­tir un sys­tème authen­ti­que­ment repré­sen­ta­tif et pro­por­tion­nel, qui ne dis­cri­mine aucune force poli­tique ni volon­té sociale – dans lequel le vote blanc et le vote nul trouvent éga­le­ment une forme de repré­sen­tant et où l’abs­ten­tion active puisse avoir son espace d’au­to-orga­ni­sa­tion dans les quartiers.

• L’é­ta­blis­se­ment de dis­po­si­tifs effec­tifs qui garan­tissent la démo­cra­tie interne aux par­tis poli­tiques, listes ouvertes, élec­tion directe des conseillers muni­ci­paux et trans­pa­rence sur le finan­ce­ment des partis.

• Bud­get participatif.

• Res­pect de la pla­nète et de tous les êtres qui l’ha­bitent. Consom­ma­tion responsable.

• Défense du droit des peuples à déci­der de la ges­tion des res­sources naturelles.

• La monar­chie est un ana­chro­nisme qui ne nous repré­sente pas et qui, de là-haut, ne paie pas d’impôts.

8 – RÉDUCTION DE LA DÉPENSE MILITAIRE

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Voi­ci donc les reven­di­ca­tions mini­males et d’ap­pli­ca­tion immé­diate. Demain, les autres.

Parce que les gens doivent pou­voir orga­ni­ser leur vie en coopé­ra­tion et en liberté.

Tra­duc­ción fran­ce­sa de las pro­pues­tas del ACAMPADA BCN.

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MADRID, 20 mai 2011

Tra­duc­tion fran­çaise des pro­po­si­tions de l’As­sem­blée réunie place Puer­ta del Sol, à Madrid.

Suite au consen­sus atteint par l’As­sem­blée réunie le 20 mai à ACAMPADA SOL (le camp place Puer­ta del Sol), une pre­mière liste de pro­po­si­tions, résul­tant de la com­pi­la­tion et de la syn­thèse des milles pro­po­si­tions reçues tout au long de ces jours, a été élaborée.

Nous rap­pe­lons que l’As­sem­blée est un pro­ces­sus ouvert et collaboratif.

Cette liste ne se conçoit pas comme étant fermée.

1. Le chan­ge­ment de la loi élec­to­rale pour que les listes soient ouvertes et avec cir­cons­crip­tion unique. L’ob­ten­tion de sièges doit être pro­por­tion­nelle au nombre de voix.

2. Une atten­tion aux droits basiques et fon­da­men­taux recon­nus dans la Consti­tu­tion tels que :

• Le droit à un loge­ment digne, par la rédac­tion d’une réforme de la loi hypo­thé­caire afin que la remise du loge­ment annule la dette en cas d’impayé.

• La san­té publique, gra­tuite et universelle.

• La libre cir­cu­la­tion des per­sonnes et le ren­for­ce­ment d’une édu­ca­tion publique et laïque.

3. L’a­bo­li­tion des lois et des mesures dis­cri­mi­na­toires et injustes telles que le plan de Bologne et l’Es­pace euro­péen de l’en­sei­gne­ment supé­rieur, la loi rela­tive au sta­tut des étran­gers et celle connue sous le nom de loi Sinde.

4. Une réforme fis­cale favo­rable aux plus bas reve­nus, une réforme des impôts sur le patri­moine et les droits de suc­ces­sion. L’ap­pli­ca­tion de la taxe Tobin, laquelle impose les trans­ferts finan­ciers inter­na­tio­naux. La sup­pres­sion des para­dis fiscaux.

5. Une réforme des condi­tions de tra­vail de la classe poli­tique afin que soient abo­lies leurs indem­ni­tés de fonc­tion. Que les pro­grammes et les pro­po­si­tions poli­tiques acquièrent un carac­tère inaliénable.

6. Le rejet et la condam­na­tion de la cor­rup­tion. Qu’il soit ren­du obli­ga­toire par la loi élec­to­rale de pré­sen­ter des listes nettes et libres de toute per­sonne accu­sée ou condam­née de corruption.

7. Des mesures plu­rielles à l’é­gard des banques et des mar­chés finan­ciers dans l’es­prit de l’ar­ticle 128 de la Consti­tu­tion, qu sti­pule que « toute la richesse du pays, sous ses dif­fé­rentes formes et quelle que soit son appar­te­nance est subor­don­née à l’in­té­rêt géné­ral. » La réduc­tion des pou­voirs du FMI et de la BCE. La natio­na­li­sa­tion immé­diate de toutes ces enti­tés ban­caires ayant requis le sau­ve­tage de l’É­tat. Le dur­cis­se­ment des contrôles sur ces enti­tés et sur les opé­ra­tions finan­cières afin d’é­vi­ter de pos­sibles abus quelle que soient leur forme.

8. Une vraie sépa­ra­tion de l’E­glise et de l’É­tat, comme le sti­pule l’ar­ticle 16 de la Constitution.

9. Une démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive et directe dans laquelle la citoyen­ne­té prend part activement.

Un accès popu­laire aux médias, qui devront être éthiques et vrais.

10. Une vraie régu­la­tion des condi­tions de tra­vail. Que son appli­ca­tion soit sur­veillée par l’État.

11. La fer­me­ture de toutes les cen­trales nucléaires et la pro­mo­tion d’éner­gies renou­ve­lables et gratuites.

12. La récu­pé­ra­tion des entre­prises publiques privatisées.

13. Une sépa­ra­tion effec­tive des pou­voirs exé­cu­tif, légis­la­tif et judiciaire.

14. Une réduc­tion de la dépense mili­taire, la fer­me­ture immé­diate des usines d’ar­me­ment et un plus grand contrôle de la sécu­ri­té par l’É­tat. En tant que mou­ve­ment paci­fiste nous croyons au « Non à la guerre. »

15. La récu­pé­ra­tion de la mémoire his­to­rique et des prin­cipes fon­da­teurs de la lutte par la Démo­cra­tie dans notre pays.

16. La totale trans­pa­rence des comptes et du finan­ce­ment des par­tis poli­tiques comme moyen de conten­tion de la cor­rup­tion politique.

@acampadasol – Movi­mien­to #15M

Source : Mille babords, http://​www​.mil​le​ba​bords​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​7​573

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Mon com­men­taire :

For­mi­dables cahiers de doléances, four­millant de reven­di­ca­tions impor­tantes et intel­li­gentes…
Mais à dres­ser la liste com­plète de TOUS les pro­blèmes, on noie l’es­sen­tiel (on rend invi­sible « la cause des causes »), qui devient ain­si beau­coup plus dif­fi­cile (impos­sible ?) à préserver.

Ain­si, L’ÉLECTION DE MAÎTRES POLITIQUES est, ici encore, défen­due par le peuple lui-même comme une vache sacrée, ce qui per­met­tra à nou­veau, encore et tou­jours, aux riches de contrô­ler tota­le­ment les acteurs poli­tiques… et fina­le­ment, rien ne chan­ge­ra fon­da­men­ta­le­ment. RIEN.

Pas un mot n’est dit par ces jeunes gens à pro­pos de la QUALITÉ DU PROCESSUS CONSTITUANT, des pré­cau­tions à prendre pour com­po­ser une Assem­blée consti­tuante DÉSINTÉRESSÉE. Pas un mot.
Les mêmes causes conti­nue­ront donc à pro­duire les mêmes effets.

Ni rire, ni pleu­rer, mais com­prendre, conseillait Spi­no­za, mais là, j’ai quand même un peu envie de pleurer.

On pour­rait rendre lisible (tra­duite et signa­lée) ma pro­po­si­tion qui désigne « le suf­frage uni­ver­sel réduit à la dési­gna­tion de maîtres poli­tiques » comme LE VERROU CAPITALISTIQUE ET ANTI-DÉMOCRATIQUE À FAIRE SAUTER (et qui sug­gère l’al­ter­na­tive, tota­le­ment mécon­nue mais pro­met­teuse, du tirage au sort) à l’at­ten­tion des cou­ra­geux « indi­gnés », espa­gnols et autres. Mais bon, je ne me fais aucune illu­sion. Nous sommes tous vic­times d’une cer­taine vis­co­si­té men­tale, et d’une grande fra­gi­li­té aux bobards. Tout ça fini­ra mal.

Étienne.

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Étienne

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21 Commentaires

  1. Baron d holbach

    inté­res­sant !

    j adore votre commentaire

    « L’ÉLECTION DE MAÎTRES POLITIQUES » nous y sommes ‚les élec­tions ne sont pas for­ce­ment un acte démo­cra­tique . On nous vend des per­son­na­li­té poli­tique comme on nous ven­drait de la les­sive , plus blanc que blanc ‚plus com­pé­tent que compétent …

    Il y a une réfé­rence qui ma tou­jours fait rire , la démo­cra­tie athé­nienne de Per­icles , pon­cif cher a nos media­crates et poli­tiques .…pseu­do démo­cra­tie ou 80% de la popu­la­tion était esclave .…

    La vis­co­si­té intel­lec­tuelle est tout a fait nor­male , pen­dant plu­sieurs décen­nie ‚l école n a plus for­mé des citoyens , seule­ment des gens non ‑culti­vés , pré-consommateur …
    D ailleurs apprend-on encore quelque-chose a l école …je veux dire par là que les bases manque a la grande majo­ri­té des élèves .…

    Réponse
  2. Guillaume

    Ce mani­feste res­semble à un cata­logue de pro­po­si­tions. Com­ment s’ap­pelle leur parti ? 😉

    Ce n’est mal­heu­reu­se­ment pas avec des choix déjà très orien­tés (sic : sans deman­der l’a­vis au peuple !!!) que l’en­semble de la popu­la­tion va se mobiliser.

    Il ne devrait y avoir qu’une seule reven­di­ca­tion comme Étienne la pro­pose : le chan­ge­ment du sys­tème élec­to­ral, pour se don­ner une change d’im­pli­quer le peuple de gauche, le peuple de droite et le reste du peuple.

    Réponse
  3. NingúnOtro

    Tres ins­truc­tif tout cela, Étienne, mais mal­heu­reu­se­ment le mou­ve­ment est bien com­men­cé mais va aujourd’­hui dans le même mur que tous les pré­cé­dents… le manque de neu­tra­li­té OBJECTIVE ET STRUCTURELLE.

    Si la gauche ne renonce jamais à la vic­toire (pir­rhique et donc inutile) et pousse pour desé­qui­li­brer n’im­porte quelle revin­di­ca­cion dans sa faveur… cela ne s’ar­ran­ge­ra pas parce-que per­sonne n’est pret à leur faire cadeau de la vic­toire… de peur d’en subir les lourdes consé­quences (l’a­bus de la loi de Lynch).

    C’est dans l’a­char­ne­ment à vou­loir obte­nir une vic­toire pour elle, la gauche (d’e­lite)… qu’elle nous abonne à tous per­pe­tuel­le­ment a l’im­passe et la nul­li­té de résultats.

    C’est l’hu­ma­nisme, beau­coup plus équi­li­bré, lui, qu’il faut favo­ri­ser. L’in­mense majo­ri­té des humains est rai­son­nable et huma­niste. L’in­mense majo­ri­té (pour ne pas dire toute) la gauche de base est humaniste.

    C’est l’é­lite… de n’im­porte quelle idéo­lo­gie, qui est pri­son­nière d’une logique meur­trière, et c’est en ren­dant public les rouages de celle-ci qu’on pour­ra en fin cas­ser la stra­té­gie « divide et impe­ra » des mino­ri­tés puissantes.

    Les dif­fé­rentes idéo­lo­gies, toutes, pré­tendent amé­lio­rer la vie pour tous… en arri­vant à s’ins­tau­rer glo­ba­le­ment. La dif­fé­rence entre elles n’est que dans la metho­do­lo­gie qu’elles vont appli­quer pour gérer la tran­si­tion… et le pro­blème qu’elles ont toutes en com­mun… c’est que ceux qui sont appoin­tés comme gérants obtiennent des avan­tages (auto-adju­di­quées) dont ils deviennent des jun­kies. Comme ils ne peuvent en jouir que tant qu’ils sont en charge… cela devient dans leur inté­ret de ne jamais faire abou­tir le pro­gramme, moment ou ils per­draient les rai­sons pour main­te­nir leurs privilèges.

    Les élites de gauches sont tout aus­si sen­sibles à cette pro­blé­ma­tique que toutes les autres (Je crois que je vous donne un tuyau pour com­prendre l’at­ti­tude des par­tis socia­listes occidentaux…).

    Sans com­prendre la struc­ture pro­fonde et les rai­sons d’a­gir des élites (mais aus­si les lois des mul­ti­tudes qui font si rédou­table la Loi de Linch)… nous n’ar­ri­ve­rons a for­mu­ler aucune sor­tie valide.

    C’est ce qui ce passe avec tout le mou­ve­ment aujourd’­hui : la mar­mitte est bouillante… mais sans ouver­ture logique connue… elle ne peut qu’ex­plo­ser… sans rien de posi­tif à attendre. Et on recom­mence a construire la sui­vante bulle-mar­mite (Il n’y à pas que des bulles spé­cu­la­tives dans l’économie 😉 ).

    Réponse
  4. NingúnOtro

    @Guillaume

    Le par­ti impossible 😉 .

    Réponse
  5. NingúnOtro

    @Étienne

    Pas d’ac­cés à la page Face­book sans être esclave du ser­vice… donc NON MERCI.

    Réponse
  6. moi même

    L’ABSTENTIONISME EMOTIONNEL TEMPORAIRE :

    Constat du ras le bol général :

    L’am­pleur du mou­ve­ment « Démo­cra­tie réelle main­te­nant » atteste incon­tes­ta­ble­ment, en tout point de la pla­néte, d’un refus caté­go­rique du pou­voir oli­gar­chique et plou­to­cra­tique, don­nant des ordres au tra­vers de reseaux occultes, aux poli­tiques, qu’ils soient d’un bord ou d’un autre.

    Ceux sont d’ailleurs ces mêmes poli­tiques qui pri­va­tisent a tour de bras les sec­teurs béné­fi­ciares du sec­teur public à des mul­ti­na­tio­nales, qui ne paient aucun impot. (l’his­toire récente de l’ar­gen­tine pour­rait éclai­rer le débat …)

    Ces pri­va­ti­sa­tions et le manque de recette fis­cales entraînent par voie de consé­quence une forte aug­men­ta­tion de la dette.

    Ce qui contraint l’É­tat a s’en­det­ter auprès de banques privées…

    Il est tout de même neces­saire de rap­pe­ler que ces mêmes banques pri­vées sont pro­prié­taires des mul­ti­na­tio­nales dans des para­dis fiscaux…

    Ces agis­se­ment ances­traux ont mené les socié­tés occi­den­tales au point où nous en sommes.

    En réac­tion nous nous indi­gnons tous ! sans jamais nous résigner !

    D’au­tant plus qu’il existe d’autres solu­tions éco­no­miques beau­coup plus ren­tables et fer­tiles, tant pour les pays dit « déve­lop­pés » que pour ceux « en voie d’émergence ».

    Ces solu­tions n’ont rien a voir avec des mul­ti­na­tio­nales, elles seraient plu­tot d’ordre internationales.

    Vous pou­vez prendre connais­sance de cet article que jai tra­duit en plu­sieurs langues :

    http://​www​.face​book​.com/​n​o​t​e​.​p​h​p​?​n​o​t​e​_​i​d​=​1​6​7​7​0​9​2​2​9​9​3​4​841

    L’ap­pel tem­po­raire d’abs­ten­tion émo­tio­nelle par « démo­cra­tie réelle maintenant » :

    Ima­gi­nons qu’un mou­ve­ment comme « démo­cra­tie réelle main­te­nant » appelle pro­vi­soi­re­ment a l’abs­ten­tion émo­tion­nelle aux pro­chaines élec­tions, en fixant un objec­tif d’abs­ten­tion supé­rieur à 50 %.

    Pre­miè­re­ment les médias s’en feraient l’écho.

    Deuxiè­me­ment, si les 50 % d’abs­ten­tion sont atteints, le mou­ve­ment « démo­cra­tie réelle main­te­nant » aura acquis un droit légi­time démo­cra­ti­que­ment et inaliénable.

    Il sera simple au len­de­main de l’é­lec­tion d’ap­pel­ler TOUS les abs­ten­tio­nistes à des­cendre dans la rue pour deman­der le pou­voir sans oli­gar­chie, sans plou­to­cra­tie, ni reseaux d’in­fluence occulte, ect…

    Dans la rue, avec une légi­ti­mi­té démo­cra­tique, il sera plus simple de deman­der (aux élec­teurs mino­ri­taires) la démis­sion, l’ex­pul­sion ou la mort civile par l’exil pour leur repré­sen­tant fraî­che­ment élu… avec 25 % des voix !

    AINSI LE MOUV TRANQUILLE AURA L’HORIZON OUVERT, sans bru­ta­li­té de CRS ou les forces armées euro­péennes misent en place avec le trai­té de Lis­bonne .… (volé au peuples !)

    Mer­ci pour vos remarques et vos cri­tiques constructives.

    … / …

    Réponse
  7. Alain Guillou

    Le pire enne­mi « attend », à peine caché dans les cou­lisses de « l’es­poir » : c’est le deses­poir latent !

    Le « sys­tème » (sup­po­sons que nous soyons d’ac­cord pour pen­ser que « les choses » fonc­tionnent comme un sys­tème : peu importe au fond « qui » s’en croit le maître…) fonc­tionne aus­si « bien » sans « nous » qu’a­vec « nous » : « nous » sommes des aspi­rants citoyens d’une citoyen­ne­té jus­qu’i­ci illusoire.

    Il s’est construit au cours de l’His­toire pour per­du­rer de crise en crise, de « révo­lu­tions popu­laires » en coups d’etat…

    Fran­cette Lazard, ex-diri­geante com­mu­niste, avait écrit il y a quelques années « La révo­lu­tion inat­ten­due » …Ce livre est d’une actua­li­té brû­lante. Ce qu’il y a de « posi­tif » dans cette « Europe », c’est peut-être ce qu’y voyaient dès les années 60 les plus vice­lards diri­geants sovié­tiques : « les peuples des nations euro­péennes fini­ront bien par s’in­sur­ger, et alors ce beau fruit sera mûr » !

    Etienne montre com­ment « notre » refus d’une « Consti­tu­tion euro­péenne » en 2005 nous a révé­lé le can­cer de notre propre Constitution.

    J’es­père (encore ? c’est déses­pé­rant !)que la « dyna­mique des indi­gnés » ira jus­qu’à une « dyna­mique de la déso­béis­sance », et j’es­père (encore, déci­dé­ment!) que « la dyna­mique du Front de gauche » ira jus­qu’au « dépas­se­ment » du cli­vage obso­les­cent « droite-gauche »…Non pas pour som­brer dans un popu­lisme men­son­ger, mais pour ouvrir aux citoyens tout le champ qu’ils doivent inves­tir si la logique d’une véri­table « révo­lu­tion citoyenne » existe !

    Déjà « l’é­lar­gis­se­ment du front de gauche » pro­met une syner­gie (pos­sible mais peu pro­bable) entre « dyna­miques par­ti­sanes » et « conver­gences citoyennes » : les adhé­sions non par­ti­sanes au pro­ces­sus com­mencent à se produire…On reven­dique dans « le pro­gramme par­ta­gé » que les ques­tions liti­gieuses soient sou­mises à « débat démo­cra­tique trans­pa­rent » qui invite exper­tises contradictoires…La logique de cette « révo­lu­tion citoyenne encore pos­sible », si l’on garde le sou­ci de lui offrir toutes ses chances, sup­pose que l’i­dée du tirage au sort de la « Consti­tuante » soit invi­tée au débat : c’est le moment d’y aller avec tact, intel­li­gence, sans dog­ma­tisme intem­pes­tif : il reste pos­sible de semer cette idée « révo­lu­tion­naire » dans le champ de la pré­ten­due « révo­lu­tion citoyenne » !

    Réponse
  8. Alain

    Il faut voir la moi­tié pleine du verre, Etienne 🙂

    Les indi­gnés se posent déjà des ques­tions sur les moyens de garan­tir « un sys­tème authen­ti­que­ment repré­sen­ta­tif », c’est un bon début !

    Ils vont faire la liste des cri­tères (sexe, classe sociale, cou­leur de peau, richesse, classe pro­fes­sion­nelle, etc …) et se deman­der s’il existe *une* solution …

    En fait, le plus dur à faire pas­ser est qu’un tiré au sort n’est pas un chef qui décide seul.

    Ne fau­drait-il pas dans ton expo­sé dis­tin­guer l’exé­cu­tif du légis­la­tif, et proposer

    - que l’exé­cu­tif soit élu pour agir dans le cadre d’une orga­ni­sa­tion pyra­mi­dale avec un chef qui décide (notam­ment des affaires courantes),

    - que l’as­sem­blée légis­la­tive tirée au sort se charge col­lec­ti­ve­ment des lois, règle­ments, … et de tout ce qui est lié à l’or­ga­ni­sa­tion de la com­mu­ni­ca­tion, tant interne que externe (notam­ment les règles enca­drant les moyens d’au­to-pro­mo­tion de l’exécutif) ?

    Réponse
  9. Étienne

    Tu as rai­son, Alain : 

    Pour orga­ni­ser et cla­ri­fier nos réflexions, il faut main­te­nant que nous dis­tin­guions clai­re­ment les dif­fé­rents CAS POSSIBLES d’ap­pli­ca­tion du tirage au sort, ain­si que les DOSAGES ET MODALITÉS parais­sant astu­cieux dans cha­cun des cas.

    • L’As­sem­blée Constituante

    • Le Conseil Constitutionnel

    • Au moins une Chambre Législative

    • Au moins une part de l’Exé­cu­tif (ne plus jamais dire « Gou­ver­ne­ment », mot qui porte lui la confu­sion des pouvoirs)

    • Tous les organes de contrôle (y com­pris les contrô­leurs des contrôleurs)

    • Toutes les direc­tions (et les prin­ci­paux acteurs ?) des ser­vices publics, notam­ment d’é­du­ca­tion, d’in­for­ma­tion, de consul­ta­tion (son­dages, sta­tis­tiques, réfé­ren­dums…), de jus­tice, de police, de créa­tion moné­taire et d’énergie.

    • Autres ?

    Étienne.

    Réponse
  10. Camille Desmoulins

    « là, j’ai quand-même envie de pleu­rer (…) tout ça fini­ra mal »

    Étienne, tout ça peut bien finir si nous fai­sons ce qu’il faut pour répandre votre idée de tirage au sort d’une assem­blée consti­tuante ! Depuis que j’ai décou­vert votre blog, début mai, je fais sou­vent réfé­rence à vous dans mes com­men­taires sur Face­book. Mais ça ne suf­fi­ra pas (même si nous sommes nom­breux à le faire). Ce qui manque, à mon avis, c’est une ORGANISATION. Pas un par­ti poli­tique, il y en a déjà assez, et puis ils ont voca­tion à pré­sen­ter des can­di­dats devant les élec­teurs, et ce n’est pas ce que nous vou­lons. Une ORGANISATION CITOYENNE. Elle devra cou­vrir la tota­li­té du ter­ri­toire natio­nal avec une antenne dans chaque dépar­te­ment. Elle devra être visible des média tra­di­tion­nels, et pour cela créer des évè­ne­ments. Elle devra évi­dem­ment pro­mou­voir une réflexion de fond sur les moyens d’établir une démo­cra­tie authen­tique dans notre pays (votre blog nous en four­nit la matière), et lorsque nous la réa­li­se­rons, nous serons un modèle pour toute l’Europe, comme en 1789 ! Les temps sont mûrs : voyez le prin­temps arabe, les évè­ne­ments en Grèce, en Islande, la révo­lu­tion espa­gnole… La France sera tou­chée à son tour, ça bour­geonne déjà ! Mais je crois qu’il y a chez nous un « retar­da­teur de révo­lu­tion » (en plus de la pro­pen­sion natu­relle de nos conci­toyens à l’individualisme) : la pré­si­den­tielle de 2012… Beau­coup s’imaginent qu’après avoir viré Sar­ko­zy et sa clique, tout ira mieux. C’est faux, évi­dem­ment. La grande dés­illu­sion frap­pe­ra en mai-juin 2012, et alors il fau­dra être prêts ! Étienne, CRÉEZ cette orga­ni­sa­tion ! Je veux bien être votre relais dans le Haut-Rhin, et par­mi vos 690 amis sur Face­book (un chiffre en expan­sion constante), il s’en trou­ve­ra pour prendre en charge d’autres dépar­te­ments ! Je crois que Face­book sera l’instrument de la pro­chaine révo­lu­tion, je crois que le tirage au sort est le point de bas­cu­le­ment de notre pseu­do-démo­cra­tie repré­sen­ta­tive vers le vrai gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple, et je crois en vous.
    Don­nez-nous le signal, et nous serons nom­breux à nous mobi­li­ser pour pro­mou­voir vos idées, dans le cadre d’une STRUCTURE qui accé­lè­re­ra leur « pro­pa­ga­tion virale »…

    Réponse
  11. NingúnOtro

    Camille,

    Il faut res­pec­ter les besoins struc­tu­rels de la situa­tion présente.

    Il faut une orga­ni­sa­tion struc­tu­rée, bien sur, pour que les gens puissent s’or­ga­ni­ser. Il faut l’or­ga­ni­ser avec des règles de fonc­tion­ne­ment démo­cra­tiques, beau­coup de pos­si­bi­li­tés de par­ti­ci­pa­tion à tous les niveaux et une bonne dose de rota­tion à court terme pour les postes à res­pon­sa­bi­li­té / remu­né­ra­tion, basée sur le tirage au sort entre can­di­dats méri­toires ou entre tous.

    Seule­ment, on n’ar­ra­che­ra pas le pou­voir poli­tique à ceux qui le détiennent sans pré­sen­ter des can­di­dats pour leur dis­pu­ter les sièges à dis­tri­buer dans toutes lesz élec­tions ou ceux-ci se redis­tri­buent entre ceux qui participent.

    Ce sont les règles exis­tantes et tant qu’on ne fait pas une révo­lu­tion armée qui fasse tabu­la rasa la seule option est de faire élire des repré­sen­tants en nombre suf­fi­sant pour qu’ils puissent exi­ger et obte­nir par le vote « démo­cra­tique » le chan­ge­ment des lois qui fixent ces règles.

    Tout comme il nous faut oublier l’aide des poli­ti­chiens déjà pri­son­niers des logiques de l’argent dans leurs par­tis actuels déjà trop endet­tés envers le capi­tal (même ceux de gauche), et en fon­der un nou­veau libre de chaines accu­mu­lés dans le pas­sé récent… il faut oublier l’aide des médias déjà exis­tants qui souffrent de la même mala­die, et en fon­der des nou­veaux libre de chaines accumulés.

    Puis, il faut reé­crire l’his­toire pour sim­pli­fier la com­pren­sion de la situa­tion poli­tique, et expli­quer par quelles voies et faux choix ration­nels on est arri­vé dans le mer­dier ou on est, et plus impor­tant… après la com­pren­sion… la voie claire, hon­nête et fai­sible pour sor­tir de cette impasse.

    C’est le pro­gramme de cette voie qu’il faut pré­sen­ter comme pro­gramme élec­to­ral, pour se faire élire et pou­voir l’appliquer.

    Il fau­dra que les gens ne veuillent pas seule­ment un chan­ge­ment, mais qu’ils soient prèts à faire des efforts réels pour l’a­voir… pour que cette cam­pagne élec­to­rales puisse se faire sans emprun­ter des moyens aux puis­sances d’argent qui démandent la défense de leurs inté­rêts comme contre­par­tie (ce qui ce passe aujourd’­hui avec tous les autres par­tis exis­tants qui vfeulent avoir des possibilités).

    Puis, cela fait un bout de temps que ce chan­ge­ment est du dans toutes les nations, pas seule­ment la France… c’est pour cela que les places se rem­plissent par­tout… même s’ils reclament le chan­ge­ment sans connaître la for­mule qu’il faut pour y par­ve­nir, sauf qu’elle ne vien­dra pas des par­tis cor­po­ra­tifs déjà éta­blis dans le sys­tème, et qu’ils n’ont aucune faveur à espé­rer des médias cor­po­ra­tifs existants.

    Toutes ces struc­tures poli­tiques et média­tiques sont à reba­tir avec des nou­velles for­mules, en lais­sant se pour­rir dans l’a­ban­don celles qui existent.

    Réponse
  12. Alain Guillou

    Ningù­nO­tro : « Il fau­dra que les gens ne veuillent pas seule­ment un chan­ge­ment, mais qu’ils soient prèts à faire des efforts réels pour l’a­voir… pour que cette cam­pagne élec­to­rales puisse se faire sans emprun­ter des moyens aux puis­sances d’argent qui démandent la défense de leurs inté­rêts comme contrepartie »

    Voi­là un « Mani­feste » qui me convient comme me convient le « Mani­feste du Par­ti Communiste » !

    Comme quoi, tout peut être lu dif­fé­rem­ment selon la classe sociale à laquelle on appar­tient, qu’on s’en rende compte ou que l’on refuse d’en prendre conscience, la conscience de ce qu’est exac­te­ment notre rap­port « aux puis­sances d’argent » :
    « Sala­rié », esclave, indé­pen­dant, ren­tier ou « tra­der »…sans oublier « action­naire domi­nant » : celui qui a le vrai pou­voir aujourd’hui.
    Je pense que l’i­dée selon laquelle « tous les hommes sont égaux en droit » s’est dis­si­pée dans la nuit et le brouillard. Or, quand une idée s’empare des masses elle devient une force. C’est la réani­ma­tion de cette « force » que sont entrain de faire les « indi­gna­dos », non ?

    Réponse
  13. Alain Guillou

    Je cite ici un extrait de l’ap­pel que nous lance MIKIS THEODORAKIS, dont le texte est dis­po­nible sur le blog de JL MELENCHON :

    «(…) Il n’y pas d’autre solu­tion que de rem­pla­cer l’actuel modèle éco­no­mique euro­péen, conçu pour géné­rer des dettes, et reve­nir à une poli­tique de sti­mu­la­tion de la demande et du déve­lop­pe­ment, à un pro­tec­tion­nisme doté d’un contrôle dras­tique de la Finance. Si les États ne s’imposent pas sur les mar­chés, ces der­niers les englou­ti­ront, en même temps que la démo­cra­tie et tous les acquis de la civi­li­sa­tion euro­péenne. La démo­cra­tie est née à Athènes quand Solon a annu­lé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas auto­ri­ser aujourd’hui les banques à détruire la démo­cra­tie euro­péenne, à extor­quer les sommes gigan­tesques qu’elles ont elle-même géné­rées sous forme de dettes. Com­ment peut-on pro­po­ser un ancien col­la­bo­ra­teur de la Gold­man Sachs pour diri­ger la Banque cen­trale euro­péenne ? De quelle sorte de gou­ver­ne­ments, de quelle sorte de poli­ti­ciens dis­po­sons-nous en Europe ? »

    « Nous ne vous deman­dons pas de sou­te­nir notre com­bat par soli­da­ri­té, ni parce que notre ter­ri­toire a été le ber­ceau de Pla­ton et Aris­tote, Péri­clès et Pro­ta­go­ras, des concepts de démo­cra­tie, de liber­té et d’Europe. Nous ne vous deman­dons pas un trai­te­ment de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catas­trophes euro­péennes aux années 1940 et nous avons lut­té de façon exem­plaire pour que le fas­cisme ne s’installe pas sur le continent.

    « Nous vous deman­dons de le faire dans votre propre inté­rêt. Si vous auto­ri­sez aujourd’hui le sacri­fice des socié­tés grecque, irlan­daise, por­tu­gaise et espa­gnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bien­tôt votre tour. Vous ne pros­pé­re­rez pas au milieu des ruines des socié­tés euro­péennes. Nous avons tar­dé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtis­sons ensemble une Europe nou­velle ; une Europe démo­cra­tique, pros­père, paci­fique, digne de son his­toire, de ses luttes et de son esprit. Résis­tez au tota­li­ta­risme des mar­chés qui menace de déman­te­ler l’Europe en la trans­for­mant en tiers-monde, qui monte les peuples euro­péens les uns contre les autres, qui détruit notre conti­nent en sus­ci­tant le retour du fas­cisme. » Le Comi­té Consul­ta­tif du Mou­ve­ment de Citoyens Indé­pen­dants. « L’Etincel » Créé à l’initiative de Mikis Theo­do­ra­kis. Athènes, 26 Mai 2011.

    La ques­tion qui se pose est « com­plexe » pour « nous », car « nous » avons besoin de la soli­da­ri­té entre les peuples euro­péens, de « l’in­di­gna­tion » indi­vi­duelle, et d’une « nou­velle forme introu­vable » d’or­ga­ni­sa­tion citoyenne de « notre déso­beis­sance » : le « bor­del » est un risque fort grand , dont les « domi­nants » attendent leur salut en tant que tenants de « l’ordre ancien » : ils attendent le retour des « mou­tons noirs » au bercail…Sauf, jus­te­ment, si « nous » trou­vons la forme d’or­ga­ni­sa­tion « inat­ten­due » de cette « révo­lu­tion inat­ten­due » : c’est pour­quoi par­tout sur les blogs où « l’on réflé­chit », je recom­mande le détour ici « chez Chouard », qui agace, mais qui porte (peut-être) une recette dont « les indi­gnés » peuvent s’emparer… Comme on l’a obser­vé tant au magreb qu’en Espagne, la non-vio­lence et l’in­ci­ta­tion à « s’ai­mer les uns les autres » sont le ter­reau favo­rable à l’é­mer­gence d’une « orga­ni­sa­tion plus intel­li­gente », tenant les « par­tis  » par leur bout « utile et neces­saire », assez « à dis­tance » pour ne pas être « tenus par ce que l’on tient »…Le front de gauche, s’il se trans­forme comme le sou­haite la F.A.S.E. pour deve­nir cette large « orga­ni­sa­tion hybride » du ras­sem­ble­ment néces­saire, en France, ce pour­rait être un modèle de « méta­mor­phose » pour « une autre Monde ». (ref.Edgar Morin dans « ma gauche »).

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  14. Colas

    Pour moi, il me parait clair que cette idée de tirage au sort est lan­cée de façon trop rapide, comme un « Et si on essayait de bri­co­ler un truc avec un tirage au sort ? ».

    Le poten­tiel est par contre assez bien expli­qué pour qui prend le temps de lire les docu­ments de ce blog.

    Mais il fau­drait pro­po­ser une struc­ture com­plète même si elle n’est là qu’a titre d’exemple, pour illus­trer com­ment par exemple le défaut de com­pé­tence est sur­mon­table (s’il l’est), pour illus­trer le rôle pré­cis de ce tirage au sort et là où il intervient.
    Autre­ment, com­ment se faire une idée de la fai­sa­bi­li­té de la chose ? C’est impos­sible, cela dépend bien trop de l’or­ga­ni­sa­tion glo­bale rete­nue, et sans illus­tra­tion, seule une per­sonne prêt à inves­tir per­son­nel­le­ment du temps pour éva­luer le poten­tiel du tirage au sort peut se ral­lier à cette idée.

    Pour­quoi pas par exemple, se baser sur la struc­ture de la répu­blique fran­çaise actuelle, et voir com­ment elle pour­rait être réfor­mée de façon à béné­fi­cier des qua­li­tés du tirage au sort ? Bon peut être que cela demande un chan­ge­ment trop pro­fond pour pou­voir être illus­trée à par­tir du sys­tème actuel.

    C’est au moins le bou­lot d’un cher­cheur que d’é­tu­dier com­ment peut être uti­li­sée au mieux ce méca­nisme, pas évident. Ca pour­rait être une thèse inté­res­sante, n’y en a‑t-il jamais eu ?

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  15. NingúnOtro

    ‘Voi­là un « Mani­feste » qui me convient comme me convient le « Mani­feste du Par­ti Communiste » !’

    Alain Alain ! Ne me faites pas ces blagues 😉

    Car moi je trouve qu’un des grands pro­blèmes de nos jours est le « Mani­feste du Par­ti Communiste ».

    Ce n’est pas la faute des pro­lé­taires, mais le com­mu­nisme fut conçu par le bour­geois Karl Marx pour faire de dra­peau rouge pour ceux-ci, de façon à ce qu’ils ren­versent le tout-puis­sant Tzar des Rus­sies Nico­las II. Pour cela, vu l’a­nal­pha­bé­tisme ram­pant, il usa trop de sim­pli­fi­ca­tions qui passent fac­ture. Une d’elles est la défi­ni­tion de classe sociale des pro­lé­taires par néga­tion et basé sur des symp­tômes mal cor­ré­la­tion­nés plu­tôt que les causes réelles.

    Le bor­del des gauches d’au­jourd’­hui vient de l’in­flexi­bi­li­té et donc la non-adap­ta­bi­li­té de ces défi­ni­tions à la situa­tion actuelle.

    La gauche fait de l’obs­truc­tion en se pré­sen­tant comme un dino­saure dog­ma­tique qui ne sait plus com­ment évo­lu­tion­ner mais ne laisse pas d’és­pace pour une alter­na­tive utile (l’hu­ma­nisme géné­ra­liste ou elle trou­ve­rait sa place à coté de libé­raux et anart­chistes modé­rés si elle rénon­çait à quelques dogmes périmés).

    Une gauche qui n’a d’autre argu­ment que de pas­ser les « puis­sants » par la guillo­tine… est en grande par­tie res­pon­sable du fait que ceux-ci n’aient autre alter­na­tive que de choi­sir une stra­té­gie de défense à outrance, cout que cout (et bien sur, merde aux pauvres qui font leur troupes de choc 😉 ).

    Je ne dis pas que la solu­tion soit simple… mais vous avez en grande mesure la situa­tion que vous ne savez pas com­ment évi­ter, par votre propre aveuglement.

    Réponse
  16. gilles

    Une affir­ma­tion de NingùnOtro :
    Ce n’est pas la faute des pro­lé­taires, mais le com­mu­nisme fut conçu par le bour­geois Karl Marx pour faire de dra­peau rouge pour ceux-ci, de façon à ce qu’ils ren­versent le tout-puis­sant Tzar des Rus­sies Nico­las II.

    Exa­mi­nons les faits :

    Karl Hein­rich Marx est mort le 14 mars 1883 à Londres et Nico­las II est deve­nu tsar de toutes les Rus­sies qu’à par­tir de 1894, à par­tir de là on voit mal com­ment un Karl Marx décé­dé en 1883 aurait pu agir pour ren­ver­ser un tsar qui n’ar­rive au pou­voir qu’en 1894 !

    Ningù­nO­tro peut-être est-tu influen­cé par un milieu cha­leu­reux d’a­mis sym­pa­thiques qui avancent ce genre d’ar­gu­ment, ce qui, je le com­prends bien, ne t’a pas enga­gé jus­qu’à main­te­nant à véri­fier l’au­then­ti­ci­té de telles affir­ma­tions, mais main­te­nant soit sur tes gardes afin de bien véri­fier tes affir­ma­tions pour une com­mu­ni­ca­tion aisée ici sur des bases solides.

    Marx a décrit le capi­ta­lisme de son époque et voyant com­ment les idéo­logues et les tri­buns de la plèbe défor­maient et sim­pli­fiaient outra­geu­se­ment ses ana­lyses en se décla­rant « mar­xistes », il a décla­ré : « Je ne suis pas marxiste ! »

    Quand nous voyons tous les crimes qui ont été com­mis au nom de Marx, nous pour­rions juger qu’il a eu rai­son de désa­vouer par avance ceux qui se récla­me­raient de ses analyses.

    Marx est d’au­tant plus indis­cu­table quand il décrit les faits comme dans « Le Coup d’É­tat du 18 bru­maire »et net­te­ment plus dis­cu­table quand il se lance dans des pro­phé­ties d’al­lures mes­sia­niques et une ana­lyse pas assez détaillée des dif­fé­rentes classes sociales comme dans le Mani­feste du Par­ti Communiste.

    Eh, bien non L’in­ter­na­tio­nale ne sera pas le genre humain, puisque l’as­so­cia­tion Inter­na­tio­nale des tra­vailleurs a été dis­soute, qu’il est vrai­sem­blable qu’il exis­te­ra tou­jours des indé­pen­dants comme des méde­cins, des avo­cats … qui ne seront pas des tra­vailleurs, que les peuples auto­chones, si on leur deman­daient leur avis, ne dési­rent pas vrai­ment deve­nir des nations de travailleurs …

    Eh, bien oui, l’é­man­ci­pa­tion des tra­vailleurs sera l’oeuvre des tra­vailleurs eux-mêmes, de qui d’autre sinon ?

    À la lumière de l’his­toire qui est pas­sée main­te­nant, post-mar­xistes, néo-mar­xistes et post-anar­chistes, néo-anar­chistes et nous pou­vons écou­ter ensemble « La Makh­novst­chi­na » pour réconcilier

    Bien que ces sujets soient inté­res­sants, il ne me semble pas que l’ur­gence de l’heure soit à dis­cu­ter de la cor­res­pon­dance échan­gée entre Karl Marx et Frie­drich Engels, de Makh­no, des marins de Crons­dadt en 1921, du tour­nant de la NEP ou des cri­tiques de Rosa Luxem­bourg for­mu­lées à Lénine mais plu­tôt de nous unir pour lut­ter contre la contre-révo­lu­tion conser­va­trice de 1957, ini­tiée par les amé­ri­cains et nom­mée par anti-phrase « construc­tion » euro­péenne alors qu’elle est des­truc­trice de la sépa­ra­tion des pou­voirs, des acquis sociaux, des ser­vices publics, de toute idée de coopé­ra­tion, de non-pro­fit et de plein-emploi… … …

    La résis­tance aux abus de pou­voirs par la Consti­tu­tion : pro­té­ger le plus grand nombre des abus de pou­voirs en affai­blis­sant et sépa­rant les pou­voirs. Dans la Consti­tu­tion euro­péenne, il n’y a pas de sépa­ra­tion des pou­voirs, ce qui entraîne qu’il n’y a aucun moyen de résis­ter aux abus de pou­voirs, la « Construc­tion » euro­péenne et sa Consti­tu­tion est un piège poli­tique ten­du aux citoyens pour impo­ser le néo-libé­ra­lisme. Il n’y a pas d’ar­gu­ment pour vali­der le choix de res­ter dans les ins­ti­tu­tions européennes.

    Réponse
  17. NingúnOtro

    Gilles, à ce qu’il parait, la défi­ni­tion de la classe sociale « Pro­lé­ta­riat » est bien due a Karl Marx.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Prolétariat

    http://​www​.tou​pie​.org/​D​i​c​t​i​o​n​n​a​i​r​e​/​P​r​o​l​e​t​a​r​i​a​t​.​htm

    Classe sociale :
    http://​www​.tou​pie​.org/​D​i​c​t​i​o​n​n​a​i​r​e​/​C​l​a​s​s​e​_​s​o​c​i​a​l​e​.​htm
    « Karl Marx (1818−1883) défi­nit les classes sociales par rap­port à leur posi­tion et à leur rôle dans le pro­ces­sus de fabrication. »

    Comme tu rap­pelles si bien, Karl Marx et ses idées sur les classes sociales exis­taient AVANT les effets qui lui peuvent être attri­buées, ce n’est pas parce-que quel­qu’un décède avant que la mise en pra­tique de ces idées soit incon­tro­ver­si­ble­ment visible que ce ne sont pas ces idées qui sont mises à l’œuvre, que ce soit pour pour­suivre ces buts à lui… ou n’im­porte quels autres aux­quels elles peuvent rendre service.

    Je ne suis influen­cé par aucun milieu cha­leu­reux… je ne ren­contre que de la misère intel­lec­tuelle et de la super­fi­cia­li­té par­tout. Trop sou­vent on n’a que des pseu­do-conne­ries à m’op­po­ser, comme pré­tendre que l’in­fluence des idées de quel­qu’un s’arrêtent avec sa mort, ou que je dois faire atten­tion à l’exac­ti­tude des numé­ros romains des puis­sants ;). Si tu avais au moins pré­ten­du que Marx et ses idées étaient ulté­rieures… tu aurais plus qu’une vic­toire pyr­rhique sur un détail nul à m’op­po­ser. Tu as quelque chose de plus solide comme base pour essayer de me dis­cré­di­ter sur ces faits ? Sauf dire d’emblée et sans argu­ments que Marx est indis­cu­table sur quoi-que-ce-soit, bien sur.

    Sa défi­ni­tion de classe sociale pro­lé­taire, en ras­sem­blant d’emblée TOUS CEUX qui n’é­taient pas pro­prié­taires (de moyens de pro­duc­tion)… est très utile révo­lu­tion­nai­re­ment… mais fausse. Même s’ils sont condi­tion­nés par leur entou­rage… l’ap­par­te­nance à une classe d’hu­main est un choix pro­pul­sé par des pen­sées logiques et éthiques que cha­cun prend indi­vi­duel­le­ment (le fait de faire un choix entre des alter­na­tives orga­ni­sa­tion­nelles pos­sibles dans le but pour­sui­vi de se garan­tir le mieux la sur­vie… voi­là la cause des com­por­te­ments ulté­rieurs de cha­cun… et le contrôle visible de chaque fois plus de moyens de pro­duc­tion n’est que symp­tôme qui tra­hit le choix des plus avan­ta­gées entre ceux qui ont choi­si la stra­té­gie indi­vi­duelle plu­tôt que la collective).

    Beau­coup trop d’entre ceux qui choi­sissent la stra­té­gie indi­vi­duelle sont comp­tés entre les col­lec­ti­vistes seule­ment parce qu’ils n’ont pas eu l’op­por­tu­ni­té de se consti­tuer un contrôle de moyens qui fasse de symp­tôme, et beau­coup d’entre ceux qui choi­sissent la stra­té­gie col­lec­tive sont stig­ma­ti­sés parce qu’ils ont eu le mal­heur de naitre dans des entou­rages ou la pos­ses­sion de moyens était déjà pré­sente, ou qu’ils furent assez intel­li­gents pour com­prendre que dans cette confron­ta­tion entre indi­vi­dua­listes et col­lec­ti­vistes il faut aus­si essayer de contrô­ler les moyens (de pro­duc­tion), par la pos­ses­sion s’il le faut, si on veut pou­voir les mettre au ser­vice de la collectivité.

    Être tra­vailleur ne pré­sup­pose pas d’emblée le choix pour la stra­té­gie col­lec­tive… l’é­man­ci­pa­tion se fera sur le champs des idées ou ne se fera pas… le choix de stra­té­gie de sur­vie n’est influen­cé que par des pen­sées, lourdes de logiques et éthiques, ou par des ins­tincts ani­maux si celles-ci ne sont pas pré­sentes ou ne se déve­loppent pas, que ce soit par paresse intel­lec­tuelle ou par la pres­sion d’une défi­ciente condi­tion matérielle.

    L’é­man­ci­pa­tion de n’im­porte quel être humain… sera l’œuvre de sa pen­sée… si tôt il sera capable d’en­tendre l’en­tou­rage dans lequel il vit (un peu plus loin que la lon­gueur de son nez, évi­dem­ment)… et en tirer les conclu­sions adé­quates pour orga­ni­ser sa sur­vie dans la durée. Les options indi­vi­dua­listes étant beau­coup plus deman­dantes en res­sources que les options col­lec­tives… sur un monde qu’on sait main­te­nant fini et limi­té en res­sources, il serait temps de cor­ri­ger la folie induite des rouges pour pou­voir stop­per aus­si les folles mesures anti-rouges des bleus. C’est depuis qu’on mélange tout qu’on vit dans le brun merdique 😉 .

    Parce-que c’est entre les deux, res­pon­sables soli­dai­re­ment, que vous nous main­te­nez dans le pré­sent bordel.

    Sin­cères salu­ta­tions d’un intel­lo anar indé­pen­dant (même de mon ombre 😉 ).

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  18. Alain Guillou

    Oui, faut pas mélan­ger tout…Il faut pen­ser et non classer…il aurait aus­si fal­lu lire, c’est-à-dire « relire en repen­sant aujourd’­hui »…C’est ce que fai­sait Marx en disant ce qu’il « pen­sait » comme une théo­rie recon­nue for­cé­ment « fal­si­fiable » dans la com­plexi­té dia­lec­tique de l’his­toire inache­vée : « je ne suis pas mar­xiste, je suis cher­cheur, et c’est l’a­na­lyse des méca­nismes fon­da­men­taux du capi­tal qui me conduit à pré­dire l’en­chaî­ne­ment de ses crises sys­té­miques, mais je ne suis par un pro­phète ni un devin »… : c’est bien ce mes­sage que « re-décryptent » les cher­cheurs « mar­xistes » d’au­jourd’­hui, qui pro­li­fèrent, car la matière étu­diée n’est pas « morte » : il ne peut y avoir de « vrai mar­xiste »…par contre , pré­tendre résu­mer cette « pen­sée de la com­plexi­té d’un sys­tème en mou­ve­ment » à tra­vers les « défi­ni­tions mar­xistes de wiki­pé­dia », en effet, ça peut clore la « réflexion » ! On peut se croire d’ac­cord en pre­nant des rac­cour­cis, mais on peut se croire « oppo­sés » en pre­nant les mêmes rac­cour­cis : ne pas prendre l’Autre pour un lobo­to­mi­sé, voi­la peut-être une règle de départ, non ? Le rac­cour­ci que je pre­nais en évo­quant le « Mani­feste… », c’é­tait jus­te­ment pour dire que je n’y tenais pas plus qu’à la bonne réso­lu­tion pré­co­ni­sée par notre ami Ningù­nO­tro…« il faut que les gens soient déci­dés à… » etc…

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  19. pierro78
  20. hug'z

    Bon­jour ! Est-il pos­sible d’a­voir un lien menant au texte ori­gi­nal, en espa­gnol ou cata­la ? Svp :] J’ai­me­rais le par­ta­ger sur ma page Fb. Merci

    Réponse

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