La révoltante histoire de la « Réserve fédérale » américaine, hold-up planétaire sur la création monétaire

4/02/2011 | 36 commentaires

Chers amis,

Je suis en train de dévo­rer deux livres impor­tants — enfin tra­duits en fran­çais — que je vous conseille de décou­vrir urgemment.

Il s’a­git de l’his­toire éton­nante —et éclai­rante— de la pré­ten­due « Réserve fédé­rale amé­ri­caine » (qui n’est ni réserve, ni fédé­rale, ni même amé­ri­caine peut-être…), his­toire minu­tieu­se­ment et patiem­ment recons­ti­tuée par deux cher­cheurs Amé­ri­cains, qui ont consa­cré toute leur vie à recons­ti­tuer ce puzzle compliqué.

His­toire éclai­rante parce que, mani­fes­te­ment, toutes les banques cen­trales du monde —y com­pris la BCE— se sont ins­pi­rées de ce modèle maf­fieux qui vole la créa­tion moné­taire aux puis­sances publiques, finance toutes les guerres et les arse­naux, et assu­jet­tit les peuples par la dette.

Je ne sais pas s’il est encore pos­sible de venir à bout de ce monstre, mais si tout cela est vrai, il est urgent de lui résis­ter. Il importe sur­tout d’en­tre­te­nir LA MÉMOIRE DES LUTTES.

• « Le com­plot de la Réserve Fédé­rale », d’An­to­ny Sut­ton (tra­duit en 2009), est un petit livre qui se lit en une jour­née parce qu’il s’en tient au com­plot des ban­quiers contre le peuple amé­ri­cain, entre 1907 et 1913 : c’est court, c’est dense, c’est clair, c’est révoltant.

• « Les secrets de la Réserve Fédé­rale. La Lon­don connec­tion », d’Eus­tace Mul­lins (tra­duit en sept. 2010), est un plus gros livre, très bien écrit, très docu­men­té, retra­çant une période plus longue : après avoir, lui aus­si, décrit minu­tieu­se­ment le com­plot scan­da­leux de l’île Jekyll (1910) et des trois années sui­vantes de lob­bying cra­pu­leux, il montre sur­tout le rôle déci­sif de cette maf­fia ban­caire dans toutes les grandes guerres du XXe siècle : c’est ter­rible, on dirait qu’ils financent (et cor­rompent) tous les camps !

Le tra­vail de Mul­lins recoupe en de nom­breux points celui d’An­nie Lacroix-Riz, elle aus­si calom­niée par les chiens de garde, bien entendu.

Avant-pro­pos du tra­duc­teur (du livre de Mullins) :

Alors que j’ef­fec­tuais des recherches pour la rédac­tion d’un article sur le Groupe de Bil­der­berg, je me suis rap­pe­lé que dans les oubliettes de mon caphar­naüm infor­ma­ti­sé, traî­nait quelque part une copie de « The Secrets of the Fede­ral Reserve ». Je l’a­vais déjà par­cou­rue en dia­go­nale et je savais que j’y trou­ve­rai des infor­ma­tions sur les deux per­son­nages amé­ri­cains qui avaient créé en 1952 la branche amé­ri­caine du Bil­der­berg, David Rocke­fel­ler Jr. et Ave­rell Harriman.

Rocke­fel­ler appa­rais­sait au centre de toutes les entre­prises de contrôle pla­né­taire, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions (le CFR), Com­mis­sion Tri­la­té­rale (qu’il créa en 1973), Uni­ver­si­té de Chi­ca­go (créée par son grand-père)… et, à pré­sent, le Bil­der­berg. Ave­rell Har­ri­man, de la banque Brown Bro­thers, Har­ri­man, avait quant à lui finan­cé une par­tie de la machine de guerre nazie et échap­pé en 1942 à des pour­suites pour intel­li­gence avec l’en­ne­mi, pour deve­nir dès 1945, à la mort de Frank­lin Roo­se­velt, l’am­bas­sa­deur des États-Unis auprès de la Grande-Bretagne.*

Je repris donc la lec­ture des « Secrets de la Réserve Fédé­rale » et la nature des choses m’a com­man­dé d’en faire la tra­duc­tion. Au fur et à mesure que je pro­gres­sais dans mon ouvrage, je décou­vrais des secrets plus explo­sifs les uns que les autres et, tel un cybe­rin­secte inter­ne­ti­vore, je véri­fiais les sources d’Eus­tace Mul­lins en dévo­rant la toile, tout en étof­fant son étude pour mes besoins personnels.

Depuis que j’a­vais lan­cé mon modeste site de géo­po­li­tique, « Ques­tions Cri­tiques », j’é­tais tou­jours à la recherche dans la presse et la lit­té­ra­ture anglo­phones de clés de com­pré­hen­sion que je pou­vais mettre en ligne en fran­çais sur mon blog. Là, j’é­tais ser­vi ! Les pièces de ce gigan­tesque puzzle com­men­çaient à s’a­jus­ter et je pou­vais enfin éta­blir le lien entre cer­tains aspects obs­curs de l’His­toire et la manière dont fonc­tionne le monde aujourd’­hui. J’a­vais sous les yeux la preuve que le sort des peuples se décide en coulisses.

Dans les Secrets de la Réserve Fédé­rale, Eus­tace Mul­lins nous offre une lec­ture pas­sion­nante de cette page d’His­toire qui s’est écrite entre le cré­pus­cule du 19ème siècle et la veille de la Seconde Guerre Mon­diale. Il nous apporte un éclai­rage sai­sis­sant sur les puis­sants qui se cachent der­rière le « Novus Ordo Sae­cu­lo­rum », le nou­vel ordre du monde, et com­ment ils ont construit la Mon­dia­li­sa­tion, telle que nous la connais­sons aujourd’hui.

Bous­cu­lant les thèses pro­pa­gan­distes du « poli­ti­que­ment cor­rect », l’au­teur plonge au cœur de cette vaste entre­prise poli­ti­co-éco­no­mi­co-média­tique et nous livre les secrets qu’il a décou­verts au cours de plus de trente années de recherches. D’a­bord, l’ex­pé­di­tion secrète de Jekyll Island où a été for­gé le pro­jet d’une banque cen­trale amé­ri­caine, qui devien­dra ce qu’on appelle aujourd’­hui fami­liè­re­ment « la Fed ». Ensuite, une étude minu­tieuse des per­son­nages cen­traux de la conspi­ra­tion de la réserve fédé­rale, avec son lot de tra­hi­sons, de com­plots, d’al­liances, de mariages et de for­tunes colos­sales accu­mu­lées. Enfin, les liens secrets qui unis­saient entre eux les grands ban­quiers de l’é­poque, qui contrô­laient non seule­ment les richesses de la pla­nète mais aus­si la déci­sion poli­tique. On apprend com­ment s’é­lisent les pré­si­dents des États-Unis et com­ment la stra­té­gie finan­cière de haute-vol­tige per­met de mani­pu­ler les peuples. Il est impos­sible de sor­tir intact d’une telle œuvre majeure, tant ce que nous croyions savoir de l’his­toire contem­po­raine y est magis­tra­le­ment remis en cause. Ce livre offre une telle révi­sion de l’his­toire contem­po­raine, que celui qui cherche à appré­hen­der le monde avec dis­cer­ne­ment y trou­ve­ra non seule­ment de quoi nour­rir sa curio­si­té et com­bler un grand nombre de lacunes, mais il en sor­ti­ra bouleversé.

Les quatre pre­miers cha­pitres exposent avec minu­tie la façon dont les ban­quiers et leurs com­plices au Congrès des États-Unis mirent en œuvre la conspi­ra­tion qui condui­sit à la créa­tion de la Réserve Fédé­rale des États-Unis. Cette par­tie de l’ou­vrage pour­ra sem­bler aride à beau­coup de lec­teur, mais elle est essen­tielle pour com­prendre l’é­tat d’es­prit qui ani­mait ces per­son­nages, par­fois hauts en cou­leur, qui ont cher­ché à cap­ter toutes les richesses du monde. Mais cette conspi­ra­tion n’au­rait jamais pu voir le jour si une autre conspi­ra­tion plus vaste, à l’o­ri­gine de la finance moderne qui plonge aujourd’­hui le monde dans un marasme éco­no­mique et finan­cier com­pa­rable en dimen­sion à la crise des années trente, n’a­vait existé.

Les cha­pitres cinq, six et sept démêlent l’é­che­veau de cette gigan­tesque cabale et nous conduisent dans les grandes capi­tales euro­péennes de la finance, d’a­bord à Londres et à Paris, puis à Ber­lin, depuis les guerres napo­léo­niennes jus­qu’à l’ac­ces­sion au pou­voir d’A­dolf Hit­ler en Allemagne.

Le reste de l’ou­vrage est consa­cré au décryp­tage des évé­ne­ments qui ont mar­qué la pre­mière moi­tié du 20ème siècle, jus­qu’à la Deuxième Guerre Mon­diale, et le rôle qu’y ont joué les grands finan­ciers inter­na­tio­naux : la Pre­mière Guerre Mon­diale, la grande crise agri­cole de 1920 aux États-Unis et la Grande Dépres­sion de 1929.

Eus­tace Mul­lins, décé­dé à l’âge de 87 ans le 2 février 2010, tenait à ce que la ver­sion fran­çaise de « The Secrets of the Fede­ral Reserve », reprenne dans l’in­té­gra­li­té la der­nière ver­sion de son ouvrage qu’il a ter­mi­née en 1991.

Jean-Fran­çois Gou­lon
Août 2010

* Com­ment le grand-père de Bush a aidé Hit­ler à accé­der au pou­voir, par Ben Aris et Dun­can Camp­bel, The Guar­dian (25 sept. 2004) : http://​ques​tions​cri​tiques​.free​.fr/​B​u​s​h​/​P​r​e​s​c​o​t​t​_​B​u​s​h​_​H​i​t​l​e​r​.​htm

_

Pré­face de Michel Drac : 

L’ou­vrage d’Eus­tace Mul­lins raconte une étape-clef de l’His­toire éco­no­mique récente – une étape qui déter­mine, encore aujourd’­hui, le mode de fonc­tion­ne­ment de notre économie.

1907 : la panique moné­taire fra­gi­lise le capi­ta­lisme américain.

1913 : la Fede­ral Reserve est constituée.

Entre ces deux dates : six ans d’in­trigues, de ser­ments tra­his, de men­songes éhon­tés et de demi-véri­tés soi­gneu­se­ment tra­ves­ties. Six ans, au cours des­quels les grands ban­quiers d’af­faires prirent appui sur la faillite pro­gram­mée de leur sys­tème, pour refon­der leur pouvoir.

C’est cette vic­toire des ban­quiers que raconte Mul­lins – une heure sombre dans la lutte tou­jours recom­men­cée entre le Capi­tal et les peuples.

Toute la dyna­mique de notre éco­no­mie contem­po­raine résulte de cet ins­tant déci­sif, où le mar­chand d’argent s’ar­ro­gea le droit de fabri­quer le signe moné­taire. Et cela, pour la pre­mière fois, en pra­tique, à l’é­chelle du monde.

Eus­tace Mul­lins a rédi­gé la chro­nique du plus grand hold-up de l’Histoire.

*****

Cepen­dant, si les évé­ne­ments de 1913 furent sans pré­cé­dent par leur échelle, leur dyna­mique, quant à elle, ne pré­sen­tait aucun carac­tère de nouveauté.

Le capi­ta­lisme est un champ de bataille, et cela ne date pas d’hier.

On en trou­ve­ra la preuve dans un texte presque aus­si vieux que la civi­li­sa­tion : le Pentateuque.

Voi­ci l’his­toire de Joseph en Égypte (Genèse, cha­pitres 34 à 50).

Joseph, fils de Jacob, est tra­hi par ses frères, jaloux de ce cadet trop brillant. Il est ven­du comme esclave en Égypte. Un mal­heur pour un bon­heur : au pays de Pha­raon, ses qua­li­tés intel­lec­tuelles supé­rieures lui assurent une ful­gu­rante ascen­sion sociale.

Nomade, Joseph est natu­rel­le­ment étran­ger aux popu­la­tions séden­taires de l’É­gypte. Mais jus­te­ment : cela fait sa valeur aux yeux du Prince. Parce que Joseph lui devra tout, parce qu’il est un excellent ges­tion­naire, parce qu’il est loin des intrigues de la cour, Pha­raon fait de lui son intendant.

Joseph sug­gère une méthode pour éli­mi­ner les famines qui ravagent l’empire. Que par­tout à tra­vers l’É­gypte, on érige des gre­niers, et que dans ces gre­niers, on dépose le cin­quième des récoltes. Lorsque les récoltes seront bonnes, les réserves s’ac­cu­mu­le­ront. Mais en période de vache maigre, Pha­raon reven­dra le conte­nu de ses gre­niers, et la disette sera évitée.

L’É­gypte pros­père. Mais très vite, le sys­tème entre en crise. Confiants dans les gre­niers d’É­tat, pri­vés d’un cin­quième de leur récolte, les Égyp­tiens cessent d’é­par­gner. Et lorsque plu­sieurs mau­vaises années se suivent, le peuple, rui­né, ne peut rache­ter son blé.

Aux affa­més, Joseph pro­pose alors un accord : il leur don­ne­ra du grain, en échange de quoi, ils céde­ront leurs terres. Les Égyp­tiens acceptent. Et ain­si, en réser­vant l’é­pargne à Pha­raon, Joseph est par­ve­nu à confis­quer le capi­tal productif.

Escro­que­rie ? Cer­tai­ne­ment. Mons­truo­si­té ? Rien n’est moins sûr.

Le patriarche Joseph est un per­son­nage com­plexe. Au vu du texte, il est impos­sible de dire s’il prend la déci­sion de se faire spo­lia­teur. Au départ, son rôle de conseiller éco­no­mique auprès de Pha­raon n’a rien de désho­no­rant : c’est semble-t-il pour le bien du peuple qu’il ordonne la construc­tion des gre­niers. C’est encore pour évi­ter que les Égyp­tiens ne meurent qu’il leur revend blé contre terres. Joseph n’est pas l’âme dam­née de Pha­raon ; il s’at­tache tout sim­ple­ment à ratio­na­li­ser le pro­ces­sus de la domi­na­tion poli­tique, sous l’angle éco­no­mique. C’est un cadet dépos­sé­dé, qui s’é­lève dans la hié­rar­chie sociale en uti­li­sant ses capa­ci­tés intel­lec­tuelles supé­rieures, au sein d’un monde régi par la force. C’est un nomade rusé, dou­blé d’un domi­na­teur par l’es­prit – mais ce n’est pas un monstre.

Son carac­tère pro­fon­dé­ment humain trans­pa­raît bien dans les cha­pitres finaux de la Genèse, cha­pitres au cours des­quels va se nouer le drame d’Israël.

Joseph par­donne à ses frères de l’a­voir jadis ven­du comme esclave, et ins­talle sa nom­breuse famille sur la terre d’É­gypte, où elle prospère.

Elle pros­père tel­le­ment, d’ailleurs, et se mul­ti­plie si bien, que Pha­raon prend peur. Et si ces par­ve­nus, ces nomades rusés, finis­saient par sor­tir de l’ombre où ils se tiennent ? Après tout, rien ne les sépare du prince, hor­mis le trône. Dès lors, le but obli­gé de Joseph n’est-il pas de deve­nir le maître de Pharaon ?

Ici com­mence le livre de l’Exode.

Violent, cruel, le sys­tème induit par les choix de Joseph opprime tous les Égyp­tiens. La froide ratio­na­li­té du patriarche a géné­ra­li­sé un escla­vage impla­cable : sa des­cen­dance en paie­ra le prix. Pha­raon, pour mater les Hébreux, les jette à leur tour dans les chaînes que leur père a consolidées.

La Bible énonce le carac­tère dia­lec­tique des rela­tions – en quoi même un athée devra recon­naître qu’elle est une révé­la­tion sur la nature du monde. Le Livre dit : la lutte entre nomades pré­da­teurs et séden­taires pro­duc­tifs, entre oppres­seurs et oppri­més, n’op­pose pas des camps essen­tia­li­sés. Un nomade peut se séden­ta­ri­ser, un oppres­seur peut rejoindre le camp des oppri­més. La vic­toire pré­pare la défaite, la pros­pé­ri­té engendre la misère, la libé­ra­tion porte en germe l’es­cla­vage – et réciproquement.

Réci­pro­que­ment, car de l’es­cla­vage, les des­cen­dants de Joseph vont s’é­le­ver vers un nou­veau pro­jet, plus ambi­tieux, plus libé­ra­teur que celui de leur ancêtre. Il ne s’a­git plus de se tenir dans l’ombre de Pha­raon, de par­ti­ci­per à son oppres­sion pour ne pas être oppri­mé : il s’a­git d’a­bo­lir l’op­pres­sion elle-même, en libé­rant tout un peuple.

Appa­raît Moïse. Son pro­jet : conqué­rir la terre pro­mise. Il existe bien sûr d’in­nom­brables inter­pré­ta­tions du terme. Mais sous l’angle éco­no­mique, la terre pro­mise, c’est celle où, comme il est écrit : « Tu ne prê­te­ras pas à inté­rêt à ton frère » (Deu­té­ro­nome, cha­pitre 23).

Le pro­jet de Joseph, le capi­ta­lisme, a engen­dré celui de Moïse, la révolution.

Sous l’angle éco­no­mique, le reste, c’est-à-dire le chris­tia­nisme, ne sera jamais que l’ins­tant où Moïse et Joseph seront, enfin, sépa­rés l’un de l’autre.

*****

Nous vivons aujourd’­hui, à une échelle infi­ni­ment plus grande, la réédi­tion des méca­nismes décrits par la Bible. Ce que raconte Mul­lins, c’est l’ac­cord pas­sé, au début du XX° siècle, entre le nou­veau Pha­raon, l’É­tat amé­ri­cain, et le nou­veau « Joseph », en l’oc­cur­rence un « Joseph » col­lec­tif : les grandes banques anglo-saxonnes, basées prin­ci­pa­le­ment dans la City de Londres.

Com­ment en était-on arri­vé là ?

Pour le com­prendre, il faut s’in­té­res­ser à l’es­prit amé­ri­cain.

La révo­lu­tion amé­ri­caine ne fut pas une révolte contre l’Em­pire bri­tan­nique en tant que tel : c’é­tait, avant tout, un refus de sous­crire au modèle éco­no­mique de cet empire.

Certes, à aucun moment, les Amé­ri­cains n’en­vi­sa­gèrent de rompre avec le capi­ta­lisme. La libre entre­prise était pour eux un idéal. Oui, mais voi­là, il existe deux capi­ta­lismes : celui des ges­tion­naires de la pro­duc­tion d’une part, et celui des mar­chands, donc des ban­quiers, d’autre part.

Une grande par­tie de la Réforme pro­tes­tante, sur le plan pra­tique, consis­ta pré­ci­sé­ment à struc­tu­rer la lutte entre ces deux capi­ta­lismes. Sui­vant Max Weber sur ce point pré­cis, nous admet­trons que le pro­tes­tan­tisme, à l’o­ri­gine reli­gion de la petite bour­geoi­sie pro­duc­tive, consti­tuait aus­si une idéo­lo­gie de com­bat, au ser­vice du capi­ta­lisme des pro­duc­teurs, contre le capi­ta­lisme des ban­quiers. Il s’a­gis­sait, par la rapi­di­té de l’ac­cu­mu­la­tion du capi­tal, de pro­duire à une telle cadence que la ponc­tion opé­rée par Pha­raon ne suf­fi­rait plus à confis­quer les biens de pro­duc­tion. La libre entre­prise, dans l’es­prit des popu­la­tions pro­tes­tantes de la Nou­velle Angle­terre, c’é­tait en somme le droit d’al­ler plus vite que le ban­quier, pour res­ter libre de toute hypo­thèque. Il s’a­gis­sait de prendre « Joseph » de vitesse.

Évi­dem­ment, pour que ce pro­jet eût un sens, il fal­lait que le niveau de la ponc­tion n’aug­men­tât pas indé­fi­ni­ment. Il conve­nait donc qu’il fût négo­cié. C’est pour­quoi la reven­di­ca­tion pre­mière des colons amé­ri­cains, de la Bos­ton Tea Par­ty à la décla­ra­tion d’in­dé­pen­dance, ne fut nul­le­ment l’af­fir­ma­tion d’une iden­ti­té dis­tincte. La reven­di­ca­tion pre­mière fut : « Pas de taxa­tion sans repré­sen­ta­tion ». Ce n’é­tait pas à l’Em­pire bri­tan­nique de fixer le niveau des taxes, il devait être approu­vé par les assem­blées des colo­nies : voi­là de quoi il s’agissait.

Ain­si, lorsque les Amé­ri­cains se décrivent eux-mêmes comme le nou­vel Israël, ils n’ont pas tout à fait tort sous l’angle éco­no­mique. Ils ont bel et bien vou­lu conqué­rir une terre pro­mise, une terre où l’on ne prê­te­rait pas à taux usu­raires – une terre où « Joseph » ne pour­rait pas indé­fi­ni­ment spo­lier et taxer.

Le mal­heur a vou­lu que ce pro­jet ini­tial déri­vât pro­gres­si­ve­ment, jus­qu’à se retour­ner contre lui-même.

Comme dit pré­cé­dem­ment, la fron­tière entre oppres­seurs et oppri­més, spo­lia­teurs et spo­liés, n’est jamais stable. Le même homme, le même groupe, peuvent être oppres­seurs dans un contexte don­né, mais oppri­més dans un autre envi­ron­ne­ment. Et la bar­rière peut être fran­chie dans un sens, mais aus­si dans l’autre. Comme expli­qué ci-des­sus, « Joseph » est inhu­main non par essence, mais parce que ses inté­rêts divergent de ceux de la grande masse des hommes. Il devient leur adver­saire obli­gé sans l’a­voir vou­lu. Il n’est pas néces­saire d’être mons­trueux pour deve­nir inhu­main : il suf­fit d’être très, très riche.

La haute bour­geoi­sie nord-amé­ri­caine pros­pé­ra si bien qu’elle se trou­va à son tour déten­trice d’un capi­tal en excès, qu’elle ne pou­vait rému­né­rer qu’en aug­men­tant le pré­lè­ve­ment sur la plus-value. Vint le moment où, de par ses inté­rêts mêmes, cette haute bour­geoi­sie se trou­va natu­rel­le­ment plus proche de ses anciens adver­saires bri­tan­niques que du reste du peuple amé­ri­cain. Dès lors, la ligne de par­tage entre ges­tion­naires de la pro­duc­tion et ges­tion­naires du capi­tal se dépla­ça subrep­ti­ce­ment. Elle ne sépa­rait plus une Amé­rique homo­gène d’un Empire bri­tan­nique pré­da­teur : elle tra­dui­sait désor­mais l’op­po­si­tion entre un peuple amé­ri­cain pro­duc­tif et l’A­mé­rique oli­gar­chique nais­sante, spon­ta­né­ment soli­daire de l’Em­pire britannique.

C’est avec la consti­tu­tion de la FED que le délit fut consom­mé. Désor­mais, les centres de déci­sion du capi­ta­lisme amé­ri­cain seraient, de par leurs inté­rêts, liés à ceux du capi­ta­lisme bri­tan­nique. L’É­tat amé­ri­cain n’é­tait plus celui de Moïse : c’é­tait celui de Pha­raon, donc de « Joseph ». Les des­cen­dants spi­ri­tuels de Moïse dans le Nou­veau Monde avaient, pour cer­tains d’entre eux, ral­lié le camp de l’ennemi.

C’est au récit de cette tra­hi­son qu’Eus­tace Mul­lins déci­da de consa­crer sa vie.

*****

Hon­neur à lui. Nous fai­sons tous par­tie d’un livre écrit par Dieu. La plu­part d’entre nous ne sont que l’encre. Quelques-uns, cepen­dant, reçoivent la Grâce d’être la plume.

La situa­tion contem­po­raine n’est que la conti­nua­tion de 1913. Et donc, lire Mul­lins, c’est com­prendre la généa­lo­gie de notre désastre.

Dans le sys­tème capi­ta­liste du XIX° siècle, on oppo­sait encore la Haute Banque, qui jouait avec son argent, et la banque de dépôt, qui fai­sait tra­vailler l’argent de ses clients. Mais cette dis­tinc­tion n’a plus aujourd’­hui la moindre signi­fi­ca­tion. Depuis 1913 et la créa­tion de la FED, les banques d’af­faires ont de fait pla­cé les banques de dépôt sous leur coupe. Non contentes de pou­voir spé­cu­ler avec l’argent du public, elles se sont octroyé un pri­vi­lège extra­or­di­naire, qui a pro­fon­dé­ment modi­fié le sys­tème capi­ta­liste : elles peuvent fabri­quer l’argent ex nihi­lo – ceci implique que, même du Glass-Stea­gall Act à son abo­li­tion, soit de 1933 à 1999, la haute finance eut constam­ment, en pra­tique, la haute main sur l’en­semble du capi­tal. Pou­voir créer de l’argent ex nihi­lo, c’est s’ap­pro­prier une frac­tion indé­fi­nie de la masse moné­taire glo­bale, donc réduire indi­rec­te­ment les dépôts du public.

L’en­det­te­ment for­mi­dable sous lequel croule désor­mais l’Oc­ci­dent résulte, en grande par­tie, du coup d’É­tat ban­caire de 1913. Certes, depuis, bien des fac­teurs aggra­vants se sont ajou­tés au désastre ini­tial. Mais il n’empêche : avant la créa­tion de la FED, la dette publique amé­ri­caine était presque inexis­tante. Même les énormes coûts de la guerre de séces­sion furent absor­bés par la for­mi­dable capa­ci­té de déve­lop­pe­ment pro­duc­tif de l’A­mé­rique. Inver­se­ment, depuis la créa­tion de la FED, la dette, tant publique que pri­vée, n’a ces­sé d’en­fler. Le « Joseph » amé­ri­cain s’est com­por­té exac­te­ment comme son devan­cier tri­mil­lé­naire. Pour confis­quer le capi­tal pro­duc­tif avec l’ap­pui du pou­voir, il s’est réser­vé la fonc­tion d’é­pargne. Voi­ci la cause pro­fonde de la crise, peut-être déci­sive, dont nous obser­vons les sou­bre­sauts inquié­tants depuis 2007.

Le lec­teur décè­le­ra sans peine, dans le récit de Mul­lins, tout ce qu’il a de pro­fon­dé­ment actuel. Il repé­re­ra aisé­ment les res­sem­blances nom­breuses qui rap­prochent nos années 2010 de celles qui pré­cé­dèrent la consti­tu­tion de la FED. Il consta­te­ra com­ment, hier comme aujourd’­hui, les oli­garques, si par­ti­sans du libé­ra­lisme pour les autres, se montrent en revanche très sou­cieux de régu­la­tion, s’a­gis­sant de leurs rela­tions réci­proques. Il tire­ra de grands ensei­gne­ments en étu­diant les pré­cau­tions extra­or­di­naires prises par ces per­son­nages pour res­ter invi­sibles aux yeux du grand public. Et der­rière le trône de notre Pha­raon états-unien, il scru­te­ra l’ombre où se tiennent nos modernes « Joseph ». Der­rière les dis­cours de pro­pa­gande des éco­no­mistes confor­mistes, il décè­le­ra une pen­sée prostituée.

Le lec­teur trou­ve­ra aus­si, dans le récit d’Eus­tace Mul­lins, un exemple ins­truc­tif de crise pro­vo­quée. En étu­diant les méca­nismes de la crise agri­cole de 1920, le lec­teur se sou­vien­dra des poli­tiques de cré­dit abon­dant sui­vies, sous l’ad­mi­nis­tra­tion Bush, par Alan Greens­pan. Le lec­teur com­pren­dra com­ment, via la poli­tique moné­taire, les inté­rêts pri­vés per­fec­tion­nèrent le sys­tème antique du patriarche Joseph : désor­mais, il ne s’a­git plus de pré­voir les années de vache maigre, il s’a­git de les faire advenir.

Le lec­teur, enfin, sou­ri­ra sans doute en pre­nant connais­sance des cir­cons­tances dans les­quelles le Pré­sident et le Congrès des États-Unis furent ame­nés à créer la FED. Il se sou­vien­dra avec inté­rêt de la confron­ta­tion Oba­ma – McCain, en sui­vant les péri­pé­ties qui ame­nèrent à l’é­lec­tion de Wil­son. Il trou­ve­ra sans mal, dans les votes pré­ci­pi­tés du début du XX° siècle, nombre de points com­muns avec les moda­li­tés d’a­dop­tion des plans d’aide au sec­teur ban­caire, en 2008 et 2009.

Mais assez pro­di­gué de conseils ! Le lec­teur n’en aura nul besoin, car tout est clair.

« Voi­ci les simples faits de la grande traîtrise… »

Table des matières

Pré­face de Michel Drac

Avant-pro­pos de l’auteur

Intro­duc­tion

Cha­pitre I – Jekyll Island

Cha­pitre II – Le Plan Aldrich

Cha­pitre III – The Fede­ral Reserve Act

Cha­pitre IV – Le Comi­té Consul­ta­tif Fédéral

Cha­pitre V – La Mai­son de Rothschild

Cha­pitre VI – La Connexion Londonienne

Cha­pitre VII – La Connexion Hitlérienne

Cha­pitre VIII – La Pre­mière Guerre Mondiale

Cha­pitre IX – La Crise Agricole

Cha­pitre X – Les Créa­teurs de Monnaie

Cha­pitre XI – Lord Mon­ta­gu Norman

Cha­pitre XII – La Grande Dépression

Cha­pitre XIII – Les Années 30

Cha­pitre XIV – Expo­sé Parlementaire

Adden­da

Appen­dice 1

Bio­gra­phies

Biblio­gra­phie

J’ai fini le livre de Sut­ton et j’a­vance dans celui de Mul­lins, c’est lit­té­ra­le­ment passionnant.

Nota : le livre de Mul­lins doit être com­plé­té par des TABLEAUX impor­tants, qui ne pou­vaient pas être inté­grés au for­mat du livre sans deve­nir illi­sibles (les carac­tères auraient été trop petits), et que vous devrez donc télé­char­ger et impri­mer vous-mêmes, en A4 ou en A3 : http://​www​.scrip​to​blog​.com/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​o​p​t​i​o​n​=​c​o​m​_​c​o​n​t​e​n​t​&​v​i​e​w​=​a​r​t​i​c​l​e​&​i​d​=​5​5​8​:​e​l​e​m​e​n​t​s​-​e​n​-​l​i​g​n​e​-​p​o​u​r​-​q​l​e​s​-​s​e​c​r​e​t​s​-​d​e​-​l​a​-​r​e​s​e​r​v​e​-​f​e​d​e​r​a​l​e​q​&​c​a​t​i​d​=​3​5​:​a​c​t​u​a​l​i​t​e​-​d​e​s​-​e​d​i​t​i​o​n​s​-​l​e​-​r​e​t​o​u​r​-​a​u​x​-​s​o​u​r​c​e​s​&​I​t​e​m​i​d​=53

Bien sûr, il doit être pos­sible de for­mu­ler objec­tions et cri­tiques contre ces ana­lyses, ou contre ces auteurs (la calo­mie ad homi­nem et l’a­mal­game salis­sant étant les tech­niques habi­tuelles des pri­vi­lé­giés et de leurs chiens de garde pour dis­cré­di­ter ceux qui les dénoncent), et je vous invite à faire connaître ces cri­tiques pour en exa­mi­ner ensemble la per­ti­nence et l’importance.

Quoi qu’il en soit, un tra­vail de recherche aus­si explo­sif, sur un sujet aus­si cen­tral, devrait au moins faire l’ob­jet d’un débat, plu­tôt que d’être car­ré­ment igno­ré par les pro­fes­sion­nels de l’information.

Pour ma part, et pour l’ins­tant, en décou­vrant ces faits (dont on ne parle jamais à l’é­cole), j’ai l’im­pres­sion qu’en les igno­rant on ne com­prend pas grand chose à l’his­toire et à l’é­co­no­mie ; autre­ment dit, j’ai l’im­pres­sion de décou­vrir quelque chose d’im­por­tant, du côté de la cause des causes.

Je vous sou­haite donc bonne lec­ture et j’at­tends vos commentaires.

Étienne.

_________________________

PS : pour ceux qui se contentent de (sem­bler) refu­ser toute allu­sion à quelque com­plot que ce soit, comme s’il n’exis­tait plus aucun com­plot sur terre (il faut vrai­ment prendre les gens pour des imbé­ciles — ou être soi-même bien mal­hon­nête — pour sou­te­nir une telle âne­rie, d’a­bord, et pour s’en conten­ter comme contre-« argu­ment », ensuite), pour ces lumières de saga­ci­té, donc, qui dénoncent cou­ra­geu­se­ment, avec un air enten­du, les para­noïaques « théo­ri­ciens du com­plot », je signale un bon des­sin de Jean-Pierre Petit, que je trouve, lui, pertinent :

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

36 Commentaires

  1. cooli
  2. cooli
  3. Étienne
  4. Assurancetourix

    La Fed (adden­dum à mon email d’au­jourd’­hui) : La décons­truc­tion-déstruc­tu­ra­tion de la Fed

    De nou­veaux détails sur des actions spé­ci­fiques de la Fede­ral Reserve ont été ren­dus publics par Bloom​berg​.News, et un article de Huf​fing​ton​.post du 26 mai 2011, de William Alden, rap­porte dans un pre­mier temps les diverses pré­ci­sions ain­si obte­nues. Il s’agit de la mise en lumière de prêts à inté­rêt nota­ble­ment aimables (0,01%), por­tant sur des sommes nota­ble­ment appé­ciables ($30 mil­liards ou plus, pour cha­cune des banques) faits par la Fed à plu­sieurs banques lors de la crise finan­cière de 2008, – notam­ment à Gold­man Sachs, à la Royal Bank of Scot­land et au Cré­dit Suisse…

    « In the mid­st of the glo­bal finan­cial cri­sis in 2008, the Fede­ral Reserve lent Gold­man Sachs, Cre­dit Suisse and Royal Bank of Scot­land at least $30 bil­lion each at inter­est rates as low as 0.01 percent with no public dis­clo­sure of the details, Bloom­berg News repor­ted on Thurs­day. The latest reve­la­tions about the covert infu­sions of cre­dit pro­vi­ded by the Fed to some of the world’s lar­gest banks has ampli­fied accu­sa­tions that the cen­tral bank is a power unto itself, ope­ra­ting accor­ding to its own devices and in the inter­est of major finan­cial ins­ti­tu­tions – and beyond accoun­ta­bi­li­ty to taxpayers.

    » “It just points out that this was about secre­cy to pro­tect banks basi­cal­ly from embar­rass­ment from trans­pa­ren­cy, which is not sup­po­sed to be what the Fed’s about,” said Dean Baker, co-direc­tor of the Cen­ter for Eco­no­mic Poli­cy and Research, in Washing­ton. “That is the fun­da­men­tal pro­blem with the Fed,” Baker added. “They’re sup­po­sed to be an agen­cy of the govern­ment, not an agen­cy of the banks. But reflexi­ve­ly, there they are pro­tec­ting the banks, again and again and again.” »

    Depuis plu­sieurs mois et même depuis plus d’un an, divers évé­ne­ments de révé­la­tions sur les acti­vi­tés de la Fed ont été ren­dus publics, y com­pris par le biais de rap­ports offi­ciels. (Voir Huf​fing​ton​.post encore, le 26 avril 2011 : « A new­ly-relea­sed stu­dy from the Congres­sio­nal Research Ser­vice bol­sters claims that the nation’s lar­gest banks pro­fi­ted off the Fede­ral Reser­ve’s finan­cial cri­sis-era pro­grams by bor­ro­wing cash for next to nothing, then len­ding it back to the fede­ral govern­ment at sub­stan­tial­ly higher rates. »)

    Il s’agit d’un mou­ve­ment géné­ral, venu de diverses forces, milieux et auto­ri­tés, qui conduit à des révé­la­tions de plus en plus nom­breuses. L’article de Huf​fing​ton​.post déjà cité du 27 mai 2011 en fait un rappel.

    « But in recent months, the Fed has been for­ced by Congress and by a Supreme Court deci­sion – in a case ori­gi­nal­ly filed by Bloom­berg LP, the parent com­pa­ny of Bloom­berg News – to release the details of its so-cal­led emer­gen­cy len­ding pro­grams. The Fed under­took those pro­grams throu­ghout 2008, acce­le­ra­ting its len­ding that fall in the after­math of the col­lapse of the invest­ment ban­king giant Leh­man Brothers.

    » In Decem­ber, under orders from Congress, the Fed relea­sed a trove of docu­ments that name the reci­pients of $3.3 tril­lion in aid inten­ded to curb damage from the deve­lo­ping finan­cial cri­sis. The docu­ments des­cribe a varie­ty of Fed spe­cial len­ding faci­li­ties, inclu­ding one pro­gram in which nine firms, five of them forei­gn, were able to bor­row $5 bil­lion for 28 days at the extre­me­ly low inter­est rate of 0.0078 percent, The Huf­fing­ton Post reported.

    » In late March, the Fed relea­sed infor­ma­tion about its pri­ma­ry len­ding faci­li­ty – the so-cal­led dis­count win­dow – which had pro­vi­ded ultra-cheap cash during the height of the cri­sis to a range of firms. During the week in Octo­ber 2008 when bor­ro­wing under the pro­gram pea­ked, forei­gn banks recei­ved more than 70 percent of the $110.7 bil­lion that the Fed lent out, Bloom­berg News repor­ted. Arab Ban­king Corp., a $28 bil­lion len­der now majo­ri­ty-owned by Libya’s cen­tral bank, got at least $3.2 bil­lion that autumn, The Huf­fing­ton Post reported.

    » In 2008, Bloom­berg News asked for Fed records under the Free­dom of Infor­ma­tion Act, but the Fed resis­ted. Revea­ling the names of bor­ro­wers could cause “sub­stan­tial com­pe­ti­tive harm” to those ins­ti­tu­tions because they could be per­cei­ved as weak, the Fed argued in a court filing. “Because Reserve Banks are the ‘len­ders of last resort,’ the fact that an ins­ti­tu­tion is bor­ro­wing at the (dis­count win­dow), if publi­cly dis­clo­sed, can fuel mar­ket spe­cu­la­tion and rumors that the enti­ty’s liqui­di­ty strains stem from a finan­cial pro­blem at the ins­ti­tu­tion that is not publi­cly known,” reads a May 2009 sta­te­ment the Fed filed in a New York dis­trict court.

    » The case went to the Supreme Court, which rejec­ted an attempt by a ban­king indus­try group to block the Fed’s dis­clo­sure. So, for the first time since the Fed’s dis­count win­dow began len­ding in 1914, the cen­tral bank in late March relea­sed the iden­ti­ties of its pri­ma­ry faci­li­ty’s borrowers… »

    …Certes, nous avons sou­li­gné, dans le der­nier para­graphe de cette der­nière cita­tion, l’expression “for the first time” (depuis que la Fede­ral Reserve, créée en 1913, a com­men­cé, en 1914, sa poli­tique de prêts). Cela indique, d’une façon géné­rale, et pour les divers cas signa­lés, le sort actuel de la Fede­ral Reserve. C’est un mou­ve­ment de fond, à par­tir de divers centres de pou­voir (Congrès, Cour Suprême, entre­prises de presse, etc.), qui est aujourd’hui en plein déve­lop­pe­ment contre la Fede­ral Reserve. C’est la poli­tique de secret de la Fede­ral Reserve, la fausse Banque Cen­trale US (“fausse”, puisque ayant une struc­ture et un action­na­riat d’institution finan­cière pri­vée), qui est ici mise très gra­ve­ment en cause et décons­truite petit à petit. L’on com­prend com­bien, à l’image de notre titre, nous pen­sons que le terme “déstruc­tu­ra­tion” convient mieux, même si l’acte est celui d’une “décons­truc­tion”. C’est la sub­stance même de la Fed, sous forme de sa struc­ture, de ses pra­tiques, de ses normes, qui est ain­si atta­quée et de plus en plus rognée, de plus en plus minée.

    On observe com­bien est grande la puis­sance de l’attaque contre la Fed, avec des résul­tats qui ne cessent de s’accumuler. C’est évi­dem­ment une attaque contre le Sys­tème, et non pas seule­ment contre un élé­ment de la puis­sance amé­ri­ca­niste stric­te­ment dite. Si nous par­lons du Sys­tème, c’est bien parce que tous les carac­tères de la Fed montrent qu’il s’agit bien de cela ; la Fed est effec­ti­ve­ment un orga­nisme pri­vé, échap­pant struc­tu­rel­le­ment à l’intégration dans le gou­ver­ne­ment ou un sys­tème du pou­voir amé­ri­ca­niste soi disant public ; son action ne se limite en aucun cas aux banques US mais concerne des banques non-US éga­le­ment, dès lors que ces banques font par­tie de la struc­ture géné­rale du Sys­tème, par essence non carac­té­ri­sée ni par les fron­tières, ni par les natio­na­li­tés. La Fed est effec­ti­ve­ment un ins­tru­ment cen­tral (sic) et c’est bien un ins­tru­ment cen­tral du Sys­tème qui fait ain­si l’objet d’assauts puissants.

    On obser­ve­ra enfin que la forme de ces évé­ne­ments est effec­ti­ve­ment une décons­truc­tion-déstruc­tu­ra­tion plu­tôt qu’une explo­sion, ou qu’un effon­dre­ment bru­tal, ou une mesure spec­ta­cu­laire et sen­sa­tion­nelle. Cela n’entache en rien l’importance du pro­ces­sus, bien au contraire. A notre sens, ce pro­ces­sus n’est nul­le­ment ter­mi­né, chaque déci­sion et mesure sup­plé­men­taire obli­geant la Fed à céder du ter­rain en atti­rant d’autres mesures contre elle, tout cela créant des juris­pru­dences, des ten­dances fortes, un cou­rant gran­dis­sant de déstruc­tu­ra­tion. Sim­ple­ment, on doit avoir l’attention atti­rée sur la forme même du pro­ces­sus, pour pou­voir com­men­cer à réflé­chir sur la forme que pren­dra, que prend d’ores et déjà l’effondrement du Sys­tème… Beau­coup plus un pro­ces­sus par à‑coups, un véri­table tra­vail de ter­mites (encore cette réfé­rence, déjà signa­lée dans notre Bloc-Notes de ce même 27 mai 2011), qu’un Big Bang toni­truant… Le résul­tat n’en est pas moins impres­sion­nant. Bien enten­du, on obser­ve­ra pour conclure que ce résul­tat est obte­nu par l’action d’autres centres de pou­voir du même Sys­tème auquel appar­tient la Fed, confir­mant l’activisme auto­des­truc­teur du Sys­tème, et sa crise cen­trale et mor­telle par conséquent.

    Mis en ligne sur dede​fen​sa​.org le 27 mai 2011 à 12H34.

    Réponse
  5. Étienne

    Mer­ci Assurancetourix,

    Mais je vous parie que les banques sau­ront déclen­cher une guerre mon­diale au moment où nous serons prêts à éli­mi­ner les ban­quiers pour nous sauver.

    Comme d’ha­bi­tude, les guerres sont déclen­chées par les banques pri­vées pour évi­ter les révo­lu­tions (et pour s’en­ri­chir par milliards).

    La clef de tout ça, ce qui rend tout ça pos­sible (et qui est donc un point de fai­blesse), c’est le suf­frage uni­ver­sel réduit à l’é­lec­tion de repré­sen­tants. Le SU per­met aux riches de prendre le contrôle total de la pro­duc­tion des règles de droit (à tra­vers le finan­ce­ment des cam­pagnes des deux grands par­tis pro­po­sant par­tout de faux choix) et on en arrive à « Gold­man Sachs et Israël maîtres intou­chables des USA (et d’ailleurs) ».

    Mais ces pré­da­teurs ont un talon d’A­chille : avec le tirage au sort des repré­sen­tants, et avec les déci­sions prises (par consé­quent) par les peuples eux-mêmes, tout cela pren­drait fin.

    Je pense que les 200 ans de capi­ta­lisme ne coïn­cident PAS avec les 200 ans d’é­lec­tion de dépu­tés au suf­frage uni­ver­sel PAR HASARD. Autre­fois, sous l’An­cien Régime, les riches (mar­chands et ban­quiers) devaient com­po­ser avec d’autres clans : les nobles, les princes, les ecclé­sias­tiques… Leur pou­voir était (très) limi­té. Avec les révo­lu­tions du 18ème siècle, et sur­tout avec le suf­frage uni­ver­sel réduit à la dési­gna­tion de maîtres poli­tiques hors contrôle, les riches se sont don­né les moyens de leur húbris, de leur déme­sure, et le capi­ta­lisme est adve­nu, ren­du pos­sible par un droit injuste écrit par les dépu­tés des propriétaires…

    Rien de tout cela n’est une fatalité.

    On s’est fait enfu­mer par Sieyès, Madi­son et leurs amis, mais si on le com­prend, si on y voit clair, on y met FIN. Bien for­mu­ler un pro­blème, c’est l’a­voir à moi­tié réglé.

    Mais il faut impé­ra­ti­ve­ment que les mil­lions d’hu­mains nor­maux prennent conscience de la nui­sance de leur stu­pide vache sacrée (l’é­lec­tion de dépu­tés au suf­frage uni­ver­sel) et qu’ils com­prennent pour­quoi et com­ment fonc­tionne — ain­si que QUI PEUT INSTITUER — une vraie démocratie.

    C’est épou­van­table, mais il me semble que nous cour­rons à la guerre. 
    Par exemple, voyez : La Chine apporte son sou­tien mili­taire au Pakis­tan face aux USA.

    Étienne.

    Réponse
  6. Di Girolamo

    OUI ‚pas de hasard dans le mode d’or­ga­ni­sa­tion de la gou­ver­nance : une démo­cra­tie réduit au vote ; c’est effec­ti­ve­ment un jeu de dupe à pro­pos duquel Coluche disait : si le vote ser­vait à quelque chose il y a bien long­temps qu’il serait interdit.

    Pour­tant , de mon côté , ce ne sont pas les solu­tions tech­niques qui m’at­tirent ; je pense qu’au droit de vote il faut adjoindre le droit de délibération .

    On a su orga­ni­ser le vote mais pas l’a­mont du vote , c’est à dire un tra­vail de fond , réflexion et débat collectif .

    On a donc renon­cé à la démo­cra­tie , à l’exer­cice de notre sou­ve­rai­ne­té ; l’es­sen­tiel de cet exer­cice rési­dant dans le débat , l’in­ter­ro­ga­tion col­lec­tive sur le pro­jet de socié­té et pas dans l’é­lec­tion de représentants ;
    le tirage au sort ne rem­pla­ce­ra pas cette indis­pen­sable pra­tique vivante du débat ;

    De même que l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique n’est pas du au hasard et est à la fois fon­de­ment et pro­duit du sys­tème , l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale de la socié­té , notam­ment la surur­ba­ni­sa­tion ne joue pas en faveur de la démo­cra­tie : peut il y avoir démo­cra­tie dans un monde urbain ?
    Tirage au sort ou pas ?

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  7. Étienne

    Bon­soir Di Girolamo,

    Ne négli­gez pas les ques­tions tech­niques : ne lais­sez pas les ques­tions tech­niques à nos oppres­seurs ; les mul­ti­na­tio­nales et les banques, tous les pri­vi­lé­giés sont favo­rables tota­le­ment acquis et fans des élec­tions de repré­sen­tants au suf­frage uni­ver­sel… Ne leur lais­sez pas le mono­pole de cette arme de des­truc­tion mas­sive du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes. Il nous faut un mini­mum de com­pré­hen­sion et de maî­trise des tech­niques démo­cra­tiques pour nous éman­ci­per des pri­vi­lé­giés du moment.

    Bien sûr, le tirage au sort ne rem­pla­ce­ra pas cette indis­pen­sable pra­tique vivante du débat, mais il la ren­dra pos­sible, DE FAIT (voir 200 ans de pra­tique quo­ti­dienne du tirage au sort et d’ac­ti­vi­té poli­tique d’une inten­si­té jamais vue sur terre depuis), alors que l’é­lec­tion de repré­sen­tants l’in­ter­dit, DE FAIT (voir 200 ans de pra­tique de <oxymore>démocratie représentative</oxymore> et d’ac­ti­vi­té poli­tique décli­nante jus­qu’au calme plat avec abs­ten­tion géante et dégoût général).

    En démo­cra­tie, le tirage au sort ne désigne nul­le­ment des chefs, mais des ser­vi­teurs : le tirage au sort sert au peuple à gar­der le pou­voir ; en tirant au sort ses « magis­trats », le peuple démo­cra­tique s’as­sure que ses ser­vi­teurs n’au­ront ni la ten­ta­tion ni le loi­sir de se trans­for­mer en maîtres.

    Ceci est essen­tiel ; vous devriez le relire.

    Il n’est évi­dem­ment pas ques­tion de rien déci­der au hasard : l’as­sem­blée (celle du peuple en corps, et PAS celle de repré­sen­tants poli­tiques) passe son temps à débattre, mettre en scène les conflits et voter pour déci­der (stricte et hon­nête appli­ca­tion du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes, véri­table suf­frage uni­ver­sel), idée par idée, SANS PARTIS poli­tiques, sans ligne poli­tique glo­bale impo­sée, sans pen­sée totale domi­nante, sans dérive totalisante.

    La taille de la Cité (ville ou vil­lage) n’est nul­le­ment un obs­tacle au tirage au sort, au contraire : assor­ti de contrôles sévères à tous les étages parce que fon­dé (de façon réa­liste) sur la méfiance, le tirage au sort s’ac­com­mode bien mieux de l’é­loi­gne­ment géo­gra­phique que l’é­lec­tion, pri­vée de contrôles per­ma­nents parce que fon­dée (de façon idéa­liste) sur la confiance.

    Quant à la coor­di­na­tion des cel­lules démo­cra­tique (les com­munes), il suf­fit d’u­ti­li­ser le sché­ma connu de la fédé­ra­tion (lire Proudhon).

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  8. Di Girolamo

    Ce que je veux dire c’est que le fon­de­ment de la démo­cra­tie c’est le débat public : la pra­tique orga­ni­sée et per­ma­nente de la réflexion collective .

    Et qu’ef­fec­ti­ve­ment dans notre sys­tème d’é­lec­tion de repré­sen­tants , le fon­de­ment même de la démo­cra­tie est oublié . Puisque de fait le pro­ces­sus élec­to­ral est orga­ni­sé mais pas le pro­cres­sus de la déli­bé­ra­tion citoyenne.

    Nous subis­sons donc en per­ma­nence les éven­ne­ments sans jamais pou­voir nous en libé­rer par la pra­tique de l’in­tel­li­gence col­lec­tive. ( les thinks thanks et autres clubs éli­tistes sont une paro­die de démocratie)

    Même si je ne suis pas oppo­sé au tirage au sort et com­prend son grand avan­tage ;j’ex­prime des réserves sur son carac­tère fon­da­teur de la démocratie .

    La démo­cra­tie c’est pou­voir réfle­chir et agir col­lec­ti­ve­ment ; c’est vrai que comme pour le tirage au sort ça ne peut pas tom­ber du ciel et que dans un cas comme dans l’autre c’est la pra­tique répé­tée qui peut amor­cer et démon­trer l’in­té­rêt de la chose.

    Il n’y a mal­heu­reu­se­ment pas que le sys­tème poli­tique qui est anti démo­cra­tie ; le sys­tème éco­no­mique , l’or­ga­ni­sa­tion du ter­ri­toire sont struc­tu­rants et ces stru­tures maté­rielles empêchent la démo­cra­tie : je pre­nais l’exemple des très grandes villes qui de fait se fondent sur cen­tra­li­sa­tion éner­gé­tique , indus­trielle , agri­cole : com­ment des urbains peuvent ils réflé­chir à tout cela ? Ils ne le peuvent pas à moins d’être prêt à renon­cer à leur concen­tra­tion urbaine ! impos­sible ; donc le choix est déjà fait ; donc pas de réflexion pos­sible ; pas de démocratie.

    J’é­cou­tais l’autre jour à France Inter une émis­sion inté­res­sante sur la télé­vi­sion et son impact sur le déve­lop­pe­ment des enfants ; non pas les pro­grammes dif­fu­sés ; mais l’ob­jet TV en lui même qui de fait empêche cer­tains méca­nismes d’ap­pren­tis­sage des mots de se faire .

    Le pro­blème majeur c’est que la démo­cra­tie n’est plus une revendication.Qu’elle n’est même plus com­prise ; que sa défi­ni­tion même est pas­sée aux oubliettes.
    Si le tirage au sort agit là des­sus alors je tires au sort ..pour toi Etienne !
    Bonne Soirée

    Réponse
  9. Emahdiboy

    De toute évi­dence, l’ac­tion de voter a un but : élire par le peuple des repré­sen­tants du peuple pour le peuple. Or à quoi abou­tit le vote : plus de 50% d’abs­ten­tion aux USA, mêmes résul­tats appro­chant en Europe, en Bel­gique le vote était obli­ga­toire, résul­tat plus de 250 jours sans gouvernement.
    Nos « repré­sen­tants » nous serinent chaque jour dans les médias avec le « prin­cipe de réa­li­té » (nov­langue). La réa­li­té est que ce sys­tème a atteint ses limites, dans une ère où la sur­con­som­ma­tion et l’ob­so­les­cence pro­gram­mée règnent en maitre, la seule et unique « chose » à être immor­telle et sacrée serait la chose publique (Répu­blique)? Dans leur dis­cours même ils se contre­disent, et si la contra­dic­tion est une don­née intrin­sèque à l’hu­ma­ni­té, il me semble que l’é­vo­lu­tion et l’a­dap­ta­tion l’est aussi.

    La démo­cra­tie repose sur le contrat social, or le contrat est rom­pu. Je me révolte, donc nous sommes (Camus). Nous déci­dons d’é­vo­luer et de pen­ser en marge si on le désire, ça ne fait de mal à per­sonne, bien au contraire.

    Avant de reven­di­quer ma liber­té, j’ap­prends ce que signi­fie liber­té, c’est ce j’en­seigne aux enfants, je leur laisse regar­der la télé, mais je m’ef­force de les décon­di­tion­ner, de faire leur choix en toute liber­té de conscience. Pour l’ins­tant nous ne sommes que des esclaves d’un sys­tème qui n’a même plus l’hy­po­cri­sie de voi­ler son cynisme. Il faut en chan­ger maintenant.

    Ma liber­té com­mence là où com­mence ma liber­té de pen­ser, elle s’ar­rête là où elle nuit à autrui. Je vote­rai parce que sinon ce ne peut que être pire pour les autres, c’est de ma res­pon­sa­bi­li­té d’empêcher que ça empire, mais je pense que ce sys­tème n’est qu’un cadavre qui cherche sa tombe.

    Je n’i­rai pas mou­rir ni pour ni contre lui, on peut mou­rir pour des idées, certes, mais je pré­fère attendre de voir son cadavre pas­ser devant mes yeux sur la rivière, le tou­cher pour­rait me contaminer.

    Une élec­tion n’est qu’un affron­te­ment d’é­go, les per­sonnes qui veulent se faire élire ont de toutes manières trop ten­dance à être égoïstes pour avoir de l’empathie. L’a­mour ne se divise pas, il se mul­ti­plie, sauf si c’est de l’a­mour propre. En fait nous ne pou­vons élire que les moins pires per­sonnes pos­sibles dans celles qui se présentent,tout en sachant que s’ils se pré­sentent, c’est qu’ils sont égo­cen­triques ! La démo­cra­tie est juste le moins pire des régimes, parce que, théo­ri­que­ment, il n’est pas abso­lu, et que le pou­voir abso­lu cor­rompt absolument.

    D’une cer­taine manière, j’en viens à pen­ser que la guerre est une chose trop sérieuse pour être confié à des mili­taires, de même l’é­co­no­mie pour les finan­ciers, et la démo­cra­tie pour les poli­tiques. Qui irait confier la garde de sa mai­son à celui qui a le plus d’in­te­ret à la piller ?
    Soyons réa­liste, deman­dons l’im­pos­sible : démo­cra­tie réelle maintenant.

    Réponse
  10. Di Girolamo

    Refu­ser de voter est aujourd’­hui un devoir civique qui est le seul acte fort de refus d’une démo­cra­tie de faux semblant.

    Cet acte doit affir­mer ce refus et reven­di­quer la mise en place d’une vraie démocratie
    c’est à dire l’or­ga­ni­sa­tion offi­cielle et
    publique à tous les éche­lons ter­ri­to­riaux de tra­vaux de réflexion sur le pro­jet de société

    Cette reven­di­ca­tion de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive n’est pas anti­no­mique avec la représentation
    Elle est en tous cas la seule alter­na­tive paci­fique et por­teuse d’es­poir que je connaisse.

    Réponse
  11. Assurancetourix

    Le Car­tel de la Réserve Fédé­rale – Par­tie I : les huit familles

    Les quatre cava­liers du sytème ban­caire amé­ri­cain (Bank of Ame­ri­ca, JP Mor­gan Chase, Citi­group and Wells Far­go) pos­sèdent les quatre cava­liers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amo­co et Che­vron Texa­co) en tan­dem avec Deutsche Bank, la BNP, Bar­clays et d’autres anciens pontes euro­péens de l’argent. Mais leur mono­pole sur l’é­co­no­mie glo­bale ne s’ar­rête pas aux limites des champs pétroliers.

    D’a­près les décla­ra­tions d’en­tre­prise 10K enre­gis­trées avec la SEC (NdT : la com­mis­sion des cota­tions bour­sières, le « shé­riff » de Wall Street, ou ce qui devrait l’être), les quatre cava­liers de la banque sont par­mi les 10 action­naires majeurs de pra­ti­que­ment toutes les entre­prises figu­rant dans le ghot­ta du For­tune 500 (1).

    Alors qui sont donc les actio­naires de ces banques cen­tra­li­sant l’argent ? Cette infor­ma­tion est gar­dée de manière plus ferme. Mes demandes aux agences régu­la­trices ban­caires concer­nant la ques­tion de savoir qui pos­sède les actions des top 25 com­pa­gnies amé­ri­caines tenant les actions des banques ont ini­tia­le­ment reçu un sta­tus cou­vert par le Free­dom of Infor­ma­tion Act (NDT : loi sur la liber­té de l’in­for­ma­tion, qui aux Etats-Unis pré­voit d’empêcher le secret de l’in­for­ma­tion), avant d’être fina­le­ment refu­sées sous cou­vert de rai­sons de « sécu­ri­té natio­nale ». Ceci est très iro­nique, sachant que bon nombre d’ac­tion­naires résident en Europe.

    Un des monu­ment de la richesse de l’o­li­gar­chie glo­bale qui pos­sède ces com­pa­gnies de hol­ding ban­caire est la US Trust Cor­po­ra­tion, fon­dée en 1853 et main­te­nant pro­prié­té de Bank of Ame­ri­ca. Un des récents direc­teurs de l’US Trust Cor­po­ra­tion et admi­nis­tra­teur hono­raire était Wal­ter Roth­schild. D’autres direc­teurs furent Daniel Davi­son de JP Mor­gan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citi­group et Mar­shall Schwartz de Mor­gan Stan­ley (2). J.W. McCa­lis­ter, un membre émi­nent de l’in­dus­trie du pétrole avec des entrées dans la mai­son des Saouds, écri­vit dans le Grim Rea­per, qu’il a obte­nu des infor­ma­tions de ban­quiers saou­diens, qui citaient le fait que 80% de la banque fédé­rale de New York, de loin la plus puis­sante branche de la réserve fédé­rale, étaient déte­nus par juste huit familles, dont quatre résident aux Etats-Unis. Ce sont les familles Gold­man Sachs, Rocke­fel­lers, Leh­mans et Kuh Loebs de New York, les Roth­schild de Paris et de Londres, les War­burg de Ham­bourd, les Lazards de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome.

    CPA Tho­mas D. Schauf confirme les dires de McCal­lis­ter, ajou­tant que 10 banques contrôlent les douze branches de la réserve fédé­rale. Il nomme N.M Roth­schild de Londres, Rotsh­schild Bank de Ber­lin, la banque War­burg de Ham­bourg, la banque War­burg d’Am­ster­dam, Leh­mans Bro­thers de New York, Lazard Bro­thers de Paris, la banque Kuhn Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Gold­man Sachs de New York et la banque JP Mor­gan Chase de New York. Schauf éga­le­ment cite William Rocke­fel­ler, Paul War­burg, Jacob Schiff et James Stil­l­man comme étant les indi­vi­dus qui ont le plus d’ac­tions à tire indi­vi­duel dans la réserve fédé­rale (3). Les Schiffs sont étroi­te­ment liés à Kuhn Loeb, les Stil­l­mans de Citi­group, qui se mar­rièrent dans le clan Rocke­fel­ler au début du siècle.

    Eus­tace Mul­lins arri­va aux même conclu­sions dans son livre « Les secrets de la réserve fédé­rale », dans lequel il montre des dia­grammes connec­tant la Fed et ses banques membres avec les familles Roth­schild, War­burg, Rocke­fel­ler et autres (4). Le contrôle exer­cé par ces familles sur l’é­co­no­mie glo­bale ne peut pas être exa­gé­ré et est cou­vert volon­tai­re­ment du sceau du secret. Leur bras média­tique est prompt à dis­cré­di­ter toute infor­ma­tion expo­sant ce car­tel de banques pri­vées comme étant une « théo­rie du com­plot ». Pour­tant, les faits demeurent.

    La mai­son Morgan

    La banque de la réserve fédé­rale est née en 1913, la même année que mou­rut J. Pier­pont Mor­gan et que la fon­da­tion Rocke­fel­ler fut créée. La mai­son Mor­gan pré­si­dait sur la finance amé­ri­caine depuis le coin de Wall Street et Broad, agis­sant déjà en qua­si banque cen­trale amé­ri­caine depuis 1838, quand Georges Pea­bo­dy la fon­da à Londres.

    Pea­bo­dy était un par­te­naire d’af­faires des Roth­schilds. En 1952, l’en­quê­teur sur le Fed Eus­tace Mulins émit la supo­si­tion que les Mor­gans n’é­taient de fait que les agents de Roth­schild. Mul­lins écri­vit que les Roth­schilds « …pré­fé­raient opé­rer de manière ano­nyme aux Etats-Unis der­rière la façade de la JP Mor­gan and co » (5). L’é­cri­vain Gabriel Kol­ko écri­vit « Les acti­vi­tés des Mor­gan en 1895–96 à vendre des bons du tré­sor amé­ri­cains en Europe étaient basées sur une alliance avec la mai­son Roth­schild » (6).

    La pieuvre finan­cière Mor­gan enrou­la rapi­de­ment ses ten­ta­cules autour du monde. Mor­gan Gren­fell opé­rait depuis Londres. Mor­gan et Cie depuis Paris. Les cou­sins des Roth­schilds Lam­bert mon­tèrent Drexel et com­pa­gnie à Philadelphie.

    La mai­son des Mor­gans étaient impli­quées avec les Astors, DuPonts, Gug­gen­heims, Van­der­bilts et les Rocke­fel­lers. Elle finan­ça le lan­ce­ment de AT&T, de Gene­ral Motors, Gene­ral Elec­tric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Roth­schild et Barings, Mor­gan devint par­tie pre­nante dans la struc­ture de bon nombre de pays.

    Dès 1890, la mai­son Mor­gan prê­tait à la banque cen­trale d’E­gypte, finan­çait les che­mins de fer russes, ren­flouait les obli­ga­tions du gou­ver­ne­memt pro­vin­cial du Bré­sil et finan­çait des tra­vaux publics argen­tins. Une réces­sion éco­no­mique en 1893 ren­for­ça la puis­sance finan­cière de Mor­gan. Cette année là, Mor­gan sau­va les Etats-Unis d’une panique ban­caire, for­mant un grou­pe­ment pour remon­ter les réserves fédé­rales avec un envoi d’une valeur de 62 mil­lions de dol­lars d’or des Roth­schilds (7).

    Mor­gan fut la force motrice der­rière l’ex­pan­sion occi­den­tale des Etats-Unis, finan­çant et contrô­lant les che­mins de fer qui avan­çaient vers l’Ouest. En 1879 les che­mins de fer cen­traux de New York, finan­cés par Cor­ne­lius Van­der­bilt-Mor­gan don­nèrent des prix pré­fé­ren­tiels à John D. Rocke­fel­ler pour son mono­pole pétro­lier de la Stan­dard Oil, scel­lant ain­si la rela­tion Rockefeller/Morgan.

    La mai­son Mor­gan alors tombe sous le contrôle fami­lial Roth­schild et Rocke­fel­ler. Un titre du New York Herald clame « Les géants du che­min de fer forment un trust gigan­tesque ». J. Pier­pont Mor­gan qui décla­ra un jour « la com­pé­ti­tion est un pêché » se réjouis­sait main­te­nant, « pen­sez un peu que tout le traf­fic fer­ro­vière en com­pé­ti­tion à l’Ouest de St Louis est pla­cé sous le contrôle d’une tren­taine d’hommes » (8). Mor­gan et le ban­quier de d’Ed­ward Har­ri­man Kuhn Loeb obte­naient un mono­pole sur les che­mins de fer, tan­dis que les dynas­ties ban­quières Leh­man, Gold­man Sachs et Lazard rejoi­gnaient les Rocke­fel­lers à contrô­ler la base indus­trielle états-unienne (9).

    En 1903, les huit familles éta­blirent le Ban­ker’s Trust. Ben­ja­min Strong du même orga­nisme fut le pre­mier gou­ver­neur de la banque de la réserve fédé­rale de New York. La créa­tion de la réserve fédé­rale en 1913 fusion­na la puis­sance des huit familles à la puis­sance mili­taire et diplo­ma­tique du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain. Si leurs prêts inter­na­tio­naux n’é­taient pas repayés, les oli­garques pou­vaient main­te­nant déployer les fusi­liers marins amé­ri­cains (NdT : tra­duc­tion la plus proche pour « US Marines ») pour col­lec­ter les dettes. Mor­gan, Chase et Citi­bank for­mèrent une alliance inter­na­tio­nale syn­di­quée de prê­teurs sur gage.

    La mai­son Mor­gan était dans les petits papiers de la mai­son Wind­sor bri­tan­nique et de la mai­son ita­lienne de Savoie. Les Kuh Loebs, War­burgs, Leh­mans, Lazards, Israël Moses Seifs et Gold­man Sachs étaient éga­le­ment très proches des mai­sons royales euro­péennes. Dès 1895, Mor­gan contrô­lait le flot d’or qui entrait et sor­tait des Etats-Unis. La pre­mière vague des fusions amé­ri­caines étaient dans sa prime enfance et était pro­mue par les ban­quiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’en­tre­prises indus­trielles. En 1899, il y en eut 1200. En 1904, John Moo­dy, le fon­da­teur de Moo­dy’s Inves­tor Ser­vices, dit qu’il était alors impos­sible de sépa­rer les inté­rêts des Rocke­fel­lers et des Mor­gans (10).

    La méfiance du public envers l’al­liance se pro­pa­gea. Beau­coup les consi­dé­raient comme des traitres à tra­vailler avec le vieux sys­tème finan­cier euro­péen. La Stan­dard Oil de Rocke­fel­ler, les aciers amé­ri­cains de Andrew Car­ne­gie et les che­mins de fer de Edward Har­ri­man étaient tous finan­cés par le ban­quier Jacob Schiff de Kuhn Loeab, qui lui tra­vaillait en rela­tions étroites avec les Roth­schilds d’Europe.

    Plu­sieurs états de l’ouest des Etats-Unis banirent les ban­quiers. Le popu­liste William Jen­nings Bryan fut trois fois le can­di­dat pré­si­den­tiel démo­crate de 1896 à 1908. Le thème cen­tral de sa cam­pagne anti-impé­ria­liste fut de dire aux citoyens que les Etats-Unis étaient en train de tom­ber dans le piège de« l’es­cla­vage finan­cier au capi­tal bri­tan­nique ». Ted­dy Roo­se­velt bat­tît Bryan en 1908, mais fut for­cé à la suite de ce feu de brousse anti-impé­ria­liste de faire pas­ser le décret anti-trust. Il s’at­ta­qua ensuite au trust de la la Stan­dard Oil.

    En 1912 eurent lieu les audi­tions Pujo, qui s’oc­cu­pèrent des concen­tra­tions de pou­voir à Wall Street. La même année, Mme Har­ri­man ven­dît ses parts sub­stan­tielles de la banque du New York Gua­ran­ty Trust à J.P Mor­gan, créant ain­si Mor­gan Gua­ran­ty Trust. Le juge Louis Bran­deis convain­quît le pré­sidfent Woo­drow Wil­son de ter­mi­ner les situa­tions d’in­ter-rela­tions de comi­tés direc­teurs. La loi anti-trust Clay­ton fut pas­sée en 1914.

    Jack Mor­gan le fils et suc­ces­seur de J. Pier­mont, répli­qua en deman­dant aux clients de Mor­gan Reming­ton et Win­ches­ter d’aug­men­ter la pro­duc­tion d’ar­me­ment. Il déci­da que les Etats-Unis devaient entrer dans la pre­mière guerre mon­diale. Pres­sé par la fon­da­tion Car­né­gie et d’autres ins­tances de l’o­li­gar­chie, Wil­son céda. Comme Charles Tan­sill écri­vit dans « L’A­mé­rique s’en va en guerre » : « Même bien avant que la poudre ne parle, la firme fran­çaise des frères Roth­schild câbla à Mor­gan and co à New York sug­gé­rant le flot­te­ment d’un prêt de 100 mil­lions de dol­lars, dont une par­tie sub­stan­tielle serait lais­sée aux Etats-Unis pour payer les dépenses fran­çaises pour des achats de pro­duits américains. »

    La mai­son Mor­gan finan­ça la moi­tié de l’ef­fort de guerre amé­ri­cain, tout en rece­vant des com­mis­sions pour avoir intro­duit des sous-trai­tants comme Gene­ral Elec­tric, DuPont, les aciers Amé­ri­cain, Ken­ne­cott et ASARCO. Tous étaient des clients de Mor­gan. Mor­gan finan­ça éga­le­ment la guerre des Boers bri­tan­nique en Afrique du Sud et la guerre fran­co-prus­sienne. La confé­rence de la paix de Paris en 1919 fut pré­si­dée par Mor­gan, qui mena les efforts de recons­truc­tion à la fois de l’Al­le­magne et des alliés (11).

    Dans les années 1930, le popu­lisme refît sur­face après que Gold­man Sachs, Leh­man et autres banques eurent pro­fi­té du crash de 1929 (12). Le pré­sident du comi­té ban­caire du par­le­ment amé­ri­cain Louis McFad­den (démo­crate-New York) dit de la grande dépres­sion : « ce ne fut pas un acci­dent. Ce fut pla­ni­fié… Les ban­quiers inter­na­tio­naux pen­sèrent à créer une situa­tion de déses­poir afin de pou­voir en émer­ger comme nos diri­geants absolus. »

    Le séna­teur Gerald Nye (démo­crate-Dako­ta du nord) pré­si­da une enquête sur les muni­tions en 1936. Nye conclua que la mai­son Mor­gan pré­ci­pi­ta les Etats-Unis dans la pre­mière guerre mon­diale pour pro­té­ger des emprunts et pour créer un essort de l’in­dus­trie de l’ar­me­ment. Nye pro­dui­sit plus tard un docu­ment dont le titre était « La pro­chaine guerre », qui réfer­rait cyni­que­ment au « truc de le vielle déesse démo­cra­tie », par lequel le Japon pour­rait-être dupé dans une seconde guerre mon­diale. En 1937, le secré­taire à l’in­té­rieur Harold Ickes, mit en garde de « l’in­fluence des 60 familles amé­ri­caines ». L’his­to­rien Fer­di­nand Lund­berg plus tard écri­vit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de jus­tice William O. Dou­glas décria « l’in­fluence de Mor­gan… la plus per­ni­cieuse dans la finance et l’in­dus­trie aujourd’hui. »

    Jack Mor­gan répon­dit en rap­pro­chant les Etats-Unis de la seconde guerre mon­diale. Mor­gan avait des rela­tions très étroites avec les familles Iwa­sa­ki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui pos­sé­daient Mit­su­bi­shi et Mit­sui res­pec­ti­ve­ment, depuis que ces deux com­pa­gnies émer­gèrent des sho­gu­nats du XVIIème siècle. Quand le Japon enva­hit la Man­chou­rie et mas­sa­cra les pay­sans de Nan­kin, Mor­gan mini­mi­sa l’in­ci­dent. Mor­gan avait aus­si d’é­troites rela­tions avec le fas­ciste ita­lien Beni­to Mus­so­li­ni, tan­dis que le nazi alle­mand Dr. Hjal­mer Schacht était la liai­son entre la banque Mor­gan et l’al­le­magne durant la seconde guerre mon­diale. Après la guerre, les repré­sen­tants de Mor­gan ren­trèrent Schacht à la Bank for Inter­na­tio­nal Set­tle­ments (BIS) à Bâle en Suisse (13).

    La mai­son Rockefeller

    La BIS est la banque la plus puis­sante du monde, une banque cen­trale glo­bale pour les huit familles qui contrôlent les banques cen­trales de presque toutes la nations occi­den­tales et des pays en voie de déve­lop­pe­ment. Le pre­mier pré­sident de la BIS fut le ban­quier de Rocke­fel­ler Gates McGar­rah, un offi­ciel de la Chase Man­hat­tan Bank et de la réserve fédé­rale. McGar­rah était le grand-père de l’ex-direc­teur de la CIA Richard Helms. Les Rocke­fel­lers, tout comme les Mor­gans, avaient des rela­tions très étroites avec Londres. David Icke écrit dans « Les enfants de la matrix », que les Rocke­fel­lers et les Mor­gans n’é­taient que des « prête-noms« pour les Roth­schilds (14).

    La BIS est une pro­prié­té de la réserve fédé­rale, de la banque d’An­gle­terre, de la banque d’I­ta­lie, banque du Cana­da, banque de Suisse, banque de Hol­lande, banque fédé­rale alle­mande et de la banque de France.

    L’his­to­rien Car­roll Qui­gley écri­vit dans son épique livre « Tra­gé­die et Espoir« que la BIS fai­sait par­tie d’un plan, celui de « créer un sys­tème mon­dial de contrôle finan­cier dans des mains pri­vées et capable de domi­ner le sys­tème poli­tique de chaque pays et l’é­co­no­mie du monde dans son entie­re­té… un contrôle s’exer­çant de manière féo­dale par les banques cen­trales du monde agis­sant de concert à tra­vers des accords secrets ». Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain avait une méfiance his­to­rique à l’é­gard de la BIS, et fit pres­sion sans suc­cès pour qu’elle soit aban­don­née en 1945 à la confé­rence de Bret­ton-Woods. Au contraire de cela, la puis­sance des huit familles fut exa­cer­bée avec la créa­tion par la confé­rence de Bret­ton-Woods du FMI et de la banque mon­diale. Le banque fédé­rale amé­ri­caine ne prit des parts à la BIS qu’en Sep­tembre 1994 (15).

    La BIS détient au moins 10% des fonds de réserve d’au moins 80 banques cen­trales au monde, du FMI et autres ins­ti­tu­tions mul­ti­la­té­rales. Elle sert d’agent finan­cier pour les accords inter­na­tio­naux, col­lecte les infor­ma­tions sur l’é­co­no­mie glo­bale et sert de prê­teur ou de der­nier rem­part pour évi­ter un effon­dre­ment finan­cier glo­bal géné­ral. La BIS fait la pro­mo­tion d’un agen­da de fas­cisme mono­po­lis­tique capi­ta­liste. Elle don­na un prêt de sou­dure à la Hon­grie dans les années 1990 pour assu­rer la pri­va­ti­sa­tion de l’é­co­no­mie de ce pays. Elle ser­vit de canal de finan­ce­ment d’A­dolf Hit­ler pour les huit familles, emme­né par Hen­ry Schroe­der des War­burgs et la banque Men­del­sohn d’Am­ster­dam. Un cer­tain nombre de cher­cheurs assument que la BIS est en fait le centre du blan­chie­ment d’argent du traf­fic de drogue glo­bal (16).

    Ce n’est pas une coïn­ci­dence si la BIS a son QG en Suisse, la cache finan­cière pré­fé­rée pour la richesse de l’a­ris­to­cra­tie glo­bale et quar­tier géné­ral de la loge franc-maçonne P2 ita­lienne Alpi­na et Nazi Inter­na­tio­nal. D’autres ins­ti­tu­tions que contrôlent les huit familles inclues le Forum Eco­no­mique Mon­dial (Davos NdT), la Confé­rence Moné­taire Inter­na­tio­nale et l’Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale du Com­merce (OMC).

    Bret­ton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la banque mon­diale étaient cen­trales à ce « Nou­vel Ordre Mon­dial ». En 1944, les pre­miers bons de la banque mon­diale furent ame­nés par Mor­gan Stan­ley et la First Bos­ton. La famille fran­çaise Lazard devint plus impli­quée dans les inté­rêts de la mai­son Mor­gan. Lazard Frères, la banque d’in­ves­tis­se­ment la plus impor­tante de France, est la pro­prié­té de Lazard et des familles David-Weill, vieille tra­di­tion ban­caire de Gênes repré­sen­tée par Michelle Davive. Un direc­teur récent et PDG de Citi­group fut San­ford Weill.

    En 1968, Mor­gan Gua­ran­ty lan­ça Euro-Clear, une banque basée à Bruxelles spé­cia­li­sée dans le sys­tème de négoce des sécu­ri­tés Euro­dol­lar. Ce fut la pre­mière aven­ture auto­ma­tique. Cer­tains appe­lèrent Euro-Clear « la bête ». Bruxelles sert de QG pour la nou­velle banque cen­trale euro­péenne (BCE) et pour l’O­TAN. En 1973, les offi­ciels de Mor­gan se ren­con­trèrent secrè­te­ment aux Ber­mudes pour opé­rer la résur­rec­tion illé­gale de la vieille mai­son Mor­gan, 20 ans avant que la loi Glass Stea­gal fut aban­don­née. Mor­gan et les Rocke­fel­ler don­nèrent l’ap­port finan­cier de départ pour Mer­rill Lynch, la pro­pul­sant dans le top 5 des banques d’in­ves­tis­se­ment amé­ri­caines. Mer­rill Lynch est main­te­nant une par­tie de Bank of America.

    John D. Rocke­fel­ler uti­li­sa sa richesse du pétrole pour acqué­rir Equi­table Trust, qui avait absor­bé plu­sieurs grandes banques et entre­prises dans les années 1920. La grande dépres­sion de 1929 aida Rocke­fel­ler à conso­li­der sa puis­sance. Sa banque Chase, mer­gea avec la banque de Man­hat­tan de Kuhn Loeb pour for­mer la banque Chase Man­hat­tan, ain­si cimen­tant une rela­tion fami­liale de longue durée. Les Kuhn-Loeb avaient finan­cé, avec les Roth­schilds, la quête de Rocke­fel­ler pour deve­nir le roi du pétrole. La banque Natio­nal City Bank de Cle­ve­land don­na les fonds à John D. Rocke­fel­ler dont il avait besoin pour s’embarquer dans le mono­pole de l’in­dus­trie pétro­lière amé­ri­caine. La banque fut iden­ti­fiée dans une enquête du Congrès US comme étant une des trois banques des Roth­schilds aux Etats-Unis dans les années 1870 ; quand John D. créa pour la pre­mière fois la Stan­dard Oil dans l’é­tat de l’O­hio (17).

    Un des asso­ciés de Rocke­fel­ler dans la Stan­dard Oil était Edward Hark­ness dont la famille fut ame­née à contrô­ler Che­mi­cal Bank. Un autre fut James Stil­l­man, dont la famille contrô­lait Manu­fac­tu­rers Hano­ver Trust, Les deux banques ont mer­gé sous l’om­brelle de JP Mor­gan Chase. Deux des filles Stil­l­man marièrent deux des fils de William Rocke­fel­ler. Les deux familles contrôlent une grosse part de Citi­group éga­le­ment (18).

    Dans les affaires des assu­rances, les Rocke­fel­lers contrôlent Metro­po­li­tan Life, Equi­table Life, Pru­den­tial and New York Life. Les banques de Rocke­fel­ler contrôlent 25% de tous les biens des 50 plus grandes banques com­mer­ciales des Etats-Unis et 30% de tous les biens des 50 plus grosses com­pa­gnies d’as­su­rance aux Etats-Unis (19). Les com­pa­gnies d’as­su­rance, la pre­mière aux Etats-Unis fut créée par les franc-maçons, jouent un rôle impor­tant dans la donne de l’argent de la drogue aux Bermudes.

    Les entre­prises sous contrôle des Rocke­fel­ler incluent Exxon Mobil, Che­vron Texa­co, BP Amo­co, Mara­thon Oil, Free­port McMo­ran, Qua­ker Oats, ASARCO, Uni­ted, Del­ta, Nor­th­west, ITT, Inter­na­tio­nal Har­ves­ter, Xerox, Boeing, Wes­tin­ghouse, Hew­lett-Packard, Honey­well, Inter­na­tio­nal Paper, Pfi­zer, Moro­ro­la, Mon­san­to, Union Car­bide et Gene­ral Foods.

    La fon­da­tion Rocke­fel­ler a des liens très étroits avec les fon­da­tions Car­ne­gie et Ford. D’autres aven­tures phi­lan­thro­piques de la famille incluent le fond d’in­ves­tis­se­ment des frères Rocke­fel­ler, Rocke­fel­ler Ins­ti­tute for Medi­cal Research, Gene­ral Foun­da­tion Board, Rocke­fel­ler Uni­ver­si­ty et l’U­ni­ver­si­té de Chi­ca­go, qui vomit régu­liè­re­ment un flot conti­nue d’é­co­no­mistes d’ex­trême droite, apo­lo­gistes du capi­tal inter­na­tio­nal, incluant Mil­ton Friedman.

    La famille pos­sède 30 Rocke­fel­ler Pla­za, où l’arbre de Noël natio­nal est allu­mé chaque année et le Centre Rocke­fel­ler. David Rocke­fel­ler a joué un rôle clé dans la construc­tion des tours du WTC. La mai­son de famille des Rocke­fel­ler est un com­plexe dans la par­tie bour­geoise de New York appe­lée Pocan­ti­co Hil­ls. Ils pos­sèdent éga­le­ment un duplex de 32 pièces sur la 5ème ave­nue à Man­hat­tan, un manoir à Washing­ton DC, le ranch Monte Sacro au Véné­zué­la, des plan­ta­tions de café en Equa­teur, plu­sieurs fermes au Bré­sil, une grande pro­prié­té à Seal Har­bor, dans le Maine et des sta­tions bal­néaires dans les Caraïbes, Hawaïï et à Por­to Rico (20).

    Les familles Dulles et Rocke­fel­ler sont cou­sines. Allen Dulles créa la CIA, assis­ta les nazis, cou­vra l’as­sas­si­nat de Ken­ne­dy de la com­mis­sion War­ren et fît une alliance avec la confré­rie des Frères Musul­mans pour créer des assas­sins condi­tion­nés (21).

    Son frère John Fos­ter Dulles, fut pré­sident des trusts bidon de la Gold­man Sachs avant l’ef­fon­dre­ment de la bourse en 1929 et aida son frère à ren­ver­ser des gou­ver­ne­ments au Gua­té­ma­la et en Iran. Tous deux étaient membres de la socié­té secrète Skull & Bones, du Conseil en Rela­tion Etran­gère (CFR) et franc-maçons au 33ème degré (22).

    Les Rocke­fel­lers ont joués un rôle clé pour for­mer le club de Rome et son agen­da de dépo­pu­la­tion, dans leur pro­prié­té fami­lale de Bel­la­gio en Ita­lie. Leur pro­prié­té de Pocan­ti­co Hil­ls don­na nais­sance à la Com­mis­sion Tri­la­té­rale. La famille est une pour­voyeuse de fonds impor­tante pour le mou­ve­ment eugé­niste, qui accou­cha d’Hit­ler, du clo­nage humain et de la forme cou­rante d’ob­ses­sion géné­tique sur l’ADN qui court dans les cercles scien­ti­fiques américains.

    John Rocke­fel­ler Junior fut à la tête du conseil de la popu­la­tion jus­qu’à sa mort (23). Son fils du même nom est un séna­teur élu pour la Vir­gi­nie de l’Ouest. Son frère Win­throp Rocke­fel­ler fut lieu­te­nant gou­ver­neur d’Ar­kan­sas et demeure l’homme le plus puis­sant de cet état. Dans une inter­view avec le maga­zine Play­boy en Octobre 1975, le Vice-pré­sident Nel­son Rocke­fel­ler, qui était aus­si gou­ver­neur de l’é­tat de New York, arti­cu­la les vues glo­ba­listes et arro­gantes de sa famille de cette façon : « Je crois abso­lu­ment dans une pla­ni­fi­ca­tion mon­diale totale de l’é­co­no­mie, des affaires sociales, de la poli­tique, de l’armée… »

    Mais de tous les frères Rocke­fel­ler, c’est le fon­da­teur de la com­mis­sion tri­la­té­rale et pré­sident de la banque Chase Man­hat­tan David qui pro­pul­sa l’a­gen­da fas­ciste de la famille sur la scène glo­bale. Il défen­dît le Shah d’I­ran, le régime d’a­par­theid d’A­frique du Sud, et la junte mili­taire de Pino­chet au Chi­li. Il fut le plus grand finan­cier du CFR, de la com­mis­sion tri­la­té­rale et (pen­dant la guerre du Viet­nam), du comi­té pour une paix effec­tive et durable en Asie, une aven­ture affai­riste pour ceux qui fai­saient leur argent et vivaient du conflit.

    Nixon lui pro­po­sa d’être son secré­taire au tré­sor (ministre des finances, NdT), mais Rocke­fel­ler décli­na l’offre, sachant que sa puis­sance était bien supé­rieure en étant à la tête de la banque Chase Man­hat­tan. L’é­cri­vain Gary Allen écri­vit dans son livre « Le dos­sier Rocke­fel­ler » en 1973 : « David Rocke­fel­ler a ren­con­tré 27 chefs d’é­tat, incluant les diri­ge­rants de la Chine et de l’URSS. »

    En 1975, après Le coup de la Nugan Hand Bank et de la CIA contre le pre­mier ministre aus­tra­lien Gough Whit­lam, son suc­ces­seur nom­mé par la cou­ronne bri­tan­nique se dépê­cha d’al­ler aux Etats-Unis où il ren­con­tra Gerald Ford après avoir ren­con­tré David Rocke­fel­ler (24).

    à suivre… la suite… trois autres épi­sodes du « Car­tel de la Réserve Fédérale »…

    Par Dean Hen­der­son, le 1er juin 2011.

    Dean Hen­der­son est l’au­teur de « Big Oil & Their Ban­kers in the Per­sian Gulf : Four Hor­se­men », « Eight Fami­lies & Their Glo­bal Intel­li­gence », « Nar­co­tics & Ter­ror Net­work and The Gra­te­ful Unrich : Revo­lu­tion in 50 Countries ».

    Notes :

    (1) 10K Filings of For­tune 500 Cor­po­ra­tions to SEC. 3–91

    (2) 10K Filing of US Trust Cor­po­ra­tion to SEC. 6−28−95

    (3) « The Fede­ral Reserve ‘Fed Up’. Tho­mas Schauf. http://​www​.davi​dicke​.com 1–02

    (4) The Secrets of the Fede­ral Reserve. Eus­tace Mul­lins. Ban­kers Research Ins­ti­tute. Staun­ton, VA. 1983. p.179

    (5) The Secrets of the Fede­ral Reserve. Eus­tace Mul­lins. Ban­kers Research Ins­ti­tute. Staun­ton, VA. 1983. p.53

    (6) The Triumph of Conser­va­tism. Gabriel Kol­ko. Mac­Mil­lan and Com­pa­ny New York. 1963. p.142

    (7) Rule by Secre­cy : The Hid­den His­to­ry that Connects the Tri­la­te­ral Com­mis­sion, the Free­ma­sons and the Great Pyra­mids. Jim Marrs. Har­per­Col­lins Publi­shers. New York. 2000. p.57

    (8) The House of Mor­gan. Ron Cher­now. Atlan­tic Month­ly Press NewYork 1990

    (9) Marrs. p.57

    (10) Demo­cra­cy for the Few. Michael Paren­ti. St. Mar­tin’s Press. New York. 1977. p.178

    (11) Cher­now

    (12) The Great Crash of 1929. John Ken­neth Gal­braith. Hough­ton, Mif­flin Com­pa­ny. Bos­ton. 1979. p.148

    (13) Cher­now

    (14) Chil­dren of the Matrix. David Icke. Bridge of Love. Scotts­dale, AZ. 2000

    (15) The Confi­dence Game : How Un-Elec­ted Cen­tral Ban­kers are Gover­ning the Chan­ged World Eco­no­my. Ste­ven Solo­mon. Simon & Schus­ter. New York. 1995. p.112

    (16) Marrs. p.180

    (17) Marrs. p.45

    (18) The Money Len­ders : The People and Poli­tics of the World Ban­king Cri­sis. Antho­ny Samp­son. Pen­guin Books. New York. 1981

    (19) The Rocke­fel­ler File. Gary Allen. ’76 Press. Seal Beach, CA. 1977

    (20) The Rocke­fel­ler File. Gary Allen. ’76 Press. Seal Beach, CA. 1977

    (21) Dope Inc.: The Book That Drove Kis­sin­ger Cra­zy. Edi­tors of Exe­cu­tive Intel­li­gence Review. Washing­ton, DC. 1992

    (22) Marrs.

    (23) The Rocke­fel­ler Syn­drome. Fer­di­nand Lund­berg. Lyle Stuart Inc. Secau­cus, NJ. 1975. p.296

    (24) Marrs. p.53

    Article ori­gi­nal en anglais : The Fede­ral Reserve Car­tel – Part I : The Eight Families
    (tra­duc­tion : Résis­tance 71)

    Réponse
  12. Jacques Raffin

    Excel­lente proposition !

    Je cher­chais jus­te­ment une alter­na­tive à l’é­lec­tion. Voi­ci un bon moyen de sup­pri­mer l’ar­ri­visme de nos « repré­sen­tants » professionnels…

    Pour pal­lier au contre-argu­ment du manque de pro­fes­sion­na­lisme des tirés au sort, on peut dire que le tirage au sort recrée­ra une socié­té en minia­ture, avec la même répar­ti­tion des compétences.

    À voir la sur­re­pré­sen­ta­tion des méde­cins dans les élus actuels, on se dit que la socié­té doit être bien malade…

    Je mets un lien vers votre site, sur le mien, aujourd’­hui même.

    Seul bémol : la forme de votre site pour­rait être amé­lio­rée. Sa sim­pli­ci­té nuit à la per­ti­nence du pro­pos… Je pense notam­ment à un effort sur les titres.

    Cor­dia­le­ment,
    Jacques Raffin

    Réponse
  13. simplesanstete

    Julien Alexandre l’exécuteur de l’im­pos­teur Jorion n’en croit pas un mot, réponse a Ker­jean sur la FED asso­cia­tions de banques privées.

    8 juin 2011 à 21:23

    Grif­fin = liber­ta­rien com­plo­tiste à deux balles (Google is your friend). Ce sont des clowns qui essaiment sur wiki­pé­dia sur les sujets de créa­tion moné­taire, de la FED, etc. A force de for­cer les mises à jour, les contri­bu­teurs de bonne foi et bien infor­més se résignent à lais­ser ces inep­ties pas­ser. C’est la tech­nique dite « Bog­da­nov » pour ceux qui connaissent l’affaire

    Réponse
  14. Assurancetourix

    Julien Alexandre est un vrai âne bâté, cor­na­qué par Paul Jorion (son maître à « néo-pen­sée unique »), qui ne cherche nul­le­ment à com­prendre la véri­té et la réa­li­té des faits, mais à mettre (préa­la­ble­ment à toute réflexion per­son­nelle) des éti­quettes (conforme, non-conforme, com­plo­tiste, liber­ta­rien, …) sur les conte­nants (auteurs) avant de dai­gner étu­dier les conte­nus (textes, liens, docu­ments) qui lui sont pré­sen­tés à la modé­ra­tion (cen­sure) !

    Même la pro­pa­gande offi­cielle de la FED (page 7) admet l’é­vi­dence du « Fede­ral Reserv Act », à savoir que celle-ci est effec­ti­ve­ment déte­nus par des action­naires pri­vés (banques commerciales) :

    The Reserve Banks are qua­si-govern­men­tal, or legal­ly pri­vate but func­tio­nal­ly public, cor­po­ra­tions. Reserve Banks are “owned” by com­mer­cial banks in their region (that is, banks hold stock in their Fede­ral Reserve Bank) but serve public goals and are over­seen by the Board of Gover­nors, a govern­ment entity.
    While these mem­ber banks are consi­de­red “owners” of the Fed, they do not have many of the usual rights of stockholders.

    For example, although 6 percent of their capi­tal is inves­ted in the Reserve Banks, their divi­dend return on this invest­ment is fixed at 6 percent by law. The pur­pose of this qua­si-govern­men­tal arran­ge­ment is to ensure a cen­tral bank that is both accoun­table to the Ame­ri­can people and insu­la­ted from poli­ti­cal pressure.

    Le véri­table pou­voir des action­naires pri­vées de la Fed n’est évi­de­ment pas dans le mon­tant des divi­dendes qu’ils touchent de celles-ci.

    LE RÉEL POUVOIR DES ACTIONNAIRES SECRETS DE LA FED EST AILLEURS !!!

    Réponse
  15. simplesanstete

    @assurancetourix

    La rhé­to­rique de JA dans sa réponse est pro­di­gieuse et très éner­vante c’est toute la façade de ce blog, belle mise en scène d’un savoir abs­trait, une avant garde vir­tuelle très sédui­sante, un pot de miel.

    Si vous le sou­hai­tez contac­tez moi à [email protected] nous en rirons ensemble.

    PS : assu­rance tous risques c’est comme çà que je nomme le judéo chris­tia­nisme, les assu­rances et la finance fonc­tionnent sur le même principe.

    Réponse
  16. Assurancetourix

    C’est quand même hal­lu­ci­nant d’être obli­gé d’in­sul­ter Julien Alexandre (via le blog de notre hôte) pour réus­sir enfin à avoir un de mes com­men­taires, habi­tuel­le­ment sys­té­ma­ti­que­ment cen­su­rés (bla­ck­lis­tés par adresse IP), enfin publié sur le blog de Paul Jorion.

    Je ne cherche pas à avoir constam­ment rai­son, je cherche à appré­hen­der la véri­té, et lors­qu’il m’ar­rive de me trom­per, je l’ad­mets volontiers.

    Voi­ci sa réponse (10 juin 2011 à 00:27) qui ne manque pas, pour une fois, de quelques arguments :

    La FED n’a aucun « action­naire secret ». Elle est déte­nue par les 12 banques régio­nales fédé­rales. Ce sont ces 12 banques régio­nales fédé­rales dont sont action­naires les banques com­mer­ciales. Ce que vous sem­blez igno­rer, c’est que l’actionnariat des banques com­mer­ciales ayant une cou­ver­ture natio­nale n’est pas un choix : c’est une obli­ga­tion. Seules les banques com­mer­ciales ayant une cou­ver­ture régio­nale ont le choix de deve­nir ou pas action­naire. Les parts pos­sé­dées dans la FED régio­nale, contrai­re­ment aux éta­blis­se­ments pri­vés, ne peuvent ni être chan­gées, ni ven­dues, ni gagées.

    Les banques com­mer­ciales ne par­ti­cipent pas à l’élaboration de la poli­tique moné­taire de la FED. Ce sont les 7 membres du « board of gover­nors » de la FED qui éla­borent les poli­tiques sui­vies par l’institution.

    Il est inté­res­sant de noter que les 7 membres du « board of gover­nors » sont nom­més par le POTUS, et non pas par les conseils d’administration des banques com­mer­ciales. Vous en connais­sez beau­coup des entre­prises pri­vées dont les diri­geants sont nom­més par les pou­voirs publics ? Moi pas. Les banques com­mer­ciales élisent en revanche 6 des 9 gou­ver­neurs des FED régionales.

    Les banques com­mer­ciales sont éga­le­ment soli­daires de façon indi­vi­sible des pertes qui pour­raient inter­ve­nir dans l’exercice des mis­sions de la FED.

    38 % des banques amé­ri­caines sont action­naires de la FED. Ils sont où les « action­naires secrets » ? 😉

    Que des devoirs, aucuns droits ou presque, et comme seule com­pen­sa­tion pour le carac­tère obli­ga­toire de leur par­ti­ci­pa­tion et les res­pon­sa­bi­li­tés légales qui leur échoient un cou­pon de 6 %.

    Voyez comme ceci nuance le rac­cour­ci sim­plet « les banques com­mer­ciales pos­sèdent la FED qui est pri­vée et n’a rien de fédé­rale » et toutes les inter­pré­ta­tions com­plo­tistes (j’adore les éti­quettes, sur­tout quand elles collent bien) qui l’entourent.

    La qua­li­fi­ca­tion juri­dique cor­res­pon­dante en France serait très cer­tai­ne­ment celle de GIP (grou­pe­ment d’intérêt public).

    -

    Je viens de décou­vrir deux docu­ments offi­ciels inté­res­sants qui vont me ser­vir de base pour une pro­chaine réponse argumentée :
    – Money and the fede­ral sys­tem : Myth and rea­li­ty (rap­port au Congrès US, 1996)
    – The Fede­ral Reserve Sys­tem : Pur­poses & func­tions (Fed, 2005)

    Réponse
  17. Assurancetourix

    Voi­ci deux autres sources d’in­for­ma­tions inté­res­santes (tou­jours en anglais) pour com­prendre la véri­té sur la Fed :
    – Who owns the Fede­ral Reserve and why don’t you know ?
    – Debun­king the Fede­ral Reserve Conspi­ra­cy Theo­ries (ten­ta­tive de décons­truc­tion de 10 « mythes » sur la Fed) : 
    => Myth #4. The Fede­ral Reserve is a pri­va­te­ly owned bank.
    => Myth #5. The Fede­ral Reserve is owned and control­led by foreigners.
    (dans Myth #5, l’au­teur tente de démon­ter les théo­ries de Eus­tace Mul­lins & Gary Kah)

    Réponse
  18. Assurancetourix

    Voi­ci la réponse que je viens de faire à Julien alexandre :

    Alors là ce n’est plus de la modé­ra­tion, ni de la cen­sure, mais bien de la mani­pu­la­tion à l’é­tat pur !

    Si vous aviez pris la peine de par­cou­rir jus­qu’au bout le lien que vous venez de cen­su­rer outran­ciè­re­ment sans le lire, vous auriez consta­té que figure éga­le­ment dans celui-ci (en « Footnotes/Further Research/Quotes ») le der­nier des liens que j’ai sou­mis plus haut à votre atten­tion sous le titre « Who Owns and Controls the Fede­ral Reserve ? by Dr. Edward Fla­her­ty, Uni­ver­si­ty of Char­les­ton » (qui abonde dans votre pos­ture « réac­tion­naire » à ten­dance « démys­ti­fi­ca­trice ») ain­si que bien d’autres infor­ma­tions fort inté­res­santes mais qui s’é­cartent de la « néo-pen­sée unique » que vous par­ti­ci­pez acti­ve­ment à pro­pa­ger en effec­tuant ce type de mani­pu­la­tion de l’ex­pres­sion et de l’in­for­ma­tion (indigne de ce blog qui se réclame « pro­gres­siste »).

    L’au­teur de cet article cen­su­ré est un cher­cheur de véri­té (comme moi), mais la véri­té ne vous inté­resse pas, le conte­nu de l’ar­ticle non plus d’ailleurs (sur­tout pas), seul la cer­ti­tude de res­ter fer­me­ment accro­ché à vos pré­ju­gés ras­su­rants vous animent réellement.
    Le tra­duc­tion du sous-titre du site sur lequel le cher­cheur s’ex­prime est « à la pour­suite de la véri­té, avant que tout le monde ne la comprenne » !
    Est-ce là être com­plo­tiste que de cher­cher la véri­té au delà de la pen­sée unique pro­pa­gée par le système ?

    Nous ne sommes défi­ni­ti­ve­ment plus en démo­cra­tie chez Paul Jorion mais véri­ta­ble­ment en « Alexan­drie » !!! 😉

    Pour­quoi une pieuvre en tête de l’ar­ticle cen­su­ré, je laisse Joseph Sti­glitz (figu­rant éga­le­ment en bonne place dans cet article) s’ex­pri­mer à ma place en terme « poli­ti­que­ment cor­rect » que vous devriez je l’espère accep­ter et comprendre :

    Nobel Prize-Win­ning Eco­no­mist : Fede­ral Reserve Sys­tem is Cor­rupt and Under­mines Democracy

    Joseph Sti­glitz – for­mer head eco­no­mist at the World Bank and a nobel-prize win­ner – said yes­ter­day that the very struc­ture of the Fede­ral Reserve sys­tem is so fraught with conflicts that it is « cor­rupt » and under­mines democracy.

    Sti­glitz said :
    If we (i.e. the World Bank) had seen a gover­nance struc­ture that cor­res­ponds to our Fede­ral Reserve sys­tem, we would have been yel­ling and screa­ming and saying that coun­try does not deserve any assis­tance, this is a cor­rupt gover­ning structure.
    Sti­glitz poin­ted out that – if ano­ther coun­try had pre­sen­ted a plan to reform its finan­cial sys­tem, and inclu­ded a regu­la­to­ry regime that copied the makeup of the Fede­ral Reserve sys­tem – « it would have been a big signal that some­thing is wrong. »

    Sti­glitz stres­sed that the Fed banks have clear conflicts of inter­est, since the banks are lar­ge­ly gover­ned by a board of direc­tors that includes offi­cers of the very banks they’re sup­po­sed to be overseeing :

    So, these are the guys who appoin­ted the guy who bai­led them out … Is that a conflict of interest ?

    They would say, ‘no conflict of inter­est, we were just doing our job. But you have to look at the conflicts of interest »…
    The rea­son you talk about gover­nance is because in a demo­cra­cy you want people to have confi­dence … This is a struc­ture that will under­mine confi­dence in a democracy.
    Indeed, by all objec­tive mea­sures, the Fed has per­for­med hor­ri­bly (and see this).

    As 6 congress­men wrote last Novem­ber, there are at least 4 rea­sons to demand full trans­pa­ren­cy of the Fede­ral Reserve, and a change in the Fed’s structure :
    First … how effec­tive a regu­la­tor can the Fede­ral Reserve be if it is unwilling to strive for good public poli­cy through its regu­la­to­ry powers ?

    Second, there is an inherent conflict in the man­ner in which regio­nal reserve branch pre­si­dents are selec­ted – in that repre­sen­ta­tives of the mem­ber banks select the regio­nal pre­sident. It seems coun­ter­pro­duc­tive, yet the ban­king sys­tem has pro­vi­ded case after case of regu­la­ted enti­ties selec­ting their own regulator.

    Third, the Fede­ral Reserve has conti­nual­ly resis­ted efforts to engage in dis­cus­sion on struc­tu­ral and gover­nance reform at the Sys­tem. Most recent­ly, Bloom­berg repor­ted yes­ter­day that the Fede­ral Reserve has rejec­ted a White House request that (the Fede­ral Reserve) conduct a public review of its struc­ture and operations.

    Des­pite a request from the admi­nis­tra­tion that pro­vi­ded ample oppor­tu­ni­ty for the Fede­ral Reserve to have input into its own reforms, the cen­tral bank has sim­ply refu­sed. It is because of this atti­tude that I argue that real finan­cial regu­la­to­ry reform can­not occur without an exa­mi­na­tion into the struc­ture of this entity.

    Fourth, and most impor­tant­ly, the Fede­ral Reserve has shown a repea­ted unwillin­gness to accept efforts to improve trans­pa­ren­cy for the System.

    Réponse
  19. simplesanstete

    Nous savons quelques amis et moi que Jorion est la 1ere avant garde vir­tuelle de gauche of course : révo­lu­tion­naire de droite qui monte, un excellent sous trai­tant d’At­ta­li, il l’a­voue presque dans son der­nier pot de miel très atta­chant, la guerre numé­rique. C’est le temps des salauds sin­cères qui vous décré­di­bi­lisent gen­ti­ment, très simi­laire à ces gens sur le Golan qui disent« vous vous sen­tez cou­pable quand vous tirez sur des gens désar­més » Aux armes de la co-naissance !!!!

    Réponse
  20. Étienne

    Petite piqûre de rap­pel : bon résu­mé du pro­ces­sus de créa­tion moné­taire,
    avec une contro­verse à connaître, quand même, sur la pro­por­tion (1=>9) affir­mée ici et sujette à discussion) :

    MONEY MECHANICS

    Réponse
  21. C1Point2Vues

    Un tout nou­veau site : C1Point2Vues

    http://​c1point2​vues​.blog​spot​.com/

    Un nou­veau site consa­cré à l’a­na­lyse alter­na­tive de l’information. 

    Un pre­mier article d’ac­tua­li­té sur 
    le débat entre la France et l’Al­le­magne en vue de modi­fier le trai­té de l’U­nion Européenne 
    pour per­mettre à la Banque Cen­trale de finan­cer l’en­det­te­ment public sans pas­ser par les créan­ciers pri­vés.

    Vos avis sont les bienvenus.

    Réponse
  22. C1Point2Vues

    Sur C1Point2Vues
    un article sur  »l’A­gence France Tré­sor : Quand la finance inter­na­tio­nale gère la tré­so­re­rie de l’État. »

    Vos avis sont les bienvenus.

    Réponse
  23. C1Point2Vues

    MÉCANISME EUROPÉEN DE STABILITÉ (MES) | L’Europe mise sous la tutelle de Washington

    Le Méca­nisme Euro­péen de Sta­bi­li­té (MES), voué à prendre le relais du Fonds Euro­péen de Sta­bi­li­té Finan­cière (FESF) et du Méca­nisme Euro­péen de Sta­bi­li­té Finan­cière (MESF) à la mi-2013, n’est pas encore en place qu’il sus­cite déjà sur inter­net une cer­taine inquié­tude, sou­vent peu argu­men­tée,… mais tout à fait jus­ti­fiée. En effet, le MES n’est ni plus ni moins qu’un Trai­té de mise sous tutelle per­ma­nente des États euro­péens membres par le Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal (FMI), l’ins­ti­tu­tion finan­cière inter­na­tio­nale de Washing­ton, domi­née par les États-Unis.

    http://​c1point2​vues​.blog​spot​.com/​2​0​1​1​/​1​2​/​m​e​c​a​n​i​s​m​e​-​e​u​r​o​p​e​e​n​-​d​e​-​s​t​a​b​i​l​i​t​e​-​m​e​s​.​h​tml

    Réponse
  24. C1Point2Vues

    FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL (FMI) | Le che­val de Troie de Washing­ton en Europe

    Cela a été déci­dé juste avant les fêtes de Noël, les États euro­péens qui s’in­ter­disent à eux-mêmes de se prê­ter de l’argent ou de moné­ti­ser leurs dettes via la Banque Cen­trale Euro­péenne (BCE) vont offrir cette pré­ro­ga­tive au Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal (FMI).

    La suite ici :

    http://​c1point2​vues​.blog​spot​.com/​2​0​1​2​/​0​1​/​f​m​i​-​l​e​-​n​o​u​v​e​a​u​-​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​-​e​u​r​o​p​e​e​n​-​l​a​.​htm

    Réponse
  25. Eléonore

    Bon­jour,

    J’ai beau­coup appré­cié toute cette page et j’ai­me­rais beau­coup prendre quelques extraits des textes qui se trouvent sur cette page ain­si que l’a­vant pro­pos du livre sur la Réserve Fédé­rale, pour le livre sur lequel je tra­vaille actuellement.Puis-je en avoir l’autorisation ?

    Mer­ci d’avance

    Meilleures salu­ta­tions

    Eléo­nore Visart

    Réponse
  26. Étienne

    Bon­soir Éléonore

    Je ne peux évi­dem­ment pas vous don­ner de droits sur les textes qui ne sont pas de moi (et je pense bien que ce sont eux qui vous inté­ressent, natu­rel­le­ment) : il faut deman­der à leurs auteurs.

    Mais pour ce qui concerne mes propres textes (ici ou ailleurs), vous êtes libre d’en faire ce que vous voulez 🙂

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  27. Eléonore

    Mer­ci beau­coup et aus­si pour tous vos écrits qui contri­buent à mieux com­prendre ce monde dans lequel nous vivons

    Ami­ca­le­ment

    Eléo­nore

    Réponse
  28. Eléonore

    Je me per­mets d’en­core vous déran­ger. Je ne sais pas com­ment entrer en contact avec Eus­tace Mul­lins. Pour­riez-vous m’aider ?

    Réponse
  29. Emerson

    Peut-être pour­riez-vous vous adres­ser à un médium car dans l’a­vant-pro­pos du tra­duc­teur, en haut de page, il est dit :
    Eus­tace Mul­lins, décé­dé à l’âge de 87 ans le 2 février 2010 😉

    Réponse
  30. Fygy

    Mer­ci, au nom des Indi­gnés, et sans l’ombre de com­plo­tisme ni d’an­ti­sé­mi­tisme, insultes dont nous sommes abreu­vés quo­ti­dienn­ne­ment, de nous éclai­rer ENFIN, sur les causes pro­fondes de la crise de 2008.

    Serai heu­reux de trans­mettre vos infor­ma­tions et actua­li­tés à mes camarades.

    Réponse
  31. TRAPP

    Bon­jour, et tout d’a­bord mer­ci pour tous les élé­ments qui man­quaient à mon puzzle de la com­pré­hen­sion de la dette ; main­te­nant je vois vrai­ment le visage des men­teurs qui, sou­mis aux lob­bies de la finance, envoient leurs peuples, leurs Patries qui les a nour­ris soi­gnés pro­té­gés, à un ave­nir plus qu’incertain.

    Je ne peux, moi, mal­heu­reu­se­ment, appor­ter aucune solu­tion à la racine du pro­blème : faire modi­fier cette consti­tu­tion et ne plus jamais don­ner le contrôle de celle-ci à des indi­vi­dus qui ne sont là que pour les bien­faits {d’eux-mêmes}.

    J’ai une petite fille, et bien­tôt deux, mais et j’ai très peur pour elle.

    Je vou­drais faire pas­ser le mes­sage à Étienne Chouard que la solu­tion n’est peu-être pas tan­gible aujourd’­hui, mais le sera demain, NE PAS VOULOIRS GAGNER LA GUERRE D’UN COUP 
    C’est impos­sible, ils sont trop fort. 
    En appli­ca­tion mili­taire, lorsque l’on se trouve en face d’un enne­mi supé­rieur en nombre sur un ter­rain favo­rable, ne jamais opter pour un choc fron­tal : il faut faire de l’Art opé­ra­tif, c’est une dis­ci­pline inter­mé­diaire entre tac­tique et stra­té­gie mili­taire visant à com­bi­ner les com­bats et les enchaî­ner de façon à dis­lo­quer l’en­semble de sys­tèmes enne­mis. Cela marche très bien sur un petit dispositif.

    Des fois, les amis jurés deviennent de grands enne­mis (les agences de cota­tions les ban­quiers, etc…) ; le pas­sé le prouve !!! Sor­ros n’a-t-il pas dépré­cié la livre ? les deux grands amis anglo-saxons qui se portent des coups sur leurs éco­no­mies… Le but étant de ne pas se relâ­cher, tou­jours sur­veiller les signaux, car il n’y aura sûre­ment qu’une seule fenêtre pour tout faire basculer.

    Il faut ral­lier beau­coup de monde sur cette pro­blé­ma­tique, car plus il y aura de têtes pen­santes plus les solu­tions appa­rai­tront. De plus, les aides peuvent même venir d’in­di­vi­du de l’in­té­rieur de leurs enti­tés des gens qui voient tout, mais qui attendent le moment oppor­tun pour agir. En outre, beau­coup de gens ne connaissent pas cette pro­blé­ma­tique de la dette, je l’ai consta­té dans mon entou­rage, le faire divul­guer encore plus au plus grand nombre est aus­si très important.

    En atten­dant une idée consiste à faire comme disait RUBIN CARTER dans le film Hur­ri­cane car­ter  » Il m’é­tait appa­ru comme une révé­la­tion que ma liber­té d’épandait du fait et de ne pas avoir besoins des choses dont ils pou­vaient me pri­ver, si la puni­tion était d’être enfer­mé dans une cel­lule alors je refu­sais de quit­ter ma cel­lule ain­si je les pri­vais de leurs armes je ne tra­vaillais pas pour eux, je ne man­geais pas leurs nour­ri­tures j’é­tu­diai je dis­sé­quais mon affaire mor­ceau par morceau »

    Tou­jours pen­ser à ces indi­vi­dus qui se sont bat­tus pour des cause sans issue… Ghan­di, Nel­son Man­de­la dans sa cel­lule, De Gaulle seul dans son bureau à Londre, etc

    Réponse
  32. J.C

    Tout se passe comme pré­vu, les nou­velles révé­la­tions concer­nant la loi de 73 montrent encore davan­tage qu’il s’a­git d’un choix sur la durée, une stra­té­gie à laquelle ils se tiennent.
    L’in­ter­view de Fran­çois Hol­lande plus haut, révèle le pro­chain objectif.
    Lorsque la situa­tion des états sera celle d’un défaut inévi­table, l’ Europe sup­plan­te­ra les Etats par un nou­vel emprunt Euro­péen cette fois, sup­pri­mant un peu plus toute indé­pen­dance natio­nal. Ain­si, toute pos­si­bi­li­té pour les nations de retour en arrière à une sou­ve­rai­ne­té moné­taire serait alors exclue.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  33. Spolmiopathe

    J’ai beau­coup appré­cié à l’é­poque le livre de Mul­lins, mais avec le temps et avec une réflexion appro­fon­die sur le sujet de la créa­tion moné­taire US, j’en viens à révi­ser mon juge­ment initial. 

    Si le but de la FED était vrai­ment de spo­lier la richesse publique en inter­di­sant au Tré­sor d’é­mettre de la mon­naie et en l’o­bli­geant à payer des inté­rêts sur celle crée par la FED, alors POURQUOI la FED reverse la qua­si-tota­li­té de ses béné­fices, issus notam­ment des inté­rêts que l’E­tat lui payent sur la moné­ti­sa­tion de sa dette, au Tré­sor ?

    Par qua­si-tota­li­té j’en­tends 94 %, après ponc­tion d’un divi­dende fixe de 6 % pour les banques pri­vées action­naires du sys­tème de la fed. 

    Tout au plus, peut on par­ler d’un para­si­tisme bénin du sec­teur pri­vé dans la créa­tion moné­taire ou d’une lour­deur administrative. 

    Le point qui m’embête par­ti­cu­liè­re­ment c’est que cette pré­ci­sion n’est pas appor­tée par Eus­tace Mul­lins, mais seule­ment par son édi­teur (Michel Drac) dans une note de bas de page per­due à la fin de l’ouvrage. 

    Ce point change beau­coup de choses, en pre­mier lieu car il y a de vraies banques pri­vées n’ap­par­te­nant pas à la FED et qu’on appelle pri­ma­ry dea­lers qui achètent de la dette fédé­rale et qui font payer des inté­rêts au Trésor. 

    Or, et c’est là qu’est l’ar­naque à mon avis, ces pri­ma­ry dea­ler, au contraire de la FED, ne reversent pas les sommes per­çues au titre d’in­té­rêts. Gros­so modo, la FED achète 25 % et ces pri­ma­ry dea­lers 75 %. 

    Ma conclu­sion est que le trans­fert d’argent de l’É­tat à la fed (celui dont parle tout le monde y com­pris Mul­lins) et son trans­fert symé­trique de la fed au Tré­sor (dont ne parle pas Mul­lins) forment une sorte de jeu à somme nulle qui est de loin pré­fé­rable au cir­cuit moné­taire des pri­ma­ry dealers.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles