Maurice Allais, Lettre ouverte aux Français : CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS

9/12/2009 | 272 commentaires

Chers amis,

Un des der­niers jour­naux libres en France, Marianne, vient de publier (n°659, 5 décembre 2009) un très bon article de Mau­rice Allais.

https://old.chouard.org/Europe/2009–12-05-Maurice_Allais-Marianne.pdf

Remarque impor­tante : le cou­rage des jour­na­listes de Marianne, chaque semaine, mérite que nous les aidions en nous abon­nant. Si on n’aide pas, ici et main­te­nant, les seuls jour­na­listes qui nous défendent encore, il ne fau­dra pas venir pleu­rer quand nous nous retrou­ve­rons SEULS face aux bar­bares pré­ten­du­ment libéraux.

Voi­ci l’ap­pel de Mau­rice Allais :

Lettre aux Français

Le cri d’a­larme du seul prix Nobel d’é­co­no­mie français :

CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS

par Mau­rice allais

Marianne n°659, 5 décembre 2009.

Le point de vue que j’ex­prime est celui d’un théo­ri­cien à la fois libé­ral et socia­liste. Les deux notions sont indis­so­ciables dans mon esprit, car leur oppo­si­tion m’ap­pa­raît fausse, arti­fi­cielle. L’i­déal socia­liste consiste à s’in­té­res­ser à l’é­qui­té de la redis­tri­bu­tion des richesses, tan­dis que les libé­raux véri­tables se pré­oc­cupent de l’ef­fi­ca­ci­té de la pro­duc­tion de cette même richesse. Ils consti­tuent à mes yeux deux aspects com­plé­men­taires d’une même doc­trine. Et c’est pré­ci­sé­ment à ce titre de libé­ral que je m’au­to­rise à cri­ti­quer les posi­tions répé­tées des grandes ins­tances inter­na­tio­nales en faveur d’un libre-échan­gisme appli­qué aveuglément.

Le fondement de la crise : l’organisation du commerce mondial 

La récente réunion du G20 a de nou­veau pro­cla­mé sa dénon­cia­tion du « pro­tec­tion­nisme » , dénon­cia­tion absurde à chaque fois qu’elle se voit expri­mée sans nuance, comme cela vient d’être le cas. Nous sommes confron­tés à ce que j’ai par le pas­sé nom­mé « des tabous indis­cu­tés dont les effets per­vers se sont mul­ti­pliés et ren­for­cés au cours des années » (1). Car tout libé­ra­li­ser, on vient de le véri­fier, amène les pires désordres. Inver­se­ment, par­mi les mul­tiples véri­tés qui ne sont pas abor­dées se trouve le fon­de­ment réel de l’ac­tuelle crise : l’or­ga­ni­sa­tion du com­merce mon­dial, qu’il faut réfor­mer pro­fon­dé­ment, et prio­ri­tai­re­ment à l’autre grande réforme éga­le­ment indis­pen­sable que sera celle du sys­tème bancaire.

Les grands diri­geants de la pla­nète montrent une nou­velle fois leur igno­rance de l’é­co­no­mie qui les conduit à confondre deux sortes de pro­tec­tion­nismes : il en existe cer­tains de néfastes, tan­dis que d’autres sont entiè­re­ment jus­ti­fiés. Dans la pre­mière caté­go­rie se trouve le pro­tec­tion­nisme entre pays à salaires com­pa­rables, qui n’est pas sou­hai­table en géné­ral. Par contre, le pro­tec­tion­nisme entre pays de niveaux de vie très dif­fé­rents est non seule­ment jus­ti­fié, mais abso­lu­ment néces­saire. C’est en par­ti­cu­lier le cas à pro­pos de la Chine, avec laquelle il est fou d’a­voir sup­pri­mé les pro­tec­tions doua­nières aux fron­tières. Mais c’est aus­si vrai avec des pays plus proches, y com­pris au sein même de l’Eu­rope. Il suf­fit au lec­teur de s’in­ter­ro­ger sur la manière éven­tuelle de lut­ter contre des coûts de fabri­ca­tion cinq ou dix fois moindres – si ce n’est des écarts plus impor­tants encore – pour consta­ter que la concur­rence n’est pas viable dans la grande majo­ri­té des cas. Par­ti­cu­liè­re­ment face à des concur­rents indiens ou sur­tout chi­nois qui, outre leur très faible prix de main-d’œuvre, sont extrê­me­ment com­pé­tents et entreprenants.

Il faut délocaliser Pascal Lamy !

Mon ana­lyse étant que le chô­mage actuel est dû à cette libé­ra­li­sa­tion totale du com­merce, la voie prise par le G20 m’ap­pa­raît par consé­quent nui­sible. Elle va se révé­ler un fac­teur d’ag­gra­va­tion de la situa­tion sociale. À ce titre, elle consti­tue une sot­tise majeure, à par­tir d’un contre­sens incroyable. Tout comme le fait d’at­tri­buer la crise de 1929 à des causes pro­tec­tion­nistes consti­tue un contre­sens his­to­rique. Sa véri­table ori­gine se trou­vait déjà dans le déve­lop­pe­ment incon­si­dé­ré du cré­dit durant les années qui l’ont pré­cé­dée. Au contraire, les mesures pro­tec­tion­nistes qui ont été prises, mais après l’ar­ri­vée de la crise, ont cer­tai­ne­ment pu contri­buer à mieux la contrô­ler. Comme je l’ai pré­cé­dem­ment indi­qué, nous fai­sons face à une igno­rance cri­mi­nelle. Que le direc­teur géné­ral de l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale du com­merce, Pas­cal Lamy, ait décla­ré : « Aujourd’­hui, les lea­ders du G20 ont clai­re­ment indi­qué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclu­sion en 2010 » et qu’il ait deman­dé une accé­lé­ra­tion de ce pro­ces­sus de libé­ra­li­sa­tion m’ap­pa­raît une méprise monu­men­tale, je la qua­li­fie­rais même de mons­trueuse. Les échanges, contrai­re­ment à ce que pense Pas­cal Lamy, ne doivent pas être consi­dé­rés comme un objec­tif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles aupa­ra­vant, com­mis­saire euro­péen au Com­merce, ne com­prend rien, rien, hélas ! Face à de tels entê­te­ments sui­ci­daires, ma pro­po­si­tion est la sui­vante : il faut de toute urgence délo­ca­li­ser Pas­cal Lamy, un des fac­teurs majeurs de chômage !

Plus concrè­te­ment, les règles à déga­ger sont d’une sim­pli­ci­té folle : du chô­mage résultent des délo­ca­li­sa­tions elles-mêmes dues aux trop grandes dif­fé­rences de salaires… À par­tir de ce constat, ce qu’il faut entre­prendre en devient tel­le­ment évident ! Il est indis­pen­sable de réta­blir une légi­time pro­tec­tion. Depuis plus de dix ans, j’ai pro­po­sé de recréer des ensembles régio­naux plus homo­gènes, unis­sant plu­sieurs pays lorsque ceux-ci pré­sentent de mêmes condi­tions de reve­nus, et de mêmes condi­tions sociales. Cha­cune de ces « orga­ni­sa­tions régio­nales » serait auto­ri­sée à se pro­té­ger de manière rai­son­nable contre les écarts de coûts de pro­duc­tion assu­rant des avan­tages indus a cer­tains pays concur­rents, tout en main­te­nant simul­ta­né­ment en interne, au sein de sa zone, les condi­tions d’une saine et réelle concur­rence entre ses membres associés.

Un protectionnisme raisonné et raisonnable

Ma posi­tion et le sys­tème que je pré­co­nise ne consti­tue­raient pas une atteinte aux pays en déve­lop­pe­ment. Actuel­le­ment, les grandes entre­prises les uti­lisent pour leurs bas coûts, mais elles par­ti­raient si les salaires y aug­men­taient trop. Ces pays ont inté­rêt à adop­ter mon prin­cipe et à s’u­nir à leurs voi­sins dotés de niveaux de vie sem­blables, pour déve­lop­per à leur tour ensemble un mar­ché interne suf­fi­sam­ment vaste pour sou­te­nir leur pro­duc­tion, mais suf­fi­sam­ment équi­li­bré aus­si pour que la concur­rence interne ne repose pas uni­que­ment sur le main­tien de salaires bas. Cela pour­rait concer­ner par exemple plu­sieurs pays de l’est de l’U­nion euro­péenne, qui ont été inté­grés sans réflexion ni délais préa­lables suf­fi­sants, mais aus­si ceux d’A­frique ou d’A­mé­rique latine.

L’ab­sence d’une telle pro­tec­tion appor­te­ra la des­truc­tion de toute l’ac­ti­vi­té de chaque pays ayant des reve­nus plus éle­vés, c’est-à-dire de toutes les indus­tries de l’Eu­rope de l’Ouest et celles des pays déve­lop­pés. Car il est évident qu’a­vec le point de vue doc­tri­naire du G20, toute l’in­dus­trie fran­çaise fini­ra par par­tir à l’ex­té­rieur. Il m’ap­pa­raît scan­da­leux que des entre­prises ferment des sites ren­tables en France ou licen­cient, tan­dis qu’elles en ouvrent dans les zones à moindres coûts, comme cela a été le cas dans le sec­teur des pneu­ma­tiques pour auto­mo­biles, avec les annonces faites depuis le prin­temps par Conti­nen­tal et par Miche­lin. Si aucune limite n’est posée, ce qui va arri­ver peut d’ores et déjà être annon­cé aux Fran­çais : une aug­men­ta­tion de la des­truc­tion d’emplois, une crois­sance dra­ma­tique du chô­mage non seule­ment dans l’in­dus­trie, mais tout autant dans l’a­gri­cul­ture et les services.

De ce point de vue, il est vrai que je ne fais pas par­tie des éco­no­mistes qui emploient le mot « bulle ». Qu’il y ait des mou­ve­ments qui se géné­ra­lisent, j’en suis d’ac­cord, mais ce terme de « bulle » me semble inap­pro­prié pour décrire le chô­mage qui résulte des délo­ca­li­sa­tions. En effet, sa pro­gres­sion revêt un carac­tère per­ma­nent et régu­lier, depuis main­te­nant plus de trente ans. L’es­sen­tiel du chô­mage que nous subis­sons —tout au moins du chô­mage tel qu’il s’est pré­sen­té jus­qu’en 2008 — résulte pré­ci­sé­ment de cette libé­ra­tion incon­si­dé­rée du com­merce à l’é­chelle mon­diale sans se pré­oc­cu­per des niveaux de vie. Ce qui se pro­duit est donc autre chose qu’une bulle, mais un phé­no­mène de fond, tout comme l’est la libé­ra­li­sa­tion des échanges, et la posi­tion de Pas­cal Lamy consti­tue bien une posi­tion sur le fond.

Crise et mondialisation sont liées

Les grands diri­geants mon­diaux pré­fèrent, quant à eux, tout rame­ner à la mon­naie, or elle ne repré­sente qu’une par­tie des causes du pro­blème. Crise et mon­dia­li­sa­tion : les deux sont liées. Régler seule­ment le pro­blème moné­taire ne suf­fi­rait pas, ne régle­rait pas le point essen­tiel qu’est la libé­ra­li­sa­tion nocive des échanges inter­na­tio­naux, Le gou­ver­ne­ment attri­bue les consé­quences sociales des délo­ca­li­sa­tions à des causes moné­taires, c’est une erreur folle.

Pour ma part, j’ai com­bat­tu les délo­ca­li­sa­tions dans mes der­nières publi­ca­tions (2). On connaît donc un peu mon mes­sage. Alors que les fon­da­teurs du mar­ché com­mun euro­péen à six avaient pré­vu des délais de plu­sieurs années avant de libé­ra­li­ser les échanges avec les nou­veaux membres accueillis en 1986, nous avons ensuite, ouvert l’Eu­rope sans aucune pré­cau­tion et sans lais­ser de pro­tec­tion exté­rieure face à la concur­rence de pays dotés de coûts sala­riaux si faibles que s’en défendre deve­nait illu­soire. Cer­tains de nos diri­geants, après cela, viennent s’é­ton­ner des conséquences !

Si le lec­teur vou­lait bien reprendre mes ana­lyses du chô­mage, telles que je les ai publiées dans les deux der­nières décen­nies, il consta­te­rait que les évé­ne­ments que nous vivons y ont été non seule­ment annon­cés mais décrits en détail. Pour­tant, ils n’ont béné­fi­cié que d’un écho de plus en plus limi­té dans la grande presse. Ce silence conduit à s’interroger.

Un prix Nobel… téléspectateur

Les com­men­ta­teurs éco­no­miques que je vois s’ex­pri­mer régu­liè­re­ment à la télé­vi­sion pour ana­ly­ser les causes de l’ac­tuelle crise sont fré­quem­ment les mêmes qui y venaient aupa­ra­vant pour ana­ly­ser la bonne conjonc­ture avec une par­faite séré­ni­té. Ils n’a­vaient pas annon­cé l’ar­ri­vée de la crise, et ils ne pro­posent pour la plu­part d’entre eux rien de sérieux pour en sor­tir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n’é­tais pas convié sur les pla­teaux de télé­vi­sion quand j’an­non­çais, et j’é­cri­vais, il y a plus de dix ans, qu’une crise majeure accom­pa­gnée d’un chô­mage incon­trô­lé allait bien­tôt se pro­duire, je fais par­tie de ceux qui n’ont pas été admis à expli­quer aux Fran­çais ce que sont les ori­gines réelles de la crise alors qu’ils ont été dépos­sé­dés de tout pou­voir réel sur leur propre mon­naie, au pro­fit des ban­quiers. Par le pas­sé, j’ai fait trans­mettre à cer­taines émis­sions éco­no­miques aux­quelles j’as­sis­tais en télé­spec­ta­teur le mes­sage que j’é­tais dis­po­sé à venir par­ler de ce que sont pro­gres­si­ve­ment deve­nues les banques actuelles, le rôle véri­ta­ble­ment dan­ge­reux des tra­ders, et pour­quoi cer­taines véri­tés ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même néga­tive, n’est venue d’au­cune chaîne de télé­vi­sion et ce durant des années.

Cette atti­tude répé­tée sou­lève un pro­blème concer­nant les grands médias en France : cer­tains experts y sont auto­ri­sés et d’autres, inter­dits. Bien que je sois un expert inter­na­tio­na­le­ment recon­nu sur les crises éco­no­miques, notam­ment celles de 1929 ou de 1987, ma situa­tion pré­sente peut donc se résu­mer de la manière sui­vante : je suis un télé­spec­ta­teur. Un prix Nobel… télé­spec­ta­teur, Je me retrouve face à ce qu’af­firment les spé­cia­listes régu­liè­re­ment invi­tés, quant à eux, sur les pla­teaux de télé­vi­sion, tels que cer­tains uni­ver­si­taires ou des ana­lystes finan­ciers qui garan­tissent bien com­prendre ce qui se passe et savoir ce qu’il faut faire. Alors qu’en réa­li­té ils ne com­prennent rien. Leur situa­tion rejoint celle que j’a­vais consta­tée lorsque je m’é­tais ren­du en 1933 aux États-Unis, avec l’ob­jec­tif d’é­tu­dier la crise qui y sévis­sait, son chô­mage et ses sans-abri : il y régnait une incom­pré­hen­sion intel­lec­tuelle totale. Aujourd’­hui éga­le­ment, ces experts se trompent dans leurs expli­ca­tions. Cer­tains se trompent dou­ble­ment en igno­rant leur igno­rance, mais d’autres, qui la connaissent et pour­tant la dis­si­mulent, trompent ain­si les Français.

Cette igno­rance et sur­tout la volon­té de la cacher grâce à cer­tains médias dénotent un pour­ris­se­ment du débat et de l’in­tel­li­gence, par le fait d’in­té­rêts par­ti­cu­liers sou­vent liés à l’argent. Des inté­rêts qui sou­haitent que l’ordre éco­no­mique actuel, qui fonc­tionne à leur avan­tage, per­dure tel qu’il est. Par­mi eux se trouvent en par­ti­cu­lier les mul­ti­na­tio­nales qui sont les prin­ci­pales béné­fi­ciaires, avec les milieux bour­siers et ban­caires, d’un méca­nisme éco­no­mique qui les enri­chit, tan­dis qu’il appau­vrit la majo­ri­té de la popu­la­tion fran­çaise mais aus­si mondiale.

Ques­tion clé : quelle est la liber­té véri­table des grands médias ? Je parle de leur liber­té par rap­port au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique.

Deuxième ques­tion : qui détient de la sorte le pou­voir de déci­der qu’un expert est ou non auto­ri­sé à expri­mer un libre com­men­taire dans la presse ?

Der­nière ques­tion : pour­quoi les causes de la crise telles qu’elles sont pré­sen­tées aux Fran­çais par ces per­son­na­li­tés invi­tées sont-elles sou­vent le signe d’une pro­fonde incom­pré­hen­sion de la réa­li­té éco­no­mique ? S’a­git-il seule­ment de leur part d’i­gno­rance ? C’est pos­sible pour un cer­tain nombre d’entre eux, mais pas pour tous. Ceux qui détiennent ce pou­voir de déci­sion nous laissent le choix entre écou­ter des igno­rants ou des trompeurs. •

Mau­rice Allais.

_________________

(1) L’Eu­rope en crise. Que faire ?, édi­tions Clé­ment Juglar. Paris, 2005.

(2) Notam­ment La crise mon­diale aujourd’­hui, édi­tions Clé­ment Juglar, 1999, et la Mon­dia­li­sa­tion, la des­truc­tion des emplois et de la crois­sance : l’é­vi­dence empi­rique, édi­tions Clé­ment Juglar, 1999.

* * * * *

Le Prix Nobel iconoclaste et bâillonné

La « Lettre aux Fran­çais » que le seul et unique prix Nobel d’é­co­no­mie fran­çais a rédi­gée pour Marianne aura-t-elle plus d’é­cho que ses pré­cé­dentes inter­ven­tions ? Il annonce que le chô­mage va conti­nuer à croître en Europe, aux États-Unis et dans le monde déve­lop­pé. Il dénonce la myo­pie de la plu­part des res­pon­sables éco­no­miques et poli­tiques sur la crise finan­cière et ban­caire qui n’est, selon lui, que le symp­tôme spec­ta­cu­laire d’une crise éco­no­mique plus pro­fonde : la déré­gle­men­ta­tion de la concur­rence sur le mar­ché mon­dial de la main-d’œuvre. Depuis deux décen­nies, cet éco­no­miste libé­ral n’a ces­sé d’a­ler­ter les déci­deurs, et la grande crise, il l’a­vait clai­re­ment annon­cée il y a plus de dix ans.

Éternel casse-pieds

Mais qui connaît Mau­rice Allais, à part ceux qui ont tout fait pour le faire taire ? On savait que la pen­sée unique n’a­vait jamais été aus­si hégé­mo­nique qu’en éco­no­mie, la gauche elle-même ayant fini par céder à la vul­gate néo­li­bé­rale. On savait le sort qu’elle réserve à ceux qui ne pensent pas en trou­peau. Mais, avec le cas Allais, on mesure la capa­ci­té d’é­touf­fe­ment d’une élite habi­tée par cette idéo­lo­gie, au point d’os­tra­ci­ser un prix Nobel deve­nu mau­dit parce qu’il a tou­jours été plus sou­cieux des faits que des cases où il faut savoir se blottir.

« La réa­li­té que l’on peut consta­ter a tou­jours pri­mé pour moi. Mon exis­tence a été domi­née par le désir de com­prendre ce qui se passe, en éco­no­mie comme en phy­sique ». Car Mau­rice Allais est un phy­si­cien venu à l’é­co­no­mie à la vue des effets inouïs de la crise de 1929. Dès sa sor­tie de Poly­tech­nique, en 1933, il part aux États-Unis. « C’é­tait la misère sociale, mais aus­si intel­lec­tuelle : per­sonne ne com­pre­nait ce qui était arri­vé. » Misère à laquelle est sen­sible le jeune Allais, qui avait réus­si à en sor­tir grâce à une ins­ti­tu­trice qui le pous­sa aux études : fils d’une ven­deuse veuve de guerre, il a, toute sa jeu­nesse, ins­tal­lé chaque soir un lit pliant pour dor­mir dans un cou­loir. Ce voyage amé­ri­cain le décide à se consa­crer à l’é­co­no­mie, sans jamais aban­don­ner une car­rière paral­lèle de phy­si­cien recon­nu pour ses tra­vaux sur la gra­vi­ta­tion. Il devient le chef de file de la recherche fran­çaise en éco­no­mé­trie, spé­cia­liste de l’a­na­lyse des mar­chés, de la dyna­mique moné­taire et du risque finan­cier. Il rédige, pen­dant la guerre, une théo­rie de l’é­co­no­mie pure qu’il ne publie­ra que qua­rante ans plus lard et qui lui vau­dra le prix Nobel d’é­co­no­mie en 1988. Mais les jour­na­listes japo­nais sont plus nom­breux que leurs homo­logues fran­çais à la remise du prix : il est déjà consi­dé­ré comme un vieux libé­ral rin­gar­di­sé par la mode néolibérale.

Car, s’il croit à l’ef­fi­ca­ci­té du mar­ché, c’est à condi­tion de le « cor­ri­ger par une redis­tri­bu­tion sociale des reve­nus illé­gi­times ». Il a refu­sé de faire par­tie du club des libé­raux fon­dé par Frie­drich von Hayek et Mil­ton Fried­man : ils accor­daient, selon lui, trop d’im­por­tance au droit de pro­prié­té… « Toute ma vie d’é­co­no­miste, j’ai véri­fié la jus­tesse de Lacor­daire : entre le fort et le faible, c’est la liber­té qui opprime et la règle qui libère », pré­cise Mau­rice Allais, dont Ray­mond Aron avait bien résu­mé la posi­tion : « Convaincre des socia­listes que le vrai libé­ral ne désire pas moins qu’eux la jus­tice sociale, et des libé­raux que l’ef­fi­ca­ci­té de l’é­co­no­mie de mar­ché ne suf­fit plus à garan­tir une répar­ti­tion accep­table des reve­nus. » Il ne convain­cra ni les uns ni les autres, se disant « libé­ral et socialiste ».

Éter­nel casse-pieds inclas­sable. Il aura démon­tré la faillite éco­no­mique sovié­tique en décryp­tant le tru­cage de ses sta­tis­tiques. Favo­rable à l’in­dé­pen­dance de l’Al­gé­rie, il se mobi­lise en faveur des har­kis au point de ris­quer l’in­ter­ne­ment admi­nis­tra­tif. Pri­vé de la chaire d’é­co­no­mie de Poly­tech­nique car trop diri­giste, « je n’ai jamais été invi­té à l’E­NA, j’ai affron­té des haines incroyables ! » Après son Nobel, il conti­nue en dénon­çant « la chien­lit lais­ser-fai­riste » du néo­li­bé­ra­lisme triom­phant. Seul moyen d’ex­pres­sion : ses chro­niques touf­fues publiées dans le Figa­ro, où le pro­tège Alain Pey­re­fitte. À la mort de ce der­nier, en 1999, il est congé­dié comme un malpropre.

Il vient de publier une tri­bune alar­miste dénon­çant une finance de « casi­no » : « L’é­co­no­mie mon­diale tout entière repose aujourd’­hui sur de gigan­tesques pyra­mides de dettes, pre­nant appui les unes sur les autres dans un équi­libre fra­gile, jamais dans le pas­sé une pareille accu­mu­la­tion de pro­messes de payer ne s’é­tait consta­tée. Jamais, sans doute, il est deve­nu plus dif­fi­cile d’y faire face, jamais, sans doute, une telle insta­bi­li­té poten­tielle n’é­tait appa­rue avec une telle menace d’un effon­dre­ment géné­ral. » Pro­pos déve­lop­pés l’an­née sui­vante dans un petit ouvrage très lisible* qui annonce l’ef­fon­dre­ment finan­cier dix ans à l’a­vance. Ses recom­man­da­tions en faveur d’un pro­tec­tion­nisme euro­péen, reprises par Che­vè­ne­ment et Le Pen, lui valurent d’être assi­mi­lé au diable par les gazettes bien-pen­santes. En 2005, lors de la cam­pagne sur le réfé­ren­dum euro­péen, le prix Nobel veut publier une tri­bune expli­quant com­ment Bruxelles, reniant le mar­ché com­mun en aban­don­nant la pré­fé­rence com­mu­nau­taire, a bri­sé sa crois­sance éco­no­mique et détruit ses emplois, livrant l’Eu­rope au dépe­çage indus­triel : elle est refu­sée par­tout, seule l’Hu­ma­ni­té accepte de la publier…

Aujourd’­hui, à 98 ans, le vieux savant pen­sait que sa clair­voyance serait au moins recon­nue. Non, silence total, à la notable excep­tion du bel hom­mage que lui a ren­du Pierre-Antoine Del­hom­mais dans le Monde. Les autres conti­nuent de tour­ner en rond, enfer­més dans leur « cercle de la raison » •

Éric Conan

* La Crise mon­diale aujourd’­hui, édi­tions Clé­ment Juglar, 1999.

Source : Marianne, n°659, décembre 2009.

Fina­le­ment, ce sont peut-être les citoyens qui vont arri­ver à réins­tal­ler (impo­ser ?) le libé­ral-socia­liste Mau­rice Allais dans le débat public, vent debout contre les enne­mis publics que sont deve­nues, à l’é­vi­dence, les mul­ti­na­tio­nales et les banques.

Bien à vous.

Étienne.

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Étienne

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272 Commentaires

  1. A-J Holbecq

    Très briè­ve­ment :

    Sou­te­nir Allais, c’est sou­te­nir nos propres idées

    Ces 3 livres « La crise mon­diale d’aujourd’hui », « La Mon­dia­li­sa­tion, la des­truc­tion des emplois et de la crois­sance », et « Nou­veaux com­bats pour l’Europe : 2002–2005 » sont en tout points remar­quables et , ce qui n’en­lève rien, rela­ti­ve­ment faciles d’accès.

    Réponse
  2. Alain Riguet

    ça fait du bien de te relire, Etienne !

    « Le point de vue que j’ex­prime est celui d’un théo­ri­cien à la fois libé­ral et socia­liste. Les deux notions sont indis­so­ciables dans mon esprit, car leur oppo­si­tion m’ap­pa­raît fausse, artificielle. »
    M. Allais

    Et oui …

    Réponse
  3. LECHEVALIER

    Les pages offertes par Marianne à Mau­rice Allais sont excep­tion­nelles, à tous points de vue.

    Ce pro­ces­sus d’os­tra­cisme du seul prix Nobel fran­cais vient de l’Université :

    1/ Des profs Fried­man­niens contrôlent les thèses et l’or­gane qui « accré­dite » les futurs mâitres de conférence ;

    2/ les thè­sards se doivent d’é­crire une thèse libé­rale pour avoir une carrière…

    3/ Profs d’U­ni­ver­si­té et maîtres de conf écrivent des livres, copiés par les auteurs du secondaire ;

    4/ les bou­quins du secon­daire, sim­pli­fi­ca­tion de la vul­ga­ri­sa­tion de la sim­pli­fi­ca­tion, rac­cour­cicent les thèses néo­li­bé­rales à un salmigondis ;

    5/ aucun livre du secon­daire ne porte une lueur cri­tique sur le libre échan­gisme, la déré­gu­la­tion, l’OMC, sans par­ler de l’U.E. OBLIGATOIREMENT encensée ;

    6/les profs du secon­daire, svt incultes et tjs INSPECTES par des tenants de l’or­tho­doxie, pro­pagent la vulgate ;

    7/ et, dès qu’un élec­tron libre s’en­vole, par exemple ds une liste de dif­fu­sion entre profs, il est rap­pe­lé à l’ordre : poser une ques­tion tech­nique surl’OMC, c’est bien. Mais émettre un doute sus­cite la CENSURE : c’est de la « politique » !

    Voi­là com­ment la Nation de Des­cartes ‑qui ne se voit d’ailleurs plus comme une Nation, tue la recherche et la réflexion.

    Ch. L.

    Réponse
  4. Alain

    Parut en 1999 « L’économie en 10 leçons », de Nas­ser Man­sou­ri GUILANI, résu­mant une bonne déce­nie de tra­vaux com­men­cés en 1983(1) par les cher­cheur par­ti­ci­pant aux revues « Eco­no­mie et poli­tique » et « ISSUES », à la fois claires et pédagogiques.

    Leur lec­ture m’a consi­dé­ra­ble­ment aidé à prendre conscience, jadis, déjà, en tant que délé­gué syn­di­cal CGT, il y a plus de 20 ans, de ce que décrit si bien Mau­rice ALLAIS.

    Les col­la­bo­ra­teurs de ces revues étaient répu­tés « mar­xistes », ce qui pour­rait expli­quer l’ostracisme dont ils furent vic­times, mais il faut croire que ce n’est pas seule­ment cette « éti­quette » qui les vouait à la cen­sure : c’est sur­tout le conte­nu cri­tique de leurs tra­vaux, qui convergent « comme par hasard » avec ceux du « libé­ral » Alphonse Allais dans la remise en ques­tion des dogmes « ultra-libéraux ».

    Il est urgent de se ras­sem­bler, sans s’en­fer­mer dans une « ortho­doxie », pour com­battre toutes les variantes de la pen­sée unique et pour sor­tir de « l’horreur
    éco­no­mique »…mais aus­si du « couvre-feu men­tal » organisé…Par des pou­voirs illégitimes.

    LA PREMIÈRE URGENCE VISE À RÉHABILITER
    LES DIMENSIONS SOCIALE ET ÉTHIQUE DE
    L’ÉCONOMIE

    (et qui dit « éthique » peut donc vou­loir dire « écologique »)…

    Le débat marché/régulation, est enfin deve­nu incon­tour­nable pour les grands cou­rants de la pen­sée économique.

    L’étiquetage « libé­raux » et « pro­gres­sistes » estom­pait l’é­vo­lu­tion de la pen­sée économique
    et entre­te­nait la confu­sion ins­tal­lée désor­mais avec le « social-libé­ra­lisme » officiel.

    2):RÉSORBER LE DÉFICIT D’EMPLOIS « durables ».

    La France est carac­té­ri­sée par un faible taux de créa­tion d’emplois en même temps qu’une pro­gres­sion rapide des emplois pré­caires et mal payés. La muta­tion du sala­riat est mar­quée par la pro­gres­sion de la précarité.

    La jus­ti­fi­ca­tion domi­nante du chô­mage est à cri­ti­quer, du « taux de chô­mage natu­rel » du libé­ral Mil­ton Fried­man, au « taux de chô­mage d’é­qui­libre » du néo-key­né­sien E. Phelps…

    Ce der­nier dogme de la pen­sée unique a fait des ravages auprès des « Ins­ti­tu­tions Offi­cielles », dès l’année 1984 : désastre idéo­lo­gique dans « la gauche plu­rielle » hélas !

    En sui­vant per­fi­de­ment le « modèle » amé­ri­cain, l’Europe a orien­té sa stra­té­gie contre l’emploi.

    3): PRODUIRE POUR RÉPONDRE AU BESOIN HUMAIN DE VIVRE DIGNEMENT SUR LA PLANÈTE RÉELLE dont le monde de la finance fait défi­ni­ti­ve­ment abstraction.

    Le taux de crois­sance du PIB, est un fac­teur clé du débat de poli­tique économique…

    Crois­sance ou décroissance ?

    La crois­sance reste une reven­di­ca­tion légi­time à condi­tion d’être « ÉQUITABLE » et « SOUTENABLE ». Il ne s’a­git pas de faire du « pro­duc­ti­visme » à tout prix mais de s’in­té­res­ser au conte­nu de cette crois­sance, le quan­ti­ta­tif devant « néces­sai­re­ment » débou­cher sur les muta­tions « QUALITATIVES » atten­dues du bien­fon­dé huma­niste des reven­di­ca­tions populaires :

    De nou­veaux cri­tères d’efficacité « éco­no­mique » doivent donc pou­voir être reven­di­qués « légi­ti­me­ment », car ils per­mettent aux consommateurs–citoyens comme aux sala­riés des entre­prises d’intervenir dans les ges­tions qui les concernent en tant qu’êtres humains à voca­tion « res­pon­sable », avec des droits nou­veaux de citoyens :

    L’as­pect phi­lo­so­phique de cela concerne « l’é­mer­gence du genre humain »…

    De l’application de ces droits nou­veaux pour­rait résul­ter le rejet effec­tif d’une crois­sance cen­trée sur des emplois pauvres et pré­caires, et une tran­si­tion vers des emplois « QUALIFIÉS ».(la « qua­li­té » en ques­tion pou­vant répondre, enfin, aus­si, aux exi­gences écologiques).

    Il y a plus d’une dizaine d’années que se pose comme cen­trale la ques­tion du type de productivité.

    Pre­nons conscience du rôle cru­cial de l’é­lé­va­tion du rap­port capital/produit comme déclen­cheur de la crise actuelle !

    Celui-ci ren­voie aux nou­velles tech­no­lo­gies et à la per­ver­si­té de leur uti­li­sa­tion sous domi­na­tion de ren­ta­bi­li­té finan­cière pous­sant au chô­mage massif.

    4) :MODIFIER LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTÉE POUR EN ACCROÎTRE L’EFFICACITÉ

    Avec leurs nou­veaux droits d’intervention « dans les affaires qui les concernent », on peut ima­gi­ner que les citoyens, en tant que consom­ma­teurs et en tant que sala­riés, exi­ge­ront des cri­tères de ges­tion tels que la part des « frais finan­ciers » sera réduite au pro­fit des « inves­tis­se­ments humains »…

    5):INCITER LA CONSOMMATION QUALITATIVE CORRESPONDANT À UN NOUVEAU TYPE D’INVESTISSEMENT PRODUCTIF.

    La France ne souffre encore pas d’un manque d’é­pargne mais de l’in­suf­fi­sance et de l’inadéquation qua­li­ta­tive de l’investissement.

    Tan­dis que le taux d’in­ves­tis­se­ment conti­nue à bais­ser, l’é­pargne brute des socié­tés atteint des som­mets ain­si que la capa­ci­té de finan­ce­ment des entre­prises : il s’agit de « L’é­pargne pro­pre­ment finan­cière nui­sible »…car elle vise la pro­pul­sion des entre­prises hors de la sphère de « l’économie réelle », dans celle de la « bulle spéculative ».

    6): MOBILISER UN TOUT AUTRE SYSTÈME FINANCIER « POUR UN AUTRE MONDE »

    En trai­tant non seule­ment la ques­tion d’une réorien­ta­tion du cré­dit et de la créa­tion moné­taire mais aus­si celle de la place de la Bourse et de la spé­cu­la­tion comme celle de l’é­vo­lu­tion de l’é­co­no­mie d’en­det­te­ment sur les mar­chés financiers.

    Le finan­ce­ment des entre­prises est au coeur de cette ques­tion ain­si que les rela­tions entre entre­prises et mar­chés finan­ciers. Au cours des années 1990 les éco­no­mistes mar­xistes ten­taient de relan­cer le débat sur la baisse néces­saire mais non suf­fi­sante des taux d’in­té­rêt réel comme fac­teur de relance de l’in­ci­ta­tion à investir.

    Ils dénon­çaient la contra­dic­tion entre la défla­tion des salaires et des dépenses sociales et l’in­fla­tion des mar­chés financiers.

    Il n’a donc pas man­qué « d’oiseaux de mau­vaise augure » aler­tant sur le carac­tère per­vers d’une Bourse qui mon­tait ! L’accroissement des reve­nus finan­ciers des entre­prises non finan­cières posait déjà la néces­si­té d’une réorien­ta­tion des fonds des entre­prises vers l’emploi, la pro­duc­tion, vers une crois­sance en phase avec les néces­si­tés humaines pla­né­taires, ce qui sup­po­sait un autre type de glo­ba­li­sa­tion financière.

    7): RENDRE L’INTERVENTION PUBLIQUE PLUS EFFICACE.

    Le bud­get est le reflet d’un choix de socié­té. Il est temps de réhabiliter
    la place des pré­lè­ve­ments obli­ga­toires dans l’économie.
    Loin d’éluder la ques­tion de la réduc­tion des défi­cits insis­tons sur­tout sur la façon de les réduire, dia­mé­tra­le­ment oppo­sée aux poli­tiques « néo-libérales » .

    8): « CODEVELOPPEMENT !»

    On assiste dès les années 90 à une mon­tée des excé­dents com­mer­ciaux cor­ré­lée à un défi­cit d’emplois en France. Or, à l’époque la France est bien encore un pays com­pé­ti­tif ce qui conduit à reje­ter le dogme de la concur­rence par les pays à bas salaires.

    La ques­tion de fond est alors : à quoi sert l’ex­cé­dent ? Com­ment s’ar­ti­culent épargne natio­nale et finan­ce­ment international ?

    L’a­na­lyse du type de mon­dia­li­sa­tion en cours débouche sur une cri­tique forte et sur des pro­po­si­tions alter­na­tives pour un autre type de mondialisation.

    Réfor­mer le FMI avec une mon­naie com­mune mon­diale à par­tir des Droits de tirages spé­ciaux (DTS), à l’op­po­sé de la domi­na­tion du dol­lar. (pro­po­si­tion du PCF dés les années 90, et, curieu­se­ment, enfin, de la Chine aujourd’hui…)

    9) : RÉORIENTER L’EURO VERS L’EMPLOI, L’ENVIRONNEMENT, LE SOCIAL

    Sor­tir de la logique qui a pré­va­lu d’in­té­gra­tion par le mar­ché pour évi­ter les effets défla­tion­nistes de la démarche libé­rale. Chan­ger les cri­tères de la BCE, exi­ger les rééqui­li­brages néces­saires pour mettre l’emploi au centre, au lieu de se conten­ter de pri­vi­lé­gier la flexi­bi­li­sa­tion à la baisse du coût du travail.

    Construire « l’autre Europe » à par­tir d’une sélec­ti­vi­té nou­velle d’un cré­dit à taux abais­sé pour l’emploi et d’une poli­tique moné­taire com­mune pour la crois­sance réelle et non pour la crois­sance financière.

    10):ROMPRE AVEC LE LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE

    Conju­guer les pistes alter­na­tives, car elles sont natu­rel­le­ment complémentaires.
    Entre autres (sans doute), les ana­lyses de Paul Boc­ca­ra sur la révo­lu­tion infor­ma­tion­nelle, montrent quels points d’ap­pui cela fournit
    pour une nou­velle civi­li­sa­tion, une nou­velle régu­la­tion avec la mon­tée de cri­tères non mar­chands (par­tage et non libre échange marchand).

    Impo­ser un nou­veau sys­tème de sécu­ri­té d’emploi et de for­ma­tion (6).
    Res­pon­sa­bi­li­ser les entre­prises sur l’im­pul­sion d’un nou­veau type de productivité.
    Don­ner toute sa place au sec­teur public dans l’effort de moder­ni­sa­tion nécessaire.
    Réorien­ter la fina­li­té du mar­ché financier.
    Refi­nan­cer la pro­tec­tion sociale(7).(Réformer de l’as­siette des coti­sa­tions patronales)(.8)

    ma biblio­gra­phie :
    1.Pour une vision cri­tique, Paul Boc­ca­ra, cours de 2ème année,
    His­toire de la pen­sée éco­no­mique, cité dans Cathe­rine Mil­ls, Eco­no­mie et Poli­tique, les cou­rants fon­da­teurs. Valeur et répar­ti­tion, édi­tions Mont­chres­tien, col­lec­tion AES, 2ème édi­tion, 1997.
    2. Paul Boc­ca­ra, Issues, n° 1, 4e tri­mestre 1978, pp. 5–68 et n° 2, 1er tri­mestre 1979, pp. 67–138, « Tra­vaux sta­tis­tiques sur le sys­tème pro­duc­tif fran­çais et théo­rie des fac­teurs de la crise de struc­ture ». Voir aus­si Issues, n° 35, 3e tri­mestre 1989, Col­loque inter­na­tio­nal, « Nou­velle phase de la
    crise et enjeux des issues ».
    3. Pierre Concial­di, « Coûts de main d’oeuvre et pro­tec­tion sociale : une pers­pec­tive inter­na­tio­nale », in Socié­tés et repré­sen­ta­tions, sept. 99 « Pro­tec­tion sociale : quelle réforme ? », pp. 49–63.
    4. Conseil d’analyse éco­no­mique, Retraite et épargne, Oli­vier Davanne, Jean-Her­vé Loren­zi, Fran­çois Morin ; La Docu­men­ta­tion fran­çaise 1998.
    5. Cf. Paul Boc­ca­ra, « Un ensemble de mesures moné­taires et finan­cières cohé­rentes » Eco­no­mie et Poli­tique, novembre-décembre 1998.
    6. P. Boc­ca­ra, Issues, n° 47–48, 4e tri­mestre 1995. 1er tri­mestre 96. Voir aus­si in « Pro­tec­tion sociale : quelle réforme ? », Socié­tés et représentations,
    sep­tembre 1999, « Pour une sécu­ri­té d’emploi ou de for­ma­tion : au-delà du plein emploi traditionnel ».
    7. Avan­cée par P. Boc­ca­ra dès 1977,
    8. Cf. notam­ment C. Mil­ls, Eco­no­mie de la pro­tec­tion sociale, Sirey 1994.

    Réponse
  5. Étienne

    Chers amis,

    Je vous recom­mande la lec­ture atten­tive de cette syn­thèse pro­duite récem­ment par Phi­lippe Bour­cier de Car­bon : elle est très bien faite ; c’est un bon résu­mé de l’é­clai­rage pré­cieux de Mau­rice Allais pour com­prendre les crises récur­rentes et par­ti­cu­liè­re­ment la crise actuelle.

    Étienne.
    __________

    Le pou­voir finan­cier au cœur de la crise de 2008

    Les ana­lyses pro­phé­tiques de Mau­rice Allais 

    Par Phi­lippe Bour­cier de Car­bon[1], Pré­sident de l’AIRAMA, Alliance Inter­na­tio­nale pour la Recon­nais­sance des Apports de Mau­rice Allais en Phy­sique et en Économie

    Docu­ment au for­mat pdf : PBC-CONFERENCE_ALLAIS_du_18_octobre_2009.pdf

    À l’occasion du pré­sent col­loque sur La res­pon­sa­bi­li­té de la « Super classe mon­diale » dans la Crise éco­no­mique mon­diale, je suis heu­reux de pou­voir esquis­ser ici les prin­ci­pales ana­lyses et pro­po­si­tions du Pro­fes­seur Mau­rice Allais [2]concernant les méca­nismes de la crise, ban­caire, finan­cière et éco­no­mique qui a écla­té spec­ta­cu­lai­re­ment l’année der­nière à par­tir des pra­tiques des grands acteurs finan­ciers anglo-saxons, sys­té­ma­ti­que­ment confor­tées par leurs diri­geants poli­tiques, et qui, dans le cadre d’une mon­dia­li­sa­tion finan­cière anar­chique que ces der­niers se sont atta­chés à géné­ra­li­ser depuis les années 90, menace aujourd’hui de plon­ger le monde dans une catas­trophe éco­no­mique géné­ra­li­sée, voire sans pré­cé­dent par ses dimensions.

    Cette occa­sion est d’autant plus heu­reuse que les nom­breux ouvrages et ana­lyses du Prix Nobel fran­çais d’Économie sur la ques­tion, demeurent géné­ra­le­ment trop mécon­nus, tant sa pen­sée se situe à contre-cou­rant de la « pen­sée éco­no­mi­que­ment cor­recte » qui s’est aujourd’hui ins­tau­rée uni­ver­sel­le­ment sur la question.

    Au cours de cette confé­rence, je ne sau­rais mieux faire que d’emprunter de larges pas­sages au petit ouvrage de février 1999 du Prix Nobel fran­çais des­ti­né au grand public « La Crise mon­diale aujourd’hui » [7].

    I – Introduction

    Selon George Soros, à la fois célèbre pra­ti­cien pro­fes­sion­nel des « Hedge Funds » ou « Fonds d’Arbitrage » et obser­va­teur qua­li­fié du petit monde des prin­ci­paux acteurs de la spé­cu­la­tion finan­cière sur les places inter­na­tio­nales, Sei­gneurs actuels de la Super Classe mon­diale, « le début de la crise finan­cière actuelle peut être daté offi­ciel­le­ment d’août 2007 », ain­si qu’il le déclare en intro­dui­sant la brève rétros­pec­tive chro­no­lo­gique des faits finan­ciers signi­fi­ca­tifs [3] par laquelle il ouvre son der­nier ouvrage « La véri­té sur la crise finan­cière [4] » [1].

    Et de fait, quinze jours après la paru­tion de son livre, le monde était frap­pé de stu­peur et de panique devant la faillite décla­rée le 15 sep­tembre 2008, de la Banque Leh­man Bro­thers, l’un des prin­ci­paux acteurs opé­rant sur les mar­chés finan­ciers spé­cu­la­tifs internationaux.

    Il est de fait très signi­fi­ca­tif que George Soros lui-même conclut ain­si sa brève chro­no­lo­gie des faits, par cette décla­ra­tion que ne renie­rait pas Mau­rice Allais :

    « Les mar­chés finan­ciers comme les auto­ri­tés de régu­la­tion ont mis beau­coup de temps à recon­naître que l’économie réelle serait inévi­ta­ble­ment affec­tée. Cette réti­cence est dif­fi­cile à com­prendre. Pour­quoi l’économie réelle, qui a été sti­mu­lée par l’expansion du cré­dit, devrait-elle ne pas subir les effets de son res­ser­re­ment ? On a du mal à s’empêcher de pen­ser que les auto­ri­tés, comme les acteurs du mar­ché, vivent sur des idées fausses quant à la façon dont celui-ci fonc­tionne, et que ces idées fausses sont à l’origine, non seule­ment de leur inca­pa­ci­té à com­prendre ce qui se passe, mais encore des excès qui ont conduit aux tur­bu­lences actuelles. 

    Mon pro­pos est de démon­trer que le sys­tème finan­cier inter­na­tio­nal tout entier repose sur des bases erro­nées ». George Soros [3, page 28]

    Nous rap­pel­le­rons d’abord quelques constantes carac­té­ris­tiques des situa­tions qui pré­cèdent tou­jours l’éclatement des grandes crises finan­cières, comme celle de 1929- 1934, avant de rap­pe­ler l’importance des prin­cipes de régu­la­tion des­ti­née à les pré­ve­nir tel le Glass Stea­gall Act, impo­sé le 16 juin 1933 par le Pré­sident Roo­se­velt, et révo­qué le 12 novembre 1999 par le Pré­sident Clin­ton sous la pres­sion tenace des diri­geants finan­ciers anglo-saxons.

    Après avoir résu­mé les ana­lyses de Mau­rice Allais, nous pré­sen­te­rons les prin­cipes de la réforme radi­cale du cré­dit qu’il pro­pose, et nous évo­que­rons briè­ve­ment l’accueil média­tique qui leur aura été réser­vé, prin­ci­pa­le­ment en France, pour ter­mi­ner en guise de conclu­sion sur la confir­ma­tion de l’impuissance actuel­le­ment mani­feste des diri­geants poli­tiques à impo­ser des prin­cipes de régu­la­tion sus­cep­tibles de mettre un frein aux pra­tiques finan­cières à l’origine de la crise. Dans le monde de la finance tout conti­nue­ra donc – et de plus belle – en 2010 comme avant !

    La crise mon­diale va donc encore se déve­lop­per lar­ge­ment, et ses plus « beaux » jours sont encore – hélas – devant elle.

    II – Rap­pel de la Grande Crise de 1929–1934

    Mau­rice Allais résume dans son livre [7] les carac­té­ris­tiques de la Grande Dépression. 

    « La crise de 1929 a été la consé­quence de l’expansion dérai­son­nable des cré­dits bour­siers qui l’a pré­cé­dée aux États-Unis et de la mon­tée extra­va­gante des cours de Bourse qu’elle a sus­ci­tée. » Mau­rice Allais [7].

    Et Mau­rice Allais résume ain­si les événements :

    « La hausse des cours et leur effondrement :

    Aux États-Unis, l’indice Dow Jones des valeurs indus­trielles est pas­sé de 121 le 2 jan­vier 1925 à 381 le 3 sep­tembre 1929, soit une hausse de 215 % en quatre ans et huit mois. Il s’est effon­dré à 230 le 30 octobre, soit une baisse de 40 % en deux mois cor­res­pon­dant pour cer­taines actions à des baisses bien plus grandes encore. 

    L’indice Dow Jones n’a atteint son mini­mum de 41,2 que le 8 juillet 1932, soit une baisse de 89 % en trois ans. Il n’a retrou­vé son cours du 2 jan­vier 1925 que le 24 juin 1935, et son cours du 3 sep­tembre 1929 que le 16 novembre 1954.

    La baisse des cours de Bourse de 1929 à 1932, avec toutes ses séquelles, repré­sente pro­ba­ble­ment un des plus spec­ta­cu­laires effon­dre­ments d’une hausse spé­cu­la­tive des cours que le monde ait jamais connu.

    Tant que la Bourse a mon­té, ceux qui ache­taient, le plus sou­vent à cré­dit, voyaient leurs pré­vi­sions confir­mées le len­de­main par la hausse des cours, et jour après jour la hausse venait jus­ti­fier les pré­vi­sions de la veille. 

    La hausse s’est pour­sui­vie jusqu’à ce que cer­tains opé­ra­teurs aient été ame­nés à consi­dé­rer que les actions étaient mani­fes­te­ment consi­dé­ra­ble­ment sur­éva­luées, et ils se sont mis à vendre, voire même à spé­cu­ler à la baisse. Dès que les cours n’ont plus mon­té, ils ont com­men­cé à bais­ser, et la baisse a alors jus­ti­fié la baisse, en entraî­nant à sa suite un pes­si­misme géné­ra­li­sé. La baisse ne pou­vait plus alors que s’amplifier.

    Une hausse des cours de bourse déme­su­rée au regard de l’économie réelle

    À la veille même du Jeu­di noir du 24 octobre 1929, où le Dow Jones est tom­bé à 299, en baisse de 22 % depuis son maxi­mum de 381 du 3 sep­tembre 1929, la presque tota­li­té des meilleurs éco­no­mistes, dont par exemple le grand éco­no­miste amé­ri­cain Irving Fisher, consi­dé­rait que la hausse de la Bourse amé­ri­caine était par­fai­te­ment jus­ti­fiée par la pros­pé­ri­té de l’économie, la sta­bi­li­té géné­rale des prix et les pers­pec­tives favo­rables de l’économie américaine.

    Cepen­dant, à pre­mière vue, la hausse des cours de Bourse de 215 %, de 1925 à 1929, appa­raît incom­pré­hen­sible au regard de l’évolution de l’économie amé­ri­caine, en termes réels. En effet, de 1925 à 1929, en quatre ans, le pro­duit natio­nal brut réel ne s’était éle­vé que de 13 %, la pro­duc­tion indus­trielle de 21 % seule­ment, et le taux de chô­mage était res­té sta­tion­naire au niveau de 3 %. Dans la même période, le pro­duit natio­nal brut nomi­nal ne s’était éle­vé que de 11 % ; le niveau géné­ral des prix avait bais­sé de 2 % ; la masse moné­taire (mon­naie en cir­cu­la­tion plus dépôts à vue et à temps) ne s’était éle­vée que d’environ 11 % [5].

    Cepen­dant, de jan­vier 1925 à août 1929, la vitesse de cir­cu­la­tion des dépôts dans les banques amé­ri­caines à New York s’était éle­vée de 140 %. C’est cette aug­men­ta­tion de la vitesse de cir­cu­la­tion des dépôts dans les banques de New York qui a per­mis l’augmentation des cours de Wall Street [6].

    La dépres­sion

    La vague de pes­si­misme que le krach bour­sier de 1929 a engen­dré, a entraî­né, de 1929 à 1932, une contrac­tion d’environ 20 % de la masse moné­taire et d’environ 30 % des dépôts ban­caires [7]. Dans le même temps, la Fede­ral Reserve essayait, mais vai­ne­ment, de s’opposer à cette contrac­tion en accrois­sant la mon­naie de base de 9 %.

    Les spé­cu­la­teurs, qui avaient ache­té des actions avec des fonds emprun­tés à court terme, se sont vus contraints d’emprunter à nou­veau à des taux d’intérêt très éle­vés, voire à vendre à n’importe quel prix pour faire face à leurs enga­ge­ments. Des retraits mas­sifs de cer­tains dépôts ont entraî­né les faillites d’un grand nombre de banques [8], d’où une contrac­tion accrue de la masse monétaire.

    Ce pes­si­misme, ce cli­mat de détresse et cette contrac­tion de la masse moné­taire ont entraî­né une dimi­nu­tion du pro­duit natio­nal brut nomi­nal de 44 %, du pro­duit natio­nal brut réel de 29 %, de la pro­duc­tion indus­trielle de 40 %, et de l’indice géné­ral des prix de 21 %. Le taux de chô­mage est pas­sé de 3,2 % en 1929 à 25 % en 1933, soit 13 mil­lions de chô­meurs [9], pour une popu­la­tion active de 51 mil­lions. La popu­la­tion totale des États- Unis n’était alors que d’environ 120 millions.

    Un endet­te­ment excessif

    La Grande Dépres­sion a été consi­dé­ra­ble­ment aggra­vée dans son dérou­le­ment par le sur­en­det­te­ment qui s’était déve­lop­pé avant le krach bour­sier de 1929, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des États-Unis.

    • À l’intérieur des États-Unis, le mon­tant glo­bal des dettes des par­ti­cu­liers et des entre­prises [10], cor­res­pon­dant en grande par­tie à des cré­dits ban­caires, s’était consi­dé­ra­ble­ment accru de 1921 à 1929. En 1929, il repré­sen­tait envi­ron 1,6 fois le pro­duit natio­nal brut amé­ri­cain. Au regard de la baisse des prix et de la dimi­nu­tion de la pro­duc­tion au cours de la Grande Dépres­sion, le poids de ces dettes s’est révé­lé insupportable.

    Paral­lè­le­ment, de 1921 à 1929, l’endettement de l’État fédé­ral et celui des États et des muni­ci­pa­li­tés s’étaient éga­le­ment consi­dé­ra­ble­ment accrus. En 1929, ils repré­sen­taient res­pec­ti­ve­ment envi­ron 16,3 % et 13,2 % du PNB américain.[11]

    • À l’extérieur des États-Unis, le mon­tant des répa­ra­tions dues par l’Allemagne avait été fixé en 1921 à 33 mil­liards de dol­lars, repré­sen­tant envi­ron 32 % du PNB amé­ri­cain en 1929. Au titre des dettes de guerre, les nations euro­péennes devaient aux États-Unis envi­ron 11,6 mil­liards de dol­lars, repré­sen­tant envi­ron 11 % du PNB américain. 

    Enfin, des prêts pri­vés, prin­ci­pa­le­ment ban­caires, avaient été consen­tis, prin­ci­pa­le­ment à l’Allemagne, pour un mon­tant glo­bal de 14 mil­liards de dol­lars en 1929, repré­sen­tant envi­ron 13,5 % du PNB amé­ri­cain. Les dettes de guerre s’étaient révé­lées impayables. L’Allemagne n’avait pu s’acquitter que très par­tiel­le­ment de ses obli­ga­tions, et cela prin­ci­pa­le­ment avec des fonds empruntés.

    Le déve­lop­pe­ment de la Grande Dépres­sion a été consi­dé­ra­ble­ment aggra­vé par les charges de toutes ces dettes et par les mou­ve­ments inter­na­tio­naux de capi­taux à court terme qui en ont résul­té, par suite des inter­dé­pen­dances com­plexes de toutes sortes entre les éco­no­mies euro­péennes et l’économie amé­ri­caine. En fait, toutes ces dettes ont dû être réduites et rééche­lon­nées au cours de la Grande Dépression. 

    Des mou­ve­ments mas­sifs de capi­taux et des déva­lua­tions compétitives. 

    À par­tir des États-Unis, la Grande Dépres­sion s’est éten­due dans tout l’Occident, géné­rant par­tout l’effondrement des éco­no­mies, le chô­mage, la misère et la détresse.

    À la suite de l’abandon de l’étalon or, en sep­tembre 1931, par la Grande- Bre­tagne, se sont suc­cé­dé des déva­lua­tions en chaîne. La plus spec­ta­cu­laire a cor­res­pon­du à l’abandon de l’étalon or par les États-Unis en avril 1933.

    Toute cette période peut se carac­té­ri­ser à la fois par des spé­cu­la­tions sur les mon­naies, des mou­ve­ments mas­sifs de capi­taux, des déva­lua­tions com­pé­ti­tives et des poli­tiques pro­tec­tion­nistes des dif­fé­rents pays pour essayer de se pro­té­ger des désordres extérieurs.

    Fina­le­ment, vers la fin de 1936, les rela­tions de change entre les prin­ci­pales mon­naies n’étaient pas très dif­fé­rentes de ce qu’elles étaient en 1930, avant que le cycle des déva­lua­tions n’ait com­men­cé ». Mau­rice Allais [7].


    III – Pour­quoi l’effondrement des cours a‑t-il entraî­né celui de l’économie réelle : l’analyse d’Allais répon­dant à la ques­tion de George Soros.

    Mau­rice Allais, dont les tra­vaux ont – sin­gu­liè­re­ment depuis les années 60 – révo­lu­tion­né l’analyse de la dyna­mique moné­taire [2, 4], a su par son ana­lyse de la notion psy­cho­lo­gique d’« encaisse dési­rée », mettre en évi­dence et quan­ti­fier l’importance déter­mi­nante de l’effet de la psy­cho­lo­gie col­lec­tive sur les fluc­tua­tions moné­taires. Il com­mente ces évé­ne­ments finan­ciers en résu­mant ain­si son exper­tise dans son ouvrage de 1999 [7] :

    « Fac­teurs psy­cho­lo­giques et fac­teurs monétaires

    Si la hausse des cours de Bourse, de 1925 à 1929, a quelque chose d’incompréhensible au regard de l’évolution de l’économie amé­ri­caine en termes réels pen­dant la même période, la baisse de l’activité éco­no­mique en termes réels, de 1929 à 1932, n’en appa­raît pas moins aus­si éton­nante, au moins à pre­mière vue. Com­ment est-il donc pos­sible que la chute des cours bour­siers ait pu induire par elle-même une telle dimi­nu­tion de l’activité économique ?

    En réa­li­té, ces deux phé­no­mènes, qui à pre­mière vue appa­raissent quelque peu para­doxaux, s’éclairent par­fai­te­ment dès que l’on consi­dère à la fois les fac­teurs psy­cho­lo­giques et les fac­teurs monétaires.

    Lorsque la conjonc­ture est favo­rable, les encaisses dési­rées [12] dimi­nuent et, de ce fait, la dépense glo­bale aug­mente. Lorsqu’elle est défa­vo­rable, les encaisses dési­rées aug­mentent et la dépense glo­bale dimi­nue [13]. De même, la croyance dans la hausse sus­cite la créa­tion ex nihi­lo de moyens de paie­ments ban­caires et l’appréhension de la baisse engendre la des­truc­tion des moyens de paie­ment anté­rieu­re­ment créés ex nihi­lo [14].

    La hausse entraîne la hausse et la baisse entraîne la baisse. Pour les spé­cu­la­teurs à la hausse ou à la baisse des actions, ce n’était pas les « fon­da­men­taux » qui étaient consi­dé­rés, mais c’était l’appréciation psy­cho­lo­gique de ce que les autres allaient faire.

    La grande dépres­sion de 1929–1934 et le méca­nisme du crédit

    L’origine et le déve­lop­pe­ment de la Grande Dépres­sion de 1929–1934 repré­sentent cer­tai­ne­ment la meilleure illus­tra­tion que l’on puisse don­ner des effets nocifs du méca­nisme du crédit :

    • la créa­tion de mon­naie ex nihi­lo par le sys­tème bancaire ;

    • la cou­ver­ture frac­tion­naire des dépôts ;

    • le finan­ce­ment d’investissements à long terme par des fonds emprun­tés à court terme ;

    • le finan­ce­ment de la spé­cu­la­tion par le crédit

    • et les varia­tions de la valeur réelle de la mon­naie et de l’activité éco­no­mique qui en résultent.

    L’ampleur de la crise de 1929 a été la consé­quence inévi­table de l’expansion dérai­son­nable des cré­dits bour­siers qui l’a pré­cé­dée aux États-Unis et de la mon­tée extra­va­gante des cours de Bourse qu’elle a per­mise, sinon suscitée.

    Au regard de la pros­pé­ri­té de l’économie et de la mon­tée des cours jusqu’en 1929, le diag­nos­tic de l’opinion domi­nante était aus­si géné­ral qu’affirmatif. Il s’agissait d’une « New Era », d’une nou­velle ère de pros­pé­ri­té géné­rale, qui s’ouvrait au monde entier.

    Cepen­dant, l’analyse qui pré­cède montre avec quelle pru­dence on doit consi­dé­rer la pros­pé­ri­té d’une éco­no­mie en termes réels, dès lors que se déve­loppent des dés­équi­libres poten­tiels, à pre­mière vue mineurs en valeur rela­tive, mais sus­cep­tibles d’entraîner, lorsqu’ils se concré­tisent et se cumulent, de pro­fondes modi­fi­ca­tions de la psy­cho­lo­gie collective.

    Rien de fon­da­men­ta­le­ment nou­veau dans la crise de 1929

    Ce qui, pour l’essentiel, explique le déve­lop­pe­ment de la New Era, aux États-Unis et dans le monde, dans les années qui ont pré­cé­dé le krach de 1929, c’est l’ignorance, une igno­rance pro­fonde de toutes les crises du XIXème siècle et de leur signi­fi­ca­tion réelle.

    La crise de 1929–1934 n’était en fait qu’une répé­ti­tion par­ti­cu­liè­re­ment mar­quée des crises qui s’étaient suc­cé­dé au XIXème siècle [15], et dont sans doute la crise de 1873–1879 avait été une des plus signi­fi­ca­tives. En fait, toutes les grandes crises des XVIIIème, XIXème et XXème siècles ont résul­té du déve­lop­pe­ment exces­sif des pro­messes de payer et de leur moné­ti­sa­tion [16] [17]. Par­tout et à toute époque, les mêmes causes génèrent les mêmes effets et ce qui doit arri­ver arrive. » Mau­rice Allais [7]

    Selon Mau­rice Allais en effet [7] :

    « La crise mon­diale d’aujourd’hui et la Grande Dépres­sion. De pro­fondes similitudes

    • De pro­fondes simi­li­tudes appa­raissent entre la crise mon­diale d’aujourd’hui et la Grande Dépres­sion de 1929–1934 :

    1. la créa­tion et la des­truc­tion de moyens de paie­ment par le sys­tème du crédit,

    2. le finan­ce­ment d’investissements à long terme avec des fonds emprun­tés à court terme,

    3. le déve­lop­pe­ment d’un endet­te­ment gigantesque,

    4. une spé­cu­la­tion mas­sive sur les actions et les monnaies,

    5. un sys­tème finan­cier et moné­taire fon­da­men­ta­le­ment instable.

    Cepen­dant, des dif­fé­rences majeures existent entre les deux crises. Elles cor­res­pondent à des fac­teurs fon­da­men­ta­le­ment aggravants.

    • En 1929, le monde était par­ta­gé entre deux zones dis­tinctes : d’une part, l’Occident, essen­tiel­le­ment les États-Unis et l’Europe et, d’autre part, le monde com­mu­niste, la Rus­sie sovié­tique et la Chine. Une grande part du tiers-monde d’aujourd’hui était sous la domi­na­tion des empires colo­niaux, essen­tiel­le­ment ceux de la Grande-Bre­tagne et de la France. 

    Aujourd’hui, depuis les années 70, une mon­dia­li­sa­tion géo­gra­phi­que­ment de plus en plus éten­due des éco­no­mies s’est déve­lop­pée, incluant les pays issus des anciens empires colo­niaux, la Rus­sie et les pays de l’Europe de l’Est depuis la chute du Mur de Ber­lin en 1989. La nou­velle divi­sion du monde se fonde sur les inéga­li­tés de déve­lop­pe­ment économique.

    Il y a ain­si entre la situa­tion de 1929 et la situa­tion actuelle une dif­fé­rence consi­dé­rable d’échelle, c’est le monde entier qui actuel­le­ment est concerné.

    • Depuis les années 70, une seconde dif­fé­rence, majeure éga­le­ment et sans doute plus aggra­vante encore, appa­raît rela­ti­ve­ment à la situa­tion du monde de 1929.

    Une mon­dia­li­sa­tion pré­ci­pi­tée et exces­sive a entraî­né par elle-même des dif­fi­cul­tés majeures. Une insta­bi­li­té sociale poten­tielle est appa­rue par­tout, une accen­tua­tion des inéga­li­tés par­ti­cu­liè­re­ment mar­quée aux États-Unis, et un chô­mage mas­sif en Europe occi­den­tale. La Rus­sie et les pays de l’Europe de l’Est ont ren­con­tré éga­le­ment des dif­fi­cul­tés majeures en rai­son d’une libé­ra­li­sa­tion trop hâtive. 

    Alors qu’en 1929 le chô­mage n’est appa­ru en Europe qu’à la suite de la crise finan­cière et moné­taire, un chô­mage mas­sif se constate déjà aujourd’hui au sein de l’Union euro­péenne, pour des causes très dif­fé­rentes, et ce chô­mage ne pour­rait qu’être très aggra­vé si la crise finan­cière et moné­taire mon­diale d’aujourd’hui devait se développer.

    • En fait, on ne sau­rait trop insis­ter sur les pro­fondes simi­li­tudes, tout à fait essen­tielles, qui existent entre la crise d’aujourd’hui et les crises qui l’ont pré­cé­dée, dont la plus signi­fi­ca­tive est sans doute celle de 1929. Ce qui est réel­le­ment impor­tant, en effet, ce n’est pas tant l’analyse des moda­li­tés rela­ti­ve­ment com­plexes, des « tech­ni­ca­li­ties » de la crise actuelle, qu’une com­pré­hen­sion pro­fonde des fac­teurs qui l’ont générée.

    De cette com­pré­hen­sion dépendent en effet un diag­nos­tic cor­rect de la crise actuelle et l’élaboration des réformes qu’il convien­drait de réa­li­ser pour mettre fin aux crises qui ne cessent de rava­ger les éco­no­mies depuis au moins deux siècles, tou­jours de plus en plus fortes en rai­son de leur exten­sion pro­gres­sive au monde entier.

    La créa­tion et la des­truc­tion de moyens de paie­ment par le méca­nisme du crédit

    • Fon­da­men­ta­le­ment, le méca­nisme actuel du cré­dit abou­tit à une créa­tion de moyens de paie­ment ex nihi­lo, car le déten­teur d’un dépôt auprès d’une banque le consi­dère comme une encaisse dis­po­nible, alors que, dans le même temps, la banque a prê­té la plus grande par­tie de ce dépôt qui, redé­po­sée ou non dans une banque, est consi­dé­rée comme une encaisse dis­po­nible par son récipiendaire. 

    À chaque opé­ra­tion de cré­dit il y a ain­si dupli­ca­tion moné­taire. Au total, le méca­nisme du cré­dit abou­tit à une créa­tion de mon­naie ex nihi­lo par de simples jeux d’écriture [18]. Repo­sant essen­tiel­le­ment sur la cou­ver­ture frac­tion­naire des dépôts, il est fon­da­men­ta­le­ment instable.

    Le volume des dépôts ban­caires dépend en fait d’une double déci­sion, celle de la banque de s’engager à vue et celle des emprun­teurs de s’endetter. Il résulte de là que le mon­tant glo­bal de la masse moné­taire est extrê­me­ment sen­sible aux fluc­tua­tions conjonc­tu­relles. Il tend à croître en période d’optimisme et à décroître en période de pes­si­misme, d’où des effets déstabilisateurs.

    En fait, il est cer­tain que, pour la plus grande part, l’ampleur de ces fluc­tua­tions résulte du méca­nisme du cré­dit et que, sans l’amplification de la créa­tion (ou de la des­truc­tion) moné­taire par la voie ban­caire, les fluc­tua­tions conjonc­tu­relles seraient consi­dé­ra­ble­ment atté­nuées, sinon tota­le­ment sup­pri­mées [19].

    • De tout temps, on a pu par­ler des « miracles du cré­dit ». Pour les béné­fi­ciaires du cré­dit, il y a effec­ti­ve­ment quelque chose de mira­cu­leux dans le méca­nisme du cré­dit puisqu’il per­met de créer ex nihi­lo un pou­voir d’achat effec­tif qui s’exerce sur le mar­ché, sans que ce pou­voir d’achat puisse être consi­dé­ré comme la rému­né­ra­tion d’un ser­vice rendu.

    Cepen­dant, autant la mobi­li­sa­tion d’« épargnes vraies » [c’est-à-dire l’abandon pour un temps d’un pou­voir d’achat réel acquis en rému­né­ra­tion d’un ser­vice éco­no­mique ou d’un bien réel] par les banques pour leur per­mettre de finan­cer des inves­tis­se­ments pro­duc­tifs est fon­da­men­ta­le­ment utile, autant la créa­tion de « faux droits » par la créa­tion moné­taire [résul­tant d’une dupli­ca­tion de pou­voir d’achat par un jeux d’écritures ban­caires] est fon­da­men­ta­le­ment nocive, tant du point de vue de l’efficacité éco­no­mique qu’elle com­pro­met par les dis­tor­sions de prix qu’elle sus­cite que du point de vue de la dis­tri­bu­tion des reve­nus qu’elle altère et rend inéquitable.

    Le finan­ce­ment d’investissements à long terme avec des fonds emprun­tés à court terme

    Par l’utilisation des dépôts à vue et à court terme de ses dépo­sants, l’activité d’une banque abou­tit à finan­cer des inves­tis­se­ments à moyen ou long terme cor­res­pon­dant aux emprunts qu’elle a consen­tis à ses clients. Cette acti­vi­té repose ain­si sur l’échange de pro­messes de payer à un terme don­né de la banque contre des pro­messes de payer à des termes plus éloi­gnés des clients moyen­nant le paie­ment d’intérêts.

    Les totaux de l’actif et du pas­sif du bilan d’une banque sont bien égaux, mais cette éga­li­té est pure­ment comp­table, car elle repose sur la mise en paral­lèle d’éléments de nature dif­fé­rente : au pas­sif, des enga­ge­ments à vue et à court terme de la banque ; à l’actif, des créances à plus long terme cor­res­pon­dant aux prêts effec­tués par la banque.

    De là résulte une insta­bi­li­té poten­tielle per­ma­nente du sys­tème ban­caire dans son ensemble puisque les banques sont à tout moment dans l’incapacité abso­lue de faire face à des retraits mas­sifs des dépôts à vue ou des dépôts à terme arri­vant à échéance, leurs actifs n’étant dis­po­nibles qu’à des termes plus éloignés.

    Si tous les inves­tis­se­ments dans les pays sous-déve­lop­pés avaient été finan­cés par les banques, grâce à des prêts pri­vés d’une matu­ri­té au moins aus­si éloi­gnée, et si le finan­ce­ment des défi­cits de la balance des tran­sac­tions cou­rantes des Etats-Unis était uni­que­ment assu­ré par des inves­tis­se­ments étran­gers à long terme aux États-Unis, tous les dés­équi­libres n’auraient qu’une por­tée beau­coup plus réduite, et il n’existerait aucun risque majeur.

    Ce qui, par contre, est émi­nem­ment dan­ge­reux, c’est l’amplification des dés­équi­libres par le méca­nisme du cré­dit et l’instabilité du sys­tème finan­cier et moné­taire tout entier, sur le double plan natio­nal et inter­na­tio­nal, qu’il sus­cite. Cette insta­bi­li­té a été consi­dé­ra­ble­ment aggra­vée par la totale libé­ra­tion des mou­ve­ments de capi­taux dans la plus grande par­tie du monde. » Mau­rice Allais [7]

    La créa­tion moné­taire : Le ban­quier joue entre les flux entrants (dépôts nou­veaux et retour de cré­dits consen­tis) et sor­tants (cré­dits consen­tis) en créant de la mon­naie (de cré­dit ban­caire ex nihi­lo) par dupli­ca­tion moné­taire en accor­dant des cré­dits de plus long terme que les dépôts qui les couvrent. Autre­ment dit, il prête de l’argent qu’il ne pos­sède pas dans ses caisses. Il prête en anti­ci­pant la ren­trée de dépôts : ce sont les cré­dits qui font les dépôts.

    Banque cen­trale : Quand une banque (secon­daire) manque de dépôts pour cou­vrir les retraits, elle se refi­nance auprès d’autres banques (mar­ché inter­ban­caire) ou, à défaut, auprès de la Banque cen­trale, pré­teur en der­nier res­sort. La Banque cen­trale dis­pose de plu­sieurs ins­tru­ments de régu­la­tion moné­taire (taux d’intérêt, appel d’offres, prise en pen­sion, réserves obli­ga­toires, open market).

    Créa­tion et des­truc­tion moné­taires : « (…) C’est le prin­cipe fon­da­men­tal de la créa­tion moné­taire : si je fais un cré­dit papier de 100 et si je sais qu’une grande par­tie de ce cré­dit revien­dra chez moi ban­quier, je peux mul­ti­plier le cré­dit bien au-delà du stock d’or dont je dis­pose. (…) Le méca­nisme est décrit dans l’adage : « les prêts font les dépôts ». Le cré­dit fait les dépôts, il fait l’argent. Et non l’inverse !

    Avis à ceux qui croient que l’épargne fait l’argent. Quel contresens !

    (…) Mais la vraie garan­tie de la créa­tion moné­taire, c’est l’anticipation de l’activité éco­no­mique, du cycle pro­duc­tion consom­ma­tion. Encore faut-il que cette anti­ci­pa­tion soit saine : toute créa­tion moné­taire saine débouche sur une des­truc­tion moné­taire équivalente.

    (…) Nous per­ce­vons mieux la nature de la mon­naie : des dettes (des créances sur la banque émet­trice) qui cir­culent. Des dettes qui, si elles sont saines, doivent, par l’activité éco­no­mique, pro­vo­quer leur rem­bour­se­ment. Aujourd’hui, la mon­naie est déta­chée de tout sup­port maté­riel, on peut en créer à l’infini. »

    Ber­nard Maris, Anti-manuel d’économie, éd. Bréal, oct. 2003, p. 219

    Et Mau­rice Allais « enfonce le clou », en sou­li­gnant la spé­ci­fi­ci­té essen­tielle de la situa­tion contem­po­raine qui aggrave très for­te­ment aujourd’hui la por­tée d’une crise sys­té­mique du sys­tème ban­caire, finan­cier et moné­taire [7] :

    « Le déve­lop­pe­ment d’un endet­te­ment gigantesque

    À par­tir de 1974, le déve­lop­pe­ment uni­ver­sel des cré­dits ban­caires et l’inflation mas­sive qui en est résul­tée, ont abais­sé pour une décen­nie les taux d’intérêt réels à des valeurs très faibles, voire néga­tives, géné­ra­trices à la fois d’inefficacité et de spo­lia­tion. À des épargnes vraies se sont sub­sti­tués des finan­ce­ments longs à par­tir d’une créa­tion moné­taire ex nihi­lo. Les condi­tions de l’efficacité comme celles de l’équité s’en sont trou­vées com­pro­mises. Le fonc­tion­ne­ment du sys­tème a abou­ti tout à la fois à un gas­pillage de capi­tal et à une des­truc­tion de l’épargne.

    • C’est grâce à la créa­tion moné­taire que, pour une large part, les pays en voie de déve­lop­pe­ment ont été ame­nés à mettre en place des plans de déve­lop­pe­ment trop ambi­tieux, et à vrai dire dérai­son­nables, et à remettre à plus tard les ajus­te­ments qui s’imposaient, tant il est facile d’acheter, dès lors qu’on peut se conten­ter de payer avec des pro­messes de payer.

    Par néces­si­té, la plu­part des pays débi­teurs ont été ame­nés à se pro­cu­rer par de nou­veaux emprunts les res­sources néces­saires à la fois pour finan­cer les amor­tis­se­ments et les inté­rêts de leurs dettes et pour réa­li­ser de nou­veaux inves­tis­se­ments. Peu à peu, cepen­dant, la situa­tion est deve­nue intenable.

    • Paral­lè­le­ment, l’endettement des admi­nis­tra­tions publiques des pays déve­lop­pés en pour­cen­tage du pro­duit natio­nal brut et la charge des inté­rêts en pour­cen­tage des dépenses publiques ont atteint des niveaux dif­fi­ci­le­ment supportables.

    Une spé­cu­la­tion massive

    Depuis 1974, une spé­cu­la­tion mas­sive s’est déve­lop­pée à l’échelle mon­diale. La spé­cu­la­tion sur les mon­naies et la spé­cu­la­tion sur les actions, les obli­ga­tions et les pro­duits déri­vés en repré­sentent deux illus­tra­tions significatives.

    • La sub­sti­tu­tion, en mars 1973, du sys­tème des changes flot­tants au sys­tème des pari­tés fixes, mais révi­sables, a accen­tué l’influence de la spé­cu­la­tion sur les changes ali­men­tée par le cré­dit. Asso­cié au sys­tème des changes flot­tants, le sys­tème du cré­dit tel qu’il fonc­tionne actuel­le­ment a puis­sam­ment contri­bué à l’instabilité pro­fonde des taux de change depuis 1974.

    Pen­dant toute cette période, une spé­cu­la­tion effré­née s’est déve­lop­pée sur les taux de change rela­tifs des prin­ci­pales mon­naies, le dol­lar, le deut­sche­mark et le yen, chaque mon­naie pou­vant être ache­tée à cré­dit contre une autre, grâce au méca­nisme du crédit.

    • La spé­cu­la­tion sur les actions et les obli­ga­tions a été tout aus­si spec­ta­cu­laire. À New- York, et depuis 1983, se sont déve­lop­pés à un rythme expo­nen­tiel de gigan­tesques mar­chés sur les « stock-index futures », les « stock-index options », les « options on stock-index futures », puis les « hedge funds » et tous « les pro­duits déri­vés » pré­sen­tés comme des panacées.

    Ces mar­chés à terme, où le coût des opé­ra­tions est beau­coup plus réduit que sur les opé­ra­tions au comp­tant et où pour l’essentiel les posi­tions sont prises à cré­dit, ont per­mis une spé­cu­la­tion accrue et géné­ré une très grande insta­bi­li­té des cours. Ils ont été accom­pa­gnés d’un déve­lop­pe­ment accé­lé­ré de fonds spé­cu­la­tifs, les « hedgefunds ».

    En fait, sans la créa­tion de mon­naie et de pou­voir d’achat ex nihi­lo que per­met le sys­tème du cré­dit, jamais les hausses extra­or­di­naires des cours de bourse que l’on constate avant les grandes crises ne seraient pos­sibles, car à toute dépense consa­crée à l’achat d’actions, par exemple, cor­res­pon­drait quelque part une dimi­nu­tion d’un mon­tant équi­valent de cer­taines dépenses, et tout aus­si­tôt se déve­lop­pe­raient des méca­nismes régu­la­teurs ten­dant à enrayer toute spé­cu­la­tion injustifiée.

    • Qu’il s’agisse de la spé­cu­la­tion sur les mon­naies ou de la spé­cu­la­tion sur les actions, ou de la spé­cu­la­tion sur les pro­duits déri­vés, le monde est deve­nu un vaste casi­no où les tables de jeu sont répar­ties sur toutes les lon­gi­tudes et toutes les lati­tudes. Le jeu et les enchères, aux­quelles par­ti­cipent des mil­lions de joueurs, ne s’arrêtent jamais. Aux cota­tions amé­ri­caines se suc­cèdent les cota­tions à Tokyo et à Hong­kong, puis à Londres, Franc­fort et Paris. 

    Par­tout, la spé­cu­la­tion est favo­ri­sée par le cré­dit puisqu’on peut ache­ter sans payer et vendre sans déte­nir. On constate le plus sou­vent une dis­so­cia­tion entre les don­nées de l’économie réelle et les cours nomi­naux déter­mi­nés par la spé­cu­la­tion. Sur toutes les places, cette spé­cu­la­tion, fré­né­tique et fébrile, est per­mise, ali­men­tée et ampli­fiée par le cré­dit. Jamais dans le pas­sé elle n’avait atteint une telle ampleur.

    Un sys­tème finan­cier et moné­taire fon­da­men­ta­le­ment instable

    L’économie mon­diale tout entière repose aujourd’hui sur de gigan­tesques pyra­mides de dettes, pre­nant appui les unes sur les autres dans un équi­libre fra­gile. Jamais dans le pas­sé une pareille accu­mu­la­tion de pro­messes de payer ne s’était consta­tée. Jamais sans doute il n’est deve­nu plus dif­fi­cile d’y faire face. Jamais sans doute une telle insta­bi­li­té poten­tielle n’était appa­rue avec une telle menace d’un effon­dre­ment général.

    Toutes les dif­fi­cul­tés ren­con­trées résultent de la mécon­nais­sance d’un fait fon­da­men­tal, c’est qu’aucun sys­tème décen­tra­li­sé d’économie de mar­chés ne peut fonc­tion­ner cor­rec­te­ment si la créa­tion incon­trô­lée ex nihi­lo de nou­veaux moyens de paie­ment per­met d’échapper, au moins pour un temps, aux ajus­te­ments néces­saires. Il en est ain­si toutes les fois que l’on peut s’acquitter de ses dépenses ou de ses dettes avec de simples pro­messes de payer, sans aucune contre­par­tie réelle, directe ou indi­recte, effective.

    Devant une telle situa­tion, tous les experts sont à la recherche de moyens, voire d’expédients, pour sor­tir des dif­fi­cul­tés, mais aucun accord réel ne se réa­lise sur des solu­tions défi­nies et efficaces. 

    Pour l’immédiat, la presque tota­li­té des experts ne voient guère d’autre solu­tion, au besoin par des pres­sions exer­cées sur les banques com­mer­ciales, les Ins­ti­tuts d’émission et le FMI, que la créa­tion de nou­veaux moyens de paie­ment per­met­tant aux débi­teurs et aux spé­cu­la­teurs de faire face au paie­ment des amor­tis­se­ments et des inté­rêts de leurs dettes, en alour­dis­sant encore par là même cette charge pour l’avenir.

    Au centre de toutes les dif­fi­cul­tés ren­con­trées, on trouve tou­jours, sous une forme ou une autre, le rôle néfaste joué par le sys­tème actuel du cré­dit et la spé­cu­la­tion mas­sive qu’il per­met.

    Tant qu’on ne réfor­me­ra pas fon­da­men­ta­le­ment le cadre ins­ti­tu­tion­nel dans lequel il joue, on ren­con­tre­ra tou­jours, avec des moda­li­tés dif­fé­rentes sui­vant les cir­cons­tances, les mêmes dif­fi­cul­tés majeures. 

    Toutes les grandes crises du XIXème et du XXème siècle ont résul­té du déve­lop­pe­ment exces­sif des pro­messes de payer et de leur monétisation.

    Par­ti­cu­liè­re­ment signi­fi­ca­tive est l’absence totale de toute remise en cause du fon­de­ment même du sys­tème de cré­dit tel qu’il fonc­tionne actuel­le­ment, savoir la créa­tion de mon­naie ex nihi­lo par le sys­tème ban­caire et la pra­tique géné­ra­li­sée de finan­ce­ments longs avec des fonds emprun­tés à court terme.

    En fait, sans aucune exa­gé­ra­tion, le méca­nisme actuel de la créa­tion de mon­naie ex nihi­lo par le cré­dit est cer­tai­ne­ment le « can­cer » qui ronge irré­mé­dia­ble­ment les éco­no­mies de mar­chés de pro­prié­té pri­vée. » Mau­rice Allais [7].


    IV – Le déman­tè­le­ment des régu­la­tions sous l’influence des groupes de pres­sion finan­ciers anglo-saxons au cours des 20 der­nières années : l’exemple du Glass-Stea­gall Act.

    C’est sous la pres­sion dra­ma­tique des évé­ne­ments que la régu­la­tion put enfin être impo­sée au monde financier :

    Ce fut en effet dans le but de mettre un terme aux vagues de panique ban­caire qui rui­naient aux Etats-Unis de plus en plus de banques de prêts et de dépôts (com­mer­cial ban­king) au début de l’année 1933, et après les scan­dales des révé­la­tions des audi­tions de la Com­mis­sion du Sénat des Etats-Unis pré­si­dée par le Pro­cu­reur Fer­di­nand Peco­ra, que le pre­mier gou­ver­ne­ment Roo­se­velt put enfin obte­nir du Congrès l’adoption le 16 juin 1933 du second Glass-Stea­gall Act, des noms d’un séna­teur démo­crate de Vir­gi­nie, Car­ter Glass, ancien secré­taire au Tré­sor, et d’un repré­sen­tant démo­crate de l’Alabama, Hen­ry B. Stea­gall, pré­sident de la com­mis­sion Banque et Mon­naie de la chambre des représentants.

    Par cette nou­velle légis­la­tion était créée la Fede­ral Depo­sit Insu­rance Cor­po­ra­tion, ou FDIC, c’est-à-dire le sys­tème fédé­ral d’assurance des dépôts bancaires. 

    Ini­tia­le­ment de 10.000 dol­lars, et por­tée par la suite jusqu’à 100 000 dol­lars, la garan­tie accor­dée aux dépo­sants, pour leur dépôt dans chaque banque, va per­mettre à ceux-ci de pla­cer leur argent dans nombre d’établissements de taille réduite, sti­mu­lant ain­si la concur­rence entre les banques. 

    Mais elle fut aus­si indi­rec­te­ment à la source de la vague de faillites spec­ta­cu­laires de nom­breuses caisses d’épargne (Savings and Loans ou S&L) en 1989, car ces der­nières avaient été au préa­lable hasar­deu­se­ment « déré­gle­men­tées » dès 1980–82 par l’Administration Reagan.

    Mais sur­tout, le Glass-Stea­gall Act dis­tingue désor­mais pour la pre­mière fois deux métiers ban­caires séparés :

    • la banque de dépôt (com­mer­cial ban­king, en anglais), c’est-à-dire les acti­vi­tés de prêts et de dépôts,

    • la banque d’investissement (invest­ment ban­king, en anglais), c’est-à-dire les opé­ra­tions sur titres et valeurs mobilières,

    et les déclare désor­mais léga­le­ment stric­te­ment incom­pa­tibles. Les banques exis­tantes doivent choi­sir d’abandonner l’un des deux métiers.

    En consé­quence, J.P. Mor­gan & Co. choi­sit alors la banque commerciale.

    Mais des diri­geants mécon­tents de ce choix quit­tèrent l’établissement et fon­dèrent la banque d’investissement Mor­gan Stan­ley. Leh­man Bro­thers fer­ma ses acti­vi­tés ban­caires, ne res­tant que mai­son de titres, tan­dis que Chase et City toutes deux aban­don­nèrent alors les mar­chés financiers.

    Les groupes de pres­sion des finan­ciers amé­ri­cains, confron­tés à la concur­rence de leurs par­te­naires lon­do­niens, alors nul­le­ment sou­mis à une telle régle­men­ta­tion, n’eurent de cesse depuis lors d’obtenir du pou­voir poli­tique l’abolition de cette légis­la­tion. Ils par­vinrent à leurs fins lorsque le Pré­sident Clin­ton, alors en fin de second et der­nier man­dat, le fit abro­ger le 12 novembre 1999 par le Finan­cial Ser­vices Moder­ni­za­tion Act, dit Gramm-Leach-Bli­ley Act, juste à temps pour per­mettre la fusion consti­tu­tive de Citigroup.

    V – Les prin­cipes de la réforme radi­cale du cré­dit pro­po­sée par Mau­rice Allais.

    Mau­rice Allais énonce — après les avoir démon­trés et après avoir répon­du aux prin­ci­pales objec­tions — les prin­cipes d’une réforme struc­tu­relle du sys­tème du cré­dit, du sys­tème finan­cier et moné­taire inter­na­tio­nal, et du sys­tème des échanges com­mer­ciaux inter­na­tio­naux, seuls à même, d’interdire la réap­pa­ri­tion d’une crise sys­té­mique sem­blable à celle qui menace à pré­sent la pros­pé­ri­té et la liber­té dans nos socié­té, voire dans le monde entier.

    Son diag­nos­tic peut en effet se résu­mer ain­si (cita­tion, [7]) :

    « Le sys­tème actuel du cré­dit, dont l’origine his­to­rique a été tout à fait contin­gente, appa­raît comme tout à fait irra­tion­nel, et cela pour huit raisons :

    1. la créa­tion (ou la des­truc­tion) irres­pon­sable de mon­naie et de pou­voir d’achat par les déci­sions des banques et des particuliers

    2. le finan­ce­ment d’investissements à long terme par des fonds emprun­tés à court-terme

    3. la confu­sion de l’épargne et de la monnaie

    4. la très grande sen­si­bi­li­té du méca­nisme du cré­dit actuel à la situa­tion conjoncturelle

    5. l’instabilité fon­cière qu’il engendre

    6. l’altération des condi­tions d’une effi­ca­ci­té maxi­male de l’économie

    7. l’altération de la dis­tri­bu­tion des revenus

    8. et enfin l’impossibilité de tout contrôle effi­cace du sys­tème du cré­dit par l’opinion publique et le Par­le­ment, en rai­son de son extra­or­di­naire complexité.

    Au regard d’une expé­rience d’au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la suc­ces­sion sans cesse consta­tée des périodes d’expansion et de réces­sion, on doit consi­dé­rer que les deux fac­teurs majeurs qui les ont consi­dé­rables ampli­fiées sinon sus­ci­tées, sont :

    1. la créa­tion de mon­naie et de pou­voir d’achat ex nihi­lo par le méca­nisme du crédit.

    2. le finan­ce­ment d’investissements à long terme par des fonds emprun­tés à court-terme.

    Il pour­rait cepen­dant être aisé­ment remé­dié à ces deux fac­teurs par une réforme d’ensemble qui per­met­trait, sinon de mettre fin aux fluc­tua­tions conjonc­tu­relles, tout au moins d’en réduire très consi­dé­ra­ble­ment l’ampleur.

    Cette réforme doit s’appuyer sur les deux prin­cipes tout à fait fondamentaux :

    1. La créa­tion moné­taire doit rele­ver de l’État et de l’État seul. Toute créa­tion moné­taire autre que la mon­naie de base par la Banque Cen­trale doit être ren­due impos­sible, de manière que dis­pa­raissent les « faux droits » résul­tant actuel­le­ment de la créa­tion moné­taire bancaire.

    2. Tout finan­ce­ment d’investissement à un terme don­né doit être assu­ré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. » Mau­rice Allais [7]

    Les prin­cipes de la réforme du sys­tème du Cré­dit que pro­pose Mau­rice Allais peuvent donc se résu­mer comme suit (cita­tion, [7]) :

    « Cette double condi­tion implique une modi­fi­ca­tion pro­fonde des struc­tures ban­caires et finan­cières repo­sant sur la dis­so­cia­tion totale des acti­vi­tés ban­caires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attri­bu­tion selon trois caté­go­ries d’établissements dis­tincts et indépendants :

    1. des banques de dépôt assu­rant seule­ment, à l’exclusion de toute opé­ra­tion de prêt, les encais­se­ments et les paie­ments, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais cor­res­pon­dants étant fac­tu­rés à ces der­niers, et les comptes des clients ne pou­vant com­por­ter aucun découvert ;

    2. des banques de prêt emprun­tant à des termes don­nés et prê­tant les fonds emprun­tés à des termes plus courts, le mon­tant glo­bal des prêts ne pou­vant excé­der le mon­tant glo­bal des fonds empruntés.

    3. des banques d’affaires emprun­tant direc­te­ment auprès du public, ou aux banques de prêt et inves­tis­sant les fonds emprun­tés dans les entreprises

    Dans son prin­cipe, une telle réforme ren­drait impos­sible la créa­tion moné­taire et de pou­voir d’achat ex nihi­lo par le sys­tème ban­caire, ain­si que l’emprunt à court terme pour finan­cer des prêts de terme plus long. Elle ne per­met­trait que des prêts de matu­ri­té plus courte que celle cor­res­pon­dant aux fonds emprun­tés. Les banques de prêt et les banques d’affaire ser­vi­raient d’intermédiaires entre les épar­gnants et les emprun­teurs. Elles seraient sou­mises à une obli­ga­tion impé­ra­tive : emprun­ter à long terme pour prê­ter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui.

    Une telle orga­ni­sa­tion du sys­tème ban­caire et finan­cier per­met­trait la réa­li­sa­tion simul­ta­née de six condi­tions tout à fait fondamentales :

    1. l’impossibilité de toute créa­tion moné­taire et de pou­voir d’achat en dehors de celle de la mon­naie de base par les auto­ri­tés monétaires ;

    2. la sup­pres­sion de tout dés­équi­libre poten­tiel résul­tant du finan­ce­ment d’investissements à long terme à par­tir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

    3. l’expansion de la masse moné­taire glo­bale, consti­tuée uni­que­ment par la mon­naie de base, au taux sou­hai­té par les auto­ri­tés monétaires ;

    4. une réduc­tion majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluc­tua­tions conjoncturelles ;

    5. l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la col­lec­ti­vi­té, des gains pro­ve­nant de la créa­tion moné­taire, et l’allégement en consé­quence des impôts actuels ;

    6. un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Par­le­ment de la créa­tion moné­taire et de ses implications.

    Cette réforme appa­raît comme une condi­tion néces­saire de sur­vie d’une éco­no­mie décen­tra­li­sée et de son effi­ca­ci­té. » Mau­rice Allais [7]

    Mau­rice Allais, pro­pose donc de confier l’exclusivité de la créa­tion moné­taire ex nihi­lo à une Banque Cen­trale – indé­pen­dante consti­tu­tion­nel­le­ment des pou­voirs poli­tiques, son objec­tif sta­tu­taire consti­tu­tion­nel étant de pré­ser­ver la sta­bi­li­té des prix, c’est-à-dire une hausse des prix annuelle qui n’excède pas 2%, le rythme annuel de cette créa­tion moné­taire étant calé sur le rythme de crois­sance du PIB réel. 

    Dans les pays déve­lop­pé, le rythme annuel de crois­sance de la masse moné­taire, ain­si émis et contrô­lé par une telle Banque Cen­trale devrait être donc de l’ordre de 4% par an. Un tel rythme repré­sente donc une créa­tion moné­taire annuelle glo­bale dont la valeur est de l’ordre de 4% du PIB dans les pays développés.

    C’est le pro­duit de cette contre valeur de l’ordre de 4% du PIB qui devrait être trans­fé­ré à la col­lec­ti­vi­té, c’est-à-dire à l’État, par la Banque Cen­trale, et qui abon­de­rait les finances et le bud­get publics, per­met­tant une réduc­tion cor­res­pon­dante des impôts allé­geant d’autant les charges des contribuables.

    Aujourd’hui, la créa­tion moné­taire par la Banque Cen­trale Euro­péenne ne repré­sente qu’une frac­tion très mino­ri­taire de la créa­tion moné­taire ex nihi­lo glo­bale réa­li­sée par le fonc­tion­ne­ment du cré­dit dans les éta­blis­se­ments finan­ciers pri­vés euro­péens, selon un rap­port de l’ordre de 1 à 4 ; voire de 1 à 5.

    En outre, les règles de rétro­ces­sion théo­rique aux États membres et à la Com­mis­sion de Bruxelles de la contre valeur en Euros de la créa­tion moné­taire réa­li­sée annuel­le­ment par la BCE sont rien moins que claires, le mon­tant moyen glo­bal de cette contre valeur étant de l’ordre de 150 mil­liards de $ annuels (moins de 1% du PIB de l’Union Européenne).

    Aujourd’hui, l’essentiel de la créa­tion moné­taire annuelle est aujourd’hui réa­li­sé par le méca­nisme la créa­tion moné­taire ex nihi­lo résul­tant du fonc­tion­ne­ment du actuel du sys­tème du cré­dit dans les éta­blis­se­ments privés.

    C’est donc aujourd’hui plus de 3% de PIB de l’Union euro­péenne (plus de 500 mil­liards de US $) qui, par cette créa­tion moné­taire pri­vée, sont chaque année appro­priés et sous­traits à la col­lec­ti­vi­té, par les divers acteurs pri­vés de ce sys­tème du cré­dit en Europe, dont une par­tie notable par les pro­prié­taires et por­teurs de parts – dont les noms sont géné­ra­le­ment incon­nus du grand public – de ces éta­blis­se­ment finan­ciers privés.

    La réforme du cré­dit ain­si pro­po­sée par Mau­rice Allais pour les rai­sons essen­tielles qui ont été expo­sées plus haut, sup­pri­me­rait radi­ca­le­ment ce méca­nisme finan­cier de trans­fert de la richesse publique au béné­fice de per­son­na­li­tés pri­vées : c’est assez sou­li­gner les for­mi­dables inté­rêts finan­ciers pri­vés aux­quels le Prix Nobel d’économie fran­çais s’attaque, et c’est aus­si mieux com­prendre la vigi­lance de l’ostracisme média­tique sans pré­cé­dent de la part de medias contrô­lés par ces mêmes inté­rêts finan­ciers, auquel il est en butte en France depuis dix ans !

    VI – Le rejet et l’occultation sys­té­ma­tique des pro­po­si­tions de réforme de Mau­rice Allais par les mondes média­tique et poli­tique en France.

    Mau­rice Allais, publiait régu­liè­re­ment depuis la fin des années 70 d’importants articles en France, dans la presse natio­nale, sur­tout depuis qu’il avait été dis­tin­gué, sans par­tage, en rece­vant en 1988 le Prix Nobel de Sciences économiques.

    Son avis et ses com­men­taires sur les grandes ques­tions éco­no­miques – comme il est bien nor­mal concer­nant un éco­no­miste à la com­pé­tence mon­dia­le­ment recon­nue – étaient alors sol­li­ci­tés par les jour­na­listes et les rédac­tions des grands maga­zines. Il publiait régu­liè­re­ment dans les années 90 de grandes chro­niques éco­no­miques, très appré­ciées des lec­teurs, dans l’un des plus grands quo­ti­diens natio­nal fran­çais du matin qui lui ouvrait alors lar­ge­ment ses colonnes. Tout chan­gea radi­ca­le­ment après la crise finan­cière qui, par­tie d’Asie, frap­pa en 1997–1998 l’Amérique latine puis la Rus­sie, et enfin les bourses euro­péennes et américaines.

    Mau­rice Allais, dont la pen­sée avait révo­lu­tion­né au cours des cinq der­nières décen­nies la théo­rie de l’intérêt et de la dyna­mique moné­taire [20], avait pour­tant depuis long­temps dénon­cé l’instabilité struc­tu­relle du sys­tème moné­taire et finan­cier inter­na­tio­nal, et même démon­tré l’inéluctabilité de son effon­dre­ment sys­té­mique final.

    Mais c’est devant la mon­tée de la mon­dia­li­sa­tion sau­vage, et sur­tout de la déré­gu­la­tion du sys­tème ban­caire et finan­cier, – que Mau­rice Allais stig­ma­tise alors sous le terme de la « chien­lit lais­ser-fai­riste » – mon­dia­li­sa­tion et déré­gu­la­tion conduites et accé­lé­rées depuis les années 80 par les prin­ci­paux pays occi­den­taux, sous l’effet de l’action tenace et uni­ver­selle des groupes de pres­sion, anglo-saxons en par­ti­cu­lier, sur les gou­ver­ne­ments occi­den­taux et les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales, en même temps que jus­ti­fiées par l’essor de sophismes éco­no­miques pro­mus au rang de véri­tables « dogmes » impo­sés désor­mais par l’instauration d’une véri­table « pen­sée éco­no­mique unique ». 

    Et, c’est pour­quoi, sur­tout à la fin des années 90, le Prix Nobel fran­çais, a été ame­né à dénon­cer publi­que­ment, de plus en plus vigou­reu­se­ment et expli­ci­te­ment, les dan­gers crois­sants de cette dérive létale, de nature à remettre désor­mais en cause les fon­de­ments mêmes de l’économie de mar­chés et du bien être col­lec­tif occi­den­tal, voire même de l’exercice de la démo­cra­tie, et cela au pro­fit d’une infime mino­ri­té de groupes inter­na­tio­naux et de leurs dirigeants.

    C’est ain­si que Mau­rice Allais publiait coup sur coup voi­ci dix ans, en février et novembre 1999, sur les deux sujets brû­lants et com­plé­men­taires de sa pen­sée, deux livres très expli­cites des­ti­nés à un large public :

    • La Crise mon­diale d’aujourd’hui : pour de pro­fondes réformes des ins­ti­tu­tions finan­cières et moné­taires [7], et 

    • La Mon­dia­li­sa­tion, la des­truc­tion des emplois et de la crois­sance : l’évidence empi­rique [8].

    Et pour faire bonne mesure, cet éco­no­miste défen­seur achar­né de l’économie libé­rale de mar­chés (avec un s), déli­vrait solen­nel­le­ment à l’UNESCO le 9 avril 1999, son tes­ta­ment spi­ri­tuel [10] pour la défense de l’économie libé­rale authen­tique, dans lequel il dénonce avec rigueur la noci­vi­té des absurdes sophismes éco­no­miques, qu’il appelle les « véri­tés éco­no­miques éta­blies » jus­ti­fiant désor­mais « la chien­lit lais­ser-fai­riste », mons­trueux contre sens éco­no­miques impo­sés uni­ver­sel­le­ment – en dépit de l’obstination des faits – depuis vingt ans par les sys­tèmes uni­ver­si­taires et média­tiques anglo-saxons aux opi­nions publiques occi­den­tales, à leurs res­pon­sables poli­tiques, comme aux ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales ou européennes.

    On doit consta­ter que depuis ces der­nière publi­ca­tions de 1999, c’est-à-dire depuis dix ans, Mau­rice Allais, pour­tant seul Prix Nobel d’économie fran­çais, est, dans les faits, l’objet – en France en par­ti­cu­lier – d’un véri­table ostra­cisme objec­tif de la part des grands medias, aucun de ses livres n’ayant en par­ti­cu­lier fait nulle part l’objet d’un quel­conque compte-ren­du, aucune rédac­tion et aucun jour­na­liste ne sol­li­ci­tant plus ses com­men­taires sur les sujets d’actualité rele­vant de son expertise.

    Bien mieux, les articles qu’il sou­met depuis lors aux grands quo­ti­diens natio­naux sont reje­tés qua­si-sys­té­ma­ti­que­ment pour des motifs dila­toires. C’est ain­si qu’il ne put com­mu­ni­quer aux Fran­çais les conclu­sions de ses exper­tises sur les causes du chô­mage et de la perte de crois­sance éco­no­mique en Europe, à l’occasion des débats natio­naux sur les enjeux du trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen, dont l’adoption était sou­mise au réfé­ren­dum de mai 2005.

    Au grand effa­re­ment de cet éco­no­miste libé­ral, farouche pour­fen­deur du com­mu­nisme, seul le quo­ti­dien com­mu­niste l’Humanité, accep­ta alors – après bien des hési­ta­tions et des trac­ta­tions – de lui ouvrir ses colonnes pour lui per­mettre d’exposer libre­ment sa pen­sée et les conclu­sions de ses exper­tises sur le sujet, qu’il venait de résu­mer dans un petit livre des­ti­né au grand public : L’Europe en crise. Que faire ? Réponses à quelques ques­tions. Pour une autre Europe [9].

    À pro­pos de l’efficacité vigi­lante de cet ostra­cisme média­tique il confia alors : « Jamais, je n’aurais pu ima­gi­ner que nous en étions déjà arri­vés là en France ! » 

    La rai­son de cet état de fait sur­pre­nant, ne peut être autre – outre sa dénon­cia­tion vigou­reuse et publique de « la chien­lit lais­ser-fai­risme » – que l’énoncé clair des prin­cipes simples de la réforme qu’il pro­pose du sys­tème actuel du cré­dit, qui – en reti­rant aux par­ti­cu­liers et aux banques pri­vées toute pos­si­bi­li­té de créa­tion moné­taire ex-nihi­lo – pri­ve­raient l’infime mino­ri­té de groupes pri­vés inter­na­tio­naux qui en béné­fi­cient actuel­le­ment, de la source même de l’immense influence et du pou­voir, crois­sant avec la mon­dia­li­sa­tion, qu’ils exercent aujourd’hui sur les gou­ver­ne­ments légi­times et res­pon­sables, comme sur les ins­ti­tu­tions internationales. 

    On doit même recon­naître dans le constat de cet ostra­cisme média­tique sur­pre­nant sinon indé­cent, dont Mau­rice Allais fait l’objet depuis dix ans, une illus­tra­tion et une confir­ma­tion fac­tuelle et iro­nique de la per­ti­nence de ses ana­lyses, comme de ses der­nières dénon­cia­tions et de ses pro­po­si­tions de réforme.

    VII – Conclu­sion : un an après l’effondrement du sys­tème finan­cier inter­na­tio­nal, tout conti­nue comme avant, et la Crise mon­diale conti­nue de plus belle et va se déve­lop­per, à la satis­fac­tion des Sei­gneurs trans­na­tio­naux de la Super Classe mondiale.

    Cette der­nière a déjà prise en otage tout en la détrui­sant l’ensemble de l’épargne mon­diale réelle. 

    A contra­rio, depuis l’élection [21] le 4 novembre 2008 du nou­veau Pré­sident Barack Hus­sein Oba­ma, 44ème et Pre­mier Pré­sident Afro-Amé­ri­cain de l’histoire des États-Unis, la visi­bi­li­té trou­blante aux postes clés du nou­veau gou­ver­ne­ment amé­ri­cain des cadres diri­geants de Gold­man Sachs [22], la rivale de la défunte banque Leh­man Bro­thers sur les mar­chés finan­ciers inter­na­tio­naux, ne peut qu’apporter une confir­ma­tion spec­ta­cu­laire aux dénon­cia­tions de la part de Mau­rice Allais, de l’immense pou­voir que des groupes et éta­blis­se­ment finan­ciers pri­vés peuvent tirer de leur facul­té actuelle de créa­tion moné­taire ex nihi­lo, et de l’influence déter­mi­nante que ce pou­voir leur per­met d’exercer désor­mais osten­si­ble­ment et direc­te­ment sur les res­pon­sables légi­times des pou­voirs poli­tiques et média­tiques des démo­cra­ties occidentales.

    Les pra­tiques de la Banque Gold­man Sachs et de ses diri­geants ont fait du reste en juillet 2009 l’objet d’un article très pré­cis et très docu­men­té de 50 pages de la part du jour­na­liste d’investigations Matt Taib­bi dans le maga­zine new-yor­kais influent Rol­ling Stone, article très remar­qué qui a fait sen­sa­tion à New-York et à Washing­ton en qua­li­fiant Gold­man Sachs de « Grande Machine à Bulles des États-Unis », après avoir retra­cé les car­rières spec­ta­cu­laires de ses diri­geants, et expo­sé leurs pra­tiques jamais sanc­tion­nées depuis 1929 [14].

    En outre, les récentes réunions suc­ces­sives très média­ti­sées, à Londres ou aux États-Unis, du G8 et du G20, depuis 2008 apportent la confir­ma­tion spec­ta­cu­laire de l’impuissance totale actuel­le­ment mani­feste des diri­geants poli­tiques à impo­ser aux diri­geants finan­ciers de réels prin­cipes de régu­la­tion sus­cep­tibles de mettre un frein à leurs pra­tiques finan­cières qui furent à la fois à l’origine de la crise, comme de l’essor irré­sis­tible de leur pou­voir spec­ta­cu­laire actuel.

    Dans le monde de la finance tout conti­nue­ra donc – et de plus belle – en 2010 comme avant, au grand sou­la­ge­ment des sei­gneurs de la « Super classe mon­diale » qui tirent l’essor irré­sis­tible de leurs pou­voirs mon­diaux actuels d’abord de la facul­té sans cesse plus large de la créa­tion moné­taire ex nihi­lo par le sys­tème actuel du cré­dit dans un cadre mon­dial enfin déré­gu­lé, et des excès aux­quels ils croient – quelqu’en soient les coûts pour la col­lec­ti­vi­té – pou­voir sans frein conti­nuer à se livrer !

    Pour s’en convaincre, il suf­fit de consul­ter ; ain­si que nous y invite un inter­naute par­ti­cu­liè­re­ment per­ti­nent [23], les der­nières sta­tis­tiques finan­cières offi­cielles publiées par l’OCC (The Office of the Comp­trol­ler of the Cur­ren­cy), l’organisme de tutelle des banques, de l’administration fédé­rale des États-Unis à Washing­ton, sta­tis­tiques finan­cières curieu­se­ment lar­ge­ment igno­rées des grands medias.

    Or, cet orga­nisme offi­ciel de l’administration fédé­rale des États-Unis vient de publier et mettre en ligne en effet deux rap­ports [11] et [12] qui sont en totale contra­dic­tion avec les dis­cours léni­fiants ambiants, véhi­cu­lés en ce moment par les medias. L’on peut ain­si apprendre que le mar­ché des pro­duits déri­vés conti­nue à croître (page 10) mais, de plus, qu’il est presque tota­le­ment contrô­lé par cinq banques américaines :

    • JP Mor­gan Chase

    • Gold­man Sachs

    • Bank Of America

    • Citi­bank

    • Wells Fargo

    pour un mon­tant dépas­sant les 200 000 mil­liards de dol­lars (on parle en tril­lions), c’est-à-dire près de quatre fois le PIB mon­dial (voir gra­phique [11] page 12). 

    Ces cinq banques amé­ri­caines pri­vées contrô­le­raient donc aujourd’hui à elles seules, selon ce rap­port offi­ciel, un mar­ché de pro­duits déri­vés tou­jours en crois­sance repré­sen­tant 4 fois le PIB mon­dial (les mon­tants exacts [11] page 22) :

    Quatre gra­phiques

    Source : Deuxième rap­port tri­mes­triel 2009 de l’OCC, US Fede­ral Admi­nis­tra­tion, (pp. 12, 10, 22 et 9)

    1) OCC-2emetrimestre2009_P12_PremierGraphique-textePBC.pdf

    2) OCC-2emetrimestre2009_P10_DeuxiemeGraphique-textePBC.pdf

    3) OCC-2emetrimestre2009_P22_TroisiemeGraphique-textePBC.pdf

    4) OCC-2emetrimestre2009_P9_QuatriemeGraphique-textePBC.pdf

    Pour mieux faire com­prendre au lec­teur la sig

    Réponse
  6. A-J Holbecq

    Super, mer­ci Etienne
    (juste un peu mal­heu­reux qu’il y ait autant de sou­li­gne­ments sur la ver­sion pdf … ca brouille la lecture …)
    Bon, fal­lait bien que je cri­tique un peu 😉

    N’ou­bliez pas de rejoindre le groupe que j’ai for­mé sur Facebook

    Sou­tiens aux pro­po­si­tions de Mau­rice Allais

    Réponse
  7. Étienne

    Salut AJ,

    C’est Phi­lippe qui aime exces­si­ve­ment sou­li­gner (de la même façon que j’aime exces­si­ve­ment moi-même sur­li­gner en couleurs).

    Pas grave… :o)

    Étienne.

    Réponse
  8. Alain

    Voi­ci quatre phrases qui ne me feront pas confondre un « libé­ral » avec un « altermondialiste » :

    1.« C’est grâce à la créa­tion moné­taire que, pour une large part, les pays en voie de
    déve­lop­pe­ment ont été ame­nés à mettre en place des plans de déve­lop­pe­ment trop
    ambi­tieux, et à vrai dire dérai­son­nables, et à remettre à plus tard les ajus­te­ments qui
    s’im­po­saient, tant il est facile d’a­che­ter, dès lors qu’on peut se conten­ter de payer avec des pro­messes de payer. »

    2.« Par néces­si­té, la plu­part des pays débi­teurs ont été ame­nés à se pro­cu­rer par de
    nou­veaux emprunts les res­sources néces­saires à la fois pour finan­cer les
    amor­tis­se­ments et les inté­rêts de leurs dettes et pour réa­li­ser de nouveaux
    investissements. »

    3.« Peu à peu, cepen­dant, la situa­tion est deve­nue intenable. »

    4•« Paral­lè­le­ment, l’en­det­te­ment des admi­nis­tra­tions publiques des pays développés
    en pour­cen­tage du pro­duit natio­nal brut et la charge des inté­rêts en pourcentage
    des dépenses publiques ont atteint des niveaux dif­fi­ci­le­ment supportables. »

    Ces mots de Mau­rice ALLAIS, (…et non Alphonse, faut pas faire ce genre d’humour!)il faut bien les peser…et pour ma part, je les pèse à l’aune des 10 points de mon post pré­cé­dent, et sur­tout la rubrique « CODEVELOPPEMENT ».

    En effet, Etienne, il faut lire « atten­ti­ve­ment », et faire tra­vailler ses petites cel­lules grises…Merci de nous en don­ner l’occasion…

    Il est cap­ti­vant de voir un Prix Nobel d’é­co­no­mie choyé par les médias bour­geois fran­çais pour ses théo­ries contre les folles dépenses sociales et tiers-mon­distes, être tout sou­dain réduit à publier ses ana­lyses dans « l’Hu­ma­ni­té » ! (quelle humi­lia­tion, mes camarades!)

    Car le capi­ta­lisme dans sa phase « impé­ria­lisme amé­ri­cain » n’a plus besoin du « capi­ta­lisme sage de la vieille Europe épar­gnante de grand-papa »…

    Bling bling est arri­vé, et « les libé­raux » en sont réduits à don­ner des cours de « dyna­mique finan­cière », pour accom­pa­gner « la psy­cho­lo­gie » des domi­nants spé­cu­la­teurs vers la séré­ni­té telle que la connurent nos bien­heu­reux colons, du temps où les pays du tiers monde et les classes ouvrières bais­saient la tête dans leurs mos­quées et églises respectives…

    Il fau­drait repen­ser tout en même temps : la créa­tion de valeur par la pro­duc­ti­vi­té des entre­prises, le lien inévi­table entre Banque Cen­trale et poli­tique, quelle que soit « l’in­dé­pen­dance » affi­chée ou pré­co­ni­sée, donc, la néces­si­té de ne pas se racon­ter de crack la-des­sus, donc la néces­si­té d’une dépen­dance VISIBLE, un vrai controle citoyen de cette « Banque cen­trale », enfin sou­mise au pou­voir poli­tique de peuples souverains…La ques­tion étant celle de la démo­cra­tie effec­tive ou fic­tive… et ne pas conti­nuer à croire à une « ortho­doxie finan­cière » déter­mi­nant le lever du soleil !
    Certes, la pen­sée « dyna­mique comp­table » de Mau­rice Allais contri­bue à notre « culture économique ».

    Pour ma part je com­prends pour­quoi le figa­ro, excellent jour­nal, l’a­ban­donne, et pour­quoi l’hu­ma ne saute pas de joie en lui offrant une tribune.

    Je pré­fère « mélan­ger tous les pro­blèmes », car ce serait tri­cher avec le réel com­plexe que de renon­cer à regar­der ce qui se passe « simul­ta­né­ment et dia­lec­ti­que­ment » au coeur de l’é­co­no­mie réelle, dans l’en­tre­prise, au niveau du rap­port « capi­tal sur pro­duit » et de faire les cor­re­la­tions-dis­tinc­tions révé­la­trices et dis­cri­mi­nantes entre « pro­duc­ti­vi­té du tra­vail » d’une part et « dérives finan­cières » d’autre part, avec Paul Boc­ca­ra, Cathe­rine Mil­ls , Morin , Gui­la­ni et Har­ri­bey, chez ATTAC et à Eco­no­mie et politique !

    Face à un « Grand Prix Nobel », le res­pect s’im­pose, mais à mon niveau,je pré­fère rire avec JORION ! Et vous, Cathe­rine, qui préférez-vous ?

    Il est vrai que Jorion + Allais, cela abou­tit à réduire l’ex­pli­ca­tion de la crise à quel­que­chose de sim­plet : « la spé­cu­la­tion, mon­sieur, la spé­cu­la­tion ! » …et aus­si ce salaud de tiers-monde qui ne lache pas gra­tui­te­ment son pétrole, son ura­nium et tout ce dont le colo­nia­lisme nous abreu­vait jadis !
    …bien sûr, conti­nuons à tra­vailler, sans oeillères, amicalement !

    Réponse
  9. Sébastien

    Je fais suite à votre petit mes­sage sur le blog de Jorion, j’a­vais moi même dans un article pré­cé­dent deman­dé l’a­vis de ce der­nier sur mon­sieur Allais, mais je n’a­vais pas vu de réponse arri­ver (j’ai moi même publié l’in­ter­ven­tion de mon­sieur Allais sur mon blog).

    J’ai lu les œuvres d’Al­lais et je me range clai­re­ment de son coté quand à son ana­lyse basic de notre problématique.

    Mer­ci du tra­vail que vous four­nis­sez pour main­te­nir à jour nos connaissances.

    ami­ca­le­ment,

    Sébas­tien.

    Réponse
  10. Aïda

    …« Coût immi­gra­tion » par Mau­rice Allais prix Nobel d’économie !

    Et quelle solu­tion pré­co­nise ce savant concer­nant ce « gouffre ver­ti­gi­neux » que doit sup­por­ter chaque Fran­çais lié aux finan­ce­ments de l’aide appor­té aux migrants…qui sont ran­gés sub­ti­le­ment dans la caté­go­rie : délinquants ?

    Autre chose, ce savant parle de TRAVAILLEURS immi­grés pour lequel on devrait construire JUSTE POUR EUX de nou­velles infra­struc­tures, cela entrai­nant d’a­près ce savant un coût fara­mi­neux .….….. Des TRAVAILLEURS fran­çais qui payent pour des TRAVAILLEURS immigrés…

    Ce savant a mani­fes­te­ment oublié de faire une étude sur le mot : TRAVAIL !

    …fran­che­ment tout ce ramas­sis d’é­tudes inco­hé­rentes et néo-racistes est gerbant !

    Est-ce que mon­sieur Allais a éta­bli com­bien coû­taient à l’é­co­no­mie fran­çaise les per­sonnes han­di­ca­pées, les attar­dés men­taux et autre inaptes au travail ?
    Com­bien coûtent les retrai­tés au contri­buable français ?

    Puis­qu’il faut s’a­mu­ser à consi­dé­rer les per­sonnes phy­siques en terme de coût à la col­lec­ti­vi­té pour­quoi ne pas aller jus­qu’au bout ?

    Sans comp­ter tous les smi­cards non-immi­grés qui ont le culot de néces­si­ter l’en­tre­tien des hôpi­taux, le salaire de pro­fes­seurs pour leurs enfants, les allo­ca­tions et le loge­ment (parce qu’ils n’ont pas encore com­pris que la res­pon­sa­bi­li­té vou­drait que seuls les riches se reproduisent)…

    On ne parle même pas du coût de mise à dis­po­si­tion de l’ANPE pour tous ces fai­néants de chômeurs !

    Alain(?), Cathe­rine (« tout ce que dit Marine n’est pas à jeter »?), Etienne(?), Gilles, José(?), Raoul(?) Etienne(?), sau­ci­flar mas­qué(?) au secours ! de l’air !

    Dites moi que 1985000 clics n’ont pas gon­flé ce blog ‑cra­paud pour en faire un boeuf facho !

    Il n’y a vrai­ment pas qu’une « crise finan­cière », c’est beau­coup plus grave, messieurs !

    Si l’é­co­no­mie est à ce prix nobel ce que la Paix est à Oba­ma, pas besoin de ses leçons !

    2A@Z

    ______________

    [15/12/2009 – Com­men­taire d’ÉC : 

    Aïda, vous déraillez. Outre qu’on ne com­prend pas du tout vos reproches, il ne suf­fit pas d’in­sul­ter les gens pour avoir rai­son. Vous mon­tez en pres­sion toute seule en sur-inter­pré­tant des détails, en inven­tant des pro­pos ou mau­vaises pen­sées ima­gi­naires, c’est de l’a­mal­game, ce n’est pas sérieux. 

    C’est idiot de prendre pour enne­mis pré­ci­sé­ment ceux qui défendent (cou­ra­geu­se­ment) les prin­ci­pales solu­tions à vos pro­blèmes. Je trouve ça com­plè­te­ment idiot. Moi, je tiens à l’es­sen­tiel et je pousse les détails à l’é­cart pour que l’es­sen­tiel reste bien en vue. 

    Il y a une forme de « gauche » exces­sive au point d’être sui­ci­daire : pour cette gauche intran­si­geante, « tous ceux qui ne sont pas d’ul­tra­gauche sont des enne­mis mor­tels ». Ce n’est pas la mienne. 

    Il n’y a pas de diable. 
    Envi­sa­gez les idées les unes après les autres. 
    Sans amalgame : 
    Même un ter­rible adver­saire peut avoir une très bonne idée. Et si elle est bonne, il est impor­tant de ne pas la perdre.

    Les amal­games sont une mala­die par­ti­sane : elles empêchent de pen­ser libre­ment, pour faire corps avec le groupe, avec le par­ti. Les amal­games finissent par TOUT SALIR (et la divi­sion qui en résulte méca­ni­que­ment per­met aux plus forts de se goin­frer en douce, notez-le, c’est impor­tant). Les amal­games sont tout ce que je déteste.

    N’in­sul­tez pas les gens, s’il vous plaît.

    Étienne.]

    Réponse
  11. concombre masqué

    Aïda, et si nous gar­dions la tête froide, notre sang-froid et notre libre arbitre ?

    Déjà, avant d’ac­cu­ser Allais, j’au­rais aimé des liens hyper­texte à l’ap­pui de tes accu­sa­tions et ensuite si cela était avé­ré, mer­ci de nous avoir pré­ve­nu, c’est tout.

    Je pense que l’on peut gar­der cer­taines conclu­sions d’Al­lais sur la finance et le cré­dit sans for­cé­ment être d’ac­cord avec tout ce qu’il a écrit. Si tes accu­sa­tions sont avé­rées, j’es­père que tu fais cré­dit à Alain, AJH, Etienne, Gilles, José, Raoul, Juan nes­sy, de leur bonne foi. Pour Cathe­rine ( il fau­dra le lui deman­der ). Étienne Chouard a‑t-il mis autre chose en avant que le libre-échange et les aspects moné­taires dans sa contri­bu­tion ? Le débat et les solu­tions n’a­van­ce­ront jamais si tout le monde devrait être irré­pro­chable à 100 %.
    Et qui arbi­tre­ra sur ce qui est irré­pro­chable ? Le jour­nal « L’Hu­ma­ni­té » n’a-t-il pas ouvert ses colonnes à Mau­rice Allais ?

    Réponse
  12. A-J Holbecq

    Le lien d’Aï­da est sans doute celui ci : http://​www​.obser​va​toi​re​de​leu​rope​.com/​I​m​m​i​g​r​a​t​i​o​n​-​l​e​-​c​o​u​t​-​d​e​-​l​-​i​r​r​e​s​p​o​n​s​a​b​i​l​i​t​e​_​a​5​6​7​.​h​tml

    Mais ce n’est pas pour autant que si Allais , en tant qu’é­co­no­miste, cal­cule des coûts qu’il aurait dit qu’il faut refu­ser ces coûts … Enfin je n’ai pas trou­vé qu’il l’au­rait dit.

    Réponse
  13. Alain

    Etienne a bien rai­son de nous pro­po­ser cette « lec­ture atten­tive » de Mau­rice Allais !

    Bra­vo aux jour­na­listes de Mariannes : tout n’est pas fou­tu dans les médias…

    Il est nor­mal pour un éco­no­miste libé­ral de par­ler de « coûts » quand d’autres parlent « d’in­ves­tis­se­ments » humains.

    Ce qui fait sans doute « froid dans le dos », c’est l’ins­tru­men­ta­li­sa­tion pos­sible de « la lettre » (et sur­ement pas de « l’es­prit ») de cer­tains écrits, mais ce fut vrai pour Marx par des sta­li­niens, et la « lec­ture atten­tive » se doit de res­ter une « lec­ture critique ».

    Ce qui me frappe, c’est la « pol­le­ni­sa­tion » pos­sible et réci­proque de « concepts mar­xistes » et de « pen­sées libé­rales » dans cette confron­ta­tion à la pré­sente crise sys­té­mique du capitalisme :

    Avec Gor­bat­chev, l’URSS aurait pu suivre une « pla­ni­fi­ca­tion de libé­ra­li­sa­tion », si la Guerre d’Af­gha­nis­tan n’a­vait faus­sé les don­nées du pro­blème. Il se peut que toute pla­ni­fi­ca­tion anti­crise du libé­ra­lisme soit empê­chée par le second « ver­sant » de cette même guerre…

    Nous devons y réflé­chir si nous espé­rons encore le suc­cés du « pro­ces­sus démo­cra­tique » atten­du par les peuples sou­cieux non seule­ment de « bien-être », mais aus­si de paix et de souveraineté.

    Réponse
  14. Alain

    A la sor­tie de Kan­da­har se trouve une usine qui pro­dui­sait des cou­ver­tures et des draps.
    Elle employait jus­qu’à 7000 per­sonnes. Elle est fer­mée aujourd’­hui. Le direc­teur est pour­tant là : »…la plu­part des gens n’ont pas de tra­vail, c’est pour çà qu’ils rejoignent les talibans. »

    « ceux qui ont rem­pla­cé les tali­bans n’ont rien fait. Les usines de tex­tile employaient 12000 per­sonnes dans la pro­vince. Dans beau­coup de dis­tricts, il n’y a même plus d’écoles. »
    Shaï­da Hus­sain, ensei­gnante à Kandahar.

    Pro­pos recueillis par de très bon jour­na­listes : mer­ci à cette super belle pro­fes­sion qui « coûte » si cher !

    « LA PREMIÈRE URGENCE VISE À RÉHABILITER
    LES DIMENSIONS SOCIALE ET ÉTHIQUE DE
    L’ÉCONOMIE », quite à cré­di­ter cela avec des cré­dits à court terme : il y a le feu social sur la pla­nète ! Tant pis pour le monde des ren­tiers capitalistes !

    Réponse
  15. Étienne

    Source : Petit dic­tion­naire des mots de la crise, Phi­lippe Fré­meaux et Gérard Mathieu, Alter­na­tives économiques.

    Étienne.

    Réponse
  16. Étienne

    Aïda.

    J’ai répon­du direc­te­ment sous votre texte.

    Étienne.

    Réponse
  17. A-J Holbecq

    En plus du groupe face­box, « Sou­tiens aux pro­po­si­tions de Mau­rice Allais » (voir mes­sage ci des­sus du 7 ) où il serait sou­hai­table que vous nous rejoignez..

    … j’ai ouvert un site dédié à Mau­rice Allais  » Osons Allais  »

    ( http://​oson​sal​lais​.word​press​.com/​a​b​o​ut/)

    sur lequel j’es­père pou­voir com­pi­ler tous les textes et résu­més « vul­ga­ri­sa­teurs » et les pro­po­si­tions de de grand homme.

    Réponse
  18. Catherine

    Pour faire suite à ce que disait Aïda, il s’a­git tou­jours du sem­pi­ter­nel point d’a­chop­pe­ment qui fusille tout élan de trans­for­ma­tion. Et que nous devons de ce fait même, abso­lu­ment dépas­ser au risque d’empêcher toute liber­té de pen­ser et d’agir.

    Je crois qu’il faut déscot­cher, dési­den­ti­fier la per­sonne de ce qu’elle dit sinon, plus rien n’est pos­sible, les pri­sons nous les créons alors nous-mêmes, et nous res­tons figés, inca­pables de bou­ger, et ça n’est pas vrai­ment ça l’i­dée qui pour­ra faire voler en éclat cet ordre injuste.

    Quand une idée est bonne elle est bonne point, et l’on mesure la qua­li­té d’une idée en ver­tu des fruits qu’elles portent. Là, Allais va indu­bi­ta­ble­ment dans le sens des inté­rêts com­muns. Cela ne veut pas dire offrir un blanc seing ferme et défi­ni­tif, je ne suis pas com­pé­tente pour juger du bien-fon­dé de tous ses concepts, néan­moins, son posi­tion­ne­ment sert la cause qui nous fait nous retrou­ver sur ce forum.

    Une seule et même per­sonne ne peut être mono­li­thique d’ailleurs et ne dire à jamais que des véri­tés ou des âneries,ça se sau­rait depuis le temps, on s’en serait ren­du compte et à vrai dire ce serait ter­ri­ble­ment ennuyeux de ne dire que des choses lumi­neuses, vous ne trouvez-pas ?

    Un indi­vi­du est un mélange plus ou moins har­mo­nieux de l’un et de l’autre de ces com­po­sants et ce sont les rap­ports entre les deux qui tissent une toile de fond dans laquelle nous nous retrou­vons plus ou moins.

    Ne nous arrive-t-il pas à cha­cun, de faire l’ex­pé­rience décon­cer­tante de nous sen­tir sur la même lon­gueur d’onde qu’une per­sonne sou­te­nant une posi­tion qui n’est pour­tant pas la nôtre ?

    Par­fois, ne trou­vons-nous pas insup­por­table, au contraire, le dis­cours d’un porte-parole défen­dant des posi­tions qui sont sub­stan­tiel­le­ment les nôtres ?

    Je suis autre chose que ce que je dis, d’ailleurs je est un autre n’est-ce-pas ?

    S’en tenir au mes­sage, rien qu’au mes­sage et à ce qu’il porte comme fruit, c’est essen­tiel, à mon avis, et peu importe qui le dit, si le mes­sage est juste, il est juste, point.

    Si on en reste au conflit de per­sonne, c’est per­du d’a­vance, il faut res­ter libre, et réajus­ter dès qu’une parole part de tra­vers, mais c’est la parole qui part de tra­vers, pas for­cé­ment la per­sonne, une barre ça peut tou­jours se redres­ser. Or, si l’on s’en tient à iden­ti­fier la parole à la per­sonne, on n’o­se­ra plus rien dire, on ne se ris­que­ra plus à expri­mer nos doutes, nos désac­cords, et la cible ne sera jamais atteinte, c’est cela qu’il ne faut jamais perdre de vue, cet inté­rêt supé­rieur, ce pour­quoi on fait ce que l’on fait, au ser­vice de quoi et tout doit être prio­ri­sé à cette aune.

    Il ne faut jamais perdre de vue le but qu’on s’as­signe. Et par­fois, pour que ce but ait toutes ses chances, il faut enle­ver les bruits sourds qui empêchent sa réso­nance ou au contraire, offrir des porte-voix pour que cette voix se fasse entendre le plus possible.

    Tou­jours une ques­tion de prio­ri­té, de hiérarchisation.

    Déscot­chons, déscot­chons, la per­sonne de ce qu’elle dit (ce qui me fait dire en effet que Marine ne dit peut-être pas tou­jours que des conne­ries, d’ailleurs si on avait pas besoin de lunettes, on en aurait pas, n’est-ce-pas?) ain­si la parole ne sera pas fil­trée en fonc­tion d’a prio­ri réduc­teurs, un exemple, Jorion qui n’est pour­tant pas mon copain, je suis presque sûre qu’il lui arrive par­fois de dire des choses inté­res­santes, c’est pour vous dire.

    ça doit pou­voir cir­cu­ler les bonnes idées, et on se fiche à la limite de qui les dit, (comme si nous pen­sions, fadaise, c’est tou­jours une idée qui nous vient, une idée m’est venue, n’est-ce-pas cela que l’on dit quand ça arrive ?). Le prin­ci­pal, c’est qu’elles soient expri­mées, ces idées, et qu’elles servent l’in­té­rêt majo­ri­taire, en ne per­dant jamais de vue de tout doit tou­jours être en ques­tion­ne­ment en fonc­tion des fruits que portent un mot, une action, un blanc-seing ne peut jamais être offert, car l’ar­rêt c’est la mort, la dyna­mique du mou­ve­ment doit s’ins­crire par­tout car la vie, ce n’est que cela et tout le reste s’ap­pa­rente à la mort, enfin, c’est ce que je crois.

    Réponse
  19. Catherine

    oh, c’est génial André-Jacques, si je peux me per­mettre un avis, essaie d’y inclure des sujets de quo­ti­dien­ne­té, de trans-dis­ci­pli­na­ri­té, c’est sou­vent au décours d’autres sujets que l’on trouve des réponses à ce qui nous occupe prio­ri­tai­re­ment, le bon­heur on ne le trouve pas en le cher­chant, il ne prend pas ren­dez-vous, c’est en fai­sant autre chose qu’on le trouve bizar­re­ment, ça fera un tabac j’en suis sûre et l’é­cho sera gran­dis­sant. Mer­ci pour ton acti­visme revigorant.
    Amicalement.
    Catherine

    Réponse
  20. contre-info

    Plu­sieurs choses :

    1‑Tout à fait d’ac­cord sur le prin­cipe de « dési­den­ti­fier » le débat .

    Je crois qu’il gagne­ra en effi­ca­ci­té si cha­cun peut énon­cer ses idées sans en faire une ques­tion de personne.…
    c’est le pro­blème que nous avons tous ren­con­tré sur le site de PJ.

    2‑Je remer­cie É. Chouard de son commentaire :
    http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​5​8​6​1​#​c​o​m​m​e​n​t​-​4​5​024
    car j’y adhère tout à fait.

    Reste à dis­cu­ter des moda­li­tés poli­tiques d’une nou­velle orga­ni­sa­tion sociale de la démo­cra­tie… l’i­dée d’une repré­sen­ta­tion uni­que­ment « sto­chas­tique » ne me parait pas judi­cieuse , trop à contre­pied du sys­tème démo­cra­tique stan­dard (la repré­sen­ta­tion « élective »).

    Un dis­po­si­tif « trans­ver­sal » avec repré­sen­ta­tion élec­tive et tirage au sort (deux chambres, par exemple) asso­cié à un dis­po­si­tif rétro­ac­tif per­met­tant un contrôle régu­lier et sys­té­ma­tique de « l’in­ves­tis­se­ment » de l’élu.

    Les méthodes expé­ri­men­tées pen­dant quelques dizaines d’an­nées (1950−90) dans le cadre des uni­tés de « psy­cho­thé­ra­pies ins­ti­tu­tion­nelles » pour­raient être des bons exemples d’é­tudes sur la fai­sa­bi­li­té d’un tel système.

    3‑La créa­tion de site évo­quant la réflexion d’Al­lais est une excel­lente initiative.

    Cor­dia­le­ment à tous.

    Réponse
  21. Alain

    Aïda y a été un peu fort.(Catherine aus­si quant à JORION).

    Sépa­rer ce qui est dit de son contexte, peut aus­si nous jouer des tours.

    Mais sépa­rer une parole de son auteur, peut nous pri­ver d’une part du « contexte ».

    Il faut donc lire ce que Mau­rice Allais a tant de mal à faire pas­ser comme mes­sage contre les vents et les marées médiatiques.

    Après avoir gran­de­ment appré­cié le ren­fort que nous a appor­té Allais contre le néo­li­bé­ra­lisme, pen­dant la bataille du « NON », je ne me prive pas de repé­rer, dans ce joli cadeau de la pen­sée libé­rale, son étroi­tesse rela­tive, qui laisse (à mon humble avis) encore ouvert l’ac­cés au pan­nier pour le bal­lon « crise systémique ».

    L’en­jeu néces­site non seule­ment d’u­ti­li­ser l’in­tel­li­gence du sys­tème capi­ta­liste finan­cier, mais aus­si et insé­pa­ra­ble­ment, la prise de conscience de tout ce qui dans « l’é­co­no­mie » relève du trai­te­ment du « tra­vail » comme source « réelle  » de valeur :

    L’abs­trac­tion libé­rale fait que la des­truc­tion de « l’hu­main » est ins­crite dans l’i­gno­rance sys­té­ma­tique de ce qui fait le « miracle de la plus-value ».

    Nous devons inter­cep­ter ce « mépris », cet « ostra­cisme contre l’homme réel », avant l’a­bou­tis­se­ment au « pan­nier » du bal­lon « crise », car ce « pan­nier », c’est l’é­tat de guerre mon­dia­li­sé et nous savons que cette forme de « mon­dia­li­sa­tion  » n’est pas une nouveauté.

    Oui à l’af­fi­ne­ment de notre connais­sance avec les ana­lyses per­ti­nentes d’AL­LAIS, mais non à l’é­troi­tesse empres­sée de ses pré­co­ni­sa­tions. (je sais, c’est pré­ten­tieux de dire ce que l’on pense… pour avoir le droit d’être « ico­no­claste », faut-il être une icone, y a‑t-il une hié­rar­chie, qui sanc­ti­fie d’a­vance une parole ? Je reven­dique la parole pour « le bas de la hié­rar­chie », du moment que je com­bats la censure).

    Réponse
  22. Étienne

    Bon­jour « contre-info », et bienvenue 🙂

    Pour­riez-vous nous don­ner des liens vers ces « uni­tés de « psy­cho­thé­ra­pies ins­ti­tu­tion­nelles » » dont vous par­lez comme d’une source pos­sible d’or­ga­ni­sa­tion repré­sen­ta­tive inté­grant une part de tirage au sort ?

    D’a­vance, merci.

    Étienne.

    Réponse
  23. Étienne

    Ils iront jus­qu’à ce qu’ils trouvent une limite.

    Jean-Claude Paye, impor­tant don­neur d’a­lerte dont je vous recom­mande le livre (effrayant) « La fin de l’é­tat de droit » (éd. La Dis­pute), nous inter­pelle une fois de plus, sur le déve­lop­pe­ment rapide de Big Bro­ther, dans l’in­dif­fé­rence géné­rale. La veu­le­rie des peuples est pro­pre­ment déses­pé­rante : quand allons-nous nous réveiller et fixer des limites à la régres­sion féo­dale en cours ?

    Cet article me semble faire for­te­ment écho à la résis­tance de Mau­rice Allais : la poli­tique de l’U­nion euro­péenne, scan­da­leu­se­ment contraire aux inté­rêts des peuples euro­péens, semble être fixée par leurs enne­mis eux-mêmes… Tout se passe comme si nos gou­ver­nants étaient secrè­te­ment au ser­vice de nos adver­saires. Ne riez pas, on a déjà vu ça, dans la vraie vie : reli­sez le tra­vail pas­sion­nant d’An­nie Lacroix-Riz sur le choix de la défaite, où l’on apprend que, dès les années 20, les (pré­ten­dues) élites euro­péennes ont vou­lu et sou­te­nu et finan­cé Hit­ler et Mus­so­li­ni pour venir à bout de la Répu­blique et bais­ser les salaires (car le cœur du pro­blème, pour les indus­triels et les ban­quiers, c’est les salaires ; les sala­riés feraient bien de ne jamais perdre de vue cet enjeu cen­tral). On y apprend aus­si que des cen­taines d’ar­chives recou­pées prouvent que ces mêmes (pré­ten­dues) élites conspi­raient pour affai­blir les États (pour que la Répu­blique perde la guerre qu’ils finan­çaient en sous-main !). On y apprend enfin que les (pré­ten­dues) élites d’au­jourd’­hui sont exac­te­ment les mêmes que les traîtres d’hier puisque les col­la­bo­ra­teurs des nazis n’ont jamais été vrai­ment punis ni écar­tés des affaires. Seules leurs méthodes ont chan­gé, mais les objec­tifs res­tent fon­da­men­ta­le­ment les mêmes : empri­son­ner l’É­tat et la mul­ti­tude au tra­vail au ser­vice de leurs privilèges.

    En l’ab­sence de limite, l’i­déal immuable du capi­ta­lisme reste le camp de tra­vail, où les tra­vailleurs sont du bétail.

    Tout se passe donc comme si l’U­nion euro­péenne n’é­tait que la der­nière trou­vaille (beau­coup plus astu­cieuse que le gros­sier fas­cisme à visage ouvert de grand-papa) des indus­triels et des ban­quiers pour avoir la peau de la Répu­blique, cette « gueuse », comme ils disent, qui menace leurs pri­vi­lèges depuis 1789.

    Quoi qu’il en soit, les faits montrent que nos propres repré­sen­tants ne nous défendent nul­le­ment contre les pires régres­sions liber­ti­cides. La « lutte contre le ter­ro­risme » a bon dos. 

    Inutile de rêver, ça ne s’ar­ran­ge­ra pas tout seul, sans rien faire : ils iront jus­qu’à ce qu’ils trouvent une limite. C’est ça, il me semble, la grande règle uni­ver­selle qui per­met de com­prendre toutes les injus­tices : tout pou­voir, toute force dans l’u­ni­vers, va jus­qu’à ce qu’elle trouve une limite.

    Or, les peuples fixent très mal les limites, voire pas du tout. Quelle sot­tise ! On est vrai­ment ten­té de dire bien fait pour eux. Sou­ve­nez-vous d’É­tienne de la Boé­tie, qui écri­vait au monde entier à l’âge de dix-sept ans il y a plus de 400 ans (en 1576) :  » soyez réso­lus de ne plus ser­vir et vous voi­là libre !  » Ces­sez de ser­vir celui qui vous exploite et il s’ef­fon­dre­ra de lui-même, vous n’a­vez même pas besoin de le com­battre, ces­sez sim­ple­ment de le ser­vir, ces­sez de vous sou­mettre. Cette parole d’en­fant génia­le­ment rebelle a nour­ri toutes les révo­lu­tions et tous les rêves de jus­tice sociale.

    Mais le son de la télé couvre aujourd’­hui le faible écho de ses appels.

    Étienne.
    _______________

    Affaire Swift
    Un nou­vel aban­don de la sou­ve­rai­ne­té européenne
    par Jean-Claude Paye*
    Source : réseau Vol­taire, http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​6​3​2​8​7​.​h​tml

    Une fois de plus l’Union euro­péenne cède aux exi­gences de Washing­ton sans contre­par­tie : les États-Unis auront léga­le­ment accès aux infor­ma­tions ban­caires des Euro­péens, dès que le Trai­té de Lis­bonne sera entré en vigueur et que le Par­le­ment euro­péen aura ava­li­sé le nou­vel accord. Au demeu­rant, avant même le vote par­le­men­taire, ces dis­po­si­tions sont déjà appli­quées. Jean-Claude Paye ana­lyse cette nou­velle concession.

    Ces der­nières années, l’Union euro­péenne et les États-Unis ont signé un ensemble d’accords en matière de remise des don­nées per­son­nelles : infor­ma­tions PNR des pas­sa­gers aériens [1], don­nées finan­cières dans le cadre de l’affaire Swift [2]. Un pro­jet de trans­fert géné­ral est en pré­pa­ra­tion. Il s’agit de remettre, en per­ma­nence aux auto­ri­tés amé­ri­caines, une série d’informations pri­vées, telles le numé­ro de la carte de cré­dit, les détails des comptes ban­caires, les inves­tis­se­ments réa­li­sés, les connexions inter­net, la race, les opi­nions poli­tiques, les mœurs, la reli­gion [3].

    Pro­gres­si­ve­ment, l’Union trans­forme sa propre léga­li­té, afin de per­mettre au droit états-unien de s’appliquer direc­te­ment sur son ter­ri­toire. Chaque nou­vel accord consti­tue un nou­vel aban­don de sou­ve­rai­ne­té des pays membres de l’Union euro­péenne. Le texte qui vient d’être signé entre l’UE et les USA, en matière de sai­sie des don­nées finan­cières, en est un exemple éclairant.

    L’affaire Swift

    Ce 30 novembre 2009, le Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union euro­péenne a ava­li­sé le pro­jet d’accord éta­bli par la Com­mis­sion, qui per­met aux auto­ri­tés US de se sai­sir, sur les ser­veurs de la socié­té Swift pla­cés sur le sol euro­péen, des don­nées per­son­nelles finan­cières des citoyens des pays membres de l’Union. Cette rati­fi­ca­tion par le Conseil est la der­nière étape du pro­ces­sus des­ti­né à mettre fin au scan­dale de l’affaire Swift et à toute contes­ta­tion du droit que se sont octroyé les États-Unis de se sai­sir des infor­ma­tions finan­cières concer­nant les res­sor­tis­sants européens.

    L’affaire Swift avait écla­té lorsque, en 2006, la presse états-unienne avait révé­lé que cette socié­té avait, depuis les atten­tats du 11 sep­tembre 2001, trans­mis clan­des­ti­ne­ment, au Dépar­te­ment du Tré­sor US, des dizaines de mil­lions de don­nées confi­den­tielles concer­nant les opé­ra­tions de ses clients. Swift, socié­té amé­ri­caine de droit belge, gère les échanges inter­na­tio­naux de quelques 8 000 ins­ti­tu­tions finan­cières situées dans 208 pays. Elle assure le trans­fert de don­nées rela­tives aux paie­ments, mais ne fait pas tran­si­ter d’argent.

    Mal­gré la vio­la­tion fla­grante des droits, euro­péen et belge, de pro­tec­tion des don­nées per­son­nelles, ce trans­fert n’a jamais été remis en cause. Au contraire, l’UE et les USA ont signé plu­sieurs accords des­ti­nés à légi­ti­mer cette capture.

    Tous ont été jus­ti­fiés par la lutte contre le ter­ro­risme. La sai­sie par les auto­ri­tés US était ren­due pos­sible par la par­ti­cu­la­ri­té du sys­tème Swift. En effet, toutes les don­nées conte­nues par le ser­veur euro­péen, ins­tal­lé à La Haye, étaient éga­le­ment pla­cées sur un second ser­veur pla­cé aux États-Unis. Ce qui per­met­tait aux douanes états-uniennes d’en prendre pos­ses­sion, le droit amé­ri­cain auto­ri­sant cette saisie.

    Un nou­vel accord UE-USA

    Tou­te­fois, depuis juin 2007, il a été pré­vu que les don­nées Swift inter-euro­péennes ne soient plus trans­fé­rées aux USA, mais sur un second ser­veur euro­péen. Cette nou­velle pro­cé­dure s’avère for­mel­le­ment plus conforme au droit euro­péen et sup­pri­me­rait la pos­si­bi­li­té des auto­ri­tés états-uniennes de se sai­sir de ces infor­ma­tions. Ce nou­veau ser­veur pla­cé à Zurich est opé­ra­tion­nel depuis novembre de cette année.

    Suite à cette réor­ga­ni­sa­tion et contrai­re­ment à ce qui était affir­mé lors des pré­cé­dents accords, le Com­mis­saire euro­péen à la Jus­tice Jacques Bar­rot a expli­qué que les Vingt-Sept sou­haitent don­ner, aux enquê­teurs du Tré­sor amé­ri­cain, accès aux centres d’opérations euro­péens gérés par Swift. Il a décla­ré que « ce serait extrê­me­ment dan­ge­reux à ce stade de ces­ser la sur­veillance et le contrôle de ces flux d’informations » [4] et affir­mé que les opé­ra­tions amé­ri­caines sur le ser­veur amé­ri­cain de Swift s’étaient révé­lées « un outil impor­tant et effi­cace ». Il a sim­ple­ment repris les décla­ra­tions du juge Bru­gière, la « per­son­na­li­té émi­nente » [5] dési­gnée par la Com­mis­sion pour « contrô­ler » l’utilisation amé­ri­caine des dizaines de mil­lions de don­nées trans­fé­rées chaque année. Ce der­nier avait pré­ten­du que cette sai­sie avait « per­mis d’éviter un cer­tain nombre d’attentats ». Aucun exemple, per­met­tant de véri­fier ces allé­ga­tions, n’a été avan­cé. L’énonciation du carac­tère indis­pen­sable de la cap­ture des don­nées finan­cières devient la preuve du suc­cès de cette poli­tique dans la lutte contre le ter­ro­risme. Une iden­ti­té est éta­blie entre le mot et la chose.

    Des jus­ti­fi­ca­tions en trompe l’œil

    L’énonciation de la lutte contre le ter­ro­risme suf­fit à jus­ti­fier la cap­ture des don­nées finan­cières. Cepen­dant, la réa­li­té nous montre que les atten­tats sont géné­ra­le­ment sont peu coû­teux et ne néces­sitent aucun dépla­ce­ment impor­tant d’argent. . La rai­son invo­quée prend un carac­tère sur­réa­liste quand on sait que la com­mis­sion offi­cielle d’enquête sur les atten­tats du 11 sep­tembre 2001 n’a pas vou­lu inves­ti­guer sur les mou­ve­ments de capi­taux sus­pects, enre­gis­trés les jours pré­cé­dents les atten­tats. Pour­tant, juste avant les attaques du 11 sep­tembre, le 6, 7 et 8, il y a eu des options de vente excep­tion­nelles sur les actions des 2 com­pa­gnies aériennes [Ame­ri­cain et Uni­ted Air­lines] qui furent détour­nées par les pirates, ain­si que sur Mer­ril Lynch, l’un des plus grands loca­taires du World Trade Cen­ter. Ces infor­ma­tions ont été révé­lées notam­ment par Ernst Wel­teke, pré­sident de la Deutsche Bank à l’époque, qui a aus­si décla­ré qu’il y avait beau­coup de faits qui prouvent que les per­sonnes impli­quées dans les attaques pro­fi­tèrent d’informations confi­den­tielles afin de réa­li­ser des opé­ra­tions sus­pectes [6]. Tous ces élé­ments, le fait qu’un atten­tat ter­ro­riste ne néces­site pas d’importants trans­ferts de fonds et la volon­té poli­tique de ne pas enquê­ter sur les trans­ferts finan­ciers sus­pects, nous indiquent que la cap­ture des don­nées finan­cières des citoyens est bien un objec­tif en soi.

    Sou­ve­rai­ne­té états-unienne sur le sol européen

    La Com­mis­sion a vou­lu d’abord signer un accord tran­si­toire, qui a pris effet dès la mise en route du ser­veur de Zurich. Le pro­ces­sus de déci­sion a été confié à la pré­si­dence sué­doise et au Conseil, reje­tant ain­si toute pos­si­bi­li­té de déci­sion par­ta­gée avec le Par­le­ment. Cela a toute son impor­tance car le Conseil suit qua­si­ment tou­jours les posi­tions des fonc­tion­naires per­ma­nents et ceux-ci, se révèlent, le plus sou­vent, être de simples relais des négo­cia­teurs amé­ri­cains. Le com­mis­saire Jacques Bar­rot affirme réa­li­ser un accord équi­li­bré, mais il a dû recon­naître que le texte actuel n’inclut pas l’accès des auto­ri­tés euro­péennes aux tran­sac­tions ban­caires états-uniennes [7].

    À cet accord tran­si­toire doit suc­cé­der un texte défi­ni­tif, tout aus­si uni­la­té­ral. Il s’agirait, après 9 mois, de « rené­go­cier » ce qui a été accep­té dans l’urgence. Cet accord devrait être ava­li­sé par le Par­le­ment euro­péen, quand le Trai­té de Lis­bonne, qui donne à cette assem­blée plus de pou­voirs en matière de police et de Jus­tice, sera d’application. La volon­té affi­chée d’attendre la rati­fi­ca­tion du Trai­té indique qu’il s’agit de faire recon­naître, par le Par­le­ment, un droit per­ma­nent des auto­ri­tés amé­ri­caines de se sai­sir, sur le sol euro­péen, des don­nées per­son­nelles des citoyens de l’Union. Les nou­veaux « pou­voirs » accor­dés au Par­le­ment trouvent leur rai­son d’être dans la légi­ti­ma­tion des trans­ferts de sou­ve­rai­ne­té de l’UE vers les USA.

    Cette posi­tion a le mérite d’être trans­pa­rente, de pré­sen­ter le Trai­té, non pas comme un texte consti­tu­tion­nel interne à l’Union, mais comme un acte d’intégration de l’UE dans une enti­té supra­na­tio­nale sous sou­ve­rai­ne­té états-unienne. Ce nou­vel accord qui per­met aux auto­ri­tés US de cap­tu­rer, sur le sol euro­péen et sans aucune réci­pro­ci­té, des don­nées per­son­nelles des citoyens de l’Union, repré­sente un nou­veau pas dans l’exercice de la sou­ve­rai­ne­té directe des ins­ti­tu­tions éta­su­niennes sur les popu­la­tions européennes.

    Une struc­ture impé­riale asymétrique

    La cap­ture US des infor­ma­tions sur les citoyens euro­péens, sur­tout celles rela­tives à leur tran­sac­tions finan­cières, doit être repla­cée dans le cadre de la for­ma­tion du futur grand mar­ché trans­at­lan­tique à l’horizon 2015 [8]. Les accords, qui auto­risent ce trans­fert vers les USA, ne consti­tuent qu’une étape pré­pa­ra­toire, la condi­tion préa­lable per­met­tant l’installation d’un grand mar­ché trans­at­lan­tique [9], ain­si que la consti­tu­tion d’une enti­té poli­tique com­mune. Ayant pour base le droit états-unien, ce pro­jet s’avérera être un grand mar­ché des don­nées per­son­nelles, à tra­vers lequel, ces infor­ma­tions confi­den­tielles seront livrées au sec­teur pri­vé. La trans­for­ma­tion de la vie pri­vée en mar­chan­dise va de pair avec sa sur­veillance poli­cière, cette der­nière étant la condi­tion d’existence de la pre­mière. La cap­ture des don­nées par les auto­ri­tés admi­nis­tra­tives éta­su­niennes consti­tue une nou­velle accu­mu­la­tion pri­mi­tive capi­ta­liste ayant pour objet l’installation de nou­veaux rap­ports de pro­prié­té basés sur la fin de la pro­prié­té de soi.

    Le carac­tère asy­mé­trique de la cap­ture des don­nées per­son­nelles : les auto­ri­tés amé­ri­caine ayant accès aux don­nées euro­péennes, sans qu’il soit ques­tion d’une quel­conque réci­pro­ci­té, nous révèle que au niveau du futur grand mar­ché trans­at­lan­tique, toutes les entre­prises seront égales, mais cer­taines, les firmes US, le seront plus que d’autres.

    L’utilisation par les auto­ri­tés états-uniennes des don­nées finan­cières recueillies lors de « la lutte contre le ter­ro­risme » a déjà com­men­cé dans le cadre de « la lutte contre la fraude fis­cale », dont les attaques contre la banque suisse UBS [10] et l’instrumentalisation du G 20 du 1er et 2 avril 2009 [11] ont été les épi­sodes les plus médiatisés.

    Jean-Claude Paye
    Socio­logue. Der­niers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dis­pute 2004 ; Glo­bal War on Liber­ty, Telos Press 2007

    _______________
    Notes :

    [1] « L’espace aérien sous contrôle impé­rial », par Jean-Claude Paye, Réseau Vol­taire, 13 octobre 2007.

    [2] « Les tran­sac­tions finan­cières inter­na­tio­nales sous contrôle états-unien », Réseau Vol­taire, 28 avril 2008.

    [3] Coun­cil of the Euro­pean Union, « Note from Pre­si­den­cy to Core­per, Final Report by EU-US Hight Level Contact Group on infor­ma­tion sha­ring and pri­va­cy and per­so­nal pro­tec­tion », 9831⁄08, Brus­sels 28 mai 2008. Télé­char­ge­ment.

    [4] « Par­tage de don­nées ban­caire : nou­velles négo­cia­tions entre les 27 et les États-Unis », Le Soir, 28 juillet 2009.

    [5] « Jean-Louis Bru­guière, un juge d’exception », par Paul Laba­rique, Réseau Vol­taire, 29 avril 2004.

    [6] « Insi­der tra­ding’ by ter­ro­rists is sus­pec­ted in Europe », par William Dro­ziac, Washing­ton Post, 22 sep­tembre 2001.

    [7] « EU wants to share more bank details with the US autho­ri­ties », Edri​.org, le 29 juillet 2009.

    [8] « Un nou­vel ordre poli­tique : le futur grand mar­ché trans­at­lan­tique », par Jean-Claude Paye, Réseau Vol­taire, 4 février 2009. « Réso­lu­tion du Par­le­ment euro­péen sur l’état des rela­tions trans­at­lan­tiques après les élec­tions qui ont eu lieu aux États-Unis », Réseau Vol­taire, 23 mars 2009.

    [9] « Un mer­ca­to trans­at­lan­ti­co impe­riale », par Jean-Claude Paye, Cri­ti­ca Mar­xis­ta, 2009 n° 1

    [10] « Lutte contre la fraude fis­cale ou main mise sur le sys­tème finan­cier inter­na­tio­nal ? », Réseau vol­taire, 3 mars 2009.

    [11] « À qui pro­fite la fin du secret ban­caire ? Le G 20 : une hié­rar­chi­sa­tion des mar­chés finan­ciers », Réseau Vol­taire, 9 avril 2009.

    Source : réseau Vol­taire, http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​6​3​2​8​7​.​h​tml

    Réponse
  24. contre-info

    Bien volon­tiers,
    mais rapi­dos, entre-deux.. :

    Pour aller au plus direct :

    Pour com­men­cer, il y eut deux grandes voies, en France :

    • L’une uti­li­sant des tech­niques de prise en charge de groupe (plu­tôt anglo-saxonne) en uti­li­sant l’ou­til psy­cha­na­ly­tique clas­sique (cou­rant issue de l’Ins­ti­tut de Psy­cha­na­lyse), dans son dis­po­si­tif indi­vi­duel (cf : la psy­cha­na­lyse sans divan de Racamier) :

    http://​www​.spp​.asso​.fr/​m​a​i​n​/​e​x​t​e​n​s​i​o​n​s​/​I​t​e​m​s​/​0​6​_​i​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​.​htm

    • L’autre uti­li­sant d’emblée l’ap­proche ana­ly­tique pour décryp­ter le fonc­tion­ne­ment de l’ins­ti­tu­tion, en uti­li­sant son appa­reil for­mel (libre asso­cia­tion dans le cadre de groupe de parole systématique…) :
    (l’ins­pi­ra­tion était plu­tôt Laca­nienne (École Freu­dienne), voir :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_institutionnelle

    • Puis , ensuite (fin des années 60, la ten­ta­tive de créa­tion d’un lien poli­tique-folie, avec les tra­vaux de G. Deleuze et F. Guat­ta­ry, autour de l’an­ti-oedipe, Mille-pla­teaux, revo­lu­tion Molé­cu­laire, (F.G)

    En réfé­rence aus­si, la mou­vance Psy­cha­na­lyse et poli­tique (congrès de Milan de 1976), à voir ce texte « récent » et sa biblio+++

    http://​www​.esta​dos​ge​rais​.org/​m​u​n​d​i​a​l​_​r​j​/​d​o​w​n​l​o​a​d​/​1​_​V​o​l​n​o​v​i​c​h​_​1​0​1​1​4​1​0​0​3​_​f​r​a​n​.​pdf

    Consul­ter la base de don­nées de la revue Chi­mères (créée par Deleuze et Gua­ta­ry), ain­si que de noom­breux textes de M. Foucault.

    Des textes important :
    les thé­ra­pies ins­ti­tu­tion­nelles (Chai­gneau, Cha­noit, Gar­ra­bé, 1971, Masson)

    les textes de Louis LeGuilland,dans la revue Chi­mères no36,1999)

    la revo­lu­tion molé­cu­laire de F.guattari,(ed Encres,Recherches)

    Voir les tra­vaux de deins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion en Ita­lie (année 1970),de Fran­co BASAGLIA
    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​F​r​a​n​c​o​_​B​a​s​a​g​lia
    .….

    J’ai per­so­nel­le­ment tra­vaillé dans les trois uni­tés de soins citées par cet article http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​C​l​i​n​i​q​u​e​_​d​e​_​L​a​_​B​o​rde , ain­si qu’a­vec Felix Guattari->1980 ..

    Je reste à votre dispo.….…..
    Cordialement

    Réponse
  25. Catherine

    Alain,

    Vous m’o­bli­gez à reprendre vos paroles, car il ne me semble pas juste de me dire que j’ai exa­gé­ré en ce qui concerne Jorion.

    Si cela vous semble être le cas, don­nez-moi des phrases pré­cises, je me fais fort de vous les expli­ci­ter. Mais il se peut que des choses m’aient échap­pées, aus­si je vous demande de cla­ri­fier vos dires, si vous vou­lez bien, merci.

    Il me semble pour ma part, qu’al­lé­guer ce genre de pro­pos revient à dire que le ther­mo­mètre exa­gère d’in­di­quer la fièvre si vous en avez.

    Qu’est-ce qu’il en peut le ther­mo­mètre si vous avez la fièvre, il rem­plit sa fonc­tion de ther­mo­mètre qui est celle de prendre la mesure d’une tem­pé­ra­ture, point. Pas d’é­tat d’âme !

    Pour ce qui est de dés-iden­ti­fier la per­sonne de la parole qu’elle pro­nonce, je l’ai posé cette parole en tant que pré-requis à tout mes­sage qui se veut cir­cu­lant, sinon, c’est mettre la char­rue avant les boeufs, c’est juger avant même d’a­voir prê­té l’o­reille au mes­sage, c’est obtu­rer, fer­mer , empê­cher quelque chose de se dire, c’est pré­dire de ce qui se dira, c’est donc faire de l’an­ti­ci­pa­tion néga­tiveune auto-cen­sure en quelque sorte, et je n’aime guère la cen­sure, dès lors, ça ne semble pas aller dans le sens de la liber­té que vous pré­co­ni­sez me semble-t-il.

    Quand on est occu­pé par quelque chose d’une pré­ven­tion, on n’ est pas libre, c’est pas plus com­pli­qué que ça, à mon avis.

    Et c’est ajou­ter de la confu­sion à la confu­sion ambiante, car par défi­ni­tion un mes­sage qui va de l’é­met­teur au récep­teur perd déjà de l’in­for­ma­tion, alors ima­gi­nez que ce mes­sage soit rete­nu pour x rai­sons, c’est alors car­ré­ment de la désinformation.

    Car plus que faire , c’est ne pas faire qui est mor­tel, il suf­fit de regar­der autour de soi, je n’in­vente rien.

    Je vou­lais sur­tout mettre l’ac­cent sur la prio­ri­sa­tion indis­pen­sable à toute récep­tion de mes­sage, une idée juste doit être reçue comme une idée juste en dehors de la per­sonne qui la pro­nonce, et elle est juste en fonc­tion de ce qu’elle pro­duit pour le maxi­mum de gens, assez élé­men­taire comme paramétrage.

    Quand je fais ça, ça pro­duit quoi, pour qui ?
    Voi­là mon éta­lon personnel.

    Cela veut dire aus­si se dé-sécu­ri­ser car c’est for­cé­ment en prendre plein la cafe­tière par­fois, mais il faut quand bien savoir ce que l’on veut, n’est-ce-pas.

    Il s’a­git d’une hié­rar­chie à opé­rer, pour la contex­tua­li­sa­tion, il sera bien temps de voir ensuite, d’a­bord sau­ver sa peau.

    Sinon, ce serait comme si vous aviez la caro­tide de votre femme qui « pis­sait » le sang et que vous vous deman­diez s’il est bien judi­cieux de faire une com­pres­sion avec votre main qui n’est pas très propre .

    Dans pareil cas de figure, je ne me pose guère de ques​tion​.Il faut d’a­bord arrê­ter l’hé­mor­ra­gie si on le peut encore, ensuite il sera tou­jours temps de voir ;

    D’a­bord sau­ver sa peau, si vous êtes mort, il n’y aura plus de ques­tions à se poser…

    Réponse
  26. Alain

    OU la la, Cathe­rine, je ne veux rete­nir aucun message !

    Pacem in terris

    Amen !

    ..Joyeux Noel à tous !

    …avec dans les che­mi­nées « le cri du peuple » !

    Réponse
  27. Catherine

    Mais voyons Alain, de quoi parlez-vous ?

    Où donc avez-vous été cher­cher cette idée de réten­tion de mes­sage qui vous reviendrez ?

    D’a­bord, je ne suis pas vous, je ne suis pas dans votre tête, ni dans vos pen­sées, alors de quelle pré­ten­tion pour­rais-je me pré­va­loir pour vous dire ce que vous pen­sez, je ne suis pas extra-lucide.

    Je réponds à vos propos.

    1) Jorion : j’en­tends ce que vous dites et je trouve que ce n’est pas juste. Afin, d’y voir plus clair , je me contente de vous deman­der d’é­clai­rer vos pro­pos, c’est tout.

    2) Je tente d’ar­gu­men­ter , mal peut-être, le pen­sez-vous et cela vous revient tout à fait de le pen­ser, je tente d’ar­gu­men­ter l’i­dée que lors­qu’une idée est juste , elle est juste, point.

    Puis, j’af­fine pen­sais-je, en disant qu’a­vant de vivre il faut déjà sur­vivre, c’est tout.

    Alors, je ne com­prends pas bien votre mou­ve­ment d’hu­meur, que vou­lez-vous au juste ?

    Avan­cer ou reculer ?

    Puis vous fer­mer la porte, en sou­hai­tant Joyeux Noël, façon de dire, enfin, c’est comme ça que je lis mais je me trompe peut-être, qu’on ne vous y repren­dra pas de si tôt ici, une semaine, c’est assez long quand on sait que vous inter­ve­nez souvent.

    Qu’est-ce qui vous dérange donc dans ce qui se dit là, dites-moi ?

    Le savez-vous vous-même ?

    Il ne suf­fit pas de crier le cri du peuple, il faut l’in­car­ner ce peuple, dans ses paroles, ses actes, ses confron­ta­tions, ses fai­blesses et ses erre­ments, se savoir faillible c’est une vraie force savez-vous.

    J’ai com­pris depuis bien long­temps, ce n’est pas moi d’ailleurs qui l’ai com­pris, c’est mon vécu qui me l’a dit, que j’é­tais pétrie de fai­blesse, d’er­reurs, de confu­sion, de pré­ten­tion par­fois, de men­songe par omis­sion, etc, etc, c’est lorsque j’ai accep­té de me voir telle, que j’ai inté­gré cette par­tie sombre de moi que je me suis mise à aller de l’a­vant, et c’est parce que je n’é­tais rien, vrai­ment rien, que j’ai pu espé­rer peut-être deve­nir quelque chose.

    Réponse
  28. Alain

    Chère Cathe­rine

    Je n’é­tais pas sérieux !

    Toutes mes plus plates excuses.

    A M I C A L E M E N T !

    Alain

    Réponse
  29. Catherine

    Ne trou­vez-vous pas que c’est très chouette, quand on arrive à dépas­ser quelque chose, ça fait l’ef­fet, ça me fait l’ef­fet de quelque chose qui s’ouvre, à l’i­mage d’un éventail…

    Très bonne journée.

    Ami­ca­le­ment.

    Cathe­rine

    Réponse
  30. Aïda

    Cathe­rine, avouez que nous sommes les 2 femmes « ico­no­clastes », de ces lieux si viri­le­ment fré­quen­tés, vous et moi, lorque nous refu­sons d’en­cen­ser sans réserve les icones Jorion et Allais.

    je cite les pro­pos encen­seurs qui semblent « faire autorité » :

    « Sou­te­nir Allais, c’est sou­te­nir nos propres idées…
    Ces 3 livres … sont en tout points remar­quables » etc

    « Le point de vue que j’ex­prime est celui d’un théo­ri­cien à la fois libé­ral et socia­liste. Les deux notions sont indis­so­ciables dans mon esprit, car leur oppo­si­tion m’ap­pa­raît fausse, arti­fi­cielle. » M. Allais

    Et oui …Nous n’au­rions pas le droit de remettre en cause pré­ci­sé­ment « l’in­dis­so­cia­bi­li­té du libé­ra­lisme et du socialisme » ?

    Ce n’est pas faire injure à Allais que de le trou­ver « dis­cu­table », si non, alors, vive la RELIGION ALLAIS !…Bien sûr, pour en dis­cu­ter, il vaut mieux qu’il ne soit pas censuré…(d’accord avec Etienne sur ce point!)

    Or les néo­li­bé­raux qui savent à quel point Allais sou­lève un coin « stra­té­gique » du voile idéo­lo­gique impo­sé par leur sys­tème sur la socié­té entière, pré­fèrent l’empécher, jus­te­ment, de peur de reveiller la vieille conscience ouvrière du peuple :

    Car la per­ti­nence de Mau­rice Allais nous conduit exac­te­ment au pied du mur idéo­lo­gique qui sépare « le socia­lisme » du « libé­ra­lisme », et çà, le Figa­ro n’en raf­fole pas, pré­fé­rant la grand-messe de célé­bra­tion de la chute du mur communiste.

    j’ai en effet copié-col­lé des « réac­tions contre » que je peux par­ta­ger au moins quant au fond, si ce n’est dans la forme, afin de contes­ter que « Sou­te­nir Allais, c’est sou­te­nir nos propres idées »…

    Cha­cun « son » idée, mais res­tons « tous ensemble » au moins contre la censure !

    Je refuse d’être éti­que­tée « extrème-gauche » pour çà, même si… « pour­quoi pas » ?

    Ah, j’ou­bliais : mer­ci à tous ceux qui par­ti­cipent, car leurs liens et indi­ca­tions de lec­ture sont « abso­lu­ment super » (…oui, pour « dis­cu­ter »!) Amicalement.

    Réponse
  31. Aïda

    La valeur tra­vail : on se sou­vient que lors de la der­nière cam­pagne pré­si­den­tielle, Ségo­lène Royal et Nico­las Sar­ko­zy n’avaient de cesse de s’y réfé­rer. Elu pré­sident, Sar­ko­zy ne parle désor­mais plus du tra­vail, dans un contexte pour­tant mar­qué par la crise finan­cière et ses effets délé­tères sur l’emploi : licen­cie­ments mas­sifs, mobi­li­té for­cée, etc.

    Les entre­tiens réunis par La Bande Pas­sante reviennent sur ce qui est bien « la » ques­tion sociale, aujourd’­hui comme hier : le travail.

    Cette série d’en­tre­tiens croise les regards du phi­lo­sophe, du socio­logue, du psy­cho­logue, du juriste, du syn­di­ca­liste sur la cen­tra­li­té du tra­vail, l’ins­tal­la­tion d’une par­tie crois­sante des tra­vailleurs dans le pré­ca­riat (Robert Cas­tel), les mobi­li­sa­tions pas­sées autour du tra­vail (Etienne Bali­bar sur 68, Charles Pia­get sur LIP) qui per­mettent aus­si de pen­ser les révoltes pré­sentes, les ten­ta­tives du pou­voir pour cor­se­ter l’ac­tion des juges en matière de droit du tra­vail (Patrice de Cha­rette) ou de lutte contre la cor­rup­tion finan­cière (Renaud Van Ruymbeke).

    Pen­ser le tra­vail, une urgence poli­tique – Chris­tophe Dejours

    (45’28, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La cen­tra­li­té du tra­vail 10’22)

    La socié­té du pré­ca­riat – Robert Castel

    (27’21, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La ques­tion sociale 17’14)

    L’é­bran­le­ment 68 – Vers une uni­ver­sa­li­té éman­ci­pa­trice – Etienne Balibar

    (63’26, DVD, LBP, 2009, 12€, incluant Le sur­gis­se­ment du Syn­di­cat de la magis­tra­ture 9’22)

    LIP, une école de la lutte à l’u­sage des jeunes géné­ra­tions – Charles Piaget

    (131′, DVD, LBP, 2009, 12€)

    Sou­te­nez et ache­tez les DVD 12 € (frais de port inclus) par paie­ment en ligne sur le site http://​www​.laban​de​pas​sante​.org/​l​b​p​_​d​v​d​l​i​s​t​.​php ou par chèque à l’ordre de L’Autre asso­cia­tion, 3, rue des Petites Ecu­ries, F‑75010 Paris.

    Je trans­mets. Amicalement

    Réponse
  32. Alain

    Je recom­mande : « Le socia­lisme néo­mo­derne ou l’a­ve­nir de la liber­té » de Jacques Géné­reux (Seuil):

    « Il nous faut aban­don­ner l’illusion d’une construc­tion libé­rale de la socié­té pour enga­ger la construc­tion sociale de la liber­té. Or, tel a tou­jours été l’essence du pro­jet socia­liste, de Leroux à Blum, en pas­sant par Marx et Jaurès.

    Les mul­tiples dévoie­ments de ce pro­jet ne le dis­qua­li­fient pas ; ils exigent sa refon­da­tion néo­mo­derne : une nou­velle moder­ni­té dont les prin­cipes poli­tiques ne découlent plus du mythe moderne de l’individu auto­nome, mais de la réa­li­té anthro­po­lo­gique de l’être social ».

    Encore quel­qu’un qui appor­ta un pré­cieux ren­fort à la cause du NON …

    Réponse
  33. Catherine

    ça paraî­tra peut-être un peu déca­lé pour cer­tains et pour­tant ça ne l’est pas, je me risque à vous dire ce qui me vient en tête.

    Le héros du Loup des steppes de Her­mann Hesse éclate de rire quand il découvre que la réa­li­té n’est que le choix d’une des mul­tiples portes qui res­tent tou­jours ouvertes.

    N’est-ce-pas que c’est en lien avec tout ce que l’on dit, tout ce que l’on vit ?

    Réponse
  34. A-J Holbecq

    A tou(te)s et en par­ti­cu­lier à Aïda

    Bien sur qu’Al­lais est « dis­cu­table », que ses idées et pro­po­si­tions peuvent plaire ou ne pas plaire.

    Allais, comme nous tous a le droit aus­si de chan­ger d’a­vis, de camp, et d’af­fi­ner sa pen­sée. L’a­dage dit bien qu’il n’y a que les imbé­ciles qui .. et il aurait été éton­nant qu’il ne se contre­dise pas au fil de 60 ans d’é­cri­ture et de travail.

    Allais se dit « socia­liste et libé­ral » … je me dis aus­si socia­liste et libé­ral mais seule­ment par cer­tains cotés et c’est jus­te­ment ces cotés du libé­ra­lisme tem­pé­rés par une phi­lo­so­phie socia­liste (par exemple le droit de pro­prié­té qui fait que je ne puis me défi­nir comme « vrai libé­ral »)… peut être en est-il de même d’Al­lais qui jus­te­ment prône une fis­ca­li­té du capi­tal (lisez http://​oson​sal​lais​.word​press​.com/​2​0​0​9​/​1​2​/​1​5​/​p​o​u​r​-​l​a​-​r​e​f​o​r​m​e​-​d​e​-​l​a​-​f​i​s​c​a​l​i​te/ .
    Mais ne confon­dez-vous pas éga­le­ment « libé­ral » avec néo­li­bé­ral ou ultra­li­bé­ral ou libertarien ?

    Pre­nons d’Al­lais ses pro­po­si­tions qui nous conviennent et ne fai­sons pas de pro­cès à une per­sonne laquelle, qui plus est, ne lisant pas ce blog, ne pour­ra pas se défendre.

    Réponse
  35. Aïda

    Cher A‑J Holbecq,

    Nous sommes d’ac­cord, (il doit bien y avoir des rai­sons pour çà, si nous nous retrou­vons ici…), mais ne confon­dons pas ana­lyse cri­tique avec procés.

    Bien sûr, je recon­nais avoir dans l’ur­gence copié-col­lé des réac­tions contre la vision du monde propre au libé­ra­lisme empreint de colo­nia­lisme et d’é­goïsme, sans que ce libé­ra­lisme soit « ultra » ni « néo » : le « bon » libé­ra­lisme du « bon père de famille des socié­tés domi­nantes » du siècle dernier…

    La forme de ces « réac­tions copié-col­lées », je suis d’ac­cord avec vous, n’é­tait pas vrai­ment conve­nable par rap­port à la per­sonne émi­nem­ment res­pec­table de Mau­rice Allais, mais c’est le fond qui impor­tait en l’occurence.

    Bien sûr qu’il faut remar­quer en quoi les idées d’Al­lais sont « révo­lu­tion­naires » pour des gens de droite, mais elles n’ont rien de vrai­ment nou­veau pour les autres, qui disent la même chose, mais sou­vent bien plus encore, depuis fort long­temps, et qui sont très mal trai­tés, vic­times, eux, de vrais mau­vais pro­cés depuis trop long­temps, « trop » étant deve­nu vrai­ment trop, par ces temps de crise soi disant spé­ci­fi­que­ment « financière » !

    Si Mon­sieur Allais découvre la « cen­sure bour­geoise » à son âge, « nous autres », la vivions depuis notre jeu­nesse, ce qui explique sans excu­ser nos « imper­ti­nences »…(toutes mes excuses!).

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  36. Étienne

    Aïda,

    Ce que nous apporte Mau­rice Allais, c’est une (rare) cré­di­bi­li­té : aux yeux des « scien­ti­fiques » les plus ultra­li­bé­raux, aux yeux des pro­fes­sion­nels de l’é­co­no­mie (ces tech­ni­ciens socia­le­ment dépen­dants, payés par les pri­vi­lé­giés pour inven­ter et défendre le fon­de­ment théo­rique de leurs pri­vi­lèges), pour ces cer­bères « libé­raux », les cri­tiques habi­tuelles du « libé­ra­lisme » viennent d’in­com­pé­tents qui ne savent sim­ple­ment pas de quoi ils parlent.

    Ces affreux n’ac­ceptent de cri­tiques que de la part de fins connais­seurs de la théo­rie éco­no­mique pré­ten­du­ment « clas­sique », dite « standard ».

    Or, pré­ci­sé­ment, Mau­rice allais est un des meilleurs connais­seurs de la théo­rie stan­dard. Sur ce sujet, on peut en racon­ter à qui on veut, mais pas à lui.

    Et pour cette rai­son, le res­pect des « libé­raux » radi­caux à l’é­gard de Mau­rice Allais est réel, je l’ai maintes fois consta­té dans mes conver­sa­tions avec des irréductibles.

    Aus­si, sa cri­tique féroce des erreurs gra­vis­simes des « éco­no­mistes » modernes (cré­dit trop facile, chient­lit lais­ser-fai­riste, tra­hi­son des idées libé­rales par les néo­li­bé­raux…) est-elle par­ti­cu­liè­re­ment cré­dible, et c’est une oppor­tu­ni­té ines­ti­mable pour les simples citoyens qui tentent de lut­ter pied à pied contre les notables, les ven­trus pon­ti­fiants à qui tous les micros sont ten­dus tous les jours en dépit de la sot­tise de leurs rai­son­ne­ments et la faus­se­té de leurs pré­vi­sions et explications.

    Dans ces condi­tions, quand cer­tains exci­tés de la gauche la plus radi­cale et intran­si­geante trouvent urgent de salir ce cou­ra­geux et effi­cace résis­tant à cause de telle ou telle idée qui les choque pro­fon­dé­ment par ailleurs, c’est à hur­ler de rage contre la sot­tise des par­tis et des par­ti­sans, par­ti­sans qui sont sou­vent inca­pables de voir le bien en dehors de « la ligne » de pen­sées contraintes de leur par­ti, c’est à pleurer.

    Pour com­prendre com­bien Mau­rice Allais cherche vrai­ment, depuis long­temps, les condi­tions de la jus­tice sociale, je vous conseille de lire « Abon­dance et misère » (1946) ou « Classes sociale et civi­li­sa­tion » (1974).

    Mal­gré des pen­sées par­fois évi­dem­ment contes­tables, Allais est un per­son­nage com­plexe et passionnant.

    Le réduire à une idéo­lo­gie simple, bonne ou mau­vaise, est une erreur profonde.

    Étienne.

    Réponse
  37. Aïda

    Mer­ci Etienne, de votre inter­ven­tion claire.

    Je ne vous dirai pas que je vous approuve cepen­dant, bien que , en effet, par rap­port au monde qu’il vous importe de convaincre, il me semble que vous faites un « sans faute ».

    Pour ce qui concerne l’autre monde, celui qui se tient à l’é­cart de toute inter­ven­tion poli­tique, et qui pour­tant aurait tout à y gagner à se sai­sir de cette « clef », ou bien, en effet, qui en arrive par­fois à se sui­ci­der en tant qu’in­di­vi­dus trop iso­lés face à l’i­nad­mis­sible, ou qui finit par suivre un « par­ti extré­miste » pré­ten­dant appor­ter du « prêt-à-pen­ser », je me place face au « libé­ra­lisme de Mon­sieur Allais », comme vous me le repro­chez, sans adhé­rer au « gau­chisme », mais en sou­hai­tant qu’on cesse de trai­ter un jour­nal comme l’hu­ma, par exemple, dans cette cathé­go­rie de « l’ex­tré­misme »…Ou bien les éco­no­mistes au ser­vice de la CGT comme des impos­teurs… et il y a encore bien des gens au NPA , au MPEP, à la FASE, au Par­ti de Gauche, dignes du plus grand des res­pects, et que vous insul­tez sans le savoir lorsque vous par­lez si légè­re­ment des « partis »…

    Par­fois votre assu­rance res­semble à celle d’un élé­phant dans un jeu de quilles, mais vous pré­ten­dez avoir l’in­no­cence de « celui qui igno­rait tout de la politique.

    Il fal­lait que je le dise, en toute amitié.

    Réponse
  38. Alain

    Aïda, « l’autre monde » est sans doute pour vous celui que les médias domi­nants méprisent comme « feu le monde ouvrier »…

    Mais Etienne a rai­son, il serait bien dom­mage de bou­der notre plai­sir en se dis­pen­sant des lec­tures de Mau­rice Allais recom­man­dées, d’au­tant plus que les dates parlent aussi…

    Il n’y a pas une science juste qui appar­tien­drait à une classe sociale don­née, et par consé­quent ce qui nous inté­resse c’est bien la qua­li­té de la réflexion, d’où qu’elle vienne.

    On peut se dire « oui, pas la peine d’a­voir un si gros cer­veau pour pen­ser ce que la plus claire conscience de classe nous révèle » (la fameuse « auto­no­mie de la classe ouvrière »), mais c’est faux :

    il ne s’a­git pas que de « conscience de classe », laquelle, néces­saire mais pas suf­fi­sante, se forge en confron­ta­tion avec une « condi­tion de classe vécue », col­lec­ti­ve­ment, par la « praxis » etc…Il s’a­git quand même aus­si d’un débat socié­tal convo­quant toutes les classes sociales et toutes les géné­ra­tions devant des défis qui les narguent « soli­dai­re­ment » dans le cadre d’une nation, et encore plus planétairement.

    « Marx revient » sans que les « par­tis mar­xistes » y soient pour grand chose (hélas me dis-je), mais s’il revient, c’est par­ceque quelques res­sorts de sa pen­sée, qui avaient échap­pé aux « mar­xistes » eux-mêmes, peuvent être utiles : du coup, d’autres « res­sorts » sont utiles, « reve­nants » de tous horizons…car « la crise revient », mais elle est « autre », n’est-ce-pas, catherine ?

    …j’ai trou­vé mon slogan :

    « reve­nants de tous hori­zons, reve­nez nous ! »

    Clin d’oeil (en vrai je sais les faire…)

    Réponse
  39. Catherine Blanquart

    Je suis bien heu­reuse de consta­ter que le mes­sage passe, même s’il y a quelques brin­dilles résis­tantes, il n’y a pas obs­truc­tion défi­ni­tive, ça coule, pas de bar­rage insur­mon­table, mer­ci de cela.

    Ma foi, pas­ser par la dua­li­té, quoi de plus nor­mal, oui, non, j’aime, j’aime pas, pas de quoi fouet­ter un chat, c’est notre lot quo­ti­dien, notre marque de fabrique, est-ce qu’on irait se plaindre d’a­voir deux jambes et deux bras, je ne crois pas.

    Mais dépas­ser la dua­li­té, ça, c’est mieux, ça par­ti­cipe d’un faire qu’il nous revient de faire dans cet espace réduit du libre arbitre, où nos cartes peuvent se com­bi­ner autre­ment si peu que nous le voulions.

    Grâce à quoi, grâce à la confron­ta­tion des idées, salu­taire ôh com­bien et qu’il convient d’in­vi­ter à la table sans res­tric­tion aucune.

    C’est par, et grâce à elle, que quelque chose d’un dépas­se­ment de la dua­li­té peut opé­rer, et c’est dans l’es­pace entre une per­sonne et une autre per­sonne que ça se passe, pas une ques­tion de per­sonne à per­sonne , une ques­tion d’entre, entre elle et nous, dans cet espace-là, et c’est plein pot l’es­pace de la rela­tion, de la com­po­si­tion d’une alchi­mie , une trans­for­ma­tion, un mélange qui se fait, comme une chi­mie qui opère, un plat cui­si­né qui selon l’in­ven­ti­vi­té et les ingré­dients don­ne­ra la saveur déli­cate ou âcre du plat.

    En tout cas, ce qui est très beau, c’est que rien n’est sta­tique si peu que nous auto­ri­sions le mou­ve­ment. Tout est sus­cep­tible de chan­ge­ment, de dyna­mique. L’ins­tant T est un point ciné­tique qui bouge. C’est bien pour cela que j’exècre la cen­sure, elle empêche le flux de couler.

    Etre en attente de len­de­mains qui chantent, c’est un peu bêbête à mon sens, même s’il y a bien sûr une dimen­sion de pré­vi­sion, demain, c’est demain, et demain, je serai peut-être morte.

    Demain, c’est aujourd’hui
    et c’est aujourd’­hui, main­te­nant, que je mets au monde des rela­tions par ce que je fais et dis.

    L’ins­tant est un point T.
    Un som­met, entre­croi­se­ment de lignes diverses et variées qui contient une infi­ni­té de pos­si­bi­li­tés, c’est une mul­ti­pli­ci­té qui est conte­nue en son sein.

    Un point est un point de vue, il nous revient dans faire quelque chose selon l’o­rien­ta­tion, la cible que nous nous fixons.

    J’ai écou­té same­di soir, une émis­sion sur Deleuze à pro­pos de Leib­nitz et de ses monades. Cet homme-là pré­sen­té du point de vue deleu­zien est tout sim­ple­ment fan­tas­tique. Il ins­tille de la vie à foi­son, alors qu’il semble tout recou­vert de pous­sières( Leib­nitz pas encore Deleuze!)

    Dans son monde à lui, il n’y a rien de sta­tique, rien qui appelle à la mort, rien de don­né, rien de figé.

    C’est le phi­lo­sophe de l’é­vé­ne­ment, tout se rejoue à tout ins­tant avec lui au tra­vers de l’é­vé­ne­ment qui peut être une parole, une ren­contre, une sen­sa­tion qui va venir bou­le­ver­ser, bous­cu­ler quelque chose en nous.
    Quelque chose qui va per­mettre de relan­cer les dés , ça fait de la ren­contre une pro­me­nade, un iti­né­raire où pen­ser devient tailler, cou­per, ouvrir un pli( Deleuze) sur l’univers.

    Je ter­mine par quelque chose de très beau. La concep­tion deleu­zienne de l’i­mage. Une concep­tion magique. Son idée à lui, c’est que la matière est l’en­semble des actions et des réac­tions et que dans cette matière, il suf­fit qu’il y ait un petit espace de temps- entre les actions et les réac­tions- pour que s’in­curve, se plisse, se déplie, un petit éven­tail- une petite image-et cette image n’est rien d’autre qu’un pli entre les images. Elle est une image qui inter­cale entre l’ac­tion reçue et l’ac­tion exé­cu­tée, un petit peu de per­cep­tion, un petit peu d’ac­tion et
    entre les deux l’arc sen­sible d’une affection.

    Et il me semble bien que cet arc- et lui seul- per­met d’of­frir l’es­pace d’une com­pré­hen­sion, et com­prendre c’est l’ac­tion par excel­lence, je crois.

    Réponse
  40. sentier198(ex_contre_info)

    À explo­rer :
    un site très riche… les cours de G.Deleuze à Vincennes.…notamment sur Leibnitz :

    http://​www​.web​de​leuze​.com/​p​h​p​/​s​o​m​m​a​i​r​e​.​h​tml

    Ce qui pas­sion­nait cet homme (ain­si que son com­père F. Guat­ta­ry), c’est l’in­tui­tion que nos capa­ci­tés à « for­ma­li­ser » (tel que Leib­nitz a pu le faire dans « l’in­ven­tion » du cal­cul infi­ni­té­si­mal) était en train d’é­vo­luer for­mi­da­ble­ment, per­met­tant une approche du réel poten­tiel­le­ment beau­coup plus puis­sante que les actuelles sémio­lo­gies post-signifiantes.

    Réponse
  41. NingúnOtro

    « … et il y a encore bien des gens au NPA , au MPEP, à la FASE, au Par­ti de Gauche, dignes du plus grand des res­pects, et que vous insul­tez sans le savoir lorsque vous par­lez si légè­re­ment des « partis »… »

    Aïda, il y a des per­sonnes dignes de grand res­pect par­tout, et cha­cune d’elles s’ef­force du mieux qu’elle sait pour chan­ger de cap ce monde qui va droit dans le mur. Cha­cune de ces per­sonnes, pas seule­ment dans le spectre de gauche, mais aus­si un Allais, un Chouard, un Jorion, un Ningú­nO­tro, et tant d’autres, s’y prend le mieux qu’il peut et souffre l’im­per­fec­tion impo­sée par l’in­ca­pa­ci­té d’as­sem­bler la tota­li­té des don­nées exis­tantes afin de rendre le juge­ment ultime. Cha­cun de nous joue avec les cartes qu’il a pu ramas­ser et l’en­ten­de­ment par­tiel du monde que celles-ci rendent possible.

    Même entre nous, sup­po­sant que nous tenions tous à cher­cher une solu­tion équi­table pour le plus grand nombre et à n’u­ti­li­ser pour cela que des ins­tru­ments éthi­que­ment accep­tables, nous avons des ana­lyses situa­tion­nelles dif­fé­rentes sur la réa­li­té de l’ins­tant actuel, et nous favo­ri­sons de par notre for­ma­tion des ins­tru­ments dif­fé­rents comme étant les plus performants.

    De ce fait, cha­cun de nous à une vision et une stra­té­gie plus ou moins com­plète, plus ou moins com­plexe, en par rap­port à celle-ci ce que pensent et/ou font les autres est plus ou moins opti­mal, voire car­ré­ment contre-pro­duc­tif. Cha­cun a aus­si le droit de ne pas appuyer dans les pro­po­si­tions des autres ce qu’il pense nui­sible pour l’é­vo­lu­tion de cette image de la réa­li­té qu’il s’est for­mée. Nui­sible, pas seule­ment parce qu’on ferait marche arrière… nui­sible est aus­si se conten­ter de peu ou s’a­ven­tu­rer par des sen­tiers sans sor­tie alors qu’on peut croire que des cir­cons­tances pour avan­cer plus vite sont présentes.

    Quelques uns d’entre nous par­lons « si légè­re­ment » des par­tis parce que nous fai­sons tous les jours l’ex­pé­rience de leur inuti­li­té et de leur coop­ta­tion par l’en­ne­mi, quand ce n’est pas par le piège de la finan­cia­ri­sa­tion de leur modus ope­ran­di struc­tu­rel et élec­to­ral… C’est sou­vent par leur atta­che­ment à des idéo­lo­gies conçues pour être les plus per­for­mantes dans cer­taines condi­tions his­to­riques, pre­nant pour cela des rac­cour­cis vis-a-vis de la véri­té et de l’é­thique qui les éloignent de l’u­ni­ver­sa­li­té et les font prendre le che­min iné­luc­table du déclin lorsque les condi­tions évo­luent et ne cor­res­pondent plus à l’en­semble qui a ser­vi de base pour édi­fier la struc­ture per­for­mante jadis mais trop rigide pour évoluer.

    La logique de gauche est viciée par une défi­ni­tion de classe sociale jadis plus oppor­tu­niste que réelle qui n’ap­pelle aujourd’­hui plus qu’aux esprits simples et est l’ou­til des nomen­cla­tu­ra qui se sont ins­tal­lés à per­pé­tui­té au som­met hié­rar­chique de ces par­tis et des nou­velles et récentes exci­sions au ser­vice de ceux qui pré­fèrent être tête de sou­ris plu­tôt que queue de lion. La confu­sion régnant par la suite inva­lide toute la gauche comme outil utile à autre chose qu’à creu­ser notre déses­poir. Même des gens les plus dignes de res­pect n’ar­rivent plus à trou­ver une solu­tion digne de ce nom et trainent les pieds quelque part par impos­si­bi­li­té de sim­ple­ment tour­ner le dos à ces sables mou­vants… inca­pables de syn­thé­ti­ser quelque chose de nou­veau qui gar­de­rait l’es­prit mais éva­cue­rait les cou­leuvres de ce qu’est aujourd’­hui la gauche.

    La logique anar­chiste, ou plu­tôt son aspect socia­le­ment plus visible, l’a­nar­cho-syn­di­ca­lisme, souffre du même erreur.

    Nous avons pu voire ce que la gauche n’a pas été capable de faire pour les euro­péennes, et rien ne fait pen­ser qu’il en sera autre­ment pour n’im­porte quelle autre élection.

    Bien sûr, la gauche et l’a­nar­chisme ne sont pas les seuls à blâ­mer… cha­cun de nous se doit de faire son propre mea culpa.

    Moi, j’a­vais pro­po­sé de se ras­sem­bler poli­ti­que­ment hors idéo­lo­gies, et hors par­tis exis­tants (tous) pour unir les citoyens autour du besoin de réfor­mer ou refondre le sys­tème démo­cra­tique confis­quée par les par­ti­to­cra­ties, mais évi­dem­ment l’i­déo­lo­gie même coma­teuse ne laisse pas vivre… hélas, même si j’é­tais prêt à sou­te­nir d’autres ini­tia­tives je n’ai pas vu (à tra­vers le filtre de mes propres croyances sur ce qui aurait été viable ou non bien sûr) assez de per­sonnes pou­vant appor­ter assez pour assem­bler quelque chose de viable. Ceci, tenant compte du fait que la par­tie de poker est ouverte à tous et qu’il est impos­sible de mon­trer toutes ses cartes sans que l’en­ne­mi en pro­fite plus que les amis qui n’ar­rivent pas à iden­ti­fier les opportunités.

    Réponse
  42. Catherine Blanquart

    Errance dim’­no­pé­dienne sur le blog de mon pote, vous savez cer­tai­ne­ment de qui je veux parler…

    J’ai par­cou­ru votre mes­sage Etienne, et j’ai lu ceci :  » Je fais moi-même l’objet de pro­pos dif­fa­ma­toires et insul­tants sur mon propre site, je ne sais de qui vous par­lez au juste, sachez en tout cas que je ne me retrouve pas dans de telles qua­li­fi­ca­tions de pro­pos, je suis par­fois rude mais jamais insul­tante ni dif­fa­ma­toire, je ren­voie un miroir quand ça me semble par­tir de guin­gois comme j’ai­me­rais qu’on le fasse pour moi.

    Au moins, c’est clair de mon côté. Mer­ci de bien vou­loir le com­prendre comme ça.

    Réponse
  43. Alain

    Blogs, par­tis, asso­cia­tions, tout subit une « crise » qui n’a pas été encore bien appré­ciée ni cernée.

    La « com­mu­ni­ca­tion » n’est pas facile dans cet aqua­rium mal­sain de notre socié­té en crise : le lagage est lui-même conta­mi­né par des virus dif­fa­ma­toires et insul­tants qui dépassent la maî­trise donc l’in­ten­tion « inno­cente  » de ceux qui mani­pulent comme ils peuvent ce qu’il reste dans les mots pour « se par­ler »…mais « la com­mu­ni­ca­tion » et son art nou­veau s’imposent.

    Je m’ex­cuse donc auprès d’E­tienne si…par hasard j’ai de la puis­sance nui­sible dans ma « com ».

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  44. Le concombre masqué

    Murs, pri­sons, volets sont nos pro­jets d’aujourd’hui

    Murs, pri­sons, volets sont nos pro­jets d’aujourd’hui

    Europe immi­grés, étran­gers, insé­cu­ri­té sont deve­nus notre âme en vérité

    Connaî­trais-je la fin de la dic­ta­ture des marchés ?

    Douze étoiles jaunes comme autant de croix gam­mées sur fond bleu pour mieux nous étouffer

    Ces gens-là sont tristes et dis­tin­gués, ils ont pris la peine de reve­nir cette fois-ci avec un pro­jet quelque peu adou­ci. Ils ont pris la peine d’être cor­rects et polis pour que « Arbeit macht frei » en « Tra­vailler plus pour gagner plus » nous soit traduit

    Réponse
  45. Alain

    throm­bo­pé­nie, leu­co­pé­nie et autre neu­tro­pé­nie …tro­plein­pe­nie, mari­no­le­pe­nie, nau­séo­pé­nie… que sais-je encore ? Mais « dim’­no­pé­dienne », exige expli­ca­tion, Cathe­rine, Wiki­pé­dia vous attend !

    « Marianne » pré­sente un article sur le « nom­bri­lisme fran­co-fra­çais » des médias natio­naux et attire notre atten­tion sur le com­bat des jeunes Ira­niens contre l’in­té­grisme reli­gieux du régime…Bon article !

    Peu de jour­na­listes nous informent sur les mou­ve­ments sociaux en Europe, l’é­norme mobi­li­sa­tion en Grèce est « cou­verte » par un mépris remar­quable, ain­si d’ailleurs que les vic­toires arra­chées par cer­taines frac­tions de la « Classe ouvrière » en France même…Oui, il est vrai que « Classe ouvrière » n’est pas fran­çais, alors, excusez…Mais tout de même, l’o­mer­ta média­tique frappe bien ce « fan­tome » (vic­toires en cours chez les rou­tiers, jus­tice enfin pour les ex-Mou­li­nex, etc…silence : Elle tourne, la terre ! et « marx revient »!) …le « nom­bri­lisme » ne serait-il pas plus « peti­tit-bour­geo-petit-bourge » que « franco-français » ?

    Réponse
  46. Catherine

    Exi­gence, diable, allez, j’y consens, mal­gré les voi­si­nages que vous me ren­voyez et qui me ren­seignent sur votre orient-able lec­ture peut-être, mais bon, ces fou­tus mots, tou­jours eux, per­fides et pour­tant incontournabes !

    Ne connais­sez-vous pas les gym-nopé­dies de Satie ?

    Dim- qui ren­voie à dimanche.

    -nopé­dienne, en écho aux piéces pour piano.

    Ce n’est que cela Alain, n’al­lez pas cher­cher midi à qua­torze heures, les choses sont par­fois plus simples qu’elles n’y paraissent.

    J’é­tais presque ten­tée d’é­crire dîme-hanche errance, mais là, pour expli­quer ça se cor­sait un peu plus, et pares­seuse je suis…

    Réponse
  47. A-J Holbecq

    Bon­jour
    Féli­ci­ta­tion Étienne, tu nous avais bien défen­du : il te reste encore de grands com­bats à mener…

    Dans le Nou­vel Obs
    « Dix ans déjà ! Pour mar­quer la fin de la décennie, 
    « le Nou­vel Obs » a dres­sé la liste – for­cé­ment incom­plète et sub­jec­tive – des 100 per­son­na­li­tés qui ont mar­qué ce début de siècle. »

    (liste poli­tique française)

    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2355/dossier/a415558-les_100_figures_de_la_d%C3%A9cennie.html

    Ami­tiés
    AJ

    Réponse
  48. Renaud

    Bon­jour à tous,

    Bra­vo Étienne,

    Ça ne devrait faire que com­men­cer ! Vu l’é­tat de pétri­fi­ca­tion du sys­tème finan­cier actuel, et sur­pro­té­gé en plus par la com­plai­sance des États et leurs gou­ver­ne­ments. Cela s’ap­pelle : une forfaiture.

    Sans doute, nombre d’a­mis d’É­tienne, que je salue tous ici, n’ap­pren­dront pas for­cé­ment grand chose de nou­veau dans ce qui suit, encore que ? Donc, voi­ci, ci-des­sous le LIEN de cette bro­chure de 112 pages en fran­çais sor­ties tout droit des tra­vaux si féconds du major DOUGLAS. Pour le fonc­tion­ne­ment pro­pre­ment dit du cré­dit-Social (ou Argent-social, c’est pareil), tout ceci peut for­mer un pro­gramme infor­ma­tique (ou plu­sieurs). Donc lien Indis­pen­sable à lire et à intégrer. 

    Pré­ci­sions, ceux qui ne prennent pas en compte les réfé­rences reli­gieuses peuvent com­men­cer direc­te­ment à la page 11.

    EXCELLENTISSIME !!!!

    Rien n’y est incom­pa­tible avec Mau­rice ALLAIS, au contraire semble-t-il.

    http://​www​.michael​jour​nal​.org/​L​a​r​k​i​n​_​f​r​.​pdf

    Ami­tiés à tous.

    Renaud

    Réponse
  49. Aïda

    Jus­te­ment, Renaud, « Rien n’est incom­pa­tible avec Mau­rice ALLAIS, au contraire »…Et pour­quoi pas une béa­ti­fi­ca­tion ? il est encore temps…

    Bon, ce sont les crus­ta­cés et le cho­co­lat qui me bar­bouillent, alors :

    B R A V O E T I E N N E (pas pour le Nou­vel Obs…)

    Y a pas mal de lec­tures à finir, donc, peut-être à Février après le car­na­val, si j’ai la chance d’y croi­ser Concombre !

    Mer­ci et BONNE FETE à tous, sans rancune !

    2A@Z

    Réponse
  50. sentier198

    Un com­men­taire, lié à vos échanges avec P. Jorion sur son blog…

    Ne sou­hai­tant pas le débat, il essaye de déva­lo­ri­ser vos com­men­taires en vous fai­sant pas­ser pour ce qu’il appelle un « troll ».. On est nom­breux à s’être fait pié­ger ainsi.

    Ne voyez-vous pas que les décli­nai­sons du concept d’argent sont si nom­breuses et si sub­jec­tives (je dirais que cha­cun à la sienne) que cette fausse dis­cus­sion sur l’u­sage de la mon­naie est sans fin… Par contre, le débat sur « qui doit contrô­ler les règles » est le seul qui soit pertinent.
    F. Leclerc, sur le même site, fait régu­liè­re­ment l’é­tat des choses (voir son billet ce jour), mais se refuse à aller plus loin que ces constats fort bien documentés.
    D’où ce com­men­taire de sa part :

    « Mais ce n’est pas mon pro­pos. Le sui­vi de la crise actuelle prend en ce qui concerne natu­rel­le­ment le pas, vu sa richesse comme ses impli­ca­tions, sur des débats qui s’en trou­ve­ront ulté­rieu­re­ment enri­chis. Afin de par­tir des faits et de les confron­ter avec les idées.

    En ce qui concerne le blog, il est comme vous pou­vez le remar­quer celui de Paul Jorion, qui m’a invi­té à publier cette chro­nique, et non pas le mien ! »
    com­men­taire de F.Leclerc,blog PJ,billet invi­té de F.Leclerc du 31/12/09

    Que retient-il ainsi ?

    Quels sont les enjeux poli­tiques sous-jacents dont il est inter­dit de débattre ?

    Chaque fois que j’ai essayé de por­ter une dis­cus­sion dans ce sens , je me suis fait « modérer ».

    Cor­dia­le­ment et bonne fin d’année.

    Réponse
  51. Aïda

    On est « troll » dans la socié­té capi­ta­liste d’au­jourd’­hui et pas seule­ment sur les blogs, dés que l’on émet une idée « grain de sable » par rap­port aux dogmes bien hui­lés qui fon­dèrent ce sys­tème ancien dont la « moder­ni­té » est non pas « en crise », mais « la crise même » :

    Nous appe­lons cela « crise » et les médias domi­nants nous accom­pagnent pour par­ler de « la chose »…sauf qu’il s’a­git d’une crise des valeurs humaines pour nous, et d’une fête des valeurs spé­cu­la­tives pour « Eux ».

    Ceci dit, contrai­re­ment à ce qu’es­saient de sau­ver du sys­tème les prêtres des églises du sys­tème, il n’y a pas que spé­cu­la­tion finan­cière : « Eux savent aus­si spé­cu­ler direc­te­ment sur « nous » : notre « amour », l’a­mour du tra­vail, de la famille de la patrie » etc… (tout ce que nous retrou­vons encore dans le « Y » du curé du Qué­bec des années 50 qui ne m’a pas échappé…)

    « Eux » se paient des diners royaux chez les monarques plus ou moins san­gui­naires, visibles et invi­sibles, alter­nant les pro­vo­ca­tions scan­da­leuses du luxe et les délits d’i­ni­tiés discrets.

    « Eux », soit dit sans haine, mais avec luci­di­té, la luci­di­té que les reli­gions essayent de nous confis­quer, au nom d’un hypo­crite « Amour »(celui qui rend aveugle, assu­ré­ment!), alors que cette luci­di­té est notre bien ultime.

    …allez en paix mes frères et soeurs, ceci est dit sans arrière pen­sée, vu que j’ai tout débal­lé de ce que je pense, ami­ca­le­ment et cer­tai­ne­ment sans confondre la fra­ter­ni­té, qui s’est inven­tée his­to­ri­que­ment en tant que « sen­ti­ment répu­bli­cain » et qui peut se culti­ver, et « l’A­mour » qui ne peut s’in­ven­ter en aucun cas.
    Amen

    Réponse
  52. A-J Holbecq

    Nos féli­ci­ta­tions à Mau­rice Allais
     »
     » Mau­rice Allais, 98 ans, seul lau­réat fran­çais du prix Nobel d’é­co­no­mie, est éle­vé à la digni­té de grand’­croix de la Légion d’hon­neur, selon cette pro­mo­tion du Nou­vel An publiée ven­dre­di au Jour­nal officiel.« »

    Mais je suis bien cer­tain que ça lui ferait beau­coup plus plai­sir si la France sui­vait quelques unes de ses recommandations.

    Réponse
  53. Sébastien

    Nul n’est pro­phète en son pays ?

    ps : m’é­tant moi même fait modé­ré par mon­sieur Jorion (très légè­re­ment) j’at­ten­dais de lui un article nous expli­quant sa posi­tion concer­nant les tra­vaux de Mon­sieur Allais ain­si que ses points de vue, mais mal­heu­reu­se­ment rien en vue…

    Je pense qu’il est triste de se pas­ser de l’a­vis de ce vieux mon­sieur qui a connu de son vivant tous ces illustres éco­no­miste et fait par­tie de ces groupes qui ont for­gé l’é­co­no­mie d’au­jourd’­hui qui mieux que lui qui à été au cœur du sys­tème peu nous apprendre com­ment le détri­co­ter , ou le patcher ?

    Mal­gré tout une très Bonne année 2010 à vous tous.

    Réponse
  54. Catherine

    Un com­men­taire « décoif­fant » sur plus loin que JR, d’un cer­tain Walt.

     »Walt dit :
    3 jan­vier 2010 à 00:23 | Répondre

    Jorion, Ce qu’il advient de l’argent qu’on gagne :

    L’argent que vous gagnez en tra­vaillant est en par­tie uti­li­sé pour consom­mer et en par­tie prê­té à la pro­duc­tion et à la consommation.
    C’est aus­si simple que ça, il n’y a pas de machine infer­nale (= créa­tion moné­taire accor­dée aux ban­quiers) qui débouche à terme sur une catas­trophe, comme cer­tains veulent nous le faire croire.

    Manque de pot pour notre éco­no­miste impro­vi­sé, les sta­tis­tiques sont têtues.

    Le com­merce mon­dial, c’est-à-dire les échanges entre pays de ser­vices et de mar­chan­dises pro­duites, repré­sente un mon­tant d’environ 150 mil­liards de dol­lars par jour.

    Or, ce sont 3 210 mil­liards de dol­lars par jour qui sont échan­gés sur le mar­ché financier.

    Cela veut dire que la dif­fé­rence, soit 3 060 mil­liards, c’est-à-dire 21 fois plus, ne sont pas cou­verts par des biens et des services.

    D’où pro­viennent-ils, sinon d’une créa­tion moné­taire écer­ve­lée, per­mise par le droit de créa­tion concé­dé aux banquiers ?

    Par pitié, mon­sieur Jorion, ne pre­nez pas vos lec­teurs pour des débiles, res­tez anthro­po­logue, ou alors retour­nez à l’école pri­maire pour apprendre l’arithmétique ! »

    Réponse
  55. Alain

    Mer­ci Catherine !

    En effet, sous réserve de véri­fi­ca­tion, ces chiffres méri­te­raient d’être por­tés à la connais­sance de tous, afin de pro­duire un élec­tro­choc dans la conscience poli­tique de chacun.

    …Le temps que cette infor­ma­tion fasse le tour des chau­mières et paillottes de par le monde, « de l’eau aura cou­lé sous les ponts », et le rap­port ne sera plus de 1 à 21, mais pire encore…Car déjà il y a 20 ans, on par­lait de cette « finan­cia­ri­sa­tion dans un rap­port de 1 à 10 »…Mais ce sont des « gau­chistes » qui le disaient, et ils n’é­taient donc pas « crédibles » !

    La ques­tion est bien « poli­tique » encore plus que « éco­no­mique », car der­rière « les banques » il y a tout une caste de ren­tiers domi­nants, un « peuple élu du dieu dol­lar », ceci dit sans allu­sion raciste, mais bien dans un sens de « peuple-classe-sociale ».

    Lui enle­ver ce pri­vi­lège de la rente, ce n’est pas une simple ques­tion de « logique éco­no­mique », c’est beau­coup plus « lourd » : il s’a­gi­rait pour abou­tir à cette « réforme » d’ef­fec­tuer une révo­lu­tion par nation, et simultanément…

    Fina­le­ment, la « glo­ba­li­sa­tion » ne porte-t-elle pas en germe une chance « unique » ?

    Oui, celle de réa­li­ser du même coup « la réforme éco­no­mique et la révo­lu­tion mon­diale néces­saire à son application ».

    Quelle hor­reur, devien­drais-je trotskiste ?

    Réponse
  56. Catherine

    Ce qui me scie, c’est que si ces chiffres sont réel­le­ment avé­rés, j’ai deman­dé les sources, je ne sais si j’au­rai une réponse, si c’est avé­ré disais-je, c’est une preuve tan­gible de l’ar­naque monu­men­tale, un peu comme si on pre­nait un tueur entrain de com­mettre son crime, arme en main, mais là, c’est deve­nu presque nor­mal on dirait, une info par­mi d’autres, et ça va pas­ser presque en cati­mi­ni, on va par­ler d’un autre sujet bien­tôt, comme s’il fal­lait tou­jours occu­per l’es­pace, faire son show, mais sur­tout ne rien chan­ger, juste par­ler, cau­ser, c’est per­mis, et c’est tel­le­ment per­mis qu’on ne fait plus que ça, je ne fais plus que ça, mon show, jus­qu’à la pro­chaine fois, je tombe là-dedans et je ne change rien, et c’est ce qui compte, c’est pour­quoi c’est per­mis, on dirait presque que ça endort, ça devient presque hyp­no­tique tout ça, vous ne trou­vez pas ? Arti­sans de notre propre mort, voi­là ce que nous sommes deve­nus, mais tout en pen­sant naï­ve­ment le contraire.

    __Le trait de génie de ce sys­tème pour­ri de domi­na­tion et de contrôle, c’est qu’il arrive à sépa­rer les gens les uns des autres tout en leur don­nant l’illu­sion du contraire, de telle sorte que rien ne puisse se faire ensemble pour anéan­tir le poison.
    __

    Réponse
  57. NingúnOtro

    Faut pas s’affoler…

    Ce n’est pas pour dire que les banques ne font pas des choses assez repro­chables, mais un jour… ce sont 24 heures, ou 1440 minutes, ou 86.400 secondes… et cela fait une éter­ni­té de temps pour faire du ping­pong infor­ma­tique avec 150 mil­liards de dol­lars en marchandises.

    On peut sim­pli­fier en disant que ces mar­chan­dises, toutes, changent 21 fois de mains dans la jour­née. En véri­té, quelques-unes chan­ge­ront de mains 1.000 fois, et d’autres seule­ment une. Et chaque fois que les mêmes mar­chan­dises changent de main… leur prix est addi­tion­né, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en parallèle.

    (Le capt­cha 🙂 )

    Réponse
  58. Catherine

    En clair, ça veut dire quoi ?

    Réponse
  59. Alain

    Ningù­nO­tro :

    Com­bien de mains sales sur 10000 « chan­ge­ments de mains ?

    Où est la soi-disant « ratio­na­li­té » de ce « mar­ché financier » ?

    L’é­nor­mi­té du scan­dale est dans la domi­na­tion du mar­ché vir­tuel sur l’é­co­no­mie réelle, qui abou­tit à ce que l’on fasse croire aux humains affa­més qu’ils sont trop nom­breux alors que « l’é­co­no­mie réelle » peut faire vivre tous le monde excep­té ces quelques domi­nants qui nous trim­ballent sur leur marché !

    Réponse
  60. NingúnOtro

    Beau­coup de mains sales, peut-être. Mais j’es­sayais d’illu­mi­ner la logique, et pour cela, se sou­cier de la qua­li­té des mains est intras­cen­dant et contre-productif.

    La logique et la ratio­na­li­té sont des choses dif­fé­rentes… la pre­mière joint des parts dif­fé­rentes et on ver­ra bien quel sera le résul­tat, la seconde part d’un résul­tat vou­lu et com­bine les parts pré­sentes pour y arri­ver de la meilleure façon.

    La logique est une (ou devrait l’être, uni­ver­selle), la ratio­na­li­té est en fonc­tion du but pour­sui­vi, et comme cha­cun à le sien… cha­cun à une ratio­nale qui lui convient le mieux.

    Sou­vent, la plu­part de nos pro­blèmes viennent du fait qu’on n’est pas capable d’in­té­grer dans nos modèles les effets des ratio­nales d’au­trui. Sur­tout les ratio­nales des mains sales.

    Pour ne pas nous en prendre à notre capa­ci­té pour iden­ti­fier quelles mains sont sales et pour­quoi elles le sont et n’ont sou­vent pas d’autre choix que l’être.

    La « ration­na­li­té » moyenne des mar­chés est bien sur à cher­cher en pon­dé­rant l’im­pact des ratio­nales des mains qui inter­viennent, tant les propres comme les sales.

    Réponse
  61. Alain

    Fumeuses n’é­taient pas mes consi­dé­ra­tions sur « les mains sales » et « la rationalité »…

    Sim­ple­ment enten­dues, elles nous ramènent à la plus fla­grante réa­li­té de « la crise » réelle :

    plus la « chose  » est pré­sente et vécue, plus « on  » invente de théo­ries fumeuses pour contrer « l’i­déo­lo­gie marxiste »…

    Ce sont tou­jours les vic­times du sys­tème que l’on accuse d’être des extré­mistes, alors que c’est le sys­tème lui-même qui est ren­du à son extrême absurdité !

    Je parle de « soi-disant ratio­na­li­té du mar­ché » tout sim­ple­ment parce que cette « ECONOMIE VIRTUELLE » (ou ce « marche finan­cier ») qui mobi­lise 21 fois ce que l’ éco­no­mie réelle aurait besoin comme « moyen finan­cier » pour fonc­tion­ner « ratio­nel­le­ment », bien que « vir­tuelle », ELLE se tra­duit fac­tuel­le­ment par l’o­bli­ga­tion pour les peuples d’as­su­rer la ren­ta­bi­li­sa­tion finan­cière de « l’argent pour l’argent » :

    C’est bien immo­ral, et sar­ko ‑déma­go , au plus fort de « la crise visible » s’est lais­sé aller à pro­mettre une « mora­li­sa­tion du capitalisme »…

    Mais c’est sur­tout « irra­tion­nel », dérai­son­nable, et sans jouer sur les mots, sans issue accep­table pour un enten­de­mant humain !

    …Camus n’ai­mait pas les jar­gons phi­lo­so­phiques mais sa pen­sée valait une philosophie.

    La logique n’est pas « une », il y a des logiques qui for­cé­ment sont incompatibles.

    Le « bon sens popu­laire » peut être la pire et la meilleure des choses, mais le pire de tout serait de pré­tendre pos­sé­der une rai­son supé­rieure au « bon sens populaire »…

    Bien que pro­pul­sé sur la magie infor­ma­tique qui mul­ti­plie la vitesse de ses « tran­sac­tions », le capi­ta­lisme est bien une « réa­li­té anti­so­ciale », celle de l’argent pour l’argent, ren­du fou de « ren­de­ment immé­diat », quite à pro­duire une « inver­sion de sens » :
    C’est la vie des êtres de chair qui est trai­tée comme une vir­tua­li­té, et le résul­tat du retour sur inves­tis­se­ment finan­cier qui est « la seule réalité ».

    C’est le pou­voir des domi­nants qui se pro­pulse sur ce « mar­ché à la vitesse des élec­trons » et la preuve nous en est four­nie « en gran­deur nature » en ce nou­vel an, au coeur de « la crise » : les domi­nants fêtent cela avec une hausse de 25% de leurs actions, donc de leur « pou­voir »… quant aux domi­nés, « c’est la crise, il faut morfler » !

    Ce qui est irra­tio­nel, qui ne tient en aucun cas la route d’une rai­son humaine, c’est Qu’une classe sociale domi­nante et hégé­mo­nique pla­né­tai­re­ment traite la réa­li­té de cette pla­nète en vir­tua­li­té, et sa propre vir­tua­li­té en véri­té unique.

    N’y a‑t-il pas un « ren­ver­se­ment de logique à effec­tuer », Cher NingúnOtro ?
    Non ?

    Réponse
  62. Catherine

    ça m’a tout l’air d’être un virage de cuti ton affaire dis-moi, Ningú­nO­tro, devien­drais-tu un bon petit sol­dat de cet ordre ?

    Il est des voi­si­nages qui ne se prêtent guère à de sub­tils effluves, il est vrai, bref, tout cela te revient, c’est ton affaire.

    Venons-en à ce que tu dis à tra­vers les lignes, à tra­vers, car c’est dit sans être fran­che­ment dit.

    Je n’ai aucune connais­sance en éco­no­mie, qu’il me soit donc beau­coup par­don­née, je vais peut-être dire de grosses âne­ries, mais la connais­sance aus­si tant est qu’elle existe, ne peut émer­ger que sur le ter­rain de l’er­reur, c’est mon vécu, c’est pour­quoi je ne crains rien, même si je me ramasse une gamelle, ça m’ap­pren­dra tou­jours quelque chose.

    Je ne rentre pas dans les détails qui me per­draient inévi­ta­ble­ment, je m’en tiens aux struc­tures qui gou­vernent et orientent le mou­ve­ment, par ce mou­ve­ment de balan­cier fait d’au­to­ri­sa­tions et d’empêchements, et c’est assez par­lant à mon sens.

    Alors, tu dis, Et chaque fois que les mêmes mar­chan­dises changent de main… leur prix est addi­tion­né, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en paral­lèle., certes et c’est là le mal à mon sens, cette socié­té repose sur le vir­tuel plein pot, elle fait exis­ter des choses qui n’existent pas, et toi tu viens dire, ben, oui, c’est pas trop grave, c’est leur façon de faire, ça n’existe pas en vrai, ça n’existe qu’en faux, mais vois-tu Ningú­nO­tro, le pro­blème , c’est que les effets de cette inexis­tence que tu recon­nais impli­ci­te­ment, et bien les effets eux, ils ne se font pas sen­tir pour du faux, ils se font sen­tir pour du vrai et c’est bien ça qui pose problème.

    Là, ce que tu dis, j’ai l’im­pres­sion que c’est un aveu d’al­lé­geance, tu admets tout ça comme nor­mal, presque juste, c’est digé­ré, méta­bo­li­sé, ça fait corps avec ta pen­sée, en tout cas, c’est comme ça que je lis ton message.

    Il se peut que ma lec­ture soit mau­vaise, aus­si j’ai­me­rais bien que tu viennes appor­ter quelques petits élé­ments plus éclai­rants qui m’en diraient plus sur ta pers­pec­tive. Je t’en remer­cie à l’avance.

    Réponse
  63. NingúnOtro

    Mais enfin, est-ce qu’on ne pour­ra plus rien dire sous peine de souf­frir les pro­cès d’in­ten­tions de ceux qui n’ar­rivent pas à comprendre ?

    Je ne fais d’al­lé­geance qu’a mon sens de la logique et de l’é­thique. Je fais cela depuis que j’u­ti­lise la rai­son et c’est pour cela que ma propre vision de ce qui se passe dans ce monde est assez cohé­rente (pour moi).

    La rai­son pour laquelle les choses ne fonc­tionnent pas « nor­ma­le­ment »… en poli­tique, en éco­no­mie, dans les médias, etc. tient au fait que ces choses ne sont que des « ins­tru­ments » et que si bien ils sont nor­ma­le­ment inven­tés pour des buts pré­cis et sou­vent neu­traux, les agents sociaux qui pour­suivent des fins inté­res­sés les usent et abusent a fin de s’ap­pro­cher le plus pos­sible de leur but à eux.

    Est-ce si dif­fi­cile à comprendre ?

    Quelques-uns de ces agents sociaux sont des dépré­da­teurs ou se sont lais­ser pié­ger dans une logique pré­da­trice à un moment ou les dom­mages col­la­té­raux de celles-ci n’é­taient pas évi­dents. Ils ne croyaient pas faire de mal. Mais ils ont eu un cer­tain suc­cès tant que la dépré­da­tion se fai­sait « ailleurs », et ils ont fait école.

    On est arri­vé à un moment ou il n’y res­tait plus d« ailleurs », et cela fait très mal quand on s’at­taque à la propre chère.

    Entre­temps, cha­cun de ces dépré­da­teurs c’est ren­du compte du fait que la plus grande menace pour sa sur­vie vient d’un autre pré­da­teur… et sa meilleure défense est d’ac­cu­mu­ler des res­sources, soit-ce pour s’or­ga­ni­ser des bonnes défenses, soit-ce pour s’of­frir la meilleure capa­ci­té offensive.

    Pour cela, cha­cun d’eux coupe toute la laine pos­sible aux mou­tons sous son contrôle, car ils doivent se for­ti­fier le plus pos­sible avant l’i­né­vi­table moment ou ils ne leur res­te­ra pas d’autre option que s’at­ta­quer les uns aux autres.

    Ils pour­rissent l’é­co­no­mie, la poli­tique, et tout autre domaine ou ils peuvent s’ins­tal­ler et extraire des exac­tions qui ser­vi­ront à rem­plir leurs coffres.

    Ce n’est pas comme croient encore trop de gens qu’ils aiment être riche… c’est qu’ils ont peur de tout celui qui est encore plus riche ! Ceux qui savent… ne dépensent pas tant que vous croyez, mais les cadres infé­rieurs qui sont bien payés pour ne pas savoir ce qu’ils font aiment bien noyer leur conscience dans le luxe et retournent ain­si l’argent à celui qui paie (ils achètent très cher ce qui ne coute pas tant à pro­duire, les marges de béné­fice sur le luxe sont exorbitants).

    Qu’est-ce qu’elle opine la des­sus, l’i­déo­lo­gie mar­xiste, celle qui fut écrite pour convaincre en masse le lum­pen-pro­lé­ta­riat anal­pha­bète en lui disant pré­ci­sé­ment ce qu’il devait entendre pour agir en masse ?

    J’en ai marre de la défi­ni­tion de classe oppor­tu­niste des mar­xistes qui pour­rit toute entente, des myriades de sectes « plus gauche tu meurs » qui occupent de l’es­pace poli­tique mais n’a­gi­ront jamais, et des idéo­logues de tout poils qui empêchent les gens de pen­ser par eux-mêmes sans être four­nit des concepts pré-mâchés qui servent des inté­rêts d’autres.

    Réponse
  64. Catherine

    En ta si grande et claire com­pré­hen­sion, Ningú­nO­tro, veuille bien com­prendre , Ô grand par­mi les grands de la sainte rai­son, que tout le monde ne boit pas à la même source que toi, eh oui, le monde est ain­si fait, cruel et déchi­rant, le monde des hommes, est. Il ne par­tage pas tous ses effets de manière égale, et les dis­perse au gré du vent, il sem­ble­rait à t’en­tendre qu’il t’ait fait des pro­di­ga­li­tés géné­reuses, veuille bien entendre que tout le monde ne dis­pose pas d’une telle libé­ra­li­té, des gueux, ils en existent, je reven­dique cette appar­te­nance, et bien mal lotie, je suis sem­ble­rait-il à t’en­tendre, mais tout cela est une ques­tion de point de vue.

    Bref, nul n’est besoin de convo­quer les vieux de le vieille, Mar­xiste, et tout le tra­la­la, je ne le suis pas, je ne suis du par­ti d’au­cun idéo­logue, pour la bonne rai­son que c’est très réduc­teur de s’en tenir à des arcanes qui doivent être sans cesse remises en cause et sur­tout au goût du jour, actua­li­ser ça s’ap­pelle, le vécu je le pré­fé­re­rai tou­jours à l’i­dée, entre une excel­lente recette d’oie et une vul­gaire patate que j’ai devant moi, si je crève de faim, c’est la patate qui me sera utile, aus­si pour moi, c’est le vécu qui importe et nous appelle à le suivre d’a­bord, au risque de s’en­kys­ter et de res­ter blo­qué, l’i­dée existe certes, mais elle n’est pas prééminente.

    Bon, pas le temps d’en dire davan­tage, je pars bos­ser et j’ai déjà du retard, si tu pou­vais m’ex­pli­quer un peu mieux de quoi il en retourne en ta divine connais­sance de ce pas­sage, ce serait sympa :

    Alors, tu dis : « Et chaque fois que les mêmes mar­chan­dises changent de main… leur prix est addi­tion­né, mais elles n’existent pour autant pas autant de fois en parallèle. »

    Et moi, je te réponds : __Certes et c’est là le mal à mon sens, cette socié­té repose sur le vir­tuel plein pot, elle fait exis­ter des choses qui n’existent pas, et toi tu viens dire, ben, oui, c’est pas trop grave, c’est leur façon de faire, ça n’existe pas en vrai, ça n’existe qu’en faux, mais vois-tu Ningú­nO­tro, le pro­blème , c’est que les effets de cette inexis­tence que tu recon­nais impli­ci­te­ment, et bien les effets eux, ils ne se font pas sen­tir pour du faux, ils se font sen­tir pour du vrai et c’est bien ça qui pose problème.
    __

    Réponse
  65. Alain

    Ningú­nO­tro, voi­ci bien l’i­déo­lo­gie domi­nante, et il suf­fit de vous citer pour l’identifier :

    « La rai­son pour laquelle les choses ne fonc­tionnent pas « nor­ma­le­ment »… en poli­tique, en éco­no­mie, dans les médias, etc. tient au fait que ces choses ne sont que des « ins­tru­ments » et que si bien ils sont nor­ma­le­ment inven­tés pour des buts pré­cis et sou­vent neutraux »…

    Vous croyez échap­per à une idéo­lo­gie, et pour­tant vous mor­dez à l’ha­me­çon de la soi-disant « neu­tra­li­té » des buts du système !

    C’est exac­te­ment à cette conver­sion du peuple de France que rêvent les sar­ko, pari­sot et autres kes­ler, qui pré­tendent sor­tir la France de « l’or­nière idéo­lo­gique de la libération » :

    Ils veulent « en finir avec l’i­déo­lo­gie » tant qu’il s’a­git de la simple luci­di­té popu­laire consé­cu­tive à la dou­lou­reuse expé­rience des crises pré­cé­dentes, mais c’est bien pour nous sou­mettre à « l’i­déo­lo­gie domi­nante » pré­ten­due­ment « neutre », et qui ava­lise le dogme de « la concur­rence libre et non faus­sée »…Lequel conduit à la guerre sui­vante du même vieux sys­tème « pérennisé »…

    Cepen­dant ils agissent comme des fau­teurs de guerre (guerre idéo­lo­gique!) et vous ne sen­tez même pas glis­ser dans votre conscience cette lame meur­trière pour « le bon sens popu­laire », de la soi disant « neu­tra­li­té des buts du système » :

    Ils par­viennent même à sub­ver­tir votre « libre conscience » en met­tant dans votre crane un flic anti-mar­xiste « gar­dien de la paix des esprits et des âmes »…

    Je ne crois pas à une telle « liber­té de pen­sée » si elle n’aide pas à com­prendre que c’est le sys­tème domi­nant qui lui « four­nit des concepts pré-mâchés » !

    Vous croyez encore qu’il n’y a que « quelques pré­da­teurs qui pour­rissent les choses », alors que ce sont les maîtres du sys­tème depuis bien avant 1914–1918…(le MEDEF n’est qu’une des vitrines modernes de bien vieilles asso­cia­tions inter­na­tio­nales de mal­fai­teurs domi­nants ins­tal­lés aux com­mandes de la pla­nète par la « neutre » fonc­tio­na­li­té du système).

    Bien sûr, je ne relève que nos points de désac­cord , et je pense qu’ils pro­viennent en par­tie de vos for­mu­la­tions face aux miennes, puisque, par ailleurs, nous fai­sons des constats identiques.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  66. NingúnOtro

    Cathe­rine, je ne com­prends que trop bien, sans pour autant me croire supé­rieur à qui que ce soit. Il ne suf­fit pas de com­prendre… il faut aus­si que dans le but d’a­van­cer vers les fins que celui qui com­prends (ce qu’il veut) pour­suit, il soit de son inté­rêt de divul­guer ce qu’il com­prends. Faut croire qu’il y à beau­coup de gens qui com­prennent assez mieux que moi, que ce soit la même chose que je com­prends ou une autre, mais qui n’ont pas inté­rêt à divul­guer de quelle façon il faut com­prendre ces choses, même qu’ils font tout ce qui est dans leur pou­voir pour que ce qu’on ter­mine par croire qu’on com­prends ne se retourne pas contre leurs maitres.

    Il est par exemple stu­pide de croire que tous ces ban­quiers et finan­ciers ne com­prennent rien de ce qu’ils font… ils font le mieux qu’ils peuvent compte tenu des cir­cons­tances et des buts qu’ils servent. Si ce qu’ils font ne vous béné­fi­cie guère… ce sera sur­ement parce-que ce n’est pas vous qu’ils servent, pas parce-que ils seraient idiots.

    Moi, la seule chose que j’ai culti­vé comme avan­tage, c’est la matière grise qui est sup­po­sée se trou­ver dans le crane de cha­cun. Et mon indé­pen­dance la plus abso­lue en quant aux choix des théo­ries et faits par les­quels essayer de com­prendre la dyna­mique de notre civi­li­sa­tion. Ce n’est pas parce-que je suis arri­vé à m’en faire une idée qui est tou­jours valide même à tra­vers les tur­bu­lences que nous subis­sons cycli­que­ment que je me range à coté de qui que ce soit.

    Le vir­tuel, il faut le com­prendre à sa juste mesure. Ceux qui en tirent un avan­tage tendent à la mini­mi­ser, et ceux qui se sentent aggra­vés tendent à exa­gé­rer pour mieux mobi­li­ser les oppo­sants. Mais les exa­gé­ra­tions trop incroyables ne font de bien à per­sonne. Le vir­tuel en soi n’est qu’un ins­tru­ment qui peut ser­vir dans tout les sens… c’est l’in­ten­tion de celui qui l’o­père qui compte.

    Ce qui pose pro­blème, c’est qu’il est inutile de s’i­ma­gi­ner les causes qui inté­ressent pour attri­buer les effets d’une telle façon à tirer pro­fit de leur trai­te­ment. Ce n’est pas parce-que un chi­rur­gien vous le dit que vous devez trai­ter un mal de tête avec une opé­ra­tion à cœur ouvert.

    Alain, je mau­dis (en sens figu­ra­tif, n’exa­gé­rons pas) toutes les idéo­lo­gies. J’a­na­lyse les faits en dehors des lunettes idéo­lo­giques. Croyez-moi (si votre idéo­lo­gie à vous vous le per­met)… les com­mu­nistes me croient anti-com­mu­niste, les libé­raux anti-libé­ral, les anar­chistes pas du tout anar­chiste, … je ne me suis jamais sen­ti assez vexé pour ana­ly­ser à fond qu’est-ce que se croyaient eux, que je suis tou­jours quelque chose d’autre pour tout le monde.

    C’est vous, qui ne pou­vez vous pas­ser d’une idéo­lo­gie, qui croyez devoir m’en attri­buer une pour pou­voir m’in­té­grer dans la clas­si­fi­ca­tion de vos faits connus, tant l’in­con­nu et l’in­clas­sable vous fait peur. À vous entendre, tout ce qui n’est pas exac­te­ment mar­xiste… serait anti-mar­xiste. Croyez donc ce qui bien vous sem­ble­ra, moi je crois que les res­sources néces­saires pour vous convaincre du contraire sont mieux inver­ties ailleurs.

    Guerre idéo­lo­gique il y à, bien sur, vous ne pou­vez vous en pas­ser, mais mon front se trouve en face de cha­cune d’elles en tant que leurs pos­tu­lats jettent un voile sur la réa­li­té qu’il fau­drait enle­ver pour pou­voir avan­cer plus vite dans le clair. Ce n’est pas parce-que aujourd’­hui vous avez pro­vo­qué un com­men­taire contre un aspect de l’i­déo­lo­gie mar­xiste que je suis à ran­ger sine die exclu­si­ve­ment anti-mar­xiste. Comme je ne peux évi­ter que vous fas­siez ce qui bon vous semble, et que je ne veux pas uti­li­ser d’autres moyens que mon pou­voir (ou absence de) de convaincre d’une façon intel­lec­tuelle… cela dépends que de vous que je vous range assez haut dans mes prio­ri­tés pour conti­nuer un débat constructif.

    J’ai d’autres chats à fouet­ter, pas seule­ment les vôtres !

    Le pro­blème, c’est que vos for­mu­la­tions sont idéo­lo­giques, et les miennes logiques et éthiques, alors on sera tou­jours d’ac­cord tant que je m’at­ta­que­rais aux idéo­lo­gies des autres, et en désac­cord des que je m’at­ta­que­rais aux vôtres.

    Déso­lé, mais je ne vais pas renon­cer à atta­quer et contre­dire ce qu’il y à de nui­sible dans les vôtres.

    La liber­té de pen­sée est encore plus intime que la liber­té d’ex­pres­sion… vous ne la défen­dez pas si vous ne la tolé­rez pas pour des idées qui ne sont pas les vôtres.

    Réponse
  67. Alain

    Tout faux, mon ami et égal !

    Je ne suis pas mar­xiste , je déteste la cen­sure contre une pen­sée du niveau de celle de Marx, et je méprise ceux qui se croient au-des­sus de telS pen­seurS, au pluriel …

    …Et qui ont la suf­fi­sance aveuglante.

    Vous vous pen­sez libre et supé­rieur à « tout çà », mais votre expres­sion s’ins­crit dans les ornières de l’i­déo­lo­gie en place. Je ne pré­tends pas vous dire que vous pen­sez mal, mais je refuse que vous me disiez que je ne pense pas (ou du « prêt-à-por­ter », etc))…

    Moi aus­si j’ai d’autres chats à caresser…

    Evi­tons ce nar­cis­sisme, NigùnOtro !

    s’il vous plait, faites nous cet « honneur » !

    Mer­ci .

    Réponse
  68. NingúnOtro

    Alain, cela ne me concerne pas que vous soyez mar­xiste ou pas, mais c’est vous qui avez men­tion­né le marxisme…

    Je ne me crois supé­rieur à rien, ni illu­mi­né, mais je n’ai nul­le­ment besoin de me fabri­quer des cages men­tales avec les idées en bloc d’autres, pen­seurs ou pas, fameux ou affa­més. Les idées, cha­cune en soi, doivent avoir une valeur intrin­sèque, et pas emprun­ter avec ou sans rai­son la renom­mée de leur porte-parole.

    Si on n’ar­rive pas à s’en sor­tir, c’est parce-que nous adop­tons des idées en bloc conçues pour être opé­ra­tives dans des cir­cons­tances pré­cises, et que nous vou­lons les gar­der telles quelles parce-que c’est plus com­mode que de ne pas devoir tout repen­ser même quand les cir­cons­tances sont bien autres.

    Marx avait des bonnes et des mau­vaises idées dans les cir­cons­tances de son temps. Quelques-unes sont plus appli­cables que jamais, d’autres sont défi­ni­ti­ve­ment caduques. La défi­ni­tion des classes sociales en est une des plus per­ni­cieuses, très oppor­tune à l’heure de la créa­tion du lum­pen-pro­lé­ta­riat dans la révo­lu­tion indus­trielle, mais tout à fait inopé­rante aujourd’hui.

    Je sais qu’il y à des gens qui attaquent sys­té­ma­ti­que­ment le mar­xisme, mais moi je ne suis pas de leur nombre. Cela n’empêche pas que la ou le mar­xisme à ser­vi plu­tôt ces besoins que la véri­té, il faut cor­ri­ger si on veut retrou­ver la véri­té pour conti­nuer la construc­tion de struc­tures orga­ni­sa­tives sur des bases saines.

    La seule façon que j’ai d’é­vi­ter ce que vous appe­lez nar­cis­sisme, c’est de me taire. Je ne peu qu’ex­pri­mer mes pen­sées, tant pis si elles dif­fèrent tant des autres que vous pen­sez que je ne les aime que parce-que c’est moi qui les rend publiques. C’est à vous, tous, d’é­vi­ter que je doive pen­ser que seules les miennes valent… en en pro­po­sant d’autres qui puissent être logi­que­ment et éthi­que­ment valides, et appli­cables dans un monde glo­ba­li­sé dans l’é­tat dans lequel il se trouve aujourd’hui.

    La suf­fi­sance, c’est pour ceux qui croient tout savoir, mais aus­si pour ceux qui croient tout pou­voir faire tout seuls. Moi, je sais que tout seul je ne peu pas grand chose, et qu’il m’en reste des choses à savoir, mais cela ne sert pas beau­coup de se conso­ler en grande com­pa­gnie si pour être accep­té je dois oublier ce que je crois qu’il faut faire et m’oc­cu­per a faire des choses dont je suis convain­cu qu’elles ne servent pas à grand chose seule­ment parce-que des pré­ju­gés ins­tal­lées leur confèrent l’ap­pui des majo­ri­tés. La, autant éco­no­mi­ser la poudre.

    In fine, pour res­pec­ter tout le monde ce qu’il fau­drait c’est orga­ni­ser des débats ouverts pour arri­ver à syn­thé­ti­ser les idées plus oppor­tunes d’un point de vue logique et éthique par consen­sus. Mais cela sup­pose que les par­ti­ci­pants soient capables d’a­na­ly­ser les pro­po­si­tions et de les décor­ti­quer pour faire ensuite une syn­thèse opti­male et l’a­dop­ter ensemble… on ne peut réduire cela à un vote oppor­tu­niste gui­dé et blo­qué par les pré­ju­gés que cha­cun uti­lise comme rac­cour­ci, qu’ils forment en tout un bloc idéo­lo­gique ou pas.

    Que je passe mon temps par ici au lieu d’i­gno­rer tout et tout le monde est bien preuve que je ne suis pas un nar­cis­sique auto­suf­fi­sant aveugle, si vous avez assez de volon­té pour vou­loir le croire, bien, sinon je crois que je n’ai rien à perdre en allant cher­cher ailleurs.

    Réponse
  69. Catherine

    Déci­dé­ment, il semble qu’il soit bien dif­fi­cile de se faire com­prendre. Tu t’entoures d’un halo de mys­tère Ningú­nO­tro, mais ça n’augure aucu­ne­ment d’une com­pré­hen­sion plus haute, ne t’en déplaise, le mys­tère cache, tait, mais il ne cache pas tou­jours de la lumière, et il n’a pas tou­jours des choses à dire , il est des mys­tères mys­ti­fiés, par­fois, il est bon de s’en sou­ve­nir, c’est un point.

    Je pour­rais écrire, encore, et encore, mais à quoi bon, ce soir, j’en ai vrai­ment marre, je suis fati­guée, nous sommes deve­nus des man­geurs d’homme, les uns au moyen des autres, des can­ni­bales, voi­là ce que nous sommes, même pas besoin de nous tuer, nous nous tuons nous-mêmes.

    Pour qu’il n’y ait plus de dépen­dance, il faut qu’il y ait inter­dé­pen­dance, ce nou­vel ordre l’a très bien com­pris, on ne veut pas assez être libre, si nous le vou­lions vrai­ment, nous le pourrions.

    Réponse
  70. Alain

    « Alain, cela ne me concerne pas que vous soyez mar­xiste ou pas, mais c’est vous qui avez men­tion­né le marxisme… »

    Oui, je lai men­tion­né , en effet, et alors ?

    Aurais-je frois­sé les oeillères qui vous servent d’in­dé­pen­dance de pensée ?

    Je ne suis pas « mar­xiste », mais j’ai envie qu’on en parle, pas comme d’une reli­gion, mais comme d’un hori­zon que les pou­voirs domi­nants veulent occulter :

    Nous avons droit à tout l’ho­ri­zon cultu­rel disponible !

    Or cet hori­zon là , ceux qui s’en réclament l’ont par­fois autant occul­té que ceux qui veulent le cacher.(là je sens que vous abon­de­rez dans mon sens, non ?)

    On pour­rait par­ler d’autres hori­zons ayant subi le même trai­te­ment à peu près pour les mêmes rai­sons, et la mode indi­vi­dua­liste actuelle est celle qui enferme les consciences dans un étroit cahot « soi-disant freudien »…

    Vous pou­vez dire cher Ningù­nO­tro « je vous y prends, c’est vous qui par­lez de Freud »…

    Il faut rendre à César ce qui est à César et aux pen­seurs ayant ouvert des hori­zons ce qui relève de « leur pen­sée », et ne pas prendre ses inter­lo­cu­teurs de haut comme vous le faites, annon­çant avoir « une pen­sée logique et vraie » contrai­re­ment à eux qui auraient une « culture pour lum­pen ‑pro­lé­ta­riat ».

    Je pré­fère les insultes tra­dui­sant une franche colère à ce genre de pos­ture mépri­sante (… fort peu « culti­vée », par essence) et bien plus inac­cep­ta­ble­ment insultante.
    Je pour­rais conclure en disant:« Voi­là, je suis de ce Lum­pen pro­lé­ta­riat et je vous emm…! ».

    Je pré­fère vous racon­ter une chose qui a sans doute place dans le sec­teur jaune de votre optique « logique et ethique » :

    Une cher­cheuse en mathé­ma­tiques ne dési­rant pas s’ex­pa­trier aux USA épouse un cher­cheur en bio­lo­gie du CNRS…

    Ils ont 26ans…et souffrent d’un fort han­di­cap « éthique »…dans le monde des mathé­ma­tiques pure­ment bour­sières, car ils sont inaptes pour deve­nir « traders » !

    Sar­ko les met au cho­mage car des cher­cheurs doivent pro­duire « des résul­tats »…(le temps presse quand le ritme des « tran­sac­tions vir­tuelles s’accélère »).

    Ils ne devien­dront pas avo­cats d’af­faires en immobilier…

    Voi­la deux recrues sup­plé­men­taires pour le « Lum­pen ‑pro­lé­ta­riat du XXIè siècle », aujourd’­hui concer­nés par « l’i­déo­lo­gie dépas­sée de Marx »…

    Ren­con­trez « les autres » à défaut de lire « les-grands-auteurs-qui-produisent-de-la-pensée-en-conserve-pour-esprit-médiocres » !

    Réponse
  71. Alain

    Rien de tel que de lire l’au­teur lui-même pour oter les oeillères de pré­ju­gés. Mer­ci donc à ceux qui pro­posent de lire Mau­rice Allais « dans le texte », plu­tôt que de pro­cé­der comme font sou­vent et les détrac­teurs et les « istes ». Lec­ture édi­fiante ! Même si je ne devien­drai pas « Allai­siste » pour autant !

    Il y a de « grands auteurs » que tout le monde pré­tend connaître, mais fran­che­ment, des « rac­cour­cis » édi­fiants sur cette soi-disant « connaissance » !

    (voir plus haut ! Marx : « une idéo­lo­gie pour le Lum­pen pro­lé­ta­riat du XIXè…? »)

    Alain.

    Réponse
  72. NingúnOtro

    Alain, je sens que vous tenez trop à vos pré­ju­gés et que vous m’é­car­tez sous le pré­texte qu’a votre avis je fais le même.

    Sous de telles condi­tions, tour­ner éter­nel­le­ment en rond n’est utile à rien et à per­sonne et je n’ai pas envie de mettre sous le tapis tout ce qui pour­rait vous paraitre un chif­fon rouge pour que vous pou­viez évi­ter l’en­vie de fon­cer sur tout.

    La bataille des mots juste pour la bataille, cela ne m’in­té­resse pas, parce-que cela ne nous aide pas à avancer.

    Je n’ai pas envie d’en arri­ver à échan­ger des insultes réci­proques comme des vul­gaires sup­por­ters de foot.

    Réponse
  73. Aïda

    « Je nous sou­haite col­lec­ti­ve­ment de sor­tir de la pesan­teur qui pèse sur nos espoirs, de retrou­ver le désir d’un autre monde, de tirer nos consciences de ce pré­ten­du prag­ma­tisme, l’ainsi nom­mé « réa­lisme » qui n’a qu’un effet : la repro­duc­tion de l’ordre exis­tant. C’est un vœu por­teur de conflic­tua­li­té, parce que la confron­ta­tion des idéaux, des réa­li­tés quo­ti­diennes, avec la révé­la­tion de la cruau­té des inéga­li­tés, est un moteur de l’histoire, une voie pour l’émancipation humaine »

    tels sont les voeux de Clé­men­tine autain, dont je vous recom­mande quelques ins­tants sur son blog.

    Au fait, Mon­sieur Ningùu­nO­tro, vous son­gez à « avan­cer », mais serait-il indis­cret de vous deman­der de quel côté ?

    Réponse
  74. NingúnOtro

    Pas indis­cret, Aïda, mais la réponse est au condi­tion­nel puisque le résul­tat pos­sible ne dépends pas du tout de ma seule volonté.

    Moi, je ne me sen­ti­rais pas libre tant qu’il res­te­ra quel­qu’un à libé­rer, tant que la logique et l’é­thique impo­se­ront des prio­ri­tés qui ne sont pas ce que j’ai­me­rais pou­voir choi­sir de faire.

    De quel côté ? Com­bien de côtés y à t’il et quels sont ils ? Est-ce que ceux qui existent ont mon­tré leur pertinence ?

    Réponse
  75. Aïda

    Mer­ci , NingùnOtro.

    « vous êtes des nôtres, vous buvez votre coup comme nous autres »… dans une coupe à moi­tié vide à moi­tié pleine, et sans doute sommes nous ren­dus à cette « époque char­nière » où un fort coup de vent peut cla­quer la porte sur nos doigts, mais com­ment donc fran­chir ce seuil his­to­rique si mal iden­ti­fié, entre « droite(s) » et « gauche(s) » quand il y a tant de mécon­nais­sances à « par­ta­ger » et si peu, rela­ti­ve­ment, de véri­tables « savoirs partagés » ?

    Il s’a­git de la com­plexi­té d’une équa­tion à trop d’inconnues.

    Dans la Résis­tance s’est tant bien que mal regrou­pée une mino­ri­té du peuple fran­çais com­po­sée de droites et de gauches, et le génie du géné­ral de Gaulle à la Libé­ra­tion fut de jouer « Conseil natio­nal de la résis­tance », une syn­thèse poli­tique en ne gou­ver­nant pas seul…C’était assez simple car la porte de la vio­lence avait expri­mé tout le « non dit » d’un coup, et le voile des traitres de tous bords avait été balayé.

    La peur guide les peuples vers cette « Europe de la paix », mais la peur fausse l’en­ten­de­ment, et favo­rise bien des arnaques.

    Il me semble qu’il y a tou­jours un « non de gauche(s) » à cette Europe là, mais que le « non de droite(s) » doit être consi­dé­ré comme ce qu’il est, pas mon­li­tique lui non-plus, avec une de ses com­po­santes por­teuse du pire replis xéno­phobe et ultra-natio­na­liste, donc de conflits d’une autre époque.

    C’est pour­quoi règne un malaise qu’il serait hypo­crite et mal­sain de dissimuler.

    On peut se res­pec­ter si l’on ne cherche pas à entour­lou­per autrui : il faut être clair !

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  76. NingúnOtro

    « C’é­tait assez simple car la porte de la vio­lence avait expri­mé tout le « non dit » d’un coup, et le voile des traitres de tous bords avait été balayé. »

    C’est bien notre pro­blème d’au­jourd’­hui… dévoi­ler la nature des traitres, mais si pos­sible sans que la vio­lence soit nécés­saire pour cela, car la vio­lence favo­rise ceux qui ont les armes et manquent de scrupules.

    J’a­na­lyse la situa­tion d’une manière que je crois tota­le­ment indé­pen­dante, sans par­tis pris, et de ce fait je peu dans la mesure du pos­sible essayer d’i­den­ti­fier ce qui fait obs­truc­tion dans les croyances défi­nies des autres, tout comme je suis capable d’ac­cep­ter des cri­tiques construc­tives envers mes posi­tions expri­mées quand celles-ci sont fon­dées sur quelque-chose d’argumentable.

    Ce que des gens tant de gauche comme de droite peuvent avoir en com­mun aujourd’­hui, autant que d’an­tan, c’est une cohé­rence logique et éthique qui abou­tit à se mettre d’ac­cord sur un mini­mum de base com­mune à par­ta­ger dans un futur irré­mé­dia­ble­ment en com­mun. C’est le res­pect de cette pos­sible base com­mune dans la vie coti­dienne qui separe indi­vi­duel­le­ment, peut-être d’une façon moins claire que devant un choix inmé­diat face à la vio­lence d’une guerre, les citoyens.

    Pour que cette dis­tinc­tion indi­vi­duelle puisse être faite par tout et cha­cun, sur une base logique et éthique plus ou moins claire… il‑y à une chose qui fait obs­truc­tion pénible dans la gauche : la défi­ni­tion de classe du tra­vailleur. Celle-ci repose sur la pro­prié­té (ou absence de pro­prié­té) des moyens de pro­duc­tion). Bien que ce soit une défi­ni­tion oppor­tu­niste pour ras­sem­bler ce qui fut le lum­pen-pro­lé­ta­riat du com­men­ce­ment de la révo­lu­tion indus­trielle… elle est fausse et par cette cause aujourd’­hui inopé­rante. La pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion n’est pas une cause, mais un effet, soit-ce trés visible, et la cor­ré­la­tion entre cause et effet est mal­heu­reu­se­ment très loin d’être parfaite.

    La confu­sion crée par ce choix de défi­ni­tion de classe passe aujourd’­hui que la défi­ni­tion de lum­pen-pro­lé­ta­riat est de plus en plus inopé­rante lour­de­ment fac­ture à la gauche toute entière, et le besoin de s’ac­co­mo­der sans trop savoir com­ment donne lieu à des exci­sions les unes plus pit­to­resques que les autres.

    Peut-être que ma ligne de pen­sée peut aider à resoudre cette malaise, si les gar­diens doc­tri­naires de la gauche ne font pas impos­sible le débat. Comme tu vois, je ne cherche à entour­lou­per per­sonne, je pense seule­ment à prio­ri qu’on ne peut batir rien de durable en conser­vant de tels erreurs.

    Réponse
  77. Aïda

    avant de bap­ti­ser « erreur » ce que vous n’a­vez mani­fes­te­ment pas étu­dié sérieu­se­ment, cher Ningù­nO­tro, accep­tez de lire voire relire les textes que vous décri­vez fort caricaturalement…

    Je le fais moi-même, et la mode est à « repen­ser », bien sûr, mais pour une fois ce n’est pas une mode idiote !

    Le point nodal reste bien la « pro­prié­té », y com­pris en matière de savoirs et non plus seule­ment en matière de biens, mais la ten­dance dyna­mique à une pro­lé­ta­ri­sa­tion de la grande majo­ri­té des mul­ti­tudes humaines et à l’in­su­la­ri­sa­tion des « grandes for­tunes » hyper­puis­santes sur leur posi­tion domi­nante, ce sont des phé­no­mènes lisibles dans la socié­té globalisée…Bien sûr, « relire » cer­tains « clas­siques », de Spi­noz­za à Marx per­met de dépas­ser bien des faux débats, mais

    la « classe sociale » en tant que telle n’est certes plus ce qu’elle était, mais son fonc­tion­ne­ment conflic­tuel s’est exa­cer­bé indé­pen­dam­ment de ce que l’on en pense ou de ce que l’on croit pou­voir « négli­ger » d’un coup de « morale libérale ».

    …Amoins que vous soyez entrain de nous pré­pa­rer un livre ?

    Réponse
  78. gilles

    À Aïda et à tous les encore ( peut-être pour peu de temps ) par­ti­sans de la construc­tion euro­péenne, la direc­tive « Bol­ken­stein » est en train d’être trans­po­sée dans le droit fran­çais. Ceci comme d’ha­bi­tude dans notre « radieuse construc­tion euro­péenne », en douce, sans infor­ma­tion des citoyens fran­çais par les prin­ci­paux médias. Sans comp­ter que les droits des citoyens des autres pays vont aus­si être niés.

    Voir ici …

    Ce qui nous disaient, comme Mélan­chon par exemple, depuis des années que l’on peut réorien­ter « La Construc­tion Euro­péenne » vers un cours plus démo­cra­tique et plus social ouvrent peu à peu les yeux et changent d’avis.

    Une affiche par­lante qui niait la réa­li­té et fai­sait comme si …, dont nous avions une variante à chaque mas­ca­rade élec­to­rale concer­nant le par­le­ment du machin euro­péen, et qui ne fai­sait rien d’autre qu’en­tre­te­nir l’illu­sion que les sala­riés pou­vaient en influen­cer la marche. Le com­bat contre cette construc­tion qui étrangle les sala­riés nous est néces­saire et nous avons besoin de tous pour y par­ve­nir. Pré­pa­rons dans l’u­ni­té des listes de can­di­dats dont le pro­gramme com­por­te­ra la sor­tie de l’UE en appli­ca­tion de l’ar­ticle 49A du trai­té de Lisbonne.

    Réponse
  79. NingúnOtro

    La pro­prié­té, chère Aïda, est elle aus­si un effet, et pas une cause. Qu’est-ce qui pousse les gens à vou­loir avoir des tas de trucs en propriété ?

    Je base mes lignes de pen­sée sur mes propres obser­va­tions et sur quelques lec­tures aléa­tiores, frac­tio­nelles. Je n’ai pas lu Das Kapi­tal, tout comme je n’ai pas lu Mein Kampf, ou Keynes, ou Dar­win, et tant d’autres. De fait, si on devait lire (ou même relire) tout ce qui à été écrit avant de pou­voir dire quoi-que ce soit on ne ferait jamais rien avant de mou­rir. Des fois on serait ten­té de ne pas devoir repen­ser ce que d’autres ont lais­sé écrit, mais on oublie trop sou­vent que ce que quel­qu’un écrit dans cer­taines cir­cons­tances et dans la pour­suite d’un cer­tain but n’est pas trans­po­sable ipso fac­to a un autre temps et dans d’autres cir­cons­tances, et qui sait, peut être pas non plus avec le même but.

    Tou­jours ces odieuses éti­quettes fourre-tout… non, je ne suis pas libé­ral (que je sache).

    Et non, je ne pré­pare pas un livre non plus.

    Réponse
  80. Aïda

    gilles a écrit :
    « La gauche toute entière devrait se mobi­li­ser dans l’unité pour faire bar­rage à l’application de cette direc­tive assassine ».

    Ceux qui s’in­surgent quand on inter­pelle « la gauche » , et qui mettent en paral­lèle « le Capi­tal » et « mein Kampf » se retrouvent donc, car ils ne veulent pas savoir pour­quoi les hypo­crites se joignent tou­jours aux loups qui hurlent.

    Il est nor­mal d’at­tendre que la gauche s’u­nisse sur ce qui fait une valeur exis­ten­tielle si ne qua non de « la gauche » :

    Que des gens défen­dant qui « le chris­tia­nisme », qui « la vie », qui « l’in­di­vi­du », qui « l’es­pace vital », qui « la france aux fran­çais » qui « une cer­taine idée de la France » etc rejoignent indi­vi­duel­le­ment un com­bat qui ne peut être essen­tiel­le­ment que celui d’une gauche unie pour véri­ta­ble­ment ras­sem­bler tout un peuple, bien sûr c’est normal.

    Mais à chaque fois que « la droite » a enton­né les cris de la gauche, ce fut pour usur­per et s’ap­pro­prier fina­le­ment « la mise » avec du « Pou­voir per­son­nel » : tou­jours le retour à « l’au­to­ri­té et l’ordre des dominants »…

    Bien sûr, on peut dire que le PS n’est plus « la gauche », car il fait exac­te­ment ce que je viens de repro­cher à « la droite »…

    Donc, le peuple s’il prend vrai­ment le pou­voir sera « de gauche », cela ne signi­fie jus­te­ment pas qu’il pas­se­ra sous les fourches cau­dines des par­tis qui se pré­tendent pro­prié­taires de « la gauche ».

    Il ne faut pas tri­cher avec le Nord , le Sud, la droite et la gauche, les repères sont là.

    Ceux qui veulent dis­si­mu­ler ce cli­vage sont des faus­saires de l’his­toire et de dan­ge­reux déma­gogues, voi­la ce dont pour ma part je m’en­gage à aler­ter les géné­ra­tions que l’on cherche à abu­ser avec une idéo­lo­gie qui est cachée sous « la neu­tra­li­té poli­tique », et qui en réa­li­té a fait ses preuves désas­treuses par le pas­sé, mais bien­tôt il n’y aura plus de « néga­tio­nisme », car on aura rem­pla­cé l’his­toire et la phi­lo­so­phie par le droit et la gestion.

    Ceci dit, l’Eu­rope existe, Gilles et tout se trans­forme de l’in­té­rieur par « la force des choses ».

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  81. NingúnOtro

    …un com­bat qui ne peut être essen­tiel­le­ment que celui d’une gauche unie pour véri­ta­ble­ment ras­sem­bler tout un peuple…

    Bien sur, et comme la gauche telle comme elle se défi­nit elle-même n’est pas capable de s’u­nir même si leur sur­vie en dépen­dait… aucun com­bat ne sera jamais possible.

    Ce « cli­vage » est tout aus­si aveugle que la défi­ni­tion de classe, et en en fai­sant condi­tio sine qua non… la seule chose que vous obte­nez c’est per­en­ni­ser le NON.

    Après moi le déluge, car sans moi aucune solu­tion ne m’interesse ?

    Réponse
  82. Aïda

    Ce qui devient « impos­sible » dans un cadre fran­chouillard où se repro­duit le syn­drome de la divi­sion (non pas « droite-gauche », qui est cla­ri­fi­ca­tive, mais « intra-droites » et intra-fausses gauches), comme pro­ce­sus de dés­in­té­gra­tion tous azi­muts de la répu­blique, devient « pos­sible » dans une Europe des classes popu­laires, avec l’i­né­luc­table conver­gence des reven­di­ca­tions sala­riales et de sécu­ri­té sociale, et il devient néces­saire d’é­ta­blir des cahiers de doléance euro­péens, ain­si que d’af­fir­mer la reven­di­ca­tion typi­que­ment « de gauche » :

    une Consti­tuante euro­péenne pour écrire la Consti­tu­tion des peuples européens.

    L’illé­gi­ti­mi­té actuelle des ins­ti­tu­tions euro­péennes rend celles-ci inca­pables de pré­tendre empê­cher la mon­tée d’un front social euro­péen face à la mon­tée des natio­na­lismes rétro­grades que cette « supa­ra­na­tio­na­li­té impo­sée » provoque…

    Il existe un « PGE », par­ti de la gauche unie euro­péenne, qui a su se for­mer sans enle­ver à ses com­po­santes leurs iden­ti­tés res­pec­tives, et qui forme un groupe per­ti­nent à l’As­sem­blée européenne.

    Voir mon poste « qui fait quoi à l’As­sem­blée européenne ? »

    Réponse
  83. NingúnOtro

    Vu que le seul membre fran­çais depuis sa for­ma­tion est le Par­ti Com­mu­niste Fran­çais, qu’il n’a qua­si­ment pas plus de membres que le Par­ti Com­mu­niste Offi­ciel de chaque pays membre s’il existe… il n’y à pas grand chose à enle­ver à qui que-ce soit, puis que n’ac­cèdent ou ont volon­té d’ac­ce­der que les orto­doxies mar­xistes tra­di­tion­nelles les plus pures.

    Votre posi­tion en devient tout à fait claire, Aïda. Per­met­tez-moi de la res­pec­ter, sans pour autant avoir l’o­bli­ga­tion de la partager.

    Autre­ment, ce n’est pas l’illé­gi­ti­mi­té des autres, les fausses gauches inclues, qui donne auto­ma­ti­que­ment légi­ti­mi­té à quoi-que ce serait d’autre chose.

    La légi­ti­mi­té de quelque chose ne dépends que de ces propres actes. Com­pa­rés à ceux des autres si vous vou­lez, mais neau­moins exclu­si­ve­ment les propres. Les par­tis com­mu­nistes tra­di­tion­nels tournent dans le manège assez long­temps, et le caos rei­gnant dans la gauche ne plaide pas en faveur de leur éfficacité.

    Réponse
  84. Aïda

    on se croi­rait à la Commandantur…

    Nein, Aïda pas ter­ro­riste, her general !

    Réponse
  85. Aïda

    La encore, il faut avoir l’hon­nê­te­té de véri­fier qui consti­tue ce groupe et ne pas conti­nuer la chasse aux sor­cières : dans le PGE il y a des non com­mu­nistes et en tous cas pas « l’or­tho­doxie » en question.

    La charte de cette for­ma­tion sup­pose au contraire le res­pect de l’au­to­no­mie de chaque orga­ni­sa­tion par­ti­ci­pante, et la dyna­mique « front de gauche-Die Linke-Verts nor­diques » conduit à une ouver­ture large, tout autre­chose qu’une « orthodoxie ».

    Il vau­drait mieux ne pas racon­ter ce qui semble rele­ver d’un fan­tasme étroi­te­ment réac­tion­naire, tan­tôt « l’or­tho­doxie » , tan­tôt « le gau­chisme » : soyons sérieux, il y va de notre fameuse « crédibilité » !

    Cette dyna­mique sera par la force des choses sti­mu­lée face aux mon­tées nau­séa­bondes des natio­na­lismes d’ex­trème droite en Europe.

    On peut même pen­ser que la course de vitesse est com­men­cée entre d’une part cette droite fas­ci­sante et d’au­tre­part les fronts de gauche et autres die Linke, du fait de la faillite du social-libé­ra­lisme et de la droite libérale.

    Mer­ci.

    Réponse
  86. Alain

    Aïda, vous rele­vez fort jus­te­ment « la ten­dance dyna­mique à une pro­lé­ta­ri­sa­tion de la grande majo­ri­té des mul­ti­tudes humaines et à l’in­su­la­ri­sa­tion des « grandes fortunes »

    A l’ap­pui de cette obser­va­tion qui pour­rait paraître à cer­tain pure « idéo­lo­gie et gau­chisme » Je me per­mets de vous trans­mettre ci-des­sous des extraits d’un article trou­vé dans l’heb­do­ma­daire « INFORMATEUR judi­ciaire », en date du 11 sep­tembre 2009, que j’ai reco­piés dans la salle d’at­tente d’un Tri­bu­nal de commerce,(laquelle n’est pas l’antre d’un repair de trots­kistes « abru­tis de pro­pa­gande », car mani­fes­te­ment des­ti­née aux pro­prié­taires de patri­moines immo­bi­liers), sous le titre :

    « Immo­bi­lier : un long reflux ».

    je cite :
    …Quelle que soit la méthode d’a­na­lyse, le mar­ché fran­çais semble pro­mis à un recul impor­tant. Qui pour­rait s’é­ta­ler sur plu­sieurs années.

    …la sûre­té hypo­thé­caire est deve­nue sul­fu­reuse aux yeux des banquiers…

    …En tous cas, quoi qu’en disent les pro­fes­sion­nels de la tran­sac­tion, à tout le moins ceux qui ont sur­vé­cu à la pre­mière vague de forte contrac­tion du mar­ché, les prix tran­si­gés sont for­te­ment orien­tés à la baisse, et devraient logi­que­ment pour­suivre leur décrue, si l’on veut bien por­ter un regard lucide sur notre envi­ron­ne­ment économique.

    …Sur une longue période, le prix des loge­ments est étroi­te­ment cor­ré­lé au reve­nu dis­po­nible des ménages, ce qui est assez cohérent.….

    …Certes, il faut admettre que dans le temps les para­mètres d’é­va­lua­tion puissent évo­luer, au tra­vers notam­ment de la rare­té fon­cière et de l’aug­men­ta­tion conco­mi­tante de la popu­la­tion. Mais encore une fois, c’est la sol­va­bi­li­té des acqué­reurs qui déter­mine le niveau géné­ral du prix des immeubles ».

    En effet, il est méca­ni­que­ment impos­sible de pur­ger sai­ne­ment la mon­tagne de dettes qui empoi­sonne le sys­tème finan­cier mondial.
    En foi de quoi la créa­tion moné­taire inten­sive à laquelle nous assis­tons, devrait tout aus­si méca­ni­que­ment débou­cher, un jour ou l’autre, sur une puis­sante éro­sion des monnaies.

    LE KRACK MONETAIRE NE PEUT TOUJOURS PAS ETRE EXCLU, QUOI QU’EN DISENT LES AUTORITES SUPPOSEES COMPETENTES.

    Les cours de l’or ont enta­mé une nou­velle hausse abso­lu­ment pas cohé­rente avec la san­té pro­cla­mée des « fondamentaux ».

    Ce cou­rant de fer­veur pour­rait signi­fier que DES INVESTISSEURS AVERTIS (pour ne pas dire ini­tiés) ont pres­sen­ti la sur­ve­nance pro­chaine d’embarras majeurs dans le sys­tème finan­cier mondial…Contre les­quels le seul anti­dote effi­cace demeure la « vieille relique barbare ».

    Ma conclu­sion : ia « bar­ba­rie » n’est pas où la trouve l’i­déo­lo­gie de droite, mais bien sur l’Ile des domi­nants, une ile dorée… Et comme dit NingùnOtro :
    « Faut pas s’affoler…Ce n’est pas pour dire que les banques ne font pas des choses assez reprochables »…

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  87. Catherine

    Le lien de tout ça, c’est qu’on se fait avoir jus­qu’au trognon !

    Réponse
  88. Catherine

    Plus pré­ci­sé­ment, disons, que nous auto­ri­sons le fait de nous faire avoir jus­qu’au tro­gnon, ce sera plus juste.

    Réponse
  89. NingúnOtro

    Le fait est, Cathe­rine, que trop de gens se font avoir jus­qu’au tro­gnon, et que bien sou­vent il n’est pas néces­saire de leur men­tir… ils en prennent bien soin eux-mêmes.

    L’er­reur dans la défi­ni­tion de la classe sociale est un des élé­ments désta­bi­li­sa­teurs qui empêchent les gens de se rap­pro­cher d’une éva­lua­tion plus réelle de ce qui se passe.

    Les rai­sons et les bases pour les­quelles le krach moné­taire ne peut tou­jours pas être exclu, sont le pour­quoi de quelques com­por­te­ments d’a­gents qu’on n’ar­rive pas à s’expliquer…

    Je n’ai pas la patience pour écrire un bou­quin avec tous les détails, mais j’ai déjà men­tion­né une pos­sible rai­son pour la mon­tée des bourses sans que la créa­tion d’emplois ni le com­merce réel reprenne : le krach moné­taire qu’on anti­cipe fait que ceux qui le font fuient tout ce qui est argent et se réfu­gient dans la pos­ses­sion d’ac­tifs non-moné­taires les plus résis­tants à la dépré­cia­tion dans les cir­cons­tances finales qu’on anti­cipe. A fur et à mesure que la déses­pé­rance monte on offri­ra de plus en plus d’argent en péril pour ces actifs… voi­la pour­quoi la bourse monte. Ceux qui connaissent les rai­sons seront sélec­tifs sur ce qu’ils achètent, et ceux qui ne savent pas ser­vi­ront pour cacher l’arbre dans la forêt en ache­tant n’im­porte quoi.

    Le plus on ignore les dyna­miques les plus pro­bables, le plus on se fait berner.

    Réponse
  90. Aïda

    Que les « pos­sé­dants », c’est-à-dire la classe moyenne bour­geoise et petite bour­geoise, se fassent encore ber­ner par la « grande bour­geoi­sie » béné­fi­ciant du « délit d’i­ni­tié », cela n’est qu’un aspect du scan­dale en cours…

    Le phé­no­mène fon­da­men­tal reste bien le pro­ces­sus selon lequel le rap­port pro­fit sur salaire est de plus en plus favo­rable au pro­fit : baisse géné­ra­li­sée de la part du salaire sur la plus value produite !

    Ceux qui prèchent pour jeter le voile de la soi-disant « inexis­tance des classes sociales » ne se rendent pas comptent qu’ à chaque fois que le monde sala­rié perd cette « conscience de classe », il est « pos­sé­dé jus­qu’au trognon ».

    Conclu­sion : le Krack moné­taire consis­te­ra à payer les salaires en « mon­naie de singe », ce qui est tou­jours la même bar­bare façon pour les domi­nants de récu­pé­rer « le sur­côut du salaire »…Tout en envi­sa­geant de récu­pé­rer le patri­moine immo­bi­lier encore aux mains des classes moyennes, via « la crise immobilière »…

    « Inves­tir au creux de la crise », dit-on…Et cela concerne en fait les sai­sies en pers­pec­tive : après avoir spé­cu­lé sur la hausse on spé­cule sur la chute, et cela seule une classe sociale ayant une for­tune assise sur le long terme peut l’en­vi­sa­ger, fai­sant voguer son patri­moine géant sur la crête des longues houles de la crise , au creux des vagues, ce sont « les petits » qui coulent.

    Pour faire face à « la baisse ten­dan­cielle du taux de pro­fit », les capi­ta­listes déva­luent le salaire et achètent de l’or en atten­dant de rafler « la pierre », plu­tôt que d’in­ves­tir dans l’économie.

    Il faut avoir un sacré culot pour nier l’exis­tence des classes sociales à l’heure où se déroule « sous nos yeux can­dides » le phé­no­mène de pro­lé­ta­ri­sa­tion des « classes moyennes » et d’in­di­ges­tion-conges­tion des classes dominantes !

    Comme dit Ningùu­nO­tro, « le plus on ignore les dyna­miques les plus pro­bables, le plus on se fait ber­ner », mais pour ceux qui ont autre chose de rési­duel en plus de leur salaire (ou de leur retraite, ce qui est la même chose), le constat est celui de « petits bour­geois », tan­dis que pour les sala­riés, cho­meurs sans capi­tal aucun, le constat ne concerne pas « leur argent », mais leur situa­tion de pro­lé­taire tout nu : quelle « moder­ni­té », par rap­port au « vieux Marx » !

    Réponse
  91. Catherine

    Et ben oui, Ningún, bien sûr, la mau­vaise foi, on n’a rien inven­té de mieux pour obs­cur­cir l’ho­ri­zon, si elle n’exis­tait pas, pour sûr, il fau­drait l’in­ven­ter, celle-là !

    C’est vrai­ment dans notre caboche que ça se passe, presque pas la peine d’al­ler voir ailleurs, les chaînes, c’est d’a­bord là qu’il faut les enle­ver, tout le reste vien­dra de sur­croît, comme dirait bidule, que je n’aime pas trop par ailleurs, mais que cer­tains recon­naî­tront, je n’en doute pas .

    On auto­rise ou on empêche des liens de se créer, même pas ques­tion de classe sociale,et ça se passe à tous les éche­lons, il fau­drait s’en sou­ve­nir et pas trop idéa­li­ser, moi­tié ange, moi­tié démon, c’est presque le lot de cha­cun, ain­si, un qui­dam de base peut être une vraie vache­rie pour son homo­logue de classe, je vois ça tous les jours là où je bosse, c’est conster­nant, mais c’est du vécu, et c’est de là qu’il faut par­tir, car c’est là que ça com­mence à fléchir.

    Au niveau indi­vi­duel, nous met­tons au monde une cer­taine nature de liens, de rap­ports, qui eux-mêmes pro­duisent des effets qui se réper­cutent et finissent par construire notre réa­li­té quotidienne,y’a des pro­los qui sont de vraies ordures pour d’autres pro­los, il s’a­gi­rait quand même bien de se le dire et de l’in­té­grer. Enfin, pro­lo, j’exa­gère, c’est une ter­mi­no­lo­gie en voie de dis­pa­ri­tion, ce sont d’an­ciens réflexes lexi­caux qui me res­tent, ça doit être l’âge, je crois ! enfin, vous voyez ce que je veux dire !

    On auto­rise des choses qui sont hors la loi, on n’ose pas avan­cer au pré­texte que c’est pas dans les clous, au secours, c’est tout le contraire ce qu’y se passe !

    Notre vécu, mon vécu, ton vécu, son vécu, votre vécu, etc, ce qui se passe est hors des clous de la Sainte Consti­tu­tion, enfin de ce qu’il en reste de notre consti­tu­tion, man­gée peu à peu par l’ogre baro­séen, il fau­drait seule­ment faire res­pec­ter les prin­cipes qui sont ins­crits dans le Pré­am­bule, mais on dirait bien que tout le monde s’en fout, juste être dans les clous, réglo quoi, mais c’est pas un mot à la mode ça, réglo, ça fait has been sans doute!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ça pour­rait récon­ci­lier les plus fri­leux, juste le res­pect de ce qui est écrit avant que ces prin­cipes là ne deviennent tabu­la rasa !

    Mais déci­dé­ment, rien de plus com­plexe que de faire simple !

    Réponse
  92. Alain

    JORION dans Marianne :

    « Oui, je sais, il y en aura tou­jours un pour dire « inter­dic­tion = Sta­line », j’ai lu ça ici par­mi vos com­men­taires, et je suis sûr que quand Moïse est des­cen­du du Mont tenant les tables d’airain, il y en a eu au moins un par­mi la foule des ado­ra­teurs du Veau d’Or pour s’écrier : « Sta­line ! » ou l’équivalent de l’époque.

    Tout sys­tème moral contient des inter­dits et à ceux qui défendent l’idée que la finance, voire l’économie en géné­ral, sont « amo­rales » et n’ont que faire de la morale, j’ai déjà eu l’occasion de répondre que cette extra­ter­ri­to­ria­li­té par rap­port à la morale n’a que beau­coup trop duré et que l’homo oeco­no­mi­cus est un dan­ge­reux socio­pathe qu’il convient de mettre hors d’état de nuire sans tarder. »

    Je ne sais pas quelle mesure en amont pré­vien­drait les effets que le pro­tec­tion­nisme s’efforce de cor­ri­ger après la bataille, et je demande au cer­veau col­lec­tif de se pen­cher sur la ques­tion ; je le lui demande poli­ment : je ne le « somme » pas.

    Retrou­vons tous les articles de Paul Jorion sur son blog !

    En effet, il n’est pas inutile de lire ce qu’é­crivent de tels auteurs sans user de pseudos.

    Pour ma part, je repense cette idée ainsi :

    « cette extra­ter­ri­to­ria­li­té par rap­port à la morale n’a que beau­coup trop duré car la classe domi­nante est un dan­ge­reux sociopathe ».

    Que des sala­riés , par manque de « hau­teur de vue et donc de conscience de classe », s’en­tre­bouffent le nez, cela n’est pas la cause du mal : la cause du mal, c’est que les domi­nants ont le pou­voir d’im­po­ser à une époque don­née et à l’en­semble d’une socié­té don­née leur ultra-indi­vi­dua­lisme, à par­tir de la loi (indi­vi­dua­li­sa­tion des salaires et iso­la­tion psy­chique par la tech­nique du har­cè­le­ment mana­gé­rial, etc…)qu’ils imposent dans leur pro­prié­té pri­vée « entre­prise », et qui échappe à la fois à « la morale », à la Consti­tu­tion répu­bli­caine, ren­dant dif­fi­ciles les règles de la bonne cama­ra­de­rie, ver­sion « au bou­lot » de la « fra­ter­ni­té républicaine »…

    (…et désor­mais les « cri­tères de ges­tion » des entre­prises encore quelque peu « publiques » en font des enfers immo­raux où « l’homme est un loup pour l’homme » : suicides!)

    Seule une « consience de classe » accom­pa­gnant la « conscience pro­fes­sion­nelle » per­met­trait de trai­ter ces maux à la racine : au coeur des entreprises !

    Réponse
  93. Catherine

    La socié­té, c’est pas seule­ment les autres, ce on, trop sou­vent indé­fi­ni et for­cé­ment protecteur.

    Il se défi­nit, ce rap­port social, par le rap­port, d’une per­sonne avec une autre per­sonne, et ça com­mence là, dans ce lien que vous et moi entre­pre­nons de créer dans un échange de mes­sages écrits, un quelque chose s’in­si­nue là, qui pro­duit quelque chose de l’ordre d’ une trace.

    La socio­pa­thie, c’est pas la mala­die d’une classe, c’est ce qu’il y a de mieux par­ta­gée Alain, je ne sais pas où vous vivez, mais chez moi, j’peux vous dire que ça n’ap­par­tient pas en propre à une classe pré­cise, ça touche tout le monde , je suis déso­lée de vous ôter vos beaux rêves !

    ça com­mence par lais­ser pas­ser des choses qui ne doivent pas pas­ser, parce que si elles passent, alors, il ne fau­dra pas s’é­ton­ner et pleu­rer de ce qu’il advien­dra ensuite, de la mala­die qui se déve­lop­pe­ra inéluctablement.

    C’est par­fois ne rien dire, par­fois est d’ailleurs incor­rect, c’est sur­tout ne rien dire et lais­ser faire, lais­ser dire des choses qui ne peuvent se dire et ne peuvent se faire, et ne rien dire ou ne rien faire, c’est consen­tir, c’est auto­ri­ser. dès lors, on part de Cha­rybde et Scyl­la n’est-ce-pas …

    Incri­mi­ner la socié­té, les domi­nants, c’est trop vague, trop dé-res­pon­sa­bi­li­sant, dès lors on ne se sent pas concer­né, comme si c’é­tait tou­jours les autres, le mal exté­rieur n’est que le reflet d’un mal inté­rieur, il fau­drait com­men­cer par bien se regar­der soi et admettre qu’on est for­cé­ment le domi­nant ou le j’sais pas quoi de quel­qu’un d’autre et finir par en tirer des leçons, sinon, on n’a­van­ce­ra jamais.

    Les domi­nants comme vous les appe­lez ne sont que le reflet des forces inté­rieures qui nous font accep­ter de nous ployer sous le joug de leur dik­tat à ces fameuses domi­na­tions qui com­mencent tout en bas de l’é­chelle, refu­sons d’o­béir et le monde sera tout autre, refu­ser d’o­béir à la mort, c’est pour­tant pas dif­fi­cile, mais si, jus­te­ment, c’est deve­nu rude­ment dur, car les gens en règle géné­rale ont oublié ce que vou­lait dire vivre, ils ont des accoin­tances avec le mor­bide, ques­tion d’apprentissage !

    Les domi­nants n’ont que la force que nous accep­tons de leur don­ner, mais c’est bien nous qui la leur don­nons, c’est nous qui leur impul­sons cette force-là, cette force n’é­mane de nulle part ailleurs que de nous-mêmes, nous sommes les arti­sans de ce monde-là, à force de ployer et d’au­to­ri­ser l’inadmissible.

    Si nous vou­lons vivre en bonne intel­li­gence, nous devons avoir besoin les uns des autres,c’est d’in­ter­dé­pen­dance dont nous devons avoir soif, et dont nous devons nous abreu­ver, pas de pseu­do-indé­pen­dance com­plè­te­ment patho­gène et débile, il n’est que de voir ce monde pour en mesu­rer les effets, sans cela c’est la mort, c’est à dire ce que nous vivons aujourd’­hui, où cha­cun prêche pour sa propre paroisse, oubliant que la par­tie n’a jamais fait le tout. Seuls, nous ne sommes rien, il faut que nous soyons liés, c’est notre seule issue, je crois !

    Réponse
  94. Le concombre masqué du pôle emploi

    Le cercle des classes sociales disparues.

    Il n’y a plus de classe sociale ? En tout cas, ce n’est pas encore le cas dans les for­mu­laires du pôle emploi. ( La ofi­ci­na de empleo en Fran­cia ) Ningù­nO­tro, cochez la case cor­res­pon­dant à votre situation

    ⃤ Diri­geant d’en­tre­prise, man­da­taire social, gérant sala­rié d’une entreprise

    ⃤ Cadre ou pro­fes­sions libérale

    ⃤ Tech­ni­cien, agent de maî­trise et assimilés

    ⃤ Com­mer­çant ou artisan

    ⃤ Employé

    ⃤ Ouvrier

    ⃤ Étu­diant

    ⃤ En recherche d’emploi

    ⃤ Retrai­té

    ⃤ Autre

    © Pôle emploi

    Ma chère et exquise Aïda, comme conve­nu ren­dez-vous au car­na­val de Venise en février. Je serai ravi de vous voir dégui­sée au bal mas­qué. Ohé, Ohé !

    Réponse
  95. Le concombre masqué du pôle emploi

    Les domi­nants, eux ont une conscience aiguë de leur classe sociale et font tout pour diver­tir les autres de leur conscience de classe et ins­til­ler l’in­di­vi­dua­lisme dans l’en­tre­prise. Opé­ra­tion de diver­sion classique. 

    Tiens, voi­là une idée où nous, Cathe­rine, Alain, Aïda sommes d’ac­cord : « Seuls nous ne sommes rien, ensemble nous serons tout ! ». Reste que si cette for­mule est sédui­sante et lyrique, elle est vague, qui fait par­tie du « nous » et qui n’en fait pas par­tie dans les classes sociales citées plus haut dans le formulaire ?

    Et est ce que cer­taines classes sociales n’a­vancent-elles pas mas­quées ? À mon avis, oui, les hautes classes (dir­geants d’en­tre­prise ) ont pris l’ha­bi­tude d’a­van­cer leurs argu­ments sous le masque des classes moyennes. Toute cette comé­die sociale est basée sur le masque, le leurre et la mani­pu­la­tion. Seuls les peuples sans classes sociales où l’in­ter­dé­pen­dance est forte ( Bush­men, abo­ri­gènes, popu­la­tions d’A­ma­zo­nie ) sont hon­nêtes. La preuve, ils vont nus. 
    Méfiez-vous des gens qui sont comme nous, qui mangent, dorment, vont aux toi­lettes comme nous, mais sont habillés, dégui­sés en avo­cats, en juges, en pro­cu­reurs, en poli­ciers, en ouvriers, en infir­miers, en diri­geants d’en­tre­prise, en doc­teurs, en tech­ni­ciens, en hommes poli­tiques, en prêtres, en imams, en pas­teurs … il y a peut-être une arnaque, une injus­tice, une entour­loupe dans leurs agis­se­ments. Ne vous lais­sez pas impres­sion­ner par l’ha­bit, par le masque social.

    Mer­ci de votre atten­tion lucide.

    Réponse
  96. Catherine

    Bien sûr, c’est trop réduc­teur aus­si de dire qu’il n’y a pas de classes sociales dif­fé­rentes, ce que je veux dire , c’est que tout a été fait pour que cha­cun devienne un loup pour son voi­sin, l’autre, le col­lègue, ce sera celui qui aura tel béné­fice secon­daire s’il se plie à ceci, ou à cela, qui accep­te­ra telle rigueur, telle contrainte, car il aura en vue une pro­mo­tion qu’on lui fait miroi­ter, etc, et il n’au­ra pas conscience de mal faire car il se dira qu’il avan­tage sa situa­tion per­son­nelle, et pour taire ses der­nières hési­ta­tions, ça suf­fi­ra, ça vien­dra apla­nir ses der­nières inquié­tudes car c’est pour sa famille et ses enfants se dira-t-il, auto-jus­ti­fi­ca­tion ras­su­rante, et sur­tout il se dira, que si ce n’est pas lui qui accepte, ce sera son voi­sin qui en pro­fi­te­ra, qui n’au­ra pas ce scru­pule-là, alors pour­quoi pas lui, ça marche comme ça, à petits coups d’à quoi bon, pour­quoi pas moi, et ça construit ce qu’on vit tous les jours, une somme d’in­té­rêts par­ti­cu­liers qui s’af­frontent et construisent la force des gens juste au-des­sus, et ça se mul­ti­plie dans toutes les strates sociales, pour don­ner ce tis­su innom­mable de rela­tions qui partent en gue­nilles car il n’y a pas d’in­té­rêt com­mun pour scel­ler le tout, c’est la lutte pour l’in­té­rêt per­son­nel, c’est ça la cel­lule can­cé­reuse qui vient ensuite gan­gré­ner, méta­sta­ser tous les tis­sus à des niveaux hié­rar­chi­que­ment supé­rieurs, enfin,c’est comme ça que je vis la situation.

    Réponse
  97. Aïda

    Bon­jour Concombre mas­qué, et donc à bientôt !

    Alain et Cathe­rine tournent autour d’une ques­tion pas­sio­nante et un peu aga­çante à la fois…

    Si le citoyen au tra­vail ou dans son asso­cia­tion et même dans sa famille sur­gis­sait de sa pri­son de chair égoîste et arra­chait en même temps le masque qui sert d’in­ter­face entre le « moi » et le « nous » ?

    On en revient à « com­ment se sai­sir de la clef d’E­tienne »..( cela ne m’ob­sède pas, mais…presque!).

    Cette réac­tion chi­mique qui dis­sou­drait à la fois « le masque » et « la dis­tance » qu’il y a entre le « nous » et le « moi », ce serait une révo­lu­tion « effroyable »…

    Car « je » a sa légitimité…Mais elle ne se trouve véri­fiée que par un « nous ».

    Classe sociale ? cela ne dépend pas de ce que l’on en pense, quoi que…

    Ce qui fait une classe sociale ce n’est pas seule­ment sa condi­tion éco­no­mique, c’est aus­si et simul­ta­né­ment sa « conscience de classe », et là, j’ap­prouve mon cher concombre mas­qué à 100%: la classe domi­nante a une très forte conscience de classe et c’est avec cette force de sa conscience de classe qu’elle gou­verne, « jus­qu’au tro­gnon », cha­cun de « nous autres », NingùnOtro !

    …du moins, à mon humble avis d’ob­ser­va­trice, ici même.

    Mer­ci à Etienne qui, lui for­cé­ment, sur son blog, ne peut pas être mas­qué, et qui par­fois doit se sen­tir entrain de « subir des affronts »…Mer­ci pour le sujet sui­vant d’une belle heure trente !
    2a@z

    Réponse
  98. NingúnOtro

    Voyons.

    C’est Alain qui à men­tion­né d’a­bord l’i­déo­lo­gie mar­xiste (67).

    En plus, il pointe comme irra­tio­nel l’éxis­tance d’une classe sociale domi­nante et hégé­mo­nique, fai­sant comme cela incon­tour­nables les autres classes (moyennes et tra­vailleuses) et donc la théo­rie mar­xiste pour trou­ver une quel­conque solution.

    Cela sert tres bien pour vou­loir impo­ser la case « mar­xisme » dans le jeu, mais ne nous rap­proche en rien d’une solution.

    Est-ce que ce « ren­ver­se­ment de logique à effec­tuer » est une ques­tion ouverte, ou est-ce une impo­si­tion impli­cite qui dicte « tous les autres doivent bien accep­ter que ma logique est la seule qui vaille et ils feraient bien de ren­ver­ser la leur quelle qu’elle soit (et en plus, je m’en fous, je ne veux même pas savoir ce qu’elle disait, leur logique à eux 😉 )?

    Je n’ai pas sug­gé­ré qu’il n’y avait pas de classes sociales, mais que Marx à pris un rac­cour­ci en les defi­nant quand il à usé des effets très voyants, comme la pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion, pour prendre la pho­to, au lieu des causes réelles qui abou­tis­saient à l’ef­fet d’ac­cu­mu­la­tion de ces moyens.

    J’ai expli­quée brie­ve­ment une logique plus plau­sible dans mon mes­sage 69, et ce n’est pas le clas­se­ment que pro­pose Le Concombre éla­bo­ré par le pôle emploi. Celui-la n’est pas une liste de défi­ni­tions de classe, mais un clas­se­ment de niveau de capa­ci­ta­tion et d’u­bi­ca­tion dans un niche d’emploi.

    Marx fait un clas­se­ment basé sur des EFFETS sur­ve­nus, en aval comme dirait Jorion ;), qui décrivent une situa­tion résul­tante. La classe ouvrière est celle qui n’est pas pro­prié­taire des moyens de pro­duc­tion. Mais voyons, tous ceux qui ne sont pas pro­pié­taires ne sont pas for­cé­ment des tra­vailleurs. Aus­si, aujourd’­hui, les tra­vailleurs autonómes, les coopé­ra­ti­vistes, tous ceux qui seraient pro­pié­taires de leurs moyens de pro­duc­tion ne seraient plus des tra­vailleurs ? Comme j’ai dit, Marx à uti­li­sé une défi­ni­tion trés oppor­tu­niste… qui passe aujourd’­hui lour­de­ment facture.

    Je n’ai pas dit que les classes sociales n’exis­taient pas… j’ai dit qu’il en exis­taient prin­ci­pa­le­ment deux : 1) ceux qui col­la­borent pour garan­tir la sub­sis­tence com­mune, 2) ceux qui font le dépré­da­teur pour garan­tir la sub­sis­tence propre.

    Ce n’est pas une clas­si­fi­ca­tion si éloi­gnée de celle de Marx, sauf que au lieux de clas­ser par les effets visibles de leurs actions, je le fais par la logique qui les pousse, indi­vi­duel­le­ment ou en groupe, à agir comme ils le font.

    Et en agis­sant ain­si j’ob­tiens une com­pré­hen­sion beau­coup plus valide de ce qui se passe dans le monde et de ce qu’on pour­rait faire pourque des choses changent. Sans res­ter dans l’im­passe du trou ou l’u­sage d’une défi­ni­tion oppor­tu­niste qui était bien utile pour mobi­li­ser le lum­pen-pro­lé­ta­riat lors de la révo­lu­tion indus­trielle, mais dont nos enne­mis ont bien su brouiller l’u­ti­li­té de nos jours.

    Ce n’est pas la POSSESSION qui fait la dif­fé­rence de classe, mais le CHOIX de stra­té­gie de survie.

    Ce sont les effets accu­mu­lés de tous ces choix indi­vi­duels tant que col­lec­tifs qui abou­tissent à la situa­tion qu’on observe (sans rien y connaitre) aujourd’hui.

    Et c’est seule­ment en la connais­sant mieux que nous allons être capables de nous mettre d’ac­cord sur la forme de sor­tir de l’im­passe dans laquelle notre igno­rance, plus que tout autre chose, nous maintient.

    Alors, Aïda,… « condi­tion éco­no­mique » et « conscience de classe » ? La « classe domi­nante » (dont je ne fais pas par­tie… il n’y à pas plus de 1.000€, non renou­ve­lables, qui me séparent d’être SDF) n’est pas une classe… ce n’est que quelques mil­liers d’in­di­vi­dus qui sont conscients (main­te­nant plus que jamais) des contraintes de la logique inhé­rente à la stra­té­gie de sur­vie qu’ils ont choisi.

    Ils savent tout comme nous qu’on va droit dans le mur… mais tant que dans votre aveu­gle­ment mar­xiste vous insis­te­rez à les pas­ser tous par la guillo­tine… ils choi­si­ront de conti­nuer vers le mur, même en accé­lé­rant s’il le faut.

    C’est votre entê­te­ment en tant que mar­xistes qui fait en grande par­tie qu’une solu­tion ne soit pas pos­sible. Ceci, sans oublier que ce ne sera non plus facile de convaincre tous ces dépré­da­teurs de pas­ser de car­ni­vores à her­bi­vores, et qu’il fau­dra s’or­ga­ni­ser pour que ceux qui fran­chissent cette porte ne soient pas dévo­rés par ceux, chaque fois moins nom­breux, qui ne vou­dront pas renon­cer à leur repas hau­te­ment energétique.

    Pour tout ce que je sais, vous n’a­vez pas la moindre idée de com­ment sor­tir du piège. Et si vous renon­cez à explo­rer des pos­si­bi­li­tés qui vous sont offertes, vous faites autant par­tie du pro­blème que les autres.

    Réponse
  99. Catherine

    …d’ailleurs, à force de par­ler de révo­lu­tion qui se fait dési­rer, on en oublie celle qui est dans notre boîte crâ­nienne, mais bien réelle, celle-là, je veux par­ler de la grande les­sive bio-déplo­rable qui lave plus blanc que blanc, celle de notre cer­velle pas­sée aux enzymes glou­tons de la sacro-sainte loi du mar­ché en tous genres !

    La révo­lu­tion qui ne se dit pas mais qui vient véri­fier l’a­dage, petit diseur, grand faiseur !

    En effet, elle ne se dit pas cette révo­lu­tion-là, elle pas­sa inaper­çue invi­sible qu’elle fût, impal­pable, inodore, sans saveur, évo­luant à bas bruit, en cati­mi­ni, avec juste ce goût un peu déran­geant dans le fond de la gorge qui nous fait devi­ner qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, sou­te­nue qu’elle était, grâce à toutes les ins­tances de socia­li­sa­tion qui elles-mêmes ne fai­saient qu’o­béir incons­ciem­ment, obéir pour ne pas se faire punir. Très élé­men­taire comme réponse, démarche hédo­niste de l’en­fant qui s’o­riente en fonc­tion du plaisir !

    Du mijo­té mai­son, du cou­su main, dont les recettes ont été concoc­tées chez des gens de l’é­cole de Palo Alto peut-être, le groupe Rock­fel­ler a sou­te­nu finan­ciè­re­ment bon nombre de tra­vaux, pas pour rien, retour sur inves­tis­se­ment, c’est l’es­prit de la mai­son, n’est-ce-pas. Il suf­fit de lire le livre de Wie­ner, le père de la cyber­né­tique pour com­prendre que ses théo­ries de l’in­for­ma­tion ne sont pas tom­bées dans l’o­reille de sourds, ils ont su en faire un bon usage, et cet hon­nête homme, Wie­ner, avait pres­sen­ti il y a très long­temps tous les dan­gers que pou­vaient rece­ler les mau­vais usages de cet outil, mau­vais pour les uns, mais bon pour les autres.

    Cela s’est fait tout dou­ce­ment, sans qu’au­cune résis­tance ne vienne per­tur­ber le cours du fleuve, par le fait même qu’elle n’é­tait pas per­çue cette révo­lu­tion ‑là, et ce qui n’est pas per­çu, n’existe pas, alors qu’on oublie que la per­cep­tion est ques­tion d’ap­pren­tis­sage et que l’on ne peut per­ce­voir que ce que l’on a appris à percevoir.

    Pas per­çue cette révo­lu­tion invo­lu­tive, un peu comme un gaz inodore qui s’in­filtre insi­dieu­se­ment et dont on ne sup­pose l’exis­tence qu’à l’o­rée de l’as­phyxie, en se ris­quant à faire un lien entre le sen­ti­ment d’é­touf­fe­ment que l’on res­sent et la pos­sible pré­sence d’un gaz qui aura bien­tôt rai­son de nous.

    Des rela­tions patho­lo­giques ont été construites qui ont abou­ti à déna­tu­rer cet espace de ren­contre qu’est l’homme. Un homme rete­nu pri­son­nier alors qu’il est construit pour la liber­té. Un homme pri­son­nier hor­ri­fié à l’i­dée de perdre les clés de sa geôle, cerise sur le gâteau !

    Et ça s’est construit sur le silence, sur le non-dit, car plus que dire, c’est taire qui importe pour qu’elle puisse s’é­pa­nouir cette belle inflo­res­cence, qu’elle puisse déployer son par­fum et pro­pa­ger son pol­len, ça y’est, c’est bon, la pol­li­ni­sa­tion a fécon­dé le monde, nous vivons désor­mais sur ses fruits !

    Il faut donc récu­pé­rer ce qui a été per­du et c’est pas une mince affaire !

    Mais heu­reu­se­ment, l’é­tat d’es­prit du soleil levant est allé­gresse mal­gré le jour cruel et le sou­ve­nir de la nuit. La teinte du caillot devient la rou­geur de l’au­rore nous rap­pelle Char !

    Réponse
  100. Aïda

    Mon­sieur Ningù­nO­tro, je vois que vous com­met­tez à l’é­gard d’A­lain la même erreur qu’à l’é­gard de JORION ou de Marx : vous n’a­vez pas lu ou bien vous n’a­vez lu que ce que vous en pen­siez comme préjugé :

    Les domi­nants dés qu’ils se sentent « mis en cause » choi­sissent la faci­li­té en accu­sant leurs détrac­teurs d’ appar­te­nir à « l’i­déo­lo­gie marxiste »…

    Cet épou­van­tail ne fonc­tionne plus, car la fameuse « idéo­lo­gie » rele­vait bien elle-même d’une « non lec­ture », donc d’une falsification.

    Face à la fal­si­fi­ca­tion sta­li­nienne, c’é­tait com­mode d’op­po­ser la fal­si­fi­ca­tion que vous uti­li­sez, mais aujourd’­hui, elle est obsolète.

    Marx n’a jamais vou­lu pro­duire l’i­déo­lo­gie en ques­tion, donc ras­su­rez vous, plus vous lirez vrai­ment cet auteur, moins vous ris­que­rez de tom­ber dans l’i­déo­lo­gie, « mar­xiste » ou « anti-marxiste ».

    Mais au moins vous sau­rez de quoi vous parlez !

    Par contre vous êtes mal­ho­nête de dire « Je n’ai pas sug­gé­ré qu’il n’y avait pas de classes sociales, mais que Marx a pris un rac­cour­ci en les defi­nis­sant quand il à usé des effets très voyants, comme la pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion, pour prendre la photo »…
    Il en va du sérieux avec lequel on se traite ici !
    mer­ci quand même de vos expli­ca­tions fumeuses!.

    Réponse
  101. Alain

    Per­son­nel­le­ment, j’es­saie de faire la syn­thèse de mes « conflits » avec « les autres », en ayant fait d’a­bord une sorte de « pari de Pas­cal » ain­si : « l’in­tel­li­gence existe entre nous »…

    Entre Cathe­rine et moi, il s’a­git de savoir si le cou­rant qui va d’un pole « néga­tif » à un pole « posi­tif » va de droite à gauche ou bien l’in­verse. (En phy­sique, cette « pola­ri­sa­tion » existe, mais la défi­ni­tion des poles est arbi­traire : on aurait pu les inverser…)
    La cause du « mal » part de notre indi­vi­du et son che­mi­ne­ment dia­lec­tique abou­tit à la collectivité…(Ou-bien-et) le contraire.

    Je crois aux deux expli­ca­tions (et je n’in­vente pas, j’ai trou­vé çà dans mes lec­tures car « on » n’a pas encore brû­lé tous les livres).

    Du coup, ma confron­ta­tion avec Cathe­rine me per­met de pen­ser que Ningù­nO­tro n’est pas un enne­mi bor­né, car une fois éva­cuée son aller­gie pour cer­tains auteurs, je retiens volon­tiers son appel à obser­ver « sans à prio­ri idéo­lo­gique » la dyna­mique des choses sans se lais­ser pié­ger par des « cli­chés statiques ».

    Comme on va sans doute se retrou­ver sur ce blog, autant ne pas res­ter fachés…

    Quant à Concombre mas­qué et Aïda, je suis fort géné d’être si faci­le­ment d’ac­cord avec eux. Ce qui devrait nous ras­sem­bler c’est que sans doute « la véri­té » n’est pas un tout homo­gène, ou en tout cas, « la réa­li­té » ne peut être ana­ly­sée puis syn­thé­ti­sée qu’a­vec des théo­ries étran­gères l’une à l’autre, comme en phy­sique où jus­qu’à pré­sent la science ne par­vient pas à une syn­thèse unique.

    Donc, quels que soient mes enga­ge­ments « citoyens », je ne sous­cris à aucune idéo­lo­gie défi­ni­tive, mais je reste sincère.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  102. Catherine

    Le prin­ci­pal, Cher Alain, n’est-ce-pas la circulation ?

    La cau­sa­li­té linéaire est un vieux concept qui soufre de myo­pie, il y a la cau­sa­li­té cir­cu­laire et puis aus­si le tiers inclus qui vient per­cu­ter tout ça, Lupas­co en a fait la clef de voûte de son tra­vail remar­quable en tant que phy­si­cien, ça vient dépas­ser la dua­li­té pour l’en­glo­ber dans un sys­tème plus vaste.

    Rien n’est jamais fer­mé, défi­ni­tif, heu­reu­se­ment, et c’est grâce à cette idée que nous pou­vons espè­rer d’autres rela­tions à nous-mêmes, aux autres et au monde, mais ces rela­tions ne vont pas tom­ber du ciel, il faut que nous les construi­sions, et c’est ce faire-là qu’il nous revient de faire, le sens de notre vie est ins­crit là et nulle part ailleurs selon moi.

    Réponse
  103. Catherine

    J’ai fait une erreur bien sûr, excu­sez-moi, Lupas­co est phi­lo­sophe, ses tra­vaux sont en revanche repris brillam­ment par le phy­si­cien Basa­rab Nico­les­cu, c’est un vrai enchan­te­ment ce qu’il dit ce mon­sieur et ça fait beau­coup de bien dans cette gri­saille, il remet des cou­leurs sur la palette !

    Réponse
  104. bruno lemaire

    Bon­jour,

    ayant ren­con­tré Ningú­nO­tro sur un autre forum, et ayant par­fois croi­sé la plume, cour­toi­se­ment, avec lui, je suis assez éton­né des attaques assez sévères qui sont por­tées contre lui. Je ne suis pas néces­sai­re­ment d’ac­cord avec lui, mais je pense que vou­loir à tout prix col­ler une éti­quette à quel­qu’un, sous pré­texte qu’on n’est pas d’ac­cord avec ses idées, me semble d’un sec­ta­risme épouvantable.

    Je le dis d’au­tant plus faci­le­ment que je n’ai rien à défendre, ni mon vrai nom, ni mon éven­tuelle car­rière, et que j’ai tou­jours trou­vé les idées d’E­tienne remar­quables, à la fois sur le fond, dans le ton et dans la forme.

    Je pense aus­si que savoir écou­ter est une grande qua­li­té, mais que, hélas, l’i­déo­lo­gie trop sou­vent incons­ciente que nous défen­dons nous empêche de prendre du recul pour accep­ter que l’autre, ou les autres, peuvent avoir quelque chose à dire, ou à écrire.

    Je ferais aus­si volon­tiers miennes les pro­pos sui­vants de Ningú­nO­tro « Le pro­blème, c’est que vos for­mu­la­tions sont idéo­lo­giques, et les miennes logiques et éthiques, alors on sera tou­jours d’ac­cord tant que je m’at­ta­que­rais aux idéo­lo­gies des autres, et en désac­cord des que je m’at­ta­que­rais aux vôtres. », sauf que, bien enten­du, j’ai moi‑m^me des œillères idéo­lo­giques (j’es­saye de me soi­gner, mais …) et que par­fois ma « logique » n’est pas tou­jours « logique », et que mon « éthique » peut ne pas être « éthique ».

    Der­nier point, plus tech­nique, sou­le­vé par Cathe­rine je crois : le fait que les échanges finan­ciers sont de plus en plus impor­tants par rap­port aux échanges de mar­chan­dises est un phé­no­mène très impor­tant, qu’il FAUDRAIT CREUSER. Mais ils ne prouvent pas, à eux seuls, qu’il y a créa­tion moné­taire. Cela n’a rien à voir.

    Avant de me faire lyn­cher (vir­tuel­le­ment) par cer­tains, je tiens à dire que, pour ma part, je défends la thèse de « l’argent-dette » t, plus géné­ra­le­ment, l’ap­proche de Mau­rice Allais. Les banques com­mer­ciales créent bien de la mon­naie scrip­tu­rale : on peut le prou­ver de bien des façons, mais je ne pense pas que ce soit parce que les tran­sac­tions vir­tuelles sont de plus en plus impor­tantes par rap­port aux tran­sac­tions réelles.

    Très cor­dia­le­ment,

    Bru­no Lemaire, nou­veau venu sur ce blog.

    Réponse
  105. Catherine

    Bon­jour Bruno,

    Je reprends votre phrase : Der­nier point, plus tech­nique, sou­le­vé par Cathe­rine je crois : le fait que les échanges finan­ciers sont de plus en plus impor­tants par rap­port aux échanges de mar­chan­dises est un phé­no­mène très impor­tant, qu’il FAUDRAIT CREUSER. Mais ils ne prouvent pas, à eux seuls, qu’il y a créa­tion moné­taire.

    C’est donc cette ques­tion là qu’il faut abor­der urgem­ment pour ten­ter de com­prendre de quoi sont faits tous les noeuds qui empêchent le flux vital et tran­quille de la majo­ri­té des humains de cou­ler sur cette terre.

    Il y a la mon­naie et il y a une mul­ti­tude d’autres choses, à com­men­cer par toutes les repré­sen­ta­tions men­tales qui nous empêchent de voir au-delà de notre petit hori­zon per­son­nel rétré­ci, celui de nos petites pen­sées, de notre petit quant à soi, de nos petites croyances,etc, aux­quelles nous sommes fri­leu­se­ment atta­chées, il faut les dépas­ser, et ce sont les for­ti­fi­ca­tions les plus dif­fi­ciles à faire sau­ter, car sou­vent les gens ont l’im­pres­sion de n’être plus rien s’ils s’en dépos­sèdent alors que c’est tout le contraire. La liber­té com­mence là et seule­ment là, d’ailleurs c’est Lao-Tseu qui le dit et il a sans doute plus de cré­di­bi­li­té que moi je crois.

    J’es­saie pour ma part et bien modes­te­ment et sans grand suc­cès je le recon­nais, de don­ner des coups de canif à défaut de mor­tier( je ne sais d’ailleurs si ça se dit) des coups de canif dans cette cui­rasse épaisse.

    Mais je crois aus­si et de plus en plus en de petites choses qui se réa­lisent à petite échelle mais qui misent bout à bout sau­ront élar­gir nos hori­zons pour offrir une plus vita­li­sante énergie .

    Réa­li­sons ensemble ce faire-là et notre vie repren­dra tout son sens, ensemble nous sommes tout, seuls, nous ne sommes rien.

    Réponse
  106. bruno lemaire

    Bon­jour Catherine,

    j’a­vais ten­té de répondre hier, mais une fausse manip. sans doute.

    Sur la crois­sance des échanges finan­ciers, je sug­gè­re­rai bien une piste, pas néces­sai­re­ment la bonne, sim­ple­ment une idée.

    Quand une « vraie » entre­prise veut faire du béné­fice, par exemple 100 000 euros, il lui faut, pour le moins, avoir un chiffre d’af­faires de 1 mil­lion d’eu­ros (et une marge de 10%, c’est déjà pas mal). Et un CA de 1 mil­lion cor­res­pond à l’ac­ti­vi­té moyenne de plu­sieurs hommes-mois (cela dépend des sec­teurs, disons que c’est entre 3 et 20 hommes mois, juste pour fixer les idées).

    Pre­nons main­te­nant le cas de cour­tier, qui inter­vient sur les mar­chés finan­ciers. Il achète et vend en fonc­tion des ordres d’a­chat et de vente. Disons que dans une m^me jour­née, voire en 2 ou 3 jours, il va pas­ser 1000 ordres, sur des lots d’1million d’eu­ros. Comme il est « modeste », disons qu’il ne pré­lève que 1⁄4 de dixième de pourcent sur ces tran­sac­tions : Cela lui fait déjà un béné­fice de 25000 euros en une jour­née, ou 2 ou 3 jours de tra­vail. Inté­res­sant non ? Et le cour­tier ne prend aucun risque, il sert d’intermédiaire.

    Et plus il y a de tran­sac­tions, plus il gagne d’argent. Quand le mar­ché ralen­tit, il gagne moins, c’est vrai. Mais la ten­dance des 20 der­nières années est plus à la mul­ti­pli­ca­tion des échanges qu’à son ralentissement…

    Ce n’est qu’une idée, bien sûr.

    Cri­tiques, sug­ges­tions, com­men­taires bienvenus.

    Cor­dia­le­ment, Bru­no Lemaire.

    Réponse
  107. A-J Holbecq

    Bon­jour Bruno
    C’est quoi ton idée, je ne la vois pas ?

    Réponse
  108. André

    Bon­jour à tous

    Je ne veux pas prê­cher pour ma cha­pelle, mais la ques­tion de la taxa­tion des tran­sac­tions finan­cières type « taxe Tobin » reste d’une actua­li­té brûlante.

    Même Gor­don Brown (avec peut-être un peu d’hy­po­cri­sie) en a parlé.

    Ce n’est certes pas une panacée,mais elle per­met­trait de déga­ger des res­sources impor­tantes, dont béné­fi­cie­raient en prio­ri­té les PED, tout en lut­tant contre la spéculation.

    Il existe sur le site d’AT­TAC le rap­port LANDAU de 2004 com­man­di­té par CHIRAC en 2004 avec des éva­lua­tions de ce que peuvent rap­por­ter les taxes globales.

    Ce type d’al­ter­na­tives doit être pro­mue par de plus en plus de citoyens infor­més et conscients.

    Bra­vo à ETIENNE de conti­nuer à don­ner tant d’in­for­ma­tions impor­tantes sur son site.

    Réponse
  109. Catherine

    Je n’ai pas tout com­pris excu­sez-moi Bru­no, de quelle nature serait cette piste que vous sug­gé­rez à mots cou­verts et tel­le­ment cou­verts que je ne les dé-couvre pas ?

    De toute façon, il faut se rap­pe­ler que ce sont nos erreurs qui nous font avan­cer, on se trompe, peut-être, mais au moins on sera fort de cette connais­sance engran­gée, osons nous trom­per mais osons, c’est le maître-mot, la fri­lo­si­té accouche de fai­blesse, le risque est le com­post de la connais­sance, je crois.

    Mer­ci déjà, et bien cor­dia­le­ment, dans cor­dia­le­ment on entend coeur et c’est bien de cela dont nous avons tous faim, je crois !

    Réponse
  110. bruno lemaire

    Je vais essayer d’être plus clair, puisque ni A.J. ni Cathe­rine ne comprennent 😉

    Mon idée est la suivante.

    Sup­po­sons que je veuille gagner rapi­de­ment de l’argent.

    Il est plus facile et plus rapide de me faire cour­tier que de me faire entrepreneur.

    Si j’emprunte à une banque, je gagne­rai plus vite de l’argent en m’a­ven­tu­rant dans la sphère finan­cière que dans la sphère réelle.

    On dit qu’il y a plus de risques dans la sphère finan­cière. Mais le cour­tier, celui qui est payé sur les tran­sac­tions, ne risque abso­lu­ment rien. Celui qui risque, c’est éven­tuel­le­ment le spé­cu­la­teur, qui inves­tit réel­le­ment, et dont le bon­heur et le mal­heur dépendent de l’é­vo­lu­tion du cours de la bourse.

    Le cour­tier, lui, est d’au­tant plus riche qu’il y a plus d’é­changes sur les mar­chés financiers.

    Donc mon idée c’est que les cour­tiers (et cer­taines ins­ti­tu­tions finan­cières sont dans ce cas) ont tout inté­rêt à pous­ser le mar­ché finan­cier, c’est à dire les tran­sac­tions finan­cières, quitte à gon­fler arti­fi­ciel­le­ment le volume des échanges.

    Ce n’est que lorsque les ins­ti­tu­tions finan­cières, au lieu de se conten­ter d’être des cour­tiers, se mettent à ache­ter ou à vendre ells‑m^mes des actifs finan­ciers qu’elles peuvent prendre des risques. Tant qu’elles se contentent d’in­ter­mé­dia­tion, elles ne risquent rien.

    De même, c’est quand les banques, au lieu de créer de l’argent pour des prêts « éco­no­moiques », se mettent à créer de l’argent pour inves­tir elles-mêmes dans des actions ou des obli­ga­tions qu’elles prennent des risques, du moins tant que ces inves­tis­se­ments figurent dans leur bilan (pb de sol­vai­bi­li­té % leurs fonds propres, si elles font de mau­vais placements)

    Voi­là donc mon idée : je ne sais pas ce qu’elle vaut. Les banques sont en par­tie res­pon­sables de l’aug­men­ta­tion des flux finan­ciers, car elles pen­saient y avoir inté­rêt, plus qu’en prê­tant à l’é­co­no­mie « réelle ».

    Il fau­drait regar­der de plus près la part des banques dans les prêts à l’é­co­no­mie, et la part des banques et des autres ins­ti­tu­tions finan­cières dans leurs inves­tis­se­ments en actions ou obligations.

    Com­men­taires, cri­tiques, sug­ges­tions bien­ve­nus, of course.

    Bru­no Lemaire.

    Réponse
  111. A-J Holbecq

    Bon­jour Bruno

    Ton constat est tout à fait juste (le bilan de la BNP four­ni par Jean Bayard le montre bien).. mais on fait quoi ?

    Ami­tiés

    AJ

    Réponse
  112. bruno lemaire

     »Sur­en­det­te­ment et rai­sons de la crise actuelle

    Pour aller dans le sens de mon com­men­taire pré­cé­dent, voi­là le com­men­taire que je viens de pos­ter sur le blog de P. Jorion, suite à un article de « Libé » qui dépeint avec des termes plus qu’é­lo­gieux ce dernier. »

    19 jan­vier 2010 à 08:53

    La crise et le surendettement.

    Qu’il y ait sur­en­det­te­ment, c’est sûr. Que la crise soit liée à ce phé­no­mène, sans doute. Qu’elle soit liée prio­ri­tai­re­ment à ce sur­en­det­te­ment, là, j’en doute.

    Comme j’ai ten­té de l’expliquer depuis une quin­zaine de mois dans divers billets de « contre-feux », c’est bien plus parce que les cré­dits, sans doute trop géné­reu­se­ment dis­tri­bués, ont été mal uti­li­sés, et mal orien­tés, en allant beau­coup plus vers la « sphère finan­cière » que vers le « monde réel », le monde économique.

    Un indice peut-être, pour sou­te­nir cette thèse : le fait que les échanges et tran­sac­tions finan­cières aient cru, au cours des 15 der­nières années, beau­coup lus vite que les tran­sac­tions com­mer­ciales, les cour­tiers en tout genre ayant rapi­de­ment com­pris qu’il y avait plus d’argent, et moins de risques, à prendre en ser­vant de simples inter­mé­diaires dans les tran­sac­tions finan­cières qu’en finan­ce­ment des inves­tis­se­ments indus­triels. Tobin et bien d’autres l’ont évi­dem­ment dit avant moi.

    La crise actuelle dure­ra tant qu’une pro­fonde réforme ne s’opposera pas sérieu­se­ment, concrè­te­ment, autre­ment que par des décla­ra­tions d’intention plus ou moins « pipeau » à la situa­tion actuelle, qui pri­vi­lé­gie la sphère finan­cière, les reve­nus non gagnés, les délo­ca­li­sa­tions. Pour cela une pro­fonde réforme du sys­tème ban­co-finan­cier, l’instauration d’un Reve­nu Mini­mum, le déve­lop­pe­ment d’une TVA sociale et d’autres mesures de ce genre me semblent indispensables.

    Pour Betov, et d’autres 😉 : l’utopie ne se décrète pas, elle se construit et s’organise (il est vrai que P.J. appel­le­rait cela un pro­jet, mais qu’importe)

    Cor­dia­le­ment, Bru­no L.
    Répondre

    Réponse
  113. bruno lemaire

    Notre ami Paul J. exhor­tant Mau­rice Allais à par­ler sur la crise et les délo­ca­li­sa­tions, je me suis per­mis de dépo­ser ce com­men­taire sur son blog :

     »Bru­no LEMAIRE dit :
    Votre com­men­taire est en attente de modération

    19 jan­vier 2010 à 09:22

    Sur ce que dit M.Allais sur la crise en géné­ral et les délocalisations :

    Lettre aux Français

    Le cri d’alarme du seul prix Nobel d’économie fran­çais : CONTRE LES TABOUS INDISCUTÉS
     »
    par Mau­rice allais

    Marianne n°659, 5 décembre 2009.

    Cor­dia­le­ment, B.L.

    D’autres blogs, moins connus que celui de Paul, ont fait pas­ser un lien vers cet article. Je peux en retrou­ver quelques uns, si nécessaire.

    M. Allais a aus­si émis une série de pro­po­si­tions pour sor­tir de cette crise, qu’il annonce depuis la fin des années 1990 (aux sub­primes près, il est vrai : mais la titri­sa­tion et les opé­ra­tions hors-bilan des banques peuvent prendre des formes bien variées). On peut être Prix Nobel et dire aus­si des choses intéressantes 😉

    ++Fin de mon com­men­taire sur le blog de P.
    ++
    J’ai pré­fé­ré ne pas citer le forum d’E­tienne, pour évi­ter tout mou­ve­ment d’hu­meur intem­pes­tif 😉 Je suis sûr qu’E­tienne me com­pren­dra, et me pardonnera.

    Réponse
  114. bruno lemaire

    @AJH, sur « on fait quoi »

    Bonne ques­tion 😉

    1) dif­fi­cile de soli­di­fier le mar­ché finan­cier (on peut éven­tuel­le­ment fer­mer le mar­ché des pro­duits déri­vés, dif­fi­cile de faire cela au niveau d’un seul pays …)
    2) Je pro­pose de s’in­té­res­ser de très près aux contre-par­ties des cré­dits déli­vrés par les banques. Quels sont les emprun­teurs, et que font-ils de cet argent ?
    3) empê­cher le « hors-bilan »
    4) Pour l’é­pargne, faire en sorte que le terme soit voi­sin entre l’é­pargne et l’investissement.

    5) Autre sujet : pour lut­ter contre les délo­ca­li­sa­tions, je tiens encore et tou­jours à mon idée de TVA sociale (pas très éloi­gné de ce que pro­pose, sous une autre forme, M. Allais), en éta­blis­sant une liste de pays plus ou moins gris avec les­quels commercer.

    Ami­ca­le­ment, Bruno

    Réponse
  115. Catherine

    Réponse mes­sage 117.

    Mer­ci à vous Bru­no, j’ai besoin d’illustrations pour m’y retrou­ver. Et aus­si d’analogie avec d’autres dis­ci­plines, ça me per­met de mieux visua­li­ser de quoi il est question.

    Alors, qu’est-ce que vous nous dites ?

    Que ceux qui sont les grands béné­fi­ciaires du sys­tème sont ceux qui prennent le moins de risques et qu’ils vivent ces gens-là, en par­faits para­sites sur le dos des autres, de tous les autres, avec des degrés variables cependant.

    Mais si ce sys­tème-là existe c’est bien parce qu’on lui a per­mis d’exister, n’est-ce-pas ?

    Alors la res­pon­sa­bi­li­té réelle de ce can­cer ne revient donc pas aux cour­tiers et consorts mais bien à ceux qui ont auto­ri­sé, per­mis que de telles pra­tiques frau­du­leuses soient réalisables.

    Vous êtes père de famille si je me rap­pelle bien, si votre enfant par exemple est irres­pec­tueux avec d’autres per­sonnes, sera-t-il en cause ? Je ne crois pas, pas tant qu’ il est tout jeune en tout cas, s’il est irres­pec­tueux avec les autres, c’est parce que nous n’aurez rien mis en place en terme de reca­drage et de consé­quences dis­sua­sives pour qu’il en soit autrement.

    Aus­si, vous pour­rez vous navrer de consta­ter un tel com­por­te­ment déviant, mais vous en serez l’instigateur, car en n’ ayant pas mis un terme à ses agis­se­ments, vous aurez donc auto­ri­sé les tra­vers de votre fils, ce sera une carence édu­ca­tive dont il aura à pâtir, votre fils n’aura tout sim­ple­ment pas eu de chance d’avoir un père plei­ne­ment res­pon­sable, il aura eu un père enfant, imma­ture et irres​pon​sable​.Il aura pris le che­min que vous lui aurez per­mis de prendre, et pas de chance, ce com­por­te­ment –là n’augure pas d’une belle ouver­ture à la vie.

    Tout cela pour dire, que le mal, n’est pas tant le cour­tier, mais l’autorisation, la per­mis­sion que l’on donne aux inter­mé­diaires de s’en mettre plein les poches à bon compte. Mais que der­rière, il y a autre chose, il y a un enche­vê­tre­ment de liens qui font que cela est pos­sible. Aus­si, il est peut-être bon de se déca­ler, de se mettre en retrait de cet épi­neux pro­blème des inter­mé­diaires pour aller obser­ver ce qui per­met que cela soit pos­sible. Car les res­pon­sa­bi­li­tés sont réel­le­ment là et pas ailleurs, ne pas faire quelque chose c’est vrai­ment faire quelque chose et c’est ce que tout le monde se refuse à voir.

    Pour conti­nuer sur le mode de la méta­phore filée de tout à l’heure, nous pour­rions dire alors que la loi pater­nelle est sin­gu­liè­re­ment absente et que c’est elle qui est à incri­mi­ner, car c’est elle qui a don­né nais­sance à de telles dérives.

    Aus­si, notre éner­gie doit se concen­trer là-des­sus, qu’est-ce qui fait que cela est pos­sible encore aujourd’­hui mal­gré les tableaux de déses­pé­rance qui ne cessent de glis­ser sous nos yeux, serions-nous atteints de céci­té congé­ni­tale et générale ?

    Et bien, ce sont les régles qui doivent être posées, les lois, si vous aviez posé des régles avec votre fils, les valeurs de res­pect d’autrui auraient émer­gées, même cas de figure, si l’on veut qu’il y ait adé­qua­tion entre éco­no­mie réelle et liqui­di­té, ces régles de res­pect juste entre les para­mètres doivent être abso­lu­ment expri­mées et toute dérive doit être répri­mée sévè­re­ment car une valeur ne tombe jamais du ciel, ce sont les régles bien posées qui la font adve­nir et jamais le contraire.

    Des lois claires empê­chant toute dérive sont une réponse tout à fait basique et de bon sens. Poser des règles qui empêchent le can­cer de se méta­sta­ser pour que les valeurs d’adéquation entre éco­no­mie réelle et liqui­di­té puissent émer­ger, en fait , c’est très très simple et il n’y a pas lieu de com­pli­quer à l’excés, s’appuyer sur des régles dras­tiques et infran­gibles et les valeurs qu’on espère tous ici venir au monde, naî­tront, c’est pas sorcier.

    Pas la peine de faire la révo­lu­tion, de sor­tir les armes, de convo­quer des hordes de groupes éso­té­riques res­pon­sables de tout le mas­sacre actuel, non, juste, un retour à la loi et à la jus­tice et du bon sens, sans oublier les sens basiques dont la nature nous a pour­vu, ils sont au nombre de 5, 6 si l’on compte l’es­prit comme le font cer­tains, mer­ci en tout cas de nous per­mettre de confron­ter les points de vue Bru­no, c’eSt seule­ment comme cela que nous savons vrai­ment ce que nous pensons.

    Réponse
  116. Catherine

    II- Com­ment faire pas­ser l’i­dée que c’est une ques­tion qui revient à tous et qui doit se faire dans le cadre de la loi qui est bafouée actuel­le­ment quoi­qu’on en dise.

    Les prin­cipes fon­da­teurs de notre consti­tu­tion sont mépri­sés de façon éhon­tée à tout ins­tant de notre vie.

    Nous avons soi-disant des re-pré­sen­tants, alors appe­lons ces dits re-pré­sen­tants à faire leur bou­lot de repré­sen­tants et pour cela, com­ment fait-on ?

    Peut-être peut-on s’ins­pi­rer de Ber­nays, sa métho­do­lo­gie est une affaire qui marche, elle a fait ses preuves.

    La ter­mi­no­lo­gie « pro­pa­gan­da » ne doit pas heur­ter, il s’a­git bien de pro­pa­ger cette idée que nous n’a­vons pas à obéir à quelque chose qui est hors la loi et qui nous tue, qui hypo­thèque com­plè­te­ment l’a­ve­nir, plus que de pro­pa­gande qui a une conno­ta­tion péjo­ra­tive, il s’a­git davan­tage de contre-pro­pa­gande et avoir force de pro­po­si­tion cohérente.

    Faire des pro­po­si­tions spé­ci­fiques, mesu­rables, for­mu­lées en actions positives,réalisables et mar­quées dans le temps, ouvrir des portes, offrir des alter­na­tives, plus que de vou­loir fer­mer et obs­truer la circulation.

    Voi­ci le lien de propaganda :

    http://​www​.edi​tions​-zones​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​b​o​n​u​s​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=21

    On peut lire en ligne, voi­ci le sommaire :

    Som­maire

    Pré­face
    1. Orga­ni­ser le chaos
    2. La nou­velle propagande
    3. Les nou­veaux propagandistes
    4. La psy­cho­lo­gie des rela­tions publiques
    5. L’en­tre­prise et le grand public
    6. La pro­pa­gande et l’au­to­ri­té publique
    7. La pro­pa­gande et les acti­vi­tés féminines
    8. La pro­pa­gande au ser­vice de l’éducation
    9. La pro­pa­gande et les œuvres sociales
    10. L’art et la science
    11. Les méca­nismes de la propagande

    Voyons ensemble com­ment s’y prendre et ris­quons-nous à pro­po­ser quelque chose, pire qu’au­jourd’­hui ce ne sera pas pos­sible de toute façon, nous ferons for­cé­ment mieux.

    A vos neu­rones ! à défaut de « à vos cassettes »
    de je ne sais plus qui.

    bonne jour­née à tous !

    Réponse
  117. bruno lemaire

    @Catherine,

    j’aime bien votre ana­lo­gie sur le « pater fami­liae » que je suis (mais pas un bon). J’ai 5 enfants, 9 petits enfants, mais je ne suis pas sûr d’a­voir été par­ti­cu­liè­re­ment effi­cace dans ce contexte.

    Quoi­qu’il en soit, je suis d’ac­cord avec vous que nous sommes en par­tie co-res­pon­sables de ce qui se passe.

    Notre pre­mier devoir serait d’exi­ger la trans­pa­rence, d’exi­ger par exemple que toutes les rému­né­ra­tions, salaires ou pas salaires, puissent être connues. Récla­mer un éven­tail maxi­mum sur les salaires doit bien faire rire dans les chau­mières, ou plu­tôt les châ­teaux, des 2 à 3% des plus riches.

    Notre deuxième devoir serait peut être d’exi­ger, en dehors de tout par­ti poli­tique, en dehors donc du CSA, d’a­voir une chaîne (canal TNT) mis à la dis­po­si­tion de tous ceux qui veulent s’exprimer.

    La seule cen­sure serait une cen­sure de « cour­toi­sie » – cela chan­ge­rait. Chaque jour, un thème nou­veau serait abor­dé. Bien sûr, la « repré­sen­ta­ti­vi­té » pose­rait pro­blème, mais c’est tou­jours le cas lorsque l’on veut don­ner la parole aux « sans voix » (et par­fois « sans voie »)

    MAis, cela étant, j’a­voue que je suis assez « sec » sur la façon de chan­ger le sys­tème, de le réfor­mer sans vio­lences inutiles. La situa­tion actuelle est into­lé­rable, du moins pour beau­coup. Pour moi, je suis un pri­vi­lé­gié, et je ne peux que consta­ter la colère, tou­jours com­pré­hen­sible, par­fois légi­time, qui vient des exclus.

    A vos idées donc,

    cor­dia­le­ment, Bruno.

    PS. Je ne sais pas si j’ai vrai­ment envie que la France quitte l’Eu­rope, même si j’ai voté non au réfé­ren­dum – pour de mau­vaises rai­sons peut être – en 2005. Je vote­rai main­te­nant non, à cause du fameux article 104 sur la monnaie.

    Mais la zone euro semble un carcan.
    On peut sans doute exi­ger l’ins­tau­ra­tion du Reve­nu Mini­mum de Digni­té au niveau de la France, mais impo­ser une TVA sociale me semble impos­sible sans l’ac­cord de l’Eu­rope. C’est pour­tant, d’a­près moi, la seule façon d’é­vi­ter les délo­ca­li­sa­tions. Alors …

    Réponse
  118. Catherine

    Je vous ras­sure Bru­no, la per­fec­tion, c’est la mort, aus­si nous fai­sons cha­cun au mieux avec nos imper­fec­tions respectives.

    Le prin­ci­pal tout compte fait, étant d’en­gran­ger et d’en­gram­mer au niveau mné­sique les fruits de nos erre­ments, qu’ils servent à réajus­ter notre bous­sole vers l’axe que nous ciblons, c’est le faire qu’il nous revient de faire et qui va com­men­cer à bar­ber tout le monde depuis que j’en parle, mais j’in­siste car il me semble que notre res­pon­sa­bi­li­té et le sens de notre vie se trouvent-là, très précisément.

    Je recentre plus pré­ci­sé­ment sur les moda­li­tés de ce qui nous occupe.

    Pour qu’un désir de réforme s’ins­crive dans les faits nous dit Ber­nays, il ne suf­fit pas que de nom­breuses per­sonnes le par­tagent- elles doivent l’ex­pri­mer clai­re­ment-pour l’im­po­ser avec force au légis­la­teur par exemple.

    Je pro­pose donc d’é­la­bo­rer des requêtes qu’on pour­rait appe­ler « smart », je m’explique.

    Le but de cette requête serait d’ex­pri­mer clai­re­ment nos exi­gences de façon à évi­ter toute ambi­guÏ­té dans la communication.

    La tech­nique de cette requête repo­se­rait sur la reprise des cinq pre­mières lettres de ce mot « smart » élé­gant dans ce monde si in-élé­gant, c’est déjà un début de message…

    Le S pour spé­ci­fique : c’est une demande adres­sée à une per­sonne iden­ti­fiée, pas un « on ».

    Le M pour mesu­rable : à laquelle la réponse dési­rée peut-être obser­vable ( exemple : nous vou­lons pou­voir nous expri­mer vs nous voulons
    une chaîne et des fré­quences pour dif­fu­ser une infor­ma­tion et sus­ci­ter des débats citoyens)

    le A pour action posi­tive, exemple pro­mou­voir la réflexion

    Le R pour réa­liste ou réa­li­sable càd à la mesure des capa­ci­tés actuelles à y répondre.

    Le T qui pres­crit un délai clair de temps.

    L’u­ti­li­té, c’st d’an­crer notre demande dans la réa­li­té pour pré­ve­nir toute contestation ;

    Les règles d’ap­pli­ca­tion se décrivent de façon objec­tive, sur l’ob­ser­vable et non sur l’interprétation.

    On jus­ti­fie et on res­pon­sa­bi­lise en appuyant et moti­vant la demande en se basant sur l’ap­pli­ca­tion d’élé­ments ins­crits dans le pré­am­bule de notre consti­tu­tion ou de tout autre texte fondamental.

    En conclu­sion, cette demande est une recherche de col­la­bo­ra­tion de l’autre.

    Qu’en pen­sez-vous ?

    Réponse
  119. Catherine

    Bon, ça se bous­cule pas au por­tillon, alors ce qui serait inté­res­sant de savoir c’est pour­quoi il n’y a pas d’é­cho ? qu’est-ce qui fait qu’on se retient ? en quoi ça ne vous semble pas réa­li­sable ? c’est le tâton­ne­ment qui fait avan­cer, et si vrai­ment ça n’é­voque rien, c’est que ce n’est pas une bonne idée pour l’instant,le fruit n’est pas mûr peut-être ? ou il y a peut-être de bien meilleures idées ? mais il faut se jeter à l’eau car bien­tôt ce ne sera même plus pos­sible de recou­rir à la jus­ti­fi­ca­tion des textes fon­da­men­taux comme le Pré­am­bule, ils seront tous tabu­la rasa sur l’au­tel baro­séen de la sainte écri­ture en tou­jours constante réécriture !

    Réponse
  120. gilles

    Bon­jour Cathe­rine, toutes mes pen­sées ami­cales, je pense que tu uti­lises des ana­lo­gies comme celle de l’au­to­ri­té paren­tale avec celle de la loi dont la per­ti­nence est valable au point de vue sym­bo­lique, mais moins valable pour expli­quer et com­prendre toutes les nuances et les sub­ti­li­tés du monde actuel. Tu veux rai­son­ner par ana­lo­gie pour ne pas­ser par un savoir plus appro­fon­di, mais alors, à mon avis, tu dois à chaque pas de ton rai­son­ne­ment, éva­luer par un recul sur toi-même, le degré de per­ti­nence de tes ana­lo­gies. Pre­nons encore la même ana­lo­gie, celle entre la loi et l’au­to­ri­té pater­nelle, elle était plus per­ti­nente dans les socié­tés tri­bales, cla­niques dont l’or­ga­ni­sa­tion était très proches de celle de la famille, alors que le monde d’au­jourd’­hui est plus ouvert. Pose-toi des ques­tions : « Quelles sont les per­sonnes qui influencent la rédac­tion de loi, quelles sont les per­sonnes qui rédigent la loi dans un espace don­né, par exemple, la France ou l’UE en 2010 ? »

    « Les cour­tiers, les orga­nismes finan­ciers et ban­caires n’ont-ils fait aucun lob­bying pour chan­ger les lois orga­ni­sant leurs activités ? »

    « Par quels méca­nismes et selon quelles évo­lu­tions, l’es­pace et la per­ti­nence de la loi ont-ils recu­lés et sous l’in­fluence de quelles forces ? »

    « Com­ment une auto­ri­té exé­cu­tive non-élue comme les auto­ri­tés de l’UE rat­ta­chées à aucun peuple en par­ti­cu­lier peuvent-elle reflé­ter la sou­ve­rai­ne­té populaire ? »

    « Com­ment réta­blir l’au­to­ri­té de la loi si celle-ci n’est plus un reflet assez fidèle de la sou­ve­rai­ne­té populaire ? »

    À bru­no lemaire !? Quel pseu­do­nyme ! La France ne quit­te­ra jamais l’Eu­rope, si cela peut vous ras­su­rer, c’est une par­tie du conti­nent eur­asia­tique, mais elle peut très bien déci­der de plus obéir à cer­taines direc­tives ( vous voyez le mot qui a été choi­si est par­lant, on ne dis­cute pas une direc­tive, on obéit ou déso­béit ), elle peut déci­der de négo­cier sa sor­tie de l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique Union Euro­péenne par le biais de l’ar­ticle 49 A du trai­té de Lis­bonne. Se cacher que la sor­tie de l’UE crée­ra un choc éco­no­mique n’est pas la bonne démarche pour abor­der la ques­tion. Abor­der fran­che­ment la ques­tion est le meilleur moyen de résoudre cet écueil afin de le rendre pas­sa­ger. Déjà nous pou­vons voir que des pays ont aban­don­né la sécu­ri­té que leur don­naient l’ap­par­te­nance à enti­té plus grande pour obte­nir leur indé­pen­dance en pas­sant par un pas­sage dif­fi­cile mais qu’il se sont rele­vés car ils avaient confiance en leurs capa­ci­tés et étaient vigou­reu­se­ment atta­chés à leur patrie. Je cite par exemple l’Inde qui a quit­té l’Em­pire bri­tan­nique et la livre ster­ling. Qu’est-ce qu’on a moqué les indiens et Ghan­di en leur disant qu’ils allaient retour­ner en arrière avec leur indé­pen­dance ! Que ne s’est-on pas moqué de leur mon­naie qui ne valait pas une rou­pie ! Et aujourd’­hui que voyons nous ? Le groupe Mit­tal n’a-t-il pas ache­té un pan entier des acié­ries européennes ?

    Quelle est la per­ti­nence de mon ana­lo­gie entre l’Inde de 1947 et la France de 2010 ?

    Est-ce que la per­ti­nence de cette der­nière ana­lo­gie ne s’est pas réduite avec la volon­té de mon­dia­li­sa­tion pous­sée par les accords suc­ces­sifs du GATT, la créa­tion de l’Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale du Com­merce, qui pré­fère les contrats com­mer­ciaux à la loi, l’ accord de déré­gu­la­tion du com­merce connu sous le nom d’AGCS, Accord Géné­ral sur le Com­merce des Services ?

    Le com­merce mon­dia­li­sé et le libre-échange n’est-il pas gros consom­ma­teur d’éner­gie d’o­ri­gine fos­sile comme le pétrole et le char­bon voué à s’é­pui­ser et d’ores et déjà à nous pol­luer, les éner­gies de l’a­ve­nir ne sont-elles point locales comme l’éo­lien et le solaire ?

    Le com­merce mon­dia­li­sé et le libre-échange ne pro­fite-t-il pas qu’aux plus forts éco­no­mi­que­ment ? Le décol­lage éco­no­mique de l’Inde de la Chine ne s’est-il pas fait au départ avec des mesures de pro­tec­tion de l’industrie ?

    N’y a‑t-il pas un équi­libre à trou­ver entre une spi­rale de plus en plus libre-échan­giste qui éta­blit le règne de fer des action­naires et fait recu­ler la sou­ve­rai­ne­té des peuples ( Le peuple est sou­ve­rain et exerce sa sou­ve­rai­ne­té par l’in­ter­mé­diaire de ses repré­sen­tants, c’est la défi­ni­tion de la démo­cra­tie ) et une spi­rale de plus en plus pro­tec­tion­niste qui a déjà conduit les peuples à la guerre ?

    Ne peut-on point trou­ver un méca­nisme inter­na­tio­nal de régu­la­tion des échanges com­mer­ciaux afin d’ins­tau­rer non pas un équi­libre total des balances com­mer­ciales des pays, mais des limites aux déséquilibres ?
    Un équi­libre total, ce n’est pas pos­sible, si les pays, les entre­prises, les per­sonnes échangent, c’est bien qu’il y a dés­équi­libre. Je peux bien échan­ger 2 Kg de carottes que j’ai ache­té avec les 2 Kg de carottes de même qua­li­té de mon voi­sin afin d’a­voir un strict et par­fait équi­libre des échanges, mais je vois pas vrai­ment l’intérêt.

    La France ne serait-elle pas bien ins­pi­rée si elle pre­nait l’i­ni­tia­tive de réflé­chir et de pro­po­ser un méca­nisme de limi­ta­tion des dés­équi­libres des balances com­mer­ciales entre pays ? Ceci pour créer une orga­ni­sa­tion qui rem­pla­ce­rait l’OMC. Si le Mali a une balance com­mer­ciale trop défi­ci­taire avec la France sur cer­tains pro­duits, pre­nons un exemple le pou­let, il aurait dans ce cas le droit de réta­blir un mini­mum de droit de douane afin que les pou­lets fran­çais éle­vés en bat­te­rie ne déferlent plus sur le Mali et concur­rencent trop for­te­ment les éle­veurs de volaille maliens.

    Réponse
  121. A-J Holbecq

    Cathe­rine

    Le seul objec­tif d’une bonne par­tie des can­di­dats qui devien­dront par­le­men­taires et pour­ront (peut être) faire évo­luer les lois, c’est d’être élus ou réélus.

    Pour cela ils ont quand même besoin de bul­le­tins à leur nom.

    Il me semble que le seul moyen est donc que beau­coup de citoyens posent clai­re­ment le problème.
    Je vote­rai pour vous si.…
    Je ne vote­rai pas pour vous si.…

    Réponse
  122. Catherine

    Une ana­lo­gie reste une ana­lo­gie Gilles, elle n’a pas la pré­ten­tion d’é­pou­ser tous les traits de la figure qu’elle refléte, non, juste les carac­té­ris­tiques les plus saillantes, pour faire sens, c’est une image. Elle n’a pas d’autres prétentions.

    Je vou­lais sur­tout mettre l’ac­cent sur le fait qu’en ne fai­sant rien nous fai­sons quelque chose, c’est à dire que nous auto­ri­sons ce qui se passe et qu’à ce titre nous avons une trés lourde res­pon­sa­bi­li­té dans ce qui arrive, et qu’il faut arrê­ter de jouer les vic­times, on est vic­time car on accepte d’être vic­time, et que ça com­mence bou­gre­ment à m’é­ner­ver cette apa­thie congé­ni­tale, ces plaintes qui ne débouchent sur rien, voi­là ce que je vou­lais dire.

    Beau­coup de gens pensent qu’en ne fai­sant rien, au moins ils ne font pas de mal, c’est contre ce genre de conne­ries absurdes et patho­lo­giques de sur­croît, qu’il faut se battre, car ces idées-là empêchent tout élan de trans­for­ma­tion des liens socié­taux quels qu’ils soient.

    Il y a un vrai com­bat à réa­li­ser au niveau du lan­gage et des repré­sen­ta­tions men­tales, car il ne faut jamais oublier qu’une idée qui passe et repasse sans cesse est un moyen de par­ve­nir à un but.

    Pour modi­fier une struc­ture càd un ensemble de liens, on pro­voque par l’i­dée pro­pa­gée, une opi­nion qui pro­vo­que­ra une action.

    Celui qui pro­page des idées est celui qui pro­page une opi­nion et il pro­dui­ra inévi­ta­ble­ment des effets sur la socio-culture, d’où ma sévé­ri­té tout à fait jus­ti­fiée à mon sens, à l’é­gard d’un gugusse comme Jorion et consorts.Freiner des quatre fers et se refu­ser à admetre l’empoisonnement, c’est par­ti­ci­per à l’empoisonnement, ou alors c’est dire qu’un noir est blanc.

    J’é­tais une mau­vaise élève à l’é­cole, c’est peut-être ça, il doit me res­ter des sco­ries, j’ai pas inté­gré tout ce qu’il y avait à inté­grer, ça doit être ça !

    Bref, ça nous regarde tout ce qui se passe par­tout, car c’est de notre vie dont il s’a­git et que ce plat-là, la vie, on ne nous le res­ser­vi­ra pas une deuxième fois, il fau­drait quand même bien que ça s’en­gramme dans les neu­rones, que ça laisse une trace, on nous vole ce qu’il y a de plus pré­cieux en nous, sous des pré­textes fal­la­cieux, quelque chose d’une fata­li­té à laquelle il fau­drait obéir et se sou­mettre pour Dieu sait quelle rai­son qu’on nous martèle.

    Moi, j’en ai marre de toutes ces conne­ries et j’en ai marre de voir les gens s’a­bî­mer comme ils s’a­bîment, la psy est la concré­tion de tous les mal­heurs du monde, et c’est pas pos­sible que ça conti­nue comme ça, c’est plus tenable, il faut que les gens se réveillent et aient le sur­saut salu­taire de dire non, ça suf­fit toute cette dépra­va­tion, toute cette chien­lit, on ne joue plus à ce jeu-là !

    Et puis, y’a beau­coup de gens qui ne veulent pas savoir, je n’en­tends que ça ici à l’hos­to où je bosse, à non, moi, je pré­fére pas savoir tout ce qui se passe, ça m’as­som­brit, ça fait ceci, ça fait cela. Ils veulent une paix de mort-vivants!Ils vont l’a­voir, ils l’ont déjà !

    Mais quand est-ce qu’on va deve­nir adulte et arrê­ter de se voi­ler la face, quand est-ce qu’on va se confron­ter une bonne fois à ce qui fait mal, et arrê­ter de lou­voyer, quand est-ce qu’on va débal­ler le linge sale et faire le tri, ça j’garde, ça je jette.

    Rien n’est fai­sable jus­q’au moment où ça se fait !

    Réponse
  123. NingúnOtro

    @ A‑J Holbecq

    Vous y êtes… presque !

    La seule façon de se débar­ras­ser de TOUS ces par­le­men­taires pro­fes­sion­nels qui ne cherchent qu’a être réélus…

    … c’est de pro­mou­voir la pré­sence comme can­di­dats d’autres citoyens qu’eux. Ils sont maitres et sei­gneurs des par­tis poli­tiques exis­tants… ergo, il faut UN NOUVEAU PARTI qui ne se trouve pas sous leur influence, de pré­fé­rence un par­ti dont struc­tu­rel­le­ment ils ne puissent prendre le contrôle. Un par­ti avec des buts clairs et UNIVERSELS (ni gauche, ni droite, ni fric, juste de la logique et de l’é­thique) à court terme ET une pro­cé­dure de dis­so­lu­tion popu­laire qui empêche que le par­ti puisse sur­vivre juste parce-que ces cadres le veulent et y voient leur intérêt.

    Comme cela, tout le monde peut sou­te­nir l’ex­pé­riment sans avoir à ava­ler l’im­pres­sion qu’il en devient l’es­clave, et que celui-ci est tem­po­rel, soit que tout rede­vient comme avant en cas d’é­chec, sans fac­ture per­ma­nente à payer.

    C’est pour ne pas vou­loir s’a­ven­tu­rer sur cette logique, que j’es­time incon­tour­nable si on veut réel­le­ment s’af­fran­chir de la tutelle poli­tique qu’on subit, que je n’ai pas sou­te­nu le Plan‑C, et que je ne peu sou­te­nir l’i­dée idiote de faire pres­sion sur les par­tis existants.

    Ce qu’il faut, c’est les condam­ner tous à l’os­tra­cisme et récu­pé­rer leurs votants pour une alter­na­tive LIBRE de servitudes.

    Rien qu’en ras­sem­blant les abs­ten­tion­nistes et ceux qui votent droite ou gauche avec des pince-nez… mais on pour­rait aus­si très bien récu­pé­rer ceux qui tiennent encore à une logique et une éthique cohé­rente mais qui croient encore la voir aus­si dans quelques gauches et quelques droites.

    Puis, ce mou­ve­ment DOIT ÊTRE MONDIAL, faute de quoi il ne fera jamais assez le poids nulle part parce-que il ne pour­ra pas jouer sur les équi­libres géo-stra­té­giques et les citoyens seront menés à voter pour ceux qui leur pro­mettent de ren­for­cer leurs inté­rêts géo-stra­té­giques locaux pour s’ar­mer contre ce même mou­ve­ment chez les autres.

    C’est pour cela que je n’in­ves­tis non plus des efforts sur un scé­na­rio que trop d’entre vous main­tiennent fran­çais en exclusivité.

    Il y a beau­coup à faire, avant que plus rien ne soit pos­sible… mais tout ce qui n’est pas opti­mal est une perte de temps et à défaire plus tard… alors plu­tôt ne pas y lais­ser des res­sources qui n’a­bondent pas.

    Je ne suis sur­ement pas le seul à attendre quelque-chose de réel­le­ment utile avant de me lan­cer, et ceux qui pro­meuvent, tout pleins de bonne foie qu’ils soient, des ini­tia­tives qui n’ont aucune chance d’a­bou­tir à quelque chose d’u­tile, perdent leur temps et nous font perdre le nôtre (de ceux qui vou­draient une ini­tia­tive réel­le­ment utile, pas seule­ment moi).

    Comme j’ai dit sur le forum quelque-part… je ver­rai ce qu’il y à d’u­tile lorsque tout le monde aura dit ce qu’il pense, dans deux semaines peut-être. Avant, j’ai bien peur que ce soit inutile.

    Réponse
  124. A-J Holbecq

    @NingúnOtro

    Bien sur, vous avez rai­son. Lorsque ce par­ti exis­te­ra je lui pose­rai les ques­tions qui me tiennent à cœur et je vote­rai pour ses can­di­dats si leurs réponses cor­res­pondent à ce que je crois néces­saire de faire.

    Mais en atten­dant, n’ayant pas d’autre solu­tion, je m’a­dres­se­rai aux par­tis existants.

    Réponse
  125. gilles

    à NingùO­tro : La ques­tion de l’internationalisme de l’extrême gauche et du mou­ve­ment qui doit être mon­dial sinon rien, me semble rele­ver du faux pro­blème. L’internationalisme consiste à recon­naître que, par delà les fron­tières, nous par­ta­geons avec « l’autre » les mêmes pro­blèmes. Ce constat est vrai et j’y suis très atta­ché. Mais dire que l’on par­tage les mêmes pro­blèmes ne signi­fie pas que l’on puisse éla­bo­rer ensemble des solu­tions néces­sai­re­ment com­munes. Les cadres poli­tiques, les ins­ti­tu­tions, sont des créa­tions de l’histoire et elles spé­ci­fient les espaces natio­naux comme des espaces poli­tiques par­ti­cu­liers. Ce sont dans ces espaces poli­tiques par­ti­cu­liers qu’il nous faut trou­ver des solutions.

    Réponse
  126. NingúnOtro

    Gilles,

    Il ne s’a­git pas d’é­la­bo­rer ensemble des solu­tions néces­sai­re­ment com­munes. On ne peut pas agir ensemble, et les solu­tions ne sont pas communes.

    Ce qu’il faut… c’est ne pas mettre dans nos solu­tions locales des mesures contre les­quelles les autres n’ont pas d’autre alter­na­tive que se défendre.

    C’est en demeu­rant des pré­da­teurs que nous obli­geons les autres à le rester.

    L’i­dée est de rendre pos­sible de réduire le niveau d’a­gres­si­vi­té dans nos com­por­te­ments, d’une telle façon que pro­gres­si­ve­ment nous pus­sions réin­ves­tir dans quelque chose de socia­le­ment pro­duc­tif les res­sources tou­jours crois­santes qui vont vers les mon­tagnes d’ar­tille­rie offen­sive et défen­sive qui ne servent à autre chose qu’a s’an­nu­ler mutuellement.

    Il faut recon­naitre d’une fois pour toutes… que l’ac­crois­se­ment de la « com­pé­ti­ti­vi­té » ne sert qu’a essayer de débor­der les efforts de l’autre dans l’a­li­men­ta­tion de cette mon­tagne inutile de res­sources gaspillées.

    Pour avoir une chance d’ar­rê­ter cette course ici, il faut convaincre aus­si les autres de l’ar­rê­ter la-bas (ou-que-ce-soit).

    Pour cela, il n’est pas néces­saire d’être les mêmes au pou­voir par­tout, ni de s’y prendre de la même façon partout.

    Ces espaces poli­tiques par­ti­cu­liers sont des ins­tru­ments… pour y chan­ger quoi-que-ce-soit il faut y faire sor­tir les squat­teurs lob­byistes et égo­cen­triques, et cela n’est pos­sible qu’en votant pour des alter­na­tives qui ne portent pas le lob­byisme et l’é­go­cen­trisme dans leur étendard.

    Dans ce lot, je mets tous ceux qui tournent déjà trop long­temps dans le manège… je me fous du fait qu’ils soient de gauche ou de droite, ou cen­tristes ou même extra­ter­restres. Je veux des gens logiques et éthiques qui puissent avoir l’op­por­tu­ni­té de mettre l’in­té­rêt de la com­mu­nau­té devant le propre. Et cela tant ici comme à l’autre bout du monde. Des gens avec qui on puisse se mettre d’ac­cord sur ce qui convient… sans que les inté­rêts pri­vés éta­blis de longue date puissent s’en mêler trop.

    Cela ne sert à rien de deve­nir des pou­lets inof­fen­sifs ici s’ils res­tent des renards la-bas ou vice-ver­sa, parce-que alors les renards mangent les pou­lets et cela repart avec des renards des deux cotés.

    Les espaces poli­tiques par­ti­cu­liers ne sont jamais iso­lés les uns des autres, et il faut en tenir compte des le début.

    Réponse
  127. NingúnOtro

    @A‑J Hol­becq
    Lorsque ce par­ti existera…

    …bien sur, si vous atten­dez qu’il existe tout autant que les autres… vous pou­vez attendre la fin de l’é­ter­ni­té. On ne sera jamais assez pour le com­men­cer, ce parti.

    Réponse
  128. Catherine

    Réponse au mes­sage 130 de notre ami espagnol.

    Alors, vois-tu Ningú­nO­tro, j’sais pas pour­quoi, en fait, tu dois pas le faire exprès et peut-être ne t’en rends-tu pas compte, mais y’a tou­jours comme un souffle de pré-ten­tion dans tes écrits, comme si tu nous par­lais d’un tout, omni­scient, comme dans cer­tains romans écrits de ce point de vue, mais le sou­ci, c’est que tu ne l’es pas encore omni­scient, tu es un qui­dam de base qui a réflé­chi, certes, je ne conteste pas cet aspect-là, mais qui ne sait pas tout, cepen­dant, et qui se doit d’a­van­cer comme tout un cha­cun, avec le doute aux tripes.

    Alors je vais répondre à ce qui s’in­si­nue sub­ti­le­ment mais a mini­ma dans ton mes­sage pour celui qui s’es­saie à lire entre les lignes.

    Certes, ce que j’ai pro­po­sé est ridi­cu­le­ment petit et inver­se­ment pro­por­tion­nel à toutes les salo­pe­ries qui nous tombent sur la caboche tous les jours, mais vois-tu Ningú­nO­tro, je crois qu’il faut pro­cé­der avec cou­rage mais aus­si avec pru­dence, alors ce qui te semble être pure perte de temps et ce qui me vaut des sar­casmes condes­cen­dants, a tout compte fait pro­duit les effets escomptés.

    Cela a sus­ci­té un échange et ça, vois-tu, c’est quelque chose, parce que du coup , on fait des pro­po­si­tions, on se place ici ou là, mais ça bouge sur l’é­chi­quier, et ça me semble bien mieux que de se pelo­ton­ner dans son quant à soi en se disant, c’est fichu !

    Il y a par­fois d’autres choses der­rière les apparences !

    Réponse
  129. bruno lemaire

    @Gilles, « bru­no lemaire » n’est pas un pseu­do­nyme, c’est mon nom, depuis 65 ans…, déso­lé de vous déçe­voir (peut être 😉 )

    Si un Enarque s’ap­pelle presque comme moi, c’est sans doute fâcheux 😉

    Pour l’Eu­rope, je pense que le trai­té actuel est mal fichu. De là à le chan­ger, pas simple …

    Je n’a­vais pas réagi plus tôt, car je suis sur plu­sieurs blogs, et celui d’E­tienne ne nous envoit pas de mes­sage quand il y a du mou­ve­ment. du coup je l’a­vais un peu délais­sé depuis 24 h, ras­su­rez vous Cathe­rine, je vais essayer d’être SMART, mais pas ce soir.

    Cor­dia­le­ment, B.L.

    Réponse
  130. bruno lemaire

    @catherine,

    je suis assez d’ac­cord sur le fait que, si on ne fait rien, il ne faut pas se plaindre après.

    Donc il faut effec­ti­ve­ment être SMART, rt pro­pa­ger les idées que l’on croit bonnes, et se battre contre les idées que l’on croit mau­vaises. Je pense que le blog d’E­tienne ain­si que celui d’A­JH, ain­si que le blog « post­jo­rion » tentent de contri­buer à cela. Mais ils n’ont pas, hélas, l’au­dience de celui de P.J., qui a évi­dem­ment d’autres appuis.

    Mais il faut persévérer.

    Quant à créer le par­ti des sans par­tis ? Les sup­por­ters du cré­dit social avaient essayé de faire cela au Cana­da il y a 50 ans, cette noble idée a été assez vite détour­née. Mais peut être fau­drait-il la relancer.

    Ami­ca­le­ment, Bru­no Lemaire, le seul, le vrai (je dis cela pour gilles)

    Réponse
  131. Alain

    « L’u­sage de la logique est néces­saire à l’in­tel­li­gi­bi­li­té, le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à l’in­tel­li­gence. La réfé­rence à la logique est néces­saire à la véri­fi­ca­tion. Le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à la vérité ».

    Edgar Morin

    Un nou­veau par­ti répon­dra avec une « logique de par­ti » aux autres « logiques de partis »…

    Il me semble que le « nou­veau » peut sur­gir autre­ment, quel­que­part dans l’at­mo­sphère ioni­sée qui reste « pos­sible » en lévi­ta­tion « entre les par­tis dits unitaires » :

    Ce « tout » sera supé­rieur aux parties…et donc aux partis…y com­pris au « nou­veau par­ti »…Il s’a­git de ce que « la socié­té civile » peut apprendre à faire « avec et contre les partis ».

    Réponse
  132. Catherine

    Le tout est plus que la somme des par­ties, et ce plus, c’est jus­te­ment __la nature et la struc­ture des liens, de tous les rap­ports entre
    les élé­ments de toutes struc­tures, rela­tion donc et puis in-for­ma­tion, le inde in-for­ma­tion est impor­tant car il indique qu’il s’a­git d’une for­ma­tion de l’in­té­rieur, c’est une méta­bo­li­sa­tion qui se fait, on fait corps avec ce qui se pré­sente, on l’ab­sorbe, il nous consti­tue ce qui fait qu’un Durck­heim dif­fé­ren­cie celui qui a un corps de celui qui est__ un corps.

    Quand l’in­for­ma­tion est réel­le­ment inté­rio­ri­sée le corps et son conte­nant ne sont plus dès lors deux choses sépa­rées, ils font corps jus­te­ment. Et du coup, ça me fait pen­ser à Orwel quand il parle du grain de blé qui n’est pas absor­bé, toute la dif­fé­rence entre ce qui reste en sur­face et glisse donc for­cé­ment sans avoir aucun impact et ce qui est digé­ré, assi­mi­lé, et qui peut donc pro­duire quelque chose.

    Lupas­co et son tiers inclus offre des voies de com­pré­hen­sion mer­veilleuseS, il fau­drait s’y inté­res­ser davan­tage, pour ma part c’est ce que je vais faire, je suis cer­taine qu’il y a des choses à pui­ser pour dépas­ser( petit clin d’oeil à E. Morin)les contra­dic­tions qui tra­vaillent notre quotidienneté.

    Réponse
  133. bruno lemaire

    @Alain.
    Edgar Morin est sûre­ment très inté­res­sant, mais pour moi sa cita­tion ne veut rien dire, en par­ti­cu­lier « le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à l’intelligence ».

    Je ne pense pas d’ailleurs que c’est en se réfu­giant der­rière des auteurs, aus­si impor­tants soient-ils, et des phrases sibyl­lines que l’on sor­ti­ra de la crise actuelle.

    A la limite, je pré­fère la « pen­sée transversale ».

    Cor­dia­le­ment, B.L.

    Réponse
  134. Catherine

    Edgar Morin est ter­ri­ble­ment inté­res­sant, et quand il parle du dépas­se­ment de la logique qui serait néces­saire à l’intelligence, il inclut plein pot cette dimen­sion dont Lupas­co a fait la clé de voûte de sa phi­lo­so­phie, je veux par­ler de cette dimen­sion qui serait un peu l’identité des contra­dic­toires, le tiers inclus.

    Alors bien sûr, ça peut déran­ger parce que ça vient heur­ter nos appren­tis­sages telle la dua­li­té aris­to­té­li­cienne, mais des gens comme Lupas­co ne rejette pas la logique clas­sique, il l’englobe.

    Pour lui, et pour des gens comme Morin, je crois, la logique clas­sique est une macrologique uti­li­taire à grosse échelle, qui réus­sit plus ou mois pra­ti­que­ment ( p 20- pro­lé­go­mènes à une science de la contradction)).

    En revanche, la logique du contra­dic­toire se présente…comme la logique même de l’expérience, en même temps que comme l’expérience même de la logique ( p21 du même livre).

    Si ces idées vous inté­ressent, allez donc sur le site du CIRET, ou tapez sur votre cla­vier, Basa­rab Nico­les­cu ou Lupas­co, c’est magni­fique vrai­ment, un vrai enchan­te­ment sans exagération !

    Vous par­lez de pen­sée trans­ver­sale Bru­no, là, en l‘occurrence c’est une pen­sée qui vient tra­ver­ser les dis­ci­plines et qui vient offrir des espaces de com­pré­hen­sion à l’intersection de ces mêmes dsci­plines, c’est génial, je vous assure.

    Et contrai­re­ment à ce que vous dites, excu­sez-moi, c’est tout à fait en lien avec ce qui nous occupe, mais vous ne le savez pas encore Bru­no, soyez curieux et allez voir sans trop d’a prio­ri néga­tifs, vous serez ébloui, j’en suis sûre !

    Des liens sont à faire avec notre vécu social, et il me semble pour ma part que l’ac­tion par excel­lence c’est la compréhension,l’intelligence d’une situa­tion, car dès lors qu’elle s’ins­talle et que vous com­pre­nez que quelque chose n’est pas juste, vous aban­don­nez cette chose, et là, si nous com­pre­nons ce qui nous enchaîne, ces chaînes-là, nous aurons envie de nous en défaire, ensuite ne res­te­ra plus que le moyen, mais si la com­pré­hen­sion s’ins­talle ensuite ça peut aller trés trés vite, je crois.

    Tout se libére par renon­ce­ment à vou­loir boire le poi­son davan­tage, les portes s’ouvrent, enfin !

    Réponse
  135. gilles

    Cathe­rine tu disais : 
    « Moi, j’en ai marre de toutes ces conne­ries et j’en ai marre de voir les gens s’a­bî­mer comme ils s’a­bîment, la psy est la concré­tion de tous les mal­heurs du monde, et c’est pas pos­sible que ça conti­nue comme ça, c’est plus tenable, il faut que les gens se réveillent et aient le sur­saut salu­taire de dire non, ça suf­fit toute cette dépra­va­tion, toute cette chien­lit, on ne joue plus à ce jeu-là ! »

    Tiens tu as des frères d’armes ici, qui pensent comme toi ! Ou alors c’est toi qui pense comme eux ?

    Réponse
  136. sentier198

    « le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à l’intelligence ».…

    pour ce qui me concerne , je dirais plutôt :
    « le dépas­se­ment de la logique est l’intelligence ».

    quand il s’est agit pour l’homme de créer des concepts qui lui per­mettent de « gérer » une crise pour laquelle il n’existe aucune sémio­lo­gie qui puisse la décrire , il a tou­jours uti­li­sé son intui­tion , son ima­gi­na­tion pour éla­bo­rer le com­ment ins­crire dans le lan­gage (logos) l’  »éprou­vé » qu’il res­sent dans la situa­tion incon­for­table dans laquelle il se trouve.
    ces périodes his­to­riques sont longues et décou­ra­geantes (le « moyen-àge » en est un exemple) , sem­blant ne pas en finir (d’où après l’im­pres­sion de « renais­sance » )…les mots tré­buchent , la logique fait défaut , la poli­tique devient dif­fi­cile et les corps sociaux sont faci­le­ment l’en­jeux de luttes de pou­voir pous­sant aux replis identitaires.

    nous devrons peut-ètre « tenir » de nom­breuses géné­ra­tions avant qu’é­bauche de solu­tion pointe son nez.mais la per­la­bo­ra­tion a l’air de se faire , içi où ailleurs.

    Réponse
  137. sentier198

    avant qu’une ébauche de solu­tion ne pointe son nez.
    mais la per­la­bo­ra­tion a l’air de se faire , içi où ailleurs.

    déso­lé pour la mau­vaise frappe

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  138. Catherine

    Je me fiche comme de ma pre­mière robe de savoir si c’est moi qui pense comme les autres ou les autres qui pensent comme moi, ça, c’est des conne­ries jus­te­ment qui enferment et bloquent le mes­sage de la vie.

    Comme si une pen­sée pou­vait appar­te­nir à quel­qu’un, il faut s’ap­pe­ler Jorion pour pen­ser ça.

    Une pen­sée nous vient et elle nous vient pour­quoi ? parce qu’on fait des liens avec le vécu, avec des lec­tures, avec des obser­va­tions, des asso­cia­tions, des ana­lo­gies, etc, c’est un conglo­mé­rat d’élé­ments divers et variés qui arrivent en un point focal qu’on appelle une idée, mais ça ne vient pas de nous, ça vient à nous et c’est toute la dif­fé­rence.

    C’est pour­quoi il faut aller gla­ner par­tout dans tous les champs ima­gi­nables, mul­ti­plier les ren­contres inso­lites, se ris­quer à la vie pour que le mes­sage de tous ces espaces entre puissent vibrer en nous et ensuite puissent faire entendre sa sono­ri­té et nous in-for­mer si nos oreilles sont ouvertes et notre terre pro­pice, légère et aérienne.

    Bon, bref, per­sonne n’a la science infuse, nous sommes juste des points de ren­contre, des entre­croi­se­ments, aus­si si nous vou­lons que ça pétille un peu, nous avons inté­rêt à mul­ti­plier les images du monde, à tis­ser notre toile de fils mul­ti­co­lores, pour faire quelque d’aus­si bigar­ré et jas­pé que pos­sible, je crois.

    Réponse
  139. sentier198

    @ cathe­rine

    « …ça vient à nous.. »

    tout à fait d’ac­cord , et c’est le noeud gor­dien à « résoudre » , à savoir le fait que l’homme s’ac­ca­pare cette « mise en mot » qu’est une idée comme si elle lui appartenait…

    a mon avis , c’est la « par­ti­cule élé­men­taire » de ce qu’on appelle le « capi­ta­lisme » (capi­to = la grosse tète) , s’ap­pro­prier un flux de pen­sée ‚sous la forme d’une idée , en s’en don­nant la propriété .

    et , il y a du « travail » !!!!

    Réponse
  140. Le concombre masqué

    Cathe­rine, des vies entières s’ac­com­plissent sans soup­çon­ner l’exis­tence de ce Mon­sieur Jorion et vous avez l’au­dace de lui don­ner une consis­tance qu’il n’a pas. Je suis allé sur son blog et qu’est ce qu’il y a d’ex­tra­or­di­naire ? Un prê­chi-prê­cha banal de réfor­ma­teur du capi­ta­lisme avec les entour­loupes intel­lec­tuelles habi­tuelles de ce genre d’exer­cice. Ana­lyses erro­nées parce que l’on ne veut voir que ce que l’on veut voir, mau­vaise foi, cen­sures, ce n’est pas nou­veau sous le soleil. Qu’est qui vous empêche de tour­ner pas la page avec Jorion ? Qu’est ce que cela dit de vous ?

    Réponse
  141. Catherine

    Mince, j’a­vais écrit un long mes­sage et voi­là qu’il est par­ti je ne sais où, envo­lé, dis­pa­ru, per­du dans la stra­to­sphère des connec­tiques d’in­for­ma­tions automatisées !

    Bon, ça m’o­bli­ge­ra à raccourcir.

    Agent 198, je rigole, pour­quoi 198 au fait ?

    Poser une ques­tion n’o­blige pas à devoir y répondre, n’ou­bliez pas.

    Bon, ce que vous dites à pro­pos de l’in­tel­li­gence, c’est kif-kif avec ce que dit Morin, non ? les termes changent un peu, mais ça revient au même, l’in­tel­li­gence en tant que com­pré­hen­sion directe et immé­diate, sur­plombe, dépasse la logique com­mune, elle éclot sur ce ter­rain du sur­plomb la com­pré­hen­sion, on est d’ac­cord, n’est-ce-pas ? Une trans­cen­dance imma­nente en quelque sorte…

    L’in­tui­tion et l’i­ma­gi­na­tion comme res­source ultime, oui, je suis tout à fait ok avec vous, quand on ne peut pas convo­quer le vieux savoir appris et que rien n’est dis­po­nible en maga­sin, il faut aller pui­ser ailleurs, dans le rien rem­pli de poten­tia­li­tés jus­te­ment, et c’est là que l’i­ma­gi­na­tion et l’in­tui­tion peuvent faire leur entrée en force. C’est en cela que je dis que les pro-blèmes contiennent en eux les termes de leur réso­lu­tion, si peu que nous pré­tions l’o­reille à leur mes­sage. Je crois beau­coup aux ver­tus soté­rio­lo­giques du pro­blème, c’est pour­quoi il ne faut pas l’oc­cul­ter à mon sens comme on le fait aujourd’­hui, mais au contraire, lui offrir toute la place jus­qu’à ce qu’il dis­pa­raisse de sa belle mort !

    Réponse
  142. Catherine

    Bon, Cher Concombre Mas­qué, je ne peux me défi­ler, vous m’of­frez l’oc­ca­sion de régler mes comptes avec mon pas­sé, via Jorion, et peut-être de m’en libé­rer, je ne sais pas encore.

    Ce que vous me dites si jus­te­ment, je l’a­vais déjà pres­sen­ti bien sûr, mais pas encore digé­ré com­plè­te­ment, la preuve, il reste dans le bol ali­men­taire, il fait res-istance, bigre ! je constate, médusée !

    Alors, ce serait quoi, la nature de cet empê­che­ment à tour­ner la page ?

    Et bien c’est moi, tout sim­ple­ment moi et mon his­toire qui me fait revivre à tra­vers lui, de désa­gréables expériences.

    Je ne vais pas entrer dans le détail car ça n’a­jou­te­ra rien à la com­pré­hen­sion, en tout cas, c’est bien le per­son­nage Jorion en tant que spectre du pas­sé qui res­sur­git-là, c’est sûr.

    C’est sa figure de men­songe qui m’in­sup­porte. Les gens peuvent être tout ce qu’ils veulent , je ne juge pas, en revanche quand ce qu’ils disent n’est pas en adé­qua­tion avec ce qu’ils font, ça réveille en moi un désir de remettre de l’ordre et de ne pas lais­ser passer.

    Voi­là, à quoi tient un arrêt de cir­cu­la­tion si l’on peut dire, un mor­ceau de pas­sé qui se colle sur un mor­ceau de présent.

    Je ne sup­porte pas les hypo­crites, les faus­saires, j’en­rage quand je vois les gens tom­ber dans ce piège-là de la sou­mis­sion au faux car ce monde dans lequel nous vivons est construit par des hommes de cet aca­bit, qui se disent les chantres du chan­ge­ment mais freinent des quatre fers pour pré­ser­ver leurs acquits, Jorion est pour moi le sym­bole putride de cette époque nauséabonde.

    Je méprise infi­ni­ment ce type de per­son­nage qui ment sur toute la ligne car il est le repré­sen­tant paten­té de cette struc­tu­ra­tion sociale. Je pré­fère vrai­ment un Rock­fel­ler, car au moins avec ce der­nier, y’a pas d’embrouille, on sait ce qu’il veut, mais un Jorion qui se fait paran­gon de jus­tice et de liber­té et qui incarne le contraire dans les faits, j’en­rage de voir ses grou­pies tom­ber dans le panneau.

    Cet esprit petit bour­geois vit à l’é­co­no­mie, cherche à gar­der le milieu modé­ré, s’il était fran­che­ment médiocre il en serait plus sym­pa­thique, mais là cette tié­deur, ce sou­ci de conser­va­tion et de sécu­ri­té, d’une faible vita­li­té, crain­tif, effrayé et très facile à gou­ver­ner, __c’est très éner­vant qu’un homme si peu épris d’ab­so­lu soit por­té aux nues.
    __
    Et puis quand même, il faut que j’ex­plique un peu car je sens que ça coince et que ça res­te­ra incom­plet donc incom­pris. J’ai été une mau­vaise élève en classe et j’ai arrê­té ma sco­la­ri­té pour n’a­voir pas su me confor­mer au moule des appren­tis­sages de l’é­poque. On a fait bar­rage alors que j’a­vais le goût d’ap­prendre, c’é­tait la manière de faire qui ne m’al­lait pas, je me suis ennuyée furieu­se­ment à l’é­cole, et ce bar­rage je l’ai un peu revé­cu en étant bar­ré par la réten­tion intem­pes­tive de mes mes­sages, par le dit monsieur.

    Je veux bien consen­tir à une auto­ri­té si cette auto­ri­té est pro­duc­trice de bonnes choses. Je veux bien admettre tout ce que l’on veut à condi­tion que ce soit pour la bonne cause et que ce soit des per­sonnes de valeur qui m’ins­pirent cette obéissance.

    Mais là, se sen­tir flouée par des petits qui jouent les grands, c’est insup­por­table et ça m’in­sup­porte, c’est vrai, je le confesse, concombre masqué.

    Alors bien sûr que tout ça dit de moi, ça dit donc qu’il reste du moi en moi, même si je m’ap­plique à éteindre ses ardeurs, impar­faite je suis, impar­faite, je res­te­rai, mais l’es­prit du tiers inclus dont j’es­père rece­voir un jour les hon­neurs, qui sait, vien­dra peut-être arra­cher cette mau­vaise herbe pour qu’en­fin je puisse dépas­ser cette méchante résis­tance et accep­ter de le voir pour ce qu’il est, c’est à dire un homme médiocre qui ren­voie au bour­geois moyen, sans que ça sus­cite en moi, une ré-action, tout est dans le ré…

    Réponse
  143. sentier198

    @ cathe­rine

    sentier198 est un « iden­ti­fiant » qui m’a été attri­bué « au hasard » par un four­nis­seur de messagerie
    j’ai trou­vé sa « musique » agréable et l’ai gardé…
    mais , c’est sans importance.

    pour ce qui concerne « … ce que vous dites à pro­pos de l’in­tel­li­gence, c’est kif-kif avec ce que dit Morin, non ? .… »
    je dis non !
    Homo sapiens sapiens est accro­ché à son « besoin » de mai­trise pour cana­li­ser l’an­goisse de vivre , soit.
    Cette mai­trise est bien une illu­sion qui, quand il s’y accroche induit une vio­lence ter­rible, exer­cée en pre­mier sur les autres, puis, se retourne contre lui-même.
    Vous citez ci-des­sus M Jorion…
    J’ai essayé maintes fois, sous divers alias et en mes­sage per­so, de lui mon­trer la vani­té de ses posi­tions jus­qu’à lui sug­gé­rer qu’il soit le prin­ci­pal Troll de son Blog.
    Comme il deve­loppe une magni­fique résis­tance, il sera dif­fi­cile qu’il puisse entendre quoi que ce soit…
    Mais, il y a tant à dire.…
    La piste dont je parle plus haut (la par­ti­cule élé­men­taire) me semble à creu­ser si on veut y com­prendre quelque chose dans ce qui nous arrive.
    Un abord « hyper-ration­nel » avec des « méca­nismes » dument réper­to­riés grace à une sémio­lo­gie propre à l’é­co­no­mie me parait tota­le­ment une impasse , mais ça ras­sure+++, c’est pour celà que c’est une ten­dance lourde chez l’homme de fonc­tion­ner spon­ta­né­ment comme celà et c’est sur cela qu’il faut refléchir.
    C’est pour cela aus­si que je dis non à votre remarque quant à Morin.
    Il défi­nit quelque chose d’ex­té­rieur à l’autre quant il posi­tionne la logique par rap­port à l’in­tel­li­gence et reciproquement.
    Pour ma part je pense que l’in­tel­li­gence est un pro­duit , une per­la­bo­ra­tion incons­cience qui « pro­duit » au fur et à mesure un Logos adap­té à nom­mer des phé­no­mèmes , leur logique , et pou­voir y exer­cer un « mini­mum » de « controle pour un temps limité…
    Ce qui semble déses­pe­rer la majo­ri­té d’entre nous en ces moments, c’est le sen­ti­ment que toutes les « règles » qui per­met­taient jus­qu’à pré­sent une lec­ture du réel dont nous fai­sons par­tie ne « fonc­tionnent » plus.
    C’est angoissant.
    Dans son his­toire l’homme à déjà été confron­té à ce genre de situation.
    Le réflexe pre­mier est de recher­cher dans le pas­sé et le retour de Jorion sur Aris­tote est bien pathé­tique , à ce titre…
    Des hommes ont, bien sûr, incar­né des révo­lu­tions épis­té­mo­lo­giques, mais en leur temps.
    Cela nous ren­voie à notre propre res­pon­sa­bi­li­té de « créer » ex-nihi­lo (puisque cette expres­sion est à la mode) un savoir sur ce que nous vivons AUJOURD’­Hui ++
    Il fau­drait bien sûr détailler, ce n’est qu’un témoignage …

    Réponse
  144. Catherine

    eh, eh, j’crois que je n’ai pas tout com­pris de votre déve­lop­pe­ment, aus­si, je vais avan­cer tout dou­ce­ment et vous me direz pour que je puisse rec­ti­fier, si vous vou­lez bien, bien sûr.

    Alors vous me dites que ce que vous dites n’est pas la même chose que ce que dit Morin.

    Mais j’ai comme l’im­pres­sion moi, que c’est pour­tant la même chose, c’est dit autre­ment certes, mais ça se rejoint.

    Dans ce dépas­se­ment dont parle Morin, j’ai le sen­ti­ment qu’il n’y a pas un besoin, une cris­pa­tion jus­te­ment, parce que si elle exis­tait cette cris­pa­tion, il n’y aurait tout sim­ple­ment pas de pos­si­bi­li­té de dépas­se­ment de la dua­li­té. Cette trans­cen­dance, je la vois comme une grâce infi­nie qui ne peut se poser que sur le ter­rain de l’ac­cep­ta­tion et du renon­ce­ment à vou­loir, quelque chose qui se pose parce que le ter­rain s’y prête, sans rétractation,sans ten­sion exces­sive, dans une espèce de dila­ta­tion bien­vaillante et donc for­cé­ment davan­tage accueillante.

    La cris­pa­tion obture la cir­cu­la­tion, cris­pez vos muscles là, tout de suite, qu’est-ce que ça crée en cet endroit, une fer­me­ture, un empê­che­ment de respiration,de cir­cu­la­tion car la peau res­pire elle aus­si. Or, l’a­ban­don sus­cite la poro­si­té, la per­méa­bi­li­té et favo­rise donc les échanges entre le dedans et le dehors.

    Il me semble, mais bien sûr, je n’au­rai pas l’ou­tre­cui­dance de par­ler pour Morin, sur­tout moi, il me semble d’a­près la lec­ture que j’en ai faite en tout cas,que la logique clas­sique est presque un pas­sage obli­gé, un per­tuis, mais qu’en­suite il y a une pos­si­bi­li­té de dépas­se­ment par le biais jus­te­ment de cette ima­gi­na­tion ou de cette intui­tion créa­trice qui vient per­cu­ter des cadres qui obéissent à des lois dif­fé­rentes mais qui peuvent en cet ins­tant pré­cis de l’ins­tant T offrir l’es­pace et le lieu d’une com­pré­hen­sion plus large, com­pré­hen­sion qui n’a bien sûr rien à voir avec le savoir, la rai­son, mais qui doit pour­tant bien pas­ser par elle à un moment don­né, il me semble que le para­doxe de l’homme est tout entier pla­cé-là, mais je ne déve­loppe pas pour ne pas fati­guer. Quelque chose d’un euré­ka comme celui du capi­taine Had­dock dans Tin­tin et Milou, moi, je vois ça comme ça, l’in­tel­li­gence, mais il se peut que je me trompe, ça reste une lec­ture personnelle.

    Et vous dites la même chose :pour ma part je pense que l’in­tel­li­gence est un pro­duit , une per­la­bo­ra­tion incons­cience qui « pro­duit » au fur et à mesure un Logos adap­té à nom­mer des phé­no­mèmes , leur logique , et pou­voir y exer­cer un « mini­mum » de « controle pour un temps limi­té.. c’est exac­te­ment ça, non ? Incons­cient, ça rejoint ima­gi­na­tion et intui­tion comme moyen d’ac­cès à la com­pré­hen­sion donc à l’in­tel­li­gence d’une situa­tion , je crois.

    Réponse
  145. sentier198

    @ Cathe­rine,
    sur le fond, on est d’ac­cord, je crois.

    Si j’es­saie de « tordre » (d’où peut-être votre impres­sion de « for­çage »), c’est que :
    (-consta­tant que ces pen­sées (celle de Morin entre autre) ne « pro­duisent » pas pour l’ins­tant un « dis­cours » auquel une majo­ri­té d’homme puisse adhé­rer, et, ain­si, induire une orga­ni­sa­tion sociale plus satis­fai­sante que la présente -)

    Je pense que nous ne sommes pas allés assez loin dans la remise en ques­tion de la « pen­sée éta­blie » (depuis 25 siècles à mon avis)..

    De nom­breux « pen­seurs du 20ème ont lar­ge­ment ouvert la voie (tels que Morin, c’est un bon exemple)…
    Ça ne semble pas suf­fi­sant et déclenche des réac­tions « contre-révo­lu­tion­naires » et je pense que c’est ce que vous dénoncez. 
    Cer­tains uti­lisent ces « nou­veaux » dis­cours sur le monde pour ali­men­ter un conser­va­tisme aux allures « progressistes »…
    Je ne pense pas que ce soit en toute luci­di­té et que l’on puisse par­ler de théo­rie du complot.
    La dimen­sion incons­ciente du pro­ces­sus est pri­mor­diale et à prendre en compte comme un fac­teur déterminant…
    C’est pour cela que je crains que nous diver­gions sur le paral­lèle que vous faites quand vous dites : « … Incons­cient, ça rejoint ima­gi­na­tion et intui­tion comme moyen d’ac­cès à la compréhension ».

    Il me semble que l’homme a com­men­cé à accu­mu­ler depuis le 19ème cer­tains savoirs concer­nant le fait qu’une grande par­tie de ce qui le concerne se fasse à son insu… comme tra­vaillé par quelque chose qui lui appar­tient mais qui lui échappe.…

    cf voir : http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​r​t​h​u​r​_​S​c​h​o​p​e​n​h​a​uer
    puis S.Freud et toute la bande.….
    mais bon, tout est loin d’être défri­ché, ce sont des pistes à explorer…

    Si l’on consi­dère que cet aspect est pri­mor­dial, toute orga­ni­sa­tion sociale fon­dée sur les concepts de Jus­tice, Droits devient impossible.…

    Je crois que l’es­pèce humaine a « incons­cience » (en oppo­si­tion à conscience) de ce phé­no­mène… et res­sent bien l’i­nef­fi­ca­ci­té de l’ac­cu­mu­la­tion de règles qui ne « règlent » qua­si­ment plus rien et ne nous empêche pas de tendre vers l’a­no­mie. (au lieu d’une ano­mie par « manque » de lois , c’est une ano­mie par « satu­ra­tion » qui nous guette).

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  146. Catherine

    Oui, oui, vous avez rai­son, il y a tou­jours du tirage quand de nou­veaux concepts pointent le bout de leur nez, y’a des résis­tances parce que ça oblige à revoir ses croyances et for­cé­ment ça dés­écu­rise tou­jours, les habi­tudes, ça rassure.

    L’homme est igno­rant de son igno­rance, c’est bien ça le drame. Il se croit savant, alors qu’il est plein d’in­suf­fi­sance, mais il le sait rarement.

    Doté de son arme qu’il croit abso­lue, la sacro-sainte rai­son, il la bran­dit comme une armure dès qu’une faille qui pour­rait pour­tant lui per­mettre de prendre un peu d’air ailleurs, vient à s’ouvrir.

    Mais il a peur de l’in­con­nu notre bon­homme, alors il se cram­ponne sur son ter­rain de connais­sance, je veux par­ler de ses appren­tis­sages, de ses liens qu’on lui a appris à faire depuis qu’il est petit et dont il ne prend même pas conscience tel­le­ment ils sont intériorisés.

    Mais ils ne sont pas neutres ses appren­tis­sages et lui sou­vent ne le sait pas, il ne le sau­ra que lors­qu’ il tom­be­ra d’une façon ou d’une autre, et encore ce n’est même pas sûr, car tout est fait pour qu’il n’en prenne pas conscience.

    Pas neutres ses liens car ils portent sur des élé­ments qui ne le sont pas, dès lors com­ment pour­raient-ils être neutres ses rap­ports au monde à notre bonhomme ?

    Alors, qu’est-ce qu’il va faire de tout ça quand on va lui par­ler de jus­tice et de droit ?

    Qu’est-ce que ça lui ren­voie ces mots quand son quo­ti­dien lui signi­fie le contraire de ce qu’ils paraissent vou­loir dire ces mots-là ?

    For­cé­ment, ça pro­voque la confu­sion, mais comme il y a une habi­tude à se sou­mettre à l’au­to­ri­té qui a été ins­crite très tôt dans ses com­por­te­ments, par toutes les ins­tances de socia­li­sa­tion, notre bon­homme ne va que rare­ment s’in­ter­ro­ger sur le sens de ces mots, qu’on lui sou­met de façon hyp­no­tique, et il finit par s’en­dor­mir parce que le pro­gramme est bien fice­lé et il va digé­rer tout ça sans trop de lour­deur dans un pre­mier temps. Les indi­ges­tions, ce sera pour après mais on trou­ve­ra des parades pour les jus­ti­fier et les calmer

    C’est tou­jours mal­heu­reu­se­ment une escro­que­rie au jour d’au­jourd’­hui, car c’est tou­jours le droit du plus fort qui a force de loi et la jus­tice appar­tient aux plus puis­sants même si l’on fait croire à la masse aveugle que c’est elle qui décide. C’est faire prendre des ves­sies pour des lan­ternes, et ça dure depuis des lustres, il suf­fit de se sou­ve­nir de l’o­ba­ma­nia, et mal­gré tout ça, les gens se disent libres, c’est fort quand même !

    Bref, notre bon­homme, il est rude­ment sous influence- mais il se croit libre- bien sûr, on arrête pas de lui dire qu’il est libre alors il finit for­cé­ment par répé­ter qu’il est libre-il la porte en ban­dou­lière sa liber­té et s’en réclame pour un oui, pour un non, alors qu’il est pri­son­nier de tout ce qu’on lui a mis dans la caboche depuis son pre­mier souffle- mais il croit être né avec tout ça sans doute, c’é­tait dans son ber­ceau et ça a gran­di avec lui, ça lui colle à la peau, et ça lui donne une iden­ti­té et il y tient.

    Il se croit libre notre bon­homme car il agit, mais comme le dit si judi­cieu­se­ment le grand Baruch, si les gens ne savent pas CE qui les fait agir, de quelle nature est cette liber­té ? Ques­tion fort per­ti­nente, n’est-ce-pas ?

    A cet incons­cient per­son­nel vient s’a­jou­ter l’in­cons­cient de ce qui est plus grand que la per­sonne, l’in­cons­cient du monde, de l’âme du monde pour­rait-on dire qui s’o­ri­gine dans le néant premier.

    Bref, cette conscience à y regar­der de plus près semble bien mal nom­mée, une conscience bien peu consciente mais qui s’e­nor­gueillit de l’être !

    Une conscience encom­brante, comme s’il s’a­gis­sait d’une coquille ou d’une carapace.
    On a tel­le­ment peur de rater qu’on se tient blot­ti à l’in­té­rieur. Elle a eu sa rai­son d’être cette pro­tec­tion, ceux qui ne l’ont pas eu n’ont pas sur­vé­cu, mais vient un temps où il est temps de s’en libé­rer, comme une mue néces­saire pour pou­voir res­pi­rer pleinement.

    Mais si l’on ne sait pas que la coquille existe et qu’elle peut s’en­le­ver com­ment pour­rions-nous dési­rer quelque chose que nous méconnaissons ?

    Il me semble donc que c’est un tra­vail sur le fonc­tion­ne­ment humain qui doit se réa­li­ser, com­ment on pense, com­ment on agit, qu’est-ce qui déter­mine l’ac­tion, les émo­tions, à quoi ça sert, les sen­ti­ments etc, je pense qu’on ne peut se libé­rer que de ce que l’on connaît aus­si est-il abso­lu­ment indis­pen­sable que ces rudi­ments soient don­nés, car cela per­met de reve­nir à la source, et c’est en par­tant de la source que peuvent opé­rer les réels chan­ge­ments et une reprise en main de notre vie et peut-être même avec elle, un petit souffle de liberté.

    De plus, les règles sur les­quelles s’ap­puie un pou­voir doivent être arri­mées à un axe clair qui favo­rise l’é­pa­nouis­se­ment du plus grand nombre.

    Or, notre droit et notre jus­tice sont dévoyés car ils favo­risent une classe de para­sites qui vit aux dépens de tous les autres. Les mots ne veulent plus rien dire​.Je pense qu’il y a un grand tra­vail de réap­pro­pria­tion du lan­gage qui doit se faire.

    L’a­no­mie par satu­ra­tion dont vous par­lez est la mani­fes­ta­tion sym­bo­lique de la rup­ture à la loi humaine me semble-t-il, celle-ci étant bafouée nous sommes en zone de tur­bu­lence, c’est un peu comme lors­qu’on a une hémor­ra­gie, le coeur se met à battre plus vite pour com­pen­ser le flux per­du, la satu­ra­tion de lois dont vous par­lez si jus­te­ment me fait pen­ser à cela.

    Excu­sez-moi si j’ai été un peu longue !

    Réponse
  147. sentier198

    @ cathe­rine

    « …mani­fes­ta­tion sym­bo­lique de la rup­ture à la loi humaine.… »

    si vous pou­viez détailler ce point , merci

    de tout temps , des « sages » ont récla­mé « une redé­fi­ni­tion régu­lière du sens des mots (je pense à Lao Tseu), car ces petites « boites » de sens contiennent un « signi­fié » (une valeur sub­jec­tive) qui dépend du contexte dans lequel il « fonc­tionne » et fini par ne plus cor­res­pondre au signi­fié de départ.
    peut-on faire un paral­lèle avec l’argent qui pas­sionne (à juste titre) nos amis sur ce site..
    une solu­tion serait non pas de « com­prendre  » ration­nel­le­ment où est passé,d’où vient cet argent (mon­naie), ce qui me parait « mis­sion impos­sible » (ça res­semble à ces tours de magie avec des cartes à jouer, trom­per le regard de l’autre , pour le jeu), mais de reve­nir au prin­cipe de base :

    à quoi doit ser­vir cet argent et sa monnaie ?

    ceci serait dit (dans une consti­tu­tion de poli­tique géné­rale , et non spé­cia­li­sée) et l’or­ga­ni­sa­tion sui­vrait derrière…(en veillant à des dis­po­si­tifs de contrôle collectif)

    mais tant que l’homme n’au­ra pas com­pris (cher­cher à com­prendre) ce qui le rends aus­si lamen­table dans son rap­port à l’argent , l’a­me­nant à essayer de le rete­nir pour lui-même et donc en prive l’autre…..

    on peut cari­ca­tu­rer et esti­mer qu’un per­son­nage récla­mant pour son tra­vail 200 ou 300 fois le Smic , n’est pas un escroc mais un malade.
    les choses sont beau­coup plus com­plexe , bien sur.

    « …je pense qu’on ne peut se libé­rer que de ce que l’on connaît ‚aus­si, est-il abso­lu­ment indis­pen­sable que ces rudi­ments soient donnés…. »

    sur un plan plus tri­vial , il existe des moyens expé­ri­men­taux , pour l’ins­tant ‚de faire coïn­ci­der orga­ni­sa­tion sociale et épa­nouis­se­ment indi­vi­duel (le terme géné­rique est ana­lyse ins­ti­tu­tion­nelle , avec de nom­breuses pistes ouvertes , celle que je connais bien étant la psy­cho­thé­ra­pie institutionnelle)
    voir les com­men­taires 23 , 43 de ce fil…

    Réponse
  148. Catherine

    Bon­jour sen­tier Lumi­neux, excu­sez-moi, je n’ai pas pu m’empêcher, c’est venu tout seul, et je n’ai pas vou­lu bâillon­ner mon incons­cient, vous m’ex­cu­se­rez je le sais, sur­tout vous, avec ce que vous faites ( sourire!)

    Vous faites bien de deman­der des éclair­cis­se­ments car les mots sup­posent un accord que l’on tient pour acquis mais qui ne l’est pas for­cé­ment, même assez rare­ment à vrai dire, car nous avons tous des grilles de lec­ture propre et il est bien dif­fi­cile de s’en défaire…

    Alors ce que je veux dire tout sim­ple­ment, c’est que le sens d’une vie, c’est autre chose que de se mirer dans le miroir et de se dire, je suis le plus beau, je suis le plus fort, je suis le plus puis­sant, je suis le plus jeune, je, je , je, bref, autre chose que tout ce qu’on vit aujourd’­hui, la peste quo­ti­dienne, qui fait qu’on a tou­jours besoin de plus d’argent pour don­ner l’illu­sion aux autres et à soi d’a­bord qu’on vaut quelque chose, voi­là ce que je veux dire.

    C’est en quelque sorte rater la cible de sa vie que de l’axer sur ce repère-mar­queur ( ça c’est pour faire un clin d’oeil à quel­qu’un que j’es­time beaucoup).

    ça ne veut pas dire qu’il faut s’ou­blier et vivre dans l’as­cé­tisme , non ça veut dire trou­ver un juste équi­libre entre le dehors et le dedans, des rap­ports har­mo­nieux qui font que cha­cun s’y retrouve et que la vie est pai­sible, joyeuse et plai­sante, bref tout le contraire de ce qu’on vit.

    Donc, ça veut dire ré-axer les repères socié­taux pour arri­ver à ces valeurs de res­pect du plus grand nombre et pour cela, ça oblige à poser des règles très fermes et très contraignantes.

    Si l’argent a pris autant de place aujourd’­hui, c’est parce que le vide avait été fait aupa­ra­vant, et la nature a hor­reur du vide, il faut qu’elle rem­plisse, des inté­rêts se sont engouf­frés là-dedans et ont pous­sé dans ce sens, comme il n’y avait pas d’obs­tacle du fait de l’in­cons­cience géné­ra­li­sée, ils, ces inté­rêts pri­vés ont pris toute la place, pas plus com­pli­qué que ça, pas besoin d’en appe­ler au com­plot en effet.

    Alors ma foi, ça me semble assez simple( je rigole( jaune!) nous avons encore un sys­tème légis­la­tif , fai­sons en sorte que les lois cor­res­pondent à notre volon­té de voir les valeurs s’o­rien­ter autre­ment, ce sont nos repré­sen­tants alors fai­sons nous entendre très civi­le­ment, pas besoin de sor­tir les matraques, ni les gros mots, juste le res­pect de ce qui écrit dans les textes, des repré­sen­tants qui représentent.

    Bon,c’est vrai, je crois qu’il fau­dra faire une leçon de voca­bu­laire avant !

    Réponse
  149. sentier198

    « …Si l’argent a pris autant de place aujourd’­hui, c’est parce que le vide avait été fait auparavant… »

    « avait été fait » ou pré-existe ?…

    « être fait » sous-entend par une volon­té humaine ? ‚non ?

    pré-exis­ter dénote que quelque chose nous échappe, et là, nous pou­vons faire le rap­pro­che­ment avec ce que je disais de E.Morin, plus haut. En tant qu’­homme social, l’homme contem­po­rain n’a pas encore col­lec­ti­ve­ment inté­gré (intro­jec­ter) cette aspect des choses …
    il reste archaï­que­ment, dans la maîtrise..
    et socia­le­ment par­lant (ou poli­ti­que­ment, au sens de l’or­ga­ni­sa­tion de la cité), il se donne tou­jours des règles qui puissent cana­li­ser cet angoisse du vide, du manque, de la perte (de la vie ), règles qui trouvent tou­jours des parades, d’où d’autres règles…
    mon père (juriste de for­ma­tion) ne disait comme beau­coup je pense , « le Droit , c’est l’Art de détour­ner la Loi »
    les lois humaines ne valent que pour ce qu’elles sont , des énon­cés défi­nis­sant les limites de ce qui est visible à tous , à un moment donné.
    il y a d’ailleurs sou­vent une mani­pu­la­tion qui essaie d’a­mal­ga­mer les lois humaines à la Loi (d’ins­pi­ra­tion divine), où aux Lois de la nature (que l’homme découvre au fur et à mesure)
    si quelques-uns, à cet ins­tant, ont une vue plus fine, plus loin­taine de la réa­li­té (la spé­cu­la­tion au sens large du terme), ils s’in­fil­tre­ront à tra­vers des mailles de ce que le corps social aura défi­ni et accep­té comme état de droit.…
    je me suis tou­jours deman­dé ‚pris du ver­tige que peu per­mettre une approche hyper-réa­liste de la tex­ture de la matière (la repré­sen­ta­tion méta­pho­rique de la par­ti­cule élé­men­taire qui quelque soit le niveau auquel on se situe ( micro­sco­pique : molécule,atome,noyau,quarks,….macroscopique : sys­tème solaire , galaxie,univers)) , nous ren­voie essen­tiel­le­ment du vide…angoissant , non ?
    …« relec­ture de Mar­cel Gau­chet :désen­chan­te­ment du monde »…
    l’homme pré-capi­ta­liste avait le Reli­gieux pour com­bler ce vide.
    l’homme contem­po­rain le comble en accu­mu­lant des objets…
    en mai­tri­sant les espaces (inves­tis­se­ment immobiliers)
    en mai­tri­sant les flux et le temps (décou­page de l’ef­fi­ca­ci­té de l’agent-mon­naie , qu’on stocke,puis remet en cir­cu­la­tion ‚selon son propre intérêt)
    son angoisse est telle qu’il ne peut résis­ter à cette mala­die.. (avec , bien sur , d’im­mense varia­tion entre chaque être)
    d’où , les Croyances qua­si mys­tiques sur la Sagesse du Mar­ché, et autres bali­vernes , que l’on nous a ser­vi pen­dant plus de trente ans….
    je me sou­viens que dans les années 80 , on me trai­tait d’être angois­sé quand je fai­sais part de mon inquié­tude quant à l’é­vo­lu­tion de la finance….
    mais , la plu­part des hommes sont prêt à le croire , car cela ras­sure (je dirais que çà soigne , ça soulage)
    psy­cho­lo­gi­que­ment par­lant , il serait inté­res­sant de pou­voir éva­luer quelle quan­ti­té abso­lue , rela­tive l’ho­mo sapiens sapiens à besoin d’ac­cu­mu­ler pour se sen­tir ras­su­ré sur sa capa­ci­té à affron­ter le manque…je crains que ce ne soit comme pour les lois , sans limite ‚plus on capi­ta­lise plus la « pul­sion » à accu­mu­ler croit.
    d’où cette effrayante jus­ti­fi­ca­tion de pré­lè­ve­ment sur des flux d’argent de quelques uns (débat sur les Bonus,les salaires des « patrons » du CAC40…)
    les hommes « ordi­naires » que nous sommes jus­ti­fient ain­si à leur modeste niveau le même fonctionnement…cette conni­vence incons­ciente à mon avis , fait effet de complot.
    ne vous éton­nez donc pas que cer­tains adhèrent aux thèses de per­sonnes usant ce cette fra­gi­li­té col­lec­tive pour assoir une posi­tion de pouvoir.
    géné­ra­le­ment , ces der­niers consi­dèrent d’ailleurs l’ac­cu­mu­la­tion de capi­tal comme secon­daire à la « gri­se­rie » du pouvoir.
    bon , mais on s’é­loigne de l’ob­jet de ce fil.….

    pour y reve­nir , Allais aborde sou­vent le fac­teur psy­cho­lo­gique , mais pour en reve­nir à une approche ration­nelle de l’économie.
    déce­vant, mais banal…le gars que vous citez sou­vent fait de même…
    ils ont peur du vide , la RATIO­na­li­sa­tion ça soigne cette peur….mieux que les tran­quilli­sants ‚croyez-moi.
    on a le sen­ti­ment de mai­tri­ser quelque-chose à défaut de sa destinée…c’est tou­jours ça.
    mais , l’im­passe est totale….…

    ce qui devra chan­ger si nous vou­lons ne pas per­du­rer dans la crise , c’est de quit­ter l’u­ni­vers ras­su­rant ‚inau­gu­ré il y a 25 siècles par Pla­ton ‚Aris­tote ‚de l’ob­jec­ti­visme (qui a appor­té d’é­norme pro­grès , bien sur , notam­ment les métho­do­lo­gies scien­ti­fiques) , pour en venir à une approche radi­ca­le­ment sub­jec­ti­viste de nos orga­ni­sa­tions sociales.

    espé­rant que ce soit « lisible »
    cordialement

    Réponse
  150. sentier198

    ps : j’ai essayé de taper mon com­men­taires dans un trai­te­ment de texte, puis de le col­ler dans la boîte, mais j’y perds le for­ma­tage des para­graphes… et il reste des « fautes de frappe ».

    Déso­lé.

    Pro­blèmes aus­si avec la capt­cha « numérique »
    je pré­fère les devi­nettes, ça marche impec.

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  151. Catherine

    Ne vous inquié­tez pas, c’est tout à fait lisible, très dense et très riche. La pre­mière phrase mérite à elle seule un détour qui risque d’être long mais que je vais m’ef­for­cer d’écourter.

    avait été fait ou pré-existe en par­lant du vide me demandez-vous.

    Pour ce qui nous occupe, le vide s’est fait pour toute sorte de rai­sons à mon avis, en par­tie des oppor­tu­ni­tés heu­reuses aux­quelles sont venus s’a­jou­ter des par­tis pris réso­lus à pro­fi­ter au maxi­mum de la situa­tion, avec volon­té de ren­for­cer tou­jours davan­tage le pou­voir, la Fed est un exemple par­mi d’autres. Lire Ber­nays en est une illus­tra­tion mani­feste éga­le­ment, les sou­tiens qui ont été fait à cer­tains tra­vaux, notam­ment ceux de l’é­cole Palo Alto, avec toutes les grandes figures de l’é­poque, Wie­ner, Erik­son, etc, etc, tous ces tra­vaux ont été exploi­té, les théo­ries de l’in­for­ma­tion ont été uti­li­sées à des fins de contrôle social pour asseoir le pou­voir de quelques uns. De là à par­ler de com­plot, le mot n’est pas juste à mon sens, je suis tout à fait d’ac­cord avec vous, il sus­cite trop de contro­verses mal­heu­reuses pour le reprendre. Il des­sert même notre cause, en ren­for­çant ce pou­voir qui semble occulte mais qui n’a rien d’oc­culte à mon avis car il s’a­git à mon sens d’un conglo­mé­rat d’in­té­rêts divers et variés qui se retrouvent et se tiennent sans le savoir vrai­ment. Comme si tout le monde, vous, moi, par­ti­ci­pions à cette chaîne man­geuse de vie. Une imbri­ca­tion fine et per­fide qui fait tenir le tout par asso­cia­tion d’in­té­rêts divers et variés mais d’in­té­rêt c’est ça l’im­por­tant, une inter­dé­pen­dance du sys­tème qui s’a­li­mente par un sys­tème d’ho­méo­sta­sie, d’é­qui­libre interne. C’est de la sys­té­mie plein pot, avec plu­sieurs niveaux d’or­ga­ni­sa­tion, mais quelque chose de cir­cu­laire, de la cel­lule, pour aller à l’or­gane, puis au sys­tème, pour arri­ver à l’or­ga­nisme qui veut main­te­nir sa sur­vie et qui pour cela uti­lise comme l’or­ga­nisme humain, la fonc­tion émo­tion­nelle en guise de gou­ver­nail, plus toutes les ana­lo­gies qui en découlent et que je ne relève pas pour ne pas alour­dir. Donc, tout se tient, c’est bien ça le piège, l’in­ter­dé­pen­dance du sys­tème est le piège qui nous piège, c’est à dire que la cel­lule a tout autant besoin que ça dure que l’or­gane, le sys­tème et l’or­ga­nisme en son entier, du moins le croit-elle et c’est là, la fai­blesse du maillon à mon sens, tout cela repose sur une croyance, nous sommes tous assu­jet­tis à ce sys­tème à des degrés divers et variés certes, mais assu­jet­tis au moins a mini­ma à cette idée qu’il faut vivre alors nous conti­nuons, en mau­gréant, mais nous conti­nuons, nous cher­chons par­fois à réfor­mer la machine, mais le pro­blème, c’est que la machine, c’est une machine folle et qu’il faut tout sim­ple­ment s’ar­rê­ter, s’ar­rê­ter, c’est pour­tant pas com­pli­qué mais moi, je ne vois que cette solu­tion, s’arrêter,tous, s’ar­rê­ter, c’est ce moyen qu’il faut trou­ver, stop­per le moteur, cou­per l’éner­gie, et dès lors la machine tom­be­ra car elle ne sera plus ali­men­tée, elle aura per­du son flux vital, elle sera en état de choc. Alors sûr, qu’elle va se débattre et déployer les moyens qu’elle a à sa dis­po­si­tion, pour res­tau­rer la machi­ne­rie, mais si tout le monde arrê­tait d’y croire , ça tom­be­rait, tout tom­be­rait, car ++ça ne tient que parce que nous l’au­to­ri­sons à tenir cette machine++.

    C’est donc nous qui pro­dui­sons l’éner­gie de la grosse machi­ne­rie, il suf­fit juste de lui enle­ver son éner­gie et elle meurt d’inanition.

    Si l’on veut consi­dé­rer cette théo­rie du com­plot comme juste nous pou­vons dire alors que nous par­ti­ci­pons tous à des degrés divers certes, mais nous par­ti­ci­pons tous à ce com­plot, vous, moi, sommes des com­plo­teurs sans le savoir au même titre que Mon­sieur Jour­dain qui fai­sait de la prose sans le savoir , nous fai­sons du com­plot sans le savoir. Bon, c’est pas très fin tout ça, c’est dit vite fait et pas dans le détail, mais gros­so modo, je vois les choses un peu comme ça.

    Et ça, c’est seule­ment pour les pre­miers mots de votre pre­mière phrase !

    Réponse
  152. Catherine

    Sen­tier lumi­neux, pour le pré-exis­ter et le lien que vous faites, je réponds dès que je peux, ceci dit ce n’est pas un dia­logue aus­si tous les com­men­taires sont les bienvenus !

    Réponse
  153. sentier198

    « …C’est donc nous qui pro­dui­sons l’éner­gie de la grosse machinerie… »

    voui , voui…la Libido…car plus de libi­do , on a le sen­ti­ment de mou­rir , insup­por­table , c’est cà qui nous TIENS , nous incite à machi­ner tout le temps , la peur de CREVER en arrétant…
    je livre sou­vent des méta­phores , genre « facile » :
    « si tu pédales pas sur un vélo , tu te casses la gueule. » , « un avion qui ne vole pas assez vite s’é­crase « ..etc..

    pas très poé­tique , certes…
    ca donne sim­ple­ment une idée des phan­tasmes qu’on peut avoir à l’i­dée « d’ar­ré­ter » , ce qui ne veut pas dire qu’il ne le fau­dra pas.

    je crains que l’ho­mo sapiens moyens ne le vive de façon violente.…
    ce qui explique sa crainte rédi­bi­toire d’ar­ré­ter d’in­jec­ter sa libi­do dans le sys­tème de peur d’en mourir…en tout cas plus tôt que prévu…

    un truc comme cà..
    mais , bon , c’est peut-être cela qu’on appelle la vie.
    d’où pour cer­tains la recherche « d’ad­ju­vant » .….l’hy­po­thé­tique risque de tout perdre, quelle jouissance !!!

    pour connaitre per­so­nel­le­ment quelques hommes poli­tiques (pas les plus hauts « gra­dés ») , je ne peux pas ne pas me poser la ques­tion de leur struc­ture psy­cho­lo­gique et voir dans leur fuite éper­due dans l’ac­tion un « remède à la mélancolie ».

    n’empêche que je suis capable de pen­ser que tout ca est into­lé­rable , par l’in­jus­tice et la misère qu’il génère !

    fichtre , un sys­tème vivant qui pense sa propre sa propre finitude.

    j’ar­rête (pour ce soir)

    Réponse
  154. Catherine

    Il ne s’a­git pas de mou­rir bien sûr, au contraire, il s’a­git de sau­ver sa peau, et pour cela il faut re-diri­ger l’éner­gie ailleurs.

    C’est le can­cer qu’il faut arrê­ter d’a­li­men­ter, ensuite on ver­ra, on s’or­ga­ni­se­ra autre­ment, on changera.

    On veut nous faire croire que si le sys­tème se casse la figure, nous allons nous cas­ser la figure nous aus­si, comme si on ne se cas­sait pas la figure tous les jours !

    __Le sou­ci, c’est que les gens ont peur, c’est ça qui tient tout, la glu du sys­tème, c’est la peur !
    __
    Si seule­ment les gens se ris­quaient à vou­loir vivre une bonne fois pour toute,complètement, entiè­re­ment, sans avoir la trouille au ventre, vivre pour pou­voir mou­rir sans regret, pai­si­ble­ment car tous nos pos­sibles auront été réalisés.

    Parce que là à l’al­lure où c’est par­ti, le cal­cul est pas bon, inbon, comme dirait Orwel, on va mou­rir, mais en plus, on aura pas vécu vraiment !

    Bon, je ferme la boîte noire, j’ai du boulot !

    Réponse
  155. etoile perdue dans l'univers

    Bon­jour,

    dia­logue intéressant,

    le sujet est dif­fi­cile : pour­quoi les gens ne peuvent-ils vivre en har­mo­nie, en par­ta­geant tout et en s’entre-aidant ?
    se conten­tant du nécessaire ?
    dans la gai­té de coeur, la joie, la bonne humeur…en culti­vant les arts, le sport…
    le dolce far niente
    pour­quoi ces efforts sur­hu­mains d’a­voir plus, d’al­ler plus vite, plus loin…
    pour­quoi le Mal ? indif­fé­rence, envie, tris­tesse, jalou­sie, orgueil, dédain, trom­pe­rie, méfiance, peur, vio­lence, guerre, agres­sion, meurtre,
    exploi­ta­tions diverses d’au­trui, à tous les niveaux : fra­trie, parents-enfants, couple, famille, ami­tié, travail…
    pour­quoi l’an­goisse de la mort, alors qu’elle est un phé­no­mène naturel ?
    et puis, qu’est-ce qu’on gagne­rait à vivre éter­nel­le­ment ? est-ce que c’est la quan­ti­té qui compte ?
    la vie devrait être une excur­sion agréable dont on garde un bon sou­ve­nir et qu’on quitte l’âme sereine, comme si on fer­mait une porte der­rière nous…
    qu’y a‑t-il d’aus­si tragique ?

    quand on y pense à tous les tra­cas et trau­ma­tismes humains, c’est d’une folie infinie !
    cela n’a aucun sens et en plus est com­plè­te­ment aléa­toire, c’est-à-dire que ne répond à aucune nécessité
    cela aurait pu être com­plè­te­ment différent,
    il n’ a aucune rai­son que ce soit ainsi

    c’est pour cela que pour l’ins­tant, je ne trouve qu’une expli­ca­tion : l’es­pèce humaine est un monu­men­tal raté

    un virage mal­heu­reux a tout fichu en l’air,
    sauf la repro­duc­tion, qui fait que le désastre se per­pé­tue à l’i­den­tique, de géné­ra­tion en génération

    cette expli­ca­tion n’est fina­le­ment même pas angois­sante, au contraire, elle soulage

    c’est un raté, c’est tout, un truc qui n’a pas abouti
    que pou­vez-vous faire contre un truc qui n’a pas abouti ?

    alors pas la peine de pleu­rer, dépri­mer, cher­cher d’autres causes, des solutions…

    se bou­cher les yeux et les oreilles, faire le mini­mum néces­saire et cor­rect au tra­vail, évi­ter au maxi­mum et se blin­der contre tout ce qui blesse
    et sai­sir par ins­tant ces pépites qui ont échap­pé aux désastre : musique, poé­sie, danse, pay­sages natu­rels, petits plats déli­cieux, rires (quand c’est pos­sible), rêves, bref se dis­traire, vivre des moments de détente et de plé­ni­tude qui n’ont pas besoin d’ob­jets pour les combler,
    car la plé­ni­tude vien­drait de l’intérieur,
    inver­ser l’ab­surde spi­rale infla­tion­niste du manque
    ce n’est pas de l’é­goïsme ni de l’au­tisme, ni du narcissisme
    c’est une sagesse olympienne…la seule posi­tion que peut prendre la rai­son devant l’irrationnel
    aucun besoin d’ex­pli­ca­tion phi­lo ou religo
    les unes plus fan­tai­sistes que les autres,
    aucun besoin de tech­niques de res­pi­ra­tion et de concen­tra­tion pour atteindre la vacuité

    pas de temps à perdre avec l’illu­sion que nos prières (chris­tia­nisme) ou nos pen­sées posi­tives (boud­dhisme) ou nos actions (mili­tan­tisme) aide­ront le chan­ge­ment de l’espèce
    tout ça ce sont des restes de pen­sée magique primitive
    bon, d’ac­cord avec le mili­tan­tisme pour une cause pro­gres­siste mais sans sacri­fices, comme disait la chan­son : mou­rir pour des idées, mais de mort lente…

    bonne soi­rée

    excu­sez la rédac­tion pas très soignée,
    j’ai lais­sé tout cou­ler de source, marre des écri­vailles contrefaites

    voi­ci une source de médi­ta­tion par­mi d’autres, pour ceux qui, mal­gré tout, conti­nuent à chercher :

    http://​www​.cvm​.qc​.ca/​e​n​c​e​p​h​i​/​C​O​N​T​E​N​U​/​A​R​T​I​C​L​E​S​/​P​H​I​L​O​E​R​.​HTM

    mer­ci de me faire signe si vous trouvez…

    😉

    Réponse
  156. Alain

    etoile per­due dans l’univers

    Mer­ci !

    …Il y a ensuite l’ex­pé­rience de retrou­vailles inat­ten­dues, puis de nou­veau, « le manque » : car « il n’y a pas d’a­mour heureux » !

    En fait à tra­vers « l’es­pèce humaine » , comme à tra­vers la voie lac­tée, on espère « autre­chose » : par pru­dence nom­mons cela « uto­pie »., mais il peut s’a­gir de l’é­mer­gence du fameux genre humain , comme espèce humaine n’ayant pas échoué à ses « exa­mens de pasage his­to­riques. Amicalement.

    Réponse
  157. Catherine

    Bon­jour à tous,

    Alors sen­tier 193, je reviens à notre his­toire d’éner­gie, je vais devoir aller vite car je bosse mais c’est rude­ment inté­res­sant et je n’ar­rive pas à par­tir à l’hos­to sans avoir mis ça, à plat, gros­so modo bien sûr.

    Vous dites :

    {{pré-exis­ter dénote que quelque chose nous échappe, et là, nous pou­vons faire le rap­pro­che­ment avec ce que je disais de E.Morin, plus haut. En tant qu’­homme social, l’homme contem­po­rain n’a pas encore col­lec­ti­ve­ment inté­gré (intro­jec­ter) cette aspect des choses …
    il reste archaï­que­ment, dans la maîtrise..}}

    Pré-exis­ter, rien que ce mot appelle moult déve­lop­pe­ment, je vais le res­treindre un peu pour que ce soit « jouable » en cet instant.

    ça ren­voie à l’éner­gie qu’on a en nais­sant, notre force vitale, notre libi­do si vous vou­lez, cette vie qui est nous , qui pulse et qui ne demande qu’à s’ex­pri­mer, mais elle sait pas com­ment la pauvresse !

    Le pro­blème au début, c’est à dire quand on est dans le ber­ceau, cette éner­gie-là, on a besoin des autres pour qu’elle trouve un cheminement.

    Ce sont les autres, tous les autres de la rela­tion qui vont nous per­mettre d’é­la­bo­rer une voie, ce sera pas for­cé­ment une bonne voie, certes, mais il faut un « tra­çage » un mar­quage, ce sera notre voie, c’est notre marque de fabrique à nous petit d’homme, on ne sait rien faire sans les autres, c’est eux qui nous font vivre, à tel point que si on est igno­ré, on y sur­vi­vra pas. Igno­rer, pas tant en tant que bouche à nour­rir, certes, ça compte, mais en tant que coeur à ouvrir, en tant que coeur qui comte, en tant que coeur qui est per­çu et à qui on ren­voie qu’il existe, même a mini­ma, mais qu’il ex-iste, même rien qu’un peu, mais un peu.

    Je pour­rais vous racon­ter des trucs là-des­sus, des vies que j’ai croi­sées dans mon expé­rience pro­fes­sion­nelle et qui disent à elles seules, com­ment cette éner­gie trouve à se faire une place de façon très acro­ba­tique et casse-gueule, mais qui réus­sit, la preuve, les gens sont encore debout, mais ça fait mal, bref, c’est encore autre chose, un peu autre chose.

    Bon, je reviens à ce bébé qui est dans le ber­ceau, son éner­gie va être gui­dée, on va lui apprendre à faire des liens entre quelque chose et une réponse, ma foi c’est ça apprendre, c’est faire des liens entre, tou­jours cet entre deux termes ou plus.

    Mais celui qui fait faire ses appren­tis­sages-là, ses appren­tis­sages à lui, ils sont peut-être pas au top, n’empêche que le bébé, lui, il en sait rien, et il suit tout ça, il suit bon an, mal an, ces appren­tis­sages-là, parce qu’on ne lui en offre pas d’autres, y’a rien d’autre en maga­sin, alors il prend et peu à peu sa conscience va s’é­la­bo­rer, car ça se construit cette fou­tue conscience, on ne nait pas avec, ça s’é­la­bore ce truc-là, et for­cé­ment par­fois y’a des vices de construc­tion quand les liens qu’on nous a appris à faire sont pas au zénith.

    Les expé­riences du bébé et de l’en­fant puis de l’a­do etc, lui rendent le monde intel­li­gible, mais ça ne veut pas dire qu’il a l’in­tel­li­gence de la situa­tion, là, je reviens à Morin. Non, ça veut dire qu’il a les outils pour dire il y a ceci ou cela, il a conscience vite fait, très, très vite fait.

    Bref, il fait l’ex­pé­rience de la dua­li­té, du bon, du moins bon, mais à l’aune de son repère mar­queur à lui, c’est à dire celui qu’on lui a appris et qu’il répète sans même savoir qu’il répète la plu­part du temps.

    ça ren­voie donc au para­doxe de l’hu­main qui fait le grand écart entre savoir et com­pré­hen­sion, aie, aie, là, je m’a­ven­ture sur un ter­rain glis­sant, atten­tion aux mots Catherine.

    Par savoir j’en­tends l’hu­ma­ni­sa­tion, celle dont on a besoin pour sur­vivre, c’est tout ce qu’on apprend, et si on ne la reçoit pas a mini­ma cette huma­ni­sa­tion, c’est simple, on meurt.

    Elle est donc néces­saire, indis­pen­sable, si on ne l’a pas, on res­semble à des enfants loups( j’en ai ren­con­tré!) , quand Morin parle de logique nécessaire,dans une autre dimen­sion bien sûr mais avec des paren­tés cepen­dant, c’est ça, y’a des choses par les­quelles il faut pas­ser, c’est un pas­sage obli­gé, c’est la dua­li­té qu’on ne sau­rait igno­rer, ou alors il faut me dire com­ment on fait pour vivre en l’i­gno­rant, il faut sans doute être autre chose qu’un petit d’homme.

    Néces­saire à l’in­tel­li­gi­bi­li­té mais l’in­tel­li­gence, c’est l’é­tage du des­sus, ce serait à l’emporte-pièce, autant de dif­fé­rence entre la pres­crip­tion d’une ordon­nance de médi­ca­ment, ce qui est écrit donc et le fait de prendre le médi­ca­ment dans son corps, de l’avaler.Excusez le manque de nuance, mais je suis pressée.

    Avant de prendre le médi­ca­ment j’ai besoin de l’or­don­nance, en prin­cipe, sans elle, le phar­ma­cien ne me don­ne­ra pas la molécule.

    Mais com­prendre, ça c’est vrai­ment autre chose, et on peut com­prendre quand un pro­blème pointe le bout de son nez. Le pro-blème éty­mo­lo­gi­que­ment, ça veut dire ce qui se pré­sente à l’a­vant plan, et quand ça se pré­sente à l’a­vant plan, il faut en tenir compte, ça va venir inter­ro­ger ce qui se passe dans cet espace de notre vie.

    Alors il se peut que ce soit toutes sortes de rap­ports qui coincent, mais en tout cas, ça a le mérite de venir inter­ro­ger quelque chose, c’est une vraie chance le pro­blème, c’est une oppor­tu­ni­té de chan­ger le modus ope­ran­di de notre machine, de nos rap­ports à nous même, aux autres et au monde, car il se peut par­fois que tout se casse la figure parce que la notice d’emploi du début, elle était pas bonne, il faut qu’on trouve une autre voie…

    Mais actuel­le­ment, les pro­blèmes des gens on ne veut pas les voir aus­si on fait tout pour qu’ils ne viennent pas inter­ro­ger leur mode de fonc­tion­ne­ment et com­ment me direz-vous ?

    Les recettes en vigueur ce sont les médi­ca­ments à tire lari­got, don­nés pour un oui pour un non, c’est une catas­trophe, un mas­sacre, ça ne veut pas dire que ce n’est pas néces­saire par­fois mais c’est don­né sans dis­cri­mi­na­tion et ça c’est gra­vis­sime car les tou­bibs ont la frousse. Je suis allée avec un copain tou­bib à l’une des soi­rées de for­ma­tion conti­nue des méde­cins de ville , c’é­tait sur les médi­ca­tions psy, ça fiche la trouille, vous vous ren­dez compte que les dits tou­bibs ils n’y connaissent vrai­ment pas grand chose et ils font ce que leur disent les labos car en plus de ça, ils sont récom­pen­sés quand ils font bien ce qu’on leur dit de faire. Bien sûr, je ne géné­ra­lise pas, des tou­bibs bien ça existe, j’en connais un ou deux, mais c’est pas le cas pour tous, je peux vous l’assurer.

    Tout ça pour dire qu’on occulte le pro­blème avec les molé­cules, on arrase l’af­fect, on l’é­rode, sur le ter­rain c’est calme mais la vie est par­tie avec .

    Y’a les médocs, et il y aus­si la culpabilisation,comme si c’é­tait pas nor­mal de ne pas être bien quand on vit une vie de m.…? non, c’est qu’en plus il fau­drait être rayonnant.

    Bigre, c’est quoi être nor­mal, la nor­ma­li­té ren­voie au numé­rique, mais le numé­rique a sou­vent tort.

    La dif­fé­rence vite fait, oui, je sais, entre un psy­cho­tique et les autres, c’est qu’il est seul à pen­ser ce qu’il pense, quand on est plu­sieurs ça, ça devient une reli­gion( je rigole)

    Bon, il faut que j’aille bos­ser, je conti­nue à ma pause du midi, pas le temps de relire et de peau­fi­ner, excusez-moi.

    Réponse
  158. Catherine

    A sen­tier lumi­neux ( mon incons­cient a rai­son d’ajouter cet adjec­tif, vous ver­rez dans mon déve­lop­pe­ment) …et puis tous ceux qui s’intéressent à cette ques­tion, bien sûr !

    Je reviens à mes mou­tons, sans même lire les mes­sages arri­vés, s’il y en a, sinon, je me connais, depuis le temps, je vais me disperser…

    Alors cette éner­gie, elle réclame son dû, ma foi rien de plus nor­mal, elle est mal­me­née , alors elle se fait entendre, elle essaie de se faire entendre d’une façon ou d’une autre mais il faut qu’elle se fasse entendre, il faut qu’elle passe, que diable, quand bien même devrait-elle y perdre son éner­gie, et une éner­gie sans éner­gie c’est la mort, n’est-ce-pas, bigre, il faut qu’elle passe, c’est le messe-age !

    Notre bon­homme avec ses pro­blèmes, eh bien, ça embête le monde ces pro­blèmes-là, on ne veut pas les voir, pas les entendre, alors on va les éteindre, les étouf­fer, en faire de la chair à pâté, tabu­la rasa, no pro­ble­mo, y’a rien à voir, rien à entendre, pas­sez votre che­min, mais tant qu’à faire autant que ça pro­fite, alors les labos vont s’en faire des gorges chaudes, ils vont s’en mettre plein la lampe, comme on dit ! c’est tou­jours ça de pris, ça s’appelle tirer par­ti des oppor­tu­ni­tés comme ils disent !

    On éteint les pro­blèmes mais sans les résoudre sur­tout quand on crie haut et fort qu’on s’attache à soi­gner, sou­vent, c’est le contraire de ce qui se passe, on endort, on calme, on ne soigne pas Madame, pas chez ces gens-là, et puis, il y a plein d’autres choses en maga­sin pour faire diver­sion, y’a l’alcool, y’a l’ hyper-acti­vi­té de toute sorte, y’a les toxiques sous toute forme, y’a la télé, bref, on peut faIre son choix, y’a un riche panel pour­rait-on dire. Le prin­ci­pal, n’est-ce-pas, c’est que le vol­can soit en som­meil, ça, ça compte drô­le­ment ; le calme dehors même si dedans ça crie au feu !

    Comme on détourne des vrais pro­blèmes car ils pour­raient être dan­ge­reux pour la socio-culture, qu’est-ce qu’on va faire ? je vous le demande, allez, cas­sez vous un peu la tête, oui, c’est bien ça, on va en créer d’autres à la place mais qui eux, auront l’amabilité et la déli­ca­tesse de ne pas mettre le feu dans la maison.

    On va pro­blè­ma­ti­ser des choses qui n’existent pas, c’est du pro­blème inven­té, crée, dont la fonc­tion est de leur­rer, la grippe, c’est bien, ça fait peur et en plus ça fait du chiffre pour aven­tis et consort, le voile qu’on res­sort de temps en temps en période de vache maigre, bref, y’a flo­rès, lais­sez aller votre ima­gi­na­tion, ça vien­dra tout seul.

    Des pseu­do-pro­blèmes, pour qu’on n’aille pas voir, là, où ça ris­que­rait de faire mal, ça s’appelle de la pré­ven­tion d’incendie !

    C’est pour cela que lorsque quelqu’un ren­contre une adver­si­té dans sa vie, une dépres­sion, une addic­tion ou Dieu sait quoi, c’est une béné­dic­tion, bien sûr, je ne parle pas des troubles graves, sur­tout pas, là, c’est encore une autre his­toire. C’est vrai­ment une oppor­tu­ni­té de chan­ge­ment de chan­ge­ment qui s’offre, de revoir la copie et de redres­ser la barre, en ce sens les pro­bèmes sont des béné­dic­tions mais tout dépend ensuite de ce que l’on en fera, l’épée qui tue ou qui vivi­fie, c’est cela le sens de cette figure, selon ce que vous en ferez ce pro­blème ou vous anéan­ti­ra ou vous dyna­mi­se­ra, vous vita­li­se­ra davan­tage.

    Alors il faut lui lais­ser la place quand il est là, lui faire tous les hom­mages, et puis et puis vous com­po­se­rez votre chi­mie et vous verrez.ça fait mal, ça c’est sûr, mais on ne peut y cou­per, faut aller voir de quoi il en retourne là-bas, c’est une pos­si­bi­li­té de com­prendre ce qui jusqu’alors était inin­tel­li­gible, y mettre le nez et démê­ler les nœuds même s’ils sont bien ser­rés, s’y essayer en tout cas, ça lais­se­ra tou­jours plus d’air pour la circulation.

    C’est le grain de blé qu’on peut digé­rer alors, mais avant de le digé­rer il faut qu’il passe dans l’œsophage, le tube diges­tif et l’estomac ( ça c’est la logique aris­to­té­li­cienne néces­saire), qu’on le fasse pas­ser le grain de blé, pour espè­rer qu’il soit méta­bo­li­sé, c’est pour ça que c’est néces­saire, pas moyen de digé­rer quelque chose qui n’est pas ava­lé ; ça, c’est l’é­tape du des­sus la diges­tion, c’est l’intelligence, la com­pré­hen­sion, gros­so modo bien sûr !

    C’est à dire que ce n’est plus quelque chose d’étranger, non, c’est quelque chose de re-connu, d’assimilé, d’intégré ( vous par­liez de défaut d’intégration) qelque chose qui nous in-forme au vrai sens du terme, quelque chose qui nous forme de l’intérieur et qu’est d’autre la com­pré­hen­sion dites-moi, si ce n’est cette per­cep­tion directe et immé­diate de ce qui est sans inter­mé­diaire, c’est, point.

    Et même alors que par­fois, on finit par se rendre compte que tout ce qu’on croit être ce moi, notre iden­ti­té, eh bien, il arrive qu’on se rende compte que c’est une construc­tion que les autres ont faite en nous, et qu’on peut la regar­der comme quelque chose qui ne nous revient pas vrai­ment, se voir comme un autre ( clin d’œil à un phi­lo­sophe !) ça veut dire se déscot­cher du fond de la cas­se­role, se rendre compte que ce moi, ce n’est qu’une ombre, un fan­tôme, une ombre pro­je­tée de nous-même, rien de plus que ça. Met­tez vous face au soleil, vous ne voyez pas d’ombre, faites dos au soleil, et là, vous voyez votre ombre et notre vie avant qu’on ne se casse la figure d’une façon ou d’une autre, c’est de croire que l’ ombre, c’est nous, il faut faire machine arrière alors et se tour­ner vers le soleil, l’ombre a dis­pa­ru, ne reste que l’énergie et là, ça pulse, ça bat et la joie anime tout ça, et là, ça peut cou­ler, c’est le Tao qui coule si rien ne contre­vient au mouvement.

    Mais si le poi­son s’infiltre, là, pas de quar­tier, le ménage doit être fait dili­gem­ment, tran­quille et pai­sible si c’est pai­sible et tran­quille mais déter­mi­né à com­battre le poi­son s’il est identifié.

    Bon, le temps passe, alors, vite,très vite, en fait c’est ce que disent toutes les tra­di­tions d’une façon ou d’une autre, mais elles sont mal com­prises ces tra­di­tions et sont détour­nées de leur but pre­mier le plus sou­vent. C’est tel­le­ment simple que ça en devient extrê­me­ment com­pli­qué. C’est ter­ri­ble­ment com­pli­qué à faire entrer ça dans les têtes, et puis les têtes, c’est qu’un pas­sage, il faut que ça passe au coeur et là le voyage est long très long et même par­fois qu’une vie ça suf­fit pas, mal­heur à celui à qui ça arrive cette vache­rie là.

    Alors, l’intelligence dont Morin parle, c’est d’abord le pas­sage dans le tube digestf, c’est néces­saire vous ne pou­vez pas contre­dire je crois, mais ça ne suf­fit pas, il ne doit pas glis­ser ou être recra­ché, il doit être digé­ré, infor­mer la matrice, accom­plir l’énergie, et qu’est-ce d’autre alors que l’intelligence, c’est-à-dire le dépas­se­ment de l’ingestion, c’est la digestion.

    Bon, je ne sais s’il serait très content MOrin en voyant cette image, mais qui sait, pas le temps de relire.

    Je crois bien sûr, j’suis pas cer­taine ! un avis, rien qu’un avis !

    Dites-moi si ça vus parle davan­tage comme ça.

    Réponse
  159. sentier198

    je vous pré­viens , j’ai pas les idées claires aujourd’hui…

    @ étoile…

    vous dites : »…pour­quoi l’an­goisse de la mort, alors qu’elle est un phé­no­mène naturel ?… »
    ce qu’il fau­drait pou­voir tra­vailler , c’est ce que vous enten­dez par « natu­rel »..car cette angoisse est bien réelle même si l’homme a bien conscience de sa finitude.

    pour reprendre vos pro­pos tel que je les entends , je dirais que nous ris­quons d’a­voir bien­tôt une réponse à la ques­tion de savoir si « ..l’es­pèce humaine est un monu­men­tal raté…. »

    en effet ‚qu’une espèce aus­si bien dotées en capa­ci­tés d’a­dap­ta­tion puisse com­mettre les abo­mi­na­tions qu’elle a com­mis le siècle dernier,on est en droit de se poser les ques­tions que vous vous posez.

    mais ‚par ailleurs, nous sommes par­tie de cette nature , tout comme l’eau , l’u­ra­nium , et les lois de la nature (que l’homme n’a pas crées) per­mettent de fabri­quer du Plutonium…l’homme ne fait que se servir…

    c’est sa façon de se « ser­vir » qui devient de plus en plus choquante.

    com­ment va-t-il « gérer » la pénu­rie éner­gé­tique qui nous pend au nez dans les décen­nies qui viennent..
    une Nou­velle Barbarie ?

    @ cathe­rine
    vous dites « ..
    Il ne s’a­git pas de mou­rir bien sûr, au contraire, il s’a­git de sau­ver sa peau, et pour cela il faut re-diri­ger l’éner­gie ailleurs… »

    ++++ bien sûr, au contraire ++++: pourquoi tant de défenses ?

    « …..ça ren­voie à l’éner­gie qu’on a en nais­sant, notre force vitale, notre libi­do si vous vou­lez, cette vie qui est nous , qui pulse et qui ne demande qu’à s’ex­pri­mer, mais elle sait pas com­ment la pauvresse!… »

    je n’en­tends pas Libi­do dans ce sens…je veux par­ler de cette « puis­sance » qui porte la vie (voire le deve­lop­pe­ment de cet uni­vers , j’ai un coté très Jun­gien) en géné­ral , et qui se mani­feste de façon indi­vi­duée chez cha­cun des êtres vivants qui peuplent cette terre (dont les humains , bien sûr).

    je crois que c’est là que nous ne sommes pas d’accord…(avec vous et Morin)

    il est pos­sible que nous ayons une repré­sen­ta­tion de l’u­ni­vers dans lequel nous vivons qui soit tota­le­ment tri­bu­taire de l’ap­pa­reillage sen­so­riel et cog­ni­tif à notre disposition.
    le réel nous est presque tota­le­ment caché…ce que nous « com­pre­nons » (de :cum pren­dere : , prendre avec) est limi­té à ce que nos yeux (nos sens , nos rai­son­ne­ments , nos cultures) peuvent « ana­ly­ser », « décoder ».…

    il est pos­sible que nous ne voyons qu’a­vec les lan­gages pos­sibles (à notre consti­tu­tion d’ètre humain) , les logiques déri­vées de ces lan­gages pos­sibles , les abs­trac­tions pos­sibles , les concepts pos­sibles, puis les machines pos­sibles construites avec les sys­tèmes for­mels pos­sibles éla­bo­rés avec les ins­tru­ments intel­lec­tuels précédent.

    rede­ve­nons humbles , nous ne savons pas grand-chose , et si nous vou­lons en savoir plus , res­tons disponibles.

    je vous avais pré­ve­nu , c’est pas la forme..

    et ALLAIS dans tout çà ….
    quand je vois Etienne conti­nuer de  » férailler  » avec Bru­no Lemaire chez Jorion…je me dis que tout n’est pas per­du , il y a de la libi­do incar­née chez ces hommes..

    Réponse
  160. Catherine

    Déci­dé­ment les mots sont de vraies vache­ries, tout ça pour ça, pour com­prendre à côté, allez sen­tier 193, reli­sez Jung, vous avez du sau­ter quelques pas­sages ! Ecrire ne sert à rien, à rien de rien, ça m’apprendra !

    Réponse
  161. Catherine

    et ALLAIS dans tout çà, dites-vous ?

    Encore quel­qu’un qui veut ren­trer dans les cases, vous étiez sans doute bon élève, ça se sent !

    Excu­sez-moi, je suis en colère, non contre vous maIs contre moi..

    Faire ce que vous faites psy, j’sais pas quoi, et poser la ques­tion d’AL­LAIS comme si ce dont nous par­lions était hors sujet ? mais punaise, c’est pas pos­sible, je rêve dites-moi !

    Ce monde dans lequel nous vivons n’est pas tom­bé du ciel tout fait, ce sont les hommes qui l’ont construit, et si on ne va y voir de la construc­tion de l’homme, j’ai comme l’im­pres­sion qu’il man­que­ra des pièces pour la com­pré­hen­sion du sys­tème, mais bon, ça reste un avis.

    Pour votre remarque, concer­nant une hypo­thé­tique résis­tance, sachez cher Mon­sieur que je ne peux en dire plus ici, là, ce serait hors sujet, mais tenir ce pro­pos, j’en ai sou­pé pour ma part. J’ai vécu un cer­tain nombre d’an­nées avec un prof de fac en psy­cho-patho, et si je l’ai quit­té c’est en par­tie aus­si pour cela, pour ce genre de réponse qui obture, qui ferme, c’est une défense, ça m’é­nerve, c’est trop facile des phrases pla­quées comme ça.

    Bon, allez je vais écou­ter de la musique, ça adou­cit les moeurs parait-il je vais voir si ça se vérifie.

    Réponse
  162. sentier198

    @ cathe­rine

    rede­ve­nons humbles , nous ne savons pas grand-chose , et si nous vou­lons en savoir plus , res­tons disponibles.

    appa­rem­ment , je ne suis aus­si « psy » que ca , pour vous avoir contra­rié à ce point.

    conti­nuons , ou essayons..je suis plu­tôt tenace , d’habitude.

    quand je parle de défense , je part du prin­cipe que nous pas­sons toute notre vie à nous « pro­té­ger » de ce qu’elle est.

    nous sommes tous logés à la même enseigne +++

    com­men­çons par l’ac­cep­ter , ce n’est donc pas un « gros mots » que d’a­voir des défenses..c’est hono­ra­ble­ment humain..c’est comme cela que , d’a­bord ‚nous soi­gnons nos angoisses , non ?

    si je parle d’AL­LAIS , ce n’est pas pour vous cou­per la parole…c’est tout sim­ple­ment que ce fil ne peut plus être , à mon avis ‚uti­li­sé par d’autres inté­res­sés par les docu­ments qu’é­tienne a posé à l’o­ri­gine , en haut de cette page.….

    en tout cas , je me pose cette question..

    avez-vous une solu­tion alter­na­tive pour conti­nuer à dis­cu­ter de nos digressions ?

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  163. Catherine

    ben, non, vous n’êtes pas vrai­ment psy, c’est le moins qu’on puisse dire…alors, on va dire que vous êtes humain, ce sera peut-être mieux comme sta­tut tout compte fait.

    soyons humble= vous êtes prétentieuse, ça vous revient de le penser.

    Je suis d’une nature pug­nace mais abso­lu­ment pas rancunière.

    Pour la défense, on va dire que c’est de l’é­vo­ca­tion émo­tion­nelle, alors.

    Vous dites : » si je parle d’AL­LAIS , ce n’est pas pour vous cou­per la parole…c’est tout sim­ple­ment que ce fil ne peut plus être , à mon avis ‚uti­li­sé par d’autres inté­res­sés par les docu­ments qu’é­tienne a posé à l’o­ri­gine , en haut de cette page.….
    en tout cas , je me pose cette question.. »

    Mais en quoi cet échange empê­che­rait-il quel­qu’un de pas­ser un autre com­men­taire ? c’est de l’an­ti­ci­pa­tion négative,ça, c’est votre res­sen­ti, ce n’est peut-être pas celui de tous. Je sais pour ma part, que ce type de dia­logue ne m’empêcherait nul­le­ment de pas­ser un docu­ment, il faut se ris­quer, ne pas être timo­ré, faites confiance aux gens, ne les pre­nez pas pour des peu­reux, sinon vous récol­te­rez ce que vous semez, ils seront timorés.

    Je me refuse à pen­ser qu’il s’a­git de digres­sion, on est au coeur du sujet.

    Quant à toi Gilles, stp, dire ce que l’on pense ce n’est pas engueu­ler l’autre, il fau­drait quand même que ça rentre, sinon, ce n’est plus la peine d’é­crire ou alors ce sera par­ler gui­mauve, on ne vit que cela par­tout, des défenses jus­te­ment, tiens, il revient celui-là, sor­ti par la porte, il revient par la fenêtre, nous ne sommes pas des enfants, je crois, nous pou­vons dire ce que nous pen­sons, tout en res­tant cor­rect, c’est la base d’une com­mu­ni­ca­tion saine et plus ou moins vraie, je croisssssssssssssss. Amen.

    Répu­blique= res-chose publique…

    Réponse
  164. Catherine

    Et puis encore une der­nière chose, sachez sen­tier 193, vous devriez lais­ser votre nom, ce serait plus classe, bon, c’é­tait pas pour ça que je vou­lais inter­ve­nir, la fameuse phrase où vous me dites soyons humble et res­tons dis­po­nible, sachez une chose Mon­sieur, ce que je déve­loppe « hum­ble­ment » n’est aucu­ne­ment le fruit d’un savoir livresque ou bien peu, au regard de mon vécu, ce dont je vous parle, c’est d’a­bord sur moi que je l’ai expé­ri­men­té, dans ma vie per­son­nelle et dans ma vie pro­fes­sion­nelle. Je crois que c’est tout ce qu’il me res­tait à vous dire pour tour­ner la page, si tou­te­fois j’a­vais oublié quelque chose, je me per­met­trais de vous en faire part afin de dis­si­per cette fâcheuse réa­li­té, la réa­li­té est une résis­tance, peut-être bien une défense ?

    Réponse
  165. etoile

    @ Alain

    vous avez rai­son, une cor­rec­tion du raté n’est pas improbable

    en fait, il y a trois possibilités :

    1. qu’il n’y ait eu, à l’o­ri­gine, aucun pro­jet, donc que tout soit un chaos sans but

    dans ce cas, pas la peine de militer

    2. qu’il y ait eu un pro­jet qui a cla­shé irrémédiablement

    dans ce cas non plus, pas la peine de militer

    3. qu’il y ait eu un pro­jet qui a cla­ché, mais qui est remédiable

    dans ce cas, ça vaut le coup de mili­ter, nous sommes les acteurs de la remédiation

    le pro­blème est que nous ne pou­vons pas
    savoir de quel cas de figure il s’agit

    Réponse
  166. etoile

    J’a­joute que le choix est difficile.

    Si nous misons sur 1 ou 2, alors que c’est le 3 qui est vrai, nous ris­quons de ne pas don­ner de chance au 3 et donc de faire rater la réparation.

    Si nous misons sur le 3, alors que c’est le 1 ou le 2 qui sont vrais, nous per­dons notre temps.

    Mili­ter n’est basé sur aucune cer­ti­tude mais sur une simple croyance.

    Réponse
  167. Catherine

    Je suis une pug­nace, j’ai besoin d’é­pui­ser les résis­tances qui résistent à ma com­pré­hen­sion pour pour­suivre mon che­min( sentier…)

    Je reprends ce que vous dites:« Je n’en­tends pas Libi­do dans ce sens…je veux par­ler de cette « puis­sance » qui porte la vie (voire le deve­lop­pe­ment de cet uni­vers , j’ai un coté très Jun­gien) en géné­ral , et qui se mani­feste de façon indi­vi­duée chez cha­cun des êtres vivants qui peuplent cette terre (dont les humains , bien sûr).
    je crois que c’est là que nous ne sommes pas d’accord…(avec vous »

    Puisque vous êtes Jun­gien à ce que j’ai cru com­prendre, il me semble que ce der­nier per­çoit l’homme comme par­tie de l’u­ni­vers, micrO­cosme dans le macro­cosme mais aus­si son pen­dant macro­cosme dans le micro­cosme, le pro­ces­sus d’in­di­vi­dua­tion dont il parle fait réfé­rence à cela en par­tie, si j’ai bien com­pris, dès lors nous sommes l’éner­gie du cos­mos limi­té dans notre corps et nos attri­buts res­pec­tifs qui nous font per­ce­voir le monde à la mesure de ce que nous sommes c’est à dire par­tiel et partial.

    Je ne dis rien d’autre que cela, reli­sez, cette éner­gie qui est conte­nue= tenue dans « nos » petites limites est informe et doit trou­ver une forme socia­li­séee pour ex-ister sinon elle n’ex-iste pas.

    J’ai encore deux trois petits trucs sur les­quels je vais revenir.

    Réponse
  168. sentier198

    @ cathe­rine
    vous dites « …Je ne dis rien d’autre que cela… » , j’a­vais bien com­pris et
    c’est bien pour cela que je dis bien plus haut que nous sommes d’ac­cord sur le fond..

    par ailleurs , vous y allez vite en « classification »..
    j’ai pas dit que j’é­tais Jun­gien , mais que j’a­vais un coté Jun­gien , vous aus­si à ce que je lis…
    et sur beau­coup d’autres points.

    quand vous dites : « …soyons humble= vous êtes pré­ten­tieuse, ça vous revient de le pen­ser.… » , c’est votre interprétation.

    je répète « soyons humble » , cela s’ap­plique aus­si bien à moi qu’aux autres.
    ce n’est vrai­ment pas une attaque per­so­nelle et reprend les remarques d’ « étoile… »

    je regrette que vous pre­niez les choses ain­si , désolé.

    le dia­logue sur le net est dif­fi­cile , les mal­en­ten­dus faciles..

    à bien­tôt

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  169. Catherine

    Pour reve­nir à Morin,« L’u­sage de la logique est néces­saire à l’in­tel­li­gi­bi­li­té, le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à l’in­tel­li­gence. La réfé­rence à la logique est néces­saire à la véri­fi­ca­tion. Le dépas­se­ment de la logique est néces­saire à la vérité ».

    Reve­nir à ce qu’il dit, et expli­ci­ter de ce que je com­prends de cette phrase, elle tient tout entière dans le suf­fixe ible, la dif­fé­rence est là : intel­li­gible c’est dif­fé­rent d’in­tel­li­gent, il faut pas­ser par la contra­dic­tion pour espé­rer la dépas­ser cette contra­dic­tion, com­ment pour­rions-nous faire autre­ment, dites-moi ?

    intel­lig-ible= en capa­ci­té vir­tuel­le­ment d’être com­pris= poten­tia­li­té en pos­si­bi­li­té de deve­nir mais donc pas for­cé­ment actua­li­sée, réalisée.

    alors qu’intelligent=qui est com­pris, digé­ré donc actua­li­sé, et on revient plein pot aux concepts de Lupasco.

    Le point où nous achop­pons je crois, sen­tier 193, c’est que cette com­pré­hen­sion n’est qu’un point par­ti­cu­lier en un lieu tout aus­si par­ti­cu­lier et en un temps tout aus­si par­ti­cu­lier, beau­coup de par­ti­cu­la­ri­tés vous l’au­rez remar­qué n’est-ce-pas.

    Cela ne veut aucu­ne­ment dire qu’il y a maî­trise, il fau­drait être Dieu pour tout maî­tri­ser, or, nous ex-istons, nous sor­tons du tout, inconnu,pas-connu de nous le mot est très parlant.

    Dès lors que nous sor­tons du tout, nous sommes réduit par défi­ni­tion et deve­nons dès lors des êtres de désir, c’est à dire de manque, c’est notre condi­tion d’hu­main.

    Mais pas tant comme le dit L…, dont je n’ose écrire le nom mais dont je reprends les pro­pos, pas tant manque de ceci ou de cela, non, manque de ce par quoi l’homme ex-iste, de ce par quoi il est au monde,son rap­port au monde, et là, Cher Ami, on est au coeur du coeur du réac­teur, nul hors sujet, Allais, c’est lui qui nous suit, il est en contre­bas, aus­si il faut faire atten­tion aux genres de pro­pos que vous tenez car vous fer­mez toutes pos­si­bi­li­tés de com­pré­hen­sion en fer­mant des portes avec une bonne inten­tion vous semble-t-il, je ne vous prête nul­le­ment de mau­vaises inten­tions, loin de là, mais dans les faits, ça nous éloigne d’une pos­si­bil­té de com­prendre justement.

    Je ne cherche à avoir rai­son de per­sonne, je cherche juste à com­prendre ce que nous vivons, vous l’au­rez com­pris je l’es­père et lais­se­rez bat­tants de portes ouvertes, mer­ci, je ne mets pas de point de final pour la circulation

    mer­veilleuse jour­née à tous

    Réponse
  170. Alain

    le « mili­tant » ne croit pas forcément…Mais s’il ne croit pas, il peut avoir fait une sorte de « pari de Pascal »…

    Per­son­nel­le­ment, ce pari il est pos­sible qu’on me l’ait « sug­gé­ré », le « on » étant plu­sieurs « figures de l’hu­ma­ni­té » que j’ai plus ou moins « rencontrées » :

    « ren­contres » d’une lec­ture, d’un com­bat social, d’un conflit plus intime, etc, et à chaque fois que l’une de ces « ren­contres » fait tour­ner le comp­teur de ma fré­quen­ta­tion « quan­ti­ta­tive » de l’es­pèce humaine, à chaque fois, s’est rap­pro­chée l’é­chéance d’une « muta­tion qua­li­ta­tive » de mon rap­port à « autrui » :

    sou­dain, plus rien n’est comme avant, je crois per­ce­voir en cha­cun bien autre­chose, non seule­ment « plus », mais vrai­ment bien dif­fé­rent de ce qui me sem­blait être un indi­vi­du ins­crit dans « la véri­té de l’es­pèce humaine »…

    Il est alors temps de me dire que ce « on » (col­lec­tif mais non homo­gène, his­to­ri­co-bio­gra­phique, acci­den­tel et récur­rent à la fois) m’in­vite à un « pari de Pascal ».

    ce pari est qu’ existe une pro­ba­bi­li­té « com­bi­na­toire » d’or­ga­ni­sa­tion de cette « espèce humaine », d’où émer­ge­rait énor­mé­ment plus et magni­fi­que­ment mieux d’humanité.

    Les « retrou­vailles » dont je parle avec « Etoile » sont là, et en même temps , elles me com­pliquent cette vie si simple qui consis­te­rait à atteindre cal­me­ment la sérénité…mortelle.

    Mili­ter est une « faim »…Non ?

    Réponse
  171. Catherine

    Oui, tout à fait Alain, et c’est là que la cible, l’o­rien­ta­tion de l’éner­gie est impor­tante, mal viser est le sens d’un des mots que l’on tra­duit abu­si­ve­ment par péché en hébreu, qui nous vaut toutes les lec­tures enfan­tines et ter­ri­ble­ment dé-tour­nées de cer­tains mess(a)ges…

    Réponse
  172. Le concombre masqué

    L’é­pi­la­tion : norme et idéologie

    Contre les tabous indiscutés

    Bon­jour, je viens de lire un article sur un site fémi­niste qui m’a appa­ru reflé­ter ce que je pen­sais au sujet de l’é­pi­la­tion et de la chasse à ce qui est natu­rel, je le retrans­cris ici :

    • L’é­pi­la­tion est un domaine sur lequel il existe un consen­sus appa­rent : une illu­sion de consen­sus (car celles qui ne sont pas d’ac­cord n’osent pas faire entendre leur voix) : donc faire son « coming out » bri­se­ra l’ap­pa­rence de consensus ;
    • c’est un domaine ou règne la pro­pa­gande et la pen­sée unique (c’est à dire l’ab­sence de pensée) ;
    • L’é­pi­la­tion consti­tue un bon exemple d’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion et d’a­sep­ti­sa­tion du corps (rejet de la nature) ; le corps doit être ren­du socia­le­ment accep­table pour pou­voir être montré ;
    • L’é­pi­la­tion est une norme, elle se main­tient par le contrôle social (regard appuyés, remarques déso­bli­geantes, conseils « ami­caux », mise à l’é­cart…) qu’exercent sur les femmes « déviantes » (en fait résis­tantes !) celles qui ont inté­rio­ri­sé la norme. L’i­déo­lo­gie libé­rale pré­tend que « cha­cun est libre de faire ce qu’il veut », ce n’est pas du tout le cas en matière d’é­pi­la­tion à cause de cette pres­sion sociale qui s’exerce.
    • La « mode » de l’é­pi­la­tion a pour but de faire du béné­fice sur le dos des femmes, la mar­chan­di­sa­tion du corps est bien une des dimen­sions de l’i­déo­lo­gie capi­ta­liste libérale ;
    • Le corps dont la publi­ci­té veut faire rêver a pour réfé­rence néga­tive l’a­ni­ma­li­té ; et pour idéal impli­cite : la chose, la machine. Bref la déshumanisation.
    • Ce sujet a une dimen­sion cultu­relle car il s’a­git de la redé­fi­ni­tion des cri­tères esthé­tiques par des inté­rêts économiques ;
    • Ce sujet montre com­ment le poli­tique et l’é­co­no­mie touchent le domaine le plus intime : notre corps et son inté­gri­té (le corps mar­chan­dise). Cela illustre le célèbre slo­gan fémi­niste « le pri­vé est politique ».
    • Ce sujet per­met de décli­ner les théo­ries de la psy­cho­lo­gie sociale et de la psy­cha­na­lyse poli­tique Rei­chienne en quelque chose de concret et qui concerne la majo­ri­té des gens dans leur quotidien.
    • L’exemple de l’é­pi­la­tion montre com­ment une pra­tique et les valeurs asso­ciées, favo­rables aux classes domi­nantes (à ceux qui font du pro­fit ; aux hommes puisque la femme est déva­lo­ri­sée) est inté­grée par les domi­nés. On retrouve là le pro­ces­sus de « maté­ria­li­sa­tion de l’i­déo­lo­gie domi­nante dans la struc­ture psy­cho-cor­po­relle des indi­vi­dus noyés dans la masse » décrit et expli­qué par Wil­helm Reich dans « psy­cho­lo­gie de masse du fascisme ».

    Je suis tout à fait d’ac­cord avec cette dénon­cia­tion de cette nou­velle pra­tique qui rend imberbe le pubis des femmes comme celui des petites filles. Nous ne sommes pas des pédo­philes, nous les hommes, nous aimons cares­ser les poils pubiens des femmes, si elles sont d’ac­cord bien enten­du, lécher ( mais pour­quoi ce cli­to­ris se dérobe-t-il ? ) , sen­tir les odeurs !

    Réponse
  173. Catherine

    Oui, oui, Concombre mas­qué, c’est assez ter­ri­fiant cette his­toire-là, et très symp­to­ma­tique de notre sinistre époque, c’est une incur­sion dans tous les espaces y com­pris ceux du corps, qui ne peuvent plus s’ex­pri­mer libre­ment, bâillon­nés qu’ils sont par les dik­tats, repris en choeur par les jeunes eux-mêmes. Ils en ont fait leur cre­do et ne peuvent plus voir un poil en pein­ture, les odeurs sont mas­quées par des effluves syn­thé­tiques. Comme si à tra­vers ces impé­ra­tifs sociaux, c’é­tait de la nature elle-même dont on vou­lait venir à bout, l’homme, ça y est, c’est fait, c’est un cran au-des­sus main­te­nant, on empiète sur le ter­rain de la nature qu’on s’es­saie à déna­tu­rer. Quelque chose de glauque en res­sort, quelque chose d’a­sep­ti­sé, de froid aus­si, qui enlève l’un des sens les plus basique et archaïque, je veux par­ler de l’o­do­rat oh com­bien impor­tant. On dirait qu’il y a une volon­té de des­sai­sir l’homme de tous ces repères ultimes, les sens sont les fenêtres de notre pri­son disait un grand mon­sieur, si les fenêtres sont closes, nous serons com­plé­te­ment emmurés !

    Réponse
  174. Alain

    Il y a clles qui s’é­pilent et celles qui font face..

    Non mais j’en appelle à Aïda, où êtes-vous pas­sée, ma coréligionaire ?

    Il y a une part de véri­té sous le niquab de concombre mas­qué, mais aus­si de grosses parts d’im­par­don­nable lais­ser-aller mental.

    Qui vous dit qu’il n’y a pas , aus­si, dans les « soins du coprps, un vrai plai­sir esthé­tique, un « art de vie » , et pas for­cé­ment une « sou­mis­sion psy­cho­lo­gique » aux normes d’un sys­tème , même si ce sys­tème pousse à « la marchandisation » ?

    Quant à Mau­rice Allais, il serait temps de le lire et d’en par­ler plus que du com­por­te­ment de tel ou tel organe de « l’es­pèce humaine » !

    …Aïda doit être occu­pée à lire, peut-être Mau­rice Allais, si ça conti­nue je vends mon ordi et je m’a­bonne à la biblio­thèque du quar­tier ! (concombre : on y trouve des traites sur les caresses!)

    Réponse
  175. Catherine

    Non, non, Alain, vous faites fausse route jus­te­ment en pen­sant abu­si­ve­ment parce qu’on vous a mis ça dans la tête, que pour résoudre un pro­blème il fal­lait for­cé­ment s’y col­ler corps et âme et se cou­per du reste, il faut s’y inté­res­ser certes, mais il ne faut aucu­ne­ment se dé-tour­ner du reste.

    Ce qui peut vous sem­bler une fois encore, déci­dé­ment c’est le tra­vers de beau­coup sur ce blog, à côté, hors sujet est jus­te­ment la clé qui vous per­met­tra d’ou­vrir la porte d’une pos­sible com­pré­hen­sion du reste et notam­ment du pour­quoi ça bloque avec Allais, pour­quoi ça ne passe pas, alors que ça devrait pas­ser si l’on s’en tient au bon sens qui n’a plus de bon que le mot justement.

    C’est que la vie n’est pas sau­cis­son­née, par­cel­li­sée, mor­ce­lée, elle est un tout, et tout se tient, les émo­tions qui sont à l’o­ri­gine de nos actions et donc de ce qui pro­dui­ra des effets dans la socio-culture se mani­festent inté­rieu­re­ment par les repré­sen­ta­tions men­tales qui se mani­fes­te­ront par les com­por­te­ments à l’extérieur.Et der­rière les émo­tions, il y a des appren­tis­sages, et par qui sont-il faits ces appren­tis­sages, je vous pose la question ?

    Le tra­vail qui est fait per­fi­de­ment mais très habi­le­ment sur les repré­sen­ta­tions men­tales, la preuve, il n’est pas per­çu ce tra­vail, abou­tit à la déses­pé­rance que nous ne ces­sons de déplo­rer dans tous les champs, aus­si c’est de tout dont il faut par­ler car c’est sur ce ter­reau-là que nous par­vien­drons à dénouer les noeuds qui bloquent la cir­cu­la­tion du juste et du paisible.

    Aus­si, se ris­quer à pro­po­ser une telle lec­ture sur ce blog est tout à fait cou­ra­geux et intel­li­gent, et je remer­cie concombre mas­qué pour cette ini­tia­tive heureuse.

    N’est-ce pas en croi­sant tous les consti­tuants de notre vie qu’un euré­ka poin­dra le bout de son nez, moi, pour ma part, j’y crois de plus en plus. La spé­cia­li­sa­tion atro­phie la com­pré­hen­sion, elle est abso­lu­ment néces­saire je ne dis pas le contraire et je salue ceux qui se collent à cette dif­fi­cile ques­tion finan­cière, mais elle doit se nour­rir de ce dans quoi elle baigne, c’est à dire le tout du quo­ti­dien qui se décline de mille et une façon.

    Ne vous est-il pas arri­vé de com­prendre quelque chose sur lequel vous but­tiez en fai­sant de la cui­sine ou en répa­rant votre voiture ?

    Moi, ça m’ar­rive sou­vent et je pense que c’est parce qu’a­lors il n’y a pas de ten­sion qui s’ins­talle à vou­loir com­prendre ceci ou cela, il y a au contraire un abandon,un relâ­che­ment une poro­si­té qui s’ins­talle et je pense que c’est sur ce ter­rain là que peut se poser quelque chose d’une alchi­mie qui fera se ren­con­trer des élé­ments épars qui ori­gi­ne­ront une pos­sible compréhension.

    Certes, on ne peut par­ler que de son vécu et peut-être en est-il autre­ment pour vous ?

    Réponse
  176. Catherine

    Bon, quand je disais que j’é­tais une pug­nace ça va se véri­fier encore aujourd’­hui. Ce matin en repen­sant à ce disait Sen­tier 198 :

    Le mieux est quand même d’al­ler lire l’in­té­gra­li­té de son mes­sage (157) mais je cite le pas­sage sur lequel je vais appor­ter des com­men­taires, voi­là donc le dit pas­sage:«  »Allais aborde sou­vent le fac­teur psy­cho­lo­gique , mais pour en reve­nir à une approche ration­nelle de l’économie.
    déce­vant, mais banal…le gars que vous citez sou­vent fait de même…
    ils ont peur du vide , la RATIO­na­li­sa­tion ça soigne cette peur….mieux que les tran­quilli­sants ‚croyez-moi.
    on a le sen­ti­ment de mai­tri­ser quelque-chose à défaut de sa destinée…c’est tou­jours ça.
    mais , l’im­passe est totale….… » »

    m’est venue à l’es­prit le sou­ve­nir d’une confé­rence que fai­sait Nico­les­cu, basa­rab de son pré­nom, confé­rence par­lant de Pau­li, Jung et Lupasco,où un inter­ve­nant à la fin du col­loque lui pose une question :

    Votre modèle va ‑t-il dans le sens d’une téléo­lo­gie ? dans le sens d’une flèche ? Une évo­lu­tion vers quelque chose ?

    Et Nico­les­cu de répondre : » Ce n’est pas Teil­har­dien cette struc­ture, il n’y a pas de fon­de­ment!!!!!!!!!!

    La réa­li­té dépend de nous.Elle est plas­tique et notre res­pon­sa­bi­li­té, c’est de bâtir un ave­nir sou­te­nable en accord avec ce mou­ve­ment glo­bal de la réalité.

    Inté­grer ce mes­sage, c’est prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés, c’est à dire répondre de ce que l’on met au monde dans nos rap­ports à nous-mêmes, aux autres et au monde, au tra­vers de nos actions ou de nos non-actions, de nos empê­che­ments ou de nos auto­ri­sa­tions. C’est une charge sup­plé­men­taire, un tra­vail nou­veau, mais dont nul homme un peu libre ne sau­rait se sous­traire, je crois.

    Les enne­mis ne sont pas seule­ment dehors, ils sont en nous par­fois, refu­ser d’ou­vrir des portes, et tour­ner la clé éteint l’ar­deur comme dit Char !

    Réponse
  177. Alain

    Il y a des façons « d’ou­vrir des portes » qui sont assez nar­cis­siques pour nous intro­duire dans la salle des miroirs d’où certain(es) ne sortent jamais :

    croire que la « per­sonne  » se retrouve « enfin » tan­dis qu’elle se contente de suivre l’or­nière du « pen­chant le plus natu­rel qui soit », c’est-à-dire celle de « l’hy­giène intime » qui n’a d’in­time que le fait d’i­gno­rer que cette « inti­mi­té » est exac­te­ment iden­tique à celle de mil­liards d’in­di­vi­dus de la même espèce, et pré­tendre ain­si échap­per à la « sté­réo­ty­pie du sys­tème col­lec­ti­viste », c’est en fait fer­mer sa conscience à « la socié­té », à « la liber­té comme conquête citoyenne » et à tout ce « monde pas natu­rel » qu’est « la civilisation » :

    En fait Nietche nous pilote bien vers cette soi-disant « nature humaine » défi­ni­ti­ve­ment en rup­ture de ban avec « les lumières » et leur « raison ».

    « La bête est féconde », ouvrons lui la porte, donc…

    Réponse
  178. sentier198

    @ cathe­rine

    vous disiez plus haut :
    « …l’o­rien­ta­tion de l’éner­gie est impor­tante, mal viser est le sens d’un des mots que l’on tra­duit abu­si­ve­ment par péché en hébreu… »

    ne sachant à quel « niveaux » inter­ve­nir quelque peu décon­te­nan­cé par vos réac­tions , j’ai pré­fé­ré me taire.

    mais je suis d’ac­cord avec vous pour dire que çà « pousse » dans le bon sens comme une sage-femme s’ap­plique à le faire com­prendre à une par­tu­riente (la maieutique).…

    les idées de Lupas­co sont pas­sion­nantes , mais son for­ma­lisme très abs­trait ne m’aide guère , je le regrette…
    en plus de ne pas ètre « psy­cho­logue pour deux sous » , je suis un mau­vais logicien…

    vous par­lez d’o­rien­ta­tion, de mal viser..
    je pense sou­vent à l’i­mage d’un chas­seur qui pour atteindre sa proie ‚aligne son visueur,la mire au bout du fusil et au loin­tain sa cible.…

    il y a trop de « mai­trise » là dedans , c’est cela qui nous « plombe »

    ce sen­ti­ment que j’ai de vivre depuis long­temps dans « une grande caserne » , s’ac­com­pagne de la mise en place de dis­po­si­tifs de plus en plus contrai­gnant de « controle social » au fil des ans créant de toute pièce une socié­té de la défiance.….

    lais­sons à l’autre le soin de trou­ver le che­min qui lui convient.….

    Alain fait sa route , je fais la mienne , et ‚vous la votre..
    concombre mas­qué à ouvert une fenètre…
    tout celà me semble ‚para­doxa­le­ment peut-ètre ‚convergent , Non ?

    Réponse
  179. Alain

    Bien sûr, il faut ouvrir cette porte, mais sans se ber­cer d’illu­sions sur cette étape de nos démarches et des com­bats qu’elles sup­posent à la fois pour et contre « nous-mêmes ». Je com­prends bien la réfé­rence de concombre mas­qué au pro­ces­sus de « maté­ria­li­sa­tion de l’i­déo­lo­gie domi­nante dans la struc­ture psy­cho-cor­po­relle des indi­vi­dus noyés dans la masse » décrit et expli­qué par Wil­helm Reich dans « psy­cho­lo­gie de masse du fascisme ».
    Pas ques­tion en effet d’u­ti­li­ser « la rai­son » comme un véhi­cule pour fuir la réa­li­té, au contraire !

    Tout est pié­gé si l’on endort la rai­son critique.

    Réponse
  180. Catherine

    Déci­dé­ment, les mots, les mots sont des pri­sons, que dis-je des forteresses!!!!!

    Bon, Alain, c’est bien de vous, de votre pers­pec­tive per-son­nelle( c’est à dire de ce qui sonne à tra­vers vous stric­to sen­su per son­na), la vôtre de pers­pec­tive, pas celle du voi­sin, que vous per­ce­vez le monde, c’est de vos sen­sa­tions, de vos émo­tions, de vos pen­sées que vous viennent vos com­por­te­ments, votre action sociale dépend de ces para­mètres-là et de nulle autre chose me semble-t-il, ou alors il fau­dra me dire les­quels de para­mètres, je suis curieuse de savoir.

    La réduc­tion phé­no­mé­no­lo­gique dont parle Hus­serl par exemple, c’est cela, reve­nir à soi pour être jus­te­ment plus dans le monde, sinon, vous pen­sez être là, dans le social, mais vous lut­tez avec un adver­saire qui n’est à l’ex­té­rieur que l’ob­jec­ti­va­tion de l’ad­ver­saire intérieur.

    Le sys­tème ner­veux contrai­re­ment à ce que l’on croit, sélec­tionne les entrées des infor­ma­tions ( sinon ce serait le chaos, il faut qu’il y ait un mar­quage sinon pas de rai­son de vou­loir ceci plu­tôt que cela et votre éner­gie vitale serait alors for­te­ment com­pro­mise, or, tout est à son ser­vice, c’est le pri­mat qui gou­verne notre exis­tence je crois de ce que j’ai lu) en four­nis­sant des constantes déter­mi­nées par les émo­tions, en rela­tion avec la volon­té laquelle est déclen­chée par des forces internes pro­ve­nant de l’hé­ré­di­té et de l’ap­pren­tis­sage.
    __
    Voi­là donc pour l’in­té­rêt d’al­ler inter­ro­ger les liens d’ap­pren­tis­sage que nous avons faits et voir s’ils sont justes et adé­quats et donnent de bons fruits pour tous.

    C’est loin d’être du nar­cis­sisme, ce serait même plu­tôt le contraire !

    __

    Réponse
  181. Catherine

    décon­te­nan­cé par vos réac­tions dites-vous sen­tier 198, et qu’ont-elles de décon­te­nan­çant mes réac­tions dites-moi, ça m’intéresse ?

    en plus de ne pas être « psy­cho­logue pour deux sous » , je suis un mau­vais logicien…dites-vous encore, je n’ai jamais mis votre fonc­tion en doute car je ne sais tout sim­ple­ment pas ce qu’elle vaut, je me suis conten­tée de vous dire que votre réac­tion en un point par­ti­cu­lier qui était celui de notre échange à un moment T, man­quait sin­gu­liè­re­ment de psy­cho­lo­gie, c’est tout.

    Je dis sou­vent des bêtises, ça ne fait pas de moi quel­qu’un d’en­tiè­re­ment bête tout le temps, seule­ment de temps en temps.

    Je conti­nue votre mes­sage:« vous par­lez d’o­rien­ta­tion, de mal viser.. je pense sou­vent à l’i­mage d’un chas­seur qui pour atteindre sa proie ‚aligne son viseur,la mire au bout du fusil et au loin­tain sa cible.…
    il y a trop de « mai­trise » là dedans , c’est cela qui nous « plombe »
    ce sen­ti­ment que j’ai de vivre depuis long­temps dans « une grande caserne » , s’ac­com­pagne de la mise en place de dis­po­si­tifs de plus en plus contrai­gnant de « contrôle social » au fil des ans créant de toute pièce une socié­té de la défiance…
    lais­sons à l’autre le soin de trou­ver le che­min qui lui convient… »

    Jus­te­ment, il ne s’a­git nul­le­ment de mon­trer un che­min, il fau­drait être sacré­ment pré­ten­tieux pour faire cela, et ce serait une pure héré­sie, car mon his­toire n’est pas tis­sée des mêmes fils que la vôtre ou que celle d’A­lain, aus­si, reli­sez bien sans a prio­ri, et vous ver­rez que ma démarche va dans un sens tout à fait contraire, elle est celle d’of­frir des espaces, d’ou­vrir toutes les portes et ensuite de ce qui se pré­sen­te­ra cha­cun l’ar­ran­ge­ra à sa sauce en fonc­tion de ce qui lui semble juste pour le plus de gens possible.

    Une démarche apo­pha­tique si l’on veut, qui s’ins­crit sur ce qui n’est pas juste, mais qui ne dit jamais je sais, qui se contente de dire, ce n’est pas ça en ver­tu des fruits que ça pro­duit, c’est tout, une démarche tout à fait humble donc qui se pose sur une conscience de non-maî­trise inté­grée et à jamais impos­sible, __juste des petits frag­ments qui s’offrent de ci, de là,__ et qu’il faut donc invi­ter à la noce pour que les épou­sailles soient glo­rieuses, car au plus il y en aura de ces lucioles au plus la jus­tice, la paix et la joie seront à la noce justement.

    Mer­veille jour­née à tous.

    Réponse
  182. sentier198

    @ alain

    c’est per­tur­bant ces tech­niques de com­mu­ni­ca­tion , car pen­dant que j’é­cri­vais mon post , vous deviez « pos­ter » le votre , d’où un chassé-croisé,car je ne avez pas lu le votre avant de taper mon texte.

    vous dites : « …Tout est pié­gé si l’on endort la rai­son critique. »

    je ne sais pas si je suis d’ac­cord , dans la mesure où je dirais plu­tôt spon­tan­né­ment « la pen­sée critique »..

    d’où , une ques­tion ? pour­quoi asso­cier for­cé­ment rai­son et critique.
    les psy­chiatres du XIXeme et début du XXeme consi­dé­ré qu’un psy­cho­tique était en voie de gué­ri­son quand il « cri­ti­quait » son « délire » , c’est à dire était en mesure de tenir un dis­cours ratio­nel sur ses pro­duc­tions délirantes..

    heu­reu­se­ment , on a beau­coup évo­lué sur ce point ‚depuis .

    Lupas­co , que cite volon­tiers cathe­rine, dit des choses très per­ti­nentes à mon avis sur la « contra­dic­tion » (il y a un wiki en fran­cais qui ren­voie à d’autres sites très documentés.)

    l’ap­proche Rei­chienne de concept de Libi­do , le moteur contra­dic­toire de Lupas­co , les « machines dési­rantes » de Deleuze-Guat­ta­ri , mais aus­si de bien d’autre,sont des ten­ta­tives de sor­tir de l’im­passe hyper-ratio­na­liste post-Pla­to-Arsi­to­te­lienne qui baigne nos socié­tés depuis 25siécles…

    donc veillons avec achar­ne­ment à exer­cer un esprit cri­tique , c’est à dire à confron­ter pen­ser et réa­li­té per­cep­tible , afin de mettre en évi­dence les inco­hé­rences tem­po­raires , en atten­dant d’y trou­ver des dénouements.

    Réponse
  183. sentier198

    @ cathe­rine

    vous dites :
    « …reli­sez bien sans a prio­ri, et vous ver­rez que ma démarche va dans un sens tout à fait contraire… »

    Je ne suis qu’un Je , donc , :

    que de l’a priori.…

    la seule chose que je sache , c’est cela.
    ce qui me donne un point d’ap­pui et me per­met de travailler .…

    Réponse
  184. Catherine

    Oui, et c’est une grande, très, très, grande force de le savoir ! mer­ci à vous !

    jeu

    Réponse
  185. Catherine

    Fort de cette fai­blesse recon­nue, vous pour­riez pas­ser du sen­tier à l’au­to­route 198…

    Réponse
  186. sentier198

    à cathe­rine

    « …qu’ont-elles de décon­te­nan­çant mes réac­tions dites-moi, ça m’intéresse?… »

    Jeu l’ai expli­qué dans mes mes­sages 170 et 177 , mais cà ne vous a peut-ètre pas « inté­res­sé » tant que ca…

    zut ‚encore un à prio­ri me direz-vous …

    j’ai ecris il y a fort long­temps un truc (une espèce de Hai­ku) sur ce Jeu de mot « Je-Jeu » , du genre le jeu et ca m’use (le jeu et s’amuse,le Je et sa Muse…)…

    mais dire « encore un à‑priori,me direz-vous » est déjà un « à priori »…
    je me suis « tué » à expli­quer cela à Jorion , que le lan­gage avait ses pièges , dont celui de la récur­si­vi­té par exemple .…: f(x)=f’(f(x)).…
    je pense que ce serait inter­rés­sant de trai­ter le fonc­tion­ne­ment de l’argent selon un for­ma­lisme algé­brique plu­tôt qu’a­rith­mé­tique (ce que font les comp­tables), l’al­gébre per­met­tant que quel­que­chose puisse deve­nir indéfini.

    Allais , c’est juste une diversion…
    Allez , c’est juste une diversion…

    si vous en avez d’autre…

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  187. Catherine

    Vous savez ce qui vous rend sym­pa­thique à mes yeux, ce sont vos fôtes d’or­tho­graphe, j’a­dore vrai­ment, ne chan­gez rien, et puis vous aimez bien Deleuze et un p’tit peu Jung, alors j’me dis, on ne peut pas être tout à fait mau­vais quand on a tout ça réuni dans le même bonhomme,
    en fait il fau­drait pou­voir se taire, mais nous ne sommes que des humains doux oued de par ole(é)!

    Réponse
  188. Catherine

    Bon, quand on lit vite fait ce qui se dit chez mon copain, on se dit, y’a du bou­lot, y’a des excep­tions par­fois cepen­dant mais quand même, ça fait froid dans le dos, va fal­loir rele­ver les manches !

    Réponse
  189. Catherine

    Nous vivons une époque éton­nante quand même, dans le plus mau­vais sens du terme.

    Plus les ins­ti­tu­tions se vident de sens et violent les prin­cipes qui les fondent, plus la puis­sance, l’au­to­ri­té et le pou­voir de contrôle social nous rap­prochent des méca­nismes totalitaires.

    Un sys­tème inver­se­ment pro­por­tion­nel aux valeurs qu’il pré­tend incar­ner mais dont il se sert pour vam­pi­ri­ser le monde et ses habitants.

    C’est un cou­ron­ne­ment royal, abso­lu­tiste du men­songe. Plus on ment, plus on a de pou­voir. Bel exemple pour la jeu­nesse, et vice d’ap­pren­tis­sage éhon­té, quand on sait que l’ap­pren­tis­sage par l’exemple est le plus pertinent.

    Une admi­nis­tra­tion omni­po­tente et omni­pré­sente, très omni dans tous les champs, et qui finit par nous omnivorer !

    Les impôts et taxes diverses et variées, c’est la seule varié­té à vrai dire du quo­ti­dien, les pres­crip­tions qui se mul­ti­plient à l’in­fi­ni, obli­ga­tion d’a­voir ci, d’a­voir ça, bref tout l’es­pace occu­pé par des bêtises tatillonnes et qui bouffent l’exis­tence par l’exas­pé­rance qu’elle suscite.

    Et à côté de ça, c’est grand gui­gnol dans les lan­der­neaux poli­tiques qui se livrent à des jeux de théâtre, et les syn­di­cats qui viennent offrir les soins pal­lia­tifs aux mou­rants, un peu de mor­phine his­toire que les der­niers droits meurent sans trop de douleur.

    Si les gens se dés­in­té­ressent des his­toires qui devraient les inté­res­ser , c’est aus­si parce qu’ils ont com­pris qu’ils n’ont plus rien à espé­rer avec tous ces gens-là qui ont sur­tout une fonc­tion hypnotique.

    C’est le lan­gage qui doit être radi­ca­le­ment dif­fé­rent et dénon­cer sans conces­sion tous les mes­sages men­son­gers, ça dyna­mi­te­ra quelque chose de cette gangue et peut-être qu’on fini­ra par voir autre chose que no future, je crois.

    Réponse
  190. Étienne

    Chers amis,

    Je vous serais recon­nais­sant d’es­sayez de res­pec­ter (au moins en gros) le sujet des billets, s’il vous plaît ;o)

    Le pré­sent billet sur l’ap­pel de Mau­rice Allais (pour un pro­tec­tion­nisme rai­son­nable, contre la chien­lit lais­ser-fai­riste pré­ten­du­ment libé­rale, contre les médias qui mentent pour pro­té­ger l’i­déo­lo­gie des pri­vi­lé­giés…) a été pro­gres­si­ve­ment com­plè­te­ment oublié et fina­le­ment… dévi­ta­li­sé (à mon sens). 

    Je trouve ça dom­mage, c’é­tait un sujet impor­tant, aujourd’­hui noyé dans « autre chose », inté­res­sant mais sou­vent sans rapport.

    Il me semble que les billets gagne­raient à se concen­trer (plus ou moins) sur le thème visé au départ (et les thèmes connexes, bien sûr, éven­tuel­le­ment inat­ten­dus), en étayant la thèse avec de nou­veaux liens, ou en réfu­tant la thèse avec des objec­tions, mais en se don­nant comme ligne d’é­pui­ser un sujet et de gar­der en tête une sorte de fil d’Ariane.

    Bon, mais je dis ça, je dis rien… :o)
    Je sais que seule une bonne dose de désordre per­met la liber­té et la créa­ti­vi­té (je suis en train de lire « Théo­rie du bor­del ambiant » et « Un peu de désordre=beaucoup de profit(s) »).

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  191. Catherine

    Vous avez un grand mérite Etienne je crois, c’est de lais­ser pas­ser les mes­sages même si par­fois ils secouent un peu votre bous­sole interne. Soyez-en remer­cié donc, car l’u­sage n’est pas tou­jours celui-là comme vous le savez.

    Je me per­mets d’ap­por­ter un élé­ment de réflexion à votre sug­ges­tion de recen­trage, que je res­pecte au demeu­rant mais qui doit être inter­ro­gée me semble-t-il.

    Il me semble pour ma part, que ce que vous nous pro­po­sez, ce serait comme de vou­loir étu­dier les carac­té­ris­tiques du coeur humain en oubliant que ce der­nier est avant tout au ser­vice de l’or­ga­nisme humain. Aus­si, focus­ser de la sorte peut avoir des avan­tages mais aus­si pré­sen­ter de sérieuses bévues. On en oublie l’as­pect cir­cu­laire de la pro­blé­ma­tique et plu­tôt que d’ou­vrir les champs de la com­pré­hen­sion, cela risque fort de les obtu­rer justement.

    C’est au car­re­four des mul­tiples champs d’in­ves­ti­ga­tion du quo­ti­dien ou du moins quo­ti­dien, de l’in­so­lite comme du basique que peut venir au monde une petite étin­celle qui nous per­met­tra de com­prendre du quelque chose du pour­quoi rien ne bouge alors que tout devrait pous­ser à bouger.

    La spé­cia­li­sa­tion néces­saire peut aus­si atro­phier, empê­cher l’é­mer­gence d’un euré­ka, pas pour rien qu’elle est favo­ri­sée aus­si, elle réduit les espaces réduits de ce que nous sommes déjà intrin­sé­que­ment je crois.

    Le bri­dage n’est pas bon, la poro­si­té à tous les champs, c’est le ter­reau néces­saire pour rendre la terre légère et riche d’hu­mus, et c’est sur cette terre-là que quelque chose se pose­ra de façon plus cer­taine mais pas obli­ga­toire je vous le concède.

    En tout cas, vous ne serez pas gênée avec moi, je ferme l’or­di jusque ven­dre­di soir, for­ma­tion oblige.

    Bon débat, à bientôt.

    Réponse
  192. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Un petit tour sur « Osons Allais « et en par­ti­cu­lier sur l’on­glet « pro­po­si­tions résu­mées » per­met de se faire une idée glo­bales des pro­po­si­tions de ce grand « libé­ral socialiste ».

    Réponse
  193. jon

    au sujet de Marianne,

    « les seuls jour­na­listes qui nous défendent encore »

    1. cela reste à prouver
    2. N’au­riez vous pas le sens de l’exagération ?

    Jon

    Réponse
  194. Pierre

    bon­jour,
    Une bombe, cette bien étrange ordon­nance de Sar­ko­zy, le chef d’un État schi­zo­phrène datant du 8 jan­vier 2009!!! À creu­ser de toute urgence si l’on veut inter­dire la spé­cu­la­tion sur la varia­tion des prix!!! À buz­zer et à gratter !

    Article L211-35. Créé par Ordon­nance n°2009–15 du 8 jan­vier 2009 – art. 1. Nul ne peut, pour se sous­traire aux obli­ga­tions qui résultent de contrats finan­ciers, se pré­va­loir de l’article 1965 du code civil, alors même que ces opé­ra­tions se résou­draient par le paie­ment d’une simple différence.

    Article 1965 du Code Civil. Créé par Loi 1804-03-10 pro­mul­guée le 20 mars 1804 : La loi n’accorde aucune action pour une dette du jeu ou pour le paie­ment d’un pari.

    L’É­tat schi­zo­phrène, pro­mo­teur de la spéculation
    http://www.latribune.fr/opinions/20100224trib000480339/l‑etat-schizophrene-promoteur-de-la-speculation.html

    Léga­li­ser les paris sur les fluc­tua­tions de prix
    http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​8​7​7​9​#​c​o​m​m​e​n​t​-​6​2​368

    Réponse
  195. Vajra

    La crise finan­cière créée de toute pièce n’a d’autres buts que la dés­in­té­gra­tion des Etats pour réa­li­ser une « gou­ver­nance mon­diale » si bien orches­trée par tous les tenants de ce « nou­vel ordre mon­dial » qui inlas­sa­ble­ment se répètent, jus­qu’à en deve­nir assour­dis­sants, sans tenir en aucun cas de la volon­té des Peuples. 

    Les conclu­sions de Mau­rice ALLAIS ne peuvent effec­ti­ve­ment com­plaire dans ce concert où la for­fai­ture, la tra­hi­son, sont com­munes mesures vis à vis des Nations. 

    Il n’en demeure pas moins que ses argu­ments sont et res­te­ront de poids lors­qu’on s’a­per­ce­vra que les Peuples n’adhé­re­ront pas à ce mon­dia­lisme délé­tère, basé uni­que­ment sur l’es­cla­va­gisme qu’il vou­drait consen­ti de l’Hu­ma­ni­té au nom du pro­fit de pseu­dos « élites » noyées dans leur propre nihi­lisme égo­cen­trique. G8, G20 Gxx ne servent aujourd’­hui que de para­vents à ce méca­nisme qui se met en place car enfin, quel pou­voir peut donc avoir un « pou­voir » « poli­tique » lors­qu’il ne peut créer sa propre monnaie ? 

    Ces­sons de jouer les autruches. S’il fal­lait ne reti­rer qu’une seule phrase de la doc­trine de Mau­rice ALLAIS, il convien­drait de rete­nir cette phrase magis­trale :  » 1. La créa­tion moné­taire doit rele­ver de l’État et de l’État seul. Toute créa­tion moné­taire autre que la mon­naie de base par la Banque Cen­trale doit être ren­due impos­sible, de manière que dis­pa­raissent les « faux droits » résul­tant actuel­le­ment de la créa­tion moné­taire bancaire. » 

    Ain­si et avant toute action construc­tive dans le domaine de l’é­co­no­mie, nous devrions en cha­cune de nos Nations retrou­ver ce Droit inalié­nable qui est celui de battre mon­naie. Il est bien évident que ce com­bat sera rude, lors­qu’on pense aux inté­rêts ver­sés à des Banques pri­vées, inté­rêts indus par excel­lence par les Peuples des Nations floués par cette inso­lence de l’arrogance. 

    Lors­qu’on observe la Grèce et ses dif­fi­cul­tés aujourd’­hui, les nôtres demain avec le Por­tu­gal, l’I­ta­lie, l’Es­pagne, nées de cette gabe­gie liée à des inté­rêts indus, per­sonne, à mon sens, ne peut contes­ter la vision pra­tique de Mau­rice ALLAIS, pour la sur­vie de l’E­co­no­mie en géné­ral et des Nations en particulier. 

    Mau­rice ALLAIS a le pri­vi­lège de mettre en face de leurs res­pon­sa­bi­li­tés les femmes et hommes poli­tiques, celles et ceux qui défendent les inté­rêts des Peuples, et les autres qui n’ont qu’une voca­tion la des­truc­tion des Peuples comme des Nations. Et il y en aura qui inter­ro­ge­ront sur l’os­tra­cisme dont il est l’objet…

    Réponse
  196. faunus

    Bon­jour,
    je viens de rece­voir, de deux sources dif­fé­rents, une vidéo* d’un soi disant « véné­rable pro­fes­seur Kuing Yamang » qui, rien moins qu’in­no­cente, res­semble à une intox de la droite éco­no­mique extrême.Et ayant, comme vous, beau­coup appré­cié le point de vue de Mau­rice Allais, publié par Marianne dans son n°du 9 décembre 2009, je me demande s’il ne serais pas pos­sible de don­ner plus d’é­cho aux ana­lyses de ce « prix Nobel d’é­co­no­mie » en lui fai­sant enre­gis­trer une vidéo, à dif­fu­ser sur le même média…

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  197. Dernière minute

    Mau­rice Allais est mort le 9 octobre 2010 à Saint-Cloud

    Réponse
  198. Ana Sailland

    Dans le style « Mar­tine réin­vente le WTO » 😉 

    Le « pro­tec­tion­nisme géné­reux »

    Comme son nom l’in­dique, le pro­tec­tion­nisme, ça sert à se pro­té­ger. A se pro­té­ger entre autres du dum­ping social.

    Il peut être moti­vé par la peur de pays plu­tôt riches de voir des pays plu­tôt pauvres pro­fi­ter du dif­fé­ren­tiel social pour vam­pi­ri­ser leur sub­strat de production.

    ça fait mal quand on est riche de voir les pauvres se construire sur notre dos …
    Et ceux des adver­saires du pro­tec­tion­nisme qui sont hon­nêtes (je ne parle donc pas des enti­tés mon­diales qui pro­fitent des coups de gri­sous et des migra­tions de l’é­co­no­mie), ceux là s’ap­puient sur une sorte de mora­lisme inter­na­tio­nal. Z’ont pas tort. 😉

    Mais la bataille des idées concer­nant le pro­tec­tion­nisme n’est pas que binaire, ou plus exac­te­ment, si elle est binaire, c’est parce que nous man­quons d’imagination.

    Alors quel serait le cahier des charges d’un pro­tec­tion­nisme repensé ?

    -Il doit comme clas­si­que­ment pro­té­ger un tis­su éco­no­mique du dum­ping social.

    -Il doit per­mettre d’oxy­gé­ner le pays le moins favorisé.

    -Il doit dis­po­ser d’une vanne de réglage, ajus­table par l’in­tel­li­gence, le cœur, et la négociation 😉

    Le pro­tec­tion­nisme s’exer­çant le plus sou­vent à tra­vers des taxes doua­nières, la solu­tion réside dans l’af­fec­ta­tion de ces taxes :

    Le pro­tec­tion­nisme clas­sique peut être qua­li­fié d’é­goïste car non seule­ment il bloque l’é­man­ci­pa­tion du pays le mois avan­cé mais en plus car le pays taxeur se garde la taxe pour sa pomme (double bénéfice)

    Pour pas­ser d’un pro­tec­tion­nisme égoïste à un pro­tec­tion­nisme géné­reux, il suf­fi­rait de réin­ves­tir tout ou par­tie de la taxe dans le pays défa­vo­ri­sé, soit en la ver­sant direc­te­ment aux tra­vailleurs qui contri­buent à l’ex­por­ta­tion, soit en inves­tis­sant dans des infrastructures.

    Le niveau de taxa­tion et le niveau du « cadeau » consti­tuant le robi­net de réglage.

    Far­fe­lu ?

    Réponse
  199. Bangladesh

    Une par­tie de la solu­tion ne rési­de­rait-elle pas dans la glo­ba­li­sa­tion d’une marge fixe sur le prix de vente ?

    Tarifs sur pro­duits et ser­vices : Coût + X % de marge fixe pour le ven­deur + taxe sociale locale.

    Car là, j’ai l’im­pres­sion que l’on est dans un prin­cipe, X % de taxe sociale sur la marge variable, et nous sommes là, à mon avis, dans le pro­ces­sus qu’ex­plique Étienne  » le sty­lo qui ne ren­contre pas d’obstacle »

    Réponse
  200. EFFAB

    La Loca­li­sa­tion du tis­su socio-éco­no­mique, ce moins-méga­pole et cette repo­pu­la­tion des cam­pagnes de façons plus har­mo­nieuse et gérées de la façon la plus opti­male et la plus éco­lo­gique… pas besoin de taxes et autres com­pli­ca­tions méca­niques et variables…

    Le besoin fon­da­men­tal étant la nour­ri­ture il faut abso­lu­ment rendre publique le pain comme l’eau dont nous avons besoin, cette abon­dance vitale comme cette auto­no­mie exis­ten­tielle. Ceci n’empêche pas la liber­té d’en­tre­prise, quelques plus-values en retour sur le tra­vail et cet inves­tis­se­ment (humain) consen­ti, mais pas davan­tage, aucune spé­cu­la­tion, aucun enri­chis­se­ment exces­sif… ces limites et ces règles pour enca­drer tout ça, etc, etc.

    C’est un peu à des­sein cette las­si­tude de ma part, BENGLADESH, comme cette incom­pré­hen­sion pour tout ce qui concerne ces pour­cen­tages et autres variables, je n’en suis pas moins plein d’é­coute et dési­reux d’en apprendre davantage…

    … il n’empêche que le Capi­tal et le Libé­ra­lisme n’ont plus lieu d’être, à mes yeux, et que le seul inté­rêt de quelques auto­routes – un exemple par­mi tant d’autres – relève du seul bien public, ces com­mo­di­tés de la vie acces­sibles à tous et non ces machines à fric privées !

    Gen­til ROBESPIERRE

    Réponse
  201. Bangladesh

    Je parle d’a­gir dans l’im­mé­dia­te­té avec des moyens concrets afin d’é­vo­luer, de pendre le che­min de ce que tu décris et que je par­tage. Des siècles de bons phi­lo­sophes n’ont jamais pu fait abou­tir leur para­digme parce qu’ils ont mis leurs idées au-des­sus de l’exis­ten­tiel. Ne fai­sons pas les mêmes erreurs, soyons patients et cohé­rents avec le monde actuel, soyons de notre temps.

    La vision d’un monde meilleur n’est pas l’é­ra­di­ca­tion du mau­vais pour un pro­jet par­fait. L’augmentation du bien aura pour effet d’aug­men­ter éga­le­ment le mau­vais. Le bon sens ten­drait à mieux par­ta­ger, har­mo­ni­ser et adou­cir le bon comme le mauvais.

    L’erreur de la plu­part des para­digmes, c’est vou­loir éra­di­quer ce qu’ils défi­nissent comme mal, et cela ne fait que per­tur­ber l’é­qui­libre et l’har­mo­nie des élé­ments. Nous devons par­ta­ger équi­ta­ble­ment, et adou­cir les extrêmes, néga­tives comme positives.

    La notion du bien et du mal n’est qu’une variable humaine pas naturelle.

    Réponse
  202. xxx dipaxotune

    Absence of evi­dence is not evi­dence of absence.

    Réponse
  203. EFFAB

    Absence of evi­dence is not evi­dence of absence.
    (@212)

    Je suis bien d’accord_d’autant plus que nous sommes sub­mer­gés de ces évi­dences incon­tes­tables et arbi­traires, cette abs­cence et de véri­té et de jus­tice, sans par­ler de toutes ces consé­quences vou­lues, sous-jacentes ou bien visibles qui leur sont associées !

    CQFD, autant ce pléo­nasme que ce lieu commun.

    ROBESPIERRIX…

    Réponse
  204. EFFAB

    Où quand la recette de la chou­croute serait d’une impor­tance média­tique capi­tale !… et cette réponse du pré­sen­ta­teur David Puja­das qui en dit long…

    Mer­ci

    Réponse
  205. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Je peux me trom­per, mais il me semble que par son esprit DÉMOCRATIQUE, ce forum n’a nul besoin de la cen­sure du modé­ra­teur, excep­té pour les publi­ci­tés ter­ro­ristes qui ne sont que des intru­sions du capi­ta­lisme déraisonné.

    Alors qui sont les meilleurs, les 1 % ou les 99 % ?

    Réponse
  206. EFFAB

    Je pro­fite de ce topic très en vogue chez nos amis anglo­phones pour me per­mettre ce hors-sujet, une consé­quence, je sais bien, ETIENNE, mais une pro­blé­ma­tique d’en­ver­gure et cette même dés­in­for­ma­tion ou non-infor­ma­tion, un de ces pro­jets OTA­Nesque, ATLAN­TI­co ou tout ce que vous vou­drez qui, selon moi, touche autant au sec­teur de la san­té (voire de l’é­pu­ra­tion scien­ti­fique à grande échelle), que des lob­bies chi­miques et agro-ali­men­taires, etc., etc.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​M​5​k​k​9​z​_​S​H​G​4​#​t​=10

    (Publiée le 13 nov. 2013
    Les fibres qui tombent du ciel viennent des avions disent les ana­lyses de ANALYTIKA !
    A fuir toute théo­rie conspi­ra­tion­niste, les fran­çais zappent faci­le­ment sur ce qui pour­rait y res­sem­bler, de prés ou de loin, et rejettent aveu­glé­ment toute recherche qui ris­que­rait de remettre en ques­tion l’ordre éta­bli. Pour­tant, comme le dit Gior­gio Pat­te­ra, bio­lo­giste ita­lien, sans « alar­misme ou catas­tro­phisme exa­gé­ré, et loin de toute théo­ries conspi­ra­tion­nistes », nous devrions nous inquié­ter d’a­van­tage de ce qui nous tombe sur la tête, par­ti­cu­liè­re­ment ces fils d’anges qui ne sont sans doute que d’anges déchus.… Fibres poly­mères, phta­lates, stron­tium, alu­mi­nium, baryum, autant de cris­taux extrê­me­ment nui­sibles a la santé.…Ce ne sont pas des poi­sons vio­lents, non. mais des poi­sons sûrs, à long terme. Pour­quoi sont-ils là ? c’est une autre histoire…Mais ils sont bien là ! Renseignez-vous.)

    Réponse
  207. EFFAB

    Je viens de tom­ber sur cette vidéo, que je trouve magni­fique et qui me parle beau­coup en tout cas, moi qui ai déjà abor­dé à mon petit niveau la médi­ta­tion et cette ouver­ture sur soi et sur Tout, moi qui suis per­sua­dé, ou cette intui­tion, de tout cet impal­pable, de tout cet infi­ni en même temps que cette approche scien­ti­fique et, qui plus est, quan­tique, des choses et de la vie.

    Évi­dem­ment, un hors-sujet, mais croyez bien qu’en Gen­til Virus et fin stra­tège de je-ne-sais-trop-quelle Révo­lu­tion à venir ou fan­tas­mée, rien de ce qui me pas­sionne n’est ano­din ou pur hasar­deux, même si tout cela me dépasse et m’ins­pire bien mal­gré moi^^

    Réponse
  208. EFFAB

    Hono­rons cet inté­rêt anglophone_opposons lui le jour­nal de Personne

    liber­taire, spi­ri­tuel, pré­cis, concis, à la fois cette exi­gence et cette humi­li­té, humi­li­té de n’être per­sonne mais cette pré­ten­tion si légi­time et si consciente de toute cette huma­ni­té en nous : le meilleur et le plus rai­son­nable, sans excès, sans extrêmes, mais cette jus­tesse, cette diver­si­té, ces équi­libres (éco­no­miques et sociaux) sous-jacents de tout le reste.

    Réponse
  209. EFFAB

    Je rebon­dis du jour­nal de Per­sonne à Michel ONFRAY, pour diverses raisons…

    Michèle Onfray – le jour­nal de Per­sonne – publié le 30 jan­vier 2013 :

    Entre­tien avec Michel Onfray 1 – publié le 88 avril 2012 :

    Michel Onfray, cré­ti­ni­sa­teur popu­laire – publié le 7 mai 2012 :

    Michel Onfray, phi­lo­sophe ici et maintenant.mp4 – publié le 27 mars 2012 :

    jour­nal de la 3, publi­ca­tion 25/10/2010 :

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​f​d​j​f​d​_​u​n​i​v​e​r​s​i​t​e​-​p​o​p​u​l​a​i​r​e​-​d​e​-​c​a​e​n​_​n​ews

    … Détrom­pez-moi si je me trompe : ÉTIENNE connaît Michel ONFRAY mais ce der­nier ne semble pas beau­coup le citer ; j’ai en estime ce phi­lo­sophe qui s’in­té­resse au genre humain et à la socié­té mais je constate éga­le­ment qu’il est sou­vent invi­té ou pré­sent en tout cas dans les médias, peut-on en dire autant d’Étienne ? Son rôle en tant que phi­lo­sophe aus­si enga­gé (le fait de prendre la parole et dis­til­ler une pen­sée, un mes­sage est pour moi un enga­ge­ment, un acte publique) et citoyen si ins­truit et si conscient des choses et de l’Homme devrait l’o­bli­ger, sur­tout en tant que liber­taire et ambas­sa­deur popu­laire, à prendre davan­tage acte au cœur de la cité, pour ne pas dire prendre par­ti… c’est peut-être un éclai­reur, un éveilleur de conscience, mais au train où vont les choses, je doute que nous ren­ver­sions les choses à notre avan­tage et par­ti­ci­pions à plus ou moins long terme à quelques réou­ver­tures et mul­ti­pli­ca­tions de ces camps concen­tra­tion­naires aux­quels ÉTIENNE a déjà fait allu­sion : le Capi­ta­lisme effré­né et le Pou­voir livré à lui-même ne pou­vant ame­ner qu’à cette concen­tra­tion déci­sion­nelle en même temps que ces pla­ni­fi­ca­tions de masses et d’économies.

    Et pour inver­ser la ten­dance, il n’y a pas mille manière, je me suis déjà expri­mé là-des­sus : mon insi­gni­fiance n’y pou­vant rien mais ces car­nets d’a­dresses voire ces dépla­ce­ments plus aisés pour cer­tains pou­vant eux exi­ger tout ce mini­mum de ces inter­mé­diaires, ministres intel­lec­tuels et ser­vi­teurs à la Nation. Merci.

    Réponse
  210. EFFAB

    Cela ne va peut-être pas beau­coup vous plaire, ÉTIENNE, sur­tout vers 11’18 du côté de l’i­né­nar­rable MERMET (dixit) !

    Mais ce qui suit comme ce qui pré­cède est très inté­res­sant, je trouve… ou posez-vous la ques­tion du pour­quoi la radio vous gène de plus en plus, tout cet anti-conspi­ra­tion­nisme, ces chiens de garde à l’op­po­sé de ces lan­ceurs d’a­lerte qu’on ne voit pas vrai­ment sur tous ces lieux de débat et de réflexion mains­tream, des plus indi­gestes aux plus côtés tel France Culture, que je connais assez bien mais qui me prend de plus en plus la tête !!

    18’10… il est vrai, c’est main­te­nant ce choix, ou Le Monde diplo­ma­tique ou Ega­li­té et Récon­ci­lia­tion_pour avoir de la bonne info alter­na­tive (dixit).

    Réponse
  211. EFFAB

    Il y a cette réa­li­té, ces appa­rences, ces per­cep­tions, ce quo­ti­dien… il y a cet impal­pable, cet invi­sible, cet infi­ni… rien n’est plus sacré ni si simple à la fois… mais pour cela il faut non seule­ment le vou­loir et s’en don­ner les moyens, il faut sur­tout en avoir connais­sance et bien conscience : là est tout le défi de cette Huma­ni­té en quête de sens sinon d’Elle-même, la pro­blé­ma­tique étant essen­tiel­le­ment méta­phy­sique, Cause ultime de tous nos besoins fondamentaux.

    Main­te­nant j’at­tends que quel­qu’un me convainque du bien-fon­dé ou de la néces­si­té de me mettre à jour en tant qu’é­lec­teur et la petite carte qui va avec, ce VOTE BLANC juste pour caser les indé­cis et autres mécon­tents, cette REVOLUTION qui chan­ge­rait à tout jamais le Monde et ce vide en l’Homme.

    Réponse
  212. Alix

    @ 222
    Je viens de voir la vidéo postée.

    Ce que je trouve affli­geant dans les médias offi­ciels, c’est cette pré­ten­tion qu’ils ont de croire qu’ils pensent obli­ga­toi­re­ment mieux que les autres, qu’eux seuls savent recon­naître la véri­té, et qu’eux seuls sont habi­li­tés à pou­voir ques­tion­ner les faits.

    A côté d’eux, le pauvre petit peuple, com­plè­te­ment dénué de dis­cer­ne­ment et de la moindre capa­ci­té réflexive, se trouve bien inca­pable de faire le tri entre toutes les infor­ma­tions qu’on lui pro­pose aujourd’­hui. Tel un frêle pous­sin fraî­che­ment sor­ti de l’oeuf, il gobe tout ce qu’on lui sert les yeux fer­més et le bec grand ouvert.

    Heu­reu­se­ment, nos sau­veurs média­tiques offi­ciels sont là pour nous édu­quer et nous apprendre à pen­ser comme il faut ce qu’il faut. Mer­ci de nous accor­der autant d’es­time du haut de votre suffisance 🙂

    Fina­le­ment, je crois que j’ai à peu près la même doléance à adres­ser à nos hommes poli­tiques, à nos hommes d’argent, ain­si qu’à tout autre « déci­deur pour tous au nom de lui-même ».
    Il n’y a déci­dé­ment que le tirage au sort qui pour­ra nous don­ner une chance d’en­fin prendre du recul quant à nos fai­blesses humaines.

    Réponse
  213. EFFAB

    Penses-tu, ALIX, que je doive me pro­cu­rer au plus vite cette carte d’é­lec­teur, ce mini­mum de responsabilité(s) mal­gré tout… moi qui n’ai pas fait grand chose dans la vie et n’ai voté, si mes sou­ve­nirs sont bons, que 2 fois, à la char­nière 2000 !!… et je ramène ici ma fraise en plein coeur de la chose publique, hors-sujets plus ou moins ten­dan­cieux… un des nom­breux para­doxes de la condi­tion humaine, je sup­pose, entre par­ti pris virtuels/fantasmés et inca­pa­ci­tés existentielles/réelles.

    Réponse
  214. EFFAB

    Oui, com­pa­gnon, la musique n’a jamais été aus­si belle, aus­si forte… l’heure approche, les temps sont venus… au-delà de toute espé­rance, par-delà tous nos défis, il est ce point de ren­contre et cette vérité…

    Que ferons-nous ? que pou­vons-nous faire ? nous le sau­rons bien assez tôt le moment venu, si nous le vou­lons autant que nous le rêvons, car tel est cet équi­libre et cette déme­sure, cette trans­cen­dance, ce pou­voir créa­teur subli­mé et subli­mant lui-même toute cette beau­té en nous, cet amour du monde et toute cette poé­sie sous-jacente.

    Au-delà les Che­va­liers de la Table Ronde et la Com­mu­nau­té de l’An­neau, nous, nous tous, réunis et plus forts que jamais…

    Réponse
  215. EFFAB

    conta­mi­na­tion virale et Révolution !

    Réponse
  216. Alix

    @ Effab,

    Ce n’est pas moi, hélas, qui pour­ra t’ai­der concer­nant la ques­tion du vote puisque je suis comme toi plu­tôt mau­vais élève..

    Je ne sau­rais dire pour­quoi, mais les dis­cours offi­ciels des pré­ten­dants au podium, les pro­grammes dis­tri­bués dans les boîtes à lettres, le rabat­tage média­tique, les débats d’i­dées aux allures de com­bat de coq, les grands sou­rires et les marches sur les grandes ave­nues ont tou­jours eu sur moi l’ef­fet inverse de ce qui était recher­ché. Manque d’authenticité, peut-être…

    Com­bien sommes-nous dans ce cas-là ?
    Com­bien sommes-nous à subir en toute conscience l’é­go déme­su­ré de ces hommes qui veulent abso­lu­ment régner ?

    On dit sou­vent que les gens ne s’in­té­ressent pas à la poli­tique, mais peut-être qu’ils ne s’in­té­ressent tout sim­ple­ment pas à ce genre de politique-là…

    Après tout, com­ment pour­rait-on leur en vou­loir de se dés­in­té­res­ser d’une poli­tique qui se fait très bien sans eux ?

    Pour finir, voter pour un sys­tème comme celui-ci, est-ce vrai­ment faire preuve de res­pon­sa­bi­li­té ? Et si oui, laquelle ?

    Réponse
  217. EFFAB

    Je rap­pelle ce topic 100% conspi­ra­tion­niste… je viens de voir un docu­men­taire d’A­lex JONES qui m’a rap­pe­lé ceci et croyez bien (ou n’en croyez rien comme il vous plai­ra) qu’à la fin de ce docu­men­taire on est en droit ou c’est très logique de se poser maintes et maintes ques­tions, comme la néces­si­té le temps venu de tels camps pour pou­voir conte­nir les récal­ci­trants et autres trou­bleurs à l’ordre public, indé­si­rables et rebelles en tous genre !

    Je n’in­vente rien, l’His­toire n’est qu’une grande farce qui se répète autant qu’on veut bien y croire et y souscrire.

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​2​0​7​7​p​3​0​-​y​-​a​-​t​-​i​l​-​d​e​s​-​d​e​s​-​c​a​m​p​s​-​d​e​-​t​y​p​e​-​f​e​m​a​-​e​n​-​f​r​a​n​c​e​#​1​5​2​498

    En fait, cette vidéo d’A­lex JONES rejoint bien nos pro­blé­ma­tiques liées à la Finance et cette puis­sance publique usur­pée par une élite diri­geante concen­trant tous les pou­voirs entre ses mains, monstre ten­ta­cu­laire de plus en plus tota­li­taires : l’heure n’est plus au réveil en dou­ceur des consciences et cela ne l’a jamais été, sur­tout ici-bas le monde tel qu’il est !

    Je suis tout musique mais pour bien pou­voir l’ap­pré­cier il ne faut plus rien avoir à se repro­cher, moi der­rière mon écran ma petite MERINGUE notre poêle à pellets_et d’autres qu’on ni cette chance ni même aucun choix.

    Réponse
  218. EFFAB

    Oui, mon cher ALIX, tel un manque d’au­then­ti­ci­té, à moins que ce ne soit là leur vraie nature de ne pou­voir s’en empêcher^^^

    Il va bien fal­loir les en délo­ger et les rame­ner à de plus humbles com­por­te­ments car les enfan­tillages et les incon­sé­quences en tous genres, je crois qu’on en a tous très très gros sur la patate !

    Bonne nuit

    Réponse
  219. EFFAB

    Au cœur des conflits d’intérêts…

    http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​4​7​5​2​340

    (L’in­vi­té des matins, 2ème par­tie – mer­cre­di 4 déc. 2013)

    C’est crous­tillant… et on parle même de Mon­tes­quieu, cha­cun se l’ap­pro­priant si j’ai bien sai­si (vers 9′)

    13’30… cette ano­ma­lie juridique !

    Invi­tés :
    Noëlle Lenoir, juriste, déon­to­logue de l’As­sem­blée natio­nale, membre du Conseil consti­tu­tion­nel (1992−2001), ministre des affaires euro­péennes sous Raffarin,
    Fabrice Arfi, jour­na­liste, Médiapart

    Réponse
  220. Étienne

    Mer­ci EFFAB,

    Elle se fait bien secouer, dans cet entre­tien, Madame Lenoir, pré­ten­du­ment « déon­to­logue » (la bonne blague) : un cas d’é­cole apparemment. 
    Très inté­res­sant, merci !

    Par ailleurs, je note ce scan­dale, assez bien résu­mé (minute 13:45) par le jour­na­liste de Média­part (Fabrice Arfi) :

    Le ver­rou de Bercy

    « Il faut bien com­prendre qu’on est la seule « démo­cra­tie » à avoir cette « ano­ma­lie » juridique : 

    en France, celui qui dili­gente les enquêtes judi­ciaires, celui qui les ouvre, c’est le Pro­cu­reur de la Répu­blique, pour tous les délits. 

    Mais il y a UN délit, pour lequel [le Pro­cu­reur de la Répu­blique] n’a PAS « l’op­por­tu­ni­té des pour­suites », un seul, c’est la fraude fiscale !… 
    Le Pro­cu­reur de la Répu­blique ne peut pas ouvrir d’en­quête s’il n’y a pas de plainte PRÉALABLE… de qui ? du gou­ver­ne­ment !… de qui ? du Ministre du bud­get ! S’il n’y a pas de plainte préa­lable du Ministre du bud­get, le Pro­cu­reur ne peut pas ouvrir d’enquête !

    Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça auto­rise toutes les trac­ta­tions, toutes les tran­sac­tions, cela veut dire que ce « ver­rou de Ber­cy » est uti­li­sé par le Ministre du bud­get, par l’ad­mi­nis­tra­tion fis­cale, au moment d’un contrôle fis­cal, en disant au frau­deur ‘vous rem­bour­sez mais on ne vous pour­suit pas pénalement’ !

    Ça veut dire quoi dans l’es­prit, dans la culture fran­çaise ? Ça veut dire que [en France] la fraude fis­cale ce n’est PAS un délit comme un autre, que la fraude fis­cale cen n’est pas une tra­gé­die pour la socié­té, cet argent qui est l’en­ri­chis­se­ment de quelques uns et l’ap­pau­vris­se­ment de tous.

    Il n’y a qu’en France que ça existe, ce « ver­rou de Bercy » ! 

    Ça veut dire quoi aus­si ? Ça veut dire que, dans le huis-clos des arran­ge­ments, on peut dili­gen­ter des enquêtes contre ses enne­mis et ne pas en dili­gen­ter sur ses amis ! »

    (Remarque de l’a­ni­ma­teur : « pour ceux qui n’ont pas l’i­mage, je signale que Brice Cou­tu­rier me paraît LIVIDE, et j’ai bien vu que Noëlle Lenoir levait un sourcil… »

    Réponse
  221. EFFAB

    @230

    http://​www​.legrand​soir​.info/​P​A​R​A​N​O​M​A​N​-​S​-​L​A​N​D​-​L​e​s​-​c​a​m​p​s​-​d​e​-​l​a​-​F​e​m​a​-​a​-​l​a​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​.​h​tml

    Oui, appa­rem­ment, je ne suis pas le seul à y avoir pen­sé, et cet article date de 2009, moi qui à l’é­poque entrais juste en conspi­ra­tion et décou­vrais mes pre­miers docu­men­taire sur le 11⁄9, loin alors de pou­voir ima­gi­ner toutes les thé­ma­tiques conspi­ra­tion­nistes exis­tantes et plus far­fe­lues encore !

    Para­no peut-être mais qui ose­rait pré­tendre que non que des camps de la FEMA à la fran­çaise, comme il y est dit en conclusion ?

    Je rap­pelle que les trois pho­tos citées dans le post ini­tial de ce topic Y‑a-t-il des camps de type FEMA en France ? (lien en @230) m’a­vaient été envoyé par un membre de ce forum qui les avais prises lui-même ; après, de quoi s’a­git-il exac­te­ment ? futurs camps concen­tra­tion­naires ou data-cen­ter ban­caires ? je n’en sais en véri­té rien et peut-être il n’y a pas lieu de s’in­quié­ter plus que ça, je suis bien d’ac­cord… ceci-dit, le ter­ri­toire est vaste en dépit des outils et des inter­con­nexions tech­no­lo­giques, et il y a suf­fi­sam­ment de zones plus ou moins acces­sibles, de vastes ensembles, des grillages de sécu­ri­té pour se poser des ques­tions et ima­gi­ner de pré­ten­dues enseignes ou autres acti­vi­tés de cet acabit.

    Réponse
  222. EFFAB

    (Tout ici est cita­tion, copié-collé)

    Le sym­bo­lisme nazi dans Hun­ger games II

    Bien sûr, on pour­rait dire que ce sym­bo­lisme est sim­ple­ment une méta­phore visuelle pour ajou­ter une touche d’au­then­ti­ci­té au film , mais quand vous savez que le monde est en constante pro­gres­sion vers un état ​​poli­cier fas­ciste tota­li­taire, cela devient alors moins une méta­phore de notre pas­sé et davan­tage une vision de ce qui nous attends.

    Les illu­mi­na­ti et ceux au pou­voir , comme nous le savons , aiment cacher leur agen­da au vue et au su de tous dans les films à gros bud­gets et la musique : tout ceci est vou­lu par l’é­lite totalitaire.

    Leur ordre du jour est à plu­sieurs reprises dévoi­lé devant nos yeux, à la fois dans la « vraie » vie quo­ti­dienne et à tra­vers les choses aux­quelles nous choi­sis­sons de nous expo­ser lors de nos « diver­tis­se­ments », mais bien sûr, le faire remar­quer aux citoyens non aver­ti équi­vaut à se faire rire au nez car tout ceci a été enre­gis­tré dans leur sub­cons­cient comme quelque chose de fic­tif. Cette même tac­tique est uti­li­sé dans beau­coup d’autres thèmes et le moins que l’on puisse dire est que cela fonc­tionne très bien jusque là.

    Les Hun­ger games font en effet usage de la méta­phore visuelle pour évo­quer les actes d’in­hu­ma­ni­té de l’Al­le­magne nazie , mais ils illus­trent exac­te­ment vers où nous nous diri­geons à nou­veau, si les choses ne changent pas. Du temps de l’Al­le­magne nazi, il y avait les Jeux olym­piques, et lorsque la dic­ta­ture du nou­vel ordre mon­dial entre­ra en vigueur, il y aura sans doute des évé­ne­ments, sem­blable aux Hun­ger Games, qui ser­vi­ront uni­que­ment à satis­faire les besoins tor­dus de l’é­lite diri­geante . « Rap­pe­lez-vous qui est le véri­table enne­mi …  » (phrase du film pour rap­pe­ler aux spec­ta­teurs ce que l’on attend d’eux probablement).

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​4​1​2​4​p​1​5​-​a​n​a​l​y​s​e​-​d​e​s​-​m​e​s​s​a​g​e​s​-​o​c​c​u​l​t​e​s​-​d​u​-​f​i​l​m​-​h​u​n​g​e​r​-​g​a​m​e​s​#​1​5​2​587

    http://​www​.illu​mi​na​tia​gen​da​.com/​t​h​e​-​h​u​n​g​e​r​-​g​a​m​e​s​-​c​a​t​c​h​i​n​g​-​f​i​r​e​-​n​a​z​i​-​s​y​m​b​o​l​i​s​m​-​t​h​r​o​u​g​h​o​ut/

    Comme on le sait, la Culture ambiante imprègne pro­fon­dé­ment les esprits et elle les for­mate. C’est pour­quoi nos grands pro­gram­ma­teurs de Culture choi­sissent avec le plus grand soin les films, livres, jeux vidéo, et autres outils de for­ma­tage dont ils nous abreuvent depuis des décennies.

    Actuel­le­ment, leur stra­té­gie est deve­nue plus sub­tile et il devient presque dif­fi­cile, même avec du recul, de gar­der un esprit critique.

    En effet, dans bon nombre de films et livres actuels, les héros luttent contre un groupe qui détient un pou­voir tota­li­taire. Ce groupe dont le fonc­tion­ne­ment violent et tyran­nique res­semble à s’y méprendre cà celui du NWO que l’on nous pré­pare, est cri­ti­qué par les héros qui le com­battent. Ain­si, même les lec­teurs-spec­ta­teurs aver­tis adhèrent à l’histoire…

    Le pro­blème, c’est que pour lut­ter contre ce pou­voir dic­ta­to­rial, les héros uti­lisent les mêmes moyens vio­lents que leurs adver­saires… Et c’est là jus­te­ment où l’on veut nous conduire !

    Dis-moi quels moyens tu uti­lises… et je te dirai quel est ton camp : En usant de vio­lence, en bles­sant, en tuant, les héros font preuve de la même inhu­ma­ni­té que leurs adver­saires. Même s’ils s’opposent à eux en appa­rence, en fait, ils font par­tie du même camp : le camp de ceux qui veulent s’imposer aux autres par la force et le meurtre. Mais dans l’esprit des lec­teurs-spec­ta­teurs, la vio­lence des héros est tota­le­ment jus­ti­fiée. Et voi­là ! Nos grands pro­gram­ma­teurs ont gagné !!!

    Un exemple par­lant, par­mi tant d’autres : « Hun­ger Games », roman pour la jeu­nesse, de Suzanne Col­lins, puis film à suc­cès hollywoodien.

    Dans ce bien évi­dem­ment best sel­ler, la cou­ra­geuse et com­bat­tive Kat­niss Ever­deen lutte contre le Capi­tole qui asser­vit et affame la popu­la­tion de Panem. Chaque année, durant les Hun­ger Games, des enfants doivent s’entretuer, dans une arène truf­fée de pièges mor­tels. Ces jeux san­glants font par­tie de la stra­té­gie de la Ter­reur mise en place par le Capi­tole pour empê­cher les révoltes.

    [Atten­tion, spoi­ler] Kat­niss sort vic­to­rieuse des Jeux, ce qui signi­fie qu’elle a dû tuer d’autres enfants. Ensuite, tout au long de la tri­lo­gie, elle est ame­née à per­pé­trer de nom­breux meurtres d’ennemis, s’habituant à tel point au crime qu’elle finit par tuer une femme tota­le­ment inno­cente et inof­fen­sive, comme ça, par réflexe ! Mais le plus ter­rible, c’est que cette héroïne qui hait les Hun­ger Games, dont elle a tant souf­fert, finit par voter « Oui » pour impo­ser ces jeux abo­mi­nables à d’autres enfants !!! Quand on sait que le lec­teur s’identifie en géné­ral au héros, voi­là un modèle plu­tôt inquiétant…

    On peut se deman­der luci­de­ment ce que retiennent les jeunes (et moins jeunes) de cette his­toire : Sont-ils deve­nus des défen­seurs de la liber­té et de la démo­cra­tie ? Veulent-ils s’engager contre les régimes tota­li­taires ? En fait, per­sonne ne parle de tout cela, qui n’est qu’un « habillage ». La seule chose qui est rete­nue et ultra valo­ri­sée, c’est jus­te­ment le prin­cipe abo­mi­nable des Hun­ger Games ! A savoir faire s’entretuer des enfants ! Dans de nom­breux jeux vidéo, ces jeux cruels sont repris et mis en scène. Ils font rêver notre jeunesse…

    Une seule voie pos­sible : la voie spirituelle !

    Pour­quoi ne nous montre-t-on jamais des façons de réagir autres que la vio­lence et le meurtre ? Dans aucun livre, aucun film (Cher­chez, vous ne trou­ve­rez qu’une ou deux excep­tions sur mille). Pour­tant il existe d’autres voies face aux conflits, face à l’oppression, des voies qui seules peuvent appor­ter une vraie paix durable…et une socié­té juste. Des voies plus effi­caces que la vio­lence… Mais per­sonne n’en parle jamais ! Sur­tout pas ! Nos grands pro­gram­ma­teurs savent par­fai­te­ment que seule la voie paci­fique, non vio­lente, spi­ri­tuelle, pour­ra les mettre en échec !

    Sans pour autant par­ler d’angélisme, qui nous pro­po­se­ra des romans, des films, des jeux vidéo nous ini­tiant à cette voie ?

    http://​mou​vi​da​.com/​d​i​s​-​m​o​i​-​q​u​e​l​s​-​s​o​n​t​-​l​e​s​-​m​o​y​e​n​s​-​q​u​e​-​t​u​-​u​t​i​l​i​s​e​s​-​e​t​-​j​e​-​t​e​-​d​i​r​a​i​-​q​u​e​l​-​e​s​t​-​t​o​n​-​c​a​mp/

    Réponse
  223. EFFAB

    Et cet autre film, Le Cin­quième Pou­voir, plus proche de nous et moins futuriste…

    Réponse
  224. Marie
  225. Ana Sailland

    Effab, le remède est d’é­crire des poèmes
    Contre poison.

    …
    Qu’il me soit un jour permis
    de dire à mon cœur
    tendrement
    ce que j’i­gnore encore.

    Cela ne dépend que de moi :
    Il me suf­fit de déjà l’écouter.
    …

    C’est un peu pas­sé de mode 🙁

    Réponse
  226. Ana Sailland

    Marie, les « jouis la loi » se font rat­tra­per à Nurem­berg, qui les plagie.

    Cette abo­mi­na­tion du disque rayé ne peut que conduire à rêver l’anarchie.

    Mais rêver n’est pas efficace.

    Il reste chan­ger, soi.

    Maigre solu­tion de coli­bri, mais déterminante.

    J’aime cepen­dant la démarche de ce site, car l’am­bi­tion n’est pas de prendre le pou­voir, mais de le répar­tir uni­ver­sel­le­ment, sans point d’ac­cu­mu­la­tion. C’est la seule démarche de groupe qui ne soit pas sus­cep­tible de deve­nir furoncle planétaire.

    Réponse
  227. EFFAB

    Voi­ci une autre ana­lyse du film The Hun­ger Games, une inter­pré­ta­tion plus sen­sées, moins occultes, moins sub­li­mi­nales… de la part d’un membre de ce forum avec lequel j’ai de forts désac­cords idéo­lo­giques, moi égal à moi-même avec tous mes para­doxes et mon conspi­ra­tion­nisme, AEGIS plus dans cette rhé­to­rique car­té­sienne et pré­ten­du­ment, selon moi sou­vent, rationaliste.

    Son ana­lyse :

    Tech­ni­que­ment, la sai­son des block­bus­ter va de avril à septembre.

    Nous sommes en décembre, la sai­son est finie.

    Je pré­cise ce détail de l’in­dus­trie ciné­ma­to­gra­phique pour être clair.

    Ensuite, c’est jus­te­ment ne pas com­prendre le ciné­ma et le rôle de l’i­mage que d’in­ver­ser le rôle que l’i­mage rem­plit. Jus­te­ment, les rap­pro­che­ments pho­to­gra­phiques effec­tués par l’au­teur de l’ar­ticle sont tout à fait sai­sis­sants et exacts. Et c’est jus­te­ment parce que c’est exact que cela DOIT nous rap­pe­ler ce qu’a été le nazisme.

    Si cela échappe à la conscience : c’est être un bœuf inculte. Mais vrai­ment. Pour avoir vu le film, c’est le genre de choses qui saute aux yeux tant la construc­tion à l’i­mage cherche à pro­vo­quer le malaise et un sen­ti­ment d’in­di­gna­tion face à ce qui est des mani­gances poli­tiques pour asseoir un pou­voir fra­gile mais extrê­me­ment bru­tal). On se sent fina­le­ment sou­la­gé à la fin du film quand appa­raît la pos­si­bi­li­té de la révolte, et de pou­voir mettre un terme à la folie du pou­voir en place (qui tue des enfants pour le plai­sir). Et c’est sans doute cela qui est important.

    Ensuite, jus­te­ment, il est mon­tré de la vio­lence constante, pour mieux en mon­trer l’ab­sur­di­té. Je ne spoi­le­rai pas ici le troi­sième livre par exemple sur cer­tains pas­sages qui montrent toute l’ab­sur­di­té de la vio­lence et ses consé­quences, ain­si que les consé­quences d’un cycle de la haine.

    Le film déjà se déroule à Panem (Panem et cir­censes, du pain et des jeux) : le ton est don­né dès le départ. Le per­son­nage du pré­sident Snow (la neige = pure­té) montre que les appa­rences sont contra­dic­toires avec ce qu’est réel­le­ment le per­son­nage. Le rap­pro­che­ment avec le sym­bole nazi : le sym­bole de la résis­tance est le geai moqueur, ce qui est donc une réfé­rence iro­nique. Le sym­bole nazi est plu­tôt dans les ban­de­roles du pou­voir en place qui repré­sente un aigle sty­li­sé, comme on peut le voir sur les pho­tos. Le salut des pauvres ne reprend pas le salut nazi, qui est, rap­pe­lons-le, une reprise du salut romain. Les pauvres avant de saluer embrassent la main puis la lève, ce qui res­semble davan­tage au salut grec. Ce sont là des nuances qu’il faut quand même noter.

    Mon­trons-nous intel­li­gents, et évi­tons les amal­games rapides.

    Le film se construit sur cet écart entre l’o­pu­lence outran­cière des classes aisées de la capi­tale, et la misère sociale des oppri­més pour la rendre d’au­tant plus ter­rible que les riches construisent leurs loi­sirs sur un sys­tème qui valo­rise le meurtre entre caté­go­ries de pauvres pour exploi­ter par la suite l’i­mage des vain­queurs comme des héros.

    C’est en cela que réside la force du film… Il est inutile d’y voir des mes­sages occultes visant à « per­ver­tir » là où au contraire, il n’y a que dénon­cia­tion des dérives du pouvoir.

    Si tu veux vrai­ment faire une ana­lyse occulte des mes­sages dans un film, je te conseille la saga Twi­light. Cela c’est un assem­blage d’im­mon­dices (et encore, les films sont moins pour­ris que les livres), pour le coup, c’est bour­ré de mes­sages occultes et de pro­pa­gande (pro répu­bli­caine et acces­soi­re­ment, pro mormone).

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​4​1​2​4​p​1​5​-​a​n​a​l​y​s​e​-​d​e​s​-​m​e​s​s​a​g​e​s​-​o​c​c​u​l​t​e​s​-​d​u​-​f​i​l​m​-​h​u​n​g​e​r​-​g​a​m​e​s​#​1​5​2​608

    Réponse
  228. EFFAB

    Déso­lé, j’a­vais oublié le numé­ro du post cor­res­pon­dant : @235

    Réponse
  229. Marie

    @Ana #239

    Per­son­nel­le­ment, j’aime ta poé­sie Ana.

    N’aie aucun sou­ci pour ça, et peut-être d’autres pren­dront exemple sur toi : ils ose­ront se lâcher 😉

    Réponse
  230. EFFAB

    @237

    Très inté­res­sante vidéo, mer­ci MARIE !

    plein de choses à en dire, tel cette deuxième par­tie où David PUJADAS s’ex­prime long­temps, tant de ques­tion­ne­ments là-des­sus : pour­quoi prend-il la peine de dis­cu­ter quand d’autres esquivent la moindre approche ? Très très inté­res­sant ce qu’il dit concer­nant Inter­net et ces conseils à s’en­ga­ger plus avant ; évi­dem­ment, cela ne lui coûte rien de dire ceci ou de dire cela, mais plu­tôt cela pour ain­si être bien avec tout le monde_comme on peut aus­si l’i­ma­gi­ner beau­coup plus hon­nête et plus sin­cère que ne le lais­se­raient pen­ser sa situa­tion et son inté­rêt propre, et là, en ce cas, pour­quoi ne pas le prendre au mot et ten­ter d’é­la­bo­rer avec lui un débat avec ETIENNE, par exemple, un genre de débat-confé­rence où l’on ten­te­rait de la convaincre et de lui prou­ver tout le bien-fon­dé d’une Consti­tuante popu­laire et du Tirage au sort !… Un refus de sa part prou­ve­rait que tout ce qu’il disait n’é­tait fina­le­ment que des mots et du vent_car qu’au­rait-il à perdre d’u­ser de sa posi­tion média­tique en invi­tant ETIENNE dans un débat quand, comme il dit, les médias et la télé n’ont fina­le­ment pas si grand pouvoir !

    A vous lire sur ceci, je trouve qu’il y a là peut-être une ouver­ture média­tique ou que cela peut en tout cas don­ner des idées de réflexions pour de telles possibilités.

    Réponse
  231. EFFAB

    La Cause à la hau­teur de la Réa­li­té… c’est selon moi vital d’en prendre bien conscience sinon, tous Gen­tils que nous sommes, nous serons balayés en deux trois mouvements…

    C’est là une vidéo très conspi­ra­tion­niste, c’est bien le moins qu’on puisse dire !

    Je vous invite cepen­dant à y jeter un coup d’oeil, l’i­déal étant de tout vision­ner, sur­tout pour ceux qui sont en par­tie ou non igno­rants ou car­ré­ment réfrac­taires à cer­taines des thé­ma­tiques abor­dées… je trouve qu’il est sim­ple­ment dom­mage d’i­gno­rer des choses, qu’on y adhère ou non, quand il y a là tant se signes et de coïn­ci­dences qui sont sujettes à caution_comme on peut n’y voir là qu’in­ter­pré­ta­tions para­noïaques et fantaisistes…

    … mais ce déco­dage d’une vidéo de Madon­na (années 80) comme bien d’autres choses ici sme semblent suf­fi­sam­ment cré­dibles pour expli­quer l’é­tat de notre monde et le pour­quoi de cette inhu­ma­ni­té ici-bien-bas.

    Réponse
  232. Ana Sailland

    On peut se posi­tion­ner en his­to­rien eth­no­logue pour étu­dier la tra­di­tion, ou pour recher­cher le sym­bo­lisme et les tro­pismes émo­tion­nels ou de pen­sée qu’il représente.
    Ce peut même être une riche démarche, qui aide à com­prendre notre incons­cient au delà du planc­ton de surface.

    Mais affir­mer dyna­mi­que­ment l’exis­tence de la chose comme cause de ceci ou cela, à tra­vers siècles et mil­lé­naires, est de l’ordre de la croyance.

    Se parer de l’His­toire de la pen­sée pour appuyer la pen­sée his­to­rique est de l’ordre de l’a­ban­don com­plice de son propre libre arbitre.

    Com­pre­nons bien que si une foule trans­gé­né­ra­tion­nelle croit en ce qui n’existe (peut être) pas dans le monde réel, elle le crée dans le monde de la pensée.
    Si bien que cette chose existe, tout en n’exis­tant pas.
    Elle existe en tant qu’agent d’in­fluence mais pas en tant que réa­li­té objective.

    S’exerce alors sur les indi­vi­dus non encore atteints par la conta­gion une influence, une sug­ges­tion par la masse cultu­relle, à laquelle il est dif­fi­cile de se sous­traire, le cer­veau mimé­tique étant sou­vent plus puis­sant que le cer­veau individuel.

    La chose n’a d’exis­tence que celle qu’on lui concède.
    La chose n’a de pou­voir que celui qu’on lui concède.

    Et la dénon­cer, c’est lui don­ner vie, et déjà se recon­naître comme faible devant elle.
    Ce que fait allè­gre­ment l’o­ra­teur (j’a­voue ne pas avoir pu regar­der plus que deux plans), qui au pas­sage se congra­tule son petit ego de clair voyant de l’imaginaire.

    Dan­ge­reux sont les gens qui exhortent à résis­ter, donc à se sou­mettre …, à une créa­tion de l’es­prit, sans majuscule. 
    Puisque le bon­homme parle du moyen-âge, il serait bien ins­pi­ré de remar­quer que les croyances véhi­cu­lées par l’in­qui­si­tion étaient construites de toutes pièces, et pour­tant sui­vies par les foules, exac­te­ment dans le sché­ma qu’il nous pro­pose concer­nant Chitan.

    Réponse
  233. Marie

    Per­so c’est quand même intéressant…
    Même si j’ai pas encore tout vu, mer­ci pour ce lien, Effab:-)

    Réponse
  234. Marie

    Je crois per­so que pour cer­taines loges le grand archi­tecte c’est satan c‑à-d le sym­bôle du malin, donc il vénère ce qui est mal ou le plai­sir sans freins ou dévié du natu­rel( l’as­sou­vis­se­ments de tous les plai­sirs outran­ciers les pen­chants et les vices, tou­te­fois on ne sais pas si c’est le cas pour toutes les loges maçon­niques ni si tous les membres sont au cou­rant de ce qu’ils vénèrent…Attention perversion;-)
    Mais y a qu’à obser­ver les assoi­fés d’argent pour le voir,; ils font le culte de Mam­mon et donc de tout ce qui en découle, c’est for­cé mathématiquement;-)

    Réponse
  235. EFFAB

    @245

    Je ne dis pas qu’il s’a­gisse là de la vidéo la plus sérieuse ni la plus objec­tive qui soit_et mes choix sont autant édi­to­riaux (si je puis dire) qu’in­tui­tifs… comme il appar­tient à cha­cun de prendre ce qui peut l’in­té­res­ser voir reje­ter tout ça sans autre préavis.

    Ce conspi­ra­tion­nisme que nous pour­rions qua­li­fier de sen­sa­tion­nel, quoi que cela se dis­cute, a néan­moins ce mérite d’in­for­mer de choses et d’autres, de faire de nom­breux recou­pe­ments et d’en­vi­sa­ger les évé­ne­ments selon cet autre éclai­rage, cette autre approche de la réa­li­té… et pas besoin d’être cou­tu­mier du fait conspi­ra­tion­nisme ou pur inculte de ces choses pour être ou non inter­pel­ler, bien qu’un maxi­mum de don­nées et d’ex­pé­rience faci­li­te­ront gran­de­ment ladite compréhension/adhésion ou pas.

    Le bon sens, l’é­thique, ce sou­cis de véri­té, d’hon­nê­te­té en soi sont bien inhé­rentes à l’in­di­vi­du et à son par­cours de vie, pas besoin de grand dis­cours ou de grosse péda­go­gie pour éclai­rer sur de telles évi­dences ; mais c’est bien le déni ou le men­songe les concer­nant et tout ce qu’on leur pro­pose à la fois qui abru­tie les gens et détournent les popu­la­tions de la Vie et de ces valeurs.

    C’est comme pour la science, la tech­no­lo­gie, l’art et tut­ti quan­ti, tout ceci peut être béné­fique pour l’Homme, mais c’est bien lui seul qui est res­pon­sable des choix qu’il fait, en âme et conscience ou non.

    Je porte le Conspi­ra­tion­nisme à côté de la Démo­cra­tie car tout ceci est lié, de façon directe ou non, de façon incons­ciente ou non, mais je crois ce méli-mélo ou cette inex­tri­cable com­plexi­té autre­ment plus contras­tée, emmê­lée, sous-jacente et bien réelle à la fois.

    Puisque la réso­lu­tion du pro­blème est autant spi­ri­tuel (prise de conscience, éthique, déon­to­lo­gie, huma­nisme, altruisme…) que maté­rielle, phy­sique, ins­ti­tu­tion­nelle, socié­tale, il est plus que néces­saire d’ap­pré­hen­der cette pro­blé­ma­tique sous tout ces aspects, Causes mul­tiples aus­si déni­grées les uns que les autres mais pou­vant s’é­clai­rer mutuel­le­ment, tel cet exemple des plus far­fe­lus qui me laisse à pen­ser que cet concen­tra­tion exces­sive et nocive des richesse et du pou­voir pour­raient s’ex­pli­quer fina­le­ment par le fait que les hommes et les femmes qui forment cette élite – ceux en tout cas qui ont tout inté­rêt à autant d’in­con­sé­quence et de per­ver­si­té – pour­raient bien être autre chose que des hommes et des femmes comme vous et moi (à l’ins­tar de notre ami Hugo CHAVEZ) ou que cette dua­li­té ici-bas est ce ter­reau idéal pour confron­ter le Mal au Bien et dés­équi­li­brer ain­si l’Har­mo­nie amou­reuse, déna­tu­rer la Conscience, l’en­dor­mir, l’as­ser­vir ou s’en ser­vir contre elle-même… 51’25… où tout est dit selon moi, ou tout paraît enfin si clair et si explicite…

    Je ne puis m’empêcher ce petit clin d’oeil aver­ti et néan­moins très humain^^…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​R​s​h​V​6​1​O​x​fdY

    … un des perles du conspi­ra­tion­nisme ou inter­pré­tez cela comme bon vous semble. Merci.

    Réponse
  236. Ana Sailland

    On peut par­ler du dieu argent, je le fais moi-même, comme méta­phore, ou comme enti­té sécré­tée par l’ac­ti­vi­té humaine, mais sans pen­ser qu’il est une force anté­di­lu­vienne comme le fait Steiner.
    Quoique le denier du Tarot soit per­çu comme force cos­mique par certains.

    ;;;;

    Il serait inté­res­sant qu’un his­to­rien sérieux et … qui a le temps … nous fasse un his­to­rique de l’ap­pa­ri­tion de Seth-Anu dans la pen­sée humaine, depuis les dieux agri­coles et cor­nus, cana­néens, ou d’ailleurs, jus­qu’à l’his­toire de Pan Twar­dos­ky 😉 en pas­sant par le Baal syrien ou punique. On est loin du constant pré­sen­té plus haut néfaste intem­po­rel depuis Adam, une autre sym­bo­lique à déco­der, jus­qu’au der­nier homme, ce sont ~ les mots entendus.
    Le risque est de nous défaus­ser de la res­pon­sa­bi­li­té humaine et de tom­ber dans un fata­lisme au moins partiel.
    Sans comp­ter l’é­ti­quette de Grand Satan qu’on pour­ra attri­buer à une nation, il est vrai pas inno­cente, au risque de déclen­cher une hys­té­rie meur­trière. Car c’est bien ça qui vient au bout de la route, quand on donne vie et pou­voir à ce qui n’est pas ; ça s’est eu vu …

    Réponse
  237. Marie

    per­so pour moi, per­son­ni­fier la mau­vaise uti­li­sa­tion de la force natu­relle par satan, ne m’empêche en aucune façon de pen­ser que j’ai ma part de res­pon­sa­bi­li­té par rap­port à l’é­tat du monde.
    Je crois qu’il y a une seule et unique force éner­gie, et que l’homme en géné­rale n’a pas conscience, connais­sance de son uti­li­sa­tion car il ne tient compte que de l’as­pect maté­riel des choses.
    Je crois que Le mal n’est pas une force mais une mécon­nais­sance ou la mau­vaise uti­li­sa­tion de la Force et de ses lois.
    Il se laisse mani­pu­lé par igno­rance par paresse, par fai­blesse, mais c’est son choix, de cher­cher à connaître sin­çè­re­ment et cou­ra­geu­se­ment ou pas.(ce n’est pas une leçon mais une consta­ta­tion de notre état)
    Et il peut apprendre ces lois de la nature mais comme il s’en éloigne…puisqu’il l’a craint, et il l’a craint parce qu’il l’a­borde avec convoi­tise c‑à-d sans amour, son regard en est déformé

    Réponse
  238. Marie

    rien n’o­blige l’homme a don­ner autant d’im­por­tance au diable, mais sim­ple­ment qu’il voit qu’il se four­voie en accor­dant tous ces mal­heurs à une enti­tés. la ques­tion est bien peut-être qu’il recon­naisse ses res­pon­sa­bi­li­té de don­ner ou non tout son pou­voir à quel­qu’un d’autre.

    Réponse
  239. EFFAB

    Je com­prends bien… don­ner un nom et une image qui ne seraient pas vrai­ment celles de ce mal et de tous ces dys­fonc­tion­ne­ments qui nous pré­oc­cupent ici en Démo­cra­tie et au quo­ti­dien ne seraient des plus avi­sés et pour­raient même être contre-pro­duc­tifs… ceci-dit, loin de moi et de nous toute hys­té­rie meur­trière, d’au­tant plus que la majo­ri­té des indi­vi­dus et des peuples sont plus por­tés au paci­fisme et à l’a­mour et non aux choses désa­gréables, ce qui veut dire que si meurtres, exac­tions et injus­tices il y a, et Dieu sait qu’il y en a aujourd’­hui, au nom jus­te­ment de ce sata­né Oncle Sam, c’est bien du fait et du seul fait de ces élites capables de tout, du pire comme de l’innommable.

    Bref, par­ler de cet oeil pyra­mi­dal, évo­quer les futures puces sous-cuta­nées, sou­rire d’é­ven­tuels rep­ti­liens voire même en par­ler sérieu­se­ment, cela est plu­tôt mettre cartes sur table, sans en oublier aucune, prendre connais­sance et conscience de tout ce qui nous entoure, ne rien omettre jus­te­ment parce qu’il est dans notre inté­rêt de nous pré­mu­nir contre tout ceci, agir en connais­sance de cause et pou­voir bien cibler tout indé­si­rable et tout dys­fonc­tion­ne­ment à la Cause.

    Bref^^, tout ceci ne me paraît pas plus dépla­cé que la plu­part de ces hauts fonc­tion­naires, chefs d’en­tre­prises et repré­sen­tants du monde de l’é­di­tion et des médias de pre­mier plan pas très diserts à l’en­trée et à la sor­tie du Siècle (@237)… des per­sonnes qui s’oc­cupent de près ou de loin à nos petites affaires mais ne nous en souf­fle­ront jamais mot ! bien qu’à voir la tronche de cer­tains cela res­semble plu­tôt à une obli­ga­tion ou quelque prise de consigne !!

    Réponse
  240. Marie

    @Effab
    oui on est d’accord:-)
    j’es­saie de trou­ver des mots com­muns pour com­prendre en fin de compte que le pro­blème est double ; exté­rieur et intérieur.
    Il vient sans doute de l’in­té­rieur au départ pour ensuite se maté­ria­li­ser et nous échap­per com­plè­te­ment suite à l’am­pleur qu’il prend et être pris par d’autres moins scrupuleux.

    Réponse
  241. EFFAB

    @253

    C’est exac­te­ment ça, MARIE… mer­ci, ANONYMOUS, on ne s’en lasse pas de cette musique… et de bien belles images, oui, c’est beau la ville la nuit et l’on peut com­prendre cette folie des gran­deurs, cette vision des choses et du monde quand on voit tout ceci de si haut, tel un enfant avec ses petits sol­dats se créant tout un uni­vers, tels des appren­tis sor­ciers s’es­ti­mant plus à même, cet ego, cette mis­sion ou tout ce que vou­lez de vou­loir com­man­der ain­si aux Hommes et au Monde !…

    … mais c’est bien de cette musique don( il s’a­git et qui nous réunie ici : cela est autre­ment plus beau et plus tra­gique que la Mar­seillaise, non ?!^^

    Réponse
  242. Marie

    @Effab
    c’est vrai que c’est assez trou­blant cette tra­duc­tion du clip de Madonna.
    J’a­vais oublié aus­si que luci­fer signi­fie por­teur de Lumière(bien que déchu de ses fonctions…;-)

    Réponse
  243. Alix

    Je vais mettre les pieds dans le plat 🙂

    Tout sim­ple­ment, et si c’é­tait vrai ?

    Qu’est-ce qu’on peut oppo­ser à cette vision du monde ? Qu’est-ce qui peut bien me prou­ver que cette lec­ture du monde est erronée ?
    Ma logique ration­nelle ? elle se trompe tout le temps
    Mes dif­fé­rents savoirs ? ils ne cessent de se remettre en cause, et ne reposent fina­le­ment que sur des croyances que j’ai ou que d’autres ont de ceci ou de cela à un ins­tant t
    Mon obser­va­tion de la réa­li­té ? elle est limi­tée à ce que je vois
    Mon expé­rience per­son­nelle ? elle est limi­tée à ce que je crois

    Il me reste quoi à oppo­ser ? Le doute ?

    Mais voi­là, je com­mence à me méfier du doute aus­si… Disons que je vois très bien ce que le doute apporte : ne pas res­ter sur ses cer­ti­tudes, mais puis­qu’il n’y a aucune cer­ti­tude (d’où le doute), je suis donc invi­té à chan­ger conti­nuel­le­ment de tromperies ? 😉
    Et de l’autre côté, je vois éga­le­ment ce dont le doute éloigne : de l’ac­tion, des convic­tions et aus­si, pour en reve­nir au début de mon mes­sage et faire ain­si une boucle, de la foi.

    Réponse
  244. EFFAB

    Moi je dirais pro­pa­gande et sentimentalisme !

    L’é­mo­tion ici est com­pré­hen­sible, voire pal­pable, légi­time… mais la musique abru­tie les consciences et cachent à toutes ces petites gens et hon­nêtes citoyens tout ce qu’on leur fait croire et faire et pen­ser… ces consum­mé­ra­teurs, ce job comme un autre cet amour de la patrie mais ces ordres à exé­cu­ter, quels qu’ils soient puisque hié­rar­chie et direc­tives nous imposent et nous obligent.

    Réponse
  245. Ana Sailland

    @259

    Ce qui pour être a besoin d’être nom­mé ou invo­qué se nour­ri­ra de tout dis­cours adverse mais sera éteint par la puis­sance de l’intégrité.

    Réponse
  246. EFFAB

    @245

    47’16… regar­der ce décrip­tage d’une ancienne vidéo de Madon­na, cela vaut le détour et croyez bien que ce hors-sujet est à la hau­teur et au défi de cette Démo­cra­tie bafouée pour ne pas dire sata­ni­sée !

    Lady Gaga vs KUBRICK, celui en par­ti­cu­lier de Eyes Wide Shut mais l’on peut bien y englo­ber toute son oeuvre, des Sen­tiers de la Gloire à Full Metal Jacket en pas­sant par 2001, l’O­dys­sée de l’es­pace et Spar­ta­cus… prendre enfin conscience de tout ça et faire en sorte, faire enfin que JFK et KUBRICK ne soient pas morts en vain !

    51’24

     »Si Dieu a choi­si de sépa­rer le bien et le mal (blanc et noir) c’est pour que la dis­tinc­tion entre les deux soit claire, sans aucune ambiguïté…

    Car nous vivons dans un monde de dualité,

    Le para­dis ter­restre, où la dua­li­té n’existe plus, n’est pas encore là

    (…)

    Ce qu’on appelle le mal pro­vient en réa­li­té d’un dés­équi­libre entre les lois natu­relles et spirituelles

    Lorsque tout est détra­qué et que le monde est deve­nu invi­vable, Dieu « neu­tra­lise » la dua­li­té en réta­blis­sant l’é­qui­libre par­fait avec le pou­voir de la Véri­té (Pure­té & Lumière), ce qui a pour consé­quence de faire dis­pa­raître l’obs­cu­ri­té, le mal complètement…

    Luci­fer en revanche s’a­charne à main­te­nir cette dua­li­té à tout prix…

    Une dua­li­té où le vice et la ver­tu sont mélan­gés, inversés…

    Ain­si, il peut faci­le­ment contrô­ler les âmes faibles ou avides de pouvoir…

    C’est comme si l’obs­cu­ri­té était la lumière
     »

    Evi­dem­ment, ce texte n’en­gage que son auteur et ceux qui sont por­tés à y croire ou en sont déjà convain­cus… pour ma part, cette ques­tion de dua­li­té et de dés­équi­libre me laisse autant à réflé­chir qu’il me semble évident qu’il y a là quelque chose de juste en rap­port avec notre monde inci­vi­li­sé, Satan ou pas, Dieu ou pas.

    1h04’50

    Pas mal toute cette flo­pée de patchs aéro­nau­tiques… mais ce ne sont peut-être là que des inter­pré­ta­tions conspirationnistes^^

    Bref, ne pre­nez pas tout ça au sérieux mais ne l’i­gno­rez pas non plus, sait-on jamais

    Réponse
  247. EFFAB
  248. EFFAB

    http://​www​.street​press​.com/​s​u​j​e​t​/​1​1​6​8​1​2​-​l​e​-​d​e​p​u​t​e​-​q​u​i​-​v​o​u​l​a​i​t​-​s​a​v​o​i​r​-​p​o​u​r​q​u​o​i​-​i​l​-​y​-​a​-​d​e​s​-​n​u​a​g​e​s​-​d​a​n​s​-​l​e​-​c​iel

    Et notre ami anglo­phile, en vacance peut-être ? dom­mage, j’au­rais bien aimé avoir son avis sur Nigel FARAGE, faute d’a­voir de plus amples infor­ma­tions ou quelques crous­tillantes révé­la­tions sur les agis­se­ment de l’O­TAN au-des­sus de nos têtes, un dépu­té hon­nête ou ce retour de conscience vis-à-vis de cette fan­tas­tique omer­ta de pré­ten­due ingé­nie­rie se com­por­tant avec nous comme ils l’ont fait avec le référendum…

    Réponse
  249. EFFAB

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​n​2​K​0​D​T​a​b​Kis

    Ce Verbe que je détiens, incons­cient que je suis de cette véri­té en moi et au monde…

    … comme il appar­tient à cha­cun d’entre nous de s’en rendre compte et de s’en convaincre enfin, cette pleine conscience à recou­vrer, toutes ces contro­verses sour­noises et illé­gi­times à vaincre et à des­ti­tuer, cette éthique en nous, ces ver­tus humaines et ce hasard éman­ci­pa­teur et construc­tif, Tirage au Sort de la volon­té démo­cra­tique, ter­reau pri­mor­dial pour ce res­pect com­mun et ce rap­port plus équi­li­bré à l’autre, quels qu’en soient nos dif­fé­rences, nos compétences…

    Réponse
  250. EFFAB

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​A​j​U​n​e​v​i​s​1no

    Tel la Démo­cra­tie à mettre sur le devant de l’es­pace public et au coeur de l’o­pi­nion, les Chem­trails sont pareille­ment super­be­ment pas­sés sous silence au seul pro­fit de la géo-ingé­nie­rie-la solu­tion idéale contre le CO2 !

    Si vous n’êtes pas fami­lier de ce sujet, je ne puis que vous recom­man­der cette vidéo et cette inter­ven­tion d’une per­sonne suf­fi­sam­ment infor­mée et consciente du pro­blème, qui plus est, active, activiste.

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  251. Ana Sailland

    Que ce soit pour les chem­trails ou tout autre abus conti­nen­tal, les citoyens indi­vi­dus n’ont que le pou­voir de péti­tion, et le par­le­ment euro­péen n’a que le pou­voir d’in­vi­ter la com­mis­sion à entrer en matière.

    Si donc, ce n’est qu’une hypo­thèse, la com­mis­sion (non élue) est co-arti­san d’une injus­tice ou d’un sévice glo­bal, on est « à poil ».

    Extrait des règle­ments européens :

    Si votre péti­tion concerne l’un des domaines d’ac­ti­vi­té de l’U­nion euro­péenne, elle est d’or­di­naire décla­rée rece­vable par la com­mis­sion des péti­tions, qui décide alors du type d’ac­tion qui doit être mené, confor­mé­ment au règle­ment du Parlement.

    La com­mis­sion des péti­tions vous tien­dra informé/informée dès que pos­sible, une fois que des déci­sions auront été prises.
    Selon les cas, la com­mis­sion des péti­tions peut :

    Invi­ter la Com­mis­sion euro­péenne à pro­cé­der à une enquête pré­li­mi­naire et à lui four­nir des infor­ma­tions concer­nant le res­pect de la légis­la­tion com­mu­nau­taire en la matière, ou contac­ter le réseau SOLVIT,

    Trans­mettre la péti­tion à d’autres com­mis­sions du Par­le­ment euro­péen pour infor­ma­tion afin que celles-ci entre­prennent une action (par exemple : tenir compte d’une péti­tion dans le cadre de leurs acti­vi­tés législatives),

    Dans cer­tains cas excep­tion­nels, <les­quels ?> rédi­ger et sou­mettre un rap­port com­plet au Par­le­ment euro­péen en vue de son adop­tion en séance plé­nière ou effec­tuer une mis­sion d’en­quête dans le pays ou la région concer­nés puis publier un rap­port de com­mis­sion conte­nant ses obser­va­tions et recommandations,

    Arrê­ter toute autre mesure jugée appro­priée pour essayer de régler la ques­tion ou d’ap­por­ter une réponse satis­fai­sante au pétitionnaire.

    La com­mis­sion des péti­tions se réunit nor­ma­le­ment tous les mois, sauf au mois d’août, lors des vacances par­le­men­taires. Elle est assis­tée dans ses acti­vi­tés par un secré­ta­riat per­ma­nent, qui gère les étapes de la pro­cé­dure de péti­tion, joue un rôle de conseil et pré­pare ses réunions.

    La com­mis­sion des péti­tions du Par­le­ment euro­péen peut s’ef­for­cer de coopé­rer avec les auto­ri­tés natio­nales ou locales d’un État membre pour résoudre un pro­blème sou­le­vé par un péti­tion­naire. Dans ce but, elle peut être ame­née à par­ta­ger des infor­ma­tions de détail avec celles-ci, à moins que le péti­tion­naire ne s’y oppose explicitement.

    La com­mis­sion des péti­tions ne peut, cepen­dant, pas­ser outre les déci­sions prises par les auto­ri­tés com­pé­tentes des États membres. N’é­tant pas une ins­tance judi­ciaire, le Par­le­ment euro­péen ne peut ni pro­non­cer de juge­ment, ni annu­ler des déci­sions prises par les juri­dic­tions des États membres. Les péti­tions ten­dant à cette fin sont irrecevables.

    (on a déjà dis­cu­té de l’ar­ticle 11 qui per­met de s’a­dres­ser direc­te­ment à la com­mis­sion pour l’in­vi­ter à réflé­chir pour une meilleure appli­ca­tion des traités)

    Réponse

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