Chers amis,
Un des derniers journaux libres en France, Marianne, vient de publier (n°659, 5 décembre 2009) un très bon article de Maurice Allais.
https://old.chouard.org/Europe/2009–12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf
Remarque importante : le courage des journalistes de Marianne, chaque semaine, mérite que nous les aidions en nous abonnant. Si on n’aide pas, ici et maintenant, les seuls journalistes qui nous défendent encore, il ne faudra pas venir pleurer quand nous nous retrouverons SEULS face aux barbares prétendument libéraux.
Voici l’appel de Maurice Allais :
Lettre aux Français
Le cri d’alarme du seul prix Nobel d’économie français :
CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS
par Maurice allais
Marianne n°659, 5 décembre 2009.
Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. Et c’est précisément à ce titre de libéral que je m’autorise à critiquer les positions répétées des grandes instances internationales en faveur d’un libre-échangisme appliqué aveuglément.
Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial
La récente réunion du G20 a de nouveau proclamé sa dénonciation du « protectionnisme » , dénonciation absurde à chaque fois qu’elle se voit exprimée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confrontés à ce que j’ai par le passé nommé « des tabous indiscutés dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années » (1). Car tout libéraliser, on vient de le vérifier, amène les pires désordres. Inversement, parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire.
Les grands dirigeants de la planète montrent une nouvelle fois leur ignorance de l’économie qui les conduit à confondre deux sortes de protectionnismes : il en existe certains de néfastes, tandis que d’autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe. Il suffit au lecteur de s’interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres – si ce n’est des écarts plus importants encore – pour constater que la concurrence n’est pas viable dans la grande majorité des cas. Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d’œuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.
Il faut délocaliser Pascal Lamy !
Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m’apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d’aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d’un contresens incroyable. Tout comme le fait d’attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l’ont précédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l’arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisons face à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd’hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu’il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m’apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !
Plus concrètement, les règles à dégager sont d’une simplicité folle : du chômage résultent des délocalisations elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires… À partir de ce constat, ce qu’il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection. Depuis plus de dix ans, j’ai proposé de recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays lorsque ceux-ci présentent de mêmes conditions de revenus, et de mêmes conditions sociales. Chacune de ces « organisations régionales » serait autorisée à se protéger de manière raisonnable contre les écarts de coûts de production assurant des avantages indus a certains pays concurrents, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d’une saine et réelle concurrence entre ses membres associés.
Un protectionnisme raisonné et raisonnable
Ma position et le système que je préconise ne constitueraient pas une atteinte aux pays en développement. Actuellement, les grandes entreprises les utilisent pour leurs bas coûts, mais elles partiraient si les salaires y augmentaient trop. Ces pays ont intérêt à adopter mon principe et à s’unir à leurs voisins dotés de niveaux de vie semblables, pour développer à leur tour ensemble un marché interne suffisamment vaste pour soutenir leur production, mais suffisamment équilibré aussi pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien de salaires bas. Cela pourrait concerner par exemple plusieurs pays de l’est de l’Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants, mais aussi ceux d’Afrique ou d’Amérique latine.
L’absence d’une telle protection apportera la destruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, c’est-à-dire de toutes les industries de l’Europe de l’Ouest et celles des pays développés. Car il est évident qu’avec le point de vue doctrinaire du G20, toute l’industrie française finira par partir à l’extérieur. Il m’apparaît scandaleux que des entreprises ferment des sites rentables en France ou licencient, tandis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le secteur des pneumatiques pour automobiles, avec les annonces faites depuis le printemps par Continental et par Michelin. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services.
De ce point de vue, il est vrai que je ne fais pas partie des économistes qui emploient le mot « bulle ». Qu’il y ait des mouvements qui se généralisent, j’en suis d’accord, mais ce terme de « bulle » me semble inapproprié pour décrire le chômage qui résulte des délocalisations. En effet, sa progression revêt un caractère permanent et régulier, depuis maintenant plus de trente ans. L’essentiel du chômage que nous subissons —tout au moins du chômage tel qu’il s’est présenté jusqu’en 2008 — résulte précisément de cette libération inconsidérée du commerce à l’échelle mondiale sans se préoccuper des niveaux de vie. Ce qui se produit est donc autre chose qu’une bulle, mais un phénomène de fond, tout comme l’est la libéralisation des échanges, et la position de Pascal Lamy constitue bien une position sur le fond.
Crise et mondialisation sont liées
Les grands dirigeants mondiaux préfèrent, quant à eux, tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu’une partie des causes du problème. Crise et mondialisation : les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu’est la libéralisation nocive des échanges internationaux, Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c’est une erreur folle.
Pour ma part, j’ai combattu les délocalisations dans mes dernières publications (2). On connaît donc un peu mon message. Alors que les fondateurs du marché commun européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l’Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s’en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s’étonner des conséquences !
Si le lecteur voulait bien reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n’ont bénéficié que d’un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s’interroger.
Un prix Nobel… téléspectateur
Les commentateurs économiques que je vois s’exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l’actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n’avaient pas annoncé l’arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d’entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n’étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j’annonçais, et j’écrivais, il y a plus de dix ans, qu’une crise majeure accompagnée d’un chômage incontrôlé allait bientôt se produire, je fais partie de ceux qui n’ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu’ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j’ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j’assistais en téléspectateur le message que j’étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n’est venue d’aucune chaîne de télévision et ce durant des années.
Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d’autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel… téléspectateur, Je me retrouve face à ce qu’affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu’il faut faire. Alors qu’en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j’avais constatée lorsque je m’étais rendu en 1933 aux États-Unis, avec l’objectif d’étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd’hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français.
Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent. Des intérêts qui souhaitent que l’ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu’il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale.
Question clé : quelle est la liberté véritable des grands médias ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique.
Deuxième question : qui détient de la sorte le pouvoir de décider qu’un expert est ou non autorisé à exprimer un libre commentaire dans la presse ?
Dernière question : pourquoi les causes de la crise telles qu’elles sont présentées aux Français par ces personnalités invitées sont-elles souvent le signe d’une profonde incompréhension de la réalité économique ? S’agit-il seulement de leur part d’ignorance ? C’est possible pour un certain nombre d’entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pouvoir de décision nous laissent le choix entre écouter des ignorants ou des trompeurs. •
Maurice Allais.
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(1) L’Europe en crise. Que faire ?, éditions Clément Juglar. Paris, 2005.
(2) Notamment La crise mondiale aujourd’hui, éditions Clément Juglar, 1999, et la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique, éditions Clément Juglar, 1999.
* * * * *
Le Prix Nobel iconoclaste et bâillonné
La « Lettre aux Français » que le seul et unique prix Nobel d’économie français a rédigée pour Marianne aura-t-elle plus d’écho que ses précédentes interventions ? Il annonce que le chômage va continuer à croître en Europe, aux États-Unis et dans le monde développé. Il dénonce la myopie de la plupart des responsables économiques et politiques sur la crise financière et bancaire qui n’est, selon lui, que le symptôme spectaculaire d’une crise économique plus profonde : la déréglementation de la concurrence sur le marché mondial de la main-d’œuvre. Depuis deux décennies, cet économiste libéral n’a cessé d’alerter les décideurs, et la grande crise, il l’avait clairement annoncée il y a plus de dix ans.
Éternel casse-pieds
Mais qui connaît Maurice Allais, à part ceux qui ont tout fait pour le faire taire ? On savait que la pensée unique n’avait jamais été aussi hégémonique qu’en économie, la gauche elle-même ayant fini par céder à la vulgate néolibérale. On savait le sort qu’elle réserve à ceux qui ne pensent pas en troupeau. Mais, avec le cas Allais, on mesure la capacité d’étouffement d’une élite habitée par cette idéologie, au point d’ostraciser un prix Nobel devenu maudit parce qu’il a toujours été plus soucieux des faits que des cases où il faut savoir se blottir.
« La réalité que l’on peut constater a toujours primé pour moi. Mon existence a été dominée par le désir de comprendre ce qui se passe, en économie comme en physique ». Car Maurice Allais est un physicien venu à l’économie à la vue des effets inouïs de la crise de 1929. Dès sa sortie de Polytechnique, en 1933, il part aux États-Unis. « C’était la misère sociale, mais aussi intellectuelle : personne ne comprenait ce qui était arrivé. » Misère à laquelle est sensible le jeune Allais, qui avait réussi à en sortir grâce à une institutrice qui le poussa aux études : fils d’une vendeuse veuve de guerre, il a, toute sa jeunesse, installé chaque soir un lit pliant pour dormir dans un couloir. Ce voyage américain le décide à se consacrer à l’économie, sans jamais abandonner une carrière parallèle de physicien reconnu pour ses travaux sur la gravitation. Il devient le chef de file de la recherche française en économétrie, spécialiste de l’analyse des marchés, de la dynamique monétaire et du risque financier. Il rédige, pendant la guerre, une théorie de l’économie pure qu’il ne publiera que quarante ans plus lard et qui lui vaudra le prix Nobel d’économie en 1988. Mais les journalistes japonais sont plus nombreux que leurs homologues français à la remise du prix : il est déjà considéré comme un vieux libéral ringardisé par la mode néolibérale.
Car, s’il croit à l’efficacité du marché, c’est à condition de le « corriger par une redistribution sociale des revenus illégitimes ». Il a refusé de faire partie du club des libéraux fondé par Friedrich von Hayek et Milton Friedman : ils accordaient, selon lui, trop d’importance au droit de propriété… « Toute ma vie d’économiste, j’ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la règle qui libère », précise Maurice Allais, dont Raymond Aron avait bien résumé la position : « Convaincre des socialistes que le vrai libéral ne désire pas moins qu’eux la justice sociale, et des libéraux que l’efficacité de l’économie de marché ne suffit plus à garantir une répartition acceptable des revenus. » Il ne convaincra ni les uns ni les autres, se disant « libéral et socialiste ».
Éternel casse-pieds inclassable. Il aura démontré la faillite économique soviétique en décryptant le trucage de ses statistiques. Favorable à l’indépendance de l’Algérie, il se mobilise en faveur des harkis au point de risquer l’internement administratif. Privé de la chaire d’économie de Polytechnique car trop dirigiste, « je n’ai jamais été invité à l’ENA, j’ai affronté des haines incroyables ! » Après son Nobel, il continue en dénonçant « la chienlit laisser-fairiste » du néolibéralisme triomphant. Seul moyen d’expression : ses chroniques touffues publiées dans le Figaro, où le protège Alain Peyrefitte. À la mort de ce dernier, en 1999, il est congédié comme un malpropre.
Il vient de publier une tribune alarmiste dénonçant une finance de « casino » : « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile, jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’était constatée. Jamais, sans doute, il est devenu plus difficile d’y faire face, jamais, sans doute, une telle instabilité potentielle n’était apparue avec une telle menace d’un effondrement général. » Propos développés l’année suivante dans un petit ouvrage très lisible* qui annonce l’effondrement financier dix ans à l’avance. Ses recommandations en faveur d’un protectionnisme européen, reprises par Chevènement et Le Pen, lui valurent d’être assimilé au diable par les gazettes bien-pensantes. En 2005, lors de la campagne sur le référendum européen, le prix Nobel veut publier une tribune expliquant comment Bruxelles, reniant le marché commun en abandonnant la préférence communautaire, a brisé sa croissance économique et détruit ses emplois, livrant l’Europe au dépeçage industriel : elle est refusée partout, seule l’Humanité accepte de la publier…
Aujourd’hui, à 98 ans, le vieux savant pensait que sa clairvoyance serait au moins reconnue. Non, silence total, à la notable exception du bel hommage que lui a rendu Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde. Les autres continuent de tourner en rond, enfermés dans leur « cercle de la raison » •
Éric Conan
* La Crise mondiale aujourd’hui, éditions Clément Juglar, 1999.
Source : Marianne, n°659, décembre 2009.
Finalement, ce sont peut-être les citoyens qui vont arriver à réinstaller (imposer ?) le libéral-socialiste Maurice Allais dans le débat public, vent debout contre les ennemis publics que sont devenues, à l’évidence, les multinationales et les banques.
Bien à vous.
Étienne.

Très brièvement :
Soutenir Allais, c’est soutenir nos propres idées
Ces 3 livres « La crise mondiale d’aujourd’hui », « La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance », et « Nouveaux combats pour l’Europe : 2002–2005 » sont en tout points remarquables et , ce qui n’enlève rien, relativement faciles d’accès.
ça fait du bien de te relire, Etienne !
« Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. »
M. Allais
Et oui …
Les pages offertes par Marianne à Maurice Allais sont exceptionnelles, à tous points de vue.
Ce processus d’ostracisme du seul prix Nobel francais vient de l’Université :
1/ Des profs Friedmanniens contrôlent les thèses et l’organe qui « accrédite » les futurs mâitres de conférence ;
2/ les thèsards se doivent d’écrire une thèse libérale pour avoir une carrière…
3/ Profs d’Université et maîtres de conf écrivent des livres, copiés par les auteurs du secondaire ;
4/ les bouquins du secondaire, simplification de la vulgarisation de la simplification, raccourcicent les thèses néolibérales à un salmigondis ;
5/ aucun livre du secondaire ne porte une lueur critique sur le libre échangisme, la dérégulation, l’OMC, sans parler de l’U.E. OBLIGATOIREMENT encensée ;
6/les profs du secondaire, svt incultes et tjs INSPECTES par des tenants de l’orthodoxie, propagent la vulgate ;
7/ et, dès qu’un électron libre s’envole, par exemple ds une liste de diffusion entre profs, il est rappelé à l’ordre : poser une question technique surl’OMC, c’est bien. Mais émettre un doute suscite la CENSURE : c’est de la « politique » !
Voilà comment la Nation de Descartes ‑qui ne se voit d’ailleurs plus comme une Nation, tue la recherche et la réflexion.
Ch. L.
Pour faire connaître la pensée d’Allais, rejoignez le groupe Facebook » Soutiens aux propositions de Maurice Allais »
Parut en 1999 « L’économie en 10 leçons », de Nasser Mansouri GUILANI, résumant une bonne décenie de travaux commencés en 1983(1) par les chercheur participant aux revues « Economie et politique » et « ISSUES », à la fois claires et pédagogiques.
Leur lecture m’a considérablement aidé à prendre conscience, jadis, déjà, en tant que délégué syndical CGT, il y a plus de 20 ans, de ce que décrit si bien Maurice ALLAIS.
Les collaborateurs de ces revues étaient réputés « marxistes », ce qui pourrait expliquer l’ostracisme dont ils furent victimes, mais il faut croire que ce n’est pas seulement cette « étiquette » qui les vouait à la censure : c’est surtout le contenu critique de leurs travaux, qui convergent « comme par hasard » avec ceux du « libéral » Alphonse Allais dans la remise en question des dogmes « ultra-libéraux ».
Il est urgent de se rassembler, sans s’enfermer dans une « orthodoxie », pour combattre toutes les variantes de la pensée unique et pour sortir de « l’horreur
économique »…mais aussi du « couvre-feu mental » organisé…Par des pouvoirs illégitimes.
LA PREMIÈRE URGENCE VISE À RÉHABILITER
LES DIMENSIONS SOCIALE ET ÉTHIQUE DE
L’ÉCONOMIE
(et qui dit « éthique » peut donc vouloir dire « écologique »)…
Le débat marché/régulation, est enfin devenu incontournable pour les grands courants de la pensée économique.
L’étiquetage « libéraux » et « progressistes » estompait l’évolution de la pensée économique
et entretenait la confusion installée désormais avec le « social-libéralisme » officiel.
2):RÉSORBER LE DÉFICIT D’EMPLOIS « durables ».
La France est caractérisée par un faible taux de création d’emplois en même temps qu’une progression rapide des emplois précaires et mal payés. La mutation du salariat est marquée par la progression de la précarité.
La justification dominante du chômage est à critiquer, du « taux de chômage naturel » du libéral Milton Friedman, au « taux de chômage d’équilibre » du néo-keynésien E. Phelps…
Ce dernier dogme de la pensée unique a fait des ravages auprès des « Institutions Officielles », dès l’année 1984 : désastre idéologique dans « la gauche plurielle » hélas !
En suivant perfidement le « modèle » américain, l’Europe a orienté sa stratégie contre l’emploi.
3): PRODUIRE POUR RÉPONDRE AU BESOIN HUMAIN DE VIVRE DIGNEMENT SUR LA PLANÈTE RÉELLE dont le monde de la finance fait définitivement abstraction.
Le taux de croissance du PIB, est un facteur clé du débat de politique économique…
Croissance ou décroissance ?
La croissance reste une revendication légitime à condition d’être « ÉQUITABLE » et « SOUTENABLE ». Il ne s’agit pas de faire du « productivisme » à tout prix mais de s’intéresser au contenu de cette croissance, le quantitatif devant « nécessairement » déboucher sur les mutations « QUALITATIVES » attendues du bienfondé humaniste des revendications populaires :
De nouveaux critères d’efficacité « économique » doivent donc pouvoir être revendiqués « légitimement », car ils permettent aux consommateurs–citoyens comme aux salariés des entreprises d’intervenir dans les gestions qui les concernent en tant qu’êtres humains à vocation « responsable », avec des droits nouveaux de citoyens :
L’aspect philosophique de cela concerne « l’émergence du genre humain »…
De l’application de ces droits nouveaux pourrait résulter le rejet effectif d’une croissance centrée sur des emplois pauvres et précaires, et une transition vers des emplois « QUALIFIÉS ».(la « qualité » en question pouvant répondre, enfin, aussi, aux exigences écologiques).
Il y a plus d’une dizaine d’années que se pose comme centrale la question du type de productivité.
Prenons conscience du rôle crucial de l’élévation du rapport capital/produit comme déclencheur de la crise actuelle !
Celui-ci renvoie aux nouvelles technologies et à la perversité de leur utilisation sous domination de rentabilité financière poussant au chômage massif.
4) :MODIFIER LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTÉE POUR EN ACCROÎTRE L’EFFICACITÉ
Avec leurs nouveaux droits d’intervention « dans les affaires qui les concernent », on peut imaginer que les citoyens, en tant que consommateurs et en tant que salariés, exigeront des critères de gestion tels que la part des « frais financiers » sera réduite au profit des « investissements humains »…
5):INCITER LA CONSOMMATION QUALITATIVE CORRESPONDANT À UN NOUVEAU TYPE D’INVESTISSEMENT PRODUCTIF.
La France ne souffre encore pas d’un manque d’épargne mais de l’insuffisance et de l’inadéquation qualitative de l’investissement.
Tandis que le taux d’investissement continue à baisser, l’épargne brute des sociétés atteint des sommets ainsi que la capacité de financement des entreprises : il s’agit de « L’épargne proprement financière nuisible »…car elle vise la propulsion des entreprises hors de la sphère de « l’économie réelle », dans celle de la « bulle spéculative ».
6): MOBILISER UN TOUT AUTRE SYSTÈME FINANCIER « POUR UN AUTRE MONDE »
En traitant non seulement la question d’une réorientation du crédit et de la création monétaire mais aussi celle de la place de la Bourse et de la spéculation comme celle de l’évolution de l’économie d’endettement sur les marchés financiers.
Le financement des entreprises est au coeur de cette question ainsi que les relations entre entreprises et marchés financiers. Au cours des années 1990 les économistes marxistes tentaient de relancer le débat sur la baisse nécessaire mais non suffisante des taux d’intérêt réel comme facteur de relance de l’incitation à investir.
Ils dénonçaient la contradiction entre la déflation des salaires et des dépenses sociales et l’inflation des marchés financiers.
Il n’a donc pas manqué « d’oiseaux de mauvaise augure » alertant sur le caractère pervers d’une Bourse qui montait ! L’accroissement des revenus financiers des entreprises non financières posait déjà la nécessité d’une réorientation des fonds des entreprises vers l’emploi, la production, vers une croissance en phase avec les nécessités humaines planétaires, ce qui supposait un autre type de globalisation financière.
7): RENDRE L’INTERVENTION PUBLIQUE PLUS EFFICACE.
Le budget est le reflet d’un choix de société. Il est temps de réhabiliter
la place des prélèvements obligatoires dans l’économie.
Loin d’éluder la question de la réduction des déficits insistons surtout sur la façon de les réduire, diamétralement opposée aux politiques « néo-libérales » .
8): « CODEVELOPPEMENT !»
On assiste dès les années 90 à une montée des excédents commerciaux corrélée à un déficit d’emplois en France. Or, à l’époque la France est bien encore un pays compétitif ce qui conduit à rejeter le dogme de la concurrence par les pays à bas salaires.
La question de fond est alors : à quoi sert l’excédent ? Comment s’articulent épargne nationale et financement international ?
L’analyse du type de mondialisation en cours débouche sur une critique forte et sur des propositions alternatives pour un autre type de mondialisation.
Réformer le FMI avec une monnaie commune mondiale à partir des Droits de tirages spéciaux (DTS), à l’opposé de la domination du dollar. (proposition du PCF dés les années 90, et, curieusement, enfin, de la Chine aujourd’hui…)
9) : RÉORIENTER L’EURO VERS L’EMPLOI, L’ENVIRONNEMENT, LE SOCIAL
Sortir de la logique qui a prévalu d’intégration par le marché pour éviter les effets déflationnistes de la démarche libérale. Changer les critères de la BCE, exiger les rééquilibrages nécessaires pour mettre l’emploi au centre, au lieu de se contenter de privilégier la flexibilisation à la baisse du coût du travail.
Construire « l’autre Europe » à partir d’une sélectivité nouvelle d’un crédit à taux abaissé pour l’emploi et d’une politique monétaire commune pour la croissance réelle et non pour la croissance financière.
10):ROMPRE AVEC LE LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE
Conjuguer les pistes alternatives, car elles sont naturellement complémentaires.
Entre autres (sans doute), les analyses de Paul Boccara sur la révolution informationnelle, montrent quels points d’appui cela fournit
pour une nouvelle civilisation, une nouvelle régulation avec la montée de critères non marchands (partage et non libre échange marchand).
Imposer un nouveau système de sécurité d’emploi et de formation (6).
Responsabiliser les entreprises sur l’impulsion d’un nouveau type de productivité.
Donner toute sa place au secteur public dans l’effort de modernisation nécessaire.
Réorienter la finalité du marché financier.
Refinancer la protection sociale(7).(Réformer de l’assiette des cotisations patronales)(.8)
ma bibliographie :
1.Pour une vision critique, Paul Boccara, cours de 2ème année,
Histoire de la pensée économique, cité dans Catherine Mills, Economie et Politique, les courants fondateurs. Valeur et répartition, éditions Montchrestien, collection AES, 2ème édition, 1997.
2. Paul Boccara, Issues, n° 1, 4e trimestre 1978, pp. 5–68 et n° 2, 1er trimestre 1979, pp. 67–138, « Travaux statistiques sur le système productif français et théorie des facteurs de la crise de structure ». Voir aussi Issues, n° 35, 3e trimestre 1989, Colloque international, « Nouvelle phase de la
crise et enjeux des issues ».
3. Pierre Concialdi, « Coûts de main d’oeuvre et protection sociale : une perspective internationale », in Sociétés et représentations, sept. 99 « Protection sociale : quelle réforme ? », pp. 49–63.
4. Conseil d’analyse économique, Retraite et épargne, Olivier Davanne, Jean-Hervé Lorenzi, François Morin ; La Documentation française 1998.
5. Cf. Paul Boccara, « Un ensemble de mesures monétaires et financières cohérentes » Economie et Politique, novembre-décembre 1998.
6. P. Boccara, Issues, n° 47–48, 4e trimestre 1995. 1er trimestre 96. Voir aussi in « Protection sociale : quelle réforme ? », Sociétés et représentations,
septembre 1999, « Pour une sécurité d’emploi ou de formation : au-delà du plein emploi traditionnel ».
7. Avancée par P. Boccara dès 1977,
8. Cf. notamment C. Mills, Economie de la protection sociale, Sirey 1994.
Chers amis,
Je vous recommande la lecture attentive de cette synthèse produite récemment par Philippe Bourcier de Carbon : elle est très bien faite ; c’est un bon résumé de l’éclairage précieux de Maurice Allais pour comprendre les crises récurrentes et particulièrement la crise actuelle.
Étienne.
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Le pouvoir financier au cœur de la crise de 2008
Les analyses prophétiques de Maurice Allais
Par Philippe Bourcier de Carbon[1], Président de l’AIRAMA, Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie
Document au format pdf : PBC-CONFERENCE_ALLAIS_du_18_octobre_2009.pdf
À l’occasion du présent colloque sur La responsabilité de la « Super classe mondiale » dans la Crise économique mondiale, je suis heureux de pouvoir esquisser ici les principales analyses et propositions du Professeur Maurice Allais [2]concernant les mécanismes de la crise, bancaire, financière et économique qui a éclaté spectaculairement l’année dernière à partir des pratiques des grands acteurs financiers anglo-saxons, systématiquement confortées par leurs dirigeants politiques, et qui, dans le cadre d’une mondialisation financière anarchique que ces derniers se sont attachés à généraliser depuis les années 90, menace aujourd’hui de plonger le monde dans une catastrophe économique généralisée, voire sans précédent par ses dimensions.
Cette occasion est d’autant plus heureuse que les nombreux ouvrages et analyses du Prix Nobel français d’Économie sur la question, demeurent généralement trop méconnus, tant sa pensée se situe à contre-courant de la « pensée économiquement correcte » qui s’est aujourd’hui instaurée universellement sur la question.
Au cours de cette conférence, je ne saurais mieux faire que d’emprunter de larges passages au petit ouvrage de février 1999 du Prix Nobel français destiné au grand public « La Crise mondiale aujourd’hui » [7].
I – Introduction
Selon George Soros, à la fois célèbre praticien professionnel des « Hedge Funds » ou « Fonds d’Arbitrage » et observateur qualifié du petit monde des principaux acteurs de la spéculation financière sur les places internationales, Seigneurs actuels de la Super Classe mondiale, « le début de la crise financière actuelle peut être daté officiellement d’août 2007 », ainsi qu’il le déclare en introduisant la brève rétrospective chronologique des faits financiers significatifs [3] par laquelle il ouvre son dernier ouvrage « La vérité sur la crise financière [4] » [1].
Et de fait, quinze jours après la parution de son livre, le monde était frappé de stupeur et de panique devant la faillite déclarée le 15 septembre 2008, de la Banque Lehman Brothers, l’un des principaux acteurs opérant sur les marchés financiers spéculatifs internationaux.
Il est de fait très significatif que George Soros lui-même conclut ainsi sa brève chronologie des faits, par cette déclaration que ne renierait pas Maurice Allais :
« Les marchés financiers comme les autorités de régulation ont mis beaucoup de temps à reconnaître que l’économie réelle serait inévitablement affectée. Cette réticence est difficile à comprendre. Pourquoi l’économie réelle, qui a été stimulée par l’expansion du crédit, devrait-elle ne pas subir les effets de son resserrement ? On a du mal à s’empêcher de penser que les autorités, comme les acteurs du marché, vivent sur des idées fausses quant à la façon dont celui-ci fonctionne, et que ces idées fausses sont à l’origine, non seulement de leur incapacité à comprendre ce qui se passe, mais encore des excès qui ont conduit aux turbulences actuelles.
Mon propos est de démontrer que le système financier international tout entier repose sur des bases erronées ». George Soros [3, page 28]
Nous rappellerons d’abord quelques constantes caractéristiques des situations qui précèdent toujours l’éclatement des grandes crises financières, comme celle de 1929- 1934, avant de rappeler l’importance des principes de régulation destinée à les prévenir tel le Glass Steagall Act, imposé le 16 juin 1933 par le Président Roosevelt, et révoqué le 12 novembre 1999 par le Président Clinton sous la pression tenace des dirigeants financiers anglo-saxons.
Après avoir résumé les analyses de Maurice Allais, nous présenterons les principes de la réforme radicale du crédit qu’il propose, et nous évoquerons brièvement l’accueil médiatique qui leur aura été réservé, principalement en France, pour terminer en guise de conclusion sur la confirmation de l’impuissance actuellement manifeste des dirigeants politiques à imposer des principes de régulation susceptibles de mettre un frein aux pratiques financières à l’origine de la crise. Dans le monde de la finance tout continuera donc – et de plus belle – en 2010 comme avant !
La crise mondiale va donc encore se développer largement, et ses plus « beaux » jours sont encore – hélas – devant elle.
II – Rappel de la Grande Crise de 1929–1934
Maurice Allais résume dans son livre [7] les caractéristiques de la Grande Dépression.
« La crise de 1929 a été la conséquence de l’expansion déraisonnable des crédits boursiers qui l’a précédée aux États-Unis et de la montée extravagante des cours de Bourse qu’elle a suscitée. » Maurice Allais [7].
Et Maurice Allais résume ainsi les événements :
« La hausse des cours et leur effondrement :
Aux États-Unis, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles est passé de 121 le 2 janvier 1925 à 381 le 3 septembre 1929, soit une hausse de 215 % en quatre ans et huit mois. Il s’est effondré à 230 le 30 octobre, soit une baisse de 40 % en deux mois correspondant pour certaines actions à des baisses bien plus grandes encore.
L’indice Dow Jones n’a atteint son minimum de 41,2 que le 8 juillet 1932, soit une baisse de 89 % en trois ans. Il n’a retrouvé son cours du 2 janvier 1925 que le 24 juin 1935, et son cours du 3 septembre 1929 que le 16 novembre 1954.
La baisse des cours de Bourse de 1929 à 1932, avec toutes ses séquelles, représente probablement un des plus spectaculaires effondrements d’une hausse spéculative des cours que le monde ait jamais connu.
Tant que la Bourse a monté, ceux qui achetaient, le plus souvent à crédit, voyaient leurs prévisions confirmées le lendemain par la hausse des cours, et jour après jour la hausse venait justifier les prévisions de la veille.
La hausse s’est poursuivie jusqu’à ce que certains opérateurs aient été amenés à considérer que les actions étaient manifestement considérablement surévaluées, et ils se sont mis à vendre, voire même à spéculer à la baisse. Dès que les cours n’ont plus monté, ils ont commencé à baisser, et la baisse a alors justifié la baisse, en entraînant à sa suite un pessimisme généralisé. La baisse ne pouvait plus alors que s’amplifier.
Une hausse des cours de bourse démesurée au regard de l’économie réelle
À la veille même du Jeudi noir du 24 octobre 1929, où le Dow Jones est tombé à 299, en baisse de 22 % depuis son maximum de 381 du 3 septembre 1929, la presque totalité des meilleurs économistes, dont par exemple le grand économiste américain Irving Fisher, considérait que la hausse de la Bourse américaine était parfaitement justifiée par la prospérité de l’économie, la stabilité générale des prix et les perspectives favorables de l’économie américaine.
Cependant, à première vue, la hausse des cours de Bourse de 215 %, de 1925 à 1929, apparaît incompréhensible au regard de l’évolution de l’économie américaine, en termes réels. En effet, de 1925 à 1929, en quatre ans, le produit national brut réel ne s’était élevé que de 13 %, la production industrielle de 21 % seulement, et le taux de chômage était resté stationnaire au niveau de 3 %. Dans la même période, le produit national brut nominal ne s’était élevé que de 11 % ; le niveau général des prix avait baissé de 2 % ; la masse monétaire (monnaie en circulation plus dépôts à vue et à temps) ne s’était élevée que d’environ 11 % [5].
Cependant, de janvier 1925 à août 1929, la vitesse de circulation des dépôts dans les banques américaines à New York s’était élevée de 140 %. C’est cette augmentation de la vitesse de circulation des dépôts dans les banques de New York qui a permis l’augmentation des cours de Wall Street [6].
La dépression
La vague de pessimisme que le krach boursier de 1929 a engendré, a entraîné, de 1929 à 1932, une contraction d’environ 20 % de la masse monétaire et d’environ 30 % des dépôts bancaires [7]. Dans le même temps, la Federal Reserve essayait, mais vainement, de s’opposer à cette contraction en accroissant la monnaie de base de 9 %.
Les spéculateurs, qui avaient acheté des actions avec des fonds empruntés à court terme, se sont vus contraints d’emprunter à nouveau à des taux d’intérêt très élevés, voire à vendre à n’importe quel prix pour faire face à leurs engagements. Des retraits massifs de certains dépôts ont entraîné les faillites d’un grand nombre de banques [8], d’où une contraction accrue de la masse monétaire.
Ce pessimisme, ce climat de détresse et cette contraction de la masse monétaire ont entraîné une diminution du produit national brut nominal de 44 %, du produit national brut réel de 29 %, de la production industrielle de 40 %, et de l’indice général des prix de 21 %. Le taux de chômage est passé de 3,2 % en 1929 à 25 % en 1933, soit 13 millions de chômeurs [9], pour une population active de 51 millions. La population totale des États- Unis n’était alors que d’environ 120 millions.
Un endettement excessif
La Grande Dépression a été considérablement aggravée dans son déroulement par le surendettement qui s’était développé avant le krach boursier de 1929, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des États-Unis.
Le développement de la Grande Dépression a été considérablement aggravé par les charges de toutes ces dettes et par les mouvements internationaux de capitaux à court terme qui en ont résulté, par suite des interdépendances complexes de toutes sortes entre les économies européennes et l’économie américaine. En fait, toutes ces dettes ont dû être réduites et rééchelonnées au cours de la Grande Dépression.
Des mouvements massifs de capitaux et des dévaluations compétitives.
À partir des États-Unis, la Grande Dépression s’est étendue dans tout l’Occident, générant partout l’effondrement des économies, le chômage, la misère et la détresse.
À la suite de l’abandon de l’étalon or, en septembre 1931, par la Grande- Bretagne, se sont succédé des dévaluations en chaîne. La plus spectaculaire a correspondu à l’abandon de l’étalon or par les États-Unis en avril 1933.
Toute cette période peut se caractériser à la fois par des spéculations sur les monnaies, des mouvements massifs de capitaux, des dévaluations compétitives et des politiques protectionnistes des différents pays pour essayer de se protéger des désordres extérieurs.
Finalement, vers la fin de 1936, les relations de change entre les principales monnaies n’étaient pas très différentes de ce qu’elles étaient en 1930, avant que le cycle des dévaluations n’ait commencé ». Maurice Allais [7].
III – Pourquoi l’effondrement des cours a‑t-il entraîné celui de l’économie réelle : l’analyse d’Allais répondant à la question de George Soros.
Maurice Allais, dont les travaux ont – singulièrement depuis les années 60 – révolutionné l’analyse de la dynamique monétaire [2, 4], a su par son analyse de la notion psychologique d’« encaisse désirée », mettre en évidence et quantifier l’importance déterminante de l’effet de la psychologie collective sur les fluctuations monétaires. Il commente ces événements financiers en résumant ainsi son expertise dans son ouvrage de 1999 [7] :
« Facteurs psychologiques et facteurs monétaires
Si la hausse des cours de Bourse, de 1925 à 1929, a quelque chose d’incompréhensible au regard de l’évolution de l’économie américaine en termes réels pendant la même période, la baisse de l’activité économique en termes réels, de 1929 à 1932, n’en apparaît pas moins aussi étonnante, au moins à première vue. Comment est-il donc possible que la chute des cours boursiers ait pu induire par elle-même une telle diminution de l’activité économique ?
En réalité, ces deux phénomènes, qui à première vue apparaissent quelque peu paradoxaux, s’éclairent parfaitement dès que l’on considère à la fois les facteurs psychologiques et les facteurs monétaires.
Lorsque la conjoncture est favorable, les encaisses désirées [12] diminuent et, de ce fait, la dépense globale augmente. Lorsqu’elle est défavorable, les encaisses désirées augmentent et la dépense globale diminue [13]. De même, la croyance dans la hausse suscite la création ex nihilo de moyens de paiements bancaires et l’appréhension de la baisse engendre la destruction des moyens de paiement antérieurement créés ex nihilo [14].
La hausse entraîne la hausse et la baisse entraîne la baisse. Pour les spéculateurs à la hausse ou à la baisse des actions, ce n’était pas les « fondamentaux » qui étaient considérés, mais c’était l’appréciation psychologique de ce que les autres allaient faire.
La grande dépression de 1929–1934 et le mécanisme du crédit
L’origine et le développement de la Grande Dépression de 1929–1934 représentent certainement la meilleure illustration que l’on puisse donner des effets nocifs du mécanisme du crédit :
• la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire ;
• la couverture fractionnaire des dépôts ;
• le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme ;
• le financement de la spéculation par le crédit
• et les variations de la valeur réelle de la monnaie et de l’activité économique qui en résultent.
L’ampleur de la crise de 1929 a été la conséquence inévitable de l’expansion déraisonnable des crédits boursiers qui l’a précédée aux États-Unis et de la montée extravagante des cours de Bourse qu’elle a permise, sinon suscitée.
Au regard de la prospérité de l’économie et de la montée des cours jusqu’en 1929, le diagnostic de l’opinion dominante était aussi général qu’affirmatif. Il s’agissait d’une « New Era », d’une nouvelle ère de prospérité générale, qui s’ouvrait au monde entier.
Cependant, l’analyse qui précède montre avec quelle prudence on doit considérer la prospérité d’une économie en termes réels, dès lors que se développent des déséquilibres potentiels, à première vue mineurs en valeur relative, mais susceptibles d’entraîner, lorsqu’ils se concrétisent et se cumulent, de profondes modifications de la psychologie collective.
Rien de fondamentalement nouveau dans la crise de 1929
Ce qui, pour l’essentiel, explique le développement de la New Era, aux États-Unis et dans le monde, dans les années qui ont précédé le krach de 1929, c’est l’ignorance, une ignorance profonde de toutes les crises du XIXème siècle et de leur signification réelle.
La crise de 1929–1934 n’était en fait qu’une répétition particulièrement marquée des crises qui s’étaient succédé au XIXème siècle [15], et dont sans doute la crise de 1873–1879 avait été une des plus significatives. En fait, toutes les grandes crises des XVIIIème, XIXème et XXème siècles ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation [16] [17]. Partout et à toute époque, les mêmes causes génèrent les mêmes effets et ce qui doit arriver arrive. » Maurice Allais [7]
Selon Maurice Allais en effet [7] :
« La crise mondiale d’aujourd’hui et la Grande Dépression. De profondes similitudes
• De profondes similitudes apparaissent entre la crise mondiale d’aujourd’hui et la Grande Dépression de 1929–1934 :
1. la création et la destruction de moyens de paiement par le système du crédit,
2. le financement d’investissements à long terme avec des fonds empruntés à court terme,
3. le développement d’un endettement gigantesque,
4. une spéculation massive sur les actions et les monnaies,
5. un système financier et monétaire fondamentalement instable.
Cependant, des différences majeures existent entre les deux crises. Elles correspondent à des facteurs fondamentalement aggravants.
• En 1929, le monde était partagé entre deux zones distinctes : d’une part, l’Occident, essentiellement les États-Unis et l’Europe et, d’autre part, le monde communiste, la Russie soviétique et la Chine. Une grande part du tiers-monde d’aujourd’hui était sous la domination des empires coloniaux, essentiellement ceux de la Grande-Bretagne et de la France.
Aujourd’hui, depuis les années 70, une mondialisation géographiquement de plus en plus étendue des économies s’est développée, incluant les pays issus des anciens empires coloniaux, la Russie et les pays de l’Europe de l’Est depuis la chute du Mur de Berlin en 1989. La nouvelle division du monde se fonde sur les inégalités de développement économique.
Il y a ainsi entre la situation de 1929 et la situation actuelle une différence considérable d’échelle, c’est le monde entier qui actuellement est concerné.
• Depuis les années 70, une seconde différence, majeure également et sans doute plus aggravante encore, apparaît relativement à la situation du monde de 1929.
Une mondialisation précipitée et excessive a entraîné par elle-même des difficultés majeures. Une instabilité sociale potentielle est apparue partout, une accentuation des inégalités particulièrement marquée aux États-Unis, et un chômage massif en Europe occidentale. La Russie et les pays de l’Europe de l’Est ont rencontré également des difficultés majeures en raison d’une libéralisation trop hâtive.
Alors qu’en 1929 le chômage n’est apparu en Europe qu’à la suite de la crise financière et monétaire, un chômage massif se constate déjà aujourd’hui au sein de l’Union européenne, pour des causes très différentes, et ce chômage ne pourrait qu’être très aggravé si la crise financière et monétaire mondiale d’aujourd’hui devait se développer.
• En fait, on ne saurait trop insister sur les profondes similitudes, tout à fait essentielles, qui existent entre la crise d’aujourd’hui et les crises qui l’ont précédée, dont la plus significative est sans doute celle de 1929. Ce qui est réellement important, en effet, ce n’est pas tant l’analyse des modalités relativement complexes, des « technicalities » de la crise actuelle, qu’une compréhension profonde des facteurs qui l’ont générée.
De cette compréhension dépendent en effet un diagnostic correct de la crise actuelle et l’élaboration des réformes qu’il conviendrait de réaliser pour mettre fin aux crises qui ne cessent de ravager les économies depuis au moins deux siècles, toujours de plus en plus fortes en raison de leur extension progressive au monde entier.
La création et la destruction de moyens de paiement par le mécanisme du crédit
• Fondamentalement, le mécanisme actuel du crédit aboutit à une création de moyens de paiement ex nihilo, car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible, alors que, dans le même temps, la banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire.
À chaque opération de crédit il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme du crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écriture [18]. Reposant essentiellement sur la couverture fractionnaire des dépôts, il est fondamentalement instable.
Le volume des dépôts bancaires dépend en fait d’une double décision, celle de la banque de s’engager à vue et celle des emprunteurs de s’endetter. Il résulte de là que le montant global de la masse monétaire est extrêmement sensible aux fluctuations conjoncturelles. Il tend à croître en période d’optimisme et à décroître en période de pessimisme, d’où des effets déstabilisateurs.
En fait, il est certain que, pour la plus grande part, l’ampleur de ces fluctuations résulte du mécanisme du crédit et que, sans l’amplification de la création (ou de la destruction) monétaire par la voie bancaire, les fluctuations conjoncturelles seraient considérablement atténuées, sinon totalement supprimées [19].
• De tout temps, on a pu parler des « miracles du crédit ». Pour les bénéficiaires du crédit, il y a effectivement quelque chose de miraculeux dans le mécanisme du crédit puisqu’il permet de créer ex nihilo un pouvoir d’achat effectif qui s’exerce sur le marché, sans que ce pouvoir d’achat puisse être considéré comme la rémunération d’un service rendu.
Cependant, autant la mobilisation d’« épargnes vraies » [c’est-à-dire l’abandon pour un temps d’un pouvoir d’achat réel acquis en rémunération d’un service économique ou d’un bien réel] par les banques pour leur permettre de financer des investissements productifs est fondamentalement utile, autant la création de « faux droits » par la création monétaire [résultant d’une duplication de pouvoir d’achat par un jeux d’écritures bancaires] est fondamentalement nocive, tant du point de vue de l’efficacité économique qu’elle compromet par les distorsions de prix qu’elle suscite que du point de vue de la distribution des revenus qu’elle altère et rend inéquitable.
Le financement d’investissements à long terme avec des fonds empruntés à court terme
Par l’utilisation des dépôts à vue et à court terme de ses déposants, l’activité d’une banque aboutit à financer des investissements à moyen ou long terme correspondant aux emprunts qu’elle a consentis à ses clients. Cette activité repose ainsi sur l’échange de promesses de payer à un terme donné de la banque contre des promesses de payer à des termes plus éloignés des clients moyennant le paiement d’intérêts.
Les totaux de l’actif et du passif du bilan d’une banque sont bien égaux, mais cette égalité est purement comptable, car elle repose sur la mise en parallèle d’éléments de nature différente : au passif, des engagements à vue et à court terme de la banque ; à l’actif, des créances à plus long terme correspondant aux prêts effectués par la banque.
De là résulte une instabilité potentielle permanente du système bancaire dans son ensemble puisque les banques sont à tout moment dans l’incapacité absolue de faire face à des retraits massifs des dépôts à vue ou des dépôts à terme arrivant à échéance, leurs actifs n’étant disponibles qu’à des termes plus éloignés.
Si tous les investissements dans les pays sous-développés avaient été financés par les banques, grâce à des prêts privés d’une maturité au moins aussi éloignée, et si le financement des déficits de la balance des transactions courantes des Etats-Unis était uniquement assuré par des investissements étrangers à long terme aux États-Unis, tous les déséquilibres n’auraient qu’une portée beaucoup plus réduite, et il n’existerait aucun risque majeur.
Ce qui, par contre, est éminemment dangereux, c’est l’amplification des déséquilibres par le mécanisme du crédit et l’instabilité du système financier et monétaire tout entier, sur le double plan national et international, qu’il suscite. Cette instabilité a été considérablement aggravée par la totale libération des mouvements de capitaux dans la plus grande partie du monde. » Maurice Allais [7]
La création monétaire : Le banquier joue entre les flux entrants (dépôts nouveaux et retour de crédits consentis) et sortants (crédits consentis) en créant de la monnaie (de crédit bancaire ex nihilo) par duplication monétaire en accordant des crédits de plus long terme que les dépôts qui les couvrent. Autrement dit, il prête de l’argent qu’il ne possède pas dans ses caisses. Il prête en anticipant la rentrée de dépôts : ce sont les crédits qui font les dépôts.
Banque centrale : Quand une banque (secondaire) manque de dépôts pour couvrir les retraits, elle se refinance auprès d’autres banques (marché interbancaire) ou, à défaut, auprès de la Banque centrale, préteur en dernier ressort. La Banque centrale dispose de plusieurs instruments de régulation monétaire (taux d’intérêt, appel d’offres, prise en pension, réserves obligatoires, open market).
Création et destruction monétaires : « (…) C’est le principe fondamental de la création monétaire : si je fais un crédit papier de 100 et si je sais qu’une grande partie de ce crédit reviendra chez moi banquier, je peux multiplier le crédit bien au-delà du stock d’or dont je dispose. (…) Le mécanisme est décrit dans l’adage : « les prêts font les dépôts ». Le crédit fait les dépôts, il fait l’argent. Et non l’inverse !
Avis à ceux qui croient que l’épargne fait l’argent. Quel contresens !
(…) Mais la vraie garantie de la création monétaire, c’est l’anticipation de l’activité économique, du cycle production consommation. Encore faut-il que cette anticipation soit saine : toute création monétaire saine débouche sur une destruction monétaire équivalente.
(…) Nous percevons mieux la nature de la monnaie : des dettes (des créances sur la banque émettrice) qui circulent. Des dettes qui, si elles sont saines, doivent, par l’activité économique, provoquer leur remboursement. Aujourd’hui, la monnaie est détachée de tout support matériel, on peut en créer à l’infini. »
Bernard Maris, Anti-manuel d’économie, éd. Bréal, oct. 2003, p. 219
Et Maurice Allais « enfonce le clou », en soulignant la spécificité essentielle de la situation contemporaine qui aggrave très fortement aujourd’hui la portée d’une crise systémique du système bancaire, financier et monétaire [7] :
« Le développement d’un endettement gigantesque
À partir de 1974, le développement universel des crédits bancaires et l’inflation massive qui en est résultée, ont abaissé pour une décennie les taux d’intérêt réels à des valeurs très faibles, voire négatives, génératrices à la fois d’inefficacité et de spoliation. À des épargnes vraies se sont substitués des financements longs à partir d’une création monétaire ex nihilo. Les conditions de l’efficacité comme celles de l’équité s’en sont trouvées compromises. Le fonctionnement du système a abouti tout à la fois à un gaspillage de capital et à une destruction de l’épargne.
• C’est grâce à la création monétaire que, pour une large part, les pays en voie de développement ont été amenés à mettre en place des plans de développement trop ambitieux, et à vrai dire déraisonnables, et à remettre à plus tard les ajustements qui s’imposaient, tant il est facile d’acheter, dès lors qu’on peut se contenter de payer avec des promesses de payer.
Par nécessité, la plupart des pays débiteurs ont été amenés à se procurer par de nouveaux emprunts les ressources nécessaires à la fois pour financer les amortissements et les intérêts de leurs dettes et pour réaliser de nouveaux investissements. Peu à peu, cependant, la situation est devenue intenable.
• Parallèlement, l’endettement des administrations publiques des pays développés en pourcentage du produit national brut et la charge des intérêts en pourcentage des dépenses publiques ont atteint des niveaux difficilement supportables.
Une spéculation massive
Depuis 1974, une spéculation massive s’est développée à l’échelle mondiale. La spéculation sur les monnaies et la spéculation sur les actions, les obligations et les produits dérivés en représentent deux illustrations significatives.
• La substitution, en mars 1973, du système des changes flottants au système des parités fixes, mais révisables, a accentué l’influence de la spéculation sur les changes alimentée par le crédit. Associé au système des changes flottants, le système du crédit tel qu’il fonctionne actuellement a puissamment contribué à l’instabilité profonde des taux de change depuis 1974.
Pendant toute cette période, une spéculation effrénée s’est développée sur les taux de change relatifs des principales monnaies, le dollar, le deutschemark et le yen, chaque monnaie pouvant être achetée à crédit contre une autre, grâce au mécanisme du crédit.
• La spéculation sur les actions et les obligations a été tout aussi spectaculaire. À New- York, et depuis 1983, se sont développés à un rythme exponentiel de gigantesques marchés sur les « stock-index futures », les « stock-index options », les « options on stock-index futures », puis les « hedge funds » et tous « les produits dérivés » présentés comme des panacées.
Ces marchés à terme, où le coût des opérations est beaucoup plus réduit que sur les opérations au comptant et où pour l’essentiel les positions sont prises à crédit, ont permis une spéculation accrue et généré une très grande instabilité des cours. Ils ont été accompagnés d’un développement accéléré de fonds spéculatifs, les « hedgefunds ».
En fait, sans la création de monnaie et de pouvoir d’achat ex nihilo que permet le système du crédit, jamais les hausses extraordinaires des cours de bourse que l’on constate avant les grandes crises ne seraient possibles, car à toute dépense consacrée à l’achat d’actions, par exemple, correspondrait quelque part une diminution d’un montant équivalent de certaines dépenses, et tout aussitôt se développeraient des mécanismes régulateurs tendant à enrayer toute spéculation injustifiée.
• Qu’il s’agisse de la spéculation sur les monnaies ou de la spéculation sur les actions, ou de la spéculation sur les produits dérivés, le monde est devenu un vaste casino où les tables de jeu sont réparties sur toutes les longitudes et toutes les latitudes. Le jeu et les enchères, auxquelles participent des millions de joueurs, ne s’arrêtent jamais. Aux cotations américaines se succèdent les cotations à Tokyo et à Hongkong, puis à Londres, Francfort et Paris.
Partout, la spéculation est favorisée par le crédit puisqu’on peut acheter sans payer et vendre sans détenir. On constate le plus souvent une dissociation entre les données de l’économie réelle et les cours nominaux déterminés par la spéculation. Sur toutes les places, cette spéculation, frénétique et fébrile, est permise, alimentée et amplifiée par le crédit. Jamais dans le passé elle n’avait atteint une telle ampleur.
Un système financier et monétaire fondamentalement instable
L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’était constatée. Jamais sans doute il n’est devenu plus difficile d’y faire face. Jamais sans doute une telle instabilité potentielle n’était apparue avec une telle menace d’un effondrement général.
Toutes les difficultés rencontrées résultent de la méconnaissance d’un fait fondamental, c’est qu’aucun système décentralisé d’économie de marchés ne peut fonctionner correctement si la création incontrôlée ex nihilo de nouveaux moyens de paiement permet d’échapper, au moins pour un temps, aux ajustements nécessaires. Il en est ainsi toutes les fois que l’on peut s’acquitter de ses dépenses ou de ses dettes avec de simples promesses de payer, sans aucune contrepartie réelle, directe ou indirecte, effective.
Devant une telle situation, tous les experts sont à la recherche de moyens, voire d’expédients, pour sortir des difficultés, mais aucun accord réel ne se réalise sur des solutions définies et efficaces.
Pour l’immédiat, la presque totalité des experts ne voient guère d’autre solution, au besoin par des pressions exercées sur les banques commerciales, les Instituts d’émission et le FMI, que la création de nouveaux moyens de paiement permettant aux débiteurs et aux spéculateurs de faire face au paiement des amortissements et des intérêts de leurs dettes, en alourdissant encore par là même cette charge pour l’avenir.
Au centre de toutes les difficultés rencontrées, on trouve toujours, sous une forme ou une autre, le rôle néfaste joué par le système actuel du crédit et la spéculation massive qu’il permet.
Tant qu’on ne réformera pas fondamentalement le cadre institutionnel dans lequel il joue, on rencontrera toujours, avec des modalités différentes suivant les circonstances, les mêmes difficultés majeures.
Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation.
Particulièrement significative est l’absence totale de toute remise en cause du fondement même du système de crédit tel qu’il fonctionne actuellement, savoir la création de monnaie ex nihilo par le système bancaire et la pratique généralisée de financements longs avec des fonds empruntés à court terme.
En fait, sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie ex nihilo par le crédit est certainement le « cancer » qui ronge irrémédiablement les économies de marchés de propriété privée. » Maurice Allais [7].
IV – Le démantèlement des régulations sous l’influence des groupes de pression financiers anglo-saxons au cours des 20 dernières années : l’exemple du Glass-Steagall Act.
C’est sous la pression dramatique des événements que la régulation put enfin être imposée au monde financier :
Ce fut en effet dans le but de mettre un terme aux vagues de panique bancaire qui ruinaient aux Etats-Unis de plus en plus de banques de prêts et de dépôts (commercial banking) au début de l’année 1933, et après les scandales des révélations des auditions de la Commission du Sénat des Etats-Unis présidée par le Procureur Ferdinand Pecora, que le premier gouvernement Roosevelt put enfin obtenir du Congrès l’adoption le 16 juin 1933 du second Glass-Steagall Act, des noms d’un sénateur démocrate de Virginie, Carter Glass, ancien secrétaire au Trésor, et d’un représentant démocrate de l’Alabama, Henry B. Steagall, président de la commission Banque et Monnaie de la chambre des représentants.
Par cette nouvelle législation était créée la Federal Deposit Insurance Corporation, ou FDIC, c’est-à-dire le système fédéral d’assurance des dépôts bancaires.
Initialement de 10.000 dollars, et portée par la suite jusqu’à 100 000 dollars, la garantie accordée aux déposants, pour leur dépôt dans chaque banque, va permettre à ceux-ci de placer leur argent dans nombre d’établissements de taille réduite, stimulant ainsi la concurrence entre les banques.
Mais elle fut aussi indirectement à la source de la vague de faillites spectaculaires de nombreuses caisses d’épargne (Savings and Loans ou S&L) en 1989, car ces dernières avaient été au préalable hasardeusement « déréglementées » dès 1980–82 par l’Administration Reagan.
Mais surtout, le Glass-Steagall Act distingue désormais pour la première fois deux métiers bancaires séparés :
• la banque de dépôt (commercial banking, en anglais), c’est-à-dire les activités de prêts et de dépôts,
• la banque d’investissement (investment banking, en anglais), c’est-à-dire les opérations sur titres et valeurs mobilières,
et les déclare désormais légalement strictement incompatibles. Les banques existantes doivent choisir d’abandonner l’un des deux métiers.
En conséquence, J.P. Morgan & Co. choisit alors la banque commerciale.
Mais des dirigeants mécontents de ce choix quittèrent l’établissement et fondèrent la banque d’investissement Morgan Stanley. Lehman Brothers ferma ses activités bancaires, ne restant que maison de titres, tandis que Chase et City toutes deux abandonnèrent alors les marchés financiers.
Les groupes de pression des financiers américains, confrontés à la concurrence de leurs partenaires londoniens, alors nullement soumis à une telle réglementation, n’eurent de cesse depuis lors d’obtenir du pouvoir politique l’abolition de cette législation. Ils parvinrent à leurs fins lorsque le Président Clinton, alors en fin de second et dernier mandat, le fit abroger le 12 novembre 1999 par le Financial Services Modernization Act, dit Gramm-Leach-Bliley Act, juste à temps pour permettre la fusion constitutive de Citigroup.
V – Les principes de la réforme radicale du crédit proposée par Maurice Allais.
Maurice Allais énonce — après les avoir démontrés et après avoir répondu aux principales objections — les principes d’une réforme structurelle du système du crédit, du système financier et monétaire international, et du système des échanges commerciaux internationaux, seuls à même, d’interdire la réapparition d’une crise systémique semblable à celle qui menace à présent la prospérité et la liberté dans nos société, voire dans le monde entier.
Son diagnostic peut en effet se résumer ainsi (citation, [7]) :
« Le système actuel du crédit, dont l’origine historique a été tout à fait contingente, apparaît comme tout à fait irrationnel, et cela pour huit raisons :
1. la création (ou la destruction) irresponsable de monnaie et de pouvoir d’achat par les décisions des banques et des particuliers
2. le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court-terme
3. la confusion de l’épargne et de la monnaie
4. la très grande sensibilité du mécanisme du crédit actuel à la situation conjoncturelle
5. l’instabilité foncière qu’il engendre
6. l’altération des conditions d’une efficacité maximale de l’économie
7. l’altération de la distribution des revenus
8. et enfin l’impossibilité de tout contrôle efficace du système du crédit par l’opinion publique et le Parlement, en raison de son extraordinaire complexité.
Au regard d’une expérience d’au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée des périodes d’expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérables amplifiées sinon suscitées, sont :
1. la création de monnaie et de pouvoir d’achat ex nihilo par le mécanisme du crédit.
2. le financement d’investissements à long terme par des fonds empruntés à court-terme.
Il pourrait cependant être aisément remédié à ces deux facteurs par une réforme d’ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d’en réduire très considérablement l’ampleur.
Cette réforme doit s’appuyer sur les deux principes tout à fait fondamentaux :
1. La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire.
2. Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. » Maurice Allais [7]
Les principes de la réforme du système du Crédit que propose Maurice Allais peuvent donc se résumer comme suit (citation, [7]) :
« Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attribution selon trois catégories d’établissements distincts et indépendants :
1. des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;
2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés.
3. des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises
Dans son principe, une telle réforme rendrait impossible la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire, ainsi que l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courte que celle correspondant aux fonds empruntés. Les banques de prêt et les banques d’affaire serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui.
Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de six conditions tout à fait fondamentales :
1. l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;
2. la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;
3. l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ;
4. une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ;
5. l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allégement en conséquence des impôts actuels ;
6. un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.
Cette réforme apparaît comme une condition nécessaire de survie d’une économie décentralisée et de son efficacité. » Maurice Allais [7]
Maurice Allais, propose donc de confier l’exclusivité de la création monétaire ex nihilo à une Banque Centrale – indépendante constitutionnellement des pouvoirs politiques, son objectif statutaire constitutionnel étant de préserver la stabilité des prix, c’est-à-dire une hausse des prix annuelle qui n’excède pas 2%, le rythme annuel de cette création monétaire étant calé sur le rythme de croissance du PIB réel.
Dans les pays développé, le rythme annuel de croissance de la masse monétaire, ainsi émis et contrôlé par une telle Banque Centrale devrait être donc de l’ordre de 4% par an. Un tel rythme représente donc une création monétaire annuelle globale dont la valeur est de l’ordre de 4% du PIB dans les pays développés.
C’est le produit de cette contre valeur de l’ordre de 4% du PIB qui devrait être transféré à la collectivité, c’est-à-dire à l’État, par la Banque Centrale, et qui abonderait les finances et le budget publics, permettant une réduction correspondante des impôts allégeant d’autant les charges des contribuables.
Aujourd’hui, la création monétaire par la Banque Centrale Européenne ne représente qu’une fraction très minoritaire de la création monétaire ex nihilo globale réalisée par le fonctionnement du crédit dans les établissements financiers privés européens, selon un rapport de l’ordre de 1 à 4 ; voire de 1 à 5.
En outre, les règles de rétrocession théorique aux États membres et à la Commission de Bruxelles de la contre valeur en Euros de la création monétaire réalisée annuellement par la BCE sont rien moins que claires, le montant moyen global de cette contre valeur étant de l’ordre de 150 milliards de $ annuels (moins de 1% du PIB de l’Union Européenne).
Aujourd’hui, l’essentiel de la création monétaire annuelle est aujourd’hui réalisé par le mécanisme la création monétaire ex nihilo résultant du fonctionnement du actuel du système du crédit dans les établissements privés.
C’est donc aujourd’hui plus de 3% de PIB de l’Union européenne (plus de 500 milliards de US $) qui, par cette création monétaire privée, sont chaque année appropriés et soustraits à la collectivité, par les divers acteurs privés de ce système du crédit en Europe, dont une partie notable par les propriétaires et porteurs de parts – dont les noms sont généralement inconnus du grand public – de ces établissement financiers privés.
La réforme du crédit ainsi proposée par Maurice Allais pour les raisons essentielles qui ont été exposées plus haut, supprimerait radicalement ce mécanisme financier de transfert de la richesse publique au bénéfice de personnalités privées : c’est assez souligner les formidables intérêts financiers privés auxquels le Prix Nobel d’économie français s’attaque, et c’est aussi mieux comprendre la vigilance de l’ostracisme médiatique sans précédent de la part de medias contrôlés par ces mêmes intérêts financiers, auquel il est en butte en France depuis dix ans !
VI – Le rejet et l’occultation systématique des propositions de réforme de Maurice Allais par les mondes médiatique et politique en France.
Maurice Allais, publiait régulièrement depuis la fin des années 70 d’importants articles en France, dans la presse nationale, surtout depuis qu’il avait été distingué, sans partage, en recevant en 1988 le Prix Nobel de Sciences économiques.
Son avis et ses commentaires sur les grandes questions économiques – comme il est bien normal concernant un économiste à la compétence mondialement reconnue – étaient alors sollicités par les journalistes et les rédactions des grands magazines. Il publiait régulièrement dans les années 90 de grandes chroniques économiques, très appréciées des lecteurs, dans l’un des plus grands quotidiens national français du matin qui lui ouvrait alors largement ses colonnes. Tout changea radicalement après la crise financière qui, partie d’Asie, frappa en 1997–1998 l’Amérique latine puis la Russie, et enfin les bourses européennes et américaines.
Maurice Allais, dont la pensée avait révolutionné au cours des cinq dernières décennies la théorie de l’intérêt et de la dynamique monétaire [20], avait pourtant depuis longtemps dénoncé l’instabilité structurelle du système monétaire et financier international, et même démontré l’inéluctabilité de son effondrement systémique final.
Mais c’est devant la montée de la mondialisation sauvage, et surtout de la dérégulation du système bancaire et financier, – que Maurice Allais stigmatise alors sous le terme de la « chienlit laisser-fairiste » – mondialisation et dérégulation conduites et accélérées depuis les années 80 par les principaux pays occidentaux, sous l’effet de l’action tenace et universelle des groupes de pression, anglo-saxons en particulier, sur les gouvernements occidentaux et les institutions internationales, en même temps que justifiées par l’essor de sophismes économiques promus au rang de véritables « dogmes » imposés désormais par l’instauration d’une véritable « pensée économique unique ».
Et, c’est pourquoi, surtout à la fin des années 90, le Prix Nobel français, a été amené à dénoncer publiquement, de plus en plus vigoureusement et explicitement, les dangers croissants de cette dérive létale, de nature à remettre désormais en cause les fondements mêmes de l’économie de marchés et du bien être collectif occidental, voire même de l’exercice de la démocratie, et cela au profit d’une infime minorité de groupes internationaux et de leurs dirigeants.
C’est ainsi que Maurice Allais publiait coup sur coup voici dix ans, en février et novembre 1999, sur les deux sujets brûlants et complémentaires de sa pensée, deux livres très explicites destinés à un large public :
• La Crise mondiale d’aujourd’hui : pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires [7], et
• La Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique [8].
Et pour faire bonne mesure, cet économiste défenseur acharné de l’économie libérale de marchés (avec un s), délivrait solennellement à l’UNESCO le 9 avril 1999, son testament spirituel [10] pour la défense de l’économie libérale authentique, dans lequel il dénonce avec rigueur la nocivité des absurdes sophismes économiques, qu’il appelle les « vérités économiques établies » justifiant désormais « la chienlit laisser-fairiste », monstrueux contre sens économiques imposés universellement – en dépit de l’obstination des faits – depuis vingt ans par les systèmes universitaires et médiatiques anglo-saxons aux opinions publiques occidentales, à leurs responsables politiques, comme aux institutions internationales ou européennes.
On doit constater que depuis ces dernière publications de 1999, c’est-à-dire depuis dix ans, Maurice Allais, pourtant seul Prix Nobel d’économie français, est, dans les faits, l’objet – en France en particulier – d’un véritable ostracisme objectif de la part des grands medias, aucun de ses livres n’ayant en particulier fait nulle part l’objet d’un quelconque compte-rendu, aucune rédaction et aucun journaliste ne sollicitant plus ses commentaires sur les sujets d’actualité relevant de son expertise.
Bien mieux, les articles qu’il soumet depuis lors aux grands quotidiens nationaux sont rejetés quasi-systématiquement pour des motifs dilatoires. C’est ainsi qu’il ne put communiquer aux Français les conclusions de ses expertises sur les causes du chômage et de la perte de croissance économique en Europe, à l’occasion des débats nationaux sur les enjeux du traité constitutionnel européen, dont l’adoption était soumise au référendum de mai 2005.
Au grand effarement de cet économiste libéral, farouche pourfendeur du communisme, seul le quotidien communiste l’Humanité, accepta alors – après bien des hésitations et des tractations – de lui ouvrir ses colonnes pour lui permettre d’exposer librement sa pensée et les conclusions de ses expertises sur le sujet, qu’il venait de résumer dans un petit livre destiné au grand public : L’Europe en crise. Que faire ? Réponses à quelques questions. Pour une autre Europe [9].
À propos de l’efficacité vigilante de cet ostracisme médiatique il confia alors : « Jamais, je n’aurais pu imaginer que nous en étions déjà arrivés là en France ! »
La raison de cet état de fait surprenant, ne peut être autre – outre sa dénonciation vigoureuse et publique de « la chienlit laisser-fairisme » – que l’énoncé clair des principes simples de la réforme qu’il propose du système actuel du crédit, qui – en retirant aux particuliers et aux banques privées toute possibilité de création monétaire ex-nihilo – priveraient l’infime minorité de groupes privés internationaux qui en bénéficient actuellement, de la source même de l’immense influence et du pouvoir, croissant avec la mondialisation, qu’ils exercent aujourd’hui sur les gouvernements légitimes et responsables, comme sur les institutions internationales.
On doit même reconnaître dans le constat de cet ostracisme médiatique surprenant sinon indécent, dont Maurice Allais fait l’objet depuis dix ans, une illustration et une confirmation factuelle et ironique de la pertinence de ses analyses, comme de ses dernières dénonciations et de ses propositions de réforme.
VII – Conclusion : un an après l’effondrement du système financier international, tout continue comme avant, et la Crise mondiale continue de plus belle et va se développer, à la satisfaction des Seigneurs transnationaux de la Super Classe mondiale.
Cette dernière a déjà prise en otage tout en la détruisant l’ensemble de l’épargne mondiale réelle.
A contrario, depuis l’élection [21] le 4 novembre 2008 du nouveau Président Barack Hussein Obama, 44ème et Premier Président Afro-Américain de l’histoire des États-Unis, la visibilité troublante aux postes clés du nouveau gouvernement américain des cadres dirigeants de Goldman Sachs [22], la rivale de la défunte banque Lehman Brothers sur les marchés financiers internationaux, ne peut qu’apporter une confirmation spectaculaire aux dénonciations de la part de Maurice Allais, de l’immense pouvoir que des groupes et établissement financiers privés peuvent tirer de leur faculté actuelle de création monétaire ex nihilo, et de l’influence déterminante que ce pouvoir leur permet d’exercer désormais ostensiblement et directement sur les responsables légitimes des pouvoirs politiques et médiatiques des démocraties occidentales.
Les pratiques de la Banque Goldman Sachs et de ses dirigeants ont fait du reste en juillet 2009 l’objet d’un article très précis et très documenté de 50 pages de la part du journaliste d’investigations Matt Taibbi dans le magazine new-yorkais influent Rolling Stone, article très remarqué qui a fait sensation à New-York et à Washington en qualifiant Goldman Sachs de « Grande Machine à Bulles des États-Unis », après avoir retracé les carrières spectaculaires de ses dirigeants, et exposé leurs pratiques jamais sanctionnées depuis 1929 [14].
En outre, les récentes réunions successives très médiatisées, à Londres ou aux États-Unis, du G8 et du G20, depuis 2008 apportent la confirmation spectaculaire de l’impuissance totale actuellement manifeste des dirigeants politiques à imposer aux dirigeants financiers de réels principes de régulation susceptibles de mettre un frein à leurs pratiques financières qui furent à la fois à l’origine de la crise, comme de l’essor irrésistible de leur pouvoir spectaculaire actuel.
Dans le monde de la finance tout continuera donc – et de plus belle – en 2010 comme avant, au grand soulagement des seigneurs de la « Super classe mondiale » qui tirent l’essor irrésistible de leurs pouvoirs mondiaux actuels d’abord de la faculté sans cesse plus large de la création monétaire ex nihilo par le système actuel du crédit dans un cadre mondial enfin dérégulé, et des excès auxquels ils croient – quelqu’en soient les coûts pour la collectivité – pouvoir sans frein continuer à se livrer !
Pour s’en convaincre, il suffit de consulter ; ainsi que nous y invite un internaute particulièrement pertinent [23], les dernières statistiques financières officielles publiées par l’OCC (The Office of the Comptroller of the Currency), l’organisme de tutelle des banques, de l’administration fédérale des États-Unis à Washington, statistiques financières curieusement largement ignorées des grands medias.
Or, cet organisme officiel de l’administration fédérale des États-Unis vient de publier et mettre en ligne en effet deux rapports [11] et [12] qui sont en totale contradiction avec les discours lénifiants ambiants, véhiculés en ce moment par les medias. L’on peut ainsi apprendre que le marché des produits dérivés continue à croître (page 10) mais, de plus, qu’il est presque totalement contrôlé par cinq banques américaines :
• JP Morgan Chase
• Goldman Sachs
• Bank Of America
• Citibank
• Wells Fargo
pour un montant dépassant les 200 000 milliards de dollars (on parle en trillions), c’est-à-dire près de quatre fois le PIB mondial (voir graphique [11] page 12).
Ces cinq banques américaines privées contrôleraient donc aujourd’hui à elles seules, selon ce rapport officiel, un marché de produits dérivés toujours en croissance représentant 4 fois le PIB mondial (les montants exacts [11] page 22) :
Quatre graphiques
Source : Deuxième rapport trimestriel 2009 de l’OCC, US Federal Administration, (pp. 12, 10, 22 et 9)
1) OCC-2emetrimestre2009_P12_PremierGraphique-textePBC.pdf
2) OCC-2emetrimestre2009_P10_DeuxiemeGraphique-textePBC.pdf
3) OCC-2emetrimestre2009_P22_TroisiemeGraphique-textePBC.pdf
4) OCC-2emetrimestre2009_P9_QuatriemeGraphique-textePBC.pdf
Pour mieux faire comprendre au lecteur la sig
Super, merci Etienne
(juste un peu malheureux qu’il y ait autant de soulignements sur la version pdf … ca brouille la lecture …)
Bon, fallait bien que je critique un peu 😉
N’oubliez pas de rejoindre le groupe que j’ai formé sur Facebook
Soutiens aux propositions de Maurice Allais
Salut AJ,
C’est Philippe qui aime excessivement souligner (de la même façon que j’aime excessivement moi-même surligner en couleurs).
Pas grave… :o)
Étienne.
Voici quatre phrases qui ne me feront pas confondre un « libéral » avec un « altermondialiste » :
1.« C’est grâce à la création monétaire que, pour une large part, les pays en voie de
développement ont été amenés à mettre en place des plans de développement trop
ambitieux, et à vrai dire déraisonnables, et à remettre à plus tard les ajustements qui
s’imposaient, tant il est facile d’acheter, dès lors qu’on peut se contenter de payer avec des promesses de payer. »
2.« Par nécessité, la plupart des pays débiteurs ont été amenés à se procurer par de
nouveaux emprunts les ressources nécessaires à la fois pour financer les
amortissements et les intérêts de leurs dettes et pour réaliser de nouveaux
investissements. »
3.« Peu à peu, cependant, la situation est devenue intenable. »
4•« Parallèlement, l’endettement des administrations publiques des pays développés
en pourcentage du produit national brut et la charge des intérêts en pourcentage
des dépenses publiques ont atteint des niveaux difficilement supportables. »
Ces mots de Maurice ALLAIS, (…et non Alphonse, faut pas faire ce genre d’humour!)il faut bien les peser…et pour ma part, je les pèse à l’aune des 10 points de mon post précédent, et surtout la rubrique « CODEVELOPPEMENT ».
En effet, Etienne, il faut lire « attentivement », et faire travailler ses petites cellules grises…Merci de nous en donner l’occasion…
Il est captivant de voir un Prix Nobel d’économie choyé par les médias bourgeois français pour ses théories contre les folles dépenses sociales et tiers-mondistes, être tout soudain réduit à publier ses analyses dans « l’Humanité » ! (quelle humiliation, mes camarades!)
Car le capitalisme dans sa phase « impérialisme américain » n’a plus besoin du « capitalisme sage de la vieille Europe épargnante de grand-papa »…
Bling bling est arrivé, et « les libéraux » en sont réduits à donner des cours de « dynamique financière », pour accompagner « la psychologie » des dominants spéculateurs vers la sérénité telle que la connurent nos bienheureux colons, du temps où les pays du tiers monde et les classes ouvrières baissaient la tête dans leurs mosquées et églises respectives…
Il faudrait repenser tout en même temps : la création de valeur par la productivité des entreprises, le lien inévitable entre Banque Centrale et politique, quelle que soit « l’indépendance » affichée ou préconisée, donc, la nécessité de ne pas se raconter de crack la-dessus, donc la nécessité d’une dépendance VISIBLE, un vrai controle citoyen de cette « Banque centrale », enfin soumise au pouvoir politique de peuples souverains…La question étant celle de la démocratie effective ou fictive… et ne pas continuer à croire à une « orthodoxie financière » déterminant le lever du soleil !
Certes, la pensée « dynamique comptable » de Maurice Allais contribue à notre « culture économique ».
Pour ma part je comprends pourquoi le figaro, excellent journal, l’abandonne, et pourquoi l’huma ne saute pas de joie en lui offrant une tribune.
Je préfère « mélanger tous les problèmes », car ce serait tricher avec le réel complexe que de renoncer à regarder ce qui se passe « simultanément et dialectiquement » au coeur de l’économie réelle, dans l’entreprise, au niveau du rapport « capital sur produit » et de faire les correlations-distinctions révélatrices et discriminantes entre « productivité du travail » d’une part et « dérives financières » d’autre part, avec Paul Boccara, Catherine Mills , Morin , Guilani et Harribey, chez ATTAC et à Economie et politique !
Face à un « Grand Prix Nobel », le respect s’impose, mais à mon niveau,je préfère rire avec JORION ! Et vous, Catherine, qui préférez-vous ?
Il est vrai que Jorion + Allais, cela aboutit à réduire l’explication de la crise à quelquechose de simplet : « la spéculation, monsieur, la spéculation ! » …et aussi ce salaud de tiers-monde qui ne lache pas gratuitement son pétrole, son uranium et tout ce dont le colonialisme nous abreuvait jadis !
…bien sûr, continuons à travailler, sans oeillères, amicalement !
Je fais suite à votre petit message sur le blog de Jorion, j’avais moi même dans un article précédent demandé l’avis de ce dernier sur monsieur Allais, mais je n’avais pas vu de réponse arriver (j’ai moi même publié l’intervention de monsieur Allais sur mon blog).
J’ai lu les œuvres d’Allais et je me range clairement de son coté quand à son analyse basic de notre problématique.
Merci du travail que vous fournissez pour maintenir à jour nos connaissances.
amicalement,
Sébastien.
…« Coût immigration » par Maurice Allais prix Nobel d’économie !
Et quelle solution préconise ce savant concernant ce « gouffre vertigineux » que doit supporter chaque Français lié aux financements de l’aide apporté aux migrants…qui sont rangés subtilement dans la catégorie : délinquants ?
Autre chose, ce savant parle de TRAVAILLEURS immigrés pour lequel on devrait construire JUSTE POUR EUX de nouvelles infrastructures, cela entrainant d’après ce savant un coût faramineux .….….. Des TRAVAILLEURS français qui payent pour des TRAVAILLEURS immigrés…
Ce savant a manifestement oublié de faire une étude sur le mot : TRAVAIL !
…franchement tout ce ramassis d’études incohérentes et néo-racistes est gerbant !
Est-ce que monsieur Allais a établi combien coûtaient à l’économie française les personnes handicapées, les attardés mentaux et autre inaptes au travail ?
Combien coûtent les retraités au contribuable français ?
Puisqu’il faut s’amuser à considérer les personnes physiques en terme de coût à la collectivité pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?
Sans compter tous les smicards non-immigrés qui ont le culot de nécessiter l’entretien des hôpitaux, le salaire de professeurs pour leurs enfants, les allocations et le logement (parce qu’ils n’ont pas encore compris que la responsabilité voudrait que seuls les riches se reproduisent)…
On ne parle même pas du coût de mise à disposition de l’ANPE pour tous ces fainéants de chômeurs !
Alain(?), Catherine (« tout ce que dit Marine n’est pas à jeter »?), Etienne(?), Gilles, José(?), Raoul(?) Etienne(?), sauciflar masqué(?) au secours ! de l’air !
Dites moi que 1985000 clics n’ont pas gonflé ce blog ‑crapaud pour en faire un boeuf facho !
Il n’y a vraiment pas qu’une « crise financière », c’est beaucoup plus grave, messieurs !
Si l’économie est à ce prix nobel ce que la Paix est à Obama, pas besoin de ses leçons !
2A@Z
______________
[15/12/2009 – Commentaire d’ÉC :
Aïda, vous déraillez. Outre qu’on ne comprend pas du tout vos reproches, il ne suffit pas d’insulter les gens pour avoir raison. Vous montez en pression toute seule en sur-interprétant des détails, en inventant des propos ou mauvaises pensées imaginaires, c’est de l’amalgame, ce n’est pas sérieux.
C’est idiot de prendre pour ennemis précisément ceux qui défendent (courageusement) les principales solutions à vos problèmes. Je trouve ça complètement idiot. Moi, je tiens à l’essentiel et je pousse les détails à l’écart pour que l’essentiel reste bien en vue.
Il y a une forme de « gauche » excessive au point d’être suicidaire : pour cette gauche intransigeante, « tous ceux qui ne sont pas d’ultragauche sont des ennemis mortels ». Ce n’est pas la mienne.
Il n’y a pas de diable.
Envisagez les idées les unes après les autres.
Sans amalgame :
Même un terrible adversaire peut avoir une très bonne idée. Et si elle est bonne, il est important de ne pas la perdre.
Les amalgames sont une maladie partisane : elles empêchent de penser librement, pour faire corps avec le groupe, avec le parti. Les amalgames finissent par TOUT SALIR (et la division qui en résulte mécaniquement permet aux plus forts de se goinfrer en douce, notez-le, c’est important). Les amalgames sont tout ce que je déteste.
N’insultez pas les gens, s’il vous plaît.
Étienne.]
Aïda, et si nous gardions la tête froide, notre sang-froid et notre libre arbitre ?
Déjà, avant d’accuser Allais, j’aurais aimé des liens hypertexte à l’appui de tes accusations et ensuite si cela était avéré, merci de nous avoir prévenu, c’est tout.
Je pense que l’on peut garder certaines conclusions d’Allais sur la finance et le crédit sans forcément être d’accord avec tout ce qu’il a écrit. Si tes accusations sont avérées, j’espère que tu fais crédit à Alain, AJH, Etienne, Gilles, José, Raoul, Juan nessy, de leur bonne foi. Pour Catherine ( il faudra le lui demander ). Étienne Chouard a‑t-il mis autre chose en avant que le libre-échange et les aspects monétaires dans sa contribution ? Le débat et les solutions n’avanceront jamais si tout le monde devrait être irréprochable à 100 %.
Et qui arbitrera sur ce qui est irréprochable ? Le journal « L’Humanité » n’a-t-il pas ouvert ses colonnes à Maurice Allais ?
Le lien d’Aïda est sans doute celui ci : http://www.observatoiredeleurope.com/Immigration-le-cout-de-l-irresponsabilite_a567.html
Mais ce n’est pas pour autant que si Allais , en tant qu’économiste, calcule des coûts qu’il aurait dit qu’il faut refuser ces coûts … Enfin je n’ai pas trouvé qu’il l’aurait dit.
Je rajoute que le message d’Aida semble être du copier coller de http://www.volcreole.com/forum/sujet-29593.html
Etienne a bien raison de nous proposer cette « lecture attentive » de Maurice Allais !
Bravo aux journalistes de Mariannes : tout n’est pas foutu dans les médias…
Il est normal pour un économiste libéral de parler de « coûts » quand d’autres parlent « d’investissements » humains.
Ce qui fait sans doute « froid dans le dos », c’est l’instrumentalisation possible de « la lettre » (et surement pas de « l’esprit ») de certains écrits, mais ce fut vrai pour Marx par des staliniens, et la « lecture attentive » se doit de rester une « lecture critique ».
Ce qui me frappe, c’est la « pollenisation » possible et réciproque de « concepts marxistes » et de « pensées libérales » dans cette confrontation à la présente crise systémique du capitalisme :
Avec Gorbatchev, l’URSS aurait pu suivre une « planification de libéralisation », si la Guerre d’Afghanistan n’avait faussé les données du problème. Il se peut que toute planification anticrise du libéralisme soit empêchée par le second « versant » de cette même guerre…
Nous devons y réfléchir si nous espérons encore le succés du « processus démocratique » attendu par les peuples soucieux non seulement de « bien-être », mais aussi de paix et de souveraineté.
A la sortie de Kandahar se trouve une usine qui produisait des couvertures et des draps.
Elle employait jusqu’à 7000 personnes. Elle est fermée aujourd’hui. Le directeur est pourtant là : »…la plupart des gens n’ont pas de travail, c’est pour çà qu’ils rejoignent les talibans. »
« ceux qui ont remplacé les talibans n’ont rien fait. Les usines de textile employaient 12000 personnes dans la province. Dans beaucoup de districts, il n’y a même plus d’écoles. »
Shaïda Hussain, enseignante à Kandahar.
Propos recueillis par de très bon journalistes : merci à cette super belle profession qui « coûte » si cher !
« LA PREMIÈRE URGENCE VISE À RÉHABILITER
LES DIMENSIONS SOCIALE ET ÉTHIQUE DE
L’ÉCONOMIE », quite à créditer cela avec des crédits à court terme : il y a le feu social sur la planète ! Tant pis pour le monde des rentiers capitalistes !
Source : Petit dictionnaire des mots de la crise, Philippe Frémeaux et Gérard Mathieu, Alternatives économiques.
Étienne.
Aïda.
J’ai répondu directement sous votre texte.
Étienne.
En plus du groupe facebox, « Soutiens aux propositions de Maurice Allais » (voir message ci dessus du 7 ) où il serait souhaitable que vous nous rejoignez..
… j’ai ouvert un site dédié à Maurice Allais » Osons Allais »
( http://osonsallais.wordpress.com/about/)
sur lequel j’espère pouvoir compiler tous les textes et résumés « vulgarisateurs » et les propositions de de grand homme.
Pour faire suite à ce que disait Aïda, il s’agit toujours du sempiternel point d’achoppement qui fusille tout élan de transformation. Et que nous devons de ce fait même, absolument dépasser au risque d’empêcher toute liberté de penser et d’agir.
Je crois qu’il faut déscotcher, désidentifier la personne de ce qu’elle dit sinon, plus rien n’est possible, les prisons nous les créons alors nous-mêmes, et nous restons figés, incapables de bouger, et ça n’est pas vraiment ça l’idée qui pourra faire voler en éclat cet ordre injuste.
Quand une idée est bonne elle est bonne point, et l’on mesure la qualité d’une idée en vertu des fruits qu’elles portent. Là, Allais va indubitablement dans le sens des intérêts communs. Cela ne veut pas dire offrir un blanc seing ferme et définitif, je ne suis pas compétente pour juger du bien-fondé de tous ses concepts, néanmoins, son positionnement sert la cause qui nous fait nous retrouver sur ce forum.
Une seule et même personne ne peut être monolithique d’ailleurs et ne dire à jamais que des vérités ou des âneries,ça se saurait depuis le temps, on s’en serait rendu compte et à vrai dire ce serait terriblement ennuyeux de ne dire que des choses lumineuses, vous ne trouvez-pas ?
Un individu est un mélange plus ou moins harmonieux de l’un et de l’autre de ces composants et ce sont les rapports entre les deux qui tissent une toile de fond dans laquelle nous nous retrouvons plus ou moins.
Ne nous arrive-t-il pas à chacun, de faire l’expérience déconcertante de nous sentir sur la même longueur d’onde qu’une personne soutenant une position qui n’est pourtant pas la nôtre ?
Parfois, ne trouvons-nous pas insupportable, au contraire, le discours d’un porte-parole défendant des positions qui sont substantiellement les nôtres ?
Je suis autre chose que ce que je dis, d’ailleurs je est un autre n’est-ce-pas ?
S’en tenir au message, rien qu’au message et à ce qu’il porte comme fruit, c’est essentiel, à mon avis, et peu importe qui le dit, si le message est juste, il est juste, point.
Si on en reste au conflit de personne, c’est perdu d’avance, il faut rester libre, et réajuster dès qu’une parole part de travers, mais c’est la parole qui part de travers, pas forcément la personne, une barre ça peut toujours se redresser. Or, si l’on s’en tient à identifier la parole à la personne, on n’osera plus rien dire, on ne se risquera plus à exprimer nos doutes, nos désaccords, et la cible ne sera jamais atteinte, c’est cela qu’il ne faut jamais perdre de vue, cet intérêt supérieur, ce pourquoi on fait ce que l’on fait, au service de quoi et tout doit être priorisé à cette aune.
Il ne faut jamais perdre de vue le but qu’on s’assigne. Et parfois, pour que ce but ait toutes ses chances, il faut enlever les bruits sourds qui empêchent sa résonance ou au contraire, offrir des porte-voix pour que cette voix se fasse entendre le plus possible.
Toujours une question de priorité, de hiérarchisation.
Déscotchons, déscotchons, la personne de ce qu’elle dit (ce qui me fait dire en effet que Marine ne dit peut-être pas toujours que des conneries, d’ailleurs si on avait pas besoin de lunettes, on en aurait pas, n’est-ce-pas?) ainsi la parole ne sera pas filtrée en fonction d’a priori réducteurs, un exemple, Jorion qui n’est pourtant pas mon copain, je suis presque sûre qu’il lui arrive parfois de dire des choses intéressantes, c’est pour vous dire.
ça doit pouvoir circuler les bonnes idées, et on se fiche à la limite de qui les dit, (comme si nous pensions, fadaise, c’est toujours une idée qui nous vient, une idée m’est venue, n’est-ce-pas cela que l’on dit quand ça arrive ?). Le principal, c’est qu’elles soient exprimées, ces idées, et qu’elles servent l’intérêt majoritaire, en ne perdant jamais de vue de tout doit toujours être en questionnement en fonction des fruits que portent un mot, une action, un blanc-seing ne peut jamais être offert, car l’arrêt c’est la mort, la dynamique du mouvement doit s’inscrire partout car la vie, ce n’est que cela et tout le reste s’apparente à la mort, enfin, c’est ce que je crois.
oh, c’est génial André-Jacques, si je peux me permettre un avis, essaie d’y inclure des sujets de quotidienneté, de trans-disciplinarité, c’est souvent au décours d’autres sujets que l’on trouve des réponses à ce qui nous occupe prioritairement, le bonheur on ne le trouve pas en le cherchant, il ne prend pas rendez-vous, c’est en faisant autre chose qu’on le trouve bizarrement, ça fera un tabac j’en suis sûre et l’écho sera grandissant. Merci pour ton activisme revigorant.
Amicalement.
Catherine
Chère Catherine, tu parles d’or ce matin.
Merci 🙂
Étienne.
Plusieurs choses :
1‑Tout à fait d’accord sur le principe de « désidentifier » le débat .
Je crois qu’il gagnera en efficacité si chacun peut énoncer ses idées sans en faire une question de personne.…
c’est le problème que nous avons tous rencontré sur le site de PJ.
2‑Je remercie É. Chouard de son commentaire :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=5861#comment-45024
car j’y adhère tout à fait.
Reste à discuter des modalités politiques d’une nouvelle organisation sociale de la démocratie… l’idée d’une représentation uniquement « stochastique » ne me parait pas judicieuse , trop à contrepied du système démocratique standard (la représentation « élective »).
Un dispositif « transversal » avec représentation élective et tirage au sort (deux chambres, par exemple) associé à un dispositif rétroactif permettant un contrôle régulier et systématique de « l’investissement » de l’élu.
Les méthodes expérimentées pendant quelques dizaines d’années (1950−90) dans le cadre des unités de « psychothérapies institutionnelles » pourraient être des bons exemples d’études sur la faisabilité d’un tel système.
3‑La création de site évoquant la réflexion d’Allais est une excellente initiative.
Cordialement à tous.
Aïda y a été un peu fort.(Catherine aussi quant à JORION).
Séparer ce qui est dit de son contexte, peut aussi nous jouer des tours.
Mais séparer une parole de son auteur, peut nous priver d’une part du « contexte ».
Il faut donc lire ce que Maurice Allais a tant de mal à faire passer comme message contre les vents et les marées médiatiques.
Après avoir grandement apprécié le renfort que nous a apporté Allais contre le néolibéralisme, pendant la bataille du « NON », je ne me prive pas de repérer, dans ce joli cadeau de la pensée libérale, son étroitesse relative, qui laisse (à mon humble avis) encore ouvert l’accés au pannier pour le ballon « crise systémique ».
L’enjeu nécessite non seulement d’utiliser l’intelligence du système capitaliste financier, mais aussi et inséparablement, la prise de conscience de tout ce qui dans « l’économie » relève du traitement du « travail » comme source « réelle » de valeur :
L’abstraction libérale fait que la destruction de « l’humain » est inscrite dans l’ignorance systématique de ce qui fait le « miracle de la plus-value ».
Nous devons intercepter ce « mépris », cet « ostracisme contre l’homme réel », avant l’aboutissement au « pannier » du ballon « crise », car ce « pannier », c’est l’état de guerre mondialisé et nous savons que cette forme de « mondialisation » n’est pas une nouveauté.
Oui à l’affinement de notre connaissance avec les analyses pertinentes d’ALLAIS, mais non à l’étroitesse empressée de ses préconisations. (je sais, c’est prétentieux de dire ce que l’on pense… pour avoir le droit d’être « iconoclaste », faut-il être une icone, y a‑t-il une hiérarchie, qui sanctifie d’avance une parole ? Je revendique la parole pour « le bas de la hiérarchie », du moment que je combats la censure).
Bonjour « contre-info », et bienvenue 🙂
Pourriez-vous nous donner des liens vers ces « unités de « psychothérapies institutionnelles » » dont vous parlez comme d’une source possible d’organisation représentative intégrant une part de tirage au sort ?
D’avance, merci.
Étienne.
Ils iront jusqu’à ce qu’ils trouvent une limite.
Jean-Claude Paye, important donneur d’alerte dont je vous recommande le livre (effrayant) « La fin de l’état de droit » (éd. La Dispute), nous interpelle une fois de plus, sur le développement rapide de Big Brother, dans l’indifférence générale. La veulerie des peuples est proprement désespérante : quand allons-nous nous réveiller et fixer des limites à la régression féodale en cours ?
Cet article me semble faire fortement écho à la résistance de Maurice Allais : la politique de l’Union européenne, scandaleusement contraire aux intérêts des peuples européens, semble être fixée par leurs ennemis eux-mêmes… Tout se passe comme si nos gouvernants étaient secrètement au service de nos adversaires. Ne riez pas, on a déjà vu ça, dans la vraie vie : relisez le travail passionnant d’Annie Lacroix-Riz sur le choix de la défaite, où l’on apprend que, dès les années 20, les (prétendues) élites européennes ont voulu et soutenu et financé Hitler et Mussolini pour venir à bout de la République et baisser les salaires (car le cœur du problème, pour les industriels et les banquiers, c’est les salaires ; les salariés feraient bien de ne jamais perdre de vue cet enjeu central). On y apprend aussi que des centaines d’archives recoupées prouvent que ces mêmes (prétendues) élites conspiraient pour affaiblir les États (pour que la République perde la guerre qu’ils finançaient en sous-main !). On y apprend enfin que les (prétendues) élites d’aujourd’hui sont exactement les mêmes que les traîtres d’hier puisque les collaborateurs des nazis n’ont jamais été vraiment punis ni écartés des affaires. Seules leurs méthodes ont changé, mais les objectifs restent fondamentalement les mêmes : emprisonner l’État et la multitude au travail au service de leurs privilèges.
En l’absence de limite, l’idéal immuable du capitalisme reste le camp de travail, où les travailleurs sont du bétail.
Tout se passe donc comme si l’Union européenne n’était que la dernière trouvaille (beaucoup plus astucieuse que le grossier fascisme à visage ouvert de grand-papa) des industriels et des banquiers pour avoir la peau de la République, cette « gueuse », comme ils disent, qui menace leurs privilèges depuis 1789.
Quoi qu’il en soit, les faits montrent que nos propres représentants ne nous défendent nullement contre les pires régressions liberticides. La « lutte contre le terrorisme » a bon dos.
Inutile de rêver, ça ne s’arrangera pas tout seul, sans rien faire : ils iront jusqu’à ce qu’ils trouvent une limite. C’est ça, il me semble, la grande règle universelle qui permet de comprendre toutes les injustices : tout pouvoir, toute force dans l’univers, va jusqu’à ce qu’elle trouve une limite.
Or, les peuples fixent très mal les limites, voire pas du tout. Quelle sottise ! On est vraiment tenté de dire bien fait pour eux. Souvenez-vous d’Étienne de la Boétie, qui écrivait au monde entier à l’âge de dix-sept ans il y a plus de 400 ans (en 1576) : » soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libre ! » Cessez de servir celui qui vous exploite et il s’effondrera de lui-même, vous n’avez même pas besoin de le combattre, cessez simplement de le servir, cessez de vous soumettre. Cette parole d’enfant génialement rebelle a nourri toutes les révolutions et tous les rêves de justice sociale.
Mais le son de la télé couvre aujourd’hui le faible écho de ses appels.
Étienne.
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Affaire Swift
Un nouvel abandon de la souveraineté européenne
par Jean-Claude Paye*
Source : réseau Voltaire, http://www.voltairenet.org/article163287.html
Une fois de plus l’Union européenne cède aux exigences de Washington sans contrepartie : les États-Unis auront légalement accès aux informations bancaires des Européens, dès que le Traité de Lisbonne sera entré en vigueur et que le Parlement européen aura avalisé le nouvel accord. Au demeurant, avant même le vote parlementaire, ces dispositions sont déjà appliquées. Jean-Claude Paye analyse cette nouvelle concession.
Ces dernières années, l’Union européenne et les États-Unis ont signé un ensemble d’accords en matière de remise des données personnelles : informations PNR des passagers aériens [1], données financières dans le cadre de l’affaire Swift [2]. Un projet de transfert général est en préparation. Il s’agit de remettre, en permanence aux autorités américaines, une série d’informations privées, telles le numéro de la carte de crédit, les détails des comptes bancaires, les investissements réalisés, les connexions internet, la race, les opinions politiques, les mœurs, la religion [3].
Progressivement, l’Union transforme sa propre légalité, afin de permettre au droit états-unien de s’appliquer directement sur son territoire. Chaque nouvel accord constitue un nouvel abandon de souveraineté des pays membres de l’Union européenne. Le texte qui vient d’être signé entre l’UE et les USA, en matière de saisie des données financières, en est un exemple éclairant.
L’affaire Swift
Ce 30 novembre 2009, le Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne a avalisé le projet d’accord établi par la Commission, qui permet aux autorités US de se saisir, sur les serveurs de la société Swift placés sur le sol européen, des données personnelles financières des citoyens des pays membres de l’Union. Cette ratification par le Conseil est la dernière étape du processus destiné à mettre fin au scandale de l’affaire Swift et à toute contestation du droit que se sont octroyé les États-Unis de se saisir des informations financières concernant les ressortissants européens.
L’affaire Swift avait éclaté lorsque, en 2006, la presse états-unienne avait révélé que cette société avait, depuis les attentats du 11 septembre 2001, transmis clandestinement, au Département du Trésor US, des dizaines de millions de données confidentielles concernant les opérations de ses clients. Swift, société américaine de droit belge, gère les échanges internationaux de quelques 8 000 institutions financières situées dans 208 pays. Elle assure le transfert de données relatives aux paiements, mais ne fait pas transiter d’argent.
Malgré la violation flagrante des droits, européen et belge, de protection des données personnelles, ce transfert n’a jamais été remis en cause. Au contraire, l’UE et les USA ont signé plusieurs accords destinés à légitimer cette capture.
Tous ont été justifiés par la lutte contre le terrorisme. La saisie par les autorités US était rendue possible par la particularité du système Swift. En effet, toutes les données contenues par le serveur européen, installé à La Haye, étaient également placées sur un second serveur placé aux États-Unis. Ce qui permettait aux douanes états-uniennes d’en prendre possession, le droit américain autorisant cette saisie.
Un nouvel accord UE-USA
Toutefois, depuis juin 2007, il a été prévu que les données Swift inter-européennes ne soient plus transférées aux USA, mais sur un second serveur européen. Cette nouvelle procédure s’avère formellement plus conforme au droit européen et supprimerait la possibilité des autorités états-uniennes de se saisir de ces informations. Ce nouveau serveur placé à Zurich est opérationnel depuis novembre de cette année.
Suite à cette réorganisation et contrairement à ce qui était affirmé lors des précédents accords, le Commissaire européen à la Justice Jacques Barrot a expliqué que les Vingt-Sept souhaitent donner, aux enquêteurs du Trésor américain, accès aux centres d’opérations européens gérés par Swift. Il a déclaré que « ce serait extrêmement dangereux à ce stade de cesser la surveillance et le contrôle de ces flux d’informations » [4] et affirmé que les opérations américaines sur le serveur américain de Swift s’étaient révélées « un outil important et efficace ». Il a simplement repris les déclarations du juge Brugière, la « personnalité éminente » [5] désignée par la Commission pour « contrôler » l’utilisation américaine des dizaines de millions de données transférées chaque année. Ce dernier avait prétendu que cette saisie avait « permis d’éviter un certain nombre d’attentats ». Aucun exemple, permettant de vérifier ces allégations, n’a été avancé. L’énonciation du caractère indispensable de la capture des données financières devient la preuve du succès de cette politique dans la lutte contre le terrorisme. Une identité est établie entre le mot et la chose.
Des justifications en trompe l’œil
L’énonciation de la lutte contre le terrorisme suffit à justifier la capture des données financières. Cependant, la réalité nous montre que les attentats sont généralement sont peu coûteux et ne nécessitent aucun déplacement important d’argent. . La raison invoquée prend un caractère surréaliste quand on sait que la commission officielle d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 n’a pas voulu investiguer sur les mouvements de capitaux suspects, enregistrés les jours précédents les attentats. Pourtant, juste avant les attaques du 11 septembre, le 6, 7 et 8, il y a eu des options de vente exceptionnelles sur les actions des 2 compagnies aériennes [Americain et United Airlines] qui furent détournées par les pirates, ainsi que sur Merril Lynch, l’un des plus grands locataires du World Trade Center. Ces informations ont été révélées notamment par Ernst Welteke, président de la Deutsche Bank à l’époque, qui a aussi déclaré qu’il y avait beaucoup de faits qui prouvent que les personnes impliquées dans les attaques profitèrent d’informations confidentielles afin de réaliser des opérations suspectes [6]. Tous ces éléments, le fait qu’un attentat terroriste ne nécessite pas d’importants transferts de fonds et la volonté politique de ne pas enquêter sur les transferts financiers suspects, nous indiquent que la capture des données financières des citoyens est bien un objectif en soi.
Souveraineté états-unienne sur le sol européen
La Commission a voulu d’abord signer un accord transitoire, qui a pris effet dès la mise en route du serveur de Zurich. Le processus de décision a été confié à la présidence suédoise et au Conseil, rejetant ainsi toute possibilité de décision partagée avec le Parlement. Cela a toute son importance car le Conseil suit quasiment toujours les positions des fonctionnaires permanents et ceux-ci, se révèlent, le plus souvent, être de simples relais des négociateurs américains. Le commissaire Jacques Barrot affirme réaliser un accord équilibré, mais il a dû reconnaître que le texte actuel n’inclut pas l’accès des autorités européennes aux transactions bancaires états-uniennes [7].
À cet accord transitoire doit succéder un texte définitif, tout aussi unilatéral. Il s’agirait, après 9 mois, de « renégocier » ce qui a été accepté dans l’urgence. Cet accord devrait être avalisé par le Parlement européen, quand le Traité de Lisbonne, qui donne à cette assemblée plus de pouvoirs en matière de police et de Justice, sera d’application. La volonté affichée d’attendre la ratification du Traité indique qu’il s’agit de faire reconnaître, par le Parlement, un droit permanent des autorités américaines de se saisir, sur le sol européen, des données personnelles des citoyens de l’Union. Les nouveaux « pouvoirs » accordés au Parlement trouvent leur raison d’être dans la légitimation des transferts de souveraineté de l’UE vers les USA.
Cette position a le mérite d’être transparente, de présenter le Traité, non pas comme un texte constitutionnel interne à l’Union, mais comme un acte d’intégration de l’UE dans une entité supranationale sous souveraineté états-unienne. Ce nouvel accord qui permet aux autorités US de capturer, sur le sol européen et sans aucune réciprocité, des données personnelles des citoyens de l’Union, représente un nouveau pas dans l’exercice de la souveraineté directe des institutions étasuniennes sur les populations européennes.
Une structure impériale asymétrique
La capture US des informations sur les citoyens européens, surtout celles relatives à leur transactions financières, doit être replacée dans le cadre de la formation du futur grand marché transatlantique à l’horizon 2015 [8]. Les accords, qui autorisent ce transfert vers les USA, ne constituent qu’une étape préparatoire, la condition préalable permettant l’installation d’un grand marché transatlantique [9], ainsi que la constitution d’une entité politique commune. Ayant pour base le droit états-unien, ce projet s’avérera être un grand marché des données personnelles, à travers lequel, ces informations confidentielles seront livrées au secteur privé. La transformation de la vie privée en marchandise va de pair avec sa surveillance policière, cette dernière étant la condition d’existence de la première. La capture des données par les autorités administratives étasuniennes constitue une nouvelle accumulation primitive capitaliste ayant pour objet l’installation de nouveaux rapports de propriété basés sur la fin de la propriété de soi.
Le caractère asymétrique de la capture des données personnelles : les autorités américaine ayant accès aux données européennes, sans qu’il soit question d’une quelconque réciprocité, nous révèle que au niveau du futur grand marché transatlantique, toutes les entreprises seront égales, mais certaines, les firmes US, le seront plus que d’autres.
L’utilisation par les autorités états-uniennes des données financières recueillies lors de « la lutte contre le terrorisme » a déjà commencé dans le cadre de « la lutte contre la fraude fiscale », dont les attaques contre la banque suisse UBS [10] et l’instrumentalisation du G 20 du 1er et 2 avril 2009 [11] ont été les épisodes les plus médiatisés.
Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007
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Notes :
[1] « L’espace aérien sous contrôle impérial », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 13 octobre 2007.
[2] « Les transactions financières internationales sous contrôle états-unien », Réseau Voltaire, 28 avril 2008.
[3] Council of the European Union, « Note from Presidency to Coreper, Final Report by EU-US Hight Level Contact Group on information sharing and privacy and personal protection », 9831⁄08, Brussels 28 mai 2008. Téléchargement.
[4] « Partage de données bancaire : nouvelles négociations entre les 27 et les États-Unis », Le Soir, 28 juillet 2009.
[5] « Jean-Louis Bruguière, un juge d’exception », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 29 avril 2004.
[6] « Insider trading’ by terrorists is suspected in Europe », par William Droziac, Washington Post, 22 septembre 2001.
[7] « EU wants to share more bank details with the US authorities », Edri.org, le 29 juillet 2009.
[8] « Un nouvel ordre politique : le futur grand marché transatlantique », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 4 février 2009. « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis », Réseau Voltaire, 23 mars 2009.
[9] « Un mercato transatlantico imperiale », par Jean-Claude Paye, Critica Marxista, 2009 n° 1
[10] « Lutte contre la fraude fiscale ou main mise sur le système financier international ? », Réseau voltaire, 3 mars 2009.
[11] « À qui profite la fin du secret bancaire ? Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers », Réseau Voltaire, 9 avril 2009.
Source : réseau Voltaire, http://www.voltairenet.org/article163287.html
Bien volontiers,
mais rapidos, entre-deux.. :
Pour aller au plus direct :
Pour commencer, il y eut deux grandes voies, en France :
• L’une utilisant des techniques de prise en charge de groupe (plutôt anglo-saxonne) en utilisant l’outil psychanalytique classique (courant issue de l’Institut de Psychanalyse), dans son dispositif individuel (cf : la psychanalyse sans divan de Racamier) :
http://www.spp.asso.fr/main/extensions/Items/06_institution.htm
• L’autre utilisant d’emblée l’approche analytique pour décrypter le fonctionnement de l’institution, en utilisant son appareil formel (libre association dans le cadre de groupe de parole systématique…) :
(l’inspiration était plutôt Lacanienne (École Freudienne), voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_institutionnelle
• Puis , ensuite (fin des années 60, la tentative de création d’un lien politique-folie, avec les travaux de G. Deleuze et F. Guattary, autour de l’anti-oedipe, Mille-plateaux, revolution Moléculaire, (F.G)
En référence aussi, la mouvance Psychanalyse et politique (congrès de Milan de 1976), à voir ce texte « récent » et sa biblio+++
http://www.estadosgerais.org/mundial_rj/download/1_Volnovich_101141003_fran.pdf
Consulter la base de données de la revue Chimères (créée par Deleuze et Guatary), ainsi que de noombreux textes de M. Foucault.
Des textes important :
les thérapies institutionnelles (Chaigneau, Chanoit, Garrabé, 1971, Masson)
les textes de Louis LeGuilland,dans la revue Chimères no36,1999)
la revolution moléculaire de F.guattari,(ed Encres,Recherches)
Voir les travaux de deinstitutionnalisation en Italie (année 1970),de Franco BASAGLIA
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franco_Basaglia
.….
J’ai personellement travaillé dans les trois unités de soins citées par cet article http://fr.wikipedia.org/wiki/Clinique_de_La_Borde , ainsi qu’avec Felix Guattari->1980 ..
Je reste à votre dispo.….…..
Cordialement
Alain,
Vous m’obligez à reprendre vos paroles, car il ne me semble pas juste de me dire que j’ai exagéré en ce qui concerne Jorion.
Si cela vous semble être le cas, donnez-moi des phrases précises, je me fais fort de vous les expliciter. Mais il se peut que des choses m’aient échappées, aussi je vous demande de clarifier vos dires, si vous voulez bien, merci.
Il me semble pour ma part, qu’alléguer ce genre de propos revient à dire que le thermomètre exagère d’indiquer la fièvre si vous en avez.
Qu’est-ce qu’il en peut le thermomètre si vous avez la fièvre, il remplit sa fonction de thermomètre qui est celle de prendre la mesure d’une température, point. Pas d’état d’âme !
Pour ce qui est de dés-identifier la personne de la parole qu’elle prononce, je l’ai posé cette parole en tant que pré-requis à tout message qui se veut circulant, sinon, c’est mettre la charrue avant les boeufs, c’est juger avant même d’avoir prêté l’oreille au message, c’est obturer, fermer , empêcher quelque chose de se dire, c’est prédire de ce qui se dira, c’est donc faire de l’anticipation négativeune auto-censure en quelque sorte, et je n’aime guère la censure, dès lors, ça ne semble pas aller dans le sens de la liberté que vous préconisez me semble-t-il.
Quand on est occupé par quelque chose d’une prévention, on n’ est pas libre, c’est pas plus compliqué que ça, à mon avis.
Et c’est ajouter de la confusion à la confusion ambiante, car par définition un message qui va de l’émetteur au récepteur perd déjà de l’information, alors imaginez que ce message soit retenu pour x raisons, c’est alors carrément de la désinformation.
Car plus que faire , c’est ne pas faire qui est mortel, il suffit de regarder autour de soi, je n’invente rien.
Je voulais surtout mettre l’accent sur la priorisation indispensable à toute réception de message, une idée juste doit être reçue comme une idée juste en dehors de la personne qui la prononce, et elle est juste en fonction de ce qu’elle produit pour le maximum de gens, assez élémentaire comme paramétrage.
Quand je fais ça, ça produit quoi, pour qui ?
Voilà mon étalon personnel.
Cela veut dire aussi se dé-sécuriser car c’est forcément en prendre plein la cafetière parfois, mais il faut quand bien savoir ce que l’on veut, n’est-ce-pas.
Il s’agit d’une hiérarchie à opérer, pour la contextualisation, il sera bien temps de voir ensuite, d’abord sauver sa peau.
Sinon, ce serait comme si vous aviez la carotide de votre femme qui « pissait » le sang et que vous vous demandiez s’il est bien judicieux de faire une compression avec votre main qui n’est pas très propre .
Dans pareil cas de figure, je ne me pose guère de question.Il faut d’abord arrêter l’hémorragie si on le peut encore, ensuite il sera toujours temps de voir ;
D’abord sauver sa peau, si vous êtes mort, il n’y aura plus de questions à se poser…
OU la la, Catherine, je ne veux retenir aucun message !
Pacem in terris
Amen !
..Joyeux Noel à tous !
…avec dans les cheminées « le cri du peuple » !
Mais voyons Alain, de quoi parlez-vous ?
Où donc avez-vous été chercher cette idée de rétention de message qui vous reviendrez ?
D’abord, je ne suis pas vous, je ne suis pas dans votre tête, ni dans vos pensées, alors de quelle prétention pourrais-je me prévaloir pour vous dire ce que vous pensez, je ne suis pas extra-lucide.
Je réponds à vos propos.
1) Jorion : j’entends ce que vous dites et je trouve que ce n’est pas juste. Afin, d’y voir plus clair , je me contente de vous demander d’éclairer vos propos, c’est tout.
2) Je tente d’argumenter , mal peut-être, le pensez-vous et cela vous revient tout à fait de le penser, je tente d’argumenter l’idée que lorsqu’une idée est juste , elle est juste, point.
Puis, j’affine pensais-je, en disant qu’avant de vivre il faut déjà survivre, c’est tout.
Alors, je ne comprends pas bien votre mouvement d’humeur, que voulez-vous au juste ?
Avancer ou reculer ?
Puis vous fermer la porte, en souhaitant Joyeux Noël, façon de dire, enfin, c’est comme ça que je lis mais je me trompe peut-être, qu’on ne vous y reprendra pas de si tôt ici, une semaine, c’est assez long quand on sait que vous intervenez souvent.
Qu’est-ce qui vous dérange donc dans ce qui se dit là, dites-moi ?
Le savez-vous vous-même ?
Il ne suffit pas de crier le cri du peuple, il faut l’incarner ce peuple, dans ses paroles, ses actes, ses confrontations, ses faiblesses et ses errements, se savoir faillible c’est une vraie force savez-vous.
J’ai compris depuis bien longtemps, ce n’est pas moi d’ailleurs qui l’ai compris, c’est mon vécu qui me l’a dit, que j’étais pétrie de faiblesse, d’erreurs, de confusion, de prétention parfois, de mensonge par omission, etc, etc, c’est lorsque j’ai accepté de me voir telle, que j’ai intégré cette partie sombre de moi que je me suis mise à aller de l’avant, et c’est parce que je n’étais rien, vraiment rien, que j’ai pu espérer peut-être devenir quelque chose.
Chère Catherine
Je n’étais pas sérieux !
Toutes mes plus plates excuses.
A M I C A L E M E N T !
Alain
Ne trouvez-vous pas que c’est très chouette, quand on arrive à dépasser quelque chose, ça fait l’effet, ça me fait l’effet de quelque chose qui s’ouvre, à l’image d’un éventail…
Très bonne journée.
Amicalement.
Catherine
Catherine, avouez que nous sommes les 2 femmes « iconoclastes », de ces lieux si virilement fréquentés, vous et moi, lorque nous refusons d’encenser sans réserve les icones Jorion et Allais.
je cite les propos encenseurs qui semblent « faire autorité » :
« Soutenir Allais, c’est soutenir nos propres idées…
Ces 3 livres … sont en tout points remarquables » etc
« Le point de vue que j’exprime est celui d’un théoricien à la fois libéral et socialiste. Les deux notions sont indissociables dans mon esprit, car leur opposition m’apparaît fausse, artificielle. » M. Allais
Et oui …Nous n’aurions pas le droit de remettre en cause précisément « l’indissociabilité du libéralisme et du socialisme » ?
Ce n’est pas faire injure à Allais que de le trouver « discutable », si non, alors, vive la RELIGION ALLAIS !…Bien sûr, pour en discuter, il vaut mieux qu’il ne soit pas censuré…(d’accord avec Etienne sur ce point!)
Or les néolibéraux qui savent à quel point Allais soulève un coin « stratégique » du voile idéologique imposé par leur système sur la société entière, préfèrent l’empécher, justement, de peur de reveiller la vieille conscience ouvrière du peuple :
Car la pertinence de Maurice Allais nous conduit exactement au pied du mur idéologique qui sépare « le socialisme » du « libéralisme », et çà, le Figaro n’en raffole pas, préférant la grand-messe de célébration de la chute du mur communiste.
j’ai en effet copié-collé des « réactions contre » que je peux partager au moins quant au fond, si ce n’est dans la forme, afin de contester que « Soutenir Allais, c’est soutenir nos propres idées »…
Chacun « son » idée, mais restons « tous ensemble » au moins contre la censure !
Je refuse d’être étiquetée « extrème-gauche » pour çà, même si… « pourquoi pas » ?
Ah, j’oubliais : merci à tous ceux qui participent, car leurs liens et indications de lecture sont « absolument super » (…oui, pour « discuter »!) Amicalement.
La valeur travail : on se souvient que lors de la dernière campagne présidentielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n’avaient de cesse de s’y référer. Elu président, Sarkozy ne parle désormais plus du travail, dans un contexte pourtant marqué par la crise financière et ses effets délétères sur l’emploi : licenciements massifs, mobilité forcée, etc.
Les entretiens réunis par La Bande Passante reviennent sur ce qui est bien « la » question sociale, aujourd’hui comme hier : le travail.
Cette série d’entretiens croise les regards du philosophe, du sociologue, du psychologue, du juriste, du syndicaliste sur la centralité du travail, l’installation d’une partie croissante des travailleurs dans le précariat (Robert Castel), les mobilisations passées autour du travail (Etienne Balibar sur 68, Charles Piaget sur LIP) qui permettent aussi de penser les révoltes présentes, les tentatives du pouvoir pour corseter l’action des juges en matière de droit du travail (Patrice de Charette) ou de lutte contre la corruption financière (Renaud Van Ruymbeke).
Penser le travail, une urgence politique – Christophe Dejours
(45’28, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La centralité du travail 10’22)
La société du précariat – Robert Castel
(27’21, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La question sociale 17’14)
L’ébranlement 68 – Vers une universalité émancipatrice – Etienne Balibar
(63’26, DVD, LBP, 2009, 12€, incluant Le surgissement du Syndicat de la magistrature 9’22)
LIP, une école de la lutte à l’usage des jeunes générations – Charles Piaget
(131′, DVD, LBP, 2009, 12€)
Soutenez et achetez les DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site http://www.labandepassante.org/lbp_dvdlist.php ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F‑75010 Paris.
Je transmets. Amicalement
Je recommande : « Le socialisme néomoderne ou l’avenir de la liberté » de Jacques Généreux (Seuil):
« Il nous faut abandonner l’illusion d’une construction libérale de la société pour engager la construction sociale de la liberté. Or, tel a toujours été l’essence du projet socialiste, de Leroux à Blum, en passant par Marx et Jaurès.
Les multiples dévoiements de ce projet ne le disqualifient pas ; ils exigent sa refondation néomoderne : une nouvelle modernité dont les principes politiques ne découlent plus du mythe moderne de l’individu autonome, mais de la réalité anthropologique de l’être social ».
Encore quelqu’un qui apporta un précieux renfort à la cause du NON …
ça paraîtra peut-être un peu décalé pour certains et pourtant ça ne l’est pas, je me risque à vous dire ce qui me vient en tête.
Le héros du Loup des steppes de Hermann Hesse éclate de rire quand il découvre que la réalité n’est que le choix d’une des multiples portes qui restent toujours ouvertes.
N’est-ce-pas que c’est en lien avec tout ce que l’on dit, tout ce que l’on vit ?
A tou(te)s et en particulier à Aïda
Bien sur qu’Allais est « discutable », que ses idées et propositions peuvent plaire ou ne pas plaire.
Allais, comme nous tous a le droit aussi de changer d’avis, de camp, et d’affiner sa pensée. L’adage dit bien qu’il n’y a que les imbéciles qui .. et il aurait été étonnant qu’il ne se contredise pas au fil de 60 ans d’écriture et de travail.
Allais se dit « socialiste et libéral » … je me dis aussi socialiste et libéral mais seulement par certains cotés et c’est justement ces cotés du libéralisme tempérés par une philosophie socialiste (par exemple le droit de propriété qui fait que je ne puis me définir comme « vrai libéral »)… peut être en est-il de même d’Allais qui justement prône une fiscalité du capital (lisez http://osonsallais.wordpress.com/2009/12/15/pour-la-reforme-de-la-fiscalite/ .
Mais ne confondez-vous pas également « libéral » avec néolibéral ou ultralibéral ou libertarien ?
Prenons d’Allais ses propositions qui nous conviennent et ne faisons pas de procès à une personne laquelle, qui plus est, ne lisant pas ce blog, ne pourra pas se défendre.
Cher A‑J Holbecq,
Nous sommes d’accord, (il doit bien y avoir des raisons pour çà, si nous nous retrouvons ici…), mais ne confondons pas analyse critique avec procés.
Bien sûr, je reconnais avoir dans l’urgence copié-collé des réactions contre la vision du monde propre au libéralisme empreint de colonialisme et d’égoïsme, sans que ce libéralisme soit « ultra » ni « néo » : le « bon » libéralisme du « bon père de famille des sociétés dominantes » du siècle dernier…
La forme de ces « réactions copié-collées », je suis d’accord avec vous, n’était pas vraiment convenable par rapport à la personne éminemment respectable de Maurice Allais, mais c’est le fond qui importait en l’occurence.
Bien sûr qu’il faut remarquer en quoi les idées d’Allais sont « révolutionnaires » pour des gens de droite, mais elles n’ont rien de vraiment nouveau pour les autres, qui disent la même chose, mais souvent bien plus encore, depuis fort longtemps, et qui sont très mal traités, victimes, eux, de vrais mauvais procés depuis trop longtemps, « trop » étant devenu vraiment trop, par ces temps de crise soi disant spécifiquement « financière » !
Si Monsieur Allais découvre la « censure bourgeoise » à son âge, « nous autres », la vivions depuis notre jeunesse, ce qui explique sans excuser nos « impertinences »…(toutes mes excuses!).
Amicalement.
Aïda,
Ce que nous apporte Maurice Allais, c’est une (rare) crédibilité : aux yeux des « scientifiques » les plus ultralibéraux, aux yeux des professionnels de l’économie (ces techniciens socialement dépendants, payés par les privilégiés pour inventer et défendre le fondement théorique de leurs privilèges), pour ces cerbères « libéraux », les critiques habituelles du « libéralisme » viennent d’incompétents qui ne savent simplement pas de quoi ils parlent.
Ces affreux n’acceptent de critiques que de la part de fins connaisseurs de la théorie économique prétendument « classique », dite « standard ».
Or, précisément, Maurice allais est un des meilleurs connaisseurs de la théorie standard. Sur ce sujet, on peut en raconter à qui on veut, mais pas à lui.
Et pour cette raison, le respect des « libéraux » radicaux à l’égard de Maurice Allais est réel, je l’ai maintes fois constaté dans mes conversations avec des irréductibles.
Aussi, sa critique féroce des erreurs gravissimes des « économistes » modernes (crédit trop facile, chientlit laisser-fairiste, trahison des idées libérales par les néolibéraux…) est-elle particulièrement crédible, et c’est une opportunité inestimable pour les simples citoyens qui tentent de lutter pied à pied contre les notables, les ventrus pontifiants à qui tous les micros sont tendus tous les jours en dépit de la sottise de leurs raisonnements et la fausseté de leurs prévisions et explications.
Dans ces conditions, quand certains excités de la gauche la plus radicale et intransigeante trouvent urgent de salir ce courageux et efficace résistant à cause de telle ou telle idée qui les choque profondément par ailleurs, c’est à hurler de rage contre la sottise des partis et des partisans, partisans qui sont souvent incapables de voir le bien en dehors de « la ligne » de pensées contraintes de leur parti, c’est à pleurer.
Pour comprendre combien Maurice Allais cherche vraiment, depuis longtemps, les conditions de la justice sociale, je vous conseille de lire « Abondance et misère » (1946) ou « Classes sociale et civilisation » (1974).
Malgré des pensées parfois évidemment contestables, Allais est un personnage complexe et passionnant.
Le réduire à une idéologie simple, bonne ou mauvaise, est une erreur profonde.
Étienne.
Merci Etienne, de votre intervention claire.
Je ne vous dirai pas que je vous approuve cependant, bien que , en effet, par rapport au monde qu’il vous importe de convaincre, il me semble que vous faites un « sans faute ».
Pour ce qui concerne l’autre monde, celui qui se tient à l’écart de toute intervention politique, et qui pourtant aurait tout à y gagner à se saisir de cette « clef », ou bien, en effet, qui en arrive parfois à se suicider en tant qu’individus trop isolés face à l’inadmissible, ou qui finit par suivre un « parti extrémiste » prétendant apporter du « prêt-à-penser », je me place face au « libéralisme de Monsieur Allais », comme vous me le reprochez, sans adhérer au « gauchisme », mais en souhaitant qu’on cesse de traiter un journal comme l’huma, par exemple, dans cette cathégorie de « l’extrémisme »…Ou bien les économistes au service de la CGT comme des imposteurs… et il y a encore bien des gens au NPA , au MPEP, à la FASE, au Parti de Gauche, dignes du plus grand des respects, et que vous insultez sans le savoir lorsque vous parlez si légèrement des « partis »…
Parfois votre assurance ressemble à celle d’un éléphant dans un jeu de quilles, mais vous prétendez avoir l’innocence de « celui qui ignorait tout de la politique.
Il fallait que je le dise, en toute amitié.
Aïda, « l’autre monde » est sans doute pour vous celui que les médias dominants méprisent comme « feu le monde ouvrier »…
Mais Etienne a raison, il serait bien dommage de bouder notre plaisir en se dispensant des lectures de Maurice Allais recommandées, d’autant plus que les dates parlent aussi…
Il n’y a pas une science juste qui appartiendrait à une classe sociale donnée, et par conséquent ce qui nous intéresse c’est bien la qualité de la réflexion, d’où qu’elle vienne.
On peut se dire « oui, pas la peine d’avoir un si gros cerveau pour penser ce que la plus claire conscience de classe nous révèle » (la fameuse « autonomie de la classe ouvrière »), mais c’est faux :
il ne s’agit pas que de « conscience de classe », laquelle, nécessaire mais pas suffisante, se forge en confrontation avec une « condition de classe vécue », collectivement, par la « praxis » etc…Il s’agit quand même aussi d’un débat sociétal convoquant toutes les classes sociales et toutes les générations devant des défis qui les narguent « solidairement » dans le cadre d’une nation, et encore plus planétairement.
« Marx revient » sans que les « partis marxistes » y soient pour grand chose (hélas me dis-je), mais s’il revient, c’est parceque quelques ressorts de sa pensée, qui avaient échappé aux « marxistes » eux-mêmes, peuvent être utiles : du coup, d’autres « ressorts » sont utiles, « revenants » de tous horizons…car « la crise revient », mais elle est « autre », n’est-ce-pas, catherine ?
…j’ai trouvé mon slogan :
« revenants de tous horizons, revenez nous ! »
Clin d’oeil (en vrai je sais les faire…)
Je suis bien heureuse de constater que le message passe, même s’il y a quelques brindilles résistantes, il n’y a pas obstruction définitive, ça coule, pas de barrage insurmontable, merci de cela.
Ma foi, passer par la dualité, quoi de plus normal, oui, non, j’aime, j’aime pas, pas de quoi fouetter un chat, c’est notre lot quotidien, notre marque de fabrique, est-ce qu’on irait se plaindre d’avoir deux jambes et deux bras, je ne crois pas.
Mais dépasser la dualité, ça, c’est mieux, ça participe d’un faire qu’il nous revient de faire dans cet espace réduit du libre arbitre, où nos cartes peuvent se combiner autrement si peu que nous le voulions.
Grâce à quoi, grâce à la confrontation des idées, salutaire ôh combien et qu’il convient d’inviter à la table sans restriction aucune.
C’est par, et grâce à elle, que quelque chose d’un dépassement de la dualité peut opérer, et c’est dans l’espace entre une personne et une autre personne que ça se passe, pas une question de personne à personne , une question d’entre, entre elle et nous, dans cet espace-là, et c’est plein pot l’espace de la relation, de la composition d’une alchimie , une transformation, un mélange qui se fait, comme une chimie qui opère, un plat cuisiné qui selon l’inventivité et les ingrédients donnera la saveur délicate ou âcre du plat.
En tout cas, ce qui est très beau, c’est que rien n’est statique si peu que nous autorisions le mouvement. Tout est susceptible de changement, de dynamique. L’instant T est un point cinétique qui bouge. C’est bien pour cela que j’exècre la censure, elle empêche le flux de couler.
Etre en attente de lendemains qui chantent, c’est un peu bêbête à mon sens, même s’il y a bien sûr une dimension de prévision, demain, c’est demain, et demain, je serai peut-être morte.
Demain, c’est aujourd’hui
et c’est aujourd’hui, maintenant, que je mets au monde des relations par ce que je fais et dis.
L’instant est un point T.
Un sommet, entrecroisement de lignes diverses et variées qui contient une infinité de possibilités, c’est une multiplicité qui est contenue en son sein.
Un point est un point de vue, il nous revient dans faire quelque chose selon l’orientation, la cible que nous nous fixons.
J’ai écouté samedi soir, une émission sur Deleuze à propos de Leibnitz et de ses monades. Cet homme-là présenté du point de vue deleuzien est tout simplement fantastique. Il instille de la vie à foison, alors qu’il semble tout recouvert de poussières( Leibnitz pas encore Deleuze!)
Dans son monde à lui, il n’y a rien de statique, rien qui appelle à la mort, rien de donné, rien de figé.
C’est le philosophe de l’événement, tout se rejoue à tout instant avec lui au travers de l’événement qui peut être une parole, une rencontre, une sensation qui va venir bouleverser, bousculer quelque chose en nous.
Quelque chose qui va permettre de relancer les dés , ça fait de la rencontre une promenade, un itinéraire où penser devient tailler, couper, ouvrir un pli( Deleuze) sur l’univers.
Je termine par quelque chose de très beau. La conception deleuzienne de l’image. Une conception magique. Son idée à lui, c’est que la matière est l’ensemble des actions et des réactions et que dans cette matière, il suffit qu’il y ait un petit espace de temps- entre les actions et les réactions- pour que s’incurve, se plisse, se déplie, un petit éventail- une petite image-et cette image n’est rien d’autre qu’un pli entre les images. Elle est une image qui intercale entre l’action reçue et l’action exécutée, un petit peu de perception, un petit peu d’action et
entre les deux l’arc sensible d’une affection.
Et il me semble bien que cet arc- et lui seul- permet d’offrir l’espace d’une compréhension, et comprendre c’est l’action par excellence, je crois.
À explorer :
un site très riche… les cours de G.Deleuze à Vincennes.…notamment sur Leibnitz :
http://www.webdeleuze.com/php/sommaire.html
Ce qui passionnait cet homme (ainsi que son compère F. Guattary), c’est l’intuition que nos capacités à « formaliser » (tel que Leibnitz a pu le faire dans « l’invention » du calcul infinitésimal) était en train d’évoluer formidablement, permettant une approche du réel potentiellement beaucoup plus puissante que les actuelles sémiologies post-signifiantes.
Aïda, il y a des personnes dignes de grand respect partout, et chacune d’elles s’efforce du mieux qu’elle sait pour changer de cap ce monde qui va droit dans le mur. Chacune de ces personnes, pas seulement dans le spectre de gauche, mais aussi un Allais, un Chouard, un Jorion, un NingúnOtro, et tant d’autres, s’y prend le mieux qu’il peut et souffre l’imperfection imposée par l’incapacité d’assembler la totalité des données existantes afin de rendre le jugement ultime. Chacun de nous joue avec les cartes qu’il a pu ramasser et l’entendement partiel du monde que celles-ci rendent possible.
Même entre nous, supposant que nous tenions tous à chercher une solution équitable pour le plus grand nombre et à n’utiliser pour cela que des instruments éthiquement acceptables, nous avons des analyses situationnelles différentes sur la réalité de l’instant actuel, et nous favorisons de par notre formation des instruments différents comme étant les plus performants.
De ce fait, chacun de nous à une vision et une stratégie plus ou moins complète, plus ou moins complexe, en par rapport à celle-ci ce que pensent et/ou font les autres est plus ou moins optimal, voire carrément contre-productif. Chacun a aussi le droit de ne pas appuyer dans les propositions des autres ce qu’il pense nuisible pour l’évolution de cette image de la réalité qu’il s’est formée. Nuisible, pas seulement parce qu’on ferait marche arrière… nuisible est aussi se contenter de peu ou s’aventurer par des sentiers sans sortie alors qu’on peut croire que des circonstances pour avancer plus vite sont présentes.
Quelques uns d’entre nous parlons « si légèrement » des partis parce que nous faisons tous les jours l’expérience de leur inutilité et de leur cooptation par l’ennemi, quand ce n’est pas par le piège de la financiarisation de leur modus operandi structurel et électoral… C’est souvent par leur attachement à des idéologies conçues pour être les plus performantes dans certaines conditions historiques, prenant pour cela des raccourcis vis-a-vis de la vérité et de l’éthique qui les éloignent de l’universalité et les font prendre le chemin inéluctable du déclin lorsque les conditions évoluent et ne correspondent plus à l’ensemble qui a servi de base pour édifier la structure performante jadis mais trop rigide pour évoluer.
La logique de gauche est viciée par une définition de classe sociale jadis plus opportuniste que réelle qui n’appelle aujourd’hui plus qu’aux esprits simples et est l’outil des nomenclatura qui se sont installés à perpétuité au sommet hiérarchique de ces partis et des nouvelles et récentes excisions au service de ceux qui préfèrent être tête de souris plutôt que queue de lion. La confusion régnant par la suite invalide toute la gauche comme outil utile à autre chose qu’à creuser notre désespoir. Même des gens les plus dignes de respect n’arrivent plus à trouver une solution digne de ce nom et trainent les pieds quelque part par impossibilité de simplement tourner le dos à ces sables mouvants… incapables de synthétiser quelque chose de nouveau qui garderait l’esprit mais évacuerait les couleuvres de ce qu’est aujourd’hui la gauche.
La logique anarchiste, ou plutôt son aspect socialement plus visible, l’anarcho-syndicalisme, souffre du même erreur.
Nous avons pu voire ce que la gauche n’a pas été capable de faire pour les européennes, et rien ne fait penser qu’il en sera autrement pour n’importe quelle autre élection.
Bien sûr, la gauche et l’anarchisme ne sont pas les seuls à blâmer… chacun de nous se doit de faire son propre mea culpa.
Moi, j’avais proposé de se rassembler politiquement hors idéologies, et hors partis existants (tous) pour unir les citoyens autour du besoin de réformer ou refondre le système démocratique confisquée par les partitocraties, mais évidemment l’idéologie même comateuse ne laisse pas vivre… hélas, même si j’étais prêt à soutenir d’autres initiatives je n’ai pas vu (à travers le filtre de mes propres croyances sur ce qui aurait été viable ou non bien sûr) assez de personnes pouvant apporter assez pour assembler quelque chose de viable. Ceci, tenant compte du fait que la partie de poker est ouverte à tous et qu’il est impossible de montrer toutes ses cartes sans que l’ennemi en profite plus que les amis qui n’arrivent pas à identifier les opportunités.
Errance dim’nopédienne sur le blog de mon pote, vous savez certainement de qui je veux parler…
J’ai parcouru votre message Etienne, et j’ai lu ceci : » Je fais moi-même l’objet de propos diffamatoires et insultants sur mon propre site, je ne sais de qui vous parlez au juste, sachez en tout cas que je ne me retrouve pas dans de telles qualifications de propos, je suis parfois rude mais jamais insultante ni diffamatoire, je renvoie un miroir quand ça me semble partir de guingois comme j’aimerais qu’on le fasse pour moi.
Au moins, c’est clair de mon côté. Merci de bien vouloir le comprendre comme ça.
Blogs, partis, associations, tout subit une « crise » qui n’a pas été encore bien appréciée ni cernée.
La « communication » n’est pas facile dans cet aquarium malsain de notre société en crise : le lagage est lui-même contaminé par des virus diffamatoires et insultants qui dépassent la maîtrise donc l’intention « innocente » de ceux qui manipulent comme ils peuvent ce qu’il reste dans les mots pour « se parler »…mais « la communication » et son art nouveau s’imposent.
Je m’excuse donc auprès d’Etienne si…par hasard j’ai de la puissance nuisible dans ma « com ».
Amicalement
Murs, prisons, volets sont nos projets d’aujourd’hui
Murs, prisons, volets sont nos projets d’aujourd’hui
Europe immigrés, étrangers, insécurité sont devenus notre âme en vérité
Connaîtrais-je la fin de la dictature des marchés ?
Douze étoiles jaunes comme autant de croix gammées sur fond bleu pour mieux nous étouffer
Ces gens-là sont tristes et distingués, ils ont pris la peine de revenir cette fois-ci avec un projet quelque peu adouci. Ils ont pris la peine d’être corrects et polis pour que « Arbeit macht frei » en « Travailler plus pour gagner plus » nous soit traduit
thrombopénie, leucopénie et autre neutropénie …tropleinpenie, marinolepenie, nauséopénie… que sais-je encore ? Mais « dim’nopédienne », exige explication, Catherine, Wikipédia vous attend !
« Marianne » présente un article sur le « nombrilisme franco-fraçais » des médias nationaux et attire notre attention sur le combat des jeunes Iraniens contre l’intégrisme religieux du régime…Bon article !
Peu de journalistes nous informent sur les mouvements sociaux en Europe, l’énorme mobilisation en Grèce est « couverte » par un mépris remarquable, ainsi d’ailleurs que les victoires arrachées par certaines fractions de la « Classe ouvrière » en France même…Oui, il est vrai que « Classe ouvrière » n’est pas français, alors, excusez…Mais tout de même, l’omerta médiatique frappe bien ce « fantome » (victoires en cours chez les routiers, justice enfin pour les ex-Moulinex, etc…silence : Elle tourne, la terre ! et « marx revient »!) …le « nombrilisme » ne serait-il pas plus « petitit-bourgeo-petit-bourge » que « franco-français » ?
Exigence, diable, allez, j’y consens, malgré les voisinages que vous me renvoyez et qui me renseignent sur votre orient-able lecture peut-être, mais bon, ces foutus mots, toujours eux, perfides et pourtant incontournabes !
Ne connaissez-vous pas les gym-nopédies de Satie ?
Dim- qui renvoie à dimanche.
-nopédienne, en écho aux piéces pour piano.
Ce n’est que cela Alain, n’allez pas chercher midi à quatorze heures, les choses sont parfois plus simples qu’elles n’y paraissent.
J’étais presque tentée d’écrire dîme-hanche errance, mais là, pour expliquer ça se corsait un peu plus, et paresseuse je suis…
Bonjour
Félicitation Étienne, tu nous avais bien défendu : il te reste encore de grands combats à mener…
Dans le Nouvel Obs
« Dix ans déjà ! Pour marquer la fin de la décennie,
« le Nouvel Obs » a dressé la liste – forcément incomplète et subjective – des 100 personnalités qui ont marqué ce début de siècle. »
(liste politique française)
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2355/dossier/a415558-les_100_figures_de_la_d%C3%A9cennie.html
Amitiés
AJ
Bonjour à tous,
Bravo Étienne,
Ça ne devrait faire que commencer ! Vu l’état de pétrification du système financier actuel, et surprotégé en plus par la complaisance des États et leurs gouvernements. Cela s’appelle : une forfaiture.
Sans doute, nombre d’amis d’Étienne, que je salue tous ici, n’apprendront pas forcément grand chose de nouveau dans ce qui suit, encore que ? Donc, voici, ci-dessous le LIEN de cette brochure de 112 pages en français sorties tout droit des travaux si féconds du major DOUGLAS. Pour le fonctionnement proprement dit du crédit-Social (ou Argent-social, c’est pareil), tout ceci peut former un programme informatique (ou plusieurs). Donc lien Indispensable à lire et à intégrer.
Précisions, ceux qui ne prennent pas en compte les références religieuses peuvent commencer directement à la page 11.
EXCELLENTISSIME !!!!
Rien n’y est incompatible avec Maurice ALLAIS, au contraire semble-t-il.
http://www.michaeljournal.org/Larkin_fr.pdf
Amitiés à tous.
Renaud
Justement, Renaud, « Rien n’est incompatible avec Maurice ALLAIS, au contraire »…Et pourquoi pas une béatification ? il est encore temps…
Bon, ce sont les crustacés et le chocolat qui me barbouillent, alors :
B R A V O E T I E N N E (pas pour le Nouvel Obs…)
Y a pas mal de lectures à finir, donc, peut-être à Février après le carnaval, si j’ai la chance d’y croiser Concombre !
Merci et BONNE FETE à tous, sans rancune !
2A@Z
Aïda,
Il me semble que Renaud disait que « rien n’Y était incompatible avec Allais », autrement dit que « rien, dans cette intéressante synthèse des travaux du major Douglas, ne venait contredire les analyses de Maurice Allais ».
Pas de béatification en vue, donc 😉
Étienne.
Un commentaire, lié à vos échanges avec P. Jorion sur son blog…
Ne souhaitant pas le débat, il essaye de dévaloriser vos commentaires en vous faisant passer pour ce qu’il appelle un « troll ».. On est nombreux à s’être fait piéger ainsi.
Ne voyez-vous pas que les déclinaisons du concept d’argent sont si nombreuses et si subjectives (je dirais que chacun à la sienne) que cette fausse discussion sur l’usage de la monnaie est sans fin… Par contre, le débat sur « qui doit contrôler les règles » est le seul qui soit pertinent.
F. Leclerc, sur le même site, fait régulièrement l’état des choses (voir son billet ce jour), mais se refuse à aller plus loin que ces constats fort bien documentés.
D’où ce commentaire de sa part :
« Mais ce n’est pas mon propos. Le suivi de la crise actuelle prend en ce qui concerne naturellement le pas, vu sa richesse comme ses implications, sur des débats qui s’en trouveront ultérieurement enrichis. Afin de partir des faits et de les confronter avec les idées.
En ce qui concerne le blog, il est comme vous pouvez le remarquer celui de Paul Jorion, qui m’a invité à publier cette chronique, et non pas le mien ! »
commentaire de F.Leclerc,blog PJ,billet invité de F.Leclerc du 31/12/09
Que retient-il ainsi ?
Quels sont les enjeux politiques sous-jacents dont il est interdit de débattre ?
Chaque fois que j’ai essayé de porter une discussion dans ce sens , je me suis fait « modérer ».
Cordialement et bonne fin d’année.
On est « troll » dans la société capitaliste d’aujourd’hui et pas seulement sur les blogs, dés que l’on émet une idée « grain de sable » par rapport aux dogmes bien huilés qui fondèrent ce système ancien dont la « modernité » est non pas « en crise », mais « la crise même » :
Nous appelons cela « crise » et les médias dominants nous accompagnent pour parler de « la chose »…sauf qu’il s’agit d’une crise des valeurs humaines pour nous, et d’une fête des valeurs spéculatives pour « Eux ».
Ceci dit, contrairement à ce qu’essaient de sauver du système les prêtres des églises du système, il n’y a pas que spéculation financière : « Eux savent aussi spéculer directement sur « nous » : notre « amour », l’amour du travail, de la famille de la patrie » etc… (tout ce que nous retrouvons encore dans le « Y » du curé du Québec des années 50 qui ne m’a pas échappé…)
« Eux » se paient des diners royaux chez les monarques plus ou moins sanguinaires, visibles et invisibles, alternant les provocations scandaleuses du luxe et les délits d’initiés discrets.
« Eux », soit dit sans haine, mais avec lucidité, la lucidité que les religions essayent de nous confisquer, au nom d’un hypocrite « Amour »(celui qui rend aveugle, assurément!), alors que cette lucidité est notre bien ultime.
…allez en paix mes frères et soeurs, ceci est dit sans arrière pensée, vu que j’ai tout déballé de ce que je pense, amicalement et certainement sans confondre la fraternité, qui s’est inventée historiquement en tant que « sentiment républicain » et qui peut se cultiver, et « l’Amour » qui ne peut s’inventer en aucun cas.
Amen
Une « b. a. » avant de finir l’année, proposée par Copernic entre autres :
Non aux sanctions contre les syndicalistes !
Une pétition pour la levée des sanctions à l’encontre de Nordine et des salariés du secteur de l’énergie !
Signer la pétition : http://lapetition.be/en-ligne/petition-5847.html
Meilleurs voeux à tous !
Nos félicitations à Maurice Allais
»
» Maurice Allais, 98 ans, seul lauréat français du prix Nobel d’économie, est élevé à la dignité de grand’croix de la Légion d’honneur, selon cette promotion du Nouvel An publiée vendredi au Journal officiel.« »
Mais je suis bien certain que ça lui ferait beaucoup plus plaisir si la France suivait quelques unes de ses recommandations.
Nul n’est prophète en son pays ?
ps : m’étant moi même fait modéré par monsieur Jorion (très légèrement) j’attendais de lui un article nous expliquant sa position concernant les travaux de Monsieur Allais ainsi que ses points de vue, mais malheureusement rien en vue…
Je pense qu’il est triste de se passer de l’avis de ce vieux monsieur qui a connu de son vivant tous ces illustres économiste et fait partie de ces groupes qui ont forgé l’économie d’aujourd’hui qui mieux que lui qui à été au cœur du système peu nous apprendre comment le détricoter , ou le patcher ?
Malgré tout une très Bonne année 2010 à vous tous.
C’est aussi pour lui rendre hommage que j’ai ouvert un blog » Osons Maurice Allais »
et un groupe facebook » soutiens aux propositions de Maurice Allais »
C’est à nous tous, ici d’essayer de faire vivre ces deux supports, en plus du blog d’Etienne évidemment
Mes bons voeux à vous tou(te)s pour 2010
Un commentaire « décoiffant » sur plus loin que JR, d’un certain Walt.
»Walt dit :
3 janvier 2010 à 00:23 | Répondre
Jorion, Ce qu’il advient de l’argent qu’on gagne :
L’argent que vous gagnez en travaillant est en partie utilisé pour consommer et en partie prêté à la production et à la consommation.
C’est aussi simple que ça, il n’y a pas de machine infernale (= création monétaire accordée aux banquiers) qui débouche à terme sur une catastrophe, comme certains veulent nous le faire croire.
Manque de pot pour notre économiste improvisé, les statistiques sont têtues.
Le commerce mondial, c’est-à-dire les échanges entre pays de services et de marchandises produites, représente un montant d’environ 150 milliards de dollars par jour.
Or, ce sont 3 210 milliards de dollars par jour qui sont échangés sur le marché financier.
Cela veut dire que la différence, soit 3 060 milliards, c’est-à-dire 21 fois plus, ne sont pas couverts par des biens et des services.
D’où proviennent-ils, sinon d’une création monétaire écervelée, permise par le droit de création concédé aux banquiers ?
Par pitié, monsieur Jorion, ne prenez pas vos lecteurs pour des débiles, restez anthropologue, ou alors retournez à l’école primaire pour apprendre l’arithmétique ! »
Merci Catherine !
En effet, sous réserve de vérification, ces chiffres mériteraient d’être portés à la connaissance de tous, afin de produire un électrochoc dans la conscience politique de chacun.
…Le temps que cette information fasse le tour des chaumières et paillottes de par le monde, « de l’eau aura coulé sous les ponts », et le rapport ne sera plus de 1 à 21, mais pire encore…Car déjà il y a 20 ans, on parlait de cette « financiarisation dans un rapport de 1 à 10 »…Mais ce sont des « gauchistes » qui le disaient, et ils n’étaient donc pas « crédibles » !
La question est bien « politique » encore plus que « économique », car derrière « les banques » il y a tout une caste de rentiers dominants, un « peuple élu du dieu dollar », ceci dit sans allusion raciste, mais bien dans un sens de « peuple-classe-sociale ».
Lui enlever ce privilège de la rente, ce n’est pas une simple question de « logique économique », c’est beaucoup plus « lourd » : il s’agirait pour aboutir à cette « réforme » d’effectuer une révolution par nation, et simultanément…
Finalement, la « globalisation » ne porte-t-elle pas en germe une chance « unique » ?
Oui, celle de réaliser du même coup « la réforme économique et la révolution mondiale nécessaire à son application ».
Quelle horreur, deviendrais-je trotskiste ?
Ce qui me scie, c’est que si ces chiffres sont réellement avérés, j’ai demandé les sources, je ne sais si j’aurai une réponse, si c’est avéré disais-je, c’est une preuve tangible de l’arnaque monumentale, un peu comme si on prenait un tueur entrain de commettre son crime, arme en main, mais là, c’est devenu presque normal on dirait, une info parmi d’autres, et ça va passer presque en catimini, on va parler d’un autre sujet bientôt, comme s’il fallait toujours occuper l’espace, faire son show, mais surtout ne rien changer, juste parler, causer, c’est permis, et c’est tellement permis qu’on ne fait plus que ça, je ne fais plus que ça, mon show, jusqu’à la prochaine fois, je tombe là-dedans et je ne change rien, et c’est ce qui compte, c’est pourquoi c’est permis, on dirait presque que ça endort, ça devient presque hypnotique tout ça, vous ne trouvez pas ? Artisans de notre propre mort, voilà ce que nous sommes devenus, mais tout en pensant naïvement le contraire.
__Le trait de génie de ce système pourri de domination et de contrôle, c’est qu’il arrive à séparer les gens les uns des autres tout en leur donnant l’illusion du contraire, de telle sorte que rien ne puisse se faire ensemble pour anéantir le poison.
__
Faut pas s’affoler…
Ce n’est pas pour dire que les banques ne font pas des choses assez reprochables, mais un jour… ce sont 24 heures, ou 1440 minutes, ou 86.400 secondes… et cela fait une éternité de temps pour faire du pingpong informatique avec 150 milliards de dollars en marchandises.
On peut simplifier en disant que ces marchandises, toutes, changent 21 fois de mains dans la journée. En vérité, quelques-unes changeront de mains 1.000 fois, et d’autres seulement une. Et chaque fois que les mêmes marchandises changent de main… leur prix est additionné, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en parallèle.
(Le captcha 🙂 )
En clair, ça veut dire quoi ?
NingùnOtro :
Combien de mains sales sur 10000 « changements de mains ?
Où est la soi-disant « rationalité » de ce « marché financier » ?
L’énormité du scandale est dans la domination du marché virtuel sur l’économie réelle, qui aboutit à ce que l’on fasse croire aux humains affamés qu’ils sont trop nombreux alors que « l’économie réelle » peut faire vivre tous le monde excepté ces quelques dominants qui nous trimballent sur leur marché !
Beaucoup de mains sales, peut-être. Mais j’essayais d’illuminer la logique, et pour cela, se soucier de la qualité des mains est intrascendant et contre-productif.
La logique et la rationalité sont des choses différentes… la première joint des parts différentes et on verra bien quel sera le résultat, la seconde part d’un résultat voulu et combine les parts présentes pour y arriver de la meilleure façon.
La logique est une (ou devrait l’être, universelle), la rationalité est en fonction du but poursuivi, et comme chacun à le sien… chacun à une rationale qui lui convient le mieux.
Souvent, la plupart de nos problèmes viennent du fait qu’on n’est pas capable d’intégrer dans nos modèles les effets des rationales d’autrui. Surtout les rationales des mains sales.
Pour ne pas nous en prendre à notre capacité pour identifier quelles mains sont sales et pourquoi elles le sont et n’ont souvent pas d’autre choix que l’être.
La « rationnalité » moyenne des marchés est bien sur à chercher en pondérant l’impact des rationales des mains qui interviennent, tant les propres comme les sales.
Fumeuses n’étaient pas mes considérations sur « les mains sales » et « la rationalité »…
Simplement entendues, elles nous ramènent à la plus flagrante réalité de « la crise » réelle :
plus la « chose » est présente et vécue, plus « on » invente de théories fumeuses pour contrer « l’idéologie marxiste »…
Ce sont toujours les victimes du système que l’on accuse d’être des extrémistes, alors que c’est le système lui-même qui est rendu à son extrême absurdité !
Je parle de « soi-disant rationalité du marché » tout simplement parce que cette « ECONOMIE VIRTUELLE » (ou ce « marche financier ») qui mobilise 21 fois ce que l’ économie réelle aurait besoin comme « moyen financier » pour fonctionner « rationellement », bien que « virtuelle », ELLE se traduit factuellement par l’obligation pour les peuples d’assurer la rentabilisation financière de « l’argent pour l’argent » :
C’est bien immoral, et sarko ‑démago , au plus fort de « la crise visible » s’est laissé aller à promettre une « moralisation du capitalisme »…
Mais c’est surtout « irrationnel », déraisonnable, et sans jouer sur les mots, sans issue acceptable pour un entendemant humain !
…Camus n’aimait pas les jargons philosophiques mais sa pensée valait une philosophie.
La logique n’est pas « une », il y a des logiques qui forcément sont incompatibles.
Le « bon sens populaire » peut être la pire et la meilleure des choses, mais le pire de tout serait de prétendre posséder une raison supérieure au « bon sens populaire »…
Bien que propulsé sur la magie informatique qui multiplie la vitesse de ses « transactions », le capitalisme est bien une « réalité antisociale », celle de l’argent pour l’argent, rendu fou de « rendement immédiat », quite à produire une « inversion de sens » :
C’est la vie des êtres de chair qui est traitée comme une virtualité, et le résultat du retour sur investissement financier qui est « la seule réalité ».
C’est le pouvoir des dominants qui se propulse sur ce « marché à la vitesse des électrons » et la preuve nous en est fournie « en grandeur nature » en ce nouvel an, au coeur de « la crise » : les dominants fêtent cela avec une hausse de 25% de leurs actions, donc de leur « pouvoir »… quant aux dominés, « c’est la crise, il faut morfler » !
Ce qui est irrationel, qui ne tient en aucun cas la route d’une raison humaine, c’est Qu’une classe sociale dominante et hégémonique planétairement traite la réalité de cette planète en virtualité, et sa propre virtualité en vérité unique.
N’y a‑t-il pas un « renversement de logique à effectuer », Cher NingúnOtro ?
Non ?
ça m’a tout l’air d’être un virage de cuti ton affaire dis-moi, NingúnOtro, deviendrais-tu un bon petit soldat de cet ordre ?
Il est des voisinages qui ne se prêtent guère à de subtils effluves, il est vrai, bref, tout cela te revient, c’est ton affaire.
Venons-en à ce que tu dis à travers les lignes, à travers, car c’est dit sans être franchement dit.
Je n’ai aucune connaissance en économie, qu’il me soit donc beaucoup pardonnée, je vais peut-être dire de grosses âneries, mais la connaissance aussi tant est qu’elle existe, ne peut émerger que sur le terrain de l’erreur, c’est mon vécu, c’est pourquoi je ne crains rien, même si je me ramasse une gamelle, ça m’apprendra toujours quelque chose.
Je ne rentre pas dans les détails qui me perdraient inévitablement, je m’en tiens aux structures qui gouvernent et orientent le mouvement, par ce mouvement de balancier fait d’autorisations et d’empêchements, et c’est assez parlant à mon sens.
Alors, tu dis, Et chaque fois que les mêmes marchandises changent de main… leur prix est additionné, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en parallèle., certes et c’est là le mal à mon sens, cette société repose sur le virtuel plein pot, elle fait exister des choses qui n’existent pas, et toi tu viens dire, ben, oui, c’est pas trop grave, c’est leur façon de faire, ça n’existe pas en vrai, ça n’existe qu’en faux, mais vois-tu NingúnOtro, le problème , c’est que les effets de cette inexistence que tu reconnais implicitement, et bien les effets eux, ils ne se font pas sentir pour du faux, ils se font sentir pour du vrai et c’est bien ça qui pose problème.
Là, ce que tu dis, j’ai l’impression que c’est un aveu d’allégeance, tu admets tout ça comme normal, presque juste, c’est digéré, métabolisé, ça fait corps avec ta pensée, en tout cas, c’est comme ça que je lis ton message.
Il se peut que ma lecture soit mauvaise, aussi j’aimerais bien que tu viennes apporter quelques petits éléments plus éclairants qui m’en diraient plus sur ta perspective. Je t’en remercie à l’avance.
Mais enfin, est-ce qu’on ne pourra plus rien dire sous peine de souffrir les procès d’intentions de ceux qui n’arrivent pas à comprendre ?
Je ne fais d’allégeance qu’a mon sens de la logique et de l’éthique. Je fais cela depuis que j’utilise la raison et c’est pour cela que ma propre vision de ce qui se passe dans ce monde est assez cohérente (pour moi).
La raison pour laquelle les choses ne fonctionnent pas « normalement »… en politique, en économie, dans les médias, etc. tient au fait que ces choses ne sont que des « instruments » et que si bien ils sont normalement inventés pour des buts précis et souvent neutraux, les agents sociaux qui poursuivent des fins intéressés les usent et abusent a fin de s’approcher le plus possible de leur but à eux.
Est-ce si difficile à comprendre ?
Quelques-uns de ces agents sociaux sont des déprédateurs ou se sont laisser piéger dans une logique prédatrice à un moment ou les dommages collatéraux de celles-ci n’étaient pas évidents. Ils ne croyaient pas faire de mal. Mais ils ont eu un certain succès tant que la déprédation se faisait « ailleurs », et ils ont fait école.
On est arrivé à un moment ou il n’y restait plus d« ailleurs », et cela fait très mal quand on s’attaque à la propre chère.
Entretemps, chacun de ces déprédateurs c’est rendu compte du fait que la plus grande menace pour sa survie vient d’un autre prédateur… et sa meilleure défense est d’accumuler des ressources, soit-ce pour s’organiser des bonnes défenses, soit-ce pour s’offrir la meilleure capacité offensive.
Pour cela, chacun d’eux coupe toute la laine possible aux moutons sous son contrôle, car ils doivent se fortifier le plus possible avant l’inévitable moment ou ils ne leur restera pas d’autre option que s’attaquer les uns aux autres.
Ils pourrissent l’économie, la politique, et tout autre domaine ou ils peuvent s’installer et extraire des exactions qui serviront à remplir leurs coffres.
Ce n’est pas comme croient encore trop de gens qu’ils aiment être riche… c’est qu’ils ont peur de tout celui qui est encore plus riche ! Ceux qui savent… ne dépensent pas tant que vous croyez, mais les cadres inférieurs qui sont bien payés pour ne pas savoir ce qu’ils font aiment bien noyer leur conscience dans le luxe et retournent ainsi l’argent à celui qui paie (ils achètent très cher ce qui ne coute pas tant à produire, les marges de bénéfice sur le luxe sont exorbitants).
Qu’est-ce qu’elle opine la dessus, l’idéologie marxiste, celle qui fut écrite pour convaincre en masse le lumpen-prolétariat analphabète en lui disant précisément ce qu’il devait entendre pour agir en masse ?
J’en ai marre de la définition de classe opportuniste des marxistes qui pourrit toute entente, des myriades de sectes « plus gauche tu meurs » qui occupent de l’espace politique mais n’agiront jamais, et des idéologues de tout poils qui empêchent les gens de penser par eux-mêmes sans être fournit des concepts pré-mâchés qui servent des intérêts d’autres.
En ta si grande et claire compréhension, NingúnOtro, veuille bien comprendre , Ô grand parmi les grands de la sainte raison, que tout le monde ne boit pas à la même source que toi, eh oui, le monde est ainsi fait, cruel et déchirant, le monde des hommes, est. Il ne partage pas tous ses effets de manière égale, et les disperse au gré du vent, il semblerait à t’entendre qu’il t’ait fait des prodigalités généreuses, veuille bien entendre que tout le monde ne dispose pas d’une telle libéralité, des gueux, ils en existent, je revendique cette appartenance, et bien mal lotie, je suis semblerait-il à t’entendre, mais tout cela est une question de point de vue.
Bref, nul n’est besoin de convoquer les vieux de le vieille, Marxiste, et tout le tralala, je ne le suis pas, je ne suis du parti d’aucun idéologue, pour la bonne raison que c’est très réducteur de s’en tenir à des arcanes qui doivent être sans cesse remises en cause et surtout au goût du jour, actualiser ça s’appelle, le vécu je le préférerai toujours à l’idée, entre une excellente recette d’oie et une vulgaire patate que j’ai devant moi, si je crève de faim, c’est la patate qui me sera utile, aussi pour moi, c’est le vécu qui importe et nous appelle à le suivre d’abord, au risque de s’enkyster et de rester bloqué, l’idée existe certes, mais elle n’est pas prééminente.
Bon, pas le temps d’en dire davantage, je pars bosser et j’ai déjà du retard, si tu pouvais m’expliquer un peu mieux de quoi il en retourne en ta divine connaissance de ce passage, ce serait sympa :
Alors, tu dis : « Et chaque fois que les mêmes marchandises changent de main… leur prix est additionné, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en parallèle. »
Et moi, je te réponds : __Certes et c’est là le mal à mon sens, cette société repose sur le virtuel plein pot, elle fait exister des choses qui n’existent pas, et toi tu viens dire, ben, oui, c’est pas trop grave, c’est leur façon de faire, ça n’existe pas en vrai, ça n’existe qu’en faux, mais vois-tu NingúnOtro, le problème , c’est que les effets de cette inexistence que tu reconnais implicitement, et bien les effets eux, ils ne se font pas sentir pour du faux, ils se font sentir pour du vrai et c’est bien ça qui pose problème.
__
NingúnOtro, voici bien l’idéologie dominante, et il suffit de vous citer pour l’identifier :
« La raison pour laquelle les choses ne fonctionnent pas « normalement »… en politique, en économie, dans les médias, etc. tient au fait que ces choses ne sont que des « instruments » et que si bien ils sont normalement inventés pour des buts précis et souvent neutraux »…
Vous croyez échapper à une idéologie, et pourtant vous mordez à l’hameçon de la soi-disant « neutralité » des buts du système !
C’est exactement à cette conversion du peuple de France que rêvent les sarko, parisot et autres kesler, qui prétendent sortir la France de « l’ornière idéologique de la libération » :
Ils veulent « en finir avec l’idéologie » tant qu’il s’agit de la simple lucidité populaire consécutive à la douloureuse expérience des crises précédentes, mais c’est bien pour nous soumettre à « l’idéologie dominante » prétenduement « neutre », et qui avalise le dogme de « la concurrence libre et non faussée »…Lequel conduit à la guerre suivante du même vieux système « pérennisé »…
Cependant ils agissent comme des fauteurs de guerre (guerre idéologique!) et vous ne sentez même pas glisser dans votre conscience cette lame meurtrière pour « le bon sens populaire », de la soi disant « neutralité des buts du système » :
Ils parviennent même à subvertir votre « libre conscience » en mettant dans votre crane un flic anti-marxiste « gardien de la paix des esprits et des âmes »…
Je ne crois pas à une telle « liberté de pensée » si elle n’aide pas à comprendre que c’est le système dominant qui lui « fournit des concepts pré-mâchés » !
Vous croyez encore qu’il n’y a que « quelques prédateurs qui pourrissent les choses », alors que ce sont les maîtres du système depuis bien avant 1914–1918…(le MEDEF n’est qu’une des vitrines modernes de bien vieilles associations internationales de malfaiteurs dominants installés aux commandes de la planète par la « neutre » fonctionalité du système).
Bien sûr, je ne relève que nos points de désaccord , et je pense qu’ils proviennent en partie de vos formulations face aux miennes, puisque, par ailleurs, nous faisons des constats identiques.
Amicalement.
Catherine, je ne comprends que trop bien, sans pour autant me croire supérieur à qui que ce soit. Il ne suffit pas de comprendre… il faut aussi que dans le but d’avancer vers les fins que celui qui comprends (ce qu’il veut) poursuit, il soit de son intérêt de divulguer ce qu’il comprends. Faut croire qu’il y à beaucoup de gens qui comprennent assez mieux que moi, que ce soit la même chose que je comprends ou une autre, mais qui n’ont pas intérêt à divulguer de quelle façon il faut comprendre ces choses, même qu’ils font tout ce qui est dans leur pouvoir pour que ce qu’on termine par croire qu’on comprends ne se retourne pas contre leurs maitres.
Il est par exemple stupide de croire que tous ces banquiers et financiers ne comprennent rien de ce qu’ils font… ils font le mieux qu’ils peuvent compte tenu des circonstances et des buts qu’ils servent. Si ce qu’ils font ne vous bénéficie guère… ce sera surement parce-que ce n’est pas vous qu’ils servent, pas parce-que ils seraient idiots.
Moi, la seule chose que j’ai cultivé comme avantage, c’est la matière grise qui est supposée se trouver dans le crane de chacun. Et mon indépendance la plus absolue en quant aux choix des théories et faits par lesquels essayer de comprendre la dynamique de notre civilisation. Ce n’est pas parce-que je suis arrivé à m’en faire une idée qui est toujours valide même à travers les turbulences que nous subissons cycliquement que je me range à coté de qui que ce soit.
Le virtuel, il faut le comprendre à sa juste mesure. Ceux qui en tirent un avantage tendent à la minimiser, et ceux qui se sentent aggravés tendent à exagérer pour mieux mobiliser les opposants. Mais les exagérations trop incroyables ne font de bien à personne. Le virtuel en soi n’est qu’un instrument qui peut servir dans tout les sens… c’est l’intention de celui qui l’opère qui compte.
Ce qui pose problème, c’est qu’il est inutile de s’imaginer les causes qui intéressent pour attribuer les effets d’une telle façon à tirer profit de leur traitement. Ce n’est pas parce-que un chirurgien vous le dit que vous devez traiter un mal de tête avec une opération à cœur ouvert.
Alain, je maudis (en sens figuratif, n’exagérons pas) toutes les idéologies. J’analyse les faits en dehors des lunettes idéologiques. Croyez-moi (si votre idéologie à vous vous le permet)… les communistes me croient anti-communiste, les libéraux anti-libéral, les anarchistes pas du tout anarchiste, … je ne me suis jamais senti assez vexé pour analyser à fond qu’est-ce que se croyaient eux, que je suis toujours quelque chose d’autre pour tout le monde.
C’est vous, qui ne pouvez vous passer d’une idéologie, qui croyez devoir m’en attribuer une pour pouvoir m’intégrer dans la classification de vos faits connus, tant l’inconnu et l’inclassable vous fait peur. À vous entendre, tout ce qui n’est pas exactement marxiste… serait anti-marxiste. Croyez donc ce qui bien vous semblera, moi je crois que les ressources nécessaires pour vous convaincre du contraire sont mieux inverties ailleurs.
Guerre idéologique il y à, bien sur, vous ne pouvez vous en passer, mais mon front se trouve en face de chacune d’elles en tant que leurs postulats jettent un voile sur la réalité qu’il faudrait enlever pour pouvoir avancer plus vite dans le clair. Ce n’est pas parce-que aujourd’hui vous avez provoqué un commentaire contre un aspect de l’idéologie marxiste que je suis à ranger sine die exclusivement anti-marxiste. Comme je ne peux éviter que vous fassiez ce qui bon vous semble, et que je ne veux pas utiliser d’autres moyens que mon pouvoir (ou absence de) de convaincre d’une façon intellectuelle… cela dépends que de vous que je vous range assez haut dans mes priorités pour continuer un débat constructif.
J’ai d’autres chats à fouetter, pas seulement les vôtres !
Le problème, c’est que vos formulations sont idéologiques, et les miennes logiques et éthiques, alors on sera toujours d’accord tant que je m’attaquerais aux idéologies des autres, et en désaccord des que je m’attaquerais aux vôtres.
Désolé, mais je ne vais pas renoncer à attaquer et contredire ce qu’il y à de nuisible dans les vôtres.
La liberté de pensée est encore plus intime que la liberté d’expression… vous ne la défendez pas si vous ne la tolérez pas pour des idées qui ne sont pas les vôtres.
Tout faux, mon ami et égal !
Je ne suis pas marxiste , je déteste la censure contre une pensée du niveau de celle de Marx, et je méprise ceux qui se croient au-dessus de telS penseurS, au pluriel …
…Et qui ont la suffisance aveuglante.
Vous vous pensez libre et supérieur à « tout çà », mais votre expression s’inscrit dans les ornières de l’idéologie en place. Je ne prétends pas vous dire que vous pensez mal, mais je refuse que vous me disiez que je ne pense pas (ou du « prêt-à-porter », etc))…
Moi aussi j’ai d’autres chats à caresser…
Evitons ce narcissisme, NigùnOtro !
s’il vous plait, faites nous cet « honneur » !
Merci .
Alain, cela ne me concerne pas que vous soyez marxiste ou pas, mais c’est vous qui avez mentionné le marxisme…
Je ne me crois supérieur à rien, ni illuminé, mais je n’ai nullement besoin de me fabriquer des cages mentales avec les idées en bloc d’autres, penseurs ou pas, fameux ou affamés. Les idées, chacune en soi, doivent avoir une valeur intrinsèque, et pas emprunter avec ou sans raison la renommée de leur porte-parole.
Si on n’arrive pas à s’en sortir, c’est parce-que nous adoptons des idées en bloc conçues pour être opératives dans des circonstances précises, et que nous voulons les garder telles quelles parce-que c’est plus commode que de ne pas devoir tout repenser même quand les circonstances sont bien autres.
Marx avait des bonnes et des mauvaises idées dans les circonstances de son temps. Quelques-unes sont plus applicables que jamais, d’autres sont définitivement caduques. La définition des classes sociales en est une des plus pernicieuses, très opportune à l’heure de la création du lumpen-prolétariat dans la révolution industrielle, mais tout à fait inopérante aujourd’hui.
Je sais qu’il y à des gens qui attaquent systématiquement le marxisme, mais moi je ne suis pas de leur nombre. Cela n’empêche pas que la ou le marxisme à servi plutôt ces besoins que la vérité, il faut corriger si on veut retrouver la vérité pour continuer la construction de structures organisatives sur des bases saines.
La seule façon que j’ai d’éviter ce que vous appelez narcissisme, c’est de me taire. Je ne peu qu’exprimer mes pensées, tant pis si elles diffèrent tant des autres que vous pensez que je ne les aime que parce-que c’est moi qui les rend publiques. C’est à vous, tous, d’éviter que je doive penser que seules les miennes valent… en en proposant d’autres qui puissent être logiquement et éthiquement valides, et applicables dans un monde globalisé dans l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui.
La suffisance, c’est pour ceux qui croient tout savoir, mais aussi pour ceux qui croient tout pouvoir faire tout seuls. Moi, je sais que tout seul je ne peu pas grand chose, et qu’il m’en reste des choses à savoir, mais cela ne sert pas beaucoup de se consoler en grande compagnie si pour être accepté je dois oublier ce que je crois qu’il faut faire et m’occuper a faire des choses dont je suis convaincu qu’elles ne servent pas à grand chose seulement parce-que des préjugés installées leur confèrent l’appui des majorités. La, autant économiser la poudre.
In fine, pour respecter tout le monde ce qu’il faudrait c’est organiser des débats ouverts pour arriver à synthétiser les idées plus opportunes d’un point de vue logique et éthique par consensus. Mais cela suppose que les participants soient capables d’analyser les propositions et de les décortiquer pour faire ensuite une synthèse optimale et l’adopter ensemble… on ne peut réduire cela à un vote opportuniste guidé et bloqué par les préjugés que chacun utilise comme raccourci, qu’ils forment en tout un bloc idéologique ou pas.
Que je passe mon temps par ici au lieu d’ignorer tout et tout le monde est bien preuve que je ne suis pas un narcissique autosuffisant aveugle, si vous avez assez de volonté pour vouloir le croire, bien, sinon je crois que je n’ai rien à perdre en allant chercher ailleurs.
Décidément, il semble qu’il soit bien difficile de se faire comprendre. Tu t’entoures d’un halo de mystère NingúnOtro, mais ça n’augure aucunement d’une compréhension plus haute, ne t’en déplaise, le mystère cache, tait, mais il ne cache pas toujours de la lumière, et il n’a pas toujours des choses à dire , il est des mystères mystifiés, parfois, il est bon de s’en souvenir, c’est un point.
Je pourrais écrire, encore, et encore, mais à quoi bon, ce soir, j’en ai vraiment marre, je suis fatiguée, nous sommes devenus des mangeurs d’homme, les uns au moyen des autres, des cannibales, voilà ce que nous sommes, même pas besoin de nous tuer, nous nous tuons nous-mêmes.
Pour qu’il n’y ait plus de dépendance, il faut qu’il y ait interdépendance, ce nouvel ordre l’a très bien compris, on ne veut pas assez être libre, si nous le voulions vraiment, nous le pourrions.
« Alain, cela ne me concerne pas que vous soyez marxiste ou pas, mais c’est vous qui avez mentionné le marxisme… »
Oui, je lai mentionné , en effet, et alors ?
Aurais-je froissé les oeillères qui vous servent d’indépendance de pensée ?
Je ne suis pas « marxiste », mais j’ai envie qu’on en parle, pas comme d’une religion, mais comme d’un horizon que les pouvoirs dominants veulent occulter :
Nous avons droit à tout l’horizon culturel disponible !
Or cet horizon là , ceux qui s’en réclament l’ont parfois autant occulté que ceux qui veulent le cacher.(là je sens que vous abonderez dans mon sens, non ?)
On pourrait parler d’autres horizons ayant subi le même traitement à peu près pour les mêmes raisons, et la mode individualiste actuelle est celle qui enferme les consciences dans un étroit cahot « soi-disant freudien »…
Vous pouvez dire cher NingùnOtro « je vous y prends, c’est vous qui parlez de Freud »…
Il faut rendre à César ce qui est à César et aux penseurs ayant ouvert des horizons ce qui relève de « leur pensée », et ne pas prendre ses interlocuteurs de haut comme vous le faites, annonçant avoir « une pensée logique et vraie » contrairement à eux qui auraient une « culture pour lumpen ‑prolétariat ».
Je préfère les insultes traduisant une franche colère à ce genre de posture méprisante (… fort peu « cultivée », par essence) et bien plus inacceptablement insultante.
Je pourrais conclure en disant:« Voilà, je suis de ce Lumpen prolétariat et je vous emm…! ».
Je préfère vous raconter une chose qui a sans doute place dans le secteur jaune de votre optique « logique et ethique » :
Une chercheuse en mathématiques ne désirant pas s’expatrier aux USA épouse un chercheur en biologie du CNRS…
Ils ont 26ans…et souffrent d’un fort handicap « éthique »…dans le monde des mathématiques purement boursières, car ils sont inaptes pour devenir « traders » !
Sarko les met au chomage car des chercheurs doivent produire « des résultats »…(le temps presse quand le ritme des « transactions virtuelles s’accélère »).
Ils ne deviendront pas avocats d’affaires en immobilier…
Voila deux recrues supplémentaires pour le « Lumpen ‑prolétariat du XXIè siècle », aujourd’hui concernés par « l’idéologie dépassée de Marx »…
Rencontrez « les autres » à défaut de lire « les-grands-auteurs-qui-produisent-de-la-pensée-en-conserve-pour-esprit-médiocres » !
Rien de tel que de lire l’auteur lui-même pour oter les oeillères de préjugés. Merci donc à ceux qui proposent de lire Maurice Allais « dans le texte », plutôt que de procéder comme font souvent et les détracteurs et les « istes ». Lecture édifiante ! Même si je ne deviendrai pas « Allaisiste » pour autant !
Il y a de « grands auteurs » que tout le monde prétend connaître, mais franchement, des « raccourcis » édifiants sur cette soi-disant « connaissance » !
(voir plus haut ! Marx : « une idéologie pour le Lumpen prolétariat du XIXè…? »)
Alain.
Alain, je sens que vous tenez trop à vos préjugés et que vous m’écartez sous le prétexte qu’a votre avis je fais le même.
Sous de telles conditions, tourner éternellement en rond n’est utile à rien et à personne et je n’ai pas envie de mettre sous le tapis tout ce qui pourrait vous paraitre un chiffon rouge pour que vous pouviez éviter l’envie de foncer sur tout.
La bataille des mots juste pour la bataille, cela ne m’intéresse pas, parce-que cela ne nous aide pas à avancer.
Je n’ai pas envie d’en arriver à échanger des insultes réciproques comme des vulgaires supporters de foot.
« Je nous souhaite collectivement de sortir de la pesanteur qui pèse sur nos espoirs, de retrouver le désir d’un autre monde, de tirer nos consciences de ce prétendu pragmatisme, l’ainsi nommé « réalisme » qui n’a qu’un effet : la reproduction de l’ordre existant. C’est un vœu porteur de conflictualité, parce que la confrontation des idéaux, des réalités quotidiennes, avec la révélation de la cruauté des inégalités, est un moteur de l’histoire, une voie pour l’émancipation humaine »
tels sont les voeux de Clémentine autain, dont je vous recommande quelques instants sur son blog.
Au fait, Monsieur NingùunOtro, vous songez à « avancer », mais serait-il indiscret de vous demander de quel côté ?
Un peu de musique pour détendre , si c’est possible, l’atmosphère !
Pas indiscret, Aïda, mais la réponse est au conditionnel puisque le résultat possible ne dépends pas du tout de ma seule volonté.
Moi, je ne me sentirais pas libre tant qu’il restera quelqu’un à libérer, tant que la logique et l’éthique imposeront des priorités qui ne sont pas ce que j’aimerais pouvoir choisir de faire.
De quel côté ? Combien de côtés y à t’il et quels sont ils ? Est-ce que ceux qui existent ont montré leur pertinence ?
Merci , NingùnOtro.
« vous êtes des nôtres, vous buvez votre coup comme nous autres »… dans une coupe à moitié vide à moitié pleine, et sans doute sommes nous rendus à cette « époque charnière » où un fort coup de vent peut claquer la porte sur nos doigts, mais comment donc franchir ce seuil historique si mal identifié, entre « droite(s) » et « gauche(s) » quand il y a tant de méconnaissances à « partager » et si peu, relativement, de véritables « savoirs partagés » ?
Il s’agit de la complexité d’une équation à trop d’inconnues.
Dans la Résistance s’est tant bien que mal regroupée une minorité du peuple français composée de droites et de gauches, et le génie du général de Gaulle à la Libération fut de jouer « Conseil national de la résistance », une synthèse politique en ne gouvernant pas seul…C’était assez simple car la porte de la violence avait exprimé tout le « non dit » d’un coup, et le voile des traitres de tous bords avait été balayé.
La peur guide les peuples vers cette « Europe de la paix », mais la peur fausse l’entendement, et favorise bien des arnaques.
Il me semble qu’il y a toujours un « non de gauche(s) » à cette Europe là, mais que le « non de droite(s) » doit être considéré comme ce qu’il est, pas monlitique lui non-plus, avec une de ses composantes porteuse du pire replis xénophobe et ultra-nationaliste, donc de conflits d’une autre époque.
C’est pourquoi règne un malaise qu’il serait hypocrite et malsain de dissimuler.
On peut se respecter si l’on ne cherche pas à entourlouper autrui : il faut être clair !
Amicalement.
« C’était assez simple car la porte de la violence avait exprimé tout le « non dit » d’un coup, et le voile des traitres de tous bords avait été balayé. »
C’est bien notre problème d’aujourd’hui… dévoiler la nature des traitres, mais si possible sans que la violence soit nécéssaire pour cela, car la violence favorise ceux qui ont les armes et manquent de scrupules.
J’analyse la situation d’une manière que je crois totalement indépendante, sans partis pris, et de ce fait je peu dans la mesure du possible essayer d’identifier ce qui fait obstruction dans les croyances définies des autres, tout comme je suis capable d’accepter des critiques constructives envers mes positions exprimées quand celles-ci sont fondées sur quelque-chose d’argumentable.
Ce que des gens tant de gauche comme de droite peuvent avoir en commun aujourd’hui, autant que d’antan, c’est une cohérence logique et éthique qui aboutit à se mettre d’accord sur un minimum de base commune à partager dans un futur irrémédiablement en commun. C’est le respect de cette possible base commune dans la vie cotidienne qui separe individuellement, peut-être d’une façon moins claire que devant un choix inmédiat face à la violence d’une guerre, les citoyens.
Pour que cette distinction individuelle puisse être faite par tout et chacun, sur une base logique et éthique plus ou moins claire… il‑y à une chose qui fait obstruction pénible dans la gauche : la définition de classe du travailleur. Celle-ci repose sur la propriété (ou absence de propriété) des moyens de production). Bien que ce soit une définition opportuniste pour rassembler ce qui fut le lumpen-prolétariat du commencement de la révolution industrielle… elle est fausse et par cette cause aujourd’hui inopérante. La propriété des moyens de production n’est pas une cause, mais un effet, soit-ce trés visible, et la corrélation entre cause et effet est malheureusement très loin d’être parfaite.
La confusion crée par ce choix de définition de classe passe aujourd’hui que la définition de lumpen-prolétariat est de plus en plus inopérante lourdement facture à la gauche toute entière, et le besoin de s’accomoder sans trop savoir comment donne lieu à des excisions les unes plus pittoresques que les autres.
Peut-être que ma ligne de pensée peut aider à resoudre cette malaise, si les gardiens doctrinaires de la gauche ne font pas impossible le débat. Comme tu vois, je ne cherche à entourlouper personne, je pense seulement à priori qu’on ne peut batir rien de durable en conservant de tels erreurs.
avant de baptiser « erreur » ce que vous n’avez manifestement pas étudié sérieusement, cher NingùnOtro, acceptez de lire voire relire les textes que vous décrivez fort caricaturalement…
Je le fais moi-même, et la mode est à « repenser », bien sûr, mais pour une fois ce n’est pas une mode idiote !
Le point nodal reste bien la « propriété », y compris en matière de savoirs et non plus seulement en matière de biens, mais la tendance dynamique à une prolétarisation de la grande majorité des multitudes humaines et à l’insularisation des « grandes fortunes » hyperpuissantes sur leur position dominante, ce sont des phénomènes lisibles dans la société globalisée…Bien sûr, « relire » certains « classiques », de Spinozza à Marx permet de dépasser bien des faux débats, mais
la « classe sociale » en tant que telle n’est certes plus ce qu’elle était, mais son fonctionnement conflictuel s’est exacerbé indépendamment de ce que l’on en pense ou de ce que l’on croit pouvoir « négliger » d’un coup de « morale libérale ».
…Amoins que vous soyez entrain de nous préparer un livre ?
À Aïda et à tous les encore ( peut-être pour peu de temps ) partisans de la construction européenne, la directive « Bolkenstein » est en train d’être transposée dans le droit français. Ceci comme d’habitude dans notre « radieuse construction européenne », en douce, sans information des citoyens français par les principaux médias. Sans compter que les droits des citoyens des autres pays vont aussi être niés.
Voir ici …
Ce qui nous disaient, comme Mélanchon par exemple, depuis des années que l’on peut réorienter « La Construction Européenne » vers un cours plus démocratique et plus social ouvrent peu à peu les yeux et changent d’avis.
Une affiche parlante qui niait la réalité et faisait comme si …, dont nous avions une variante à chaque mascarade électorale concernant le parlement du machin européen, et qui ne faisait rien d’autre qu’entretenir l’illusion que les salariés pouvaient en influencer la marche. Le combat contre cette construction qui étrangle les salariés nous est nécessaire et nous avons besoin de tous pour y parvenir. Préparons dans l’unité des listes de candidats dont le programme comportera la sortie de l’UE en application de l’article 49A du traité de Lisbonne.
La propriété, chère Aïda, est elle aussi un effet, et pas une cause. Qu’est-ce qui pousse les gens à vouloir avoir des tas de trucs en propriété ?
Je base mes lignes de pensée sur mes propres observations et sur quelques lectures aléatiores, fractionelles. Je n’ai pas lu Das Kapital, tout comme je n’ai pas lu Mein Kampf, ou Keynes, ou Darwin, et tant d’autres. De fait, si on devait lire (ou même relire) tout ce qui à été écrit avant de pouvoir dire quoi-que ce soit on ne ferait jamais rien avant de mourir. Des fois on serait tenté de ne pas devoir repenser ce que d’autres ont laissé écrit, mais on oublie trop souvent que ce que quelqu’un écrit dans certaines circonstances et dans la poursuite d’un certain but n’est pas transposable ipso facto a un autre temps et dans d’autres circonstances, et qui sait, peut être pas non plus avec le même but.
Toujours ces odieuses étiquettes fourre-tout… non, je ne suis pas libéral (que je sache).
Et non, je ne prépare pas un livre non plus.
gilles a écrit :
« La gauche toute entière devrait se mobiliser dans l’unité pour faire barrage à l’application de cette directive assassine ».
Ceux qui s’insurgent quand on interpelle « la gauche » , et qui mettent en parallèle « le Capital » et « mein Kampf » se retrouvent donc, car ils ne veulent pas savoir pourquoi les hypocrites se joignent toujours aux loups qui hurlent.
Il est normal d’attendre que la gauche s’unisse sur ce qui fait une valeur existentielle si ne qua non de « la gauche » :
Que des gens défendant qui « le christianisme », qui « la vie », qui « l’individu », qui « l’espace vital », qui « la france aux français » qui « une certaine idée de la France » etc rejoignent individuellement un combat qui ne peut être essentiellement que celui d’une gauche unie pour véritablement rassembler tout un peuple, bien sûr c’est normal.
Mais à chaque fois que « la droite » a entonné les cris de la gauche, ce fut pour usurper et s’approprier finalement « la mise » avec du « Pouvoir personnel » : toujours le retour à « l’autorité et l’ordre des dominants »…
Bien sûr, on peut dire que le PS n’est plus « la gauche », car il fait exactement ce que je viens de reprocher à « la droite »…
Donc, le peuple s’il prend vraiment le pouvoir sera « de gauche », cela ne signifie justement pas qu’il passera sous les fourches caudines des partis qui se prétendent propriétaires de « la gauche ».
Il ne faut pas tricher avec le Nord , le Sud, la droite et la gauche, les repères sont là.
Ceux qui veulent dissimuler ce clivage sont des faussaires de l’histoire et de dangereux démagogues, voila ce dont pour ma part je m’engage à alerter les générations que l’on cherche à abuser avec une idéologie qui est cachée sous « la neutralité politique », et qui en réalité a fait ses preuves désastreuses par le passé, mais bientôt il n’y aura plus de « négationisme », car on aura remplacé l’histoire et la philosophie par le droit et la gestion.
Ceci dit, l’Europe existe, Gilles et tout se transforme de l’intérieur par « la force des choses ».
Amicalement.
…un combat qui ne peut être essentiellement que celui d’une gauche unie pour véritablement rassembler tout un peuple…
Bien sur, et comme la gauche telle comme elle se définit elle-même n’est pas capable de s’unir même si leur survie en dépendait… aucun combat ne sera jamais possible.
Ce « clivage » est tout aussi aveugle que la définition de classe, et en en faisant conditio sine qua non… la seule chose que vous obtenez c’est perenniser le NON.
Après moi le déluge, car sans moi aucune solution ne m’interesse ?
Ce qui devient « impossible » dans un cadre franchouillard où se reproduit le syndrome de la division (non pas « droite-gauche », qui est clarificative, mais « intra-droites » et intra-fausses gauches), comme procesus de désintégration tous azimuts de la république, devient « possible » dans une Europe des classes populaires, avec l’inéluctable convergence des revendications salariales et de sécurité sociale, et il devient nécessaire d’établir des cahiers de doléance européens, ainsi que d’affirmer la revendication typiquement « de gauche » :
une Constituante européenne pour écrire la Constitution des peuples européens.
L’illégitimité actuelle des institutions européennes rend celles-ci incapables de prétendre empêcher la montée d’un front social européen face à la montée des nationalismes rétrogrades que cette « suparanationalité imposée » provoque…
Il existe un « PGE », parti de la gauche unie européenne, qui a su se former sans enlever à ses composantes leurs identités respectives, et qui forme un groupe pertinent à l’Assemblée européenne.
Voir mon poste « qui fait quoi à l’Assemblée européenne ? »
Vu que le seul membre français depuis sa formation est le Parti Communiste Français, qu’il n’a quasiment pas plus de membres que le Parti Communiste Officiel de chaque pays membre s’il existe… il n’y à pas grand chose à enlever à qui que-ce soit, puis que n’accèdent ou ont volonté d’acceder que les ortodoxies marxistes traditionnelles les plus pures.
Votre position en devient tout à fait claire, Aïda. Permettez-moi de la respecter, sans pour autant avoir l’obligation de la partager.
Autrement, ce n’est pas l’illégitimité des autres, les fausses gauches inclues, qui donne automatiquement légitimité à quoi-que ce serait d’autre chose.
La légitimité de quelque chose ne dépends que de ces propres actes. Comparés à ceux des autres si vous voulez, mais neaumoins exclusivement les propres. Les partis communistes traditionnels tournent dans le manège assez longtemps, et le caos reignant dans la gauche ne plaide pas en faveur de leur éfficacité.
on se croirait à la Commandantur…
Nein, Aïda pas terroriste, her general !
La encore, il faut avoir l’honnêteté de vérifier qui constitue ce groupe et ne pas continuer la chasse aux sorcières : dans le PGE il y a des non communistes et en tous cas pas « l’orthodoxie » en question.
La charte de cette formation suppose au contraire le respect de l’autonomie de chaque organisation participante, et la dynamique « front de gauche-Die Linke-Verts nordiques » conduit à une ouverture large, tout autrechose qu’une « orthodoxie ».
Il vaudrait mieux ne pas raconter ce qui semble relever d’un fantasme étroitement réactionnaire, tantôt « l’orthodoxie » , tantôt « le gauchisme » : soyons sérieux, il y va de notre fameuse « crédibilité » !
Cette dynamique sera par la force des choses stimulée face aux montées nauséabondes des nationalismes d’extrème droite en Europe.
On peut même penser que la course de vitesse est commencée entre d’une part cette droite fascisante et d’autrepart les fronts de gauche et autres die Linke, du fait de la faillite du social-libéralisme et de la droite libérale.
Merci.
Aïda, vous relevez fort justement « la tendance dynamique à une prolétarisation de la grande majorité des multitudes humaines et à l’insularisation des « grandes fortunes »
A l’appui de cette observation qui pourrait paraître à certain pure « idéologie et gauchisme » Je me permets de vous transmettre ci-dessous des extraits d’un article trouvé dans l’hebdomadaire « INFORMATEUR judiciaire », en date du 11 septembre 2009, que j’ai recopiés dans la salle d’attente d’un Tribunal de commerce,(laquelle n’est pas l’antre d’un repair de trotskistes « abrutis de propagande », car manifestement destinée aux propriétaires de patrimoines immobiliers), sous le titre :
« Immobilier : un long reflux ».
je cite :
…Quelle que soit la méthode d’analyse, le marché français semble promis à un recul important. Qui pourrait s’étaler sur plusieurs années.
…la sûreté hypothécaire est devenue sulfureuse aux yeux des banquiers…
…En tous cas, quoi qu’en disent les professionnels de la transaction, à tout le moins ceux qui ont survécu à la première vague de forte contraction du marché, les prix transigés sont fortement orientés à la baisse, et devraient logiquement poursuivre leur décrue, si l’on veut bien porter un regard lucide sur notre environnement économique.
…Sur une longue période, le prix des logements est étroitement corrélé au revenu disponible des ménages, ce qui est assez cohérent.….
…Certes, il faut admettre que dans le temps les paramètres d’évaluation puissent évoluer, au travers notamment de la rareté foncière et de l’augmentation concomitante de la population. Mais encore une fois, c’est la solvabilité des acquéreurs qui détermine le niveau général du prix des immeubles ».
En effet, il est mécaniquement impossible de purger sainement la montagne de dettes qui empoisonne le système financier mondial.
En foi de quoi la création monétaire intensive à laquelle nous assistons, devrait tout aussi mécaniquement déboucher, un jour ou l’autre, sur une puissante érosion des monnaies.
LE KRACK MONETAIRE NE PEUT TOUJOURS PAS ETRE EXCLU, QUOI QU’EN DISENT LES AUTORITES SUPPOSEES COMPETENTES.
Les cours de l’or ont entamé une nouvelle hausse absolument pas cohérente avec la santé proclamée des « fondamentaux ».
Ce courant de ferveur pourrait signifier que DES INVESTISSEURS AVERTIS (pour ne pas dire initiés) ont pressenti la survenance prochaine d’embarras majeurs dans le système financier mondial…Contre lesquels le seul antidote efficace demeure la « vieille relique barbare ».
Ma conclusion : ia « barbarie » n’est pas où la trouve l’idéologie de droite, mais bien sur l’Ile des dominants, une ile dorée… Et comme dit NingùnOtro :
« Faut pas s’affoler…Ce n’est pas pour dire que les banques ne font pas des choses assez reprochables »…
Amicalement
Le lien de tout ça, c’est qu’on se fait avoir jusqu’au trognon !
Plus précisément, disons, que nous autorisons le fait de nous faire avoir jusqu’au trognon, ce sera plus juste.
Le fait est, Catherine, que trop de gens se font avoir jusqu’au trognon, et que bien souvent il n’est pas nécessaire de leur mentir… ils en prennent bien soin eux-mêmes.
L’erreur dans la définition de la classe sociale est un des éléments déstabilisateurs qui empêchent les gens de se rapprocher d’une évaluation plus réelle de ce qui se passe.
Les raisons et les bases pour lesquelles le krach monétaire ne peut toujours pas être exclu, sont le pourquoi de quelques comportements d’agents qu’on n’arrive pas à s’expliquer…
Je n’ai pas la patience pour écrire un bouquin avec tous les détails, mais j’ai déjà mentionné une possible raison pour la montée des bourses sans que la création d’emplois ni le commerce réel reprenne : le krach monétaire qu’on anticipe fait que ceux qui le font fuient tout ce qui est argent et se réfugient dans la possession d’actifs non-monétaires les plus résistants à la dépréciation dans les circonstances finales qu’on anticipe. A fur et à mesure que la désespérance monte on offrira de plus en plus d’argent en péril pour ces actifs… voila pourquoi la bourse monte. Ceux qui connaissent les raisons seront sélectifs sur ce qu’ils achètent, et ceux qui ne savent pas serviront pour cacher l’arbre dans la forêt en achetant n’importe quoi.
Le plus on ignore les dynamiques les plus probables, le plus on se fait berner.
Que les « possédants », c’est-à-dire la classe moyenne bourgeoise et petite bourgeoise, se fassent encore berner par la « grande bourgeoisie » bénéficiant du « délit d’initié », cela n’est qu’un aspect du scandale en cours…
Le phénomène fondamental reste bien le processus selon lequel le rapport profit sur salaire est de plus en plus favorable au profit : baisse généralisée de la part du salaire sur la plus value produite !
Ceux qui prèchent pour jeter le voile de la soi-disant « inexistance des classes sociales » ne se rendent pas comptent qu’ à chaque fois que le monde salarié perd cette « conscience de classe », il est « possédé jusqu’au trognon ».
Conclusion : le Krack monétaire consistera à payer les salaires en « monnaie de singe », ce qui est toujours la même barbare façon pour les dominants de récupérer « le surcôut du salaire »…Tout en envisageant de récupérer le patrimoine immobilier encore aux mains des classes moyennes, via « la crise immobilière »…
« Investir au creux de la crise », dit-on…Et cela concerne en fait les saisies en perspective : après avoir spéculé sur la hausse on spécule sur la chute, et cela seule une classe sociale ayant une fortune assise sur le long terme peut l’envisager, faisant voguer son patrimoine géant sur la crête des longues houles de la crise , au creux des vagues, ce sont « les petits » qui coulent.
Pour faire face à « la baisse tendancielle du taux de profit », les capitalistes dévaluent le salaire et achètent de l’or en attendant de rafler « la pierre », plutôt que d’investir dans l’économie.
Il faut avoir un sacré culot pour nier l’existence des classes sociales à l’heure où se déroule « sous nos yeux candides » le phénomène de prolétarisation des « classes moyennes » et d’indigestion-congestion des classes dominantes !
Comme dit NingùunOtro, « le plus on ignore les dynamiques les plus probables, le plus on se fait berner », mais pour ceux qui ont autre chose de résiduel en plus de leur salaire (ou de leur retraite, ce qui est la même chose), le constat est celui de « petits bourgeois », tandis que pour les salariés, chomeurs sans capital aucun, le constat ne concerne pas « leur argent », mais leur situation de prolétaire tout nu : quelle « modernité », par rapport au « vieux Marx » !
Et ben oui, Ningún, bien sûr, la mauvaise foi, on n’a rien inventé de mieux pour obscurcir l’horizon, si elle n’existait pas, pour sûr, il faudrait l’inventer, celle-là !
C’est vraiment dans notre caboche que ça se passe, presque pas la peine d’aller voir ailleurs, les chaînes, c’est d’abord là qu’il faut les enlever, tout le reste viendra de surcroît, comme dirait bidule, que je n’aime pas trop par ailleurs, mais que certains reconnaîtront, je n’en doute pas .
On autorise ou on empêche des liens de se créer, même pas question de classe sociale,et ça se passe à tous les échelons, il faudrait s’en souvenir et pas trop idéaliser, moitié ange, moitié démon, c’est presque le lot de chacun, ainsi, un quidam de base peut être une vraie vacherie pour son homologue de classe, je vois ça tous les jours là où je bosse, c’est consternant, mais c’est du vécu, et c’est de là qu’il faut partir, car c’est là que ça commence à fléchir.
Au niveau individuel, nous mettons au monde une certaine nature de liens, de rapports, qui eux-mêmes produisent des effets qui se répercutent et finissent par construire notre réalité quotidienne,y’a des prolos qui sont de vraies ordures pour d’autres prolos, il s’agirait quand même bien de se le dire et de l’intégrer. Enfin, prolo, j’exagère, c’est une terminologie en voie de disparition, ce sont d’anciens réflexes lexicaux qui me restent, ça doit être l’âge, je crois ! enfin, vous voyez ce que je veux dire !
On autorise des choses qui sont hors la loi, on n’ose pas avancer au prétexte que c’est pas dans les clous, au secours, c’est tout le contraire ce qu’y se passe !
Notre vécu, mon vécu, ton vécu, son vécu, votre vécu, etc, ce qui se passe est hors des clous de la Sainte Constitution, enfin de ce qu’il en reste de notre constitution, mangée peu à peu par l’ogre baroséen, il faudrait seulement faire respecter les principes qui sont inscrits dans le Préambule, mais on dirait bien que tout le monde s’en fout, juste être dans les clous, réglo quoi, mais c’est pas un mot à la mode ça, réglo, ça fait has been sans doute!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ça pourrait réconcilier les plus frileux, juste le respect de ce qui est écrit avant que ces principes là ne deviennent tabula rasa !
Mais décidément, rien de plus complexe que de faire simple !
JORION dans Marianne :
« Oui, je sais, il y en aura toujours un pour dire « interdiction = Staline », j’ai lu ça ici parmi vos commentaires, et je suis sûr que quand Moïse est descendu du Mont tenant les tables d’airain, il y en a eu au moins un parmi la foule des adorateurs du Veau d’Or pour s’écrier : « Staline ! » ou l’équivalent de l’époque.
Tout système moral contient des interdits et à ceux qui défendent l’idée que la finance, voire l’économie en général, sont « amorales » et n’ont que faire de la morale, j’ai déjà eu l’occasion de répondre que cette extraterritorialité par rapport à la morale n’a que beaucoup trop duré et que l’homo oeconomicus est un dangereux sociopathe qu’il convient de mettre hors d’état de nuire sans tarder. »
Je ne sais pas quelle mesure en amont préviendrait les effets que le protectionnisme s’efforce de corriger après la bataille, et je demande au cerveau collectif de se pencher sur la question ; je le lui demande poliment : je ne le « somme » pas.
Retrouvons tous les articles de Paul Jorion sur son blog !
En effet, il n’est pas inutile de lire ce qu’écrivent de tels auteurs sans user de pseudos.
Pour ma part, je repense cette idée ainsi :
« cette extraterritorialité par rapport à la morale n’a que beaucoup trop duré car la classe dominante est un dangereux sociopathe ».
Que des salariés , par manque de « hauteur de vue et donc de conscience de classe », s’entrebouffent le nez, cela n’est pas la cause du mal : la cause du mal, c’est que les dominants ont le pouvoir d’imposer à une époque donnée et à l’ensemble d’une société donnée leur ultra-individualisme, à partir de la loi (individualisation des salaires et isolation psychique par la technique du harcèlement managérial, etc…)qu’ils imposent dans leur propriété privée « entreprise », et qui échappe à la fois à « la morale », à la Constitution républicaine, rendant difficiles les règles de la bonne camaraderie, version « au boulot » de la « fraternité républicaine »…
(…et désormais les « critères de gestion » des entreprises encore quelque peu « publiques » en font des enfers immoraux où « l’homme est un loup pour l’homme » : suicides!)
Seule une « consience de classe » accompagnant la « conscience professionnelle » permettrait de traiter ces maux à la racine : au coeur des entreprises !
La société, c’est pas seulement les autres, ce on, trop souvent indéfini et forcément protecteur.
Il se définit, ce rapport social, par le rapport, d’une personne avec une autre personne, et ça commence là, dans ce lien que vous et moi entreprenons de créer dans un échange de messages écrits, un quelque chose s’insinue là, qui produit quelque chose de l’ordre d’ une trace.
La sociopathie, c’est pas la maladie d’une classe, c’est ce qu’il y a de mieux partagée Alain, je ne sais pas où vous vivez, mais chez moi, j’peux vous dire que ça n’appartient pas en propre à une classe précise, ça touche tout le monde , je suis désolée de vous ôter vos beaux rêves !
ça commence par laisser passer des choses qui ne doivent pas passer, parce que si elles passent, alors, il ne faudra pas s’étonner et pleurer de ce qu’il adviendra ensuite, de la maladie qui se développera inéluctablement.
C’est parfois ne rien dire, parfois est d’ailleurs incorrect, c’est surtout ne rien dire et laisser faire, laisser dire des choses qui ne peuvent se dire et ne peuvent se faire, et ne rien dire ou ne rien faire, c’est consentir, c’est autoriser. dès lors, on part de Charybde et Scylla n’est-ce-pas …
Incriminer la société, les dominants, c’est trop vague, trop dé-responsabilisant, dès lors on ne se sent pas concerné, comme si c’était toujours les autres, le mal extérieur n’est que le reflet d’un mal intérieur, il faudrait commencer par bien se regarder soi et admettre qu’on est forcément le dominant ou le j’sais pas quoi de quelqu’un d’autre et finir par en tirer des leçons, sinon, on n’avancera jamais.
Les dominants comme vous les appelez ne sont que le reflet des forces intérieures qui nous font accepter de nous ployer sous le joug de leur diktat à ces fameuses dominations qui commencent tout en bas de l’échelle, refusons d’obéir et le monde sera tout autre, refuser d’obéir à la mort, c’est pourtant pas difficile, mais si, justement, c’est devenu rudement dur, car les gens en règle générale ont oublié ce que voulait dire vivre, ils ont des accointances avec le morbide, question d’apprentissage !
Les dominants n’ont que la force que nous acceptons de leur donner, mais c’est bien nous qui la leur donnons, c’est nous qui leur impulsons cette force-là, cette force n’émane de nulle part ailleurs que de nous-mêmes, nous sommes les artisans de ce monde-là, à force de ployer et d’autoriser l’inadmissible.
Si nous voulons vivre en bonne intelligence, nous devons avoir besoin les uns des autres,c’est d’interdépendance dont nous devons avoir soif, et dont nous devons nous abreuver, pas de pseudo-indépendance complètement pathogène et débile, il n’est que de voir ce monde pour en mesurer les effets, sans cela c’est la mort, c’est à dire ce que nous vivons aujourd’hui, où chacun prêche pour sa propre paroisse, oubliant que la partie n’a jamais fait le tout. Seuls, nous ne sommes rien, il faut que nous soyons liés, c’est notre seule issue, je crois !
Le cercle des classes sociales disparues.
Il n’y a plus de classe sociale ? En tout cas, ce n’est pas encore le cas dans les formulaires du pôle emploi. ( La oficina de empleo en Francia ) NingùnOtro, cochez la case correspondant à votre situation
⃤ Dirigeant d’entreprise, mandataire social, gérant salarié d’une entreprise
⃤ Cadre ou professions libérale
⃤ Technicien, agent de maîtrise et assimilés
⃤ Commerçant ou artisan
⃤ Employé
⃤ Ouvrier
⃤ Étudiant
⃤ En recherche d’emploi
⃤ Retraité
⃤ Autre
© Pôle emploi
Ma chère et exquise Aïda, comme convenu rendez-vous au carnaval de Venise en février. Je serai ravi de vous voir déguisée au bal masqué. Ohé, Ohé !
Les dominants, eux ont une conscience aiguë de leur classe sociale et font tout pour divertir les autres de leur conscience de classe et instiller l’individualisme dans l’entreprise. Opération de diversion classique.
Tiens, voilà une idée où nous, Catherine, Alain, Aïda sommes d’accord : « Seuls nous ne sommes rien, ensemble nous serons tout ! ». Reste que si cette formule est séduisante et lyrique, elle est vague, qui fait partie du « nous » et qui n’en fait pas partie dans les classes sociales citées plus haut dans le formulaire ?
Et est ce que certaines classes sociales n’avancent-elles pas masquées ? À mon avis, oui, les hautes classes (dirgeants d’entreprise ) ont pris l’habitude d’avancer leurs arguments sous le masque des classes moyennes. Toute cette comédie sociale est basée sur le masque, le leurre et la manipulation. Seuls les peuples sans classes sociales où l’interdépendance est forte ( Bushmen, aborigènes, populations d’Amazonie ) sont honnêtes. La preuve, ils vont nus.
Méfiez-vous des gens qui sont comme nous, qui mangent, dorment, vont aux toilettes comme nous, mais sont habillés, déguisés en avocats, en juges, en procureurs, en policiers, en ouvriers, en infirmiers, en dirigeants d’entreprise, en docteurs, en techniciens, en hommes politiques, en prêtres, en imams, en pasteurs … il y a peut-être une arnaque, une injustice, une entourloupe dans leurs agissements. Ne vous laissez pas impressionner par l’habit, par le masque social.
Merci de votre attention lucide.
Bien sûr, c’est trop réducteur aussi de dire qu’il n’y a pas de classes sociales différentes, ce que je veux dire , c’est que tout a été fait pour que chacun devienne un loup pour son voisin, l’autre, le collègue, ce sera celui qui aura tel bénéfice secondaire s’il se plie à ceci, ou à cela, qui acceptera telle rigueur, telle contrainte, car il aura en vue une promotion qu’on lui fait miroiter, etc, et il n’aura pas conscience de mal faire car il se dira qu’il avantage sa situation personnelle, et pour taire ses dernières hésitations, ça suffira, ça viendra aplanir ses dernières inquiétudes car c’est pour sa famille et ses enfants se dira-t-il, auto-justification rassurante, et surtout il se dira, que si ce n’est pas lui qui accepte, ce sera son voisin qui en profitera, qui n’aura pas ce scrupule-là, alors pourquoi pas lui, ça marche comme ça, à petits coups d’à quoi bon, pourquoi pas moi, et ça construit ce qu’on vit tous les jours, une somme d’intérêts particuliers qui s’affrontent et construisent la force des gens juste au-dessus, et ça se multiplie dans toutes les strates sociales, pour donner ce tissu innommable de relations qui partent en guenilles car il n’y a pas d’intérêt commun pour sceller le tout, c’est la lutte pour l’intérêt personnel, c’est ça la cellule cancéreuse qui vient ensuite gangréner, métastaser tous les tissus à des niveaux hiérarchiquement supérieurs, enfin,c’est comme ça que je vis la situation.
Bonjour Concombre masqué, et donc à bientôt !
Alain et Catherine tournent autour d’une question passionante et un peu agaçante à la fois…
Si le citoyen au travail ou dans son association et même dans sa famille surgissait de sa prison de chair égoîste et arrachait en même temps le masque qui sert d’interface entre le « moi » et le « nous » ?
On en revient à « comment se saisir de la clef d’Etienne »..( cela ne m’obsède pas, mais…presque!).
Cette réaction chimique qui dissoudrait à la fois « le masque » et « la distance » qu’il y a entre le « nous » et le « moi », ce serait une révolution « effroyable »…
Car « je » a sa légitimité…Mais elle ne se trouve vérifiée que par un « nous ».
Classe sociale ? cela ne dépend pas de ce que l’on en pense, quoi que…
Ce qui fait une classe sociale ce n’est pas seulement sa condition économique, c’est aussi et simultanément sa « conscience de classe », et là, j’approuve mon cher concombre masqué à 100%: la classe dominante a une très forte conscience de classe et c’est avec cette force de sa conscience de classe qu’elle gouverne, « jusqu’au trognon », chacun de « nous autres », NingùnOtro !
…du moins, à mon humble avis d’observatrice, ici même.
Merci à Etienne qui, lui forcément, sur son blog, ne peut pas être masqué, et qui parfois doit se sentir entrain de « subir des affronts »…Merci pour le sujet suivant d’une belle heure trente !
2a@z
Voyons.
C’est Alain qui à mentionné d’abord l’idéologie marxiste (67).
En plus, il pointe comme irrationel l’éxistance d’une classe sociale dominante et hégémonique, faisant comme cela incontournables les autres classes (moyennes et travailleuses) et donc la théorie marxiste pour trouver une quelconque solution.
Cela sert tres bien pour vouloir imposer la case « marxisme » dans le jeu, mais ne nous rapproche en rien d’une solution.
Est-ce que ce « renversement de logique à effectuer » est une question ouverte, ou est-ce une imposition implicite qui dicte « tous les autres doivent bien accepter que ma logique est la seule qui vaille et ils feraient bien de renverser la leur quelle qu’elle soit (et en plus, je m’en fous, je ne veux même pas savoir ce qu’elle disait, leur logique à eux 😉 )?
Je n’ai pas suggéré qu’il n’y avait pas de classes sociales, mais que Marx à pris un raccourci en les definant quand il à usé des effets très voyants, comme la propriété des moyens de production, pour prendre la photo, au lieu des causes réelles qui aboutissaient à l’effet d’accumulation de ces moyens.
J’ai expliquée brievement une logique plus plausible dans mon message 69, et ce n’est pas le classement que propose Le Concombre élaboré par le pôle emploi. Celui-la n’est pas une liste de définitions de classe, mais un classement de niveau de capacitation et d’ubication dans un niche d’emploi.
Marx fait un classement basé sur des EFFETS survenus, en aval comme dirait Jorion ;), qui décrivent une situation résultante. La classe ouvrière est celle qui n’est pas propriétaire des moyens de production. Mais voyons, tous ceux qui ne sont pas propiétaires ne sont pas forcément des travailleurs. Aussi, aujourd’hui, les travailleurs autonómes, les coopérativistes, tous ceux qui seraient propiétaires de leurs moyens de production ne seraient plus des travailleurs ? Comme j’ai dit, Marx à utilisé une définition trés opportuniste… qui passe aujourd’hui lourdement facture.
Je n’ai pas dit que les classes sociales n’existaient pas… j’ai dit qu’il en existaient principalement deux : 1) ceux qui collaborent pour garantir la subsistence commune, 2) ceux qui font le déprédateur pour garantir la subsistence propre.
Ce n’est pas une classification si éloignée de celle de Marx, sauf que au lieux de classer par les effets visibles de leurs actions, je le fais par la logique qui les pousse, individuellement ou en groupe, à agir comme ils le font.
Et en agissant ainsi j’obtiens une compréhension beaucoup plus valide de ce qui se passe dans le monde et de ce qu’on pourrait faire pourque des choses changent. Sans rester dans l’impasse du trou ou l’usage d’une définition opportuniste qui était bien utile pour mobiliser le lumpen-prolétariat lors de la révolution industrielle, mais dont nos ennemis ont bien su brouiller l’utilité de nos jours.
Ce n’est pas la POSSESSION qui fait la différence de classe, mais le CHOIX de stratégie de survie.
Ce sont les effets accumulés de tous ces choix individuels tant que collectifs qui aboutissent à la situation qu’on observe (sans rien y connaitre) aujourd’hui.
Et c’est seulement en la connaissant mieux que nous allons être capables de nous mettre d’accord sur la forme de sortir de l’impasse dans laquelle notre ignorance, plus que tout autre chose, nous maintient.
Alors, Aïda,… « condition économique » et « conscience de classe » ? La « classe dominante » (dont je ne fais pas partie… il n’y à pas plus de 1.000€, non renouvelables, qui me séparent d’être SDF) n’est pas une classe… ce n’est que quelques milliers d’individus qui sont conscients (maintenant plus que jamais) des contraintes de la logique inhérente à la stratégie de survie qu’ils ont choisi.
Ils savent tout comme nous qu’on va droit dans le mur… mais tant que dans votre aveuglement marxiste vous insisterez à les passer tous par la guillotine… ils choisiront de continuer vers le mur, même en accélérant s’il le faut.
C’est votre entêtement en tant que marxistes qui fait en grande partie qu’une solution ne soit pas possible. Ceci, sans oublier que ce ne sera non plus facile de convaincre tous ces déprédateurs de passer de carnivores à herbivores, et qu’il faudra s’organiser pour que ceux qui franchissent cette porte ne soient pas dévorés par ceux, chaque fois moins nombreux, qui ne voudront pas renoncer à leur repas hautement energétique.
Pour tout ce que je sais, vous n’avez pas la moindre idée de comment sortir du piège. Et si vous renoncez à explorer des possibilités qui vous sont offertes, vous faites autant partie du problème que les autres.
…d’ailleurs, à force de parler de révolution qui se fait désirer, on en oublie celle qui est dans notre boîte crânienne, mais bien réelle, celle-là, je veux parler de la grande lessive bio-déplorable qui lave plus blanc que blanc, celle de notre cervelle passée aux enzymes gloutons de la sacro-sainte loi du marché en tous genres !
La révolution qui ne se dit pas mais qui vient vérifier l’adage, petit diseur, grand faiseur !
En effet, elle ne se dit pas cette révolution-là, elle passa inaperçue invisible qu’elle fût, impalpable, inodore, sans saveur, évoluant à bas bruit, en catimini, avec juste ce goût un peu dérangeant dans le fond de la gorge qui nous fait deviner qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, soutenue qu’elle était, grâce à toutes les instances de socialisation qui elles-mêmes ne faisaient qu’obéir inconsciemment, obéir pour ne pas se faire punir. Très élémentaire comme réponse, démarche hédoniste de l’enfant qui s’oriente en fonction du plaisir !
Du mijoté maison, du cousu main, dont les recettes ont été concoctées chez des gens de l’école de Palo Alto peut-être, le groupe Rockfeller a soutenu financièrement bon nombre de travaux, pas pour rien, retour sur investissement, c’est l’esprit de la maison, n’est-ce-pas. Il suffit de lire le livre de Wiener, le père de la cybernétique pour comprendre que ses théories de l’information ne sont pas tombées dans l’oreille de sourds, ils ont su en faire un bon usage, et cet honnête homme, Wiener, avait pressenti il y a très longtemps tous les dangers que pouvaient receler les mauvais usages de cet outil, mauvais pour les uns, mais bon pour les autres.
Cela s’est fait tout doucement, sans qu’aucune résistance ne vienne perturber le cours du fleuve, par le fait même qu’elle n’était pas perçue cette révolution ‑là, et ce qui n’est pas perçu, n’existe pas, alors qu’on oublie que la perception est question d’apprentissage et que l’on ne peut percevoir que ce que l’on a appris à percevoir.
Pas perçue cette révolution involutive, un peu comme un gaz inodore qui s’infiltre insidieusement et dont on ne suppose l’existence qu’à l’orée de l’asphyxie, en se risquant à faire un lien entre le sentiment d’étouffement que l’on ressent et la possible présence d’un gaz qui aura bientôt raison de nous.
Des relations pathologiques ont été construites qui ont abouti à dénaturer cet espace de rencontre qu’est l’homme. Un homme retenu prisonnier alors qu’il est construit pour la liberté. Un homme prisonnier horrifié à l’idée de perdre les clés de sa geôle, cerise sur le gâteau !
Et ça s’est construit sur le silence, sur le non-dit, car plus que dire, c’est taire qui importe pour qu’elle puisse s’épanouir cette belle inflorescence, qu’elle puisse déployer son parfum et propager son pollen, ça y’est, c’est bon, la pollinisation a fécondé le monde, nous vivons désormais sur ses fruits !
Il faut donc récupérer ce qui a été perdu et c’est pas une mince affaire !
Mais heureusement, l’état d’esprit du soleil levant est allégresse malgré le jour cruel et le souvenir de la nuit. La teinte du caillot devient la rougeur de l’aurore nous rappelle Char !
Monsieur NingùnOtro, je vois que vous commettez à l’égard d’Alain la même erreur qu’à l’égard de JORION ou de Marx : vous n’avez pas lu ou bien vous n’avez lu que ce que vous en pensiez comme préjugé :
Les dominants dés qu’ils se sentent « mis en cause » choisissent la facilité en accusant leurs détracteurs d’ appartenir à « l’idéologie marxiste »…
Cet épouvantail ne fonctionne plus, car la fameuse « idéologie » relevait bien elle-même d’une « non lecture », donc d’une falsification.
Face à la falsification stalinienne, c’était commode d’opposer la falsification que vous utilisez, mais aujourd’hui, elle est obsolète.
Marx n’a jamais voulu produire l’idéologie en question, donc rassurez vous, plus vous lirez vraiment cet auteur, moins vous risquerez de tomber dans l’idéologie, « marxiste » ou « anti-marxiste ».
Mais au moins vous saurez de quoi vous parlez !
Par contre vous êtes malhonête de dire « Je n’ai pas suggéré qu’il n’y avait pas de classes sociales, mais que Marx a pris un raccourci en les definissant quand il à usé des effets très voyants, comme la propriété des moyens de production, pour prendre la photo »…
Il en va du sérieux avec lequel on se traite ici !
merci quand même de vos explications fumeuses!.
Personnellement, j’essaie de faire la synthèse de mes « conflits » avec « les autres », en ayant fait d’abord une sorte de « pari de Pascal » ainsi : « l’intelligence existe entre nous »…
Entre Catherine et moi, il s’agit de savoir si le courant qui va d’un pole « négatif » à un pole « positif » va de droite à gauche ou bien l’inverse. (En physique, cette « polarisation » existe, mais la définition des poles est arbitraire : on aurait pu les inverser…)
La cause du « mal » part de notre individu et son cheminement dialectique aboutit à la collectivité…(Ou-bien-et) le contraire.
Je crois aux deux explications (et je n’invente pas, j’ai trouvé çà dans mes lectures car « on » n’a pas encore brûlé tous les livres).
Du coup, ma confrontation avec Catherine me permet de penser que NingùnOtro n’est pas un ennemi borné, car une fois évacuée son allergie pour certains auteurs, je retiens volontiers son appel à observer « sans à priori idéologique » la dynamique des choses sans se laisser piéger par des « clichés statiques ».
Comme on va sans doute se retrouver sur ce blog, autant ne pas rester fachés…
Quant à Concombre masqué et Aïda, je suis fort géné d’être si facilement d’accord avec eux. Ce qui devrait nous rassembler c’est que sans doute « la vérité » n’est pas un tout homogène, ou en tout cas, « la réalité » ne peut être analysée puis synthétisée qu’avec des théories étrangères l’une à l’autre, comme en physique où jusqu’à présent la science ne parvient pas à une synthèse unique.
Donc, quels que soient mes engagements « citoyens », je ne souscris à aucune idéologie définitive, mais je reste sincère.
Amicalement.
Le principal, Cher Alain, n’est-ce-pas la circulation ?
La causalité linéaire est un vieux concept qui soufre de myopie, il y a la causalité circulaire et puis aussi le tiers inclus qui vient percuter tout ça, Lupasco en a fait la clef de voûte de son travail remarquable en tant que physicien, ça vient dépasser la dualité pour l’englober dans un système plus vaste.
Rien n’est jamais fermé, définitif, heureusement, et c’est grâce à cette idée que nous pouvons espèrer d’autres relations à nous-mêmes, aux autres et au monde, mais ces relations ne vont pas tomber du ciel, il faut que nous les construisions, et c’est ce faire-là qu’il nous revient de faire, le sens de notre vie est inscrit là et nulle part ailleurs selon moi.
J’ai fait une erreur bien sûr, excusez-moi, Lupasco est philosophe, ses travaux sont en revanche repris brillamment par le physicien Basarab Nicolescu, c’est un vrai enchantement ce qu’il dit ce monsieur et ça fait beaucoup de bien dans cette grisaille, il remet des couleurs sur la palette !
Bonjour,
ayant rencontré NingúnOtro sur un autre forum, et ayant parfois croisé la plume, courtoisement, avec lui, je suis assez étonné des attaques assez sévères qui sont portées contre lui. Je ne suis pas nécessairement d’accord avec lui, mais je pense que vouloir à tout prix coller une étiquette à quelqu’un, sous prétexte qu’on n’est pas d’accord avec ses idées, me semble d’un sectarisme épouvantable.
Je le dis d’autant plus facilement que je n’ai rien à défendre, ni mon vrai nom, ni mon éventuelle carrière, et que j’ai toujours trouvé les idées d’Etienne remarquables, à la fois sur le fond, dans le ton et dans la forme.
Je pense aussi que savoir écouter est une grande qualité, mais que, hélas, l’idéologie trop souvent inconsciente que nous défendons nous empêche de prendre du recul pour accepter que l’autre, ou les autres, peuvent avoir quelque chose à dire, ou à écrire.
Je ferais aussi volontiers miennes les propos suivants de NingúnOtro « Le problème, c’est que vos formulations sont idéologiques, et les miennes logiques et éthiques, alors on sera toujours d’accord tant que je m’attaquerais aux idéologies des autres, et en désaccord des que je m’attaquerais aux vôtres. », sauf que, bien entendu, j’ai moi‑m^me des œillères idéologiques (j’essaye de me soigner, mais …) et que parfois ma « logique » n’est pas toujours « logique », et que mon « éthique » peut ne pas être « éthique ».
Dernier point, plus technique, soulevé par Catherine je crois : le fait que les échanges financiers sont de plus en plus importants par rapport aux échanges de marchandises est un phénomène très important, qu’il FAUDRAIT CREUSER. Mais ils ne prouvent pas, à eux seuls, qu’il y a création monétaire. Cela n’a rien à voir.
Avant de me faire lyncher (virtuellement) par certains, je tiens à dire que, pour ma part, je défends la thèse de « l’argent-dette » t, plus généralement, l’approche de Maurice Allais. Les banques commerciales créent bien de la monnaie scripturale : on peut le prouver de bien des façons, mais je ne pense pas que ce soit parce que les transactions virtuelles sont de plus en plus importantes par rapport aux transactions réelles.
Très cordialement,
Bruno Lemaire, nouveau venu sur ce blog.
Bonjour Bruno,
Je reprends votre phrase : Dernier point, plus technique, soulevé par Catherine je crois : le fait que les échanges financiers sont de plus en plus importants par rapport aux échanges de marchandises est un phénomène très important, qu’il FAUDRAIT CREUSER. Mais ils ne prouvent pas, à eux seuls, qu’il y a création monétaire.
C’est donc cette question là qu’il faut aborder urgemment pour tenter de comprendre de quoi sont faits tous les noeuds qui empêchent le flux vital et tranquille de la majorité des humains de couler sur cette terre.
Il y a la monnaie et il y a une multitude d’autres choses, à commencer par toutes les représentations mentales qui nous empêchent de voir au-delà de notre petit horizon personnel rétréci, celui de nos petites pensées, de notre petit quant à soi, de nos petites croyances,etc, auxquelles nous sommes frileusement attachées, il faut les dépasser, et ce sont les fortifications les plus difficiles à faire sauter, car souvent les gens ont l’impression de n’être plus rien s’ils s’en dépossèdent alors que c’est tout le contraire. La liberté commence là et seulement là, d’ailleurs c’est Lao-Tseu qui le dit et il a sans doute plus de crédibilité que moi je crois.
J’essaie pour ma part et bien modestement et sans grand succès je le reconnais, de donner des coups de canif à défaut de mortier( je ne sais d’ailleurs si ça se dit) des coups de canif dans cette cuirasse épaisse.
Mais je crois aussi et de plus en plus en de petites choses qui se réalisent à petite échelle mais qui misent bout à bout sauront élargir nos horizons pour offrir une plus vitalisante énergie .
Réalisons ensemble ce faire-là et notre vie reprendra tout son sens, ensemble nous sommes tout, seuls, nous ne sommes rien.
Bonjour Catherine,
j’avais tenté de répondre hier, mais une fausse manip. sans doute.
Sur la croissance des échanges financiers, je suggèrerai bien une piste, pas nécessairement la bonne, simplement une idée.
Quand une « vraie » entreprise veut faire du bénéfice, par exemple 100 000 euros, il lui faut, pour le moins, avoir un chiffre d’affaires de 1 million d’euros (et une marge de 10%, c’est déjà pas mal). Et un CA de 1 million correspond à l’activité moyenne de plusieurs hommes-mois (cela dépend des secteurs, disons que c’est entre 3 et 20 hommes mois, juste pour fixer les idées).
Prenons maintenant le cas de courtier, qui intervient sur les marchés financiers. Il achète et vend en fonction des ordres d’achat et de vente. Disons que dans une m^me journée, voire en 2 ou 3 jours, il va passer 1000 ordres, sur des lots d’1million d’euros. Comme il est « modeste », disons qu’il ne prélève que 1⁄4 de dixième de pourcent sur ces transactions : Cela lui fait déjà un bénéfice de 25000 euros en une journée, ou 2 ou 3 jours de travail. Intéressant non ? Et le courtier ne prend aucun risque, il sert d’intermédiaire.
Et plus il y a de transactions, plus il gagne d’argent. Quand le marché ralentit, il gagne moins, c’est vrai. Mais la tendance des 20 dernières années est plus à la multiplication des échanges qu’à son ralentissement…
Ce n’est qu’une idée, bien sûr.
Critiques, suggestions, commentaires bienvenus.
Cordialement, Bruno Lemaire.
Bonjour Bruno
C’est quoi ton idée, je ne la vois pas ?
Bonjour à tous
Je ne veux pas prêcher pour ma chapelle, mais la question de la taxation des transactions financières type « taxe Tobin » reste d’une actualité brûlante.
Même Gordon Brown (avec peut-être un peu d’hypocrisie) en a parlé.
Ce n’est certes pas une panacée,mais elle permettrait de dégager des ressources importantes, dont bénéficieraient en priorité les PED, tout en luttant contre la spéculation.
Il existe sur le site d’ATTAC le rapport LANDAU de 2004 commandité par CHIRAC en 2004 avec des évaluations de ce que peuvent rapporter les taxes globales.
Ce type d’alternatives doit être promue par de plus en plus de citoyens informés et conscients.
Bravo à ETIENNE de continuer à donner tant d’informations importantes sur son site.
Je n’ai pas tout compris excusez-moi Bruno, de quelle nature serait cette piste que vous suggérez à mots couverts et tellement couverts que je ne les dé-couvre pas ?
De toute façon, il faut se rappeler que ce sont nos erreurs qui nous font avancer, on se trompe, peut-être, mais au moins on sera fort de cette connaissance engrangée, osons nous tromper mais osons, c’est le maître-mot, la frilosité accouche de faiblesse, le risque est le compost de la connaissance, je crois.
Merci déjà, et bien cordialement, dans cordialement on entend coeur et c’est bien de cela dont nous avons tous faim, je crois !
Je vais essayer d’être plus clair, puisque ni A.J. ni Catherine ne comprennent 😉
Mon idée est la suivante.
Supposons que je veuille gagner rapidement de l’argent.
Il est plus facile et plus rapide de me faire courtier que de me faire entrepreneur.
Si j’emprunte à une banque, je gagnerai plus vite de l’argent en m’aventurant dans la sphère financière que dans la sphère réelle.
On dit qu’il y a plus de risques dans la sphère financière. Mais le courtier, celui qui est payé sur les transactions, ne risque absolument rien. Celui qui risque, c’est éventuellement le spéculateur, qui investit réellement, et dont le bonheur et le malheur dépendent de l’évolution du cours de la bourse.
Le courtier, lui, est d’autant plus riche qu’il y a plus d’échanges sur les marchés financiers.
Donc mon idée c’est que les courtiers (et certaines institutions financières sont dans ce cas) ont tout intérêt à pousser le marché financier, c’est à dire les transactions financières, quitte à gonfler artificiellement le volume des échanges.
Ce n’est que lorsque les institutions financières, au lieu de se contenter d’être des courtiers, se mettent à acheter ou à vendre ells‑m^mes des actifs financiers qu’elles peuvent prendre des risques. Tant qu’elles se contentent d’intermédiation, elles ne risquent rien.
De même, c’est quand les banques, au lieu de créer de l’argent pour des prêts « économoiques », se mettent à créer de l’argent pour investir elles-mêmes dans des actions ou des obligations qu’elles prennent des risques, du moins tant que ces investissements figurent dans leur bilan (pb de solvaibilité % leurs fonds propres, si elles font de mauvais placements)
Voilà donc mon idée : je ne sais pas ce qu’elle vaut. Les banques sont en partie responsables de l’augmentation des flux financiers, car elles pensaient y avoir intérêt, plus qu’en prêtant à l’économie « réelle ».
Il faudrait regarder de plus près la part des banques dans les prêts à l’économie, et la part des banques et des autres institutions financières dans leurs investissements en actions ou obligations.
Commentaires, critiques, suggestions bienvenus, of course.
Bruno Lemaire.
Bonjour Bruno
Ton constat est tout à fait juste (le bilan de la BNP fourni par Jean Bayard le montre bien).. mais on fait quoi ?
Amitiés
AJ
»Surendettement et raisons de la crise actuelle
Pour aller dans le sens de mon commentaire précédent, voilà le commentaire que je viens de poster sur le blog de P. Jorion, suite à un article de « Libé » qui dépeint avec des termes plus qu’élogieux ce dernier. »
19 janvier 2010 à 08:53
La crise et le surendettement.
Qu’il y ait surendettement, c’est sûr. Que la crise soit liée à ce phénomène, sans doute. Qu’elle soit liée prioritairement à ce surendettement, là, j’en doute.
Comme j’ai tenté de l’expliquer depuis une quinzaine de mois dans divers billets de « contre-feux », c’est bien plus parce que les crédits, sans doute trop généreusement distribués, ont été mal utilisés, et mal orientés, en allant beaucoup plus vers la « sphère financière » que vers le « monde réel », le monde économique.
Un indice peut-être, pour soutenir cette thèse : le fait que les échanges et transactions financières aient cru, au cours des 15 dernières années, beaucoup lus vite que les transactions commerciales, les courtiers en tout genre ayant rapidement compris qu’il y avait plus d’argent, et moins de risques, à prendre en servant de simples intermédiaires dans les transactions financières qu’en financement des investissements industriels. Tobin et bien d’autres l’ont évidemment dit avant moi.
La crise actuelle durera tant qu’une profonde réforme ne s’opposera pas sérieusement, concrètement, autrement que par des déclarations d’intention plus ou moins « pipeau » à la situation actuelle, qui privilégie la sphère financière, les revenus non gagnés, les délocalisations. Pour cela une profonde réforme du système banco-financier, l’instauration d’un Revenu Minimum, le développement d’une TVA sociale et d’autres mesures de ce genre me semblent indispensables.
Pour Betov, et d’autres 😉 : l’utopie ne se décrète pas, elle se construit et s’organise (il est vrai que P.J. appellerait cela un projet, mais qu’importe)
Cordialement, Bruno L.
Répondre
Notre ami Paul J. exhortant Maurice Allais à parler sur la crise et les délocalisations, je me suis permis de déposer ce commentaire sur son blog :
»Bruno LEMAIRE dit :
Votre commentaire est en attente de modération
19 janvier 2010 à 09:22
Sur ce que dit M.Allais sur la crise en général et les délocalisations :
Lettre aux Français
Le cri d’alarme du seul prix Nobel d’économie français : CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS
»
par Maurice allais
Marianne n°659, 5 décembre 2009.
Cordialement, B.L.
D’autres blogs, moins connus que celui de Paul, ont fait passer un lien vers cet article. Je peux en retrouver quelques uns, si nécessaire.
M. Allais a aussi émis une série de propositions pour sortir de cette crise, qu’il annonce depuis la fin des années 1990 (aux subprimes près, il est vrai : mais la titrisation et les opérations hors-bilan des banques peuvent prendre des formes bien variées). On peut être Prix Nobel et dire aussi des choses intéressantes 😉
++Fin de mon commentaire sur le blog de P.
++
J’ai préféré ne pas citer le forum d’Etienne, pour éviter tout mouvement d’humeur intempestif 😉 Je suis sûr qu’Etienne me comprendra, et me pardonnera.
@AJH, sur « on fait quoi »
Bonne question 😉
1) difficile de solidifier le marché financier (on peut éventuellement fermer le marché des produits dérivés, difficile de faire cela au niveau d’un seul pays …)
2) Je propose de s’intéresser de très près aux contre-parties des crédits délivrés par les banques. Quels sont les emprunteurs, et que font-ils de cet argent ?
3) empêcher le « hors-bilan »
4) Pour l’épargne, faire en sorte que le terme soit voisin entre l’épargne et l’investissement.
5) Autre sujet : pour lutter contre les délocalisations, je tiens encore et toujours à mon idée de TVA sociale (pas très éloigné de ce que propose, sous une autre forme, M. Allais), en établissant une liste de pays plus ou moins gris avec lesquels commercer.
Amicalement, Bruno
Réponse message 117.
Merci à vous Bruno, j’ai besoin d’illustrations pour m’y retrouver. Et aussi d’analogie avec d’autres disciplines, ça me permet de mieux visualiser de quoi il est question.
Alors, qu’est-ce que vous nous dites ?
Que ceux qui sont les grands bénéficiaires du système sont ceux qui prennent le moins de risques et qu’ils vivent ces gens-là, en parfaits parasites sur le dos des autres, de tous les autres, avec des degrés variables cependant.
Mais si ce système-là existe c’est bien parce qu’on lui a permis d’exister, n’est-ce-pas ?
Alors la responsabilité réelle de ce cancer ne revient donc pas aux courtiers et consorts mais bien à ceux qui ont autorisé, permis que de telles pratiques frauduleuses soient réalisables.
Vous êtes père de famille si je me rappelle bien, si votre enfant par exemple est irrespectueux avec d’autres personnes, sera-t-il en cause ? Je ne crois pas, pas tant qu’ il est tout jeune en tout cas, s’il est irrespectueux avec les autres, c’est parce que nous n’aurez rien mis en place en terme de recadrage et de conséquences dissuasives pour qu’il en soit autrement.
Aussi, vous pourrez vous navrer de constater un tel comportement déviant, mais vous en serez l’instigateur, car en n’ ayant pas mis un terme à ses agissements, vous aurez donc autorisé les travers de votre fils, ce sera une carence éducative dont il aura à pâtir, votre fils n’aura tout simplement pas eu de chance d’avoir un père pleinement responsable, il aura eu un père enfant, immature et irresponsable.Il aura pris le chemin que vous lui aurez permis de prendre, et pas de chance, ce comportement –là n’augure pas d’une belle ouverture à la vie.
Tout cela pour dire, que le mal, n’est pas tant le courtier, mais l’autorisation, la permission que l’on donne aux intermédiaires de s’en mettre plein les poches à bon compte. Mais que derrière, il y a autre chose, il y a un enchevêtrement de liens qui font que cela est possible. Aussi, il est peut-être bon de se décaler, de se mettre en retrait de cet épineux problème des intermédiaires pour aller observer ce qui permet que cela soit possible. Car les responsabilités sont réellement là et pas ailleurs, ne pas faire quelque chose c’est vraiment faire quelque chose et c’est ce que tout le monde se refuse à voir.
Pour continuer sur le mode de la métaphore filée de tout à l’heure, nous pourrions dire alors que la loi paternelle est singulièrement absente et que c’est elle qui est à incriminer, car c’est elle qui a donné naissance à de telles dérives.
Aussi, notre énergie doit se concentrer là-dessus, qu’est-ce qui fait que cela est possible encore aujourd’hui malgré les tableaux de désespérance qui ne cessent de glisser sous nos yeux, serions-nous atteints de cécité congénitale et générale ?
Et bien, ce sont les régles qui doivent être posées, les lois, si vous aviez posé des régles avec votre fils, les valeurs de respect d’autrui auraient émergées, même cas de figure, si l’on veut qu’il y ait adéquation entre économie réelle et liquidité, ces régles de respect juste entre les paramètres doivent être absolument exprimées et toute dérive doit être réprimée sévèrement car une valeur ne tombe jamais du ciel, ce sont les régles bien posées qui la font advenir et jamais le contraire.
Des lois claires empêchant toute dérive sont une réponse tout à fait basique et de bon sens. Poser des règles qui empêchent le cancer de se métastaser pour que les valeurs d’adéquation entre économie réelle et liquidité puissent émerger, en fait , c’est très très simple et il n’y a pas lieu de compliquer à l’excés, s’appuyer sur des régles drastiques et infrangibles et les valeurs qu’on espère tous ici venir au monde, naîtront, c’est pas sorcier.
Pas la peine de faire la révolution, de sortir les armes, de convoquer des hordes de groupes ésotériques responsables de tout le massacre actuel, non, juste, un retour à la loi et à la justice et du bon sens, sans oublier les sens basiques dont la nature nous a pourvu, ils sont au nombre de 5, 6 si l’on compte l’esprit comme le font certains, merci en tout cas de nous permettre de confronter les points de vue Bruno, c’eSt seulement comme cela que nous savons vraiment ce que nous pensons.
II- Comment faire passer l’idée que c’est une question qui revient à tous et qui doit se faire dans le cadre de la loi qui est bafouée actuellement quoiqu’on en dise.
Les principes fondateurs de notre constitution sont méprisés de façon éhontée à tout instant de notre vie.
Nous avons soi-disant des re-présentants, alors appelons ces dits re-présentants à faire leur boulot de représentants et pour cela, comment fait-on ?
Peut-être peut-on s’inspirer de Bernays, sa méthodologie est une affaire qui marche, elle a fait ses preuves.
La terminologie « propaganda » ne doit pas heurter, il s’agit bien de propager cette idée que nous n’avons pas à obéir à quelque chose qui est hors la loi et qui nous tue, qui hypothèque complètement l’avenir, plus que de propagande qui a une connotation péjorative, il s’agit davantage de contre-propagande et avoir force de proposition cohérente.
Faire des propositions spécifiques, mesurables, formulées en actions positives,réalisables et marquées dans le temps, ouvrir des portes, offrir des alternatives, plus que de vouloir fermer et obstruer la circulation.
Voici le lien de propaganda :
http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=bonus&id_article=21
On peut lire en ligne, voici le sommaire :
Sommaire
Préface
1. Organiser le chaos
2. La nouvelle propagande
3. Les nouveaux propagandistes
4. La psychologie des relations publiques
5. L’entreprise et le grand public
6. La propagande et l’autorité publique
7. La propagande et les activités féminines
8. La propagande au service de l’éducation
9. La propagande et les œuvres sociales
10. L’art et la science
11. Les mécanismes de la propagande
Voyons ensemble comment s’y prendre et risquons-nous à proposer quelque chose, pire qu’aujourd’hui ce ne sera pas possible de toute façon, nous ferons forcément mieux.
A vos neurones ! à défaut de « à vos cassettes »
de je ne sais plus qui.
bonne journée à tous !
@Catherine,
j’aime bien votre analogie sur le « pater familiae » que je suis (mais pas un bon). J’ai 5 enfants, 9 petits enfants, mais je ne suis pas sûr d’avoir été particulièrement efficace dans ce contexte.
Quoiqu’il en soit, je suis d’accord avec vous que nous sommes en partie co-responsables de ce qui se passe.
Notre premier devoir serait d’exiger la transparence, d’exiger par exemple que toutes les rémunérations, salaires ou pas salaires, puissent être connues. Réclamer un éventail maximum sur les salaires doit bien faire rire dans les chaumières, ou plutôt les châteaux, des 2 à 3% des plus riches.
Notre deuxième devoir serait peut être d’exiger, en dehors de tout parti politique, en dehors donc du CSA, d’avoir une chaîne (canal TNT) mis à la disposition de tous ceux qui veulent s’exprimer.
La seule censure serait une censure de « courtoisie » – cela changerait. Chaque jour, un thème nouveau serait abordé. Bien sûr, la « représentativité » poserait problème, mais c’est toujours le cas lorsque l’on veut donner la parole aux « sans voix » (et parfois « sans voie »)
MAis, cela étant, j’avoue que je suis assez « sec » sur la façon de changer le système, de le réformer sans violences inutiles. La situation actuelle est intolérable, du moins pour beaucoup. Pour moi, je suis un privilégié, et je ne peux que constater la colère, toujours compréhensible, parfois légitime, qui vient des exclus.
A vos idées donc,
cordialement, Bruno.
PS. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie que la France quitte l’Europe, même si j’ai voté non au référendum – pour de mauvaises raisons peut être – en 2005. Je voterai maintenant non, à cause du fameux article 104 sur la monnaie.
Mais la zone euro semble un carcan.
On peut sans doute exiger l’instauration du Revenu Minimum de Dignité au niveau de la France, mais imposer une TVA sociale me semble impossible sans l’accord de l’Europe. C’est pourtant, d’après moi, la seule façon d’éviter les délocalisations. Alors …
Je vous rassure Bruno, la perfection, c’est la mort, aussi nous faisons chacun au mieux avec nos imperfections respectives.
Le principal tout compte fait, étant d’engranger et d’engrammer au niveau mnésique les fruits de nos errements, qu’ils servent à réajuster notre boussole vers l’axe que nous ciblons, c’est le faire qu’il nous revient de faire et qui va commencer à barber tout le monde depuis que j’en parle, mais j’insiste car il me semble que notre responsabilité et le sens de notre vie se trouvent-là, très précisément.
Je recentre plus précisément sur les modalités de ce qui nous occupe.
Pour qu’un désir de réforme s’inscrive dans les faits nous dit Bernays, il ne suffit pas que de nombreuses personnes le partagent- elles doivent l’exprimer clairement-pour l’imposer avec force au législateur par exemple.
Je propose donc d’élaborer des requêtes qu’on pourrait appeler « smart », je m’explique.
Le but de cette requête serait d’exprimer clairement nos exigences de façon à éviter toute ambiguÏté dans la communication.
La technique de cette requête reposerait sur la reprise des cinq premières lettres de ce mot « smart » élégant dans ce monde si in-élégant, c’est déjà un début de message…
Le S pour spécifique : c’est une demande adressée à une personne identifiée, pas un « on ».
Le M pour mesurable : à laquelle la réponse désirée peut-être observable ( exemple : nous voulons pouvoir nous exprimer vs nous voulons
une chaîne et des fréquences pour diffuser une information et susciter des débats citoyens)
le A pour action positive, exemple promouvoir la réflexion
Le R pour réaliste ou réalisable càd à la mesure des capacités actuelles à y répondre.
Le T qui prescrit un délai clair de temps.
L’utilité, c’st d’ancrer notre demande dans la réalité pour prévenir toute contestation ;
Les règles d’application se décrivent de façon objective, sur l’observable et non sur l’interprétation.
On justifie et on responsabilise en appuyant et motivant la demande en se basant sur l’application d’éléments inscrits dans le préambule de notre constitution ou de tout autre texte fondamental.
En conclusion, cette demande est une recherche de collaboration de l’autre.
Qu’en pensez-vous ?
Bon, ça se bouscule pas au portillon, alors ce qui serait intéressant de savoir c’est pourquoi il n’y a pas d’écho ? qu’est-ce qui fait qu’on se retient ? en quoi ça ne vous semble pas réalisable ? c’est le tâtonnement qui fait avancer, et si vraiment ça n’évoque rien, c’est que ce n’est pas une bonne idée pour l’instant,le fruit n’est pas mûr peut-être ? ou il y a peut-être de bien meilleures idées ? mais il faut se jeter à l’eau car bientôt ce ne sera même plus possible de recourir à la justification des textes fondamentaux comme le Préambule, ils seront tous tabula rasa sur l’autel baroséen de la sainte écriture en toujours constante réécriture !
Bonjour Catherine, toutes mes pensées amicales, je pense que tu utilises des analogies comme celle de l’autorité parentale avec celle de la loi dont la pertinence est valable au point de vue symbolique, mais moins valable pour expliquer et comprendre toutes les nuances et les subtilités du monde actuel. Tu veux raisonner par analogie pour ne passer par un savoir plus approfondi, mais alors, à mon avis, tu dois à chaque pas de ton raisonnement, évaluer par un recul sur toi-même, le degré de pertinence de tes analogies. Prenons encore la même analogie, celle entre la loi et l’autorité paternelle, elle était plus pertinente dans les sociétés tribales, claniques dont l’organisation était très proches de celle de la famille, alors que le monde d’aujourd’hui est plus ouvert. Pose-toi des questions : « Quelles sont les personnes qui influencent la rédaction de loi, quelles sont les personnes qui rédigent la loi dans un espace donné, par exemple, la France ou l’UE en 2010 ? »
« Les courtiers, les organismes financiers et bancaires n’ont-ils fait aucun lobbying pour changer les lois organisant leurs activités ? »
« Par quels mécanismes et selon quelles évolutions, l’espace et la pertinence de la loi ont-ils reculés et sous l’influence de quelles forces ? »
« Comment une autorité exécutive non-élue comme les autorités de l’UE rattachées à aucun peuple en particulier peuvent-elle refléter la souveraineté populaire ? »
« Comment rétablir l’autorité de la loi si celle-ci n’est plus un reflet assez fidèle de la souveraineté populaire ? »
À bruno lemaire !? Quel pseudonyme ! La France ne quittera jamais l’Europe, si cela peut vous rassurer, c’est une partie du continent eurasiatique, mais elle peut très bien décider de plus obéir à certaines directives ( vous voyez le mot qui a été choisi est parlant, on ne discute pas une directive, on obéit ou désobéit ), elle peut décider de négocier sa sortie de l’organisation politique Union Européenne par le biais de l’article 49 A du traité de Lisbonne. Se cacher que la sortie de l’UE créera un choc économique n’est pas la bonne démarche pour aborder la question. Aborder franchement la question est le meilleur moyen de résoudre cet écueil afin de le rendre passager. Déjà nous pouvons voir que des pays ont abandonné la sécurité que leur donnaient l’appartenance à entité plus grande pour obtenir leur indépendance en passant par un passage difficile mais qu’il se sont relevés car ils avaient confiance en leurs capacités et étaient vigoureusement attachés à leur patrie. Je cite par exemple l’Inde qui a quitté l’Empire britannique et la livre sterling. Qu’est-ce qu’on a moqué les indiens et Ghandi en leur disant qu’ils allaient retourner en arrière avec leur indépendance ! Que ne s’est-on pas moqué de leur monnaie qui ne valait pas une roupie ! Et aujourd’hui que voyons nous ? Le groupe Mittal n’a-t-il pas acheté un pan entier des aciéries européennes ?
Quelle est la pertinence de mon analogie entre l’Inde de 1947 et la France de 2010 ?
Est-ce que la pertinence de cette dernière analogie ne s’est pas réduite avec la volonté de mondialisation poussée par les accords successifs du GATT, la création de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui préfère les contrats commerciaux à la loi, l’ accord de dérégulation du commerce connu sous le nom d’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services ?
Le commerce mondialisé et le libre-échange n’est-il pas gros consommateur d’énergie d’origine fossile comme le pétrole et le charbon voué à s’épuiser et d’ores et déjà à nous polluer, les énergies de l’avenir ne sont-elles point locales comme l’éolien et le solaire ?
Le commerce mondialisé et le libre-échange ne profite-t-il pas qu’aux plus forts économiquement ? Le décollage économique de l’Inde de la Chine ne s’est-il pas fait au départ avec des mesures de protection de l’industrie ?
N’y a‑t-il pas un équilibre à trouver entre une spirale de plus en plus libre-échangiste qui établit le règne de fer des actionnaires et fait reculer la souveraineté des peuples ( Le peuple est souverain et exerce sa souveraineté par l’intermédiaire de ses représentants, c’est la définition de la démocratie ) et une spirale de plus en plus protectionniste qui a déjà conduit les peuples à la guerre ?
Ne peut-on point trouver un mécanisme international de régulation des échanges commerciaux afin d’instaurer non pas un équilibre total des balances commerciales des pays, mais des limites aux déséquilibres ?
Un équilibre total, ce n’est pas possible, si les pays, les entreprises, les personnes échangent, c’est bien qu’il y a déséquilibre. Je peux bien échanger 2 Kg de carottes que j’ai acheté avec les 2 Kg de carottes de même qualité de mon voisin afin d’avoir un strict et parfait équilibre des échanges, mais je vois pas vraiment l’intérêt.
La France ne serait-elle pas bien inspirée si elle prenait l’initiative de réfléchir et de proposer un mécanisme de limitation des déséquilibres des balances commerciales entre pays ? Ceci pour créer une organisation qui remplacerait l’OMC. Si le Mali a une balance commerciale trop déficitaire avec la France sur certains produits, prenons un exemple le poulet, il aurait dans ce cas le droit de rétablir un minimum de droit de douane afin que les poulets français élevés en batterie ne déferlent plus sur le Mali et concurrencent trop fortement les éleveurs de volaille maliens.
Catherine
Le seul objectif d’une bonne partie des candidats qui deviendront parlementaires et pourront (peut être) faire évoluer les lois, c’est d’être élus ou réélus.
Pour cela ils ont quand même besoin de bulletins à leur nom.
Il me semble que le seul moyen est donc que beaucoup de citoyens posent clairement le problème.
Je voterai pour vous si.…
Je ne voterai pas pour vous si.…
Une analogie reste une analogie Gilles, elle n’a pas la prétention d’épouser tous les traits de la figure qu’elle refléte, non, juste les caractéristiques les plus saillantes, pour faire sens, c’est une image. Elle n’a pas d’autres prétentions.
Je voulais surtout mettre l’accent sur le fait qu’en ne faisant rien nous faisons quelque chose, c’est à dire que nous autorisons ce qui se passe et qu’à ce titre nous avons une trés lourde responsabilité dans ce qui arrive, et qu’il faut arrêter de jouer les victimes, on est victime car on accepte d’être victime, et que ça commence bougrement à m’énerver cette apathie congénitale, ces plaintes qui ne débouchent sur rien, voilà ce que je voulais dire.
Beaucoup de gens pensent qu’en ne faisant rien, au moins ils ne font pas de mal, c’est contre ce genre de conneries absurdes et pathologiques de surcroît, qu’il faut se battre, car ces idées-là empêchent tout élan de transformation des liens sociétaux quels qu’ils soient.
Il y a un vrai combat à réaliser au niveau du langage et des représentations mentales, car il ne faut jamais oublier qu’une idée qui passe et repasse sans cesse est un moyen de parvenir à un but.
Pour modifier une structure càd un ensemble de liens, on provoque par l’idée propagée, une opinion qui provoquera une action.
Celui qui propage des idées est celui qui propage une opinion et il produira inévitablement des effets sur la socio-culture, d’où ma sévérité tout à fait justifiée à mon sens, à l’égard d’un gugusse comme Jorion et consorts.Freiner des quatre fers et se refuser à admetre l’empoisonnement, c’est participer à l’empoisonnement, ou alors c’est dire qu’un noir est blanc.
J’étais une mauvaise élève à l’école, c’est peut-être ça, il doit me rester des scories, j’ai pas intégré tout ce qu’il y avait à intégrer, ça doit être ça !
Bref, ça nous regarde tout ce qui se passe partout, car c’est de notre vie dont il s’agit et que ce plat-là, la vie, on ne nous le resservira pas une deuxième fois, il faudrait quand même bien que ça s’engramme dans les neurones, que ça laisse une trace, on nous vole ce qu’il y a de plus précieux en nous, sous des prétextes fallacieux, quelque chose d’une fatalité à laquelle il faudrait obéir et se soumettre pour Dieu sait quelle raison qu’on nous martèle.
Moi, j’en ai marre de toutes ces conneries et j’en ai marre de voir les gens s’abîmer comme ils s’abîment, la psy est la concrétion de tous les malheurs du monde, et c’est pas possible que ça continue comme ça, c’est plus tenable, il faut que les gens se réveillent et aient le sursaut salutaire de dire non, ça suffit toute cette dépravation, toute cette chienlit, on ne joue plus à ce jeu-là !
Et puis, y’a beaucoup de gens qui ne veulent pas savoir, je n’entends que ça ici à l’hosto où je bosse, à non, moi, je préfére pas savoir tout ce qui se passe, ça m’assombrit, ça fait ceci, ça fait cela. Ils veulent une paix de mort-vivants!Ils vont l’avoir, ils l’ont déjà !
Mais quand est-ce qu’on va devenir adulte et arrêter de se voiler la face, quand est-ce qu’on va se confronter une bonne fois à ce qui fait mal, et arrêter de louvoyer, quand est-ce qu’on va déballer le linge sale et faire le tri, ça j’garde, ça je jette.
Rien n’est faisable jusq’au moment où ça se fait !
@ A‑J Holbecq
Vous y êtes… presque !
La seule façon de se débarrasser de TOUS ces parlementaires professionnels qui ne cherchent qu’a être réélus…
… c’est de promouvoir la présence comme candidats d’autres citoyens qu’eux. Ils sont maitres et seigneurs des partis politiques existants… ergo, il faut UN NOUVEAU PARTI qui ne se trouve pas sous leur influence, de préférence un parti dont structurellement ils ne puissent prendre le contrôle. Un parti avec des buts clairs et UNIVERSELS (ni gauche, ni droite, ni fric, juste de la logique et de l’éthique) à court terme ET une procédure de dissolution populaire qui empêche que le parti puisse survivre juste parce-que ces cadres le veulent et y voient leur intérêt.
Comme cela, tout le monde peut soutenir l’expériment sans avoir à avaler l’impression qu’il en devient l’esclave, et que celui-ci est temporel, soit que tout redevient comme avant en cas d’échec, sans facture permanente à payer.
C’est pour ne pas vouloir s’aventurer sur cette logique, que j’estime incontournable si on veut réellement s’affranchir de la tutelle politique qu’on subit, que je n’ai pas soutenu le Plan‑C, et que je ne peu soutenir l’idée idiote de faire pression sur les partis existants.
Ce qu’il faut, c’est les condamner tous à l’ostracisme et récupérer leurs votants pour une alternative LIBRE de servitudes.
Rien qu’en rassemblant les abstentionnistes et ceux qui votent droite ou gauche avec des pince-nez… mais on pourrait aussi très bien récupérer ceux qui tiennent encore à une logique et une éthique cohérente mais qui croient encore la voir aussi dans quelques gauches et quelques droites.
Puis, ce mouvement DOIT ÊTRE MONDIAL, faute de quoi il ne fera jamais assez le poids nulle part parce-que il ne pourra pas jouer sur les équilibres géo-stratégiques et les citoyens seront menés à voter pour ceux qui leur promettent de renforcer leurs intérêts géo-stratégiques locaux pour s’armer contre ce même mouvement chez les autres.
C’est pour cela que je n’investis non plus des efforts sur un scénario que trop d’entre vous maintiennent français en exclusivité.
Il y a beaucoup à faire, avant que plus rien ne soit possible… mais tout ce qui n’est pas optimal est une perte de temps et à défaire plus tard… alors plutôt ne pas y laisser des ressources qui n’abondent pas.
Je ne suis surement pas le seul à attendre quelque-chose de réellement utile avant de me lancer, et ceux qui promeuvent, tout pleins de bonne foie qu’ils soient, des initiatives qui n’ont aucune chance d’aboutir à quelque chose d’utile, perdent leur temps et nous font perdre le nôtre (de ceux qui voudraient une initiative réellement utile, pas seulement moi).
Comme j’ai dit sur le forum quelque-part… je verrai ce qu’il y à d’utile lorsque tout le monde aura dit ce qu’il pense, dans deux semaines peut-être. Avant, j’ai bien peur que ce soit inutile.
@NingúnOtro
Bien sur, vous avez raison. Lorsque ce parti existera je lui poserai les questions qui me tiennent à cœur et je voterai pour ses candidats si leurs réponses correspondent à ce que je crois nécessaire de faire.
Mais en attendant, n’ayant pas d’autre solution, je m’adresserai aux partis existants.
à NingùOtro : La question de l’internationalisme de l’extrême gauche et du mouvement qui doit être mondial sinon rien, me semble relever du faux problème. L’internationalisme consiste à reconnaître que, par delà les frontières, nous partageons avec « l’autre » les mêmes problèmes. Ce constat est vrai et j’y suis très attaché. Mais dire que l’on partage les mêmes problèmes ne signifie pas que l’on puisse élaborer ensemble des solutions nécessairement communes. Les cadres politiques, les institutions, sont des créations de l’histoire et elles spécifient les espaces nationaux comme des espaces politiques particuliers. Ce sont dans ces espaces politiques particuliers qu’il nous faut trouver des solutions.
Gilles,
Il ne s’agit pas d’élaborer ensemble des solutions nécessairement communes. On ne peut pas agir ensemble, et les solutions ne sont pas communes.
Ce qu’il faut… c’est ne pas mettre dans nos solutions locales des mesures contre lesquelles les autres n’ont pas d’autre alternative que se défendre.
C’est en demeurant des prédateurs que nous obligeons les autres à le rester.
L’idée est de rendre possible de réduire le niveau d’agressivité dans nos comportements, d’une telle façon que progressivement nous pussions réinvestir dans quelque chose de socialement productif les ressources toujours croissantes qui vont vers les montagnes d’artillerie offensive et défensive qui ne servent à autre chose qu’a s’annuler mutuellement.
Il faut reconnaitre d’une fois pour toutes… que l’accroissement de la « compétitivité » ne sert qu’a essayer de déborder les efforts de l’autre dans l’alimentation de cette montagne inutile de ressources gaspillées.
Pour avoir une chance d’arrêter cette course ici, il faut convaincre aussi les autres de l’arrêter la-bas (ou-que-ce-soit).
Pour cela, il n’est pas nécessaire d’être les mêmes au pouvoir partout, ni de s’y prendre de la même façon partout.
Ces espaces politiques particuliers sont des instruments… pour y changer quoi-que-ce-soit il faut y faire sortir les squatteurs lobbyistes et égocentriques, et cela n’est possible qu’en votant pour des alternatives qui ne portent pas le lobbyisme et l’égocentrisme dans leur étendard.
Dans ce lot, je mets tous ceux qui tournent déjà trop longtemps dans le manège… je me fous du fait qu’ils soient de gauche ou de droite, ou centristes ou même extraterrestres. Je veux des gens logiques et éthiques qui puissent avoir l’opportunité de mettre l’intérêt de la communauté devant le propre. Et cela tant ici comme à l’autre bout du monde. Des gens avec qui on puisse se mettre d’accord sur ce qui convient… sans que les intérêts privés établis de longue date puissent s’en mêler trop.
Cela ne sert à rien de devenir des poulets inoffensifs ici s’ils restent des renards la-bas ou vice-versa, parce-que alors les renards mangent les poulets et cela repart avec des renards des deux cotés.
Les espaces politiques particuliers ne sont jamais isolés les uns des autres, et il faut en tenir compte des le début.
@A‑J Holbecq
Lorsque ce parti existera…
…bien sur, si vous attendez qu’il existe tout autant que les autres… vous pouvez attendre la fin de l’éternité. On ne sera jamais assez pour le commencer, ce parti.
Réponse au message 130 de notre ami espagnol.
Alors, vois-tu NingúnOtro, j’sais pas pourquoi, en fait, tu dois pas le faire exprès et peut-être ne t’en rends-tu pas compte, mais y’a toujours comme un souffle de pré-tention dans tes écrits, comme si tu nous parlais d’un tout, omniscient, comme dans certains romans écrits de ce point de vue, mais le souci, c’est que tu ne l’es pas encore omniscient, tu es un quidam de base qui a réfléchi, certes, je ne conteste pas cet aspect-là, mais qui ne sait pas tout, cependant, et qui se doit d’avancer comme tout un chacun, avec le doute aux tripes.
Alors je vais répondre à ce qui s’insinue subtilement mais a minima dans ton message pour celui qui s’essaie à lire entre les lignes.
Certes, ce que j’ai proposé est ridiculement petit et inversement proportionnel à toutes les saloperies qui nous tombent sur la caboche tous les jours, mais vois-tu NingúnOtro, je crois qu’il faut procéder avec courage mais aussi avec prudence, alors ce qui te semble être pure perte de temps et ce qui me vaut des sarcasmes condescendants, a tout compte fait produit les effets escomptés.
Cela a suscité un échange et ça, vois-tu, c’est quelque chose, parce que du coup , on fait des propositions, on se place ici ou là, mais ça bouge sur l’échiquier, et ça me semble bien mieux que de se pelotonner dans son quant à soi en se disant, c’est fichu !
Il y a parfois d’autres choses derrière les apparences !
@Gilles, « bruno lemaire » n’est pas un pseudonyme, c’est mon nom, depuis 65 ans…, désolé de vous déçevoir (peut être 😉 )
Si un Enarque s’appelle presque comme moi, c’est sans doute fâcheux 😉
Pour l’Europe, je pense que le traité actuel est mal fichu. De là à le changer, pas simple …
Je n’avais pas réagi plus tôt, car je suis sur plusieurs blogs, et celui d’Etienne ne nous envoit pas de message quand il y a du mouvement. du coup je l’avais un peu délaissé depuis 24 h, rassurez vous Catherine, je vais essayer d’être SMART, mais pas ce soir.
Cordialement, B.L.
@catherine,
je suis assez d’accord sur le fait que, si on ne fait rien, il ne faut pas se plaindre après.
Donc il faut effectivement être SMART, rt propager les idées que l’on croit bonnes, et se battre contre les idées que l’on croit mauvaises. Je pense que le blog d’Etienne ainsi que celui d’AJH, ainsi que le blog « postjorion » tentent de contribuer à cela. Mais ils n’ont pas, hélas, l’audience de celui de P.J., qui a évidemment d’autres appuis.
Mais il faut persévérer.
Quant à créer le parti des sans partis ? Les supporters du crédit social avaient essayé de faire cela au Canada il y a 50 ans, cette noble idée a été assez vite détournée. Mais peut être faudrait-il la relancer.
Amicalement, Bruno Lemaire, le seul, le vrai (je dis cela pour gilles)
« L’usage de la logique est nécessaire à l’intelligibilité, le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence. La référence à la logique est nécessaire à la vérification. Le dépassement de la logique est nécessaire à la vérité ».
Edgar Morin
Un nouveau parti répondra avec une « logique de parti » aux autres « logiques de partis »…
Il me semble que le « nouveau » peut surgir autrement, quelquepart dans l’atmosphère ionisée qui reste « possible » en lévitation « entre les partis dits unitaires » :
Ce « tout » sera supérieur aux parties…et donc aux partis…y compris au « nouveau parti »…Il s’agit de ce que « la société civile » peut apprendre à faire « avec et contre les partis ».
Le tout est plus que la somme des parties, et ce plus, c’est justement __la nature et la structure des liens, de tous les rapports entre
les éléments de toutes structures, relation donc et puis in-formation, le inde in-formation est important car il indique qu’il s’agit d’une formation de l’intérieur, c’est une métabolisation qui se fait, on fait corps avec ce qui se présente, on l’absorbe, il nous constitue ce qui fait qu’un Durckheim différencie celui qui a un corps de celui qui est__ un corps.
Quand l’information est réellement intériorisée le corps et son contenant ne sont plus dès lors deux choses séparées, ils font corps justement. Et du coup, ça me fait penser à Orwel quand il parle du grain de blé qui n’est pas absorbé, toute la différence entre ce qui reste en surface et glisse donc forcément sans avoir aucun impact et ce qui est digéré, assimilé, et qui peut donc produire quelque chose.
Lupasco et son tiers inclus offre des voies de compréhension merveilleuseS, il faudrait s’y intéresser davantage, pour ma part c’est ce que je vais faire, je suis certaine qu’il y a des choses à puiser pour dépasser( petit clin d’oeil à E. Morin)les contradictions qui travaillent notre quotidienneté.
@Alain.
Edgar Morin est sûrement très intéressant, mais pour moi sa citation ne veut rien dire, en particulier « le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence ».
Je ne pense pas d’ailleurs que c’est en se réfugiant derrière des auteurs, aussi importants soient-ils, et des phrases sibyllines que l’on sortira de la crise actuelle.
A la limite, je préfère la « pensée transversale ».
Cordialement, B.L.
Edgar Morin est terriblement intéressant, et quand il parle du dépassement de la logique qui serait nécessaire à l’intelligence, il inclut plein pot cette dimension dont Lupasco a fait la clé de voûte de sa philosophie, je veux parler de cette dimension qui serait un peu l’identité des contradictoires, le tiers inclus.
Alors bien sûr, ça peut déranger parce que ça vient heurter nos apprentissages telle la dualité aristotélicienne, mais des gens comme Lupasco ne rejette pas la logique classique, il l’englobe.
Pour lui, et pour des gens comme Morin, je crois, la logique classique est une macrologique utilitaire à grosse échelle, qui réussit plus ou mois pratiquement ( p 20- prolégomènes à une science de la contradction)).
En revanche, la logique du contradictoire se présente…comme la logique même de l’expérience, en même temps que comme l’expérience même de la logique ( p21 du même livre).
Si ces idées vous intéressent, allez donc sur le site du CIRET, ou tapez sur votre clavier, Basarab Nicolescu ou Lupasco, c’est magnifique vraiment, un vrai enchantement sans exagération !
Vous parlez de pensée transversale Bruno, là, en l‘occurrence c’est une pensée qui vient traverser les disciplines et qui vient offrir des espaces de compréhension à l’intersection de ces mêmes dsciplines, c’est génial, je vous assure.
Et contrairement à ce que vous dites, excusez-moi, c’est tout à fait en lien avec ce qui nous occupe, mais vous ne le savez pas encore Bruno, soyez curieux et allez voir sans trop d’a priori négatifs, vous serez ébloui, j’en suis sûre !
Des liens sont à faire avec notre vécu social, et il me semble pour ma part que l’action par excellence c’est la compréhension,l’intelligence d’une situation, car dès lors qu’elle s’installe et que vous comprenez que quelque chose n’est pas juste, vous abandonnez cette chose, et là, si nous comprenons ce qui nous enchaîne, ces chaînes-là, nous aurons envie de nous en défaire, ensuite ne restera plus que le moyen, mais si la compréhension s’installe ensuite ça peut aller trés trés vite, je crois.
Tout se libére par renoncement à vouloir boire le poison davantage, les portes s’ouvrent, enfin !
Catherine tu disais :
« Moi, j’en ai marre de toutes ces conneries et j’en ai marre de voir les gens s’abîmer comme ils s’abîment, la psy est la concrétion de tous les malheurs du monde, et c’est pas possible que ça continue comme ça, c’est plus tenable, il faut que les gens se réveillent et aient le sursaut salutaire de dire non, ça suffit toute cette dépravation, toute cette chienlit, on ne joue plus à ce jeu-là ! »
Tiens tu as des frères d’armes ici, qui pensent comme toi ! Ou alors c’est toi qui pense comme eux ?
« le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence ».…
pour ce qui me concerne , je dirais plutôt :
« le dépassement de la logique est l’intelligence ».
quand il s’est agit pour l’homme de créer des concepts qui lui permettent de « gérer » une crise pour laquelle il n’existe aucune sémiologie qui puisse la décrire , il a toujours utilisé son intuition , son imagination pour élaborer le comment inscrire dans le langage (logos) l’ »éprouvé » qu’il ressent dans la situation inconfortable dans laquelle il se trouve.
ces périodes historiques sont longues et décourageantes (le « moyen-àge » en est un exemple) , semblant ne pas en finir (d’où après l’impression de « renaissance » )…les mots trébuchent , la logique fait défaut , la politique devient difficile et les corps sociaux sont facilement l’enjeux de luttes de pouvoir poussant aux replis identitaires.
nous devrons peut-ètre « tenir » de nombreuses générations avant qu’ébauche de solution pointe son nez.mais la perlaboration a l’air de se faire , içi où ailleurs.
avant qu’une ébauche de solution ne pointe son nez.
mais la perlaboration a l’air de se faire , içi où ailleurs.
désolé pour la mauvaise frappe
cordialement
Je me fiche comme de ma première robe de savoir si c’est moi qui pense comme les autres ou les autres qui pensent comme moi, ça, c’est des conneries justement qui enferment et bloquent le message de la vie.
Comme si une pensée pouvait appartenir à quelqu’un, il faut s’appeler Jorion pour penser ça.
Une pensée nous vient et elle nous vient pourquoi ? parce qu’on fait des liens avec le vécu, avec des lectures, avec des observations, des associations, des analogies, etc, c’est un conglomérat d’éléments divers et variés qui arrivent en un point focal qu’on appelle une idée, mais ça ne vient pas de nous, ça vient à nous et c’est toute la différence.
C’est pourquoi il faut aller glaner partout dans tous les champs imaginables, multiplier les rencontres insolites, se risquer à la vie pour que le message de tous ces espaces entre puissent vibrer en nous et ensuite puissent faire entendre sa sonorité et nous in-former si nos oreilles sont ouvertes et notre terre propice, légère et aérienne.
Bon, bref, personne n’a la science infuse, nous sommes juste des points de rencontre, des entrecroisements, aussi si nous voulons que ça pétille un peu, nous avons intérêt à multiplier les images du monde, à tisser notre toile de fils multicolores, pour faire quelque d’aussi bigarré et jaspé que possible, je crois.
@ catherine
« …ça vient à nous.. »
tout à fait d’accord , et c’est le noeud gordien à « résoudre » , à savoir le fait que l’homme s’accapare cette « mise en mot » qu’est une idée comme si elle lui appartenait…
a mon avis , c’est la « particule élémentaire » de ce qu’on appelle le « capitalisme » (capito = la grosse tète) , s’approprier un flux de pensée ‚sous la forme d’une idée , en s’en donnant la propriété .
et , il y a du « travail » !!!!
Catherine, des vies entières s’accomplissent sans soupçonner l’existence de ce Monsieur Jorion et vous avez l’audace de lui donner une consistance qu’il n’a pas. Je suis allé sur son blog et qu’est ce qu’il y a d’extraordinaire ? Un prêchi-prêcha banal de réformateur du capitalisme avec les entourloupes intellectuelles habituelles de ce genre d’exercice. Analyses erronées parce que l’on ne veut voir que ce que l’on veut voir, mauvaise foi, censures, ce n’est pas nouveau sous le soleil. Qu’est qui vous empêche de tourner pas la page avec Jorion ? Qu’est ce que cela dit de vous ?
Mince, j’avais écrit un long message et voilà qu’il est parti je ne sais où, envolé, disparu, perdu dans la stratosphère des connectiques d’informations automatisées !
Bon, ça m’obligera à raccourcir.
Agent 198, je rigole, pourquoi 198 au fait ?
Poser une question n’oblige pas à devoir y répondre, n’oubliez pas.
Bon, ce que vous dites à propos de l’intelligence, c’est kif-kif avec ce que dit Morin, non ? les termes changent un peu, mais ça revient au même, l’intelligence en tant que compréhension directe et immédiate, surplombe, dépasse la logique commune, elle éclot sur ce terrain du surplomb la compréhension, on est d’accord, n’est-ce-pas ? Une transcendance immanente en quelque sorte…
L’intuition et l’imagination comme ressource ultime, oui, je suis tout à fait ok avec vous, quand on ne peut pas convoquer le vieux savoir appris et que rien n’est disponible en magasin, il faut aller puiser ailleurs, dans le rien rempli de potentialités justement, et c’est là que l’imagination et l’intuition peuvent faire leur entrée en force. C’est en cela que je dis que les pro-blèmes contiennent en eux les termes de leur résolution, si peu que nous prétions l’oreille à leur message. Je crois beaucoup aux vertus sotériologiques du problème, c’est pourquoi il ne faut pas l’occulter à mon sens comme on le fait aujourd’hui, mais au contraire, lui offrir toute la place jusqu’à ce qu’il disparaisse de sa belle mort !
à bruno lemaire ( il doit y avoir des ministres qui ont les oreilles qui sifflent ! ), et si la crise, c’était tout simplement le capitalisme, et si le capitalisme, c’était la crise ? Depuis la crise des tulipes, c’est à dire à la naissance du capitalisme jusqu’à aujourd’hui, ce ne sont que crises et sortie de crises.
Bon, Cher Concombre Masqué, je ne peux me défiler, vous m’offrez l’occasion de régler mes comptes avec mon passé, via Jorion, et peut-être de m’en libérer, je ne sais pas encore.
Ce que vous me dites si justement, je l’avais déjà pressenti bien sûr, mais pas encore digéré complètement, la preuve, il reste dans le bol alimentaire, il fait res-istance, bigre ! je constate, médusée !
Alors, ce serait quoi, la nature de cet empêchement à tourner la page ?
Et bien c’est moi, tout simplement moi et mon histoire qui me fait revivre à travers lui, de désagréables expériences.
Je ne vais pas entrer dans le détail car ça n’ajoutera rien à la compréhension, en tout cas, c’est bien le personnage Jorion en tant que spectre du passé qui ressurgit-là, c’est sûr.
C’est sa figure de mensonge qui m’insupporte. Les gens peuvent être tout ce qu’ils veulent , je ne juge pas, en revanche quand ce qu’ils disent n’est pas en adéquation avec ce qu’ils font, ça réveille en moi un désir de remettre de l’ordre et de ne pas laisser passer.
Voilà, à quoi tient un arrêt de circulation si l’on peut dire, un morceau de passé qui se colle sur un morceau de présent.
Je ne supporte pas les hypocrites, les faussaires, j’enrage quand je vois les gens tomber dans ce piège-là de la soumission au faux car ce monde dans lequel nous vivons est construit par des hommes de cet acabit, qui se disent les chantres du changement mais freinent des quatre fers pour préserver leurs acquits, Jorion est pour moi le symbole putride de cette époque nauséabonde.
Je méprise infiniment ce type de personnage qui ment sur toute la ligne car il est le représentant patenté de cette structuration sociale. Je préfère vraiment un Rockfeller, car au moins avec ce dernier, y’a pas d’embrouille, on sait ce qu’il veut, mais un Jorion qui se fait parangon de justice et de liberté et qui incarne le contraire dans les faits, j’enrage de voir ses groupies tomber dans le panneau.
Cet esprit petit bourgeois vit à l’économie, cherche à garder le milieu modéré, s’il était franchement médiocre il en serait plus sympathique, mais là cette tiédeur, ce souci de conservation et de sécurité, d’une faible vitalité, craintif, effrayé et très facile à gouverner, __c’est très énervant qu’un homme si peu épris d’absolu soit porté aux nues.
__
Et puis quand même, il faut que j’explique un peu car je sens que ça coince et que ça restera incomplet donc incompris. J’ai été une mauvaise élève en classe et j’ai arrêté ma scolarité pour n’avoir pas su me conformer au moule des apprentissages de l’époque. On a fait barrage alors que j’avais le goût d’apprendre, c’était la manière de faire qui ne m’allait pas, je me suis ennuyée furieusement à l’école, et ce barrage je l’ai un peu revécu en étant barré par la rétention intempestive de mes messages, par le dit monsieur.
Je veux bien consentir à une autorité si cette autorité est productrice de bonnes choses. Je veux bien admettre tout ce que l’on veut à condition que ce soit pour la bonne cause et que ce soit des personnes de valeur qui m’inspirent cette obéissance.
Mais là, se sentir flouée par des petits qui jouent les grands, c’est insupportable et ça m’insupporte, c’est vrai, je le confesse, concombre masqué.
Alors bien sûr que tout ça dit de moi, ça dit donc qu’il reste du moi en moi, même si je m’applique à éteindre ses ardeurs, imparfaite je suis, imparfaite, je resterai, mais l’esprit du tiers inclus dont j’espère recevoir un jour les honneurs, qui sait, viendra peut-être arracher cette mauvaise herbe pour qu’enfin je puisse dépasser cette méchante résistance et accepter de le voir pour ce qu’il est, c’est à dire un homme médiocre qui renvoie au bourgeois moyen, sans que ça suscite en moi, une ré-action, tout est dans le ré…
@ catherine
sentier198 est un « identifiant » qui m’a été attribué « au hasard » par un fournisseur de messagerie
j’ai trouvé sa « musique » agréable et l’ai gardé…
mais , c’est sans importance.
pour ce qui concerne « … ce que vous dites à propos de l’intelligence, c’est kif-kif avec ce que dit Morin, non ? .… »
je dis non !
Homo sapiens sapiens est accroché à son « besoin » de maitrise pour canaliser l’angoisse de vivre , soit.
Cette maitrise est bien une illusion qui, quand il s’y accroche induit une violence terrible, exercée en premier sur les autres, puis, se retourne contre lui-même.
Vous citez ci-dessus M Jorion…
J’ai essayé maintes fois, sous divers alias et en message perso, de lui montrer la vanité de ses positions jusqu’à lui suggérer qu’il soit le principal Troll de son Blog.
Comme il developpe une magnifique résistance, il sera difficile qu’il puisse entendre quoi que ce soit…
Mais, il y a tant à dire.…
La piste dont je parle plus haut (la particule élémentaire) me semble à creuser si on veut y comprendre quelque chose dans ce qui nous arrive.
Un abord « hyper-rationnel » avec des « mécanismes » dument répertoriés grace à une sémiologie propre à l’économie me parait totalement une impasse , mais ça rassure+++, c’est pour celà que c’est une tendance lourde chez l’homme de fonctionner spontanément comme celà et c’est sur cela qu’il faut refléchir.
C’est pour cela aussi que je dis non à votre remarque quant à Morin.
Il définit quelque chose d’extérieur à l’autre quant il positionne la logique par rapport à l’intelligence et reciproquement.
Pour ma part je pense que l’intelligence est un produit , une perlaboration inconscience qui « produit » au fur et à mesure un Logos adapté à nommer des phénomèmes , leur logique , et pouvoir y exercer un « minimum » de « controle pour un temps limité…
Ce qui semble désesperer la majorité d’entre nous en ces moments, c’est le sentiment que toutes les « règles » qui permettaient jusqu’à présent une lecture du réel dont nous faisons partie ne « fonctionnent » plus.
C’est angoissant.
Dans son histoire l’homme à déjà été confronté à ce genre de situation.
Le réflexe premier est de rechercher dans le passé et le retour de Jorion sur Aristote est bien pathétique , à ce titre…
Des hommes ont, bien sûr, incarné des révolutions épistémologiques, mais en leur temps.
Cela nous renvoie à notre propre responsabilité de « créer » ex-nihilo (puisque cette expression est à la mode) un savoir sur ce que nous vivons AUJOURD’Hui ++
Il faudrait bien sûr détailler, ce n’est qu’un témoignage …
eh, eh, j’crois que je n’ai pas tout compris de votre développement, aussi, je vais avancer tout doucement et vous me direz pour que je puisse rectifier, si vous voulez bien, bien sûr.
Alors vous me dites que ce que vous dites n’est pas la même chose que ce que dit Morin.
Mais j’ai comme l’impression moi, que c’est pourtant la même chose, c’est dit autrement certes, mais ça se rejoint.
Dans ce dépassement dont parle Morin, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas un besoin, une crispation justement, parce que si elle existait cette crispation, il n’y aurait tout simplement pas de possibilité de dépassement de la dualité. Cette transcendance, je la vois comme une grâce infinie qui ne peut se poser que sur le terrain de l’acceptation et du renoncement à vouloir, quelque chose qui se pose parce que le terrain s’y prête, sans rétractation,sans tension excessive, dans une espèce de dilatation bienvaillante et donc forcément davantage accueillante.
La crispation obture la circulation, crispez vos muscles là, tout de suite, qu’est-ce que ça crée en cet endroit, une fermeture, un empêchement de respiration,de circulation car la peau respire elle aussi. Or, l’abandon suscite la porosité, la perméabilité et favorise donc les échanges entre le dedans et le dehors.
Il me semble, mais bien sûr, je n’aurai pas l’outrecuidance de parler pour Morin, surtout moi, il me semble d’après la lecture que j’en ai faite en tout cas,que la logique classique est presque un passage obligé, un pertuis, mais qu’ensuite il y a une possibilité de dépassement par le biais justement de cette imagination ou de cette intuition créatrice qui vient percuter des cadres qui obéissent à des lois différentes mais qui peuvent en cet instant précis de l’instant T offrir l’espace et le lieu d’une compréhension plus large, compréhension qui n’a bien sûr rien à voir avec le savoir, la raison, mais qui doit pourtant bien passer par elle à un moment donné, il me semble que le paradoxe de l’homme est tout entier placé-là, mais je ne développe pas pour ne pas fatiguer. Quelque chose d’un euréka comme celui du capitaine Haddock dans Tintin et Milou, moi, je vois ça comme ça, l’intelligence, mais il se peut que je me trompe, ça reste une lecture personnelle.
Et vous dites la même chose :pour ma part je pense que l’intelligence est un produit , une perlaboration inconscience qui « produit » au fur et à mesure un Logos adapté à nommer des phénomèmes , leur logique , et pouvoir y exercer un « minimum » de « controle pour un temps limité.. c’est exactement ça, non ? Inconscient, ça rejoint imagination et intuition comme moyen d’accès à la compréhension donc à l’intelligence d’une situation , je crois.
@ Catherine,
sur le fond, on est d’accord, je crois.
Si j’essaie de « tordre » (d’où peut-être votre impression de « forçage »), c’est que :
(-constatant que ces pensées (celle de Morin entre autre) ne « produisent » pas pour l’instant un « discours » auquel une majorité d’homme puisse adhérer, et, ainsi, induire une organisation sociale plus satisfaisante que la présente -)
Je pense que nous ne sommes pas allés assez loin dans la remise en question de la « pensée établie » (depuis 25 siècles à mon avis)..
De nombreux « penseurs du 20ème ont largement ouvert la voie (tels que Morin, c’est un bon exemple)…
Ça ne semble pas suffisant et déclenche des réactions « contre-révolutionnaires » et je pense que c’est ce que vous dénoncez.
Certains utilisent ces « nouveaux » discours sur le monde pour alimenter un conservatisme aux allures « progressistes »…
Je ne pense pas que ce soit en toute lucidité et que l’on puisse parler de théorie du complot.
La dimension inconsciente du processus est primordiale et à prendre en compte comme un facteur déterminant…
C’est pour cela que je crains que nous divergions sur le parallèle que vous faites quand vous dites : « … Inconscient, ça rejoint imagination et intuition comme moyen d’accès à la compréhension ».
Il me semble que l’homme a commencé à accumuler depuis le 19ème certains savoirs concernant le fait qu’une grande partie de ce qui le concerne se fasse à son insu… comme travaillé par quelque chose qui lui appartient mais qui lui échappe.…
cf voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Schopenhauer
puis S.Freud et toute la bande.….
mais bon, tout est loin d’être défriché, ce sont des pistes à explorer…
Si l’on considère que cet aspect est primordial, toute organisation sociale fondée sur les concepts de Justice, Droits devient impossible.…
Je crois que l’espèce humaine a « inconscience » (en opposition à conscience) de ce phénomène… et ressent bien l’inefficacité de l’accumulation de règles qui ne « règlent » quasiment plus rien et ne nous empêche pas de tendre vers l’anomie. (au lieu d’une anomie par « manque » de lois , c’est une anomie par « saturation » qui nous guette).
Cordialement.
Oui, oui, vous avez raison, il y a toujours du tirage quand de nouveaux concepts pointent le bout de leur nez, y’a des résistances parce que ça oblige à revoir ses croyances et forcément ça désécurise toujours, les habitudes, ça rassure.
L’homme est ignorant de son ignorance, c’est bien ça le drame. Il se croit savant, alors qu’il est plein d’insuffisance, mais il le sait rarement.
Doté de son arme qu’il croit absolue, la sacro-sainte raison, il la brandit comme une armure dès qu’une faille qui pourrait pourtant lui permettre de prendre un peu d’air ailleurs, vient à s’ouvrir.
Mais il a peur de l’inconnu notre bonhomme, alors il se cramponne sur son terrain de connaissance, je veux parler de ses apprentissages, de ses liens qu’on lui a appris à faire depuis qu’il est petit et dont il ne prend même pas conscience tellement ils sont intériorisés.
Mais ils ne sont pas neutres ses apprentissages et lui souvent ne le sait pas, il ne le saura que lorsqu’ il tombera d’une façon ou d’une autre, et encore ce n’est même pas sûr, car tout est fait pour qu’il n’en prenne pas conscience.
Pas neutres ses liens car ils portent sur des éléments qui ne le sont pas, dès lors comment pourraient-ils être neutres ses rapports au monde à notre bonhomme ?
Alors, qu’est-ce qu’il va faire de tout ça quand on va lui parler de justice et de droit ?
Qu’est-ce que ça lui renvoie ces mots quand son quotidien lui signifie le contraire de ce qu’ils paraissent vouloir dire ces mots-là ?
Forcément, ça provoque la confusion, mais comme il y a une habitude à se soumettre à l’autorité qui a été inscrite très tôt dans ses comportements, par toutes les instances de socialisation, notre bonhomme ne va que rarement s’interroger sur le sens de ces mots, qu’on lui soumet de façon hypnotique, et il finit par s’endormir parce que le programme est bien ficelé et il va digérer tout ça sans trop de lourdeur dans un premier temps. Les indigestions, ce sera pour après mais on trouvera des parades pour les justifier et les calmer
C’est toujours malheureusement une escroquerie au jour d’aujourd’hui, car c’est toujours le droit du plus fort qui a force de loi et la justice appartient aux plus puissants même si l’on fait croire à la masse aveugle que c’est elle qui décide. C’est faire prendre des vessies pour des lanternes, et ça dure depuis des lustres, il suffit de se souvenir de l’obamania, et malgré tout ça, les gens se disent libres, c’est fort quand même !
Bref, notre bonhomme, il est rudement sous influence- mais il se croit libre- bien sûr, on arrête pas de lui dire qu’il est libre alors il finit forcément par répéter qu’il est libre-il la porte en bandoulière sa liberté et s’en réclame pour un oui, pour un non, alors qu’il est prisonnier de tout ce qu’on lui a mis dans la caboche depuis son premier souffle- mais il croit être né avec tout ça sans doute, c’était dans son berceau et ça a grandi avec lui, ça lui colle à la peau, et ça lui donne une identité et il y tient.
Il se croit libre notre bonhomme car il agit, mais comme le dit si judicieusement le grand Baruch, si les gens ne savent pas CE qui les fait agir, de quelle nature est cette liberté ? Question fort pertinente, n’est-ce-pas ?
A cet inconscient personnel vient s’ajouter l’inconscient de ce qui est plus grand que la personne, l’inconscient du monde, de l’âme du monde pourrait-on dire qui s’origine dans le néant premier.
Bref, cette conscience à y regarder de plus près semble bien mal nommée, une conscience bien peu consciente mais qui s’enorgueillit de l’être !
Une conscience encombrante, comme s’il s’agissait d’une coquille ou d’une carapace.
On a tellement peur de rater qu’on se tient blotti à l’intérieur. Elle a eu sa raison d’être cette protection, ceux qui ne l’ont pas eu n’ont pas survécu, mais vient un temps où il est temps de s’en libérer, comme une mue nécessaire pour pouvoir respirer pleinement.
Mais si l’on ne sait pas que la coquille existe et qu’elle peut s’enlever comment pourrions-nous désirer quelque chose que nous méconnaissons ?
Il me semble donc que c’est un travail sur le fonctionnement humain qui doit se réaliser, comment on pense, comment on agit, qu’est-ce qui détermine l’action, les émotions, à quoi ça sert, les sentiments etc, je pense qu’on ne peut se libérer que de ce que l’on connaît aussi est-il absolument indispensable que ces rudiments soient donnés, car cela permet de revenir à la source, et c’est en partant de la source que peuvent opérer les réels changements et une reprise en main de notre vie et peut-être même avec elle, un petit souffle de liberté.
De plus, les règles sur lesquelles s’appuie un pouvoir doivent être arrimées à un axe clair qui favorise l’épanouissement du plus grand nombre.
Or, notre droit et notre justice sont dévoyés car ils favorisent une classe de parasites qui vit aux dépens de tous les autres. Les mots ne veulent plus rien dire.Je pense qu’il y a un grand travail de réappropriation du langage qui doit se faire.
L’anomie par saturation dont vous parlez est la manifestation symbolique de la rupture à la loi humaine me semble-t-il, celle-ci étant bafouée nous sommes en zone de turbulence, c’est un peu comme lorsqu’on a une hémorragie, le coeur se met à battre plus vite pour compenser le flux perdu, la saturation de lois dont vous parlez si justement me fait penser à cela.
Excusez-moi si j’ai été un peu longue !
@ catherine
« …manifestation symbolique de la rupture à la loi humaine.… »
si vous pouviez détailler ce point , merci
de tout temps , des « sages » ont réclamé « une redéfinition régulière du sens des mots (je pense à Lao Tseu), car ces petites « boites » de sens contiennent un « signifié » (une valeur subjective) qui dépend du contexte dans lequel il « fonctionne » et fini par ne plus correspondre au signifié de départ.
peut-on faire un parallèle avec l’argent qui passionne (à juste titre) nos amis sur ce site..
une solution serait non pas de « comprendre » rationnellement où est passé,d’où vient cet argent (monnaie), ce qui me parait « mission impossible » (ça ressemble à ces tours de magie avec des cartes à jouer, tromper le regard de l’autre , pour le jeu), mais de revenir au principe de base :
à quoi doit servir cet argent et sa monnaie ?
ceci serait dit (dans une constitution de politique générale , et non spécialisée) et l’organisation suivrait derrière…(en veillant à des dispositifs de contrôle collectif)
mais tant que l’homme n’aura pas compris (chercher à comprendre) ce qui le rends aussi lamentable dans son rapport à l’argent , l’amenant à essayer de le retenir pour lui-même et donc en prive l’autre…..
on peut caricaturer et estimer qu’un personnage réclamant pour son travail 200 ou 300 fois le Smic , n’est pas un escroc mais un malade.
les choses sont beaucoup plus complexe , bien sur.
« …je pense qu’on ne peut se libérer que de ce que l’on connaît ‚aussi, est-il absolument indispensable que ces rudiments soient donnés…. »
sur un plan plus trivial , il existe des moyens expérimentaux , pour l’instant ‚de faire coïncider organisation sociale et épanouissement individuel (le terme générique est analyse institutionnelle , avec de nombreuses pistes ouvertes , celle que je connais bien étant la psychothérapie institutionnelle)
voir les commentaires 23 , 43 de ce fil…
Bonjour sentier Lumineux, excusez-moi, je n’ai pas pu m’empêcher, c’est venu tout seul, et je n’ai pas voulu bâillonner mon inconscient, vous m’excuserez je le sais, surtout vous, avec ce que vous faites ( sourire!)
Vous faites bien de demander des éclaircissements car les mots supposent un accord que l’on tient pour acquis mais qui ne l’est pas forcément, même assez rarement à vrai dire, car nous avons tous des grilles de lecture propre et il est bien difficile de s’en défaire…
Alors ce que je veux dire tout simplement, c’est que le sens d’une vie, c’est autre chose que de se mirer dans le miroir et de se dire, je suis le plus beau, je suis le plus fort, je suis le plus puissant, je suis le plus jeune, je, je , je, bref, autre chose que tout ce qu’on vit aujourd’hui, la peste quotidienne, qui fait qu’on a toujours besoin de plus d’argent pour donner l’illusion aux autres et à soi d’abord qu’on vaut quelque chose, voilà ce que je veux dire.
C’est en quelque sorte rater la cible de sa vie que de l’axer sur ce repère-marqueur ( ça c’est pour faire un clin d’oeil à quelqu’un que j’estime beaucoup).
ça ne veut pas dire qu’il faut s’oublier et vivre dans l’ascétisme , non ça veut dire trouver un juste équilibre entre le dehors et le dedans, des rapports harmonieux qui font que chacun s’y retrouve et que la vie est paisible, joyeuse et plaisante, bref tout le contraire de ce qu’on vit.
Donc, ça veut dire ré-axer les repères sociétaux pour arriver à ces valeurs de respect du plus grand nombre et pour cela, ça oblige à poser des règles très fermes et très contraignantes.
Si l’argent a pris autant de place aujourd’hui, c’est parce que le vide avait été fait auparavant, et la nature a horreur du vide, il faut qu’elle remplisse, des intérêts se sont engouffrés là-dedans et ont poussé dans ce sens, comme il n’y avait pas d’obstacle du fait de l’inconscience généralisée, ils, ces intérêts privés ont pris toute la place, pas plus compliqué que ça, pas besoin d’en appeler au complot en effet.
Alors ma foi, ça me semble assez simple( je rigole( jaune!) nous avons encore un système législatif , faisons en sorte que les lois correspondent à notre volonté de voir les valeurs s’orienter autrement, ce sont nos représentants alors faisons nous entendre très civilement, pas besoin de sortir les matraques, ni les gros mots, juste le respect de ce qui écrit dans les textes, des représentants qui représentent.
Bon,c’est vrai, je crois qu’il faudra faire une leçon de vocabulaire avant !
« …Si l’argent a pris autant de place aujourd’hui, c’est parce que le vide avait été fait auparavant… »
« avait été fait » ou pré-existe ?…
« être fait » sous-entend par une volonté humaine ? ‚non ?
pré-exister dénote que quelque chose nous échappe, et là, nous pouvons faire le rapprochement avec ce que je disais de E.Morin, plus haut. En tant qu’homme social, l’homme contemporain n’a pas encore collectivement intégré (introjecter) cette aspect des choses …
il reste archaïquement, dans la maîtrise..
et socialement parlant (ou politiquement, au sens de l’organisation de la cité), il se donne toujours des règles qui puissent canaliser cet angoisse du vide, du manque, de la perte (de la vie ), règles qui trouvent toujours des parades, d’où d’autres règles…
mon père (juriste de formation) ne disait comme beaucoup je pense , « le Droit , c’est l’Art de détourner la Loi »
les lois humaines ne valent que pour ce qu’elles sont , des énoncés définissant les limites de ce qui est visible à tous , à un moment donné.
il y a d’ailleurs souvent une manipulation qui essaie d’amalgamer les lois humaines à la Loi (d’inspiration divine), où aux Lois de la nature (que l’homme découvre au fur et à mesure)
si quelques-uns, à cet instant, ont une vue plus fine, plus lointaine de la réalité (la spéculation au sens large du terme), ils s’infiltreront à travers des mailles de ce que le corps social aura défini et accepté comme état de droit.…
je me suis toujours demandé ‚pris du vertige que peu permettre une approche hyper-réaliste de la texture de la matière (la représentation métaphorique de la particule élémentaire qui quelque soit le niveau auquel on se situe ( microscopique : molécule,atome,noyau,quarks,….macroscopique : système solaire , galaxie,univers)) , nous renvoie essentiellement du vide…angoissant , non ?
…« relecture de Marcel Gauchet :désenchantement du monde »…
l’homme pré-capitaliste avait le Religieux pour combler ce vide.
l’homme contemporain le comble en accumulant des objets…
en maitrisant les espaces (investissement immobiliers)
en maitrisant les flux et le temps (découpage de l’efficacité de l’agent-monnaie , qu’on stocke,puis remet en circulation ‚selon son propre intérêt)
son angoisse est telle qu’il ne peut résister à cette maladie.. (avec , bien sur , d’immense variation entre chaque être)
d’où , les Croyances quasi mystiques sur la Sagesse du Marché, et autres balivernes , que l’on nous a servi pendant plus de trente ans….
je me souviens que dans les années 80 , on me traitait d’être angoissé quand je faisais part de mon inquiétude quant à l’évolution de la finance….
mais , la plupart des hommes sont prêt à le croire , car cela rassure (je dirais que çà soigne , ça soulage)
psychologiquement parlant , il serait intéressant de pouvoir évaluer quelle quantité absolue , relative l’homo sapiens sapiens à besoin d’accumuler pour se sentir rassuré sur sa capacité à affronter le manque…je crains que ce ne soit comme pour les lois , sans limite ‚plus on capitalise plus la « pulsion » à accumuler croit.
d’où cette effrayante justification de prélèvement sur des flux d’argent de quelques uns (débat sur les Bonus,les salaires des « patrons » du CAC40…)
les hommes « ordinaires » que nous sommes justifient ainsi à leur modeste niveau le même fonctionnement…cette connivence inconsciente à mon avis , fait effet de complot.
ne vous étonnez donc pas que certains adhèrent aux thèses de personnes usant ce cette fragilité collective pour assoir une position de pouvoir.
généralement , ces derniers considèrent d’ailleurs l’accumulation de capital comme secondaire à la « griserie » du pouvoir.
bon , mais on s’éloigne de l’objet de ce fil.….
pour y revenir , Allais aborde souvent le facteur psychologique , mais pour en revenir à une approche rationnelle de l’économie.
décevant, mais banal…le gars que vous citez souvent fait de même…
ils ont peur du vide , la RATIOnalisation ça soigne cette peur….mieux que les tranquillisants ‚croyez-moi.
on a le sentiment de maitriser quelque-chose à défaut de sa destinée…c’est toujours ça.
mais , l’impasse est totale….…
ce qui devra changer si nous voulons ne pas perdurer dans la crise , c’est de quitter l’univers rassurant ‚inauguré il y a 25 siècles par Platon ‚Aristote ‚de l’objectivisme (qui a apporté d’énorme progrès , bien sur , notamment les méthodologies scientifiques) , pour en venir à une approche radicalement subjectiviste de nos organisations sociales.
espérant que ce soit « lisible »
cordialement
ps : j’ai essayé de taper mon commentaires dans un traitement de texte, puis de le coller dans la boîte, mais j’y perds le formatage des paragraphes… et il reste des « fautes de frappe ».
Désolé.
Problèmes aussi avec la captcha « numérique »
je préfère les devinettes, ça marche impec.
Cordialement.
Ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait lisible, très dense et très riche. La première phrase mérite à elle seule un détour qui risque d’être long mais que je vais m’efforcer d’écourter.
avait été fait ou pré-existe en parlant du vide me demandez-vous.
Pour ce qui nous occupe, le vide s’est fait pour toute sorte de raisons à mon avis, en partie des opportunités heureuses auxquelles sont venus s’ajouter des partis pris résolus à profiter au maximum de la situation, avec volonté de renforcer toujours davantage le pouvoir, la Fed est un exemple parmi d’autres. Lire Bernays en est une illustration manifeste également, les soutiens qui ont été fait à certains travaux, notamment ceux de l’école Palo Alto, avec toutes les grandes figures de l’époque, Wiener, Erikson, etc, etc, tous ces travaux ont été exploité, les théories de l’information ont été utilisées à des fins de contrôle social pour asseoir le pouvoir de quelques uns. De là à parler de complot, le mot n’est pas juste à mon sens, je suis tout à fait d’accord avec vous, il suscite trop de controverses malheureuses pour le reprendre. Il dessert même notre cause, en renforçant ce pouvoir qui semble occulte mais qui n’a rien d’occulte à mon avis car il s’agit à mon sens d’un conglomérat d’intérêts divers et variés qui se retrouvent et se tiennent sans le savoir vraiment. Comme si tout le monde, vous, moi, participions à cette chaîne mangeuse de vie. Une imbrication fine et perfide qui fait tenir le tout par association d’intérêts divers et variés mais d’intérêt c’est ça l’important, une interdépendance du système qui s’alimente par un système d’homéostasie, d’équilibre interne. C’est de la systémie plein pot, avec plusieurs niveaux d’organisation, mais quelque chose de circulaire, de la cellule, pour aller à l’organe, puis au système, pour arriver à l’organisme qui veut maintenir sa survie et qui pour cela utilise comme l’organisme humain, la fonction émotionnelle en guise de gouvernail, plus toutes les analogies qui en découlent et que je ne relève pas pour ne pas alourdir. Donc, tout se tient, c’est bien ça le piège, l’interdépendance du système est le piège qui nous piège, c’est à dire que la cellule a tout autant besoin que ça dure que l’organe, le système et l’organisme en son entier, du moins le croit-elle et c’est là, la faiblesse du maillon à mon sens, tout cela repose sur une croyance, nous sommes tous assujettis à ce système à des degrés divers et variés certes, mais assujettis au moins a minima à cette idée qu’il faut vivre alors nous continuons, en maugréant, mais nous continuons, nous cherchons parfois à réformer la machine, mais le problème, c’est que la machine, c’est une machine folle et qu’il faut tout simplement s’arrêter, s’arrêter, c’est pourtant pas compliqué mais moi, je ne vois que cette solution, s’arrêter,tous, s’arrêter, c’est ce moyen qu’il faut trouver, stopper le moteur, couper l’énergie, et dès lors la machine tombera car elle ne sera plus alimentée, elle aura perdu son flux vital, elle sera en état de choc. Alors sûr, qu’elle va se débattre et déployer les moyens qu’elle a à sa disposition, pour restaurer la machinerie, mais si tout le monde arrêtait d’y croire , ça tomberait, tout tomberait, car ++ça ne tient que parce que nous l’autorisons à tenir cette machine++.
C’est donc nous qui produisons l’énergie de la grosse machinerie, il suffit juste de lui enlever son énergie et elle meurt d’inanition.
Si l’on veut considérer cette théorie du complot comme juste nous pouvons dire alors que nous participons tous à des degrés divers certes, mais nous participons tous à ce complot, vous, moi, sommes des comploteurs sans le savoir au même titre que Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir , nous faisons du complot sans le savoir. Bon, c’est pas très fin tout ça, c’est dit vite fait et pas dans le détail, mais grosso modo, je vois les choses un peu comme ça.
Et ça, c’est seulement pour les premiers mots de votre première phrase !
Sentier lumineux, pour le pré-exister et le lien que vous faites, je réponds dès que je peux, ceci dit ce n’est pas un dialogue aussi tous les commentaires sont les bienvenus !
« …C’est donc nous qui produisons l’énergie de la grosse machinerie… »
voui , voui…la Libido…car plus de libido , on a le sentiment de mourir , insupportable , c’est cà qui nous TIENS , nous incite à machiner tout le temps , la peur de CREVER en arrétant…
je livre souvent des métaphores , genre « facile » :
« si tu pédales pas sur un vélo , tu te casses la gueule. » , « un avion qui ne vole pas assez vite s’écrase « ..etc..
pas très poétique , certes…
ca donne simplement une idée des phantasmes qu’on peut avoir à l’idée « d’arréter » , ce qui ne veut pas dire qu’il ne le faudra pas.
je crains que l’homo sapiens moyens ne le vive de façon violente.…
ce qui explique sa crainte rédibitoire d’arréter d’injecter sa libido dans le système de peur d’en mourir…en tout cas plus tôt que prévu…
un truc comme cà..
mais , bon , c’est peut-être cela qu’on appelle la vie.
d’où pour certains la recherche « d’adjuvant » .….l’hypothétique risque de tout perdre, quelle jouissance !!!
pour connaitre personellement quelques hommes politiques (pas les plus hauts « gradés ») , je ne peux pas ne pas me poser la question de leur structure psychologique et voir dans leur fuite éperdue dans l’action un « remède à la mélancolie ».
n’empêche que je suis capable de penser que tout ca est intolérable , par l’injustice et la misère qu’il génère !
fichtre , un système vivant qui pense sa propre sa propre finitude.
j’arrête (pour ce soir)
Il ne s’agit pas de mourir bien sûr, au contraire, il s’agit de sauver sa peau, et pour cela il faut re-diriger l’énergie ailleurs.
C’est le cancer qu’il faut arrêter d’alimenter, ensuite on verra, on s’organisera autrement, on changera.
On veut nous faire croire que si le système se casse la figure, nous allons nous casser la figure nous aussi, comme si on ne se cassait pas la figure tous les jours !
__Le souci, c’est que les gens ont peur, c’est ça qui tient tout, la glu du système, c’est la peur !
__
Si seulement les gens se risquaient à vouloir vivre une bonne fois pour toute,complètement, entièrement, sans avoir la trouille au ventre, vivre pour pouvoir mourir sans regret, paisiblement car tous nos possibles auront été réalisés.
Parce que là à l’allure où c’est parti, le calcul est pas bon, inbon, comme dirait Orwel, on va mourir, mais en plus, on aura pas vécu vraiment !
Bon, je ferme la boîte noire, j’ai du boulot !
Bonjour,
dialogue intéressant,
le sujet est difficile : pourquoi les gens ne peuvent-ils vivre en harmonie, en partageant tout et en s’entre-aidant ?
se contentant du nécessaire ?
dans la gaité de coeur, la joie, la bonne humeur…en cultivant les arts, le sport…
le dolce far niente
pourquoi ces efforts surhumains d’avoir plus, d’aller plus vite, plus loin…
pourquoi le Mal ? indifférence, envie, tristesse, jalousie, orgueil, dédain, tromperie, méfiance, peur, violence, guerre, agression, meurtre,
exploitations diverses d’autrui, à tous les niveaux : fratrie, parents-enfants, couple, famille, amitié, travail…
pourquoi l’angoisse de la mort, alors qu’elle est un phénomène naturel ?
et puis, qu’est-ce qu’on gagnerait à vivre éternellement ? est-ce que c’est la quantité qui compte ?
la vie devrait être une excursion agréable dont on garde un bon souvenir et qu’on quitte l’âme sereine, comme si on fermait une porte derrière nous…
qu’y a‑t-il d’aussi tragique ?
quand on y pense à tous les tracas et traumatismes humains, c’est d’une folie infinie !
cela n’a aucun sens et en plus est complètement aléatoire, c’est-à-dire que ne répond à aucune nécessité
cela aurait pu être complètement différent,
il n’ a aucune raison que ce soit ainsi
c’est pour cela que pour l’instant, je ne trouve qu’une explication : l’espèce humaine est un monumental raté
un virage malheureux a tout fichu en l’air,
sauf la reproduction, qui fait que le désastre se perpétue à l’identique, de génération en génération
cette explication n’est finalement même pas angoissante, au contraire, elle soulage
c’est un raté, c’est tout, un truc qui n’a pas abouti
que pouvez-vous faire contre un truc qui n’a pas abouti ?
alors pas la peine de pleurer, déprimer, chercher d’autres causes, des solutions…
se boucher les yeux et les oreilles, faire le minimum nécessaire et correct au travail, éviter au maximum et se blinder contre tout ce qui blesse
et saisir par instant ces pépites qui ont échappé aux désastre : musique, poésie, danse, paysages naturels, petits plats délicieux, rires (quand c’est possible), rêves, bref se distraire, vivre des moments de détente et de plénitude qui n’ont pas besoin d’objets pour les combler,
car la plénitude viendrait de l’intérieur,
inverser l’absurde spirale inflationniste du manque
ce n’est pas de l’égoïsme ni de l’autisme, ni du narcissisme
c’est une sagesse olympienne…la seule position que peut prendre la raison devant l’irrationnel
aucun besoin d’explication philo ou religo
les unes plus fantaisistes que les autres,
aucun besoin de techniques de respiration et de concentration pour atteindre la vacuité
pas de temps à perdre avec l’illusion que nos prières (christianisme) ou nos pensées positives (bouddhisme) ou nos actions (militantisme) aideront le changement de l’espèce
tout ça ce sont des restes de pensée magique primitive
bon, d’accord avec le militantisme pour une cause progressiste mais sans sacrifices, comme disait la chanson : mourir pour des idées, mais de mort lente…
bonne soirée
excusez la rédaction pas très soignée,
j’ai laissé tout couler de source, marre des écrivailles contrefaites
voici une source de méditation parmi d’autres, pour ceux qui, malgré tout, continuent à chercher :
http://www.cvm.qc.ca/encephi/CONTENU/ARTICLES/PHILOER.HTM
merci de me faire signe si vous trouvez…
😉
etoile perdue dans l’univers
Merci !
…Il y a ensuite l’expérience de retrouvailles inattendues, puis de nouveau, « le manque » : car « il n’y a pas d’amour heureux » !
En fait à travers « l’espèce humaine » , comme à travers la voie lactée, on espère « autrechose » : par prudence nommons cela « utopie »., mais il peut s’agir de l’émergence du fameux genre humain , comme espèce humaine n’ayant pas échoué à ses « examens de pasage historiques. Amicalement.
Bonjour à tous,
Alors sentier 193, je reviens à notre histoire d’énergie, je vais devoir aller vite car je bosse mais c’est rudement intéressant et je n’arrive pas à partir à l’hosto sans avoir mis ça, à plat, grosso modo bien sûr.
Vous dites :
{{pré-exister dénote que quelque chose nous échappe, et là, nous pouvons faire le rapprochement avec ce que je disais de E.Morin, plus haut. En tant qu’homme social, l’homme contemporain n’a pas encore collectivement intégré (introjecter) cette aspect des choses …
il reste archaïquement, dans la maîtrise..}}
Pré-exister, rien que ce mot appelle moult développement, je vais le restreindre un peu pour que ce soit « jouable » en cet instant.
ça renvoie à l’énergie qu’on a en naissant, notre force vitale, notre libido si vous voulez, cette vie qui est nous , qui pulse et qui ne demande qu’à s’exprimer, mais elle sait pas comment la pauvresse !
Le problème au début, c’est à dire quand on est dans le berceau, cette énergie-là, on a besoin des autres pour qu’elle trouve un cheminement.
Ce sont les autres, tous les autres de la relation qui vont nous permettre d’élaborer une voie, ce sera pas forcément une bonne voie, certes, mais il faut un « traçage » un marquage, ce sera notre voie, c’est notre marque de fabrique à nous petit d’homme, on ne sait rien faire sans les autres, c’est eux qui nous font vivre, à tel point que si on est ignoré, on y survivra pas. Ignorer, pas tant en tant que bouche à nourrir, certes, ça compte, mais en tant que coeur à ouvrir, en tant que coeur qui comte, en tant que coeur qui est perçu et à qui on renvoie qu’il existe, même a minima, mais qu’il ex-iste, même rien qu’un peu, mais un peu.
Je pourrais vous raconter des trucs là-dessus, des vies que j’ai croisées dans mon expérience professionnelle et qui disent à elles seules, comment cette énergie trouve à se faire une place de façon très acrobatique et casse-gueule, mais qui réussit, la preuve, les gens sont encore debout, mais ça fait mal, bref, c’est encore autre chose, un peu autre chose.
Bon, je reviens à ce bébé qui est dans le berceau, son énergie va être guidée, on va lui apprendre à faire des liens entre quelque chose et une réponse, ma foi c’est ça apprendre, c’est faire des liens entre, toujours cet entre deux termes ou plus.
Mais celui qui fait faire ses apprentissages-là, ses apprentissages à lui, ils sont peut-être pas au top, n’empêche que le bébé, lui, il en sait rien, et il suit tout ça, il suit bon an, mal an, ces apprentissages-là, parce qu’on ne lui en offre pas d’autres, y’a rien d’autre en magasin, alors il prend et peu à peu sa conscience va s’élaborer, car ça se construit cette foutue conscience, on ne nait pas avec, ça s’élabore ce truc-là, et forcément parfois y’a des vices de construction quand les liens qu’on nous a appris à faire sont pas au zénith.
Les expériences du bébé et de l’enfant puis de l’ado etc, lui rendent le monde intelligible, mais ça ne veut pas dire qu’il a l’intelligence de la situation, là, je reviens à Morin. Non, ça veut dire qu’il a les outils pour dire il y a ceci ou cela, il a conscience vite fait, très, très vite fait.
Bref, il fait l’expérience de la dualité, du bon, du moins bon, mais à l’aune de son repère marqueur à lui, c’est à dire celui qu’on lui a appris et qu’il répète sans même savoir qu’il répète la plupart du temps.
ça renvoie donc au paradoxe de l’humain qui fait le grand écart entre savoir et compréhension, aie, aie, là, je m’aventure sur un terrain glissant, attention aux mots Catherine.
Par savoir j’entends l’humanisation, celle dont on a besoin pour survivre, c’est tout ce qu’on apprend, et si on ne la reçoit pas a minima cette humanisation, c’est simple, on meurt.
Elle est donc nécessaire, indispensable, si on ne l’a pas, on ressemble à des enfants loups( j’en ai rencontré!) , quand Morin parle de logique nécessaire,dans une autre dimension bien sûr mais avec des parentés cependant, c’est ça, y’a des choses par lesquelles il faut passer, c’est un passage obligé, c’est la dualité qu’on ne saurait ignorer, ou alors il faut me dire comment on fait pour vivre en l’ignorant, il faut sans doute être autre chose qu’un petit d’homme.
Nécessaire à l’intelligibilité mais l’intelligence, c’est l’étage du dessus, ce serait à l’emporte-pièce, autant de différence entre la prescription d’une ordonnance de médicament, ce qui est écrit donc et le fait de prendre le médicament dans son corps, de l’avaler.Excusez le manque de nuance, mais je suis pressée.
Avant de prendre le médicament j’ai besoin de l’ordonnance, en principe, sans elle, le pharmacien ne me donnera pas la molécule.
Mais comprendre, ça c’est vraiment autre chose, et on peut comprendre quand un problème pointe le bout de son nez. Le pro-blème étymologiquement, ça veut dire ce qui se présente à l’avant plan, et quand ça se présente à l’avant plan, il faut en tenir compte, ça va venir interroger ce qui se passe dans cet espace de notre vie.
Alors il se peut que ce soit toutes sortes de rapports qui coincent, mais en tout cas, ça a le mérite de venir interroger quelque chose, c’est une vraie chance le problème, c’est une opportunité de changer le modus operandi de notre machine, de nos rapports à nous même, aux autres et au monde, car il se peut parfois que tout se casse la figure parce que la notice d’emploi du début, elle était pas bonne, il faut qu’on trouve une autre voie…
Mais actuellement, les problèmes des gens on ne veut pas les voir aussi on fait tout pour qu’ils ne viennent pas interroger leur mode de fonctionnement et comment me direz-vous ?
Les recettes en vigueur ce sont les médicaments à tire larigot, donnés pour un oui pour un non, c’est une catastrophe, un massacre, ça ne veut pas dire que ce n’est pas nécessaire parfois mais c’est donné sans discrimination et ça c’est gravissime car les toubibs ont la frousse. Je suis allée avec un copain toubib à l’une des soirées de formation continue des médecins de ville , c’était sur les médications psy, ça fiche la trouille, vous vous rendez compte que les dits toubibs ils n’y connaissent vraiment pas grand chose et ils font ce que leur disent les labos car en plus de ça, ils sont récompensés quand ils font bien ce qu’on leur dit de faire. Bien sûr, je ne généralise pas, des toubibs bien ça existe, j’en connais un ou deux, mais c’est pas le cas pour tous, je peux vous l’assurer.
Tout ça pour dire qu’on occulte le problème avec les molécules, on arrase l’affect, on l’érode, sur le terrain c’est calme mais la vie est partie avec .
Y’a les médocs, et il y aussi la culpabilisation,comme si c’était pas normal de ne pas être bien quand on vit une vie de m.…? non, c’est qu’en plus il faudrait être rayonnant.
Bigre, c’est quoi être normal, la normalité renvoie au numérique, mais le numérique a souvent tort.
La différence vite fait, oui, je sais, entre un psychotique et les autres, c’est qu’il est seul à penser ce qu’il pense, quand on est plusieurs ça, ça devient une religion( je rigole)
Bon, il faut que j’aille bosser, je continue à ma pause du midi, pas le temps de relire et de peaufiner, excusez-moi.
A sentier lumineux ( mon inconscient a raison d’ajouter cet adjectif, vous verrez dans mon développement) …et puis tous ceux qui s’intéressent à cette question, bien sûr !
Je reviens à mes moutons, sans même lire les messages arrivés, s’il y en a, sinon, je me connais, depuis le temps, je vais me disperser…
Alors cette énergie, elle réclame son dû, ma foi rien de plus normal, elle est malmenée , alors elle se fait entendre, elle essaie de se faire entendre d’une façon ou d’une autre mais il faut qu’elle se fasse entendre, il faut qu’elle passe, que diable, quand bien même devrait-elle y perdre son énergie, et une énergie sans énergie c’est la mort, n’est-ce-pas, bigre, il faut qu’elle passe, c’est le messe-age !
Notre bonhomme avec ses problèmes, eh bien, ça embête le monde ces problèmes-là, on ne veut pas les voir, pas les entendre, alors on va les éteindre, les étouffer, en faire de la chair à pâté, tabula rasa, no problemo, y’a rien à voir, rien à entendre, passez votre chemin, mais tant qu’à faire autant que ça profite, alors les labos vont s’en faire des gorges chaudes, ils vont s’en mettre plein la lampe, comme on dit ! c’est toujours ça de pris, ça s’appelle tirer parti des opportunités comme ils disent !
On éteint les problèmes mais sans les résoudre surtout quand on crie haut et fort qu’on s’attache à soigner, souvent, c’est le contraire de ce qui se passe, on endort, on calme, on ne soigne pas Madame, pas chez ces gens-là, et puis, il y a plein d’autres choses en magasin pour faire diversion, y’a l’alcool, y’a l’ hyper-activité de toute sorte, y’a les toxiques sous toute forme, y’a la télé, bref, on peut faIre son choix, y’a un riche panel pourrait-on dire. Le principal, n’est-ce-pas, c’est que le volcan soit en sommeil, ça, ça compte drôlement ; le calme dehors même si dedans ça crie au feu !
Comme on détourne des vrais problèmes car ils pourraient être dangereux pour la socio-culture, qu’est-ce qu’on va faire ? je vous le demande, allez, cassez vous un peu la tête, oui, c’est bien ça, on va en créer d’autres à la place mais qui eux, auront l’amabilité et la délicatesse de ne pas mettre le feu dans la maison.
On va problèmatiser des choses qui n’existent pas, c’est du problème inventé, crée, dont la fonction est de leurrer, la grippe, c’est bien, ça fait peur et en plus ça fait du chiffre pour aventis et consort, le voile qu’on ressort de temps en temps en période de vache maigre, bref, y’a florès, laissez aller votre imagination, ça viendra tout seul.
Des pseudo-problèmes, pour qu’on n’aille pas voir, là, où ça risquerait de faire mal, ça s’appelle de la prévention d’incendie !
C’est pour cela que lorsque quelqu’un rencontre une adversité dans sa vie, une dépression, une addiction ou Dieu sait quoi, c’est une bénédiction, bien sûr, je ne parle pas des troubles graves, surtout pas, là, c’est encore une autre histoire. C’est vraiment une opportunité de changement de changement qui s’offre, de revoir la copie et de redresser la barre, en ce sens les probèmes sont des bénédictions mais tout dépend ensuite de ce que l’on en fera, l’épée qui tue ou qui vivifie, c’est cela le sens de cette figure, selon ce que vous en ferez ce problème ou vous anéantira ou vous dynamisera, vous vitalisera davantage.
Alors il faut lui laisser la place quand il est là, lui faire tous les hommages, et puis et puis vous composerez votre chimie et vous verrez.ça fait mal, ça c’est sûr, mais on ne peut y couper, faut aller voir de quoi il en retourne là-bas, c’est une possibilité de comprendre ce qui jusqu’alors était inintelligible, y mettre le nez et démêler les nœuds même s’ils sont bien serrés, s’y essayer en tout cas, ça laissera toujours plus d’air pour la circulation.
C’est le grain de blé qu’on peut digérer alors, mais avant de le digérer il faut qu’il passe dans l’œsophage, le tube digestif et l’estomac ( ça c’est la logique aristotélicienne nécessaire), qu’on le fasse passer le grain de blé, pour espèrer qu’il soit métabolisé, c’est pour ça que c’est nécessaire, pas moyen de digérer quelque chose qui n’est pas avalé ; ça, c’est l’étape du dessus la digestion, c’est l’intelligence, la compréhension, grosso modo bien sûr !
C’est à dire que ce n’est plus quelque chose d’étranger, non, c’est quelque chose de re-connu, d’assimilé, d’intégré ( vous parliez de défaut d’intégration) qelque chose qui nous in-forme au vrai sens du terme, quelque chose qui nous forme de l’intérieur et qu’est d’autre la compréhension dites-moi, si ce n’est cette perception directe et immédiate de ce qui est sans intermédiaire, c’est, point.
Et même alors que parfois, on finit par se rendre compte que tout ce qu’on croit être ce moi, notre identité, eh bien, il arrive qu’on se rende compte que c’est une construction que les autres ont faite en nous, et qu’on peut la regarder comme quelque chose qui ne nous revient pas vraiment, se voir comme un autre ( clin d’œil à un philosophe !) ça veut dire se déscotcher du fond de la casserole, se rendre compte que ce moi, ce n’est qu’une ombre, un fantôme, une ombre projetée de nous-même, rien de plus que ça. Mettez vous face au soleil, vous ne voyez pas d’ombre, faites dos au soleil, et là, vous voyez votre ombre et notre vie avant qu’on ne se casse la figure d’une façon ou d’une autre, c’est de croire que l’ ombre, c’est nous, il faut faire machine arrière alors et se tourner vers le soleil, l’ombre a disparu, ne reste que l’énergie et là, ça pulse, ça bat et la joie anime tout ça, et là, ça peut couler, c’est le Tao qui coule si rien ne contrevient au mouvement.
Mais si le poison s’infiltre, là, pas de quartier, le ménage doit être fait diligemment, tranquille et paisible si c’est paisible et tranquille mais déterminé à combattre le poison s’il est identifié.
Bon, le temps passe, alors, vite,très vite, en fait c’est ce que disent toutes les traditions d’une façon ou d’une autre, mais elles sont mal comprises ces traditions et sont détournées de leur but premier le plus souvent. C’est tellement simple que ça en devient extrêmement compliqué. C’est terriblement compliqué à faire entrer ça dans les têtes, et puis les têtes, c’est qu’un passage, il faut que ça passe au coeur et là le voyage est long très long et même parfois qu’une vie ça suffit pas, malheur à celui à qui ça arrive cette vacherie là.
Alors, l’intelligence dont Morin parle, c’est d’abord le passage dans le tube digestf, c’est nécessaire vous ne pouvez pas contredire je crois, mais ça ne suffit pas, il ne doit pas glisser ou être recraché, il doit être digéré, informer la matrice, accomplir l’énergie, et qu’est-ce d’autre alors que l’intelligence, c’est-à-dire le dépassement de l’ingestion, c’est la digestion.
Bon, je ne sais s’il serait très content MOrin en voyant cette image, mais qui sait, pas le temps de relire.
Je crois bien sûr, j’suis pas certaine ! un avis, rien qu’un avis !
Dites-moi si ça vus parle davantage comme ça.
je vous préviens , j’ai pas les idées claires aujourd’hui…
@ étoile…
vous dites : »…pourquoi l’angoisse de la mort, alors qu’elle est un phénomène naturel ?… »
ce qu’il faudrait pouvoir travailler , c’est ce que vous entendez par « naturel »..car cette angoisse est bien réelle même si l’homme a bien conscience de sa finitude.
pour reprendre vos propos tel que je les entends , je dirais que nous risquons d’avoir bientôt une réponse à la question de savoir si « ..l’espèce humaine est un monumental raté…. »
en effet ‚qu’une espèce aussi bien dotées en capacités d’adaptation puisse commettre les abominations qu’elle a commis le siècle dernier,on est en droit de se poser les questions que vous vous posez.
mais ‚par ailleurs, nous sommes partie de cette nature , tout comme l’eau , l’uranium , et les lois de la nature (que l’homme n’a pas crées) permettent de fabriquer du Plutonium…l’homme ne fait que se servir…
c’est sa façon de se « servir » qui devient de plus en plus choquante.
comment va-t-il « gérer » la pénurie énergétique qui nous pend au nez dans les décennies qui viennent..
une Nouvelle Barbarie ?
@ catherine
vous dites « ..
Il ne s’agit pas de mourir bien sûr, au contraire, il s’agit de sauver sa peau, et pour cela il faut re-diriger l’énergie ailleurs… »
« …..ça renvoie à l’énergie qu’on a en naissant, notre force vitale, notre libido si vous voulez, cette vie qui est nous , qui pulse et qui ne demande qu’à s’exprimer, mais elle sait pas comment la pauvresse!… »
je n’entends pas Libido dans ce sens…je veux parler de cette « puissance » qui porte la vie (voire le developpement de cet univers , j’ai un coté très Jungien) en général , et qui se manifeste de façon individuée chez chacun des êtres vivants qui peuplent cette terre (dont les humains , bien sûr).
je crois que c’est là que nous ne sommes pas d’accord…(avec vous et Morin)
il est possible que nous ayons une représentation de l’univers dans lequel nous vivons qui soit totalement tributaire de l’appareillage sensoriel et cognitif à notre disposition.
le réel nous est presque totalement caché…ce que nous « comprenons » (de :cum prendere : , prendre avec) est limité à ce que nos yeux (nos sens , nos raisonnements , nos cultures) peuvent « analyser », « décoder ».…
il est possible que nous ne voyons qu’avec les langages possibles (à notre constitution d’ètre humain) , les logiques dérivées de ces langages possibles , les abstractions possibles , les concepts possibles, puis les machines possibles construites avec les systèmes formels possibles élaborés avec les instruments intellectuels précédent.
redevenons humbles , nous ne savons pas grand-chose , et si nous voulons en savoir plus , restons disponibles.
je vous avais prévenu , c’est pas la forme..
et ALLAIS dans tout çà ….
quand je vois Etienne continuer de » férailler » avec Bruno Lemaire chez Jorion…je me dis que tout n’est pas perdu , il y a de la libido incarnée chez ces hommes..
Décidément les mots sont de vraies vacheries, tout ça pour ça, pour comprendre à côté, allez sentier 193, relisez Jung, vous avez du sauter quelques passages ! Ecrire ne sert à rien, à rien de rien, ça m’apprendra !
et ALLAIS dans tout çà, dites-vous ?
Encore quelqu’un qui veut rentrer dans les cases, vous étiez sans doute bon élève, ça se sent !
Excusez-moi, je suis en colère, non contre vous maIs contre moi..
Faire ce que vous faites psy, j’sais pas quoi, et poser la question d’ALLAIS comme si ce dont nous parlions était hors sujet ? mais punaise, c’est pas possible, je rêve dites-moi !
Ce monde dans lequel nous vivons n’est pas tombé du ciel tout fait, ce sont les hommes qui l’ont construit, et si on ne va y voir de la construction de l’homme, j’ai comme l’impression qu’il manquera des pièces pour la compréhension du système, mais bon, ça reste un avis.
Pour votre remarque, concernant une hypothétique résistance, sachez cher Monsieur que je ne peux en dire plus ici, là, ce serait hors sujet, mais tenir ce propos, j’en ai soupé pour ma part. J’ai vécu un certain nombre d’années avec un prof de fac en psycho-patho, et si je l’ai quitté c’est en partie aussi pour cela, pour ce genre de réponse qui obture, qui ferme, c’est une défense, ça m’énerve, c’est trop facile des phrases plaquées comme ça.
Bon, allez je vais écouter de la musique, ça adoucit les moeurs parait-il je vais voir si ça se vérifie.
@ catherine
redevenons humbles , nous ne savons pas grand-chose , et si nous voulons en savoir plus , restons disponibles.
apparemment , je ne suis aussi « psy » que ca , pour vous avoir contrarié à ce point.
continuons , ou essayons..je suis plutôt tenace , d’habitude.
quand je parle de défense , je part du principe que nous passons toute notre vie à nous « protéger » de ce qu’elle est.
nous sommes tous logés à la même enseigne +++
commençons par l’accepter , ce n’est donc pas un « gros mots » que d’avoir des défenses..c’est honorablement humain..c’est comme cela que , d’abord ‚nous soignons nos angoisses , non ?
si je parle d’ALLAIS , ce n’est pas pour vous couper la parole…c’est tout simplement que ce fil ne peut plus être , à mon avis ‚utilisé par d’autres intéressés par les documents qu’étienne a posé à l’origine , en haut de cette page.….
en tout cas , je me pose cette question..
avez-vous une solution alternative pour continuer à discuter de nos digressions ?
cordialement
Oh hé, catherine, je ne suis pas d’accord pour que les personnes qui ont la patience de participer au blog se fassent engueuler ! Ils sont venus pour défendre la République ! Tu n’as qu’à écouter la musique avant de participer et non après.
ben, non, vous n’êtes pas vraiment psy, c’est le moins qu’on puisse dire…alors, on va dire que vous êtes humain, ce sera peut-être mieux comme statut tout compte fait.
Je suis d’une nature pugnace mais absolument pas rancunière.
Pour la défense, on va dire que c’est de l’évocation émotionnelle, alors.
Vous dites : » si je parle d’ALLAIS , ce n’est pas pour vous couper la parole…c’est tout simplement que ce fil ne peut plus être , à mon avis ‚utilisé par d’autres intéressés par les documents qu’étienne a posé à l’origine , en haut de cette page.….
en tout cas , je me pose cette question.. »
Mais en quoi cet échange empêcherait-il quelqu’un de passer un autre commentaire ? c’est de l’anticipation négative,ça, c’est votre ressenti, ce n’est peut-être pas celui de tous. Je sais pour ma part, que ce type de dialogue ne m’empêcherait nullement de passer un document, il faut se risquer, ne pas être timoré, faites confiance aux gens, ne les prenez pas pour des peureux, sinon vous récolterez ce que vous semez, ils seront timorés.
Je me refuse à penser qu’il s’agit de digression, on est au coeur du sujet.
Quant à toi Gilles, stp, dire ce que l’on pense ce n’est pas engueuler l’autre, il faudrait quand même que ça rentre, sinon, ce n’est plus la peine d’écrire ou alors ce sera parler guimauve, on ne vit que cela partout, des défenses justement, tiens, il revient celui-là, sorti par la porte, il revient par la fenêtre, nous ne sommes pas des enfants, je crois, nous pouvons dire ce que nous pensons, tout en restant correct, c’est la base d’une communication saine et plus ou moins vraie, je croisssssssssssssss. Amen.
République= res-chose publique…
Et puis encore une dernière chose, sachez sentier 193, vous devriez laisser votre nom, ce serait plus classe, bon, c’était pas pour ça que je voulais intervenir, la fameuse phrase où vous me dites soyons humble et restons disponible, sachez une chose Monsieur, ce que je développe « humblement » n’est aucunement le fruit d’un savoir livresque ou bien peu, au regard de mon vécu, ce dont je vous parle, c’est d’abord sur moi que je l’ai expérimenté, dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle. Je crois que c’est tout ce qu’il me restait à vous dire pour tourner la page, si toutefois j’avais oublié quelque chose, je me permettrais de vous en faire part afin de dissiper cette fâcheuse réalité, la réalité est une résistance, peut-être bien une défense ?
@ Alain
vous avez raison, une correction du raté n’est pas improbable
en fait, il y a trois possibilités :
1. qu’il n’y ait eu, à l’origine, aucun projet, donc que tout soit un chaos sans but
dans ce cas, pas la peine de militer
2. qu’il y ait eu un projet qui a clashé irrémédiablement
dans ce cas non plus, pas la peine de militer
3. qu’il y ait eu un projet qui a claché, mais qui est remédiable
dans ce cas, ça vaut le coup de militer, nous sommes les acteurs de la remédiation
le problème est que nous ne pouvons pas
savoir de quel cas de figure il s’agit
J’ajoute que le choix est difficile.
Si nous misons sur 1 ou 2, alors que c’est le 3 qui est vrai, nous risquons de ne pas donner de chance au 3 et donc de faire rater la réparation.
Si nous misons sur le 3, alors que c’est le 1 ou le 2 qui sont vrais, nous perdons notre temps.
Militer n’est basé sur aucune certitude mais sur une simple croyance.
Je suis une pugnace, j’ai besoin d’épuiser les résistances qui résistent à ma compréhension pour poursuivre mon chemin( sentier…)
Je reprends ce que vous dites:« Je n’entends pas Libido dans ce sens…je veux parler de cette « puissance » qui porte la vie (voire le developpement de cet univers , j’ai un coté très Jungien) en général , et qui se manifeste de façon individuée chez chacun des êtres vivants qui peuplent cette terre (dont les humains , bien sûr).
je crois que c’est là que nous ne sommes pas d’accord…(avec vous »
Puisque vous êtes Jungien à ce que j’ai cru comprendre, il me semble que ce dernier perçoit l’homme comme partie de l’univers, micrOcosme dans le macrocosme mais aussi son pendant macrocosme dans le microcosme, le processus d’individuation dont il parle fait référence à cela en partie, si j’ai bien compris, dès lors nous sommes l’énergie du cosmos limité dans notre corps et nos attributs respectifs qui nous font percevoir le monde à la mesure de ce que nous sommes c’est à dire partiel et partial.
Je ne dis rien d’autre que cela, relisez, cette énergie qui est contenue= tenue dans « nos » petites limites est informe et doit trouver une forme socialiséee pour ex-ister sinon elle n’ex-iste pas.
J’ai encore deux trois petits trucs sur lesquels je vais revenir.
@ catherine
vous dites « …Je ne dis rien d’autre que cela… » , j’avais bien compris et
c’est bien pour cela que je dis bien plus haut que nous sommes d’accord sur le fond..
par ailleurs , vous y allez vite en « classification »..
j’ai pas dit que j’étais Jungien , mais que j’avais un coté Jungien , vous aussi à ce que je lis…
et sur beaucoup d’autres points.
quand vous dites : « …soyons humble= vous êtes prétentieuse, ça vous revient de le penser.… » , c’est votre interprétation.
je répète « soyons humble » , cela s’applique aussi bien à moi qu’aux autres.
ce n’est vraiment pas une attaque personelle et reprend les remarques d’ « étoile… »
je regrette que vous preniez les choses ainsi , désolé.
le dialogue sur le net est difficile , les malentendus faciles..
à bientôt
cordialement
Pour revenir à Morin,« L’usage de la logique est nécessaire à l’intelligibilité, le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence. La référence à la logique est nécessaire à la vérification. Le dépassement de la logique est nécessaire à la vérité ».
Revenir à ce qu’il dit, et expliciter de ce que je comprends de cette phrase, elle tient tout entière dans le suffixe ible, la différence est là : intelligible c’est différent d’intelligent, il faut passer par la contradiction pour espérer la dépasser cette contradiction, comment pourrions-nous faire autrement, dites-moi ?
intellig-ible= en capacité virtuellement d’être compris= potentialité en possibilité de devenir mais donc pas forcément actualisée, réalisée.
alors qu’intelligent=qui est compris, digéré donc actualisé, et on revient plein pot aux concepts de Lupasco.
Le point où nous achoppons je crois, sentier 193, c’est que cette compréhension n’est qu’un point particulier en un lieu tout aussi particulier et en un temps tout aussi particulier, beaucoup de particularités vous l’aurez remarqué n’est-ce-pas.
Cela ne veut aucunement dire qu’il y a maîtrise, il faudrait être Dieu pour tout maîtriser, or, nous ex-istons, nous sortons du tout, inconnu,pas-connu de nous le mot est très parlant.
Dès lors que nous sortons du tout, nous sommes réduit par définition et devenons dès lors des êtres de désir, c’est à dire de manque, c’est notre condition d’humain.
Mais pas tant comme le dit L…, dont je n’ose écrire le nom mais dont je reprends les propos, pas tant manque de ceci ou de cela, non, manque de ce par quoi l’homme ex-iste, de ce par quoi il est au monde,son rapport au monde, et là, Cher Ami, on est au coeur du coeur du réacteur, nul hors sujet, Allais, c’est lui qui nous suit, il est en contrebas, aussi il faut faire attention aux genres de propos que vous tenez car vous fermez toutes possibilités de compréhension en fermant des portes avec une bonne intention vous semble-t-il, je ne vous prête nullement de mauvaises intentions, loin de là, mais dans les faits, ça nous éloigne d’une possibilté de comprendre justement.
Je ne cherche à avoir raison de personne, je cherche juste à comprendre ce que nous vivons, vous l’aurez compris je l’espère et laisserez battants de portes ouvertes, merci, je ne mets pas de point de final pour la circulation
merveilleuse journée à tous
le « militant » ne croit pas forcément…Mais s’il ne croit pas, il peut avoir fait une sorte de « pari de Pascal »…
Personnellement, ce pari il est possible qu’on me l’ait « suggéré », le « on » étant plusieurs « figures de l’humanité » que j’ai plus ou moins « rencontrées » :
« rencontres » d’une lecture, d’un combat social, d’un conflit plus intime, etc, et à chaque fois que l’une de ces « rencontres » fait tourner le compteur de ma fréquentation « quantitative » de l’espèce humaine, à chaque fois, s’est rapprochée l’échéance d’une « mutation qualitative » de mon rapport à « autrui » :
soudain, plus rien n’est comme avant, je crois percevoir en chacun bien autrechose, non seulement « plus », mais vraiment bien différent de ce qui me semblait être un individu inscrit dans « la vérité de l’espèce humaine »…
Il est alors temps de me dire que ce « on » (collectif mais non homogène, historico-biographique, accidentel et récurrent à la fois) m’invite à un « pari de Pascal ».
ce pari est qu’ existe une probabilité « combinatoire » d’organisation de cette « espèce humaine », d’où émergerait énormément plus et magnifiquement mieux d’humanité.
Les « retrouvailles » dont je parle avec « Etoile » sont là, et en même temps , elles me compliquent cette vie si simple qui consisterait à atteindre calmement la sérénité…mortelle.
Militer est une « faim »…Non ?
Oui, tout à fait Alain, et c’est là que la cible, l’orientation de l’énergie est importante, mal viser est le sens d’un des mots que l’on traduit abusivement par péché en hébreu, qui nous vaut toutes les lectures enfantines et terriblement dé-tournées de certains mess(a)ges…
L’épilation : norme et idéologie
Contre les tabous indiscutés
Bonjour, je viens de lire un article sur un site féministe qui m’a apparu refléter ce que je pensais au sujet de l’épilation et de la chasse à ce qui est naturel, je le retranscris ici :
Je suis tout à fait d’accord avec cette dénonciation de cette nouvelle pratique qui rend imberbe le pubis des femmes comme celui des petites filles. Nous ne sommes pas des pédophiles, nous les hommes, nous aimons caresser les poils pubiens des femmes, si elles sont d’accord bien entendu, lécher ( mais pourquoi ce clitoris se dérobe-t-il ? ) , sentir les odeurs !
Oui, oui, Concombre masqué, c’est assez terrifiant cette histoire-là, et très symptomatique de notre sinistre époque, c’est une incursion dans tous les espaces y compris ceux du corps, qui ne peuvent plus s’exprimer librement, bâillonnés qu’ils sont par les diktats, repris en choeur par les jeunes eux-mêmes. Ils en ont fait leur credo et ne peuvent plus voir un poil en peinture, les odeurs sont masquées par des effluves synthétiques. Comme si à travers ces impératifs sociaux, c’était de la nature elle-même dont on voulait venir à bout, l’homme, ça y est, c’est fait, c’est un cran au-dessus maintenant, on empiète sur le terrain de la nature qu’on s’essaie à dénaturer. Quelque chose de glauque en ressort, quelque chose d’aseptisé, de froid aussi, qui enlève l’un des sens les plus basique et archaïque, je veux parler de l’odorat oh combien important. On dirait qu’il y a une volonté de dessaisir l’homme de tous ces repères ultimes, les sens sont les fenêtres de notre prison disait un grand monsieur, si les fenêtres sont closes, nous serons complétement emmurés !
Il y a clles qui s’épilent et celles qui font face..
Non mais j’en appelle à Aïda, où êtes-vous passée, ma coréligionaire ?
Il y a une part de vérité sous le niquab de concombre masqué, mais aussi de grosses parts d’impardonnable laisser-aller mental.
Qui vous dit qu’il n’y a pas , aussi, dans les « soins du coprps, un vrai plaisir esthétique, un « art de vie » , et pas forcément une « soumission psychologique » aux normes d’un système , même si ce système pousse à « la marchandisation » ?
Quant à Maurice Allais, il serait temps de le lire et d’en parler plus que du comportement de tel ou tel organe de « l’espèce humaine » !
…Aïda doit être occupée à lire, peut-être Maurice Allais, si ça continue je vends mon ordi et je m’abonne à la bibliothèque du quartier ! (concombre : on y trouve des traites sur les caresses!)
Non, non, Alain, vous faites fausse route justement en pensant abusivement parce qu’on vous a mis ça dans la tête, que pour résoudre un problème il fallait forcément s’y coller corps et âme et se couper du reste, il faut s’y intéresser certes, mais il ne faut aucunement se dé-tourner du reste.
Ce qui peut vous sembler une fois encore, décidément c’est le travers de beaucoup sur ce blog, à côté, hors sujet est justement la clé qui vous permettra d’ouvrir la porte d’une possible compréhension du reste et notamment du pourquoi ça bloque avec Allais, pourquoi ça ne passe pas, alors que ça devrait passer si l’on s’en tient au bon sens qui n’a plus de bon que le mot justement.
C’est que la vie n’est pas saucissonnée, parcellisée, morcelée, elle est un tout, et tout se tient, les émotions qui sont à l’origine de nos actions et donc de ce qui produira des effets dans la socio-culture se manifestent intérieurement par les représentations mentales qui se manifesteront par les comportements à l’extérieur.Et derrière les émotions, il y a des apprentissages, et par qui sont-il faits ces apprentissages, je vous pose la question ?
Le travail qui est fait perfidement mais très habilement sur les représentations mentales, la preuve, il n’est pas perçu ce travail, aboutit à la désespérance que nous ne cessons de déplorer dans tous les champs, aussi c’est de tout dont il faut parler car c’est sur ce terreau-là que nous parviendrons à dénouer les noeuds qui bloquent la circulation du juste et du paisible.
Aussi, se risquer à proposer une telle lecture sur ce blog est tout à fait courageux et intelligent, et je remercie concombre masqué pour cette initiative heureuse.
N’est-ce pas en croisant tous les constituants de notre vie qu’un euréka poindra le bout de son nez, moi, pour ma part, j’y crois de plus en plus. La spécialisation atrophie la compréhension, elle est absolument nécessaire je ne dis pas le contraire et je salue ceux qui se collent à cette difficile question financière, mais elle doit se nourrir de ce dans quoi elle baigne, c’est à dire le tout du quotidien qui se décline de mille et une façon.
Ne vous est-il pas arrivé de comprendre quelque chose sur lequel vous buttiez en faisant de la cuisine ou en réparant votre voiture ?
Moi, ça m’arrive souvent et je pense que c’est parce qu’alors il n’y a pas de tension qui s’installe à vouloir comprendre ceci ou cela, il y a au contraire un abandon,un relâchement une porosité qui s’installe et je pense que c’est sur ce terrain là que peut se poser quelque chose d’une alchimie qui fera se rencontrer des éléments épars qui origineront une possible compréhension.
Certes, on ne peut parler que de son vécu et peut-être en est-il autrement pour vous ?
Bon, quand je disais que j’étais une pugnace ça va se vérifier encore aujourd’hui. Ce matin en repensant à ce disait Sentier 198 :
Le mieux est quand même d’aller lire l’intégralité de son message (157) mais je cite le passage sur lequel je vais apporter des commentaires, voilà donc le dit passage:« »Allais aborde souvent le facteur psychologique , mais pour en revenir à une approche rationnelle de l’économie.
décevant, mais banal…le gars que vous citez souvent fait de même…
ils ont peur du vide , la RATIOnalisation ça soigne cette peur….mieux que les tranquillisants ‚croyez-moi.
on a le sentiment de maitriser quelque-chose à défaut de sa destinée…c’est toujours ça.
mais , l’impasse est totale….… » »
m’est venue à l’esprit le souvenir d’une conférence que faisait Nicolescu, basarab de son prénom, conférence parlant de Pauli, Jung et Lupasco,où un intervenant à la fin du colloque lui pose une question :
Votre modèle va ‑t-il dans le sens d’une téléologie ? dans le sens d’une flèche ? Une évolution vers quelque chose ?
Et Nicolescu de répondre : » Ce n’est pas Teilhardien cette structure, il n’y a pas de fondement!!!!!!!!!!
La réalité dépend de nous.Elle est plastique et notre responsabilité, c’est de bâtir un avenir soutenable en accord avec ce mouvement global de la réalité.
Intégrer ce message, c’est prendre ses responsabilités, c’est à dire répondre de ce que l’on met au monde dans nos rapports à nous-mêmes, aux autres et au monde, au travers de nos actions ou de nos non-actions, de nos empêchements ou de nos autorisations. C’est une charge supplémentaire, un travail nouveau, mais dont nul homme un peu libre ne saurait se soustraire, je crois.
Les ennemis ne sont pas seulement dehors, ils sont en nous parfois, refuser d’ouvrir des portes, et tourner la clé éteint l’ardeur comme dit Char !
Il y a des façons « d’ouvrir des portes » qui sont assez narcissiques pour nous introduire dans la salle des miroirs d’où certain(es) ne sortent jamais :
croire que la « personne » se retrouve « enfin » tandis qu’elle se contente de suivre l’ornière du « penchant le plus naturel qui soit », c’est-à-dire celle de « l’hygiène intime » qui n’a d’intime que le fait d’ignorer que cette « intimité » est exactement identique à celle de milliards d’individus de la même espèce, et prétendre ainsi échapper à la « stéréotypie du système collectiviste », c’est en fait fermer sa conscience à « la société », à « la liberté comme conquête citoyenne » et à tout ce « monde pas naturel » qu’est « la civilisation » :
En fait Nietche nous pilote bien vers cette soi-disant « nature humaine » définitivement en rupture de ban avec « les lumières » et leur « raison ».
« La bête est féconde », ouvrons lui la porte, donc…
@ catherine
vous disiez plus haut :
« …l’orientation de l’énergie est importante, mal viser est le sens d’un des mots que l’on traduit abusivement par péché en hébreu… »
ne sachant à quel « niveaux » intervenir quelque peu décontenancé par vos réactions , j’ai préféré me taire.
mais je suis d’accord avec vous pour dire que çà « pousse » dans le bon sens comme une sage-femme s’applique à le faire comprendre à une parturiente (la maieutique).…
les idées de Lupasco sont passionnantes , mais son formalisme très abstrait ne m’aide guère , je le regrette…
en plus de ne pas ètre « psychologue pour deux sous » , je suis un mauvais logicien…
vous parlez d’orientation, de mal viser..
je pense souvent à l’image d’un chasseur qui pour atteindre sa proie ‚aligne son visueur,la mire au bout du fusil et au lointain sa cible.…
il y a trop de « maitrise » là dedans , c’est cela qui nous « plombe »
ce sentiment que j’ai de vivre depuis longtemps dans « une grande caserne » , s’accompagne de la mise en place de dispositifs de plus en plus contraignant de « controle social » au fil des ans créant de toute pièce une société de la défiance.….
laissons à l’autre le soin de trouver le chemin qui lui convient.….
Alain fait sa route , je fais la mienne , et ‚vous la votre..
concombre masqué à ouvert une fenètre…
tout celà me semble ‚paradoxalement peut-ètre ‚convergent , Non ?
Bien sûr, il faut ouvrir cette porte, mais sans se bercer d’illusions sur cette étape de nos démarches et des combats qu’elles supposent à la fois pour et contre « nous-mêmes ». Je comprends bien la référence de concombre masqué au processus de « matérialisation de l’idéologie dominante dans la structure psycho-corporelle des individus noyés dans la masse » décrit et expliqué par Wilhelm Reich dans « psychologie de masse du fascisme ».
Pas question en effet d’utiliser « la raison » comme un véhicule pour fuir la réalité, au contraire !
Tout est piégé si l’on endort la raison critique.
Décidément, les mots, les mots sont des prisons, que dis-je des forteresses!!!!!
Bon, Alain, c’est bien de vous, de votre perspective per-sonnelle( c’est à dire de ce qui sonne à travers vous stricto sensu per sonna), la vôtre de perspective, pas celle du voisin, que vous percevez le monde, c’est de vos sensations, de vos émotions, de vos pensées que vous viennent vos comportements, votre action sociale dépend de ces paramètres-là et de nulle autre chose me semble-t-il, ou alors il faudra me dire lesquels de paramètres, je suis curieuse de savoir.
La réduction phénoménologique dont parle Husserl par exemple, c’est cela, revenir à soi pour être justement plus dans le monde, sinon, vous pensez être là, dans le social, mais vous luttez avec un adversaire qui n’est à l’extérieur que l’objectivation de l’adversaire intérieur.
Le système nerveux contrairement à ce que l’on croit, sélectionne les entrées des informations ( sinon ce serait le chaos, il faut qu’il y ait un marquage sinon pas de raison de vouloir ceci plutôt que cela et votre énergie vitale serait alors fortement compromise, or, tout est à son service, c’est le primat qui gouverne notre existence je crois de ce que j’ai lu) en fournissant des constantes déterminées par les émotions, en relation avec la volonté laquelle est déclenchée par des forces internes provenant de l’hérédité et de l’apprentissage.
__
Voilà donc pour l’intérêt d’aller interroger les liens d’apprentissage que nous avons faits et voir s’ils sont justes et adéquats et donnent de bons fruits pour tous.
C’est loin d’être du narcissisme, ce serait même plutôt le contraire !
__
décontenancé par vos réactions dites-vous sentier 198, et qu’ont-elles de décontenançant mes réactions dites-moi, ça m’intéresse ?
en plus de ne pas être « psychologue pour deux sous » , je suis un mauvais logicien…dites-vous encore, je n’ai jamais mis votre fonction en doute car je ne sais tout simplement pas ce qu’elle vaut, je me suis contentée de vous dire que votre réaction en un point particulier qui était celui de notre échange à un moment T, manquait singulièrement de psychologie, c’est tout.
Je dis souvent des bêtises, ça ne fait pas de moi quelqu’un d’entièrement bête tout le temps, seulement de temps en temps.
Je continue votre message:« vous parlez d’orientation, de mal viser.. je pense souvent à l’image d’un chasseur qui pour atteindre sa proie ‚aligne son viseur,la mire au bout du fusil et au lointain sa cible.…
il y a trop de « maitrise » là dedans , c’est cela qui nous « plombe »
ce sentiment que j’ai de vivre depuis longtemps dans « une grande caserne » , s’accompagne de la mise en place de dispositifs de plus en plus contraignant de « contrôle social » au fil des ans créant de toute pièce une société de la défiance…
laissons à l’autre le soin de trouver le chemin qui lui convient… »
Justement, il ne s’agit nullement de montrer un chemin, il faudrait être sacrément prétentieux pour faire cela, et ce serait une pure hérésie, car mon histoire n’est pas tissée des mêmes fils que la vôtre ou que celle d’Alain, aussi, relisez bien sans a priori, et vous verrez que ma démarche va dans un sens tout à fait contraire, elle est celle d’offrir des espaces, d’ouvrir toutes les portes et ensuite de ce qui se présentera chacun l’arrangera à sa sauce en fonction de ce qui lui semble juste pour le plus de gens possible.
Une démarche apophatique si l’on veut, qui s’inscrit sur ce qui n’est pas juste, mais qui ne dit jamais je sais, qui se contente de dire, ce n’est pas ça en vertu des fruits que ça produit, c’est tout, une démarche tout à fait humble donc qui se pose sur une conscience de non-maîtrise intégrée et à jamais impossible, __juste des petits fragments qui s’offrent de ci, de là,__ et qu’il faut donc inviter à la noce pour que les épousailles soient glorieuses, car au plus il y en aura de ces lucioles au plus la justice, la paix et la joie seront à la noce justement.
Merveille journée à tous.
@ alain
c’est perturbant ces techniques de communication , car pendant que j’écrivais mon post , vous deviez « poster » le votre , d’où un chassé-croisé,car je ne avez pas lu le votre avant de taper mon texte.
vous dites : « …Tout est piégé si l’on endort la raison critique. »
je ne sais pas si je suis d’accord , dans la mesure où je dirais plutôt spontannément « la pensée critique »..
d’où , une question ? pourquoi associer forcément raison et critique.
les psychiatres du XIXeme et début du XXeme considéré qu’un psychotique était en voie de guérison quand il « critiquait » son « délire » , c’est à dire était en mesure de tenir un discours rationel sur ses productions délirantes..
heureusement , on a beaucoup évolué sur ce point ‚depuis .
Lupasco , que cite volontiers catherine, dit des choses très pertinentes à mon avis sur la « contradiction » (il y a un wiki en francais qui renvoie à d’autres sites très documentés.)
l’approche Reichienne de concept de Libido , le moteur contradictoire de Lupasco , les « machines désirantes » de Deleuze-Guattari , mais aussi de bien d’autre,sont des tentatives de sortir de l’impasse hyper-rationaliste post-Plato-Arsitotelienne qui baigne nos sociétés depuis 25siécles…
donc veillons avec acharnement à exercer un esprit critique , c’est à dire à confronter penser et réalité perceptible , afin de mettre en évidence les incohérences temporaires , en attendant d’y trouver des dénouements.
@ catherine
vous dites :
« …relisez bien sans a priori, et vous verrez que ma démarche va dans un sens tout à fait contraire… »
Je ne suis qu’un Je , donc , :
que de l’a priori.…
la seule chose que je sache , c’est cela.
ce qui me donne un point d’appui et me permet de travailler .…
Oui, et c’est une grande, très, très, grande force de le savoir ! merci à vous !
jeu
Fort de cette faiblesse reconnue, vous pourriez passer du sentier à l’autoroute 198…
à catherine
« …qu’ont-elles de décontenançant mes réactions dites-moi, ça m’intéresse?… »
Jeu l’ai expliqué dans mes messages 170 et 177 , mais cà ne vous a peut-ètre pas « intéressé » tant que ca…
zut ‚encore un à priori me direz-vous …
j’ai ecris il y a fort longtemps un truc (une espèce de Haiku) sur ce Jeu de mot « Je-Jeu » , du genre le jeu et ca m’use (le jeu et s’amuse,le Je et sa Muse…)…
mais dire « encore un à‑priori,me direz-vous » est déjà un « à priori »…
je me suis « tué » à expliquer cela à Jorion , que le langage avait ses pièges , dont celui de la récursivité par exemple .…: f(x)=f’(f(x)).…
je pense que ce serait interréssant de traiter le fonctionnement de l’argent selon un formalisme algébrique plutôt qu’arithmétique (ce que font les comptables), l’algébre permettant que quelquechose puisse devenir indéfini.
Allais , c’est juste une diversion…
Allez , c’est juste une diversion…
si vous en avez d’autre…
cordialement
Vous savez ce qui vous rend sympathique à mes yeux, ce sont vos fôtes d’orthographe, j’adore vraiment, ne changez rien, et puis vous aimez bien Deleuze et un p’tit peu Jung, alors j’me dis, on ne peut pas être tout à fait mauvais quand on a tout ça réuni dans le même bonhomme,
en fait il faudrait pouvoir se taire, mais nous ne sommes que des humains doux oued de par ole(é)!
Bon, quand on lit vite fait ce qui se dit chez mon copain, on se dit, y’a du boulot, y’a des exceptions parfois cependant mais quand même, ça fait froid dans le dos, va falloir relever les manches !
Nous vivons une époque étonnante quand même, dans le plus mauvais sens du terme.
Plus les institutions se vident de sens et violent les principes qui les fondent, plus la puissance, l’autorité et le pouvoir de contrôle social nous rapprochent des mécanismes totalitaires.
Un système inversement proportionnel aux valeurs qu’il prétend incarner mais dont il se sert pour vampiriser le monde et ses habitants.
C’est un couronnement royal, absolutiste du mensonge. Plus on ment, plus on a de pouvoir. Bel exemple pour la jeunesse, et vice d’apprentissage éhonté, quand on sait que l’apprentissage par l’exemple est le plus pertinent.
Une administration omnipotente et omniprésente, très omni dans tous les champs, et qui finit par nous omnivorer !
Les impôts et taxes diverses et variées, c’est la seule variété à vrai dire du quotidien, les prescriptions qui se multiplient à l’infini, obligation d’avoir ci, d’avoir ça, bref tout l’espace occupé par des bêtises tatillonnes et qui bouffent l’existence par l’exaspérance qu’elle suscite.
Et à côté de ça, c’est grand guignol dans les landerneaux politiques qui se livrent à des jeux de théâtre, et les syndicats qui viennent offrir les soins palliatifs aux mourants, un peu de morphine histoire que les derniers droits meurent sans trop de douleur.
Si les gens se désintéressent des histoires qui devraient les intéresser , c’est aussi parce qu’ils ont compris qu’ils n’ont plus rien à espérer avec tous ces gens-là qui ont surtout une fonction hypnotique.
C’est le langage qui doit être radicalement différent et dénoncer sans concession tous les messages mensongers, ça dynamitera quelque chose de cette gangue et peut-être qu’on finira par voir autre chose que no future, je crois.
Chers amis,
Je vous serais reconnaissant d’essayez de respecter (au moins en gros) le sujet des billets, s’il vous plaît ;o)
Le présent billet sur l’appel de Maurice Allais (pour un protectionnisme raisonnable, contre la chienlit laisser-fairiste prétendument libérale, contre les médias qui mentent pour protéger l’idéologie des privilégiés…) a été progressivement complètement oublié et finalement… dévitalisé (à mon sens).
Je trouve ça dommage, c’était un sujet important, aujourd’hui noyé dans « autre chose », intéressant mais souvent sans rapport.
Il me semble que les billets gagneraient à se concentrer (plus ou moins) sur le thème visé au départ (et les thèmes connexes, bien sûr, éventuellement inattendus), en étayant la thèse avec de nouveaux liens, ou en réfutant la thèse avec des objections, mais en se donnant comme ligne d’épuiser un sujet et de garder en tête une sorte de fil d’Ariane.
Bon, mais je dis ça, je dis rien… :o)
Je sais que seule une bonne dose de désordre permet la liberté et la créativité (je suis en train de lire « Théorie du bordel ambiant » et « Un peu de désordre=beaucoup de profit(s) »).
Amicalement.
Étienne.
Vous avez un grand mérite Etienne je crois, c’est de laisser passer les messages même si parfois ils secouent un peu votre boussole interne. Soyez-en remercié donc, car l’usage n’est pas toujours celui-là comme vous le savez.
Je me permets d’apporter un élément de réflexion à votre suggestion de recentrage, que je respecte au demeurant mais qui doit être interrogée me semble-t-il.
Il me semble pour ma part, que ce que vous nous proposez, ce serait comme de vouloir étudier les caractéristiques du coeur humain en oubliant que ce dernier est avant tout au service de l’organisme humain. Aussi, focusser de la sorte peut avoir des avantages mais aussi présenter de sérieuses bévues. On en oublie l’aspect circulaire de la problématique et plutôt que d’ouvrir les champs de la compréhension, cela risque fort de les obturer justement.
C’est au carrefour des multiples champs d’investigation du quotidien ou du moins quotidien, de l’insolite comme du basique que peut venir au monde une petite étincelle qui nous permettra de comprendre du quelque chose du pourquoi rien ne bouge alors que tout devrait pousser à bouger.
La spécialisation nécessaire peut aussi atrophier, empêcher l’émergence d’un euréka, pas pour rien qu’elle est favorisée aussi, elle réduit les espaces réduits de ce que nous sommes déjà intrinséquement je crois.
Le bridage n’est pas bon, la porosité à tous les champs, c’est le terreau nécessaire pour rendre la terre légère et riche d’humus, et c’est sur cette terre-là que quelque chose se posera de façon plus certaine mais pas obligatoire je vous le concède.
En tout cas, vous ne serez pas gênée avec moi, je ferme l’ordi jusque vendredi soir, formation oblige.
Bon débat, à bientôt.
Bonjour
Un petit tour sur « Osons Allais « et en particulier sur l’onglet « propositions résumées » permet de se faire une idée globales des propositions de ce grand « libéral socialiste ».
au sujet de Marianne,
« les seuls journalistes qui nous défendent encore »
1. cela reste à prouver
2. N’auriez vous pas le sens de l’exagération ?
Jon
bonjour,
Une bombe, cette bien étrange ordonnance de Sarkozy, le chef d’un État schizophrène datant du 8 janvier 2009!!! À creuser de toute urgence si l’on veut interdire la spéculation sur la variation des prix!!! À buzzer et à gratter !
Article L211-35. Créé par Ordonnance n°2009–15 du 8 janvier 2009 – art. 1. Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui résultent de contrats financiers, se prévaloir de l’article 1965 du code civil, alors même que ces opérations se résoudraient par le paiement d’une simple différence.
Article 1965 du Code Civil. Créé par Loi 1804-03-10 promulguée le 20 mars 1804 : La loi n’accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paiement d’un pari.
L’État schizophrène, promoteur de la spéculation
http://www.latribune.fr/opinions/20100224trib000480339/l‑etat-schizophrene-promoteur-de-la-speculation.html
Légaliser les paris sur les fluctuations de prix
http://www.pauljorion.com/blog/?p=8779#comment-62368
La crise financière créée de toute pièce n’a d’autres buts que la désintégration des Etats pour réaliser une « gouvernance mondiale » si bien orchestrée par tous les tenants de ce « nouvel ordre mondial » qui inlassablement se répètent, jusqu’à en devenir assourdissants, sans tenir en aucun cas de la volonté des Peuples.
Les conclusions de Maurice ALLAIS ne peuvent effectivement complaire dans ce concert où la forfaiture, la trahison, sont communes mesures vis à vis des Nations.
Il n’en demeure pas moins que ses arguments sont et resteront de poids lorsqu’on s’apercevra que les Peuples n’adhéreront pas à ce mondialisme délétère, basé uniquement sur l’esclavagisme qu’il voudrait consenti de l’Humanité au nom du profit de pseudos « élites » noyées dans leur propre nihilisme égocentrique. G8, G20 Gxx ne servent aujourd’hui que de paravents à ce mécanisme qui se met en place car enfin, quel pouvoir peut donc avoir un « pouvoir » « politique » lorsqu’il ne peut créer sa propre monnaie ?
Cessons de jouer les autruches. S’il fallait ne retirer qu’une seule phrase de la doctrine de Maurice ALLAIS, il conviendrait de retenir cette phrase magistrale : » 1. La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire. »
Ainsi et avant toute action constructive dans le domaine de l’économie, nous devrions en chacune de nos Nations retrouver ce Droit inaliénable qui est celui de battre monnaie. Il est bien évident que ce combat sera rude, lorsqu’on pense aux intérêts versés à des Banques privées, intérêts indus par excellence par les Peuples des Nations floués par cette insolence de l’arrogance.
Lorsqu’on observe la Grèce et ses difficultés aujourd’hui, les nôtres demain avec le Portugal, l’Italie, l’Espagne, nées de cette gabegie liée à des intérêts indus, personne, à mon sens, ne peut contester la vision pratique de Maurice ALLAIS, pour la survie de l’Economie en général et des Nations en particulier.
Maurice ALLAIS a le privilège de mettre en face de leurs responsabilités les femmes et hommes politiques, celles et ceux qui défendent les intérêts des Peuples, et les autres qui n’ont qu’une vocation la destruction des Peuples comme des Nations. Et il y en aura qui interrogeront sur l’ostracisme dont il est l’objet…
Bonjour,
je viens de recevoir, de deux sources différents, une vidéo* d’un soi disant « vénérable professeur Kuing Yamang » qui, rien moins qu’innocente, ressemble à une intox de la droite économique extrême.Et ayant, comme vous, beaucoup apprécié le point de vue de Maurice Allais, publié par Marianne dans son n°du 9 décembre 2009, je me demande s’il ne serais pas possible de donner plus d’écho aux analyses de ce « prix Nobel d’économie » en lui faisant enregistrer une vidéo, à diffuser sur le même média…
Cordialement
Bonjour
Cette video est un hoax
Maurice Allais est mort le 9 octobre 2010 à Saint-Cloud
Dans le style « Martine réinvente le WTO » 😉
Le « protectionnisme généreux »
Comme son nom l’indique, le protectionnisme, ça sert à se protéger. A se protéger entre autres du dumping social.
Il peut être motivé par la peur de pays plutôt riches de voir des pays plutôt pauvres profiter du différentiel social pour vampiriser leur substrat de production.
ça fait mal quand on est riche de voir les pauvres se construire sur notre dos …
Et ceux des adversaires du protectionnisme qui sont honnêtes (je ne parle donc pas des entités mondiales qui profitent des coups de grisous et des migrations de l’économie), ceux là s’appuient sur une sorte de moralisme international. Z’ont pas tort. 😉
Mais la bataille des idées concernant le protectionnisme n’est pas que binaire, ou plus exactement, si elle est binaire, c’est parce que nous manquons d’imagination.
Alors quel serait le cahier des charges d’un protectionnisme repensé ?
-Il doit comme classiquement protéger un tissu économique du dumping social.
-Il doit permettre d’oxygéner le pays le moins favorisé.
-Il doit disposer d’une vanne de réglage, ajustable par l’intelligence, le cœur, et la négociation 😉
Le protectionnisme s’exerçant le plus souvent à travers des taxes douanières, la solution réside dans l’affectation de ces taxes :
Le protectionnisme classique peut être qualifié d’égoïste car non seulement il bloque l’émancipation du pays le mois avancé mais en plus car le pays taxeur se garde la taxe pour sa pomme (double bénéfice)
Pour passer d’un protectionnisme égoïste à un protectionnisme généreux, il suffirait de réinvestir tout ou partie de la taxe dans le pays défavorisé, soit en la versant directement aux travailleurs qui contribuent à l’exportation, soit en investissant dans des infrastructures.
Le niveau de taxation et le niveau du « cadeau » constituant le robinet de réglage.
Farfelu ?
Une partie de la solution ne résiderait-elle pas dans la globalisation d’une marge fixe sur le prix de vente ?
Tarifs sur produits et services : Coût + X % de marge fixe pour le vendeur + taxe sociale locale.
Car là, j’ai l’impression que l’on est dans un principe, X % de taxe sociale sur la marge variable, et nous sommes là, à mon avis, dans le processus qu’explique Étienne » le stylo qui ne rencontre pas d’obstacle »
La Localisation du tissu socio-économique, ce moins-mégapole et cette repopulation des campagnes de façons plus harmonieuse et gérées de la façon la plus optimale et la plus écologique… pas besoin de taxes et autres complications mécaniques et variables…
Le besoin fondamental étant la nourriture il faut absolument rendre publique le pain comme l’eau dont nous avons besoin, cette abondance vitale comme cette autonomie existentielle. Ceci n’empêche pas la liberté d’entreprise, quelques plus-values en retour sur le travail et cet investissement (humain) consenti, mais pas davantage, aucune spéculation, aucun enrichissement excessif… ces limites et ces règles pour encadrer tout ça, etc, etc.
C’est un peu à dessein cette lassitude de ma part, BENGLADESH, comme cette incompréhension pour tout ce qui concerne ces pourcentages et autres variables, je n’en suis pas moins plein d’écoute et désireux d’en apprendre davantage…
… il n’empêche que le Capital et le Libéralisme n’ont plus lieu d’être, à mes yeux, et que le seul intérêt de quelques autoroutes – un exemple parmi tant d’autres – relève du seul bien public, ces commodités de la vie accessibles à tous et non ces machines à fric privées !
Gentil ROBESPIERRE
Je parle d’agir dans l’immédiateté avec des moyens concrets afin d’évoluer, de pendre le chemin de ce que tu décris et que je partage. Des siècles de bons philosophes n’ont jamais pu fait aboutir leur paradigme parce qu’ils ont mis leurs idées au-dessus de l’existentiel. Ne faisons pas les mêmes erreurs, soyons patients et cohérents avec le monde actuel, soyons de notre temps.
La vision d’un monde meilleur n’est pas l’éradication du mauvais pour un projet parfait. L’augmentation du bien aura pour effet d’augmenter également le mauvais. Le bon sens tendrait à mieux partager, harmoniser et adoucir le bon comme le mauvais.
L’erreur de la plupart des paradigmes, c’est vouloir éradiquer ce qu’ils définissent comme mal, et cela ne fait que perturber l’équilibre et l’harmonie des éléments. Nous devons partager équitablement, et adoucir les extrêmes, négatives comme positives.
La notion du bien et du mal n’est qu’une variable humaine pas naturelle.
Absence of evidence is not evidence of absence.
Absence of evidence is not evidence of absence.
(@212)
Je suis bien d’accord_d’autant plus que nous sommes submergés de ces évidences incontestables et arbitraires, cette abscence et de vérité et de justice, sans parler de toutes ces conséquences voulues, sous-jacentes ou bien visibles qui leur sont associées !
CQFD, autant ce pléonasme que ce lieu commun.
ROBESPIERRIX…
Où quand la recette de la choucroute serait d’une importance médiatique capitale !… et cette réponse du présentateur David Pujadas qui en dit long…
Merci
Bonjour,
Je peux me tromper, mais il me semble que par son esprit DÉMOCRATIQUE, ce forum n’a nul besoin de la censure du modérateur, excepté pour les publicités terroristes qui ne sont que des intrusions du capitalisme déraisonné.
Alors qui sont les meilleurs, les 1 % ou les 99 % ?
Ce peu de douceur libertaire anonymoussien_ou comment renverser la vapeur et donner du poids et du sens face à une recontre marseillaise quelque peu ratée et muselée…
(@20, ANONYMOUS –
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2013/11/15/348–15-nov-2013-rencontres-capitales-de-marseille-comment-sortir-de-la-crise#c18766)
Je profite de ce topic très en vogue chez nos amis anglophones pour me permettre ce hors-sujet, une conséquence, je sais bien, ETIENNE, mais une problématique d’envergure et cette même désinformation ou non-information, un de ces projets OTANesque, ATLANTIco ou tout ce que vous voudrez qui, selon moi, touche autant au secteur de la santé (voire de l’épuration scientifique à grande échelle), que des lobbies chimiques et agro-alimentaires, etc., etc.
http://www.youtube.com/watch?v=M5kk9z_SHG4#t=10
(Publiée le 13 nov. 2013
Les fibres qui tombent du ciel viennent des avions disent les analyses de ANALYTIKA !
A fuir toute théorie conspirationniste, les français zappent facilement sur ce qui pourrait y ressembler, de prés ou de loin, et rejettent aveuglément toute recherche qui risquerait de remettre en question l’ordre établi. Pourtant, comme le dit Giorgio Pattera, biologiste italien, sans « alarmisme ou catastrophisme exagéré, et loin de toute théories conspirationnistes », nous devrions nous inquiéter d’avantage de ce qui nous tombe sur la tête, particulièrement ces fils d’anges qui ne sont sans doute que d’anges déchus.… Fibres polymères, phtalates, strontium, aluminium, baryum, autant de cristaux extrêmement nuisibles a la santé.…Ce ne sont pas des poisons violents, non. mais des poisons sûrs, à long terme. Pourquoi sont-ils là ? c’est une autre histoire…Mais ils sont bien là ! Renseignez-vous.)
Je viens de tomber sur cette vidéo, que je trouve magnifique et qui me parle beaucoup en tout cas, moi qui ai déjà abordé à mon petit niveau la méditation et cette ouverture sur soi et sur Tout, moi qui suis persuadé, ou cette intuition, de tout cet impalpable, de tout cet infini en même temps que cette approche scientifique et, qui plus est, quantique, des choses et de la vie.
Évidemment, un hors-sujet, mais croyez bien qu’en Gentil Virus et fin stratège de je-ne-sais-trop-quelle Révolution à venir ou fantasmée, rien de ce qui me passionne n’est anodin ou pur hasardeux, même si tout cela me dépasse et m’inspire bien malgré moi^^
Honorons cet intérêt anglophone_opposons lui le journal de Personne
libertaire, spirituel, précis, concis, à la fois cette exigence et cette humilité, humilité de n’être personne mais cette prétention si légitime et si consciente de toute cette humanité en nous : le meilleur et le plus raisonnable, sans excès, sans extrêmes, mais cette justesse, cette diversité, ces équilibres (économiques et sociaux) sous-jacents de tout le reste.
Je rebondis du journal de Personne à Michel ONFRAY, pour diverses raisons…
Michèle Onfray – le journal de Personne – publié le 30 janvier 2013 :
Entretien avec Michel Onfray 1 – publié le 88 avril 2012 :
Michel Onfray, crétinisateur populaire – publié le 7 mai 2012 :
Michel Onfray, philosophe ici et maintenant.mp4 – publié le 27 mars 2012 :
journal de la 3, publication 25/10/2010 :
http://www.dailymotion.com/video/xfdjfd_universite-populaire-de-caen_news
… Détrompez-moi si je me trompe : ÉTIENNE connaît Michel ONFRAY mais ce dernier ne semble pas beaucoup le citer ; j’ai en estime ce philosophe qui s’intéresse au genre humain et à la société mais je constate également qu’il est souvent invité ou présent en tout cas dans les médias, peut-on en dire autant d’Étienne ? Son rôle en tant que philosophe aussi engagé (le fait de prendre la parole et distiller une pensée, un message est pour moi un engagement, un acte publique) et citoyen si instruit et si conscient des choses et de l’Homme devrait l’obliger, surtout en tant que libertaire et ambassadeur populaire, à prendre davantage acte au cœur de la cité, pour ne pas dire prendre parti… c’est peut-être un éclaireur, un éveilleur de conscience, mais au train où vont les choses, je doute que nous renversions les choses à notre avantage et participions à plus ou moins long terme à quelques réouvertures et multiplications de ces camps concentrationnaires auxquels ÉTIENNE a déjà fait allusion : le Capitalisme effréné et le Pouvoir livré à lui-même ne pouvant amener qu’à cette concentration décisionnelle en même temps que ces planifications de masses et d’économies.
Et pour inverser la tendance, il n’y a pas mille manière, je me suis déjà exprimé là-dessus : mon insignifiance n’y pouvant rien mais ces carnets d’adresses voire ces déplacements plus aisés pour certains pouvant eux exiger tout ce minimum de ces intermédiaires, ministres intellectuels et serviteurs à la Nation. Merci.
Hors-sujet…
http://www.youtube.com/watch?v=UcT0dvVqfZ0#t=211
… j’aime bien le mot de la fin
Cela ne va peut-être pas beaucoup vous plaire, ÉTIENNE, surtout vers 11’18 du côté de l’inénarrable MERMET (dixit) !
Mais ce qui suit comme ce qui précède est très intéressant, je trouve… ou posez-vous la question du pourquoi la radio vous gène de plus en plus, tout cet anti-conspirationnisme, ces chiens de garde à l’opposé de ces lanceurs d’alerte qu’on ne voit pas vraiment sur tous ces lieux de débat et de réflexion mainstream, des plus indigestes aux plus côtés tel France Culture, que je connais assez bien mais qui me prend de plus en plus la tête !!
18’10… il est vrai, c’est maintenant ce choix, ou Le Monde diplomatique ou Egalité et Réconciliation_pour avoir de la bonne info alternative (dixit).
Il y a cette réalité, ces apparences, ces perceptions, ce quotidien… il y a cet impalpable, cet invisible, cet infini… rien n’est plus sacré ni si simple à la fois… mais pour cela il faut non seulement le vouloir et s’en donner les moyens, il faut surtout en avoir connaissance et bien conscience : là est tout le défi de cette Humanité en quête de sens sinon d’Elle-même, la problématique étant essentiellement métaphysique, Cause ultime de tous nos besoins fondamentaux.
Maintenant j’attends que quelqu’un me convainque du bien-fondé ou de la nécessité de me mettre à jour en tant qu’électeur et la petite carte qui va avec, ce VOTE BLANC juste pour caser les indécis et autres mécontents, cette REVOLUTION qui changerait à tout jamais le Monde et ce vide en l’Homme.
@ 222
Je viens de voir la vidéo postée.
Ce que je trouve affligeant dans les médias officiels, c’est cette prétention qu’ils ont de croire qu’ils pensent obligatoirement mieux que les autres, qu’eux seuls savent reconnaître la vérité, et qu’eux seuls sont habilités à pouvoir questionner les faits.
A côté d’eux, le pauvre petit peuple, complètement dénué de discernement et de la moindre capacité réflexive, se trouve bien incapable de faire le tri entre toutes les informations qu’on lui propose aujourd’hui. Tel un frêle poussin fraîchement sorti de l’oeuf, il gobe tout ce qu’on lui sert les yeux fermés et le bec grand ouvert.
Heureusement, nos sauveurs médiatiques officiels sont là pour nous éduquer et nous apprendre à penser comme il faut ce qu’il faut. Merci de nous accorder autant d’estime du haut de votre suffisance 🙂
Finalement, je crois que j’ai à peu près la même doléance à adresser à nos hommes politiques, à nos hommes d’argent, ainsi qu’à tout autre « décideur pour tous au nom de lui-même ».
Il n’y a décidément que le tirage au sort qui pourra nous donner une chance d’enfin prendre du recul quant à nos faiblesses humaines.
Penses-tu, ALIX, que je doive me procurer au plus vite cette carte d’électeur, ce minimum de responsabilité(s) malgré tout… moi qui n’ai pas fait grand chose dans la vie et n’ai voté, si mes souvenirs sont bons, que 2 fois, à la charnière 2000 !!… et je ramène ici ma fraise en plein coeur de la chose publique, hors-sujets plus ou moins tendancieux… un des nombreux paradoxes de la condition humaine, je suppose, entre parti pris virtuels/fantasmés et incapacités existentielles/réelles.
Oui, compagnon, la musique n’a jamais été aussi belle, aussi forte… l’heure approche, les temps sont venus… au-delà de toute espérance, par-delà tous nos défis, il est ce point de rencontre et cette vérité…
Que ferons-nous ? que pouvons-nous faire ? nous le saurons bien assez tôt le moment venu, si nous le voulons autant que nous le rêvons, car tel est cet équilibre et cette démesure, cette transcendance, ce pouvoir créateur sublimé et sublimant lui-même toute cette beauté en nous, cet amour du monde et toute cette poésie sous-jacente.
Au-delà les Chevaliers de la Table Ronde et la Communauté de l’Anneau, nous, nous tous, réunis et plus forts que jamais…
contamination virale et Révolution !
@ Effab,
Ce n’est pas moi, hélas, qui pourra t’aider concernant la question du vote puisque je suis comme toi plutôt mauvais élève..
Je ne saurais dire pourquoi, mais les discours officiels des prétendants au podium, les programmes distribués dans les boîtes à lettres, le rabattage médiatique, les débats d’idées aux allures de combat de coq, les grands sourires et les marches sur les grandes avenues ont toujours eu sur moi l’effet inverse de ce qui était recherché. Manque d’authenticité, peut-être…
Combien sommes-nous dans ce cas-là ?
Combien sommes-nous à subir en toute conscience l’égo démesuré de ces hommes qui veulent absolument régner ?
On dit souvent que les gens ne s’intéressent pas à la politique, mais peut-être qu’ils ne s’intéressent tout simplement pas à ce genre de politique-là…
Après tout, comment pourrait-on leur en vouloir de se désintéresser d’une politique qui se fait très bien sans eux ?
Pour finir, voter pour un système comme celui-ci, est-ce vraiment faire preuve de responsabilité ? Et si oui, laquelle ?
Je rappelle ce topic 100% conspirationniste… je viens de voir un documentaire d’Alex JONES qui m’a rappelé ceci et croyez bien (ou n’en croyez rien comme il vous plaira) qu’à la fin de ce documentaire on est en droit ou c’est très logique de se poser maintes et maintes questions, comme la nécessité le temps venu de tels camps pour pouvoir contenir les récalcitrants et autres troubleurs à l’ordre public, indésirables et rebelles en tous genre !
Je n’invente rien, l’Histoire n’est qu’une grande farce qui se répète autant qu’on veut bien y croire et y souscrire.
http://www.planete-revelations.com/t12077p30-y-a-t-il-des-des-camps-de-type-fema-en-france#152498
En fait, cette vidéo d’Alex JONES rejoint bien nos problématiques liées à la Finance et cette puissance publique usurpée par une élite dirigeante concentrant tous les pouvoirs entre ses mains, monstre tentaculaire de plus en plus totalitaires : l’heure n’est plus au réveil en douceur des consciences et cela ne l’a jamais été, surtout ici-bas le monde tel qu’il est !
Je suis tout musique mais pour bien pouvoir l’apprécier il ne faut plus rien avoir à se reprocher, moi derrière mon écran ma petite MERINGUE notre poêle à pellets_et d’autres qu’on ni cette chance ni même aucun choix.
Oui, mon cher ALIX, tel un manque d’authenticité, à moins que ce ne soit là leur vraie nature de ne pouvoir s’en empêcher^^^
Il va bien falloir les en déloger et les ramener à de plus humbles comportements car les enfantillages et les inconséquences en tous genres, je crois qu’on en a tous très très gros sur la patate !
Bonne nuit
Au cœur des conflits d’intérêts…
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4752340
(L’invité des matins, 2ème partie – mercredi 4 déc. 2013)
C’est croustillant… et on parle même de Montesquieu, chacun se l’appropriant si j’ai bien saisi (vers 9′)
13’30… cette anomalie juridique !
Invités :
Noëlle Lenoir, juriste, déontologue de l’Assemblée nationale, membre du Conseil constitutionnel (1992−2001), ministre des affaires européennes sous Raffarin,
Fabrice Arfi, journaliste, Médiapart
Merci EFFAB,
Elle se fait bien secouer, dans cet entretien, Madame Lenoir, prétendument « déontologue » (la bonne blague) : un cas d’école apparemment.
Très intéressant, merci !
Par ailleurs, je note ce scandale, assez bien résumé (minute 13:45) par le journaliste de Médiapart (Fabrice Arfi) :
Le verrou de Bercy
« Il faut bien comprendre qu’on est la seule « démocratie » à avoir cette « anomalie » juridique :
en France, celui qui diligente les enquêtes judiciaires, celui qui les ouvre, c’est le Procureur de la République, pour tous les délits.
Mais il y a UN délit, pour lequel [le Procureur de la République] n’a PAS « l’opportunité des poursuites », un seul, c’est la fraude fiscale !…
Le Procureur de la République ne peut pas ouvrir d’enquête s’il n’y a pas de plainte PRÉALABLE… de qui ? du gouvernement !… de qui ? du Ministre du budget ! S’il n’y a pas de plainte préalable du Ministre du budget, le Procureur ne peut pas ouvrir d’enquête !
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça autorise toutes les tractations, toutes les transactions, cela veut dire que ce « verrou de Bercy » est utilisé par le Ministre du budget, par l’administration fiscale, au moment d’un contrôle fiscal, en disant au fraudeur ‘vous remboursez mais on ne vous poursuit pas pénalement’ !
Ça veut dire quoi dans l’esprit, dans la culture française ? Ça veut dire que [en France] la fraude fiscale ce n’est PAS un délit comme un autre, que la fraude fiscale cen n’est pas une tragédie pour la société, cet argent qui est l’enrichissement de quelques uns et l’appauvrissement de tous.
Il n’y a qu’en France que ça existe, ce « verrou de Bercy » !
Ça veut dire quoi aussi ? Ça veut dire que, dans le huis-clos des arrangements, on peut diligenter des enquêtes contre ses ennemis et ne pas en diligenter sur ses amis ! »
(Remarque de l’animateur : « pour ceux qui n’ont pas l’image, je signale que Brice Couturier me paraît LIVIDE, et j’ai bien vu que Noëlle Lenoir levait un sourcil… »
@230
http://www.legrandsoir.info/PARANOMAN-S-LAND-Les-camps-de-la-Fema-a-la-francaise.html
Oui, apparemment, je ne suis pas le seul à y avoir pensé, et cet article date de 2009, moi qui à l’époque entrais juste en conspiration et découvrais mes premiers documentaire sur le 11⁄9, loin alors de pouvoir imaginer toutes les thématiques conspirationnistes existantes et plus farfelues encore !
Parano peut-être mais qui oserait prétendre que non que des camps de la FEMA à la française, comme il y est dit en conclusion ?
Je rappelle que les trois photos citées dans le post initial de ce topic Y‑a-t-il des camps de type FEMA en France ? (lien en @230) m’avaient été envoyé par un membre de ce forum qui les avais prises lui-même ; après, de quoi s’agit-il exactement ? futurs camps concentrationnaires ou data-center bancaires ? je n’en sais en vérité rien et peut-être il n’y a pas lieu de s’inquiéter plus que ça, je suis bien d’accord… ceci-dit, le territoire est vaste en dépit des outils et des interconnexions technologiques, et il y a suffisamment de zones plus ou moins accessibles, de vastes ensembles, des grillages de sécurité pour se poser des questions et imaginer de prétendues enseignes ou autres activités de cet acabit.
(Tout ici est citation, copié-collé)
Le symbolisme nazi dans Hunger games II
Bien sûr, on pourrait dire que ce symbolisme est simplement une métaphore visuelle pour ajouter une touche d’authenticité au film , mais quand vous savez que le monde est en constante progression vers un état policier fasciste totalitaire, cela devient alors moins une métaphore de notre passé et davantage une vision de ce qui nous attends.
Les illuminati et ceux au pouvoir , comme nous le savons , aiment cacher leur agenda au vue et au su de tous dans les films à gros budgets et la musique : tout ceci est voulu par l’élite totalitaire.
Leur ordre du jour est à plusieurs reprises dévoilé devant nos yeux, à la fois dans la « vraie » vie quotidienne et à travers les choses auxquelles nous choisissons de nous exposer lors de nos « divertissements », mais bien sûr, le faire remarquer aux citoyens non averti équivaut à se faire rire au nez car tout ceci a été enregistré dans leur subconscient comme quelque chose de fictif. Cette même tactique est utilisé dans beaucoup d’autres thèmes et le moins que l’on puisse dire est que cela fonctionne très bien jusque là.
Les Hunger games font en effet usage de la métaphore visuelle pour évoquer les actes d’inhumanité de l’Allemagne nazie , mais ils illustrent exactement vers où nous nous dirigeons à nouveau, si les choses ne changent pas. Du temps de l’Allemagne nazi, il y avait les Jeux olympiques, et lorsque la dictature du nouvel ordre mondial entrera en vigueur, il y aura sans doute des événements, semblable aux Hunger Games, qui serviront uniquement à satisfaire les besoins tordus de l’élite dirigeante . « Rappelez-vous qui est le véritable ennemi … » (phrase du film pour rappeler aux spectateurs ce que l’on attend d’eux probablement).
http://www.planete-revelations.com/t14124p15-analyse-des-messages-occultes-du-film-hunger-games#152587
http://www.illuminatiagenda.com/the-hunger-games-catching-fire-nazi-symbolism-throughout/
Comme on le sait, la Culture ambiante imprègne profondément les esprits et elle les formate. C’est pourquoi nos grands programmateurs de Culture choisissent avec le plus grand soin les films, livres, jeux vidéo, et autres outils de formatage dont ils nous abreuvent depuis des décennies.
Actuellement, leur stratégie est devenue plus subtile et il devient presque difficile, même avec du recul, de garder un esprit critique.
En effet, dans bon nombre de films et livres actuels, les héros luttent contre un groupe qui détient un pouvoir totalitaire. Ce groupe dont le fonctionnement violent et tyrannique ressemble à s’y méprendre cà celui du NWO que l’on nous prépare, est critiqué par les héros qui le combattent. Ainsi, même les lecteurs-spectateurs avertis adhèrent à l’histoire…
Le problème, c’est que pour lutter contre ce pouvoir dictatorial, les héros utilisent les mêmes moyens violents que leurs adversaires… Et c’est là justement où l’on veut nous conduire !
Dis-moi quels moyens tu utilises… et je te dirai quel est ton camp : En usant de violence, en blessant, en tuant, les héros font preuve de la même inhumanité que leurs adversaires. Même s’ils s’opposent à eux en apparence, en fait, ils font partie du même camp : le camp de ceux qui veulent s’imposer aux autres par la force et le meurtre. Mais dans l’esprit des lecteurs-spectateurs, la violence des héros est totalement justifiée. Et voilà ! Nos grands programmateurs ont gagné !!!
Un exemple parlant, parmi tant d’autres : « Hunger Games », roman pour la jeunesse, de Suzanne Collins, puis film à succès hollywoodien.
Dans ce bien évidemment best seller, la courageuse et combattive Katniss Everdeen lutte contre le Capitole qui asservit et affame la population de Panem. Chaque année, durant les Hunger Games, des enfants doivent s’entretuer, dans une arène truffée de pièges mortels. Ces jeux sanglants font partie de la stratégie de la Terreur mise en place par le Capitole pour empêcher les révoltes.
[Attention, spoiler] Katniss sort victorieuse des Jeux, ce qui signifie qu’elle a dû tuer d’autres enfants. Ensuite, tout au long de la trilogie, elle est amenée à perpétrer de nombreux meurtres d’ennemis, s’habituant à tel point au crime qu’elle finit par tuer une femme totalement innocente et inoffensive, comme ça, par réflexe ! Mais le plus terrible, c’est que cette héroïne qui hait les Hunger Games, dont elle a tant souffert, finit par voter « Oui » pour imposer ces jeux abominables à d’autres enfants !!! Quand on sait que le lecteur s’identifie en général au héros, voilà un modèle plutôt inquiétant…
On peut se demander lucidement ce que retiennent les jeunes (et moins jeunes) de cette histoire : Sont-ils devenus des défenseurs de la liberté et de la démocratie ? Veulent-ils s’engager contre les régimes totalitaires ? En fait, personne ne parle de tout cela, qui n’est qu’un « habillage ». La seule chose qui est retenue et ultra valorisée, c’est justement le principe abominable des Hunger Games ! A savoir faire s’entretuer des enfants ! Dans de nombreux jeux vidéo, ces jeux cruels sont repris et mis en scène. Ils font rêver notre jeunesse…
Une seule voie possible : la voie spirituelle !
Pourquoi ne nous montre-t-on jamais des façons de réagir autres que la violence et le meurtre ? Dans aucun livre, aucun film (Cherchez, vous ne trouverez qu’une ou deux exceptions sur mille). Pourtant il existe d’autres voies face aux conflits, face à l’oppression, des voies qui seules peuvent apporter une vraie paix durable…et une société juste. Des voies plus efficaces que la violence… Mais personne n’en parle jamais ! Surtout pas ! Nos grands programmateurs savent parfaitement que seule la voie pacifique, non violente, spirituelle, pourra les mettre en échec !
Sans pour autant parler d’angélisme, qui nous proposera des romans, des films, des jeux vidéo nous initiant à cette voie ?
http://mouvida.com/dis-moi-quels-sont-les-moyens-que-tu-utilises-et-je-te-dirai-quel-est-ton-camp/
Et cet autre film, Le Cinquième Pouvoir, plus proche de nous et moins futuriste…
Halte aux méthodes du néomanagement,
ou l’invasion des petits chefs gestionnaires !
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/halte-aux-methodes-du-144589
Effab, le remède est d’écrire des poèmes
Contre poison.
…
Qu’il me soit un jour permis
de dire à mon cœur
tendrement
ce que j’ignore encore.
Cela ne dépend que de moi :
Il me suffit de déjà l’écouter.
…
C’est un peu passé de mode 🙁
Marie, les « jouis la loi » se font rattraper à Nuremberg, qui les plagie.
Cette abomination du disque rayé ne peut que conduire à rêver l’anarchie.
Mais rêver n’est pas efficace.
Il reste changer, soi.
Maigre solution de colibri, mais déterminante.
J’aime cependant la démarche de ce site, car l’ambition n’est pas de prendre le pouvoir, mais de le répartir universellement, sans point d’accumulation. C’est la seule démarche de groupe qui ne soit pas susceptible de devenir furoncle planétaire.
Voici une autre analyse du film The Hunger Games, une interprétation plus sensées, moins occultes, moins subliminales… de la part d’un membre de ce forum avec lequel j’ai de forts désaccords idéologiques, moi égal à moi-même avec tous mes paradoxes et mon conspirationnisme, AEGIS plus dans cette rhétorique cartésienne et prétendument, selon moi souvent, rationaliste.
Son analyse :
Techniquement, la saison des blockbuster va de avril à septembre.
Nous sommes en décembre, la saison est finie.
Je précise ce détail de l’industrie cinématographique pour être clair.
Ensuite, c’est justement ne pas comprendre le cinéma et le rôle de l’image que d’inverser le rôle que l’image remplit. Justement, les rapprochements photographiques effectués par l’auteur de l’article sont tout à fait saisissants et exacts. Et c’est justement parce que c’est exact que cela DOIT nous rappeler ce qu’a été le nazisme.
Si cela échappe à la conscience : c’est être un bœuf inculte. Mais vraiment. Pour avoir vu le film, c’est le genre de choses qui saute aux yeux tant la construction à l’image cherche à provoquer le malaise et un sentiment d’indignation face à ce qui est des manigances politiques pour asseoir un pouvoir fragile mais extrêmement brutal). On se sent finalement soulagé à la fin du film quand apparaît la possibilité de la révolte, et de pouvoir mettre un terme à la folie du pouvoir en place (qui tue des enfants pour le plaisir). Et c’est sans doute cela qui est important.
Ensuite, justement, il est montré de la violence constante, pour mieux en montrer l’absurdité. Je ne spoilerai pas ici le troisième livre par exemple sur certains passages qui montrent toute l’absurdité de la violence et ses conséquences, ainsi que les conséquences d’un cycle de la haine.
Le film déjà se déroule à Panem (Panem et circenses, du pain et des jeux) : le ton est donné dès le départ. Le personnage du président Snow (la neige = pureté) montre que les apparences sont contradictoires avec ce qu’est réellement le personnage. Le rapprochement avec le symbole nazi : le symbole de la résistance est le geai moqueur, ce qui est donc une référence ironique. Le symbole nazi est plutôt dans les banderoles du pouvoir en place qui représente un aigle stylisé, comme on peut le voir sur les photos. Le salut des pauvres ne reprend pas le salut nazi, qui est, rappelons-le, une reprise du salut romain. Les pauvres avant de saluer embrassent la main puis la lève, ce qui ressemble davantage au salut grec. Ce sont là des nuances qu’il faut quand même noter.
Montrons-nous intelligents, et évitons les amalgames rapides.
Le film se construit sur cet écart entre l’opulence outrancière des classes aisées de la capitale, et la misère sociale des opprimés pour la rendre d’autant plus terrible que les riches construisent leurs loisirs sur un système qui valorise le meurtre entre catégories de pauvres pour exploiter par la suite l’image des vainqueurs comme des héros.
C’est en cela que réside la force du film… Il est inutile d’y voir des messages occultes visant à « pervertir » là où au contraire, il n’y a que dénonciation des dérives du pouvoir.
Si tu veux vraiment faire une analyse occulte des messages dans un film, je te conseille la saga Twilight. Cela c’est un assemblage d’immondices (et encore, les films sont moins pourris que les livres), pour le coup, c’est bourré de messages occultes et de propagande (pro républicaine et accessoirement, pro mormone).
http://www.planete-revelations.com/t14124p15-analyse-des-messages-occultes-du-film-hunger-games#152608
Désolé, j’avais oublié le numéro du post correspondant : @235
@Ana #239
Personnellement, j’aime ta poésie Ana.
N’aie aucun souci pour ça, et peut-être d’autres prendront exemple sur toi : ils oseront se lâcher 😉
@237
Très intéressante vidéo, merci MARIE !
plein de choses à en dire, tel cette deuxième partie où David PUJADAS s’exprime longtemps, tant de questionnements là-dessus : pourquoi prend-il la peine de discuter quand d’autres esquivent la moindre approche ? Très très intéressant ce qu’il dit concernant Internet et ces conseils à s’engager plus avant ; évidemment, cela ne lui coûte rien de dire ceci ou de dire cela, mais plutôt cela pour ainsi être bien avec tout le monde_comme on peut aussi l’imaginer beaucoup plus honnête et plus sincère que ne le laisseraient penser sa situation et son intérêt propre, et là, en ce cas, pourquoi ne pas le prendre au mot et tenter d’élaborer avec lui un débat avec ETIENNE, par exemple, un genre de débat-conférence où l’on tenterait de la convaincre et de lui prouver tout le bien-fondé d’une Constituante populaire et du Tirage au sort !… Un refus de sa part prouverait que tout ce qu’il disait n’était finalement que des mots et du vent_car qu’aurait-il à perdre d’user de sa position médiatique en invitant ETIENNE dans un débat quand, comme il dit, les médias et la télé n’ont finalement pas si grand pouvoir !
A vous lire sur ceci, je trouve qu’il y a là peut-être une ouverture médiatique ou que cela peut en tout cas donner des idées de réflexions pour de telles possibilités.
La Cause à la hauteur de la Réalité… c’est selon moi vital d’en prendre bien conscience sinon, tous Gentils que nous sommes, nous serons balayés en deux trois mouvements…
C’est là une vidéo très conspirationniste, c’est bien le moins qu’on puisse dire !
Je vous invite cependant à y jeter un coup d’oeil, l’idéal étant de tout visionner, surtout pour ceux qui sont en partie ou non ignorants ou carrément réfractaires à certaines des thématiques abordées… je trouve qu’il est simplement dommage d’ignorer des choses, qu’on y adhère ou non, quand il y a là tant se signes et de coïncidences qui sont sujettes à caution_comme on peut n’y voir là qu’interprétations paranoïaques et fantaisistes…
… mais ce décodage d’une vidéo de Madonna (années 80) comme bien d’autres choses ici sme semblent suffisamment crédibles pour expliquer l’état de notre monde et le pourquoi de cette inhumanité ici-bien-bas.
On peut se positionner en historien ethnologue pour étudier la tradition, ou pour rechercher le symbolisme et les tropismes émotionnels ou de pensée qu’il représente.
Ce peut même être une riche démarche, qui aide à comprendre notre inconscient au delà du plancton de surface.
Mais affirmer dynamiquement l’existence de la chose comme cause de ceci ou cela, à travers siècles et millénaires, est de l’ordre de la croyance.
Se parer de l’Histoire de la pensée pour appuyer la pensée historique est de l’ordre de l’abandon complice de son propre libre arbitre.
Comprenons bien que si une foule transgénérationnelle croit en ce qui n’existe (peut être) pas dans le monde réel, elle le crée dans le monde de la pensée.
Si bien que cette chose existe, tout en n’existant pas.
Elle existe en tant qu’agent d’influence mais pas en tant que réalité objective.
S’exerce alors sur les individus non encore atteints par la contagion une influence, une suggestion par la masse culturelle, à laquelle il est difficile de se soustraire, le cerveau mimétique étant souvent plus puissant que le cerveau individuel.
La chose n’a d’existence que celle qu’on lui concède.
La chose n’a de pouvoir que celui qu’on lui concède.
Et la dénoncer, c’est lui donner vie, et déjà se reconnaître comme faible devant elle.
Ce que fait allègrement l’orateur (j’avoue ne pas avoir pu regarder plus que deux plans), qui au passage se congratule son petit ego de clair voyant de l’imaginaire.
Dangereux sont les gens qui exhortent à résister, donc à se soumettre …, à une création de l’esprit, sans majuscule.
Puisque le bonhomme parle du moyen-âge, il serait bien inspiré de remarquer que les croyances véhiculées par l’inquisition étaient construites de toutes pièces, et pourtant suivies par les foules, exactement dans le schéma qu’il nous propose concernant Chitan.
Perso c’est quand même intéressant…
Même si j’ai pas encore tout vu, merci pour ce lien, Effab:-)
Je crois perso que pour certaines loges le grand architecte c’est satan c‑à-d le symbôle du malin, donc il vénère ce qui est mal ou le plaisir sans freins ou dévié du naturel( l’assouvissements de tous les plaisirs outranciers les penchants et les vices, toutefois on ne sais pas si c’est le cas pour toutes les loges maçonniques ni si tous les membres sont au courant de ce qu’ils vénèrent…Attention perversion;-)
Mais y a qu’à observer les assoifés d’argent pour le voir,; ils font le culte de Mammon et donc de tout ce qui en découle, c’est forcé mathématiquement;-)
@245
Je ne dis pas qu’il s’agisse là de la vidéo la plus sérieuse ni la plus objective qui soit_et mes choix sont autant éditoriaux (si je puis dire) qu’intuitifs… comme il appartient à chacun de prendre ce qui peut l’intéresser voir rejeter tout ça sans autre préavis.
Ce conspirationnisme que nous pourrions qualifier de sensationnel, quoi que cela se discute, a néanmoins ce mérite d’informer de choses et d’autres, de faire de nombreux recoupements et d’envisager les événements selon cet autre éclairage, cette autre approche de la réalité… et pas besoin d’être coutumier du fait conspirationnisme ou pur inculte de ces choses pour être ou non interpeller, bien qu’un maximum de données et d’expérience faciliteront grandement ladite compréhension/adhésion ou pas.
Le bon sens, l’éthique, ce soucis de vérité, d’honnêteté en soi sont bien inhérentes à l’individu et à son parcours de vie, pas besoin de grand discours ou de grosse pédagogie pour éclairer sur de telles évidences ; mais c’est bien le déni ou le mensonge les concernant et tout ce qu’on leur propose à la fois qui abrutie les gens et détournent les populations de la Vie et de ces valeurs.
C’est comme pour la science, la technologie, l’art et tutti quanti, tout ceci peut être bénéfique pour l’Homme, mais c’est bien lui seul qui est responsable des choix qu’il fait, en âme et conscience ou non.
Je porte le Conspirationnisme à côté de la Démocratie car tout ceci est lié, de façon directe ou non, de façon inconsciente ou non, mais je crois ce méli-mélo ou cette inextricable complexité autrement plus contrastée, emmêlée, sous-jacente et bien réelle à la fois.
Puisque la résolution du problème est autant spirituel (prise de conscience, éthique, déontologie, humanisme, altruisme…) que matérielle, physique, institutionnelle, sociétale, il est plus que nécessaire d’appréhender cette problématique sous tout ces aspects, Causes multiples aussi dénigrées les uns que les autres mais pouvant s’éclairer mutuellement, tel cet exemple des plus farfelus qui me laisse à penser que cet concentration excessive et nocive des richesse et du pouvoir pourraient s’expliquer finalement par le fait que les hommes et les femmes qui forment cette élite – ceux en tout cas qui ont tout intérêt à autant d’inconséquence et de perversité – pourraient bien être autre chose que des hommes et des femmes comme vous et moi (à l’instar de notre ami Hugo CHAVEZ) ou que cette dualité ici-bas est ce terreau idéal pour confronter le Mal au Bien et déséquilibrer ainsi l’Harmonie amoureuse, dénaturer la Conscience, l’endormir, l’asservir ou s’en servir contre elle-même… 51’25… où tout est dit selon moi, ou tout paraît enfin si clair et si explicite…
Je ne puis m’empêcher ce petit clin d’oeil averti et néanmoins très humain^^…
http://www.youtube.com/watch?v=RshV61OxfdY
… un des perles du conspirationnisme ou interprétez cela comme bon vous semble. Merci.
On peut parler du dieu argent, je le fais moi-même, comme métaphore, ou comme entité sécrétée par l’activité humaine, mais sans penser qu’il est une force antédiluvienne comme le fait Steiner.
Quoique le denier du Tarot soit perçu comme force cosmique par certains.
;;;;
Il serait intéressant qu’un historien sérieux et … qui a le temps … nous fasse un historique de l’apparition de Seth-Anu dans la pensée humaine, depuis les dieux agricoles et cornus, cananéens, ou d’ailleurs, jusqu’à l’histoire de Pan Twardosky 😉 en passant par le Baal syrien ou punique. On est loin du constant présenté plus haut néfaste intemporel depuis Adam, une autre symbolique à décoder, jusqu’au dernier homme, ce sont ~ les mots entendus.
Le risque est de nous défausser de la responsabilité humaine et de tomber dans un fatalisme au moins partiel.
Sans compter l’étiquette de Grand Satan qu’on pourra attribuer à une nation, il est vrai pas innocente, au risque de déclencher une hystérie meurtrière. Car c’est bien ça qui vient au bout de la route, quand on donne vie et pouvoir à ce qui n’est pas ; ça s’est eu vu …
http://vimeo.com/23237102
perso pour moi, personnifier la mauvaise utilisation de la force naturelle par satan, ne m’empêche en aucune façon de penser que j’ai ma part de responsabilité par rapport à l’état du monde.
Je crois qu’il y a une seule et unique force énergie, et que l’homme en générale n’a pas conscience, connaissance de son utilisation car il ne tient compte que de l’aspect matériel des choses.
Je crois que Le mal n’est pas une force mais une méconnaissance ou la mauvaise utilisation de la Force et de ses lois.
Il se laisse manipulé par ignorance par paresse, par faiblesse, mais c’est son choix, de chercher à connaître sinçèrement et courageusement ou pas.(ce n’est pas une leçon mais une constatation de notre état)
Et il peut apprendre ces lois de la nature mais comme il s’en éloigne…puisqu’il l’a craint, et il l’a craint parce qu’il l’aborde avec convoitise c‑à-d sans amour, son regard en est déformé
rien n’oblige l’homme a donner autant d’importance au diable, mais simplement qu’il voit qu’il se fourvoie en accordant tous ces malheurs à une entités. la question est bien peut-être qu’il reconnaisse ses responsabilité de donner ou non tout son pouvoir à quelqu’un d’autre.
Je comprends bien… donner un nom et une image qui ne seraient pas vraiment celles de ce mal et de tous ces dysfonctionnements qui nous préoccupent ici en Démocratie et au quotidien ne seraient des plus avisés et pourraient même être contre-productifs… ceci-dit, loin de moi et de nous toute hystérie meurtrière, d’autant plus que la majorité des individus et des peuples sont plus portés au pacifisme et à l’amour et non aux choses désagréables, ce qui veut dire que si meurtres, exactions et injustices il y a, et Dieu sait qu’il y en a aujourd’hui, au nom justement de ce satané Oncle Sam, c’est bien du fait et du seul fait de ces élites capables de tout, du pire comme de l’innommable.
Bref, parler de cet oeil pyramidal, évoquer les futures puces sous-cutanées, sourire d’éventuels reptiliens voire même en parler sérieusement, cela est plutôt mettre cartes sur table, sans en oublier aucune, prendre connaissance et conscience de tout ce qui nous entoure, ne rien omettre justement parce qu’il est dans notre intérêt de nous prémunir contre tout ceci, agir en connaissance de cause et pouvoir bien cibler tout indésirable et tout dysfonctionnement à la Cause.
Bref^^, tout ceci ne me paraît pas plus déplacé que la plupart de ces hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises et représentants du monde de l’édition et des médias de premier plan pas très diserts à l’entrée et à la sortie du Siècle (@237)… des personnes qui s’occupent de près ou de loin à nos petites affaires mais ne nous en souffleront jamais mot ! bien qu’à voir la tronche de certains cela ressemble plutôt à une obligation ou quelque prise de consigne !!
@Effab
oui on est d’accord:-)
j’essaie de trouver des mots communs pour comprendre en fin de compte que le problème est double ; extérieur et intérieur.
Il vient sans doute de l’intérieur au départ pour ensuite se matérialiser et nous échapper complètement suite à l’ampleur qu’il prend et être pris par d’autres moins scrupuleux.
@253
C’est exactement ça, MARIE… merci, ANONYMOUS, on ne s’en lasse pas de cette musique… et de bien belles images, oui, c’est beau la ville la nuit et l’on peut comprendre cette folie des grandeurs, cette vision des choses et du monde quand on voit tout ceci de si haut, tel un enfant avec ses petits soldats se créant tout un univers, tels des apprentis sorciers s’estimant plus à même, cet ego, cette mission ou tout ce que voulez de vouloir commander ainsi aux Hommes et au Monde !…
… mais c’est bien de cette musique don( il s’agit et qui nous réunie ici : cela est autrement plus beau et plus tragique que la Marseillaise, non ?!^^
@Effab
c’est vrai que c’est assez troublant cette traduction du clip de Madonna.
J’avais oublié aussi que lucifer signifie porteur de Lumière(bien que déchu de ses fonctions…;-)
Etre, ou n’est pas être ?
http://youtu.be/YpxTCuc6kFc
Je vais mettre les pieds dans le plat 🙂
Tout simplement, et si c’était vrai ?
Qu’est-ce qu’on peut opposer à cette vision du monde ? Qu’est-ce qui peut bien me prouver que cette lecture du monde est erronée ?
Ma logique rationnelle ? elle se trompe tout le temps
Mes différents savoirs ? ils ne cessent de se remettre en cause, et ne reposent finalement que sur des croyances que j’ai ou que d’autres ont de ceci ou de cela à un instant t
Mon observation de la réalité ? elle est limitée à ce que je vois
Mon expérience personnelle ? elle est limitée à ce que je crois
Il me reste quoi à opposer ? Le doute ?
Mais voilà, je commence à me méfier du doute aussi… Disons que je vois très bien ce que le doute apporte : ne pas rester sur ses certitudes, mais puisqu’il n’y a aucune certitude (d’où le doute), je suis donc invité à changer continuellement de tromperies ? 😉
Et de l’autre côté, je vois également ce dont le doute éloigne : de l’action, des convictions et aussi, pour en revenir au début de mon message et faire ainsi une boucle, de la foi.
Héroïsme ou bêtise ?
http://youtu.be/QD5hu_0266Y
Moi je dirais propagande et sentimentalisme !
L’émotion ici est compréhensible, voire palpable, légitime… mais la musique abrutie les consciences et cachent à toutes ces petites gens et honnêtes citoyens tout ce qu’on leur fait croire et faire et penser… ces consummérateurs, ce job comme un autre cet amour de la patrie mais ces ordres à exécuter, quels qu’ils soient puisque hiérarchie et directives nous imposent et nous obligent.
@259
Ce qui pour être a besoin d’être nommé ou invoqué se nourrira de tout discours adverse mais sera éteint par la puissance de l’intégrité.
@245
47’16… regarder ce décriptage d’une ancienne vidéo de Madonna, cela vaut le détour et croyez bien que ce hors-sujet est à la hauteur et au défi de cette Démocratie bafouée pour ne pas dire satanisée !
Lady Gaga vs KUBRICK, celui en particulier de Eyes Wide Shut mais l’on peut bien y englober toute son oeuvre, des Sentiers de la Gloire à Full Metal Jacket en passant par 2001, l’Odyssée de l’espace et Spartacus… prendre enfin conscience de tout ça et faire en sorte, faire enfin que JFK et KUBRICK ne soient pas morts en vain !
51’24
»Si Dieu a choisi de séparer le bien et le mal (blanc et noir) c’est pour que la distinction entre les deux soit claire, sans aucune ambiguïté…
Car nous vivons dans un monde de dualité,
Le paradis terrestre, où la dualité n’existe plus, n’est pas encore là
(…)
Ce qu’on appelle le mal provient en réalité d’un déséquilibre entre les lois naturelles et spirituelles
Lorsque tout est détraqué et que le monde est devenu invivable, Dieu « neutralise » la dualité en rétablissant l’équilibre parfait avec le pouvoir de la Vérité (Pureté & Lumière), ce qui a pour conséquence de faire disparaître l’obscurité, le mal complètement…
Lucifer en revanche s’acharne à maintenir cette dualité à tout prix…
Une dualité où le vice et la vertu sont mélangés, inversés…
Ainsi, il peut facilement contrôler les âmes faibles ou avides de pouvoir…
C’est comme si l’obscurité était la lumière
»
Evidemment, ce texte n’engage que son auteur et ceux qui sont portés à y croire ou en sont déjà convaincus… pour ma part, cette question de dualité et de déséquilibre me laisse autant à réfléchir qu’il me semble évident qu’il y a là quelque chose de juste en rapport avec notre monde incivilisé, Satan ou pas, Dieu ou pas.
1h04’50
Pas mal toute cette flopée de patchs aéronautiques… mais ce ne sont peut-être là que des interprétations conspirationnistes^^
Bref, ne prenez pas tout ça au sérieux mais ne l’ignorez pas non plus, sait-on jamais
Moi qui parlais de patchs aéronautiques (@263)… justement, on en parle ici aujourd’hui – http://www.planete-revelations.com/t14220-le-logo-du-nouveau-satellite-espion-americain-est-un-poulpe-malfaisant-qui-englobe-la-terre
http://www.streetpress.com/sujet/116812-le-depute-qui-voulait-savoir-pourquoi-il-y-a-des-nuages-dans-le-ciel
Et notre ami anglophile, en vacance peut-être ? dommage, j’aurais bien aimé avoir son avis sur Nigel FARAGE, faute d’avoir de plus amples informations ou quelques croustillantes révélations sur les agissement de l’OTAN au-dessus de nos têtes, un député honnête ou ce retour de conscience vis-à-vis de cette fantastique omerta de prétendue ingénierie se comportant avec nous comme ils l’ont fait avec le référendum…
http://www.youtube.com/watch?v=n2K0DTabKis
Ce Verbe que je détiens, inconscient que je suis de cette vérité en moi et au monde…
… comme il appartient à chacun d’entre nous de s’en rendre compte et de s’en convaincre enfin, cette pleine conscience à recouvrer, toutes ces controverses sournoises et illégitimes à vaincre et à destituer, cette éthique en nous, ces vertus humaines et ce hasard émancipateur et constructif, Tirage au Sort de la volonté démocratique, terreau primordial pour ce respect commun et ce rapport plus équilibré à l’autre, quels qu’en soient nos différences, nos compétences…
http://www.youtube.com/watch?v=AjUnevis1no
Tel la Démocratie à mettre sur le devant de l’espace public et au coeur de l’opinion, les Chemtrails sont pareillement superbement passés sous silence au seul profit de la géo-ingénierie-la solution idéale contre le CO2 !
Si vous n’êtes pas familier de ce sujet, je ne puis que vous recommander cette vidéo et cette intervention d’une personne suffisamment informée et consciente du problème, qui plus est, active, activiste.
Amicalement
Que ce soit pour les chemtrails ou tout autre abus continental, les
citoyensindividus n’ont que le pouvoir de pétition, et le parlement européen n’a que le pouvoir d’inviter la commission à entrer en matière.Si donc, ce n’est qu’une hypothèse, la commission (non élue) est co-artisan d’une injustice ou d’un sévice global, on est « à poil ».
Extrait des règlements européens :
Si votre pétition concerne l’un des domaines d’activité de l’Union européenne, elle est d’ordinaire déclarée recevable par la commission des pétitions, qui décide alors du type d’action qui doit être mené, conformément au règlement du Parlement.
La commission des pétitions vous tiendra informé/informée dès que possible, une fois que des décisions auront été prises.
Selon les cas, la commission des pétitions peut :
Inviter la Commission européenne à procéder à une enquête préliminaire et à lui fournir des informations concernant le respect de la législation communautaire en la matière, ou contacter le réseau SOLVIT,
Transmettre la pétition à d’autres commissions du Parlement européen pour information afin que celles-ci entreprennent une action (par exemple : tenir compte d’une pétition dans le cadre de leurs activités législatives),
Dans certains cas exceptionnels, <lesquels ?> rédiger et soumettre un rapport complet au Parlement européen en vue de son adoption en séance plénière ou effectuer une mission d’enquête dans le pays ou la région concernés puis publier un rapport de commission contenant ses observations et recommandations,
Arrêter toute autre mesure jugée appropriée pour essayer de régler la question ou d’apporter une réponse satisfaisante au pétitionnaire.
La commission des pétitions se réunit normalement tous les mois, sauf au mois d’août, lors des vacances parlementaires. Elle est assistée dans ses activités par un secrétariat permanent, qui gère les étapes de la procédure de pétition, joue un rôle de conseil et prépare ses réunions.
La commission des pétitions du Parlement européen peut s’efforcer de coopérer avec les autorités nationales ou locales d’un État membre pour résoudre un problème soulevé par un pétitionnaire. Dans ce but, elle peut être amenée à partager des informations de détail avec celles-ci, à moins que le pétitionnaire ne s’y oppose explicitement.
La commission des pétitions ne peut, cependant, passer outre les décisions prises par les autorités compétentes des États membres. N’étant pas une instance judiciaire, le Parlement européen ne peut ni prononcer de jugement, ni annuler des décisions prises par les juridictions des États membres. Les pétitions tendant à cette fin sont irrecevables.
(on a déjà discuté de l’article 11 qui permet de s’adresser directement à la commission pour l’inviter à réfléchir pour une meilleure application des traités)
Islam/judaïsme, le sionisme n’est pas laïc.
http://youtu.be/yEJ4ld8FqC0
D’autant si l’on considère le niveau de jours entièrement ouvrables voire l’éthique, en tout cas, tout sentiment civique de certains hauts fonctionnaires européens, on est quasiment assuré quant à cette irrecevabilité de ces pétitions…
http://www.youtube.com/watch?v=vcUXgtNrrGE
http://youtu.be/c551FORG_zg
http://youtu.be/m2xxCah0qWw