Paul Jorion censure ses principaux contradicteurs : les libres débats cèdent la place à la dévotion des fidèles.

14/03/2010 | 46 commentaires

Bon­jour.

Paul a publié ce matin (14 mars 2010) un billet (Le duc d’Ai­guillon, le vicomte de Noailles, le vicomte de Beau­har­nais et le duc du Châ­te­let) qui per­met de com­prendre un peu ce qui l’a­mène à cen­su­rer de plus en plus de com­men­taires depuis des mois : petit à petit, faute d’ar­ri­ver à les convaincre, il en est venu à (faire sem­blant de) pen­ser que tous ceux qui le contre­disent sur le sujet de la créa­tion moné­taire sont des adeptes de la théo­rie du com­plot, convain­cus d’a­vance et donc impos­sibles à convaincre. Avec une vision pareille de l’in­ter­lo­cu­teur, on peut effec­ti­ve­ment pré­voir qu’on aura du mal à rap­pro­cher les points de vue, mais à qui la faute ? C’est un peu facile, une fois à court d’ar­gu­ments et inca­pable de convaincre l’autre par la rai­son, de pré­tendre que l’autre est de mau­vaise foi et que son juge­ment est fixé d’a­vance depuis long­temps, selon de mau­vaises inten­tions cachées… Un peu facile, assu­ré­ment. Sans comp­ter qu’on pour­rait aisé­ment lui faire le même reproche, sans doute.

Paul Jorion résume ain­si la situa­tion, de son point de vue : « Pour moi, le but est clai­re­ment défi­ni, disons pour faire vite : « un monde meilleur », et ceux qui s’op­posent à ce monde meilleur que j’en­tre­vois, consti­tuent une masse indé­ter­mi­née qu’il s’a­git essen­tiel­le­ment de ral­lier à mes idées. Pour cer­tains d’entre vous, l’en­ne­mi est clai­re­ment défi­ni, alors que le but est moins cir­cons­crit, en gros : « me débar­ras­ser de mon enne­mi ». La dif­fé­rence est cru­ciale parce que ce qui m’ap­pa­raî­tra dans ma cause « cen­trée sur le but », comme une vic­toire appa­raî­tra aux yeux de celui « cen­tré sur l’en­ne­mi », comme ma défaite. Ce qui m’ap­pa­raît comme le fait d’a­voir pu convaincre mon « enne­mi d’un jour » après une longue lutte (il ne s’a­git bien sûr que d’une pre­mière bataille et non de la guerre), appa­raît à mon ami « enne­mi-cen­tré » comme le fait que je me sois ral­lié au camp de l’ennemi. »

Un peu plus loin, Paul pré­cise sa pen­sée : « Ceci éclaire il me semble, non seule­ment la dis­cus­sion d’hier mais aus­si celle qui eut lieu pré­cé­dem­ment à pro­pos de la « créa­tion moné­taire par les banques com­mer­ciales » : trier par­mi les torts de l’en­ne­mi est une perte de temps puisque son sta­tut d’« enne­mi » ne sera jamais mis en cause. Cela explique aus­si pour­quoi nous pro­cé­dions, de notre côté, en pro­po­sant une démons­tra­tion tou­jours plus fouillée, tou­jours plus com­plète, alors que nos oppo­sants s’ef­for­çaient eux d’al­lon­ger la liste de ceux qui sont de leur avis. Cet argu­ment « par le nombre » me décon­cer­tait : « Quel impor­tance, le nombre ! », me disais-je, mais le nombre n’est pas indif­fé­rent s’il s’a­git de se comp­ter, de comp­ter « ceux qui sont comme nous » et « les autres ».  »

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Mon com­men­taire (ÉC) (je le publie ici, chez moi, puisque Paul cen­sure désor­mais aus­si mes réac­tions les plus ano­dines, appa­rem­ment) : la dérive de Paul est assez triste. Il ne lui appa­raît nul­le­ment que la liste qui s’al­longe des avis argu­men­tés contre le sien est pro­ba­ble­ment un tra­vail fouillé tout aus­si res­pec­table que son propre tra­vail, et que ce qu’il appelle « un argu­ment par le nombre » est en fait un grand nombre d’ar­gu­ments, argu­ments avec les­quels il n’est pas d’ac­cord, certes, mais qu’il n’ar­rive pas à réfu­ter pour nous convaincre, ce qui le conduit à nous dis­cré­di­ter par d’autres voies, celles des « mau­vaises inten­tions » qu’il pré­tend iden­ti­fier. Il n’i­ma­gine pas (il n’i­ma­gine plus), appa­rem­ment, que ses propres « démons­tra­tions tou­jours plus fouillées » puissent être sim­ple­ment fau­tives, com­plexes mais inopé­rantes (sauf pour noyer le pois­son de la cri­tique sociale contre les banques).

On est donc de plus en plus, chez Paul, depuis des mois, dans le pro­cès d’in­ten­tion au lieu du débat, débat qu’il fuit depuis long­temps en répé­tant briè­ve­ment que tout est réglé depuis des lustres, qu’il suf­fit désor­mais de relire les débats pas­sés, et sur­tout d’a­che­ter son livre pour être ins­truit de la vraie véri­té, enfin éclai­rée par Paul Jorion, et que seuls des obs­ti­nés mal lunés, qui ont cer­tai­ne­ment déci­dé à l’a­vance de ne pas chan­ger d’a­vis, conti­nuent à ergoter…

On note­ra qu’ap­pa­rem­ment, seuls ceux qui contre­disent la thèse de Paul Jorion sont ain­si ani­més de mau­vaises inten­tions, et donc censurés.

Ce matin, vers 10h, j’ai envoyé un mes­sage, assez irré­pro­chable je crois, qui expli­quait à Paul que ma posi­tion n’est ni la sienne (« convaincre ceux qui nuisent à l’in­té­rêt géné­ral au lieu de les com­battre »), ni celle qu’il ima­gine de ses contra­dic­teurs (« vou­loir la peau d’un enne­mi fixé à l’a­vance, sans recours pos­sible ») : je lui ai expli­qué une « troi­sième voie », mon approche par les ins­ti­tu­tions, pré­ci­sé­ment au-delà des domi­nants du moment, quels qu’ils soient.

Il est tard ce soir, Paul m’a envoyé quelques mails dans la jour­née pour me dire que le nombre ne fait rien à l’af­faire et que je ferais mieux d’a­na­ly­ser les pro­blèmes au fond (comme si ce n’é­tait pas ce que je fais depuis le début, très au fond), et à 23 h 55, mon com­men­taire n’a tou­jours pas été publié. Paul m’a dit qu’il ne sait pas pour­quoi mon com­men­taire n’est pas publié, que ce n’est plus lui qui « modère », qu’il va demander…

Tiens, à 19h 20, il m’a don­né cette expli­ca­tion sibyl­line : « il me dit qu’il l’a reje­té ».

Qui ça, « il » ? Je ne sais pas.

Alors j’en ai assez de voir des dizaines de com­men­taires satis­faits être publiés libre­ment toute la jour­née chez Paul, alors que le mien est fina­le­ment cen­su­ré ; aus­si, je le publie ici, chez moi :

Étienne Chouard a dit, ce dimanche 14 mars 2010, à 10 h 15, mes­sage cen­su­ré par Paul Jorion :
http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​9​0​9​4​#​c​o​m​m​e​n​t​-​6​4​578

PRIORITÉ AUX INSTITUTIONS
et donc à un pro­ces­sus consti­tuant désintéressé.

Paul,

En résu­mant notre contro­verse moné­taire à deux posi­tions — 1. « Ceux qui veulent détruire l’en­ne­mi », et 2. « Ceux qui pré­fèrent convaincre l’ad­ver­saire de chan­ger d’a­vis » —, tu as oublié une troi­sième posi­tion (et c’est la mienne) qui est de s’en prendre très prio­ri­tai­re­ment aux INSTITUTIONS :

Pre­nant acte qu’il n’y a ni bons, ni méchants, qu’il n’y a pas d’en­ne­mis irré­duc­tibles, jus­te­ment, qu’il ne peut pas y avoir de com­plot géné­ral contre l’hu­ma­ni­té, mais seule­ment de mau­vaises ins­ti­tu­tions qui ne fixent pas de vraies limites aux puis­sants du moment ; consi­dé­rant que « les chefs sont des salauds puis­sants mais que les sujets sont des salauds en puis­sance » (Scu­te­naire), je cherche une solu­tion qui ne dépende pas de la ver­tu supé­rieure (illu­soire et pré­caire) de qui que ce soit, mais qui compte plu­tôt sur une bonne règle de droit, pla­cée bien au-des­sus des hommes au pou­voir : je pro­pose de réflé­chir très prio­ri­tai­re­ment à un pro­ces­sus consti­tuant dés­in­té­res­sé, c’est-à-dire à une Assem­blée consti­tuante dont les membres n’aient pas un inté­rêt per­son­nel contraire à l’in­té­rêt général.

Pour moi, l’im­por­tant n’est pas qui vote la Constitution.

Ce qui compte par-des­sus tout, c’est qui écrit la Constitution.

Et seule une Assem­blée consti­tuante tirée au sort garan­ti­ra au Peuple ce dés­in­té­res­se­ment déci­sif des auteurs de la Constitution.

Objec­tif : en matière moné­taire comme en poli­tique, comme en toute autre matière, si tous les dépo­si­taires d’un pou­voir avaient vrai­ment peur d’une sanc­tion, du fait d’une règle supé­rieure qui leur soit par­fai­te­ment inac­ces­sible, si tout pou­voir avait les bonnes limites, celles que sou­hai­taient ardem­ment Aris­tote et Mon­tes­quieu, en un mot si nous pre­nions les pro­blèmes à la racine, le monde serait beau­coup moins injuste.

La jus­tice sociale n’est une uto­pie que parce que nous ne pre­nons pas le mal à la racine.

Figure-toi, Paul, que même tes contra­dic­teurs les plus opi­niâtres (sur le point très pré­cis de la créa­tion moné­taire par les banques com­mer­ciales), au-delà des contro­verses point par point, dési­rent aus­si un monde meilleur 😉

Ami­ca­le­ment.

Étienne.

____________________

PS :

• j’ai mis à jour TOUT NOTRE DÉBAT SUR LA MONNAIE depuis deux ans :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​T​o​u​t​_​n​o​t​r​e​_​d​e​b​a​t​_​s​u​r​_​l​a​_​m​o​n​n​a​i​e​_​c​h​e​z​_​P​a​u​l​_​J​o​r​i​o​n​.​pdf.

7 800 pages (pdf, 40 Mo) de débats pas­sion­nés et pas­sion­nants.
Mer­ci d’a­voir per­mis ça.

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• J’ai aus­si fait le point de ma biblio­thèque per­son­nelle sur le sujet de la créa­tion moné­taire, avec une nou­velle pho­to de ma pile.

https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​B​i​b​l​i​o​g​r​a​p​h​i​e​C​r​e​a​t​i​o​n​M​o​n​e​t​a​i​r​e​2​_​m​a​r​s​2​0​1​0​.​jpg

Remarque : les deux piles ont dou­blé depuis un an 😉

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Pour appri­voi­ser l’i­dée géniale du tirage au sort en poli­tique, lisez l’a­vis enthou­siaste de Toc­que­ville :

« J’en­tends par JURY un cer­tain nombre de citoyens PRIS AU HASARD et revê­tus momen­ta­né­ment du droit de juger.

(…)

L’ins­ti­tu­tion du jury peut être aris­to­cra­tique ou démo­cra­tique, sui­vant la classe dans laquelle on prend les jurés ; mais elle conserve tou­jours un carac­tère répu­bli­cain, en ce qu’elle place la direc­tion réelle de la socié­té dans les mains des gou­ver­nés ou d’une por­tion d’entre eux, et non dans celle des gouvernants.

(…)

Le jury est avant tout une ins­ti­tu­tion poli­tique ; on doit le consi­dé­rer comme un mode de la sou­ve­rai­ne­té du peuple ; il faut le reje­ter entiè­re­ment quand on repousse la sou­ve­rai­ne­té du peuple, ou le mettre en rap­port avec les autres lois qui éta­blissent cette sou­ve­rai­ne­té. Le jury forme la par­tie de la nation char­gée d’as­su­rer l’exé­cu­tion des lois, comme les Chambres sont la par­tie de la nation char­gée de faire les lois ; et pour que la socié­té soit gou­ver­née d’une manière fixe et uni­forme, il est néces­saire que la liste des jurés s’é­tende ou se res­serre avec celle des élec­teurs. C’est ce point de vue qui, sui­vant moi, doit tou­jours atti­rer l’at­ten­tion prin­ci­pale du légis­la­teur(*). Le reste est pour ain­si dire accessoire.

(…)

De quelque manière qu’on applique le jury, il ne peut man­quer d’exer­cer une grande influence sur le carac­tère natio­nal ; mais cette influence s’ac­croît infi­ni­ment à mesure qu’on l’in­tro­duit plus avant dans les matières civiles.

Le jury, et sur­tout le jury civil, sert à don­ner à l’es­prit de tous les citoyens une par­tie des habi­tudes de l’es­prit du juge ; et ces habi­tudes sont pré­ci­sé­ment celles qui pré­parent le mieux le peuple à être libre.

Il répand dans toutes les classes le res­pect pour la chose jugée et l’i­dée du droit. Ôtez ces deux choses, et l’a­mour de l’in­dé­pen­dance ne sera plus qu’une pas­sion destructive.

Il enseigne aux hommes la pra­tique de l’é­qui­té. Cha­cun, en jugeant son voi­sin, pense qu’il pour­ra être jugé à son tour. Cela est vrai sur­tout du jury en matière civile : il n’est presque per­sonne qui craigne d’être un jour l’ob­jet d’une pour­suite cri­mi­nelle ; mais tout le monde peut avoir un procès.

Le jury apprend à chaque homme à ne pas recu­ler devant la res­pon­sa­bi­li­té de ses propres actes ; dis­po­si­tion virile, sans laquelle il n’y a pas de ver­tu politique.

Il revêt chaque citoyen d’une sorte de magis­tra­ture ; il fait sen­tir à tous qu’ils ont des devoirs à rem­plir envers la socié­té, et qu’ils entrent dans son gou­ver­ne­ment. En for­çant les hommes à s’oc­cu­per d’autre chose que de leurs propres affaires, il com­bat l’é­goïsme indi­vi­duel, qui est comme la rouille des sociétés.

Le jury sert incroya­ble­ment à for­mer le juge­ment et à aug­men­ter les lumières natu­relles du peuple. C’est là, à mon avis, son plus grand avan­tage. On doit le consi­dé­rer comme une école gra­tuite et tou­jours ouverte, où chaque juré vient s’ins­truire de ses droits, où il entre en com­mu­ni­ca­tion jour­na­lière avec les membres les plus ins­truits et les plus éclai­rés des classes éle­vées, où les lois lui sont ensei­gnées d’une manière pra­tique, et sont mises à la por­tée de son intel­li­gence par les efforts des avo­cats, les avis du juge et les pas­sions mêmes des par­ties. Je pense qu’il faut prin­ci­pa­le­ment attri­buer l’in­tel­li­gence pra­tique et le bon sens poli­tique des Amé­ri­cains au long usage qu’ils ont fait du jury en matière civile.

Je ne sais si le jury est utile à ceux qui ont des pro­cès, mais je suis sûr qu’il est très utile à ceux qui les jugent. Je le regarde comme l’un des moyens les plus effi­caces dont puisse se ser­vir la socié­té pour l’é­du­ca­tion du peuple. (…)

Ain­si le jury, qui est le moyen le plus éner­gique de faire régner le peuple, est aus­si le moyen le plus effi­cace de lui apprendre à régner. »

Toc­que­ville, « De la démo­cra­tie en Amé­rique », Livre 1, deuxième par­tie, cha­pitre VIII. GF Flam­ma­rion, tome I, p 371 et s.

(*) Atten­tion : à l’é­poque de Rous­seau et de Toc­que­ville,
« Légis­la­teur » signi­fie « Consti­tuant ». ÉC.

(Fin du mes­sage cen­su­ré par Paul Jorion.)

Pas de quoi fouet­ter un chat, n’est-ce pas ?

Cen­su­ré, pourtant.

Car­ré­ment.

À bien y réflé­chir, c’est peut-être sur­tout la force adverse de l’i­mage —le mes­sage trop clair de l’af­freuse pile…— qui a don­né de la force au ciseau censeur 😉

(Vous pou­vez cli­quer sur l’i­mage de la pile et ensuite uti­li­ser Ctrl + rou­lette de la sou­ris pour agran­dir l’i­mage et lire les titres.)

Mal­gré mes conseils insis­tants l’an pas­sé, Paul a mis le doigt dans la faci­li­té de la cen­sure, et il est en train de se faire prendre le bras et le reste : il cen­sure désor­mais car­ré­ment tout ce qui le dérange un tant soit peu. Si le blog de Paul Jorion n’ac­cepte plus exclu­si­ve­ment que les inter­ve­nants qui lui vouent une dévo­tion sans faille, ça retire beau­coup d’in­té­rêt (et de cré­di­bi­li­té ?) à ce lieu de débat : on est en train d’y pas­ser de la science à la reli­gion. Pour ma part, ça ne m’in­té­resse pas trop d’al­ler écou­ter la messe, de Paul Jorion comme de qui que ce soit 🙂

Et quand Paul se pré­sente, en conclu­sion de son billet, comme tou­jours à l’é­coute de tout le monde mal­gré les mau­vaises inten­tions de ses inter­lo­cu­teurs les plus obs­ti­nés, alors qu’en fait, il cen­sure en douce tous les com­men­ta­teurs qui le gênent, on ne recon­naît plus le Paul des pre­miers temps, humble ani­ma­teur d’un « cer­veau col­lec­tif » pétillant, idée for­mi­dable : Paul croit qu’il reste le même, mais en fait, il change. Je me fais une autre idée du pro­grès. Je trouve tout ça assez triste.

Je conti­nue­rai à lire Fran­çois Leclerc, dont l’in­té­rêt ne fai­blit pas depuis le pre­mier jour.

En tout cas, pour ma part, je sais de mieux en mieux pour­quoi, autant que pos­sible, je m’in­ter­dis de cen­su­rer sur mon site : je tiens à la libre contra­dic­tion comme à la pru­nelle de la démocratie.

Tout ça est plu­tôt déce­vant, mais c’est assez humain aussi.

Étienne.

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Étienne

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46 Commentaires

  1. A-J Holbecq

    Bon­jour Étienne

    Mer­ci .

    Je me sou­viens d’une époque où tu avais du mal à croire que Paul puisse cen­su­rer des mes­sages qui ne sont ni

    - à carac­tère inju­rieux, dif­fa­ma­toire, pédo­phile, raciste, xéno­phobe, homophobe,
    révi­sion­niste ou por­tant atteinte à l’honneur ou la répu­ta­tion d’autrui,

    - inci­tant à la dis­cri­mi­na­tion, à la haine d’une per­sonne ou d’un groupe de personnes
    en rai­son de leur ori­gine ou de leur appar­te­nance ou de leur non appartenance
    à une eth­nie, une nation ou une reli­gion déterminée,

    - fai­sant l’apologie des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité,

    - inci­tant au suicide,

    - en vio­la­tion du carac­tère pri­vé des correspondances,

    🙂

    Tu rejoins donc Hadrien et de nom­breux autres inter­ve­nants, écœu­rés par cette censure

    Ta mésa­ven­ture prouve l’u­ti­li­té d’un site tel que celui inti­tu­lé « PLUS LOIN QUE JORION »

    Ami­tiés

    AJ

    Réponse
  2. RST

    Etienne,

    Bien­ve­nu au club.
    Ce que vous sem­blez décou­vrir, cer­tains le savaient depuis plus d’ 1 an maintenant.

    On pour­ra por­ter à votre cré­dit le fait d’a­voir essayer de main­te­nir le dia­logue avec patience et per­sé­ve­rance mais vous consta­tez en fin de compte qu’a­vec un indi­vi­du comme Jorion, c’est impossible.

    Son « monde meilleur » où je n’au­rai pas le droit de m’ex­pri­mer, il peut se le gar­der, je pré­fère encore l’actuel !

    Réponse
  3. LSH

    Voi­ci la réponse publique de Paul Jorion :

    Etienne : men­tionne un sujet sur lequel ton opi­nion a évo­lué, ne serait-ce que d’un mil­li­mètre depuis que nous débat­tons ici. Nous n’arriverons pas à un accord : tu ne demandes qu’une seule chose, c’est que ton inter­lo­cu­teur se ral­lie à ton point de vue, cela s’appelle la rigi­di­té. Du coup, tu te répètes ici depuis plu­sieurs années. Ce n’est pas déran­geant, c’est sim­ple­ment las­sant, et ça finit par las­ser. Désolé.

    Réponse
  4. RST

    Jorion a per­du le sens com­mun. Il est per­sua­dé que c’est lui qui influence Sar­ko­zy, Mer­kel, Barsoso, …

    Réponse
  5. LSH

    Voi­ci la suite du « débat » sur le billet de Paul Jorion :

    JPD, 15 mars 2010 à 09:03

    Et vous, Mon­sieur Jorion, sur quoi votre opi­nion a t‑elle évoluée ?
    (tiens, on va voir si ce mes­sage est aus­si censuré)

    Paul Jorion, 15 mars 2010 à 09:24

    Sur abso­lu­ment tout ! C’est une mau­vaise habi­tude que j’ai.

    Réponse
  6. JPD

    Salut

    A la suite de mon mes­sage et de sa réponse « Sur abso­lu­ment tout ! C’est une mau­vaise habi­tude que j’ai. », je lui ai deman­dé s’il avait chan­gé un tant soit peu d’a­vis sur la créa­tion de mon­naie par les banques lors de monétisations …

    Mon mes­sage n’a (évi­dem­ment) pas été publié !

    Réponse
  7. Catherine

    Il est en plein délire Jorion, com­plé­te­ment à côté de la plaque, sor­ti du sillon, un cas d’é­cole à mon­trer sur place publique, et je suis presque sûre qu’il croit ce qu’il dit comme tout bon « psy­cho­tique », le pôvre, bon, pas si pôvre que ça à vrai dire, pas besoin de tra­vailler, lui, ces conne­ries le font vivre.

    Un pha­ri­sien dans toute sa splen­deur, s’at­ta­chant à la lettre sans user de l’es­prit, il devrait s’ins­pi­rer du Zohar, mais bof, j’suis pas sûre qu’il com­prenne, non, non, oubliez ce que je viens dire c’est pas pour lui, lui, il lit Aristote !

    Réponse
  8. Catherine

    Une petite idée du Zohar pour com­prendre, que non, vrai­ment, c’est pas une bonne idée !

    « Il y a des hommes qui, lorsqu’ils voient un de leurs sem­blables bien vêtu, se contentent de cette vue et prennent le vête­ment pour le corps. À plus forte rai­son ne recherchent-ils pas et n’apprécient-ils pas l’âme qui est encore supé­rieure au corps. »

    Réponse
  9. Étienne

    ================================
    Pas d’in­sultes, je vous en prie.
    ================================

    Très rapi­de­ment, je vous signale que j’ai mis à jour la com­pi­la­tion cette nuit : 700 pages de plus : nous en sommes à plus de 8 500 pages (pdf, 43 Mo).

    J’a­vais oublié des échanges essentiels.

    Vous y trou­ve­rez des perles comme l’ex­trait de Marx sur le capi­tal fic­tif, l’in­tro­duc­tion du livre déca­pant d’Au­guste Lumière « Les fos­soyeurs du pro­grès », des échanges impor­tants sur le concept fre­la­té de néga­tion­nisme uti­li­sé pour dis­cré­di­ter à bon compte les pen­sées dis­si­dentes, la réac­tion très inté­res­sante de Paul à la publi­ca­tion de l’Argent dette 2, l’ex­trait impor­tant du livre essen­tiel de Clé­ment Juglar et le pro­cès d’in­ten­tion calom­nieux qui s’en est sui­vi, des réflexions de Chom­sky et des échanges impor­tantssur la liber­té d’ex­pres­sion (la vraie), etc.

    Ce docu­ment unique faci­li­te­ra vos recherches dans cet océan pas­sion­nant de pen­sées contradictoires.

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​T​o​u​t​_​n​o​t​r​e​_​d​e​b​a​t​_​s​u​r​_​l​a​_​m​o​n​n​a​i​e​_​c​h​e​z​_​P​a​u​l​_​J​o​r​i​o​n​.​pdf

    Bonne jour­née.

    Étienne.

    Réponse
  10. Catherine

    Où sont les insultes dites-moi Etienne ?

    Quand on voit un noir, on dit qu’il noir, quand on voit un blanc, on dit qu’il est blanc.

    Quand le dit mon­sieur ose dire ce qu’il dit, je dis qu’il est « à côté », en ce sens que ce qu’il dit est dia­mé­tra­le­ment oppo­sé à ce qu’il fait.Prouvez moi le contraire et je rever­rai ma terminologie.

    C’est la défi­ni­tion exacte du psy­cho­tique, inca­pable de « cri­ti­quer » « de mettre en ques­tion » d’in­ter­ro­ger ce qu’il fait et ce qu’il dit.Tout est inver­sé, le faire et le dire.

    Construc­tion d’une néo-réa­li­té, ça s’appelle !

    Et qu’est-ce qu’il fait d’autre à coup de ciseaux, je coupe ceci et cela et je recons­truis mon monde pour qu’il entre dans les cases de mon rai­son­ne­ment, fait-il autre chose que cela, dites-moi ?

    Psy­cho­tique d’ailleurs, n’est nul­le­ment une insulte, c’est un état, sa façon d’être entre dans une défi­ni­tion que la ter­mi­no­lo­gie « médi­cale » a cloi­son­né dans ce mot, je suis déso­lée et c’est vous d’ailleurs qui lui avez don­né une conno­ta­tion insul­tante à ce mot, pas moi.

    En connais­sez-vous un autre, vous, de mot, qui cor­res­ponde à cette réa­li­té, si c’est c’est le cas, dites-le moi, je suis preneuse.

    Cela veut dire faire un déni de réa­li­té ce qu’il fait, et là, c’est la véri­té qui est offen­sée quand vous dites que la réa­li­té est une insulte.

    Non, Etienne, je sais bien que tout est tou­jours à refaire déci­dé­ment, que rien n’est jamais acquis et que tout est tou­jours dyna­mique, en mou­ve­ment, mais que vous disiez que dire, que lors­qu’il pleut, il pleut, c’est une insulte, non, là, on tombe dans le Orwell et là, ça devient de la cen­sure impli­cite, inté­rio­ri­sée, que vous nous appe­lez à faire.

    Je main­tiens donc et je signe, le com­por­te­ment de Jorion est une insulte à l’homme debout et dire le contraire est une héré­sie ou une incons­cience.

    Et l’on ne va pas pas repar­tir encore là-des­sus Etienne, svp, guer­royer et perdre de l’éner­gie, per­met­tez qu’un mot soit en adé­qua­tion avec son conte­nu, merci.

    Vous ne voyez pas ce qu’il faut batailler pour main­te­nir un sem­blant de struc­ture séman­tique , dur, dur, oui, vrai­ment jorion est dangereux.

    Afin que les gens qui lisent ce mes­sage ne ne me prennent pas pour « allu­mée », quoique ce ne serait pas grave, mais ça des­ser­vi­rait une cause plus grande que ma petite per­sonne, je les invite à lire l’en­cart sur Allais, où je déve­loppe davan­tage ce que je pense, non pas du bon­homme mais de ce type de com­por­te­ment, disons fâcheux, ce n’est pas insul­tant ça, Etienne, fâcheux, mais du coup, ça en devient moins juste, et qu’est-ce qu’on veut au juste, c’est bien cela la ques­tion, est-ce qu’on a les moyens de ses ambitions ?

    …maurice-allais-lettre-ouverte-aux-francais-contre-les-tabous-indiscutes#co

    Et puis, il y a aus­si, pour ceux qui ne connaissent pas, plus loin que Jorion, oui, oui, heu­reu­se­ment il y a un au-delà de ce déshon­neur à la jorion !

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  11. gilles

    Salut Cath, mora­le­ment Jorion est petit, tout petit, je ne vois pour­quoi tu t’a­baisses à te mettre en colère. Cela me fait pen­ser à ces tra­gé­dies que l’on appre­nait au col­lège. Il m’en reste des bouts : « Rome, unique objet de mon ressentiment … »

    Ce qui me donne envie de te dire :

    « Cathe­rine apaise ton cour­roux et sur d’autres objets va donc por­ter ta flamme ! »

    À tous, après le rap­port du cama­rade Niki­ta Khroucht­chev Никита Сергеевич Хрущёв Chouard sur les « crimes » de Sta­line Joseph (Ios­sif) Vis­sa­rio­no­vitch Djou­ga­ch­vi­li Jorion, nous pour­rions enta­mer enfin la déjo­rio­ni­sa­tion de ce blog, non ?

    Par­lons plu­tôt de la direc­tion col­lé­giale des 27 dic­ta­teurs euro­péens et de leur politique.

    Avec la Grèce, et après les résul­tats des réfé­ren­dum fran­çais, néer­lan­dais et irlan­dais non-res­pec­tés, nous conti­nuons à assis­ter à l’as­sas­si­nat de la démo­cra­tie dans le cadre de l’Union Euro­péenne, puisque le gou­ver­ne­ment grec n’est plus res­pon­sable devant le peuple mais devant la com­mis­sion. Et la com­mis­sion se déter­mine d’a­près les desi­de­ra­tas des mar­chés finan­ciers. Les grecs ont voté pour une poli­tique de centre gauche, mais non, ce n’est pas bon, vous n’a­vez pas le droit, vous allez obéir et subir une poli­tique de droite conser­va­trice : baisse des salaires, des temps de congés, du droit à la retraite. Le pays qui a inven­té la démo­cra­tie la voit aujourd’hui mou­rir : c’est tout le sym­bole de l’Eurodictature.

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  12. NingúnOtro

    C’est vrai que ce lien que vous don­nez, Gilles, donne une très bonne piste sur le poids poli­tique et éco­no­mique mis en charge de cha­cune des prio­ri­tés de cette commission.

    Réponse
  13. Alain

    Nous sommes « sur la même lon­gueur d’onde », cela signi­fie donc que nous rece­vons nos désac­cords éven­tuels sans dis­tor­sion et en gar­dant l’en­vie de nous respecter…quelle que soit la vio­lence des confron­ta­tions mentales.
    Mer­ci Gilles pour le lien !
    Amicalement

    Réponse
  14. Alain

    Inté­res­sant , le blog de paul­jo­rion, car il montre com­ment on peut faire la « manoeuvre de Bou­ta­kof », celle qui consiste à faire in demi-tour com­plet « pour récu­pé­rer un homme à la mer », tout en ayant réus­si à « perdre son erre », c’est-à-dire, à res­ter immobile…

    Espé­rons que l’homme en ques­tion ne sera pas noyé avant la fin de la manoeuvre, à moins que ce soit plu­tôt ine « idéo­lo­gie à la mer » que l’on essaye de sau­ver : le libé­ra­lisme économique…

    Réponse
  15. Catherine

    postj, c’est pas bien clair ou alors c’est moi qui suis un peu « fer­mée« ce matin, mais je retourne votre phrase dans tous les sens et je ne com­prends pas bien, et pour­tant je crois devi­ner l’axe de votre bous­sole, mais ça prête à confu­sion , on finit par se deman­der si vous n’êtes pas entrain de faire la pro­mo de j, je vous connais un peu par le blog plus loin que Jorion, mais si ce n’é­tait pas le cas, je pense qu’il y aurait pos­sible méprise sur le conte­nu du mes­sage, ceci dit sans cri­tique aucune, c’est juste que je ne vou­drais pas que ça lui fasse de la pub alors que c’est le contraire qui est souhaité.Un peu long, je suis déso­lée, très bonne journée

    Réponse
  16. Alain

    Non, n’empechons pas la ten­ta­tive idéo­lo­gique de Jorion, les seuls qui y suc­com­be­ront étaient déjà murs pour bien pire !

    Ne pre­nons pas l’Autre pour un débile.

    Même si lui-même nous prend pour des « clients », nous ne sommes pas une « socié­té de défense des consommateurs ».

    La manoeuvre de bou­ta­kof trans­po­sée en poli­tique c’est l’ac­com­pa­gne­ment d’un mou­ve­ment pour le « retour­ner en son contraire », avec comme but, celui de faire croire qu’on fait demi-tour pour la bonne cause : sau­ver ceux qui, « écou­tant les sirenes », seraient tom­bés à l’eau.

    C’est ain­si qu’on arrête les mou­ve­ments popu­laires : avec des leurres !

    Nous vivons une époque de rené­gats et de per­vers, d’oi­se­leurs et de linotes : ain­si l’é­lec­tort popu­laire qui s’abs­tient est flat­té car cela est chic aujourd’hui…Mais c’est aus­si une grosse part de ceux qui votèrent Sar­ko, et à qui Jorion tente de faire croire à « la mora­li­sa­tion pos­sible du capi­ta­lisme » : ain­si, est détour­née la colère face au hol­dup mon­dial coor­don­né entre ban­quiers et « ministres à table ».

    Jorion se défend en disant qu’il n’y a que les idiots qui ne font pas demi-tour.

    Réponse
  17. Catherine

    vous dites Alain:« Ne pre­nons pas l’Autre pour un débile »

    Il n’est pas débile, l’autre, on le rend débile, c’est tout à fait dif­fé­rent, et jus­te­ment, ce sont les ornières qui affai­blissent, alors si on sait où elles sont, ou si on « croit » savoir où elles sont, on n’empêche pas d’y aller, non, non, de quel droit, on indique sim­ple­ment qu’il y a à faire atten­tion, c’est tout.

    Réponse
  18. Alain

    Cathe­rine, vous avez rai­son sans doute, il y a des ornières, et quand on a les chaus­sures qui trempent, il faut pré­ve­nir les autres. Mais si tout le monde accourt « pour voir cela de plus près », c’est tant pis…Ou tant mieux, car cela patauge, et cela amuse Jorion, alors moi aus­si je trouve çà pas mal !

    Sar­ko a recru­té des « citoyens d’ou­ver­ture » un peu comme ça, nous sommes dans l’é­poque dite « des nou­veaux phi­lo­sophes », tout est per­mis ain­si que son contraire quand il s’a­git de culti­ver le dégoût de l’homme par l’homme.

    J’y retourne avec les bottes et cuis­sardes pour au moins avoir « relu »…

    Réponse
  19. Fab

    Bon­jour,

    C’est fait : viré !

    Deux exemples (Il y en a beau­coup d’autres ! Et quelques mails « gra­ti­nés » à sou­hait…) de censure :

    - http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​9​4​0​1​#​c​o​m​m​e​n​t​-​6​6​796

    Voi­ci la réponse (rapide, c’est usant et frus­trant d’é­crire en sachant que le mes­sage ne sera pas publié) :

    Mar­tine,

    Mer­ci. Je comprends.

    Essayez de com­prendre mon point de vue, sim­ple­ment de le comprendre.

    Pen­sez-vous (sin­cè­re­ment) que si une consti­tu­tion pour l’é­co­no­mie avait été adop­tée il y a un an (par exemple) le « Contre-appel du 22 mars » aurait eu un si grand succès ?

    « Une Consti­tu­tion pose en sub­stance que l’économie n’est pas un champ à part. » : j’ai­me­rais que l’homme ait le temps de s’en convaincre, seul, ce qui le fera grandir.

    - http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​9​4​0​1​#​c​o​m​m​e​n​t​-​6​7​325

    Et ma réponse, cen­su­rée également (!?!) :

    Réponse
  20. picoti

    Un lien inté­res­sant (eco​de​mys​ti​fi​ca​teur​.blog), sur la créa­tion moné­taire (déso­lé s’il a déjà été donné).

    Si Jorion cen­sure, inutile de conti­nuer à lui faire de la pub : les blogs inté­res­sants ne manquent pas 🙂

    A com­men­cer par le tien, Etienne : démo­cra­tie, créa­tion moné­taire, à chaque fois tu tapes juste. Bra­vo sincère !

    Réponse
  21. Catherine

    Mal­gré vos griefs, il semble que vous n’y soyez pas si mal là-bas, dites-moi Fab ?

    Qu’est-ce que ça veut dire y aller, conti­nuer à nour­rir la machine quand on sait où elle veut aller la machine ?

    Ceux qui conti­nuent à écrire là-bas tout en connais­sant les manoeuvres mal­hon­nêtes du bon­homme , sont, ou com­plé­te­ment niais ou com­plé­te­ment incons­cients, ou tout aus­si mal­hon­nêtes que lui car ils consentent impli­ci­te­ment à de telles pra­tiques en conti­nuant à par­ti­ci­per à ce cirque, s’ils connaissent le gazier et qu’ils conti­nuent à écrire, alors qu’ils prennent leurs res­pon­sa­bi­li­tés, on ne peut ser­vir deux maîtres à la fois, et rien ne sert de se plaindre ensuite, on récolte ce que l’on sème.

    Quant à ceux qui ne savent pas, là, c’est vrai­ment autre chose, mais, vous, vous savez, n’est-ce-pas ?

    y’a du ménage à faire !

    Réponse
  22. Catherine

    Ben, oui, c’est pas un scoop, mais tu avoue­ras qand même, que les plus cons, c’est encore ceux qui achétent son bou­quin et qui s’es­saient à le «  »« lire » » » » » sauf s’ils sont cri­tiques et qu’ils sont rému­né­rés pour ça, là, ça peut se comprendre.

    On avait déjà une idée du futur conte­nu ban­cal et brouillon de son bou­quin, en par­cou­rant son bloggggggggggggg, et c’é­tait vrai­ment pas foli­chon ce qu’il offrait en guise d’apéritif !

    Perdre son temps et son argent et son éner­gie aus­si avec un pareil « tor­chon » alors qu’il y a des livres mer­veilleux qu’on n’au­ra jamais le temps de lire, vrai­ment, il faut être un brin zin­zin pour tom­ber dans le pan­neau et ce sont déci­dé­ment ses lec­teurs et ses audi­teurs qui font sa force et entre­tiennent de telles fai­blesses sur pied, nous avons ce que nous méri­tons, si on n’a plus de dis­cer­ne­ment, alors voi­là ce que ça pro­duit, de l’es­pace pour un médiocre jorion, j’en­rage de voir et d’en­tendre autant de conne­ries débi­tées au kilo­métre, quand est-ce que les gens vont se mettre à avoir un peu plus d’exi­gence de qua­li­té que diable, la récolte dépend de ce qui est semé, il faut donc s’in­ter­ro­ger sur la qua­li­té des semences que l’on met en terre, le semeur est gran­de­ment res­pon­sable, faire de Jorion un porte-voix qui porte une telle voix tron­quée, for­cé­ment ça a des consé­quences néfastes pour tout le monde, le monde, c’est un tout petit peu moi aus­si, aus­si j’en­rage d’a­voir à subir ce spec­tacle débilitant !

    Remettre l’é­lé­gance et la noblesse au goût du jour, ce monde en a furieu­se­ment besoin, voi­là au moins ce que nous apprend ce triste sieur !

    Réponse
  23. Serge Demoulin

    Au début je pen­sais être dans l’er­reur et que mes com­men­taires étaient modé­rés à juste titre, mais avec les temps et en pos­tant des com­men­taires par­fai­te­ment accep­tables je me suis ren­du compte moi aus­si de la stra­té­gie de Paul Jorion : Faire taire ses contradicteurs.

    Cela enlève beau­coup d’in­té­rêt à son blog et aux com­men­taires qu’on y trouve.

    Cela décré­di­bi­lise tota­le­ment Paul Jorion que j’ap­pré­ciais au début de ma décou­verte de son blog, mais qui avec le temps et après avoir lu cer­tains de ses com­men­taires inac­cep­tables révèle la face cachée du per­son­nage et sa double personnalité.

    Dom­mage que Fran­çois Leclerc qui me semble écrire des articles inté­res­sants se prête à cette mascarade.

    Réponse
  24. Catherine

    Vous me gon­flez aus­si, vous, Fab,et Ghost dog qui m’é­nerve au plus haut point chez J, la mata hari jorio­nesque qui danse la danse du n’im­porte quoi, la défen­se­resse inavouée des forums mon­diaux du grand gui­gnol, vous Fab, vous m’é­ner­vez en osant citer Frie­drich Nietzsche, vous en êtes loin, loin, et c’est insul­tant de le citer quand on a une pos­ture aus­si bis­cor­nue que la vôtre, abs­te­nez-vous svp de le citer, ayez cette humi­li­té révé­ren­cieuse, il ne mérite pas le trai­te­ment que vous lui infligez !

    Réponse
  25. Étienne

    Cathe­rine,

    Cal­mez-vous, s’il vous plaît.

    Arrê­tez d’a­gres­ser tout le monde, cha­cun son tour, sur ce blog au moins (ailleurs, ce ne sont pas mes affaires).

    Ces­sez notam­ment de dia­bo­li­ser Paul Jorion, c’est ridi­cule : le monde n’est pas noir et blanc. Je répète : le monde n’est pas noir et blanc.. Jorion n’est pas le diable… Lais­sez donc les uns et les autres évo­quer leur ana­lyse du blog de Paul sans venir chaque fois rajou­ter une couche de votre ran­coeur : c’est une forme d’in­ti­mi­da­tion. Certes, Paul déconne com­plè­te­ment en cen­su­rant ses contra­dic­teurs, c’est une erreur, mais on peut mal­gré cela, évi­dem­ment !, trou­ver des élé­ments très utiles dans ses ana­lyses, cela va sans dire. Vous devriez com­prendre cela, vous qui extra­yez vous-même des pen­sées inté­res­santes de sites appa­rem­ment d’ins­pi­ra­tion fas­ciste (« cercle futur », en l’oc­cur­rence)…, ce qui est quand même net­te­ment plus pro­blé­ma­tique que ce que l’on reproche à Paul, non ? Au pas­sage, ce serait bien de pré­ve­nir les lec­teurs quand vous recom­man­dez ain­si un site d’  »extrême droite ».

    Soyez gen­tille : retrou­vez le ton calme, mesu­ré, bien­veillant et construc­tif que vous avez parfois.

    Mer­ci.

    Étienne.

    Réponse
  26. Catherine

    Etienne,

    A force de se « cal­mer » comme vous dites, nous avons le monde que nous avons, à force de ne pas dire que ce n’est pas juste, quand ce n’est pas juste, nous avons l’in­jus­tesse dans laquelle nous nous emmê­lons les pin­ceaux, ça ne tombe pas du ciel tout ça, ça se construit figu­rez-vous, et ça se construit à coup d’a­ban­don et d’ac­quies­ce­ment, et ça ne se fait pas à gros coups de canon bien voyants la mêlasse, ça se fait à petits coups de canif sans qu’on s’en rende bien compte, de façon insi­gni­fiante, tout dou­ce­ment, aus­si faut-il être vigi­lant et ne rien lais­ser pas­ser, n’a­vez-vous tiré aucune leçon de l’his­toire, mince, alors, tout ça pour rien, vous n’au­riez tiré aucune leçon, alors c’est à déses­pé­rer, si vous, qui êtes pour­tant au fait de l’Eu­rope vous pen­sez cela, alors qu’en est-il des autres, mieux vaut ne pas y son­ger, c’est à déses­pé­rer si nous n’en­co­dons rien des misères pas­sées, ça veut dire que ça conti­nue­ra, que rien ne chan­ge­ra, mais alors, il ne fau­dra pas que vous vous plai­gniez ensuite car vous y serez pour quelque chose en accep­tant qu’il en soit ain­si d’ores et déjà, ne pas empê­cher même des petites choses, c’est auto­ri­ser, c’est consen­tir, n’a­vez-vous donc pas conscience de cela ?

    Il ne s’a­git pas de dia­bo­li­ser Jorion, il le fait très bien tout seul,c’est bien lui qui évince cer­taines per­sonnes sous des pré­textes fal­la­cieux, ce n’est donc pas moi qui dia­bo­lise, il m’in­té­resse en tant que sym­bole, l’homme est insi­gni­fiant, il ne faut donc pas ren­ver­ser pas les rôles svp.

    La divi­sion ne vient pas de moi, je la décris et je la rap­pelle pour ceux qui ont la mémoire courte et qui sont les pre­miers à se plaindre ensuite de voir le monde être ce qu’il est, ils le fabriquent ces gens-là le monde qu’ils cri­tiquent, ils en sont les arti­sans en se disant contre le men­songe du monde mais en consen­tant impli­ci­te­ment au men­songe de ce site, je ne dis pas autre chose que cela.Ce serait comme de vou­loir un linge propre en consen­tant à ce que le savon qu’on uti­lise déteigne et salisse, y’a comme un os, je ne fais que mettre les gens face à leurs contra­dic­tions, mais les contra­dic­tions, ce n’est pas moi qui les fais, ce sont bien eux.

    Seuls deux per­sonnes me semblent devoir être exclus de ce lot, le sino­logue dont je ne retiens déci­dé­ment pas les ini­tiales et Rum­bo, c’est que leurs visées à ces gens-là sont d’une tout autre nature et dépassent lar­ge­ment l’es­pace étroit de la petite per­sonne, ils ne s’ins­crivent donc pas dans cette cri­tique, cri­tique qui exclut bien évi­dem­ment aus­si tous ceux qui ne savent rien du com­por­te­ment faux de Jorion, pour les autres, tous à mettre dans le même panier, sauf ceux aus­si qui se satis­font de ce monde, ça leur revient à eux de l’ac­cep­ter comme il l’est, mais quant à ceux qui se plaignent du men­songe mais l’ins­crivent dans l’acte de nais­sance de leurs actes, c’est très énervant .

    Si le monde est ce qu’il est, c’est parce que nous accep­tons que le men­songe tienne le haut du pavé, s’ il était droit le dit mon­sieur et ne fai­sait pas le contraire de ce qu’il dit, et qu’il disait réel­le­ment ce qu’il fait, il pour­rait bien pen­ser ce qu’il veut et même être fas­ciste ou je ne sais quoi, je n’au­rais rien à y redire, car il y aurait adé­qua­tion entre le dire et le faire je suis assez libre d’es­prit pour accep­ter que l’on pense ce que l’on veut, à condi­tion que les pro­pos de la per­sonne soit en adé­qua­tion avec son faire, est-ce clair?__

    Inadé­qua­tion du faire et du dire qui par ailleurs est le germe de ce que nous cri­ti­quions des ins­ti­tu­tions euro­péennes, je n’ai pas bou­gé d’un iota voyez-vous Etienne, je tiens la barre, vous ne pou­vez pas vou­loir quelque chose et ne pas mettre en oeuvre tous les moyens pour y arri­ver, ou alors, cela s’ap­pelle de l’in­con­sé­quence.

    Il s’a­git de nor­mer et de tenir la norme ferme pour faire ad-venir des valeurs, sinon, ce sera un n’im­porte quoi à la source de toutes les dévia­tions et notam­ment des fas­cismes de toute sorte, nous y sommes d’ailleurs dans le fas­cisme, c’est en négli­geant cela que peu à peu sans tuteur, l’arbre penche, ce n’est pas une fois pen­ché qu’il faut s’in­quié­ter, c’est anti­ci­per qu’il faut et mettre un tuteur très tôt, pour assu­rer la ver­ti­ca­li­sa­tion, elle ne vien­dra pas toute seule.

    Il fau­dra que vous m’ex­pli­quiez com­ment on peut faire autre­ment qu’en repre­nant tout écart et en met­tant les gens face à leurs contra­dic­tions flagrantes.

    Pour en re-venir au site d’ins­pi­ra­tion fas­cite, déci­dé­ment, c’est la police de la police ma parole un peu par­tout, d’ins­pi­ra­tion fas­ciste, c’est vous qui le dites, car moi, je n’en sais rien, je ne l’ai pas par­cou­ru ou très peu ce site, c’est par le biais de méca­no­po­lis que j’y suis allée pour en savoir davan­tage sur le livre dont il par­lait et notam­ment sur l’au­teur, et j’ai trou­vé cela inté­res­sant, j’ai vou­lu faire par­ta­ger, maintenant,je ne vais pas décryp­ter avant de pas­ser l’in­fo, si l’in­fo est juste et bonne, pour le reste, il revient à cha­cun de se faire une opi­nion, nous sommes matures en prin­cipe, quand la véri­té est vraie, elle est vraie par­tout, d’où qu’elle vienne, non ?

    Main­te­nant, si vous pen­sez réel­le­ment ce que vous écri­vez Etienne, alors c’est réel­le­ment à pleu­rer, vous n’a­vez rien com­pris des enjeux actuels et vous retom­be­rez dans le même panneau,toujours et encore, c’est sûr.

    Ne voyez-vous pas qu’en accep­tant des règles du jeu faus­sées, vous faus­sez tout ce qui découle d’elles ? Est-ce si dif­fi­cile à sai­sir ce genre de concept ?

    Je crois que je n’ai plus rien à faire dans votre espace et je m’en vais sup­pri­mer comme l’a­vait fait une Bres­toise, mon espace géo­gra­phique, his­toire de mettre en adé­qua­tion mon faire avec mon dire.

    Je ne vous remer­cie pas.

    J’au­rai appris beaucoup.

    Réponse
  27. Catherine

    Ah oui, j’a­vais oublié quelque chose, sachez que si j’a­gresse comme vous dites, ça, c’est vous qui le dites, mais admet­tons, moi, j’ap­pelle ça répondre à une agres­sion qui m’est faite, et oui, je suis très sen­sible à ce type d’at­teinte, c’est bien regret­table qu’on ne soit pas plus nom­breux, car le monde ne serait pas ce qu’il est je crois, et bien, au même titre que celui qui vole pour nour­rir ses enfants parce qu’il n’a rien pour payer,on dira de lui, c’est un voleur, sans se poser la ques­tion du pour­quoi il n’ar­rive pas à nour­rir ses enfants et est obli­gé d’en arri­ver là, n’y a‑t-il pas inver­sion dites-moi, car je suis réel­le­ment agres­sée, agres­sée, ça veut dire qu’on porte atteinte à inté­gri­té, et là, il y a bel et bien atteinte à inté­gri­té de la noblesse de l’homme et ça me blesse ça, voyez-vous, pas de ma faute si je suis sen­sible à l’i­mage de la noblesse de l’homme, c’est mon vécu en tout cas, ain­si, je suis agres­sée par la pos­ture de tous ces gens incon­sé­quents, par leurs com­por­te­ments doubles qui portent atteinte à l’in­té­gri­té de l’humain,peut-être n’en n’ont-ils pas conscience, aus­si, je porte ça à leur connais­sance, pour qu’ils s’in­ter­rogent sur le bien fon­dé de leurs actions, bon, je crois que c’est tout, mais si j’ai oublié quelque chose, je ne man­que­rai pas de le signi­fier, au fait, je n’ar­rive pas à sup­pri­mer mes mes­sages du cecri, je vous serais recon­nais­sante de bien vou­loir le faire pour moi, mer­ci pour cela.

    Réponse
  28. Catherine

    Il me vient encore quelques petites choses, puisque vous faites men­tion du site for­te­ment incri­mi­né, je vous cite :

    « Vous devriez com­prendre cela, vous qui extra­yez vous-même des pen­sées inté­res­santes de sites appa­rem­ment d’ins­pi­ra­tion fas­ciste (« cercle futur », en l’occurrence) »

    La dif­fé­rence voyez-vous, c’est que je ne sais rien de ce site, seul m’in­té­res­sait l’in­fo dont j’ai par­lé tout à l’heure, je ne connais pas le res­pon­sable du blog, mais s’il avait une pos­ture double comme celle de Jorion, for­cé­ment, j’a­gi­rais de la même façon avec lui, car lorsque l’ on sait, ce n’est déci­dé­ment pas la même chose que lorsque l’on ne sait pas, ça oblige à mettre de la rai­son dans ce que l’on fait, c’est toute la dif­fé­rence Etienne, là, il s’a­gis­sait seule­ment d’une reprise d’info.

    Et puis par­ler d’é­tat fas­ciste, comme si nous n’é­tions pas dedans, les deux pieds bien plan­tés dans ce sys­tème pour­ri d’é­tat fas­ciste, alors par­tant de là, toute info qui émane de ce sys­tème est d’o­bé­dience fas­ciste, non, la dif­fé­rence, c’est qu’il ne le dit pas direc­te­ment cet état, il opère des détour­ne­ments entre le dire et le faire jus­te­ment, ça fait plus propre certes, et sur­tout ça trompe le monde qui ne sait pas déco­der, mais le résul­tat n’est guère mieux, nous sommes dans un état tota­li­taire et le blog de Jorion est tota­li­taire puis­qu’il ne fait entendre que la voix de son maître, n’est-ce-pas la défi­ni­tion du mot tota­li­taire, ou sommes-nous déjà dans le champ lexi­cal de la nov langue ?

    Main­te­nant, on peut bien me col­ler l’é­ti­quette qu’on veut, ça revient à ceux qui la collent, y’a des sou­ve­nirs qui reviennent à la surface,c’est amu­sant, je me rap­pelle d’un cer­tain 2casa, petit pro­té­gé de Jorion qui me taxait déjà de fron­tiste car je lui avais pro­po­sé l’é­coute d’un débat de Mon­sieur Hil­lard, on finit par se deman­der, je finis par me deman­der où sont les diabolisateurs ?

    Réponse
  29. Étienne

    Cathe­rine,

    Je ne vous colle aucune étiquette.

    Je ne vous reproche évi­dem­ment pas non plus de sou­te­nir des thèses fas­cistes, évidemment.

    Je sais que vous trou­vez comme moi au régime actuel des traits com­muns avec le fas­cisme de papa, mais moder­ni­sé (gri­mé en démo­cra­tie fac­tice). Je sais que vous savez que les acteurs qui veulent ce régime (qui met l’É­tat au ser­vice d’une poi­gnée de pri­vi­lé­giés) sont les mêmes (ou leurs enfants) qui ont vou­lu la peau des répu­bliques et ont finan­cé la mon­tée des fas­cismes. Je sais ça, Catherine.

    Je vous signale sim­ple­ment que « Cercle Futur », appa­rem­ment, déve­loppe plu­sieurs thèmes chers au fas­cisme, jus­te­ment, et notam­ment une espèce de foi en une élite supé­rieure, une race de chefs dési­gnée par une loi natu­relle « mort aux faibles », élite à pri­vi­lé­gier dès que ce sera pos­sible. À l’exact oppo­sé de ce que nous défen­dons ici, donc.

    Comme vous, j’ai trou­vé des infos inté­res­santes sur ce site, notam­ment des détails sur leur logique propre, ce qui aide à les com­prendre (condi­tion néces­saire pour réfu­ter cor­rec­te­ment celles de leurs thèses qui sont contraires à l’in­té­rêt général).

    Je pense sim­ple­ment qu’il faut signa­ler ce posi­tion­ne­ment poli­tique, quand on le connaît.

    Et le blog de Jorion n’est pas tota­li­taire… Il devient peut-être sec­taire (dérive banale, mal­heu­reu­se­ment), mais pas totalitaire.

    Étienne.

    Réponse
  30. verbatim

    mer­ci à AJH d’a­voir signa­lé la cri­tique du livre de P. Jorion faite par un spé­cia­liste en philo :

    http://​www​.actu​-phi​lo​so​phia​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​227

    Je cite :

    « quoique par­cou­ru çà et là d’intuitions sans doute défen­dables, l’ouvrage char­rie de trop nom­breuses approxi­ma­tions et asserte de manière péremp­toire des énor­mi­tés qui, pas une seconde, ne se trouvent démon­trées, le tout d’ailleurs struc­tu­ré par de bien contes­tables raisonnements ».

    « En outre, la struc­ture du livre est extrê­me­ment brouillonne, et souffre d’une qua­si-absence de construc­tion, simi­laire à un patch­work géant nui­sant in fine à la bonne intel­li­gi­bi­li­té de l’ensemble. »

    « Cette mécom­pré­hen­sion de Paul Jorion à l’égard de l’esprit phi­lo­so­phique du temps consti­tue un indice assez inquié­tant de sa (mé)connaissance du champ phi­lo­so­phique et inau­gure un nombre non négli­geable d’erreurs et d’approximations phi­lo­so­phiques qui consti­tue­ront, elles, le véri­table scan­dale du livre. »

    « L’ouvrage souffre en outre d’une très grande lacune phi­lo­so­phique ; l’auteur asserte beau­coup mais jus­ti­fie peu ; bien des affir­ma­tions se trouvent ain­si lan­cées d’un ton péremp­toire, sans que l’on ne voie vrai­ment à quelle réa­li­té phi­lo­so­phique cela correspond. »

    « Bon nombre de phrases s’avèrent qua­si­ment indé­ci­dables quant au sens à leur attri­buer, tant la syn­taxe se pré­sente comme ambi­guë et labo­rieuse, ce qui rend la lec­ture de l’ouvrage par­ti­cu­liè­re­ment pénible. »

    « Le ton de l’ouvrage, ain­si que je l’avais briè­ve­ment évo­qué en pre­mière par­tie, s’avère par­ti­cu­liè­re­ment pénible. Jorion traite avec mépris et condes­cen­dance un cer­tain nombre de thèses et d’auteurs dont en réa­li­té il ne per­çoit pas tout à fait la profondeur. »

    « Le pro­blème est moins la thèse que défend Jorion que l’absence totale de démons­tra­tion d’un tel pré­sup­po­sé qui heurte radi­ca­le­ment tout ce qu’affirme la phy­sique depuis 80 ans, et qui, faute de cette démons­tra­tion, se pré­sente comme une pure asser­tion péremptoire. »

    « Hélas, la sub­ti­li­té de quelques ana­lyses n’efface guère le trop grand nombre d’erreurs phi­lo­so­phiques majeures, d’approximations logiques, de pro­pos confus, de para­graphes mal enchaî­nés, ou d’affirmations péremp­toires aux­quelles manque une jus­ti­fi­ca­tion véritable. »

    [Thi­baut Gress, Actu Phi­lo­so­phia, 18 mai 2010.]


    Mer­ci éga­le­ment à Serge Demou­lin de citer l’ar­ticle que lui consacre la revue Sciences humaines :

    http://www.scienceshumaines.com/paul-jorion–un-intello-a-la-piece_fr_24857.html

    Je cite :

    « Dis­ciple belge de Claude Lévi-Strauss, créa­teur d’un algo­rithme sur les liens de paren­té, il a tou­jours été consi­dé­ré comme un vilain petit canard théo­rique. Un type un peu fumeux, inter­con­nec­tant beau­coup trop de dis­ci­plines des sciences humaines, cog­ni­tives ou encore des neurosciences. »

    Réponse
  31. Catherine

    Tout va bien ! Fer­mez les yeux main­te­nant me dit l’aveugle.

    C’est ce que je fis. Je fer­mai les yeux comme il me disait.

    Ils sont fer­més ? Ne tri­chez pas.

    Ils sont fermés.

    Gar­dez-les fer­més. Ne vous arrê­tez pas main­te­nant, dessinez.

    Et on conti­nua. Ses doigts étrei­gnaient mes doigts tan­dis que ma main par­cou­rait le papier. ça ne res­sem­blait à rien de ce que j’a­vais fait dans ma vie jus­qu’à maintenant.

    Je crois que ça y est. Je crois que vous avez réus­si, dit-il. Jetez un coup d’oeil. Qu’est-ce que vous en pensez ?

    J’a­vais les yeux fer­més. Je pen­sai qu’il fal­lait les gar­der fer­més encore un peu. Je pen­sai que c’é­tait quelque chose à faire.

    Eh bien, dit-il. Vous regardez ?

    J’a­vais tou­jours les yeux fer­més. J’é­tais dans ma mai­son. ça, je le savais. Mais je n’a­vais pas l’im­pres­sion d’être à l’in­té­rieur de quoi que ce soit.

    C’est vrai­ment quelque chose, dis-je.

    Réponse
  32. Catherine

    Encore un petit apport sup­plé­men­taire explicatif !

    Je pen­sais à ce que disait Lévi­nas tout à l’heure et qui pou­vait se rap­por­ter à l’é­pi­sode Jorion comme à tout épi­sode de notre sinistre quo­ti­dien dès qu’il part de travers.

    De tra­vers par rap­port à l’axe de jus­tesse que l’on espère mettre au monde.

    Que cette phrase de Lévi­nas fasse ré-flé­chir ceux qui veulent bien s’autoriser à flé­chir sur eux-mêmes, pour pou­voir mieux se contac­ter aux autres, avec plus de jus­tesse peut-être, et voir ad-venir les valeurs qu’ils veulent réel­le­ment voir adve­nir, moi y com­pris bien sûr, et la première !

    Emman­nuel Lévi­nas nous dit :

    « Pour que je sache mon injus­tice ‑pour que j’en­tre­voie la pos­si­bi­li­té de la jus­tice- il faut une situa­tion nou­velle : il faut que quel­qu’un me demande des comptes »

    Or, si je nor­ma­lise une action a‑normale en ne la rele­vant pas, si je ne demande aucun compte d’un mécompte qui compte pour­tant, cela revient à être d’accord a mini­ma avec ce mécompte, et ain­si, en conti­nuant à jouer à ce jeu a‑normal, sans deman­der de compte à qui que ce soit et en fai­sant comme si de rien n’était, de peur de pas­ser pour un agres­sif ou un ceci ou un cela, bref toutes les images qui se collent à la pos­ture que j’a­dopte et que bien peu de gens com­prend je crois, et bien, rien ne sera jamais mis en conscience, en lumière, et donc si rien n’est conscien­ti­sé, aucun chan­ge­ment ne pour­ra se faire, puis­qu’on ne fait pas dis­pa­raître quelque chose qui n’existe pas en conscience.

    Le pre­mier tra­vail est donc un tra­vail de conscience, car cette action patho­gène, si elle n’est pas rele­vée, iden­ti­fiée, va se pro­pa­ger, se déve­lop­per comme une mala­die qu’on ne stoppe pas.

    Cette action a‑normale pren­dra avec le temps la forme du nor­mal, elle s’a­dap­te­ra, elle se confor­me­ra au milieu, elle sera digé­rée dans le bol ali­men­taire socié­tal, je n’invente rien, j’observe juste ce que l’on vit depuis trente ou qua­rante ans et même plus, une trans­for­ma­tion des repré­sen­ta­tions men­tales qui se fait par absorp­tion conti­nue de choses pas clean petites d’a­bord qui finissent par être inté­grées et admises et trans­for­mer l’o­rien­ta­tion du cou­rant c’est à dire l’o­rien­ta­tion de l’éner­gie vitale, et cette action patho­gène tolé­rée fini­ra for­cé­ment par pro­duire des effets tout aus­si patho­gènes que ses causes pre­mières, les chiens ne font pas des chats,au même titre qu’une cel­lule can­cé­reuse finit par don­ner un can­cer géné­ra­li­sé et abou­tir à la mort si on n’ar­rête pas le pro­ces­sus en marche, et là, pour sûr, le pro-blème, on n’en parle plus, parce qu’il n’y a plus per­sonne pour en parler.

    Un exemple, Jorion se refuse à abor­der les causes réel­le­ment patho­gènes du sys­tème, si on essaie de les abor­der, il cen­sure auto­ma­ti­que­ment, en revanche pour asseoir son assise de jus­ti­cier new look, il auto­rise que l’on relève les causes acces­soires, toutes les cri­tiques secon­daires sont même les bien­ve­nues, seule­ment, __il convient de ne pas oublier que si l’on s’en tient aux causes acces­soires sans jamais s’attacher aux causes essen­tielles, ce serait comme de vou­loir mettre fin à un état de choc hémor­ra­gique en com­pri­mant une veine péri­phé­rique, louable certes, mais peu effi­cace si on oublie de voir que l’état de choc est dû à une rup­ture caro­ti­dienne, qui, si elle n’est pas sutu­rée dili­gem­ment régle­ra le pro-blème défi­ni­ti­ve­ment, pour sûr, on sera mort.

    Aus­si ma cri­tique répé­ti­tive de Jorion est une cri­tique d’élaboration de liens socié­taux, des rap­ports d’une construc­tion de réa­li­té tis­sées par des re-présentations .

    S’ils ne sont pas iden­ti­fiés, ces pro­ces­sus-là, et bien ciblés, ils ne man­que­ront pas d’apporter des fruits amers et les dents grin­ce­ront à force de man­ger des fruits verts, lisez donc l’Evangile, c’est écrit en toutes lettres, d’ailleurs Evan­gile, ça veut dire in-for­ma­tion, trou­blant quand même, ensuite tout dépend quelle forme pren­dra l’énergie qui sera inté­rio­ri­sée, défi­ni­tion même d’in-formation, action de prendre une forme en nous !

    Il y a donc plus de re-spect dans la signi­fi­ca­tion et le dire d’un dé-raillage, que dans son assen­ti­ment mutique tout dif­fé­rent du muet qui n’est pas de même nature, mutisme qui ne per­met­tra aucun chan­ge­ment quelles que soient les apparences.

    Il faut aller au-delà des appa­rences, ça veut dire aller au-delà de la morale de sur­face, et ce n’est pas une morale que de signi­fier de tels écarts,c’est essen­tiel, abso­lu­ment essen­tiel, car il s’agit en l’occurrence de nor­mer, d’étalonner une struc­ture, un ensemble de liens qui crée­ront notre réa­li­té, c’est donc l’étage lar­ge­ment au-des­sus du bon et du mau­vais, ça trans­cende, car de cet éta­lon­nage dépen­dront toutes les mesures qui se feront tou­jours à par­tir d’elle, la norme, l’axe, le centre de la roue, puisque c’est elle qui sert d’é­ta­lon, c’est d’elle que se feront tous les réglages aus­si c’est à elle qu’il faut s’attacher prio­ri­tai­re­ment et essentiellement.

    Je parle du réglage du ther­mo­stat, si vous le régler d’emblée à 10 degrés, il ne fau­dra pas s’é­ton­ner d’avoir froid ensuite.

    On ne pour­ra pas en vou­loir à la chau­dière de se mettre en route seule­ment quand on est en des­sous de 10 degrés dans une pièce, c’était ins­crit dans le pro­gramme pour­rait-on dire, il fau­dra donc si l’on veut avoir plus chaud aug­men­ter la norme, la réfé­rence qui fera qu’à par­tir de 19 degrés, la chau­dière se met­tra en route et on aura donc plus chaud.

    Réponse
  33. Catherine

    Je crois que je ter­mi­ne­rai ain­si, ici, pour tran­si­toi­re­ment éclai­rer mon humble démarche, j’aime bien ce mot humble, car ça ren­voie à l’hu­mus, la terre…

    Et l’on se rend compte, que le pou­voir , quelle que soit sa nature, est tou­jours le fruit d’une addi­tion, donc d’une struc­ture en tant qu’ensemble d’éléments, addi­tion de petites choses infi­ni­té­si­males au départ, petites choses imper­cep­tibles ou dif­fi­ci­le­ment per­cep­tibles comme tout ce qui est petit, mais qui à force de s’additionner petit à petit finit très sûre­ment par sous­traire le sujet à sa des­ti­na­tion de sujet, en en fai­sant un objet.

    Tout ce que nous subis­sons actuel­le­ment en terme de dépos­ses­sion est le résul­tat de ce processus.

    La chaîne du tis­su social est tis­sé des fils de la trame de nos accep­ta­tions et de nos aban­dons, jamais un hasard, tou­jours le pro­duit de quelque chose, tou­jours une chi­mie à l’oeuvre, une mar­mite sur le feu, et ce qu’il y a dans la mar­mite, c’est l’action de cer­tains ali­ments sur d’autres, je crois

    Et la peti­tesse de nos aban­dons, peti­tesse sous l’angle de nos yeux de myope, insi­gni­fiants et sans grande por­tée nous semble-t-il, per­met au pou­voir de faire l’économie d’un rap­port violent et coû­teux, qui, s’il n’était ain­si, tis­sé de ce patch­work de petits bouts de renon­ce­ments accro­chés à d’autres petits bouts de re-non-cements, serait plus aisé­ment per­cep­tible et donc plus faci­le­ment oppo­sable, ce qui ne serait évi­dem­ment pas son inté­rêt à lui.

    L’effet sou­ter­rain de nos acquies­ce­ments et de nos renon­ce­ments se fait sen­tir quand tous les petits bouts, de petits bouts de renon­ce­ment, à dire ou à faire, à ne pas dire ou à ne pas faire, s’unissent, s’épousent, se tissent, pour don­ner l’étoffe du réseau social dans lequel nous patau­geons en cet ins­tant, que nous regar­dons alors comme hébé­tés, alors que nous en sommes les arti­sans incons­cients, certes, mais quand même les arti­sans a minima !

    C’est nous qui por­tons la res­pon­sa­bi­li­té de l’étoffe du monde, c’est nous qui avons à répondre de ce tis­sage, vous, moi, ce n’est pas le fruit d’un autre, c’est le fruit de tous nos mois actés mis bout à bout, même si cer­tains ont plus à répondre que d’autres, il va sans dire.

    Ce qui a été fait peut être dé-fait heu­reu­se­ment, mais comme nous avons lais­ser faire long­temps, ça va être un peu difficile.

    C’est un tra­vail de tous les ins­tants, inter­ro­ger tout ce que l’on fait et l’on ne fait pas et sur­tout cher­cher à savoir à quelle source on répond en fai­sant quelque chose ou en ne fai­sant pas quelque chose.

    Est-ce que je réponds à ma petite satis­fac­tion de sur­face ou est-ce que je réponds à quelque chose de plus grand, qui dépasse lar­ge­ment l’espace étroit de ma pri­son personnelle ?

    Je crois qu’avant de pré-tendre libé­rer les rela­tions aux autres, je m’in­clus la pre­mière là-dedans bien sûr, il faut pas­ser par notre pas­sage, c’est à dire notre pri­son per­son­nelle, et pour ce faire nous avons nos sens, je crois de plus en plus que nos sens, les cinq, plus l’esprit comme disent nos amis orien­taux, sont les ins­tru­ments les plus méta-phy­siques de notre être, ils sont des ponts, des pas­se­relles, entre le dehors et le dedans, c’est eux qu’il faut ouvrir et faire grand vent en nous, ouvrir les fenêtres de notre pri­son comme disait je ne sais plus qui, c’est extrê­me­ment per­ti­nent, et dès lors, on com­prend davan­tage pour­quoi cette orga­ni­sa­tion sociale s’applique à nive­ler toutes les per­cep­tions olfac­tives, gus­ta­tives, et sur­tout audi­tives, l’audition, cir­con­cis tes oreilles nous dit l’Evangile, pas pour rien bien sûr, affi­ner l’audition, c’est dé-cou­vrir le mur­mure et la vibra­tion du monde, c’est faire trans-parence et silence en nous, pour en-tendre, tendre en soi, ce qui passe, si nous sommes plein de bruits en nous, nous n’entendrons rien du dehors, nous ne per­ce­vrons que notre propre bruit que nous pren­drons pour le bruit du dehors, bref les chiens ne font pas des chats et les hasards sont rare­ment des hasards.

    Réponse
  34. Quid34

    je me joint à vous dans la liste des dégou­tés de la cen­sure « jorienne », prin­ci­pa­le­ment du à Julien Alexandre…

    Les com­men­taires auto­ri­sés ne doivent pas s’é­loi­gner d’un poil de la ligne éditoriale…domage…mais cela explique qu’ils tournent en rond !

    Réponse
  35. Censuré par Julien Alexandre

    Je suis d’acc­cord avec vous. Julien Alexandre sévit et ne sert pas à grand chose d’autre qu’à la pro­mo­tion de Jorion. Aux ques­tions des com­men­ta­teurs, il ren­voie sys­té­ma­ti­que­ment à la FNAC et cen­sure sys­té­ma­ti­que­ment tous les com­men­taires contra­dic­teurs ou posant des ques­tions sur les zones d’ombre des thèses déve­lop­pées. Ce blog est deve­nu un lieu de culte de la per­son­na­li­té de PJ, qui écrit sur lui à la 3eme per­sonne… c’est bien dommage.

    De nom­breux sites web dénoncent cette cen­sure comme le montre la requête sui­vante sur Google

    http://​tinyurl​.com/​6​d​w​x​rmb

    Réponse
  36. carlo

    Je ne peux que regret­ter, moi aus­si, la cen­sure sys­té­ma­tique qui s’exerce sur le blog de Paul Jorion.

    En ce qui me concerne, j’ai été cen­su­ré pour avoir défen­du, en termes très mesu­rés, des posi­tions protectionnistes.

    Je déplore tout par­ti­cu­liè­re­ment l’a­gres­si­vi­té inutile de Julien Alexandre qui ne tolère d’ailleurs pas qu’on use du même ton que lui pour lui répondre.

    Per­son­nel­le­ment, je ne com­prends abso­lu­ment pas qu’on puisse s’op­po­ser à des mesures pro­tec­tion­nistes au nom d’un idéal de fra­ter­ni­té et qu’on ne tolère pas, au nom de ce même idéal, l’ex­pres­sion, même mesu­rée, d’o­pi­nions divergents.

    J’ai reti­ré aus­si­tôt le blog de P. Jorion de la liste de mes favoris.

    Réponse
  37. Carl

    Le blog de Paul Jorion est à la dérive. En effet, c’é­tait un blog mais c’est deve­nu la vitrine d’un fond de com­merce pro­té­gé par les vigiles de la pen­sée « jorio­nienne » (je reprends leurs termes) que sont Julien Alexandre et autres dis­ciples du désor­mais gou­rou et pro­phète Paul Jorion.

    Pour la cen­sure Je vous laisse juger, mais ça en dit long… (Je suis le Carl en question).

    Ci-des­sous l’é­change ain­si que le com­men­taire cen­su­ré ( com­men­taire de l’ar­ticle http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p=3…)

    Carl
    23 novembre 2011 à 11:33
    Voi­là peut-être une réponse… mais je ne suis pas spé­cia­liste, et laisse donc le soin aux spé­cia­listes de la commenter.
    http://​www​.bour​so​ra​ma​.com/​f​o​r​u​m​-​cac…

    vigne­ron
    23 novembre 2011 à 13:15
    Carl, méfiez vous, cet article repro­duit certes l’expression jorio­nienne d’interdiction des paris sur les fluc­tua­tions de prix. Mais pour le reste c’est du conspi pre­mier grand cru clas­sé. Site d’origine de l’article : le site anti­sé­mite d’extrême-droite et lié au Club de l’Horloge Polémia.

    Carl (com­men­taire censuré)
    « Je sais d’où pro­vient l’ar­ticle et deman­dais jus­te­ment qu’il soit com­men­té sur le plan stric­te­ment éco­no­mique, pas politique.
    Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que cer­taines per­sonnes ont une idéo­lo­gie déplai­sante que toutes leurs ana­lyses sont sys­té­ma­ti­que­ment fausses. Je me méfie tout autant de ceux qui pensent tou­jours avoir rai­son contre tout le monde…
    Quant à l’emploi de « l’expression jorio­nienne », il me laisse très son­geur… l’hu­mi­li­té n’est appa­rem­ment plus de mise…
    J’a­voue d’autre part être sérieu­se­ment aga­cé par l’é­pou­van­tail anti­sé­mite et fas­ciste qui est bran­dit dès qu’une pen­sée n’est pas conforme au prêt-à-pen­ser ambiant.
    Je vous lais­se­rai pour conclure médi­ter sur cette phrase : À chaque endroit sa vérité. »

    Julien Alexandre
    23 novembre 2011 à 19:01
    Vigne­ron, ton expli­ca­tion est claire, ça sert d’avertissement. Carl a ten­té de se jus­ti­fier, de telle sorte qu’il a creu­sé son propre trou, rai­son pour laquelle il n’interviendra plus sur le sujet. Ça, c’est mon aver­tis­se­ment. Fin du sujet.

    Il a vrai­ment tout d’un démo­crate ce petit Julien…

    Réponse
  38. Censuré chez Jorion

    La perle du jour :

    Julien Alexandre
    30 novembre 2011 à 14:34

    @ Soli­man / Pierre Legrand / Hehe / Duma­noir / Jules Renard / Hemster

    Juste une pré­ci­sion utile pour ceux qui croi­raient que les cri­tiques se mul­ti­plient : vous n’êtes qu’une seule et même per­sonne, vous avez débar­qué sur le blog aujourd’hui, et vos seuls inter­ven­tions ont été des cri­tiques idiotes sur l’intervention de Paul Jorion sur France Culture.

    C’est ce que l’on appelle un joli ser­vice com­man­dé. Mais l’honnêteté intel­lec­tuelle m’impose de le faire savoir.
    Bien essayé !
    Répondre

       Paul Jorion
    30 novembre 2011 à 14:52
       Julien,
       Cela s’appelle un troll. Tu es très patient !
    Réponse
  39. catherine

    Dans « La Chute » du grand Albert Camus, il est dit p 120 de l’é­di­tion folio :

    « Ain­si le cen­seur crie ce qu’il pros­crit ».

    Réponse
  40. DidierF

    Y a‑t-il encore de la place dans ce club ? Je viens d’en faire l’ex­pé­rience avec ce qui suit :

    « J’ai rete­nu de la théo­rie de Keen la totale insta­bi­li­té de la finance et le rôle de créa­tion d’argent par les ban­quiers. Le second entraîne le pre­mier.
    Plus de détails sont acces­sibles à ce lien.

    Pour Keen, et selon ma com­pré­hen­sion fort par­tielle de ses idées, quand un entre­pre­neur a un pro­jet il va voir un ban­quier qui lui accorde un prêt. Ce n’est pas for­cé­ment de l’argent. C’est une pro­messe d’argent. C’est consi­dé­ré comme une créa­tion ad-nihi­lo d’argent. L’en­tre­pre­neur va en sor­tir de la banque selon ses besoins. Il y aura donc, en un sens, plus d’argent en cir­cu­la­tion qu’il y a d’argent imprimé.

    Si c’est vrai­ment un pro­jet créant de la richesse, le truc marche très bien et payer des inté­rêts là-des­sus ne pose vrai­ment pas de problèmes.

    Par contre le ban­quier peut prê­ter de l’argent pour spé­cu­ler. Selon Keen et ce que j’ai com­pris, le déten­teur de la dette consi­dère avoir de l’argent qui rap­porte de l’argent (les inté­rêts). Le hic, c’est que l’argent ne cir­cule plus comme dans une entre­prise. Les inté­rêts « mangent » l’argent dis­po­nible. Pour s’en sor­tir, le prê­teur doit faire une autre dette qui lui rap­porte aus­si des inté­rêts et de pré­fé­rence plus éle­vés que la dette pré­cé­dente. Il a de très gros frais. Keen parle ici de pro­ces­sus de cava­le­rie (Pon­zi scheme). Les inté­rêts doivent rap­pli­quer de plus en plus vite pour pou­voir suivre et sou­te­nir toute la construc­tion. C’est impossible.

    Je sou­ligne ne pas avoir tout com­pris. Dans ce que j’ai com­pris, je vois un méca­nisme pour faire dis­pa­raître beau­coup d’argent de l’é­co­no­mie par les inté­rêts. Je vois aus­si un méca­nisme per­met­tant de faire dis­pa­raître 1000 mil­liards d’eu­ros dans les banques sans que cela ne fasse une vague dans les échanges de biens et de ser­vices. Je vois là un très joli méca­nisme pour rendre la spé­cu­la­tion de plus en plus rapide une néces­si­té vitale pour tous les acteurs de cette indus­trie (HFT). Je vois là une pro­tec­tion contre l’hy­per­in­fla­tion (l’argent sert à spé­cu­ler pas à payer des biens et des ser­vices). Je vois là une expli­ca­tion de l’af­fir­ma­tion que les banques sont sol­vables (elles ne le sont jamais dans une éco­no­mie spé­cu­la­tive) car elles ont des créances sous la main, mais qu’elles manquent de liqui­di­tés (l’argent ne rentre pas assez vite). Je vois là une confir­ma­tion de ce que vous et Fran­çois Leclerc sou­te­nez depuis plu­sieurs années (Le Capi­ta­lisme à l’A­go­nie). Je vois aus­si là une solide jus­ti­fi­ca­tion de l’in­ter­dic­tion de la spé­cu­la­tion (c’est du sui­cide à terme). J’y vois aus­si une confir­ma­tion de l’af­fir­ma­tion selon laquelle les ban­quiers ont vécu au des­sus de nos moyens. Je crois même qu’ils luttent tous les jours pour que nos moyens dimi­nuent (aus­té­ri­té). Je pense que ce modèle situe la poli­tique d’aus­té­ri­té de la zone euro dans les erreurs graves. Je pense même que l’i­dée de lever de l’argent sur les mar­chés par les états est une opé­ra­tion spé­cu­la­tive et une très grosse erreur qui ne pou­vait que très mal tourner. »

    J’ai envoyé ce texte à Paul Jorion. Il l’a si peu goû­té qu’il n’est jamais sor­ti sur son site et je pense qu’il ne sor­ti­ra jamais. Il a réagi en par­lant de « mythe explo­sé » quand il fait réfé­rence à l’idée de base de ce que j’ai com­pris (créa­tion de mon­naie). Ce qui m’ennuie for­te­ment est que cette idée explique beau­coup de choses de façon simple et claire. Lui et Leclerc ont beau­coup plus de peine ou n’y arrivent pas.

    Réponse
  41. DidierF

    Fab, (Le jeu­di 25 mars 2010 à 18:09, par Fab)

    Ici Didier,

    J’ai fait l’ex­pé­rience de la cen­sure par Jorion. Cela a pro­vo­qué chez moi l’en­vie d’al­ler voir un peu ailleurs.

    Je découvre ici votre réponse cen­su­rée par Jorion à une de mes inter­ven­tions. Je ne l’au­rais pas com­prise et je ne crois pas que je me serais sen­ti insul­té, juste inter­ro­gé. Je serais encore en train de cher­cher ce que vous vou­liez me dire. C’est une façon de me mettre devant une aporie.

    Ça fait mal. (J’ai été voir à quoi ça correspondait)

    Réponse

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