Le piège de l’argent-dette : source d’une rareté non nécessaire, moteur psychologique de la guerre économique de tous contre tous

1/02/2010 | 52 commentaires

Un autre film très inté­res­sant, pour com­prendre « Le piège de l’argent »,
avec une approche plus socio­lo­gique, plus socié­tale, des tech­niques bien expli­ci­tées dans « L’argent-dette 2 », et une varié­té des témoi­gnages et des expli­ca­tions qui rend l’en­semble vrai­ment très péda­go­gique, très clair, ce film for­mule une ana­lyse très péné­trante, pre­nant le temps de répé­ter len­te­ment, pour bien faire com­prendre l’essentiel :

Le lien de cau­sa­li­té pro­po­sé par le film entre la rare­té de l’argent (rare­té vou­lue et main­te­nue par notre sys­tème para­si­taire, ani­mé par le concept usu­raire des inté­rêts com­po­sés) et la crois­sance impo­sée, la com­pé­ti­tion géné­rale entre les acteurs, et fina­le­ment l’ex­clu­sion de tous ceux qui ont des scru­pules à domi­ner leur pro­chain (et jus­qu’aux guerres et aux catas­trophes éco­lo­giques) est tout à fait éclairant.

En dénon­çant l’argent —ce type d’argent-là : l’argent-dette, pri­vé et rare— comme l’o­ri­gine psy­cho­lo­gique de nos com­por­te­ments modernes les plus mor­ti­fères (agres­si­vi­té, riva­li­té, cupi­di­té, cynisme…) pour sim­ple­ment sur­vivre dans un contexte (pour­tant non néces­saire) de pénu­rie d’argent, ce film est tout sim­ple­ment passionnant.

Je n’en ai pas encore trou­vé le script : si quel­qu’un sait où trou­ver ça, qu’il nous donne le lien, please.

L’ap­proche de ce film-là est si ori­gi­nale, par rap­port à « L’argent-dette 2 » de Paul Gri­gnon, qu’il me semble que cela jus­ti­fie un fil de dis­cus­sion particulier.

Film à faire connaître, vraiment.

Étienne.

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Étienne

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52 Commentaires

  1. bruno lemaire

    Oui, on me l’a­vait indi­qué comme une très bonne vidéo. Je n’en ai vu que les 30 pre­mières minutes, il est extra­or­di­naire de sim­pli­ci­té, de péda­go­gie, de concret. A faire voir abso­lu­ment (pas uni­que­ment aux « anti-créationistes » 😉

    Cor­dia­le­ment, Bruno.

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  2. NingúnOtro

    Étienne…

    Dot­SUB est pré­ci­sé­ment un SITE pré­pa­ré lui-même pour édi­ter les scripts des sous-titrages.

    Si vous faites click sur le cadre à coté du tri­angle du « play », vous avez accès aux choix de sous-titrages dis­po­nibles (avec leur % de com­plé­tion), pour cette vidéo-ci à 100%… l’an­glais, le fran­çais (OUI, c’est déjà fait) et l’espagnol.

    Si vous faites click sur le rond bleu, vous arri­vez sur leur page de démar­rage, ou vous pou­vez vous ins­crire comme tra­duc­teur béné­vole si vous sou­hai­tez col­la­bo­rer (pour d’autres vidéos).

    Réponse
  3. NingúnOtro

    Vous pou­vez même chan­ger de lan­gage à moi­tié du video…

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  4. RST

    J’ai eu l’oc­ca­sion de le voir récem­ment sur grand écran. Il est effec­ti­ve­ment très bien fait et à celui là, per­sonne ne pour­ra repro­cher un quel­conque aspect comploteur.
    J’ai bien aimé la façon dont le tra­vail et le rap­port avec l’argent sont analysés.

    Par rap­port au com­men­taire d’E­tienne sur la rare­té de l’argent que dénonce jus­te­ment le film, il faut insis­ter que ce n’est pas tant la rare­té (qui est un vrai pro­blème) que sa mau­vaise répar­ti­tion. Para­doxa­le­ment Les diverses bulles finan­cières se sont créées parce qu’il y avait trop d’argent… au même endroit.

    Réponse
  5. gilles

    Bon­jour à Étienne et à tous les par­ti­ci­pants, j’ai vu le film. 3 par­ties, selon moi :

    1 Expli­ca­tions sur le sys­tème actuel ban­caire à base de mon­naie papier et de mon­naie scrip­tu­rale ( mon­naie écrite sur un livre de compte, actuel­le­ment sous forme d’oc­tets dans des ordi­na­teurs ), pou­voir exor­bi­tant des banques de créa­tion moné­taire avec les cré­dits accor­dés, concen­tra­tion des richesses dans leurs mains, échanges inter­na­tio­naux possibles

    2 Mon­naie papier locale, fixa­tion de gré à gré entre par­ti­ci­pants de la valeur des biens et ser­vices échan­gés, pas de pou­voir exor­bi­tant dans le sys­tème, tout le monde se connaît et connaît le ou les admi­nis­tra­teurs du sys­tème, donc si si sys­tème à 100 par­ti­ci­pants, le pou­voir moyen théo­rique de chaque indi­vi­du tend vers un 1⁄100 ( un cen­tième ) du pou­voir total du sys­tème, mais extrême dif­fi­cul­té de régu­ler la masse moné­taire, tou­jours entre trop de billets en cir­cu­la­tion et pas assez de billets en cir­cu­la­tion, échanges par ce sys­tème vers le dehors impos­sibles, obli­ga­tion dans ce cas d’u­ti­li­ser le sys­tème actuel bancaire

    3 Mon­naie scrip­tu­rale locale, fixa­tion de gré à gré entre par­ti­ci­pants de la valeur des biens et ser­vices échan­gés, pas de pou­voir exor­bi­tant dans le sys­tème, tout le monde se connaît et connaît le ou les admi­nis­tra­teurs du sys­tème, donc si si sys­tème à 100 par­ti­ci­pants, le pou­voir moyen théo­rique de chaque indi­vi­du tend vers un 1⁄100 ( un cen­tième ) du pou­voir total du sys­tème, bonne régu­la­tion de la masse moné­taire qui est crée par les par­ti­ci­pants au fur et à mesure des besoins, échanges par ce sys­tème vers le dehors impos­sibles, obli­ga­tion dans ce cas d’u­ti­li­ser le sys­tème actuel bancaire

    Pour­rait-on géné­ra­li­ser la mon­naie scrip­tu­rale locale en mon­naie scrip­tu­rale mon­diale et quels seraient les avan­tages et les incon­vé­nients de cette action ?

    Fai­sons déjà tour­ner une mon­naie locale que je viens d’imaginer :

    Le Compte Huma­niste d’U­ni­té Moné­taire : le CHUM

    M. Phi­lippe CRESPIN
    et Mme Danièle BOUCHARD admi­nis­tra­teurs du sys­tème monétaire

    Quelques uns des 100 par­ti­ci­pants au système :

    M. Guy LEFEVRE                        Cariste
    Mme Pétronille LABROSSE         Agent d'assurances
    M. Charles LONGJUMEAU          Agriculteur
    Mme Valérie DUBREUIL               Avocat
    M. Norbert DUCHEMIN                Dessinateur Industriel
    Mme Noémie LEBOEUF              Employée de boulangerie-patisserie
    M. Max GORGEAT                       Chauffeur-Livreur
    Mme Sandra MICHELLETTI         Kinésithérapeute
    M. Hubert MOURRE 	                    Professeur d'anglais
    Mme Dominique KHALIFA            Professeur de mathématiques
    M. Claude BARBE                        Étudiant

    Exa­mi­nons un extrait des tran­sac­tions pen­dant la semaine du 14 au 20 jan­vier 2008 :

    14/01/08 MOURRE->DUCHEMIN 90 CHUM 1 Heure d’Anglais

    14/01/08 LEBOEUF->DUBREUIL 25 CHUM 1 gâteau à la fraise pour 4 personnes

    15/01/08 KHALIFA->BARBE 85 CHUM 1 Heure de Maths

    16/01/08 DUBREUIL->LONGJUMEAU 500 CHUM 1 consul­ta­tion avocat

    17/01/08 MOURRE->DUBREUIL 110 CHUM 1 Heure d’Anglais

    17/01/08 KHALIFA->LABROSSE 115 CHUM 1 Heure de Maths

    Le prix de mar­ché moyen d’une heure de Maths et le prix de mar­ché moyen d’une heure d’An­glais est égal à 100 CHUM pen­dant la semaine du du 14 au 20 jan­vier 2008.

    Sup­po­sons que ces deux prix moyens éta­blis de gré à gré entre les inter­ve­nants sur un période plus longue reste stable aux alen­tours des 100 CHUM.

    Mme KHALIFA et M. MOURRE finissent par se ren­con­trer et se disent au cours de la conversation :

    M. MOURRE : « Moi, j’en ai marre de don­ner, depuis des années, des heures de cours d’An­glais aux alen­tours moyens de 100 CHUM en négo­ciant à chaque fois fer­me­ment le prix avec des gens qui ont tou­jours des excuses pour ne pas payer le prix ! Alors que Mme DUBREUIL se fait direct sans négo­cier des consul­ta­tions d’a­vo­cat à 500 CHUM ! »

    Mme KHALIFA : « Je suis contente de vous ren­con­trer car moi aus­si, je donne des cours aux alen­tours des 100 CHUM avec pareil que vous des gens qui ont des our­sins dans les poches dès qu’il s’a­git de sor­tir des CHUM de leur compte. J’ai réflé­chi au pro­blème, il y aurait peut-être un moyen de s’en sortir. »

    M. MOURRE : « S’en sor­tir, mais com­ment, vous en avez de bonnes ! »

    Mme KHALIFA : « Eh bien, sup­po­sons que je vous donne une heure de cours de Maths à 500 CHUM, au même prix que les consul­ta­tions d’a­vo­cat de Mme DUBREUIL, et que vous me don­niez au même prix une heure de cours d’An­glais, nos comptes CHUM res­te­raient équi­li­brés entre nous et aus­si vis à vis de la com­mu­nau­té CHUM. »

    M. MOURRE : « Eh, c’est mal­hon­nête, votre his­toire, il s’a­git grâce à des cours de Maths et d’An­glais qui res­te­ront fic­tifs, d’ex­traire de la com­mu­nau­té CHUM plus d’u­ni­tés CHUM qu’elle n’est dis­po­sée à nous en donner ! »

    Mme KHALIFA : « C’est à vous de voir, si vous avez envie de tou­jours perdre votre temps avec des radins qui uti­lisent leur fai­blesse moné­taire CHUM pour vous tirer vers le bas. »

    M. MOURRE : « OK, c’est d’ac­cord, je marche avec vous dans cette opé­ra­tion de com­ment pour­rait-on dire ? de rééqui­li­brage de la valeur de nos cours, cela tombe bien, j’a­vais besoin de 350 CHUM pour faire répa­rer ma voiture. »

    M. MOURRE et Mme KHALIFA n’exa­gèrent pas au début leurs opé­ra­tions de « ré-équi­li­brage » comme ils disent, puis comme per­sonne ne remarque rien, ils aug­mentent leurs opé­ra­tions de « ré-équi­li­brage » et fina­le­ment ils se trouvent en mesure d’é­chan­ger plus sur le sys­tème CHUM, cela mets la puce à l’o­reille de certains.

    Plus tard à la Boulangerie

    M. LONGJUMEAU : « M. MOURRE, qui était tou­jours gêné, main­te­nant, n’ar­rête pas de dépen­ser chez moi et chez les autres et a tou­jours des CHUM sur son compte, vous ne trou­vez pas que c’est bizarre, Mme LEBOEUF ? »

    Mme LEBOEUF : « Oui, c’est bizarre, mais ce n’est pas la seule per­sonne, on raconte la même chose sur Mme KHALIFA ! Il y a anguille sous roche, je vais en par­ler à Phi­lippe, l’administrateur. »

    La situa­tion de M.MOURRE et de Mme KHALIFA a pu être tirée au clair, et peut se régler de manière démo­cra­tique, en grande par­tie parce que le sys­tème CHUM est local, que tout le monde se connaît et que cha­cun a à peu près un pou­voir moyen sur le sys­tème de 1⁄100 du total.

    Si le sys­tème CHUM était géné­ra­li­sé et sup­plan­tait mon­dia­le­ment le sys­tème ban­caire actuel, ceci pour pou­voir accé­der aux échanges inter­na­tio­naux, dans le sys­tème CHUM local, pas de pétrole pour ali­men­ter les raf­fi­ne­ries, pas de cuivre pour les indus­tries élec­triques et élec­tro­niques, etc …, les admi­nis­tra­teurs du sys­tème CHUM Mon­dial auraient un pou­voir énorme, encore plus exor­bi­tant que celui des ban­quiers actuels, ceci même si aucun inté­rêt n’é­tait exi­gé pour les cré­dits. Le sys­tème serait pro­gram­mé pour détec­ter les écarts des tran­sac­tions par rap­port au mar­ché pour évi­ter les fraudes comme nous venons le voir pour M.MOURRE et Mme KHALIFA, mais qui fixe­rait les règles des écarts jus­ti­fiés et des écarts non-jus­ti­fiés ? Seule­ment les admi­nis­tra­teurs, car chaque indi­vi­du ne pèse­rait plus que d’un pou­voir théo­rique moyen de 1⁄9 000 000 000 sur le sys­tème et les consul­ta­tions sur les règles du sys­tème seraient extrê­me­ment dif­fi­ciles, voire impos­sibles à organiser.

    Un sys­tème CHUM Mon­dial ( ou tout autre sys­tème de mon­naie mon­diale ) devrait aus­si fixer, à l’ins­tar d’un sys­tème social et fis­cal redis­tri­bu­tif natio­nal, les règles de ré-équi­li­brage entre les per­sonnes qui les plus à l’aise pour contri­buer dans le sys­tème et celles, malades, âgées, ne dis­po­sant que d’un faible capi­tal moné­taire, cultu­rel de com­pé­tences, pour le dire rapi­de­ment : toutes celles qui ont du mal à y contri­buer. Mais à nou­veau qui fixe­rait ces règles ?

    Encore une fois, les admi­nis­tra­teurs tout-puis­sants, car quel est le seul contre-pou­voir à l’argent, il me semble bien qu’il s’a­gisse de la démo­cra­tie, et vous quel est votre avis ?

    La démo­cra­tie étant le pou­voir du peuple, et la démo­cra­tie étant empê­chée de fonc­tion­ner par le nombre même des habi­tants de la Pla­nète, même au cas où les habi­tants de la Pla­nète se met­traient à for­mer un seul peuple comme dans les rêves tota­li­taires les plus fous, les admi­nis­tra­teurs du sys­tème seraient des dic­ta­teurs à l’é­chelle mondiale.

    Par ce rai­son­ne­ment, nous venons de voir qu’il n’est pas sou­hai­table que les sys­tèmes de mon­naie scrip­tu­rale locale s’é­tendent simul­ta­né­ment de manière numé­rique en nombre d’adhé­rents et de manière géo­gra­phique pour aller vers une sup­plan­ta­tion mon­diale du sys­tème actuel. Ils doivent res­ter locaux pour que les gens puissent contrô­ler ces sys­tèmes de mon­naie scrip­tu­rale locale, mais n’est pas ce que nous vou­lions « Reprendre le pou­voir sur notre monnaie. » ?

    Réponse
  6. gilles

    Donc, à mon sens, il a au moins deux pièges, si ce n’est pas plus, dans la poli­tique éco­no­mique ou l’é­co­no­mie poli­tique, le piège de l’argent-dette et le piège du décou­plage entre la taille des ensembles éco­no­miques opti­mum sou­hai­tés pour avoir un niveau de vie consi­dé­ré comme cor­rect et la taille des ensembles poli­tiques sou­hai­tés pour avoir un niveau de démo­cra­tie consi­dé­ré comme correct.

    Nous voyons sous nos yeux se construire cet écart du décou­plage entre la taille opti­mum éco­no­mique et la taille opti­mum démo­cra­tique avec la bien-nom­mée « construc­tion euro­péenne ». Le second piège, où nous sommes aus­si pré­ci­pi­tés parce que, entre autres, les res­sources natu­relles ne sont pas répar­ties de manière égale sur le globe, est aus­si habi­le­ment exploi­té par un pro­ces­sus nom­mé mon­dia­li­sa­tion, n’est pas un fait tom­bé du ciel, il s’est construit petit à petit avec les accords du GATT depuis 1947 en pas­sant par la créa­tion de l’Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale du com­merce. Com­ment faire pour que la taille opti­mum des ensembles éco­no­miques se rap­proche le plus pos­sible de la taille opti­mum des ensembles démocratiques ? 

    1 Com­ment se déga­ger de toutes ces « construc­tions » de la volon­té de seule­ment quelques-uns ( UE, OMC ) pour arri­ver à ce que la grosse majo­ri­té reprenne le contrôle ?

    2 Com­ment aus­si sor­tir de l’argent dette ? Déjà un élé­ment de réponse avec les mon­naies scrip­tu­rales locales, est-ce suf­fi­sant ? Y aurait-il des moyens plu­riels en mettre en paral­lèle pour se rap­pro­cher du but ?

    Déjà Les Sys­tèmes d’Échange Locaux, ici en France …, quoi d’autre ?

    Réponse
  7. A-J Holbecq

    Gilles

     » les sys­tèmes de mon­naie scrip­tu­rale locale … doivent res­ter locaux …» ?

    Je suis tout à fait d’ac­cord avec cette conclusion.

    Je le suis un peu moins sur « l’argent dette » … je main­tiens que c’est une superbe inven­tion d’être pas­sé d’une mon­naie gagée sur l’or à une mon­naie gagée sur un pro­duc­tion espé­rée, car si une col­lec­ti­vi­té a :
    1 – un besoin,
    2 – la volon­té de le satisfaire,
    3 – les moyens tech­niques et énergétiques,
    4 – Un excès de main d’œuvre et le savoir-faire,
    … il n’y a aucune rai­son qu’elle ne puisse réa­li­ser ce besoin par faute de finan­ce­ment puisque la mon­naie ne « coûte » rien à produire

    Le pro­blème est celui des inté­rêts sur la créa­tion de cette mon­naie, inté­rêts qui sont un trans­fert de 80% de la popu­la­tion la moins riche vers les 10% les plus riches (neutre pour 10%).

    Réponse
  8. NingúnOtro

    Il n’y à pas que le pro­blème des inté­rêts, A‑J, il y à aus­si l’at­tri­bu­tion du droit de créer cette mon­naie scrip­tu­rale qui revient à cer­tains et pas à d’autres, et sur­tout le fait que les éta­blis­se­ments qui se voient octroyés ces droits peuvent de ce fait choi­sir d’o­rien­ter la socié­té vers ou bon leur semble par le simple fait de prê­ter de l’argent pour finan­cer des acti­vi­tés qui leur conviennent et pas pour celles qui les incom­modent (disons idéo­lo­gi­que­ment, sans que le cri­tère soit la sol­va­bi­li­té pour repayer le capi­tal plus les intérêts).

    Réponse
  9. Alain

    Est-ce « réa­liste » de sépa­rer la ques­tion « argent-dette-mon­naie » des ques­tions « fonds publics-fis­ca­li­té intel­li­gente-argent utile » ?

    « uti­li­té » du cré­dit et « cri­tères de déve­lop­pe­ment » cri­tères de « crois­sance utile » et cri­tères de « décrois­sance nécessaire »…

    Utiles à « quoi », néces­saires pour « qui » ?

    J’en viens à la ques­tion (posée par lucien Sève entre autres): n’est-il pas temps de créer une « mon­naie concep­tuelle », à l’aune de laquelle on défi­ni­rait quelles sont « les fins » et non plus seule­ment « les faims », de l’humanité ?

    (titre du livre de Lucien Sève : « com­men­cer par les fins », La Dispute).

    Nous allons « à la vitesse Grand V » vers bien plus grave qu’une crise finan­cière, il s’a­git de la fameuse « perte de confiance géné­ra­li­sée », mais quand les « éco­no­mistes  » en parlent, ils ne per­çoivent que la par­tie émer­gée d’un ice­berg qui plonge dans le men­tal col­lec­tif de l’hu­ma­ni­té entière :

    N’est-ce pas « nor­mal », du moment que le sys­tème dit « éco­no­mique » n’est que la par­tie émer­gée d’un sys­tème poli­ti­co-phi­lo­so­phique et cultu­rel tautologique(bouclé-verrouillé) abso­lu­ment incom­pa­tible avec un « deve­nir viable » ?

    Il faut refondre une « mon­naie philosophique »
    qui ne soit pas une « mon­naie de singe » (Gide : les faux-monnayeurs?)mais qui repose sur un renou­vè­le­ment uni­ver­sel des « valeurs », inté­grant les leçons de l’his­toire mais aus­si les « espoirs nécessaires ».

    aujourd’­hui la valeur qui triomphe est celle du men­songe commercial.

    Réponse
  10. gilles

    Je viens de m’a­per­ce­voir que je me suis trom­pé, AJH n’y aurait donc rien vu, dans mon rai­son­ne­ment sur la Fraude entre M. MOURRE et Mme KHALIFA. Je crois que j’ai été un peu intoxi­qué par le voca­bu­laire et le mot d’argent-dette et l’i­dée sous-jacente que la mon­naie scrip­tu­rale locale n’est pas de l’argent-dette et qu’il n’y a pas de débit dans le sys­tème. Eh bien, si.
    Repre­nons l’é­tude d’une transaction :

    14/01/08 LEBOEUF->DUBREUIL 25 CHUM 1 gâteau à la fraise pour 4 personnes

    Le compte CHUM de Mme LEBOEUF obtient un cré­dit de 25 CHUM en contre-par­tie du fait que le gâteau à la fraise est pas­sé de Mme LEBOEUF à Mme DUBREUIL et donc la com­mu­nau­té CHUM doit à Mme LEBOEUF 25 CHUM de plus qu’a­vant la tran­sac­tion, il s’a­git bien aus­si comme dans le sys­tème ban­caire tra­di­tion­nel de l’argent-dette, Mme DUBREUIL après la tran­sac­tion doit elle 25 CHUM de plus à la com­mu­nau­té CHUM, argent-dette aussi.

    Il résulte de tout ceci que le type de fraude entre Mme KHALIFA et M. MOURRE que j’in­di­quais plus haut n’existe pas. Les 2 débits de 500 CHUM et les 2 cré­dits cor­res­pon­dants de 500 CHUM dus à la com­mu­nau­té s’an­nulent et il n’y a pas d’ex­trac­tion de valeur en faveur des 2 pro­fes­seurs au détri­ment de la communauté.
    Ce qui indique une ambi­guï­té dans ce qu’est appe­lé jus­qu’à aujourd’­hui « argent-dette », puisque cela veut dire 2 choses différentes :

    • 1 Tout échange est un cré­dit et un débit, l’argent est une recon­nais­sance de dette, argent = dette

    • 2 Les banques créent par anti­ci­pa­tion de la valeur uti­li­sable immé­dia­te­ment et gagée sur des gains futurs et elles demandent des inté­rêts pour cette anticipation

    Je pro­pose que l’on appelle le deuxième type : argent-créé-par-anti­ci­pa­tion-sur gains-futurs pour ne pas le mélan­ger avec la notion tri­viale du 1.

    Est-ce « réa­liste » de sépa­rer la ques­tion « argent-dette-mon­naie » des ques­tions « fonds publics-fis­ca­li­té intel­li­gente-argent utile » ?

    Ce n’est pas réa­liste Alain et vous avez rai­son, les échanges sont des faits sociaux sou­mis à des valeurs que l’on estime pri­vi­lé­giées par rap­port à d’autres comme le pré­cise Ningù­nO­tro dans son inter­ven­tion à pro­pos du pou­voir idéo­lo­gique abu­sif des banques.
    Beau­coup dépend du rap­port des per­sonnes qui sont mise dans le « on » de « on estime » et des per­sonnes qui ne sont pas mise dans ce fameux « on ».

    Le sys­tème de mon­naie scrip­tu­rale locale est sou­mis lui aus­si à des ten­sions sur ses fina­li­tés, sur quelles valeurs morales régler ou régu­ler la situa­tion des per­sonnes qui accu­mulent des cré­dits ou des débits, et tant d’autres ten­sions sur les choix que doit faire cette communauté.

    Réponse
  11. Alain

    Gilles, la ques­tion de « la taille opti­mum » des ensembles démo­cra­tiques et des ensembles éco­no­miques est peut-être « la vaie ques­tion »…Mais :

    Jus­qu’à plus déci­sive démons­tra­tion, je n’y crois pas.

    J’i­ma­gine une « logique de paix » qui sur­dé­ter­mine les logiques éco­no­miques et démo­cra­tiques, et j’i­ma­gine que cette « logique de paix » soit de type « frac­tal », c’est-à-dire que son « uni­ver­sa­li­té » soit ren­due pos­sible par son adap­ta­bi­li­té « à l’i­den­tique » et « indé­fi­ni­ment » sans muta­tion qua­li­ta­tive qui serait due à une accu­mu­la­tion quan­ti­ta­tive de « défauts de logique ».

    Cette « logique de paix » est bien sûr à « inven­ter » en posant son « cahier des charges », exac­te­ment comme les inven­teurs de sys­tèmes de car­to­gra­phie ont pro­cé­dé jadis pour assu­rer une repré­sen­ta­tion glo­bale du plan de la pla­nète qui pré­serve les pro­por­tions et les orien­ta­tions rela­ti­ve­ment à un « Nord ».

    Ici, « le Nord », c’est « la valeur », et elle ne peut avoir un sens humain qu’universel.

    (mon shé­ma sera jugé « pri­maire »:mais il se base sur cette pre­mière pres­crip­tion du « cahier des charges » : les hommes sont égaux, etc, voir DUDH…)

    Si nous sommes 6 mil­liards la valeur totale exis­tant sur cette pla­nète est de 6 mil­liards d’hu­mains : pas besoin d’é­ta­lon or !

    Peut-être suis-je poten­tiel­le­ment « tota­li­taire », sauf, jus­te­ment, que si l’on met dans le « cahier des charges » « une Consti­tu­tion écrite par les peuples eux-mêmes », il se peut que les peuples inventent une vraie liber­té uni­ver­selle par­ta­geable pla­né­tai­re­ment, car en per­pe­tuelle refonte : je suis « refondateur ».

    Réponse
  12. Alain

    Dans l’Hu­ma spé­cial Haï­ti d’au­jourd’­hui (qui reverse un euro au SPF pour haï­ti), un article de l’his­to­rien DORIGNY m’in­ter­pelle, vraiment !

    « Aux ori­gines de la misère haïtienne » :

    « …On ne peut sépa­rer la révo­lu­tion des esclaves (contre les colons fran­çais) de la Révo­lu­tion fran­çaise, qui a désta­bi­li­sé la socié­té colo­niale »…En avril 1825, le roi de france, Charles X signe une charte d’in­dé­pen­dance de cette par­tie fran­çaise de l’ile …et en contre­par­tie, il exige le paie­ment d’une indem­ni­té colos­sale…la pre­mière annui­té a été payée grâce à un emprunt inter­na­tio­nal, mais ensuite Haï­ti n’a plus pu s’ac­quit­ter de sa dette.

    Il est vrai­ment temps de « refon­der » le deve­nir humain !

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  13. A-J Holbecq

    Bon­jour Gilles

    Tu écris, avec rai­son « Les banques créent par anti­ci­pa­tion de la valeur uti­li­sable immé­dia­te­ment et gagée sur des gains futurs et elles demandent des inté­rêts pour cette anti­ci­pa­tion »

    A mon sens il fau­drait pou­voir dire  » La col­lec­ti­vi­té (la société)crée par anti­ci­pa­tion de la valeur uti­li­sable immé­dia­te­ment pour la pro­duc­tion ou la consom­ma­tion, et gagée sur des pro­duc­tions futures. Elle demande – si néces­saire et sui­vant le type de pro­duc­tion ou de consom­ma­tion pour les­quels cette mon­naie sera uti­li­sée – des inté­rêts pour cette anti­ci­pa­tion »

    Ça res­te­rait du deuxième type : « argent cré­dit » ou « mon­naie de crédit »

    Réponse
  14. Alain

    Sans anti­ci­pa­tion, pas d’a­van­cées, sans cré­dits, pas d’initiatives…le pro­blème est bien « vers quoi » ? et « pour qui » ?

    Il s’a­git de défi­nir si l’o­ri­gine est l’oeuf ou la poule, dans cette affaire d’argent et de monnaie.

    La consé­quence d’une créa­tion moné­taire dépend des choix poli­tiques, ceux qui décident de quelle « crois­sance » on va « béné­fi­cier »…et pour quelles popu­la­tions ou clases sociales en prio­ri­té… c’est pour­quoi « l’in­dé­pen­dance » des banques cen­trales est soit un leurre, soit une incon­sé­quence inimaginable…liée sans doute au mythe de « la main invisible ».

    Enfin, OBAMA aban­donne la « conquête de la Lune »…sou­hai­tons que la « nou­velle prio­ri­té » ne lui ait pas été dic­tée par les mêmes qui prèchent « l’in­dé­pen­dance des banques cen­trales »…Au fait, la FED est-elle indé­pen­dante de ceux qui com­mandent OBAMA (car nous savons bien qu’un pré­sident des Etats Unis qui n’o­béit pas à ceux-la finit assassiné)…Ou alors c’est qu’on ne veut vrai­ment pas com­prendre ce qui se passe depuis que le capi­ta­lisme a pris sa forme défi­ni­tive : l’im­pé­ria­lisme américain !

    Réponse
  15. Alain

    Bien sûr que ce « chan­tage  » existe déjà, et c’est celui pour l’ins­tant « non dit » de ce que craignent les « domi­nants » : « l’o­pi­nion publique ».

    Il est sans doute aga­çant de consta­ter la len­teur de l’ex­pres­sion du « chan­tage de l’o­pi­nion publique », mais ne faut-il pas ana­ly­ser les bonnes et les mau­vaises rai­sons de cette lenteur ?

    Paral­lè­le­ment à l’o­pi­nion publique, il y a le dévoi­le­ment du « corps de la crise » :

    il s’a­git du « chan­tage de la crise » :

    les domi­nants ayant réus­si pour l’ins­tant à pré­sen­ter comme « allant de soi » le paie­ment des « pots cas­sés » par les plus faibles, l’é­lar­gis­se­ment mas­sif de « la base popu­laire des plus faibles » devient une menace non plus seule­ment de « sor­tie du 49A », mais de l’é­mer­gence d’un espèce de « front popu­laire euro­péen » qui entre­rait en réson­nance avec d’autres formes de réveils popu­laires sur les autres conti­nents, y com­pris aux Etats Unis.

    D’où les contor­sions actuelles d’un OBAMA.

    Réponse
  16. Alain

    sur le forum « prendre le controle de la mon­naie », San­dy a écrit :

    « plu­tôt que d’at­tendre la faillite, autant natio­na­li­ser direc­te­ment par expro­pria­tion, cela revient au même »… Et AJH de répondre :

    « ben non, jus­te­ment, cela ne revient pas au même : natio­na­li­ser par expro­pria­tion, c’est du vol. Tan­dis que si une entre­prise est en faillite, c’est une liqui­da­tion judi­ciaire normale ».

    C’est un peu en pen­sant à cela que j’é­voque post pré­cé­dent le côté « avan­ta­geux » d’une cer­taine lenteur :

    « Il est sans doute aga­çant de consta­ter la len­teur de l’ex­pres­sion du « chan­tage de l’o­pi­nion publique », mais ne faut-il pas ana­ly­ser les bonnes et les mau­vaises rai­sons de cette lenteur ? »

    Réponse
  17. A-J Holbecq

    C’est « Zol­ko » qui a fait cette réponse à San­dy et non moi.. mais je serais assez d’ac­cord avec lui s’il y avait vrai­ment néces­si­té de natio­na­li­ser les banques, ce que je ne pense pas : seule la mon­naie est à nationaliser.

    Réponse
  18. Alain

    A‑JH, toutes mes excuses !

    Les natio­na­li­sa­tions si elles sont « pré­mé­di­tées » avec des illu­sions idéo­lo­giques quant à leur effi­ca­ci­té « sys­té­ma­tique » peuvent débou­cher sur un « capi­ta­lisme mono­po­liste d’e­tat » (voir la Chine après l’URSS).

    Par contre, si l’on intro­duit dans la ges­tion des grandes entre­prises des normes répon­dant à de nou­veaux cri­tères de ges­tion, d’une part, de nou­veaux droits d’in­ter­ven­tion citoyenne des sala­riés d’au­tre­part, si l’on exerce de façon prag­ma­tique et non dog­ma­tique une action fis­cale « intel­li­gente » c’est-à-dire inci­ta­tive pour favo­ri­ser l’a­dop­tion des fameux « nou­veaux cri­tères de ges­tion », alors l’e­tat joue un rôle , les sala­riés jouent le leur, et les « mana­gers » vivent enfin une « pré­ca­ri­té moderne », plus moderne que celle dont madame Pari­sot vante les mérites quand elle prèche pour sa paroisse.

    Le « pole public de finan­ce­ment » est un nou­veau concept qui ne se borne pas à croire néces­saire et suf­fi­sante « la natio­na­li­sa­tion des banques » :

    les col­lec­ti­vi­tés locales devraient y exer­cer leur rôle pour « orien­ter l’argent » loin des spé­cu­la­tions et près des besoins réels.

    Une mon­naie com­mune émise par un groupe d’é­tats adop­tant un pro­gramme com­mun d’af­fec­ta­tion des cré­dits aux emplois durables ver­sus un réseau de PME enga­gées dans le res­pect de ces fameux « nou­veaux cri­tères de ges­tion » répon­drait sans doute à la néces­si­té de décou­pler l’é­co­no­mie de la spé­cu­la­tion domi­nante… Cette « mon­naie com­mune » cor­res­pon­drait dans la situa­tion d’au­jourd’­hui à ce que fut jadis l’é­bauche des « droits de tirage spéciaux ».

    En fait, la mon­naie peut voir son rôle modi­fié non plus par un seul acteur « pri­vé, indé­pen­dant » etc , mais par la rétro­ac­tion éco­no­mique et poli­tique des « cibles réac­tives » que sont les « prio­ri­tés indi­quées dans les cri­tères de gestion ».

    Une fis­ca­li­té « en mon­naie com­mune » per­met de pilo­ter ces rétro­ac­tions entre entre­prises et « pole public »

    Réponse
  19. juan nessy

    @Gilles:En ima­gi­nant une sociè­té décom­po­sée en caté­go­ries socio-pro­fes­sion­nelle, est-ce que vous ne tom­bez pas dans le même tra­vers que nos poli­tiques entou­rés de conseillezs scien­ti­fi­co-com­mu­ni­cants ‚cette res­tric­tion de leur rôle d’homme ou de femme d’é­tat à celui de chef de rayon de super­mar­ché tel qu’on l’a vécu lors de la der­nière élec­tion pré­si­den­tielle ? J’at­tends de celui qui se pré­sente à mon vote une vision où je me retrouve en tant qu’­homme , pas en tant que retrai­té , pas en tant qu’u­nique individu .

    Autre ques­tion plus ico­no­claste : plus que de se cris­per les méninges sur l’ou­til « argent-dette », même si ça n’est pas sans por­tée pour nous épar­gner des arnaques , est ce qu’il ne serait pas plus pro­duc­tif de défi­nir les objets de dépenses por­teurs d’a­ve­nir et de paix ?

    Paix entre les hommes , qu’ils soient maîtres ou ser­vi­teurs . Mais sur­tout accord avec un monde fini , que nos usages des­truc­teurs de l’argent pour créer des « choses » ( je n’ose pas écrire « biens »), intro­duisent dans nos com­bats entre humains nombrilistes .

    L’es­poir passe alors par l’in­ves­tis­semnt ( local ou mon­dial d’ailleurs) dans le savoir , l’ac­cès ( consul­ter et inter­ve­nir) à ce savoir , le déve­lop­pe­ment des sciences de la vie pluridisciplinaires .

    Avec le RIC , ça me parait plus fécond qu’une régu­la­tion des mar­chés finan­ciers qui ne connait la limite que par la catas­trophe avé­rée . Les catast­trophes finan­cières n’ont jamais tué un peuple digne de ce nom et au pire la répu­dia­tion de dettes ne serait qu’un court moment de honte.

    L’eau ‚qui est la vie même , les pan­dé­mies liées aux pol­lu­tions , la déser­ti­fi­ca­tion bio­lo­gique … sont des sujets plus vio­lents et qui ne sup­por­te­ront pas les fausses solu­tions ‚ou merde au chat sous le tapis .

    Toute res­sem­blance avec la pen­sée d’un Michel Serres connu ne serait ni for­tuite ni de facilité .

    Réponse
  20. Alain

    @Juan nes­sy :

    « Paix entre les hommes, qu’ils soient maîtres ou serviteurs » ?
    Impos­sible d’ar­rê­ter le pro­ces­sus de libé­ra­tion du ser­vi­teur, s’il est « homme »… (sauf à « ser­vir un seul maître au-des­sus des hommes », etc…donc pas un mons­trueux petit « sur­homme », mais Dieu en personne…
    mais alors, la reli­gion inter­vient avec ses mar­chands et ses prêtres pour ins­tru­men­ta­li­ser cette foi et usur­per , détour­ner, exploi­ter la facul­té « humaine » d’être « ser­vi­teur d’un Dieu).

    Dans la mesure où c’est aus­si un pro­ces­sus libé­rant le « maître », il se peut que ce soit un pro­ces­sus pacifique…

    Para­doxa­le­ment, cela exige une « lutte fra­ter­nelle pour la paix ».
    Une « lutte idéo­lo­gique », qui peut être « confron­ta­tion d’i­dées », pro­to­coles d’ac­cord expri­mant des « avan­cées de civi­li­sa­tion » : cela est la poli­tique, dans le sens noble, pos­sible avec une « logique de paix », mais on ne sau­rait la confondre avec « la col­la­bo­ra­tion de classe », car celle-ci est un leurre dès lors que l’on pré­tend à « la paix entre les hommes » :

    la col­la­bo­ra­tion est l’ac­cep­ta­tion d’un sta­tut de « sur­homme » pour les uns et de « sous-homme » pour les autres : il n’y a pas d’homme vrai dans cela.

    Y a‑t-il véri­té sans conflit ? la pen­sée n’est-elle pas à un moment oppo­si­tion de termes, néces­sai­re­ment « critique » ?

    Seule la fraude où il y a une vic­time plus ou moins consen­tante par lâche­té,( celui qui « ne voit pas la clef » et qui renonce à l’ef­fort humain de s’en sai­sir) et un domi­nant (plus ou moins domi­né par des pul­sions ani­males), peut pro­duire une telle fausse paix, « com­mer­ciale » où l’on triche avec « l’homme ».

    D’ailleurs, l’ar­na­queur dit à l’ar­na­qué : per­sonne ne t’o­bli­geait à signer !

    Cette « démo­cra­tie » est une paix de dupes.

    La « paix entre maître et ser­vi­teur » ne peut être qu’un pro­ces­sus au cours duquel deux hommes alié­nés par leur rela­tion inégale (le « sur­homme » est un monstre, le « sous-homme » n’existe pas vrai­ment) acceptent de « croire », « pro­je­ter », « faire » un autre monde, celui où peut émer­ger « l’homme » (le véritable).

    Ce pro­ces­sus de libé­ra­tion réci­proque exige un « cré­dit coopé­ra­tif », qui est le contraire de « l’argent de la collaboration ».

    Si Charles X avait effec­ti­ve­ment mis en oeuvre avec Haï­ti un cré­dit coopé­ra­tif pour aider la libé­ra­tion des esclaves et l’in­dé­pen­dance, Haï­ti ne crou­le­rait pas sous « l’argent-dette » et le sous déve­lop­pe­ment à ce jour…(peut-être n’au­rait-il pas pro­duit les poètes actuels).

    La colo­nie est un modèle de « paix entre le maître et le ser­vi­teur » : déco­lo­ni­sons nos esprits !

    J’ai « copié-col­lé » dans ma « cor­beille men­tale » per­so, mais bien sûr, il doit y avoir des noms de « maîtres à pen­ser » oubliés…désolé ! ah, oui, Michel Serres !

    Je ne connais­sais pas l’ex­pres­sion « merde au chat sous le tapis ».Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  21. juan nessy

    @Alain:Je recon­nais que l’ex­pres­sion « paix entre maître et seer­vi­teur » ne pou­vait que prê­ter à confu­sion ‚tirée de son contexte expli­ca­tif . C’est le dan­ger de rac­cour­cis mal maî­tri­sés . Il ne s’a­git pas bien sûr de prô­ner un « apai­se­ment » entre maîtres et ser­vi­teurs , et encore moins la péren­ni­sa­tion de ce rap­port . Dans la tête de mon  » maître à pen­ser » ( qui est davan­tage une par­mi mes sources de réflexion) comme dans la mienne , il s’a­git d’af­fir­mer que cette confron­ta­tion struc­tu­rée sur le nom­bril de l’homme , et qui a fon­dé la poli­tique au sens pre­mier ( et qui sub­siste ) se trouve aujourd’­hui , non pas arbi­trée , mais élar­gie à un troi­sième lar­ron qui en mour­rant nous fait mou­rir aus­si : cette petite boule bleue qui nous porte .
    Intui­tion de vieux fou  » fémi­niste » ? les trente ans qui viennent tran­che­ront , mais selon moi la poli­tique ( et l’é­co­no­mie) ne peuvent faire l’im­passe ( elle serait mor­telle au sens propre ) sur cette évi­dence que les sciences com­plexes de la nature don­ne­ront seules vrai­ment les clés de notre sur­vie grâce à la sur­vie du monde .
    Avec ou sans monnaie .
    La dette à la nature ‚maî­tri­sée, pour d’a­bord sur­vivre ‚est autre­ment plus vitale que nos endet­te­ments pour ima­gi­ner des « biens » hypo­thé­tiques pour « mieux vivre ».
    Il ne faut pas que la consti­ti­tion qui est appe­lée à nous sau­ver se can­tonne à liber­té , éga­li­té, fra­ter­ni­té . Quelque soit le mode de choix du jury rédacteur .
    Le fléau de la balance entre mar­ché et démo­cra­tie sera tenu par l’é­tat de san­té de notre monde fini .
    Ce monde n’est pas qu’un espace qui nous sup­porte . Il est nous et nous sommes lui .

    L’argent-dette n’est vrai­ment dan­ge­reux que par la nature des créa­tions sou­vent des­truc­trices qu’il génère . Il peut aus­si deve­nir outil de tyran­nie s’il s’empare du  » mar­ché » des équi­libres de la nature . La finance ne s’y est pas trom­pée en com­men­çant à inves­tir le  » mar­ché » des droits à pol­lu­tion . C’est là qu’il faut que les nations et la  » démo­cra­tie » mon­diale s’exerce avec une exi­gence tyrannique .

    Réponse
  22. Alain

    @Juan nes­sy :
    « Il est nous et nous sommes lui ».

    Plei­ne­ment d’accord !

    Je me dou­tais bien que l’ex­pres­sion « maître et ser­vi­teur » était com­prise comme vous l’ex­pli­quez, et je n’a­vais pas la pré­ten­tion de « cor­ri­ger un devoir impar­fait », sim­ple­ment, je crois qu’il n’est pas vain d’é­car­ter les mal­en­ten­dus tou­jours pesants, jus­qu’à ce que nous soyons avec un lan­gage adap­té à l’ère pré­sente, assu­rés de par­ta­ger cette prise de conscience de notre res­pon­sa­bi­li­té de « citoyens atten­dus » par cette planète.

    Mon chien « domes­tique » n’est pas qu’un com­pa­gnon, ses com­por­te­ments sont une réponse aux miens, j’i­gnore s’il « pense vrai­ment », mais je suis sûr qu’il me donne à pen­ser d’une façon qui n’exis­te­rait pas sans lui, des choses que je n’au­rais pas même ima­gi­nées : ce qui « signi­fie » que de mon huma­ni­té envers lui dépend la qua­li­té « humaine » de mon chien…Pareil pour notre planète !

    Un jour, si mon chien me dévo­rait, je l’au­rais « mérité ».

    Je ne base pas ma rela­tion à ce chien sur l’illu­sion de « la supé­rio­ri­té humaine », mais il me fait prendre conscience de ma place dans « la chaîne de la vie », même si je sais ne pas avoir encore « tout com­pris » : lui est vrai, moi je suis encore « par nature » à la recherche du vrai :

    Ce « vrai » est sans doute encore bien plus que « la petite boule bleue dans l’u­ni­vers », mais la condi­tion humaine et la situa­tion de l’hu­main à ce poste de l’u­ni­vers exigent qu’on ne soit pas « suf­fi­sants » : « on » nous réclame, cela nous har­cèle si nous refu­sons, mais cela nous exalte si nous « entrons dans le jeu » : Vous avez dit « exi­gence tyranique » ?

    Réponse
  23. Alain

    …‘j’ai aus­si un chat et des tapis, merde alors ! Heu­reu­se­ment « ya fébrèze », l’as­pi­ra­teur empoi­sonne plus que merde au chat sous le tapis…sans comp­ter l’a­chat à cré­dit des usten­siles ménagers…quel pro­blème ! Fina­le­ment, j’aère pen­dant la pro­me­nade avec mon chien, laquelle me rend plus résis­tant au froid, lequel tue les acca­riens du tapis…soyons opti­miste : mes amis « sen­ti­ront » ma véri­té, et m’excuseront !

    Réponse
  24. antonio

    sans rap­port direct, quoique…

    j’ai bien aimé le mes­sage de NingunOtro
    adres­sé à mme Lepage sur le blog P Jorion

    « Madame Lepage, les sen­tiers bat­tus à déga­ger ce sont la poli­tique poli­ti­cienne et car­rié­riste, et l’économie éco­no­mi­ciste idem. Trop de poli­tiques tournent trop long­temps dans le manège, peu importe d’ou souffle le vent, et trop d’économistes ne peuvent pas être aus­si igno­rants ou incons­cients qu’ils vou­draient nous faire croire ces jours ou ils ne savent pas en quelle direc­tion déployer leurs voiles faute de savoir dans quelle direc­tion souf­fle­ront fina­le­ment les vents les plus profitables.

    Alors, j’en sais rien en ce qui concerne votre car­rière, mais la méfiance des citoyens est telle que même les poli­ti­ciens de bonne foi devraient envi­sa­ger de lais­ser leur place dans les pro­chaines élec­tions à des nou­veau-venus sans lourds bagages réels ou ima­gi­naires dans la poli­tique, la finance ou quelque-chose de rela­tion­né. Plus quelques-uns s’accrocheront à des soit-disant acquis ou pri­vi­lèges… moins on aura envie de les voter. On pour­rait même s’accorder pour boy­cot­ter tous ceux qui ont déjà été pré­sents les 20 der­nières années.

    Ceux qui com­pren­dront, auront encore des chances après, les autres ils subi­ront les consé­quences pour peu que les citoyens sachent être cohé­rents. A cha­cun d’évaluer de quelle coté du pari il veut ten­ter sa chance. »

    Réponse
  25. Alain

    « … il faut arrê­ter de s’i­ma­gi­ner que les causes sont celles qu’on vou­drait qu’elles soient… et ne pas exclure psy­cho­lo­gi­que­ment une cer­taine aver­sion à ce qu’elles fussent d’une nature à avoir quelque chose à se repro­cher soi-même ».

    Par­fai­te­ment d’ac­cord, du moins si je ne fais pas de contre­sens d’in­ter­pré­ta­tion, cher Ningù­nO­tro… lu sur la par­tie forum ce jour.

    « Nous sommes tous des assas­sins » si nous tuons l’es­poir en votant « cou­pables » contre les élus…

    De la reli­gion catho­lique j’ai rejet­té tout ce que je n’ai pas « oublié »… Or, « ce que j’ai oublié » se retrouve dans toutes sortes d’en­ga­ge­ments « laïques », et entre autres, les soli­da­ri­tés ici et là font remon­ter à la sur­face de ma conscience l’i­dée d’une « res­pon­sa­bi­li­té col­lec­tive originelle ».

    Cela m’a­gace, donc je ne m’y com­plais guère, mais elle est là : si le « libé­ra­lisme » conduit à « l’ul­tra­li­bé­ra­lisme éco­no­mique », peut-être est-ce bien « natu­rel », car ins­crit dans les gènes de l’es­pèce humaine.

    Mais jus­te­ment, mais jus­te­ment, l’en­ga­ge­ment « poli­tique » est un com­bat contre la nature, à cer­tains égards…ou du moins une confron­ta­tion, une « empoi­gnade » qui exige à la fois « com­pré­hen­sion » et « maîtrise » :

    Les tra­vailleurs d’une coopé­ra­tive auto­gé­réee auraient accom­pli ce « dépas­se­ment »…contre la ten­ta­tion d’un « salut indi­vi­duel », pro­po­sée par les « domi­nants » sous la forme men­son­gère de « l’au­to-entre­prise indi­vi­duelle »…(forme plus hypo­crite du « cass’toi-pôv’con »).

    … Le péché d’un seul culpa­bi­lise le genre humain, et « un juste suf­fit pour la rédemp­tion de tout un peuple »…

    Il n’y aura pas d’is­sue aux crises sans prise de conscience de la « soli­da­ri­té de fait », pla­né­taire : sacré retour du « bien commun » !

    Réponse
  26. JP.R

    J’a­vais vu Mr. Chouard sur la chaîne LCP qui déve­lop­pait une forme de démo­cra­tie repré­sen­ta­tive par tirage au sort. Sur­pris au début, en y réflé­chis­sant bien, pour­quoi pas.

    Com­bien de dynas­ties poli­tiques qui se passe le flam­beau de père en fils, des Bush Debré Sar­ko­zy LePen… etc, qui sont obli­gés de com­po­ser pour conser­ver leur siège. Com­bien de fois des grosses for­tunes ont pré­fé­ré s’oc­cu­per direc­te­ment de poli­tique plu­tôt que de spon­so­ri­ser des hommes poli­tiques. Com­ment modi­fier l’ex­cés de pou­voir de l’homme et de la for­tune, quand ceux-là acca­parent la ges­tion poli­tique du monde.

    Pour ce qui est de l’é­co­no­mie, au lieu de l’argent dette (avec inté­rêts) pour­quoi ne pas faire comme au mono­po­ly, tous les mois on passe par la case départ, et on reçoit un reve­nu d’exis­tence qui per­mette un peu plus que sur­vivre, c’est une façon de créer de l’argent, les inté­rêts seront four­nis par les entre­prises en créant des richesse et un com­plé­ment de reve­nu à ceux qui travaillent. 

    Mais pour espé­rer quelque chan­ge­ment que ce soit, comme il ne faut pas comp­ter sur des déci­sions poli­tiques, et encore moins éco­no­miques, il fau­dra mettre en route des actions popu­laires et non vio­lentes, assi­mi­lable à de la résis­tance en temps de guerre, pour cas­ser le sys­téme éco­no­mique et l’o­bli­ger à se remettre en cause. 

    Je regarde les mil­lé­naires d’his­toire, des pyra­mides à nos jours, et j’ai du mal avec notre mode de vie et les mil­liards d’in­di­vi­dus à me pro­je­ter ne serait-ce que de quelques décennies.…

    Réponse
  27. Alain

    http://​www​.lepost​.fr/​s​o​n​d​a​g​e​/​2​0​1​0/0…

    trou­vée sur bel­la­ciao, la ques­tion est :

    « Elles ont joué, elles ont perdu… »

    Elles recom­mencent le même jeu !

    L’E­tat qui les a sau­vées avec notre argent ne devrait-il pas les nationaliser ?

    (pour l’ins­tant, sur 34 réponses, 100% de OUI)…En route vers une péti­tion nationale ?

    sur la voie du 49A !

    Réponse
  28. Alain

    Je reviens sur mon désir d’universalité :
    …Si nous sommes 6 mil­liards la « valeur » totale exis­tant sur cette pla­nète est de 6 mil­liards d’hu­mains : il faut du cré­dit pour l’hu­main en per­pé­tuel devenir.

    Le défi­cit bud­gé­taire n’est que la recon­nais­sance du fait que l’hu­ma­ni­té n’est qu’une his­toire « en cours ».

    Rêve poten­tiel­le­ment tota­li­taire, sauf, jus­te­ment, que si l’on met dans le cahier des charges « une Consti­tu­tion écrite par les peuples eux-mêmes », il se peut que les peuples inventent une vraie liber­té uni­ver­selle par­ta­geable pla­né­tai­re­ment, car tou­jours ouverte aux refondations.

    DEHEL, sur le forum « une consti­tuante tirée au sort », attire l’at­ten­tion sur l’i­dée d’une « Inter­na­tio­nale » d’un type nou­veau… dont la « Consti­tu­tion », si j’ai bien com­pris, régle­rait sa capa­ci­té à se refon­der autant que néces­saire sans res­ter blo­quée par l’intolérance :

    « That a new Inter­na­tio­nal be the grea­test sum of all its parts, inclu­ding rejec­ting confi­ning itself to a single line to cap­ture all views in one nar­row pat­tern. To achieve this the new Inter­na­tio­nal should :

    gua­ran­tee that as long as any par­ti­cu­lar cur­rent accepts the basic tenets of the Inter­na­tio­nal and ope­rates in accord with its norms and methods, its mino­ri­ty posi­tions would be given space not only to argue, but, if they don’t pre­vail, to conti­nue deve­lo­ping their views to esta­blish their merit or dis­co­ver their inadequacies ».

    C’est pareil (et pour cause) pour les sys­tèmes éco­no­miques « pos­sibles » et le sys­tème « com­mun » : celui-ci ne doit pas être « domi­nant », mais seule­ment coopé­ra­tif, lais­sant une chance aux expé­riences locales ou « transversales » :

    idem pour les mon­naies, comme outils de ces éco­no­mies : lais­ser les poli­tiques moné­taires « régio­nales » fluc­tuer, mais uti­li­ser une « mon­naie com­mune » pour les pro­jets coopé­ra­tifs, pour des cré­dits faci­li­tant la ges­tion des « choses com­munes » avec des « cri­tères de ges­tion communs ».

    Tout l’op­po­sé de la « mon­naies unique » au ser­vice d’un impé­ria­lisme continental.

    Alors, je veux assor­tir mon « chan­tage au 49A » de pro­po­si­tions qui ne ferment pas la porte à l’es­poir, lequel dépasse sans alié­ner les « appartenances ».

    Réponse
  29. Di Girolamo

    il faut reprendre le pou­voir sur notre mon­naie nous dit AJ

    avec rai­son ; mais il sait bien que c’est une prise de pou­voir totale ; et qu’il pour­rait dire sim­ple­ment :il faut prendre le pou­voir ; ou encore parce qu’il sait aus­si que ce n’est pas une fac­tion ‚un groupe qui doit prendre le pou­voir contre un autre : il faut que le peuple rede­vienne sou­ve­rain ; ou encore : il faut reve­nir au prin­cipe de démocratie
    On en sort pas ! de cette his­toire ! il y a des choses qui ne peuvent pas être des demies mesures : par ex le pou­voir ; ou on l’a ou on l’a pas.
    A par­tir du moment où nos socié­tés se sont orga­ni­sée pour qu’on ne l’ai pas , les infi­nies luttes sec­to­rielles pour le reprendre sont par avance vouées à l’é­chec ‚puisque la logique esprit et matière de l’en­semble , fice­lée par le poids struc­tu­rant de l’his­toire et le poids struc­tu­rant d’une mon­dia­li­sa­tion , condamne à l’a­vance ces ambi­tions ‚autants d’ef­forts dis­per­sés qui du fait même de cette dis­per­sion , ne peuvent ren­ver­ser la brute .

    Alors ? Com­ment fédé­rer ces éner­gies ‚com­ment reve­nir ensemble en démo­cra­tie , com­ment entre autres reprendre le pou­voir sur la mon­naie ‚sur la constitution…?
    Le pou­voir est en amont ;pou­voir se réunir en débat pour réflé­chir et déci­der , en amont en posant bien au départ comme cha­peau de l’en­semble des réfléxions et actions mul­tiples à mettre en oeuvre ,
    ‑la ques­tion glo­bale du choix de socié­té : quels objec­tifs et quelle orga­ni­sa­tion sou­hai­tons nous pour nos socié­té ? Quelle vision de l’a­ve­nir ? Quelle mode de rela­tion avec la planète ?
    ‑La ques­tion locale de:quel pro­jet de territoire ?

    C’est donc la pré­sence d’ou­tils poli­tiques amont , outils de pro­jet , méthode transversale,globale ‚par­ti­ci­pa­tive , au local puis au mon­dial qui fera qu’on se réap­pro­prie­ra le pouvoir .
    Ces outils au local existent et ne sont pas inves­tis ;pire sont fago­ci­tés par des « notables locaux » ; « les pays « sont des outils publics de pro­jet ; les Conseils locaux de Déve­lop­pe­ment sont leur entrée citoyenne ‚; ces outils peuvent (mais ne le font pas ) per­mettre (c’est ins­crit dens la loi) de réunir les acteurs locaux ‚élus sociaux pro ‚assos,syndicats , habi­tants du pays ‚pour réflé­chir et agir ensemble à un pro­jet de ter­ri­toire . Des moyens finan­ciers et humains sont là mais en grande par­tie gas­pillés : par ex le conseil citoyen est en fait un club res­treint de petit notables don­nant des avis ; l’ou­til de pays étant seule­ment un gui­chet admi­nis­tra­tif coû­teux de dis­tri­bu­tion d’argent public aux divers por­teurs de pro­jets et nom­breuses études des cabi­nets spécialisés.

    Je me suis ins­crit dans le Conseil local pour faire appli­quer la loi et faire de cet outil pays un véri­table outil public dans le sens de reprendre le pou­voir …et bien c’est chaud ! très chaud ! les notables résistent et s’or­ga­nisent ‚on m’in­ju­rie en séance publique ! mais je tiens bon aidé par un ami vice pré­sident d’une com­mu­nau­té de com­mune … Pour­tant je constate que ces outils sont com­plè­te­ment mécon­nus et donc pas com­pris et donc pas inves­tis ; dom­mage ! je crois que c’est une porte essen­tielle pour nos pro­blème de pouvoir.

    Réponse
  30. Alain

    « Pou­voir et pouvoirs »

    Un peuple qui recule sur sa plus « petite » réven­di­ca­tion recule sur « la plus petite sui­vante » etc…jusqu’à dire « je n’en peux plus », et alors, il démis­sionne, il délègue sa res­pon­sa­bi­li­té citoyenne à un pro­bable tyran.

    Réponse
  31. Alain

    Inter­ven­tion de Patrick Le Hya­ric au nom du groupe GUE au Par­le­ment Européen :

    « … il faut avoir le cou­rage de remettre en cause les cri­tères mêmes sur les­quels est fon­dée l’Union euro­péenne aujourd’hui. Vous par­lez de la situa­tion en Grèce mais vous cachez qu’il y a un article dans le trai­té de Maas­tricht et dans le trai­té de Lis­bonne qui inter­dit à l’Union euro­péenne de por­ter secours à la Grèce.

    Consta­tez l’échec des cri­tères que vous met­tez en œuvre pour construire l’Europe : vos dogmes de liber­té totale de cir­cu­la­tion des capi­taux, de libre concur­rence, mènent les Etats et l’Europe à la ruine.

    Le fait d’avoir lâché la bride aux spé­cu­la­teurs comme on l’a fait avec la liber­té totale de cir­cu­la­tion des capi­taux, le fait de prô­ner la concur­rence fis­cale qui abou­tit jusqu’à une fis­ca­li­té zéro sur le capi­tal et les socié­tés abou­tit peu à peu à assé­cher les bud­gets nationaux.

    Vous deman­dez aujourd’hui aux peuples, comme vous venez de le faire M. Almu­nia, de payer les pots cas­sés en pres­sant sur les salaires, en recu­lant l’âge de la retraite et en cas­sant les sys­tèmes de sécu­ri­té sociale.

    Il faut donc chan­ger tous ces critères :

    Rem­pla­cer le pacte de sta­bi­li­té par un pacte de déve­lop­pe­ment humain pour le tra­vail, l’emploi, le finan­ce­ment d’infrastructure répon­dant au défi écologique.

    Modi­fier le rôle et les mis­sions de la Banque Cen­trale Euro­péenne pour que l’Euro devienne une mon­naie com­mune soli­daire au ser­vice des peuples et que la Banque Cen­trale euro­péenne aide réso­lu­ment les Etats contre les mar­chés finan­ciers avec un nou­veau sys­tème de cré­dit sélec­tif pour l’emploi, la for­ma­tion, la pro­tec­tion de l’environnement.
    Déci­der d’initiatives nou­velles contre la fraude fis­cale, contre l’évasion des capi­taux, et fer­mer les para­dis fis­caux, comme cela avait été promis.

    Avoir le cou­rage de taxer les mou­ve­ments de capi­taux spéculatifs ».

    Le groupe GUE à l’As­sem­blée euro­péenne for­mule des pro­po­si­tions qui sont aus­si les reven­di­ca­tions « gagnantes » à venir pour tous les mou­ve­ments sociaux euro­péens, et déjà des vic­toires sont pos­sibles s’il y a mobi­li­sa­tion unitaire.

    Der­nier exemple de vic­toire acquise au Par­le­ment euro­péen : Le pro­jet SWIFT est rejeté !
     » http://​patri​ck​le​hya​ric​.net/ 3 days ago »

    Réponse
  32. gilles

    Alain,

    • « Cau­sez tou­jours ! De toute façon, vous avez bête­ment accep­té le noeud cou­lant du sou­ve­rai­nisme euro­péen que nous avions pré­pa­ré contre vous de longue date. » 

    • « Ah, ils sont tou­chants avec leurs belles reven­di­ca­tions à la GUE, ce qu’ils sont bêtes, ils croient sans doute que nous allons obtem­pé­rer à ces belles paroles, nous n’a­vons peur que de la rue et de l’é­cha­faud, le Par­le­ment, c’est pour vous engluer, vous enfu­mer, ah, ah, ce n’est pas la GUE, c’est la GLUE que nous avons devant nous ! » 

    • « Enfin, ils sont bien pra­tiques pour faire ava­ler la pilule, si ils n’exis­taient pas, ils fau­drait les inventer ! » 

    C’est ce que pensent les euro­crates quand ils entendent les pro­po­si­tions des communistes.

    Réponse
  33. Alain

    oui, Gilles, et s’ils lisent la menace que vous repré­sen­tez, ils ont alors vraie­ment peur, non ?

    Ou bien rigolent-ils encore plus, sachant que là c’est le peuple qui se fait peur à lui-même avec sa reven­di­ca­tion sourde et bes­tiale de peine de mort…

    Où est donc l’im­puis­sance si ce n’est jus­te­ment à hur­ler sim­ple­ment des sen­ti­ments de haine en guise de « solu­tions viables » ?

    Pour­quoi aurait-t-on besoin d’un « prix Nobel Cré­dible » si l’on pré­ten­dait qu’une bonne guillo­tine répu­bli­caine suffirait ?

    Je vous laisse prendre votre respion­sa­bi­li­té d’ex­tré­miste dan­ge­reux, puisque vous allez si vite en suf­fi­sance popu­liste avec votre « GLUE » !

    Déso­lé, la perte de cré­di­bi­li­té réside dans ces pen­sées rac­cour­cies expé­di­tives et fina­le­ment démo­bi­li­sa­trices, ca seules quelques per­sonnes en phase de pétage de plomb suivent ces élans sté­riles , le telmps que jeu­nesse se passe : c’est « l’é­ter­nel gau­chisme », qui nous accom­pagne depuis plus d’un siècle sans avoir arra­ché une seule véri­table avan­cée sociale , contrai­re­ment par exemple à ces par­tis qui ont su créer le Conseil Natio­nal de la Résis­tance… le groupe GUE est une vraie épine dans le pied pour cette « Europe », et d’ailleurs, si vous lisez vrai­ment sans par­ti pris hai­neux, vous pou­vez sûre­ment com­prendre que la démarche GUE fait par­tie du pro­ces­sus qui abou­tit au chan­tage au 49A…Sans ran­cune. espé­rant ne pas être res­pon­sable de votre hyper­ten­sion, ami­ca­le­ment même !

    Réponse
  34. gilles

    Alain, vous n’êtes en rien res­pon­sable, l’ex­tré­misme n’est pas de notre côté, il l’est du côté des dog­ma­tiques de la construc­tion d’une sou­ve­rai­ne­té euro­péiste de mar­ché libre-échan­giste, mar­ché qui selon eux doit s’oc­cu­per de tout puis­qu’il est auto-régu­la­teur et dis­pen­sa­teur de tous les bien­faits dans tous les domaines.

    Je ne sais pas si tu as lu Sapir sur le forum :

    « Aujourd’­hui, si les forces de gauche ne pré­emptent pas cette ques­tion rapi­de­ment, à la fois sur la ques­tion du pro­tec­tion­nisme et sur la ques­tion de la mon­naie, il est à craindre, non pas en 2012, mais peut-être en 2017, que ce soit le Front Natio­nal qui le fasse. De ce point de vue-là, je n’ai jamais cru dans l’his­toire de la mort du Front Natio­nal, ou plus exac­te­ment la mort du Front Natio­nal s’est comme celle de Marc Twain- « la nou­velle de ma mort est quelque peu exa­gé­rée ». Le Front Natio­nal conti­nue d’être un acteur poli­tique en France, et cet acteur ver­ra s’ou­vrir poli­ti­que­ment devant lui une ave­nue, et peut-être même plus qu’une ave­nue, si en 2012 nous ne sommes pas capables d’in­té­grer ces dimen­sions de pro­tec­tion­nisme et la dimen­sion moné­taire dans le cadre d’une poli­tique de gauche.

    Ça, il faut être très très clair aujourd’­hui. D’ores et déjà on voit que le dis­cours de l’UMP sar­ko­ziste est en train de perdre de sa cré­di­bi­li­té très rapi­de­ment. Il va y avoir un retour de balan­cier vers les socia­listes et tout dépen­dra de la nature du dis­cours qu’ils tien­dront. S’ils conti­nuent à déve­lop­per un dis­cours léni­fiant sur l’Eu­rope, qui pré­sente l’Eu­rope en fait comme la somme des bonnes volon­tés et non pas comme un com­bat, et par­fois un com­bat violent du point de vue de la construc­tion des ins­ti­tu­tions, alors, d’une cer­taine manière, ils vont eux ouvrir ce véri­table bou­le­vard au Front Natio­nal. Nous sommes dans une situa­tion qui est assez com­plexe, qui est assez pré­oc­cu­pante, et c’est pour cela que je dis que les enjeux poli­tiques de l’é­lec­tion de 2012 me semblent tout à fait considérables… »

    Réponse
  35. Alain

    Il semble bien que les domi­nants euro­péens aient déjà envi­sa­gé le scé­na­rio des replis natio­na­listes et de la mon­tée des fachismes dans une europe qui res­te­ra encore d’au­tant mieux sou­mise à la domi­na­tion des mêmes firmes qui tiraient déjà toutes les ficelles dans les années 30 dites de « la mon­tée des nationalismes »…

    Il se peut même que cette pers­pec­tive inté­resse les domi­nants réels qui sont « en deuxième rideau » aux com­mandes des USA.

    Pas besoin de « théo­rie du com­plot » : il suf­fit de relire l’His­toire, éter­nel recommencement.

    Le sta­li­nisme puis la course aux arme­ments de la guerre froide arran­gèrent bien les affaires de tout ce monde qui spé­cule sur le pire…

    De la même façon que les inté­grismes reli­gieux sont favo­ri­sés plu­tôt que les mou­ve­ments laïques au moyen orient, « nous » sommes des « inter­lo­cu­teurs indé­si­rés » avec nos prin­cipes et notre phi­lo­so­phie huma­nistes, qu’ils habitent une « forme par­ti » ou bien « un réseau citoyen »…

    Qu’im­porte le fla­con (démo­cra­ties for­melles ou dic­ta­tures popu­listes), pour­vu que les domi­nants pos­ses­seurs du nerf de la guerre aient leur ivresse !

    Il me semble temps d’in­ven­ter et de mettre en oeuvre une « intel­li­gence popu­laire » capable d’as­so­cier dans un même « pro­ces­sus de libé­ra­tion » ce que font de mieux les uns et les autres, sans se figer sur ce qu’ils font de médiocre : je veux dire que les uns ne sont nui­sibles à « la cause com­mune » que si les autres sont inca­pables de posi­ti­ver et de faire émer­ger une « syner­gie », et réciproquement :

    à cher­cher et culti­ver les soi-disant « incom­pa­ti­bi­li­tés » cha­cun s’i­sole dans du sec­ta­risme impuis­sant, fina­le­ment « retour à la médio­cri­té attendue ».

    La GUE n’est pas votre « GLUE », si vous accep­tez de ne pas vous sur­es­ti­mer et de ne pas cra­cher sur une part néces­saire de votre propre « camp » de façon irraisonnée.

    Le ras­sem­ble­ment « à tout prix » est illu­soire, mais le refus à prio­ri d’un ras­sem­ble­ment où se cultive l’es­sen­tiel, c’est ser­vir « l’en­ne­mi » sur un plateau !

    Bien sûr, si j’ai dans mes oeillères impri­mé d’a­vance « ven­du ! » sur « cet Autre » qui me tend la main, autant gra­ver tout de suite sur ma tombe « ci-git un qui­dam qui ne fut pas ven­du »…Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  36. Catherine

    Réponse mes­sage 34.

    Oui, oui, mille fois oui, Di Giro­la­mo, tu as rai­son, j’en suis convain­cue de plus en plus, tra­vaill­ler en local pour que ça agisse en glo­bal, c’est par­mi l’une des der­nières voies de salut probablement .

    Je suis per­sua­dée de cela depuis long­temps, et plus le temps passe et plus l’inéluctabilité de ce tra­vail en local s’avère être d’une extrême per­ti­nence. Mais le hic vois-tu, c’est que mal­gré cette convic­tion, je n’arrive pas à mettre ça en place, là où j’habite.

    D’abord, je suis toute seule ici, le jeune couple qui était avec moi pour les mocries a démé­na­gé, je ne sais à quel saint en appe­ler, com­ment faire, l’énormité du tra­vail m’accable avant même de com​men​cer​.Et pour­tant, je ne suis pas en manque d’éner­gie, je crois.

    De plus, l’exemple des Amis du Monde Diplo­ma­tique n’est pas sans en rajou­ter une couche. Je m’explique. Les réunions ont lieu à Lille, et béné­fi­cient de l‘aura du dit jour­nal et mal­gré cela l’audience est mai­gri­chonne. Alors je me dis, si déjà à Lille , c’est comme ça, avec cepen­dant l’impact du jour­nal, qu’est-ce que ça va don­ner là où j‘habite, à 30 kms de là, et sans le rayon­ne­ment du jour­nal, je vais inté­res­ser qui ? et avec quels moyens ? l’énergie déployée ne va-t-elle pas être inver­se­ment pro­por­tion­nelle aux effets ? Autant de fac­teurs qui viennent frei­ner ce désir qui me taraude néan­moins. Je suis presque cer­taine que plein d’autres per­sonnes vivent les mêmes ambi­va­lences que moi.

    En fait, je vou­lais sur­tout aujourd’hui, que ton mes­sage ne reste pas sans écho Di Giro­la­mo, je vou­lais que tu saches qu’il est enten­du et appré­cié par une mul­ti­tude de per­sonnes, c’est abso­lu­ment cer­tain, je vou­lais donc te remer­cier pour ce beau tra­vail et peut-être aus­si inter­pel­ler les uns et les autres pour savoir com­ment ce serait pos­sible de réa­li­ser cela, sans que ça tombe à l’eau trop vite, réunir le plus de chance, j’avoue que je ne sais pas com­ment faire et sur­tout avec qui.

    Beau­coup d’interrogations donc qui res­te­ront en sus­pens mais l’occasion sur­tout de te tirer un coup de cha­peau bien justifié.

    Réponse
  37. Di Girolamo

    Mer­ci catherine
    Sans doute que je viens cher­cher un peu de sou­tien là aus­si sur des « blogs amis » où je sais que se cotoient des gens que j’estime ;
    hier je par­ti­ci­pais à un « comi­té de pilo­tage » du pays : des char­gés de mis­sion, la coor­di­na­trice du contrat de pays , la coor­di­na­trice de Rhône Alpes, Mon­sieur « le pré­sident dépu­té maire » ‚des pré­si­dents, vices pré­si­dents cc de com­munes , maires.….
    Sur une enve­loppe régio­nale de 7 100 010 Euros le contrat de pays Ardèche Verte (6 cc de com­munes) a man­gé 6 419 600 Euros , régio­nale et sur les 2 120 000 Euros du dépar­te­ment , 2 032593 Euros , soit une « consom­ma­tion » d’ envi­ron 90% des enve­loppes allouées.
    Arti­sa­nat ‚Com­merce, Culture, Cadre de Vie ‚Tou­risme consomment de 95 à 99% des bud­gets alloués mais l’a­gri­cul­ture .…52%!
    Il y a qq chose qui ne va pas dans ces contrats ! Dans la manière d’a­bor­der le déve­lop­pe­ment des pays et dans les règles d’at­tri­bu­tions ..Au final , toutes ces rela­tives énormes sommes d’argent sont elles bien uti­li­sées ? S’y prend on bien pour déve­lop­per les pays , le pays ? Est ce bien en lien avec les enjeux glo­baux dont on parle ici ?
    Les Conseils Locaux de déve­lop­pe­ment nous per­mettent à nous citoyens(devraient théo­ri­que­ment le faire ) de mettre le nez dans ce qui nous regarde , de suivre à toutes les étapes ces contrats , de prendre la parole et de don­ner des avis consul­ta­tifs (qui sont écou­tés et comptent s’ils sont sensés )
    c’est la pre­mière mis­sion des CLD : sui­vi des contrats , tra­vaux dans les com­mis­sions thé­ma­tiques en contact direct avec les élus locaux
    La deuxième mis­sion , celle qui pose le plus pro­blème et qui est en train de « foutre la panique  » dans notre contrat parce qu’une forte et vio­lente résis­tance s’est orga­ni­sée contre cela( contre moi et un ami) , c’est de faire réel­le­ment par­ti­ci­per les acteurs, habi­tants des ter­ri­toires , aux réflexions actions , c’est de faire de ces outils admi­nis­tra­tifs confi­den­tiels , de vrais outils per­ma­nant de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive .C’est face à la crise glo­bale mobi­li­ser concrè­te­ment sur des actions locales …Bon trop long pour le détail !
    Si tu as un CLD dans ton coin ‚va voir , observer…L’accès est libre , ouvert à tous , sans cotisation .

    Bonne jour­née à tous

    Et pro­fon­dé­ment mer­ci cathe­rine de n’a­voir pas lais­sé sans écho un petite demande pas­sa­gère de récon­fort (et tou­jours chez moi le même besoin de véri­fier que je ne sois pas trop « à côté de la plaque »)

    Réponse
  38. gilles

    à Di Giro­la­mo, mer­ci pour votre cou­rage, avec le local, agir est à por­tée de main, ce cela qui est dif­fi­cile et éreintant !

    Réponse
  39. Alain

    « Je me suis ins­crit dans le Conseil local pour faire appli­quer la loi et faire de cet outil pays un véri­table outil public dans le sens de reprendre le pou­voir (…)Pour­tant je constate que ces outils sont com­plè­te­ment mécon­nus et donc pas com­pris et donc pas inves­tis… »(Di Girolamo)

    N’y a‑t-il pas contra­dic­tion entre les modes de vie et de tra­vail (où est pas­sé le fameux « temps libre »?), et la néces­si­té , pour faire vivre concrè­te­ment une citoyen­ne­té au plus près de la vérité ?

    La régres­sion impo­sée à la socié­té pour ser­vir l’argent des spé­cu­la­teurs, elle condamne « le temps libre citoyen », et de moins en moins « nous  » ne sommes dis­po­nibles pour « être pré­sents »…(menace sur les retraites comprise).

    Pas ques­tion , bien sûr d’ab­di­quer, il s’a­git de s’en­cou­ra­ger les uns les autres à « intervenir ».

    Réponse
  40. Alain

    Il faut voir com­ment, dès la plus petite asso­cia­tion de citoyens, y com­pris celle qui se pro­pose jus­te­ment d’être « un espace citoyen », la ten­dance qui se mani­feste qua­si­ment « auto­ma­ti­que­ment », est celle qui consiste à « s’a­li­gner » der­rière un « chef de meute » : on finit « tou­jours » par « délé­guer » à un pré­sident d’as­so­cia­tion qui « natu­rel­le­ment » devient par son mérite évident et son inves­tis­se­ment per­son­nel sin­cère, « la figure même de l’association ».

    …Ce qui finit par repo­ser l’é­ter­nel pro­blème de l’en­dor­mis­se­ment géné­ral, puis de « l’im­puis­sance citoyenne », face à des contraintes « socié­tales » dépas­sant lar­ge­ment les capa­ci­tés de résis­tance créa­tive du « local ».

    Bien sûr, ce tableau est pes­si­miste, mais pour ne pas res­ter pri­son­nier d’un tel constat, ne faut-il pas culti­ver l’ap­ti­tude des citoyens à « voir grand », c’est-à-dire, à refu­ser la modes­tie soi-disant ver­tueuse qui les can­tonne à une vision étri­quée des problèmes ?

    Sommes nous vrai­ment faits pour « jouer petits bras » ?

    Per­son­nel­le­ment je ne peux sépa­rer mon « rêve » de mon « quotidien ».

    Je pense qu’il est temps de se pré­oc­cu­per des orches­tra­tions per­met­tant à la force d’o­ri­gine popu­laire d’at­teindre simul­ta­né­ment ses objec­tifs « locaux » et une cible bien plus « glo­bale », avec un espoir de rendre l’in­ter­ven­tion citoyenne plus effi­cace donc plus ten­tante « par­tout et pour tous » : on ne peut pas igno­rer les inter­dé­pen­dances entre local et glo­bal, y com­pris au niveau de la « conscience du monde » qui déter­mine pour une part les com­por­te­ments individuels.

    ..Et ce que redoutent vrai­ment « les domi­nants », n’est-ce pas l’é­mer­gence « pos­sible » d’une prise de conscience uni­ver­selle de ce qu’il y a d’ob­so­lète et for­cé­ment « à dépas­ser » dans le sys­tème glo­bal actuel ?

    Réponse
  41. Alain

    @ Gilles …vous écri­vez : « Le Front Natio­nal conti­nue d’être un acteur poli­tique en France, et cet acteur ver­ra s’ou­vrir poli­ti­que­ment devant lui une avenue »…

    Per­met­tez moi de vous répondre qu’a­lors, les ques­tions dont nous débat­tons ici seront abso­lu­ment dépas­sées et hors sujet, sauf pour les incons­cients et les psy­cho­pathes rivés à des idées fixes n’ayant plus rien à voir avec « ce qui se passe réellement » :

    Car en effet, ce qui se pro­dui­ra à ce moment-là, ce sera un médiocre bégaie­ment de l’his­toire, avec des rots nau­séa­bonds qu’il fau­dra balayer avec un ras­sem­ble­ment qui, néces­si­té fai­sant loi, ira des com­mu­nistes aux gaul­listes en pas­sant par les socia­listes et tous les antifascistes :

    cela c’est simple, clair et net, alors ces­sons de faire mar­cher les gogos avec cette peur : il y a contre les chiens racistes plus de stoks de « vac­cins » encore que contre la grippe A…Qui pour­tant avait un « bou­le­vard nom­mé hiver » selon les trom­pêtes de la pétoche…

    Reste donc néces­saire la dis­cus­sion sereine à tête repo­sée, sur l’u­ti­li­té (l’ef­fi­ca­ci­té réelle à long terme)ou pas du dit « protectionnisme » :
    Quel degré de pro­tec­tion­nisme, et sur­tout quelle « intel­li­gence » y mettre, c’est-à-dire, com­ment marier un cer­tain recours au pro­tec­tion­nisme avec des mesures inno­vantes en matière de coopé­ra­tion inter­na­tio­nale, ce qui est l’op­po­sé du conser­va­tisme et de la fer­me­ture à « tout ce qui vient de l’é­tran­ger », solu­tion « déjà vue et déjà vaincue »…

    C’est une ques­tion plus éco­no­mique que poli­tique, bien que, si l’on en vient à faire du « moyen du pro­tec­tion­nisme » un but en soi, l’on dérape dans une idéo­lo­gie que per­son­nel­le­ment j’ap­pelle « idéo­lo­gie à la c.. »!

    Bien sûr, il faut remettre en cause de toutes nos forces les cri­tères de Maas­tricht, et obte­nir, à l’is­sue des luttes sociales Por­tu­gaises, Irlandaise,Grècques, Espa­gnoles… voire « cégé­tistes »(car pour l’ins­tant la CGT est bien seule en France à résis­ter vrai­ment farou­che­ment aux licen­cie­ments bour­siers et Cie), obte­nir la rené­go­cia­tion EN EUROPE des trai­tés incom­pa­tibles avec « la paix sociale en europe »…

    Non, mon­sieur Gilles, LE PEN n’a pas vrai­ment de « bou­le­vard » devant lui, c’est plu­tôt la CGT qui en a un en Europe avec les syn­di­ca­listes euro­péens des « PIGS » !

    Ami­tiés antifascistes !

    Réponse
  42. Alain

    à lire en tota­li­té sur Bel­la­ciao de ce jour :
    Un débat et des enjeux euro­péens …ou petite leçon de syn­di­ca­lisme de lutte à l’intention des sceptiques
    de Charles Hoa­reau

    « En Grèce, comme en France la ligne de par­tage sur le plan éco­no­mique ne se situe pas entre ce que nos médias appellent « gauche et droite » mais dans l’attitude à avoir vis-à-vis du capi­tal et de ses ins­ti­tu­tions :UE, BCE, FMI.

    Le pré­texte de la dette ou pire de la tricherie
    A en croire (mais les croit-on ?) celles et ceux qui ont repris sans sour­ciller l’analyse du Finan­cial Times, tous les pro­blèmes de la Grèce vien­draient de son défi­cit et sur­tout du fait qu’elle ait caché celui-ci. Cela ne tient pas trop la route.

    (…) comme le fait remar­quer si jus­te­ment le Par­ti Com­mu­niste Por­tu­gais « la Grèce n’est pas un cas unique. Presque tous les gou­ver­ne­ments de l’UE, pour résoudre la crise finan­cière de 2009, n’ont pas trou­vé de meilleure solu­tion que de trans­for­mer les caisses de l’Etat en une bourse au ser­vice des mono­poles et des banques conta­mi­nées par la spé­cu­la­tion finan­cière. 20 sur 27 des pays de l’UE en 2009 ont mon­tré un défi­cit qui a dépas­sé les 3% du PIB comme norme fixée arbi­trai­re­ment par Maas­tricht. Dans le pas­sé déjà cette norme n’avait pas été obser­vée à plu­sieurs reprises par la France et l’Allemagne. Actuel­le­ment, le défi­cit de l’Irlande est de 12,5%, celui de la Grande-Bre­tagne de 12,1%, de l’Espagne 11,1%, du Por­tu­gal de 9,3%, de la France 7,9%, etc. 3 On peut donc conclure que le bruit sur la situa­tion finan­cière de la Grèce vise à jus­ti­fier davan­tage une offen­sive plus géné­rale du grand capi­tal contre les droits des tra­vailleurs pour sou­ti­rer le peu qui reste aux sala­riés appau­vris et pour les for­cer à payer les aléas de l’économie du casino. »

    (…)Avec ce plan le pre­mier ministre grec enterre ses pro­messes élec­to­rales en s’attaquant dure­ment aux droits des tra­vailleurs.(…) Seul au plan poli­tique le KKE s’est oppo­sé à ce plan.

    Cette diver­gence poli­tique se retrouve aus­si au plan syndical.

    Il y a en Grèce deux confé­dé­ra­tions syndicales(…)au milieu de ces deux confé­dé­ra­tions s’est créé le PAME (415 000 adhé­rent-e‑s), orga­ni­sa­tion qui, ne vou­lant pas créer de divi­sion syn­di­cale entend sim­ple­ment regrou­per les mili­tants syn­di­caux se situant sur des bases de luttes des classes et les com­mu­nistes du KKE.

    Les « asso­ciés éco­no­miques »(…) ont répon­du mas­si­ve­ment au pre­mier appel du seul PAME à l’action du 17 décembre der­nier sur le thème le gou­ver­ne­ment ne doit pas céder et répondre aux reven­di­ca­tions des tra­vailleurs d’autant qu’il a été élu sur une vague de mécon­ten­te­ment social. Si l’UE veut impo­ser sa loi le gou­ver­ne­ment peut et doit résister…quitte à sor­tir de la zone euro.(…)

    Dès le 10 février au soir, fort de son suc­cès, le PAME annon­ça la jour­née du 24 février….et la GSEE dans la fou­lée annon­çait sa par­ti­ci­pa­tion à cette journée.(…)

    Un débat à l’échelle du continent

    Le débat syn­di­ca­lo-poli­tique évi­dem­ment dépasse les fron­tières helléniques.(…)

    La Grèce sert de banc d’essai aux gou­ver­ne­ments des pays de l’UE où par­tout les gou­ver­ne­ments ont mis à l’ordre du jour casse des acquis, de la pro­tec­tion sociale et des ser­vices publics. C’est tel­le­ment vrai que les diri­geants euro­péens viennent de fran­chir une nou­velle étape en pré­ten­dant mettre la poli­tique d’un pays sous tutelle « en liai­son avec la BCE » et « en s’appuyant sur l’expertise du FMI ». C’est la pre­mière fois que la sou­ve­rai­ne­té d’un pays est ouver­te­ment remise en cause par des ins­tances supra­na­tio­nales qui n’ont elles-mêmes aucune légi­ti­mi­té démocratique.

    Mais dans ce débat les tenants de l’euro se sont pris à leur propre piège. Outre l’aspect anti démo­cra­tique et le non res­pect de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale les choix actuels mettent en lumière les contra­dic­tions économiques.

    En mena­çant la Grèce d’exclusion de la zone euro, Wes­ter­welle le vice-chan­ce­lier alle­mand, a fait d’un tabou une ques­tion d’actualité crédible.
    (…)
    Autre­ment dit l’euro ne nous a pro­té­gés de rien du tout !
    (…)

    A l’inverse le PAME qui a dit chiche ! (et a ren­con­tré ain­si l’adhésion popu­laire) a mis tout le monde d’accord. A méditer. »

    Ma conclu­sion de cette lecture :
    Le PAME est à la Grèce ce que la CGT est à la France.
    En disant « chiche » au retrait de la zone Euro, ce syn­di­cat ouvre « un bou­le­vard » au mou­ve­ment social européen !

    Réponse
  43. Alain

    http://​www​.marian​ne2​.fr/​P​o​u​r​q​u​o​i​-​l​a​-​G​r​e​c​e​-​s​o​r​t​i​r​a​-​d​e​-​l​-​E​u​r​o​_​a​1​8​9​6​3​4​.​h​tml

    Quand le maître a abu­sé de l’es­clave, que reste-t-il au maître ?

    Quant à l’es­clave, on lui dit « droit à la vie », mais il entend enfin « droit de révolte »

    Les limites de la « phi­lo­so­phie néo­li­bé­rale » sont atteintes :

    « J’ai bon espoir que les phi­lo­so­phies néo­li­bé­rales cupides ne seront plus tolé­rées avant longtemps »

    Stein­gri­mur Sig­fus­son, ministre des Finances D’Islande

    Autre cita­tion , de l’an­cien ministre islan­dais Ogmun­dur Jonasson :
    « les peuples étran­gers sont de plus en plus conscients que ce n’est pas un conflit entre Etats, mais une dis­pute entre le peuple et le capi­tal »

    Enfin , voi­ci le gros mot du siècle : « SALAIRES » !

    Réponse
  44. Alain

    Orga­ni­sa­tion de la rare­té de l’argent :

    On peut lire dans Marianne et dans l’hu­ma de ces der­niers jours ce que « la crise » est , comme fes­tin, pour les spé­cu­la­teurs dominants.

    Ceux-ci se pré­ci­pitent sur « l’emprunt grec » à 6.5%…

    Les jeunes cher­chant à échap­per aux loyers trop chers ne trou­ve­ront donc plus les taux encore viables de 3.5% pour leur acqui­si­tion d’un logement :

    Bien­tôt mes­sieurs les ban­quiers auront la clien­tèle éta­tique bien plus juteuse, et le seul tra­vail des ban­quiers consis­te­ra à dire « cass’­toi pôv’­con » au popu­lo pré­ten­dant accé­der à un « patri­moine populaire »…

    Les condi­tions devraient donc être réunies pour que l’on tienne fran­che­ment un lan­gage de pro­lé­taires par­lant aux prolétaires…Cependant les médias « domi­nants » par­viennent encore à y échap­per en inven­tant de faux débats, des que­relles de faux-giels, de faux-debouts et de faux-laïques, basés sur la culture des sen­ti­ments de haine , de xéno­pho­bie et de peur…

    Quant à l’é­norme véri­té du vécu, elle res­te­ra tabou, à tel point que même si l’on passe 4 fois par jour devant le titre de marianne « SARKO MENTEUR », on mar­mon­ne­ra tou­jours contre un voile aper­çu sur une triste tête, ou contre un bon­bon volé par un gamin mal élevé…

    Réponse
  45. Ana Sailland

    L’in­di­cible est à dire, impu­dique et néces­saire maladresse.

    Car à cette heure, l’é­vi­dence est encore clas­sée folie. Bien que ça change un peu …

    ~~~~~~~~ la conci­sion sera ici mon souci

    L’argent n’existe que parce que nous avons peur de don­ner plus que ce que nous recevons.
    C’est la cause des causes des causes.

    Résor­bons cette peur et la mon­naie ne sera plus utile.

    En fait nous vivons la civi­li­sa­tion du troc, amé­lio­rée pour ergo­no­mie par l’in­ven­tion de la mon­naie : elle per­met d’é­chan­ger des mitrailleuses contre des bibe­rons. Bien triste amélioration.

    La peur ances­trale et pré­his­to­rique de don­ner trop, alias la peur d’être le din­don de la farce, dou­blée de la capa­ci­té de sto­cker induite par la mon­naie impu­tres­cible, c’est cela qui engendre le tro­pisme à la thé­sau­ri­sa­tion, la logique du pro­fit, la rapa­ci­té, le meurtre éco­lo­gique de la Terre.

    Vue du ciel ou mieux encore du cos­mos, pour pou­voir voir il faut savoir s’i­ma­gi­ner au loin, la Terre ne pour­ra s’en sor­tir que si nous savons pas­ser de la civi­li­sa­tion du troc à la civi­li­sa­tion du don. Trans­mu­ta­tion alchi­mique qui per­met­tra de trans­for­mer l’or en gentillesse.

    Le don ne confère aucun droit à celui qui donne ni aucun devoir à celui qui reçoit. Il est l’an­ti­thèse du troc. Pas­ser de l’un à l’autre est une révo­lu­tion psy­chique, indé­pen­dante du légis­la­tif. Néces­saire. Vitale.

    C’est le chal­lenge du mil­lé­naire qui vient.

    dimanche 18 décembre 2011, 3h48

    Ana Sailland

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    Réponse

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