Méconnue, l’arme suprême du peuple contre la corruption des riches : le tirage au sort à la place de l’élection

17/12/2010 | 28 commentaires

Chers amis,

Vous allez voir ici une nou­velle vibrante syn­thèse, le cri de rage d’un vieux repré­sen­tant (de l’É­tat US du Ver­mont, je crois), un repré­sen­tant qui repré­sente enfin (ce n’est pas trop tôt, a‑t-on envie de dire).

Mais, —peut-il faire autre­ment ?— cet élu en colère ne dit pour­tant pas un mot de la cause réelle de ce qu’il dénonce très jus­te­ment : L’ÉLECTION, qui per­met aux riches d’a­che­ter le pou­voir politique.

Et puis­qu’il rate la vraie cause des pré­ten­dues « crises » (ce ne sont pas des crises pour tout le monde), il rate aus­si la vraie solu­tion : le TIRAGE AU SORT des repré­sen­tants et de leurs contrôleurs.

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https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​e​m​b​e​d​/​v​i​d​e​o​/​x​g​2​mpi
Séna­teur US Ber­nie San­ders : une guerre fait rage, menée par 1% de riches insa­tiables contre le peuple tout entier

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Pour cha­cun d’entre nous, c’est de plus en plus clair ; les « crises » suc­ces­sives ne sont pas des crises pour tout le monde. Cha­cun peut consta­ter, cari­ca­tu­ra­le­ment, objec­ti­ve­ment, que la cause pre­mière de tous nos mal­heurs sociaux, la cause prin­ci­pale, celle qui est en amont de toutes les autres et qui les déter­mine, celle dont nous devrions tous nous occu­per en toute pre­mière prio­ri­té, c’est l’exis­tence-même de citoyens ultra-riches, riches au point non seule­ment d’acca­pa­rer ce qui manque à tous les autres, mais riches sur­tout au point de pou­voir cor­rompre tous les acteurs — publics et pri­vés— de la vie sociale (y com­pris les « éco­no­mistes » et les « son­deurs », les jour­na­listes, les pro­fes­seurs, les juges, les forces armées, les élus et tous les por­teurs de pou­voir) ; si riches qu’ils sont prêts à tuer, prêts à mas­sa­crer même (voyez dans tous les pays « pauvres », ren­dus pauvres par eux) pour conser­ver leurs privilèges.

L’argent, par accu­mu­la­tion exces­sive, crée des malades men­taux, à l’é­vi­dence nui­sibles au corps social et non nécessaires.

Donc, une socié­té qui veut sur­vivre paci­fiée doit mettre en place DES INSTITUTIONS qui inter­disent que qui­conque devienne trop riche : reve­nu maxi­mum, héri­tage limi­té, pro­prié­té pri­vée pro­té­gée mais limi­tée, et autres idées modé­ra­trices de tout hubris. Ces ins­ti­tu­tions sont des règles de droit supé­rieures qui doivent être abso­lu­ment inac­ces­sibles aux acteurs qu’elles régissent (ceci est essentiel).

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Mais (pour l’ins­tant), per­sonne ne remonte à la véri­table source de la pol­lu­tion des rives de notre fleuve social. Cha­cun des mili­tants s’oc­cupe de la rive pol­luée qui le révolte le plus, mais aucun mili­tant ne se pré­oc­cupe de la source (com­mune) de toutes ces pol­lu­tions : qui donc écrit le droit du droit ? Qui écrit (et qui révise) ces mau­vaises consti­tu­tions qui laissent les riches contrô­ler le pou­voir, tous les pou­voirs ? Qui écrit si mal ? Des élus ? Élus grâce à qui ? Des élus qui ont des dettes envers qui ? Moi, je trouve ça facile à com­prendre, et je m’é­tonne d’être tou­jours aus­si seul.

Si on veut être réa­liste, QUI PEUT ÉCRIRE de bonne ins­ti­tu­tions ? N’im­porte qui ? Presque, mais pas tout à fait : il ne faut pas que ceux qui écrivent le droit du droit doivent quoi que ce soit aux riches. Ces bonnes ins­ti­tu­tions, pro­té­gant le plus grand nombre contre les riches du moment, ne peuvent voir le jour qu’à tra­vers une Assem­blée consti­tuante indé­pen­dante des riches du moment, une Assem­blée dés­in­té­res­sée. Cela tombe sous le sens, un enfant peut le com­prendre. Et pour­tant per­sonne n’en fait une prio­ri­té. Per­sonne même n’en parle. Certes, que les pro­fes­sion­nels de la poli­tique le taisent, cha­cun peut le com­prendre (ils y ont beau­coup à perdre, per­son­nel­le­ment), mais que les simples citoyens s’en moquent, c’est pour moi mystérieux.

Donc, il nous faut une Assem­blée consti­tuante indé­pen­dante des riches. Or pré­ci­sé­ment —et c’est là un point car­di­nal, déci­sif— l’é­lec­tion per­met aux riches d’a­che­ter le pou­voir : en finan­çant la cam­pagne élec­to­rale des élus et en contrô­lant les médias qui rendent pos­sible ou impos­sible toute élec­tion, les riches prennent le contrôle de tout régime de repré­sen­ta­tion élue, régime qui n’est alors plus du tout une démo­cra­tie mais une plou­to­cra­tie. Nous y sommes aujourd’­hui : les humains que nous éli­sons ne nous servent pas du tout mais servent les riches qui les ont fait élire. À part quelques oiseaux rares comme le séna­teur ci-des­sus (et quelques Mélen­chon, Géné­reux ou Dupont-Aignan), armés d’une morale résis­tante, la classe poli­tique, par le méca­nisme vis­cé­ra­le­ment cor­rup­teur de l’é­lec­tion est — très logi­que­ment — tout à fait corrompue.

Donc, il ne faut sur­tout pas que la pro­chaine Assem­blée consti­tuante soit élue : il est tout à fait prio­ri­taire que cette assem­blée fon­da­trice ne doive rigou­reu­se­ment rien aux riches du moment.
De même pour le Conseil consti­tu­tion­nel et les juges qui feront ensuite res­pec­ter la Constitution.

La pre­mière démo­cra­tie au monde sera ins­ti­tuée par une Assem­blée consti­tuante tirée au sort.
Et elle sera pro­té­gée ensuite par un Conseil consti­tu­tion­nel et des Jurys eux aus­si tirés au sort.

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Mais les humains de 2010 sont-ils capables, nos contem­po­rains sont-ils assez édu­qués, assez indé­pen­dants de la pro­pa­gande du moment, assez lucides pour com­prendre l’é­vi­dente illu­sion de l’é­lec­tion (qui n’a JAMAIS tenu ses pro­messes) et admettre l’im­por­tance vitale du TIRAGE AU SORT ?

Bien sûr, je n’at­tends rien des poli­ti­ciens de métier, que cette idée pro­pre­ment révo­lu­tion­naire met­trait au chô­mage ; je n’at­tends quelque chose que des autres.

Sans espoir véri­table, à vrai dire.

🙁

Étienne.

__________________

Les hommes seuls [contrai­re­ment aux autres ani­maux] subissent éter­nel­le­ment les mêmes dou­leurs, n’ayant jamais vou­lu chan­ger les condi­tions qui les pro­duisent. Louise Michel, Prise de pos­ses­sion (1890).

__________________

Il faut bien que la véri­té monte des bouges, puisque d’en haut ne viennent que des men­songes. Louise Michel, Prise de pos­ses­sion (1890).

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Pour ceux qui découvrent ici l’é­ton­nante idée du tirage au sort, je rap­pelle mes recherches sur cette pro­cé­dure fon­da­men­tale : https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​t​i​r​a​g​e​_​a​u​_​s​o​r​t​.​php

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28 Commentaires

  1. mongraindesel

    Si quelques per­son­nages ayant eut voca­tion à aller vers des res­pon­sa­bi­li­tés par­ti­cu­lières ont réus­si la besogne en résis­tant aux pres­sions, c’est jus­te­ment que leur hori­zon pre­mier s’a­na­lyse en termes de ser­vices et de res­pon­sa­bi­li­tés et non d’e­go et de pou­voir et qu’ils y sont res­tés fidèles.

    C’est sans doute aus­si qu’ils sont conscients des rap­ports de force tout autant qu’ils sont armés de solides valeurs morales, culti­vés, capables phy­si­que­ment et intel­lec­tuel­le­ment, qu’ils dis­posent des connais­sances requises et de l’ap­ti­tude pour de nou­velles et que, ain­si ras­su­rés d’eux mêmes, ils se sentent libre d’agir.

    Leur vie (publique) n’est pas faite de chance mais de tra­vail et d’en­ga­ge­ment. Sans doute n’au­rait-il jamais été tirés au sort !

    A contra­rio d’autres le seront. Ignares imbus, ignares crain­tifs, ignares cupides : quel beau gou­ver­ne­ment ! Vous appe­lez ça le changement !

    Je ne crois pas plus que vous à la Grâce ou l’om­ni­science d’une main invi­sible fût-elle Autre que celle des marchés.

    Je crois par contre que dans quelques mois (déjà) ce n’est que par une élec­tion, qu’une équipe nou­velle peut être dési­gnée et que, « aux citoyens assez édu­qués, assez indé­pen­dants de la pro­pa­gande du moment », il revient l’exi­gence de luci­di­té pour com­prendre et faire com­prendre que croire ici main­te­nant tout de suite à « l’é­vi­dente illu­sion de l’é­lec­tion » donc à la vacui­té du vote, à l’in­con­sé­quence de l’abs­ten­tion cor­res­pond ‑au plus grand bon­heur de tous ceux qui ont un réel inté­rêt à ce que rien ne change- à un retour volon­taire au scru­tin censitaire.

    Car c’est bien la pro­pa­gande le problème.

    Cette pro­pa­gande qui orga­nise un concours de pro­nos­tiques en lieu et place de tout débat d’i­dées, déva­lo­rise toutes (contre) pro­po­si­tions, ana­lyse jus­qu’à l’é­cœu­re­ment la moindre stra­té­gie avé­rée ou sup­po­sée et fina­le­ment nous met à dis­tance du sujet, nous démo­bi­lise, par­vient même ‑vic­toire totale- à nous per­sua­der de notre propre impuissance.

    Jus­qu’à las­ser ceux qui ont la capa­ci­té (sou­ve­nirs vivaces) de convaincre et de mobiliser.

    Ne sub­sti­tuons pas à la flamme de la résis­tance quelques lumi­gnons sur l’au­tel de la providence !

    Réponse
  2. Étienne

    @ mon­grain­de­sel,

    Je crois vous com­prendre car je suis moi-même évi­dem­ment par­ta­gé : je vois bien ce qu’une sélec­tion peut avoir de posi­tif, et je redoute donc comme vous de perdre les avan­tages de cette sélec­tion quand elle fonc­tionne. Je redoute aus­si d’é­ven­tuels dys­fonc­tion­ne­ments du tirage au sort : les Athé­niens avaient aus­si, tout comme nous, peur de tirer au sort des imbé­ciles ou des cra­pules. C’est pour­quoi ils avaient mis au point de for­mi­dables cor­rec­tifs que je vous invite à décou­vrir (voyez ceci) avant de reje­ter cette for­mi­dable pro­cé­dure qui est l’es­sence même, consub­stan­tielle, de la démocratie.

    Mais quand vous dites « Ignares imbus, ignares crain­tifs, ignares cupides : quel beau gou­ver­ne­ment ! », vous par­lez bien du gou­ver­ne­ment actuel, n’est-ce pas ? Vous décri­vez bien le résul­tat objec­tif de l’é­lec­tion : mettre au pou­voir les plus men­teurs, les plus retors, les plus traîtres, les plus inhu­mains, les plus insen­sibles, les plus assoif­fés de pou­voir, les plus coriaces, n’est-ce pas ?

    Mon­grain­de­sel, les gens que vous côtoyez tous les jours, les gens nor­maux je veux dire, sont-ils tous sur ce modèle de men­songe et de brutalité ?

    Moi non : je côtoie plein de gens impar­faits, biens sûr, mais géné­ra­le­ment bien plus hon­nêtes que ceux que l’é­lec­tion porte au pouvoir.

    —

    Mais j’ai quelque chose à vous pro­po­ser, quelque chose qui peut-être nous don­ne­ra à la fois le meilleur de l’é­lec­tion et le meilleur du tirage au sort : et si nous avions deux Chambres, Mon­grain­de­sel ?

    Une chambre élue, la « Chambre des Partis »,

    et une chambre tirée au sort, la « Chambre des Citoyens »,

    et aucune loi ne pour­rait pas­ser sans l’ac­cord des deux chambres.

    Et en cas de conflit irré­duc­tible entre les Chambres, on en appel­le­rait au Peuple lui-même par référendum.

    Bien sûr, le Peuple lui-même pour­rait prendre lui-même l’i­ni­tia­tive du réfé­ren­dum, par RIC.

    Est-ce que ce ne serait pas une solu­tion médiane, modé­rée, res­pec­tueuse de tous ?

    Enfin, les simples citoyens seraient vrai­ment repré­sen­tés en poli­tique, ils le seraient TOUS.

    En effet, une chambre tirée au sort com­pren­drait méca­ni­que­ment des jeunes, des vieux, des riches, des pauvres, des blancs, des noirs, des femmes, des hommes, des ouvriers, des employés, des agri­cul­teurs, des croyants, des athées, des culti­vés, des ignares, des actifs, des inac­tifs, des mères au foyer, des syn­di­ca­listes, des patrons, des méde­cins, des malades, des chô­meurs, des SDF, des pro­prié­taires, des loca­taires, etc. 

    Pas besoin de quo­ta, la loi des grands nombre garan­tit scien­ti­fi­que­ment la fia­bi­li­té rai­son­nable d’un échan­tillon repré­sen­ta­tif : pour une socié­té de 40 mil­lions de per­sonnes, cet échan­tillon doit com­por­ter un peu plus de mille indi­vi­dus. La Chambre des Citoyens devrait donc réunir au moins mille membres, tirés au sort sur les listes élec­to­rales, au man­dat court et non renouvelable.

    Mais quelle Assem­blée peut ins­ti­tuer une telle double chambre ? Une assem­blée élue ? Allons donc… Si elle est élue, qui va impo­ser les can­di­dats ? Les par­tis ? L’as­sem­blée sera donc alors, encore une fois, exclu­si­ve­ment com­po­sée d’hommes de par­ti ? Cha­cun voit bien que, écri­vant des règles pour eux-mêmes, ils écri­ront des règles qui tien­dront tous les autres à l’é­cart, des règles qui main­tien­dront l’im­puis­sance poli­tique des citoyens.

    Une démo­cra­tie authen­tique ne peut être ins­ti­tuée que par une Assem­blée consti­tuante tirée au sort, c’est imparable.

    Les poli­ti­ciens ver­tueux que vous décri­vez (j’en connais aus­si quelques uns) sont comme des pépites d’or dans un fleuve de boue : ils ne sont abso­lu­ment pas repré­sen­ta­tifs de la qua­li­té du sys­tème élec­to­ral, au contraire.

    Inven­tons un sys­tème qui nous per­met­tra de leur lais­ser une vraie grande place, mais qui nous pro­tè­ge­ra aus­si des marion­nettes des riches, celles qui nous oppriment aujourd’hui.

    PS : j’ai modi­fié ce matin le titre et le texte du billet.

    Étienne.

    Réponse
  3. sentier198

    Je salue votre ini­tia­tive, celle de faire valoir les « vraies solu­tions » à cet état de crise, inso­luble si on ne la consi­dère que dans ses aspects « tech­niques » (les solu­tions dites « économiques »).

    J’a­vais ici évo­qué il y a quelques mois* ce bica­mé­risme (une élue, l’autre tirée au sort).

    Il s’a­git main­te­nant de lever les tabous immé­dia­te­ment évo­qués (com­bien de « brutes » , d’  »ignares »…)

    Il serait inté­res­sant de recueillir l’a­vis et l’ex­pé­rience de juges ayant à mener les débats d’un Jury d’As­sise déjà « tiré au sort »

    * je ne sais plus dans quel fil.

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  4. Étienne

    Cooli,

    • J’en ai un peu par­lé la semaine der­nière avec Arnaud Mon­te­bourg, qui m’a bien fait com­prendre — comme pré­vu** — que n’é­tait pas du tout dans son pro­gramme et que ça ne pou­vait pas l’être.

    • J’ai écrit à Jean-Luc Mélen­chon qui ne m’a pas répondu.

    On ver­ra.

    Mais je ne me fais pas d’illu­sion : dans son livre (très inté­res­sant d’ailleurs : « Qu’ils s’en aillent tous »), il ne parle pas du tout de tirage au sort de la Consti­tuante, mais d’élection.

    • Non Cooli, je crois que nous devons sur­tout comp­ter sur nous-mêmes : il faut que nous deve­nions des mil­lions à avoir com­pris — à SAVOIR — que le tirage au sort est la seule pro­cé­dure démo­cra­tique, la seule moda­li­té de gou­ver­ne­ment non détour­nable par les riches à leur profit. 

    Il ne faut pas lais­ser oublier qu’il y a 2 500 ans, Athènes a été gou­ver­née par les pauvres —pen­dant 200 ans !— notam­ment grâce au tirage au sort qui était géné­ra­li­sé.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    ___

    ** Sou­ve­nez-vous de ma thèse : les élus ne prô­ne­ront JAMAIS le tirage au sort (mal­gré son rôle majeur dans le res­pect de l’in­té­rêt géné­ral) parce que les élus y ont — par défi­ni­tion — un inté­rêt PERSONNEL contraire.

    C’est tout simple, mais c’est très puis­sant, irré­sis­tible même.

    Réponse
  5. A-J Holbecq

    Oui Étienne, ta thèse ne peut sans doute pas être cri­ti­quée, ta pro­po­si­tion des 2 chambres non plus et de l’é­cri­ture d’une consti­tu­tion par des citoyens tirés au sort.

    Nous avons assez dis­cu­té je crois, il faut main­te­nant faire pas­ser l’i­dée et pour cela il faut un site spé­ci­fique car dans cet énorme fatras de nos sites res­pec­tifs des vaches n’y retrou­ve­raient pas leur veaux.

    … Et ne pas sor­tir de ces 2 proposition :
    – Consti­tuante par des citoyens tirés au sort
    – Seconde chambre tirée au sort

    Mais pour ma part, je ne pour­rai que « suivre »

    Ami­tiés
    AJ

    Réponse
  6. Brieuc

    Etienne,

    Je suis aus­si de tout coeur avec tes idées de Consti­tuante tirée au sort.

    Les ins­ti­tu­tions arti­cu­lées autour de l’ex­per­tise pro­fes­sion­nelle gui­dant, infor­mant et conseillant un jury sont peut-être de bonnes pistes à explo­rer, à condi­tion que les pro­fes­sion­nels soient indé­pen­dants du Pou­voir, donc soient des magis­trats de plein droit. Le seul contrôle des magis­trats doit venir… de jurys com­po­sés de leurs pairs et de citoyens tirés au sort.

    Il ne faut pas, enfin, oublier tout l’ar­se­nal des­ti­né à rogner les pou­voirs exces­sifs (limi­ta­tion des reve­nus, par exemple), ni à punir les faits avé­rés de cor­rup­tion, népo­tisme, mal­ver­sa­tion, détour­ne­ment, traf­fic, etc.

    Rap­pe­lons que, à Athènes, les faits de cor­rup­tion ou même més­usage de la richesse de la Cité étaient pas­sibles de la peine de mort.

    Ce serait peut-être exces­sif aujourd’­hui, mais il est évident qu’il n’est pas convenable,en aucune manière, d’a­voir à la tête du minis­tère de l’in­té­rieur un déli­quant réci­di­viste (M. Hor­te­feux vient d’être condam­né pour la seconde fois en un an par un tri­bu­nal pénal, pour deux affaires dif­fé­rentes : pour injures racistes il y a quelques mois, et cette semaine pour vio­la­tion de la pré­somp­tion d’innocence).

    Je crois per­son­nel­le­ment que toute per­sonne incul­pée dans une affaire judi­ciaire doit être démise ins­tan­ta­né­ment de tous ses man­dats (la mise en exa­men, rele­vant de l’en­quête pré­li­mi­naire à l’é­ta­blis­se­ment des chefs d’ac­cu­sa­tion, pou­vant res­ter com­pa­tible avec le main­tien en fonction).

    Toute condam­na­tion pour une affaire rele­vant de faits com­mis dans l’exer­cice d’un man­dat, ou visant à défor­mer le contrôle et la trans­mis­sion du pou­voir démo­cra­tique, doit entraî­ner l’é­vic­tion défi­ni­tive de la vie publique, et la radia­tion des listes de citoyens éta­blies pour le tirage au sort des admi­nis­tra­teurs de la Cité.

    Réponse
  7. Athénia

    Bon­jour ,

    Vous idéa­li­sez ce sys­tème. Vous sem­blez igno­rer cer­tains éléments.

    Athènes n’a jamais été gou­ver­née par les pauvres même s’il est vrai que le tirage au sort se tenait pour quelque condi­tion sociale que ce soit (concrè­te­ment, ceux-ci n’a­vaient pas le temps de par­ti­ci­per du fait de leurs tra­vaux et de la dis­tance) : la démo­cra­tie était exer­cée par des citoyens riches et citadins.

    De plus, sous Péri­clès, 10 % de la popu­la­tion étaient « citoyens ». La défi­ni­tion du citoyen étant hyper res­tric­tive. Rap­pe­lons que les femmes étaient exclues.

    L’art ora­toire pri­mait (les pauvres n’é­taient pas éloquents).

    L’in­té­rêt d’A­thènes ne réside pas dans le tirage au sort (impos­sible aujourd’­hui) mais dans les garde-fous : le vote secret ou à main levée (peu de citoyens), des fonc­tions pour un an et exer­cées collégialement.

    Déci­der aujourd’­hui qu’un citoyen ou une citoyenne ne peut exer­cer le pou­voir plus de deux man­dats (dix ans au ser­vice de l’É­tat maxi­mum) serait déja un grand progrès.

    Réponse
  8. Étienne

    Tonique et lucide dia­tribe contre les riches :


    Le rêve américain_ George Carlin

    « Vous savez ce qu’ils veulent. Ils veulent des tra­vailleurs obéis­sants ! Des gens qui sont juste assez intel­li­gents pour faire tour­ner les machines et faire la pape­rasse, et juste assez cons pour accep­ter pas­si­ve­ment tous ces bou­lots de merde, avec ces salaires qui baissent et ces fonds de pen­sion qui dis­pa­raissent. Main­te­nant, ils veulent s’emparer de la Sécu­ri­té Sociale ! Ils veulent récu­pé­rer l’argent de la Sécu­ri­té Sociale pour qu’il puisse finir dans les coffres de leurs amis de Wall Street. Oui, les pro­prié­taires de ce pays connaissent la véri­té. Ils l’appellent le Rêve Amé­ri­cain, parce qu’il faut être endor­mi pour y croire. »

    Réponse
  9. Étienne

    @ « Athénia »

    Vous dites : « Athènes n’a jamais été gou­ver­née par les pauvres »… « la démo­cra­tie était exer­cée par des citoyens riches et cita­dins ».

    Pour­riez-vous nous don­ner vos sources, s’il vous plaît, pour étayer ces éton­nantes affirmations ?

    J’ai chez moi une ving­taine d’ou­vrages sur cette époque, et je n’ai jamais lu ce que vous me dites-là.

    Je viens de faire quelques recherches rapides (je n’ai pas le temps d’être exhaus­tif, et cela me paraît peu utile en l’oc­cur­rence) et je vous sou­mets trois extraits ten­dant à prou­ver que la démo­cra­tie athé­nienne a bien été le gou­ver­ne­ment des pauvres.

    « L’a­vè­ne­ment de la démo­cra­tie se pro­duit à mon avis lorsque les pauvres, forts de leur vic­toire, exter­minent les uns, ban­nissent les autres, et par­tagent éga­le­ment avec ceux qui res­tent le pou­voir poli­tique et les res­pon­sa­bi­li­tés de gou­ver­ner. Le plus sou­vent même, dans la cité démo­cra­tique, ces res­pon­sa­bi­li­tés sont tirées au sort. »

    Source : (un auto­crate refou­lé de l’époque 🙂 ) Pla­ton ; Oeuvres com­plètes, Répu­blique, VII – 556d-557c, p 1723.

    ——————

    « C’est ici pré­ci­sé­ment qu’un exa­men de la réa­li­té his­to­rique peut être utile, et spé­cia­le­ment un exa­men de l’ex­pé­rience grecque dans l’An­ti­qui­té. « Démo­cra­tie » est, on le sait, un mot grec. La seconde moi­tié du mot signi­fie « pou­voir » ou gou­ver­ne­ment, ain­si l’au­to­cra­tie est le gou­ver­ne­ment d’un seul homme ; l’a­ris­to­cra­tie, le gou­ver­ne­ment par les aris­toi, les meilleurs, l’é­lite ; la démo­cra­tie, le gou­ver­ne­ment par le démos, le peuple. Démos était un mot pro­téi­forme aux mul­tiples signi­fi­ca­tions, entre autres « le peuple en son ensemble » (ou pour être plus pré­cis, le corps des citoyens) et le « petit peuple » (les classes infé­rieures) et les débats théo­riques de l’An­ti­qui­té ont maintes fois joué de cette ambi­guï­té fondamentale. 

    Comme sou­vent c’est Aris­tote qui en don­na la plus péné­trante for­mu­la­tion socio­lo­gique (Poli­tique, III, 1279b34-1280a4) : « le rai­son­ne­ment rend donc évident, semble-t-il, que la sou­ve­rai­ne­té d’une mino­ri­té ou d’une majo­ri­té n’est qu’un acci­dent, propre soit aux oli­gar­chies soit aux démo­cra­ties, dû au fait que par­tout les riches sont en mino­ri­té et les pauvres en majo­ri­té. Aus­si… la dif­fé­rence réelle qui sépare entre elles démo­cra­tie et oli­gar­chie, c’est la pau­vre­té et la richesse ; et néces­sai­re­ment, un régime où les diri­geants, qu’ils soient mino­ri­taires ou majo­ri­taires, exercent le pou­voir grâce à leur richesse est une oli­gar­chie, et celui où les pauvres gou­vernent, une démo­cra­tie » (trad. Aubonnet).

    Le pro­pos d’A­ris­tote n’é­tait pas pure­ment des­crip­tif. Der­rière sa clas­si­fi­ca­tion, se trouve une dis­tinc­tion nor­ma­tive, entre un gou­ver­ne­ment dans l’in­té­rêt géné­ral, signe du meilleur type de gou­ver­ne­ment, et un gou­ver­ne­ment dans l’in­té­rêt et au béné­fice d’une par­tie de la popu­la­tion, marque d’un type de gou­ver­ne­ment infé­rieur en valeur. Le dan­ger inhé­rent à la démo­cra­tie, pour Aris­tote, c’é­tait que le gou­ver­ne­ment par les pauvres dégé­né­rât en gou­ver­ne­ment dans l’in­té­rêt des pauvres – ce point de vue nous retien­dra dans le cha­pitre sui­vant. Je ferai ici por­ter mon atten­tion sur la ques­tion plus étroi­te­ment liée à notre sujet de la rela­tion entre diri­geants et diri­gés en ce qui touche à la prise de déci­sion politique. »

    Source : Fin­ley ; Démo­cra­tie antique et démo­cra­tie moderne, p 58–59.

    ——————

    « Mais on aurait tort d’i­ma­gi­ner que l’As­sem­blée ne se com­po­sait que d’ou­vriers et de com­mer­çants vivant à Athènes et au Pirée. Dans nos sources, seuls deux pas­sages jettent quelque lumière sur le sta­tut éco­no­mique des par­ti­ci­pants : dans l’un, Pla­ton affirme qu’à l’As­sem­blée les dis­cours sont le fait de for­ge­rons, de cor­don­niers, de négo­ciants et de patrons de navires, de riches ou de pauvres, de grands per­son­nages et d’humbles gens ; dans l’autre, Xéno­phon assure que l’As­sem­blée est com­po­sée de fou­lons, de cor­don­niers, de char­pen­tiers, de for­ge­rons, de pay­sans, de négo­ciants et de ven­deurs au mar­ché. Les tra­vailleurs de la terre sont ici men­tion­nés entre les arti­sans et les com­mer­çants, et il serait sim­pliste d’é­ta­blir une dis­tinc­tion abrupte entre gens des villes et gens des champs : Aris­to­phane montre un fer­mier qui porte son vin au mar­ché pour l’y vendre et ache­ter de la farine, mais il vit à Athènes et ne fait guère que dis­cu­ter avec son voi­sin après une réunion à l’As­sem­blée. En contre­par­tie, Théo­phraste donne une des­crip­tion sati­rique du pay­san racon­tant à ses jour­na­liers tout ce qu’il a enten­du en ville, à l’As­sem­blée. Il n’est pas dou­teux que les gens de la ville et des fau­bourgs domi­naient les réunions de l’As­sem­blée et que la repré­sen­ta­tion des ruraux n’é­qui­va­lait pas à leur pro­por­tion réelle de la popu­la­tion civique ; mais les rares sources qui nous res­tent pré­sentent un tableau moins dés­équi­li­bré qu’on ne pour­rait le croire au pre­mier abord.

    Les sources qui nous ren­seignent sur le sta­tut social des par­ti­ci­pants à l’As­sem­blée du IVe siècle sont aus­si rares et le peu qui existe a fait dire que les classes moyennes et supé­rieures y étaient bien mieux repré­sen­tées que dans les tri­bu­naux. C’est une opi­nion qui ne repose que sur deux pas­sages des dis­cours de Lysias, l’un pro­non­cé à l’As­sem­blée et l’autre devant un tri­bu­nal, en 389 dans les deux cas, tous deux sur le même sujet. Dans le dis­cours pro­non­cé à l’As­sem­blée, l’o­ra­teur assure que sont pré­sents des contri­buables, par consé­quent des membres des classes supé­rieures ; dans l’autre dis­cours, il dis­tingue entre les contri­buables et les jurés, aux­quels il s’a­dresse. Mais dans le dis­cours Sur les sym­mo­ries, Démos­thène dis­tingue entre les contri­buables et les membres de l’As­sem­blée ; dans la Pre­mière Olyn­thienne, un pas­sage fait de toute l’au­dience des contri­buables, tan­dis qu’un autre semble ne viser par là que les nan­tis par­mi le public. Le dis­cours de Lysias prouve peut-être seule­ment qu’il pou­vait par­fois y avoir avan­tage pour un ora­teur à attri­buer à tout l’au­di­toire le sta­tut réser­vé en réa­li­té à quelques-uns ; on est plus impres­sion­né par ces pas­sages où Iso­crate et Démos­thène nous parlent de ces pauvres qui affluaient aux portes de l’As­sem­blée et des tri­bu­naux, inquiets de s’as­su­rer leur salaire jour­na­lier. Il n’y a donc pas d’ar­gu­ment solide pour pos­tu­ler une nette dif­fé­rence à cet égard entre l’As­sem­blée et les tri­bu­naux : à l’é­vi­dence la presse qu’il y avait pour s’as­su­rer ce salaire jour­na­lier montre que les plus pauvres des citoyens étaient majo­ri­taires dans les deux sortes d’as­sem­blées, comme sans doute dans l’en­semble de la popu­la­tion. »

    Source : Mogens H. Han­sen, La démo­cra­tie athé­nienne à l’époque de Démos­thène, p 156–157.

    Quant à l’ar­gu­ment que le peuple d’A­thènes n’é­tait com­po­sé que d’une infime par­tie des êtres vivants (sans les femmes, effec­ti­ve­ment, mais aus­si sans les esclaves et sans les étran­gers), je connais cette lita­nie qui vou­drait nous conduire à dis­cré­di­ter hâti­ve­ment et glo­ba­le­ment un régime très inté­res­sant. Voi­ci ce que je réponds : 

    1) Ce reproche est ANACHRONIQUE : à l’é­poque, TOUS les humains étaient phal­lo­crates, xéno­phobes et escla­va­gistes, et il est fau­tif de les condam­ner avec nos valeurs modernes. Il serait tout aus­si absurde (ana­chro­nique est le mot par­fait pour dési­gner l’er­reur en ques­tion) de repro­cher aux Athé­niens ne n’a­voir pas su voler en avion…

    2) Ce reproche est HORS SUJET : on parle d’A­thènes pour y trou­ver des solu­tions utiles aujourd’­hui pour contrô­ler les ten­dances oli­gar­chiques pré­sentes dans toutes les socié­tés humaines. La défi­ni­tion odieu­se­ment res­tric­tive du peuple athé­nien (com­mo­dé­ment mon­tée en épingle par les oli­garques d’au­jourd’­hui pour nous éloi­gner de ce sujet d’in­té­rêt fort dan­ge­reux pour eux), la défi­ni­tion res­tric­tive du peuple de l’é­poque, donc, ne retire RIEN au fait que ce peuple avait le même PROBLÈME que tous les peuples du monde, tou­jours et par­tout : pro­blème avec les riches qui ont les moyens d’a­che­ter le pou­voir, et pro­blème avec les abus de pou­voir ; votre objec­tion ne retire RIEN non plus à l’im­mense inté­rêt, pour nous autres modernes, des SOLUTIONS DURABLES que le peuple athé­nien a ima­gi­nées —et lon­gue­ment tes­tées, pen­dant 200 ans ! — contre les cap­ta­tions de pou­voir et contre les abus de pouvoir.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  10. Étienne

    Bon­jour Brieuc,

    Il y a un autre repris de jus­tice au gou­ver­ne­ment, il s’ap­pelle Alain Juppé.

    Et l’on ne compte plus, au pou­voir, les cra­pules qui ont béné­fi­cié d’un révol­tant « non-lieu » : l’ins­ti­tu­tion même du non-lieu est un scan­dale qui, sous pré­texte de « désen­gor­ger la jus­tice des petites affaires sans impor­tance », ne sert en fait qu’aux poli­ti­ciens de métier, pour reti­rer arbi­trai­re­ment leurs coquins de copains des griffes de la Justice.

    Nous n’a­vons pas de Consti­tu­tion et notre état de droit file en quenouille.

    Les mar­chands ont colo­ni­sé notre ima­gi­naire et, grâce à l’é­lec­tion, les plus riches d’entre eux ont colo­ni­sé le pou­voir poli­tique ; ils y appliquent désor­mais les méthodes de la maf­fia his­to­rique : ter­ro­ri­ser d’a­bord leurs vic­times, pour ensuite se pré­sen­ter en pro­tec­teurs, en exi­geant leur par­faite servilité.

    Étienne.

    __________________

    « Tout État moderne contraint de défendre son exis­tence contre des popu­la­tions qui mettent en doute sa légi­ti­mi­té est ame­né à uti­li­ser à leur encontre les méthodes les plus éprou­vées de la mafia his­to­rique, et à leur impo­ser ce choix : ter­ro­risme ou pro­tec­tion de l’État. » Michel Bou­nan.

    Réponse
  11. Athénia

    bon­soir,
    En pre­mier lieu , je ne cherche pas à dis­cré­di­ter le régime démo­cra­tique Athé­nien, essayez de res­ter rai­son­nable et sage dans vos réactions.
    Je suis frap­pé par votre vio­lence et vos certitudes.
    Qu’est ce qu’un riche , un ex. pauvre.
    Etes vous pauvre pour condam­ner ain­si les riches ?
    Qui est riche ? Com­ment deviens t ‑on riche ? Est ce condamnable ?
    Les riches sont ils à ostraciser ?
    Le non lieu serait un scan­dale ? ( met­tons cette affir­ma­tion sur un coup de sang ) .

    Consi­dé­rant le pre­mier reproche qui n’a cet affi­chage que dans votre esprit , celui de l’a­na­chro­nisme, sachez que le gou­ver­ne­ment d’un petit nombre( selon le sta­tut social ) est plus aisé.
    Les don­nées à prendre en compte, très réduites à l’é­poque, ont été mul­ti­pliées par com­bien aujourd’hui ?
    La diver­si­té des inté­rêts contra­dic­toires et tech­niques contem­po­rains ren­draient impos­sible une démo­cra­tie de type Athénien.
    Enfin les pauvres par­ti­ci­paient aux séances mais ces bou­leutes pas­saient un exa­men por­tant sur leur compétence.
    Ils rece­vaient le Mis­thos , cette indem­ni­té indis­pen­sable pour les pauvres ayant voca­tion , pré­sen­tait aus­si un effet d’au­baine pour les oisifs.…

    De plus les pauvres se mon­traient bien moins assi­du que les riches , ce qui dans la réa­li­té ame­nui­sait leur participation.

    Tous ces livres que vous par­cou­rez ne doivent pas vous lais­ser sans discernement.

    Connais­sez vous un sys­tème sans biais ?

    Aujourd’­hui per­sonne ne vous sui­vra sur le tirage au sort .Existe il un pays au monde qui le pra­tique ? savez vous pourquoi ?

    Vous êtes dur avec la classe poli­tique sur­tout de la place que vous occupez.

    Le sys­tème repré­sen­ta­tif élec­tif peut être amen­dé pour enca­drer l’ac­tion et le pou­voir des élus, pour empê­cher la main mise de quelques uns sur les attri­buts du pou­voir cen­tral et local.

    • ne pas exer­cer la vie poli­tique plus de dix ans
    • dimi­nuer les indem­ni­tés de fonc­tions trop éle­vées aujourd’hui
    • inter­dire les cumuls : peut ‑on être dépu­té et pré­sident d’un conseil géné­ral comme votre réfé­rent Montebourg ?
    • rendre des comptes régu­liè­re­ment devant des com­mis­sions éven­tuel­le­ment com­po­sées de citoyens tirés au sort !
    • pra­ti­quer le réfé­ren­dum popu­laire sur les ques­tions fon­da­men­tales ( inter­ven­tion en Afgha­nis­tan, l’euro .…)
    • délo­ca­li­ser l’as­sem­blée natio­nale, un peu comme la cour d’assises )

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  12. Athénia

    Pour finir avec ce thème, les riches exer­caient effec­ti­ve­ment le pou­voir dans un sys­tème repo­sant sur l’é­lo­quence ( qua­li­té ? non déte­nue ou très rare­ment par des pauvres qui consa­craient leur temps à tra­vailler dur­meent et se ren­daient sur la col­line pour voter à main levée).

    De nom­breuses lois étaient consi­dé­rées comme illé­gi­times et com­bat­tues car acquises aux for­ceps sur un coup de langue.

    AH ! Illu­sion quand tu nous tiens !

    Réponse
  13. Etienne

    Athé­nia,

    vous êtes frap­pée par ma vio­lence (sic), mais pas par celle des riches sur les pauvres ?

    Vous n’a­vez pas les yeux en face des trous.

    Étienne.

    _

    PS : je ne sais pas si vous cher­chez à dis­cré­di­ter la démo­cra­tie athé­nienne, mais de fait, vous la dis­cré­di­tez très méthodiquement.

    Peut-être par fémi­nisme (ce qui serait une réac­tion cor­po­ra­tiste), par réac­tion à l’in­jus­tice majeure (évi­dente) de l’ex­clu­sion des femmes ; j’ai des amies qui détestent ain­si Prou­dhon, invrai­sem­bla­ble­ment miso­gyne c’est vrai, alors que Prou­dhon est un huma­niste pro­gres­siste de pre­mier plan. Si c’est le cas, si vous dis­qua­li­fiez la démo­cra­tie athé­nienne par fémi­nisme, ce que je pour­rais com­prendre, il me semble que c’est une erreur : les femmes actuelles seraient bien mieux pro­té­gées par le tirage au sort que par l’é­lec­tion ! Ima­gi­nez une assem­blée légis­la­tive tirée au sort, Athé­nia : vous auriez — méca­ni­que­ment et sys­té­ma­ti­que­ment — la moi­tié de femmes dans la repré­sen­ta­tion poli­tique, la moi­tié ! Ne lais­sez pas trop vite — pour des rai­sons mineures ou mal iden­ti­fiées — dis­qua­li­fier un sys­tème qui nous pro­té­ge­rait TOUS contre les injustices.

    Réponse
  14. JULIA

    Avec le Front de Gauche, pour un ras­sem­ble­ment légi­time et salvateur

    Serions-nous reve­nus au temps de la cam­pagne 2006/ 2007 de la pré­si­den­tielle, quand les egos s’affrontaient, jouant de la sur­en­chère comme d‘autres du pipeau, avec comme résul­tat une catas­trophe élec­to­rale sans précédent ?

    Pre­nons-nous encore ce même chemin ?

    Osons affir­mer d’emblée que la situa­tion n’est guère com­pa­rable : les par­te­naires du Front de Gauche sont hau­te­ment res­pon­sables, les avan­cées vers un pro­gramme popu­laire par­ta­gé ne peuvent être remises en cause et un retour en arrière n’est pas envi­sa­geable, sauf à vou­loir une fois de plus se tirer une balle dans le pied.

    Mais les ten­ta­tives pour nier toute signi­fi­ca­tion à la démarche du Front de Gauche res­tent vives… Est-ce ain­si que l’on peut sol­li­ci­ter la confiance en soi et l’énergie popu­laire ? Le citoyen serait-il deve­nu un « rien » ?

    Les can­di­dats auto­pro­cla­més à la gabé­gie « pré­si­den­tielle » marquent une absence de res­pon­sa­bi­li­té vis à vis du mou­ve­ment social, qui est, lui, en manque grave de front populaire.

    En paral­lèle, il est mal­hon­nête de pré­tendre que J‑L Mélen­chon n’alimente pas son dis­cours de la logique « sou­ve­rai­ne­té popu­laire » : en cette matière, il n’y a pas deux « pos­sibles » et si cette idée deve­nait majo­ri­taire, ce serait un pas magis­tral qui serait accom­pli, grâce à tous les mili­tants d’un « Front de Gauche » élar­gi jus­qu’à deve­nir le front popu­laire atten­du par le mou­ve­ment social !

    Avons-nous besoin seule­ment d’un porte-dra­peau, d’un porte-parole estam­pillé ou bien recher­chons-nous une stra­té­gie condui­sant à en par­ta­ger mas­si­ve­ment la logique fondamentale ?

    Pré­fé­rons-donc la démarche péda­go­gique qui ne décrète pas de conclu­sions défi­ni­tives et qui avance dans la construc­tion d’un front atten­du, dont la logique est celle du NON à la pen­sée unique des mar­chés, insé­pa­rable d’une logique « consti­tuante », du fait que le « mar­chéisme » est insé­pa­rable de la logique dépos­sé­dant les peuples de leur souveraineté.

    Affir­mons qu’une telle logique n’appartient à aucun par­ti, seul dési­gné, puisqu’une majo­ri­té popu­laire devra néces­sai­re­ment se l’approprier elle-même :

    Il est impen­sable que le peuple s’ap­pro­prie quoi que ce soit sans démarche « Constituante ».

    L’As­sem­blée consti­tuante est ame­née à l’ordre du jour quand le mou­ve­ment social se heurte aux but­toirs contitutionnels :

    Plus l’ur­gence sociale gran­di­ra plus ces but­toirs appro­che­ront d’exploser :

    Pen­ser deux assem­blées confron­tables, c’est envi­sa­ger la com­plexi­té comme elle se pré­sente : refu­ser le tirage au sort tient du « sim­plisme élec­to­ra­liste », refu­ser le suf­frage uni­ver­sel tient du sim­plisme populiste.

    Ima­gi­ner la confron­ta­tion et le recours au RIC pour clore un « débat démo­cra­tique », c’est enfin prendre la res­pon­sa­bi­li­té d’ou­vrir une pers­pec­tive au « mou­ve­ment populaire ».

    Le peuple, par­tout sur la pla­nète, est trai­té comme « rien ».

    Les rap­ports de force ont mis en place une domi­na­tion « de classe » qui fait décla­rer à War­ren BUFFET « la classe capi­ta­liste a gagné défi­ni­ti­ve­ment et globalement ».

    Il n’a pas défi­ni­ti­ve­ment rai­son : « le peuple », par­tout, donne des signes de « rési­lience » : les peuples se réparent, comme le lézard sec­tion­né se reconstitue !

    Nour vivons l’é­poque des « recons­ti­tu­tions », celui des « constituantes ».

    Peuples rési­lients, peuples résis­tants ! votre recons­truc­tion n’est pas for­cé­ment à l’échelle exclu­si­ve­ment natio­nale, mais elle com­mence aus­si par là et pour en ima­gi­ner le conte­nu, il faut prendre les choses en mains. Et accep­tons aus­si les francs-tireurs, qui per­mettent à un moment don­né d’avancer, comme Etienne chouard, Yvan Bachaud et d’autres encore !

    POUR PENSER ENSEMBLE LA PERSPECTIVE POLITIQUE , SOYONS LES MILITANTS D’UN NOUVEAU TEMPS DES CERISES !.

    Julia

    Réponse
  15. Étienne

    LA VRAIE CAUSE d’un sys­tème dura­ble­ment injuste, ou d’un sys­tème dura­ble­ment juste.

    Julia.

    C’est vrai : reli­gion du dieu mar­ché, le mar­chéisme est insé­pa­rable de la logique dépos­sé­dant les peuples de leur souveraineté.

    Mais pour résis­ter, ne pas oublier que, der­rière cette reli­gion très inté­res­sée, il y a LES RICHES du moment.

    Et les riches sont mani­fes­te­ment moins bêtes que les pauvres : ILS FONT DU DROIT, eux.

    Et — habi­le­té suprême — ils ont pris la maî­trise du « droit du droit », ils se sont arro­gés la maî­trise du droit consti­tu­tion­nel. ILS FONT LE DROIT, même.

    La prin­ci­pale erreur de Marx (et des mar­xistes), je crois, c’est d’a­na­ly­ser la Consti­tu­tion comme le RÉSULTAT d’un rap­port de force, d’a­na­ly­ser le droit comme une seule CONSÉQUENCE de ce rap­port de force (erreur logique qui détourne de s’y consa­crer prio­ri­tai­re­ment pour chan­ger les choses, natu­rel­le­ment, et qui conduit les mar­xistes à essayer de chan­ger prio­ri­tai­re­ment les rap­ports de force, en accep­tant de lut­ter enchaî­nés, dans la cage du droit, ce qui, à mon avis, est une impasse) ; alors que le droit, —[et par­ti­cu­liè­re­ment le droit du droit c’est-à-dire le droit qui dit com­ment on peut écrire le droit et com­ment le peuple sur­veille et punit lui-même les éven­tuels félons]—, alors que le droit, donc, — aus­si et sur­tout —, est la clef de voûte du sys­tème, la CAUSE PRINCIPALE de la péren­ni­té de notre impuis­sance politique.

    Déci­der QUI ÉCRIRA le droit et COMMENT est donc la CAUSE fon­da­men­tale d’un sys­tème dura­ble­ment injuste, donc, mais cette déci­sion serait aus­si la cause fon­da­men­tale d’un sys­tème dura­ble­ment plus juste : un droit fon­dé sur la pro­cé­dure de L’ÉLECTION, aris­to­cra­tique et cor­rup­tible, per­pé­tue un sys­tème injuste, alors qu’un droit fon­dé sur la pro­cé­dure démo­cra­tique du TIRAGE AU SORT, équi­table et incor­rup­tible, per­pé­tue­rait un sys­tème plus juste.

    Plus juste sans être par­fait, évi­dem­ment… Mais qui se sou­cie de per­fec­tion ?! alors qu’il s’a­git d’é­vi­ter en urgence la catas­trophe de la contre-révo­lu­tion féo­dale. On ne cherche pas du tout la per­fec­tion : on ne cherche qu’à sor­tir les pauvres de leur pri­son poli­tique, ce qui ne serait déjà pas si mal.

    Tant que les pauvres ne se sen­ti­ront pas concer­nés par la qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant, ils res­te­ront dans la pri­son poli­tique qu’ils méritent.

    Étienne.

    Réponse
  16. juan nessy

    Bon­jour Etienne et ami­tiés de fin d’année !

    Ce der­nier billet sur le droit , les mar­xistes , la Consti­tu­tion , marque effec­ti­ve­ment ce qui peut nous sépa­rer vous et moi (qui ne suis pas mar­xiste ) , car je crois , à l’ex­pé­rience plus qu’au cre­do d’ailleurs , que la Consti­tu­tion est le résul­tat ( pro­vi­soire ) d’un rap­port de forces , et que le droit lui même , tout sacré qu’on le veuille , est le résul­tat autant que la balance d’un rap­port de forces .

    Mais après tout la tâche est suf­fi­sam­ment impor­tante pour qu’en la sou­hai­tant par le haut ( consti­tuante ) ou par le bas ( rap­port de forces ) , il ne faille reje­ter aucune solu­tion pour atteindre la Consti­tu­tion la plus humai­ne­ment féconde sinon idéale .

    Dans les obs­tacles à vaincre : par le bas , la réunion des forces ; par le haut , le saut dans le vide d’un pro­ces­sus consti­tuant qui a lui même besoin d’un rap­port de forces , et dont je ne suis pas sur que « les pauvres » le res­sentent comme leur besoin pre­mier et immédiat .

    Mais peut être que , « à force de .… »

    Réponse
  17. bernard29

    Les débats par­le­men­taires actuels, patri­moine des dépu­tés, fraude des dépu­tés, réfé­ren­dum d’initiative popu­laire qui n’en est pas un (?), etc.., népo­tisme à tous les étages, sont indignes d’une démo­cra­tie moderne. De « la répu­blique irré­pro­chable » des pre­mières années du man­dat pré­si­den­tiel de Sar­ko­zy, il ne reste rien. Tout s’est agra­vé du point de vue démo­cra­tique. La réforme des ins­ti­tu­tions de 2008, a éva­cué les vraies réformes pour une réno­va­tion citoyenne de notre démo­cra­tie. Il faut remettre ce tra­vail en chan­tier, réac­tua­li­ser les reven­di­ca­tions citoyennes. C’est l’objet de ce PACTE DEMOCRATIQUE 2012 pour les pro­chaines élec­tions présidentielles.

    Pour un nou­vel âge démocratique
    Cepen­dant il faut savoir que la pre­mière condi­tion indis­pen­sable est l’acceptation par un can­di­dat à la pré­si­den­tielle de s’engager à faire un réfé­ren­dum consti­tu­tion­nel par la grâce à l’article 11, après son élec­tion. C’est clair, évident et néces­saire, puisque nous savons bien que ce ne sont pas les élus, par­le­men­taires qui accep­te­ront de chan­ger les choses, de remettre en cause leurs pou­voirs ou leurs pri­vi­lèges. Ils le pour­raient qu’ils ne le feraient pas. Si tel n’était pas le cas, alors on pour­ra attendre long­temps une consti­tuante ou une révo­lu­tion citoyenne.

    Le PACTE DÉMOCRATIQUE 2012 décli­ne­ra donc 12 propositions

    1) Non cumul des man­dats
    Art 1) – « Les man­dats natio­naux, régio­naux et dépar­te­men­taux, ne peuvent se cumu­ler qu’avec le simple man­dat de conseiller municipal ».

    Art 2) – « Nul ne peut être éli­gible à plus de deux man­dats suc­ces­sifs pour la même fonc­tion hor­mis celle de conseiller municipal ».

    2) Calen­drier élec­to­ral ; les légis­la­tives se dérou­le­ront au mi-terme de la man­da­ture présidentielle.

    3) Dose de pro­por­tion­nelle à l’Assemblée Natio­nale (per­mettre l’expression des minorités)

    4) Sta­tut de l’élu ; (éli­gi­bi­li­té, indem­ni­tés, et moda­li­tés diverses..). ace sujet article trés inté­res­sant et com­plet sur le sta­tut très flat­teur des dépu­tés sur http://​www​.lex​press​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/po…

    5) Un sénat citoyen sup­pres­sion du Sénat actuel et du CES. Nou­veau sénat;(rôle, contrôle, information,enquêtes, études, avis) (séna­teurs tirés au sort par­mi les conseillers muni­ci­paux de base)

    6) Créa­tion d’une Chambre des citoyens, à chaque niveau ins­ti­tu­tion­nel, (en rem­pla­ce­ment des Comi­tés Eco­no­miques et Sociaux. Citoyens tirés au sort idem que pour le sénat. Dans les villes par­mi les électeurs)

    7) Ren­for­ce­ment des pou­voirs des Cours des Comptes Natio­nale et régio­nales. (contrôle et sui­vi, tra­vail en liai­son étroite avec les Chambres des citoyens, pour le sui­vi et avis)

    8) Réfé­ren­dum d’initiative citoyenne (orga­ni­sé pen­dant l’élection pré­si­den­tielle sur les sujets des péti­tions rete­nues avec 1,5 mil­lion de signatures)

    9) Recon­nais­sance du vote blanc inté­rêt car si 50 % de votes blancs, élec­tion à refaire.

    10) Réforme des ins­ti­tu­tions décen­tra­li­sées (assem­blée régio­nale flan­quée d’une Chambre des citoyens) et RICS locaux

    11) Mai­sons de citoyens et de la par­ti­ci­pa­tion civique (dans chaque ville), (pour une poli­tique de sen­si­bi­li­sa­tion et de for­ma­tion aux droits et devoirs du citoyen, aux liber­tés publiques, aux contrôles démocratiques.

    12) Reprendre le pou­voir sur l’économie en natio­na­li­sant le cré­dit et l’assurance qui doivent être des ser­vices publics gérés démocratiquement.

    Réponse
  18. A-J Holbecq

    @Bernard 29
    Natio­na­li­ser le cré­dit ne sert à rien .. c’est l’é­mis­sion de la mon­naie qu’il faut nationaliser !

    Réponse
  19. bernard29

    je ne sais pas si ça ne sert à rien quoi­qu’il en soit, j’ai modi­fié cette pro­po­si­tion N° 12. j’a­vais oublié quelque chose d’im­por­tant que j’ai mis à la place.

    voi­ci le pacte définitif.

    Pour un nou­vel âge démocratique

    Les seules pré­ten­tions de ce pacte démo­cra­tique 2012, pour les pré­si­den­tielles, sont ;

    • - de favo­ri­ser la par­ti­ci­pa­tion élec­to­rale et le déve­lop­pe­ment de l’es­prit civique
    • - d’as­su­rer un renou­vel­le­ment constant du per­son­nel politique
    • - de cla­ri­fier les fonc­tions des élec­tions natio­nales (pré­si­den­tielle et législatives)
    • - d’ins­til­ler des élé­ments de démo­cra­tie directe et d’ins­tau­rer un contre pou­voir citoyen.

    Il s’a­git d’un pacte pro­po­sé aux can­di­dats à la pré­si­den­tielle qui s’en­ga­ge­ront à faire un réfé­ren­dum consti­tu­tion­nel par l’ar­ticle 11, après l’ élec­tion. Car même si le par­le­ment est en capa­ci­té de réno­ver la démo­cra­tie, il ne le fera pas. C’est entendu.

    12 pro­po­si­tions pour 2012

    1) Non cumul des man­datsArt 1) – « Les man­dats natio­naux, régio­naux et dépar­te­men­taux, ne peuvent se cumu­ler qu’avec le simple man­dat de conseiller municipal ».
    Art 2) – « Nul ne peut être éli­gible à plus de deux man­dats suc­ces­sifs pour la même fonc­tion hor­mis celle de conseiller municipal ».

    2) Calen­drier élec­to­ralles légis­la­tives se dérou­le­ront au mi-terme de la man­da­ture présidentielle.

    3) Dose de pro­por­tion­nelle à l’Assemblée Nationale
    (per­mettre l’expression des mino­ri­tés au parlement)

    4) Sta­tut de l’é­lu ;(éli­gi­bi­li­té, indem­ni­tés, conflits d’in­té­rêt et modalités..)

    5) Un Sénat citoyen
    en rem­pla­ce­ment du Sénat actuel et du CES natio­nal (supprimés)(rôles de contrôle, d’information, d’études et d’enquêtes, avis)
    (séna­teurs tirés au sort entre les par­mi les conseillers muni­ci­paux de base)

    6) Ren­for­ce­ment des pou­voirs des Cours des Comptes
    (contrôle et sui­vi – tra­vail en liai­son avec les Chambres des citoyens)

    7) Réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne (orga­ni­sé pen­dant l’élection pré­si­den­tielle sur les sujets des péti­tions ayant obte­nues au moins 1 à 1,5 mil­lions de signatures)

    8) Recon­nais­sance du vote blanc
    si à un scru­tin, on obtient 50 % de votes blancs, le scru­tin sera à refaire

    9) Réforme des ins­ti­tu­tions décentralisées
    Créa­tion d’une Chambre des citoyens à chaque niveau (région, dépar­te­ment, ville). Fonc­tions de contrôle et d’information. A la Région en rem­pla­ce­ment du CESR, membres tirés au sort par­mi les conseillers muni­ci­paux de base. Ville et Dépar­te­ment, par­mi les élec­teurs volon­taires du corps élec­to­ral correspondant.

    10) Réfé­ren­dum locaux à l’occasion des élec­tions, réfé­ren­dums sur les ques­tions d’intérêt local ayant fait l’objet de péti­tions recueillant des signa­tures d’au moins 5 % du corps élec­to­ral correspondant.

    11) Mai­sons de citoyens et de la par­ti­ci­pa­tion civique.
    (dans chaque ville, avec une poli­tique de sen­si­bi­li­sa­tion et de for­ma­tion aux droits et devoirs du citoyen, aux liber­tés publiques, aux contrôles démocratiques.

    12) Droit de vote aux étran­gers aux élec­tions locales
    (étran­gers en situa­tion régu­lière en France depuis plus d’un an)

    voi­là . bonne année 2011.

    Réponse
  20. Di Girolamo

    La loi comme la rela­tion d’un peuple à la mon­naie etc sont le résul­tat d’un rap­port de force mais aus­si consti­tuent des réa­li­tés struc­tu­rantes empê­chant toute inver­sion du même rap­port de force : les troupes s’é­puisent dans un com­bat per­du d’a­vance puisque que les règles de ce jeu guer­rier ont été posées déjà en amont par le camp des puis​sants​.Et qui plus est ces règles ont façon­né une réa­li­té sys­té­mique struc­tu­rante qui est le lot de tous ; C’est un jeu de dupe dont il est impos­sible de sortir.

    Stra­té­gi­que­ment pour bri­ser ce cercle vicieux il n’y a que deux choix :

    lais­ser la logique mor­ti­fère du sys­tème l’au­to détruire( choix pes­si­miste parce que nous serons broyés)
    mener des action d’é­du­ca­tion popu­laire consis­tant à faire com­prendre le fonc­tion­ne­ment du sys­tème au plus grand nombre et en paral­lèle à la réflexion lan­cer des expé­ri­men­ta­tions locales d’al­ter­na­tives au sys­tème (relo­ca­li­sa­tion de la gou­ver­nance et de l’é­co­no­mie en inves­tis­sant l’ou­til public par­ti­ci­pa­tif « pays« per­met­tant aux citoyens de par­ti­ci­per aux poli­tiques publiques d’a­mé­na­ge­ment et déve­lop­pe­ment du territoire.

    Réponse
  21. Cooli
  22. philippe

    Bon­soir Etienne,

    Tou­jours très inté­res­sant… Mais à quand l’ac­tion, vous disais-je il y a quelques années ?

    regar­dez cette vidéo si vous avez le temps, pour­quoi l’homme accepte-t-il de tra­vailler ain­si comme un fou ? Ne pou­vons-nous pas apprendre à vivre plus sage­ment ? Ne pou­vons nous pas réin­ven­ter un autre monde ?

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​v​v​T​F​6​B​5​X​K​x​Q​&​f​e​a​t​u​r​e​=​fvw

    Cor­dia­le­ment

    Phi­lippe

    Réponse
  23. Étienne

    Mer­ci Phi­lippe, pour cet éton­nant petit film.

    Quant à l’ac­tion, déso­lé : je n’ai pas de recette à effet immé­diat ; je n’ai qu’une graine d’i­dée (que je crois) géniale qui doit d’a­bord ger­mer dans des mil­lions de cer­veaux avant de les pro­té­ger tous dura­ble­ment contre la plu­part des abus de pouvoir.

    C’est loin d’être satis­fai­sant, évi­dem­ment, mais ce n’est déjà pas si mal en pre­nant un peu de recul.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  24. gilles

    Ce n’est pas d’au­jourd’­hui que les vices de l’é­lec­tion ont été décriés.

    Ce qui suit est aus­si sur le site de Politis …

    « Citoyens,

    On vous trompe. On vous dit que la der­nière Chambre com­po­sée d’imbéciles et de filous ne repré­sen­tait pas la majo­ri­té des élec­teurs. C’est faux.

    Une Chambre com­po­sée de dépu­tés jocrisses et de dépu­tés tru­queurs repré­sente, au contraire, à mer­veille les Élec­teurs que vous êtes. Ne pro­tes­tez pas : une nation a les délé­gués qu’elle mérite.

    Pour­quoi les avez-vous nommés ?

    Vous ne vous gênez pas, entre vous, pour conve­nir que plus ça change et plus c’est la même chose, que vos élus se moquent de vous et ne songent qu’à leurs inté­rêts, à la glo­riole et à l’argent.

    Pour­quoi les renom­me­rez-vous demain ?

    Vous savez très bien que tout un lot de ceux que vous enver­rez sié­ger ven­dront leur voix contre un chèque et feront le com­merce des emplois (…).

    Il faut des sots et des rou­blards, il faut un par­le­ment de ganaches (…) pour per­son­ni­fier à la fois tous les votards pro­fes­sion­nels et les pro­lé­taires déprimés.

    Et ça, c’est vous !

    On vous trompe, bons élec­teurs, on vous berne, on vous fla­gorne quand on vous dit que vous êtes beaux, que vous êtes la jus­tice, le droit, la sou­ve­rai­ne­té natio­nale, le peuple-roi, des hommes libres. On cueille vos votes et c’est tout. Vous n’êtes que des fruits… des Poires.

    On vous trompe encore. On vous dit que la France est tou­jours la France. Ce n’est pas vrai.

    La France perd, de jour en jour, toute signi­fi­ca­tion dans le monde, toute signi­fi­ca­tion libé­rale. Ce n’est plus le peuple har­di, cou­reur de risques, semeur d’idées, bri­seur de culte. C’est une Marianne age­nouillée (…). C’est le capo­ra­lisme renaissant (…).

    On vous trompe, on vous trompe sans cesse. On vous parle de fra­ter­ni­té, et jamais la lutte pour le pain ne fut plus âpre et meurtrière.

    On vous parle de patrio­tisme, de patri­moine sacré – à vous qui ne pos­sé­dez rien.

    On vous parle de pro­bi­té ; et ce sont les écu­meurs de presse, des jour­na­listes à tout faire, maîtres fourbes ou maîtres chan­teurs, qui chantent l’honneur national.

    Les tenants de la Répu­blique, les petits bour­geois, les petits sei­gneurs sont plus durs aux gueux que les maîtres des régimes anciens. On vit sous l’oeil des contremaîtres.

    Les ouvriers aveu­lis, les pro­duc­teurs qui ne consomment pas, se contentent de ron­ger patiem­ment l’os sans moelle qu’on leur a jeté, l’os du suf­frage uni­ver­sel. Et c’est pour des boni­ments, des dis­cus­sions élec­to­rales qu’ils remuent encore la mâchoire – la mâchoire qui ne sait plus mordre.

    Quand par­fois des enfants du peuple secouent leur tor­peur, ils se trouvent (…) en face de notre vaillante Armée…

    La Jus­tice est égale pour tous. Les hono­rables ché­quards roulent carosse (…). Mais les menottes serrent les poi­gnets des vieux ouvriers que l’on arrête comme vagabonds !

    L’ignominie de l’heure est telle qu’aucun can­di­dat n’ose défendre cette Socié­té. Les poli­ti­ciens bour­geoi­sants, réac­tion­naires ou ral­liés, masques ou faux-nez répu­bli­cains, vous crient qu’en votant pour eux ça mar­che­ra mieux, ça mar­che­ra bien. Ceux qui vous ont déjà tout pris vous demandent encore quelque chose :

    Don­nez vos voix, citoyens ! »

    Réponse
  25. TOM

    bon­soir Etienne,

    il ne m’a pas sem­blé voir de textes pré­ci­sant la mise en appli­ca­tion concrète de ce sys­tème, à savoir le tirage au sort de nos élus dans une col­lec­ti­vi­té de 65 mil­lions d’habitants.

    À tra­vers les dis­cus­sions que je peux avoir sur ce sujet, c’est la remon­tée prin­ci­pale que j’ai pu avoir.

    Pou­vez vous svp m’o­rien­ter davan­tage sur la question…

    Mer­ci.

    Tho­mas

    Réponse

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