L’ARGENT DETTE 2 (« promesses chimériques ») est enfin arrivé ! Ne ratez pas ça, et faites-le connaître…

9/01/2010 | 40 commentaires

Chers amis,

Je vous recom­mande cha­leu­reu­se­ment de prendre une heure et demie, en famille ou entre amis, pour voir et étu­dier un film impor­tant (*) :

https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​b​q​ww7

L’Argent Dette 2 : Pro­messes Chi­mé­riques 2010 FR inté­gral
envoyé par bankster2008. – L’in­fo video en direct.

C’est vrai­ment un texte puis­sant et important.

Certes, les images et ani­ma­tions sont médiocres, mais le texte n’en est que plus impor­tant et audible.

Jugez vous-mêmes, vous ver­rez. Ça devient de plus en plus fort jus­qu’à la fin, vraiment.

Vous êtes per­son­nel­le­ment concer­né au plus haut point par ce sujet cen­tral et urgent.

C’est fin 2006, il y a trois ans déjà, que j’ai ouvert les yeux sur l’ar­naque éhon­tée de la créa­tion moné­taire pri­vée, et c’est le 1er mai 2007 que j’ai publié une pre­mière pro­tes­ta­tion indi­gnée : « Non, ce n’est pas « trop cher » : le finan­ce­ment des besoins col­lec­tifs est ren­du sciem­ment rui­neux par un sabor­dage moné­taire éton­nant ».

Aujourd’­hui, ce (deuxième) film de Paul Gri­gnon, « L’ARGENT DETTE 2 », est un outil péda­go­gique très bien fait pour géné­ra­li­ser la prise de conscience citoyenne sur la néces­saire et urgente natio­na­li­sa­tion inté­grale de la créa­tion monétaire.

Je vous laisse voir ça tran­quille­ment. Dès que j’au­rai le script, je vous le passerai.

Étienne.

_____________

Le film « L’argent dette 2 » rem­place et amé­liore sa pre­mière ver­sion, « L’argent dette ». Pour ma part, j’ai pris 17 pages de notes en regar­dant ce deuxième film, et ça m’a donc pris 3 ou 4 heures, mais c’est vrai­ment impor­tant, ça vaut le coup.

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Étienne

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40 Commentaires

  1. Le concombre masqué

    Bon­jour à tous et mer­ci à Étienne pour ta clair­voyance sur l’ar­naque de la créa­tion moné­taire pri­vée et sur la sor­tie du laby­rinthe euro­péen alors que beau­coup tournent encore en rond avec leur slo­gans « D’autres Europes », « Une autre Europe est possible. »

    Je te cite : 
    « Réfor­mer les les ins­ti­tu­tions euro­péennes ?! Mais comment ?
    Pas comme hier : ce n’est plus pos­sible ; nous n’a­vons jamais été aus­si nom­breux ni aus­si différents. »

    « Jacques, vous savez bien qu’on ne peut plus modi­fier les ins­ti­tu­tions euro­péennes, le piège est main­te­nant ver­rouillé : la double ou triple una­ni­mi­té requise pour toute révi­sion est pra­ti­que­ment impos­sible à 27, concrè­te­ment, réellement. 
    Il n’y a pas de pré­cé­dent : on n’a jamais réfor­mé ces ins­ti­tu­tions à 27 États membres et libres de déci­der. Le pas­sé n’est donc d’au­cun recours ici pour être opti­miste, je trouve.
    La seule issue est la sor­tie du piège.
    Article 49A du TL.
    Vite.
    Avant d’a­voir été com­plè­te­ment dés­in­dus­tria­li­sés par l’i­déo­lo­gie libre-échan­giste des multinationales.
    Quels par­tis pro­posent de sor­tir sim­ple­ment du piège ?
    Étienne. »

    Réponse
  2. Christophe

    Cette Union Euro­péenne qui impose sa poli­tique de l’Eu­ro fort dont on sait qu’elle est anti­no­mique avec la créa­tion d’emploi. Mais que vou­lez vous entre le capi­tal et le tra­vail nos élites poli­tiques ont choi­si depuis long­temps. Car vous com­pre­nez bien qu’une mon­naie forte rap­porte plus à ceux qui font tra­vailler l’argent.

    C’est sans doute la rai­son pour laquelle ni les poli­tiques du sys­tème, ni les jour­na­listes ne parlent jamais des 100 mil­liard d’eu­ro qui ont été per­dus en vingt ans de la part des salaires sur le PIB, alors que la part des pro­fits, elle, ne cesse d’augmenter.

    Pour vous don­ner une idée, 100 mil­liard d’eu­ro si on les par­tage équi­ta­ble­ment entre les 39 mil­lions d’ac­tifs on pour­rait aug­men­ter chaque tra­vailleur d’en­vi­ron 200 euro men­suels. On pour­rait encore avec cette somme créer 4 mil­lion d’emploi. Vous vous ren­dez compte quel effet cela aurait sur la consom­ma­tion et sur la pro­tec­tion sociale ?

    Mais bien sûr à tous les spé­cia­listes de nous expli­quer que cela n’est pas pos­sible, que le mon­dia­lisme est iné­luc­table, c’est le sens de l’histoire. De toute façon il ne faut pas faire peur aux capi­ta­listes sinon ils vont par­tir à l’é­tran­ger. Comme si les spé­cu­la­teurs n’in­ves­tis­saient pas déjà sur les mar­chés mon­dia­li­sés. Mais de qui se moque-t-on ?

    De toute façon ces capi­ta­listes ne font pas beau­coup d’in­ves­tis­se­ment pro­duc­tif dans notre pays et c’est pour­tant le seul qui génère de l’emploi.

    Les action­naires sont une espèce pro­té­gée. Les par­le­men­taires demandent à ce qu’ex­cep­tion­nel­le­ment les bonus des tra­ders soient taxés cette année (qu’elle audace révo­lu­tion­naire!!!!) mais pas un mot sur ceux qui s’enrichissent par le tra­vail de leur argent.

    Enfin les cour­tiers en bourses peuvent dor­mir sur leur deux oreilles, car le gou­ver­ne­ment n’a pas l’air de vou­loir les faire pas­ser à la caisse.

    Les par­le­men­taires sont prag­ma­tiques ils pensent à leur réélec­tion. Ils font un peu de déma­go­gie mais Sar­ko­zy et ses ministres sont comme Oba­ma : ils ser­monnent les banques mais refusent de taxer les bonus.

    Certes ce n’est pas de l’UMP qu’il faut attendre des mesures en faveur du peuple de France, du peuple qui tra­vaille. Ni du NOUVEAU CENTRE, ni du MODEM du reste.

    Quand au PS à part se féli­ci­ter de leur ges­tion dans les régions et les dépar­te­ments (comme si cela avait une réelle influence sur notre quo­ti­dien) et dénon­cer le chan­ge­ment du mode de scru­tin (ils ont peur de n’être pas réélus) on ne trouve aucune pro­po­si­tion sérieuse.

    Nous avons désor­mais l’ha­bi­tude de toute cette gauche PS, PC, NPA qui a aban­don­né la défense du social pour le sociétal.

    Ils ont aban­don­né la défense concrète des tra­vailleurs, il sont pour le capi­ta­lisme et pour l’UE libé­rale. Il ne leur reste que l’an­ti-machisme et l’an­ti-fas­cisme pour prou­ver qu’ils sont de « gauche ».

    Nous savons très bien que ce n’est pas d’eux que vien­dra un chan­ge­ment de poli­tique pour la défense de nos ser­vices publics et pour la pro­tec­tion de nos emplois mena­cés par la concur­rence déloyale des pays sans pro­tec­tions sociale.

    Ce n’est pas non plus du côté du FN qui est un par­ti libé­ral, anti-fonc­tion­naire et qui a du mal à faire d’autres pro­po­si­tions que la stig­ma­ti­sa­tion des fonc­tion­naires et la lutte contre l’im­mi­gra­tion (en réa­li­té contre les ara­bo-musul­mans), sans même par­ler de ceux à qui pro­fite le dum­ping social. Sans doute cela les gêne de dire que le patro­nat fran­çais a fait venir des immi­grés pour cas­ser l’or­ga­ni­sa­tion ouvrière. Évi­dem­ment pour des anti-cégé­tiste et anti-com­mu­niste notoires ils se sentent plus proches de BOUYGUES que des ouvriers qui luttent pour une meilleure répar­ti­tion des richesses.

    Force est de consta­ter qu’il n’y a pas en France de par­ti qui ait la volon­té de répondre à cette forte demande du peuple.

    IL n’y a pas de par­ti qui ait conscience qu’il faut uti­li­ser la Nation comme mode de résis­tance à ce nou­vel Ordre mondial.

    IL n’y a pas de par­ti qui se donne le moyen de faire le choix des tra­vailleurs fran­çais contre les action­naires et qui prône une répar­ti­tion plus juste des richesses créées.

    IL n’y a pas de par­ti qui refuse tous les com­mu­nau­ta­rismes au nom de l’é­ga­li­té et de la fra­ter­ni­té de tous les citoyens au sein d’une répu­blique une, laïque et indivisible.

    IL n’y a pas de par­ti qui affirme clai­re­ment sa volon­té de sor­tir de l’UE comme seul moyen de construire une Europe sociale.

    Ce Par­ti il faut le créer sans tar­der. Il faut qu’il soit le ras­sem­ble­ment de toute la vraie résis­tance sur des bases claires et effi­caces. C’est mon sou­hait le plus cher !

    Chris­tophe

    Réponse
  3. A-J Holbecq

    Chris­tophe
    Juste une idée en l’air…(postée sur le forum)

    Et si on essayait juste de lan­cer non pas une « péti­tion » mais un enga­ge­ment indi­vi­duel, dans le genre :

    Moi, Citoyen Fran­çais, pro­fon­dé­ment déçu de l’o­rien­ta­tion qu’à prise l’U­nion Euro­péenne depuis Le trai­té de Maas­tricht signé le 7 février 1992 et les Trai­tés qui lui ont suc­cé­dés, m’en­gage par la pré­sente et jure de ne voter, lors des élec­tions pré­si­den­tielles et légis­la­tives de 2012, que pour des can­di­dats pro­po­sant solen­nel­le­ment et offi­ciel­le­ment la sor­tie de l’UE per­mise par l’ar­ticle 49A du trai­té de Lis­bonne, ou, si aucun ne me convient, de voter blanc.

    Qu’en pen­sez vous ?

    Réponse
  4. gilles

    Bon­soir AJH, je suis d’ac­cord avec ton enga­ge­ment et j’y sous­cris. Vois l’ar­ticle 49 A

    gilles

    Réponse
  5. A-J Holbecq

    Mis à part l’é­ven­tuelle néces­si­té d’une amé­lio­ra­tion de la for­mu­la­tion, l’autre ques­tion serait de savoir com­ment faire connaitre aux par­tis poli­tiques le nombre « d’en­ga­ge­ments » (ano­nymes, évidemment)afin qu’ils se rendent cmpte de la déter­mi­na­tion (si elle existe ?)

    Est ce nécessaire?.

    Un comp­teur ? Où ? comment ?

    Réponse
  6. Alain

    Moi, je m’en­ga­ge­rais à ne pas ache­ter une renault construite en Turquie…Et je ne vote­rais pas pour un par­ti ou un citoyen qui ne s’en­gage pas à rena­tio­na­li­ser tout ce qui le fut à la Libération.

    Le citoyen est à la croi­sée des des­tins des esclaves et des consom­ma­teurs. Infor­ma­tion sur ma page d’ac­cueil yahoo :

    « CAC 40 – 98 per­sonnes contrôlent les grandes entre­prises de la bourse de Paris »…

    JAMAIS JE NE M’HABITUERAI A CETTE « REALITE » !

    Après ce constat, les pro­cés en rin­gar­dise faits aux anti­li­bé­raux semblent risibles :

    Nous en sommes res­tés au scan­dale des « 200 familles », la socié­té « moderne » est bri­dée par une struc­ture sociale sénile.

    Oui, Gilles, je pense sérieu­se­ment à l’ar­ticle 49 A…Mais aus­si à « la rue », telle qu’elle figure sur l’af­fiche de MGB 2004…

    Réponse
  7. enoch

    Bon­jour,

    La sor­tie de l’Eu­rope comme elle nous est impo­sée à l’heure actuelle est une néces­si­té abso­lu­ment vitale.
    La consti­tu­tion d’une mon­naie com­mune et le retour à de mon­naies natio­nales sera une obli­ga­tion dans les 3 ans à venir.
    Et si il existe bien un par­ti qui reprenne l’en­semble de vos pro­po­si­tions et je suis éton­né que vous ne le men­tion­nez pas. Debout la Répu­blique de Nico­las Dupont-Aignan est le seul actuel dans cette idée et si près de 26 000 per­sonnes y ont adhé­rez (au sens ins­crip­tion) cette année ce n’est sur­ement pas par hasard.

    Réponse
  8. A-J Holbecq

    Oui Enoch, NDA pro­pose des choses proches de ce qu’on pour­rait consi­dé­rer comme une volon­té for­melle d’ap­pli­quer, après réfé­ren­dum, l’ar­ticle 49A, mais je n’ai lu aucune affir­ma­tion formelle.
    Je fais d’ailleurs par­ti de son groupe de sou­tien sur Facebook.

    Mais là, il ne s’a­git pas actuel­le­ment de faire la pro­mo­tion de tel ou tel par­ti poli­tique, mais qu’une majo­ri­té des par­tis s’en­gagent sur cette néces­si­té de quit­ter ou envi­sa­ger de quit­ter l’UE.

    Si cet enga­ge­ment devient « je m’en­gage à voter NDA », ce n’est même pas la peine : c’est plié avant de com­men­cer… Il faut lais­ser une liber­té de vote à la popu­la­tion au der­nier moment.

    Rien n’empêcherait de lis­ter, au fur et à mesure, les par­tis qui auraient signé eux aus­si un enga­ge­ment de deman­der l’ap­pli­ca­tion du 49A … je ne suis pas per­sua­dé que NDA, aujourd’­hui, le signe­rait. Il faut donc d’a­bord lan­cer un « mou­ve­ment » qui soit beau­coup plus large qu’un par­ti, un peu comme le mou­ve­ment du « non » avec Étienne en 2005.

    En fait je reprends en la sim­pli­fiant sur juste un point l’i­dée de John Buntz (SIMPOL )

    Ami­ca­le­ment

    AJH

    Réponse
  9. A-J Holbecq

    Je vou­drais rap­pe­ler qu’il y a un fil de dis­cus­sion sur le forum  » sor­tir de l’UE  » … ce serait mieux qu’i­ci, je pense

    Réponse
  10. enoch

    André Jacques Holbecq

    Nous sommes très nom­breux à DLR pour que le 49A devienne un enga­ge­ment for­mel. Cela en prend de plus en plus le chemin.
    Votre impli­ca­tion ain­si que celle d’E­tienne Chouard seraient des plus au sein de DLR pour faire bou­ger les choses et faire se grand ras­sem­ble­ment citoyen fort et entendu.
    Ne soyez pas per­sua­dué par contre qu’il ne le signe­rait pas, car nous sommes per­sua­dé du contraire.
    Les mou­ve­ments citoyens sont une néces­si­té vitale, mais l’en­ga­ge­ment poli­tique et l’ac­cès aux élec­tions res­tent, pour le moment, le moyen de faire chan­ger les choses.

    Réponse
  11. Alain

    Vous pou­vez aus­si adhé­rer à un tas d’autres orga­ni­sa­tions spon­so­ri­sées dis­po­sant d’un cré­dit de 1 à 2% selon les son­dages car il est bien connu que « plus on est divi­sé plus on est fort », et aus­si « plus on est désor­ga­ni­sé et destruc­tu­ré plus on est effi­cace » pour que rien ne change pour les domi­nants rasem­blés et orga­ni­sés pour « Un Max de Pouvoir »…

    Je note que la droite sait se ras­sem­bler après avoir ratis­sé large , et nul doute qu’en cas de « dan­ger mar­xiste », comme disait Pino­chet, plus aucun « ico­no­claste » ne dépasse des ali­gne­ments de guêtres.

    Réponse
  12. A-J Holbecq

    @Alain
    Je sou­tien­drai le PS lors­qu’il pro­po­se­ra une sor­tie de l’U.E.
    Mais en atten­dant, si moi je « sou­tiens » sur face­book (très condi­tion­nel) NDA, la pro­po­si­tion que je fais n’o­blige per­sonne à sou­te­nir qui que ce soit… il s’a­git seule­ment de mar­quer ain­si sa déter­mi­na­tion à ne plus voter pour un can­di­dat qui ne pro­po­se­ra pas for­mel­le­ment le retrait. C’est mon choix.

    Réponse
  13. André

    Bon­jour

    @ A‑J Holbecq

    Ayant par­ti­ci­pé à la cam­pagne pour le non en 2005, mani­fes­té contre la direc­tive Bol­ke­stein (qui revient au galop en cati­mi­ni) l’Eu­rope actuelle ne me convient pas.

    Tou­te­fois peut-on dire que sur le plan moné­taire la BCE (dont je condamne l’in­dé­pen­dance vis à vis des états) est res­pon­sable de tout.

    le taux direc­teur est de 1%, on est dans un sys­tème de change flot­tants, et une par­tie du pro­blème pro­vient bien des banques pri­vées qui conti­nuent à pro­fi­ter hon­teu­se­ment de leurs situations.

    Une natio­na­li­sa­tion par­tielle de ces banques ne serait-elle pas néces­saire, rien que pour sou­te­nir effi­ca­ce­ment l’é­co­no­mie réelle ?

    @ Enocq

    La sor­tie de l’UE n’est qu’une option pour DLR.
    Par ailleurs la sor­tie de l’Eu­rope fait par­tie des thèses du FN. 
    DLR (qui me cen­sure régu­liè­re­ment) ne veut nul­le­ment remettre en cause le sys­tème néo­li­bé­ral res­pon­sable de cette situa­tion, tout au plus un peu de pro­tec­tion­nisme comme les USA.

    Ce virage à droite et la cris­pa­tion sur les ques­tions sécu­ri­taires (les élec­tions appro­chantes) ne per­met pas de dire que vous sou­hai­tez un ras­sem­ble­ment large des citoyens !

    Réponse
  14. A-J Holbecq

    @ André

    Tout à fait d’ac­cord que le sys­tème moné­taire n’est pas le seul pro­blème : j’y rajoute un espace éco­no­mique com­mun avec des règles fis­cales et sociales dif­fé­rentes et une volon­té de libé­ra­lisme sans limite dans les échanges (fon­dé sur une erreur concep­tuelle : la sup­pres­sion de tous droits de douanes et de quo­tas d’im­por­ta­tion est bon pour tous)
    Je vous sug­gère de relire ici la magni­fique inter­view de Niko­noff dans l’é­mis­sion « des sous et des hommes »

    C’est à débattre, je puis me trom­per, mais je ne pense pas que la natio­na­li­sa­tion par­tielle des banques serait une solu­tion adé­quate : c’est tout le sys­tème moné­taire qu’il faut chan­ger est il faut en venir à une pro­po­si­tion « 100% mon­naie centrale »

    Réponse
  15. Alain

    Je ne condamne pas, je n’in­ter­prète pas , mais il faut se heur­ter un mini­mum les cel­lules grises, entre « nous » mais aus­si contre les « aspé­ri­tés qui sur­gissent », si l’on est encore aveugle à « ce qui était tapi » (j’ai pas dit « papi »…) jus­qu’i­ci dans l’ombre du « pas­sé », et qui « re-surgit » :

    çe remugle empeste toute la civi­li­sa­tion « eiro­péenne », et c’est pas de l’Eu­rope qu’il faut sor­tir, c’est de nous-mêmes, face à « çà » !

    Résis­tance unie ! (non, « papi » ne pète pas les plombs!)

    Réponse
  16. le concombre masqué

    Renault en Tur­quie, cour­te­sy of la Com­mis­sion européenne

    Mon­sieur Nico­las Sar­ko­zy, citoyen de la répu­blique fran­çaise, a convié Car­los Ghosn,patron de Renault, à prendre un thé en sa rési­dence de l’E­ly­sée same­di prochain.

    Il avait cru inté­res­sant de faire annon­cer par Chris­tian Estro­si, char­gé d’é­tude à l’in­dus­trie pour le compte de la Com­mis­sion euro­péenne, que Renault ne serait pas auto­ri­sé à construire sa Clio IV en Turquie.

    Mes­sieurs Sar­ko­zy et Estro­si ont été rap­pe­lés aux dures réa­li­tés par Madame Kroes, ministre de l’in­dus­trie de la tech­no­cra­ture euro­péenne : Renault doit pou­voir construire en Tur­quie ou en Chine, il en va de la « pré­ser­va­tion des chances d’un redé­mar­rage économique ».

    Mes­sieurs Sar­ko­zy et Estro­si, qui s’i­ma­ginent élus par un peuple qui aurait encore un quel­conque pou­voir, devraient savoir qu’il convient de s’in­cli­ner devant les com­pé­tences de Mme Kroes, qui a l’a­van­tage de n’a­voir été élue par personne.

    On se sent cer­tains jours très fiers d’être euro­péens et j’es­père que les sala­riés de Flins en ont bien conscience. Oh, j’ou­bliais : comme on dit au PS, vive l’Eu­rope sociale !

    Réponse
  17. jacj

    Bon­soir,

    Sor­tir de l’UE ne peut pas résul­ter de la volon­té de quelques uns qui pensent être repré­sen­ta­tifs mais qui ne le sont nullement.

    Sor­tir de l’UE serait reve­nir en arrière sur bien des plans, iso­le­rait le pays et rui­ne­raient des pans entiers de l’é­co­no­mie française

    les avis des uns et des autres c’est comme les trous du cul tout le monde en a un ! moi le premier

    Réponse
  18. Catherine

    La repré­sen­ta­ti­vi­té dont vous nous par­lez à fait mains basses de la repré­sen­ta­ti­vi­té jus­te­ment, le savez-vous ?

    Réponse
  19. enoch

    André billet 14

    Sin­cè­re­ment êtes vous sur d’être cen­su­ré sur DLR, car toutes les cri­tiques passent sans aucun pro­blème sauf si le billet ne cor­res­pond pas au thème.
    Et si vous lisiez l’in­té­gra­li­té des pro­po­si­tions vous ne pour­riez affir­mer comme vous le faites que DLR ne remet pas en ques­tion le sys­tème néo­li­bé­rale à part un vague sau­pou­drage pro­tec­tion­niste. Encore une fois c’est mécon­naitre les pro­po­si­tions et pen­ser que DLR est limite extrême droite. Nous sommes près de 40 % des adhé­rents pro­ve­nant du socia­lisme ou proche.

    Réponse
  20. André

    @ enoch

    Bon­jour

    nous avons échan­gé sur le site de DLR, avons des idées proches sur l’a­gri­cul­ture, l’en­vi­ron­ne­ment. Avons par­lé de TERRES DE LIENS, rap­pe­lez vous.

    Je conti­nue à aller sur le site de DLR de temps en temps, je regrette sim­ple­ment que pour cer­tains, sans doute pas vous, vou­loir un dépas­se­ment du capi­ta­lisme, c’est la corée du nord ou l’urss.

    Il n’y a pas que blanc et noir comme cou­leurs, il en est de même dans tous les aspects de la vie.
    Tout le monde a com­pris qu’un chan­ge­ment ne vien­dra que par des mobi­li­sa­tions de citoyens, et jamais des oli­gar­chies en place qui défendent leurs intérêts.
    INFORMATIONS + PRISE DE CONSCIENCE + ACTIONS = POSSIBILITES DE CHANGEMENT

    Réponse
  21. enoch

    Bon­jour André

    Heu­reux de vous retrou­ver ici, car je me remé­more nos conver­gences sur l’a­gri­cul­ture en effet.
    Je vous concède que pour cer­tains la pro­blè­ma­tique capi­ta­liste n’est pas encore assi­mi­lée. Mais sur le forum qui est réser­vé aux adhé­rents il en est tout autre. NDA est clair sur sa posi­tion d’ap­pli­quer une poli­tique éco­no­mique pré­co­ni­sé par Allais, d’ap­pli­quer une véri­table TVA sociale etc. etc.
    Les com­bats ne sont pas faciles mais valent que l’ont se battent pour les gagner.

    Réponse
  22. Alain

    à quoi sert le code « droite-gauche » ?

    Pour en savoir plus sur “A Gauche manin­te­nant !” : http://​www​.agau​che​main​te​nant​.fr/

    R M JENNAR sou­tient sans réserve le Front de gauche tel qu’il se confi­gure en Lan­gue­doc roussillon.

    Les « gaul­listes de gauche » aus­si, semble-t-il.

    Le mot « gauche » sert non pas à fer­mer le pré car­ré autour de sec­taires, mais à l’ou­vrir sur une pers­pec­tive que « la droite » a bou­chée et tente de fer­mer définitivement :
    celle de l’in­ter­ven­tion citoyenne des domi­nés pour deve­nir maîtres de leur destin…Car l’his­toire n’est pas finie.

    Alors si des gens se croyant de droite par­ce­qu’ils tiennent à des valeurs qu’ils croient « de droite », pensent que ces valeurs sont néces­saires à cette « ouver­ture de l’his­toire », disons que les mots nous abusent !

    Réponse
  23. Alain

    « Aujourd’­hui, la cause est sans équi­voque, sublime : il s’a­git de sau­ver l’humanité…
    …L’es­pé­rance vraie sait qu’elle n’est pas cer­ti­tude. C’est l’es­pé­rance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L’o­ri­gine est devant nous, disait Hei­deg­ger. La méta­mor­phose serait effec­ti­ve­ment une nou­velle origine ».

    Edgar Morin

    Qui a lu « l’é­loge de la méta­mor­phose », courte mais sédui­sante contri­bu­tion d’Ed­gar Morin dans Le Monde du 10 01 10 ?

    On retrouve aus­si le texte sur le blog de Patrick Braouezec.

    Réponse
  24. Étienne

    Chers amis,

    La retrans­crip­tion de l’argent dette 2 est dis­po­nible. C’est un docu­ment impor­tant, à lire à tête repo­sée, à anno­ter, à bien com­prendre et à faire connaître. La com­pré­hen­sion de cette tenaille cen­trale est une vraie clef pour nous libérer.

    Le fichier pdf est là : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​m​e​s​s​a​g​e​s​_​r​e​c​u​s​/​L​_​a​r​g​e​n​t​_​d​e​t​t​e​_​2​_​s​c​r​i​p​t​.​pdf.

    Voi­ci ce texte très utile :

    L’argent dette 2, de Paul Gri­gnon – Retranscription.

    1(DVD chap­ter 1 Start Movie)

    Nar­ra­trice :

    Vous n’avez peut-être pas gar­dé un sou­ve­nir aus­si bon de votre pre­mier dépôt à la banque. Mais il y a de fortes chances pour que, bien des années après, vous par­liez encore de l’argent dans votre compte ban­caire comme étant VOTRE argent … Mais ce n’est pas le vôtre.

    Si nous avons un coffre ban­caire, les titres et les objets de valeur que nous y dépo­sons sont à nous. Nous louons un espace sécu­ri­taire, à la banque, pour les dépo­ser. Dans le lan­gage cou­rant, le terme « dépo­ser » veut tout simple-ment dire poser quelque chose qu’on porte.

    Mais uti­li­ser le terme dépo­ser pour par­ler d’un compte ban­caire, c’est tout à fait trom­peur. En réa­li­té, un dépôt ban­caire est… un prêt à la banque.

    En fait, le solde de notre compte ban­caire indique le mon­tant d’argent que la banque nous DOIT. Il repré­sente une pro­messe de paie­ment faite par la banque, et non pas de l’argent liquide bien réel que nous aurions dépo­sé. La dif­fé-rence est considérable.

    Quand nous confions notre argent à la cais­sière de la banque, notre argent devient celui de la banque, qui peut en faire ce qu’elle veut. Tout l’argent dépo­sé est l’argent de la banque. Il n’est plus à nous.

    C’est pour­quoi la banque nous paie des inté­rêts. Nous avons prê­té notre argent à la banque.

    La dis­tinc­tion peut paraître séman­tique. Car nous savons que nous pou­vons aller à la banque n’importe quand pour reti­rer notre argent en espèces. Mais cette dis­tinc­tion est cruciale !

    Les opé­ra­tions finan­cières du sys­tème ban­caire touchent tout le monde. Et pour­tant la plu­part d’entre nous ignorent tout du fonc­tion­ne­ment de ce sys­tème. Il faut savoir que l’économie mon­diale actuelle repose sur un sys­tème de cré­dit four­ni par les banques. Quand ce sys­tème s’effondre, tout le monde en subit les conséquences.

    Le pire, c’est que les expli­ca­tions des spé­cia­listes sur l’effondrement du sys­tème ne nous révèlent jamais les causes pro-fondes du mal… Ils ne nous disent jamais que l’argent liquide ne repré­sente que de 1 à 5 % de l’argent en cir­cu­la­tion, et que tout le reste de l’argent a été créé en tant que prin­ci­pal de prêts ban­caires – pour les­quels la banque exige le rem-bour­se­ment du prin­ci­pal… plus des inté­rêts.

    Avec ce pro­ces­sus, l’existence de l’argent dépend com­plè­te­ment de l’existence du cré­dit ban­caire. Et dès le départ, le sys­tème est voué à la faillite, inten­tion­nel­le­ment, car le total des débits est supé­rieur au total des cré­dits, dès la signa­ture du pre­mier prêt.

    Mais main­te­nant que le sys­tème ban­caire mon­dial est à deux pas de l’abîme, de plus en plus de gens se disent qu’ils ne peuvent plus igno­rer la réa­li­té actuelle. Beau­coup ont per­du leur mai­son et leur emploi, uni­que­ment à cause du jeu inte­nable des prê­teurs de fonds. Il est temps que nous com­pre­nions le fonc­tion­ne­ment du sys­tème moné­taire – et le besoin pres­sant de le modi­fier radicalement.

    Cla­ri­fier les termes uti­li­sés par le sys­tème consti­tue la toute pre­mière étape.

    Main­te­nant que nous com­pre­nons qu’un dépôt est en véri­té un prêt consen­ti À la banque, la ques­tion sui­vante se pose : en quoi consiste ce prêt, très exactement ?

    Quand nous signons un accord de prêt, nous nous enga­geons auprès de la banque à payer le mon­tant du prêt, plus des inté­rêts. En retour, la banque cré­dite notre compte du mon­tant de ce soi-disant prêt.

    Nous disons alors que la banque a ver­sé l’argent du prêt à notre compte. Mais en réa­li­té, la seule chose que la banque a faite, c’est de pro­mettre de ver­ser cet argent.

    Il y a sim­ple­ment eu un échange de pro­messes. Aucune des par­ties n’a don­né quoi que ce soit de concret à l’autre. Toutes deux ont fait des recon­nais­sances de dette équi­va­lentes. Alors, qui est vrai­ment l’emprunteur et qui est le prêteur ?

    Les termes prêt, prê­teur et emprun­teur sont tous trompeurs.

    En échan­geant des pro­messes de paie­ment, les deux par­ties ont créé un « cré­dit ban­caire », ou de « l’argent scrip­tu­ral » – c’est-à-dire des chiffres ins­crits dans un compte chèque.

    Nous pou­vons dépen­ser ces cré­dits ban­caires, car chaque fois que nous fai­sons un dépôt à notre compte, notre compte aug­mente. Nous pré­su­mons donc tout natu­rel­le­ment que de l’argent a vrai­ment été dépo­sé. En réa­li­té, à moins de dépo­ser quelque chose de concret dans ce compte, il res­te­ra vide. 

    Un cré­dit ban­caire ne repré­sente qu’une pro­messe de payer, et non pas de l’argent bien réel. Une pro­messe indique tou­jours l’absence de l’item pro­mis. Sinon, il n’y aurait pas besoin de promesse.

    Alors, comme tous les comptes ban­caires ne sont que des pro­messes de paie­ment, la banque et l’emprunteur échangent tout sim­ple­ment des pro­messes. Du coup, avec quelques chiffres entrés sur un cla­vier, un solde posi­tif appa­raît dans le compte ban­caire de l’emprunteur – sans que per­sonne n’ait dépo­sé le moindre argent réel dans ce compte.

    Vous savez main­te­nant ce qu’est vrai­ment un « prêt bancaire ».

    Quelle dif­fé­rence y a‑t-il entre ce pro­ces­sus de créa­tion de l’argent et celui uti­li­sé par des faux mon­nayeurs, qui créent de l’argent avec une planche à billets ?

    Nous savons tous que les faux mon­nayeurs com­mettent une fraude. En impri­mant de faux billets de 100 $, ils créent de l’argent nou­veau, à par­tir de rien

    Dans la vie, l’argent nous donne le pou­voir d’acheter de vrais biens et ser­vices. Ici, il est clair que les faux mon­nayeurs ont créé un pou­voir d’achat pour de vrais biens et ser­vices sans rien avoir don­né en échange, sauf des mor­ceaux de papier sans valeur.

    Les faux mon­nayeurs obtiennent donc quelque chose, pour rien, aux dépens des mal­heu­reux qui se laissent ber­ner par leurs faux billets. Si les faux billets passent inaper­çus, ils dépré­cient la masse moné­taire glo­bale – et tout le monde y perd. La contre­fa­çon des billets est un crime majeur : c’est le non-res­pect d’une entente sociale fon­da­men­tale, disant Tu ne vole­ras pas.

    Mais faire un prêt à la banque, c’est aus­si créer un nou­veau pou­voir d’achat.

    La dif­fé­rence, c’est qu’au lieu d’être une forme de vol, cette créa­tion d’argent est le fon­de­ment de tout notre sys­tè-me moné­taire.

    Com­ment se fait-il que la créa­tion de l’argent à par­tir de rien est un crime, dans le pre­mier cas, mais qu’elle est une pra­tique com­mer­ciale stan­dard par laquelle est créé presque tout l’argent du monde, dans l’autre cas ? 

    Pour répondre à cette ques­tion, il faut se pen­cher sur l’historique des lois qui régissent le com­merce. Mais aupa­ra­vant, es-sayons de com­prendre la logique qui sous-tend tout ce pro­ces­sus de prêt.

    (DVD chap­ter 2)

    L’emprunteur veut faire un achat, mais il n’a pas d’argent pour le faire à pré­sent. Par contre, il est cer­tain d’avoir assez d’argent à l’avenir pour payer à la fois son achat et les inté­rêts sur un prêt.

    Alors l’emprunteur va à la banque pour deman­der un prêt. Il peut faire une pro­messe tout à fait cré­dible d’avoir de l’argent à l’avenir, mais actuel­le­ment, il a les poches vides. Et c’est bien pour­quoi il a besoin d’un prêt !

    Nous savons tous ce qui se passe ensuite. La banque demande à l’emprunteur de signer un accord, par lequel il s’engage à payer à la banque le mon­tant du prêt, plus les inté­rêts. En cas de défaut de paie­ment, l’emprunteur s’engage à céder à la banque ce qu’il a ache­té avec le prêt.

    Chaque jour dans le monde, ce pro­ces­sus se répète un nombre infi­ni de fois… Mais il pose un pro­blème. Com­ment l’emprunteur peut-il pro­mettre en garan­tie quelque chose dont il n’est pas encore propriétaire ?

    Si je veux vous emprun­ter 10 000 $ pour par­tir en croi­sière en Europe, est-ce que vous allez accep­ter l’auto de mon voi­sin comme garan­tie ? Bien sûr que non ! Vous savez par­fai­te­ment que je n’ai pas léga­le­ment le droit de vous don­ner l’auto de mon voisin.

    Mais si je pro­mets d’acheter l’auto de mon voi­sin avec 10 000 $ que vous me prê­tez, c’est dif­fé­rent. Vous ris­quez d’accepter de me prê­ter ces 10 000 $, pen­sant que je vais ache­ter l’auto et la don­ner en garan­tie du prêt une fois que j’en serai léga­le­ment pro­prié­taire. Mais tant que la tran­sac­tion n’est pas conclue, votre prêt de 10 000 $ ne peut pas être garan­ti par le titre de pro­prié­té de cette auto.

    Le pro­blème posé par cette suite d’événements est facile à évi­ter. Vous pour­riez ache­ter l’auto et puis me la ven-dre.

    La banque pour­rait faire de même. Si l’emprunteur pro­met à la banque d’acheter un item, pour­quoi est-ce que la banque n’achète pas cet item avec son argent, pour le revendre à l’emprunteur qui rem­bour­se­ra avec des intérêts ?

    La réponse est simple. C’est parce que la banque, comme l’emprunteur, a les poches vides quand elle effec­tue la transaction.

    Le rôle de la banque lors d’un soi-disant accord de prêt, c’est de créer « un compte » pour l’emprunteur.

    En véri­té… le soi-disant emprun­teur a finan­cé son propre compte en s’engageant frau­du­leu­se­ment à don­ner en garan­tie une auto… qui n’est pas encore à lui.

    Et la banque, qui est le pré­ten­du prê­teur, n’a pas avan­cé d’argent… Si tout se passe bien, elle n’aura jamais à le faire.

    L’emprunteur croit que le nou­veau solde dans son compte repré­sente son argent à la banque. Comme la plu­part de nous, il ne com­prend pas la dif­fé­rence entre l’argent et la pro­messe d’argent. S’il peut faire son achat dans un cas comme dans l’autre – quelle importance ?

    La ques­tion main­te­nant est donc de savoir si… la ven­deuse de l’item accep­te­ra la pro­messe de paie­ment de la banque.

    Bien sûr, dans cer­tains cas, celui ou celle qui vend vou­dra de l’argent en liquide. Mais la ven­deuse accep­te­ra pro-bable­ment un chèque ou un trans­fert élec­tro­nique de la banque de l’acheteur.

    Pour­quoi ? Parce que la ven­deuse sait par expé­rience qu’elle peut « dépo­ser » ce chèque à sa banque, et le solde de son compte aug­men­te­ra en conséquence.

    ET ensuite ?

    La banque de l’acheteur doit main­te­nant le mon­tant du prêt à la banque de la ven­deuse. Alors vous pen­sez peut-être que cet argent va bel et bien être trans­fé­ré. Mais la pro­messe de paie­ment faite à l’emprunteur par sa banque a sim­ple­ment été trans­for­mée, par cette tran­sac­tion : c’est deve­nu une pro­messe de paie­ment faite par cette banque à la banque de la vendeuse. 

    Mais la banque de l’acheteur doit trans­fé­rer une par­tie de l’argent à la banque de la ven­deuse, non ?

    Oui, mais pro­ba­ble­ment une toute, toute petite par­tie. Et à long terme, aus­si long­temps que la banque obtient suf­fi­sam­ment de dépôts, le mon­tant net de l’argent exis­tant dont la banque aura besoin pour cou­vrir ses prêts peut théo­ri­que­ment être de zéro.

    Com­ment ?

    Ima­gi­nons tout d’abord que la ven­deuse à son compte ban­caire dans la même banque que l’acheteur. Elle dépose le chèque de l’acheteur dans son compte à elle.

    La banque a une seule chose à faire : déduire du compte de l’acheteur le mon­tant cré­di­té au compte de la vendeuse.

    Comme dans les deux cas, ce ne sont que des pro­messes, aucun argent exis­tant ne tran­site vraiment.

    Quel est le résul­tat final de cette opération ?

    La banque a créé un cré­dit ban­caire d’un mon­tant de 10 000 $ pour l’emprunteur. L’emprunteur a ache­té une auto, qui est quelque chose de bien réel, et la ven­deuse a main­te­nant un cré­dit ban­caire de 10 000 $.

    10 000 $ ont été créés pour l’achat d’un bien très concret, sans que la banque ou qui­conque n’y mette le moin-dre argent ! En plus, la banque va se faire rem­bour­ser tout cet ‘argent’ par l’emprunteur, avec des inté­rêts. S’il ne paie pas, la banque récu­pè­re­ra l’auto !

    Des tours de magie comme celui là, on n’en voit d’habitude qu’au spectacle !

    Mais qu’est-ce qui se passe si la ven­deuse dépose son chèque dans une autre banque. Est-ce que la banque de l’acheteur devra trans­fé­rer des fonds à la banque de la vendeuse ?

    Peut-être. Mais sans doute infi­ni­ment moins que le total du prêt, car le sys­tème ban­caire fonc­tionne comme une seu-le banque.

    Pour bien le com­prendre, ajou­tons une autre tran­sac­tion à ce scé­na­rio. Ima­gi­nons que le même jour, la banque de la ven-deuse a consen­ti un prêt simi­laire à une vieille dame qui a ache­té un méga sys­tème de ciné­ma à domi­cile. Le maga­sin d’électronique a dépo­sé le chèque de cette dame à sa banque.

    La banque du maga­sin d’électronique avait fait un prêt simi­laire qui avait été dépo­sé à la banque de l’emprunteur d’origine.

    Une fois toutes les tran­sac­tions réglées, les banques ne se doivent rien – ou s’il y a de petites dif­fé­rences, ce n’est qu’une infime par­tie du cré­dit total ain­si créé.

    C’est clair : bien que les banques ne prêtent pas vrai­ment l’argent des dépo­sants, contrai­re­ment à ce qu’on croit géné­rale-ment, elles ont besoin de dépôts pour consen­tir des prêts. En effet, les banques ont besoin de faire ren­trer des cré-dits, pro­ve­nant d’autres banques, pour com­pen­ser les cré­dits qu’elles émettent à d’autres banques.

    Aus­si long­temps qu’une banque par­vient à équi­li­brer les ren­trées et les sor­ties de cré­dits, elle peut consen­tir de nou­veaux prêts et donc conti­nuer à créer de l’argent. Aucun argent créé ne devra sor­tir de ses poches. 

    La banque est libre d’investir ses propres fonds en obli­ga­tions de socié­tés et en obli­ga­tions d’État, ou dans tout autre ins-tru­ment finan­cier auto­ri­sé par sa charte.

    Toutes ces tran­sac­tions peuvent être résu­mées dans un diagramme.

    Les inté­rêts que paient les gou­ver­ne­ments et les socié­tés aux banques sur leurs obli­ga­tions sont en réa­li­té payés par nous. Nous payons ces inté­rêts sous forme d’impôts. Et nous les payons par tous les biens et ser­vices que nous ache-tons.

    Les banques se déchargent sur nous d’une autre res­pon­sa­bi­li­té : si elles font faillite, et si ne peuvent pas res­pec­ter leurs pro­messes de paie­ment, c’est nous qui payons les pots cassés.

    Mais vous vous deman­dez peut-être com­ment les banques peuvent faire faillite si elles ne doivent pas vrai­ment dépo­ser des fonds lors de ces tran­sac­tions. Com­ment peuvent-elles avoir quelque chose à perdre ?

    La réponse est la simple : la grande dif­fé­rence entre les banques et les faux mon­nayeurs, c’est que les banques ont léga-lement le droit de créer de l’argent, mais uni­que­ment en res­pec­tant des règles de comp­ta­bi­li­té bien précises.

    Une banque peut uni­que­ment créer de l’argent en ins­cri­vant les rem­bour­se­ments et la garan­tie de l’emprunteur à la rubri-que des actifs de la banque, du côté posi­tif de ses livres ban­caires, le tout étant com­pen­sé du côté néga­tif par le prêt – ou par ce que le sys­tème ban­caire appelle « l’engagement » créé par la banque.

    Si l’emprunteur ne fait pas ses rem­bour­se­ments, l’actif don­né en garan­tie est sai­si puis ven­du par la banque. Dans un mar-ché en décrois­sance, quand les reprises de pos­ses­sion sont nom­breuses, la nou­velle valeur de l’actif, qui a dimi­nué, ne couvre pas le pas­sif de la banque.

    La banque ins­crit alors une perte dans ses livres. Quand les for­clu­sions se mul­ti­plient, par exemple à la suite de l’effondrement du mar­ché de l’immobilier, une grande par­tie des garan­ties ban­caires partent comme en fumée et les banques essuient alors de lourdes pertes.

    En réa­li­té, ce sont juste des chiffres, com­plè­te­ment imma­té­riels. Mais les banques doivent res­pec­ter les obli­ga­tions que ces chiffres leur imposent. En cas de déra­page, les consé­quences peuvent être ter­ribles : para­ly­sie de l’économie, dés­in­té­gra­tion sociale, chaos finan­cier, famine, émeutes et guerres.

    Bon… comme nous étu­dions l’ana­to­mie d’un prêt, nous allons pré­su­mer que le sys­tème conti­nue­ra de fonc­tion­ner et que ces trois emprunts seront remboursés.

    Le résul­tat final, c’est que pas un seul dol­lar d’argent exis­tant n’aura chan­gé de main. Mais 30 000 $ de nou­veau cré­dit ban­caire auront été créés et dépen­sés dans la masse moné­taire… Et cha­cune des trois banques aura récu­pé­ré des inté-rêts sur 10 000 $.

    Alors, est-ce que la créa­tion de ces 30 000 nou­veaux $ consti­tue une fraude, comme la contre­fa­çon des billets ? 

    Une dif­fé­rence évi­dente, c’est que le sys­tème ban­caire est légal, régle­men­té par le gou­ver­ne­ment, contraint par la jus­tice à suivre des règles de comp­ta­bi­li­té établies.

    Une autre dif­fé­rence, c’est qu’il n’y a pas de vic­time bien visible, alors que les faux billets font très clai­re­ment des victimes. 

    Les banques affirment que la ven­deuse et l’acheteur ont tous les deux obte­nu ce qu’ils vou­laient, par un accord mutuel. Alors où est la fraude ? Et s’il y fraude, qui serait le perdant ?

    Pour répondre à ces ques­tions, voyons un peu qui a tiré quoi de cette transaction.

    (DVD chap­ter 3)

    L’emprun­teur a fait l’achat qu’il vou­lait, selon des condi­tions qu’il a accep­tées libre­ment. Il regret­te­ra peut-être cet-te déci­sion par la suite, quand il aura bien du mal à faire ses rem­bour­se­ments… Mais il se peut aus­si qu’il soit très heu­reux d’avoir obte­nu ce prêt.

    De son côté, la ven­deuse a obte­nu un cré­dit ban­caire, qu’elle consi­dère comme étant « son argent à la banque ». Elle a confiance de pou­voir dépen­ser cet argent quand elle le vou­dra. Elle est donc cer­taine d’avoir été com­plè­te­ment payée. 

    Mais est-ce que quelqu’un d’autre a souf­fert de cette tran­sac­tion ? Quelqu’un que nous aurions oublié ?

    Eh bien… il y a aus­si la banque, qui récu­père des inté­rêts sur une pro­messe de paie­ment. Les banques sont spé-cia­listes dans ce domaine et géné­ra­le­ment elles se tirent bien d’affaire.

    Alors, qui d’autre ?

    Deman­dons-nous un peu d’où est venue cette auto ?

    L’auto a été fabri­quée à par­tir d’éléments bien concrets : res­sources natu­relles, éner­gie et main‑d’œuvre sont entrées dans sa fabri­ca­tion. Alors pour­quoi pas consi­dé­rer qu’un des inté­res­sés est la socié­té dans son ensemble, ou même le monde réel d’où viennent toutes les ressources ?

    N’oublions pas que l’argent créé par le nou­veau cré­dit ban­caire ne dort pas. Il est dépen­sé, mis en cir­cu­la­tion dans le mon-de bien réel. C’est à ce monde bien concret que l’argent va, en fin de compte, en échange de l’auto.

    Par exemple, cet argent nou­veau peut sti­mu­ler une pro­duc­tion nou­velle, contri­buant à la crois­sance de l’économie et au bon­heur de cer­tains. Ain­si, une bonne par­tie des cré­dits ban­caires prennent la forme d’hypothèques, qui per­mettent d’acheter des mai­sons et qui sti­mulent l’industrie de la construc­tion, grand four­nis­seur d’emplois cor­rec­te­ment payés.

    Mais, après cet effet pro­duc­tif, l’argent nou­vel­le­ment créé par un prêt dépré­cie­ra la masse moné­taire, rédui­sant le pou­voir d’achat de l’argent d’un très petit montant.

    Alors, contrai­re­ment au cas des faus­saires qui font clai­re­ment des vic­times, la perte ici est essuyée par nous tous. Car l’élément concret du prêt, à savoir l’auto, a été extrait de l’ensemble du monde, ce qui a cau­sé une petite perte de la valeur de l’argent pour tout le monde.

    Pour­sui­vons notre com­pa­rai­son entre le cré­dit ban­caire et la contre­fa­çon des billets. Les faux billets sont éven­tuel­le­ment détec­tés et reti­rés de la cir­cu­la­tion, entraî­nant une perte directe pour toute per­sonne qui les a accep­tés. Bien sûr, il est impos­si-ble de pré­dire quelle par­tie des faux billets sera repé­rée, ou quand les faux billets seront éli­mi­nés de la circulation.

    Le cré­dit ban­caire est lui aus­si éli­mi­né de la cir­cu­la­tion, parce qu’à chaque paie­ment, une par­tie du prin­ci­pal est rem­bour­sée et éli­mi­née. Presque tout l’argent actuel prend la forme de cré­dit ban­caire. Par consé­quent, presque tous les dol­lars qui passent sur nos comptes ont une date d’échéance : un jour, ils ser­vi­ront au rem­bour­se­ment du prin­ci­pal sur un prêt ban­caire et ils ces­se­ront d’exister.

    En plus des paie­ments du prin­ci­pal, il y a les paie­ments d’intérêt, qui consti­tuent des reve­nus pour les banques. La plus grande par­tie de ces reve­nus sont recy­clés dans l’économie sous forme d’intérêts payés aux dépo­sants et de diverses dépen-ses des banques.

    C’est pour­quoi il n’y a pas de perte évi­dente quand un cré­dit ban­caire est éli­mi­né de la cir­cu­la­tion, alors que la perte résul-tant de l’action des faux mon­nayeurs est bien visible.

    Mais regar­dons de plus près. Une connais­sance élé­men­taire de l’arithmétique suf­fit pour com­prendre le pou­voir que confè-re le contrôle de la masse moné­taire et pour sai­sir com­ment, avec le sys­tème actuel, la dette totale doit sans cesse aug­men­ter – faute de quoi le sys­tème s’effondre.

    Chaque fois que le rythme de créa­tion de l’argent-dette perd du ter­rain sur le rythme de des­truc­tion de l’argent-dette, le total de l’argent en cir­cu­la­tion diminue.

    C’est ce qu’on appelle la défla­tion, car la masse moné­taire rape­tisse, comme un bal­lon qui se dégonfle. Il y a donc moins d’argent par rap­port aux biens et aux ser­vices dis­po­nibles. Et comme il y a moins d’argent, le prix des biens et des ser­vi-ces baisse.

    À pre­mière vue, on pour­rait croire que ce serait une bonne chose – et ça pour­rait l’être… si l’argent n’était PAS créé sous forme de dette avec intérêts !

    Pour toute per­sonne qui n’est pas endet­tée, la défla­tion aurait pour résul­tat un divi­dende géné­ral – payé sur les biens et ser­vices de son choix.

    Ce serait un peu comme si cet argent venait d’actions que les gens auraient dans une com­pa­gnie pros­père dont ils seraient les pro­prié­taires – et qui serait leur nation

    Les gens n’auraient pas besoin de deman­der une hausse de salaire. Si la nation était plus pro­duc­tive, et méri­tait une aug-men­ta­tion, tout le monde en pro­fi­te­rait auto­ma­ti­que­ment – car tout le monde pour­rait ache­ter plus avec son argent.

    Mal­heu­reu­se­ment, ce n’est PAS DU TOUT l’effet que pro­duit la défla­tion dans un sys­tème où l’argent est créé sous forme de dette avec intérêts.

    Plus de 95 % de tout l’argent actuel­le­ment en cir­cu­la­tion prend la forme de dettes envers les banques, c’est-à-dire de pro-messes de rem­bour­se­ments avec inté­rêts. Comme nous l’avons vu, le prin­ci­pal est créé lors de l’accord de prêt – mais pas l’intérêt.

    Comme un cer­tain temps s’écoule entre la créa­tion du prêt et son rem­bour­se­ment, et que la plus grande par­tie des reve­nus d’intérêts est recy­clée sous forme de dépenses de fonc­tion­ne­ment des banques, la plu­part d’entre nous par­viennent à faire leur rem­bour­se­ment – aus­si long­temps que la masse moné­taire grossit.

    Mais si la masse moné­taire ou la dette totale dimi­nue, l’argent devient plus dif­fi­cile à gagner, parce qu’il se fait plus rare. Il devient alors de plus en plus dif­fi­cile de faire des rem­bour­se­ments fixes. Pour les gens lour­de­ment endet­tés, la rare­té de l’argent peut s’avérer catastrophique.

    Les effets psy­cho­lo­giques de la chute des salaires et des prix accé­lèrent rapi­de­ment tout le pro­ces­sus, car les emprun­teurs – y com­pris les grandes entre­prises – n’ont plus confiance de pou­voir rem­bour­ser leurs prêts. Alors, ils n’en de-mandent plus et comme il n’y a plus créa­tion de nou­veaux prêts pour rem­pla­cer les anciens, la pénu­rie d’argent s’aggrave vite, entraî­nant la dis­pa­ri­tion de nom­breux emplois et la réduc­tion du pou­voir d’achat. Ce phé­no­mène a lieu même dans un contexte de res­sources abon­dantes et de solide capa­ci­té de production.

    Cette redou­table spi­rale des­cen­dante rend inévi­table les for­clu­sions mas­sives. Les prix dégrin­golent, car plus per­sonne ne veut dépen­ser d’argent. Du coup, la valeur des garan­ties de prêts chute, et les banques se retrouvent avec de lourdes pertes dues aux radia­tions de prêts. Cer­taines doivent fer­mer. Les consom­ma­teurs et les entre­pre­neurs ne font plus confiance au sys-tème. Bien­tôt, le malaise éco­no­mique et social se fait grave.

    Rien ne peut arrê­ter cette spi­rale catas­tro­phique, à moins que quelqu’un – géné­ra­le­ment le gou­ver­ne­ment – ne crée de l’argent nou­veau ou ne s’endette lour­de­ment auprès des banques pri­vées pour créer assez d’argent afin de relan­cer l’économie.

    L’exemple le plus connu de ce scé­na­rio est le krach bour­sier de 1929. La crise a eu pour effet psy­cho­lo­gique que les gens ont fait de moins en moins d’emprunts. Il y a donc eu de moins en moins d’argent créé. La Réserve fédé­rale amé­ri­caine n’a rien fait alors pour lut­ter contre la défla­tion. En 1932, la masse moné­taire était réduite d’un tiers ! Des mil­liers de gens ont été expul­sés de leur mai­son, car l’argent requis pour rem­bour­ser leur hypo­thèque avait tout sim­ple­ment ces­sé d’exister.

    Et puis… en 1932, Frank­lin Roo­se­velt est deve­nu pré­sident des États-Unis. Avec sa Nou­velle Donne, ou New Deal, Roose-velt a relan­cé l’économie en réta­blis­sant la masse moné­taire. Pour remé­dier au manque d’argent, il a emprun­té auprès des grandes banques pri­vées. Dans les usines, le tra­vail a repris. Mais il a fal­lu attendre la Deuxième Guerre mon­diale pour qu’il y ait de nou­veau abon­dance d’emplois et d’argent.

    C’est grâce à tout l’argent inves­ti dans l’effort de guerre que la Grande Crise a pris fin. Mais la guerre a aus­si cau­sé 50 mil­lions de morts et a mené à une nou­velle hos­ti­li­té dans les rap­ports de pou­voir mon­dial, avec une course aux arme­ments, un gon­fle­ment de la dette, et des muta­tions sociales et tech­no­lo­giques radicales.

    (DVD chap­ter 4 )

    Tout cet effet de boom éco­no­mique et de chute éco­no­mique est appe­lé le cycle éco­no­mique – comme si c’était un phé­no-mène tout à fait natu­rel, com­pa­rable au cycle de l’eau ou à celui du car­bone…. Deux cycles natu­rels qui sont régis par le so-leil.

    Et le cycle éco­no­mique, lui, par quoi est-il régi ?

    L’un des élé­ments de réponse est la masse moné­taire. Comme nous l’avons vu, cette masse moné­taire dépend des prêts. Alors exa­mi­nons ce qui se passe tout au long d’un prêt.

    Nous savons qu’un cré­dit ban­caire n’est rien d’autre qu’une PROMESSE DE PAIEMENT faite par la banque, pro­messe que la banque a créée rela­ti­ve­ment à la pro­messe de paie­ment faite par l’emprunteur.

    La pro­messe de paie­ment de la banque sert géné­ra­le­ment à ache­ter des biens et des ser­vices réels, et l’argent cir­cule donc – ce qui faci­lite les échanges. En tant que moyen d’échanges, la pro­messe de paie­ment actuelle est for­mi­da­ble­ment effi­cace et souple. Mais comme aucun argent n’est créé pour payer l’intérêt, une situa­tion appa­rem­ment impos­sible en résulte.

    Si les emprun­teurs devaient tous payer leurs inté­rêts simul­ta­né­ment, ils devraient se battre pour trou­ver des fonds car le total de l’argent exis­tant serait bien infé­rieur au total de l’argent dû. Le pour­cen­tage des emprun­teurs inca­pables de rem­bour­ser pour­rait aisé­ment être calculé.

    Mais en géné­ral, les inté­rêts sont rem­bour­sés gra­duel­le­ment, pas d’une seule fois. Quand les reve­nus d’intérêts sont recy-clés dans l’économie, ils peuvent être rega­gnés, encore et encore. Une fois qu’on a com­pris ce point, la ques­tion quant à la pos­si­bi­li­té de rem­bour­ser ou non les inté­rêts devient encore plus complexe.

    Alors, existe-t-il un sys­tème durable de prêts qui ne pro­duit pas mathé­ma­ti­que­ment et inévi­ta­ble­ment des défauts de remboursement ?

    (DVD chap­ter 5)

    Au Moyen Âge, pra­ti­quer L’USURE, au sens que ce terme avait alors – c’est à dire prê­ter de l’argent avec inté­rêts – était condam­né en tant que péché. La jus­ti­fi­ca­tion était d’ordre moral, mais la rai­son pro­fonde était d’ordre pra­tique. Avec une masse moné­taire fixe, comme une masse moné­taire d’or, les gens qui auraient sys­té­ma­ti­que­ment recy­clé les fonds qu’ils prê­taient avec inté­rêt auraient fini par s’accaparer tout l’argent !

    Ce pro­blème a d’ailleurs été l’un des fac­teurs pre­miers de la chute de l’Empire romain. Comme de richis­simes par­ti­cu­liers avaient amas­sé d’énormes quan­ti­tés d’or, le gou­ver­ne­ment a dû fabri­quer des pièces à par­tir de métaux de base, sans valeur. Du coup, cette mon­naie dépré­ciée a cau­sé un manque de confiance envers le sys­tème – qui a cra­qué. Une for­mi­dable leçon en a été tirée. Durant tout le mil­lé­naire qui a sui­vi, l’Église catho­lique romaine a décla­ré que prê­ter de l’argent avec inté­rêt serait un péché, punis­sable d’excommunication. Dans cer­tains pays, la pra­tique de l’usure était même pas­sible d’une condam­na­tion à mort.

    Est-ce vrai­ment un péché que de prê­ter de l’argent avec inté­rêt ? De nos jours, il semble tout à fait logique de se faire payer pour prê­ter son argent. Mais ceci pré­sente un pro­blème. Si les prê­teurs ne dépensent pas tous les inté­rêts qu’ils récu­pèrent, per­met­tant ain­si aux emprun­teurs de gagner cet argent, les emprun­teurs vont avoir du mal à faire leurs paie­ments – quelle que soit leur ardeur au tra­vail. Cer­tains ne vont pas pou­voir rem­bour­ser leur prêt, c’est mathématique. 

    La situa­tion est très facile à com­prendre avec une masse moné­taire fixe, par exemple avec des pièces d’or. Aus­si long-temps que toutes les pièces d’or récu­pé­rées à titre d’in­té­rêts sont dépen­sées, donc remises en cir­cu­la­tion, et que les emprun-teurs peuvent les gagner par leur tra­vail, ces mêmes pièces peuvent ser­vir à rem­bour­ser des inté­rêts, encore et encore. Les prê­teurs pro­fitent en ache­tant de vrais biens et ser­vices avec ces pièces d’or, mais ces pièces doivent ser­vir à faire des dépenses – et non pas être reti­rées de la circulation. 

    Même si ce sys­tème n’est pas très moral, il est durable.

    Mais si les pièces d’or sont prê­tées de nou­veau avec inté­rêts, ou si elles sont reti­rées de la cir­cu­la­tion parce que quelqu’un les met de côté, il y aura un manque de pièces d’or pour rem­bour­ser la dette globale.

    C’est fon­da­men­ta­le­ment ce qui se passe dans notre sys­tème moné­taire actuel, fon­dé sur l’argent-dette.

    Comme nous l’avons vu, presque chaque dol­lar exis­tant de nos jours est créé sous forme d’argent-dette, avec un échéan-cier de rem­bour­se­ment du prin­ci­pal, jusqu’à ce que la dette soit éteinte.

    Donc, pour que tous les emprun­teurs puissent rem­bour­ser le prin­ci­pal plus les inté­rêts, il faut deux choses. Pre­miè­re­ment, chaque dol­lar créé en tant que prin­ci­pal doit être dépen­sé pour pou­voir être rega­gné par l’emprunteur, afin que celui-ci puisse rem­bour­ser le prin­ci­pal qui per­met­tra d’éteindre chaque dol­lar-dette. Et deuxiè­me­ment, chaque dol­lar payé par l’emprunteur à la banque sous forme d’intérêts doit lui aus­si être dépen­sé, encore et encore, pour être rega­gné par l’emprunteur afin de ser­vir au rem­bour­se­ment des inté­rêts, encore et encore.

    L’une des théo­ries favo­rites des prê­teurs est la sui­vante : étant don­né que les banques dépensent leurs reve­nus d’intérêts sous forme de frais de fonc­tion­ne­ment, d’intérêts payés aux dépo­sants et de divi­dendes ver­sés aux action­naires, il y a suf­fi-sam­ment d’argent en cir­cu­la­tion pour faire tous les paiements.

    Mais cette idée, comme celle d’une pénu­rie abso­lue d’argent, est une sim­pli­fi­ca­tion à outrance.

    Ima­gi­nons main­te­nant ce qui se passe si quelqu’un d’autre que la banque – par exemple vous ou moi, ou un prê­teur non ban­caire – obtient ce dol­lar et le prête avec intérêt ?

    Ce dol­lar doit main­te­nant être rem­bour­sé à deux prê­teurs dif­fé­rents, avec deux inté­rêts dif­fé­rents et simul­ta­nés. De plus, si ce dol­lar est prê­té, rem­bour­sé et prê­té de nou­veau par le second prê­teur, il n’est plus dis­po­nible pour rem­bour-ser le prin­ci­pal du prêt par lequel il a été créé.

    Alors, est-ce que nous pou­vons emprun­ter à Pierre pour payer Paul et emprun­ter à Paul pour payer Pierre ?

    C’est là que la pro­blé­ma­tique devient vrai­ment inté­res­sante. Oui, c’est pos­sible… mais chaque fois que nous le fai­sons, de nou­veaux inté­rêts viennent s’ajouter, qui doivent eux aus­si être rem­bour­sés. Si tous les inté­rêts cumu­lés peuvent être gagnés, tous les rem­bour­se­ments peuvent être faits. C’est à par­tir de cette hypo­thèse que de nom­breux défen­seurs du sys­tème actuel affirment qu’il ne peut jamais y avoir pénu­rie d’argent – et que tous les rem­bour­se­ments peuvent être faits. 

    Mais cette assu­rance semble trom­peuse. Par exemple, si le second prê­teur acca­pare une par­tie de l’argent requis pour éteindre le prêt qui a ser­vi à créer l’argent au tout début, le prêt d’origine ne peut pas être com­plè­te­ment rem­bour­sé. La dif­fé-rence devra être emprun­tée, encore et encore, chaque fois avec des inté­rêts. Chaque dif­fé­rence sera cumu­la­tive et s’ajoutera à une dette totale sans cesse gran­dis­sante qui ne pour­ra jamais être com­plè­te­ment éteinte.

    Et bien sûr, pour chaque inté­rêt nou­veau ajou­té au sys­tème, un PLUS devra sor­tir du sys­tème pour payer cet intérêt.

    Tout le monde est tou­ché : les gou­ver­ne­ments, les pro­duc­teurs et les consommateurs. 

    Pour ce PLUS, les pro­duc­teurs doivent aug­men­ter leurs prix, ou faire plus de ventes. Mais pour faire plus de ventes, il faut géné­ra­le­ment bais­ser les prix, et donc vendre tou­jours plus, ce qui mène à une sur­chauffe de la pro­duc­tion et à une satu­ra­tion du mar­ché. En fin de compte, il y a des pertes d’emplois, des fer­me­tures d’usines et des faillites.

    Pour ce PLUS, les gou­ver­ne­ments doivent aug­men­ter les impôts. Mais l’augmentation des impôts draine l’argent de l’économie de pro­duc­tion, entraî­nant une réduc­tion de la capa­ci­té col­lec­tive à payer des impôts. Le gou­ver­ne­ment doit alors emprun­ter davan­tage, avec des inté­rêts accrus.

    Et pour ce PLUS, les consom­ma­teurs doivent par exemple trou­ver un second emploi ou emprun­ter davan­tage pour rem-bour­ser d’anciennes dettes, ou encore pro­lon­ger l’échéancier de leurs remboursements.

    Mais une concur­rence accrue pour les emplois entraîne une dimi­nu­tion des salaires. Et un rem­bour­se­ment sur une période plus longue fait consi­dé­ra­ble­ment aug­men­ter les inté­rêts à rembourser.

    Enfin, emprun­ter pour payer d’anciennes dettes, c’est un peu comme rem­plir un trou en creu­sant un trou tou­jours plus grand. 

    Voi­là la situa­tion dans laquelle nous nous retrou­vons actuel­le­ment. Les pro­duc­teurs ne peuvent pas vendre davan-tage, car les consom­ma­teurs n’ont pas les moyens d’acheter davan­tage. Les gou­ver­ne­ments dimi­nuent les impôts, en espé­rant sti­mu­ler la demande des consom­ma­teurs. Et le reve­nu réel des consom­ma­teurs stagne, ou baisse, en rai­son de la concur­rence pour les emplois.

    En résu­mé, toute aug­men­ta­tion du mon­tant total des inté­rêts dans le sys­tème moné­taire entraîne une vraie pénu­rie d’argent.

    Tout ceci s’explique du fait que la véri­table éco­no­mie de pro­duc­tion est limi­tée par la dis­po­ni­bi­li­té res­treinte des richesses natu­relles. L’économie de pro­duc­tion répond à des besoins bien réels. Actuel­le­ment, elle ne par­vient pas à suivre le rythme de l’économie arti­fi­cielle fon­dée sur les tran­sac­tions finan­cières, qui a un appé­tit effré­né pour le gain – sans aucun égard pour les limites natu­relles du monde réel.

    La théo­rie selon laquelle il y aura tou­jours assez d’argent pour payer tous les inté­rêts est séduisante. 

    Mais pour être vraie… elle devrait être vraie à 100 %.

    Or c’est impossible.

    Pre­miè­re­ment parce que les seconds prê­teurs, qui ne sont pas des banques, repré­sentent une bonne par­tie des prê­teurs. Et ils demandent des inté­rêts sur de l’argent pour lequel un inté­rêt doit déjà être remboursé.

    Deuxiè­me­ment, il faut consi­dé­rer les attentes cultu­relles. Tous les gens qui ont de l’argent s’attendent à ce que leur argent leur rap­porte tou­jours plus. L’argent qui devrait être dépen­sé, c’est-à-dire remis en cir­cu­la­tion pour que le pre­mier em-prun­teur puisse le gagner, est prê­té de nou­veau avec inté­rêt – ou investi.

    Les deux condi­tions qui devraient être rem­plies pour que tous les emprun­teurs puissent rem­bour­ser le prin­ci­pal plus les inté­rêts, et donc éteindre véri­ta­ble­ment leurs dettes, sont impos­sibles à satis­faire dans le sys­tème moné­taire existant.

    Rien dans notre sys­tème moné­taire n’interdit de reprê­ter l’argent créé à par­tir d’un prêt. Et rien n’oblige les banques à dé-pen­ser leurs reve­nus d’intérêts pour qu’ils puissent être gagnés par les emprun­teurs – ce qui leur per­met­trait d’éteindre leurs dettes.

    Alors les banques pré­fèrent inves­tir leurs reve­nus d’intérêts pour en tirer tou­jours plus de profits.

    Et les banques ne sont pas seules à jouer ce jeu. Qui­conque fait faire boule de neige à son argent, pour que son butin gros­sisse tou­jours plus, le fait aux dépens des emprun­teurs qui ne vont pas trou­ver l’argent requis pour payer leurs dettes – sauf en s’endettant encore davantage.

    C’est pour­quoi, comme l’affirme si bien le dic­ton, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. L’argent dont les emprun­teurs auraient besoin, aux éche­lons les plus bas de l’économie de pro­duc­tion, est trans­fé­ré au monde de l’argent vir­tuel, où tout res­semble à un immense casi­no. C’est un monde où les tran­sac­tions ne sont guère que des chiffres, sur les­quels on mise pour gagner de plus en plus gros. Ces chiffres n’ont presque rien à voir avec le réel.

    De nos jours, la plus grande par­tie de l’argent change de main dans l’éco­no­mie du jeu… c’est-à-dire le mar­ché des changes, les ins­tru­ments déri­vés et les autres ins­tru­ments finan­ciers avec les­quels les banques et les fonds d’investissements jouent pour s’enrichir.

    À titre d’exemple, men­tion­nons que le total des tran­sac­tions sur le mar­ché mon­dial des changes, en une seule semai-ne, est supé­rieur au total des tran­sac­tions sur le mar­ché mon­dial des biens et ser­vices durant toute une année. Cette énorme masse d’argent est uti­li­sée conti­nuel­le­ment par les spé­cu­la­teurs qui misent sur les fluc­tua­tions des cours. Cet argent existe… mais uni­que­ment dans l’économie du jeu.

    Alors, dans quelle mesure les inté­rêts, qui pèsent si lourds, sont-ils « non remboursables » ?

    Pour répondre à cette ques­tion, il fau­drait pou­voir retra­cer avec cer­ti­tude tout l’argent du monde.

    Mais comme il y a plus de 6 mil­liards d’habitants sur la pla­nète, dont la majo­ri­té gagnent de l’argent, le dépensent, l’empruntent et le prêtent, les tran­sac­tions moné­taires mon­diales sont au moins aus­si com­plexes que les flux des océans – et donc impos­sibles à retracer.

    Cepen­dant la ten­dance actuelle est claire : la « même vieille his­toire » se per­pé­tue. Les riches retirent de plus en plus d’argent de l’économie du jeu, où les simples emprun­teurs n’ont qua­si­ment aucune chance d’en gagner. Et la seule manière dont le sys­tème peut se main­te­nir en place, c’est en créant tou­jours plus d’argent. Or plus il y a d’argent créé sous forme de dette, plus le seul moyen de créer davan­tage d’argent est de créer de nou­velles dettes – entre autres en accor­dant des prêts ridi­cu­le­ment faciles à des emprun­teurs nul­le­ment qua­li­fiés, ou en fai­sant des dépenses gou­ver­ne­men­tales mas­sives en opé­ra-tions de sécu­ri­té et de guerre… ou encore en ren­flouant les banques en faillite. 

    (DVD chap­ter 6)

    Voyons main­te­nant com­ment le cycle d’un prêt joue sur le phé­no­mène des booms et des chutes, c’est-à-dire sur le cycle économique.

    Voi­ci les prin­ci­pales étapes du cycle éco­no­mique. Tout d’abord, la dépense faite grâce au prêt sti­mule l’économie. Ensuite, une infla­tion se pro­duit parce que l’argent créé dépré­cie la masse moné­taire. Et enfin, la défla­tion suit, au fur et à mesure que les rem­bour­se­ments éteignent gra­duel­le­ment le principal.

    Aus­si long­temps que tous les cycles de prêts indi­vi­duels ne se che­vauchent pas, ces cycles peuvent pro­duire un effet de plat : ils peuvent créer une masse moné­taire rela­ti­ve­ment stable, et donc des prix rela­ti­ve­ment stables eux aus­si. Mais il faut alors une crois­sance conti­nue de la masse moné­taire, au moins en par­tie, parce que l’argent requis pour payer les inté­rêts n’a jamais vrai­ment été créé.

    C’est le modèle sur lequel repose notre éco­no­mie actuelle.

    L’art de gérer l’économie, étroi­te­ment défi­ni comme l’art de par­ve­nir à la « sta­bi­li­té des prix », consiste à évi­ter les spi­rales défla­tion­nistes et à main­te­nir l’inflation à un niveau tel que le sys­tème ne craque pas.

    Si on exa­mine le pou­voir d’achat du dol­lar amé­ri­cain en biens réels, au cours du siècle der­nier, on voit immé­dia­te­ment ce qu’est la soi-disant « sta­bi­li­té des prix ». Le dol­lar a clai­re­ment per­du presque TOUTE sa valeur ! (soit 96 %) et il conti­nue de perdre le reste très, très vite.

    Alors, il n’y a PAS eu de sta­bi­li­té des prix.

    Nul besoin d’avoir fait des études supé­rieures en psy­cho­lo­gie pour com­prendre com­ment le com­por­te­ment humain influe sur ce cycle de prêts indi­vi­duels, menant au cycle éco­no­mique collectif.

    Si un entre­pre­neur voit des pos­si­bi­li­tés d’investir, et réus­sit bien en emprun­tant, d’autres feront confiance au sys­tème et vou­dront suivre son exemple.

    Et tout effet psy­cho­lo­gique mis à part, si une entre­prise prend de l’expansion en emprun­tant de l’argent, ses four­nis­seurs et ses dis­tri­bu­teurs devront fort pro­ba­ble­ment emprun­ter eux aus­si – sans quoi ils ris­que­ront de perdre cette entre­prise comme client.

    Le même effet de trou­peau se pro­duit quand le scé­na­rio est sombre, c’est-à-dire en période de contrac­tion du crédit.

    C’est alors que les cycles de prêts indi­vi­duels ont une ten­dance inhé­rente à s’aligner plu­tôt qu’à être répar­tis au hasard.

    Et quand les cycles de prêts indi­vi­duels s’alignent, le cycle à grande échelle – c’est-à-dire le cycle éco­no­mique – émerge sous leurs effets cumulatifs.

    Alors résu­mons : à la suite de l’échange de pro­messes faites entre la banque et l’emprunteur, la socié­té subit une infla­tion chro­nique et dépend des banques pour un apport tou­jours gran­dis­sant d’argent, afin de payer des inté­rêts qui deviennent im-pos­sibles à rem­bour­ser. Le résul­tat est un cercle vicieux inévi­table d’accélération de la dette et de dépré­cia­tion de l’argent – menant à l’effondrement défla­tion­niste de l’économie, sui­vi du chaos social ou de la guerre.

    Cette situa­tion catas­tro­phique s’étend à toute la socié­té, cau­sant par­tout des dommages.

    Au fond, nous sommes intoxi­qués. Mais pas à l’héroïne, au cré­dit ! Pour­tant, un jour vien­dra où notre capa­ci­té col­lec­tive à em-prun­ter et à rem­bour­ser tout ce cré­dit s’épuisera.

    C’est pour­quoi le besoin existe de pro­vo­quer une expan­sion constante du cré­dit dans de nou­veaux mar­chés – c’est-à-dire d’amener les gens par­tout ailleurs dans le monde à s’endetter tou­jours davantage.

    Aux États-Unis, en rai­son de cette expan­sion constante, le mon­tant total de la dette pour 2008 a dépas­sé les 53 tril­lions de dol­lars – soit cinq fois le total des reve­nus annuels du pays tout entier.

    L’ensemble de la popu­la­tion est-elle satis­faite de ce système ?

    Pro­ba­ble­ment pas. Mais l’ensemble de la popu­la­tion n’a qu’une idée très vague des rai­sons du pro­blème… c’est-à-dire du sys­tème her­mé­tique de contre­fa­çon de l’argent et du pou­voir caché qu’exerce le sys­tème financier.

    Et les banques ? Com­ment s’en tirent-elles ?

    Eh bien, en ayant seule­ment une toute petite frac­tion de l’argent qu’elles prêtent, les banques obtiennent des reve­nus d’intérêts mas­sifs sur les prêts aux consom­ma­teurs et sur les hypo­thèques. De plus, en se ser­vant de leur pou­voir de cré­dit pour acqué­rir de vastes por­te­feuilles d’actions de l’État et d’actions de socié­tés, les banques s’approprient le contrôle du gou-ver­ne­ment et de l’industrie. Et enfin, en rai­son des inévi­tables défauts de paie­ments et for­clu­sions, les banques récu­pèrent des titres de pro­prié­té par­tout dans le monde.

    Enfin, quand tout va vrai­ment mal, c’est-à-dire quand les emprun­teurs sont mas­si­ve­ment inca­pables de rem­bour­ser leurs prêts et que les banques essuient d’énormes pertes, le gou­ver­ne­ment doit ren­flouer les banques avec des mil­liards de dol­lars pour sau­ver le sys­tème financier.

    Et qui financent tous ces ren­floue­ments ? Vous l’avez devi­né. Les contri­buables.

    C’est un exploit éton­nant de la part des banques, d’autant plus que la majo­ri­té de leurs vic­times n’en ont aucune connais-sance.

    (DVD chap­ter 7)

    Si vous vous dites : « il devrait y avoir une loi… », eh bien, il y en a une. En fait, il y a tout un ensemble de lois, qui rendent ces opé­ra­tions par­fai­te­ment légales.

    Mais com­ment se fait-il qu’un sys­tème pareil soit deve­nu légal ? 

    Pour répondre à la ques­tion, il faut remon­ter au milieu du 17e siècle, en Angleterre.

    C’est à cette époque que sont appa­rus de plus puis­sants navires, qui ont faci­li­té les voyages d’exploration. Le com­merce a pris une expan­sion rapide. Pour faire des échanges, en par­ti­cu­lier sur de longues dis­tances et de longues durées, les contrats sous forme écrite sont deve­nus de plus en plus impor­tants, de plus en plus complexes.

    Long­temps en Angle­terre, le droit com­mun avait sti­pu­lé que tout contrat devait por­ter sur l’échange de biens réels. c’est à dire sur le trans­fert de biens, ou de ser­vices, ou encore de droits de pro­prié­té. Et c’est sur ces élé­ments que les tri­bu­naux tran­chaient, en cas de conflit. 

    Si le contrat n’avait pas été fait à titre oné­reux – c’est à dire s’il n’y avait pas eu échange de vrais biens ou de vrais droits de pro­prié­té – ce contrat était jugé nul et non ave­nu. Et il était donc reje­té par les tribunaux.

    En ver­tu de ce droit com­mun, un contrat actuel disant que l’emprunteur donne en garan­tie une auto dont il n’est pas pro­prié-taire, contre une pro­messe de paie­ment de la banque, ne serait pas valide.

    De plus, en cas de conflit, le droit com­mun sti­pu­lait que seules les per­sonnes ayant réel­le­ment par­ti­ci­pé à un échange à titre oné­reux – c’est-à-dire les per­sonnes qui avaient livré des biens ou ser­vices – pou­vaient aller en jus­tice pour exi­ger le res­pect du contrat. Ce droit n’était pas trans­fé­rable à une tierce partie.

    Quand les négo­ciants par­taient eux-mêmes en expé­di­tion autre­fois, pour vendre des mar­chan­dises, ils ache­taient ces mar-chan­dises dans leur pays avec la mon­naie locale. Puis ils les ven­daient dans des pays étran­gers, en mon­naie étran­gère. Ensui-te, ils reve­naient dans leur pays avec des mar­chan­dises de l’étranger, qu’ils avaient ache­tés en mon­naie étran­gère. Et une fois de retour, ils les ven­daient en mon­naie locale.

    Mais le com­merce deve­nant flo­ris­sant et com­plexe, les négo­ciants ont pré­fé­ré res­ter dans leur pays et ils ont tout sim­ple­ment affré­té des navires. Ils pou­vaient ain­si impor­ter des mar­chan­dises de pays autres que celui où ils avaient expor­té. Mais un pro-blème est appa­ru alors. Les mar­chan­dises expor­tées avaient été payées à l’étranger, en mon­naie étran­gère. Or trans­por­ter cet argent liquide, c’était s’exposer au vol, et sur­tout à une perte par­tielle dans la conver­sion des devises.

    La solu­tion a été de créer les lettres de change. Par une lettre de change, le payeur don­nait ordre au des­ti­na­taire de payer au béné­fi­ciaire la somme indiquée.

    La signa­ture authen­ti­fiait le contrat et seules les par­ti­ci­pants à la tran­sac­tion pou­vaient aller en jus­tice en cas de conflit sur une lettre de change. Ces lettres étaient donc sans aucune valeur pour un voleur, ou pour une tierce partie.

    Vous l’avez devi­né : les lettres de change étaient les pré­cur­seurs des chèques. Je sous­si­gné le payeur enjoint à ma banque (c’est-à-dire au des­ti­na­taire) de payer le béné­fi­ciaire (c’est-à-dire la per­sonne nom­mée sur le chèque) la somme d’argent indi-quée.

    Les lettres de change conve­naient par­fai­te­ment aux tran­sac­tions entre par­ties qui ne se connais­saient pas. Elles ser­vaient à ordon­ner un paie­ment en liquide dans une région ou dans une contrée lointaine.

    Mais très vite, les com­mer­çants ont vou­lu plus. Ils ont vou­lu que les lettres de change per­mettent de rap­pro­cher les paie­ments par­mi de nom­breux mar­chands, dans de nom­breux pays. Pour cela, il fal­lait que les lettres de change soient trans­fé­rables et exi­gibles par de tierces par­ties.

    Comme nous allons le voir, c’est alors que le fon­de­ment du sys­tème ban­caire actuel est deve­nu légitime.

    Jusqu’alors, en ver­tu du droit com­mun, une tierce par­tie qui avait ache­té hon­nê­te­ment une lettre de change trans­fé­rée plu-sieurs fois depuis son émis­sion n’avait pas le droit d’aller en jus­tice pour obte­nir un paiement.

    Les lettres de change de tierces par­ties posaient donc des risques inacceptables. 

    Pour que les lettres de change deviennent un moyen pra­tique et garan­ti de paie­ment pour une tierce par­tie, c’est-à-dire l’équivalent d’argent liquide, il fal­lait modi­fier le droit com­mun.

    En Angle­terre, par une série de déci­sions juri­diques datant de 1664 à 1699, les lettres de change sont deve­nue exi­gibles par les tierces par­ties. Si une tierce par­tie ache­tait une lettre de change, à titre oné­reux et de bonne foi, sans soup­çon­ner de fraude ou de pro­blème quant au droit de vente du ven­deur, cette lettre de change était valide et exi­gible devant un tribu-nal.

    Quelles ont été les consé­quences de ce chan­ge­ment ? Eh bien désor­mais, toute lettre de change était consi­dé­rée légi­time une fois qu’elle était vendue.

    Les lettres de change et toutes les autres pro­messes de paie­ment dûment signées, à l’exception des chèques, sont deve-nues trans­fé­rables et exi­gibles léga­le­ment – comme le vou­laient les com­mer­çants. Les contrats de dettes pou­vaient donc être ven­dus, ce qui faci­li­tait les transactions.

    Un nou­veau mar­ché est appa­ru pour les pro­fi­teurs : le com­merce des lettres de change. C’est alors que le mar­ke­ting de la dette a commencé.

    De plus, il est deve­nu pos­sible de trom­per quelqu’un ou de le for­cer à signer une pro­messe exi­gible de paie­ment, puis de vendre cette pro­messe à une tierce par­tie à titre oné­reux et de bonne foi – pro­messe alors exi­gible en jus­tice, contre le signatai-re.

    Ce point est deve­nu l’une des règles fon­da­men­tales du Code com­mer­cial uni­forme, qui régit le com­merce aux États-Unis, et par exten­sion dans la plus grande par­tie du monde.

    Pensez‑y un peu.

    Si vous ache­tez un ordi­na­teur por­table volé, vous pou­vez être recon­nu cou­pable de recel de vol, ce qui est une infrac­tion cri­mi­nelle. Peu importe si vous avez payé cet ordi­na­teur, sans savoir qu’il avait été volé. Le tri­bu­nal le ren­dra à son pro­prié­taire légi­time. Et vous, inno­cent ou pas, vous per­drez votre argent et vous pour­rez être accu­sé d’un crime.

    Mais si vous ache­tez un accord de prêt à une banque, à titre oné­reux et de bonne foi, peu importe que ce contrat résulte de manoeuvres frau­du­leuses. En ver­tu des lois com­mer­ciales, le signa­taire devra payer – et un tri­bu­nal veille­ra à faire res­pec­ter cette obligation.

    De nos jours, les contrats de dettes prennent de mul­tiples formes, dont les plus connues sont les prêts et les hy-pothèques.

    Notons en pas­sant que c’est à l’époque de tous ces chan­ge­ments de loi que la toute nou­velle Banque d’Angleterre a été fon-dée – pre­mière banque auto­ri­sée par l’État à créer de l’argent à par­tir de rien. Les nou­velles lois arri­vaient à point : elles per-met­taient à cette nou­velle banque de faire valoir ses contrats « sans valeur », signés par les soi-disant « emprunteurs ».

    Les rares per­sonnes qui ont décou­vert la vraie nature de leurs prêts ban­caires et qui ont ten­té de contes­ter en jus­tice la vali­di­té de leurs contrats de dettes ont décou­vert que ces lois contrac­tuelles com­mer­ciales res­tent le fon­de­ment inat-taquable du sys­tème d’argent-dette.

    La banque peut très bien avoir ven­du l’accord de prêt ori­gi­nal à une tierce par­tie, à titre oné­reux, une seule chose compte pour un juge – même si cette tierce par­tie est une asso­ciée de la banque : qui est le pro­prié­taire du docu­ment ? que dit le docu-ment ? et qui l’a signé ? Le fait que la banque ait omis d’informer l’emprunteur de la vraie nature de l’accord de prêt, et l’absence de tout argent réel prê­té par la banque, n’ont AUCUNE importance.

    (DVD chap­ter 8)

    En conclu­sion, il semble bien que le sys­tème ban­caire contem­po­rain repose sur plu­sieurs infrac­tions au droit com­mun – et au simple bon sens.

    La pre­mière, c’est celle qui est com­mise par l’emprunteur quand il s’engage à don­ner en garan­tie un bien dont il n’est pas encore pro­prié­taire. La banque est com­plice, car elle accepte cette pro­messe frau­du­leuse comme garan­tie du cré­dit qu’elle va créer.

    La seconde, c’est l’omission par la banque de divul­guer la vraie nature du contrat. La banque dit qu’il s’agit d’un prêt, fai­sant croire à l’emprunteur qu’elle lui prête de l’argent réel­le­ment exis­tant. Mais la banque sait bien qu’elle émet uni­que­ment une nou­velle pro­messe de paie­ment. Une pro­messe que la banque n’aura pro­ba­ble­ment jamais à te-nir.

    La troi­sième, c’est que l’accord de prêt devrait être inva­lide. Car un contrat impos­sible est léga­le­ment inva­lide. La banque crée un contrat impos­sible car les condi­tions exi­gées pour que les emprun­teurs puissent rem­bour­ser le prin­ci­pal plus les inté­rêts ne sont pas rem­plies.

    À moins que le sys­tème n’exige le recy­clage à 100 % du prin­ci­pal et des inté­rêts, ce qu’il ne fait aucune-ment, cer­tains emprun­teurs ne pour­ront pas rem­bour­ser et per­dront donc leur garan­tie, à cause de la pénu­rie sys­té­ma­ti-que d’argent.

    La qua­trième infrac­tion, c’est la vio­la­tion de la loi natu­relle par la loi des contrats, qui confère auto­ma­ti­que­ment le titre légi-time d’un contrat à une tierce par­tie quand ce contrat a été cédé à titre oné­reux : il y a infrac­tion au prin­cipe selon lequel on ne peut pas céder un titre qu’on n’a pas.

    Mais la fraude la plus vaste, c’est que la plu­part des gens qui tra­vaillent pour pro­duire les vraies richesses du monde sont lour­de­ment endet­tés et risquent de tout perdre – au pro­fit des ban­quiers qui fabriquent de l’argent à par­tir de simples promes-ses de paiement.

    En fin de compte, nous sommes pri­son­niers d’une éco­no­mie qui doit prendre de l’expansion de plus en plus vite, pour sui-vre la crois­sance effré­née de la masse moné­taire – faute de quoi tout le sys­tème s’effondre.

    Le sys­tème moné­taire actuel refuse de recon­naître que l’économie réelle est limi­tée par les richesses natu­relles limi­tées de notre pla­nète et par notre capa­ci­té limi­tée à gérer les déchets.

    Oui, notre pla­nète a des limites. Et par consé­quent, l’économie ne peut pas gon­fler à un rythme tou­jours plus rapi-de.

    Notre sys­tème moné­taire actuel res­semble à l’autobus du film Speed. Cet auto­bus ne peut pas ralen­tir, faute de quoi la bombe pla­cée à bord va exploser.

    Mais pour nous, la situa­tion est pire encore, car le taux de créa­tion de la dette doit s’accélérer sans fin, sinon c’est le krach de l’économie toute entière.

    La notion la plus men­son­gère de l’économie contem­po­raine, c’est qu’une crois­sance infi­nie, tou­jours en accé­lé­ra­tion, est pos­sible. C’est une illu­sion, créé de toutes pièces par la course aux pro­fits. Un krach éco­no­mique, social et envi­ron­ne­men­tal sans pré­cé­dent paraît inévi­table, car le sys­tème moné­taire semble inca­pable de s’adapter.

    Rien d’étonnant alors que les réfor­ma­teurs du sys­tème moné­taire par­tout dans le monde affirment que ce sys­tème moné­tai-re tout entier doit être com­plè­te­ment repen­sé, à par­tir de zéro.

    (DVD chap­ter 9)

    Alors, quelle est la solution ?

    L’une des options sou­vent sug­gé­rée est de reve­nir à l’étalon or. Les par­ti­sans de cette option disent que l’or est une vraie mon­naie, car c’est un métal indé­nia­ble­ment pré­cieux. Pour eux, la valeur de la mon­naie devrait repo­ser sur la rare­té de son stan­dard de réfé­rence. En règle géné­rale, les défen­seurs de cette posi­tion croient aus­si que l’argent de-vrait être indé­pen­dant de tout gou­ver­ne­ment.

    Une autre école, dia­mé­tra­le­ment oppo­sée, croit que la créa­tion de l’argent devrait être la pré­ro­ga­tive exclu­sive du gou­ver­ne­ment, qui repré­sente tous les gens, et qui devrait créer et dépen­ser l’argent dans l’intérêt public. Ayant repris le pou-voir de créer de l’argent rien qu’à par­tir des dépenses faites par lui, le gou­ver­ne­ment n’aurait plus jamais besoin de s’endetter ou de payer des intérêts.

    Bien sûr, si le gou­ver­ne­ment dépen­sait sans comp­ter, la mon­naie per­drait toute sa valeur. Pour empê­cher l’inflation, l’argent créé devrait être éteint lui aus­si. Ceci pour­rait se faire au moyen de mul­tiples formes d’impôts, rede­vances et frais modé­ra­teurs. Les dépenses enga­gées par le gou­ver­ne­ment, et les impôts recueillis par lui, seraient alors inter-reliés et égaux, par­fai­te­ment équilibrés.

    L’objectif des impôts serait de sta­bi­li­ser les prix, étant don­né que le gou­ver­ne­ment n’aurait plus aucun besoin de reve­nus d’impôts pour fonctionner.

    Au fil des siècles, le sys­tème moné­taire fon­dé sur l’étalon or et divers sys­tèmes de cré­dit moné­taire gou­ver­ne­men-tal ont été uti­li­sés. Mais le sys­tème fon­dé sur l’étalon or a tou­jours domi­né, jusqu’au 20e siècle. Cha­cun des autres sys­tèmes fonc­tion­nait bien, dans son pays res­pec­tif, car l’argent était accep­té pour le paie­ment des impôts. Cepen­dant, jusqu’à l’invention des moyens modernes d’échanges, le com­merce inter­na­tio­nal devait se faire en fonc­tion de l’or.

    Ajou­tons à cela que, depuis des mil­lé­naires, l’or nous fas­cine. Long­temps, nous avons été habi­tués à croire que la valeur de la mon­naie devait repo­ser sur la valeur d’une vraie richesse mon­nayable – par exemple, des pièces d’or.

    Mais ce n’est pas le seul concept qu’on devrait se faire de l’argent. En tout cas, plus à notre époque de l’argent-dette !

    Fon­da­men­ta­le­ment, l’argent est tout sim­ple­ment une idée… inven­tée par les humains pour pas­ser d’une éco­no­mie de sub­sis­tance à une éco­no­mie com­plexe. C’est l’apparition de l’argent qui a ren­du pos­sible la spé­cia­li­sa­tion du tra-vail et l’échange indi­rect des biens et des services.

    L’évolution de la mon­naie a été longue, com­men­çant par le simple troc et l’échange de mar­chan­dises, puis pas­sant à l’échange de pièces, de pro­messes de métal pré­cieux, de pro­messes de billets, et main­te­nant de pro­messes numé­riques de payer des pro­messes numé­riques. Mais tout au long de cette évo­lu­tion, l’objectif a été de don­ner plus de sou­plesse au sys­tè-me, grâce à des pro­messes pra­tiques et sûres de paiement.

    Le pro­blème avec les pro­messes de paie­ment, c’est qu’elles offrent d’immenses pos­si­bi­li­tés de tri­cher, de créer beau­coup plus de pro­messes qu’il n’y a de biens réels pour les garantir.

    Alors, existe-t-il un moyen de rendre l’échange d’argent réel aus­si pra­tique et sûr que l’échange de pro­messes de paiement ?

    Oui, c’est main­te­nant pos­sible. Avec la mon­naie numé­rique, pra­tique et sûre, ren­due pos­sible par les nou­velles tech­no­lo­gies de cryptage.

    Voi­là com­ment marche ce sys­tème. Ima­gi­nez que vous pre­nez le numé­ro de série d’un billet, et que vous faites dis­pa­raître le sup­port papier du billet. Qu’est-ce qui vous reste ? … Un dol­lar numé­rique, qui peut être trans­fé­ré élec­tro­ni­que­ment par­tout dans le monde, aus­si faci­le­ment et aus­si sûre­ment qu’une pro­messe de paiement.

    La dif­fé­rence… qui est monu­men­tale… c’est que ce dol­lar élec­tro­nique est pareil à une pièce de métal : il ne peut jamais être simul­ta­né­ment dans deux endroits différents.

    Il est donc pos­sible d’empêcher la mul­ti­pli­ca­tion des pro­messes, en exi­geant un paie­ment en liquide, en espèces, ou sous forme numé­rique. Et plus besoin de dépo­ser ces dol­lar numé­riques à la banque, car ils sont tout natu­rel­le­ment pla­cés en sécu-rité. De plus, ces dol­lars peuvent être trans­fé­rés sur Internet.

    Autre avan­tage : la mon­naie numé­rique ins­tan­ta­né­ment trans­fé­rable pour­rait per­mettre diverses fonc­tions intel­li­gentes, im-pos­sibles avec les autres formes de monnaie.

    Par exemple, avec une simple pro­gram­ma­tion, l’argent pour­rait cal­cu­ler sa propre valeur, en éli­mi­nant toute spé-cula­tion, toute mani­pu­la­tion et toute erreur humaine. Pas mal, non ?

    Déjà, on s’efforce de réfor­mer le sys­tème moné­taire par des modi­fi­ca­tions de loi. Ain­si, aux 

    Réponse
  25. Alain

    Actuel­le­ment, par­tout dans le monde, des gens et des orga­nismes com­prennent les pro­blèmes et les injus­tices cau­sés par notre sys­tème moné­taire. Vous pou­vez vous joindre à leurs efforts pour appor­ter les chan­ge­ments fon­da­men­taux dont notre monde a besoin.

    CONCLUSION :
    « Par­lez à vos amis. Une crise finan­cière, c’est le moment de tirer des leçons ! Quand le gou­ver­ne­ment doit ren­flouer des ban-ques, qui lui prê­taient aupa­ra­vant de l’argent, les contra­dic­tions, les fraudes et les failles du sys­tème deviennent claires pour tous. Les solu­tions deviennent claires elles aus­si, il suf­fit d’ouvrir les yeux.

    Nous ne pou­vons tout sim­ple­ment pas conti­nuer ain­si. Faire quelques ajus­te­ments au sys­tème actuel ne suf­fi­ra pas. Les chan-gements à appor­ter sont radi­caux. Ils doivent béné­fi­cier à tous – et non pas à une petite poi­gnée de pri­vi­lé­giés. Pour y par­ve­nir, nous devons reje­ter les vieilles hypo­thèses et les croyances erro­nées. Nous devons oser une méta­mor­phose com­plète!… Le temps est venu de pas­ser à l’action ».

    Der­rière l’é­co­no­mie il y a « les hommes » :

    Ceux qui se cachent par­ce­qu’ils héritent des faveurs du sys­tème délèguent des malades men­taux pour don­ner une « figure humaine » à leur pou­voir occulte.

    Der­rière « l’argent-dette » il y a « l’argent-roi » et donc du génie mal­fai­sant mobi­li­sé pour bien main­te­nir le cou­vercle de l’op­pres­sion « endet­te­ment » sur la mar­mite où se cuisent les délices de la « domi­na­tion de classe ».

    yzo­kraS l’a dit et redit pen­dant 90 minutes à 8 mil­lions de nigauds(7.999.999 exac­te­ment : j’y étais « en plus »…) scot­chés devant leur TV :

    « je ne suis pas là pour que tout le monde gagne la même chose »…

    Si un mot avouable pou­vait résu­mer sa pen­sée, ce serait un euphémisme !

    Réponse
  26. sentier198

    @ Alain
    je viens de pos­ter ceci sur le site de PJ ‚dans le fil de la vidéo de la semaine (encore en modé­ra­tion à cette heure )

    « …Bon­jour à Tous,
    Natixis conclue son Flash en disant :
    « ….On ne peut qu’être frappés du contraste entre l’optimisme présent au sujet de la situa­tion des éco­no­mies, aux Etats-Unis et dans la zone euro, et l’ampleur des dif­fi­cul­tés structurelles… »

    il semble rai­son­nable de pen­ser que cet « opti­misme » est celui d’un joueur de poker-men­teur qui essaie d’induire en erreur son adversaire….
    j’infère ceçi dans la mesure où les per­sonnes ayant un pou­voir de déci­sion com­mu­ni­quant sur ce point sont vrai­sem­bla­ble­ment mieux infor­més que le citoyen lamb­da que je suis.
    c’est juste une métaphore..
    je ne veux plus ren­trer dans le débat sté­rile de la théo­rie du complot….
    il s’agit sim­ple­ment de réa­li­ser que les temps vont ètre dur , la concur­rence achar­née sur les mar­chés (de moins en moins de moyens finan­ciers et donc sur­pro­duc­tion , une crise de 1929 « ram­pante » ?) , sur les res­sources éner­gé­tiques et que cela risque (je dis bien « risque ») d’induire des conflits d’intérêts ame­nant cer­tains à s’organiser au détri­ment de l’intérêt com­mun qui serait de mettre en com­mun res­sources et moyens ……
    quand à savoir si cet opti­misme « fac­tice » sert à pro­duire un cli­mat de défiance (dans la mesure où il appa­rait tel­le­ment, à un obser­va­teur moyen ‚en dis­cor­dance avec le réel qui s’installe ) qui « pré­pa­re­rait » un cli­mat de catas­tro­phisme utile à faire pas­ser quelques « cou­leuvres » , je n’en sais rien.…. »

    nous sommes loin de connaitre toutes les cartes , Zyko­sar n’est peut-ètre pas beau­coup plus infor­mé fina­le­ment , en tout cas de façon significative.…

    en tout cas , il semble patauger…avec les res­pon­sa­bi­li­tés que cer­tains lui ont confiés , j’en ai froid dans le dos…

    ma thése serait que l’on pré­pare le lit des véri­tables Popu­listes en lais­sant s’ins­tal­ler au pou­voir des per­son­nages aus­si peu clairvoyant.
    par ailleurs quand vous dites « der­rière l’é­co­no­mie , il y a les hommes ».…je dirais plu­tôt « der­rière l’é­co­no­mie , il y a DES hommes » , les autres (de plus en plus nomn­breux) étant VIRés du sys­tème d’é­change domi­nant , d’où la mon­tée de leur vio­lence légitime +++

    Réponse
  27. sentier198

    sur un autre sujet (la reforme du capi­ta­lisme ? « mettre fin à la confu­sion des inter­ets.… ») , mais est-ce vrai­ment un autre sujet ?
    j’ai pos­té cela sur le site de PJ : : »

    je dirais « sanctuarisation=mission impossible »

    pour m’expliquer un peu plus , je dirais que c’est bien de cet échec à régler les pro­blèmes humains que véhi­cule cette logique binaire bien-mal , public-pri­vé , vrai-faux qu’il faut parler.
    car ‚même si elle a per­mis (cette logique) pen­dant 25 siècles les « pro­grès » que nous connais­sons , notam­ment la machine binaire qu’est l’ordinateur (!!!) , nous ris­quons dans les années qui viennent d’en gout­ter amè­re­ment les incon­vé­nient , « à regre(t)s »…si nous conti­nuons à jouer à l’autruche.

    pas de solu­tion , hor­mis une remise en ques­tion radi­cale de notre sub­jec­ti­vi­té , qui est tout sauf binaire …tout sauf computérisable ….

    le « je suis dans une impasse , je reviens en arrière au der­nier car­re­four et j’essaye une autre direc­tion », c’est fini .

    on a mis le feu au pont qui nous per­met­tait de rebrous­ser che­min car nous avons eu besoin du bois dont il était fait .

    comme des ànes , que nous sommes!!!!
    on a pra­ti­qué la tech­nique bar­bare de la terre brulé .

    IMAGINONS des solu­tions, plu­tôt que de nous rabattre sur les vielles recettes mille fois uti­li­sées , sans effet.

    le poten­tiel créa­teur de l’homme est le seul espoir de dépas­ser la crise actuelle.

    pour autant , il s’agit de lais­ser l’imaginaire s’exprimer… »

    en espé­rant que ma dys­or­tho­gra­phie conti­nue­ra de « séduire » notre amie Catherine..

    Réponse
  28. sentier198

    tou­jours sur l’in­te­ret public ‑ver­sus inter­et privé

    @ betov

    vous sem­blez faire un contre-sens sur ce que j’entends par « vie »…mais c’est nor­mal , j’ai été un peu « lapi­daire » !!!,déso­lé.
    pour le terme de « natu­rel »…..je dirais que tout ce qui m’entoure plus moi est naturel….dans le sens où tout cela est régie par les lois de la nature telle que l’homme a pu les déco­der (même le plutonium…même s’il n’existe pas à l’état naturel…et qu’il a néces­si­té inter­ven­tion humaine) , jusqu’à présent.
    en un mot , je n’y vois pas d’artifice , sinon une évolution .
    depuis l’état pri­mor­dial (le big bang pour reprendre l’image que nous offre la cos­mo­lo­gie) , la nature s’est com­plexi­fiée , sans inter­ven­tion humaine la plu­part du temps…l’homme fait par­tie pre­nante de cette évo­lu­tion ‚tout comme la nou­velle souche mutée de virus H1N1, l’americanium. ….etc..et après ? nous verrons…..

    peut-être par­lez vous de nature sau­vage , ce qui pré-existe à l’homme ?

    donc , j’imagine que vous ne serez pas faci­le­ment d’accord avec moi sur ce point.

    vous dites « …Qu’est-ce que « la vie » vient faire là-dedans… »

    je dis qu’il faut « dépas­ser » cette dicho­to­mie pri­vé-public si nous vou­lons avan­cer un peu.
    nous avons tous des inté­rêts « propres » , que nous par­ta­geons éven­tuel­le­ment avec d’autres …cela fait-il inté­rêt com­mun qui puisse être « can­di­dat » au sta­tut d’intérêt public ?
    c’est la pre­mière ques­tion qu’il s’agirait de réflé­chir avant de d’envisager des solu­tions trop hâtives.
    ne trou­vez-vous pas que l’on a fait assez d’âneries comme çà.

    pour­riez-vous étre plus expli­cite quand vous par­lez de domi­nance sociale , j’aimerais pour argu­men­ter que vous cla­ri­fiez cette expression.

    car n’étant pas d’accord sur votre diag­nos­tic concer­nant la limi­ta­tion des vio­lences inter-indi­vi­duelles (tant sur le plan quan­ti­ta­tif que qua­li­ta­tif , la Shoah , c’était il a 1⁄2 siécle , la Cam­bodge , le Rwanda…mince , il y a eu encore des morts aujourd’hui en Afgan­si­tan…)) , j’ai besoin d’en savoir plus.

    mer­ci

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  29. Alain

    Faut-il « sor­tir du piège » ou bien faut-il « sub­ver­tir » le piège ?

    Ce sont des « humains » qui ont mon­té plus ou moins sciem­ment ce « piège », et toute sa « dyna­mique » nous est donc abso­lu­ment « accessible ».

    Pour autant, il serait dan­ge­reux de « sim­pli­fier » en négli­geant toutes les condi­tions appa­rem­ment « exté­rieures » au piège, alors qu’elles font aus­si par­tie du « dis­po­si­tif global ».

    Sérier les ques­tions nous conduit, si nous somme en quête de « d’ap­proche éco­no­mique de la sou­ve­rai­ne­té », à bien voir ce qui est deve­nu « le coeur du dispositif » :

    « l’argent dette » y res­semble fort.

    pour tou­cher à ce fameux « cré­dit », on doit savoir dans quelle nou­velle pers­pec­tive humaine le « cré­dit nou­veau » devra ser­vir, et c’est celle d’une sou­ve­rai­ne­té nouvelle.

    On alterne for­cé­ment « en boucle » :

    tan­tôt dans l’i­ma­gi­naire « pro­gres­siste » ( lequel rêve en fait de « conser­ver » ce qui dans « l’hu­main » peut faire encore rêver, et « dépas­ser » ce qui dans le monde tel que l’hu­main a su le faire jus­qu’i­ci, contre­dit cet humain lui-même…)

    tan­tôt dans « la tech­nique éco­no­mique », essayant de savoir com­ment « ren­ver­ser la vapeur » d’une machine soi-disant « incontrôlable ».

    Il me semble per­ce­voir « un devoir citoyen » non encore écrit, et qui cores­pond à « un droit citoyen » non encore acquis, dans cette « inter­ven­tion à la fois en éco­no­mie et en politique ».

    Il y cor­res­pond une « reven­di­ca­tion » qui devrait « remuer les foules par les temps qui courent », et unir le fameux « mou­ve­ment social » avec un « nou­veau mou­ve­ment citoyen » :

    le triple droit de for­ma­tion, d’in­for­ma­tion et d’in­ter­ven­tion des citoyens dans le contrôle des ins­ti­tu­tions économiques.

    Il y va de la notion même de « res­pon­sa­bi­li­té humaine ».

    C’est ce que j’ap­pel­le­rais « faire face » par oppo­si­tion à l’at­ti­tude de « fuite vers un monde sans éco­no­mie » où semblent se can­ton­ner des « consi­dé­ra­tions exclu­si­ve­ment intros­pec­tives sur l’humain ».

    Mais j’en­fonce une porte ouverte ?

    Réponse
  30. Alain

    Chers amis, j’es­père que vous com­pren­drez pour­quoi je cède à la ten­ta­tion de citer « l’Hu­ma-Dimanche » de cette semaine, et par­ti­cu­liè­re­ment Michel Onfray inter­ro­gé sur la ques­tion de savoir « com­ment résis­ter au sarkozysme »…

    Bien sûr le phi­lo­sophe se veut pro­vo­ca­teur et pour ma part je pense sérieu­se­ment ce lui sans doute s’a­muse à répondre à l’Huma :

    « voci­fé­rer contre Sar­ko­zy est vain »…

    Réponse
  31. Alain

    Bon­soir et Mer­ci Ningù­nO­tro ! En effet !

    J’y suis allé de mon petit com­men­taire, mais je doute qu’il fran­chisse le filtre des « conve­nances ». Ceux que j’ai lus m’ont pour­tant inté­res­sé et « Paul » (comme l’ap­pelle Etienne), a une expres­sion sédui­sante, visant juste, mais avec des pro­jec­tiles inadap­tés à la cible. Tel est mon avis, cer­tai­ne­ment trop pré­ten­tieux, car je crois avoir com­pris que pour Jorion « le pou­voir ne cor­romp pas, c’est la sélec­tion des élites qui est corrompue »…
    Notre pro­blème ici est d’a­bou­tir à ce que ce ne soient pas exac­te­ment « les élites » qui exercent « le pou­voir », mais que le peuple exerce sa sou­ve­rai­ne­té en contrai­gnant les « élites » aux actes utiles à ses fins…

    (ce qui se pen­sa « dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat », et qui finit en effet en « ruse de nomenclatura »…).

    Bref, qui dit « élite » lance un pro­jec­tile inadap­té en direc­tion de « la démocratie » !

    …ami­ca­le­ment.

    Réponse
  32. nathalie

    Ver­sion sous titrée ??

    Mer­ci beau­coup à vous pour le lien sur la retrans­crip­tion cela est éga­le­ment très utile pour ceux qui ne peuvent voir ou entendre la vidéo (han­di­cap visuel ou auditif).

    Ayant un han­di­cap audi­tif, je recherche déses­pé­ré­ment la ver­sion sous titré en français.
    Peut être connais­sez vous le lien vers cette version ?

    D’a­vance merci 🙂

    Réponse
  33. belckho

    La dette à pro­fi­té à qui ?

    la dette , le défi­cit ( regar­dez les chiffres sur l’in­see )s’est mis en route sous le régime socia­liste de Mitterrand.

    Ensuite les gvts sui­vants ont main­te­nu les budgets.….

    En 1997⁄2001 , Jos­pin aurait pu inver­ser la ten­dance mais même avec une crois­sance très forte , les bud­gets furent défi­ci­taires. Les socia­listes ont dépensé…

    Sar­ko­sy a fait des efforts mais la crise est venue.…imaginez si la gauche avait été au pou­voir nous serions presque dans la situa­tion de la Grèce.

    La gauche et la droite ont mis le pays dans le pétrin.

    Essayez d’être plus objectifs :

    qui a pro­fi­té de cet endet­te­ment ? pour­quoi à t ‑on emprunté ?

    les ouvriers en ont pro­fi­té, les employés , les cadres , les fonc­tion­naires ter­ri­to­riaux, et les banques évidemment.

    Tous les citoyens en ont pro­fi­té, il est inexact d’é­crire que le peuple ne veut pas payer pour les erreurs des autres , c’est le peuple inté­res­sé qui a élu nos diri­geants au vu de pro­messes de dépenses qui ont cou­té cher.…

    Nous vivons au des­sus de nos moyens depuis des décennies.

    et ce n’est pas en natio­na­li­sant la dette que l’on trou­ve­ra la solu­tion , l’é­co­no­mie sera alors asphyxiée, atone.

    La peuple n’est pas sage.

    Réponse
  34. saint-exupery

    Il suif­fit de lire le trai­té de Consi­tu­tion Euro­péenne page 6 fixant les objec­tifs de ce traité.

    Ima­gi­ner qu’un trai­té puisse deve­nir une consti­tu­tion, c’est un tour de magie.

    Ali­néa 3 : « L’U­nion oeuvre .…pour une éco­no­mie sociale de mar­ché hau­te­ment compétitive ».

    Le terme « sociale » porte sur les sala­riés. Une consti­tu­tion à 263 pages, du jamais vu quand celle de la France tient en 49 pages avec de belles perles

    Article III-184 du Trai­té de Consti­tu­tion Euro­péenne : « 1. Les États membres évitent les défi­cits publics excessifs. »

    Une phrase qui ne veut stric­te­ment rien dire (non mesu­rable, non quantitfiable).

    Réponse
  35. Gow-an

    Vous savez où je peux télé­char­ger la vidéo dans une réso­lu­tion correcte ?

    mer­ci d’avance

    Réponse

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