Débats sur la démocratie, d’accord, mais vont-ils parler de la qualité du processus constituant ?

8/05/2009 | 19 commentaires

Chers amis,

Je vous signale deux séries de débats pas­sion­nants sur la
démocratie :


« Pro­chain col­loque de
La Répu­blique des idées (Pierre
Rosan­val­lon
) à Gre­noble :
« Réin­ven­ter la démo­cra­tie » »

href=« http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/2008–2009/forum_democratie/prog_repid.php »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK9’>http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/2008–2009/forum_democratie/prog_repid.php style=‘mso-bookmark:OLE_LINK9’>
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
J’au­rais vrai­ment aimé assis­ter à tous ces échanges, le pro­gramme est
pas­sion­nant (voir ci-après)Â Â Â Â Â Â Â Â Â

D’a­près vous, tous ces gens impor­tants
vont-ils abor­der, ne serait-ce qu’une seule fois, Â Â Â Â Â Â Â
la qua­li­té du pro­ces­sus
consti­tuant
et la per­ti­nence du
tirage au sort    Â
pour dési­gner une Assem­blée
consti­tuante dés­in­té­res­sée ?        Â

Ayant lu les tra­vaux de beau­coup d’entre eux, j’ai sur cet espoir les
plus grands doutes.Â

Si cer­tains d’entre vous sont à
Gre­noble et par­ti­cipent aux débats, Â Â Â Â Â Â Â
s’il vous plaît, essayez de glis­ser la ques­tion cru­ciale : style=‘mso-tab-count:1’>Â Â Â Â


« Quelle est la légi­ti­mi­té poli­tique des
hommes aux pou­voirs à écrire eux-mêmes la Consti­tu­tion qui est cen­sée limi­ter
leurs propres pou­voirs ? Que pen­sez-vous du tirage au sort de l’As­sem­blée
consti­tuante comme pro­cé­dure déci­sive (et évi­dem­ment détes­tée par les élus)
pour com­po­ser une assem­blée dés­in­té­res­sée et ins­ti­tuer enfin une authen­tique
démo­cra­tie ? Est-ce que la cause de l’im­puis­sance durable des citoyen n’est pas
sim­ple­ment à la source du texte qui pro­gramme cette impuis­sance, c’est-à-dire
dans la mau­vaise qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant, puisque, jus­qu’à ce jour,
les consti­tuants ont tou­jours écrit des règles pour eux-mêmes ? »
style=‘mso-bookmark:OLE_LINK9’>

et soyez gen­tils de nous racon­ter les réac­tions.
Mer­ci :-)   Â
Ven­dre­di 8 mai
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
10h30 – 11h00
L’im­pé­ra­tif démo­cra­tique
Intro­duc­tion par Pierre class=GramE>Rosanvallon
(his­to­rien et phi­lo­sophe, pré­sident de la RDI)

11h30 – 13h00
Table ronde
De nou­velles uto­pies pour la démo­cra­tie ?
Ani­ma­teur Tho­mas Wie­der (Le Monde)
Avec Patrick Vive­ret
(phi­lo­sophe)
Alain Caillé (socio­logue)
Natha­lie Domp­nier (poli­to­logue)

Contro­verse
La pari­té en ques­tion
Ani­ma­teur Yvan Avril
Avec Gene­viève Fraisse (phi­lo­sophe, ancienne
secré­taire d’É­tat) vs. Irène Thé­ry (phi­lo­sophe)

Table ronde
Lut­ter contre la pau­vre­té
Ani­ma­teur Phi­lippe class=SpellE>Frémeaux (Alter­na­tives Eco­no­miques)
Avec Serge Pau­gam (socio­logue)
Julien Damon (socio­logue)
Phi­lippe Warin (poli­to­logue)

Table ronde
Repré­sen­ter les mino­ri­tés
Ani­ma­trice Cécile Amar (jour­na­liste)
Avec Emma­nuelle Cosse (jour­na­liste, anc. pdte d’ class=SpellE>Act Up)
Gwe­naële Cal­vès
(poli­to­logue)
Fran­çois Héran (démo­graphe)

14h30 – 16h00
Table ronde
Réin­ven­ter la démo­cra­tie sociale ?
Ani­ma­teur Michel Noble­court (Le Monde)
Avec Michel Doned­du (CGT)
Alain Supiot
(juriste)

Table ronde
Crise du capi­ta­lisme et ave­nir de la démo­cra­tie
Ani­ma­teur Guillaume Duval (Alter­na­tives Éco­no­miques)
Avec André Orléan
(éco­no­miste)
Lau­rence Fon­taine (his­to­rienne)

Table ronde
Les expé­riences démo­cra­tiques en Afrique
Ani­ma­teur Phi­lippe Ber­nard (Le Monde)
Avec Achille Mbembe (his­to­rien)
Jean-Pierre Dozon (anthro­po­logue)
Mama­dou Diouf (socio­logue)

Labo­ra­toire Démo­cra­tique 1
Expé­ri­men­ter de nou­velles tech­niques, de nou­velles formes démo­cra­tiques
style=‘mso-bookmark:_Hlk229549061’> style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animateurs
Domi­nique Picard et style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Patrick Vive­ret

16h30 – 18h00
Table ronde
Nation ouverte, nation fer­mée :
quelle place pour les immi­grés ?

Ani­ma­teur Pierre Sin­ga­ra­vé­lou
Avec Danièle Lochak (juriste, ancienne pré­si­dente
du GISTI)
Patrick Weill (his­to­rien)
Gene­viève Dome­nach-Chich
(mili­tante à la Cimade)

Table ronde
La démo­cra­tie peut-elle s’ex­por­ter ?
Ani­ma­teur Florent Gué­nard (phi­lo­sophe, class=SpellE>sg de la RDI)
Avec Pierre Hass­ner (poli­to­logue)
Bass­ma Kod­ma­ni
(poli­to­logue, spé­cia­liste du Moyen Orient)

Table ronde
Démo­cra­ti­ser la culture ?
Ani­ma­teur Xavier de la Porte (France Culture)
Avec Michel Orier (direc­teur de la MC2 : Gre­noble)
Fran­çoise Ben­ha­mou (éco­no­miste)
Jean-Marie Son­gy (direc­teur artis­tique du fes­ti­val
d’Au­rillac)

18h30 – 20h00
Confé­rence
Claude Lefort (phi­lo­sophe)

avec Pierre Rosan­val­lon (his­to­rien
et phi­lo­sophe,
pré­sident de la répu­blique des idées)

Same­di 9 mai
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
9h30 – 11h00
Table ronde
Gou­ver­nance mon­diale ou démo­cra­tie mon­diale
Ani­ma­teur Pas­cal class=SpellE>Riché (rue 89)
Avec Gilles Andréa­ni (conseiller à la cour des comptes),
Antoine Gara­pon
(juriste)

Table ronde
Édu­ca­tion et recherche :
quelle démo­cra­ti­sa­tion du savoir ?

Ani­ma­teur Ivan Jablon­ka
Avec Eric Mau­rin
(éco­no­miste)
Marie Duru-Bel­lat
(socio­logue)
Ber­trand Mon­thu­bert (mathé­ma­ti­cien, ancien
pré­sident de Sau­vons la recherche)
Roger Esta­blet
(socio­logue)

Table ronde
Expé­riences démo­cra­tiques : France
Ani­ma­teur Loïc Blon­diaux
(poli­to­logue)
Avec Lau­rence Monnoyer-Smith(politologue)
Pierre Mahey
(asso­cia­tion Arpen­teurs)
Daniel Breuiller (maire d’Ar­cueil)

Table ronde
Les res­sources natu­relles, un bien com­mun ?
Ani­ma­trice Jade class=SpellE>Lindgaard (Média­part class=GramE>)
Avec Domi­nique Bourg (phi­lo­sophe),
Eloi Laurent (éco­no­miste)
Alain Lipietz (éco­no­miste et dépu­té euro­péen) style=‘mso-special-character:line-break’>
style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>
style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Laboratoire
Démo­cra­tique 2
Expé­ri­men­ter de nou­velles tech­niques, de nou­velles formes démo­cra­tiques
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animateurs
Domi­nique Picard et style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Patrick Vive­ret

11h30 – 13h00
Table ronde
Inter­net : nou­vel espace démo­cra­tique ?
Ani­ma­trice Caro­line Broué (France Culture class=GramE>)
Avec Patrice Fli­chy (socio­logue) Domi­nique Car­don
(cher­cheur à France Télé­com)
Daniel Bou­gnoux (spé­cia­liste de la com­mu­ni­ca­tion,
Gre­noble)

Contro­verse
Citoyen­ne­té et Inté­gra­tion
Ani­ma­teur Gérard Cour­tois (Le Monde)
Avec Domi­nique Schnap­per (membre du Conseil
consti­tu­tion­nel) vs. Robert Cas­tel (socio­logue)

Table ronde
Classes, géné­ra­tions, popu­la­tions :
soli­da­ri­té ou concur­rence ?

Ani­ma­teur Syl­vain Bour­meau (Média­part class=GramE>)
Avec Louis Chau­vel
(socio­logue)
Oli­vier Schwartz (socio­logue)
Fran­çois Héran (démo­graphe)

Table ronde
De la démo­cra­tie en Amé­rique
Ani­ma­teur Daniel Ver­net
Avec Romain Huret (his­to­rien)
Syl­vie Laurent (his­to­rienne)
Arthur Gold­ham­mer (essayiste et tra­duc­teur)

14h00 – 15h30
Table ronde
Les ins­ti­tu­tions euro­péennes
sont-elles démo­cra­tiques ?
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animateur
Marc Oli­vier Padis (Esprit)
Avec Michel Rocard (dépu­té au
par­le­ment euro­péen)
Jus­tine Lacroix (poli­to­logue)

14h30 – 16h00
Table ronde
Expé­riences démo­cra­tiques : dans le monde style=‘mso-bookmark:_Hlk229549061’> style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animateur
Yves Sin­to­mer style=‘mso-bookmark:_Hlk229549061’>
(Direc­teur du centre Marc Bloch, Ber­lin)
Avec Yves Cabannes
(cher­cheur, Londres)
Marie-Hélène Bac­qué
(socio­logue)
Gio­va­ni Alle­gret­ti
(urba­niste)

Table ronde
Le tra­vail : nou­velles pra­tiques, nou­velles injus­tices
 ?

Ani­ma­teur Nico­las Hatz­feld
Avec Fran­çois Dubet
(socio­logue)
Fran­çois Ché­rèque (CFDT)
Phi­lippe Aske­na­zy (éco­no­miste)

Pro­jec­tion
ENTREE LIBRE
Film de Pas­cale Hen­ry
(durée 40 min)
Sur l’œuvre d’A­lexis de Toque­ville
De la démo­cra­tie en Amé­rique

16h30 – 18h00
Contro­verse
Démo­cra­tie mon­diale
et ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animatrice
Sophie Fay
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana ;
color:white;background:red’>Avec Susan
George
(mili­tante alter­mon­dia­liste et écri­vain) vs Pas­cal Lamy (direc­teur de l’OMC) style=‘mso-bookmark:_Hlk229549061’>
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
Table ronde
Y a‑t-il une tran­si­tion démo­cra­tique en Chine ?
Ani­ma­teur Jean-Luc Dome­nach (his­to­rien class=GramE>)
Avec Mireille Del­mas-Mar­ty (juriste)
Alain Roux (sino­logue)

Table ronde
Ter­ri­toires, répar­tir la démo­cra­tie ?
Ani­ma­teur Oli­vier Mon­gin (Esprit)
Avec Cris­ti­na Conrad (urba­niste)
David Man­gin (archi­tecte)
Laurent Dave­zies (socio­logue)

Labo­ra­toire Démo­cra­tique 3
Expé­ri­men­ter de nou­velles tech­niques,
de nou­velles formes démo­cra­tiques
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Animateurs
Domi­nique Picard et style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Patrick Vive­ret

Dimanche 10 mai
style=‘font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
9h30 – 11h00

Contro­verse
Le « modèle répu­bli­cain » en ques­tion
Ani­ma­teur Brice Cou­tu­rier (France Culture)
Avec Chris­tian Bau­de­lot (socio­logue) vs. Daniel
Cohen (éco­no­miste)

Confé­rence
Charles Tay­lor (phi­lo­sophe)
avec Cécile Laborde (phi­lo­sophe)

Contro­verse :
Pou­voir et auto­ri­tés indé­pen­dantes
Ani­ma­teurs Fran­çois Arma­net et Gilles Anque­til
Avec Louis Schweit­zer (pré­sident de la HALDE) vs. Guy Car­cas­sonne (juriste class=GramE>)

11h30 – 13h00
SYNTHÈSE DE CLOTURE
Ani­ma­teur Pierre Rosan­val­lon
(his­to­rien et phi­lo­sophe, pré­sident de la RDI)
Avec Les­lie Kaplan (écri­vain)
Daniel Cohen (éco­no­miste)
style=‘font-size:3.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>
« Réin­ven­ter la
démo­cra­tie »
Forum de la Répu­blique des idées – 8, 9 et 10 mai 2009, à Gre­noble class=GramE>:
href=« http://​www​.repid​.com/​R​e​i​n​v​e​n​t​e​r​-​l​a​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​.​h​tml »>http://​www​.repid​.com/​R​e​i​n​v​e​n​t​e​r​-​l​a​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​.​h​tml style=‘mso-spacerun:yes’>Â

style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>À pro­pos de débats sur la
« démo­cra­tie » (pen­ser aux guille­mets, sou­vent),
je vous signale aus­si cette utile semaine que Raphaël Entho­ven
vient de consa­crer au sujet :


« Réin­ven­ter la démo­cra­tie
 »

une semaine pas­sion­nante avec les style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Nouveaux che­mins de la connais­sance,
sur France Culture,
cinq émis­sions pétillantes (on y parle sou­vent, et bien, de style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>tirage au
sort
)
pro­po­sées par Raphaël Entho­ven :
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>lundi 4 mai 2009 :
La haine de la démo­cra­tie
avec Jacques Ran­cière (à ne pas rater) :
href=« http://​sites​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​h​e​m​i​n​s​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​7​3​062 »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73062 style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>mardi 5 mai 2009 :
L’o­ri­gine et l’his­toire de la démo­cra­tie à Athènes
avec Claude Mos­sé et style=‘mso-bidi-font-weight:normal’>Jean
Bol­lack
 :
href=« http://​sites​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​h​e​m​i​n​s​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​7​3​063 »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73063 style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>mercredi 6 mai 2009 :
Inter­net et la démo­cra­tie
avec Domi­nique Car­don & style=‘mso-bidi-font-style:normal’>Nicolas Van­bre­meersch
(Ver­sac)
:
href=« http://​sites​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​h​e​m​i​n​s​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​7​3​064 »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73064 style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>jeudi 7 mai 2009 :
La démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive
avec Loïc Blon­diaux (abso­lu­ment
pas­sion­nant !) :
href=« http://​sites​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​h​e​m​i​n​s​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​7​3​065 »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73065 style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>
style=‘font-size:9.0pt;font-family:Verdana’>Vendredi 8 mai 2009 :
Réin­ven­ter la légi­ti­mi­té démo­cra­tique
avec Claude Lefort et Pierre Rosan­val­lon :
href=« http://​sites​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​h​e​m​i​n​s​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​7​3​066 »> style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73066 style=‘mso-bookmark:OLE_LINK7’>

Com­ment
faire pour que tous ces (grands) pen­seurs fixent un peu leur atten­tion —sans
mépris pré­con­çu— sur la qua­li­té du pro­ces­sus constituant ?

Je ne
sais pas.

Si
quel­qu’un peut m’aider…

Étienne.

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

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19 Commentaires

  1. gilles

    Débats sur Inter­net, d’ac­cord, mais vont-ils par­ler de la qua­li­té du code de pro­gram­ma­tion des pages web ?

    Bon­jour, Étienne j’ai eu du mal à attendre le pre­mier affi­chage de la page d’ac­cueil de ton blog en uti­li­sant mon vieux Power­Mac d’oc­ca­sion. ( Le second affi­chage a été plus rapide, mais c’est nor­mal puisque une copie de la page s’est mise dans le cache du navi­ga­teur) Je n’y connais presque rien en pro­gram­ma­tion de pages web, mais je sais qu’il existe un orga­nisme qui nor­ma­lise les tech­no­lo­gies de pro­gram­ma­tion des pages web, le W3C.

    http://​www​.w3​.org/

    J’u­ti­lise plu­sieurs navi­ga­teurs : Safa­ri, Cami­no et bien sûr Ope­ra dont l’i­cône bien connue des par­ti­ci­pants de notre forum est un grand O rouge !
    http://​www​.ope​ra​.com/

    Or, il se trouve que ce navi­ga­teur conçu en Nor­vège, pays obs­ti­né­ment rétif à l’en­trée dans l’U­nion Euro­péenne, est muni d’une option qui per­met de véri­fier si les pages ont été bien pro­gram­mées. Or, il se trouve que tes pages sont très mal pro­gram­mées, avec beau­coup d’er­reurs de code, ce qui en ralen­tit l’in­ter­pré­ta­tion par les navi­ga­teurs et par consé­quent l’af­fi­chage. Sur­tout, si en plus la page est bien char­gée comme celle de ton blog.
    Ces erreurs sont d’au­tant plus péna­li­santes pour ceux qui viennent pour la pre­mière fois sur le site de ton blog puis­qu’ils n’ont pas la page en mémoire dans la cache de leur navi­ga­teur. Ce qui était mon cas puisque j’a­vais réins­tal­lé un nou­veau sys­tème. Bref, avec le php, le css, l’HTML, Javas­cript, etc …, plein d’er­reurs de pro­gram­ma­tion sont pos­sibles et tes sites gros­sissent et dérivent vers de plus en plus d’er­reurs, les navi­ga­teurs inter­prètent comme ils peuvent et cor­rigent bien sûr mais cela ralen­tit l’af­fi­chage. Une liai­son Inter­net un peu lente à cer­tains moment, cela arrive de plus en plus, ou un ordi­na­teur un peu ancien qui visite pour la pre­mière fois le blog et le gars ou la fille quitte parce c’est trop long à afficher.

    En tous les cas, c’est la preuve que nous ne déran­geons pas grand-monde avec nos « élu­cu­bra­tions poli­tiques », rire gen­til, il faut savoir se moquer de soi-même, parce qu’a­vec des sites mal fichus et donc très mal sécu­ri­sés, cela serait très facile pour des ser­vices un peu « spé­ciaux » de les faire tom­ber en que­nouille comme ils l’a­vait fait pour le Réseau Voltaire.

    UTOPIE :
    Est ce que des per­sonnes de bonne volon­té qui pas­se­raient par ici pour­raient aider Étienne à four­nir à nos navi­ga­teurs un bon code pour un affi­chage rapide des pages web de ce site ?

    Réponse
  2. Étienne

    Mer­ci Gilles, je sais, mais je n’ai pas le temps de gérer ça.

    Déso­lé. Vraiment.

    Étienne.

    Réponse
  3. gilles

    Résis­ter, c’est créer

    Bon, ce n’est pas si grave, mer­ci de nous offrir cet espace et ces infor­ma­tions, Étienne. Je viens de lire un livre qui devrait t’in­té­res­ser : « Résis­ter, c’est créer » de Flo­rence Aube­nas et Miguel Bena­sayag. Cela parle de mou­ve­ment sans lea­der et sans pro­gramme, tout ce que tu aimes ! Alors, je n’ai pas résis­té au plai­sir d’en taper à l’or­di­na­teur la page d’introduction.

    ***************

    .
    Introduction

    Est-il encore pos­sible aujourd’­hui de par­ler de « chan­ge­ment social », après plus d’un siècle de révoltes et de luttes mal­heu­reuses ? Pour­tant, dans un monde qui sem­blait rési­gné à n’a­voir pour seule pers­pec­tive que le néo­li­bé­ra­lisme, émerge depuis une dizaine d’an­nées un mou­ve­ment de contes­ta­tion mul­tiple, diffus.

    C’est entre ces deux pôles, entre ce fata­lisme désen­chan­té et ce foi­son­ne­ment inat­ten­du, que nous avons situé notre tra­vail. Il ne s’a­git pas d’une enquête qui recen­se­rait la liste des expé­riences de cette alter­na­tive. Nous ne vou­lons pas davan­tage écha­fau­der une nou­velle théo­rie, qui aurait pour voca­tion à orien­ter ces pra­tiques, à pro­po­ser le modèle d’un monde for­cé­ment par­fait et les voies pour y par­ve­nir. Au contraire. Nous pen­sons que le déve­lop­pe­ment de la réflexion a un autre sens que celui de diri­ger les pra­tiques : élé­ment par­mi d’autres dans cette mul­ti­pli­ci­té, elle les accom­pagne d’un même pas, dans un dia­logue permanent.

    His­to­ri­que­ment, nous avons appris que, pour com­prendre nos situa­tions sin­gu­lières, il fal­lait apprendre à pen­ser en termes d’u­ni­ver­sel. Or, jus­qu’à pré­sent, l’hy­po­thèse d’un chan­ge­ment social a tou­jours fonc­tion­né comme si cet uni­ver­sel était une glo­ba­li­té abs­traite, sur­plom­bant les situa­tions concrètes. Aujourd’­hui encore, à chaque fois que les sans-toit, les sans terre ou les sans papiers com­mencent à s’a­gi­ter ici ou là, sur­git inlas­sa­ble­ment une bonne âme pour leur conseiller d’être « sérieux ». Qu’est-ce qu’un mou­ve­ment, sans lea­der, sans enca­dre­ment, sans pro­gramme ? Il vous faut au moins des contre-pro­po­si­tions. Sinon, où allons-nous ?

    Il fau­drait en somme, avant d’a­voir des pra­tiques, en pos­sé­der le mode d’emploi.

    Enga­gés dans des expé­riences concrètes de ce mou­ve­ment, en Ita­lie, en Argen­tine ou en France, nous avons consta­té que ce dis­po­si­tif mili­tant tra­di­tion­nel n’y fonc­tion­nait plus aujourd’­hui. Ce refus, expli­cite ou non, de s’ins­crire dans les sché­mas clas­siques de pro­tes­ta­tions consti­tue même une des carac­té­ris­tiques fon­da­men­tales d’un phé­no­mène qui au bout de dix ans, s’est ins­tal­lé dans la durée. Et si cette absence de modèle, de lea­ders consti­tuait non sa fai­blesse mais sa force, sa tan­gente, sa ligne de fuite ?

    Nous ten­tons dans ce livre un petit pas de plus, en for­mu­lant une nou­velle hypo­thèse. Nous pen­sons que, s’il y a de l’u­ni­ver­sel, il n’existe pas au-des­sus de chaque situa­tion concrète avec pour mis­sion de l’o­rien­ter, mais au contraire, à l’in­té­rieur même de celle-ci, simultanément.

    Quand il est ques­tion de chan­ge­ment social, il est tou­jours ten­tant d’é­vo­quer des menaces, des luttes, des affron­te­ments. « Sui­vez-moi dans la bagarre pour être libé­rés demain. » Or, contrai­re­ment aux mou­ve­ments des géné­ra­tions pré­cé­dentes, celui qui émerge aujourd’­hui ne se struc­ture jamais, à quelques excep­tions près, autour d’une « branche armée » ou d’une « avant-garde mili­taire ». Le moment de la lutte, assomp­tion de l’af­fron­te­ment, quel que soit leur niveau est inévi­table. Mais si dure ou héroïque que soit la résis­tance, elle se condamne à l’é­chec si elle s’en­ferme dans une logique d’af­fron­te­ment sans déve­lop­per aus­si, sur­tout, de nou­veaux mondes, ici et main­te­nant. Quoi que puisse deve­nir, au bout du compte, cette nou­velle radi­ca­li­té, elle explore le champ que défi­nis­sait Gilles Deleuze : résis­ter, c’est créer.

    C’est cette hypo­thèse que nous ten­tons, ici, de conforter.
    .

    ***************

    Je ne vois plus les situa­tions de la même manière main­te­nant que je l’ai lu, cela a assou­pli un peu ma légen­daire rigi­di­té men­tale. rires !
    C’est un vrai tonique qui donne de l’oxy­gène au cer­veau. À bientôt.

    Gilles

    Réponse
  4. Étienne

    Mer­ci Gilles.

    C’est amu­sant : j’ai pré­ci­sé­ment ache­té ce livre cet après-midi… J’aime beau­coup lire Bena­sayag : c’est un éclai­reur. Nous en reparlerons.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  5. gilles

    Construire des pro­jets des jar­dins en par­tage par la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive avec Eric Pré­dine inter­viewé par Ruth Stégassy.

    Eric Pré­dine : « S’ob­ser­ver, apprendre à se connaître… Notre socié­té, si encline au vir­tuel, a peut-être oublié ces fondamentaux ? »

    « Mon expé­rience me prouve que c’est de la ren­contre phy­sique que naissent les dyna­miques de coopé­ra­tion et de soli­da­ri­té, indis­pen­sables à un déve­lop­pe­ment éco­no­mique res­pon­sable. Dans nos jar­dins, les rap­ports de voi­si­nage entraînent des consé­quences posi­tives très concrètes autour de la garde des petits et de l’é­change de coups de main. »

    Un lien vers le fichier son mp3 de cette émission :

    http://media3.radiofrance-podcast.net/podcast09/10867–23.05.2009-ITEMA_20136555‑0.mp3

    Réponse
  6. gilles

    Ma réponse au mes­sage 63 d’Aï­da Zeki :

    « C’est en tant qu’elles sont locales que les sec­tions syn­di­cales de Saint-Nazaire ou de Port de Bouc, Fos sur mer sont soli­daires des étran­gers aban­don­nés sur leurs bateaux par des arma­teurs indé­li­cats. Soli­daires comme nous pou­vons l’être de gens que nous côtoyons. Déga­geant faci­le­ment et démo­cra­ti­que­ment une posi­tion com­mune grâce au petit nombre de syn­di­qués qui se connaissent entre eux. Ceci n’est nul­le­ment du, et je dirais même au contraire, au fait qu’elles rat­ta­chées à la Confé­dé­ra­tion Euro­péenne des Syn­di­cats. La Confé­dé­ra­tion Euro­péenne des Syn­di­cats étant par nature ados­sée à un espace loin­tain, loin des gens, ne pour­ra jamais être autant soli­daire que les simples gens, jamais autant démo­cra­tique, d’au­tant plus qu’elle est ados­sée à un espace mul­ti-natio­nal où ne cir­culent pas des débats démocratiques. »

    Réponse
  7. Aîda Zeki

    Ne soyons pas com­plices du silence domi­nant, qui ment par omis­sion, et qui main­tient les citoyens « loin » des « confé­dé­ra­tions syn­di­cales », qui pré­sente le mou­ve­ment social comme « une grogne », et les actes soli­daires comme des épi­phé­no­mènes, qui pré­sente aux humains une image d’eux-même ridi­cule et démobilisante.

    L’  »Inter­na­tio­nal Tran­port Fede­ra­tion » fait un immense et dif­fi­cile tra­vail, cri­ti­quable sans doute, mais sur­tout igno­ré sciem­ment par « le sys­tème domi­nant » qui n’aime pas qu’on révèle son fond esclavagiste.

    La CGT qui obtient l’é­ga­li­té de droits pour des clan­des­tins, c’est pas 4 béné­voles locaux, ce sont eux plus tout « l’ap­pa­reil » (oui, l’ap­pa­reil on n’en parle que pour le vil­li­pen­der, tout en res­pec­tant obsé­quieu­se­ment le MEDEF).

    Réponse
  8. gilles

    Chère Aîda : « J’ai déjà été syn­di­qué, peu de temps hélas à la CGT, en rap­port la lon­gueur du contrat de tra­vail cor­res­pon­dant effec­tué à France Télé­com, donc je suis d’ac­cord avec toi sur le silence de cer­tains médias et les déve­lop­pe­ments de ton argu­men­ta­tion, la néces­si­té de la syn­di­ca­li­sa­tion. Ce que je refuse, la volon­té patro­nale d’a­dos­ser l’or­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale des syn­di­cats de sala­riés sur l’es­pace le moins démo­cra­tique, l’es­pace qu’ils ont créé, où ils pul­lulent en lob­bying : l’U­nion Européenne. »

    Réponse
  9. gilles

    http://​jean​zin​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​9​/​0​7​/​1​4​/​R​e​l​o​c​a​l​i​s​a​t​i​o​n​-​m​o​d​e​-​d​-​e​m​p​loi

    Bon­jour, je viens de lire ce texte, une réflexion sur com­ment se réap­pro­prier du pou­voir d’exis­ter et de la soli­da­ri­té au niveau local.

    Relo­ca­li­sa­tion, mode d’emploi
    Par Jean Zin le Mar­di, 14 juillet 2009, 19:00

    Coop

    Eco­lo­gie

    Mon­naie

    Reve­nu

    La relo­ca­li­sa­tion éco­no­mique et poli­tique se trouve au coeur de l’é­co­lo­gie-poli­tique et ceci, non pas tant pour éco­no­mi­ser de l’éner­gie, comme le croient ceux qui réduisent la ques­tion éco­lo­gique à celle de l’éner­gie, mais bien pour équi­li­brer la glo­ba­li­sa­tion mar­chande et pré­ser­ver notre milieu, notre qua­li­té de vie, nos échanges humains, pour réha­bi­ter notre ter­ri­toire enfin, en tra­dui­sant une pen­sée glo­bale en agir local.

    La relo­ca­li­sa­tion n’a pas les incon­vé­nients d’un pro­tec­tion­nisme natio­nal ou euro­péen qui pour être en par­tie néces­saire ne peut aller trop loin désor­mais au risque d’at­ti­ser les conflits. On peut donc s’é­ton­ner qu’on ne parle pas plus de relo­ca­li­sa­tion alors qu’elle consti­tue une com­po­sante essen­tielle de la sor­tie de crise et devrait être cen­trale au moins dans les pro­grammes éco­lo­gistes. On aime­rait effec­ti­ve­ment que les par­tis éco­lo­gistes pro­posent les voies d’une véri­table alter­na­tive et ne se contentent pas de vou­loir accu­mu­ler des contraintes et des mesures iso­lées sen­sées réduire un pro­duc­ti­visme qu’on sait pour­tant consub­stan­tiel au capi­ta­lisme, ne pou­vant abso­lu­ment pas se pas­ser de croissance !

    Chan­ger de sys­tème de production

    Encore faut-il savoir com­ment arri­ver à une relo­ca­li­sa­tion qui marche ain­si qu’à une sor­tie du pro­duc­ti­visme sala­rial. Il ne s’a­git pas sim­ple­ment de grands mots ou de petits gestes, ni de prendre ses dési­rs pour la réa­li­té, mais de nou­veaux rap­ports de pro­duc­tion qui doivent faire sys­tème et s’a­dap­ter aux nou­velles forces pro­duc­tives imma­té­rielles (c’est le tra­vail qui est deve­nu imma­té­riel bien plus que les pro­duits dont une bonne part reste évi­dem­ment matérielle).

    Essayer de pen­ser l’a­près-capi­ta­lisme n’est pas s’i­ma­gi­ner que son dépas­se­ment puisse être immé­diat, comme s’il suf­fi­sait d’en prendre le contrôle pour que tout change alors que l’in­fra­struc­ture res­te­rait inchan­gée. Il ne peut y avoir de méta­mor­phose immé­diate que dans la poli­tique ou les repré­sen­ta­tions alors que l’i­ner­tie maté­rielle est consi­dé­rable dans l’é­co­no­mie. Un chan­ge­ment de sys­tème de pro­duc­tion a besoin de temps pour se construire en sui­vant sa propre logique avant de pou­voir mon­ter en puis­sance, tout comme l’é­co­no­mie de mar­ché s’est déve­lop­pée d’a­bord dans les villes franches de la féo­da­li­té. Aus­si invrai­sem­blable que cela puisse paraître, c’est donc loca­le­ment qu’il faut se don­ner les moyens de sor­tir du capi­ta­lisme et d’a­dop­ter un autre mode de travail.

    Si André Gorz a pu diag­nos­ti­quer avec rai­son que la sor­tie du capi­ta­lisme avait déjà com­men­cé, c’est sur ce temps long de l’his­toire et sous la pres­sion des nou­velles forces pro­duc­tives imma­té­rielles. Nous devons cepen­dant orga­ni­ser cet exode de la socié­té sala­riale qui nous condamne sinon à une pré­ca­ri­té gran­dis­sante. Nous devons essayer de tirer par­ti de trans­for­ma­tions qui se font contre nous si elles ne se font pas avec nous. Heu­reu­se­ment, la relo­ca­li­sa­tion peut com­men­cer immé­dia­te­ment, c’est le bon côté du fait qu’il n’y a que des alter­na­tives locales à la glo­ba­li­sa­tion marchande !

    Il y a dif­fé­rentes tem­po­ra­li­tés et si la sor­tie de crise, qui n’est pas pour demain, ne sera certes pas la fin du capi­ta­lisme, cela devrait être tout de même l’oc­ca­sion d’une large restruc­tu­ra­tion de l’or­ga­ni­sa­tion pro­duc­tive et des pro­tec­tions sociales, comme en 1946 après la ter­rible crise des années 1930. Le capi­ta­lisme ne dis­pa­rai­tra donc pas du jour au len­de­main mais il devrait reve­nir à un régime plus social, comme pen­dant les 30 glo­rieuses, et sur­tout bien plus éco­lo­gique cette fois. Il ne suf­fi­ra pas pour autant d’un capi­ta­lisme repeint en vert. Il fau­dra donc pro­fi­ter de la crise pour mettre en place les condi­tions d’une sor­tie du pro­duc­ti­visme et du sala­riat (relo­ca­li­sa­tion et tra­vail autonome),

    Alors que l’ab­sence de réelle alter­na­tive a pu sus­ci­ter toutes sortes d’u­to­pies et de dis­cours idéa­listes qui ne font que décré­di­bi­li­ser l’é­co­lo­gie, il faut essayer d’a­voir une repré­sen­ta­tion concrète de ce que pour­rait être un sys­tème de pro­duc­tion relo­ca­li­sé dans une éco­no­mie ouverte et plu­rielle, afin d’en éprou­ver toutes les poten­tia­li­tés et les limites. Il s’a­git d’é­va­luer les options qu’il nous reste, les pos­si­bi­li­tés réelles de la situa­tion mais sur­tout de les tra­duire en pro­po­si­tions pra­tiques. A l’op­po­sé d’une approche tech­no­cra­tique, il s’a­git bien de conti­nuer les luttes pour l’é­man­ci­pa­tion, la jus­tice et la soli­da­ri­té sans répé­ter les erreurs du pas­sé mais en tenant compte du nou­veau contexte éco­lo­gique et technologique.

    Contexte

    Il est bien dif­fi­cile de hié­rar­chi­ser les pro­blèmes comme de faire une éva­lua­tion de leur gra­vi­té effec­tive. L’ex­tré­misme consis­tant à noir­cir le tableau est aus­si irres­pon­sable que les incons­cients qui mini­misent les risques. Tout miser sur le manque d’éner­gie, c’est n’a­voir plus rien à dire si ce n’est pas l’éner­gie qui manque ! Bien sûr on ne peut avoir aucune cer­ti­tude sur notre ave­nir mais on ne se situe pas ici dans l’hy­po­thèse bien peu pro­bable d’une fin catas­tro­phique du capi­ta­lisme, qui en a vu d’autres, ni d’une pénu­rie éner­gé­tique géné­rale, encore moins d’une régres­sion aux stades pré-indus­triels ou pré-numé­riques aux­quels cer­tains vou­draient croire.

    Nous ne man­que­rons pas d’éner­gie, mal­gré ce qu’on nous serine, sauf dans une période d’a­dap­ta­tion peut-être, mais l’éner­gie sera peut-être un peu plus chère. Cela pour­rait par­ti­ci­per à limi­ter les trans­ports mais il le fau­dra sur­tout pour réduire les gaz à effet de serre et, à cet égard, il y a encore bien trop de pétrole et de char­bon ! Répé­tons-le, s’il faut relo­ca­li­ser l’é­co­no­mie, ce n’est pas seule­ment pour ces ques­tions éner­gé­tiques, c’est pour des rai­sons éco­lo­giques bien plus larges !

    La crise est loin d’être ter­mi­née et il est illu­soire de s’i­ma­gi­ner que tout pour­rait repar­tir comme avant. On ne revien­dra pas aux années folles d’un capi­ta­lisme finan­cier vivant sur le cré­dit et la spé­cu­la­tion, ce n’est pas pour autant la fin d’un sys­tème qui en a vu d’autres et repart d’au­tant mieux sur un champ de ruines. On assiste plu­tôt (de G8 en G20, etc.) au ren­for­ce­ment de la glo­ba­li­sa­tion mar­chande et d’une sorte de gou­ver­ne­ment mon­dial qui est en for­ma­tion sur­tout depuis l’ef­fon­dre­ment du com­mu­nisme (OMC, confé­rences sur le cli­mat, TPI, etc). L’u­ni­fi­ca­tion du monde n’est certes pas ache­vée, ce n’est pas la fin de l’his­toire. Il y aura encore du che­min à par­cou­rir et bien d’autres crises sans doute avant qu’on puisse comp­ter sur une véri­table gou­ver­nance mon­diale mais il serait dérai­son­nable de pen­ser que la glo­ba­li­sa­tion puisse ne pas être irré­ver­sible et qu’on revienne aux bons vieux Etats-Nations, taillés pour la guerre. On ne peut comp­ter non plus sur une Europe, deve­nue ingé­rable, même pour pro­té­ger son « mar­ché inté­rieur », les nations vidées de leur sub­stance res­tant mal­gré tout les ins­tances de redis­tri­bu­tion par l’impôt.

    Il n’y a ni éco­so­cia­lisme dans un seul pays ni éco­so­cia­lisme mon­dial à espé­rer, ce qui laisse bien peu d’es­poir semble-t-il mais, si un autre monde est pos­sible pour­tant, c’est en par­tant du niveau local avec des cir­cuits alter­na­tifs, dans le cadre donc d’une éco­no­mie plu­rielle, ce que cer­tains pays d’A­mé­rique latine com­mencent à com­prendre. L’é­co­no­mie a tou­jours été plu­rielle, au moins une éco­no­mie mixte com­bi­nant les sphères publiques, pri­vées et fami­liales aux­quels se sont ajou­tées les asso­cia­tions, fon­da­tions et tout ce qu’on a regrou­pé sous le terme de « tiers sec­teur ». Il s’a­git d’y ajou­ter un niveau local sous­trait au mar­ché mon­dial, sans avoir besoin de bar­rières doua­nières ni vou­loir abo­lir le marché.

    L’é­co­no­mie plu­rielle implique qu’il n’y aura pas de dis­pa­ri­tion immé­diate du capi­ta­lisme mais qu’il faut en orga­ni­ser une sor­tie civi­li­sée, c’est-à-dire pro­gres­sive. En se concen­trant sur la relo­ca­li­sa­tion, on ne s’at­tar­de­ra pas ici sur les trans­for­ma­tion du capi­ta­lisme lui-même, qui devrait se can­ton­ner à une indus­trie de plus en plus auto­ma­ti­sée, ni à la nou­velle éco­no­mie numé­rique qui se met en place, éco­no­mie de valo­ri­sa­tion (des tra­vailleurs et de la gra­tui­té numérique).

    Bien sûr, même si on ne peut s’en pas­ser, agri­cul­ture et indus­trie devront se recon­ver­tir à des pra­tiques plus éco­lo­gi­que­ment sou­te­nables, ce qui est un défi consi­dé­rable. Les tech­no­lo­gies numé­riques aus­si consomment des res­sources. Dès lors qu’elles sont géné­ra­li­sées, il faut abso­lu­ment se pré­oc­cu­per de leur sou­te­na­bi­li­té mais elles font néan­moins par­tie de la solu­tion plus que du pro­blème, aus­si bien en opti­mi­sant les régu­la­tions (éner­gé­tiques entre autres) qu’en déma­té­ria­li­sant une part de la pro­duc­tion et des trans­ports (il fau­drait bana­li­ser beau­coup plus télé­tra­vail, télé­con­fé­rences, téléa­chats). Les réseaux numé­riques font certes par­ti des acteurs prin­ci­paux de la mon­dia­li­sa­tion et de la déter­ri­to­ria­li­sa­tion mais tout autant de la conscience éco­lo­gique pla­né­taire. Il ne faut pas négli­ger non plus leurs poten­tia­li­tés décen­tra­li­sa­trices, favo­ri­sant donc la relo­ca­li­sa­tion ain­si que la consti­tu­tion de réseaux alter­na­tifs. On ne va pas reve­nir en arrière et abo­lir l’in­for­ma­tique de la Terre entière ni les télé­phones por­tables, pas plus que l’in­dus­trie ! C’est perdre son temps que d’en­tre­te­nir de telles illu­sions. Pas d’autre choix que d’en tirer le meilleur par­ti, en évi­tant le pire.

    Objec­tif

    On peut regret­ter qu’An­dré Gorz soit encore trop mécon­nu des éco­lo­gistes eux-mêmes car non seule­ment il est à peu près le seul qui ait su des­si­ner les voies de l’al­ter­na­tive pour sor­tir du capi­ta­lisme, après l’é­chec d’une pré­ten­due appro­pria­tion col­lec­tive des moyens de pro­duc­tion, mais sur­tout il avait su cla­ri­fier dès le début ce que devaient être les objec­tifs d’une véri­table éco­lo­gie-poli­tique, ses enjeux poli­tiques contre un catas­tro­phisme qui nous dic­te­rait sa loi. Dans son texte inau­gu­ral « Leur éco­lo­gie et la nôtre », il prend le par­ti d’une éco­lo­gie éman­ci­pa­trice en oppo­si­tion fron­tale aux ten­dances auto­ri­taires, tech­no­cra­tiques ou mar­chandes de l’é­co­lo­gie, reje­tant exper­to­cra­tie, éco­fas­cisme, contrôle des popu­la­tions aus­si bien que socié­té de mar­ché. Il y a bien sûr des éco­lo­gies de droite, qu’il faut com­battre activement !

    L’ob­jec­tif ne peut être de nous sau­ver à tout prix (notam­ment au prix de nos liber­tés), ni une socié­té idéale avec une har­mo­nie natu­relle retrou­vée encore moins une uto­pie tota­li­taire impo­sant un même mode de vie com­mu­nau­taire à tout le monde. Bien sûr, il faut encou­ra­ger ceux qui veulent vivre de façon natu­relle, au moins le rendre pos­sible mais pas vou­loir l’im­po­ser à qui­conque. L’ob­jec­tif reste de rendre com­pa­tible la défense de notre auto­no­mie avec les contraintes éco­lo­giques, de réduire autant que pos­sible les consom­ma­tions maté­rielles tout en amé­lio­rant notre qua­li­té de vie. Ce n’est pas par des pré­ceptes moraux, des régle­men­ta­tions, des ration­ne­ments, des taxes qu’on pour­ra chan­ger fon­da­men­ta­le­ment nos consom­ma­tions et le fonc­tion­ne­ment du sys­tème mais seule­ment grâce à un sys­tème de pro­duc­tion relo­ca­li­sé et plus adap­té au tra­vail imma­té­riel, basé sur le déve­lop­pe­ment humain, la plu­ra­li­té des fins légi­times et le tra­vail auto­nome. Ce n’est qu’en chan­geant la pro­duc­tion et le tra­vail lui-même qu’on peut chan­ger la vie et l’es­sen­tiel de nos consommations.

    C’est au nom de cet objec­tif d’une éman­ci­pa­tion du tra­vailleur d’un sala­riat pro­duc­ti­viste, plus que d’une pres­sion sur le consom­ma­teur, qu’An­dré Gorz a pu des­si­ner des alter­na­tives locales avec les prin­ci­paux dis­po­si­tifs de la relo­ca­li­sa­tion qu’il n’a certes pas inven­tés mais.seulement ras­sem­blés (par­fois après les avoir com­bat­tus comme le reve­nu garan­ti) dans « Misères du pré­sent, richesse du pos­sible » où il leur donne toute leur cohé­rence. C’est la leçon de toute une vie dédiée à l’é­co­lo­gie et l’a­na­lyse du tra­vail mais qui intègre les der­niers bou­le­ver­se­ment de la pro­duc­tion imma­té­rielle. Venu aus­si bien du mar­xisme que de l’exis­ten­tia­lisme, il a réus­si à don­ner une toute autre vision d’un éco­so­cia­lisme à visage humain, basé sur le local et qu’on peut voir comme un retour de la fédé­ra­tion et des com­munes à l’ère du numé­rique mais qui s’in­carne dans 3 dis­po­si­tifs prin­ci­paux : dis­tri­bu­tion, pro­duc­tion, circulation.

    Reve­nu garan­ti, coopé­ra­tives muni­ci­pales et mon­naies locales

    Le pre­mier ins­tru­ment de la relo­ca­li­sa­tion de l’é­co­no­mie, ce sont les mon­naies locales. Bien sûr une mon­naie locale ne peut être qu’une mon­naie com­plé­men­taire à la devise euro­péenne, ne pou­vant avoir l’am­bi­tion d’être une mon­naie unique, pas plus que la relo­ca­li­sa­tion ne peut signi­fier une impos­sible autar­cie. La mon­naie locale vise uni­que­ment à favo­ri­ser les échanges de proxi­mi­té per­met­tant de sous­traire les pres­ta­tions locales à la TVA qui fonc­tionne alors comme droit de douane pour les impor­ta­tions mar­chandes. Cela n’empêche pas d’en­cou­ra­ger aus­si les échanges non mar­chands, tout ne doit pas être moné­ti­sé, mais les mon­naies locales visent à s’é­tendre à une part signi­fi­ca­tive de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique locale. Non seule­ment cela s’a­vé­re­rait fort utile en cas de désordres moné­taires (immi­nents) mais il ne sau­rait y avoir une relo­ca­li­sa­tion digne de ce nom sans mon­naie locale, c’est le pre­mier point (même si cela paraît sur­réa­liste à l’heure de l’Eu­ro) : pas de pou­voir éco­no­mique (local) sans pou­voir monétaire !

    Il ne s’a­git pas de tom­ber dans un nou­veau moné­ta­risme ne se pré­oc­cu­pant que de la cir­cu­la­tion, il faut s’oc­cu­per évi­dem­ment en prio­ri­té de la pro­duc­tion elle-même. Le deuxième ins­tru­ment de la relo­ca­li­sa­tion, c’est des coopé­ra­tives muni­ci­pales orga­ni­sant les échanges de proxi­mi­té et les coopé­ra­tions locales. Leur fonc­tion ne sau­rait se limi­ter aux échanges alors que leur rôle doit être de four­nir des moyens de pro­duc­tion, de répa­ra­tion, de recy­clage et d’être les véri­tables ins­ti­tu­tions du déve­lop­pe­ment humain comme déve­lop­pe­ment des com­pé­tences et de l’au­to­no­mie de cha­cun. On devrait y trou­ver des ate­liers de fabri­ca­tion, y com­pris avec les ins­tru­ments numé­riques dis­po­nibles comme des impri­mantes 3D qui peuvent favo­ri­ser l’au­to-pro­duc­tion et la four­ni­ture de pièces déta­chées, entre autres. Ins­pi­ré de Mur­ray Book­chin, le carac­tère muni­ci­pal de ces coopé­ra­tives consti­tue une pro­prié­té publique locale (com­pa­rable à une natio­na­li­sa­tion), pro­prié­té col­lec­tive néces­saire pour sous­traire cette pro­duc­tion locale au mar­ché concur­ren­tiel et à son pro­duc­ti­visme. Sans une telle struc­ture pro­duc­tive, la relo­ca­li­sa­tion res­te­rait mar­gi­nale, c’est donc un enjeu essen­tiel (mais dif­fi­cile comme toute entre­prise). Il faut que la muni­ci­pa­li­té s’y engage en la dotant des moyens néces­saires pour assu­rer ses missions.

    Un sys­tème de pro­duc­tion ne se limite pas à la cir­cu­la­tion et la pro­duc­tion mais se carac­té­rise aus­si par la dis­tri­bu­tion des reve­nus et la répar­ti­tion des richesses. Pour qu’une majo­ri­té de tra­vailleurs puissent se pas­ser de trou­ver un emploi sala­rié dans des entre­prises capi­ta­listes mues par le seul pro­fit, il faut qu’ils aient un reve­nu garan­ti, reve­nu assu­ré éven­tuel­le­ment par la coopé­ra­tive muni­ci­pale mais c’est là où le local n’est pas suf­fi­sant et doit béné­fi­cier d’une soli­da­ri­té natio­nale. Le loca­lisme n’est pas le repli sur soi, ni la néga­tion de nos appar­te­nances à des ensembles plus larges, tout au contraire, ce qui s’ex­prime au niveau de la redis­tri­bu­tion, des impôts, des ser­vices publics et des réseaux natio­naux (sans par­ler de l’in­té­gra­tion au mar­ché qui reste effec­tive pour les pro­duits indus­triels au moins). Même si coopé­ra­tive muni­ci­pale et mon­naie locale paraissent encore très exo­tiques, leur mise ne place peut être assez rapide à un niveau stric­te­ment local, il n’en est pas de même du reve­nu garan­ti qui devra être obte­nu au niveau natio­nal (voire euro­péen?), par des luttes sociales et poli­tiques. C’est le point nodal de l’an­ti-pro­duc­ti­visme sur lequel il fau­drait por­ter nos reven­di­ca­tions natio­nales car sans reve­nu garan­ti il ne peut y avoir de pro­duc­tion non concur­ren­tielle. Ce n’est pas un reve­nu des­ti­né à la consom­ma­tion pas­sive de mar­chan­dises mais qui doit per­mettre tra­vail auto­nome et pro­duc­tion locale hors de la pres­sion du mar­ché, ceci afin de se sub­sti­tuer à une part de plus en plus grande de la pro­duc­tion mar­chande (même si c’est une part seule­ment). Heu­reu­se­ment, et bien qu’elle ren­contre toutes sortes de résis­tances, c’est une reven­di­ca­tion qui pro­gresse petit à petit au sein du mou­ve­ment social devant la mon­tée de la pré­ca­ri­té et de l’in­ter­mit­tence. Un reve­nu garan­ti suf­fi­sant est indis­pen­sable au moins pour amé­lio­rer le rap­port de force sala­rial et pou­voir arrê­ter la dégra­da­tion du droit du tra­vail en refu­sant des emplois sous-payés ( ce serait un « reve­nu de résis­tance », le contraire du RSA ! ).

    Ces mesures ne doivent pas être iso­lées : il ne suf­fit pas d’un reve­nu garan­ti s’il n’y a pas les struc­tures de valo­ri­sa­tion des com­pé­tences locales. Reve­nu garan­ti et coopé­ra­tives muni­ci­pales per­mettent de sor­tir du sala­riat et de pas­ser du tra­vail for­cé au tra­vail choi­si ou tra­vail auto­nome, bri­sant la dépen­dance entre pro­duc­teur et consom­ma­teur, sala­riat et socié­té de consom­ma­tion (où la baisse des consom­ma­tions et de la crois­sance met le tra­vailleur au chô­mage). De l’autre côté, coopé­ra­tives et mon­naies locales per­mettent de trou­ver des débou­chés locaux à cette pro­duc­tion locale en se sous­trayant, en par­tie du moins, au mar­ché glo­bal. Le reve­nu garan­ti ne peut être entiè­re­ment en mon­naie locale puisque tout n’est pas pro­duit loca­le­ment mais il pour­rait l’être pour un tiers peut-être ? En tout cas, ces dis­po­si­tifs com­plé­men­taires des­sinent un tout autre sys­tème de pro­duc­tion, bien moins pro­duc­ti­viste et plus éco­lo­gique, recen­tré sur le déve­lop­pe­ment de l’au­to­no­mie et la valo­ri­sa­tion des com­pé­tences ain­si que le vivre ensemble et les rap­ports de face à face. Tout cela sans reve­nir en arrière pour autant, ni aug­men­ter les contraintes mais en libé­rant au contraire les poten­tia­li­tés des indi­vi­dus et leur capa­ci­té d’initiative.

    Le reve­nu garan­ti consti­tue le point faible de ces mesures indis­so­ciables mais en atten­dant qu’il devienne une reven­di­ca­tion phare des mou­ve­ments sociaux, on peut s’ap­puyer sur les dis­po­si­tifs exis­tants (car le reve­nu garan­ti existe presque, même s’il est très insuf­fi­sant, écla­té en une mul­ti­tude de pres­ta­tions : retraite, chô­mage, mala­die, allo­ca­tions fami­liales, reve­nu mini­mum, for­ma­tions, etc.). Plu­tôt que de rêver à des trans­for­ma­tions radi­cales au niveau glo­bal, on peut dès main­te­nant créer des mon­naies locales (avec le SOL) et des coopé­ra­tives muni­ci­pales pour mettre en place sans attendre de nou­velles pra­tiques dont on ne peut attendre des miracles mais qui pour­ront s’é­tendre assez rapi­de­ment quand elles auront fait leurs preuves.

    On peut dis­cu­ter pour savoir si ce serait assez radi­cal et à la hau­teur des défis du temps, c’est du moins par là qu’il faut com­men­cer, la relo­ca­li­sa­tion étant indis­pen­sable de toutes façons et n’é­tant pas aus­si uto­pique qu’il y paraît, beau­coup moins en tout cas que bien des pro­jets sen­sés nous sor­tir magi­que­ment de la crise éco­no­mique, sociale, éco­lo­gique. Il ne s’a­git pas de tout relo­ca­li­ser, répé­tons-le, mais seule­ment de bri­ser la dépen­dance entre emploi et crois­sance ain­si que de reve­nir à une échelle humaine en don­nant un cadre à une relo­ca­li­sa­tion de la pro­duc­tion, au déve­lop­pe­ment du tra­vail auto­nome et des échanges de proxi­mi­té (jar­dins bios, arti­sa­nat, répa­ra­tions, for­ma­tion, créa­tion, ser­vices, etc.). Ce n’est qu’un point de départ à par­tir duquel tout reste à faire, à inven­ter, à expé­ri­men­ter. S’il s’a­git bien de trans­for­mer acti­ve­ment notre envi­ron­ne­ment et de se réap­pro­pier notre vie, impos­sible de s’i­ma­gi­ner un monde par­fait à ce niveau local. Le plus grand des réa­lismes est de mise avec nos voi­sins de la Com­mune, obli­gés de tenir compte de tous dans un renou­veau de la démo­cra­tie de face à face (au lieu de res­ter dans l’entre-nous communautaire).

    Après la sen­si­bi­li­sa­tion et la pro­pa­gande, il fau­dra bien pas­ser à l’ac­tion, il y a urgence, et plu­tôt que de se réfu­gier dans un extré­misme contre-pro­duc­tif, il faut se per­sua­der que la relo­ca­li­sa­tion est l’ur­gence du moment, la seule façon de sor­tir du capi­ta­lisme et de chan­ger le monde sans tom­ber dans la bar­ba­rie. Il est cer­tain mal­gré tout que ces pro­po­si­tions paraissent trop uto­piques, y com­pris la réac­ti­va­tion de la démo­cra­tie locale par quoi tout com­mence. Sur­tout, elles ne sont pas du tout dans la ligne des reven­di­ca­tions actuelles. C’est le genre de solu­tions qui ne s’im­posent, hélas, qu’une fois que toutes les autres pré­ten­dues solu­tions ont raté, tel­le­ment plus simples ou plus exal­tantes que ce retour au réel, à la vie locale et aux rap­ports humains ordi­naires ! Heu­reu­se­ment, il y a mal­gré tout déjà un peu par­tout dans le monde quelques ten­ta­tives d’al­ler dans ce sens, comme les tran­si­tion towns qui doivent être radi­ca­li­sées, mais on n’est qu’au début d’une ère nou­velle qui a bien du mal à émer­ger et que la crise pour­rait aider à naître, l’ère de l’in­for­ma­tion, de l’é­co­lo­gie et du déve­lop­pe­ment humain où nous pour­rons peut-être apprendre à réha­bi­ter notre ter­ri­toire et nous réap­pro­prier notre tra­vail comme notre propre vie.

    Reve­nu garan­ti, coopé­ra­tives muni­ci­pales et mon­naies locales

    Les mon­naies locales : un outil pour la relo­ca­li­sa­tion de l’économie 

    L’a­ve­nir radieux

    Chan­ger de sys­tème de production

    (Eco­Rev’ no 33, Pen­ser l’a­près capi­ta­lisme avec André Gorz)

    http://​jean​zin​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​9​/​0​7​/​1​4​/​R​e​l​o​c​a​l​i​s​a​t​i​o​n​-​m​o​d​e​-​d​-​e​m​p​loi

    Réponse
  10. gilles

    Si tu savais Étienne, Étienne, com­ment ils s’in­té­ressent à la démocratie.

    « Venez dis­cu­ter avec l’é­lite de l’U­nion euro­péenne et ins­pi­rez vous du meilleur de l’A­mé­rique » : tel était le mot d’ordre de l’Eu­ro­pean Agen­da Sum­mit 2008 qui s’est tenu à Bruxelles les 3 et 4 décembre 2008 à l’hô­tel Renais­sance — un 5 étoiles du groupe Mar­riott situé à un jet de pierre du par­le­ment européen.

    lire la suite ici :

    http://​blog​.agone​.org/​p​o​s​t​/​2​0​0​9​/​0​5​/​1​2​/​U​n​e​-​r​e​v​e​l​a​t​i​o​n​-​d​a​n​s​-​u​n​-​m​o​n​d​e​-​d​e​-​s​i​l​e​nce

    Réponse
  11. gilles

    Bon­jour, le lien url (hyper­texte) pré­cé­dent ayant été rema­nié, il ne donne plus vers une page existante.

    Les Édi­tions Agone à Mar­seille offrent en plus de cette page sur le lob­bying qui a été dépla­cée, des pages web inté­res­santes à lire sur la construc­tion européenne. 

    Une belle pho­to mon­trant des par­le­men­taires euro­péennes com­mu­nistes qui réclament un réfé­ren­dum lors de la séance solen­nelle de signa­ture de l’eu­ro­péiste soit-disant Charte des Droits Fon­da­men­taux par le repré­sen­tant de la Com­mis­sion en pré­sence du Par­le­ment Euro­péen le 12 décembre 2007. ( Pho­to télé­char­geable avec un clic droit pour ceux ou celles qui le veulent. )

    Quand nous savons, juste un seul exemple, nous pour­rions en trou­ver tant d’autres qui ont faits débat en 2005, notam­ment les fameuses expli­ca­tions secrètes de la Charte par le Präe­si­dium de la Conven­tion, que cette soit-disant Charte des Droits Fon­da­men­taux contient un Titre VII :
    Dis­pos­tions géné­rales régis­sant l’in­ter­pré­ta­tion et l’ap­pli­ca­tion de la Charte (page 25 du docu­ment remis aux Fran­çais lors du réfé­ren­dum sur le TCE)
    dont l’ar­ticle II-111 ali­néa 2 est rédi­gé ainsi :

    La pré­sente Charte n’é­tend pas le champ d’ap­pli­ca­tion du droit de l’U­nion au-delà des com­pé­tence de l’U­nion, (jusque-là, c’est bien nor­mal, pour­sui­vons), ni ne crée aucune com­pé­tence ni aucune tâche nou­velle pour l’U­nion et ne modi­fie pas les com­pé­tences et les tâches défi­nies dans les autres par­ties de la Constitution.

    Fin de citation

    Tous les droits ron­flants et ruti­lants pro­mis par l’UE par cette Charte des Droits Fon­da­men­taux : Digni­té Humaine, Droit à la vie, Inter­dic­tion de la tor­ture, de l’es­cla­vage, à la liber­té et à la sûre­té, non-dis­cri­mi­na­tion, res­pect de la vie pri­vée, droit à l’é­du­ca­tion … ne créent aucune com­pé­tence, ni tâche nou­velle pour l’UE tan­dis que la concur­rence libre et non-faus­sée et les prin­cipes d’or­tho­doxie bud­gé­taires et de mise en concur­rence et de dis­pa­ri­tion des ser­vices publics créent eux bien des tâches à accom­plir par l’UE, nous voyons que ces fameux droits dont nous fait l’au­mône sont vides de conte­nus. Nous per­dons toute fier­té à accep­ter ces textes tru­qués et l’exis­tence même de ce pro­ces­sus de des­truc­tion euro­péenne des acquis des luttes natio­nales, démo­cra­tiques et sociales.

    L’ur­gence est à la consti­tu­tion du « Réseau « Sor­tir de l’U­nion Euro­péenne » » avec tous les mou­ve­ments qui veulent gar­der et étendre les acquis natio­naux de sou­ve­rai­ne­té, démo­cra­tiques et sociaux obte­nus lors des luttes.

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  12. AJ Holbecq

    Bon­jour Gilles

    Bien que fon­da­men­ta­le­ment d’ac­cord avec toi, je me demande s’il ne vau­drait pas mieux un réseau « pour une autre europe ».

    J’aime assez l’i­dée de Jacques Sapir, celle du « chan­tage » à la sortie ..
    http://​eco​so​cie​tal​.word​press​.com/​2​0​0​9​/​1​0​/​0​4​/​b​e​n​o​i​t​-​h​a​m​o​n​-​e​s​t​-​i​l​-​i​d​i​o​t​-​j​a​c​q​u​e​s​-​s​a​p​ir/

    Mais bon, je me sens un peu trop vieux pour mener ce com­bat : place aux jeunes !

    Ami­ca­le­ment

    AJH

    Réponse
  13. C.P.

    Bon­jour,
    Je me suis inté­res­sé depuis peu et par hasard à ce monde éco­no­mique et finan­cier qui nous gou­verne. En décou­vrant une émis­sion de radio (Ici et Main­te­nant) où tous les mer­cre­dis après-midi, Pierre Jova­no­vic fait une revue de presse mon­diale sur l’é­co­no­mie et la finance, et les consé­quences depuis une tren­taine d’an­nées. Le hasard fait par­fois bien les choses, et, j’y ai appris des choses, dont j’a­vais plus ou moins enten­du par­lé ou lu à de trop rares occa­sions dans des jour­naux, ou sur des sites inter­net comme Rue 89 ou encore Backchich.

    J’ai décou­vert le blog de Pierre Jova­no­vic, j’y vais toutes les semaines pour me tenir infor­mé, j’y ai décou­vert une vidéo de Pierre Chouard qui repre­nait dans les grandes lignes ce que j’a­vais déjà enten­du de Pierre Jovanovic.

    J’y ai décou­vert aus­si Syl­vain Tim­sit et son blog où l’on découvre toutes les mani­pu­la­tions de notre socié­té et la façon d’o­pé­rer de nos gouvernants.
    Toutes ces choses mises bout à bout m’ont pas­sion­né, au point que je passe quelques heures par semaine à m’in­for­mer, et plus je m’in­forme, et plus je suis aba­sour­di par ce qui se passe. J’en parle autour de moi et les per­sonnes que j’in­ter­pelle et qui ont un mini­mum de connais­sances, me rétorque la théo­rie du com­plot, arrêtes c’est trop énorme, tu ima­gines l’or­ga­ni­sa­tion qu’il fau­drait, il y aurait for­cé­ment des fuites à un moment… Je leur réponds de s’in­for­mer par d’autres moyens que ceux que nous connais­sons et qui aujourd’­hui ne sont que dés­in­for­ma­tions. Allez sur le blog de Pierre Jova­no­vic, celui de syl­vain Tim­sit… infor­mez vous et vous consta­te­rez par vous même.

    J’ai été aus­si sur­pris par l’i­gno­rance de mon entou­rage sur l’his­toire de notre pays, de notre éco­no­mie et de notre sys­tème finan­cier, et moi-même qui n’é­tait pas un très grand connais­seur de tout cela, je connais­sais un cer­tain nombre de choses que beau­coup ignorent malheureusement.
    Tout cela pour dire qu’il est grand temps d’é­veiller les consciences, qui je le crois, ne demande que cela, et redon­ner un peu d’es­poir à notre socié­té qui n’a pas fini d’en baver, avec ce capi­ta­lisme qui nous pour­ri la vie.
    Je suis très heu­reux de consta­ter que d’autres per­sonnes et depuis bien plus long­temps que moi, sont déjà infor­mées et font pas­ser le message.
    Vous lire toutes les semaines, me donnent l’en­vie faire chan­ger les choses, si vous avez des liens vers des sites inté­res­sants à lire, faites m’en part, je suis preneur.

    Ami­ca­le­ment CP

    Réponse
  14. gilles

    Alain et Étienne, puis­qu’au­cun texte n’est sacré, cli­quez pour obte­nir une infor­ma­tion en exclu­si­vi­té pour le blog du Plan C.

    Il y a tant de gens qui croient au Père Noël, aux bien­faits du FMI, à l’Eu­rope sociale, à l’O­TAN démo­cra­tique qui pro­tège les afghans, devant tant de pen­sée gnan-gnan, devons-nous en rire ou en pleu­rer ? Par­fois les bras m’en tombent, quand je vois des gens esti­mables par ailleurs comme par exemple André-Jacques Hol­becq qui me parlent encore d’une autre Europe, chan­ger d’Eu­rope, après tant d’an­nées. Est-ce ain­si que les hommes vivent ? Et leurs bai­sers au loin les suivent.

    Réponse
  15. gilles

    Vu sur un blog, je cite : « Domi­nique Strauss-Kahn songe, selon cer­taines infor­ma­tions, à un « des­tin pré­si­den­tiel » en 2012. Il serait, dit-on, le « meilleur » oppo­sant à Nico­las Sar­ko­zy, le seul can­di­dat socia­liste sus­cep­tible de le battre… Certes, les milieux de la finance, le CAC 40 doivent réflé­chir à une éven­tuelle carte à jouer alter­na­tive , compte tenu du défi­cit per­sis­tant de cré­dit de l’ac­tuel pré­sident de la Répu­blique, dans l’opinion publique. De plus en plus nom­breuses, sont les caté­go­ries sociales, inté­grées à la bour­geoi­sie, qui sont tou­chées par les mesures auto­ri­taires prises par Sar­ko­zy. Le mécon­ten­te­ment s’étend et se fait entendre dans des couches de la popu­la­tion, jusqu’à ces der­nières années, éloi­gnées de tout esprit de contes­ta­tion du pou­voir en place. La base élec­to­rale de la droite offi­cielle s’en res­treint d’autant.

    Dans ces condi­tions, pour pour­suivre sur le fond la même poli­tique, ne serait-il pas habile, pour le capi­tal, de jouer à nou­veau « l’al­ter­nance » ? Et dans cette pers­pec­tive, qui serait au Par­ti socia­liste, le mieux pla­cé pour « finir le tra­vail », que DSK ? 

    Aus­si faut-il ana­ly­ser comme il convient les pro­pos, clairs et sans bavure, tenus aujourd’­hui par le Direc­teur du FMI, et rap­por­tés par Le Monde, sous le titre :

    « COMPRIMER LES DÉPENSES PUBLIQUES »

    « Le direc­teur du FMI sou­haite main­te­nant que les gou­ver­ne­ments mettent au point les stra­té­gies visant à remettre de l’ordre dans des finances publiques, mal­me­nées par la crise. Domi­nique Strauss-Kahn a ain­si décla­ré qu’une fois reti­rées les mesures de sou­tien à l’é­co­no­mie, il ne fau­dra pas hési­ter à com­pri­mer les dépenses publiques, voire, le cas échéant, à aug­men­ter les impôts. Il a réaf­fir­mé son appel au main­tien de la coopé­ra­tion entre dif­fé­rents pays, même si les stra­té­gies de sor­tie de crise peuvent dif­fé­rer d’une capi­tale à l’autre ».

    Cha­cun sait ce que signi­fie « com­pri­mer les dépenses publiques » et « aug­men­ter les impôts » pour les sala­riés, les pri­vés d’emploi, les retraités.
    Pas besoin d’un dessin.

    Il faut être vigilant.
    Une unique volon­té de se débar­ras­ser à tout prix de Nico­las Sar­ko­zy peut cris­tal­li­ser l’opinion popu­laire. Et les élec­teurs pour­raient choi­sir la « peste » au lieu du « cho­lé­ra », sur­tout avec un doc­teur tout en ron­deur, qui ne jure­rait que « remèdes de bonne femme » pour assu­rer à tous une « bonne santé ». 

    Au petit jeu des pro­messes non tenues, les diri­geants socia­listes sont les maîtres. Dans l’opposition, « plus à gauche qu’eux, tu meurs ». Et, une fois aux affaires, ils deviennent « prag­ma­tiques » : en clair, au nom des « néces­si­tés », ils tournent le dos à leurs enga­ge­ments élec­to­raux, une fois de plus. 

    Cette pers­pec­tive s’inscrit dans la fou­lée des « régio­nales ». Si l’on fait du rejet de Nico­las Sar­ko­zy l’unique objec­tif de la pro­chaine consul­ta­tion, il est cer­tain que le vote hos­tile au pré­sident actuel va se por­ter essen­tiel­le­ment sur les listes pré­sen­tées ou emme­nées par le Par­ti socia­liste. Et le « vote utile » ouvri­ra ain­si une voie royale à Domi­nique Strauss-Kahn. 

    Se démar­quer de cette stra­té­gie devrait être le sou­ci des com­mu­nistes, de tous les com­mu­nistes. Le débat, en cours au sein du PCF, sur la com­po­si­tion des listes, au pre­mier tour comme en vue du second, éva­cue la ques­tion essen­tielle : le débat sur la poli­tique concrète à pro­po­ser aux Français. »

    Fin de citation

    Je suis bien d’ac­cord, le soit-disant vote utile ne nous est pas utile, mais il est utile pour d’autres. On pour­rait même par­fois se deman­der par­fois si l’in­sur­rec­tion n’est pas un devoir plus sacré que toutes ces com­bi­nai­sons élec­to­rales, si tant est que l’on se sou­vienne des leçons de 1789. Je pré­fère par­ler de vote nui­sible, les votes nui­sibles pour nous simples sala­riés, chô­meurs, retrai­tés, ce sont bien les votes euro­péistes et euro-atlan­tistes, les votes pour la pour­suite des réformes anti-démo­cra­tie com­mu­nale, anti-démo­cra­tie natio­nale et anti-sociales de l’UMP et du PS. Puisse les par­tis de gauche ouvrir les yeux sur les enjeux qui concernent la popu­la­tion et non avoir les yeux rivés sur les sièges !

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