Contre la régression antidémocratique, le vrai vote utile dans la région sud-est, c’est Raoul Jennar !

3/06/2009 | 317 commentaires

Chers amis,

C’est misère de voir que beau­coup de mili­tants de gauche s’ap­prêtent à s’abs­te­nir aux pro­chaines élec­tions. C’est un choix vrai­ment incompréhensible.

Les gens de droite, eux, ne s’abs­tiennent pas.

Pour­quoi diable les gens de gauche s’abs­tiennent-ils, au lieu de résister ? 

Pour­quoi s’abs­te­nir alors qu’il y a un lut­teur admi­rable qui se pré­sente aux suf­frages et qui a besoin de toutes les voix des nonistes de 2005 : Raoul Jen­nar a été un des prin­ci­paux moteurs de la résis­tance contre le TCE — sans doute le plus impor­tant — et il se pré­sente aux élec­tions euro­péennes, dans la région SUD-EST, au nom du NPA (dont il a par­ti­ci­pé à l’é­cri­ture des nou­veaux sta­tuts) :
Voyez son appel : http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​9​9​9​h​8​_​l​i​s​t​e​-​n​p​a​-​d​a​n​s​-​s​u​d​e​s​t​-​a​v​e​c​-​r​a​o​u​l​-​j​e​_​n​ews

Qui connaît mieux l’U­nion euro­péenne que Raoul ?

Qui dénonce mieux les magouilles tech­no­cra­tiques ? Qui décrit plus pré­ci­sé­ment les bou­le­ver­se­ments anti­dé­mo­cra­tiques des ins­ti­tu­tions européennes ?

Qui a mieux com­pris que lui les simi­li­tudes et com­plé­men­ta­ri­tés oli­gar­chiques entre l’UE, l’OMC, l’AGCS, le FMI et la BM ?

Qui nous défen­dra mieux que lui, là-bas ? 

Qui a don­né, comme lui, autant de gages d’hon­nê­te­té et de dévouement ?

Pour­quoi don­ner à un autre le suf­frage dont il a, lui, aujourd’­hui tant besoin pour nous défendre ?

Pour l’ins­tant, les son­dages cré­ditent Raoul de 5,5%.

C’est presque ce qu’il lui faut, mais c’est insuffisant.

Cet homme-là, impor­tant pour nous tous, cet homme peut être élu, mais il ne le sera peut-être pas. C’est donc le moment de se mobi­li­ser, et non de se déro­ber en s’abstenant.

Dans des ins­ti­tu­tions sans quo­rum (quand aucun mini­mum de voix n’est impo­sé aux élus pour être légi­times), l’abs­ten­tion est une sou­mis­sion, une démis­sion, une déro­bade, un silence sans message…

Un gas­pillage, un sui­cide politique.

Sans quo­rum, l’abs­ten­tion est une erreur. 

Quelle que soit notre répro­ba­tion des tru­cages (évi­dents et lamen­tables), le jour d’une élec­tion, seul le vote résis­tant est utile, et il y a tou­jours une pos­si­bi­li­té de voter sa colère.

Lors de la pro­chaine élec­tion — détes­table mas­ca­rade, c’est vrai —, un résis­tant nom­mé Jen­nar aura besoin de nous pour accé­der à une tri­bune inter­na­tio­nale d’où il pour­ra nous défendre mieux encore qu’il ne l’a jamais fait.

Ce serait stu­pide de s’abs­te­nir au lieu de lui don­ner cha­cun sa par­celle de force.

Je vote pour un homme, pas pour un par­ti : je donne à Raoul toute ma confiance et mon suf­frage, sans réserve.

Ami­ca­le­ment.

Étienne.

Le blog de RMJ : rmjen​nar​.free​.fr/
Le site de l’UR­FIG : urfig​.org
Le site du NPA : npa2009​.org

(Nota : mon choix est ren­for­cé par l’ab­sence de liste du RIC sur la région sud-est : ailleurs, le RIC est une bonne alter­na­tive (pen­sez à impri­mer vous-mêmes vos bul­le­tins avant l’é­lec­tion) : les petits par­tis ne sont petits que parce que nous ne votons pas pour eux : il ne tient qu’à nous de ces­ser de sup­por­ter nos men­teurs de bourreaux.)

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Étienne

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317 Commentaires

  1. Aîda Zeki

    Euro­péennes : qui a fait quoi au Parlement ?
    Qui a voté le Trai­té de Lis­bonne, la direc­tive Bol­ken­stein, la pri­va­ti­sa­tion de la Poste, de l’électricité : décryp­tage de quelques votes emblé­ma­tiques au sein du Par­le­ment euro­péen, à quelques jours des euro­péennes. Avec quelques sur­prises déni­chées dans les votes enre­gis­trés, à com­pa­rer aux dis­cours d’estrades tenus durant la cam­pagne. Un dos­sier de l’Humanité dans son édi­tion de jeudi.

    A lire dès à pré­sent sur huma​nite​.fr, com­ment les groupes poli­tiques du Par­le­ment euro­péen se sont pro­non­cés sur cinq dos­siers d’importance.

    I. Trai­té de Lisbonne
    Le Par­le­ment euro­péen a adop­té, le 20 février 2008, une réso­lu­tion sur le trai­té de Lis­bonne. « Le Par­le­ment conclut que, pris dans son ensemble, le trai­té de Lis­bonne consti­tue une amé­lio­ra­tion sub­stan­tielle par rap­port aux trai­tés exis­tants », explique la réso­lu­tion qui se garde de faire men­tion des dis­po­si­tions de libé­ra­li­sa­tion et de déré­gle­men­ta­tion conte­nues dans le traité.

    Le vote 525 voix pour, 115 contre et 29 abstentions.

    Aux voix des euro­dé­pu­tés de l’UMP et du Modem pour l’adoption de la réso­lu­tion s’ajoutent celles du PS, à l’exception d’André Lai­gnel (contre) et d’Henri Weber (abs­ten­tion). Les Verts votent pour. Les euro­dé­pu­tés com­mu­nistes de la GUE-GVN votent contre.

    L’amendement (32) pro­po­sé en février 2008, soit quatre mois avant le réfé­ren­dum en Irlande, par la GUE visant à enga­ger le Par­le­ment à « res­pec­ter le résul­tat du réfé­ren­dum irlan­dais » (où le « non » au trai­té l’a fina­le­ment empor­té) sera reje­té à l’époque par le Modem, les Verts et le PS, à l’exception de deux socia­listes qui le sou­tiennent (Fran­çoise Cas­tex et André Lai­gnel) et de deux Verts qui s’abstiennent (Gérard Ones­ta et Hélène Flautre).

    II. Rap­port sur les ser­vices dans le mar­ché inté­rieur (direc­tive Bolkestein)
    La direc­tive Bol­ke­stein visant à libé­ra­li­ser les pres­ta­tions de ser­vices au sein de l’UE ouvrait la porte à un dum­ping social sans équi­valent entre pays membres. Cha­cun d’eux étant régi en interne par une régle­men­ta­tion propre en matière de droit du tra­vail, l’État qui pro­tège le moins ses tra­vailleurs, s’il par­ve­nait à expor­ter ses règles en même temps que sa main‑d’œuvre, pou­vait dès lors gagner un nombre consi­dé­rable de mar­chés, obli­geant du même coup ses res­sor­tis­sants à vivre dans un pays étran­ger dans les condi­tions de tra­vail et de rému­né­ra­tion de leur pays d’origine. L’énormité du risque mis au jour, des euro­ma­ni­fes­ta­tions géantes eurent lieu avant que ne s’ouvre le débat au Par­le­ment euro­péen sui­vi d’un vote en pre­mière lec­ture, le 16 février 2006.

    Une pluie d’amendements pour mini­mi­ser la por­tée de la direc­tive, jusqu’à la pro­po­si­tion de son rejet pur et simple (GUE-GVN), a été déposée.

    Amen­de­ment 321 (dépo­sé par la GUE-GVN). Il met en avant le prin­cipe selon lequel ce sont bien les règles du pays qui accueille l’activité et non celles du pays d’origine qui doivent être respectées.

    La droite et le Par­ti socia­liste euro­péen (PSE) votent contre l’amendement, les socia­listes fran­çais le sou­tiennent. Les Verts euro­péens le rejettent (à l’exception de Jean-Luc Ben­nah­mias). En deuxième lec­ture alors que les Verts s’abstiennent, Daniel Cohn-Ben­dit vote contre l’amendement. (amen­de­ment 25 repre­nant le conte­nu de l’amendement 321)

    Amen­de­ment 252 (dépo­sé par le PSE). Il concerne l’exclusion des ser­vices sociaux du champ d’application de la direc­tive ser­vice. Il est adop­té avec le sou­tien de la GUE-GVN, du groupe des Verts, ain­si que des élus du Modem.

    Le vote En pre­mière lec­ture, le 16 février 2006 : 394 pour, 215 contre, 33 abstentions.

    La GUE-GVN, le PS fran­çais (Gilles Sava­ry s’abstient) et les Verts votent contre la direc­tive en pre­mière lec­ture. Le Modem et l’UMP ain­si que leurs groupes res­pec­tifs (ALDE et PPE-DE) votent pour la direc­tive Bol­ke­stein, avec le sou­tien du Par­ti socia­liste européen.

    En deuxième lec­ture, le 15 novembre 2006, un amen­de­ment (38 et 39 GUE-GVN et Verts) pro­pose de reje­ter in fine la direc­tive Bol­ke­stein 105 pour, 405 contre et 12 abstentions.

    Les Verts et le PS fran­çais (sauf Michel Rocard) sou­tiennent l’amendement de rejet de la direc­tive. La droite et le reste du PSE votent contre cet amen­de­ment de rejet.

    Bien qu’amendée, la direc­tive sera adop­tée pour une entrée en vigueur le 28 décembre 2008, et une obli­ga­tion de trans­po­si­tion dans les légis­la­tions natio­nales le 28 décembre 2009.

    III. Ouver­ture à la concurrence
    Le choix poli­tique d’ouvrir à la concur­rence l’ensemble des acti­vi­tés humaines n’a pas épar­gné les ser­vices publics. L’énergie, les ser­vices pos­taux, les che­mins de fer font tous l’objet de direc­tives qui passent par le Par­le­ment euro­péen sous forme de résolutions.

    1. Achè­ve­ment de la libé­ra­li­sa­tion du mar­ché pos­tal (rap­port Ferber)

    Le vote En pre­mière lec­ture, le 22 avril 2009 : 512 pour, 155 contre et 13 abstentions.

    Les euro­dé­pu­tés socia­listes fran­çais, Verts et la GUE-GVN votent contre la réso­lu­tion, ceux du Modem pour.

    En deuxième lec­ture, un amen­de­ment de rejet de la réso­lu­tion et dépo­sé par la GUE-GVN.

    Seule­ment 4 socia­listes fran­çais et un Verts sou­tiennent l’amendement de rejet.

    2. Libé­ra­li­sa­tion de sec­teur de l’énergie

    a) Mar­ché inté­rieur de l’électricité (rap­port Morgan)

    Résul­tat final en deuxième lec­ture, le 22 avril 2009 : 588 pour, 81 contre et 9 abstentions.

    La GUE-GVN ain­si que les Verts rejettent le texte (Jean-Luc Ben­nah­mias s’abstient, les Verts avaient été les seuls euro­dé­pu­tés fran­çais à sou­te­nir le texte en pre­mière lec­ture), alors que les socia­listes fran­çais sou­tiennent le com­pro­mis, à l’exception de Marie-Noëlle Lie­ne­mann qui le rejette. Har­lem Désir et Benoît Hamon s’abstiennent.

    b) Mar­ché inté­rieur du gaz natu­rel (rap­port La Rus­sa puis Mus­sa) Résul­tat final du vote en deuxième lec­ture, le 22 avril 2009 : 596 pour, 45 contre et 45 abstentions.

    Les Verts s’abstiennent, le GUE-GVN vote contre, et le reste du Par­le­ment vote le com­pro­mis de réso­lu­tion (à l’exception de deux socia­listes, Marie-Noëlle Lie­ne­mann qui vote contre, et Har­lem Désir qui s’abstient).

    IV. Droit des migrants
    La « direc­tive retour » (rap­port Weber)

    Appe­lé éga­le­ment « direc­tive de la honte », le texte visait à « har­mo­ni­ser » les condi­tions dans les­quelles les migrants irré­gu­liers sur le ter­ri­toire de l’Union euro­péenne doivent être déte­nus et « recon­duits ». Il abou­tit à un rai­dis­se­ment inédit en la matière et fixe à dix-huit mois d’emprisonnement la peine encou­rue par les sans-papiers et une inter­dic­tion de séjour de cinq ans dans l’UE.

    Sur le vote de la réso­lu­tion, les Verts et le PS fran­çais (le PSE est divi­sé sur la ques­tion) rejettent la direc­tive avec la GUE-GVN. Le Modem est divi­sé : Natha­lie Gries­beck, Anne La Per­rouze et Ber­nard Lehi­deux sont contre ; Marielle de Sar­nez, Jean-Marie Beau­puy et Phi­lippe Morillon s’abstiennent.

    Résul­tat final du vote en pre­mière lec­ture, le 18 juin 2008 : 369 pour, 197 contre, 106 abstentions.

    V. Poli­tique extérieure
    Le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécu­ri­té de l’UE (rap­port Vata­nen) Le rap­por­teur du PPE, Ari Vata­nen, indique que « le Par­le­ment se féli­cite vive­ment de l’initiative fran­çaise visant à réin­té­grer offi­ciel­le­ment les struc­tures mili­taires de l’OTAN et salue les efforts déployés par la pré­si­dence fran­çaise au sein du Conseil pour rap­pro­cher l’UE et l’OTAN, en réponse aux nou­veaux enjeux sécu­ri­taires ». La mise sous tutelle amé­ri­caine de l’UE pro­voque un débat au Par­le­ment, clos par un vote extrê­me­ment serré.

    Le vote Résul­tat final du vote du Par­le­ment euro­péen en pre­mière lec­ture le 19 février 2009 : 293 pour, 283 contre, 60 abstentions.

    La GUE-GVN et les Verts se retrouvent sur le thème du désar­me­ment. La posi­tion du Modem est plus ambi­guë dans la mesure où il rejette la réso­lu­tion (sauf Jean-Marie Cava­da et Janel­ly Four­tou qui la sou­tiennent) mais vote contre la plu­part des amen­de­ments de la GUE-GVN dont le nº 26 qui « sou­ligne que toutes les poli­tiques de l’Union euro­péenne doivent être plei­ne­ment com­pa­tibles avec le droit inter­na­tio­nal » (sou­tien du PSE et des Verts, abs­ten­tion de Jean-Luc Bennahmias).

    Le résul­tat du vote sur l’amendement 27 (GUE-GVN) qui remet en cause les struc­tures dites « Ber­lin Plus » qui encadrent la coopé­ra­tion UE-OTAN est éclai­rant : GUE-GVN et Marie-Anne Isler-Béguin (Verts) votent pour, Marie-Noëlle Lie­ne­mann (PS) s’abstient et le reste du Par­le­ment vote contre.

    Jen­nar, vien­dra-t-il ren­for­cer le groupe GUE ?

    Réponse
  2. NingúnOtro

    Encore le coup du favo­ri de « der­nière heure » ? Après le choix de Bové, voi­là Raoul Marc Jennar.

    Faut pas se trom­per, j’au­rais voté pour Raoul (la per­sonne, pas néces­sai­re­ment le NPA) sans hési­ter si j’é­tais dans la région sud-est fran­çaise au lieu de me trou­ver en Espagne), moi-même sans hési­ter, mais pour­quoi silen­cer [taire] cette pré­fé­rence jus­qu’a 3 jours avant l’élection ?

    Et puis, à quoi bon tant dis­cu­ter si, fina­le­ment, on en revient à res­ter stric­te­ment dans la logique clas­sique de l’op­po­si­tion gauche-droite ou encore plus clai­re­ment la lutte de classe ?

    Je pense que cette blague de Marx en for­çant la logique pour prendre avan­tage de la créa­tion du lum­pen-pro­lé­ta­riat lors de l´éclosion de la révo­lu­tion indus­trielle a assez duré et nous passe inman­qua­ble­ment facture…

    Pour ce qui concerne le choix indi­vi­duel de stra­té­gie de sur­vie, il n’y a que deux pos­sibles… l’é­goiste ou le par­ta­geur. Il n’y a que Marx pour tout confondre et faire pen­ser, pour ces besoins, que l’é­goïste c’est tout le patro­nat et pour­tant les classes hautes, et le par­ta­geur le pro­lé­ta­riat (tiens, ne serait-ce psy­cho­lo­gi­que­ment pas une erreur due au fait qu’ils n’a­vaient pas grand chose à par­ta­ger à part la misère ? Rien, c’est facile à par­ta­ger). Évi­dem­ment, cette cor­ré­la­tion était gran­de­ment pré­sente par les faits au début de l’in­dus­tria­li­sa­tion, mais on ne peut faire du mar­xisme une théo­rie uni­ver­selle si cela n’est pas aus­si ain­si avant l’ere indus­trielle, ET sur­tout… la « théo­rie » mar­xiste ne vaut plus grand chose après l’ère indus­trielle, dans la post-indus­trielle. Pour qu’il ait « lutte de classes »… il faut qu’il y ait des classes.

    Où sont-elles ? Un tra­vailleur avec une hypo­thèque, un plan de pen­sion et des sous inves­tis dans la bourse… Est-il un seul pro­lé­taire au sens de Marx ?

    Ras­su­rez-vous, je n’ai pas grand chose contre les dis­ciples de Marx que je n’aie pas aus­si lan­cé à la tête des anar­chistes… qui puisent aus­si dans cette fausse théo­rie depuis la Pre­mière Inter­na­tio­nale, sur­tout les anar­co-syn­di­ca­listes de la CNT espagnole.

    J’ai asis­té à une confé­rence de ceux-ci hier, sur la crise inter­na­tio­nale et l’im­pact sur les tra­vailleurs, et j’ai dû l’a­ban­don­ner à mi-che­min tant les conne­ries dites s’ac­cu­mu­laient et le débat sui­vant allait être impossible…

    Pas éton­nant que l’in­tel­li­gence (même celle de gauche) déserte les masses… démo­cra­ti­que­ment (sur­tout sans débat qui vaille le nom)… elle est tou­jours mise en mino­ri­té et ignorée.

    Je suis sûr que Raoul Marc Jen­nar dans le NPA… n’é­tait que la moins mau­vaise de ses options, et qu’au fond, il pense tout comme moi.

    Réponse
  3. Alain Guillou

    Si on s’en­ferme dans son indi­vi­dua­lisme on abou­tit à inver­ser le sens de ses actes qui ne sont des « actes » que si autrui existe.

    1er exemple :

    José Bové jus­ti­fiant son enga­ge­ment para­doxal avec Daniel le Oui-ouiste :

     » je sais ce que je pense mais je suis pragamatique »…

    Mer­ci du fond du coeur, « cama­rade Bové », encen­sé sur le site (il serait temps de gom­mer, Etienne ! la honte arrive len­te­ment mais sûrement!)

    2ème exemple :

    Etienne : « je vote pour un homme, pas pour un par­ti »…(ben quoi, voter est un droit et cela ne regarde que moi et mon idole du jour!) Oui, mais j’ap­pelle publi­que­ment à prendre par­ti pour un homme qui a choi­si un par­ti refu­sant tout ras­sem­ble­ment du NON de gauche, et le sens réel, le sens objec­tif d’un tel appel, c’est : « votez pour le NPA »

    3è exemple :

    « le peuple ne veut pas com­prendre que j’ai rai­son tout seul, alors je lui crie : chô­mage, pré­ca­ri­té, misère, vio­lence, c’est tant pis pour vous » !

    Moi j’en pense :

    si nous écou­tons ceux pour qui nous n’exis­tons pas, nous sommes bien cons !

    Excu­sez-moi, mais les par­cours d’un Cohn Ben­dit, d’un Oli­vier Besan­ce­not et d’un José Bové com­mencent à expli­quer le par­cours « par­ti­san  » d’un Etienne Chouard !

    J’es­père bien que ma réac­tion ne sera pas gom­mée tant que l’é­loge d’un José Bové figu­re­ra sur ce site !

    …qui est , je vous l’ac­corde, votre « pro­prié­té pri­vée », mais sur lequel des gro­gnards nonistes reven­diquent un droit d’ex­pres­sion « légi­time et obstiné » !

    Réponse
  4. catherine

    je donne à Raoul toute ma confiance et mon suf­frage, sans réserve, dis-tu Etienne, ça me semble être en totale contra­dic­tion avec ce que tu ne cesses d’é­crire à pro­pos du pou­voir et la néces­si­té de contrôle, pour ma part j’in­ter­roge constam­ment, je ne donne jamais un blanc seing aveugle en fonc­tion d’un hier pro­met­teur, j’at­tends de voir à tout ins­tant, je mesure au fur et à mesure et suis atten­tive à l’ex­trême à toute pro­duc­tion, et me méfie par des­sus tout de moi-même, et je n’ai pas tort car les embar­dées ne sont pas absentes…

    Réponse
  5. A-J Holbecq

    Étienne

    Tu n’y peux rien, mais RMJ y peut sans doute quelque chose puis­qu’il est tête de liste NPA.

    Le refus de NPA de s’al­lier avec le PG fait que ni l’un ni l’autre n’au­ront sans doute d’é­lus, alors qu’al­liés ils auraient pu en avoir 5 ou 6..

    Ami­tiés

    AJ

    Réponse
  6. Étienne

    Bon­soir Alain (ça fai­sait longtemps). 

    J’ai tar­dé à répondre parce que je fais pas­ser des oraux tous les jours et que j’é­tais ensuite à l’U­ni­ver­si­té Popu­laire ce soir.

    Je vous réponds dans l’ordre :

    • Bové, en se tra­his­sant, a tra­hi ceux qui le sou­te­naient ; c’est laid. 

    Mais évi­dem­ment, ce ne sont pas les tra­his qui doivent avoir honte.

    N’est-ce pas ?

    • Vous me sug­gé­rez de « gom­mer » (sic) ce qui a été écrit ici il y a deux ans : d’ef­fa­cer car­ré­ment ce que j’ai dit à cette époque où je pen­sais (à tort, mais com­ment le savoir alors ?) que José serait peut-être capable de défendre « l’i­dée d’une assem­blée consti­tuante tirée au sort et sur­tout pas élue » (puisque tout est là, selon moi). 

    Gom­mer les traces d’un pas­sé qui gêne (ce qui n’est pas le cas, d’ailleurs, j’as­sume très bien ce que j’ai dit à l’é­poque), ce serait les manières de Big Bro­ther (BB qui fai­sait ré-écrire inté­gra­le­ment les archives publiques —Cf. « 1984 »— au fur et à mesure de ses besoins de véri­té offi­cielle). Ce n’est pas mon genre : je ne cen­sure pas chez moi. 

    Puisque vous me le conseillez, dois-je com­prendre que vous feriez ça, vous, Alain ?

    • Pour que vous com­pre­niez l’hos­ti­li­té actuelle contre le PS (et contre ceux qui sont encore prêt à s’al­lier avec le PS), je vous rap­pelle que les socia­listes (et les com­mu­nistes) étaient au gou­ver­ne­ment —je répète : au gou­ver­ne­ment— pen­dant la tra­hi­son extrême, totale, révol­tante, de la pré­ten­due « rigueur » de 1983 et des décen­nies sui­vantes. Cette « rigueur », c’é­tait en fait la contre-révo­lu­tion ultra­li­bé­rale et « les trente piteuses » qui com­men­çaient : et qui était au gou­ver­ne­ment, Alain ?

    La tra­hi­son répé­tée, enra­ci­née, assu­mée, aggra­vée, des « socia­listes » pen­dant des décen­nies, ça incite aujourd’­hui à cher­cher d’autres acteurs, sans com­pro­mis, cette fois. Donc, comme Raoul, je ne peux plus don­ner ma confiance au PS, ce sont des pour­ris, et je tiens à res­ter à l’é­cart de ces men­teurs. Rap­pe­lons que ce par­ti qui ose encore s’ap­pe­ler « socia­liste » (pen­dant que son jumeau, encore plus à droite que lui, ose s’ap­pe­ler « popu­laire », c’est de la nov­langue !) a dans ses rangs le patron du FMI, le patron de l’OMC, le ministre des rafles et des camps… Ça va, on en a assez pour com­prendre, non ? 

    On peut légi­ti­me­ment dire : « plus jamais ça ».

    S’il vous convient comme allié, c’est votre droit, mais on n’est pas obli­gé de vous suivre. 

    • Je me méfie du par­ti NPA comme je me méfie de tous les par­tis (y com­pris du vôtre, le PC), mais je connais l’homme Jen­nar et lui, je lui fais confiance. 

    Oui, Cathe­rine, sans réserve : je sais qu’en plus d’être incroya­ble­ment com­pé­tent sur l’UE, l’OMC, l’AGCS, etc., c’est un homme bon et hon­nête, je le connais, per­son­nel­le­ment. Je n’ai pas de réserve à faire sur sa ver­tu. Je ne dis pas aveu­glé­ment ni défi­ni­ti­ve­ment, car sans excep­tion le pou­voir change les gens (on l’a assez répé­té ici même), mais je dis que, s’il y a un homme capable en France de défendre vigou­reu­se­ment la démo­cra­tie à la tri­bune du Par­le­ment euro­péen, c’est Raoul.

    • Quant aux pré­ten­dus nonistes qui sont prêts à s’al­lier avec le PS pour être à nou­veau élus, je ne crois pas qu’ils soient de vrais nonistes. 

    Mais je sais qu’A­lain m’en veut pro­fon­dé­ment de condam­ner en bloc les par­tis, ce qui est évi­dem­ment impar­don­nable pour qui­conque a le culte du parti. 

    Il aura donc sans doute d’autres mots durs à mon endroit, mais « cher­chez l’é­pingle », comme disait Alain.

    Étienne.

    Réponse
  7. Jami

    « Cher­cheur mili­tant et mili­tant cher­cheur » inlas­sa­ble­ment habi­té par le par­tage et la transmission. 

    La Com­mis­sion euro­péenne ; une Bas­tille à prendre,

    Dévoi­le­ment de l’opacité et du poids des ins­ti­tu­tions euro­péennes en tant qu’acteur majeur de la mon­dia­li­sa­tion libérale,

    Tels ont été le mot d’ordre et l’action par les­quels RM Jen­nar a fait irrup­tion sur le ter­rain des luttes en France et en Europe. 

    Il leur a don­né depuis 10 ans une cohé­rence avec la rigueur du juriste et la patience du pédagogue.

    Per­sonne mieux que lui ne connaît les rouages de la méca­nique euro­péenne et ce qui s’y trame contre les peuples et contre le salariat.

    Une force de tra­vail inéga­lée qui devait abou­tir à une sophis­ti­ca­tion peu connue et peu com­mune lors de la bataille contre le TCE. On lui doit toute la lumière faite sur la direc­tive Bol­ke­stein et l’on sait com­bien elle a été déter­mi­nante pour la suite d’une cam­pagne victorieuse.

    C’est en ver­tu de la fidé­li­té au non que le vote en faveur de RMJ est une cohé­rence aujourd’hui. Un non encom­brant qu’on ne cesse d’enterrer ou de feindre le convo­quer pour mieux le mon­nayer avec le Par­ti de la rue de Sol­fé­ri­no (PS). Igno­rer cette donne, c’est signer notre impuis­sance pour que rien ne change, ni ici ni en Europe.

    Une mili­tante du non au TCE

    Réponse
  8. Étienne

    Alain,

    Encore un mot, pour dis­si­per quelques (très pos­sibles) malentendus, 

    1) Il va sans dire que je reproche les tra­hi­sons répé­tées à l’ap­pa­reil des par­tis, beau­coup plus qu’à leurs mili­tants : ce sont les CHEFS de par­tis qui pour­rissent tout le sys­tème, c’est l’ab­sence de démo­cra­tie au sein des appa­reils qui pol­lue toute la poli­tique de la Cité.

    Mes plus cou­ra­geux et géné­reux com­pa­gnons de résis­tance sont sou­vent mili­tants de par­tis (il faut bien se réunir pour aug­men­ter nos forces et chan­ger les choses, je ne nie évi­dem­ment pas cette évi­dence, cette natu­relle ten­dance) et je les vois sou­vent se mordre les doigts à la fois de leur propre impuis­sance au sein de leur propre par­ti et des hor­reurs qu’ils sont conduits à cau­tion­ner par le fait qu’ils sont « encartés ». 

    Le par­ti (son chef) empri­sonne la pen­sée indi­vi­duelle dans sa « ligne ». C’est à la fois sa force et son plus grave défaut.

    _____________

    2) Je vou­drais aus­si sug­gé­rer que la belle idée com­mu­niste n’ap­par­tient à per­sonne, pas même au par­ti qui se dit com­mu­niste.

    Alain (votre immense homo­nyme) remar­quait que TOUS les hommes connaissent (bien) l’i­dée com­mu­niste, que tous ont même vécu en régime com­mu­niste, et en y trou­vant du bon­heur ! Au sein de la famille. (*)

    Est-ce qu’un par­ti peut reven­di­quer le mono­pole de la défense de l’i­dée com­mu­niste : je suis sûr que non.

    J’ai même envie de dire, même si ça res­semble à une pro­vo­ca­tion, et même si c’est trop sévère pour mes copains com­mu­nistes, que tous les vrais com­mu­nistes sont peut-être aujourd’­hui en dehors du par­ti dit communiste.

    Mais bon, pre­nez cette der­nière phrase non pas comme un rejet, mais comme une invi­ta­tion à recon­si­dé­rer une idée reçue, à cri­ti­quer un dogme. 

    Je sais bien que nous sommes, au fond, très proches sur bien des points importants.

    Étienne.

    ______________

    (*) Vous trou­ve­rez ce Pro­pos d’A­lain à cette adresse : http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​A​l​a​i​n​/​p​r​o​p​o​s​_​d​e​_​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​l​a​i​n​_​p​r​o​p​o​s​_​p​o​l​i​t​i​q​u​e​.​pdf :

    « Le com­mu­nisme est un régime natu­rel que nous avons tous connu, car c’est le régime de la famille. Nul n’a rien en propre, et cha­cun reçoit selon ses besoins. Le pou­voir même y est en quelque sorte indi­vis. Dans la puis­sance pater­nelle le fils recon­naît sa propre puis­sance. Le père est abso­lu en ses fonc­tions propres, qui sont les tra­vaux exté­rieurs et les échanges qui s’y rap­portent. La mère est abso­lue en ses fonc­tions propres, qui sont les tra­vaux domes­tiques et tous les genres de com­merce aux­quels ces tra­vaux donnent lieu. Les attri­bu­tions se trouvent par­ta­gées, et sans aucune loi écrite ni aucune consti­tu­tion jurée. Le père parle au fils : « Tu as enten­du ce que dit ta mère ? » La mère, en d’autres cas : « N’ou­blie pas ce que ton père t’a ordon­né. » L’in­ter­ces­sion de la mère est une grande chose qui a pas­sé, à bon droit, dans la mytho­lo­gie popu­laire. Enfin tout va, et sans aucune charte. La tyran­nie, l’u­sur­pa­tion, la révolte sont des excep­tions, et contre nature. Mais pour­quoi ? C’est que les sen­ti­ments y sont sou­te­nus par la com­mu­nau­té bio­lo­gique. Il n’y a pas ici de droit, et même la reven­di­ca­tion de droit y est inju­rieuse. Par exemple, entre frères, et la famille déjà dis­soute, les par­tages selon le droit sont irri­tants : c’est qu’on regrette l’heu­reux temps où le sen­ti­ment réglait tout. Aris­tote dit que le sen­ti­ment est ami du don et enne­mi de l’échange.

    D’où l’é­ter­nelle idée de trans­por­ter dans la socié­té poli­tique ces beaux liens de pou­voir éclai­ré d’af­fec­tueuse obéis­sance et d’é­gards mutuels. Mais les méta­phores ne changent point les choses. On dit que les hommes sont tous frères, mais cela n’est point. Cette com­mu­nau­té de sang, cette vie d’a­bord pro­té­gée par un double pou­voir recon­nu et aimé, c’est jus­te­ment ce qui n’est point entre deux hommes qui n’ont pas le même père et la même mère. On peut imi­ter le sen­ti­ment fra­ter­nel, et cet effort est beau, soit dans l’a­mi­tié, soit dans le voi­si­nage, soit dans l’exer­cice de la cha­ri­té uni­ver­selle, mais il y manque la matière pre­mière, que la nature seule peut four­nir, et que rien ne peut rem­pla­cer. Au reste il est déjà rare que deux frères, véri­ta­ble­ment frères, s’aiment assez pour ce beau genre de par­tage qui est un don total et réciproque.

    Un bon roi est le père de ses sujets. Belle méta­phore aus­si ; mais cela n’est pas. Le roi devrait gou­ver­ner en père ; mais il n’est pas père. Le lien de nature manque. L’or­gueil et la colère ne sont point tem­pé­rés assez par l’a­mour, et notam­ment par l’a­mour conju­gal, si puis­sant au com­men­ce­ment pour édu­quer l’a­mour pater­nel. La reine peut bien être dite la mère de son peuple ; mais elle ne l’est point réel­le­ment. Cet amour hau­te­ment mys­tique qui résulte d’une vie d’a­bord com­mune abso­lu­ment, quand le petit n’est qu’une par­tie de l’or­ga­nisme mater­nel, ne peut évi­dem­ment être imi­té par rai­son ; l’es­prit ne peut pas tant. Ain­si l’in­ter­ces­sion de la reine ne s’exer­ce­ra point comme celle de la mère. Les sujets vou­dront une charte et des garan­ties ; ils n’au­ront pas tort. Et, d’un autre côté, le roi ne peut comp­ter que ses sujets l’ai­me­ront comme un père ; les sen­ti­ments natu­rels ne se trans­portent point. Les liens de chair et de sang sont ani­maux, soit ; mais tou­jours est-il qu’ils sont de chair et de sang. Comte remarque que les sen­ti­ments les plus purs sont aus­si les moins éner­giques. Ain­si, avec une fra­ter­ni­té sans les racines, ou une pater­ni­té sans les racines, nous tra­vaillons vai­ne­ment à for­mer une famille méta­pho­rique, qui com­pren­drait des hommes que nous ne ver­rons jamais ou qui ne sont pas encore nés.

    Au contraire la sagesse est de res­pec­ter alors toutes les pré­cau­tions du droit, qui sou­tiennent un sen­ti­ment émi­nent, mais pro­pre­ment ané­mique. La jus­tice n’est point l’a­mour ; elle est ce qui sou­tient l’a­mour quand l’a­mour est faible, ce qui rem­place l’a­mour quand l’a­mour manque. »

    Émile Char­tier, dit Alain, 12 avril 1930.

    Réponse
  9. Alain Guillou

    Conseil pour conseil, je te conseille­rais ami­ca­le­ment de lire l’ex­cellent bou­quin d’Y­von Qui­niou paru dans la col­lec­tion « idées reçues » des édi­tions Le Cava­lier Bleu, dont le titre sera reçu par toi comme un repous­soir, car Alain l’im­mense est tel­le­ment plus empreint du « bon sens popu­laire » : Karl Marx.

    Mais à pro­pos d’ « idées reçues », la sou­mis­sion à un chef n’est plus en cours dans le PCF, et s’il reste bien sûr encore d’im­menses inven­tions à y faire en matière de lien entre éga­li­té et liber­té, les mili­tants prennent de plus en plus de pou­voirs sur les « diri­geants », ce qui explique pour­quoi leur expé­rience « sur le ter­rain des luttes quo­ti­diennes » est trai­tée pour la valeur qu’elle a, comme « vali­dant » (ou inva­li­dant!) les théo­ries et les conseils de per­son­na­li­tés esti­mables (comme RMJ)dont per­sonne (au moins dans « la gauche du NON dans son ensemble ») ne songe à nier la valeur.

    Je parle d’é­ga­li­té pas « pour faire la morale », mais par­ceque c’est « tech­ni­que­ment » la ques­tion essen­tielle de la « démo­cra­tie véritable » :

    La « foi en un homme » est res­pec­table, mais elle tombe dans l’in­nef­fi­ca­ci­té poli­tique aus­si bien « hors par­tis » que « dans partis ».

    C’est d’a­voir oublié celà que l’i­dée com­mu­niste est deve­nue son contraire.

    Donc, pour moi, per­sonne n’est vac­ci­né, et le rejet sim­pli­fi­ca­teur de « la logique de par­ti » ne suf­fit pas : je le cri­tique comme je cri­tique la « croyance dans un parti ».

    Tu as donc « une idée reçue » sur mon appar­te­nance politique :

    en congrés, la majeure par­tie des mili­tants essaient de juger le plus « ration­nel­le­ment » pos­sible l’ef­fi­ca­ci­té de « l’appareil ».

    …et la soif d’u­nion à gauche mérite autre­chose que des pro­cés d’in­ten­tion injuste faits contre les socia­listes du NON !

    Réponse
  10. catherine

    Je pense que vous avez rai­son Alain et que toute forme d’au­to­ri­té se doit d’être inter­ro­gée constamment,au risque de prendre des che­mins de traverse .

    On ne peut offrir un blanc seing à quel­qu’un , au pré­texte que ce quel­qu’un a fait un tra­vail d’in­ves­ti­ga­tion reconnu.

    A tout ins­tant, tout se joue, s’a­veu­gler avec des « bons » sen­ti­ments, cela peut appar­te­nir à la sphère pri­vée car ma foi ça ne concerne que nous, en revanche dans la sphère socié­tale, tou­jours la vigi­lance doit être de mise et tou­jours il nous appar­tient d’in­ter­ro­ger les paroles et les actes d’une per­sonne inves­tie, sinon, c’est la Béré­zi­na, c’est à dire ce que l’on connait aujourd’hui,et il fau­drait quand même que nos erreurs nous servent, que tout ce mas­sacre ne soit pas tota­le­ment inutile.

    Aus­si ce mon­sieur RMJ tout en recon­nais­sant son tra­vail, nous ne devons pas lui dérou­ler le tapis rouge, en ver­tu de quoi, en ver­tu de sentiments,non, ce n’est pas le lieu, sur­tout pas. Il ne peut, il ne doit y avoir confu­sion des genres.L’émotionnel est le piège le plus dan­ge­reux dans lequel on tombe le plus facilement.

    Des règles sévères doivent être posées pour que des valeurs PUISSENT émer­ger, des règles ser­rées et bien ser­rées, c’est mon cré­do , plus j’a­vance en âge et plus je m’y attache,si l’on veut une socié­té plus juste, il faut faire en sorte que nos repré­sen­tants soient confron­tés à des règles qui les obligent à res­pec­ter ce deal, c’est très contrai­gnant, mais je ne vois pas com­ment on peut faire autre­ment, toutes nos expé­riences pas­sées nous le prouvent, c’est le relâ­che­ment qui amène les abus, il faut donc corseter,c’est à l’aune de ce qu’il fera et de ce qu’il dira qu’un juge­ment juste pour­ra être appor­té, et JAMAIS il ne pour­ra être défi­ni­tif, tou­jours il devra être inter­ro­gé , en atten­dant il faut donc se méfier, c’est un vrai DEVOIR civique.

    D’ailleurs, à ce pro­pos, l’as­pect pure­ment inté­rêt per­son­nel, a quelque chose de gênant,de dérangeant,les euro­dé­pu­tés ne devraient tirer AUCUN béné­fice de leur fonc­tion, seuls y seraient alors les plus valeu­reux, il y aurait comme une lisi­bi­li­té plus lisible, si vous voyez ce que je veux dire…

    Un petit extrait qui nous RAPPELLE les avan­tages géné­reux, très géné­reux qui sont faits à nos  » repré­sen­tants » …comme par hasard, mais les hasards ne sont que des réa­li­tés que l’on ne sait pas lire n’est-ce-pas !

    Désor­mais cha­cun des 736 dépu­tés euro­péens va donc gérer une petite entre­prise dotée d’un bud­get confor­table : 7.665,31 euros de salaire, un rem­bour­se­ment géné­reux des dépla­ce­ments, des indem­ni­tés for­fai­taires de 298 euros par jour d’activité offi­cielle, un for­fait men­suel de 4.202 euros pour les frais géné­raux et une enve­loppe de 17.540 euros par mois pour payer leurs col­la­bo­ra­teurs. Sans comp­ter les petits plus.”

    “Ceux, par exemple, que leur octroient les 15.000 lob­byistes qui grouillent à Bruxelles : déjeu­ner aux frais de Rolls-Royce pen­dant une foire aéro­nau­tique, abon­ne­ment annuel au par­king d’un aéro­port d’une valeur de 670 euros, ou encore stage de pilo­tage d’une Porsche sur un cir­cuit en Alle­magne. Mon­sieur ou madame peut éga­le­ment accom­pa­gner son conjoint élu, par exemple, à une finale de foot­ball à Wem­bley à l’invitation de la Foot­ball Asso­cia­tion, au départ de la Coupe de l’America avec le ser­vice VIP d’Areva ou à la finale hommes de Wim­ble­don dans la loge d’Imperial Tobacco.”

    http://​www​.arret​su​ri​mages​.net/​v​i​t​e​.​p​h​p​?​i​d​=​4​524

    Réponse
  11. Alain Guillou

    Cathe­rine en rap­pe­lant com­ment sont « choyés » les élus par le sys­tème ne veut sûre­ment pas faire un pro­cés d’in­ten­tion aux can­di­dats à « cette belle situa­tion », ce qui serait injuste sans doute pour RMJ, comme pour tous les can­di­dats pré­sen­tés par des par­tis ayant « cor­sé­té » le sta­tut de leurs élus (je pense qu’en la matière il fau­drait véri­fier et com­pa­rer le sta­tut des élus dans les dif­fé­rentes orga­ni­sa­tions qui en présentent.

    La trans­pa­rence est exi­gible aus­si bien pour les orga­ni­sa­tions du « Front de Gauche » que pour ce nou­veau « NPA » qui a rem­pla­cé sur ini­tia­tive d’un seul « lea­der cha­ris­ma­tique » « l’an­cienne Ligue Com­mu­niste révolutionnaire »…

    Donc, on n’empêchera pas les puis­sances finan­cières de ten­ter d’a­che­ter les délé­gués du peuple pour les retour­ner « inti­me­ment » contre « autrui » !

    Ten­ter n’est pas for­cé­ment réus­sir, car si l’on véri­fie ce qu’a écrit ici Aîda Zeki, les dépu­tés GUE résistent bien à cette « cor­rup­tion », car leurs par­tis ont un sta­tut de l’é­lu inté­res­sant pour les simples militants.

    Bon vote « NON » à tous et chacun !

    Réponse
  12. catherine

    Bien sûr, ça veut dire être au fait des risques encou­rus par tout humain ni pire ni meilleur qu’un autre, et mettre des garde-fous afin de ne pas ten­ter le diable (au sens éty­mo­lo­gique, celui qui divise) qui som­meille en cha­cun de nous.

    Réponse
  13. Alain Guillou

    1)« Mais je sais qu’A­lain m’en veut pro­fon­dé­ment de condam­ner en bloc les par­tis, ce qui est évi­dem­ment impar­don­nable pour qui­conque a le culte du parti ».

    Il est abu­sif de m’at­tri­buer « le culte du par­ti » sous pré­texte que je te sur­prends « en fla­grand délit » (pour moi ton délit n’est jus­te­ment pas là, en fait il est dans la contra­dic­tion de tes propres prédications)de démarche d’af­fi­lia­tion à un par­ti, le NPA , dont je par­tage l’ex-iden­ti­té « com­mu­niste » affi­chée, et dont j’es­père tou­jours vai­ne­ment la démarche « uni­taire » (adop­tée fina­le­ment par la frac­tion mino­ri­taire qui a rejoint le « FRONT DE GAUCHE »).

    En somme, on dénigre « les par­tis », comme un éco­lo qui dénigre « les voi­ture-qui-pol­luent » et qui fait du stop ! …c’est à mon avis exac­te­ment ce type de com­por­te­ment que je dénonce, pas pour faire « la morale », mais pour qu’en­semble on par­vienne à des démarches uni­taires donc for­cé­ment hon­nêtes et res­pec­tueuses qui sont urgentes !

    2) » Vous me sug­gé­rez de « gom­mer » (sic) ce qui a été écrit ici il y a deux ans(…)
    Gom­mer les traces d’un passé(…)
    Puisque vous me le conseillez, dois-je com­prendre que vous feriez ça, vous, Alain » ?

    Si nous ne sommes ni des petits Bay­rou ni des petits Konh Ben­dit, et si nous nous res­pec­tons, tu dois savoir que je ne demande pas de gom­mer, ce que je demande c’est qu’on fasse un tra­vail pour recon­naître en quoi « la confiance aveugle » a été aveugle et quel est le mobil réel (plus ou moins incons­cient, alors) qui nous aveuglait.

    J’ai été dans la stra­té­gie des « col­lec­tifs » aveu­glé­ment, et je consi­dère m’être trom­pé et pas seule­ment « avoir été trom­pé » : ce que je suis prêt à gom­mer , c’est « une erreur enfin cor­ri­gée » (encore qu’il faille gar­der tout ce qu’on peut dans sa « cor­beille » pour « le devoir de mémoire »).

    Tu as plus que toute mon estime, mais jus­te­ment, je refuse les rela­tions de gou­rou à adepte !

    Je m’ex­cuse des lon­gueurs, mais je réponds au point d’interrogation.

    Il est tard, je ne veux pas mou­rir avant d’a­voir voté FdG, pas « pour le par­ti », ni pour les can­di­dats, mais pour ce que nous pour­rons faire tous ensemble avec les outils dont nous dis­po­se­rons (cha­cun choi­sit ceux qui lui semblent le mieux« à sa main »!).

    Fra­ter­nel­le­ment.

    Réponse
  14. Alain Guillou

    20h12

    Euro­péennes : l’UMP lar­ge­ment en tête, le PS à moins de 20%
    Brice Hor­te­feux : « nous avons gagné »
    Plus d’ar­ticles sur : Élec­tions européennes
    Dis­cus­sion : Élec­tions européennes
    LO : 1,3%

    NPA : 5,00%

    Front de gauche : 6,3%

    PS : 17,5%

    Europe Eco­lo­gie : 14,8%

    MoDem 8,7%

    UMP : 28,3%

    Liber­tas : 5%

    FN : 6,5%

    Autres listes : 6,6%

    AP

    Si le NPA s’é­tait joint à la démarche du Front de gauche, le groupe GUE aurait com­por­té au moins un RMJ de plus, et Etienne devrait être d’ac­cord avec moi : ça valait la peine de ne pas s’abs­te­nir d’y par­ti­ci­per, à ce front !

    Réponse
  15. BA

    Dans toute l’Union Euro­péenne, quel est le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions européennes ?

    En 1979, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 61,99 %.
    En 1984, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 58,98 %.
    En 1989, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 58,41 %.
    En 1994, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 56,67 %.
    En 1999, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 49,51 %.
    En 2004, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 45,47 %.
    En 2009, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 43,39 %.

    http://​www​.elec​tions2009​-results​.eu/​f​r​/​t​u​r​n​o​u​t​_​f​r​.​h​tml

    Quand on regarde le gra­phique ci-des­sus, on constate que plus on fait l’Union Euro­péenne, plus les élec­teurs s’abstiennent.

    Le divorce entre l’Union Euro­péenne et les élec­teurs est consommé.

    L’idée euro­péenne est morte.

    Réponse
  16. Aîda Zeki

    Bon­jour BA

    Oui, Elle était mort-née !

    L’Eu­rope du capi­tal n’a plus besoin d’i­dée pour exis­ter, tout comme la grippe porcine.

    Ce qui n’empêche pas les cher­cheurs de cher­cher un vac­cin qui redonne espoir aux apeu­rés cal­feu­trés dans leur « abstention ».

    Les résul­tats du Front de gauche aux élec­tions euro­péennes sont le seul signe d’es­poir à gauche…

    Face au « très net recul » du Par­ti socia­liste, l’al­liance du PCF, du Par­ti de gauche de Jean-Luc Mélen­chon, et des uni­taires issus de l’ex-LCR a per­mis d’ou­vrir un débat dépas­sant les « logiques de par­tis », une recherche construc­tive sur les condi­tions d’une alter­na­tive à gauche …

    La démarche des listes du Front de gauche démontre qu’il y a déci­dé­ment une place pour une gauche déter­mi­née qui, dans le pro­lon­ge­ment du mou­ve­ment social, ouvre une pers­pec­tive de dépas­se­ment de l’illé­gi­ti­mi­té de cette europe du capitalisme.

    C’est bien un dépu­té de GUE (F WURTZ) qui aler­ta l’o­pi­nion via l’Hu­ma­ni­té contre le virus de « la concur­rence libre et non faus­sée » qui sévit aujourd’­hui, et le « doc­teur RMJ » déve­lop­pa l’a­na­lyse du mal qui fut bien iden­ti­fié par les elec­teurs mobi­li­sés pour « le NON de gauche » du 29 Mai 2005.

    Une autre « idée euro­péenne » se construit !

    Réponse
  17. balthazar

    Une autre « idée euro­péenne » se construit !
    Cela suf­fit de se mas­tur­ber avec ces idées creuses qui mènent la gauche au sui­cide, plus d’  »Europe », c’est à chaque fois moins de pou­voirs de déci­sions sur leur vie pour les gens simples. Arrê­tez, y’en a marre. 60% d’abs­ten­tion et vous n’a­vez tou­jours pas compris ?
    L’i­dée « euro­péenne » est le contraire de l’in­ter-natio­na­lisme des tra­vailleurs, c’est même le contraire du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

    Réponse
  18. Aîda Zeki

    Je ne com­prends pas très bien pour­quoi mon mes­sage 228 ne s’af­fiche pas bien, ce serait sym­pa de le réta­blir en lec­ture directe sans cur­seur, mer­ci d’avance.

    J’y tiens car il y est ques­tion de « dépas­se­ment de la logique de par­ti », ques­tion qui sup­pose non pas qu’on déserte les par­tis, mais que l’on y tra­vaille à l’é­mer­gence des nou­velles formes d’ac­cés pour le peuple, à sa sou­ve­rai­ne­té, sachant bien que ce « tra­vail » émi­na­ment poli­tique ne peut se mener dans un par­ti unique ni dans une ten­ta­tive hégé­mo­nique « hors par­ti » du style « recours à l’homme pro­vi­den­tiel » (déjà expé­ri­men­té en france avec Pétain puis avec « son contraire »).

    Réponse
  19. Aîda Zeki

    baly­ha­zar

    vous répé­tez les guille­mets sur « idée euro­péenne », mais vous sem­blez ne pas les avoir lues, obsé­dés par vos masturbation ?

    Réponse
  20. balthazar

    Cher Aîda Zeki, déjà si vous lisiez mon nom cor­rec­te­ment, je pour­rais me dire qu’il ait des chances vous com­pre­nez bien le piège que nous ont ten­du les capi­ta­listes avec cette idée impé­ria­liste de « construc­tion « euro­péenne » », mais même pas !

    Et puis que n’au­rais pas lu ? Quelles idées ? Dans quelle rubrique ? Quel numé­ro de mes­sage ? Je vois bien que vous avez encore beau­coup d’ef­fort à effec­tuer pour iden­ti­fier les enjeux clai­re­ment et de manière pré­cise, cela m’é­tonne pas que vous vous faites enfu­mer avec les idées de vos ennemis.

    Réponse
  21. Aîda Zeki

    « UN SPECTRE HANTE L’EUROPE »…etc

    Il y a bien , depuis « le mani­feste du par­ti com­mu­niste », une cer­taine « idée euro­péenne » contre laquelle l’Eu­rope que le capi­tal s’est construite est un rempart.

    D’ac­cord, le vir­tuose et non moins cher « pro­fes­seur » balthazar ?

    Je per­siste à pen­ser que l’abs­ten­tion est pro­fi­table à ceux qui ont bâti ce rempart.

    Réponse
  22. balthazar

    Cher Aîda Zeki, croyez-vous vrai­ment que le but des prin­ci­paux ins­ti­ga­teurs de la « construc­tion euro­péenne » est l’ap­pro­pria­tion par les gens-eux-mêmes des pro­blèmes qui les concernent ? Si c’é­tait le cas, les gens qui ne sont pas stu­pides s’en seraient aper­çus, non ? Si c’é­tait le cas, ils seraient aller voter en masse. Est-ce le cas ? L’U­nion Euro­péenne est pro­fon­dé­ment mar­xiste, plus que nous, au sens qu’elle retourne toutes les pen­sées de Marx comme nous pou­vons retour­ner un gant. La for­mule « Pro­lé­taires de tous les pays, unis­sez-vous ! » est deve­nue dans la nov­langue de l’UE : « Pré­caires du monde entier, concurrencez-vous ! »
    Trai­té Éta­blis­sant une Consti­tu­tion pour l’Europe
    Titre I
    Article I‑3 : Les objec­tifs de l’Union :
    « L’U­nion offre à ses « citoyens » un espace de liber­té, de sécu­ri­té et de jus­tice sans fron­tières, et un mar­ché inté­rieur où la concur­rence est libre et non-faussée.

    « L’é­man­ci­pa­tion des tra­vailleurs sera l’oeuvre des tra­vailleurs eux-mêmes. » est deve­nue dans la nov­langue de l’UE : « La renon­cia­tion à leurs droits sera l’oeuvre des tra­vailleurs eux-mêmes. »

    Marx en 1848, je cite :

    « Un spectre hante l’Eu­rope : le spectre du communisme.
    Toutes les puis­sances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour tra­quer ce spectre. »

    Cette Sainte Alliance de 1848 n’a-t-elle pas pour des­cen­dante « l’U­nion « Euro­péenne » » ? Cette « l’U­nion « Euro­péenne » » n’est-elle pas plus intel­li­gente que son ancêtre de 1848 puis­qu’elle arrive à vous prendre dans ses filets ?

    Réponse
  23. BA

    La par­ti­ci­pa­tion dans toute l’U­nion Euro­péenne a encore été revue à la baisse. Elle n’est que de 42,94 %

    Ce qui nous donne donc :

    En 1979, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 61,99 %.
    En 1984, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 58,98 %.
    En 1989, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 58,41 %.
    En 1994, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 56,67 %.
    En 1999, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 49,51 %.
    En 2004, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 45,47 %.
    En 2009, le taux de par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions euro­péennes était de 42,94 %.

    http://​www​.elec​tions2009​-results​.eu/​f​r​/​t​u​r​n​o​u​t​_​f​r​.​h​tml

    Réponse
  24. Alain Guillou

    Il me semble que « sur le fond » vous êtes tous d’ac­cord et si les uns déplorent l’abs­ten­tion c’est pour les même rai­sons que les autres déplorent la par­ti­ci­pa­tion sur les listes por­teuses d’es­poir comme celle du NPA et celle du FdG , qui unies auraient pul­vé­ri­sé le miroir défor­mant ten­du par les institutions.

    Arith­mé­ti­que­ment, NPA+FdG+LO= 13%

    Dyna­mi­que­ment cela aurait don­né bien plus, car par­mi la masse des abs­ten­tion­nistes il y a quan­ti­té non négli­geable de mili­tants du mou­ve­ment social que seule la dés­union des forces poli­tiques néces­saires désespère :

    Cette part du « déses­poir » là n’est pas du « pur déses­poir » venu de « la crise »(elle-même « tom­bant du ciel »), c’est bien « nous-mêmes » qui la culti­vons avec nos ten­dances sectaires !

    Et si il y a « mas­tur­ba­tion men­tale », c’est bien dans cette auto-fla­gel­la­tion qu’elle se contemple !

    En pra­tique, le mou­ve­ment social est proche d’a­voir réa­li­sé ce que les mou­ve­ments poli­tiques tardent encore à faire :

    un front commun.

    Nous sommes un trou­peau confron­té à l’o­bli­ga­tion de dépas­ser son sta­tut de troupeau :

    l’in­tel­li­gence du genre humain est convo­quée par la nature au ren­dez-vous de sa propre imperfection :

    « Dame Nature » ne nous com­mande rien d’autre que de mettre en ser­vice tout le poten­tiel d’in­tel­li­gence dis­po­nible, car elle est à la fois la vio­lence des­truc­trice aveugle et la matrice de nos devenirs.

    Pris dans la tem­pête des éléments(soi-diant natu­rels) dont nous sommes poten­tiel­le­ment capables de connais­sance il nous faut assu­mer un « com­man­de­ment humain » impli­ci­te­ment « atten­du » par la soi-diant nature elle-même, pour faire « émer­ger » un deve­nir humain « dési­rable » et non pas seule­ment faire flot­ter un radeau de survie.

    Chaque mou­ve­ment, éco­lo­giste, socia­liste, com­mu­niste, (alter­mon­dia­liste etc), peut et doit à la fois assu­mer le sens qu’il porte, donc his­ser haut son dra­peau, et négo­cier le sens de ses propres mots d’ordre pour expri­mer enfin avec ceux des autres une volon­té com­mune qui ait un sens vrai­ment révo­lu­tion­naire c’est-à-dire capable d’ins­tau­rer une logique glo­bale contraire à celle , médiocre mais impla­cable, qui se per­pé­tue avec le « néolibéralisme ».

    Il est cer­tain que don­ner rai­son aux abs­ten­tion­nistes c’est les encou­ra­ger dans la voie où les embarquent les tenants du sys­tème, qui sou­haitent se débar­ras­ser de l’ex­pres­sion popu­laire (voir ce qu’ils ont fait du NON…ne doit pas nous conduire a dire qu’il aurait mieux valu ne pas y appeler!)

    « Ce sont les plus frap­pés par la crise qui se sont abs­te­nus », comme le fai­sait remar­quer sur une radio publique hier F CHEREQUE, et cette obser­va­tion venant d’un par­te­naire long­temps atten­du du « front syn­di­cal enfin uni » me fait pen­ser que le devoir des par­tis et mou­ve­ments pré­ten­dant « por­ter l’es­poir » est bien de tra­vailler à for­mer un « front poli­tique uni » s’ins­pi­rant des actes uni­taires accom­plis par les « diri­geants » syn­di­caux face aux exi­gences du mou­ve­ment social, et contre « la déses­pé­rance sociale ».

    Être « iden­ti­taire » est un droit et un devoir pour deve­nir « uni­taire » , comme on doit veiller au sens de chaque mot d’une phrase avant d’ad­mettre que le sens de la phrase qui en résulte puisse chan­ger lui-même le sens de chaque mot :

    Dans cette « union poli­tique », ce qui doit résul­ter sera plus « signi­fi­ca­tif » que cha­cune des com­po­santes, et c’est ce chan­ge­ment là qui per­met­tra de « dépas­ser » l’im­puis­sance actuelle des citoyens face aux « fatalités ».

    L’ob­jec­tion de « phra­séo­lo­gie »… Je l’at­tends en pesant mes mots, sachant que d’autres se titillent avec des cita­tions copiées-col­lées, bien fraternellement.

    À+

    Réponse
  25. balthazar

    La véri­té est révolutionnaire
    La « construc­tion euro­péenne » en est arri­vé à un tel point de béton­nage du libé­ra­lisme dans ses trai­tés que pour mener une poli­tique de gauche, la sor­tie de cette Union Euro­péenne est obli­ga­toire. C’est ce que doivent dire unis Front de Gauche, NPA, LO, POI pour pou­voir enclen­cher une dyna­mique victorieuse.

    Réponse
  26. Aîda Zeki

    C’est par­ceque « la véri­té est révo­lu­tion­naire » qu’elle n’ap­par­tient à personne.

    Réponse
  27. BA

    Entiè­re­ment d’ac­cord avec Bal­tha­zar, mais je rêve encore à un large ras­sem­ble­ment des Répu­bli­cains NONistes : de gauche et de droite.

    Réponse
  28. Aîda Zeki

    BA :

    La Résis­tance ras­sem­bla des clan­des­tins de droite et de gauche, mais il s’a­gis­sait d’une situa­tion de guerre ouverte et même de « guerre offi­ciel­le­ment perdue » :

    La « fenêtre his­to­rique » ne pou­vait pas être plus étroite, et la cible com­mune plus pré­cise : « l’occupant » !

    Mais de ce ras­sem­ble­ment, résul­ta un « Pro­gramme du Conseil Natio­nal de la Résis­tance » contre les prin­cipes duquel toutes les droites actuelles semblent bien liguées dans cette « droite décom­plexée de sarko-land ».

    Il semble dif­fi­cile de dépas­ser la contra­dic­tion anta­go­nique inso­luble qui sépare le conser­va­tisme de droite et le pro­gres­sisme de gauche, c’est pour­quoi il ne peut s’of­frir aux gens de ces deux « bords » que des fenêtres his­to­riques étroites pour ajus­ter des « tirs sur des cibles par­fois com­munes »…Ce fut le cas contre l’un des aspects inad­mis­sibles de la « Consti­tu­tion Gis­card » : le fameux « plom­bier polo­nais », mais il faut avouer que le « NON de Gauche était por­teur d’en­core bien d’autres pré­oc­cu­pa­tions concer­nant « une autre europe ».

    (n’en déplaise à balthazar…sans provoc!)

    Réponse
  29. catherine

    La jus­tesse, je m’abs­tiens volon­tai­re­ment de par­ler de véri­té, c’est d’a­ban­don­ner le faux et le mor­tel quand ils sont iden­ti­fiés, il faut sor­tir de l’u­nion euro­penne, tout le reste, c’est du bavar­dage qui nous enfonce encore un plus dans la mort, point de véri­té, elle n’est pas convo­quée et n’est pas de ce monde, juste ne pas aller vers l’é­tran­gle­ment asphyxiant qui nous est pro­po­sé et tous les par­tis ou les j’sais pas quoi, mou­ve­ment de ceci ou mou­ve­ment de cela qui disent autre chose que cela, par­ti­cipent à l’empoisonnement du vivant, il arrive un moment où il faut quand même voir les choses, boire le poi­son ou refu­ser de le boire, y’a pas de demi-poi­son arri­vé où nous en sommes, c’est mor­tel, y’a pas à tor­tiller, il faut sor­tir, ne plus boire le poi­son, et tous ceux qui n’in­vitent pas à ne plus boire la ciguë sont des boni­men­teurs, des fai­seurs de malheur !

    Réponse
  30. Alaban

    vous écri­vez : « pen­dant la tra­hi­son extrême, totale, révol­tante, de la pré­ten­due « rigueur » de 1983 ».…

    vous n’exa­gé­rez pas un tout petit peu ? à moins que vous soyez un doux rêveur ?

    Réponse
  31. Aîda Zeki

    A mon humble avis, Ce qui serait mor­tel c’est de choi­sir la faci­li­té, la fuite, le replis, et d’a­ban­don­ner « la résis­tance créa­tive », celle qui relève le défi sur le champ de bataille, et qui ne trans­pose pas ses rêves dans un pré-car­ré « refuge » impertinent.

    Le mou­ve­ment social se ras­semble enfin en France, mais pas seule­ment : il com­mence à se coor­don­ner en europe, car il faut bien tra­quer « l’en­ne­mi de classe » là où il siège !

    Le com­bat poli­tique décon­nec­té du mou­ve­ment social peut très bien se replier sur du « natio­na­lisme ana­chro­nique », et alors la droite extrème peut « rejoindre » la gauche dite « extrème », en réa­li­té cet amal­gamme a un modèle : c’est le « natio­nal socia­lisme », celui qui déclare la guerre au reste du monde et qui répond par­fai­te­ment et sur la « bonne lon­gueur d’onde » aux pul­sions mor­bides de chacun …

    Un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire pro­gres­siste doit pous­ser ses pions sur tous les azi­muts, donc aus­si au par­le­ment euro­péen, et il faut évi­ter de cra­cher sur le tra­vail accom­pli en ce lieu par la GUE :

    c’est à nous d’en sai­sir les armes four­nies, comme lors de la bataille du NON , dont le signal vint jus­te­ment de F WURTZ élu GUE et de Raoul Marc Jénar , alors col­la­bo­ra­teur de ce groupe par­le­men­taire euro­péen (si je ne m’abuse?).

    Cathe­rine, je refuse l’i­mage du « poi­son », c’est un poi­son de la pen­sée, qui marche sur le pas des peurs rétro­grades sans fondement.

    (pour moi, bien sûr), il faut être offen­sif sur l’Eu­rope que nous vou­lons, « le plan B existe » , non pas dans la tête de grands maîtres à pen­ser tous seuls, mais jus­te­ment dans la confron­ta­tion de nos reven­di­ca­tions citoyennes avec le tra­vail de pen­seurs comme RMJ. (non pas une « europe toute cuite’ à consom­mer jus­qu’à la lie), mais celle, d’Eu­rope, ins­crite dans le pro­ces­sus mon­dial d’é­man­ci­pa­tion que nous « pen­sons » en roseaux pen­sants, donc celle que nous ferons , en militants.

    Réponse
  32. catherine

    Rien n’est facile et loin de moi l’i­dée de quelque chose de donné,je sais trop qu’il faut arra­cher les choses , s’obs­ti­ner et culti­ver la pug­na­ci­té pour arri­ver à quelque chose,rien n’est jamais don­né, jamais, et aujourd’­hui encore moins qu’­hier, si je parle de poi­son c’est parce que nous sommes pieds et poings liés dans un piège mor­ti­fère car la struc­tu­ra­tion euro­péenne empêche toute créa­ti­vi­té, tout élan neuf, elle enferme dans un réseau de rela­tions tou­jours à l’a­van­tage de la com­mis­sion et d’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les textes et les expé­riences dont il faut quand même bien tenir compte,je ne fais que mon­trer, je ne dis pas.

    L’Eu­rope dans sa construc­tion actuelle n’offre pas le ter­reau néces­saire à l’é­clo­sion d’une résis­tance créative.

    Une résis­tance , c’est quelque chose qui se place là, qui fait donc pro-blème, qui se met à l’a­vant-plan, je m’en tiens à l’é­ty­mo­lo­gie , je pense que l’é­ty­mo­lo­gie apporte une cer­taine jus­tesse, et là, en l’oc­cur­rence peut-on par­ler d’une résis­tance, non, cer­tai­ne­ment pas, ce n’est qu’une illu­sion de résis­tance, un leurre trom­peur , ou alors c’est accep­ter de vider le mot résis­tance de son conte­nu séman­tique, la résis­tance ne pou­vant s’ins­crire sur ce ter­rain, nul besoin d’al­ler plus avant me semble-t-il et lui adjoindre la créa­ti­vi­té, la créa­tion s’ex­prime dans le dépas­se­ment d’une dua­li­té, d’une contra­dic­tion, aus­si si l’on veut col­ler à cette ter­mi­no­lo­gie, la résis­tance créa­tive ne peut être per­çue que dans un espace neuf en dehors d’un cadre qui est construit aujourd’­hui à l’a­van­tage exclu­sif d’une com­mis­sion télé­gui­dée par des lob­bies privés.

    Par ana­lo­gie, c’est comme si on nous fai­sait croire qu’on allait pou­voir faire pous­ser des bananes dans l’An­tarc­tique, certes, on peut y croire, mais je crois fort qu’il fau­dra pré­voir autre chose que des bananes pour survivre.

    Bruxelles, c’est pas Lourdes et Bar­ro­so n’est pas encore cano­ni­sé que je sache !

    Le mou­ve­ment social s’il existe je ne l’ai pas encore vu, je n’ai décou­vert que des inté­rêts de cha­pelle bien éloi­gnés de l’in­té­rêt général.

    Per­ce­voir le faux et s’en débar­ras­ser me semble être une pos­ture de résis­tance créa­tive et je n’en vois pas d’autre sus­cep­tible de bou­le­ver­ser l’ordre auquel nous sommes sou­mis, quand j’i­den­ti­fie mes chaînes, ou je les garde ou j’es­saie de m’en libé­rer, ensuite c’est une autre his­toire, mais une chose à la fois, et c’est loin d’être facile, c’est même ce quil y a de plus dif­fi­cile à mon sens la créa­tion, c’est emprun­ter un che­min neuf, on ne sait rien, mais c’est vivre,se ris­quer à vivre et ne plus répéter !

    Réponse
  33. Aîda Zeki

    Ce qui se vit à l’é­chelle indi­vi­duelle de chaque « noniste » res­semble à une défaite, mais la bataille contre la direc­tive Bol­ke­stein fut une vic­toire pleine d’en­sei­gne­ments quant à « com­ment faire » :

    Elle se pro­dui­sit de façon syn­chrone à la fois à l’as­sem­blée euro­péenne, à par­tir d’un groupe « pesant 6% », et dans la conscience de mil­liers de citoyens pesant ensemble bien plus, par leurs luttes sociales.

    Je crois à l’ef­fet de levier (atten­tion à l’ef­fet de manche et au coup de rateau, d’accord…)

    Je crois à la pos­si­bi­li­té d’é­mer­gence d’un « FRONT POPULAIRE EUROPEEN », qu’il faut savoir ima­gi­ner pour le « produire » !

    (ha-ha : « l’i­ma­gi­na­tion au pou­voir »… si sar­ko m’en­ten­dait pen­ser il me dirait cas’­toi pôv’.…!)

    Je crois que la mon­tée des extrèmes-droites en Europe est pro­gram­mée par les soi-disant « libé­raux » comme meilleure garan­tie pour les inté­rêts domi­nants et contre , jus­te­ment, l’as­pi­ra­tion des peuples à la fra­ter­ni­té, car cette « fra­ter­ni­té », elle appelle(sans « voix média­tique auto­ri­sée », mais avec les ultra-sons d’un céta­cé en péril) un « front popu­laire européen » !

    Il y a un silence d’en­vi­ron bien plus qu’une demi-heure sur cette « Europe », et ce silence crève les oreilles :

    les abs­ten­tion­nistes sont plus déses­pé­rés par l’in­ca­pa­ci­té des par­tis pro­gres­sistes à s’u­nir que par l’u­nion des ultra-libé­raux et des socio-libéraux !

    Je crois à la néces­si­té impé­rieuse d’une marche à l’u­ni­té, (même à petit pas, comme celui du FdG, l’es­sen­tiel étant que ça com­mence à mar­cher!), tout comme était impé­rieuse la néces­saire union des paci­fistes alle­mands et fran­çais en amont des guerres dont le capi­ta­lisme fut porteur.(unions ratées, mais quoi ? « ils  » avaient raison!).

    Je trouve que Jau­rès n’a jamais été aus­si d’ac­tua­li­té qu’au­jourd’­hui, tout comme Etienne découvre Alain, et fina­le­ment pour la même rai­son, sans doute.

    fra­ter­nel­le­ment

    Réponse
  34. gilles

    À Aîda Zeki, 

    deux argu­ments :
    Vous remar­que­rez que la qua­li­té de la démo­cra­tie éta­blie dans un groupe de per­sonnes déter­mi­nées n’est que le reflet du res­pect et la prise en compte des opi­nions de ce groupe dans les déci­sions. Or plus ce groupe est grand, plus ce res­pect est petit.
    Ce que Marat reprend en disant ceci en par­lant de l’é­ten­due de l’État :
    Lorsque de sages lois forment le gou­ver­ne­ment, la petite éten­due de l’É­tat ne contri­bue pas peu à y main­te­nir le règne de la jus­tice et de la liber­té ; et tou­jours d’au­tant plus effi­ca­ce­ment qu’elle est moins considérable.

    la démo­cra­tie, il me semble que cela consiste d’a­bord à débattre, êtes-vous d’ac­cord avec cette proposition ? 

    Or, nous, les membres des dif­fé­rents peuples de ce bout de conti­nent, ne pou­vons pas débattre entre nous, à moins d’ap­prendre 22 langues !

    Réponse
  35. catherine

    Le pro­blème, c’est que c’est du bluff Aîda,la règle pré­émi­nente de cet ordre, c’est le bluff, le men­songe, les parades, les esquives, pure intel­li­gence en action, prêt à perdre un peu car la reprise se fera fina­le­ment, ils le savent bien, ce sont eux qui ont écrit les règles du jeu, c’est tou­jours au bout du compte la reprise en mains de la barre,de la direc­tion qui s’o­riente tou­jours dans le même sens, celui du pro­fit avant l’homme, n’en n’est-il pas ain­si de cette direc­tive Bol­ken­stein, sor­tie par la porte, elle finit par entrer à nou­veau par la fenêtre…

    Réponse
  36. Aîda Zeki

    OUI !

    La démo­cra­tie « glo­bale » n’exis­te­ra jamais sans lien moderne (tout est à inven­ter) avec une démo­cra­tie locale, assise sur la démo­cra­tie natio­nale, etc, d’où l’im­por­tance de la pré­ten­tion qui se mani­feste sur le site d’E­tienne, tout en mar­chant obs­ti­né­ment chaque semaine pour dénon­cer l’illé­gi­ti­mi­té des ins­ti­tu­tions euro­péenne actuelles, d’é­crire une consti­tu­tion don­nant aux citoyens des nations le pou­voir de dépas­ser les fron­tières natio­nales avec des droits égaux…

    L’u­ni­ver­sa­li­té de la reven­di­ca­tion devrait conduire à défi­nir une « logique de paix » qui fasse du pos­tu­lat de Marat un his­toire ancienne :

    La « glo­ba­li­sa­tion », si elle est un résul­tat par­mi d’autres de la logique capi­ta­liste, est aus­si une réa­li­té irré­ver­sible dans laquelle « la per­sonne humaine », si elle devait être sacri­fiée, vivrait aus­si le sacri­fice de l’hu­ma­ni­té elle même du même coup :

    cette intime soli­da­ri­té de fait entre l’es­pèce et l’in­di­vi­du vient de la réa­li­té qu’est « l’homme ».

    Oppo­ser le local au glo­bal c’est renon­cer au com­bat « pour la per­sonne humaine » là où « le capi­tal cani­bal » la gri­gnotte sûre­ment : à l’é­chelle globale.

    Accro­chons nous becs et ongles à notre démo­cra­tie com­mu­nale, mais ne nous enfer­mons pas dans une com­mune insurgée !

    Les 22 langues ne sont pas un obs­tacle à la dis­cus­sion : c’est d’ailleurs cette « dif­fi­cul­té » pré­ci­sé­ment qui contient une part essen­tielle de « la solution » :

    L’a­ve­nir d’une « huma­ni­té » pour des « per­sonnes humaines res­pec­tées et épa­nouies » est un enjeu culturel :

    la sur­vie sur cette pla­nète sera une pro­duc­tion cultu­relle, car ce qui s’y oppose est du domaine du mental :

    le capi­tal est un fauve en cage dans les « limites de l’hu­ma­ni­té » : ce sont nos âmes et nos cer­veaux qu’il veut « repro­gram­mer » pour nous condam­ner à « sur­vivre quand lui « vit ».

    je crois à l’u­to­pie d’un autre monde où les humains s’au­to-gou­vernent du local au glo­bal dans le dépas­se­ment des pro­blèmes « ali­men­taires-sani­taires-maté­riels », étape pos­sible aujourd’­hui, et l’a­vè­ne­ment d’une ère de « jouis­sance culturelle ».

    Réponse
  37. gilles

    à Aîda,
    1) Les forces anti-démo­cra­tiques et xéno­phobes de l’Europe ont tou­jours été atti­rées par le rêve d’unité euro­péenne. La mys­tique de la Rome impé­riale a tou­jours ins­pi­ré les par­tis fas­cistes. Un rap­pel s’impose en effet. Contrai­re­ment à ce que l’apparence laisse à croire, les forces anti-démo­cra­tiques et xéno­phobes ne sont pas néces­sai­re­ment anti-inté­gra­tion euro­péenne, voire même peuvent être très pro-inté­gra­tion euro­péenne. En effet, de l’Inquisition à Hit­ler en pas­sant par Napo­léon ou Sta­line, les forces qui ont ten­té d’unifier l’Europe n’ont jamais mis la démo­cra­tie au cœur de leurs valeurs. C’était même sou­vent l’inverse. Il est donc légi­time de consta­ter que : 
    . d’une part, dans l’Histoire, le rêve d’unité euro­péenne a géné­ra­le­ment été conju­gué avec des valeurs oppo­sées à celles la démocratie 
    . d’autre part, que les mou­ve­ments anti-démo­cra­tiques et xéno­phobes, sou­vent déma­go­giques et oppor­tu­nistes, peuvent très faci­le­ment se regrou­per pour la défense et la pro­mo­tion d’une Europe unie : une Europe raciale, reli­gieuse, fer­mée et anti-démocratique.

    2) Pour­quoi choi­sir simul­ta­né­ment le ter­rain au niveau conti­nen­tal ( et non inter­na­tio­nal, si tu est vrai­ment un inter­na­tio­na­liste ) et celui de l’or­ga­ni­sa­tion euro­péenne « Union Euro­péenne » où nous sommes le plus faible pour nous battre vis à vis des lob­bies, des diri­geants des entre­prises, des action­naires ? À moins que prennes plai­sir à être mal-trai­té, ce que pour moi, je refuse.

    3) Devons-nous à tout prix imi­ter dans le décou­page ter­ri­to­rial les lob­bies, des diri­geants des entre­prises, des actionnaires ? 

    4) Devons-nous à tout prix imi­ter et accep­ter les méthodes et l’or­ga­ni­sa­tion cen­tra­li­sée, hié­rar­chique, non-démo­cra­tique basée sur le pro­fit, pous­sant à l’a­ban­don de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire de ceux-ci pour nous battre contre eux ?

    Arrê­tons d’être en retard sur la pen­sée stra­té­gique de nos enne­mis en accep­tant à chaque fois sans aucun exa­men les condi­tions, les méthodes, les lieux de com­bat dic­tés par nos ennemis.

    Sor­tons de l’U­nion européenne.
    C’est du moins ce que je pense et que je désire ardem­ment que tu en sois convain­cu, Aîda.

    Réponse
  38. catherine

    C’est le contexte qui détient les clefs du sens, de l’ordre,une vision presque mys­tique du para­digme sys­té­mique, inté­grant et sur­plom­bant les contra­dic­tions, d’où la jus­tesse du pen­ser glo­bal, agir local, je suis d’ac­cord avec vous Aîda sur tout le déve­lop­pe­ment que vous faites, ensuite c’est une ques­tion d’être dans la pri­son ou en dehors de la pri­son, tout en sachant que cette pri­son elle-même est à l’i­mage des pou­pées russes, conte­nue dans une plus grande pri­son encore, celle de notre pri­son men­tale, petite en taille, mais déme­su­rée de puis­sance d’ac­tion ou d’inaction !

    Réponse
  39. Aîda Zeki

    Il y a mal­en­ten­du sur « Europe », « inté­gra­tion », « Unité »…

    La « réa­li­té » impo­sée par le capi­ta­lisme euro­péen est-elle la réa­li­té, et si c’est vrai­ment autre­chose qu’une fic­tion , tout comme une fausse mon­naie qui « fonc­tionne comme une vraie », alors, il dépend bien des peuples de se réap­pro­prier cette autre chose :

    Je ne réclame pas « l’in­té­gra­tion euro­péenne », ce que je crois néces­saire c’est tout d’a­bord de réta­blir la démo­cra­tie par­tout, et par la même occa­sion, d’in­ves­tir les lieux de pou­voir d’où la sou­ve­rai­ne­té citoyenne a été exlue : les comi­tés d’en­tre­prise étaient génants, désor­mais ils siègent dans des « coquilles vides » et n’ont jamais « un vrai patron » en face d’eux pour répondre…

    La Confé­dé­ra­tion syn­di­cale euro­péenne com­mence à pré­sen­ter un front com­mun face aux groupes patro­naux européens.

    Bien sûr, un tel che­mi­ne­ment par­ti­cipe d’un che­mi­ne­ment plus dif­fi­cile encore, celui d’une inter­na­tio­nale « mul­ti­po­laire », c’est-à-dire en fait non sta­li­nienne, fai­sant conver­ger des luttes appa­rem­ment très dif­fé­rentes, mais dont le sens est bien plus que « com­pa­tible » : complémentaire.

    Bien sûr, « l’in­té­gra­tion » est impé­ria­liste, (néo-fas­ciste), tota­li­taire etc, mais la conver­gence des luttes peut sub­ver­tir et révo­lu­tion­ner les dis­po­si­tifs établis.

    L’Eu­rope du NON de Gauche appelle tou­jours un « PLAN C », ren­dant « consti­tuante » la volon­té de paix de coopé­ra­tion et de jus­tice sociale des peuples « pié­gés » dans ce qui est d’ailleurs en pleine crise, donc loin d’être défi­ni­ti­ve­ment refer­mé comme le pré­ten­daient il y a seule­ment quelques mois feu les tenants d’une soi-disant « fin de l’histoire ».

    Il me semble que nous sous-esti­mons la force poten­tielle d’un réveil popu­laire par­tout en Europe (serions nous mal infor­més des grèves géné­rales et autres actes de résis­tance qui se mul­ti­plient dans tous les pays de cette « europe qu’on oppose aux fran­çais-jamais-contents »?) tou­jours pos­sible face aux « leçons de chose » qui se déroulent en ce moment même avec cette crise qui est aus­si celle des dogmes dominants.

    Si j’af­firme cette convic­tion, cela ne signi­fie pas que je renonce aux bases natio­nales exis­tantes de la « sou­ve­rai­ne­té popu­laire », mais je ne vois pas pour­quoi on devrait se limi­ter à la crèche où l’on nous enré­gi­mente : si « la nation » sert à nous don­ner des illu­sions de sou­ve­rai­ne­té, je refuse de jouer avec ce hochet désuet !

    C’est une coquille vide et ce n’est pas avec « rien » qu’on va lui redon­ner vie, « tout étant « ailleurs », bien ailleurs que sur quelque ter­ri­toire que ce soit : je ne choi­sis donc pas un ter­rain plus qu’un autre, et si je traque les domi­na­tions, je sais qu’elles nont pas besoin d’autre ter­ri­toire que celui de nos méninges.

    L’al­ter­mon­dia­lisme peut être le nou­vel « internationalisme ».

    Réponse
  40. catherine

    Je pense que le lieu de pou­voir le plus puis­sant est celui des quelques cen­ti­mètre-cubes de notre boîte crâ­nienne, car à la source de l’ac­tion, il y a une pen­sée qui déter­mine un sens, et der­rière la pen­sée, il y a une émo­tion c’est à dire une sen­sa­tion d’a­gréable ou de désa­gréable impri­mée par un milieu et que cette per­cep­tion du bien et du pas bien ne tombe pas du ciel jus­te­ment, jamais, le cultu­rel est une construc­tion construite par les auto­ri­tés tuté­laires de toute orga­ni­sa­tion sociale(l’école la famille, etc)au ser­vice de l’ordre auquel elle appar­tient et auquel elle se sou­met le plus sou­vent sans même avoir conscience de lui obéir, croyant même le plus sou­vent agir libre­ment, comme si la liber­té était chose aus­si simple.

    Il y a donc un tra­vail monu­men­tal à réa­li­ser au niveau de la com­pré­hen­sion de nos déter­mi­nismes com­por­te­men­taux et sai­sir l’a­veu­gle­ment qui guide nos appré­cia­tions, il s’a­git donc avant tout de faire du LIEN, c’est à dire ré-ins­til­ler de la VIE, car la vie ce n’est rien d’autre que du lien fait entre les élé­ments d’un sys­tème, et quand on assemble ces pièces c’est l’i­mage du puzzle qui se consti­tue, une com­pré­hen­sion du tout, à cette image Di Giro­la­mo est un fai­seur de vie, mer­ci à lui !

    Cette com­pré­hen­sion de la méca­nique humaine per­met­tra d’ob­jec­ti­ver les dif­fé­rents niveaux de réa­li­té aux­quels nous sommes sou­mis afin de pou­voir les dépas­ser jus­te­ment, avec le désir irré­pres­sible d’o­béir avant tout aux lois qui nous font être humains par­mi les humains, obéir aux lois supé­rieures de la vie car c’est elles qui sou­tiennent notre être au monde et der­rière, en sou­bas­se­ment les lois socié­tales, mais tou­jours avoir en tête ce sché­ma, prio­ri­ser l’as­pect de la valeur uni­ver­selle amour joie paix pour le plus grand nombre, un peu à l’i­mage d’un couple qui s’il veut tenir doit ima­gi­ner la réa­li­sa­tion effec­tive du couple avant de voir le réa­li­sa­tion dis­tincte des élé­ments du couple, une hié­rar­chi­sa­tion des valeurs doit gui­der tout acte, et ce que nous avons sous les yeux, c’est l’in­té­rêt per­son­nel qui sur­plombe et anéan­tit tout espoir de voir se déployer et s’é­pa­nouir l’in­té­rêt géné­ral, c’est une réorien­ta­tion qui doit abso­lu­ment se faire sous peine de mort, car ensuite on peut bien par­ler d’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion etc, c’est tout à fait vrai, mais notre bous­sole ne doit jamais varier et tou­jours être au seR­vice des lois de la vie, cette élec­tion euro­péenne nous a offert une image LAMENTABLE du cha­cun pour soi qui des­sert bien évi­dem­ment la cause humaine au pro­fit de quelques inté­rêts par­ti­cu­liers, tant que les gens n’au­ront pas inté­gré la néces­si­té de mettre l’in­té­rêt de l’hu­ma­ni­té avant leur inté­rêt par­ti­cu­lier, c’est peine per­due, c’est de l’éner­gie gas­pillée à rien, ce n’est pas la vic­toire d’un tel ou d’un tel qui est à saluer car cette soi-disant vic­toire s’ap­puie sur la défaite de l’hu­main, c’est donc un angle de vue qui doit être chan­gé, et s’il est chan­gé, tout s’or­don­ne­ra en fonc­tion de lui, il faut se déscot­cher de cette per­son­na­li­sa­tion tueuse, main­te­nant c’est une ques­tion de vie ou de mort sans exa­gé­ra­tion, à l’au­tomne on devrait rendre obli­ga­toire l’ins­til­la­tion d’un vac­cin, voi­là à quoi on arrive à force d’ou­blier les règles élé­men­taires de la vie, l’é­go est un faus­saire, il faut le démas­quer, nous sommes dans une socié­té qui exalte l’é­go, notre enne­mi le plus grand est là, en nous, et c’est donc de nous dont devons d’a­bord nous méfier !
    ça parait peut-être à côté comme réponse, mais je ne le crois pas.

    Réponse
  41. Di Girolamo
       L'Europe n'est que le reflet du fonctionnement général (et du paradigme) de nos sociétés . Si on doit changer qqchose ce n'est pas l'Europe mais la société . L'idée largement répandue qu'on ne peut pas résoudre les problèmes sans ce type d'échelon : européen ou mondial est stupide . Comme si les grands dirigeants européens ou /et mondiaux allaient résoudre quoi que ce soit! C'est prendre des vessies pour des lanternes ! La révolution sera locale ; elle viendra de la capacité à s'auto organiser localement autrement , à reprendre le pouvoir . Et très vite le changement se répandra mondialement . Mais ce n'est pas demain la veille! Il faudra une longue maturation .... Et sans doute avant beaucoup de casse ...écologique et humaine ...Et rien n'est gagné ! L'issue n'est pas sûre.
       La seule bonne idée est de participer le plus qu'on peut à cette maturation et si possible (si on est en situation de pouvoir le faire ) à mettre en place localement des actions allant dans le sens d' un développement local solidaire durable . Au point où j'en suis il me semble indispensable de passer cette démarche par les échelons publics locaux que sont les communes , les communautés de communes et les pays (entité intéressante parce que permettant des actions et disposant d'une structure légitime de démocratie participative : le Conseil Local de Développement ).
    Réponse
  42. Aîda Zeki

    La logique pure­ment capi­ta­liste, donc maté­ria­liste qui abou­tit à la crise du « libé­ra­lisme », elle a consis­té à don­ner l’i­ni­tia­tive du « for­ma­tage des humains » à des monstres eux-même addic­tés à l’in­hu­main capital.

    « l’homme » qui en résul­te­rait serait « un loup pour l’homme ».

    Existe ‑t-il une « nature humaine pré­dé­fi­nie », et une règle ins­crite dans « le res­pect de la vie » ?

    J’y crois pas, je ne crois ni en dieu ni en « Dame nature »…

    …je refuse l’i­déo­lo­gie « frolife ».

    ce que je crois, c’est dans la logique qui pré­side sur ce site (que je fré­quente pour cela précisément):

    les lois doivent être écrites par les humains tels qu’ils sont pour leur per­mettre de deve­nir ce qu’ils pro­jettent de devenir !

    Réponse
  43. balthazar

    Bon­jour chère Aîda Zeki, j’a­voue que je ne com­pre­nais pas trop le cha­ra­bia de cathe­rine, soyons clair, alors selon vous, cathe­rine tien­drait des pro­pos « fro­life » ou bien plus pro­ba­ble­ment « pro-life » ?

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​P​r​o​-​vie

    Ou cathe­rine pour­rait-elle m’ex­pli­quer clai­re­ment ce qu’elle pré­co­nise dans les domaine de la poli­tique et de la vie sexuelle afin d’é­clai­rer ma lanterne ?

    Réponse
  44. catherine

    Exste-t-il une nature humaine prédéfinie ?

    Non, en effet, je suis d’ac­cord avec vous Aîda, il n’y a rien de défi­ni, la conscience est un pro­ces­sus qui s’é­la­bore, à la nais­sance la conscience n’existe pas, le bébé est indis­tinct par rap­port au Tout, ce sont les autres qui vont lui per­mettre de faire des LIENS entre un sti­mu­lus et une réponse et selon la nature de ce LIEN(au ser­vice de qui opère-t-il ce lien, ça c’est une vraie ques­tion?) dépen­dront les lunettes que l’on por­te­ra, le monde sera per­çu au tra­vers des sen­sa­tions, des émo­tions, des perceptions,des juge­ments etc le mal­heur de l’homme c’est qu’il s’at­ta­che­ra, qu’il s’i­den­ti­fie­ra à ces attri­buts croyant qu’ils consti­tuent son iden­ti­té, or, ces attri­buts ne sont jamais que des outils qui per­mettent de lire le livre du monde, attri­buts à l’i­mage des lettres néces­saires pour la lec­ture d’un livre, sans pas­ser par les lettres impos­sible de lire un texte, sans pas­ser par ces attri­buts humains, impos­sible d’être dans le monde, mais les lettres sont un pas­sage, un ENTRE le monde et soi, un media et rien d’autre, or on s’at­tache, l’homme s’at­tache sur­tout avec l’exal­ta­tion de l’é­go qui est au ser­vice de ce nou­vel ordre, il s’at­tache abu­si­ve­ment à ce leurre faus­saire, il est indis­pen­sable de pas­ser par lui, c’est vrai, mais il y a néces­si­té abso­lue de se déscot­cher de lui, de se dés-iden­ti­fier de lui, c’est une pos­ture qui per­met alors, et seule­ment alors, de se libé­rer d’un car­can gros­sier, source de toutes nos souf­frances égo­tiques et sociales par voie de consé­quence, vou­loir être le meilleur, avoir de l’argent, être recon­nu, beau, jeune, et donc com­plé­te­ment alié­né à cette image, et dépendre de ça pour avoir le sen­ti­ment d’exis­ter, d’être quelqu’un.

    La dimen­sion de l’être est à mille lieues de la dimen­sion d’exis­ter, on « est » je crois quand on détruit le faus­saire en soi, quand on se détache de lui, quand on se déscotche de cette image qui n’est jamais qu’une image, quand on n’at­tache plus au fond de la cas­se­role jus­te­ment, on se regarde alors comme un autre pour para­phra­ser un philosophe.

    Il n’est donc aucu­ne­ment ques­tion de Dieu ou de Dame nature, il est ques­tion d’un sub­strat consti­tu­tif de l’hu­ma­ni­té, rien d’autre.

    Ce sub­strat peut alors prendre de mul­tiples noms, mais ces noms ne disent rien, ils montrent seule­ment qu’on vient de quelque part, d’un quelque part plus grand que nous.

    Je crois pour ma part, que la vie c’est le lien, la nature du lien, ce qu’il est, la struc­ture du lien, com­ment il se construit.

    Tout ce qui contre­vient à la vie est par défi­ni­tion proche de la mort, il y a juste que j’aime la vie et que dans cet espace exis­ten­tiel limi­té qui nous est offert j’ai juste le désir qu’elle s’é­pa­nouisse le plus pos­sible et pour le plus grand nombre pos­sible et qu’elle soit donc por­teuse de joie, d’a­mour et de paix, c’est ma bous­sole, j’ap­pré­cie les évé­ne­ments en fonc­tion de cette morale toute per­son­nelle, si elle était par­ta­gée elle abou­ti­rait à un autre monde.

    Les lois ne sont jamais que des dési­rs codi­fiés , lois écrites par une force domi­nante, pas moyen d’é­chap­per au rap­port de force, c’est d’eux et d’eux seuls que dépen­dra notre être au monde, de ces rap­ports et de la faveur de celui qui aura prise sur eux,en ne fai­sant rien contre cet ordre, nous lui per­met­tons de prendre toute la place dans le lit et nous sommes donc sur le tapis, voi­là ce que je vou­lais dire.

    Main­te­nant, reste à savoir ce qu’il y a de plus judi­cieux pour prendre la place qui nous revient, mais comme c’est une ques­tion urgente, nous n’a­vons plus le temps de nous trom­per, voi­là ce que je vou­lais dire Aîda.

    Réponse
  45. Aîda Zeki

    J’ai bien envie de répondre vite, mais la ques­tion sou­le­vée mérite plus que de conti­nuer à déver­ser « ce que je crois », car fina­le­ment il me semble l’a­voir à peu près dit, et j’ad­mets que cette « réponse » laisse cha­cun libre de « croire » autrechose.

    Sim­ple­ment, si je puis me per­mettre encore d’in­sis­ter juste sur un « détail » d’importance :

    Je crois à l’ir­re­ver­si­bi­li­té du temps, que nous ne revien­drons pas « au com­men­ce­ment », et que l’en­chaî­ne­ment des pro­ces­sus, pour ne pas être subi comme une fata­li­té, doit enre­gis­trer « quel­que­part » (toutes mes excuses…!)nos choix, notre prise de res­pons­bi­li­té, notre « pro­jec­tion déli­bé­rée dans un futur désirable ».

    Là se joue un monde à « faire », qui relève autant du domaine artis­tique que d’autres choses. De même dans le domaine sexuel, il est très ins­truc­tif de décou­vrir ce que la trans­sexua­li­té et l’ho­mo­sexua­li­té peuvent prendre comme sens quant à la libre déter­mi­na­tion de la per­sonne humaine face à la nature, droit reven­di­quable d’être ou de deve­nir « autre­chose » qu’un for­mat pré­exis­tant imposé.
    (je pense à « je est un autre » , de Rimbaud).

    Je pense à ce petit bou­quin de Sartre : « l’exis­ten­tia­lisme est un huma­nisme », qui est d’ac­tua­li­té, entre autres.

    J’y pense fra­ter­nel­le­ment, si tant est qu’on puisse « pen­ser fraternellement » !

    Réponse
  46. catherine

    La vie est tout entière conte­nue dans cet ins­tant pré­cis, ins­tant unique où vous par­cou­rez ces mots, ce pré­sent contient le sens de l’hier et du demain,l’avenir c’est aujourd’­hui, un point tem­po­rel qui est un entre­croi­se­ment de lignes…

    Réponse
  47. catherine
    je ne comprenais pas trop le charabia de catherine, soyons clair, alors selon vous, catherine tiendrait des propos "frolife" ou bien plus probablement "pro-life" ?

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​P​r​o​-​vie

    Ou cathe­rine pour­rait-elle m’ex­pli­quer clai­re­ment ce qu’elle pré­co­nise dans les domaine de la poli­tique et de la vie sexuelle afin d’é­clai­rer ma lanterne ?

    Voi­là ce que vous dites Cher Bal­tha­zar, alors que vous dire ? du cha­ra­bia , oui, vous avez peut-être rai­son et si c’est le cas, je vous prie de m’ex­cu­ser, y’a que c’est tel­le­ment clair pour moi, que je crois que ça l’est pour les autres, mais vous me ren­voyez très jus­te­ment que ça ne l’est pas pour tous les autres, cer­tains peut-être, mais pas tous, alors mer­ci à vous de me le rap­pe­ler et je déplore ce manque de dis­cer­ne­ment de ma part,soyez-en assuré.

    Ceci étant dit, pas­sons à vos ques­tions, je vais élu­der tout de suite la ques­tion sexuelle, non pas que j’y sois oppo­sée bien au contraire mais je ne vois pas ce que vous vou­lez que j’é­claire, soyez donc assez gen­til de m’en dire plus si cette ques­tion vous inté­resse encore.

    Pour ce qui est des pré­co­ni­sa­tions en terme poli­tique, je vais cal­mer le jeu tout de suite car je n’en ai aucune, tout sim­ple­ment aucune, si ce n’est l’a­ban­don de tout ce qui contre­vient à la cir­cu­la­tion vitale, il y a donc beau­coup de choses,c’est vrai,à com­men­cer par cette fameuse Europe qui nous spo­lie de nos droits élé­men­taires, l’a­ban­don de tous les liens mor­ti­féres pour lais­ser une plus grande place à la fra­ter­ni­té, à l’en­tr’aide, à l’é­coute et au res­pect des autres, de tous les autres,des petits, au res­pect de la nature y com­pris bien sûr de la nature humaine quand elle n’est pas trop abî­mée par l’égo.

    Et une fer­me­té sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quar­tier pour les contre­fai­seurs ! je suis d’une nature entière et intran­si­geante, j’ai beau­coup de mal à concè­der aux tièdeurs !

    Déjà si nous fai­sions ce ménage, cer­tain que le monde aurait un autre visage,aussi il ne s’a­git pas tant de faire que de défaire , une action plei­ne­ment agis­sante selon moi.

    Pour finir, je note quand même à regret qu’on tombe tou­jours dans les mêmes tra­vers même chez des gens que l’on dit de « gauche » comme vous êtes semble-t-il, je parle de vie et tout de suite le rideau des sté­réo­ty­pies tombe et avec lui l’au­to­ma­tisme des pen­sées, aimer la vie ça rime avec pro-life ou j’sais pas quoi, c’est vrai­ment ça qu’il faut inter­ro­ger, on s’ar­rête à des mots, à des concepts et on dresse aus­si­tôt des for­ti­fi­ca­tions, des bar­ri­cades qui empêchent quoique ce soit de pas­ser, vou­loir vivre alors ça vou­drait donc dire s’as­so­cier à ce mou­ve­ment dont je suis allée voir sur le net de quoi il était fait, c’est pas jojo, ça m’en­ferme là-dedans alors que je n’ai rien de com­mun avec ça,c’est cette construc­tion là qu’il faut urgem­ment inter­ro­ger, car si l’é­change n’est plus pos­sible sans que l’on place cer­tains ver­rous dès que l’on ose user de cer­tains vocables, alors c’en est fini de tout, plus rien n’est pos­sible, car les pri­sons sont tout entière dans nos têtes et nous n’a­vons alors pour seul salut que celui de vivre en par­fait autiste, vous ren­dez-vous compte de ce mou­ve­ment auto­ma­tique ? c’est ter­rible, c’est le même pro­ces­sus qui fait de nous des anti­sé­mites quand on ose par­ler de Rockfeller !

    Dites-moi un peu ce que vous pré­co­ni­sez, on pour­ra confronter.

    Réponse
  48. Aîda Zeki

    « Et une fer­me­té sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quar­tier pour les contre­fai­seurs ! je suis d’une nature entière et intran­si­geante, j’ai beau­coup de mal à concè­der aux tièdeurs ! »

    J’es­père Catherine,que vous n’i­ma­gi­nez pas com­ment je « com­prends » cette phrase, sinon, nous nous fâcherions!(en fait j’i­ma­gine ce que vous vou­lez dire en guise de « contre­fai­seurs »). J’es­père avoir mal com­pris, c’est tout.

    Il me semble donc que la dif­fi­cul­té du débat ne vienne pas des 22 langues euro­péennes, comme le sug­gère Gilles, mais du fait que toutes ces langues sont mortes dans le monde d’au­jourd’­hui, et que la langue fran­çaise nous est deve­nue aus­si dif­fi­cile qu’une des 21 autres à « comprendre »…

    La réso­lu­tion du pro­blème est donc bien dans un déve­lop­pe­ment cultu­rel popu­laire intense, qui nous per­mette de « nous com­prendre » et de ne pas entrer dans des contresens.

    C’est ce que je pense être l’ap­pren­tis­sage d’une pen­sée dia­lec­tique, c’est un mode de pen­ser, ce n’est pas une idéo­lo­gie clé en mains.

    Réponse
  49. catherine

    Oui, vrai­ment à vous lire, j’ai l’im­pres­sion que je parle chi­nois, on ne se com­prend plus, nulle rai­son de craindre les 22 langues c’est vrai, notre propre langue nous est étran­gère car der­rière chaque mot nous y ran­geons nos repré­sen­ta­tions du mot et il semble bien qu’il y ait un « re » de trop…

    C’est triste à pleu­rer, les gua­ta­na­mos ne sont même plus utiles, on fait mieux désor­mais, en se par­lant, on s’en­ferme dans nos pri­sons respectives.

    Je ne sais pas ce que vous avez com­pris, mais je vais essayer d’é­clai­rer pour ne pas élar­gir le fos­sé qui semble nous sépa­rer mais qui n’est qu’ap­pa­rence me semble-t-il, ce piège lan­ga­gier tend à faire des sus­cep­tibles amis de poten­tiels enne­mis, je pense for­cé­ment à Orwell qui avait tout ima­gi­né le bougre, il y a de cela bien long­temps, nous sommes dedans en plein dedans, alors, je lui laisse la parole…

    …Vous croyez que la réa­li­té est objec­tive, exté­rieure, qu’elle existe par elle-même. Vous croyez aus­si que la nature de la réa­li­té est évi­dente en elle-même. La réa­li­té n’est pas extérieure…la réa­li­té existe dans l’es­prit humain et nulle part ailleurs.

    Réponse
  50. Aîda Zeki

    Je pense que la réa­li­té existe(préexiste »)indé­pen­dam­ment de ce que l’on peut en pen­ser, ou plu­tôt que « l’exis­tence pré­cède l’essence » :

    La se trouve sans doute ce que vous appe­lez le « substrat ».

    Si nous n’en pre­nons pas conscience, il existe tout de même et nous lui « obéis­sons » tout « natu­rel­le­ment« sans même le savoir.

    Je suis pour déso­beir et alors on a le choix des « désobeissances » :

    Il y a des déso­beis­sances créa­trices et d’autres perverses.

    mais nul ne peut juger sans res­pec­ter autrui.
    alors je me retrouve sur les rails de la « démo­cra­tie », etc…

    Réponse
  51. balthazar

    Cathe­rine, juste un point pour le moment, j’ai d’autres tâches à effec­tuer, je vous cite en ortho­graphe cor­ri­gée, mon trai­te­ment de texte est chatouilleux :

    « Et une fer­me­té sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quar­tier pour les contre­fac­teurs ! Je suis d’une nature entière et intran­si­geante, j’ai beau­coup de mal à concé­der aux tiédeurs ! »

    ceci veut dire dans la vie per­son­nelle : « Pre­nez-moi telle que je suis, je ne ferai aucun com­pro­mis pour m’a­dap­tez à vous, c’est vous qui ferez les com­pro­mis pour vous adap­tez à moi. » Soit vous fan­fa­ron­nez et vous serez obli­gée d’en rabattre, soit vous allez jus­qu’au bout : Bon­jour les emmerdes pour le partenaire !

    Je peux devi­ner que vous n’a­vez jamais mili­té ou fait de poli­tique à un moindre niveau, car à chaque ins­tant en poli­tique se pose le pro­blème du com­pro­mis, et du débat sur la nature et l’é­ten­due du com­pro­mis. Ce com­pro­mis-là, le fait-on ? Est-ce qu’il est utile ou nui­sible à nos idées ? Si nous ne fai­sons pas ce com­pro­mis, com­ment agir avec ce choix ? Si nous le fai­sons, avec quelles condi­tions, quels bilans à la fin ? Sommes-nous trop construc­tifs au risque de perdre le sens de notre com­bat et nos valeurs ou sommes-nous trop sec­taires, trop repliés sur nos idées sans la moindre avan­cée, la moindre réa­li­sa­tion concrète ? De beaux débats, vous voyez entre cama­rades (hommes et femmes).
    Votre phrase exprime que dans le débat vous êtes dans un état pré-poli­tique, pré-démo­cra­tique comme on pour­rait dire dans un état pré-oedi­pen. Pre­nez conscience de ceci, si vous vou­lez pro­gres­ser avec nous, merci.

    Réponse
  52. catherine

    ça devient déci­dé­ment bien difficile.

    Aîda,la pen­sée Sar­trienne qui vou­drait que l’exis­tence pré­cède l’es­sence peut, elle aus­si, être lue de dif­fé­rentes façons, l’ex-sis­tence, c’est l’être au monde, être dehors stric­to sen­su, s’il y a un dehors c’est à l’aune d’un dedans.

    Exis­ter, c’est le déchi­re­ment du tout d’où vous et moi et tout autre venons, si nous exis­tons, si nous avons émer­gé, ce n’est ni magi­que­ment, ni spon­ta­né­ment, il y a donc deux niveaux de réa­li­té à mon sens, l’u­ni­vers appe­lons-le ain­si pour faire simple et l’in­di­vi­du, deux niveaux de réa­li­té( allez lire si ça vous dit quel­qu’un comme Basa­rab Nico­les­cu au sujet des niveaux de réa­li­té, c’est assez génial, un phy­si­cien, il explique très bien cela) deux niveaux avec des lois et des concepts dif­fé­rents, aus­si les mots que vous uti­li­sez dans un niveau de réa­li­té n’ont pas de sens dans l’autre dimen­sion, d’où la dif­fi­cul­té à en par­ler , il y a par­fois des carrefours,entrecroisement de lignes appe­lons-les des eure­kas, où converge quelque chose qui per­met une com­pré­hen­sion des deux mondes ose­rais-je dire, mais par­ler de cela c’est un peu dif­fi­cile, c’est comme essayer d’ex­pli­quer ce que c’est que rou­ler sur un vélo quand on ne sait même pas à quoi res­semble un vélo.

    A pre­mière vue donc je suis à mille lieues de cette pen­sée sar­trienne, je pense pour ma part que l’es­sence, l’âme du monde appe­lons-là ain­si, pré­cède, anté­rio­rise l’exis­tence, c’est sur le ter­reau de l’âme du monde que l’âme per­son­nelle éclot.

    Sartre a oublié certains aspects,mais il n'a pas tout à fait tort selon l'angle de lecture que l'on adopte, ainsi l'essence de l'homme COMPRISE COMME "CE "qu'il sera en réalité dans le monde a pour substrat son existence même, il vient bien de quelque part, mais il a à répondre de ce qu'il fait et de ce qu'il ne fait pas, c'est sa responsabilité, son engagement d'humain parmi les humains, ce serait intéressant de savoir ce qu'a voulu réellement dire Sartre.

    En tout cas pour ma part, voi­là com­ment je lis les choses, mais il y a bien sûr davan­tage de choses à dire.

    « Si nous n’en pre­nons pas conscience, il existe tout de même et nous lui « obéis­sons » tout « natu­rel­le­ment« sans même le savoir »

    Tout à fait d’ac­cord, prendre conscience, c’est jus­te­ment déchi­rer le voile de ce qui est caché, si nous sommes tout le temps dans l’obs­cu­ri­té, nous ne sau­rons jamais que la lumière existe,nous ne pour­rons même pas l’i­ma­gi­ner, donc pas en par­ler et prendre pour fou celui qui vous en par­le­ra, seul un rayon de lumière, une brèche, pour­ra nous faire com­prendre qu’il y a autre chose des­sous, nous sommes donc tout à fait d’ac­cord, nous sommes igno­rants de beau­coup de choses, et la conscience ne peut se faire que si nous sommes étran­gers à cette chose, sinon c’est un fon­du, une osmose avec le milieu et nous ne voyons rien, la conscience ce n’est rien d’autre que cela, un autre.

    Donc, for­cé­ment, je vous suis, si nous sommes igno­rants des lois qui nous gou­vernent, alors nous obéis­sons à ces lois sans même le savoir, et très sou­vent même en croyant être libre, c’est ça qui est fort de café.

    « Je suis pour déso­beir et alors on a le choix des « désobeissances » :

    Il y a des déso­beis­sances créa­trices et d’autres perverses.

    mais nul ne peut juger sans res­pec­ter autrui. alors je me retrouve sur les rails de la « démo­cra­tie », etc… »

    Tout à fait d’ac­cord, j’i­rai même plus loin, déso­béir est un DEVOIR MORAL abso­lu quand les lois contre­viennent à la vie, c’est ça qui devrait être écrit sur tous les frontons !

    Et moi ma bous­sole c’est la paix, l’a­mour et la joie pour le plus grand nombre et donc le res­pect de la vie et des liens pour le plus grand nombre.

    Vous voyez donc qu’au bout du compte, nous sommes d’ac­cord sur l’es­sen­tiel, ce sont les mots qui nous piègent et nos repré­sen­ta­tions res­pec­tives qui appar­tiennent à nos vécus différents.

    Fra­ter­nel­le­ment autant qu’il est possible !

    Réponse
  53. Aîda Zeki

    Cher bal­tha­zar, vous allez peut-être vite en besogne quand vous don­nez une leçon sur la base d’un mal­en­ten­du, jus­te­ment celui que nous étions entrain de débus­quer Cathe­rine et moi, et qui consiste, par exemple au sujet de « la réa­li­té » à ne pas par­ler du même « niveau de réalité » :

    Nous en étions au « sub­strat » (peu importe si les termes ne sont pas adé­quats, du moment qu’ils visent la fixa­tion d’un niveau d’an­té­rio­ri­té), dans le sens où « notre nature humaine » d’une cer­taine façon, « pré­existe », tan­dis que sur cette base, notre « per­son­na­li­té humaine » se sculte d’une façon « auto­bio­gra­phique », donc au cours d’une « autre réa­li­té », la réa­li­té historique.

    L’in­tran­si­geance est néces­saire à un cer­tain niveau, non pas comme « prin­cipe moral », mais comme clef d’une efficacité :

    Quel niveau ? celui du trai­te­ment des « contradictions » :

    si je suis en contra­dic­tion avec vous, je dois cher­cher sans com­plai­sance exac­te­ment le point nodal de cette contra­dic­tion. Ensuite, si on tombe d’ac­cord pour le diag­nos­tic de notre diver­gence, c’est déjà une avancée.

    Mais ce diag­nos­tic peut ofrir deux sortes de figures :

    la pre­mière, c’est celle d’un « anta­go­nisme abso­lu », et alors tout com­pro­mis serait d’une per­ver­si­té inad­mis­sible du point de vue logique au moins…(la, Cathe­rine a rai­son, selon moi).(exemple pour moi : un com­pro­mis entre éco­lo­gie et éco­no­mie libérale…).

    La deuxième figure pos­sible c’est celle d’un « faux anta­go­nisme », la contra­dic­tion étant alors secon­daire ou « mineure », c’est-à-dire « sur­dé­ter­mi­née » par une « rai­son plus grande » : il s’a­git à la fois de qua­li­té et de quan­ti­té de « contra­dic­tion »(exemple pour moi : un com­pro­mis entre « pro­grés social » et « environnement »).

    ce type de contra­dic­tion est friable devant nous si nous « tra­vaillons » à un com­pro­mis créa­tif, celui qui pro­dui­ra de « l’His­toire pro­gres­siste » et la il se peut que je sois d’ac­cord avec vous.

    Réponse
  54. catherine

    Il ne faut quand même pas tout mélan­ger Bal­tha­zar, il y a des rela­tions pri­vées qui n’en­gagent que vous et l’autre de la rela­tion, et des rela­tions aux autres et au monde et ce ne sont bien sûr pas les mêmes façons d’a­gir , qu’on soit bien d’accord.

    On n’a­git pas dans un couple comme on agit dans un groupe, ce qui n’empêche que dans un couple, ou dans l’é­du­ca­tion d’un enfant ou dans la par­ti­ci­pa­tion à un groupe, on peut et on doit à mon sens hié­rar­chi­ser les valo­ri­sa­tions, ain­si dans un couple il faut s’ou­blier soi par­fois pour pri­vi­lé­gier le couple, pen­ser à l’in­té­rêt du couple avant de pen­ser à son inté­rêt per­so, donc faire des négo­cia­tions, mais tou­jours en objec­ti­vant le couple,ça ne veut pas dire éteindre tout désir per­so, ça veut dire le pla­cer au ser­vice du couple, pour l’é­du­ca­tion des enfants même chose à mon sens, qu’est-ce qui est bon pour lui, pour son deve­nir, pour son auto­no­mie, c’est à cette aune qu’une édu­ca­tion réus­sie doit se faire à mon sens, édu­quer ça veut dire mener dehors, encore l’é­ty­mo­lo­gie, quant aux groupes sociaux c’est encore et tou­jours la même chose, il y a par­fois des com­pro­mis qui ne sont pas accep­tables car ils dévoient du but assigné.

    Non, je n’ai jamais fait de poli­tique grand bien m’en a pris, je n’ai jamais réus­si, j’ai pour­tant essayé, quand je vois com­ment ça fonc­tionne ça donne envie de fuir, il y a un sec­ta­risme de pen­sées abso­lu­ment affo­lant, une dog­ma­tisme qui atrophie,ça manque de sou­plesse et on est très vite ostra­ci­sé bref, je n’ai jamais réus­si à ral­lier de mou­ve­ment de ce type, on y sent trop les inté­rêts per­son­nels tra­vailler contre l’in­té­rêt géné­ral même et sur­tout s’ils disent le contraire, et ça, ça tue, ça me tue.

    Mais je sais aus­si que main­te­nant vu la pure folie qui se déploie il fau­dra accep­ter de se ral­lier à quelque chose d’im­par­fait plu­tôt que de cre­ver, mais pas à n’im­porte quoi et en gar­dant tou­jours cette absolue
    liber­té de ton ;

    « Votre phrase exprime que dans le débat vous êtes dans un état pré-poli­tique, pré-démo­cra­tique comme on pour­rait dire dans un état pré-oedi­pen. Pre­nez conscience de ceci, si vous vou­lez pro­gres­ser avec nous, merci.

    là, vous faites fort, c’est du cha­ra­bia pour moi, je ne com­prends pas,ou vous ne com­pre­nez rien à ce que j’é­cris, vous sem­blez pla­quer des choses , votre idée de pro­grès me fait PEUR pour tout vous dire, et je n’en veux pas, gar­dez-là pour vous, on voit où ça vous mène, vous me sem­blez tout droit arri­vés du Moyen-Äge avec votre sco­las­tique étroite et ostracisante,y’a du soleil, bye, je vais m’aérer…

    Réponse
  55. Aîda Zeki

    un pavé dans la mare avant d’al­ler mar­cher sous la pluie (car « ici » il ne fait pas plein soleil…comme quoi!):

    Il y a eux sortes de « fémi­nismes » qui­peuvent tan­tôt se confor­ter tan­tôt s’opposer :

    Si « en tant que femme » j’af­firme ma spé­ci­fi­ci­té natu­relle comme iden­ti­taire, à res­pec­ter, je peux aus­si « en tant qu’é­gale » refu­ser toute « dis­cri­mi­na­tion posi­tive » à mon égard…etc.

    Bonnes pro­me­nades !

    Réponse
  56. catherine

    …mais cette dua­li­té peut aus­si se dépas­ser sans la nier pour autant, car nous sommes une iden­ti­té englo­bée dans une iden­ti­té plus grande encore.

    Le fémi­nisme a d’ailleurs quelque chose d’é­ner­vant, enfin, qui m’é­nerve moi, qu’ai-je à faire que les femmes soient repré­sen­tées au Par­le­ment ou dans les gou­ver­ne­ments, ce qui importe c’est au ser­vice de QUI elles offi­cient, That­cher est une femme et c’est pour­tant une enne­mie de classe.

    Et d’en reve­nir tou­jours à la même chose, la hié­rar­chi­sa­tion des valeurs, on y échappe pas, décidément !

    Réponse
  57. catherine

    Puisque c’est l’en­cart » contre la régres­sion » ce que je me risque à expri­mer a tout à fait sa place ici, certes, cer­tains, à l’i­mage d’un soleil trop aveu­glant qu’on regarde en face, risquent d’être aveu­glés, éblouis et se détour­ne­ront, mais plus le temps d’u­ser de tru­che­ments sym­bo­liques pour ten­ter de faire com­prendre la gra­vi­té de la situa­tion à mon avis, c’est réel­le­ment une ques­tion de sur­vie, une lutte pour la vie contre la mort.

    Voi­là com­ment je vois les choses et les analyse.

    La vie sociale est tis­sée de rela­tions, celles-ci sont orien­tées dans un sens pré­cis au ser­vice d’in­té­rêts pri­vés que plus per­sonne d’un peu réflé­chi ne sau­rait contester.

    Ce qui pré­vaut pour ce réseau domi­nant, c’est ce qui pré­vaut pour l’or­ga­nisme humain, c’est à dire main­te­nir sa sur­vie, aus­si toutes les éner­gies seront convo­quées et orien­tées dans cette finalité.

    Il y a encore peu, une main d’oeuvre était néces­saire car ce qu’elle pro­dui­sait, c’é­tait le car­bu­rant de la machine, un besoin, une néces­si­té qui s’ins­cri­vait dans une logique de système.

    Même si la vie de cette popu­la­tion dont nous fai­sons entiè­re­ment par­tie, vous, moi, était robo­ti­sée, méca­ni­sée, la sur­vie de cette popu­la­tion n’é­tait pas mena­cée car son main­tien était néces­saire à la sur­vie du sys­tème, un peu comme le sys­tème res­pi­ra­toire est utile à l’or­ga­nisme humain.

    Au jour d’au­jourd’­hui, ce n’est vrai­ment plus le cas, un mou­ve­ment s’est ins­crit qui a pro­duit ses effets,la machine rem­place l’homme, une main d’oeuvre aus­si impor­tante n’est plus néces­saire, elle est même gênante, aus­si dans la logique de ces esprits malades, ce n’est plus « RENTABLE » de main­te­nir en vie cette popu­la­tion, elle ne « SERT » plus à rien, elle est même « gênante », et ce serait tel­le­ment mieux si elle n’exis­tait pas…

    Les hasards ne sont des hasards que pour ceux qui ne savent pas lire.

    La pro­pa­gande contre cette soi-disant grippe por­cine com­plè­te­ment construite dans les labos, et qui va enri­chir aven­tis ou j’sais plus qui, les poi­sons qu’on ne cesse de nous balan­cer, les cam­pagnes anti-tabac avec la culpa­bi­li­sa­tion à tout crin, si vous avez un can­cer c’est de votre faute, sont autant de moyens de détour­ner l’at­ten­tion des gens des réels enjeux vitaux, on nous empoi­sonne de par­tout, bien­tôt, seuls ne pour­ront sur­vivre que ceux qui seront au ser­vice de cet ordre, les autres, c’est réglé, ils seront éli­mi­nés pro­pre­ment, à coup de vac­cins, de médocs, d’a­li­men­ta­tion mer­dique, d’air irrespirable.

    Il faut regar­der et lais­ser l’in­tui­tion faire des liens avec toutes les images col­lec­tion­nées dans votre vécu, aban­don­ner la rai­son qui n’est qu’une redite, une répé­ti­tion d’un pro­gramme infor­ma­tique engram­mé dans vos cer­veaux par toutes les auto­ri­tés socié­tales qui ne veulent que sur­vivre, des juge­ments de valeur, valeur au ser­vice de qui, bien pour qui, le dan­ger est là, bien là, ouvrir les yeux et regar­der fran­che­ment ce qui se pré­sente au seuil de la porte, s’il n’y a pas un mou­ve­ment d’en­ver­gure qui offre une infor­ma­tion contre la pro­pa­gande actuelle, cer­tain, abso­lu­ment cer­tain, nos jours sont comptés !

    Loin de moi le désir d’af­fo­ler, non, c’est anti-pro­duc­tif au pos­sible, mais là, il ne s’a­git même pas d’une mise à dis­tance tem­po­relle, nous sommes en plein dedans, il faut déchi­rer le voile et regar­der ce dont il est ques­tion sans se détour­ner, car si l’on se détourne, ce sera la fin, les hasards doivent se lire, c’est notre sur­vie qui est en jeu, nous devons nous unir enfin, en dehors de tout par­ti, nous devons prendre le par­ti pris de l’hu­ma­ni­té, c’est le sou­hait du moribond !

    Réponse
  58. gilles

    Selon toi cathe­rine, quelle action concrète dois-je mener si cette ana­lyse se confirmait ?

    Quels sont tes souhaits ?

    J’ai mon propre point de vue, mais j’ai­me­rais que tu donnes le tien. Je te laisse, je vais voir ma fille à un concert dans lequel elle joue de la percussion.

    a+

    Réponse
  59. Aîda Zeki

    On ne me fera pas « aban­don­ner la rai­son », laquelle ne me demande pas d’a­ban­don­ner l’intuition !

    Réponse
  60. gilles

    Pour des micro-choix poli­tiques ludiques, sen­suels et conviviaux :

    Et si je vous par­lais des fraises, des petits pois, des fèves que j’ai ramas­sé hier avec mon amie chez le pay­san au domaine de la Ber­nar­dière près de chez moi ?

    Quel rap­port avec la poli­tique, l’U­nion Euro­péenne…, il n’est pas évident à pre­mière vue, mais si nous son­geons qu’a­vec ce choix, nous aidons au main­tien d’une famille d’a­gri­cul­teurs, nous man­geons des fraises suc­cu­lentes qui aurons néces­si­té très peu de pol­lu­tion et de CO 2 en terme de trans­port, nous nous pas­sons un peu du super­mar­ché, nous pou­vons poser des ques­tions à l’a­gri­cul­teur sur les trai­te­ments qu’il sou­met à ses plan­ta­tions, nous évi­tons de man­ger des fraises espa­gnoles pas mûres et chères pro­duites par des ouvrières maro­caines pas défen­dues au point de vue syn­di­cal par la Confé­dé­ra­tion euro­péenne des syn­di­cats (si tu n’es pas euro­péen, tu n’es pas défen­du par ce car­tel de syn­di­cats, oublié l’in­ter­na­tio­na­lisme pour un natio­na­lisme européen ! )

    http://​www​.yabi​la​di​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​s​o​c​i​e​t​e​-​2​4​0​2​.​h​tml

    Cueillez vos légumes entre amis, en famille chez les pay­sans, vous allez ado­rer et vous réga­ler. Je vous laisse, je vais écos­ser mes petits pois.

    Réponse
  61. Aîda Zeki

    Oui à l’u­to­pie, aux uto­pies, au rêve, voire en effet au « dérai­son­nable », à l’i­ma­gi­naire, à l’in­tui­tion etc…Mais moi, j’ai besoin d’op­po­ser la rai­son et l’es­prit cri­tique, dans toute la petite mesure de mes moyens, à l’ir­ra­tion­nel : le droit et le devoir que je m’oc­troie et que je m’impose !

    Il me semble avoir l’in­tui­tion que ma « liber­té » est à ce prix.

    Réponse
  62. Aîda Zeki

    les syn­di­cats euro­péens défendent en Europe les tra­vailleurs, y com­pris les « clandestins ».

    Les chan­tiers navals de St Nazaire sont le théatre d’ac­tions soli­daires contre l’es­cla­vage moderne( indiens non payés, etc).

    Pour les marins aban­don­nés, l’ITF et la CGT comme la CFDT se mobi­lisent, en par­te­na­riat avec des asso­cia­tions, et ils obtiennent (dif­fi­ci­le­ment car dans le silence média­tique domi­nant) des vic­toires ( paie­ment d’ar­rié­rés de salaires impayés, etc…)

    Ne cra­chons pas sur la CES qui évolue
    dans cette crise de l’eu­rope libé­rale de plus en plus ouver­te­ment contre le trai­té de Lis­bonne, et qui repré­sente de plus en plus un atout pour le mou­ve­ment social de résistance…ceci dit, vivent les AMAP !

    Réponse
  63. Aîda Zeki

    19 juin 2009 de 17h30 à 18h30
    pro­jec­tion débat sur les Amap – “Bio-atti­tude sans béatitude”
    Lieu : Mai­rie de Gen­tilly Salle du Conseil 14, place Hen­ri Bar­busse Gen­tilly (94) RER‑B Gentilly

    Débat : AMAP, cir­cuits courts de dis­tri­bu­tion, qu’y a‑t-il à attendre du rap­pro­che­ment entre pay­sans et consom­ma­teurs ? Pou­voir d’achat et Agri­cul­ture durable, quelle ali­men­ta­tion pour demain ?

    Réponse
  64. Aîda Zeki

    « … on note le résul­tat éle­vé de l’autre gauche. Au sein de celle-ci le Front de Gauche a été le plus convain­cant et obtient 6,5% des voix. Il appor­te­ra 5 élus au groupe de la Gauche Uni­taire Euro­péenne (3 dans le man­dat pré­cé­dent alors que le nombre de dépu­tés euro­péens élus en France a bais­sé). Le résul­tat montre aus­si qu’unie l’autre gauche aurait chan­gé le pay­sage poli­tique de l’élection. Nous aurions obte­nu 12 élus au lieu de 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA et LO. Nous aurions pri­vé le FN de son siège dans l’Est, bat­tu Le Pen dans le Sud-Est et Hor­te­feux dans le Centre. Nous aurions pro­duit un bou­le­ver­se­ment poli­tique majeur. Si nous nous unis­sons celui-ci est tou­jours à notre portée ».
    http://​www​.lepar​ti​de​gauche​.fr/​e​d​i​t​o​s​/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​7​3​0​-​d​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​-​d​u​-​b​u​r​e​a​u​-​n​a​t​i​o​n​a​l​-​d​u​-​p​a​r​t​i​-​d​e​-​g​a​u​che

    (appel du PG pour élargir le FdG à toute la gauche du NON pour la suite)

    Dom­mage pour RMJ, cette stra­té­gie de solo funèbre ! Vive­ment que le NPA se décide à en changer !

    Réponse
  65. catherine

    Tu parles d’une victoire !

    On se retrou­ve­ra au ciel…s’ils ne l’ont pas vendu !

    Réponse
  66. catherine

    http://​www​.rtbf​.be/​i​n​f​o​/​l​i​m​i​t​e​r​-​l​a​-​p​o​p​u​l​a​t​i​o​n​-​p​o​u​r​-​s​a​u​v​e​r​-​l​e​-​c​l​i​m​a​t​-​u​n​e​-​o​n​g​-​l​e​v​e​-​l​e​-​t​a​b​o​u​-​1​1​6​446

    “L’euthanasie sera un des ins­tru­ments essen­tiels de nos socié­tés futures dans tous les cas de figure. “ “L’euthanasie devien­dra un ins­tru­ment essen­tiel de gou­ver­ne­ment.” Jacques Attali.

    pris sur exdis­ci­ples­le­blog ce matin !

    Réponse
  67. Aîda Zeki

    Ce qui m’in­quiète le plus, ce n’est pas que l’on se pose la ques­tion de savoir com­ment « en finir avec une exis­tence de légume », ques­tion qui doit être posée par cha­cun à sa propre per­sonne, car il concerne son « projet ».

    Ce qui m’in­quiète, c’est de savoir que des « domi­nants » ont répon­du à cette ques­tion à notre place, en fabri­quant mille fois de quoi « eutha­na­sier l’hu­ma­ni­té entière » !

    - 6 Aout 2009, Commémoration Hiroshima

    - 21 Sep­tembre 2009, Jour­née mon­diale Paix
    – 2 Octobre 2009, Départ de la MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX et la NON-VIOLENCE.
    – 7 au 9 Novembre, pas­sage de la marche sur Paris (départ pos­sible en bus pour le pas­sage de la marche à Paris).

    Pendant les 3 mois de la MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX et la NON-VIOLENCE toutes les associations, les artistes, les municipalités, les simples citoyens... organisent des centaines d'initiatives.

    http://​www​.mar​che​mon​diale​.fr/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​0​9​/​0​4​/​D​O​S​S​I​E​R​_​P​R​E​S​E​N​T​A​T​I​O​N​_​M​M​_​2​0​0​9​0​4​2​9​.​pdf

    Site Fran­çais : http://​mar​che​mon​diale​.fr/

    Site inter­na­tio­nal : http://​www​.the​world​march​.org/

    Réponse
  68. gilles
  69. catherine

    Après un coup de pro­jec­teur vers un ave­nir très très sombre si nous n’y pre­nons garde, une ouver­ture vers d’autres pos­sibles, si nous les saisissons…

    Pierre Teil­hard de Char­din avant sa mort déclare qu’il suf­fit pour la véri­té d’ap­pa­raître une seule fois dans un esprit, pour que rien ne puisse plus empê­cher de tout enva­hir et de tout enflam­mer. Il dira aus­si ; le signe du mal dont nous souf­frons est loca­li­sé dans les assises même de la pen­sée ter­restre. Quelque chose se pense dans la struc­ture géné­rale de l’ES­PRIT. C’est une autre espèce de vie qui commence.

    Willes Har­man déclare » Si le maté­ra­lisme a été la phi­lo­so­phie de base de l’an­cienne gauche, il est pro­bable que la spi­ri­tua­li­té joue­ra ce rôle dans la nou­vele gauche se consti­tuant une nou­velle matrice com­mune à des idées comme : Nous sommes unis invi­si­be­ment les uns les autres, il existe des dimen­sions trans­cen­dant le temps et l’es­pace, chaque vie indi­vi­duelle a un sens, la grâce et l’illu­mi­na­tion sont des réa­li­tés, il est pos­sible d’é­vo­luer à des niveaux de com­pré­hen­sion tou­jours plus élevé ».

    William Tel­lier, un autre phy­si­cien affirme que ce mou­ve­ment sans nom atteint un état de masse cri­tique et ne peut plus être arrêté.

    John Platt, phy­si­cien lui aus­si parle de l’é­norme mou­ve­ment de restruc­tu­ra­tion du deve­nir » c’est un saut quan­tique » il se peut que nous vivions actuel­le­ment le chan­ge­ment le plus rapide de toute l’é­vo­lu­tion de l’es­pèce humaine.

    Eric Fromm, quant à lui, pare dans son livre « Revo­lu­tion of hope » d’une volon­té de chan­ge­ments sociaux et de nou­velles pers­pec­tives spi­ri­tuelles où ni l’E­tat, ni les par­tis poli­tiques, ni les reli­gions orga­ni­sées ne sont en mesure d’of­frir un cadre intel­lec­tuel ou spi­ri­tuel pour cette dynamique.

    Tout dépend du choix que l’on fera, ça se pose en ces termes-là aujourd’­hui, il me semble !

    Réponse
  70. Aîda Zeki

    Je refuse une « doc­trine maté­ria­liste », tout comme une doc­trine idéa­liste, et je refuse aus­si « un agnos­ti­cisme » qui se tient loin du com­bat idéologique.

    Qu’ac­cep­te­rais-je, alors ?

    J’ac­cepte toutes les « méthodes de pen­ser » dis­po­nibles, et j’ac­cepte de « tout » sou­mettre à leurs modes de critique.

    Je veux pou­voir « ran­ger moi-même mes concepts » dans les dif­fé­rentes « armoires » pro­po­sées par les « maîtres ».

    Mon « loft men­tal » est un vaste « fou­toir » où trônent des meubles anciens, avec de bons vieux tiroirs, à côté de « bahuts » non encore identifiables.

    …cepen­dant, dans un coin de ma conscience, des liasses de « dettes » s’ac­cu­mulent, en vrac :

    Il y a des comptes à sol­der, et je ne les confie­rai à aucun autre logi­ciel que ma rai­son propre.

    Dehors, fait rage la maté­ria­li­té de « l’His­toire en cours ».

    Sous le mot de « maté­ria­li­té », il s’a­git d’ac­cep­ter tout ce qui n’a pas atten­du « ma pen­sée » pour se pro­duire, y com­pris, donc, peut-être, du « pen­sé sans moi » :

    il faut res­ter modeste…Tout en résis­tant aux sirènes du renon­ce­ment, et se dou­ter que « le genre humain » est en retard sur son « pos­sible »…Qui fait crédit ?

    Réponse
  71. catherine

    Il ne s’a­git aucu­ne­ment d’un Pla­to­nisme idéa­liste car celui-ci s’ins­crit dans un au-delà « méta-phy­sique » donc éloi­gné de notre « phy­sique » quo­ti­dienne, il s’a­git d’une union, d’é­pou­sailles glo­rieuses entre les deux par­ties qui nous consti­tuent, l’as­sise ter­restre et la dimen­sion supra­per­son­nelle qui nous rat­tachent à l’autre pôle, celui du ciel, comme si, comme aime à le dire quel­qu’un comme Annick de Sou­ze­nelle, nous étions nous, les hommes à l’i­mage d’un aimant,tendus entre deux pôles celui de la Tere et celui du ciel, et qu’il nous appar­te­nait juste de ne pas contre­ve­nir à ce mou­ve­ment natu­rel qui va du haut en bas et du bas en haut.

    Donc vous voyez Aîda tout le contraire d’un monde éthé­ré, c’est un mou­ve­ment qui s’ancre dans la terre et qui laisse cir­cu­ler, qui n’empêche pas.

    Cela ne veut pas dire non plus, tout lais­ser pas­ser, c’est un peu à l’i­mage d’un fleuve, les brin­dilles, les pierres ralen­tissent le flux mais ne sont pas gênantes en soi, en revanche si l’on déverse du poi­son dans le fleuve, là, ça mérite une action dili­gente et très ferme pour ne pas mettre en péril le deve­nir qua­li­ta­tif du fleuve.

    Pour l’ag­nos­ti­cisme dont vous par­lez, ça me fait pen­ser à un des­si­na­teur under­ground, Robert CRUMB, vous êtes athée lui demande-t-on, non, c’est logique qu’il y ait des forces plus intel­li­gentes que nous. Mais si agnos­tique signi­fie dou­ter de l’exis­tence de Dieu, sans la nier, alors je suis plu­tôt un gnos­tique, celui qui recon­naît l’exis­tence d’une force supé­rieure mais ne sait pas quelle forme elle peut prendre, on la recherche toute sa vie.

    Je pense encore une fois que l’ob­jet de notre dif­fé­rend ne tient qu’à la valeur des mots.

    Je crois que vous confon­dez l’es­prit et la rai­son, je sens dans vos pro­pos que lorsque vous par­lez rai­son, c’est d’es­prit dont il fau­drait parler.

    Ce sont là encore deux niveaux de réa­li­té différents.La rai­son est linéaire, elle va sou­vent du point A au point B, l’es­prit est le lien qui ras­semble les pièces du puzzle en un tout, il est systémique.

    la rai­son est frag­men­tée, par­cel­li­sée, figée, par­tiale, elle est l’i­mage plein pot d’une socio-culture pré­cise, elle est ce qui fait sor­tir des mots de notre bouche, pen­sant qu’il s’a­git de NOTRE pen­sée, NOTRE rai­son, ces mots, cette rai­son, ce sont ceux très souvent,de tous les dis­cours que nous avons inté­rio­ri­sés et que nous avons fait nôtres, sans même nous en rendre compte, ce dont on n’a pas conscience on ne le per­çoit pas par défi­ni­tion mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas.

    L’es­prit est comme un dia­mant qui vien­drait heur­ter deux niveaux de réa­li­té différents,celui du cadre de cette rai­son qu’on se sau­rait occul­ter bien sûr,car néces­saire, en entre­croi­se­ment avec celui du cadre plus trans­cen­den­tal de l’Homme avec un grand H, celui de la dimen­son du haut.

    l’es­prit, ce serait un peu comme l’eu­ré­ka du capi­taine Hadock dans Tin­tin, qui vien­drait dans cet espace très par­ti­cu­lier d’en­tre­croi­se­ment des deux cadres, offrir le lieu et l’es­pace d’une compréhension,comme une per­cus­sion des deux cadres,et le puzzle est ache­vé ose­rais-je dire.

    Oui, je fais cré­dit à l’homme tout en le sachant capable du pire !

    Réponse
  72. Aîda Zeki

    Ma « libre pen­sée » : La rai­son n’as­ser­vit pas l’es­prit, elle le libère (encore ‘d’ac­cord », Catherine!).

    Réponse
  73. catherine

    Alors, lais­sons le der­nier mot à Lao-Tseu qui dit que la liber­té com­mence là où la connais­sance s’a­chève, ce qui vient sou­li­gner tout l’as­pect para­doxal de l’homme, besoin de cette connais­sance, abso­lu­ment néces­saire pour s’humaniser,devenir un homme par­mi les hommes, mais connais­sance dont il doit se défaire ensuite pour être libre et par­ve­nir à une com­pré­hen­sion directe et im-media-te, la liber­té c’est la créa­tion qui vient du rien,mais pas un rien ex nihi­lo, un rien qui vient du débar­ras de quelque chose – qui sans CE quelque chose n’au­rait pu voir le jour, quel­qu’un comme Labo­rit en parle avec des mots dif­fé­rents mais qui reviennent à la même chose, la liber­té pour lui c’est l’es­prit créa­tif, c’est l’homme ima­gi­nant, c’est l’emploi de toutes les images col­lec­tion­nées depuis que nous sommes petits pour en faire ensuite une créa­tion par­ti­cu­lière, quelque chose de neuf, qui n’a rien d’une redite, là, je crois bien que nous devrions être en phase Aîda !

    Réponse
  74. Aîda Zeki

    Avec Labo­rit, et sa « logique du vivant », en effet, nous voi­ci sur une « place de vil­lage », dif­fé­rents mais fami­liers, en effet.

    Cathe­rine, les « signes de vie d’une Europe des citoyens » sont lisibles autant dans les confiances « totales » en Raoul Jen­nar expri­mées que dans les votes « dépas­sant la logique des par­tis » ras­sem­blés (en dépit de l’os­tra­cisme média­tique) dans le « front de gauche » :

    s’il y a une contra­dic­tion, elle n’est pas « anta­go­niste », dans le sens où elle peut être dépas­sée : les uns appellent à la rai­son stra­té­gique, les autres à la confiance intuitive.

    Nous sommes ren­dus dans « l’a­près expé­rience » des élec­tions, et ce qui repré­sente notre chan­tier com­mun, c’est l’abs­ten­tion qu’il faut sor­tir de son « déses­poir artificiel » :

    Ne s’a­git-il pas en effet d’un « pes­si­misme-for­te­resse » construit contre les décep­tions insup­por­tables jus­qu’i­ci accu­mu­lées par les « nonistes » ?

    Réponse
  75. gilles

    Faire pro­gres­ser la démo­cra­tie en contour­nant le désert anti-démo­cra­tique européen.

    Drôles de « citoyens » dans un espace « poli­tique » où les résul­tats des réfé­ren­dums n’ont pas de droit de cité.

    Réponse
  76. gilles

    Je vous envoie, mal­gré nos désac­cords, à Cathe­rine ain­si qu’à Aîda mes pen­sées fraternelles. 
    Gilles

    Réponse
  77. gilles

    Pour une pen­sée de la régres­sion qui ne soit pas une régres­sion de la pensée

    Qu’es aco Gilles ?

    Déjà com­pa­rons ensemble le concept : « Contre la régres­sion anti-démo­cra­tique … » avec le concept : « Pour la pro­gres­sion de la démo­cra­tie … », je ne sais pas encore ce vous allez pen­ser de cette com­pa­rai­son, mais d’ores et déjà, je pense que « Contre la régres­sion anti-démo­cra­tique … » intègre en lui-même l’i­dée d’une défaite, d’une régres­sion de la démo­cra­tie tan­dis que « Pour la pro­gres­sion de la démo­cra­tie … » vit et ima­gine déjà une vic­toire de la démo­cra­tie. Se battre contre quelque chose vécu, pen­sé comme une régres­sion est en soi une défaite. Tout com­bat contre une régres­sion est une défaite.
    Sou­ve­nez-vous bien de ceci.

    Il y a un moment où il faut lâcher-prise sur un ter­rain pour en recon­qué­rir un autre dif­fé­rent. C’est ce qu’a­vaient com­pris les russes lors de l’in­va­sion par l’ar­mée napo­léo­nienne, ils ont lâchés prise inca­pable de se battre avec l’ar­mée de Napo­léon. Ils ont recu­lés dans l’im­men­si­té de la plaine russe et l’ar­mée napo­léo­nienne a don­né en vain des coups de poing dans du coton et des coups d’é­pée dans l’eau. Tant et si bien qu’il n’a fal­lu qu’un coup de gla­çon der­rière la nuque de cette armée par le Géné­ral Hiver pour qu’elle parte en débandade. 
    Les russes de cette époque n’ont pas refou­lés l’i­dée de la régres­sion, n’ont pas lan­cé le slo­gan « Contre la régres­sion de notre influence ter­ri­to­riale, agis­sons comme ceci ou comme cela …» ils ont accep­tés l’i­dée de la régres­sion et essayés de voir com­ment ils pour­raient en tirer par­ti intelligemment. 

    De la même manière, l’ap­pel au vote pour les élec­tions euro­péennes était en soi une défaite, une légi­ti­ma­tion des actes anti-démo­cra­tiques de l’U­nion Euro­péenne ( Non-res­pect des votes fran­çais et néer­lan­dais lors du vote sur le Trai­té Consti­tu­tion­nel Euro­péen de 2005, non-res­pect du vote irlan­dais lors du vote sur le Trai­té de Lis­bonne de 2008 ) tan­dis que l’abs­ten­tion, l’acte de non-légi­ti­mer, de non-adou­ber cette paro­die de démo­cra­tie est une vic­toire. Une vic­toire en pour­cen­tage ( ~ 60% ) et sur­tout une vic­toire de la conscience. À ceux qui en dou­te­raient, nous pou­vons ces simples ques­tions sui­vantes : « Croyez-vous vrai­ment que le but des prin­ci­paux ins­ti­ga­teurs de la « construc­tion euro­péenne » est l’ap­pro­pria­tion par les gens-eux-mêmes des pro­blèmes qui les concernent ? Si c’é­tait le cas, les gens qui ne sont pas stu­pides s’en seraient aper­çus, non ? Si c’é­tait le cas, ils seraient aller voter en masse. Est-ce le cas ? »

    Vous pour­riez légi­ti­me­ment vous dire : « Qu’est-ce qui a fait qu’É­tienne Chouard se soit trompé ? »

    Le fait est qu’il n’a pas tota­le­ment inté­gré l’i­dée que : « Tout com­bat contre une régres­sion est une défaite. »

    L’hy­po­thèse qu’il est pos­sible d’at­teindre une qua­li­té accep­table du niveau de la démo­cra­tie vécue au niveau euro­péen est celle qu’il faut exa­mi­ner atten­ti­ve­ment puisque c’est le noeud de diver­gence qui oppose les votants légi­ti­mistes euro­péens ( UMP, PS, Verts, NPA, Front de Gauche… ) d’a­vec tous les autres qui pensent que cela n’est pas pos­sible et ont voté avec leurs pieds. ( ~60 % du corps élec­to­ral, tout de même )

    Pour ces per­sonnes, la régres­sion qui est en cours, est celle qui a pour but de rendre de moins en moins consis­tante la nature de la démo­cra­tie de chaque pays, de moins en moins consis­tante la qua­li­té de la sou­ve­rai­ne­té de chaque pays embar­qué dans le vais­seau impé­rial euro­péen en les bra­dant contre une chi­mère de démo­cra­tie, une chi­mère de souveraineté.

    Si vous m’a­vez bien sui­vi, vous vous dites, si Gilles est logique avec lui-même : « C’est une régres­sion, alors atten­tion, tout com­bat contre une régres­sion est une défaite. » Bien vu, vous suivez !

    C’est ce qui embrouille, rends le com­bat dif­fi­cile, car selon moi, la gauche ne veut pas voir la nature de ce pro­blème et se mets à com­battre une régres­sion, donc elle perd et elle conti­nue­ra à perdre tant qu’elle n’au­ra pas com­pris que com­battre cette régres­sion, c’est perdre.

    Contre les Napo­léon-Bar­ro­so de la Com­mis­sion, le mieux est de se reti­rer sans com­battre sur leur ter­rain, de s’abs­te­nir, de pra­ti­quer la poli­tique de la chaise vide, de la déso­béis­sance civique euro­péenne, de sor­tir de l’U­nion Euro­péenne, d’employer tous moyens d’es­qui­ver le combat.

    L’hy­po­thèse qu’il est pos­sible d’at­teindre une qua­li­té accep­table du niveau de la démo­cra­tie vécue au niveau euro­péen n’a jamais été vali­dée et ne le sera jamais.

    « Pour­quoi, me direz-vous ? » Parce que les condi­tions à rem­plir sont trop nom­breuses : le temps néces­saire à la matu­ra­tion des indi­vi­dus, le temps néces­saire à la matu­ra­tion des débats, le nombre consi­dé­rable d’in­di­vi­dus en cause, la bar­rière des langues, tous ces obs­tacles entre en syner­gie pour blo­quer les meilleures volon­tés et faire perdre toutes leurs éner­gies aux forces démo­cra­tiques, ce qui était d’ailleurs le but des ins­ti­ga­teurs de cette construc­tion européenne.

    Pour faire pro­gres­ser la démo­cra­tie en contour­nant les sables mou­vants anti-démo­cra­tiques de la construc­tion euro­péenne, com­bat­tons nous tous, peuples d’Eu­rope sur les ter­rains consis­tants de nos démo­cra­ties natio­nales respectives.

    Réponse
  78. Aîda Zeki

    …et fina­le­ment, atten­dons le juge­ment der­nier, quand les humbles dégus­te­rons le fruit de leur stra­té­gie de régression…

    Ten­dons même la joue droite à Bar­ro­so, pour le surprendre !

    L’en­nui, c’est que la non ‑résis­tance a été essayée et qu’elle finit par appe­ler au secours, au sacri­fice ultime etc…

    La stra­té­gie de Sta­line avec son pacte ger­ma­no-sovié­tique, non merci :

    l’abs­ten­tion est exac­te­ment ce que deman­dait sar­ko à son petit peuple gro­gnon, et il l’a obtenue :

    du coup, ten­dez bien l’oreille :

    on n’en­tend plus un nabo cau­ser « mora­li­sa­tion du capi­ta­lisme », ce qu’on entend c’est : « pour­quoi pas la retraite à 67 ans » !

    le com­bat pour que vive une citoyen­ne­té euro­péenne s’ins­crit dans le com­bat des citoyens du Monde, et il enri­chit le com­bat pour la démo­cra­tie partout :

    il n’y a aucun repli stra­té­gique pos­sible, c’est en ce sens que « la lutte est finale » !

    Réponse
  79. catherine

    Oui, Aîda, dépas­ser les contradictions,c’est vrai­ment ça l’en­jeu vital,et ain­si oeu­vrer au ser­vice d’un inté­rêt supérieur,celui de l’hu­ma­ni­té spo­liée, inté­rêt supé­rieur à celui des partis,il n’y a que cela qui puisse nous sauver,ça veut dire quit­ter les logiques d’in­té­rêts per­son­nels, et ça c’est pas gagné, per­sonne ne devrait tirer béné­fice d’une par­ti­ci­pa­tion à un par­ti ou un syn­di­cat, être un per­ma­nent dans une telle struc­ture c’est ouvrir la boîte de Pan­dorre, sûr alors qu’on arrive à de telles dérives,la gratuité,le don de son temps,ça me semble être un impé­ra­tif de base pro­tec­teur, la cause de tous serait alors davan­tage res­pec­tée, il y aurait moins d’en­jeux de per­sonne puisque tous auraient inté­rêt à ce que le sort glo­bal soit amé­lio­ré, sans voir le sta­tut des par­ti­sans mena­cé ou contra­rié par la vic­toire de l’in­té­rêt général.

    Vous par­lez de pes­si­misme for­te­resse, oui, je crois bien qu’il doit y avoir de cela, cette peur qui en est le ferment est elle aus­si para­doxale, tan­tôt elle sert de bou­clier , de refuge, tan­tôt, elle est à l’o­ri­gine de la fer­me­ture des écoutilles,on devient sourd, comme si le fait de savoir cer­taines choses(les vac­cins anti-grippe por­cine par exemple, le 11⁄09) ren­voyait aux res­pon­sa­bi­li­tés de cha­cun face à la récep­tion d’un tel savoir, et que por­ter cela c’é­tait trop lourd, alors on pré­fé­rait faire celui qui n’a­vait pas enten­du, ou qui n’y croyait pas pour ne pas avoir à répondre de ce savoir nou­veau dont on ne sait quoi répondre et dont on ne veut pas avoir à répondre,la mau­vaise foi est sou­vent convo­quée alors.

    Dans tous les cas, c’est la peur qui est à l’o­ri­gine de tous les maux, si les gens se sen­taient forts et vivants, ils n’au­raient peur de rien, c’est sur notre fai­blesse que s’ap­puie la force de ce nou­vel ordre, ce dés­équi­libre pour­rait très bien s’in­ver­ser si nous le vou­lions suf­fi­sam­ment et si nous fai­sions sau­ter la pri­son des égos qui pensent d’a­bord à eux avant de pen­ser à l’hu­ma­ni­té, et donc pour cela il nous revient de poser des règles dras­tiques dans ces ins­tances( syn­di­cats, par­tis poli­tiques…) afin qu’elles ne per­mettent pas à la nature humaine de dévier, encore une fois, ce sont les règles qui per­mettent l’é­mer­gence de valeurs et pas le contraire, si nous vou­lons que ces valeurs refassent sur­face alors béton­nons un max pour qu’au­cun inté­rêt per­son­nel ne puisse se déployer , ce serait leur offrir ain­si un nou­veau cré­dit dont elles ont gran­de­ment besoin, il est bien évident alors que les gens s’empresseraient de se ral­lier à de telles struc­tures, il faut d’a­bord mon­trer l’exemple à son niveau pour être crédible.

    Sûr et cer­tain que beau­coup de mili­tants de base sont hon­nêtes et intègres et souffrent eux-mêmes de ces dérives, alors, qu’ils exigent déjà qu’à leur niveau, le ménage soit fait, ce genre d’at­ti­tude ne sau­rait lais­ser indif­fé­rents les indé­cis et les frileux.

    Réponse
  80. Aîda Zeki

    il n’y a pas de niveau accep­table de la démo­cra­tie en France, et cela n’est pas la faute de l’europe !

    Le can­cer de la démo­cra­tie se révèle devant le défi de la citoyen­ne­té en Europe :

    c’est à ce stade que tout d’un coup on doit faire le vrai diag­nos­tic : celui du can­cer ori­gi­nal : dans les nations pré­ten­due­ment « démocratique » !

    Tout ce que l’on observe sur le site d’E­tienne, c’est bien cela : L’Eu­rope qui était uti­li­sée pour nous étour­dire, pro­duit en fait un réveil : nous étions dans de fausses démo­cra­ties néo­co­lo­nia­listes et cratocratiques !

    Le com­bat pour « une démo­cra­tie véri­table » est donc à la fois un com­bat pour une europe du plan C et pour un planC de chaque nation !

    Réponse
  81. catherine

    Ok Aîda, le constat est partagé,il faut main­te­nant en faire quelque chose, n’est-ce-pas.

    Puisque les ins­tances repré­sen­ta­tives sont – IR-REPRESENTATIVES- de la Nation dont elles devraient pour­tant être la voix( TCE de 2005), com­men­çez peut-être à faire le net­toyage dans tous ces par­tis et syn­di­cats com­plices du sys­tème, impo­sez des règles dras­tiques au sein de ces enti­tés et faites en sorte qu’au­cun avan­tage de quelque nature qu’il soit ne soit réa­li­sable, pas de poste de per­ma­nent, pas de repas payé,pas de dépla­ce­ment de ceci ou cela, rien, défendre l’in­té­rêt géné­ral ne sau­rait consen­tir d’ aucun avan­tage personnel,règle dont il ne faut déro­ger sous aucun pré­texte à mon avis, res­ter sur les lieux de tra­vail à temps plein, par­ta­ger les sou­cis de tous,tout le monde doit être sur le même niveau, vivre les mêmes galères, sinon on en arrive aux dérives actuelles, ce ne serait plus une erreur de les pour­suivre, ce serait une FAUTE alors dont il fau­drait répondre, c’est la règle de base pour assai­nir le milieu, n’ayez crainte, si cette exi­gence est de mise, la sélec­tion se fera toute seule, seuls ceux qui seront ani­més d’un réel désir de voir les choses bou­ger seront fidèles au poste, les autres auront décampé.

    Si à ce niveau là, ça se net­toie, peu à peu, la pos­ture des syn­di­cats et des par­tis sera tout autre car nour­rie d’autres valeurs, les ral­lie­ments se feront, les forces d’op­po­si­tion se nour­ri­ront mutuellement,elles se feront davan­tage entendre et les rap­ports de force seront tout autre, d’autres pos­sibles ne sont ima­gi­nables qu’à ce prix-là, nous ne pou­vons faire l’é­co­no­mie de cet exer­cice, c’est le prix à payer pour que de rélles valeurs émergent sous-ten­dues par la seule et unique volon­té de voir l’in­té­rêt géné­ral être ser­vi et lui seul,il faut ces­ser cette com­pli­ci­té qui ne fait qu’ac­com­pa­gner la déroute géné­rale sans offrir d’al­ter­na­tive consé­quente et effi­cace, je suis sûre à vous lire que vous seriez par­tante pour ce genre de muta­tion, ce serait gen­tille à vous de me don­ner votre opi­nion là-des­sus, mer­ci déjà Aîda.

    Je ne suis pas syn­di­quée et affi­liée à aucun par­ti, n’empêche que je vais par­fois aux manifs, mais c’est triste à pleu­rer, la der­nière que j’ai faite était affli­geante de médio­cri­té, j’en­ten­dais des mots d’ordre tels que « on n’est pas fatigué !
    ridi­cule et déri­soire en cette époque si sombre, grève d’un jour ponc­tué de longs temps de latence, accep­ta­tion pas­sive de tous les coupe-sombres, non, ils se foutent vrai­ment de notre g.…. ces synd­cats et par­tis poli­tiques, et c’est d’a­bord là qu’il faut faire le ménage, peut-être est-ce par le tru­che­ment de gens comme vous que l’on peut espè­rer un chan­ge­ment, j’ose encore le croire !

    Réponse
  82. Aîda Zeki

    Avant de jeter un ana­thème sur « les syn­di­cats et les par­tis » en géné­ral, il fau­drait y regar­der de plus près, afin de ne pas emboî­ter le pas de l’oie d’une Marine Lepen qui hurle contre « les syn­di­cats et les par­tis », exac­te­ment comme d’autres mar­cheurs sans tête-cou­peurs de têtes qui ont émaillé l’his­toire du popu­lisme barbare…

    Cer­taines orga­ni­sa­tions « offrent » ce que vous appe­lez des « avan­tages » qui sont tout le contraire de pri­vi­lèges, et plu­tôt dis­sua­sifs que « tentants » :

    s’il faut rever­ser l’in­té­gra­li­té de son salaire de dépu­té à son par­ti pour se le voir ren­du après déduc­tion de « l’im­pôt révo­lu­tion­naire » sous la forme d’un SMIC tout sec plus les défraie­ments ‘frais de route », on se retrouve comme le rou­tier qui galère et à qui d’autres, autos­to­peurs, (çà fait 2 fois que j’u­ti­lise l’au­tos­to­peur, pro­mis, c’est fini!)reprochent « ses avan­tages en nature »…

    Médio­cri­té de la jalou­sie, quand tu tiens lieu de conscience poli­tique, que tu plais à ta mère ( la régres­sion sociale), que tu plais à ton père ( le roi diviseur)…!

    La dif­fi­cul­té pour ces orga­ni­sa­tions, si d’a­ven­ture elles entrent dans une stra­té­gie de « col­lec­tifs » (ouver­ture à « la socié­té civile » etc, çà doit vous rap­pe­ler une expé­rience d’au­tomne), c’est qu’elle a affaire à des « candidats-passagers-du-parti-hors-règles-du-parti » :

    Ce sont des per­sonnes humaines res­pec­tables, en géné­ral, mais qui par­fois sou­haitent avoir un sta­tut « appa­ren­té », tout comme ce chan­teur qui refuse de payer ses impots et qui appelle cela « ma liber­té de pensée »…

    c’est bien d’être élu « appa­ren­té » soi-disant pour « dépas­ser la logique de par­ti », mais sur­tout pour « ne pas payer l’im­pôt révolutionnaire »…

    On ne parle pas beau­coup de cet aspect « exis­ten­tiel » des choses, mais veillons quand même à ne pas insul­ter à la volée, sans regard plus pré­cis, « les appareils » :

    de quoi dis­pose le peuple aujourd’­hui pour faire face aux appa­reils domi­nants que sont le MEDEF et les par­tis riches de l’ap­pui gras­se­ment payé des puissants ?

    Pour­quoi amal­gam­mer le pot de terre et le pot de fer, pour finir par cas­ser le pot de terre par la plus médiocre des idées reçues sans regard ni ana­lyse de la réa­li­té vécue par les syndicalistes ?

    Vou­driez-vous endu­rer le har­cè­le­ment anti­syn­di­cal que connaissent les syn­di­ca­listes « qui-béné­fi­cient-d’ho­raires-amé­na­gés » ? sui­vez donc un syn­di­ca­liste une seule journée !

    Je ne connais pas beau­coup de jour­na­listes qui l’ont fait à par cer­tains de l’Humanité !

    …colère fra­ter­nelle !

    Réponse
  83. catherine

    Chère Aîda,

    Vous n’al­lez quand même pas encap­su­ler quel­qu’un au pré­texte que ce qu’il dit est de la même nature que ce que dit une per­sonne qu’il est de bon ton de vitupérer.

    Je ne suis pas fron­tiste, comme je ne suis ni ceci, ni cela, je suis du par­ti de la vie, c’est tout.

    D’ailleurs, Marine Le Pen ne dit peut-être pas que des conne­ries, et il fau­drait quand même se poser la ques­tion de son écho par­mi la population,on n’a pas besoin de lunettes quand on voit clair, n’est-ce-pas.

    Bon, je com­prends aus­si votre fra­ter­nelle colère, mais qu’est-ce qu’il y a der­rière cette colère ?

    Ce n’est pas une cri­tique ad homi­nem, c’est une cri­tique de sys­tème, et qui­conque ouvre un peu les yeux s’a­per­çoit que les par­tis poli­tiques et les syn­di­cats ne pro­duisent pas grand chose de construc­tif et qu’ils empêchent même tout mou­ve­ment de se déve­lop­per, de se consti­tuer, même s’ils disent le contraire, alors est-ce par bêtise ou est-ce par intérêt ?

    Je ne peux pas croire que ça ne soit que la bêtise , comme les res­sorts humains sont tou­jours un peu les mêmes, for­cé­ment, l’in­té­rêt per­son­nel, il suf­fit de regar­der autour de soi pour com­prendre que ça prend beau­coup de place.

    Ce n’est pas un réflexe qui me fait dire cela, ce n’est pas non plus une théo­ri­sa­tion de machin ou truc, c’est tout sim­ple­ment du vécu et le vécu est impla­cable, lisible immédiatement.

    Tous les dépu­tés devraient se retrou­ver avec un salaire de base moyen,ni plus ni moins, ça tourne autour de 1500 euros je pense.Même chose pour toute auto­ri­té, ils sont repré­sen­tants, alors qu’ils repré­sentent la norme dans laquelle ils vivent.

    C’est un peu léger d’op­po­ser ce type d’ar­gu­ment Aîda, médio­cri­té de la jalou­sie, mais jalouse de quoi grand diable, je n’en­vie aucu­ne­ment cette posi­tion bâtarde de dépu­té car il faut une bonne dose de mau­vaise foi et d’a­veu­gle­ment pour le res­ter, je n’ai jamais nour­ri ce type de désir, et ma conscience poli­tique si vous dai­gnez m’en consen­tir une, ne sau­rait se mesu­rer à cette aune, ce serait offrir une vision de myope, et je suis pres­byte, un peu de mal à voir de près, mais très bonne vision de loin , merci.

    Je ne sais pas dans quel par­ti vous êtes, et il se peut bien sûr que les règles aux­quelles vous êtes sou­mise soient plus « justes », expli­quez-moi alors pour­quoi il n’y a pas un mou­ve­ment d’en­ver­gure pour ras­sem­bler les troupes, c’est à ne rien y com­prendre car ça va com­plè­te­ment à contre-cou­rant de l’in­té­rêt des gens,à croire qu’à la tête de ces par­tis et de ces syn­di­cats ils soient tous ven­dus, ache­tés, car ce n’est pas pos­sible d’être aus­si à côté, de râter à chaque fois, de ne tenir aucu­ne­ment compte des erreurs faites à moins de le faire exprès, aus­si c’est ce qui me fait pen­ser aux inté­rêts per­son­nels, je vois com­ment ça se passe dans des petits micro­cosmes autour de moi, alors je me dis un peu bête­ment trou­ve­rez-vous, peut-être que là-haut, c’est le même pro­ces­sus mais à une échelle supérieure.

    En tout cas, le peuple comme vous dites, ne dis­pose cer­tai­ne­ment pas des par­tis pour lui venir en aide, il doit même s’en pro­té­ger de ces par­tis, je suis peut-être un peu rude, mais la rudesse de la vie m’y oblige,le droit du tra­vail part en miettes, tout dégrin­gole de par­tout, toutes les auto­ri­tés sont au ser­vice de cet ordre, même si elles n’y consentent pas volon­tai­re­ment, elles accom­pagnent le mas­sacre, quand est-ce qu’on va oppo­ser les prin­cipes géné­raux de la Consti­tu­tion que l’on trouve dans le pré­am­bule à tous ces gui­gnols qui sont entrain de jouer avec nos vies, ils se disent res­pon­sables, alors qu’ils le soient, et qu’on oppose les argu­ments sur les­quels ils appuient leur pou­voir, c’est à dire la loi, la valeur de la loi, com­ment un repré­sen­tant de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale peut-il encore se regar­der dans la glace quand il y a un désa­veu fla­grant de sa rai­son d’être ce qu’il est, ça relève presque de la patho­lo­gie car ça veut dire être en capa­ci­té de vivre en totale dis­so­cia­tion, on devrait leur don­ner les nou­veaux anti-psy­cho­tiques à tous ces gens, ils ver­raient dans leur chair ce que ça fait d’a­voir cette cochon­ne­rie dans le corps et de se retrou­ver ensuite avec un dia­bète, peut-être qu’ils seraient plus enclins à se bou­ger alors.

    Oui, je dois être injuste très cer­tai­ne­ment, car il doit y avoir très pro­ba­ble­ment des gens qui souffrent de cette schize, mais alors pour­quoi ne s’ex­priment-ils pas, pour­quoi ne posent-ils pas les règles qui empê­che­raient de tels débor­de­ments, ne rien faire et ne rien dire c’est me semble-t-il consen­tir et accep­ter impli­ci­te­ment ce qui se fait et se dit.

    Je mesure tout le côté à côté de ma démarche, je ne veux pas que vous en fas­siez une his­toire per­son­nelle Aîda,svp, je vous le demande,il ne s’a­git aucu­ne­ment de vous mettre en cause, il s’a­git de mettre en cause un sys­tème qui des­sert notre cause, c’est tout, si la mai­son dans laquelle je vis risque de s’ef­fon­drer sur moi, même si elle est à la source de beau­coup d’ef­forts, je la quit­te­rai plu­tôt que de ris­quer ma vie, tou­jours une hié­rar­chi­sa­tion à faire, encore et toujours.

    Fra­ter­nel­le­ment .

    Réponse
  84. gilles

    Cathe­rine a écrit : « com­men­çez peut-être à faire le net­toyage dans tous ces par­tis et syn­di­cats com­plices du sys­tème, impo­sez des règles dras­tiques au sein de ces enti­tés et faites en sorte qu’au­cun avan­tage de quelque nature qu’il soit ne soit réa­li­sable, pas de poste de per­ma­nent, pas de repas payé, pas de dépla­ce­ment de ceci ou cela, rien, défendre l’in­té­rêt géné­ral ne sau­rait consen­tir d’ aucun avan­tage per­son­nel, règle dont il ne faut déro­ger sous aucun pré­texte à mon avis, res­ter sur les lieux de tra­vail à temps plein, par­ta­ger les sou­cis de tous, tout le monde doit être sur le même niveau, vivre les mêmes galères, sinon on en arrive aux dérives actuelles… »

    C’est ce que je croyais étant plus jeune, mais en fait, je me suis ren­du compte que cela n’est pas pos­sible. Seul très peu de per­sonnes en sont capables, ce sont les plus hon­nêtes finan­ciè­re­ment, mais géné­ra­le­ment ces per­sonnes ne sont pas par­faites sur d’autres plans, ce qui entraîne d’autres types de problèmes.

    Je vais vous racon­ter une anec­dote, car je déteste par­ler dans l’abs­trait. Je tra­vaillais à Mar­seille à France Télé­com au ser­vice de super­vi­sion de l’ins­tal­la­tion des nou­velles lignes au Canet dans le 14 ème et j’ai fait la connais­sance d’une mili­tante com­mu­niste : Jeanne, qui était proche de la retraite. Cette vieille mili­tante du Par­ti Com­mu­niste et de la CGT avait une fille qui pré­pa­rait l’IUFM. Un jour, je vois Jeanne à la pho­to­co­pieuse qui se penche et prends toutes les feuilles du réser­voir de feuille de la pho­to­co­pieuse. Je lui dis : « Et, attends com­ment je vais faire pour pho­to­co­pier moi ! Et qu’est ce tu fais avec toutes ces feuilles ? » « C’est pour ma fille, elle doit rendre un mémoire en x exem­plaires. » « Ouais, mais tu ne te gênes pas pour une com­mu­niste, tu prends sur France télé­com une pro­prié­té qui appar­tient au peuple fran­çais dans son ensemble ! » « Oui, mais là, c’est pas pareil, c’est pour ma fille. »

    Cela m’a appris une chose, c’est qu’il est très dif­fi­cile, même pour des com­mu­nistes, d’être soli­daire de per­sonnes que l’on connaît pas, que l’on voit pas, ici en l’oc­cur­rence, la popu­la­tion fran­çaise dans son ensemble. En cas de choix entre deux soli­da­ri­tés, c’est le plus sou­vent la plus proche, la plus concrète qui est choi­sie, ici sa propre fille plu­tôt que le peuple fran­çais dans son entier.

    Réponse
  85. gilles

    Chère Aîda, je ne com­prends pour­quoi vous vous met­tez en colère contre Cathe­rine dans votre mes­sage 83 au lieu de lui expli­quer patiem­ment que le PCF impose le rever­se­ment d’une grosse par­tie des indem­ni­tés de par­le­men­taires. Était-ce au-des­sus de vos forces aujourd’hui ?

    Réponse
  86. gilles

    CNRS

    Le 19 juin, alors que les orga­ni­sa­tions syn­di­cales ont refu­sé de par­ti­ci­per aux groupes de tra­vail de Valé­rie Pécresse sur l’emploi scien­ti­fique et les orga­nismes de recherche, la situa­tion paraît d’une gra­vi­té sans pré­cé­dent. Le Conseil d’Ad­mi­nis­tra­tion (CA) du CNRS (Centre Natio­nal de la Recherche Scien­ti­fique) fran­çais se réuni­ra jeu­di pro­chain en ter­ri­toire suisse, sur le site du CERN (Orga­ni­sa­tion Euro­péenne pour la Recherche Nucléaire) de Mey­rin. Cette mesure excep­tion­nelle fait pen­ser à une ten­ta­tive d’é­vi­ter les mobi­li­sa­tions qui avaient entou­ré, à Paris, les séances pré­cé­dentes du CA du CNRS. Pré­ci­sé­ment, la séance « expa­triée » du CA du jeu­di 25 juin devrait énté­ri­ner un Contrat d’ob­jec­tifs qua­drien­nal entre le CNRS et l’E­tat qui équi­vau­dra à une véri­table mise à mort du Centre.

    L’exa­men du pro­jet de contrat d’ob­jec­tifs du CNRS sou­mis aux élus du Conseil d’Ad­mi­nis­tra­tion il y a deux jours, après le vote du Conseil Scien­ti­fique du 16 juin :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/files/Contrat%20CNRS%20Etat%20global%2020090617%20CA‑2.pdf

    confirme les pires craintes que l’on pou­vait héber­ger quant à l’a­ve­nir de l’or­ga­nisme, lequel ne pour­ra même plus créer ou renou­ve­ler des labo­ra­toires en dehors de quelques cadres excep­tion­nels. Sous cou­vert d’une « inter­ven­tion crois­sante en tant qu’a­gence de moyens », le CNRS per­dra l’es­sen­tiel de ses fonc­tions de réa­li­sa­teur direct (opé­ra­teur) de la recherche.

    Le CNRS devra aban­don­ner pro­gres­si­ve­ment la ges­tion de ses uni­tés et de ses per­son­nels, sauf pour des acti­vi­tés qui à terme sont cen­sées être prises en charge par l’U­nion Européenne.

    Il s’a­git, de fait et sans guère de dis­si­mu­la­tion, d’une véri­table fer­me­ture du Centre à quelques « moda­li­tés de tran­si­tion » près.

    La stra­té­gie glo­bale de ce contrat d’ob­jec­tifs cor­res­pond fort exac­te­ment à l’es­prit du pro­jet de décret récem­ment pro­po­sé par Valé­rie Pécresse sur l’or­ga­ni­sa­tion et le fonc­tion­ne­ment du CNRS.

    Exit le ser­vice public de la recherche.

    Devant le rejet d’un tel pro­jet par les per­son­nels du CNRS, et au vu des actions menées à l’oc­ca­sion des der­nières réunions du Conseil d’Ad­mi­nis­tra­tion, les orga­ni­sa­teurs de ces réunions ont appa­rem­ment pré­fé­ré de « délo­ca­li­ser » en Suisse la pro­chaine séance du CA, plu­tôt que d’en­ga­ger une concer­ta­tion digne de ce nom.

    Doit-on s’é­ton­ner de cette « esca­pade » en Suisse du Conseil d’Ad­mi­nis­tra­tion du CNRS, alors que le gou­ver­ne­ment n’af­fiche aucune volon­té de concer­ta­tion dans l’En­sei­gne­ment Supé­rieur et la Recherche ?

    La réa­li­té, que les dis­cours poli­tiques et syn­di­caux esca­motent trop sou­vent, est que le déve­lop­pe­ment d’une poli­tique finan­cière conti­nen­tale, à l’é­chelle de l’Union Euro­péenne et sous la coupe du grand capi­tal pri­vé, impose la démo­li­tion rapide des ser­vices publics français.

    Réponse
  87. Aîda Zeki

    gilles et cathe­rine, ma colère est celle d’une per­sonne qui constate à quel point les citoyens sont enfer­més dans une chambre à gaz désinformateur !

    Igno­rer à ce point la vie mili­tante réelle tant de mili­tants encar­tés ici ou là (pas seule­ment un par­ti qui vous obsède sur ce site, mais aus­si des syn­di­cats, des asso­cia­tions), et embou­cher les « trom­pêtes de la reno­mée » sans sou­ci que de per­pé­tuer des idées reçues sur le compte des uns et des autres, cela conduit dans l’en­fer d’une socié­té de rats qui ont peur !

    Réponse
  88. Aîda Zeki

    quand je parle de mili­tants, il s’a­git aus­si bien de ceux que je croise chez ATTAC que de ceux qui comme RMJ pro­duisent un tra­vail que les ins­ti­tu­tions ne rému­nèrent pas car il ne s’ins­crit pas dans l’ordre éta­bli des « uti­li­tés » : c’est bien « la gra­tui­té mili­tante », mais à ce compte, seuls pour­ront mili­ter les rentiers !

    C’est bien facile de bêler contre la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de ceci et de cela tout en râlant contre le cho­mage et l’injustice !

    Si nous avons besoin des ser­vices de per­sonnes comme Raoul Marc Jen­nar, nous devons créer les orga­ni­sa­tions qui les paie­ront pour exis­ter, au moins !

    Vou­loir tuer celles qui sont un héri­tage de luttes popu­laires contre l’om­ni­po­tence des clases domi­nantes, c’est suicidaire !

    Il y a cette contra­dic­tion à relever :

    d’une part on a trou­vé un par­ti qui peut don­ner un rôle utile à un mili­tant de valeur, d’autre part on veut sup­pri­mer ce genre de parti !

    D’ac­cord pour cher­cher à inven­ter « autre­chose », mais de grâce, recon­nais­sez qu’on en est loin, et qu’en atten­dant, vive le NPA, le PCF etc !

    Réponse
  89. catherine

    Admet­tons que nous soyons enfer­més dans une chambre à gaz désinformatrice…

    Qu’at­ten­dez-vous pour nous mon­trer en acte et non en parole, ce dont vous êtes capables ?

    Les mots je m’en méfie comme de la peste, on voit bien qu’ils sont deve­nus des pri­sons, mais les actes, les faits, on peut s’y atta­cher davan­tage même s’ils contiennent eux aus­si bien sûr des fer­ments de dés­in­for­ma­tion tou­jours possibles.

    Ce que j’ob­serve du PC,du NPA etc etc me donne gran­de­ment envie de fuir, on y sent un fos­sé déme­su­ré entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, ils ont d’ailleurs une fonc­tion, celle qui était décrite dans les anciens manuels de science poli­tique, mon­sieur Davau a appli­qué l’a­na­lyse fonc­tion­nelle au PCF et a mon­tré que celui-ci exerce une fonc­tion « tri­bu­ni­tienne » c’est-à-dire qu’il offre une tri­bune à tous les révol­tés, qu’il leur donne ain­si un exu­toire et un espoir de chan­ger le sys­tème( sans lequel peut-être ceux-ci pas­se­raient à l’ac­tion directe contre le régime) et qu’ain­si, sans le vou­loir, il exerce une fonc­tion latente utile au main­tien du système(fonction d’in­té­gra­tion des oppo­sants) je par­tage tout à fait cette analyse.

    Vous vou­driez nous faire croire que ce sont des idées reçues, mais non, voyez donc ce qui se passe autour de vous,aujourd’hui, c’est sous vos yeux, dans la rue,c’est du vécu quo­ti­dien, dans les hémi­cycles et par­tout où il y a de la repré­sen­ta­ti­vi­té, c’est un consen­sus mou qui nous amène tout droit à l’abattoir,avec par­fois quelques paroles plus acerbes mais qui ne mènent pas bien loin, la preuve, le constat du mas­sacre est dans notre vécu,paroles tolé­rées car ça fait par­tie de la comé­die et ça fait par­tie du cause tou­jours, mais les acteurs ne sont pas dupes ni d’un côté ni de l’autre,c’est du théâtre, on joue gui­chet ouvert, votre inca­pa­ci­té à répondre cor­rec­te­ment aux pro­blé­ma­tiques fait que les gens se détournent de ce qui les regarde et cela c’est très très GRAVE​.Et vous finis­sez même par en vou­loir à ces gens qui se dés­in­té­ressent de la poli­tique sans jamais vous inter­ro­ger sur votre res­pon­sa­bi­li­té en la matière.

    La peur est secré­tée et entre­te­nue par les par­tis poli­tiques et syn­di­cats, leur tié­deur en témoigne d’a­bord et avant tout,ils sont tous aus­si fri­leux les uns que les autres, et cette peur se dif­fuse ensuite dans la popu­la­tion, ça s’ap­pelle l’ap­pren­tis­sage vica­riant, l’ap­pren­tis­sage par l’exemple, et c’est celui qui marche le mieux, les par­tis doivent défon­cer les portes, mon­trer le che­min, enga­ger la dyna­mique, s’ils ouvrent fri­leu­se­ment, je me demande bien de quel côté vient la peur et de quel côté ils sont.

    Attac, même chose, à se deman­der ce qu’ils ont encore d’of­fen­sif ? je suis allée les écou­ter plu­sieurs fois, et j’en suis reve­nue de leur soi-disant autre monde, mon res­sen­ti a d’ailleurs été confir­mé par les dires d’un socio­logue émi­nent, Jean-Claude Paye, qui m’a­vait dit que ces gens-là ne cher­chaient pas d’af­fron­te­ment direct avec le pouvoir…Je vous laisse juge, ce qui ne veut pas dire bien sûr encore une fois qu’il n’y a pas de mili­tants de bonne foi chez eux, je parle du mou­ve­ment géné­ral qui échappe aux indi­vi­dua­li­tés qui le constitue.

    Vous dites Aîda:« C’est bien facile de bêler contre la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de ceci et de cela tout en râlant contre le cho­mage et l’injustice!…vous n’al­lez quand même pas nous faire le coup du, ça fait tou­jours ça de moins au chô­mage, non, quant au pro­fes­sion­na­lisme il est nocif, patho­gène à l’ex­trême, il faut quand même tenir compte de notre vécu et en tirer des leçons, sinon, on recu­le­ra encore davan­tage si c’est encore possible,y’a plus beau­coup d’espace.

    C’est un peu ce que dit Hen­ri Mil­ler à pro­pos des artistes, la meilleure façon de tuer un artiste est sûre­ment de lui don­ner tout ce dont il a besoin.

    Je reprends à mon compte, la meilleure façon de tuer un homme poli­tique est sûre­ment de lui don­ner tout ce dont il a besoin.

    Le com­bat poli­tique authen­tique se nour­rit du désir c’est à dire du manque.

    Cet ordre l’a bien com­pris qui les ras­sa­sie jus­qu’à la bou­li­mie et dès lors, le monde des illu­sions et des jeux de miroir peut commencer !

    On doit se col­ler au quo­ti­dien des gens et vivre comme eux, les livres et tout le tin­toin, c’est la même chose, on ne peut vivre de cela, sinon, ça intro­duit quelque chose de pas clean, on dépend de ça pour vivre, alors si l’on est occu­pé par ça, on perd de sa liberté

    Réponse
  90. gilles

    Bon­jour Cathe­rine et Aîda, je crois Cathe­rine qu’ affi­ner sa vision de ces orga­ni­sa­tions est néces­saire. Elles ont simul­ta­né­ment plu­sieurs faces, comme les dés, la face que tu indiques, d’in­té­gra­tion au sys­tème de gens qui pour­raient se mettre à le ren­ver­ser, une face qui tends à tordre le sys­tème dans le sens des inté­rêts du plus grand nombre. Déjà, il existe d’autres orga­ni­sa­tions comme Alter­na­tive Liber­taire, la CNT qui pro­posent une mili­tance plus proche des prin­cipes de non-per­ma­nence des man­dats syn­di­caux. Ce qu’il faut voir à mon avis, c’est que l’or­ga­ni­sa­tion cen­tra­li­sée, hié­rar­chique de cer­taines orga­ni­sa­tions crée des chefs « res­pon­sables » et des membres moins res­pon­sables. Ce qui est contraire aux buts d’é­ga­li­té et d’é­man­ci­pa­tion qui étaient à l’o­ri­gine de ces organisations.

    Avec d’autres loca­taires, nous venons de créer une orga­ni­sa­tion de défense des loca­taires, dont le res­pon­sable dépar­te­men­tal m’a pro­pul­sé res­pon­sable. J’es­saie de sub­ver­tir cet ordre de chose, quand un « res­pon­sable » d’une orga­ni­sa­tion, mai­rie, bailleur, jour­nal local… me pose la ques­tion : « Alors, c’est vous le res­pon­sable de ce grou­pe­ment de loca­taires ? », je suis sur mes gardes, car je sens sou­vent que l’on veut me récu­pé­rer ou me don­ner des avan­tages indi­vi­duels, ce qui évi­te­rait de les don­ner à tous les loca­taires, alors je réponds : « Ici, nous sommes tous res­pon­sables, il n’y a pas d’ir­res­pon­sables chez nous, cha­cun à son niveau essaie de s’ap­pro­prier les pro­blèmes loca­tifs qu’il ren­contre. » C’est dif­fi­cile parce que les gens veulent un res­pon­sable, qu’un cer­taine cen­tra­li­té s’ins­taure, que la com­mu­ni­ca­tion entre les membres se mets à pas­ser trop par moi, je trouve cela nocif pour les rai­sons évo­quées plus haut. En fait, il est tout à fait pos­sible de sub­ver­tir à l’é­chelle la plus locale pos­sible, une grande orga­ni­sa­tion comme celle nous nous appuyons si nous essayons les loca­taires de res­ter le plus auto­nome pos­sible et de ne pas deman­der des sub­ven­tions à droite et à gauche.

    Je t’in­vite à réflé­chir à par­tir de ta situa­tion là-bas chez toi pour ima­gi­ner, pour créer ta résis­tance locale qui te convient en com­pa­gnie de la soli­da­ri­té que tu côtoyes dès aujourdhui.

    Je ne peux résis­ter à citer Miguel Bena­sayag et Flo­rence Aubenas : 

    « La résis­tance, c’est la multiplicité
    La lutte contre le capi­ta­lisme, qui ne peut se réduire à la lutte contre le néolibéralisme,
    implique des pra­tiques dans la mul­ti­pli­ci­té. Le capi­ta­lisme a inven­té un monde unique et
    uni­di­men­sion­nel, mais ce monde n’existe pas  » en soi « . Pour exis­ter, il a besoin de notre sou­mis­sion et de notre accord. Ce monde uni­fié, qui est un monde deve­nu mar­chan­dise, s’oppose à la mul­ti­pli­ci­té de la vie, aux infi­nies dimen­sions du désir, de l’imagination et de la créa­tion. Et il s’oppose, fon­da­men­ta­le­ment, à la justice.
    C’est pour­quoi nous pen­sons que toute lutte contre le capi­ta­lisme qui se pré­tend glo­bale et tota­li­sante reste pié­gée dans la struc­ture même du capi­ta­lisme qui est, jus­te­ment, la globalité.

    La résis­tance doit par­tir de et déve­lop­per les mul­ti­pli­ci­tés, mais en aucun cas selon une direc­tion ou une struc­ture qui glo­ba­lise, qui cen­tra­lise les luttes.
    Un réseau de résis­tance qui res­pecte la mul­ti­pli­ci­té est un cercle qui pos­sède, para­doxa­le­ment, son centre dans toutes les par­ties. Nous pou­vons rap­pro­cher cela de la défi­ni­tion du rhi­zome de Gilles Deleuze :  » Dans un rhi­zome on entre par n importe quel côté, chaque point se connecte avec n importe quel autre, il est com­po­sé de direc­tions mobiles, sans dehors ni fin,
    seule­ment un milieu, par où il croît et déborde, sans jamais rele­ver d’une uni­té ou en déri­ver ; sans sujet ni objet. » »

    Bonnes luttes créatives

    Gilles

    Réponse
  91. Aîda Zeki

    ce qu’il y a de bien quand il n’y a pas de « res­pon­sable », c’est que per­sonne n’a de compte à rendre, mais que cha­cun peut se rendre compte de l’im­puis­sance col­lec­tive face aux pou­voirs établis.

    Et si quel­qu’un ano­ny­me­ment et sans repré­sen­ter ni une per­sonne humaine ni rien d’autre que la bêtise de la bête humaine livrée à la « liber­té » venait à com­mettre un « acte de bar­ba­rie », un « acte spon­ta­né », comme le furent tous les atten­tats ayant ser­vi de pré­texte aux ins­tau­ra­tions de « régimes forts », j’au­rai pré­fé­ré avoir affaire à une résis­tance avec des « responsables » !

    L’a­nar­chie et la guerre civile, non mer­ci : on voit tout le poten­tiel de bar­ba­rie qui nous habite quand on observe le com­por­te­ment de l’au­to­mo­bi­liste livré à ses pulsions !

    La démarche citoyenne est au contraire en recherche de responsabilité !

    Réponse
  92. Catherine

    Mais voyons Aîda, au pré­texte que je ne suis pas inféo­dée à un par­ti ou à un syn­di­cat, je serais irres­pon­sable, vous vous faites une bien piètre idée de vous en disant cela, car avant de vous « enga­ger » dans un groupe, c’est d’a­bord face à vous même que vous vous enga­gez et c’est donc de cette posi­tion là dont il vous fau­dra répondre,de ce qui se pré­sen­tait et de ce que vous pou­viez offrir en terme de réponse jus­te­ment, la pre­mière res­pon­sa­bi­li­té est donc tou­jours une res­pon­sa­bi­li­té per­son­nelle qui émane de vous et pas d’un groupe.

    On ne sau­rait deman­der à un groupe de por­ter le poids de cette res­pon­sa­bi­li­té, car tout enga­ge­ment dans une voie ou dans une autre néces­site la réso­lu­tion d’un conflit interne d’a­bord, qu’est-ce qu’il est judi­cieux de faire au regard de ce que je sais ou crois savoir et de ce que je pressens ?

    Le groupe ne peut me libé­rer du poids de ma propre liberté,il n’est pas là pour ça, il est fait pour don­ner la force que des indi­vi­dua­li­tés éparses ne peuvent addi­tion­ner et produire.

    D’ailleurs, le fait qu’il y ait des par­tis ou syn­di­cats ne pré­jugent aucu­ne­ment d’une res­pon­sa­bi­li­té assumée,depuis le temps , on s’en serait aper­çu, répondre de quelque chose, ça vou­drait dire tenir compte de ce qui s’est pas­sé et revoir la direc­tion de l’ac­tion, or, c’est tou­jours dans la même ornière qu’ils tombent ces par­tis ou syn­di­cats, com­pul­sion de répé­ti­tion dirait papi Freud, ils n’ap­prennent rien, ce qui me fait dire que c’est à se deman­der s’ils ne le font pas exprès, c’est pas pos­sible de ramas­ser autant de gamelles, de se main­te­nir à flot mal­gré tout et en plus avec une cer­taine morgue et sur­tout beau­coup de mau­vaise foi, sans por­ter aucun poids du désastre ambiant et dans la plus totale irres­pon­sa­bi­li­té en invo­quant ceci ou cela, mais jamais les vrais res­pon­sables, c’est-à-dire la nature du jeu de dupes dans laquelle ils sont enfermés.

    La res­pon­sa­bi­li­té ça appelle la pro­duc­tion de quelque chose en terme de vis à vis, ça ne peut res­ter sans réponse, sinon c’est une res­pon­sa­bi­li­té tota­le­ment factice,vide, un mot une nou­velle fois sans conte­nu, et de ça, y’en a marre!.

    C’est quand même bizarre, ils n’ar­rêtent pas de se ramas­ser des gamelles, mais aucun n’a assez de digni­té pour quit­ter les lieux, être res­pon­sable c’est prendre acte de son erreur et par­tir, ou revoir radi­ca­le­ment sa copie à la base,de façon radi­ca­le­ment RADICALE, revoir toute la stratégie,mais là en l’oc­cur­rence la res­pon­sa­bi­li­té dont vous sem­blez par­ler, de quelle nature est-elle dites-moi, ça m’in­té­resse, car pour ma part, je ne l’ai pas vue, pas sen­tie, elle est où la réponse ?

    Res­pon­sable c’est répondre DE, et là, ils ne répondent DE rien, ou alors j’ai per­du tout sens commun.

    Tous ces gens n’ont aucune décence, aucun res­pect, ils sont tou­jours là, à bouf­fer aux râte­liers, ce n’est même pas gros­sier d’en par­ler en ces termes, car c’est leur pos­ture qui est gros­sière, déci­dé­ment la place est bonne et s’ils y sont c’est jus­te­ment car ils sont « déres­pon­sa­bi­li­sés », on ne leur demande rien, ils n’ont à répondre de rien, la carac­té­ris­tique pivot de la nov­langue c’est d‘employer un mot qui dans les faits objec­tive le contraire, exemple on dit démo­cra­tique car on fait anti­dé­mo­cra­tique, on dit res­pon­sable car on fait irres­pon­sable, ça sert trop bien le pou­voir que ce soit des pan­tins qui nous repré­sentent, s’ils étaient des hommes de foi ‚d’hon­neur, et d’engagement,certain qu’ils ne feraient pas long feu, on leur trou­ve­rait bien une cas­se­role inven­tée de toute pièce pour les dis­cré­di­ter, les dis­qua­li­fier afin qu’ils dégagent le plan­cher, le monde poli­tique est ce qu’il est car ça sert le pou­voir de ce nou­vel ordre qu’il soit ce qu’il est, et c’est tout,c’est la logique du sys­tème, le nou­vel ordre ne veut pas d’une classe poli­tique responsable,surtout pas, ce qu’elle veut c’est ce qu’elle A, une classe poli­tique qui se reven­dique RESPONSABLE mais qui EST IRRESPONSABLE.

    Ce qui est pro­pre­ment malé­fique et pié­geant, c’est que la sur­vie de la classe poli­tique dépende de la sur­vie du sys­tème qui l’a crée et l’englobe, c’est-à-dire que le poli­tique dépend exclu­si­ve­ment de ce nou­vel ordre mondial,mais tout en ayant un dis­cours autre, une schize constitutionnelle,un gène nou­vel ordre mon­dia­liste ins­crit dans sa trame chro­mo­so­mique, c’est une rela­tion patho­lo­gique de nature psychotique.

    Une rela­tion de dépen­dance qui a été construite savam­ment et dou­ce­ment, une addic­to­lo­gie qui se tisse sur un cadre légis­la­tif pré­cis qui empri­sonne, asphyxie.

    Pour reprendre un mot à la mode, le poli­tique est addict, il est tom­bé dans le piège de la dépen­dance, il a besoin de son pro­duit et même s’il pro­met autre chose, de s’en libé­rer, il est enfer­mé dans cette cami­sole qui fait que rien ne sera pos­sible tant qu’il y aura proxi­mi­té, il est pri­son­nier d’un sys­tème qui l’alimente,c’est ça le fin du fin dans cette his­toire, toute la logique du nou­vel ordre du monde s’y déploie et se mani­feste concrè­te­ment dans ce sous-sys­tème poli­tique qu’il a engen­dré et dont lui seul tire pro­fit en fai­sant en sorte néan­moins prin­cipe de sur­vie oblige,que l’intérêt de l’un soit cor­ré­lé à l’intérêt de l’autre,la glu du sys­tème est là il me semble,petits inté­rêts octroyés dans le sous-sys­tème au ser­vice du gros inté­rêt pri­vé, on laisse un peu pour avoir beau­coup, l’af­faire est dans le sac, pas moyen de s’é­chap­per de ce piège à moins de renon­cer aux règles du jeu,c’est ce type de liens qui est tis­sé et qui est donc de fait INEXTRICABLE, c’est le lien qui est patho­lo­gique, c’est donc la nature du lien qui doit chan­ger, quel­qu’un qui contre­vien­drait aux usages poli­tiques en cours serait tout sim­ple­ment balayé du pay­sage car il met­trait en péril la sur­vie de l’édifice, nous sommes de plein pied dans un monde de miroir qui ne réflé­chit que des ombres sans consistance,le vrai pou­voir est ailleurs, c’est celui qui sur­plombe cette machi­ne­rie man­geuse d’hu­ma­ni­té, c’est tout sauf du hasard, le hasard n’étant qu’une réa­li­té qu’on ne sait pas lire .

    Si vous faites de la poli­tique et que vous n’a­vez pas encore com­pris cela, alors pre­nez un peu de dis­tance d’a­vec ce milieu et vous retrou­ve­rez peut-être votre vision juste et claire, quand on a les yeux trop proches d’un texte, c’est flou, un peu de dis­tance per­met de dis­tin­guer les lettres et de lire le texte.

    Tou­jours le même dilemme, le même para­doxe, rien n’est tout blanc ou tout noir, je connais cer­tains syn­di­ca­listes géné­reux, humains, res­pec­tueux et enga­gés plei­ne­ment dans une lutte et qui s’in­ter­rogent sur les sou­haits de la hié­rar­chie à laquelle ils obéissent encore, mais pour com­bien de temps ?

    Ces gens-là doivent s’in­ter­ro­ger encore et encore, et aban­don­ner ce qui faux, men­teur, trom­peur, ils doivent se ral­lier aux lais­sés pour compte que nous sommes tous, nous pou­vons être forts, il faut seule­ment que nous le vou­lions et allé­gions notre barque de toutes les lour­deurs, sans cela nous ris­quons tous de nous noyer.

    C’est sévère,mais j’en ai vrai­ment ras la cas­quette, je ne relis pas, excu­sez-moi c’est à chaud, y’a sans doute des excès qui auraient pu être domp­tés, mais je me la joue sau­vage, j’ai l’im­pres­sion que nous n’a­vons plus rien à perdre, quand on aura vrai­ment tout per­du, il sera trop tard.

    Réponse
  93. Aîda Zeki

    OUI, je fais de la poli­tique, et NON, je ne suis pas « les yeux col­lés sur le texte, ma chère Catherine !

    Je retrans­mets cet appel éma­nant du Mani­feste des liber­tés, car il peut nous concer­ner, nous qui mar­chons si seuls et si obs­ti­né­ment pour le res­pect du NON expri­mé le 29 Mai 2005 par le peuple de France, et contre le régime illé­gi­time européen !

    Chers amis,
    Le mer­cre­di 24 juin 2009, à 20 heures, aura lieu une réunion d’informations et de sou­tien au peuple ira­nien, dont je vous trans­mets l’appel.
    La situa­tion est grave, et le sort des Ira­niens nous concerne tous. Venez nombreux.
    Tew­fik Allal,
    Mani­feste des libertés
    06 81 60 65 43
    01 45 40 62 62

    Asso­cia­tion du Mani­feste des libertés

    Sou­tien au peuple ira­nien pour la démo­cra­tie et les libertés

    Depuis la pro­cla­ma­tion des résul­tats fal­si­fiés aux élec­tions pré­si­den­tielles, les Ira­niens mani­festent, quo­ti­dien­ne­ment et mas­si­ve­ment, leur oppo­si­tion au détour­ne­ment de la démo­cra­tie et à l’imposition d’un can­di­dat par la fraude. A cette grande pro­tes­ta­tion paci­fique et cou­ra­geuse, le régime du « guide » répond par la ter­reur, l’arrestation, le meurtre.
    Nous nous réunis­sons pour appor­ter notre sou­tien au peuple ira­nien dans sa lutte pour la démo­cra­tie et les liber­tés. Nous nous réunis­sons aus­si pour défendre le droit et la paix pour l’ensemble de la région, tant il est évident que le sort des Ira­niens nous concerne tous.

    Mer­cre­di 24 juin 2009, 20 heures,
    La Bel­le­vil­loise, Pla­teau FORUM
    21, rue Boyer, 75 020 PARIS
    Metro Gam­bet­ta, ou Ménilmontant

    Nous don­ne­rons la parole à des citoyens actifs et repré­sen­ta­tifs de la socié­té civile iranienne
    Mar­jane Satra­pi, artiste dessinatrice
    Chah­la Cha­fiq, sociologue
    Moh­sen Makh­mal­baf, réalisateur
    Ahmad Sala­ma­tian, ana­lyste politologue

    Avec les témoi­gnages de sou­tien de
    Hocine Aït-Ahmed, homme poli­tique algérien
    Fethi Bens­la­ma, pro­fes­seur d’Université
    Karim Lahid­ji, pré­sident de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran et vice-pré­sident de la FIDH
    Pierre Tar­ta­kows­ky, vice-pré­sident de la LDH

    Des repré­sen­tants res­pec­tifs du PS, des Verts et du PCF pren­dront la parole.

    Avec le sou­tien du Centre cultu­rel ira­nien Pouya

    Pour réser­va­tion : [email protected]

    Réponse
  94. Aîda Zeki

    Cathe­rine, vos théo­ries fument comme les pneu­ma­tiques d’une voi­ture volée, juste avant leur péné­tra­tion dans le mur froid de la rai­son ! de grâce, ne vous éri­gez pas en grande prê­tresse du deses­pé­rant « tous pourris » !

    il est infon­dé ! il est démen­ti par des actes res­pon­sables qui révèlent l’ir­res­pon­sa­bi­li­té des ana­thèmes ayatollesques !

    Injus­tice de vos élu­cu­bra­tions, dont vous seule êtes res­pon­sable : Raoul Marc Jen­nar est un exemple de citoyen dont on peut attendre ce que nous décrit Etienne.

    Fran­cis Wurtz est un élu dont on a obte­nu cette même qua­li­té attendue :

    Je pour­rais plai­der encore pour toute une « classe poli­tique » contre vos amal­games ordu­riers, excu­sez moi, mais tels ils sont : ordu­riers, désolée !

    Réponse
  95. Aîda Zeki

    JAURÈS-BARRÈS, DUEL AU SOMMET
    Jean-Claude Drouot met en scène « la Valise de Jau­rès ». Une pièce qui témoigne de l’engagement indé­fec­tible de l’homme poli­tique pour la Répu­bique, du jour­na­liste fon­da­teur de l’Humanité, du paci­fiste assas­si­né la veille de la Pre­mière Guerre mondiale.

    La haine de « tout homme poli­tique » abou­tit aux crimes « historiques »…

    Réponse
  96. Aîda Zeki

    Gilles :
    « Un réseau de résis­tance qui res­pecte la mul­ti­pli­ci­té est un cercle qui pos­sède, para­doxa­le­ment, son centre dans toutes les par­ties. Nous pou­vons rap­pro­cher cela de la défi­ni­tion du rhi­zome de Gilles Deleuze »…

    Fort inté­res­sante est la comparaison,(moi qui ne suis pas Deleuze, j’o­sais par­ler de « géo­mé­trie frac­tale », car outre l’illu­sion qu’on milite dans un col­lec­tif local « unique », il se trouve que les phé­no­mènes socié­taux por­teurs du « chan­ge­ment » ont tous une « res­sem­blance » (anti-sys­tème), bien que l’i­ma­gi­na­tion « spon­ta­née » reste indis­pen­sable pour que « résis­ter » soit « créer »…

    Mais (déso­lée, sans « mais » la vie est si fade!)l’Histoire mérite aus­si notre atten­tion, afin que nos rêves ne finissent et ne recom­mencent pas sys­té­ma­ti­que­ment de la même façon, c’est-à-dire sans un pas réel­le­ment accom­pli vers ce que l’on peut appe­ler comme on vou­dra (« le pro­grés », « l’é­man­ci­pa­tion », « la révo­lu­tion ») bref, « un acquis irré­ver­sible de la résis­tance, sinon, rien » !

    Ne serait-il pas illu­soire d’ attendre que « natu­rel­le­ment » les « pos­tures locales de résis­tance » abou­tissent à une effi­ca­ci­té durable contre le capi­ta­lisme glo­ba­li­sé qui, lui, répond à une logique de sys­tème fort bien « assise sur la planète » ?

    Ma vision, elle, consiste à unir les résis­tances et à « pen­ser local et glo­bal », non pas dans un car­can idéo­lo­gique, mais dans la pleine conscience que notre exis­tence se déroule dans une « pri­son » actuelle dont il fau­drait pul­vé­ri­ser les murs, mais sur­tout la « cou­ver­ture idéologique » :

    j’i­ma­gine donc tout de même de « sor­tir par le haut » de ce sys­tème dans lequel il n’y a pas que de la néga­tion de l’hu­main, mais aus­si une cer­taine « pro­duc­tion de l’hu­main » dont il serait sui­ci­daire de vou­loir s’ex­tir­per, ce qui don­ne­rait « rai­son » aux idéo­lo­gies tota­li­taires de « l’Homme nouveau »…

    le capi­ta­lisme est deve­nu obso­lète rela­ti­ve­ment à l’hu­main qu’il a contri­bué à faire émer­ger d’un pas­sé lui-même révolu.

    (leçons de plu­sieurs « pas­sés d’illusions »…)

    Comme Cathe­rine, je m’ex­cuse de « me lâcher »…

    Réponse
  97. Catherine

    Peut-on en vou­loir au ther­mo­mètre d’in­di­quer la fièvre Aîda ?

    Je suis très fati­guée, je renonce à vou­loir faire boire quel­qu’un qui n’a pas soif…

    « Le monde est dan­ge­reux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein

    « Il faut pré­ve­nir les hommes qu’ils sont en dan­ger de mort… La science devient cri­mi­nelle. » Albert Einstein

    http://​expo​vac​cins​.over​-blog​.com/

    Réponse
  98. Aîda Zeki

    Voi­ci venu le temps de la chasse aux élus :

    « Nous ne nous déro­be­rons pas devant la réduc­tion du nombre d’é­lus régio­naux et dépar­te­men­taux »(N.Sarkozy, Ver­sailles 2009)

    Nous allons bien vers là :

    sup­pres­sion des can­tons et des dépar­te­ments…« cir­cu­lez, y a rien à voir, et bien­tôt toute réunion de plus de 3 per­sonnes sera sus­pec­tée de com­plot ter­ro­riste ou, pire, de ten­ta­tive de créa­tion de parti ».

    Quand un monarque réduit « la Répu­blique » à ce qui se pro­duit à Ver­sailles baf­fouant le vote du peuple, puis se moquant de son assem­blée-crou­pion, il est temps de comp­ter les atouts du dit peuple, et de ne pas jeter les par­tis en vrac dans la poubelle :

    nous avons besoin bien sûr de nos mili­tances diverses, croi­sées et en réseau, mais nous avons aus­si besoin des élus qui résistent, et décré­ter idéo­lo­gi­que­ment qu’il n’y en a guère, c’est non seule­ment injuste, mais aus­si « contre­pro­duc­tif » pour la résis­tance popu­laire, dont cer­tains disent qu’elle n’existe pas, car la mode est bien ce nihi­lisme mazo­chiste, fabri­qué dans je ne sais quel labo­ra­toire de culture pub et de télé-réa­li­té, en tous cas dans un bouillon de culture du men­songe, le même qui ridi­cu­lise les parents pour mieux vendre des pièges à con aux enfants.

    Refu­sons de com­mu­ni­quer comme les publi­cistes au pou­voir, fouillons un peu plus et nous en ver­rons plein, des élus à tous les niveaux, qui peuvent ser­vir « notre résis­tance » ( à condi­tion que nous puis­sions dire ensemble « notre »).

    Réponse
  99. gilles

    Pour la pro­gres­sion de la démocratie

    Aîda a écrit : « Ne serait-il pas illu­soire d’ attendre que « natu­rel­le­ment » les « pos­tures locales de résis­tance » abou­tissent à une effi­ca­ci­té durable contre le capi­ta­lisme glo­ba­li­sé qui, lui, répond à une logique de sys­tème fort bien « assise sur la pla­nète » ? »

    Jus­te­ment, toute attente est démo­bi­li­sa­trice, j’a­gis en ayant un effet local comme une par­ti­cule élé­men­taire. Une par­ti­cule élé­men­taire qui s’o­riente dif­fé­rem­ment du champ magné­tique domi­nant et qui aug­mente la pos­si­bi­li­té d’un chan­ge­ment de pola­ri­té. Le capi­ta­lisme n’est pas appa­ru en vou­lant lut­ter contre le féo­da­lisme. Il a émer­gé loca­le­ment petit à petit, avec les pra­tiques des orfèvres, des chan­geurs, des mar­chands. Ceux-ci ne se sont pas dit : « Nous allons lut­ter contre le féo­da­lisme. » Non, ils ont fait autre­ment, s’ils avaient lut­té, ils l’au­rait ren­for­cé. C’est un peu comme quand tu te débats avec un parent domi­na­teur, si tu luttes, tu ren­forces à ton insu l’in­fluence qu’il a sur toi. Non, il faut qu’au plus tôt, tu ailles ailleurs vivre autrement.

    Réponse
  100. Aîda Zeki

    Oui la résis­tance est mul­ti­forme, mais elle ne quitte jamais le champ de battaille :

    « TROIS JOURS EN PALESTINE AVEC ROBERT GUÉDIGUIAN
    Jéru­sa­lem, S’hufat, Ramal­lah… C’était à la mi-avril der­nier, il accom­pagne une délé­ga­tion d’élus com­mu­nistes et de per­son­na­li­tés. Pas­sé le fes­ti­val de Cannes, le cinéaste prend la plume pour rédi­ger son jour­nal de voyage qu’il a adres­sé en exclu­si­vi­té à l’Humanité ».

    Et aus­si

    « IL DÉMISSIONNE « POUR NE PAS CAUTIONNER » LA LOI BACHELOT
    Alors que les par­le­men­taires doivent approu­ver la ver­sion défi­ni­tive du pro­jet de loi Bache­lot, l’exemple du doc­teur Laurent Sedel, chi­rur­gien à l’hôpital Lari­boi­sière à Paris qui a démis­sion­né de son poste de chef de pôle en signe de mécontentement ».

    « SOLIDARITÉ À SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY
    En évi­tant un plan d’urgence social, la muni­ci­pa­li­té a mis en œuvre plu­sieurs dis­po­si­tifs d’aide aux habi­tants vic­times de la crise ».

    « QUAND VAULX-EN-VELIN SE PENCHE SUR SA VILLE
    L’Association de déve­lop­pe­ment urbain a plan­ché, il y a peu, sur l’urbanisme de cette ville du Rhône avec l’objectif de tra­cer « une nou­velle uto­pie pour Vaulx ».
    Entre­tien avec le secré­taire géné­ral de l’INTA, Michel Sudarskis ».

    Lisez donc, c’est dans l’Hu­ma de demain aisi que cet article édifiant :

    « SANS HONTE, SARKOZY REÇOIT NETANYAHU
    En rece­vant le pre­mier ministre israé­lien à Paris, le chef de l’État ne fait qu’encourager la poli­tique de colo­ni­sa­tion d’Israël ».

    « ailleurs », c’est là où le monarque ren­voie l’in­trus , d’un « casse toi, pôv’con ! »

    Nous sommes colo­ni­sés par un occu­pant qui fonc­tionne ain­si, glo­ba­le­ment, et « ailleurs » n’existe pas : il faut atta­quer fron­ta­le­ment et sur tous les fronts ce colo­nia­lisme fon­da­men­tal du système.

    le chô­meur n’a aucun « ailleurs » que la recherche d’un emploi sala­rié, sauf micro expé­riences aléa­toires et trompe‑c.……(il faut au moins être pré­ve­nu par ceux qui ont l’ex­pé­rience de « l’ailleurs ») !

    « l’ailleurs », c’est la galère et la régres­sion, puis la vio­lence et l’au­to­des­truc­tion du peuple !

    Un ailleurs viable ne peut se construire qu’en sor­tant « par le haut », grâce à une auto­no­mie éco­no­mique des citoyens, du type de celle que don­naient les « acquis sociaux de la Libé­ra­tion », ceux-là mêmes qui sont dans le col­li­ma­teur des émi­nences grises du MEDEF et de leur cocher (conduc­teur de che­vaux comme fré­de­ric Mitterrand)…

    Réponse
  101. gilles

    Pour la pro­gres­sion de la démocratie

    Eh, bien, si le socia­lisme appa­rais­sait, il émer­ge­ra petit à petit du capi­ta­lisme , comme le capi­ta­lisme a émer­gé petit à petit du féo­da­lisme sans que nos efforts y soit pour grand chose. As-tu déjà vu à quelle vitesse se déroule la vie d’un être humain et à quelle vitesse il entre dans le néant ?

    Des élus, oui bien sûr quand même, des points d’ap­pui, sans aucun doute, à contrô­ler, bien enten­du, mais pas à l’é­che­lon euro­péen, cela va sans dire, puis­qu’il faut sup­pri­mer cet éche­lon et non sup­pri­mer les dépar­te­ments et les communes.

    Réponse
  102. gilles

    Pour la pro­gres­sion de la démocratie

    Ces fameux acquis sociaux de la Libé­ra­tion ont été acquis grâce à la conjonc­tion des élé­ments d’une lutte de libé­ra­tion natio­nale et d’une lutte sociale, comme dans beau­coup de pays, je pense à Mos­sa­degh en Iran avant qu’il soit ren­ver­sé, à Evo Morales en Boli­vie… bon la liste est trop longue. 

    Les capi­ta­listes ont trou­vés la parade à tout ceci, aux com­pro­mis sociaux avan­ta­geux éla­bo­rés sur une base natio­nale : la mon­dia­li­sa­tion, les cycles d’ac­cords sur le libre-échange, le GATT qui est deve­nu l’OMC, la Banque Mon­diale, Le ( Fonds ou le Front ? ) Moné­taire International…

    Que Faire ? Comme disait un pote à moi barbichu.

    Gué­di­guian, Le jour­nal « L’Hu­ma­ni­té », mer­ci de m’en repar­ler, je crois que je vais l’acheter.

    Réponse
  103. Aîda Zeki

    de l’U­FAL :

    Fabius réclame un « réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive populaire »

    L’an­cien Pre­mier ministre socia­liste, Laurent Fabius, a deman­dé mer­cre­di au gou­ver­ne­ment de publier les textes d’ap­pli­ca­tion de la Consti­tu­tion révi­sée per­met­tant « un réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire » et que la pre­mière appli­ca­tion concerne la pri­va­ti­sa­tion de la Poste.

    L’u­ni­ver­si­té popu­laire de l’U­FAL à Limoge du 27 au 30 Aout 2009 : s’inscrire !

    Réponse
  104. Aîda Zeki

    Gilles, je vais récu­ser cette phrase de vous :

    « si le socia­lisme appa­rais­sait, il émer­ge­rait petit à petit du capi­ta­lisme , comme le capi­ta­lisme a émer­gé petit à petit du féo­da­lisme sans que nos efforts y soient pour grand chose ».

    Ce « socia­lisme », fatal et comme « ins­crit d’a­vance dans le ciel du néo­li­bé­ra­lisme », les « socia­listes » peuvent se le gar­der (pour res­ter correcte…)

    Ce qu’at­tend une « his­toire du deve­nir humain », c’est exac­te­ment le contraire, comme « pro­ces­sus », d’une « méta­mor­phose natu­relle », c’est par contre une vraie rup­ture dans le cours de « révo­lu­tions-train-train » qui suivent le même modèle avec la même vio­lence crois­sante à mesure des « pro­grés techniques » :

    (Là, Ein­stein a bien rai­son, en effet, Catherine!)

    Si la « nature » attend quel­que­chose, au stade actuel de la vie sur cette pla­nète, c’est que se pro­duise enfin réel­le­ment « l’é­mer­gence humaine » :

    -excu­sez-moi, c’est ma défi­ni­tion de « l’Espoir » !

    80% de notre matière grise dort, et 80% de l’hu­ma­ni­té crève de faim, tan­dis que, comme le remarque Jean Zie­gler, la pla­nète pour­rait « nour­rir cor­rec­te­ment cette huma­ni­té »… une huma­ni­té éman­ci­pée de ses démons ori­gi­nels (là je rejoins peut-être Cathe­rine, sans vou­loir plon­ger dans une diabolisation).

    Il y a donc bien mieux à faire qu’à attendre le mûris­se­ment puis le pour­ris­se­ment du capi­ta­lisme, car la pla­nète et ses affa­més n’at­ten­dront pas :

    Il nous faut faire « assez vite » ce que le genre humain peut faire s’il veut bien éta­ler sur la table les don­nées du pro­blème : tout pro­blème bien posé ayant sa solu­tion dans le tra­vail humain (céré­bral compris!).

    Je récuse votre « sans que nos efforts y soient pour grand chose », car pour moi cette phase de l’his­toire où Marx a démon­tré l’au­to­ma­tisme de l’His­toire (pas­sée), Marx lui même y a déni­ché jus­te­ment « le manque fatal » :

    Ses écrits loin d’être cyniques, res­pectent métho­do­lo­gi­que­ment un cer­tain « maté­ria­lisme » mais ce fai­sant, ils portent en « néga­tif » le refus de cette méca­nique infer­nale, car il a mon­tré en quoi l’homme qui consent à cette fata­li­té « manque » à lui-même :

    Toute l’an­thro­po­lo­gie sous-jacente à l’oeuvre de Marx consiste à dire que si « un cer­tain homme se pro­duit » dans la suc­ces­sion des sys­tèmes éco­no­miques, le stade « ultime » , celui de l’au­to­des­truc­tion ins­crite dans la logique du capi­ta­lisme anthro­po­phage, une fois pré­sent à la conscience humaine, doit se heur­ter fron­ta­le­ment à la for­ma­tion d’un « par­ti » qui mobi­lise d’a­bord les pre­mières « vic­times visibles du sys­tème » contre cette logique soi-disant « iné­luc­table », et que tout « le sens de l’His­toire » consiste dans cette prise en main face aux fatalismes :

    « désor­mais », cette déci­sion « mili­tante » vaut acte de nais­sance d’une huma­ni­té en voie d’é­man­ci­pa­tion, c’est à dire enfin dans la plé­ni­tude de sa voca­tion, aujourd’­hui « in extrémis » !

    Réponse
  105. Alain Guillou

    une petite chan­son sur un air pompeux :

    Fer­mons le sarkophage
    De cette monarchie
    Régime anthropophage
    Qui brise notre vie

    Vive la République
    Sans pou­voirs personnels
    Défi égalitaire
    Scru­tin proportionnel

    Défi démo­cra­tique
    Sénat tiré au sort
    Révo­lu­tions à faire
    Contre droit du plus fort

    Vain­cront pul­sions de mort
    Mépris deses­poir haine
    Plan­tons dans ce décor
    Nos attentes humaines

    (sur l’air de l’ap­pel aux morts, plus c’est pré­ten­tieux plus c’est facétieux)

    Réponse
  106. Catherine

    D’autres cita­tions éclai­rantes sur les véri­tables sou­haits et les véri­tables objec­tifs ce ceux qui dirigent véri­ta­ble­ment le monde.…

                                                                                                                                                                    image de Rense.com

    « Aujourd’­hui, l’A­mé­rique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour res­tau­rer l’ordre. Demain elle en sera recon­nais­sante ! Ceci est par­ti­cu­liè­re­ment vrai s’il leur était dit qu’un dan­ger exté­rieur, qu’il soit réel ou pro­mul­gué, menace leur exis­tence. C’est alors que les peuples du monde deman­de­ront à être déli­vrés de ce mal. L’u­nique chose que tous les hommes craignent est l’in­con­nu. Confron­tés à ce scé­na­rio, les droits indi­vi­duels seront volon­tai­re­ment aban­don­nés au pro­fit de la garan­tie de leur bien-être assu­ré par le gou­ver­ne­ment mondial. »
    Hen­ry Kis­sin­ger, Confé­rence Bil­der­berg, Evians, France, 1991

    « Pour pou­voir sta­bi­li­ser la popu­la­tion mon­diale, il serait néces­saire d’é­li­mi­ner 350 000 per­sonnes par jour. C’est une chose hor­rible à dire, mais c’est tout aus­si hor­rible de ne pas le dire. »
    L’o­céa­no­graphe Jacques Cous­teau (1910−1997), publié dans le Cour­rier, une publi­ca­tion de l’U­NES­CO (Uni­ted Nations Edu­ca­tio­nal, Scien­ti­fic and Cultu­ral Organization)

    « Nous sommes recon­nais­sants au Washing­ton Post, au New York Times, Time Maga­zine et d’autres grandes publi­ca­tions dont les direc­teurs ont assis­té à nos réunions et res­pec­té leurs pro­messes de dis­cré­tion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impos­sible de déve­lop­per nos plans pour le monde si nous avions été assu­jet­tis à l’ex­po­si­tion publique durant toutes ces années. Mais le monde est main­te­nant plus sophis­ti­qué et pré­pa­ré à entrer dans un gou­ver­ne­ment mon­dial. La sou­ve­rai­ne­té supra­na­tio­nale d’une élite intel­lec­tuelle et de ban­quiers mon­diaux est assu­ré­ment pré­fé­rable à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion natio­nale pra­ti­quée dans les siècles passés. »
    David Rocke­fel­ler, Baden-Baden, Alle­magne, 1991

    « Nous vivons dans un monde sale et dan­ge­reux. Il y a des choses que le grand public n’a pas besoin de connaître, et ne devrait pas connaître. Je crois que la démo­cra­tie pros­père quand le gou­ver­ne­ment peut prendre des actions légi­times pour gar­der ses secrets, et quand la presse peut déci­der de publier ce qu’elle sait ou non. »
    Kathe­rine Gra­ham, édi­teure du Washing­ton Post et Bilderberg

    « L’in­di­vi­du est han­di­ca­pé en se retrou­vant face à face avec une conspi­ra­tion si mons­trueuse, qu’il ne peut croire qu’elle existe. »

    J. Edgar Hoo­ver (1895−1972), Direc­teur du FBI de 1924 jus­qu’à sa mort

    « Une popu­la­tion mon­diale totale de 250–300 mil­lions d’in­di­vi­dus, une dimi­nu­tion de 95% de la popu­la­tion actuelle, serait idéale. »
    Ted Tur­ner, mil­liar­daire fon­da­teur de CNN, dans une entre­vue pour Audu­bon Magazine

    « Nous aurons un gou­ver­ne­ment mon­dial, que nous le vou­lions ou non. La seule ques­tion est à savoir si le Gou­ver­ne­ment Mon­dial sera ins­tau­ré par l’adhé­sion, ou par la conquête. »
    James Paul War­burg (1896−1969), offi­cier de l’OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis.

    « Nous ne réus­si­rons pas l’é­ta­blis­se­ment d’un Nou­vel Ordre Mon­dial sans en payer le prix en vies humaines aus­si bien qu’en mots et en argent. »

    Arthur Schle­sin­ger Jr., his­to­rien et cri­tique poli­tique amé­ri­cain, dans le Forei­gn Affairs de juillet/août 1995

    « Comme la civi­li­sa­tion devient plus com­plexe, et que la nécés­si­té d’un gou­ver­ne­ment invi­sible a été démon­trée de façon crois­sante, les moyens tech­niques par les­quels l’o­pi­nion publique peut être régi­men­tée ont été inven­tés et déve­lop­pés. Avec la presse écrite et les jour­naux, le télé­phone, le télé­graphe, la radio et les avions, les idées peuvent êtres rapi­de­ment répan­dues, voire ins­tan­ta­né­ment, à tra­vers l’A­mé­rique toute entière. »

    Edward Ber­nays (1891−1995), auteur et ancien diri­geant de CBS Tele­vi­sion, dans son livre « Pro­pa­gan­da », publié en 1928

    « Nous tra­vaillons pré­sen­te­ment dis­crè­te­ment de toutes nos forces, pour reti­rer du fonc­tion­ne­ment des états nations du monde cette mys­té­rieuse force appel­lée souveraineté. »

    Arnold Toyn­bee (1889−1975), his­to­rien et phi­lo­sophe anglais, lors d’un dis­cours à Copen­hague, en 1931

    « Il est une chance que les gens de la nation ne com­prennent pas notre sys­tème ban­caire et moné­taire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révo­lu­tion avant demain matin. »

    Hen­ry Ford (1863−1947)

    « Pour mettre en place un gou­ver­ne­ment mon­dial, il est nécés­saire de reti­rer des esprits leur indi­vi­dua­lisme, leur loya­li­té aux tra­di­tions fami­liales, leur patrio­tisme natio­nal, et leurs dogmes religieux. »
    George Brock Chi­sholm (1896−1971), ex-direc­teur de l’Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale de la Santé

    « Le monde se divise en trois caté­go­ries de gens : un très petit nombre qui fait se pro­duire les évè­ne­ments, un groupe un peu plus impor­tant qui veille à leur exé­cu­tion et les regarde s’ac­com­plir, et enfin une vaste majo­ri­té qui ne sait jamais ce qui s’est pro­duit en réalité. »

    Nicho­las Mur­ray But­ler (1862−1947), Pré­sident de la Pil­grim Socie­ty, membre de la Car­ne­gie et du Coun­cil on Forei­gn Relations

    « Le but des Rocke­fel­ler et de leurs alliés est de créer un gou­ver­ne­ment mon­dial unique com­bi­nant le Super­ca­pi­ta­lisme et le Com­mu­nisme sous la même ban­nière, et sous leur contrôle. … Est-ce que j’en­tends par là une conspi­ra­tion ? Oui, en effet. Je suis convain­cu qu’il y a un tel com­plot, d’en­ver­gure inter­na­tio­nale, en pla­ni­fi­ca­tion depuis plu­sieurs géné­ra­tions, et de nature incroya­ble­ment maléfique. »

    Law­rence Pat­ton McDo­nald (1935−1983), congres­siste amé­ri­cain tué dans l’at­taque d’un vol de la Korean Air­lines, dans un mes­sage public dif­fu­sé en 1976

    « Le Gou­ver­ne­ment Mon­dial arrive. A vrai dire, il est inévi­table. Aucun argu­ment pour ou contre lui ne peut chan­ger ce fait. »

    Nor­man Cou­sins (1915−1990), auteur et direc­teur hono­raire de l’or­ga­ni­sa­tion Pla­ne­ta­ry Citi­zens for the World We Chose, cité dans le Human Events, en 1985

    « Per­sonne n’en­tre­ra dans le Nou­vel Ordre Mon­dial à moins qu’il ou elle ne fasse le ser­ment de véné­rer Satan. Per­sone ne fera par­ti du Nou­vel Age sans rece­voir une ini­tia­tion Lucéférienne. »

    David Span­gler, direc­teur de l’I­ni­tia­tive Pla­né­taire, un pro­jet des Nations Unies

    « Si c’é­tait une dic­ta­ture, ce serait beau­coup plus facile, tant et aus­si long­temps que j’en serais le dictateur. »

    George W. Bush, 43e pré­sident amé­ri­cain, 12 décembre 2000

    « La direc­tion du Bureau du Pré­sident a été uti­li­sée pour fomen­ter un com­plot pour anéan­tir la liber­té des Amé­ri­cains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois infor­mer les citoyens de ces conditions. »

    Pré­sident John Fitz­ge­rald Ken­ne­dy (1917−1963), dans un dis­cours fait à l’U­ni­ver­si­té Colum­bia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

    « Nous sommes à la veille d’une trans­for­ma­tion glo­bale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accep­ter le Nou­vel Ordre Mondial. »

    David Rocke­fel­ler

    Réponse
  107. Alain Guillou

    grains de folie ordinaire…

    Réponse
  108. Catherine

    C’est à dire, qu’en­ten­dez-vous par là,Monsieur Guillou ? mer­ci de bien vou­loir m’éclairer.

    Réponse
  109. Alain Guillou

    Oui, Cathe­rine, je pense que les « grands de ce monde » ont le même grain de folie que tout homme ordi­naire, mais , sur le ter­rain du pou­voir, cela germe énormément.

    les cita­tions que vous faites devraient figu­rer dans tous les cours d’his­toire et être inté­grées au « devoir de mémoire ».

    La théo­rie du com­plot n’est plus une théo­rie, c’est une obser­va­tion, et il arrive que les hommes au pou­voir, tan­tôt com­plices, tan­tôt pri­ci­paux acteurs, s’en alarment (quand on enten­dra Miter­rand II dénon­cer la folie de son maître il sera trop tard…)

    Réponse
  110. Aîda Zeki

    Chère Cathe­rine, puis-je reve­nir sur « maté­ria­lisme et spiritualité » ?

    J’es­père que nos amis du site d’E­tienne ne seront pas bar­bés par notre rélexion, car elle concerne peut-être la méthode pour pen­ser les « prin­cipes fon­da­teurs » qui peuvent fédé­rer et ser­vir de « liant uni­ver­sel » tout en échap­pant à des « croyances sacrées » qui, bien que res­pec­tables, n’ont aucune voca­tion uni­ver­selle autre que par la guerre des reli­gions, car, dès que l’on sacra­lise « sa croyance », l’on entre dans une com­mu­nau­té sacrée de « croyants » prêts à tout donner(donc prendre) au nom de leur croyance, y com­pris et sur­tout, pour com­men­cer à « se » prou­ver la supé­rio­ri­té de « sa croyance », en ter­ras­sant « l’autre », ce « mécréant », cette preuve vivante que le diable existe (donc dieu)…
    Vous citez Willes Har­man…  » Si le maté­ra­lisme a été la phi­lo­so­phie de base de l’an­cienne gauche, il est pro­bable que la spi­ri­tua­li­té joue­ra ce rôle dans la nou­vele gauche se consti­tuant une nou­velle matrice com­mune à des idées comme : Nous sommes unis invi­si­be­ment les uns les autres, il existe des dimen­sions trans­cen­dant le temps et l’es­pace, chaque vie indi­vi­duelle a un sens, la grâce et l’illu­mi­na­tion sont des réa­li­tés, il est pos­sible d’é­vo­luer à des niveaux de com­pré­hen­sion tou­jours plus élevé ».
    Je serais volon­tiers séduite par cette belle phrase, s’il n’y avait dès son intro­duc­tion un gros­sier rac­cour­ci quant au « maté­ria­lisme », inop­por­tu­né­ment oppo­sé comme anti­no­mique avec « spiritualité » !

    Le maté­ria­lisme phi­lo­so­phique propre à « la gauche » est une dis­ci­pline scien­ti­fique de la pen­seé, et non pas une res­tric­tion de la pensée.

    La « matière » n’existe que par son anté­rio­ri­té rela­tive, avant qu’on la pense, en tant qu’ob­jet pensable.

    S’il « existe », donc, « un lien invi­sible » entre les indi­vi­dus, « invi­sible », donc en dehors de leur conscience, ce « lien » est « maté­riel » dans ce sens où il existe quoi qu’on en pense, avec ou sans « le sacré » ou « la foi ».(Marx disait : « l’in­di­vi­du humain est l’en­semble de ses rap­ports humains », voi­la bien « un lien invisible »!)…

    La spi­ri­tua­li­té n’est donc pas oppo­sable à « ce maté­ria­lisme là »(le maté­ria­lisme phi­lo­so­phique « de la gauche »).

    A contra­rio, si la preuve de l’exis­tence de Dieu était don­née, il n’y aurait pas besoin d’a­voir la foi, et ce serait bien mor­tel pour « la spi­ri­tua­li­té »…ce qui me pousse vers la laï­ci­té, c’est exac­te­ment ce constat : « dieu n’est pas là », et ses aya­tol­lah sont des faux-mon­nayeurs sanguinaires !

    …il est ailleurs, que « là »!(pour qui a la foi et res­pecte le non-croyant comme un « égal », c’est-à-dire « un frère », avec une fra­ter­ni­té répu­bli­caine, ce qui est le stricte néces­saire, voire plus « si affinité »).
    fraternellement.

    Réponse
  111. Catherine

    Bon­soir Aîda,

    S’il s’a­git de fon­der quelque chose de fédé­ra­teur rien ne sau­rait l’être davan­tage que le prin­cipe vital, mais pour­quoi ça marche pas et la vie c’est quoi au juste ?

    Qu’est-ce qui dif­fé­ren­cie quelque chose d’a­ni­mé de quelque d’inanimé ?

    Le TOUT est plus que la somme des par­ties comme dit Wie­ner le chantre de la sys­té­mie, ça veut dire que le TOUT c’est plus que matière + éner­gie, c’est « EN PLUS » de cette somme, matière et éner­gie, de l’in-formation qui cir­cule « entre », c’est-à-dire du LIEN, et donc que cette somme éner­gie et matière addi­tion­née à l’information ça ne donne rien de moins QUE la vie.

    Or, si l’on observe com­ment se construisent depuis un cer­tain temps les rap­ports à soi, aux autres et au monde, on s’a­per­çoit que tout s’or­ga­nise pour cas­ser les liens, pour par­cel­li­ser, ato­mi­ser, indi­vi­dua­li­ser, c’est une entre­prise de sabo­tage de liens à tous les niveaux, on se per­çoit presque tous comme des enne­mis potentiels,et je ne suis pas la der­nière non plus pour pen­ser cela par­fois je le confesse, l’autre c’est celui qui risque de me prendre ci ou ça, c’est celui qui empêche, c’est celui qui est por­teur de ci ou de ça, au bout du compte la méfiance s’ins­talle et puis les liens s’ef­fi­lochent et la vie part aus­si for­cé­ment, et ça se fait sen­tir par des tris­tesses, des addic­tions de toute sorte qui viennent dire la soli­tude et la tris­tesse de l’hu­ma­ni­té, comme si l’homme avait oublié qu’il avait besoin de cela pour vivre, de liens et de rap­ports joyeux et fra­ter­nels aux autres, au monde et à lui-même.

    La vache­rie de tout ça, c’est que les gens « malades » qui se retrouvent à l’hô­pi­tal par exemple,pour ceci ou cela, on arrive encore à les culpa­bi­li­ser, ils ne sont pas assez forts et pata­ti et pata­ta, vous voyez le genre de dis­cours, alors ça revient en boucle et on n’est pas près de voir autre chose que ce qu’on voit, et pour­tant, la meilleure thé­ra­pie, elle ne coûte pas bien chère, sim­ple­ment por­ter un regard atten­tif à l’autre, l’é­cou­ter et lais­ser quelque chose se poser ou peut-être pas, entre lui et vous, avoir cette poro­si­té qui fait qu’on accueille et qu’on par­tage et qu’on est là, tout aus­si éton­né que l’autre du bien que ça nous fait, on ne soigne pas en psy sans se soi­gner d’a­bord et avant tout soi, je parle de la psy, mais c’est vrai dans tous les rap­ports si peu que l’on fasse tom­ber les pré­ten­tions à vou­loir être ceci ou cela, qu’on aban­donne les images qui nous font entrer dans un rôle, acquies­cer à la vie, c’est très très simple mais c’est parce que c’est simple que c’est extrê­me­ment com­pli­qué à réa­li­ser, rien n’est plus simple que de com­plexi­fier, en revanche rien n’est plus com­plexe que de sim­pli­fier, enle­ver tout ce qui nous embar­rasse, tout ce qui nous encombre de cette socio-culture, qu’est-ce que c’est dif­fi­cile, c’est du tra­vail à plein temps, qu’est-ce que ça fait du bien quand on y arrive parfois,car alors on sent quelque chose qui pulse qui bat et on se dit alors, c’est ça qu’il faut, c’est de ça dont nous avons tous besoin, c’est de cela dont nous avons tous faim même si nous ne le savons pas encore,une dame de 75 ans est venue ce matin, elle ouvre la porte, je ne l’a­vais jamais vue et puis on parle, de sa vie, de son mari, de son tra­vail et de ses cha­grins qui ont fait qu’elle est là, et il s’est pas­sé quelque chose, on s’est retrou­vé toutes les deux, quelque chose d’une com­pré­hen­sion qui ne s’est pas dite avec des mots qui s’est juste sen­tie et puis elle est par­tie, j’é­tais heu­reuse et joyeuse et elle aus­si je crois et l’on s’est embras­sé toutes les deux car ce n’é­tait pas pos­sible de refer­mer la porte sans que l’on s’embrasse, une bien belle ren­contre, cette ren­contre c’est peut-être de celle qui font le ciment, le fon­de­ment de notre être au monde, notre rai­son d’être sur terre il est là et pas ailleurs, c’est le point de ral­lie­ment de la matière, de l’éner­gie, de la spi­ri­tua­li­té de tout ce que l’on veut, c’est le prin­cipe vital, d’une cir­cu­la­tion dans un espace ouvert entre une per­sonne et une autre per­sonne, la vie quoi.

    J’ai le sen­ti­ment que la vie s’est fait la malle , il faut juste aller la recher­cher et l’in­vi­ter à notre table.

    Mer­ci Aîda.

    Fra­ter­nel­le­ment bien sûr.

    Réponse
  112. Aîda Zeki

    Chère Cathe­rine, en effet il y a des expé­riences qui véri­fient ce que signi­fie « l’in­vi­sible qui se pro­duit » dans les rap­ports sociaux « pro­duc­teurs de l’hu­main » : une classe d’a­do­le­cents mobi­li­sés par des pro­fes­seurs pour pro­duire leur pièce de théatre, obser­vée col­lec­ti­ve­ment par les invi­tés du spec­tacle, livre bien plus que « la pièce de théatre » : elle pro­duit pour chaque parent la méta­mor­phose « inat­ten­due » de son être cher, et pour chaque élève la décou­verte du « miracle » d’un col­lec­tif béné­fique à chacun…

    On rêve d’une socié­té qui mette en scène le « deve­nir humain » dans son « éco­no­mie », bref qui « pro­duise dura­ble­ment autre­chose que de l’inhumain » !

    Fra­ter­nel­le­ment.

    Réponse
  113. Catherine

    Oui Chère Aîda, c’est tout à fait cela.

    Fait très trou­blant repris par Stiegler,il rap­pelle que le gars qui avait fait une raz­zia mor­telle dans un conseil muni­ci­pal disait qu’a­vant ce drame, il avait l’im­pres­sion de ne plus exis­ter, une détresse terrible,celle d’a­voir le sen­ti­ment de ne plus exis­ter, alors faut-il arri­ver à ces extrêmes pour sen­tir quelque chose chose vibrer en soi ?

    La spi­ri­tua­li­té n’a pas besoin de domaine sépa­ré qui serait celui du sacré, elle nour­rit chaque moment simple et quo­ti­dien et banal de la vie, même balayer ou por­ter ses pou­belles dehors peut-être sou­te­nu par elle, tout prend sens et tout s’or­donne dans une vibra­tion bien­fai­sante, c’est de sens et d’éner­gie et de cet ordre vital qu’il faut redon­ner goût aux gens, faire sen­tir que ce qu’ils vivent ce n’est pas la vie, qu’ils réap­prennent à per­ce­voir ce que ce monde a de faux et de men­son­ger pour leur redon­ner goût et faim en ce qu’ils taisent tout au fond d’eux, pen­sant que ce n’est plus de ce monde et plus d’actualité.

    Le monde sera ce que nous en ferons s’il reste encore un peu de temps, nous avons été aveu­glé mais les cir­cons­tances ter­ribles que nous vivons aujourd’­hui peuvent ser­vir de cata­ly­seur, cha­cun à notre niveau nous pou­vons réim­pul­ser ce désir de choses simples, le don, la gra­tui­té, car plus on donne et plus on est riche…redonner le goût du savoir, du temps de rien, du silence etc…il n’est de richesse que d’homme !

    Réponse
  114. Catherine

    Je relis votre mes­sage Aîda, et j’a­joute encore une petite chose si vous le per­met­tez, une spi­ri­tua­li­té dépour­vue d’an­crage terrien,immatérielle, serait comme un corps sans tête me semble-t-il, ça man­que­rait d’air à force d’a­voir trop d’air là-haut, en revanche une trop grande maté­ria­li­té ter­rienne dépour­vue de dimen­sion du haut, serait comme trop épaisse, il lui man­que­rait la finesse de l’é­ther, une juste cir­cu­la­tion du haut en bas et de bas en haut voi­là ce qui me semble être un pro­gramme réjouis­sant et faire la guerre à ce qui empêche la qua­li­té du cou­rant cir­cu­lant de l’un à l’autre des pôles, nous nous retrou­vons tota­le­ment il me semble, même si nos mots dif­fé­rent et semblent par­fois se jouer des tours, nous sommes soeurs Aîda, nous sommes de la même famille…

    Réponse
  115. Catherine

    Un corps sans tête, l’i­mage n’est pas bien choi­sie, ce serait plu­tôt l’in­verse dans la pre­mière par­tie de la pro­po­si­tion, une tête sans corps c’est plus juste, excusez-moi…l’image est bonne en revanche pour la deuxième par­tie de la proposition.

    Une tête sans corps ou un corps sans tête vous convien­drez que ça ne va pas bien.

    Il faut à mon avis, un corps bien plan­té dans la terre avec une tête qui affleure le ciel, et lais­sez cir­cu­ler légè­re­ment entre les deux pôles…très bonne jour­née à tous !

    Réponse
  116. Aîda Zeki

    De quoi ont peur les « dominants » ?

    Il serait peut-être inté­res­sant de s’im­po­ser, au moins « à titre d’exer­cice », l’o­bli­ga­tion de contour­ner le piège du sim­plisme, fort ten­tant : « ils ont peur de perdre leur posi­tion domi­nante », c’est « la lutte des classes »…

    Contour­ner cette ten­ta­tion est dif­fi­cile car nous savons que la véri­té est jus­te­ment au fond de ce puits attirant.

    Alors pour­quoi « tour­ner autour du pot » ?

    Je pense qu’une fois admis que la véri­té est « là » (le caté­chisme de base), pour l’at­teindre sans se cas­ser le nez irré­mé­dia­ble­ment des­sus, il faut ins­tal­ler des « cor­dées d’approche »…

    Cette pré­cau­tion, est peut-être de bon aloi, sachant que « nous » sommes « une masse popu­laire », quoi qu’on en pense, avec sa propre iner­tie, et que « l’in­tel­li­gence col­lec­tive » risque de se trans­for­mer en énorme bêtise, si elle ne cri­tique pas d’un oeil scru­pu­leux « l’in­vi­sible émergent » que peuvent pro­duire les intel­li­gences de chaque per­sonne humaine qui s’im­plique en « mili­tant dans un collectif ».

    Je pense donc, avec Cathe­rine, qu’il y a « une pro­duc­tion invi­sible » des col­lec­tifs, mais, est-elle tou­jours d’ordre « spi­ri­tuel » ? pas forcément !

    Pour ana­ly­ser plus près « ce que craignent les domi­nants », il faut sans doute s’en appro­cher sans « y tomber » !

    Je pense que « la révo­lu­tion inat­ten­due » libè­re­ra aus­si les « domi­nants » de ce qu’ils craignent.

    Car la « domi­na­tion » est comme son modèle colo­nia­liste : c’est un piège d’où le colon lui-même ne peut sor­tir sans « un mou­ve­ment de libé­ra­tion géné­reux en intel­li­gence supérieure ».

    En ce sens, l’in­tel­li­gence des domi­nés est convo­quée dans un rap­port de force avec l’in­tel­li­gence du dominant.

    Mais on ne parle donc plus du « rap­port de force simple et bru­tal » qui « fait l’Histoire » ?

    Comme l’é­voque Cathe­rine, pour moi, il y a et il doit y avoir « une juste cir­cu­la­tion du haut en bas et de bas en haut voi­là ce qui me semble être un pro­gramme réjouis­sant et faire la guerre à ce qui empêche la qua­li­té du cou­rant cir­cu­lant de l’un à l’autre des pôles »

    Cela, si nous ne vou­lons pas « recom­men­cer les erreurs du pas­sé » (erreurs tou­jours dis­po­nibles pour « pre­neurs » nou­veaux venus, soit se croyant « vac­ci­nés » du fait de leur reli­gion « anti-par­ti », soit se croyant « immu­ni­sés », du fait d’ap­par­te­nir ou d’a­voir appar­te­nu à « un par­ti ayant connu cette mala­die une fois pour toutes »…

    Réponse
  117. Catherine

    Oui, bien sûr Aîda, la confron­ta­tion directe c’est pas pos­sible de plus ce serait stu­pide, ça serait à coup sûr une Béré­zi­na, un soleil trop intense si vous le regar­dez de face, il aveugle, aus­si il faut user de tru­che­ment pour en adou­cir la vision, ici, c’est un peu la même chose, les fameuses cor­dées d’ap­proche sont néces­saires, nous sommes tous des reli­gieux de ceci ou de cela, l’an­ti-par­tisme en est un aus­si c’est vrai,vous avez rai­son, cette dua­li­té consta­tée, à l’oeuvre par­tout doit pou­voir se dépas­ser si elle est au ser­vice d’un inté­rêt supé­rieur com­pris de tous,l’intérêt géné­ral, plus d’in­té­rêts cor­po­ra­tistes et de pré­bende, mais pour être au ser­vice de tous ça ne doit pas res­ter un mot vide de contenu,il faut poser des cadres rigou­reux qui empêchent toute dérive, cor­se­ter un max pour que puissent émer­ger les valeurs de l’hu­main et non celle de l’argent. Ce nou­vel ordre mon­dial a réa­li­sé le relâ­che­ment de toutes lois pour s’im­mis­cer dans cette brèche et en faire son domaine de pré­di­lec­tion et étendre son pou­voir, il a cas­sé les liens, affai­bli le savoir, la spiritualité,tout est deve­nu mar­chan­dise, une fois qu’on constate qu’on se trompe il faut prendre conscience de ses erreurs, don­ner le goût du savoir, réou­vrir les appé­tits de toute chose bonne pour l’homme, et c’est dans le quo­ti­dien de cha­cun qu’un tra­vail d’i­den­ti­fi­ca­tion peut se faire, c’est pas don­né, c’est long, ça demande de la patience, mais peu à peu des choses se posent, les rela­tions bougent, on ne voit plus l’autre comme on le voyait aupa­ra­vant, la dyna­mique s’ins­crit et les cadres anciens des repré­sen­ta­tions men­tales s’as­sou­plissent, regar­dez Aîda, rien qu’à notre niveau nous sem­blions d’ir­ré­duc­tibles « enne­mies » et pour­tant à force de confron­ter on s’a­per­çoit que non, nous nous retrou­vons sur l’es­sen­tiel, c’est ça qu’il faut faire émer­ger et ça ne peut se faire que par la confron­ta­tion d’i­dées, la sus­ci­ter car c’est elle qui nous offre de beaux cadeaux et nous fait avan­cer, res­ter dans son coin à se dire qu’on a rai­son, c’est sté­rile car avoir rai­son seul ça ne vaut pas un pet de lapin, et ça pro­fite aux puis­sances actuelles, en revanche ten­ter de voir ce qui peut nous unir, c’est por­teur d’ou­ver­ture et de cir­cu­la­tion, donc de vie au final, ça circule.

    Réponse
  118. Catherine

    D’ailleurs c’est quel­qu’un comme Max Weber qui dit que les repré­sen­ta­tions construisent notre réa­li­té et qu’il est donc juste de les ana­ly­ser, je suis 100% d’ac­cord avec lui.

    Réponse
  119. Aîda Zeki

    SORTIR DE L’EUROPE ?

    Les pro­blèmes et les drames qui frappent les popu­la­tions ont des causes liées au sys­tème obso­lète qui est impo­sé glo­ba­le­ment par les domi­nants inca­pables de « mora­li­ser le capitalisme ».

    C’est vrai désor­mais « glo­ba­le­ment » sur la pla­nète quelles que soient les « formes par­ti­cu­lières » dans les­quelles ce « sys­tème » se perpétue.

    Il faut que l’exi­gence du « deve­nir humain » entre par­tout et s’y déve­loppe jus­qu’à « faire cre­ver les car­cans obso­lètes », y com­pris celui du Trai­té de Lisbonne.

    La « dyna­mique de la néces­si­té » , celle du « deve­nir humain », elle n’exige pas un repli sur des pré-car­rés soi-disant sou­ve­rains, elle exige que la néces­saire sou­ve­rai­ne­té de tout « être humain » sur son des­tin ren­contre son essor dans la lutte glo­bale pour la « sou­ve­rai­ne­té du citoyen du monde », donc il s’a­git d’en­trer vrai­ment dans « cette europe » avec « notre réa­li­té euro­péenne », celle du fameux « plan C », cor­res­pon­dant à une « irrup­tion », celle du « citoyen euro­péen » sur la scène poli­tique euro­péenne, comme moment néces­saire du pro­ces­sus d’une éman­ci­pa­tion mondiale.

    Quel « peuple » ? celui qui se recon­naît dans cette reven­di­ca­tion pré­cise de « sou­ve­rai­ne­té », heu­reu­se­ment sor­tie de sa matrice ori­gi­nelle « natio­nale », ne pou­vant vivre et se déve­lop­per que comme valeur uni­ver­selle, sans laquelle il n’existe pas d’a­ve­nir pro­pre­ment « humain ».

    Car il n’y a aucune contra­dic­tion réel­le­ment « anta­go­nique » entre les « humains en deve­nir » ! Le seul obs­tacle inter­di­sant un déve­lop­pe­ment har­mo­nieux de l’hu­ma­ni­té c’est le sys­tème capi­ta­liste qui l’im­pose, d’une façon désor­mais impos­sible a assu­mer autre­ment qu’en inven­tant le men­songe d’une « mora­li­sa­tion du système ».

    Réponse
  120. gilles

    Si peuple veut dire pour toi « ensemble des citoyens d’un espace public déter­mi­né, » pre­nons l’es­pace public de l’Or­ga­ni­sa­tion des Nations-Unies et l’en­semble des citoyens de cet espace public, alors pour toi le peuple mon­dial existe !

    tiens, je vais pro­duire auto­ma­ti­que­ment du dis­cours idéo­lo­gique avec ta méthode :

    Dans l’es­pace public aujourd’­hui déli­mi­té par le ter­ri­toire de 192 États, les citoyens de chaque État-membre des Nations-Unies sont citoyens de cet espace public. Donc la com­mu­nau­té de ces citoyens forme pour toi « le peuple mon­dial ». Pour toi, le peuple mon­dial est l’en­semble des citoyens de l’Or­ga­ni­sa­tion des Nations-Unies.

    tiens j’es­saye avec un autre espace public, les Bouches du Rhône,

    Si peuple pour toi veut dire « ensemble des citoyens d’un espace public déter­mi­né, » pre­nons l’es­pace public du dépar­te­ment des Bouches du Rhône et l’en­semble des citoyens de cet espace public, alors pour toi le peuple buc­co-rho­da­nien existe !

    Cela ne tient abso­lu­ment pas la route, ta pro­po­si­tion logique est fausse, arrête de te leur­rer avec des chi­mères. Il n’y a pas de peuple euro­péen, pas de citoyen euro­péen, que des citoyens de chaque pays d’eu­rope. Que cela te plaise ou non.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouches-du-Rhône

    ❷ Pour­quoi c’est faux, vas-tu me répondre. Parce qu’en plus d’un espace public déter­mi­né, cela on peut en trou­ver beau­coup, pour faire « un peuple » comme tu dis, il faut en plus le sen­ti­ment d’une com­mu­nau­té de des­tin, une his­toire, une langue, un pro­jet, un espace public où des citoyens ordi­naires débattent, regarde ici ce forum, est ce que des tchèques débattent avec des belges, des sué­dois avec des ita­liens ? Non, alors il n’y a pas de peuple européen.

    Réponse
  121. Aîda Zeki

    Gilles, je croyais avoir aver­ti les esprits figés : « il s’a­git de dyna­mique complexe » :

    bien sûr que « le peuple » n’existe que dans un pro­ces­sus his­to­rique, mais , soit on ne regarde que dans son rétro, soit on regarde aus­si et sur­tout sur « ce qui est en deve­nir pos­sible », d’où le carac­tère émi­na­ment « risible » de toute « uto­pie », et l’exis­tence d’un « peuple mon­dial » dont tu ris, c’est une uto­pie, en effet…

    Mais après avoir rigo­lé, on peut pen­ser que n’existe que ce qui a un ave­nir, et que les peuples sans ave­nir sont morts comme leurs langues si ces der­nières ne leur per­mettent plus de pen­ser comme des humains ouverts à un « poten­tiel genre humain »…

    Fra­ter­nel­le­ment amu­sée de ta démons­tra­tion sur ma bêtise qui consis­te­rait à décré­ter l’exis­tence aujourd’­hui d’une citoyen­ne­té européenne.

    Reste que si nous tra­vaillons à un « plan C », tout en n’ex­cluant pas l’hy­po­thèse qu’il faille y renon­cer, c’est tout de même qu’il vaut la peine de construire un « pro­jet de citoyen­ne­té euro­péenne », pro­jet dyna­mique, et non pas décret dogmatique.

    …oui, non mais quoi ! fraternellement ?

    Réponse
  122. gilles

    Salut Aîda, cor­dia­le­ment ! Le Plan C eh, bien, je crois qu’il a été débar­ras­sé du plan­cher vite fait en ne tenant pas compte des votes Néer­lan­dais, Fran­çais et Irlan­dais et en ne deman­dant pas leur avis aux Espa­gnols, Tchèques, Polo­nais, Alle­mands, Por­tu­gais, Ita­liens, Belges, Danois, Slo­vaques, Chy­priotes, Fin­lan­dais, Esto­niens, Bul­gares, Grecs, Rou­mains, Let­tons, Lithua­niens, Autri­chiens, Slo­vènes, Hon­grois, Luxem­bour­geois, Mal­tais, Sué­dois et aux Bri­tan­niques. Excu­sez du peu ! Et c’est cela qui te satis­fait, c’est l’or­ga­ni­sa­tion dont tu veux conser­ver l’exis­tence qui a accom­pli ce coup d’É­tat. Et bien, non merci.

    David Rocke­fel­ler, Baden-Baden, Alle­magne, 1991 : « La sou­ve­rai­ne­té supra­na­tio­nale d’une élite intel­lec­tuelle et de ban­quiers mon­diaux est assu­ré­ment pré­fé­rable à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion natio­nale pra­ti­quée dans les siècles passés. » 

    Au sor­tir de la la Seconde Guerre mon­diale, le pro­jet de créer des « États-Unis d’Eu­rope » sou­lève l’en­thou­siasme de Washing­ton et d’une nébu­leuse hété­ro­clite com­po­sée de lob­bys patro­naux, d’an­ciens de Vichy, de socia­listes réfor­mistes et de catho­liques sociaux. Leur point com­mun : la haine du com­mu­nisme. En 1948 est créé le Mou­ve­ment euro­péen, une asso­cia­tion qui comp­te­ra par­mi ses pré­si­dents d’hon­neur plu­sieurs chefs de gou­ver­ne­ment tel que le bri­tan­nique Wins­ton Chu­rhill, l’al­le­mand Kon­rad Ade­nauer et le fran­çais Robert Schu­man. Dès ses débuts, ce grou­pus­cule jouit du sou­tien dis­cret mais incon­di­tion­nel de la CIA. Par le biais d’un orga­nisme bap­ti­sé « Ame­ri­can Com­mit­tee On Uni­ted Europe » (ACUE), elle va injec­ter des mil­lions de dol­lars dans les acti­vi­tés de pro­pa­gande du « mou­ve­ment », en direc­tion notam­ment de la jeu­nesse et des milieux poli­tiques. Washing­ton place à sa tête l’homme poli­tique belge Paul-Hen­ri Spaak, un ex-sym­pa­thi­sant du III ème Reich pro­mu porte-ser­viettes des inté­rêts américains.

    Cette inter­ven­tion s’in­sère dans la stra­té­gie d’in­fluence des États-Unis en Europe, mar­quée en 1947 par le plan Mar­shall. Avec le début de la Guerre Froide, l’u­ni­fi­ca­tion mili­taire de l’Eu­rope Occi­den­tale devient pour l’ad­mi­nis­tra­tion Tru­man un élé­ment cru­cial de sa lutte d’« endi­gue­ment » du com­mu­nisme. C’est le Trai­té de Bruxelles de mars 1948 puis le pacte atlan­tique d’a­vril 1949, qui conduit à la créa­tion de l’OTAN.

    Mais le « rêve euro­péen » n’est pas seule­ment géo-stra­té­gique. Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain réclame une union doua­nière entre ses par­te­naires euro­péens ain­si que l’ou­ver­ture de leurs mar­chés afin d’y déver­ser mar­chan­dises et capi­taux. L’Or­ga­ni­sa­tion Euro­péenne de Co-opé­ra­tion et de Déve­lop­pe­ment Éco­no­mique (OECE) http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​O​ECE
    qui gère les vannes du plan Mar­shall, contraint les pays à abais­ser leurs pro­tec­tions et à ins­tau­rer une Union euro­péenne des paie­ments (1950). Dans une note interne, un haut fonc­tion­naire du Quai d’Or­say crie au chan­tage : « Si les États-unis exercent une pres­sion sévère sur les pays euro­péens pour que ceux-ci libèrent leurs échanges, c’est que l’in­té­gra­tion éco­no­mique de l’Eu­rope cor­res­pond aux inté­rêts américains. »

    Regarde ce site : http://​www​.euro​corps​.org/​f​r​/​a​c​c​u​e​il/
    Il y est écrit : 

    « Une force pour l’Union Euro­péenne et l’Alliance Atlan­tique ». La construc­tion euro­péenne, ce n’est pas la paix, c’est l’im­po­si­tion sour­noise des inté­rêts des États-Unis sur la par­tie Ouest du conti­nent Eurasiatique.

    http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cosmovisions.com/cartes/qEurasieTopo.jpg&imgrefurl=http://www.cosmovisions.com/qEurasieTopo.htm&usg=__0Du7s17ddbMhRNzcfO9eynerHY8=&h=654&w=728&sz=181&hl=fr&start=1&tbnid=jn-ckVka2kKQtM:&tbnh=127&tbnw=141&prev=/images%3Fq%3Deurasie%26gbv%3D2%26hl%3Dfr

    Il s’a­git de se battre contre un impé­ria­lisme ici et non pas rêver que des autres, au Bré­sil, en Iran, à Cuba, au Véné­zue­la … se battent.

    Comme tu l’as com­pris, peut-être, ce n’est pas de l’impérialisme que de vou­loir pour les autres ce qu’ils dési­rent, même si l’objet de ce désir semble occi­den­tal : la liber­té et l’égalité. Et je sais qu’en cette affaire, j’aurai contre moi les « cha­vistes » incon­di­tion­nels, les « anti-impé­ria­listes » obses­sion­nels pour qui rien ne compte que d’être, par prin­cipe, contre le Sys­tème. Leur pathos leur fait oublier les droits concrets de ceux qu’ils pré­tendent défendre. Il leur importe seule­ment que l’Iranien, voire le Liba­nais du Sud, soit cette fic­tion d’homme, par prin­cipe anti-amé­ri­cain abso­lu, inflexible, dés­in­té­res­sé, prêt à tout moment au sacri­fice suprême. Toutes choses que ces tigres de papiers euro­péens ne sont pas mais qu’ils ont le seul cou­rage de vivre par pro­cu­ra­tion. Ce serait vrai­ment un eth­no­cen­trisme para­doxal que de croire que le droit à l’émancipation serait le pri­vi­lège de l’Occident ! Quand j’entends par­ler des étu­diants réfu­giés ici, après les mani­fes­ta­tions de 2007 contre Ahma­di-nejad, je me dis que, vrai­ment, je ne me trompe en rien sur ce droit natu­rel et impres­crip­tible à être libre. Cette exi­gence, que por­taient les gauches ira­niennes, est tou­jours brû­lante. Non, ce n’est pas du pater­na­lisme que de par­ta­ger avec des cama­rades venus d’Iran une vision com­mune de l’homme, la reven­di­ca­tion de l’égale liberté.

    extrait de http://​la​-sociale​.via​blo​ga​.com/​n​e​w​s​/​l​e​t​t​r​e​-​a​-​u​n​-​j​e​u​n​e​-​i​r​a​n​i​e​n​-​e​n​-​c​o​l​e​r​e​-​c​o​n​t​r​e​-​s​e​s​-​p​a​r​e​nts

    Réponse
  123. Aîda Zeki

    le rêve inter­na­tio­na­liste ne sert pas la stra­té­gie d’une puis­sance, il faut ces­ser la para­no, et ne pas s’in­ter­dire de pen­ser en croyant que toute pen­sée est hame­çon­née par le diable américain…

    Lut­ter contre hit­ler n’é­tait pas « ser­vir les lob­bies US », il faut s’af­fran­chir et accé­der à « la force vitale du genre humain car elle bous­cule les lignes depuis tou­jours , et tout dog­ma­tisme, qu’il soit catho­lique, israe­lite, musul­man, sta­li­nien, ou « ultra-libé­ral » , est voué à être « dépas­sé » par le mou­ve­ment « natu­rel » selon lequel éclot ce qui « devient l’hu­ma­ni­té », c’est-à-dire « nous ».

    Ce « dépas­se­ment » ne se résume pas à une « abo­li­tion méca­nique vio­lente et ridi­cule », il est un pro­ces­sus com­plexe de « réso­lu­tion des contra­dic­tions » : il s’y pro­duit ce » que les « résis­tances obs­ti­nées » attendent et finissent par obtenir :

    l’a­bo­li­tion de la peine de mort, le suf­frage uni­ver­sel ouvert aux femmes, et demain le RIC, ain­si que le tirage au sort :

    il s’a­git d’a­van­cées de civilisation !

    au bout, il y a for­cé­ment un « peuple » , celui qui résulte d’une his­toire de l’é­man­ci­pa­tion humaine, et qui vaut lar­ge­ment, comme « concept », celui de « peuple de dieu » …

    Réponse
  124. Alain Guillou

    Les dépu­tés euro­péens d’  »Europe Eco­lo­gie » (José où es-tu?)vont-ils élire le can­di­dat d’ex­trème-droite en rem­pla­ce­ment du funeste Bar­ro­so, comme Pré­sident des com­mis­saires euro­péens, plu­tôt que de voter pour la fémi­niste de la « Gauche Unie Euro­péenne « , tra­his­sant cer­tai­ne­ment la majo­ri­té de leurs élec­teurs qui , eux, auraient choi­si la can­di­date « vert nor­dique » contre ce facho avéré ?

    Ques­tion fra­ter­nel­le­ment et anxieu­se­ment posée à tous ceux et toutes celles qui ont pré­fé­ré voter « Europe éco­lo­gie » plu­tôt que « Front de gauche » aux der­nières européennes…

    Al1 2 nantes

    Réponse
  125. Alain Guillou

    Il faut le dire par­tout, y com­pris en « Europe » : LE ROI EST NU !

    « De tous temps, il a tou­jours été un rien dan­ge­reux pour la san­té de crier  » le roi est nu  » sur son pas­sage. Même si c’était vrai. Tout le monde, pour ne pas ris­quer de se faire occire par la garde, fai­sait sem­blant de rien. Le roi est nu, mais on ne le lui dit sur­tout pas »…

    …Un homme pré­ten­du­ment « de gauche » ne l’est plus, dés lors qu’il en fait son « fond de commerce ».

    (ou s’il accepte de vendre sa renom­mée « d’homme de gauche » à un monarque absolu…)

    J’es­père que « le peuple de gauche » sau­ra renaître, « à gauche »…ou ailleurs !

    Ceci dit, il ne convient pas de trai­ter cette « masse popu­laire » , bien public s’il en est, comme son vivier pri­vé, et d’y pra­ti­quer « une pêche aux mili­tants dévoués », loin de tout res­pect de cette « espèce menacée »…

    Il peut se pro­duire dans tous les par­tis, et pas seule­ment dans ceux que l’on ostra­cise comme « sta­li­niens », (…mais aus­si dans tout grou­pe­ment de plus de trois per­sonnes…) une « sélec­tion natu­relle » de per­son­na­li­tés douées d’au­to­ri­té plus que de réel « génie », et le méca­nisme com­mun à toutes ces « démo­cra­ties de la domi­na­tion » est le même que celui des entre­prises qu’on pré­tend « révolutionner » :

    A chaque congrés, à chaque « uni­ver­si­té d’é­té », à chaque « sémi­naire », à chaque « conseil de famille », une pen­sée domi­nante coupe ses ailes à la reven­di­ca­tion mili­tante, avant que celle-ci ait com­men­cé à prendre son envol :

    Ne serait-il pas venu, le temps d’exi­ger, une fois que l’on peut se comp­ter comme « famille nom­breuse » ou « masse popu­laire suf­fi­sam­ment impor­tante », l’ex­pé­ri­men­ta­tion auto­ges­tio­naire, avec la mise en pra­tique, entre autres pro­cé­dures inno­vantes à ris­quer, du tirage au sort, et du « tour de rôle », pour adjoindre aux direc­tions élues, et aux « bons pères de famille », enfin, un « conseil des égaux », dont la « conju­ra­tion » garan­ti­rait contre les abus poten­tiels de ceux que l’on aurait « faits rois » un peu trop dévotement ?

    Trom­pettes de la renom­mée vous êtes bien mal embouchées !

    Réponse
  126. Catherine

    Le roi est nu,ah magni­fique et gran­diose Sha­kes­peare, reli­sons les clas­siques, tout est écrit déjà… des oreilles, des yeux, des sens pri­maires voire archaïques voi­là ce qu’il nous faut recou­vrer, mes frères, ai-je envie d’ajouter !

    Réponse
  127. Aîda Zeki
    Je partage ce que Dehel répond à Gilles:

    « Dire que toutes les luttes enga­gées ont échoué de tout temps est un arran­ge­ment avec l’his­toire… Tu véhi­cules un long res­sen­ti à l’é­gard de cette Europe que tu espères cou­pable de tout mais tu ne me convaincs pas.… Parce qu’on a majo­ri­tai­re­ment cru à l’Eu­rope, pour preuve les consul­ta­tions popu­laires d’a­vant 2005, et qu’au même titre que pour une nation, on peut en inflé­chir le des­tin. Démocratiquement ».

    Si le Monde est momen­ta­né­ment gou­ver­né par « un com­plot », pas ques­tion de quit­ter ce monde et de se réfu­gier « ailleurs » : le champ de bataille est sous nos pieds, et même si les « com­plo­teurs » ont pris de vitesse le « bon sens popu­laire », cet abus de confiance, for­cé­ment bien « petit » au regard de ce qui est en jeu, (le deve­nir humain est dans l’ordre du « durable », donc, il se joue sur le long terme), n’est qu’une bataille per­due dans une his­toire qui est loin d’être finie ! Le Roi fut arrê­té à Varenne…les com­plo­teurs seront arrê­tés à WallStreet !

    …Du moins peut-on déjà en ima­gi­ner le scénario !
    fraternellement.

    Réponse
  128. Aîda Zeki

    UN ULTRA LIBÉRAL AU PERCHOIR À STRASBOURG
    L’ancien pre­mier ministre polo­nais, Jer­zy Buezc, a été élu pré­sident par une coa­li­tion de droite, socia­liste et verte. La can­di­date de la GUE, Eva-Britt Svens­son, recueille un tiers des voix des groupe de gauche…

    Alain, il s’a­git bien du pré­sident de l’As­sem­blée euro­péenne, et non pas du pré­sident de la com­mis­sion européenne ?

    Donc José Bové a voté pour la droite avec les socia­los, et contre la can­di­date de la GUE ?

    il faut savoir qui fait quoi , après avoir si bien occu­pé l’es­pace média­tique, et peut-être réflé­chir sérieu­se­ment : est-ce seule­ment la faute à la logique des partis ?

    Ne vau­drait-il pas réflé­chir plus sérieu­se­ment à ce qu’est « la tra­hi­son ordinaire » ?

    Posons la ques­tion à josé Bové, pour être sûre de ne pas nous trom­per : après tout, c’est notre « copain » !

    Réponse
  129. gilles

    MALI : LA PRIVATISATION TOMBE À L’EAU

    Pri­va­ti­sez-moi tout ça ! Telle est l’injonction de la Banque Mon­diale et du Fonds moné­taire inter­na­tio­nal aux pays gra­vis­sant le périlleux che­min du pro­grès. En 2000, le Mali cédait sa ges­tion de l’eau et de l’électricité à un consor­tium diri­gé par Bouygues et sa filiale Saur Inter­na­tio­nal, en échange d’une ris­tourne sur la dette du pays. Le béton­neur avait pro­mis, juré cra­ché, qu’il déve­lop­pe­rait les réseaux d’eau et d’électricité, tout en garan­tis­sant la baisse des tarifs.

    Résul­tats : les fac­tures ont aug­men­té de 60 % en quatre ans, seule­ment 15 % des Maliens sont connec­tés à l’électricité, et moins de 50 % dis­posent d’un point d’eau potable à proxi­mi­té de leur domi­cile. Pas brillant. Le coût de la flotte irri­tant les muqueuses de la popu­la­tion, Bama­ko a gra­cieu­se­ment offert seize mil­lions d’euros au patron de TF1 pour le sou­te­nir dans sa mis­sion de ser­vice public. Bouygues a empo­ché la manne sans rien amé­lio­rer, puis a pris la poudre d’escampette : le quo­ti­dien suisse Le Cour­rier annon­çait en novembre que l’État malien avait récu­pé­ré les parts de la Saur pour cause « d’échec de la pri­va­ti­sa­tion. » Si Bouygues aban­donne un mar­ché pro­blé­ma­tique et pas assez juteux, il conserve par contre l’exploitation de la mine d’or de Mori­la. Là aus­si il ren­contre quelques dif­fi­cul­tés, mais qui se règlent plus faci­le­ment : les mineurs qui ont osé fomen­ter une grève en juillet der­nier ont été mis à la porte par Bouygues, puis au trou par les flics. Sur ce coup-là, l’alliance public-pri­vé a bien fonctionné…

    Réponse
  130. Catherine

    Quand est-ce que les hommes poli­tiques vont arrê­ter de rai­son­ner avec ce futile rai­son­ne­ment psy­cho­lo­gique pour aller pui­ser dans un rai­son­ne­ment pro­pre­ment « onto­lo­gique » est-ce un gros mot que d’en par­ler en ce terme ?

    Bové est tom­bé dans le piège, ma foi, c’est presque humain sans vou­loir l’ex­cu­ser, il faut empê­cher d’ar­ri­ver à ça, pré­voir et donc béton­ner un max, des règles, des règles, encore des règles pour faire émer­ger des valeurs,elles ne sont là que pour sup­pléer à l’âme sans réel dévoue­ment, nous ne sommes pas des Saints, nous ne sommes pas des Dieux, nous sommes bien obli­gés de le consta­ter et d’en tirer les leçons que Diable,et d’o­rien­ter en ce sens sans aveu­gle­ment stu­pide qui finit par nuire à tous.

    Réponse
  131. gilles

    DIGNES ET RAGEURS ZAPATISTES

    Au croi­se­ment de 2008 et 2009, les com­mu­nau­tés zapa­tistes ont fêté quinze ans d’autonomie rebelle gagnée de haute lutte en invi­tant indi­vi­dus et col­lec­tifs du monde entier à par­ti­ci­per au Pri­mer fes­ti­val de la digna rabia, célé­bré à Mexi­co et au Chia­pas. Reportage.

    Mexi­co, 26 au 29 décembre 2008.

    ON NOUS DÉCRIVAIT UN TERRAIN VAGUE sur lequel tape un soleil brû­lant, aux équi­pe­ments à peine ins­tal­lés, sans toi­lettes, avec des che­vaux mi-vivants mi-cadavres qui errent dans un nuage de pous­sière blanche. Une vision d’enfer très mexi­caine pour une fête de L’Huma mal fago­tée ? Non, le len­de­main tout est prêt. Les par­ti­ci­pants découvrent cha­pi­teaux, scènes et stands der­rière une enceinte de murs blancs que viennent égayer les bombes des graf­fi­teurs. Deux cent vingt-huit col­lec­tifs mexi­cains et cin­quante- sept autres de vingt-cinq pays étran­gers ont répon­du pré­sent, ain­si que quatre-vingt-dix groupes de musique, théâtre, danse, contes. On est venu ici par­ta­ger des expé­riences de résis­tance. Pay­sans, cita­dins, ouvriers, indiens, tra­vailleuses du sexe, artistes, pro­fes­seurs… De la coopé­ra­tive huas­tèque au grou­pe­ment de médias libres, en pas­sant par le col­lec­tif Polía­mores qui prône les « amours mul­tiples », le petit otro mun­do des zapa­tistes sait rece­voir à bras ouverts. Les tables rondes traitent des quatre roues du capi­ta­lisme : exploi­ta­tion, dépos­ses­sion, répres­sion, mépris. Mais aus­si des « autres che­mins », des « autres mou­ve­ments sociaux » et de « l’autre his­toire », de « l’autre poli­tique »… Comme sou­vent, cer­tains dis­cours brassent le vide, mais d’autres touchent au coeur. Une com­pañe­ra de VOCAL trans­met un mes­sage de pri­son­niers d’Oaxaca.

    Le der­nier soir, devant huit cents per­sonnes, John Hol­lo­way déroule sa poé­tique-poli­tique : refu­ser d’être vic­times de la crise, la por­ter au contraire jusqu’à son terme, en déve­lop­pant dès main­te­nant d’autres types de socié­tés, comme celle des zapa­tistes… « Nous, hommes et femmes, nous sommes les insu­bor­don­nés, nous sommes la crise du sys­tème », « notre désir de vivre est l’unique et vraie contra­dic­tion au capi­tal. » Oli­vier Besan­ce­not enchaîne avec son dis­cours bien rodé. Pru­dent, il ne pro­nonce pas une seule fois le mot « par­ti », mais évoque une « force », un « mou­ve­ment » situé quelque part entre la rue et les par­tis ins­ti­tu­tion­nels. Dans la fou­lée, il se ren­dra au mee­ting d’un par­ti trots­kyste… Cette pre­mière par­tie du fes­ti­val se clôt avec le concert de Pan­teón Rococó. La foule danse dans un nuage de pous­sière blanche. C’est l’heure de déni­cher un trans­port pour le Chia­pas. Chia­pas, du 31 décembre au 5 jan­vier. Cara­col d’Oventic : une file d’autocars et de voi­tures au coeur des mon­tagnes du Chia­pas, en ter­ri­toire rebelle, comme pour la fête de nou­vel an la plus select de la pla­nète… Des mil­liers de « fes­ti­va­liers » enva­hissent bruyam­ment les che­mins de terre, cir­culent entre les cabanes de bois, l’école recon­ver­tie en dor­toir, la petite cli­nique, la café­té­ria, jusqu’à une scène dres­sée à la lisière de la forêt. À minuit, les coman­dantes de l’EZLN montent sur l’estrade pour un dis­cours en espa­gnol et en tzot­zil : « Nous, les peuples ori­gi­naires de ces terres, nous allons conti­nuer à résis­ter avec digni­té et rébel­lion aux coups que nous porte le mau­vais gou­ver­ne­ment. » Puis s’ouvre le bal. Les com­pas zapa­tistes et ceux du monde dansent d’abord côte à côte, puis petit à petit se mélangent.

    2 jan­vier, au CIDECI, centre uni­ver­si­taire auto­nome, construit col­lec­ti­ve­ment. Des cara­vanes déboulent de tout le Mexique. L’espace grouille de monde, dif­fi­cile de cir­cu­ler. Le lieu­te­nant- colo­nel insur­gé Moi­sés inau­gure la seconde phase du fes­ti­val : « Nous sommes ici pour nous racon­ter com­ment nous lut­tons et com­ment nous nous orga­ni­sons, avec des rages dif­fé­rentes, contre le même capi­ta­lisme néo­li­bé­ral. » Les inter­ven­tions diverses évoquent l’état des lieux, mais aus­si les expé­riences locales. Des membres du CNI réaf­firment la néces­si­té de pro­té­ger la terre sacrée contre les lois des États. Deux femmes de la revue Ala­na portent les paroles enflam­mées d’Athènes. Ángel Lara expose sa théo­rie du monde-Sudo­ku : la moro­si­té d’une socié­té où l’on ne joue même plus avec les mots mais avec des numé­ros, où les vies se lisent comme des rele­vés ban­caires… Raúl Zibe­chi détaille les méthodes anti­sub­ver­sives des polices, la mili­ta­ri­sa­tion des quar­tiers-ghet­tos ; et décrit en contre-par­tie la force des mou­ve­ments sociaux, « por­teurs d’un monde nou­veau quand ils pro­duisent leur propre vie sur la base de rela­tions d’entraide, non pour accu­mu­ler le capi­tal ou le pou­voir, mais pour croître et se ren­for­cer en tant que mou­ve­ments ou com­mu­nau­tés. » Der­rière les jambes des ora­teurs, deux fillettes zapa­tistes jouent avec une Bar­bie. Il est beau­coup ques­tion de la vio­lence : condam­née par le pou­voir quand elle vient d’en bas, jus­ti­fiée quand elle vient d’en haut. Mar­cos rap­pelle que les zapa­tistes se sont fait connaître par la guerre et il moque les « vio­lents paci­fistes » qui encou­ragent l’affrontement « quand ce sont les autres qui four­nissent les morts ». Les bom­bar­de­ments sur Gaza sont dans tous les esprits.

    Dehors, des col­lec­tifs cherchent des moyens de tra­vailler ensemble, radio Plantón appelle à réagir face à un coup de filet poli­cier dans la ville d’Oaxaca, des pay­sans de Pue­bla achètent un vélo-machine aux inven­teurs de la CACITA… Puis, le 5 jan­vier, le Cide­ci se vide tout d’un coup, au déses­poir des gens du quar­tier qui, avec leurs stands de nour­ri­ture, ont peut-être gagné en quatre jours le salaire d’une année. Avant de rejoindre mon coin du monde, j’aperçois à la télé une image de Mar­cos. Les par­ti­ci­pants de l’émission se gaussent : « Il est donc encore vivant ? » C’est vrai qu’ils sont démo­dés, les zapa­tistes… Cer­tains vou­draient faire oublier que non contents d’avoir sur­vé­cu, ils vivent et tissent autour d’eux l’ébauche d’un autre monde.

    Réponse
  132. Étienne

    Salut Gilles.

    Mer­ci pour ces docu­ments intéressants.

    Cepen­dant, il fau­drait citer tes sources, stp (des liens hyper­texte, c’est le mieux).

    Ami­tiés.

    Étienne.

    Réponse
  133. gilles

    Bon­jour Étienne, tout à fait, c’est ce que nous nous disions par cour­rier élec­tro­nique, leur « construc­tion euro­péenne » fait écran à la soli­da­ri­té inter­na­tio­nale. Les luttes concrètes du Mali et du Chia­pas et de tant d’autres lieux s’ar­ti­culent dans un cadre local et démo­cra­tique, au plus elles sont sin­gu­lières, par­ti­cu­lières, ancrées dans un ter­ri­toire, au plus elles sont universelles.

    Pour les sources, elles sont dans l’ex­cellent men­suel mar­seillais CQFD dont nos amis pour­ront par­cou­rir le site web pour les retrouver.

    http://​www​.cequil​faut​de​truire​.org/

    Ami­tiés

    Gilles

    Zut et rezut, il y a le Capt­cha qui me fait des misères !

    Réponse
  134. Catherine

    Nous régres­sons car nous n’a­vons rien com­pris, la vie est magni­fi­que­ment belle pour peu qu’on en prenne vrai­ment conscience, elle n’est pas ce réel qu’on nous montre, elle est autre chose d’une qua­li­té sub­tile et déli­cate et mer­veilleu­se­ment joyeuse si peu qu’on enlève les construc­tions de ce can­cer nou­vel ordre mon​dia​liste​.Il faut juste se recon­nec­ter à la terre, à son par­fum, à ses arbres, à son ciel, à ses odeurs, et puis sen­tir, et puis man­ger, et puis boire et puis dor­mir et puis ne rien faire et obser­ver, un monde apo­pha­tique qui ne se dit pas, qui ne concep­tua­lise pas, qui se vit, qui s’ex­pé­rien­cise( nou­veau mot je crois bien, je suis déso­lée!) nous sommes vivants, n’ayons pas peur, nous ne sommes pas encore morts, tout est per­mis, même les rêves les plus fous qui nous font ima­gi­ner le monde en harmonie

    Réponse
  135. Catherine

    Les humains se com­portent comme les struc­tures sociales les auto­risent à se com­por­ter comme aime à le rap­pe­ler F lordon.

    Ces auto­ri­sa­tions impli­cites sont cri­mi­nelles car elles abou­tissent à la mort sym­bo­lique ou réelle d’une mul­ti­tude de gens, nous sommes donc TOUS res­pon­sables de ces morts, vous, moi etc, nous avons à répondre de cette non-assis­tance à per­sonne en dan­ger, à côté de chez nous, dans notre ville, notre dépar­te­ment, notre pays, dans le monde.

    On ne peut plus se regar­der dans la glace sans res­sen­tir un cer­tain malaise, il ne s’a­git pas de culpa­bi­li­ser ça ne sert à rien, c’est sté­rile, la situa­tion est ce qu’elle est point, on ne revien­dra pas sur le pas­sé, en revanche,responsabiliser chaque per­sonne indi­vi­duel­le­ment en fai­sant prendre conscience aux gens qui se trouvent auprès de vous de cette res­pon­sa­bi­li­té d’en­ver­gure, il se peut qu’au bout d’un cer­tain temps s’il n’est pas trop tard, quand la force numé­rique sera en notre faveur, cette inac­tion des affai­blis que nous sommes qui pro­fite aux pro­fi­teurs actuels se réorien­te­ra au pro­fit du plus grand nombre ;

    Nous avons fran­chi un cap, il nous faut chan­ger radi­ca­le­ment ou dis­pa­raître me semble-t-il, pas de tran­si­tion possible.

    Réponse
  136. Aîda Zeki

    La recherche d’un résul­tat immé­diat en poli­tique est aus­si vaine que celle du pro­fit immé­diat en économie.

    Bien sûr, l’at­tente est grande et urgente, telle qu’on peut la lire dans la per­ma­nence du « mou­ve­ment social ».

    Pour­tant, le « détour » vers ce qu’il y a de « fon­da­men­tal », c’est-à-dire la ques­tion d’une « Consti­tu­tion à la main du peuple consti­tuant » n’est pas une perte de temps, à condi­tion de ne pas négli­ger dans le bilan et l’exa­men pré­cis de « l’exis­tant », les quelques « choses » qui peuvent se trou­ver fort utiles à la fois pour « mobi­li­ser des mili­tants » et pour démar­rer une « dyna­mique constituante ».

    Jeter l’a­na­thème sur tout « l’exis­tant », c’est ris­quer de se pri­ver de ce qui assu­re­ra une flot­ta­bi­li­té à nos pro­jets dans la tem­pête qu’ils déclen­che­ront forcément.

    C’est pour­quoi Jen­nar n’a pas for­cé­ment tort de rejoindre un par­ti, et il a rai­son quand il dit « nos enne­mis ne sont pas à gauche ».

    C’est aus­si pour­quoi je rap­pelle qu’il existe une « Gauche unie euro­péenne » dont on peut être fier des inter­ven­tions au coeur même de cette « europe pourrie »…

    Réponse
  137. Catherine

    ah bon, et qu’est-ce qu’elle fait cette gauche unie, ou plu­tôt devrais-je dire qu’est-ce qu’  »on » l’au­to­rise à faire, à part nous endormir ?

    Réponse
  138. Aîda Zeki

    Cathe­rine, ne soyez pas injuste, car il ne sau­rait y avoir d’é­lus justes et hon­nêtes sans citoyens eux-mêmes justes et hon­nêtes : lisez donc le compte-ren­du des votes dans mon pre­mier post (« qui fait quoi à l’As­sem­blée Euro­péenne ? »), et soyez juste :

    Il y a une citoyen­ne­té qui se défend « la haut », et qui cor­res­pond à ce que l’on attend d’un groupe de « Gauche Unie euro­péenne »…sauf si votre « sens-de-la-vie-pul­sion-intui­tion » vous fai­sait pré­fé­rer la bar­ba­rie d’une confron­ta­tion san­gui­naire (du pot de chair, « nous », contre le pot d’ argent, « eux »): la classe domi­nante riche­ment sur­ar­mée jus­qu’aux dents, est prête à en découdre comme par le pas­sé, c’est-à-dire l’é­qui­valent de la guerre d’es­pagne , mais sans aucun ren­fort « exté­rieur » , car il n’y a plus de « bri­gades inter­na­tio­nales » disponibles !

    Il y a un défi démo­cra­tique à rele­ver, les domi­nés du sys­tème ont tout à y gagner dans un rap­port de « forces poli­tiques » qui est dif­fé­rent du « rap­port de force » bar­bare et « natu­rel » appe­lé de leurs voeux par les chantres de l’é­co­lo­gie brune tout comme par ceux de la bulle finan­cière « verte » à venir…

    Dire que Fran­cis WURTZ sert à « endor­mir » les citoyens, fran­che­ment, est-ce sérieux de votre part ?

    Je sais, nous rêvons de vacances…Mais tout de même, amu­sons-nous plus sérieusement !

    …Au fait : Bonnes vacances !

    Réponse
  139. gilles

    Mani­feste Européen

    Bon­jour à Aîda et à Cathe­rine, je ne suis pas contre l’Europe, en ce sens que je ne suis pas contre l’exis­tence de l’Eu­rope, l’exis­tence d’un sous-conti­nent au bout de l’Eu­ra­sie, puis­qu’il s’a­git d’une don­née géo­gra­phique aus­si intan­gible que l’exis­tence de l’île de Pâques ou l’ar­chi­pel des Gala­pa­gos. Mon Europe n’est pas celle d’une « construc­tion » dont j’ai rap­pe­lé l’o­ri­gine anti-com­mu­niste, hos­tile aux sala­riés et télé­gui­dé par les États-Unis d’A­mé­rique et dont tu recon­nais toi-même les défauts, celle de la démo­cra­tie en trompe-l’oeil, celle de la prime à la domi­na­tion éco­no­mique, celle du pri­mat de l’é­co­no­mie sur tout le reste, celle de cet aveu­gle­ment, de cette céci­té volontaire. 

    Je ne suis pas un haut phi­lo­sophe, d’autres en par­le­raient mieux que moi, ce que je res­sens, c’est que l’es­prit de l’Eu­rope est fait de sa diver­si­té, de ses par­ti­cu­la­rismes, c’est celle, par exemple du Siècle des Lumières, celle de Vol­taire pour­chas­sé en France, réfu­gié à Genève, celle au XIXème de Marx chas­sé de Paris en 1845 réfu­gié à Bruxelles, celle de son retour à Paris, chas­sé à nou­veau, trou­vant tou­jours un ailleurs proche dans un autre pays d’Eu­rope. Mon Europe est celle de la mul­ti­pli­ci­té, de la fécon­di­té, de la diver­si­té, celle de Bach, de Dide­rot, de Marat, de Dante, de Rabe­lais, de René Char.

    Mon Europe n’est celle des mul­ti-natio­nales, celle des lob­bies, de la cor­rup­tion, celle des déci­sions prises dans un yacht en fumant un cigare.

    La « construc­tion » « euro­péenne » dont le résul­tat actuel, pour com­bien de temps encore, est « L’U­nion « Euro­péenne » » est celle de l’u­ni­for­mi­sa­tion, de la nor­ma­li­sa­tion, de la cen­tra­li­té, du tout uni­fié et uni­fiant et mal­gré, quelques posi­tifs que l’on peut rele­ver de ci de là, cette est « construc­tion » est glo­ba­le­ment sinistre. 
    Tous les méga­lo­manes qui ont vou­lu rabo­ter cette diver­si­té n’ont appor­té que le mal­heur. Je ne veux pas contri­buer à consti­tuer ma pri­son, je veux res­ti­tuer le meilleur esprit de la meilleure Europe.
    Je veux arrê­ter d’être mal-trai­té de Maas­tricht à Lis­bonne en pas­sant par Nice. Je veux enle­ver le bâillon et retrou­ver l’Eu­rope de la liber­té, l’Eu­rope de la diver­si­té, l’Eu­rope des pen­seurs, des artistes.

    Réponse
  140. Catherine

    Oui, bien sûr que je suis injuste,généraliser c’est une bêtise sans nom Aîda,un piège dans lequel je tombe par dépit et paresse sans doute,je me défoule un peu faci­le­ment et sté­ri­le­ment surtout.

    Ce sont les règles du jeu soi disant démo­cra­tique qui amènent la dérive dont je parle, le sys­tème est per­vers, c’est nor­mal ce qui arrive, peut-être que si j’é­tais dépu­tée ou je ne sais quoi, je tom­be­rais dans le panneau,y’a pas de rai­son, je ne suis pas meilleure qu’une autre sans doute, y’a juste que je n’ai pas été confron­tée à cette situation.

    Puisque nous ne sommes pas des saints,à de rares excep­tions près, il faut veiller à ce que ça ne puisse pas arri­ver, une fois qu’on a des petits inté­rêts à défendre on a bien du mal à les lâcher, la peur c’est le germe de tout ce que l’on vit, il faut être exi­geant avec ceux que l’on aime pour les pous­ser à être davan­tage au mieux de ce qu’ils peuvent offrir à eux-mêmes aux autres et au monde, on doit exal­ter la nature humaine et pas la rabais­ser voi­là ce que je veux dire, je sais bien que vous com­pre­nez cela, et ça, ça ne peut se faire qu’à l’aide de lois qui viennent régle­men­ter les comportements.

    Exi­geam­ment fraternelle.

    Réponse
  141. gilles

    Com­mune pré­sence

    Tu es pres­sée d’écrire,

    Comme si tu étais en retard sur la vie.

    S’il en est ain­si fais cor­tège à tes sources.

    Hâte-toi.

    Hâte-toi de transmettre

    Ta part de mer­veilleux de rébel­lion de bienfaisance.

    Effec­ti­ve­ment tu es en retard sur la vie,

    La vie inexprimable,

    La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’u­nir,

    Celle qui t’est refu­sée chaque jour par les êtres et par les choses,

    Dont tu obtiens péni­ble­ment de-ci de-là quelques frag­ments décharnés

    Au bout de com­bats sans merci.

    Hors d’elle, tout n’est qu’a­go­nie sou­mise, fin grossière.

    Si tu ren­contres la mort durant ton labeur,

    Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le 
    mou­choir aride,

    En t’in­cli­nant.

    Si tu veux rire,

    Offre ta soumission,

    Jamais tes armes. 

    Tu as été créé pour des moments peu communs.

    Modi­fie-toi, dis­pa­rais sans regret

    Au gré de la rigueur suave.

    Quar­tier sui­vant quar­tier la liqui­da­tion du monde se 
    poursuit

    Sans inter­rup­tion,

    Sans éga­re­ment.

    Essaime la poussière

    Nul ne décè­le­ra votre union.__

    René Char
    __

    Réponse
  142. Alain Guillou

    Hymne à « la révolution »

    Demain si le soleil revient
    Entre les herbes pous­ser l’air marin
    Aper­ce­vrai-je entre mes doigts croisés
    Mou­cha­ra­bié pour plainte déposer
    L’E­té serein du deve­nir humain ?

    De porte ouverte en porte ouverte
    J’ai hési­té porte entr’ouverte
    Et renon­cé porte fermée
    A défon­cer porte blindée

    Ton coeur inerte
    Porte malheur
    « Viva la muerte »
    Ai-je hurlé

    En pure perte
    Désespéré…

    Or ton aorte
    A sursauté
    Prê­tant main forte
    A ta beauté
    Ressucitée…

    Réponse
  143. Alain Guillou

    « Quant aux pré­ten­dus nonistes qui sont prêts à s’al­lier avec le PS pour être à nou­veau élus, je ne crois pas qu’ils soient de vrais nonistes ».

    Rien n’est simple, Etienne, comme nous l’i­ma­gi­nons bien, mais je suis si heu­reux d’a­voir eu ta longue réponse que je la relis chaque jour en entier, his­toire d’i­ma­gi­ner ce que tu ne com­prends pas et ce que je ne com­prends pas.

    La mise en scène des « tra­hi­sons social démo­crates » fait par­tie de mes propres habi­tudes depuis les ori­gines de « ma conscience poli­tique », laquelle pour­tant ne se résume pas à ce théatre simple.

    « Bové, en se tra­his­sant, a tra­hi ceux qui le sou­te­naient ; c’est laid.

    Mais évi­dem­ment, ce ne sont pas les tra­his qui doivent avoir honte ».

    José Bové n’ap­par­tient sans doute qu’à lui-même, et dans ce cas, s’il sait ce qu’il fait, nous ne l’a­vions jamais connu tel qu’en lui-même :

    C’est bien « nous » qui avons eu tort et qui, sans pous­ser jus­qu’à « la honte » que j’é­voque par furie légi­time, devons réflé­chir sur « l’o­ri­gine du mal » :

    La confiance n’est pas le mal abso­lu, elle mérite res­pect comme toute convic­tion, mais jus­te­ment, mais jus­te­ment, ne devons nous pas noter que plus elle est « grande », plus elle mérite notre dédou­ble­ment critique :

    Je suis com­mu­niste « pra­ti­quant » du PCF, il y a d’autres « cha­pelles », et je ne suis pas « en congé de mon sens critique » !

    Par contre , si je me croyais « élec­tron libre », je ne me ren­drais peut-être pas compte de l’é­troi­tesse de ma « micro-cha­pelle indi­vi­duelle », et je tra­hi­rais sans même « me tra­hir », car autour d’un point unique on peut se retour­ner sans même s’en apercevoir.

    C’est le cas de José à mon avis.

    « La ligne » de mon par­ti a au moins le mérite de ser­vir de repère, mais rien ne dit qu’on doive y être asservi.

    Si le PS tra­hit, c’est que les diri­geants s’y com­portent en « élec­trons libres », sur­fant sur les crêtes des fameuses « tendances ».

    Et puis, chas­sons les par­tis, ce sont les sectes qui fleuriront !

    ..Enfin existe-t-il d’un côté « les vrais nonistes » et de l’autre, « les faux nonistes » ?

    Il fau­drait défi­nir « la ligne » qui les sépare !

    (un « front de gauche »?)

    Fra­ter­nel­le­ment

    Réponse
  144. juan nessy

    Il existe ceux qui s’en­gagent , se pré­sentent aux votes de ceux qu’ils pré­tendent conduire , et acceptent les sanc­tions ( dont , en ce qui concerne Bové quelques mois de pri­son sans trop de com­plai­sance que je ne sou­haite à personne ) .

    Réponse
  145. Étienne

    Cher Alain,

    Mer­ci d’être tou­jours là, mer­ci de me par­don­ner de conchier radi­ca­le­ment l’es­prit d’or­tho­doxie, et mer­ci de conti­nuer à cher­cher avec moi une orga­ni­sa­tion viable pour un monde com­mun juste.

    Je conchie plus les appa­reils que les hommes (encore que… les chefs… beerk…), j’ai des amis chers au PS et au PC et ailleurs : je conchie les par­tis plus que les par­ti­sans, parce que je sais que nous avons tous une ten­dance natu­relle à deve­nir partisans.

    Je suis absent ces temps-ci parce que j’ai beau­coup de tra­vail infor­ma­tique : j’ap­prends des tech­niques qui vont me per­mettre de réno­ver mon site, par exemple de faire de la page ‘Liens’ une vraie base de don­nées, rapide et indexée.

    J’ai retrou­vé une pho­to de toi à Ver­sailles en 2007, une pho­to avec Sam, une pho­to sym­pa. On était une poi­gnée de citoyens à pro­tes­ter contre le coup d’É­tat. Il pleu­vait. Aucun inté­rêt, nous n’a­vons aucune chance : nous ges­ti­cu­lons inuti­le­ment dans le car­can d’ins­ti­tu­tions scé­lé­rates, et tout le monde se fout tota­le­ment du pro­ces­sus consti­tuant. Nous sommes perdus.

    Mais Alphonse Allais résu­mait par­fai­te­ment l’es­sen­tiel : « inutile de pani­quer : per­sonne ne survivra. »

    :o)

    Étienne.

    Réponse
  146. Alain Guillou

    S’Il est nor­mal face au mal com­mun de rêver d’un bien commun…
    Il est nor­mal de ne pas vou­loir être déca­pi­té dés que l’on va paraître à la fenêtre où le vent ger­mi­nal sans inté­rêt feuillette son journal !
    S’Il est nor­mal de ne pas vou­loir être incor­po­ré dans un piège tribal…
    Il est nor­mal de ne pas vou­loir être
    hié­rar­chi­sé der­rière l’A­mi­ral Qui se régale de petits quar­tier-maîtres auto­ri­sés à lécher ses étoiles !
    S’Il est nor­mal de ne pas vou­loir être assu­jet­ti aux normes « libérales »…
    S’Il est nor­mal de ne pas vou­loir être
    Faciés­si­sé par l’ordre féodal…
    Il est nor­mal de ne pas vou­loir être Kar­ché­ri­sé dans sa cité natale !
    S’Il est nor­mal de ne pas vou­loir être assu­jet­ti aux normes « libérales »…
    Il est nor­mal de ne pas vou­loir être
    Cata­lo­gué « communiste-vieux-stal » !
    Stig­ma­ti­sé sur un axe du mal
    Tasé­ri­sé dés la sor­tie du bal
    Intro­ni­sé le cou­pable idéal
    Téta­ni­sé par les peurs ancestrales
    Excom­mu­nié par les bulles papales
    Encal­mi­né job au noir trop bancal
    Pro­mu faux-nez d’a­vo­cat chez Total
    Dépos­sé­dé de son bel idéal
    Dénu­cléé par un tir de Flash-bal

    Bref, il est nor­mal que tout aille au plus mal !

    Réponse
  147. Alain Guillou

    ..J’ai arrê­té mon « poème », car il m’en­trai­nait je ne sais où, mais ça rimait de plus en plus avec troud’balle…

    Bon cou­rage en infor­ma­tique, at atten­tion les yeux, y aus­si du « Flash-bal » la-dedans !
    Fra­ter­nel­le­ment sous les pluies de la rue de la grange au loup…

    Réponse
  148. Alain Guillou

    Ver­sailles 2007!…
    Voi­la un beau sou­ve­nir de « tra­vaux pra­tiques » qui ras­sem­blèrent certes trop peu de citoyens, mais de toutes les « cha­pelles » atten­dues contre un coup d’Etat.

    Je m’y suis ren­du en tra­ver­sant les bar­rages de CRS suc­ces­sifs, m’a­dres­sant per­son­nel­le­ment à chaque fonc­tion­naire qui vou­lait m’ar­rê­ter, lui disant : je lutte pour que votre retraite ne soit jamais remise en ques­tion et pour que votre enfant ait droit aux acquis de la libé­ra­tion : j’ai fran­chi ain­si 4 bar­rages de coins de rue, ce qui m’a per­mis de bran­dir mon « Huma spé­ciale ver­sailles » dans le dos du chef d’es­ca­dron qui fai­sait face à « notre manif »…sans être tabas­sé, car j’é­tais fil­mé par un jour­na­liste , et la situa­tion était risible.

    Mon « com­mu­nisme » est peut-être de ceux qui recon­naissent la puis­sance d’un indi­vi­du seul face aux chars, quels qu’ils soient, dans la mesure où « la digni­té de la per­sonne humaine » est , jus­te­ment, la clef des « conven­tions collectives ».

    L’es­prit de cette manif, sous tous les dra­peaux, était le même, m’a-t-il sem­blé, et donc, l’es­poir demeure, et cet espoir sera aus­si conta­gieux que le plus redou­table des « virus ».

    Réponse
  149. Catherine

    Oui, inutile de pani­quer, per­sonne ne sur­vi­vra, la vie est en effet une mala­die mor­telle, et en atten­dant, lais­sons le flux vital nous tra­ver­ser en nous débar­ras­sant de tout ce qui contre­vient à sa qua­li­té, rien d’autre que cet essen­tiel si essen­tiel­le­ment dif­fi­cile à sau­ve­gar­der, n’est-ce-pas ?

    Réponse
  150. Catherine

    Pour les incré­dules, le pro­fit avant l’homme, en voi­là une démons­tra­tion mani­feste, s’il est encore néces­saire de le prouver !

    Révé­la­tions ahu­ris­santes du doc­teur André Ger­nez, ori­gi­naire du Nord de la France, père de la théo­rie des cel­lules souches, quant au blo­cus qu’il subit de la part de l’É­tat fran­çais et des ins­ti­tu­tions fran­çaises. Ça prend 55 minutes, mais c’est vrai­ment très très inté­res­sant, ça per­met de com­prendre la logique du sys­tème, illo­gique pour celui qui ne sait pas (ou ne veut pas) le lire…

    http://​exdis​ci​ples​le​blog​.blog​spot​.com/​2​0​0​9​/​0​7​/​d​o​c​t​e​u​r​-​a​n​d​r​e​-​g​e​r​n​e​z​-​l​e​-​s​c​a​n​d​a​l​e​-​d​u​.​h​tml

    Réponse
  151. gilles

    Excellent tra­vail Cathe­rine, si nous avions le temps nous pour­rions faire la chro­nique non de la haine ordi­naire comme Pierre Des­proges le fai­sait, mais bien celle des scan­dales ordi­naires, tiens un exemple : nous n’a­vons qu’ à réflé­chir un peu sur les nitrates dans l’a­li­men­ta­tion pour arri­ver au même constat, le taux de nitrates auto­ri­sé dans l’eau de bois­son doit être infé­rieur à 50 mg par litre, ce qui fait le pro­fit de cer­taines com­pa­gnies d’eau en bou­teille qui com­mu­niquent sur sur cette qua­li­té de leur eau. Nitrates qui viennent de l’a­gri­cul­ture inten­sive prô­née par la poli­tique agri­cole com­mune qui veut trans­for­mer les pay­sans en agro-busi­ness-men, soit dit en pas­sant. Par contre les char­cu­te­ries sont bour­rées de nitrates et là pffft, il n’y a plus per­sonne qui en parle, les auto­ri­tés ferment les yeux. Éton­nant, non ?

    Réponse
  152. Aîda Zeki

    BON COURAGE à tous ceux qui ont effec­tué leur « ren­trée », et sur­tout à tous ceux qui, de plus en plus nom­breux , n’ont ni ren­trée ni sortie…

    Le 1er article de la Consti­tu­tion devrait décla­rer le droit pour toute per­sonne humaine à une issue sociale et donc une inser­tion dans un pro­ces­sus qui per­mette à « l’es­pèce humaine » de deve­nir le « genre humain ».

    Réponse
  153. balthazar

    Et les mar­tiens, le genre mar­tien, géné­ra­li­sons que diable, ne res­tons pas étriqué !

    Réponse
  154. gilles

    Mer­ci de pen­ser à ceux n’ont plus d’en­trées-sor­ties. Par contre, bal­tha­zar a un peu rai­son de se moquer, car les plus belles consti­tu­tions du Monde n’ont pas tou­jours pro­té­gé les simples gens. La beau­té des mots pour les yeux et les oreilles, le lyrisme n’ont que très rare­ment empê­ché les injus­tices concrètes.

    Un exemple par­mi tant d’autres : La glo­rieuse Consti­tu­tion de 1936 de l’U­nion Soviétique.

    Wiki­pé­dia Extrait :
    « La consti­tu­tion sup­pri­ma les res­tric­tions de vote et ajou­ta le suf­frage uni­ver­sel direct aux droits garan­tis par la consti­tu­tion pré­cé­dente. En outre, la consti­tu­tion recon­nut les droits col­lec­tifs sociaux et éco­no­miques, non recon­nus par les consti­tu­tions des pays capi­ta­listes à cette époque, par­mi les­quels les droits au tra­vail, au repos et au loi­sir, la pro­tec­tion de la san­té, le soin aux per­sonnes âgées ou malades, le droit au loge­ment, à l’é­du­ca­tion et aux béné­fices cultu­rels. La consti­tu­tion per­mit aus­si l’é­lec­tion directe de tous les corps gou­ver­ne­men­taux et leur réor­ga­ni­sa­tion en un sys­tème unique et uniforme. »

    Cer­tains articles très beaux n’ont pas reçu le com­men­ce­ment d’une appli­ca­tion concrète.

    Tiens, à la place du lyrisme, si tu veux il y aura un beau débat à la Fête de l’Humanité 2009

    Mou­ve­ment Poli­tique d’Education Popu­laire (M’PEP)

    Inau­gu­ra­tion du stand le same­di 12 sep­tembre, à 11h, en pré­sence de Michele Des­senne, porte parole nationale

    Deux débats :

    • Same­di 12 sep­tembre, de 14h à 16h :

    « Peut-on res­ter dans l’Union européenne ? »
    avec Jacques Niko­noff, porte parole du M’PEP

    • Same­di 12 sep­tembre, de 16h30 à 18h30 :

    « Cohn-Ben­dit plus dan­ge­reux que Sarkozy ? »
    avec Auré­lien Ber­nier, secré­taire natio­nal du M’PEP, auteur du livre « le cli­mat otage de la finance » éga­le­ment pré­sent au Vil­lage du livre.

    Réponse
  155. Alain Guillou

    Bonne ren­trée à tous et bien­ve­nue à Bal­tha­zar « Place du Lyrisme » de la « Fêt’de l’Hu­ma » car il s’y pro­dui­ra sans doute l’é­mer­gence du genre martien !

    …« 9 mil­liards d’êtres humains à l’ho­ri­zon 2040 « …Vive­ment une fête de l’hu­ma avec 50% de plus de participants…et pour­quoi pas 200% si les invi­tés d’OXO acceptent de revenir ?

    La ques­tion « d’é­crire une Consti­tu­tion » mérite donc qu’on en rigole tant que l’on ne sait pas com­ment faire appli­quer une constitution…

    Pour­tant, Aïda a peut-être rai­son de vou­loir foca­li­ser sur « l’ar­ticle 1er », jus­te­ment , celui qui devrait faire que la consti­tu­tion sera appliquée..

    Et Etienne a sans doute rai­son d’in­sis­ter pour que cet « Article 1er » soit celui qui dit que la consti­tu­tion est écrite par et pour le peuple…

    Bon, moi je vais à La Cour­neuve pour ren­con­trer Lucien Sève et d’autres auteurs remue-méninges au Vil­lage du Livre.

    Réponse
  156. Alain Guillou

    Bon­jour Etienne, Gilles, Catherine,

    reve­nu de la Fête de l’Hu­ma, outre le ser­vice des huîtres assu­mé au stand de Loire Atlan­tique, quand mon tour de rôle arri­vait, j’ai ren­con­tré « tout le monde » c’est-à-dire des « citoyens qui nous res­semblent »… Enfin, de toutes les cou­leurs, mais qui huaient quand j’a­vais envie de le faire moi-même, qui rete­naient aus­si des larmes, qui appor­taient leur conscience et leur curio­si­té, et qui accueillaient favo­ra­ble­ment l’i­dée d’un tra­vail col­lec­tif en vue du ras­sem­ble­ment le moins impuis­sant pos­sible face à l’i­déo­lo­gie guer­rière domi­nante… Enfin, des gens indé­fec­ti­ble­ment « opti­mistes », et heu­reux de contri­buer à une résis­tance festive.

    Donc, Etienne, des gens cer­tai­ne­ment capables de par­ta­ger ton indi­gna­tion spé­ci­fique et ciblée, même si elle sur­git par la porte « d’à côté », c’est-à-dire, celle devant laquelle on passe en pen­sant « celle-là, quand j’au­rai le temps de la pousser… »

    Il man­quait un stand « Ecrire notre Consti­tu­tion » à cette fête qui en com­por­tait pour­tant de fort divers.

    Il faut apprendre à ouvrir les huitres sans se blesser…

    …peut-être pour faire com­prendre à des esprits cris­pés sur leur « perle unique » pour­quoi des « nou­veau­tés » comme le « pou­voir média­tique » doivent être prises en consi­dé­ra­tion avec ce dont une Consti­tu­tion fixe les principes.

    Pour­quoi ne pas deman­der à Patrick LE HYARIC, direc­teur de l’Hu­ma à l’es­prit assez ouvert pour avoir invi­té jus­qu’à des ministres sar­ko­ziens, une tri­bune régu­lière dans « l’Huma-débats » ?

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  157. Étienne

    Mer­ci Alain :o)

    J’au­rais aimé faire un tour à cette fête.

    Une pro­chaine fois…

    Je suis para­ly­sé : voi­là trois mois que je n’ai pas mis à jour ma pré­cieuse page ‘Liens’… et pour­tant je lis plus que jamais et ma pile ‘Liens à signa­ler » devient pro­pre­ment énorme…

    Je n’y crois plus, c’est affreux : je com­prends (ou crois com­prendre) que les vic­times sont consen­tantes et qu’elles vont natu­rel­le­ment réélire leurs bourreaux…

    Alors à quoi bon ?

    Étienne.

    Réponse
  158. NingúnOtro

    Voyons, Étienne…

    … per­sonne ne devrait croire que chan­ger quoi que ce soit allait être facile.

    Les vic­times ne sont pas consen­tantes, sinon, on n’au­rait même pas eu les résul­tats des réfé­ren­dums fran­çais, hol­lan­dais et irlan­dais qu’on à eu.

    Ce qu’il manque, c’est la com­mu­ni­ca­tion pour orga­ni­ser l’ex­pres­sión syn­chro­ni­sée du refus des citoyens à sanc­tion­ner les plans de ceux qui nous exploitent comme du bétail en pour­sui­vant leurs propres logiques en pré­fé­rant une pré­ten­due vic­toire phir­rique (des paris extrèmes : pile, je gagne ; face, tout le monde perd) plu­tôt que des acords pour ter­mi­ner avec les hos­ti­li­tés. Les élites sont pri­son­nières de leur logique TINA (There Is No Alter­na­tive)… en sup­po­sant qu’ils ne peuvent pas faire confiance aux autres pour arrê­ter les hos­ti­li­tés, ils s’arment pour résis­ter, et en fai­sant cela ils exter­na­lisent des signaux qui ren­forcent la croyance des autres qu’on ne peut pas leur faire confiance pour arrê­ter les hostilités.

    Le pro­blème n’est même pas une lutte de classes comme vou­drait entendre la gauche, et ceci est une des rai­sons pour les­quelles on cherche des solu­tions idéo­lo­giques à un pro­blème qui n’est pas idéo­lo­gique… les élites vont droit dans le mur à cause d’un mau­vais choix his­to­rique de stra­té­gie de sur­vie. Un choix fait à un moment ou il ne man­quait pas d’es­pace pour deve­lop­per la stra­té­gie choi­sie sans entra­ver celle d’au­trui, et qui s’est conso­li­dé en créant des struc­tures accu­mu­lant le poids de leur iner­tie avant de se rendre compte qu’à un moment don­né ils man­que­raient de l’es­pace pour se deve­lop­per en liber­té et com­men­ce­raient à craindre l’e­lan com­pé­ti­tif du voi­sin. C’est la qu’ap­pa­rait TINA… ils n’ont pas d’al­ter­na­tive… ils deve­loppent la psy­chose du voleur qui croit que tous les autres sont de sa même condi­tion, et ils doivent se resi­gner à ne s’in­ter­dire aucun abus de peur à ne pas être assez com­pé­ti­tifs vis à vis de ceux qu’ils savent dans les mêmes condi­tions et qu’ils croient capables de ne pas s’in­ter­dire cette hési­ta­tion qu’ils croient ne pas pou­voir se permettre.

    C’est cal­qué sur la situa­tion eco­no­mi­co-finan­cière mon­diale actuelle… peut-on vrai­ment croire que tous ces Prix Nobel d’É­co­no­mie n’ont pas vu venir la catas­trophe vers laquelle nous avan­çons tou­jours à vélo­ci­té de croi­sière comme si nous avions confiance dans notre Tita­nic par­ti­cu­lier ? Que nen­ni ! Je ne doute pas du fait que entre tant d’é­co­no­mistes et de poli­ti­ciens il y en ait plu­sieurs qui soient des vrais cré­tins ou idiots utiles dans plu­sieurs domaines, mais la plu­part d’entre eux savent très bien à quel jeu ils jouent et s’ils doivent oublier leur conscience pour aller au bout de leurs logiques ils se font bien payer pour cela. Pas parce que ce serait des escrocs, la nature humaine n’est tout même pas si mau­vaise que cela, mais parce que de toute façon ils se savent pris dans un piège que l’his­toire de l’hu­ma­ni­té a pré­pa­ré pour qu’ils serrent le filet eux-mêmes.

    Ce sont les élites qui se sont pro­gres­si­ve­ment enfer­més dans ce piège en armant le canon qui pointe tout droit vers leur tête. Ils doutent de la volon­té du voi­sin avec son doigt sur la gachette, et ils accu­mulent pour se payer comme der­nier rem­part le déterrent de la des­truc­tion mutuel­le­ment assu­rée d’un para­pluie nucléaire. La famine de leurs peuples n’est pas un prix trop grand à payer. Je ne doute pas qu’il existe des gens qui s’en­ri­chissent pour dépen­ser leur argent et bien vivre, mais pour la plu­part l’argent est une arme à sto­cker dans des silos de lan­ce­ment et l’é­co­no­mie n’est que la pour­suite de la guerre par d’autres moyens.

    Les seuls qui peuvent agir en dehors de cette logique sui­cide, ce sont les citoyens indi­vi­duels qui n’ont jamais été ino­cu­lés par ce virus de la sur­vie indi­vi­duelle à outrance. Ils sont une majo­ri­té énorme, mais la plu­part ne com­prend pas la logique cachée qui rend la situa­tion actuelle telle qu’elle est, pen­dant que les élites, qui craignent un réveil, sont bels et bien achar­nés sur un plan pour leur enle­ver le peu de pou­voir démo­cra­tique qu’il leur reste encore en essayant de s’af­fran­chir du devoir d’ac­cep­ter les résul­tats de quel­conque élection.

    Le tour n’est pas encore dans le sac… et la para­ly­sie est du suicide.

    Je vous accorde que ce n’est pas facile de voir quels pas faire…

    Réponse
  159. Aîda Zeki

    Signer l’ap­pel :

    http://​www​.fon​da​tion​-coper​nic​.org/​p​e​t​i​t​i​o​n​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​e​t​i​t​i​o​n=3

    Les « élites » dont le fonc­tion­ne­ment est décrit par Ningú­nO­tro sont bien « la classe capi­ta­liste » dont le « psy­chisme » est décrit par Marx :

    Le consen­te­ment des « élites » au « non-être-humain » et à deve­nir de purs monstres dans le piège de « l’a­voir », voi­là la « para­ly­sie du genre humain », dont le spec­tacle est tout aus­si para­ly­sant à subir, et c’est bien la reven­di­ca­tion sociale des domi­nés qui apporte le mou­ve­ment et l’ac­tion dont la pen­sée « conscience de classe » ouvre sur une reprise de ce que la Franc-maçon­ne­rie avait ini­tié sur le che­min de 1789 :

    l’hu­ma­nisme qui vise à reprendre en main son destin.

    À l’heure où l’on se sui­cide au tra­vail, cette « résis­tance créa­tive » est plus que jamais à l’ordre du jour.

    La com­po­sante « juri­dique » de cette « conscience de classe » est indis­pen­sable, c’est pour­quoi il ne sau­rait être ques­tion d’ar­rê­ter d’y penser :

    la reven­di­ca­tion d’une refon­da­tion des droits humains dans une Consti­tu­tion encore inédite doit deve­nir populaire !

    Oser tou­cher au sacro saint « droit de pro­prié­té » sera l’acte déver­rouilleur de ce « piège ».

    Encore fau­dra-t-il y regar­der de plus près, à savoir : dicer­ner la but­tée qui enclanche l’ou­ver­ture d’une appro­pria­tion per­son­nelle sur une appro­pria­tion col­lec­tive, libé­rant l’in­di­vi­du de son « angoisse » égoïste, et lui offrant un champ plus « humain » d’ap­pro­pria­tions « culturelles ».

    Etienne, bon cou­rage par ces temps de « ren­trée morose » : nous atten­dons vos « liens » !

    Réponse
  160. Olga Quintavalle

    (colère piquée, sur le forum Marianne au sujet des rap­ports de Sar­ko avec la docile Arlette Chabaud…)

    La ques­tion des ques­tions est bien là :

    Quand la perte de cré­di­bi­li­té des médias rejoin­dra-t-elle la perte de cré­di­bi­li­té d’une « mora­li­sa­tion du capi­ta­lisme » ain­si que la reprise de confiance en soi d’un peuple téta­ni­sé face à un miroir qui le démoralise ?

    Quand Elle regarde l’A­JT et les 2 potiches qui lui servent de « jour­na­listes » sur le « télé-médiocriseur-de-masse »,

    « Je ris de me voir si moche » devrait enfin hur­ler la République-Castafiorisée !

    Les soixante-hui­tards avaient rai­son à 2009%, c’est leur seul tort !

    Bonne nuit les petits !

    Réponse
  161. gilles

    Bon­soir à Tous, je com­prends ton décou­ra­ge­ment Étienne, tel que je le res­sens, les vic­times ne sont pas consen­tantes mais elles ont ont marre de tou­jours for­cer pour sou­le­ver le cou­vercle que la réa­li­té et les puis­sants leur mets sur la tête. Alors ces vic­times si elles ne veulent plus être vic­times et qu’elles ne peuvent pas l’é­vi­ter par fatigue ou décou­ra­ge­ment, alors elles s’é­vadent ailleurs :
    famille, tra­vail, chasse, reli­gion, sport, bro­de­rie, pêche à la ligne, conquêtes amou­reuses, musique, del­ta­plane, ULM (si si ça existe, j’en connais, mais je ne don­ne­rais pas les noms) … et etc … ………rem­plis­sez les poin­tillés selon vos affi­ni­tés. Et comme sou­vent dans la vie, nous ne pou­vons pas leur don­ner à 100 % tort !

    Et la ritour­nelle de la domi­na­tion conti­nue­ra, l’hu­main vou­dra tou­jours domi­ner l’hu­main, tou­jours l’hu­main se révol­te­ra contre cette domi­na­tion et Sisyphe rou­le­ra tou­jours son rocher.

    Réponse
  162. Aîda Zeki

    « et la ritour­nelle de la domi­na­tion conti­nue­ra »…Bon­soir, Gilles !

    Je pro­pose que cha­cun aille se cou­cher dés qu’il est fatigué…cela ne signi­fie pas que toutes les poules dor­mi­ront à l’heure où les renards se pro­pulsent sur « le marché » !

    Le mili­tan­tisme a prou­vé qu’il fait des quarts « his­to­riques » et que « la vigi­lance mili­tante » est une tâche col­lec­tive à par­ta­ger, ce qui signi­fie que les « coups de pompe » res­tent indi­vi­duels, et cha­cun peut s’en remettre, si l’am­biance col­lec­tive est bonne.

    Les « masses popu­laires » (pour ne pas par­ler de peuples…) ont une iner­tie, mais les AJT et autres appren­tis sor­ciers qui pré­tendent les « gou­ver­ner » finissent tou­jours par être en dépha­sage, dépas­sés par des « cadences infer­nales » : celles des réveils popu­laires, et alors on parle « d’ingouvernabilité » :

    l’A­JT com­mence a perdre les pédales : il n’est pas ques­tion pour « nous » de perdre confiance en « nous » !

    Il y a un poten­tiel de conver­gences popu­laires puis­santes inté­grant dans leur dyna­mique un pro­ces­sus constituant.

    Réponse
  163. Étienne

    Mer­ci Aîda, c’est vrai : c’est une course de relais…

    Étienne.

    Réponse
  164. gilles

    Bon­soir Aîda, ne tronque pas ma réflexion, elle est ambi­va­lente, je dis aus­si : tou­jours l’hu­main se révol­te­ra contre cette domination. 

    Demo gegen EU-ver­trag – Mani­fes­ta­tion fes­tive contre les trai­tés UE avec une bonne ambiance colec­tive, une vraie mocrie super-vita­mi­née qui me remonte le moral et que j’au­rais aimé vivre en France

    Notre répu­blique, nos biens com­muns ont été et conti­nuent à être ven­dus à l’en­can, pri­va­ti­sés selon les règles, pour­tant refu­sés par réfé­ren­dum, d’une concur­rence libre et non-faussée.

    La pri­va­ti­sa­tion de La Poste a com­men­cé avec la trans­po­si­tion en droit fran­çais des direc­tives pos­tales euro­péennes 97/67/CE et 2002/39/CE ouvrant la dis­tri­bu­tion du cour­rier à la concur­rence, en appli­ca­tion des trai­tés de Maas­tricht et d’Amsterdam exi­geant « la concur­rence libre et non faus­sée ». Le pacte de sta­bi­li­té et la réduc­tion des dépenses publiques qu’il implique ont déjà abou­ti à la fer­me­ture de mil­liers de bureaux de poste ou à leur trans­for­ma­tion en agence pos­tale à la charge des com­munes, ou en « points poste » pri­vés chez les commerçants.

    Les trai­tés euro­péens ne sont pas consti­tu­tion­nels, ni consti­tuants, ils ne nous ins­ti­tuent ni nous consti­tuent une nou­velle sou­ve­rai­ne­té mais ils nous des­ti­tuent petit à petit de celle que nous avions.

    Comme à Ber­lin, il y a un poten­tiel de conver­gences popu­laires puis­santes inté­grant dans leur dyna­mique un pro­ces­sus recons­ti­tuant, une volon­té de reprendre, de se réap­pro­prier la démo­cra­tie et la sou­ve­rai­ne­té nationale.

    Réponse
  165. Aîda Zeki

    j’ai un peu mal­adroi­te­ment écrit (post 164 ci-dessus):

    « Encore fau­dra-t-il y regar­der de plus près, à savoir : dicer­ner la butée qui enclenche l’ou­ver­ture d’une appro­pria­tion per­son­nelle sur une appro­pria­tion col­lec­tive, libé­rant l’in­di­vi­du de son « angoisse » égoïste, et lui offrant un champ plus « humain » d’ap­pro­pria­tions « culturelles ».

    Cette phrase, per­son­nelle, pour­rait sem­bler confuse, alors je m’ex­plique avec des cita­tions, afin de dire que les natio­na­li­sa­tions, dans la mesure où elles offrirent au peuple la « pro­prié­té col­lec­tive de ser­vices publics » pou­vaient être le pre­mier stade d’un pro­ces­sus plus humain encore de « réap­pro­pria­tion » par cha­cun de son des­tin per­son­nel, qui passe par la construc­tion des per­sonnes dans « leur » tra­vail : il est bien ques­tion là, d’un « droit de l’homme » à « se construire dans une vie active en s’im­pli­quant dans une dyna­mique socio-économico-culturelle » :

    c’est pour­quoi « le droit » visé est bien celui d’une autre sorte de « pro­prié­té indi­vi­duelle » que la pro­prié­té pri­vée capi­ta­liste : « ma vie m’ap­par­tient », c’est une affir­ma­tion que dément le sys­tème actuel qui ne se per­pé­tue qu’en pul­vé­ri­sant les per­sonnes uti­li­sées même pas comme des outils bien entre­te­nus d’un employeur humain, mais plu­tôt comme « l’ou­til-pierre-occa­sion­nelle-jetable » du « capitaliste-réflexe-animal ».

    La pers­pec­tive his­to­rique qu’il s’agit d’actualiser est donc celle qui figure dans la charte du congrès d’Amiens de la CGT (1905) qui pré­co­nise « l’abolition du sala­riat et du patro­nat » (ou encore pour employer les termes de Marx, his­toire de résis­ter au tabou ou aux cen­sures impo­sées contre ce pen­seur libre): « l’expropriation des expro­pria­teurs, le réta­blis­se­ment de la pro­prié­té indi­vi­duelle du tra­vailleur, sur la base des acquis de la col­lec­ti­vi­sa­tion capitaliste ».

    Réponse
  166. Aîda Zeki

    Gilles, nous pou­vons être d’ac­cord, si nous « tra­vaillons » sans que cet « accord » soit une fin en soi : chaque véri­té par­tielle mise en évi­dence par ce che­min tor­tueux , est l’oc­ca­sion de pesées cri­tiques et de réfu­ta­tions qui ne pré­jugent en rien du degré d’a­van­ce­ment des réflexions de cha­cun, car ce qui est dif­fi­cile, une fois pris la déci­sion de « réflé­chir à plu­sieurs », ce n’est pas d’i­ma­gi­ner « la pen­sée finie de l’autre », c’est de ne pas finir de penser…

    Pour entendre autrui, il faut s’im­po­ser un cer­tain silence men­tal, je n’y par­viens qu’à moi­tié : toutes mes excuses !

    Réponse
  167. gilles

    Mer­ci Aîda pour ces pen­sées déli­cates, cela m’a fait relire vos der­nières inter­ven­tions, inter­ven­tions dont je ne com­prends pas tout au pre­mier abord, et je dois dire que par­fois cela m’exas­père de ne pas com­prendre du pre­mier coup, mais si je les lis et les relis, elles prennent sens !

    Réponse
  168. Alain Guillou

    1) « Après avoir lan­cé l’appel « Pour la défense de nos droits constitutionnels »

    -droit au tra­vail, au salaire, à la san­té, à l’éducation, etc…-… nous avons déci­dé de pro­po­ser une réunion de réflexion qui se tien­dra le 3 octobre à Paris, Bourse du Travail ».

    http://​www​.pour​nos​droits​fon​da​men​taux​.sgdg​.org/

    2)-« Bon­jour

    Des membres du Réseau Fémi­nistes « Rup­tures » seront présent-es.

    Bien à vous.

    Monique.

    [email protected]

    Ani­ma­trice du Réseau Fémi­niste « Ruptures »

    Tél : 01 42 23 78 15 – 06 73 44 78 65″

    Je relaye ces 2 mes­sages ici, en espé­rant que ce ne soit pas jugé incongru.

    Bien fra­ter­nel­le­ment.
    Alain

    Réponse
  169. Alain Guillou

    Principe1A :

     » La Consti­tu­tion défi­nit les pou­voirs sans impo­ser une poli­tique économique ».

    Ce prin­cipe, s’il était appli­qué, ouvri­rait au peuple un accés à la sou­ve­rai­ne­té en matière de poli­tique éco­no­mique : sans défi­ni­tion du « pou­voir éco­no­mique », on laisse les domi­nants s’ap­pro­prier ce « pou­voir clan­des­tin » et déci­der de façon auto­cra­tique « leur » poli­tique économique.

    (C’est pareil pour « le pou­voir médiatique »!)

    Vou­loir remettre en cause le dogme de la pro­prié­té pri­vée des entre­prises ne contre­dit pas ce « principe1A », au contraire :

    La pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion peut être pri­vée, col­lec­tive ou mixte, et dans chaque cas il y a des poli­tiques éco­no­miques pos­sibles et diverses à « choisir » :

    Donc une Consti­tu­tion qui vise à trans­fé­rer la sou­ve­rai­ne­té vers des citoyens peut et doit pré­voir cela aus­si dans le domaine éco­no­mique sans que s’im­pose consti­tu­tion­nel­le­ment « une poli­tique économique ».

    Par contre, des trai­tés « consti­tu­tion­nels » qui pré­tendent impo­ser les dogmes de « la concur­rence libre et non faus­sée » imposent, eux, une poli­tique éco­no­mique bien pré­cise, celle qui abou­tit à la crise com­men­çante et aux catas­trophes majeures dont les peuples feront les frais.

    Saluons donc avec opti­misme l’é­mer­gence de DIE LINKE en Allemagne !

    Réponse
  170. juan nessy

     » Les plus déses­pè­rés sont les chants les plus beaux , et j’en sais d’im­mor­tels qui sont de purs san­glots … » mais il fau­dra plus qu’une immor­telle consti­tu­tion pour nous sau­ver de la raré­fac­tion de l’eau potable . Et nos san­glots ne sau­raient nous désal­tè­rer ; ça n’est plus le code de navi­ga­tion qui est insuf­fi­sant , c’est la mer qui est malade .…pas encore suf­fi­sam­ment pour que le code soit revu .

    Réponse
  171. Catherine

    J’ai l’im­pres­sion que lorsque les gens sont malades de cette mala­die que l’on dit de l’âme, cette mala­die vient du non-sens dans lequel on les plonge et qui broie les sen­si­bi­li­tés les plus vibrantes, les plus sen­sibles, les plus sub­tiles, à croire qu’il faut être insen­sible, rustre et rigide pour être « nor­mal » dans cette folle réa­li­té sociale d’au­jourd’­hui. Ils souffrent ces soi-disant a‑normaux de ce qu’on leur fait vivre de cette non-vivance. Quand le mal n’est pas trop enkys­té et n’a pas encore com­plè­te­ment rava­gé l’é­ten­due de l’être, une parole juste, dépo­sée sans volon­té de ceci ou cela fait res­sus­ci­ter un mor­ceau d’eux-mêmes, ces gens-là ne sont pas friands d’ac­ces­soire, non, ils veulent juste l’es­sen­tiel, la véri­té d’un échange sans volon­té, sans désir par­ti­cu­lier sinon celui de sen­tir la vie battre et pul­ser, et dès lors les miracles se font jour, il suf­fit d’es­sayer ! c’est quoi la vie ?

    Réponse
  172. Catherine

    Refu­sons d’o­béir, refu­sons d’o­béir, refu­sons d’obéir.….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….……

    Réponse
  173. Alain Guillou

    Le pro­jet de loi du gou­ver­ne­ment sur La Poste a été pré­sen­té en conseil des ministres le 29 juillet.

    Il doit à pré­sent être ins­crit à l’ordre du jour de la ses­sion par­le­men­taire. Le pro­jet de loi orga­nique qui aurait dû per­mettre de mettre en oeuvre une pro­cé­dure de consul­ta­tion popu­laire n’est, quant à lui, « tou­jours pas dans les tuyaux », comme l’in­di­quait récem­ment au Monde Hen­ri de Rain­court, le ministre char­gé des rela­tions avec le Par­le­ment. Il n’est pas inter­dit de pen­ser que le chef de l’E­tat et le gou­ver­ne­ment ont pré­fé­ré évi­ter de don­ner à l’op­po­si­tion, sur ce dos­sier sen­sible, l’op­por­tu­ni­té d’u­ser d’un droit qui, for­mel­le­ment, avait pour­tant été ins­crit dans la Constitution.

    Un réfé­ren­dum est quand même orga­ni­sé par les asso­cia­tions par­tis et syn­di­cats qui défendent le ser­vice public de LA POSTE : nous avons jus­qu’au 3 octobre pour mani­fes­ter dans les urnes mises à dis­po­si­tion dans les mai­ries les postes ou les mar­chés de nos villes et villages :

    http://​www​.appel​pour​la​poste​.fr

    Nous devons aus­si conti­nuer le com­bat car enfin « nous » ne sommes plus les seuls « OBSTINES » :

    Un réfé­ren­dum pour la Poste : à vous de choisir !

    Réponse
  174. Étienne

    Réfé­ren­dum sur La poste : la vacui­té abys­sale de Chris­tine Lagarde, sur l’ex­cellent blog d’O­li­vier Bonnet :

    http://​www​.plu​me​de​presse​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​238


    Et, à pro­pos de Chris­tine Lagarde, il faut lire cela : Avec Chris­tine Lagarde, l’industrie US entre au gou­ver­ne­ment français

    (22 juin 2005) « Incon­nue des Fran­çais, l’avocate Chris­tine Lagarde a été nom­mée ministre du Com­merce exté­rieur dans le gou­ver­ne­ment de Domi­nique de Vil­le­pin. Il y a quelques jours encore, elle défen­dait les inté­rêts des mul­ti­na­tio­nales états-uniennes contre ceux des entre­prises fran­çaises et euro­péennes. Ses posi­tions poli­tiques s’accordent par­fai­te­ment avec son enga­ge­ment mili­tant au sein du CSIS, le think-tank du lob­by pétro­lier aux États-Unis. (Lire la suite…) »

    Étienne.

    Réponse
  175. Alain Guillou

    « Bien que cela ne figure pas sur sa bio­gra­phie offi­cielle, Madame Lagarde mili­tait aux États-Unis au Cen­ter for Stra­te­gic & Inter­na­tio­nal Stu­dies (CSIS) 3. Au sein de ce think tank, elle co-pré­si­dait avec Zbi­gniew Brze­zins­ki 4 la com­mis­sion Action USA/UE/Pologne et sui­vait plus par­ti­cu­liè­re­ment le groupe de tra­vail Indus­tries de défense USA-Pologne (1995−2002) et les ques­tions liées à la libé­ra­li­sa­tion des échanges polo­nais. Or, dans ces ins­tances, elle repré­sen­tait les inté­rêts états-uniens contre ceux du Com­merce exté­rieur fran­çais dont elle est aujourd’hui la ministre 5. En sa qua­li­té d’avocate du cabi­net Baker & McKen­zie, elle pous­sait plus par­ti­cu­liè­re­ment les inté­rêts de Boeing et Lock­heed-Mar­tin contre ceux d’Airbus et de Dassault »…

    Ce copié-col­lé m’a trop tenté !

    Ain­si, la « théo­rie du com­plot » n’est même plus néces­saire à nos « esprits aigris » :

    Il suf­fi­rait que des jour­na­listes puissent effec­tuer sim­ple­ment leur tra­vail, tout leur tra­vail, pour que les consciences citoyennes prennent la mesure de ce que pro­duit « natu­rel­le­ment » le sys­tème dit « libé­ral »(sans qu’il lui soit besoin de comploter)…

    En fait, quant un tel sys­tème atteint sa « matu­ri­té » extrème, il est natu­rel­le­ment tota­li­taire, et « nous » sommes condam­nés à lui résis­ter comme des « comploteurs ».

    La « théo­rie du com­plot », c’est bien contre « nous », (les citoyens ordi­naires qui votons « non » là où « il faut voter oui »), que les gou­ver­nants l’élaborent(en nous cata­lo­guant dans « les extrêmes », aidés par leurs dévots cireurs de pompes média­tiques, eux-mêmes « natu­rel­le­ment pro­duits par les système ».

    Réponse
  176. Catherine

    Et bien oui Alain, il semble bien que toute infor­ma­tion quel que soit son conte­nu passe à la trappe.

    On ne prend plus la peine d’in­ter­ro­ger les points de l’ho­ri­zon car l’ho­ri­zon ne se dis­tingue même plus, tout se ressemble.

    La conscience de quelque chose se fait tou­jours sur terre étrangère.

    Mais là, l’ad­ver­si­té, on ne la per­çoit même plus tant elle occupe tous les espaces des rela­tions. C’est l’argent roi par­tout dans toute sa splen­deur et beau­coup [se contentent?] de croire que c’est une fatalité.

    Puisque tous les médias sont à la botte de ce pou­voir et presque toutes les acti­vi­tés humaines sou­mises à ses lois inhu­maines, il n’y a me semble-t-il qu’en ré-injec­tant de l’hu­ma­ni­té dans les rela­tions, que les gens fini­ront par com­prendre qu’autre chose que cette chien­lit peut exis­ter, et parce que ça existe, ils fini­ront par se rendre compte que ce qu’ils vivent n’est pas vivre.

    La prise de conscience est favo­ri­sée par le retrait, l’ar­rêt des acti­vi­tés auto­ma­tiques, y com­pris celle de la pen­sée. Quand on s’ar­rête, parce qu’on ne fait plus rien, il y a quelque chose en nous qui se fait et qui émerge à la conscience, et c’est cela que la socié­té actuelle craint le plus en pro­po­sant des dis-trac­tions continuelles.

    L’é­ty­mo­lo­gie de dis-trac­tion vient dire l’en­jeu de cette volon­té sociale ; traction=tirer dis=préfixe péjo­ra­tif …on tire de la gangue en nous y enfon­çant d’une autre façon pas plus relui­sante. Une façon de boire la tasse deux fois.

    Bref, se poser et réflé­chir quand on peut. Quand on peut, car beau­coup ne le peuvent plus tant ils sont occu­pés à sur­vivre, plus qu’à vivre.

    Alors pro­po­ser d’autres alter­na­tives plus sou­riantes à petite échelle, je ne vois plus guère que cela.

    J’ai par­fois la désa­gréable sen­sa­tion que les infor­ma­tions sur ce nou­vel ordon­nan­ce­ment du monde viennent poten­tia­li­ser sa force, lui don­ner encore un peu plus de réa­li­té. Un auto-ren­for­ce­ment cir­cu­laire, le ser­pent qui se mord la queue.

    Les infor­ma­tions pro ou anti reposent sur la peur et l’on sait que cette émo­tion pri­maire para­lyse et affai­blit. Et quand on est fra­gi­li­sé on est beau­coup plus influen­çable comme cha­cun sait.

    Peut-être y a‑t-il une voie tierce à cette dua­li­té qui ne donne rien de bon ?

    À petite échelle, sans pré­ten­tion extra­va­gante, retis­ser des liens avec nos voi­sins, nos col­lègues, nos supé­rieurs, ten­ter de retour­ner les rap­ports de force en consi­dé­rant l’autre non comme un enne­mi contre lequel on va se battre mais un adver­saire avec qui on essaie d’a­mé­lio­rer la rela­tion. Je ne peux par­ler que de ce que je connais bien sûr, je sais qu’à mon échelle, c’est ce que j’es­saie de faire, même si c’est par­fois bien dif­fi­cile, mais cela vaut vrai­ment le coup, des portes s’ouvrent et si elles s’ouvrent, quelque chose peut pas­ser, et avec rigueur dis­cer­ne­ment et sou­plesse, cer­taines repré­sen­ta­tions peuvent bou­ger tout doucement.

    Pour l’ins­tant, je ne vois rien d’autre qui puisse chan­ger la situa­tion. C’est sur le vécu des gens qu’il faut agir ; les idées, ils n’en n’ont rien à faire, ce n’est pas ce qui les fait man­ger ; en revanche si ça bouge un peu autour d’eux, ça peut être le ferment d’un plus grand chan­ge­ment et sur­tout d’une prise de conscience.

    Réponse
  177. gilles

    Cathe­rine, cela part en lon­gueur parce que c’est ce qui est pré­vu par le logi­ciel Dot­Clear quand on com­mence une ligne par un espace. Ne tape plus d’es­pace en début de ligne, s’il te plaît.
    Mer­ci à toi par avance.


    Affiche de la mani­fes­ta­tion pour un réfé­ren­dum qur le Trai­té de Lis­bonne à Ber­lin le 5 sep­tembre 2009

    ///html
    <p style=« color:red »>mon texte en rouge</p>
    ///

    AFNOR

    <strong>texte</strong>

    Réponse
  178. gilles

    Étienne, est-ce que tu pour­rais indi­quer les syn­taxes de sai­sie que tu as vali­dées sur le blog. J’en ai essayé quelques unes dans le mes­sage pré­cé­dent, mais tâton­ner, ce n’est guère satisfaisant.

    Réponse
  179. Étienne

    Salut Gilles. Je n’ai rien vali­dé du tout (que je sache) :o) et je ne peux pas te répondre, par­don. J’ai ins­tal­lé Dot­Clear en sui­vant une pro­cé­dure stan­dard et j’ai pro­cé­dé à quelques réglages de mise en page (il y a long­temps), mais (contrai­re­ment au forum) je n’ai pas réflé­chi à la syn­taxe per­met­tant à cha­cun d’en­ri­chir ses mes­sages sur le blog. Pour le confort de tous, il fau­drait que je passe à la der­nière ver­sion de Dot­Clear, mais je crains de tout cas­ser en n’ayant pas de temps pour répa­rer, alors, je laisse filer. J’es­père que ton truc de l’es­pace en début de ligne est bien le bon parce que je passe pas mal de temps à cor­ri­ger toutes les lignes HS (quand je les remarque), et c’est assez fas­ti­dieux. Mais quelle idée de taper un espace en début de ligne… Par quelle manip met-on un espace en début de ligne ? Pour quoi faire ?

    Mais bon, c’est sans importance.

    Ami­tiés.

    PS : c’est moi qui ai cor­ri­gé la syn­taxe de ton avant-der­nier com­men­taire pour affi­cher ton image car la syn­taxe que tu as essayée ne fonc­tion­nait pas. Je n’ar­rive pas à trou­ver le mode opé­ra­toire pour pas­ser de Dot­Clear 1 à DC2. Je ne passe plus assez de temps sur tout ça pour y être efficace.

    Réponse
  180. gilles

    Contre les espaces en début de ligne

    • Bon­jour Étienne, mer­ci de m’a­voir répondu.
    Si tout le monde a compris
    le rôle des espaces en début de ligne
    l'aspect technique peut s'éclipser
    sur la pointe des pieds …
    Réponse
  181. gilles

    Après cet inter­mède tech­nique, je redonne la parole à Catherine :

    « Et bien oui Alain, il semble bien que toute infor­ma­tion quel que soit son conte­nu passe à la trappe.

    On ne prend plus la peine d’in­ter­ro­ger les points de l’ho­ri­zon car l’ho­ri­zon ne se dis­tingue même plus, tout se ressemble.

    La conscience de quelque chose se fait tou­jours sur terre étrangère.

    Mais là, l’ad­ver­si­té, on ne la per­çoit même plus tant elle occupe tous les espaces des rela­tions. C’est l’argent roi par­tout dans toute sa splen­deur et beau­coup se contentent de croire que c’est une fatalité.

    Puisque tous les médias sont à la botte de ce pou­voir et presque toutes les acti­vi­tés humaines sou­mises à ses lois inhu­maines, il n’y a me semble-t-il qu’en ré-injec­tant de l’hu­ma­ni­té dans les rela­tions, que les gens fini­ront par com­prendre qu’autre chose que cette chien­lit peut exis­ter, et parce que ça existe, ils fini­ront par se rendre compte que ce qu’ils vivent n’est pas vivre.

    La prise de conscience est favo­ri­sée par le retrait, l’ar­rêt des acti­vi­tés auto­ma­tiques, y com­pris celle de la pen­sée. Quand on s’ar­rête, parce qu’on ne fait plus rien, il y a quelque chose en nous qui se fait et qui émerge à la conscience, et c’est cela que la socié­té actuelle craint le plus en pro­po­sant des dis-trac­tions continuelles.

    L’é­ty­mo­lo­gie de dis-trac­tion vient dire l’en­jeu de cette volon­té sociale ; traction=tirer dis=préfixe péjo­ra­tif …on tire de la gangue en nous y enfon­çant d’une autre façon pas plus relui­sante. Une façon de boire la tasse deux fois.

    Bref, se poser et réflé­chir quand on peut. Quand on peut, car beau­coup ne le peuvent plus tant ils sont occu­pés à sur­vivre, plus qu’à vivre.

    Alors pro­po­ser d’autres alter­na­tives plus sou­riantes à petite échelle, je ne vois plus guère que cela.

    J’ai par­fois la désa­gréable sen­sa­tion que les infor­ma­tions sur ce nou­vel ordon­nan­ce­ment du monde viennent poten­tia­li­ser sa force, lui don­ner encore un peu plus de réa­li­té. Un auto-ren­for­ce­ment cir­cu­laire, le ser­pent qui se mord la queue.

    Les infor­ma­tions pro ou anti reposent sur la peur et l’on sait que cette émo­tion pri­maire para­lyse et affai­blit. Et quand on est fra­gi­li­sé on est beau­coup plus influen­çable comme cha­cun sait.

    Peut-être y a‑t-il une voie tierce à cette dua­li­té qui ne donne rien de bon ?

    À petite échelle, sans pré­ten­tion extra­va­gante, retis­ser des liens avec nos voi­sins, nos col­lègues, nos supé­rieurs, ten­ter de retour­ner les rap­ports de force en consi­dé­rant l’autre non comme un enne­mi contre lequel on va se battre mais un adver­saire avec qui on essaie d’a­mé­lio­rer la rela­tion. Je ne peux par­ler que de ce que je connais bien sûr, je sais qu’à mon échelle, c’est ce que j’es­saie de faire, même si c’est par­fois bien dif­fi­cile, mais cela vaut vrai­ment le coup, des portes s’ouvrent et si elles s’ouvrent, quelque chose peut pas­ser, et avec rigueur dis­cer­ne­ment et sou­plesse, cer­taines repré­sen­ta­tions peuvent bou­ger tout doucement.

    Pour l’ins­tant, je ne vois rien d’autre qui puisse chan­ger la situa­tion. C’est sur le vécu des gens qu’il faut agir ; les idées, ils n’en n’ont rien à faire, ce n’est pas ce qui les fait man­ger ; en revanche si ça bouge un peu autour d’eux, ça peut être le ferment d’un plus grand chan­ge­ment et sur­tout d’une prise de conscience. » Fin de citation

    Je pense comme toi, Catherine, que nous ne pouvons lutter qu'à notre échelle, 
    l'échelle la plus locale puisque notre but est de relocaliser 
    les industries, les activités, l'agriculture. Toute acceptation d'une globalité, 
    d'une unicité, d'une centralité dans le monde nous place sur le terrain de la
     mondialisation et du capitalisme, sur le terrain de nos adversaires.
    
    Je te donne un lien qui va t'intéresser puisqu'il systématise cette pensée de la multiplicité et de la création de liens joyeux de résistance.

    Cet uni­vers com­mence ici …

    Amitiés
    Gilles
    Post Scriptum : C'est vrai Étienne, l'informatique à jour, c'est beaucoup
    de temps à passer. Et tout cela de manière bénévole. Merci pour tout ce que tu fais.
    Réponse
  182. Aîda Zeki

    « La poli­tique révo­lu­tion­naire est celle
    qui pour­suit à chaque ins­tant la liberté(…)comme deve­nir per­ma­nent… La recherche de la liber­té est liée à la consti­tu­tion du mou­ve­ment réel, de la cri­tique pra­tique, du ques­tion­ne­ment per­ma­nent et du déve­lop­pe­ment illi­mi­té de la vie. Dans ce sens, la poli­tique révo­lu­tion­naire n’est pas le
    contraire de la ges­tion. Celle-ci, comme par­tie du tout, est une par­tie de la poli­tique. En revanche, quand la ges­tion tend à être le tout de la poli­tique, elle consti­tue pré­ci­sé­ment le méca­nisme de la vir­tua­li­sa­tion qui nous plonge dans l’impuissance ».

    J’ai pris cet extrait du superbe texte qu’on trouve en cli­quant sur le lien pro­po­sé par Gilles (post 187), afin de le rap­pro­cher de ces extraits de la confé­rence don­née par le phi­lo­sophe Ber­nard Stie­gler aux « amis de l’Huma » :

    « L’hu­ma­ni­té n’existe pas encore, ou elle existe à peine »…disait Jaurès…

    « L’hu­ma­ni­té est un processus(d’hominisation) inachevable…Un pro­ces­sus d’in­di­vi­dua­tion à la fois psy­chique et collective ».

    « La vision uni­taire de l’hu­ma­ni­té est une fic­tion anthro­po­lo­gi­co-his­to­rique que chaque époque de l’hu­ma­ni­té construit et dont elle a besoin pour pen­ser l’a­ve­nir à par­tir du pas­sé et pour mettre en oeuvre des pro­ces­sus d’unification… »

    Je trouve inté­res­santes les façons de « résis­ter local » de Cathe­rine et de Gilles, cepen­dant les « che­mins du Local au Glo­bal » méritent d’être ima­gi­nés, inven­tés, défri­chés et pris d’as­saut en n’ou­bliant pas que le « che­mi­ne­ment » relève de la ges­tion de conflits dyna­miques et de « solu­tions transitoires » :

    En effet, le « tout » est une illu­sion, laquelle doit res­ter dans notre « liber­té de pen­ser », donc, sur­tout pas « dic­tée », pour gar­der une ver­tu motrice.

    Tout sys­tème qui décrète « la fin de l’His­toire » est à dépasser.

    Réponse
  183. Alain Guillou

    Si comme le dit Aïda, « Tout sys­tème qui décrète « la fin de l’His­toire » est à dépas­ser », alors, une « Consti­tu­tion » qui fixe­rait des « choix poli­tiques » serait « à dépasser ».

    Une Consti­tu­tion , en fixant les prin­cipes qui per­mettent au peuple d’exer­cer « ses sou­ve­rai­ne­tés », ne déter­mine en rien les « choix poli­tiques que fera le peuple ».

    La sou­ve­rai­ne­té n’est pas « un tout don­né d’a­vance », elle s’exerce par­tiel­le­ment et subit les lacunes de la Consti­tu­tion , par exemple quand celle-ci reste muette quant à ce que sont les sou­ve­rai­ne­tés ali­men­taires, moné­taire, etc.

    C’est pour­quoi il est impor­tant de dis­tin­guer les « prin­cipes qui ouvrent des choix » d’une part, et « les choix » eux-mêmes.

    Il est pro­bable que si ceux qui écrivent les prin­cipes sont ceux qui détiennent déjà des pou­voirs « héré­di­taires » ou « de classe », il écri­ront cette Consti­tu­tion en pre­nant la pré­cau­tion de la rendre inopé­rante quant aux prin­cipes d’exer­cice de ce « droit divin »(ou son équi­valent « éco­no­mique » : le droit de pro­prié­té des moyens de pro­duc­tion des richesses)…

    Réponse
  184. Étienne

    C’est pour cela qu’il est sans doute déci­sif de tirer au sort ceux qui d’a­bord écri­ront la consti­tu­tion et qui ensuite la feront respecter.

    C’est mécon­nu, mais c’est pour­tant décisif.

    Sûre­ment.

    C’est sim­ple­ment logique.

    La clef de la porte de la pri­son est par terre, et per­sonne ne s’en empare, per­sonne même ne la voit, tout le monde tape aux murs et crie aux fenêtres… sans voir la clef.

    La clef attend son heure, par terre, même pas cachée.

    Étienne.

    Réponse
  185. Alain Guillou

    Tous ces « citoyens » qui « ne voient pas la clef », ils ne seront capables « d’é­crire eux-mêmes leur Consti­tu­tion » que lors­qu’ils seront aptes à « voir la clef ».

    C’est pour­quoi « nous ne sommes qu’en deve­nir », et l’ur­gence vitale est bien plus dans la phi­lo­so­phie , pour l’ins­tant, que dans le droit pur.

    Fra­ter­nel­le­ment.

    Alain

    Réponse
  186. Aîda Zeki

    Fina­le­ment, « dans cette pri­son, on a pris ses habi­tudes », et cha­cun regarde la clef d’un air incré­dule, espé­rant secrè­te­ment que le pied d’un gar­dien cos­taud se pose­ra des­sus avant qu’une main intré­pide n’ose s’en emparer.

    Ce gar­dien cos­taud, il est dans la conscience refou­lée du citoyen.

    Celui qui s’emparera de la clef sera-t-il désa­voué par tous ceux qui refusent cet affran­chis­se­ment dou­lou­reux qui consiste à recon­naître ce que Sartre appelle « le choix » ?

    Cha­cun a peur d’un cer­tain soi-même tel qu’au­trui risque de le lui révéler.

    D’où cette « impuis­sance col­lec­tive » : puisque l’his­toire nous a mis dans cette pri­son, « nous » avons à notre dis­po­si­tion notre « mau­vaise foi ».

    « la mau­vaise foi est évi­dem­ment un men­songe, par­ce­qu’elle dis­si­mule la totale liber­té de l’en­ga­ge­ment »…Voyant la clef, je n’ai que cette « mau­vaise foi » pour faire comme si elle n’é­tait pas à ma portée :

    Mais l’en­ga­ge­ment que repré­sente l’af­fir­ma­tion de « ma liber­té », il sup­pose que j’aie une cer­taine « bonne foi », sans laquelle je ne sau­rais avoir aucune « foi en autrui ».

    Or, cet enga­ge­ment, s’il est essen­tiel­le­ment un « acte indi­vi­duel », a une « valeur uni­ver­selle » : il y a une uni­ver­sa­li­té de l’homme, mais elle n’est pas « don­née », elle est « per­pe­tuel­le­ment construite »…par chacun.

    Si « je » prends la clef, Etienne, tout un peuple en pri­son prend cette même clef, geste his­to­rique évident, mais « dif­fi­cile » : car il faut croire ce peuple capable d’é­crire sa Constitution.

    Mes guille­mets tronquent des cita­tions de « L’exis­ten­tia­lisme est un humanisme ».

    Réponse
  187. Catherine

    « Cha­cun a peur d’un cer­tain soi-même tel qu’au­trui risque de le lui révéler ».

    Tous les contes de notre enfance nous le disent,l’ogre qui va nous man­ger, il se peut que ce soit nous. Nous voyons tou­jours l’en­ne­mi à l’ex­té­rieur mais il se peut que l’ogre soit à l’intérieur.

    Si nous nous confron­tions à nos grands méchants loups inté­rieurs et les fai­sions adve­nir à la conscience, le petit cha­pe­ron rouge serait encore en vie, il me semble !

    C’est Kri­sh­na­mur­ti qui nous dit : « la trans­for­ma­tion, c’est de voir que le faux est faux, et que le vrai est vrai. Lorsque vous voyez qu’une chose est fausse, elle se détache de vous »

    Si nous voyons nos « outils humains » de l’é­go comme des ins­tru­ments qui nous per­mettent d’exis­ter et ces­sons de les déi­fier comme des abso­lus aux­quels nous nous iden­ti­fions bêtement,ce serait une révo­lu­tion radicale.

    C’est une ques­tion de retour­ne­ment à l’i­mage du gant, le dedans doit deve­nir le dehors, se voir comme un autre ce n’est pas autre chose que cela. Dès lors les rela­tions aux autres et au monde seront d’une tout autre nature!Il se peut que cela soit le passe-par­tout universel !

    Réponse
  188. Alain Guillou

    Mal­gré les fautes d’or­tho­graphe génantes, j’ai signé et je vous pro­pose de signer la pétition :

    « Uni­té NPA-PCF-PG-GU-RS-Fédération » .

    sur http://​www​.peti​tion​du​web​.com/​U​n​i​t​e​_​N​P​A​_​P​C​F​_​P​G​_​G​U​_​R​S​_​F​e​d​e​r​a​t​i​o​n​-​4​9​8​3​.​h​tml

    En effet, le « peuple de gauche existe »… s’il le décide !

    Non pas for­cé­ment « contre les par­tis », mais en tant qu’ « ouvrier de sa propre émer­gence », co-uti­li­sa­teur des ins­tru­ments dis­po­nibles,(« clefs » diverses…associations et partis)et non pas le contraire, redou­table en effet :

    trou­peau ins­tru­men­ta­li­sé par des diri­geants de par­tis ou d’associations.

    La « clef » dont parle Etienne peut aus­si hélas ser­vir à l’en­vers, pour mieux encore s’en­fer­mer dans une Consti­tu­tion sécu­ri­taire, qui orga­ni­se­rait la culpa­bi­li­té « à prio­ri » de toute liberté :

    Ouvrons quand-même les yeux sur l’en­goue­ment popu­laire à culpa­bi­li­ser d’of­fice l’é­cri­vain libre qui raconte avoir fait par­tie des « ani­maux malades de la peste », his­toire pour ce popu­lo en régres­sion men­tale d’exor­ci­ser à bon compte sa grande lâcheté…Celle qui consiste à faire mine de ne pas savoir uti­li­ser une clef, ou , comme ces temps-ci, de ne pas savoir lire dans le texte un pas­sage bien pré­cis de « la mau­vaise vie »…

    (et je fais par­tie des mili­tants qui ont hué ce ministre invi­té à la Fête de l’Hu­ma, pas l’é­cri­vain, le ministre-ali­bi de Sarko…)

    Vais-je conclure comme Etienne :

    « la régres­sion sociale, c’est bien fait pour vous » ?

    Réponse
  189. Catherine

    Conte­nu du com­men­taire vide!!!!!!!!!!!!!

    voi­là le mes­sage d’er­reur que je reçois, alors que je vou­lais envoyer un mes­sage vide, sans rien dedans, et jus­te­ment parce qu’il n’y a rien dedans, il était riche de potentialités !

    Une façon de dire que c’est de là qu’on devrait par­tir, du rien, et tout réinventer !

    Réponse
  190. Catherine

    Je vais éclai­rer ce que je mets dans le rien, c’est peut-être pas clair ce que j’ex­prime, alors je vais le dire autrement.

    Il me semble que l’alpha et l’oméga de notre vie est dans cet espace “entre” le “connais-toi “de Socrate et le “ignore-toi “de Lévinas.

    Le “connais-toi” comme moyen, le ” ignore-toi” comme fin.

    L’espace “ENTRE” C’est le dyna­misme de la vie dans ses mani­fes­ta­tions duelles.Pour connaître la vie me semble-t-il, il faut la tra­ver­ser, com­plè­te­ment, dans ses erre­ments et ses pseu­do-réus­sites, avoir cet ancrage ter­rien et cette res­pi­ra­tion céleste.

    Pour par­ve­nir à être “libre” il faut d’abord être « occu­pé » par « com­ment » fonc­tionne notre “machine” et la « machine » du monde et donc connaître(essayer de connaître bien sûr!) toutes les rela­tions qui sont en jeu, ensuite tel un musi­cien qui a bien appris ses gammes et qui connait par­fai­te­ment son instrument,ou un cui­si­nier qui connaît les tech­niques culi­naires, il peut déployer sa sym­pho­nie créa­tive dans une pleine conscience car la tech­nique, il s’en est libéré.

    C’est génial la vie !

    Cer­tains pen­se­ront que c’est hors sujet, mais je ne pense pas !

    Réponse
  191. Alain Guillou

    Inté­res­sant, Cathe­rine, et pour moi, en plein sujet, sans doute par­ceque je pra­tique un dédou­ble­ment non pathé­tique, mais « méthodique » :

    Mon but n’est pas nar­cis­sique, et pour­tant il y a des miroirs qui ne se contentent pas de « réflé­chir » : leur « tra­vail » n’est pas un reflet pas­sif, il « donne à réfléchir ».

    Si un écri­vain offre une vision effrayante de la vie, « la mau­vaise vie », ce n’est pas pour en faire « l’a­po­lo­gie », c’est pour don­ner « à réflé­chir » sur « soi »…

    Ceux qui s’in­surgent et qui veulent bru­ler les livres, ils veulent cas­ser les miroirs et décrètent leur pur men­songe tota­li­taire de « pure­té absolue »…

    Mon « appar­te­nance » à un par­ti ne sau­rait être « totale », je suis à la croi­sée de contra­dic­tions et d’in­te­rac­tions dyna­miques com­plexes, et ce que je cherche c’est « toi », la seule réa­li­té qui sorte le « moi » d’une mort intime.

    Il y a dans « l’hor­rible texte de F Mit­ter­rand » la des­crip­tion de « morts » se croi­sant déses­pé­ré­ment der­rière les vitrines de la misère intime, d’une part, et de la misère sociale, d’au­tre­part : c’est pro­fon­dé­ment dénon­cia­teur d’un « sys­tème » et je reproche à l’homme poli­tique de tra­hir en poli­tique la lutte néces­saire pour dépas­ser ce stade mor­ti­fère de l’his­toire du « genre humain ».

    Rien à voir avec l’ex­ploi­ta­tion hon­teuse du « scan­dale » faite par les fachos.

    Réponse
  192. Catherine

    Je crois com­prendre ce que tu dis et ça résonne, Alain, merci.

    Ce sont nos erreurs qui nous apprennent, mais encore faut-il les voir comme tu le dis, accep­ter de les lais­ser ré-flé­chir quelque chose de nous que nous refu­sons de voir et d’in­té­grer et que nous reje­tons au pré­texte que c’est ceci ou cela.

    Les lais­ser nous ren­voyer notre image même si elle n’est pas glo­rieuse cette image, lais­ser nos erreurs nous in-for­mer… en ce sens les récits de la noir­ceur sociale ou toute autre noir­ceur y’a flo­rès en la matière, tous ces récits ont cette « ver­tu » là poten­tiel­le­ment. C’est vrai­ment à nous d’en faire qq chose, je suis ok avec toi.

    L’information que nous collectons au fil du temps est toute entière inscrite dans le corps.  Elle est source de force car l’information, plus que le sens courant que nous donnons à ce mot, signifie « énergie formant par l’intérieur »celui qui la conquiert. Celui qui est « in-formé » a « la force »et peut « instruire ». Il n’est pas question ici d’un enseignement intellectuel mais d’une expérience vécue.  Celui qui la vit trouve sa force en lui-même, dans le contact qu’il a établi

    avec sa nature pour faire la « lumière ». Il se libère de la bana­li­té dont l’énergie est gas­pillée dans des ten­sions exa­gé­rées, source d’épuisement.

    Ré-flé­chir, c’est jus­te­ment ins­tal­ler une pause, et lais­ser émer­ger quelque chose en nous, quelque chose qui sait au fond de nous, du verbe savoir et que l’on n’en­tend plus car nous sommes conti­nuel­le­ment dis-trait, dans le sens de sor­tis « à côté », dévier de notre axe d’é­coute réelle.

    Même la pen­sée est une dis­trac­tion dans ce sens là, elle para­site le silence néces­saire à l’é­coute, et est sou­vent auto­ma­tique même si l’on se gar­ga­rise du mot liberté.

    La pen­sée a qq chose de linéaire.
    Je crois que seul l’es­prit est déca­pant, l’es­prit a qq chose de cir­cu­laire, il tient compte de mul­tiples fac­teurs dont la rai­son « rai­son­nante » obture le passage.

    Et pour­tant para­doxe sans pen­sée « ration­nelle » a mini­ma pas de pos­si­bi­li­té de voir émer­ger quelque chose de cet « euré­ka » ce que j’ap­pelle l’es­prit qui arrive sans qu’on le veuille au hasard d’un relâ­che­ment ou au contraire d’une hyper­ten­sion. Un euré­ka qui arrive tou­jours dans un entre­croi­se­ment de dimen­sions dif­fé­rentes, il me semble que c’est vrai­ment là que ça se passe. On peut par­fois com­prendre un méca­nisme social en fai­sant la cui­sine, la cou­ture ou en allant se pro­me­ner et en étant atten­tif à ce que l’on fait. C’est ça ce que je veux dire.

    La pen­sée, je m’en méfie comme de la peste, elle véhi­cule tou­jours une valo­ri­sa­tion du monde pré­cise car elle est ins­til­lée par une socio-culture pré­cise au ser­vice d’in­té­rêts précis.

    Ton posi­tion­ne­ment à la croi­sée des che­mins semble être le ter­reau favo­rable à un bel épa­nouis­se­ment « spi­ri­tuel » ds le sens évo­qué plus haut, celui d’une meilleure com­pré­hen­sion des rela­tions de toute nature sociales et tut­ti quanti !

    Très bon dimanche et au plai­sir de te lire Alain.

    Réponse
  193. Catherine

    Je crois com­prendre ce que tu dis et ça résonne, Alain, merci.

    Ce sont nos erreurs qui nous apprennent, mais encore faut-il les voir comme tu le dis, accep­ter de les lais­ser ré-flé­chir quelque chose de nous que nous refu­sons de voir et d’in­té­grer et que nous reje­tons au pré­texte que c’est ceci ou cela.

    Les lais­ser nous ren­voyer notre image même si elle n’est pas glo­rieuse cette image, lais­ser nos erreurs nous in-for­mer… en ce sens les récits de la noir­ceur sociale ou toute autre noir­ceur y’a flo­rès en la matière, tous ces récits ont cette « ver­tu » là poten­tiel­le­ment. C’est vrai­ment à nous d’en faire qq chose, je suis ok avec toi.

    L’information que nous col­lec­tons au fil du temps est toute entière ins­crite dans le corps. Elle est source de force car l’information, plus que le sens cou­rant que nous don­nons à ce mot, signi­fie « éner­gie for­mant par l’intérieur »celui qui la conquiert. Celui qui est « in-for­mé » a « la force »et peut « ins­truire ». Il n’est pas ques­tion ici d’un ensei­gne­ment intel­lec­tuel mais d’une expé­rience vécue. Celui qui la vit trouve sa force en lui-même, dans le contact qu’il a établi
    avec sa nature pour faire la « lumière ». Il se libère de la bana­li­té dont l’énergie est gas­pillée dans des ten­sions exa­gé­rées, source d’épuisement.

    Ré-flé­chir, c’est jus­te­ment ins­tal­ler une pause, et lais­ser émer­ger quelque chose en nous, quelque chose qui sait au fond de nous, du verbe savoir et que l’on n’en­tend plus car nous sommes conti­nuel­le­ment dis-trait, dans le sens de sor­tis « à côté », dévier de notre axe d’é­coute réelle.

    Même la pen­sée est une dis­trac­tion dans ce sens là, elle para­site le silence néces­saire à l’é­coute, et est sou­vent auto­ma­tique même si l’on se gar­ga­rise du mot liberté.

    La pen­sée a qq chose de linéaire.
    Je crois que seul l’es­prit est déca­pant, l’es­prit a qq chose de cir­cu­laire, il tient compte de mul­tiples fac­teurs dont la rai­son « rai­son­nante » obture le passage.

    Et pour­tant para­doxe sans pen­sée « ration­nelle » a mini­ma pas de pos­si­bi­li­té de voir émer­ger quelque chose de cet « euré­ka » ce que j’ap­pelle l’es­prit qui arrive sans qu’on le veuille au hasard d’un relâ­che­ment ou au contraire d’une hyper­ten­sion. Un euré­ka qui arrive tou­jours dans un entre­croi­se­ment de dimen­sions dif­fé­rentes, il me semble que c’est vrai­ment là que ça se passe. On peut par­fois com­prendre un méca­nisme social en fai­sant la cui­sine, la cou­ture ou en allant se pro­me­ner et en étant atten­tif à ce que l’on fait. C’est ça ce que je veux dire.

    La pen­sée, je m’en méfie comme de la peste, elle véhi­cule tou­jours une valo­ri­sa­tion du monde pré­cise car elle est ins­til­lée par une socio-culture pré­cise au ser­vice d’in­té­rêts précis.

    Ton posi­tion­ne­ment à la croi­sée des che­mins semble être le ter­reau favo­rable à un bel épa­nouis­se­ment « spi­ri­tuel » ds le sens évo­qué plus haut, celui d’une meilleure com­pré­hen­sion des rela­tions de toute nature sociales et tut­ti quanti !

    Très bon dimanche et au plai­sir de te lire Alain.

    Réponse
  194. Aîda Zeki

    Pas d’ac­cés à l’es­prit sans tra­vail de pensée…Penser c’est déjà se mettre en scène. « la pen­sée » est linéaire, mais elle n’existe pas plus que « l’es­prit » tant que « je » n’existe pas… Or ce « je » n’existe lui-même qu’en deve­nir tou­jours remis en cause, « avec le monde humain tel qu’il évolue ».

    Pen­ser peut pro­duire une « pen­sée non linéaire » qui danse avec la com­plexi­té des choses, et par­fois, qui doit lut­ter avec.

    C’est sans doute pour­quoi le véri­table dia­logue avec autrui est d’a­bord une sorte de com­bat qui néces­site à la fois le res­pect de « l’ad­ver­saire-inter­lo­cu­teur », et la réplique la moins com­plai­sante qui soit :

    « pas de paix sans justice »…

    C’est là qu’il peut être « utile » de ne pas appar­te­nir « tota­le­ment » à un par­ti, et de dis­po­ser de « champs en jachère » : où se pol­le­nisent « doute scien­ti­fique » et « poé­sie créatrice ».

    « Je est un autre » et la paix est une nou­veau­té émer­geant dans la confron­ta­tion : une fleur « impro­bable », que l’on s’offre « par-des­sus le mar­ché », et qui s’ap­pelle « com­pro­mis historiques ».

    Place à des arbi­trages diplo­ma­tiques, dès lors que les confron­ta­tions ont posé toutes les don­nées du pro­blème sur la table.

    La Paix entre Israel et Pales­tine ne sera pas l’oeuvre des inté­gristes, mais les inté­grismes auront été un moment nécesaire.

    Réponse
  195. Catherine

    Bien sûr Aîda…

    C’est tout le para­doxe de l’homme qui se révele ici me semble-t-il.

    Le monde que l’on per­çoit est tou­jours à la mesure de ce que nous sommes, de ce que l’on nous a fait être comme dit Labo­rit . C’est le corps com­pris en tant que corps/esprit qui nous sert de média entre nous et le monde, et c’est en lui et par lui que nous le percevons .

    Nos ins­tru­ments , la pen­sée etc..ne sont pas à mépri­ser, mais il ne faut pas les déi­fier non plus, c’est un juste rap­port qu’il faut faire. Ce sont des per­tuis, des pas­sages obli­gés que je ne renie pas mais que je regarde comme on regarde la lettre d’un texte par laquelle il faut pas­ser pour com­prendre un texte. Sans pas­ser par la lettre impos­sible de lire quoique ce soit du texte. Or, actuel­le­ment, on valo­rise la « rai­son » (pas pour rien bien sûr!)oubliant que la rai­son est le sup­port d’une socio-culture, la rai­son n’est que ce que les autres en ont fait et que j’ai inté­rio­ri­sée. Si je vivais dans une tri­bu Papou ma vision du monde ne serait pas la même, c’est sûr.

    Le conte­nu de ma boîte crâ­nienne, c’est tout ce qu’on a mis dedans depuis que je suis petite, sou­vent on reprend son conte­nu sans même se rendre compte qu’on répète comme des per­ro­quets une pen­sée qui n’est pas la notre.

    Il y a donc une dési­den­ti­fi­ca­tion à faire par rap­port à elle. Je suis autre chose que cette pen­sée qui a été insuf­flé par un ordre par­ti­cu­lier en « auto­ma­tique » sans même que j’en aie conscience.

    Une dis­tan­cia­tion est à faire par rap­port à elle.

    Pour per­ce­voir au-delà d’elle, il faut que j’aille per­cu­ter une dimen­sion autre que celle-là.

    Je dis juste qu’il y a un dépas­se­ment pos­sible de ces lettres ; C’est sou­vent dans cet espace lié à l’in­tui­tion plus qu’à la soi-disant rai­son que se déploie un espace de plus vaste com­pré­hen­sion du monde.

    L’in­tui­tion, son cadre c’est : le para­doxe, le sym­bo­lisme, l’a­na­lo­gie, donc la poé­sie, les contes etc, si on les écoute avec une oreille qui entend il y a des richesse à en tirer. Lire la belle au bois dor­mant ou le mythe de ceci ou cela avec cette vision-là, ça donne une dimen­sion beau­coup plus large que celle à laquelle on s’at­tache habituellement .

    Nous avons des richesses et nous mou­rons à ses pieds.

    On devrait uti­li­ser l’é­tude des sym­boles comme une symbolothérapie !

    Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? j’suis sym­bo­lo­thé­ra­peute, ce serait rigo­lo, non ?

    Très bonne jour­née à tous.

    Réponse
  196. gilles

    Bon­jour Étienne, j’i­rais bien­tôt à une manif, où se trouve le der­nier tract des mocries au for­mat doc ou rtf pour que je l’a­juste et je le distribue ?

    Réponse
  197. Étienne

    Bon­jour Gilles,

    À la fin du sous-titre du billet Citoyens d’Europe Contre le Régime Illé­gi­time : CECRI, il y a un tract au for­mat pdf (et en rem­pla­çant manuel­le­ment pdf par rtf dans l’a­dresse, tu as accès au même fichier au for­mat rtf)

    Il y a aus­si la page des res­sources sur le forum des MOCRIES : Annonces et sug­ges­tions utiles à tous (slo­gans, tracts, ini­tia­tives…), et notam­ment celle des tracts.

    Ami­tiés.

    Étienne.

    Réponse
  198. Catherine

    Régres­ser, c’est aller en arrière, mais en arrière de quoi au juste ?

    C’est l’é­ta­lon qu’il faut trou­ver et ensuite, s’a­jus­ter à lui.

    Une idée d’é­ta­lon­nage pos­sible. La phrase de kro­pot­kine . Non, je ne la retrouve pas, mais cela vou­lait dire gros­so modo, qu’il ne pou­vait être bien que s’il voyait les autres bien, les autres, c’est la majo­ri­té des gens.

    Il doit être noble d’âme ce Kro­pot­kine, il doit y en avoir des Kropotkine(s) en puissance,un peu par­tout, j’en suis sûre, il faut juste les faire advenir.

    « juste », c’est his­toire de rigo­ler un peu !

    Kro­pot­ki­né­ment vôtre !

    Réponse
  199. Étienne

    Bon­soir Catherine.

    J’ai retrou­vé ça dans ma pré­cieuse page « En vrac » :

    « Ma liber­té est dans la joie et dans la liber­té des autres. »

    Kro­pot­kine.

    Je découvre Kro­pot­kine depuis quelques années, et c’est un émer­veille­ment. « La morale anar­chiste » est une perle irré­pro­chable,
    et « L’en­traide, un fac­teur de l’é­vo­lu­tion » est une res­source enthou­sias­mante (des mil­liers d’exemples vivants, tou­jours et par­tout) qui démontre que la loi de la jungle, la vraie, celle qui per­met aux indi­vi­dus de sur­vivre et de pro­gres­ser, est beau­coup plus sou­vent la col­la­bo­ra­tion que la com­pé­ti­tion. Une autre mer­veille. À lire.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  200. Aîda Zeki

    Les plus détes­tables men­songes sont ceux qui se rap­prochent le plus de la vérité.
    André Gide

    C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette cita­tion de Gide…un cadeau à par­ta­ger pour le dégus­ter entre amis du Monomotapa…

    Réponse
  201. Catherine

    Bon­jour Etienne,

    Mer­ci, c’est jus­te­ment cet apho­risme-là que je cher­chais et mer­ci aus­si pour les liens, ils sont bien inté­res­sants. Un grand mon­sieur que ce mon­sieur Kro­pot­kine, mer­veilleux, c’est vrai­ment le mot qui lui convient, je suis d’ac­cord avec toi.

    Bon­jour Aïda,

    Je suis d’ac­cord avec Gide. Au plus un men­songe se rap­proche de la véri­té, au moins il est per­cep­tible et de ce fait, au plus il plus détes­table. C’est ce qui fait dire à Witt­gen­stein que le lan­gage montre mais ne dit pas, car tout ce que fait le lan­gage, c’est mon­trer mais jamais dire. En ce sens, le lan­gage peut se rap­pro­cher de la véri­té mais ne sera jamais elle( il est donc détes­table, si l’on suit la pen­sée de Gide). Car la véri­té est le tout et nous sommes par­tie du tout.
    Ce qui se trouve à l’ex­té­rieur du lan­gage concerne tout ce qui a de l’im­por­tance dans la vie. La valeur, le bien, le beau, ce qui nous dépasse, ce qui est impor­tant dit-il réside en dehors de nous. Et puisque le lan­gage réflé­chit le monde, il ne peut en parler !

    D’ac­cord avec cet apho­risme de Gide, c’est le rap­port avec ce qui est dit avant qui me fait tiquer vois-tu. Que veux-tu dire au juste en insé­rant cette pen­sée ici ?

    Prê­te­rais-tu ce juge­ment à ce qui est dit plus haut ?

    J’ai comme l’im­pres­sion que c’est le cas, mais il se peut que je me trompe, toi seule pour­ra me le dire, c’est l’al­lu­sion aux amis du Mono­mo­ta­pa et son relent moyen­âgeux qui vient ren­for­cer ce sentiment.

    Je ne cherche pas à te faire chan­ger d’a­vis, si tu penses cela, ça te revient, mais ce serait plus équi­table qu’on puisse confron­ter clai­re­ment, sans allu­sion distractive.

    La véri­té n’est jamais don­née et à qui­conque, nous n’en n’a­vons que des frag­ments épars, et si par­fois une étin­celle cré­pite c’est au décours d’une confron­ta­tion. Il faut se frot­ter à une autre pen­sée que la nôtre pour en mesu­rer la valeur et la jus­tesse. Le pas­sage par la contra­dic­tion est un pas­sage obli­gé, sinon, notre pen­sée a quelque chose de rigide, de coin­cée, de figée. Jamais elle ne peut s’au­to-pro­cla­mer véri­té, cent fois sur le métier ton ouvrage tu remet­tras… L’exis­ten­tiel ne s’ex­prime que dans le dyna­misme, et le dyna­misme, c’est le contraire de la fixité.

    Je te devine « cir­cu­lante » alors par­lons-nous sans détours stp.

    Mer­ci.

    Dyna­mi­que­ment.

    Réponse
  202. Aîda Zeki

    Bon­soir Etienne,

    J’in­ter­prète exac­te­ment comme tu le pro­pose cette cita­tion de Gide.

    Il n’y a aucune allu­sion « sérieuse » et « péjo­ra­tive » aux pro­pos pécé­dents, mais effec­ti­ve­ment, je n’ai pu résis­ter à l’hu­mour, me concer­nant tout aus­si bien…

    Sans mal­veillance ni vice.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  203. Catherine

    Ce qui va sans dire va par­fois mieux en le disant !

    Sou­rire !

    Très bonne jour­née à tous.

    Réponse
  204. Ce qui se conçoit bien, s'énonce clair…

    Les plus détes­tables men­songes sont ceux qui se rap­prochent le plus de la vérité.

    Les plus détes­tables per­sonnes sont celles qui sont tel­le­ment en per­ma­nence dans le men­tir-vrai qu’elles finissent par croire aux men­songes qu’elles racontent et sur­tout qu’elles se racontent.

    Réponse
  205. Catherine

    Alors, si c’est le cas, il faut les aider ces per­sonnes-là, à y voir plus clair sinon elles res­te­ront dans leur propre igno­rance du men­tir-vrai ! se ris­quer à dire les choses à la per­sonne qui est peut-être vic­time de son propre aveu­gle­ment, et c’est peut-être mon cas, et ce serait vrai­ment sym­pa de le dire clai­re­ment si c’est ce que vous pensez.L’énonciation claire, ça doit vous dire quelque chose avec le sur­nom que vous vous donnez.

    Lui rendre ce ser­vice, et lui offrir cette parole, c’est un cadeau et nul­le­ment une attaque ad homi­nem, car cette parole lui per­met­tra peut-être de se re-tour­ner et de re-trou­ver son axe aus­si tant est qu’elle l’ait trou­vé un jour !

    Je suis friande de ce genre de « cadeau » car cela per­met d’a­van­cer, mais j’aime qu’on dise les choses sans cir­con­vo­lu­tions, sans sous-enten­dus, si l’on veut que les choses soient claires, il faut com­men­cer par per­mettre qu’elles le soient et pour se faire nous n’a­vons que les mots, men­teurs par­fois, mais pas­sage obli­gé, Dame Nature ne nous a offert que cela.

    Mer­ci déjà pour la trans­pa­rence à venir.

    Réponse
  206. Ce qui se conçoit bien, s'énonce clair…

    Je dois déjà m’ai­der moi-même, je me mens déjà assez à moi-même et je tra­his déjà suf­fi­sam­ment mes enga­ge­ments avant de vous aider à lut­ter contre votre aveu­gle­ment comme vous le récla­mez. J’ai fait cette nuit des cau­che­mars suf­fi­sam­ment clairs pour savoir ce qu’il en est de moi. Arrê­tez de comp­ter sur les autres pour que l’on vous dise vos quatre véri­tés, si vous avez une conscience, faites appel à elle afin de voir si vous méri­tez des reproches.

    Réponse
  207. Catherine

    ok, mes­sage reçu !

    Puisque vous sem­blez en plein désar­roi, vous devriez vous abs­te­nir de dire quoique ce soit, ou y aller franc bond, mais de timides avan­cées pour ensuite faire des recu­lades, c’est pas glo­rieux, excu­sez-moi. Et dans l’a­no­ny­mat qui plus est, ayez au moins la cour­toi­sie de vous expri­mer sans masque, pas la peine d’en rajou­ter à celui que nous avons déjà.

    La confron­ta­tion aux autres est tou­jours néces­saire pour y voir plus clair,la conscience que vous avez de vous est tou­jours une construc­tion que les autres ont opé­ré en vous.

    Vous n’êtes rien sans les autres et cette conscience que vous sem­blez voir comme une omni­science devient très vite sté­rile quand elle s’embourbe dans l’au­to obser­va­tion. Elle est néces­saire, indis­pen­sable comme l’est aus­si la confron­ta­tion à la parole de l’autre. Nous sommes dans une socié­té de consen­sus mou, les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent. Qu’ils le disent et qu’on dis­cute, c’est comme cela et seule­ment comme cela que l’on peut espé­rer dénouer un noeud.

    Si vous y allez, allez‑y, mais pas à moi­tié, ou alors abs­te­nez vous ! il ne s’a­git pas seule­ment d’é­non­cer les choses clai­re­ment, le com­por­te­ment parle lui aus­si et doit être en adé­qua­tion avec le reste !

    Réponse
  208. Alain Guillou

    1°Je pense qu’Aï­da a cité Gide que lui a cité « une amie », donc, sûre­ment pas quel­qu’un qui lui repro­chait d’être « détestable ».

    2° « la conscience est un être pour lequel il est dans son être ques­tion de son être en tant que cet être sup­pose un être autre que lui »…(Sartre) : on peut donc se com­pli­quer la vie avec des cita­tions sor­ties de leur contexte !

    3° On peut « detes­ter le men­songe » et ne détes­ter personne.

    Fra­ter­nel­le­ment.

    Réponse
  209. Catherine

    Ben, oui, Alain, j’ai pas tout com­pris concer­nant Sartre, mais je devine l’in­ten­tion. Je vais me cou­cher, fra­ter­nel­le­ment à tous et douce nuit à « ce qui se conçoit bien »,douce nuit, quoique les cau­che­mars, ça a du bon, ça oblige à s’in­ter­ro­ger, c’est un bien­fait et non une vache­rie. Eschyle fait dire à Cly­tem­nestre« l’es­prit quand on dort a des yeux plus per­çants, au grand jour les mor­tels n’embrassent pas un vaste champ avec leur vue »
    et Schel­ling » Notre âme se montre dès qu’elle n’est plus liée au monde exté­rieur par les sens » …aus­si la nuit sera claire même si elle est assombrie !
    C’est grave et ter­ri­ble­ment déri­soire tout ça !

    Réponse
  210. Catherine

    A  » ce qui se conçoit bien etc…« et tous ceux que ça intéresse,

    En me levant ce matin je pen­sais à ce qui s’é­tait dit hier et par glis­se­ment, j’en suis venue tout natu­rel­le­ment à Char qui dit dans Les mati­naux : » Acco­lade à celui qui émer­geant de sa fatigue et de sa sueur, s’a­van­ce­ra et me dira : » Je suis venu pour te tromper. »

    On est en plein dedans me semble-t-il, non ?

    Nous en sommes tous là. Cela mérite en effet acco­lade que de l’af­fi­cher directement,c’est plus juste que de se vou­loir vrai d’emblée, alors que notre mode d’ap­pré­hen­sion du monde est faux par nature.

    Pour­quoi ?

    Parce que je per­çois le monde et ses rela­tions en moi et par moi et que par nature mon appré­hen­sion du monde est à l’i­mage de ce que je suis, par­tielle et partiale.
    N’é­tant qu’une par­tie du tout, c’est de la pri­son de mes sens et de mon esprit que je per­çois le monde, c’est donc tou­jours une pers­pec­tive tron­quée. Mon che­mi­ne­ment est hasar­deux, erra­tique, titu­bant, impré­cis, boi­teux, bal­bu­tiant mais c’est pour­tant lui qui me met sur la voie de la véri­té et donc de la liberté.

    Mais à condi­tion que j’in­tègre l’in-for­ma­tion c’est à dire qu’elle me forme de l’in­té­rieur et qu’elle épouse ce que je suis, c’est du ter­rain gagné en quelque sorte, et nous pro­cé­dons comme cela au fur et à mesure de notre vie, mais dans un mou­ve­ment cir­cu­lant qui va de notre source inté­rieure au monde et son dyna­misme, on ne sau­rait cou­per un pôle sans contre­ve­nir à la cir­cu­la­tion un peu à l’i­mage de l’ai­mant, il faut qu’il y ait les deux pôles pour que LE COURANT passe, sinon il ne se passe rien.

    Alors il y a cette auto-obser­va­tion tout à fait indis­pen­sable, et puis il y a aus­si une confron­ta­tion salu­taire au regard et à la parole de l’autre, car le mode d’ap­pré­hen­sion du monde passe par le dyna­misme de la dualité.On se co-construit dans ce lieu de l’ex­pé­rience à l’autre.

    L’au-delà de la dua­li­té, c’est l’es­pace de la liber­té, mais cette liber­té n’est jamais acquise, cent fois sur le métier ton ouvrage tu remet­tras, car la vie c’est dyna­mique et ça doit tou­jours être inter­ro­gée au risque de deve­nir dog­ma­tique, aus­si il faut faire des va-et-vient conti­nuels sinon ça se fige, ça se rigi­di­fie. L’es­pace de la rela­tion me semble devoir être tou­jours, poreux, cir­cu­lant et le plus trans­pa­rent possible.

    Quant à la liber­té, dont le mot est tel­le­ment galvaudé,j’ose à peine l’effleurer…mais res­pon­sable, oui, nous le sommes, nous avons à répondre de ce que nous fai­sons et aus­si de ce que nous ne fai­sons pas !

    C’est Camus qui dit :

     » On voit par­fois plus clair dans celui qui ment que dans celui qui dit vrai. La véri­té comme la lumière aveugle. Le men­songe au contraire est au beau cré­pus­cule qui met chaque objet en valeur. »

    « La liber­té oh non, c’est une cor­vée, une course de fond, bien soli­taire. Pas de cham­pagne, pas d’a­mis qui lèvent leur verre en vous regar­dant avec ten­dresse. Seul dans la salle morne, seul dans le box, devant les juges et seul pour déci­der devant soi-même ou devant le juge­ment des autres. Au bout de toute liber­té, il y a une sen­tence. Voi­là pour­quoi la liber­té est trop lourde à por­ter, sur­tout lorsque l’on souffre de fièvre et qu’on a de la peine… »

    Mer­ci à vous pour ce sup­plé­ment d’in­for­ma­tion et bonne jour­née à tous.

    Réponse
  211. Catherine

    Nos com­por­te­ments sont réglés par l’intériorisation de normes dont nous n’avons pas tou­jours entiè­re­ment conscience.

    Les valeurs dis­til­lées par toutes les auto­ri­tés, de la famille, à l’école en pas­sant par les médias sont à l’origine de nos pen­sées et par voie de consé­quence de nos comportements.

    Une auto­ri­té par défi­ni­tion, c’est celle qui fait croître quelque chose en nous, mais quand ces auto­ri­tés font croître des valo­ri­sa­tions du monde qui contre­viennent à notre nature ultime, appe­lons-là onto­lo­gie, là, il y a un vrai pro­blème et ce pro­blème vient nous révé­ler l’inadéquation de cette obéis­sance sociale.

    Il y a une hié­rar­chi­sa­tion à opé­rer. C’est à la norme ultime, celle de notre huma­ni­té qu’il faut obéir, et non à celle de cet ordre social malade de la peste.

    Il faut me semble-t-il réor­don­ner les niveaux d’organisation aux­quels nous nous sou­met­tons et ne pas oublier que chaque niveau d’organisation reçoit ses infor­ma­tions du niveau sus-jacent et non sous-jacent. Ain­si ce n’est pas l’humanité qui est au ser­vice du pro­fit , mais la socié­té qui est au ser­vice de l’humanité.
    Ver­ti­ca­li­ser, remettre dans l’axe, tel est notre seule chance de renouer avec notre huma­ni­té. Le désordre actuel est tout entier conte­nu dans ce ren­ver­se­ment de norme.

    Nous sommes à l’image de cette police de Vichy qui a obéi à l’ordre social et poli­tique de l’époque et a fait des rafles de juifs qui ont eu les consé­quences que cha­cun connait. En obéis­sant aux lois gou­ver­nen­tales du moment, la police de Vichy a tra­hi une loi supé­rieure, celle de son huma­ni­té. Plus qu’obéir aveu­glé­ment à un ordre gou­ver­ne­men­tal, elle aurait dû repla­cer cette action dans son axe hié­rar­chique supé­rieur, celui de son onto­lo­gie, de sa nature ultime.

    Réponse
  212. Catherine

    Voi­là une info reçue ce matin, quel­qu’un peut-il me dire si les infos sont justes ?
    Merci.

    ASSURANCE MALADIE Octobre 2009 Les comptes

    > L’ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lec­ture à cou­per le souffle.
    Pour com­bler le défi­cit de la sécu, nos chers gou­ver­nants ont trou­vé que le mieux, c’é­tait encore de nous faire payer..

    .
    > > a Doré­na­vant, sur une consul­ta­tion médi­cale, nous ver­sons 1 euro,
    > > b Nous sommes res­treints lors de nos arrêts maladie …
    > > c Nous devons consul­ter un géné­ra­liste avant de voir un spécialiste .….
    > > d Pour tout trai­te­ment de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche,
    > > e Taxe de 0,50c sur les boites
    >
    Toutes ces mesures sont des­ti­nées à com­bler le fameux trou qui est à ce jour de 11 mil­liards. Or, savez-vous que :
    > >
    > a Une par­tie des taxes sur le tabac, des­ti­née à la Sécu, n’est pas rever­sée : 7.8 milliards
    > >b Une par­tie des taxes sur l’al­cool, des­ti­née à la Sécu, n’est pas rever­sée : 3.5 milliards
    > c Une par­tie des primes d’as­su­rances auto­mo­biles des­ti­née à la Sécu, n’est pas rever­sée :1.6 milliards
    > d La taxe sur les indus­tries pol­luantes des­ti­née à la Sécu, n’est pas rever­sée :1,2 milliards
    > e La part de TVA des­ti­née à la Sécu n’est pas rever­sée. : 2 milliards
    > f Retard de paie­ment à la Sécu pour les contrats aidés : 2.1 milliards
    > g Retard de paie­ment par les entre­prises :1.9 milliards
    > >
    > > En fai­sant une bête addi­tion, on arrive au chiffre de 20 mil­liards d’euros.

    Conclu­sion , si les res­pon­sables de la Sécu et nos gou­ver­nants avaient fait leur bou­lot effi­ca­ce­ment et sur­tout hon­nê­te­ment, les pré­ten­dus 11 mil­liards de trou seraient aujourd’­hui 9 mil­liards d’ex­cé­dent. Ces chiffres sont issus du rap­port des comptes de la Sécu.

    > > Faites cir­cu­ler ce mes­sage. A force de tour­ner, il arri­ve­ra peut-être un jour sur le bureau d’une tête pen­sante cen­sée pas­ser son temps à gérer l’argent des contribuables.
    > > Si les pou­voirs publics étaient vrai­ment convain­cus qu’il nous faut consom­mer 5 fruits et légumes par jour pour sau­ver notre san­té et donc l’as­su­rance mala­die, ils sup­pri­me­raient la TVA sur ces produits !
    > > Cordialement.
    > > Eve­lyne DUBIN Secré­taire Géné­rale > Adjointe au Direc­teur Général
    > > INDL Ins­ti­tut Natio­nal du Déve­lop­pe­ment Local
    > > Ave­nue Michel Serres BP 32 > 47901 AGEN Cedex 9

    Réponse
  213. aïda

    Bon­soir « cequiseconçoitbien… »

    Je vous pro­pose de chan­ger de pseu­do pour nous faci­li­ter les échanges.

    « …et les mots pour le dire… »

    Vous écri­vez (cyni­que­ment à mon avis):

     » je me mens déjà assez à moi-même et je tra­his déjà suf­fi­sam­ment mes engagements… »

    Culpa­bi­li­ser est une agres­sion que s’in­flige notre conscience face à elle-même, et qui téta­nise. D’ailleurs, on vit dans cette ambiance géné­rale, qui tend à « culpa­bi­li­ser le malade, le cho­meur etc, depuis que les domi­nants , eux, sont « décom­plexés », comme par hasard !

    Cet intrus qui en nous s’ins­taure pro­cu­reur, nous enferme dans une pri­son sans issue : « soi ».

    Le fait sal­va­teur, et qui porte rédemp­tion, c’est l’at­tente d’aide mani­fes­tée par autrui :

    je ne sor­ti­rai de « mes embrouilles per­son­nelles » qu’en les « oubliant » pour ser­vir la libé­ra­tion d’autrui.

    C’est « l’en­traide, fac­teur d’évolution ».

    Je n’hé­site pas à croi­ser « théo­lo­gie de la libé­ra­tion » et athéisme, pour ce qui, sur le ter­rain des luttes néces­saires au genre humain pour « émer­ger », prend la forme de l’entraide.

    Un appel à l’aide est aus­si une issue offerte à qui ne s’en sort qu’en aidant autrui.

    Ce qui est vrai ne s’é­nonce pas for­cé­ment clairement.

    Réponse
  214. fromage, fruits, steach haché, poireaux, courge, huile de colza

    J’ai chan­gé de pseu­do, désor­mais, je chan­ge­rai de pseu­do à chaque fois, mais en véri­té vous me recon­naî­trez, mer­ci de votre aide, mes épaules se sont brus­que­ment décon­trac­tées et je me sens moins culpa­bi­li­sé grâce à votre aide, mais il a fal­lu que j’a­gresse un bouc émis­saire ( Cathe­rine ) pour aller mieux. 

    Au contraire des créa­tures réelles qui existent à un moment don­né à un endroit don­né, le Dieu des mono­théismes étant par­tout et nulle part et en tout temps est une créa­ture de l’i­ma­gi­na­tion, mais cette créa­ture de l’i­ma­gi­naire apporte des conso­la­tions, parce qu’elle pro­pose simul­ta­né­ment la culpa­bi­li­té et le sou­la­ge­ment de celle-ci. Le bouc émis­saire choi­si pour se déchar­ger de la culpa­bi­li­té étant ima­gi­naire, par exemple Jésus qui prend en charge nos fautes, celui-ci ne peut se ven­ger et donc n’en­clenche pas un cycle de réci­pro­ci­té dans les ven­geances. Et donc un apai­se­ment. Je ne m’in­té­resse pas à tout ce qui est reli­gieux, mais j’en constate sa force, comme je constate la force de l’imaginaire.

    Réponse
  215. gilles

    Cathe­rine, Aîda, Étienne, L’UE va nous asphyxier petit à petit avec ses dogmes de concur­rence libre et non-faus­sée, son mépris pour l’in­té­rêt géné­ral et tout ce qui n’est pas la ren­ta­bi­li­té des actions en Bourse. 

    Voir le der­nier exemple en date pour l’électricité

    et ici les attaques contre le sta­tut des cher­cheurs : le cnrs applique la loi sur la mobi­li­té des fonctionnaires

    J’ai signé en ligne et j’ai recom­men­cé avec une belle lettre écrite à la main à la Pré­si­dence Tchèque

    Česká repu­bli­ka – Úřad vlá­dy Čes­ké republiky
    nábřeží Edvar­da Beneše 4
    118 01 Pra­ha 1 – Malá Strana

    « Pour : les peuples de l’Europe

    Cher M. Klaus,

    Le 2 Octobre 2009, l’Ir­lande a voté « oui » au trai­té de Lis­bonne après avoir été for­cés de voter à nou­veau après leur « non » en 2008.

    Le trai­té de Lis­bonne a dan­ge­reu­se­ment amoin­dri la sou­ve­rai­ne­té des États membres ain­si que leur indé­pen­dance, ce qui les a trans­for­mé en simples pro­vinces dans l’É­tat fédé­ral UE. Tant la Consti­tu­tion de l’UE elle-même que la méthode employée pour la faire approu­ver, montre le mépris que l’UE et les euro­crates ont pour la démo­cra­tie et le peuple de l’Europe.

    Cepen­dant, il y a un petit filet d’es­poir qui pour­rait arrê­ter le trai­té de Lis­bonne. Cet espoir, c’est vous, M. Vaclav Klaus, pré­sident tchèque.

    Vous avez jus­qu’à pré­sent cou­ra­geu­se­ment refu­sé de signer le trai­té de Lis­bonne, mal­gré la pres­sion intense. Si vous conti­nuez à refu­ser de signer ce trai­té, vous pou­vez retar­der la mise en vigueur du Trai­té jus­qu’à ce que le Par­ti conser­va­teur en Angle­terre rem­porte la pro­chaine élec­tion au prin­temps 2010. Quand cela sera fait, le chef du Par­ti conser­va­teur, David Came­ron, met­tra le trai­té de Lis­bonne au vote popu­laire d’un réfé­ren­dum, où il sera pro­ba­ble­ment reje­té par les Anglais.

    Ain­si, si vous déci­dez de ne pas signer le trai­té, vous aurez per­mis à ce trai­té d’être reje­té, une fois pour toutes.

    M. Klaus, nous sommes conscients que vous serez sous la pres­sion intense de l’é­lite de l’UE et des euro­crates, mais comme vous avez fait preuve d’une grande force de carac­tère aupa­ra­vant, nous espé­rons que vous allez conti­nuer sur cette voie juste. Il y a des mil­lions et des mil­lions d’Eu­ro­péens qui ne veulent pas de ce trai­té, en effet, les son­dages montrent qu’une majo­ri­té d’Eu­ro­péens vote­raient « non » s’ils en avaient la chance.

    Si vous déci­dez de ne pas signer et rati­fier ce trai­té, vous allez prendre l’his­toire comme un homme d’É­tat extra­or­di­nai­re­ment cou­ra­geux qui a sau­vé l’Eu­rope, ses peuples et ses nations, d’une Union euro­péenne encore plus antidémocratique.

    Par consé­quent, nous deman­dons et vous encou­ra­geons à faire cette bonne chose et ne pas signer le trai­té de Lisbonne.

    Avec tout notre soutien.

    Cor­dia­le­ment,

    Le sous­si­gné »

    Péti­tion en ligne en anglais ici :

    Réponse
  216. aïda

    NON !

    il n’y a pas d’homme pro­vi­den­tiel, Gilles, du moins PAS POUR MOI, non merci !

    Je vous laisse vous age­nouiller devant ce triste sir .

    J’ai accep­té d’a­jou­ter un « NON » à celui des élec­teurs d’ex­trême-droite car en tant que simples citoyens leur « NON » valait ce que vaut le vote de citoyens égaux et ano­nymes, c’est-à-dire autre chose qu’une allé­geance à un « sau­veur », homme de pou­voir et d’abus.

    Sub­ti­li­té dont on peut pen­ser qu’elle a un air de famille avec celle d’E­tienne quand il « vote pour l’homme, pas pour le par­ti »…Mais cette « péti­tion » me donne envie de pleu­rer, désolé !

    La seule « résis­tance » qui vain­cra les dogmes capi­ta­listes c’est bien celle des esprits, les esprits encore som­no­lents des citoyens, mais dont le réveil est « inévitable »…

    ( …à force de se faire bot­ter le train par « l’ur­gence sociale » !)

    Fra­ter­nel­le­ment.

    Réponse
  217. Alain

    Ce qui me gêne, c’est de dire sim­ple­ment que nos élus sont des escrocs sous pré­texte que le régime de « l’homme pro­vi­den­tiel », ins­ti­tué à la faveur des troubles du « Putch d’Al­ger », est celui d’un pou­voir per­son­nel qui, une fois tom­bé entre les mains d’un « par­ti de godillots » peut tour­ner au mieux en « grosse escro­que­rie plu­rielle », et au pire en ce qu’est deve­nu la France bana­nière telle que « Jean­not la peint »…

    Il y a « de la véri­té » dans le « tous pour­ris », mais à force de vou­loir dénon­cer « la chose », on fait son jeu :

    celui du des­pote agi­té qui, misant sur la déma­go­gie d’un cer­tain popu­lisme, va cas­ser la démo­cra­tie locale, en son­nant l’hal­la­li contre le « trop d’é­lus qui coûtent cher »…

    Aïda avait rai­son , il faut avoir l’hon­nê­te­té de regar­der « qui fait quoi » dans les assem­blées, et ne pas faire cet amal­game « détes­table » au sens où Gide emploie ce mot !

    Réponse
  218. patate chaude

    Les plus détes­tables men­songes sont ceux qui se rap­prochent le plus de la véri­té. André Gide

    Rendre obli­ga­toire pour les pro­fes­seurs, la lec­ture de « la lettre de Guy Moquet », cela est symp­to­ma­tique de « la fran­cisque dont la trace colle encore à notre drapeau ».

    A Cha­teau­briant, le 22 Octobre, ce sont « les fleurs de la déso­béis­sance » qui s’ex­pri­maient lors de la commémoration.

    L’a­mour contraint est un viol, la contrainte impo­sée par un agi­té sur la conscience des enfants, aussi.

    Donc, à Cha­teau­briant on conti­nue à déso­béïr aux hypocrites.

    Réponse
  219. gilles

    Aîda, est-ce les euro­crates nous laissent le choix après la non prise en compte des réfé­ren­dums en France et aux Pays-Bas et les votes jus­qu’à ce cela leur conviennent ? Tu veux t’ap­puyer sur les peuples et ne pas comp­ter sur les hommes pro­vi­den­tiels, moi aus­si, nous sommes d’ac­cord, c’est un bon prin­cipe. Mais sais-tu que l’ar­ticle 48 du Trai­té de Lis­bonne contient une clause concer­nant les pro­cé­dures de révi­sions ulté­rieures du Traité ?

    Article 48 Extrait :

    1. Les trai­tés peuvent être modi­fiés confor­mé­ment à une pro­cé­dure de révi­sion ordi­naire. Ils peuvent éga­le­ment être modi­fiés confor­mé­ment à des pro­cé­dures de révi­sion simplifiées.

    Pro­cé­dure de révi­sion ordinaire

    2. Le gou­ver­ne­ment de tout État membre, le Par­le­ment euro­péen ou la Com­mis­sion peut sou­mettre au Conseil des pro­jets ten­dant à la révi­sion des trai­tés. Ces pro­jets peuvent, entre autres, tendre à accroître ou à réduire les com­pé­tences attri­buées à l’Union dans les trai­tés. Ces pro­jets sont trans­mis par le Conseil au Conseil euro­péen et noti­fiés aux par­le­ments nationaux. 

    3. Si le Conseil euro­péen, après consul­ta­tion du Par­le­ment euro­péen et de la Com­mis­sion, adopte à la majo­ri­té simple une déci­sion favo­rable à l’examen des modi­fi­ca­tions pro­po­sées, le pré­sident du Conseil euro­péen convoque une Conven­tion com­po­sée de repré­sen­tants des par­le­ments natio­naux, des chefs d’État ou de gou­ver­ne­ment des États membres, du Par­le­ment euro­péen et de la Com­mis­sion. La Banque cen­trale euro­péenne est éga­le­ment consul­tée dans le cas de modi­fi­ca­tions ins­ti­tu­tion­nelles dans le domaine moné­taire. La Conven­tion exa­mine les pro­jets de révi­sion et adopte par consen­sus une recom­man­da­tion à une Confé­rence des repré­sen­tants des gou­ver­ne­ments des États membres telle que pré­vue au para­graphe 4.
    Le Conseil euro­péen peut déci­der à la majo­ri­té simple, après appro­ba­tion du Par­le­ment euro­péen, de ne pas convo­quer de Conven­tion lorsque l’ampleur des modi­fi­ca­tions ne le jus­ti­fie pas. Dans ce der­nier cas, le Conseil euro­péen éta­blit le man­dat pour une Confé­rence des repré­sen­tants des gou­ver­ne­ments des États membres.

    4. Une Confé­rence des repré­sen­tants des gou­ver­ne­ments des États membres est convo­quée par le pré­sident du Conseil en vue d’arrêter d’un com­mun accord les modi­fi­ca­tions à appor­ter aux traités.
    Les modi­fi­ca­tions entrent en vigueur après avoir été rati­fiées par tous les États membres confor­mé­ment à leurs règles consti­tu­tion­nelles respectives. …

    Donc, avec des petits chan­ge­ments conti­nuels et pro­gres­sifs des trai­tés, on nous dira que cela n’est pas assez impor­tant pour jus­ti­fier un réfé­ren­dum popu­laire, les euro­crates iront dans la direc­tion où ils veulent aller, celle qui nous déplaît de la concur­rence libre et non-faus­sée, du recul des droits des tra­vailleurs et de la pro­gres­sion des droits des actionnaires. 
    À mon avis, pour une fois, je crois que le prag­ma­tisme est néces­saire et qu’une entorse au prin­cipe du refus de l’homme pro­vi­den­tiel est néces­saire pour blo­quer cette évo­lu­tion qui sinon sera irré­ver­sible car ins­crite dans un Traité.

    Ami­ca­le­ment

    Gilles

    Réponse
  220. Aïda

    « La géné­ra­li­sa­tion des contrôles citoyens, en fai­sant bien atten­tion à ce qu’au­cune nou­velle nomenk­la­tu­ra ne se forme avec le temps (comme cela a tou­jours été le cas dans les dic­ta­tures popu­laires pré­ten­du­ment « socia­listes » ou « com­mu­nistes ») : tirage au sort, rota­tion des charges et sépa­ra­tion des pou­voirs à tous les étages : ceux qui incri­minent les élus ne sont pas les mêmes per­sonnes qui en seront les juges, par exemple »…

    Voi­là des pro­po­si­tions posi­tives d’É­tienne qui me conviennent, à la fois par­ce­qu’il y a des élus « pour­ris » et parce qu’il y a des élus « super », et avant d’en­cen­ser ou de condam­ner, il vaut mieux y regar­der de plus près… Mais com­ment, si ce n’est avec un ins­tru­ment d’ob­ser­va­tion juste et démo­cra­ti­que­ment for­mé, et indépendant ?

    Le « sys­tème com­mu­niste » n’a­vait, dans sa logique de fonc­tion­ne­ment, rien à voir avec une réelle pen­sée com­mu­niste, laquelle , pour peu qu’elle s’ins­pire de l’es­prit cri­tique « mar­xien », exi­ge­rait au moins des regards scru­pu­leux sur les « pièces man­quantes res­pon­sables des dérè­gle­ments de tous les méca­nismes soi-disant autorégulés » :

    L’ab­sence d’une exper­tise comme celle d’une chambre tirée au sort, pro­té­gée contre les pres­sions (carottes et batons), issue du peuple réel, fut la cause de « l’ab­sur­di­té du sys­tème soi disant communiste ».

    Ce « men­songe détes­table » fut per­çu par un Gide encore plein d’es­poir devant « la jeune URSS », espoir un temps par­ta­gé avec ARAGON au sein d’une asso­cia­tion inter­na­tio­nale d’é­cri­vains, espoir déçu. Ce sont bien ces men­songes-là qui sont les plus détestables !

    On peut craindre que se com­mette le même type de men­songe détes­table quant au « soi-disant libé­ra­lisme », dés lors que sa « main invi­sible » est la pièce absente de son « auto­ma­tisme » : rien de véri­table ne contrôle la dérive per­verse de ce « sys­tème », impos­sible à « mora­li­ser » avec des mots de poli­chi­nelle agité…

    Réponse
  221. gilles

    Dis­cou­rir sur la théo­rie et res­ter les bras croisés ?

    Oui, d’ac­cord Aîda, je suis d’ac­cord avec les prin­cipes qu’É­tienne pose et je pense que beau­coup de monde sur le site et même ailleurs est d’ac­cord, mais nous avons devant nous, pas en URSS et pas dans les années qui s’é­ten­daient de 1928 à 1990, ici et main­te­nant une Com­mis­sion non-élue qui bafoue non seule­ment les prin­cipes les plus exi­geants que pose Étienne, mais les prin­cipes de base élé­men­taires de la sou­ve­rai­ne­té du peuple.

    Est ce que tu acceptes la pré-émi­nence de l’O­TAN dans la défense dans l’UE, la concur­rence libre et non-faus­sée dans tous les domaines et la fin pro­gres­sive des ser­vices publics, l’in­ter­dic­tion des aides de l’É­tat aux entre­prises publiques, la fin de la sou­ve­rai­ne­té du peuple, les réfé­ren­dums dont les résul­tats ne sont pas res­pec­tés, les obli­ga­tions faites par les trai­tés à la BCE à la fois d’emprunter sur les mar­chés finan­ciers et de ne pas finan­cer ou prê­ter à quoique ce soit de public, États, orga­nismes de Sécu­ri­té sociale, de finan­ce­ment du chô­mage, etc …, le fait que ce trai­té de Lis­bonne soit auto-trans­for­mable par des pro­cé­dures de révi­sion sim­pli­fiées, sans qu’il soit besoin de repas­ser devant les élec­teurs, est-ce que tu approuves cela ?

    Si oui, tu peux conti­nuer à res­ter les bras croi­sés et accep­ter le sort qui nous est fait, si tu ne l’ac­ceptes pas, bats-toi, la flamme de la résis­tance ne doit pas s’é­teindre et elle ne s’é­tein­dra pas, sub­merge M. Václav Klaus de cour­riers l’in­ci­tant à tenir bon.

    En écri­vant ici :

    M. Václav Klaus
    Česká repu­bli­ka – Úřad vlá­dy Čes­ké republiky
    nábřeží Edvar­da Beneše 4
    118 01 Pra­ha 1 – Malá Strana
    TCHÉQUIE

    L’a­dresse de la péti­tion en ligne anglophone

    Réponse
  222. Aïda

    NON ! encore NON MERCI !

    Et rien ne vous per­met de dire que je « reste les bras croisés » !

    Sin­cè­re­ment désolée.

    Mais vous com­met­tez un men­songe détes­table très exac­te­ment dans le sens que je pense, si cela est per­mis de pen­ser sans être accu­sée de « Dis­cou­rir sur la théo­rie et res­ter les bras croisés »…

    Réflé­chis­sez un peu plus, Gilles !

    (cette der­nière phrase concerne vos « bras croisés »…)

    Fra­ter­ni­té laïque et républicaine.

    Réponse
  223. Alain

    Seul un mou­ve­ment popu­laire d’une ampleur signi­fi­ca­tive pour­ra mettre en dif­fi­cul­té le régime exé­crable qui règne en France même :

    Gilles, vous qui par­lez de « démo­cra­tie locale », vous êtes prêt à don­ner un baton de Maré­chal à un salo­pard dont vous ne vou­lez pas connaître les vilainies…Croyant qu’il « sau­ve­ra les peuples européens »…?

    Avant de voir la paille qu’il y a dans l’oeil de la soi disant « Europe », regar­dez la poutre de notre régime sarkozien :

    Aucune « loi euro­péenne » ne s’im­po­se­rait à aucun peuple euro­péen si chaque peuple en ques­tion com­men­çait par se faire res­pec­ter par son propre gouvernement…

    Or un peuple qui sup­plie un sir comme votre triste tchèque perd toute estime de lui-même, s’ôte toute digni­té, laquelle est le pre­mier ingré­dient néces­saire pour « résis­ter » à quoi que ce soit !

    Aucune signa­ture de diri­geant n’a jamais fait le poids contre la déter­mi­na­tion d’un peuple, quand elle existe.

    Réponse
  224. Alain

    Aïda a écrit, au sujet de la clef de la pri­son que per­sonne ne pense à prendre :

    « Ce gar­dien cos­taud, il est dans la conscience refou­lée du citoyen ».

    Cha­cun sait bien qu’E­tienne a rai­son, mais Etienne est fou d’a­voir rai­son, voi­là « ce que cha­cun tait »…Alors, on est bien content d’a­voir quelqu’un(pour qui voter, ou à qui écrire « on compte sur vous ») , n’im­porte qui peut faire l’af­faire, pour jouer le rôle du « gar­dien cos­taud qui pose son pied sur la clef avant que le pri­son­nier s’en sai­sisse »…Même un minis­cule agi­té peut jouer le rôle, mais il y en a d’autres, plus « balaises », un tchèque entre autres…

    Sans blague !

    Réponse
  225. Alain

    Cama­rades, c’est en se mobi­li­sant tou­jours plus sur le ter­rain de la lutte anti­ca­pi­ta­liste anti-impé­ria­liste que l’on apporte le sou­tien le plus signi­fi­ca­tif aux pri­son­niers révolutionnaires.

    À bas l’impérialisme et ses laquais !

    À bas le ter­ro­risme mana­gé­rial du patronat !

    Hon­neurs aux pro­lé­taires et peuples en lutte !

    La Pales­tine vivra, la Pales­tine vaincra !

    Ensemble, cama­rades, nous vaincrons !

    Georges Abdal­lah (écrit de prison)

    Réponse
  226. Alain

    Georges Abdal­lah n’at­tend pas d’autre « clef » !

    Réponse
  227. Alain t'es rieur !

    Non, pas vraiment !!!

    Réponse
  228. patate chaude

    « Si les oppo­sants fran­çais au trai­té de Lis­bonne ont un tant soit peu d’es­prit d’in­ven­ti­vi­té, ils se deman­de­ront s’il n’y a pas lieu de resou­mettre la loi de rati­fi­ca­tion au Conseil consti­tu­tion­nel : en effet, il devient de plus en plus clair que le trai­té de Lis­bonne tel qu’il va entrer en vigueur n’est plus celui que le Par­le­ment fran­çais avait ratifié »…

    J’ai piqué cette phrase sur J ROMAN dans le FORUM.

    Il y a tou­jours une « clef » à l’in­té­rieur et ce n’est pas en insul­tant « l’ex­té­rieur invi­sible » ni en le sup­pliant, qu’on fera ouvrir la porte.

    Il y a encore des prises ( reliefs d’une démo­cra­tie ancienne) pour esca­la­der et dépas­ser les murs : il reste dans les ins­ti­tu­tions dites « de la Répu­blique » de quoi vaincre ceux qui veulent « tour­ner la page des acquis de la Libération ».

    Je crois que « l’i­den­ti­té fran­çaise » n’est pas ce leurre uti­li­sé par la « sar­ko­zie élar­gie », mais jus­te­ment ce contre quoi elle va tré­bu­cher : l’hé­ri­tage de 1789 et de la Libé­ra­tion, les « fleurs de la désobéissance ».

    Réponse
  229. fleur de la désobeissance

    … « si les citoyens s’ac­ti­vaient davan­tage et si les par­tis poli­tiques étaient de vrais par­tis poli­tiques, on aurait moins à par­ler de l’im­puis­sance des citoyens ».

    Déci­dé­ment, J.ROMAN devient génial sur votre FORUM (ce jour même).

    Réponse
  230. alain guillou

    « fleur de la déso­béis­sance » est une fleur de la provoc…

    -« Je suis en phase avec moi-même, avec ma véri­té, avec mes convic­tions profondes ».

    Voi­la une cita­tion de ségo­lène « du jour », mais cet oeuf a été pon­du par bien d’autres…

    Moi aus­si je suis « en phase avec mes mensonges »

    mais si je trou­vais des médias pour m’in­tro­ni­ser « chef de par­ti », il se pro­dui­rait exac­te­ment la « médio­cri­té » à la quelle nous assis­tons « en haut lieu »…

    Pour­tant je milite encore et tou­jours pour que J ROMAN soit content(post 236):
    pour que mon par­ti soit « un vrai par­ti poli­tique » au ser­vice de « citoyens qui s’ac­tivent davantage »…

    Réponse
  231. Alain

    Réponse encore à Etienne (post » du 5 juin …!)

    « Je ne suis pas de ceux qui contestent la per­ti­nence des par­tis poli­tiques. Je suis de ceux qui contestent la manière dont ils fonc­tionnent. Je crois que les par­tis poli­tiques sont consub­stan­tiels de la démo­cra­tie… »(Mar Jennar)

    J’ai trou­vé un allié qui pense exac­te­ment « comme moi », Etienne, au sujet des par­tis. C’est pour­quoi je n’ad­mets pas que l’on m’en­voie « au coin » :

    « comme le galeux qui aurait le culte du Parti »…

    C’est dan­ge­reux pour la démo­cra­tie, cette sorte d’os­tra­cisme, y a rien à faire, çà ne passe pas : NO PASSARAN !

    Réponse
  232. Contre le Traité de Lisbonne

    Main­te­nant que le ver­rou irlan­dais a été levé, le Trai­té de Lis­bonne devrait ren­trer en appli­ca­tion. Il aura des consé­quences néga­tives sur la vie quo­ti­dienne des popu­la­tions de l’Union européenne.

    Après le « oui » irlan­dais, tout ce qui jus­ti­fiait le rejet du Trai­té de Lis­bonne qui n’était qu’un copier-col­ler du Trai­té éta­blis­sant une Consti­tu­tion pour l’Europe (TCE) va deve­nir réa­li­té. Les mil­lions de femmes et d’hommes qui ont dit « non » à une Europe des inéga­li­tés vont, dans un contexte aggra­vé par la crise du capi­ta­lisme, devoir main­te­nant en subir les effets.

    Il n’est pas inutile de rap­pe­ler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur tra­vail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de gar­der en mémoire l’appui qu’ont appor­té à ce trai­té, aux côtés de la droite, les socia­listes et les Verts.

    Laï­ci­té

    « L’hé­ri­tage reli­gieux » est défi­ni comme la « source de la démo­cra­tie, de l’É­tat de droit et des liber­tés fon­da­men­tales » ; l’Union euro­péenne (UE) recon­naît les Églises, mais pas la laï­ci­té (le mot et la chose sont absent des textes). L’Europe des Lumières s’obscurcit dan­ge­reu­se­ment. Les droits des femmes à peine conquis sont direc­te­ment mena­cés. Le Vati­can triomphe.

    Démo­cra­tie

    Si quelques dis­po­si­tions ren­forcent le poids du Par­le­ment euro­péen, il reste lar­ge­ment un Par­le­ment crou­pion : il n’est pas l’unique légis­la­teur et ses pou­voirs de contrôle sont limi­tés (pas de sépa­ra­tion des pou­voirs) ; il ne peut pas pro­po­ser ses propres textes. Le mono­pole de l’initiative reste à la toute puis­sante Com­mis­sion euro­péenne qui peut s’opposer aux attentes du Par­le­ment et du Conseil des ministres, tous deux pour­tant issus du suf­frage uni­ver­sel. Le citoyen peut chan­ger, par le suf­frage uni­ver­sel, son maire, son dépu­té, son gou­ver­ne­ment, mais il est tota­le­ment impuis­sant face à une Com­mis­sion euro­péenne qui n’est pas comp­table de ses actes. Le trai­té ne modi­fie pas le carac­tère opaque de la Com­mis­sion euro­péenne plus que jamais aux ordres des lob­bies de la finance et du busi­ness. Il consacre un défaut de démo­cra­tie qui, lorsqu’il se constate ailleurs, pro­voque les condam­na­tions indi­gnées de l’Union européenne.

    Droits sociaux fondamentaux.

    La Charte des droits fon­da­men­taux tra­duit un ter­rible recul par rap­port à la Décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme, au Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits éco­no­miques sociaux et cultu­rels et au Pacte inter­na­tio­nal rela­tif aux droits civils et poli­tiques. Il est en recul par rap­port à la Charte sociale de Turin de 1961. Ni le droit à la san­té, ni le droit au loge­ment, ni le droit à un reve­nu mini­mum à une pen­sion de retraite, à une allo­ca­tion de chô­mage ni le droit à l’accès à un cer­tain nombre de ser­vices (trans­ports, poste, etc.), ni le droit à la sécu­ri­té sociale et à l’aide sociale, ne sont for­mel­le­ment garan­tis dans ce texte. Pire, ces droits, lorsqu’ils sont mis en œuvre dans cer­tains États membres, sont désor­mais direc­te­ment menacés.

    Néo­li­bé­ra­lisme des poli­tiques européennes.

    La dis­pa­ri­tion de la for­mule « concur­rence libre et non faus­sée » ne change rien. Un article du trai­té rap­pelle le pri­mat d’une « éco­no­mie de mar­ché ouverte où la concur­rence est libre » et un pro­to­cole (même valeur que le trai­té) indique que « le mar­ché inté­rieur com­prend un sys­tème garan­tis­sant que la concur­rence n’est pas faus­sée ». La seule poli­tique de l’UE, c’est de mettre en concur­rence toutes les acti­vi­tés humaines. Ange­la Mer­kel l’a confir­mé : en ce qui concerne le libé­ra­lisme des poli­tiques, « rien ne va chan­ger ». Ce texte rend impos­sible toute espoir d’Europe sociale.

    Ser­vices publics.

    L’UE ne pro­tège pas les ser­vices publics. Ils sont sou­mis aux règles de la concur­rence. En fait, « la liber­té d’é­ta­blis­se­ment et la liber­té de cir­cu­la­tion des per­sonnes, des biens, des capi­taux et des ser­vices conti­nuent de revê­tir une impor­tance capi­tale ». Le Trai­té de Lis­bonne sou­met comme jamais les ser­vices cultu­rels, d’enseignement, de san­té et sociaux à la logique du marché.

    Mon­dia­li­sa­tion néolibérale.

    Le texte ren­force le poids des accords de l’Organisation mon­diale du com­merce (OMC). Il ren­force les pou­voirs de la Com­mis­sion euro­péenne pour négo­cier à l’OMC. Les pou­voirs du Comi­té 133 sont ren­for­cés. Son opa­ci­té demeure. La mise en œuvre de l’Accord géné­ral sur le com­merce des ser­vices (AGCS), dont l’objectif ultime est la pri­va­ti­sa­tion de toutes les acti­vi­tés de ser­vices – natio­nales, régio­nales ou muni­ci­pales – en sera facilitée.

    Subor­di­na­tion de la majo­ri­té des 27 États à l’Otan.

    Le trai­té décide l’adhésion de l’UE à l’Otan, une orga­ni­sa­tion qui n’est pas euro­péenne et dont la direc­tion se trouve à Washing­ton. « L’O­tan reste, pour les États qui en sont membres, le fon­de­ment de leur défense col­lec­tive et l’ins­tance de sa mise en œuvre. » Les États se sont enga­gés à aug­men­ter leur capa­ci­té mili­taire. Le trai­té met en place une Europe mili­taire, auxi­liaire des gen­darmes du monde.

    « L’Eu­rope euro­péenne fonc­tionne comme un leurre dis­si­mu­lant l’Eu­rope euro-amé­ri­caine qui se pro­file (Pierre Bourdieu) »

    Raoul M. Jennar

    Réponse
  233. Alain

    « Si les oppo­sants fran­çais au trai­té de Lis­bonne ont un tant soit peu d’es­prit d’in­ven­ti­vi­té, ils se deman­de­ront s’il n’y a pas lieu de resou­mettre la loi de rati­fi­ca­tion au Conseil consti­tu­tion­nel : en effet, il devient de plus en plus clair que le trai­té de Lis­bonne tel qu’il va entrer en vigueur n’est plus celui que le Par­le­ment fran­çais avait rati­fié »…(J ROMAN)

    Com­ment mobi­li­ser dans ce com­bat juri­dique autant de monde qu’il s’en est mobi­li­sé « contre la pri­va­ti­sa­tion de la Poste » ?

    La démarche pro­po­sée par J ROMAN me semble judi­cieuse, mais comme le fait remar­quer Raoul M.Jennar :

    « Il n’est pas inutile de rap­pe­ler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur tra­vail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de gar­der en mémoire l’appui qu’ont appor­té à ce trai­té, aux côtés de la droite, les socia­listes et les Verts »…

    Sur quelle repré­sen­ta­tion poli­tique « légi­time » comp­ter pour mener à la fois la lutte néces­saire et vitale contre les consé­quences concrètes du Trai­té de Lis­bonne (avec la récu­pé­ra­tion « uni­taire » et hypo­crite des diri­geants Verts et PS) et contre les rai­sons pure­ment idéo­lo­giques de ce Traité ?

    Il est bien néces­saire d’a­voir au ser­vice du com­bat idéo­lo­gique des « formes par­ti » orga­ni­sées, et autant déci­dées à ne pas renou­vel­ler les dog­ma­tismes du pas­sé, donc à s’ou­vrir à leur coopé­ra­tion dans des « fronts démocratiques ».

    Réponse
  234. j'anticipe à peine

    Sans foca­li­ser la « vigi­lance citoyenne » sur Sar­ko­zy, il est tout de même urgent d’an­ti­ci­per, face à tout « génie mal­fai­sant », et de réflé­chir sur la stra­té­gie qu’il met en oeuvre (sans igno­rer qu’elle a été pen­sée dans des cercles hau­te­ment mana­gé­riaux du capi­ta­lisme français).

    Anti­ci­per en ima­gi­nant par exemple ce qui a sûre­ment été « simu­lé » dans le modèle fic­tif de la « socié­té fran­çaise d’a­près » construit au ser­vice de ce haut mana­ge­ment à coups de son­dages d’o­pi­nion aus­si dis­crets que chè­re­ment payés :

    Un tra­vail « assis­té par ordi­na­teur » a sans doute per­mis de choi­sir le « risque payant » tout en choi­sis­sant une « Iden­ti­té fran­çaise » sur mesure, encore dans les car­tons, mais prête à être cape­lée sur le corps social, comme une véri­table cami­sole des­ti­née à se rétre­cir « auto­ma­ti­que­ment » à chaque mou­ve­ment social :

    La « méta­mor­phose » a été pen­sée par des « maîtres de forge » du MEDEF style KESTLER.

    Poli­ti­que­ment, on compte sur la « colère popu­laire », (l’ex­pé­rience des rats du doc­teur LABORIT) pour qu’en­fin le peuple prenne peur de soi-même :

    Sar­ko­zy et ses don­neurs d’ordre savent que la vieille « droite répu­bli­caine » va les tra­hir « par la force des choses », mais ils misent sur l’exas­pé­ra­tion, l’i­déo­lo­gie du « tous pour­ris », et fina­le­ment, une coha­bi­ta­tion entre un pré­sident de répu­blique bana­nière et un par­ti natio­nal-socia­liste mani­pu­lé par le couple BESSON-MARINE :

    Ce modèle de « France des réformes » ira fort bien, en Europe , avec le modèle tchèque du « pro­vi­den­tiel » Vàclav Klaus, et l’O­TAN des généraux-qui-empèchent-le-président-OBAMA

    Réponse
  235. Aïda

    Reve­nons-en au 3 juin der­nier et à cette phrase bien sen­tie d’E­tienne, au sujet du can­di­dat Raoul Marc Jennar :

    « Pour­quoi don­ner à un autre le suf­frage dont il a, lui, tant besoin pour nous défendre ? »
    …Là où le bât blesse c’est qu’à aucun moment Etienne ne men­tionne que Raoul M.Jennar ne sié­ge­rait pas plus d’un tiers de la mandature.

    Vous ne nous avez pas men­ti par omis­sion, Etienne, mais par­ceque vous vous appré­tiez à voter « pour l’homme, pas pour le parti »…

    Or, ce qui nous est du même coup « inac­ces­sible », comme « petite » véri­té com­plé­men­taire sans laquelle tout rede­vient « détes­table » , c’est que jus­te­ment, dans cette affaire, « l’homme en ques­tion » ne siè­ge­ra qu’un tiers du temps, en ver­tu d’un « accord de par­tis »…entre le NPA et le Par­ti Natio­na­liste Corse !

    Etienne, après José bové , voi­ci donc une nou­velle décep­tion ? Chacun(e) de nous a déjà jet­té des ana­thèmes et recom­man­dé ses « coups de coeur », et puis , a dû recon­naître que  » déci­dé­ment, rien n’est simple »… Sur­tout pas ces « détail de la vie des « par­tis » (Bou­diiôu, qué péna!) qui sans l’in­ves­ti­ga­tion de jour­na­listes indé­pen­dants seraient plu­tôt bien « pas­sés à la trappe »(comme dit Cathe­rine), y com­pris par « l’homme en qui on a toute confiance »… Ils(elles) ne savaient pas que la tête de liste qu’ils(elles) ver­raient peut-être bien faire ce job à Stras­bourg et Bruxelles avait aus­si comme « pro­gramme » de démis­sion­ner de son man­dat au bout de 20 mois !

    « L’accord pas­sé avec les natio­na­listes corses
    Cette infor­ma­tion, je la tiens d’Alain Mos­co­ni, troi­sième de liste der­rière Raoul Marc Jen­nar » décla­rait le jour­na­liste de
    POLITIS …

    « Pour­quoi don­ner à un autre le suf­frage dont il a, lui, aujourd’­hui tant besoin pour nous défendre ? »

    cet « autre », c’est donc un natio­na­liste corse : elle est bonne cette blague du Sud-Est, hein, peuchère !

    « C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette information…un cadeau à par­ta­ger pour le dégus­ter entre amis du Monomotapa…
    Etienne, je compte sur vous pour nous dire enfin quel­que­chose qui ne soit pas une « véri­té détes­table » , à ce sujet !
    « Les plus détes­tables men­songes sont ceux qui se rap­prochent le plus de la véri­té ». André Gide

    Réponse
  236. gilles

    L’im­por­tant et l’accessoire

    Aîda, le débat impor­tant est celui sur l’UE et « Contre le Trai­té de Lis­bonne » a bien fait de rap­pe­ler les consé­quences du Trai­té. Tu ne dis sur les consé­quences que nous allons subir à cause de ce Trai­té dans ton inter­ven­tion, je serais curieux de savoir ce que tu en penses, plu­tôt qu’en­ga­ger une polé­mique à retar­de­ment, les élec­tions pour cette mas­ca­rade étant passées. 
    Qu’en penses-tu ?

    L’im­por­tant, ce qui s’ap­plique ce sont les trai­tés signés. Le Par­le­ment Euro­péen n’est qu’ac­ces­soire vis à vis de cela puisque d’une part son « action légis­la­tive doit s’ins­crire dans le cadres des Trai­tés » et d’autre part il n’a pas l’i­ni­tia­tive des direc­tives et sur tout les sujets où se dégage une majo­ri­té au Par­le­ment et donc qu’une déci­sion est actée, comme par exemple le paquet Télé­com et son amen­de­ment 138 déci­dant que les inter­nautes auraient la garan­tie d’un pro­cès devant une juri­dic­tion non-admi­nis­tra­tive, mais judi­ciaire, le Conseil Euro­péen a reto­qué la déci­sion. Mais qu’est-ce que c’est qu’une déci­sion légis­la­tive qui est reto­quée par un pou­voir exé­cu­tif ? Un vœu pieux ? Un sou­hait ? Une supplique ?
    Quel est le pou­voir de ce « « Par­le­ment » » a qui la Com­mis­sion ou le Conseil sou­mettent et resou­mettent et re-resou­mettent des direc­tives qui ont été reje­tées par lui ? Déjà 4 fois pour le paquet Télé­com ! Sou­ve­nez-vous du feuille­ton de la direc­tive de libé­ra­li­sa­tion des ser­vices, com­bien de fois est-elle pas­sée et repas­sée, je n’ose plus dire devant, parce que l’on pour­rait aus­si dire der­rière, en bas, au-des­sus le « « Parlement » » ?

    La Com­mis­sion ou le Conseil font voter et revo­ter et re-re voter jus­qu’à ce que les déci­sions leur conviennent. C’est cela le scan­dale. Mais cela tu ne le vois pas, tu ne vois pas les familles qui du mal à payer leur fac­ture de chauf­fage à cause de la libé­ra­li­sa­tion de l’éner­gie, c’est la faute au NPA les familles à la rue ? Tu ne vois pas les gens au chô­mage parce que l’UE agit en ce sens à l’OMC pour plus de délo­ca­li­sa­tion et comme ils disent « moins d’en­traves au com­merce », est-ce que c’est la faute au NPA, ce chômage ?
    T’ar­rêtes un peu les conne­ries, attaque-toi à l’UE et à sa poli­tique et laisse un peu le NPA, veux-tu ?

    Réponse
  237. Étienne

    Bon­jour Aïda,

    je n’ai pas com­pris tout ce que vous dites.

    D’où tenez-vous cette his­toire ? Ça paraît gros ; ce serait éton­nant et déce­vant, mais ça ne serait pas catastrophique.

    Et puis on pose­ra la ques­tion à Raoul, sur son blog.

    Quoi qu’il en soit, je connais l’homme et je sais que c’est un honnête.

    Et je pèse mes mots.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  238. Aïda

    Loin de moi les pro­cés en mal­hon­nê­te­té et tous les juge­ments à l’emporte-pièce contre les personnes.

    Même José Bové garde mon estime, bien que ses « rai­sons per­son­nelles » m’é­chappent : je ne suis pas naïve, je sais que des « salauds » existent, mais je pré­fère ne pas les ima­gi­ner dans la sphère des alter­mon­dia­listes : il s’a­git d’autre chose, rele­vant d’un cer­tain « ama­teu­risme », de la part de per­sonnes qui rêvent (je ne dis pas « trop »!).

    Ceci dit, comme il est ques­tion ici de démarche d’adhé­sion à « un homme » ou à un col­lec­tif, et comme il est fait le pro­cés de la « forme par­ti », il serait ras­su­rant de voir que R.Marc jen­nar n’a jamais caché cet arran­ge­ment qui est fré­quent avec les listes de can­di­da­tures d’un parti.

    Cepen­dant sub­siste un « détes­table men­songe » que per­sonne ne peut être consi­dé­ré comme l’ayant fait :

    C’est pour­quoi tant de gens se dés­in­té­ressent de la poli­tique : c’est tou­jours à « y regar­der de plus près » que l’on doit s’o­bli­ger, et de fil en aiguille, il y a des spé­cia­listes de ce « regard de plus près », ce sont ceux qui deviennent des « pros de la politique »…

    Il se trouve que trans­po­sée ici sous ta recom­man­da­tion , la can­di­da­ture de Raul Marc
    Jen­nar pro­duit ce trouble, peut-être par­ceque tu n’es pas un « pro »…

    On ne va pas s’é­ter­ni­ser sur cet aspect, et per­son­nel­le­ment je sou­haite lire le plus de textes pos­sibles de Raoul Marc jen­nar, sou­hai­tant (naï­ve­ment?) qu’il ait la plus grande influence dans les rangs du NPA où il se trouve hélas comme dans tout par­ti quelques por­teurs de malveillance.

    Si seule­ment il pou­vait convaincre Oli­vier Besan­ce­not de cer­taines sagesses !

    Ami­ca­le­ment.

    Aïda.

    Réponse
  239. Aïda "la Parisienne" (merci!)

    Gilles, si la véri­té a le goût du poi­son, c’est que vous vous habi­tuez à un autre goût !

    Je ne jette pas la haine, alors ne me ren­voyez pas vos pierres : depuis pas mal de temps nous dis­cu­tons sous le por­trait de Raul Marc Jen­nar, mais ce der­nier serait hor­ri­fié s’il s’a­gis­sait de se sou­mettre à une idole et si la moindre pen­sée dis­si­dente expo­sait la per­sonne qui la sou­met à réflexion au lynchage :

    ce n’est pas Pol Pot qui règne ici,( mer­ci Etienne)!

    Alors mon intui­tion fémi­nine m’a fait cher­cher ce qu’il y avait de « détes­table » dans la démarche pour­tant géné­reuse et sin­cère d’E­tienne : « suis-je si mau­vaise pour sen­tir ce « men­songe » non iden­ti­fiable ? », me suis-je dit .

    le « men­songe détes­table » en fait n’est ni celui du can­di­dat Raul , ni celui du par­ti­san de ce can­di­dat, ni même celui du Par­ti de ce candidat :

    c’est encore le men­songe « tout-cui­si­né » écrit dans nos ins­ti­tu­tions, et qu’il faut « sen­tir » pour le désa­mor­cer en temps vou­lu avec de l’in­for­ma­tion libre et indépendante…Mais l’in­fo arrive trop tard, et alors, si on la sort, elle fait des dégats pour « l’am­biance politique » :

    par exemple votre impo­li­tesse, gilles !

    Sans ran­cune,

    Scru­pu­leu­se­ment redes­cen­due des esca­liers de la tour Eifel (ah ! que c’est beau Paris!)

    Réponse
  240. Aïda "la Parisienne" (merci!)

    Gilles, si la véri­té a le goût du poi­son, c’est que vous vous habi­tuez à un autre goût !

    Je ne jette pas la haine, alors ne me ren­voyez pas vos pierres : depuis pas mal de temps nous dis­cu­tons sous le por­trait de Raul Marc Jen­nar, mais ce der­nier serait hor­ri­fié s’il s’a­gis­sait de se sou­mettre à une idole et si la moindre pen­sée dis­si­dente expo­sait la per­sonne qui la sou­met à réflexion au lynchage :

    ce n’est pas Pol Pot qui règne ici,( mer­ci Etienne)!

    Alors mon intui­tion fémi­nine m’a fait cher­cher ce qu’il y avait de « détes­table » dans la démarche pour­tant géné­reuse et sin­cère d’E­tienne : « suis-je si mau­vaise pour sen­tir ce « men­songe » non iden­ti­fiable ? », me suis-je dit .

    le « men­songe détes­table » en fait n’est ni celui du can­di­dat Raul , ni celui du par­ti­san de ce can­di­dat, ni même celui du Par­ti de ce candidat :

    c’est encore le men­songe « tout-cui­si­né » écrit dans nos ins­ti­tu­tions, et qu’il faut « sen­tir » pour le désa­mor­cer en temps vou­lu avec de l’in­for­ma­tion libre et indépendante…Mais l’in­fo arrive trop tard, et alors, si on la sort, elle fait des dégats pour « l’am­biance politique » :

    par exemple votre impo­li­tesse, gilles !

    Sans ran­cune,

    Scru­pu­leu­se­ment redes­cen­due des esca­liers de la tour Eifel (ah ! que c’est beau Paris!)

    Réponse
  241. Alain

    Yves Salesse, pré­sident d’hon­neur de la Fon­da­tion Coper­nic, et auteur de « Réforme et révo­lu­tion » (Agone 2001), sera invi­té à France Culture le 4/11/09 (émis­sion « Du grain à moudre », 18h20) sur le capi­ta­lisme après la « chute du Mur ».

    Il débat­tra avec Gaël Giraud (CNRS,membre de l’é­cole d’é­co­no­mie de Paris), Joël Roman et Guy Sorman.

    ne pas res­ter les bras croi­sés mais aus­si ne pas ces­ser de réflé­chir : c’est la vie !

    Ami­tiés
    Alain

    Réponse
  242. poireaux, courge, huile de...opium

    « S’il a été pos­sible d’ignorer le géné­ral Hamid Gul, l’ancien direc­teur géné­ral de l’ISI pakis­ta­nais les ser­vices secrets pakis­ta­nais, l’Inter-Services Intel­li­gence, affir­mant que des avions de trans­port mili­taires amé­ri­cains ser­vaient au tra­fic de drogue en Afgha­nis­tan, ou encore ces sources russes bien infor­mées affir­mant que des sol­dats amé­ri­cains réa­li­saient de juteux pro­fits dans le nar­co­tra­fic en Afgha­nis­tan, il a bien fal­lu écou­ter Kho­dai­dad, un pro­fes­sion­nel qui sait de quoi il parle. Lorsqu’il a assu­ré, le 1er novembre, que les contin­gents amé­ri­cains, bri­tan­niques et cana­diens de l’OTAN “taxaient” la pro­duc­tion de l’opium dans les régions sous leur contrôle, il a vou­lu trans­mettre un sérieux aver­tis­se­ment aux Amé­ri­cains de la part de Karzai ».

    Les troupes colo­niales fran­çaises y sont aus­si, soi disant pour libé­rer les femmes …

    …Kar­zaï « élu » tend la main aux talibans…

    et moi ! et moi ! et moi!… que fais-tu ?

    RETRAIT d’AF­GA­NIS­TAN !

    Réponse
  243. huile de colza, opium, etc...

    Sou­dais se contente de sou­li­gner la dis­cré­tion du NPA sur le sys­tème dit du tour­ni­quet en évo­quant le site inter­net dudit par­ti. Et effec­ti­ve­ment, lorsque l’on se rend sur http://​www​.npa2009​.org, on constate que le sujet n’est pas évo­qué. Pour en trou­ver men­tion, il faut lire un entre­tien de Mos­co­ni don­né à La Pro­vence en date du 26 mai. Lors des réunions publiques, le NPA n’élude pas la ques­tion. Bien. Mais sur son site, c’est – semble-t-il – le cas. Per­so, je n’ai pas le bon­heur de pou­voir assis­ter aux mee­tings du NPA. J’attends donc des jour­na­listes de Poli­tis qu’ils m’informent sur les listes, les can­di­dats, les impli­ca­tions, etc.

    Pour une simple et bonne rai­son : Ima­gi­nons que je n’apprécie guère Alain Mos­co­ni. Comme je l’ai déjà expli­qué : je ne peux pas assis­ter aux réunions du NPA. Le jour J, je vote NPA. Trois ans plus tard, j’apprends que j’ai envoyé une per­sonne que je n’apprécie guère au par­le­ment. Je l’ai mau­vaise, j’attrape mon cla­vier et j’envoie un mes­sage inju­rieux à Michel Sou­dais. Du genre : « Putain mais qu’est-ce que tu branles toute le jour­née ?! Voi­là que – par ta faute – je vote pour un type qui me hérisse le poil!..

    Etienne, Aïda, Gilles et com­pa­gnie, je vais venir à votre secours, puisque fina­le­ment vous ne m’êtes pas indif­fé­rents, vu le secours que m’a appor­té catherine :

    Mar­di 26 mai 2009 à 16:23
    Un oubli fâcheux de Raoul Marc Jen­nar (NPA)
    Par Michel Sou­dais de POLITIS :

    Pru­dent, Sou­dais anti­cipe le reproche qu’on pour­rait faire à un jour­na­liste d’a­voir « pas­sé à la trappe » une infor­ma­tion due au citoyen élec­teur. A savoir : en votant pour le NPA, on va envoyer au Par­le­ment un type qui pré­co­nise la Corse aux Corses. Dès lors, que peut on lui repro­cher, Gilles ?

    Pas grand chose. A par­tir du moment où il se montre aus­si poin­tilleux avec les autres listes…

    Per­so, je trouve que les petits gars du NPA, ils font un mau­vais pro­cès à Sou­dais. Un pro­cès… sta­li­nien. Si, si !

    Gilles : On peut dif­fi­ci­le­ment mettre sur un même plan la Corse, la Mar­ti­nique et la Guadeloupe.…ce serait « une connerie » !

    Réponse
  244. gilles

    Bon­soir huile de col­za, opium, etc …
    et bon appétit !

    Déblayons tout de ce sujet de diver­sion des « élec­tions » du 7 juin 2009 où beau­coup ont voté avec leurs pieds et je suis du nombre. En cher­chant très peu sur le web, je me suis vite aper­çu que le fait de la per­mu­ta­tion de la repré­sen­ta­tion était connu des lec­teurs de Poli­tis et de la plu­part des élec­teurs corses, mais appa­rem­ment pas des amis du Mono­mo­ta­pa si l’on suit l’ap­pel­la­tion d’Aî­da. Cette bande du Mono­mo­ta­pa se réveille aujourd’­hui à contre-temps. Revoir : ( « C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette infor­ma­tion…) Tout ceci n’a pas beau­coup d’im­por­tance en fait et je ne vois pas l’in­té­rêt d’en par­ler longuement.

    Déblayons aus­si pour le moment le sujet des iden­ti­tés vu qu’elles sont tou­jours plu­rielles, hété­ro­gènes, mor­ce­lées, tou­jours en recom­po­si­tion, dif­frac­tées, jamais d’un seul bloc sauf pour la pro­pa­gande sim­pliste d’un quel­conque pou­voir en quête de légi­ti­ma­tion bidonnnée. 

    On peut dif­fi­ci­le­ment mettre sur un même plan la Corse, la Mar­ti­nique et la Guadeloupe.…ce serait « une conne­rie » ! Pour des tas de rai­sons, je suis d’accord.

    L’im­por­tant, ce sont les trai­tés, voir ce que Sam, Étienne et le M‑PEP, le POI, l’U­PR, le comi­té Val­my disent à ce sujet et que je reprends à la contrib 243.

    La non-repre­sen­ta­ti­vi­té des déci­sions prise par le sys­tème UE par rap­port aux choix que feraient les élec­teurs lors de débats sérieux et argu­men­tés poussent à agir de nom­breuses per­sonnes qui n’ac­ceptent pas cet état de fait. Toi et Aîda vous ne dites rien là des­sus, il serait bon que vous expri­miez parce qu’à la fin, je pour­rais pen­ser qu’à l’ins­tar du dic­ton : « Qui ne dit mot consent. », que vous consen­tez aux reculs sociaux et démo­cra­tiques por­tés par la construc­tion européenne.

    Réponse
  245. Étienne

    Bon­soir.

    Si j’a­vais su ça (et si c’est vrai), je ne suis pas sûr que j’au­rais voté pour Raoul. Je trouve 1) cet arran­ge­ment et sur­tout 2) sa dis­cré­tion, vrai­ment contestables.

    Rien de catas­tro­phique, mais ça confirme — s’il en était besoin — la très mau­vaise image que j’ai des par­tis et de leurs chefs.

    Étienne.

    Réponse
  246. alain

    Je pense presque comme Etienne, « les par­tis, quelle m.…! », mais aus­si comme J.Roman : il fau­drait de « vrais par­tis » capables de mettre les citoyens en mouvement.

    Il est pos­sible que RM.Jennar ait ten­té cette aven­ture avec un par­ti « neuf » comme le NPA.

    Moi je suis avec d’autres entrain de pour­suivre le « même com­bat » au PCF.

    Mais la dif­fi­cul­té sera dépas­sée dans un pro­ces­sus « uni­taire ». Faite d’embuches et d’in­com­pré­hen­sions, elle sera dépas­sée avec les par­tis dont la majo­ri­té des mili­tants veulent pro­duire cette « uti­li­té publique » de réveil de la citoyenneté.

    Membre d’un par­ti « par­te­naire par néces­si­té et par devoir », je sou­haite que le réveil popu­laire ne soit pas celui d’une haine auto­des­truc­trice, et que per­sonne ne récu­père à des fins sor­dides cette « éner­gie poten­tielle du peuple », dont la voca­tion est une « déso­beis­sance créa­tive », une fois don­née l’im­pul­sion ini­tiale de tous ceux qui comme « nous » s’en­gagent, « rêveurs » à la fois si dif­fé­rents et si « semblables » :

    une mise en mou­ve­ment mas­sive et « intel­li­gente » , fra­ter­nelle , débor­dante de géné­ro­si­té et de « puis­sance popu­laire », le seul remède pour faire face à la médio­cri­té ins­tal­lée aux com­mandes de cette « Europe du capi­tal » deve­nue insup­por­table autant du point de vue cultu­rel que social et écologique.

    Il ne fau­drait pas culti­ver les divi­sions et deve­nir into­lé­rants : cela para­ly­se­rait le peuple, et don­ne­rait un inad­mis­sible « sur­sis » au « sys­tème illé­gi­time en place ».
    Amicalement.

    Réponse
  247. gilles

    Je suis d’ac­cord avec la dia­lec­tique d’A­lain du 254, les par­tis : dif­fi­cile de faire avec, impos­sible de faire sans.

    Avec le sys­tème bien hui­lé et bien lubri­fié UE, eh bien mal­heu­reu­se­ment, je pense que contre cette régres­sion anti­dé­mo­cra­tique, il n’y a pas de pos­si­bi­li­té de vote utile orga­ni­sé dans le cadre même de ce système.

    Le soit-disant «« par­le­ment »» de leur UE n’a pas l’i­ni­tia­tive des direc­tives, ce ne sont pas même pas des lois, les lois cela se dis­cute, se débat, les direc­tives eh, bien il n’y a plus qu’à obéir, le choix des mots n’est pas inno­cent. Il ne légi­fère que sous l’hu­mi­liante tutelle de la co-déci­sion. Ce sys­tème fait qu’il se couche régu­liè­re­ment aux face injonc­tions expri­mées par le Conseil et la Commission.

    La der­nière sou­mis­sion en date de leur «« par­le­ment »» concer­nant les garan­ties de juge­ment équi­table des inter­nautes, ici …

    C’est une véri­table humi­lia­tion que de voter pour des per­sonnes qui ne pour­ront rien faire d’autre que nous aler­ter des mau­vais coups en cours.

    Une bonne ana­lyse de la mas­ca­rade par un par­ti cou­ra­geux qui a déci­dé de ne pas y par­ti­ci­per, ici …

    Les par­tis qui n’ac­ceptent pas les consé­quences de cet enfer­me­ment anti-démo­cra­tique joue­raient plei­ne­ment leur rôle si ils orga­ni­saient une abs­ten­tion utile lors des mas­ca­rades euro­péennes. Un contre-vote sur les mar­chés, dans la rue comme pour le réfé­ren­dum contre la pri­va­ti­sa­tion de la Poste. Tous ensemble contre la des­truc­tion euro­péenne, tous ensemble, ouais ! Alors Alain au PCF, chiche ?

    Ami­ca­le­ment à tous et spé­cia­le­ment à Aîda, qu’elle me par­donne de la ver­deur de mon langage.

    Gilles

    Réponse
  248. alain

    « Les gens de droite, eux, ne s’abs­tiennent pas. »
    d’ac­cord avec Etienne, là !

    …Gilles :

    J’ai été plus d’une fois ten­té par l’abs­ten­tion, mais je m’en suis… abs­te­nu, car à chaque fois quel­qu’un de pré­ten­tieux s’ap­pro­priait d’a­vance le sens de mon abs­ten­tion, et le « domi­nant » en fai­sait sa force.

    Sur le lien que tu pro­poses, on voit un « POI » s’ap­pro­priant « en exclu­si­vi­té » le sens de l’abstention.

    Il y a tant de gens à inté­res­ser à la chose poli­tique, qu’il serait ridi­cule de « faire son mar­ché » en débau­chant ceux qui s’en­gagent là où ils « le sentent », comme ils le sentent !

    Jeter l’a­na­thème à l’a­veu­glette sur tous ceux qui ne pensent pas dans « le droit fil de l’é­man­ci­pa­tion » c’est para­doxal et c’est désas­treux du point de vue de ce qu’i­ci, semble-t-il, on s’ac­corde à « vouloir ».

    Vou­lons-nous faire adve­nir l’ins­tant his­to­rique où dans les peuples d’eu­rope com­men­ce­ra à se mani­fes­ter pré­ci­sé­ment « le symp­tome annon­cia­teur d’une vie citoyenne » ?

    La forme que cela pren­dra, il serait ridi­cule de pré­tendre d’a­vance s’en attri­buer l’ex­clu­si­vi­té, comme si il fal­lait être des chiens domi­nants « mar­quant le territoire » !

    Le 1er grou­pus­cule, ou par­ti, petit, moyen ou pré­ten­due­ment grand, qui vou­dra usur­per la « spon­ta­néï­té » du peuple, ou qui décal­que­ra ses « mots d’ordre » déma­go­gi­que­ment sur ce que le peuple doit décou­vrir par lui-même, il sera « dis­sua­sif », donc démobilisateur.

    Un jour c’est bien le peuple qui devra « prendre le manche ».

    Pour moi, c’est une chance que cette « europe des citoyens » ne nous soit pas ser­vie « toute cuite » sur un pla­teau par des gens de la trempe de ceux qui signent le Trai­té de Lisbonne.

    C’est une chance d’a­voir à gagner par la lutte cette europe paci­fique néces­saire, jus­te­ment, contre la « chose de l’O­TAN » que nous imposent ceux qui pré­tendent pos­sé­der « l’i­den­ti­té européenne ».

    C’est une chance, car la pers­pec­tive iden­ti­fiable de plus en plus clai­re­ment est bien celle d’une résis­tance popu­laire euro­péenne , face à ce qui désor­mais se profile :

    jus­qu’i­ci on pou­vait dans cer­tains foyers des classes moyennes, se racon­ter des contes de fée sur « l’Eu­rope de l’emploi »…Plus per­sonne n’y croit vrai­ment, et les gens ne res­te­ront pas « comme des idiots » !

    fra­ter­nel­le­ment, Al1.

    Réponse
  249. alain

    Bon…je suis entrain d’a­vouer une « culpa­bi­li­té » per­son­nelle et d’en nier une autre, collective.

    Oui, j’aime faire par­tie d’un col­lec­tif se trim­bal­lant une his­toire contras­tée, avec encore bien des zones d’ombre à décrypter.

    Cela relève bien de « l’a­mour », donc cela peut être pris en faute, car l’a­mour véri­table tra­verse l’é­preuve de tous les « cocu­fiages », avec luci­di­té, tant qu’il demeure « l’essentiel » :

    Les crises internes à un par­ti sont bien plus « pro­duc­tives » que de simples « scènes de ménage » :

    On sort de ces congrés hou­leux à la fois révol­té contre le retard his­to­rique consta­té, et ses dégâts, et quand même dési­reux de ten­ter la pour­suite de cette marche col­lec­tive vers les ren­dez-vous qui jalonnent encore la pers­pec­tive sur « les che­mins de la liber­té », c’est-à-dire vers « les autres ».

    « l’u­ni­té », c’est fini. Par contre il faut « se ras­sem­bler » en tra­vaillant à des cohé­rences pos­sibles, pour répondre à un désir popu­laire mani­feste et légi­time ou (et) aider à sa manifestation.

    J’i­ma­gine que ce « ser­vice poli­tique », tous les mili­tants enga­gés dans un mou­ve­ment citoyen (quel qu’il soit?) en peuvent par­ta­ger quel­que­chose de « rassembleur ».

    fra­ter­nel­le­ment.

    Réponse
  250. aïda

    Il n’y a pas que les par­tis poli­tiques qui soient capables de créer « l’i­nat­ten­du », c’est-à-dire cette émer­gence d’une vie citoyenne enfin puissante.

    Si je com­prends Gilles, il faut concen­trer son action « en réponse » à l’é­vè­ne­ment « Entrée en vigueur du Trai­té de Lisbonne ».

    …Je me demande si les gens dorment tant qu’il y parait :

    Résis­ter aux « consé­quences » de ce trai­té, c’est ava­li­ser le fait que « l’ad­ver­saire a tou­jours la main ».

    Bien sûr, les gens vont réagir à ce capi­ta­lisme décom­plexé qui joue son rôle désor­mais sans frein, donc comme une cari­ca­ture de système…Ce qui est bien plus impor­tant que de « résis­ter à des nains tech­no­crates mal­me­nés par leur propre médio­cri­té ».(la chute du mur doit aus­si nous ser­vir dans ce qu’elle contient de « véri­té philosophique »).

    En fait le Trai­té de Lis­bonne vient avouer très clai­re­ment ce qu’est ce sys­tème, et ceux qui ont osé le signer n’ont pas du tout « la main » :

    La « logique » les a fait com­mettre cet aveu hyper-fra­gi­li­sant, aveu inte­nable en pra­tique pour tout pou­voir politique :

    Ce n’est donc pas contre « les consé­quences du trai­té » que l’on va « reprendre la main », c’est contre les causes, qui sont toutes dans la logique du sys­tème dit « ultra-libéral ».

    Chaque pro­tes­ta­tion-reven­di­ca­tion-mani­fes­ta­tion-abs­ten­tion-vote etc, chaque « mou­ve­ment natu­rel de la vie popu­laire » remet­tra en cause cette phi­lo­so­phie obso­lète du XVIIIè !

    Réponse
  251. aïda

    exemple de La Poste :

    Pri­va­ti­ser les ser­vices publics est dans la logique du système…(Pas seule­ment celui de l’Eu­rope, celui qui s’est glo­ba­li­sé le 9 Novembre 1989).

    Pour La Poste, une mobi­li­sa­tion « inat­ten­due » vient com­pli­quer le jeu du pou­voir en place :

    Ce n’est pas « contre le Trai­té de Lis­bonne  » que la mobi­li­sa­tion popu­laire se pro­duit, c’est contre le hold-up fla­grant, la menace concrète d’une vraie arnaque sur un « bien public ».

    Ce type de « pillage » fut facile ces 30 der­nières années, dans l’eu­pho­rie des peuples des pays de l’Est déli­cieu­se­ment étour­dis par le par­fum inouï de « la Liber­té »…(on les excuse volon­tiers, les pauvres!)

    L’ar­naque est refu­sée par une large majo­ri­té des Fran­çais, alors le gou­ver­nant « navigue à la godille » entre son désir d’en­di­guer un mou­ve­ment anti­pri­va­ti­sa­tion et l’ap­pé­tit des milieux d’af­faires qui ont « pas­sé com­mande » à leur petit « ami « …

    « la Sar­ko­zye tangue » : les ministres se contredisent…on se défausse sur les ins­ti­tu­tions euro­péennes, mais croyez-vous que cet « argu­ment res­plen­dis­sant de médio­cri­té » peut cal­mer la colère qui monte ?

    Plus çà ira, moins çà ira de soi, face au « bon sens popu­laire », et ce n’est pas un « Trai­té ali­bi » qui exo­nè­re­ra les poli­ti­ciens natio­naux devant les citoyens, au contraire !

    D’un point de vue machia­vé­lique, les domi­nants qui se sont offert « le trai­té de Lis­bonne » ont tout faux : çà peut deve­nir « ingou­ver­nable » comme était ingou­ver­nable la France de Vichy !

    Seule la sym­pa­thie entre les gens qui défendent la même simple bonne chose doit être culti­vée dans ce moment poli­tique, pour deve­nir une « Résis­tance créa­tive », voire « constituante ».

    …Bien sûr, un train peut en cacher un autre, celui des barons et baronnes hypo­crites du « oui-ouisme-vert-et-rose », mais jus­te­ment, pour eux aus­si « la godille est pénible », et ce n’est que justice.

    Réponse
  252. Alain

    Com­ment des­ser­rer le frein men­tal qui dans chaque conscience indi­vi­duelle, bloque l’ac­cés à cette « évidence » :
    Il n’y a de citoyen­ne­té pos­sible que si les citoyens décident de la pre­mière des « lois », à savoir, la Constitution.

    En France, ce frein est tenu en main par un monarque issu d’une per­ver­sion extrème du suf­frage uni­ver­sel : le pré­sident de la « république ».

    Donc, peut-être de façon un peu sim­pliste, mais en tous cas « pro­ba­ble­ment per­ti­nente », je crois qu’il faut ras­sem­bler un maxi­mum de citoyens « contre le pou­voir per­son­nel », et « pour une démo­ca­tie véritable ».

    « Contre le pou­voir per­son­nel », la per­son­na­li­té d’y­zo­kraS 1er est une chance pour que les citoyens prennent conscience du dan­ger qui n’ap­pa­rais­sait pas avec « le grand Charles »…

    « pour une démo­cra­tie véri­table », là sera le débat démo­cra­tique, entre 3 options :

    -le « tout pro­por­tion­nel » et ses illusions…

    -Un sys­tème hybride expé­ri­men­tant des nou­veau­tés comme un sénat tiré au sort…

    -la « solu­tion Etienne », sorte d’in­té­grisme démocratique…(on rêve!)

    Le 1er stade , qui enclen­che­rait une « dyna­mique citoyenne », ce serait de « virer le monarque et la monarchie ».

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  253. salade de saison

    Pour dire l’indicible
    On risque fort
    On risque gros

    Pour cibler l’invisible
    On risque mort
    vis­queuse trop

    Pour ôter l’impossible
    Fran­cisque encore
    A nos drapeaux

    Pour moquer le risible
    Coq fébrile et retord
    Juché tou­jours trop haut

    Pour un cocorico
    Refu­sé à sarko
    On risque fort
    D’en faire trop…

    Pour pen­ser le possible
    Par­tage du gateau
    Aux mains du populo…

    Pour avoir face au mort
    Qui pompe nos impôt
    Tenu droit son chapeau

    Devra-t-on ce bientôt
    Finir son triste sort
    Dans un sombre cachot ?

    Réponse
  254. Alain

    Etienne s’obs­tine avec juste rai­son (puisque c’est moi qui vous le dis…hum!) à pro­cla­mer « l’im­por­tance pre­mière(…), l’im­por­tante majeure et évi­dente du DÉSINTÉRESSEMENT DES AUTEURS de ce texte supérieur ».

    Dans son for inté­rieur cha­cun se doute qu’au­cun texte n’a jamais don­né aucun pou­voir à per­sonne, et que der­rière tout « titre » se cache une sau­va­ge­rie originelle…

    « tigre de papier »…

    La seule dif­fé­rence entre les loups et « nous », c’est que les loups marquent leur teri­toire d’une façon natu­relle, tan­dis que nous avons inven­té des « textes sacrés »…

    Or cha­cun sait que le sacré n’existe pas :

    Ce qui dif­fé­ren­tie l’hu­main de l’a­ni­mal c’est l’ar­ti­fice, et la « culture » qui consiste à ima­gi­ner une « réa­li­té cultu­relle » dans laquelle « existe » cette vir­tua­li­té pure : une image de l’humanité.

    Pour qu’un texte « garan­tisse » contre quelque sau­va­ge­rie que ce soit, il fau­drait que se soit déve­lop­pée une culture capable de nous arra­cher à notre ani­ma­li­té inavouée…On peut craindre qu’une telle culture ne résulte pas « spon­ta­né­ment » de l’é­tat men­tal du plus grand nombre, lequel « à l’ins­tant t » résulte lui-même d’un rap­port de force éta­bli par l’his­toire en cours…Histoire fraîche de colo­nia­lismes et de dic­ta­tures de toutes sortes…

    Aucun texte ne nous arra­che­ra à notre condi­tion d’a­ni­maux déna­tu­rés, pour­tant il est tou­jours ques­tion de « signer des actes ».

    Pour moi une « Consti­tu­tion » n’est pas « sacrée » et pour­tant (et donc) si l’on pro­jette (rêve) de s’en ser­vir « comme pour empé­cher les abus de pou­voir », autant qu’elle soit écrite par des gens « désintéressés » :

    Soyons donc de bonne foi au moins au moment ini­tial de son écri­ture, fai­sons abs­trac­tion de tout ce qui nous « tom­be­ra fata­le­ment des­sus demain comme il nous est déjà tom­bé desuus hier », et qu’au­cun texte ne peut avoir vrai­ment « codifié ».

    Les consti­tu­tions écrites par des « experts » ont toutes fini aux pou­belles de l’his­toire, soit que les abus qu’elles per­met­taient aient abou­ti à leur « contraire », soit que le cynisme « natu­rel » de tout vrai « diri­geant » l’ai conduit à se tor­cher avec…avec cha­risme…« En bon petit père du peuple ».

    Dans ces condi­tions, autant essayer avec une « Consti­tu­tion écrite par des gens tirés au sort »…

    J’es­père ne pas faire de peine à Etienne en lui avouant dans quel état d’es­prit « je lui suis fidèle »…

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  255. Étienne

    Bon­soir Alain,

    Pour moi non plus, aucun texte n’est sacré.

    Juste une bonne idée, à la place d’une mau­vaise. Une bonne idée qui me semble pou­voir être déci­sive, déterminante.

    Mer­ci d’être tou­jours là, fidèle au poste :o)

    Étienne.

    Réponse
  256. gilles

    Ques­tion 1 - En pra­tique, Étienne, Alain qu’est ce que vous pou­vez répondre à Maître Éolas sur la réa­li­té d’une Consti­tu­tion autre que celle pro­po­sée par la Conven­tion sur les institutions ?

    Voir ici …

    Ques­tion 2 - Une des rai­sons ( avec le pro­ces­sus vou­lu de déré­gu­la­tion et de mon­dia­li­sa­tion ) jus­te­ment pour nous insuf­fler cette idée de Consti­tu­tion euro­péenne est la sui­vante : dans une nation peuvent avoir lieu des débats, des confron­ta­tions avec une large frac­tion de la popu­la­tion, des réfé­ren­dums comme par exemple celui de 2005 ou celui sur le sta­tut de la Poste, il a donc été déci­dé par les domi­nants de contour­ner cet état de fait du poids de la popu­la­tion dans les déci­sions poli­tiques. Quoi de mieux pour eux que nous faire miroi­ter une Consti­tu­tion, pas ques­tion bien sûr, de prendre en compte les idées d’É­tienne sur la néces­si­té de la sépa­ra­tion entre ceux qui écrivent la Consti­tu­tion et ceux qui seront char­gés de l’ap­pli­quer, mais même au-delà, quoi de mieux que nous faire aller len­te­ment, irré­ver­si­ble­ment vers un Empire Fédé­ral mul­ti-natio­nal où tout large large débat est tron­qué par la taille, comme aux États-Unis d’A­mé­rique ou mieux impos­sible à cause de la diver­si­té des langues comme dans notre sous-continent ?

    Pour­quoi, pour nous, classes moyennes et infé­rieures, tro­quer bête­ment une démo­cra­tie pos­sible et d’une cer­taine qua­li­té non-par­faite, mais assez cor­recte et un équi­libre entre forces et classes sociales long­temps modi­fiables par des luttes sociales dans un cadre natio­nal contre une simi­li-démo­cra­tie de plus en plus simi­li et un ordre social de plus rigidifié ?

    Ques­tion 3 -Pour­quoi cette idée de « construc­tion euro­péenne », Étienne, a‑t-elle fonc­tion­né comme un nou­vel opium des classes moyennes, pour­quoi toi, moi, Alain, Aïda, Cathe­rine, AJH, tant d’autres avons nous long­temps été pris au piège de cette idéo­lo­gie dominante ?

    Quelle est la genèse de ce mirage que l’on a vou­lu nous faire ava­ler depuis plus de 60 ans ?

    Juste une remarque sur cette ques­tion : Il a été long­temps incon­ce­vable de pen­ser à une Consti­tu­tion pour l’Eu­rope et c’est seule­ment quand les États-Unis d’A­mé­rique ont atteint leur influence cri­tique que cette idée incon­grue nous a été souf­flée de leur part.

    Voir ici …

    Ques­tion 4 -Pour­quoi Étienne plus aucune nou­veau sujet, même minime sur ce blog depuis l’é­té 2009 ? Com­ment être fidèle au poste si le poste en ques­tion n’est pas un mini­mum renouvelé ?

    Réponse
  257. Alain

    Gilles, je suis bien noniste et je l’é­tais sans doute depuis fort long­temps « contre l’eu­rope du grand capi­tal », contre « la france du pou­voir per­son­nel » etc…

    Pour autant, bien que fort proche par cer­taines asso­cia­tions du « mou­ve­ment cultu­rel bre­ton », j’ai besoin pour vivre de pen­ser « huma­ni­té », « inter­na­tio­nale », voire même « Gou­ver­ne­ment mon­dial »…donc, for­cé­ment « Uto­pie », avec une « Consti­tu­tion immu­ni­sante » comme l’or­ga­nisme d’un nou­veau-né, sans cesse remise à neuf : c’est mon « plan M ».

    C’est tout ce que j’ai envie de répondre aux gens « sérieux » et à ceux qui « se prennent au sérieux ».

    Pour « chan­ger le monde », il y a la pen­sée, mais la seule véri­table « pous­sée » c’est encore celle de la lutte des classes, prise au sens pré­cis de sa réa­li­té : la pla­nète n’a jamais été autant cha­hu­tée par cette « chi­mère de Marx » que depuis la soi-disant « fin de l’Histoire ».

    Le seul espace sou­mis à notre « sou­ve­rai­ne­té » c’est l’es­pace natio­nal, or dans cet espace se pro­duit la mala­die du capi­ta­lisme contre laquelle la « Consti­tu­tion » non seule­ment ne nous immu­nise pas, mais, pire nous « pré­dis­pose » à la subir « grave ».

    Tout « élar­gis­se­ment du champ de la lutte » peut être une chance si nous y pre­nons des ini­tia­tives tenant compte du vice natio­nal et y remédiant…La seule « chose » qui nous empêche d’é­crire le « plan B » c’est le capitalisme.

    J’ar­rête là, car à sup­po­ser que l’on me suive, c’est exac­te­ment là qu’on va m’objecter :

    « tu veux une consti­tu­tion soviétique ? »

    Ben…justement, non : me revoi­la « noniste ».

    C’est facile, vue l’expérience…Mais alors ?

    Alors, par­tons du réel : il est au coeur du sys­tème : toute « consti­tu­tion » doit com­men­cer par décli­ner les prin­cipes des droits fon­da­men­taux au coeur du sys­tème, citoyen­ne­té à l’en­tre­prise, emploi pour tous, et j’é­lar­gis depuis l’agent com­mer­cial « auto-entre­pre­neur-indi­vi­duel » jus­qu’à la « socié­té publique d’a­li­men­ta­tion des enfants du monde sous l’é­gide de l’O­NU »…Tout « droit » doit être asso­cié à sa « réa­li­té éco­no­mique », le droit n’é­tant que la « tra­jec­toire », il faut qu’il ait une masse pour « exister » :

    Il y a donc illu­sion tant que le sys­tème éco­no­mique dans sa logique est incom­pa­tible avec la « phi­lo­so­phie du droit ».

    Donc, ce n’est pas « l’am­pleur du ter­ri­toire », ni « la dif­fé­rence des cultures » qui rendent la « super­cons­ti­tu­tion » impos­sible, ce sont tous nos renon­ce­ments phi­lo­so­phiques dans notre façon d’exis­ter : de « tra­vailler » comme de « jouir »…

    On est si bien logé en « prison » !

    Réponse
  258. Catherine

    http://​www​.ter​mi​nal​.sgdg​.org/​n​o​u​v​e​a​u​/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​6​1​/​i​d​e​n​t​i​t​e​s​p​o​u​v​o​i​r​s​l​a​c​r​o​i​x​.​h​tml

    Lire, lire, relire, anno­ter, faire des ana­lo­gies avec ce que nous vivons, lire à nou­veau, anno­ter, dor­mir, relire, refaire des ana­lo­gies et digé­rer, puis se pro­me­ner et s’im­pré­gner de ce texte, décou­vrir Wie­ner, puis obser­vez le monde et vous aurez une pos­sible boussole !

    Réponse
  259. Aïda

    « L’histoire nous montre hélas que, dans notre pays, toutes les avan­cées sociales ont été acquises en s’asseyant légè­re­ment sur “l’état de droit”, un état qui se sou­cie, hors rares moments his­to­riques, avant tout des ren­tiers et des possédants ».

    Cette phrase on peut en trou­ver des « clones » dans la lit­té­ra­ture syn­di­cale entre autres, et je suis assez d’accord.

    C’est pour­quoi il est bon d’é­crire des brouillons avant de gra­ver dans le marbre une « norme » qui pré­ten­drait s’im­po­ser à tout esprit.

    Il faut confron­ter « la rai­son pure » aux contra­dic­tions du réel dont elle risque de faire abs­trac­tion, et alors « les fous ne sont plus les patients mais leurs gardiens ».

    Des citoyens tirés au sort auraient pro­ba­ble­ment la « sagesse » de s’en­tou­rer de « juristes pro­fes­sion­nels » mais aus­si de phi­lo­sophes, de…bref, d’encyclopédistes !

    Cette réflexion me vient à la contem­pla­tion de la confron­ta­tion de ce jour sur le forum, entre « résis­toyen » et Jacques Roman.

    Réponse
  260. Alain

    « ceux qui pré­tendent tout savoir et tout régler finissent par tout tuer »
    (Camus)

    Les p’tits zoi­zeaux perdent des plumes
    Entre le mar­teau et l’enclume

    Mais ils feront encor des vrilles
    Entre les blés et les faucilles…
    Le p’ti sar­ko met la francisque
    A son dra­peau croyant sans risque

    Prendre aux croup’ de la gross’ Marine
    Un gros ren­fort de voix porcines…
    Mais v’la-t’y pas que l’vi­rus mute
    Et qu’­la bours’chute !

    Réponse
  261. le concombre masqué, le retour

    Cer­taines his­toires d’a­mour n’existent que dans l’al­ter­na­tive du Tout ou Rien et se ter­minent d’ailleurs sou­vent par une rup­ture, c’est-à-dire dans le Rien. Vous vous retrou­vez dans le pays ima­gi­naire de Peter pan, le pays du « Jamais-Jamais », ou n’existe que « tuer » ou être « tué ». La pre­mière de ces his­toires d’a­mour est la rela­tion d’a­mour que nous avons avec notre mère. Si votre mère, pour x pro­blèmes, ne peut vous que vous pro­po­ser une rela­tion d’a­mour fusion­nel, vous êtes pla­cé devant l’al­ter­na­tive impos­sible du Tout ou Rien. Pour être aimé, vous devez vous fondre dans l’autre. Si vous le faîtes, vous dis­pa­rais­sez, vous êtes mort. Si vous refu­sez de vous fondre dans l’autre, par peur de la mort qu’elle implique, et qui se trans­forme en une angoisse per­ma­nente d’exis­ter, alors l’a­mour vous est reti­ré et vous êtes reje­té dans le néant, c’est-à-dire dans la mort. De toute façon, la rela­tion d’a­mour fusion­nel est sans issue, et quelque soit votre choix, vous occu­pe­rez la place du mort.

    En tout cas, pour moi, je pense qu’il s’est pas­sé quelque chose de ce genre.

    Réponse
  262. Catherine

    Concombre mas­qué,

    Ce que vous dites me fait pen­ser illi­co à ce que dit Romain Gary des rap­ports par­ti­cu­liers qu’il a eu à sa mère.

    Je crois que c’est dans « Pro­messe de l’aube », j’ai lu ce livre il y a long­temps, mais j’en ai gar­dé un sou­ve­nir assez vif car étant mère de deux enfants dont un gar­çon, for­cé­ment ça résonnait.

    Il dit gros­so modo et de mémoire, que la vie lui a fait à l’aube une pro­messe qu’elle n’a pas su tenir, et que de ce fait il a été obli­gé de man­ger froid jus­qu’à la fin de ses jours.

    Je m’ex­plique. Sa mère l’a aimé d’un amour trop exclu­sif, trop fusion­nel, elle a repor­té sur lui tout l’a­mour qu’elle avait, ses parents étaient sépa­rés, et lui for­cé­ment ça l’a bousillé.

    Après cela, dit-il, chaque fois qu’une femme vous tient dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances.

    Il n’y a plus de puits ensuite, il n’y a que des mirages ;

    Il ter­mine en disant qu’il ne faut pas empê­cher les mères d’ai­mer leur petit, mais qu’il vaut mieux que les mères aient quel­qu’un d’autre à aimer.

    Je crois qu’il dit encore que si sa mère avait eu un amant, il n’au­rait pas pas­sé sa vie à mou­rir de soif auprès de chaque fontaine.

    Bon alors, la jus­ti­fi­ca­tion d’une vie à tra­vers ceci ou cela c’est tou­jours un peu casse‑g.…., l’a­mour tout compte fait, c’est s’ou­vrir à tous les espaces dans un rap­port juste. Et, c’est bien cela la dif­fi­cul­té, la jus­tesse des rap­ports, des liens.

    Ce sont des portes qui doivent tou­jours res­ter ouvertes ( celles des liens), quand elles se ferment, l’air devient vicié.

    Mais c’est que l’on apprend aux femmes qui ont été des petites filles avant d’être des jeunes filles, puis des mères, ce culte atro­phiant de l’ar­rêt aux enfants qui fige, or, l’éner­gie amou­reuse d’un père et d’une mère est d’ai­mer aus­si loin qu’on peut aimer, dans la mul­ti­pli­ci­té et la vas­ti­tude, mais un père ou une mère convain­cue du bon usage de la famille , ça fait SOUVENT tout le contraire.

    ça met l’a­mour en cage, et ça fait tout pour démon­trer que c’est la cage qui est aimable.

    Et donc tout cela, ça ren­voie à des repré­sen­ta­tions erro­nées, c’est donc sur elles qu’il faut tra­vailler urgem­ment car ce sont elles qui sont à la source de nos émo­tions et donc par voie de fait de nos actions et de leurs consé­quences dou­lou­reuses parfois.

    Main­te­nant, on peut avoir vécu ce type de rela­tion et s’en sor­tir de façon tout à fait, tout à fait satis­fai­sante, et même en sor­tir plus fort qu’avant.

    Com­ment ?

    En inté­grant, en digé­rant, en méta­bo­li­sant cette in-for­ma­tion, que ça vienne nous for­mer réel­le­ment de l’in­té­rieur, que ça ne reste plus en sur­face, que ça épouse chaque once de notre chair, et, alors miracle, on s’en libère de ce poids, car il est in-for­mé en nous, il fait chair avec ce que nous sommes et nous sommes fort de cette force re-connue !

    C’est ce que l’on peut appe­ler une adver­si­té posi­tive, même si elle fait souf­frir bien sûr, il n’est pas ques­tion de nier cet aspect-là, posi­tive car si on l’in­tègre, elle fait réel­le­ment corps en nous( dif­fé­rence entre avoir un corps et êtreun corps, dis­tinc­tion brillante faite par Durck­heim dans le Hara que je vous conseille de lire) dès lors nous sommes riches de cette infor­ma­tion recon­nue, et nous pou­vons alors dépas­ser la dou­leur de ce lien, il ne vient plus don­ner des dou­leurs d’es­to­mac car il est digé­ré et éva­cué, nous fai­sons cause com­mune avec lui.

    La méto­noïa, ce n’est rien d’autre que cela, il me semble, appor­ter un autre regard sur une situa­tion, la voir de l’ex­té­rieur et dès lors l’in­té­rio­ri­ser davantage.

    Et donc au final, dénouer un noeud et reprendre plus libre­ment, plus légèrement,plus serei­ne­ment la trame de notre histoire…et de notre lien pri­mor­dial à notre mère dont il serait peut-être regret­table d’a­voir à se passer.

    Réponse
  263. Catherine

    Je reprends un peu ce soir pour cor­ri­ger ou ten­ter de cor­ri­ger ce que je vou­lais vous dire hier concombre mas­qué. Je crains tou­jours les lec­tures de tra­vers, c’est pour­quoi j’ai besoin d’en remettre une couche ce soir, ce n’est pas de votre com­pré­hen­sion dont je doute, c’est de ma dif­fi­cul­té, de la dif­fi­cul­té car elle n’a rien de per­son­nel, à par­ler de cer­taines choses qui touchent au coeur de ce que nous sommes.

    Dif­fi­cile de faire pas­ser un mes­sage à l’é­crit, déjà quand on est face à la per­sonne, il parait qu’il n’y a que 7% qui passent en ver­bal, alors sans voir la per­sonne et sans pou­voir déco­der ce qu’elle dit en non-ver­bal, c’est presque mis­sion impos­sible, mais bon, on est bien obli­gés de pas­ser par les mots, eux seuls sont en notre pou­voirce soir, alors je vais m’es­sayer à cla­ri­fier si c’est pos­sible avec toutes les réserves conte­nues dans ce petit préambule.

    D’a­bord, il faut que je vous dise que je tra­vaille en psy, infir­mière depuis des lustres, j’compte même plus les années, et ce type de pro­blème, le vôtre, je ren­contre tous les jours.

    Bon, pas malin de dire ça me direz-vous, car le fait que ce soit par­ta­gé n’at­té­nue en rien la souf­france que l’on peut res­sen­tir, certes, cette souf­france est là, alors qu’elle ne serve pas à rien cette souf­france, faites-en quelque chose en votre faveur et en la faveur de votre rela­tion à votre mère.

    Je glo­ri­fie le sur­gis­se­ment du pro­blème( éty­mo­lo­gi­que­ment c’est ce qui se place à l’avant)car le pro­blème vient inter­ro­ger, arra­cher quelque chose qui sans son avè­ne­ment serait pas­sé à la trappe. Le pro­blème est donc une oppor­tu­ni­té, il contient en lui, en germe, les pré­mices d’une pos­sible réso­lu­tion si peu qu’on le prenne en consi­dé­ra­tion et que l’on inter­roge ce qu’il a à nous dire.

    Il y a quelque chose d’un faire à fairequi est ins­crit dans sa trame, et il faut aller y voir de plus près, notre insa­tis­fac­tion et notre souf­france sont des aiguillons qui vont nous ser­vir à oeu­vrer dans ce sens. C’est pour­quoi, loin d’é­touf­fer les pro­blèmes , il faut leur lais­ser de la place, toute la place pour s’ex­pri­mer car ils ont des choses à dire et qu’il est inhu­main, de dis­qua­li­fier d’emblée une per­sonne bles­sée au pré­texte qu’il fau­drait s’a­dap­ter à toutes les situa­tions sans se poser jamais la ques­tion de ce à quoi on nous somme auto­ri­tai­re­ment de nous adapter.

    Etre nor­mal dans notre socié­té est un signe patent de grosse patho­lo­gie à mon sens, car ça sous-tend que l’on se conforme à des idéaux et des pra­tiques inac­cep­tables au regard de notre huma­ni­té. La nor­ma­li­té ren­voie au nombre et l’on sait que le nombre est sou­mis à moult influences qui le fait varier et épou­ser les cou­rants domi­nants pas tou­jours justes(c’est un euphémisme!).

    J’en viens à ce qui me semble l’es­sen­tiel. Les cartes que nous avons dans les mains, vous, moi, aujourd’­hui, en cet ins­tant T.

    Ces cartes-là, pas la peine de mau­gréer, ça ne sert à rien, elles sont ce qu’elles sont, point barre, on ne choi­sit pas grand chose et l’on n’est pas maître dans sa propre maison.

    En revanche, en revanche, ces cartes-là, on peut les re-jouer autre­ment, elles ne vont pas chan­ger, mais les rela­tions que nous allons mettre au monde avec elles ins­cri­ront un mou­ve­ment et c’est dans le mou­ve­ment que s’ins­crit le dyna­misme vita­li­sant de la vie, s’es­sayer à autre chose que des redites qui nous font vivre l’au­jourd’­hui comme un hier.

    Ce qui dif­fé­ren­cie l’a­ni­mé de l’i­na­ni­mé, ce n’est ni matière, ni éner­gie, c’est l’in­for­ma­tion et la rela­tion, ça veut dire que la vie s’ins­crit dans la rela­tion et l’in­for­ma­tion et nulle part ailleurs que là, et c’est ce qui fait dire à Wie­ner, le tout est plus que la somme des parties.

    Les pro­blèmes sont une béné­dic­tion mais on les éteint tout de suite et en revanche on pro­blè­ma­tise des choses qui ne devraient pas l’être. C’est le modus ope­ran­di de notre socié­té pas pour rien. ça des­ser­vi­rait bien trop ses inté­rêts à la dite socié­té si les gens se met­taient à se poser les vraies ques­tions et donc à remettre en cause toutes les repré­sen­ta­tions men­tales qui sont à la source de ce qu’ils sont.

    Il y a un faire à faire et notre libre arbitre est selon moi dans cet espace sacré qui spa­tia­lise le temps dans l’ins­tant, une façon presque mira­cu­leuse si nous le vou­lons de faire de cet ins­tant quelque chose d’é­ter­nel car neuf et éton­nant, sans redite, à l’é­coute de ce qui se pré­sente et tis­ser ou offrir un tis­sage qui mêle­rait d’autres fils que ceux qui tissent d’habitude

    Réponse
  264. le concombre masqué

    Cathe­rine, tout d’a­bord, je vous remer­cie m’a­voir répon­du avec vos deux mes­sages et je demande aux autres par­ti­ci­pants de bien vou­loir excu­ser cet apar­té qui sort des sen­tiers de la poli­tique. Quoi­qu’il y aurait à dire ! Par exemple, j’aime bien les poèmes qu’A­lain nous envoie de sa « pri­son », il me semble quand même recon­naître quelque chose de la névrose dans cer­tains pro­pos, je les cite : 

    « renon­ce­ments phi­lo­so­phiques dans notre façon d’exis­ter : de « tra­vailler » comme de « jouir »…
    On est si bien logé en « pri­son » ! », il nous en dira plus lui-même à l’occasion.

    Je reviens sur votre pas­sage « Main­te­nant, on peut avoir vécu ce type de rela­tion et s’en sor­tir de façon tout à fait, tout à fait satis­fai­sante, et même en sor­tir plus fort qu’avant. »

    Quand j’é­tais tout petit, je ne rêvais que de pous­ser vio­lem­ment mon père, de l’é­car­ter et d’être seul avec ma mère, plus tard je vou­lais la défendre des vio­lences de mon père et me battre avec lui et puis vivre avec ma mère, puis encore plus tard, je me sen­tis faible et hon­teux d’a­voir une mère bizarre et oppri­mé par un père auto­ri­taire, puis à la suite d’une psy­cha­na­lyse, j’ai déci­dé d’as­su­mer la bizar­re­rie de ma mère et j’ai recon­nu l’an­goisse qui se cachait dans l’au­to­ri­ta­risme de mon père. J’ai ces­sé tenir compte du regard des autres concer­nant mes parents. J’a­vais ces­sé de vou­loir être comme les autres. Cela m’a ren­du fier d’o­ser être dif­fé­rent, mon orgueil a gran­di. Mais j’ai quand même été obli­gé de m’é­loi­gner de ma mère après mon mariage. Je vous expli­que­rais cela plus en détail dans un autre lieu d’é­change si vous le vou­lez bien. ( [email protected] ) J’en suis sor­ti plus fort, il me semble un peu à la manière dont vous décri­vez la manière dont vous en êtes sor­ti, mais avec une cara­pace d’é­loi­gne­ment et d’in­sen­si­bi­li­té aux autres qui quand je me retourne après toutes ces années, m’a han­di­ca­pé dans les rela­tions autant qu’elle m’a protégé.

    « il vaut mieux que les mères aient quel­qu’un d’autre à aimer. » 100% d’ac­cord avec vous !

    Vous êtes arri­vée au bon moment pour me faire prendre conscience que je devais com­ment dire ? « ré-éla­bo­rer ? » ou « revi­si­ter » le lien trop fusion­nel, peut être, que j’en­tre­tiens avec ma mère qui est aujourd’­hui décé­dée et qui m’a entraî­né dans des erreurs funestes dont je paye le prix aujourd’hui.

    Je n’ai pas de sou­ve­nir net d’un des livres de Romain Gary, je me rap­pelle vague­ment qu’il abor­dait aus­si le sujet des arbres et de la nature dans le mas­sif du Tann­ne­ron, je sais aus­si que ce livre m’a­vait mis extrê­me­ment mal à l’aise et qu’il m’a­vait lais­sé une sen­sa­tion de déses­poir et d’étouffement.
    Ne vous excu­sez pas pour la deuxième couche, dans la vie, on a tout com­pris, si on a com­pris que l’on ne pou­vait pas tout comprendre !

    Mais qu’est-ce que c’est ce test anti-spam ? Argh ! Colère !

    Réponse
  265. Alain

    Il est vrai qu’on s’é­loigne dans les pro­fon­deurs de « nos » ténèbres, et qu’il serait ten­tant , une fois « en plon­gée » , de tout réexa­mi­ner dans le « miroir de la sur­face »…Or l’ob­jet de ce blog ne peut res­ter acces­sible qu’ à la sur­face, dans le péri­mètre « politique ».

    On peut cher­cher de la névrose par­tout, et sans doute cer­tains tyrans ont besoin d’un peuple névro­sé à leur image…Est-ce pour­quoi ils le convoquent dans des « débats » visant à les y enfer­mer, comme celui de « l’i­den­ti­té nationale » ?

    De l’autre côté
    De la chère planète,
    De l’autre côté
    Des len­de­mains de fête,

    Le monde est orphelin
    D’une Afrique tombée
    Face au torse bombé
    D’un triom­phal Malin.

    De l’autre côté
    De tes yeux détournés
    Je devine toujours
    Un appel au secours.

    La libé­ra­tion fémi­nine est une des clefs.

    Poli­ti­que­ment vötre.

    Réponse
  266. Catherine

    Non, non, concombre com­ment déjà, ah oui, mas­qué, et Alain, c’est du poli­tique plein pot ce qui nous occupe-là, détrom­pez-vous les amis!( si je peux me permettre!)

    Plein pot car les orga­ni­sa­tions et les lois ont très peu de chance de faire du bien si les orga­ni­sa­teurs et les légis­la­teurs, d’un côté, et ceux qui obéissent aux lois et aux orga­ni­sa­tions de l’autre, ne com­mu­niquent pas avec autre chose que la cui­rasse construite par la socio-culture.

    Et cela, ça passe indu­bi­ta­ble­ment, à moins que vous ne me prou­viez le contraire, par toutes les repré­sen­ta­tions men­tales qui construisent notre réel et sont à la source de nos comportements.

    Concombre mas­qué, j’ai essayé de vous envoyer un mail mais j’ai comme un doute, dites-moi svp, si la récep­tion est bonne.

    Etienne, ça veut dire quoi, captcha ?

    Réponse
  267. Aïda

    Pour ma part, je crois que la psy­cho­lo­gie freu­dienne serait lar­ge­ment insuf­fi­sante si l’on s’y enfer­mait, loin des resources de « la rai­son cri­tique », et qu’au contraire, cette même psy­cho­lo­gie retrouve sa per­ti­nence rela­tive une fois que l’on a réus­si à s’en « éloi­gner » et à réen­vi­sa­ger tout « çà » depuis la sphère his­to­ri­co-socio-cultu­relle, dont le « poli­tique » est une « porte » à ouvrir.

    (je décor­tique Lev VYGOTSKI avec « la conscience comme liai­son » ‑Yves Clot- La Dispute)
    C’est pour­quoi je suis inté­res­sée par la ques­tion que nous pose Etienne :

    "Pourquoi les gens ne se saisissent pas de la clef de leurs libertés"?

    Ami­ca­le­ment
    Aïda

    Réponse
  268. Catherine

    Je suis tout à fait d’ac­cord avec toi Aïda, la psy­cho­lo­gie freu­dienne est tout à fait insuf­fi­sante, certes, elle a eu le mérite de libé­rer en par­tie l’homme d’un mora­lisme gnan-gnan atta­ché au monde de la sexua­li­té, mais là, où elle montre ses limites c’est qu’elle en fait le modèle des plus hautes moti­va­tions humaines.

    y’a des strates qu’elle oublie!!!!!!!!!!!

    Amen ! je rigole.….….…..

    Portes ouvertes, oui,pas de clef

    Réponse
  269. Masquons nos concombres !

    Au plus nous sommes libres, au plus nous devons nous-mêmes nous fixer nos propres règles, valables seule­ment ici et main­te­nant, c’est peut être cela, fixer par eux-mêmes leurs propres règles, qui fatigue les « gens » dont tu parles, alors ils pré­fèrent que ce soit quel­qu’un d’autre qui les fixent, ces règles. Patrons, res­pon­sables, spé­cia­listes, déci­deurs, man­da­taires, experts n’ont-ils pas pro­li­fé­ré sur la fatigue de se fixer à nous-même nos propres règles ? Quid de l’au­to-éman­ci­pa­tion, de l’au­to-orga­ni­sa­tion, de l’au­to-appro­pria­tion, de la sin­gu­la­ri­té des déci­sions éla­bo­rées en com­mun dans un petit groupe ici maintenant ?

    Réponse
  270. Catherine

    Oui, je crois qu’il y a de cela bien sûr, les gens ne veulent pas être libres et fixer eux-mêmes les règles de leur existence.

    Ils pré­fèrent ne pas savoir ce qui se trame de ci de là et se confor­mer à un ordre même si cet ordre les infan­ti­lise et les spo­lie, ça sécu­rise davan­tage et ça évite de se poser des pro­blèmes de conscience.

    L’im­ma­tu­ri­té règne en maître et l’ir­res­pon­sa­bi­li­té s’ex­prime par­tout, et c’est la peur qui sous-tend tout cela, je crois.

    Il fau­drait que les gens se rap­pellent qu’ils vont mou­rir un jour ou l’autre et qu’on ne va pas leur pré­sen­ter le plat une deuxième fois.

    Si les gens aimaient vrai­ment la vie, ils la défen­draient mais je crois bien que dans leur majo­ri­té les gens ne savent pas ce que ça veut dire vivre, aus­si ils ne peuvent pas vou­loir quelque chose qui ne leur manque pas.

    C’est un constat rude mais je pense qu’il est juste.

    Réponse
  271. Alain

    Exemple concret :

    Face à la grippe A, « les gens » sont dans une cer­taine forme de « liber­té » qui est « inutile », car d’une part « le pou­voir ne prend pas ses res­pon­sa­bi­li­tés », et par­mi ceux qui le disent, cer­tains attendent « un Etat protecteur »…

    …Mais pas seule­ment : cer­tains estiment que « l’ex­per­tise reste incer­taine », et là se posent à la fois plu­sieurs ques­tions ren­dant « la liber­té » sans conte­nu possible…

    bref , de fil en aiguille, l’en­quête que chaque citoyen est en droit de faire avant d’exer­cer son « juge­ment » et de « choi­sir en toute liber­té », elle reste « impos­sible » tant les infor­ma­tions dis­po­nibles manquent de crédibilité :

    Si l’on se laisse culpa­bi­li­ser face à ses réti­cences vis-à-vis du vac­cin, comme indi­vi­du asso­cial, ou trouillard rétro­grade, ou etc…etc…(« mais d’où vient cette peur ? » etc…)alors on va y aller, « se faire piquer », et c’est le but recher­ché par un Etat qui a ache­té très cher la baga­telle à un labo « en sor­tie triom­phale de crise »…

    Culti­ver la peur de la grippe pour neu­tra­li­ser la méfiance « légi­time du citoyen » : est-ce cela le rôle de l’E­tat « protecteur » ?

    On voit que si l’on s’en­fonce dans la psy­cho­lo­gie du trouillard, on ne sai­sit pas la condi­tion « externe » qui « sur­dé­ter­mine » les choses :

    La san­té publique entre les mains de mar­gou­lins, et donc la « perte de confiance »…

    On n’en sor­ti­ra pas « par le fond »(psy­cho­lo­gi­que­ment), mais « par le haut » : politiquement !

    …D’ac­cord, il ne faut pas oublier que l’ac­cés à une démarche « poli­tique » est elle aus­si, à son tour, une ques­tion « psychologique »…

    Réponse
  272. gilles

    Les médias qui sont loin des citoyens et proche des margoulins.

    Bon­jour Étienne, Alain, Cathe­rine, Aïda, Concombre m…,AJH …

    Le libraire le plus fré­quen­té d’Or­léans ( Pri­vat Place de la Réplu­blique ) a été rache­té par une filiale du groupe de com­mu­ni­ca­tion Bertelsmann. 
    C’est l’oc­ca­sion ou jamais de vous par­ler, mes amis, du groupe Bertelsmann.

    La mai­son Ber­tels­mann fut le plus grand édi­teur de bro­chures de pro­pa­gande de l’ar­mée nazie durant la Seconde guerre mon­diale. Une révé­la­tion de la com­mis­sion indé­pen­dante d’his­to­riens mise en place par le groupe pour exa­mi­ner son pas­sé de 1933 à 1945. Par­mi les quelque 75 mil­lions de livres et bro­chures com­man­dés par la Wehr­macht pour sou­te­nir le moral de ses sol­dats, C.Bertelsmann (le nom de la mai­son à l’é­poque) en a publié plus de 20 mil­lions, soit près d’un quart du total, a comp­té le groupe d’his­to­riens réunis sous la pré­si­dence de l’A­mé­ri­cain Saul Friedlän­der. C.Bertelsmann fut ain­si la pre­mière mai­son d’é­di­tion de la Wehr­macht, avant même l’é­di­teur du par­ti nazi qui se classe deuxième. L’af­faire a gran­de­ment pro­fi­té à la mai­son Ber­tels­mann. La com­mis­sion mise en place l’an der­nier après que la presse eut accu­sé le groupe d’oc­cul­ter son pas­sé, montre aus­si que le patron de l’é­poque, Hein­rich Mohn, qui fai­sait jus­qu’à pré­sent la fier­té de la mai­son pour avoir été membre d’une Eglise pro­tes­tante en résis­tance contre la poli­tique reli­gieuse du régime, avait aus­si une face noire. Hen­rich Mohn, fut aus­si membre bien­fai­teur des SS, un cercle de géné­reux dona­teurs qui ne par­ti­ci­pait certes pas aux exac­tions de la troupe mais l’en­cou­ra­geait finan­ciè­re­ment. Après la guerre, Hen­rich Mohn omit d’a­bord de décla­rer avoir été membre bien­fai­teur de la SS, ce qui lui per­mit de pas­ser à tra­vers les mailles de la déna­zi­fi­ca­tion. Dès 1946, sa mai­son obte­nait une nou­velle licence pour impri­mer des livres. Ber­tels­mann allait deve­nir le plus grand groupe euro­péen de communication. 

    Ce groupe au pas­sé nazi pos­sède un empire dans les médias (Pris­ma Presse qui com­prend entre autres : Geo, Capital,Stern, Femme Actuelle,Télé-Loisirs, Gala,Voici,VSD… ), RTL, M6 … pro­meut la soit-disant « construc­tion euro­péenne » qui n’est que la des­truc­tion de la démo­cra­tie, des droits des tra­vailleurs et de la spé­ci­fi­ci­té et de la diver­si­té des peuples euro­péens, une soit-disant « construc­tion euro­péenne » inté­grée à l’O­TAN dans une vision idéo­lo­gique euro-atlan­tiste de construc­tion d’un grand mar­ché trans­at­lan­tique.. Le groupe Ber­tels­mann a mené une cam­pagne achar­née pour le oui au TCE en France et aux Pays-Bas ain­si pour l’a­dop­tion du Trai­té de Lisbonne.

    Dans le cas euro­péen, les efforts de la Fon­da­tion Ber­tels­mann sont pro­bants puisqu’elle a joué un rôle déci­sif dans la relance du pro­jet de consti­tu­tion euro­péenne après les non fran­çais et hol­lan­dais en 2005. En effet, un rap­port a été adop­té par le Par­le­ment euro­péen en jan­vier 2006 appe­lant à remettre sur les rails l’idée d’une consti­tu­tion dotée de la per­son­na­li­té juri­dique (droit accor­dé à l’Union euro­péenne d’être un acteur recon­nu sur la scène inter­na­tio­nale). Mal­gré le non irlan­dais en juin 2008, le pro­jet de consti­tu­tion est main­te­nu. Or, les deux rap­por­teurs, les dépu­tés anglais et autri­chien au Par­le­ment euro­péen, Andrew Duff et Johannes Vog­gen­hu­ber, ont tra­vaillé en liai­son étroite avec la Fon­da­tion Ber­tels­mann. Celle-ci a béné­fi­cié de relais au sein du Par­le­ment euro­péen comme les pré­si­dents des com­mis­sions des Affaires étran­gères et consti­tu­tion­nelles (Elmar Brok et Jo lei­nen) pour remettre en vigueur l’idéal poli­tique de Valé­ry Gis­card d’Estaing.

    J’au­rais aimé gar­der mes illu­sions et conti­nuer à croire à l’Eu­rope démo­cra­tique et sociale, mais ouvrir les yeux, c’est gran­dir. C’est soit l’un, soit l’autre. L’empire ou la démocratie.

    Réponse
  273. Catherine
    Je reprends ce que tu dis Alain:

    «  »On n’en sor­ti­ra pas « par le fond »(psy­cho­lo­gi­que­ment), mais « par le haut » : politiquement

    …D’ac­cord, il ne faut pas oublier que l’ac­cès à une démarche « poli­tique » est elle aus­si, à son tour, une ques­tion « psychologique »…! » »

    Ben, voi­là, l’un ne va pas sans l’autre, la poli­tique est faite par des hommes et donc par des cer­veaux per­clus de repré­sen­ta­tions men­tales, elles-mêmes à la base de la construc­tion sociale.

    Repré­sen­ta­tions apprises par une socio-culture pré­cise qui tend à assu­rer sa stabilité,sa per­pé­tua­tion en déve­lop­pant dès l’en­fance des atti­tudes conformes à celles du sys­tème en vigueur.

    Ces enfants-là deviennent ensuite des jeunes adultes, puis des adultes qui consti­tuent notre monde et struc­turent les rela­tions socié­tales selon une cer­taine forme, qui cor­res­pond et répond aux accli­ma­ta­tions dont ils ont été l’ob­jet quand ils étaient petits.

    Les ins­tances de socia­li­sa­tion poli­tique, ça com­mence dans la famille, puis à l’é­cole, il y a accli­ma­ta­tion à un sys­tème qui est loin d’être neutre n’en déplaisent à nos démon­crates de ser­vice, jamais neutre la dite accli­ma­ta­tion parce qu’elle porte sur des élé­ments qui ne le sont pas, qui cor­res­pondent à une cer­taine optique ou idéo­lo­gie tant sur le plan social, que sur le plan plus spé­ci­fi­que­ment poli­tique, elle est liée à des émo­tions, à des juge­ments de valeur, etc.…

    N’ou­blions ce que disait Leib­nitz : » Don­nez-moi l’ins­truc­tion publique pen­dant un siècle et je chan­ge­rai le monde »

    Il y a donc une osmose entre les deux aspects de ta pro­po­si­tion, une rela­tion fusion­nelle entre la construc­tion per­son­nelle et la construc­tion sociale,l’un ne va pas sans l’autre, il faut donc à mon avis dépas­ser cette dua­li­té tuante qui empêche toute pers­pec­tive ouverte et tra­vailler dans tous les champs pos­sibles et ima­gi­nables pour ré-impul­ser, réin­tro­duire, de la vie par tous les moyens, par tous les pores des peaux rela­tion­nelles diverses et variées( poly­chromes et poly­morphes comme dirait un ami!).

    Créer d’autres liens, offrir d’autres modèles, pro­po­ser d’autres façons de penser,donner goût au vrai savoir, culti­ver la beau­té, l’é­lé­gance, la finesse qui va de pair avec une vraie sim­pli­ci­té, le goût de la vie qui rime avec des choses très simples, très basiques, mais vrai­ment essen­tielles, réap­prendre le goût du beau, du bon, du chatoyant,de la curio­si­té, du pulsatif.

    Aller per­cu­ter la fibre humaine dans ce qu’elle a de plus noble et qui est chez tout homme même le pire des hommes ( homme pris au sens géné­rique, les femmes sont com­prises dans le lot bien sûr) , redon­ner confiance en l’homme qui ne croit plus en lui.

    Je sais de par mon expé­rience de mère, qu’en offrant une atti­tude de confiance ouverte à un enfant, en lui mon­trant ce qu’il y a de nobles dans cer­tains de ses com­por­te­ments, ça ren­for­ce­ra son atti­tude et ça lui don­ne­ra force et déter­mi­na­tion à pour­suivre dans cette voie, l’en­fant sera pous­sé par le haut, il aura envie d’al­ler dans cet axe, et peu à peu son assu­rance inté­rieure se crée­ra et il n’au­ra pas besoin d’al­ler cher­cher une sécu­ri­té de paco­tille qu’on lui offre sous des atours foi­reux dans notre socié­té malade de ses liens funestes.

    Réponse
  274. Catherine

    Etienne,

    là, j’a­voue que ça me met ko de lire ce genre de phrase, serait-ce de l’hu­mour ou est-ce vrai­ment ta pensée ?

    Voi­là ce que tu dis à pro­pos de ce sup­pôt hypo­crite, j’ai nom­mé Paul Jorion :

    le com­bat de Paul sur tous les autres sujets est tout sim­ple­ment admi­rable : si Paul n’existait pas, il fau­drait l’inventer

    Le com­bat, mais quel com­bat, grand diabla???

    Ce que l’on vit , on le doit à des pha­ri­siens de son espèce, si t’as pas encore com­pris ça, c’est un peu dur à ren­trer il me semble, et c’est à déses­pé­rer, à pleu­rer même.

    Admi­rable, un mot pareil pour lui, mais Etienne, dis-moi que je rêve !

    S’il n’exis­tait pas il fau­drait l’in­ven­ter, mais Etienne, j’a­voue que j’ai des inquié­tudes ?

    Réponse
  275. Étienne

    Cathe­rine,

    De mon point de vue, le monde n’est pas noir et blanc : per­sonne n’est par­fait et il n’y a pas de diable.

    Je répète : il n’y a pas de diable.

    Pour ce qui concerne Paul Jorion :

    1) je suis clai­re­ment en désac­cord avec lui sur l’a­na­lyse de la créa­tion moné­taire : je crois que, sur ce point pré­cis, il se trompe, je crois qu’il induit ses lec­teurs en erreur sur ce sujet que je trouve déci­sif. Il pense sans doute la même chose de moi puisque nous sommes en désac­cord. Bon. Mais je pense qu’il est de bonne foi (com­ment débattre et échan­ger, d’ailleurs, sans cette cer­ti­tude-là ?). Cette bonne foi pré­su­mée jus­qu’à preuve du contraire fait que le débat est encore pos­sible, même si j’en ai un peu marre, il faut le recon­naître, car il ne change pas d’a­vis d’un iota, même devant des évi­dences. Égoïs­te­ment, je per­siste aus­si — et sur­tout — parce que la contra­dic­tion est — de loin ! —la meilleure façon de progresser.

    2) Mais par ailleurs, puis­qu’il n’y a pas de diable, et puisqu’il y a d’autres sujets de pré­oc­cu­pa­tion que la créa­tion moné­taire, je conti­nue à lire Jorion et Leclerc sur les autres sujets qu’ils abordent tous les jours et je me retrouve sou­vent dans ce qu’ils disent : quand ils dénoncent métho­di­que­ment le capi­ta­lisme, l’injustice, les men­songes et la sot­tise des pri­vi­lé­giés sous tous leurs aspects les plus noirs, j’ou­blie la créa­tion moné­taire qui n’est qu’un des débats utiles, par­mi d’autres, et l’hon­nê­te­té la plus élé­men­taire me conduit à les remer­cier de por­ter sur la scène publique des débats que l’o­li­gar­chie et la PQM tâchent d’étouffer.

    Un pha­ri­sien est un faux dévot, « une per­sonne qui croit incar­ner la per­fec­tion et la véri­té, du moment qu’elle observe stric­te­ment un dogme, des rites, et qui juge sévè­re­ment autrui, condamne sa conduite sous cou­leur de lui rendre ser­vice » (selon le Petit Robert).

    Le mot pha­ri­sien est impor­tant parce qu’il défi­nit bien un type d’hy­po­cri­sie de bonne foi très dan­ge­reuse pour la liber­té de penser.

    Mais je ne clas­se­rais pas du tout Paul Jorion chez les pha­ri­siens car Paul ne res­pecte aucun rite, en l’occurrence : bien au contraire, je le trouve par­ti­cu­liè­re­ment ico­no­claste.

    Et en dehors de son ana­lyse hété­ro­doxe de la créa­tion moné­taire (ana­lyse dans laquelle je trouve son irré­vé­rence contre-pro­duc­tive pour résis­ter, car son hété­ro­doxie le conduit à igno­rer, à mon avis, une des vraies sources de nos mal­heurs), en dehors de ce cas pré­cis, je trouve son ico­no­clas­tie très atta­chante, étant moi-même pas­sa­ble­ment ico­no­claste :o)

    Bref, je ne trans­forme pas un allié objec­tif en enne­mi juré pour un simple désac­cord ponctuel.

    Plus géné­ra­le­ment, d’ailleurs, j’estime que c’est pré­ci­sé­ment parce que les résis­tants, les huma­nistes, radi­ca­lisent trop leurs dif­fé­rents (comme vous le faites avec Paul Jorion) qu’ils n’ar­rivent pas à s’u­nir, qu’ils res­tent iso­lés et… qu’ils se font pié­ti­ner par des adver­saires infé­rieurs en nombre : quand je vois la gauche se déchi­rer sur le nucléaire ou sur le sta­tut des homo­sexuels (alors qu’une simple pro­messe de recours au RÉFÉRENDUM per­met­trait de RETIRER tous ces détails divi­seurs des pro­grammes des par­tis !), je déses­père des par­ti­sans : ils sont trop mani­chéens (« sois tu es avec moi, soit tu es contre moi, en bloc ») et trop ran­cu­niers (« sou­viens-toi de ce que tu as dit il y a X années sur ce sujet, souviens-toi… »).

    Déso­lé, Cathe­rine : pour moi, Paul Jorion n’est pas un diable, pas du tout :o)

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  276. Catherine

    Bon,Etienne, il y a mal­heu­reu­se­ment de forte chance, ou mal­chance devrais-je dire- car on gagne tou­jours à mon avis à se confron­ter à la parole de l’autre- forte mal­chance disais-je, que tu ne répondes pas, aus­si, je vais éclai­rer un peu ma posi­tion afin qu’elle gagne en com­pré­hen­sion, si ce n’est pas le cas c’est en tout cas l’in­ten­tion qui gou­verne l’en­voi de ce message.

    De quoi s’agit-il ?

    Je pense Etienne, peut-être pen­se­ras-tu que j’ai tort, qu’il faut se don­ner les moyens de ses ambitions.

    Je m’ex­plique :

    Si on veut vrai­ment un monde plus juste, plus fort, plus orien­té soleil pour tous, voir réel­le­ment le jour, il me semble qu’il ne faut pas encou­ra­ger ce qui va dans le sens inverse, c’est à dire ce qui va dans le sens de la dérive, pas plus com­pli­qué que ça, ma foi !

    C’est parce que les hommes auto­risent ++les com­por­te­ments déviants++ que ces der­niers nous enva­hissent et finissent par nous asphyxier.

    Nous sommes com­plè­te­ment res-pon­sables au-delà de ce que nous pou­vons ima­gi­ner, des rela­tions que nous per­met­tons de mettre au monde.

    Toi, moi, nous tous ici, avons à répondre avec le moins de mau­vaise foi pos­sible de ce que nous auto­ri­sons ou empê­chons, par nos actions ou nos non-actions qui peuvent se déployer sous diverses formes, la parole en est une par­mi d’autres.

    Nous ne sommes des vic­times que si nous le vou­lons bien, c’est de la res­pon­sa­bi­li­té qu’il faut impul­ser si nous vou­lons que le monde change, sinon, ça ne sert à rien de dis­cou­rir ici, autant boire un coup et oublier ce qui arrive dans le sommeil !

    Le type de rela­tion que nous auto­ri­sons ou ren­for­çons comme tu l’as fait, est à l’o­ri­gine de la struc­tu­ra­tion du monde.

    La vie n’est que rela­tion, rap­port, com­po­si­tion, et elle com­mence par une parole faite à une autre parole et de ces deux paroles, il en sort quelque chose d’une com­po­si­tion nou­velle à l’o­ri­gine d’une vision du monde qui elle-même va ordon­ner l’es­pace de l’i­ci et main­te­nant qui por­te­ra des consé­quences tan­gibles pour tous, la socié­té com­mence dans un espace consti­tué de deux éléments.

    Si tu ren­voies à Jorion que ce qu’il fait et dit est admi­rable, tu lui envoies un mes­sage très, très clair, tu le ren­forces à conti­nuer dans cette voie qui nous four­voie tous, est-ce cela que tu veux ?

    Si c’est cela, alors ne t’é­tonne pas, au risque de pas­ser pour stu­pide, de faire éclore ce type de rela­tion déli­ques­cente dans les rela­tions sociales, car tu portes et por­te­ra alors un poids non négli­geable dans l’a­vè­ne­ment de telles pra­tiques torves que tu ne ces­sais de vili­pen­der jadis.

    C’est ce que l’on auto­rise ou empêche, cha­cun à notre niveau, et à tout ins­tant, tout se joue à tout ins­tant, en cet ins­tant T, c’est cela, ce que l’on fait émer­ger dans la ren­contre de deux paroles, qui est à l’o­ri­gine d’un type de rela­tion par­ti­cu­lier juste ou injuste selon les pers­pec­tives de l’observateur.

    En pas­sant de la pom­made à Jorion( qu’at­tends-tu au juste ? qu’il t’ait à la bonne?) en auto­ri­sant cela et en le ren­for­çant même, tu ne rends ser­vice à personne.

    Ni à Jorion,ni à toi, ni à moi, ni à tous ceux qui oeuvrent dans le sens d’un monde plus juste, tu fais seule­ment le jeu des inté­rêts pri­vés qui doivent bien se frot­ter les mains de voir leurs pri­son­niers faire le bou­lot pour eux.

    Qu’est-ce que tu génères en fai­sant cela dis-moi ? A ton avis ? Y as-tu seule­ment pensé ?

    La force de cet ordre du monde a besoin des ser­vices de Jorion qui est bête comme ses pieds tout occu­pé à se mirer dans le miroir de la reine de Blanche-Neige!Miroir, dis-moi, suis-je belle en ce jour ?

    Besoin de lui cet ordre tuant, pour cap­ter l’at­ten­tion d’in­di­vi­dus qui pour­rait la por­ter ailleurs qu’en cet endroit, diluer et dis­soudre les éner­gies qui pour­raient ser­vir à vaincre réel­le­ment cet ordon­nan­ce­ment du monde si elles s’en don­naient les moyens au ser­vice d’une action réel­le­ment efficace.

    Il sert d’arme de diver­sion, et ça marche très bien et toi, non content de cela, tu viens en rajou­ter une couche et lui dire que ce qu’il fait est admi­rable et que s’il n’exis­tait pas, il fau­drait l’in­ven­ter. Non, Etienne, res­sai­sis-toi, réveille-toi que diable !

    Tu dévies com­plè­te­ment de ton axe ini­tial qui sem­blait vou­loir aller dans le sens de plus de jus­tesse pour tout le monde, il faut que tu reprennes carte et com­pas, car tu fais fausse route en agis­sant comme tu agis.

    Pas­ser de la pom­made à Jorion, c’est le confor­ter dans son axe déviant, et c’est empê­cher tout redres­se­ment vers un axe plus juste.

    Rigueur et fer­me­té doivent être convo­quées impé­ra­ti­ve­ment, la naÏ­ve­té accouche de rap­ports glauques qui pro­duisent tou­jours des fruits amers.

    Seule­ment, ces fruits-là, tu ne seras pas seul à y goû­ter, nous aus­si nous aurons à boire la lie,et je n’ai pas le désir de me faire mal inuti­le­ment aus­si, j’es­saie de faire aller dans le sens de mes inté­rêts qui rejoignent ceux de la plu­part de nos com­pa­triotes même s’ils ne l’ont pas encore com­plè­te­ment compris.

    C’est parce que tu t’a­dresses à moi de façon ami­cale que je me per­mets cette pro­po­si­tion de redres­se­ment de barre.

    A un ami qui s’é­gare , on se doit de lui dire qu’il fait fausse route, ensuite il en fait ce qu’il en veut mais les devoirs de l’a­mi­tié exigent cette parole selon moi.

    D’un ami, on s’at­tend à ce qu’il déploie le meilleur de lui-même d’a­bord dans son inté­rêt propre, j’es­père que tu auras com­pris qu’il ne s’a­git pas de toi en tant que per­sonne mais d’un com­por­te­ment tout à fait fâcheux dont il faut revoir la direction.

    L’exi­gence, la rigueur et la fer­me­té, elles seules per­mettent ensuite une cer­taine sou­plesse au ser­vice de plus de jus­tesse pour tous.

    Cette jus­tesse n’ar­ri­ve­ra pas toute seule, ce n’est pas la manne céleste, il faut la mettre au monde par un type de com­por­te­ment adap­té à une situa­tion dont on mesure toutes les consé­quences, ou le plus de consé­quences possible.

    On ne batît que sur l’er­reur, que ça serve, une erreur répé­tée devient ensuite une faute à mon sens.

    Toute vie qui doit poindre achève un bles­sé nous dit Char !

    Ami­ca­le­ment exigeante !

    Cathe­rine

    Réponse
  277. Catherine

    J’a­vais pas vu ta réponse, alors Etienne avec des ico­no­clastes de vos enver­gures semble-t-il voi­sines„ c’est toi qui le dis, celle de Jorion et la tienne , on est pas sau­vé, et vrai­ment tu récol­te­ras les fruits que tu auras semés !

    Jorion, un ico­no­claste, ben, voyons, t’en as d’autres en rayon encore ?

    Pour ce qui est du diable, ne m’en­ferme pas dans une rhé­to­rique stp, qui tenait de la figure qui se rat­tache à l’é­ty­mo­lo­gie, le diable, c’est celui qui divise, et Jorion n’est pas juste quand il prend le masque d’une pseu­do-jus­tesse dans laquelle tu tombes aveu­glé­ment semble-t-il, c’est ça le dia­bol grec.

    Alors, si même des gens comme toi tombe dans cette embûche-là, c’est à déses­pé­rer du monde et c’est pas la peine de relire 1984, tu le vis dans ta quo­ti­dien­ne­té sans même t’en rendre compte.

    C’est navrant, ter­ri­ble­ment navrant pour tout le monde.

    Bien fait pour toi et régres­sion sont des titres tout à fait judicieux !

    Réponse
  278. Catherine

    tes pro­pos:« Plus géné­ra­le­ment, d’ailleurs, j’estime que c’est pré­ci­sé­ment parce que les résis­tants, les huma­nistes, radi­ca­lisent trop leurs dif­fé­rents (comme vous le faites avec Paul Jorion) qu’ils n’ar­rivent pas à s’u­nir, qu’ils res­tent iso­lés et… qu’ils se font pié­ti­ner par des adver­saires infé­rieurs en nombre : quand je vois la gauche se déchi­rer sur le nucléaire ou sur le sta­tut des homo­sexuels (alors qu’une simple pro­messe de recours au RÉFÉRENDUM per­met­trait de RETIRER tous ces détails divi­seurs des pro­grammes des par­tis !), je déses­père des par­ti­sans : ils sont trop mani­chéens (« sois tu es avec moi, soit tu es contre moi, en bloc ») et trop ran­cu­niers (« sou­viens-toi de ce que tu as dit il y a X années sur ce sujet, souviens-toi… »).

    Non,non, on ne peut ser­vir deux maîtres à la fois, quand c’est mau­vais on ne peut pas faire comme si c’é­tait bon, et c’est ce genre de com­pro­mis glauque qui nous amène à ce que nous vivons aujourd’hui.

    La sou­plesse des rela­tions ne se gagne que sur le ter­rain de la rigueur, sur un sol propre on peut accep­ter quelques imper­fec­tions, sur un sol sale, on ne sau­rait tolé­rer de rajou­ter des immon­dices supplémentaires.

    Tu oublies sin­gu­liè­re­ment les pré-requis , car avant de pou­voir s’as­sou­plir sur des posi­tions, il faut s’en­tendre sur l’axe et c’est ce que tu négliges com­plè­te­ment, tu n’as­sou­plis rien du tout, tu te fourvoies.

    Un fleuve empoi­son­né, qu’est-ce que tu fais ?

    Tu dis­sous un peu le poi­son en y par­ti­ci­pant ou tu filtres radi­ca­le­ment pour per­mettre ensuite l’ac­cueil de dépôts qui ne contre­vien­dront nul­le­ment à la vie du fleuve ?

    Alors qu’en par­ti­ci­pant à l’empoisonnement, en refu­sant de le voir, tu par­ti­cipes à la mort de toute la vie allu­viale avec des argu­ties dépla­cées qui ne répondent pas du tout à la situa­tion présente.

    Tu vieillis mal Etienne !

    Réponse
  279. Le concombre masqué

    Cathe­rine, je vous remer­cie de votre sol­li­ci­tude bien­fai­sante dans vos pré­cé­dentes inter­ven­tions, cla­ri­fiez si il vous plaît, je n’ai pas sui­vi tous les épi­sodes de votre saga, en quoi êtes-vous en désac­cord avec ce dénom­mé Paul Jorion, que je ne connais pas. Je ne vois pas bien à la lec­ture de votre inter­ven­tion quelles sont vos posi­tions et en quoi elles dif­fé­re­raient de celle de Jorion. 

    Je viens de voir cet article de wikipédia :

    Je ne connais rien au dif­fé­rent qui vous anime entre vous et Étienne Chouard, l’a­ni­ma­teur de ce blog, mais en quoi les pro­po­si­tions sen­sées avan­cées par Étienne Chouard, comme le recours au réfé­ren­dum pour anni­hi­ler les divi­sions de la gauche vous paraissent-elles erronées ?

    Réponse
  280. Alain

    Cathe­rine, auriez-vous la science totale, tota­li­sante et dogmatique ?

    Je vais sérieu­se­ment, je vous l’a­voue, m’in­té­res­ser à ce Jorion contre lequel vous sem­blez sou­dain émettre comme une « fat­wa », avec des accents ayatlolesques !

    Le fond de votre pen­sée en devient énig­ma­tique, car plus vous vous réfé­rez à un « axe juste », moins vous êtes audible, déso­lé, je suis déjà en désac­cord sur la forme du pro­pos (j’ai connu ces accents avec une période pro­tes­tante puis au début de ma période communiste…).

    Il n’y a aucun axe juste, il ne peut y avoir que le recours à l’es­prit cri­tique, lequel est for­cé­ment tolé­rant, s’il veut avoir quel­que­chose à « cri­ti­quer », c’est‑à dire à connaître.

    J’es­père une « Consti­tu­tion » qui ne soit pas inté­griste, ne défi­nis­sant que des méthodes pas « un axe unique » !

    Fra­ter­nel­le­ment ( y a sûre­ment malentendu !!)

    Réponse
  281. Alain

    Il est « bien », Jorion !

    (il m’a fal­lu 5 minutes, pour m’en apercevoir !)

    …Bon, d’ac­cord, encore un pan de ma culture à construire !

    Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’il n’y a pas « un axe du mal », ce serait trop facile !

    (j’ai des lec­tures à vous recom­man­der, moi aussi !)

    Bizoux au « déviants »!(sauf les mas­qués, pour eux on « ver­ra plus tard »!)
    Al1

    Réponse
  282. Catherine

    Concombre mas­qué,

    je pré­fère tout compte fait les gens mas­qués, c’est peut-être eux qui ont le moins de masque.

    Bref, je com­prends votre désir de cla­ri­fi­ca­tion, mais pour être franche cette saga Jorion me fatigue et ne vaut le détour que pour l’as­pect sym­bo­lique de l’événement.

    L’in­té­rêt du bon­homme vite fait, c’est qu’il concentre tous les méfaits, toutes les bévues du sys­tème en se fai­sant pas­ser pour ce qu’il n’est pas.

    Si vous avez un peu plus de cou­rage que moi, vous pou­vez vous repor­ter au blog ici même et vous ver­rez de ci de là des mes­sages qui se rap­portent à ce bien triste per­son­nage qui se fait pas­ser pour ico­no­claste, ou plus rapide encore, vous allez sur le site » plus loin que jorion » et vous ver­rez en consul­tant les dif­fé­rentes rubriques.

    Bref, les inté­rêts pri­vés n’ont pas de sou­cis à se faire avec des zigo­tos de son enver­gure, il se fait pas­ser pour le paran­gon new look de la cri­tique sociale, mais c’est abso­lu­ment tout le contraire. Il est la figure emblé­ma­tique de 1984, des palimp­sestes, des « la guerre c’est la paix », de la double pen­sée et tout le tralala!c’est du conden­sé que je vous fais là !

    Qu’E­tienne aille là-bas dis­cou­rir, s’il a du temps à perdre ma foi, ça lui revient et ce ne sont pas ses inter­ven­tions que je lui reproche, c’est la naturede ses inter­ven­tions. Faire com­pli­ment d’un com­por­te­ment aus­si abject que le sien, celui de Jorion, pose de très sérieuses ques­tions, dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es, il y a de cela bien sûr.

    Je n’ai rien contre les gens tor­dus, à condi­tion qu’ils ne se fassent pas pas­ser pour des gens droits. J’aime la transparence.

    J’en veux moins à un Rock­fel­ler qu’à un Jorion figurez-vous.

    Rock­fel­ler, pas d’embrouille, on sait ce qu’il veut, ce qui l’a­nime, il assume, il y a une cer­taine trans­pa­rence mal­gré tout.

    En revanche, Jorion, n’as­sume rien du tout, s’il s’as­su­mait en tant que valet de cet ordre, je n’au­rais rien à y redire, ça lui revien­drait, et ça aurait au moins le mérite d’une cer­taine lisi­bi­li­té, là, c’est tout l’in­verse, il se fait pas­ser pour défen­seur des spo­liés alors que tout ce qu’il fait va dans le sens du ren­for­ce­ment de cet ordre détestable,et je déteste par des­sus tout l’hy­po­cri­sie, mais il sem­ble­rait bien que ça devienne un défaut à cette heure, il vaut mieux semble-t-il patau­ger dans l’eau sau­mâtre des stases boueuses his­toire de créer consen­sus, ce consen­sus-là, je n’en veux pas Etienne,vous pou­vez vous le gar­der si vous voulez,je n’ai cure de ce genre de consen­sus, et si c’est à ça que vous vous dis­po­sez désor­mais, alors sachez que je me déso­li­da­rise com­plè­te­ment de ça,de cette pos­ture stu­pide qui sera à la source de tout le contraire de ce que vous vou­liez, pas de quar­tier avec des gens de cet aca­bit, pas de com­pro­mis pos­sible sinon on en sort sali et je veux res­ter propre.

    Avant de pou­voir dépas­ser la contra­dic­tion pour arri­ver à un pos­sible consen­sus, il faut d’a­bord opé­rer une dis­tinc­tion, entre le sub­til et le gros­sier, le vrai et le faux, la clar­té de l’eau de roche et les miasmes putrides des eaux stag­nantes, voi­là ce que je crois.

    Une fois la dis­tinc­tion faite vient le temps des pos­sibles dépas­se­ments, mais la dis­tinc­tion ne sau­rait pas­ser à la trappe, et là, c’est plein pot ce que fait Etienne sous des ori­peaux bidons, il passe à la trappe le temps des dis­tinc­tions abso­lu­ment nécessaires.

    Jorion déforme la réa­li­té en fil­trant les mes­sages, il offre donc une vision défor­mée de la réa­li­té et c’est en cela qu’il est hypo­crite. Voyez la teneur des mes­sages fil­trés et vous com­pren­drez mieux, et tout cela en arguant de pré­textes fallacieux.

    Aujourd’­hui, il a au moins le mérite de dire qu’il filtre, mais qu’E­tienne vienne lui dérou­ler le tapis rouge et le cou­vrir d’é­loges, c’est insup­por­table et véri­ta­ble­ment incompréhensible !

    Je ne relis pas et je ferme l’or­di, j’en ai marre,tout ça pour ça, c’est car­ré­ment n’im­porte quoi !

    Je n’aime déci­dé­ment pas les tié­deurs et Etienne a un com­por­te­ment tiède que je réprouve au plus haut point.

    Réponse
  283. le concombre masqué

    Bon­jour Alain, et non pas Alun, c’est un élé­ment chi­mique, à moins que vous aimiez que l’on vous appelle Alun le chi­mique ! J’es­père avoir avoir la bise au nou­vel An, vous ver­rez, je reste glabre, cela me gratte trop sinon avec la cagoule.
    rires !
    Un peu de sérieux, cher concombre !
    Vous avez rai­son, je me reprends :
    J’o­pine du chef avec votre 289, sauf pour la Consti­tu­tion, quels cahiers de doléances, quelles mobi­li­sa­tions popu­laires, quels débats voyez-vous ici et main­te­nant qui pour­raient impo­ser un autre cours consti­tu­tion­nel que celui que nous connais­sons ? Une Consti­tu­tion à froid, par les froids cal­culs des plus pos­sé­dants, ne serait-il pas se « consti­tuer » pri­son­nier un peu bête­ment, non ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

    Bon­jour, Gilles, dans votre inter­ven­tion n° 280, à mon sens, vous devez allez plus loin, il n’est pas éton­nant que les forces com­ment dire ? « réac­tion­naires » se mobi­lisent pour leur construc­tion euro­péenne. J’en­tends d’ailleurs de plus en plus constric­tion euro­péenne quand l’ex­pres­sion « construc­tion euro­péenne » est pro­non­cée, non ce qui est le plus éton­nant, c’est les gens sim­ple­ment atta­chés à la démo­cra­tie ne soient pas plus nom­breux à en dénon­cer l’exis­tence. Vous en don­nez d’ailleurs une rai­son, en nous par­lant de Ber­tels­mann qui est sim­ple­ment la pro­prié­té de la plu­part des médias par des indus­triels et des groupes finan­ciers. À part, la mobi­li­sa­tion d’ou­vriers de Renault en France pour les ouvriers rou­mains, qui une excep­tion non-vou­lue et com­bat­tue par le sys­tème euro­péiste, je ne vois pas pour quelle autre rai­son tant d’in­ter­na­tio­na­listes ne voient pas le carac­tère for­mel des liber­tés et des votes dans le sys­tème euro­péiste et lui accordent, à mon avis sans exa­men sérieux, un bre­vet inter­na­tio­na­liste. À mon avis, et nous en débat­trons, exa­mi­ner au cas par cas est la meilleure méthode pour savoir si des actions méritent, plus ou moins d’ailleurs, la qua­li­fi­ca­tion de soli­da­ri­té inter­na­tio­nale des tra­vailleurs ou des sala­riés pour par­ler plus prosaïquement.

    Réponse
  284. Catherine

    Non, cher Alain, je ne crois pas avoir la science totale, tota­li­sante et dog­ma­tique que vous me prêtez.

    Je ne mesure la jus­tesse d’une situa­tion ou d’un com­por­te­ment qu’en ver­tu de ce qu’ils pro­duisent res­pec­ti­ve­ment : là, en l’oc­cur­rence Jorion offre une vision défor­mée, je dis que cette vision est défor­mée, c’est tout. appe­lez ça comme vous vou­lez, ça vous revient, je ne vais pas pinailler là-dessus !

    Ne me croyez pas sur parole, ce serait stu­pide, éprou­vez-vous et lais­sez-vous tra­ver­ser par le fleuve Jorion, et vous ver­rez alors, je ne vous dis pas CE qu’il faut pen­ser, je vous dis ce que je pense et c’est toute la dif­fé­rence, mais elle est de poids.

    S’il y a d’autres détrac­teurs, qu’ils patientent pour la réponse, là, je ferme, j’ai ma dose.

    Réponse
  285. Étienne

    Cathe­rine,

    Là, je vous trouve à la fois exces­sive et manichéenne.

    Et en plus, vous deve­nez plu­tôt auto­ri­taire : vous me som­mez de deve­nir comme vous, et tout de suite, et sans alter­na­tive… sous peine de me com­pro­mettre défi­ni­ti­ve­ment dans l’im­par­don­nable camp du mal absolu…

    Il n’est évi­dem­ment pas ques­tion d’o­béir à ces injonctions.

    Rien ne me conforte tant dans ma posi­tion que l’in­tran­si­geance comminatoire. 
    Cal­mez-vous : tant de vio­lence… c’est de l’outrance. 

    Je crois que vous n’a­vez sim­ple­ment plus lu Paul Jorion depuis long­temps, et je répète que vous fabri­quez vous-même le diable dont vous avez besoin pour cris­tal­li­ser vos res­sen­ti­ments (res­sen­ti­ments que je par­tage lar­ge­ment avec vous, d’ailleurs) et pour foca­li­ser vos reproches.

    Mais ce diable que vous ago­nis­sez d’in­jures infa­mantes n’existe pas, Catherine. 
    Per­sonne n’est si noir. Et sûre­ment pas Paul, en tout cas.

    Déso­lé.

    Sans ran­cune, cela va sans dire (si vous avez besoin d’in­sul­ter quel­qu’un sans être cen­su­rée — je sens que je vais bien­tôt deve­nir un col­la­bo­ra­teur fas­ciste, ou un inutile pol­tron…—, ne vous gênez pas : j’ai le cuir solide, maintenant).

    Étienne.

    Réponse
  286. Catherine

    Tiens, tiens, le vou­voie­ment sert de bous­sole, bon, soit, ce n’est pas la pre­mière fois, et j’ai le dos large croyez-moi et me contre­fous de ce que l’on pense de moi car la ques­tion dépasse ma petite personne.

    Ce que vous me dites revient à faire le pro­cès de ce que vous oppo­sez à Jorion en ce qui concerne cet épi­neux pro­blème de monnaie.

    Ce serait comme de dire de vous-même,c’est auto­ri­taire, mani­chéen et exces­sif ce que vous dites à ce sujet-là, croyez-vous que défendre votre idée de la mon­naie en ces termes abrupts serait alors res­pec­tueux de ce que vous dites ?

    Simple ques­tion.

    Per­met­tez-moi de ne pas le croire.

    Main­te­nant, si quand il pleut il faut dire qu’il fait beau, si ça c’est être exces­sive, auto­ri­taire et mani­chéenne, si c’est pas du Orwell, alors qu’est-ce que c’est ? je jette l’éponge !

    Je crois Etienne, que vous êtes beau­coup trop mou, trop dans l’af­fect, que ça vous joue des tours parce que vous n’a­vez pas de réel axe repère-mar­queur et cela se sent dans vos pen­chants très pen­chants jus­te­ment, qui bougent au gré du vent peut-être?.

    Vous pas­sez du tutoie­ment au vou­voie­ment au gré de l’hu­meur du moment que je suis bien en mal de pou­voir qua­li­fier, de quelle nature est cette qua­li­té d’a­mi­té dont vous fina­li­sez par­fois vos mes­sages ? Vous êtes seul à pou­voir répondre à cette question.

    Vous êtes mou Etienne et man­quez dia­ble­ment( excu­sez-moi, c’est un tic de lan­gage!) de déter­mi­na­tion, et le monde que vous vili­pen­dez , vous en êtes l’ar­ti­san, a mini­ma, certes, mais a mini­ma quand même.

    Reli­sez donc les mes­sages, je ne vous fais aucune menace, j’in­ter­roge vos paroles bêlantes à l’é­gard du sieur Jorion que vous appe­lez Paul, ben, oui, entre amis, ça se com­prend, je vous incite à les relire et à en mesu­rer l’a­dé­qua­tion, de quel droit pour­rais-je vous obli­ger à quoique ce soit ?

    Dire qu’un blanc est blanc, c’est une injure main­te­nant, quel inté­rêt servez-vous ?

    Vous inter­ro­ger sur le bien ‑fon­dé de vos éloges joria­nesques ne revient pas à vous inter­dire quoique ce soit, loin de moi cette idée, c’est vous qui l’a­vez construite tout seul cette idée, c’est vous qui me prê­tez de telles inten­tions, cela n’au­rait aucune valeur si cela ne venait pas de vous, je ne suis pas encore assez stu­pide pour faire cela, stu­pide je dois l’être bien sûr, mais pas encore assez à ce point.

    Mais il fau­dra peut-être que je m’ob­serve davan­tage, qui sait ?

    Réponse
  287. Étienne

    Voi­là Cathe­rine, c’est ça :

    Je suis trop dans l’affect. 
    Et pas vous. 
    C’est une blague ?

    :o)

    Je suis mou.
    Alors que vous —redou­table que vous êtes— vous êtes ferme, vous êtes dure… rigide ?

    D’ailleurs, je suis car­ré­ment l’ar­ti­san du monde que je vilipende.

    J’ai donc des pen­chants trop pen­chants, alors que vous, paran­gon de ver­tu, vous êtes un roc, un repère, un phare, n’est-ce pas ?

    Je bêle chez celui que vous avez inté­gra­le­ment et défi­ni­ti­ve­ment dia­bo­li­sé, autant dire que je col­la­bore avec l’ennemi.

    Bref, je ne suis pas le héros qu’il vous faut.

    Et alors ?

    Je vous vou­voie par res­pect pru­dent (de base), et en fait, quand on ne s’est pas par­lé depuis long­temps, sans y réflé­chir. Mais vous sur-inter­pré­tez tout. Pour moi, c’est sans impor­tance. Pour vous, si. C’est un mal­en­ten­du. Un de plus.

    Vous avez un bien étrange dis­cer­ne­ment pour le choix de vos enne­mis jurés.

    Étienne.

    Réponse
  288. juan nessy

    « Il peut y avoir de la joie dans la solitude.Jamais dans la soli­tude à deux. »

    Réponse
  289. Alain

    Allez, c’est très bon signe , la sur­chauffe de Cathe­rine : elle tient plus à « nous » que nous ne le pen­sions, et veille sur nous avec une jalou­sie redoutable!!

    C O N F I A N C E !

    « l’é­lé­gance c’est de paraître ce que l’on est » (Bal­zac)

    Réponse
  290. Alain

    Jorion est un intel­lec­tuel sou­vent convo­qué dans « l’Hu­ma­ni­té » depuis l’é­té der­nier, qui pro­pose une « Consti­tu­tion pour l’économie ».

    Pour moi une telle pro­po­si­tion tombe dans le mille, sauf que cette « idée géniale », je l’a­vais « avant lui », depuis fort long­temps, et les marins Cégé­tistes du CE de la filiale fran­çaise de la mul­ti­na­tio­nale US pour laquelle nous navi­guions avaient déjà cette « grande idée »…Je peux même témoi­gner que les hommes de cor­vée indo­né­siens et malé­siens que pro­po­saient les « boîtes de man­ning » pour faire les tra­vaux pénibles dans les cales, ces esclaves du cré­dit de sur­vie, ils pen­saient « Consti­tu­tion éco­no­mique » bien plus que…« état de droit », même s’ils y pen­saient en même temps…

    C’est fou ce que des hommes « basiques », marins bre­tons ou asia­tiques embar­qués au long cours, avec des sta­tuts si dif­fé­rents, peuvent trou­ver comme arti­fices pour sur­mon­ter les dif­fé­rences de culture et « pen­ser une autre économie » !

    (…in vino véritas?)

    Bref, à voguer sur « la mar­chan­dise » d’un bout à l’autre de la pla­nète, on finit par sen­tir l’ab­sur­di­té de cette « libre-cir­cu­la­tion », même si dans cer­tains ports, elle crève les yeux, cette cri­mi­nelle absur­di­té, quand une mitraillette crève le sac de « la FAO » tom­bé acci­den­tel­le­ment sur un quai de « l’A­frique affamée ».

    Bon, un grand pro­fes­seur bel­go-amé­ri­cain ayant « pré­dit la crise des sub­primes » a méri­té tous les hon­neurs, et on l’in­ter­roge comme un grand sor­cier : « la crise va-t-elle être sys­té­mique Mon­sieur le devin » ?

    Ce qui me plait, c’est qu’il ne dit ni oui ni non, il pro­pose l’a­bla­tion dans le corps malade de la bête capi­ta­liste, d’une petite glande mal­saine : juste un petit bout qui ne s’ap­pelle pas « le sot l’y laisse », mais « SPECULATION »…

    …Je crois rêver…Et hier on me disait « Marx, c’est ringard » !

    Heu­reu­se­ment qu’on a des intellos !

    Vive Paul Jorion et les autres !

    Inter­na­tio­na­lis­te­ment.

    Réponse
  291. le concombre masqué

    Inter­na­tio­na­lis­te­ment

    à Alain, cer­tains diri­geants du capi­ta­lisme mon­dia­li­sé qui trouvent rin­garde la démo­cra­tie prennent un malin plai­sir à faire pas­ser leurs ves­sies mon­dia­listes pour des lan­ternes inter­na­tio­na­listes, la vigi­lance et la pers­pi­ca­ci­té inter­na­tio­na­liste est de mise en la matière. Autant les soli­da­ri­tés ponc­tuelles et spon­ta­nées entre tra­vailleurs de dif­fé­rents pays me réjouissent le coeur, autant un gou­ver­ne­ment mon­dial de la tota­li­té du monde serait tota­li­taire, sans contre-pou­voirs. Tu vas me dire : « Oui, mais les pro­blèmes sont mon­diaux, il faut une gou­ver­nance mon­diale. » Outre le fait que mot gou­ver­nance est une notion ultra-libé­rale, c’est à mon avis, sau­ter trop vite du constat de la réa­li­té à la pro­po­si­tion d’une action. Ce gou­ver­ne­ment mon­dial ne serait res­pon­sable que devant les lob­bys qui l’au­raient ins­tal­lé au pou­voir. L’in­ter­na­tio­na­lisme, lui consi­dère que les nations sont le cadre et pro­pose des actions co-ordonn­nées entre elles pour agir ponc­tuel­le­ment sur tel ou tel domaine.

    à Cathe­rine, une belle confé­rence cri­tique de Cathe­rine Boî­teux, psy­chiatre des hôpi­taux for­mé à la psy­cha­na­lyse, sur la nou­velle « gou­ver­nance » des hôpitaux :

    Lien hyper­texte ici…

    Inter­na­tio­na­lis­te­ment

    Réponse
  292. Alain

    J’ai pas dit « gou­ver­nance », moi, non, mais, y fau­drait pas me prendre pour une ser­pillère, brosse emmanchée !

    soyons res­pec­tueux, ou alors, avouons notre désir de des­truc­tion d’autrui !

    Réponse
  293. le concombre masqué

    Alain, relis bien, je n’ai pas dit : « Tu as dit » (…gou­ver­nance… ), mais j’ai émis l’hy­po­thèse d’un dia­logue : « Tu vas me dire », il s’a­git d’un dia­logue inté­rieur pour me relan­cer et sti­mu­ler ma réflexion, donc je ne vois pas ce que viens faire cet aveu que tu vou­drais m’ex­tor­quer. J’a­voue que je suis per­plexe face à une telle « sensibilité ».

    Que cela ne t’empêche de répondre sur le fond, que penses-tu de la dis­tinc­tion cri­tique entre ce qui relève de l’in­ter­na­tio­na­lisme et ce qui relève du mondialisme ?

    Réponse
  294. juan nessy

    Com­ment sont repré­sen­tés les peuples qui ne sont pas éri­gés en nations ? Quel cré­dit faire aux pseu­do-nations résul­tat « his­to­rique » de la vio­lence faite à des peuples originaux ?

    Réponse
  295. le concombre masqué

    Le contraire de la dévo­lu­tion, la cen­tra­li­sa­tion des pouvoirs

    à juan nes­sy, vous connais­sez déjà la réponse, ils sont très mal repré­sen­tés de manière géné­rale, que ce soit les pales­ti­niens ou bien les abo­ri­gènes d’aus­tra­lie pour ne citer que deux exemples. Il sem­ble­rait qu’il faille pas­ser par la case natio­nale pour éta­blir la sou­ve­rai­ne­té du peuple et un mini­mum de repré­sen­ta­tion de la volon­té du peuple concer­né, ceci bien que je ne fasse pas du stade natio­nal l’al­pha et l’o­mé­ga de toute poli­tique. C’est le stade qui appa­raît le plus per­ti­nent, ici et main­te­nant, si nous le com­pa­rons à l’U­nion Euro­péenne. À mon avis, mais vous me direz le votre, vers ce quoi j’ai­me­rais que nous allions, cela serait de faire en sorte que le cra­tos, le pou­voir soit au plus près du demos. En quelque sorte la démo­cra­tie la plus directe pos­sible, que les gens s’ap­pro­prient les pro­blèmes les proches d’eux, une auto-orga­ni­sa­tion, une auto-éman­ci­pa­tion, cela n’en prend pas le che­min avec la mon­tée des pou­voirs vers le haut, rôle gran­dis­sant des com­mu­nau­tés de com­munes au détri­ment de la démo­cra­tie com­mu­nale, rôle gran­dis­sant de la région au détri­ment du dépar­te­ment, Union Euro­péenne, mon­dia­li­sa­tion que l’on fait gober comme un internationalisme…

    Réponse
  296. juan nessy

    @ concombre masqué :

    Ce que vous sem­blez appe­ler de vos vœux est assez lar­ge­ment ce que les anar­chistes ( Proud’­hon et Bakou­nine en par­ti­cu­lier )avaient pro­po­sé en leur temps : niveau régio­nal ( fédé­ra­lisme socié­taire qui répond à l’or­ga­ni­sa­tion interne de la nation), niveau inter­na­tio­nal ( confé­dé­ra­tion des fédé­ra­tions dont un niveau euro­péen – et oui !- sous le nom de confé­dé­ra­tion des États-Unis d’Eu­rope ). étant admis par Bakou­nine que  » le droit de la libre réunion et de la séces­sion éga­le­ment libre, est le pre­mier, le plus impor­tants de tous les droits poli­tiques, celui sans lequel la confé­dé­ra­tion ne serait jamais qu’une cen­tra­li­sa­tion .…mas­quée (!) « .

    Entre cen­tra­lisme que vous appe­lez mon­dia­li­sa­tion, et inter­na­tio­na­lisme (l’OMC et le FMI sont des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales – l’O­NU je ne sais plus trop) à la sauce anar­chiste, j’a­voue ne pas trou­ver mon compte entre ces deux seules issues proposées.

    L’un me pro­pose un contrat de mariage que je n’ai ni lu ni rédi­gé, l’autre me pro­pose l’a­mour libre.

    Mon his­toire per­son­nelle m’in­cline à pré­fé­rer la signa­ture conjointe d’un contrat de mariage que j’ai com­pris et approu­vé, et qui pré­voit les clauses de désen­ga­ge­ment qui pré­servent cha­cun en cas de mal­heur ou de divorce .

    Reste plus qu’à trou­ver le notaire ou l’of­fi­cier d’é­tat civil !

    Pour le demos et le cra­tos, j’ai déjà émis ma pré­fé­rence pour une concen­tra­tion des efforts, à ce moment de l’his­toire, vers la solu­tion du RIC , à décli­ner au niveau local, natio­nal , euro­péen et .…mon­dial. Je note d’ailleurs que même sans onc­tion consti­tu­tion­nelle, une forme de RIC sau­vage avec un mini­mum de bonne foi, peut être enten­du (cf. récem­ment la poste).

    De façon géné­rale , je pré­fère enfin l’exer­cice du pou­voir (être une force) par ce qu’il est conve­nu d’ap­pe­ler le peuple , au tra­vers de toutes les quelques armes qui sont les siennes, à la garan­tie sou­vent fal­la­cieuse d’une bible sen­sée lui confé­rer le pou­voir et qui est sou­vent le car­can qui limite sa liber­té et son pou­voir. Plu­tôt je peux donc je veux (car j’ai le choix) que je veux donc je peux. Mais je recon­nais que le volon­ta­risme légal peut par­fois avoir ses ver­tus (pari­té homme-femme / dis­cri­mi­na­tion posi­tive…), et que mes pra­tiques d’an­cien ingé­nieur construc­teur peuvent me rendre sus­pect. Et je sais qu’E­tienne répond à ma réti­cence, par la rédac­tion délé­guée à des citoyens tirés au sort. Je lui accorde que c’est une mer­veilleuse réponse… théo­rique (in cau­da vene­num, par­don Etienne) à des pré­oc­cu­pa­tions très concrètes. Je cherche donc une autre issue que lui (mais l’ho­ri­zon est sans doute le même).

    Un bon moyen de rendre un peu de pou­voir à la majo­ri­té qui en est éjec­tée, c’est aus­si de contour­ner les ins­tru­ments de pou­voir de ceux qui l’ont mono­po­li­sé. Les débats actuels sur la mon­naie et la « tari­fi­ca­tion » des échanges en font partie.

    Réponse
  297. le concombre masqué

    Bon­soir juan nes­sy, ne met­tez plus d’es­pace en début de ligne, s’il vous plaît, l’af­fi­chage en pâtiraît. 

    Je remets ici votre inter­ven­tion très intéressante : 

    « Ce que vous sem­blez appe­ler de vos voeux est assez lar­ge­ment ce que les anar­chistes ( Proud’­hon et Bakou­nine en par­ti­cu­lier )avaient pro­po­sé en leur temps : niveau régio­nal ( fédé­ra­lisme sociè­taire qui répond à l’or­ga­ni­sa­tion interne de la nation), niveau inter­na­tio­nal ( confé­dé­ra­tion des fédé­ra­tions dont un niveau euro­péen – et oui !- sous le nom de confé­dé­ra­tion des Etats-unis d’Eu­rope ). étant admis par Bakou­nine que  » le droit de la libre réunion et de la séces­sion éga­le­ment libre , est le pre­mier, le plus impor­tants de tous les droits poli­tiques, celui sans lequel la confé­dé­ra­tion ne serait jamais qu’une cen­tra­li­sa­tion .…mas­quée (!)

    ".

    Entre cen­tra­lisme que vous appe­lez mon­dia­li­sa­tion , et inter­na­tio­na­lisme ( l’OMC et le FMI sont des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales – l’O­NU je ne sais plus trop ) à la sauce anar­chiste , j’a­voue ne pas trou­ver mon compte entre ces deux seules issues proposées .

    L’un me pro­pose un contrat de mariage que je n’ai ni lu ni rédi­gé , l’autre me pro­pose l’a­mour libre .

    Mon his­toire per­son­nelle m’in­cline à pré­fè­rer la signa­ture conjointe d’un contrat de mariage que j’ai com­pris et approu­vé ‚et qui pré­voit les clauses de désen­ga­ge­ment qui pré­servent cha­cun en cas de mal­heur ou de divorce .

    Reste plus qu’à trou­ver le notaire ou l’of­fi­cier d’é­tat civil !
    Pour le demos et le cra­tos , j’ai déjà émis ma pré­fé­rence pour une concen­tra­tion des efforts , à ce moment de l’histoire,vers la solu­tion du RIC , à décli­ner au niveau local , natio­nal , euro­péen et .…mon­dial .Je note d’ailleurs que même sans onc­tion consti­tu­tion­nelle , une forme de RIC sau­vage avec un mini­mum de bonne foi , peut être enten­du ( cf ; récem­ment la poste ).

    De façon géné­rale , je pré­fère enfin l’exer­cice du pou­voir ( être une force ) par ce qu’il est conve­nu d’ap­pe­ler le peuple , au tra­vers de toutes les quelques armes qui sont les siennes , à la garan­tie sou­vent fal­la­cieuse d’une bible sen­sée lui confé­rer le pou­voir et qui est sou­vent le car­can qui limite sa liber­té et son pou­voir .Plu­tôt je peux donc je veux ( car j’ai le choix) que je veux donc je peux .Mais je recon­nais que le volon­ta­risme légal peut par­fois avoir ses ver­tus ( pari­té homme-femme / dis­cri­mi­na­tion posi­tive .…), et que mes pra­tiques d’an­cien ingé­nieur construc­teur peuvent me rendre sus­pect .Et je sais qu’E­tienne répond à ma réti­cence , par la rédac­tion délé­guée à des citoyens tirés au sort . Je lui accorde que c’est une mer­veilleuse réponse .…théo­rique ( in cau­da vene­num , par­don Etienne) à des pré­oc­cu­pa­tions très concrètes . Je cherche donc une autre issue que lui ( mais l’ho­ri­zon est sans doute le même) .

    Un bon moyen de rendre un peu de pou­voir à la majo­ri­té qui en est éjec­tée , c’est aus­si de contour­ner les ins­tru­ments de pou­voir de ceux qui l’ont mono­po­li­sé . Les débats actuels sur la mon­naie et la « tari­fi­ca­tion » des échanges en font partie . »

    Réponse
  298. le concombre masqué

    Déso­lé, Étienne Chouard a du remettre d’a­plomb le texte de juan nes­sy en même temps que moi, d’où ce doublon !

    Réponse
  299. Alain

    Gilles, Juan et (ou?)« Le c.m. », je ne vais donc pas ser­vir à un « dia­logue hypo­thé­tique », car je pré­fère vous dire moi-même ce que je pense, sans masque :

    La démo­cra­tie n’exis­te­ra jamais telle qu’on peut la rêver, car il y aura tou­jours un bout pour­ri, « des oublis et des car­rences », donc des « injus­tices », et fina­le­ment le recours soit au conflit ouvert (la guerre) soit à la négo­cia­tion et au « com­pro­mis pro­vi­soire » (la paix)…

    Et il n’y aura jamais de « paix juste », donc « le tra­vail de la paix » devra tou­jours être recom­men­cé pour gar­der son avance sur « la mon­tée des conflits »…

    Je pense qu’il ne faut pas oublier les leçons de l’his­toire, et la pro­messe que les peuples bel­li­gé­rants se sont faite au len­de­main des grandes guerres exterminatrices.

    Fau­dra-t-il repas­ser par l’hor­reur pour repen­ser une « Orga­ni­sa­tion des Nations Unies » ?

    La révo­lu­tion infor­ma­tion­nelle per­met une « anti­ci­pa­tion » plus effi­cace et méti­cu­leuse : il faut l’u­ti­li­ser pour une moderne « Orga­ni­sa­tion des peuples », plus « intel­li­gente » que celle de l’O­NU actuelle, qui n’a pas per­mis aux peuples, mal­gré les acquis de la « déco­lo­ni­sa­tion », de sai­sir la chance rela­tive que repré­sen­tait « l’hor­rible bipo­la­ri­sa­tion » USA-URSS :

    L’en­ga­ge­ment contre le colo­nia­lisme et pour le désar­me­ment nucléaire a man­qué de l’ap­port com­plé­men­taire d’un enga­ge­ment « auto­ges­tion­naire ici et par­tout, du local au glo­bal » qui aurait pris la relève de « l’hor­rible bipo­la­ri­sa­tion » en ques­tion pour arrê­ter le pro­ces­sus mor­tel de la « mon­dia­li­sa­tion ultra libérale ».

    Ce « frei­nage du capi­ta­lisme » aurait don­né des chances à ce qui est notre com­bat, aujourd’­hui bien « en retard », contre
    des maîtres du monde libé­rés de la confron­ta­tion au « communisme ».

    La chute du mur aurait pu être la chance pour les peuples de prendre la relève des « deux blocs » pour ins­tau­rer cette « citoyen­ne­té mon­diale » faite du sou­ci anthro­po­lo­gique des diver­si­tés culturelles…

    La « richesse » n’é­tant plus « éco­no­mique », du fait du poten­tiel auto­ma­tique de l’é­co­no­mie moderne si elle se libère des dogmes libé­raux, par exemple avec une « Consti­tu­tion éco­no­mique mon­diale ». Pour exis­ter maté­riel­le­ment, l’es­pèce humaine maî­tri­sant le mar­ché finan­cier, tout est pos­sible, grâce aux pro­grés tech­niques accom­plis, et la faim est un scan­dale d’au­tant plus absurde !

    Autant dire que « la sur­vie de l’es­pèce humaine » est théo­ri­que­ment acquise, et que le vrai pro­blème qui se pré­sente est celui de « l’é­mer­gence d’un genre humain », qui se heurte à l’u­ni­for­mi­sa­tion mortelle.

    La nou­velle « néces­si­té vitale » qui défie véri­ta­ble­ment « les per­sonnes humaines », c’est celle de « l’exis­tance culturelle ».

    Culti­ver sa per­son­na­li­té, son authen­ti­ci­té, sa diver­si­té, sa créa­ti­vi­té, c’est un enjeu de sur­vie pour « ce qu’il y a d’hu­main sur cette planète ».

    Le « com­mu­nisme  » est mort du fait qu’il n’é­tait pas un véri­table com­mu­nisme, on s’en doute, on se doute aus­si que « le véri­table com­mu­nisme » n’exis­te­ra pas plus que « la véri­table démo­cra­tie »…Mais plus cette aspi­ra­tion gran­dit mieux on détecte ce qui nous en éloigne.

    Inter… etc, et sur­tout fraternellement.

    Réponse
  300. juan nessy

    @frère Alain :

    D’a­bord je confirme que sous sa sou­tane frère Juan n’est pas masqué !

    J’a­voue (mais j’en sau­rai plus sur votre pen­sée en reli­sant vos com­men­taires anté­rieurs) que votre billet me laisse un peu per­plexe , et je le res­sens plus comme une homé­lie nos­tal­gique , dont la conclu­sion serait « et le désir s’ac­croit quand l’ef­fet se récule » , que comme un repè­rage modeste (et donc plus efficace)des quelques outils qui peuvent aujourd’­hui être pro­po­sés à un groupe sou­cieux de progresser.

    Ceci étant , marier au moins mal pos­sible , les aspi­ra­tions de la liber­té indi­vi­duelle ( qu’on l’ap­pelle « exis­tence » ou « culture »), avec la liber­té et l’ef­fi­ca­ci­té col­lec­tive , est cer­tai­ne­ment la trame et la quête de la sur­vie de l’hu­ma­ni­té ‚dans le pas­sé , le pré­sent et ‚à coup sûr ‚l’a­ve­nir .

    Les condam­nés à mort aiment bien qu’on leur dise que demain est un autre jour.

    Amen.

    Réponse
  301. NingúnOtro

    Je viens juste de faire « Click » sous le com­men­taire qui suit, chez Jorion… je suis curieux de savoir si cela va être publié.

    « * Une recon­nais­sance de dette n’est pas de l’argent : sa valeur se situe quelque part entre le mon­tant qui est dû et, dans le pire des cas : zéro. »

    Mon­sieur Jorion, lorsque en réponse à mon com­men­taire « Le pro­blème de l’anticipation vis à vis de la prise de conscience. » ( http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​5​1​4​4​#​c​o​m​m​e​n​t​-​4​1​623) à votre billet « La prise de conscience » (http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​5​144) je reçus les com­men­taires de Liszt­fr et sur­tout de Pau­lo, oui, sur­tout ce der­nier, je n’ai pas vou­lu répondre. Est-ce que cela aurait valu la peine ?

    Main­te­nant, je sens que la cer­ti­tude que Mr. Pau­lo tire de votre livre « L’argent, mode d’emploi » devrait être en train de cra­quer… toute une cer­ti­tude construite sur la répu­dia­tion de la théo­rie de la créa­tion ex-nihi­lo de l’argent repose sur la seule dif­fé­ren­tia­tion dia­lec­tique que vous avan­cez aujourd’­hui en pre­mier lieu : « Une recon­nais­sance de dette n’est pas de l’argent.

    Qu’est-ce donc une recon­nais­sance de dette ? Dites-le moi, que je puisse convaincre ma banque de le prendre pour gage contre ma hypo­thèque, au lieu de l’argent que je n’ai pas et qu’il me réclame.

    Sans blagues, une défi­ni­tion dia­lec­tique dif­fé­ren­tiée ne suf­fit pas à mas­quer la réa­li­té : une recon­nais­sance de dette est bien de l’argent, et vous le recon­nais­sez vous-même en lui attri­buant une valeur. Une recon­nais­sance de dette d’un mon­tant d’un mil­lion d’eu­ros… vaut exac­te­ment un mil­lion d’eu­ros tant que celui qui l’à emprun­té ne fait pas défaut sur ces paie­ments. Ce n’est que quand le risque « per­çu » de défaut monte que sa valeur décroit en proportion.

    De ce pas, tout le sys­tème ban­caire s’est mis à fabri­quer des prêts, parce-que c’é­tait le moyen de fabri­quer l’argent avec lequel il allait faire affaire. La logique à été : impos­sible de faire des affaires sans de l’argent fabri­quée, alors fabri­quons-en autant que nous pou­vons, on ver­ra bien ce qu’on fera le jour que cela pète. Et la conclu­sion : idiot celui qui n’au­ra pas réa­li­sé tous les pro­fits pos­sibles avant que cela ne pète. Le moment ou cela devait péter n’é­tant pas pré­vi­sible, il fal­lait accé­lé­rer le plus pos­sible pour récol­ter le plus pos­sible, même si cette accé­lé­ra­tion devait accé­lé­rer l’ar­ri­vée de la débâcle. Comme je disais, la logique de la situa­tion requé­rait d’an­ti­ci­per l’an­ti­ci­pa­tion d’au­trui tout en éri­geant tous les écrans de fumée pos­sibles pour évi­ter que les mou­ve­ments propres furent anticipés.

    La crise des sub­primes et de la titri­sa­tion ne sont que des acci­dents de par­cours dans cette course à l’ac­cé­lé­ra­tion qui est tou­jours en cours et qui cherche aujourd’­hui d’autres bulles dans les­quelles figer son expan­sion, tant pré-exis­tantes comme nou­velles. Le pro­blème res­te­ra tant qu’on n’ar­rê­te­ra pas la course… et les ban­quiers sont tous prêts à sacri­fier le moins pos­sible, et en aucun cas la course.

    C’est pour cela que le jeu ne sera avor­té que quand ceux qui pren­dront en mains la solu­tion du pro­blème ne seront pas de ban­quiers et ne se trou­ve­ront pas sous l’in­fluence directe ni même indi­recte de ceux-ci.

    Les ban­quiers et tous ces Prix Nobel d’é­co­no­mie semblent inca­pables de résoudre ce pro­blème, non parce-que ils seraient inca­pables (les ban­quiers et les Prix Nobel sont tout sauf igno­rants), mais parce-que aucune solu­tion envi­sa­geable ne pré­serve leurs inté­rêts ni leur honneur.

    Je ne sais pas qui étaient vos audi­teurs, mais les gros requins, j’en suis sur, n’ont d’in­té­rêt en votre per­sonne que dans la mesure ou vous seriez capable de contri­buer, de gré ou de force, à leur fabri­quer le meilleur écran de fumée encore possible.

    Réponse
  302. juan nessy

    la réponse à la pre­mière ques­tion est oui (heu­reu­se­ment ) .

    J’ai par contre autant de mal avec les ban­quiers et les rideaux de fumées qu’a­vec « … que quand ceux qui pren­dront en mains la solu­tion du problème… « .

    Mais c’est sans doute , selon le tra­vers qui est le mien , parce que je pré­fère dis­si­per la fumée pour poser cor­rec­te­ment le pro­blème , et fabri­quer avec d’autres ( en démo­cra­tie , une majo­ri­té) les manettes pour ten­ter de mettre en oeuvre une solution .

    Je n’ai pas le sen­ti­ment qu’à quelques égos ou reven­di­ca­tions de droits d’au­teur près , Etienne , Jorion , Alain ‚Nigù­nO­tro , CM, Cathe­rine , Gilles , Aîda … et pas mal d’autres , ne puissent pas coha­bi­ter dans cette majo­ri­té où je sou­haite me situer .

    C’est en tous cas pour moi le vrai moyen de récu­pé­rer les manettes , plus qu’une véri­té doc­tri­nale biblique sur laquelle cha­cun aurait cor­ri­gé son ali­nea et « exi­gé » une pauvre pure­té et sacra­li­té per­son­nelles qui ne font que rendre sus­pect et bor­né le des­sein possible .

    Réponse
  303. Aïda

    Juan Nes­sy (« Je n’ai pas le sen­ti­ment qu’à quelques égos ou reven­di­ca­tions de droits d’au­teur près , Etienne , Jorion , Alain ‚Nigù­nO­tro , CM, Cathe­rine , Gilles , Aîda … et pas mal d’autres , ne puissent pas coha­bi­ter dans cette majo­ri­té où je sou­haite me situer »)

    Mer­ci de m’in­clure dans « votre majo­ri­té », car je vous inclus à prio­ri dans « la mienne »…

    Ceci dit, à sup­po­ser que l’on forme une majo­ri­té, la ques­tion reste bien de savoir si cette majo­ri­té sera « en prise sur les choses », ou bien si elle accepte d’a­vance l’é­ter­nel recom­men­ce­ment des erreurs et des impuis­sances« face à la crîîse ».

    Comme le dit le NPA, « une majo­ri­té pour quoi faire » ? C’est aus­si ce que disent le « front de gauche » et bien d’autres en europe : une majo­ri­té peut dire « NON », mais alors que fait-elle ensuite ?

    Il ne serait pas sérieux de réa­li­ser cette « majo­ri­té » sans avoir au cours même du pro­ces­sus de ras­sem­ble­ment, « anti­ci­pé », de façon à ne pas se trou­ver « à la remorque de l’his­toire », tou­jours devant la même « nos­tal­gie » dont vous gra­ti­fiez ceux qui comme Alain ont un regard cri­tique sur ce que j’ap­pel­le­rais « les prises de retard accumulées ».

    Comme Alain, je pense utile de réflé­chir aux leçons du pas­sé, quand il saute aux yeux qu’il y a bien des « ren­dez-vous his­to­riques » manqués.

    Comme Etienne, je pense néces­saire de poser la ques­tion de la logique néces­saire à ce ras­sem­ble­ment : com­bien de fois fau­dra-t-il répé­ter le théo­rème d’E­tienne, par­tout dans tous nos clubs, par­tis et associations ?

    Une majo­ri­té ne sera « nou­velle et créa­trice » que si son fon­de­ment consiste dans l’é­cri­ture par le peuple lui-même, avec ou sans telle ou telle « aide experte », de sa loi constituante.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  304. Alain

    Ningù­nO­tro : au sujet du jeu per­vers des machés finan­ciers, vous écrivez :

    « C’est pour cela que le jeu ne sera avor­té que quand ceux qui pren­dront en mains la solu­tion du pro­blème ne seront pas des ban­quiers et ne se trou­ve­ront pas sous l’in­fluence directe ni même indi­recte de ceux-ci ».

    Étienne (forum / mon­naie) :

    « Ce que je retire de cette his­toire, c’est une convic­tion ren­for­cée que le finan­ce­ment de l’é­co­no­mie est un pou­voir réga­lien à réser­ver exclu­si­ve­ment à la puis­sance publique et à inter­dire expres­sé­ment à toute per­sonne pri­vée. Une bonne Consti­tu­tion pré­voi­rait expli­ci­te­ment ce pou­voir réga­lien, qua­li­fie­rait de traî­trise toute mani­gance contraire et orga­ni­se­rait un contrôle citoyen per­ma­nent de cette dis­po­si­tion cardinale ».

    Je par­tage avec un cer­tain enthou­siasme ces positions.

    Par ailleurs, je sou­tiens la pro­po­si­tion d’un « pole public de finan­ce­ment », ain­si que celle d’une « mon­naie com­mune consa­crée au déve­lop­pe­ment coopé­ra­tif » (le contraire de la « mon­naie unique euro­péenne » et du « dol­lar hégé­mo­nique »), ain­si que l’in­ven­tion d’une série de « cri­tères de ges­tion » alter­na­tive, dont l’exi­gence serait insé­pa­rable de droits et pou­voirs nou­veaux pour des « salariés-citoyens-dans-des-entreprises-citoyennes ».

    … il y a bien autre­chose que de la « nos­tal­gie » à mettre en avant dans notre « résis­tance créa­tive », et si nos­tal­gie il y a c’est bien la nos­tal­gie d’un temps où la peur de l’a­ve­nir ne pous­sait pas les citoyens à abdi­quer leur digni­té dans les bras de leurs exploiteurs :

    « l’autre monde pos­sible », une fois extrait de l’illu­sion sovié­tique, demeure notre pain sur la planche, qui attend aujourd’­hui « l’i­ni­tia­tive popu­laire »…et l’on en revient à « la clef de la pri­son », sans tom­ber dans une ana­lyse psy­cho disqualifiante.

    …Inter­na­tio­na­lis­te­ment, et en regret­tant l’illus­tra­tion cari­ca­tu­rale du « RIC » xéno­phobe suisse!(moi aus­si, j’en ai par­fois marre des cloches de mon vil­lage, qui me rap­pellent celles de la ville du magreb que « j’oc­cu­pais » , enfant de « colons », jadis!)

    Réponse
  305. Alain

    Nos­tal­gie, à l’in­ten­tion de « Frère Juan »…

    ‘C’é­tait net­te­ment mieux avant’, sou­pire Laïd Chemïer, ancien diri­geant du Conseil mari, désor­mais bête noire des auto­ri­tés locales. ‘Avant’, c’é­tait les années 1990, quand un mou­ve­ment de réap­pro­pria­tion de la culture marie était né des cendres de l’ef­fon­dre­ment de l’U­nion soviétique.

    Lire l’ar­ticle du Monde d’aujourd’hui !

    L’ef­fort qui nous est deman­dé « pour nous sai­sir de la clef » d’une démarche consti­tuante il est, sauf légè­re­té de ma part (et alors, toutes mes excuses, Frère Juan !) de la même veine que l’ef­fort « de réap­pro­pria­tion » de « nos » cultures :

    Il y avait une excel­lente intui­tion sous l’ex­pres­sion « révo­lu­tion cultu­relle », et tout son contraire dans les faits du prince MAO…

    Ceci dit pour expli­ci­ter mon post 308, cor­dia­le­ment. (pour mieux « se vendre », disons « cor­dia­le­ment », même si nous pen­sons « fra­ter­nel­le­ment » plus effi­cace dans un monde où nous ne serions pas « à vendre » ?)

    Réponse
  306. juan nessy

    @ Aïda et Alain :

    J’aime et je garde « ami­ca­le­ment » de Aïda .

    Je reste réti­cent sur le « ren­dez vous consti­tu­tion­nel » que vous me don­nez avec Etienne, dans le sens où :

    « Il ne faut jamais prendre ren­dez vous avec un ami. Il est tou­jours là au bon moment. Et s’il n’est pas là, ce n’est pas un ami. »

    PS : Si par mal­heur, j’é­tais tiré au sort pour aider à la rédac­tion d’une consti­tu­tion, j’en aurais ma deuxième attaque car­diaque et je crois bien que cette fois ci je ne ferais pas d’ef­fort pour ressusciter !

    Réponse
  307. NingúnOtro

    Paul Jorion à bien publié mon com­men­taire… mais je peu esti­mer qu’il ne l’a pas igno­ré que par déduc­tion. Le billet invi­té de Finckh n’est pas inno­cent, tout comme l’al­lu­sion à la stra­té­gie en fai­sant par­ler du jeu de go.

    Si le silence peut faire par­tie d’une stra­té­gie… je trouve que celui de Paul Jorion est fort bien dosé. Qui bono ?

    Réponse
  308. Catherine

    Pour avan­cer sur le ter­rain de la conscience civique et s’oxy­gé­ner un peu, la méto­noïa appli­quée à Jorion, ce serait de le voir lui Jorion, comme les arts mar­tiaux des orien­taux voient leur adversaire .

    Un adver­saire qui n’est pas l’ennemi.

    Je m’ex­plique.

    C’est une résis­tance, une réa­li­té, qui nous oblige à accé­der à une autre dimen­sion de nous-mêmes que nous ne connais­sions peut-être pas jusqu’alors.

    Pas l’i­dée sim­pliste du diable trim­bal­lée par un mora­lisme pré­ten­du­ment chrétien.

    Non, sur­tout pas, ce mora­lisme-là, ferme, étouffe et mortifie.

    Non, un adver­saire qui joue un rôle essen­tiel mais dont il dépend de nous, et de nous seuls, ou d’en faire quelque chose qui tue ou d’en faire quelque chose qui vivifie.

    La fameuse image de l’é­pée, c’est cela, il me semble.

    Qui nous tuent, si n’en fai­sons rien, si nous n’ap­pre­nons rien, si nous conti­nuons à nous enga­ger dans les mêmes ornières, à faire les mêmes erreurs, si par notre com­por­te­ment nous ren­for­çons encore et tou­jours la déviance. Qu’il soit bien clair qu’en cet ins­tant pré­cis, je ne vise per­sonne en par­ti­cu­lier, ce que j’a­vais à dire, je l’ai dit, point, donc pas d’in­ter­pré­ta­tion sau­vage svp, mer­ci d’avance.

    Se rap­pe­ler que tout acte, parole, silence, action, non-action, imprime quelque chose chez le récep­teur du dit message.

    Il y a quelque chose d’une infor­ma­tion qui passe et qui pro­dui­ra indu­bi­ta­ble­ment des effets qui seront à l’o­ri­gine d’une nou­velle action ou non-action, etc.

    Chaque com­por­te­ment est fonc­tion de ses consé­quences.

    En tant que parent par exemple, si votre enfant n’est pas res­pec­tueux des autres, et que vous ne le repre­nez pas en lui expli­quant l’i­na­dé­qua­tion de son com­por­te­ment, il y a de fortes chances ou mal­chances, devrais-je dire que ce com­por­te­ment ne devienne très vite une habi­tude puis une incli­na­tion de carac­tère au final.

    Mais , tout compte fait, ce ne sera pas l’en­fant qui sera fau­tif même si c’est lui qui fait l’é­cart, c’est bien vous en tant que parent qui aurez per­mis par votre per­mis­si­vi­té abu­sive qu’un tel acte puisse se repro­duire.C’est donc vous qui serez véri­ta­ble­ment res­pon­sable et aurez donc à répondre d’ un tel man­que­ment, voi­là ce que je veux dire.

    Donc, quand un mes­sage est envoyé, et tout est mes­sage, la vie n’est que mes­sage, de notre com­por­te­ment dépen­dra la per­pé­tua­tion ou l’ arrêt du com­por­te­ment adverse.

    Si nous ren­voyons à l’é­met­teur du mes­sage qu’il se trompe et optons pour des solu­tions claires qui diront notre désac­cord, le mou­ve­ment dyna­mique peut s’ins­crire à nou­veau et quelque chose peut chan­ger dans le sens d’une ouver­ture, d’une re-com­po­si­tion des rapports.

    Aujourd’­hui, avec Jorion, seule l’in­for­ma­tion de son com­por­te­ment déviant peut per­mettre la prise de conscience des gens .

    Y aller pour­quoi pas, si vous le pou­vez encore, mais en ayant bien conscience de ce que vous faites et de ce que vous êtes sus­cep­tibles de véhi­cu­ler, et ten­ter de redres­ser la barre comme sur le fil du rasoir.

    L’hos­ti­li­té tran­chée et exces­sive est contre-productrice,elle fait se dres­ser des bar­ri­cades, dif­fi­ci­le­ment sur­mon­tables et qui pro­duisent le contraire de ce pour­quoi elle était source .

    Il est plus pro­duc­tif de faire com­prendre tout dou­ce­ment l’en­jeu et la res­pon­sa­bi­li­té au-delà de ce que l’on peut ima­gi­ner de tout comportement.

    Et ain­si, ça ren­voie à la com­pré­hen­sion pos­sible et à une plus grande matu­ri­té, ce qui me semble est le pen­dant posi­tif de cette adver­si­té, si elle est com­prise et orien­tée dans ce sens-là, enfin, c’est ce que je crois.

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