Un autre film très intéressant, pour comprendre « Le piège de l’argent »,
avec une approche plus sociologique, plus sociétale, des techniques bien explicitées dans « L’argent-dette 2 », et une variété des témoignages et des explications qui rend l’ensemble vraiment très pédagogique, très clair, ce film formule une analyse très pénétrante, prenant le temps de répéter lentement, pour bien faire comprendre l’essentiel :
Le lien de causalité proposé par le film entre la rareté de l’argent (rareté voulue et maintenue par notre système parasitaire, animé par le concept usuraire des intérêts composés) et la croissance imposée, la compétition générale entre les acteurs, et finalement l’exclusion de tous ceux qui ont des scrupules à dominer leur prochain (et jusqu’aux guerres et aux catastrophes écologiques) est tout à fait éclairant.
En dénonçant l’argent —ce type d’argent-là : l’argent-dette, privé et rare— comme l’origine psychologique de nos comportements modernes les plus mortifères (agressivité, rivalité, cupidité, cynisme…) pour simplement survivre dans un contexte (pourtant non nécessaire) de pénurie d’argent, ce film est tout simplement passionnant.
Je n’en ai pas encore trouvé le script : si quelqu’un sait où trouver ça, qu’il nous donne le lien, please.
L’approche de ce film-là est si originale, par rapport à « L’argent-dette 2 » de Paul Grignon, qu’il me semble que cela justifie un fil de discussion particulier.
Film à faire connaître, vraiment.
Étienne.

Oui, on me l’avait indiqué comme une très bonne vidéo. Je n’en ai vu que les 30 premières minutes, il est extraordinaire de simplicité, de pédagogie, de concret. A faire voir absolument (pas uniquement aux « anti-créationistes » 😉
Cordialement, Bruno.
Étienne…
DotSUB est précisément un SITE préparé lui-même pour éditer les scripts des sous-titrages.
Si vous faites click sur le cadre à coté du triangle du « play », vous avez accès aux choix de sous-titrages disponibles (avec leur % de complétion), pour cette vidéo-ci à 100%… l’anglais, le français (OUI, c’est déjà fait) et l’espagnol.
Si vous faites click sur le rond bleu, vous arrivez sur leur page de démarrage, ou vous pouvez vous inscrire comme traducteur bénévole si vous souhaitez collaborer (pour d’autres vidéos).
Vous pouvez même changer de langage à moitié du video…
Pour avoir le script français ou anglais, vous cliquez sur « video transcription »
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script
J’ai eu l’occasion de le voir récemment sur grand écran. Il est effectivement très bien fait et à celui là, personne ne pourra reprocher un quelconque aspect comploteur.
J’ai bien aimé la façon dont le travail et le rapport avec l’argent sont analysés.
Par rapport au commentaire d’Etienne sur la rareté de l’argent que dénonce justement le film, il faut insister que ce n’est pas tant la rareté (qui est un vrai problème) que sa mauvaise répartition. Paradoxalement Les diverses bulles financières se sont créées parce qu’il y avait trop d’argent… au même endroit.
Bonjour à Étienne et à tous les participants, j’ai vu le film. 3 parties, selon moi :
1 Explications sur le système actuel bancaire à base de monnaie papier et de monnaie scripturale ( monnaie écrite sur un livre de compte, actuellement sous forme d’octets dans des ordinateurs ), pouvoir exorbitant des banques de création monétaire avec les crédits accordés, concentration des richesses dans leurs mains, échanges internationaux possibles
2 Monnaie papier locale, fixation de gré à gré entre participants de la valeur des biens et services échangés, pas de pouvoir exorbitant dans le système, tout le monde se connaît et connaît le ou les administrateurs du système, donc si si système à 100 participants, le pouvoir moyen théorique de chaque individu tend vers un 1⁄100 ( un centième ) du pouvoir total du système, mais extrême difficulté de réguler la masse monétaire, toujours entre trop de billets en circulation et pas assez de billets en circulation, échanges par ce système vers le dehors impossibles, obligation dans ce cas d’utiliser le système actuel bancaire
3 Monnaie scripturale locale, fixation de gré à gré entre participants de la valeur des biens et services échangés, pas de pouvoir exorbitant dans le système, tout le monde se connaît et connaît le ou les administrateurs du système, donc si si système à 100 participants, le pouvoir moyen théorique de chaque individu tend vers un 1⁄100 ( un centième ) du pouvoir total du système, bonne régulation de la masse monétaire qui est crée par les participants au fur et à mesure des besoins, échanges par ce système vers le dehors impossibles, obligation dans ce cas d’utiliser le système actuel bancaire
Pourrait-on généraliser la monnaie scripturale locale en monnaie scripturale mondiale et quels seraient les avantages et les inconvénients de cette action ?
Faisons déjà tourner une monnaie locale que je viens d’imaginer :
Le Compte Humaniste d’Unité Monétaire : le CHUM
M. Philippe CRESPIN
et Mme Danièle BOUCHARD administrateurs du système monétaire
Quelques uns des 100 participants au système :
Examinons un extrait des transactions pendant la semaine du 14 au 20 janvier 2008 :
14/01/08 MOURRE->DUCHEMIN 90 CHUM 1 Heure d’Anglais
14/01/08 LEBOEUF->DUBREUIL 25 CHUM 1 gâteau à la fraise pour 4 personnes
15/01/08 KHALIFA->BARBE 85 CHUM 1 Heure de Maths
16/01/08 DUBREUIL->LONGJUMEAU 500 CHUM 1 consultation avocat
17/01/08 MOURRE->DUBREUIL 110 CHUM 1 Heure d’Anglais
17/01/08 KHALIFA->LABROSSE 115 CHUM 1 Heure de Maths
Le prix de marché moyen d’une heure de Maths et le prix de marché moyen d’une heure d’Anglais est égal à 100 CHUM pendant la semaine du du 14 au 20 janvier 2008.
Supposons que ces deux prix moyens établis de gré à gré entre les intervenants sur un période plus longue reste stable aux alentours des 100 CHUM.
Mme KHALIFA et M. MOURRE finissent par se rencontrer et se disent au cours de la conversation :
M. MOURRE : « Moi, j’en ai marre de donner, depuis des années, des heures de cours d’Anglais aux alentours moyens de 100 CHUM en négociant à chaque fois fermement le prix avec des gens qui ont toujours des excuses pour ne pas payer le prix ! Alors que Mme DUBREUIL se fait direct sans négocier des consultations d’avocat à 500 CHUM ! »
Mme KHALIFA : « Je suis contente de vous rencontrer car moi aussi, je donne des cours aux alentours des 100 CHUM avec pareil que vous des gens qui ont des oursins dans les poches dès qu’il s’agit de sortir des CHUM de leur compte. J’ai réfléchi au problème, il y aurait peut-être un moyen de s’en sortir. »
M. MOURRE : « S’en sortir, mais comment, vous en avez de bonnes ! »
Mme KHALIFA : « Eh bien, supposons que je vous donne une heure de cours de Maths à 500 CHUM, au même prix que les consultations d’avocat de Mme DUBREUIL, et que vous me donniez au même prix une heure de cours d’Anglais, nos comptes CHUM resteraient équilibrés entre nous et aussi vis à vis de la communauté CHUM. »
M. MOURRE : « Eh, c’est malhonnête, votre histoire, il s’agit grâce à des cours de Maths et d’Anglais qui resteront fictifs, d’extraire de la communauté CHUM plus d’unités CHUM qu’elle n’est disposée à nous en donner ! »
Mme KHALIFA : « C’est à vous de voir, si vous avez envie de toujours perdre votre temps avec des radins qui utilisent leur faiblesse monétaire CHUM pour vous tirer vers le bas. »
M. MOURRE : « OK, c’est d’accord, je marche avec vous dans cette opération de comment pourrait-on dire ? de rééquilibrage de la valeur de nos cours, cela tombe bien, j’avais besoin de 350 CHUM pour faire réparer ma voiture. »
M. MOURRE et Mme KHALIFA n’exagèrent pas au début leurs opérations de « ré-équilibrage » comme ils disent, puis comme personne ne remarque rien, ils augmentent leurs opérations de « ré-équilibrage » et finalement ils se trouvent en mesure d’échanger plus sur le système CHUM, cela mets la puce à l’oreille de certains.
Plus tard à la Boulangerie
M. LONGJUMEAU : « M. MOURRE, qui était toujours gêné, maintenant, n’arrête pas de dépenser chez moi et chez les autres et a toujours des CHUM sur son compte, vous ne trouvez pas que c’est bizarre, Mme LEBOEUF ? »
Mme LEBOEUF : « Oui, c’est bizarre, mais ce n’est pas la seule personne, on raconte la même chose sur Mme KHALIFA ! Il y a anguille sous roche, je vais en parler à Philippe, l’administrateur. »
La situation de M.MOURRE et de Mme KHALIFA a pu être tirée au clair, et peut se régler de manière démocratique, en grande partie parce que le système CHUM est local, que tout le monde se connaît et que chacun a à peu près un pouvoir moyen sur le système de 1⁄100 du total.
Si le système CHUM était généralisé et supplantait mondialement le système bancaire actuel, ceci pour pouvoir accéder aux échanges internationaux, dans le système CHUM local, pas de pétrole pour alimenter les raffineries, pas de cuivre pour les industries électriques et électroniques, etc …, les administrateurs du système CHUM Mondial auraient un pouvoir énorme, encore plus exorbitant que celui des banquiers actuels, ceci même si aucun intérêt n’était exigé pour les crédits. Le système serait programmé pour détecter les écarts des transactions par rapport au marché pour éviter les fraudes comme nous venons le voir pour M.MOURRE et Mme KHALIFA, mais qui fixerait les règles des écarts justifiés et des écarts non-justifiés ? Seulement les administrateurs, car chaque individu ne pèserait plus que d’un pouvoir théorique moyen de 1⁄9 000 000 000 sur le système et les consultations sur les règles du système seraient extrêmement difficiles, voire impossibles à organiser.
Un système CHUM Mondial ( ou tout autre système de monnaie mondiale ) devrait aussi fixer, à l’instar d’un système social et fiscal redistributif national, les règles de ré-équilibrage entre les personnes qui les plus à l’aise pour contribuer dans le système et celles, malades, âgées, ne disposant que d’un faible capital monétaire, culturel de compétences, pour le dire rapidement : toutes celles qui ont du mal à y contribuer. Mais à nouveau qui fixerait ces règles ?
Encore une fois, les administrateurs tout-puissants, car quel est le seul contre-pouvoir à l’argent, il me semble bien qu’il s’agisse de la démocratie, et vous quel est votre avis ?
La démocratie étant le pouvoir du peuple, et la démocratie étant empêchée de fonctionner par le nombre même des habitants de la Planète, même au cas où les habitants de la Planète se mettraient à former un seul peuple comme dans les rêves totalitaires les plus fous, les administrateurs du système seraient des dictateurs à l’échelle mondiale.
Par ce raisonnement, nous venons de voir qu’il n’est pas souhaitable que les systèmes de monnaie scripturale locale s’étendent simultanément de manière numérique en nombre d’adhérents et de manière géographique pour aller vers une supplantation mondiale du système actuel. Ils doivent rester locaux pour que les gens puissent contrôler ces systèmes de monnaie scripturale locale, mais n’est pas ce que nous voulions « Reprendre le pouvoir sur notre monnaie. » ?
Donc, à mon sens, il a au moins deux pièges, si ce n’est pas plus, dans la politique économique ou l’économie politique, le piège de l’argent-dette et le piège du découplage entre la taille des ensembles économiques optimum souhaités pour avoir un niveau de vie considéré comme correct et la taille des ensembles politiques souhaités pour avoir un niveau de démocratie considéré comme correct.
Nous voyons sous nos yeux se construire cet écart du découplage entre la taille optimum économique et la taille optimum démocratique avec la bien-nommée « construction européenne ». Le second piège, où nous sommes aussi précipités parce que, entre autres, les ressources naturelles ne sont pas réparties de manière égale sur le globe, est aussi habilement exploité par un processus nommé mondialisation, n’est pas un fait tombé du ciel, il s’est construit petit à petit avec les accords du GATT depuis 1947 en passant par la création de l’Organisation Mondiale du commerce. Comment faire pour que la taille optimum des ensembles économiques se rapproche le plus possible de la taille optimum des ensembles démocratiques ?
1 Comment se dégager de toutes ces « constructions » de la volonté de seulement quelques-uns ( UE, OMC ) pour arriver à ce que la grosse majorité reprenne le contrôle ?
2 Comment aussi sortir de l’argent dette ? Déjà un élément de réponse avec les monnaies scripturales locales, est-ce suffisant ? Y aurait-il des moyens pluriels en mettre en parallèle pour se rapprocher du but ?
Déjà Les Systèmes d’Échange Locaux, ici en France …, quoi d’autre ?
Gilles
» les systèmes de monnaie scripturale locale … doivent rester locaux …» ?
Je suis tout à fait d’accord avec cette conclusion.
Je le suis un peu moins sur « l’argent dette » … je maintiens que c’est une superbe invention d’être passé d’une monnaie gagée sur l’or à une monnaie gagée sur un production espérée, car si une collectivité a :
1 – un besoin,
2 – la volonté de le satisfaire,
3 – les moyens techniques et énergétiques,
4 – Un excès de main d’œuvre et le savoir-faire,
… il n’y a aucune raison qu’elle ne puisse réaliser ce besoin par faute de financement puisque la monnaie ne « coûte » rien à produire
Le problème est celui des intérêts sur la création de cette monnaie, intérêts qui sont un transfert de 80% de la population la moins riche vers les 10% les plus riches (neutre pour 10%).
Il n’y à pas que le problème des intérêts, A‑J, il y à aussi l’attribution du droit de créer cette monnaie scripturale qui revient à certains et pas à d’autres, et surtout le fait que les établissements qui se voient octroyés ces droits peuvent de ce fait choisir d’orienter la société vers ou bon leur semble par le simple fait de prêter de l’argent pour financer des activités qui leur conviennent et pas pour celles qui les incommodent (disons idéologiquement, sans que le critère soit la solvabilité pour repayer le capital plus les intérêts).
Est-ce « réaliste » de séparer la question « argent-dette-monnaie » des questions « fonds publics-fiscalité intelligente-argent utile » ?
« utilité » du crédit et « critères de développement » critères de « croissance utile » et critères de « décroissance nécessaire »…
Utiles à « quoi », nécessaires pour « qui » ?
J’en viens à la question (posée par lucien Sève entre autres): n’est-il pas temps de créer une « monnaie conceptuelle », à l’aune de laquelle on définirait quelles sont « les fins » et non plus seulement « les faims », de l’humanité ?
(titre du livre de Lucien Sève : « commencer par les fins », La Dispute).
Nous allons « à la vitesse Grand V » vers bien plus grave qu’une crise financière, il s’agit de la fameuse « perte de confiance généralisée », mais quand les « économistes » en parlent, ils ne perçoivent que la partie émergée d’un iceberg qui plonge dans le mental collectif de l’humanité entière :
N’est-ce pas « normal », du moment que le système dit « économique » n’est que la partie émergée d’un système politico-philosophique et culturel tautologique(bouclé-verrouillé) absolument incompatible avec un « devenir viable » ?
Il faut refondre une « monnaie philosophique »
qui ne soit pas une « monnaie de singe » (Gide : les faux-monnayeurs?)mais qui repose sur un renouvèlement universel des « valeurs », intégrant les leçons de l’histoire mais aussi les « espoirs nécessaires ».
aujourd’hui la valeur qui triomphe est celle du mensonge commercial.
Je viens de m’apercevoir que je me suis trompé, AJH n’y aurait donc rien vu, dans mon raisonnement sur la Fraude entre M. MOURRE et Mme KHALIFA. Je crois que j’ai été un peu intoxiqué par le vocabulaire et le mot d’argent-dette et l’idée sous-jacente que la monnaie scripturale locale n’est pas de l’argent-dette et qu’il n’y a pas de débit dans le système. Eh bien, si.
Reprenons l’étude d’une transaction :
14/01/08 LEBOEUF->DUBREUIL 25 CHUM 1 gâteau à la fraise pour 4 personnes
Le compte CHUM de Mme LEBOEUF obtient un crédit de 25 CHUM en contre-partie du fait que le gâteau à la fraise est passé de Mme LEBOEUF à Mme DUBREUIL et donc la communauté CHUM doit à Mme LEBOEUF 25 CHUM de plus qu’avant la transaction, il s’agit bien aussi comme dans le système bancaire traditionnel de l’argent-dette, Mme DUBREUIL après la transaction doit elle 25 CHUM de plus à la communauté CHUM, argent-dette aussi.
Il résulte de tout ceci que le type de fraude entre Mme KHALIFA et M. MOURRE que j’indiquais plus haut n’existe pas. Les 2 débits de 500 CHUM et les 2 crédits correspondants de 500 CHUM dus à la communauté s’annulent et il n’y a pas d’extraction de valeur en faveur des 2 professeurs au détriment de la communauté.
Ce qui indique une ambiguïté dans ce qu’est appelé jusqu’à aujourd’hui « argent-dette », puisque cela veut dire 2 choses différentes :
Je propose que l’on appelle le deuxième type : argent-créé-par-anticipation-sur gains-futurs pour ne pas le mélanger avec la notion triviale du 1.
Est-ce « réaliste » de séparer la question « argent-dette-monnaie » des questions « fonds publics-fiscalité intelligente-argent utile » ?
Ce n’est pas réaliste Alain et vous avez raison, les échanges sont des faits sociaux soumis à des valeurs que l’on estime privilégiées par rapport à d’autres comme le précise NingùnOtro dans son intervention à propos du pouvoir idéologique abusif des banques.
Beaucoup dépend du rapport des personnes qui sont mise dans le « on » de « on estime » et des personnes qui ne sont pas mise dans ce fameux « on ».
Le système de monnaie scripturale locale est soumis lui aussi à des tensions sur ses finalités, sur quelles valeurs morales régler ou réguler la situation des personnes qui accumulent des crédits ou des débits, et tant d’autres tensions sur les choix que doit faire cette communauté.
Gilles, la question de « la taille optimum » des ensembles démocratiques et des ensembles économiques est peut-être « la vaie question »…Mais :
Jusqu’à plus décisive démonstration, je n’y crois pas.
J’imagine une « logique de paix » qui surdétermine les logiques économiques et démocratiques, et j’imagine que cette « logique de paix » soit de type « fractal », c’est-à-dire que son « universalité » soit rendue possible par son adaptabilité « à l’identique » et « indéfiniment » sans mutation qualitative qui serait due à une accumulation quantitative de « défauts de logique ».
Cette « logique de paix » est bien sûr à « inventer » en posant son « cahier des charges », exactement comme les inventeurs de systèmes de cartographie ont procédé jadis pour assurer une représentation globale du plan de la planète qui préserve les proportions et les orientations relativement à un « Nord ».
Ici, « le Nord », c’est « la valeur », et elle ne peut avoir un sens humain qu’universel.
(mon shéma sera jugé « primaire »:mais il se base sur cette première prescription du « cahier des charges » : les hommes sont égaux, etc, voir DUDH…)
Si nous sommes 6 milliards la valeur totale existant sur cette planète est de 6 milliards d’humains : pas besoin d’étalon or !
Peut-être suis-je potentiellement « totalitaire », sauf, justement, que si l’on met dans le « cahier des charges » « une Constitution écrite par les peuples eux-mêmes », il se peut que les peuples inventent une vraie liberté universelle partageable planétairement, car en perpetuelle refonte : je suis « refondateur ».
Dans l’Huma spécial Haïti d’aujourd’hui (qui reverse un euro au SPF pour haïti), un article de l’historien DORIGNY m’interpelle, vraiment !
« Aux origines de la misère haïtienne » :
« …On ne peut séparer la révolution des esclaves (contre les colons français) de la Révolution française, qui a déstabilisé la société coloniale »…En avril 1825, le roi de france, Charles X signe une charte d’indépendance de cette partie française de l’ile …et en contrepartie, il exige le paiement d’une indemnité colossale…la première annuité a été payée grâce à un emprunt international, mais ensuite Haïti n’a plus pu s’acquitter de sa dette.
Il est vraiment temps de « refonder » le devenir humain !
Amicalement.
Bonjour Gilles
Tu écris, avec raison « Les banques créent par anticipation de la valeur utilisable immédiatement et gagée sur des gains futurs et elles demandent des intérêts pour cette anticipation »
A mon sens il faudrait pouvoir dire » La collectivité (la société)crée par anticipation de la valeur utilisable immédiatement pour la production ou la consommation, et gagée sur des productions futures. Elle demande – si nécessaire et suivant le type de production ou de consommation pour lesquels cette monnaie sera utilisée – des intérêts pour cette anticipation »
Ça resterait du deuxième type : « argent crédit » ou « monnaie de crédit »
Sans anticipation, pas d’avancées, sans crédits, pas d’initiatives…le problème est bien « vers quoi » ? et « pour qui » ?
Il s’agit de définir si l’origine est l’oeuf ou la poule, dans cette affaire d’argent et de monnaie.
La conséquence d’une création monétaire dépend des choix politiques, ceux qui décident de quelle « croissance » on va « bénéficier »…et pour quelles populations ou clases sociales en priorité… c’est pourquoi « l’indépendance » des banques centrales est soit un leurre, soit une inconséquence inimaginable…liée sans doute au mythe de « la main invisible ».
Enfin, OBAMA abandonne la « conquête de la Lune »…souhaitons que la « nouvelle priorité » ne lui ait pas été dictée par les mêmes qui prèchent « l’indépendance des banques centrales »…Au fait, la FED est-elle indépendante de ceux qui commandent OBAMA (car nous savons bien qu’un président des Etats Unis qui n’obéit pas à ceux-la finit assassiné)…Ou alors c’est qu’on ne veut vraiment pas comprendre ce qui se passe depuis que le capitalisme a pris sa forme définitive : l’impérialisme américain !
Tout à fait d’accord avec vous Alain : il faut donc d’abord reprendre le pouvoir sur notre monnaie (voir le forum adéquat sur ce site).
Et cela impose au moins « un chantage au 49A »
Bien sûr que ce « chantage » existe déjà, et c’est celui pour l’instant « non dit » de ce que craignent les « dominants » : « l’opinion publique ».
Il est sans doute agaçant de constater la lenteur de l’expression du « chantage de l’opinion publique », mais ne faut-il pas analyser les bonnes et les mauvaises raisons de cette lenteur ?
Parallèlement à l’opinion publique, il y a le dévoilement du « corps de la crise » :
il s’agit du « chantage de la crise » :
les dominants ayant réussi pour l’instant à présenter comme « allant de soi » le paiement des « pots cassés » par les plus faibles, l’élargissement massif de « la base populaire des plus faibles » devient une menace non plus seulement de « sortie du 49A », mais de l’émergence d’un espèce de « front populaire européen » qui entrerait en résonnance avec d’autres formes de réveils populaires sur les autres continents, y compris aux Etats Unis.
D’où les contorsions actuelles d’un OBAMA.
sur le forum « prendre le controle de la monnaie », Sandy a écrit :
« plutôt que d’attendre la faillite, autant nationaliser directement par expropriation, cela revient au même »… Et AJH de répondre :
« ben non, justement, cela ne revient pas au même : nationaliser par expropriation, c’est du vol. Tandis que si une entreprise est en faillite, c’est une liquidation judiciaire normale ».
C’est un peu en pensant à cela que j’évoque post précédent le côté « avantageux » d’une certaine lenteur :
« Il est sans doute agaçant de constater la lenteur de l’expression du « chantage de l’opinion publique », mais ne faut-il pas analyser les bonnes et les mauvaises raisons de cette lenteur ? »
C’est « Zolko » qui a fait cette réponse à Sandy et non moi.. mais je serais assez d’accord avec lui s’il y avait vraiment nécessité de nationaliser les banques, ce que je ne pense pas : seule la monnaie est à nationaliser.
A‑JH, toutes mes excuses !
Les nationalisations si elles sont « préméditées » avec des illusions idéologiques quant à leur efficacité « systématique » peuvent déboucher sur un « capitalisme monopoliste d’etat » (voir la Chine après l’URSS).
Par contre, si l’on introduit dans la gestion des grandes entreprises des normes répondant à de nouveaux critères de gestion, d’une part, de nouveaux droits d’intervention citoyenne des salariés d’autrepart, si l’on exerce de façon pragmatique et non dogmatique une action fiscale « intelligente » c’est-à-dire incitative pour favoriser l’adoption des fameux « nouveaux critères de gestion », alors l’etat joue un rôle , les salariés jouent le leur, et les « managers » vivent enfin une « précarité moderne », plus moderne que celle dont madame Parisot vante les mérites quand elle prèche pour sa paroisse.
Le « pole public de financement » est un nouveau concept qui ne se borne pas à croire nécessaire et suffisante « la nationalisation des banques » :
les collectivités locales devraient y exercer leur rôle pour « orienter l’argent » loin des spéculations et près des besoins réels.
Une monnaie commune émise par un groupe d’états adoptant un programme commun d’affectation des crédits aux emplois durables versus un réseau de PME engagées dans le respect de ces fameux « nouveaux critères de gestion » répondrait sans doute à la nécessité de découpler l’économie de la spéculation dominante… Cette « monnaie commune » correspondrait dans la situation d’aujourd’hui à ce que fut jadis l’ébauche des « droits de tirage spéciaux ».
En fait, la monnaie peut voir son rôle modifié non plus par un seul acteur « privé, indépendant » etc , mais par la rétroaction économique et politique des « cibles réactives » que sont les « priorités indiquées dans les critères de gestion ».
Une fiscalité « en monnaie commune » permet de piloter ces rétroactions entre entreprises et « pole public »
@Gilles:En imaginant une socièté décomposée en catégories socio-professionnelle, est-ce que vous ne tombez pas dans le même travers que nos politiques entourés de conseillezs scientifico-communicants ‚cette restriction de leur rôle d’homme ou de femme d’état à celui de chef de rayon de supermarché tel qu’on l’a vécu lors de la dernière élection présidentielle ? J’attends de celui qui se présente à mon vote une vision où je me retrouve en tant qu’homme , pas en tant que retraité , pas en tant qu’unique individu .
Autre question plus iconoclaste : plus que de se crisper les méninges sur l’outil « argent-dette », même si ça n’est pas sans portée pour nous épargner des arnaques , est ce qu’il ne serait pas plus productif de définir les objets de dépenses porteurs d’avenir et de paix ?
Paix entre les hommes , qu’ils soient maîtres ou serviteurs . Mais surtout accord avec un monde fini , que nos usages destructeurs de l’argent pour créer des « choses » ( je n’ose pas écrire « biens »), introduisent dans nos combats entre humains nombrilistes .
L’espoir passe alors par l’investissemnt ( local ou mondial d’ailleurs) dans le savoir , l’accès ( consulter et intervenir) à ce savoir , le développement des sciences de la vie pluridisciplinaires .
Avec le RIC , ça me parait plus fécond qu’une régulation des marchés financiers qui ne connait la limite que par la catastrophe avérée . Les catasttrophes financières n’ont jamais tué un peuple digne de ce nom et au pire la répudiation de dettes ne serait qu’un court moment de honte.
L’eau ‚qui est la vie même , les pandémies liées aux pollutions , la désertification biologique … sont des sujets plus violents et qui ne supporteront pas les fausses solutions ‚ou merde au chat sous le tapis .
Toute ressemblance avec la pensée d’un Michel Serres connu ne serait ni fortuite ni de facilité .
@Juan nessy :
« Paix entre les hommes, qu’ils soient maîtres ou serviteurs » ?
Impossible d’arrêter le processus de libération du serviteur, s’il est « homme »… (sauf à « servir un seul maître au-dessus des hommes », etc…donc pas un monstrueux petit « surhomme », mais Dieu en personne…
mais alors, la religion intervient avec ses marchands et ses prêtres pour instrumentaliser cette foi et usurper , détourner, exploiter la faculté « humaine » d’être « serviteur d’un Dieu).
Dans la mesure où c’est aussi un processus libérant le « maître », il se peut que ce soit un processus pacifique…
Paradoxalement, cela exige une « lutte fraternelle pour la paix ».
Une « lutte idéologique », qui peut être « confrontation d’idées », protocoles d’accord exprimant des « avancées de civilisation » : cela est la politique, dans le sens noble, possible avec une « logique de paix », mais on ne saurait la confondre avec « la collaboration de classe », car celle-ci est un leurre dès lors que l’on prétend à « la paix entre les hommes » :
la collaboration est l’acceptation d’un statut de « surhomme » pour les uns et de « sous-homme » pour les autres : il n’y a pas d’homme vrai dans cela.
Y a‑t-il vérité sans conflit ? la pensée n’est-elle pas à un moment opposition de termes, nécessairement « critique » ?
Seule la fraude où il y a une victime plus ou moins consentante par lâcheté,( celui qui « ne voit pas la clef » et qui renonce à l’effort humain de s’en saisir) et un dominant (plus ou moins dominé par des pulsions animales), peut produire une telle fausse paix, « commerciale » où l’on triche avec « l’homme ».
D’ailleurs, l’arnaqueur dit à l’arnaqué : personne ne t’obligeait à signer !
Cette « démocratie » est une paix de dupes.
La « paix entre maître et serviteur » ne peut être qu’un processus au cours duquel deux hommes aliénés par leur relation inégale (le « surhomme » est un monstre, le « sous-homme » n’existe pas vraiment) acceptent de « croire », « projeter », « faire » un autre monde, celui où peut émerger « l’homme » (le véritable).
Ce processus de libération réciproque exige un « crédit coopératif », qui est le contraire de « l’argent de la collaboration ».
Si Charles X avait effectivement mis en oeuvre avec Haïti un crédit coopératif pour aider la libération des esclaves et l’indépendance, Haïti ne croulerait pas sous « l’argent-dette » et le sous développement à ce jour…(peut-être n’aurait-il pas produit les poètes actuels).
La colonie est un modèle de « paix entre le maître et le serviteur » : décolonisons nos esprits !
J’ai « copié-collé » dans ma « corbeille mentale » perso, mais bien sûr, il doit y avoir des noms de « maîtres à penser » oubliés…désolé ! ah, oui, Michel Serres !
Je ne connaissais pas l’expression « merde au chat sous le tapis ».Amicalement.
@Alain:Je reconnais que l’expression « paix entre maître et seerviteur » ne pouvait que prêter à confusion ‚tirée de son contexte explicatif . C’est le danger de raccourcis mal maîtrisés . Il ne s’agit pas bien sûr de prôner un « apaisement » entre maîtres et serviteurs , et encore moins la pérennisation de ce rapport . Dans la tête de mon » maître à penser » ( qui est davantage une parmi mes sources de réflexion) comme dans la mienne , il s’agit d’affirmer que cette confrontation structurée sur le nombril de l’homme , et qui a fondé la politique au sens premier ( et qui subsiste ) se trouve aujourd’hui , non pas arbitrée , mais élargie à un troisième larron qui en mourrant nous fait mourir aussi : cette petite boule bleue qui nous porte .
Intuition de vieux fou » féministe » ? les trente ans qui viennent trancheront , mais selon moi la politique ( et l’économie) ne peuvent faire l’impasse ( elle serait mortelle au sens propre ) sur cette évidence que les sciences complexes de la nature donneront seules vraiment les clés de notre survie grâce à la survie du monde .
Avec ou sans monnaie .
La dette à la nature ‚maîtrisée, pour d’abord survivre ‚est autrement plus vitale que nos endettements pour imaginer des « biens » hypothétiques pour « mieux vivre ».
Il ne faut pas que la constitition qui est appelée à nous sauver se cantonne à liberté , égalité, fraternité . Quelque soit le mode de choix du jury rédacteur .
Le fléau de la balance entre marché et démocratie sera tenu par l’état de santé de notre monde fini .
Ce monde n’est pas qu’un espace qui nous supporte . Il est nous et nous sommes lui .
L’argent-dette n’est vraiment dangereux que par la nature des créations souvent destructrices qu’il génère . Il peut aussi devenir outil de tyrannie s’il s’empare du » marché » des équilibres de la nature . La finance ne s’y est pas trompée en commençant à investir le » marché » des droits à pollution . C’est là qu’il faut que les nations et la » démocratie » mondiale s’exerce avec une exigence tyrannique .
@Juan nessy :
« Il est nous et nous sommes lui ».
Pleinement d’accord !
Je me doutais bien que l’expression « maître et serviteur » était comprise comme vous l’expliquez, et je n’avais pas la prétention de « corriger un devoir imparfait », simplement, je crois qu’il n’est pas vain d’écarter les malentendus toujours pesants, jusqu’à ce que nous soyons avec un langage adapté à l’ère présente, assurés de partager cette prise de conscience de notre responsabilité de « citoyens attendus » par cette planète.
Mon chien « domestique » n’est pas qu’un compagnon, ses comportements sont une réponse aux miens, j’ignore s’il « pense vraiment », mais je suis sûr qu’il me donne à penser d’une façon qui n’existerait pas sans lui, des choses que je n’aurais pas même imaginées : ce qui « signifie » que de mon humanité envers lui dépend la qualité « humaine » de mon chien…Pareil pour notre planète !
Un jour, si mon chien me dévorait, je l’aurais « mérité ».
Je ne base pas ma relation à ce chien sur l’illusion de « la supériorité humaine », mais il me fait prendre conscience de ma place dans « la chaîne de la vie », même si je sais ne pas avoir encore « tout compris » : lui est vrai, moi je suis encore « par nature » à la recherche du vrai :
Ce « vrai » est sans doute encore bien plus que « la petite boule bleue dans l’univers », mais la condition humaine et la situation de l’humain à ce poste de l’univers exigent qu’on ne soit pas « suffisants » : « on » nous réclame, cela nous harcèle si nous refusons, mais cela nous exalte si nous « entrons dans le jeu » : Vous avez dit « exigence tyranique » ?
…‘j’ai aussi un chat et des tapis, merde alors ! Heureusement « ya fébrèze », l’aspirateur empoisonne plus que merde au chat sous le tapis…sans compter l’achat à crédit des ustensiles ménagers…quel problème ! Finalement, j’aère pendant la promenade avec mon chien, laquelle me rend plus résistant au froid, lequel tue les accariens du tapis…soyons optimiste : mes amis « sentiront » ma vérité, et m’excuseront !
sans rapport direct, quoique…
j’ai bien aimé le message de NingunOtro
adressé à mme Lepage sur le blog P Jorion
« Madame Lepage, les sentiers battus à dégager ce sont la politique politicienne et carriériste, et l’économie économiciste idem. Trop de politiques tournent trop longtemps dans le manège, peu importe d’ou souffle le vent, et trop d’économistes ne peuvent pas être aussi ignorants ou inconscients qu’ils voudraient nous faire croire ces jours ou ils ne savent pas en quelle direction déployer leurs voiles faute de savoir dans quelle direction souffleront finalement les vents les plus profitables.
Alors, j’en sais rien en ce qui concerne votre carrière, mais la méfiance des citoyens est telle que même les politiciens de bonne foi devraient envisager de laisser leur place dans les prochaines élections à des nouveau-venus sans lourds bagages réels ou imaginaires dans la politique, la finance ou quelque-chose de relationné. Plus quelques-uns s’accrocheront à des soit-disant acquis ou privilèges… moins on aura envie de les voter. On pourrait même s’accorder pour boycotter tous ceux qui ont déjà été présents les 20 dernières années.
Ceux qui comprendront, auront encore des chances après, les autres ils subiront les conséquences pour peu que les citoyens sachent être cohérents. A chacun d’évaluer de quelle coté du pari il veut tenter sa chance. »
« … il faut arrêter de s’imaginer que les causes sont celles qu’on voudrait qu’elles soient… et ne pas exclure psychologiquement une certaine aversion à ce qu’elles fussent d’une nature à avoir quelque chose à se reprocher soi-même ».
Parfaitement d’accord, du moins si je ne fais pas de contresens d’interprétation, cher NingùnOtro… lu sur la partie forum ce jour.
« Nous sommes tous des assassins » si nous tuons l’espoir en votant « coupables » contre les élus…
De la religion catholique j’ai rejetté tout ce que je n’ai pas « oublié »… Or, « ce que j’ai oublié » se retrouve dans toutes sortes d’engagements « laïques », et entre autres, les solidarités ici et là font remonter à la surface de ma conscience l’idée d’une « responsabilité collective originelle ».
Cela m’agace, donc je ne m’y complais guère, mais elle est là : si le « libéralisme » conduit à « l’ultralibéralisme économique », peut-être est-ce bien « naturel », car inscrit dans les gènes de l’espèce humaine.
Mais justement, mais justement, l’engagement « politique » est un combat contre la nature, à certains égards…ou du moins une confrontation, une « empoignade » qui exige à la fois « compréhension » et « maîtrise » :
Les travailleurs d’une coopérative autogéréee auraient accompli ce « dépassement »…contre la tentation d’un « salut individuel », proposée par les « dominants » sous la forme mensongère de « l’auto-entreprise individuelle »…(forme plus hypocrite du « cass’toi-pôv’con »).
… Le péché d’un seul culpabilise le genre humain, et « un juste suffit pour la rédemption de tout un peuple »…
Il n’y aura pas d’issue aux crises sans prise de conscience de la « solidarité de fait », planétaire : sacré retour du « bien commun » !
J’avais vu Mr. Chouard sur la chaîne LCP qui développait une forme de démocratie représentative par tirage au sort. Surpris au début, en y réfléchissant bien, pourquoi pas.
Combien de dynasties politiques qui se passe le flambeau de père en fils, des Bush Debré Sarkozy LePen… etc, qui sont obligés de composer pour conserver leur siège. Combien de fois des grosses fortunes ont préféré s’occuper directement de politique plutôt que de sponsoriser des hommes politiques. Comment modifier l’excés de pouvoir de l’homme et de la fortune, quand ceux-là accaparent la gestion politique du monde.
Pour ce qui est de l’économie, au lieu de l’argent dette (avec intérêts) pourquoi ne pas faire comme au monopoly, tous les mois on passe par la case départ, et on reçoit un revenu d’existence qui permette un peu plus que survivre, c’est une façon de créer de l’argent, les intérêts seront fournis par les entreprises en créant des richesse et un complément de revenu à ceux qui travaillent.
Mais pour espérer quelque changement que ce soit, comme il ne faut pas compter sur des décisions politiques, et encore moins économiques, il faudra mettre en route des actions populaires et non violentes, assimilable à de la résistance en temps de guerre, pour casser le systéme économique et l’obliger à se remettre en cause.
Je regarde les millénaires d’histoire, des pyramides à nos jours, et j’ai du mal avec notre mode de vie et les milliards d’individus à me projeter ne serait-ce que de quelques décennies.…
http://www.lepost.fr/sondage/2010/0…
trouvée sur bellaciao, la question est :
« Elles ont joué, elles ont perdu… »
Elles recommencent le même jeu !
L’Etat qui les a sauvées avec notre argent ne devrait-il pas les nationaliser ?
(pour l’instant, sur 34 réponses, 100% de OUI)…En route vers une pétition nationale ?
sur la voie du 49A !
Je reviens sur mon désir d’universalité :
…Si nous sommes 6 milliards la « valeur » totale existant sur cette planète est de 6 milliards d’humains : il faut du crédit pour l’humain en perpétuel devenir.
Le déficit budgétaire n’est que la reconnaissance du fait que l’humanité n’est qu’une histoire « en cours ».
Rêve potentiellement totalitaire, sauf, justement, que si l’on met dans le cahier des charges « une Constitution écrite par les peuples eux-mêmes », il se peut que les peuples inventent une vraie liberté universelle partageable planétairement, car toujours ouverte aux refondations.
DEHEL, sur le forum « une constituante tirée au sort », attire l’attention sur l’idée d’une « Internationale » d’un type nouveau… dont la « Constitution », si j’ai bien compris, réglerait sa capacité à se refonder autant que nécessaire sans rester bloquée par l’intolérance :
« That a new International be the greatest sum of all its parts, including rejecting confining itself to a single line to capture all views in one narrow pattern. To achieve this the new International should :
guarantee that as long as any particular current accepts the basic tenets of the International and operates in accord with its norms and methods, its minority positions would be given space not only to argue, but, if they don’t prevail, to continue developing their views to establish their merit or discover their inadequacies ».
C’est pareil (et pour cause) pour les systèmes économiques « possibles » et le système « commun » : celui-ci ne doit pas être « dominant », mais seulement coopératif, laissant une chance aux expériences locales ou « transversales » :
idem pour les monnaies, comme outils de ces économies : laisser les politiques monétaires « régionales » fluctuer, mais utiliser une « monnaie commune » pour les projets coopératifs, pour des crédits facilitant la gestion des « choses communes » avec des « critères de gestion communs ».
Tout l’opposé de la « monnaies unique » au service d’un impérialisme continental.
Alors, je veux assortir mon « chantage au 49A » de propositions qui ne ferment pas la porte à l’espoir, lequel dépasse sans aliéner les « appartenances ».
Je viens de tomber par hasard sur ces pages :
http://www.bardina.org/nw2/quisommesnous.htm
Je voudrais vous demander de les explorer dans la mesure du possible et d’établir ce que peut avoir d’utile pour nous le contenu.
Ceci, pour évaluer la possibilité de faire usage des traductions multiples de ces textes.
il faut reprendre le pouvoir sur notre monnaie nous dit AJ
avec raison ; mais il sait bien que c’est une prise de pouvoir totale ; et qu’il pourrait dire simplement :il faut prendre le pouvoir ; ou encore parce qu’il sait aussi que ce n’est pas une faction ‚un groupe qui doit prendre le pouvoir contre un autre : il faut que le peuple redevienne souverain ; ou encore : il faut revenir au principe de démocratie
On en sort pas ! de cette histoire ! il y a des choses qui ne peuvent pas être des demies mesures : par ex le pouvoir ; ou on l’a ou on l’a pas.
A partir du moment où nos sociétés se sont organisée pour qu’on ne l’ai pas , les infinies luttes sectorielles pour le reprendre sont par avance vouées à l’échec ‚puisque la logique esprit et matière de l’ensemble , ficelée par le poids structurant de l’histoire et le poids structurant d’une mondialisation , condamne à l’avance ces ambitions ‚autants d’efforts dispersés qui du fait même de cette dispersion , ne peuvent renverser la brute .
Alors ? Comment fédérer ces énergies ‚comment revenir ensemble en démocratie , comment entre autres reprendre le pouvoir sur la monnaie ‚sur la constitution…?
Le pouvoir est en amont ;pouvoir se réunir en débat pour réfléchir et décider , en amont en posant bien au départ comme chapeau de l’ensemble des réfléxions et actions multiples à mettre en oeuvre ,
‑la question globale du choix de société : quels objectifs et quelle organisation souhaitons nous pour nos société ? Quelle vision de l’avenir ? Quelle mode de relation avec la planète ?
‑La question locale de:quel projet de territoire ?
C’est donc la présence d’outils politiques amont , outils de projet , méthode transversale,globale ‚participative , au local puis au mondial qui fera qu’on se réappropriera le pouvoir .
Ces outils au local existent et ne sont pas investis ;pire sont fagocités par des « notables locaux » ; « les pays « sont des outils publics de projet ; les Conseils locaux de Développement sont leur entrée citoyenne ‚; ces outils peuvent (mais ne le font pas ) permettre (c’est inscrit dens la loi) de réunir les acteurs locaux ‚élus sociaux pro ‚assos,syndicats , habitants du pays ‚pour réfléchir et agir ensemble à un projet de territoire . Des moyens financiers et humains sont là mais en grande partie gaspillés : par ex le conseil citoyen est en fait un club restreint de petit notables donnant des avis ; l’outil de pays étant seulement un guichet administratif coûteux de distribution d’argent public aux divers porteurs de projets et nombreuses études des cabinets spécialisés.
Je me suis inscrit dans le Conseil local pour faire appliquer la loi et faire de cet outil pays un véritable outil public dans le sens de reprendre le pouvoir …et bien c’est chaud ! très chaud ! les notables résistent et s’organisent ‚on m’injurie en séance publique ! mais je tiens bon aidé par un ami vice président d’une communauté de commune … Pourtant je constate que ces outils sont complètement méconnus et donc pas compris et donc pas investis ; dommage ! je crois que c’est une porte essentielle pour nos problème de pouvoir.
« Pouvoir et pouvoirs »
Un peuple qui recule sur sa plus « petite » révendication recule sur « la plus petite suivante » etc…jusqu’à dire « je n’en peux plus », et alors, il démissionne, il délègue sa responsabilité citoyenne à un probable tyran.
Intervention de Patrick Le Hyaric au nom du groupe GUE au Parlement Européen :
« … il faut avoir le courage de remettre en cause les critères mêmes sur lesquels est fondée l’Union européenne aujourd’hui. Vous parlez de la situation en Grèce mais vous cachez qu’il y a un article dans le traité de Maastricht et dans le traité de Lisbonne qui interdit à l’Union européenne de porter secours à la Grèce.
Constatez l’échec des critères que vous mettez en œuvre pour construire l’Europe : vos dogmes de liberté totale de circulation des capitaux, de libre concurrence, mènent les Etats et l’Europe à la ruine.
Le fait d’avoir lâché la bride aux spéculateurs comme on l’a fait avec la liberté totale de circulation des capitaux, le fait de prôner la concurrence fiscale qui aboutit jusqu’à une fiscalité zéro sur le capital et les sociétés aboutit peu à peu à assécher les budgets nationaux.
Vous demandez aujourd’hui aux peuples, comme vous venez de le faire M. Almunia, de payer les pots cassés en pressant sur les salaires, en reculant l’âge de la retraite et en cassant les systèmes de sécurité sociale.
Il faut donc changer tous ces critères :
Remplacer le pacte de stabilité par un pacte de développement humain pour le travail, l’emploi, le financement d’infrastructure répondant au défi écologique.
Modifier le rôle et les missions de la Banque Centrale Européenne pour que l’Euro devienne une monnaie commune solidaire au service des peuples et que la Banque Centrale européenne aide résolument les Etats contre les marchés financiers avec un nouveau système de crédit sélectif pour l’emploi, la formation, la protection de l’environnement.
Décider d’initiatives nouvelles contre la fraude fiscale, contre l’évasion des capitaux, et fermer les paradis fiscaux, comme cela avait été promis.
Avoir le courage de taxer les mouvements de capitaux spéculatifs ».
Le groupe GUE à l’Assemblée européenne formule des propositions qui sont aussi les revendications « gagnantes » à venir pour tous les mouvements sociaux européens, et déjà des victoires sont possibles s’il y a mobilisation unitaire.
Dernier exemple de victoire acquise au Parlement européen : Le projet SWIFT est rejeté !
» http://patricklehyaric.net/ 3 days ago »
Alain,
• « Causez toujours ! De toute façon, vous avez bêtement accepté le noeud coulant du souverainisme européen que nous avions préparé contre vous de longue date. »
• « Ah, ils sont touchants avec leurs belles revendications à la GUE, ce qu’ils sont bêtes, ils croient sans doute que nous allons obtempérer à ces belles paroles, nous n’avons peur que de la rue et de l’échafaud, le Parlement, c’est pour vous engluer, vous enfumer, ah, ah, ce n’est pas la GUE, c’est la GLUE que nous avons devant nous ! »
• « Enfin, ils sont bien pratiques pour faire avaler la pilule, si ils n’existaient pas, ils faudrait les inventer ! »
C’est ce que pensent les eurocrates quand ils entendent les propositions des communistes.
oui, Gilles, et s’ils lisent la menace que vous représentez, ils ont alors vraiement peur, non ?
Ou bien rigolent-ils encore plus, sachant que là c’est le peuple qui se fait peur à lui-même avec sa revendication sourde et bestiale de peine de mort…
Où est donc l’impuissance si ce n’est justement à hurler simplement des sentiments de haine en guise de « solutions viables » ?
Pourquoi aurait-t-on besoin d’un « prix Nobel Crédible » si l’on prétendait qu’une bonne guillotine républicaine suffirait ?
Je vous laisse prendre votre respionsabilité d’extrémiste dangereux, puisque vous allez si vite en suffisance populiste avec votre « GLUE » !
Désolé, la perte de crédibilité réside dans ces pensées raccourcies expéditives et finalement démobilisatrices, ca seules quelques personnes en phase de pétage de plomb suivent ces élans stériles , le telmps que jeunesse se passe : c’est « l’éternel gauchisme », qui nous accompagne depuis plus d’un siècle sans avoir arraché une seule véritable avancée sociale , contrairement par exemple à ces partis qui ont su créer le Conseil National de la Résistance… le groupe GUE est une vraie épine dans le pied pour cette « Europe », et d’ailleurs, si vous lisez vraiment sans parti pris haineux, vous pouvez sûrement comprendre que la démarche GUE fait partie du processus qui aboutit au chantage au 49A…Sans rancune. espérant ne pas être responsable de votre hypertension, amicalement même !
Alain, vous n’êtes en rien responsable, l’extrémisme n’est pas de notre côté, il l’est du côté des dogmatiques de la construction d’une souveraineté européiste de marché libre-échangiste, marché qui selon eux doit s’occuper de tout puisqu’il est auto-régulateur et dispensateur de tous les bienfaits dans tous les domaines.
Je ne sais pas si tu as lu Sapir sur le forum :
« Aujourd’hui, si les forces de gauche ne préemptent pas cette question rapidement, à la fois sur la question du protectionnisme et sur la question de la monnaie, il est à craindre, non pas en 2012, mais peut-être en 2017, que ce soit le Front National qui le fasse. De ce point de vue-là, je n’ai jamais cru dans l’histoire de la mort du Front National, ou plus exactement la mort du Front National s’est comme celle de Marc Twain- « la nouvelle de ma mort est quelque peu exagérée ». Le Front National continue d’être un acteur politique en France, et cet acteur verra s’ouvrir politiquement devant lui une avenue, et peut-être même plus qu’une avenue, si en 2012 nous ne sommes pas capables d’intégrer ces dimensions de protectionnisme et la dimension monétaire dans le cadre d’une politique de gauche.
Ça, il faut être très très clair aujourd’hui. D’ores et déjà on voit que le discours de l’UMP sarkoziste est en train de perdre de sa crédibilité très rapidement. Il va y avoir un retour de balancier vers les socialistes et tout dépendra de la nature du discours qu’ils tiendront. S’ils continuent à développer un discours lénifiant sur l’Europe, qui présente l’Europe en fait comme la somme des bonnes volontés et non pas comme un combat, et parfois un combat violent du point de vue de la construction des institutions, alors, d’une certaine manière, ils vont eux ouvrir ce véritable boulevard au Front National. Nous sommes dans une situation qui est assez complexe, qui est assez préoccupante, et c’est pour cela que je dis que les enjeux politiques de l’élection de 2012 me semblent tout à fait considérables… »
Il semble bien que les dominants européens aient déjà envisagé le scénario des replis nationalistes et de la montée des fachismes dans une europe qui restera encore d’autant mieux soumise à la domination des mêmes firmes qui tiraient déjà toutes les ficelles dans les années 30 dites de « la montée des nationalismes »…
Il se peut même que cette perspective intéresse les dominants réels qui sont « en deuxième rideau » aux commandes des USA.
Pas besoin de « théorie du complot » : il suffit de relire l’Histoire, éternel recommencement.
Le stalinisme puis la course aux armements de la guerre froide arrangèrent bien les affaires de tout ce monde qui spécule sur le pire…
De la même façon que les intégrismes religieux sont favorisés plutôt que les mouvements laïques au moyen orient, « nous » sommes des « interlocuteurs indésirés » avec nos principes et notre philosophie humanistes, qu’ils habitent une « forme parti » ou bien « un réseau citoyen »…
Qu’importe le flacon (démocraties formelles ou dictatures populistes), pourvu que les dominants possesseurs du nerf de la guerre aient leur ivresse !
Il me semble temps d’inventer et de mettre en oeuvre une « intelligence populaire » capable d’associer dans un même « processus de libération » ce que font de mieux les uns et les autres, sans se figer sur ce qu’ils font de médiocre : je veux dire que les uns ne sont nuisibles à « la cause commune » que si les autres sont incapables de positiver et de faire émerger une « synergie », et réciproquement :
à chercher et cultiver les soi-disant « incompatibilités » chacun s’isole dans du sectarisme impuissant, finalement « retour à la médiocrité attendue ».
La GUE n’est pas votre « GLUE », si vous acceptez de ne pas vous surestimer et de ne pas cracher sur une part nécessaire de votre propre « camp » de façon irraisonnée.
Le rassemblement « à tout prix » est illusoire, mais le refus à priori d’un rassemblement où se cultive l’essentiel, c’est servir « l’ennemi » sur un plateau !
Bien sûr, si j’ai dans mes oeillères imprimé d’avance « vendu ! » sur « cet Autre » qui me tend la main, autant graver tout de suite sur ma tombe « ci-git un quidam qui ne fut pas vendu »…Amicalement.
Réponse message 34.
Oui, oui, mille fois oui, Di Girolamo, tu as raison, j’en suis convaincue de plus en plus, travailller en local pour que ça agisse en global, c’est parmi l’une des dernières voies de salut probablement .
Je suis persuadée de cela depuis longtemps, et plus le temps passe et plus l’inéluctabilité de ce travail en local s’avère être d’une extrême pertinence. Mais le hic vois-tu, c’est que malgré cette conviction, je n’arrive pas à mettre ça en place, là où j’habite.
D’abord, je suis toute seule ici, le jeune couple qui était avec moi pour les mocries a déménagé, je ne sais à quel saint en appeler, comment faire, l’énormité du travail m’accable avant même de commencer.Et pourtant, je ne suis pas en manque d’énergie, je crois.
De plus, l’exemple des Amis du Monde Diplomatique n’est pas sans en rajouter une couche. Je m’explique. Les réunions ont lieu à Lille, et bénéficient de l‘aura du dit journal et malgré cela l’audience est maigrichonne. Alors je me dis, si déjà à Lille , c’est comme ça, avec cependant l’impact du journal, qu’est-ce que ça va donner là où j‘habite, à 30 kms de là, et sans le rayonnement du journal, je vais intéresser qui ? et avec quels moyens ? l’énergie déployée ne va-t-elle pas être inversement proportionnelle aux effets ? Autant de facteurs qui viennent freiner ce désir qui me taraude néanmoins. Je suis presque certaine que plein d’autres personnes vivent les mêmes ambivalences que moi.
En fait, je voulais surtout aujourd’hui, que ton message ne reste pas sans écho Di Girolamo, je voulais que tu saches qu’il est entendu et apprécié par une multitude de personnes, c’est absolument certain, je voulais donc te remercier pour ce beau travail et peut-être aussi interpeller les uns et les autres pour savoir comment ce serait possible de réaliser cela, sans que ça tombe à l’eau trop vite, réunir le plus de chance, j’avoue que je ne sais pas comment faire et surtout avec qui.
Beaucoup d’interrogations donc qui resteront en suspens mais l’occasion surtout de te tirer un coup de chapeau bien justifié.
Merci catherine
Sans doute que je viens chercher un peu de soutien là aussi sur des « blogs amis » où je sais que se cotoient des gens que j’estime ;
hier je participais à un « comité de pilotage » du pays : des chargés de mission, la coordinatrice du contrat de pays , la coordinatrice de Rhône Alpes, Monsieur « le président député maire » ‚des présidents, vices présidents cc de communes , maires.….
Sur une enveloppe régionale de 7 100 010 Euros le contrat de pays Ardèche Verte (6 cc de communes) a mangé 6 419 600 Euros , régionale et sur les 2 120 000 Euros du département , 2 032593 Euros , soit une « consommation » d’ environ 90% des enveloppes allouées.
Artisanat ‚Commerce, Culture, Cadre de Vie ‚Tourisme consomment de 95 à 99% des budgets alloués mais l’agriculture .…52%!
Il y a qq chose qui ne va pas dans ces contrats ! Dans la manière d’aborder le développement des pays et dans les règles d’attributions ..Au final , toutes ces relatives énormes sommes d’argent sont elles bien utilisées ? S’y prend on bien pour développer les pays , le pays ? Est ce bien en lien avec les enjeux globaux dont on parle ici ?
Les Conseils Locaux de développement nous permettent à nous citoyens(devraient théoriquement le faire ) de mettre le nez dans ce qui nous regarde , de suivre à toutes les étapes ces contrats , de prendre la parole et de donner des avis consultatifs (qui sont écoutés et comptent s’ils sont sensés )
c’est la première mission des CLD : suivi des contrats , travaux dans les commissions thématiques en contact direct avec les élus locaux
La deuxième mission , celle qui pose le plus problème et qui est en train de « foutre la panique » dans notre contrat parce qu’une forte et violente résistance s’est organisée contre cela( contre moi et un ami) , c’est de faire réellement participer les acteurs, habitants des territoires , aux réflexions actions , c’est de faire de ces outils administratifs confidentiels , de vrais outils permanant de démocratie participative .C’est face à la crise globale mobiliser concrètement sur des actions locales …Bon trop long pour le détail !
Si tu as un CLD dans ton coin ‚va voir , observer…L’accès est libre , ouvert à tous , sans cotisation .
Bonne journée à tous
Et profondément merci catherine de n’avoir pas laissé sans écho un petite demande passagère de réconfort (et toujours chez moi le même besoin de vérifier que je ne sois pas trop « à côté de la plaque »)
à Di Girolamo, merci pour votre courage, avec le local, agir est à portée de main, ce cela qui est difficile et éreintant !
« Je me suis inscrit dans le Conseil local pour faire appliquer la loi et faire de cet outil pays un véritable outil public dans le sens de reprendre le pouvoir (…)Pourtant je constate que ces outils sont complètement méconnus et donc pas compris et donc pas investis… »(Di Girolamo)
N’y a‑t-il pas contradiction entre les modes de vie et de travail (où est passé le fameux « temps libre »?), et la nécessité , pour faire vivre concrètement une citoyenneté au plus près de la vérité ?
La régression imposée à la société pour servir l’argent des spéculateurs, elle condamne « le temps libre citoyen », et de moins en moins « nous » ne sommes disponibles pour « être présents »…(menace sur les retraites comprise).
Pas question , bien sûr d’abdiquer, il s’agit de s’encourager les uns les autres à « intervenir ».
Il faut voir comment, dès la plus petite association de citoyens, y compris celle qui se propose justement d’être « un espace citoyen », la tendance qui se manifeste quasiment « automatiquement », est celle qui consiste à « s’aligner » derrière un « chef de meute » : on finit « toujours » par « déléguer » à un président d’association qui « naturellement » devient par son mérite évident et son investissement personnel sincère, « la figure même de l’association ».
…Ce qui finit par reposer l’éternel problème de l’endormissement général, puis de « l’impuissance citoyenne », face à des contraintes « sociétales » dépassant largement les capacités de résistance créative du « local ».
Bien sûr, ce tableau est pessimiste, mais pour ne pas rester prisonnier d’un tel constat, ne faut-il pas cultiver l’aptitude des citoyens à « voir grand », c’est-à-dire, à refuser la modestie soi-disant vertueuse qui les cantonne à une vision étriquée des problèmes ?
Sommes nous vraiment faits pour « jouer petits bras » ?
Personnellement je ne peux séparer mon « rêve » de mon « quotidien ».
Je pense qu’il est temps de se préoccuper des orchestrations permettant à la force d’origine populaire d’atteindre simultanément ses objectifs « locaux » et une cible bien plus « globale », avec un espoir de rendre l’intervention citoyenne plus efficace donc plus tentante « partout et pour tous » : on ne peut pas ignorer les interdépendances entre local et global, y compris au niveau de la « conscience du monde » qui détermine pour une part les comportements individuels.
..Et ce que redoutent vraiment « les dominants », n’est-ce pas l’émergence « possible » d’une prise de conscience universelle de ce qu’il y a d’obsolète et forcément « à dépasser » dans le système global actuel ?
@ Gilles …vous écrivez : « Le Front National continue d’être un acteur politique en France, et cet acteur verra s’ouvrir politiquement devant lui une avenue »…
Permettez moi de vous répondre qu’alors, les questions dont nous débattons ici seront absolument dépassées et hors sujet, sauf pour les inconscients et les psychopathes rivés à des idées fixes n’ayant plus rien à voir avec « ce qui se passe réellement » :
Car en effet, ce qui se produira à ce moment-là, ce sera un médiocre bégaiement de l’histoire, avec des rots nauséabonds qu’il faudra balayer avec un rassemblement qui, nécessité faisant loi, ira des communistes aux gaullistes en passant par les socialistes et tous les antifascistes :
cela c’est simple, clair et net, alors cessons de faire marcher les gogos avec cette peur : il y a contre les chiens racistes plus de stoks de « vaccins » encore que contre la grippe A…Qui pourtant avait un « boulevard nommé hiver » selon les trompêtes de la pétoche…
Reste donc nécessaire la discussion sereine à tête reposée, sur l’utilité (l’efficacité réelle à long terme)ou pas du dit « protectionnisme » :
Quel degré de protectionnisme, et surtout quelle « intelligence » y mettre, c’est-à-dire, comment marier un certain recours au protectionnisme avec des mesures innovantes en matière de coopération internationale, ce qui est l’opposé du conservatisme et de la fermeture à « tout ce qui vient de l’étranger », solution « déjà vue et déjà vaincue »…
C’est une question plus économique que politique, bien que, si l’on en vient à faire du « moyen du protectionnisme » un but en soi, l’on dérape dans une idéologie que personnellement j’appelle « idéologie à la c.. »!
Bien sûr, il faut remettre en cause de toutes nos forces les critères de Maastricht, et obtenir, à l’issue des luttes sociales Portugaises, Irlandaise,Grècques, Espagnoles… voire « cégétistes »(car pour l’instant la CGT est bien seule en France à résister vraiment farouchement aux licenciements boursiers et Cie), obtenir la renégociation EN EUROPE des traités incompatibles avec « la paix sociale en europe »…
Non, monsieur Gilles, LE PEN n’a pas vraiment de « boulevard » devant lui, c’est plutôt la CGT qui en a un en Europe avec les syndicalistes européens des « PIGS » !
Amitiés antifascistes !
à lire en totalité sur Bellaciao de ce jour :
Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
de Charles Hoareau
« En Grèce, comme en France la ligne de partage sur le plan économique ne se situe pas entre ce que nos médias appellent « gauche et droite » mais dans l’attitude à avoir vis-à-vis du capital et de ses institutions :UE, BCE, FMI.
Le prétexte de la dette ou pire de la tricherie
A en croire (mais les croit-on ?) celles et ceux qui ont repris sans sourciller l’analyse du Financial Times, tous les problèmes de la Grèce viendraient de son déficit et surtout du fait qu’elle ait caché celui-ci. Cela ne tient pas trop la route.
(…) comme le fait remarquer si justement le Parti Communiste Portugais « la Grèce n’est pas un cas unique. Presque tous les gouvernements de l’UE, pour résoudre la crise financière de 2009, n’ont pas trouvé de meilleure solution que de transformer les caisses de l’Etat en une bourse au service des monopoles et des banques contaminées par la spéculation financière. 20 sur 27 des pays de l’UE en 2009 ont montré un déficit qui a dépassé les 3% du PIB comme norme fixée arbitrairement par Maastricht. Dans le passé déjà cette norme n’avait pas été observée à plusieurs reprises par la France et l’Allemagne. Actuellement, le déficit de l’Irlande est de 12,5%, celui de la Grande-Bretagne de 12,1%, de l’Espagne 11,1%, du Portugal de 9,3%, de la France 7,9%, etc. 3 On peut donc conclure que le bruit sur la situation financière de la Grèce vise à justifier davantage une offensive plus générale du grand capital contre les droits des travailleurs pour soutirer le peu qui reste aux salariés appauvris et pour les forcer à payer les aléas de l’économie du casino. »
(…)Avec ce plan le premier ministre grec enterre ses promesses électorales en s’attaquant durement aux droits des travailleurs.(…) Seul au plan politique le KKE s’est opposé à ce plan.
Cette divergence politique se retrouve aussi au plan syndical.
Il y a en Grèce deux confédérations syndicales(…)au milieu de ces deux confédérations s’est créé le PAME (415 000 adhérent-e‑s), organisation qui, ne voulant pas créer de division syndicale entend simplement regrouper les militants syndicaux se situant sur des bases de luttes des classes et les communistes du KKE.
Les « associés économiques »(…) ont répondu massivement au premier appel du seul PAME à l’action du 17 décembre dernier sur le thème le gouvernement ne doit pas céder et répondre aux revendications des travailleurs d’autant qu’il a été élu sur une vague de mécontentement social. Si l’UE veut imposer sa loi le gouvernement peut et doit résister…quitte à sortir de la zone euro.(…)
Dès le 10 février au soir, fort de son succès, le PAME annonça la journée du 24 février….et la GSEE dans la foulée annonçait sa participation à cette journée.(…)
Un débat à l’échelle du continent
Le débat syndicalo-politique évidemment dépasse les frontières helléniques.(…)
La Grèce sert de banc d’essai aux gouvernements des pays de l’UE où partout les gouvernements ont mis à l’ordre du jour casse des acquis, de la protection sociale et des services publics. C’est tellement vrai que les dirigeants européens viennent de franchir une nouvelle étape en prétendant mettre la politique d’un pays sous tutelle « en liaison avec la BCE » et « en s’appuyant sur l’expertise du FMI ». C’est la première fois que la souveraineté d’un pays est ouvertement remise en cause par des instances supranationales qui n’ont elles-mêmes aucune légitimité démocratique.
Mais dans ce débat les tenants de l’euro se sont pris à leur propre piège. Outre l’aspect anti démocratique et le non respect de la souveraineté nationale les choix actuels mettent en lumière les contradictions économiques.
En menaçant la Grèce d’exclusion de la zone euro, Westerwelle le vice-chancelier allemand, a fait d’un tabou une question d’actualité crédible.
(…)
Autrement dit l’euro ne nous a protégés de rien du tout !
(…)
A l’inverse le PAME qui a dit chiche ! (et a rencontré ainsi l’adhésion populaire) a mis tout le monde d’accord. A méditer. »
Ma conclusion de cette lecture :
Le PAME est à la Grèce ce que la CGT est à la France.
En disant « chiche » au retrait de la zone Euro, ce syndicat ouvre « un boulevard » au mouvement social européen !
Merci Alain pour cet article de Charles Hoareau que j’avais côtoyé à Marseille.
Visible aussi ici :
http://www.marianne2.fr/Pourquoi-la-Grece-sortira-de-l-Euro_a189634.html
Quand le maître a abusé de l’esclave, que reste-t-il au maître ?
Quant à l’esclave, on lui dit « droit à la vie », mais il entend enfin « droit de révolte »
Les limites de la « philosophie néolibérale » sont atteintes :
« J’ai bon espoir que les philosophies néolibérales cupides ne seront plus tolérées avant longtemps »
Steingrimur Sigfusson, ministre des Finances D’Islande
Autre citation , de l’ancien ministre islandais Ogmundur Jonasson :
« les peuples étrangers sont de plus en plus conscients que ce n’est pas un conflit entre Etats, mais une dispute entre le peuple et le capital »
Enfin , voici le gros mot du siècle : « SALAIRES » !
Organisation de la rareté de l’argent :
On peut lire dans Marianne et dans l’huma de ces derniers jours ce que « la crise » est , comme festin, pour les spéculateurs dominants.
Ceux-ci se précipitent sur « l’emprunt grec » à 6.5%…
Les jeunes cherchant à échapper aux loyers trop chers ne trouveront donc plus les taux encore viables de 3.5% pour leur acquisition d’un logement :
Bientôt messieurs les banquiers auront la clientèle étatique bien plus juteuse, et le seul travail des banquiers consistera à dire « cass’toi pôv’con » au populo prétendant accéder à un « patrimoine populaire »…
Les conditions devraient donc être réunies pour que l’on tienne franchement un langage de prolétaires parlant aux prolétaires…Cependant les médias « dominants » parviennent encore à y échapper en inventant de faux débats, des querelles de faux-giels, de faux-debouts et de faux-laïques, basés sur la culture des sentiments de haine , de xénophobie et de peur…
Quant à l’énorme vérité du vécu, elle restera tabou, à tel point que même si l’on passe 4 fois par jour devant le titre de marianne « SARKO MENTEUR », on marmonnera toujours contre un voile aperçu sur une triste tête, ou contre un bonbon volé par un gamin mal élevé…
L’Islande, sur la voie d’un désendettement rapide, demande des comptes à l’Union européenne
L’indicible est à dire, impudique et nécessaire maladresse.
Car à cette heure, l’évidence est encore classée folie. Bien que ça change un peu …
~~~~~~~~ la concision sera ici mon souci
L’argent n’existe que parce que nous avons peur de donner plus que ce que nous recevons.
C’est la cause des causes des causes.
Résorbons cette peur et la monnaie ne sera plus utile.
En fait nous vivons la civilisation du troc, améliorée pour ergonomie par l’invention de la monnaie : elle permet d’échanger des mitrailleuses contre des biberons. Bien triste amélioration.
La peur ancestrale et préhistorique de donner trop, alias la peur d’être le dindon de la farce, doublée de la capacité de stocker induite par la monnaie imputrescible, c’est cela qui engendre le tropisme à la thésaurisation, la logique du profit, la rapacité, le meurtre écologique de la Terre.
Vue du ciel ou mieux encore du cosmos, pour pouvoir voir il faut savoir s’imaginer au loin, la Terre ne pourra s’en sortir que si nous savons passer de la civilisation du troc à la civilisation du don. Transmutation alchimique qui permettra de transformer l’or en gentillesse.
Le don ne confère aucun droit à celui qui donne ni aucun devoir à celui qui reçoit. Il est l’antithèse du troc. Passer de l’un à l’autre est une révolution psychique, indépendante du législatif. Nécessaire. Vitale.
C’est le challenge du millénaire qui vient.
dimanche 18 décembre 2011, 3h48
Ana Sailland
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