
Chers amis,
C’est misère de voir que beaucoup de militants de gauche s’apprêtent à s’abstenir aux prochaines élections. C’est un choix vraiment incompréhensible.
Les gens de droite, eux, ne s’abstiennent pas.
Pourquoi diable les gens de gauche s’abstiennent-ils, au lieu de résister ?
Pourquoi s’abstenir alors qu’il y a un lutteur admirable qui se présente aux suffrages et qui a besoin de toutes les voix des nonistes de 2005 : Raoul Jennar a été un des principaux moteurs de la résistance contre le TCE — sans doute le plus important — et il se présente aux élections européennes, dans la région SUD-EST, au nom du NPA (dont il a participé à l’écriture des nouveaux statuts) :
Voyez son appel : http://www.dailymotion.com/video/x999h8_liste-npa-dans-sudest-avec-raoul-je_news
Qui connaît mieux l’Union européenne que Raoul ?
Qui a mieux compris que lui les similitudes et complémentarités oligarchiques entre l’UE, l’OMC, l’AGCS, le FMI et la BM ?
Qui nous défendra mieux que lui, là-bas ?
Qui a donné, comme lui, autant de gages d’honnêteté et de dévouement ?
Pourquoi donner à un autre le suffrage dont il a, lui, aujourd’hui tant besoin pour nous défendre ?
Pour l’instant, les sondages créditent Raoul de 5,5%.
C’est presque ce qu’il lui faut, mais c’est insuffisant.
Cet homme-là, important pour nous tous, cet homme peut être élu, mais il ne le sera peut-être pas. C’est donc le moment de se mobiliser, et non de se dérober en s’abstenant.
Dans des institutions sans quorum (quand aucun minimum de voix n’est imposé aux élus pour être légitimes), l’abstention est une soumission, une démission, une dérobade, un silence sans message…
Un gaspillage, un suicide politique.
Sans quorum, l’abstention est une erreur.
Quelle que soit notre réprobation des trucages (évidents et lamentables), le jour d’une élection, seul le vote résistant est utile, et il y a toujours une possibilité de voter sa colère.
Lors de la prochaine élection — détestable mascarade, c’est vrai —, un résistant nommé Jennar aura besoin de nous pour accéder à une tribune internationale d’où il pourra nous défendre mieux encore qu’il ne l’a jamais fait.
Ce serait stupide de s’abstenir au lieu de lui donner chacun sa parcelle de force.
Je vote pour un homme, pas pour un parti : je donne à Raoul toute ma confiance et mon suffrage, sans réserve.
Amicalement.
Étienne.
Le blog de RMJ : rmjennar.free.fr/
Le site de l’URFIG : urfig.org
Le site du NPA : npa2009.org
(Nota : mon choix est renforcé par l’absence de liste du RIC sur la région sud-est : ailleurs, le RIC est une bonne alternative (pensez à imprimer vous-mêmes vos bulletins avant l’élection) : les petits partis ne sont petits que parce que nous ne votons pas pour eux : il ne tient qu’à nous de cesser de supporter nos menteurs de bourreaux.)

Européennes : qui a fait quoi au Parlement ?
Qui a voté le Traité de Lisbonne, la directive Bolkenstein, la privatisation de la Poste, de l’électricité : décryptage de quelques votes emblématiques au sein du Parlement européen, à quelques jours des européennes. Avec quelques surprises dénichées dans les votes enregistrés, à comparer aux discours d’estrades tenus durant la campagne. Un dossier de l’Humanité dans son édition de jeudi.
A lire dès à présent sur humanite.fr, comment les groupes politiques du Parlement européen se sont prononcés sur cinq dossiers d’importance.
I. Traité de Lisbonne
Le Parlement européen a adopté, le 20 février 2008, une résolution sur le traité de Lisbonne. « Le Parlement conclut que, pris dans son ensemble, le traité de Lisbonne constitue une amélioration substantielle par rapport aux traités existants », explique la résolution qui se garde de faire mention des dispositions de libéralisation et de déréglementation contenues dans le traité.
Le vote 525 voix pour, 115 contre et 29 abstentions.
Aux voix des eurodéputés de l’UMP et du Modem pour l’adoption de la résolution s’ajoutent celles du PS, à l’exception d’André Laignel (contre) et d’Henri Weber (abstention). Les Verts votent pour. Les eurodéputés communistes de la GUE-GVN votent contre.
L’amendement (32) proposé en février 2008, soit quatre mois avant le référendum en Irlande, par la GUE visant à engager le Parlement à « respecter le résultat du référendum irlandais » (où le « non » au traité l’a finalement emporté) sera rejeté à l’époque par le Modem, les Verts et le PS, à l’exception de deux socialistes qui le soutiennent (Françoise Castex et André Laignel) et de deux Verts qui s’abstiennent (Gérard Onesta et Hélène Flautre).
II. Rapport sur les services dans le marché intérieur (directive Bolkestein)
La directive Bolkestein visant à libéraliser les prestations de services au sein de l’UE ouvrait la porte à un dumping social sans équivalent entre pays membres. Chacun d’eux étant régi en interne par une réglementation propre en matière de droit du travail, l’État qui protège le moins ses travailleurs, s’il parvenait à exporter ses règles en même temps que sa main‑d’œuvre, pouvait dès lors gagner un nombre considérable de marchés, obligeant du même coup ses ressortissants à vivre dans un pays étranger dans les conditions de travail et de rémunération de leur pays d’origine. L’énormité du risque mis au jour, des euromanifestations géantes eurent lieu avant que ne s’ouvre le débat au Parlement européen suivi d’un vote en première lecture, le 16 février 2006.
Une pluie d’amendements pour minimiser la portée de la directive, jusqu’à la proposition de son rejet pur et simple (GUE-GVN), a été déposée.
Amendement 321 (déposé par la GUE-GVN). Il met en avant le principe selon lequel ce sont bien les règles du pays qui accueille l’activité et non celles du pays d’origine qui doivent être respectées.
La droite et le Parti socialiste européen (PSE) votent contre l’amendement, les socialistes français le soutiennent. Les Verts européens le rejettent (à l’exception de Jean-Luc Bennahmias). En deuxième lecture alors que les Verts s’abstiennent, Daniel Cohn-Bendit vote contre l’amendement. (amendement 25 reprenant le contenu de l’amendement 321)
Amendement 252 (déposé par le PSE). Il concerne l’exclusion des services sociaux du champ d’application de la directive service. Il est adopté avec le soutien de la GUE-GVN, du groupe des Verts, ainsi que des élus du Modem.
Le vote En première lecture, le 16 février 2006 : 394 pour, 215 contre, 33 abstentions.
La GUE-GVN, le PS français (Gilles Savary s’abstient) et les Verts votent contre la directive en première lecture. Le Modem et l’UMP ainsi que leurs groupes respectifs (ALDE et PPE-DE) votent pour la directive Bolkestein, avec le soutien du Parti socialiste européen.
En deuxième lecture, le 15 novembre 2006, un amendement (38 et 39 GUE-GVN et Verts) propose de rejeter in fine la directive Bolkestein 105 pour, 405 contre et 12 abstentions.
Les Verts et le PS français (sauf Michel Rocard) soutiennent l’amendement de rejet de la directive. La droite et le reste du PSE votent contre cet amendement de rejet.
Bien qu’amendée, la directive sera adoptée pour une entrée en vigueur le 28 décembre 2008, et une obligation de transposition dans les législations nationales le 28 décembre 2009.
III. Ouverture à la concurrence
Le choix politique d’ouvrir à la concurrence l’ensemble des activités humaines n’a pas épargné les services publics. L’énergie, les services postaux, les chemins de fer font tous l’objet de directives qui passent par le Parlement européen sous forme de résolutions.
1. Achèvement de la libéralisation du marché postal (rapport Ferber)
Le vote En première lecture, le 22 avril 2009 : 512 pour, 155 contre et 13 abstentions.
Les eurodéputés socialistes français, Verts et la GUE-GVN votent contre la résolution, ceux du Modem pour.
En deuxième lecture, un amendement de rejet de la résolution et déposé par la GUE-GVN.
Seulement 4 socialistes français et un Verts soutiennent l’amendement de rejet.
2. Libéralisation de secteur de l’énergie
a) Marché intérieur de l’électricité (rapport Morgan)
Résultat final en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 588 pour, 81 contre et 9 abstentions.
La GUE-GVN ainsi que les Verts rejettent le texte (Jean-Luc Bennahmias s’abstient, les Verts avaient été les seuls eurodéputés français à soutenir le texte en première lecture), alors que les socialistes français soutiennent le compromis, à l’exception de Marie-Noëlle Lienemann qui le rejette. Harlem Désir et Benoît Hamon s’abstiennent.
b) Marché intérieur du gaz naturel (rapport La Russa puis Mussa) Résultat final du vote en deuxième lecture, le 22 avril 2009 : 596 pour, 45 contre et 45 abstentions.
Les Verts s’abstiennent, le GUE-GVN vote contre, et le reste du Parlement vote le compromis de résolution (à l’exception de deux socialistes, Marie-Noëlle Lienemann qui vote contre, et Harlem Désir qui s’abstient).
IV. Droit des migrants
La « directive retour » (rapport Weber)
Appelé également « directive de la honte », le texte visait à « harmoniser » les conditions dans lesquelles les migrants irréguliers sur le territoire de l’Union européenne doivent être détenus et « reconduits ». Il aboutit à un raidissement inédit en la matière et fixe à dix-huit mois d’emprisonnement la peine encourue par les sans-papiers et une interdiction de séjour de cinq ans dans l’UE.
Sur le vote de la résolution, les Verts et le PS français (le PSE est divisé sur la question) rejettent la directive avec la GUE-GVN. Le Modem est divisé : Nathalie Griesbeck, Anne La Perrouze et Bernard Lehideux sont contre ; Marielle de Sarnez, Jean-Marie Beaupuy et Philippe Morillon s’abstiennent.
Résultat final du vote en première lecture, le 18 juin 2008 : 369 pour, 197 contre, 106 abstentions.
V. Politique extérieure
Le rôle de l’OTAN dans l’architecture de sécurité de l’UE (rapport Vatanen) Le rapporteur du PPE, Ari Vatanen, indique que « le Parlement se félicite vivement de l’initiative française visant à réintégrer officiellement les structures militaires de l’OTAN et salue les efforts déployés par la présidence française au sein du Conseil pour rapprocher l’UE et l’OTAN, en réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires ». La mise sous tutelle américaine de l’UE provoque un débat au Parlement, clos par un vote extrêmement serré.
Le vote Résultat final du vote du Parlement européen en première lecture le 19 février 2009 : 293 pour, 283 contre, 60 abstentions.
La GUE-GVN et les Verts se retrouvent sur le thème du désarmement. La position du Modem est plus ambiguë dans la mesure où il rejette la résolution (sauf Jean-Marie Cavada et Janelly Fourtou qui la soutiennent) mais vote contre la plupart des amendements de la GUE-GVN dont le nº 26 qui « souligne que toutes les politiques de l’Union européenne doivent être pleinement compatibles avec le droit international » (soutien du PSE et des Verts, abstention de Jean-Luc Bennahmias).
Le résultat du vote sur l’amendement 27 (GUE-GVN) qui remet en cause les structures dites « Berlin Plus » qui encadrent la coopération UE-OTAN est éclairant : GUE-GVN et Marie-Anne Isler-Béguin (Verts) votent pour, Marie-Noëlle Lienemann (PS) s’abstient et le reste du Parlement vote contre.
Jennar, viendra-t-il renforcer le groupe GUE ?
Encore le coup du favori de « dernière heure » ? Après le choix de Bové, voilà Raoul Marc Jennar.
Faut pas se tromper, j’aurais voté pour Raoul (la personne, pas nécessairement le NPA) sans hésiter si j’étais dans la région sud-est française au lieu de me trouver en Espagne), moi-même sans hésiter, mais pourquoi silencer [taire] cette préférence jusqu’a 3 jours avant l’élection ?
Et puis, à quoi bon tant discuter si, finalement, on en revient à rester strictement dans la logique classique de l’opposition gauche-droite ou encore plus clairement la lutte de classe ?
Je pense que cette blague de Marx en forçant la logique pour prendre avantage de la création du lumpen-prolétariat lors de l´éclosion de la révolution industrielle a assez duré et nous passe inmanquablement facture…
Pour ce qui concerne le choix individuel de stratégie de survie, il n’y a que deux possibles… l’égoiste ou le partageur. Il n’y a que Marx pour tout confondre et faire penser, pour ces besoins, que l’égoïste c’est tout le patronat et pourtant les classes hautes, et le partageur le prolétariat (tiens, ne serait-ce psychologiquement pas une erreur due au fait qu’ils n’avaient pas grand chose à partager à part la misère ? Rien, c’est facile à partager). Évidemment, cette corrélation était grandement présente par les faits au début de l’industrialisation, mais on ne peut faire du marxisme une théorie universelle si cela n’est pas aussi ainsi avant l’ere industrielle, ET surtout… la « théorie » marxiste ne vaut plus grand chose après l’ère industrielle, dans la post-industrielle. Pour qu’il ait « lutte de classes »… il faut qu’il y ait des classes.
Où sont-elles ? Un travailleur avec une hypothèque, un plan de pension et des sous investis dans la bourse… Est-il un seul prolétaire au sens de Marx ?
Rassurez-vous, je n’ai pas grand chose contre les disciples de Marx que je n’aie pas aussi lancé à la tête des anarchistes… qui puisent aussi dans cette fausse théorie depuis la Première Internationale, surtout les anarco-syndicalistes de la CNT espagnole.
J’ai asisté à une conférence de ceux-ci hier, sur la crise internationale et l’impact sur les travailleurs, et j’ai dû l’abandonner à mi-chemin tant les conneries dites s’accumulaient et le débat suivant allait être impossible…
Pas étonnant que l’intelligence (même celle de gauche) déserte les masses… démocratiquement (surtout sans débat qui vaille le nom)… elle est toujours mise en minorité et ignorée.
Je suis sûr que Raoul Marc Jennar dans le NPA… n’était que la moins mauvaise de ses options, et qu’au fond, il pense tout comme moi.
Si on s’enferme dans son individualisme on aboutit à inverser le sens de ses actes qui ne sont des « actes » que si autrui existe.
1er exemple :
José Bové justifiant son engagement paradoxal avec Daniel le Oui-ouiste :
» je sais ce que je pense mais je suis pragamatique »…
Merci du fond du coeur, « camarade Bové », encensé sur le site (il serait temps de gommer, Etienne ! la honte arrive lentement mais sûrement!)
2ème exemple :
Etienne : « je vote pour un homme, pas pour un parti »…(ben quoi, voter est un droit et cela ne regarde que moi et mon idole du jour!) Oui, mais j’appelle publiquement à prendre parti pour un homme qui a choisi un parti refusant tout rassemblement du NON de gauche, et le sens réel, le sens objectif d’un tel appel, c’est : « votez pour le NPA »
3è exemple :
« le peuple ne veut pas comprendre que j’ai raison tout seul, alors je lui crie : chômage, précarité, misère, violence, c’est tant pis pour vous » !
Moi j’en pense :
si nous écoutons ceux pour qui nous n’existons pas, nous sommes bien cons !
Excusez-moi, mais les parcours d’un Cohn Bendit, d’un Olivier Besancenot et d’un José Bové commencent à expliquer le parcours « partisan » d’un Etienne Chouard !
J’espère bien que ma réaction ne sera pas gommée tant que l’éloge d’un José Bové figurera sur ce site !
…qui est , je vous l’accorde, votre « propriété privée », mais sur lequel des grognards nonistes revendiquent un droit d’expression « légitime et obstiné » !
je donne à Raoul toute ma confiance et mon suffrage, sans réserve, dis-tu Etienne, ça me semble être en totale contradiction avec ce que tu ne cesses d’écrire à propos du pouvoir et la nécessité de contrôle, pour ma part j’interroge constamment, je ne donne jamais un blanc seing aveugle en fonction d’un hier prometteur, j’attends de voir à tout instant, je mesure au fur et à mesure et suis attentive à l’extrême à toute production, et me méfie par dessus tout de moi-même, et je n’ai pas tort car les embardées ne sont pas absentes…
Étienne
Tu n’y peux rien, mais RMJ y peut sans doute quelque chose puisqu’il est tête de liste NPA.
Le refus de NPA de s’allier avec le PG fait que ni l’un ni l’autre n’auront sans doute d’élus, alors qu’alliés ils auraient pu en avoir 5 ou 6..
Amitiés
AJ
Bonsoir Alain (ça faisait longtemps).
J’ai tardé à répondre parce que je fais passer des oraux tous les jours et que j’étais ensuite à l’Université Populaire ce soir.
Je vous réponds dans l’ordre :
• Bové, en se trahissant, a trahi ceux qui le soutenaient ; c’est laid.
Mais évidemment, ce ne sont pas les trahis qui doivent avoir honte.
N’est-ce pas ?
• Vous me suggérez de « gommer » (sic) ce qui a été écrit ici il y a deux ans : d’effacer carrément ce que j’ai dit à cette époque où je pensais (à tort, mais comment le savoir alors ?) que José serait peut-être capable de défendre « l’idée d’une assemblée constituante tirée au sort et surtout pas élue » (puisque tout est là, selon moi).
Gommer les traces d’un passé qui gêne (ce qui n’est pas le cas, d’ailleurs, j’assume très bien ce que j’ai dit à l’époque), ce serait les manières de Big Brother (BB qui faisait ré-écrire intégralement les archives publiques —Cf. « 1984 »— au fur et à mesure de ses besoins de vérité officielle). Ce n’est pas mon genre : je ne censure pas chez moi.
Puisque vous me le conseillez, dois-je comprendre que vous feriez ça, vous, Alain ?
• Pour que vous compreniez l’hostilité actuelle contre le PS (et contre ceux qui sont encore prêt à s’allier avec le PS), je vous rappelle que les socialistes (et les communistes) étaient au gouvernement —je répète : au gouvernement— pendant la trahison extrême, totale, révoltante, de la prétendue « rigueur » de 1983 et des décennies suivantes. Cette « rigueur », c’était en fait la contre-révolution ultralibérale et « les trente piteuses » qui commençaient : et qui était au gouvernement, Alain ?
La trahison répétée, enracinée, assumée, aggravée, des « socialistes » pendant des décennies, ça incite aujourd’hui à chercher d’autres acteurs, sans compromis, cette fois. Donc, comme Raoul, je ne peux plus donner ma confiance au PS, ce sont des pourris, et je tiens à rester à l’écart de ces menteurs. Rappelons que ce parti qui ose encore s’appeler « socialiste » (pendant que son jumeau, encore plus à droite que lui, ose s’appeler « populaire », c’est de la novlangue !) a dans ses rangs le patron du FMI, le patron de l’OMC, le ministre des rafles et des camps… Ça va, on en a assez pour comprendre, non ?
On peut légitimement dire : « plus jamais ça ».
S’il vous convient comme allié, c’est votre droit, mais on n’est pas obligé de vous suivre.
• Je me méfie du parti NPA comme je me méfie de tous les partis (y compris du vôtre, le PC), mais je connais l’homme Jennar et lui, je lui fais confiance.
Oui, Catherine, sans réserve : je sais qu’en plus d’être incroyablement compétent sur l’UE, l’OMC, l’AGCS, etc., c’est un homme bon et honnête, je le connais, personnellement. Je n’ai pas de réserve à faire sur sa vertu. Je ne dis pas aveuglément ni définitivement, car sans exception le pouvoir change les gens (on l’a assez répété ici même), mais je dis que, s’il y a un homme capable en France de défendre vigoureusement la démocratie à la tribune du Parlement européen, c’est Raoul.
• Quant aux prétendus nonistes qui sont prêts à s’allier avec le PS pour être à nouveau élus, je ne crois pas qu’ils soient de vrais nonistes.
Mais je sais qu’Alain m’en veut profondément de condamner en bloc les partis, ce qui est évidemment impardonnable pour quiconque a le culte du parti.
Il aura donc sans doute d’autres mots durs à mon endroit, mais « cherchez l’épingle », comme disait Alain.
Étienne.
« Chercheur militant et militant chercheur » inlassablement habité par le partage et la transmission.
La Commission européenne ; une Bastille à prendre,
Dévoilement de l’opacité et du poids des institutions européennes en tant qu’acteur majeur de la mondialisation libérale,
Tels ont été le mot d’ordre et l’action par lesquels RM Jennar a fait irruption sur le terrain des luttes en France et en Europe.
Il leur a donné depuis 10 ans une cohérence avec la rigueur du juriste et la patience du pédagogue.
Personne mieux que lui ne connaît les rouages de la mécanique européenne et ce qui s’y trame contre les peuples et contre le salariat.
Une force de travail inégalée qui devait aboutir à une sophistication peu connue et peu commune lors de la bataille contre le TCE. On lui doit toute la lumière faite sur la directive Bolkestein et l’on sait combien elle a été déterminante pour la suite d’une campagne victorieuse.
C’est en vertu de la fidélité au non que le vote en faveur de RMJ est une cohérence aujourd’hui. Un non encombrant qu’on ne cesse d’enterrer ou de feindre le convoquer pour mieux le monnayer avec le Parti de la rue de Solférino (PS). Ignorer cette donne, c’est signer notre impuissance pour que rien ne change, ni ici ni en Europe.
Une militante du non au TCE
Alain,
Encore un mot, pour dissiper quelques (très possibles) malentendus,
1) Il va sans dire que je reproche les trahisons répétées à l’appareil des partis, beaucoup plus qu’à leurs militants : ce sont les CHEFS de partis qui pourrissent tout le système, c’est l’absence de démocratie au sein des appareils qui pollue toute la politique de la Cité.
Mes plus courageux et généreux compagnons de résistance sont souvent militants de partis (il faut bien se réunir pour augmenter nos forces et changer les choses, je ne nie évidemment pas cette évidence, cette naturelle tendance) et je les vois souvent se mordre les doigts à la fois de leur propre impuissance au sein de leur propre parti et des horreurs qu’ils sont conduits à cautionner par le fait qu’ils sont « encartés ».
Le parti (son chef) emprisonne la pensée individuelle dans sa « ligne ». C’est à la fois sa force et son plus grave défaut.
_____________
2) Je voudrais aussi suggérer que la belle idée communiste n’appartient à personne, pas même au parti qui se dit communiste.
Alain (votre immense homonyme) remarquait que TOUS les hommes connaissent (bien) l’idée communiste, que tous ont même vécu en régime communiste, et en y trouvant du bonheur ! Au sein de la famille. (*)
Est-ce qu’un parti peut revendiquer le monopole de la défense de l’idée communiste : je suis sûr que non.
J’ai même envie de dire, même si ça ressemble à une provocation, et même si c’est trop sévère pour mes copains communistes, que tous les vrais communistes sont peut-être aujourd’hui en dehors du parti dit communiste.
Mais bon, prenez cette dernière phrase non pas comme un rejet, mais comme une invitation à reconsidérer une idée reçue, à critiquer un dogme.
Je sais bien que nous sommes, au fond, très proches sur bien des points importants.
Étienne.
______________
(*) Vous trouverez ce Propos d’Alain à cette adresse : http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/propos_de_politique/alain_propos_politique.pdf :
« Le communisme est un régime naturel que nous avons tous connu, car c’est le régime de la famille. Nul n’a rien en propre, et chacun reçoit selon ses besoins. Le pouvoir même y est en quelque sorte indivis. Dans la puissance paternelle le fils reconnaît sa propre puissance. Le père est absolu en ses fonctions propres, qui sont les travaux extérieurs et les échanges qui s’y rapportent. La mère est absolue en ses fonctions propres, qui sont les travaux domestiques et tous les genres de commerce auxquels ces travaux donnent lieu. Les attributions se trouvent partagées, et sans aucune loi écrite ni aucune constitution jurée. Le père parle au fils : « Tu as entendu ce que dit ta mère ? » La mère, en d’autres cas : « N’oublie pas ce que ton père t’a ordonné. » L’intercession de la mère est une grande chose qui a passé, à bon droit, dans la mythologie populaire. Enfin tout va, et sans aucune charte. La tyrannie, l’usurpation, la révolte sont des exceptions, et contre nature. Mais pourquoi ? C’est que les sentiments y sont soutenus par la communauté biologique. Il n’y a pas ici de droit, et même la revendication de droit y est injurieuse. Par exemple, entre frères, et la famille déjà dissoute, les partages selon le droit sont irritants : c’est qu’on regrette l’heureux temps où le sentiment réglait tout. Aristote dit que le sentiment est ami du don et ennemi de l’échange.
D’où l’éternelle idée de transporter dans la société politique ces beaux liens de pouvoir éclairé d’affectueuse obéissance et d’égards mutuels. Mais les métaphores ne changent point les choses. On dit que les hommes sont tous frères, mais cela n’est point. Cette communauté de sang, cette vie d’abord protégée par un double pouvoir reconnu et aimé, c’est justement ce qui n’est point entre deux hommes qui n’ont pas le même père et la même mère. On peut imiter le sentiment fraternel, et cet effort est beau, soit dans l’amitié, soit dans le voisinage, soit dans l’exercice de la charité universelle, mais il y manque la matière première, que la nature seule peut fournir, et que rien ne peut remplacer. Au reste il est déjà rare que deux frères, véritablement frères, s’aiment assez pour ce beau genre de partage qui est un don total et réciproque.
Un bon roi est le père de ses sujets. Belle métaphore aussi ; mais cela n’est pas. Le roi devrait gouverner en père ; mais il n’est pas père. Le lien de nature manque. L’orgueil et la colère ne sont point tempérés assez par l’amour, et notamment par l’amour conjugal, si puissant au commencement pour éduquer l’amour paternel. La reine peut bien être dite la mère de son peuple ; mais elle ne l’est point réellement. Cet amour hautement mystique qui résulte d’une vie d’abord commune absolument, quand le petit n’est qu’une partie de l’organisme maternel, ne peut évidemment être imité par raison ; l’esprit ne peut pas tant. Ainsi l’intercession de la reine ne s’exercera point comme celle de la mère. Les sujets voudront une charte et des garanties ; ils n’auront pas tort. Et, d’un autre côté, le roi ne peut compter que ses sujets l’aimeront comme un père ; les sentiments naturels ne se transportent point. Les liens de chair et de sang sont animaux, soit ; mais toujours est-il qu’ils sont de chair et de sang. Comte remarque que les sentiments les plus purs sont aussi les moins énergiques. Ainsi, avec une fraternité sans les racines, ou une paternité sans les racines, nous travaillons vainement à former une famille métaphorique, qui comprendrait des hommes que nous ne verrons jamais ou qui ne sont pas encore nés.
Au contraire la sagesse est de respecter alors toutes les précautions du droit, qui soutiennent un sentiment éminent, mais proprement anémique. La justice n’est point l’amour ; elle est ce qui soutient l’amour quand l’amour est faible, ce qui remplace l’amour quand l’amour manque. »
Émile Chartier, dit Alain, 12 avril 1930.
Conseil pour conseil, je te conseillerais amicalement de lire l’excellent bouquin d’Yvon Quiniou paru dans la collection « idées reçues » des éditions Le Cavalier Bleu, dont le titre sera reçu par toi comme un repoussoir, car Alain l’immense est tellement plus empreint du « bon sens populaire » : Karl Marx.
Mais à propos d’ « idées reçues », la soumission à un chef n’est plus en cours dans le PCF, et s’il reste bien sûr encore d’immenses inventions à y faire en matière de lien entre égalité et liberté, les militants prennent de plus en plus de pouvoirs sur les « dirigeants », ce qui explique pourquoi leur expérience « sur le terrain des luttes quotidiennes » est traitée pour la valeur qu’elle a, comme « validant » (ou invalidant!) les théories et les conseils de personnalités estimables (comme RMJ)dont personne (au moins dans « la gauche du NON dans son ensemble ») ne songe à nier la valeur.
Je parle d’égalité pas « pour faire la morale », mais parceque c’est « techniquement » la question essentielle de la « démocratie véritable » :
La « foi en un homme » est respectable, mais elle tombe dans l’innefficacité politique aussi bien « hors partis » que « dans partis ».
C’est d’avoir oublié celà que l’idée communiste est devenue son contraire.
Donc, pour moi, personne n’est vacciné, et le rejet simplificateur de « la logique de parti » ne suffit pas : je le critique comme je critique la « croyance dans un parti ».
Tu as donc « une idée reçue » sur mon appartenance politique :
en congrés, la majeure partie des militants essaient de juger le plus « rationnellement » possible l’efficacité de « l’appareil ».
…et la soif d’union à gauche mérite autrechose que des procés d’intention injuste faits contre les socialistes du NON !
Je pense que vous avez raison Alain et que toute forme d’autorité se doit d’être interrogée constamment,au risque de prendre des chemins de traverse .
On ne peut offrir un blanc seing à quelqu’un , au prétexte que ce quelqu’un a fait un travail d’investigation reconnu.
A tout instant, tout se joue, s’aveugler avec des « bons » sentiments, cela peut appartenir à la sphère privée car ma foi ça ne concerne que nous, en revanche dans la sphère sociétale, toujours la vigilance doit être de mise et toujours il nous appartient d’interroger les paroles et les actes d’une personne investie, sinon, c’est la Bérézina, c’est à dire ce que l’on connait aujourd’hui,et il faudrait quand même que nos erreurs nous servent, que tout ce massacre ne soit pas totalement inutile.
Aussi ce monsieur RMJ tout en reconnaissant son travail, nous ne devons pas lui dérouler le tapis rouge, en vertu de quoi, en vertu de sentiments,non, ce n’est pas le lieu, surtout pas. Il ne peut, il ne doit y avoir confusion des genres.L’émotionnel est le piège le plus dangereux dans lequel on tombe le plus facilement.
Des règles sévères doivent être posées pour que des valeurs PUISSENT émerger, des règles serrées et bien serrées, c’est mon crédo , plus j’avance en âge et plus je m’y attache,si l’on veut une société plus juste, il faut faire en sorte que nos représentants soient confrontés à des règles qui les obligent à respecter ce deal, c’est très contraignant, mais je ne vois pas comment on peut faire autrement, toutes nos expériences passées nous le prouvent, c’est le relâchement qui amène les abus, il faut donc corseter,c’est à l’aune de ce qu’il fera et de ce qu’il dira qu’un jugement juste pourra être apporté, et JAMAIS il ne pourra être définitif, toujours il devra être interrogé , en attendant il faut donc se méfier, c’est un vrai DEVOIR civique.
D’ailleurs, à ce propos, l’aspect purement intérêt personnel, a quelque chose de gênant,de dérangeant,les eurodéputés ne devraient tirer AUCUN bénéfice de leur fonction, seuls y seraient alors les plus valeureux, il y aurait comme une lisibilité plus lisible, si vous voyez ce que je veux dire…
Un petit extrait qui nous RAPPELLE les avantages généreux, très généreux qui sont faits à nos » représentants » …comme par hasard, mais les hasards ne sont que des réalités que l’on ne sait pas lire n’est-ce-pas !
Désormais chacun des 736 députés européens va donc gérer une petite entreprise dotée d’un budget confortable : 7.665,31 euros de salaire, un remboursement généreux des déplacements, des indemnités forfaitaires de 298 euros par jour d’activité officielle, un forfait mensuel de 4.202 euros pour les frais généraux et une enveloppe de 17.540 euros par mois pour payer leurs collaborateurs. Sans compter les petits plus.”
“Ceux, par exemple, que leur octroient les 15.000 lobbyistes qui grouillent à Bruxelles : déjeuner aux frais de Rolls-Royce pendant une foire aéronautique, abonnement annuel au parking d’un aéroport d’une valeur de 670 euros, ou encore stage de pilotage d’une Porsche sur un circuit en Allemagne. Monsieur ou madame peut également accompagner son conjoint élu, par exemple, à une finale de football à Wembley à l’invitation de la Football Association, au départ de la Coupe de l’America avec le service VIP d’Areva ou à la finale hommes de Wimbledon dans la loge d’Imperial Tobacco.”
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=4524
Catherine en rappelant comment sont « choyés » les élus par le système ne veut sûrement pas faire un procés d’intention aux candidats à « cette belle situation », ce qui serait injuste sans doute pour RMJ, comme pour tous les candidats présentés par des partis ayant « corsété » le statut de leurs élus (je pense qu’en la matière il faudrait vérifier et comparer le statut des élus dans les différentes organisations qui en présentent.
La transparence est exigible aussi bien pour les organisations du « Front de Gauche » que pour ce nouveau « NPA » qui a remplacé sur initiative d’un seul « leader charismatique » « l’ancienne Ligue Communiste révolutionnaire »…
Donc, on n’empêchera pas les puissances financières de tenter d’acheter les délégués du peuple pour les retourner « intimement » contre « autrui » !
Tenter n’est pas forcément réussir, car si l’on vérifie ce qu’a écrit ici Aîda Zeki, les députés GUE résistent bien à cette « corruption », car leurs partis ont un statut de l’élu intéressant pour les simples militants.
Bon vote « NON » à tous et chacun !
Bien sûr, ça veut dire être au fait des risques encourus par tout humain ni pire ni meilleur qu’un autre, et mettre des garde-fous afin de ne pas tenter le diable (au sens étymologique, celui qui divise) qui sommeille en chacun de nous.
1)« Mais je sais qu’Alain m’en veut profondément de condamner en bloc les partis, ce qui est évidemment impardonnable pour quiconque a le culte du parti ».
Il est abusif de m’attribuer « le culte du parti » sous prétexte que je te surprends « en flagrand délit » (pour moi ton délit n’est justement pas là, en fait il est dans la contradiction de tes propres prédications)de démarche d’affiliation à un parti, le NPA , dont je partage l’ex-identité « communiste » affichée, et dont j’espère toujours vainement la démarche « unitaire » (adoptée finalement par la fraction minoritaire qui a rejoint le « FRONT DE GAUCHE »).
En somme, on dénigre « les partis », comme un écolo qui dénigre « les voiture-qui-polluent » et qui fait du stop ! …c’est à mon avis exactement ce type de comportement que je dénonce, pas pour faire « la morale », mais pour qu’ensemble on parvienne à des démarches unitaires donc forcément honnêtes et respectueuses qui sont urgentes !
2) » Vous me suggérez de « gommer » (sic) ce qui a été écrit ici il y a deux ans(…)
Gommer les traces d’un passé(…)
Puisque vous me le conseillez, dois-je comprendre que vous feriez ça, vous, Alain » ?
Si nous ne sommes ni des petits Bayrou ni des petits Konh Bendit, et si nous nous respectons, tu dois savoir que je ne demande pas de gommer, ce que je demande c’est qu’on fasse un travail pour reconnaître en quoi « la confiance aveugle » a été aveugle et quel est le mobil réel (plus ou moins inconscient, alors) qui nous aveuglait.
J’ai été dans la stratégie des « collectifs » aveuglément, et je considère m’être trompé et pas seulement « avoir été trompé » : ce que je suis prêt à gommer , c’est « une erreur enfin corrigée » (encore qu’il faille garder tout ce qu’on peut dans sa « corbeille » pour « le devoir de mémoire »).
Tu as plus que toute mon estime, mais justement, je refuse les relations de gourou à adepte !
Je m’excuse des longueurs, mais je réponds au point d’interrogation.
Il est tard, je ne veux pas mourir avant d’avoir voté FdG, pas « pour le parti », ni pour les candidats, mais pour ce que nous pourrons faire tous ensemble avec les outils dont nous disposerons (chacun choisit ceux qui lui semblent le mieux« à sa main »!).
Fraternellement.
20h12
Européennes : l’UMP largement en tête, le PS à moins de 20%
Brice Hortefeux : « nous avons gagné »
Plus d’articles sur : Élections européennes
Discussion : Élections européennes
LO : 1,3%
NPA : 5,00%
Front de gauche : 6,3%
PS : 17,5%
Europe Ecologie : 14,8%
MoDem 8,7%
UMP : 28,3%
Libertas : 5%
FN : 6,5%
Autres listes : 6,6%
AP
Si le NPA s’était joint à la démarche du Front de gauche, le groupe GUE aurait comporté au moins un RMJ de plus, et Etienne devrait être d’accord avec moi : ça valait la peine de ne pas s’abstenir d’y participer, à ce front !
Dans toute l’Union Européenne, quel est le taux de participation aux élections européennes ?
En 1979, le taux de participation aux élections européennes était de 61,99 %.
En 1984, le taux de participation aux élections européennes était de 58,98 %.
En 1989, le taux de participation aux élections européennes était de 58,41 %.
En 1994, le taux de participation aux élections européennes était de 56,67 %.
En 1999, le taux de participation aux élections européennes était de 49,51 %.
En 2004, le taux de participation aux élections européennes était de 45,47 %.
En 2009, le taux de participation aux élections européennes était de 43,39 %.
http://www.elections2009-results.eu/fr/turnout_fr.html
Quand on regarde le graphique ci-dessus, on constate que plus on fait l’Union Européenne, plus les électeurs s’abstiennent.
Le divorce entre l’Union Européenne et les électeurs est consommé.
L’idée européenne est morte.
Bonjour BA
Oui, Elle était mort-née !
L’Europe du capital n’a plus besoin d’idée pour exister, tout comme la grippe porcine.
Ce qui n’empêche pas les chercheurs de chercher un vaccin qui redonne espoir aux apeurés calfeutrés dans leur « abstention ».
Les résultats du Front de gauche aux élections européennes sont le seul signe d’espoir à gauche…
Face au « très net recul » du Parti socialiste, l’alliance du PCF, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, et des unitaires issus de l’ex-LCR a permis d’ouvrir un débat dépassant les « logiques de partis », une recherche constructive sur les conditions d’une alternative à gauche …
La démarche des listes du Front de gauche démontre qu’il y a décidément une place pour une gauche déterminée qui, dans le prolongement du mouvement social, ouvre une perspective de dépassement de l’illégitimité de cette europe du capitalisme.
C’est bien un député de GUE (F WURTZ) qui alerta l’opinion via l’Humanité contre le virus de « la concurrence libre et non faussée » qui sévit aujourd’hui, et le « docteur RMJ » développa l’analyse du mal qui fut bien identifié par les electeurs mobilisés pour « le NON de gauche » du 29 Mai 2005.
Une autre « idée européenne » se construit !
Une autre « idée européenne » se construit !
Cela suffit de se masturber avec ces idées creuses qui mènent la gauche au suicide, plus d’ »Europe », c’est à chaque fois moins de pouvoirs de décisions sur leur vie pour les gens simples. Arrêtez, y’en a marre. 60% d’abstention et vous n’avez toujours pas compris ?
L’idée « européenne » est le contraire de l’inter-nationalisme des travailleurs, c’est même le contraire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Je ne comprends pas très bien pourquoi mon message 228 ne s’affiche pas bien, ce serait sympa de le rétablir en lecture directe sans curseur, merci d’avance.
J’y tiens car il y est question de « dépassement de la logique de parti », question qui suppose non pas qu’on déserte les partis, mais que l’on y travaille à l’émergence des nouvelles formes d’accés pour le peuple, à sa souveraineté, sachant bien que ce « travail » éminament politique ne peut se mener dans un parti unique ni dans une tentative hégémonique « hors parti » du style « recours à l’homme providentiel » (déjà expérimenté en france avec Pétain puis avec « son contraire »).
balyhazar
vous répétez les guillemets sur « idée européenne », mais vous semblez ne pas les avoir lues, obsédés par vos masturbation ?
Cher Aîda Zeki, déjà si vous lisiez mon nom correctement, je pourrais me dire qu’il ait des chances vous comprenez bien le piège que nous ont tendu les capitalistes avec cette idée impérialiste de « construction « européenne » », mais même pas !
Et puis que n’aurais pas lu ? Quelles idées ? Dans quelle rubrique ? Quel numéro de message ? Je vois bien que vous avez encore beaucoup d’effort à effectuer pour identifier les enjeux clairement et de manière précise, cela m’étonne pas que vous vous faites enfumer avec les idées de vos ennemis.
« UN SPECTRE HANTE L’EUROPE »…etc
Il y a bien , depuis « le manifeste du parti communiste », une certaine « idée européenne » contre laquelle l’Europe que le capital s’est construite est un rempart.
D’accord, le virtuose et non moins cher « professeur » balthazar ?
Je persiste à penser que l’abstention est profitable à ceux qui ont bâti ce rempart.
Cher Aîda Zeki, croyez-vous vraiment que le but des principaux instigateurs de la « construction européenne » est l’appropriation par les gens-eux-mêmes des problèmes qui les concernent ? Si c’était le cas, les gens qui ne sont pas stupides s’en seraient aperçus, non ? Si c’était le cas, ils seraient aller voter en masse. Est-ce le cas ? L’Union Européenne est profondément marxiste, plus que nous, au sens qu’elle retourne toutes les pensées de Marx comme nous pouvons retourner un gant. La formule « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » est devenue dans la novlangue de l’UE : « Précaires du monde entier, concurrencez-vous ! »
Traité Établissant une Constitution pour l’Europe
Titre I
Article I‑3 : Les objectifs de l’Union :
« L’Union offre à ses « citoyens » un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières, et un marché intérieur où la concurrence est libre et non-faussée.
« L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. » est devenue dans la novlangue de l’UE : « La renonciation à leurs droits sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. »
Marx en 1848, je cite :
« Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme.
Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre. »
Cette Sainte Alliance de 1848 n’a-t-elle pas pour descendante « l’Union « Européenne » » ? Cette « l’Union « Européenne » » n’est-elle pas plus intelligente que son ancêtre de 1848 puisqu’elle arrive à vous prendre dans ses filets ?
La participation dans toute l’Union Européenne a encore été revue à la baisse. Elle n’est que de 42,94 %
Ce qui nous donne donc :
En 1979, le taux de participation aux élections européennes était de 61,99 %.
En 1984, le taux de participation aux élections européennes était de 58,98 %.
En 1989, le taux de participation aux élections européennes était de 58,41 %.
En 1994, le taux de participation aux élections européennes était de 56,67 %.
En 1999, le taux de participation aux élections européennes était de 49,51 %.
En 2004, le taux de participation aux élections européennes était de 45,47 %.
En 2009, le taux de participation aux élections européennes était de 42,94 %.
http://www.elections2009-results.eu/fr/turnout_fr.html
Il me semble que « sur le fond » vous êtes tous d’accord et si les uns déplorent l’abstention c’est pour les même raisons que les autres déplorent la participation sur les listes porteuses d’espoir comme celle du NPA et celle du FdG , qui unies auraient pulvérisé le miroir déformant tendu par les institutions.
Arithmétiquement, NPA+FdG+LO= 13%
Dynamiquement cela aurait donné bien plus, car parmi la masse des abstentionnistes il y a quantité non négligeable de militants du mouvement social que seule la désunion des forces politiques nécessaires désespère :
Cette part du « désespoir » là n’est pas du « pur désespoir » venu de « la crise »(elle-même « tombant du ciel »), c’est bien « nous-mêmes » qui la cultivons avec nos tendances sectaires !
Et si il y a « masturbation mentale », c’est bien dans cette auto-flagellation qu’elle se contemple !
En pratique, le mouvement social est proche d’avoir réalisé ce que les mouvements politiques tardent encore à faire :
un front commun.
Nous sommes un troupeau confronté à l’obligation de dépasser son statut de troupeau :
l’intelligence du genre humain est convoquée par la nature au rendez-vous de sa propre imperfection :
« Dame Nature » ne nous commande rien d’autre que de mettre en service tout le potentiel d’intelligence disponible, car elle est à la fois la violence destructrice aveugle et la matrice de nos devenirs.
Pris dans la tempête des éléments(soi-diant naturels) dont nous sommes potentiellement capables de connaissance il nous faut assumer un « commandement humain » implicitement « attendu » par la soi-diant nature elle-même, pour faire « émerger » un devenir humain « désirable » et non pas seulement faire flotter un radeau de survie.
Chaque mouvement, écologiste, socialiste, communiste, (altermondialiste etc), peut et doit à la fois assumer le sens qu’il porte, donc hisser haut son drapeau, et négocier le sens de ses propres mots d’ordre pour exprimer enfin avec ceux des autres une volonté commune qui ait un sens vraiment révolutionnaire c’est-à-dire capable d’instaurer une logique globale contraire à celle , médiocre mais implacable, qui se perpétue avec le « néolibéralisme ».
Il est certain que donner raison aux abstentionnistes c’est les encourager dans la voie où les embarquent les tenants du système, qui souhaitent se débarrasser de l’expression populaire (voir ce qu’ils ont fait du NON…ne doit pas nous conduire a dire qu’il aurait mieux valu ne pas y appeler!)
« Ce sont les plus frappés par la crise qui se sont abstenus », comme le faisait remarquer sur une radio publique hier F CHEREQUE, et cette observation venant d’un partenaire longtemps attendu du « front syndical enfin uni » me fait penser que le devoir des partis et mouvements prétendant « porter l’espoir » est bien de travailler à former un « front politique uni » s’inspirant des actes unitaires accomplis par les « dirigeants » syndicaux face aux exigences du mouvement social, et contre « la désespérance sociale ».
Être « identitaire » est un droit et un devoir pour devenir « unitaire » , comme on doit veiller au sens de chaque mot d’une phrase avant d’admettre que le sens de la phrase qui en résulte puisse changer lui-même le sens de chaque mot :
Dans cette « union politique », ce qui doit résulter sera plus « significatif » que chacune des composantes, et c’est ce changement là qui permettra de « dépasser » l’impuissance actuelle des citoyens face aux « fatalités ».
L’objection de « phraséologie »… Je l’attends en pesant mes mots, sachant que d’autres se titillent avec des citations copiées-collées, bien fraternellement.
À+
La vérité est révolutionnaire
La « construction européenne » en est arrivé à un tel point de bétonnage du libéralisme dans ses traités que pour mener une politique de gauche, la sortie de cette Union Européenne est obligatoire. C’est ce que doivent dire unis Front de Gauche, NPA, LO, POI pour pouvoir enclencher une dynamique victorieuse.
C’est parceque « la vérité est révolutionnaire » qu’elle n’appartient à personne.
Entièrement d’accord avec Balthazar, mais je rêve encore à un large rassemblement des Républicains NONistes : de gauche et de droite.
BA :
La Résistance rassembla des clandestins de droite et de gauche, mais il s’agissait d’une situation de guerre ouverte et même de « guerre officiellement perdue » :
La « fenêtre historique » ne pouvait pas être plus étroite, et la cible commune plus précise : « l’occupant » !
Mais de ce rassemblement, résulta un « Programme du Conseil National de la Résistance » contre les principes duquel toutes les droites actuelles semblent bien liguées dans cette « droite décomplexée de sarko-land ».
Il semble difficile de dépasser la contradiction antagonique insoluble qui sépare le conservatisme de droite et le progressisme de gauche, c’est pourquoi il ne peut s’offrir aux gens de ces deux « bords » que des fenêtres historiques étroites pour ajuster des « tirs sur des cibles parfois communes »…Ce fut le cas contre l’un des aspects inadmissibles de la « Constitution Giscard » : le fameux « plombier polonais », mais il faut avouer que le « NON de Gauche était porteur d’encore bien d’autres préoccupations concernant « une autre europe ».
(n’en déplaise à balthazar…sans provoc!)
La justesse, je m’abstiens volontairement de parler de vérité, c’est d’abandonner le faux et le mortel quand ils sont identifiés, il faut sortir de l’union europenne, tout le reste, c’est du bavardage qui nous enfonce encore un plus dans la mort, point de vérité, elle n’est pas convoquée et n’est pas de ce monde, juste ne pas aller vers l’étranglement asphyxiant qui nous est proposé et tous les partis ou les j’sais pas quoi, mouvement de ceci ou mouvement de cela qui disent autre chose que cela, participent à l’empoisonnement du vivant, il arrive un moment où il faut quand même voir les choses, boire le poison ou refuser de le boire, y’a pas de demi-poison arrivé où nous en sommes, c’est mortel, y’a pas à tortiller, il faut sortir, ne plus boire le poison, et tous ceux qui n’invitent pas à ne plus boire la ciguë sont des bonimenteurs, des faiseurs de malheur !
vous écrivez : « pendant la trahison extrême, totale, révoltante, de la prétendue « rigueur » de 1983 ».…
vous n’exagérez pas un tout petit peu ? à moins que vous soyez un doux rêveur ?
A mon humble avis, Ce qui serait mortel c’est de choisir la facilité, la fuite, le replis, et d’abandonner « la résistance créative », celle qui relève le défi sur le champ de bataille, et qui ne transpose pas ses rêves dans un pré-carré « refuge » impertinent.
Le mouvement social se rassemble enfin en France, mais pas seulement : il commence à se coordonner en europe, car il faut bien traquer « l’ennemi de classe » là où il siège !
Le combat politique déconnecté du mouvement social peut très bien se replier sur du « nationalisme anachronique », et alors la droite extrème peut « rejoindre » la gauche dite « extrème », en réalité cet amalgamme a un modèle : c’est le « national socialisme », celui qui déclare la guerre au reste du monde et qui répond parfaitement et sur la « bonne longueur d’onde » aux pulsions morbides de chacun …
Un mouvement révolutionnaire progressiste doit pousser ses pions sur tous les azimuts, donc aussi au parlement européen, et il faut éviter de cracher sur le travail accompli en ce lieu par la GUE :
c’est à nous d’en saisir les armes fournies, comme lors de la bataille du NON , dont le signal vint justement de F WURTZ élu GUE et de Raoul Marc Jénar , alors collaborateur de ce groupe parlementaire européen (si je ne m’abuse?).
Catherine, je refuse l’image du « poison », c’est un poison de la pensée, qui marche sur le pas des peurs rétrogrades sans fondement.
(pour moi, bien sûr), il faut être offensif sur l’Europe que nous voulons, « le plan B existe » , non pas dans la tête de grands maîtres à penser tous seuls, mais justement dans la confrontation de nos revendications citoyennes avec le travail de penseurs comme RMJ. (non pas une « europe toute cuite’ à consommer jusqu’à la lie), mais celle, d’Europe, inscrite dans le processus mondial d’émancipation que nous « pensons » en roseaux pensants, donc celle que nous ferons , en militants.
Rien n’est facile et loin de moi l’idée de quelque chose de donné,je sais trop qu’il faut arracher les choses , s’obstiner et cultiver la pugnacité pour arriver à quelque chose,rien n’est jamais donné, jamais, et aujourd’hui encore moins qu’hier, si je parle de poison c’est parce que nous sommes pieds et poings liés dans un piège mortifère car la structuration européenne empêche toute créativité, tout élan neuf, elle enferme dans un réseau de relations toujours à l’avantage de la commission et d’ailleurs, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les textes et les expériences dont il faut quand même bien tenir compte,je ne fais que montrer, je ne dis pas.
L’Europe dans sa construction actuelle n’offre pas le terreau nécessaire à l’éclosion d’une résistance créative.
Une résistance , c’est quelque chose qui se place là, qui fait donc pro-blème, qui se met à l’avant-plan, je m’en tiens à l’étymologie , je pense que l’étymologie apporte une certaine justesse, et là, en l’occurrence peut-on parler d’une résistance, non, certainement pas, ce n’est qu’une illusion de résistance, un leurre trompeur , ou alors c’est accepter de vider le mot résistance de son contenu sémantique, la résistance ne pouvant s’inscrire sur ce terrain, nul besoin d’aller plus avant me semble-t-il et lui adjoindre la créativité, la création s’exprime dans le dépassement d’une dualité, d’une contradiction, aussi si l’on veut coller à cette terminologie, la résistance créative ne peut être perçue que dans un espace neuf en dehors d’un cadre qui est construit aujourd’hui à l’avantage exclusif d’une commission téléguidée par des lobbies privés.
Par analogie, c’est comme si on nous faisait croire qu’on allait pouvoir faire pousser des bananes dans l’Antarctique, certes, on peut y croire, mais je crois fort qu’il faudra prévoir autre chose que des bananes pour survivre.
Bruxelles, c’est pas Lourdes et Barroso n’est pas encore canonisé que je sache !
Le mouvement social s’il existe je ne l’ai pas encore vu, je n’ai découvert que des intérêts de chapelle bien éloignés de l’intérêt général.
Percevoir le faux et s’en débarrasser me semble être une posture de résistance créative et je n’en vois pas d’autre susceptible de bouleverser l’ordre auquel nous sommes soumis, quand j’identifie mes chaînes, ou je les garde ou j’essaie de m’en libérer, ensuite c’est une autre histoire, mais une chose à la fois, et c’est loin d’être facile, c’est même ce quil y a de plus difficile à mon sens la création, c’est emprunter un chemin neuf, on ne sait rien, mais c’est vivre,se risquer à vivre et ne plus répéter !
Ce qui se vit à l’échelle individuelle de chaque « noniste » ressemble à une défaite, mais la bataille contre la directive Bolkestein fut une victoire pleine d’enseignements quant à « comment faire » :
Elle se produisit de façon synchrone à la fois à l’assemblée européenne, à partir d’un groupe « pesant 6% », et dans la conscience de milliers de citoyens pesant ensemble bien plus, par leurs luttes sociales.
Je crois à l’effet de levier (attention à l’effet de manche et au coup de rateau, d’accord…)
Je crois à la possibilité d’émergence d’un « FRONT POPULAIRE EUROPEEN », qu’il faut savoir imaginer pour le « produire » !
(ha-ha : « l’imagination au pouvoir »… si sarko m’entendait penser il me dirait cas’toi pôv’.…!)
Je crois que la montée des extrèmes-droites en Europe est programmée par les soi-disant « libéraux » comme meilleure garantie pour les intérêts dominants et contre , justement, l’aspiration des peuples à la fraternité, car cette « fraternité », elle appelle(sans « voix médiatique autorisée », mais avec les ultra-sons d’un cétacé en péril) un « front populaire européen » !
Il y a un silence d’environ bien plus qu’une demi-heure sur cette « Europe », et ce silence crève les oreilles :
les abstentionnistes sont plus désespérés par l’incapacité des partis progressistes à s’unir que par l’union des ultra-libéraux et des socio-libéraux !
Je crois à la nécessité impérieuse d’une marche à l’unité, (même à petit pas, comme celui du FdG, l’essentiel étant que ça commence à marcher!), tout comme était impérieuse la nécessaire union des pacifistes allemands et français en amont des guerres dont le capitalisme fut porteur.(unions ratées, mais quoi ? « ils » avaient raison!).
Je trouve que Jaurès n’a jamais été aussi d’actualité qu’aujourd’hui, tout comme Etienne découvre Alain, et finalement pour la même raison, sans doute.
fraternellement
À Aîda Zeki,
deux arguments :
Vous remarquerez que la qualité de la démocratie établie dans un groupe de personnes déterminées n’est que le reflet du respect et la prise en compte des opinions de ce groupe dans les décisions. Or plus ce groupe est grand, plus ce respect est petit.
Ce que Marat reprend en disant ceci en parlant de l’étendue de l’État :
Lorsque de sages lois forment le gouvernement, la petite étendue de l’État ne contribue pas peu à y maintenir le règne de la justice et de la liberté ; et toujours d’autant plus efficacement qu’elle est moins considérable.
la démocratie, il me semble que cela consiste d’abord à débattre, êtes-vous d’accord avec cette proposition ?
Or, nous, les membres des différents peuples de ce bout de continent, ne pouvons pas débattre entre nous, à moins d’apprendre 22 langues !
Le problème, c’est que c’est du bluff Aîda,la règle prééminente de cet ordre, c’est le bluff, le mensonge, les parades, les esquives, pure intelligence en action, prêt à perdre un peu car la reprise se fera finalement, ils le savent bien, ce sont eux qui ont écrit les règles du jeu, c’est toujours au bout du compte la reprise en mains de la barre,de la direction qui s’oriente toujours dans le même sens, celui du profit avant l’homme, n’en n’est-il pas ainsi de cette directive Bolkenstein, sortie par la porte, elle finit par entrer à nouveau par la fenêtre…
OUI !
La démocratie « globale » n’existera jamais sans lien moderne (tout est à inventer) avec une démocratie locale, assise sur la démocratie nationale, etc, d’où l’importance de la prétention qui se manifeste sur le site d’Etienne, tout en marchant obstinément chaque semaine pour dénoncer l’illégitimité des institutions européenne actuelles, d’écrire une constitution donnant aux citoyens des nations le pouvoir de dépasser les frontières nationales avec des droits égaux…
L’universalité de la revendication devrait conduire à définir une « logique de paix » qui fasse du postulat de Marat un histoire ancienne :
La « globalisation », si elle est un résultat parmi d’autres de la logique capitaliste, est aussi une réalité irréversible dans laquelle « la personne humaine », si elle devait être sacrifiée, vivrait aussi le sacrifice de l’humanité elle même du même coup :
cette intime solidarité de fait entre l’espèce et l’individu vient de la réalité qu’est « l’homme ».
Opposer le local au global c’est renoncer au combat « pour la personne humaine » là où « le capital canibal » la grignotte sûrement : à l’échelle globale.
Accrochons nous becs et ongles à notre démocratie communale, mais ne nous enfermons pas dans une commune insurgée !
Les 22 langues ne sont pas un obstacle à la discussion : c’est d’ailleurs cette « difficulté » précisément qui contient une part essentielle de « la solution » :
L’avenir d’une « humanité » pour des « personnes humaines respectées et épanouies » est un enjeu culturel :
la survie sur cette planète sera une production culturelle, car ce qui s’y oppose est du domaine du mental :
le capital est un fauve en cage dans les « limites de l’humanité » : ce sont nos âmes et nos cerveaux qu’il veut « reprogrammer » pour nous condamner à « survivre quand lui « vit ».
je crois à l’utopie d’un autre monde où les humains s’auto-gouvernent du local au global dans le dépassement des problèmes « alimentaires-sanitaires-matériels », étape possible aujourd’hui, et l’avènement d’une ère de « jouissance culturelle ».
à Aîda,
1) Les forces anti-démocratiques et xénophobes de l’Europe ont toujours été attirées par le rêve d’unité européenne. La mystique de la Rome impériale a toujours inspiré les partis fascistes. Un rappel s’impose en effet. Contrairement à ce que l’apparence laisse à croire, les forces anti-démocratiques et xénophobes ne sont pas nécessairement anti-intégration européenne, voire même peuvent être très pro-intégration européenne. En effet, de l’Inquisition à Hitler en passant par Napoléon ou Staline, les forces qui ont tenté d’unifier l’Europe n’ont jamais mis la démocratie au cœur de leurs valeurs. C’était même souvent l’inverse. Il est donc légitime de constater que :
. d’une part, dans l’Histoire, le rêve d’unité européenne a généralement été conjugué avec des valeurs opposées à celles la démocratie
. d’autre part, que les mouvements anti-démocratiques et xénophobes, souvent démagogiques et opportunistes, peuvent très facilement se regrouper pour la défense et la promotion d’une Europe unie : une Europe raciale, religieuse, fermée et anti-démocratique.
2) Pourquoi choisir simultanément le terrain au niveau continental ( et non international, si tu est vraiment un internationaliste ) et celui de l’organisation européenne « Union Européenne » où nous sommes le plus faible pour nous battre vis à vis des lobbies, des dirigeants des entreprises, des actionnaires ? À moins que prennes plaisir à être mal-traité, ce que pour moi, je refuse.
3) Devons-nous à tout prix imiter dans le découpage territorial les lobbies, des dirigeants des entreprises, des actionnaires ?
4) Devons-nous à tout prix imiter et accepter les méthodes et l’organisation centralisée, hiérarchique, non-démocratique basée sur le profit, poussant à l’abandon de la souveraineté populaire de ceux-ci pour nous battre contre eux ?
Arrêtons d’être en retard sur la pensée stratégique de nos ennemis en acceptant à chaque fois sans aucun examen les conditions, les méthodes, les lieux de combat dictés par nos ennemis.
Sortons de l’Union européenne.
C’est du moins ce que je pense et que je désire ardemment que tu en sois convaincu, Aîda.
C’est le contexte qui détient les clefs du sens, de l’ordre,une vision presque mystique du paradigme systémique, intégrant et surplombant les contradictions, d’où la justesse du penser global, agir local, je suis d’accord avec vous Aîda sur tout le développement que vous faites, ensuite c’est une question d’être dans la prison ou en dehors de la prison, tout en sachant que cette prison elle-même est à l’image des poupées russes, contenue dans une plus grande prison encore, celle de notre prison mentale, petite en taille, mais démesurée de puissance d’action ou d’inaction !
Il y a malentendu sur « Europe », « intégration », « Unité »…
La « réalité » imposée par le capitalisme européen est-elle la réalité, et si c’est vraiment autrechose qu’une fiction , tout comme une fausse monnaie qui « fonctionne comme une vraie », alors, il dépend bien des peuples de se réapproprier cette autre chose :
Je ne réclame pas « l’intégration européenne », ce que je crois nécessaire c’est tout d’abord de rétablir la démocratie partout, et par la même occasion, d’investir les lieux de pouvoir d’où la souveraineté citoyenne a été exlue : les comités d’entreprise étaient génants, désormais ils siègent dans des « coquilles vides » et n’ont jamais « un vrai patron » en face d’eux pour répondre…
La Confédération syndicale européenne commence à présenter un front commun face aux groupes patronaux européens.
Bien sûr, un tel cheminement participe d’un cheminement plus difficile encore, celui d’une internationale « multipolaire », c’est-à-dire en fait non stalinienne, faisant converger des luttes apparemment très différentes, mais dont le sens est bien plus que « compatible » : complémentaire.
Bien sûr, « l’intégration » est impérialiste, (néo-fasciste), totalitaire etc, mais la convergence des luttes peut subvertir et révolutionner les dispositifs établis.
L’Europe du NON de Gauche appelle toujours un « PLAN C », rendant « constituante » la volonté de paix de coopération et de justice sociale des peuples « piégés » dans ce qui est d’ailleurs en pleine crise, donc loin d’être définitivement refermé comme le prétendaient il y a seulement quelques mois feu les tenants d’une soi-disant « fin de l’histoire ».
Il me semble que nous sous-estimons la force potentielle d’un réveil populaire partout en Europe (serions nous mal informés des grèves générales et autres actes de résistance qui se multiplient dans tous les pays de cette « europe qu’on oppose aux français-jamais-contents »?) toujours possible face aux « leçons de chose » qui se déroulent en ce moment même avec cette crise qui est aussi celle des dogmes dominants.
Si j’affirme cette conviction, cela ne signifie pas que je renonce aux bases nationales existantes de la « souveraineté populaire », mais je ne vois pas pourquoi on devrait se limiter à la crèche où l’on nous enrégimente : si « la nation » sert à nous donner des illusions de souveraineté, je refuse de jouer avec ce hochet désuet !
C’est une coquille vide et ce n’est pas avec « rien » qu’on va lui redonner vie, « tout étant « ailleurs », bien ailleurs que sur quelque territoire que ce soit : je ne choisis donc pas un terrain plus qu’un autre, et si je traque les dominations, je sais qu’elles nont pas besoin d’autre territoire que celui de nos méninges.
L’altermondialisme peut être le nouvel « internationalisme ».
Je pense que le lieu de pouvoir le plus puissant est celui des quelques centimètre-cubes de notre boîte crânienne, car à la source de l’action, il y a une pensée qui détermine un sens, et derrière la pensée, il y a une émotion c’est à dire une sensation d’agréable ou de désagréable imprimée par un milieu et que cette perception du bien et du pas bien ne tombe pas du ciel justement, jamais, le culturel est une construction construite par les autorités tutélaires de toute organisation sociale(l’école la famille, etc)au service de l’ordre auquel elle appartient et auquel elle se soumet le plus souvent sans même avoir conscience de lui obéir, croyant même le plus souvent agir librement, comme si la liberté était chose aussi simple.
Il y a donc un travail monumental à réaliser au niveau de la compréhension de nos déterminismes comportementaux et saisir l’aveuglement qui guide nos appréciations, il s’agit donc avant tout de faire du LIEN, c’est à dire ré-instiller de la VIE, car la vie ce n’est rien d’autre que du lien fait entre les éléments d’un système, et quand on assemble ces pièces c’est l’image du puzzle qui se constitue, une compréhension du tout, à cette image Di Girolamo est un faiseur de vie, merci à lui !
Cette compréhension de la mécanique humaine permettra d’objectiver les différents niveaux de réalité auxquels nous sommes soumis afin de pouvoir les dépasser justement, avec le désir irrépressible d’obéir avant tout aux lois qui nous font être humains parmi les humains, obéir aux lois supérieures de la vie car c’est elles qui soutiennent notre être au monde et derrière, en soubassement les lois sociétales, mais toujours avoir en tête ce schéma, prioriser l’aspect de la valeur universelle amour joie paix pour le plus grand nombre, un peu à l’image d’un couple qui s’il veut tenir doit imaginer la réalisation effective du couple avant de voir le réalisation distincte des éléments du couple, une hiérarchisation des valeurs doit guider tout acte, et ce que nous avons sous les yeux, c’est l’intérêt personnel qui surplombe et anéantit tout espoir de voir se déployer et s’épanouir l’intérêt général, c’est une réorientation qui doit absolument se faire sous peine de mort, car ensuite on peut bien parler d’internationalisation etc, c’est tout à fait vrai, mais notre boussole ne doit jamais varier et toujours être au seRvice des lois de la vie, cette élection européenne nous a offert une image LAMENTABLE du chacun pour soi qui dessert bien évidemment la cause humaine au profit de quelques intérêts particuliers, tant que les gens n’auront pas intégré la nécessité de mettre l’intérêt de l’humanité avant leur intérêt particulier, c’est peine perdue, c’est de l’énergie gaspillée à rien, ce n’est pas la victoire d’un tel ou d’un tel qui est à saluer car cette soi-disant victoire s’appuie sur la défaite de l’humain, c’est donc un angle de vue qui doit être changé, et s’il est changé, tout s’ordonnera en fonction de lui, il faut se déscotcher de cette personnalisation tueuse, maintenant c’est une question de vie ou de mort sans exagération, à l’automne on devrait rendre obligatoire l’instillation d’un vaccin, voilà à quoi on arrive à force d’oublier les règles élémentaires de la vie, l’égo est un faussaire, il faut le démasquer, nous sommes dans une société qui exalte l’égo, notre ennemi le plus grand est là, en nous, et c’est donc de nous dont devons d’abord nous méfier !
ça parait peut-être à côté comme réponse, mais je ne le crois pas.
La logique purement capitaliste, donc matérialiste qui aboutit à la crise du « libéralisme », elle a consisté à donner l’initiative du « formatage des humains » à des monstres eux-même addictés à l’inhumain capital.
« l’homme » qui en résulterait serait « un loup pour l’homme ».
Existe ‑t-il une « nature humaine prédéfinie », et une règle inscrite dans « le respect de la vie » ?
J’y crois pas, je ne crois ni en dieu ni en « Dame nature »…
…je refuse l’idéologie « frolife ».
ce que je crois, c’est dans la logique qui préside sur ce site (que je fréquente pour cela précisément):
les lois doivent être écrites par les humains tels qu’ils sont pour leur permettre de devenir ce qu’ils projettent de devenir !
Bonjour chère Aîda Zeki, j’avoue que je ne comprenais pas trop le charabia de catherine, soyons clair, alors selon vous, catherine tiendrait des propos « frolife » ou bien plus probablement « pro-life » ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pro-vie
Ou catherine pourrait-elle m’expliquer clairement ce qu’elle préconise dans les domaine de la politique et de la vie sexuelle afin d’éclairer ma lanterne ?
Exste-t-il une nature humaine prédéfinie ?
Non, en effet, je suis d’accord avec vous Aîda, il n’y a rien de défini, la conscience est un processus qui s’élabore, à la naissance la conscience n’existe pas, le bébé est indistinct par rapport au Tout, ce sont les autres qui vont lui permettre de faire des LIENS entre un stimulus et une réponse et selon la nature de ce LIEN(au service de qui opère-t-il ce lien, ça c’est une vraie question?) dépendront les lunettes que l’on portera, le monde sera perçu au travers des sensations, des émotions, des perceptions,des jugements etc le malheur de l’homme c’est qu’il s’attachera, qu’il s’identifiera à ces attributs croyant qu’ils constituent son identité, or, ces attributs ne sont jamais que des outils qui permettent de lire le livre du monde, attributs à l’image des lettres nécessaires pour la lecture d’un livre, sans passer par les lettres impossible de lire un texte, sans passer par ces attributs humains, impossible d’être dans le monde, mais les lettres sont un passage, un ENTRE le monde et soi, un media et rien d’autre, or on s’attache, l’homme s’attache surtout avec l’exaltation de l’égo qui est au service de ce nouvel ordre, il s’attache abusivement à ce leurre faussaire, il est indispensable de passer par lui, c’est vrai, mais il y a nécessité absolue de se déscotcher de lui, de se dés-identifier de lui, c’est une posture qui permet alors, et seulement alors, de se libérer d’un carcan grossier, source de toutes nos souffrances égotiques et sociales par voie de conséquence, vouloir être le meilleur, avoir de l’argent, être reconnu, beau, jeune, et donc complétement aliéné à cette image, et dépendre de ça pour avoir le sentiment d’exister, d’être quelqu’un.
La dimension de l’être est à mille lieues de la dimension d’exister, on « est » je crois quand on détruit le faussaire en soi, quand on se détache de lui, quand on se déscotche de cette image qui n’est jamais qu’une image, quand on n’attache plus au fond de la casserole justement, on se regarde alors comme un autre pour paraphraser un philosophe.
Il n’est donc aucunement question de Dieu ou de Dame nature, il est question d’un substrat constitutif de l’humanité, rien d’autre.
Ce substrat peut alors prendre de multiples noms, mais ces noms ne disent rien, ils montrent seulement qu’on vient de quelque part, d’un quelque part plus grand que nous.
Je crois pour ma part, que la vie c’est le lien, la nature du lien, ce qu’il est, la structure du lien, comment il se construit.
Tout ce qui contrevient à la vie est par définition proche de la mort, il y a juste que j’aime la vie et que dans cet espace existentiel limité qui nous est offert j’ai juste le désir qu’elle s’épanouisse le plus possible et pour le plus grand nombre possible et qu’elle soit donc porteuse de joie, d’amour et de paix, c’est ma boussole, j’apprécie les événements en fonction de cette morale toute personnelle, si elle était partagée elle aboutirait à un autre monde.
Les lois ne sont jamais que des désirs codifiés , lois écrites par une force dominante, pas moyen d’échapper au rapport de force, c’est d’eux et d’eux seuls que dépendra notre être au monde, de ces rapports et de la faveur de celui qui aura prise sur eux,en ne faisant rien contre cet ordre, nous lui permettons de prendre toute la place dans le lit et nous sommes donc sur le tapis, voilà ce que je voulais dire.
Maintenant, reste à savoir ce qu’il y a de plus judicieux pour prendre la place qui nous revient, mais comme c’est une question urgente, nous n’avons plus le temps de nous tromper, voilà ce que je voulais dire Aîda.
J’ai bien envie de répondre vite, mais la question soulevée mérite plus que de continuer à déverser « ce que je crois », car finalement il me semble l’avoir à peu près dit, et j’admets que cette « réponse » laisse chacun libre de « croire » autrechose.
Simplement, si je puis me permettre encore d’insister juste sur un « détail » d’importance :
Je crois à l’irreversibilité du temps, que nous ne reviendrons pas « au commencement », et que l’enchaînement des processus, pour ne pas être subi comme une fatalité, doit enregistrer « quelquepart » (toutes mes excuses…!)nos choix, notre prise de responsbilité, notre « projection délibérée dans un futur désirable ».
Là se joue un monde à « faire », qui relève autant du domaine artistique que d’autres choses. De même dans le domaine sexuel, il est très instructif de découvrir ce que la transsexualité et l’homosexualité peuvent prendre comme sens quant à la libre détermination de la personne humaine face à la nature, droit revendiquable d’être ou de devenir « autrechose » qu’un format préexistant imposé.
(je pense à « je est un autre » , de Rimbaud).
Je pense à ce petit bouquin de Sartre : « l’existentialisme est un humanisme », qui est d’actualité, entre autres.
J’y pense fraternellement, si tant est qu’on puisse « penser fraternellement » !
La vie est tout entière contenue dans cet instant précis, instant unique où vous parcourez ces mots, ce présent contient le sens de l’hier et du demain,l’avenir c’est aujourd’hui, un point temporel qui est un entrecroisement de lignes…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pro-vie
Ou catherine pourrait-elle m’expliquer clairement ce qu’elle préconise dans les domaine de la politique et de la vie sexuelle afin d’éclairer ma lanterne ?
Voilà ce que vous dites Cher Balthazar, alors que vous dire ? du charabia , oui, vous avez peut-être raison et si c’est le cas, je vous prie de m’excuser, y’a que c’est tellement clair pour moi, que je crois que ça l’est pour les autres, mais vous me renvoyez très justement que ça ne l’est pas pour tous les autres, certains peut-être, mais pas tous, alors merci à vous de me le rappeler et je déplore ce manque de discernement de ma part,soyez-en assuré.
Ceci étant dit, passons à vos questions, je vais éluder tout de suite la question sexuelle, non pas que j’y sois opposée bien au contraire mais je ne vois pas ce que vous voulez que j’éclaire, soyez donc assez gentil de m’en dire plus si cette question vous intéresse encore.
Pour ce qui est des préconisations en terme politique, je vais calmer le jeu tout de suite car je n’en ai aucune, tout simplement aucune, si ce n’est l’abandon de tout ce qui contrevient à la circulation vitale, il y a donc beaucoup de choses,c’est vrai,à commencer par cette fameuse Europe qui nous spolie de nos droits élémentaires, l’abandon de tous les liens mortiféres pour laisser une plus grande place à la fraternité, à l’entr’aide, à l’écoute et au respect des autres, de tous les autres,des petits, au respect de la nature y compris bien sûr de la nature humaine quand elle n’est pas trop abîmée par l’égo.
Et une fermeté sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quartier pour les contrefaiseurs ! je suis d’une nature entière et intransigeante, j’ai beaucoup de mal à concèder aux tièdeurs !
Déjà si nous faisions ce ménage, certain que le monde aurait un autre visage,aussi il ne s’agit pas tant de faire que de défaire , une action pleinement agissante selon moi.
Pour finir, je note quand même à regret qu’on tombe toujours dans les mêmes travers même chez des gens que l’on dit de « gauche » comme vous êtes semble-t-il, je parle de vie et tout de suite le rideau des stéréotypies tombe et avec lui l’automatisme des pensées, aimer la vie ça rime avec pro-life ou j’sais pas quoi, c’est vraiment ça qu’il faut interroger, on s’arrête à des mots, à des concepts et on dresse aussitôt des fortifications, des barricades qui empêchent quoique ce soit de passer, vouloir vivre alors ça voudrait donc dire s’associer à ce mouvement dont je suis allée voir sur le net de quoi il était fait, c’est pas jojo, ça m’enferme là-dedans alors que je n’ai rien de commun avec ça,c’est cette construction là qu’il faut urgemment interroger, car si l’échange n’est plus possible sans que l’on place certains verrous dès que l’on ose user de certains vocables, alors c’en est fini de tout, plus rien n’est possible, car les prisons sont tout entière dans nos têtes et nous n’avons alors pour seul salut que celui de vivre en parfait autiste, vous rendez-vous compte de ce mouvement automatique ? c’est terrible, c’est le même processus qui fait de nous des antisémites quand on ose parler de Rockfeller !
Dites-moi un peu ce que vous préconisez, on pourra confronter.
« Et une fermeté sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quartier pour les contrefaiseurs ! je suis d’une nature entière et intransigeante, j’ai beaucoup de mal à concèder aux tièdeurs ! »
J’espère Catherine,que vous n’imaginez pas comment je « comprends » cette phrase, sinon, nous nous fâcherions!(en fait j’imagine ce que vous voulez dire en guise de « contrefaiseurs »). J’espère avoir mal compris, c’est tout.
Il me semble donc que la difficulté du débat ne vienne pas des 22 langues européennes, comme le suggère Gilles, mais du fait que toutes ces langues sont mortes dans le monde d’aujourd’hui, et que la langue française nous est devenue aussi difficile qu’une des 21 autres à « comprendre »…
La résolution du problème est donc bien dans un développement culturel populaire intense, qui nous permette de « nous comprendre » et de ne pas entrer dans des contresens.
C’est ce que je pense être l’apprentissage d’une pensée dialectique, c’est un mode de penser, ce n’est pas une idéologie clé en mains.
Oui, vraiment à vous lire, j’ai l’impression que je parle chinois, on ne se comprend plus, nulle raison de craindre les 22 langues c’est vrai, notre propre langue nous est étrangère car derrière chaque mot nous y rangeons nos représentations du mot et il semble bien qu’il y ait un « re » de trop…
C’est triste à pleurer, les guatanamos ne sont même plus utiles, on fait mieux désormais, en se parlant, on s’enferme dans nos prisons respectives.
Je ne sais pas ce que vous avez compris, mais je vais essayer d’éclairer pour ne pas élargir le fossé qui semble nous séparer mais qui n’est qu’apparence me semble-t-il, ce piège langagier tend à faire des susceptibles amis de potentiels ennemis, je pense forcément à Orwell qui avait tout imaginé le bougre, il y a de cela bien longtemps, nous sommes dedans en plein dedans, alors, je lui laisse la parole…
…Vous croyez que la réalité est objective, extérieure, qu’elle existe par elle-même. Vous croyez aussi que la nature de la réalité est évidente en elle-même. La réalité n’est pas extérieure…la réalité existe dans l’esprit humain et nulle part ailleurs.
Je pense que la réalité existe(préexiste »)indépendamment de ce que l’on peut en penser, ou plutôt que « l’existence précède l’essence » :
La se trouve sans doute ce que vous appelez le « substrat ».
Si nous n’en prenons pas conscience, il existe tout de même et nous lui « obéissons » tout « naturellement« sans même le savoir.
Je suis pour désobeir et alors on a le choix des « désobeissances » :
Il y a des désobeissances créatrices et d’autres perverses.
mais nul ne peut juger sans respecter autrui.
alors je me retrouve sur les rails de la « démocratie », etc…
Catherine, juste un point pour le moment, j’ai d’autres tâches à effectuer, je vous cite en orthographe corrigée, mon traitement de texte est chatouilleux :
« Et une fermeté sans égal pour tous ceux qui se font les alliés de ces forces anti-vitales, pas de quartier pour les contrefacteurs ! Je suis d’une nature entière et intransigeante, j’ai beaucoup de mal à concéder aux tiédeurs ! »
ceci veut dire dans la vie personnelle : « Prenez-moi telle que je suis, je ne ferai aucun compromis pour m’adaptez à vous, c’est vous qui ferez les compromis pour vous adaptez à moi. » Soit vous fanfaronnez et vous serez obligée d’en rabattre, soit vous allez jusqu’au bout : Bonjour les emmerdes pour le partenaire !
Je peux deviner que vous n’avez jamais milité ou fait de politique à un moindre niveau, car à chaque instant en politique se pose le problème du compromis, et du débat sur la nature et l’étendue du compromis. Ce compromis-là, le fait-on ? Est-ce qu’il est utile ou nuisible à nos idées ? Si nous ne faisons pas ce compromis, comment agir avec ce choix ? Si nous le faisons, avec quelles conditions, quels bilans à la fin ? Sommes-nous trop constructifs au risque de perdre le sens de notre combat et nos valeurs ou sommes-nous trop sectaires, trop repliés sur nos idées sans la moindre avancée, la moindre réalisation concrète ? De beaux débats, vous voyez entre camarades (hommes et femmes).
Votre phrase exprime que dans le débat vous êtes dans un état pré-politique, pré-démocratique comme on pourrait dire dans un état pré-oedipen. Prenez conscience de ceci, si vous voulez progresser avec nous, merci.
ça devient décidément bien difficile.
Aîda,la pensée Sartrienne qui voudrait que l’existence précède l’essence peut, elle aussi, être lue de différentes façons, l’ex-sistence, c’est l’être au monde, être dehors stricto sensu, s’il y a un dehors c’est à l’aune d’un dedans.
Exister, c’est le déchirement du tout d’où vous et moi et tout autre venons, si nous existons, si nous avons émergé, ce n’est ni magiquement, ni spontanément, il y a donc deux niveaux de réalité à mon sens, l’univers appelons-le ainsi pour faire simple et l’individu, deux niveaux de réalité( allez lire si ça vous dit quelqu’un comme Basarab Nicolescu au sujet des niveaux de réalité, c’est assez génial, un physicien, il explique très bien cela) deux niveaux avec des lois et des concepts différents, aussi les mots que vous utilisez dans un niveau de réalité n’ont pas de sens dans l’autre dimension, d’où la difficulté à en parler , il y a parfois des carrefours,entrecroisement de lignes appelons-les des eurekas, où converge quelque chose qui permet une compréhension des deux mondes oserais-je dire, mais parler de cela c’est un peu difficile, c’est comme essayer d’expliquer ce que c’est que rouler sur un vélo quand on ne sait même pas à quoi ressemble un vélo.
A première vue donc je suis à mille lieues de cette pensée sartrienne, je pense pour ma part que l’essence, l’âme du monde appelons-là ainsi, précède, antériorise l’existence, c’est sur le terreau de l’âme du monde que l’âme personnelle éclot.
En tout cas pour ma part, voilà comment je lis les choses, mais il y a bien sûr davantage de choses à dire.
« Si nous n’en prenons pas conscience, il existe tout de même et nous lui « obéissons » tout « naturellement« sans même le savoir »
Tout à fait d’accord, prendre conscience, c’est justement déchirer le voile de ce qui est caché, si nous sommes tout le temps dans l’obscurité, nous ne saurons jamais que la lumière existe,nous ne pourrons même pas l’imaginer, donc pas en parler et prendre pour fou celui qui vous en parlera, seul un rayon de lumière, une brèche, pourra nous faire comprendre qu’il y a autre chose dessous, nous sommes donc tout à fait d’accord, nous sommes ignorants de beaucoup de choses, et la conscience ne peut se faire que si nous sommes étrangers à cette chose, sinon c’est un fondu, une osmose avec le milieu et nous ne voyons rien, la conscience ce n’est rien d’autre que cela, un autre.
Donc, forcément, je vous suis, si nous sommes ignorants des lois qui nous gouvernent, alors nous obéissons à ces lois sans même le savoir, et très souvent même en croyant être libre, c’est ça qui est fort de café.
« Je suis pour désobeir et alors on a le choix des « désobeissances » :
Il y a des désobeissances créatrices et d’autres perverses.
mais nul ne peut juger sans respecter autrui. alors je me retrouve sur les rails de la « démocratie », etc… »
Tout à fait d’accord, j’irai même plus loin, désobéir est un DEVOIR MORAL absolu quand les lois contreviennent à la vie, c’est ça qui devrait être écrit sur tous les frontons !
Et moi ma boussole c’est la paix, l’amour et la joie pour le plus grand nombre et donc le respect de la vie et des liens pour le plus grand nombre.
Vous voyez donc qu’au bout du compte, nous sommes d’accord sur l’essentiel, ce sont les mots qui nous piègent et nos représentations respectives qui appartiennent à nos vécus différents.
Fraternellement autant qu’il est possible !
Cher balthazar, vous allez peut-être vite en besogne quand vous donnez une leçon sur la base d’un malentendu, justement celui que nous étions entrain de débusquer Catherine et moi, et qui consiste, par exemple au sujet de « la réalité » à ne pas parler du même « niveau de réalité » :
Nous en étions au « substrat » (peu importe si les termes ne sont pas adéquats, du moment qu’ils visent la fixation d’un niveau d’antériorité), dans le sens où « notre nature humaine » d’une certaine façon, « préexiste », tandis que sur cette base, notre « personnalité humaine » se sculte d’une façon « autobiographique », donc au cours d’une « autre réalité », la réalité historique.
L’intransigeance est nécessaire à un certain niveau, non pas comme « principe moral », mais comme clef d’une efficacité :
Quel niveau ? celui du traitement des « contradictions » :
si je suis en contradiction avec vous, je dois chercher sans complaisance exactement le point nodal de cette contradiction. Ensuite, si on tombe d’accord pour le diagnostic de notre divergence, c’est déjà une avancée.
Mais ce diagnostic peut ofrir deux sortes de figures :
la première, c’est celle d’un « antagonisme absolu », et alors tout compromis serait d’une perversité inadmissible du point de vue logique au moins…(la, Catherine a raison, selon moi).(exemple pour moi : un compromis entre écologie et économie libérale…).
La deuxième figure possible c’est celle d’un « faux antagonisme », la contradiction étant alors secondaire ou « mineure », c’est-à-dire « surdéterminée » par une « raison plus grande » : il s’agit à la fois de qualité et de quantité de « contradiction »(exemple pour moi : un compromis entre « progrés social » et « environnement »).
ce type de contradiction est friable devant nous si nous « travaillons » à un compromis créatif, celui qui produira de « l’Histoire progressiste » et la il se peut que je sois d’accord avec vous.
Il ne faut quand même pas tout mélanger Balthazar, il y a des relations privées qui n’engagent que vous et l’autre de la relation, et des relations aux autres et au monde et ce ne sont bien sûr pas les mêmes façons d’agir , qu’on soit bien d’accord.
On n’agit pas dans un couple comme on agit dans un groupe, ce qui n’empêche que dans un couple, ou dans l’éducation d’un enfant ou dans la participation à un groupe, on peut et on doit à mon sens hiérarchiser les valorisations, ainsi dans un couple il faut s’oublier soi parfois pour privilégier le couple, penser à l’intérêt du couple avant de penser à son intérêt perso, donc faire des négociations, mais toujours en objectivant le couple,ça ne veut pas dire éteindre tout désir perso, ça veut dire le placer au service du couple, pour l’éducation des enfants même chose à mon sens, qu’est-ce qui est bon pour lui, pour son devenir, pour son autonomie, c’est à cette aune qu’une éducation réussie doit se faire à mon sens, éduquer ça veut dire mener dehors, encore l’étymologie, quant aux groupes sociaux c’est encore et toujours la même chose, il y a parfois des compromis qui ne sont pas acceptables car ils dévoient du but assigné.
Non, je n’ai jamais fait de politique grand bien m’en a pris, je n’ai jamais réussi, j’ai pourtant essayé, quand je vois comment ça fonctionne ça donne envie de fuir, il y a un sectarisme de pensées absolument affolant, une dogmatisme qui atrophie,ça manque de souplesse et on est très vite ostracisé bref, je n’ai jamais réussi à rallier de mouvement de ce type, on y sent trop les intérêts personnels travailler contre l’intérêt général même et surtout s’ils disent le contraire, et ça, ça tue, ça me tue.
Mais je sais aussi que maintenant vu la pure folie qui se déploie il faudra accepter de se rallier à quelque chose d’imparfait plutôt que de crever, mais pas à n’importe quoi et en gardant toujours cette absolue
liberté de ton ;
« Votre phrase exprime que dans le débat vous êtes dans un état pré-politique, pré-démocratique comme on pourrait dire dans un état pré-oedipen. Prenez conscience de ceci, si vous voulez progresser avec nous, merci.
là, vous faites fort, c’est du charabia pour moi, je ne comprends pas,ou vous ne comprenez rien à ce que j’écris, vous semblez plaquer des choses , votre idée de progrès me fait PEUR pour tout vous dire, et je n’en veux pas, gardez-là pour vous, on voit où ça vous mène, vous me semblez tout droit arrivés du Moyen-Äge avec votre scolastique étroite et ostracisante,y’a du soleil, bye, je vais m’aérer…
un pavé dans la mare avant d’aller marcher sous la pluie (car « ici » il ne fait pas plein soleil…comme quoi!):
Il y a eux sortes de « féminismes » quipeuvent tantôt se conforter tantôt s’opposer :
Si « en tant que femme » j’affirme ma spécificité naturelle comme identitaire, à respecter, je peux aussi « en tant qu’égale » refuser toute « discrimination positive » à mon égard…etc.
Bonnes promenades !
…mais cette dualité peut aussi se dépasser sans la nier pour autant, car nous sommes une identité englobée dans une identité plus grande encore.
Le féminisme a d’ailleurs quelque chose d’énervant, enfin, qui m’énerve moi, qu’ai-je à faire que les femmes soient représentées au Parlement ou dans les gouvernements, ce qui importe c’est au service de QUI elles officient, Thatcher est une femme et c’est pourtant une ennemie de classe.
Et d’en revenir toujours à la même chose, la hiérarchisation des valeurs, on y échappe pas, décidément !
Pour AÎDA et tous ceux que ça intéresse, c’est sur les différents niveaux de réalité,c’est passionnant et ça permet de faire du lien, de la vie, de continuer à construire le puzzle…
http://www.asmp.fr/travaux/gpw/philosc/rapport2/2–2_Nicolescu.pdf
Puisque c’est l’encart » contre la régression » ce que je me risque à exprimer a tout à fait sa place ici, certes, certains, à l’image d’un soleil trop aveuglant qu’on regarde en face, risquent d’être aveuglés, éblouis et se détourneront, mais plus le temps d’user de truchements symboliques pour tenter de faire comprendre la gravité de la situation à mon avis, c’est réellement une question de survie, une lutte pour la vie contre la mort.
Voilà comment je vois les choses et les analyse.
La vie sociale est tissée de relations, celles-ci sont orientées dans un sens précis au service d’intérêts privés que plus personne d’un peu réfléchi ne saurait contester.
Ce qui prévaut pour ce réseau dominant, c’est ce qui prévaut pour l’organisme humain, c’est à dire maintenir sa survie, aussi toutes les énergies seront convoquées et orientées dans cette finalité.
Il y a encore peu, une main d’oeuvre était nécessaire car ce qu’elle produisait, c’était le carburant de la machine, un besoin, une nécessité qui s’inscrivait dans une logique de système.
Même si la vie de cette population dont nous faisons entièrement partie, vous, moi, était robotisée, mécanisée, la survie de cette population n’était pas menacée car son maintien était nécessaire à la survie du système, un peu comme le système respiratoire est utile à l’organisme humain.
Au jour d’aujourd’hui, ce n’est vraiment plus le cas, un mouvement s’est inscrit qui a produit ses effets,la machine remplace l’homme, une main d’oeuvre aussi importante n’est plus nécessaire, elle est même gênante, aussi dans la logique de ces esprits malades, ce n’est plus « RENTABLE » de maintenir en vie cette population, elle ne « SERT » plus à rien, elle est même « gênante », et ce serait tellement mieux si elle n’existait pas…
Les hasards ne sont des hasards que pour ceux qui ne savent pas lire.
La propagande contre cette soi-disant grippe porcine complètement construite dans les labos, et qui va enrichir aventis ou j’sais plus qui, les poisons qu’on ne cesse de nous balancer, les campagnes anti-tabac avec la culpabilisation à tout crin, si vous avez un cancer c’est de votre faute, sont autant de moyens de détourner l’attention des gens des réels enjeux vitaux, on nous empoisonne de partout, bientôt, seuls ne pourront survivre que ceux qui seront au service de cet ordre, les autres, c’est réglé, ils seront éliminés proprement, à coup de vaccins, de médocs, d’alimentation merdique, d’air irrespirable.
Il faut regarder et laisser l’intuition faire des liens avec toutes les images collectionnées dans votre vécu, abandonner la raison qui n’est qu’une redite, une répétition d’un programme informatique engrammé dans vos cerveaux par toutes les autorités sociétales qui ne veulent que survivre, des jugements de valeur, valeur au service de qui, bien pour qui, le danger est là, bien là, ouvrir les yeux et regarder franchement ce qui se présente au seuil de la porte, s’il n’y a pas un mouvement d’envergure qui offre une information contre la propagande actuelle, certain, absolument certain, nos jours sont comptés !
Loin de moi le désir d’affoler, non, c’est anti-productif au possible, mais là, il ne s’agit même pas d’une mise à distance temporelle, nous sommes en plein dedans, il faut déchirer le voile et regarder ce dont il est question sans se détourner, car si l’on se détourne, ce sera la fin, les hasards doivent se lire, c’est notre survie qui est en jeu, nous devons nous unir enfin, en dehors de tout parti, nous devons prendre le parti pris de l’humanité, c’est le souhait du moribond !
Selon toi catherine, quelle action concrète dois-je mener si cette analyse se confirmait ?
Quels sont tes souhaits ?
J’ai mon propre point de vue, mais j’aimerais que tu donnes le tien. Je te laisse, je vais voir ma fille à un concert dans lequel elle joue de la percussion.
a+
On ne me fera pas « abandonner la raison », laquelle ne me demande pas d’abandonner l’intuition !
Pour des micro-choix politiques ludiques, sensuels et conviviaux :
Et si je vous parlais des fraises, des petits pois, des fèves que j’ai ramassé hier avec mon amie chez le paysan au domaine de la Bernardière près de chez moi ?
Quel rapport avec la politique, l’Union Européenne…, il n’est pas évident à première vue, mais si nous songeons qu’avec ce choix, nous aidons au maintien d’une famille d’agriculteurs, nous mangeons des fraises succulentes qui aurons nécessité très peu de pollution et de CO 2 en terme de transport, nous nous passons un peu du supermarché, nous pouvons poser des questions à l’agriculteur sur les traitements qu’il soumet à ses plantations, nous évitons de manger des fraises espagnoles pas mûres et chères produites par des ouvrières marocaines pas défendues au point de vue syndical par la Confédération européenne des syndicats (si tu n’es pas européen, tu n’es pas défendu par ce cartel de syndicats, oublié l’internationalisme pour un nationalisme européen ! )
http://www.yabiladi.com/article-societe-2402.html
Cueillez vos légumes entre amis, en famille chez les paysans, vous allez adorer et vous régaler. Je vous laisse, je vais écosser mes petits pois.
Oui à l’utopie, aux utopies, au rêve, voire en effet au « déraisonnable », à l’imaginaire, à l’intuition etc…Mais moi, j’ai besoin d’opposer la raison et l’esprit critique, dans toute la petite mesure de mes moyens, à l’irrationnel : le droit et le devoir que je m’octroie et que je m’impose !
Il me semble avoir l’intuition que ma « liberté » est à ce prix.
les syndicats européens défendent en Europe les travailleurs, y compris les « clandestins ».
Les chantiers navals de St Nazaire sont le théatre d’actions solidaires contre l’esclavage moderne( indiens non payés, etc).
Pour les marins abandonnés, l’ITF et la CGT comme la CFDT se mobilisent, en partenariat avec des associations, et ils obtiennent (difficilement car dans le silence médiatique dominant) des victoires ( paiement d’arriérés de salaires impayés, etc…)
Ne crachons pas sur la CES qui évolue
dans cette crise de l’europe libérale de plus en plus ouvertement contre le traité de Lisbonne, et qui représente de plus en plus un atout pour le mouvement social de résistance…ceci dit, vivent les AMAP !
19 juin 2009 de 17h30 à 18h30
projection débat sur les Amap – “Bio-attitude sans béatitude”
Lieu : Mairie de Gentilly Salle du Conseil 14, place Henri Barbusse Gentilly (94) RER‑B Gentilly
Débat : AMAP, circuits courts de distribution, qu’y a‑t-il à attendre du rapprochement entre paysans et consommateurs ? Pouvoir d’achat et Agriculture durable, quelle alimentation pour demain ?
« … on note le résultat élevé de l’autre gauche. Au sein de celle-ci le Front de Gauche a été le plus convaincant et obtient 6,5% des voix. Il apportera 5 élus au groupe de la Gauche Unitaire Européenne (3 dans le mandat précédent alors que le nombre de députés européens élus en France a baissé). Le résultat montre aussi qu’unie l’autre gauche aurait changé le paysage politique de l’élection. Nous aurions obtenu 12 élus au lieu de 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA et LO. Nous aurions privé le FN de son siège dans l’Est, battu Le Pen dans le Sud-Est et Hortefeux dans le Centre. Nous aurions produit un bouleversement politique majeur. Si nous nous unissons celui-ci est toujours à notre portée ».
http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/730-declaration-du-bureau-national-du-parti-de-gauche
Dommage pour RMJ, cette stratégie de solo funèbre ! Vivement que le NPA se décide à en changer !
Tu parles d’une victoire !
On se retrouvera au ciel…s’ils ne l’ont pas vendu !
http://www.rtbf.be/info/limiter-la-population-pour-sauver-le-climat-une-ong-leve-le-tabou-116446
“L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. “ “L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement.” Jacques Attali.
pris sur exdisciplesleblog ce matin !
Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas que l’on se pose la question de savoir comment « en finir avec une existence de légume », question qui doit être posée par chacun à sa propre personne, car il concerne son « projet ».
Ce qui m’inquiète, c’est de savoir que des « dominants » ont répondu à cette question à notre place, en fabriquant mille fois de quoi « euthanasier l’humanité entière » !
- 21 Septembre 2009, Journée mondiale Paix
– 2 Octobre 2009, Départ de la MARCHE MONDIALE POUR LA PAIX et la NON-VIOLENCE.
– 7 au 9 Novembre, passage de la marche sur Paris (départ possible en bus pour le passage de la marche à Paris).
http://www.marchemondiale.fr/wp-content/uploads/2009/04/DOSSIER_PRESENTATION_MM_20090429.pdf
Site Français : http://marchemondiale.fr/
Site international : http://www.theworldmarch.org/
Aïda, je réponds à ton message 63 ici :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009/05/08/100-debats-sur-la-democratie-d-accord-mais-vont-ils-parler-de-la-qualite-du-processus-constituant#c3341
Après un coup de projecteur vers un avenir très très sombre si nous n’y prenons garde, une ouverture vers d’autres possibles, si nous les saisissons…
Pierre Teilhard de Chardin avant sa mort déclare qu’il suffit pour la vérité d’apparaître une seule fois dans un esprit, pour que rien ne puisse plus empêcher de tout envahir et de tout enflammer. Il dira aussi ; le signe du mal dont nous souffrons est localisé dans les assises même de la pensée terrestre. Quelque chose se pense dans la structure générale de l’ESPRIT. C’est une autre espèce de vie qui commence.
Willes Harman déclare » Si le matéralisme a été la philosophie de base de l’ancienne gauche, il est probable que la spiritualité jouera ce rôle dans la nouvele gauche se constituant une nouvelle matrice commune à des idées comme : Nous sommes unis invisibement les uns les autres, il existe des dimensions transcendant le temps et l’espace, chaque vie individuelle a un sens, la grâce et l’illumination sont des réalités, il est possible d’évoluer à des niveaux de compréhension toujours plus élevé ».
William Tellier, un autre physicien affirme que ce mouvement sans nom atteint un état de masse critique et ne peut plus être arrêté.
John Platt, physicien lui aussi parle de l’énorme mouvement de restructuration du devenir » c’est un saut quantique » il se peut que nous vivions actuellement le changement le plus rapide de toute l’évolution de l’espèce humaine.
Eric Fromm, quant à lui, pare dans son livre « Revolution of hope » d’une volonté de changements sociaux et de nouvelles perspectives spirituelles où ni l’Etat, ni les partis politiques, ni les religions organisées ne sont en mesure d’offrir un cadre intellectuel ou spirituel pour cette dynamique.
Tout dépend du choix que l’on fera, ça se pose en ces termes-là aujourd’hui, il me semble !
Je refuse une « doctrine matérialiste », tout comme une doctrine idéaliste, et je refuse aussi « un agnosticisme » qui se tient loin du combat idéologique.
Qu’accepterais-je, alors ?
J’accepte toutes les « méthodes de penser » disponibles, et j’accepte de « tout » soumettre à leurs modes de critique.
Je veux pouvoir « ranger moi-même mes concepts » dans les différentes « armoires » proposées par les « maîtres ».
Mon « loft mental » est un vaste « foutoir » où trônent des meubles anciens, avec de bons vieux tiroirs, à côté de « bahuts » non encore identifiables.
…cependant, dans un coin de ma conscience, des liasses de « dettes » s’accumulent, en vrac :
Il y a des comptes à solder, et je ne les confierai à aucun autre logiciel que ma raison propre.
Dehors, fait rage la matérialité de « l’Histoire en cours ».
Sous le mot de « matérialité », il s’agit d’accepter tout ce qui n’a pas attendu « ma pensée » pour se produire, y compris, donc, peut-être, du « pensé sans moi » :
il faut rester modeste…Tout en résistant aux sirènes du renoncement, et se douter que « le genre humain » est en retard sur son « possible »…Qui fait crédit ?
Il ne s’agit aucunement d’un Platonisme idéaliste car celui-ci s’inscrit dans un au-delà « méta-physique » donc éloigné de notre « physique » quotidienne, il s’agit d’une union, d’épousailles glorieuses entre les deux parties qui nous constituent, l’assise terrestre et la dimension suprapersonnelle qui nous rattachent à l’autre pôle, celui du ciel, comme si, comme aime à le dire quelqu’un comme Annick de Souzenelle, nous étions nous, les hommes à l’image d’un aimant,tendus entre deux pôles celui de la Tere et celui du ciel, et qu’il nous appartenait juste de ne pas contrevenir à ce mouvement naturel qui va du haut en bas et du bas en haut.
Donc vous voyez Aîda tout le contraire d’un monde éthéré, c’est un mouvement qui s’ancre dans la terre et qui laisse circuler, qui n’empêche pas.
Cela ne veut pas dire non plus, tout laisser passer, c’est un peu à l’image d’un fleuve, les brindilles, les pierres ralentissent le flux mais ne sont pas gênantes en soi, en revanche si l’on déverse du poison dans le fleuve, là, ça mérite une action diligente et très ferme pour ne pas mettre en péril le devenir qualitatif du fleuve.
Pour l’agnosticisme dont vous parlez, ça me fait penser à un dessinateur underground, Robert CRUMB, vous êtes athée lui demande-t-on, non, c’est logique qu’il y ait des forces plus intelligentes que nous. Mais si agnostique signifie douter de l’existence de Dieu, sans la nier, alors je suis plutôt un gnostique, celui qui reconnaît l’existence d’une force supérieure mais ne sait pas quelle forme elle peut prendre, on la recherche toute sa vie.
Je pense encore une fois que l’objet de notre différend ne tient qu’à la valeur des mots.
Je crois que vous confondez l’esprit et la raison, je sens dans vos propos que lorsque vous parlez raison, c’est d’esprit dont il faudrait parler.
Ce sont là encore deux niveaux de réalité différents.La raison est linéaire, elle va souvent du point A au point B, l’esprit est le lien qui rassemble les pièces du puzzle en un tout, il est systémique.
la raison est fragmentée, parcellisée, figée, partiale, elle est l’image plein pot d’une socio-culture précise, elle est ce qui fait sortir des mots de notre bouche, pensant qu’il s’agit de NOTRE pensée, NOTRE raison, ces mots, cette raison, ce sont ceux très souvent,de tous les discours que nous avons intériorisés et que nous avons fait nôtres, sans même nous en rendre compte, ce dont on n’a pas conscience on ne le perçoit pas par définition mais ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas.
L’esprit est comme un diamant qui viendrait heurter deux niveaux de réalité différents,celui du cadre de cette raison qu’on se saurait occulter bien sûr,car nécessaire, en entrecroisement avec celui du cadre plus transcendental de l’Homme avec un grand H, celui de la dimenson du haut.
l’esprit, ce serait un peu comme l’euréka du capitaine Hadock dans Tintin, qui viendrait dans cet espace très particulier d’entrecroisement des deux cadres, offrir le lieu et l’espace d’une compréhension,comme une percussion des deux cadres,et le puzzle est achevé oserais-je dire.
Oui, je fais crédit à l’homme tout en le sachant capable du pire !
Ma « libre pensée » : La raison n’asservit pas l’esprit, elle le libère (encore ‘d’accord », Catherine!).
Alors, laissons le dernier mot à Lao-Tseu qui dit que la liberté commence là où la connaissance s’achève, ce qui vient souligner tout l’aspect paradoxal de l’homme, besoin de cette connaissance, absolument nécessaire pour s’humaniser,devenir un homme parmi les hommes, mais connaissance dont il doit se défaire ensuite pour être libre et parvenir à une compréhension directe et im-media-te, la liberté c’est la création qui vient du rien,mais pas un rien ex nihilo, un rien qui vient du débarras de quelque chose – qui sans CE quelque chose n’aurait pu voir le jour, quelqu’un comme Laborit en parle avec des mots différents mais qui reviennent à la même chose, la liberté pour lui c’est l’esprit créatif, c’est l’homme imaginant, c’est l’emploi de toutes les images collectionnées depuis que nous sommes petits pour en faire ensuite une création particulière, quelque chose de neuf, qui n’a rien d’une redite, là, je crois bien que nous devrions être en phase Aîda !
Avec Laborit, et sa « logique du vivant », en effet, nous voici sur une « place de village », différents mais familiers, en effet.
Catherine, les « signes de vie d’une Europe des citoyens » sont lisibles autant dans les confiances « totales » en Raoul Jennar exprimées que dans les votes « dépassant la logique des partis » rassemblés (en dépit de l’ostracisme médiatique) dans le « front de gauche » :
s’il y a une contradiction, elle n’est pas « antagoniste », dans le sens où elle peut être dépassée : les uns appellent à la raison stratégique, les autres à la confiance intuitive.
Nous sommes rendus dans « l’après expérience » des élections, et ce qui représente notre chantier commun, c’est l’abstention qu’il faut sortir de son « désespoir artificiel » :
Ne s’agit-il pas en effet d’un « pessimisme-forteresse » construit contre les déceptions insupportables jusqu’ici accumulées par les « nonistes » ?
Faire progresser la démocratie en contournant le désert anti-démocratique européen.
Drôles de « citoyens » dans un espace « politique » où les résultats des référendums n’ont pas de droit de cité.
Je vous envoie, malgré nos désaccords, à Catherine ainsi qu’à Aîda mes pensées fraternelles.
Gilles
Pour une pensée de la régression qui ne soit pas une régression de la pensée
Qu’es aco Gilles ?
Déjà comparons ensemble le concept : « Contre la régression anti-démocratique … » avec le concept : « Pour la progression de la démocratie … », je ne sais pas encore ce vous allez penser de cette comparaison, mais d’ores et déjà, je pense que « Contre la régression anti-démocratique … » intègre en lui-même l’idée d’une défaite, d’une régression de la démocratie tandis que « Pour la progression de la démocratie … » vit et imagine déjà une victoire de la démocratie. Se battre contre quelque chose vécu, pensé comme une régression est en soi une défaite. Tout combat contre une régression est une défaite.
Souvenez-vous bien de ceci.
Il y a un moment où il faut lâcher-prise sur un terrain pour en reconquérir un autre différent. C’est ce qu’avaient compris les russes lors de l’invasion par l’armée napoléonienne, ils ont lâchés prise incapable de se battre avec l’armée de Napoléon. Ils ont reculés dans l’immensité de la plaine russe et l’armée napoléonienne a donné en vain des coups de poing dans du coton et des coups d’épée dans l’eau. Tant et si bien qu’il n’a fallu qu’un coup de glaçon derrière la nuque de cette armée par le Général Hiver pour qu’elle parte en débandade.
Les russes de cette époque n’ont pas refoulés l’idée de la régression, n’ont pas lancé le slogan « Contre la régression de notre influence territoriale, agissons comme ceci ou comme cela …» ils ont acceptés l’idée de la régression et essayés de voir comment ils pourraient en tirer parti intelligemment.
De la même manière, l’appel au vote pour les élections européennes était en soi une défaite, une légitimation des actes anti-démocratiques de l’Union Européenne ( Non-respect des votes français et néerlandais lors du vote sur le Traité Constitutionnel Européen de 2005, non-respect du vote irlandais lors du vote sur le Traité de Lisbonne de 2008 ) tandis que l’abstention, l’acte de non-légitimer, de non-adouber cette parodie de démocratie est une victoire. Une victoire en pourcentage ( ~ 60% ) et surtout une victoire de la conscience. À ceux qui en douteraient, nous pouvons ces simples questions suivantes : « Croyez-vous vraiment que le but des principaux instigateurs de la « construction européenne » est l’appropriation par les gens-eux-mêmes des problèmes qui les concernent ? Si c’était le cas, les gens qui ne sont pas stupides s’en seraient aperçus, non ? Si c’était le cas, ils seraient aller voter en masse. Est-ce le cas ? »
Vous pourriez légitimement vous dire : « Qu’est-ce qui a fait qu’Étienne Chouard se soit trompé ? »
Le fait est qu’il n’a pas totalement intégré l’idée que : « Tout combat contre une régression est une défaite. »
L’hypothèse qu’il est possible d’atteindre une qualité acceptable du niveau de la démocratie vécue au niveau européen est celle qu’il faut examiner attentivement puisque c’est le noeud de divergence qui oppose les votants légitimistes européens ( UMP, PS, Verts, NPA, Front de Gauche… ) d’avec tous les autres qui pensent que cela n’est pas possible et ont voté avec leurs pieds. ( ~60 % du corps électoral, tout de même )
Pour ces personnes, la régression qui est en cours, est celle qui a pour but de rendre de moins en moins consistante la nature de la démocratie de chaque pays, de moins en moins consistante la qualité de la souveraineté de chaque pays embarqué dans le vaisseau impérial européen en les bradant contre une chimère de démocratie, une chimère de souveraineté.
Si vous m’avez bien suivi, vous vous dites, si Gilles est logique avec lui-même : « C’est une régression, alors attention, tout combat contre une régression est une défaite. » Bien vu, vous suivez !
C’est ce qui embrouille, rends le combat difficile, car selon moi, la gauche ne veut pas voir la nature de ce problème et se mets à combattre une régression, donc elle perd et elle continuera à perdre tant qu’elle n’aura pas compris que combattre cette régression, c’est perdre.
Contre les Napoléon-Barroso de la Commission, le mieux est de se retirer sans combattre sur leur terrain, de s’abstenir, de pratiquer la politique de la chaise vide, de la désobéissance civique européenne, de sortir de l’Union Européenne, d’employer tous moyens d’esquiver le combat.
L’hypothèse qu’il est possible d’atteindre une qualité acceptable du niveau de la démocratie vécue au niveau européen n’a jamais été validée et ne le sera jamais.
« Pourquoi, me direz-vous ? » Parce que les conditions à remplir sont trop nombreuses : le temps nécessaire à la maturation des individus, le temps nécessaire à la maturation des débats, le nombre considérable d’individus en cause, la barrière des langues, tous ces obstacles entre en synergie pour bloquer les meilleures volontés et faire perdre toutes leurs énergies aux forces démocratiques, ce qui était d’ailleurs le but des instigateurs de cette construction européenne.
Pour faire progresser la démocratie en contournant les sables mouvants anti-démocratiques de la construction européenne, combattons nous tous, peuples d’Europe sur les terrains consistants de nos démocraties nationales respectives.
…et finalement, attendons le jugement dernier, quand les humbles dégusterons le fruit de leur stratégie de régression…
Tendons même la joue droite à Barroso, pour le surprendre !
L’ennui, c’est que la non ‑résistance a été essayée et qu’elle finit par appeler au secours, au sacrifice ultime etc…
La stratégie de Staline avec son pacte germano-soviétique, non merci :
l’abstention est exactement ce que demandait sarko à son petit peuple grognon, et il l’a obtenue :
du coup, tendez bien l’oreille :
on n’entend plus un nabo causer « moralisation du capitalisme », ce qu’on entend c’est : « pourquoi pas la retraite à 67 ans » !
le combat pour que vive une citoyenneté européenne s’inscrit dans le combat des citoyens du Monde, et il enrichit le combat pour la démocratie partout :
il n’y a aucun repli stratégique possible, c’est en ce sens que « la lutte est finale » !
Oui, Aîda, dépasser les contradictions,c’est vraiment ça l’enjeu vital,et ainsi oeuvrer au service d’un intérêt supérieur,celui de l’humanité spoliée, intérêt supérieur à celui des partis,il n’y a que cela qui puisse nous sauver,ça veut dire quitter les logiques d’intérêts personnels, et ça c’est pas gagné, personne ne devrait tirer bénéfice d’une participation à un parti ou un syndicat, être un permanent dans une telle structure c’est ouvrir la boîte de Pandorre, sûr alors qu’on arrive à de telles dérives,la gratuité,le don de son temps,ça me semble être un impératif de base protecteur, la cause de tous serait alors davantage respectée, il y aurait moins d’enjeux de personne puisque tous auraient intérêt à ce que le sort global soit amélioré, sans voir le statut des partisans menacé ou contrarié par la victoire de l’intérêt général.
Vous parlez de pessimisme forteresse, oui, je crois bien qu’il doit y avoir de cela, cette peur qui en est le ferment est elle aussi paradoxale, tantôt elle sert de bouclier , de refuge, tantôt, elle est à l’origine de la fermeture des écoutilles,on devient sourd, comme si le fait de savoir certaines choses(les vaccins anti-grippe porcine par exemple, le 11⁄09) renvoyait aux responsabilités de chacun face à la réception d’un tel savoir, et que porter cela c’était trop lourd, alors on préférait faire celui qui n’avait pas entendu, ou qui n’y croyait pas pour ne pas avoir à répondre de ce savoir nouveau dont on ne sait quoi répondre et dont on ne veut pas avoir à répondre,la mauvaise foi est souvent convoquée alors.
Dans tous les cas, c’est la peur qui est à l’origine de tous les maux, si les gens se sentaient forts et vivants, ils n’auraient peur de rien, c’est sur notre faiblesse que s’appuie la force de ce nouvel ordre, ce déséquilibre pourrait très bien s’inverser si nous le voulions suffisamment et si nous faisions sauter la prison des égos qui pensent d’abord à eux avant de penser à l’humanité, et donc pour cela il nous revient de poser des règles drastiques dans ces instances( syndicats, partis politiques…) afin qu’elles ne permettent pas à la nature humaine de dévier, encore une fois, ce sont les règles qui permettent l’émergence de valeurs et pas le contraire, si nous voulons que ces valeurs refassent surface alors bétonnons un max pour qu’aucun intérêt personnel ne puisse se déployer , ce serait leur offrir ainsi un nouveau crédit dont elles ont grandement besoin, il est bien évident alors que les gens s’empresseraient de se rallier à de telles structures, il faut d’abord montrer l’exemple à son niveau pour être crédible.
Sûr et certain que beaucoup de militants de base sont honnêtes et intègres et souffrent eux-mêmes de ces dérives, alors, qu’ils exigent déjà qu’à leur niveau, le ménage soit fait, ce genre d’attitude ne saurait laisser indifférents les indécis et les frileux.
il n’y a pas de niveau acceptable de la démocratie en France, et cela n’est pas la faute de l’europe !
Le cancer de la démocratie se révèle devant le défi de la citoyenneté en Europe :
c’est à ce stade que tout d’un coup on doit faire le vrai diagnostic : celui du cancer original : dans les nations prétenduement « démocratique » !
Tout ce que l’on observe sur le site d’Etienne, c’est bien cela : L’Europe qui était utilisée pour nous étourdire, produit en fait un réveil : nous étions dans de fausses démocraties néocolonialistes et cratocratiques !
Le combat pour « une démocratie véritable » est donc à la fois un combat pour une europe du plan C et pour un planC de chaque nation !
Ok Aîda, le constat est partagé,il faut maintenant en faire quelque chose, n’est-ce-pas.
Puisque les instances représentatives sont – IR-REPRESENTATIVES- de la Nation dont elles devraient pourtant être la voix( TCE de 2005), commençez peut-être à faire le nettoyage dans tous ces partis et syndicats complices du système, imposez des règles drastiques au sein de ces entités et faites en sorte qu’aucun avantage de quelque nature qu’il soit ne soit réalisable, pas de poste de permanent, pas de repas payé,pas de déplacement de ceci ou cela, rien, défendre l’intérêt général ne saurait consentir d’ aucun avantage personnel,règle dont il ne faut déroger sous aucun prétexte à mon avis, rester sur les lieux de travail à temps plein, partager les soucis de tous,tout le monde doit être sur le même niveau, vivre les mêmes galères, sinon on en arrive aux dérives actuelles, ce ne serait plus une erreur de les poursuivre, ce serait une FAUTE alors dont il faudrait répondre, c’est la règle de base pour assainir le milieu, n’ayez crainte, si cette exigence est de mise, la sélection se fera toute seule, seuls ceux qui seront animés d’un réel désir de voir les choses bouger seront fidèles au poste, les autres auront décampé.
Si à ce niveau là, ça se nettoie, peu à peu, la posture des syndicats et des partis sera tout autre car nourrie d’autres valeurs, les ralliements se feront, les forces d’opposition se nourriront mutuellement,elles se feront davantage entendre et les rapports de force seront tout autre, d’autres possibles ne sont imaginables qu’à ce prix-là, nous ne pouvons faire l’économie de cet exercice, c’est le prix à payer pour que de rélles valeurs émergent sous-tendues par la seule et unique volonté de voir l’intérêt général être servi et lui seul,il faut cesser cette complicité qui ne fait qu’accompagner la déroute générale sans offrir d’alternative conséquente et efficace, je suis sûre à vous lire que vous seriez partante pour ce genre de mutation, ce serait gentille à vous de me donner votre opinion là-dessus, merci déjà Aîda.
Je ne suis pas syndiquée et affiliée à aucun parti, n’empêche que je vais parfois aux manifs, mais c’est triste à pleurer, la dernière que j’ai faite était affligeante de médiocrité, j’entendais des mots d’ordre tels que « on n’est pas fatigué !
ridicule et dérisoire en cette époque si sombre, grève d’un jour ponctué de longs temps de latence, acceptation passive de tous les coupe-sombres, non, ils se foutent vraiment de notre g.…. ces syndcats et partis politiques, et c’est d’abord là qu’il faut faire le ménage, peut-être est-ce par le truchement de gens comme vous que l’on peut espèrer un changement, j’ose encore le croire !
Avant de jeter un anathème sur « les syndicats et les partis » en général, il faudrait y regarder de plus près, afin de ne pas emboîter le pas de l’oie d’une Marine Lepen qui hurle contre « les syndicats et les partis », exactement comme d’autres marcheurs sans tête-coupeurs de têtes qui ont émaillé l’histoire du populisme barbare…
Certaines organisations « offrent » ce que vous appelez des « avantages » qui sont tout le contraire de privilèges, et plutôt dissuasifs que « tentants » :
s’il faut reverser l’intégralité de son salaire de député à son parti pour se le voir rendu après déduction de « l’impôt révolutionnaire » sous la forme d’un SMIC tout sec plus les défraiements ‘frais de route », on se retrouve comme le routier qui galère et à qui d’autres, autostopeurs, (çà fait 2 fois que j’utilise l’autostopeur, promis, c’est fini!)reprochent « ses avantages en nature »…
Médiocrité de la jalousie, quand tu tiens lieu de conscience politique, que tu plais à ta mère ( la régression sociale), que tu plais à ton père ( le roi diviseur)…!
La difficulté pour ces organisations, si d’aventure elles entrent dans une stratégie de « collectifs » (ouverture à « la société civile » etc, çà doit vous rappeler une expérience d’automne), c’est qu’elle a affaire à des « candidats-passagers-du-parti-hors-règles-du-parti » :
Ce sont des personnes humaines respectables, en général, mais qui parfois souhaitent avoir un statut « apparenté », tout comme ce chanteur qui refuse de payer ses impots et qui appelle cela « ma liberté de pensée »…
c’est bien d’être élu « apparenté » soi-disant pour « dépasser la logique de parti », mais surtout pour « ne pas payer l’impôt révolutionnaire »…
On ne parle pas beaucoup de cet aspect « existentiel » des choses, mais veillons quand même à ne pas insulter à la volée, sans regard plus précis, « les appareils » :
de quoi dispose le peuple aujourd’hui pour faire face aux appareils dominants que sont le MEDEF et les partis riches de l’appui grassement payé des puissants ?
Pourquoi amalgammer le pot de terre et le pot de fer, pour finir par casser le pot de terre par la plus médiocre des idées reçues sans regard ni analyse de la réalité vécue par les syndicalistes ?
Voudriez-vous endurer le harcèlement antisyndical que connaissent les syndicalistes « qui-bénéficient-d’horaires-aménagés » ? suivez donc un syndicaliste une seule journée !
Je ne connais pas beaucoup de journalistes qui l’ont fait à par certains de l’Humanité !
…colère fraternelle !
Chère Aîda,
Vous n’allez quand même pas encapsuler quelqu’un au prétexte que ce qu’il dit est de la même nature que ce que dit une personne qu’il est de bon ton de vitupérer.
Je ne suis pas frontiste, comme je ne suis ni ceci, ni cela, je suis du parti de la vie, c’est tout.
D’ailleurs, Marine Le Pen ne dit peut-être pas que des conneries, et il faudrait quand même se poser la question de son écho parmi la population,on n’a pas besoin de lunettes quand on voit clair, n’est-ce-pas.
Bon, je comprends aussi votre fraternelle colère, mais qu’est-ce qu’il y a derrière cette colère ?
Ce n’est pas une critique ad hominem, c’est une critique de système, et quiconque ouvre un peu les yeux s’aperçoit que les partis politiques et les syndicats ne produisent pas grand chose de constructif et qu’ils empêchent même tout mouvement de se développer, de se constituer, même s’ils disent le contraire, alors est-ce par bêtise ou est-ce par intérêt ?
Je ne peux pas croire que ça ne soit que la bêtise , comme les ressorts humains sont toujours un peu les mêmes, forcément, l’intérêt personnel, il suffit de regarder autour de soi pour comprendre que ça prend beaucoup de place.
Ce n’est pas un réflexe qui me fait dire cela, ce n’est pas non plus une théorisation de machin ou truc, c’est tout simplement du vécu et le vécu est implacable, lisible immédiatement.
Tous les députés devraient se retrouver avec un salaire de base moyen,ni plus ni moins, ça tourne autour de 1500 euros je pense.Même chose pour toute autorité, ils sont représentants, alors qu’ils représentent la norme dans laquelle ils vivent.
C’est un peu léger d’opposer ce type d’argument Aîda, médiocrité de la jalousie, mais jalouse de quoi grand diable, je n’envie aucunement cette position bâtarde de député car il faut une bonne dose de mauvaise foi et d’aveuglement pour le rester, je n’ai jamais nourri ce type de désir, et ma conscience politique si vous daignez m’en consentir une, ne saurait se mesurer à cette aune, ce serait offrir une vision de myope, et je suis presbyte, un peu de mal à voir de près, mais très bonne vision de loin , merci.
Je ne sais pas dans quel parti vous êtes, et il se peut bien sûr que les règles auxquelles vous êtes soumise soient plus « justes », expliquez-moi alors pourquoi il n’y a pas un mouvement d’envergure pour rassembler les troupes, c’est à ne rien y comprendre car ça va complètement à contre-courant de l’intérêt des gens,à croire qu’à la tête de ces partis et de ces syndicats ils soient tous vendus, achetés, car ce n’est pas possible d’être aussi à côté, de râter à chaque fois, de ne tenir aucunement compte des erreurs faites à moins de le faire exprès, aussi c’est ce qui me fait penser aux intérêts personnels, je vois comment ça se passe dans des petits microcosmes autour de moi, alors je me dis un peu bêtement trouverez-vous, peut-être que là-haut, c’est le même processus mais à une échelle supérieure.
En tout cas, le peuple comme vous dites, ne dispose certainement pas des partis pour lui venir en aide, il doit même s’en protéger de ces partis, je suis peut-être un peu rude, mais la rudesse de la vie m’y oblige,le droit du travail part en miettes, tout dégringole de partout, toutes les autorités sont au service de cet ordre, même si elles n’y consentent pas volontairement, elles accompagnent le massacre, quand est-ce qu’on va opposer les principes généraux de la Constitution que l’on trouve dans le préambule à tous ces guignols qui sont entrain de jouer avec nos vies, ils se disent responsables, alors qu’ils le soient, et qu’on oppose les arguments sur lesquels ils appuient leur pouvoir, c’est à dire la loi, la valeur de la loi, comment un représentant de la souveraineté nationale peut-il encore se regarder dans la glace quand il y a un désaveu flagrant de sa raison d’être ce qu’il est, ça relève presque de la pathologie car ça veut dire être en capacité de vivre en totale dissociation, on devrait leur donner les nouveaux anti-psychotiques à tous ces gens, ils verraient dans leur chair ce que ça fait d’avoir cette cochonnerie dans le corps et de se retrouver ensuite avec un diabète, peut-être qu’ils seraient plus enclins à se bouger alors.
Oui, je dois être injuste très certainement, car il doit y avoir très probablement des gens qui souffrent de cette schize, mais alors pourquoi ne s’expriment-ils pas, pourquoi ne posent-ils pas les règles qui empêcheraient de tels débordements, ne rien faire et ne rien dire c’est me semble-t-il consentir et accepter implicitement ce qui se fait et se dit.
Je mesure tout le côté à côté de ma démarche, je ne veux pas que vous en fassiez une histoire personnelle Aîda,svp, je vous le demande,il ne s’agit aucunement de vous mettre en cause, il s’agit de mettre en cause un système qui dessert notre cause, c’est tout, si la maison dans laquelle je vis risque de s’effondrer sur moi, même si elle est à la source de beaucoup d’efforts, je la quitterai plutôt que de risquer ma vie, toujours une hiérarchisation à faire, encore et toujours.
Fraternellement .
Catherine a écrit : « commençez peut-être à faire le nettoyage dans tous ces partis et syndicats complices du système, imposez des règles drastiques au sein de ces entités et faites en sorte qu’aucun avantage de quelque nature qu’il soit ne soit réalisable, pas de poste de permanent, pas de repas payé, pas de déplacement de ceci ou cela, rien, défendre l’intérêt général ne saurait consentir d’ aucun avantage personnel, règle dont il ne faut déroger sous aucun prétexte à mon avis, rester sur les lieux de travail à temps plein, partager les soucis de tous, tout le monde doit être sur le même niveau, vivre les mêmes galères, sinon on en arrive aux dérives actuelles… »
C’est ce que je croyais étant plus jeune, mais en fait, je me suis rendu compte que cela n’est pas possible. Seul très peu de personnes en sont capables, ce sont les plus honnêtes financièrement, mais généralement ces personnes ne sont pas parfaites sur d’autres plans, ce qui entraîne d’autres types de problèmes.
Je vais vous raconter une anecdote, car je déteste parler dans l’abstrait. Je travaillais à Marseille à France Télécom au service de supervision de l’installation des nouvelles lignes au Canet dans le 14 ème et j’ai fait la connaissance d’une militante communiste : Jeanne, qui était proche de la retraite. Cette vieille militante du Parti Communiste et de la CGT avait une fille qui préparait l’IUFM. Un jour, je vois Jeanne à la photocopieuse qui se penche et prends toutes les feuilles du réservoir de feuille de la photocopieuse. Je lui dis : « Et, attends comment je vais faire pour photocopier moi ! Et qu’est ce tu fais avec toutes ces feuilles ? » « C’est pour ma fille, elle doit rendre un mémoire en x exemplaires. » « Ouais, mais tu ne te gênes pas pour une communiste, tu prends sur France télécom une propriété qui appartient au peuple français dans son ensemble ! » « Oui, mais là, c’est pas pareil, c’est pour ma fille. »
Cela m’a appris une chose, c’est qu’il est très difficile, même pour des communistes, d’être solidaire de personnes que l’on connaît pas, que l’on voit pas, ici en l’occurrence, la population française dans son ensemble. En cas de choix entre deux solidarités, c’est le plus souvent la plus proche, la plus concrète qui est choisie, ici sa propre fille plutôt que le peuple français dans son entier.
Chère Aîda, je ne comprends pourquoi vous vous mettez en colère contre Catherine dans votre message 83 au lieu de lui expliquer patiemment que le PCF impose le reversement d’une grosse partie des indemnités de parlementaires. Était-ce au-dessus de vos forces aujourd’hui ?
CNRS
Le 19 juin, alors que les organisations syndicales ont refusé de participer aux groupes de travail de Valérie Pécresse sur l’emploi scientifique et les organismes de recherche, la situation paraît d’une gravité sans précédent. Le Conseil d’Administration (CA) du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français se réunira jeudi prochain en territoire suisse, sur le site du CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire) de Meyrin. Cette mesure exceptionnelle fait penser à une tentative d’éviter les mobilisations qui avaient entouré, à Paris, les séances précédentes du CA du CNRS. Précisément, la séance « expatriée » du CA du jeudi 25 juin devrait éntériner un Contrat d’objectifs quadriennal entre le CNRS et l’Etat qui équivaudra à une véritable mise à mort du Centre.
L’examen du projet de contrat d’objectifs du CNRS soumis aux élus du Conseil d’Administration il y a deux jours, après le vote du Conseil Scientifique du 16 juin :
http://science21.blogs.courrierinternational.com/files/Contrat%20CNRS%20Etat%20global%2020090617%20CA‑2.pdf
confirme les pires craintes que l’on pouvait héberger quant à l’avenir de l’organisme, lequel ne pourra même plus créer ou renouveler des laboratoires en dehors de quelques cadres exceptionnels. Sous couvert d’une « intervention croissante en tant qu’agence de moyens », le CNRS perdra l’essentiel de ses fonctions de réalisateur direct (opérateur) de la recherche.
Le CNRS devra abandonner progressivement la gestion de ses unités et de ses personnels, sauf pour des activités qui à terme sont censées être prises en charge par l’Union Européenne.
Il s’agit, de fait et sans guère de dissimulation, d’une véritable fermeture du Centre à quelques « modalités de transition » près.
La stratégie globale de ce contrat d’objectifs correspond fort exactement à l’esprit du projet de décret récemment proposé par Valérie Pécresse sur l’organisation et le fonctionnement du CNRS.
Exit le service public de la recherche.
Devant le rejet d’un tel projet par les personnels du CNRS, et au vu des actions menées à l’occasion des dernières réunions du Conseil d’Administration, les organisateurs de ces réunions ont apparemment préféré de « délocaliser » en Suisse la prochaine séance du CA, plutôt que d’engager une concertation digne de ce nom.
Doit-on s’étonner de cette « escapade » en Suisse du Conseil d’Administration du CNRS, alors que le gouvernement n’affiche aucune volonté de concertation dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche ?
La réalité, que les discours politiques et syndicaux escamotent trop souvent, est que le développement d’une politique financière continentale, à l’échelle de l’Union Européenne et sous la coupe du grand capital privé, impose la démolition rapide des services publics français.
gilles et catherine, ma colère est celle d’une personne qui constate à quel point les citoyens sont enfermés dans une chambre à gaz désinformateur !
Ignorer à ce point la vie militante réelle tant de militants encartés ici ou là (pas seulement un parti qui vous obsède sur ce site, mais aussi des syndicats, des associations), et emboucher les « trompêtes de la renomée » sans souci que de perpétuer des idées reçues sur le compte des uns et des autres, cela conduit dans l’enfer d’une société de rats qui ont peur !
quand je parle de militants, il s’agit aussi bien de ceux que je croise chez ATTAC que de ceux qui comme RMJ produisent un travail que les institutions ne rémunèrent pas car il ne s’inscrit pas dans l’ordre établi des « utilités » : c’est bien « la gratuité militante », mais à ce compte, seuls pourront militer les rentiers !
C’est bien facile de bêler contre la professionnalisation de ceci et de cela tout en râlant contre le chomage et l’injustice !
Si nous avons besoin des services de personnes comme Raoul Marc Jennar, nous devons créer les organisations qui les paieront pour exister, au moins !
Vouloir tuer celles qui sont un héritage de luttes populaires contre l’omnipotence des clases dominantes, c’est suicidaire !
Il y a cette contradiction à relever :
d’une part on a trouvé un parti qui peut donner un rôle utile à un militant de valeur, d’autre part on veut supprimer ce genre de parti !
D’accord pour chercher à inventer « autrechose », mais de grâce, reconnaissez qu’on en est loin, et qu’en attendant, vive le NPA, le PCF etc !
Admettons que nous soyons enfermés dans une chambre à gaz désinformatrice…
Qu’attendez-vous pour nous montrer en acte et non en parole, ce dont vous êtes capables ?
Les mots je m’en méfie comme de la peste, on voit bien qu’ils sont devenus des prisons, mais les actes, les faits, on peut s’y attacher davantage même s’ils contiennent eux aussi bien sûr des ferments de désinformation toujours possibles.
Ce que j’observe du PC,du NPA etc etc me donne grandement envie de fuir, on y sent un fossé démesuré entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, ils ont d’ailleurs une fonction, celle qui était décrite dans les anciens manuels de science politique, monsieur Davau a appliqué l’analyse fonctionnelle au PCF et a montré que celui-ci exerce une fonction « tribunitienne » c’est-à-dire qu’il offre une tribune à tous les révoltés, qu’il leur donne ainsi un exutoire et un espoir de changer le système( sans lequel peut-être ceux-ci passeraient à l’action directe contre le régime) et qu’ainsi, sans le vouloir, il exerce une fonction latente utile au maintien du système(fonction d’intégration des opposants) je partage tout à fait cette analyse.
Vous voudriez nous faire croire que ce sont des idées reçues, mais non, voyez donc ce qui se passe autour de vous,aujourd’hui, c’est sous vos yeux, dans la rue,c’est du vécu quotidien, dans les hémicycles et partout où il y a de la représentativité, c’est un consensus mou qui nous amène tout droit à l’abattoir,avec parfois quelques paroles plus acerbes mais qui ne mènent pas bien loin, la preuve, le constat du massacre est dans notre vécu,paroles tolérées car ça fait partie de la comédie et ça fait partie du cause toujours, mais les acteurs ne sont pas dupes ni d’un côté ni de l’autre,c’est du théâtre, on joue guichet ouvert, votre incapacité à répondre correctement aux problématiques fait que les gens se détournent de ce qui les regarde et cela c’est très très GRAVE.Et vous finissez même par en vouloir à ces gens qui se désintéressent de la politique sans jamais vous interroger sur votre responsabilité en la matière.
La peur est secrétée et entretenue par les partis politiques et syndicats, leur tiédeur en témoigne d’abord et avant tout,ils sont tous aussi frileux les uns que les autres, et cette peur se diffuse ensuite dans la population, ça s’appelle l’apprentissage vicariant, l’apprentissage par l’exemple, et c’est celui qui marche le mieux, les partis doivent défoncer les portes, montrer le chemin, engager la dynamique, s’ils ouvrent frileusement, je me demande bien de quel côté vient la peur et de quel côté ils sont.
Attac, même chose, à se demander ce qu’ils ont encore d’offensif ? je suis allée les écouter plusieurs fois, et j’en suis revenue de leur soi-disant autre monde, mon ressenti a d’ailleurs été confirmé par les dires d’un sociologue éminent, Jean-Claude Paye, qui m’avait dit que ces gens-là ne cherchaient pas d’affrontement direct avec le pouvoir…Je vous laisse juge, ce qui ne veut pas dire bien sûr encore une fois qu’il n’y a pas de militants de bonne foi chez eux, je parle du mouvement général qui échappe aux individualités qui le constitue.
Vous dites Aîda:« C’est bien facile de bêler contre la professionnalisation de ceci et de cela tout en râlant contre le chomage et l’injustice!…vous n’allez quand même pas nous faire le coup du, ça fait toujours ça de moins au chômage, non, quant au professionnalisme il est nocif, pathogène à l’extrême, il faut quand même tenir compte de notre vécu et en tirer des leçons, sinon, on reculera encore davantage si c’est encore possible,y’a plus beaucoup d’espace.
C’est un peu ce que dit Henri Miller à propos des artistes, la meilleure façon de tuer un artiste est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
Je reprends à mon compte, la meilleure façon de tuer un homme politique est sûrement de lui donner tout ce dont il a besoin.
Le combat politique authentique se nourrit du désir c’est à dire du manque.
Cet ordre l’a bien compris qui les rassasie jusqu’à la boulimie et dès lors, le monde des illusions et des jeux de miroir peut commencer !
On doit se coller au quotidien des gens et vivre comme eux, les livres et tout le tintoin, c’est la même chose, on ne peut vivre de cela, sinon, ça introduit quelque chose de pas clean, on dépend de ça pour vivre, alors si l’on est occupé par ça, on perd de sa liberté
Bonjour Catherine et Aîda, je crois Catherine qu’ affiner sa vision de ces organisations est nécessaire. Elles ont simultanément plusieurs faces, comme les dés, la face que tu indiques, d’intégration au système de gens qui pourraient se mettre à le renverser, une face qui tends à tordre le système dans le sens des intérêts du plus grand nombre. Déjà, il existe d’autres organisations comme Alternative Libertaire, la CNT qui proposent une militance plus proche des principes de non-permanence des mandats syndicaux. Ce qu’il faut voir à mon avis, c’est que l’organisation centralisée, hiérarchique de certaines organisations crée des chefs « responsables » et des membres moins responsables. Ce qui est contraire aux buts d’égalité et d’émancipation qui étaient à l’origine de ces organisations.
Avec d’autres locataires, nous venons de créer une organisation de défense des locataires, dont le responsable départemental m’a propulsé responsable. J’essaie de subvertir cet ordre de chose, quand un « responsable » d’une organisation, mairie, bailleur, journal local… me pose la question : « Alors, c’est vous le responsable de ce groupement de locataires ? », je suis sur mes gardes, car je sens souvent que l’on veut me récupérer ou me donner des avantages individuels, ce qui éviterait de les donner à tous les locataires, alors je réponds : « Ici, nous sommes tous responsables, il n’y a pas d’irresponsables chez nous, chacun à son niveau essaie de s’approprier les problèmes locatifs qu’il rencontre. » C’est difficile parce que les gens veulent un responsable, qu’un certaine centralité s’instaure, que la communication entre les membres se mets à passer trop par moi, je trouve cela nocif pour les raisons évoquées plus haut. En fait, il est tout à fait possible de subvertir à l’échelle la plus locale possible, une grande organisation comme celle nous nous appuyons si nous essayons les locataires de rester le plus autonome possible et de ne pas demander des subventions à droite et à gauche.
Je t’invite à réfléchir à partir de ta situation là-bas chez toi pour imaginer, pour créer ta résistance locale qui te convient en compagnie de la solidarité que tu côtoyes dès aujourdhui.
Je ne peux résister à citer Miguel Benasayag et Florence Aubenas :
« La résistance, c’est la multiplicité
La lutte contre le capitalisme, qui ne peut se réduire à la lutte contre le néolibéralisme,
implique des pratiques dans la multiplicité. Le capitalisme a inventé un monde unique et
unidimensionnel, mais ce monde n’existe pas » en soi « . Pour exister, il a besoin de notre soumission et de notre accord. Ce monde unifié, qui est un monde devenu marchandise, s’oppose à la multiplicité de la vie, aux infinies dimensions du désir, de l’imagination et de la création. Et il s’oppose, fondamentalement, à la justice.
C’est pourquoi nous pensons que toute lutte contre le capitalisme qui se prétend globale et totalisante reste piégée dans la structure même du capitalisme qui est, justement, la globalité.
La résistance doit partir de et développer les multiplicités, mais en aucun cas selon une direction ou une structure qui globalise, qui centralise les luttes.
Un réseau de résistance qui respecte la multiplicité est un cercle qui possède, paradoxalement, son centre dans toutes les parties. Nous pouvons rapprocher cela de la définition du rhizome de Gilles Deleuze : » Dans un rhizome on entre par n importe quel côté, chaque point se connecte avec n importe quel autre, il est composé de directions mobiles, sans dehors ni fin,
seulement un milieu, par où il croît et déborde, sans jamais relever d’une unité ou en dériver ; sans sujet ni objet. » »
Bonnes luttes créatives
Gilles
ce qu’il y a de bien quand il n’y a pas de « responsable », c’est que personne n’a de compte à rendre, mais que chacun peut se rendre compte de l’impuissance collective face aux pouvoirs établis.
Et si quelqu’un anonymement et sans représenter ni une personne humaine ni rien d’autre que la bêtise de la bête humaine livrée à la « liberté » venait à commettre un « acte de barbarie », un « acte spontané », comme le furent tous les attentats ayant servi de prétexte aux instaurations de « régimes forts », j’aurai préféré avoir affaire à une résistance avec des « responsables » !
L’anarchie et la guerre civile, non merci : on voit tout le potentiel de barbarie qui nous habite quand on observe le comportement de l’automobiliste livré à ses pulsions !
La démarche citoyenne est au contraire en recherche de responsabilité !
Mais voyons Aîda, au prétexte que je ne suis pas inféodée à un parti ou à un syndicat, je serais irresponsable, vous vous faites une bien piètre idée de vous en disant cela, car avant de vous « engager » dans un groupe, c’est d’abord face à vous même que vous vous engagez et c’est donc de cette position là dont il vous faudra répondre,de ce qui se présentait et de ce que vous pouviez offrir en terme de réponse justement, la première responsabilité est donc toujours une responsabilité personnelle qui émane de vous et pas d’un groupe.
On ne saurait demander à un groupe de porter le poids de cette responsabilité, car tout engagement dans une voie ou dans une autre nécessite la résolution d’un conflit interne d’abord, qu’est-ce qu’il est judicieux de faire au regard de ce que je sais ou crois savoir et de ce que je pressens ?
Le groupe ne peut me libérer du poids de ma propre liberté,il n’est pas là pour ça, il est fait pour donner la force que des individualités éparses ne peuvent additionner et produire.
D’ailleurs, le fait qu’il y ait des partis ou syndicats ne préjugent aucunement d’une responsabilité assumée,depuis le temps , on s’en serait aperçu, répondre de quelque chose, ça voudrait dire tenir compte de ce qui s’est passé et revoir la direction de l’action, or, c’est toujours dans la même ornière qu’ils tombent ces partis ou syndicats, compulsion de répétition dirait papi Freud, ils n’apprennent rien, ce qui me fait dire que c’est à se demander s’ils ne le font pas exprès, c’est pas possible de ramasser autant de gamelles, de se maintenir à flot malgré tout et en plus avec une certaine morgue et surtout beaucoup de mauvaise foi, sans porter aucun poids du désastre ambiant et dans la plus totale irresponsabilité en invoquant ceci ou cela, mais jamais les vrais responsables, c’est-à-dire la nature du jeu de dupes dans laquelle ils sont enfermés.
La responsabilité ça appelle la production de quelque chose en terme de vis à vis, ça ne peut rester sans réponse, sinon c’est une responsabilité totalement factice,vide, un mot une nouvelle fois sans contenu, et de ça, y’en a marre!.
C’est quand même bizarre, ils n’arrêtent pas de se ramasser des gamelles, mais aucun n’a assez de dignité pour quitter les lieux, être responsable c’est prendre acte de son erreur et partir, ou revoir radicalement sa copie à la base,de façon radicalement RADICALE, revoir toute la stratégie,mais là en l’occurrence la responsabilité dont vous semblez parler, de quelle nature est-elle dites-moi, ça m’intéresse, car pour ma part, je ne l’ai pas vue, pas sentie, elle est où la réponse ?
Responsable c’est répondre DE, et là, ils ne répondent DE rien, ou alors j’ai perdu tout sens commun.
Tous ces gens n’ont aucune décence, aucun respect, ils sont toujours là, à bouffer aux râteliers, ce n’est même pas grossier d’en parler en ces termes, car c’est leur posture qui est grossière, décidément la place est bonne et s’ils y sont c’est justement car ils sont « déresponsabilisés », on ne leur demande rien, ils n’ont à répondre de rien, la caractéristique pivot de la novlangue c’est d‘employer un mot qui dans les faits objective le contraire, exemple on dit démocratique car on fait antidémocratique, on dit responsable car on fait irresponsable, ça sert trop bien le pouvoir que ce soit des pantins qui nous représentent, s’ils étaient des hommes de foi ‚d’honneur, et d’engagement,certain qu’ils ne feraient pas long feu, on leur trouverait bien une casserole inventée de toute pièce pour les discréditer, les disqualifier afin qu’ils dégagent le plancher, le monde politique est ce qu’il est car ça sert le pouvoir de ce nouvel ordre qu’il soit ce qu’il est, et c’est tout,c’est la logique du système, le nouvel ordre ne veut pas d’une classe politique responsable,surtout pas, ce qu’elle veut c’est ce qu’elle A, une classe politique qui se revendique RESPONSABLE mais qui EST IRRESPONSABLE.
Ce qui est proprement maléfique et piégeant, c’est que la survie de la classe politique dépende de la survie du système qui l’a crée et l’englobe, c’est-à-dire que le politique dépend exclusivement de ce nouvel ordre mondial,mais tout en ayant un discours autre, une schize constitutionnelle,un gène nouvel ordre mondialiste inscrit dans sa trame chromosomique, c’est une relation pathologique de nature psychotique.
Une relation de dépendance qui a été construite savamment et doucement, une addictologie qui se tisse sur un cadre législatif précis qui emprisonne, asphyxie.
Pour reprendre un mot à la mode, le politique est addict, il est tombé dans le piège de la dépendance, il a besoin de son produit et même s’il promet autre chose, de s’en libérer, il est enfermé dans cette camisole qui fait que rien ne sera possible tant qu’il y aura proximité, il est prisonnier d’un système qui l’alimente,c’est ça le fin du fin dans cette histoire, toute la logique du nouvel ordre du monde s’y déploie et se manifeste concrètement dans ce sous-système politique qu’il a engendré et dont lui seul tire profit en faisant en sorte néanmoins principe de survie oblige,que l’intérêt de l’un soit corrélé à l’intérêt de l’autre,la glu du système est là il me semble,petits intérêts octroyés dans le sous-système au service du gros intérêt privé, on laisse un peu pour avoir beaucoup, l’affaire est dans le sac, pas moyen de s’échapper de ce piège à moins de renoncer aux règles du jeu,c’est ce type de liens qui est tissé et qui est donc de fait INEXTRICABLE, c’est le lien qui est pathologique, c’est donc la nature du lien qui doit changer, quelqu’un qui contreviendrait aux usages politiques en cours serait tout simplement balayé du paysage car il mettrait en péril la survie de l’édifice, nous sommes de plein pied dans un monde de miroir qui ne réfléchit que des ombres sans consistance,le vrai pouvoir est ailleurs, c’est celui qui surplombe cette machinerie mangeuse d’humanité, c’est tout sauf du hasard, le hasard n’étant qu’une réalité qu’on ne sait pas lire .
Si vous faites de la politique et que vous n’avez pas encore compris cela, alors prenez un peu de distance d’avec ce milieu et vous retrouverez peut-être votre vision juste et claire, quand on a les yeux trop proches d’un texte, c’est flou, un peu de distance permet de distinguer les lettres et de lire le texte.
Toujours le même dilemme, le même paradoxe, rien n’est tout blanc ou tout noir, je connais certains syndicalistes généreux, humains, respectueux et engagés pleinement dans une lutte et qui s’interrogent sur les souhaits de la hiérarchie à laquelle ils obéissent encore, mais pour combien de temps ?
Ces gens-là doivent s’interroger encore et encore, et abandonner ce qui faux, menteur, trompeur, ils doivent se rallier aux laissés pour compte que nous sommes tous, nous pouvons être forts, il faut seulement que nous le voulions et allégions notre barque de toutes les lourdeurs, sans cela nous risquons tous de nous noyer.
C’est sévère,mais j’en ai vraiment ras la casquette, je ne relis pas, excusez-moi c’est à chaud, y’a sans doute des excès qui auraient pu être domptés, mais je me la joue sauvage, j’ai l’impression que nous n’avons plus rien à perdre, quand on aura vraiment tout perdu, il sera trop tard.
OUI, je fais de la politique, et NON, je ne suis pas « les yeux collés sur le texte, ma chère Catherine !
Je retransmets cet appel émanant du Manifeste des libertés, car il peut nous concerner, nous qui marchons si seuls et si obstinément pour le respect du NON exprimé le 29 Mai 2005 par le peuple de France, et contre le régime illégitime européen !
Chers amis,
Le mercredi 24 juin 2009, à 20 heures, aura lieu une réunion d’informations et de soutien au peuple iranien, dont je vous transmets l’appel.
La situation est grave, et le sort des Iraniens nous concerne tous. Venez nombreux.
Tewfik Allal,
Manifeste des libertés
06 81 60 65 43
01 45 40 62 62
Association du Manifeste des libertés
Soutien au peuple iranien pour la démocratie et les libertés
Depuis la proclamation des résultats falsifiés aux élections présidentielles, les Iraniens manifestent, quotidiennement et massivement, leur opposition au détournement de la démocratie et à l’imposition d’un candidat par la fraude. A cette grande protestation pacifique et courageuse, le régime du « guide » répond par la terreur, l’arrestation, le meurtre.
Nous nous réunissons pour apporter notre soutien au peuple iranien dans sa lutte pour la démocratie et les libertés. Nous nous réunissons aussi pour défendre le droit et la paix pour l’ensemble de la région, tant il est évident que le sort des Iraniens nous concerne tous.
Mercredi 24 juin 2009, 20 heures,
La Bellevilloise, Plateau FORUM
21, rue Boyer, 75 020 PARIS
Metro Gambetta, ou Ménilmontant
Nous donnerons la parole à des citoyens actifs et représentatifs de la société civile iranienne
Marjane Satrapi, artiste dessinatrice
Chahla Chafiq, sociologue
Mohsen Makhmalbaf, réalisateur
Ahmad Salamatian, analyste politologue
Avec les témoignages de soutien de
Hocine Aït-Ahmed, homme politique algérien
Fethi Benslama, professeur d’Université
Karim Lahidji, président de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran et vice-président de la FIDH
Pierre Tartakowsky, vice-président de la LDH
Des représentants respectifs du PS, des Verts et du PCF prendront la parole.
Avec le soutien du Centre culturel iranien Pouya
Pour réservation : [email protected]
Catherine, vos théories fument comme les pneumatiques d’une voiture volée, juste avant leur pénétration dans le mur froid de la raison ! de grâce, ne vous érigez pas en grande prêtresse du desespérant « tous pourris » !
il est infondé ! il est démenti par des actes responsables qui révèlent l’irresponsabilité des anathèmes ayatollesques !
Injustice de vos élucubrations, dont vous seule êtes responsable : Raoul Marc Jennar est un exemple de citoyen dont on peut attendre ce que nous décrit Etienne.
Francis Wurtz est un élu dont on a obtenu cette même qualité attendue :
Je pourrais plaider encore pour toute une « classe politique » contre vos amalgames orduriers, excusez moi, mais tels ils sont : orduriers, désolée !
JAURÈS-BARRÈS, DUEL AU SOMMET
Jean-Claude Drouot met en scène « la Valise de Jaurès ». Une pièce qui témoigne de l’engagement indéfectible de l’homme politique pour la Répubique, du journaliste fondateur de l’Humanité, du pacifiste assassiné la veille de la Première Guerre mondiale.
La haine de « tout homme politique » aboutit aux crimes « historiques »…
Gilles :
« Un réseau de résistance qui respecte la multiplicité est un cercle qui possède, paradoxalement, son centre dans toutes les parties. Nous pouvons rapprocher cela de la définition du rhizome de Gilles Deleuze »…
Fort intéressante est la comparaison,(moi qui ne suis pas Deleuze, j’osais parler de « géométrie fractale », car outre l’illusion qu’on milite dans un collectif local « unique », il se trouve que les phénomènes sociétaux porteurs du « changement » ont tous une « ressemblance » (anti-système), bien que l’imagination « spontanée » reste indispensable pour que « résister » soit « créer »…
Mais (désolée, sans « mais » la vie est si fade!)l’Histoire mérite aussi notre attention, afin que nos rêves ne finissent et ne recommencent pas systématiquement de la même façon, c’est-à-dire sans un pas réellement accompli vers ce que l’on peut appeler comme on voudra (« le progrés », « l’émancipation », « la révolution ») bref, « un acquis irréversible de la résistance, sinon, rien » !
Ne serait-il pas illusoire d’ attendre que « naturellement » les « postures locales de résistance » aboutissent à une efficacité durable contre le capitalisme globalisé qui, lui, répond à une logique de système fort bien « assise sur la planète » ?
Ma vision, elle, consiste à unir les résistances et à « penser local et global », non pas dans un carcan idéologique, mais dans la pleine conscience que notre existence se déroule dans une « prison » actuelle dont il faudrait pulvériser les murs, mais surtout la « couverture idéologique » :
j’imagine donc tout de même de « sortir par le haut » de ce système dans lequel il n’y a pas que de la négation de l’humain, mais aussi une certaine « production de l’humain » dont il serait suicidaire de vouloir s’extirper, ce qui donnerait « raison » aux idéologies totalitaires de « l’Homme nouveau »…
le capitalisme est devenu obsolète relativement à l’humain qu’il a contribué à faire émerger d’un passé lui-même révolu.
(leçons de plusieurs « passés d’illusions »…)
Comme Catherine, je m’excuse de « me lâcher »…
Peut-on en vouloir au thermomètre d’indiquer la fièvre Aîda ?
Je suis très fatiguée, je renonce à vouloir faire boire quelqu’un qui n’a pas soif…
« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein
« Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort… La science devient criminelle. » Albert Einstein
http://expovaccins.over-blog.com/
Voici venu le temps de la chasse aux élus :
« Nous ne nous déroberons pas devant la réduction du nombre d’élus régionaux et départementaux »(N.Sarkozy, Versailles 2009)
Nous allons bien vers là :
suppression des cantons et des départements…« circulez, y a rien à voir, et bientôt toute réunion de plus de 3 personnes sera suspectée de complot terroriste ou, pire, de tentative de création de parti ».
Quand un monarque réduit « la République » à ce qui se produit à Versailles baffouant le vote du peuple, puis se moquant de son assemblée-croupion, il est temps de compter les atouts du dit peuple, et de ne pas jeter les partis en vrac dans la poubelle :
nous avons besoin bien sûr de nos militances diverses, croisées et en réseau, mais nous avons aussi besoin des élus qui résistent, et décréter idéologiquement qu’il n’y en a guère, c’est non seulement injuste, mais aussi « contreproductif » pour la résistance populaire, dont certains disent qu’elle n’existe pas, car la mode est bien ce nihilisme mazochiste, fabriqué dans je ne sais quel laboratoire de culture pub et de télé-réalité, en tous cas dans un bouillon de culture du mensonge, le même qui ridiculise les parents pour mieux vendre des pièges à con aux enfants.
Refusons de communiquer comme les publicistes au pouvoir, fouillons un peu plus et nous en verrons plein, des élus à tous les niveaux, qui peuvent servir « notre résistance » ( à condition que nous puissions dire ensemble « notre »).
Pour la progression de la démocratie
Aîda a écrit : « Ne serait-il pas illusoire d’ attendre que « naturellement » les « postures locales de résistance » aboutissent à une efficacité durable contre le capitalisme globalisé qui, lui, répond à une logique de système fort bien « assise sur la planète » ? »
Justement, toute attente est démobilisatrice, j’agis en ayant un effet local comme une particule élémentaire. Une particule élémentaire qui s’oriente différemment du champ magnétique dominant et qui augmente la possibilité d’un changement de polarité. Le capitalisme n’est pas apparu en voulant lutter contre le féodalisme. Il a émergé localement petit à petit, avec les pratiques des orfèvres, des changeurs, des marchands. Ceux-ci ne se sont pas dit : « Nous allons lutter contre le féodalisme. » Non, ils ont fait autrement, s’ils avaient lutté, ils l’aurait renforcé. C’est un peu comme quand tu te débats avec un parent dominateur, si tu luttes, tu renforces à ton insu l’influence qu’il a sur toi. Non, il faut qu’au plus tôt, tu ailles ailleurs vivre autrement.
Oui la résistance est multiforme, mais elle ne quitte jamais le champ de battaille :
« TROIS JOURS EN PALESTINE AVEC ROBERT GUÉDIGUIAN
Jérusalem, S’hufat, Ramallah… C’était à la mi-avril dernier, il accompagne une délégation d’élus communistes et de personnalités. Passé le festival de Cannes, le cinéaste prend la plume pour rédiger son journal de voyage qu’il a adressé en exclusivité à l’Humanité ».
Et aussi
« IL DÉMISSIONNE « POUR NE PAS CAUTIONNER » LA LOI BACHELOT
Alors que les parlementaires doivent approuver la version définitive du projet de loi Bachelot, l’exemple du docteur Laurent Sedel, chirurgien à l’hôpital Lariboisière à Paris qui a démissionné de son poste de chef de pôle en signe de mécontentement ».
« SOLIDARITÉ À SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY
En évitant un plan d’urgence social, la municipalité a mis en œuvre plusieurs dispositifs d’aide aux habitants victimes de la crise ».
« QUAND VAULX-EN-VELIN SE PENCHE SUR SA VILLE
L’Association de développement urbain a planché, il y a peu, sur l’urbanisme de cette ville du Rhône avec l’objectif de tracer « une nouvelle utopie pour Vaulx ».
Entretien avec le secrétaire général de l’INTA, Michel Sudarskis ».
Lisez donc, c’est dans l’Huma de demain aisi que cet article édifiant :
« SANS HONTE, SARKOZY REÇOIT NETANYAHU
En recevant le premier ministre israélien à Paris, le chef de l’État ne fait qu’encourager la politique de colonisation d’Israël ».
« ailleurs », c’est là où le monarque renvoie l’intrus , d’un « casse toi, pôv’con ! »
Nous sommes colonisés par un occupant qui fonctionne ainsi, globalement, et « ailleurs » n’existe pas : il faut attaquer frontalement et sur tous les fronts ce colonialisme fondamental du système.
le chômeur n’a aucun « ailleurs » que la recherche d’un emploi salarié, sauf micro expériences aléatoires et trompe‑c.……(il faut au moins être prévenu par ceux qui ont l’expérience de « l’ailleurs ») !
« l’ailleurs », c’est la galère et la régression, puis la violence et l’autodestruction du peuple !
Un ailleurs viable ne peut se construire qu’en sortant « par le haut », grâce à une autonomie économique des citoyens, du type de celle que donnaient les « acquis sociaux de la Libération », ceux-là mêmes qui sont dans le collimateur des éminences grises du MEDEF et de leur cocher (conducteur de chevaux comme fréderic Mitterrand)…
Pour la progression de la démocratie
Eh, bien, si le socialisme apparaissait, il émergera petit à petit du capitalisme , comme le capitalisme a émergé petit à petit du féodalisme sans que nos efforts y soit pour grand chose. As-tu déjà vu à quelle vitesse se déroule la vie d’un être humain et à quelle vitesse il entre dans le néant ?
Des élus, oui bien sûr quand même, des points d’appui, sans aucun doute, à contrôler, bien entendu, mais pas à l’échelon européen, cela va sans dire, puisqu’il faut supprimer cet échelon et non supprimer les départements et les communes.
Pour la progression de la démocratie
Ces fameux acquis sociaux de la Libération ont été acquis grâce à la conjonction des éléments d’une lutte de libération nationale et d’une lutte sociale, comme dans beaucoup de pays, je pense à Mossadegh en Iran avant qu’il soit renversé, à Evo Morales en Bolivie… bon la liste est trop longue.
Les capitalistes ont trouvés la parade à tout ceci, aux compromis sociaux avantageux élaborés sur une base nationale : la mondialisation, les cycles d’accords sur le libre-échange, le GATT qui est devenu l’OMC, la Banque Mondiale, Le ( Fonds ou le Front ? ) Monétaire International…
Que Faire ? Comme disait un pote à moi barbichu.
Guédiguian, Le journal « L’Humanité », merci de m’en reparler, je crois que je vais l’acheter.
de l’UFAL :
Fabius réclame un « référendum d’initiative populaire »
L’ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a demandé mercredi au gouvernement de publier les textes d’application de la Constitution révisée permettant « un référendum d’initiative populaire » et que la première application concerne la privatisation de la Poste.
L’université populaire de l’UFAL à Limoge du 27 au 30 Aout 2009 : s’inscrire !
Gilles, je vais récuser cette phrase de vous :
« si le socialisme apparaissait, il émergerait petit à petit du capitalisme , comme le capitalisme a émergé petit à petit du féodalisme sans que nos efforts y soient pour grand chose ».
Ce « socialisme », fatal et comme « inscrit d’avance dans le ciel du néolibéralisme », les « socialistes » peuvent se le garder (pour rester correcte…)
Ce qu’attend une « histoire du devenir humain », c’est exactement le contraire, comme « processus », d’une « métamorphose naturelle », c’est par contre une vraie rupture dans le cours de « révolutions-train-train » qui suivent le même modèle avec la même violence croissante à mesure des « progrés techniques » :
(Là, Einstein a bien raison, en effet, Catherine!)
Si la « nature » attend quelquechose, au stade actuel de la vie sur cette planète, c’est que se produise enfin réellement « l’émergence humaine » :
-excusez-moi, c’est ma définition de « l’Espoir » !
80% de notre matière grise dort, et 80% de l’humanité crève de faim, tandis que, comme le remarque Jean Ziegler, la planète pourrait « nourrir correctement cette humanité »… une humanité émancipée de ses démons originels (là je rejoins peut-être Catherine, sans vouloir plonger dans une diabolisation).
Il y a donc bien mieux à faire qu’à attendre le mûrissement puis le pourrissement du capitalisme, car la planète et ses affamés n’attendront pas :
Il nous faut faire « assez vite » ce que le genre humain peut faire s’il veut bien étaler sur la table les données du problème : tout problème bien posé ayant sa solution dans le travail humain (cérébral compris!).
Je récuse votre « sans que nos efforts y soient pour grand chose », car pour moi cette phase de l’histoire où Marx a démontré l’automatisme de l’Histoire (passée), Marx lui même y a déniché justement « le manque fatal » :
Ses écrits loin d’être cyniques, respectent méthodologiquement un certain « matérialisme » mais ce faisant, ils portent en « négatif » le refus de cette mécanique infernale, car il a montré en quoi l’homme qui consent à cette fatalité « manque » à lui-même :
Toute l’anthropologie sous-jacente à l’oeuvre de Marx consiste à dire que si « un certain homme se produit » dans la succession des systèmes économiques, le stade « ultime » , celui de l’autodestruction inscrite dans la logique du capitalisme anthropophage, une fois présent à la conscience humaine, doit se heurter frontalement à la formation d’un « parti » qui mobilise d’abord les premières « victimes visibles du système » contre cette logique soi-disant « inéluctable », et que tout « le sens de l’Histoire » consiste dans cette prise en main face aux fatalismes :
« désormais », cette décision « militante » vaut acte de naissance d’une humanité en voie d’émancipation, c’est à dire enfin dans la plénitude de sa vocation, aujourd’hui « in extrémis » !
une petite chanson sur un air pompeux :
Fermons le sarkophage
De cette monarchie
Régime anthropophage
Qui brise notre vie
Vive la République
Sans pouvoirs personnels
Défi égalitaire
Scrutin proportionnel
Défi démocratique
Sénat tiré au sort
Révolutions à faire
Contre droit du plus fort
Vaincront pulsions de mort
Mépris desespoir haine
Plantons dans ce décor
Nos attentes humaines
(sur l’air de l’appel aux morts, plus c’est prétentieux plus c’est facétieux)
D’autres citations éclairantes sur les véritables souhaits et les véritables objectifs ce ceux qui dirigent véritablement le monde.…
image de Rense.com« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain elle en sera reconnaissante ! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »
Henry Kissinger, Conférence Bilderberg, Evians, France, 1991
« Pour pouvoir stabiliser la population mondiale, il serait nécessaire d’éliminer 350 000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais c’est tout aussi horrible de ne pas le dire. »
L’océanographe Jacques Cousteau (1910−1997), publié dans le Courrier, une publication de l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)
« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »
David Rockefeller, Baden-Baden, Allemagne, 1991
« Nous vivons dans un monde sale et dangereux. Il y a des choses que le grand public n’a pas besoin de connaître, et ne devrait pas connaître. Je crois que la démocratie prospère quand le gouvernement peut prendre des actions légitimes pour garder ses secrets, et quand la presse peut décider de publier ce qu’elle sait ou non. »
Katherine Graham, éditeure du Washington Post et Bilderberg
« L’individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu’il ne peut croire qu’elle existe. »
J. Edgar Hoover (1895−1972), Directeur du FBI de 1924 jusqu’à sa mort
« Une population mondiale totale de 250–300 millions d’individus, une diminution de 95% de la population actuelle, serait idéale. »
Ted Turner, milliardaire fondateur de CNN, dans une entrevue pour Audubon Magazine
« Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »
James Paul Warburg (1896−1969), officier de l’OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis.
« Nous ne réussirons pas l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial sans en payer le prix en vies humaines aussi bien qu’en mots et en argent. »
Arthur Schlesinger Jr., historien et critique politique américain, dans le Foreign Affairs de juillet/août 1995
« Comme la civilisation devient plus complexe, et que la nécéssité d’un gouvernement invisible a été démontrée de façon croissante, les moyens techniques par lesquels l’opinion publique peut être régimentée ont été inventés et développés. Avec la presse écrite et les journaux, le téléphone, le télégraphe, la radio et les avions, les idées peuvent êtres rapidement répandues, voire instantanément, à travers l’Amérique toute entière. »
Edward Bernays (1891−1995), auteur et ancien dirigeant de CBS Television, dans son livre « Propaganda », publié en 1928
« Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appellée souveraineté. »
Arnold Toynbee (1889−1975), historien et philosophe anglais, lors d’un discours à Copenhague, en 1931
« Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »
Henry Ford (1863−1947)
« Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécéssaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyalité aux traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux. »
George Brock Chisholm (1896−1971), ex-directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé
« Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »
Nicholas Murray Butler (1862−1947), Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie et du Council on Foreign Relations
« Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. … Est-ce que j’entends par là une conspiration ? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique. »
Lawrence Patton McDonald (1935−1983), congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines, dans un message public diffusé en 1976
« Le Gouvernement Mondial arrive. A vrai dire, il est inévitable. Aucun argument pour ou contre lui ne peut changer ce fait. »
Norman Cousins (1915−1990), auteur et directeur honoraire de l’organisation Planetary Citizens for the World We Chose, cité dans le Human Events, en 1985
« Personne n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou elle ne fasse le serment de vénérer Satan. Persone ne fera parti du Nouvel Age sans recevoir une initiation Lucéférienne. »
David Spangler, directeur de l’Initiative Planétaire, un projet des Nations Unies
« Si c’était une dictature, ce serait beaucoup plus facile, tant et aussi longtemps que j’en serais le dictateur. »
George W. Bush, 43e président américain, 12 décembre 2000
« La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. »
Président John Fitzgerald Kennedy (1917−1963), dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat
« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »
David Rockefeller
grains de folie ordinaire…
C’est à dire, qu’entendez-vous par là,Monsieur Guillou ? merci de bien vouloir m’éclairer.
Oui, Catherine, je pense que les « grands de ce monde » ont le même grain de folie que tout homme ordinaire, mais , sur le terrain du pouvoir, cela germe énormément.
les citations que vous faites devraient figurer dans tous les cours d’histoire et être intégrées au « devoir de mémoire ».
La théorie du complot n’est plus une théorie, c’est une observation, et il arrive que les hommes au pouvoir, tantôt complices, tantôt pricipaux acteurs, s’en alarment (quand on entendra Miterrand II dénoncer la folie de son maître il sera trop tard…)
Chère Catherine, puis-je revenir sur « matérialisme et spiritualité » ?
J’espère que nos amis du site d’Etienne ne seront pas barbés par notre rélexion, car elle concerne peut-être la méthode pour penser les « principes fondateurs » qui peuvent fédérer et servir de « liant universel » tout en échappant à des « croyances sacrées » qui, bien que respectables, n’ont aucune vocation universelle autre que par la guerre des religions, car, dès que l’on sacralise « sa croyance », l’on entre dans une communauté sacrée de « croyants » prêts à tout donner(donc prendre) au nom de leur croyance, y compris et surtout, pour commencer à « se » prouver la supériorité de « sa croyance », en terrassant « l’autre », ce « mécréant », cette preuve vivante que le diable existe (donc dieu)…
Vous citez Willes Harman… » Si le matéralisme a été la philosophie de base de l’ancienne gauche, il est probable que la spiritualité jouera ce rôle dans la nouvele gauche se constituant une nouvelle matrice commune à des idées comme : Nous sommes unis invisibement les uns les autres, il existe des dimensions transcendant le temps et l’espace, chaque vie individuelle a un sens, la grâce et l’illumination sont des réalités, il est possible d’évoluer à des niveaux de compréhension toujours plus élevé ».
Je serais volontiers séduite par cette belle phrase, s’il n’y avait dès son introduction un grossier raccourci quant au « matérialisme », inopportunément opposé comme antinomique avec « spiritualité » !
Le matérialisme philosophique propre à « la gauche » est une discipline scientifique de la penseé, et non pas une restriction de la pensée.
La « matière » n’existe que par son antériorité relative, avant qu’on la pense, en tant qu’objet pensable.
S’il « existe », donc, « un lien invisible » entre les individus, « invisible », donc en dehors de leur conscience, ce « lien » est « matériel » dans ce sens où il existe quoi qu’on en pense, avec ou sans « le sacré » ou « la foi ».(Marx disait : « l’individu humain est l’ensemble de ses rapports humains », voila bien « un lien invisible »!)…
La spiritualité n’est donc pas opposable à « ce matérialisme là »(le matérialisme philosophique « de la gauche »).
A contrario, si la preuve de l’existence de Dieu était donnée, il n’y aurait pas besoin d’avoir la foi, et ce serait bien mortel pour « la spiritualité »…ce qui me pousse vers la laïcité, c’est exactement ce constat : « dieu n’est pas là », et ses ayatollah sont des faux-monnayeurs sanguinaires !
…il est ailleurs, que « là »!(pour qui a la foi et respecte le non-croyant comme un « égal », c’est-à-dire « un frère », avec une fraternité républicaine, ce qui est le stricte nécessaire, voire plus « si affinité »).
fraternellement.
Bonsoir Aîda,
S’il s’agit de fonder quelque chose de fédérateur rien ne saurait l’être davantage que le principe vital, mais pourquoi ça marche pas et la vie c’est quoi au juste ?
Qu’est-ce qui différencie quelque chose d’animé de quelque d’inanimé ?
Le TOUT est plus que la somme des parties comme dit Wiener le chantre de la systémie, ça veut dire que le TOUT c’est plus que matière + énergie, c’est « EN PLUS » de cette somme, matière et énergie, de l’in-formation qui circule « entre », c’est-à-dire du LIEN, et donc que cette somme énergie et matière additionnée à l’information ça ne donne rien de moins QUE la vie.
Or, si l’on observe comment se construisent depuis un certain temps les rapports à soi, aux autres et au monde, on s’aperçoit que tout s’organise pour casser les liens, pour parcelliser, atomiser, individualiser, c’est une entreprise de sabotage de liens à tous les niveaux, on se perçoit presque tous comme des ennemis potentiels,et je ne suis pas la dernière non plus pour penser cela parfois je le confesse, l’autre c’est celui qui risque de me prendre ci ou ça, c’est celui qui empêche, c’est celui qui est porteur de ci ou de ça, au bout du compte la méfiance s’installe et puis les liens s’effilochent et la vie part aussi forcément, et ça se fait sentir par des tristesses, des addictions de toute sorte qui viennent dire la solitude et la tristesse de l’humanité, comme si l’homme avait oublié qu’il avait besoin de cela pour vivre, de liens et de rapports joyeux et fraternels aux autres, au monde et à lui-même.
La vacherie de tout ça, c’est que les gens « malades » qui se retrouvent à l’hôpital par exemple,pour ceci ou cela, on arrive encore à les culpabiliser, ils ne sont pas assez forts et patati et patata, vous voyez le genre de discours, alors ça revient en boucle et on n’est pas près de voir autre chose que ce qu’on voit, et pourtant, la meilleure thérapie, elle ne coûte pas bien chère, simplement porter un regard attentif à l’autre, l’écouter et laisser quelque chose se poser ou peut-être pas, entre lui et vous, avoir cette porosité qui fait qu’on accueille et qu’on partage et qu’on est là, tout aussi étonné que l’autre du bien que ça nous fait, on ne soigne pas en psy sans se soigner d’abord et avant tout soi, je parle de la psy, mais c’est vrai dans tous les rapports si peu que l’on fasse tomber les prétentions à vouloir être ceci ou cela, qu’on abandonne les images qui nous font entrer dans un rôle, acquiescer à la vie, c’est très très simple mais c’est parce que c’est simple que c’est extrêmement compliqué à réaliser, rien n’est plus simple que de complexifier, en revanche rien n’est plus complexe que de simplifier, enlever tout ce qui nous embarrasse, tout ce qui nous encombre de cette socio-culture, qu’est-ce que c’est difficile, c’est du travail à plein temps, qu’est-ce que ça fait du bien quand on y arrive parfois,car alors on sent quelque chose qui pulse qui bat et on se dit alors, c’est ça qu’il faut, c’est de ça dont nous avons tous besoin, c’est de cela dont nous avons tous faim même si nous ne le savons pas encore,une dame de 75 ans est venue ce matin, elle ouvre la porte, je ne l’avais jamais vue et puis on parle, de sa vie, de son mari, de son travail et de ses chagrins qui ont fait qu’elle est là, et il s’est passé quelque chose, on s’est retrouvé toutes les deux, quelque chose d’une compréhension qui ne s’est pas dite avec des mots qui s’est juste sentie et puis elle est partie, j’étais heureuse et joyeuse et elle aussi je crois et l’on s’est embrassé toutes les deux car ce n’était pas possible de refermer la porte sans que l’on s’embrasse, une bien belle rencontre, cette rencontre c’est peut-être de celle qui font le ciment, le fondement de notre être au monde, notre raison d’être sur terre il est là et pas ailleurs, c’est le point de ralliement de la matière, de l’énergie, de la spiritualité de tout ce que l’on veut, c’est le principe vital, d’une circulation dans un espace ouvert entre une personne et une autre personne, la vie quoi.
J’ai le sentiment que la vie s’est fait la malle , il faut juste aller la rechercher et l’inviter à notre table.
Merci Aîda.
Fraternellement bien sûr.
Chère Catherine, en effet il y a des expériences qui vérifient ce que signifie « l’invisible qui se produit » dans les rapports sociaux « producteurs de l’humain » : une classe d’adolecents mobilisés par des professeurs pour produire leur pièce de théatre, observée collectivement par les invités du spectacle, livre bien plus que « la pièce de théatre » : elle produit pour chaque parent la métamorphose « inattendue » de son être cher, et pour chaque élève la découverte du « miracle » d’un collectif bénéfique à chacun…
On rêve d’une société qui mette en scène le « devenir humain » dans son « économie », bref qui « produise durablement autrechose que de l’inhumain » !
Fraternellement.
Oui Chère Aîda, c’est tout à fait cela.
Fait très troublant repris par Stiegler,il rappelle que le gars qui avait fait une razzia mortelle dans un conseil municipal disait qu’avant ce drame, il avait l’impression de ne plus exister, une détresse terrible,celle d’avoir le sentiment de ne plus exister, alors faut-il arriver à ces extrêmes pour sentir quelque chose chose vibrer en soi ?
La spiritualité n’a pas besoin de domaine séparé qui serait celui du sacré, elle nourrit chaque moment simple et quotidien et banal de la vie, même balayer ou porter ses poubelles dehors peut-être soutenu par elle, tout prend sens et tout s’ordonne dans une vibration bienfaisante, c’est de sens et d’énergie et de cet ordre vital qu’il faut redonner goût aux gens, faire sentir que ce qu’ils vivent ce n’est pas la vie, qu’ils réapprennent à percevoir ce que ce monde a de faux et de mensonger pour leur redonner goût et faim en ce qu’ils taisent tout au fond d’eux, pensant que ce n’est plus de ce monde et plus d’actualité.
Le monde sera ce que nous en ferons s’il reste encore un peu de temps, nous avons été aveuglé mais les circonstances terribles que nous vivons aujourd’hui peuvent servir de catalyseur, chacun à notre niveau nous pouvons réimpulser ce désir de choses simples, le don, la gratuité, car plus on donne et plus on est riche…redonner le goût du savoir, du temps de rien, du silence etc…il n’est de richesse que d’homme !
Je relis votre message Aîda, et j’ajoute encore une petite chose si vous le permettez, une spiritualité dépourvue d’ancrage terrien,immatérielle, serait comme un corps sans tête me semble-t-il, ça manquerait d’air à force d’avoir trop d’air là-haut, en revanche une trop grande matérialité terrienne dépourvue de dimension du haut, serait comme trop épaisse, il lui manquerait la finesse de l’éther, une juste circulation du haut en bas et de bas en haut voilà ce qui me semble être un programme réjouissant et faire la guerre à ce qui empêche la qualité du courant circulant de l’un à l’autre des pôles, nous nous retrouvons totalement il me semble, même si nos mots différent et semblent parfois se jouer des tours, nous sommes soeurs Aîda, nous sommes de la même famille…
Un corps sans tête, l’image n’est pas bien choisie, ce serait plutôt l’inverse dans la première partie de la proposition, une tête sans corps c’est plus juste, excusez-moi…l’image est bonne en revanche pour la deuxième partie de la proposition.
Une tête sans corps ou un corps sans tête vous conviendrez que ça ne va pas bien.
Il faut à mon avis, un corps bien planté dans la terre avec une tête qui affleure le ciel, et laissez circuler légèrement entre les deux pôles…très bonne journée à tous !
De quoi ont peur les « dominants » ?
Il serait peut-être intéressant de s’imposer, au moins « à titre d’exercice », l’obligation de contourner le piège du simplisme, fort tentant : « ils ont peur de perdre leur position dominante », c’est « la lutte des classes »…
Contourner cette tentation est difficile car nous savons que la vérité est justement au fond de ce puits attirant.
Alors pourquoi « tourner autour du pot » ?
Je pense qu’une fois admis que la vérité est « là » (le catéchisme de base), pour l’atteindre sans se casser le nez irrémédiablement dessus, il faut installer des « cordées d’approche »…
Cette précaution, est peut-être de bon aloi, sachant que « nous » sommes « une masse populaire », quoi qu’on en pense, avec sa propre inertie, et que « l’intelligence collective » risque de se transformer en énorme bêtise, si elle ne critique pas d’un oeil scrupuleux « l’invisible émergent » que peuvent produire les intelligences de chaque personne humaine qui s’implique en « militant dans un collectif ».
Je pense donc, avec Catherine, qu’il y a « une production invisible » des collectifs, mais, est-elle toujours d’ordre « spirituel » ? pas forcément !
Pour analyser plus près « ce que craignent les dominants », il faut sans doute s’en approcher sans « y tomber » !
Je pense que « la révolution inattendue » libèrera aussi les « dominants » de ce qu’ils craignent.
Car la « domination » est comme son modèle colonialiste : c’est un piège d’où le colon lui-même ne peut sortir sans « un mouvement de libération généreux en intelligence supérieure ».
En ce sens, l’intelligence des dominés est convoquée dans un rapport de force avec l’intelligence du dominant.
Mais on ne parle donc plus du « rapport de force simple et brutal » qui « fait l’Histoire » ?
Comme l’évoque Catherine, pour moi, il y a et il doit y avoir « une juste circulation du haut en bas et de bas en haut voilà ce qui me semble être un programme réjouissant et faire la guerre à ce qui empêche la qualité du courant circulant de l’un à l’autre des pôles »
Cela, si nous ne voulons pas « recommencer les erreurs du passé » (erreurs toujours disponibles pour « preneurs » nouveaux venus, soit se croyant « vaccinés » du fait de leur religion « anti-parti », soit se croyant « immunisés », du fait d’appartenir ou d’avoir appartenu à « un parti ayant connu cette maladie une fois pour toutes »…
Tiens Aîda, le fichier que tu m’as transmis sur la mise à mort du Baccalauréat, je te le mets en ligne, il n’y a plus qu’à cliquer ici :
http://files.myopera.com/anamorphose/politique/Baccalaure_at.rtf
Fraternellement.
Un accès plus direct ici :
http://files.myopera.com/anamorphose/politique/2009Baccalaure_at.rtf
Oui, bien sûr Aîda, la confrontation directe c’est pas possible de plus ce serait stupide, ça serait à coup sûr une Bérézina, un soleil trop intense si vous le regardez de face, il aveugle, aussi il faut user de truchement pour en adoucir la vision, ici, c’est un peu la même chose, les fameuses cordées d’approche sont nécessaires, nous sommes tous des religieux de ceci ou de cela, l’anti-partisme en est un aussi c’est vrai,vous avez raison, cette dualité constatée, à l’oeuvre partout doit pouvoir se dépasser si elle est au service d’un intérêt supérieur compris de tous,l’intérêt général, plus d’intérêts corporatistes et de prébende, mais pour être au service de tous ça ne doit pas rester un mot vide de contenu,il faut poser des cadres rigoureux qui empêchent toute dérive, corseter un max pour que puissent émerger les valeurs de l’humain et non celle de l’argent. Ce nouvel ordre mondial a réalisé le relâchement de toutes lois pour s’immiscer dans cette brèche et en faire son domaine de prédilection et étendre son pouvoir, il a cassé les liens, affaibli le savoir, la spiritualité,tout est devenu marchandise, une fois qu’on constate qu’on se trompe il faut prendre conscience de ses erreurs, donner le goût du savoir, réouvrir les appétits de toute chose bonne pour l’homme, et c’est dans le quotidien de chacun qu’un travail d’identification peut se faire, c’est pas donné, c’est long, ça demande de la patience, mais peu à peu des choses se posent, les relations bougent, on ne voit plus l’autre comme on le voyait auparavant, la dynamique s’inscrit et les cadres anciens des représentations mentales s’assouplissent, regardez Aîda, rien qu’à notre niveau nous semblions d’irréductibles « ennemies » et pourtant à force de confronter on s’aperçoit que non, nous nous retrouvons sur l’essentiel, c’est ça qu’il faut faire émerger et ça ne peut se faire que par la confrontation d’idées, la susciter car c’est elle qui nous offre de beaux cadeaux et nous fait avancer, rester dans son coin à se dire qu’on a raison, c’est stérile car avoir raison seul ça ne vaut pas un pet de lapin, et ça profite aux puissances actuelles, en revanche tenter de voir ce qui peut nous unir, c’est porteur d’ouverture et de circulation, donc de vie au final, ça circule.
D’ailleurs c’est quelqu’un comme Max Weber qui dit que les représentations construisent notre réalité et qu’il est donc juste de les analyser, je suis 100% d’accord avec lui.
SORTIR DE L’EUROPE ?
Les problèmes et les drames qui frappent les populations ont des causes liées au système obsolète qui est imposé globalement par les dominants incapables de « moraliser le capitalisme ».
C’est vrai désormais « globalement » sur la planète quelles que soient les « formes particulières » dans lesquelles ce « système » se perpétue.
Il faut que l’exigence du « devenir humain » entre partout et s’y développe jusqu’à « faire crever les carcans obsolètes », y compris celui du Traité de Lisbonne.
La « dynamique de la nécessité » , celle du « devenir humain », elle n’exige pas un repli sur des pré-carrés soi-disant souverains, elle exige que la nécessaire souveraineté de tout « être humain » sur son destin rencontre son essor dans la lutte globale pour la « souveraineté du citoyen du monde », donc il s’agit d’entrer vraiment dans « cette europe » avec « notre réalité européenne », celle du fameux « plan C », correspondant à une « irruption », celle du « citoyen européen » sur la scène politique européenne, comme moment nécessaire du processus d’une émancipation mondiale.
Quel « peuple » ? celui qui se reconnaît dans cette revendication précise de « souveraineté », heureusement sortie de sa matrice originelle « nationale », ne pouvant vivre et se développer que comme valeur universelle, sans laquelle il n’existe pas d’avenir proprement « humain ».
Car il n’y a aucune contradiction réellement « antagonique » entre les « humains en devenir » ! Le seul obstacle interdisant un développement harmonieux de l’humanité c’est le système capitaliste qui l’impose, d’une façon désormais impossible a assumer autrement qu’en inventant le mensonge d’une « moralisation du système ».
Si peuple veut dire pour toi « ensemble des citoyens d’un espace public déterminé, » prenons l’espace public de l’Organisation des Nations-Unies et l’ensemble des citoyens de cet espace public, alors pour toi le peuple mondial existe !
tiens, je vais produire automatiquement du discours idéologique avec ta méthode :
Dans l’espace public aujourd’hui délimité par le territoire de 192 États, les citoyens de chaque État-membre des Nations-Unies sont citoyens de cet espace public. Donc la communauté de ces citoyens forme pour toi « le peuple mondial ». Pour toi, le peuple mondial est l’ensemble des citoyens de l’Organisation des Nations-Unies.
tiens j’essaye avec un autre espace public, les Bouches du Rhône,
Si peuple pour toi veut dire « ensemble des citoyens d’un espace public déterminé, » prenons l’espace public du département des Bouches du Rhône et l’ensemble des citoyens de cet espace public, alors pour toi le peuple bucco-rhodanien existe !
Cela ne tient absolument pas la route, ta proposition logique est fausse, arrête de te leurrer avec des chimères. Il n’y a pas de peuple européen, pas de citoyen européen, que des citoyens de chaque pays d’europe. Que cela te plaise ou non.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouches-du-Rhône
❷ Pourquoi c’est faux, vas-tu me répondre. Parce qu’en plus d’un espace public déterminé, cela on peut en trouver beaucoup, pour faire « un peuple » comme tu dis, il faut en plus le sentiment d’une communauté de destin, une histoire, une langue, un projet, un espace public où des citoyens ordinaires débattent, regarde ici ce forum, est ce que des tchèques débattent avec des belges, des suédois avec des italiens ? Non, alors il n’y a pas de peuple européen.
Gilles, je croyais avoir averti les esprits figés : « il s’agit de dynamique complexe » :
bien sûr que « le peuple » n’existe que dans un processus historique, mais , soit on ne regarde que dans son rétro, soit on regarde aussi et surtout sur « ce qui est en devenir possible », d’où le caractère éminament « risible » de toute « utopie », et l’existence d’un « peuple mondial » dont tu ris, c’est une utopie, en effet…
Mais après avoir rigolé, on peut penser que n’existe que ce qui a un avenir, et que les peuples sans avenir sont morts comme leurs langues si ces dernières ne leur permettent plus de penser comme des humains ouverts à un « potentiel genre humain »…
Fraternellement amusée de ta démonstration sur ma bêtise qui consisterait à décréter l’existence aujourd’hui d’une citoyenneté européenne.
Reste que si nous travaillons à un « plan C », tout en n’excluant pas l’hypothèse qu’il faille y renoncer, c’est tout de même qu’il vaut la peine de construire un « projet de citoyenneté européenne », projet dynamique, et non pas décret dogmatique.
…oui, non mais quoi ! fraternellement ?
Salut Aîda, cordialement ! Le Plan C eh, bien, je crois qu’il a été débarrassé du plancher vite fait en ne tenant pas compte des votes Néerlandais, Français et Irlandais et en ne demandant pas leur avis aux Espagnols, Tchèques, Polonais, Allemands, Portugais, Italiens, Belges, Danois, Slovaques, Chypriotes, Finlandais, Estoniens, Bulgares, Grecs, Roumains, Lettons, Lithuaniens, Autrichiens, Slovènes, Hongrois, Luxembourgeois, Maltais, Suédois et aux Britanniques. Excusez du peu ! Et c’est cela qui te satisfait, c’est l’organisation dont tu veux conserver l’existence qui a accompli ce coup d’État. Et bien, non merci.
David Rockefeller, Baden-Baden, Allemagne, 1991 : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »
Au sortir de la la Seconde Guerre mondiale, le projet de créer des « États-Unis d’Europe » soulève l’enthousiasme de Washington et d’une nébuleuse hétéroclite composée de lobbys patronaux, d’anciens de Vichy, de socialistes réformistes et de catholiques sociaux. Leur point commun : la haine du communisme. En 1948 est créé le Mouvement européen, une association qui comptera parmi ses présidents d’honneur plusieurs chefs de gouvernement tel que le britannique Winston Churhill, l’allemand Konrad Adenauer et le français Robert Schuman. Dès ses débuts, ce groupuscule jouit du soutien discret mais inconditionnel de la CIA. Par le biais d’un organisme baptisé « American Committee On United Europe » (ACUE), elle va injecter des millions de dollars dans les activités de propagande du « mouvement », en direction notamment de la jeunesse et des milieux politiques. Washington place à sa tête l’homme politique belge Paul-Henri Spaak, un ex-sympathisant du III ème Reich promu porte-serviettes des intérêts américains.
Cette intervention s’insère dans la stratégie d’influence des États-Unis en Europe, marquée en 1947 par le plan Marshall. Avec le début de la Guerre Froide, l’unification militaire de l’Europe Occidentale devient pour l’administration Truman un élément crucial de sa lutte d’« endiguement » du communisme. C’est le Traité de Bruxelles de mars 1948 puis le pacte atlantique d’avril 1949, qui conduit à la création de l’OTAN.
Mais le « rêve européen » n’est pas seulement géo-stratégique. Le gouvernement américain réclame une union douanière entre ses partenaires européens ainsi que l’ouverture de leurs marchés afin d’y déverser marchandises et capitaux. L’Organisation Européenne de Co-opération et de Développement Économique (OECE) http://fr.wikipedia.org/wiki/OECE
qui gère les vannes du plan Marshall, contraint les pays à abaisser leurs protections et à instaurer une Union européenne des paiements (1950). Dans une note interne, un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay crie au chantage : « Si les États-unis exercent une pression sévère sur les pays européens pour que ceux-ci libèrent leurs échanges, c’est que l’intégration économique de l’Europe correspond aux intérêts américains. »
Regarde ce site : http://www.eurocorps.org/fr/accueil/
Il y est écrit :
« Une force pour l’Union Européenne et l’Alliance Atlantique ». La construction européenne, ce n’est pas la paix, c’est l’imposition sournoise des intérêts des États-Unis sur la partie Ouest du continent Eurasiatique.
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cosmovisions.com/cartes/qEurasieTopo.jpg&imgrefurl=http://www.cosmovisions.com/qEurasieTopo.htm&usg=__0Du7s17ddbMhRNzcfO9eynerHY8=&h=654&w=728&sz=181&hl=fr&start=1&tbnid=jn-ckVka2kKQtM:&tbnh=127&tbnw=141&prev=/images%3Fq%3Deurasie%26gbv%3D2%26hl%3Dfr
Il s’agit de se battre contre un impérialisme ici et non pas rêver que des autres, au Brésil, en Iran, à Cuba, au Vénézuela … se battent.
Comme tu l’as compris, peut-être, ce n’est pas de l’impérialisme que de vouloir pour les autres ce qu’ils désirent, même si l’objet de ce désir semble occidental : la liberté et l’égalité. Et je sais qu’en cette affaire, j’aurai contre moi les « chavistes » inconditionnels, les « anti-impérialistes » obsessionnels pour qui rien ne compte que d’être, par principe, contre le Système. Leur pathos leur fait oublier les droits concrets de ceux qu’ils prétendent défendre. Il leur importe seulement que l’Iranien, voire le Libanais du Sud, soit cette fiction d’homme, par principe anti-américain absolu, inflexible, désintéressé, prêt à tout moment au sacrifice suprême. Toutes choses que ces tigres de papiers européens ne sont pas mais qu’ils ont le seul courage de vivre par procuration. Ce serait vraiment un ethnocentrisme paradoxal que de croire que le droit à l’émancipation serait le privilège de l’Occident ! Quand j’entends parler des étudiants réfugiés ici, après les manifestations de 2007 contre Ahmadi-nejad, je me dis que, vraiment, je ne me trompe en rien sur ce droit naturel et imprescriptible à être libre. Cette exigence, que portaient les gauches iraniennes, est toujours brûlante. Non, ce n’est pas du paternalisme que de partager avec des camarades venus d’Iran une vision commune de l’homme, la revendication de l’égale liberté.
extrait de http://la-sociale.viabloga.com/news/lettre-a-un-jeune-iranien-en-colere-contre-ses-parents
le rêve internationaliste ne sert pas la stratégie d’une puissance, il faut cesser la parano, et ne pas s’interdire de penser en croyant que toute pensée est hameçonnée par le diable américain…
Lutter contre hitler n’était pas « servir les lobbies US », il faut s’affranchir et accéder à « la force vitale du genre humain car elle bouscule les lignes depuis toujours , et tout dogmatisme, qu’il soit catholique, israelite, musulman, stalinien, ou « ultra-libéral » , est voué à être « dépassé » par le mouvement « naturel » selon lequel éclot ce qui « devient l’humanité », c’est-à-dire « nous ».
Ce « dépassement » ne se résume pas à une « abolition mécanique violente et ridicule », il est un processus complexe de « résolution des contradictions » : il s’y produit ce » que les « résistances obstinées » attendent et finissent par obtenir :
l’abolition de la peine de mort, le suffrage universel ouvert aux femmes, et demain le RIC, ainsi que le tirage au sort :
il s’agit d’avancées de civilisation !
au bout, il y a forcément un « peuple » , celui qui résulte d’une histoire de l’émancipation humaine, et qui vaut largement, comme « concept », celui de « peuple de dieu » …
Les députés européens d’ »Europe Ecologie » (José où es-tu?)vont-ils élire le candidat d’extrème-droite en remplacement du funeste Barroso, comme Président des commissaires européens, plutôt que de voter pour la féministe de la « Gauche Unie Européenne « , trahissant certainement la majorité de leurs électeurs qui , eux, auraient choisi la candidate « vert nordique » contre ce facho avéré ?
Question fraternellement et anxieusement posée à tous ceux et toutes celles qui ont préféré voter « Europe écologie » plutôt que « Front de gauche » aux dernières européennes…
Al1 2 nantes
Il faut le dire partout, y compris en « Europe » : LE ROI EST NU !
« De tous temps, il a toujours été un rien dangereux pour la santé de crier » le roi est nu » sur son passage. Même si c’était vrai. Tout le monde, pour ne pas risquer de se faire occire par la garde, faisait semblant de rien. Le roi est nu, mais on ne le lui dit surtout pas »…
…Un homme prétendument « de gauche » ne l’est plus, dés lors qu’il en fait son « fond de commerce ».
(ou s’il accepte de vendre sa renommée « d’homme de gauche » à un monarque absolu…)
J’espère que « le peuple de gauche » saura renaître, « à gauche »…ou ailleurs !
Ceci dit, il ne convient pas de traiter cette « masse populaire » , bien public s’il en est, comme son vivier privé, et d’y pratiquer « une pêche aux militants dévoués », loin de tout respect de cette « espèce menacée »…
Il peut se produire dans tous les partis, et pas seulement dans ceux que l’on ostracise comme « staliniens », (…mais aussi dans tout groupement de plus de trois personnes…) une « sélection naturelle » de personnalités douées d’autorité plus que de réel « génie », et le mécanisme commun à toutes ces « démocraties de la domination » est le même que celui des entreprises qu’on prétend « révolutionner » :
A chaque congrés, à chaque « université d’été », à chaque « séminaire », à chaque « conseil de famille », une pensée dominante coupe ses ailes à la revendication militante, avant que celle-ci ait commencé à prendre son envol :
Ne serait-il pas venu, le temps d’exiger, une fois que l’on peut se compter comme « famille nombreuse » ou « masse populaire suffisamment importante », l’expérimentation autogestionaire, avec la mise en pratique, entre autres procédures innovantes à risquer, du tirage au sort, et du « tour de rôle », pour adjoindre aux directions élues, et aux « bons pères de famille », enfin, un « conseil des égaux », dont la « conjuration » garantirait contre les abus potentiels de ceux que l’on aurait « faits rois » un peu trop dévotement ?
Trompettes de la renommée vous êtes bien mal embouchées !
Le roi est nu,ah magnifique et grandiose Shakespeare, relisons les classiques, tout est écrit déjà… des oreilles, des yeux, des sens primaires voire archaïques voilà ce qu’il nous faut recouvrer, mes frères, ai-je envie d’ajouter !
« Dire que toutes les luttes engagées ont échoué de tout temps est un arrangement avec l’histoire… Tu véhicules un long ressenti à l’égard de cette Europe que tu espères coupable de tout mais tu ne me convaincs pas.… Parce qu’on a majoritairement cru à l’Europe, pour preuve les consultations populaires d’avant 2005, et qu’au même titre que pour une nation, on peut en infléchir le destin. Démocratiquement ».
Si le Monde est momentanément gouverné par « un complot », pas question de quitter ce monde et de se réfugier « ailleurs » : le champ de bataille est sous nos pieds, et même si les « comploteurs » ont pris de vitesse le « bon sens populaire », cet abus de confiance, forcément bien « petit » au regard de ce qui est en jeu, (le devenir humain est dans l’ordre du « durable », donc, il se joue sur le long terme), n’est qu’une bataille perdue dans une histoire qui est loin d’être finie ! Le Roi fut arrêté à Varenne…les comploteurs seront arrêtés à WallStreet !
…Du moins peut-on déjà en imaginer le scénario !
fraternellement.
UN ULTRA LIBÉRAL AU PERCHOIR À STRASBOURG
L’ancien premier ministre polonais, Jerzy Buezc, a été élu président par une coalition de droite, socialiste et verte. La candidate de la GUE, Eva-Britt Svensson, recueille un tiers des voix des groupe de gauche…
Alain, il s’agit bien du président de l’Assemblée européenne, et non pas du président de la commission européenne ?
Donc José Bové a voté pour la droite avec les socialos, et contre la candidate de la GUE ?
il faut savoir qui fait quoi , après avoir si bien occupé l’espace médiatique, et peut-être réfléchir sérieusement : est-ce seulement la faute à la logique des partis ?
Ne vaudrait-il pas réfléchir plus sérieusement à ce qu’est « la trahison ordinaire » ?
Posons la question à josé Bové, pour être sûre de ne pas nous tromper : après tout, c’est notre « copain » !
MALI : LA PRIVATISATION TOMBE À L’EAU
Privatisez-moi tout ça ! Telle est l’injonction de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international aux pays gravissant le périlleux chemin du progrès. En 2000, le Mali cédait sa gestion de l’eau et de l’électricité à un consortium dirigé par Bouygues et sa filiale Saur International, en échange d’une ristourne sur la dette du pays. Le bétonneur avait promis, juré craché, qu’il développerait les réseaux d’eau et d’électricité, tout en garantissant la baisse des tarifs.
Résultats : les factures ont augmenté de 60 % en quatre ans, seulement 15 % des Maliens sont connectés à l’électricité, et moins de 50 % disposent d’un point d’eau potable à proximité de leur domicile. Pas brillant. Le coût de la flotte irritant les muqueuses de la population, Bamako a gracieusement offert seize millions d’euros au patron de TF1 pour le soutenir dans sa mission de service public. Bouygues a empoché la manne sans rien améliorer, puis a pris la poudre d’escampette : le quotidien suisse Le Courrier annonçait en novembre que l’État malien avait récupéré les parts de la Saur pour cause « d’échec de la privatisation. » Si Bouygues abandonne un marché problématique et pas assez juteux, il conserve par contre l’exploitation de la mine d’or de Morila. Là aussi il rencontre quelques difficultés, mais qui se règlent plus facilement : les mineurs qui ont osé fomenter une grève en juillet dernier ont été mis à la porte par Bouygues, puis au trou par les flics. Sur ce coup-là, l’alliance public-privé a bien fonctionné…
Quand est-ce que les hommes politiques vont arrêter de raisonner avec ce futile raisonnement psychologique pour aller puiser dans un raisonnement proprement « ontologique » est-ce un gros mot que d’en parler en ce terme ?
Bové est tombé dans le piège, ma foi, c’est presque humain sans vouloir l’excuser, il faut empêcher d’arriver à ça, prévoir et donc bétonner un max, des règles, des règles, encore des règles pour faire émerger des valeurs,elles ne sont là que pour suppléer à l’âme sans réel dévouement, nous ne sommes pas des Saints, nous ne sommes pas des Dieux, nous sommes bien obligés de le constater et d’en tirer les leçons que Diable,et d’orienter en ce sens sans aveuglement stupide qui finit par nuire à tous.
DIGNES ET RAGEURS ZAPATISTES
Au croisement de 2008 et 2009, les communautés zapatistes ont fêté quinze ans d’autonomie rebelle gagnée de haute lutte en invitant individus et collectifs du monde entier à participer au Primer festival de la digna rabia, célébré à Mexico et au Chiapas. Reportage.
Mexico, 26 au 29 décembre 2008.
ON NOUS DÉCRIVAIT UN TERRAIN VAGUE sur lequel tape un soleil brûlant, aux équipements à peine installés, sans toilettes, avec des chevaux mi-vivants mi-cadavres qui errent dans un nuage de poussière blanche. Une vision d’enfer très mexicaine pour une fête de L’Huma mal fagotée ? Non, le lendemain tout est prêt. Les participants découvrent chapiteaux, scènes et stands derrière une enceinte de murs blancs que viennent égayer les bombes des graffiteurs. Deux cent vingt-huit collectifs mexicains et cinquante- sept autres de vingt-cinq pays étrangers ont répondu présent, ainsi que quatre-vingt-dix groupes de musique, théâtre, danse, contes. On est venu ici partager des expériences de résistance. Paysans, citadins, ouvriers, indiens, travailleuses du sexe, artistes, professeurs… De la coopérative huastèque au groupement de médias libres, en passant par le collectif Políamores qui prône les « amours multiples », le petit otro mundo des zapatistes sait recevoir à bras ouverts. Les tables rondes traitent des quatre roues du capitalisme : exploitation, dépossession, répression, mépris. Mais aussi des « autres chemins », des « autres mouvements sociaux » et de « l’autre histoire », de « l’autre politique »… Comme souvent, certains discours brassent le vide, mais d’autres touchent au coeur. Une compañera de VOCAL transmet un message de prisonniers d’Oaxaca.
Le dernier soir, devant huit cents personnes, John Holloway déroule sa poétique-politique : refuser d’être victimes de la crise, la porter au contraire jusqu’à son terme, en développant dès maintenant d’autres types de sociétés, comme celle des zapatistes… « Nous, hommes et femmes, nous sommes les insubordonnés, nous sommes la crise du système », « notre désir de vivre est l’unique et vraie contradiction au capital. » Olivier Besancenot enchaîne avec son discours bien rodé. Prudent, il ne prononce pas une seule fois le mot « parti », mais évoque une « force », un « mouvement » situé quelque part entre la rue et les partis institutionnels. Dans la foulée, il se rendra au meeting d’un parti trotskyste… Cette première partie du festival se clôt avec le concert de Panteón Rococó. La foule danse dans un nuage de poussière blanche. C’est l’heure de dénicher un transport pour le Chiapas. Chiapas, du 31 décembre au 5 janvier. Caracol d’Oventic : une file d’autocars et de voitures au coeur des montagnes du Chiapas, en territoire rebelle, comme pour la fête de nouvel an la plus select de la planète… Des milliers de « festivaliers » envahissent bruyamment les chemins de terre, circulent entre les cabanes de bois, l’école reconvertie en dortoir, la petite clinique, la cafétéria, jusqu’à une scène dressée à la lisière de la forêt. À minuit, les comandantes de l’EZLN montent sur l’estrade pour un discours en espagnol et en tzotzil : « Nous, les peuples originaires de ces terres, nous allons continuer à résister avec dignité et rébellion aux coups que nous porte le mauvais gouvernement. » Puis s’ouvre le bal. Les compas zapatistes et ceux du monde dansent d’abord côte à côte, puis petit à petit se mélangent.
2 janvier, au CIDECI, centre universitaire autonome, construit collectivement. Des caravanes déboulent de tout le Mexique. L’espace grouille de monde, difficile de circuler. Le lieutenant- colonel insurgé Moisés inaugure la seconde phase du festival : « Nous sommes ici pour nous raconter comment nous luttons et comment nous nous organisons, avec des rages différentes, contre le même capitalisme néolibéral. » Les interventions diverses évoquent l’état des lieux, mais aussi les expériences locales. Des membres du CNI réaffirment la nécessité de protéger la terre sacrée contre les lois des États. Deux femmes de la revue Alana portent les paroles enflammées d’Athènes. Ángel Lara expose sa théorie du monde-Sudoku : la morosité d’une société où l’on ne joue même plus avec les mots mais avec des numéros, où les vies se lisent comme des relevés bancaires… Raúl Zibechi détaille les méthodes antisubversives des polices, la militarisation des quartiers-ghettos ; et décrit en contre-partie la force des mouvements sociaux, « porteurs d’un monde nouveau quand ils produisent leur propre vie sur la base de relations d’entraide, non pour accumuler le capital ou le pouvoir, mais pour croître et se renforcer en tant que mouvements ou communautés. » Derrière les jambes des orateurs, deux fillettes zapatistes jouent avec une Barbie. Il est beaucoup question de la violence : condamnée par le pouvoir quand elle vient d’en bas, justifiée quand elle vient d’en haut. Marcos rappelle que les zapatistes se sont fait connaître par la guerre et il moque les « violents pacifistes » qui encouragent l’affrontement « quand ce sont les autres qui fournissent les morts ». Les bombardements sur Gaza sont dans tous les esprits.
Dehors, des collectifs cherchent des moyens de travailler ensemble, radio Plantón appelle à réagir face à un coup de filet policier dans la ville d’Oaxaca, des paysans de Puebla achètent un vélo-machine aux inventeurs de la CACITA… Puis, le 5 janvier, le Cideci se vide tout d’un coup, au désespoir des gens du quartier qui, avec leurs stands de nourriture, ont peut-être gagné en quatre jours le salaire d’une année. Avant de rejoindre mon coin du monde, j’aperçois à la télé une image de Marcos. Les participants de l’émission se gaussent : « Il est donc encore vivant ? » C’est vrai qu’ils sont démodés, les zapatistes… Certains voudraient faire oublier que non contents d’avoir survécu, ils vivent et tissent autour d’eux l’ébauche d’un autre monde.
Salut Gilles.
Merci pour ces documents intéressants.
Cependant, il faudrait citer tes sources, stp (des liens hypertexte, c’est le mieux).
Amitiés.
Étienne.
Bonjour Étienne, tout à fait, c’est ce que nous nous disions par courrier électronique, leur « construction européenne » fait écran à la solidarité internationale. Les luttes concrètes du Mali et du Chiapas et de tant d’autres lieux s’articulent dans un cadre local et démocratique, au plus elles sont singulières, particulières, ancrées dans un territoire, au plus elles sont universelles.
Pour les sources, elles sont dans l’excellent mensuel marseillais CQFD dont nos amis pourront parcourir le site web pour les retrouver.
http://www.cequilfautdetruire.org/
Amitiés
Gilles
Zut et rezut, il y a le Captcha qui me fait des misères !
Pour ceux qui aiment les liens hypertextes et l’HTML, un lien hypertexte vers des conférences de François ASSELINEAU :
http://files.myopera.com/anamorphose/fichiers_html/17Videos_UE.html
Nous régressons car nous n’avons rien compris, la vie est magnifiquement belle pour peu qu’on en prenne vraiment conscience, elle n’est pas ce réel qu’on nous montre, elle est autre chose d’une qualité subtile et délicate et merveilleusement joyeuse si peu qu’on enlève les constructions de ce cancer nouvel ordre mondialiste.Il faut juste se reconnecter à la terre, à son parfum, à ses arbres, à son ciel, à ses odeurs, et puis sentir, et puis manger, et puis boire et puis dormir et puis ne rien faire et observer, un monde apophatique qui ne se dit pas, qui ne conceptualise pas, qui se vit, qui s’expériencise( nouveau mot je crois bien, je suis désolée!) nous sommes vivants, n’ayons pas peur, nous ne sommes pas encore morts, tout est permis, même les rêves les plus fous qui nous font imaginer le monde en harmonie
S@lut Etienne,
L’adresse du site de Raoul a changé, avec un hébergeur pro (et engagé) et un vrai nomp de domaine : http://www.jennar.fr
Les humains se comportent comme les structures sociales les autorisent à se comporter comme aime à le rappeler F lordon.
Ces autorisations implicites sont criminelles car elles aboutissent à la mort symbolique ou réelle d’une multitude de gens, nous sommes donc TOUS responsables de ces morts, vous, moi etc, nous avons à répondre de cette non-assistance à personne en danger, à côté de chez nous, dans notre ville, notre département, notre pays, dans le monde.
On ne peut plus se regarder dans la glace sans ressentir un certain malaise, il ne s’agit pas de culpabiliser ça ne sert à rien, c’est stérile, la situation est ce qu’elle est point, on ne reviendra pas sur le passé, en revanche,responsabiliser chaque personne individuellement en faisant prendre conscience aux gens qui se trouvent auprès de vous de cette responsabilité d’envergure, il se peut qu’au bout d’un certain temps s’il n’est pas trop tard, quand la force numérique sera en notre faveur, cette inaction des affaiblis que nous sommes qui profite aux profiteurs actuels se réorientera au profit du plus grand nombre ;
Nous avons franchi un cap, il nous faut changer radicalement ou disparaître me semble-t-il, pas de transition possible.
La recherche d’un résultat immédiat en politique est aussi vaine que celle du profit immédiat en économie.
Bien sûr, l’attente est grande et urgente, telle qu’on peut la lire dans la permanence du « mouvement social ».
Pourtant, le « détour » vers ce qu’il y a de « fondamental », c’est-à-dire la question d’une « Constitution à la main du peuple constituant » n’est pas une perte de temps, à condition de ne pas négliger dans le bilan et l’examen précis de « l’existant », les quelques « choses » qui peuvent se trouver fort utiles à la fois pour « mobiliser des militants » et pour démarrer une « dynamique constituante ».
Jeter l’anathème sur tout « l’existant », c’est risquer de se priver de ce qui assurera une flottabilité à nos projets dans la tempête qu’ils déclencheront forcément.
C’est pourquoi Jennar n’a pas forcément tort de rejoindre un parti, et il a raison quand il dit « nos ennemis ne sont pas à gauche ».
C’est aussi pourquoi je rappelle qu’il existe une « Gauche unie européenne » dont on peut être fier des interventions au coeur même de cette « europe pourrie »…
ah bon, et qu’est-ce qu’elle fait cette gauche unie, ou plutôt devrais-je dire qu’est-ce qu’ »on » l’autorise à faire, à part nous endormir ?
Catherine, ne soyez pas injuste, car il ne saurait y avoir d’élus justes et honnêtes sans citoyens eux-mêmes justes et honnêtes : lisez donc le compte-rendu des votes dans mon premier post (« qui fait quoi à l’Assemblée Européenne ? »), et soyez juste :
Il y a une citoyenneté qui se défend « la haut », et qui correspond à ce que l’on attend d’un groupe de « Gauche Unie européenne »…sauf si votre « sens-de-la-vie-pulsion-intuition » vous faisait préférer la barbarie d’une confrontation sanguinaire (du pot de chair, « nous », contre le pot d’ argent, « eux »): la classe dominante richement surarmée jusqu’aux dents, est prête à en découdre comme par le passé, c’est-à-dire l’équivalent de la guerre d’espagne , mais sans aucun renfort « extérieur » , car il n’y a plus de « brigades internationales » disponibles !
Il y a un défi démocratique à relever, les dominés du système ont tout à y gagner dans un rapport de « forces politiques » qui est différent du « rapport de force » barbare et « naturel » appelé de leurs voeux par les chantres de l’écologie brune tout comme par ceux de la bulle financière « verte » à venir…
Dire que Francis WURTZ sert à « endormir » les citoyens, franchement, est-ce sérieux de votre part ?
Je sais, nous rêvons de vacances…Mais tout de même, amusons-nous plus sérieusement !
…Au fait : Bonnes vacances !
Manifeste Européen
Bonjour à Aîda et à Catherine, je ne suis pas contre l’Europe, en ce sens que je ne suis pas contre l’existence de l’Europe, l’existence d’un sous-continent au bout de l’Eurasie, puisqu’il s’agit d’une donnée géographique aussi intangible que l’existence de l’île de Pâques ou l’archipel des Galapagos. Mon Europe n’est pas celle d’une « construction » dont j’ai rappelé l’origine anti-communiste, hostile aux salariés et téléguidé par les États-Unis d’Amérique et dont tu reconnais toi-même les défauts, celle de la démocratie en trompe-l’oeil, celle de la prime à la domination économique, celle du primat de l’économie sur tout le reste, celle de cet aveuglement, de cette cécité volontaire.
Je ne suis pas un haut philosophe, d’autres en parleraient mieux que moi, ce que je ressens, c’est que l’esprit de l’Europe est fait de sa diversité, de ses particularismes, c’est celle, par exemple du Siècle des Lumières, celle de Voltaire pourchassé en France, réfugié à Genève, celle au XIXème de Marx chassé de Paris en 1845 réfugié à Bruxelles, celle de son retour à Paris, chassé à nouveau, trouvant toujours un ailleurs proche dans un autre pays d’Europe. Mon Europe est celle de la multiplicité, de la fécondité, de la diversité, celle de Bach, de Diderot, de Marat, de Dante, de Rabelais, de René Char.
Mon Europe n’est celle des multi-nationales, celle des lobbies, de la corruption, celle des décisions prises dans un yacht en fumant un cigare.
La « construction » « européenne » dont le résultat actuel, pour combien de temps encore, est « L’Union « Européenne » » est celle de l’uniformisation, de la normalisation, de la centralité, du tout unifié et unifiant et malgré, quelques positifs que l’on peut relever de ci de là, cette est « construction » est globalement sinistre.
Tous les mégalomanes qui ont voulu raboter cette diversité n’ont apporté que le malheur. Je ne veux pas contribuer à constituer ma prison, je veux restituer le meilleur esprit de la meilleure Europe.
Je veux arrêter d’être mal-traité de Maastricht à Lisbonne en passant par Nice. Je veux enlever le bâillon et retrouver l’Europe de la liberté, l’Europe de la diversité, l’Europe des penseurs, des artistes.
Oui, bien sûr que je suis injuste,généraliser c’est une bêtise sans nom Aîda,un piège dans lequel je tombe par dépit et paresse sans doute,je me défoule un peu facilement et stérilement surtout.
Ce sont les règles du jeu soi disant démocratique qui amènent la dérive dont je parle, le système est pervers, c’est normal ce qui arrive, peut-être que si j’étais députée ou je ne sais quoi, je tomberais dans le panneau,y’a pas de raison, je ne suis pas meilleure qu’une autre sans doute, y’a juste que je n’ai pas été confrontée à cette situation.
Puisque nous ne sommes pas des saints,à de rares exceptions près, il faut veiller à ce que ça ne puisse pas arriver, une fois qu’on a des petits intérêts à défendre on a bien du mal à les lâcher, la peur c’est le germe de tout ce que l’on vit, il faut être exigeant avec ceux que l’on aime pour les pousser à être davantage au mieux de ce qu’ils peuvent offrir à eux-mêmes aux autres et au monde, on doit exalter la nature humaine et pas la rabaisser voilà ce que je veux dire, je sais bien que vous comprenez cela, et ça, ça ne peut se faire qu’à l’aide de lois qui viennent réglementer les comportements.
Exigeamment fraternelle.
Commune présence
Tu es pressée d’écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S’il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir,
Celle qui t’est refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors d’elle, tout n’est qu’agonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le
mouchoir aride,
En t’inclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se
poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.__
René Char
__
Hymne à « la révolution »
Demain si le soleil revient
Entre les herbes pousser l’air marin
Apercevrai-je entre mes doigts croisés
Moucharabié pour plainte déposer
L’Eté serein du devenir humain ?
De porte ouverte en porte ouverte
J’ai hésité porte entr’ouverte
Et renoncé porte fermée
A défoncer porte blindée
Ton coeur inerte
Porte malheur
« Viva la muerte »
Ai-je hurlé
En pure perte
Désespéré…
Or ton aorte
A sursauté
Prêtant main forte
A ta beauté
Ressucitée…
« Quant aux prétendus nonistes qui sont prêts à s’allier avec le PS pour être à nouveau élus, je ne crois pas qu’ils soient de vrais nonistes ».
Rien n’est simple, Etienne, comme nous l’imaginons bien, mais je suis si heureux d’avoir eu ta longue réponse que je la relis chaque jour en entier, histoire d’imaginer ce que tu ne comprends pas et ce que je ne comprends pas.
La mise en scène des « trahisons social démocrates » fait partie de mes propres habitudes depuis les origines de « ma conscience politique », laquelle pourtant ne se résume pas à ce théatre simple.
« Bové, en se trahissant, a trahi ceux qui le soutenaient ; c’est laid.
Mais évidemment, ce ne sont pas les trahis qui doivent avoir honte ».
José Bové n’appartient sans doute qu’à lui-même, et dans ce cas, s’il sait ce qu’il fait, nous ne l’avions jamais connu tel qu’en lui-même :
C’est bien « nous » qui avons eu tort et qui, sans pousser jusqu’à « la honte » que j’évoque par furie légitime, devons réfléchir sur « l’origine du mal » :
La confiance n’est pas le mal absolu, elle mérite respect comme toute conviction, mais justement, mais justement, ne devons nous pas noter que plus elle est « grande », plus elle mérite notre dédoublement critique :
Je suis communiste « pratiquant » du PCF, il y a d’autres « chapelles », et je ne suis pas « en congé de mon sens critique » !
Par contre , si je me croyais « électron libre », je ne me rendrais peut-être pas compte de l’étroitesse de ma « micro-chapelle individuelle », et je trahirais sans même « me trahir », car autour d’un point unique on peut se retourner sans même s’en apercevoir.
C’est le cas de José à mon avis.
« La ligne » de mon parti a au moins le mérite de servir de repère, mais rien ne dit qu’on doive y être asservi.
Si le PS trahit, c’est que les dirigeants s’y comportent en « électrons libres », surfant sur les crêtes des fameuses « tendances ».
Et puis, chassons les partis, ce sont les sectes qui fleuriront !
..Enfin existe-t-il d’un côté « les vrais nonistes » et de l’autre, « les faux nonistes » ?
Il faudrait définir « la ligne » qui les sépare !
(un « front de gauche »?)
Fraternellement
Il existe ceux qui s’engagent , se présentent aux votes de ceux qu’ils prétendent conduire , et acceptent les sanctions ( dont , en ce qui concerne Bové quelques mois de prison sans trop de complaisance que je ne souhaite à personne ) .
Cher Alain,
Merci d’être toujours là, merci de me pardonner de conchier radicalement l’esprit d’orthodoxie, et merci de continuer à chercher avec moi une organisation viable pour un monde commun juste.
Je conchie plus les appareils que les hommes (encore que… les chefs… beerk…), j’ai des amis chers au PS et au PC et ailleurs : je conchie les partis plus que les partisans, parce que je sais que nous avons tous une tendance naturelle à devenir partisans.
Je suis absent ces temps-ci parce que j’ai beaucoup de travail informatique : j’apprends des techniques qui vont me permettre de rénover mon site, par exemple de faire de la page ‘Liens’ une vraie base de données, rapide et indexée.
J’ai retrouvé une photo de toi à Versailles en 2007, une photo avec Sam, une photo sympa. On était une poignée de citoyens à protester contre le coup d’État. Il pleuvait. Aucun intérêt, nous n’avons aucune chance : nous gesticulons inutilement dans le carcan d’institutions scélérates, et tout le monde se fout totalement du processus constituant. Nous sommes perdus.
Mais Alphonse Allais résumait parfaitement l’essentiel : « inutile de paniquer : personne ne survivra. »
:o)
Étienne.
S’Il est normal face au mal commun de rêver d’un bien commun…
Il est normal de ne pas vouloir être décapité dés que l’on va paraître à la fenêtre où le vent germinal sans intérêt feuillette son journal !
S’Il est normal de ne pas vouloir être incorporé dans un piège tribal…
Il est normal de ne pas vouloir être
hiérarchisé derrière l’Amiral Qui se régale de petits quartier-maîtres autorisés à lécher ses étoiles !
S’Il est normal de ne pas vouloir être assujetti aux normes « libérales »…
S’Il est normal de ne pas vouloir être
Faciéssisé par l’ordre féodal…
Il est normal de ne pas vouloir être Karchérisé dans sa cité natale !
S’Il est normal de ne pas vouloir être assujetti aux normes « libérales »…
Il est normal de ne pas vouloir être
Catalogué « communiste-vieux-stal » !
Stigmatisé sur un axe du mal
Tasérisé dés la sortie du bal
Intronisé le coupable idéal
Tétanisé par les peurs ancestrales
Excommunié par les bulles papales
Encalminé job au noir trop bancal
Promu faux-nez d’avocat chez Total
Dépossédé de son bel idéal
Dénucléé par un tir de Flash-bal
Bref, il est normal que tout aille au plus mal !
..J’ai arrêté mon « poème », car il m’entrainait je ne sais où, mais ça rimait de plus en plus avec troud’balle…
Bon courage en informatique, at attention les yeux, y aussi du « Flash-bal » la-dedans !
Fraternellement sous les pluies de la rue de la grange au loup…
Versailles 2007!…
Voila un beau souvenir de « travaux pratiques » qui rassemblèrent certes trop peu de citoyens, mais de toutes les « chapelles » attendues contre un coup d’Etat.
Je m’y suis rendu en traversant les barrages de CRS successifs, m’adressant personnellement à chaque fonctionnaire qui voulait m’arrêter, lui disant : je lutte pour que votre retraite ne soit jamais remise en question et pour que votre enfant ait droit aux acquis de la libération : j’ai franchi ainsi 4 barrages de coins de rue, ce qui m’a permis de brandir mon « Huma spéciale versailles » dans le dos du chef d’escadron qui faisait face à « notre manif »…sans être tabassé, car j’étais filmé par un journaliste , et la situation était risible.
Mon « communisme » est peut-être de ceux qui reconnaissent la puissance d’un individu seul face aux chars, quels qu’ils soient, dans la mesure où « la dignité de la personne humaine » est , justement, la clef des « conventions collectives ».
L’esprit de cette manif, sous tous les drapeaux, était le même, m’a-t-il semblé, et donc, l’espoir demeure, et cet espoir sera aussi contagieux que le plus redoutable des « virus ».
Oui, inutile de paniquer, personne ne survivra, la vie est en effet une maladie mortelle, et en attendant, laissons le flux vital nous traverser en nous débarrassant de tout ce qui contrevient à sa qualité, rien d’autre que cet essentiel si essentiellement difficile à sauvegarder, n’est-ce-pas ?
Pour les incrédules, le profit avant l’homme, en voilà une démonstration manifeste, s’il est encore nécessaire de le prouver !
Révélations ahurissantes du docteur André Gernez, originaire du Nord de la France, père de la théorie des cellules souches, quant au blocus qu’il subit de la part de l’État français et des institutions françaises. Ça prend 55 minutes, mais c’est vraiment très très intéressant, ça permet de comprendre la logique du système, illogique pour celui qui ne sait pas (ou ne veut pas) le lire…
http://exdisciplesleblog.blogspot.com/2009/07/docteur-andre-gernez-le-scandale-du.html
Excellent travail Catherine, si nous avions le temps nous pourrions faire la chronique non de la haine ordinaire comme Pierre Desproges le faisait, mais bien celle des scandales ordinaires, tiens un exemple : nous n’avons qu’ à réfléchir un peu sur les nitrates dans l’alimentation pour arriver au même constat, le taux de nitrates autorisé dans l’eau de boisson doit être inférieur à 50 mg par litre, ce qui fait le profit de certaines compagnies d’eau en bouteille qui communiquent sur sur cette qualité de leur eau. Nitrates qui viennent de l’agriculture intensive prônée par la politique agricole commune qui veut transformer les paysans en agro-business-men, soit dit en passant. Par contre les charcuteries sont bourrées de nitrates et là pffft, il n’y a plus personne qui en parle, les autorités ferment les yeux. Étonnant, non ?
BON COURAGE à tous ceux qui ont effectué leur « rentrée », et surtout à tous ceux qui, de plus en plus nombreux , n’ont ni rentrée ni sortie…
Le 1er article de la Constitution devrait déclarer le droit pour toute personne humaine à une issue sociale et donc une insertion dans un processus qui permette à « l’espèce humaine » de devenir le « genre humain ».
Et les martiens, le genre martien, généralisons que diable, ne restons pas étriqué !
Merci de penser à ceux n’ont plus d’entrées-sorties. Par contre, balthazar a un peu raison de se moquer, car les plus belles constitutions du Monde n’ont pas toujours protégé les simples gens. La beauté des mots pour les yeux et les oreilles, le lyrisme n’ont que très rarement empêché les injustices concrètes.
Un exemple parmi tant d’autres : La glorieuse Constitution de 1936 de l’Union Soviétique.
Wikipédia Extrait :
« La constitution supprima les restrictions de vote et ajouta le suffrage universel direct aux droits garantis par la constitution précédente. En outre, la constitution reconnut les droits collectifs sociaux et économiques, non reconnus par les constitutions des pays capitalistes à cette époque, parmi lesquels les droits au travail, au repos et au loisir, la protection de la santé, le soin aux personnes âgées ou malades, le droit au logement, à l’éducation et aux bénéfices culturels. La constitution permit aussi l’élection directe de tous les corps gouvernementaux et leur réorganisation en un système unique et uniforme. »
Certains articles très beaux n’ont pas reçu le commencement d’une application concrète.
Tiens, à la place du lyrisme, si tu veux il y aura un beau débat à la Fête de l’Humanité 2009
Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP)
Inauguration du stand le samedi 12 septembre, à 11h, en présence de Michele Dessenne, porte parole nationale
Deux débats :
• Samedi 12 septembre, de 14h à 16h :
« Peut-on rester dans l’Union européenne ? »
avec Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP
• Samedi 12 septembre, de 16h30 à 18h30 :
« Cohn-Bendit plus dangereux que Sarkozy ? »
avec Aurélien Bernier, secrétaire national du M’PEP, auteur du livre « le climat otage de la finance » également présent au Village du livre.
Bonne rentrée à tous et bienvenue à Balthazar « Place du Lyrisme » de la « Fêt’de l’Huma » car il s’y produira sans doute l’émergence du genre martien !
…« 9 milliards d’êtres humains à l’horizon 2040 « …Vivement une fête de l’huma avec 50% de plus de participants…et pourquoi pas 200% si les invités d’OXO acceptent de revenir ?
La question « d’écrire une Constitution » mérite donc qu’on en rigole tant que l’on ne sait pas comment faire appliquer une constitution…
Pourtant, Aïda a peut-être raison de vouloir focaliser sur « l’article 1er », justement , celui qui devrait faire que la constitution sera appliquée..
Et Etienne a sans doute raison d’insister pour que cet « Article 1er » soit celui qui dit que la constitution est écrite par et pour le peuple…
Bon, moi je vais à La Courneuve pour rencontrer Lucien Sève et d’autres auteurs remue-méninges au Village du Livre.
Bonjour Etienne, Gilles, Catherine,
revenu de la Fête de l’Huma, outre le service des huîtres assumé au stand de Loire Atlantique, quand mon tour de rôle arrivait, j’ai rencontré « tout le monde » c’est-à-dire des « citoyens qui nous ressemblent »… Enfin, de toutes les couleurs, mais qui huaient quand j’avais envie de le faire moi-même, qui retenaient aussi des larmes, qui apportaient leur conscience et leur curiosité, et qui accueillaient favorablement l’idée d’un travail collectif en vue du rassemblement le moins impuissant possible face à l’idéologie guerrière dominante… Enfin, des gens indéfectiblement « optimistes », et heureux de contribuer à une résistance festive.
Donc, Etienne, des gens certainement capables de partager ton indignation spécifique et ciblée, même si elle surgit par la porte « d’à côté », c’est-à-dire, celle devant laquelle on passe en pensant « celle-là, quand j’aurai le temps de la pousser… »
Il manquait un stand « Ecrire notre Constitution » à cette fête qui en comportait pourtant de fort divers.
Il faut apprendre à ouvrir les huitres sans se blesser…
…peut-être pour faire comprendre à des esprits crispés sur leur « perle unique » pourquoi des « nouveautés » comme le « pouvoir médiatique » doivent être prises en considération avec ce dont une Constitution fixe les principes.
Pourquoi ne pas demander à Patrick LE HYARIC, directeur de l’Huma à l’esprit assez ouvert pour avoir invité jusqu’à des ministres sarkoziens, une tribune régulière dans « l’Huma-débats » ?
Amicalement.
Merci Alain :o)
J’aurais aimé faire un tour à cette fête.
Une prochaine fois…
Je suis paralysé : voilà trois mois que je n’ai pas mis à jour ma précieuse page ‘Liens’… et pourtant je lis plus que jamais et ma pile ‘Liens à signaler » devient proprement énorme…
Je n’y crois plus, c’est affreux : je comprends (ou crois comprendre) que les victimes sont consentantes et qu’elles vont naturellement réélire leurs bourreaux…
Alors à quoi bon ?
Étienne.
Voyons, Étienne…
… personne ne devrait croire que changer quoi que ce soit allait être facile.
Les victimes ne sont pas consentantes, sinon, on n’aurait même pas eu les résultats des référendums français, hollandais et irlandais qu’on à eu.
Ce qu’il manque, c’est la communication pour organiser l’expressión synchronisée du refus des citoyens à sanctionner les plans de ceux qui nous exploitent comme du bétail en poursuivant leurs propres logiques en préférant une prétendue victoire phirrique (des paris extrèmes : pile, je gagne ; face, tout le monde perd) plutôt que des acords pour terminer avec les hostilités. Les élites sont prisonnières de leur logique TINA (There Is No Alternative)… en supposant qu’ils ne peuvent pas faire confiance aux autres pour arrêter les hostilités, ils s’arment pour résister, et en faisant cela ils externalisent des signaux qui renforcent la croyance des autres qu’on ne peut pas leur faire confiance pour arrêter les hostilités.
Le problème n’est même pas une lutte de classes comme voudrait entendre la gauche, et ceci est une des raisons pour lesquelles on cherche des solutions idéologiques à un problème qui n’est pas idéologique… les élites vont droit dans le mur à cause d’un mauvais choix historique de stratégie de survie. Un choix fait à un moment ou il ne manquait pas d’espace pour developper la stratégie choisie sans entraver celle d’autrui, et qui s’est consolidé en créant des structures accumulant le poids de leur inertie avant de se rendre compte qu’à un moment donné ils manqueraient de l’espace pour se developper en liberté et commenceraient à craindre l’elan compétitif du voisin. C’est la qu’apparait TINA… ils n’ont pas d’alternative… ils developpent la psychose du voleur qui croit que tous les autres sont de sa même condition, et ils doivent se resigner à ne s’interdire aucun abus de peur à ne pas être assez compétitifs vis à vis de ceux qu’ils savent dans les mêmes conditions et qu’ils croient capables de ne pas s’interdire cette hésitation qu’ils croient ne pas pouvoir se permettre.
C’est calqué sur la situation economico-financière mondiale actuelle… peut-on vraiment croire que tous ces Prix Nobel d’Économie n’ont pas vu venir la catastrophe vers laquelle nous avançons toujours à vélocité de croisière comme si nous avions confiance dans notre Titanic particulier ? Que nenni ! Je ne doute pas du fait que entre tant d’économistes et de politiciens il y en ait plusieurs qui soient des vrais crétins ou idiots utiles dans plusieurs domaines, mais la plupart d’entre eux savent très bien à quel jeu ils jouent et s’ils doivent oublier leur conscience pour aller au bout de leurs logiques ils se font bien payer pour cela. Pas parce que ce serait des escrocs, la nature humaine n’est tout même pas si mauvaise que cela, mais parce que de toute façon ils se savent pris dans un piège que l’histoire de l’humanité a préparé pour qu’ils serrent le filet eux-mêmes.
Ce sont les élites qui se sont progressivement enfermés dans ce piège en armant le canon qui pointe tout droit vers leur tête. Ils doutent de la volonté du voisin avec son doigt sur la gachette, et ils accumulent pour se payer comme dernier rempart le déterrent de la destruction mutuellement assurée d’un parapluie nucléaire. La famine de leurs peuples n’est pas un prix trop grand à payer. Je ne doute pas qu’il existe des gens qui s’enrichissent pour dépenser leur argent et bien vivre, mais pour la plupart l’argent est une arme à stocker dans des silos de lancement et l’économie n’est que la poursuite de la guerre par d’autres moyens.
Les seuls qui peuvent agir en dehors de cette logique suicide, ce sont les citoyens individuels qui n’ont jamais été inoculés par ce virus de la survie individuelle à outrance. Ils sont une majorité énorme, mais la plupart ne comprend pas la logique cachée qui rend la situation actuelle telle qu’elle est, pendant que les élites, qui craignent un réveil, sont bels et bien acharnés sur un plan pour leur enlever le peu de pouvoir démocratique qu’il leur reste encore en essayant de s’affranchir du devoir d’accepter les résultats de quelconque élection.
Le tour n’est pas encore dans le sac… et la paralysie est du suicide.
Je vous accorde que ce n’est pas facile de voir quels pas faire…
Signer l’appel :
http://www.fondation-copernic.org/petition/index.php?petition=3
Les « élites » dont le fonctionnement est décrit par NingúnOtro sont bien « la classe capitaliste » dont le « psychisme » est décrit par Marx :
Le consentement des « élites » au « non-être-humain » et à devenir de purs monstres dans le piège de « l’avoir », voilà la « paralysie du genre humain », dont le spectacle est tout aussi paralysant à subir, et c’est bien la revendication sociale des dominés qui apporte le mouvement et l’action dont la pensée « conscience de classe » ouvre sur une reprise de ce que la Franc-maçonnerie avait initié sur le chemin de 1789 :
l’humanisme qui vise à reprendre en main son destin.
À l’heure où l’on se suicide au travail, cette « résistance créative » est plus que jamais à l’ordre du jour.
La composante « juridique » de cette « conscience de classe » est indispensable, c’est pourquoi il ne saurait être question d’arrêter d’y penser :
la revendication d’une refondation des droits humains dans une Constitution encore inédite doit devenir populaire !
Oser toucher au sacro saint « droit de propriété » sera l’acte déverrouilleur de ce « piège ».
Encore faudra-t-il y regarder de plus près, à savoir : dicerner la buttée qui enclanche l’ouverture d’une appropriation personnelle sur une appropriation collective, libérant l’individu de son « angoisse » égoïste, et lui offrant un champ plus « humain » d’appropriations « culturelles ».
Etienne, bon courage par ces temps de « rentrée morose » : nous attendons vos « liens » !
(colère piquée, sur le forum Marianne au sujet des rapports de Sarko avec la docile Arlette Chabaud…)
La question des questions est bien là :
Quand la perte de crédibilité des médias rejoindra-t-elle la perte de crédibilité d’une « moralisation du capitalisme » ainsi que la reprise de confiance en soi d’un peuple tétanisé face à un miroir qui le démoralise ?
Quand Elle regarde l’AJT et les 2 potiches qui lui servent de « journalistes » sur le « télé-médiocriseur-de-masse »,
« Je ris de me voir si moche » devrait enfin hurler la République-Castafiorisée !
Les soixante-huitards avaient raison à 2009%, c’est leur seul tort !
Bonne nuit les petits !
Bonsoir à Tous, je comprends ton découragement Étienne, tel que je le ressens, les victimes ne sont pas consentantes mais elles ont ont marre de toujours forcer pour soulever le couvercle que la réalité et les puissants leur mets sur la tête. Alors ces victimes si elles ne veulent plus être victimes et qu’elles ne peuvent pas l’éviter par fatigue ou découragement, alors elles s’évadent ailleurs :
famille, travail, chasse, religion, sport, broderie, pêche à la ligne, conquêtes amoureuses, musique, deltaplane, ULM (si si ça existe, j’en connais, mais je ne donnerais pas les noms) … et etc … ………remplissez les pointillés selon vos affinités. Et comme souvent dans la vie, nous ne pouvons pas leur donner à 100 % tort !
Et la ritournelle de la domination continuera, l’humain voudra toujours dominer l’humain, toujours l’humain se révoltera contre cette domination et Sisyphe roulera toujours son rocher.
« et la ritournelle de la domination continuera »…Bonsoir, Gilles !
Je propose que chacun aille se coucher dés qu’il est fatigué…cela ne signifie pas que toutes les poules dormiront à l’heure où les renards se propulsent sur « le marché » !
Le militantisme a prouvé qu’il fait des quarts « historiques » et que « la vigilance militante » est une tâche collective à partager, ce qui signifie que les « coups de pompe » restent individuels, et chacun peut s’en remettre, si l’ambiance collective est bonne.
Les « masses populaires » (pour ne pas parler de peuples…) ont une inertie, mais les AJT et autres apprentis sorciers qui prétendent les « gouverner » finissent toujours par être en déphasage, dépassés par des « cadences infernales » : celles des réveils populaires, et alors on parle « d’ingouvernabilité » :
l’AJT commence a perdre les pédales : il n’est pas question pour « nous » de perdre confiance en « nous » !
Il y a un potentiel de convergences populaires puissantes intégrant dans leur dynamique un processus constituant.
Merci Aîda, c’est vrai : c’est une course de relais…
Étienne.
Bonsoir Aîda, ne tronque pas ma réflexion, elle est ambivalente, je dis aussi : toujours l’humain se révoltera contre cette domination.
Demo gegen EU-vertrag – Manifestation festive contre les traités UE avec une bonne ambiance colective, une vraie mocrie super-vitaminée qui me remonte le moral et que j’aurais aimé vivre en France
Notre république, nos biens communs ont été et continuent à être vendus à l’encan, privatisés selon les règles, pourtant refusés par référendum, d’une concurrence libre et non-faussée.
La privatisation de La Poste a commencé avec la transposition en droit français des directives postales européennes 97/67/CE et 2002/39/CE ouvrant la distribution du courrier à la concurrence, en application des traités de Maastricht et d’Amsterdam exigeant « la concurrence libre et non faussée ». Le pacte de stabilité et la réduction des dépenses publiques qu’il implique ont déjà abouti à la fermeture de milliers de bureaux de poste ou à leur transformation en agence postale à la charge des communes, ou en « points poste » privés chez les commerçants.
Les traités européens ne sont pas constitutionnels, ni constituants, ils ne nous instituent ni nous constituent une nouvelle souveraineté mais ils nous destituent petit à petit de celle que nous avions.
Comme à Berlin, il y a un potentiel de convergences populaires puissantes intégrant dans leur dynamique un processus reconstituant, une volonté de reprendre, de se réapproprier la démocratie et la souveraineté nationale.
j’ai un peu maladroitement écrit (post 164 ci-dessus):
« Encore faudra-t-il y regarder de plus près, à savoir : dicerner la butée qui enclenche l’ouverture d’une appropriation personnelle sur une appropriation collective, libérant l’individu de son « angoisse » égoïste, et lui offrant un champ plus « humain » d’appropriations « culturelles ».
Cette phrase, personnelle, pourrait sembler confuse, alors je m’explique avec des citations, afin de dire que les nationalisations, dans la mesure où elles offrirent au peuple la « propriété collective de services publics » pouvaient être le premier stade d’un processus plus humain encore de « réappropriation » par chacun de son destin personnel, qui passe par la construction des personnes dans « leur » travail : il est bien question là, d’un « droit de l’homme » à « se construire dans une vie active en s’impliquant dans une dynamique socio-économico-culturelle » :
c’est pourquoi « le droit » visé est bien celui d’une autre sorte de « propriété individuelle » que la propriété privée capitaliste : « ma vie m’appartient », c’est une affirmation que dément le système actuel qui ne se perpétue qu’en pulvérisant les personnes utilisées même pas comme des outils bien entretenus d’un employeur humain, mais plutôt comme « l’outil-pierre-occasionnelle-jetable » du « capitaliste-réflexe-animal ».
La perspective historique qu’il s’agit d’actualiser est donc celle qui figure dans la charte du congrès d’Amiens de la CGT (1905) qui préconise « l’abolition du salariat et du patronat » (ou encore pour employer les termes de Marx, histoire de résister au tabou ou aux censures imposées contre ce penseur libre): « l’expropriation des expropriateurs, le rétablissement de la propriété individuelle du travailleur, sur la base des acquis de la collectivisation capitaliste ».
Gilles, nous pouvons être d’accord, si nous « travaillons » sans que cet « accord » soit une fin en soi : chaque vérité partielle mise en évidence par ce chemin tortueux , est l’occasion de pesées critiques et de réfutations qui ne préjugent en rien du degré d’avancement des réflexions de chacun, car ce qui est difficile, une fois pris la décision de « réfléchir à plusieurs », ce n’est pas d’imaginer « la pensée finie de l’autre », c’est de ne pas finir de penser…
Pour entendre autrui, il faut s’imposer un certain silence mental, je n’y parviens qu’à moitié : toutes mes excuses !
Merci Aîda pour ces pensées délicates, cela m’a fait relire vos dernières interventions, interventions dont je ne comprends pas tout au premier abord, et je dois dire que parfois cela m’exaspère de ne pas comprendre du premier coup, mais si je les lis et les relis, elles prennent sens !
1) « Après avoir lancé l’appel « Pour la défense de nos droits constitutionnels »
-droit au travail, au salaire, à la santé, à l’éducation, etc…-… nous avons décidé de proposer une réunion de réflexion qui se tiendra le 3 octobre à Paris, Bourse du Travail ».
http://www.pournosdroitsfondamentaux.sgdg.org/
2)-« Bonjour
Des membres du Réseau Féministes « Ruptures » seront présent-es.
Bien à vous.
Monique.
[email protected]
Animatrice du Réseau Féministe « Ruptures »
Tél : 01 42 23 78 15 – 06 73 44 78 65″
Je relaye ces 2 messages ici, en espérant que ce ne soit pas jugé incongru.
Bien fraternellement.
Alain
Principe1A :
» La Constitution définit les pouvoirs sans imposer une politique économique ».
Ce principe, s’il était appliqué, ouvrirait au peuple un accés à la souveraineté en matière de politique économique : sans définition du « pouvoir économique », on laisse les dominants s’approprier ce « pouvoir clandestin » et décider de façon autocratique « leur » politique économique.
(C’est pareil pour « le pouvoir médiatique »!)
Vouloir remettre en cause le dogme de la propriété privée des entreprises ne contredit pas ce « principe1A », au contraire :
La propriété des moyens de production peut être privée, collective ou mixte, et dans chaque cas il y a des politiques économiques possibles et diverses à « choisir » :
Donc une Constitution qui vise à transférer la souveraineté vers des citoyens peut et doit prévoir cela aussi dans le domaine économique sans que s’impose constitutionnellement « une politique économique ».
Par contre, des traités « constitutionnels » qui prétendent imposer les dogmes de « la concurrence libre et non faussée » imposent, eux, une politique économique bien précise, celle qui aboutit à la crise commençante et aux catastrophes majeures dont les peuples feront les frais.
Saluons donc avec optimisme l’émergence de DIE LINKE en Allemagne !
» Les plus désespèrés sont les chants les plus beaux , et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots … » mais il faudra plus qu’une immortelle constitution pour nous sauver de la raréfaction de l’eau potable . Et nos sanglots ne sauraient nous désaltèrer ; ça n’est plus le code de navigation qui est insuffisant , c’est la mer qui est malade .…pas encore suffisamment pour que le code soit revu .
J’ai l’impression que lorsque les gens sont malades de cette maladie que l’on dit de l’âme, cette maladie vient du non-sens dans lequel on les plonge et qui broie les sensibilités les plus vibrantes, les plus sensibles, les plus subtiles, à croire qu’il faut être insensible, rustre et rigide pour être « normal » dans cette folle réalité sociale d’aujourd’hui. Ils souffrent ces soi-disant a‑normaux de ce qu’on leur fait vivre de cette non-vivance. Quand le mal n’est pas trop enkysté et n’a pas encore complètement ravagé l’étendue de l’être, une parole juste, déposée sans volonté de ceci ou cela fait ressusciter un morceau d’eux-mêmes, ces gens-là ne sont pas friands d’accessoire, non, ils veulent juste l’essentiel, la vérité d’un échange sans volonté, sans désir particulier sinon celui de sentir la vie battre et pulser, et dès lors les miracles se font jour, il suffit d’essayer ! c’est quoi la vie ?
Refusons d’obéir, refusons d’obéir, refusons d’obéir.….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….….……
Le projet de loi du gouvernement sur La Poste a été présenté en conseil des ministres le 29 juillet.
Il doit à présent être inscrit à l’ordre du jour de la session parlementaire. Le projet de loi organique qui aurait dû permettre de mettre en oeuvre une procédure de consultation populaire n’est, quant à lui, « toujours pas dans les tuyaux », comme l’indiquait récemment au Monde Henri de Raincourt, le ministre chargé des relations avec le Parlement. Il n’est pas interdit de penser que le chef de l’Etat et le gouvernement ont préféré éviter de donner à l’opposition, sur ce dossier sensible, l’opportunité d’user d’un droit qui, formellement, avait pourtant été inscrit dans la Constitution.
Un référendum est quand même organisé par les associations partis et syndicats qui défendent le service public de LA POSTE : nous avons jusqu’au 3 octobre pour manifester dans les urnes mises à disposition dans les mairies les postes ou les marchés de nos villes et villages :
http://www.appelpourlaposte.fr
Nous devons aussi continuer le combat car enfin « nous » ne sommes plus les seuls « OBSTINES » :
Un référendum pour la Poste : à vous de choisir !
Référendum sur La poste : la vacuité abyssale de Christine Lagarde, sur l’excellent blog d’Olivier Bonnet :
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1238
Et, à propos de Christine Lagarde, il faut lire cela : Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français
(22 juin 2005) « Inconnue des Français, l’avocate Christine Lagarde a été nommée ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il y a quelques jours encore, elle défendait les intérêts des multinationales états-uniennes contre ceux des entreprises françaises et européennes. Ses positions politiques s’accordent parfaitement avec son engagement militant au sein du CSIS, le think-tank du lobby pétrolier aux États-Unis. (Lire la suite…) »
Étienne.
« Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS) 3. Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski 4 la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995−2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre 5. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault »…
Ce copié-collé m’a trop tenté !
Ainsi, la « théorie du complot » n’est même plus nécessaire à nos « esprits aigris » :
Il suffirait que des journalistes puissent effectuer simplement leur travail, tout leur travail, pour que les consciences citoyennes prennent la mesure de ce que produit « naturellement » le système dit « libéral »(sans qu’il lui soit besoin de comploter)…
En fait, quant un tel système atteint sa « maturité » extrème, il est naturellement totalitaire, et « nous » sommes condamnés à lui résister comme des « comploteurs ».
La « théorie du complot », c’est bien contre « nous », (les citoyens ordinaires qui votons « non » là où « il faut voter oui »), que les gouvernants l’élaborent(en nous cataloguant dans « les extrêmes », aidés par leurs dévots cireurs de pompes médiatiques, eux-mêmes « naturellement produits par les système ».
Il est temps d’envoyer partout des élus de choc !
http://www.lepost.fr/article/2009/10/03/1724398_le-happening-de-gremetz-a-l-assemblee-nationale.html
Et bien oui Alain, il semble bien que toute information quel que soit son contenu passe à la trappe.
On ne prend plus la peine d’interroger les points de l’horizon car l’horizon ne se distingue même plus, tout se ressemble.
La conscience de quelque chose se fait toujours sur terre étrangère.
Mais là, l’adversité, on ne la perçoit même plus tant elle occupe tous les espaces des relations. C’est l’argent roi partout dans toute sa splendeur et beaucoup [se contentent?] de croire que c’est une fatalité.
Puisque tous les médias sont à la botte de ce pouvoir et presque toutes les activités humaines soumises à ses lois inhumaines, il n’y a me semble-t-il qu’en ré-injectant de l’humanité dans les relations, que les gens finiront par comprendre qu’autre chose que cette chienlit peut exister, et parce que ça existe, ils finiront par se rendre compte que ce qu’ils vivent n’est pas vivre.
La prise de conscience est favorisée par le retrait, l’arrêt des activités automatiques, y compris celle de la pensée. Quand on s’arrête, parce qu’on ne fait plus rien, il y a quelque chose en nous qui se fait et qui émerge à la conscience, et c’est cela que la société actuelle craint le plus en proposant des dis-tractions continuelles.
L’étymologie de dis-traction vient dire l’enjeu de cette volonté sociale ; traction=tirer dis=préfixe péjoratif …on tire de la gangue en nous y enfonçant d’une autre façon pas plus reluisante. Une façon de boire la tasse deux fois.
Bref, se poser et réfléchir quand on peut. Quand on peut, car beaucoup ne le peuvent plus tant ils sont occupés à survivre, plus qu’à vivre.
Alors proposer d’autres alternatives plus souriantes à petite échelle, je ne vois plus guère que cela.
J’ai parfois la désagréable sensation que les informations sur ce nouvel ordonnancement du monde viennent potentialiser sa force, lui donner encore un peu plus de réalité. Un auto-renforcement circulaire, le serpent qui se mord la queue.
Les informations pro ou anti reposent sur la peur et l’on sait que cette émotion primaire paralyse et affaiblit. Et quand on est fragilisé on est beaucoup plus influençable comme chacun sait.
Peut-être y a‑t-il une voie tierce à cette dualité qui ne donne rien de bon ?
À petite échelle, sans prétention extravagante, retisser des liens avec nos voisins, nos collègues, nos supérieurs, tenter de retourner les rapports de force en considérant l’autre non comme un ennemi contre lequel on va se battre mais un adversaire avec qui on essaie d’améliorer la relation. Je ne peux parler que de ce que je connais bien sûr, je sais qu’à mon échelle, c’est ce que j’essaie de faire, même si c’est parfois bien difficile, mais cela vaut vraiment le coup, des portes s’ouvrent et si elles s’ouvrent, quelque chose peut passer, et avec rigueur discernement et souplesse, certaines représentations peuvent bouger tout doucement.
Pour l’instant, je ne vois rien d’autre qui puisse changer la situation. C’est sur le vécu des gens qu’il faut agir ; les idées, ils n’en n’ont rien à faire, ce n’est pas ce qui les fait manger ; en revanche si ça bouge un peu autour d’eux, ça peut être le ferment d’un plus grand changement et surtout d’une prise de conscience.
Catherine, cela part en longueur parce que c’est ce qui est prévu par le logiciel DotClear quand on commence une ligne par un espace. Ne tape plus d’espace en début de ligne, s’il te plaît.
Merci à toi par avance.
Affiche de la manifestation pour un référendum qur le Traité de Lisbonne à Berlin le 5 septembre 2009
///html
<p style=« color:red »>mon texte en rouge</p>
///
AFNOR
<strong>texte</strong>
Étienne, est-ce que tu pourrais indiquer les syntaxes de saisie que tu as validées sur le blog. J’en ai essayé quelques unes dans le message précédent, mais tâtonner, ce n’est guère satisfaisant.
Salut Gilles. Je n’ai rien validé du tout (que je sache) :o) et je ne peux pas te répondre, pardon. J’ai installé DotClear en suivant une procédure standard et j’ai procédé à quelques réglages de mise en page (il y a longtemps), mais (contrairement au forum) je n’ai pas réfléchi à la syntaxe permettant à chacun d’enrichir ses messages sur le blog. Pour le confort de tous, il faudrait que je passe à la dernière version de DotClear, mais je crains de tout casser en n’ayant pas de temps pour réparer, alors, je laisse filer. J’espère que ton truc de l’espace en début de ligne est bien le bon parce que je passe pas mal de temps à corriger toutes les lignes HS (quand je les remarque), et c’est assez fastidieux. Mais quelle idée de taper un espace en début de ligne… Par quelle manip met-on un espace en début de ligne ? Pour quoi faire ?
Mais bon, c’est sans importance.
Amitiés.
PS : c’est moi qui ai corrigé la syntaxe de ton avant-dernier commentaire pour afficher ton image car la syntaxe que tu as essayée ne fonctionnait pas. Je n’arrive pas à trouver le mode opératoire pour passer de DotClear 1 à DC2. Je ne passe plus assez de temps sur tout ça pour y être efficace.
Contre les espaces en début de ligne
Après cet intermède technique, je redonne la parole à Catherine :
« Et bien oui Alain, il semble bien que toute information quel que soit son contenu passe à la trappe.
On ne prend plus la peine d’interroger les points de l’horizon car l’horizon ne se distingue même plus, tout se ressemble.
La conscience de quelque chose se fait toujours sur terre étrangère.
Mais là, l’adversité, on ne la perçoit même plus tant elle occupe tous les espaces des relations. C’est l’argent roi partout dans toute sa splendeur et beaucoup se contentent de croire que c’est une fatalité.
Puisque tous les médias sont à la botte de ce pouvoir et presque toutes les activités humaines soumises à ses lois inhumaines, il n’y a me semble-t-il qu’en ré-injectant de l’humanité dans les relations, que les gens finiront par comprendre qu’autre chose que cette chienlit peut exister, et parce que ça existe, ils finiront par se rendre compte que ce qu’ils vivent n’est pas vivre.
La prise de conscience est favorisée par le retrait, l’arrêt des activités automatiques, y compris celle de la pensée. Quand on s’arrête, parce qu’on ne fait plus rien, il y a quelque chose en nous qui se fait et qui émerge à la conscience, et c’est cela que la société actuelle craint le plus en proposant des dis-tractions continuelles.
L’étymologie de dis-traction vient dire l’enjeu de cette volonté sociale ; traction=tirer dis=préfixe péjoratif …on tire de la gangue en nous y enfonçant d’une autre façon pas plus reluisante. Une façon de boire la tasse deux fois.
Bref, se poser et réfléchir quand on peut. Quand on peut, car beaucoup ne le peuvent plus tant ils sont occupés à survivre, plus qu’à vivre.
Alors proposer d’autres alternatives plus souriantes à petite échelle, je ne vois plus guère que cela.
J’ai parfois la désagréable sensation que les informations sur ce nouvel ordonnancement du monde viennent potentialiser sa force, lui donner encore un peu plus de réalité. Un auto-renforcement circulaire, le serpent qui se mord la queue.
Les informations pro ou anti reposent sur la peur et l’on sait que cette émotion primaire paralyse et affaiblit. Et quand on est fragilisé on est beaucoup plus influençable comme chacun sait.
Peut-être y a‑t-il une voie tierce à cette dualité qui ne donne rien de bon ?
À petite échelle, sans prétention extravagante, retisser des liens avec nos voisins, nos collègues, nos supérieurs, tenter de retourner les rapports de force en considérant l’autre non comme un ennemi contre lequel on va se battre mais un adversaire avec qui on essaie d’améliorer la relation. Je ne peux parler que de ce que je connais bien sûr, je sais qu’à mon échelle, c’est ce que j’essaie de faire, même si c’est parfois bien difficile, mais cela vaut vraiment le coup, des portes s’ouvrent et si elles s’ouvrent, quelque chose peut passer, et avec rigueur discernement et souplesse, certaines représentations peuvent bouger tout doucement.
Pour l’instant, je ne vois rien d’autre qui puisse changer la situation. C’est sur le vécu des gens qu’il faut agir ; les idées, ils n’en n’ont rien à faire, ce n’est pas ce qui les fait manger ; en revanche si ça bouge un peu autour d’eux, ça peut être le ferment d’un plus grand changement et surtout d’une prise de conscience. » Fin de citation
Cet univers commence ici …
« La politique révolutionnaire est celle
qui poursuit à chaque instant la liberté(…)comme devenir permanent… La recherche de la liberté est liée à la constitution du mouvement réel, de la critique pratique, du questionnement permanent et du développement illimité de la vie. Dans ce sens, la politique révolutionnaire n’est pas le
contraire de la gestion. Celle-ci, comme partie du tout, est une partie de la politique. En revanche, quand la gestion tend à être le tout de la politique, elle constitue précisément le mécanisme de la virtualisation qui nous plonge dans l’impuissance ».
J’ai pris cet extrait du superbe texte qu’on trouve en cliquant sur le lien proposé par Gilles (post 187), afin de le rapprocher de ces extraits de la conférence donnée par le philosophe Bernard Stiegler aux « amis de l’Huma » :
« L’humanité n’existe pas encore, ou elle existe à peine »…disait Jaurès…
« L’humanité est un processus(d’hominisation) inachevable…Un processus d’individuation à la fois psychique et collective ».
« La vision unitaire de l’humanité est une fiction anthropologico-historique que chaque époque de l’humanité construit et dont elle a besoin pour penser l’avenir à partir du passé et pour mettre en oeuvre des processus d’unification… »
Je trouve intéressantes les façons de « résister local » de Catherine et de Gilles, cependant les « chemins du Local au Global » méritent d’être imaginés, inventés, défrichés et pris d’assaut en n’oubliant pas que le « cheminement » relève de la gestion de conflits dynamiques et de « solutions transitoires » :
En effet, le « tout » est une illusion, laquelle doit rester dans notre « liberté de penser », donc, surtout pas « dictée », pour garder une vertu motrice.
Tout système qui décrète « la fin de l’Histoire » est à dépasser.
Si comme le dit Aïda, « Tout système qui décrète « la fin de l’Histoire » est à dépasser », alors, une « Constitution » qui fixerait des « choix politiques » serait « à dépasser ».
Une Constitution , en fixant les principes qui permettent au peuple d’exercer « ses souverainetés », ne détermine en rien les « choix politiques que fera le peuple ».
La souveraineté n’est pas « un tout donné d’avance », elle s’exerce partiellement et subit les lacunes de la Constitution , par exemple quand celle-ci reste muette quant à ce que sont les souverainetés alimentaires, monétaire, etc.
C’est pourquoi il est important de distinguer les « principes qui ouvrent des choix » d’une part, et « les choix » eux-mêmes.
Il est probable que si ceux qui écrivent les principes sont ceux qui détiennent déjà des pouvoirs « héréditaires » ou « de classe », il écriront cette Constitution en prenant la précaution de la rendre inopérante quant aux principes d’exercice de ce « droit divin »(ou son équivalent « économique » : le droit de propriété des moyens de production des richesses)…
C’est pour cela qu’il est sans doute décisif de tirer au sort ceux qui d’abord écriront la constitution et qui ensuite la feront respecter.
C’est méconnu, mais c’est pourtant décisif.
Sûrement.
C’est simplement logique.
La clef de la porte de la prison est par terre, et personne ne s’en empare, personne même ne la voit, tout le monde tape aux murs et crie aux fenêtres… sans voir la clef.
La clef attend son heure, par terre, même pas cachée.
Étienne.
Tous ces « citoyens » qui « ne voient pas la clef », ils ne seront capables « d’écrire eux-mêmes leur Constitution » que lorsqu’ils seront aptes à « voir la clef ».
C’est pourquoi « nous ne sommes qu’en devenir », et l’urgence vitale est bien plus dans la philosophie , pour l’instant, que dans le droit pur.
Fraternellement.
Alain
Finalement, « dans cette prison, on a pris ses habitudes », et chacun regarde la clef d’un air incrédule, espérant secrètement que le pied d’un gardien costaud se posera dessus avant qu’une main intrépide n’ose s’en emparer.
Ce gardien costaud, il est dans la conscience refoulée du citoyen.
Celui qui s’emparera de la clef sera-t-il désavoué par tous ceux qui refusent cet affranchissement douloureux qui consiste à reconnaître ce que Sartre appelle « le choix » ?
Chacun a peur d’un certain soi-même tel qu’autrui risque de le lui révéler.
D’où cette « impuissance collective » : puisque l’histoire nous a mis dans cette prison, « nous » avons à notre disposition notre « mauvaise foi ».
« la mauvaise foi est évidemment un mensonge, parcequ’elle dissimule la totale liberté de l’engagement »…Voyant la clef, je n’ai que cette « mauvaise foi » pour faire comme si elle n’était pas à ma portée :
Mais l’engagement que représente l’affirmation de « ma liberté », il suppose que j’aie une certaine « bonne foi », sans laquelle je ne saurais avoir aucune « foi en autrui ».
Or, cet engagement, s’il est essentiellement un « acte individuel », a une « valeur universelle » : il y a une universalité de l’homme, mais elle n’est pas « donnée », elle est « perpetuellement construite »…par chacun.
Si « je » prends la clef, Etienne, tout un peuple en prison prend cette même clef, geste historique évident, mais « difficile » : car il faut croire ce peuple capable d’écrire sa Constitution.
Mes guillemets tronquent des citations de « L’existentialisme est un humanisme ».
« Chacun a peur d’un certain soi-même tel qu’autrui risque de le lui révéler ».
Tous les contes de notre enfance nous le disent,l’ogre qui va nous manger, il se peut que ce soit nous. Nous voyons toujours l’ennemi à l’extérieur mais il se peut que l’ogre soit à l’intérieur.
Si nous nous confrontions à nos grands méchants loups intérieurs et les faisions advenir à la conscience, le petit chaperon rouge serait encore en vie, il me semble !
C’est Krishnamurti qui nous dit : « la transformation, c’est de voir que le faux est faux, et que le vrai est vrai. Lorsque vous voyez qu’une chose est fausse, elle se détache de vous »
Si nous voyons nos « outils humains » de l’égo comme des instruments qui nous permettent d’exister et cessons de les déifier comme des absolus auxquels nous nous identifions bêtement,ce serait une révolution radicale.
C’est une question de retournement à l’image du gant, le dedans doit devenir le dehors, se voir comme un autre ce n’est pas autre chose que cela. Dès lors les relations aux autres et au monde seront d’une tout autre nature!Il se peut que cela soit le passe-partout universel !
Malgré les fautes d’orthographe génantes, j’ai signé et je vous propose de signer la pétition :
« Unité NPA-PCF-PG-GU-RS-Fédération » .
sur http://www.petitionduweb.com/Unite_NPA_PCF_PG_GU_RS_Federation-4983.html
En effet, le « peuple de gauche existe »… s’il le décide !
Non pas forcément « contre les partis », mais en tant qu’ « ouvrier de sa propre émergence », co-utilisateur des instruments disponibles,(« clefs » diverses…associations et partis)et non pas le contraire, redoutable en effet :
troupeau instrumentalisé par des dirigeants de partis ou d’associations.
La « clef » dont parle Etienne peut aussi hélas servir à l’envers, pour mieux encore s’enfermer dans une Constitution sécuritaire, qui organiserait la culpabilité « à priori » de toute liberté :
Ouvrons quand-même les yeux sur l’engouement populaire à culpabiliser d’office l’écrivain libre qui raconte avoir fait partie des « animaux malades de la peste », histoire pour ce populo en régression mentale d’exorciser à bon compte sa grande lâcheté…Celle qui consiste à faire mine de ne pas savoir utiliser une clef, ou , comme ces temps-ci, de ne pas savoir lire dans le texte un passage bien précis de « la mauvaise vie »…
(et je fais partie des militants qui ont hué ce ministre invité à la Fête de l’Huma, pas l’écrivain, le ministre-alibi de Sarko…)
Vais-je conclure comme Etienne :
« la régression sociale, c’est bien fait pour vous » ?
Contenu du commentaire vide!!!!!!!!!!!!!
voilà le message d’erreur que je reçois, alors que je voulais envoyer un message vide, sans rien dedans, et justement parce qu’il n’y a rien dedans, il était riche de potentialités !
Une façon de dire que c’est de là qu’on devrait partir, du rien, et tout réinventer !
Je vais éclairer ce que je mets dans le rien, c’est peut-être pas clair ce que j’exprime, alors je vais le dire autrement.
Il me semble que l’alpha et l’oméga de notre vie est dans cet espace “entre” le “connais-toi “de Socrate et le “ignore-toi “de Lévinas.
Le “connais-toi” comme moyen, le ” ignore-toi” comme fin.
L’espace “ENTRE” C’est le dynamisme de la vie dans ses manifestations duelles.Pour connaître la vie me semble-t-il, il faut la traverser, complètement, dans ses errements et ses pseudo-réussites, avoir cet ancrage terrien et cette respiration céleste.
Pour parvenir à être “libre” il faut d’abord être « occupé » par « comment » fonctionne notre “machine” et la « machine » du monde et donc connaître(essayer de connaître bien sûr!) toutes les relations qui sont en jeu, ensuite tel un musicien qui a bien appris ses gammes et qui connait parfaitement son instrument,ou un cuisinier qui connaît les techniques culinaires, il peut déployer sa symphonie créative dans une pleine conscience car la technique, il s’en est libéré.
C’est génial la vie !
Certains penseront que c’est hors sujet, mais je ne pense pas !
Intéressant, Catherine, et pour moi, en plein sujet, sans doute parceque je pratique un dédoublement non pathétique, mais « méthodique » :
Mon but n’est pas narcissique, et pourtant il y a des miroirs qui ne se contentent pas de « réfléchir » : leur « travail » n’est pas un reflet passif, il « donne à réfléchir ».
Si un écrivain offre une vision effrayante de la vie, « la mauvaise vie », ce n’est pas pour en faire « l’apologie », c’est pour donner « à réfléchir » sur « soi »…
Ceux qui s’insurgent et qui veulent bruler les livres, ils veulent casser les miroirs et décrètent leur pur mensonge totalitaire de « pureté absolue »…
Mon « appartenance » à un parti ne saurait être « totale », je suis à la croisée de contradictions et d’interactions dynamiques complexes, et ce que je cherche c’est « toi », la seule réalité qui sorte le « moi » d’une mort intime.
Il y a dans « l’horrible texte de F Mitterrand » la description de « morts » se croisant désespérément derrière les vitrines de la misère intime, d’une part, et de la misère sociale, d’autrepart : c’est profondément dénonciateur d’un « système » et je reproche à l’homme politique de trahir en politique la lutte nécessaire pour dépasser ce stade mortifère de l’histoire du « genre humain ».
Rien à voir avec l’exploitation honteuse du « scandale » faite par les fachos.
Je crois comprendre ce que tu dis et ça résonne, Alain, merci.
Ce sont nos erreurs qui nous apprennent, mais encore faut-il les voir comme tu le dis, accepter de les laisser ré-fléchir quelque chose de nous que nous refusons de voir et d’intégrer et que nous rejetons au prétexte que c’est ceci ou cela.
Les laisser nous renvoyer notre image même si elle n’est pas glorieuse cette image, laisser nos erreurs nous in-former… en ce sens les récits de la noirceur sociale ou toute autre noirceur y’a florès en la matière, tous ces récits ont cette « vertu » là potentiellement. C’est vraiment à nous d’en faire qq chose, je suis ok avec toi.
avec sa nature pour faire la « lumière ». Il se libère de la banalité dont l’énergie est gaspillée dans des tensions exagérées, source d’épuisement.
Ré-fléchir, c’est justement installer une pause, et laisser émerger quelque chose en nous, quelque chose qui sait au fond de nous, du verbe savoir et que l’on n’entend plus car nous sommes continuellement dis-trait, dans le sens de sortis « à côté », dévier de notre axe d’écoute réelle.
Même la pensée est une distraction dans ce sens là, elle parasite le silence nécessaire à l’écoute, et est souvent automatique même si l’on se gargarise du mot liberté.
La pensée a qq chose de linéaire.
Je crois que seul l’esprit est décapant, l’esprit a qq chose de circulaire, il tient compte de multiples facteurs dont la raison « raisonnante » obture le passage.
Et pourtant paradoxe sans pensée « rationnelle » a minima pas de possibilité de voir émerger quelque chose de cet « euréka » ce que j’appelle l’esprit qui arrive sans qu’on le veuille au hasard d’un relâchement ou au contraire d’une hypertension. Un euréka qui arrive toujours dans un entrecroisement de dimensions différentes, il me semble que c’est vraiment là que ça se passe. On peut parfois comprendre un mécanisme social en faisant la cuisine, la couture ou en allant se promener et en étant attentif à ce que l’on fait. C’est ça ce que je veux dire.
La pensée, je m’en méfie comme de la peste, elle véhicule toujours une valorisation du monde précise car elle est instillée par une socio-culture précise au service d’intérêts précis.
Ton positionnement à la croisée des chemins semble être le terreau favorable à un bel épanouissement « spirituel » ds le sens évoqué plus haut, celui d’une meilleure compréhension des relations de toute nature sociales et tutti quanti !
Très bon dimanche et au plaisir de te lire Alain.
Je crois comprendre ce que tu dis et ça résonne, Alain, merci.
Ce sont nos erreurs qui nous apprennent, mais encore faut-il les voir comme tu le dis, accepter de les laisser ré-fléchir quelque chose de nous que nous refusons de voir et d’intégrer et que nous rejetons au prétexte que c’est ceci ou cela.
Les laisser nous renvoyer notre image même si elle n’est pas glorieuse cette image, laisser nos erreurs nous in-former… en ce sens les récits de la noirceur sociale ou toute autre noirceur y’a florès en la matière, tous ces récits ont cette « vertu » là potentiellement. C’est vraiment à nous d’en faire qq chose, je suis ok avec toi.
L’information que nous collectons au fil du temps est toute entière inscrite dans le corps. Elle est source de force car l’information, plus que le sens courant que nous donnons à ce mot, signifie « énergie formant par l’intérieur »celui qui la conquiert. Celui qui est « in-formé » a « la force »et peut « instruire ». Il n’est pas question ici d’un enseignement intellectuel mais d’une expérience vécue. Celui qui la vit trouve sa force en lui-même, dans le contact qu’il a établi
avec sa nature pour faire la « lumière ». Il se libère de la banalité dont l’énergie est gaspillée dans des tensions exagérées, source d’épuisement.
Ré-fléchir, c’est justement installer une pause, et laisser émerger quelque chose en nous, quelque chose qui sait au fond de nous, du verbe savoir et que l’on n’entend plus car nous sommes continuellement dis-trait, dans le sens de sortis « à côté », dévier de notre axe d’écoute réelle.
Même la pensée est une distraction dans ce sens là, elle parasite le silence nécessaire à l’écoute, et est souvent automatique même si l’on se gargarise du mot liberté.
La pensée a qq chose de linéaire.
Je crois que seul l’esprit est décapant, l’esprit a qq chose de circulaire, il tient compte de multiples facteurs dont la raison « raisonnante » obture le passage.
Et pourtant paradoxe sans pensée « rationnelle » a minima pas de possibilité de voir émerger quelque chose de cet « euréka » ce que j’appelle l’esprit qui arrive sans qu’on le veuille au hasard d’un relâchement ou au contraire d’une hypertension. Un euréka qui arrive toujours dans un entrecroisement de dimensions différentes, il me semble que c’est vraiment là que ça se passe. On peut parfois comprendre un mécanisme social en faisant la cuisine, la couture ou en allant se promener et en étant attentif à ce que l’on fait. C’est ça ce que je veux dire.
La pensée, je m’en méfie comme de la peste, elle véhicule toujours une valorisation du monde précise car elle est instillée par une socio-culture précise au service d’intérêts précis.
Ton positionnement à la croisée des chemins semble être le terreau favorable à un bel épanouissement « spirituel » ds le sens évoqué plus haut, celui d’une meilleure compréhension des relations de toute nature sociales et tutti quanti !
Très bon dimanche et au plaisir de te lire Alain.
Pas d’accés à l’esprit sans travail de pensée…Penser c’est déjà se mettre en scène. « la pensée » est linéaire, mais elle n’existe pas plus que « l’esprit » tant que « je » n’existe pas… Or ce « je » n’existe lui-même qu’en devenir toujours remis en cause, « avec le monde humain tel qu’il évolue ».
Penser peut produire une « pensée non linéaire » qui danse avec la complexité des choses, et parfois, qui doit lutter avec.
C’est sans doute pourquoi le véritable dialogue avec autrui est d’abord une sorte de combat qui nécessite à la fois le respect de « l’adversaire-interlocuteur », et la réplique la moins complaisante qui soit :
« pas de paix sans justice »…
C’est là qu’il peut être « utile » de ne pas appartenir « totalement » à un parti, et de disposer de « champs en jachère » : où se pollenisent « doute scientifique » et « poésie créatrice ».
« Je est un autre » et la paix est une nouveauté émergeant dans la confrontation : une fleur « improbable », que l’on s’offre « par-dessus le marché », et qui s’appelle « compromis historiques ».
Place à des arbitrages diplomatiques, dès lors que les confrontations ont posé toutes les données du problème sur la table.
La Paix entre Israel et Palestine ne sera pas l’oeuvre des intégristes, mais les intégrismes auront été un moment nécesaire.
Bien sûr Aîda…
C’est tout le paradoxe de l’homme qui se révele ici me semble-t-il.
Le monde que l’on perçoit est toujours à la mesure de ce que nous sommes, de ce que l’on nous a fait être comme dit Laborit . C’est le corps compris en tant que corps/esprit qui nous sert de média entre nous et le monde, et c’est en lui et par lui que nous le percevons .
Nos instruments , la pensée etc..ne sont pas à mépriser, mais il ne faut pas les déifier non plus, c’est un juste rapport qu’il faut faire. Ce sont des pertuis, des passages obligés que je ne renie pas mais que je regarde comme on regarde la lettre d’un texte par laquelle il faut passer pour comprendre un texte. Sans passer par la lettre impossible de lire quoique ce soit du texte. Or, actuellement, on valorise la « raison » (pas pour rien bien sûr!)oubliant que la raison est le support d’une socio-culture, la raison n’est que ce que les autres en ont fait et que j’ai intériorisée. Si je vivais dans une tribu Papou ma vision du monde ne serait pas la même, c’est sûr.
Le contenu de ma boîte crânienne, c’est tout ce qu’on a mis dedans depuis que je suis petite, souvent on reprend son contenu sans même se rendre compte qu’on répète comme des perroquets une pensée qui n’est pas la notre.
Il y a donc une désidentification à faire par rapport à elle. Je suis autre chose que cette pensée qui a été insufflé par un ordre particulier en « automatique » sans même que j’en aie conscience.
Une distanciation est à faire par rapport à elle.
Pour percevoir au-delà d’elle, il faut que j’aille percuter une dimension autre que celle-là.
Je dis juste qu’il y a un dépassement possible de ces lettres ; C’est souvent dans cet espace lié à l’intuition plus qu’à la soi-disant raison que se déploie un espace de plus vaste compréhension du monde.
L’intuition, son cadre c’est : le paradoxe, le symbolisme, l’analogie, donc la poésie, les contes etc, si on les écoute avec une oreille qui entend il y a des richesse à en tirer. Lire la belle au bois dormant ou le mythe de ceci ou cela avec cette vision-là, ça donne une dimension beaucoup plus large que celle à laquelle on s’attache habituellement .
Nous avons des richesses et nous mourons à ses pieds.
On devrait utiliser l’étude des symboles comme une symbolothérapie !
Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? j’suis symbolothérapeute, ce serait rigolo, non ?
Très bonne journée à tous.
Bonjour Étienne, j’irais bientôt à une manif, où se trouve le dernier tract des mocries au format doc ou rtf pour que je l’ajuste et je le distribue ?
Bonjour Gilles,
À la fin du sous-titre du billet Citoyens d’Europe Contre le Régime Illégitime : CECRI, il y a un tract au format pdf (et en remplaçant manuellement pdf par rtf dans l’adresse, tu as accès au même fichier au format rtf)
Il y a aussi la page des ressources sur le forum des MOCRIES : Annonces et suggestions utiles à tous (slogans, tracts, initiatives…), et notamment celle des tracts.
Amitiés.
Étienne.
Régresser, c’est aller en arrière, mais en arrière de quoi au juste ?
C’est l’étalon qu’il faut trouver et ensuite, s’ajuster à lui.
Une idée d’étalonnage possible. La phrase de kropotkine . Non, je ne la retrouve pas, mais cela voulait dire grosso modo, qu’il ne pouvait être bien que s’il voyait les autres bien, les autres, c’est la majorité des gens.
Il doit être noble d’âme ce Kropotkine, il doit y en avoir des Kropotkine(s) en puissance,un peu partout, j’en suis sûre, il faut juste les faire advenir.
« juste », c’est histoire de rigoler un peu !
Kropotkinément vôtre !
Bonsoir Catherine.
J’ai retrouvé ça dans ma précieuse page « En vrac » :
« Ma liberté est dans la joie et dans la liberté des autres. »
Kropotkine.
Je découvre Kropotkine depuis quelques années, et c’est un émerveillement. « La morale anarchiste » est une perle irréprochable,
et « L’entraide, un facteur de l’évolution » est une ressource enthousiasmante (des milliers d’exemples vivants, toujours et partout) qui démontre que la loi de la jungle, la vraie, celle qui permet aux individus de survivre et de progresser, est beaucoup plus souvent la collaboration que la compétition. Une autre merveille. À lire.
Amicalement.
Étienne.
Les plus détestables mensonges sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité.
André Gide
C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette citation de Gide…un cadeau à partager pour le déguster entre amis du Monomotapa…
Bonjour Etienne,
Merci, c’est justement cet aphorisme-là que je cherchais et merci aussi pour les liens, ils sont bien intéressants. Un grand monsieur que ce monsieur Kropotkine, merveilleux, c’est vraiment le mot qui lui convient, je suis d’accord avec toi.
Bonjour Aïda,
Je suis d’accord avec Gide. Au plus un mensonge se rapproche de la vérité, au moins il est perceptible et de ce fait, au plus il plus détestable. C’est ce qui fait dire à Wittgenstein que le langage montre mais ne dit pas, car tout ce que fait le langage, c’est montrer mais jamais dire. En ce sens, le langage peut se rapprocher de la vérité mais ne sera jamais elle( il est donc détestable, si l’on suit la pensée de Gide). Car la vérité est le tout et nous sommes partie du tout.
Ce qui se trouve à l’extérieur du langage concerne tout ce qui a de l’importance dans la vie. La valeur, le bien, le beau, ce qui nous dépasse, ce qui est important dit-il réside en dehors de nous. Et puisque le langage réfléchit le monde, il ne peut en parler !
D’accord avec cet aphorisme de Gide, c’est le rapport avec ce qui est dit avant qui me fait tiquer vois-tu. Que veux-tu dire au juste en insérant cette pensée ici ?
Prêterais-tu ce jugement à ce qui est dit plus haut ?
J’ai comme l’impression que c’est le cas, mais il se peut que je me trompe, toi seule pourra me le dire, c’est l’allusion aux amis du Monomotapa et son relent moyenâgeux qui vient renforcer ce sentiment.
Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, si tu penses cela, ça te revient, mais ce serait plus équitable qu’on puisse confronter clairement, sans allusion distractive.
La vérité n’est jamais donnée et à quiconque, nous n’en n’avons que des fragments épars, et si parfois une étincelle crépite c’est au décours d’une confrontation. Il faut se frotter à une autre pensée que la nôtre pour en mesurer la valeur et la justesse. Le passage par la contradiction est un passage obligé, sinon, notre pensée a quelque chose de rigide, de coincée, de figée. Jamais elle ne peut s’auto-proclamer vérité, cent fois sur le métier ton ouvrage tu remettras… L’existentiel ne s’exprime que dans le dynamisme, et le dynamisme, c’est le contraire de la fixité.
Je te devine « circulante » alors parlons-nous sans détours stp.
Merci.
Dynamiquement.
Bonsoir Etienne,
J’interprète exactement comme tu le propose cette citation de Gide.
Il n’y a aucune allusion « sérieuse » et « péjorative » aux propos pécédents, mais effectivement, je n’ai pu résister à l’humour, me concernant tout aussi bien…
Sans malveillance ni vice.
Amicalement.
Ce qui va sans dire va parfois mieux en le disant !
Sourire !
Très bonne journée à tous.
Les plus détestables mensonges sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité.
Les plus détestables personnes sont celles qui sont tellement en permanence dans le mentir-vrai qu’elles finissent par croire aux mensonges qu’elles racontent et surtout qu’elles se racontent.
Alors, si c’est le cas, il faut les aider ces personnes-là, à y voir plus clair sinon elles resteront dans leur propre ignorance du mentir-vrai ! se risquer à dire les choses à la personne qui est peut-être victime de son propre aveuglement, et c’est peut-être mon cas, et ce serait vraiment sympa de le dire clairement si c’est ce que vous pensez.L’énonciation claire, ça doit vous dire quelque chose avec le surnom que vous vous donnez.
Lui rendre ce service, et lui offrir cette parole, c’est un cadeau et nullement une attaque ad hominem, car cette parole lui permettra peut-être de se re-tourner et de re-trouver son axe aussi tant est qu’elle l’ait trouvé un jour !
Je suis friande de ce genre de « cadeau » car cela permet d’avancer, mais j’aime qu’on dise les choses sans circonvolutions, sans sous-entendus, si l’on veut que les choses soient claires, il faut commencer par permettre qu’elles le soient et pour se faire nous n’avons que les mots, menteurs parfois, mais passage obligé, Dame Nature ne nous a offert que cela.
Merci déjà pour la transparence à venir.
Je dois déjà m’aider moi-même, je me mens déjà assez à moi-même et je trahis déjà suffisamment mes engagements avant de vous aider à lutter contre votre aveuglement comme vous le réclamez. J’ai fait cette nuit des cauchemars suffisamment clairs pour savoir ce qu’il en est de moi. Arrêtez de compter sur les autres pour que l’on vous dise vos quatre vérités, si vous avez une conscience, faites appel à elle afin de voir si vous méritez des reproches.
ok, message reçu !
Puisque vous semblez en plein désarroi, vous devriez vous abstenir de dire quoique ce soit, ou y aller franc bond, mais de timides avancées pour ensuite faire des reculades, c’est pas glorieux, excusez-moi. Et dans l’anonymat qui plus est, ayez au moins la courtoisie de vous exprimer sans masque, pas la peine d’en rajouter à celui que nous avons déjà.
La confrontation aux autres est toujours nécessaire pour y voir plus clair,la conscience que vous avez de vous est toujours une construction que les autres ont opéré en vous.
Vous n’êtes rien sans les autres et cette conscience que vous semblez voir comme une omniscience devient très vite stérile quand elle s’embourbe dans l’auto observation. Elle est nécessaire, indispensable comme l’est aussi la confrontation à la parole de l’autre. Nous sommes dans une société de consensus mou, les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent. Qu’ils le disent et qu’on discute, c’est comme cela et seulement comme cela que l’on peut espérer dénouer un noeud.
Si vous y allez, allez‑y, mais pas à moitié, ou alors abstenez vous ! il ne s’agit pas seulement d’énoncer les choses clairement, le comportement parle lui aussi et doit être en adéquation avec le reste !
1°Je pense qu’Aïda a cité Gide que lui a cité « une amie », donc, sûrement pas quelqu’un qui lui reprochait d’être « détestable ».
2° « la conscience est un être pour lequel il est dans son être question de son être en tant que cet être suppose un être autre que lui »…(Sartre) : on peut donc se compliquer la vie avec des citations sorties de leur contexte !
3° On peut « detester le mensonge » et ne détester personne.
Fraternellement.
Ben, oui, Alain, j’ai pas tout compris concernant Sartre, mais je devine l’intention. Je vais me coucher, fraternellement à tous et douce nuit à « ce qui se conçoit bien »,douce nuit, quoique les cauchemars, ça a du bon, ça oblige à s’interroger, c’est un bienfait et non une vacherie. Eschyle fait dire à Clytemnestre« l’esprit quand on dort a des yeux plus perçants, au grand jour les mortels n’embrassent pas un vaste champ avec leur vue »
et Schelling » Notre âme se montre dès qu’elle n’est plus liée au monde extérieur par les sens » …aussi la nuit sera claire même si elle est assombrie !
C’est grave et terriblement dérisoire tout ça !
A » ce qui se conçoit bien etc…« et tous ceux que ça intéresse,
En me levant ce matin je pensais à ce qui s’était dit hier et par glissement, j’en suis venue tout naturellement à Char qui dit dans Les matinaux : » Accolade à celui qui émergeant de sa fatigue et de sa sueur, s’avancera et me dira : » Je suis venu pour te tromper. »
On est en plein dedans me semble-t-il, non ?
Nous en sommes tous là. Cela mérite en effet accolade que de l’afficher directement,c’est plus juste que de se vouloir vrai d’emblée, alors que notre mode d’appréhension du monde est faux par nature.
Pourquoi ?
Parce que je perçois le monde et ses relations en moi et par moi et que par nature mon appréhension du monde est à l’image de ce que je suis, partielle et partiale.
N’étant qu’une partie du tout, c’est de la prison de mes sens et de mon esprit que je perçois le monde, c’est donc toujours une perspective tronquée. Mon cheminement est hasardeux, erratique, titubant, imprécis, boiteux, balbutiant mais c’est pourtant lui qui me met sur la voie de la vérité et donc de la liberté.
Mais à condition que j’intègre l’in-formation c’est à dire qu’elle me forme de l’intérieur et qu’elle épouse ce que je suis, c’est du terrain gagné en quelque sorte, et nous procédons comme cela au fur et à mesure de notre vie, mais dans un mouvement circulant qui va de notre source intérieure au monde et son dynamisme, on ne saurait couper un pôle sans contrevenir à la circulation un peu à l’image de l’aimant, il faut qu’il y ait les deux pôles pour que LE COURANT passe, sinon il ne se passe rien.
Alors il y a cette auto-observation tout à fait indispensable, et puis il y a aussi une confrontation salutaire au regard et à la parole de l’autre, car le mode d’appréhension du monde passe par le dynamisme de la dualité.On se co-construit dans ce lieu de l’expérience à l’autre.
L’au-delà de la dualité, c’est l’espace de la liberté, mais cette liberté n’est jamais acquise, cent fois sur le métier ton ouvrage tu remettras, car la vie c’est dynamique et ça doit toujours être interrogée au risque de devenir dogmatique, aussi il faut faire des va-et-vient continuels sinon ça se fige, ça se rigidifie. L’espace de la relation me semble devoir être toujours, poreux, circulant et le plus transparent possible.
Quant à la liberté, dont le mot est tellement galvaudé,j’ose à peine l’effleurer…mais responsable, oui, nous le sommes, nous avons à répondre de ce que nous faisons et aussi de ce que nous ne faisons pas !
C’est Camus qui dit :
» On voit parfois plus clair dans celui qui ment que dans celui qui dit vrai. La vérité comme la lumière aveugle. Le mensonge au contraire est au beau crépuscule qui met chaque objet en valeur. »
« La liberté oh non, c’est une corvée, une course de fond, bien solitaire. Pas de champagne, pas d’amis qui lèvent leur verre en vous regardant avec tendresse. Seul dans la salle morne, seul dans le box, devant les juges et seul pour décider devant soi-même ou devant le jugement des autres. Au bout de toute liberté, il y a une sentence. Voilà pourquoi la liberté est trop lourde à porter, surtout lorsque l’on souffre de fièvre et qu’on a de la peine… »
Merci à vous pour ce supplément d’information et bonne journée à tous.
Bonsoir Etienne !
Quelles sont tes impressions de la soirée du 8 à Marseille ?
http://solidariteetprogres.org/article5918.html
Nos comportements sont réglés par l’intériorisation de normes dont nous n’avons pas toujours entièrement conscience.
Les valeurs distillées par toutes les autorités, de la famille, à l’école en passant par les médias sont à l’origine de nos pensées et par voie de conséquence de nos comportements.
Une autorité par définition, c’est celle qui fait croître quelque chose en nous, mais quand ces autorités font croître des valorisations du monde qui contreviennent à notre nature ultime, appelons-là ontologie, là, il y a un vrai problème et ce problème vient nous révéler l’inadéquation de cette obéissance sociale.
Il y a une hiérarchisation à opérer. C’est à la norme ultime, celle de notre humanité qu’il faut obéir, et non à celle de cet ordre social malade de la peste.
Il faut me semble-t-il réordonner les niveaux d’organisation auxquels nous nous soumettons et ne pas oublier que chaque niveau d’organisation reçoit ses informations du niveau sus-jacent et non sous-jacent. Ainsi ce n’est pas l’humanité qui est au service du profit , mais la société qui est au service de l’humanité.
Verticaliser, remettre dans l’axe, tel est notre seule chance de renouer avec notre humanité. Le désordre actuel est tout entier contenu dans ce renversement de norme.
Nous sommes à l’image de cette police de Vichy qui a obéi à l’ordre social et politique de l’époque et a fait des rafles de juifs qui ont eu les conséquences que chacun connait. En obéissant aux lois gouvernentales du moment, la police de Vichy a trahi une loi supérieure, celle de son humanité. Plus qu’obéir aveuglément à un ordre gouvernemental, elle aurait dû replacer cette action dans son axe hiérarchique supérieur, celui de son ontologie, de sa nature ultime.
Voilà une info reçue ce matin, quelqu’un peut-il me dire si les infos sont justes ?
Merci.
ASSURANCE MALADIE Octobre 2009 Les comptes
> L’ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à couper le souffle.
Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c’était encore de nous faire payer..
.
> > a Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,
> > b Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie …
> > c Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste .….
> > d Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euro de notre poche,
> > e Taxe de 0,50c sur les boites
>
Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards. Or, savez-vous que :
> >
> a Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n’est pas reversée : 7.8 milliards
> >b Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu, n’est pas reversée : 3.5 milliards
> c Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu, n’est pas reversée :1.6 milliards
> d La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n’est pas reversée :1,2 milliards
> e La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée. : 2 milliards
> f Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2.1 milliards
> g Retard de paiement par les entreprises :1.9 milliards
> >
> > En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.
Conclusion , si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
> > Faites circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le bureau d’une tête pensante censée passer son temps à gérer l’argent des contribuables.
> > Si les pouvoirs publics étaient vraiment convaincus qu’il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l’assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !
> > Cordialement.
> > Evelyne DUBIN Secrétaire Générale > Adjointe au Directeur Général
> > INDL Institut National du Développement Local
> > Avenue Michel Serres BP 32 > 47901 AGEN Cedex 9
Bonsoir « cequiseconçoitbien… »
Je vous propose de changer de pseudo pour nous faciliter les échanges.
« …et les mots pour le dire… »
Vous écrivez (cyniquement à mon avis):
» je me mens déjà assez à moi-même et je trahis déjà suffisamment mes engagements… »
Culpabiliser est une agression que s’inflige notre conscience face à elle-même, et qui tétanise. D’ailleurs, on vit dans cette ambiance générale, qui tend à « culpabiliser le malade, le chomeur etc, depuis que les dominants , eux, sont « décomplexés », comme par hasard !
Cet intrus qui en nous s’instaure procureur, nous enferme dans une prison sans issue : « soi ».
Le fait salvateur, et qui porte rédemption, c’est l’attente d’aide manifestée par autrui :
je ne sortirai de « mes embrouilles personnelles » qu’en les « oubliant » pour servir la libération d’autrui.
C’est « l’entraide, facteur d’évolution ».
Je n’hésite pas à croiser « théologie de la libération » et athéisme, pour ce qui, sur le terrain des luttes nécessaires au genre humain pour « émerger », prend la forme de l’entraide.
Un appel à l’aide est aussi une issue offerte à qui ne s’en sort qu’en aidant autrui.
Ce qui est vrai ne s’énonce pas forcément clairement.
J’ai changé de pseudo, désormais, je changerai de pseudo à chaque fois, mais en vérité vous me reconnaîtrez, merci de votre aide, mes épaules se sont brusquement décontractées et je me sens moins culpabilisé grâce à votre aide, mais il a fallu que j’agresse un bouc émissaire ( Catherine ) pour aller mieux.
Au contraire des créatures réelles qui existent à un moment donné à un endroit donné, le Dieu des monothéismes étant partout et nulle part et en tout temps est une créature de l’imagination, mais cette créature de l’imaginaire apporte des consolations, parce qu’elle propose simultanément la culpabilité et le soulagement de celle-ci. Le bouc émissaire choisi pour se décharger de la culpabilité étant imaginaire, par exemple Jésus qui prend en charge nos fautes, celui-ci ne peut se venger et donc n’enclenche pas un cycle de réciprocité dans les vengeances. Et donc un apaisement. Je ne m’intéresse pas à tout ce qui est religieux, mais j’en constate sa force, comme je constate la force de l’imaginaire.
Catherine, Aîda, Étienne, L’UE va nous asphyxier petit à petit avec ses dogmes de concurrence libre et non-faussée, son mépris pour l’intérêt général et tout ce qui n’est pas la rentabilité des actions en Bourse.
Voir le dernier exemple en date pour l’électricité
et ici les attaques contre le statut des chercheurs : le cnrs applique la loi sur la mobilité des fonctionnaires
J’ai signé en ligne et j’ai recommencé avec une belle lettre écrite à la main à la Présidence Tchèque
Česká republika – Úřad vlády České republiky
nábřeží Edvarda Beneše 4
118 01 Praha 1 – Malá Strana
« Pour : les peuples de l’Europe
Cher M. Klaus,
Le 2 Octobre 2009, l’Irlande a voté « oui » au traité de Lisbonne après avoir été forcés de voter à nouveau après leur « non » en 2008.
Le traité de Lisbonne a dangereusement amoindri la souveraineté des États membres ainsi que leur indépendance, ce qui les a transformé en simples provinces dans l’État fédéral UE. Tant la Constitution de l’UE elle-même que la méthode employée pour la faire approuver, montre le mépris que l’UE et les eurocrates ont pour la démocratie et le peuple de l’Europe.
Cependant, il y a un petit filet d’espoir qui pourrait arrêter le traité de Lisbonne. Cet espoir, c’est vous, M. Vaclav Klaus, président tchèque.
Vous avez jusqu’à présent courageusement refusé de signer le traité de Lisbonne, malgré la pression intense. Si vous continuez à refuser de signer ce traité, vous pouvez retarder la mise en vigueur du Traité jusqu’à ce que le Parti conservateur en Angleterre remporte la prochaine élection au printemps 2010. Quand cela sera fait, le chef du Parti conservateur, David Cameron, mettra le traité de Lisbonne au vote populaire d’un référendum, où il sera probablement rejeté par les Anglais.
Ainsi, si vous décidez de ne pas signer le traité, vous aurez permis à ce traité d’être rejeté, une fois pour toutes.
M. Klaus, nous sommes conscients que vous serez sous la pression intense de l’élite de l’UE et des eurocrates, mais comme vous avez fait preuve d’une grande force de caractère auparavant, nous espérons que vous allez continuer sur cette voie juste. Il y a des millions et des millions d’Européens qui ne veulent pas de ce traité, en effet, les sondages montrent qu’une majorité d’Européens voteraient « non » s’ils en avaient la chance.
Si vous décidez de ne pas signer et ratifier ce traité, vous allez prendre l’histoire comme un homme d’État extraordinairement courageux qui a sauvé l’Europe, ses peuples et ses nations, d’une Union européenne encore plus antidémocratique.
Par conséquent, nous demandons et vous encourageons à faire cette bonne chose et ne pas signer le traité de Lisbonne.
Avec tout notre soutien.
Cordialement,
Le soussigné »
Pétition en ligne en anglais ici :
NON !
il n’y a pas d’homme providentiel, Gilles, du moins PAS POUR MOI, non merci !
Je vous laisse vous agenouiller devant ce triste sir .
J’ai accepté d’ajouter un « NON » à celui des électeurs d’extrême-droite car en tant que simples citoyens leur « NON » valait ce que vaut le vote de citoyens égaux et anonymes, c’est-à-dire autre chose qu’une allégeance à un « sauveur », homme de pouvoir et d’abus.
Subtilité dont on peut penser qu’elle a un air de famille avec celle d’Etienne quand il « vote pour l’homme, pas pour le parti »…Mais cette « pétition » me donne envie de pleurer, désolé !
La seule « résistance » qui vaincra les dogmes capitalistes c’est bien celle des esprits, les esprits encore somnolents des citoyens, mais dont le réveil est « inévitable »…
( …à force de se faire botter le train par « l’urgence sociale » !)
Fraternellement.
Ce qui me gêne, c’est de dire simplement que nos élus sont des escrocs sous prétexte que le régime de « l’homme providentiel », institué à la faveur des troubles du « Putch d’Alger », est celui d’un pouvoir personnel qui, une fois tombé entre les mains d’un « parti de godillots » peut tourner au mieux en « grosse escroquerie plurielle », et au pire en ce qu’est devenu la France bananière telle que « Jeannot la peint »…
Il y a « de la vérité » dans le « tous pourris », mais à force de vouloir dénoncer « la chose », on fait son jeu :
celui du despote agité qui, misant sur la démagogie d’un certain populisme, va casser la démocratie locale, en sonnant l’hallali contre le « trop d’élus qui coûtent cher »…
Aïda avait raison , il faut avoir l’honnêteté de regarder « qui fait quoi » dans les assemblées, et ne pas faire cet amalgame « détestable » au sens où Gide emploie ce mot !
Les plus détestables mensonges sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité. André Gide
Rendre obligatoire pour les professeurs, la lecture de « la lettre de Guy Moquet », cela est symptomatique de « la francisque dont la trace colle encore à notre drapeau ».
A Chateaubriant, le 22 Octobre, ce sont « les fleurs de la désobéissance » qui s’exprimaient lors de la commémoration.
L’amour contraint est un viol, la contrainte imposée par un agité sur la conscience des enfants, aussi.
Donc, à Chateaubriant on continue à désobéïr aux hypocrites.
Aîda, est-ce les eurocrates nous laissent le choix après la non prise en compte des référendums en France et aux Pays-Bas et les votes jusqu’à ce cela leur conviennent ? Tu veux t’appuyer sur les peuples et ne pas compter sur les hommes providentiels, moi aussi, nous sommes d’accord, c’est un bon principe. Mais sais-tu que l’article 48 du Traité de Lisbonne contient une clause concernant les procédures de révisions ultérieures du Traité ?
Article 48 Extrait :
1. Les traités peuvent être modifiés conformément à une procédure de révision ordinaire. Ils peuvent également être modifiés conformément à des procédures de révision simplifiées.
Procédure de révision ordinaire
2. Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut soumettre au Conseil des projets tendant à la révision des traités. Ces projets peuvent, entre autres, tendre à accroître ou à réduire les compétences attribuées à l’Union dans les traités. Ces projets sont transmis par le Conseil au Conseil européen et notifiés aux parlements nationaux.
3. Si le Conseil européen, après consultation du Parlement européen et de la Commission, adopte à la majorité simple une décision favorable à l’examen des modifications proposées, le président du Conseil européen convoque une Convention composée de représentants des parlements nationaux, des chefs d’État ou de gouvernement des États membres, du Parlement européen et de la Commission. La Banque centrale européenne est également consultée dans le cas de modifications institutionnelles dans le domaine monétaire. La Convention examine les projets de révision et adopte par consensus une recommandation à une Conférence des représentants des gouvernements des États membres telle que prévue au paragraphe 4.
Le Conseil européen peut décider à la majorité simple, après approbation du Parlement européen, de ne pas convoquer de Convention lorsque l’ampleur des modifications ne le justifie pas. Dans ce dernier cas, le Conseil européen établit le mandat pour une Conférence des représentants des gouvernements des États membres.
4. Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est convoquée par le président du Conseil en vue d’arrêter d’un commun accord les modifications à apporter aux traités.
Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. …
Donc, avec des petits changements continuels et progressifs des traités, on nous dira que cela n’est pas assez important pour justifier un référendum populaire, les eurocrates iront dans la direction où ils veulent aller, celle qui nous déplaît de la concurrence libre et non-faussée, du recul des droits des travailleurs et de la progression des droits des actionnaires.
À mon avis, pour une fois, je crois que le pragmatisme est nécessaire et qu’une entorse au principe du refus de l’homme providentiel est nécessaire pour bloquer cette évolution qui sinon sera irréversible car inscrite dans un Traité.
Amicalement
Gilles
« La généralisation des contrôles citoyens, en faisant bien attention à ce qu’aucune nouvelle nomenklatura ne se forme avec le temps (comme cela a toujours été le cas dans les dictatures populaires prétendument « socialistes » ou « communistes ») : tirage au sort, rotation des charges et séparation des pouvoirs à tous les étages : ceux qui incriminent les élus ne sont pas les mêmes personnes qui en seront les juges, par exemple »…
Voilà des propositions positives d’Étienne qui me conviennent, à la fois parcequ’il y a des élus « pourris » et parce qu’il y a des élus « super », et avant d’encenser ou de condamner, il vaut mieux y regarder de plus près… Mais comment, si ce n’est avec un instrument d’observation juste et démocratiquement formé, et indépendant ?
Le « système communiste » n’avait, dans sa logique de fonctionnement, rien à voir avec une réelle pensée communiste, laquelle , pour peu qu’elle s’inspire de l’esprit critique « marxien », exigerait au moins des regards scrupuleux sur les « pièces manquantes responsables des dérèglements de tous les mécanismes soi-disant autorégulés » :
L’absence d’une expertise comme celle d’une chambre tirée au sort, protégée contre les pressions (carottes et batons), issue du peuple réel, fut la cause de « l’absurdité du système soi disant communiste ».
Ce « mensonge détestable » fut perçu par un Gide encore plein d’espoir devant « la jeune URSS », espoir un temps partagé avec ARAGON au sein d’une association internationale d’écrivains, espoir déçu. Ce sont bien ces mensonges-là qui sont les plus détestables !
On peut craindre que se commette le même type de mensonge détestable quant au « soi-disant libéralisme », dés lors que sa « main invisible » est la pièce absente de son « automatisme » : rien de véritable ne contrôle la dérive perverse de ce « système », impossible à « moraliser » avec des mots de polichinelle agité…
Discourir sur la théorie et rester les bras croisés ?
Oui, d’accord Aîda, je suis d’accord avec les principes qu’Étienne pose et je pense que beaucoup de monde sur le site et même ailleurs est d’accord, mais nous avons devant nous, pas en URSS et pas dans les années qui s’étendaient de 1928 à 1990, ici et maintenant une Commission non-élue qui bafoue non seulement les principes les plus exigeants que pose Étienne, mais les principes de base élémentaires de la souveraineté du peuple.
Est ce que tu acceptes la pré-éminence de l’OTAN dans la défense dans l’UE, la concurrence libre et non-faussée dans tous les domaines et la fin progressive des services publics, l’interdiction des aides de l’État aux entreprises publiques, la fin de la souveraineté du peuple, les référendums dont les résultats ne sont pas respectés, les obligations faites par les traités à la BCE à la fois d’emprunter sur les marchés financiers et de ne pas financer ou prêter à quoique ce soit de public, États, organismes de Sécurité sociale, de financement du chômage, etc …, le fait que ce traité de Lisbonne soit auto-transformable par des procédures de révision simplifiées, sans qu’il soit besoin de repasser devant les électeurs, est-ce que tu approuves cela ?
Si oui, tu peux continuer à rester les bras croisés et accepter le sort qui nous est fait, si tu ne l’acceptes pas, bats-toi, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et elle ne s’éteindra pas, submerge M. Václav Klaus de courriers l’incitant à tenir bon.
En écrivant ici :
M. Václav Klaus
Česká republika – Úřad vlády České republiky
nábřeží Edvarda Beneše 4
118 01 Praha 1 – Malá Strana
TCHÉQUIE
L’adresse de la pétition en ligne anglophone
NON ! encore NON MERCI !
Et rien ne vous permet de dire que je « reste les bras croisés » !
Sincèrement désolée.
Mais vous commettez un mensonge détestable très exactement dans le sens que je pense, si cela est permis de penser sans être accusée de « Discourir sur la théorie et rester les bras croisés »…
Réfléchissez un peu plus, Gilles !
(cette dernière phrase concerne vos « bras croisés »…)
Fraternité laïque et républicaine.
Seul un mouvement populaire d’une ampleur significative pourra mettre en difficulté le régime exécrable qui règne en France même :
Gilles, vous qui parlez de « démocratie locale », vous êtes prêt à donner un baton de Maréchal à un salopard dont vous ne voulez pas connaître les vilainies…Croyant qu’il « sauvera les peuples européens »…?
Avant de voir la paille qu’il y a dans l’oeil de la soi disant « Europe », regardez la poutre de notre régime sarkozien :
Aucune « loi européenne » ne s’imposerait à aucun peuple européen si chaque peuple en question commençait par se faire respecter par son propre gouvernement…
Or un peuple qui supplie un sir comme votre triste tchèque perd toute estime de lui-même, s’ôte toute dignité, laquelle est le premier ingrédient nécessaire pour « résister » à quoi que ce soit !
Aucune signature de dirigeant n’a jamais fait le poids contre la détermination d’un peuple, quand elle existe.
Aïda a écrit, au sujet de la clef de la prison que personne ne pense à prendre :
« Ce gardien costaud, il est dans la conscience refoulée du citoyen ».
Chacun sait bien qu’Etienne a raison, mais Etienne est fou d’avoir raison, voilà « ce que chacun tait »…Alors, on est bien content d’avoir quelqu’un(pour qui voter, ou à qui écrire « on compte sur vous ») , n’importe qui peut faire l’affaire, pour jouer le rôle du « gardien costaud qui pose son pied sur la clef avant que le prisonnier s’en saisisse »…Même un miniscule agité peut jouer le rôle, mais il y en a d’autres, plus « balaises », un tchèque entre autres…
Sans blague !
Camarades, c’est en se mobilisant toujours plus sur le terrain de la lutte anticapitaliste anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif aux prisonniers révolutionnaires.
À bas l’impérialisme et ses laquais !
À bas le terrorisme managérial du patronat !
Honneurs aux prolétaires et peuples en lutte !
La Palestine vivra, la Palestine vaincra !
Ensemble, camarades, nous vaincrons !
Georges Abdallah (écrit de prison)
Georges Abdallah n’attend pas d’autre « clef » !
Non, pas vraiment !!!
« Si les opposants français au traité de Lisbonne ont un tant soit peu d’esprit d’inventivité, ils se demanderont s’il n’y a pas lieu de resoumettre la loi de ratification au Conseil constitutionnel : en effet, il devient de plus en plus clair que le traité de Lisbonne tel qu’il va entrer en vigueur n’est plus celui que le Parlement français avait ratifié »…
J’ai piqué cette phrase sur J ROMAN dans le FORUM.
Il y a toujours une « clef » à l’intérieur et ce n’est pas en insultant « l’extérieur invisible » ni en le suppliant, qu’on fera ouvrir la porte.
Il y a encore des prises ( reliefs d’une démocratie ancienne) pour escalader et dépasser les murs : il reste dans les institutions dites « de la République » de quoi vaincre ceux qui veulent « tourner la page des acquis de la Libération ».
Je crois que « l’identité française » n’est pas ce leurre utilisé par la « sarkozie élargie », mais justement ce contre quoi elle va trébucher : l’héritage de 1789 et de la Libération, les « fleurs de la désobéissance ».
… « si les citoyens s’activaient davantage et si les partis politiques étaient de vrais partis politiques, on aurait moins à parler de l’impuissance des citoyens ».
Décidément, J.ROMAN devient génial sur votre FORUM (ce jour même).
« fleur de la désobéissance » est une fleur de la provoc…
-« Je suis en phase avec moi-même, avec ma vérité, avec mes convictions profondes ».
Voila une citation de ségolène « du jour », mais cet oeuf a été pondu par bien d’autres…
Moi aussi je suis « en phase avec mes mensonges »
mais si je trouvais des médias pour m’introniser « chef de parti », il se produirait exactement la « médiocrité » à la quelle nous assistons « en haut lieu »…
Pourtant je milite encore et toujours pour que J ROMAN soit content(post 236):
pour que mon parti soit « un vrai parti politique » au service de « citoyens qui s’activent davantage »…
Réponse encore à Etienne (post » du 5 juin …!)
« Je ne suis pas de ceux qui contestent la pertinence des partis politiques. Je suis de ceux qui contestent la manière dont ils fonctionnent. Je crois que les partis politiques sont consubstantiels de la démocratie… »(Mar Jennar)
J’ai trouvé un allié qui pense exactement « comme moi », Etienne, au sujet des partis. C’est pourquoi je n’admets pas que l’on m’envoie « au coin » :
« comme le galeux qui aurait le culte du Parti »…
C’est dangereux pour la démocratie, cette sorte d’ostracisme, y a rien à faire, çà ne passe pas : NO PASSARAN !
Maintenant que le verrou irlandais a été levé, le Traité de Lisbonne devrait rentrer en application. Il aura des conséquences négatives sur la vie quotidienne des populations de l’Union européenne.
Après le « oui » irlandais, tout ce qui justifiait le rejet du Traité de Lisbonne qui n’était qu’un copier-coller du Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) va devenir réalité. Les millions de femmes et d’hommes qui ont dit « non » à une Europe des inégalités vont, dans un contexte aggravé par la crise du capitalisme, devoir maintenant en subir les effets.
Il n’est pas inutile de rappeler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur travail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de garder en mémoire l’appui qu’ont apporté à ce traité, aux côtés de la droite, les socialistes et les Verts.
Laïcité
« L’héritage religieux » est défini comme la « source de la démocratie, de l’État de droit et des libertés fondamentales » ; l’Union européenne (UE) reconnaît les Églises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe.
Démocratie
Si quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, il reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs) ; il ne peut pas proposer ses propres textes. Le monopole de l’initiative reste à la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres, tous deux pourtant issus du suffrage universel. Le citoyen peut changer, par le suffrage universel, son maire, son député, son gouvernement, mais il est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité ne modifie pas le caractère opaque de la Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business. Il consacre un défaut de démocratie qui, lorsqu’il se constate ailleurs, provoque les condamnations indignées de l’Union européenne.
Droits sociaux fondamentaux.
La Charte des droits fondamentaux traduit un terrible recul par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est en recul par rapport à la Charte sociale de Turin de 1961. Ni le droit à la santé, ni le droit au logement, ni le droit à un revenu minimum à une pension de retraite, à une allocation de chômage ni le droit à l’accès à un certain nombre de services (transports, poste, etc.), ni le droit à la sécurité sociale et à l’aide sociale, ne sont formellement garantis dans ce texte. Pire, ces droits, lorsqu’ils sont mis en œuvre dans certains États membres, sont désormais directement menacés.
Néolibéralisme des politiques européennes.
La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » ne change rien. Un article du traité rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Angela Merkel l’a confirmé : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ». Ce texte rend impossible toute espoir d’Europe sociale.
Services publics.
L’UE ne protège pas les services publics. Ils sont soumis aux règles de la concurrence. En fait, « la liberté d’établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ». Le Traité de Lisbonne soumet comme jamais les services culturels, d’enseignement, de santé et sociaux à la logique du marché.
Mondialisation néolibérale.
Le texte renforce le poids des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont renforcés. Son opacité demeure. La mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services – nationales, régionales ou municipales – en sera facilitée.
Subordination de la majorité des 27 États à l’Otan.
Le traité décide l’adhésion de l’UE à l’Otan, une organisation qui n’est pas européenne et dont la direction se trouve à Washington. « L’Otan reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. » Les États se sont engagés à augmenter leur capacité militaire. Le traité met en place une Europe militaire, auxiliaire des gendarmes du monde.
« L’Europe européenne fonctionne comme un leurre dissimulant l’Europe euro-américaine qui se profile (Pierre Bourdieu) »
Raoul M. Jennar
« Si les opposants français au traité de Lisbonne ont un tant soit peu d’esprit d’inventivité, ils se demanderont s’il n’y a pas lieu de resoumettre la loi de ratification au Conseil constitutionnel : en effet, il devient de plus en plus clair que le traité de Lisbonne tel qu’il va entrer en vigueur n’est plus celui que le Parlement français avait ratifié »…(J ROMAN)
Comment mobiliser dans ce combat juridique autant de monde qu’il s’en est mobilisé « contre la privatisation de la Poste » ?
La démarche proposée par J ROMAN me semble judicieuse, mais comme le fait remarquer Raoul M.Jennar :
« Il n’est pas inutile de rappeler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur travail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de garder en mémoire l’appui qu’ont apporté à ce traité, aux côtés de la droite, les socialistes et les Verts »…
Sur quelle représentation politique « légitime » compter pour mener à la fois la lutte nécessaire et vitale contre les conséquences concrètes du Traité de Lisbonne (avec la récupération « unitaire » et hypocrite des dirigeants Verts et PS) et contre les raisons purement idéologiques de ce Traité ?
Il est bien nécessaire d’avoir au service du combat idéologique des « formes parti » organisées, et autant décidées à ne pas renouveller les dogmatismes du passé, donc à s’ouvrir à leur coopération dans des « fronts démocratiques ».
Sans focaliser la « vigilance citoyenne » sur Sarkozy, il est tout de même urgent d’anticiper, face à tout « génie malfaisant », et de réfléchir sur la stratégie qu’il met en oeuvre (sans ignorer qu’elle a été pensée dans des cercles hautement managériaux du capitalisme français).
Anticiper en imaginant par exemple ce qui a sûrement été « simulé » dans le modèle fictif de la « société française d’après » construit au service de ce haut management à coups de sondages d’opinion aussi discrets que chèrement payés :
Un travail « assisté par ordinateur » a sans doute permis de choisir le « risque payant » tout en choisissant une « Identité française » sur mesure, encore dans les cartons, mais prête à être capelée sur le corps social, comme une véritable camisole destinée à se rétrecir « automatiquement » à chaque mouvement social :
La « métamorphose » a été pensée par des « maîtres de forge » du MEDEF style KESTLER.
Politiquement, on compte sur la « colère populaire », (l’expérience des rats du docteur LABORIT) pour qu’enfin le peuple prenne peur de soi-même :
Sarkozy et ses donneurs d’ordre savent que la vieille « droite républicaine » va les trahir « par la force des choses », mais ils misent sur l’exaspération, l’idéologie du « tous pourris », et finalement, une cohabitation entre un président de république bananière et un parti national-socialiste manipulé par le couple BESSON-MARINE :
Ce modèle de « France des réformes » ira fort bien, en Europe , avec le modèle tchèque du « providentiel » Vàclav Klaus, et l’OTAN des généraux-qui-empèchent-le-président-OBAMA
Revenons-en au 3 juin dernier et à cette phrase bien sentie d’Etienne, au sujet du candidat Raoul Marc Jennar :
« Pourquoi donner à un autre le suffrage dont il a, lui, tant besoin pour nous défendre ? »
…Là où le bât blesse c’est qu’à aucun moment Etienne ne mentionne que Raoul M.Jennar ne siégerait pas plus d’un tiers de la mandature.
Vous ne nous avez pas menti par omission, Etienne, mais parceque vous vous apprétiez à voter « pour l’homme, pas pour le parti »…
Or, ce qui nous est du même coup « inaccessible », comme « petite » vérité complémentaire sans laquelle tout redevient « détestable » , c’est que justement, dans cette affaire, « l’homme en question » ne siègera qu’un tiers du temps, en vertu d’un « accord de partis »…entre le NPA et le Parti Nationaliste Corse !
Etienne, après José bové , voici donc une nouvelle déception ? Chacun(e) de nous a déjà jetté des anathèmes et recommandé ses « coups de coeur », et puis , a dû reconnaître que » décidément, rien n’est simple »… Surtout pas ces « détail de la vie des « partis » (Boudiiôu, qué péna!) qui sans l’investigation de journalistes indépendants seraient plutôt bien « passés à la trappe »(comme dit Catherine), y compris par « l’homme en qui on a toute confiance »… Ils(elles) ne savaient pas que la tête de liste qu’ils(elles) verraient peut-être bien faire ce job à Strasbourg et Bruxelles avait aussi comme « programme » de démissionner de son mandat au bout de 20 mois !
« L’accord passé avec les nationalistes corses
Cette information, je la tiens d’Alain Mosconi, troisième de liste derrière Raoul Marc Jennar » déclarait le journaliste de
POLITIS …
« Pourquoi donner à un autre le suffrage dont il a, lui, aujourd’hui tant besoin pour nous défendre ? »
cet « autre », c’est donc un nationaliste corse : elle est bonne cette blague du Sud-Est, hein, peuchère !
« C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette information…un cadeau à partager pour le déguster entre amis du Monomotapa…
Etienne, je compte sur vous pour nous dire enfin quelquechose qui ne soit pas une « vérité détestable » , à ce sujet !
« Les plus détestables mensonges sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité ». André Gide
L’important et l’accessoire
Aîda, le débat important est celui sur l’UE et « Contre le Traité de Lisbonne » a bien fait de rappeler les conséquences du Traité. Tu ne dis sur les conséquences que nous allons subir à cause de ce Traité dans ton intervention, je serais curieux de savoir ce que tu en penses, plutôt qu’engager une polémique à retardement, les élections pour cette mascarade étant passées.
Qu’en penses-tu ?
L’important, ce qui s’applique ce sont les traités signés. Le Parlement Européen n’est qu’accessoire vis à vis de cela puisque d’une part son « action législative doit s’inscrire dans le cadres des Traités » et d’autre part il n’a pas l’initiative des directives et sur tout les sujets où se dégage une majorité au Parlement et donc qu’une décision est actée, comme par exemple le paquet Télécom et son amendement 138 décidant que les internautes auraient la garantie d’un procès devant une juridiction non-administrative, mais judiciaire, le Conseil Européen a retoqué la décision. Mais qu’est-ce que c’est qu’une décision législative qui est retoquée par un pouvoir exécutif ? Un vœu pieux ? Un souhait ? Une supplique ?
Quel est le pouvoir de ce « « Parlement » » a qui la Commission ou le Conseil soumettent et resoumettent et re-resoumettent des directives qui ont été rejetées par lui ? Déjà 4 fois pour le paquet Télécom ! Souvenez-vous du feuilleton de la directive de libéralisation des services, combien de fois est-elle passée et repassée, je n’ose plus dire devant, parce que l’on pourrait aussi dire derrière, en bas, au-dessus le « « Parlement » » ?
La Commission ou le Conseil font voter et revoter et re-re voter jusqu’à ce que les décisions leur conviennent. C’est cela le scandale. Mais cela tu ne le vois pas, tu ne vois pas les familles qui du mal à payer leur facture de chauffage à cause de la libéralisation de l’énergie, c’est la faute au NPA les familles à la rue ? Tu ne vois pas les gens au chômage parce que l’UE agit en ce sens à l’OMC pour plus de délocalisation et comme ils disent « moins d’entraves au commerce », est-ce que c’est la faute au NPA, ce chômage ?
T’arrêtes un peu les conneries, attaque-toi à l’UE et à sa politique et laisse un peu le NPA, veux-tu ?
D’autre part qu’est ce que tu sais de la Provence et de la Corse du haut de ton parisianisme ?
Nous pouvons très bien combattre dans une lutte de libération nationale et être de gauche :
L’impérialisme est le stade suprême de capitalisme, ce n’est pas moi qui l’ai dit en premier.
Bonjour Aïda,
je n’ai pas compris tout ce que vous dites.
D’où tenez-vous cette histoire ? Ça paraît gros ; ce serait étonnant et décevant, mais ça ne serait pas catastrophique.
Et puis on posera la question à Raoul, sur son blog.
Quoi qu’il en soit, je connais l’homme et je sais que c’est un honnête.
Et je pèse mes mots.
Amicalement.
Étienne.
Loin de moi les procés en malhonnêteté et tous les jugements à l’emporte-pièce contre les personnes.
Même José Bové garde mon estime, bien que ses « raisons personnelles » m’échappent : je ne suis pas naïve, je sais que des « salauds » existent, mais je préfère ne pas les imaginer dans la sphère des altermondialistes : il s’agit d’autre chose, relevant d’un certain « amateurisme », de la part de personnes qui rêvent (je ne dis pas « trop »!).
Ceci dit, comme il est question ici de démarche d’adhésion à « un homme » ou à un collectif, et comme il est fait le procés de la « forme parti », il serait rassurant de voir que R.Marc jennar n’a jamais caché cet arrangement qui est fréquent avec les listes de candidatures d’un parti.
Cependant subsiste un « détestable mensonge » que personne ne peut être considéré comme l’ayant fait :
C’est pourquoi tant de gens se désintéressent de la politique : c’est toujours à « y regarder de plus près » que l’on doit s’obliger, et de fil en aiguille, il y a des spécialistes de ce « regard de plus près », ce sont ceux qui deviennent des « pros de la politique »…
Il se trouve que transposée ici sous ta recommandation , la candidature de Raul Marc
Jennar produit ce trouble, peut-être parceque tu n’es pas un « pro »…
On ne va pas s’éterniser sur cet aspect, et personnellement je souhaite lire le plus de textes possibles de Raoul Marc jennar, souhaitant (naïvement?) qu’il ait la plus grande influence dans les rangs du NPA où il se trouve hélas comme dans tout parti quelques porteurs de malveillance.
Si seulement il pouvait convaincre Olivier Besancenot de certaines sagesses !
Amicalement.
Aïda.
Gilles, si la vérité a le goût du poison, c’est que vous vous habituez à un autre goût !
Je ne jette pas la haine, alors ne me renvoyez pas vos pierres : depuis pas mal de temps nous discutons sous le portrait de Raul Marc Jennar, mais ce dernier serait horrifié s’il s’agissait de se soumettre à une idole et si la moindre pensée dissidente exposait la personne qui la soumet à réflexion au lynchage :
ce n’est pas Pol Pot qui règne ici,( merci Etienne)!
Alors mon intuition féminine m’a fait chercher ce qu’il y avait de « détestable » dans la démarche pourtant généreuse et sincère d’Etienne : « suis-je si mauvaise pour sentir ce « mensonge » non identifiable ? », me suis-je dit .
le « mensonge détestable » en fait n’est ni celui du candidat Raul , ni celui du partisan de ce candidat, ni même celui du Parti de ce candidat :
c’est encore le mensonge « tout-cuisiné » écrit dans nos institutions, et qu’il faut « sentir » pour le désamorcer en temps voulu avec de l’information libre et indépendante…Mais l’info arrive trop tard, et alors, si on la sort, elle fait des dégats pour « l’ambiance politique » :
par exemple votre impolitesse, gilles !
Sans rancune,
Scrupuleusement redescendue des escaliers de la tour Eifel (ah ! que c’est beau Paris!)
Gilles, si la vérité a le goût du poison, c’est que vous vous habituez à un autre goût !
Je ne jette pas la haine, alors ne me renvoyez pas vos pierres : depuis pas mal de temps nous discutons sous le portrait de Raul Marc Jennar, mais ce dernier serait horrifié s’il s’agissait de se soumettre à une idole et si la moindre pensée dissidente exposait la personne qui la soumet à réflexion au lynchage :
ce n’est pas Pol Pot qui règne ici,( merci Etienne)!
Alors mon intuition féminine m’a fait chercher ce qu’il y avait de « détestable » dans la démarche pourtant généreuse et sincère d’Etienne : « suis-je si mauvaise pour sentir ce « mensonge » non identifiable ? », me suis-je dit .
le « mensonge détestable » en fait n’est ni celui du candidat Raul , ni celui du partisan de ce candidat, ni même celui du Parti de ce candidat :
c’est encore le mensonge « tout-cuisiné » écrit dans nos institutions, et qu’il faut « sentir » pour le désamorcer en temps voulu avec de l’information libre et indépendante…Mais l’info arrive trop tard, et alors, si on la sort, elle fait des dégats pour « l’ambiance politique » :
par exemple votre impolitesse, gilles !
Sans rancune,
Scrupuleusement redescendue des escaliers de la tour Eifel (ah ! que c’est beau Paris!)
Yves Salesse, président d’honneur de la Fondation Copernic, et auteur de « Réforme et révolution » (Agone 2001), sera invité à France Culture le 4/11/09 (émission « Du grain à moudre », 18h20) sur le capitalisme après la « chute du Mur ».
Il débattra avec Gaël Giraud (CNRS,membre de l’école d’économie de Paris), Joël Roman et Guy Sorman.
ne pas rester les bras croisés mais aussi ne pas cesser de réfléchir : c’est la vie !
Amitiés
Alain
« S’il a été possible d’ignorer le général Hamid Gul, l’ancien directeur général de l’ISI pakistanais les services secrets pakistanais, l’Inter-Services Intelligence, affirmant que des avions de transport militaires américains servaient au trafic de drogue en Afghanistan, ou encore ces sources russes bien informées affirmant que des soldats américains réalisaient de juteux profits dans le narcotrafic en Afghanistan, il a bien fallu écouter Khodaidad, un professionnel qui sait de quoi il parle. Lorsqu’il a assuré, le 1er novembre, que les contingents américains, britanniques et canadiens de l’OTAN “taxaient” la production de l’opium dans les régions sous leur contrôle, il a voulu transmettre un sérieux avertissement aux Américains de la part de Karzai ».
Les troupes coloniales françaises y sont aussi, soi disant pour libérer les femmes …
…Karzaï « élu » tend la main aux talibans…
et moi ! et moi ! et moi!… que fais-tu ?
RETRAIT d’AFGANISTAN !
Soudais se contente de souligner la discrétion du NPA sur le système dit du tourniquet en évoquant le site internet dudit parti. Et effectivement, lorsque l’on se rend sur http://www.npa2009.org, on constate que le sujet n’est pas évoqué. Pour en trouver mention, il faut lire un entretien de Mosconi donné à La Provence en date du 26 mai. Lors des réunions publiques, le NPA n’élude pas la question. Bien. Mais sur son site, c’est – semble-t-il – le cas. Perso, je n’ai pas le bonheur de pouvoir assister aux meetings du NPA. J’attends donc des journalistes de Politis qu’ils m’informent sur les listes, les candidats, les implications, etc.
Pour une simple et bonne raison : Imaginons que je n’apprécie guère Alain Mosconi. Comme je l’ai déjà expliqué : je ne peux pas assister aux réunions du NPA. Le jour J, je vote NPA. Trois ans plus tard, j’apprends que j’ai envoyé une personne que je n’apprécie guère au parlement. Je l’ai mauvaise, j’attrape mon clavier et j’envoie un message injurieux à Michel Soudais. Du genre : « Putain mais qu’est-ce que tu branles toute le journée ?! Voilà que – par ta faute – je vote pour un type qui me hérisse le poil!..
Etienne, Aïda, Gilles et compagnie, je vais venir à votre secours, puisque finalement vous ne m’êtes pas indifférents, vu le secours que m’a apporté catherine :
Mardi 26 mai 2009 à 16:23
Un oubli fâcheux de Raoul Marc Jennar (NPA)
Par Michel Soudais de POLITIS :
Prudent, Soudais anticipe le reproche qu’on pourrait faire à un journaliste d’avoir « passé à la trappe » une information due au citoyen électeur. A savoir : en votant pour le NPA, on va envoyer au Parlement un type qui préconise la Corse aux Corses. Dès lors, que peut on lui reprocher, Gilles ?
Pas grand chose. A partir du moment où il se montre aussi pointilleux avec les autres listes…
Perso, je trouve que les petits gars du NPA, ils font un mauvais procès à Soudais. Un procès… stalinien. Si, si !
Gilles : On peut difficilement mettre sur un même plan la Corse, la Martinique et la Guadeloupe.…ce serait « une connerie » !
Bonsoir huile de colza, opium, etc …
et bon appétit !
Déblayons tout de ce sujet de diversion des « élections » du 7 juin 2009 où beaucoup ont voté avec leurs pieds et je suis du nombre. En cherchant très peu sur le web, je me suis vite aperçu que le fait de la permutation de la représentation était connu des lecteurs de Politis et de la plupart des électeurs corses, mais apparemment pas des amis du Monomotapa si l’on suit l’appellation d’Aîda. Cette bande du Monomotapa se réveille aujourd’hui à contre-temps. Revoir : ( « C’est une amie qui m’a fait cadeau de cette information…) Tout ceci n’a pas beaucoup d’importance en fait et je ne vois pas l’intérêt d’en parler longuement.
Déblayons aussi pour le moment le sujet des identités vu qu’elles sont toujours plurielles, hétérogènes, morcelées, toujours en recomposition, diffractées, jamais d’un seul bloc sauf pour la propagande simpliste d’un quelconque pouvoir en quête de légitimation bidonnnée.
On peut difficilement mettre sur un même plan la Corse, la Martinique et la Guadeloupe.…ce serait « une connerie » ! Pour des tas de raisons, je suis d’accord.
L’important, ce sont les traités, voir ce que Sam, Étienne et le M‑PEP, le POI, l’UPR, le comité Valmy disent à ce sujet et que je reprends à la contrib 243.
La non-representativité des décisions prise par le système UE par rapport aux choix que feraient les électeurs lors de débats sérieux et argumentés poussent à agir de nombreuses personnes qui n’acceptent pas cet état de fait. Toi et Aîda vous ne dites rien là dessus, il serait bon que vous exprimiez parce qu’à la fin, je pourrais penser qu’à l’instar du dicton : « Qui ne dit mot consent. », que vous consentez aux reculs sociaux et démocratiques portés par la construction européenne.
Bonsoir.
Si j’avais su ça (et si c’est vrai), je ne suis pas sûr que j’aurais voté pour Raoul. Je trouve 1) cet arrangement et surtout 2) sa discrétion, vraiment contestables.
Rien de catastrophique, mais ça confirme — s’il en était besoin — la très mauvaise image que j’ai des partis et de leurs chefs.
Étienne.
Je pense presque comme Etienne, « les partis, quelle m.…! », mais aussi comme J.Roman : il faudrait de « vrais partis » capables de mettre les citoyens en mouvement.
Il est possible que RM.Jennar ait tenté cette aventure avec un parti « neuf » comme le NPA.
Moi je suis avec d’autres entrain de poursuivre le « même combat » au PCF.
Mais la difficulté sera dépassée dans un processus « unitaire ». Faite d’embuches et d’incompréhensions, elle sera dépassée avec les partis dont la majorité des militants veulent produire cette « utilité publique » de réveil de la citoyenneté.
Membre d’un parti « partenaire par nécessité et par devoir », je souhaite que le réveil populaire ne soit pas celui d’une haine autodestructrice, et que personne ne récupère à des fins sordides cette « énergie potentielle du peuple », dont la vocation est une « désobeissance créative », une fois donnée l’impulsion initiale de tous ceux qui comme « nous » s’engagent, « rêveurs » à la fois si différents et si « semblables » :
une mise en mouvement massive et « intelligente » , fraternelle , débordante de générosité et de « puissance populaire », le seul remède pour faire face à la médiocrité installée aux commandes de cette « Europe du capital » devenue insupportable autant du point de vue culturel que social et écologique.
Il ne faudrait pas cultiver les divisions et devenir intolérants : cela paralyserait le peuple, et donnerait un inadmissible « sursis » au « système illégitime en place ».
Amicalement.
Je suis d’accord avec la dialectique d’Alain du 254, les partis : difficile de faire avec, impossible de faire sans.
Avec le système bien huilé et bien lubrifié UE, eh bien malheureusement, je pense que contre cette régression antidémocratique, il n’y a pas de possibilité de vote utile organisé dans le cadre même de ce système.
Le soit-disant «« parlement »» de leur UE n’a pas l’initiative des directives, ce ne sont pas même pas des lois, les lois cela se discute, se débat, les directives eh, bien il n’y a plus qu’à obéir, le choix des mots n’est pas innocent. Il ne légifère que sous l’humiliante tutelle de la co-décision. Ce système fait qu’il se couche régulièrement aux face injonctions exprimées par le Conseil et la Commission.
La dernière soumission en date de leur «« parlement »» concernant les garanties de jugement équitable des internautes, ici …
C’est une véritable humiliation que de voter pour des personnes qui ne pourront rien faire d’autre que nous alerter des mauvais coups en cours.
Une bonne analyse de la mascarade par un parti courageux qui a décidé de ne pas y participer, ici …
Les partis qui n’acceptent pas les conséquences de cet enfermement anti-démocratique joueraient pleinement leur rôle si ils organisaient une abstention utile lors des mascarades européennes. Un contre-vote sur les marchés, dans la rue comme pour le référendum contre la privatisation de la Poste. Tous ensemble contre la destruction européenne, tous ensemble, ouais ! Alors Alain au PCF, chiche ?
Amicalement à tous et spécialement à Aîda, qu’elle me pardonne de la verdeur de mon langage.
Gilles
« Les gens de droite, eux, ne s’abstiennent pas. »
d’accord avec Etienne, là !
…Gilles :
J’ai été plus d’une fois tenté par l’abstention, mais je m’en suis… abstenu, car à chaque fois quelqu’un de prétentieux s’appropriait d’avance le sens de mon abstention, et le « dominant » en faisait sa force.
Sur le lien que tu proposes, on voit un « POI » s’appropriant « en exclusivité » le sens de l’abstention.
Il y a tant de gens à intéresser à la chose politique, qu’il serait ridicule de « faire son marché » en débauchant ceux qui s’engagent là où ils « le sentent », comme ils le sentent !
Jeter l’anathème à l’aveuglette sur tous ceux qui ne pensent pas dans « le droit fil de l’émancipation » c’est paradoxal et c’est désastreux du point de vue de ce qu’ici, semble-t-il, on s’accorde à « vouloir ».
Voulons-nous faire advenir l’instant historique où dans les peuples d’europe commencera à se manifester précisément « le symptome annonciateur d’une vie citoyenne » ?
La forme que cela prendra, il serait ridicule de prétendre d’avance s’en attribuer l’exclusivité, comme si il fallait être des chiens dominants « marquant le territoire » !
Le 1er groupuscule, ou parti, petit, moyen ou prétenduement grand, qui voudra usurper la « spontanéïté » du peuple, ou qui décalquera ses « mots d’ordre » démagogiquement sur ce que le peuple doit découvrir par lui-même, il sera « dissuasif », donc démobilisateur.
Un jour c’est bien le peuple qui devra « prendre le manche ».
Pour moi, c’est une chance que cette « europe des citoyens » ne nous soit pas servie « toute cuite » sur un plateau par des gens de la trempe de ceux qui signent le Traité de Lisbonne.
C’est une chance d’avoir à gagner par la lutte cette europe pacifique nécessaire, justement, contre la « chose de l’OTAN » que nous imposent ceux qui prétendent posséder « l’identité européenne ».
C’est une chance, car la perspective identifiable de plus en plus clairement est bien celle d’une résistance populaire européenne , face à ce qui désormais se profile :
jusqu’ici on pouvait dans certains foyers des classes moyennes, se raconter des contes de fée sur « l’Europe de l’emploi »…Plus personne n’y croit vraiment, et les gens ne resteront pas « comme des idiots » !
fraternellement, Al1.
Bon…je suis entrain d’avouer une « culpabilité » personnelle et d’en nier une autre, collective.
Oui, j’aime faire partie d’un collectif se trimballant une histoire contrastée, avec encore bien des zones d’ombre à décrypter.
Cela relève bien de « l’amour », donc cela peut être pris en faute, car l’amour véritable traverse l’épreuve de tous les « cocufiages », avec lucidité, tant qu’il demeure « l’essentiel » :
Les crises internes à un parti sont bien plus « productives » que de simples « scènes de ménage » :
On sort de ces congrés houleux à la fois révolté contre le retard historique constaté, et ses dégâts, et quand même désireux de tenter la poursuite de cette marche collective vers les rendez-vous qui jalonnent encore la perspective sur « les chemins de la liberté », c’est-à-dire vers « les autres ».
« l’unité », c’est fini. Par contre il faut « se rassembler » en travaillant à des cohérences possibles, pour répondre à un désir populaire manifeste et légitime ou (et) aider à sa manifestation.
J’imagine que ce « service politique », tous les militants engagés dans un mouvement citoyen (quel qu’il soit?) en peuvent partager quelquechose de « rassembleur ».
fraternellement.
Il n’y a pas que les partis politiques qui soient capables de créer « l’inattendu », c’est-à-dire cette émergence d’une vie citoyenne enfin puissante.
Si je comprends Gilles, il faut concentrer son action « en réponse » à l’évènement « Entrée en vigueur du Traité de Lisbonne ».
…Je me demande si les gens dorment tant qu’il y parait :
Résister aux « conséquences » de ce traité, c’est avaliser le fait que « l’adversaire a toujours la main ».
Bien sûr, les gens vont réagir à ce capitalisme décomplexé qui joue son rôle désormais sans frein, donc comme une caricature de système…Ce qui est bien plus important que de « résister à des nains technocrates malmenés par leur propre médiocrité ».(la chute du mur doit aussi nous servir dans ce qu’elle contient de « vérité philosophique »).
En fait le Traité de Lisbonne vient avouer très clairement ce qu’est ce système, et ceux qui ont osé le signer n’ont pas du tout « la main » :
La « logique » les a fait commettre cet aveu hyper-fragilisant, aveu intenable en pratique pour tout pouvoir politique :
Ce n’est donc pas contre « les conséquences du traité » que l’on va « reprendre la main », c’est contre les causes, qui sont toutes dans la logique du système dit « ultra-libéral ».
Chaque protestation-revendication-manifestation-abstention-vote etc, chaque « mouvement naturel de la vie populaire » remettra en cause cette philosophie obsolète du XVIIIè !
exemple de La Poste :
Privatiser les services publics est dans la logique du système…(Pas seulement celui de l’Europe, celui qui s’est globalisé le 9 Novembre 1989).
Pour La Poste, une mobilisation « inattendue » vient compliquer le jeu du pouvoir en place :
Ce n’est pas « contre le Traité de Lisbonne » que la mobilisation populaire se produit, c’est contre le hold-up flagrant, la menace concrète d’une vraie arnaque sur un « bien public ».
Ce type de « pillage » fut facile ces 30 dernières années, dans l’euphorie des peuples des pays de l’Est délicieusement étourdis par le parfum inouï de « la Liberté »…(on les excuse volontiers, les pauvres!)
L’arnaque est refusée par une large majorité des Français, alors le gouvernant « navigue à la godille » entre son désir d’endiguer un mouvement antiprivatisation et l’appétit des milieux d’affaires qui ont « passé commande » à leur petit « ami « …
« la Sarkozye tangue » : les ministres se contredisent…on se défausse sur les institutions européennes, mais croyez-vous que cet « argument resplendissant de médiocrité » peut calmer la colère qui monte ?
Plus çà ira, moins çà ira de soi, face au « bon sens populaire », et ce n’est pas un « Traité alibi » qui exonèrera les politiciens nationaux devant les citoyens, au contraire !
D’un point de vue machiavélique, les dominants qui se sont offert « le traité de Lisbonne » ont tout faux : çà peut devenir « ingouvernable » comme était ingouvernable la France de Vichy !
Seule la sympathie entre les gens qui défendent la même simple bonne chose doit être cultivée dans ce moment politique, pour devenir une « Résistance créative », voire « constituante ».
…Bien sûr, un train peut en cacher un autre, celui des barons et baronnes hypocrites du « oui-ouisme-vert-et-rose », mais justement, pour eux aussi « la godille est pénible », et ce n’est que justice.
Comment desserrer le frein mental qui dans chaque conscience individuelle, bloque l’accés à cette « évidence » :
Il n’y a de citoyenneté possible que si les citoyens décident de la première des « lois », à savoir, la Constitution.
En France, ce frein est tenu en main par un monarque issu d’une perversion extrème du suffrage universel : le président de la « république ».
Donc, peut-être de façon un peu simpliste, mais en tous cas « probablement pertinente », je crois qu’il faut rassembler un maximum de citoyens « contre le pouvoir personnel », et « pour une démocatie véritable ».
« Contre le pouvoir personnel », la personnalité d’yzokraS 1er est une chance pour que les citoyens prennent conscience du danger qui n’apparaissait pas avec « le grand Charles »…
« pour une démocratie véritable », là sera le débat démocratique, entre 3 options :
-le « tout proportionnel » et ses illusions…
-Un système hybride expérimentant des nouveautés comme un sénat tiré au sort…
-la « solution Etienne », sorte d’intégrisme démocratique…(on rêve!)
Le 1er stade , qui enclencherait une « dynamique citoyenne », ce serait de « virer le monarque et la monarchie ».
Amicalement.
Pour dire l’indicible
On risque fort
On risque gros
Pour cibler l’invisible
On risque mort
visqueuse trop
Pour ôter l’impossible
Francisque encore
A nos drapeaux
Pour moquer le risible
Coq fébrile et retord
Juché toujours trop haut
Pour un cocorico
Refusé à sarko
On risque fort
D’en faire trop…
Pour penser le possible
Partage du gateau
Aux mains du populo…
Pour avoir face au mort
Qui pompe nos impôt
Tenu droit son chapeau
Devra-t-on ce bientôt
Finir son triste sort
Dans un sombre cachot ?
Etienne s’obstine avec juste raison (puisque c’est moi qui vous le dis…hum!) à proclamer « l’importance première(…), l’importante majeure et évidente du DÉSINTÉRESSEMENT DES AUTEURS de ce texte supérieur ».
Dans son for intérieur chacun se doute qu’aucun texte n’a jamais donné aucun pouvoir à personne, et que derrière tout « titre » se cache une sauvagerie originelle…
« tigre de papier »…
La seule différence entre les loups et « nous », c’est que les loups marquent leur teritoire d’une façon naturelle, tandis que nous avons inventé des « textes sacrés »…
Or chacun sait que le sacré n’existe pas :
Ce qui différentie l’humain de l’animal c’est l’artifice, et la « culture » qui consiste à imaginer une « réalité culturelle » dans laquelle « existe » cette virtualité pure : une image de l’humanité.
Pour qu’un texte « garantisse » contre quelque sauvagerie que ce soit, il faudrait que se soit développée une culture capable de nous arracher à notre animalité inavouée…On peut craindre qu’une telle culture ne résulte pas « spontanément » de l’état mental du plus grand nombre, lequel « à l’instant t » résulte lui-même d’un rapport de force établi par l’histoire en cours…Histoire fraîche de colonialismes et de dictatures de toutes sortes…
Aucun texte ne nous arrachera à notre condition d’animaux dénaturés, pourtant il est toujours question de « signer des actes ».
Pour moi une « Constitution » n’est pas « sacrée » et pourtant (et donc) si l’on projette (rêve) de s’en servir « comme pour empécher les abus de pouvoir », autant qu’elle soit écrite par des gens « désintéressés » :
Soyons donc de bonne foi au moins au moment initial de son écriture, faisons abstraction de tout ce qui nous « tombera fatalement dessus demain comme il nous est déjà tombé desuus hier », et qu’aucun texte ne peut avoir vraiment « codifié ».
Les constitutions écrites par des « experts » ont toutes fini aux poubelles de l’histoire, soit que les abus qu’elles permettaient aient abouti à leur « contraire », soit que le cynisme « naturel » de tout vrai « dirigeant » l’ai conduit à se torcher avec…avec charisme…« En bon petit père du peuple ».
Dans ces conditions, autant essayer avec une « Constitution écrite par des gens tirés au sort »…
J’espère ne pas faire de peine à Etienne en lui avouant dans quel état d’esprit « je lui suis fidèle »…
Amicalement.
Bonsoir Alain,
Pour moi non plus, aucun texte n’est sacré.
Juste une bonne idée, à la place d’une mauvaise. Une bonne idée qui me semble pouvoir être décisive, déterminante.
Merci d’être toujours là, fidèle au poste :o)
Étienne.
Question 1 - En pratique, Étienne, Alain qu’est ce que vous pouvez répondre à Maître Éolas sur la réalité d’une Constitution autre que celle proposée par la Convention sur les institutions ?
Voir ici …
Question 2 - Une des raisons ( avec le processus voulu de dérégulation et de mondialisation ) justement pour nous insuffler cette idée de Constitution européenne est la suivante : dans une nation peuvent avoir lieu des débats, des confrontations avec une large fraction de la population, des référendums comme par exemple celui de 2005 ou celui sur le statut de la Poste, il a donc été décidé par les dominants de contourner cet état de fait du poids de la population dans les décisions politiques. Quoi de mieux pour eux que nous faire miroiter une Constitution, pas question bien sûr, de prendre en compte les idées d’Étienne sur la nécessité de la séparation entre ceux qui écrivent la Constitution et ceux qui seront chargés de l’appliquer, mais même au-delà, quoi de mieux que nous faire aller lentement, irréversiblement vers un Empire Fédéral multi-national où tout large large débat est tronqué par la taille, comme aux États-Unis d’Amérique ou mieux impossible à cause de la diversité des langues comme dans notre sous-continent ?
Pourquoi, pour nous, classes moyennes et inférieures, troquer bêtement une démocratie possible et d’une certaine qualité non-parfaite, mais assez correcte et un équilibre entre forces et classes sociales longtemps modifiables par des luttes sociales dans un cadre national contre une simili-démocratie de plus en plus simili et un ordre social de plus rigidifié ?
Question 3 -Pourquoi cette idée de « construction européenne », Étienne, a‑t-elle fonctionné comme un nouvel opium des classes moyennes, pourquoi toi, moi, Alain, Aïda, Catherine, AJH, tant d’autres avons nous longtemps été pris au piège de cette idéologie dominante ?
Quelle est la genèse de ce mirage que l’on a voulu nous faire avaler depuis plus de 60 ans ?
Juste une remarque sur cette question : Il a été longtemps inconcevable de penser à une Constitution pour l’Europe et c’est seulement quand les États-Unis d’Amérique ont atteint leur influence critique que cette idée incongrue nous a été soufflée de leur part.
Voir ici …
Question 4 -Pourquoi Étienne plus aucune nouveau sujet, même minime sur ce blog depuis l’été 2009 ? Comment être fidèle au poste si le poste en question n’est pas un minimum renouvelé ?
Gilles, je suis bien noniste et je l’étais sans doute depuis fort longtemps « contre l’europe du grand capital », contre « la france du pouvoir personnel » etc…
Pour autant, bien que fort proche par certaines associations du « mouvement culturel breton », j’ai besoin pour vivre de penser « humanité », « internationale », voire même « Gouvernement mondial »…donc, forcément « Utopie », avec une « Constitution immunisante » comme l’organisme d’un nouveau-né, sans cesse remise à neuf : c’est mon « plan M ».
C’est tout ce que j’ai envie de répondre aux gens « sérieux » et à ceux qui « se prennent au sérieux ».
Pour « changer le monde », il y a la pensée, mais la seule véritable « poussée » c’est encore celle de la lutte des classes, prise au sens précis de sa réalité : la planète n’a jamais été autant chahutée par cette « chimère de Marx » que depuis la soi-disant « fin de l’Histoire ».
Le seul espace soumis à notre « souveraineté » c’est l’espace national, or dans cet espace se produit la maladie du capitalisme contre laquelle la « Constitution » non seulement ne nous immunise pas, mais, pire nous « prédispose » à la subir « grave ».
Tout « élargissement du champ de la lutte » peut être une chance si nous y prenons des initiatives tenant compte du vice national et y remédiant…La seule « chose » qui nous empêche d’écrire le « plan B » c’est le capitalisme.
J’arrête là, car à supposer que l’on me suive, c’est exactement là qu’on va m’objecter :
« tu veux une constitution soviétique ? »
Ben…justement, non : me revoila « noniste ».
C’est facile, vue l’expérience…Mais alors ?
Alors, partons du réel : il est au coeur du système : toute « constitution » doit commencer par décliner les principes des droits fondamentaux au coeur du système, citoyenneté à l’entreprise, emploi pour tous, et j’élargis depuis l’agent commercial « auto-entrepreneur-individuel » jusqu’à la « société publique d’alimentation des enfants du monde sous l’égide de l’ONU »…Tout « droit » doit être associé à sa « réalité économique », le droit n’étant que la « trajectoire », il faut qu’il ait une masse pour « exister » :
Il y a donc illusion tant que le système économique dans sa logique est incompatible avec la « philosophie du droit ».
Donc, ce n’est pas « l’ampleur du territoire », ni « la différence des cultures » qui rendent la « superconstitution » impossible, ce sont tous nos renoncements philosophiques dans notre façon d’exister : de « travailler » comme de « jouir »…
On est si bien logé en « prison » !
http://www.terminal.sgdg.org/nouveau/articles/61/identitespouvoirslacroix.html
Lire, lire, relire, annoter, faire des analogies avec ce que nous vivons, lire à nouveau, annoter, dormir, relire, refaire des analogies et digérer, puis se promener et s’imprégner de ce texte, découvrir Wiener, puis observez le monde et vous aurez une possible boussole !
« L’histoire nous montre hélas que, dans notre pays, toutes les avancées sociales ont été acquises en s’asseyant légèrement sur “l’état de droit”, un état qui se soucie, hors rares moments historiques, avant tout des rentiers et des possédants ».
Cette phrase on peut en trouver des « clones » dans la littérature syndicale entre autres, et je suis assez d’accord.
C’est pourquoi il est bon d’écrire des brouillons avant de graver dans le marbre une « norme » qui prétendrait s’imposer à tout esprit.
Il faut confronter « la raison pure » aux contradictions du réel dont elle risque de faire abstraction, et alors « les fous ne sont plus les patients mais leurs gardiens ».
Des citoyens tirés au sort auraient probablement la « sagesse » de s’entourer de « juristes professionnels » mais aussi de philosophes, de…bref, d’encyclopédistes !
Cette réflexion me vient à la contemplation de la confrontation de ce jour sur le forum, entre « résistoyen » et Jacques Roman.
« ceux qui prétendent tout savoir et tout régler finissent par tout tuer »
(Camus)
Les p’tits zoizeaux perdent des plumes
Entre le marteau et l’enclume
Mais ils feront encor des vrilles
Entre les blés et les faucilles…
Le p’ti sarko met la francisque
A son drapeau croyant sans risque
Prendre aux croup’ de la gross’ Marine
Un gros renfort de voix porcines…
Mais v’la-t’y pas que l’virus mute
Et qu’la bours’chute !
Certaines histoires d’amour n’existent que dans l’alternative du Tout ou Rien et se terminent d’ailleurs souvent par une rupture, c’est-à-dire dans le Rien. Vous vous retrouvez dans le pays imaginaire de Peter pan, le pays du « Jamais-Jamais », ou n’existe que « tuer » ou être « tué ». La première de ces histoires d’amour est la relation d’amour que nous avons avec notre mère. Si votre mère, pour x problèmes, ne peut vous que vous proposer une relation d’amour fusionnel, vous êtes placé devant l’alternative impossible du Tout ou Rien. Pour être aimé, vous devez vous fondre dans l’autre. Si vous le faîtes, vous disparaissez, vous êtes mort. Si vous refusez de vous fondre dans l’autre, par peur de la mort qu’elle implique, et qui se transforme en une angoisse permanente d’exister, alors l’amour vous est retiré et vous êtes rejeté dans le néant, c’est-à-dire dans la mort. De toute façon, la relation d’amour fusionnel est sans issue, et quelque soit votre choix, vous occuperez la place du mort.
En tout cas, pour moi, je pense qu’il s’est passé quelque chose de ce genre.
Concombre masqué,
Ce que vous dites me fait penser illico à ce que dit Romain Gary des rapports particuliers qu’il a eu à sa mère.
Je crois que c’est dans « Promesse de l’aube », j’ai lu ce livre il y a longtemps, mais j’en ai gardé un souvenir assez vif car étant mère de deux enfants dont un garçon, forcément ça résonnait.
Il dit grosso modo et de mémoire, que la vie lui a fait à l’aube une promesse qu’elle n’a pas su tenir, et que de ce fait il a été obligé de manger froid jusqu’à la fin de ses jours.
Je m’explique. Sa mère l’a aimé d’un amour trop exclusif, trop fusionnel, elle a reporté sur lui tout l’amour qu’elle avait, ses parents étaient séparés, et lui forcément ça l’a bousillé.
Après cela, dit-il, chaque fois qu’une femme vous tient dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances.
Il n’y a plus de puits ensuite, il n’y a que des mirages ;
Il termine en disant qu’il ne faut pas empêcher les mères d’aimer leur petit, mais qu’il vaut mieux que les mères aient quelqu’un d’autre à aimer.
Je crois qu’il dit encore que si sa mère avait eu un amant, il n’aurait pas passé sa vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine.
Bon alors, la justification d’une vie à travers ceci ou cela c’est toujours un peu casse‑g.…., l’amour tout compte fait, c’est s’ouvrir à tous les espaces dans un rapport juste. Et, c’est bien cela la difficulté, la justesse des rapports, des liens.
Ce sont des portes qui doivent toujours rester ouvertes ( celles des liens), quand elles se ferment, l’air devient vicié.
Mais c’est que l’on apprend aux femmes qui ont été des petites filles avant d’être des jeunes filles, puis des mères, ce culte atrophiant de l’arrêt aux enfants qui fige, or, l’énergie amoureuse d’un père et d’une mère est d’aimer aussi loin qu’on peut aimer, dans la multiplicité et la vastitude, mais un père ou une mère convaincue du bon usage de la famille , ça fait SOUVENT tout le contraire.
ça met l’amour en cage, et ça fait tout pour démontrer que c’est la cage qui est aimable.
Et donc tout cela, ça renvoie à des représentations erronées, c’est donc sur elles qu’il faut travailler urgemment car ce sont elles qui sont à la source de nos émotions et donc par voie de fait de nos actions et de leurs conséquences douloureuses parfois.
Maintenant, on peut avoir vécu ce type de relation et s’en sortir de façon tout à fait, tout à fait satisfaisante, et même en sortir plus fort qu’avant.
Comment ?
En intégrant, en digérant, en métabolisant cette in-formation, que ça vienne nous former réellement de l’intérieur, que ça ne reste plus en surface, que ça épouse chaque once de notre chair, et, alors miracle, on s’en libère de ce poids, car il est in-formé en nous, il fait chair avec ce que nous sommes et nous sommes fort de cette force re-connue !
C’est ce que l’on peut appeler une adversité positive, même si elle fait souffrir bien sûr, il n’est pas question de nier cet aspect-là, positive car si on l’intègre, elle fait réellement corps en nous( différence entre avoir un corps et êtreun corps, distinction brillante faite par Durckheim dans le Hara que je vous conseille de lire) dès lors nous sommes riches de cette information reconnue, et nous pouvons alors dépasser la douleur de ce lien, il ne vient plus donner des douleurs d’estomac car il est digéré et évacué, nous faisons cause commune avec lui.
La métonoïa, ce n’est rien d’autre que cela, il me semble, apporter un autre regard sur une situation, la voir de l’extérieur et dès lors l’intérioriser davantage.
Et donc au final, dénouer un noeud et reprendre plus librement, plus légèrement,plus sereinement la trame de notre histoire…et de notre lien primordial à notre mère dont il serait peut-être regrettable d’avoir à se passer.
Je reprends un peu ce soir pour corriger ou tenter de corriger ce que je voulais vous dire hier concombre masqué. Je crains toujours les lectures de travers, c’est pourquoi j’ai besoin d’en remettre une couche ce soir, ce n’est pas de votre compréhension dont je doute, c’est de ma difficulté, de la difficulté car elle n’a rien de personnel, à parler de certaines choses qui touchent au coeur de ce que nous sommes.
Difficile de faire passer un message à l’écrit, déjà quand on est face à la personne, il parait qu’il n’y a que 7% qui passent en verbal, alors sans voir la personne et sans pouvoir décoder ce qu’elle dit en non-verbal, c’est presque mission impossible, mais bon, on est bien obligés de passer par les mots, eux seuls sont en notre pouvoirce soir, alors je vais m’essayer à clarifier si c’est possible avec toutes les réserves contenues dans ce petit préambule.
D’abord, il faut que je vous dise que je travaille en psy, infirmière depuis des lustres, j’compte même plus les années, et ce type de problème, le vôtre, je rencontre tous les jours.
Bon, pas malin de dire ça me direz-vous, car le fait que ce soit partagé n’atténue en rien la souffrance que l’on peut ressentir, certes, cette souffrance est là, alors qu’elle ne serve pas à rien cette souffrance, faites-en quelque chose en votre faveur et en la faveur de votre relation à votre mère.
Je glorifie le surgissement du problème( étymologiquement c’est ce qui se place à l’avant)car le problème vient interroger, arracher quelque chose qui sans son avènement serait passé à la trappe. Le problème est donc une opportunité, il contient en lui, en germe, les prémices d’une possible résolution si peu qu’on le prenne en considération et que l’on interroge ce qu’il a à nous dire.
Il y a quelque chose d’un faire à fairequi est inscrit dans sa trame, et il faut aller y voir de plus près, notre insatisfaction et notre souffrance sont des aiguillons qui vont nous servir à oeuvrer dans ce sens. C’est pourquoi, loin d’étouffer les problèmes , il faut leur laisser de la place, toute la place pour s’exprimer car ils ont des choses à dire et qu’il est inhumain, de disqualifier d’emblée une personne blessée au prétexte qu’il faudrait s’adapter à toutes les situations sans se poser jamais la question de ce à quoi on nous somme autoritairement de nous adapter.
Etre normal dans notre société est un signe patent de grosse pathologie à mon sens, car ça sous-tend que l’on se conforme à des idéaux et des pratiques inacceptables au regard de notre humanité. La normalité renvoie au nombre et l’on sait que le nombre est soumis à moult influences qui le fait varier et épouser les courants dominants pas toujours justes(c’est un euphémisme!).
J’en viens à ce qui me semble l’essentiel. Les cartes que nous avons dans les mains, vous, moi, aujourd’hui, en cet instant T.
Ces cartes-là, pas la peine de maugréer, ça ne sert à rien, elles sont ce qu’elles sont, point barre, on ne choisit pas grand chose et l’on n’est pas maître dans sa propre maison.
En revanche, en revanche, ces cartes-là, on peut les re-jouer autrement, elles ne vont pas changer, mais les relations que nous allons mettre au monde avec elles inscriront un mouvement et c’est dans le mouvement que s’inscrit le dynamisme vitalisant de la vie, s’essayer à autre chose que des redites qui nous font vivre l’aujourd’hui comme un hier.
Ce qui différencie l’animé de l’inanimé, ce n’est ni matière, ni énergie, c’est l’information et la relation, ça veut dire que la vie s’inscrit dans la relation et l’information et nulle part ailleurs que là, et c’est ce qui fait dire à Wiener, le tout est plus que la somme des parties.
Les problèmes sont une bénédiction mais on les éteint tout de suite et en revanche on problèmatise des choses qui ne devraient pas l’être. C’est le modus operandi de notre société pas pour rien. ça desservirait bien trop ses intérêts à la dite société si les gens se mettaient à se poser les vraies questions et donc à remettre en cause toutes les représentations mentales qui sont à la source de ce qu’ils sont.
Il y a un faire à faire et notre libre arbitre est selon moi dans cet espace sacré qui spatialise le temps dans l’instant, une façon presque miraculeuse si nous le voulons de faire de cet instant quelque chose d’éternel car neuf et étonnant, sans redite, à l’écoute de ce qui se présente et tisser ou offrir un tissage qui mêlerait d’autres fils que ceux qui tissent d’habitude
Catherine, tout d’abord, je vous remercie m’avoir répondu avec vos deux messages et je demande aux autres participants de bien vouloir excuser cet aparté qui sort des sentiers de la politique. Quoiqu’il y aurait à dire ! Par exemple, j’aime bien les poèmes qu’Alain nous envoie de sa « prison », il me semble quand même reconnaître quelque chose de la névrose dans certains propos, je les cite :
« renoncements philosophiques dans notre façon d’exister : de « travailler » comme de « jouir »…
On est si bien logé en « prison » ! », il nous en dira plus lui-même à l’occasion.
Je reviens sur votre passage « Maintenant, on peut avoir vécu ce type de relation et s’en sortir de façon tout à fait, tout à fait satisfaisante, et même en sortir plus fort qu’avant. »
Quand j’étais tout petit, je ne rêvais que de pousser violemment mon père, de l’écarter et d’être seul avec ma mère, plus tard je voulais la défendre des violences de mon père et me battre avec lui et puis vivre avec ma mère, puis encore plus tard, je me sentis faible et honteux d’avoir une mère bizarre et opprimé par un père autoritaire, puis à la suite d’une psychanalyse, j’ai décidé d’assumer la bizarrerie de ma mère et j’ai reconnu l’angoisse qui se cachait dans l’autoritarisme de mon père. J’ai cessé tenir compte du regard des autres concernant mes parents. J’avais cessé de vouloir être comme les autres. Cela m’a rendu fier d’oser être différent, mon orgueil a grandi. Mais j’ai quand même été obligé de m’éloigner de ma mère après mon mariage. Je vous expliquerais cela plus en détail dans un autre lieu d’échange si vous le voulez bien. ( [email protected] ) J’en suis sorti plus fort, il me semble un peu à la manière dont vous décrivez la manière dont vous en êtes sorti, mais avec une carapace d’éloignement et d’insensibilité aux autres qui quand je me retourne après toutes ces années, m’a handicapé dans les relations autant qu’elle m’a protégé.
« il vaut mieux que les mères aient quelqu’un d’autre à aimer. » 100% d’accord avec vous !
Vous êtes arrivée au bon moment pour me faire prendre conscience que je devais comment dire ? « ré-élaborer ? » ou « revisiter » le lien trop fusionnel, peut être, que j’entretiens avec ma mère qui est aujourd’hui décédée et qui m’a entraîné dans des erreurs funestes dont je paye le prix aujourd’hui.
Je n’ai pas de souvenir net d’un des livres de Romain Gary, je me rappelle vaguement qu’il abordait aussi le sujet des arbres et de la nature dans le massif du Tannneron, je sais aussi que ce livre m’avait mis extrêmement mal à l’aise et qu’il m’avait laissé une sensation de désespoir et d’étouffement.
Ne vous excusez pas pour la deuxième couche, dans la vie, on a tout compris, si on a compris que l’on ne pouvait pas tout comprendre !
Mais qu’est-ce que c’est ce test anti-spam ? Argh ! Colère !
Il est vrai qu’on s’éloigne dans les profondeurs de « nos » ténèbres, et qu’il serait tentant , une fois « en plongée » , de tout réexaminer dans le « miroir de la surface »…Or l’objet de ce blog ne peut rester accessible qu’ à la surface, dans le périmètre « politique ».
On peut chercher de la névrose partout, et sans doute certains tyrans ont besoin d’un peuple névrosé à leur image…Est-ce pourquoi ils le convoquent dans des « débats » visant à les y enfermer, comme celui de « l’identité nationale » ?
De l’autre côté
De la chère planète,
De l’autre côté
Des lendemains de fête,
Le monde est orphelin
D’une Afrique tombée
Face au torse bombé
D’un triomphal Malin.
De l’autre côté
De tes yeux détournés
Je devine toujours
Un appel au secours.
La libération féminine est une des clefs.
Politiquement vötre.
Non, non, concombre comment déjà, ah oui, masqué, et Alain, c’est du politique plein pot ce qui nous occupe-là, détrompez-vous les amis!( si je peux me permettre!)
Plein pot car les organisations et les lois ont très peu de chance de faire du bien si les organisateurs et les législateurs, d’un côté, et ceux qui obéissent aux lois et aux organisations de l’autre, ne communiquent pas avec autre chose que la cuirasse construite par la socio-culture.
Et cela, ça passe indubitablement, à moins que vous ne me prouviez le contraire, par toutes les représentations mentales qui construisent notre réel et sont à la source de nos comportements.
Concombre masqué, j’ai essayé de vous envoyer un mail mais j’ai comme un doute, dites-moi svp, si la réception est bonne.
Etienne, ça veut dire quoi, captcha ?
Pour ma part, je crois que la psychologie freudienne serait largement insuffisante si l’on s’y enfermait, loin des resources de « la raison critique », et qu’au contraire, cette même psychologie retrouve sa pertinence relative une fois que l’on a réussi à s’en « éloigner » et à réenvisager tout « çà » depuis la sphère historico-socio-culturelle, dont le « politique » est une « porte » à ouvrir.
(je décortique Lev VYGOTSKI avec « la conscience comme liaison » ‑Yves Clot- La Dispute)
C’est pourquoi je suis intéressée par la question que nous pose Etienne :
Amicalement
Aïda
Je suis tout à fait d’accord avec toi Aïda, la psychologie freudienne est tout à fait insuffisante, certes, elle a eu le mérite de libérer en partie l’homme d’un moralisme gnan-gnan attaché au monde de la sexualité, mais là, où elle montre ses limites c’est qu’elle en fait le modèle des plus hautes motivations humaines.
y’a des strates qu’elle oublie!!!!!!!!!!!
Amen ! je rigole.….….…..
Portes ouvertes, oui,pas de clef
Au plus nous sommes libres, au plus nous devons nous-mêmes nous fixer nos propres règles, valables seulement ici et maintenant, c’est peut être cela, fixer par eux-mêmes leurs propres règles, qui fatigue les « gens » dont tu parles, alors ils préfèrent que ce soit quelqu’un d’autre qui les fixent, ces règles. Patrons, responsables, spécialistes, décideurs, mandataires, experts n’ont-ils pas proliféré sur la fatigue de se fixer à nous-même nos propres règles ? Quid de l’auto-émancipation, de l’auto-organisation, de l’auto-appropriation, de la singularité des décisions élaborées en commun dans un petit groupe ici maintenant ?
Oui, je crois qu’il y a de cela bien sûr, les gens ne veulent pas être libres et fixer eux-mêmes les règles de leur existence.
Ils préfèrent ne pas savoir ce qui se trame de ci de là et se conformer à un ordre même si cet ordre les infantilise et les spolie, ça sécurise davantage et ça évite de se poser des problèmes de conscience.
L’immaturité règne en maître et l’irresponsabilité s’exprime partout, et c’est la peur qui sous-tend tout cela, je crois.
Il faudrait que les gens se rappellent qu’ils vont mourir un jour ou l’autre et qu’on ne va pas leur présenter le plat une deuxième fois.
Si les gens aimaient vraiment la vie, ils la défendraient mais je crois bien que dans leur majorité les gens ne savent pas ce que ça veut dire vivre, aussi ils ne peuvent pas vouloir quelque chose qui ne leur manque pas.
C’est un constat rude mais je pense qu’il est juste.
Exemple concret :
Face à la grippe A, « les gens » sont dans une certaine forme de « liberté » qui est « inutile », car d’une part « le pouvoir ne prend pas ses responsabilités », et parmi ceux qui le disent, certains attendent « un Etat protecteur »…
…Mais pas seulement : certains estiment que « l’expertise reste incertaine », et là se posent à la fois plusieurs questions rendant « la liberté » sans contenu possible…
bref , de fil en aiguille, l’enquête que chaque citoyen est en droit de faire avant d’exercer son « jugement » et de « choisir en toute liberté », elle reste « impossible » tant les informations disponibles manquent de crédibilité :
Si l’on se laisse culpabiliser face à ses réticences vis-à-vis du vaccin, comme individu associal, ou trouillard rétrograde, ou etc…etc…(« mais d’où vient cette peur ? » etc…)alors on va y aller, « se faire piquer », et c’est le but recherché par un Etat qui a acheté très cher la bagatelle à un labo « en sortie triomphale de crise »…
Cultiver la peur de la grippe pour neutraliser la méfiance « légitime du citoyen » : est-ce cela le rôle de l’Etat « protecteur » ?
On voit que si l’on s’enfonce dans la psychologie du trouillard, on ne saisit pas la condition « externe » qui « surdétermine » les choses :
La santé publique entre les mains de margoulins, et donc la « perte de confiance »…
On n’en sortira pas « par le fond »(psychologiquement), mais « par le haut » : politiquement !
…D’accord, il ne faut pas oublier que l’accés à une démarche « politique » est elle aussi, à son tour, une question « psychologique »…
Les médias qui sont loin des citoyens et proche des margoulins.
Bonjour Étienne, Alain, Catherine, Aïda, Concombre m…,AJH …
Le libraire le plus fréquenté d’Orléans ( Privat Place de la Réplublique ) a été racheté par une filiale du groupe de communication Bertelsmann.
C’est l’occasion ou jamais de vous parler, mes amis, du groupe Bertelsmann.
La maison Bertelsmann fut le plus grand éditeur de brochures de propagande de l’armée nazie durant la Seconde guerre mondiale. Une révélation de la commission indépendante d’historiens mise en place par le groupe pour examiner son passé de 1933 à 1945. Parmi les quelque 75 millions de livres et brochures commandés par la Wehrmacht pour soutenir le moral de ses soldats, C.Bertelsmann (le nom de la maison à l’époque) en a publié plus de 20 millions, soit près d’un quart du total, a compté le groupe d’historiens réunis sous la présidence de l’Américain Saul Friedländer. C.Bertelsmann fut ainsi la première maison d’édition de la Wehrmacht, avant même l’éditeur du parti nazi qui se classe deuxième. L’affaire a grandement profité à la maison Bertelsmann. La commission mise en place l’an dernier après que la presse eut accusé le groupe d’occulter son passé, montre aussi que le patron de l’époque, Heinrich Mohn, qui faisait jusqu’à présent la fierté de la maison pour avoir été membre d’une Eglise protestante en résistance contre la politique religieuse du régime, avait aussi une face noire. Henrich Mohn, fut aussi membre bienfaiteur des SS, un cercle de généreux donateurs qui ne participait certes pas aux exactions de la troupe mais l’encourageait financièrement. Après la guerre, Henrich Mohn omit d’abord de déclarer avoir été membre bienfaiteur de la SS, ce qui lui permit de passer à travers les mailles de la dénazification. Dès 1946, sa maison obtenait une nouvelle licence pour imprimer des livres. Bertelsmann allait devenir le plus grand groupe européen de communication.
Ce groupe au passé nazi possède un empire dans les médias (Prisma Presse qui comprend entre autres : Geo, Capital,Stern, Femme Actuelle,Télé-Loisirs, Gala,Voici,VSD… ), RTL, M6 … promeut la soit-disant « construction européenne » qui n’est que la destruction de la démocratie, des droits des travailleurs et de la spécificité et de la diversité des peuples européens, une soit-disant « construction européenne » intégrée à l’OTAN dans une vision idéologique euro-atlantiste de construction d’un grand marché transatlantique.. Le groupe Bertelsmann a mené une campagne acharnée pour le oui au TCE en France et aux Pays-Bas ainsi pour l’adoption du Traité de Lisbonne.
Dans le cas européen, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a joué un rôle décisif dans la relance du projet de constitution européenne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a été adopté par le Parlement européen en janvier 2006 appelant à remettre sur les rails l’idée d’une constitution dotée de la personnalité juridique (droit accordé à l’Union européenne d’être un acteur reconnu sur la scène internationale). Malgré le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les députés anglais et autrichien au Parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillé en liaison étroite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bénéficié de relais au sein du Parlement européen comme les présidents des commissions des Affaires étrangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idéal politique de Valéry Giscard d’Estaing.
J’aurais aimé garder mes illusions et continuer à croire à l’Europe démocratique et sociale, mais ouvrir les yeux, c’est grandir. C’est soit l’un, soit l’autre. L’empire ou la démocratie.
Une conférence pour comprendre le nouvel ordre mondial, par Pierre Hillard
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-conference-pour-comprendre-le-65148
Il faut recouper toutes ces infos, mais c’est bien intéressant.
Étienne.
« »On n’en sortira pas « par le fond »(psychologiquement), mais « par le haut » : politiquement
…D’accord, il ne faut pas oublier que l’accès à une démarche « politique » est elle aussi, à son tour, une question « psychologique »…! » »
Ben, voilà, l’un ne va pas sans l’autre, la politique est faite par des hommes et donc par des cerveaux perclus de représentations mentales, elles-mêmes à la base de la construction sociale.
Représentations apprises par une socio-culture précise qui tend à assurer sa stabilité,sa perpétuation en développant dès l’enfance des attitudes conformes à celles du système en vigueur.
Ces enfants-là deviennent ensuite des jeunes adultes, puis des adultes qui constituent notre monde et structurent les relations sociétales selon une certaine forme, qui correspond et répond aux acclimatations dont ils ont été l’objet quand ils étaient petits.
Les instances de socialisation politique, ça commence dans la famille, puis à l’école, il y a acclimatation à un système qui est loin d’être neutre n’en déplaisent à nos démoncrates de service, jamais neutre la dite acclimatation parce qu’elle porte sur des éléments qui ne le sont pas, qui correspondent à une certaine optique ou idéologie tant sur le plan social, que sur le plan plus spécifiquement politique, elle est liée à des émotions, à des jugements de valeur, etc.…
N’oublions ce que disait Leibnitz : » Donnez-moi l’instruction publique pendant un siècle et je changerai le monde »
Il y a donc une osmose entre les deux aspects de ta proposition, une relation fusionnelle entre la construction personnelle et la construction sociale,l’un ne va pas sans l’autre, il faut donc à mon avis dépasser cette dualité tuante qui empêche toute perspective ouverte et travailler dans tous les champs possibles et imaginables pour ré-impulser, réintroduire, de la vie par tous les moyens, par tous les pores des peaux relationnelles diverses et variées( polychromes et polymorphes comme dirait un ami!).
Créer d’autres liens, offrir d’autres modèles, proposer d’autres façons de penser,donner goût au vrai savoir, cultiver la beauté, l’élégance, la finesse qui va de pair avec une vraie simplicité, le goût de la vie qui rime avec des choses très simples, très basiques, mais vraiment essentielles, réapprendre le goût du beau, du bon, du chatoyant,de la curiosité, du pulsatif.
Aller percuter la fibre humaine dans ce qu’elle a de plus noble et qui est chez tout homme même le pire des hommes ( homme pris au sens générique, les femmes sont comprises dans le lot bien sûr) , redonner confiance en l’homme qui ne croit plus en lui.
Je sais de par mon expérience de mère, qu’en offrant une attitude de confiance ouverte à un enfant, en lui montrant ce qu’il y a de nobles dans certains de ses comportements, ça renforcera son attitude et ça lui donnera force et détermination à poursuivre dans cette voie, l’enfant sera poussé par le haut, il aura envie d’aller dans cet axe, et peu à peu son assurance intérieure se créera et il n’aura pas besoin d’aller chercher une sécurité de pacotille qu’on lui offre sous des atours foireux dans notre société malade de ses liens funestes.
Etienne,
là, j’avoue que ça me met ko de lire ce genre de phrase, serait-ce de l’humour ou est-ce vraiment ta pensée ?
Voilà ce que tu dis à propos de ce suppôt hypocrite, j’ai nommé Paul Jorion :
le combat de Paul sur tous les autres sujets est tout simplement admirable : si Paul n’existait pas, il faudrait l’inventer
Le combat, mais quel combat, grand diabla???
Ce que l’on vit , on le doit à des pharisiens de son espèce, si t’as pas encore compris ça, c’est un peu dur à rentrer il me semble, et c’est à désespérer, à pleurer même.
Admirable, un mot pareil pour lui, mais Etienne, dis-moi que je rêve !
S’il n’existait pas il faudrait l’inventer, mais Etienne, j’avoue que j’ai des inquiétudes ?
Catherine,
De mon point de vue, le monde n’est pas noir et blanc : personne n’est parfait et il n’y a pas de diable.
Je répète : il n’y a pas de diable.
Pour ce qui concerne Paul Jorion :
1) je suis clairement en désaccord avec lui sur l’analyse de la création monétaire : je crois que, sur ce point précis, il se trompe, je crois qu’il induit ses lecteurs en erreur sur ce sujet que je trouve décisif. Il pense sans doute la même chose de moi puisque nous sommes en désaccord. Bon. Mais je pense qu’il est de bonne foi (comment débattre et échanger, d’ailleurs, sans cette certitude-là ?). Cette bonne foi présumée jusqu’à preuve du contraire fait que le débat est encore possible, même si j’en ai un peu marre, il faut le reconnaître, car il ne change pas d’avis d’un iota, même devant des évidences. Égoïstement, je persiste aussi — et surtout — parce que la contradiction est — de loin ! —la meilleure façon de progresser.
2) Mais par ailleurs, puisqu’il n’y a pas de diable, et puisqu’il y a d’autres sujets de préoccupation que la création monétaire, je continue à lire Jorion et Leclerc sur les autres sujets qu’ils abordent tous les jours et je me retrouve souvent dans ce qu’ils disent : quand ils dénoncent méthodiquement le capitalisme, l’injustice, les mensonges et la sottise des privilégiés sous tous leurs aspects les plus noirs, j’oublie la création monétaire qui n’est qu’un des débats utiles, parmi d’autres, et l’honnêteté la plus élémentaire me conduit à les remercier de porter sur la scène publique des débats que l’oligarchie et la PQM tâchent d’étouffer.
Un pharisien est un faux dévot, « une personne qui croit incarner la perfection et la vérité, du moment qu’elle observe strictement un dogme, des rites, et qui juge sévèrement autrui, condamne sa conduite sous couleur de lui rendre service » (selon le Petit Robert).
Le mot pharisien est important parce qu’il définit bien un type d’hypocrisie de bonne foi très dangereuse pour la liberté de penser.
Mais je ne classerais pas du tout Paul Jorion chez les pharisiens car Paul ne respecte aucun rite, en l’occurrence : bien au contraire, je le trouve particulièrement iconoclaste.
Et en dehors de son analyse hétérodoxe de la création monétaire (analyse dans laquelle je trouve son irrévérence contre-productive pour résister, car son hétérodoxie le conduit à ignorer, à mon avis, une des vraies sources de nos malheurs), en dehors de ce cas précis, je trouve son iconoclastie très attachante, étant moi-même passablement iconoclaste :o)
Bref, je ne transforme pas un allié objectif en ennemi juré pour un simple désaccord ponctuel.
Plus généralement, d’ailleurs, j’estime que c’est précisément parce que les résistants, les humanistes, radicalisent trop leurs différents (comme vous le faites avec Paul Jorion) qu’ils n’arrivent pas à s’unir, qu’ils restent isolés et… qu’ils se font piétiner par des adversaires inférieurs en nombre : quand je vois la gauche se déchirer sur le nucléaire ou sur le statut des homosexuels (alors qu’une simple promesse de recours au RÉFÉRENDUM permettrait de RETIRER tous ces détails diviseurs des programmes des partis !), je désespère des partisans : ils sont trop manichéens (« sois tu es avec moi, soit tu es contre moi, en bloc ») et trop rancuniers (« souviens-toi de ce que tu as dit il y a X années sur ce sujet, souviens-toi… »).
Désolé, Catherine : pour moi, Paul Jorion n’est pas un diable, pas du tout :o)
Amicalement.
Étienne.
Bon,Etienne, il y a malheureusement de forte chance, ou malchance devrais-je dire- car on gagne toujours à mon avis à se confronter à la parole de l’autre- forte malchance disais-je, que tu ne répondes pas, aussi, je vais éclairer un peu ma position afin qu’elle gagne en compréhension, si ce n’est pas le cas c’est en tout cas l’intention qui gouverne l’envoi de ce message.
De quoi s’agit-il ?
Je pense Etienne, peut-être penseras-tu que j’ai tort, qu’il faut se donner les moyens de ses ambitions.
Je m’explique :
Si on veut vraiment un monde plus juste, plus fort, plus orienté soleil pour tous, voir réellement le jour, il me semble qu’il ne faut pas encourager ce qui va dans le sens inverse, c’est à dire ce qui va dans le sens de la dérive, pas plus compliqué que ça, ma foi !
C’est parce que les hommes autorisent ++les comportements déviants++ que ces derniers nous envahissent et finissent par nous asphyxier.
Nous sommes complètement res-ponsables au-delà de ce que nous pouvons imaginer, des relations que nous permettons de mettre au monde.
Toi, moi, nous tous ici, avons à répondre avec le moins de mauvaise foi possible de ce que nous autorisons ou empêchons, par nos actions ou nos non-actions qui peuvent se déployer sous diverses formes, la parole en est une parmi d’autres.
Nous ne sommes des victimes que si nous le voulons bien, c’est de la responsabilité qu’il faut impulser si nous voulons que le monde change, sinon, ça ne sert à rien de discourir ici, autant boire un coup et oublier ce qui arrive dans le sommeil !
Le type de relation que nous autorisons ou renforçons comme tu l’as fait, est à l’origine de la structuration du monde.
La vie n’est que relation, rapport, composition, et elle commence par une parole faite à une autre parole et de ces deux paroles, il en sort quelque chose d’une composition nouvelle à l’origine d’une vision du monde qui elle-même va ordonner l’espace de l’ici et maintenant qui portera des conséquences tangibles pour tous, la société commence dans un espace constitué de deux éléments.
Si tu renvoies à Jorion que ce qu’il fait et dit est admirable, tu lui envoies un message très, très clair, tu le renforces à continuer dans cette voie qui nous fourvoie tous, est-ce cela que tu veux ?
Si c’est cela, alors ne t’étonne pas, au risque de passer pour stupide, de faire éclore ce type de relation déliquescente dans les relations sociales, car tu portes et portera alors un poids non négligeable dans l’avènement de telles pratiques torves que tu ne cessais de vilipender jadis.
C’est ce que l’on autorise ou empêche, chacun à notre niveau, et à tout instant, tout se joue à tout instant, en cet instant T, c’est cela, ce que l’on fait émerger dans la rencontre de deux paroles, qui est à l’origine d’un type de relation particulier juste ou injuste selon les perspectives de l’observateur.
En passant de la pommade à Jorion( qu’attends-tu au juste ? qu’il t’ait à la bonne?) en autorisant cela et en le renforçant même, tu ne rends service à personne.
Ni à Jorion,ni à toi, ni à moi, ni à tous ceux qui oeuvrent dans le sens d’un monde plus juste, tu fais seulement le jeu des intérêts privés qui doivent bien se frotter les mains de voir leurs prisonniers faire le boulot pour eux.
Qu’est-ce que tu génères en faisant cela dis-moi ? A ton avis ? Y as-tu seulement pensé ?
La force de cet ordre du monde a besoin des services de Jorion qui est bête comme ses pieds tout occupé à se mirer dans le miroir de la reine de Blanche-Neige!Miroir, dis-moi, suis-je belle en ce jour ?
Besoin de lui cet ordre tuant, pour capter l’attention d’individus qui pourrait la porter ailleurs qu’en cet endroit, diluer et dissoudre les énergies qui pourraient servir à vaincre réellement cet ordonnancement du monde si elles s’en donnaient les moyens au service d’une action réellement efficace.
Il sert d’arme de diversion, et ça marche très bien et toi, non content de cela, tu viens en rajouter une couche et lui dire que ce qu’il fait est admirable et que s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Non, Etienne, ressaisis-toi, réveille-toi que diable !
Tu dévies complètement de ton axe initial qui semblait vouloir aller dans le sens de plus de justesse pour tout le monde, il faut que tu reprennes carte et compas, car tu fais fausse route en agissant comme tu agis.
Passer de la pommade à Jorion, c’est le conforter dans son axe déviant, et c’est empêcher tout redressement vers un axe plus juste.
Rigueur et fermeté doivent être convoquées impérativement, la naÏveté accouche de rapports glauques qui produisent toujours des fruits amers.
Seulement, ces fruits-là, tu ne seras pas seul à y goûter, nous aussi nous aurons à boire la lie,et je n’ai pas le désir de me faire mal inutilement aussi, j’essaie de faire aller dans le sens de mes intérêts qui rejoignent ceux de la plupart de nos compatriotes même s’ils ne l’ont pas encore complètement compris.
C’est parce que tu t’adresses à moi de façon amicale que je me permets cette proposition de redressement de barre.
A un ami qui s’égare , on se doit de lui dire qu’il fait fausse route, ensuite il en fait ce qu’il en veut mais les devoirs de l’amitié exigent cette parole selon moi.
D’un ami, on s’attend à ce qu’il déploie le meilleur de lui-même d’abord dans son intérêt propre, j’espère que tu auras compris qu’il ne s’agit pas de toi en tant que personne mais d’un comportement tout à fait fâcheux dont il faut revoir la direction.
L’exigence, la rigueur et la fermeté, elles seules permettent ensuite une certaine souplesse au service de plus de justesse pour tous.
Cette justesse n’arrivera pas toute seule, ce n’est pas la manne céleste, il faut la mettre au monde par un type de comportement adapté à une situation dont on mesure toutes les conséquences, ou le plus de conséquences possible.
On ne batît que sur l’erreur, que ça serve, une erreur répétée devient ensuite une faute à mon sens.
Toute vie qui doit poindre achève un blessé nous dit Char !
Amicalement exigeante !
Catherine
J’avais pas vu ta réponse, alors Etienne avec des iconoclastes de vos envergures semble-t-il voisines„ c’est toi qui le dis, celle de Jorion et la tienne , on est pas sauvé, et vraiment tu récolteras les fruits que tu auras semés !
Jorion, un iconoclaste, ben, voyons, t’en as d’autres en rayon encore ?
Pour ce qui est du diable, ne m’enferme pas dans une rhétorique stp, qui tenait de la figure qui se rattache à l’étymologie, le diable, c’est celui qui divise, et Jorion n’est pas juste quand il prend le masque d’une pseudo-justesse dans laquelle tu tombes aveuglément semble-t-il, c’est ça le diabol grec.
Alors, si même des gens comme toi tombe dans cette embûche-là, c’est à désespérer du monde et c’est pas la peine de relire 1984, tu le vis dans ta quotidienneté sans même t’en rendre compte.
C’est navrant, terriblement navrant pour tout le monde.
Bien fait pour toi et régression sont des titres tout à fait judicieux !
tes propos:« Plus généralement, d’ailleurs, j’estime que c’est précisément parce que les résistants, les humanistes, radicalisent trop leurs différents (comme vous le faites avec Paul Jorion) qu’ils n’arrivent pas à s’unir, qu’ils restent isolés et… qu’ils se font piétiner par des adversaires inférieurs en nombre : quand je vois la gauche se déchirer sur le nucléaire ou sur le statut des homosexuels (alors qu’une simple promesse de recours au RÉFÉRENDUM permettrait de RETIRER tous ces détails diviseurs des programmes des partis !), je désespère des partisans : ils sont trop manichéens (« sois tu es avec moi, soit tu es contre moi, en bloc ») et trop rancuniers (« souviens-toi de ce que tu as dit il y a X années sur ce sujet, souviens-toi… »).
Non,non, on ne peut servir deux maîtres à la fois, quand c’est mauvais on ne peut pas faire comme si c’était bon, et c’est ce genre de compromis glauque qui nous amène à ce que nous vivons aujourd’hui.
La souplesse des relations ne se gagne que sur le terrain de la rigueur, sur un sol propre on peut accepter quelques imperfections, sur un sol sale, on ne saurait tolérer de rajouter des immondices supplémentaires.
Tu oublies singulièrement les pré-requis , car avant de pouvoir s’assouplir sur des positions, il faut s’entendre sur l’axe et c’est ce que tu négliges complètement, tu n’assouplis rien du tout, tu te fourvoies.
Un fleuve empoisonné, qu’est-ce que tu fais ?
Tu dissous un peu le poison en y participant ou tu filtres radicalement pour permettre ensuite l’accueil de dépôts qui ne contreviendront nullement à la vie du fleuve ?
Alors qu’en participant à l’empoisonnement, en refusant de le voir, tu participes à la mort de toute la vie alluviale avec des arguties déplacées qui ne répondent pas du tout à la situation présente.
Tu vieillis mal Etienne !
Catherine, je vous remercie de votre sollicitude bienfaisante dans vos précédentes interventions, clarifiez si il vous plaît, je n’ai pas suivi tous les épisodes de votre saga, en quoi êtes-vous en désaccord avec ce dénommé Paul Jorion, que je ne connais pas. Je ne vois pas bien à la lecture de votre intervention quelles sont vos positions et en quoi elles différeraient de celle de Jorion.
Je viens de voir cet article de wikipédia :
Je ne connais rien au différent qui vous anime entre vous et Étienne Chouard, l’animateur de ce blog, mais en quoi les propositions sensées avancées par Étienne Chouard, comme le recours au référendum pour annihiler les divisions de la gauche vous paraissent-elles erronées ?
Catherine, auriez-vous la science totale, totalisante et dogmatique ?
Je vais sérieusement, je vous l’avoue, m’intéresser à ce Jorion contre lequel vous semblez soudain émettre comme une « fatwa », avec des accents ayatlolesques !
Le fond de votre pensée en devient énigmatique, car plus vous vous référez à un « axe juste », moins vous êtes audible, désolé, je suis déjà en désaccord sur la forme du propos (j’ai connu ces accents avec une période protestante puis au début de ma période communiste…).
Il n’y a aucun axe juste, il ne peut y avoir que le recours à l’esprit critique, lequel est forcément tolérant, s’il veut avoir quelquechose à « critiquer », c’est‑à dire à connaître.
J’espère une « Constitution » qui ne soit pas intégriste, ne définissant que des méthodes pas « un axe unique » !
Fraternellement ( y a sûrement malentendu !!)
Il est « bien », Jorion !
(il m’a fallu 5 minutes, pour m’en apercevoir !)
…Bon, d’accord, encore un pan de ma culture à construire !
Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’il n’y a pas « un axe du mal », ce serait trop facile !
(j’ai des lectures à vous recommander, moi aussi !)
Bizoux au « déviants »!(sauf les masqués, pour eux on « verra plus tard »!)
Al1
Concombre masqué,
je préfère tout compte fait les gens masqués, c’est peut-être eux qui ont le moins de masque.
Bref, je comprends votre désir de clarification, mais pour être franche cette saga Jorion me fatigue et ne vaut le détour que pour l’aspect symbolique de l’événement.
L’intérêt du bonhomme vite fait, c’est qu’il concentre tous les méfaits, toutes les bévues du système en se faisant passer pour ce qu’il n’est pas.
Si vous avez un peu plus de courage que moi, vous pouvez vous reporter au blog ici même et vous verrez de ci de là des messages qui se rapportent à ce bien triste personnage qui se fait passer pour iconoclaste, ou plus rapide encore, vous allez sur le site » plus loin que jorion » et vous verrez en consultant les différentes rubriques.
Bref, les intérêts privés n’ont pas de soucis à se faire avec des zigotos de son envergure, il se fait passer pour le parangon new look de la critique sociale, mais c’est absolument tout le contraire. Il est la figure emblématique de 1984, des palimpsestes, des « la guerre c’est la paix », de la double pensée et tout le tralala!c’est du condensé que je vous fais là !
Qu’Etienne aille là-bas discourir, s’il a du temps à perdre ma foi, ça lui revient et ce ne sont pas ses interventions que je lui reproche, c’est la naturede ses interventions. Faire compliment d’un comportement aussi abject que le sien, celui de Jorion, pose de très sérieuses questions, dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es, il y a de cela bien sûr.
Je n’ai rien contre les gens tordus, à condition qu’ils ne se fassent pas passer pour des gens droits. J’aime la transparence.
J’en veux moins à un Rockfeller qu’à un Jorion figurez-vous.
Rockfeller, pas d’embrouille, on sait ce qu’il veut, ce qui l’anime, il assume, il y a une certaine transparence malgré tout.
En revanche, Jorion, n’assume rien du tout, s’il s’assumait en tant que valet de cet ordre, je n’aurais rien à y redire, ça lui reviendrait, et ça aurait au moins le mérite d’une certaine lisibilité, là, c’est tout l’inverse, il se fait passer pour défenseur des spoliés alors que tout ce qu’il fait va dans le sens du renforcement de cet ordre détestable,et je déteste par dessus tout l’hypocrisie, mais il semblerait bien que ça devienne un défaut à cette heure, il vaut mieux semble-t-il patauger dans l’eau saumâtre des stases boueuses histoire de créer consensus, ce consensus-là, je n’en veux pas Etienne,vous pouvez vous le garder si vous voulez,je n’ai cure de ce genre de consensus, et si c’est à ça que vous vous disposez désormais, alors sachez que je me désolidarise complètement de ça,de cette posture stupide qui sera à la source de tout le contraire de ce que vous vouliez, pas de quartier avec des gens de cet acabit, pas de compromis possible sinon on en sort sali et je veux rester propre.
Avant de pouvoir dépasser la contradiction pour arriver à un possible consensus, il faut d’abord opérer une distinction, entre le subtil et le grossier, le vrai et le faux, la clarté de l’eau de roche et les miasmes putrides des eaux stagnantes, voilà ce que je crois.
Une fois la distinction faite vient le temps des possibles dépassements, mais la distinction ne saurait passer à la trappe, et là, c’est plein pot ce que fait Etienne sous des oripeaux bidons, il passe à la trappe le temps des distinctions absolument nécessaires.
Jorion déforme la réalité en filtrant les messages, il offre donc une vision déformée de la réalité et c’est en cela qu’il est hypocrite. Voyez la teneur des messages filtrés et vous comprendrez mieux, et tout cela en arguant de prétextes fallacieux.
Aujourd’hui, il a au moins le mérite de dire qu’il filtre, mais qu’Etienne vienne lui dérouler le tapis rouge et le couvrir d’éloges, c’est insupportable et véritablement incompréhensible !
Je ne relis pas et je ferme l’ordi, j’en ai marre,tout ça pour ça, c’est carrément n’importe quoi !
Je n’aime décidément pas les tiédeurs et Etienne a un comportement tiède que je réprouve au plus haut point.
Bonjour Alain, et non pas Alun, c’est un élément chimique, à moins que vous aimiez que l’on vous appelle Alun le chimique ! J’espère avoir avoir la bise au nouvel An, vous verrez, je reste glabre, cela me gratte trop sinon avec la cagoule.
rires !
Un peu de sérieux, cher concombre !
Vous avez raison, je me reprends :
J’opine du chef avec votre 289, sauf pour la Constitution, quels cahiers de doléances, quelles mobilisations populaires, quels débats voyez-vous ici et maintenant qui pourraient imposer un autre cours constitutionnel que celui que nous connaissons ? Une Constitution à froid, par les froids calculs des plus possédants, ne serait-il pas se « constituer » prisonnier un peu bêtement, non ? Qu’est-ce que vous en pensez ?
Bonjour, Gilles, dans votre intervention n° 280, à mon sens, vous devez allez plus loin, il n’est pas étonnant que les forces comment dire ? « réactionnaires » se mobilisent pour leur construction européenne. J’entends d’ailleurs de plus en plus constriction européenne quand l’expression « construction européenne » est prononcée, non ce qui est le plus étonnant, c’est les gens simplement attachés à la démocratie ne soient pas plus nombreux à en dénoncer l’existence. Vous en donnez d’ailleurs une raison, en nous parlant de Bertelsmann qui est simplement la propriété de la plupart des médias par des industriels et des groupes financiers. À part, la mobilisation d’ouvriers de Renault en France pour les ouvriers roumains, qui une exception non-voulue et combattue par le système européiste, je ne vois pas pour quelle autre raison tant d’internationalistes ne voient pas le caractère formel des libertés et des votes dans le système européiste et lui accordent, à mon avis sans examen sérieux, un brevet internationaliste. À mon avis, et nous en débattrons, examiner au cas par cas est la meilleure méthode pour savoir si des actions méritent, plus ou moins d’ailleurs, la qualification de solidarité internationale des travailleurs ou des salariés pour parler plus prosaïquement.
Non, cher Alain, je ne crois pas avoir la science totale, totalisante et dogmatique que vous me prêtez.
Je ne mesure la justesse d’une situation ou d’un comportement qu’en vertu de ce qu’ils produisent respectivement : là, en l’occurrence Jorion offre une vision déformée, je dis que cette vision est déformée, c’est tout. appelez ça comme vous voulez, ça vous revient, je ne vais pas pinailler là-dessus !
Ne me croyez pas sur parole, ce serait stupide, éprouvez-vous et laissez-vous traverser par le fleuve Jorion, et vous verrez alors, je ne vous dis pas CE qu’il faut penser, je vous dis ce que je pense et c’est toute la différence, mais elle est de poids.
S’il y a d’autres détracteurs, qu’ils patientent pour la réponse, là, je ferme, j’ai ma dose.
Catherine,
Là, je vous trouve à la fois excessive et manichéenne.
Et en plus, vous devenez plutôt autoritaire : vous me sommez de devenir comme vous, et tout de suite, et sans alternative… sous peine de me compromettre définitivement dans l’impardonnable camp du mal absolu…
Il n’est évidemment pas question d’obéir à ces injonctions.
Rien ne me conforte tant dans ma position que l’intransigeance comminatoire.
Calmez-vous : tant de violence… c’est de l’outrance.
Je crois que vous n’avez simplement plus lu Paul Jorion depuis longtemps, et je répète que vous fabriquez vous-même le diable dont vous avez besoin pour cristalliser vos ressentiments (ressentiments que je partage largement avec vous, d’ailleurs) et pour focaliser vos reproches.
Mais ce diable que vous agonissez d’injures infamantes n’existe pas, Catherine.
Personne n’est si noir. Et sûrement pas Paul, en tout cas.
Désolé.
Sans rancune, cela va sans dire (si vous avez besoin d’insulter quelqu’un sans être censurée — je sens que je vais bientôt devenir un collaborateur fasciste, ou un inutile poltron…—, ne vous gênez pas : j’ai le cuir solide, maintenant).
Étienne.
Tiens, tiens, le vouvoiement sert de boussole, bon, soit, ce n’est pas la première fois, et j’ai le dos large croyez-moi et me contrefous de ce que l’on pense de moi car la question dépasse ma petite personne.
Ce que vous me dites revient à faire le procès de ce que vous opposez à Jorion en ce qui concerne cet épineux problème de monnaie.
Ce serait comme de dire de vous-même,c’est autoritaire, manichéen et excessif ce que vous dites à ce sujet-là, croyez-vous que défendre votre idée de la monnaie en ces termes abrupts serait alors respectueux de ce que vous dites ?
Simple question.
Permettez-moi de ne pas le croire.
Maintenant, si quand il pleut il faut dire qu’il fait beau, si ça c’est être excessive, autoritaire et manichéenne, si c’est pas du Orwell, alors qu’est-ce que c’est ? je jette l’éponge !
Je crois Etienne, que vous êtes beaucoup trop mou, trop dans l’affect, que ça vous joue des tours parce que vous n’avez pas de réel axe repère-marqueur et cela se sent dans vos penchants très penchants justement, qui bougent au gré du vent peut-être?.
Vous passez du tutoiement au vouvoiement au gré de l’humeur du moment que je suis bien en mal de pouvoir qualifier, de quelle nature est cette qualité d’amité dont vous finalisez parfois vos messages ? Vous êtes seul à pouvoir répondre à cette question.
Vous êtes mou Etienne et manquez diablement( excusez-moi, c’est un tic de langage!) de détermination, et le monde que vous vilipendez , vous en êtes l’artisan, a minima, certes, mais a minima quand même.
Relisez donc les messages, je ne vous fais aucune menace, j’interroge vos paroles bêlantes à l’égard du sieur Jorion que vous appelez Paul, ben, oui, entre amis, ça se comprend, je vous incite à les relire et à en mesurer l’adéquation, de quel droit pourrais-je vous obliger à quoique ce soit ?
Dire qu’un blanc est blanc, c’est une injure maintenant, quel intérêt servez-vous ?
Vous interroger sur le bien ‑fondé de vos éloges jorianesques ne revient pas à vous interdire quoique ce soit, loin de moi cette idée, c’est vous qui l’avez construite tout seul cette idée, c’est vous qui me prêtez de telles intentions, cela n’aurait aucune valeur si cela ne venait pas de vous, je ne suis pas encore assez stupide pour faire cela, stupide je dois l’être bien sûr, mais pas encore assez à ce point.
Mais il faudra peut-être que je m’observe davantage, qui sait ?
Voilà Catherine, c’est ça :
Je suis trop dans l’affect.
Et pas vous.
C’est une blague ?
:o)
Je suis mou.
Alors que vous —redoutable que vous êtes— vous êtes ferme, vous êtes dure… rigide ?
D’ailleurs, je suis carrément l’artisan du monde que je vilipende.
J’ai donc des penchants trop penchants, alors que vous, parangon de vertu, vous êtes un roc, un repère, un phare, n’est-ce pas ?
Je bêle chez celui que vous avez intégralement et définitivement diabolisé, autant dire que je collabore avec l’ennemi.
Bref, je ne suis pas le héros qu’il vous faut.
Et alors ?
Je vous vouvoie par respect prudent (de base), et en fait, quand on ne s’est pas parlé depuis longtemps, sans y réfléchir. Mais vous sur-interprétez tout. Pour moi, c’est sans importance. Pour vous, si. C’est un malentendu. Un de plus.
Vous avez un bien étrange discernement pour le choix de vos ennemis jurés.
Étienne.
« Il peut y avoir de la joie dans la solitude.Jamais dans la solitude à deux. »
Allez, c’est très bon signe , la surchauffe de Catherine : elle tient plus à « nous » que nous ne le pensions, et veille sur nous avec une jalousie redoutable!!
C O N F I A N C E !
« l’élégance c’est de paraître ce que l’on est » (Balzac)
Jorion est un intellectuel souvent convoqué dans « l’Humanité » depuis l’été dernier, qui propose une « Constitution pour l’économie ».
Pour moi une telle proposition tombe dans le mille, sauf que cette « idée géniale », je l’avais « avant lui », depuis fort longtemps, et les marins Cégétistes du CE de la filiale française de la multinationale US pour laquelle nous naviguions avaient déjà cette « grande idée »…Je peux même témoigner que les hommes de corvée indonésiens et malésiens que proposaient les « boîtes de manning » pour faire les travaux pénibles dans les cales, ces esclaves du crédit de survie, ils pensaient « Constitution économique » bien plus que…« état de droit », même s’ils y pensaient en même temps…
C’est fou ce que des hommes « basiques », marins bretons ou asiatiques embarqués au long cours, avec des statuts si différents, peuvent trouver comme artifices pour surmonter les différences de culture et « penser une autre économie » !
(…in vino véritas?)
Bref, à voguer sur « la marchandise » d’un bout à l’autre de la planète, on finit par sentir l’absurdité de cette « libre-circulation », même si dans certains ports, elle crève les yeux, cette criminelle absurdité, quand une mitraillette crève le sac de « la FAO » tombé accidentellement sur un quai de « l’Afrique affamée ».
Bon, un grand professeur belgo-américain ayant « prédit la crise des subprimes » a mérité tous les honneurs, et on l’interroge comme un grand sorcier : « la crise va-t-elle être systémique Monsieur le devin » ?
Ce qui me plait, c’est qu’il ne dit ni oui ni non, il propose l’ablation dans le corps malade de la bête capitaliste, d’une petite glande malsaine : juste un petit bout qui ne s’appelle pas « le sot l’y laisse », mais « SPECULATION »…
…Je crois rêver…Et hier on me disait « Marx, c’est ringard » !
Heureusement qu’on a des intellos !
Vive Paul Jorion et les autres !
Internationalistement.
Internationalistement
à Alain, certains dirigeants du capitalisme mondialisé qui trouvent ringarde la démocratie prennent un malin plaisir à faire passer leurs vessies mondialistes pour des lanternes internationalistes, la vigilance et la perspicacité internationaliste est de mise en la matière. Autant les solidarités ponctuelles et spontanées entre travailleurs de différents pays me réjouissent le coeur, autant un gouvernement mondial de la totalité du monde serait totalitaire, sans contre-pouvoirs. Tu vas me dire : « Oui, mais les problèmes sont mondiaux, il faut une gouvernance mondiale. » Outre le fait que mot gouvernance est une notion ultra-libérale, c’est à mon avis, sauter trop vite du constat de la réalité à la proposition d’une action. Ce gouvernement mondial ne serait responsable que devant les lobbys qui l’auraient installé au pouvoir. L’internationalisme, lui considère que les nations sont le cadre et propose des actions co-ordonnnées entre elles pour agir ponctuellement sur tel ou tel domaine.
à Catherine, une belle conférence critique de Catherine Boîteux, psychiatre des hôpitaux formé à la psychanalyse, sur la nouvelle « gouvernance » des hôpitaux :
Lien hypertexte ici…
Internationalistement
J’ai pas dit « gouvernance », moi, non, mais, y faudrait pas me prendre pour une serpillère, brosse emmanchée !
soyons respectueux, ou alors, avouons notre désir de destruction d’autrui !
Alain, relis bien, je n’ai pas dit : « Tu as dit » (…gouvernance… ), mais j’ai émis l’hypothèse d’un dialogue : « Tu vas me dire », il s’agit d’un dialogue intérieur pour me relancer et stimuler ma réflexion, donc je ne vois pas ce que viens faire cet aveu que tu voudrais m’extorquer. J’avoue que je suis perplexe face à une telle « sensibilité ».
Que cela ne t’empêche de répondre sur le fond, que penses-tu de la distinction critique entre ce qui relève de l’internationalisme et ce qui relève du mondialisme ?
Comment sont représentés les peuples qui ne sont pas érigés en nations ? Quel crédit faire aux pseudo-nations résultat « historique » de la violence faite à des peuples originaux ?
Le contraire de la dévolution, la centralisation des pouvoirs
à juan nessy, vous connaissez déjà la réponse, ils sont très mal représentés de manière générale, que ce soit les palestiniens ou bien les aborigènes d’australie pour ne citer que deux exemples. Il semblerait qu’il faille passer par la case nationale pour établir la souveraineté du peuple et un minimum de représentation de la volonté du peuple concerné, ceci bien que je ne fasse pas du stade national l’alpha et l’oméga de toute politique. C’est le stade qui apparaît le plus pertinent, ici et maintenant, si nous le comparons à l’Union Européenne. À mon avis, mais vous me direz le votre, vers ce quoi j’aimerais que nous allions, cela serait de faire en sorte que le cratos, le pouvoir soit au plus près du demos. En quelque sorte la démocratie la plus directe possible, que les gens s’approprient les problèmes les proches d’eux, une auto-organisation, une auto-émancipation, cela n’en prend pas le chemin avec la montée des pouvoirs vers le haut, rôle grandissant des communautés de communes au détriment de la démocratie communale, rôle grandissant de la région au détriment du département, Union Européenne, mondialisation que l’on fait gober comme un internationalisme…
@ concombre masqué :
Ce que vous semblez appeler de vos vœux est assez largement ce que les anarchistes ( Proud’hon et Bakounine en particulier )avaient proposé en leur temps : niveau régional ( fédéralisme sociétaire qui répond à l’organisation interne de la nation), niveau international ( confédération des fédérations dont un niveau européen – et oui !- sous le nom de confédération des États-Unis d’Europe ). étant admis par Bakounine que » le droit de la libre réunion et de la sécession également libre, est le premier, le plus importants de tous les droits politiques, celui sans lequel la confédération ne serait jamais qu’une centralisation .…masquée (!) « .
Entre centralisme que vous appelez mondialisation, et internationalisme (l’OMC et le FMI sont des organisations internationales – l’ONU je ne sais plus trop) à la sauce anarchiste, j’avoue ne pas trouver mon compte entre ces deux seules issues proposées.
L’un me propose un contrat de mariage que je n’ai ni lu ni rédigé, l’autre me propose l’amour libre.
Mon histoire personnelle m’incline à préférer la signature conjointe d’un contrat de mariage que j’ai compris et approuvé, et qui prévoit les clauses de désengagement qui préservent chacun en cas de malheur ou de divorce .
Reste plus qu’à trouver le notaire ou l’officier d’état civil !
Pour le demos et le cratos, j’ai déjà émis ma préférence pour une concentration des efforts, à ce moment de l’histoire, vers la solution du RIC , à décliner au niveau local, national , européen et .…mondial. Je note d’ailleurs que même sans onction constitutionnelle, une forme de RIC sauvage avec un minimum de bonne foi, peut être entendu (cf. récemment la poste).
De façon générale , je préfère enfin l’exercice du pouvoir (être une force) par ce qu’il est convenu d’appeler le peuple , au travers de toutes les quelques armes qui sont les siennes, à la garantie souvent fallacieuse d’une bible sensée lui conférer le pouvoir et qui est souvent le carcan qui limite sa liberté et son pouvoir. Plutôt je peux donc je veux (car j’ai le choix) que je veux donc je peux. Mais je reconnais que le volontarisme légal peut parfois avoir ses vertus (parité homme-femme / discrimination positive…), et que mes pratiques d’ancien ingénieur constructeur peuvent me rendre suspect. Et je sais qu’Etienne répond à ma réticence, par la rédaction déléguée à des citoyens tirés au sort. Je lui accorde que c’est une merveilleuse réponse… théorique (in cauda venenum, pardon Etienne) à des préoccupations très concrètes. Je cherche donc une autre issue que lui (mais l’horizon est sans doute le même).
Un bon moyen de rendre un peu de pouvoir à la majorité qui en est éjectée, c’est aussi de contourner les instruments de pouvoir de ceux qui l’ont monopolisé. Les débats actuels sur la monnaie et la « tarification » des échanges en font partie.
Bonsoir juan nessy, ne mettez plus d’espace en début de ligne, s’il vous plaît, l’affichage en pâtiraît.
Je remets ici votre intervention très intéressante :
« Ce que vous semblez appeler de vos voeux est assez largement ce que les anarchistes ( Proud’hon et Bakounine en particulier )avaient proposé en leur temps : niveau régional ( fédéralisme sociètaire qui répond à l’organisation interne de la nation), niveau international ( confédération des fédérations dont un niveau européen – et oui !- sous le nom de confédération des Etats-unis d’Europe ). étant admis par Bakounine que » le droit de la libre réunion et de la sécession également libre , est le premier, le plus importants de tous les droits politiques, celui sans lequel la confédération ne serait jamais qu’une centralisation .…masquée (!)
Entre centralisme que vous appelez mondialisation , et internationalisme ( l’OMC et le FMI sont des organisations internationales – l’ONU je ne sais plus trop ) à la sauce anarchiste , j’avoue ne pas trouver mon compte entre ces deux seules issues proposées .
L’un me propose un contrat de mariage que je n’ai ni lu ni rédigé , l’autre me propose l’amour libre .
Mon histoire personnelle m’incline à préfèrer la signature conjointe d’un contrat de mariage que j’ai compris et approuvé ‚et qui prévoit les clauses de désengagement qui préservent chacun en cas de malheur ou de divorce .
Reste plus qu’à trouver le notaire ou l’officier d’état civil !
Pour le demos et le cratos , j’ai déjà émis ma préférence pour une concentration des efforts , à ce moment de l’histoire,vers la solution du RIC , à décliner au niveau local , national , européen et .…mondial .Je note d’ailleurs que même sans onction constitutionnelle , une forme de RIC sauvage avec un minimum de bonne foi , peut être entendu ( cf ; récemment la poste ).
De façon générale , je préfère enfin l’exercice du pouvoir ( être une force ) par ce qu’il est convenu d’appeler le peuple , au travers de toutes les quelques armes qui sont les siennes , à la garantie souvent fallacieuse d’une bible sensée lui conférer le pouvoir et qui est souvent le carcan qui limite sa liberté et son pouvoir .Plutôt je peux donc je veux ( car j’ai le choix) que je veux donc je peux .Mais je reconnais que le volontarisme légal peut parfois avoir ses vertus ( parité homme-femme / discrimination positive .…), et que mes pratiques d’ancien ingénieur constructeur peuvent me rendre suspect .Et je sais qu’Etienne répond à ma réticence , par la rédaction déléguée à des citoyens tirés au sort . Je lui accorde que c’est une merveilleuse réponse .…théorique ( in cauda venenum , pardon Etienne) à des préoccupations très concrètes . Je cherche donc une autre issue que lui ( mais l’horizon est sans doute le même) .
Un bon moyen de rendre un peu de pouvoir à la majorité qui en est éjectée , c’est aussi de contourner les instruments de pouvoir de ceux qui l’ont monopolisé . Les débats actuels sur la monnaie et la « tarification » des échanges en font partie . »
Désolé, Étienne Chouard a du remettre d’aplomb le texte de juan nessy en même temps que moi, d’où ce doublon !
Gilles, Juan et (ou?)« Le c.m. », je ne vais donc pas servir à un « dialogue hypothétique », car je préfère vous dire moi-même ce que je pense, sans masque :
La démocratie n’existera jamais telle qu’on peut la rêver, car il y aura toujours un bout pourri, « des oublis et des carrences », donc des « injustices », et finalement le recours soit au conflit ouvert (la guerre) soit à la négociation et au « compromis provisoire » (la paix)…
Et il n’y aura jamais de « paix juste », donc « le travail de la paix » devra toujours être recommencé pour garder son avance sur « la montée des conflits »…
Je pense qu’il ne faut pas oublier les leçons de l’histoire, et la promesse que les peuples belligérants se sont faite au lendemain des grandes guerres exterminatrices.
Faudra-t-il repasser par l’horreur pour repenser une « Organisation des Nations Unies » ?
La révolution informationnelle permet une « anticipation » plus efficace et méticuleuse : il faut l’utiliser pour une moderne « Organisation des peuples », plus « intelligente » que celle de l’ONU actuelle, qui n’a pas permis aux peuples, malgré les acquis de la « décolonisation », de saisir la chance relative que représentait « l’horrible bipolarisation » USA-URSS :
L’engagement contre le colonialisme et pour le désarmement nucléaire a manqué de l’apport complémentaire d’un engagement « autogestionnaire ici et partout, du local au global » qui aurait pris la relève de « l’horrible bipolarisation » en question pour arrêter le processus mortel de la « mondialisation ultra libérale ».
Ce « freinage du capitalisme » aurait donné des chances à ce qui est notre combat, aujourd’hui bien « en retard », contre
des maîtres du monde libérés de la confrontation au « communisme ».
La chute du mur aurait pu être la chance pour les peuples de prendre la relève des « deux blocs » pour instaurer cette « citoyenneté mondiale » faite du souci anthropologique des diversités culturelles…
La « richesse » n’étant plus « économique », du fait du potentiel automatique de l’économie moderne si elle se libère des dogmes libéraux, par exemple avec une « Constitution économique mondiale ». Pour exister matériellement, l’espèce humaine maîtrisant le marché financier, tout est possible, grâce aux progrés techniques accomplis, et la faim est un scandale d’autant plus absurde !
Autant dire que « la survie de l’espèce humaine » est théoriquement acquise, et que le vrai problème qui se présente est celui de « l’émergence d’un genre humain », qui se heurte à l’uniformisation mortelle.
La nouvelle « nécessité vitale » qui défie véritablement « les personnes humaines », c’est celle de « l’existance culturelle ».
Cultiver sa personnalité, son authenticité, sa diversité, sa créativité, c’est un enjeu de survie pour « ce qu’il y a d’humain sur cette planète ».
Le « communisme » est mort du fait qu’il n’était pas un véritable communisme, on s’en doute, on se doute aussi que « le véritable communisme » n’existera pas plus que « la véritable démocratie »…Mais plus cette aspiration grandit mieux on détecte ce qui nous en éloigne.
Inter… etc, et surtout fraternellement.
@frère Alain :
D’abord je confirme que sous sa soutane frère Juan n’est pas masqué !
J’avoue (mais j’en saurai plus sur votre pensée en relisant vos commentaires antérieurs) que votre billet me laisse un peu perplexe , et je le ressens plus comme une homélie nostalgique , dont la conclusion serait « et le désir s’accroit quand l’effet se récule » , que comme un repèrage modeste (et donc plus efficace)des quelques outils qui peuvent aujourd’hui être proposés à un groupe soucieux de progresser.
Ceci étant , marier au moins mal possible , les aspirations de la liberté individuelle ( qu’on l’appelle « existence » ou « culture »), avec la liberté et l’efficacité collective , est certainement la trame et la quête de la survie de l’humanité ‚dans le passé , le présent et ‚à coup sûr ‚l’avenir .
Les condamnés à mort aiment bien qu’on leur dise que demain est un autre jour.
Amen.
Je viens juste de faire « Click » sous le commentaire qui suit, chez Jorion… je suis curieux de savoir si cela va être publié.
« * Une reconnaissance de dette n’est pas de l’argent : sa valeur se situe quelque part entre le montant qui est dû et, dans le pire des cas : zéro. »
Monsieur Jorion, lorsque en réponse à mon commentaire « Le problème de l’anticipation vis à vis de la prise de conscience. » ( http://www.pauljorion.com/blog/?p=5144#comment-41623) à votre billet « La prise de conscience » (http://www.pauljorion.com/blog/?p=5144) je reçus les commentaires de Lisztfr et surtout de Paulo, oui, surtout ce dernier, je n’ai pas voulu répondre. Est-ce que cela aurait valu la peine ?
Maintenant, je sens que la certitude que Mr. Paulo tire de votre livre « L’argent, mode d’emploi » devrait être en train de craquer… toute une certitude construite sur la répudiation de la théorie de la création ex-nihilo de l’argent repose sur la seule différentiation dialectique que vous avancez aujourd’hui en premier lieu : « Une reconnaissance de dette n’est pas de l’argent.
Qu’est-ce donc une reconnaissance de dette ? Dites-le moi, que je puisse convaincre ma banque de le prendre pour gage contre ma hypothèque, au lieu de l’argent que je n’ai pas et qu’il me réclame.
Sans blagues, une définition dialectique différentiée ne suffit pas à masquer la réalité : une reconnaissance de dette est bien de l’argent, et vous le reconnaissez vous-même en lui attribuant une valeur. Une reconnaissance de dette d’un montant d’un million d’euros… vaut exactement un million d’euros tant que celui qui l’à emprunté ne fait pas défaut sur ces paiements. Ce n’est que quand le risque « perçu » de défaut monte que sa valeur décroit en proportion.
De ce pas, tout le système bancaire s’est mis à fabriquer des prêts, parce-que c’était le moyen de fabriquer l’argent avec lequel il allait faire affaire. La logique à été : impossible de faire des affaires sans de l’argent fabriquée, alors fabriquons-en autant que nous pouvons, on verra bien ce qu’on fera le jour que cela pète. Et la conclusion : idiot celui qui n’aura pas réalisé tous les profits possibles avant que cela ne pète. Le moment ou cela devait péter n’étant pas prévisible, il fallait accélérer le plus possible pour récolter le plus possible, même si cette accélération devait accélérer l’arrivée de la débâcle. Comme je disais, la logique de la situation requérait d’anticiper l’anticipation d’autrui tout en érigeant tous les écrans de fumée possibles pour éviter que les mouvements propres furent anticipés.
La crise des subprimes et de la titrisation ne sont que des accidents de parcours dans cette course à l’accélération qui est toujours en cours et qui cherche aujourd’hui d’autres bulles dans lesquelles figer son expansion, tant pré-existantes comme nouvelles. Le problème restera tant qu’on n’arrêtera pas la course… et les banquiers sont tous prêts à sacrifier le moins possible, et en aucun cas la course.
C’est pour cela que le jeu ne sera avorté que quand ceux qui prendront en mains la solution du problème ne seront pas de banquiers et ne se trouveront pas sous l’influence directe ni même indirecte de ceux-ci.
Les banquiers et tous ces Prix Nobel d’économie semblent incapables de résoudre ce problème, non parce-que ils seraient incapables (les banquiers et les Prix Nobel sont tout sauf ignorants), mais parce-que aucune solution envisageable ne préserve leurs intérêts ni leur honneur.
Je ne sais pas qui étaient vos auditeurs, mais les gros requins, j’en suis sur, n’ont d’intérêt en votre personne que dans la mesure ou vous seriez capable de contribuer, de gré ou de force, à leur fabriquer le meilleur écran de fumée encore possible.
la réponse à la première question est oui (heureusement ) .
J’ai par contre autant de mal avec les banquiers et les rideaux de fumées qu’avec « … que quand ceux qui prendront en mains la solution du problème… « .
Mais c’est sans doute , selon le travers qui est le mien , parce que je préfère dissiper la fumée pour poser correctement le problème , et fabriquer avec d’autres ( en démocratie , une majorité) les manettes pour tenter de mettre en oeuvre une solution .
Je n’ai pas le sentiment qu’à quelques égos ou revendications de droits d’auteur près , Etienne , Jorion , Alain ‚NigùnOtro , CM, Catherine , Gilles , Aîda … et pas mal d’autres , ne puissent pas cohabiter dans cette majorité où je souhaite me situer .
C’est en tous cas pour moi le vrai moyen de récupérer les manettes , plus qu’une vérité doctrinale biblique sur laquelle chacun aurait corrigé son alinea et « exigé » une pauvre pureté et sacralité personnelles qui ne font que rendre suspect et borné le dessein possible .
Juan Nessy (« Je n’ai pas le sentiment qu’à quelques égos ou revendications de droits d’auteur près , Etienne , Jorion , Alain ‚NigùnOtro , CM, Catherine , Gilles , Aîda … et pas mal d’autres , ne puissent pas cohabiter dans cette majorité où je souhaite me situer »)
Merci de m’inclure dans « votre majorité », car je vous inclus à priori dans « la mienne »…
Ceci dit, à supposer que l’on forme une majorité, la question reste bien de savoir si cette majorité sera « en prise sur les choses », ou bien si elle accepte d’avance l’éternel recommencement des erreurs et des impuissances« face à la crîîse ».
Comme le dit le NPA, « une majorité pour quoi faire » ? C’est aussi ce que disent le « front de gauche » et bien d’autres en europe : une majorité peut dire « NON », mais alors que fait-elle ensuite ?
Il ne serait pas sérieux de réaliser cette « majorité » sans avoir au cours même du processus de rassemblement, « anticipé », de façon à ne pas se trouver « à la remorque de l’histoire », toujours devant la même « nostalgie » dont vous gratifiez ceux qui comme Alain ont un regard critique sur ce que j’appellerais « les prises de retard accumulées ».
Comme Alain, je pense utile de réfléchir aux leçons du passé, quand il saute aux yeux qu’il y a bien des « rendez-vous historiques » manqués.
Comme Etienne, je pense nécessaire de poser la question de la logique nécessaire à ce rassemblement : combien de fois faudra-t-il répéter le théorème d’Etienne, partout dans tous nos clubs, partis et associations ?
Une majorité ne sera « nouvelle et créatrice » que si son fondement consiste dans l’écriture par le peuple lui-même, avec ou sans telle ou telle « aide experte », de sa loi constituante.
Amicalement.
NingùnOtro : au sujet du jeu pervers des machés financiers, vous écrivez :
« C’est pour cela que le jeu ne sera avorté que quand ceux qui prendront en mains la solution du problème ne seront pas des banquiers et ne se trouveront pas sous l’influence directe ni même indirecte de ceux-ci ».
Étienne (forum / monnaie) :
« Ce que je retire de cette histoire, c’est une conviction renforcée que le financement de l’économie est un pouvoir régalien à réserver exclusivement à la puissance publique et à interdire expressément à toute personne privée. Une bonne Constitution prévoirait explicitement ce pouvoir régalien, qualifierait de traîtrise toute manigance contraire et organiserait un contrôle citoyen permanent de cette disposition cardinale ».
Je partage avec un certain enthousiasme ces positions.
Par ailleurs, je soutiens la proposition d’un « pole public de financement », ainsi que celle d’une « monnaie commune consacrée au développement coopératif » (le contraire de la « monnaie unique européenne » et du « dollar hégémonique »), ainsi que l’invention d’une série de « critères de gestion » alternative, dont l’exigence serait inséparable de droits et pouvoirs nouveaux pour des « salariés-citoyens-dans-des-entreprises-citoyennes ».
… il y a bien autrechose que de la « nostalgie » à mettre en avant dans notre « résistance créative », et si nostalgie il y a c’est bien la nostalgie d’un temps où la peur de l’avenir ne poussait pas les citoyens à abdiquer leur dignité dans les bras de leurs exploiteurs :
« l’autre monde possible », une fois extrait de l’illusion soviétique, demeure notre pain sur la planche, qui attend aujourd’hui « l’initiative populaire »…et l’on en revient à « la clef de la prison », sans tomber dans une analyse psycho disqualifiante.
…Internationalistement, et en regrettant l’illustration caricaturale du « RIC » xénophobe suisse!(moi aussi, j’en ai parfois marre des cloches de mon village, qui me rappellent celles de la ville du magreb que « j’occupais » , enfant de « colons », jadis!)
Nostalgie, à l’intention de « Frère Juan »…
‘C’était nettement mieux avant’, soupire Laïd Chemïer, ancien dirigeant du Conseil mari, désormais bête noire des autorités locales. ‘Avant’, c’était les années 1990, quand un mouvement de réappropriation de la culture marie était né des cendres de l’effondrement de l’Union soviétique.
Lire l’article du Monde d’aujourd’hui !
L’effort qui nous est demandé « pour nous saisir de la clef » d’une démarche constituante il est, sauf légèreté de ma part (et alors, toutes mes excuses, Frère Juan !) de la même veine que l’effort « de réappropriation » de « nos » cultures :
Il y avait une excellente intuition sous l’expression « révolution culturelle », et tout son contraire dans les faits du prince MAO…
Ceci dit pour expliciter mon post 308, cordialement. (pour mieux « se vendre », disons « cordialement », même si nous pensons « fraternellement » plus efficace dans un monde où nous ne serions pas « à vendre » ?)
@ Aïda et Alain :
J’aime et je garde « amicalement » de Aïda .
Je reste réticent sur le « rendez vous constitutionnel » que vous me donnez avec Etienne, dans le sens où :
« Il ne faut jamais prendre rendez vous avec un ami. Il est toujours là au bon moment. Et s’il n’est pas là, ce n’est pas un ami. »
PS : Si par malheur, j’étais tiré au sort pour aider à la rédaction d’une constitution, j’en aurais ma deuxième attaque cardiaque et je crois bien que cette fois ci je ne ferais pas d’effort pour ressusciter !
Paul Jorion à bien publié mon commentaire… mais je peu estimer qu’il ne l’a pas ignoré que par déduction. Le billet invité de Finckh n’est pas innocent, tout comme l’allusion à la stratégie en faisant parler du jeu de go.
Si le silence peut faire partie d’une stratégie… je trouve que celui de Paul Jorion est fort bien dosé. Qui bono ?
Pour avancer sur le terrain de la conscience civique et s’oxygéner un peu, la métonoïa appliquée à Jorion, ce serait de le voir lui Jorion, comme les arts martiaux des orientaux voient leur adversaire .
Un adversaire qui n’est pas l’ennemi.
Je m’explique.
C’est une résistance, une réalité, qui nous oblige à accéder à une autre dimension de nous-mêmes que nous ne connaissions peut-être pas jusqu’alors.
Pas l’idée simpliste du diable trimballée par un moralisme prétendument chrétien.
Non, surtout pas, ce moralisme-là, ferme, étouffe et mortifie.
Non, un adversaire qui joue un rôle essentiel mais dont il dépend de nous, et de nous seuls, ou d’en faire quelque chose qui tue ou d’en faire quelque chose qui vivifie.
La fameuse image de l’épée, c’est cela, il me semble.
Qui nous tuent, si n’en faisons rien, si nous n’apprenons rien, si nous continuons à nous engager dans les mêmes ornières, à faire les mêmes erreurs, si par notre comportement nous renforçons encore et toujours la déviance. Qu’il soit bien clair qu’en cet instant précis, je ne vise personne en particulier, ce que j’avais à dire, je l’ai dit, point, donc pas d’interprétation sauvage svp, merci d’avance.
Se rappeler que tout acte, parole, silence, action, non-action, imprime quelque chose chez le récepteur du dit message.
Il y a quelque chose d’une information qui passe et qui produira indubitablement des effets qui seront à l’origine d’une nouvelle action ou non-action, etc.
Chaque comportement est fonction de ses conséquences.
En tant que parent par exemple, si votre enfant n’est pas respectueux des autres, et que vous ne le reprenez pas en lui expliquant l’inadéquation de son comportement, il y a de fortes chances ou malchances, devrais-je dire que ce comportement ne devienne très vite une habitude puis une inclination de caractère au final.
Mais , tout compte fait, ce ne sera pas l’enfant qui sera fautif même si c’est lui qui fait l’écart, c’est bien vous en tant que parent qui aurez permis par votre permissivité abusive qu’un tel acte puisse se reproduire.C’est donc vous qui serez véritablement responsable et aurez donc à répondre d’ un tel manquement, voilà ce que je veux dire.
Donc, quand un message est envoyé, et tout est message, la vie n’est que message, de notre comportement dépendra la perpétuation ou l’ arrêt du comportement adverse.
Si nous renvoyons à l’émetteur du message qu’il se trompe et optons pour des solutions claires qui diront notre désaccord, le mouvement dynamique peut s’inscrire à nouveau et quelque chose peut changer dans le sens d’une ouverture, d’une re-composition des rapports.
Aujourd’hui, avec Jorion, seule l’information de son comportement déviant peut permettre la prise de conscience des gens .
Y aller pourquoi pas, si vous le pouvez encore, mais en ayant bien conscience de ce que vous faites et de ce que vous êtes susceptibles de véhiculer, et tenter de redresser la barre comme sur le fil du rasoir.
L’hostilité tranchée et excessive est contre-productrice,elle fait se dresser des barricades, difficilement surmontables et qui produisent le contraire de ce pourquoi elle était source .
Il est plus productif de faire comprendre tout doucement l’enjeu et la responsabilité au-delà de ce que l’on peut imaginer de tout comportement.
Et ainsi, ça renvoie à la compréhension possible et à une plus grande maturité, ce qui me semble est le pendant positif de cette adversité, si elle est comprise et orientée dans ce sens-là, enfin, c’est ce que je crois.