Bien fait pour vous !

18/11/2008 | 348 commentaires

Chers amis, je suis mal­heu­reux. J’ai l’im­pres­sion de tra­vailler pour rien. Mon idée cen­trale ne pro­gresse pas. Je dois mal m’ex­pri­mer, ou me tromper.

La pas­si­vi­té des gens qu’on viole chaque jour avec leur assen­ti­ment, dans l’in­dif­fé­rence géné­rale, leur ser­vi­tude volon­taire, me décou­rage chaque jour un peu plus.

D’autre part, et sur­tout, l’in­com­pré­hen­sion pro­fonde des mili­tants et des intel­lec­tuels que je res­pecte pour­tant plus que tout me déses­père com­plè­te­ment : les dizaines d’heures que j’ai pas­sées avec Raoul Marc Jen­nar, Michel Onfray, Gérard Filoche, Jacques Géné­reux, Fré­dé­ric Lor­don, Annie La-croix-Riz, Paul Ariès, Jean-Marie Har­ri­bey, Ber­nard Manin, Jean Vero­nis, Daniel Schnei­der­mann, Éli­sa­beth Lévy et Phi­lippe Cohen, Jean Lebrun, Fran­çois Ruf­fin, Mona Chol­let, Her­vé Kempf, Sébas­tien Fon­te­nelle, Agnès Maillard, Sté­phane Pao­li, Serge Hali­mi, André Bel­lon, Mau­rice Allais, Paul Alliès, Thier­ry Meys­san, Jean-Fran­çois Kahn, Jacques Che­mi­nade, Pierre Rosan­val­lon, Daniel Mer­met, et tant d’autres dont j’aime tant la pen­sée géné­reuse, la culture infi­nie et/ou le cou­rage poli­tique, toutes ces heures semblent n’a­voir ser­vi à rien :

Alors qu’ils sont pré­ci­sé­ment, selon moi, par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles, huma­nistes, agiles intel­lec­tuel­le­ment et ouvert à des idées nou­velles, aucun de ces valeu­reux n’a com­pris (mais j’en déduis que c’est pro­ba­ble­ment moi qui me trompe et qu’il faut peut-être tout lais­ser tom­ber et retour­ner voler dans mes mon­tagnes ché­ries, ne pen­sant plus qu’à moi et mes proches, comme avant), aucun n’a com­pris l’im­por­tance pre­mière, prio­ri­taire, inédite (jamais tes­tée ailleurs qu’à Athènes il y a 2 500 ans), for­cé­ment fon­da­trice d’un véri­table pou­voir de résis­tance des hommes contre les abus de pou­voirs, l’im­por­tance déci­sive de la Consti­tu­tion — la seule règle de droit qui soit, PAR DÉFINITION, au-des­sus des pou­voirs et qui s’im­pose donc à eux —, et, par voie de consé­quence logique, l’im­por­tante majeure et évi­dente du DÉSINTÉRESSEMENT DES AUTEURS de ce texte supérieur.

Tous ces per­son­nages pas­sion­nants m’é­coutent gen­ti­ment, ami­ca­le­ment, amu­sés de mon insis­tance qu’ils qua­li­fient par­fois d’ob­ses­sion­nelle, mais pas du tout convain­cus que j’aie le moins du monde rai­son et… ils conti­nuent TOUS à consi­dé­rer comme une évi­dence que l’As­sem­blée Consti­tuante doit être… ÉLUE.

J’en ai donc vrai­ment marre, en fait, et der­rière mon front, com­mencent à s’af­fi­cher les mots BIEN FAIT POUR VOUS : pen­dant que le monde s’é­croule, pen­dant que ces gre­dins de patrons conti­nuent à se goin­frer après nous avoir tous rui­nés, pen­dant que les ser­pillères gou­ver­ne­men­tales nous font les poches en beu­glant leur ver­tu et en cou­vrant de cen­taines de mil­liards les barons voleurs au lieu de les jeter en pri­son, de confis­quer leurs biens et de natio­na­li­ser la finance tout entière, alors que ce désastre ne peut être frei­né par aucune digue puisque la Consti­tu­tion (reli­sez-la si vous ne me croyez pas, celle de France et celle de l’U­nion euro­péenne) ne pré­voit rigou­reu­se­ment AUCUN moyen de résis­ter même aux pires abus de pou­voirs, pen­dant que les pires ravages s’ap­prochent, pen­dant que les jour­na­listes sala­riés des (subor­don­nés aux) banques nous pré­parent déjà à la néces­si­té de nou­velles guerres, vous êtes tous là à dire : « oui, c’est une bonne idée, la consti­tu­tion, c’est inté­res­sant, mais ce n’est pas réa­liste, il faut s’oc­cu­per d’a­bord de tous les pro­blèmes des gens, les salaires, l’emploi, l’en­vi­ron­ne­ment… » et gna gna gna…

Mais bon sang, tous ces pro­blèmes sont IMPORTANTS MAIS SECONDAIRES : tant que vous avez LES FERS AUX PIEDS, les fers consti­tu­tion­nels, vous êtes tous, nous sommes tous, condam­nés aux plus sté­riles bavardages.

Bla bla bla… et merde.

Les mul­ti­na­tio­nales et les banques, moins stu­pides que nous, elles, ont com­pris que CE QUI COMPTE C’EST D’ÉCRIRE SOI-MÊME LES INSTITUTIONS et de prendre ain­si le contrôle réel des marion­nettes gou­ver­ne­men­tales : qui écrit le droit euro­péen ? Pour­quoi est-ce un ban­quier (amé­ri­cain de cœur) — Jean Mon­net — qui a déci­dé de construire de nou­velles ins­ti­tu­tions (pré­ten­du­ment « euro­péennes ») de cette façon (sans nous) ? Pour­quoi tous ces ban­quiers poussent-ils ardem­ment le pro­ces­sus consti­tuant euro­péen (les Pom­pi­dou et autres Pas­cal Lamy) ? À votre avis ? Par philanthropie ?

Ils sont moins bêtes que nous, ça c’est sûr.

Ils doivent bien se mar­rer à nous voir tous ges­ti­cu­ler en tapant les murs sans sor­tir de notre pri­son, alors que la porte n’est même pas fer­mée à clef !

LE POUVOIR VA JUSQU’À CE QU’IL TROUVE UNE LIMITE.

Ce prin­cipe impla­cable, aus­si fort qu’un prin­cipe phy­sique uni­ver­sel, for­mu­lé au cor­deau par Mon­tes­quieu, a une consé­quence impor­tante : de la même façon qu’on ne reproche pas à un malade d’être malade, de la même façon qu’on ne reproche pas à un objet de tom­ber vers la terre, il est inutile, il est presque stu­pide, d’en vou­loir aux pou­voirs d’a­bu­ser : ils sont pro­gram­més pour abu­ser, ils abu­se­ront, c’est leur nature.

Par contre, c’est à nous — les autres, ceux qui consentent à obéir aux pou­voirs —, de fixer des limites.

Et la Consti­tu­tion, le droit du droit, la seule règle qui soit au-des­sus des pou­voirs, sert pré­ci­sé­ment à cela.

Mais si vous lais­sez écrire ces limites par les hommes au pou­voir eux-mêmes… c’est idiot : vous creu­sez vous-même votre tombe poli­tique, ils vont évi­dem­ment tricher.

Et il faut donc vous en prendre à vous, et à vous seul. Ce n’est pas la faute « des autres », et sur­tout pas des hommes au pou­voir dont il n’y a rien à attendre de ce point de vue.

Or, tous LES HOMMES DE PARTIS cherchent à accé­der au pou­voir (et c’est légi­time, ce n’est pas le pro­blème) : ils sont TOUS POTENTIELLEMENT DES HOMMES AU POUVOIR, eux-mêmes ou leurs proches.

Donc, dans un pro­ces­sus consti­tuant, à ce moment pré­cis (et pas ailleurs, je ne géné­ra­lise pas), les hommes de par­tis sont à la fois « juges et par­ties » , les hommes de par­tis ont, dans cette cir­cons­tance pré­cise, abso­lu­ment stra­té­gique, un inté­rêt per­son­nel contraire à l’in­té­rêt géné­ral, ILS NE SONT PAS DÉSINTÉRESSÉS et ILS SERONT DONC TOUJOURS FORCÉMENT MALHONNÊTES : ils pro­gram­me­ront for­cé­ment, comme ils l’ont tou­jours fait, l’im­puis­sance poli­tique des citoyens entre deux élections.

Donc, SI ON ÉLIT l’As­sem­blée Consti­tuante, LES PARTIS VONT NOUS IMPOSER LEURS CANDIDATS et, à nou­veau, comme tou­jours, ce sont les hommes au pou­voir qui vont écrire les règles du pou­voir, et on n’en sor­ti­ra pas, et merde.

Alors, si vous ne faites pas du TIRAGE AU SORT DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE une prio­ri­té abso­lue et immé­diate, déci­sive et indis­pen­sable, non négociable, 

alors oui,

BIEN FAIT POUR VOUS.

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Étienne

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348 Commentaires

  1. Didier

    Je ne sais quoi répondre à cela Etienne…

    Je com­prends plei­ne­ment ton décou­ra­ge­ment, ton exas­pé­ra­tion et tes doutes (quand tu te demandes si tu as tort, et j’a­voue par­ta­ger ces sentiments.

    J’ai exac­te­ment le même res­sen­ti quand j’in­ter­pelle des militants/intellectuels (ou pas) sur la néces­si­té d’u­ti­li­ser inter­net pour mettre la trans­pa­rence totale en poli­tique et je reçois le même type de réponse que toi, on me répond en gros : » T’es gen­til Didier, conti­nue à faire mumuse avec tes ordis et on t’appellera quand on vou­dra faire un coup de com’ ».

    J’i­ma­gine que des gens comme Thier­ry Crou­zet res­sentent cela aus­si quand ils prônent la tran­ver­sa­li­té en rem­pla­ce­ment du pyra­mi­dal et l’au­to-orga­ni­sa­tion au lieu du volon­ta­risme gouvernemental.

    Peut-être aus­si que le pro­blème vient moins des tri­buns que des mou­tons, mou­tons qui ne veulent sur­tout pas réflé­chir à ce genre de problématique…

    Dans tous les cas, les solu­tions res­tent à trou­ver et que pou­vons faire de plus que de conti­nuer à chercher ?

    Ré@gissons et p@ticipons, sinon cela sera bien fait pour nous…

    Réponse
  2. Herve (CPRE)

    Il vau­drait effec­ti­ve­ment mieux qu’une assem­blée consti­tuante soit tirée au sort plu­tôt qu’é­lue, mais, d’une part, le méca­nisme du tirage au sort ne fait pas par­tie de la mytho­lo­gie de la démo­cra­tie française/européenne et donc le « peuple » ne se sen­ti­ra pas repré­sen­té par cet aléa­toire, mal­gré sa plus grande résis­tance à la cor­rup­tion, et d’autre part, je ne crois pas qu’une assem­blée consti­tuante unique soit légi­time. Pour­quoi n’é­crire qu’un seul pro­jet et pro­po­ser un vote Oui/Non aux élec­teurs, au lieu d’é­crire X pro­jets et deman­der ensuite aux élec­teurs si l’un d’entre eux est acceptable ?

    De toute façon, pour la plu­part des gens, avoir une vie poli­tique consiste à regar­der quelques émis­sions poli­tiques à la télé­vi­sion, sans esprit cri­tique. Cette naï­ve­té ne dure­ra pas si la crise s’ag­grave, mais tant qu’elle est là, je ne confie­rais pas mon des­tin à des naïfs tirés au sort, qui répé­te­rons tous les cli­chés qu’on leur aura mis dans la tête, comme un sar­ko­zyste de ma connais­sance, qui a per­du toutes ses éco­no­mies en bourse, et qui conti­nue pour­tant, naï­ve­ment, à sou­te­nir toutes les mesures de sau­ve­tage du libé­ra­lisme. Il nous manque une édu­ca­tion poli­tique qui n’est pas assu­rée par l’é­du­ca­tion nationale.

    En outre, l’or­ga­ni­sa­tion d’une assem­blée consti­tuante ne pour­rait être le fait que de nos gou­ver­ne­ments. Il me semble bien opti­miste d’es­pé­rer qu’ils se tirent une balle dans le pied en nous ren­dant d’eux-mêmes le pou­voir qu’ils nous ont confis­qué (et encore, je dis « confis­qué » comme si nous l’a­vions déte­nu un jour).

    Je crois qu’il n’y a pas d’al­ter­na­tive réa­liste (non-uto­pique) à l’a­nar­chisme, ceci parce que pour éta­blir une nou­velle hié­rar­chie, et la démo­cra­tie en est une, il faut que tout le monde soit d’ac­cord sur un pro­jet, ce qui n’ar­ri­ve­ra jamais du fait de nos diver­gences d’in­té­rêts. Cette idée d’un « contrat social » entre les citoyens est biai­sée parce que ce contrat, aus­si géné­reux soit-il, s’im­pose à tous par la force. Les démo­crates, comme les dic­ta­teurs, ne pour­ront impo­ser un nou­vel État que par un coup d’É­tat. Les réformes sont elles-mêmes des coups d’É­tat, puis­qu’elles sont impo­sées par le fait du prince.

    Réponse
  3. Robert Noyal

    Cher Étienne, écou­tez ou lisez les dis­cours d’O­ba­ma (en par­ti­cu­lier le dis­cours de Ber­lin), cela vous redon­ne­ra la pêche.
    Le pro­blème de votre site, est un peu le même que celui du « Capi­tal » de Karl Marx : une oeuvre magni­fique, exhaus­tive, voire poé­tique et néan­moins illi­sible. Il fau­dra bien­tôt un moteur de recherche interne pour le consulter.

    Les élec­tions euro­péennes approchent, ce n’est pas le moment de bais­ser les bras. Je suis per­sua­dé qu’il faut com­men­cer à écrire un pro­jet autour des grands prin­cipes que vous avez rap­pe­lés. Il serait même pos­sible de pro­cé­der à une écri­ture col­lec­tive sur le modèle de wiki­pé­dia. De ce point de vue, l’ar­chi­tec­ture de la consti­tu­tion amé­ri­caine est la réfé­rence incon­tour­nable. Vous avez agré­gé suf­fi­sam­ment de per­son­na­li­tés com­pé­tentes pour que des groupes de rédac­teurs se consti­tuent et se consacrent à la rédac­tion de chaque article.

    Qu’en pen­sez-vous ?

    Au plai­sir de vous lire. Robert

    Réponse
  4. Étienne

    Robert,

    J’ai vu et lu le dis­cours de Ber­lin. Superbe.

    J’ai aus­si lu le dis­cours « A more per­fect Union ». Enthousiasmant.

    Mais je vous rap­pelle que notre propre élu avait fait des dis­cours for­mi­dables, comme le dis­cours d’A­gen, que n’im­porte quel alter­mon­dia­liste aurait signé en pleu­rant de joie s’il avait pris pour argent comp­tant les boni­ments invrai­sem­blables d’un déma­gogue pro­fes­sion­nel pro­met­tant tout et son contraire mal­gré les criantes contra­dic­tions de l’en­semble de ses pro­messes. L’a­na­lyse pous­sée d’un dis­cours montre ses inco­hé­rences, et sur­tout, la confron­ta­tion de ces pro­messes aux actes qui les suivent est tou­jours à pleu­rer de rage, de rage et d’impuis­sance à punir les men­teurs

    Vous êtes impuis­sant poli­ti­que­ment ? Vous n’a­vez aucun contrôle de vos repré­sen­tants ? Vous vous fou­tez de la qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant ? Bien fait pour vous. (Je ne dis pas cela pour vous Robert, je parle à la can­ton­nade, je parle à mon bonnet.)

    Mira­beau l’a­vait bien dit : « Les hommes sont comme les lapins : ils s’attrapent par les oreilles ».

    Toc­que­ville l’a­vait pré­dit : « Je ne crains pas le suf­frage uni­ver­sel : les gens vote­ront comme on leur dira ».

    Les beaux dis­cours d’O­ba­ma (on a sou­vent une émo­tion sin­cère en le lisant) masquent le fait majeur que Barack Oba­ma a été préa­la­ble­ment choi­si (comme le sont TOUS les can­di­dats par­ve­nant à ce niveau d’une l’é­lec­tion US) par le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel, fléau de l’hu­ma­ni­té, comme une des marion­nettes, dociles et fiables, c’est-à-dire dont on peut finan­cer la cam­pagne pour ne jamais voir ensuite l’in­té­rêt géné­ral pri­mer les inté­rêts privilégiés.

    Pour rela­ti­vi­ser l’ex­tra­or­di­naire leurre média­tique qu’est l’é­lec­tion amé­ri­caine, je vous recom­mande cette ana­lyse de Thier­ry Meys­san, que je trouve à la fois rigou­reuse et éclai­rante : Un bon show ne fait pas une démo­cra­tie.

    Quant aux élec­tions euro­péennes, évi­dem­ment, je n’en attend rien de bon.

    Élec­tion, piège à cons.

    Les élec­tions euro­péennes plus que toute autre.

    Déso­lé, c’est un vrai bour­don, profond.

    Étienne.

    ________________

    Eisen­ho­wer et le com­plexe militaro-industriel

    Dans son célèbre dis­cours de fin de man­dat, le pré­sident Eisen­ho­wer met en garde les États-Unis contre les dan­gers du « com­plexe militaro-industriel » : 

    « Cette conjonc­tion entre un immense esta­blish­ment mili­taire et une impor­tante indus­trie pri­vée de l’armement est une nou­veau­té dans l’histoire américaine. (…) 

    Nous ne pou­vons ni igno­rer, ni omettre de com­prendre la gra­vi­té des consé­quences d’un tel développement. (…) 

    nous devons nous pré­mu­nir contre l’influence illé­gi­time que le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel tente d’acquérir, ouver­te­ment ou de manière cachée. La pos­si­bi­li­té existe, et elle per­sis­te­ra, que cette influence connaisse un accrois­se­ment injus­ti­fié, dans des pro­por­tions désas­treuses et échap­pant au contrôle des citoyens. 

    Nous ne devons jamais per­mettre au poids de cette conjonc­tion d’intérêts de mettre en dan­ger nos liber­tés ou nos méthodes démocratiques. 

    Rien, en véri­té, n’est défi­ni­ti­ve­ment garan­ti. Seuls des citoyens alertes et infor­més peuvent prendre conscience de la toile d’influence tis­sée par la gigan­tesque machi­ne­rie mili­ta­ro-indus­trielle et la confron­ter avec nos méthodes et objec­tifs démo­cra­tiques et paci­fiques, afin que la sécu­ri­té et les liber­tés puissent fleu­rir côte à côte. » 

    Eisen­ho­wer, 17 jan­vier 1961.

    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​8​9​1​.​h​tml

    Réponse
  5. sam

    Mon cher ami,

    les gros coups de blues en poli­tique sont cou­rants comme la mon­naie de ban­quiers ; ça n’est d’ailleurs pas ton pre­mier, ça ne sera pas ton der­nier. Sur­tout dans ce cré­neau, ça fait du bien de les crier fort, et ne nous en pri­vons pas. Mais sou­viens-toi des pro­pos de l’a­nar Liber­tad, si beaux et purs, et si vrais d’ailleurs, que tu m’as offert un jour : ils abondent de ces « bien fait pour vos gueules ». So what ? On rac­croche et on reste per­ché sur son para­pente ? Et après ? Et les mômes ? Quand on a lu ça, la gran­deur des pro­pos s’ef­fondre devant le ridi­cule du mot final, l’im­puis­sance de l’au­teur à conci­lier jus­tesse et réa­li­té, du moins ave­nir, espoir.

    Tes coups de blues sont plus déchi­rants sans doute que ceux que beau­coup connaissent, et il y a deux bonnes rai­sons à cela. La pre­mière : le micro de 2005 est cou­pé, et un tel micro n’est pas ten­du sou­vent ; ça n’est pas éton­nant qu’on ait vu ton pre­mier gros coup de mou arri­ver en février 2008. La seconde : ovni que tu es, mon alter égo, tu as goû­té à la poli­tique à un moment et dans un contexte si par­ti­cu­liers, en abor­dant un cré­neau si bon, juste, por­teur mais si dif­fi­cile, si délais­sé, si obs­cur même, que tu as connu plus d’es­poirs autour de grandes idées que de ces claques dans la gueule que le moindre mili­tant qui demande très peu se prend à lon­gueur d’an­née, sur­tout dans un cli­mat d’a­to­mi­sa­tion qua­si ou pré-tota­li­taire. Convaincre des élites, alors, fussent-elles des amis et toi un des êtres les plus gen­tils que j’aie jamais croi­sés ? Le coro­laire du « théo­rème de Chouard » t’ap­prend lui-même que la tâche est plus dif­fi­cile encore qu’a­vec « la base », lors­qu’il s’a­git de cette clé de la démo­cra­tie que tu agites.

    Tu as fui les par­tis, tu les fuis encore, et pour­vu que ça dure, mais la réa­li­té du mili­tant ne peut t’é­par­gner dès lors que tu entends que des idées — même et sur­tout si elles sont justes — débouchent ne serait-ce que dans les esprits, si ce sont ceux des mili­tants, ces mili­taires du peuple, qui sont, ont tou­jours été et seront tou­jours les seuls qui font vivre la chose publique.

    Nous avons déjà eu bien des heures de réjouis­sances en hautes réflexions, et les débats nous ont appris beau­coup, mais le plus dur est d’ap­prendre les réa­li­tés qui avi­lissent l’hu­main. La poli­tique a tou­jours été et res­te­ra avant tout un sport de merde.

    Her­vé a cru­ment rai­son quand il écrit : « l’or­ga­ni­sa­tion d’une assem­blée consti­tuante ne pour­rait être le fait que de nos gou­ver­ne­ments. Il me semble bien opti­miste d’es­pé­rer qu’ils se tirent une balle dans le pied en nous ren­dant d’eux-mêmes le pou­voir qu’ils nous ont confis­qué (et encore, je dis « confis­qué » comme si nous l’a­vions déte­nu un jour). … Cette idée d’un « contrat social » entre les citoyens est biai­sée parce que ce contrat, aus­si géné­reux soit-il, s’im­pose à tous par la force. Les démo­crates, comme les dic­ta­teurs, ne pour­ront impo­ser un nou­vel État que par un coup d’É­tat. Les réformes sont elles-mêmes des coups d’É­tat, puis­qu’elles sont impo­sées par le fait du prince. »

    Main­te­nant, conclure à l’a­nar­chie comme seule voie pos­sible, ce serait déjà lais­ser tom­ber. L’a­nar­chie appar­tient par essence au domaine du contre-pou­voir. Plus, on n’or­ga­nise pas l’a­nar­chie ; l’a­nar­chiste ne te demande pas ton avis, il fait, il résiste, il appelle à résis­ter. L’a­nar­chie n’est pas une théo­rie du pou­voir, elle ne chan­ge­ra jamais la consti­tu­tion ; c’est un « ordre » qui ne s’or­donne pas, c’est le contre-pou­voir incar­né. « Quelle que soit la consti­tu­tion, dès que le peuple se laisse gou­ver­ner, tout est dit » (Alain). Rosan­val­lon, sous les paillettes et entre les lon­gueurs, a bien dû dire ça aus­si. La démo­cra­tie, au quo­ti­dien, tient essen­tiel­le­ment aux contre-pou­voirs. Reste qu’elle tient tout autant à l’exis­tence d’une consti­tu­tion. Du genre de celles qu’on a rare­ment vues, certes. L’a­nar­chie n’at­tend pas les droits, elle dit à cha­cun qu’il faut les prendre et les défendre ; l’a­nar­chie n’at­tend pas la sépa­ra­tion des pou­voirs ; la démo­cra­tie, elle, en a besoin vital.

    Au regard de ces limites natu­relles pro­fondes, de ces lois sans âge et sans rédac­teur qui opposent tant la démo­cra­tie à la nature, la ques­tion de la légi­ti­mi­té de la consti­tuante dés­in­té­res­sée, tirée au sort, est une bri­cole. Plus, pour­quoi s’at­tar­der sur sa légi­ti­mi­té, jus­te­ment, si les seuls pou­voirs qu’on dit légi­times sont déjà le fait du prince, le pro­duit de pou­voirs qui n’at­tendent pas l’a­val de lois ? La légi­ti­mi­té de la consti­tuante ne s’é­va­lue qu’a pos­te­rio­ri. Après la rati­fi­ca­tion par les citoyens, et sur­tout si la consti­tu­tion dure. Le mot-clé n’est donc pas « Légi­ti­mi­té », mais « Pou­voir », précisément.

    La pire de nos dif­fi­cul­tés, sans doute, est de pen­ser com­ment cette consti­tuante modèle pour­rait être appor­tée par un mou­ve­ment pre­nant le pou­voir. Voi­là une ques­tion qui, si trouble soit-elle, devrait nous tenir lieu de chandelle.

    Solon n’a pas régné, il s’est exi­lé, après avoir écrit sa consti­tu­tion. Mais sa consti­tu­tion, alors, qui l’a impo­sée ? On dit « sa » consti­tu­tion comme on dit que tel Pha­raon « a construit » telle pyra­mide… Et avant, com­ment Solon a‑t-il impo­sé l’a­bo­li­tion, si bru­tale, d’un régime de dette ? Plus, com­ment le peuple a‑t-il main­te­nu cette consti­tu­tion les pre­miers temps, avant qu’elle se maté­ria­lise, entre dans les mœurs ? Com­ment a‑t-il rete­nu les créan­ciers escla­va­gistes, puis fait durer le nou­veau régime ? Quant à Solon, il a été fichu dehors, sur­tout par la trouille et du peuple et des puis­sants qu’il avait ain­si dépouillés. Cela fait quand même un paquet de cir­cons­tances, et de ques­tions. Mais, si tu conti­nues, il nous faut bien faire avec. Les poser, et y répondre, du moins les tra­duire au pré­sent et envi­sa­ger leur tra­duc­tion dans un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire à l’avenir.

    Relis un de ces jours le long pro­pos de ton ami Fred, asso­cié à André Orléan, « Genèse de l’Etat et genèse de la mon­naie : le modèle de la poten­tia mul­ti­tu­di­nis » (http://​www​.jour​nal​du​mauss​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e80). L’âge d’or de la mon­naie n’a jamais exis­té sans doute. La mon­naie de ban­quier n’a pas atten­du la loi ; comme le voleur, elle a pré­cé­dé le flic ; comme l’in­gé­nie­rie finan­cière, elle pré­cède les misé­rables normes de pru­dence. Elle n’est qu’un abus de pou­voir de qui a déjà le pou­voir. On l’ou­blie­rait, par­fois, mais la créa­tion de la Banque d’An­gle­terre, en 1694, n’a pas inven­té ni éta­bli un nou­veau type de pri­vi­lège, celui de créa­tion moné­taire, le décret du roi a sur­tout inter­dit de créer de la mon­naie aux ban­quiers autres que les oli­garques pos­sé­dant la nou­velle Banque d’An­gle­terre ; il a trans­for­mé ce qui était déjà une indus­trie pri­vée, à peine oli­go­po­lis­tique, en un mono­pole privé.

    Et pour avoir de l’or de l’argent, même des coquillages et des perles, il faut au roi s’as­so­cier aux puis­sances natu­relles… après qu’elles-même aient régné sans qu’il y ait de roi. Avant de le tra­hir au pro­fit des puis­sants, le roi existe car il s’est asso­cié au peuple, en lui pro­met­tant de le pro­té­ger des puis­sants ; et seul le sou­tien du peuple le pro­tège, lui, contre les puissants.

    Si je suis une star en qui le peuple a plus confiance qu’en l’É­tat, qui m’empêchera de créer ma mon­naie ? De faire mes lois, si les gens les appliquent ? Je suis déjà un petit État à moi tout seul. Quoi de plus natu­rel que la consti­tu­tion aristocratique ?

    Alors com­ment impo­ser au prince cette consti­tuante, tant qu’il est là, pas encore cor­rom­pu, encore sou­te­nu par une popu­la­tion éveillée, en révolte ? Poser la ques­tion de cette consti­tuante, c’est néces­sai­re­ment poser celle de cet ins­tant et de cette com­bi­nai­son. Le peuple ne fait pas la révo­lu­tion sans tête, du moins l’É­tat ne ver­ra jamais que sa tête.

    « Ta » consti­tuante, la « nôtre », pré­ci­sé­ment parce qu’il est si dur de lui don­ner son pou­voir, du fait qu’elle doit être « si bien élue », ne peut qu’être l’a­bou­tis­se­ment d’un mou­ve­ment révo­lu­tion­naire. Quand bien même, dans ces époques rares, les lois écrites semblent par­fois pré­cé­der les mœurs, ce sont des épi­sodes d’une très grande fra­gi­li­té. D’un autre côté, sur le moyen terme, la consti­tu­tion d’une socié­té, d’une manière ou d’une autre, et plus encore que ses lois, tra­duit l’é­qui­libre d’un champ de forces sociales, réelles. Qui aurait don­né, sinon, à un pape­lard, à une loi, le nom de constitution ?

    Faut-il attendre que le roi soit sur son trône, le gou­ver­ne­ment révo­lu­tion­naire aux com­mandes, pour lui faire pas­ser l’i­dée de cette consti­tuante dés­in­té­res­sée ? Faut-il attendre pour l’in­cul­quer au peuple ? Quand on ne fait que redé­cou­vrir, faut-il attendre une seconde pour tâcher de le réveiller ? Évi­dem­ment non. Alors pour­quoi tapes-tu du pied, l’a­mi, en pen­sant que ton com­bat, le nôtre, n’a­vance pas ? Il avance déjà.

    Ton com­bat, le nôtre, a beau être de longue haleine, il est donc loin d’être vain. Car ce n’est qu’en atti­rant len­te­ment à notre sujet la mul­ti­tude des citoyens dési­reux d’ap­por­ter un grand chan­ge­ment que nous évi­te­rons que la révo­lu­tion sui­vante enterre de nou­veau et/ou pour long­temps encore le pro­jet d’é­ta­blir une consti­tuante dés­in­té­res­sée. Car ce jour-là, seule la base révo­lu­tion­naire pour­ra contraindre le gou­ver­ne­ment qu’elle aura por­té à jouer les Solon… Bien sûr, une culture devra s’être installée.

    Plus dur encore, peut-être : la foi en la démo­cra­tie, ça s’ap­prend en bonne part par la pra­tique. Rien de plus à attendre, d’ailleurs, de ce fichu par­ti dont on cause sur le forum, que d’être à la fois ce labo­ra­toire pour ses mili­tants et cet exemple pour l’ex­té­rieur. Les impa­tients ont tort. Ce forum ne vit plus guère, ces der­nières semaines, que par ce fil mal par­ti, qui asso­cie Étienne et par­ti et délaisse la consti­tu­tion. Qui s’i­ma­gine qu’il faut une consti­tu­tion au pays mais qu’un par­ti peut se pas­ser de consti­tu­tion. L’ « Europe » nous fera chier jus­qu’au bout.

    La preuve que notre com­bat n’est pas vain, elle n’est pas encore à cher­cher tel­le­ment dans l’é­lite. Elle se trouve, d’ores et déjà, un peu, dans le peuple. Quand les débats sur la mon­naie, par exemple, émergent ici et là, sur la toile. Car ceux qui, méfiants « de nature », acceptent l’i­dée que notre régime moné­taire soit si mor­bide, et même qu’il soit pas­sé pré­ci­sé­ment car il est si « gros », ont déjà fait de ces pas qui vous amènent un jour à conclure que la vigi­lance ne se délègue pas, mais aus­si qu’on n’au­ra jamais de consti­tu­tion accep­table si ceux qui la rédigent, en choi­sissent les termes, ce qui sera pos­sible ou pas (pour le reste, les citoyens vote­ront oui ou merde) sont déjà cor­rom­pus par leur place, dis­sem­blable au citoyen lambda.

    Arrête un peu de regar­der les élites, tu vas prendre un tor­ti­col­lis. Le bon sens est chez les pilliers de comp­toir, les pay­sans, … dans le peuple. Vu le thème de notre bataille, cher­cher à lire les symp­tômes de sa réus­site dans les réac­tions de l’é­lite, c’est comme vou­loir prendre la tem­pé­ra­ture de l’O­pi­nion fran­çaise, depuis 2007, dans un son­dage com­man­dé par un publi­ci­taire mil­liar­daire ami de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

    Tu as relan­cé, voi­là bien­tôt 4 ans, une longue réflexion qui ne por­te­ra ses fruits que dans de nom­breuses années, dans plu­sieurs décen­nies sans doute. Carre-toi bien ça dans le cibou­lot, ça t’é­vi­te­ra quelques déprimes profondes. 😉

    Sam

    Réponse
  6. Étienne

    Mer­ci Sam,

    Tu es par­ti trop long­temps ;o)

    Une insur­rec­tion ne ser­vi­rait à rien en tant que telle : il y a des insur­rec­tions par­tout et depuis tou­jours, c’en est presque banal, mais chaque fois, tou­jours et par­tout, un piège se referme sur le peuple, à mon avis pour la même rai­son, tou­jours : les gens ordi­naires oublient (n’ont jamais com­pris l’im­por­tance) d’im­po­ser la sépa­ra­tion DU pou­voir consti­tuant DES pou­voirs constitués.

    Cette idée, presque neuve tant elle a peu été déve­lop­pée en tant que telle, il me semble qu’elle devrait ger­mer au moins dans l’es­prit des hommes géné­reux et culti­vés qui sont habi­tués à pen­ser les alter­na­tives pour un monde commun.

    Je n’es­saie nul­le­ment de convaincre « les élites » au sens d’o­li­garques, bien sûr : je sais bien que le peuple n’a rien à attendre de ces « élites »-là. Je parle à ceux que je consi­dère comme une vraie élite, des hommes bons (je crois).

    Et là, c’est ter­rible de voir mou­rir mon idée dans leur tête comme en plein désert, sans nour­ri­ture et sans eau.

    Voi­là.

    Mais je répète que cette ami­cale indif­fé­rence de gens que je res­pecte est un indice pour pen­ser que mon idée est mau­vaise : comme le disent et font les mili­tants de gauche depuis tou­jours, il faut sans doute conti­nuer à « lut­ter » (les fers aux pieds : une « bonne consti­tu­tion » est une uto­pie, pas réa­liste puis­qu’on ne nous la don­ne­ra jamais), en se pré­oc­cu­pant de « l’es­sen­tiel » (salaires, emploi, envi­ron­ne­ment…) et en repro­chant aux pou­voirs leurs abus (comme s’ils étaient capables de faire autre­ment sans qu’on le leur impose) puis­qu’ils sont si vicieux d’ain­si abu­ser (et que des pou­voirs ver­tueux n’a­bu­se­raient pas)…

    Même pour rire, j’ai du mal à écrire ces sottises.

    Un tel échec après des heures pas­sées avec de grands esprits me décou­rage com­plè­te­ment d’ar­ri­ver à quoi que ce soit en quelques mots avec une popu­la­tion abru­tie de tra­vail, hyp­no­ti­sée par la télé et n’ai­mant pas lire.

    Fina­le­ment, je ne vois pas com­ment l’hu­ma­ni­té peut se pro­té­ger des méchants.

    Gros bour­don.

    Mer­ci de ne pas être com­plè­te­ment par­ti, cher Sam.

    Étienne.

    Réponse
  7. Instit

    Étienne, vous ne voyez pas com­ment l’hu­ma­ni­té peut se pro­té­ger des méchants.

    Bon, d’ac­cord, mais vous oubliez une chose. Les méchants, vous en faites par­tie. Pas tou­jours, évi­dem­ment. Pas 24 heures sur 24, évi­dem­ment. Mais vous en faites par­tie. Comme chaque être humain.

     » Un tel échec après des heures pas­sées avec de grands esprits me décou­rage com­plè­te­ment d’ar­ri­ver à quoi que ce soit en quelques mots avec une popu­la­tion abru­tie de tra­vail, hyp­no­ti­sée par la télé et n’ai­mant pas lire. »

    Il existe en France des êtres humains qui NE sont PAS abru­tis de tra­vail, qui NE sont PAS hyp­no­ti­sés par la télé, qui aiment lire … et qui sont en désac­cord avec vous : par exemple, ils sont contre une Consti­tuante. Par exemple, ils sont contre le tirage au sort.

    En clair : le sys­tème actuel est loin d’être par­fait (il manque dans la Consti­tu­tion Fran­çaise le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne, etc.) mais il offre au peuple fran­çais le choix. Le peuple fran­çais n’a que l’embarras du choix. Le peuple fran­çais vote pour X ou pour Y ou pour Z en toute connais­sance de cause. Le sys­tème actuel donne une indi­ca­tion de la men­ta­li­té du peuple fran­çais À UN MOMENT DONNÉ.

    Conclu­sion : nous devons prendre acte de ce qu’est le peuple fran­çais aujourd’­hui. Nous devons consta­ter ce que nous sommes. Nous devons consta­ter ce que nous sommes deve­nus. Ensuite, nous devons chan­ger notre façon de par­ler au peuple fran­çais. Si nous sommes inau­dibles, c’est de notre faute. Si nous sommes inca­pables de convaincre des citoyens fran­çais, c’est de notre faute. Si nous avons été inca­pables d’empêcher l’é­lec­tion de Sar­ko­zy en mai 2007, c’est de notre faute. Si nous avons été inca­pables d’empêcher l’é­lec­tion d’une Assem­blée Natio­nale UMP en juin 2007, c’est de notre faute. Nous devons arrê­ter d’être des intel­lec­tuels com­plè­te­ment cou­pés de la réa­li­té. Nous devons arrê­ter de pis­ser dans de vio­lons. Nous devons main­te­nant tra­vailler à chan­ger la men­ta­li­té du peuple farn­çais TOUT EN TENANT COMPTE DE SA RÉALITÉ : l’ap­pau­vris­se­ment géné­ra­li­sé de la popu­la­tion française.

    Réponse
  8. Étienne

    Ins­tit, n’in­sis­tez pas, s’il vous plaît : vous vous achar­nez ces jours-ci sur l’i­dée de tirage au sort comme si c’é­tait elle votre adver­saire, vous êtes la preuve vivante de mes rai­sons de déses­pé­rer : vous êtes donc un de ces ‘valeu­reux géné­reux’ qui aiment à pen­ser le monde com­mun, qui aiment lire, qui ne sont pas abru­tis de tra­vail, ni hyno­ti­sés par la télé et les jeux du cirque, et pour­tant, exac­te­ment comme je le disais en intro­duc­tion, vous aus­si vous trou­vez mon idée mau­vaise alors que je la trouve rigou­reu­se­ment et mani­fes­te­ment incon­tour­nable. Ce que vous dites n’est donc pas une objec­tion : vous confir­mez mes rai­sons de désespérer. 

    Je sais par­fai­te­ment qu’un méchant dort en moi comme en tout homme ; c’est JUSTEMENT pour ça que je pense indis­pen­sable de mettre une règle JUSTE au-des­sus, inac­ces­sible. Cette objec­tion-là n’en est donc pas une non plus. 

    Pour­tant, puisque vous êtes si admi­rables (vrai­ment) et si nom­breux à ne pas trou­ver bon d’être radi­caux (puis­qu’au­cun d’entre vous ne juge bon de prendre le mal à la racine), vous avez rai­son, j’ai tort, et au final, nous sommes d’accord :

    BIEN FAIT POUR NOUS.

    Je ne suis pas votre ennemi.

    Étienne.

    _____________________

    PS : ils doivent bien se mar­rer, les indus­triels et les ban­quiers, à nous voir nous taper sur la figure entre pri­son­niers, mal­gré la porte de la cel­lule… ouverte… Mais ils s’en foutent : la Consti­tu­tion, ce sont leurs marion­nettes minis­té­rielles qui l’é­crivent désor­mais. Au bout du compte, c’est encore et tou­jours la sélec­tion natu­relle : les plus méchants —les moins bêtes fina­le­ment— aux manettes, à se goin­frer :o(

    Réponse
  9. Instit

    Mais non ! L’i­dée de tirage au sort n’est pas mon adver­saire. Mon adver­saire, c’est l’in­dus­triel type Das­sault ou Bouygues, c’est le ban­quier, etc. Mon adver­saire, c’est le même que votre adver­saire. En clair : nous avons le même adversaire.

    La seule chose qui nous dif­fé­ren­cie, c’est le choix des armes.

    Quelles armes devons-nous uti­li­ser pour mettre notre adver­saire hors d’é­tat de nuire ?

    Quelles armes devons-nous uti­li­ser pour empê­cher notre adver­saire d’ex­ploi­ter le peuple français ?

    Quelles armes devons-nous for­ger pour com­battre notre adversaire ?

    Vous répon­dez (entre autres) :

    - la Constituante
    – le tirage au sort

    Je vous dis sim­ple­ment ceci : ce sont des armes inté­res­santes, pas­sion­nantes, même.

    En revanche, ce sont des armes com­plè­te­ment inadap­tées sur le champ de bataille tel qu’il est aujourd’­hui, en novembre 2008, en France. A mon avis, vous vous êtes lan­cés avec enthou­siasme dans la fabri­ca­tion d’armes qui sont inadap­tées au champ de bataille. Vous pas­sez des heures à construire des armes qui res­te­ront INUTILISÉES, car elles sont INUTILISABLES aujourd’hui.

    Nous, qui sommes tous les deux des intel­lec­tuels (?), nous devons com­battre en uti­li­sant le sys­tème actuel : les élec­tions au suf­frage uni­ver­sel direct. Voi­là une arme adap­tée pour com­battre notre adver­saire. La situa­tion actuelle et dans les mois qui viennent est une situa­tion de COLÈRE POPULAIRE. Nous devons com­battre en dif­fu­sant nos idées dans une langue com­pré­hen­sible par tous les citoyens français.

    Sur­tout, nous devons dif­fu­ser nos idées en tenant compte de l’ap­pau­vris­se­ment géné­ra­li­sé et des ten­sions qu’il va pro­vo­quer. Nous ne vivons pas une période pro­pice au chan­ge­ment de consti­tu­tion, pro­pice à l’ins­tau­ra­tion d’une Consti­tuante, pro­pice à l’ins­tau­ra­tion du tirage au sort, etc.

    Nous vivons une période d’é­meutes, de ten­sions, d’af­fron­te­ments entre groupes sociaux, qui rendent INAUDIBLES nos dis­cours d’intellectuels.

    Réponse
  10. Étienne

    Ins­tit,

    Je suis d’ac­cord avec presque tout ce que vous dites.

    Mais, pour poin­ter notre désac­cord, je vous pré­dis que, faute de la pré­pa­ra­tion popu­laire que j’au­rais aimé voir se déve­lop­per à la base avec l’aide des meilleurs intel­lec­tuels, la pro­chaine insur­rec­tion débou­che­ra sur une Assem­blée Consti­tuante ÉLUE (je parie­rais une for­tune là-des­sus, je vois ça venir gros comme une mai­son) dont les can­di­dats seront per­son­nel­le­ment inté­res­sés à ce que les ins­ti­tu­tions ne gênent pas leur pou­voir et, COMME TOUJOURS PARCE QU’ON N’AURA PAS ÉTÉ FOUTUS DE VOIR CE QUI CRÈVE LES YEUX, parce qu’on aura négli­gé la racine du mal, la nou­velle consti­tu­tion pro­gram­me­ra à nou­veau l’im­puis­sance poli­tique durable des citoyens et l’im­pu­ni­té des soi-disant « responsables ».

    Alors, si c’est pour débou­cher encore et tou­jours sur la même ser­vi­tude, pré­vi­sible avec une cer­ti­tude de 100%, je n’ai pas envie de me battre.

    J’ai résu­mé dans un docu­ment les argu­ments qui me font cri­ti­quer l’é­lec­tion et pré­fé­rer le tirage au sort (sous contrôle per­ma­nent), et le seul fait de me dire que « l’arme » du tirage au sort de l’as­sem­blée consti­tuante est inadap­tée et inuti­li­sable n’est pas un argu­ment, ce n’est qu’une affir­ma­tion (peut-être actuel­le­ment vraie, mais la fata­li­té de cette inadap­ta­tion n’est ni évi­dente ni démon­trée). Au contraire, on voit bien chaque jour que l’é­lec­tion elle-même n’est pas une « arme adap­tée » puis­qu’elle per­met de plus en plus aux riches d’a­che­ter lit­té­ra­le­ment les hommes au pou­voir (en payant leur cam­pagne élec­to­rale et les médias qui vont les faire élire à tra­vers une vraie « fabrique du consen­te­ment », voir plus loin) et puisque, depuis 200 ans, les sala­riés res­tent asser­vis mal­gré le suf­frage universel.

    Pour com­plé­ter mon docu­ment com­pa­ra­tif entre élec­tion et tirage au sort, je viens de dac­ty­lo­gra­phier, pour vous Ins­tit, un pas­sage du DVD de Daniel Mer­met, « Chom­sky et com­pa­gnie », qui pré­sente l’é­lec­tion dans son véri­table contexte de guerre de classes, je trouve. Je livre cette cita­tion à votre jugement : 

    « La « fabrique du consen­te­ment » est une expres­sion inven­tée par un jour­na­liste célèbre des années 20, Wal­ter Lipp­man (1889−1974) : fabri­quer du consen­te­ment, c’est-à-dire obte­nir l’adhésion et la sou­mis­sion de l’opinion en créant les ILLUSIONS NÉCESSAIRES, des illu­sions qui peuvent être la créa­tion de BESOINS arti­fi­ciels, ou bien au contraire la créa­tion de PEURS, d’insécurité ou de ter­reur, bref, des illu­sions qui créent des désillusions. 

    Pour Wal­ter Lipp­man entre autres, le peuple est un trou­peau éga­ré, un trou­peau dérou­té, bien trop émo­tif, bien inca­pable de s’occuper de ses propres affaires, et qui doit être enca­dré, contrô­lé, et conduit par une avant-garde, une élite de déci­deurs éclairés. 

    Les gens doivent être détour­nés vers des buts inof­fen­sifs, il faut les noyer, les assom­mer, avec une masse d’informations qui ne laissent pas le temps de réflé­chir.

    Il faut les per­sua­der qu’ils sont inca­pables de pro­vo­quer des chan­ge­ments, il faut les convaincre que la révolte entraîne tou­jours le pire, IL FAUT LES FAIRE VOTER DE TEMPS À AUTRE, LEUR DONNER L’ILLUSION DE DÉCIDER, l’illusion nécessaire. 

    Pour Noam Chom­sky, la grande réus­site du lavage de cer­veau en toute liber­té dans les « démo­cra­ties libé­rales », c’est d’obtenir sans vio­lence ce que les États tota­li­taires obtiennent à coup de bâton. »

    Daniel Mer­met, « Chom­sky et com­pa­gnie. Pour en finir avec la fabrique de l’impuissance. »,
    Édi­tion Les Mutins de Pan­gée, DVD 2008.

    Réponse
  11. Instit

    Oui, mais de toute façon, deux grandes nou­veau­tés vont venir tout chambouler :

    1- La pire crise éco­no­mique, finan­cière et sociale depuis 1929.

    2- L’é­pui­se­ment des réserves du pétrole.

    Ces deux grandes nou­veau­tés vont pro­vo­quer une telle pau­pé­ri­sa­tion géné­ra­li­sée que toutes nos belles construc­tions intel­lec­tuelles ne servent à rien.

    Nous devons seule­ment nous pré­pa­rer à subir le retour des pas­sions natio­nales (natio­na­listes ?), des fureurs popu­laires, etc.

    Réponse
  12. Instit

    Étienne, ce qui s’est pas­sé en 1995 à San Fran­cis­co, dans le grand hôtel Fair­mont, est très inté­res­sant en ce qui concerne vos idées. Je ne sais pas si vous êtes au cou­rant de la réunion du Fair­mont, alors je vous raconte et je vous reco­pie un extrait de livre.

    Du 27 sep­tembre 1995 au 1er octobre 1995, à San Fran­cis­co, le grand hôtel Fair­mont accueille 500 membres de l’élite mon­diale : chefs d’Etat, hommes poli­tiques, diri­geants d’entreprises mul­ti­na­tio­nales, uni­ver­si­taires, cher­cheurs, etc. Cette réunion du Fair­mont se déroule dans le cadre de la fon­da­tion de Mikhaïl Gorbatchev. 

    Elle a une grande impor­tance his­to­rique. Elle fait inter­ve­nir George Bush père, George Schultz, Mar­ga­ret That­cher, Ted Tur­ner de l’entreprise CNN, John Gage de l’entreprise Sun Micro­sys­tems, des dizaines d’autres per­son­na­li­tés de tous les conti­nents. Elle a pour thème « l’avenir du tra­vail ».

    « L’avenir, les prag­ma­tiques du Fair­mont le résument en une frac­tion et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».

    Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la popu­la­tion active suf­fi­raient à main­te­nir l’activité de l’économie mon­diale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washing­ton Sycip. Un cin­quième des deman­deurs d’emploi suf­fi­ra à pro­duire toutes les mar­chan­dises et à four­nir les pres­ta­tions de ser­vices de haute valeur que peut s’offrir la socié­té mon­diale. Ces deux dixièmes de la popu­la­tion par­ti­ci­pe­ront ain­si acti­ve­ment à la vie, aux reve­nus et à la consom­ma­tion – dans quelque pays que ce soit. Il est pos­sible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débat­teurs, par exemple en y ajou­tant les héri­tiers fortunés.

    Mais pour le reste ? Peut-on envi­sa­ger que 80 % des per­sonnes sou­hai­tant tra­vailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur amé­ri­cain Jere­my Rif­kin, qui a écrit le livre La Fin du tra­vail, que les 80 % res­tants vont avoir des pro­blèmes consi­dé­rables. » Le mana­ger de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le direc­teur de son entre­prise, Scott McNea­ly : à l’avenir, dit-il, la ques­tion sera « to have lunch or be lunch » : avoir à man­ger ou être dévoré.

    Cet aréo­page de haut niveau qui était cen­sé tra­vailler sur « l’avenir du tra­vail » se consacre ensuite exclu­si­ve­ment à ceux qui n’en auront plus. Les par­ti­ci­pants en sont convain­cus : par­mi ces innom­brables nou­veaux chô­meurs répar­tis dans le monde entier, on trou­ve­ra des dizaines de mil­lions de per­sonnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quo­ti­dienne confor­table des envi­rons de la baie de San Fran­cis­co qu’avec la lutte quo­ti­dienne pour le sur­vie à laquelle doivent se livrer les titu­laires d’emplois pré­caires. C’est un nou­vel ordre social que l’on des­sine au Fair­mont, un uni­vers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et per­sonne n’y apporte de démenti.

    L’expression « tit­ty­tain­ment », pro­po­sée par ce vieux gro­gnard de Zbi­gniew Brze­zins­ki, fait en revanche car­rière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécu­ri­té natio­nale auprès du pré­sident amé­ri­cain Jim­my Car­ter. Depuis, il se consacre aux ques­tions géos­tra­té­giques. Tit­ty­tain­ment, selon Brze­zins­ki, est une com­bi­nai­son des mots enter­tain­ment et tits, le terme d’argot amé­ri­cain pour dési­gner les seins. Brze­zins­ki pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poi­trine d’une mère qui allaite. Un cock­tail de diver­tis­se­ment abru­tis­sant et d’alimentation suf­fi­sante per­met­trait selon lui de main­te­nir de bonne humeur la popu­la­tion frus­trée de la pla­nète. »

    (Hans-Peter Mar­tin, Harald Schu­mann, Le piège de la mon­dia­li­sa­tion, édi­tion Solin Actes Sud, page 12)

    Réponse
  13. Didier

    Étienne,

    Je ne sais pas si tu as lu l’article de Thier­ry Crou­zet, que tu as déjà ren­con­tré. Mais je pense qu’il serait très inté­res­sant que vous met­tiez vos idées en com­mun tous les deux 🙂

    Ré@gissons, p@rticipons…

    Réponse
  14. Étienne

    Mer­ci Ins­tit, mer­ci Didier :o)

    Réponse
  15. Instit

    Une infor­ma­tion qui pour­ra vous intéresser :

    « Tit­ty­tain­ment, selon Brze­zins­ki, est une com­bi­nai­son des mots enter­tain­ment et tits, le terme d’argot amé­ri­cain pour dési­gner les seins. Brze­zins­ki pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poi­trine d’une mère qui allaite. Un cock­tail de diver­tis­se­ment abru­tis­sant et d’alimentation suf­fi­sante per­met­trait selon lui de main­te­nir de bonne humeur la popu­la­tion frus­trée de la pla­nète. »

    Vous savez ce que fait Brze­zins­ki aujourd’hui ?

    Il est aujourd’­hui le conseiller de Barack Oba­ma.

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​Z​b​i​g​n​e​w​_​B​r​z​e​z​i​n​ski

    Réponse
  16. NingúnOtro

    C’est quand-même mar­rant… on est presque tous d’ac­cord sur la nature des pro­blèmes que nous subissons…

    On est presque tous d’ac­cord que la seule solu­tion viable en est une qui tienne compte de la néces­si­té de sur­vie humaine de tout et chacun…

    Que la solu­tion doit donc for­cé­ment être collective…

    Mais ce sont quand-même LES DOGMES QUI NOUS SÉPARENT, dans le fait que cha­cun tient aux siens comme SEULS VRAIS ET DIGNES, aus­si intoxi­ca­tifs que les réli­gions, qui font impos­sible qu’une col­lec­ti­vi­té assez nom­breuse pour avoir le poids néces­saire pour faire valoir son opoi­nion PUISSE SE FORMER.

    Que cha­cun en pense ce qu’il veut…

    … et se déses­père comme il en à envie.

    Seuls les laches se congra­tulent du fait qu’au­cune solu­tion soit pos­sible, parce-que seule­ment quand on ne fait rien ceux qui NE SAVENT RIEN FAIRE peuvent être les égaux de ceux qui NE PEUVENT RIEN FAIRE.

    Bien­ve­nus à la dic­ta­ture de la médio­cri­té (pour ne pas dire nullité).

    (ou com­ment orga­ni­ser la ges­tion du tit­ty­tain­ment, et mois je pense que Brze­zins­ky pen­sait bien sur plu­tôt au sexe… parce-que c’est la seule chose de gra­tuite qui res­te­ra pour tuer le temps… faire comme les lapins, pour ceux qui per­dront toute pos­si­bi­li­té de s’oc­cu­per à tra­vailler ‑ce qui se defi­nit par défault comme faire quelque chose d’u­tile, remu­ne­ré ou pas-).

    Réponse
  17. Didier

    @ Étienne, pas de quoi 🙂

    Thier­ry a émis le désir de faire une vidéo avec toi, de façon à ce que vous puis­siez tous les deux appro­fon­dir vos expé­ri­men­ta­tions res­pec­tives. Qu’en penses-tu ?

    Ré@gissons, p@rticipons…

    Réponse
  18. Di Girolamo

    De blog en blog j’ar­rive ici… Moi aus­si, je crois au carac­tère essen­tiel et fon­da­teur de la Consti­tu­tion. Et que tous nos mal­heurs viennent de la perte du pou­voir du peuple : renon­cer à son pou­voir, c’est renon­cer à tout ; il ne peut y avoir de quel­conque action poli­tique sans ce pou­voir ; par nature, l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique consis­tant à élire alter­na­ti­ve­ment des par­tis au pou­voir est un non sens démo­cra­tique coïn­ci­dant à la nais­sance d’un sys­tème qui nous échappe et nous asservit.

    MAIS il me semble impos­sible de convaincre qui que ce soit de cela dans la mesure où reprendre le pou­voir est une révo­lu­tion ; et qu’une révo­lu­tion a du mal à pas­ser par la seule expli­ca­tion de texte .
    Ce sys­tème, éco­no­mique, poli­tique, éco­lo­gique… etc. qui s’est mis en place, vraie fausse démo­cra­tie, va du fait de sa logique et des contraintes phy­siques, s’é­crou­ler. C’est là-des­sus, sur cet enjeu vital, que peut s’ap­puyer « la péda­go­gie consti­tu­tio­nelle » parce que, sans reprise du pou­voir par le peuple, pas de salut possible !

    C’est en réexer­çant ensemble concrè­te­ment notre pou­voir que nous réac­ti­ve­rons le prin­cipe fon­da­teur de la consti­tu­tion ; cet exer­cice a besoin d’un nou­veau cadre, je pense à un nou­vel outil poli­tique public et par­ti­ci­pa­tif dédié à la recherche sociétale.

    Réponse
  19. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Washing­ton Sycip a rai­son, c’est bien ain­si que ca pour­rait se pas­ser. Il y a long­temps que je pense que l’é­vo­lu­tion de de la socié­té éco­no­mique pour­rait (je dis « pour­rait » car il y a peut être une porte de sor­tie) finir ainsi :

    - 500 mil­lions de riches
    – 1 mil­liards de « pas pauvres » qui tra­vaillent pour eux
    – 5,6,7 ou 8 mil­liards qui sur­vi­vront ou pas, tant bien que mal.

    Car ne vous trom­pez pas, ce n’est plus le com­merce qui va conti­nuer à enri­chir les riches, mais la pro­prié­té ; nous retour­ne­rons vers le féodalisme.

    Il y a une porte de sor­tie « éco­no­mique » qui peut chan­ger les men­ta­li­tés pro­gres­si­ve­ment et « coin­cer » nos adver­saires (outre le com­bat poli­tique sur les textes fon­da­men­taux , com­bat d’É­tienne qui est aus­si le nôtre)… c’est qu’un par­ti poli­tique exis­tant et ayant une chance d’ar­ri­ver au pou­voir — il peut être de droite ou de gauche — intègre dans son pro­gramme la « décon­nexion pro­gres­sive » du lien travail/revenu, en défen­dant l’i­dée du reve­nu citoyen incon­di­tion­nel.

    http://​www​.socie​tal​.org/​d​o​c​s​/​5​5​.​htm

    http://​www​.socie​tal​.org/​d​o​c​s​/​9​.​htm

    http://​www​.socie​tal​.org/​d​o​c​s​/​r​e​v​e​n​u​_​c​i​t​o​y​e​n​.​htm

    Ne man­quez pas de lire, de Yoland Bres­son, son der­nier ouvrage « Une Clé­mente Éco­no­mie, au-delà du Reve­nu d’Exis­tence » (Éd. Esprit Frap­peur, 2008 – 10 €).

    Réponse
  20. Di Girolamo

    @ A‑J Holbecq

    Cela me laisse rêveur …D’ailleurs comme toutes les solu­tions techniques.

    Un monde conçu avec un pour­cen­tage infime de la popu­la­tion pro­dui­sant l’en­semble des biens et ser­vices néces­saires, une petite par­tie de la popu­la­tion très riche ayant accu­mu­lé terres et richesses, et une masse dotée d’un reve­nu mini­mum de vie…

    Les pirates des côtes Soma­lienne ne veulent pas se conten­ter d’un reve­nu citoyen ! Et dans le contexte du monde tel qu’il va, com­ment leur don­ner tort ?

    D’autre part, ce sché­ma, s’il a pu un temps pou­voir être ima­gi­né, est aujourd’­hui obso­lète du fait même de la crise éco­lo­gique ; au sein de la tenaille climat/ raré­fac­tion des res­sources, je ne vois pas bien la place pour ce genre d’ac­cord. Par exemple, en agri­cul­ture, il n’est pas du tout évident qu’on puisse main­te­nir les niveaux de pro­duc­tions avec la même orga­ni­sa­tion, et il ne me semble pas stu­pide d’i­ma­gi­ner qu’il faille reve­nir en masse au tra­vail manuel et à recher­cher la meilleure pro­duc­ti­vi­té en s’or­ga­ni­sant tout autre­ment. Sans retour au pas­sé, le pas­sé étant l’a­gri­cul­ture moderne actuelle.

    Du fait de la raré­fac­tion des éner­gies fos­siles, il fau­dra de plus en plus com­pen­ser cette perte de nos esclaves tech­niques par le tra­vail et l’ingéniosité humaine.

    Cela dit, la décon­nexion du lien travail/ reve­nu est indis­pen­sable ; mais c’est la décon­nexion du lien que nous avons avec le monde mar­chan­dise qu’il faut opé­rer et poser un pro­jet de vie com­mun sur la pla­nète. Ce qui redonne sens au travail .

    Bref , je ne pense pas qu’on puisse échap­per à un tra­vail poli­tique col­lec­tif sur nous mêmes, et l’é­la­bo­ra­tion d’un pro­jet. Ce qu’au­cun par­ti ne peut pro­po­ser et encadrer.

    Le tra­vail dans un régime libé­ral, c’est effec­ti­ve­ment la pos­si­bi­li­té pour tous d’ob­te­nir un reve­nu , que ce soit en ven­dant des caca­houètes ou en écri­vant des romans ; et cela indé­pen­dam­ment de tout pro­jet collectif.

    Je crois que c’est le pro­jet qui peut nous libé­rer et qu’il fau­dra faire des choix sur quoi pro­duire et com­ment pro­duire. Et on ne pour­ra tolé­rer l’ex­trême richesse ou la déme­sure de mul­ti nationales…

    La relo­ca­li­sa­tion peut nous don­ner une contrainte phy­sique inté­res­sante pour construire une nou­velle mon­dia­li­sa­tion. Le reve­nu citoyen pour­ra être un outil utile ; Mais sans vision glo­bale par­ta­gée… on ne chan­ge­ra pas grand chose.

    Réponse
  21. juan nessy

    Je viens donc d’ap­prendre que Tit­ty­tain­ment est la tra­duc­tion polo­no-amé­ri­caine de panem et circenses .

    A vou­loir faire le bon­heur du peuple mal­gré lui on prend le risque de le faire sans lui .

    Une vision inti­tu­tion­nelle du bon­heur que l’on vient heu­reu­se­ment de refu­ser à l’é­cri­ture de l’His­toire , n’a de sens selon moi que de por­tée universelle .

    Quel lieu , quelle langue , quelles cultures , quel assen­ti­ment préa­lable sur la méthode … pour que des repré­sen­tants tirés au sort écrivent cette consti­tu­tion du bonheur ?

    On pour­rait ten­ter une pre­mière expé­rience en réécri­vant la DUDH dont on va fêter les soixante ans en décembre .

    Réponse
  22. A-J Holbecq

    Di Giro­la­mo

    Oui et non, je crois 😉

     » une masse dotée d’un reve­nu mini­mum de vie… » … non, ce n’est pas ce que je pense, la masse ne sera jamais « dotée » de ce reve­nu si on conti­nue sur notre lan­cée : c’est jus­te­ment en met­tant en œuvre dès main­te­nant le reve­nu citoyen dans nos pays riches qu’il sera pos­sible qu’é­merge une autre vision du reve­nu et que nous pour­rons, peut être, l’é­tendre à ces pays pauvres.

    « Les pirates des côtes Soma­lienne ne veulent pas se conten­ter d’un reve­nu citoyen ! » ..C’est juste, mais ils ne feront pas très long­temps « le poids » face aux puis­sances mili­taires lorsque la déci­sion sera prise de les éliminer.

    « il fau­dra de plus en plus com­pen­ser cette perte de nos esclaves tech­niques par le tra­vail et l’ingéniosité humaine. »… oui, cer­tai­ne­ment… je les compte dans le mil­liard au bou­lot (ceux qui seront content d’a­voir ce bou­lot) … les autres seront, je pense, lais­sés pour compte à se débrouiller comme ils peuvent sur les terres les moins fer­tiles, sans moyens méca­niques, et sans d’ac­cès aux engrais (dont il reste encore une cen­taine d’an­née, puisque issus du gaz, s’il est « réser­vé » aux pays riches qui auront réus­si à s’ap­pro­prier ces ressources)

    « Et on ne pour­ra tolé­rer l’ex­trême richesse ou la déme­sure de mul­ti natio­nales… » est un vœux pieux ..; com­ment faire ?

    Bien évi­dem­ment d’ac­cord avec la relo­ca­li­sa­tion (voir les « tran­si­tion towns »)

    Réponse
  23. catherine

    J’a­joute un peu de gris …j’suis déso­lée, mais il est bon de savoir où on met les pieds…

    bon­jour à TOUS,

    Le pou­voir des doxa-crates s’é­tend tous les jours davan­tage, exemple concret à l’ap­pui, un blog, celui de Paul Jorion, qui est inté­res­sant me semble-t-il – PLUS – par la qua­li­té des inter­ve­nants que le maître des lieux lui-même, qui se cabre et se rigi­di­fie dans une pos­ture de Fou­quet Thin­ville accu­sa­teur public sous la révolution…un nou­veau cen­seur de ce nou­vel ordre semble-t-il mais qui se pré­sente sous les traits d’un homme libre, mais l’es­prit et la lettre ce n’est déci­dé­ment pas la même chose, un exemple de plus à ins­crire au dossier !

    C’est ain­si qu’à la suite d’une inter­ven­tion de Loïc Aba­die, le défen­seur des petits por­teurs en bourse, j’é­tais inter­ve­nue dou­ce­ment je vous joins l’é­change , ce qui m’a valu une réponse assez cin­glante de Daniel DRESSE, mes­sage auquel je vou­lais répondre de façon tout à fait soft vous allez pou­voir le consta­ter, le dit mes­sage est res­té « en attente » toute la jour­née pour être détruit en toute fin de soi­rée et donc ne pas être intro­duit dans la file de dis­cus­sion, je vous donne à lire si cela vous inté­resse afin que vous puis­siez consta­ter sur les faits de quoi il s’agit ;

    Je pense que Mr Jorion n’a pas trop appré­cié le fait que je men­tionne le sta­tut de cer­tains mes­sages qui passent inva­ria­ble­ment à la cen­sure depuis peu et ne fran­chissent donc pas tou­jours le mur du « jorion » le son aurait était plus enclin à le faire me semble-t-il.

    Je me per­mets de vous don­ner à lire afin que vous connais­siez les « us » de cer­taines per­sonnes ; il se bloque, se cabre, je ne sais de quoi il a peur, il veut conser­ver une image soft pour pas­ser à la télé ou à la radio, donc pas de mot de tra­vers, l’or­tho­doxie est de mise, il vient donc gros­sir les rangs de nos nou­veaux cen­seurs idéo­lo­giques, dommage…

    De plus, si tou­te­fois il venait par un pur hasard à ce mon­sieur Dresse de se pro­me­ner sur ce site, il pour­rait lire la réponse que je lui fai­sais, j’u­ti­lise donc ce forum à ces fins un peu inté­res­sées, je le confesse, mais tout en sachant qu’un cas par­ti­cu­lier en dit par­fois plus et mieux qu’une généralité.

    Voi­ci donc les trois mes­sages, le der­nier ayant été cen­su­ré donc non por­té à la connais­sance de Mr Dresse.S’il vou­lait appor­ter une réponse à son tour, j’au­to­rise Etienne à lui don­ner mon adresse mail.

    cathe­rine dit :
    23 novembre 2008 à 17:40
    Loïc Abadie,

    On ne peut pas refaire sem­pi­ter­nel­le­ment le même débat, on se moque un peu des mots, ils sont trom­peurs, tout le monde le sait, com­plot pas com­plot, je laisse de côté si vous voulez.

    En revanche , un fait pré­cis, 0,2% de la popu­la­tion mon­diale contrôle la moi­tié de la capi­ta­li­sa­tion bour­sière de la pla­nète, quand on parle des mar­chés finan­ciers, il est bon d’avoir ce chiffre en tête n’est-ce-pas, de plus je reprends les pro­pos de Mr Hali­mi, ” le pou­voir des mar­chés d’accaparer, de contrô­ler, de faire pres­sion sur la col­lec­ti­vi­té et les états est la prin­ci­pale régres­sion que nous vivons depuis trente ans, nous mesu­rons à peine ce qu’elle va nous coû­ter, que nous a‑t-elle rap­por­té, qu’a‑t-elle signifié ?

    Elle a contre­dit un siècle de pro­grès éco­no­mique et social, mais si cette force des mar­chés est déchaî­née dans sa prise d’otage pla­né­taire comme elle l’ était hier dans sa pré­da­tion de la valeur ajou­tée c’est sur­tout car les états ont rom­pu ses chaînes, pour lui per­mettre d’aller dans une cer­taine direc­tion connue d’avance, inéga­li­taire, en invo­quant ensuite la force du des­tin ou l’idée qu’on y peut rien;, qu’on ne peut pas faire autre­ment, qu’il n’y a pas d’autre poli­tique pos­sible. En réa­li­té, ce nou­veau capi­ta­lisme a une histoire.Ce sont des poli­tiques pré­cises déci­dées avec des inten­tions pré­cises qui ont débou­chées sur la situa­tion actuelle. Des poli­tiques pré­cises déci­dées avec des inten­tions pré­cises au ser­vice d’une classe sociale pré­cise et pas une fata­li­té qu’on nomme au choix dans les médias ou ailleurs, mon­dia­li­sa­tion, 3ème révo­lu­tion indus­trielle, vil­lage glo­bal, libre échange, essor des valeurs indi­vi­dua­listes, désir d’autonomie etc….”

    Plus que de com­plot, le mot qui fâche, disons alors qu’il s’agit de la ren­contre de cir­cons­tances par­ti­cu­lières avec une volon­té par­ti­cu­lière au ser­vice d’une inten­tion pré­cise celle de faire du pro­fit avant tout, peut-être serons-nous d’accord !

    Il faut lire peut-être Upton Sin­clair et Jack Lon­don pour se sou­ve­nir que “jouer “à la bourse n’est pas ano­din, que les divi­dendes se paient avec du sang”symbolique”ou “réel “et au détri­ment de la digni­té humaine, je peux com­prendre votre désir de ne pas perdre vos acquis finan­ciers, mais tous ces petits inté­rêts per­son­nels mis bout à bout abou­tissent à la dégra­da­tion de la vie sous toutes ces formes et il fau­dra bien un jour répondre de cela.

    Der­rière des chiffres ron­flants des comptes ban­caires , il y a des vies qui s’éteignent, qui se perdent, qui s’épuisent, il faut s’en sou­ve­nir, c’est un vrai holo­causte dont la res­pon­sa­bi­li­té est diluée certes mais pas atté­nuée pour autant, nous devons nous sou­ve­nir de ce que coûte chaque euro gagné, c’est autant de per­du pour la digni­té humaine.

    Peut-être que si demain les petits por­teurs renon­çaient à leurs actifs ça géné­re­rait quelque chose, je rêve peut-être, je ne sais pas ?

    Il ne s’agit pas de vous juger en tant qu’individu pré­cis je ne vous connais pas, mais il n’y a pas de rai­son a prio­ri pour que vous soyez plus ou moins mau­vais qu’un autre n’est-ce pas, votre com­por­te­ment bour­sier en revanche, peut être qua­li­fié de mau­vais car il a des consé­quences très nui­sibles sur la socié­té, en vous fai­sant le défen­seur ou conseilleur je ne sais pas trop des petits por­teurs ça n’est pas neutre, ça a des conséquences.

    Je vous recon­nais un cer­tain cou­rage en venant sur ce forum et en défen­dant vos points de vue, des points de vue ça peut tou­jours se chan­ger n’est-ce-pas, sur­tout si l’on a le désir que vous mani­fes­tez semble-t-il de confron­ter votre parole à la parole de l’autre, ça augure d’ouvertures possibles….

    daniel Dresse dit :
    24 novembre 2008 à 01:41

    Votre abné­ga­tion vous honore — vis-à-vis de cer­taines per­sonnes s’entend. Moi je renonce et, d’une manière plus géné­rale, je me sens de moins en moins à l’aise ici. Depuis que je m’efforce —depuis plu­sieurs années main­te­nant— de com­prendre toutes ces ques­tions éco­no­miques et finan­cières, j’ai l’impression de deve­nir moi aus­si insen­si­ble­ment un trot­teur avec des œillères. L’angle de vision du monde adop­té dans ces débats finit par m’effrayer.

    La seule contri­bu­tion qui m’a un peu décil­lé les yeux ces der­nières semaines a été celle de Jean Bap­tiste, le 21 novembre (14h11). En très peu de mots, il a tout dit. Nous sommes cen­sés en outre réflé­chir sur ce que pour­rait être une consti­tu­tion éco­no­mique. Bien ! S’il s’agit d’une consti­tu­tion des robins ‑je vou­lais dire des experts- gra­cieu­se­ment octroyée aux imbé­ciles, j’ai presque envie de dire à quoi bon une de plus ?

    Avant de prendre congés, lais­sez moi vous glis­ser un der­nier com­men­taire sur l’une des phrases ultimes de votre billet (char­mant par ailleurs). Ne vous faites pas avoir non plus avec ces his­toires de « petits porteurs ».

    Le « petit por­teur » comme le « capi­ta­lisme popu­laire », son frère sia­mois, est un mythe, bon a nour­rir un scé­na­rio fade pour concep­teur de chez Walt Dis­ney. Le petit por­teur, dans l’écrasante majo­ri­té des cas, n’est qu’une tire­lire ano­nyme qui s’en remet com­plè­te­ment à un inter­mé­diaire –géné­ra­le­ment une OPCVM de type SICAV- pour gérer ses pièces jaunes.

    S’il a la chance de pos­sé­der direc­te­ment une miette de capi­tal dans une socié­té, c’est le pigeon que l’on fera voter dans une assem­blée géné­rale, après lui avoir col­lé une heure avant dans les mains un rap­port suf­fi­sam­ment infor­mé pour le faire voter dans le bon sens. Les esprits « réa­listes » pour­ront bien me dire qu’il en est à peu près de même dans toute élec­tion dite démo­cra­tique, et je leur répon­drai alors « : « c’est exact et ce n’est pas un hasard ».

    Je sais bien que le « petit por­teur », comme tout ce qui est petit et por­teur, est presque l’archétype de l’obsessionnelle « solu­tion indi­vi­duelle » chère aux ultra­li­bé­raux (c’est mar­rant comme ceux-ci –tout comme les ultras gau­chistes- ont le chic pour se caser paral­lè­le­ment dans la fonc­tion publique).

    Tout ceci est à vomir.

    Sor­tie de bal.

    Bien à Vous.
    D.D.

    Voi­là donc le mes­sage cen­su­ré!!!!!!!!!! que vous allez pou­voir lire, il est res­té en modé­ra­tion toute la jour­née et détruit le soir ! seule la dis­crète allu­sion à la cen­sure pou­vait atteindre ce Mon­sieur, il me semble!!! allez savoir où les sus­cep­ti­bi­li­tés se cachent !

    cathe­rine dit : Votre com­men­taire est en cours de modération
    24 novembre 2008 à 09:58
    Daniel Dresse,

    Je ne sais si ce qua­li­fi­ca­tif de “char­mant” revient à mon mes­sage qui parle des petits por­teurs, j’ai cher­ché dans la file de dis­cus­sion (comme on dit, semble-il) je n’ai rien trou­vé aus­si je crains bien qu’il s’agisse de celui-là.

    Ma foi, pour­quoi pas ? J’entends donc, un peu déso­lée , mais je ne peux rien faire d’autre.

    Peut-être est-ce le mot de trop qui vous fait pas­ser outre ce blog, la goutte qui fait débor­der le vase, si c’est cela je regrette bien d’être cette goutte.

    C’est dom­mage mais enten­dable cependant .

    Alors, si c’est de cela qu’il s’agit, ce qua­li­fi­ca­tif de “char­mant” je le reçois un peu comme quelque chose de condes­cen­dant, vous savez comme lorsque l’on dit, elle est gen­tille, je l’aime bien, ça cris­tal­lise des pen­sées pas trop gen­tilles jus­te­ment. Bref, j’accueille.

    Je rebon­dis aus­si vite sur la réponse de Paul Jorion qui semble vou­loir com­par­ti­men­ter les inter­ve­nants en deux blocs bien dis­tincts , les appre­nants et les pro­sé­lytes, ça revient donc à ”choi­sis­sez votre camp” et c’est un peu navrant car je pense que le meilleur pro­fes­seur est celui qui remet sans cesse sur le grill sa parole, son savoir et qui consent à se voir comme un appre­nant, un cher­cheur de véri­té comme tout le monde.

    Si une parole est dite, offerte, c’est pour être contre-dite, inter­ro­gée afin qu’elle puisse gagner en finesse, en jus­tesse au tra­vers de cette confron­ta­tion d’idées.

    Si on ne la met pas en pré­sence de la parole de l’autre, si on n’accepte pas cette poro­si­té néces­saire, la parole se fige, se pétri­fie et devient dog­ma­tique. Per­sonne ne détient la Véri­té. Il y a des paroles, pour qu’elles soient enten­dues et ren­voyées à d’autres paroles qui per­mettent d’y voir plus clair.

    Il n’y a pas une per­sonne qui sait et l’autre qui écoute.

    Il y a des per­sonnes qui s’interrogent et qui essaient de dés-embru­mer ce qui se pré­sente là, sans que ça vienne flé­trir pour autant et remettre en cause la qua­li­té de la personne.

    Il y a une dis­so­cia­tion abso­lu­ment néces­saire à réa­li­ser entre la per­sonne et ce qu’elle dit.

    On a le droit de dire des conne­ries ça ne fait pas de nous for­cé­ment un idiot, c’est ça qui devrait s’inscrire dans les têtes sinon il n’y a plus de pos­si­bi­li­té de dia­logue, c’est du soli­loque et ça ne fait pas avan­cer, on fait du sur place et par­fois même on recule.

    Pour ce qui est des petits por­teurs et qui me semble valoir votre cour­roux, je suis évi­dem­ment d’accord avec vous, ils sont la der­nière roue du car­rosse et ils sont bien mal lotis, mais ils par­ti­cipent quand même à leur corps défen­dant à cette grosse machi­ne­rie man­geuse d’hommes, a mini­ma certes mais ça pro­duit quelque chose ce n’est pas rien, les petits ruis­seaux font les grosses rivières…il ne s’agit pas encore une fois de stig­ma­ti­ser une per­sonne mais d’interroger un com­por­te­ment et de per­ce­voir sur­tout que quoique nous fas­sions nous sommes englués dans un sacré sac de noeuds dont il est dif­fi­cile de se débar­ras­ser, c’est le même cas de figure pour moi par exemple quand je vais faire mes courses et essaie d’acheter au moins cher tout en sachant qu’en fai­sant cela je par­ti­cipe a mini­ma mais je par­ti­cipe quand même à la casse du tis­su social , indus­triel et tut­ti quanti…

    C’est cette posi­tion tout à fait para­doxale que j’interroge, ces com­por­te­ments qui nous enferrent et nous enterrent au final, c’est tout.

    Qu’entendre cela vous fasse vomir je l’entends encore une fois, mais en vous mon­trant cette facette pré­cise , ça ne me fait pas pour autant por­ter le poids de cette réa­li­té, je me contente de la mettre en avant, je la pro­blé­ma­tise afin de ten­ter de dénouer quelque chose , en pro­po­sant une confron­ta­tion d’idées.

    Voi­là Daniel, j’espère que vous revien­drez sur votre déci­sion car vos remarques apportent tou­jours quelque chose de suc­cu­lent , vous bous­cu­lez sou­vent et ça ne peut faire que du bien, ça sti­mule, ça réveille.

    Je ne sais quand paraî­tra mon mes­sage car voyez-vous j’ai le pri­vi­lège d’avoir un sta­tut par­ti­cu­lier sur ce blog, mes mes­sages passent inva­ria­ble­ment par Paul Jorion qui ouvre le sésame , mais comme vous dor­mez pro­ba­ble­ment, ça devrait pou­voir coïn­ci­der avec vos réveils respectifs.

    Quoiqu’il en soit, bonne conti­nua­tion à vous ou je devrais dire le contraire ça vous met­trait en meilleure dis­po­si­tion vis à vis de moi, je com­mence à vous connaître.

    Ravie d’avoir pu échan­ger un peu avec vous.

    Cathe­rine

    Réponse
  24. Di Girolamo

    @ Cathe­rine

    La cen­sure sur le net , qq soit les motifs ‚en dehors de ceux qu’on peut tous accep­ter et géné­ra­le­ment hors la loi, c’est très très regre­table , pour tout le monde . La cen­sure, même si elle se nomme modé­ra­tion est pour moi innac­cep­table. J’en avais fait l’a­mère expé­rience sur le site Désir d’Avenir.

    @ A‑J Hol­becq et Etienne

    Un des grands pro­blèmes de la démo­cra­tie est le temps que chaque citoyen peut y consa­crer ; ain­si par exemple, je ne trouve pas (pour le moment) le temps de consul­ter et d’ap­pro­fon­dir vos réflexions ; je suis agri­cul­teur et mène plu­sieurs acti­vi­tés qui , à moins de tra­vailler la nuit et se conten­ter de très peu de som­meil , ce qui n’est pas mon cas, m’empêchent par exemple de ren­trer sérieu­se­ment sur le forum d’E­tienne concer­nant la Constitution.
    Ce pro­blème n’est pas mineur parce qu’il concerne un très très grand nombre de citoyens et on le constate ensemble le sys­tème repré­sen­ta­tif n’est mal­heu­reu­se­ment pas par­ve­nu à appor­ter remède à cela ; sachant que les grandes orien­ta­tions d’un pays se décident indi­vi­duel­le­ment au fond des urnes , cet état de fait est à consi­dé­rer sérieu­se­ment , si l’on sou­haite voir un jour fonc­tion­ner la démo­cra­tie à l’en­droit ; et quand bien même nous aurions la meilleure consti­tu­tion qui soit et quand bien même l’é­tat se réapro­prie­rait la créa­tion moné­taire …il n’empêche que la démo­cra­tie est par essence la démo­cra­tie de tout le peuple et qu’il faut donc d’une manière ou l’autre résoudre cette dis­tance entre le pou­voir , les experts et les citoyens .
    En ce qui me concerne , j’ai cette per­cep­tion d’une démo­cra­tie VIVANTE ; si l’on part du prin­cipe , que je pense nous par­ta­geons tous , que la démo­cra­tie se fonde sur la sou­ve­rai­ne­té du peuple , pour pou­voir déci­der de la consti­tu­tion ou de la créa­tion moné­taire ou de tout autre sujet impor­tant pour le pays , il faut d’une manière ou d’une autre que les citoyens puissent PARTICIPER aux choix ; le vote étant un comp­tage des voix mais cer­tai­ne­ment pas une enti­té se suf­fi­sant à elle même , les citoyens devant réel­le­ment COM-PRENDRE les grandes orien­ta­tions , les choix essentiels.
    Il me semble donc que dans une démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, si l’on veut vrai­ment que le repré­sen­tant représente,

    Il faut d’une manière ou d’une autre orga­ni­ser, struc­tu­rer et ani­mer la rela­tion citoyen /représentant, la par­ti­ci­pa­tion des citoyens.

    La démo­cra­tie a besoin pour vivre d’un élé­ment cata­ly­seur per­met­tant de relier repré­sen­tants et citoyens autour de la réflexion sur les grands enjeux natio­naux, per­met­tant de pla­cer au cœur de la vie poli­tique l’expertise et le débat public.

    Un débat public, per­ma­nant, concrè­te­ment orga­ni­sé, à tous les éche­lons teri­tor­riaux doit dis­po­ser de moyens humains et maté­riels d’animation, d’information, de com­mu­ni­ca­tion ; il doit se dérou­ler aus­si bien dans les vil­lages, les quar­tiers au plus près des habi­tants que sur l’espace média de la tv publique ; le net les outils vidéos etc faci­li­tant gran­de­ment ces tra­vaux citoyens permanants.

    Il me semble que le rôle du Pré­sident tel que défi­ni par le Consti­tu­tion de 1958 : élu par tous, non enga­gé dans l’éxécutif, VEILLANT au res­pect de la consti­tu­tion, c’est à dire à ce que l’exercice de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire s’exerce effec­ti­ve­ment et concrè­te­ment, convient bien à la créa­tion d’un outil public per­met­tant d’animer la démocratie.

    Le Pré­sident n’est donc pas élu en fonc­tion d’un par­ti ou d’un pro­gramme mais en fonc­tion de ses qua­li­tés pour valo­ri­ser, pro­té­ger, ani­mer le débat de tous les citoyens.Une tâche immense se suf­fi­sant à elle même.

    Je pense que c’est la crise sys­té­mique, son carac­tère VITAL,qui peut aujourd’hui per­mettre la mise ne place d’une telle démo­cra­tie , impen­sable, uto­pique , dans une socié­té de confort.

    A‑J Hol­becq, les « tran­si­tion towns » ne doivent pas seule­ment être des démarches vouées à la tran­si­tion éner­gé­tique, mais des pro­ces­sus expé­ri­men­taux de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive dédiés au pro­jet de socié­té et per­met­tant de pré­pa­rer un outil natio­nal de démocratie.

    Com­ment relo­ca­li­ser sans acteurs locaux pour mener ensemble la relo­ca­li­sa­tion ? Et com­ment pour­raient ils le faire sans outil public dédié à ces tra­vaux de réflexion /action et les moyens humains et maté­riels allant avec ?

    Réponse
  25. A-J Holbecq

    @Di Giro­la­mo

    Fai­sant éga­le­ment par­ti des « modé­rés » sur le blog de paul Jorion, et mal­gré les demandes pres­santes d’É­tienne, j’ai déci­dé ce matin que vous ne m’y rever­rez plus (2 mes­sages « Votre com­men­taire est en cours de modé­ra­tion » pas­se­ront peut être encore. )

    Je suis comme Étienne, à me dire main­te­nant : « bien fait pour ceux qui ne veulent pas voir ou font exprès de ne pas com­prendre », et j’en suis à me deman­der pour qui « roule » Jorion.

    J’ai bien appré­cié, ce matin, le com­men­taire de JMouss 
    http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​1​1​0​3​#​c​o​m​m​e​n​t​-​1​1​720

    Allez, bon cou­rage… car moi je suis « épui­sé » par ce débat sans fin qui tourne en rond !

    Réponse
  26. catherine

    Bien fait pour vous André-Jacques, et bien fait pour moi…reste à tirer les leçons de ce qu’il nous est don­né de vivre, sinon , on n’a­vance pas, on recule.

    Y a ‑t-il encore quelque chose à espé­rer de tel site, je doute, je doute vraiment.

    Pour qui roule Jorion ?

    Mais pour lui grand diable, pour lui, rien que pour lui, aus­si doit-il peau­fi­ner son image et polir les aspé­ri­tés qui pour­raient assom­brir son « aura », il faut qu’il puisse pas­ser à la télé, dans les émis­sions de radio, etc…il faut donc qu’il ren­voie des signes de son appar­te­nance à ce monde-là, ce monde qui nous occupe cruel­le­ment où il veut trou­ver une place, une bonne place, on sent chez lui un désir de recon­nais­sance, citer le blog d’At­ta­li est déjà un indi­ca­teur me semble-t-il, non ? et y joindre à côté, celui d’E­tienne, ça en dit long, il ménage la chèvre et le chou ?

    Ces gens-là (c’est Brel, son com­pa­triote qui dit cela) ces gens-là sont peut-être encore plus nui­sibles que les autres, les vrais, les durs, les tatoués, les néo-libé­raux et j’ai presque moins de colère à les ima­gi­ner ces gens-là je parle main­te­nant des autres, les néo-libé­raux car on sait où ils vont, ce qu’ils veulent, mais pour les autres comme ce mon­sieur Jorion, il me semble qu’ils appar­tiennent à cet « entre deux » glauque qui se nour­rit de l’un et de l’autre, qui b.… aux deux rate­liers, des oppor­tu­nistes, ça s’appelle…

    Bon, dom­mage pour le blog, qui dépasse lar­ge­ment le per­son­nage, car il y a des hommes de grande qua­li­té qui inter­viennent , je pense à Rum­bo mais aus­si à Pierre- Yves, et je suis la pre­mière à regret­ter de ne pou­voir échan­ger avec eux,on sent chez ces gens-là, qu’ils sont au ser­vice d’une cause qui les dépasse, il y a quelque chose de l’au-delà de l’é­go chez eux, c’est très chouette, ils tra­vaillent au ser­vice d’une cause noble et ils s’ou­blient et sont prêts dès lors à ava­ler pas mal de cou­leuvres, mais au bout du compte je me demande si ça ne des­sert pas leur cause ? je ne sais pas ?

    Mais bon, conte­nir des mes­sages comme le fait Jorion, les fil­trer, ça fausse le débat for­cé­ment, et reste alors à savoir si le jeu en vaut la chandelle ?

    Je pense qu’il y a d’autres lieux où cette parole, la vôtre, celle d’É­tienne peuvent être enten­dues et qu’il est bon de ne pas se four­voyer n’im­porte où car tout se paie en ce bas monde et l’on a tou­jours à répondre de ce que l’on fait ou de ce que l’on ne fait pas, de ce que l’on dit et de ce que l’on ne dit pas, l’en­droit d’où on le dit est impor­tant aus­si me semble-t-il.

    L’é­co­no­mie, la mon­naie, c’est essen­tiel, il faut que les gens com­prennent avant qu’il ne soit trop tard, vous avez un sacré tra­vail André-Jacques, et je suis sûre que vous sau­rez trou­ver des oreilles atten­tives et dési­reuses de com­prendre de quoi il en retourne, gar­dez votre cou­rage et met­tez-le au ser­vice du monde car il en a grand besoin, mer­ci de votre contri­bu­tion à éclai­rer la lisi­bi­li­té de notre monde.

    Réponse
  27. A-J Holbecq

    Mer­ci Catherine …

    Oui, vous avez rai­son, et me voi­là avec mes amis en train de nous dire que nous allons ‘finan­cer’ une petite vidéo sur la monnaie.

    Pas dans le style de « money as debt » de Gri­gnon ou « Zeit­geist Adden­dum » http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​M​o​n​e​y​A​s​D​ebt … pas la peine, ils existent déjà et ils ont fait cela sans doute mieux que nous ne sau­rions le faire, mal­gré quelques impré­ci­sions… mais une vidéo met­tant en scène un vrai éco­no­miste, spé­cia­liste recon­nu de la mon­naie (espé­rons qu’il y en aura un qui accep­te­ra) qui expli­que­ra cette sata­née (au sens propre) créa­tion monétaire.

    Ain­si, les défen­seurs des vidéos citées, ou ceux qui vou­dront faire de nou­velles vul­ga­ri­sa­tions, n’au­ront plus qu’à suivre l’ex­pli­ca­tion « indé­bou­lon­nable » : ça sera plus dif­fi­cile ensuite, comme le font Jorion ou d’autres, de faire appel à un ingénieur/architecte (Hel­mut Creutz qui, à part cela, a de bonnes idées gésel­liennes) pour défendre son point de vue selon lequel « les banques com­mer­ciales ne fabriquent pas de monnaie ».

    Ami­ca­le­ment, encore merci.

    AJH

    Réponse
  28. NingúnOtro

    A‑J., les vidéos cela ne sert plus à grand chose… les gens ne savent plus les­quels sélec­tion­ner, ni com­ment trou­ver les pertinents.

    Cer­tains ont un inté­rêt réel à favo­ri­ser l’u­ti­li­sa­tion du vidéo… ceux qui contrôlent l’in­fra­struc­ture néces­saire pour les dis­tri­buer. Main­te­nant c’est gra­tuit, mais c’est eux qui contrôlent le cout et ont les mains sur le robinet.

    C’est comme les drogues… d’a­bord on dis­tri­bue gra­tuit, et quand tu ne peu plus t’en pas­ser, quand toutes les autres alter­na­tives de dis­ti­bu­tion ont fait faillite, on te fait payer le prix de monopoliste.

    Si la dis­tri­bu­tion de vidéos est si facile aujourd’­hui, fais gaffe, c’est bien parce-que quel­qu’un inves­tit dans son pro­fit futur. Je sais que ce n’est pas vous, mais ne sui­vez pas leur jeu aveuglement.

    Réponse
  29. Di Girolamo

    @A‑J Hol­becq

    Je suis pre­neur de la vidéo ; ci-des­sous, copie col­lée d’un des­crip­tif de mon pro­jet que j’ai envoyé récem­ment par mail à un spon­sor éven­tuel (je laisse l’in­té­gra­li­té du mail:on ne sait jamais si une bonne âme lisant ce blog vou­lait sou­te­nir le projet !) :

    Le pro­jet consiste à faire se ren­con­trer et réflé­chir ensemble, direc­te­ment, au niveau local, élus locaux et citoyens, autour de la crise sys­té­mique que nous vivons : crise éco­lo­gique, éco­no­mique, finan­cière, poli­tique, sociale, etc. etc. Ces tra­vaux auraient pour fina­li­té de mobi­li­ser soli­dai­re­ment les acteurs locaux autour de la recherche d’une nou­velle orga­ni­sa­tion socié­tale locale. 

    Pour ce faire, et à titre expé­ri­men­tal, des soi­rées vidéos seront orga­ni­sés dans les vil­lages à l’é­che­lon de deux com­mu­nau­tés de com­munes ; dans chaque com­mune un comi­té de vil­lage com­pre­nant quelques conseillers muni­ci­paux et quelques habi­tants sera consti­tué afin de pré­pa­rer ces soi­rées sur le plan pra­tique (invi­ta­tions, pré­pa­ra­tion de la salle com­mu­nale, etc.) et de par­ti­ci­per à un col­lec­tif inter­com­mu­nal char­gé de pilo­ter ce projet.

    Dans un pre­mier temps, les mon­tages vidéos et des débats per­met­tront de faire un tour d’ho­ri­zon large des pro­blèmes glo­baux (cli­mat, épui­se­ment des res­sources, crise finan­cière, crise ali­men­taire, etc. Ces pro­blèmes glo­baux seront sys­té­ma­ti­que­ment repor­tés au local afin de défi­nir des pistes d’ac­tions pos­sibles dans les vil­lages et sur les com­mu­nauau­tés de com­munes concer­nées. La richesse des bases de don­nées vidéo sur le net per­met d’ac­cé­der à qua­si toutes les grandes pré­ocu­pa­tions ; et des mini repor­tages /interwievs locaux per­met­tront d’as­su­rer le lien au local et de rehaus­ser l’at­trac­ti­vi­té des soirées.

    En paral­lèle, à un niveau inter­com­mu­nal, d’autre soi­rées à voca­tion plus thé­ma­tiques per­met­tront aux habi­tants qui le sou­haitent d’ap­pro­fon­dir plus pré­ci­sém­ment cer­taines pro­blé­ma­tiques sans pour autant rompre le fil de la métho­do­lo­gie glo­bale à la recherche du sens de notre orga­ni­sa­tion socié­tale et d’un pro­jet local à construire ensemble.

    La région Rhône alpes a donc été soli­ci­tée dans le cadre de son sou­tien aux ini­tia­tives de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive à hau­teur de ****, cette somme ser­vi­ra essen­tiel­le­ment à cou­vrir les pres­ta­tions de ser­vices de mon­tage vidéo et réa­li­sa­tion de repor­tages inter­views locaux, pré­pa­ra­tion et ani­ma­tion des soi­rées, sui­vi et éva­lua­tion sur une période test d’un an.

    Au fur et à mesure de la mon­tée en puis­sance de l’ac­tion, d’autres par­te­naires, soit finan­ciers, soit tech­niques, soit moraux, soit alliés… seront recher­chés. L’am­bi­tion de ce pro­jet étant d’essaimer.

    La région finance du fonc­tion­ne­ment, de l’a­ni­ma­tion, mais pas d’in­ves­tis­se­ment ; j’au­rais besoin pour tra­vailler dans de bonnes condi­tions d’ac­qué­rir un ordi­na­teur por­table des­ti­né à sto­cker les vidéos et les mon­tages, d’un vidéo pro­jec­teur et d’une sono pour réa­li­ser les pro­jec­tions. Soit un inve­tis­se­ment d’en­vi­ron 1 500 à 2 000 Euros.

    Comme je vous l’a­vais indi­qué par télé­phone, mon pre­mier réflexe a été de vou­loir sol­li­ci­ter les spon­sors « habi­tuels » des asso­cia­tions locales (Cré­dit agri­cole et Caisse d’é­pargne) pour m’ai­der à ache­ter ces maté­riels, mais je me trouve avec ce pro­blème que ces orga­nismes ne sont pas blancs comme neige dans un cer­tain nombre de leurs invers­tis­se­ments et choix et sont par exemple très très mal notés en terme éco­lo­gie et social au clas­se­ment édi­té par les Amis de la Terre ; je me trouve donc en porte à faux et ne sou­haite pas me mettre dans cette contra­dic­tion de lan­cer des soi­rées citoyennes de prise de conscience de cer­taines réa­li­tés et de faire appel à des spon­sors que je risque de cri­ti­quer dans ces soi­rées d’informations !

    Pour­riez vous m’ai­der ? Soit direc­te­ment soit en me recommandant ? 

    J’ai créé une asso­cia­tion dédiée spé­ci­fi­que­ment à ce pro­jet, une sorte de « coquille vide » n’ayant pas voca­tion à s’au­to déve­lop­per mais à sus­ci­ter la créa­tion d’ou­tils publics de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive au niveau local s’ins­cri­vant dans la cohé­rence d’un outil public de recherche socié­tal au niveau national. 

    Ci-des­sous, titre et sta­tut de l’association.

    Je vous remer­cie de m’ai­der si vous le pouvez .

    Cor­diales salutations.

    Georges Di Girolamo

    « Orga­ni­ser la démo­cra­tie participative » 
    Extraits des Sta­tuts de l’association :

    L’association : « Orga­ni­ser la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive » se crée pour sus­ci­ter la créa­tion d’un outil public de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive de recherche et déve­lop­pe­ment d’une socié­té durable.

    C’est suite au constat d’une carence démo­cra­tique : il n’existe dans ce pays aucun outil public orga­ni­sé per­met­tant aux citoyens de pen­ser glo­ba­le­ment la socié­té et de construire ensemble un pro­jet d’avenir, que se crée l’association qui mène­ra toutes actions dans le sens de cet objectif.

    .……

    @NingúnOtro

    Les vidéos sont une mine d’or pour l’action !

    Réponse
  30. catherine

    Bon­jour à tous,

    Je suis vive­ment inté­res­sée par votre pro­jet de vidéo André-Jacques d’au­tant qu’il vient faire écho au pro­jet de Di Giro­la­mo, ça pour­rait en effet nour­rir les débats sus­cep­tibles d’être ini­tiés dans nos régions respectives.

    Puisque vous par­lez d’es­sai­mer Di Giro­la­mo sachez que je suis par­tante moi aus­si pour déve­lop­per ce genre d’i­ni­tia­tives dans ma région et faire en sorte qu’il y ait des pos­si­bi­li­tés d’in­for­ma­tions et de débats mais je n’ai que ma bonne volon­té à offrir pour l’ins­tant , pas d’argent, des connais­sances très très élé­men­taires en infor­ma­tique, et un réseau très maigre de per­sonnes réel­le­ment intéressées.

    Si vous avez des tuyaux je suis bien évi­dem­ment pre­neuse, com­ment fait-on pour mon­ter un tel projet ?

    Je ne vois pas le copié/collé de votre projet
    que vous dites nous envoyer Di Giro­la­mo, est-ce un oubli ?

    Mer­ci déjà à vous tous de toutes ces belles ini­tia­tives, ça enso­leille la jour­née que je vous sou­haite très bonne .

    Réponse
  31. Rumbo

    Bon­jour à tous,

    C’est bien fait pour vous !
    C’est ce que m’a­vait répon­du en rigo­lant le très regret­té Hen­ri Sal­va­dor, lorsque sur une place se Saint Cyr, je tom­bai presque sur lui, pris de court je le saluai en disant cette ori­gi­na­li­té sui­vante : Oh ! Hen­ri Sal­va­dor, je vous ai tou­jours connu !

    Ne pou­vant ratis­ser aus­si large que je le sou­haite, il y a plu­sieurs mois, et sur­tout plu­sieurs semaines que je vou­lait venir
    – chez Étienne -.

    Vu que je prends le train ici en marche, je par­tage les avis des uns et des autres au sujet de cette ‘urgence-obs­tacle’ d’in­flé­chir l’es­sen­tiel des condi­tions de vie ici bas. Je pense que les uns et les autres ont fait, et font en somme, tout ce qu’ils doivent et peuvent faire selon leur res­sources propres sur tous les plans, entre autres de la même trempe et dont je ne pour­rais pas faire la liste com­plète : Étienne et André-Jacques, Denis Gau­ci, mes amis cana­diens les Pèle­rins de Saint Michel (depuis 1934 ! Et « offi­ciel­le­ment » depuis 1939 !), et d’autres encore comme les Lati­no-Amé­ri­cains que je connais qui ont remué et remuent ciel et terre par toutes les pos­si­bi­li­tés offertes et les moyens à leur por­tée. Il n’est pas dit que dans des cir­cons­tances encore incon­nues, ce tra­vail ne porte pas ses fruits d’une manière ou d’une autre, peut-être inat­ten­due, car les fruits portent leur germe pour cette sai­son, ou d’autres.

    Mais pour faire écho à tout ce que j’ai pu lire (tou­jours bien trop rapi­de­ment, c’est vrai!) ci-des­sus et en pen­sant, notam­ment, aux réflexions d’É­tienne et quelques autres ici, on peut avoir un écho fécond et dyna­mique de lire cette inter­ven­tion faite à Mexi­co-ville en décembre 2004 (peut-être que cer­tains la connaissent, car je l’ai déjà plu­sieurs fois dif­fu­sée, ici et là, sur inter­net) de mon ami mexi­cain Luis Lopezl­le­ra, archi­tecte pas­sé au domaine social et éco­no­mique depuis des décen­nies, très connu au Mexique. Cette inter­ven­tion (que j’ai tra­duite de l’Es­pa­gnol au Fran­çais) est comme un très bon RAPPORT GÉNÉRAL de ce qu’une popu­la­tion et des réseaux peuvent faire dans les cir­cons­tances contem­po­raines (quand on pense aux dettes du Mexique, c’est plu­tôt encou­ra­geant!). .p>

    Depuis 2004, tout ce dont il est ques­tion ici s’est encore déve­lop­pé. Luis Lopezl­le­ra est l’i­ni­tia­teur de plu­sieurs asso­cia­tions d’ impor­tance, orga­ni­sa­tion d’é­changes de biens et ser­vices en dehors de la mon­naie ban­caire (même si celle-ci peut y être uti­li­sée dans des pro­por­tions idoines) et de réseaux de mon­naies alter­na­tives, éco­no­mie soli­daire et nou­veaux para­digmes où l’ac­tuel et le tra­di­tion­nel sont en symbiose. 

    Il a été pas mal de fois invi­té à l’é­tran­ger : Bré­sil, Hong-Kong, Taï­wan, Corée du Sud, Inde, Afrique noire. Voi­ci le site (que tout le monde sûre­ment connaît ici) où se trouve cette inter­ven­tion et le lien, lire :

    http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​php
    ensuite, sur la liste à droite, des­cendre et cli­quer sur : FONAES (nor­ma­le­ment le n°180)

    Il n’y a pas de miracle, mais cela donne du souffle. C’est un peu ma réponse en écho à ce que j’ai lu ci-dessus.

    Ami­tié à tous

    à +
    Rumbo

    Réponse
  32. Di Girolamo

    @ Cathe­rine

    Le copie col­lé com­mence à la troi­sième ligne : Le pro­jet consiste .….etc

    Cela m’a per­mi de reprendre un des­crip­tif suc­cint sans en re pondre un spé­cia­le­ment pour le blog.(paresse)

    Concer­nant l’es­sai­mage ..Il faut d’a­bord que cette expé­ri­men­ta­tion prenne forme , qu’une méthode se mette au point et que qq résul­tats encou­rea­geants se manifestent .

    Je com­mence néan­moins à en par­ler un peu ici ou là sur les qq blogs que je fré­quente ; pour avoir qq réac­tions . Mar­di je vais dans la Drôme(j’habite l’ar­dèche) chez un blog­gueur du pacte de hulot avec qui j’ai déjà échan­gé (et sym­pa­ti­sé) et qui est inté­res­sé par cette ini­tia­tive .Il se peut que dans qq temps je lui fasse pas­ser des copie col­lés vidéos de la pre­mière soi­rée ; loca­le­ment ici une soi­rée pré­pa­rée per­met­tra des pro­jec­tions dans +sieurs com­munes ; il pour­ra donc uti­li­ser sur les com­munes proches de chez lui.

    L’i­dée est assez simple : le gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment a été une approche sec­to­rielle du pro­blème éco­lo­gique avec des mesures dans un cadre négo­cié ; le public pou­vant par­ti­ci­per en aval grâce à un forum et qq réunions publiques ; Je pro­pose une approche glo­bale dans un cadre par­ti­ci­pa­tif amont direct , selon une méthode de diag­nos­tic et de pro­jet (mon­dial et local) ; c’est une méthode de mobi­li­sa­tion trans­ver­sale des acteurs locaux qui pensent ensemble leur ter­ri­toire glo­ba­le­ment , posent le diag­nos­tic et éla­bore un pro­jet d’a­ve­nir ; sauf que le ter­ri­toire est ici relié aux enjeux globaux.Ce qui n’est pas rien et change la donne.
    Mon mail est [email protected] ;si tu es tou­jours inté­res­sée dans qq temps , viens aux nou­velles .La pre­mière soi­rée devrait avoir lieue en mars 2009. J’au­rai à ce moment là plus d’éléments.

    @Rumbo (et les autres) , j’ai vu tout à l’heure un doc sur Arte biblio­gra­phie de Wan­ga­ri Maa­thai prix Nobel de la paix pour son action au Kenya ..« ça donne du souffle  » et ça me laisse baba d’ad­mi­ra­tion devant cette femme.

    Bonne soi­rée à tous.

    Réponse
  33. Instit

    Pour info : LEAP/E2020 signi­fie « Labo­ra­toire Euro­péen d’Anticipation Poli­tique / Europe 2020 ».

    C’est une entre­prise de prospective.

    LEAP/E2020 estime que la crise sys­té­mique glo­bale connaî­tra en mars 2009 un nou­veau point d’inflexion d’une impor­tance ana­logue à celui de sep­tembre 2008. Notre équipe consi­dère en effet que cette période de l’année 2009 va être carac­té­ri­sée par une prise de conscience géné­rale de l’existence de trois pro­ces­sus désta­bi­li­sa­teurs majeurs de l’économie mon­diale, à savoir :

    1-. la prise de conscience de la longue durée de la crise

    2-. l’explosion du chô­mage dans le monde entier

    3-. le risque d’effondrement bru­tal de l’ensemble des sys­tèmes de pen­sion par capitalisation.

    Ce point d’inflexion sera ain­si carac­té­ri­sé par un ensemble de fac­teurs psy­cho­lo­giques, à savoir la per­cep­tion géné­rale par les opi­nions publiques en Europe, en Amé­rique et en Asie que la crise en cours a échap­pé au contrôle de toute auto­ri­té publique, natio­nale ou inter­na­tio­nale, qu’elle affecte sévè­re­ment toutes les régions du monde même si cer­taines sont plus affec­tées que d’autres, qu’elle touche direc­te­ment des cen­taines de mil­lions de per­sonnes dans le monde « déve­lop­pé », et qu’elle ne fait qu’empirer au fur et à mesure où les consé­quences se font sen­tir dans l’économie réelle.

    Les gou­ver­ne­ments natio­naux et les ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales n’ont plus qu’un tri­mestre pour se pré­pa­rer à cette situa­tion qui est poten­tiel­le­ment por­teuse d’un risque majeur de chaos social. Les pays les moins bien équi­pés pour gérer socia­le­ment la mon­tée rapide du chô­mage et le risque crois­sant sur les retraites seront les plus désta­bi­li­sés par cette prise de conscience des opi­nions publiques.

    Dans ce GEAB N°30, l’équipe de LEAP/E2020 détaille ces trois pro­ces­sus désta­bi­li­sa­teurs (dont deux sont pré­sen­tés dans ce com­mu­ni­qué public) et pré­sente ses recom­man­da­tions pour faire face à cette mon­tée des risques. Par ailleurs, ce numé­ro est aus­si comme chaque année l’occasion d’une éva­lua­tion objec­tive de la fia­bi­li­té des anti­ci­pa­tions de LEAP/E2020, qui per­met de pré­ci­ser éga­le­ment cer­tains aspects métho­do­lo­giques du pro­ces­sus d’analyse que nous met­tons en œuvre. En 2008, le taux de réus­site de LEAP/E2020 est de 80 %, avec une pointe à 86 % pour les anti­ci­pa­tions stric­te­ment socio-éco­no­miques. Pour une année de bou­le­ver­se­ments majeurs, c’est un résul­tat dont nous sommes fiers.

    La crise dure­ra au moins jusqu’à la fin 2010.

    Comme nous l’avons détaillé dans le GEAB N°28, la crise affec­te­ra de manière diver­si­fiée les dif­fé­rentes régions du monde. Cepen­dant, et LEAP/E2020 sou­haite être très clair sur ce point, contrai­re­ment aux dis­cours actuels des mêmes experts qui niaient l’existence d’une crise en ges­ta­tion il y a trois ans, qui niaient qu’elle soit glo­bale il y a 2 ans et qui niaient il y a seule­ment six mois qu’elle soit sys­té­mique, nous anti­ci­pons une durée mini­male de trois ans pour cette phase de décan­ta­tion de la crise 1.

    Elle ne sera ni ter­mi­née au prin­temps 2009, ni à l’été 2009, ni au début 2010. C’est seule­ment vers la fin 2010 que la situa­tion com­men­ce­ra à se sta­bi­li­ser et s’améliorer un peu dans cer­taines régions du monde, à savoir l’Asie et la zone Euro, ain­si que pour les pays pro­duc­teurs de matières pre­mières éner­gé­tiques, miné­rales ou ali­men­taires 2.

    Ailleurs, elle conti­nue­ra. En par­ti­cu­lier aux États-Unis et au Royaume-Uni, et dans les pays les plus liés à ces éco­no­mies, où elle s’inscrit dans une logique décen­nale. C’est seule­ment vers 2018 que ces pays peuvent envi­sa­ger un retour réel de la croissance.

    Par ailleurs, il ne faut pas ima­gi­ner que l’amélioration de la fin 2010 mar­que­ra un retour à une crois­sance forte. La conva­les­cence sera longue ; par exemple, les bourses met­tront éga­le­ment une décen­nie à reve­nir aux niveaux de l’année 2007, si elles y reviennent un jour. Il faut se sou­ve­nir que Wall Street mit 20 ans à reve­nir à ses niveaux de la fin des années 1920. Or, selon LEAP/E2020 cette crise est plus pro­fonde et durable que celle des années 1930.

    Cette prise de conscience de la longue durée de la crise va pro­gres­si­ve­ment se faire jour dans les opi­nions publiques au cours du tri­mestre à venir. Et elle déclen­che­ra immé­dia­te­ment deux phé­no­mènes por­teurs d’instabilité socio-éco­no­mique : la peur panique du len­de­main et la cri­tique ren­for­cée des diri­geants du pays.

    Évo­lu­tion de la base moné­taire des États-Unis 
    et indi­ca­tion des crises majeures cor­ré­lées (1910 – 2008) :


    Source : Fede­ral Reserve Bank of Saint Louis / Mish’s Glo­bal Eco­no­mic Trends Analysis.

    Le risque d’effondrement bru­tal de l’ensemble des sys­tèmes de pen­sion par capitalisation.

    Enfin, dans le cadre des consé­quences de la crise qui affec­te­ront direc­te­ment des dizaines de mil­lions de per­sonnes aux Etats-Unis, au Cana­da, au Royaume-Uni, au Japon, aux Pays-Bas et au Dane­mark en par­ti­cu­lier 3, il faut inté­grer le fait qu’à par­tir de cette fin d’année 2008 vont se mul­ti­plier les nou­velles concer­nant les pertes mas­sives des orga­nismes gérant les actifs cen­sés finan­cer ces retraites. L’OCDE estime à 4.000 mil­liards USD les pertes des fonds de pen­sion pour la seule année 2008 4.

    Aux Pays-Bas 5 comme au Royaume-Uni 6, les organes de sur­veillance des fonds de pen­sion viennent de lan­cer des cris d’alarme deman­dant en urgence un accrois­se­ment des coti­sa­tions obli­ga­toires et une inter­ven­tion de l’État.

    Aux États-Unis, ce sont des annonces mul­tiples d’augmentation des contri­bu­tions et de dimi­nu­tion des ver­se­ments qui sont émises à un rythme crois­sant 7.

    Et c’est seule­ment dans les semaines à venir que nombre de fonds vont pou­voir faire réel­le­ment le décompte de ce qu’ils ont per­du 8.

    Beau­coup s’illusionnent encore sur leur capa­ci­té à recons­ti­tuer leur capi­tal à l’occasion d’une pro­chaine sor­tie de crise. En mars 2009, quand ges­tion­naires de fonds de pen­sion, retrai­tés et gou­ver­ne­ments vont simul­ta­né­ment prendre conscience que la crise va durer, qu’elle va coïn­ci­der avec l’arrivée mas­sive des « baby-boo­mers » à la retraite et que les bourses ont peu de chance de retrou­ver avant de longues années leurs niveaux de 2007 9, le chaos va s’installer dans ce sec­teur et les gou­ver­ne­ments vont se rap­pro­cher de plus en plus de l’obligation d’intervenir pour natio­na­li­ser tous ces fonds. L’Argentine, qui a pris cette déci­sion il y a quelques mois appa­raî­tra alors comme un précurseur.

    Ces ten­dances sont toutes déjà en cours. Leur conjonc­tion et la prise de conscience par les opi­nions publiques des consé­quences qu’elles entraînent consti­tue­ra le grand choc psy­cho­lo­gique mon­dial du prin­temps 2009, à savoir que nous sommes tous plon­gés dans une crise pire que celle de 1929 ; et qu’il n’y a pas de sor­tie de crise pos­sible à court terme.

    Cette évo­lu­tion aura un impact déci­sif sur la men­ta­li­té col­lec­tive mon­diale des peuples et des déci­deurs et modi­fie­ra donc consi­dé­ra­ble­ment le pro­ces­sus de dérou­le­ment de la crise dans la période qui sui­vra. Avec plus de dés­illu­sions et moins de cer­ti­tudes, l’instabilité socio-poli­tique glo­bale va s’accroître considérablement.

    ___________________
    Notes :

    1 Il est utile de lire au sujet de cette crise une très inté­res­sante contri­bu­tion de Robert Gutt­mann publiée au 2ème semestre 2008 sur le site Revues​.org, sou­te­nu par la Mai­son des Sciences de l’Homme Paris-Nord.

    2 D’ailleurs ce sont les matières pre­mières qui com­mencent à déjà relan­cer le mar­ché du trans­port mari­time inter­na­tio­nal. Source : Finan­cial Times, 14/12/2008

    3 Puisque ce sont les pays qui ont le plus déve­lop­pé les sys­tèmes de retraite par capi­ta­li­sa­tion. Voir GEAB N°23. Mais c’est aus­si le cas de l’Irlande. Source : Inde­pendent, 30/11/2008

    4 Source : OCDE, 12/11/2008

    5 Source : NU​.NL, 15/12/2008

    6 Source : BBC, 09/12/2008

    7 Sources : Wall­Street­Jour­nal, 17/11/2008 ; Phil­ly­burbs, 25/11/2008 ; Rocky­Moun­tain­News, 19/11/2008

    8 Source : CNBC, 05/12/2008

    9 Et nous ne men­tion­nons même pas l’influence de l’explosion de la bulle des Bons du Tré­sor US qui affec­te­ra éga­le­ment bru­ta­le­ment les fonds de pen­sion. Voir Q&A, GEAB N°30.

    http://​www​.euro​pe2020​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​5​7​5​&​l​a​n​g​=fr

    Réponse
  34. Laure Z

    Bon­jour à tous,

    Je passe ici en coup de vent pour rebon­dir sur le mes­sage d’An­dré-Jacques concer­nant une vidéo sur la créa­tion moné­taire. Je réflé­chis de mon côté depuis quelques mois déjà sur un tel pro­jet et je pense que c’est tout à fait réa­li­sable, voire même qu’il serait peut-être pos­sible de trou­ver un dif­fu­seur au niveau national.

    Je pré­cise que je tra­vaille dans l’au­dio­vi­suel depuis près de 15 ans, que je connais bien les méca­nismes de pro­duc­tion et les moyens tech­niques à mettre en œuvre (j’ai long­temps été direc­trice de pro­duc­tion et je suis aujourd’­hui Monteuse).

    Je n’ai pas beau­coup de temps ce soir, je dois par­tir d’i­ci une heure pour aller tra­vailler sur Paris, mais j’es­saye­rai de repas­ser pour déve­lop­per un peu plus mon propos.

    Je me mets donc volon­tiers à votre dis­po­si­tion, André-Jacques, si vous sou­hai­tez que l’on en dis­cute plus concrètement.

    Mon mail est dans ce message.

    Cor­dia­le­ment à tous.

    Laure

    PS : Ami­tiés à Étienne (non non nous ne sommes pas morts Phi­lippe et moi, mais le bou­lot à repris très fort et du coup nous avons dû, un temps, mettre de côté nos ambi­tieux pro­jets. A très vite de te relire et pour­quoi pas de te revoir).

    Réponse
  35. Laure Z

    Arf visi­ble­ment mon mail à l’air de ne pas pas­ser, le voi­ci donc : z.laure(arobase)wanadoo.fr

    Réponse
  36. André

    Bon­jour à tous

    Bonne fêtes de fin d’an­née, que cette période per­mette de rechar­ger nos bat­te­ries pour 2009.

    Cor­dia­le­ment

    PS les idées d’as­pi­ra­tion à la démo­cra­tie sont majo­ri­taires par­mi les gens de sen­si­bi­li­té de gauche ou de droite, nous les ferons triompher !

    Réponse
  37. Étienne

    Chers amis,

    La page http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​L​i​ens.php est HS et je n’ar­rive pas à trou­ver la cause de la panne.

    Comme tous les ans, je vais bien­tôt l’al­lé­ger et n’y mettre que les liens signa­lés en 2009, et ren­voyer à la page http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​L​i​e​n​s​_​e​n​_​t​o​t​a​l​i​t​e​.​pdf pour tous les liens pas­sés (depuis 2005, on en est à 660 pages d’in­fos liées à la résis­tance aux abus de pou­voir… quel bou­lot…)… J’es­père que cette cure d’a­mai­gris­se­ment annuelle règle­ra la panne :o)

    Mais vous pou­vez (je vous le conseille) ouvrir la page http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​L​i​ens.pdf qui a exac­te­ment le même conte­nu et dont les liens sont cli­quables : c’est donc une source d’in­fo com­pa­rable à une page web, qui per­met en outre une impres­sion soignée.

    Bonne année à vous tous, 
    J’es­père que les humains pren­dront enfin leur sort en main, avant que tout ne s’ef­fondre et que nous ne reve­nions au Moyen-Âge.
    mer­ci d’être là :o)

    Étienne.

    Réponse
  38. Instit

    Bonne année tout le monde !

    Je connais des êtres humains qui ont pris leur sort en main : Mar­tin Bouygues, Serge Das­sault, Arnaud Lagar­dère, Vincent Bol­lo­ré, Nico­las de Taver­nost, Chris­tophe de Mar­ge­rie, etc.

    Le pro­blème, c’est qu’ils ont pris aus­si notre sort en main ! J’es­père que les classes popu­laires et les classes moyennes pren­dront enfin leur sort en main.

    Louis Chau­vel, « Les classes moyennes à la dérive », Seuil, page 22 :

    1- Groupe popu­laire : 37,1 % des Fran­çais, gagnent moins de 1143 € nets par mois.
    2- Classe moyenne infé­rieure : 28 % des Fran­çais, de 1143 à 1524 € nets par mois.
    3- Classe moyenne inter­mé­diaire : 23,5 % des Fran­çais, 1524–2286 € nets par mois.
    4- Classe moyenne supé­rieure : 8,3 % des Fran­çais, 2286–3429 € nets par mois.
    5- Groupe éli­taire : 3,1 % des Fran­çais, gagnent plus de 3429 € nets par mois.

    Et n’oubliez pas la phrase la plus impor­tante jusqu’aux élec­tions euro­péennes de juin 2009 :

    « Il faut sor­tir de l’U­nion Européenne. »

    Réponse
  39. NingúnOtro

    Error 500 : Limi­ta­tion impo­sed by file sys­tem and ser­ver soft­ware (for example php log file size set to 10Mb)

    Étienne, cette erreur peut avoir plu­sieurs causes, mais la seule qui soit atteinte par le dépas­se­ment d’une limite est celle que je cite.

    Tra­duit en fran­çais, cela vou­drait dire que vous avez atteint une limite impo­sé par le sys­tème, soit dans la taille du code PHP résul­tant, soit d’es­pace dans la base de don­nées qui nour­rit le conte­nu de la page.

    Allé­ger, ou faire une table de conte­nus qui ren­voie vers dif­fé­rentes pages plus petites est la seule solu­tion (free ne va pas s’a­dap­ter à vous 😉 )

    Réponse
  40. NingúnOtro

    Ah, vois feriez bien de sépa­rer le PDF par années aus­si… il devient lourd et pas tout le monde n’a envie de com­men­cer à lire depuis 2005…

    Puis… le ser­veur SQL vient de me faire une erreur 500 aus­si… cela vou­drait dire qu’il s’a­git donc plu­tôt d’une limite de la base de don­nées que du PHP.

    Réponse
  41. catherine

    Je connais des êtres humains qui ont pris leur sort en main : Mar­tin Bouygues, Serge Das­sault, Arnaud Lagar­dère, Vincent Bol­lo­ré, Nico­las de Taver­nost, Chris­tophe de Mar­ge­rie, etc.

    Bien vrai Ins­tit, si nous avions autant d’ap­ti­tude que les gens que vous citez et de promp­ti­tude à les voir débar­ras­ser le plan­cher et prendre la juste place qui leur revient comme tout un cha­cun, le monde ne serait pas ce qu’il est, y’a du bou­lot et d’a­bord de sor­tir de l’U­nion Euro­péenne telle qu’elle nous est impo­sée, il va fal­loir retrous­ser les manches…c’est sûr!c’est un tra­vail de titan.Mais comme dit Nietzsche je crois, je le peux car je le dois…

    Réponse
  42. geabel

    Bon­jour à tous

    Je crois que si le(s) message(s) d’a­lerte sur la gra­vi­té de notre situa­tion sociale et ins­ti­tu­tion­nelle est si dif­fi­cile à faire pas­ser, c’est que tout a été orga­ni­sé depuis des décen­nies pour empê­cher toute prise de conscience par la majo­ri­té du peuple de cette réalité.
    Mani­pu­la­tion des infos, des médias, des poli­tiques, etc. En un mot des esprits.
    Tout a été dit et écrit sur le sujet.

    Cela doit donc nous inter­ro­ger non pas sur la qua­li­té du conte­nu du mes­sage, mais sur son contenant.

    Je me dis que ce qui a mar­ché dans le pas­sé, dans l’his­toire, pour mobi­li­ser et entrai­ner les foules, ce sont les mes­sages les plus simples et les plus clairs.
    Ex : « Les dix com­man­de­ments », le slo­gan, Liber­té, Ega­li­té, Fra­ter­ni­té, etc.

    Ce qu’il fau­drait, donc, c’est trou­ver un pro­gramme appe­lé Consti­tu­tion du peuple simple por­tant sur 5 ou 10 points maxi­mum, résu­mant l’es­sen­tiel (répar­ti­tion plus équi­table des richesse entre les plus riche et les plus pauvres, etc.) pour lequel les futurs can­di­dats doivent s’en­ga­ger pour être sou­te­nu par le peuple.
    Bonne lutte

    gea­bel

    Réponse
  43. Di Girolamo

    @ gea­bel

    Oui le pro­blème que nous avons à résoudre est essen­tiel­le­ment un pro­blème de communication

    Oui le mes­sage doit être clair et simple

    ( voir les ajouts récents du site de jean marc jan­co­vi­ci : il expose clai­re­ment et sim­ple­ment les vrais problèmes)

    Non ne pas mélan­ger cette exper­tise débat par­ti­ci­pa­tive( quelle autre meilleure méthode de com­mu­ni­ca­tion?) à des can­di­dats , à un pro­gramme, à une constitution.…Candidats, pro­grammes, consti­tu­tion, vien­dront en aval (c’est le débat vivant amont qui compte)

    Conte­nu et conte­nant du mes­sage sont ici reliés : le mes­sage est simple : nous arri­vons à un moment de l’his­toire de l’hu­ma­ni­té où nous ren­trons en décrois­sance du fait de l’é­pui­se­ment des res­sources ; ou nous nous adap­tons et chan­geons ( tout) ou nous mourrons.
    Ce mes­sage est très simple mais il est très dif­fi­cile à faire pas­ser ; seule l’ex­per­tise débat col­lec­tive peut per­mettre le tra­vail de che­mi­ne­ment inté­rieur et de compréhension.

    Réponse
  44. juan nessy

    En écho ou réponse à Geabel :

    J’ai un peu bon­di en notant le qua­li­fi­ca­tif de slo­gan pour notre devise répu­bli­caine, mais pas­sons. Je reste un peu rêveur sur le désir (volon­té étrange d’ailleurs) d’en­traî­ner le plus grand nombre en usant de dra­peaux, de chants, ou de maximes.

    Cet outil a prio­ri a pour moi des relents de mani­pu­la­tion par des tech­niques récu­pé­rées par la publi­ci­té ( à moins que ça ne soit le contraire) et bien connues de tous les pou­voirs pour les­quels la pro­pa­gande et la maî­trise de la com­mu­ni­ca­tion, est deve­nue un art depuis long­temps pratiqué.

    On ne fait pas un monde meilleur en usant des tur­pi­tudes du monde que l’on pré­tend chan­ger. Mais je crois que ça n’é­tait pas l’in­ten­tion de geabel.

    Je le rejoins par contre sur la pra­tique de l’in­ter­ro­ga­tion des actes fon­da­teurs des par­tis poli­tiques. On doit d’ailleurs recon­naître qu’ils sont sou­vent pas si mal fou­tus que ça que ce soit à l’UMP, au PS ( en réécri­ture appa­rem­ment), au PC et enfin au Modem qui avait fait un remar­quable tra­vail de recherche de sens et de syn­thèse dans sa décla­ra­tion de prin­cipes. J’at­tends celui du NPA sinon celui du NPS.

    Je crois les avoir lus sans trop d’a prio­ri. Le moins mau­vais m’a sem­blé être celui du Modem. Ils pêchent tous néan­moins à mes yeux par les han­di­caps suivants :

    - bien qu’é­tant des docu­ments exis­ten­tiels, aucun ne va clai­re­ment jus­qu’au 5ème  » pour­quoi ? » qu’en bonne tech­nique cri­tique on s’im­pose pour juger de la soli­di­té d’une proposition.

    - aucun ne ren­voie au lec­teur l’é­cho de la com­plexi­té humaine qui se nour­rit d’hé­ri­tages, de « prag­ma­tisme » réa­liste, de néces­si­té de pro­gram­mer un ave­nir proche, mais aus­si d’i­ma­gi­na­tion créa­tive pour relier l’homme à une forme de « des­tin laïc et cos­mique « , de « récit » de l’a­ven­ture humaine, comme j’aime l’en­tendre déve­lop­per ces jours ci par Luc Ferry.

    - On y confond sou­vent la « décla­ra­tion  » d’in­ten­tion sans doute sin­cère avec la tra­duc­tion per­çue de cette his­toire humaine vers un hori­zon qui, d’une cer­taine façon, devrait  » cou­ler de source « , pour­vu qu’on prenne le temps de connaître la source et de décrire l’a­val que l’on croit être celui du peuple humain. Le conte­nant est sou­vent plus clair que le conte­nu. Le tra­vail est plus celui d’un méca­ni­cien que d’un assem­bleur capable de répondre à l’é­ter­nel  » d’où viens-je?, où vais-je ? ».

    - Et pour­tant para­doxa­le­ment, il est bien néces­saire que cet acte exis­ten­tiel donne aus­si d’a­vance quelques grandes réponses concrètes à des ques­tions fon­da­men­tales. C’est peut être d’ailleurs en cela qu’il est de nature dif­fé­rente à une constitution.

    Pour moi ces ques­tions fon­da­men­tales, autres qu’exis­ten­tielles, sont en l’é­tat de ce que j’ai per­çu comme « vital » :

    - qu’est ce que la liber­té indi­vi­duelle et où s’arrête-t-elle ?

    - quelle place pour le mar­ché et dans quelles condi­tions de contrôle ? Quels champs inter­dits au mar­ché ? Quel rôle je donne à la « finance » ?

    - Com­ment mon pro­jet garan­tit-il la bio­di­ver­si­té et le main­tien des grands équi­libres natu­rels ? Quelle place à l’éner­gie dans mon projet ?

    - Quelle pro­tec­tion pour les enfants, les femmes, les mino­ri­tés visibles ou pas ?

    - Quels ins­tru­ments de défense ? Quels alliés ( voire quels ennemis) ?

    - and the last but not the least :

    Com­ment j’as­so­cie l’é­lec­teur à la défi­ni­tion et conduite de la marche de la cité et du pays ? ( Pour moi, plus que l’é­cri­ture d’une consti­tu­tion par une asse­blée tirée au sort, le RIC dont je fais le pari qu’une fois démon­trée ses apports béné­fiques, il trou­ve­ra des champs de plus en plus larges et des condi­tions de moins en moins « traîtresses ».

    Cette der­nière « exi­gence » sera fina­le­ment mon « juge de paix  » dans mes choix élec­to­raux futurs.

    À défaut, je gar­de­rais : Liber­té, Éga­li­té, Fraternité !

    Réponse
  45. geabel

    @ Di Girolamo

    J’ai plu­sieurs fois évo­qué mon point de vue sur dif­fé­rents forums, de l’é­cart qui existe entre la réflexion pous­sée de cer­tains esprits très réflé­chis (comme le tien) et la réflexion du plus grand nombre que je qua­li­fie de « basique ».

    C’est bien l’ob­jec­tif atteint par les tenants du Pou­voir, à savoir main­te­nir le peuple dans un état de dés­in­for­ma­tion et d’i­gno­rance sur la réa­li­té du monde en géné­ral, et de leur monde per­son­nel en particulier.

    L’é­du­ca­tion et l’ins­truc­tion de qua­li­té, c’est ce dont ont été pri­vé le plus grand nombre.

    Tant que les mes­sages sub­li­mi­naux répè­te­rons à lon­gueur de jour­naux télé­vi­sés ou papier, qu’a­vec nos voi­tures, nos loge­ments, en un mot, nos condi­tions de vie, nous sommes des nan­tis par rap­port au reste du monde, les gens auront tou­jours l’an­goisse de perdre le peu qu’ils ont acquis.

    @ juan nessy

    Le terme « slo­gan » n’a ser­vi qu’à illus­trer l’ef­fi­ca­ci­té de l’im­pact d’un mes­sage réduit à sa plus simple expression.

    Dans ma vision, j’en­ten­dais non pas des pro­po­si­tions déjà enten­du dans les par­tis exis­tants, mais des phrases chocs du genre :
    – Retour aux fon­da­men­taux de notre devise, c’est-à-dire non pas
    Liber­té, Éga­li­té, Fra­ter­ni­té mais
    Éga­li­té, Liber­té, Fra­ter­ni­té ; d’une part.

    Ensuite, annu­la­tion de toutes les lois ayant ôté la sub­stance ou détour­né la réelle appli­ca­tion des termes de cette devise.

    1. Éga­li­té signi­fie trai­te­ment devant la Jus­tice, des mesures per­met­tant de pla­fon­ner les plus haut reve­nus, des moyens suf­fi­sants pour des condi­tions de vie cor­rectes, etc.

    2. Liber­té nous amène à trai­ter les condi­tions de déten­tion, d’ex­pres­sion, etc.

    3. Fra­ter­ni­té doit évo­quer les condi­tions de vie des étran­gers deman­deurs d’accueil.

    4. Poli­tique de retour de la vie à la campagne.

    5. Sup­pres­sion de la prin­ci­pau­té de Monaco

    Etc. etc.

    Réponse
  46. juan nessy

    @ Gea­bel :

    C’est bien ce que je redoutais .…

    Réponse
  47. A-J Holbecq

    @Laure Z

    Déso­lé, je ne suis pas chez moi (et sans adsl..) on reparle de cette video dans une semaine …

    Bonne année à tou(te)s …

    Réponse
  48. Laure Z

    Bien reçu, je reste à votre disposition…

    Ami­ca­le­ment.

    Laure

    Réponse
  49. Di Girolamo

    À pro­pos de vidéos …un bon doc sur arte ( en 5 par­ties ; par­tie 1) :

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/…

    On y parle en par­ti­cu­lier d’une chose qui me tient à coeur : une nou­velle concep­tion du rap­port villes/campagnes( on y montre et on y décrit des concepts urbains assez inno­vants qui sont une piste de tra­vail inté­res­sante pour le futur.

    À par­tir de là il fau­drait faire le lien avec l’é­co­no­mie, les lob­bys , la finance .…Et la réapro­pria­tion de la créa­tion moné­taire , la réapro­pria­tion de l’économie.

    @ A‑J Holbecq

    Quant à moi, dans un pre­mier temps, il me fau­drait une vidéo toute bête, très simple, très courte et très vul­ga­ri­sa­trice expli­quant que l’or­ga­si­sa­tion éco­no­mique et finan­cière actelle n’est pas une fata­li­té et qu’on peut se réapro­prier ces outils​.Il me fau­drait aus­si qqchose sur la créa­tion d’une mon­naie locale , son inté­rêt , ses effets , la méthode pour mettre cela en place etc .…..

    Quant je dis vidéo toute bête c’est un appa­reil photo/vidéo ou un camé­scope et un petit ques­tions réponses sans mon­tages réa­li­sé avec un collègue .

    Si c’est pos­sible( ?) , ça ren­tre­ra dans mes mon­tages com­mu­naux . (si c’est trop de job tant pis)

    Réponse
  50. NingúnOtro

    http://​www​.open​mo​ney​.org/

    Di Giro­la­mo, j’es­père que vous domi­nez l’an­glais, car ils n’ont pas pré­vu de tra­duc­tion pour l’ins­tant. Ou peut-être, ce serait trop de chance… l’ex­pé­rience pra­tique se fait au Japon, je soup­çonne en japonais…

    Réponse
  51. Di Girolamo

    Mer­ci !

    Réponse
  52. thom

    Bon­soir ,

    « L’é­du­ca­tion et l’ins­truc­tion de qua­li­té, c’est ce dont ont été pri­vé le plus grand nombre. »

    pri­vé ?
    vous plaisantez ?

    le plus grand nombre peut s’ins­truire bien mieux aujourd’­hui qu’­hier mais il ne veut pas faire l’effort !

    si déja vous pou­viez com­prendre cet état de fait, vous avanceriez.

    Réponse
  53. Di Girolamo

    @ thom qui nous dit que

    « le plus grand/ nombre/ peut s’ins­truire bien mieux aujourd’­hui qu’­hier mais il ne veut pas faire l’effort ! »

    D’ac­cord et pas d’ac­cord ; la manière dont fonc­tionne les médias (y com­pris le net ) qui dis­tri­buent aujourd’­hui l’in­for­ma­tion per­met une « ins­truc­tion » quan­ti­ta­tive très mor­cel­lée mais oblige celui qui veut, au delà du quan­ti­ta­tif des infos , com­prendre les logiques socié­tales qui sous tendent ces infor­ma­tions, à un TRAVAIL DE REFLEXION ; ce tra­vail de réflexion n’est pas quelque chose de spon­ta­né et facile : « le plus grand nombre » étant pris par le vie et les pro­blé­ma­tiques du quotidien.
    Ce devrait être le rôle du poli­tique d’a­ni­mer et faire vivre ce tra­vail de réflexion , mais force est de consta­ter la pau­vre­té de l’ex­per­tise et du débat public .

    C’est là où le bât blesse.Une socié­té qui n’or­ga­nise pas la « médi­ta­tion » col­lec­tive est une socié­té qui navigue dans le brouillard et qui prend donc un risque démesuré.

    Réponse
  54. Di Girolamo

    @A‑J Hol­becq , Catherine

    (A‑J Hol­becq : mer­ci de me pas­ser un mail : j’ai­me­rais vous poser une question)

    Je reviens sur le pro­blème blog paul Jorion.

    Suite à mon com­men­taire ci-des­sous, Paul Jorion m’a répon­du en pri­vé et il a dans le même temps sup­pri­mé ce com­men­taire sur l’au­to censure.

    Je ne men­tionne bien sûr pas ici, lieu public, sa réponse privée. 
    Par contre, voi­ci mon com­men­taire qui lui était des­ti­né à une lec­ture publique :

    > Nou­veau com­men­taire sur votre article n°1525 « Nou­velles de l’(auto-)censure »
    > Auteur : Di Girolamo
    > E‑mail : [email protected]
    > URL :
    > Commentaire :
    > Je peux conce­voir et accep­ter que le maître des lieux d’un blog donne des
    > règles per­met­tant de pré­ser­ver des prin­cipes de fonc­tion­ne­ment et les
    > objec­tifs du blog. Ces règles doivent être claires et leur application
    > trans­pa­rente ; par exemple ici , si paul Jorion pour des rai­sons x ou y
    > sou­haite modé­rer, c’est-à-dire sup­pri­mer, par­tie ou tota­li­té de mes
    > com­men­taires, je suis prêt à l’ac­cep­ter s’il explique le pourquoi.
    >
    > Par contre, la cen­sure me rend fou ; et je déteste immé­dia­te­ment les
    > per­sonnes pra­ti­quant cet exer­cice quelles que soient leurs raisons.
    >
    > J’a­voue être un peu « sur la ligne de crête » concer­nant ce blog, percevant
    > (à tort ou à rai­son ? ) une cer­taine dif­fi­cul­té de Paul Jorion à trouver
    > un bon équi­libre de ges­tion. Par exemple : (je ne pra­tique jamais la
    > langue de bois) j’ai appris sur un autre blog que cer­tains dont AJ HOLBECQ
    > avait été cen­su­rés ici. Cela m’at­triste, me contra­rie, me fait douter
    > … Paul ?
    > À ma décharge je m’é­tais inves­ti pen­dant les pré­si­den­tielles de 2007 sur
    > le blog désir d’a­ve­nir de S Royal et j’ai été cen­su­ré ; depuis j’ai une
    > mémoire d’é­lé­phant et la bles­sure est encore à vif.

    Réponse
  55. Di Girolamo

    Autant pour moi , ce matin je découvre sur le blog de paul jorion :

    17 01 2009

    La cen­sure

    Publié par Paul Jorion dans Blog

    « L’un de vous m’ayant deman­dé hier de reti­rer deux de ses com­men­taires, j’avais inti­tu­lé mon billet qui en fai­sait part « La cen­sure ». Un autre s’étant aus­si­tôt indi­gné devant ce titre iro­nique, je l’avais rebap­ti­sé « L’(auto-)censure ».

    La rai­son pour laquelle je peux me per­mettre d’être iro­nique à ce sujet, c’est que per­sonne, je dis bien per­sonne, n’est inter­dit de séjour sur ce blog. Les com­men­taires sont jugés indi­vi­duel­le­ment. Ont été ban­nis jusqu’ici :

    1. Les menaces à mon égard
    2. L’apologie du nazisme
    3. Les com­men­taires conte­nant des insultes
    4. Les com­men­taires expli­quant un phé­no­mène à par­tir d’un com­plot et affir­mant que l’existence du com­plot est à ce point évi­dente qu’aucun autre argu­ment n’est nécessaire
    5. Les plai­san­te­ries qui ne feraient pas sou­rire un enfant âgé de plus de cinq ans.

    Bien sûr, la liste n’est pas close : un com­men­ta­teur inven­tif pour­rait me conduire à ajou­ter une caté­go­rie, l’apologie de la guerre consti­tue­rait, par exemple, un excellent candidat.

    PAS DE COMMENTAIRES »

    Réponse
  56. A-J Holbecq

    La marge est étroite dans les motifs que donne Jorion, ain­si que l’u­ti­li­sa­tion de la « modé­ra­tion » (qui décale tota­le­ment le com­men­taire dans le temps, lequel peut ne réap­pa­raître plus haut que bien plus tard, et pas­ser inaper­çu alors que le débat s’est pour­sui­vi)… par exemple : l’ex­cuse d’  »apo­lo­gie du nazisme » m’a valu le rejet du com­men­taire sui­vant (en gras) :

    From : « WordPress »
    Sent : Satur­day, Novem­ber 29, 2008 8:40 AM
    To : 
    Sub­ject : Blog de Paul Jorion Demande de modé­ra­tion pour « De l’art de situer les scan­dales au bon endroit »

    Un nou­veau com­men­taire sur l’ar­ticle n°1074 « De l’art de situer les scan­dales au bon endroit » attend votre approbation
    http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​1​074

    Auteur : A‑J Holbecq
    E‑mail…
    URL : http://​wiki​.socie​tal​.org
    Commentaire :

    @Bankster.tv

    Pen­dant que Paul Jorion se gausse de soi-disant erreurs (qui n’existent pas) dans le film de Paul Gri­gnon, en le fai­sant pas­ser pour un illu­mi­né, les finan­ciers ont beau jeu de dire “vous voyez bien qu’il n’y a pas de scan­dale, on va juste mettre quelques règles sup­plé­men­taires, vous ver­rez ca s’arrangera ..” … jusqu’à la pro­chaine bulle met­tant encore des mil­lions de gens au chô­mage (d’après l’OCDE, c’est 20 mil­lions de chô­meurs sup­plé­men­taires dans le monde du fait de cette crise), pen­dant que les rapaces et les spé­cu­la­teurs s’enrichissent et que les Etats s’appauvrissent par la dette publique…

    Paul consi­dère l’a­mi Franck (banks​ter​.tv) comme « un dan­ge­reux agi­ta­teur d’ex­trême droite » (sic)… faut tout lire !

    Réponse
  57. Di Girolamo

    @ A‑J Holbecq

    Mer­ci pour ces pré­ci­sions ; ce qui est ter­rible dans la modération/censure c’est qu’on (les par­ti­ci­pants) est pri­vé de la pos­si­bi­li­té de se faire un avis soi même et que cela jette donc la sus­pi­cion ; c’est la rai­son pour laquelle je sou­hai­tais un mail pour véri­fier par moi même votre posi­tion­ne­ment par rap­port au nazisme ou l’ex­trème droite ce qui m’au­rais pro­fon­dém­ment déçu parce que ne cor­res­pon­dant pas du tout avec l’i­dée que je me fais de vous.
    Quant au reste ( l’in­té­rêt pour les phé­no­mènes extra ter­restre ) cela ne me dérange pas du tout et c’est sans doute (bien que n’ayant pas eu l’oc­ca­sion et le goût de m’y inté­res­ser moi même ) un domaine passionnant .

    Je note l’a­dresse mail pour le cas où j’au­rais besoin de vous contac­ter pour une demande pré­cise (vidéo ou autre)

    Je vais répondre à paul jorion en lui pré­ci­sant qu’il serait tout à son hon­neur de ne pas se pro­té­ger .Et que les par­ti­ci­pants ont assez de qua­li­té pour juger par eux mêmes et réagir à des pro­pos mal venus.

    A une autre fois ici ou ailleurs sur le net.

    Réponse
  58. BA

    En France, dans les mois qui viennent, le contexte social sera explo­sif. Nous devons avoir ce contexte à l’es­prit avant toute chose.

    France : le défi­cit public et le chô­mage explo­se­ront en 2009, selon Bruxelles.

    Un défi­cit public de 5,4 % du PIB, un taux de chô­mage de 9,8 %, une réces­sion à hau­teur de 1,8 % du PIB : telles sont les pré­vi­sions de la Com­mis­sion euro­péenne pour l’Hexagone en 2009.

    Pour 2009, la France avait déjà annon­cé qu’elle pré­voyait un défi­cit impor­tant, de 3,9 % du PIB, soit bien au-delà des 3 % du pro­duit inté­rieur brut (PIB), le maxi­mum auto­ri­sé par Bruxelles. Les pré­vi­sions com­mu­ni­quées ce lun­di 19 jan­vier par la Com­mis­sion de Bruxelles défient tous les pro­nos­tics, avec un défi­cit pour la France annon­cé à 5,4 % du PIB en 2009, et à 5 % en 2010.

    Quant au taux de chô­mage fran­çais, il grim­pe­rait, selon Bruxelles, de 7,8 % en 2008 à 9,8 % en 2009, et à 10,6 % en 2010.

    La réces­sion du pays serait mar­quée par un recul du PIB de 1,8 % en 2009, avant une crois­sance de 0,4 % en 2010. Ces esti­ma­tions sont bien plus pes­si­mistes que les pré­cé­dents pro­nos­tics puisque la Com­mis­sion euro­péenne tablait en novembre sur une stag­na­tion de l’économie fran­çaise en 2009 (0,0 %), puis sur une crois­sance de 0,8 % en 2010.

    L’inflation est pré­vue à 0,8 % en 2009 et à 1,5 % en 2010.

    La Tri­bune : France : le défi­cit et le chô­mage explo­se­ront en 2009 selon Bruxelles

    Réponse
  59. NingúnOtro

    BA… faut pas être nom­bri­liste, bien qu’il s’a­gisse d’un pro­blème réel pour la France, il ne l’est pas moins pour tous les autres pays…

    Il ne faut pas seule­ment voir la situa­tion dans chaque pays de forme iso­lée, mais aus­si com­pa­rer rela­ti­ve­ment la pro­fon­deur des mesures adop­tés dans cha­cun d’eux parce-que les résul­tats pré­vi­sibles sont inter-dépendants.

    Si on mise tout sur le ren­floue­ment de la com­pé­ti­ti­vi­té et la consom­ma­tion… l’an­ta­go­nisme des uns contre les autres va nous mener, sans autre sor­tie pos­sible… vers un puits sans fond, glo­ba­le­ment, et aucun pays, sauf à être une autar­chie, ne pour­ra y echap­per. En plus, si elle se porte mieux que les autres, elle aura un pro­blème d’in­mi­gra­tion, et sinon, une déban­dade de sa population.

    J’ai bien peur que la seule solu­tion viable soit le pro­tec­tion­nisme et la com­par­ti­men­ta­tion étanche de divers ter­ri­toires à dif­fé­rents niveau de confort pour leur popu­la­tion… une chose que plu­sieurs pays ont anti­ci­pé depuis fort long­temps… faut arrê­ter de croire que la plu­part de nos diri­geants sont cons et inca­pables. Une toute autre chose serait que la solu­tion qu’ils aient envi­sa­gé nous plaise et qu’ils osent nous la racon­ter ouver­te­ment… mais ils ne font vraie­ment rien sans avoir reflé­chis, même si de notre coté il parait qu’ils ne font qu’improviser…

    Réponse
  60. BA

    Nico­las Sar­ko­zy est pour le trai­té de Lis­bonne. Le trai­té de Lis­bonne impose le libre-échange mon­dial géné­ra­li­sé : « Par l’é­ta­blis­se­ment d’une union doua­nière confor­mé­ment aux articles 28 à 32, l’U­nion contri­bue, dans l’intérêt com­mun, au déve­lop­pe­ment har­mo­nieux du com­merce mon­dial, à la sup­pres­sion pro­gres­sive des res­tric­tions aux échanges inter­na­tio­naux et aux inves­tis­se­ments étran­gers directs, ain­si qu’à la réduc­tion des bar­rières doua­nières et autres. »

    (Trai­té sur le fonc­tion­ne­ment de l’Union euro­péenne, Cin­quième par­tie, Titre II, Article 206)

    Nico­las Sar­ko­zy a signé la décla­ra­tion finale du G20 le 15 novembre 2008. Le G20 impose le libre-échange mon­dial géné­ra­li­sé. Je cite la conclu­sion du G20, signée par Nico­las Sar­ko­zy le 15 novembre 2008 :

    « Nous sou­li­gnons com­bien il est vital de reje­ter le pro­tec­tion­nisme et ne pas nous replier sur nous-mêmes en ces temps d’incertitudes finan­cières. À cet égard, dans les douze mois à venir, nous nous abs­tien­drons d’ériger de nou­velles bar­rières à l’investissement ou au com­merce des biens et des ser­vices, d’imposer des nou­velles res­tric­tions ou de mettre en œuvre des mesures de sti­mu­la­tion des expor­ta­tions contraires aux règles de l’OMC. »

    http://​fr​.amba​france​-us​.org/​I​M​G​/​p​d​f​_​D​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​_​w​a​s​h​i​n​g​t​o​n​.​pdf

    Et dans ses dis­cours de voeux pour la nou­velle année, qu’a dit Nico­las Sar­ko­zy ? Il a dit : « Il faut que les entre­prises fran­çaises res­tent en France. »

    Sar­ko­zy ne se rend pas compte qu’il a lui-même (avec d’autres) pla­cé les entre­prises fran­çaises en concur­rence directe avec les entre­prises chi­noises, indiennes, viet­na­miennes, etc.

    Et après, Sar­ko­zy ose dire : « Il faut que les entre­prises fran­çaises res­tent en France. »

    Sar­ko­zy ne se rend pas compte du gouffre entre ses actes et ses discours ?

    Sar­ko­zy est con ?

    Ou alors il le fait exprès ?

    Réponse
  61. NingúnOtro

    Bien sur qu’il le fait exprès…

    … mais il joue aus­si un jeu ou il ne tient pas le contrôle de tous les variables… le suc­cès n’est pas garan­tit. Mais il joue­ra quand-même pour avoir le meilleur résul­tat pos­sible (pour qui ? ça, seule­ment lui le sait vrai­ment… et ce n’est pas néces­sai­re­ment « le peuple » français).

    Réponse
  62. catherine

    Di Giro­la­mo et AJH , un cou­cou à Nin­gun qui ne semble pas encore concerné !

    J’étais assez outrée à nou­veau ce week-end par le com­por­te­ment du sieur Jorion et me refu­sais men­ta­le­ment à inter­ve­nir sur le forum.

    Et puis, j’ai réflé­chi et je me suis dit que ce n’était peut-être pas ce qu’il y avait de mieux à faire. Il me sem­blait plus intel­li­gent de faire entendre une autre voix que la sienne pour contre­ba­lan­cer son dis­cours , et ain­si ne pas entrer dans son jeu.

    Mais ça se corse, et il dur­cit sacré­ment les droits d’entrée le bougre.

    Aujourd’hui encore , voi­là deux mes­sages qui viennent d’être sup­pri­més, et un troi­sième à venir sans doute, j’avais pro­po­sé aux lec­teurs du blog de vision­ner la confé­rence de Pierre Hil­lard, Fran­çois Leclerc m’avait répon­du que ce vision­nage était aus­si pro­po­sé par des gens du FN de ma région , ce à quoi j’avais répon­du que la véri­té est la véri­té et que peu impor­tait d‘où elle venait, le prin­ci­pal étant qu’elle soit enten­due, je me posi­tion­nais en tant que citoyenne , n’étant aucu­ne­ment frontiste.

    Mais Jorion est déses­pé­rant d’orthodoxie sec­taire, la bonne parole ne peut être por­tée que par cer­taines voix dont il se fait le juge, il est du côté des nan­tis, des oppres­seurs on dirait bien ou alors c’est qu’il est com­plé­te­ment stu­pide, mais j’opterais( c’est un condi­tion­nel et non un futur!) plus volon­tiers pour la pre­mière pro­po­si­tion ce qui ne l’empêche nul­le­ment d’être alour­di par un air vicié amé­ri­cain… il coupe, il arrange à sa sauce, ça me fait pen­ser aux palimp­sestes dont parle Orwel, on efface et on ré-écrit l’histoire, c’est le minis­tére de je ne sais plus quoi qui s’oc­cupe de cela.

    La pro­pa­gande , c’est sur­tout ce qui ne se dit pas comme le rap­pelle Chomsky !

    J’en suis convain­cue désor­mais , le pro­pos de Jorion n’est pas d’amener la lumière sur une pro­blè­ma­tique mais au contraire d‘entretenir la confu­sion, d’occuper les esprits, de les dis­traire, il n’est que de voir l’angle d’analyse cau­sale et non cir­cu­laire qu’il fait des pro­blèmes économiques.Je pense qu’il sert les inté­rêts des ban­quiers dont il cherche sans doute à se faire le zélé ser­vi­teur à charge de revanche, on lui trou­ve­ra peut-être un job, ça reste une opi­nion bien sûr, ou alors c’est qu’il est vrai­ment très stu­pide, ce dont je doute un peu mais qui reste une option néanmoins !

    C’est inté­res­sant de le lire au point de vue métho­do­lo­gique, pour obser­ver com­ment opère la new pro­pa­gan­da, ce n’est pas rien, c’est en effet très riche d’enseignement.

    Je peux clore en vous disant fra­ter­nel­le­ment à tous les deux, nous sommes frères dans cette épreuve, n’est-ce-pas !Nin­gun aus­si bien sûr, of course !

    http://​sathya​das2​.blog​spot​.com/​2​0​0​9​/​0​1​/​p​i​e​r​r​e​-​h​i​l​l​a​r​d​-​v​e​r​s​-​u​n​-​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​.​h​tml

    et le tout der­nier mes­sage envoyé chez Jorion, il ne pas­se­ra pas celui-là, c’est sûr ! Je sais désor­mais que je suis à nou­veau dans la mou­vance’  » en cours de modé­ra­tion » , c’est tout un pro­gramme n’est-ce-pas, ne man­quez pas la confé­rence de Mr Hillard.

    cathe­rine dit : Votre com­men­taire est en cours de modération
    20 jan­vier 2009 à 17:21

    Les palimp­sestes, vous connaissez ?

    C’est une ré-écri­ture de notre his­toire dont on gomme cer­tains aspects au pro­fit de cer­tains autres.

    Ce qui est gom­mé c’est comme si ça n’avait jamais exis­té, y’a de très bons auteurs qui en parlent,si vous vou­lez des noms, y’a qu’à deman­der, j’ai ça en magasin !

    les deux autres, je ne l’ai avez pas copiés, j’a­vais déjà oublié les méthodes !

    Réponse
  63. catherine

    ça y’est, il a pas fal­lu attendre bien long­temps, le mes­sage est pas­sé à la mou­li­nette, celui que j’a­vais sau­vé et que je vous sou­met­tais tout à l’heure , il faut drô­le­ment être retors pour trou­ver une cohé­rence interne avec ce qu’il dit Jorion, dif­fi­cile de vivre en dys­har­mo­nie comme il le fait ou alors il est plus que zélé, il est incons­cient, je vais finir par croire que c’est cela, paix à son âme, il est stu­pide, je pense que c’est ça le mal qui le travaille !

    Réponse
  64. catherine

    Etienne,
    J’ai pro­po­sé le lien de Pierre Hil­lard sur le forum des mocries, mais c’est bizarre, le site ne reste pas en entier et de ce fait impos­sible de voir la confé­rence, or, ici sur le blog ça reste, est-ce un pb informatique ?
    Mer­ci d’é­clai­rer ma lanterne.

    Réponse
  65. Étienne

    @ Cath,

    je vais voir (je m’en occupe) :o)

    Étienne.

    Réponse
  66. Di Girolamo

    Inté­res­sant ce doc vidéo cathe­rine ;ça fout la trouille .

    Réponse
  67. catherine

    Je viens de pas­ser ce mes­sage chez Jorion, vous croyez qu’il va passer ?

    Il est en modé­ra­tion, le cou­pe­ret n’est pas loin. Lisez, c’est très instructif !

    Les « think­tank« vous connaissez ?

    Et bien, ce n’est que cela, regar­dez par vous-même, ça en dit plus long que n’im­porte quel dis­cours, des faits implacables !

    Non, je le jure, je ne suis pas d’ex­trême-droite, j’ai la norme NF sur moi… Au secours, l’hu­ma­ni­té est en voie d’extinction !

    Voi­là donc le mes­sage dans la rubrique« Oba­ma » qui attend sa décapitation :

    Pour ceux qui s’enorgueillissent de l’arrivée d’Obama, voyons donc de quoi il en retourne !

    • 1. TIMOTHY GEITHNER – SECRÉTAIRE DU TRÉSOR 

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, Tri­la­te­ral Com­mis­sion, pré­sident et CEO de la Fede­ral Reserve Bank de New York, direc­teur de la poli­tique de déve­lop­pe­ment du Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal, membre du Groupe des Trente (G30), employé chez Kis­sin­ger & Asso­ciates, archi­tecte des récents bai­louts (2008), ses men­tors sont Law­rence Sum­mers et Robert Rubin.

    • 2. PAUL VOLCKER – ECONOMIC RECOVERY ADVISORY BOARD

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, chair nord-amé­ri­caine de la Tri­la­te­ral Com­mis­sion, chair de la Fede­ral Reserve pen­dant les années Car­ter et Rea­gan, pré­sident de la Fede­ral Reserve Bank de New York, membre du G30, chair de la Roth­schild Wol­fen­sohn Com­pa­ny, figure clef de l’écrasement du stan­dard du cours de l’or pen­dant l’administration Nixon, asso­cié de longue date de la famille Rockefeller.

    • 3. RAHM EMANUEL – CHEF DE BUREAU

    Membre de la Israe­li Defense Force, sio­niste pro­non­cé, séna­teur, direc­teur du conseil des prêts hypo­thé­caires Fred­die Mac, membre de la cam­pagne de finan­ce­ment de Bill Clin­ton, il a encais­sé $16.2 mil­lions en 2 ans et demi en tant que conseiller en inves­tis­se­ments chez Was­ser­stein Per­el­la. Son père est membre du groupe ter­ro­riste Israé­lien ; Irgun.

    • 4. LAWRENCE SUMMERS – CONSEIL ÉCONOMIQUE NATIONAL

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, Tri­la­te­ral Com­mis­sion, secré­taire du Tré­sor pen­dant l’administration Clin­ton, éco­no­miste en chef à la Banque Mon­diale, ancien pré­sident de l’Université Har­vard, membre de l’Institut Broo­kings, grand ingé­nieur de la mon­dia­li­sa­tion pen­dant qu’il était au Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal, pro­té­gé de David Rocke­fel­ler, son men­tor est Robert Rubin.

    • 5. DAVID AXELROD – CONSEILLER SÉNIOR

    Consul­tant poli­tique dont les clients furent les séna­teurs Hil­la­ry Clin­ton, John Edwards et Chris­to­pher Dodd ; il a aus­si répa­ré les torts cau­sés à Oba­ma lors du scan­dale de William Ayers du Révé­rend Wright.

    • 6. HILLARY CLINTON – SECRETAIRE D’ÉTAT

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, Tri­la­te­ral Com­mis­sion, agent clan­des­tine de la CIA uti­li­sée pour infil­trer le mou­ve­ment anti-guerre à l’Université de Yale, et aux audiences de Washing­ton, par­te­naire sénior de la Rose Law Firm, figure de proue dans l’affaire du tra­fic de drogue de Mena, archi­tecte du désastre de Waco, impli­quée dans la mani­pu­la­tion des preuves lors du meurtre de Vince Fos­ter, et reliée à bien d’autres morts dans les milieux politiques.

    • 7. JOSEPH BIDEN – VICE PRÉSIDENT

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, séna­teur U.S. depuis 1972, membre du Senate Judi­cia­ry Com­mit­tee, pré­sen­te­ment chair du U.S. Senate Com­mit­tee on Forei­gn Rela­tions, fervent sup­por­ter du mou­ve­ment sio­niste, il a récem­ment affir­mé au Rab­bin Mark S. Golub de Sha­lom TV : « Je suis un sio­niste. Pas besoin d’être juif pour être sioniste. »

    • 8. BILL RICHARDSON – SECRÉTAIRE AU COMMERCE

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, ancien membre du congrès U.S., chair de la Demo­cra­tic Natio­nal Conven­tion en 2004, employé de la Kis­sin­ger Asso­ciates, ambas­sa­deur à l’ONU, gou­ver­neur du Nou­veau Mexique, secré­taire à l’énergie, joueur majeur dans le scan­dale Moni­ca Lewins­ky avec la tête pen­sante du Groupe Bil­der­berg ; Ver­non Jordan.

    • 9. ROBERT GATES – SECRÉTAIRE À LA DÉFENSE

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, ancien direc­teur de la CIA, secré­taire de la défense sous l’administration Bush, chair de la CFR task force avec Zbi­gniew Brze­zins­ki, jusqu’au cou dans le scan­dale Iran-Contra, il fut nom­mé dans l’affaire de tra­fic de drogue Mena en 1999.

    • 10. TOM DASCHLE – SECRÉTAIRE À LA SANTÉ

    Groupe Bil­der­berg, Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, ancien lea­der de la majo­ri­té au sénat, haut pla­cé de Citi­bank, son men­tor est Robert Rubin.

    • 11. ERIC HOLDER – ATTORNEY GENERAL

    Per­son­nage clef dans le par­don de Marc Rich lors de son pro­cès pour racke­tee­ring, dépu­té sous Janet Reno, il a faci­li­té le par­don de 16 Por­to­ri­cains du groupe ter­ro­riste FALN sous Bill Clinton.

    • 12. JANET NAPOLITANO – DIRECTEUR DE HOMELAND SECURITY

    Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, gou­ver­neur de l’Arizona, avo­cat de Ani­ta Hill pen­dant les audiences de l’affaire Cla­rence Tho­mas, U.S. attor­ney pen­dant l’administration Clin­ton, elle fut cru­ciale dans l’affaire OKC, où elle a décla­ré : « Nous allons suivre tous les indices » ; elle est com­pa­rée à Janet Reno, douce sur l’immigration illégale.

    • 13. GEN. JAMES L. JONES – NATIONAL SECURITY ADVISOR

    Groupe Bil­der­berg, Tri­la­te­ral Com­mis­sion, Com­man­deur allié suprême pour l’Europe, envoyé spe­cial au Moye-Orient sous l’administration Bush, conseils d’administrations de Che­vron et Boeing, Com­man­deur à l’OTAN, membre du Brent Scowcroft’s Ins­ti­tute for Inter­na­tio­nal Affairs avec Zbi­gniew Brze­zins­ki, Bob­by Ray Inman, et archi­tecte de Bil­der­berg Hen­ry Kis­sin­ger ain­si que l’ancien direc­teur de la CIA John Deutch.

    • 14. SUSAN RICE – AMBASSADRICE À L’ONU

    Coun­cil on Forei­gn Rela­tions, conseillère en matière de poli­tique exté­rieure pour les can­di­dats John Ker­ry et Michael Duka­kis, mem­ber du Natio­nal Secu­ri­ty Coun­cil de Bill Clin­ton, secré­taire d’État pour l’Afrique, membre du Broo­kings Ins­ti­tute (sub­ven­tion­né par la Ford Foun­da­tion et la famille Rocke­fel­ler), membre du Groupe Stra­té­gique de Aspen (proche col­la­bo­ra­teur des membres du Groupe Bil­der­berg tels que Richard Armi­tage, Brent Scow­croft, et Made­leine Albright).

    Réponse
  68. NingúnOtro

    C’est bien cela, Cathé­rine… la peau noire n’a été qu’un leurre…

    Est-ce que ce pré­sident noir pour­ra se pas­ser d’un noir (écri­vain, scribe 😉 ) pour rédi­ger ses discours ?

    Pour la seule chose à laquelle il pour­rait ser­vir réel­le­ment… c’est pour user tout l’é­lan de son mar­ke­ting poli­tique posi­ti­viste (tant qu’il dure­ra), toute cette idée de vendre de l’es­poir aux citoyens lamb­da, pour nous aider, main­te­nant que les amé­ri­cains seraient en train d’é­vo­luer dans « le bon sens », à convaincre la plu­part des citoyens euro­péens du fait que les élec­tions euro­péennes de juin 2009 sont l’oc­ca­sion ou jamais de faire le même en Europe, en votant une nou­velle for­ma­tion pan-euro­péenne qui por­te­rait les mêmes sou­haits que les dis­cours d’O­ba­ma et qui serait donc un par­te­naire glo­bal idéal pour celui-ci dans notre désir d’a­bou­tir à construire un monde meilleur, plus démo­cra­tique, etc. … toute la para­pher­na­lia pro­pa­gan­dis­tique. Ceci, avant que les gens ne se dés­illu­sionnent d’O­ba­ma et sans que nous n’aillons à faire la même merde de propagande.

    Après ce tour de force, nous ferions ce que nous devrions faire de notre coté, ensemble avec Oba­ma si pos­sible, contre Oba­ma si nécessaire.

    Oba­ma ne sera de toutes façons qu’un état d’âme tem­po­rel induit par la pro­pa­gande élec­to­rale. Peut-être cet état d’âme pour­rait nous aider à nous lan­cer, avant de s’é­teindre, vu la proxi­mi­té des élec­tions européennes…

    Réponse
  69. catherine

    Hier, same­di, 16h30, rue Faid­herbe à lille, un homme de 32 ans, était tom­bé sur l’é­paule de son com­pa­gnon de misère j’ai regar­dé d’un peu plus près, ce mon­sieur avait per­du connais­sance, plus de pul­sa­tions, vite fait, un mas­sage car­diaque par terre , du bouche à bouche sans même savoir s’il était por­teur de je ne sais quoi, il revient à lui, enfin les pul­sa­tions, car la conscience niet,parti au chr via le samu, son com­pa­gnon d’in­for­tune me dit que ça fait 3 jours qu’ils dorment dehors , per­sonne ne répond au 115, y’a un mes­sage qui défile, rap­pe­lez plus tard, répondre ponc­tuel­le­ment par pur hasard comme je l’ai fait oui, mais il faut abso­lu­ment que nous répon­dions en amont, c’est pas pos­sible de mou­rir à l’hu­ma­ni­té à ce point-là !

    Réponse
  70. catherine

    je viens de voir un tout petit docu­ment d’Arte , c’est un petit gamin qui tra­verse le che­min ennei­gé de l’Hi­ma­laya, c’est lui qui a la réponse, tu dois rendre ton coeur fort, dis-toi que tu réus­si­ras, tout le monde doit rendre son coeur fort !

    Réponse
  71. Étienne

    Je suis bien d’accord avec vous, Catherine.

    J’ai publié un lien vers la confé­rence de Pierre Hil­lard l’an pas­sé (il me semble, il faut consul­ter ma page ‘Liens’) et je constate tous les jours les simi­li­tudes entre le monde tota­li­taire d’Orwell et la socié­té fas­ciste actuelle qui s’est maquillée en démo­cra­tie pour le spec­tacle des médias qui mentent, pour le compte des pri­vi­lé­giés, tou­jours prêts à faire cou­ler le sang (des autres) pour conser­ver leurs privilèges(*).

    L’épisode du sau­ve­tage dans la rue que vous racon­tez est très émou­vant. Il illustre ce qu’Étienne de La Boé­tie avait com­pris (en 1576, déjà ; et il n’avait que 16 ans) : notre ser­vi­tude volon­taire a son prin­ci­pal moteur, son prin­ci­pal res­sort, dans notre indif­fé­rence au sort d’autrui. Depuis que j’ai lu ça, depuis que j’ai com­pris ça, je le répète par­tout : c’est parce que la police sait que les voi­sin ne feront rien qu’elle peut se per­mettre de venir cher­cher n’importe qui à 5 h le matin pour tor­ture et « soins psy­chia­triques », elle peut le faire parce qu’elle ne craint pas l’in­ter­ven­tion des « autres ».

    Je suis avec vous, Catherine.

    Mon ana­lyse à moi, et ma logique, me conduisent inva­ria­ble­ment vers la Consti­tu­tion, qui est, par défi­ni­tion, la seule règle de droit qui soit au-des­sus des pou­voirs et que devraient craindre les hommes au pou­voir (si on ne les lais­sait pas écrire eux-mêmes cette règle supé­rieure, comble de notre sot­tise !), et à la seule pro­cé­dure qui peut mettre les plus grand nombre des citoyens à l’abri des intrigues d’un petit nombre de pri­vi­lé­giés : le tirage au sort.

    Ne me par­lez pas d’autre chose, je connais les actions connexes, mais je les consi­dère comme SECONDAIRES, non prio­ri­taires, stric­te­ment dépen­dantes de l’action cen­trale, déci­sive : impo­ser (de force s’il le faut) des rédac­teurs consti­tuants dés­in­té­res­sés (sépa­rer le pou­voir consti­tuant des pou­voirs consti­tués).

    Ce n’est pas théo­rique, ce n’est pas intel­lec­tuel, ce n’est pas uto­pique : c’est très concret, c’est très pra­tique, c’est par­fai­te­ment possible.

    Il suf­fit d’arrêter de s’en foutre :o)

    Ami­tiés et encore mer­ci pour votre huma­ni­té qui brille partout.

    Étienne.

    _________________

    (*) Atten­tion : je ne dis pas que les pri­vi­lé­giés sont méchants et que le peuple est gen­til : nous sommes tous les mêmes, tous poten­tiel­le­ment cupides et cyniques, et les citoyens aujourd’­hui pauvres et géné­reux devien­draient sans doute des loups s’ils accé­daient à quelques grands pri­vi­lèges… Je dis juste que, pré­ci­sé­ment compte tenu du risque de cor­rup­tion intel­lec­tuelle lié au pou­voir et aux pri­vi­lèges, risque qui touche TOUT LE MONDE, il faut à la socié­té humaine, des ins­ti­tu­tions pla­cées au-des­sus des pou­voirs et donc — évi­dem­ment !!! — des règles écrites par d’autres que les hommes au pou­voir. Je dis qu’une simple PROCÉDURE (simple, mais bien pen­sée) peut sau­ver l’es­pèce humaine du mal­heur géné­ra­li­sé, en la pro­té­geant de l’a­bus de pou­voir inhé­rent à TOUT pou­voir, inhé­rent mais pour­tant pas inéluctable.

    Réponse
  72. Étienne
  73. Instit

    Etienne écrit :  » la seule pro­cé­dure qui peut mettre les plus grand nombre des citoyens à l’abri des intrigues d’un petit nombre de pri­vi­lé­giés : le tirage au sort « .

    Mais non ! Le tirage au sort peut par­fai­te­ment dési­gner des ordures assoif­fées de pouvoir.

    Etienne écrit :  » l’action cen­trale, déci­sive : impo­ser (de force s’il le faut) des rédac­teurs consti­tuants dés­in­té­res­sés (sépa­rer le pou­voir consti­tuant des pou­voirs constitués) « .

    Et com­ment tu fais pour les choisir ?

    Et com­ment tu fais pour savoir que Untel ou Machin ou Bidule sont désintéressés ?

    Etienne, tu as joué un rôle his­to­rique majeur dans la vic­toire du NON en 2005, tu as ma recon­nais­sance éter­nelle pour tout ce que tu as fait, tu n’as que des qua­li­tés, mais tu as AUJOURD’HUI EN JANVIER 2009 trois défauts :

    1- tu es beau­coup trop théorique

    2- tu es beau­coup trop intellectuel

    3- tu es beau­coup trop utopique.

    C’est pour ça qu’AU­JOURD’­HUI EN 2009, ton action cen­trale déci­sive, per­sonne n’en a rien à foutre.

    Réponse
  74. NingúnOtro

    Bien que je ne sois pas du tout d’ac­cord avec la direc­tion dans laquelle Ins­tit vou­drait que les choses bougent, Étienne, je dois dire que je me vois par­ta­ger ses cri­tiques, même si je crois com­prendre beau­coup mieux les pour­quoi et les com­ment que lui il le fait.

    Nous ne pou­vons pas nous reti­rer inac­tifs dans nos quar­tiers d’hi­vers jus­qu’à-ce que nous arri­vions à trou­ver « la solu­tion totale », parce-que tout ce temps que nous ne fai­sons rien que pen­ser le monde autour de nous ne cesse de s’é­crou­ler, et les citoyens qui croyaient pou­voir comp­ter sur nous pour les aider à com­prendre et orien­ter leur agir, suc­combent dans l’in­com­pré­hen­sion la plus complète.

    Jadis tu disait ne pas com­prendre l’at­ti­tude des grands intel­lec­tuels de gauche… peut-être en com­pa­rant tu arri­ve­ra à com­prendre pour­quoi aujourd’­hui on ne com­prend guère la tienne.

    Sans ran­cune,

    Ningú­nO­tro.

    Réponse
  75. Étienne

    Ins­tit,

    • Tu me dis : « Mais non ! Le tirage au sort peut par­fai­te­ment dési­gner des ordures assoif­fées de pouvoir. »

    - Avec le tirage au sort, c’est une pos­si­bi­li­té : CERTAINS tirés au sort peuvent être déjà atti­rés par le pou­voir (préa­la­ble­ment), effectivement. 

    Mais ce risque est com­pen­sé par le fait que d’autres tirés au sort sont « nor­maux » et don­ne­ront l’alerte.

    - Avec l’é­lec­tion, c’est une cer­ti­tude : TOUS les élus ont un inté­rêt per­son­nel contraire à l’in­té­rêt géné­ral : celui de ne pas être gênés par des contrôles ni mena­cés par des sanc­tions.

    Ce risque n’est pas com­pen­sé puisque cette uni­for­mi­té crée un effet de caste et d’au­to­dé­fense contre les pos­sibles ins­ti­tu­tions de contrôle. Le résul­tat, ce sont des intrigues, entre eux et en cachette, contre l’in­té­rêt géné­ral. Ce n’est pas théo­rique, ce n’est pas intel­lec­tuel, on le constate tous les jours, par­tout dans le monde et à toutes les époques.

    • Tu me dis : « Et com­ment tu fais pour les choisir ?

    Je dis pré­ci­sé­ment qu’il ne faut pas les choi­sir. Sinon, on donne prise aux par­tis, aux fac­tions, qui ne sont com­po­sés, pré­ci­sé­ment, que d’hommes de pou­voir et de leurs ardents sou­tiens. Sans cor­rec­tif, l’é­lec­tion est une fausse bonne idée, sur­tout au moment stra­té­gique où l’on écrit la Constitution.

    • Tu me dis : « Et com­ment tu fais pour savoir que Untel ou Machin ou Bidule sont désintéressés ? »

    Par construc­tion logique (ce qui est la meilleure méthode, je pense), en fai­sant dis­pa­raître le mobile du crime : puisque le vice de l’in­té­res­se­ment vient de ce qu’ils sont à la fois juges et par­ties, puisque la mal­hon­nê­te­té vient de l’i­den­ti­té de per­sonnes entre ceux qui écrivent les règles contrai­gnantes et ceux qui vont subir ces contraintes, il suf­fit, pour évi­ter le vice, de ne rete­nir dans l’As­sem­blée consti­tuante que des gens qui ne sont pas juges et par­ties, pas impli­qués dans les pou­voirs, n’im­porte qui D’AUTRE que des gens qui seront for­cé­ment mal­hon­nêtes en cette situa­tion pré­cise. Je dis bien n’im­porte qui, pour­vu qu’ils soient autres que les pires. Tout vaut mieux que la situa­tion actuelle qui est la pire pos­sible : rends-toi compte que les hommes au pou­voir écrivent eux-mêmes les limites de leur propre pou­voir. On n’i­ma­gine pas plus grande sot­tise de la part de ceux qui les laissent faire et qui signent là, pour long­temps, l’ar­rêt de mort de leur puis­sance poli­tique indi­vi­duelle. Tout est là.

    Ce n’est pas théo­rique, ce n’est pas intel­lec­tuel, ce n’est pas utopique : 
    c’est très concret, c’est très pra­tique, c’est par­fai­te­ment possible.

    Il suf­fit d’arrêter de s’en foutre.

    • Tu me dis enfin, gen­ti­ment : « C’est pour ça qu’AU­JOURD’­HUI EN 2009, ton action cen­trale déci­sive, per­sonne n’en a rien à foutre. »

    C’est bien ce qui m’ins­pire (à nou­veau) cette pen­sée forte : 

    BIEN FAIT POUR VOUS.
    Vos méri­tez bien ce qui vous arrive. 

    Ce n’est pas la faute des autres, c’est la vôtre.

    Il n’y a pas de mau­vais pou­voir (tous sont dan­ge­reux, il n’y a pas « des bons » et « des méchants » : toi et moi, nous serions tout aus­si dan­ge­reux, Ins­tit, si nous avions le pouvoir) : 
    il n’y a que des pou­voirs mal limi­tés, PAR NOUS.

    Le pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite. Si vous trou­vez tout ça « abs­trait », « intel­lec­tuel », « uto­pique »… alors oui, vrai­ment : bien fait pour vous.

    Étienne.

    Réponse
  76. Étienne

    Ningú­nO­tro,

    Je vous ai déjà vu plus inté­res­sant. Quel inté­rêt, ce com­men­taire ? À quoi sert-il ?

    Tout ça parce que je ne suis pas un natio­na­liste euro­péen… et que je ne crois pas à votre pro­jet d’in­ves­tir le par­le­ment euro­péen pour chan­ger la donne… Vous deve­nez hos­tile en pro­por­tion des espoirs que vous aviez appa­rem­ment mis en moi. Déso­lé de vous décevoir.

    Pour moi, l’i­déo­lo­gie euro­péiste est un nou­veau natio­na­lisme : on n’a chan­gé que d’é­chelle, mais ça craint autant que les mythes passés.

    Je vous conseille de lire « Com­ment le peuple juif fut inven­té », de Shlo­mo Sand (pro­fes­seur à l’u­ni­ver­si­té de Tel-Aviv, un per­son­nage cap­ti­vant et très atta­chant) où est démon­trée la créa­tion de toutes pièces, à une époque très récente, du concept de « peuple juif » et cette démons­tra­tion lui sert à sug­gé­rer que TOUS LES PEUPLES sont des fic­tions (y com­pris le peuple euro­péen, Nigun), des mythes poli­tiques bien utiles pour rendre dociles les citoyens.

    Si vous n’a­vez pas le temps de le lire, écou­tez au moins ce pas­sion­nant entre­tien de Shlo­mo Sand avec Daniel Mer­met, à Là-bas si j’y suis, le 17 décembre 2008.

    Je ne suis pas rancunier.

    Étienne.

    Réponse
  77. Di Girolamo

    @ Étienne et les autres

    Per­sonne n’est désintéressé.
    De même que per­sonne n’est parfait…

    Si vous êtes d’ac­cord sur cet a prio­ri simple, mais pro­fond parce que dési­gnant notre condi­tion humaine, vous serez aus­si d’ac­cord avec moi pour dire qu’il n’y a pas de sys­tème par­fait qui, de gré ou de force, nous rende parfaits.

    À par­tir de là, Étienne aura tou­jours rai­son et tou­jours tort :

    - rai­son de dire que le pro­blème consti­tu­tio­nel est essen­tiel, puisque c’est la consti­tu­tion qui fonde la société, 

    - tort de croire qu’on pour­ra grâce au tirage au sort (ou toute autre solu­tion tech­nique) figer la perfection ;

    Non ; l’im­per­fec­tion c’est l’his­toire, et inver­se­ment, l’his­toire, c’est la recherche de la per­fec­tion ; nous sommes en mou­ve­ment ; et CE QU’IL FAUT PRÉSERVER, C’EST LE MOUVEMENT. Dit autre­ment, ce qui compte dans une socié­té, c’est sa capa­ci­té de dia­logue et de débat sur le fond : on est ensemble en mou­ve­ment et le moteur du mou­ve­ment, c’est le débat contra­dic­toire ouvert au plus grand nombre ;

    Ma conclu­sion : ce qui compte avant tout, dans une consti­tu­tion et dans la vie sociale et poli­tique, c’est les moyens qui sont mis pour faire vivre et ani­mer ce débat public.

    On voit donc qu’on a un énorme bou­lot face aux « puis­sances » empê­chant et décou­ra­geant cet effort col­lec­tif permanent.

    Réponse
  78. Étienne

    Je n’ai jamais par­lé de perfection. 
    Je ne vise nul­le­ment la per­fec­tion (pas fou).

    Quand je dis « dés­in­té­res­sés », c’est évi­dem­ment rela­tif.

    Je dis seule­ment que la situa­tion actuelle (qui consiste à lais­ser les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les limites de leur propre pou­voir) est LA PIRE qui puisse être ima­gi­nable (pour nous).

    Et logi­que­ment, je cherche une alternative.

    Je dis aus­si que lais­ser per­du­rer cette extra­va­gance et s’oc­cu­per d’autre chose, c’est scel­ler soi-même sa propre impuis­sance. Je dis qu’il est alors pro­fon­dé­ment erro­né d’in­cri­mi­ner « les autres » (nous avons tous la même structure).

    Cha­cun réflé­chit aux dif­fé­rentes urgences et aux prio­ri­tés. Les miennes sont clai­re­ment de reprendre le contrôle des pou­voirs poli­tiques pour que nous ces­sions enfin d’être tota­le­ment impuis­sants sur nos condi­tions de vie.

    J’ai l’im­pres­sion de mettre sim­ple­ment les boeufs avant la charrue…

    Étienne.

    ______________

    PS : la consti­tu­tion ne fonde pas la socié­té : elle fonde les pou­voirs (pou­voirs aux­quels consent la socié­té, qui pré­existe donc), et elle fonde sur­tout les limites de ces pou­voirs et leurs contrôles. 

    La Consti­tu­tion est cen­sée être radi­ca­le­ment au-des­sus des pou­voirs et elle est cen­sée nous pro­té­ger des abus de pouvoir.

    Une Consti­tu­tion ne sert pas à orga­ni­ser les pou­voirs (qui n’ont besoin de per­sonne pour s’or­ga­ni­ser) : elle sert à affai­blir les pouvoirs.

    Réponse
  79. bernard Uguen

    Les pou­voirs ne se réforment pas démo­cra­ti­que­ment d’eux mêmes. D’ac­cord pour un déve­lop­pe­ment des contrôles.

    ALAIN ;  »« La démo­cra­tie n’est pas dans l’origine popu­laire du pou­voir, elle est dans son contrôle. La démo­cra­tie, c’est l’exercice du contrôle des gou­ver­nés sur les gou­ver­nants. Non pas une fois tous les cinq ans, ni tous les ans, mais tous les jours.« »

    Orga­ni­sa­tion du contre-pou­voir citoyen.

    En effet, il s’agit bien d’organiser un contre pou­voir et non de rem­pla­cer les pou­voirs. Ce contre pou­voir citoyen aura des com­pé­tences et des res­pon­sa­bi­li­tés non de déci­sion ou de ges­tion, mais des fonc­tions de contrôle, de pro­po­si­tion et d’information. Celles ci seront décli­nées, de façon aus­si pré­cise que pos­sible, dans la deuxième par­tie. Il faut d’abord son­ger aux moda­li­tés de son organisation.

    MODALITES

    Prin­cipes.

    1) ce contre pou­voir doit cor­res­pondre fidè­le­ment à la hié­rar­chie ins­ti­tu­tion­nelle et ter­ri­to­riale actuelle. A chaque niveau de déci­sion, doit cor­res­pondre un contre­pou­voir citoyen, en com­men­çant par le niveau com­mu­nal, cel­lule de base de la démocratie.

    2) La légi­ti­mi­té de ce contre pou­voir ne peut avoir la légi­ti­mi­té démo­cra­tique des assem­blées élues qui seules, pos­sèdent les pou­voirs de déci­sion et de ges­tion politiques.

    3) Ce contre pou­voir citoyen doit être indé­pen­dant des pou­voirs élus ou administratifs.

    4) L’or­ga­ni­sa­tion de ce contre pou­voir citoyen entraîne la sup­pres­sion du Sénat actuel et des Conseils Eco­no­miques et Sociaux.

    Com­pé­tences et responsabilités

    Ces fonc­tions cor­res­pondent aux com­pé­tences d’un contre pou­voir moderne autant fait de contrôles des pou­voirs et d’investigations que d’information des citoyens..

    1. 1) Fonc­tion de contrôle des pou­voirs ins­ti­tu­tion­na­li­sés au niveau cor­res­pon­dant des assem­blées citoyennes. Les exé­cu­tifs, les assem­blées élues, les admi­nis­tra­tions, les orga­nismes para publics. Dans cette fonc­tion, les Chambres citoyennes seront assis­tés par les Cour des Comptes quand elles existent. ( niveaux natio­nal et régio­nal). Elles seront en outre res­pon­sable du sui­vi des rap­ports de la cour des comptes. Les Chambre des Citoyens pour­ront créer des com­mis­sions d’enquête et d’investigation. Les Chambres des citoyens contrô­le­ront la com­mu­ni­ca­tion ins­ti­tu­tion­nelle des dif­fé­rentes col­lec­ti­vi­tés et en assu­re­ront la neu­tra­li­té partisane.
    2. 2) Fonc­tion de pro­po­si­tion et d’avis. A ce sujet, les Chambres des Citoyens se sub­sti­tuent aux Conseils Eco­no­miques et sociaux qui sont sup­pri­més. Elles en prennent la tota­li­té de leurs com­pé­tences. (rap­ports, études, avis). Les chambres pour­ront dépo­ser des pro­po­si­tions de déci­sion, de règle­ment, des avis auprès des assem­blées élues.
    3. 3) Fonc­tion de relais-citoyen. Les Chambres de Citoyens auront la ges­tion des péti­tions citoyennes, des réfé­ren­dums d’initiative citoyenne, l’organisation des enquêtes d’utilité publique et leur sui­vi, auront le pou­voir de créer des comi­tés d’experts indépendants,…seront le relais des demandes citoyennes d’intérêt géné­ral auprès, des pou­voirs publics.
    4. 4) Fonc­tion d’information des citoyens. Les Chambres des Citoyens, assu­re­ront le sui­vi et la bonne appli­ca­tion de la loi de 1978 sur la trans­pa­rence de l’action admi­nis­tra­tive et l’information des citoyens. (CADA), par­ti­ci­pe­ront ou gére­ront les débats publics sur les sujets de leur choix, assu­re­ront la dif­fu­sion des rap­ports publics réa­li­sés par les ins­ti­tu­tions de la Répu­blique. Cette der­nière com­pé­tence est des plus impor­tantes. Ce sont, en effet ces Chambres de Citoyens qui seront res­pon­sables de l’or­ga­ni­sa­tion des DEBATS PUBLICS. Ain­si sera réso­lue la ques­tion si contro­ver­sée de ces comi­tés d’ex­perts et de com­mis­sions « théo­dule » assez obscurs.

    Mise en place de ce contre pou­voir citoyen.

    Le « contre pou­voir citoyen » est basé sur le tirage au sort des ces membres, et pos­sé­de­ra les qua­li­tés des « jurys popu­laires » dans les cours de justice.

    1) Dans chaque com­mune est créée une Asso­cia­tion de Citoyens regrou­pant les élec­teurs volon­taires pour faire par­tie de contre­pou­voir citoyen. Cet ensemble de citoyens volon­taires for­me­ra le col­lège dans lequel seront tirés au sort les membres des diverses assem­blées citoyennes, que nous appel­le­rons « Chambre des Citoyens ».

    2) Chaque Chambre Citoyenne sera com­po­sée d’un nombre équi­valent de membres à celui de l’assemblée élue cor­res­pon­dante. Com­mune ; autant que de conseillers muni­ci­paux. Dépar­te­ment, autant que de conseillers géné­raux. Région autant que de conseillers régio­naux. Au niveau natio­nal, l’assemblée citoyenne rem­pla­ce­ra le Sénat nombre pour nombre.

    3) L’indépendance de chaque Chambre Citoyenne sera assu­rée par l’inscription auto­ma­tique du finan­ce­ment de son fonc­tion­ne­ment dans le bud­get de la col­lec­ti­vi­té cor­res­pon­dante. Ce bud­get sera fixé par la loi à 30 % des seuls frais de fonc­tion­ne­ment de l’assemblée correspondante.
    4) Les membres des Chambres citoyennes (les tirés au sort) seront res­pon­sables et devront rendre compte annuel­le­ment de leurs acti­vi­tés et de leur fonc­tion­ne­ment devant les « asso­cia­tions de citoyens volon­taires » communales.
    5) Un sta­tut du « tiré au sort » sera éta­bli, fixant le mon­tant des indem­ni­tés de man­dat, la charte éthique d’engagement et toutes autres mesure appropriées..)

    INSTALLATION DES CHAMBRES DE CITOYEN

    De fait les com­pé­tences des Chambres de Citoyens tour­nées vers la satis­fac­tion du besoin de trans­pa­rence et d’information du public néces­sitent l’implantation dans chaque com­mune d’une Mai­son du Citoyen, bien sûr dimen­sion­née et adap­tée à l’importance de la col­lec­ti­vi­té. Il n’en demeure pas moins , qu’un centre de docu­men­ta­tion et e ren­contres citoyennes néces­sitent la concré­ti­sa­tion de lieux indi­vi­dua­li­sés, gérés par les asso­cia­tions de citoyens res­pec­tives. Il est temps d’organiser pra­ti­que­ment et tech­ni­que­ment un ser­vice public de la démo­cra­tie dans une sorte de gui­chet unique, léger et souple, au lieu d’obliger les citoyens à cou­rir, débous­so­lés, toutes les admi­nis­tra­tions aux com­pé­tences aus­si diverses qu’entremêlées.

    Ce réseau de mai­sons de citoyens sera le gage d’une per­ma­nence et d’un renou­vel­le­ment constant des volon­tés citoyennes pour par­ti­ci­per au renou­veau démo­cra­tique par l’instauration d’un véri­table Ser­vice Public de la Démocratie

    Fait à Brest, jan­vier 2009. 
    Ber­nard Uguen. 
    Chan­ger la Répu­blique. (http://​chan​ger​la​re​pu​blique​.over​-blog​.com/)

    Réponse
  80. Instit

    Ins­tit dit :  » Mais non ! Le tirage au sort peut par­fai­te­ment dési­gner des ordures assoif­fées de pouvoir. »

    Etienne répond :

     » Avec le tirage au sort, c’est une pos­si­bi­li­té : CERTAINS tirés au sort peuvent être déjà atti­rés par le pou­voir (préa­la­ble­ment), effec­ti­ve­ment. Mais ce risque est com­pen­sé par le fait que d’autres tirés au sort sont « nor­maux » et don­ne­ront l’alerte. »

    Grave erreur d’Etienne !

    Ima­gi­nons (c’est dif­fi­cile, mais fai­sons l’ef­fort) ima­gi­nons qu’un tirage au sort soit organisé.

    Ima­gi­nons le résul­tat suivant :

    Le tirage au sort désigne quelques per­sonnes  » nor­males « , et aus­si quelques ordures assoif­fées de pouvoir.

    Aus­si­tôt, les per­sonnes  » nor­males  » se pré­ci­pitent au jour­nal télé­vi­sé de 20 heures et elles donnent l’a­lerte en direct :

     » Alerte ! Citoyens, nous venons vous aler­ter ! Cer­taines per­sonnes tirées au sort ne sont que des ordures assoif­fées de pou­voir ! Nous devons les virer ! »

    Et après ?

    Qu’est-ce qui se passe ?

    Après, les jour­na­listes vont voir les accu­sés et leur tendent leurs micros :

     » C’est vrai que vous êtes assoif­fés de pouvoir ?

    - Nous démen­tons for­mel­le­ment être des assoif­fés de pou­voir. Nous sommes scan­da­li­sés par cette attaque. Nous por­tons plainte en dif­fa­ma­tion. Le tirage au sort nous a dési­gnés. Nous conti­nue­rons donc à écrire la Consti­tu­tion, mal­gré les calom­nies, en ne pen­sant qu’à l’in­té­rêt géné­ral. Nous appe­lons ceux qui nous ont calom­niés à se remettre au tra­vail, avec nous, tous ensemble. Le peuple fran­çais ne com­pren­drait pas pour­quoi le résul­tat du tirage au sort devrait être bafoué. Le peuple fran­çais ne com­pren­drait pas pour­quoi le résul­tat du tirage au sort devrait être contour­né. Ce serait reve­nir aux pires périodes de notre his­toire, comme lorsque le vote NON de 2005 a été bafoué. »

    Réponse
  81. Di Girolamo

    @ ber­nard Uguen

    je suis assez d’ac­cord sur l’i­dée d’un véri­table Ser­vice Public de la Démocratie.

    C’est pour moi LE ser­vice public n°1 (qu’il s’a­git de mettre en place)

    D’ac­cord aus­si pour un maillage à tous les éche­lons du territoire.

    Mais je décroche quand vous par­lez de contre pou­voir et que vous vous lan­cez dans le des­crip­tif « usine à gaz  » de la démocratie.

    Pour moi la démo­cra­tie et son orga­ni­sa­tion n’est pas indé­pen­dante du contexte his­to­rique , éco­no­mique , média­tique etc une socié­té dont le para­digme est le pro­grès et la crois­sance a besoin de « citoyens » pro­duc­teurs et consom­ma­teurs et de repré­sen­tants ges­tio­naires de ce pro­grès ‚d’une démo­cra­tie repré­sen­ta­tive d’al­ter­nance , démo­cra­tie de surface.
    Aujourd’­hui qu’on s’ap­per­çoit des limites de ce para­digme (il nous fau­drait d’autres pla­nètes) , il n’est plus ques­tion de gérer , il n’est plus ques­tion de crois­sance maté­rielle mais de révo­lu­tion et d’in­ven­tion d’une nou­velle socié­té ; cette révo­lu­tion , cette recherche socié­tale a besoin de tous les citoyens et d’un nou­vel outil de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive per­met­tant aux citoyens et à leurs repré­sen­tants de tra­vailler ensembles à ma mise en oeuvre d’une socié­té durable .

    On a donc effec­ti­ve­ment besoin d’un outil public per­met­tant d’a­ni­mer ces tra­vaux ; un outil public par­ti­ci­pa­tif déployé à tous les éche­lons ter­ri­to­riaux et doté de moyens humains , médias et com­mu­ni­ca­tion ; au niveau natio­nal cet espace de recherche dis­po­se­rait d’une large place sur la tv publique ;

    c’est le ser­vice public dont on a aujourd’­hui le plus besoin.

    Réponse
  82. mprima

    Info du monde aujourd’hui : 
    Le pou­voir poli­tique redoute un grand mou­ve­ment social

    En tout cas – si vous le croyez encore ! – ce n’est pas d’i­ci que vien­dra le changement.…
    Plu­tôt la haine et la des­truc­tion.. Car nous sommes trop divi­sés et en face ils sont plus unis que jamais pour ce genre de combat !

    Néron a bien vu flam­ber Rome après avoir allu­mé l’incendie…
    Oh NON ! Nos diri­geants n’ont pas le même genre de folie mais pour­tant, le résul­tat sera le même… La folie, ça a dif­fé­rents visages. Des beaux et des beau­coup moins beaux…

    Alors Etienne, tan­dis que tu défends bec et ongles UN SEUL prin­cipe d’une consti­tu­tion libre,… peux-tu répondre AUSSI à ce qui ne mar­che­rait pas dans un mou­ve­ment poli­tique qui accep­te­rait de partir :
    1- de la base de tes idées,
    2- MAIS ENCORE de celles dé l’éco-socétalisme,
    3- et ENFIN d’une vision glo­bale maté­riel-spi­ri­tuel de l’être humain qui RECONCILIE ceux qui croient et ne croient pas au ciel (pour sim­pli­fier parce qu’il n’y a pas que « croire », on peut accep­ter l’i­dée que médi­ter par exemple est une forme d’ex­pé­rience pour « connaître » 🙂

    ALORS

    Alors enfin
    Fon­der ce mou­ve­ment d’êtres (dont tu as si bien pres­sen­ti l’o­ri­gine puis.. pff ! plus rien !)

    Sans doute parce que ça ne peut pas être qu’un Mou­ve­ment (terme très « anti » fina­le­ment car il sup­pose juger d’un état que nous n’a­vons pas en nais­sant que je sache ; terme en outre qui fait par­fai­te­ment le lit froid, lisse et admi­nis­tra­ti­vo-ultra­li­bé­ral d’un « nou­vel ordre mon­dial » – tiens, c’est Gor­don Brown aujourd’­hui qui l’a dit 2 FOIS dans son inter­view in le Monde, tjs.. 😐 )

    Mais CRÉER ENFIN un mou­ve­ment HUMAIN (état uni­ver­sel propre à la condi­tion de TOUS et qui sous-entend notre inter­dé­pen­dance, la néces­si­té pour sur­vivre ENSEMBLE de nous UNIR)

    Est-ce une idée si UN-CERTAINE ?

    Éric

    Réponse
  83. juan nessy

    @ Etienne :

    - tous les peuples sont des fic­tions (je ne suis pas loin de le pen­ser avec un bémol : une fic­tion peut être utile mais pas éternellement)

    - les peuples s’é­rigent en nation et défi­nissent leur sou­ve­rai­ne­té par l’ou­til de la constitution.

    Si l’on fait, sans pru­dence, des peuples des fic­tions, que dire des nations et des constitutions !

    les consti­tu­tions comme les peuples sont des fic­tions « qui doivent ser­vir ». Ils sont des outils pas des fins .

    Et c’est ce qui me per­met de gar­der le sens du rela­tif… grec. Une consti­tu­tion, quel que soit son mode d’é­la­bo­ra­tion, est sus­pecte par nature. Ce n’est qu’à ses fruits appré­ciés au tra­vers des votes, des manifs, des liber­tés d’ex­pres­sion, de dépla­ce­ment, de créa­tion… qu’on peut appré­cier s’il faut en changer.
    ça n’est pas théo­rique , intel­lec­tuel ‚ou uto­pique : c’est très concret .

    C’est la vie des syn­di­cats, des asso­cia­tions, des unions spon­ta­nés… Le vrai contre pou­voir sera tou­jours ailleurs que dans les textes sacrés. La révolte n’a pas de grand livre.

    C’est pénible, long, tout ce qu’on veut, mais c’est alors vrai­ment parce qu’on est fort et concret (et nom­breux) que l’on ren­verse l’au­tel en place.

    Mais pour­quoi sanc­ti­fier un autel lors même qu’on ne sait pas nom­mer l’as­sem­blée des fidèles ?

    Réponse
  84. Instit

    Etienne, je conti­nue ma réponse de 15 h 13.

    Etienne écrit :  » Avec l’é­lec­tion, c’est une cer­ti­tude : TOUS les élus ont un inté­rêt per­son­nel contraire à l’in­té­rêt géné­ral : celui de ne pas être gênés par des contrôles ni mena­cés par des sanctions. »

    Mais non ! Il existe des élus dés­in­té­res­sés ! Il existe des élus sou­cieux de l’in­té­rêt géné­ral ! Exemples : Pierre Mendes France, Charles de Gaulle.

    Je rap­pelle que Charles de Gaulle est par­ti alors qu’il lui res­tait encore 3 ans de pou­voir suprême. Il est par­ti alors que RIEN, STRICTEMENT RIEN ne l’y obligeait.

    Mac Mahon aus­si A CHOISI de quit­ter le pou­voir suprême alors que RIEN, STRICTEMENT RIEN ne l’y obligeait.

    Etienne, tu n’aimes pas le prin­cipe de l’é­lec­tion (tu pré­fères le tirage au sort). C’est très bien, mais ce n’est quand même pas une rai­son pour généraliser.

    Réponse
  85. Étienne

    Ins­tit,

    Je suis d’ac­cord avec tes exemples (et nous pour­rions en trou­ver d’autres ensemble), mais tu sais bien que pour un Men­dès-France, il y a mille voyous (je ne donne pas de noms pour évi­ter un pro­cès). Alors qu’est-ce qui est impor­tant ? Le cas le plus fré­quent ou le cas rarissime ?

    Je rap­pelle ce pro­pos incroyable de celui qui pré­tend nous repré­sen­ter tous, dans ce pays : selon « Le Point » (qui n’est pas un jour­nal connu pour son oppo­si­tion gau­chiste) : « Alors moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me repré­sente pas. Et quand je vois les mil­liards que gagne Clin­ton, moi, j’m’en mets plein les poches ! Je fais ça pen­dant cinq ans et ensuite je pars faire du fric comme Clin­ton. Cent cin­quante mille euros la confé­rence… » (« Sar­ko off », Le Point, Paris, 3 juillet 2008. Selon un jour­na­liste du Monde, M. Sar­ko­zy avait annon­cé trois ans plus tôt : « Je peux faire avo­cat, je peux gagner de l’argent. (…) D’abord je fais pré­sident, puis je fais avo­cat. » (Phi­lippe Ridet, Le Pré­sident et moi, Albin Michel, Paris, 2008, p. 149.)(Tout ça est cité par Serge Hali­mi dans un bon article du Diplo du mois der­nier).

    Il n’y a même pas à cari­ca­tu­rer les voleurs de pou­voir : faute de limites, ils deviennent véri­ta­ble­ment caricaturaux.

    Quant à de Gaulle, je rap­pelle qu’il a écrit lui-même, pour lui-même, la consti­tu­tion la plus monar­chique, la moins démo­cra­tique du monde, et que seul son sens de l’hon­neur (indu­bi­table, je le concède) nous pro­té­geait. Pas les ins­ti­tu­tions ! Avec des voyous sans ver­gogne comme ses suc­ces­seurs, la démo­cra­tie coule à pic, les indus­triels et les ban­quiers font la loi et on s’a­per­çoit qu’au­cun texte supé­rieur ne nous pro­tège, en fait, des abus (pen­sez au coup d’É­tat du 4 février 2008, c’est insen­sé !) et ça va vite ces temps-ci (le naufrage). 

    Rap­pe­lez-vous QUI A ÉCRIT le texte de la Cin­quième Répu­blique et cher­chez à faire une connexion intel­lec­tuelle avec le fait incon­tes­table des pou­voirs immenses du Pré­sident. Si vous ne faites pas le lien… (je me tais, débrouillez-vous).

    On ne peut pas dire que je n’aime pas l’é­lec­tion (je défends par­tout cette thèse de Rosan­val­lon de la force révo­lu­tion­naire du suf­frage uni­ver­sel, force qui conti­nue à tra­vailler les socié­tés, sou­ter­rai­ne­ment, par­tout dans le monde et qui per­met les révo­lu­tions), mais je CONSTATE que l’é­lec­tion ne tient pas ses pro­messes, et je sug­gère de tem­pé­rer ce mode de dési­gna­tion à l’é­vi­dence très pro­blé­ma­tique avec un autre, moins pol­lué par ceux qui VEULENT le pou­voir (cette volon­té ne mon­trant nul­le­ment leur aptitude).

    Par­don de géné­ra­li­ser, effec­ti­ve­ment : je sais bien que (presque :o) ) toute géné­ra­li­té est fausse, du fait des exceptions.

    Étienne.

    _________

    « Vous admi­rez les grands hommes ; je n’ad­mire que les grandes ins­ti­tu­tions. Je crois que, pour être heu­reux, les peuples ont moins besoin d’hommes de génie que d’hommes intègres. » Mon­tes­quieu à Machia­vel, dans le pas­sion­nant « Dia­logue aux enfers… »

    Réponse
  86. Di Girolamo

    @etienne

    Sar­ko­sy a été élu et dans les son­dages beau­coup revo­te­raient pour lui !

    Je n’ai pas voté , ni pour l’un ni pour l’autre consi­dé­rant comme toi que le vote ne tient pas ces pro­messes . Je fais donc le même constat mais je place « la solu­tion » ailleurs :
    si le vote n’est pas asso­cié en amont et en per­ma­nence à un débat/expertise public orga­ni­sé et acces­sible à tous ; le vote ne signi­fie rien et « nos  » repré­sen­tants « ne repré­sentent rien (sauf eux-mêmes).

    Pour que le repré­sen­tant repré­sente, il faut néces­sai­re­ment que puisse émer­ger l’a­vis du représenté ;
    il faut donc en démo­cra­tie que le vote (qui n’est qu’un moyen de comp­tage des voix) soit ados­sé à un espace public de débat. On peut don­ner d’autres noms à cet espace , dire uni­ver­si­té, ou édu­ca­tion popu­laire, mais il doit être offi­ciel, ins­ti­tu­tion­nel, public, média­ti­sé, doté de moyens importants.

    La démo­cra­tie a besoin d’être ani­mée, sou­te­nue en per­ma­nence… Sinon, elle retombe comme un souf­flé même si tout est écrit dans la recette.
    Cet élé­ment de sou­tien, d’a­ni­ma­tion des rela­tions, du débat entre les citoyens et entre les citoyens et leurs repré­sen­tants est (devrait être) cen­tral. Le coeur de la démocratie.

    Par exemple « la réforme » consti­tu­tio­nelle aurait dû être débat­tue et tra­vaillée dans ce cadre d’un outil public pati­ci­pa­tif et média­ti­sé ; en tant que citoyen je refuse qu’on décide pour moi sur des sujets aus­si essen­tiels. Cela signi­fie que le tra­vail du par­le­ment serait lui aus­si en grande par­tie ins­crit dans ce cadre ; de même les « com­mis­sions » de réflexions .
    Qu’estce que ça veut dire en démo­cra­tie de convo­quer par exemple une com­mis­sion Atta­li et à par­tir de là d’en­ga­ger l’a­ve­nir du pays ? C’est en pleine lumière dans un cadre acces­sible à la par­ti­ci­pa­tion des citoyens que doit se vivre une démo­cra­tie dis­po­sant des outils de com­mu­ni­ca­tions qu’on a.

    Réponse
  87. Instit

    Etienne écrit :  » Quant à de Gaulle, je rap­pelle qu’il a écrit lui-même, pour lui-même, la consti­tu­tion la plus monar­chique, la moins démo­cra­tique du monde. »

    Etienne, encore une fois, tu exa­gères ! Arrête d’exagérer !

    Quand la Consti­tu­tion de la Vème est née, en 1958, elle était glo­ba­le­ment posi­tive. Bien sûr, il y man­quait un article très impor­tant : le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne. Mais, à mes yeux, c’é­tait une consti­tu­tion glo­ba­le­ment positive.

    De 1958 à 1969, Charles de Gaulle a deman­dé 5 fois au peuple son avis, direc­te­ment, par référendum :

    - 28 sep­tembre 1958 Pro­jet de Consti­tu­tion de la Ve Répu­blique : adoption.
    – 8 jan­vier 1961 Auto­dé­ter­mi­na­tion en Algé­rie : adoption.
    – 8 avril 1962 Appro­ba­tion des « accords d’É­vian » : adoption.
    – 28 octobre 1962 Élec­tion du pré­sident de la Répu­blique au suf­frage uni­ver­sel direct : adoption.
    – 27 avril 1969 Réfé­ren­dum sur la réforme régio­nale et du Sénat : rejet (et démis­sion de Charles de Gaulle).

    Moi, je trouve que, grâce à la Consti­tu­tion, pou­voir deman­der son avis au peuple par réfé­ren­dum, 5 fois en 11 ans, c’est glo­ba­le­ment positif.

    Après le départ de Charles de Gaulle, il aurait fal­lu ins­crire le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne dans la Consti­tu­tion. Au lieu de ça, les petits poli­ti­cards ont ajou­té des nou­veaux articles, des trucs, des machins, et la Consti­tu­tion est aujourd’­hui mécon­nais­sable. Je sou­haite gom­mer tous les articles qui ont été rajoutés.

    SURTOUT, SURTOUT, Charles de Gaulle disait que la Consti­tu­tion de la Vème était un moyen de contour­ner le Par­le­ment en deman­dant direc­te­ment son avis au peuple.

    Aujourd’­hui, les petits poli­ti­cards font l’in­verse de Charles de Gaulle : ils contournent le peuple en deman­dant l’a­vis du Parlement.

    Conclu­sion : la Consti­tu­tion est comme cha­cun d’entre nous. Elle peut être A LA FOIS la meilleure et la pire des choses. Ca dépend des moments. Ca dépend des circonstances.

    La Consti­tu­tion donne des pou­voirs immenses au pré­sident ? Oui, et heu­reu­se­ment ! J’ai lu des livres d’his­toire de France. J’ai lu ce que don­naient des pou­voirs immenses au Par­le­ment : une catastrophe.

    Hypo­thèse : les Fran­çais sont un peuple qui ne veut pas que des pou­voirs immenses soient don­nés au peuple lui-même.

    Hypo­thèse numé­ro 2 : les Fran­çais sont un peuple qui, dans ses pro­fon­deurs, pré­fèrent don­ner des pou­voirs immenses à un seul homme, élu au suf­frage uni­ver­sel direct, pour qu’il se débrouille à diri­ger la France. Quand les Fran­çais voient que cet homme seul fait des conne­ries, les Fran­çais le virent à l’é­lec­tion sui­vante, ou alors ils des­cen­dant dans la rue pour le virer. Cet état d’es­prit me désole, mais j’ai l’im­pres­sion que l’é­cra­sante majo­ri­té du peuple fran­çais est comme ça.

    En clair : toi et moi, nous vou­lons don­ner le plus de pou­voir pos­sible au peuple fran­çais. Mais je ne suis pas sûr que le peuple fran­çais soit aus­si deman­deur d’exer­cer le pou­voir lui-même, direc­te­ment, que tu le penses.

    Cette idée de tirage au sort est vouée à l’é­chec en France.

    Réponse
  88. Di Girolamo

    Les articles et prin­cipes qui me paraissent impor­tant dans la constitution :

    Titre I De la Souveraineté
    Article 2.
    Son prin­cipe est : gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple.

    Article 3.
    La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du référendum.
    Aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exercice.
    Article 4.
    Les par­tis et grou­pe­ments poli­tiques concourent à l’ex­pres­sion du suf­frage. Ils se forment et exercent leur acti­vi­té libre­ment. Ils doivent res­pec­ter les prin­cipes de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de la démocratie.
    Article 5.
    Le Pré­sident de la Répu­blique veille au res­pect de la Consti­tu­tion. Il assure, par son arbi­trage, le fonc­tion­ne­ment régu­lier des pou­voirs publics ain­si que la conti­nui­té de l’Etat.
    Titre III Le Gouvernement
    Article 20.
    Le Gou­ver­ne­ment déter­mine et conduit la poli­tique de la nation.

    J’en déduis que cette consti­tu­tion n’a jamais été appli­quée : le pré­sident gou­verne, les par­tis ne res­pectent pas les prin­cipes de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire et sont sor­tis de leur rôle ; cette consti­tu­tion (peut être sans l’a­voir vou­lu ?) décrit une vraie démo­cra­tie popu­laire avec un pré­sident veillant (veille active !) à ce que les citoyens puissent exer­cer leur sou­ve­rai­ne­té sans que des par­tis ou autres mou­ve­ments ou indi­vi­dus s’emparent eux même du pou­voir ; le rôle du pré­sident n’est pas de gou­ver­ner ni d’être issu d’un par­ti mais de veiller à l’ap­pli­qua­tion du prin­cipe de sou­ve­rai­ne­té popu­laire. Le pré­sident est un ani­ma­teur de démo­cra­tie. Voi­là ma lec­ture de ces articles, à l’op­po­sé de ce qu’en font nos « repré­sen­tants ». Le rôle du pré­sident est d’or­ga­ni­ser et faire vivre un vrai débat public.

    Réponse
  89. Instit

    Di Giro­la­mo, d’ac­cord à 100 %.

    Réponse
  90. catherine

    En fait, on se retrouve tous sur l’es­sen­tiel, c’est ça qui importe, ensuite c’est une ques­tion métho­do­lo­gique, mais l’es­sen­tiel on le tient !

    Coeur fort on y arri­ve­ra car on le doit à ce monde, pour qu’il renaisse à son huma­ni­té , les muti­lés doivent retrou­ver des forces, ces forces sont en nous, reste à les essai­mer, à les par­ta­ger, alors essai­mons, essaimons !

    Rega­gnons du ter­rain sur la vie,offrons d’autres modèles plus fra­ter­nels ‚par­lons, com­mun-iquons , mon­trons l’exemple d’ une pos­ture dif­fé­rente en nous ouvrant à l’autre à tous les autres de la rela­tion, à nous regar­der vivre autre­ment, les autres nous sui­vront, appre­nons aux autres au tra­vers de choses simples et quo­ti­diennes ce que le vivre ensemble veut dire, en acte et non en mot, peu à peu , la re-construc­tion opérera…j’en suis presque sûre !

    Réponse
  91. catherine

    Je relis les mes­sages, je tombe sur le mien, jus­te­ment celui du 21⁄01

    « Non, je le jure, je ne suis pas d’ex­trême-droite, j’ai la norme NF sur moi… Au secours, l’hu­ma­ni­té est en voie d’extinction ! »

    NF en inver­sant ça fait FN, non, non, c’é­tait pas fait exprès, ni même de l’humour !

    Voyez de quoi notre incons­cient est capable, le bougre !

    Je viens de lire chez J, le billet de AJH, un témoi­gnage d’une autre Cathe­rine, extrê­me­ment intéressant!ça vaut le coup d’al­ler jeter un oeil.

    Réponse
  92. ericdelorme

    J’ap­plau­dis aus­si et remer­cie ces der­niers posts qui font preuve de confiance en ce qui reste d’hu­main dans l’individu.

    Entre les textes écrits, même par les plus « déta­chés » fussent-ils élus au sort, et l’ap­pli­ca­tion de ces textes, il y a .. la politique.

    Est-ce une rai­son pour déses­pé­rer ? Non ! Je vois que cer­tains res­tent ouverts !

    Etienne, je com­prends bien que tu fasses un peu l’au­tiste avec mes mes­sages, mais ne veux-tu plus rien entendre que le tirage au sort de la constituante ?

    Bon ok.. mon der­nier post ci-des­sus est en plus tota­le­ment foi­ré (mots absents ou tron­qués, je n’ai pas relu )* mais je sens un embarras…
    Est-ce gênant de devoir s’U­NIR ou d’en­vi­sa­ger REELLEMENT la pos­si­bi­li­té de la FAIRE???

    Réponds moi s’il te plait ! Je t’en prie ! Tu ne peux pas faire le sourd par ce que ce blog a jugé que c’é­tait BIEN FAIT POUR VOUS !

    • style « mou­ve­ment d’êtres » (de mar­tiens ?!) au lieu de « mou­ve­ment d’être » ou « ce ne peut pas être qu’un mou­ve­ment (de qui, de quoi ???) au lieu « ce ne peut pas être qu’un mou­ve­ment citoyen »

    Eric

    PS :
    Pour la san­té des car­diaques : ne regar­dez pas le télé­film de ce soir mon­trant un beau jury citoyen confir­mer à l’u­na­ni­mi­té la peine de mort pour un accu­sé inno­cent défen­du jus­qu’au bout par Badin­ter : c’est démo­ra­li­sant à l’extrême !

    Réponse
  93. catherine

    Je suis déso­lée Etienne, votre blog n’est pas une suc­cur­sale de chez Jorion mais j’ai­me­rais quand même bien pas­ser le billet que je viens d’ envoyer là-bas mais qui ne pas­se­ra pas à mon avis,catherine no pasa­ran, ça doit être ins­crit dans son logi­tiel, c’est dans la rubrique » qu’est-ce qui aura chan­gé quand on aura sau­vé les banques?important à mon humble avis car ça joue sur les repré­sen­ta­tions men­tales qui construisent notre réel,

    62.

    Ce qui aura chan­gé , c’est qu’il y aura une concen­tra­tion plus forte du pou­voir finan­cier au pro­fit de quelques uns tou­jours plus puis­sants et qui nous le feront sen­tir bien évi­dem­ment de plus en plus fort , point n’est besoin d’être grand clerc pour le devi­ner, je ne connais rien à l’économie et suis bien réso­lue à ne pas perdre mon temps là-dedans, bien que je com­prenne l’utilité de s’y inté­res­ser abso­lu­ment pour cer­tains, si l’on veut com­battre un sys­tème encore faut-il le connaître,et je les remer­cie de m’éviter cette charge, pour moi à mon niveau , c’est de la dis-trac­tion et rien de plus, en revanche pour com­prendre le sys­tème géné­ral qui nous occupe, deux auteurs indis­pen­sables à mon avis , Wie­ner et sa théo­rie de l’information et des mes­sages, Bate­son mer­veilleux anthro­po­logue qui parle de la sys­tè­mie, ça vaut le coup de s’y accro­cher, de lire et relire, une vraie source à laquelle les arti­sans de ce que nous vivons sont allés boire, c’est pour vous dire, ils ont même sou­te­nu des travaux !

    Com­ment peut-on changer ?

    Com­ment les hommes se définissent-ils ?

    Com­ment les évé­ne­ments se lisent-is ?

    Ils se défi­nissent et se lisent en fonc­tion de leur public, et c’est l’environnement qui four­nit les cri­téres d’après les­quels un évé­ne­ment ou un homme se juge, non ?

    Or, cet envi­ron­ne­ment , cette réa­li­té a été tota­le­ment trans­for­mée , pen­sez à vos repré­sen­ta­tions men­tales d’il y a 20–25 ans qu’ont-elles à voir avec celles d’aujourd’hui ?

    La construc­tion de notre réa­li­té y com­pris bien sûr celle de cette réa­li­té finan­cière est une éla­bo­ra­tion faite de mes­sages dis­til­lés de façon répé­ti­tive que nous finis­sons par faire nôtres et qui finissent par pro­duire notre réa­li­té, c’est le ser­pent qui se mord la queue . Nous les inté­grons ces mes­sages plus ou moins mais c’est notre norme de réfé­rence, c’est notre éta­lon obli­gé par toutes les pres­sions envi­ron­nantes, tant que nous ne nous inter­ro­ge­rons pas sur cette norme rien ne changera.

    Ces repré­sen­ta­tions ont quelque chose de tota­li­taire à l’image de notre moi, de notre égo, tota­li­taire avec sa grande armée pour domp­ter les pen­chants mino­ri­taires qui veulent prendre le des­sus et pompent toute l’énergie.

    Mais ce dont il faut se rendre compte c’est que cette réa­li­té pour­rait être autre si nous le vou­lions, il “suf­fit” de pen­ser qu’il y a d’autres pos­sibles, il suf­fit juste de refu­ser ses dik­tats, refu­ser de lui obéir à cette loi qui tue , et pour­quoi refu­se­rions-nous de lui obéir, parce qu’elle porte de très très mau­vais fruits pour une très très grande par­tie de la popu­la­tion et que ça me semble être un argu­ment de poids, en accep­tant de jouer ce jeu fatal nous pre­nons la res­pon­sa­bi­li­té des consé­quences d’un tel choix, en terme de vie cas­sée, broyée, d’environnement dété­rio­ré, d’air irres­pi­rable, de nour­ri­ture empoi­son­née, de liens bri­sés sur l’autel de l’argent roi.

    L’amour est mort mais l’amoureux a ordre de lui sur­vivre, voi­là à quoi ça me fait pen­ser. C’est l’amoureux qu’il faut tuer et lais­ser les portes ouvertes sans limite, sans res­tric­tion, pour aller vers ce qui porte de meilleurs fruits, la joie,l ‘amour la paix pour la majo­ri­té des hommes.

    C’est donc notre envi­ron­ne­ment que nous devons chan­ger, nous et le monde et notre rap­port au monde, si nous offrons d’autres pos­tures, plus humaines et plus res­pec­tueuses des autres,ces dif­fé­rences pro­dui­ront des effets dans les consciences et par voie de consé­quence dans les repré­sen­ta­tions qui elles-mêmes construisent notre réel, la boucle est bouclée.

    Cette crise finan­cière est construite, elle sert des inté­rêts pré­cis, il suf­fit d’observer le mou­ve­ment de concen­tra­tion qui était tout à fait pré­vi­sible et que j’avais pré­vu depuis le début, moi qui suis ignare en matière éco­no­mique, c’est pour vous dire ; ces­sons de vou­loir à toutes fins main­te­nir un sys­tème qui nous étouffe, ces­sons d’obéir à la mort !

    Mer­ci Etienne, nous vou­lons tous que ce monde change et il chan­ge­ra si nous le vou­lons vrai­ment , sinon nous cou­rons à la ruine , nous, les autres, et le monde au pro­fit de quelques uns, peut-être fau­dra-t-il ava­ler quelques cou­leuvres, mais au bout du compte, si ça sert la vie au détri­ment de la mort, n’est-ce-pas cela qui compte ? Il sera tou­jours tou­jours temps de revoir , de cor­ri­ger si le besoin se fait sen­tir, là c’est notre peau qu’il faut sau­ver il me semble !

    Citoyen­ne­ment et vitalement.

    Réponse
  94. catherine

    y’a un gen­til blo­gueur qui l’a envoyé sous un autre pseu­do, mer­ci à vous Etienne, nous allons réus­sir car nous devons réussir !

    Réponse
  95. bernard Uguen

    A Di Giro­la­mo N° 84

    Contre pou­voir parce qu’il s’a­git, aus­si et sur­tout, de contrô­ler les pouvoirs.

    • Ce n’est pas une « usine à Gaz », au contraire je vous ai détaillé des com­pé­tences pré­cises et qui cor­re­pondent à quelque chose dans la vie des citoyens atten­tifs à l’in­té­rêt géné­ral ; ( Enquête publique, CADA, débats publics, com­mu­ni­ca­tions des pou­voirs (locaux ou autres).; contrôle des finan­ce­ments et des sub­ven­tions accor­dés à cer­tianes asso­cia­tions ou organismes…).
    • c’est un pro­jet de ser­vice public de la démo­cra­tie sous la férule des citoyens et non des élus ou des admi­nis­tra­tions . C’est pour cela qu’il faut un bud­get indé­pen­dant, fixé par la loi.
    • c’est un contre pou­voir parce que les élus et les ins­ti­tu­tions ont abais­sé et trans­for­mé les contre pou­voirs actuels en valets de leur arro­gance et de leurs certitudes.
    Réponse
  96. Étienne

    Bon­jour Eric,

    J’é­tais hors de chez moi depuis 48 h. 
    Quelle est la ques­tion ? :o)
    « Est-ce gênant de devoir s’U­NIR ou d’en­vi­sa­ger RÉELLEMENT la pos­si­bi­li­té de la FAIRE ??? »

    Pour l’ins­tant, j’ai le plus grand mal à envi­sa­ger d’adhé­rer à (ou de créer) un par­ti, avec tout le mal que je pense des fac­tions, de leur culte du chef, de la pri­son que sont les par­tis pour la libre pen­sée, de notre ten­dance à tous, presque méca­nique, à fabri­quer d’a­bord des croyances accueillantes qui se trans­forment tou­jours en ortho­doxies excluantes (lire Jean Gre­nier). Je ne vois pas pour­quoi, moi, je serais à l’a­bri de la cor­rup­tion intel­lec­tuelle que je constate dans tous les partis. 

    Pas envie.

    Je pré­fère espé­rer qu’une idée bonne, simple et forte, de la même façon qu’une graine de séquoïa (80 mètres, 1 200 tonnes, 3 000 ans), grosse comme une petite prune au départ, toute fra­gile et expo­sée à tous les écu­reuils pen­dant les pre­miers temps, que cette bonne idée donc puisse se trans­mettre d’un homme à l’autre, par paquets de dix ou cent ou mille, et que finis­sions par être un jour, natu­rel­le­ment, comme frap­pés d’une évi­dence, des mil­lions à avoir enfin com­pris qu’il ne faut À AUCUN PRIX lais­ser les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les limites de leur propre pou­voir. Je trouve ça à la fois simple et tel­le­ment fort que ça devrait être déci­sif. Je trouve à cette idée les qua­li­tés d’une idée qui devrait pou­voir se répandre toute seule, une bonne graine de séquoïa géant :o)

    J’ai l’im­pres­sion d’être arri­vé au bout d’un rai­son­ne­ment. Je dois avoir atteint mon seuil de Peter (le seuil d’in­com­pé­tence, tout le monde a le sien, probablement). 

    Mais créer un par­ti, si ce n’est pas un par­ti très spé­cial (sans pro­gramme et sans chef ?), ce n’est pas pour moi.

    Je ne suis pas sûr d’a­voir répon­du à ta ques­tion ;o)

    Étienne.

    Réponse
  97. Di Girolamo

    « il ne faut À AUCUN PRIX lais­ser les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les limites de leur propre pouvoir ».…..

    « Mais créer un par­ti, si ce n’est pas un par­ti très spé­cial (sans pro­gramme et sans chef »

    @ etienne

    Tu décris là pré­ci­sé­ment ce qu’est la démo­cra­tie et ce qu’in­diquent les articles que j’ai extrait de notre constitution.(commentaire plus haut),notammment le 3 :
    « La sou­ve­rai­ne­té natio­nale appar­tient au peuple qui l’exerce par ses repré­sen­tants et par la voie du référendum.
    Aucune sec­tion du peuple ni aucun indi­vi­du ne peut s’en attri­buer l’exercice. »

    Notre tra­vail poli­tique ne consiste donc pas à créer un par­ti qui de fait se trou­ve­rai deve­nir un élé­ment de la déviance démo­cra­tique (on en rajoute un)
    Mais à pro­mou­voir , for­mu­ler et mettre en oeuvre dans l’ins­ti­tu­tion , à tous ses éche­lons , un outil public de réflexion/expertise/débat per­mett­tant aux cito­tens et à leurs repré­sen­tants de tra­vailler ensemble sur les grands sujets (réap­pro­pria­tion du pou­voir ) .Outil public par­ti­ci­pa­tif , uni­ver­si­té popu­laire des­ti­né à faire vivre concrè­te­ment l’exer­cice de la sou­ve­rai­ne­té ; lieu où les repré­sen­tés forgent leur avis ‚lieu où les repré­sen­tants com­prennent cet avis .

    Réponse
  98. Di Girolamo

    @bernard Uguen

    Mon com­men­taire est une réac­tion rapide et à chaud ;il fau­drait bien sûr échan­ger plus en pro­fon­deur pour bien cer­ner si ma réac­tion est fon­dée ou non et ce qui éven­tuel­le­ment nous sépare …prendre le temps ;
    actuel­le­ment et bien­tôt encore plus , je n’au­rai plus ce temps (enga­gé dans des actions )

    ce n’est pas pour me défi­ler ; je vais bien­tôt lais­ser tom­ber les blogs pour plu­sieurs mois ( à un moment don­né , faut faire des choix si on veut pas trop se sur­me­ner ! bonne continuation.

    Réponse
  99. juan nessy

    @ Etienne : qui ne veut pas fon­der de parti .

    « .. met­tez un Saint Vincent de Paul au pou­voir : il y sera Gui­zot ou Tal­ley­rand !… » ( Proud’hon )

    Hegel , Stir­ner ‚Bakou­nine , Kro­pot­kine , Proud’­hon , … Etienne même filiation ?

    L’a­nar­chisme est rebelle à la conscience , c’est une éner­gie libé­rée en vue de la créa­ti­vi­té qui échappe à tout contrôle à un moment don­né de l’his­toire. Les meilleures oeuvres de l’a­nar­chisme sont celles où la pen­sée anar­chiste et la pen­sée tout court ont fait oeuvre com­mune pour vou­loir l’homme plus libre et la socié­té plus juste .

    Au « fais toi toi même » de l’a­nar­chisme sera tou­jours néces­saire le fameux « connais toi toi même » de Socrate .

    Que Michel Richard me par­donne cet emprunt .

    Réponse
  100. Étienne

    @ Juan

    Je ne connais pas Saint-Vincent de Paul. 
    De ce que je connais d’He­gel, je me sens lit­té­ra­le­ment aux antipodes.

    Stir­ner m’a paru odieux au pre­mier abord, mais comme anti­dote à la tyran­nie et comme graine de résis­tance farouche, je le trouve fina­le­ment très inté­res­sant (plu­sieurs de ses for­mules sont d’ailleurs en train d’app­pa­raître dans ma pré­cieuse page de pépites inclas­sables que j’ap­pelle ‘En vrac’). Mais bon, son égoïsme mala­dif est quand même bien loin de ce qui m’a­nime jour et nuit (une socié­té juste et paci­fiée par le débat).

    Tout ce que je lis de Kro­pot­kine m’en­thou­siame. Je trouve ce type for­mi­dable. Voir « La morale anar­chiste », c’est superbe.

    Proud’­hon ? Pas­sion­nant éga­le­ment. Et à bien des points de vue. Mal­gré quelques zones sombres, d’ac­cord, mais qui donc est par­fait pour pro­non­cer des anathèmes ?

    Il y a plu­sieurs anar­chismes, très dif­fé­rents les uns des autres, mais l’a­nar­chisme qui cherche à CONTRÔLER les pou­voirs, plu­tôt qu’à les détruire, me semble extrê­me­ment sédui­sant, effec­ti­ve­ment : très proche de mes objec­tifs sur la Consti­tu­tion. Mais aucun anar­chiste (que je sache), bizar­re­ment, ne prend le pro­blème comme moi, par la qua­li­té du pro­ces­sus constituant.

    :o)

    Étienne.

    Réponse
  101. juan nessy

    @ Etienne :

    His­to­ri­que­ment la réponse de l’a­nar­chisme à la ques­tion de l’É­tat (ou d’autres formes de pou­voir par essence « tota­li­taires ») a été struc­tu­rée autour des notions de fédé­ra­lisme socié­taire libre (com­munes, régions, nations : rai­son trop tôt ?), de démo­cra­tie directe, auto­ges­tion éco­no­mique et admi­nis­tra­tive, dépas­se­ment des fron­tières par l’in­ter­na­tio­na­lisme (confé­dé­ra­tion des nations… euro­péennes en par­ti­cu­lier, et plus tard celle du monde entier) avec droit de séces­sion autant que de de réunion.

    Dans cette concep­tion de l’a­nar­chisme (où je me recon­nais davan­tage au regard des fon­da­men­taux d’é­tat de récep­ti­vi­té per­ma­nente à la recherche de plus grande liber­té) écrire une consti­tu­tion fon­da­trice d’une nation est qua­si­ment héré­tique car c’est adop­ter la toge de l’en­ne­mi, et c’est enfer­mer dans un car­can la liber­té d’as­so­cia­tion (et de sépa­ra­tion) des individus.

    De Gaulle avait dit à pro­pos de Sartre :
    « On ne met pas Vol­taire en prison ».

    Il me semble que l’a­nar­chisme pour­rait dire aujourd’hui : 
    « on ne met pas la liber­té et l’a­mour des autres en consti­tu­tion ou décalogue. »

    Même si la cage est plus « belle » parce que les geô­liers auraient été tirés au sort, l’oi­seau ne sur­vit pas à la mise en cage.

    Je ne connais pas de pou­voir qui résiste éter­nel­le­ment à la force des conver­gences d’in­té­rêts vitaux… et à la créa­ti­vi­té des anar­chistes en tous domaines.

    Réponse
  102. Étienne

    Juan,

    Vous nous appe­lez, au nom de la liber­té, au nom de la résis­tance à l’op­pres­sion, à renon­cer au concept même de consti­tu­tion. Vous sem­blez voir en l’É­tat, for­cé­ment, un outil de domi­na­tion arbi­traire et injuste.

    Noam Chom­sky com­pare l’É­TAT à UNE CAGE.

    Une cage qui nous enferme, c’est vrai.

    Mais aus­si une cage qui nous pro­tège aus­si, nous tous, une cage qui pro­tège les plus faibles contre des pré­da­teurs exté­rieurs, les plus forts, qui cherchent par tous les moyens à détruire cette cage pour nous dévo­rer (ou plu­tôt de nous faire tra­vailler sans limite à leur place).

    Chom­sky sug­gère donc, avec son intel­li­gence per­çante, d’ÉLOIGNER LES BARREAUX DE LA CAGE, SANS LES DÉTRUIRE, pour créer un vaste espace de liber­tés… bien pro­té­gées.

    Je trouve la méta­phore de Chom­sky parfaite.

    Une bonne Consti­tu­tion repous­se­rait très loin les bar­reaux de notre cage nécessaire.

    Si vous conchiez le droit — la Consti­tu­tion est le plus haut niveau du droit, « le droit du droit », le droit supé­rieur qui peut garan­tir (ou jus­te­ment ne PAS garan­tir si l’on s’en dés­in­té­resse !) que le droit ordi­naire sera juste —, alors, si vous renon­cez au droit, vous pro­gram­mez vous-même la loi du plus fort car les hommes ne sont pas natu­rel­le­ment bons : nous ren­fer­mons TOUS, au moins poten­tiel­le­ment, de l’é­goïsme, du cynisme et même de la cruau­té ; plus ou moins selon les per­sonnes et les moments, c’est vrai, plus ou moins selon les cir­cons­tances, mais assu­ré­ment, per­sonne n’est par­fait ; autre­ment dit, tout le monde est dan­ge­reux en situa­tion de pou­voir.

    Dans l’ex­tra­or­di­naire « Dia­logue aux enfers », Mon­tes­quieu dit à Machia­vel : « Vous admi­rez les grands hommes ; je n’ad­mire que les grandes ins­ti­tu­tions. Je crois que, pour être heu­reux, les peuples ont moins besoin d’hommes de génie que d’hommes intègres. »

    Je ne compte pas sur la ver­tu spon­ta­née d’un homme extra­or­di­naire (ni de plu­sieurs) pour garan­tir la paix civile : pour moi, c’est une uto­pie, cet homme n’exis­te­ra jamais. Je ne compte que sur de bonnes règles qui contrain­dront les hommes au pou­voir à la ver­tu.

    C’est Jere­my Ben­tham qui énon­çait (cette évi­dence, ce truisme, mais très utile quand même) : « on est meilleur quand on est sur­veillé. » Ce pen­seur uti­li­ta­riste avait ima­gi­né le pan­op­tique, sys­tème archi­tec­tu­ral de pri­son, avec des cou­loirs en étoile et un mira­dor cen­tral, avec la pos­si­bi­li­té, mais pas la cer­ti­tude, d’être tou­jours regar­dé, sans voir le surveillant. 

    J’ap­plique cette pen­sée uti­li­ta­riste (« on est meilleur quand on est sur­veillé ») très par­ti­cu­liè­re­ment aux hommes au pou­voir, à pro­por­tion du dan­ger qu’ils consti­tuent pour moi. Je cherche à mettre au point un pan­op­tique poli­tique. Une sorte de Big Bro­ther à l’en­vers, de façon à ce que seuls un tout petit nombre d’hommes aient peur : ceux qui ont (très tem­po­rai­re­ment) le pou­voir, et pas le contraire (où tous ceux qui n’ont pas le pou­voir ont peur).

    __________________

    Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c’est la loi qui pro­tège et la liber­té qui opprime.

    Vous aimez la loi du plus fort, Juan ? 
    (Je sup­pose bien que non…)

    Aimez-vous la liber­té au point de l’a­ban­don­ner, de fait, faute de droit, seule­ment aux plus forts ?

    Pour être effec­tive pour le plus grand nombre, il n’y a de liber­té par­ta­gée que modé­rée, je pense.

    ;o)

    Étienne.

    Réponse
  103. NingúnOtro

    Vous avez cer­tai­ne­ment rai­son, Étienne, mais alors on retourne à la contro­verse actuelle qui ne vous épargne pas non plus et sur laquelle vous avez des opi­nions per­son­nelles qui sont tout à fait res­pec­tables mais qui ne plaisent pas pour autant à tout le monde.

    Quelles actions et acti­vi­tés sont oppor­tunes et néces­saires pour éta­blir cette cage dorée, même avec des bar­reaux éloignés ?

    Pour­quoi une action pour influen­cer dans la com­po­si­tion de l’é­quipe de main­te­nance de la « cage dorée » qu’est l’U­nion Euro­péenne vous parait inutile au point de refu­ser votre col­la­bo­ra­tion à un tel effort ? Parce que l’ou­til néces­saire à une telle action risque d’être impar­fait et pour­rait être peut-être détour­né de sa fonc­tion principale ?

    Il ne faut pas avoir peur de la pos­si­bi­li­té d’é­chouer… la seule garan­tie de ne pas abou­tir… c’est ne jamais commencer.

    Bien­ve­nu à l’a­nar­chisme contem­po­rain (pas dogmatique).

    Réponse
  104. juan nessy

    Pas de méprise , je ne rejette pas le droit . Ma car­rière de fonc­tion­naire m’a même mis en situa­tion de dire et de faire appli­quer le droit, et j’es­père l’a­voir fait effec­ti­ve­ment pour pro­té­ger le faible. Elle m’a appris aus­si que des bar­reaux res­tent tou­jours des bar­reaux, car ils res­tent au ser­vice de ceux qui les ont for­gés, même si le gar­dien est sym­pa­thique et humaniste.

    Je suis sen­sible à l’i­mage des bar­reaux qui s’é­loignent un peu, et ce que vous pro­poses est sans doute une phase idéale de la Constitution.

    Mais pour en reve­nir à la res­tric­tion émise sur l’es­sence des peuples, et rap­pe­ler une pseu­do-bou­tade que j’a­vais faite ici sur la néces­si­té de réécrire la DUDH , je ne peux retrou­ver ma propre cohé­rence entre un idéal anar­cho-liber­taire et votre com­bat que dans une consti­tu­tion mon­diale qui écri­rait les bar­reaux comme vous le proposez.

    C’est dire si l’ar­ri­vée est encore loin­taine, mais comme la fin est exal­tante et digne.

    Barack Oba­ma qui prête encore ser­ment sur la bible sera-t-il confron­té à un Etienne africain ?

    Je vous sou­haite d’au­tant plus volon­tiers bonne route que la mienne a des pers­pec­tives soeurs des vôtres.

    Ni Dieu(x) , ni maître(s) !

    Réponse
  105. NingúnOtro

    On est meilleur, quand on sait qu’on a le devoir de se sur­veiller soi-même pour ne pas pié­ti­ner les droits d’autrui.

    Pour un anar­chiste, il n’y a point liber­té sans responsabilité.

    Un anar­chiste ne peut être libre… que lorsque sa conscience ne lui dicte pas d’autres prio­ri­tés que sa volonté.

    Réponse
  106. Étienne

    Nigun, je vous com­prends, mais je crois que vous rêvez debout. Votre péti­tion de prin­cipe est belle, mais elle ne garan­tit rigou­reu­se­ment RIEN (par rap­port à la pro­tec­tion des plus faibles contre les abus de pou­voir, je veux dire).

    Je n’ai aucune confiance dans la ver­tu spon­ta­née des hommes (même si je l’ob­serve par­tout, évidemment). 
    Je n’ai aucune confiance dans votre conscience (ni dans la mienne !), tout ça est trop fra­gile, trop éphé­mère, trop inconstant.
    Je ne compte pas dessus.
    Le pou­voir cor­rompt, on n’en sort pas : 
    il faut tenir compte de cette réa­li­té dont la régu­la­ri­té extrême fait la pré­vi­si­bi­li­té parfaite.

    Le droit ne sert pas quand tout va bien (quand les hommes sont vertueux).
    Le droit sert quand tout va mal, et il ne sert que dans ces cas-là. 
    Il faut com­prendre cela : on n’é­crit pas le droit en fai­sant le pari que tout va bien se pas­ser. Un juriste qui rédi­ge­rait un contrat en étant opti­miste ne ferait pas son tra­vail. Il faut envi­sa­ger le pire, le pré­voir, et le traiter.

    Et je sais (je constate) que la liber­té abso­lue, c’est la souf­france pour (presque) tout le monde, c’est une horreur. 
    La liber­té géné­rale, c’est un rêve de fort, voi­là la véri­té…

    Rien à voir avec l’in­té­rêt général.

    __________

    Nota : comme vous le savez, j’ai dédié la par­tie BLOG (ici) aux thèmes connexes, pas vrai­ment ins­ti­tu­tion­nels (éco­no­miques, phi­lo­so­phiques, socio­lo­giques, etc.). J’ai­me­rais que ce soit le FORUM qui soit le siège pri­vi­lé­gié de nos échanges pro­pre­ment institutionnels.

    Or cette conver­sa­tion, assez impor­tante, sur l’u­ti­li­té (ou l’i­nu­ti­li­té !) (ou la noci­vi­té ?!) de la consti­tu­tion aurait plu­tôt sa place sur le forum, il me semble. C’est pour­quoi, j’ai signa­lé cet échange sur le fil « Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir » et je vous invite à conti­nuer de débattre là.

    Mais bon, c’est vous qui déci­dez puisque toutes ces zones sont libre­ment inter­ac­tives… Et puis, c’est vrai­ment le bor­del sur ce site… :o)

    Ami­tiés.

    Étienne.

    Réponse
  107. gilles

    Liber­té absolue

    Et je sais (je constate) que la liber­té abso­lue, c’est la souf­france pour (presque) tout le monde, c’est une horreur.

    Jus­te­ment Étienne, ne pour­rait-on pas clore le sujet 26 « Étienne tête de liste .… » puisque tu n’es pas can­di­dat d’une part et d’autre part les dis­cus­sions à ce sujet vont bien­tôt atteindre le point de God­Win si cela conti­nue. Plus per­sonne ne convainc per­sonne seule la mau­vaise foi fait encore avan­cer le comp­teur des dis­cus­sions monologues.

    Je t’as­sure Étienne que quand je regarde ce sujet, je pense main­te­nant à chaque fois « Étienne tête de Turc …

    La réponse à la ques­tion d’A­JH est NON. Conti­nuer à contri­buer sous ce sujet est contre-pro­duc­tif à tous égards.

    Ne pour­rait-on pas rem­pla­cer cela par plu­sieurs sujets

    dont

    - « Sor­tir de l’U­nion Euro­péenne », celui-là existe

    - « Une Assem­blée Consti­tuante tirée au sort pour consti­tuer l’U­nion Euro­péenne » sujet à créer

    - « Pour une Confé­dé­ra­tion Euro­péenne » à créer

    - « Le mou­ve­ment des forums d’É­tienne Chouard doit-il sou­te­nir une liste aux élec­tions euro­péennes ? » à créer

    autres idées bienvenues !

    Cor­dia­le­ment

    Réponse sou­hai­tée

    Gilles

    Réponse
  108. catherine

    Un beau texte, Étienne, que je me per­mets de sou­mettre aux blogueurs :

    Per­sonne ne veut être méchant, et ceux qui n’en agissent pas moins de façon méchante tombent dans un absur­dum morale — dans l’absurdité morale. Celui qui fait cela est en réa­li­té en contra­dic­tion avec lui-même et avec sa rai­son, et, selon Kant, il doit donc se mépri­ser lui-même. Que cette peur du mépris de soi-même puisse ne pas être suf­fi­sante pour garan­tir la léga­li­té est une évi­dence : mais tant qu’on évo­lue dans une socié­té de citoyens res­pec­tant la loi, on sup­pose en quelque sorte que le mépris de soi-même fonc­tionne. Bien sûr, Kant savait que le mépris de soi-même, ou plu­tôt la crainte d’avoir à se mépri­ser, ne fonc­tion­nait très sou­vent pas, et il l’expliquait en disant que l’homme peut se men­tir. Il a donc esti­mé que la “vraie souillure de notre espèce” était la faus­se­té, la facul­té de men­tir. Au pre­mier abord, cette affir­ma­tion semble très sur­pre­nante parce qu’aucun de nos codes éthiques ou reli­gieux (à l’exception de celui de Zoroastre) n’a jamais conte­nu un com­man­de­ment comme”Tu ne men­ti­ras pas” — sans comp­ter que non seule­ment nous mais tous les codes des nations civi­li­sées ont pla­cé le meurtre en tête de la liste des crimes humains. Assez bizar­re­ment, Dos­toïevs­ki semble avoir par­ta­gé — sans bien sûr la connaître — l’opinion de Kant. Dans les frères Kara­ma­zov, Dimi­tri K, demande au Sta­rov : ” Que faire pour être sau­vé ?” Et le Sta­por répond : ”Par des­sus tout, NE JAMAIS SE MENTIR à SOI-MÊME.”

    Han­nah Arendt, ”Res­pon­sa­bil­té et jugement”.

    Réponse
  109. A-J Holbecq

    j’ap­prouve tout à fait le mes­sage 110 de Gilles

    AJH, ini­tia­teur maheu­reux de ce fil sur le forum 🙁

    Réponse
  110. Étienne

    Hum, tech­ni­que­ment, je ne sais pas inter­rompre la pos­si­bi­li­té de com­men­ter un fil de forum punbb (pour stop­per les méta­stases, mais en gar­dant l’his­toire des échanges).

    Ce serait dom­mage de sup­pri­mer ce fil où il s’est dit des choses fort inté­res­santes, je trouve, notam­ment sur ce que devraient être les sta­tuts — la Consti­tu­tion — d’un mou­ve­ment exem­plaire (un par­ti sans chef, sans police de la pen­sée, sans ligne poli­tique autre que la qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant), sorte de labo­ra­toire démo­cra­tique des contre-pou­voirs que nous deman­dons pour la Cité…

    Vous êtes trop sévères, je pense, en décla­rant ce fil mal­heu­reux ou contre­pro­duc­tif : c’est contre­pro­duc­tif pour être élu, peut-être, mais si on s’en fiche, c’est pro­duc­tif pour d’autres réflexions.

    Et quand aux phases désa­gréables sur le ton « Étienne tête de turc », je com­mence à avoir le cuir épais ;o)

    La graine que nous culti­vons est celle d’un séquoïa géant, j’en suis sûr.

    Ce que je peux faire, c’est deman­der aux inter­ve­nants de ces­ser d’in­ter­ve­nir sur ce fil-là, s’ils le veulent bien, parce qu’il tourne en rond et mobi­lise trop d’éner­gie « à côté » de mon sujet central.

    Mer­ci d’exis­ter :o)

    Étienne.

    Réponse
  111. catherine

    « Un enfant qui naît, aujourd’hui, en Grande-Bre­tagne, a dix fois plus de chance d’être admis dans une ins­ti­tu­tion psy­chia­trique qu’à l’université… On peut consi­dé­rer cela comme l’indication du fait que nous ren­dons nos enfants fous de façon plus effi­cace que nous ne les édu­quons. Peut-être est-ce d’ailleurs notre manière de les édu­quer qui les rend fous ».

    Ronald Laing, fon­da­teur de l’antipsychiatrie.

    C’est à pleu­rer, non ? Il faut qu’on se bouge, ça ne peut pas durer, j’en ai marre, vrai­ment marre de cette nau­séeuse réalité !

    Réponse
  112. A-J Holbecq

    Ami,
    Tu dois bien pou­voir « vérouiller » ce fil 26 .. pas le supprimer ?

    Réponse
  113. gilles

    Pour ver­rouiller, dépla­cer ou épin­gler la dis­cus­sion, c’est lar­ge­ment pos­sible. Je ne suis pas du tout un spé­cia­liste de PunBB, je n’y connais rien. Mais j’ai trou­vé ceci avec Google :

    http://​forum​.webran​kin​fo​.com/​e​p​i​n​g​l​e​r​-​s​u​j​e​t​-​s​o​u​s​-​p​u​n​b​b​-​t​3​6​5​8​4​.​h​tml

    http://​www​.punbb​.fr/​f​o​r​u​m​s​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​i​d​=​1​575

    Je crois qu’il serait pré­fé­rable de créer une sec­tion « Dis­cus­sions closes » ou for­mu­la­tion simi­laire et d’y dépla­cer et de vér­rouiller, puisque c’est pos­sible, le sujet 26 « Étienne tête de liste … ». Le pro­blème tech­nique est du res­sort d’É­tienne, main­te­nant, est-ce que cela doit-il faire l’ob­jet d’un débat ?

    Disons que oui pour res­ter dans le pur esprit démo­cra­tique qui nous anime, même si c’est un peu trop for­ma­liste à mon goût.

    Réponse
  114. Di Girolamo

    @ etienne

    j’au­rai aimé ‚si vous le vou­lez bien, avoir votre réac­tion sur mes com­men­taires n°91 et 100

    L’i­dée sous jacente étant de por­ter le com­bat poli­tique (donc le nôtre) sur la pro­mo­tion , la reven­di­ca­tion, la for­mu­la­tion et la mise en oeuvre d’un outil public par­ti­ci­pa­tif de recherche et déve­lop­pe­ment sociétal.

    Nous ne pou­vons pas dis­so­cier, sur­tout aujourd’­hui, l’or­ga­ni­sa­tion de la démo­cra­tie et l’exer­cice de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire des grands enjeux glo­baux que sont la fin pro­gramm­mée des res­sources et le réchauf­fe­ment cli​ma​tique​.La démo­cra­tie ne peut consis­ter aujourd’­hui qu’à faire par­ti­ci­per l’en­semble des citoyens à la réflexion et l’ef­fort de recherche socié­tale que ces enjeux rendent obli­ga­toire et urgent.

    Réponse
  115. eric delorme

    Mer­ci de ta réponse et de ton écoute constante, Etienne, qui m’ont fait rire de mon jeu d’impatience…

    Je vois qu’entre-temps, tu as su démon­trer encore une der­nière fois si c’é­tait utile, la néces­si­té de base d’une Consti­tu­tion, non pas pour gou­ver­ner, mais pour NOUS gou­ver­ner ET (pour résu­mer..) RIEN D’AUTRE.

    Je vois aus­si que s’est accé­lé­rée la cris­pa­tion sur la pos­si­bi­li­té de créer un par­ti mou­ve­ment sans par­ti, au point de fer­mer un des titres de ce site.

    Cepen­dant, ta volon­té de NE PAS DETRUIRE ce fil, mais de blo­quer pour renaître autre­ment, prouve – presque ton pres­sen­ti­ment, Etienne ? – qu’il faut que la graine meurt en terre pour germer…

    Réponse
  116. eric delorme

    Alors sans doute moi aus­si, à peine arri­vé, je vais momen­ta­né­ment par­tir d’i­ci et des sites d’AJ HOUELBEQ et Ph. DERUDDER, de ces mer­veilleux échanges d’hu­ma­ni­té cher­chant leur œuf, pour faire ger­mer au calme (je t’en­voie ce mes­sage par mail d’ailleurs) ce que je consi­dère TROP URGENT et qui doit bien être LE DÉBUT (ŒUF)d’un MOUVEMENT d’U­NION, dont à la façon d’une graine dans mes propres terres, vous avez ins­pi­ré les DEUX PÔLES du tri­angle qu’il constitue…

    Ose­rais-je alors faire cela sans vous ? D’a­bord, je ne vous crois mal­heu­reux de fer­ti­li­ser les autres, même si cela donne peut-être un autre arbre qu’un Séquoïa ! Mais sur­tout, si mon action porte vrai­ment une capa­ci­té d’u­nion, com­ment croire que nous pour­rons res­ter long­temps éloignés !

    Oui, comme ce site et tant d’autres actions l’ap­prennent, une ges­ta­tion prend du temps et demande autant d’ombre que de « lumière » du silence. Je visua­lise ain­si une marche lente – à la façon de Gand­hi, s’il fal­lait don­ner une image autant de mesure que de puis­sance. J’ai donc espoir « sans attendre ».

    Cepen­dant, avant de tour­ner mes semelles, et pour être sûr que j’au­rai TOUT dit du FOND de mes ques­tions (car des mil­liers de posts n’y ajou­te­raient rien, si ni le lieu, ni l’heure ne sont pro­pices à cette écoute), je veux sou­mettre à votre ques­tion­ne­ment, dans une forme visuelle de SYMBOLE la plus pré­gnante pos­sible, le fon­de­ment de ce mouvement.

    Si alors, il fait écho, je serai bien heu­reux de voir Etienne ou celui qui le vou­dra, ouvrir un NOUVEAU FIL de forum sur ce sujet.

    Voi­ci, livré d’a­bord brut en pâture, ce SYMBOLE..
    Et dans le post sui­vant, pour ceux que le sujet inter­pelle ou qui se pré­parent à en débattre, cer­tains commentaires :

            LA RELATION DES HUMAINS
           "les veilleurs de pouvoir"
                   I       I
                  I         I
                 I           I
                I             I
         L'ART             LA SCIENCE DE VIE

    La beau­té d’exis­ter par Analogie

                           Abondance Econome
    Réponse
  117. eric delorme

    Pré­ci­sions de la figure ci-avant (pas facile la géo­mé­trie sur un forum!)

    L’art est relié à « la beau­té d’exister »

    La Science de vie « par Ana­lo­gie » est reliée à
    l’a­bon­dance économe

    Mer­ci de votre compréhension

    Réponse
  118. eric delorme

    Il pour­ra donc sem­bler que je pro­pose (impose ?) un bloc de cer­ti­tudes tout seul. Que je me fais géné­ti­cien du gou­ver­ner humain (cf après pour­quoi). Pour toute ces ques­tions-là, je fais confiance aux dia­logues de forum, si un fil doit exis­ter. Et autant à l’é­vi­dence que comme tout humain, ma liber­té n’est belle qu’a­vec la liber­té de tout et de tous ; aus­si, libre moi-même, je me suis d’a­bord sen­ti libre d’être ins­pi­ré par vos propres libertés !

    Dans ce mou­ve­ment, la plu­part (seul le des­tin pour­ra répondre : toutes les injonc­tions d’E­tienne sur le par­ti sans par­ti sont CERTAINES.

    C’est bien sûr une pro­gram­ma­tion consti­tuante, que ce Mou­ve­ment por­te­rait, « à ta manière » Etienne et de tout le tra­vail impres­sion­nant de groupe de ce site, MAIS AVEC tout-de-même un GROS rajout 😉 … Pour­tant « petit » et sou­vent mépri­sé dans les faits…

    Un rajout – petit et sans gêne en plus ! – IMPOSÉ, PAS TIRÉ AU SORT, PAS DÉMOCRATIQUEMENT DÉBATTU, PLUTÔT ARISTOCRATIQUEMENT ÉTABLI (tout comme éta­blir le tirage au sort au des­sus de tout), mais bien sûr à vali­der par élec­tion du Mou­ve­ment et/ou (dif­fi­cile de pré­voir où le vent souf­fle­ra) par un réfé­ren­dum démo­cra­tique au centre de la néces­si­té d’une nou­velle constitution.

    Ce rajout est UN NOYAU.

    Et tout véri­table noyau, aus­si petit soit-il, com­porte un pro­gramme… Mais pas n’im­porte lequel…

    Ose­rais-je dire celui à la base de la vie ? Dans toute cel­lule, dans toute matière humaine et naturelle.
    En tout cas, sa plus sin­cère imi­ta­tion, basée sur UNE RÉELLE EXPÉRIMENTATION.
    Ain­si TOUT LE CONTRAIRE d’un pro­gramme de par­ti, d’un pro­gramme de pou­voir, d’un pro­gramme de mani­pu­la­tion… S’IL RESPECTE UNE ANALOGIE de la vie, qu’on insère AU SEIN de la Consti­tu­tion pour écrire AUTOUR.

    CE NOYAU, c’est le Tri­angle écrit plus haut dans la mem­brane de notre culture EUROPÉENNE.

    Réponse
  119. eric delorme

    Ouvrir son cœur, ouvrir son regard peut être offert à tous et tous en sont capables : bien sûr c’est cela l’ÉGALITÉ humaine!!! Oh oui !

    Mais encore faut-il que ceux qui ont pei­né pour SE LIBÉRER EUX-MÊMES de leurs propres limites et peurs, puissent AU MOINS ins­crire quelque part LA CARTE du chemin.

    C’est bien pour­quoi, on ne peut pas lais­ser « au hasard du débat « LA SEULE CHOSE qu’on ne vali­de­rait plus comme un hasard – mais bien comme une EXPÉRIENCE ATTESTÉE de ce qui crée l’HARMONIE, dans ce que nous recon­nais­sons la « sagesse » d’entre nous. Libre à cha­cun d’assumer ou d’élire ! !!

    La sagesse, c’est comme la liber­té – celle qui est libre de Soi comme de tous – c’est ce qu’il y a plus dur à assu­mer : car c’est la der­nière des choses que l’homme connaît et c’est pour­tant la pre­mière, que l’ouverture du cœur et du regard lui offre de goûter…

    De cette « Sagesse » mot qui ne garan­tit rien par ailleurs, il y a DEUX VISAGES OPPOSÉS qui en émergent : Le « machia­vel » ou « dia­bo­lique » pour en divi­ser les res­sources et en voler les pou­voirs ; et le « mon­tes­quieu », »l’harmoniste ou l’esprit de syn­thèse » pour en « imi­ter » au plus près et « de mieux en mieux avec le temps de l’histoire qui lui apprend » la CAPACITÉ de vie et de (mort)renouvellement INDESTRUCTIBLE.

    Mais l’é­chelle pla­né­taire et sa rela­tive liber­té mena­cée de mani­pu­la­tion, appelle une syn­thèse encore plus vaste que celle de Mon­tes­quieu, plus proche et plus « osée » de l’analogie de la vie, où TOUT est libre SAUF le noyau…

    Cer­tains y ver­ront peut-être, à l’heure du rêve de fusion solaire, le conflit pro­mé­théen qui nous attend sans délai, entre ceux qui veulent s’accaparer ce » noyau » et ceux qui veulent lui rendre SA LIBERTÉ NATURELLE, source de toutes nos vies, consciences, joie d’exister mal­gré les peines.

    Réponse
  120. eirc delorme

    COMMENTAIRES pour finir sur le « noyau-pro­gramme » AUTOUR duquel écrire la CONSTITUTION. C’est un tri­angle de forces en par­faite « constitution » :

    LA RELATION HUMAINE

    le mou­ve­ment de veille qui est « sans pou­voir », hor­mis le pou­voir de pro­té­ger la parole de tous, de veiller aux équi­libres, tout l’inverse de la paro­die du conseil consti­tu­tion­nel, car ce doit être effec­ti­ve­ment des hommes qui n’exercent jamais le pou­voir et ne l’exerceront jamais qui en sont membres et, qui plus est, un cer­tain nombre (sinon tous une fois la consti­tu­tion « fixée sur le noyau » ? pos­sible!) sont tirés au sort.. bref le petit Étienne illustré 🙂

    Avec une image volon­tai­re­ment faite pour ne pas plaire, mais qui est bien réelle, si on veut pour­suivre Mon­tes­quieu sans le renier : ce pôle est vrai­ment celui de « la ROYAUTÉ d’ESPRIT ».

    Vous savez, pas la royau­té des rois et des reines de sang en car­ton et en dent de chien qui ont fait « man­ne­quin-modèle » jusqu’à pré­sent ou qui attendent leur retour… (qu’ils rêvent !!!)

    Mais la royau­té, les états « magiques » qui font rêver les enfants ayant la chance d’être aimés en famille ou en socié­té (la tra­gé­die enlève aux autres l’idée d’y croire même à cet âge), qui leur fait lire les contes avec fas­ci­na­tion, même quand vous n’y croyez plus et que vous ne vou­lez plus leur par­ler de cette dimen­sion « supé­rieure » qui serait en nous.

    Mais eux savent bien – ce sont des enfants, ils sont encore UNIS à eux-mêmes – que cette dimen­sion N’EST PAS supé­rieure : ILS LA RESSENTENT en eux et toute la vie ensuite ne sera plus qu’une CONJUGAISON de cette TOUTE-PUISSANCE qui se recom­pose dans le réel en action, en cou­rage, en patience ou qui s’éloigne de plus en plus en haine, en frus­tra­tion, en dépit…

    L’ART

    Pas celui qu’on mar­chande !!! Et on peut noter à quel point – là aus­si – le conflit est prométhéen !
    Car l’art, c’est la maî­trise et l’accomplissement qui fait LA BEAUTÉ en toute chose, en tout humain, en toute acti­vi­té ou non-acti­vi­té, en toute concep­tion humaine et toute réa­li­sa­tion. Ins­crire l’Art comme « expres­sion de son Soi le plus fécond, le plus pro­fond, le plus apte à sa propre vision de beau­té », c’est ins­crire l’AMOUR (la cohé­sion, la vraie) en termes de feu d’inspiration inalié­nable comme second pôle « consti­tuant », donc « légal », immé­dia­te­ment défen­dable par le droit, comme sup­port de l’expression d’exister « pour tout citoyen »

    LA SCIENCE de VIE par ANALOGIE
    = les fon­de­ments de l’ÉCOSOCIÉTAL
    = le « petit « AJH/Derudder illustré » 🙂
    = l’abondance économe
    C’est l’intelligence des « simples » qui ne com­plique pas le réel mais le CONNAÎT du dedans.

    De tout et sur­tout pas de rien, nous pour­rons par­ler ensemble si ces expo­sés éveillent en vous l’envie d’en parler.

    Mer­ci à cha­cun de votre patience d’être allé jusqu’à ce pre­mier point.
    Par­don si j’ai encom­bré l’es­pace pour ceux que j’ai ennuyés.
    Et au-revoir ou adieu selon le des­tin ! Je dis Fra­ter­ni­té à tous et je ne suis pas « maçon » !
    Mais une « espèce d’architecte » un peu fou sans aucun doute !!

    Éric Delorme

    Réponse
  121. Étienne

    @ Di Girolamo,

    Par­don d’a­voir tar­dé à répondre, je n’a­vais pas remar­qué ta ques­tion.

    Tu m’interpelles sur la Consti­tu­tion de 1958 dont tu extrais quelques pas­sages sédui­sants et tu penses qu’elle est bonne mais qu’elle n’est pas appli­quée et que c’est ça le pro­blème : les hommes (mau­vais) qui appliquent mal les (bonnes) institutions.

    Je ne pense pas du tout que le pro­blème vienne des hommes.

    Je n’attends rien des hommes, je ne compte pas sur un homme ver­tueux (tota­le­ment uto­pique), je n’ai confiance qu’en de bonnes ins­ti­tu­tions, hors de por­tée des hommes au pouvoir.

    De bonnes ins­ti­tu­tions doivent être bien armées contre les mau­vais hommes à venir.

    Les hommes (ne) sont (plus) ver­tueux (que) quand ils sont surveillés.

    Il faut par­ti­cu­liè­re­ment sur­veiller (et punir) les hommes au pouvoir.

    Il faut évi­dem­ment pen­ser à sur­veiller aus­si les sur­veillants.

    Il faut sur­veiller les domi­nants plu­tôt que les dominés.

    Des ins­ti­tu­tions qui ne sur­veillent pas les pou­voirs, qui n’inquiètent pas les pou­voirs, qui ne séparent pas les pou­voirs, qui n’affaiblissent pas les pou­voirs, des ins­ti­tu­tions qui font comme si les hommes au pou­voir étaient le plus sou­vent ver­tueux, des ins­ti­tu­tions qui font confiance à la ver­tu des diri­geants, des ins­ti­tu­tions qui font comme si le fait d’avoir le pou­voir était une preuve d’aptitude pour le pou­voir, des ins­ti­tu­tions sans défiance, ces ins­ti­tu­tions sont de mau­vaises institutions.

    Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’écrire les règles du pouvoir.

    ____________________

    Il faut se sou­ve­nir de cet aver­tis­se­ment de la Décla­ra­tion des Droits de l’Homme de 1789 :

    Un pays qui ne sépare pas les pou­voirs n’a pas de consti­tu­tion : il est pro­mis à la tyrannie.

    La consti­tu­tion de 1958 n’est pas une constitution.

    La consti­tu­tion de 1958 est une escroquerie.

    Elle fait semblant.

    Comme la mau­vaise consti­tu­tion euro­péenne, la consti­tu­tion de 1958 com­mence par des phrases léni­fiantes à des­ti­na­tion des gen­tils, des phrases SANS FORCE CONTRAIGNANTE, et les pou­voirs réels qu’elle ins­ti­tue plus loin, faus­se­ment sépa­rés, sont hors du contrôle des citoyens.

    Dans ces deux textes men­son­gers, LES CITOYENS SONT PRIVÉS DE TOUTE INITIATIVE.

    Dans ces deux pré­ten­dues consti­tu­tions, les citoyens n’ont AUCUN MOYEN DE RÉSISTER à un abus de pou­voir entre deux élections.

    Cela se voit par­tout dans le texte de 1958 : ces pou­voirs ont été écrits PAR le futur pré­sident de l’époque lui-même, et POUR lui-même ; et les tares du texte (un régime non pas « pré­si­den­tiel » comme aux USA où les dif­fé­rents pou­voirs peuvent se blo­quer mutuel­le­ment, mais un régime monar­chique où le fait du prince et l’arbitraire sont par­tout), ces tares découlent de cette faute ori­gi­nelle évi­dente : cher­chez QUI A ÉCRIT le texte pour com­prendre ses défauts ; c’est facile, ce n’est pas « complexe ».

    Aujourd’hui, ces tares rédhi­bi­toires, inac­cep­tables, font de l’actuel omni­pré­sident (comme elles l’auraient fait d’un autre) un tyran en for­ma­tion, un homme qui se trans­forme avec le pou­voir, qui change, qui se gonfle, qui se bour­soufle d’orgueil, et qui manœuvre quo­ti­dien­ne­ment pour maî­tri­ser fina­le­ment tous les contre-pou­voirs : les ministres, les par­le­men­taires, les juges, les pro­fes­seurs, les ban­quiers, les jour­na­listes, les ins­ti­tuts de son­dage et d’information, les résis­tants de tout poil…

    Arrê­tez de prendre la consti­tu­tion de 1958 comme une réfé­rence, arrê­tez de prendre au mot ses pro­cla­ma­tions limi­naires creuses (sans force) : ce texte est une filouterie.

    Mon­tes­quieu nous avait pré­ve­nu : tout pou­voir est por­té à en abu­ser, tout pou­voir va jusqu’à ce qu’il ren­contre une limite.

    La Consti­tu­tion est pré­ci­sé­ment le (seul) texte capable de défi­nir et garan­tir cette limite.

    Mais tout le monde se fout de « qui écrit les limites ».

    Alors, tout le monde va souffrir.

    Et d’un cer­tain point de vue, c’est bien fait.

    Les abus ces­se­ront quand nous nous lèverons.

    On ne graisse que l’essieu qui grince.

    Les pou­voirs s’autonomisent parce que le peuple (tout à la fois négligent et désar­mé) se dés­in­té­resse de l’écriture de ce texte qui est pour­tant LE SEUL qui pour­rait le pro­té­ger des abus de pou­voir, en lui lais­sant poser lui-même les ques­tions, au moment qu’il juge bon.

    Quand le prince (exé­cu­tif ou assem­blée) garde le mono­pole des ques­tions, quand il est le seul à déte­nir l’initiative, alors, il s’approprie le vrai pou­voir et rend tous les autres pou­voirs factices.

    Le réfé­ren­dum à l’initiative du prince (ou d’une assem­blée de notables) — le seul qui soit pré­vu dans la consti­tu­tion de 1958 — est un césa­risme : c’est une tri­che­rie, un leurre.

    Le seul réfé­ren­dum qui vaille, la vraie marque démo­cra­tique, le seul objec­tif valable que devraient pour­suivre les citoyens en quête d’émancipation, — tota­le­ment absent de la consti­tu­tion de 1958, même « réfor­mée » — est le réfé­ren­dum d’initiative populaire.

    Tout le reste n’est que manœuvre et magouille contre l’intérêt général.

    Or (étran­ge­ment ou logi­que­ment ?), aucun par­ti, aucun syn­di­cat, aucune asso­cia­tion (ou presque), ne défend le réfé­ren­dum d’initiative populaire.

    Deman­dez-vous si vos « repré­sen­tants » vous défendent réel­le­ment ou s’ils vous trompent et vous volent comme au coin du bois.

    Auquel cas, il fau­dra bien vous défendre vous-même.

    Com­ment se fait-il que les syn­di­cats ne réclament pas — ardem­ment et prio­ri­tai­re­ment ! — le RIC, le réfé­ren­dum d’initiative citoyenne ?

    Cet outil, cen­tral et déci­sif, le RIC, don­ne­rait pour­tant au peuple le moyen défi­ni­tif de venir à bout lui-même des injus­tices éco­no­miques et sociales : une à une !

    Pour­quoi les syn­di­cats et les asso­cia­tions, comme les « intel­lec­tuels » et les jour­na­listes, pour­quoi toutes ces « sen­ti­nelles du peuple » ne défendent-ils pas le réfé­ren­dum d’initiative populaire ?

    C’est para­doxal.

    C’est inco­hé­rent.

    C’est incom­pré­hen­sible.

    Auraient-ils donc un inté­rêt per­son­nel à pro­té­ger, avec cette déro­bade sys­té­ma­tique, avec ce déni de démocratie ?

    Sûre­ment, car ce ne sont pas des sots.

    Déci­dé­ment, il n’y a pas grand-chose à attendre de la repré­sen­ta­tion pour contrô­ler les pou­voirs : la vigi­lance ne se délègue pas.

    Le pro­ces­sus consti­tuant doit être libé­ré de l’emprise des partis.

    Il faut sépa­rer le pou­voir consti­tuant des pou­voirs constitués.

    L’Assemblée Consti­tuante doit être tirée au sort.
    .

    Étienne.

    Réponse
  122. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Je tire ce qui suit du site « vie publique »

    Il existe trois types de réfé­ren­dum (Pro­cé­dure de vote per­met­tant de consul­ter direc­te­ment les élec­teurs sur une ques­tion ou un texte, qui ne sera adop­té qu’en cas de réponse positive.) :

    * Le réfé­ren­dum légis­la­tif : pré­vu à l’article 11 de la consti­tu­tion, il per­met au pré­sident de la Répu­blique, sur pro­po­si­tion du gou­ver­ne­ment ou pro­po­si­tion conjointe des deux assem­blées, de sou­mettre au peuple un pro­jet de loi de texte légis­la­tif dépo­sé au Par­le­ment à l’initiative du gou­ver­ne­ment. qui peut por­ter sur dif­fé­rents sujets ( l’organisation des pou­voirs publics, la poli­tique éco­no­mique et sociale de la nation et les ser­vices publics y concou­rant, ou auto­ri­sant la rati­fi­ca­tion de trai­tés inter­na­tio­naux). Si la réponse est posi­tive, la loi est adop­tée. Le géné­ral de Gaulle a uti­li­sé, dans des condi­tions contro­ver­sées, cet article pour révi­ser la consti­tu­tion (en 1962, pour l’élection du pré­sident au suf­frage uni­ver­sel réponse posi­tive ; en 1969, pour réfor­mer le Sénat et les régions, réponse négative).

    * Le réfé­ren­dum consti­tuant : pré­vu à l’article 89 de la consti­tu­tion à l’initiative du pré­sident de la Répu­blique ou des assem­blées, il per­met sa révi­sion. Le réfé­ren­dum inter­vient après le vote, dans les mêmes termes, par les deux assem­blées, du texte de révi­sion pro­po­sé. Si la réponse est posi­tive, la révi­sion est adoptée.

    * Le réfé­ren­dum d’initiative popu­laire : il existe en Ita­lie, en Suisse, en Autriche, mais pas en France. Il est carac­té­ri­sé par son ini­tia­tive qui appar­tient au peuple et peut por­ter sur dif­fé­rents domaines (légis­la­tif ou consti­tuant). Les pro­cé­dures peuvent varier, mais on peut déga­ger des étapes géné­rales : les ini­tia­teurs d’un pro­jet doivent réunir un nombre pré­éta­bli de signa­tures sou­te­nant le texte envi­sa­gé (péti­tion) ; si ce nombre est atteint, les pou­voirs publics sont tenus d’organiser un réfé­ren­dum ; en cas de réponse favo­rable au texte, le Par­le­ment doit néces­sai­re­ment dis­cu­ter d’une modi­fi­ca­tion de la loi dans le sens indi­qué par le réfé­ren­dum. Un réfé­ren­dum de ce type était pro­po­sé dans le pro­jet de consti­tu­tion euro­péenne sou­mis au vote des Fran­çais le 29 mai 2005 : un mil­lion de citoyens issus d’un nombre signi­fi­ca­tifs d’États de l’Union euro­péenne pou­vaient deman­der à la Com­mis­sion euro­péenne de pré­sen­ter une pro­po­si­tion de texte euro­péen sur une ques­tion qu’ils esti­maient nécessaire.

    Aux côtés de ces trois types de réfé­ren­dum, il faut évo­quer, pour la France, l’existence du  » réfé­ren­dum déci­sion­nel local « . En effet, la réforme consti­tu­tion­nelle du 28 mars 2003 a recon­nu à toutes les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales la pos­si­bi­li­té de sou­mettre à leurs élec­teurs tout pro­jet de texte (acte ou déli­bé­ra­tion) rele­vant de sa com­pé­tence (art. 72–1). La loi orga­nique (Caté­go­rie de lois, pré­vues par la Consti­tu­tion, dont l’objet est de pré­ci­ser les condi­tions d’application de la Consti­tu­tion.) du 1er août 2003 a pré­ci­sé les moda­li­tés d’organisation de ces référendums.

    Il appa­rait net­te­ment qu’il manque non seule­ment le RIP en France, mais aus­si qu’il fau­drait une forme de RIP à « choix mul­tiples » … et peut être même à « pour­cen­tages » (par­fois j’ai envi de don­ner 70⁄30 ou 80⁄20 ou.. sur une pro­po­si­tion référendaire)
    Yvan, tu ty mets ?

    Réponse
  123. Di Girolamo

    Salut etienne , mer­ci de répondre !

    je t«  ‘inter­pelle sur la Consti­tu­tion de 1958 dont (tu) j’ extrais quelques pas­sages sédui­sants et (tu) penses qu’elle est bonne »
    C’est bien sur ces pas­sages sédui­sants, uni­que­ment là des­sus et les pers­pec­tives que cela ouvre , que je sou­haite avoir ton avis ; pas sur la consti­tu­tion de 58 .

    Je passe ci des­sous un texte que j’en­voie actuel­le­ment à la presse locale concer­nant l’ac­tion en cours que j’i­ni­tie loca­le­ment ; cette action n’est pas éloi­gnée de ces « pas­sages sédui­sants » et cherche à créer et péré­ni­ser un outil PUBLIC local de réflexion GLOBALE impli­quant les élus et les citoyens.

    Les réfé­ren­dums dont parle A‑J Hol­becq n’ont d’in­té­rêt que fon­dés dans des pra­tiques per­ma­nentes et une culture de réflexion glo­bale citoyennne offi­cielle , ins­ti­tu­tio­nelle , que ces pas­sages sédui­sants nous invitent à mettre en place ..et réaf­fir­mer dans une consti­tu­tion que nous tous citoyens élus et non élus pré­pa­re­rions ensembles.

    Autre chose : la démo­cra­tie , la vie démo­cra­tique , la consti­tu­tion , la manière ‚la méthode pour la rédi­ger etc tout cela est com­plè­te­ment dépen­dant du contexte , de la situa­tion his­to­rique des peuples ..C’est parce qu’au­jourd’­hui nous sommes dans une situa­tion his­to­rique UNIQUE ‚NOUVELLE,ET DANGEREUSE qu’on peut espé­rer te don­ner rai­son et par­faire notre démo­cra­tie et donc notre constitution.

    La copie col­lée du texte pour presse locale :

    La « Crise » ?

    D’un Désordre Glo­bal … à des Solu­tions Locales

    Le 26 mars 2009 à 19 h 30 aura lieu à la salle des fêtes de Lemps, en pré­sence de Mon­sieur Fran­çois Auguste Vice Pré­sident de la Région Rhône Alpes, une soi­rée vidéo ou sera pro­je­té un mon­tage de nom­breuses vidéos cap­tu­rées sur internet.

    Cette soi­rée à Lemps est une pre­mière et s’ins­crit dans le cadre d’une
    expé­ri­men­ta­tion sou­te­nue par la Région Rhône Alpes.

    Elle est orga­ni­sée par les élus et quelques habi­tants à l’initiative de l’association Orga­ni­ser la Démo­cra­tie Par­ti­ci­pa­tive et s’adresse à toute la popu­la­tion de la Commune.

    Chaque film vidéo sera gra­vé sur un DVD et ser­vi­ra à orga­ni­ser des soi­rées sur d’autres Com­munes de notre ter­ri­toire ; l’expérience cible les Com­mu­nau­tés de Com­munes du Tour­no­nais, St Féli­cien et environs.

    Le « film  » est réa­li­sé de telle sorte qu’il explique l’expérimentation et lance une proposition.
    Le mes­sage cen­tral de ce film montre que nous entrons dans un moment unique de notre his­toire : après des années de rela­tive insou­ciance, « la crise » est là , bien plus pro­fonde qu’une simple crise éco­no­mique : nos socié­tés ont pu ces der­nières années grâce au pétrole ren­trer dans un cycle de crois­sance indé­fi­ni por­tant l’espoir d’un « pro­grès pour tous » ; mais force est de consta­ter qu’aujourd’hui les limites du sys­tème appa­raissent au grand jour : les res­sources natu­relles , l’or noir pétro­lier…. s’épuisent , le cli­mat com­mence un pro­ces­sus inquié­tant de dérè­gle­ment , la terre l’eau,l’air ‚notre ali­men­ta­tion … sont pol­lués … Les inéga­li­tés et la pau­vre­té se creusent …. Le sys­tème éco­no­mique et finan­cier se décon­necte de la réa­li­té et devient fou …

    Face à ce désordre Glo­bal qui com­mence, une réponse pos­sible est celle de l’action soli­daire Locale ; nous pou­vons loca­le­ment recons­truire des acti­vi­tés et des emplois, un envi­ron­ne­ment natu­rel et humain plus qua­li­ta­tif … à condi­tion de nous en don­ner les moyens.

    Grâce à la vidéo et l’infinie richesse des docu­ments édi­tés sur inter­net, les élus locaux et les habi­tants des com­munes et de leurs quar­tiers peuvent se pen­cher ensemble sur ce pro­blème, dans un cadre public et convi­vial qu’est la commune.

    Le mes­sage du film et la pro­po­si­tion qui y est expli­ci­té est donc double : une face noire mais mal­heu­reu­se­ment réa­liste décri­vant la situa­tion pla­né­taire telle qu’elle est et telle que les experts et les scien­ti­fiques la décrivent, une face ouverte, volon­ta­riste, don­nant à espé­rer mon­trant qu’à condi­tion de réflé­chir et s’organiser loca­le­ment nous pou­vons inver­ser la situation.

    Réponse
  124. juannessy

    @ Di Girolamo :

    Sans vou­loir mini­mi­ser la puis­sance créa­trice des habi­tants de Lemps (en Ardèche ?), pour se don­ner les moyens de trou­ver la parade au désastre glo­bal, j’a­voue être davan­tage ras­su­ré par l’im­pli­ca­tion de la Région Rhône-Alpes dans cette démarche.

    De ce point de vue, j’ai­me­rais avoir vos appré­cia­tions du poids confé­ré à des régions élar­gies et à onze métro­poles urbaines par le futur rap­port de la com­mis­sion Balladur.

    L’a­ve­nir, qui pour­rait être un débat inté­res­sant des futures élec­tions euro­péennes, peut-il pas­ser par une har­mo­ni­sa­tion admi­nis­tra­tive fran­co-alle­mande (Län­der et régions), un har­mo­ni­sa­tion équi­va­lente en terme d’a­mé­na­ge­ment du ter­ri­toire (fran­co-alle­mand) et la reprise de pou­voir de ces deux peuples (à défaut de consen­sus euro­péen) grâce, enfin, au RIC à la mode suisse par exemple ? Ce pour­rait être un nou­veau trai­té fran­co alle­mand pour enter­rer le trai­té de Lis­bonne et son péché mar­chan­di­sant originel.

    Mais, je crains d’être encore plus ambi­tieux que les habi­tants de Lemps qui est mal­gré tout peut être jume­lée avec une com­mune allemande !

    Réponse
  125. Di Girolamo

    @ juan­nes­sy

    Ce qui compte ce n’est ni son poids ni sa taille, pour les indi­vi­dus comme pour les régions mais la capa­ci­té de poser les bonnes ques­tions ; quelles sont aujourd’­hui les bonnes questions ?

    Celles qu’on ne pose jamais !

    Et que vont se poser ensemble les habi­tants de Lemps et leurs élus dans le cadre d’un outil poli­tique qui s’expérimente.

    Les ques­tions tech­niques (élar­gis­se­ments des régions, har­mo­ni­sa­tion admi­nis­tra­tives, etc.) n’ont aucun inté­rêt en soi ; encore une fois dans la crise actuelle, ce qui compte, c’est le diag­nos­tic glo­bal et la recherche socié­tale ; les bonnes ques­tions, les bonnes méthodes et les bons outils pour y répondre.

    Une démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive dédiée à la recherche socié­tale, à la recherche du sens me semble être la seule démarche inté­res­sante ; toutes les solu­tions tech­niques, élar­giss­ment de ci, gre­nelle de ça, déve­lop­pe­ment durable par ci etc etc. sont des pis-aller, des leurres qui s’é­crou­le­ront avec la socié­té qui les génère.

    Réponse
  126. juannessy

    @ Di Girolamo :

    Je suis sen­sible à l’ob­jec­tion selon laquelle le conte­nant ne doit pas pri­mer sur l’en­vie et le talent déployé pour défi­nir le conte­nu. Je suis un peu plus cir­cons­pect quand vous oppo­sez « diag­nos­tic glo­bal et recherche socié­tale » à « solu­tions tech­niques » géné­rées par une « socié­té » (qui ne serait donc pas le fruit de recherche « sociétale » ?).

    Je ne suis qu’un vieux fonc­tion­naire qui a connu de mul­tiples réunions en mai­ries ou comi­tés de quar­tier, de toutes tailles, à toutes heures, sur tous sujets (ou presque), avec des élus de tous bords et des assem­blées de toutes compositions.

    Cela m’a appris le goût de la dis­cus­sion (et sa néces­si­té d’ailleurs si l’on veut que les choix faits soient effec­ti­ve­ment et réel­le­ment mis en oeuvre).

    Cela m’a aus­si appris que la nature du sujet débat­tu impli­quait le plus sou­vent aus­si bien la taille que la nature de la réponse à apporter.

    Mais je me trompe peut-être et suis pre­neur de vos bonnes réponses.

    Au fait, pour­quoi invi­tez-vous fina­le­ment la Région à votre réunion ?

    Réponse
  127. catherine

    ça me semble de plus en plus urgen­tis­sime d’in­ter­ve­nir , et vite fait, je me balade et j’ob­serve, je regarde atten­ti­ve­ment et j’es­saie de sen­tir, et je vois toute cette jeu­nesse qui boit de plus en plus, s’ils boivent c’est pas pour rien, c’est qu’ils veulent s’abs-traire, se défaire de ce réel dou­lou­reux, et morne et triste, j’es­saie pas de jus­ti­fier certes, j’es­saie seule­ment de com­prendre. La réa­li­té dans laquelle ils baignent à lon­gueur de jour­née n’est pas heu­reuse , si elle l’é­tait il ne serait pas néces­saire de s’ en éloi­gner , leurs com­por­te­ments sui­ci­daires inter­rogent nos com­por­te­ments de parents , que fai­sons-nous pour que ce monde soit plus vivable, plus humain, c’est une vraie et urgente ques­tion qu’ils nous posent ces jeunes, et moins jeunes aus­si bien-sûr,il suf­fit de consta­ter le nombre de gens qui sont sous anxio­ly­tiques, c’est ahu­ris­sant, si notre condi­tion était véri­ta­ble­ment heu­reuse , il ne fau­drait pas nous éloi­gner d’elle , ce qui veut dire au final, qu’au pire ça sera socia­le­ment au plus on aura ce genre de conduites sui­ci­daires, si nous aimons nos enfants, il me semble que nous avons TOUS à répondre du monde dans lequel nous les fai­sons vivre, sinon, nous sommes cou­pables de crime , un crime à crédit,qui se consume un jour à la fois, mais qui abou­ti­ra à la mort au final

    Di girolamo,un grand mer­ci pour ton entre­prise cou­ra­geuse et stimulante,
    ça me plait bien ton ini­tia­tive citoyenne, ce qui me retient encore ici, c’est le peu de rayon­ne­ment que ça peut don­ner, exemple que je vis , les Amis Du Monde Diplo­ma­tique , les réunions ont lieu à Lille , grande ville donc, avec des inter­ve­nants inté­res­sants , publi­ci­té via le jour­nal, et cepen­dant bien peu de gens se déplacent, c’est ça en fait, com­ment les faire venir, les faire se déplacer,dans une petite ville, si je fais ça chez moi ‚14000 âmes, je crains que l’on ne se retrouve qu’à 2 ou 3 , ou 5 maxi, com­ment ral­lier, c’est ça le hic , les gens sont englués dans leurs pro­blèmes qu’il faut résoudre au jour le jour,ils s’y collent toute la jour­née, et ils n’ont pas trop envie de s’a­jou­ter une prise de tête, car c’est vécu comme une prise de tête, donc le réflexe c’est de s’en éloi­gner de cette réa­li­té dès qu’on peut , d’où le peu d’au­dience à mon avis … Bra­vo et mer­ci pour ton bel exemple d’ar­deur citoyenne en tout cas, j’es­père qu’il y aura du monde et que ça gagne­ra en puis­sance et en essai­mage au niveau national

    Réponse
  128. Di Girolamo

    Mer­ci Catherine
    Je don­ne­rai des nouvelles .…

    Plus beau­coup de temps pour le blog !… De ce fait :
    @ juan­nes­sy …je renonce à conti­nuer pour l’ins­tant notre petit débat (mes excuses!)
    À plus tard et bonne continuation.

    Réponse
  129. catherine

    Quand on relit d’un peu plus près ce qu’il revient comme pré­ro­ga­tives au Par­le­ment Euro­péen, je me dis qu’on se moque du monde, c’est pas pos­sible d’a­voir aus­si peu de pou­voir et donc de pen­ser , cela vaut-il la peine que tant de bonnes volon­tés se battent pour avoir une place qui ne repré­sente rien dans cette fan­to­ma­tique enceinte, force est de consta­ter que plus il y a d’Eu­rope moins il y a de démo­cra­tie, ce n’est qu’une chambre d’en­re­gis­tre­ment ce Parle-ment,il ment de ne pou­voir par­ler si l’on s’a­muse avec le mot, bien qu’il ne soit plus temps de s’a­mu­ser c’est vrai , un triste simu­lacre de démo­cra­tie, à quoi cela sert-il de se battre pour si peu, ça me semble très étrange,je ne com­prends pas les res­sorts d’une telle démarche, qu’on m’ex­plique car cette logique m’é­chappe , en revanche c’est un tra­vail en amont qu’il faut réaliser,très très vite , les trai­tés qui sont à la source de ce droit euro­péen man­geur de sou­ve­rai­ne­té popu­laire, com­ment faire pour chan­ger les Trai­tés?? et les éla­bo­rer à la conve­nance du plus grand nombre et non à la conve­nance de quelques inté­rêts pri­vés , le peuple dit non, et le par­le­ment ( natio­nal ) cette fois , dit oui, qu’est-ce qu’on attend pour ren­ver­ser tous nos dépu­tés qui ne repré­sentent qu’eux-mêmes, la preuve est on ne peut plus fla­grante, que faut-il faire, les tirer de là, les expul­ser, sim­ple­ment appli­quer la loi, c’est eux qui sont hors la loi, ils outre­passent leurs FONCTIONS, ils sont là en tant que re-pré­sen­tants du peuple, faire appli­quer le droit sim­ple­ment le droit, sinon cela veut dire que nous ne sommes plus dans un état de droit,et plus rien , vrai­ment plus rien n’a de sens, autant mou­rir tout de suite, car c’est une mort à petit feu qui nous attend, on est vrai­ment au bord de l’as­phyxie, il FAUT faire quelque chose ABSOLUMENT.

    Réponse
  130. catherine

    Jusqu’à quand les jour­na­listes fran­çais feront-ils le black-out sur cette affaire ?

    Ayme­ric Chau­prade, 40 ans, ensei­gnant vaca­taire au Col­lège inter­ar­mées de défense (l’an­cienne École de guerre), vient d’être inter­dit d’en­sei­gne­ment au sein du minis­tère de la Défense, après la publi­ca­tion d’un article du Point dénon­çant ses idées déve­lop­pées dans son der­nier ouvrage, Chro­nique du choc des civi­li­sa­tions, signa­lant aus­si son appar­te­nance à la « droite dure » (Phi­lippe de Vil­liers !) ain­si qu’aux « milieux tra­dis » de l’Église.

    Et ça continue…

    Réponse
  131. mprimate (eric d)

    ça conti­nue.. quoi, Catherine ??
    Où sommes nous ?
    Ce site perd de plus en plus les pédales et per­sonne n’en­tend plus personne…

    Seuil de Peter ?…ou tout sim­ple­ment seuil de la Colère ?
    Vous savez, celle qui fait bas­cu­ler le Jedi du côté obs­cur de la force.. Je rigole ;-)(à moitié)…

    Je trouve objec­ti­ve­ment le film http://​www​.reo​pen911​.info/​v​i​d​e​o​/​9​1​1​-​m​y​s​t​e​r​i​e​s​-​v​o​-​s​t​-​f​r​.​h​tml pas­sion­nant et je l’ai fait cir­cu­ler « pour acte ».
    Il peut confir­mer cer­taines intui­tions ou constats sur les mani­pu­la­tions évi­dentes de nom­breuses élites au pou­voir. Silences, délits d’i­ni­tié, etc..

    Mais je garde un esprit calme et sans haine pour tout frère humain et je SAIS (pui­qu’i­ci TOUT LE MONDE croit SAVOIR !) que tout être humain est une âme douée de la MEME lumière ; donc ni ombre totale, ni lumière totale puisque voi­lée. Mais bien un sub­til mélange qu’on a de plus en plus de mal à entendre ici, athées comme « croyants » !

    A ce jeu, cer­tains trai­te­raient même Hit­ler de plus idiot que Sta­line, parce que le pre­mier n’au­rait pas aus­si bien ache­vé ses plans que le second… Mais même Hit­ler a une lumière, et sa chute révèle d’au­tant mieux le tra­gique para­doxe de tels tyrans !
    Et aus­si, je crois bien, moi, qu’il était bien plus « mani­pu­la­teur et scien­ti­fique dans le mal » que le « petit père des peuples » ou « Georges W et son copain maire de NY etc.. »! Mais bon, je m’é­gare.. dira t‑on..

    Deux solu­tions pour finir mon post : l’une ou l’autre ou les deux, c’est au choix..:

    Soit on prend cal­me­ment le temps de consta­ter que l’in­ter­pré­ta­tion tech­nique de la chute libre est beau­coup plus scien­ti­fique et mathé­ma­tique ici :
    http://​www​.bas​ti​son​.net/
    cha­pitre « le méca­nisme de ruine » à lire en entier.

    Soit, avant que la crise de Colère ou de Mépris n’ar­rive au point défi­ni­tif de rava­ger tout esprit de dis­cer­ne­ment : on peut alors médi­ter cette phrase d’un sage qui fait plu­tôt l’u­na­ni­mi­té (hasard ?):

    « Je suis per­sua­dé que Dieu est par­fai­te­ment un. L’humanité, par consé­quent, forme un seul tout. Bien qu’ayant plu­sieurs corps, elle n’a qu’une seule âme. La réfrac­tion fait que les rayons du soleil sont nom­breux, mais leur source est unique.
    Je ne peux donc me déso­li­da­ri­ser de l’âme la plus per­ver­tie et nul ne peut me refu­ser mon iden­ti­té pro­fonde à la plus vertueuse. »
    Gandhi

    En conclu­sion à mes dif­fé­rents posts, que je conçois en effet de plus en plus dif­fi­cile de voir ici plei­ne­ment écou­tés, je conseille à tous – y com­pris bien humai­ne­ment et sin­cè­re­ment à Etienne et AJ Hol­becq qui me rendent un beau silence :
    Si l’a­na­lyse consti­tu­tion­nelle et éco­so­cié­tale prend du temps à être com­prise, par rap­port à l’am­pleur et à la com­plexi­té du sujet humain qu’elles abordent,
    pour­quoi fau­drait ‑il moins de temps et de pro­fon­deur à la com­pré­hen­sion des CONFLITS ver­ti­gi­neux et com­plexes qui agitent tout être humain ? Qui plus est, dans cette ère de pro­fond bou­le­ver­se­ment mon­dial, où la plus grande volon­té de liber­té lutte avec les plus grandes peurs, et où plus aucune cer­ti­tude ne semble être acquise ???

    Remé­di­tez bien cette possibilité :
    Hit­ler fut LE MAL abso­lu incar­né « en groupe » d’une époque, où un stade nou­veau de pos­si­bi­li­tés pour l’hu­ma­ni­té fut conquis suite à la « libé­ra­tion ». Les tyrans qui sui­virent furent des éruc­tions de ce « modèle » qui n’en finit pas de han­ter les consciences.

    Que les forces de mani­pu­la­tion puissent aujourd’­hui – à la façon d’un Napo­léon III – se concer­ter ne fait aucun doute… Mais que leur concert retrouve l’or­ga­ni­sa­tion du pas­sé… c’est faire preuve, à mon sens, d’une lec­ture BIEN PAUVRE de la nature et de l’es­prit HUMAINS.

    Sau­ver sa peau, sur­veiller tout le monde par peur de soi-même ou sur­fer sur des atten­tats est une chose… Tout pla­ni­fier et tout orga­ni­ser au niveau de la conspi­ra­tion mon­diale oublie un fait de nature humaine incon­tes­table – Hit­ler en est une preuve par­mi tant d’autres : « LE MAL » ne s’as­so­cie pas, il pac­tise tem­po­rai­re­ment, il ne fra­ter­nise pas, il divise car c’est sa loi… C’est l’A­MOUR, la CONFIANCE qui font la FRATERNITE…
    Ne per­dez pas cet amour et cette confiance à cause des plus éga­rés d’entre nous…
    Mais avant il faut avoir une totale LIBERTE de penser…

    Nous sommes des Dieux disent les uns,
    de la M.. disent les autres.
    Si nous sommes les deux, le mélange est plu­tôt détonnant…

    Allez bon week-end et repo­sons nous bien avant d’a­gir, pour peser la for­mi­dable dimen­sion du jeu et de la comé­die qui sous-tendent notre che­min … pour mieux nous connaître !

    Eric

    Réponse
  132. Étienne

    Cher Éric,

    Que pen­sez-vous de cette forte pensée ?

    Tout pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite.

    Et que pen­sez-vous de la déduc­tion que j’en tire, consi­dé­rant qu’au­cun homme n’est par­fait ni incor­rup­tible, qu’il n’y a pas des bons et des méchants, que nous avons tous en nous à la fois du bon et du méchant, que tout le monde va jus­qu’à ce qu’il ren­contre une limite (externe ou interne):

    Il n’y a pas de mau­vais pouvoir,
    il n’y a que des pou­voirs mal limités.

    Et QUI donc écrit les limites ?

    La faute à qui ?

    L’a­mour c’est bien beau… Moi aus­si j’i­ma­gine bien l’hu­ma­ni­té fra­ter­ni­sant en pri­vi­lé­giant l’a­mi­tié à la peur… 
    Mais cela peut-il adve­nir spontanément ?

    N’a­vons-nous pas besoin d’ins­ti­tu­tions, c’est-à-dire d’un droit du droit, au-des­sus des hommes les plus puis­sants, inac­ces­sible aux hommes les plus puis­sants, pour rendre ver­tueux les hommes les plus puis­sants, pour les contraindre à la vertu ?

    Puis­qu’il semble incon­tes­table que tout pou­voir a ten­dance à abuser.

    Par nature.

    ________________

    Si vous voyiez ma vie quo­ti­dienne, vous me par­don­ne­riez mes silences.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  133. 4 Août

    Bon­soir Etienne, voi­ci un petit pas­sage qui devrait te plaire…

    « (…)Dans ce contexte sur­viennent les élec­tions euro­péennes. Les diri­geants euro­péens se pas­se­raient bien de cette confron­ta­tion obli­gée aux citoyens. Pour­quoi débattre des orien­ta­tions de l’U­nion ? se disent-ils. Tout est défi­ni dans les trai­tés que nous avons écrits et signés, quel citoyen est assez fou pour s’ar­ro­ger le pou­voir de les remettre en cause pensent-ils tout haut. L’U­nion Euro­péen vit encore dans l’An­cien Régime. Le roi a le droit de ne pas res­pec­ter les lois car il les a écrites. Mais le peuple ne peut qu’y obéir. »

    http://​www​.lepar​ti​de​gauche​.fr(…)le-pri­vi­lege-du-doute

    Réponse
  134. catherine

    Eric, je crois devi­ner ce dont vous par­lez pour avoir sou­vent pas­sé mon temps auprès d’ écrits de mys­tiques et sages de cultures diverses et variées, ce qui ne fait nul­le­ment de moi quel­qu’un de « sage » pour autant , mais ça m’a fami­lia­ri­sé avec cer­taines réflexions qui m’ont per­mis je crois de juger un évé­ne­ment en fonc­tion des fruits qu’ils portent, c’est ma bous­sole , et ce que cette socié­té me donne à voir et à vivre est le fruit de cer­veaux patho­gènes dont la lumière inté­rieure est bien obs­cur­cie par un égo hyper­tro­phié et dont il nous revient d’ob­ser­ver le plus luci­de­ment pos­sible la tra­jec­toire nui­sible afin d’y remé­dier, de cor­ri­ger ses dérives, certes le but de l’exis­tence humaine comme aime à le rap­pe­ler quel­qu’un comme Jung est d’al­lu­mer une lumière dans l’obs­cu­ri­té, mais cer­tains mal­heu­reu­se­ment n’ont pas idée de cette lumière intérieure,il faut s’en rap­pe­ler , la lumière est ailleurs pour eux. Si les consé­quences pour une mul­ti­tude de gens n’é­taient pas aus­si désas­treuses ma foi, nous pour­rions lais­ser faire le temps, mais là, il s’a­git de l’hu­ma­ni­té qui meurt.
    Le tra­vail de véri­té ou de lumière appe­lons-le comme vous vou­lez ne tombe pas du ciel , ou très rare­ment, pour tous il néces­site un débar­ras, un vrai tra­vail d’ob­ser­va­tion achar­née sur la façon dont nous » fonc­tion­nons » , un aban­don de cette construc­tion égo­tique pour offrir une vraie ouver­ture à ce qui est, mais même en admet­tant cela, nous res­tons homme et ne sommes pas Dieu et ne le serons jamais, nous res­tons per­clus d’im­per­fec­tions en tout genre, et sommes ame­nés à tom­ber , tou­jours et encore, mais nous sommes capables de nous rele­ver aus­si et c’est cela notre force .
    Quand on avance pas dans ce qui nous occupe on recule et cette recu­lade est por­teuse de mort et c’est en cela que ça me fait me bou­ger car j’aime la vie et n’est aucune envie que l’on me spo­lie de ce bien , je n’ai de haine pour per­sonne, je sais que ces inté­rêts conver­gents qui font que notre monde est ce qu’il est ‚mor­ti­fère, est la résul­tante d’une construc­tion sociale qui a fait de ces indi­vi­dus ce qu’ils sont,car on se fait tou­jours « être » n’est-ce-pas ‚nous sommes les autres inté­rio­ri­sés c’est notre condi­tion humaine, je sais bien sûr , qu’il y a en eux une part de lumière qu’il revien­drait de libé­rer , de dévoi­ler, mais je sais aus­si Eric qu’il faut pro­cé­der par ordre, par prio­ri­té, c’est à dire frei­ner d’a­bord cette ful­gu­rante des­cente aux enfers,sauver les meubles, il sera bien temps ensuite de sau­ver les âmes de nos bour­reaux , en atten­dant il faut que nous soyons vivants pour cela, d’où la révolte qui m’a­nime car il faut se révol­ter et faire la guerre à tout ce qui contre­vient à la joie, l’a­mour et la paix, vous serez sans doute d’ac­cord avec moi, alors débar­ras­sons-nous de tout ce qui y contre­vient, voi­là la rai­son de mon humble participation.Souhaiter que la lumière se déploie sur tous c’est faire la guerre à tout ce qui l’en empêche, c’est un devoir indis­pen­sable, les mes­sages des sages sont des mes­sages révolutionnaires.

    Réponse
  135. eric delorme

    Mer­ci de vos réponses Etienne et Catherine.

    Enfin ! on va peut-être pou­voir chan­ger de sujet et reve­nir aux (beaux) mou­tons de ce site : la refonte des ins­ti­tu­tions, la révo­lu­tion consti­tu­tion­nelle (et écosociétale..)

    Car oui Etienne ! nous avons besoin d’ins­ti­tu­tions inac­ces­sibles aux hommes les plus puis­sants (pour le pou­voir et ses limites voir en fin de mes­sage..); et il me semble jus­qu’i­ci non seule­ment t’a­voir tjs approu­vé mais n’a­voir rien dit d’autre qu’il était TEMPS de les mettre en place !

    Me croi­ra t‑on sérieux si je pense qu’il fau­dra d’a­bord aban­don­ner les thèses blo­gueuses conspi­ra­tion­nistes et s’en­ga­ger tôt ou tard dans l’ac­tion CONFIANTE ?

    Comme je l’ai déjà dit, je n’ai plus vou­lu attendre pour pas­ser à cette étape avec mes propres contacts, car l’i­dée s’é­tant mise en som­meil pour Etienne et AJH – mes ini­tia­teurs pour­tant en quelque sorte, du côté humain (;-))!!! -, j’ai bien com­pris que nous ne nous ren­con­tre­rons que lorsque mon propre che­min aura pris sa vraie visibilité.

    Je ne fais pas la sourde oreille. Je mesure bien ta révolte Cathe­rine. Tout comme celle d’E­tienne et nous en avons parlé.
    Tu dis les sages et leurs mes-sages révo­lu­tion­naires… J’adhère !!! « Faire la guerre à tout ce qui contre­vient à la joie, l’a­mour et la paix ». J’adhère plus encore !!!

    S’il y a pour­tant une seule conspi­ra­tion mon­diale et un seul choc mon­dial de civi­li­sa­tion auquel je crois aujourd’­hui, c’est celui de l’homme contre sa propre nature spi­ri­tuelle indi­vise ! Et ce com­bat est tel qu’il engendre les peurs et les conflits invrai­sem­blables et para­doxaux que l’on voit aujourd’­hui, tel est mon constat.

    En effet, sur un plan fina­le­ment très émo­tion­nel, il y a une VRAIE conspi­ra­tion per­ma­nente, pour ne pas dire une révolte, de l’homme ‘moderne » (une majo­ri­té !) pour ne pas abdi­quer devant la sagesse de notre huma­ni­té UNE et donc consé­quem­ment le par­tage INEVITABLE ou EXISTENTIEL de nos res­sources, de nos richesses, de notre héri­tage commun.
    Nou­vel ordre mon­dial devient ain­si un mot « rêve » dans la tête de diri­geants inca­pables d’en assu­mer les vraies contraintes. Mais là encore TOUS ne sont pas du même « dosage » et cer­tains avancent quand les autres reculent…
    On peut craindre en effet une dic­ta­ture « verte » ou « bleue » ou que sais-je encore si la voie actuelle se pour­sui­vait trop long­temps.. Cela dépend de la confiance qu’on a dans les forces du changement…

    Nos gou­ver­nants ? Pour la plu­part « repré­sen­ta­tifs », pas meilleurs ni pires que la moyenne du peuple qui les élit et accepte d’être « mani­pu­lé ». Ce peut être encore nous-mêmes dès qu’on cède à la vision adver­saire de l’autre sous pré­texte qu’on est dif­fé­rent et qu’on voit moins loin.. ou plus loin !
    Les pires ? Ceux qu’a dési­gnés Etienne bien sûr ! Ceux qui n’ont aucune limite à leur pou­voir… Nos vrais enne­mis au fond. Quant à les dési­gner.. c’est sans doute là qu’il fau­dra du discernement !
    Les plus sages ? Ceux qu’i­gnore Etienne appa­rem­ment.. il faut dire qu’ils sont peu nombreux…
    Les plus sages donc..ce sont ceux qui n’a­busent pas ou si peu du pou­voir et sou­vent s’en détachent plus rapi­de­ment que celui-ci ne s’at­tache à eux…

    MAIS ENTRE « Machia­vel » et « Mon­tes­quieu », les degrés sont infi­nis et si sen­sibles… si seule­ment on vou­lait le voir..on abor­de­rait mieux l’i­dée de la CONFIANCE envers les autres et aus­si l’i­dée d’un mou­ve­ment politique…qui puisse ras­sem­bler bien au delà des bar­rières qui divisent.

    On pour­rait croire qu’une révo­lu­tion consti­tu­tion­nelle par une majo­ri­té dans les urnes soit pos­sible… Mais on revient aux batailles de l’Eu­rope.. Com­ment conqué­rir l’Eu­rope si on ne conquiert pas d’a­bord son propre pays ?

    Quel pro­jet ? Le pré­am­bule est écrit dans les mes­sages du lien plus haut. C’est unir un tri­angle consti­tu­tion­nel avec au som­met la veille des pou­voirs (par ceux qui ne l’ont jamais), et de part et d’autre l’a­bon­dance éco­nome éco­so­cié­tale et l’art comme « beau­té d’exister ».

    Simple ? Peut-être…

    Aux pro­messes de che­min futurs partagés..

    Eric

    Réponse
  136. catherine

    Chan­ger de sujet, mais tout est dans tout Eric, quant à aban­don­ner une idée,vous par­lez de celle de com­plot , dont je n’aime pas la forme car ce seul mot sert de bou­clier, de rem­part pour évi­ter de par­ler de cer­taines choses, c’est deve­nu un auto­ma­tisme men­tal, dès que ce mot est pro­non­cé il s’as­so­cie dans l’es­prit des gens à anti­sé­mite en puis­sance ou para­noïaque etc , et dès lors toute pen­sée est bar­rée , ce n’est pas une idée ces forces en pré­sence Eric,elles sont tan­gibles, manifestes,palpables, nous les vivons tous les jours , dans leur mani­fes­ta­tion dou­lou­reuse, ce serait comme d’ou­blier qu’il faut pas­ser par les lettres pour lire un texte, bref c’est notre réa­li­té , des carac­tères qu’il convient de lire pour déchif­frer le texte social dans lequel nous bai­gnons, on ne sau­rait occul­ter ce réel ‚mais don­nons-lui un autre nom alors pour que nous nous com­pre­nions, appe­lons-les ces forces , des conver­gences d’in­té­rêts pri­vés qui nuisent au plus grand nombre, car je pense voyez-vous que le pre­mier tra­vail ‚qu’il s’a­gisse de la trans­for­ma­tion sociale comme de la trans­for­ma­tion per­son­nelle , c’est l’i­den­ti­fi­ca­tion pré­cise et fine d’une situa­tion, et non un aveu­gle­ment dans une confiance qui somme toute est enga­geante mais nous révé­le­rait très vite dès la confron­ta­tion au réel en « acte  » et non seule­ment en « parole » toute l’insuffisance.La confiance c’est un vrai tra­vail qui implique une vigi­lance de tous les ins­tants, par la pose de cer­taines règles , qui per­mettent l’é­mer­gence de cette valeur-confiance et non l’in­verse comme on aime trop sou­vent le croire, ce n’est pas la valo­ri­sa­tion de la confiance qui pose­ra les règles per­met­tant son avè­ne­ment , c’est tout à fait l’in­verse, il me semble. Vou­loir se chan­ger soi c’est accep­ter de voir nos imper­fec­tions toutes nos imper­fec­tions, sans les juger for­cé­ment mais en les recon­nais­sants comme telles, des réa­li­tés qui empêchent la véri­té inté­rieure, la lumière dont vous par­liez, se refu­ser à les voir ce serait comme les re-cou­vrir d’un voile encore plus opaque, or la démarche est d’en­le­ver, mais si l’on veut enle­ver, il faut d’a­bord per­ce­voir, même si ça fait mal.Cela étant posé, je suis pour le par­tage, sachez-le, mer­ci Eric.

    Réponse
  137. eric delorme

    comme je l’ai dit presque à cha­cun de mes mes­sages Cathe­rine, je ne suis pas venu « chez Etienne » pour confron­ter des idées indé­fi­ni­ment ; Car, pour moi, ce tra­vail au sens construc­tif du terme pour par­ve­nir à une pre­mière phase d’ac­tion est déjà fait.

    Je suis venu (mais je vois que je ne suis pas le seul ! Bon­jour 4 Août ! votre ras­sem­ble­ment ne m’est pas anti­pa­thique… même si c’est un par­ti ! ) pour unir, pour relier.
    Spé­cia­le­ment par rap­port à un point de vue de syn­thèse qui me semble man­quer entre des par­ties pour­tant confon­dantes de « vision« que sont celles des ins­ti­tu­tions par Etienne et de l’é­co­sié­ta­lisme par AJH.

    C’est le sens PREMIER de mes der­niers mes­sages… comme de tous les autres :-).

    Nos réponses ont posé nos visions, c’est fait et ce peut être utile, Cathe­rine. Il suf­fi­ra de nous relire l’un l’autre pour évi­ter, j’en suis sûr, de rem­plir des pages de pré­ci­sions inutiles.

    Mer­ci donc et spé­cia­le­ment de votre der­nier mot de par­tage : il est pour moi comme un espoir qu’on peut se recon­naître même dans la nuit la plus noire…

    Je change donc de sujet car je suis un indé­crot­table lutin opti­miste ! Un joueur de la comé­die (divine ?) dans laquelle nous fran­chis­sons la case (le saut!) « Mort et Renou­vel­le­ment : vous gagnez sept vies ».

    Si tu as le tps d’un pas­sage Etienne, mal­gré une tra­ver­sée d’é­preuves que je peux ima­gi­ner, je t’in­vite à cette seconde par­tie, comme un pré­lude à nos futures ren­contres qui, de toute façon, seront « évi­dentes » ou ne seront pas.

    Ma phase de contacts per­son­nels avance, mais pren­dra évi­dem­ment du temps aus­si, le temps impose comme tou­jours ses limites.

    Je disais – pour faire court – que j’é­tais venu ici pour relier, pour unir…

    Ceux qui ont lu mes posts ici et sur le forum éco­so­cié­tal – j’es­saie autant que pos­sible de lire ceux des autres pour évi­ter les répé­ti­tions inutiles – savent qu’à la dif­fé­rence d’un par­ti exté­rieur, déjà cer­tain de ses bases, je suis venu en quelque sorte avec l’in­verse, seul, comme un esprit sans corps et sans pro­tec­tion ni « force de groupe ».
    Je décou­vris alors chez vous trois, toi Etienne, et chez AJ Hol­becq et Ph Der­ru­der – par le biais de hasards mali­cieux… – comme une terre, comme un corps à ma vision jus­qu’i­ci pré­cise mais « éthé­rée » de syn­thèse POSSIBLE des dif­fé­rents « pupitres » de la « sym­pho­nie » humaine.
    Je décou­vris l’in­car­na­tion pré­cise de tout ce que les pous­sées alter­na­tives et autres consciences du chan­ge­ment me lais­saient obser­ver comme ten­ta­tives de pos­sible « révo­lu­tion paci­fique » de demain. L’u­to­pie au moment même où son visage devient réel.

    Je crois qu’on peut com­prendre alors à quel point je ne veux pas perdre une seconde avec la colère, quand j’ai la cer­ti­tude que la joie de réus­sir DANS l’AC­TION n’est pas aus­si éloi­gnée qu’on pour­rait le supposer!!!

    Seule­ment bizar­re­ment, la forte volon­té poli­tique d’A­JH, incar­née comme un pré­lude par P. Rabb­hi, n’a jamais réus­si à fusion­ner avec la tienne, Etienne, si par­ti­cu­lière certes, mais pour­tant si sus­cep­tible seule d’ap­por­ter le pre­mier SEUIL d’un vrai renou­veau en poli­tique « non partisane ».

    Le bizarre de cet échec ne m’é­tonne pas à vrai dire et c’est le sujet NOUVEAU que je pro­pose à ta reflexion pour l’a­ve­nir de nos échanges :

    Si vous aviez ensemble une vision révo­lu­tion­naire de l’an­crage maté­riel des pro­jets qu’il fau­dra tôt ou tard mettre en place pour ren­ver­ser le cou­rant capi­ta­liste des­truc­teur, je pré­tends en effet (quel culot !) voir ce qui manque entre vous pour une RELATION CONCRETE et ACTIVE. Ceci pour deux rai­sons principales :

    - une plus per­son­nelle ques­tion­nant le lieu de cer­taines de tes intran­si­geances Etienne : je sou­haite donc pou­voir te lais­ser véri­fier par toi-même au fur et à mesure de nos échanges, quelle part peut-il y avoir de « lais­sé au hasard » à la tota­li­té d’une révo­lu­tion consti­tu­tion­nelle si, pour com­men­cer la dis­cus­sion sur ce sujet, on admet que « le hasard de la vie » a quand même dési­gné toi et tous ceux que tes idées convainquent comme les meilleurs vision­naires poten­tiels du projet !
    Ques­tion sub­si­diaire : Ce non-hasard doit-il pour autant empê­cher ce fon­de­ment de ta pen­sée, que « les consti­tuants ne doivent avoir aucun pou­voir »??? Bref : se faire élire pour veiller les pou­voirs sans jamais les prendre. Un conseil consti­tuant et consti­tu­tion­nel (aïe, je sens que je fran­chis trois bar­rières d’un coup, mais nous avons le tps d’en par­ler!)« révo­lu­tion­naire » au suf­frage uni­ver­sel ou par réfé­ren­dum après élec­tion du mou­ve­ment por­teur à ce suf­frage. Ceci ados­sé au noyau dont j’ai déjà par­lé – consti­tué de l’é­co­so­cié­ta­lisme d’A­JH et de ma deuxième raison…

    - la deuxième rai­son est le troi­sième point point du tri­angle consti­tu­tion­nel que j’ose évi­demm­ment croire vous apporter.
    il concerne le MOTEUR SPIRITUEL au sens de l’ART comme BEAUTE d’EXIS­TER qu’ap­pa­rem­ment l’un et l’autre omet­taient de regar­der comme UN FONDEMENT et non comme une consé­quence de la libé­ra­tion de notre monde actuel du capi­ta­lisme égo­cen­trique et dominateur.

    Voi­là pour s’ar­rê­ter aux « têtes de cha­pitre » : le VRAI début de nos dis­cus­sions sur le POURQUOI-COMMENT de l’AC­TION UNIE POSSIBLE est j’es­père enfin lan­cé et nous avons des mois devant nous pour en détailler les principes..

    Pour­quoi je n’en ferais pas un livre ? Un de plus ? J’ai sans doute ton intran­si­geance « exces­sive » à ce niveau Etienne : pour vou­loir par­ti­ci­per à un mou­ve­ment qui révo­lu­tionne la façon d’en­vi­sa­ger le pou­voir et la fra­ter­ni­té humaine, je ne veux AUCUN DIVIDENDE du pou­voir, ni même celui de la renom­mée d’une thèse. L’ACTION me suf­fi­ra dans la vie comme dans la mort, car qu’im­porte pour ceux qui sèment « sans abus de pou­voir » où et com­ment se fera la récolte..

    Quoi­qu’il en soit, je suis donc déjà sur la route de ce tra­vail et, encore une fois, je sou­haite dire avec confiance :

    Aux pro­messes de che­mins futurs partagés.

    Eric

    Réponse
  138. catherine

    J’ai pen­sé à vous Eric, mais pas seule­ment à vous, en lisant « Ce que je crois » de Louis Pau­wels, il dit p 58, Hen­ri Mil­ler m’é­cri­vait en 1969 :
    « …Car, voyez-vous, il s’a­git d’être au monde et en même temps déta­ché du monde.…Et par­fois je me demande si, pour amé­lio­rer le monde et les hommes, nous n’a­vons pas plus besoin d’es­prits réel­le­ment éveillés que de com­bat­tants…Et plus je vis, et plus j’en viens à pen­ser que la réflexion sur les affaires du monde doit être , d’a­bord, une réflexion sur ce que nous sommes, et une trans­for­ma­tion de ce que nous sommes dans notre corps, notre esprit et notre âme. »

    Réponse
  139. Di Girolamo

    …Et par­fois je me demande si, pour amé­lio­rer le monde et les hommes, nous n’a­vons pas plus besoin d’es­prits réel­le­ment éveillés que de combattants…

    Nous dit Catherine

    Je par­tage ce point de vue parce que pour l’ins­tant le com­bat à mener est bien contre nous mêmes et que mili­ter c’est dési­gner des cou­pables …Comme si le mal pou­vait s’ob­jec­ti­ver chez les autres en dehors de nous.
    Les abeilles ‚les four­mis ..forment natu­rel­le­ment socié­té et l’in­tel­li­gence col­lec­tive de l’es­saim ou de la four­mi­lière témoignent du mer­veilleux réglage des choses …Seule l’es­pèce humaine est mys­té­rieu­se­ment libre de son fonc­tionn­ne­ment et contrainte de s’ef­for­cer de recréer tou­jours ses lois socié­tales : c’est quand même sacré­ment bizarre que pour vivre en socié­té nous ayons besoin de lois , de députés .….
    Il nous manque cette sou­mis­sion natu­relle qu’ont les autres espèces et les végétaux..Et si de fait nous sommes contraints par ces lois , nous pou­vons aus­si un moment , un moment seule­ment ne pas nous y sou­mettre .… Nous sommes commme en fin de l’his­toire et ce pour­ra être le der­nier sur­saut ou la fin ;le moment est pas­sé.… les der­nières nou­velles du cli­mat sont mau­vaises ; l’ur­gence de l’é­clai­rage , de la prise de conscience et du choix de la foi en nous mêmes est là .
    Le mili­tan­tisme a un siècle de retard . Les jeux sont faits.

    Réponse
  140. eric d

    Mer­ci Catherine,

    avec Di Giro­la­mo, l’har­mo­nie de vos der­nières pen­sées fait croire à la sagesse de l’impossible…

    Réponse
  141. catherine

    Bon­jour à tous,

    Certes, ça prend un peu de temps, mais ça mérite vrai­ment de s’y accro­cher pour com­prendre les sou­bas­se­ments de cette fabri­ca­tion du consen­te­ment, un lien donc pour lire PROPAGANDA de Ber­nays, tout s’éclaire alors , ça néces­site un peu d’effort et un peu de temps, mais c’est un bré­viaire en ces temps sombres pour com­prendre le pour­quoi et le com­ment de ce que nous subis­sons par igno­rance, ça offre du sens et c’est le début d’un réveil pos­sible, bonne lec­ture au maxi­mum d’entre vous .

    http://​www​.edi​tions​-zones​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​l​y​b​e​r​p​l​a​y​e​r​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=21

    Réponse
  142. catherine

    Tout le monde a aujourd’hui inté­rêt à se bou­ger mais per­sonne ou très peu le fait, pour­quoi la popu­la­tion se réfu­gie-t-elle dans un assen­ti­ment pas­sif et mor­tel au final ?

    Car on lui fait croire , les médias et consorts qu’il y a un fata­lisme auquel elle ne sau­rait s’opposer et qu’elle ne sau­rait donc vaincre c’est lié et qu’elle n’a d’autre choix au final que de s’y sou­mettre comme on se sou­met aux lois de la gra­vi­ta­tion ter­restre, presque une loi d’essence divine…

    Or, il n’en est rien. Tout cela par­ti­cipe d’une construc­tion savam­ment orchestrée..

    L’homme se juge en fonc­tion de son envi­ron­ne­ment , ce sont des choses qui sont bien com­prises par les publi­ci­taires, si l’on veut que l’homme se per­çoive dif­fé­rem­ment c’est sur son milieu qu’il faut opé­rer ( par voie de consé­quence ses pen­sées seront autres et son agir aus­si bien évi­dem­ment) et c’est tout à fait ce qui a été réa­li­sé , les repré­sen­ta­tions men­tales ont été com­plè­te­ment cham­bou­lées, mais tout dou­ce­ment afin qu’il n’y ait pas de prise de conscience pos­sible( si vous ouvrez une porte bru­ta­le­ment , la dif­fé­rence de tem­pé­ra­ture sera tout de suite per­çue, en revanche si vous lais­sez un petit cran ouvert, rien ne sera per­çu et les trans­for­ma­tions de tem­pé­ra­ture se feront en dou­ceur sans que vous le res­sen­tiez vrai­ment) notre envi­ron­ne­ment a été modi­fié de fond en comble, toutes nos repré­sen­ta­tions men­tales qui sont à la base de notre être au monde et notre action sur le monde ont été trans­for­mées. Pen­sez deux secondes à ce qu’était votre vision du monde il y a dix ou quinze ou même vingt ans , ce que nous vivons quo­ti­dien­ne­ment et qui est jus­ti­fié par cette soi-disant crise, nous ne l’aurions pas même imaginé,pas même pen­sé , c’est d’une réelle construc­tion dont il s’agit , ça ne tombe pas du ciel ‚et c’est à la source de notre pen­sée et de notre agir dans ce monde, rien d’autre.

    Je ne dis pas que c’est une horde de méchants qui s’est réunie pour our­dir un plan machia­vé­lique contre l’humain ( quoique à lire Ber­nays, y’aurait de cela!) je pense en revanche de façon plus cer­taine ‚que lorsqu’on laisse faire cer­taines choses elles se font c’est tout, c’est le cours natu­rel des choses, comme l’eau qui coule si on la laisse cou­ler, et là n’ayant rien per­çu de ce que vou­lait cette conver­gence d’intérêts tou­jours obnu­bi­lée par davan­tage de pro­fit , ne l’ayant pas per­çue, ils ont fini for­cé­ment ces fameux inté­rêts par prendre toute la place que nous lais­sions vacante , et qu’à ce jeu là quand on avance pas on recule, et c’est bien d’une recu­lade dont il s’agit et c’est bien modé­ré de le dire en ces termes.

    Si nous avions per­çu tout le dan­ger de telles trans­for­ma­tions nous n’aurions pas lais­sé faire, c’est sûr, mais là peu à peu ce sont tous les fon­de­ments humains qui ont été cas­sés un à un,la spi­ri­tua­li­té, le savoir,le temps de “rien” qui per­met la réflexion, la coopé­ra­tion inter­hu­maine, la famille, en met­tant dans la tête des gens des réalisations”individuelles” sur un pié­des­tal comme un leit-motiv , c’est mor­tel au final, comme s’il était pos­sible de se réa­li­ser sans que les autres le soient, la famille affai­blie, cas­sée, et les enfants à leur tour affai­blis et plus sujet à influence nocive, c’est l’affaiblissement qui rend influen­çable, la force per­met la résis­tance, enfants affai­blis dans des familles affai­blies et dès lors les pro­blèmes arrivent, nor­mal ma foi, l’étymologie du mot pro­blème est par­lant, c’est ce qui est mis devant, et ça occupe tout l’espace qui reste et ferme la per­cep­tion du dehors,question de proxi­mi­té humaine, on s’occupe d’abord des pro­blèmes chez soi avant de s’occuper des pro­blèmes du dehors même s’ils sont liés, il y aurait plein, plein de choses à dire, on pour­rait en faire des livres et des livres, mais au bout du compte nous avons un humain le plus sou­vent très affai­bli, donc influen­çable, appau­vri dans sa rela­tion au monde, sans le recours du savoir et du spi­ri­tuel, bal­lo­té par des évé­ne­ments qu’il per­çoit mal, secoué de plein fouet par les effets dévas­ta­teurs du milieu social qui lui porte atteinte de plus en plus sans qu’il puisse y répondre de façon adé­quate et donc en géné­rant de plus en plus de mala­die , une peste qu’il mesure à l’aune de son quo­ti­dien et qu’on arrive à faire pas­ser sans qu’il soit trop agres­sif en lui disant que c’est la faute à machin ou à truc, à la crise, aux héré­tiques musul­mans etc, etc, y’a flo­rès en la matière

    Mais il ne suf­fit pas d’envoyer un mes­sage, encore faut-il qu’il soit entendu !

    On nous a construit des lunettes défor­mantes pour lire le réel et la plu­part d’entre nous tombe dans le pan­neau , lit mal le texte qu’ils ont sous les yeux,et n’entend plus ce qu’il est néces­saire d’entendre tant le brouillage caco­pho­nique est tout puis­sant et occupe tout l’espace, le réel est dé-for­mé pour ser­vir un ordre pré­cis, nous devons tou­jours avoir cela en mémoire.

    Mais les erreurs mettent sur la voie, car on sait dès lors que c’est faux au regard des fruits que ça porte et qu’il faut aban­don­ner ces façons de faire, et cette per­cep­tion fausse, il faut par­ve­nir à la retour­ner , en faire une oppor­tu­ni­té-un che­val de bataille que le public va lui-même enfour­cher( Bernays) .

    Voi­là- devons-nous dire, il y a ce réel-dou­lou­reux- mor­ti­fère- et cette autre chose que cha­cun ne peut man­quer de désirer.

    Alors fai­sons en sorte que cha­cun se ré-appro­prie cet espace là- ce désir d’autre chose-

    Cha­cun doit se sai­sir de ça- se l’approprier- ce qui s’édifie sans moi n’est pas mien nous dit Simone de Beau­voir ne l’oublions pas, s’approprier de ce qui nous revient, car il revient à cha­cun de sau­ver sa peau, et l’on ne peut sau­ver sa peau sans sau­ver celle des autres, cha­cun doit être pétri de cette idée, il nous revient à nous et à nous seuls, que les choses soient autre et s’orientent dif­fé­rem­ment, c’est notre res­pon­sa­bi­li­té, nous aurons à répondre de cela, face aux géné­ra­tions mon­tantes et face à nous-mêmes sans mau­vaise foi espérons-le.

    On sait que l’action est mûe par une volon­té , sous-ten­due par une pen­sée, elle-même insuf­flée par une émo­tion au ser­vice de notre sur­vie, on bouge alors en fonc­tion d’une bous­sole interne, celle de l’évaluation de l’environnement‑y’a que c’est nos cri­tères d’évaluation qui ont été chamboulés.

    Alors il faut por­ter toutes ces idées fausses à la conscience du grand public, et sur­tout au niveau local.

    Chan­ger notre atti­tude men­tale et chan­ger la nature de notre stratégie.

    Notre socié­té , enfin ce qu’il en reste, jus­ti­fie ses actions en fonc­tion de la loi, alors pre­nons ces gens qui s’en réclament sur leur propre ter­rain, celui de la loi, et appor­tons leur la contra­dic­tion, appuyons ‑nous sur leur affir­ma­tion, et ren­voyons tout sim­ple­ment à la faus­se­té de cette affir­ma­tion, éta­blis­sons des cahiers de doléances dans chaque com­mune, éta­blis­sons des liens inter-com­mu­naux, dépar­te­men­taux, inter-dépar­te­men­taux, régio­naux inter-régio­naux et bien­tôt natio­naux, réta­blis­sons le lien entre citoyens, réunis­sons-nous dans ce désir com­mun de voir la majo­ri­té des êtres vivants recou­vrer leur huma­ni­té pleine et entière, ce n’est pas une uto­pie, c’est tout à fait réa­li­sable, il faut juste sen­tir que c’est fai­sable, et dès lors que nous le vou­drons nous le pourrons.

    Mer­ci d’avoir pris le temps de lire, toutes vos idées sont les bien­ve­nues, vous pou­vez me contac­ter sur le forum des mocries d’Etienne Chouard, cathe­rine, ville de Bailleul ( nord) je ne suis affi­liée à aucun par­ti poli­tique, aucun syn­di­cat, je suis juste une citoyenne dési­reuse de vivre en har­mo­nie avec moi-même les autres et le monde.

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​m​o​c​r​i​e​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​i​d​=29

    Réponse
  143. A-J Holbecq

    @Catherine
    Puis-je mettre ton « appel » dans les édi­to­riaux de sociétal ?

    @Tous
    Connais­sez-vous ceci ? … bonne idée me semble t‑il

    Réponse
  144. catherine

    oui, volon­tiers , André-Jacques, mer­ci pour ce que tu fais .

    Réponse
  145. catherine

    Mer­ci André-Jacques

    Réponse
  146. Gilles

    Bon­jour à tous pour créer des liens url, sur le blog, ici le BBCode n’est pas uti­li­sé, il faut mettre en sur­brillance l’a­dresse, puis appui sur Contrôle – C, puis clic gauche sur l’i­cône la plus à droite ( un index sur une pla­nète ), une fenêtre appa­raît, vous la rem­plis­sez avec Contrôle – V, puis une seconde fenêtre avec fr pour la langue vous faîtes juste « Enter » et c’est bon vous avez créé un lien url cliquable.

    http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​E​d​i​t​o​s​2​009

    http://​www​.edi​tions​-zones​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​l​y​b​e​r​p​l​a​y​e​r​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=21

    Bon cou­rage à tous !

    Gilles

    Réponse
  147. Di Girolamo

    @ Cathe­rine A‑J Hol­becq et les autres

    je copie colle ceci qui rejoint, je pense, les pré­ocu­pa­tions de Cathe­rine et qui est un texte inache­vé que je pré­pare pour expli­quer l’ex­pé­ri­men­ta­tion locale qui comm­mence vers chez moi :

    Comi­tés de Vil­lages et de Quartiers
    Mise en œuvre expé­ri­men­tale d’un nou­vel outil de Démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive dédié à la recherche et au déve­lop­pe­ment d’une socié­té Durable.

    Cette expé­ri­men­ta­tion a débu­té par le mon­tage et la pro­jec­tion d’un film cher­chant, grâce à un regard croi­sé sur les dif­fé­rents élé­ments consti­tuant la crise glo­bale dans laquelle nous sommes : pol­lu­tions, raré­fac­tion des res­sources, déré­gle­ment cli­ma­tique, crise éco­no­mique, finan­cière, sociale, etc., à mon­trer la gra­vi­té et la pro­fon­deur d’une crise mon­diale pla­çant notre civi­li­sa­tion face à elle-même devant un réel dan­ger : à moyen terme la pos­si­bi­li­té d’extinction de l’espèce humaine. Et à plus court terme, se trou­ver confron­té à des pro­blèmes qui risquent d’altérer en pro­fon­deur la qua­li­té de la vie au quo­ti­dien d’un nombre de plus en plus grand de citoyens.

    L’aspect glo­bal, très trans­ver­sal, et lent, du phé­no­mène en fait quelque chose d’abstrait mas­qué en per­ma­nence par un quo­ti­dien fait de mille pré­oc­cu­pa­tions plus immé­diates ; l’attitude pour le moins irres­pon­sable de nos repré­sen­tants face à cette menace, le flot média­tique conti­nue des infor­ma­tions sur tous sujets rajoute à cette dif­fi­cul­té que nous avons de per­ce­voir la gra­vi­té de ce qui se pré­pare ; À cela, il faut rajou­ter une ten­dance assez natu­relle consis­tant à se voi­ler la face ou regar­der ailleurs : la poli­tique de l’Autruche. L’expression la plus ache­vée de cet art de la poli­tique de l’autruche consis­tant jus­te­ment à beau­coup par­ler de ce phé­no­mène, mais sec­to­riel­le­ment, en le divi­sant en mor­ceaux et en inven­tant des concepts dénués de sens comme par exemple celui de déve­lop­pe­ment durable, dési­gnant géné­ra­le­ment toute une série d’activités venant cau­té­ri­ser une plaie sans prendre la peine d’élaborer un diag­nos­tic glo­bal de la situation.

    Nous vivons donc un moment unique de l’histoire de l’humanité, un vrai tour­nant qui nous place face à nous même et notre concep­tion même de la vie, de notre pré­sence sur cette pla­nète. Tous nos outils poli­tiques sont obso­lètes face à ce phé­no­mène qui n’est ni une crise éco­no­mique ou éco­lo­gique ou finan­cière ou sociale etc mais une crise de civi­li­sa­tion que toutes les ten­ta­tives de solu­tion­ne­ment tech­nique et sec­to­riel ne feront que mas­quer… nous faire recu­ler pour mieux sauter !

    Un autre pro­blème majeur pour com­prendre la dif­fi­cul­té que nous avons à com­prendre et trai­ter cette crise, c’est que nous sommes nous-mêmes immer­gés et com­plè­te­ment dépen­dants du sys­tème ; cultu­rel­le­ment, dans la vie quo­ti­dienne, éco­no­mi­que­ment… nous sommes pieds et poings liés, ne pou­vant nous en extraire ; L’invention d’une nou­velle socié­té ne peut se faire sans doute que dans une his­toire longue au prix de souf­frances humaines lourdes : l’histoire est là pour en témoigner.

    Mais si l’humanité avance len­te­ment, les effets qu’ont pro­duits nos socié­tés indus­trielles nous placent devant l’urgence ; c’est cette contra­dic­tion entre le temps humain qui est un temps long et l’urgence des phé­no­mènes phy­siques enclen­chés (raré­fac­tion des res­sources, déré­gle­ment du cli­mat : voir les der­nières nou­velles…) qui est dramatique.

    C’est cette urgence et la gra­vi­té des enjeux qui est à l’origine de cette action qui cherche à expé­ri­men­ter l’idée d’un outil public lar­ge­ment par­ti­ci­pa­tif, dédié à une réflexion glo­bale sur nos socié­tés, sur leur logique, leur fon­de­ment, leur orga­ni­sa­tion, leur sens, leur ave­nir ; l’élaboration d’un diag­nos­tic glo­bal devant pou­voir débou­cher sur de nou­velles poli­tiques d’aménagement local cohé­rentes avec ce diag­nos­tic et por­teuses d’un ave­nir durable et heureux.

    C’est donc l’essai d’un outil inno­vant et d’une méthode ori­gi­nale que pro­pose d’explorer l’association à l’origine de cette initiative.

    Cette asso­cia­tion : « Orga­ni­ser la Démo­cra­tie Par­ti­ci­pa­tive » n’a pas pour but de se pro­mou­voir elle-même, en tant que nou­velle struc­ture, mais d’inciter à la créa­tion et à la prise en charge par l’institution, au niveau natio­nal et local, de ce nou­vel outil à voca­tion publique, au-delà des par­tis et même des associations.

    Cette carac­té­ris­tique d’outil public est essen­tiel pour la com­pré­hen­sion de ce pro­jet ; la dimen­sion et la gra­vi­té des enjeux, leur carac­tère glo­bal, enjeux natio­naux, enjeux de civi­li­sa­tion fait qu’aucun par­ti, indi­vi­du, groupe… ne peut à soi seul appor­ter de solu­tions ; c’est bien dans un cadre public qu’il faut trai­ter ces sujets de socié­té qui concerne tous les citoyens.

    Cadre public et donc très lar­ge­ment participatif ;

    Le cadre com­mu­nal pré­sente cet avan­tage de pou­voir mobi­li­ser ensemble les élus locaux et les citoyens rési­dants, dans un cadre convi­vial de proxi­mi­té répon­dant à cette carac­té­ris­tique d’espace public.

    Il pré­sente aus­si l’avantage de débou­cher direc­te­ment sur l’intercommunalité et un bas­sin de vie, ter­ri­toire de pro­jet per­met­tant d’élaborer une poli­tique et des actions concrètes au niveau local.

    On le ver­ra au cours de l’élaboration du diag­nos­tic, le niveau local est lui aus­si essen­tiel à la bonne com­pré­hen­sion de ce pro­jet ; en effet, la délo­ca­li­sa­tion est une com­po­sante essen­tielle de notre sys­tème et la relo­ca­li­sa­tion son, anti­thèse. La délo­ca­li­sa­tion et l’exploitation indus­trielle de masse des res­sources pla­né­taires use et détruit la pla­nète vers une crois­sance illi­mi­tée et non sou­te­nable ; la relo­ca­li­sa­tion uti­lise et valo­rise les res­sources locales et redonne ain­si des limites natu­relles et phy­siques aux acti­vi­tés humaines ; cette notion de limite, d’humilité, et donc de local est essen­tielle pour com­prendre ce projet.

    La méthode uti­li­sée par cette expé­ri­men­ta­tion est donc de réunir concrè­te­ment élus locaux et habi­tants autour de réflexions sur le glo­bal socié­tal ; la vidéo se pré­sen­tant au départ comme un bon sup­port de sen­si­bi­li­sa­tion. Il s’agit de créer dans les vil­lages, les quar­tiers, des ate­liers, comi­tés de vil­lage et quar­tiers ; au départ c’est un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion, de mobi­li­sa­tion, autour de la crise et des dan­gers, du carac­tère poten­tiel­le­ment dra­ma­tique pour nous tous de ces pro­blèmes. Très vite il s’agira, grâce au maillage ter­ri­to­rial de ces comi­tés, de ten­ter de défi­nir loca­le­ment des poli­tiques et des actions répon­dant à une nou­velle orga­ni­sa­tion, durable, relo­ca­li­sée de la société.

    La notion de ter­ri­toire local à réflé­chir glo­ba­le­ment est, elle aus­si, essen­tielle à la com­pré­hen­sion du pro­jet ; il ne s’agit pas de rajou­ter du déve­lop­pe­ment durable ou de sou­te­nir des filières, mais de défi­nir un sché­ma d’organisation du ter­ri­toire cohé­rent avec le diag­nos­tic glo­bal débou­chant sur la néces­si­té de relo­ca­li­ser nos socié­tés.….….…

    etc. etc. Je n’ai pas fini, ni cor­ri­gé, je vous trans­mets ça, brut de brut ; 100, 150 per­sonnes pour le film sur la pre­mière com­mune, mais un tra­vail impor­tant à mener avant de tirer quelques conclu­sions de ce pro­jet qui démarrre.

    Réponse
  148. Di Girolamo

    A‑J Hol­becq
    je n’hé­si­te­rais pas ! nous avons (tous) grand besoin de gens commme toi ou étienne ou cathe­rine etc qui ont déjà un acquis sur cer­tains sujets essentiels ;
    mais il faut que j’é­merge un peu la tête hors de l’eau , faire le point.

    A + sur les blogs (que je n’ai plus le temps de fré­quen­ter actuel­le­ment effi­ca­ce­ment) ou mieux en direct dans qqtemps pour éven­tuelle col­la­bo­ra­tion plus pratique.

    Réponse
  149. catherine

    Mer­ci Di Giro­la­mo, vrai­ment un grand mer­ci, tout ce que tu dis est mille fois vrai, voir ce que tu fais me donne du punch et le désir de faire de même, ça me sti­mule vraiment .

    C’est vrai que l’as­pect confu­sion­nel des mul­tiples infos dont on nous abreuve nous fait perdre le fil de ce qui est essen­tiel, ça pro­blé­ma­tise des choses qui ne devraient pas l’être et ça fait oublier déli­bé­rem­ment le reste qui méri­te­rait lui d’être mis en lumière mais qui est lais­sé déli­bé­ré­ment dans l’ombre, stra­té­gie de condi­tion­ne­ment réus­sie, chapeau !

    On nor­ma­lise ain­si par acco­mo­da­tion des évé­ne­ments qui devraient nous faire nous lever , hur­ler et guer­royer mais qui au final, nous rendent juste meur­tris davan­tage et un peu hon­teux, tel­le­ment hon­teux qu’on n’ose plus trop se regar­der et regar­der de ce côté, il y a bien sûr la culpa­bi­li­té qui joue plein pot et qui est dis­til­lée savam­ment, et ça abou­tit à ce que les gens dans leur majo­ri­té se laissent volon­tai­re­ment dis-traire pour ne pas avoir à souf­frir de ce que le pré­sent leur offre, la pro­pa­gande marche bien , ceux qui l’u­ti­lisent connaissent bien les rouages de la machi­ne­rie humaine, preuve en est, l’in­dif­fé­rence géné­ra­li­sée à force de croire que rien n’est pos­sible et sur­tout à pen­ser qu’on ne vaut pas grand chose et qu’on mérite sans doute ce qui nous arrive, il m’ar­rive de tom­ber dans le pan­neau aussi.

    Une crise de civi­li­sa­tion, je te suis com­plè­te­ment, l’homme est entrain de mou­rir à son huma­ni­té, et s’il ne se réveille pas vite fait, ça risque fort de se produire.

    J’ai décou­vert aujourd’­hui l’exis­tence de quel­qu’un comme Ellul, l’é­toffe d’un homme mer­veilleux, fort et pro­fon­dé­ment aimant, qui récon­ci­lie gran­de­ment avec le genre humain, ces gens-là existent,comme ça fait du bien, il est mort mais vivant par son mes­sage for­ti­fiant et revi­go­rant , nous devons aller les cher­cher ces fai­seurs de milieux pro­pices dont tu es un digne représentant,toi aus­si au même titre qu’A­JH, Etienne et tous les gens dési­reux de com­prendre et de don­ner sens à notre monde , et ain­si peut-être consti­tuer des colonnes de plus en plus impor­tantes, à force de voir ça , les gens fini­ront par y croire, et par se bouger.

    Si vous dites à un enfant tu es un bon à rien, l’en­fant finit par s’i­den­ti­fier à cette image, je crois que c’est la même chose pour nous les « adultes » : on nous ren­voie cette image et on l’as­so­cie en plus à l’en­vi­ron­ne­ment dans son entier, résul­tat, on éteint tous les dési­rs d’u­to­pies, des lieux autres que ceux dans les­quels nous vivons exis­te­ront si nous le vou­lons, nous en sommes plei­ne­ment capables, nous devons unir nos forces et nous rejoindre dans nos dési­rs communs.

    Je te remer­cie Di Giro­la­mo de me faire y croire encore.

    Réponse
  150. Hadrien

    Je prends en route un peu tard cette rubrique de com­men­taires pour faire part à mon tour des encou­ra­ge­ments que mérite l’obs­ti­na­tion d’E­tienne à éclai­rer les citoyens sur leurs droits et leurs pou­voirs, pour peu qu’ils veuillent bien en user.

    Comme beau­coup d’entre vous, j’ai fait l’ex­pé­rience de l’in­cré­du­li­té que sus­cite par­mi la popu­la­tion le tirage aléa­toire de ses repré­sen­tants. L’ob­jec­tion sys­té­ma­tique est le niveau insuf­fi­sant d’é­du­ca­tion poli­tique et juri­dique que cha­cun prête à ses propres conci­toyens pour rem­plir ce rôle. On se gausse volon­tiers des bas ins­tincts de la popu­lasse qui ne sau­rait avoir le dis­cer­ne­ment requis pour ces hautes fonc­tions qui com­mandent l’in­té­rêt géné­ral… En d’autres termes, on recon­naît à son sem­blable l’ap­ti­tude à se choi­sir un repré­sen­tant, mal­gré le maquis de la déma­go­gie et de la langue de bois des poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels qui s’emploieront à l’é­ga­rer, mais pas celle de por­ter lui-même ses pro­po­si­tions, répu­tées viles.

    Cette contra­dic­tion est aus­si vieille que l’homme : dans les tri­bus pri­mi­tives, le sor­cier s’at­tri­buait des pou­voirs que lui-seul pou­vait exer­cer, acqué­rant ain­si un ascen­dant sur ses congé­nères qu’il était inter­dit de lui contes­ter, sous peine de catas­trophe pour la com­mu­nau­té. Le contes­ta­taire éven­tuel voyait immé­dia­te­ment la tri­bu se dres­ser contre lui, tant l’in­ter­dit impré­gnait les esprits.

    Nous en sommes au même stade, en ces temps de crise, où le bon sens est balayé d’un revers de main par les finan­ciers qui se retranchent dans leur tour d’i­voire : à la remarque selon laquelle reca­pi­ta­li­ser les banques (qui détiennent déjà tous nos capi­taux) c’est appor­ter du sable au saha­ra, ils répondent par l’in­gé­nui­té de leurs mon­tages et l’im­mu­ni­té de leurs propres tur­pi­tudes (si nous tom­bons, ce sera la catas­trophe pour vous).

    Qu’E­tienne se ras­sure : d’autres concep­tions pion­nières des Grecs ont connu le même sort que le tirage aléa­toire des repré­sen­tants dans la consti­tu­tion d’A­thènes. Ain­si, le chaos ciné­tique ima­gi­né par Leu­cippe et Démo­crite ne trou­va sa pre­mière pré­fi­gu­ra­tion qu’a­vec la ther­mo­dy­na­mique sta­tis­tique des fluides, et resur­git aujourd’­hui de manière plus per­ti­nente encore avec la théo­rie du vide en méca­nique quan­tique. Qu’il regarde donc l’a­ve­nir avec serénité…

    Réponse
  151. catherine

    Bien fait pour moi, bien fait pour moi, bien fait pour moi, oui, je suis cou­pable, d’a­voir bu à la coupe de ce sata­né mi- mépris humain,qui fait du quo­ti­dien quelque chose de per­son­nel, rare­ment en lien avec cet aspect imper­son­nel pour­tant seul pour­voyeur de vraies richesses et de vraies joies , on est jamais pauvre tant qu’on est relié à lui, cet aspect supra-per­son­nel, bon, j’ar­rête car cer­tains vont se deman­der si je ne pars pas en vrille, com­pren­dra qui vou­dra, il m’a fal­lu attendre 50 balais, pour que je com­prenne ce qui se pas­sait, 50 années où j’ai tra­ver­sé ma vie en spec­ta­trice, je fai­sais quelque chose et ensuite, je voyais ce que ça don­nait et j’ob­ser­vais les autres et moi-même et le monde aus­si, for­cé­ment, y’a eu des couacs, alors le len­de­main de mes cin­quante ans, je me suis dit, bon, main­te­nant c’est bon, t’as vu, il serait peut-être temps que tu te bouges un peu, et puis plein de choses se sont mises en place, le rébus s’est un peu dévoi­lé, la souf­france était là, souf­france de n’a­voir pas vu clair avant, mais aus­si légè­re­té de ces ins­tants où d’un seul coup, quelque chose se déchire, comme si on était dans une autre dimen­sion, comme si on décol­lait car le sens appa­rais­sait et avec lui le rap­port aux choses et les rela­tions et la vie for­cé­ment qui souf­flait , alors je me dis, quand on est jeune, inquiet de son ave­nir dont on ne sait de quoi il sera fait, quand on entend tous les dis­cours catas­tro­phiques par­tout, com­ment peut-on se construire quand on a 18- 24 ans aujourd’­hui , j’en parle car c’est l’âge de mes enfants, Juliette qui pré­pare son agrég de lettres et qui se demande ce qu’elle fiche là, ce qu’elle apprend, elle ne sait pas trop si ce vocable est adé­quat, apprendre, avec qui fait-elle des liens, elle se le demande ? en fait non, elle me dit qu’elle ne s’y retrouve pas, ses profs qui se disent intel­lec­tuels, on se demande bien pour­quoi, ils n’ouvrent pas les portes ce qui est à mon sens le rôle et la carac­té­ris­tique de l’in­tel­lec­tuel, non, ils les ferment, toutes , et se crispent sur un savoir d’où presque qu’au­cune cir­cu­la­tion ne se fait sen­tir, ça sent le ren­fer­mé là-dedans, point de vie, c’est la mort à cré­dit, alors s’en­ga­ger dans cette voie, avec des exemples pareils ça laisse per­plexe for­cé­ment, non, j’veux pas finir comme ça me dit-elle, et Pierre mon fis­ton de bien­tôt 18 prin­temps, n’a pas vou­lu enfour­cher la voie tra­di­tion­nelle, grand bien lui a pris, il s’est dit, j’aime bien man­ger, alors j’es­saie cui­sine, bon, pour­quoi pas j’lui ai dit , y’a que c’est pas facile et qu’il faut bos­ser dur pour un salaire pas for­cé­ment rieur, l’é­cole ça l’é­tei­gnait, lui si vif, si curieux, il deve­nait tout éteint, ni une, ni deux, j’ai dit oui, mon fils , fais cela, tout est tou­jours ouvert de toute façon tant qu’on est vivant. Au jour d’au­jourd’­hui, Juliette stresse à faire des études dont elle ne com­prend pas le sens, comme si elle était dis-traite, sor­tie du monde, sans lien avec lui, si ce n’est que des rap­ports vir­tuels, une culture sans oxy­gène, à la limite de l’as­phyxie et des inquié­tudes aus­si, Sar­ko qui réduit les postes et de se deman­der si elle ne va pas lais­ser tom­ber pour faire son job de ser­veuse dans une piz­ze­ria à plein temps, quant à Pierre, bien peu de pers­pec­tives, les stages qu’il fait en cui­sine, sont tris­tou­nets, il n’ap­prend pas grand chose et sert sou­vent durant ses stages de main d’oeuvre à bon mar­ché et d’homme à tout faire. Alors moi, qui suis leur mère , je me dis, non, c’est trop, je ne pense plus trop à l’a­ve­nir, je vis au jour le jour, en essayant de faire de chaque jour quelque chose d’accompli,en essayant de goû­ter plei­ne­ment sans remettre à demain ce qui se pré­sente, car demain, je ne sais pas, pas de plan sur la comète, aujourd’­hui, sûr, demain peut-être, alors c’est une façon de vivre un peu nou­velle qui renoue bien mal­gré nous avec les sagesses d’an­tan, vivre le moment pré­sent, on sait ce que c’est, serait-ce le seul point posi­tif de ces vache­ries de cir­cons­tances, peut-être que oui, je ne sais pas , l’a­ve­nir c’est aujourd’­hui, le temps se concentre en un point et en un lieu, ici et main­te­nant, c’est le côté posi­tif de cette sinistre situa­tion. Je me suis lâchée,mais je pense que c’est à tra­vers des tranches de vie qu’on per­çoit mieux les réalités …

    Réponse
  152. catherine

    …Et pour suivre la trame du pré­cé­dent mes­sage, après l’ac­cu­mu­la­tion d’ex­pé­riences, vient le temps des liens, des rap­ports à réa­li­ser entre les expé­riences collectionnées.

    C’est là que la vie com­mence VRAI-ment.

    Seule­ment à cet ins­tant là, au coeur de cette arti­cu­la­tion , seule pour­voyeuse de sens.

    Sens, car notre vécu est alors lié à une dimen­sion supé­rieure qui l’or­donne ; et dès lors ça res­pire, ça cir­cule, quelque chose se passe, de l’ordre de la compréhension.

    Un peu comme des épou­sailles, un mariage à un arché­type consti­tu­tif de ce que nous sommes, de ce que nous vivons.

    Un lien à un prin­cipe fon­da­men­tal et pri­mor­dial, celui qui nous fait être ce que nous sommes et nous fait vivre ce que nous vivons.

    Celui de notre nature c’est à dire de notre onto­lo­gie pour ce qui est de notre vécu personnel.

    Celui de ce nou­vel ordre mon­dial pour ce qui est de notre vécu social.

    Et c’est alors – seule­ment alors, que l’on peut espé­rer rec­ti­fier le tir, car avant de tirer, il est néces­saire de bien visua­li­ser la cible n’est-ce-pas, si on est dans le brouillard il y a fort à parier qu’on vise­ra à côté.

    D’ailleurs, c’est amu­sant, en hébreu, pêcher ça se tra­duit par mal viser, tirer à côté…

    Réponse
  153. Neige

    Une envie de par­tage, de faire route avec cathe­rine, Di Giro­la­mo, A‑J Hol­becq, Hadrien, Etienne.
    Quel plai­sir de lire toutes vos contributions
    …

    100% d’ac­cord avec Etienne pour son obs­ti­na­tion à vou­loir défendre le droit des citoyens à avoir des rédac­teurs consti­tuants dés­in­té­res­sés, tirés au sort.
    C’EST FONDAMENTAL !

    J’é­tais à Ver­sailles le 4 février 2008 et je fais par­tie de ceux qui ont été tel­le­ment écoeu­rés qu’ils ont por­té plainte devant la cour euro­péenne des droits de l’homme contre l’é­tat fran­çais, plainte clas­sée non rece­vable bien sûr, au moment où qui vous savez a pris la tête de l’u­nion européenne.

    Per­son­nel­le­ment, je ne me suis JAMAIS remise de ce qui s’est pas­sé à ce moment-là, dans l’his­toire de la poli­tique fran­çaise et européenne.
    J’ai déci­dé, après tous ces évè­ne­ments, que je ne vote­rai plus jamais pour n’im­porte quel sru­tin concer­nant cette europe illégitime.Pour moi, ce serait comme recon­naître sa légi­ti­mi­té, et je ne com­prends même pas que ceux qui avaient voté NON en 2005 puissent seule­ment se poser la ques­tion de qui soutenir.

    Mettre dans l’urne quand on le peut (misère du vote électronique)le beau bul­le­tin du Mono­lecte « Sou­viens-toi de Ver­sailles – 4 février 2008 » me semble le seul vote digne possible.

    Vous le savez ici, il est bien plus impor­tant de tra­vailler loca­le­ment à mon­ter des pro­jets éco­los, socié­taux, avec tous ceux qui nous entourent, et sur­tout avec les plus dému­nis, que d’al­ler voter AUJOURD’HUI, avec la grosse fumis­te­rie que sont deve­nues les élec­tions, si vous vou­lez que le monde bouge…
    Bien sûr que le vote est un droit chè­re­ment acquis mais vous savez bien qu’il ne s’a­git plus de voter pour qui va soi-disant pen­ser et agir pour nous, mais de prendre per­son­nel­le­ment et loca­le­ment avec nos potes, nos vies en main.

    Lec­ture du moment, je recom­mande, ça m’a aidée à mettre les pen­dules à l’heure, dans tous les sens : Jid­du Kri­sh­na­mur­ti : « Se libé­rer du connu » (3€50, le livre de poche)

    Réponse
  154. catherine

    Quel joli pré­nom, Neige, moi aus­si j’y étais à Ver­sailles, affli­gée de ce qui se tra­mait dans les murs de la soi-disant démocratie !

    Kri­sh­na­mur­ti c’est très décapant,il était admi­ré par des gens comme Hux­ley, Shaw,Miller, Bohm le phy­si­cien, ils ne s’y sont pas trom­pés les bougres, c’est une vraie source et vous avez tout à fait rai­son d’al­ler y boire.

    Je ne sais quoi ajou­ter car le monde me semble par­tir en lam­beaux et je suis un peu sans voix, en ce dimanche soir.

    Etienne, je ne sais pas ce qui se passe mais il faut vrai­ment le vou­loir pour pas­ser qq chose sur le blog, je suis entrain d’es­sayer d’en­voyer, ça doit faire une ving­taine de fois, encore une ou deux et j’arrête!pas moyen, ça bloque???

    Echec du test anti-spam il est écrit

    Réponse
  155. Étienne

    • Pbs avec le robot anti spam :

    j’ai quel­que­fois, moi aus­si, un peu de mal à satis­faire les exi­gences de ce tas de fer­raille, mais en insis­tant, c’est tou­jours passé.

    J’ai l’im­pres­sion que l’en­com­bre­ment des machines n’est pas sans lien avec ces pbs.

    Mais je serais bien embê­té si je devais répa­rer ce truc (dont je ne connais pas les rouages).

    ____________________

    • L’abs­ten­tion n’est pas une protestation :

    Bon­jour Neige,

    Il me semble que l’abs­ten­tion est tota­le­ment illi­sible (et inutilisable).

    On ne peut RIEN déduire d’une abs­ten­tion, puis­qu’on y trouve, pêle-mêle, les pares­seux, les oublieux, les négli­gents, les mécon­tents, les révol­tés, les vio­lés, les aban­don­nés, les impo­tents, les empê­chés, les mal­adroits, etc.

    Impos­sible de dis­cer­ner un mes­sage à par­tir d’un taux d’abstention.

    Un vote blanc, oui. 
    Une abs­ten­tion, non.

    L’abs­ten­tion est donc, à mon sens, par construc­tion, un vote per­du, un gaspillage.

    Alors qu’il y a des can­di­dats de pro­tes­ta­tion, des gens qui, une fois élus, feront autant de bruit qu’ils le pour­ront, du haut de cette pauvre tri­bune qu’est le PE, pour pro­tes­ter contre ces inti­tu­tions anti-démo­cra­tiques. Le vote pour ces can­di­dats-là n’est évi­dem­ment pas un vote de com­plai­sance avec les ins­ti­tu­tions de l’UE. Il me semble que c’est plus malin que l’abs­ten­tion (même si je peux com­prendre que le dégoût extrême des vio­lences poli­ti­ciennes pousse à envi­sa­ger sérieu­se­ment l’hypothèse).

    Comme can­di­dats qui seraient capables de lut­ter pour vrai­ment plus de démo­cra­tie, je vois sur­tout Raoul Marc Jen­nar (qui se pré­sente sur la liste du NPA, dans le sud-est), davan­tage parce que c’est Raoul que parce que c’est le NPA : la lutte de 2005 a mon­tré com­bien Raoul est un résis­tant valeu­reux et utile pour nous tous. C’est une bonne occa­sion de l’ai­der à par­ler fort. La plu­part des nonistes devraient voter pour Raoul, je trouve.

    Il y a aus­si le RIC, mou­ve­ment qui réclame très prio­ri­tai­re­ment (et exclu­si­ve­ment, car il pense que tout le reste sui­vra) le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire (mais qui n’au­ra pro­ba­ble­ment pas d’élu).

    Et puis il y a tous les euros­cep­tiques ou même les euro­phobes (évi­dem­ment dia­bo­li­sés par les euro­philes ou euro­lâtres, mais dia­bo­li­ser les adver­saires est une vieille ficelle qui ne berne que les gogos : les gens ne sont pas noir ou blanc, ils ne sont ni dieux ni diables). La plu­part de ces euro­ré­sis­tants ne seront sans doute pas com­plai­sants avec les ins­ti­tu­tions tech­no­cra­tiques et avec les coups d’É­tat à venir. S’ils étaient majo­ri­taires (on en est loin), l’UE chan­ge­rait sans doute.

    Mais en tout état de cause, je crois qu’il ne faut pas s’abstenir.

    Étienne.

    Ami­tiés.

    Réponse
  156. Jérôme de l' Union Des Gens

    Bon­jour à tous,
    nous ne sommes pas très connus, mais nous tra­vaillons à mettre au point les listes pour la cam­pagne natio­nale. Nous en avons deja dépo­sé 2 et le 22 mai au moins trois autres, ce qui nous per­met­tra de par­ti­ci­per à la cam­pagne nationale.

    Conscient de l’im­por­tance du plan C, nous l’a­vons ajou­té dans notre programme.

    Oui nous pen­sons qu’il faut une assem­blée consti­tuante tirée au sort.

    Si vous vou­lez nous faire connaître, voi­ci le lien à dif­fu­ser : http://​www​.union​des​gens​.fr

    Nos pre­miers bul­le­tins seront télé­char­geables en ligne le lun­di 18 mai.

    Nous sommes en contact avec le RIC, le PPLD (Par­ti Pour La Décrois­sance), les Newropeans…

    Nous vou­lons nous mettre autour d’une même table après les Euro­péennes pour essayer de nous unir sur nos points com­muns, et s’en ser­vir comme base et aller ensemble vers les régionales.

    Je crois que tous ces petits par­tis sont en train de construire la poli­tique du futur. Il faut que nous nais­sions, que nous exis­tions, et ces Euro­péennes vont ser­vir à cela. Ensuite, notre union sera je l’es­père envi­sa­geable, en tant que nou­velle dyna­mique poli­tique, au delà des cou­leurs traditionelles.

    Nous uti­li­sons avec leur accord les idées de Mr Hol­becq et Mr Chouard, et nous vou­lons revoir tota­le­ment notre pro­gramme en 40 pro­po­si­tions après cette cam­pagne, pour l’a­mé­lio­rer not­tament avec votre apport et toutes les idées que l’on peut trou­ver sur ce site extrè­me­ment rîche !

    Je suis dis­po­nible pour tout contact ou ques­tion sur l’U­nion Des Gens à
    [email protected]

    Jérôme Méde­ville de l’ UDG

    Réponse
  157. Étienne

    C’est vrai que le pro­gramme de l’U­nion des gens est par­ti­cu­liè­re­ment riche et intéressant.

    En fait, tous ces petits par­tis, y com­pris le Front de gauche et le NPA, mais aus­si DLR et quelques autres, devraient se pré­sen­ter ENSEMBLE pour défendre un régime (natio­nal et/ou euro­péen) vrai­ment démocratique.

    Mais la logique d’ap­pa­reil (les sub­ven­tions d’É­tat sont attri­buées aux par­tis par voix gagnée) l’in­ter­dit : c’est une impos­si­bi­li­té qua­si­ment génétique.

    Étienne.

    Réponse
  158. A-J Holbecq

    Étienne écrit  » En fait, tous ces petits par­tis, y com­pris le Front de gauche et le NPA, mais aus­si DLR et quelques autres, devraient se pré­sen­ter ENSEMBLE pour défendre un régime (natio­nal et/ou euro­péen) vrai­ment démo­cra­tique.  »

    Tu as rai­son : nous avions mon­té le « Concor­dat Citoyen » dans ce but, il y a quelques années (les légis­la­tives de 2002 ou 2003 ? … ma mémoire me joue des tours)

    Ça reste, pour les pro­chaines élec­tions fran­çaises après les euro­péennes, la seule bonne solu­tion à mon sens… mais nous savons bien que ça ne se fera pas : cha­cun tire de son coté et le capi­ta­lisme hié­rar­chi­sé en profite.

    Ami­ca­le­ment et néan­moins bon cou­rage à tous ceux qui conti­nuent à se battre sur le front politique.

    Réponse
  159. Di Girolamo

    @Etienne

    « L’abs­ten­tion est donc, à mon sens, par construc­tion, un vote per­du, un gaspillage. »

    C’est exact !
    Mais c’est aus­si la recon­nais­sance fac­tuelle, le constat, que le gas­pillage de la démo­cra­tie est consom­mé : on ne peut pas voter parce que le vote ne cor­res­pond plus à rien et est lui même un gapillage, effet du gas­pillage démocratique .

    A par­tir de là on peut se poser la ques­tion : dans ce contexte, voter ou /et se pré­sen­ter n’est ce pas par­ti­ci­per à ce gas­pillage ? N’est-ce pas gas­piller son temps et celui des autres ?

    Se pré­sen­ter « pour » faire pas­ser ses idées et « uni­que­ment pour cela » parce que : impos­sible de prendre le pou­voir avec ces règles du jeu-là… Est-ce la bonne méthode ?

    Ma posi­tion :
    1)ne pas voter/ ne pas se pré­sen­ter tant qu’une pro­po­si­tion (de socié­té) alter­na­tive claire et suf­fi­sem­ment mobi­li­sa­trice n’au­ra pas émergé
    2)Travailler à faire émer­ger cette proposition
    3)Créer le cadre et les outils « publics » pour éla­bo­rer col­lec­ti­ve­ment cette nou­velle pro­po­si­tion de société
    4) Com­men­cer à créer cet outil public par­ti­ci­pa­tif de recherche et déve­lop­pe­ment socié­tal au niveau des ter­ri­toires en uti­li­sant com­munes, com­mu­nau­tés de com­munes, contrat de Pays, qui sont des outils publics offi­ciels et peuvent accueillir cette recherche par­ti­ci­pa­tive décloisonnée

    Réponse
  160. Neige

    Etienne,
    Est-ce que tu conti­nues à jouer quand tu sais que les dés sont pipés ?
    Est-ce que tu conti­nues à jouer lorsque tu sais que les maîtres du jeu ont déci­dé que tu étais per­dant alors que tu avais gagné ?
    Ces gens-là, on les désigne nor­ma­le­ment sous le nom de tri­cheurs. Conti­nuer à jouer avec eux est un non sens et éloigne d’au­tant plus d’a­van­cer sur d’autres pistes. C’est un gas­pillage d’éner­gie qui ne peut qu’en­traî­ner encore plus bas.

    Et c’est d’au­tant plus grave et sérieux que nous ne sommes pas dans un jeu…

    Je per­siste à ne pas comprendre.
    Et je ne suis pas la seule.
    L’ap­pel au boy­cot devient européen :

    http://​www​.comite​-val​my​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​254

    http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​8​4​229

    http://​www​.polit​gau​ner​.de/

    http://​www​.ques​ta​vol​ta​no​.splin​der​.com/

    On me dit qu’en Bel­gique aussi…

    Si les appels au boy­cott se multiplient,
    il y aura un réel mes­sage poli­tique de l’abstention !

    Des élec­tions qui confor­te­ront un peu plus le pou­voir des oli­garques en place, qui ver­rouille­ront une fois encore toutes les autres orien­ta­tions, non mer­ci ! BASTA !

    L’en­jeu est avant tout dans la dénon­cia­tion publique de cette mascarade.

    C’est ailleurs que se construit un monde nou­veau, pas à pas, et c’est là l’ur­gence à soutenir.

    Réponse
  161. catherine

    C’est grillé Neige, pas la peine de se cas­ser la tête, c’est un faux débat, c’est grillé un point c’est tout et il faut être cré­tin il me semble pour subo­do­rer des meilleurs pos­sibles, que ceux qui y croient encore se posent vrai­ment face à ce qu’ils pensent et s’ils trouvent encore quelque chose qui tienne la route alors je leur dis cha­peau, et il fau­dra qu’ils m’expliquent ! .

    Cuit, râpé, rien de rien, c’est out, le ko abso­lu, abso­lu ça veut dire sans lien jus­te­ment et c’est jus­te­ment ça, plus de rap­port, plus de com­po­si­tion pos­sible, c’est un ordre dic­ta­to­rial qui se pose tranquillement.

    J’ap­prends aujourd’­hui encore, chaque jour amène son flot de tris­tesse, que cette mer­douille d’an­ti-psy­cho­tique que les psy­chiatres pres­crivent pour un oui pour un non, en veux-tu en voi­là, une molé­cule dont je vais taire le nom pour qu’E­tienne n’ait pas d’en­nuis, et bien cette salo­pe­rie ça pro­duit du dia­bète irre­ver­sible, c’est à dire que même après arrêt du trai­te­ment, la nor­ma­li­sa­tion du méta­bo­lisme ne pour­ra pas se faire, c’est cuit, déjà que ça bou­sille toute la chi­mie céré­brale cette belle salo­pe­rie, non, c’est pas encore assez, il faut que ça bou­sille encore davan­tage, et ça rap­porte des sous pour les labos ce poi­son, au prix de vies affaiblies.

    Je me demande vrai­ment de quoi je suis faite pour rece­voir ce que je reçois sans bron­cher, de quel bois je suis faite pour y retour­ner là-bas, et pour­suivre cette basse besogne, j’ai de la pitié pour moi par­fois et du mépris aus­si, je ne sais plus ce qu’il faut faire, les gens sont des machines,et je suis une machine aus­si, des vrais robots,et je suis un robot aus­si, des cir­cuits informatiques,et je suis un cir­cuit infor­ma­tique aus­si, ils répètent comme des per­ro­quets, je répète comme un per­ro­quet, en fonc­tion des mémoires inté­grées, je renonce par­fois, je laisse aller, j’a­ban­donne, tel­le­ment tout cela me semble déme­su­ré, je ne sais pas si tout le monde mesure la por­tée de ce que nous vivons, j’en ai marre et je com­prends que les gens aient presque envie de cre­ver pour en finir avec tout ça, mais le désir de vivre refait surface,la vache,et tou­jours ce mou­ve­ment inces­sant d’es­poir et d’in-espoir abso­lu , on vit une bien drôle d’é­poque, je ne sup­porte plus les dis­cours siru­peux, j’ai envie de tout cas­ser quand subrep­ti­ce­ment j’en­tends ça et là, de grosses conne­ries sur les radios, c’est le cas de France – culture par exemple lors des infos, j’ai vrai­ment envie de cas­ser ma radio le matin, sur­tout quand j’en­tends la chro­nique de 8–05, ça me fait pen­ser à un film, je crois que c’est avec Al Paci­no, c’est peut-être Taxi-dri­ver, je ne sais plus très bien, en tout cas, je me sens en phase avec le bon­homme quand il donne un coup de pied dans sa télé, radio, télé , la même mer­douille, je suis déso­lée, mais c’est pas pos­sible d’être aus­si cons que nous le sommes et je m’in­clus bien evi­dem­ment dans le lot !

    Réponse
  162. Neige

    Bon… bin… euh… cathe­rine, tu peux pas me l’en­voyer sur mon adresse mail, le nom de ce médi­ca­ment. Je suis pas dans le médi­cal et je connais pas de « psy­cho­tique », quoi que ! Mais l’in­fo est tou­jours bonne à prendre.

    J’ai remar­qué par ailleurs que quand je fais un pas, même un tout petit pas dans le bon sens, tout le bazar que tu décris se fait peu à peu la malle, déserte ma tête. Il ne résiste pas à une petite action enga­geante ici et maintenant !

    Réponse
  163. Di Girolamo

    Je m’y inclus aus­si ! dans le lot et dans cette alter­nance d’es­poir et d’un espoir ;
    Pro­gram­mé, je le suis, mais c’est hors du lot parce que, même si j’en fais par­tie, je le refuse ce lot-là ; nous sommes pro­gram­més et notre liber­té est bien mince ! mais sans ce petit rien, nous inter­ro­ge­rions nous ain­si, déses­pé­rant de nous mêmes ?
    Alter­nance d’es­poir et un espoir… eh bien quand c’est le un on sait que bien­tôt ce sera mieux et vice et ver­sa ;du coup prendre de la dis­tance avec nos états d’âme ! nous sommes tel­le­ment sou­mis à la pres­sion de ce qui se passe, du noeud que nous avons noué (irré­ver­sible lui aus­si ?) au cours de toutes ces années de « progrès ».…
    Vivre avec ça et si pos­sible sui­vant les forces qu’on a affir­mer une autre parole.

    Sur le plan poli­tique, j’es­saie de « pas­ser » par le bas : au niveau local ; le local est un éche­lon géo­gra­phique mais pas seule­ment : c’est une logique de socié­té : on fait avec ce qu’on a, là où on est :c’est repo­ser une limite phy­sique à nos acti­vi­té ; le local c’est l’antidote .
    Mais, pour que ça marche, on ne peut pas faire comme Mon­sieur Jour­dain et faire du local sans le savoir : relo­ca­li­ser est un pro­jet poli­tique de socié­té qui repose sur l’a­na­lyse du glo­bal et des enjeux dont nous par­lons toujours .
    « Ma » méthode est d’in­tro­duire cette poli­tique dans les outils offi­ciels publics que sont les com­munes, les com­mu­nau­tés de com­munes, en pas­sant par les contrats de pays qui, en leur sein, contiennent les élus locaux et les CLD, conseils locaux de déve­lop­pe­ment, struc­tures offi­cielles et légi­times de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive ou nous, même quand on est un, pou­vons nous ins­crire en tant que simple citoyen.

    C’est par ces contrats que tran­sitent les aides régio­nales et c’est là que (théo­ri­que­ment) se défi­nissent les poli­tiques pros­pec­tives pour les ter­ri­toires. C’est donc bien là qu’on peut agir… et dans l’institution !
    Pas gagné, je vous l’ac­corde ; mais, pour moi du moins, moins décou­ra­geant qu’al­ler mettre un bul­le­tin cau­tion­nant le cirque.

    Réponse
  164. gilles

    Bon­jour Cathe­rine, déjà, nous sommes moins cons quand nous sommes conscients de l’être.
    Oui, Cathe­rine, nous sommes cons, je suis con, oser te dire des « véri­tés ? » par mail, au lieu de te par­ler entre quatre yeux avec toute l’hu­ma­ni­té, toute la cha­leur pos­sible, faut oser, mais les cons cela ose tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît.

    Tiens, toi aus­si tu appelles Alain-Gérard Sla­ma, le per­ro­quet libé­ral, Alexandre Adler, le per­ro­quet atlan­tiste. C’est vrai que c’est dif­fi­cile de ne pas réagir à leurs pro­pos, mais je crois que ces mes­sieurs ne sont pas dignes de ma colère. Alors, bas­ta. Ima­gine me met­tant en colère après eux, cela devrait don­ner à peu près ceci :

    « Ils connaissent pas Gilles, ces mecs. Ils vont avoir un réveil pénible. Je vou­lais être diplo­mate, à cause de vous tous, évi­ter que le sang coule, mais main­te­nant c’est fini. J’vais les tra­vailler en féro­ci­té, les faire mar­cher à coups de latte. À ma botte je veux les voir, et je vous pro­mets qu’ils deman­de­ront par­don, et au garde à vous !

    Aux quatre coins de Paris qu’on va les retrou­ver. Épar­pillés par petits bouts façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, je ne cor­rec­tionne plus, je dyna­mite, je dis­perse, je ventile. »

    Non, tu n’es pas toute seule, les gens savent bien ce qu’il faut pen­ser de Sla­ma et d’Ad­ler et ce cer­tains médias.

    D’ac­cord avec Neige pour le boy­cott de cette source d’op­pres­sion qu’est l’U­nion Européenne.
    Je me sens aus­si en accord avec Di Giro­la­mo, l’u­ni­ver­sel n’est pas à la por­tée de notre action, c’est par le bas, le local que nous pou­vons agir. Lis « Résis­ter c’est créer » de Flo­rence Aube­nas et Miguel Bena­sayag, cela va te faire remon­ter le moral et t’en­ga­ger à trou­ver des pistes concrètes d’action.

    Réponse
  165. Étienne

    Chers amis,

    Clai­re­ment, l’abs­ten­tion est une démis­sion. Vous le voyez déjà : écou­tez les inter­pré­ta­tions des jour­na­listes-pho­no­graphes : « les citoyens se dés­in­té­ressent de l’Eu­rope », nous répètent-ils tous les jours. Il leur est facile de pré­sen­ter votre acte de résis­tance comme si c’é­tait une indifférence. 

    L’abs­ten­tion dit (ou est lue de façon cré­dible comme disant) un désintérêt.

    Res­sen­tez-vous du dés­in­té­rêt pour ces élec­tions ? Je ne le pense pas, c’est plu­tôt de la révolte contre un mar­ché de dupes impo­sé par ceux qui sont pour­tant payés pour nous défendre, n’est-ce pas ?

    Le mes­sage qui dit cette révolte, clai­re­ment, ce n’est pas l’abs­ten­tion, c’est le VOTE BLANC. Le vote blanc dit (c’est sa fonc­tion, c’est sa défi­ni­tion) : « je récuse tous les can­di­dats, toutes les ques­tions, qui me sont pro­po­sés aujourd’­hui, j’en réclame d’autres. »

    Il y a une dis­cus­sion très riche sur ce sujet cen­tral (le droit au vote de défiance, le néces­saire droit au vote néga­tif, le droit de ren­voyer en bloc tous les can­di­dats chez eux) sur le forum : « Les votes blancs doivent être décomp­tés et sui­vis d’ef­fet ».

    Je vous invite à y contri­buer si vous l’es­ti­mez utile.

    _____________

    Par ailleurs et sur­tout, si tous les résis­tants s’abs­tiennent au lieu de don­ner de la force à (d’é­lire) des résis­tants, les domi­nants vont gagner haut la main, faute d’op­po­si­tion, et ils vont conti­nuer à nous mar­cher sur la tête.
    Voyez les son­dages incroyables qui donnent l’UMP grand vainqueur…

    Mais encore une fois, ce sera bien fait pour nous : puisque nous ne met­tons pas de limites, alors, le pou­voir sans limites nous écrase. CE N’EST PAS LA FAUTE DU POUVOIR, C’EST LA NÔTRE. Ils sont grands parce que nous sommes à genoux.

    S’abs­te­nir, c’est se sou­mettre. Le silence pro­fite à l’oppresseur. 

    _____________

    Si on ne croit pas au vote blanc, on peut voter pour les pré­ten­dus « petits » can­di­dats (ils ne sont petits que parce que nous ne votons pas pour eux) : cer­tains de ces can­di­dats pro­testent for­te­ment contre le mar­ché de dupes et réclament ardem­ment une vraie démo­cra­tie. Je crois que ce serait bien plus clair de voter pour eux que de s’abs­te­nir. Ce serait plus utile pour nous-mêmes éga­le­ment, pour nous comp­ter : êtes-vous si sûrs que nous soyons nom­breux à résis­ter ? Est-ce que, par hasard, les pho­no­graphes n’au­raient pas rai­son en pre­nant acte que les humains sont bien pareils à des ani­maux d’é­le­vage, dociles à en pleurer ?

    ATTENTION : pour voter pour ces petits can­di­dats, pen­sez à cher­cher et impri­mer leurs bul­le­tins sur le net, avant le jour de l’é­lec­tion : en effet, vous ne trou­ve­rez pas ces bul­le­tins dans les bureaux de vote car c’est beau­coup trop cher (pour impri­mer 40 mil­lions de pro­fes­sions de foi et de bul­le­tins, il faut un mil­lion d’eu­ros). Voyez http://​www​.euro​pe2009​.fr/​?​D​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​t​-​e​l​e​c​t​i​ons

    Nous pour­rions regrou­per ici les adresses des pages web des petits par­tis où cha­cun pour­rait trou­ver les pro­fes­sions de foi et les bulletins.

    Pour ma part, j’ai repéré : 

    • le site du Ras­sem­ble­ment pour l’I­ni­tia­tive Citoyenne (RIC) : http://​www​.ric​-france​.fr/​E​u​r​o​p​e​e​n​n​e​s​2​0​0​9​.​php

    Y en a‑t-il, par­mi vous, qui connaissent d’autres sites de ce genre ?

    Étienne.

    Réponse
  166. Étienne

    Cathe­rine, est-ce que tu aurais un lien vers un site qui décri­rait les effets secon­daires du médi­ca­ment que tu évoques ?

    Réponse
  167. Di Girolamo

    @Etienne
    Tu as rai­son en théo­rie : le vote est indis­pen­sable ‚le vote blanc aussi ;

    En pra­tique ‚et dans le contexte ‚voter pour des petits can­di­dats n’a­mène à rien ‚sinon à dégon­fler un peu l’abs­ten­tion ce qui légi­time d’au­tant les grands par­tis :« voyez nous sommes bien en démo­cra­tie ! et le vote nous a légitimé ! »

    Je crois que nous sommes d’ac­cord sur le fait que c’est bien la gou­ver­nance qu’il faut inter­ro­ger et que c’est là que tout se joue .
    Mais, qu’on fait les éco­lo­gistes et autres « résis­tants » ? En ren­trant et accep­tant le Gre­nelle , outil tech­nique d’a­mé­lio­ra­tion du sys­tème ? sinon accep­ter ce sys­tème et s’ins­crire dans une trans­for­ma­tion pro­gres­sive à la marge ? C’est à dire accep­ter la règle du jeu ? Et par là même envoyer un mes­sage clair à la majo­ri­té « non résis­tante » : « il faut être réa­liste et faire avec » ; « ce n’est sans doute pas si grave que ça on peut s’en sor­tir de cette manière « ,en ren­trant dans ce piège à cons :la démo­cra­tie de par­tis alter­nant pour « gérer » l’exis­tant ; la démo­cra­tie de rap­port de force en sachant que la force est méca­ni­que­ment du fait même du sys­tème du mau­vais côté .Une démo­cra­tie ou aucune orga­ni­sa­tion concrète et effic­cace du débat ne per­met l’é­mer­gence de l’in­tel­li­gence pros­pec­tive et du choix de société.
    Etienne , on ne peut pas sépa­rer la démo­cra­tie ‚au sens de nos ins­ti­tu­tions et pra­tiques poli­tiques du contexte glo­bal de la socié­té ; une socié­té maté­ria­liste fon­dée sur l’ex­ploi­ta­tion des res­sources et des autres humains ne peut pas être démo­cra­tique (tirage au sort ou pas , vote blanc ou pas ..)
    La démo­cra­tie c’est la pos­si­bi­li­té concrète pour tous les citoyens de choi­sir en amont leur socié­té ; nous sommes dans un sys­tème ou le choix a déjà été fait par tacite consentement:c’est l’é­co­no­mie et la libre entre­prise, la réus­site maté­rielle qui prime et non le choix et l’in­té­rêt col­lec­tif ;Com­ment faire une démo­cra­tie qui ne peut être que recherche et déve­lopp­ment de l’in­té­rêt col­lec­tif ‚dans ce contexte ? Impos­sibe ! Les dés sont pipés .

    Je ne vois qu’une issue politique :
    Récla­mer comme un droit fon­da­men­tal une démo­cra­tie de projet
    Créer un espace poli­tique de recherche et déve­lop­pe­ment d’une autre société
    Pro­po­ser une ligne direc­trice claire pour cette « nou­velle société » .

    Réponse
  168. gilles

    Dia­bète induit par les psychotiques

    J’ai effec­tué une recherche hâtive au sujet du dia­bète induit par les psy­cho­tiques avec mes moteurs de recherche pré­fé­rés et j’ai trou­vé cela :
    Une étude du CNRS :
    http://​cat​.inist​.fr/​?​a​M​o​d​e​l​e​=​a​f​f​i​c​h​e​N​&​c​p​s​i​d​t​=​1​6​9​5​4​416

    Sinon le site en ligne psychomedia :
    http://​www​.psy​cho​me​dia​.qc​.ca/​p​n​/​m​o​d​u​l​e​s​.​p​h​p​?​n​a​m​e​=​N​e​w​s​&​f​i​l​e​=​a​r​t​i​c​l​e​&​s​i​d​=​6​669

    http://​www​.psy​cho​me​dia​.qc​.ca/​p​n​/​m​o​d​u​l​e​s​.​p​h​p​?​n​a​m​e​=​N​e​w​s​&​f​i​l​e​=​a​r​t​i​c​l​e​&​s​i​d​=​4​841

    Bul­le­tins de vote

    Pour les bul­le­tins de vote à impri­mer soi-même, Étienne, je peux en rajou­ter un pour ceux qui vou­drait voter :
    Union des gens :
    http://​www​.union​des​gens​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​r​u​b​r​i​q​u​e72

    Nous devrions récla­mer la même chose qu’en Alle­magne, un bul­le­tin unique avec une croix à cocher :

    http://​europe​-demo​cra​tie​-espe​ran​to​.goo​gle​groups​.com/​w​e​b​/​B​u​l​l​e​t​i​n​-​v​o​t​e​_​A​l​l​e​m​a​g​n​e​_​S​p​e​c​i​m​e​n​-​7​j​u​i​n​2​0​0​9​.​p​d​f​?​g​d​a​=​Y​L​l​X​9​2​A​A​A​A​D​h​-​5​f​f​k​w​M​m​X​J​X​c​f​_​h​c​w​r​c​W​J​4​C​i​y​E​i​x​s​k​c​-​P​d​o​W​N​m​N​p​r​Q​h​t​6​Y​Q​w​d​P​j​X​r​2​_​q​b​e​N​Q​e​3​X​F​R​j​u​C​Y​U​y​n​9​s​V​A​_​A​f​U​h​c​x​g​F​1​L​Z​C​h​8​w​5​G​D​K​f​4​_​I​L​g​0​K​D​m​3​F​U​9​1​b​W​B​i​i​3​K​P​v​5​f​v​A​M40

    Réponse
  169. catherine

    Etienne, bon­jour,

    Je n’ai pas connais­sance d’un site, c’est du vécu pro­fes­sion­nel, je ne veux pas non plus m’ins­crire dans une lutte anti-psy­cho­tique à tout crin, qui serait stu­pide et irres­pon­sable au final.

    Néan­moins, il y a lieu d’o­pé­rer une dis­cri­mi­na­tion impor­tante entre un vrai déli­rant, c’est à dire celui qui est hors du sillon, stric­to sen­su, du qui­dam de base qui arrive pour des troubles com­por­te­men­taux réac­tion­nels à un vécu dif­fi­cile, donc somme toute tout à fait nor­maux au regard de ce qu’il vit.

    Ce qui me stu­pé­fie dans notre socié­té, c’est la capa­ci­té de digé­rer toutes les épreuves du réel, et d’af­fi­cher une pseudo-normalité.

    Je m’ex­plique, la nor­ma­li­té est une anor­ma­li­té à mes yeux aujourd’­hui, car conti­nuer à vivre » nor­ma­le­ment » alors que toutes les struc­tures socié­tales vont à vau ‑l’eau, c’est là qu’est la folie, qu’est la vraie et indu­bi­table folie à mon sens.

    Les gens qui viennent à l’hôpital,et qui mani­festent des troubles face à un vécu dif­fi­cile, ça me semble on ne peut plus nor­mal et ça n’a fich­tre­ment pas besoin d’être « soi­gné » par une molécule.C’est la struc­ture socié­tale qui doit être soi­gnée et les bons anti-psy­cho­tiques pour elle, on les trouve chez André-Jacques, y’a qu’à demander.

    Mal­heu­reu­se­ment, cer­tains jeunes psy­chiatres et moins jeunes aus­si par­fois, ont tel­le­ment la trouille de pas­ser à côté d’un diag­nos­tic dont ils auraient à répondre pensent-ils, qu’ils uti­lisent les anti-psy­cho­tiques à large spectre comme ils disent, car il s’a­git de faire pro­fi­ter le plus de monde pos­sible de cette manne labo­ran­tesque n’est-ce-pas.

    Alors, ce qui peut-être per­ti­nent pour quel­qu’un qui est plon­gé dans un moi tout, sans dif­fé­ren­cia­tion du dehors et du dedans et qui risque donc de pas­ser à l’acte en por­tant atteinte à lui-même ou aux autres, c’est une chose, mais pour une dépres­sion réac­tion­nelle tout à fait nor­male au demeu­rant, qui sera éti­que­tée psy­cho­tique en ver­tu de je ne sais quel dik­tat et se voir donc pres­crire un anti-psy­cho­tique, qui ser­vi­ra sur­tout à ras­su­rer les inquié­tudes du toubib,c’en est une autre.

    Au final, le type en ques­tion ver­ra sa chi­mie céré­brale modi­fiée et en prime il se tape­ra peut-être un dia­béte qui ne sera pas réver­sible à l’ar­rêt du dit trai­te­ment anti-psychotique.Cela n’est pas véri­fié pour tous les médi­ca­ments de cette sphère, mais n’empêche que ça incite à la prudence.

    C’est la trouille qui est à l’o­ri­gine de ce grand mal, la trouille qui se réper­cute à tous les éche­lons, c’est ça qu’il fau­drait ren­ver­ser, et aus­si apprendre aux gens à ne pas taire leur mal-être et à ne pas le mas­quer sous une cou­ver­tures d’an­xio­ly­tiques ou de je ne sais quoi, mais au contraire lui offrir toute la place à ce mal être et alors il se pas­se­ra quelque chose, le désir de voir quelque chose chan­ger dans les rela­tions aux autres, à nous-même et au monde .

    Mais l’exemple que nous offre cette socié­té, c’est tout le contraire, il faut gom­mer, étouf­fer toutes mani­fes­ta­tions dou­lou­reuses por­teuses d’un sens dan­ge­reux pour l’ordre social, car il pour­rait jus­te­ment contre­ve­nir sérieu­se­ment à ce nou­vel ordon­nan­ce­ment du monde qui com­mence dans nos consciences individuelles.

    Mais je ne vais pas te lais­ser sur ta faim, Etienne, et les autres aus­si peut-être, , je vous pro­pose la lec­ture d’un livre, 20 euros chez ama­zon, qui doit valoir son pesant d’or !

    il s’a­git de :« L’im­pé­ra­trice nue ou la grande fraude médi­cale » de Hans Ruesch

    Des­crip­tions du produit
    Pré­sen­ta­tion de l’éditeur
    Ce nou­vel écrit de Hans Ruesch est la suite logique de son sen­sa­tion­nel « Expé­ri­men­ta­tion ani­male – Honte et échecs de la méde­cine ». Il expose com­ment, avec l’aide des agences de presse et par la véna­li­té des mass médias, le public a subi un lavage de cer­veau le pous­sant à mettre « soins médi­caux » et « san­té » sur un même pied d’é­ga­li­té, alors qu’en réa­li­té il s’a­git pré­ci­sé­ment du contraire : la méde­cine moderne est deve­nue à pré­sent la source pri­mor­diale des mala­dies. C’est ain­si qu’en un an, 1,5 mil­lion d’A­mé­ri­cains ont dû être hos­pi­ta­li­sés par suite de l’ad­mi­nis­tra­tion de drogues qui auraient dû les « gué­rir » d’une chose ou d’une autre. L’ex­pé­ri­men­ta­tion ani­male, imman­qua­ble­ment trom­peuse, est évi­dem­ment l’a­li­bi for­gé par la Puis­sance Médi­cale pour extor­quer de fabu­leuses sub­ven­tions pour une fausse recherche et pour pro­té­ger les fabri­cants de drogues contre les pour­suites en jus­tice chaque fois que les suites néfastes de l’un de leurs pro­duits ne peuvent plus être cachées. Le pré­sent livre four­nit les preuves de ce qui est avan­cé et, de plus, expose au grand jour des faits que nombre d’in­di­vi­dus puis­sants vou­draient voir enter­rés à tout jamais.

    Ps : en ce jour d’As­cen­sion, je demande à Sam de m’of­frir toute sa bien­veillante abso­lu­tion pour toutes les fautes typo­gra­phiques et autres qui n’au­ront pas man­qué d’é­mailler ce petit billet.Qu’il en soit remercié.

    Réponse
  170. catherine

    Un extrait du dit livre, j’es­père que c’est auto­ri­sé Etienne, si ce n’é­tait pas le cas, sur­tout efface, je ne vou­drais pas que ton site soit inquié­té, si c’est le cas, j’en porte la res­pon­sa­bi­li­té, a prio­ri, pas de sou­ci… mais droits réser­vés, je ne sais pas trop ce que ça couvre ?

    Un extrait vous est pré­sen­té avec la per­mis­sion de l’É­di­teur du Mont Sion.
    TOUS DROITS RÉSERVÉS.

    Extrait page 169

    Sur les caïds du monde phar­ma­ceu­tique et médical :
    La mai­son Rockefeller

    … Au fil des années, un vrai flot de bio­gra­phies et d’his­toires sur la Famille et sur la Mai­son fut publié par les édi­teurs les plus res­pec­tables de New York. Elles pré­sen­taient cepen­dant toutes, une par­ti­cu­la­ri­té qui en disait long, mais qui ne sau­tait aux yeux que du lec­teur atten­tif. Il était rede­ve­nu pos­sible d’é­vo­quer, sans cou­rir de risques, les traits de carac­tère les moins plai­sants et les pre­mières acti­vi­tés illé­gales du Fon­da­teur – mais pas de dire quoi que ce soit pou­vant ter­nir l’i­mage lumi­neuse de ses suc­ces­seurs encore en vie ou pou­vant mena­cer, d’une façon ou d’une autre, les inté­rêts finan­ciers de la Maison.

    Même cer­tains des pas­sages les plus acca­blants du livre d’I­da Tarb­cll firent leur réap­pa­ri­tion – comme dans l’ou­vrage, appa­rem­ment cri­tique, du Pro­fes­seur Lund­berg : The Rich and The Super Rich (1968) et dans celui de Peter Col­lier et David Horo­witz : The Rocke­fel­lers (1976). Lund­berg, his­to­rien for­mé à l’U­ni­ver­si­té de Colum­bia, deve­nu ensuite membre de l’U­ni­ver­si­té de New York, fai­sait éga­le­ment par­tie de l’Es­ta­blish­ment Rocke­fel­ler et pou­vait impu­né­ment révé­ler, ain­si que Col­lier et Horo­witz, bon nombre de tor­tueux pro­cé­dés com­mer­ciaux mal­hon­nêtes uti­li­sés dans le pas­sé par la Famille. Il leur était même pos­sible de four­nir, dans leurs divers « expo­sés cou­ra­geux et impi­toyables », les preuves que les « bonnes oeuvres  » de Rocke­fel­ler étaient pour la plu­part des moyens d’é­va­sion fis­cale et, qu’en réa­li­té, elles étaient très lucra­tives, rap­por­tant beau­coup plus d’argent aux dona­teurs que ceux-ci sem­blaient en avoir don­né. Tous ces « expo­sés cou­ra­geux et impi­toyables », publiés par des édi­teurs pres­ti­gieux, oublient tous cepen­dant de men­tion­ner un fait d’im­por­tance capitale.

    Quelle est cette omission ?

    Les auteurs men­tionnent toutes les mul­tiples et diverses entre­prises indus­trielles et com­mer­ciales du Car­tel Rocke­fel­ler, sauf une. Ils se sou­viennent du pétrole et de ses déri­vés, du char­bon, du gaz natu­rel, de l’élec­tri­ci­té, des che­mins de fer, des autos, de l’a­cier, du caou­tchouc, (le l’im­mo­bi­lier, des arts, de l’é­di­tion, (le la radio et de la TV. Mais une acti­vi­té – des plus ren­tables – est sys­té­ma­ti­que­ment omise, même dans les écrits qui, en appa­rence, attaquent les Rocke­fel­ler le plus vio­lem­ment. C’est pré­ci­sé­ment celle qui a tou­jours le plus tenu à coeur aux Rocke­fel­ler, depuis qu’  »Old Bill », le papa de Senior, avait com­men­cé à ratis­ser la cam­pagne amé­ri­caine ven­dant de l’huile de ser­pent et des fla­cons de pétrole aux pay­sans cré­dules en leur fai­sant croire qu’il s’a­gis­sait d’un remède contre le can­cer et contre les mala­dies : cette acti­vi­té oubliée par tous, c’est la pro­duc­tion de médicaments.

    Citer la par­ti­ci­pa­tion (le Rocke­fel­ler dans 200 firmes pro­dui­sant des médi­ca­ments aurait signi­fié que l’on révé­lait les motifs ayant pré­si­dé à la fon­da­tion, en pre­mier lieu, du Gene­ral Edu­ca­tion Board el, ensuite, des autres « Fon­da­tions cha­ri­tables » du même genre dans le monde entier, lar­gesses qui consti­tuaient les ins­tru­ments les plus effi­caces pour aug­men­ter les béné­fices de la Mai­son et son pou­voir en impo­sant à une popu­la­tion inno­cente et sans défense la Nou­velle Reli­gion, une croyance dog­ma­tique dans les pou­voirs mira­cu­leux de l’ac­tuelle méde­cine offi­cielle, ce qui conduit à une consom­ma­tion sans cesse accrue (le médi­ca­ment nocif, entraî­nant de nou­velles thé­ra­peu­tiques tou­jours plus oné­reuses et plus préjudiciables.
    Ces livres conte­naient-ils cette révé­la­tion qui n’au­rait dû appa­raître ? Ou, du moins, qu’ils n’au­raient pas été long­temps assez dis­po­nibles sur le marché ?

    À suivre…

    L’Homme qui a crié,

    « L’Im­pé­ra­trice Est Nue ! »

    À l’âge de 91 ans, Hans Ruesch, auteur de « Expé­ri­men­ta­tion Ani­male » le livre que l’in­dus­trie phar­ma­ceu­tique a essayé d’é­touf­fer, reste le Grand Guer­rier de l’Hu­ma­ni­té dans la Lutte contre la Vivi­sec­tion et contre la Fraude Médi­cale qui en résulte.

    Ce livre dévoile le dos­sier com­plet des médi­ca­ment qui, par leurs effets secon­daires, ont cau­sé les mala­dies et syn­drômes d’aujourd’hui.
    En plus, il expose la fraude des greffes et des vac­cins, le car­tel mon­dial et le racket de la santé.
    N’at­ten­dez plus, soyez aver­tis et infor­més pour atteindre et édu­quer le plus de gens possible.

    Il faut stop­per cet abo­mi­nable impos­ture médi­cale et ce mas­sacre inutile.

    Réponse
  171. catherine

    Neige,
    Je n’ai pas ton adresse mail, dif­fi­cile donc de satis­faire ta demande, il fau­drait que tu passes par CECRI ou forum du plan C, tu vois, de toute façon, en règle géné­rale, sauf néces­si­té avé­rée, tous les médi­ca­ments psy­cho­tropes sont à évi­ter, une foul­ti­tude d’ef­fets secondaires…

    Réponse
  172. Neige

    cathe­rine, je suis une vraie brêle en infor­ma­tique ! Je pen­sais qu’il suf­fi­sait de cli­quer sur « Se sou­ve­nir de mes infor­ma­tions » pour que le res­pon­sable du site, par magie (ouarf!), com­mu­nique l’a­dresse mail à la per­sonne dési­gnée!!! Hououou…
    « Il fau­drait que tu passes par CECRI ou forum du plan C », c’est com­plè­te­ment du chi­nois pour moi!!!
    Mais je viens d’a­che­ter le livre de Hans Ruesch et j’i­ma­gine que je vais trou­ver toutes les infos dedans. Je ne connais rien à ce domaine…

    Réponse
  173. catherine

    Oui, y’a des chances,Neige, accroche-toi, tu ne ver­ras plus ton méde­cin et ton phar­ma­cien avec les mêmes yeux, Ruesch et Kri­sh­na­mur­ti, ça devrait être un mélange inté­res­sant, bonne lecture !
    Et per­sonne ne doit oublier de man­ger trois fruits et cinq légumes par jour…message du minis­tère de l’asanté !

    Réponse
  174. Neige

    cathe­rine,
    Ho ! Ho ! Hep là ! Je n’y connais peut-être rien dans les détails, mais ça fait bien long­temps que je me méfie de la méde­cine offi­cielle et ne vois qu’un homéo­pathe, faut rien exa­gé­rer non plus…

    Réponse
  175. catherine

    Mais justement,Neige, il ne faut pas tom­ber dans ce piège,tout est com­pré­hen­sible dès lors qu’il y a une volon­té de com­prendre, vou­loir nous faire croire qu’il y a des domaines réser­vés et qu’il faut for­cé­ment avoir bac +10, c’est une conne­rie pour tu n’ailles pas y mettre le nez, que tu t’en dés­in­té­resses, et sur­tout que tu ido­lâtres les soi-disant puits de science et que tu leur remettes tes pré­ro­ga­tives, et petit à petit, ça donne ce que l’on vit, dans cette sphère, comme dans tant d’autres .

    Tout est l’af­faire de tous et si tout le monde s’in­té­res­sait à ses affaires c’est à dire aux affaires du monde pris dans son sens géné­ral, le monde ne serait pas ce qu’il est.

    La psy­chia­trie par exemple, n’est sur­tout pas l’af­faire de spé­cia­listes, ils font des conne­ries sou­vent, et il faut ces­ser de se défaire de ce qui nous revient, la psy­chiatre doit être faite et défaite par tous, c’est un psy qui en par­lait en ces termes dans les années 70, un dinosaure,tout est notre affaire car tout nous concerne, tout est dans tout, bonne jour­née à tous.

    Réponse
  176. catherine

    …et puis sur­tout Neige, s’in­té­res­ser à tout per­met de faire des liens, d’as­sem­bler les pièces du puzzle et d’of­frir ain­si une meilleure com­pré­hen­sion du monde , c’est d’ailleurs pour cela qu’on spé­cia­lise le plus tôt pos­sible les enfants, pour qu’ils n’aient qu’une com­pré­hen­sion réduite qui sera celle du champ qu’ils auront inves­ti, et qu’on puisse ain­si déci­der pour eux, de ce qui sera bon pour eux et dont ils se démet­tront, per­sua­dés du bien­fon­dé de ces déci­sions , ne les remet­tant pas en cause, per­sua­dés par ce condi­tion­ne­ment ne pas en être capables.

    Seuls ceux qui vont goû­ter à d’autres fruits( ça ne veut pas dire qu’il ne faille pas se spé­cia­li­ser, c’est néces­saire abso­lu­ment) ça veut dire qu’il ne faut pas s ‘enfon­cer seule­ment dans son champ de com­pé­tence au risque de voir se sté­ri­li­ser son esprit créa­tif qui ne peut émer­ger que dans un milieu vivant, c’est à dire un milieu où tout ce qui par­ti­cipe à la vie baigne géné­reu­se­ment, il faut donc se nour­rir du nec­tar d’autres fleurs à mon avis.

    Et de rebon­dir sur ta méfiance à l’é­gard de la méde­cine, en géné­ral on sacra­lise la rai­son au détri­ment de l’in­tui­tion, ce n’est pas pour rien, la pen­sée est le sup­port de la socio-culture donc des condi­tion­ne­ments qui vont déter­mi­ner les pen­sées et les actions, en sacra­li­sant la rai­son on fait la part belle à ce qui a été appris par les auto­ri­tés de toutes natures, l’é­cole, la famille, etc.

    L’in­tui­tion est bien plus pertinente.

    La pen­sée et le sen­ti­ment relèvent de l’or­ga­ni­sa­tion ration­nelle car ils posent des jugements.

    La sen­sa­tion et l’in­tui­tion sont irra­tion­nelles, spon­ta­nées, sans ana­lyse préalable.Elles viennent per­cu­ter un cadre per­son­nel et imper­son­nel fait de vir­tua­li­tés qui ne demandent qu’à déli­vrer son mes­sage si peu qu’on le lui per­mette, or, rien n’est valo­ri­sé dans ce sens, on en appelle tou­jours à la rai­son et on voit bien où ça nous mène, tout droit dans le mur, nous savons ce qui est bon pour nous intui­ti­ve­ment, il faut juste écou­ter cette petite musique, mais l’es­pace est tel­le­ment occu­pé, qu’é­cou­ter cette voix de la sagesse est un luxe!cette fois je suis vrai­ment en retard !

    Réponse
  177. Di Girolamo

    « s’in­té­res­ser à tout per­met de faire des liens, d’as­sem­bler les pièces du puzzle et d’of­frir ain­si une meilleure com­pré­hen­sion du monde »

    C’est mar­rant Cathe­rine, le film que j’ai mon­té pour pas­ser dans les com­munes s’ar­ti­cule autour d’un gamin qui fait un puzzle pour mon­trer que la crise est glo­bale, sys­té­mique, forme un tout… On ouvre les élé­ments un par un (cli­mat, bio­di­ver­si­té, social, finance, etc.), mais on recherche à faire appa­raître l’en­semble dans sa logique ; le réel n’est pas spécialisé !

    La spé­cia­li­sa­tion (néces­saire, commme tu le dis) est la carac­té­ristque essen­tielle de notre sys­tème qui se perd dans l’in­fi­ni­té des élé­ments sans jamais prendre du recul sut le global.

    Nous sommes dans un diver­tis­se­ment per­ma­nent, dans un réa­lisme pas­sant à côté du réel ; c’est la rai­son pour laquelle je crois qu’il faut reve­nir à une orga­ni­sa­tion de la socié­té « locale » parce que c’est l’an­ti­dote au monde spé­cia­li­sé, celui de l’en­tre­prise en filière, du monde = une marchandise.

    C’est ce concept d’un monde ouvert moderne et relo­ca­li­sé qu’il faut creu­ser afin d’en faire un vrai pro­jet poli­tique une vraie alter­na­tive pour laquelle les citoyens puissent VOTER ! Etienne.

    Réponse
  178. catherine

    Oui, c’est logique Di Giro­la­mo, le lien c’est la vie il n’y a que lors­qu’on per­met cette arti­cu­la­tion, cet entrecroisement,cette rela­tion, cette union, que tout prend sens,que tout res­pire, que tout s’ordonne,que l’i­mage du puzzle appa­raît dans son inté­gra­li­té, tant que l’on reste dans son enclos étroit, il n’y a pas de dan­ger que l’on com­prenne quoique ce soit à la méca­nique du sys­tème social, on s’asphyxie.

    Il faut voir tout cela à l’aune de l’or­ga­nisme, ceux qui me connaissent savent que c’est mon dada, mais j’use de cette ana­lo­gie car je la trouve très parlante.

    Si l’on se can­ton­nait à l’é­tude du sys­tème ner­veux par exemple en espé­rant com­prendre quelque chose de l’hu­main, on ne com­pren­drait rien, bien évidemment,nous serions dys­lexiques, la lec­ture serait incor­recte, on ne per­ce­vrait pas le lien qui le fait être au ser­vice de l’or­ga­nisme, qui ne veut qu’une seule chose, main­te­nir sa struc­ture vivante, et qui use de toutes les stra­té­gies pour par­ve­nir à ses fins.

    Un sys­tème ner­veux cou­pé de cet orga­nisme cen­tra­li­sa­teur meurt, c’est donc le lien, le rap­port , la com­po­si­tion avec tous les autres élé­ments qui donnent sens et offrent une réelle com­pré­hen­sion vitale,la rela­tion, je n’ar­rête pas de le dire, tout ce qui empêche la rela­tion est mortel.

    Dans nos socié­tés, on casse les liens de toute nature, affec­tifs, intel­lec­tuels, moraux, spi­ri­tuels, etc, on en fait des zones sépa­rées, cloi­son­nées comme si l’homme était sub­di­vi­sé, compartimenté,sans cohé­sion, des tranches de ceci, des tranches de cela, une vision méca­niste et dévi­ta­li­sante au pos­sible, pas éton­nant qu’il y ait autant de dépres­sifs, l’homme est un tout et la nature de l’hu­ma­ni­té , c’est le lien, et tout ce qui nous en éloigne nous rap­proche de la mort.

    Je suis d’ac­cord avec toi 100%, c’est au niveau de la cel­lule que ça pour­ra se répa­rer si ça peut l’être encore, une cel­lule, deux cel­lules, si elles se mul­ti­plient, l’es­poir est là et pas ailleurs à mon sens, bra­vo encore pour ton exemple.

    Réponse
  179. Di Girolamo

    « Je suis d’ac­cord avec toi 100%.… »
    J’a­vais sans doute besoin d’un petit récon­fort moi aus­si ‚une petite psychothérapie !
    Bon week end à tous

    Réponse
  180. gilles

    Nou­vel Ordre Mondial

    Cathe­rine, je suis per­plexe depuis que je te connais et cela ne m’é­tait pas encore venu à l’es­prit de te poser la ques­tion directement.
    « Frappe à la porte et on t’ou­vri­ra. » « Pose ta ques­tion et on te répon­dra. » Il me semble que cela est dans la Bible.

    Quelles sont tes attentes vis à vis de nous, Neige, Étienne, Di Giro­la­mo et ceux qui nous lisent quand tu nous délivres ces infor­ma­tions ? Quelles sont les actions concrètes que nous serions sus­cep­tibles de mener. Mer­ci de me et de nous répondre.

    Réponse
  181. catherine

    Votre ques­tion­ne­ment devrait vous inter­ro­ger Gilles, et ayez l’o­bli­geance de par­ler pour vous SVP, n’in­cluez per­sonne dans une inter­ro­ga­tion qui vous revient, c’est très aga­çant ce genre de méthode, merci.

    Réponse
  182. Neige

    cathe­rine,
    Pas du tout aga­cée pour ma part par l’in­ter­ro­ga­tion de Gilles, tout à fait apte à décla­rer moi-même, puisque c’est de moi, entre autres, qu’il s’a­git, si être incluse par une per­sonne dans un groupe quelle qu’en soit la rai­son, me convient ou pas.

    Cela me per­met de pré­ci­ser que, pour ma part, je viens ici pour m’in­for­mer sur un cer­tain nombre de ques­tions qui me pré­oc­cupent, auprès d’E­tienne dont je trouve les textes et les ana­lyses de grande qua­li­té (sans oublier toutes les res­sources vers les­quelles il fait des liens, etc…).

    Je viens aus­si pour par­ta­ger fra­ter­nel­le­ment avec d’autres nos réflexions aux lec­tures des textes d’É­tienne et aux lec­tures mutuelles de nos com­men­taires. Je ne recherche pas à être ensei­gnée sys­té­ma­ti­que­ment et lon­gue­ment à chaque post que je fais, au-delà de réponses toutes bêtes à des ques­tions toutes bêtes que je peux poser…

    Autre­ment, j’aime bien faire mon miel en sui­vant mon che­min et mes intui­tions, comme une bonne petite abeille, allant buti­ner ici et là, là-bas et plus loin… Et j’ai décou­vert ici de bien bonnes fleurs…

    Par exemple, si je suis inter­ve­nue dans ce fil de com­men­taires, c’est parce que ce sujet de la consti­tu­tion est fon­da­men­tal et grave à mes yeux…

    En venant ici, je vou­lais sur­tout sou­te­nir la démarche d’É­tienne pour faire avan­cer cette idée du TIRAGE AU SORT DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE. Ce que j’ai écrit d’autre est anec­do­tique. Je ne sou­hai­tais pas perdre ce fil.

    C’est comme un tableau ou une recette. Point trop ne faut ajou­ter d’in­gré­dients, de touches, de digres­sions si on veut avoir une vision glo­bale et claire. Il vaut mieux reprendre un autre tableau, c’est ce que je ressens…

    Réponse
  183. catherine

    ça te revient de ne pas être aga­cée Neige, comme il me revient de l’être,nous sommes donc en phase.

    Ce qui m’é­nerve dans ce genre de pos­ture, c’est d’ uti­li­ser les autres pour dire quelque chose, ça ren­voie à quelque chose d’as­sez infantile.

    Si l’on veut que le monde soit adulte, il me semble néces­saire de ren­voyer des cadres qui struc­turent en ce sens.

    Et donc de prendre une parole en son nom propre sans l’en­ve­lop­per dans une parole géné­ra­liste, qui a l’a­van­tage d’at­té­nuer la res­pon­sa­bi­li­té de celui qui parle, mais qui au final est peu responsabilisante.

    Nous avons à répondre des mots et des actes que nous pro­non­çons et fai­sons, oui, et gran­de­ment oui,et si tout le monde avait ce même sou­ci de cor­ri­ger dès qu’il y a un écart, le monde ne serait pas ce qu’il est,il revient d’as­su­mer à cha­cun ce qu’il a dire en son nom propre, c’est tout ce que je vou­lais dire.

    L’exi­gence réci­proque est à la source d’une saine relation.

    Si l’on veut que le monde soit autre, com­men­çons dans nos rap­ports quo­ti­diens et proches , à rec­ti­fier quand il y a lieu, je suis pour ma part tou­jours ouverte à la critique,elle est tou­jours bien­ve­nue, car elle porte en elle le germe d’une amélioration.

    Mer­ci.

    Réponse
  184. Jean

    Salut à tous, hel­lo Catherine,

    A vous lire ne pas voter aux euro­péennes serait une alter­na­tive. Pour ma part je ne l’a­vais pas encore envi­sa­gé sérieu­se­ment, le dis­cours géné­ral étant que, puisque untel est élu, il est légi­time, quelle que soit le taux d’abs­ten­tion. Cf Chi­rac et ses 80% : légi­times les 80%, même avec les résul­tats du 1er tour.. Aujourd’­hui j’en­tends que Sar­ko­zy avait pré­ve­nu qu’il ferait pas­ser la consti­tu­tion par voie par­le­men­taire. Puis­qu’il a été élu il est donc légi­time que la consti­tu­tion soit pas­sée mal­gré le refus par réfé­ren­dum. Qu’il ait par­lé d’une consti­tu­tion rema­niée, d’un mini-trai­té, une fois élu on s’en fout. Si je suis la logique, à ce stade, l’abs­ten­tion on s’en fout aus­si, seuls comptent les vainqueurs.

    Ceci dit, on est par­ti pour dépas­ser les 60% d’abs­ten­tion, ne serait-ce pas un seuil sym­bo­lique suf­fi­sam­ment fort pour que le mes­sage passe ? Mais je vois déjà les jour­na­listes jus­ti­fier le taux d’abs­ten­tion : « On a pas assez cou­vert l’é­vè­ne­ment », « Ca n’in­té­res­sait per­sonne.. », etc.

    Il n’y a pas de solu­tion à cette mas­ca­rade alors je pense tout de même voter pour l’UDG, qui a le mérite d’a­voir un vrai mes­sage et d’in­clure le plan C dans son pro­gramme. Un vote blanc, nul, une abs­ten­tion, ils vont inter­pré­ter ça comme ça les arrange. Un vote pour un par­ti… Bon, on peut tou­jours le dia­bo­li­ser le par­ti, mais c’est déjà plus emmerdant.

    Et puis l’abs­ten­tion, est-ce que ça ne les arrange pas ? Per­so je pense qu’on cherche à dégoû­ter l’hon­nête citoyen d’al­ler voter, le per­sua­der que ça ne sert à rien, que le vote c’est fait pour les cons.

    Réponse
  185. catherine

    Dif­fi­cile pro­blème en effet Jean-Philippe,au jour d’au­jourd’­hui, en ce 27 mai 2009,au regard de la situa­tion, quoi­qu’on fasse, on se fait avoir,le mieux ce serait de pou­voir dépas­ser cette dua­li­té asphyxiante en fai­sant autre chose, par exemple, sor­tir de cette union, qui n’a d’u­nion que le nom, car il s’a­git de l’u­nion des inté­rêts pri­vés au détri­ment de tous les autres, mais là, c’est pas mûr encore, loin s’en faut, alors trou­ver un pis-aller, pour ma part je suis sur une liste du Ric et j’i­rai donc voter pour le Ric,reconnaissant toute la part d’im­per­fec­tion de que ça repré­sente et consciente du cau­tion­ne­ment que ça signi­fie, mais per­sua­dée qu’il faut par­fois savoir se ral­lier à quelque chose d’im­par­fait, car dans les degrés d’im­per­fec­tion ‚il y en a qui sont peut-être plus effi­caces que d’autres, et là, c’est un choix per­son­nel et dif­fi­cile qu’il revient à cha­cun de faire en son âme et conscience et dont on devra répondre avec le moins de mau­vaise foi possible.

    Réponse
  186. juan nessy

    Pour ceux qui auraient lou­pé cette inter­ven­tion d’E­tienne Chouard sur France Inter au sept dix d’hier, avec Pierre Rosenvallon :

    Pierre Rosan­val­lon, his­to­rien, pro­fes­seur au Col­lège de France, pré­sident de l’As­so­cia­tion de la Répu­blique des idées, est l’in­vi­té du 7–10 de France Inter, le mar­di 26 mai 2009, et répond aux audi­teurs de France Inter à 8h40 (début de la deuxième vidéo) : http://​sites​.radio​france​.fr/​f​r​a​n​c​e​i​n​t​e​r​/​e​m​/​s​e​p​t​d​i​x​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​i​d​=​7​9​917.

    Média­tion ou tirage au sort ? …

    @ Jean :

    Je vote depuis 1965 et n’ai jamais man­qué une élec­tion de quelque niveau que ce soit, sauf crise car­diaque au deuxième tour des avant der­nières muni­ci­pales. Le droit de voter est pour moi un bien si pré­cieux qu’il ne sup­porte pas de cal­culs (d’ailleurs tou­jours inutiles, compte tenu des masses en pré­sence). C’est un droit indi­vi­duel qui ne se mégote ou condi­tionne pas. C’est 1⁄35 000 000ème des ins­crits, mais c’est moi.

    Et je ne suis pas prêt de renon­cer à moi-même, jamais.

    Réponse
  187. Jean

    Oui j’a­vais enten­du cette inter­ven­tion d’E­tienne, ça m’a­vait sur­pris mais j’é­tais assez déçu de la réponse expéditive !
    Au fait Juan, notre choix ne repré­sente plus qu’1/45.000.000 maintenant 😉

    Réponse
  188. gilles

    Mal fait pour nous mais bien étu­dié pour leur avan­tage à eux.

    Ne légi­ti­mons pas le piège européen.

    Le trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen de 2005 repre­nait les dis­po­si­tions conte­nues dans tous les trai­tés pré­cé­dents. Or le refus par les peuples fran­çais et néer­lan­dais en 2005 et le refus du trai­té « sim­pli­fié » par les irlan­dais en 2008 est donc un refus de tous ces trai­tés. Le trai­té de Lis­bonne reprend, et il ne peut faire autre­ment, l’ensemble des trai­tés euro­péens depuis le trai­té fon­da­teur de Rome. En consé­quence, tous ces trai­tés euro­péens sont éga­le­ment caducs. Et si tous les trai­tés euro­péens sont caducs, l’Union euro­péenne, ce que j’appelle l’Etat euro­péen, est éga­le­ment caduc, il n’a plus aucune exis­tence, ni légi­time, ni légale !

    Et donc, en consé­quence, le Par­le­ment euro­péen n’existe plus non plus ! Et, tou­jours en consé­quence, on ne peut élire les dépu­tés d’un Par­le­ment qui n’existe plus !

    Réponse
  189. NingúnOtro

    Revez tou­jours, c’est si facile quand cela n’af­fecte ni le rêve, ni la réa­li­té des autres.

    Pour­quoi vous ne pre­nez pas encore une pilule bleue au lieu d’é­ta­ler si incons­ciam­ment cette super­fi­cia­li­té dans l’ar­gu­men­ta­tion que mal­heu­reu­se­ment trop partagent ?

    Parce-que, démo­cra­ti­que­ment ;), c’est votre majo­ri­té qui vous donne rai­son et qui ain­si ver­rouille tout, ren­dant per­dant la rai­son même, la logique… et tout ce qui nous rend humain.

    Réponse
  190. NingúnOtro

    Revez tou­jours, c’est si facile quand cela n’af­fecte ni le rêve, ni la réa­li­té des autres.

    Pour­quoi vous ne pre­nez pas encore une pilule bleue au lieu d’é­ta­ler si incons­ciam­ment cette super­fi­cia­li­té dans l’ar­gu­men­ta­tion que mal­heu­reu­se­ment trop partagent ?

    Parce-que, démo­cra­ti­que­ment ;), c’est votre majo­ri­té qui vous donne rai­son et qui ain­si ver­rouille tout, ren­dant per­dant la rai­son même, la logique… et tout ce qui nous rend humain.

    Réponse
  191. gilles

    Abs­te­nons-nous de légi­ti­mer le régime illé­gi­time européen.

    En somme Ningú­nO­tro, si je suis ton rai­son­ne­ment, j’ai per­du la rai­son et je n’ai plus rien d’humain.

    « Vite, des bran­car­diers pour ame­ner ce dis­si­dent dans un hôpi­tal psy­chia­trique ! » semble tu me dire. Mais où sont tes argu­ments qui légi­ti­me­raient l’U­nion Euro­péenne ? Le trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen reje­té par les peuples fran­çais et néer­lan­dais ne conte­nait-il pas l’en­semble des dis­po­si­tions des trai­tés anté­rieurs ? Par-là même ce simple fait ne fait-il pas voir que ce sont l’en­semble de ces trai­tés qui ont été reje­tés et ceci depuis le début ? Le trai­té sim­pli­fié ne conte­nait-il pas lui aus­si les prin­ci­pales dis­po­si­tions des trai­tés anté­rieurs ? Ce trai­té « sim­pli­fié » a‑t-il été accep­té par le peuple irlan­dais ? Aurais-tu oublié, homme de peu de foi, le MOUVEMENT OBSTINÉ CONTRE LE RÉGIME ILLÉGITIME EUROPÉEN = MOCRIE ?

    Réponse
  192. ningúnOtro

    « En consé­quence, tous ces trai­tés euro­péens sont éga­le­ment caducs. Et si tous les trai­tés euro­péens sont caducs, l’Union euro­péenne, ce que j’appelle l’Etat euro­péen, est éga­le­ment caduc, il n’a plus aucune exis­tence, ni légi­time, ni légale !

    Et donc, en consé­quence, le Par­le­ment euro­péen n’existe plus non plus ! Et, tou­jours en consé­quence, on ne peut élire les dépu­tés d’un Par­le­ment qui n’existe plus ! »

    En consé­quence… en consé­quence… en conséquence…

    Être consé­quent revient donc à ne rien faire, puisque rien n’existe !

    Eppur si muove ! que dirait Gali­leo, avant d’a­va­ler la cicute…

    L’Eu­rope reste neau­moins une serie d’ins­ti­tu­tions concen­tra­trices de cer­tains pou­voirs, qui ne s’é­va­nouiissent pas juste par le fait que quelques-uns dési­rent les voir dis­pa­raître… et pen­dant ce temps, leur tour­ner le dos équi­vaut à lais­ser leur pou­voir com­plè­te­ment dans les mains des autres (pour l’u­ti­li­ser contre nous).

    Ne rien faire, c’est la solu­tion com­mode qui arrange tant de gens qui ne savent plus ce que c’est qu’un effort pour défendre leurs droits… ils aime­raient que tout soit gra­tuit pour que seule­ment ce qu’ils aiment leur coute (le moins pos­sible quand même, et quand ils font le choix indi­vi­dua­liste eux-mêmes sans pen­ser aux effets que cela aura sur autrui).

    Je ne t’ai pour autant pas sug­gé­ré comme chère à can­nons psy­chia­trique, et je me demande pour quelle rai­son tu te vois toi-même ain­si. A toi de mettre au clair cela, si tu veux bien.

    La situa­tion actuelle ne peut pas être réduite à un choix sim­pliste, et ne rien faire n’ap­porte sur­ement rien à une quel­conque solu­tion, et c’est pour cela que j’ai rea­gi à ton mes­sage qui porte en soi cette idee.

    On n’a peut-être pas besoin de bran­car­diers indi­vi­duels, mais la foule homo­gène, elle aurait bien besoin d’une thé­ra­pie de choc col­lec­tive… pour rede­ve­nir humaine.

    Libre à toi de ne pas être d’ac­cord avec mes appré­cia­tions, tout comme moi j’ai expri­mé mon desac­cord, mais essayons de ne pas nous pres­crire mutuel­le­ment des anti­dé­pres­sifs et/ou des hal­lu­ci­no­gènes, ou d’ac­cu­ser l’autre de le faire.

    Dis­cu­tons sur la per­ti­nence des idees, pas sur la san­té psi­chique ou le degré d’in­tel­li­gence du mes­sa­ger comme qua­li­fi­ca­tif pre­ju­di­ciel de celles-ci.

    Réponse
  193. gilles

    Ningú­nO­tro, je ne sais pas si tu aimes te pro­me­ner dans la forêt, moi j’aime sen­tir le sol sous mes pas, voir des ani­maux sau­vages, mar­cher même dans la boue, voir les feuilles, les sil­houettes des arbres. Ningú­nO­tro, si tu vois des écu­reuils par terre et qu’ils réa­lisent qu’ils sont en situa­tion dan­ge­reuse, leur pre­mier réflexe est de mon­ter à un arbre, mon­ter, monter…

    Si tu ima­gines que tu es un écu­reuil dans une cage tour­nante, alors tu ne seras pas à l’aise, tu te sen­ti­ras en dan­ger, tu agi­ras comme un écu­reuil en situa­tion de dan­ger, tu vas essayer de mon­ter, ce qui va faire tour­ner la cage cir­cu­laire et te faire redes­cendre, mais tu es un écu­reuil ton réflexe dans une situa­tion de dan­ger est de mon­ter, donc tu montes et etc. … Pour lui, l’é­cu­reuil agit de manière appro­priée, son action, il le croit fer­me­ment va le sor­tir de cette situa­tion, de cette cage.

    Main­te­nant, l’être humain qui a enfer­mé l’é­cu­reuil, lui a une toute autre vision de la ques­tion, il sait que l’é­cu­reuil ne pas peut sor­tir avec son action, que son action est inutile, qu’elle sert juste à lui four­nir de l’énergie.

    Libre à toi, de faire l’é­cu­reuil, de four­nir de l’éner­gie à un sys­tème qui t’as­ser­vit. Moi, je pré­fère ron­ger les barreaux.

    Réponse
  194. NingúnOtro

    Chouette ! Et toi, en tant qu’é­cu­reuil tout autant que moi… d’ou tiens-tu la convic­tion que ton choix d’ac­tion (ou inac­tion) est celui qui va contri­buer le plus à ron­ger les bar­reaux jus­qu’au point de refu­ser toute autre contri­bu­tion, soit-elle indi­vi­duelle ou collective ?

    Pour être l’hu­main qui à enfer­mé l’é­cu­reuil, nos poli­ti­chiens eux sont bien ner­veux devant la pers­pec­tive de ne pas pou­voir conclure la cage en la ver­rouillant avec la Consti­tu­tion Euro­péenne ou le Trai­té de Lis­bonne, au point qu’on à pu voire clai­re­ment toutes les licenses avec la logique et l’é­thique qu’ils se sont per­mis pour essayer de nous impo­ser leur solution.

    Se seraient-ils don­né tout ce mal si rien n’en dépen­dait pour eux reel­le­ment, si tout était vraie­ment déjà verrouillé ?

    Et même si « peut-être » rien n’en dépen­dait… est-ce qu’un petit effort pour en être réel­le­ment surs aurait un cout tel­le­ment inabor­dable qu’on pré­fère s’en remettre au pur hasard spéculatif ?

    Déso­lé, mais je n’ar­rive pas à com­prendre votre posture.

    Réponse
  195. catherine

    Nous sommes vrai­ment dans un sys­tème très, très éla­bo­ré stra­té­gi­que­ment et per­vers au possible.

    Non seule­ment on bafoue les lois vitales élé­men­taires à lon­gueur de jour­née, la san­té, le savoir, le vivre ensemble, le repos, la spi­ri­tua­li­té, l’air qu’on res­pire, le conte­nu de notre assiette, etc, etc, mais on arrive au tour de force de faire admettre cette anti-vie sous cou­vert de ceci ou cela, c’est la grande secte des boni­men­teurs qui est à l’oeuvre, elle qui se targue de vou­loir nous débar­ras­ser pour notre bien, bien sûr de tous les sec­ta­teurs de ser­vice( je ne sais si ça se dit, mais ça se dira pour aujourd’hui!)en est le plus éla­bo­ré des représentants.

    Le gour­din qui vient jus­ti­fier ARTIFICIELLEMENT ce qu’on vit, l’en­det­te­ment, la crise finan­cière, les ter­ro­ristes, la grippe, etc, etc, vient tra­vailler contre nous, et nous enferme au final dans un piège savam­ment construit par ceux-là même qui en sont les maîtres d’oeuvre, du beau bou­lot, y’a pas à dire. Une pri­son à échelle mondiale !

    Un bou­clage en force, un enve­lop­pe­ment total de l’in­di­vi­du, un encer­cle­ment mor­tel , mais encer­cle­ment d’ordre men­tal d’a­bord qui abou­tit ensuite à un encer­cle­ment struc­tu­rel qui prend corps dans nos liens sociétaux.

    L’homme oublie que s’il doit obéir à des lois , c’est aux lois de la vie aux­quelles il doit se plier dans le res­pect du plus grand nombre, à elles, et à elles seules, tout ce qui s’é­loigne de cette ligne est une erreur humaine, car elle s’ins­crit alors dans une escro­que­rie au ser­vice d’une hié­rar­chie précise.

    C’est cela qu’il faut sans cesse rap­pe­ler, on nous fait croire qu’être libre c’est obéir aux lois, mais on oublie de s’in­ter­ro­ger sur le bien­fon­dé de ces lois, au ser­vice de qui sont-elles édic­tées ces lois, quels inté­rêts servent-elles ?

    Dès qu’il y a ins­crip­tion dans un ordre, c’est por­teur de sens car cela com­pose des rap­ports entre les indi­vi­dus et cela struc­ture une hiérarchie.

    L’es­poir aujourd’­hui, s’il en est un, est du côté peut-être de ce mou­ve­ment indi­vi­duel qui fait s’o­rien­ter des gens vers la dimen­sion de l’être au détri­ment de la dimen­sion de l’avoir.

    Ce mou­ve­ment semble conte­nir les germes d’un dyna­misme plus géné­ral et s’il se déploie encore davan­tage ce sera peut-être les pré­mices d’une nou­velle façon d’être au monde.

    Un sup­plé­ment d’être, les tenants du pou­voir l’ont bien com­pris ce dan­ger, ils assas­sinent déli­bé­ré­ment tout mou­ve­ment qui va dans ce sens en dis­til­lant des auto­ma­tismes de pen­sée pour détour­ner les gens de cette voie, ça veut dire quelque chose, le dan­ger pour cet ordre, c’est que les gens se posent des ques­tions sur ce que cela veut dire de vivre et donc for­cé­ment de détour­ner l’at­ten­tion vers ce qui contri­bue au main­tien de ce nou­vel ordre mondial.

    Il nous revient de choi­sir notre che­min, et d’o­béir à ce qui est bon pour nous, et pour cela il faut inter­ro­ger sans cesse nos pen­sées et nos actions et obser­ver de quels fruits elles sont porteuses.

    Réponse
  196. Di Girolamo

    J’ai du faire un mau­vais rêve ! je rêvais que plus rien n’al­lait : que nous épui­sions nos res­sources , que nous dérè­glions notre cli­mat , que les jours de nos socié­tés étaient comp­tés .…Quel mau­vais rêve !

    Bien heu­reu­se­ment dans la vie nor­male, celle de tous les jours , celle du tra­vail , celle des médias , celle qui s’é­coule au rythme du quo­ti­dien ..plus rien de tout cela !…Ce mau­vais rêve se dissipe …

    Mais..Quelle gueule de bois ! Après ce rêve…! Non ! c’é­tait un rêve , seule­ment un rêve …sans doute res­té trop long­temps sur le net …mau­vaises lec­tures ..mau­vaises fré­quen­ta­tions … Un gros coup de blues…

    Tant que 99% des gens seront pri­son­niers d’un quo­ti­dien social bien réglé , pen­se­ront par exemple que « il faut aller voter  » on aura du mal à avan­cer sur la voie d’une nou­velle société .
    « Et pen­dant ce temps là  » comme dit la chan­son , et « pen­dant ce temps là »…Par en des­sous , dis­crè­te­ment… se creuse le gruyère de nos der­niers ins­tants d’hu­ma­ni­té, non pas ceux indi­vi­duels et pro­gram­més par notre hor­loge vitale , mais ceux d’une socié­té qui refuse cer­taines lois toutes simples de notre nature .
    Pire sourd que celui qui ne veut pas voir ni entendre…Pires sourds que ceux confor­tés par leur nombre qui ne veulent pas voir ni entendre .

    Réponse
  197. catherine

    Tu as bien rai­son Di Giro­la­mo, c’est bien là que le bât blesse, au niveau des per­cep­tions, un peuple de sourds, de muets, d’a­veugles, qui arrivent à admettre l’i­nad­mis­sible, c’est la lec­ture de nos vies qui est faussée,nous sommes un peu comme des mort-vivants, voi­là ce que nous sommes deve­nus, des êtres pétris de peur, anky­lo­sés là-dedans, pétrifiés,paralysés au final, alors qu’il semble que nous ayons tout per­du et donc n’a­vons plus rien à perdre.

    Si peur il doit y avoir alors vivons-là jus­qu’au bout du bout cette peur,offrons lui tout l’es­pace pos­sible de notre être, de notre vie, de notre cos­mos, si elle emplit tous les espaces alors nous n’au­rons plus peur car il fau­dra bien qu’il se passe quelque chose au-delà d’elle, j’y pense en fai­sant un paral­lèle avec ce que disait Jung à cer­tains de ses patients pris dans les filets dou­lou­reux de leur névrose et inca­pables de trou­ver une solu­tion satis­fai­sante, il leur disait alors, elle est là votre névrose, alors offrez-lui tout l’es­pace de votre corps, tout l’es­pace de vos pen­sées, tout l’es­pace de vos émo­tions, tout l’es­pace de vos sen­ti­ments et ensuite il y aura for­cé­ment quelque chose qui arri­ve­ra car il ne peut pas ne pas arri­ver quelque chose, la vie reprend le dessus,car para­doxa­le­ment c’est quand on n’a plus rien que le tout montre le bout de son nez, ça fait peut-être un peu her­mé­tique comme pen­sée , un rien pour un tout, et pour­tant ça mérite d’y pen­ser, cela veut dire que nous ne fai­sons jamais que répé­ter les mêmes sché­mas écu­lés qui nous amènent inva­ria­ble­ment à l’é­chec, en allant au bout du bout de quelque chose, c’est une façon d’al­ler cher­cher quelque chose que l’on a pas l’ha­bi­tude d’al­ler cher­cher jus­te­ment, quelque chose de neuf arrive enfin, d’i­né­dit, de créa­tif, de vita­li­sant dans le sens où ce n’est pas une redite, la redite entrant dans le champ de la mort, car elle appar­tient à l’ordre du passé.

    Certes, c’est ris­qué comme posture,mais il y a un tel manque de dis­cer­ne­ment dans la popu­la­tion qui s’ex­plique tout à fait mais contre lequel on butte immanquablement,qu’ il faut qu’il y ait un au-delà de cet assen­ti­ment pas­sif, un réveil, il faut qu’il se passe quelque chose, très bizar­re­ment, j’ai l’im­pres­sion que même lors­qu’on se risque à un dis­cours cri­tique il sert à ali­men­ter la machi­ne­rie, comme une auto-ali­men­ta­tion et ce que l’on pense être au ser­vice de notre cause par­ti­cipe à l’en­dor­mis­se­ment généralisé.

    Vrai­ment quelque chose de très trou­blant, comme si c’é­tait un dis­cours presque hyp­no­tique qui par­ti­ci­pait et ali­men­tait notre aliénation.

    Réponse
  198. Jean

    Tant que 99% des gens seront pri­son­niers d’un quo­ti­dien social bien réglé , pen­se­ront par exemple que « il faut aller voter  » on aura du mal à avan­cer sur la voie d’une nou­velle société

    Avec 50–60% d’abs­ten­tion, il n’y a pas de sou­cis à ce faire de ce côté.. ;/
    Sérieu­se­ment, voter ou pas voter ce sera le même, comme disait Cathe­rine c’est à cha­cun de voir en son âme et conscience, en l’oc­cur­rence je ne suis pas sûr qu’un choix soit meilleur que l’autre !

    Réponse
  199. gilles

    Gérard Trève, Ins­pec­teur d’académie des Bouches-du-Rhône, s’apprête à licen­cier un désobéisseur !

    Erwan Redon, pro­fes­seur des écoles à l’école des Conva­les­cents (1er), fait par­tie des déso­béis­seurs. Depuis plu­sieurs mois, les déso­béis­seurs ont enta­mé un mou­ve­ment de résis­tance contre la casse orga­ni­sée du ser­vice public d’éducation.

    Erwan Redon est convo­qué le 7 juillet 2009 devant une com­mis­sion dis­ci­pli­naire de l’Inspection d’académie des Bouches-du-Rhône. Il risque d’être licen­cié de l’Education natio­nale. Offi­ciel­le­ment, il lui est repro­ché une « insuf­fi­sance pro­fes­sion­nelle », expres­sion suf­fi­sam­ment vague pour per­mettre l’arbitraire le plus inven­tif lors de l’instruction du dossier.

    La véri­té, c’est qu’Erwan Redon dérange. Lire la suite ici :

    http://​www​.sou​tie​ner​wan​re​don​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​o​p​t​i​o​n​=​c​o​m​_​c​o​n​t​e​n​t​&​t​a​s​k​=​v​i​e​w​&​i​d​=​1​9​&​I​t​e​m​i​d=1

    Réponse
  200. Di Girolamo

    @ Jean

    Bien sûr que cha­cun agit en son âme et conscience ! Loin de moi l’i­dée de dire « il ne faut pas voter, faites comme moi, j’ai rai­son et vous tort ».

    Je dis seule­ment ce que je res­sens « en mon âme et conscience » :

    il nous manque cette facul­té de hié­rar­chi­ser les pro­blèmes et de les abor­der de front : glo­ba­le­ment ; il est des situa­tions, indi­vi­duelles ou col­lec­tives qui nous obligent à faire cela : si tu apprends que tu as —ou ta com­pagne la plus chère a— un can­cer qui ne laisse pas de doute sur une issue fatale et tra­gique… Si une menace ter­ro­riste de la plus haute gra­vi­té… Si l’in­va­sion par des troupes étran­gères et hos­tiles, si le virus de la grippe por­cinne se réac­tive, se ren­force consi­dé­ra­ble­ment en conta­gion et en gra­vi­té et nous décime, si autre chose arrive et nous frappe dans ce que nous avons d’es­sen­tiel : la vie, la san­té, la nourriture…

    Allons-nous dis­cu­ter sur le voter ou ne pas voter ? quand la ques­tion est être ou ne pas être, vivre ou mou­rir ? Gar­der ou perdre sa liberté ?

    Dis­cu­ter sur le voter ou ne pas voter, c’est faire par­tie des 99% de ceux qui ne per­çoivent pas le dan­ger, parce que ce dan­ger est mas­qué, abs­trait, glo­bal et non imm­mé­diat ; et bien enfu­mé par le bruit inces­sant de nos socié­tés bavardes, qu’il faut pour le per­ce­voir un effort, un recul… fruit d’un res­sen­ti direct pour cer­taines âmes connec­tées direc­te­ment au réel, fruit d’un tra­vail d’in­tel­li­gence pour d’autres, intel­li­gence et intui­tion se rejoi­gnant forcément.

    Déci­dém­ment, j’aime le goût du vent, l’o­deur de la terre et le pico­te­ment de la pous­sière, j’aime sen­tir, humer le milieu où je vis, le goût du vin, l’as­pect et le tou­cher du bois, l’o­rage, l’o­deur de la terre après, les récoltes, le blé, les patates,

    je hais ce qui va nous en priver.

    Voter pour cette Europe ? Ne pas voter ?

    Ce n’est pas moi qui prend de la hau­teur et joue au phi­lo­sophe ou au poète, dédai­gnant le néces­saire quo­ti­dien… C’est le quo­ti­dien qui a tout pris, c’est le pro­fit qui a tout sali, tout détruit, c’est un moment unique de notre his­toire… Nous allons récol­ter ce que nous avons semé. La mois­son est proche et nous dis­cu­tons sur le bien fon­dé ou non du vote européen !

    Per­son­nel­le­ment, ce n’est pas un vote dont j’ai besoin mais d’une quête, d’une recherche socié­tale, d’un tra­vail col­lec­tif, d’une action.

    Qui pro­pose cela ? Qui nous invite à cette recherche ? Qui prend assez au sérieux le péril qui vient pour nous invi­ter à orga­ni­ser une autre société ?

    Allons-nous pou­voir conti­nuer à aller à Antibes ce Week end ? À entendre le vrom­bis­se­ment des mil­lions de motos, camions, autos sur l’as­phalte ? Allons-nous pou­voir conti­nuer… comme si de rien était ? Comme si les quelques années de fer, d’u­ra­nium, de gaz, d’or et d’argent qui res­tent à exploi­ter, si peu d’an­nées ! au lieu de nous inci­ter à chan­ger, nous invi­taient encore plus au diver­tis­se­ment ? … Voter ?

    Réponse
  201. catherine

    Oui bien sûr Di Giro­la­mo, c’est une lutte pour la vie contre la mort, tout le reste, c’est du bavar­dage, je suis 100% d’ac­cord avec toi

    Réponse
  202. catherine

    Il y a un moment où on est dans le bain et un moment où on sort du bain, c’est cet ENTRE qui est déci­sif, peut-être est-ce bien de cela dont il s’a­git aujourd’­hui, de CELA et RIEN QUE DE CELA, de cet ENTRE .

    Pen­sez-vous que cha­cun où nous sommes sur nos lieux de tra­vail nous soyons en capa­ci­té de dire, tout doit être défait et refait par nous ?

    C’est ça la ques­tion, non ?

    Pen­sez-vous que les gens soient prêts, sans que l’on voie les syn­di­cats et par­tis poli­tiques nous tom­ber de des­sus et nous faire tom­ber sous un pré­texte bidon, pré­texte qui ris­que­ra de ral­lier l’o­pi­nion, cette fameuse opi­nion si bien pré­pa­rée par les doxa­crates de ser­vice qui auront habi­le­ment tra­vaillé la pâte à rece­voir seule­ment ce qu’il est conve­nable de recevoir.

    Sur quelles forces pou­vons-nous nous appuyer aujourd’­hui, tout l’en­jeu est là, il me semble, chez nous à l’hô­pi­tal aujourd’­hui il va y avoir une heure de grève pour mani­fes­ter le mécon­ten­te­ment, c’est peut-être là, qu’il faut essayer de prendre la température !

    Réponse
  203. Jean

    Dis­cu­ter de voter ou pas voter, c’est déjà se deman­der quelle voie est la plus effi­cace pour se faire entendre (par­mi ces deux-là) ; après il y a d’autres moyens mais je pense que tout est bon à prendre et c’est tout de même un des rares moments où les gens sont un peu récep­tifs à des argu­ments politiques.

    Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre que dis­cu­ter autour de nous et essayer de convaincre ?

    Ce matin j’é­cou­tais Aubry à la radio et, je me suis ima­gi­né quelle serait ma réac­tion si je ne connais­sais pas la por­tée de l’hy­po­cri­sie, des men­songes minables éhon­tés que cette femme est capable de débla­té­rer sans rou­gir. La véri­té est que je vote­rais pro­ba­ble­ment PS les yeux fer­més : « …la seule alter­na­tive cré­dible au libéralisme » (!!!) !

    Mon seul espoir est que les petits par­tis (ceux qui vont faire moins de 1% et qui pour­tant sont les seuls ‑à mon avis- à avoir un peu de bon sens) se ras­semblent et se fassent entendre. N’ou­blions jamais que pour fonc­tion­ner, « le sys­tème doit gar­der les appa­rences de la démo­cra­tie », autre­ment dit le vote et la liber­té d’ex­pres­sion, même s’il sont biai­sés, sont nos seules véri­tables armes. Sinon on peut aus­si se confec­tion­ner des cock­tails molo­tov et atta­quer l’E­ly­sée mais je pense pas que ça nous mène bien loin 😀

    Réponse
  204. Étienne

    Pour infor­ma­tion, voyez :

    Cor­rup­tion géné­rale avé­rée et alter­na­tive constitutionnelle

    • « Élec­tions au par­le­ment euro­péen : com­bien pas­se­ront au privé ? »

    • « Lob­by pla­net » et la mise à mort dis­crète de la Répu­blique par le com­plot des « AGENCES »

    • « Consti­tu­tion et démo­cra­tie », pas­sion­nante confé­rence de Domi­nique Rousseau

    • et pro­chaine confé­rence de Domi­nique Rous­seau à Mar­seille !!! (ven­dre­di 5 juin à 19h)

    Retrou­vez ces liens sur ce fil (nou­veau et impor­tant) du forum : Sor­tir de l’U­nion euro­péenne.

    Étienne.

    Réponse
  205. Di Girolamo

    Pour­quoi ne pas voter ?
    « Lob­by pla­net  » ne rime pas avec démo­cra­tie planet .

    Je ne pense pas pour autant qu’il faille aller à la pêche ! ce qui serait une démis­sion ;ne pas voter.… acti­ve­ment ! comme une reven­di­ca­tion citoyenne !
    Ne votez pas !

    Et pro­po­ser autre chose : le vote est un comp­tage de voix ; il n’est pas en soi la démo­cra­tie ; reven­di­quer la démo­cra­tie ! et pas seule­ment ce qui l’en­cadre ! pas seule­ment la consti­tu­tion ! (Même si : pas de démo­cra­tie sans constitution!)
    Démo­cra­tie rime avec nou­velle socié­té ; on ne peut sépa­rer la démo­cra­tie du pro­jet de socié­té ! Une socié­té démo­cra­tique n’est pas !ne peut pas être ! une socié­té libé­rale de mar­ché ! IM…PO..SS..IBLE…!!!!
    Parce que la Démo­cra­tie n’est pas en aval ‚dans la ges­tion, mais en amont dans la consti­tu­tion du projet .
    IL N’Y A QUE CELA ! A CHANGER !
    Cela dit ça change TOUT : Pour pou­voir maî­tri­ser l’a­mont il faut cer­taines condi­tions pratiques :
    – qu’il existe un outil spé­ci­fique à cette maîtrise
    – que l’é­chelle locale réémerge et soit direc­trice ! (pas de démo­cra­tie mon­diale sans LOCAL!)

    Conclu­sion :
    NE PAS VOTER
    REVENDIQUER UN OUTIL DE RECHERCHE SOCIETAL
    AGIR LOCAL (PENSER GLOBAL)
    « What else ? » Nespresso ?

    Réponse
  206. juan nessy

    Au total, on dira donc que la démo­cra­tie, c’est par­ti­ci­per loca­le­ment (ou plus) à la vie de la cité (ou plus) : en cela, Pierre Rosan­val­lon et les outils de média­tion se trouvent confir­més ; mais c’est aus­si et indis­so­cia­ble­ment voter (même si on compte pour… quelques mil­lio­nièmes) : en cela, je trouve aus­si mon compte. Mais de tirage au sort point : Etienne ne voit pas encore ple­bis­ci­té (concept inté­res­sant !) son troi­sième pilier de la démo­cra­tie que je des­sine per­son­nel­le­ment plus volon­tiers comme le RIC, sillon à creu­ser. Et creu­ser un sillon avec un pilier, c’est déjà un tra­vail absorbant !

    Réponse
  207. catherine

    Je ne peux par­ler que pour moi, certes, et c’est ce que je vais faire, sans emme­ner qui que ce soit avec moi, et sans vou­loir assom­brir qui que ce soit, juste un res­sen­ti par rap­port à une situa­tion qui se fait trou­blante et dou­lou­reuse, un peu.

    J’en ai un peu marre pour ma part de toutes ces confé­rences qui se suc­cé­dent ‚lire ceci, lire cela, ça finit par avoir quelque chose de dés­in­car­né, de mort, c’est de la mise à dis­tance tel­le­ment dis­tan­ciée qu’elle finit par dévi­ta­li­ser notre espace ou mon espace devrais-je plu­tôt dire car mon res­sen­ti il est vrai n’est pas for­cé­ment le res­sen­ti de ceux qui lisent ce forum.

    Ce n’est pas une idée qui doit être au centre de notre vie, même si l’i­dée est néces­saire voire indis­pen­sable, il ne faut pas oublier que l’i­dée est au ser­vice de l’hu­main et pas le contraire.

    Une idée c’est fait pour être chan­gée quand elle ne porte pas de bons fruits, c’est l’homme et l’homme seul qui doit être mis au centre.

    L’i­dée de cette consti­tu­tion bonne en soi c’est vrai, vient en second plan à mon avis Etienne, le coeur du pro­blème, c’est.

    Com­ment on fait pour vivre aujourd’­hui, avec tout ce qui nous tombe sur la tête et à cette ques­tion, c’est pas un article de machin ou truc qui m’ai­de­ra à y répondre, on est cha­cun confron­té à des réa­li­tés de terrain,de plus en plus étran­gantes, et c’est pas l’i­dée qui vien­dra nous aider en la circonstance.

    Il y a un sou­bas­se­ment à l’i­dée, c’est l’homme, et c’est l’homme tout de suite et pas l’homme rêvé dans dix ou douze mois en étant gen­tille , l’a­ve­nir, c’est aujourd­hui, il y a une urgence pal­pable, on n’a plus le temps avec ça, c’est une belle idée et tu as fait avec d’autres un bou­lot remar­quable, mais main­te­nant il me semble qu’il est temps de pas­ser aux tra­vaux pra­tiques, au risque de s’é­pui­ser sans cela dans un com­bat appau­vri faute de nutriments.

    Encore un aspect tri­ni­taire déci­dé­ment por­teur de vie, l’i­dée, la pra­tique et quelque chose de l’es­prit de l’ex­pé­rience de ter­rain qui vien­drait per­cu­ter ces deux dimen­sions, théo­rie et pratique.

    Mais l’es­prit n’est pas la pensée,attention à ne pas confondre , l’es­prit c’est un peu l’eu­re­ka du capi­taine Had­dock dans Tin­tin, quelque chose d’une com­pré­hen­sion qui opère à l’in­ter­sec­tion de cadres distincts,c’est à dire de la vie en chair asso­ciée à l’i­dée, et à cette inter­sec­tion quelque chose d’une per­cus­sion, l’eu­ré­ka dont je par­lais qui vient offrir la com­pré­hen­sion d’une situa­tion, l’ac­tion par excellence.

    Je pense qu’il est temps de pas­ser aux tra­vaux pra­tiques, voi­là ce que je res­sens, il faut que ça bouge, on ne peut pas conti­nuer à attendre que ça se fasse sans nous.

    C’est vrai que je ne sais pas com­ment, le local c’est vrai­ment une excel­lente idée,c’est le der­nier rem­part à mon avis, ce serait encore mieux si c’é­tait sou­te­nu par quelque chose d’une orga­ni­sa­tion qui pour­rait aider à créer des cel­lules locales un peu par­tout, essai­mer dans le plus d’en­droits pos­sibles, créer un réseau asso­cia­tif et sou­te­nir les pro­jets en agré­geant les idées sur un ter­reau d’ex­pé­riences de ter­rain, avec des sou­tiens tan­gibles et non virtuels,voilà mon res­sen­ti d’au­jourd’­hui, sur­tout après la décon­fi­ture vécue ici aujourdhui.

    Réponse
  208. alaban

    bon­soir,

    le vote du « non » contre le TCE était majoritaire

    et pour­tant.…..

    vous voyez ce que je veux dire.….

    aller voter demain c’est s’hu­mi­lier et entrer dans la compromission

    si vous avez un peu de digni­té n’al­lez pas voter

    Réponse
  209. Jean

    J’aime bien ton blog là, exdis­ciple, je l’a­vais per­du de vue.

    Par rap­port à tes inter­ro­ga­tions, c’est vrai que c’est bien d’a­voir des contacts tan­gibles, d’un autre côté je pense qu’in­ter­net est le moyen à notre por­tée le plus effi­cace pour tou­cher du monde, après l’un n’empêche pas l’autre.

    Tu te deman­dais com­ment asse42 pou­vait conci­lier sa carte PS avec les idées du blog, j’a­voue que je serais content de voir la réponse ! Une idée d’ac­tion serait peut-être de se rendre sur des blogs poli­tiques et leur deman­der leur point de vue sur les men­songes essen­tiels de leurs propres par­tis (avec tact et courtoisie..) ?

    Réponse
  210. balthazar

    Si on regarde bien n’im­porte quelle carte, il n’y a en réa­li­té ni europe ni asie mais un bloc conti­nen­tal eurasien.

    La chaîne de l’ou­ral, qui par conven­tion repré­sente la fron­tière entre l’eu­rope et l’a­sie, n’est pas plus haute que quelques cen­taines de mètres par endroits

    ce qui aurait ten­dance à rendre le débat europe/asie caduque… non ?

    http://​www​.cos​mo​vi​sions​.com/​c​a​r​t​e​s​/​q​E​u​r​a​s​i​e​T​o​p​o​.​jpg

    Réponse
  211. Jean

    Salut Alban,

    Je pré­fère la vision plus modé­rée d’ex­dis­ciple (que je me per­met de c/c ici) :

    « Elec­teurs euro­péens, entrez dans l’histoire…
    …en par­ti­ci­pant joyeu­se­ment à la plus grande abs­ten­tion de tous les temps

    …en votant pour les can­di­dats qui n’ont pas mis d’af­fiches sur leurs pan­neaux élec­to­raux et, en par­ti­cu­lier, pour ceux qui n’ont pas impri­mé de bul­le­tins de vote. »

    J’aime bien, car je ne pense déci­dé­ment pas que voter pour le RIC, l’UDG, ou autre du même style soit une compromission.

    Réponse
  212. catherine

    Je crains fort qu’il n’y ait méprise Jean-Phi­lippe, je ne veux pas par­ler pour exdis­ciples mais il me semble qu’ils invitent à toute abs­ten­tion, et on s’abs­tient d’au­tant mieux quand il n’y a pas de pan­neaux élec­to­raux et pas de bul­le­tins imprimés…

    Il fau­drait pou­voir dépas­ser cette dua­li­té, y aller ou ne pas y aller, car dans les deux cas, on se fait avoir complètement.

    L’o­pi­nion publique est même déjà pré­pa­rée à rece­voir la mas­si­fi­ca­tion abs­ten­tion­niste tel­le­ment pré­vi­sible que les mer­dias accom­modent déjà à leur sauce démon­cra­tique, on nor­ma­lise, c’est de l’as­si­mi­la­tion, prin­cipe d’ap­pren­tis­sage élé­men­taire, quoi­qu’on fasse c’est récu­pé­ré dans le sens des inté­rêts de cet ordre, c’est quelque chose de neuf qui doit émer­ger, qui fait se lier l’ex­pé­rience pra­tique aux idées en mouvement…

    Réponse
  213. juan nessy

    @Alaban:LA dignité,c’est le droit de vote​.MA dignité,c’est mon travail,mes engagements,les démarches com­munes avec mes semblables,mes impôts,le temps que je consacre à la vie de mon quar​tier​.Et je me gar­de­rai bien de juger qui­conque à l’aune de sa diginté.

    Réponse
  214. alaban

    Juan nes­sy , bonsoir,

    quand exer­cer le droit de vote ( et donc par­ti­ci­per à une mas­ca­rade ) légi­time un sys­tème de trom­pe­rie sur l’Eu­rope ( je n’é­voque pas les autres ren­dez vous élec­to­raux )alors SI, voter c’est perdre SA dignité.

    vous ne vou­lez pas « juger » ? pour­quoi uti­li­sez vous ce verbe ?

    Réponse
  215. Étienne

    Hum,

    Voter pour quel­qu’un qui dénonce cou­ra­geu­se­ment une à une les trom­pe­ries des élus, voter pour quel­qu’un qui connaît et dénonce les régres­sions et les dan­gers des ins­ti­tu­tions, voter pour quel­qu’un qui explique les manoeuvres et les intrigues, voter pour quel­qu’un qui alerte le peuple des mani­gances qui se trament dans l’ombre… ce n’est pas légi­ti­mer le sys­tème, ce n’est pas perdre sa dignité…

    Où bien les mots n’ont plus de sens.

    Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain : même enchaî­né et bâillon­né, le suf­frage uni­ver­sel est tout ce qui nous reste à part la vio­lence, et c’est (dès qu’on le décide) un outil révo­lu­tion­naire : voir ce qui se passe en Amé­rique Latine.

    Élire de vrais résis­tants (*) serait cer­tai­ne­ment le début du changement.

    Alors que s’abs­te­nir, c’est indis­cu­ta­ble­ment, DE FAIT, recon­duire et légi­ti­mer le fro­mage des voleurs de pou­voir et le racket des voleurs de richesse.

    Étienne.

    ______________

    (*) Je ne parle évi­dem­ment pas du qua­tor infer­nal (UMPSMODEMVERTS) qui a construit la cage et qui inter­dit la fuite.

    Réponse
  216. Jean

    @Catherine : dans le sens où les par­tis ayant si peu de moyens qu’ils n’ont ni affiches ni bul­le­tins, sont tous à la fois contre le sys­tème, et qua­si-inéli­gibles, je ne vois pas com­ment inter­pré­ter cette phrase autre­ment que : « ne votez pas.. ou alors pour ceux qui contestent l’élection ! »

    Je suis d’ac­cord pour dire que voter/ne pas voter est un débat très secon­daire, mais alors dans ces cas-là que faut-il faire ?

    Per­so je suis convain­cu que c’est sans aucun espoir. Soyons réa­listes : dans 100 ans, vu les forces en pré­sence et à moins d’un bou­le­ver­se­ment digne d’un film de SF, ce sera même pire encore ! Parce que les gens seront encore plus abru­tis, le sys­tème aura encore gagné du ter­rain (sauf peut-être sur les bandes de déviants hys­té­riques repliée dans le maquis, le genre qui auront balan­cé leurs TV et culti­ve­ront leurs tomates ..).

    A sup­po­ser que l’Eu­rope devienne une magni­fique démo­cra­tie paci­fiste d’un coup de baguette magique, on se ferait bouf­fer de toutes façons par le reste du monde libé­ral, sans doute par la force. Démo­gra­phi­que­ment on est déjà morts, d’ailleurs je mets ma petite contri­bu­tion en ne fai­sant pas de gosses et en n’a­che­tant pas de mai­son, per­so ça me fait marrer 😀

    Mieux vaux prendre tout ça à la rigo­lade ! Je fais mes petits choix réflé­chis et assu­més dans mon coin, mais au fond je sais très bien que ça ne mène nulle part. Car le bon peuple, comme tou­jours, ne com­pren­dra sa conne­rie que lors­qu’il sera trop tard !

    Réponse
  217. Jean

    Voter pour quel­qu’un qui dénonce cou­ra­geu­se­ment une à une les trom­pe­ries des élus, voter pour quel­qu’un qui connaît et dénonce les régres­sions et les dan­gers des ins­ti­tu­tions, voter pour quel­qu’un qui explique les manoeuvres et les intrigues, voter pour quel­qu’un qui alerte le peuple des mani­gances qui se trament dans l’ombre… ce n’est pas légi­ti­mer le sys­tème, ce n’est pas perdre sa dignité…

    Là je rejoins Etienne, et j’a­jou­te­rai même : « au contraire ! » fran­che­ment avant de par­ler de ne pas voter il faut au moins aller voir les sites des petits par­tis, qui per­son­nel­le­ment m’ont presque convain­cu que voter pou­vait avoir une (petite, ridi­cule…) uti­li­té. Et mon pas­sage sur cette page a fini de me convaincre que c’est le bon choix, que si TOUT LE MONDE le fai­sait, ALORS il pour­rait se pas­ser qqch (on en est très loin, évidemment…) !

    Réponse
  218. catherine

    La vio­lence est par défi­ni­tion ce qui porte atteinte,aussi, peut-on dire que le suf­frage uni­ver­sel porte en lui tous les germes de la vio­lence, car il nous porte atteinte.

    le suf­frage uni­ver­sel n’est-il pas une atteinte à notre inté­gri­té quand il fait le contraire de ce qu’il dit, et quand il dit le contraire de ce qu’il fait, pour para­phra­ser un socio­logue bien connu !

    Il est une insulte, une humi­lia­tion éhon­tée ce suf­frage qui n’a d’u­ni­ver­sel que le nom, non, les mots ne veulent plus rien dire, les mots sont men­teurs, ce sont les fruits que portent les mots et les actes qu’il faut obser­ver, et j’ai la plus grande réserve à l’é­gard de RMJ, même si je lui recon­nais des qua­li­tés de péda­gogue et ne sau­rais oublier son tra­vail en 2005.

    Pour­quoi se ral­lie-t-il à un par­ti comme le NPA ? bien étrange cette his­toire, il pou­vait aus­si ten­ter de faire se coa­li­ser une vraie force de pro­grès citoyenne hors par­ti, mais il ne l’a pas fait, et ne pas faire quelque chose, c’est por­teur de sens.

    De plus, on ne sau­rait appré­cier la valeur de quel­qu’un en fonc­tion d’un tra­vail réa­li­sé hier, c’est tou­jours une appré­cia­tion conti­nuelle à réa­li­ser, sinon, les gamelles risquent de faire bien mal.

    Jamais un blanc-seing ne peut-être attri­bué à quel­qu’un, c’est tou­jours à l’aune de l’i­ci et main­te­nant que quelque chose est ou n’est pas.

    J’ai peut-être tort, mais il se peut que je n’aie pas tout à fait tort, j’ai eu qqs échanges avec lui, et ses réponses ont tou­jours été très « poli­tiques », mais cette appré­cia­tion est toute per­son­nelle, ce sont ses accoin­tances avec le petit fac­teur qui m’in­ter­rogent, RMJ est loin d’être idiot, il y a donc comme un hic dans ce ralliement

    Réponse
  219. Jean

    Suite au mes­sage d’E­tienne, j’a­vais regar­dé l’in­ter­view d’RMJ sur la 3 et … j’é­tais très déçu déso­lé.. J’ai le sou­ve­nir d’un dis­cours typique insi­pide de poli­ti­card… Je n’ai pas lu ses livres et c’est la pre­mière fois que je l’en­ten­dais, aus­si je me gar­de­rais bien de le juger sur une seule intervention !

    Pour ce qui est du NPA, je trouve leur site bor­dé­lique. Pour moi, un par­ti se doit d’a­voir une ligne claire et c’est l’une des pre­mières choses qui devrait y appa­raître. Au lieu de ça, on se trouve face à un blog où s’en­tre­croisent brèves sur tel dis­cours ou tel fait divers.. Bref, ça me parait bien décou­su pour un par­ti qui a tout de même un petite par­tie de l’électorat !

    J’ac­croche un peu plus sur les dis­cours de Besan­ce­not car il dénonce au quart de tour, mais j’ai le sen­ti­ment que c’est pas mal de popu­lisme et rien au bout.. Un vote de contes­ta­tion, en somme, mais sans réel pro­jet concret, à part taxer le capi­tal (qui se ferait la malle entre les 2 tours si jamais il pas­sait par miracle lol).

    Bref, une allo­cu­tion TV de RMJ, qqs bribes de dis­cours de B. que j’en­tends régu­liè­re­ment depuis des années, qqs visites rapides sur leur site et fina­le­ment je ne connais aucune ligne sérieuse sur leur pro­gramme, enfin sur­tout sur les moyens de l’appliquer..

    Donc, je trouve que ça sent l’ar­naque, mais peut-être que je me trompe ?

    Réponse
  220. alaban

    bon­jour,

    Et qui est ce quelqu’un ?

    sur­ement pas ce Mon­sieur pour qui vous conseillez de voter.

    Vous devez être en train de vous faire avoir !

    dom­mage

    Réponse
  221. catherine

    Etienne,

    Je ne com­prends pas très bien pour­quoi mon mes­sage 228 ne s’af­fiche pas bien, ce serait sym­pa de le réta­blir en lec­ture directe sans cur­seur, mer­ci d’avance.

    Pour reve­nir à l’al­ter­na­tive que tu sug­gères, à savoir :

    « le suf­frage uni­ver­sel est tout ce qui nous reste à part la vio­lence, et c’est (dès qu’on le décide) un outil révolutionnaire »

    Sauf que là, la vio­lence, on la prend de plein fouet, le suf­frage étant lui-même une pure vio­lence, car n’é­tant que l’ap­pa­rence d’un suf­frage, c’est du poker men­teur où les tenants du pou­voir recourent au bluff pour l’emporter, il faut se rap­pe­ler 2005.

    La vio­lence qu’on subit jour­nel­le­ment, cette atteinte à notre huma­ni­té d’homme presque plus huma­ni­sé, cette vio­lence conte­nue dans tout pou­voir quel qu’il soit, non mani­fes­tée par des actes de bar­ba­rie per­cep­tible direc­te­ment, c’est une vio­lence bar­bare, mais elle s’ha­bille, se pare, cache sa mons­truo­si­té sous des atours sédui­sants, les mons­truo­si­tés se font propres mais elles tuent pus sûre­ment qu’une kalach­ni­kof , et face à elle,nous ne lui oppo­sons qu’une hos­ti­li­té docile faite de parole, il y a donc un écart fabu­leux entre ce que nous subis­sons et ce que nous osons expri­mer et qui n’a tout compte fait aucune impor­tance, on peut bien par­ler tant qu’on veut, ça ne fait pas de mal à ce tota­li­ta­risme car ça ne porte aucun fruit, ça vient même par­fois aider invo­lon­tai­re­ment leur stra­té­gie du camou­flage et de l’ar­naque via le vote, nous auto-ali­men­tons leur sys­tème machiavélique.

    Je ne sais qu’une chose, c’est que quoique l’on décide, y aller ou ne pas y aller (voter) c’est pas la voie!c’est du sui­ci­daire, reste à savoir si nous vou­lons vrai­ment être des hommes vivants au sens plein du terme !

    Réponse
  222. Jean

    OK Cathe­rine mais dans ce cas lance une super-idée ! Mais tu sais quoi ? Il n’y a pas d’ac­tion concrète immé­diate puis­qu’une bonne moi­tié de la popu­la­tion mange dans leurs mains ! C’est l’é­du­ca­tion en pro­fon­deur qui serait à revoir avant même de pen­ser dia­logue, vote, poli­tique construc­tive sur le long terme etc.

    Tout ce dont on dis­pose, là, tout de suite, c’est du vote et de la ‑à peu près- libre expression..

    et face à elle,nous ne lui oppo­sons qu’une hos­ti­li­té docile faite de parole

    Tu sous-estimes le pou­voir du bon côté de la force Catherine:)

    La véri­té est bien plus dure à faire pas­ser que le men­songe. Car pour mon­trer ce qui est vrai, il faut prendre le temps d’ex­pli­quer, cela sup­pose un inter­lo­cu­teur récep­tif, il faut donc en plus prendre le temps de le pré­pa­rer psy­cho­lo­gi­que­ment à accep­ter la pos­si­bi­li­té que ta véri­té soit poten­tiel­le­ment au moins aus­si cré­dible que la sienne, s’il n’a pas déjà fait la démarche d’ou­ver­ture de lui-même. Ca peut faci­le­ment prendre des années !

    Le men­songe, lui, se pro­page avec une faci­li­té décon­cer­tante, il suf­fit de mettre en avant quelques per­sonnes ayant la vanne facile et un ego déme­su­ré, ils se feront un plai­sir de ridi­cu­li­ser l’ad­ver­saire en occul­tant le fond, pen­dant que celui-ci se perd dans les méandres d’ex­pli­ca­tions compliquées.

    Mais si le men­songe est viral, il ne tient pas face à la logique : il va vite à construire mais n’a pas de sub­stance, c’est du vent, une illu­sion, avec qqs bases de véri­té détour­née. La véri­té, une fois qu’elle est ancrée dans l’es­prit, de façon logique et donc mieux construite, ne peut que très dif­fi­ci­le­ment être débou­lon­née ! « Le sys­tème doit gar­der les appa­rences de la démo­cra­tie », il ne faut jamais l’ou­blier, car c’est là le point faible de la struc­ture ! « L’ombre craint la lumière », or actuel­le­ment ce sont les puis­sants qui dirigent le pro­jec­teur. Mais lorsque suf­fi­sam­ment de gens ont leur propre lumière, le pro­jo ne sert plus à rien. Notre rôle à nous qui savons ‑ou croyons savoir, consiste à dis­tri­buer de vieilles lan­ternes, dans l’es­poir fou que les gens l’u­ti­li­se­ront pour se construire une bonne grosse halo­gène et dis­tri­buent à leur tour de vieilles lan­ternes aux pas­sants égarés

    Bon j’au­rais pu trou­ver une image plus écolo..

    Réponse
  223. catherine

    ah bon, Jean-Phi­lippe, parce qu’a­vant de dire j’en veux pas, il faut avoir une super bonne idée, si on devait attendre d’a­voir une super bonne idée avant de renon­cer à quelque chose de com­plè­te­ment faux et de nui­sible, on n’a­van­ce­rait jamais, on constate, et ensuite on voit, on invente peut-être quelque chose de neuf, mais déjà aban­don­ner quelque chose de mau­vais c’est une super idée pour reprendre ta terminologie,c’est por­teur de quelque chose, c’est pas rien,tu as mon adresse mail si tu veux pour­suivre là-dessus…

    Réponse
  224. Jean

    Ecoute j’ai lu envi­ron 10 fois qu’il faut arrê­ter de jacas­ser autour du thème voter ou pas voter et chaque fois on repart là-des­sus, et chaque fois qq’un revient pour dire que c’est idiot, et qu’il fau­drait trou­ver un meilleur plan etc.

    Dans 5 ans, on n’au­ra pas chan­gé de sujet, donc j’a­ban­donne, mais fais-moi signe si tu as une idée tout court.

    Réponse
  225. Jean

    « Ce ne sont pas les règles de vie à l’intérieur de la pri­son qu’il faut chan­ger, c’est la pri­son qu’il faut détruire. » (Kri­sh­na­mur­ti)

    Est-il si invrai­sem­blable que l’on puisse détruire la pri­son de l’intérieur ?

    Je sais pas moi qu’est-ce que tu veux inven­ter de nou­veau à faire ? S’il y avait une méthode miracle j’ai le sen­ti­ment qu’elle aurait été inven­tée depuis le temps que les tyrans existent.. Peut-être que j’ai mal com­pris tes inter­ro­ga­tions.. Peut-être aus­si que ça me gonfle d’a­voir droit à un cours magis­tral sur la tyran­nie à cha­cun de tes mes­sages, je crois que tu choi­sis mal ta cible pour ce type de dis­cours, qui ne sont pas inin­té­res­sants d’ailleurs, mais ça tourne au bour­rage de crâne là.

    Dsl, je débarque, je me per­met de faire ma petite cri­tique, mais c’est toi-même qui nous rabâche qu’il faut se remuer les uns-les autres, donc j’es­père que c’est ok.

    Réponse
  226. catherine

    y’a des ques­tions qui sont posées aux­quelles il faut bien répondre, en l’oc­cur­rence ce sont tes questions,l’idée c’est que c’est pas une bonne chose l’Eu­rope telle qu’on nous la sert et c’est pas un scoop, on se fait entu­ber en beau­té, ôter, enle­ver qq chose c’est du moins mais ça pro­duit qq chose de plus, refu­ser d’o­béir même si ça se tra­duit néga­ti­ve­ment ça opère qua­li­ta­ti­ve­ment que je sache !

    oui, il est abso­lu­ment invrai­sem­blable de chan­ger les règles à l’in­té­rieur de la pri­son , et si tu n’as pas pigé ça, c’est que tu n’as rien com­pris à la construc­tion euro­péenne, excuse-moi, quant au neuf, par défi­ni­tion, ça vient au bout du bout jus­te­ment, quand il n’y a plus rien, mais qu’il faut bien conti­nuer à vivre, alors là, y’a qq chose qui arrive car il ne peut pas ne rien arri­ver sinon c’est la mort, un cours sur la tyran­nie alors quand il fait nuit il fau­drait dire qu’il fait jour, non, Jean-Phi­lippe, quand il fait nuit il fait nuit, et 1+1 ça fait 2 pour moi, la parole est à tout le monde sur le forum que je sache alors rien ni per­sonne ne t’empêche de t’ex­pri­mer, bour­rage de crâne dis-tu, oui, il doit y avoir de cela, mais de toute façon ça ne sert pas à grand chose c’est vrai, ça a qq chose de très hyp­no­tique, ça finit par endor­mir, d’ailleurs je vais aller me coucher !

    Réponse
  227. Jean

    « oui, il est abso­lu­ment invrai­sem­blable de chan­ger les règles à l’in­té­rieur de la pri­son, et si tu n’as pas pigé ça, c’est que tu n’as rien com­pris à la construc­tion européenne »

    C’est bien ce qui me sem­blait, tu es tel­le­ment enfer­mée dans ta cer­ti­tude que, de fait, tu trans­formes mes propos !

    Je n’ai jamais par­lé de chan­ger l’Eu­rope via le par­le­ment, mais d’en­re­gis­trer suf­fi­sam­ment de votes contes­ta­taires (ou d’abs­ten­tion) pour la remettre en ques­tion. Ces votes, actuel­le­ment, on ne les a pas, cette abs­ten­tion, vu les réac­tions, il faut croire que ce n’est pas encore assez. Par consé­quent qui peut dire qu’une idée est plus bête que l’autre ?

    « Que se pas­se­rait-il en cas de RIC majo­ri­taire ou d’abs­ten­tion à 80% ? => Quelle est donc la meilleure alter­na­tive : vote ou abs­ten­tion ? » Je pen­sais que c’é­tait ça dont on parlait.

    Réponse
  228. catherine

    Et qu’est-ce qui se pas­se­rait si on se met­tait à muter en reptile ?

    D’a­bord l’abs­ten­tion, ils n’en ont rien à battre, ce qui compte c’est que les appa­rences soient sauves, d’ailleurs les mer­dias trou­ve­ront de très bonnes rai­sons à l’abs­ten­tion, on peut leur faire confiance en la matière !

    Rien ne sera mis en ques­tion car la machi­ne­rie euro­péenne est construite de telle sorte que rien ne puisse être mis en ques­tion, c’est tout ce que je dis, tu peux croire que je m’en­ferme là-dedans, y’a juste que c’est une consta­ta­tion au regard des textes c’est tout, le reste, c’est du bavar­dage, d’ailleurs j’ar­rête là sur le sujet !

    Il ne s’a­git pas de juger une idée, il s’a­git d’ob­ser­ver les rela­tions et jeux de pou­voir au sein des institutions .

    Réponse
  229. Jean

    Je recon­nais que j’ai mis sur le tapis des hypo­thèses invraisemblables :

    « Que se pas­se­rait-il en cas de RIC majo­ri­taire ou d’abs­ten­tion à 80% ? => Quelle est donc la meilleure alter­na­tive : vote ou abstention ? »

    C’é­tait gros­sir le trait pour être bien sûr de quoi on parle. Si les abs­ten­tion­nistes expri­maient leurs voix et vice-ver­sa, théo­ri­que­ment ça fait assez de monde pour qu’il se passe qqch. Il est évident que ce n’est pas réa­liste au jour d’au­jourd’­hui, ça le sera sans doute encore moins plus tard, mais je ne suis pas devin.

    Rien ne sera mis en ques­tion car la machi­ne­rie euro­péenne est construite de telle sorte que rien ne puisse être mis en ques­tion, c’est tout ce que je dis, tu peux croire que je m’en­ferme là-dedans, y’a juste que c’est une consta­ta­tion au regard des textes c’est tout, le reste, c’est du bavardage

    OK la voie du dia­logue et de la rai­son est condam­née, dans ce cas la solu­tion miracle est bien connue il ne reste que la vio­lence (phy­sique cette fois). Par­donne-moi d’in­sis­ter mais un texte reste un bout de papier, avec la valeur que l’on veut bien lui accor­der. Des pactes ont été rom­pus sans pré­avis tout au long de l’His­toire, je ne vois pas pour­quoi il en serait autre­ment avec le « pacte » européen.

    Réponse
  230. A-J Holbecq

    Je suis d’ac­cord avec Cathe­rine  » Rien ne sera mis en ques­tion car la machi­ne­rie euro­péenne est construite de telle sorte que rien ne puisse être mis en ques­tion,  » et ce n’est pas l’é­lec­tion de dépu­tés euro­péens, mêmes « oppo­sants » qui pour­ra chan­ger quoi que ce soit. J’en suis encore à me deman­der si voter n’est pas cautionner !

    C’est donc bien lors des pro­chaines légis­la­tives qu’il fau­dra voter pour des can­di­dats qui demandent une « autre Europe » et qui seront prêt à voter s’il le faut une séces­sion de l’UE.
    J’es­père seule­ment que le seul choix qui s’of­fri­ra à nous ne sera pas des can­di­dats de l’ex­trême droite.

    Réponse
  231. Jean

    Très bien, je suis prêt à accep­ter cette idée mais dans ce cas, don­nez-moi des argu­ments concrets qui vont à l’en­contre de celui-ci :

    un texte reste un bout de papier, avec la valeur que l’on veut bien lui accor­der. Des pactes ont été rom­pus sans pré­avis tout au long de l’His­toire, je ne vois pas pour­quoi il en serait autre­ment avec le « pacte » européen.

    Vous ne faites que dire : « c’est impos­sible car le sys­tème est trop bien fice­lé ». Je prends la peine de vous expli­quer pour­quoi je pense que c’est pos­sible (dans l’ab­so­lu), expli­quez-moi svp en quoi c’est impossible.

    Mes maigres connais­sances sur l’ar­naque du par­le­ment se résument à ceci :

    Le par­le­ment, qui devrait déte­nir le pou­voir légis­la­tif, n’a pas l’i­ni­tia­tive de l’é­cri­ture des lois : elle est lais­sée à la com­mis­sion. Si le par­le­ment peut dis­soudre la com­mis­sion, c’est uni­que­ment en cas de vio­la­tion ou de mau­vaise appli­ca­tion des trai­tés. Il est donc bien clair que cette dis­po­si­tion ne peut per­mettre un geste poli­tique. D’autre part, si c’est bien le par­le­ment qui élit la com­mis­sion et son pré­sident, les can­di­dats sont sou­mis par le conseil des Etats membres, autre­ment dit, les poli­tiques déjà en place !

    Ce mode de fonc­tion­ne­ment a beau être cra­pu­leux, il a beau être ins­crit « dans le marbre », ce marbre, poten­tiel­le­ment, on peut le cas­ser si on est assez nom­breux, et ce, même si ça va à l’en­contre des lois !

    Toute révo­lu­tion se fait contre les lois. Vous pen­sez qu’une révo­lu­tion ne peut avoir lieu dans un par­le­ment ? C’est inconcevable ?

    Je suis prêt à l’en­tendre. Mais dans ce cas expli­quez-moi pourquoi.

    Réponse
  232. Di Girolamo

    L’Eu­rope n’est que le reflet du fonc­tion­ne­ment géné­ral (et du para­digme) de nos sociétés .
    Si on doit chan­ger qqchose ce n’est pas l’Eu­rope mais la société .
    L’i­dée lar­ge­ment répan­due qu’on ne peut pas résoudre les pro­blèmes sans ce type d’é­che­lon : euro­péen ou mon­dial est stupide .
    Comme si les grands diri­geants euro­péens ou /et mon­diaux allaient résoudre quoi que ce soit !
    C’est prendre des ves­sies pour des lanternes !
    La révo­lu­tion sera locale ; elle vien­dra de la capa­ci­té à s’au­to orga­ni­ser loca­le­ment autre­ment , à reprendre le pou­voir . Et très vite le chan­ge­ment se répen­dra mondialement .
    Mais ce n’est pas demain la veille ! Il fau­dra une longue matu­ra­tion .… Et sans doute avant beau­coup de casse …éco­lo­gique et humaine …Et rien n’est gagné ! L’is­sue n’est pas sûre.

    La seule bonne idée est de par­ti­ci­per le plus qu’on peut à cette matu­ra­tion et si pos­sible (si on est en situa­tion de pou­voir le faire ) à mettre en place loca­le­ment des actions allant dans le sens d’ un déve­lop­pe­ment local soli­daire durable .
    Au point où j’en suis il me semble indis­pen­sable de pas­ser cette démarche par les éche­lons publics locaux que sont les com­munes , les com­mu­nau­tés de com­munes et les pays (enti­té inté­res­sante parce que per­met­tant des actions et dis­po­sant d’une struc­ture légi­time de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive : le Conseil Local de Développement ).

    Réponse
  233. catherine

    Et la socié­té, c’est quoi, c’est des liens , avec soi, avec les autres et avec le monde et tant que la nature de nos liens ne sera pas autre au point de vue qua­li­ta­tif, ce sera la Béré­zi­na de l’hu­ma­ni­té, tu as rai­son encore et tou­jours Di Giro­la­mo, la coopé­ra­tion locale est la meilleure garan­tie de l’é­vo­lu­tion socié­tale, la vie ne va jamais d’un point A à un point B de façon linéaire, il faut tou­jours aller cher­cher du côté des rela­tions d’en­semble, s’ins­crire dans un pro­ces­sus glo­bal en pen­sant et agis­sant local.

    Peut-être que nous vivons une époque mal­gré tout for­mi­dable, dans le sens où le point pré­cis de catas­trophe immi­nente nous oblige presque à chan­ger radi­ca­le­ment notre être au monde, il me semble pour ma part qu’il n’y aura pas de milieu, ce sera tout ou rien, la vie ou la mort !

    Réponse
  234. A-J Holbecq
  235. Di Girolamo

    @ mer­ci A‑J Holbecq

    Mon « mili­tan­tisme » est fort décou­su pour l’heure : à la ferme des chan­tiers et des chantiers !.….

    Réponse
  236. Alaban

    bon­soir ,

    Voi­ci une ten­ta­tive d ‘expli­ca­tion :

    Si le par­le­ment avait eu le pou­voir d’é­crire les lois ‚l’UE n’au­rait jamais pris nais­sance, l’ac­cord eu été impos­sible entre les dif­fé­rents pays, l’eu­rope aurait végété.

    Le pas­sage par la com­mis­sion est le plus effi­cace, le Par­le­ment ne peut prendre ce pou­voir que lorsque l’UE devien­dra un Etat fédéral.

    ima­gi­nons main­te­nant que les citoyens aient refu­sé de se rendre aux urnes (notam­ment les nonistes ), il y aurait eu 20 % de par­ti­ci­pa­tion , ce qui aurait dis­cré­di­té le vote.….…

    bonne soi­rée

    Réponse
  237. Jean

    L’Eu­rope n’est que le reflet du fonc­tion­ne­ment géné­ral (et du para­digme) de nos socié­tés . Si on doit chan­ger qqchose ce n’est pas l’Eu­rope mais la socié­té . L’i­dée lar­ge­ment répan­due qu’on ne peut pas résoudre les pro­blèmes sans ce type d’é­che­lon : euro­péen ou mon­dial est stu­pide . Comme si les grands diri­geants euro­péens ou /et mon­diaux allaient résoudre quoi que ce soit ! C’est prendre des ves­sies pour des lan­ternes ! La révo­lu­tion sera locale ;

    L’i­dée ‑en ce qui me concerne- était jus­te­ment de voter pour d’autres que les grands lea­ders, des gens qui par exemple reversent leurs indem­ni­tés et donc, n’ont pas spé­cia­le­ment (ou peu) d’in­té­rêt per­son­nel à se pré­sen­ter. En quoi l’i­dée de par­ti­ci­per au vote et ain­si pro­po­ser des voies alter­na­tives comme le plan c ou l’es­pe­ran­to en 1ere langue serait stu­pide ? C’est une façon par­mi d’autres de faire pro­gres­ser le débat. La révo­lu­tion locale ça va dans le bon sens, mais je ne vois pas com­ment se présenter/voter pour les euro­péennes irait à l’en­contre alors que ce sont deux démarches complémentaires !

    Réponse
  238. Di Girolamo
    @ Jean qui nous dit  :"La révolution locale ça va dans le bon sens, mais je ne vois pas comment se présenter/voter pour les européennes irait à l'encontre alors que ce sont deux démarches complémentaires !"

    Pour que deux choses soient com­plé­men­taires il faut qu’elles existent toutes les deux .
    Je vois les élec­tions, les péti­tions .…Je ne vois pas la « révo­lu­tion locale » .

    Je vois une conti­nui­té ;je ne vois pas de rupture.
    L’en­ti­té locale se rat­tache au lieu , à la géo­gra­phie , et nous ancre dans une limite phy­sique. C’est tout son inté­rêt pour refon­der une socié­té sur des bases de limites phy­sique :on fait avec ce que l’on a sur place .
    D’autre part , le ter­ri­toire est une notion trans­ver­sale et glo­bale ; c’est tout son inté­rêt ; on ne rai­sonne plus en sec­teurs , en par­tis , mais glo­ba­le­ment et TOUT LE MONDE est pré­sent autour de la table . Le ter­ri­toire est ancré dans un pas­sé , des tra­di­tions mais aus­si un ave­nir à construire ensemble .
    Je ne vois pas cela dans l’or­ga­ni­sa­tion de la vie poli­tique qui est une ges­tion sans réflexion glo­bale ‚sans vision pros­pec­tive glo­bale, un affron­te­ment interne et externe des pré­ten­dants au pouvoir .

    Réponse
  239. Céline

    Bon­soir Etienne,

    C’est en tant qu’an­cienne col­lègue (mais si peu de temps) que je me per­mets d’é­crire ici, et de me ser­vir de ton site pour y faire ce à quoi il n’est pas des­ti­né : dif­fu­ser un lien de sou­tien à mon frère, Erwan, lour­de­ment sanc­tion­né par sa hié­rar­chie parce qu’il dérange.
    Le site : http://​www​.sou​tie​ner​wan​re​don​.org, clair et docu­men­té (et ce n’est pas fini !), sera plus expli­cite que moi.

    Je sais que tu as tra­ver­sé des moments dif­fi­ciles, et je crois que les mili­tan­tismes se rejoignent sou­vent pour faire face au désar­roi. De mon côté, je suis écoeu­rée de l’i­nac­tion de tant de col­lègues qui feignent d’a­voir peur pour ne sur­tout pas se mouiller.

    On est loin de la Consti­tu­tion… mais si près des ques­tions de démo­cra­tie ! Si Erwan n’est pas sou­te­nu, si ce qui lui arrive n’est pas média­ti­sé, il tom­be­ra aux oubliettes et son com­bat n’au­ra ser­vi à rien. Et pour­tant d’autres sont dans son cas, et les gens conti­nuent à croire qu’un pro­fes­seur de l’E­du­ca­tion natio­nale a la sécu­ri­té de l’emploi, alors que cela n’est vrai que pour celui qui accep­te­rait à vie d’être un bon petit sol­dat obéissant.

    Mer­ci de bien vou­loir dif­fu­ser ce lien, de le média­ti­ser et de faire signer la péti­tion en ligne au plus grand nombre.

    Je te pro­mets par ailleurs, Etienne, de ne plus venir sur ton Blog que pour ne par­ler de ce à quoi il est dédié… Il y a tant à lire sur ton site il est vrai, et j’ai tant à y apprendre !

    Bien à toi,

    Céline REDON

    Réponse
  240. juan nessy

    @ Etienne :
    Depuis mon post 193 qui se ter­mi­nait par  » média­tion ou tirage au sort ? » , je me doute que ‚livré à l’é­cri­ture du livre pro­mis comme la trace de vos efforts de réflexion sur la ver­tu unique du tirage au sort, vous êtes moins sen­sible à ce que je conti­nue à consi­dé­rer comme la vois de pas­sage qui se glisse entre les deux ‚à savoir le RIC . Com­ment inter­pré­tez vous cepen­dant les échos que Fabius envoie ces jours ci , ten­dant à lais­ser croire qu« entre sa main gauche et sa main droite , il aurait fini par trou­ver le RIC ?

    Réponse
  241. Étienne

    Bon­soir Juan,

    Auriez-vous un lien vers les décla­ra­tions de Fabius aux­quelles vous pen­sez ? J’ai raté ça (je suis tous les jours dans les exa­mens ; je n’ai de temps pour rien en ce moment, grrr).

    Étienne.

    Réponse
  242. Catherine
    "Malheur a celui qui s'est tu parce qu'il croyait parler dans le désert"

    Bal­zac

    Réponse
  243. juan nessy

    @ Etienne :

    à voir sur laurent​-fabius​.net. Mais pas trop d’ex­ci­ta­tion : il se contente d’en appe­ler au gou­ver­ne­ment pour sor­tir rapi­de­ment les décrets d’ap­pli­ca­tion concer­nant le « RIP » sauce der­nière mou­ture de notre révi­sion consti­tu­tion­nelle ! Mais bon, c’est un début pour le PS.

    Réponse
  244. Neige

    @catherine « Mal­heur a celui qui s’est tu parce qu’il croyait par­ler dans le désert »
    Et oui ! C’est pour­quoi je conti­nue à par­ta­ger avec vous tous mes der­nières décou­vertes, ana­lyses au sujet de l’Eu­rope et non seule­ment de sa consti­tu­tion, mais aus­si de son rôle dans le monde aujourd’hui…
    Je vous mets un lien vers une série de vidéos qui dévoilent la nature et l’am­pleur du des­sous de l’i­ce­berg euro­péen figé dans sa glace, et mettent en lumière pour­quoi la posi­tion du boy­cott des denières élec­tions euro­péennes était la seule possible :

    http://​anti​-fr2​-cdsl​-air​-etc​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​3​3​1​1​2​7​0​5​.​h​tml

    Réponse
  245. Catherine

    Grand mer­ci à toi Neige, ces confé­rences sont très instructives,j’en ai vu la moitié,j’y retourne dès le mes­sage envoyé, c’est à dif­fu­ser +++ , oui, en effet tu as rai­son, le boy­cott était la seule réponse rece­vable, j’ai­me­rais bien avoir l’a­vis d’Aî­da et autres poli­tiques sur cette impos­si­bi­li­té de faire quoique ce soit là-bas, quand vont-ils se réveiller

    Réponse
  246. gilles

    La confé­rence de Fran­çois ASSELINEAU et quelques élé­ments du contexte lors du début de la “ Construc­tion européenne »

    Au sor­tir de la la Seconde Guerre mon­diale, le pro­jet de créer des « États-Unis d’Eu­rope » sou­lève l’en­thou­siasme de Washing­ton et d’une nébu­leuse hété­ro­clite com­po­sée de lob­bys patro­naux, d’an­ciens de Vichy, de socia­listes réfor­mistes et de catho­liques sociaux. Leur point com­mun : la haine du com­mu­nisme. En 1948 est créé le Mou­ve­ment euro­péen, une asso­cia­tion qui comp­te­ra par­mi ses présidents… 

    Lire la suite ici :

    http://​files​.myo​pe​ra​.com/​a​n​a​m​o​r​p​h​o​s​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​1​2​V​i​d​e​o​s​_​U​E​_​A​s​s​e​l​i​n​e​a​u​_​U​P​R​_​y​o​u​t​u​b​e​.​pdf

    Si c’est la page d’a­ver­tis­se­ment (war­ning) de My Ope­ra qui s’af­fiche, cli­quez sur « Down­load file » et vous ver­rez le fichier dans votre navigateur.

    Réponse
  247. Neige

    Moi aus­si j’ai­me­rais bien avoir l’a­vis d’E­tienne et de tous les autres au sujet de cette confé­rence. Mal­heu­reu­se­ment, je ne par­viens pas à affi­cher la suite don­née par Gilles, dont j’ai­me­rais aus­si avoir l’avis !

    Réponse
  248. gilles

    1 La conférence

    Sur le fond, la confé­rence de Fran­çois ASSELINEAU nous donne beau­coup d’in­for­ma­tions et rec­ti­fie pas mal d’i­dées conve­nues. Elle redonne clar­té, com­pré­hen­sion et espoir de sor­tir de cet uni­vers kaf­kaïen qu’est l’U­nion Euro­péenne. Sur la forme, le son est enta­ché d’é­chos ce qui rend sa com­pré­hen­sion dif­fi­cile dans cer­tains pas­sages. Elle aurait gagné à être mieux enre­gis­trée grâce à un ingé­nieur du son et entiè­re­ment héber­gée sur openvideo.dailymotion au lieu de you­tube pour un meilleur ren­du sonore.

    http://​open​vi​deo​.dai​ly​mo​tion​.com/​r​e​l​e​v​a​n​c​e​/​s​e​a​r​c​h​/​a​s​s​e​l​i​n​e​a​u​/​v​i​d​e​o​/​x​9​g​n​l​m​_​l​e​s​-​1​2​-​i​m​p​a​s​s​e​s​-​d​e​-​l​e​u​r​o​p​e​-​p​a​r​-​f​r​a​n​_​n​ews

    Bon, c’est vrai que je suis exi­geant, mer­ci Neige pour le lien vers le pre­mier extrait de cette confé­rence. Cela redonne le moral.

    2 Com­ment exploi­ter le lien que je donne

    http://​files​.myo​pe​ra​.com/​a​n​a​m​o​r​p​h​o​s​e​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​1​2​V​i​d​e​o​s​_​U​E​_​A​s​s​e​l​i​n​e​a​u​_​U​P​R​_​y​o​u​t​u​b​e​.​pdf

    Pour le lien url que je donne plus haut, je suis tel­le­ment habi­tué à com­prendre ce que j’ex­plique, que je ne com­prends plus que cer­tains n’ar­rivent pas à comprendre. 

    J’ai ouvert un compte chez un héber­geur de blog gra­tuit sur le site dénom­mé « My Ope­ra » pos­sé­dé par la socié­té « Ope­ra Soft­ware » sise en dehors de l’U­nion Euro­péenne en Nor­vège. Cet héber­geur est gra­tuit, je peux mettre des conte­nus sous forme de blog en ligne ain­si que des fichiers en ligne dont celui que j’in­dique plus haut.

    Un exemple d’un de mes blogs : http://​my​.ope​ra​.com/​a​n​a​m​o​r​p​h​o​s​e​/​b​l​o​g​/​s​h​o​w​.​d​m​l​/​2​9​7​1​126

    Cet héber­ge­ment étant gra­tuit, au bout d’un cer­tain nombre d’ac­cès vers les fichiers que je mets en ligne ceci par les per­sonnes à qui j’ai indi­qué le lien cor­res­pon­dant, mon héber­geur devient ce que j’ap­pelle mal luné, c’est à dire qu’il met une page d’a­ver­tis­se­ment inter­ca­laire pour qu’il y ait moins d’accès.

    Main­te­nant, j’ex­plique le côté pra­tique des choses :

    Avec mon sys­tème d’ex­ploi­ta­tion Mac OS X et il me semble que cela soit pareil avec tous les sys­tèmes d’ex­ploi­ta­tion d’or­di­na­teur, je clique une fois sur le lien, à ce moment-là :
    soit mon héber­geur My Ope­ra est bien luné et alors si mon navi­ga­teur pos­sède les plug-ins qui vont bien, il m’af­fiche direc­te­ment le fichier au for­mat pdf à l’in­té­rieur d’une de ses fenêtres,
    dans le cas où mon héber­geur My Ope­ra est bien luné et si mon navi­ga­teur ne pos­sède pas les plug-ins qui vont bien, cette action télé­char­ge­ra le fichier pdf et fau­dra le lire avec un logi­ciel de lec­ture des fichiers pdf,
    mais si mon héber­geur My Ope­ra est mal luné, si je clique sur le lien, j’ai droit à une page d’a­ver­tis­se­ment (War­ning) et la pre­mière phrase est :

    You should only open this file if you trust the per­son who refer­red it to you ! Ce qui veut dire en bon fran­çais : Vous ne devez ouvrir ce fichier que si vous faites confiance à la per­sonne qui y a fait référence !

    J’ose espé­rer que vous me faites confiance, donc vous pou­vez cli­quer sur le lien en gris clair plus bas : Down­load file ce qui signi­fie que si votre navi­ga­teur pos­sède les plug-ins qui vont bien, il vous affi­che­ra direc­te­ment le fichier au for­mat pdf à l’in­té­rieur d’une de ses fenêtres, et que sinon cette action télé­char­ge­ra le fichier pdf et fau­dra le lire avec un logi­ciel de lec­ture des fichiers pdf.

    Neige, faites l’ef­fort de vous débrouiller pour voir le fichier qui est der­rière le lien que je donne, vous aurez une idée encore plus exacte de ce que je pense de la confé­rence de Fran­çois ASSELINEAU.

    Réponse
  249. A-J Holbecq

    Salut Étienne
    Tu devrais scin­der cette page de com­men­taire… j’ai de plus en plus de dif­fi­cul­tés à la télé­char­ger pour lire les der­niers messages
    Ami­tiés, vieux frère
    AJ

    Réponse
  250. Neige

    Déso­lée Gilles, je suis une vraie brelle en manip, je serais très inté­res­sée par votre avis, j’ai tout bien sui­vi vos conseils dès les pre­miers. Et pour­tant voi­là ce qui s’af­fiche après l’ouverture :
    « Le fichier ne com­mence pas par %PDF ».
    Je fais quoi après ???

    On peut être nul dans cer­tains domaines et très bon dans d’autres, je vous ras­sure, j’en suis la preuve vivante.

    Pour­riez-vous per­mettre au bas peuple d’ac­cé­der mal­gré son incom­pé­tence en infor­ma­tique à votre com­men­taire que j’i­ma­gine pati­cu­liè­re­ment intéressant!!!

    0se­rais-je ajou­ter que, mal­gré la qua­li­té très limi­tée effec­ti­ve­ment des vidéos, elles sont quand même par­fai­te­ment audibles pour une per­sonne qui a com­men­cé à les visua­li­ser. Je suis res­tée scot­chée jus­qu’à la der­nière, et tous ceux aux­quels je les ai mon­trées également.

    Réponse
  251. Neige

    Oui, super, mer­ci bien Gilles, je file lire tout ça !

    Réponse
  252. Neige

    @ Gilles,
    Bin oui, c’est net­te­ment de meilleure qua­li­té niveau audi­tion, et la contex­tua­li­sa­tion his­to­rique qui pré­cède est inté­res­sante. Cepen­dant, quant à avoir une idée encore plus exacte de ce que vous pen­sez de la confé­rence de Fran­çois ASSELINEAU, je reste tota­le­ment sur ma faim. Vous ne don­nez pas votra avis ! Dommage !

    Réponse
  253. gilles

    Je suis d’ac­cord avec les pro­pos de Fran­çois ASSELINEAU, enga­geons une démarche pour que tous les peuples sortent de l’U­nion euro­péenne, il n’existe pas de peuple euro­péen, donc pas de sou­ve­rai­ne­té euro­péenne, ceux qui implique que ceux qui pré­tendent être les repré­sen­tants de cette sou­ve­rai­ne­té ne sont donc que des imposteurs. 

    Pen­dant un an, j’ai ani­mé le fil de dis­cus­sion « Sor­tir de l’U­nion Européenne » :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​3​8​6​0​#​p​3​860
    qui com­porte 7 pages
    et actuel­le­ment, je suis épui­sé à la suite d’une n ième chute, alors Neige si vous avez quelque peu d’in­tui­tion, veuillez consi­dé­rer que je donne mon avis en rédi­geant des fichiers infor­ma­tiques et en les met­tant en ligne.
    Merci.

    Réponse
  254. Neige

    Mer­ci Gilles por ce lien ! Je viens encore de décou­vrir grâce à votre patience et à votre vigi­lance des pépites dans ce site et j’en suis ravie ! J’y suis entrée par une toute petite porte qui s’ouvre vers un nou­vel univers.
    J’ap­pré­cie vraiment !

    Réponse
  255. gilles

    Bon­jour à Cathe­rine, Neige, A‑J Hol­becq, juan nes­sy, Di Giro­la­mo, Ala­ban et tous les autres.

    à Neige, vos remer­cie­ments me vont droit au coeur, c’est ce dont j’a­vais besoin. Je vous invite à vous ins­crire et à contri­buer sur le forum que vous venez de décou­vrir, ceci d’au­tant plus que le forum est conçu pour cela à la dif­fé­rence du blog. L’ac­cès en est plus rapide pour les inter­ve­nants puis­qu’il est orga­ni­sé en pages à la dif­fé­rence des fils du blog qui s’é­grènent sans limite de taille appa­rente. ( Sauf qu’à un moment cela va cas­ser !) Le forum offre aus­si des pos­si­bi­li­tés de dia­logue par mes­sages per­son­nels entre les membres que ne per­met pas le blog sans pas­ser par les contor­sions infor­ma­tiques que nous venons de subir.

    À bien­tôt sur le forum.

    Gilles

    Réponse
  256. Catherine

    Une jour­na­liste d’investigation autri­chienne pré­vient le monde entier que le plus grand crime de l’histoire de l’humanité est en marche. Jane Bur­ger­meis­ter a récem­ment dépo­sé une plainte auprès du FBI. Elle accuse l’Organisation Mon­diale de la San­té, L’ONU, et plu­sieurs per­son­na­li­tés poli­tiques hauts pla­cés de vou­loir com­mettre un géno­cide de masse. Elle a aus­si pré­pa­ré une pro­cé­dure de jus­tice contre la vac­ci­na­tion for­cée qui se pré­pare aux etats unis d’amerique. Elle avait préa­la­ble­ment lan­cé une pro­cé­dure de jus­tice contre les socié­tés phar­ma­ceu­tiques Bax­ter et Avir Green Hil­ls Tech­no­lo­gy, qu’elle juge res­pon­sable d’avoir déli­bé­ré­ment pro­duit la grippe por­cine afin d’en reti­rer des bénéfices.(productions de vac­cins etc)

    Elle pré­sente des preuves de bio­ter­ro­risme, qui sont en vio­la­tion avec la légis­la­tion amé­ri­caine et accuse des res­pon­sables poli­tiques amé­ri­cains d’agir pour le compte des ban­quiers inter­na­tio­naux, qui eux-mêmes contrôlent la Réserve Fédé­rale amé­ri­caine, l’ONU, et l’OTAN. Elle les accuse de fomen­ter un géno­cide de masse contre la popu­la­tion amé­ri­caine, par l’utilisation de la grippe porcine.

    Les per­son­na­li­tés visées par la plainte sont Barack Oba­ma, David Nabarro(Coordinateur de la grippe por­cine à l’ONU), Janet Napolitano(Secretaire d’état à la Sécu­ri­té Inter­ieure) David de Rot­schild, David Rocke­fel­ler, George Soros,(investisseur inter­na­tio­nal) Wer­ner Faymann(Chancelier d’Autriche), Alois Stoger(Ministre de la san­té Autri­chienne). Aux yeux de cette jour­na­liste, les per­sonnes citées pré­cé­dem­ment, font par­tie d’un syn­di­cat inter­na­tio­nal du crime qui ont déve­lop­pé, pro­duit, et employé des armes bio­lo­giques pour éli­mi­ner les popu­la­tions des etats unis d’amerique et d’autres pays, et ce pour des fins poli­tiques et financiers.

    Elle les accuse d’avoir conspi­ré ensemble, et d’etre les res­pon­sables du finan­ce­ment du pro­gramme inter­na­tio­nal d’armes bio­lo­giques, impli­quant des com­pa­gnies phar­ma­ceu­tiques tels que Bax­ter et Novar­tis. Ils ont crée le pré­texte de la grippe por­cine pour jus­ti­fier leur plan de vac­ci­na­tion de masse, et sera le bon moyen d’administrer un agent bio­lo­gique toxique qui cau­se­ra la mort du peuple amé­ri­cain. Cette action est une vio­la­tion de la loi anti ter­ro­riste sur l’emploi d’armes biologiques.

    http://​www​.spread​the​truth​.fr/​w​o​r​d​p​r​e​s​s​2​7​/​?​p​=​1​494

    http://​en​.word​press​.com/​t​a​g​/​j​a​n​e​-​b​u​r​g​e​r​m​e​i​s​t​er/

    Réponse
  257. Catherine

    S’il y avait égale valeur entre les inté­rêts de la « per­sonne » « sépa­rée » « socia­li­sée » et les inté­rêts de la socié­té toute entière.

    Si les inté­rêts de l’une venaient nour­rir ceux de l’autre et réciproquement.

    Si les inté­rêts de l’une étaient en totale har­mo­nie, équi­libre, union, épou­saille, avec les inté­rêts de l’autre, la source de tout conflit aurait dis­pa­rue, c’est pas un scoop certes, mais il est bon de le rap­pe­ler car il me semble que par­fois on oublie des choses aus­si simples que celles-là, elles sont pour­tant au coeur de la com­plexi­fi­ca­tion quo­ti­dienne à laquelle nous ne ces­sons de nous heurter.

    Dès qu’il y a pri­mau­té de l’un ou l’autre des termes, il y a germe de conflit, de domi­na­tion, de guerre, de mort.

    Aspect pri­mat de la per­sonne avec ce nou­vel ordre mon­dial par exemple, mais aus­si aspect pri­mat de la soi-disant socié­té dans les dic­ta­tures com­mu­nistes, dans un cas comme dans l’autre, c’est mor­tel au final.

    Il fau­drait qu’en agis­sant de façon indi­vi­duelle, ça vienne inter­agir posi­ti­ve­ment sur la socié­té entière, et inver­se­ment les actions de la socié­té toute entière vien­draient inter­agir posi­ti­ve­ment la sphère personnelle.

    Et là, on pour­rait lais­ser cou­ler tran­quille­ment la vie, car elle ne serait plus bar­rée, juste écou­ter, sen­tir et vibrer de cette pul­sa­tion bienfaisante.

    Oui, oui, je sais,ça fait beau­coup de si…

    L’u­to­pie, c’est « notre » ancrage créa­tif, n’est-ce-pas ?

    Réponse
  258. philippe

    bon­jour Etienne,

    Je viens pro­po­ser la lec­ture d’un livre de george Orwell  » la ferme des ani­maux  » qui ren­for­ce­ra tes convic­tions et qui illustre bien ton combat.

    bonnes vacances

    ami­ca­le­ment

    Réponse
  259. gabriel ramon

    Bon­jour,

    je lis depuis pas mal de temps les échanges
    sur ce site et me trouve en adé­qua­tion avec ce qui s’y dit

    ne déses­pé­rons pas, nom­breux sont ceux qui pensent comme nous, mais c’est tel­le­ment nou­veau, nous sor­tons à peine, grâce à Inter­net, de l’i­so­le­ment for­cé dans lequel nous a plon­gés le dik­tat consumériste

    les consciences s’é­veillent petit à petit,
    la crise fait tom­ber le déco­rum bariolé
    (pub, foot, TV, musique, mode, loi­sirs etc.)
    de la démo­cra­tie en papier mâché et laisse voir la cupi­di­té insen­sée, le men­songe et la cor­rup­tion de ceux qui sont à la direc­tion des affaires

    amour, espoir, croyance, patience, action
    sont des mots qui ne doivent pas nous quitter

    bonnes vacances à toutes et à tous
    et peut-être à bientôt

    GR

    PS : je tenais à signa­ler à Cathe­rine, A.-J. Hol­beck et peut-être d’autres, l’ou­ver­ture d’un blog par des per­sonnes qui ont été cen­su­rées sur le blog de Paul Jorion,
    c’est ici :

    http://postjorion.wordpress.com/2009/07/11/0‑editorial-pourquoi-ce-blog/

    Réponse
  260. Catherine

    C’est sym­pa Gabriel mais les réfé­rences du site en ques­tion ne mènent nulle part, à +, mer­ci déjà !

    Réponse
  261. Catherine

    C’est bon Gabriel, j’ai trou­vé, merci.

    Pen­sée du jour,la force d’une chaîne n’est pas plus grande que celle de son plus faible maillon, c’est un pro­verbe de je ne sais plus quelle tradition !

    A nous de trou­ver le maillon faible, c’est amu­sant, il me semble que télé gogol a une émis­sion de ce nom-là !

    Très bonne jour­née à tous.

    Réponse
  262. Catherine

    Les plus grandes bas­tilles sont dans nos têtes !

    Réponse
  263. Neige

    Petite nou­velle du trai­té consti­tu­tin­nel dit de Lis­bonne, et petit mes­sage des Irlandais…

    Voi­ci un lien vers une péti­tion à signer en sou­tient aux Irlandais :
    http://​www​.no​-means​-no​.eu/

    2nd refe­ren­dum in Ire­land about the Lis­bon Trea­ty – Octo­ber 2, 2009

    The EU concerns us all !

    The Lis­bon Trea­ty will pro­vide the legal foun­da­tion for the whole EU in order to become effec­tive must be rati­fied by all 27 mem­ber states was alrea­dy tur­ned down as a „consti­tu­tio­nal trea­ty » in 2005 by voters in natio­nal refe­ren­dums in France and the Nether­lands was tur­ned down as the „Lis­bon Trea­ty » in July 2008 by the Irish population

    the popu­la­tions of the other EU coun­tries were not even asked to vote The 2nd referendum

    In order to convince the Irish elec­to­rate to vote Yes, their own govern­ment and the EU Coun­cil have made – legal­ly non-bin­ding – pro­mises regar­ding neu­tra­li­ty, their own EU com­mis­sio­ner, tax law and abor­tion. Howe­ver, they will be voting a second time on exact­ly the same contract as before.

    In our view, it is just as unde­mo­cra­tic to have an elec­to­rate vote on the same issue twice as it is to sim­ply ignore the three pre­vious plebiscites.

    The Lis­bon Trea­ty would serious­ly impact the lives of all EU citi­zens for decades to come. Any later amend­ment of the trea­ty after its rati­fi­ca­tion would be extre­me­ly difficult.

    If the Irish voters were to vote No for a second time, it would pro­vide us with a unique oppor­tu­ni­ty to dis­cuss in a Europe-wide grass-roots pro­cess the content of a new trea­ty and to contri­bute to its development.

    Com­mit­ted people throu­ghout Europe have got toge­ther in order to build a new and bet­ter Euro­pean Union.

    We say YES to a pea­ce­ful, social, eco­lo­gi­cal and demo­cra­tic Europe, but NO to the mili­ta­ri­sa­tion of the EU, its neo­li­be­ral orien­ta­tion and the ero­sion of demo­cra­tic rights.

    We say YES to a demo­cra­tic new beginning.

    In order to make this new begin­ning pos­sible, we need your help.

    Sign the Petition

    Get active

    4433 people from 26 EU mem­ber states signed the peti­tion alrea­dy (since Sep­tem­ber 2009)

    Réponse
  264. gilles

    Mer­ci Neige de cette infor­ma­tion. J’ai­me­rais tant qu’en plus du blog, vous par­ti­ci­piez de temps à autre au forum, je suis sûr que vous appor­te­riez beau­coup. Mer­ci déjà pour ce que vous faites.

    Gilles

    Réponse
  265. Neige

    Mer­ci Gilles d’a­voir répon­du 5/5 et mer­ci pour vos encouragements.
    J’ai mal­heu­reu­se­ment du mal à me repé­rer dans le forum mais j’y vien­drai sûre­ment un jour. Je l’ai visi­té sans rien écrire pour l’ins­tant ! A bientôt !

    Réponse
  266. spam pourriel réclame masquée

    vive la liber­té, mais de quoi ?

    Réponse
  267. Catherine

    De dire un dire vide, car il ne résonne plus de rien

    Réponse
  268. cooli

    -> http://blog.mondediplo.net/2010–05-18-En-route-vers-la-Grande-Depression
    {{L’occasion his­to­rique du défaut général :
    sai­sie totale du sec­teur bancaire

    La natio­na­li­sa­tion s’imposera, et pour être tout à fait pré­cis, « ne pas les lou­per » signi­fie­ra alors : natio­na­li­sa­tion, mais par sai­sie. On entend d’ici le chœur des vierges : le droit sacré de la pro­prié­té, l’efficacité suprême du mar­ché, le Gos­plan qui nous rap­pelle des heures sombres de l’histoire conti­nen­tale, ou car­ré­ment, comme Pierre-Antoine Del­hom­mais, ahu­ri rayon­nant qui ne désar­me­ra pas même lorsque le mar­ché nous aura rame­né aux der­niers degrés de l’indigence, les « khmers rouges 4 ».

    Dieu sait pour­tant que la sai­sie a pour elle un argu­ment qui a la sim­pli­ci­té des gros bâtons – et la même force de frappe. Car une situa­tion extrême comme celle qui est envi­sa­gée ici par hypo­thèse ne lais­se­ra le choix qu’entre deux états du monde pos­sibles, et deux seule­ment. Etat 1 : on laisse les banques aller à la faillite, les action­naires perdent tout, nous mour­rons der­rière ; état 2 : l’Etat sai­sit les banques, les action­naires perdent tout, nous sommes sau­vés. Les plus pers­pi­caces auront déjà noté que ces deux états du monde que tout sépare n’en ont pas moins un fort point com­mun : les action­naires (des banques) y meurent dans tous les cas de figure. Dans l’hypothèse consi­dé­rée, il n’y a en effet aucune pos­si­bi­li­té qu’ils sur­vivent. Il s’en suit logi­que­ment que leur sort nous est indif­fé­rent, et que ça n’est pas d’après leurs inté­rêts (trans­fi­gu­rés en droit sacré de la pro­prié­té) que l’action publique doit se régler. Si, à vola­ti­li­sa­tion iden­tique des action­naires, l’alternative s’énonce « nous mour­rons » vs. « nous ne mour­rons pas », il ne devrait pas y avoir trop long­temps à hésiter.

    Cette opé­ra­tion à chaud pour­rait avoir quelques inté­res­santes pro­prié­tés. En pre­mier lieu, elle sera consé­cu­tive au défaut des Etats sur leur dette… qui leur fera le plus grand bien. Le for­mi­dable choc qui s’en sui­vra néan­moins offri­ra alors une oppor­tu­ni­té unique de chan­ger de monde un bon coup. Et notam­ment en créant par la sai­sie du sec­teur ban­caire les condi­tions ins­ti­tu­tion­nelles d’un com­men­ce­ment de « démon­dia­li­sa­tion finan­cière » 5 par la rena­tio­na­li­sa­tion des dettes publiques (pour ceux qui le peuvent…). Il ne fau­dra pas s’arrêter en si bon che­min et tirer par­ti bien com­plè­te­ment de cette fenêtre his­to­rique, à la faveur de laquelle fina­le­ment la libé­ra­li­sa­tion finan­cière aura fait la démons­tra­tion à grand spec­tacle de son pou­voir d’autodestruction – puisque le défaut sou­ve­rain géné­ra­li­sé ne sera pas autre chose que la consé­quence ultime d’un enchaî­ne­ment dont elle porte la res­pon­sa­bi­li­té de bout en bout : depuis l’origine du choc jusqu’à l’incapacité à tolé­rer l’ajustement de moyen terme des dettes publiques qu’elle aura fait elle-même explo­ser. Sai­sie flash du sec­teur ban­caire, muta­tion rapide vers un sys­tème non plus éta­tique mais « socia­li­sé » du cré­dit 6, rena­tio­na­li­sa­tion des dettes publiques et, par-des­sus tout, refonte inté­grale des struc­tures de la finance 7.}}

    Etienne, n’as t‑on pas le contexte le plus favo­rable pour infor­mer et convaincre une majo­ri­té suf­fi­sante des chan­ge­ments neces­saires (crea­tion mone­taire, constitution, …) ?

    Réponse
  269. Joinneau

    Bon, j’ai pas lu toutes les réponses, j’y aurai pas­sé une heure, donc le pro­blème de l’or­ga­ni­sa­tion tech­nique du tirage au sort a peut-être déjà été évoqué…mais je pose la question.
    Une assem­blée consti­tuante tirée au sort, oui mais comment ?
    Qui sera tiré au sort ?

    1‑L’ensemble des citoyens ?
    Encore faut-il avoir accès aux listes electorales…et si les tirés au sort refusent de se pré­ter au jeu qu’ad­vien­dra t’il ?

    2‑Tirer au sort par­mis ceux qui se pré­sente volontaires ?
    N’y a t’il pas un risque que tous les mili­tants d’un par­ti se pré­sente volontaires…histoire de peser sur la constituante ?

    3‑Qui sera auto­ri­sé a se pré­sen­ter volon­taire ? Qui ne le sera pas ?

    4‑Qui va contrô­ler que le tirage au sort se passe dans les règles ?

    Réponse
  270. Étienne

    Bon­jour ‘Join­neau’, et bienvenue.

    Le mot « volon­taire » peut avoir deux sens dif­fé­rents en français :

    • Soit on parle de can­di­dats (volon­taire AVANT d’a­voir été dési­gnés), et dans ce cas, il vaut mieux écar­ter ces gens-là du pou­voir : Pla­ton conseillait déjà il y a 2 500 ans de ne sur­tout pas don­ner le pou­voir à ceux qui le dési­rent, sur­tout pas ! On com­prend aujourd’­hui pour­quoi Pla­ton se méfiait des can­di­dats (il faut être aveugle pour ne pas voir le niveau de cupi­di­té et de cor­rup­tion de la plu­part des can­di­dats, une fois par­ve­nus à leurs fins).

    • Soit on parle de dési­gnés qui acceptent (volon­taire APRÈS avoir avoir été dési­gnés), et dans ce cas, on voit bien que l’at­ti­tude, la tour­nure d’es­prit, la men­ta­li­té du futur repré­sen­tant est fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rente : certes, il y a des tas de braves gens qui vont refu­ser, ils ont le droit OK ; mais il y a aus­si des tas de braves gens qui, sachant que le sys­tème est orga­ni­sé comme ça et qu’il fonc­tionne parce que cha­cun donne un peu de lui-même, accep­te­ront d’as­su­mer la charge pour quelque temps.

    Moi, je trouve évident que, sans être par­faits (qui cherche la per­fec­tion, per­sonne), ces gens-là, pris au hasard par­mi les citoyens nor­maux, seront infi­ni­ment moins dan­ge­reux pour l’in­té­rêt géné­ral que les canailles actuel­le­ment au pou­voir, qui ne sont tous là, à de très rares excep­tions près, que pour s’en­ri­chir aux dépens des gogos qui gobent leurs boniments.

    D’une cer­taine façon, on dirait que l’é­lec­tion filtre les citoyens, pour ne rete­nir que les pires… Avec le tirage au sort, il res­te­rait sans doute quelques fri­pouilles dans le lot, mais on dimi­nue­rait méca­ni­que­ment la pro­por­tion des voleurs. Et de sur­croît, ayant délo­gé de leur repaire inex­pug­nable ces sei­gneurs féo­daux des temps modernes, les ayant affai­blis (et c’est le rôle prin­ci­pal de toute Consti­tu­tion digne de ce nom), on pour­rait enfin réta­blir un contrôle quo­ti­dien et une révo­ca­bi­li­té per­ma­nente de tous ces acteurs for­cé­ment ultra dan­ge­reux pour la col­lec­ti­vi­té par les pou­voirs mêmes qui leur sont délégués.

    Voi­là donc ce que sont les « volon­taires » dont il était ques­tion plus haut.

    ________

    À pro­pos du dévoue­ment de nos pré­ten­dues élites au bien com­mun et à la prio­ri­té qu’ils accordent à l’in­té­rêt géné­ral, voi­ci une cita­tion extraite du livre (pas­sion­nant) d’Her­vé Kempf, « L’o­li­gar­chie ça suf­fit, vive la démo­cra­tie » (page 55) :

    En juin 1984, Pierre Mos­co­vi­ci, sor­ti sixième de l’E­NA, télé­phone à celui qui fut son pro­fes­seur [Domi­nique Strauss Kahn] pour lui deman­der ce qu’il pense de l’Ins­pec­tion des finances [un corps d’É­tat pres­ti­gieux qui accueille les meilleurs élèves de l’ENA] :

    —« C’est la meilleure busi­ness-school fran­çaise. Vous y res­tez quatre ans et vous gagnez plein de fric. »

    — Et le Tré­sor ?

    —« C’est un peu moins bien, mais, là aus­si, vous faites quatre ans et vous gagnez du fric. »

    Source : Corinne Lhaïk, « DSK est-il de droite ? », L’Ex­press, 23 juin 2010.

    For­mi­dables can­di­dats, n’est-ce pas ?

    _________________

    Quant au contrôle, il devrait, lui aus­si, être effec­tué par des tirés au sort.

    Ce n’est pas une uto­pie : ça a très bien fonc­tion­né pen­dant 200 ans. C’est très long, 200 ans : c’est le temps que nous venons de pas­ser (depuis 1789) à tes­ter l’é­lec­tion, sys­tème aris­to­cra­tique (par défi­ni­tion), deve­nue « vache sacrée », mythe intou­chable, alors qu’elle ne tient mani­fes­te­ment aucune de ses pro­messes. Le tirage au sort des repré­sen­tants poli­tiques n’est une uto­pie que pour ceux qui n’en veulent pas.

    Voyez ce flo­ri­lège sur le tirage au sort que j’a­vais pré­pa­ré pour une séance de l’U­ni­ver­si­té popu­laire : vous y trou­ve­rez, entre autres, la pro­cé­dure quo­ti­dienne vécue à Athènes tous les matins, autour du klé­ro­té­rion (machine à tirer au sort). Ça va vous pas­sion­ner, j’en suis sûr.

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​R​e​s​s​o​u​r​c​e​s​_​U​P​C​P​A​/​U​P​_​d​_​A​i​x​_​s​u​r​_​l​e​_​t​i​r​a​g​e​_​a​u​_​s​o​r​t​_​k​l​e​r​o​t​e​r​i​o​n​_​S​i​n​t​o​m​e​r​_​M​o​n​t​e​s​q​u​i​e​u​_​T​o​c​q​u​e​v​i​l​l​e​.​pdf

    Voyez aus­si la page de ce site que j’ai consa­crée au tirage au sort :
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​t​i​r​a​g​e​_​a​u​_​s​o​r​t​.​php

    Étienne.

    Réponse
  271. juan nessy
  272. ju34000

    Bon­jour Étienne, je pense sou­vent comme tu le dis : bien fait pour nous !

    Je suis jeune (23ans) mais j’aime tout de même réflé­chir un peu, quand je le fais j’aime bien com­prendre pour­quoi et aller cher­cher la source, la base qui per­met de venir au pro­duit final et actuel. Je suis donc tom­bé sur ton site qui je l’a­voue m’a mis une petite claque, j’a­vais déjà eu l’oc­ca­sion d’é­tu­dier la démo­cra­tie athé­nienne et com­pris que l’on n’é­tait pas dans une vraie démo­cra­tie mais une oli­gar­chie. Je n’a­vais par contre pas vrai­ment entre­vu toutes les impli­ca­tions sur notre socié­té actuelle. Je pense sin­cè­re­ment que tu es dans le vrai, l’ar­gu­men­taire sur les bien­faits d’un tirage au sort est solide et sur­tout lar­ge­ment supé­rieur à ceux de l’é­lec­tion (que quel­qu’un apporte la preuve du contraire s’il le peut, en tout cas je n’en vois pas d’autres).

    Je vou­drais seule­ment faire part d’une réflexion : je pense que tout intel­lec­tuel réflé­chis­sant un peu ver­ra que tu es dans le vrai, les argu­ments tiennent et sont solides, tu es allé à la base du rai­son­ne­ment ; cepen­dant là n’est pas le pro­blème dans les dif­fi­cul­tés ren­con­trées pour faire pas­ser ton mes­sage. Déjà peu de gens vont vrai­ment à la base des choses, à la source, pour la plu­part ils res­tent dans des couches plus hautes, ils ne décor­tiquent pas plus car cela demande de pas­ser les bar­rières de leur propre morale et de leurs prin­cipes, d’a­na­ly­ser seule­ment par la rai­son les pro­ces­sus qui nous ont fait arri­ver là. Et je pense que même les intel­lec­tuels que tu as cités ne font pas tou­jours cela…

    Un autre pro­blème que je vois (du moins pour moi), pour ceux qui peuvent com­prendre que tu es dans le vrai, c’est la frus­tra­tion. OK, on a com­pris le mes­sage, le pro­blème c’est com­ment arri­ver à déclen­cher cette nou­velle consti­tu­tion, com­ment faire pour lan­cer ce nou­veau pro­jet plus éga­li­taire pour tous, car comme tu le dis si bien, ce n’est plus le peuple qui a le pou­voir, il ne l’a d’ailleurs jamais eu ^^. Du coup, l’ab­sence de pers­pec­tive pour aller plus loin peut refroi­dir les gens, en tout cas la plu­part d’entre nous, et il est facile de dire « c’est une uto­pie », c’est pas loin de l’al­lé­go­rie de la caverne, sauf que l’on voit qu’il y a un exté­rieur mais il n’y a pas de corde pour sor­tir de la caverne. Du coup, on revient aux choses plus confor­tables que l’on connaît bien.

    Donc, je pense qu’in­sis­ter sur le levier qui per­met­trait de déclen­cher cette nou­velle consti­tu­tion est pri­mor­dial, même plus que de dis­cu­ter de la consti­tu­tion elle-même, puis­qu’on pour­ra prendre le temps de le faire quand on aura déclen­ché le pro­ces­sus et il y aura plus de monde pour écrire cette constitution.

    Je m’ar­rête ici. Qu’en pen­sez-vous ? J’ai plein de choses à dire, mais je trouve que les mes­sages sont trop longs et par­fois durs à suivre (c’est d’ailleurs pas évident de bien for­mu­ler sa propre pensée).

    ju

    Réponse
  273. MV

    bon­jour,

    Pour­quoi ne pas pro­po­ser un sys­tème bica­mé­ral, avec une assem­blée élue et une assem­blée tirée au sort ? Ain­si l’en­semble de la popu­la­tion se sen­ti­rait impli­quée par le vote et le débat public qui pré­cède les élec­tions. Cepen­dant les dérives du sys­tème élec­to­ral seraient évi­tées par les dépu­tés tirés au sort.

    Enfin de manière géné­rale, aucune démo­cra­tie n’est pos­sible s’il n’y a pas une limi­ta­tion dras­tique des inéga­li­tés qui génèrent la cor­rup­tion (néces­si­té du reve­nu maxi­mum ET du patri­moine maxi­mum).

    Réponse
  274. Zeca

    Bon­jour Etienne, Toutes & Tous,

    Un grand mer­ci pour toutes ces bouf­fées d’oxy­gène, en ce fameux jour de gloire économique …

    Et tout d’a­bord vous avouer un pro­fond res­pect pour l’im­mense tra­vail accom­pli, tout autant que pour les doutes pro­ba­ble­ment liés au déca­lage entre le chef d’œuvre et son impact (a prio­ri). Pré­sents mais tapis dans l’ombre, nous sommes chaque jour plus nom­breux à « pio­cher-dif­fu­ser » et de guerre lasse un jour ensemble, nous chan­ge­rons le monde, sans Trichet …
    Je rebon­dis sur les pro­pos très bien expri­més par Ju34000. Nos esprits civi­li­sés à la dépen­dance des « élus démo­cra­tiques » ont beau­coup de pudeur à pro­non­cer ce mot qui pour­tant trans­pire l’é­vi­dence, le combat.
    Car jamais en un salon aux rideaux dorés, on ne vit de mo-nolig-arques par pure conscience poli­tique, se retirer.
    Alors, une longue vie à vos nobles ins­pi­ra­tions citoyennes, dussent-elles y par­ve­nir par un grand soir flamboyant.

    Réponse
  275. lauraneb

    allo

    non contrai­re­ment a ce que tu penses, tu n’es pas seul… Après avoir par­ti­ci­pé comme rouage à cette mas­ca­rade, à laquelle j’ai dit STOP il y a 20 ans et j’en paye le prix (2€ par jour et le droit de me faire insul­ter, conspuer,…) ça fait vingt ans que j’ex­plique, je décor­tique, j’a­na­lyse, tente de mon­trer et démon­trer ces mêmes choses, d’in­for­mer sur ce même état de fait, avec mes 2€.…
    Et bien des fois, j’ai vou­lu aban­don­ner… car est-ce que cette cause vaut la peine de cre­ver à petit feu pour des gens qui se com­portent comme des veaux .… Mais voi­là : je ne veux pas être le rouage qui per­met­tra l’es­cla­vage, la ser­vi­tude de leurs enfants… En tout cas, ce soir je me sen­ti­rai un peu moins seul dans cette bataille…

    Réponse
  276. joseph

    je tombe au hasard sur ce plan C.

    Très inté­res­sant, exces­si­ve­ment riche d’i­dées huma­nistes… Je ne déses­père pas de m’at­tar­der sur ce site et de le faire par­ta­ger au plus grand nombre de mes connaissances.

    Cepen­dant je ne vois pas où cela peut bien mener ? Car, bien que séduit par cette idée, cette approche ori­gi­nale (et pour­tant ancienne si j’ai bien com­pris) ne me per­met pas de me posi­tion­ner. Jus­qu’i­ci, c’é­tait facile, preuve que nous sommes des assis­tés et que nous nous sommes bien habi­tués à cette assis­ta­nat : nous avons des pro­blèmes, on nous pro­pose des « héros », on se pro­cure une carte d’é­lec­teur, on se rend dans un bureau de vote après avoir choi­si un beau par­leur en espé­rant qu’il « gagne » et qu’il res­pec­te­ra ses dires (même si, de dés­illu­sion en dés­illu­sion, ces héros fini­ront par, soit nous dés­in­té­res­ser à la poli­tique et donc la subir, soit nous faire perdre notre capa­ci­té de croire en eux et ce qu’ils repré­sentent et du même coup en nous, ce qui amoin­drit notre cou­rage à réel­le­ment chan­ger les choses, c’est-à-dire PRENDRE DES RISQUES), on exprime sa joie ou sa colère en fonc­tion des résul­tats, puis on attend le pro­chain tour pour revo­ter ou non. Nous sommes condi­tion­nés depuis les cours d’é­du­ca­tion civique à cette rou­tine et nous avons depuis très jeune l’ha­bi­tude de nous pro­je­ter dans ce pro­ces­sus enfan­tin. C’est un avan­tage incon­tes­table bien qu’il ait, du même coup, ten­dance à nous infan­ti­li­ser et nous rendre lâches et paresseux.

    Alors qu’i­ci, en par­cou­rant ce site, nous appre­nons d’a­bord beau­coup. Et lorsque nous ten­tons de nous pro­je­ter dans ce que nous pen­sons avoir com­pris c’est sim­ple­ment la confu­sion totale. À mon niveau, admet­tons que ce sys­tème se mette en place, si je n’ai plus à choi­sir de beaux par­leurs vers qui je vais me tour­ner et com­ment ? Dans quelle struc­ture ? Si j’ai la capa­ci­té de voter y a‑t-il un risque ou une chance que je soit tiré au sort et là que vais je faire ? Et si c’est mon voi­sin que je ne sup­porte pas ? Ou l’autre que je trouve incompétent ?

    Il est évident que, pour essayer de faire court, je cari­ca­ture énor­mé­ment, et j’ai pour­tant, en par­cou­rant ce site déjà eu la réponse à cer­taines de mes ques­tion et même, si ça se trouve, à toutes mes ques­tions, lorsque j’au­rai fini de le parcourir.

    C’est sim­ple­ment pour dire que même si l’i­dée est très bonne et rigou­reu­se­ment argu­men­tée, il lui fau­dra bien évi­dem­ment du temps pour cir­cu­ler (des géné­ra­tions ou quelques mois), du temps pour être digé­rée et assi­mi­lée avant de pou­voir être mise en appli­ca­tion. En tout cas, à l’é­chelle nationnale.Ce serait dom­mage de gâcher une si belle idée à vou­loir être trop pressé.

    En tout cas, je suis d’ores et déjà près à vous suivre, puis peut-être, si je peux faire quelque chose à mon petit niveau pour faire avan­cer l’i­dée, ce sera avec foi et patience.

    Je reste cepen­dant convain­cu qu’il n’est pas for­cé­ment néces­saire de révo­lu­tion vio­lente mais que le chan­ge­ment peut s’o­pé­rer avec patience, dis­ci­pline et tolé­rance. Et si la vio­lence est innée chez nous, alors trou­ver ensemble une manière conve­nable de l’exprimer.

    Aus­si, c’est l’oc­ca­sion de voir si la démo­cra­tie est adap­tée à notre époque, ou s’il ne fau­drait pas plu­tôt envi­sa­ger une monar­chie, qui res­semble plus à notre sys­tème en place, ou pour­quoi pas un mixe des deux, ou encore un tout autre sys­tème. Si seule­ment nous avions le cou­rage d’être hon­nêtes avec nous-mêmes !

    Mer­ci en tout cas de nous éclai­rer, de nous ins­truire, mais aus­si de nous per­mettre de nous exprimer.

    Joseph

    Réponse
  277. Étienne

    Mer­ci Joseph, pour ce beau message.

    Obli­gé de par­tir au bou­lot. Il fau­dra que que fasse quelques com­men­taires un peu plus tard.

    Juste un mot : il existe tou­jours des beaux par­leurs en démo­cra­tie (Péri­clès, Démos­thène, etc.), des « sau­veurs » à qui se rac­cro­cher, MAIS, grâce aux contrôles ins­ti­tu­tion­nels dras­tiques (que nous pour­rions sûre­ment amé­lio­rer en y réflé­chis­sant encore), ces citoyens par­ti­cu­liè­re­ment élo­quents doivent prou­ver tous les jours qu’ils sont bons et utiles à la Cité, et le peuple a le pou­voir (à double tran­chant, certes, comme tous les pou­voirs, mais limi­table lui aus­si, si on y pense) de révo­quer ou d’é­car­ter ces beaux par­leurs. Ce n’est (évi­dem­ment) pas par­fait, mais c’est beau­coup mieux que les régimes actuels d’o­li­gar­chies irres­pon­sables en fait.

    Quant à la méta­mor­phose (le mot est adap­té, vu la pro­fon­deur de la trans­for­ma­tion) de l’é­lec­teur en citoyen, che­nille vorace, ram­pante et aveugle deve­nant — par la « magie » appa­rente d’une pro­gram­ma­tion interne plus forte que tout — papillon fru­gal, libre et fra­gile, cette méta­mor­phose de l’é­lec­teur en citoyen est éga­le­ment com­pa­rable, effec­ti­ve­ment, à la trans­for­ma­tion de l’en­fant en adulte, je trouve.

    Au plai­sir de vous lire.

    Étienne.

    Réponse
  278. GuillaumeC

    Mon­sieur Chouard bonsoir,

    J’ai décou­vert votre blog par hasard, en pas­sant par celui de Super­no que j’a­vais décou­vert par celui de Car­free il y a tout juste quelque jours…

    Je retrouve des idées que j’a­vais décou­vert sur le site de Géné­ra­tions futures : le tirage au sort notamment.

    Votre blog est d’une richesse immense, je n’en ai vu qu’une petite par­tie. En voyant cette page et l’é­tat d’es­prit que vous vous mani­fes­tiez e 2008, j’ai eu envie de lais­ser un mes­sage : moi, Mon­sieur, je vous crois. Et je tanne mes proches pour qu’ils aillent écou­ter ce que vous dites sur les vidéos que vous avez postées.

    J’ai décou­vert aus­si La Scop le Pavé, Frank Lepage et Ber­nard Friot. Je m’aperçois en dis­cu­tant avec mes proches que per­sonne ne connait ces gens là. Mais j’en­tends bien deve­nir « un bon virus ».

    Voi­là, j’es­père que ce mes­sage vous don­ne­ra envie de conti­nuer ce que vous faites parce ce que la graine que vous avez dépo­sé chez moi, je pense qu’il faut la dif­fu­ser le plus lar­ge­ment possible.

    Cor­dia­le­ment.

    Guillaume.

    Réponse
  279. Kilian

    Mr Chouard bonjour,

    Je ne sais par ou com­men­cer… Je n’ai que 22 ans, je viens de m’ins­tal­ler avec ma copine, un chat, une télé… Bref, la belle vie ! Tout du moins c’est encore ce que je croyais il y a plu­sieurs mois. Je com­mence à prendre conscience de l’obs­cu­ri­té du monde dans lequel nous vivons. C’est par le biais de vidéos par-ci par-là sur ce coup d’é­tat moné­taire (pour reprendre vos mots) de 1973 que j’ai com­men­cé mon « éveil » poli­ti­co-éco­no­mique. Je suis donc for­cé­ment tom­bé sur vous 🙂

    Et je tenais à vous dire une chose, même si ce post com­mence à « dater »… Ne bais­sez sur­tout pas les bras Mr Chouard ! Vous redon­nez de l’es­poir, dans une socié­té où tout semble par le biais des médias se détruire, et ou à l’in­verse les poli­tiques nous bercent et se pré­sentent tous comme des sau­veurs. Vous nous ouvrez les yeux ! Jamais avant je n’au­rais envi­sa­gé l’i­dée que nous sommes enchaî­nés à ce point !

    Et plus encore, vous pro­po­sez des solu­tions qui sont cré­dibles. Je vous pro­mets que cela fait tel­le­ment de bien de voir qu’il existe encore des gens qui n’ont pas encore per­du tout espoir d’un monde meilleur.

    J’es­saye de mon coté de dif­fu­ser le mes­sage au maxi­mum de per­sonnes… Mais cela m’at­triste de voir que la plu­part de mes col­lègues de bou­lot, que mes amis ou mes connais­sances prennent cela à la légère en ayant comme seules réponses « une autre crasse du gou­ver­ne­ment » ou encore « son sys­tème ne mar­che­ra jamais, on va être obli­ger de res­sor­tir les char­rettes »… Une autre preuve de la bêtise humaine : Tant que l’homme a son iPhone, tout va bien.

    Alors je sais que, comme mes­sage posi­tif, il y a mieux. Mais je suis convain­cu qu’a­vec des hommes comme vous, le monde avan­ce­ra dans la bonne direc­tion, len­te­ment, mais sûrement !

    Encore une fois, mer­ci du fond du cœur Mr Chouard, et je vous en prie, ne bais­sez jamais les bras !

    Res­pec­tueu­se­ment.

    Kilian

    Réponse
  280. Étienne

    Mer­ci pour ces beaux mes­sages. Comme tout le monde, j’ai besoin des autres pour avan­cer, et comme tous ceux qui ont de la ver­gogne, le regard des autres — bien­veillant ou mal­veillant — tend en moi des res­sorts internes puis­sants. Mer­ci pour votre gentillesse.

    Le post est ancien, mais sur ce blog, les posts sont pensés/prévus pour durer ; on peut conti­nuer à y dis­cu­ter, plus tard.

    Au plai­sir de vous lire.

    Étienne.

    Réponse
  281. Pascale

    Bon­jour ,

    JE VIENS DE PASSER UNE HEURE à DECOUVRIR VOTRE SITE , VOS IDEES PASSIONNANTES. VOICI MA SYNTHESE :

    - 1°;OK une consti­tu­tion avec tirage au sort etc est la SEULE façon d’é­vi­ter qu’une oli­gar­chie de poli­ti­ciens inté­res­sés et inféo­dés à l’argent nous gou­verne . Vive Athènes .
    _ 2° MAIS POUR CHANGER UN SYSTEME IL FAUT UTILISER LES ARMES A DISPOSITION : DONC se faire élire .… pour chan­ger le sys­tème . A moins que vous comp­tiez attendre une guerre civile ? une révo­lu­tion pour avan­cer vos idées ???
    _3° PAS PLUS QUE MOI JE N’AI LU LE TRAITE DE CONSTITUTION EUROPEENNE , docu­ment déli­rant de 500 pages que per­sonnes n’a du lire même si les gens ont voté , PAS PLUS LES GENS REALISTES , QUI BOSSENT ET DORMENT POUR RECUPERER ne vont aller sur un blog vous aider à créer votre consti­tu­tion et lire vos cen­taines de commentaires …

    -4° ALORS : SOYEZ CARTESIEN ( en plus d’in­tel­lo, c’est capi­tal+) : PRESENTEZ-VOUS OU TROUVER QUELQU4UN POUR DEFENDRE VOS IDEES DANS LE SYSTEME TEL QU’IL EST .…. OU FAITES AU MOINS SUR VOTRE BLOG UN « TRACT » EN FORMAT A4 , PAS PLUS +POUR DIFFUSER VOS IDEES PAR CEUX QUI VOUDRONT BIEN L’IMPRIMER !!!!

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  282. Pascale

    Je rajoute juste mon mail pour Mr Chouard ‚( dont je n’ai pas com­pris quel est le métier exact en par­cou­rant ce site ).

    L’un de vos com­men­ta­teurs indi­quait votre blog comme illi­sible et néces­si­tant bien­tôt un moteur de recherche .

    Je ne suis pas d’ac­cord , c’est lisible mais … juste sans approche concrète : dire « bien fait pour vous » ne fait pas connaître ni avan­cer vos idées .

    Un livre ? (« lettre ouverte aux fran­çais spo­liés par la démo­cra­tie ») .… c’est le plus facile , en plus vous serez « cen­su­ré-rac­cour­ci » par votre édi­teur , ça sera très bien.
    Un tract ?
    Une cam­pagne de presse ?

    Bonne réflexion et encore Bra­vo .…. sur­tout si ça devient plus concret , c.à.d s’a­dapte à com­battre vos détracteurs .

    Réponse
  283. Pascale

    Je rajoute juste mon mail pour Mr Chouard ‚( dont je n’ai pas com­pris quel est le métier exact en par­cou­rant ce site ).

    L’un de vos com­men­ta­teurs indi­quait votre blog comme illi­sible et néces­si­tant bien­tôt un moteur de recherche .

    Je ne suis pas d’ac­cord , c’est lisible mais … juste sans approche concrète : dire et répé­ter « bien fait pour vous » ne fait pas connaître ni sur­tout avan­cer vos idées . Quant à moi même si d’ac­cord , je n’ai pas votre talent . C’est à vous de faire connaître vos idées au maximum .

    Un livre ? (« lettre ouverte aux fran­çais spo­liés par la démo­cra­tie ») .… c’est le plus facile , en plus vous serez « cen­su­ré-rac­cour­ci » par votre édi­teur , ça sera très bien.
    Un tract ?
    Une cam­pagne de presse ?

    Bonne réflexion et encore Bra­vo .…. sur­tout si ça devient plus concret , c.à.d s’a­dapte à com­battre vos détrac­teurs en tenant compte de la réa­li­té ACTUELLE , le sys­tème poli­tique ACTUEL .

    Réponse
  284. cooli

    Mer­ci Étienne, votre tra­vail me fait pen­ser a cette vidéo, si vous me per­met­tez la méta­phore entre plan­ter des arbres et plan­ter le germe d’un esprit cri­tique et du débat sur « la cause des causes ».

    Le chan­ge­ment prend du temps.

    Réponse
  285. Étienne

    Mer­ci Cooli, 
    j’aime beau­coup cette histoire.

    Étienne.

    Réponse
  286. sitouaillain

    ça me fait pen­ser, plus pro­saï­que­ment, à ce qui se passe en mayenne, où la pré­ser­va­tion des haies a été l’oc­ca­sion d’or­ga­ni­ser une filière bois qui per­met de chauf­fer les fermes iso­lées et cer­tains bâti­ment com­mu­naux tout en don­nant de l’emploi à des per­sonnes exclues :

    voi­là pour une réus­site collective :

    http://www.frequenceterre.com/chroniques-environnement-210111–2030-la-filiere-bois-energie-le-chauffage-au-bois-dechiquete.html

    et une réus­site individuelle :

    http://​www​.patre​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​a​v​i​c​u​l​t​u​r​e​-​d​a​n​s​-​l​a​-​m​a​y​e​n​n​e​-​u​n​-​a​g​r​i​c​u​l​t​e​u​r​-​c​h​a​u​f​f​e​-​s​o​n​-​p​o​u​l​a​i​l​l​e​r​-​a​v​e​c​-​s​e​s​-​h​a​i​e​s​&​f​l​d​S​e​a​r​c​h​=​:​2​4​4​5​6​.​h​tml

    le tout, sans jamais tuer un arbre !

    Réponse
  287. Hubert Arquilliere

    Bon­jour Mr Chouard,

    je vibre depuis long­temps du même cri que celui qui vous a fait ini­tier ce post : « bien fait pour vous ! » … c’est jus­te­ment parce qu’il me concerne aus­si et m’emplit désor­mais que je viens de lan­cer l’i­ni­tia­tive  » Osons une France davan­tage Populaire « .

    Je suis enthou­sias­mé par votre tra­vail, et suis ravi de lire ce que d’autres font et envi­sagent dans le même sens. Cepen­dant, je trouve que les temps ne néces­sitent pas de for­mu­la­tions, mais d’ac­tion. Les dif­fé­rents pro­jets d’As­sem­blée consti­tuante avec élus ou par tirage au sort, comme d’autres pro­jec­tions, souffrent avant tout de la légi­ti­mi­té du peuple à vou­loir autre chose que ce qui nous est pré­sen­te­ment proposé.

    Si nous nous trou­vons dans l’in­ca­pa­ci­té de nous unir vers une fin com­mune, laquelle pour­rait en sub­stance être de vou­loir une réno­va­tion démo­cra­tique en France, à quoi sert-il de pro­je­ter plus loin ?

    Vos pen­sées et tra­vaux rejoignent ceux d’un nombre crois­sant de citoyens pour nous per­mettre de pro­gres­si­ve­ment com­prendre l’é­ga­re­ment dans lequel nous sommes confi­nés. Ils sont essen­tiels à notre crois­sante conscien­ti­sa­tion. Ils sont le vec­teur du déve­lop­pe­ment de notre res­pon­sa­bi­li­té citoyenne.

    Cepen­dant, l’im­por­tant reste de pou­voir s’u­nir au-delà de tout concept et idéo­lo­gie. L’im­por­tant est d’ex­pri­mer en pre­mier lieu notre volon­té au chan­ge­ment, afin que nous puis­sions par la suite sta­tuer tous ensemble sur les confi­gu­ra­tions que le renou­veau démo­cra­tique pour­rait adop­ter. Pour que la Nation puisse enfin deve­nir popu­laire, per­sonne d’autre que le peuple ne devrait pou­voir déci­der de ce qu’il sou­haite. Et c’est jus­te­ment en obte­nant un réfé­ren­dum natio­nal sur la volon­té au chan­ge­ment que l’en­semble des pro­po­si­tions de réno­va­tion démo­cra­tique pour­raient obte­nir droit de dif­fu­sion et légi­ti­mi­té auprès d’un peuple qui, assu­ré­ment, aspire dans sa grande majo­ri­té à voir évo­luer les condi­tions démo­cra­tiques pré­sentes. Par l’ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion du réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire en tout domaine ter­ri­to­rial ou par davan­tage. Ce sera à cha­cun de pou­voir expri­mer sa conscience citoyenne à ce propos.
    Mer­ci d’être par­mi nous et de nous per­mettre d’as­pi­rer davan­tage à être.

    Sin­cè­re­ment
    Hubert Arquillière

    Réponse
  288. Thomas

    Bon­jour,

    J’ai décou­vert vos confé­rences très récem­ment et depuis je passe beau­coup de mon temps libre à vous écou­ter. J’es­saye de bien com­prendre vos argu­ments pour pou­voir en par­ler à mon tour autour de moi. Ce que vous dites est très inté­res­sant et pour la 1ere fois je com­prends le fonc­tion­ne­ment du sys­tème (la dette, l’UE, la consti­tu­tion, les élec­tions etc). Vos expli­ca­tions sont claires. Dans les médias, ils font tout pour qu’on n’y com­prenne rien…

    Bon cou­rage !!! Conti­nuez votre com­bat qui néces­site d’ailleurs beau­coup d’éner­gie ! Tenez bon !!! Mais un jour ça paie­ra, il faut res­ter opti­miste… Sachez que nous sommes de plus en plus nom­breux à vous écou­ter, sur face­book les vidéos de vos inter­ven­tions tournent.

    Et puis j’aime cette devise du 1er RPIMA : Qui Ose Gagne ! Vous avez Osé atta­quer le pro­blème à bras le corps, et chaque confé­rence que vous faites est une petite vic­toire ! Il faut prendre conscience de chaque pas en avant aus­si petit soit-il !

    Bonne conti­nua­tion!! et au plai­sir un jour d’as­sis­ter à l’une de vos confé­rences sur Paris.

    Tho­mas

    Et pour la petite anec­dote, Michel Onfray était mon prof de phi­lo au lycée Ste Ursule à Caen ! Ses cours étaient mémo­rables ! J’ai même eu envie de lui écrire pour le moti­ver à prê­ter plus d’at­ten­tion à ce que vous dites. Mais bon… ce n’é­tait que mon prof de philo 🙂

    Réponse
  289. Étienne

    Mer­ci à tous, vous êtes gentils.

    @ Tho­mas : élève de Michel pen­dant un an ?! Veinard ! 🙂

    Étienne.

    Réponse
  290. Thomas

    Peut-être bien 2 ans je crois ! Ça remonte à 2001.
    Après, il a quit­té l’é­du­ca­tion natio­nale, j’ai fait par­tie de ses der­niers élèves… 🙂

    Réponse
  291. Nicolas_

    Bon­jour Etienne Chouard

    Je vous ai décou­vert il y a 1 mois, sur je sais plus quelle site qui par­lait de vous,
    et de tous ceux qui cri­tiquent le sys­tème vous êtes le meilleur que j’ai trouvé,
    car en fait vous vous pro­po­sez sur­tout quelque chose : une vraie démo­cra­tie, à l’A­thé­nienne .

    Comme beau­coup j’ai décou­vert grâce à vous ce qu’est la vraie démo­cra­tie, j’ai appris quelle a exis­té, et j’ai comme beau­coup, trou­vé ça pas­sion­nant, intel­li­gent et beau.

    Mais quand je vois que les intel­lec­tuels à qui vous avez par­lé qui ont, eux aus­si, trou­vé ça pas­sion­nant, mais qui au final ne feront RIEN… ça m’é­tonne pas du tout moi !

    Je suis jeune et j’ai vrai­ment pas beau­coup de culture mais moi je pense que la grande majo­ri­té des gens ne sont pas des « révo­lu­tion­naires », enfin je sais pas trop com­ment dire… ils trouvent ça beau, intel­li­gent, mais au final quand faut pas­ser à l’ac­tion il y a plus personne…
    ils pré­fèrent sur­ement conti­nuer leurs dis­cus­sions et cri­tiques « d’in­tel­lec­tuels » pen­dant 1 mil­lion d’an­née sans rien essayer de chan­ger au système .

    Alors le pro­blème, c’est pas VOUS et votre idée géniale (que vous n’a­vez pas inven­té d’ailleurs), c’est la plus part des gens !
    Que des « lea­ders » doivent bouger !
    C’est comme ça et ça le sera tou­jours (un peu moins une fois la VRAIE démo­cra­tie mise en place : un sys­tème plus sain qui rend le peuple plus intel­li­gent ET plus actif .. )

    Alors moi, je ne peux pas faire grand chose à mon petit niveau, à part par­ler dès que j’en ai l’oc­ca­sion aux gens autour de moi de LA VRAIE DÉMOCRATIE, que ça a mar­ché à Athènes pen­dant 200 ans, que seul une guerre per­due a empê­ché ce sys­tème où le PEUPLE avait le pou­voir de continuer.
    Leur expli­quer dans les grandes lignes l’in­dis­pen­sable tirage au sort, indis­pen­sable que le peuple écrive la consti­tu­tion et non pas les riches et hommes de par­ti, c’est tel­le­ment logique, moi l’i­mage reste dans ma tête, c’est une pyra­mide avec, à son som­met, la Consti­tu­tion écrite par le peuple ; obli­geant les hommes au pou­voir de res­ter les ser­vi­teurs poli­tiques du peuple, et non nos maîtres qui font ce qu’ils veulent .
    etc…
    Ensuite je vais dire que pour en savoir plus, ils aillent voir vos vidéo ou votre site.

    Bref, soyez béni, Étienne Chouard

    Réponse
  292. Laetitia06

    Bon­jour,

    J’ai pris connais­sance , la semaine der­nière de votre confé­rence avec Miret Zaki de fin 2011.

    Pas assez culti­vée, je n’ai jamais pu réel­le­ment expri­mer ce que je savais au plus pro­fond de moi. Pour diverses rai­sons per­son­nelles 2011 a été une année de chan­ge­ment, d’affirmation/d’orientation. J’ai osé expo­ser et affi­cher mes diverses opi­nions dans tous domaines (social, éco­no­mique, poli­tique etc…)

    Bref, à la fin de cette vidéo. J’ai eu un mes­sage très fort en moi qui m’a dit « tu es sur la bonne voie, alors passe à l’ac­tion maintenant ! »

    Alors concrè­te­ment, j’ai dif­fu­sé « le mes­sage », j’en parle dès que pos­sible… Mais je sens bien que ce ne sera pas suf­fi­sant. Que conseillez-vous ? Bien sûr, je pense à lire davan­tage sur le sujet pour pou­voir dia­lo­guer serei­ne­ment avec les oppo­si­tions de tout bord. En prio­ri­té, quelles lec­tures me conseillez-vous ?
    Quelles actions concrètes ?

    Je suis réa­liste mais j’ai encore espoir et foi car je crois en deux prin­cipes fon­da­men­taux (cita­tions de Ghandi) :

    « Sois toi-même le chan­ge­ment que tu veux voir dans le monde »

    « tout ce que tu feras sera déri­soire mais il est ESSENTIEL que tu le fasses »

    Cou­rage Mr Chouard et un grand MERCI pour tout ce que vous faites.

    Lae­ti­tia

    Réponse
  293. trucmich

    Si vous vou­lez impo­ser dans les esprits la démo­cra­tie par tirage au sort il va vous fal­loir vous battre jus­qu’à la fin de votre vie pour cela Mr Chouard. J’es­père qu’un jour vos ana­lyse ne seront plus connues par une poi­gnée d’i­ni­tié mais par tous les fran­çais. Et j’a­jou­te­rai en ce qui me concerne que j’es­père que l’U­PR sera por­tée au pou­voir pour qu’elle puisse mettre en place les réformes de son pro­gramme visant les médias, ain­si on pour­ra enfin vous voir défendre vos idées sur de grandes chaines nationales.

    Réponse
  294. Zeca

    « … cette méta­mor­phose de l’é­lec­teur en citoyen est éga­le­ment com­pa­rable, effec­ti­ve­ment, à la trans­for­ma­tion de l’en­fant en adulte. »

    Ou à une des­cente de l’arbre …

    Réponse
  295. HeX

    (le pro­blème quand on est un gen­til virus débu­tant c’est qu’il faut se col­ti­ner tous les sujets qui datent de l’é­poque où on avait encore les yeux fermés)

    You­houuuu j’ai trou­vé un sujet où Etienne s’énerve !

    ça ne m’é­tonne pas que tu n’aies pas réus­si à convaincre la bro­chette de per­son­na­li­tés dont tu énu­mères la liste en entrée de sujet (qui cache 2 ou 3 endives soit dit en pas­sant… non je ne don­ne­rai pas de nom, cha­cun se fera une idée par lui même ;)). Les « intel­lec­tuels » ont en géné­ral des tas d’i­dées pré­con­cues tout sim­ple­ment parce qu’ils pensent avoir déjà com­pris. Ils vont res­pec­ter l’a­vis d’un Rous­seau ou d’un Ein­stein mais un ptit bon­homme qui n’a pas encore écrit de livre et qui n’a pas la noto­rié­té « aca­dé­mique » requise, ils se met­tront d’emblée en posi­tion de défiance avant même de refle­chir au sujet (un blo­gueur né en 2005 ne peut pas avoir trou­vé une idée fumante, c’est impos­sible). Du coup ça ne m’é­tonne pas qu’ils soient contre l’i­se­go­ria (ça fait peur, on va entendre des neo nazis, des anar­chistes, des roya­listes houuuuuu), le tirage au sort (on va pio­cher des débi­los), le pou­voir au peuple (ça va être les heures sombres et le retour de la peine de mort)et tout le tralala.

    Alors tant pis pour eux.

    Et je ne lache­rai jamais l’i­dée quand bien même aucune per­son­na­li­té ne nous rejoin­dra (d’ailleurs, pour ma part je préfère).

    Réponse
  296. Thibaut Radier

    Bon­jour Étienne,

    Savez-vous si cer­taines des per­sonnes que vous citez plus haut (Lor­don, Onfray…) ont évo­lué, sur le sujet « assem­blée consti­tuante citoyenne tirée au sort » ?

    Ami­tiés

    Tibo.

    Réponse
  297. HeX

    @Thibaut

    Sauf si ça a chan­gé depuis, tu as la réponse d’Étienne en vidéo ici (à 1h 57min):

    Réponse
  298. Ana Sailland

    A pro­pos de la video du mes­sage 301

    Vers 1h08 il y a quelque chose sur la moti­va­tion au dyna­misme par l’écart de richesse. C’est très inté­res­sant dans le contexte de réflexion sur le reve­nu uni­ver­sel qui nous occupe souvent.

    Un peu plus loin est abor­dé le thème de la laï­ci­té. Per­so, il me semble que la laï­ci­té, jus­ti­fiée dans son prin­cipe, a un peu ten­dance à nous blo­quer en dis­cré­di­tant tout dis­cours spi­ri­tua­liste, je veux dire spi­ri­tua­liste laïque, c’est-à-dire poin­tant la néces­si­té de déve­lop­per l’Es­prit, ou la Conscience, en vue jus­te­ment de per­mettre l’é­mer­gence d’un dyna­misme altruiste/communautaire « natu­rel ». Et si je relève ce point ici, c’est jus­te­ment parce qu’il est en rap­port direct avec le précédent.

    À ce pro­pos j’ai ani­mé voi­ci quelques jours un ate­lier « sor­tir de la civi­li­sa­tion de la carotte »; ça me hante depuis 20 ans 😉

    Plus loin encore, le sys­tème pro­po­sé (le sort) ne passe que s’il y a « une moti­va­tion des gens » -> ça recoupe ce que j’é­cris au des­sus et je vais plus loin : c’est la conscience col­lec­tive qui per­met tout et qui gou­verne. J’embraye : elle per­met tout même quand elle est absente, en auto­ri­sant le pire. 

    Et puis vers la fin, l’é­pi­sode « lubie de juriste » : Je ren­voie les deux opi­nions dos à dos : les deux com­bats sont à mener de conserve : le com­bat prag­ma­tique qui consiste à exi­ger une consti­tuante débar­ras­sée de ceux qu’elle doit contraindre, et le com­bat plus glo­bal qui est celui de l’é­du­ca­tion popu­laire. Ils sont complémentaires.

    Plus dans la pro­fon­deur humaine : Allu­sion est faite à l’é­goïsme de celui qui s’in­ves­tit pour être bien. Je ne suis abso­lu­ment pas d’ac­cord avec ce concept d’é­goïsme altruiste ou d’al­truisme à effet de bord égoïste : il vient un moment où le tra­vail rend libre de soi et où l’on passe la vitesse supé­rieure qui conduit à la liber­té du cœur. [C’est un peu comme le par­don que l’on nous pré­sente comme un devoir alors qu’il est de l’ordre de la révé­la­tion (vécu)]

    Me reli­sant, je remarque que tous mes petits para­graphes tournent autour du même axe .…..

    Réponse
  299. Di Girolamo

    Comme je l’ai déjà dit ici, on ne peut sépa­rer la démo­cra­tie qui est une méthode de gou­ver­nance où tous par­ti­cipent de son objet qui est la vie sur cette pla­nète ; je glisse cette vidéo parce que, même si je n’aime pas trop les appels à signa­ture, cela me rap­pe­lant cruel­le­ment que nous ne sommes pas en démo­cra­tie, cela en vaut la peine, puisque le deman­deur est un insecte, et que sans lui nous ne seront bien­tôt plus rien ; bien fait pour vous, donc ceux qui ne signent pas :

    ABEILLES : le mas­sacre autorisé

    http://​www​.pol​li​nis​.org/​p​e​t​i​t​i​o​n​s​/​v​i​d​e​o​_​p​e​s​t​i​c​i​d​e​s​.​h​tml

    j’en­rage contre nos diri­geants, cri­mi­nels par manque d’intelligence.

    Réponse
  300. Thibaut Radier

    HeX : mer­ci, mais c’est jus­te­ment à la suite de cette vidéo que je sou­hai­te­rais savoir si ça a évo­lué. La vidéo à était pos­tée sur dai­ly­mo­tion mi-sep­tembre 2011. En rap­port avec cette vidéo, mar­rant de voir le silence de Jean Robin quand Étienne lui dit que Soral est inté­res­sant sous cer­tains aspect ! Notam­ment depuis la der­nière vidéo de Jean Robin sur Soral avec ces défis !

    Jean Robin me fait pen­ser à quelque chose : il est si facile de ce per­sua­der que l’on a rai­son ! Consciem­ment, incons­ciem­ment, de bonne ou de mau­vaise foi.

    Di Giro­la­mo : mer­ci pour le lien, je vais regar­der ça.

    Depuis que j’ai décou­vert les tra­vaux de Jan­co­vi­ci et des Bour­gui­gnon, je suis convain­cu que la fin de notre civi­li­sa­tion (qui est pour bien­tôt) sera le fait de phé­no­mènes d’une telle futi­li­té, ça en serait presque comique !

    Baser notre modèle de socié­té sur des res­sources finies, et détruire ce qui nous nourrit !

    C’est dingue !!!!!!!!!!!!!

    Réponse
  301. HeX

    @Di Giro­la­mo

    C’est signé ! L’u­ti­li­sa­tion des pes­ti­cides est vrai­ment un exemple fla­grant de la main­mise des mul­ti­na­tio­nales (de la chi­mie en l’occurrence) sur nos oli­garques pré­fé­rés. Sachant que les mul­tiples effets néfastes sur l’en­vi­ron­ne­ment ont été prou­vés maintes et maintes fois, c’est vrai­ment écœu­rant. Je suis per­sua­dé qu’un RIC visant à inter­dire tota­le­ment les pes­ti­cides et les engrais non natu­rels serait vali­dé à plus de 90%.

    Réponse
  302. Ana Sailland

    Le domaine de l’a­gri­cul­ture est tout par­ti­cu­liè­re­ment dans l’axe de la prévarication

    -taxe sur les graines pré­le­vées sur la récolte pour l’an­née suivante

    -inter­dic­tion de com­mer­cia­li­ser le purin d’ortie

    -inter­dic­tion de com­mer­cia­li­ser le Ste­via jus­qu’à ce qu’un célèbre limo­na­dier décide de l’utiliser

    -Mon­san­to par­mi les experts consul­tés concer­nant le dos­sier OGM

    Qui sait plus ?

    Réponse
  303. Tibo

    Ana Sailland :

    Le domaine de l’a­gri­cul­ture est tout par­ti­cu­liè­re­ment dans l’axe de la prévarication

    Com­plè­te­ment d’ac­cord avec toi.

    Pour plus d’in­fo voir :

    Les docu­men­taires de Marie Monique Robin, « Notre poi­son quo­ti­dien » et « Le monde selon Monsanto »

    Et à peu près toutes les vidéos avec Claude et Lydia Bour­gui­gnon 🙂

    Réponse
  304. Geo

    Bon­jour Etienne, j’ai regar­dé votre confé­rence « le tirage au sort comme bombe… » cette année.

    Je ne vous connais­sais pas, je suis tom­bé des­sus via le blog de superno.

    En en par­lant autour de moi, il m’ar­rive la même chose qu’à vous, des oreilles inté­res­sées, séduites pen­dant qu’on en parle puis cha­cun (pas tous) retourne à ses occu­pa­tions sans l’i­dée de faire cir­cu­ler le propos.

    Je me demande sou­vent, com­ment faites vous pour res­ter moti­vé ? La tâche semble impos­sible, les puis­sants ont les moyens d’a­néan­tir la capa­ci­té cri­tique de cha­cun et la volon­té de chan­ge­ment des autres.

    Mais vous m’a­vez convain­cu, alors que je suis leur cible comme un autre.

    aujourd’­hui je tombe, par hasard, sur ce post.

    Plus j’é­coute, plus je suis convain­cu que le pro­blème vient de l’é­du­ca­tion socié­tale et poli­tique de cha­cun et vous avez une capa­ci­té didac­tique incroyable..

    N’arrêtez jamais d’é­du­quer, Étienne, vous êtes à des années lumières de tra­vailler pour rien, vous êtes en plein dans le mille.

    Mer­ci.

    J’ai honte de ne rien faire pour nous, tel­le­ment vous faites pour tous. J’i­ma­gine que depuis 2008, le bour­don est pas­sé, mais en lisant votre post je vou­lais vous faire part de ma modeste recon­nais­sance pour le bou­lot d’hier, d’au­jourd’­hui et j’es­père de demain. Car c’est pas demain la veille, malheureusement.

    Cou­rage et encore merci

    un conta­mi­né de plus.

    Réponse
  305. VIRUS lambda

    Bon­jour M. CHOUARD

    Bra­vo pour votre inves­tis­se­ment et mer­ci de nous ouvrir les yeux.

    « BIEN FAIT POUR VOUS »

    J’ai ten­dance à être d’ac­cord avec vous. Ma for­mu­la­tion est plus crue « Les gens méritent vrai­ment la merde dans laquelle ils sont » mais je rajoute « le pro­blème, c’est qu’ils me main­tiennent la tête sous l’eau ».

    Pour­tant j’ai de l’es­poir, quand les gens sont bien édu­qués et sont gui­dés, tout est possible.

    Je pense que si les gens ne réagissent pas, cela vient de la concep­tion et du fonc­tion­ne­ment du cer­veau humain. Si je me sou­viens bien du tra­vail de Des­mond Mor­ris sur le Singe Nu, du temps de sa phase cueilleur/arboricole nos ancêtres vivaient dans de petites col­lec­ti­vi­tés hié­rar­chi­sées avec un mâle domi­na­teur pro­tec­teur du groupe contre l’ex­té­rieur et qui réglait les conflits internes. Puis du temps de sa phase chasseur/prédateur, il a dû pour sur­vivre déve­lop­pé l’es­prit de coopé­ra­tion et la notion de ter­ri­toire comme une meute.

    Je pense que de cette adap­ta­tion, il en résulte d’une part que son cer­veau est presque entiè­re­ment pro­gram­mable mais sur­tout que cela explique ses pré­dis­po­si­tions à la cohé­sion sociable et son com­por­te­ment dés­in­té­res­sé quand tous ses congé­nères sont dans le même contexte de confort ou de souf­france que lui mais sur­tout cette pro­pen­sion à suivre aveu­glé­ment un meneur voire une pen­sée collective.

    Dans l’histoire, c’est tou­jours en sui­vant un per­son­nage qu’il y a eu de gros chan­ge­ments, mal­heu­reu­se­ment trop sou­vent des guerres.

    Vous avez été l’un de ceux-là pour le NON

    Vous l’êtes encore pour « TIRAGE AU SORT DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE », mais vous vous can­ton­nez pour l’instant au rôle de semeur et impa­tient que cela germe.

    Il faut « un coup de pied au cul » pour que les gens se bougent, espé­rons que ce ne sera pas une pro­chaine crise car celle-là sera dévastatrice.

    Peut-être faut-il sou­hai­ter que par­mi vos Virus, un lea­der cha­ris­ma­tique nous montre la lumière avant que LES TROP RICHES nous fassent suivre un de leurs épouvantails.

    Sur­tout n’abandonnez pas, per­sé­vé­rez (c’est bien pour un prof…)

    Réponse
  306. VIRUS lambda

    Bon­jour,

    Ayant pris le train en marche, j’essaie de lire les forums, je viens de rece­voir les livres pro­po­sés dans la vidéo sur le mee­ting du 9 Mars 2012 mais ça me prend trop de temps.

    Je n’ai plus à être per­sua­dé ou conver­ti. En fin de compte, je cherche dans tous ces écrits si des solu­tions qui me semblent tel­le­ment simples et effi­caces sont déjà évo­quées et dis­cu­tées. Si ces solu­tions ne sont pas stu­pides il ne faut pas perdre de temps…

    Ci-des­sus, j’ai rele­vé une cita­tion d’Etienne qui me plait beaucoup :

    « 98. Le mer­cre­di 28 jan­vier 2009

    Je pré­fère espé­rer qu’une idée bonne, simple et forte, de la même façon qu’une graine de séquoïa (80 mètres, 1 200 tonnes, 3 000 ans), grosse comme une petite prune au départ, toute fra­gile et expo­sée à tous les écu­reuils pen­dant les pre­miers temps, que cette bonne idée donc puisse se trans­mettre d’un homme à l’autre, par paquets de dix ou cent ou mille, et que finis­sions par être un jour, natu­rel­le­ment, comme frap­pés d’une évi­dence, des mil­lions à avoir enfin com­pris qu’il ne faut À AUCUN PRIX lais­ser les hommes au pou­voir écrire eux-mêmes les limites de leur propre pou­voir. Je trouve ça à la fois simple et tel­le­ment fort que ça devrait être déci­sif. Je trouve à cette idée les qua­li­tés d’une idée qui devrait pou­voir se répandre toute seule, une bonne graine de séquoïa géant :o) »

    Ce n’est pas la graine de séquoia qui m’intéresse, j’ai eu la chance de les voir de près il y a quelques années, c’est impres­sion­nant et des écu­reuils, il y en a par­tout voire qui ont la rage…. C’est la bonne idée sur lequel il faut se concentrer.

    Com­ment, par quel vec­teur mettre le feu aux poudres pour que la majo­ri­té des gens soit prête à réagir.

    Il faut les sor­tir de ce dés­in­té­res­se­ment que nous avons tous constaté.

    Seuls peu de gens sont prêts à se ren­sei­gner, à remettre en cause et à dési­rer un chan­ge­ment, cela demande un tra­vail dixit Etienne. Je pense qu’il faut trou­ver quelque chose de simple pour laquelle la plu­part des gens adhé­re­ront spon­ta­né­ment par évi­dence, par imi­ta­tion, par faci­li­té et sur­tout par confiance.

    Il est évident que pour les 99% des gens que cela ne va plus.

    Mais quoi ?

    Il suf­fit de leur expli­quer la mon­naie telle qu’elle est actuel­le­ment et com­ment les pro­prié­taires du sys­tème ban­caire pri­vé nous pillent. Puis la crise, puis la spé­cu­la­tion… Seul l’imbécile peut conti­nuer à faire l’autruche.

    Com­ment ?

    La résis­tance (comme celle en France pen­dant l’occupation Alle­mande). Les enne­mis sont très puis­sants et ont tous les moyens. Bien qu’on sache que ce sont des très très riches on ne sait pas qui tra­vaillent pour eux et quels moyens ils ont pour nous empê­cher de leurs nuire.

    Cette notion de résis­tance est très impor­tante, les gens en sont friands, ça créé un lien, ça leur donne une appar­te­nance à un groupe de faire quelque chose ensemble. Comme j’ai essayé de le décrire dans mon post pré­cé­dent le cer­veau semble fait pour ça.

    Sans être « para­noïaque », il est évident que les très riches ne se lais­se­ront pas pri­ver de leurs pri­vi­lèges. Je pense même que mal­heu­reu­se­ment seule une guerre pour­ra les faire abdi­quer, une guerre de l’ombre, de l’intelligence et sur­tout du nombre.

    Un mot sur Inter­net : c’est vrai que nous n’avons jamais eu autant de moyen pour com­mu­ni­quer entre nous (un tiers de la popu­la­tion mon­diale a accès à inter­net). Il faut gar­der Inter­net pour la recherche, sur l’information indi­vi­duel mais dis­crè­te­ment pour évi­ter la cen­sure et le repé­rage des gens actifs, et sur­tout comme outil déclen­cheur. Je pense à l’analogie avec la TSF pen­dant la der­nière guerre mon­diale, pen­sez aux mes­sages codés et à l’appel du 18 juin… Le bon vieux papier est notre allier, dom­mage pour les arbres.

    Qui ?

    La popu­la­tion mon­diale : car une action, une expé­rience locale même au niveau de l’Europe serait vite minée, vouée à l’échec. Il semble qu’ils dominent le monde depuis plus de deux siècles, voire qu’ils aient fomen­té des guerres pour défendre ou accroître leurs pri­vi­lèges (il y a encore des autruches ?). Il ne faut sur­tout pas le sous-esti­mer. Bien que ce soit leurs des­cen­dants, j’ai bien peur qu’ils aient encore moins de scrupules.

    Pour aller vers quoi ?

    Le tra­vail d’Étienne fait confiance, donc LE TIRAGE AU SORT DE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE.

    Pour les autruches voir : le tirage au sort expé­ri­men­té et expli­qué par Jacques TESTARD.

    Une idée phare : L’égalité, l’héritage des parents doit se limi­ter à l’installation immo­bi­lière des enfants, tout le reste revient à l’état.

    En deux géné­ra­tions on récu­père gen­ti­ment ce qui a été volé depuis plu­sieurs siècles pour le mettre aux ser­vices de tous.

    VIRUS lamb­da

    Réponse
  307. telemaque

    Bon­jour chers virus,

    Nous pou­vons y arri­ver mais seule une action pro­fonde et sans vio­lence peut réus­sir. Chaque fois que les canons parlent,les ban­quiers se frottent les mains et nous avons peur pour nos enfants alors nous leur lais­sons le pou­voir. Libé­rons nous de nos chaînes !
    Com­ment : déjà en ouvrant les yeux et en fer­mant la télé­vi­sion ( lire à ce sujet  » TV lobo­to­mie de Michel Des­mur­get »), en se culti­vant et en s’en­ga­geant dans des actions cultu­relles pour éle­ver nos consciences, par­ta­geons le savoir, deve­nons critiques…

    Les idées d’Étienne nous impliquent, elles nous font rêver à un monde meilleur ! !

    Ne lâchons pas ! !

    Étienne, des mil­liers de per­sonnes sont avec toi, continue !

    Réponse
  308. VIRUS Lambda

    Étienne,

    Quelle patience, vou­loir fédé­rer pour rendre le monde meilleur ?

    Quand je lis le conte­nu des forums de ton site, je me dis que la tâche semble impos­sible et que les trop riches ont de beaux jours devant eux.

    Quand je lis les « chi­po­tages » de beau­coup de ceux qui écrivent sur ton site, qui sont pour­tant des convain­cus, je ne peux m’empêcher de pen­ser que ce n’est pas gagné.

    « Les trop riches doivent rigo­ler quand il sur­veille ce qui se dit car c’est comme si la porte de la cage était ouverte, et que les tous les intel­los, les chi­po­teurs com­pris, se don­naient toutes les bonnes rai­sons de res­ter dans cette cage » (L’image n’est pas de moi mais c’est tel­le­ment vrai).

    Le jour où il fau­dra vrai­ment des­cendre dans la rue comme « les indi­gnés » l’ont fait, je serais curieux de savoir com­bien de ces chi­po­teurs seront capables d’aller défendre la cause des 99%.

    Cibler les intel­lec­tuels et attendre d’eux un élan fédé­ra­teur repré­sente une telle iner­tie que c’en est affli­geant. Tu as pris ton bâton de pèle­rin, bra­vo, tu as tra­vaillé dur, tu t’es suf­fi­sam­ment remis en ques­tion et tu sais que tu détiens la solution.

    Il faut viser la masse, ceux qui agi­ront avec leurs cœurs et qui don­ne­ront tout ce qu’ils ont dans leurs tripes. La clef du raz de marées est là.

    Quelques slo­gans simples mais irré­fu­tables dans un petit livre rouge (quoi ? déjà fait, à zut), une bible ou …(tabou, atten­tion aux repré­sailles). Bref, la solu­tion n’est pas nou­velle mais a tou­jours fonctionné.

    Et merde aux autruches

    Que la force soit avec les 99%

    Virus Lamb­da

    Le phage lamb­da est un virus bac­té­rio­phage qui infecte le coli­ba­cille (bac­té­rie intes­ti­nale très com­mune chez l’être humain et qui com­pose envi­ron 80 % de notre flore intestinale…)

    Réponse
  309. Olivier

    chers amis,

    juste pour dire qu’à par­tir de main­te­nant, je suis avec vous.
    Nous sommes donc 1 de plus…

    Et je ne vais man­quer aucune occa­sion de glis­ser une petite idée en pas­sant, par-ci par-là… his­toire d’é­veiller la curiosité …

    Par­lons-en, c’est de cela qu’il faut par­ler, c’est vers là que nos idées doivent converger.

    encore mer­ci Étienne.
    Cou­rage à toi.
    Cou­rage à tous.

    Réponse
  310. Fabien

    Bon­jour à tous
    Citoyen uni­que­ment électeur …
    pour l’instant.

    Réponse
  311. consuelo

    mille mer­ci a Etienne et à tous ceux qui oeuvrent pour une socié­té ou les mots liberté,égalité et fra­ter­ni­té ne seraient plus des mots dénués de sens mais devien­draient enfin réalité.

    Il me parait évident que nos diri­geants sor­tant tous de la mème « grande » école qu’est l’E­NA, ont donc tous eu le même ensei­gne­ment, les mêmes « profs » et sont donc tous issus d’une classe sociale qui ne connait pas la faim. Le corps mieux ali­men­té, ils peuvent donc mieux réflé­chir à « com­ment nous entu­ber à sec » pour res­ter polie.

    Ce n’est pas simple d’é­veiller les consciences et il en fau­dra encore du temps et de l’a­char­ne­ment pour y parvenir,vu la mani­pu­la­tion men­tale per­pé­tuée par des décen­nies de générations. 

    Je ne parle pas seule­ment de la mani­pu­la­tion que les hommes poli­tiques et les médias exercent sur nos pauvres cer­veaux, mais aus­si celle trans­mise en toute bonne foi par nos propres parents et par l’école. 

    Mais qu’ils se méfient nos diri­geants car lorsque le peuple a faim, il sort les crocs mal­heu­reu­se­ment, et même si notre prin­ci­pale pré­oc­cu­pa­tion (le peuple d’en bas) est de rem­plir le frigo,on n’est pas dupe pour autant. 

    Sin­cè­re­ment je ne pense pas que les gens soient indif­fé­rents. Ils sont en fait endor­mis par trop de conne­ries à la télé et sur­tout il y a un sen­ti­ment très fort d’im­puis­sance face à toutes ces mani­gances poli­ti­co financières. 

    Alors oui je suis pour le tirage au sort car même si je conti­nue a faire mon devoir de citoyenne, ça fait déjà belle lurette que j’ai com­pris que cela ne ser­vait pas à grand chose si ce n’est de per­mettre a trop de per­sonnes inutiles et sans scru­pules de se faire un maxi­mum de pognon sur le dos des hon­nêtes gens. 

    Parce que fran­che­ment avons nous besoin d’au­tant de membres dans le gou­ver­ne­ment quand on voit à quoi ils servent ? a mon avis ils sont bien trop nom­breux a « bla­bla­té­rer » inef­fi­ca­ce­ment, vu la merde dans laquelle on est. Per­son­nel­le­ment, en tant qu’in­té­ri­maire au chô­mage (ouh je suis méchante, je pro­fite du sys­tème à rai­son de 780 euro par mois d’as­se­dics avec 2 enfants) je ne connais pas de métier autre que celui de poli­ti­cien où l’in­com­pé­tence est si chère payée. 

    Alors avant de faire la chasse aux fonc­tion­naires dans des ser­vices publics très utiles genre hôpi­taux ou autre, on devrait limi­ter le per­son­nel dans haut qui ne sert à rien, non ? Alors encore un grand mer­ci à Étienne et à tous ceux qui réflé­chissent à un sys­tème plus juste pour tout le monde.

    Cou­rage, per­sé­vé­rez, les petites graines du géant séquoia germent et se dis­persent un peu partout.

    Réponse
  312. Ana Sailland

    Je rentre de voyage 😉

    « Mais qu’ils se méfient nos diri­geants car lorsque le peuple a faim, il sort les crocs mal­heu­reu­se­ment, et même si notre prin­ci­pale pré­oc­cu­pa­tion (le peuple d’en bas) est de rem­plir le frigo,on n’est pas dupe pour autant. »

    Dans un petit vil­lage de Cor­rèze, suis entrée dans un bureau de poste pour ache­ter des timbres. Der­rière son gui­chet, la Dame m’a dit que « nous allons devoir faire la révo­lu­tion ».

    Et ce n’est pas un cas unique.

    Ai don­né une confé­rence à Mont­lu­çon sur nos thèmes de pré­di­lec­tion ; une tech­nique virale par­mi d’autres 😉

    Réponse
  313. Étienne

    Mer­ci Ana 🙂

    Réponse
  314. Ana Sailland

    Après la révolution ?

    Je crois beau­coup à la voie des petits pas, alias évo­lu­tion­naire, qui consiste à créer des cel­lules saines dans le corps mal­sain de la socié­té pré­sente, en vue d’une sorte de thé­ra­pie génique. 
    Je me suis plu­sieurs fois expri­mée sur ce thème qui cepen­dant reste à développer.
    Théo­ri­que­ment et matériellement.

    Je la crois meilleure que la voie des pas de géant, alias révo­lu­tion­naire, qui com­porte deux inconvénients :
    ‑elle risque fort d’être vio­lente ; et une socié­té qui est née grâce à la vio­lence porte la vio­lence dans ses gênes. Vio­lence « de nais­sance » qui sau­ra ense­men­cer l’in­ti­mi­té des struc­tures, des usages, et des lois de la socié­té post-révo­lu­tion­naire. De manière par­fois sub­tile mais cepen­dant effective.
    -elle néces­site, pour ne pas accou­cher de nou­veaux maîtres en rem­pla­ce­ment des éjec­tés, une pré­pa­ra­tion intel­lec­tuelle du plus grand nombre ; et l’His­toire n’ayant jamais connu telle pré­pa­ra­tion, toutes (ou presque ?) les révo­lu­tions ont échoué. En sub­sti­tuant un mode de domi­na­tion nou­veau à l’ancien.

    La révo­lu­tion, qui a un côté sou­dain, et impré­vi­sible, a toutes les chances de devan­cer l’é­vo­lu­tion ; à laquelle cepen­dant il convient d’ap­por­ter atten­tion et éner­gie, car ins­crite dans le prag­ma­tisme créa­tif elle par­ti­cipe par les actes plus que par le dis­cours à la sus­dite pré­pa­ra­tion des esprits. Elle construit la conscience et main­tient l’éveil.

    Lorsque les domi­nants dominent depuis trop long­temps, ils se croient tout per­mis et dépassent la limite (cf théo­rie des cha­bou­ris), méprisent le peuple au point de struc­tu­rer son mal­heur, sou­vent par la loi (!). C’est à ce moment que « ça craint ».
    Cette situa­tion est celle que connaît actuel­le­ment l’Eu­rope, plus par­ti­cu­liè­re­ment en Grèce et Espagne.
    En France, c’est « plus calme », mais « les maîtres » fonc­tion­nant dans l’hu­bris, sans rai­son ni jus­tice, tout peut évo­luer très vite.
    Cepen­dant, même lorsque la ten­sion est extrême, le phé­no­mène révo­lu­tion demeure aléa­toire, sur­vient ou ne sur­vient pas, sans variable cachée, un peu comme la dis­lo­ca­tion d’un noyau ato­mique, pos­sible, pro­bable, imprévisible.

    Quoi qu’il en soit, sans que nous ne l’ap­pe­lions de nos vœux, cette voie de la sou­dai­ne­té est à envi­sa­ger sérieusement.
    Hors de ques­tion à mon sens de fomenter.
    Mais, même si modes­tie est de rigueur, il est oppor­tun que qui voit songe à pré­pa­rer la connais­sance du grand nombre afin de lui évi­ter le vol de sa révo­lu­tion par l’op­por­tu­niste petit nombre.

    En ce sens, dénon­cer publi­que­ment les méca­nismes per­vers qui entachent qua­si fata­le­ment le sys­tème de l’é­lec­tion, cela est essentiel.
    En ce sens, infor­mer les gens du carac­tère incor­rup­tible du hasard, cela est essentiel.
    En ce sens, faire fré­mir le désir d’une consti­tuante inter­dite aux amou­reux du pou­voir, cela est essentiel.
    En ce sens, que la poli­tique virale pro­po­sée par Étienne monte en puis­sance jus­qu’à recou­vrir la pen­sée col­lec­tive à rebours des bat­tages média­tiques, cela serait/sera essentiel.

    Mais insuf­fi­sant.

    Car bien que démo­crate, et donc per­sua­dée de la valeur de l’o­pi­nion de tous et cha­cun, je crains que, for­gés en esprit par des siècles d’His­toire, les consti­tuants tirés au sort ne soient pas capables d’in­ven­ter neuf.

    Preuve en est que sou­vent en salle le public objecte à l’in­ter­ve­nant la dif­fi­cul­té voire l’im­pos­si­bi­li­té de la démo­cra­tie à grande échelle.

    Je crains donc qu’une consti­tuante tirée au sort, mais « clas­sique », c’est à dire for­mée d’un ensemble sta­tique de maxi­mum quelques cen­taines de citoyens, ne tombe en panne, peu capable d’in­ven­ter la démo­cra­tie à grande échelle.

    Je suis par ailleurs per­sua­dée que la consti­tuante elle-même doit inté­grer le concept de démo­cra­tie à grande échelle ! et que la solu­tion du refe­ren­dum d’ap­pro­ba­tion est pauvre, voire dan­ge­reuse, entre autres par son côté binaire.

    La culture popu­laire néces­saire en cas de révo­lu­tion à la pro­tec­tion du peuple contre les squat­ters de révo­lu­tion doit donc inté­grer la connais­sance de méca­nismes opé­ra­tion­nels de réelle démo­cra­tie éten­due à un peuple plus que nombreux.

    Or il se trouve que nous n’a­bor­dons que très peu ou de manière très suc­cincte ce chapitre-là .….….….

    Il y a quelque chose de chouette chez Yves Sin­to­mer, c’est qu’il aborde non seule­ment le tirage au sort mais encore le concept d’as­sem­blée déli­bé­ra­tive. Qui est selon moi la clef de la démo­cra­tie à grande échelle. À creuser 😉

    Réponse
  315. Di Girolamo

    Creu­sons.….

    Hier soir, sur notre TV, un doc sur le rêve Amé­ri­cain : on y montre les très nom­breux nou­veaux pauvres suite à la crise : beau­coup dorment dehors ou dans leur voiture.
    Ce que je retiens de ce doc c’est que « le rêve amé­ri­cain n’est pas mort » ni chez les riches ni chez les pauvres : la notion d’en­ri­chis­se­ment et réus­site indi­vi­duelle est bien vivante et les pauvres quand ils rêvent, rêvent à cette réus­site là et pas du tout à une socié­té poli­tique, c’est à dire se met­tant en capa­ci­té de s’or­ga­ni­ser collectivement.

    Et ça c’est ancré, tirage au sort ou pas, déli­bé­ra­tion ou non.

    A bien y regar­der chez nous en France c’est idem : les gens sont sou­mis à une réa­li­té qui fait que la solu­tion est tou­jours indi­vi­duelle .La poli­tique comme capa­ci­té col­lec­tive d’or­ga­ni­sa­tion socié­tale , est un concept inexis­tant ; au mieux des regrou­pe­ments ont lieu (syn­di­cats, par­tis…) pour défendre les visions et les inté­rêts d’un sec­teur de la population .
    Mais l’i­dée qu’on peut construire et gérer la socié­té col­lec­ti­ve­ment par une gou­ver­nance démo­cra­tique n’est pas du tout une idée pré­sente : il y a tou­jours cette croyance pre­nant toute la place de la conscience que c’est l’é­co­no­mie qui dirige et que le fin du fin de la démo­cra­tie c’est de tous pou­voir accé­der aux richesses.

    L’i­dée que même et sur­tout l’é­co­no­mie doit être sou­mise à la réflexion et à la déli­bé­ra­tion de tous , n’est même pas une idée ‚même pas un mirage : rien.

    On a su si bien sec­to­ria­li­ser les choses en mor­ceaux avec l’é­co­lo­gie et le durable d’un côté, l’é­co­no­mie de l’autre, l’é­du­ca­tion là, la démo­cra­tie, ici que..Plus moyen de pen­ser, plus rien n’a de sens.

    Alors dans ce contexte là, qui est notre réa­li­té socié­tale actuelle, qu’est ce qui, au delà de ce qui est néces­saire, est suffisant ?

    Réponse
  316. Di Girolamo

    .….Si beau­coup de choses sont néces­saires , rien n’est suf­fi­sant parce que c’est la nature même de l’homme et de la socié­té qui veut ça ; croire déte­nir une solu­tion est donc suf­fi­sant ‚mais dans le sens du péché d’orgueil.

    C’est la recon­nais­sance de la néces­si­té d’a­gir et de l’in­suf­fi­sance chro­nique de notre action qui fait qu’on est ce qu’on est.

    Le seul mode d’or­ga­ni­sa­tion qui puisse cor­res­pondre à cette inces­sante quête est ce qu’on nomme débat public , notion qu’il est impor­tant de creu­ser en terme de sens et d’or­ga­ni­sa­tion , non que le débat soit suf­fi­sant , mais LA condi­tion néces­saire à toute approche poli­tique en har­mo­nie avec la condi­tion humaine , faite d’i­gno­rance et de désir de savoir.

    Réponse
  317. Ana Sailland

    Objec­tions per­ti­nentes. Merci.

    L’é­tat men­tal de la socié­té est une chose. La nature humaine en est une autre, et je la crois beau­coup plus res­pec­table qu’il n’y paraît. L’es­prit est en cage, et pour qu’on puisse comp­ter sur lui, il fau­dra ouvrir la cage, et c’est un mini­mum. En ce sens les gen­tils virus ne devraient pas se conten­ter de pré­sen­ter des outils tech­niques, au risque de les voir bou­der, mais jouer aus­si le rôle de pol­li­ni­sa­teurs de conscience.
    Dif­fi­cile, je l’ad­mets, mais néces­saire, car un éven­tuel chan­ge­ment de para­digme, pour être sain, non impo­sé, doit être en har­mo­nie avec le res­sen­ti géné­ral, qui lui doit donc être rehaus­sé. « It’s a long way ».

    J’a­vais déve­lop­pé il y a quelques semaines sur le forum un pack épais de ques­tions concer­nant les assem­blées déli­bé­ra­tives. Je ne les per­çois pas comme uni­que­ment un outil de com et d’é­change, mais comme une véri­table clef du méca­nisme démo­cra­tique : elles devraient (selon moi) être orga­ni­sées en réseau dense, inter­con­nec­tées, géo­gra­phiques ou thé­ma­tiques, et organes non seule­ment de pro­po­si­tion, mais encore de contrôle et de décision.

    Pour quand même mettre un bémol à tes objec­tions, je ren­contre plein de gens, et sou­vent non poli­ti­sés, qui sont en accord avec nos idées.

    Réponse
  318. Di Girolamo

    L’é­tat men­tal d’une socié­té cor­res­pond à un état maté­riel struc­tu­rel et struc­tu­rant : pas de sépa­ra­tion entre esprit et matière. Par exemple notre socié­té est esprit et matière très urba­ni­sée et très concen­trée ; cela a un impact fort sur tout le reste.

    La nature humaine est res­pec­table, cela d’au­tant plus que c’est du haut de ce res­pect qu’on peut des­cendre aux enfers de ce qui ne l’est pas.

    L’es­prit est en cage mais la cage n’est pas limi­té par des bar­reaux et une porte qu’on pour­rait ouvrir : la cage c’est notre finitude.

    « Les gen­tils virus » ne sont gen­tils que par rap­port au juge­ment qu’ils portent sur eux mêmes : c’est un leurre : il n’y a ni gen­tils ni méchants mais des hommes tous très impar­faits qui agissent et pensent plus ou moins bien ou plus ou moins mal.

    Ce blog , par ailleurs humai­ne­ment sym­pa­thique tombe lui aus­si comme d’hab dans le pan­neau de ceux qui savent et pensent pou­voir éveiller  » la conscience » des autres . On est entre soi ; et c’est l’entre soi qui peut enfermer .

    Non ; je crois pro­fon­dé­ment à éga­li­té, liber­té, fra­ter­ni­té ; l’é­ga­li­té res­pecte la liber­té de l’autre, fraternellement .

    C’est pour­tant vrai et néces­saire de jouer le rôle de pol­li­ni­sa­teur de conscience ; mais pol­li­ni­sa­teur, ani­ma­teur, pas un ensei­gne­ment mais une inter­ro­ga­tion qu’on défriche ensemble.

    Ce serait le rôle des assem­blées déli­bé­ra­tive s avec une double face : inter­ro­ga­tion et déci­sion ; j’aurais plu­tôt ten­dance à pen­ser qu’au vu du point de départ contex­tuel de la socié­té, il fau­drait d’abord s’en tenir à l’interrogation .Créer une culture , une maté­ria­li­té du débat .

    Mais beau­coup de choses res­tent en sus­pend : on n’était pas d’accord sur la néces­si­té de l’aspect ins­ti­tu­tion­nel de la chose. Pour moi c’est un désac­cord pro­fond qu’on apla­ni­ra pas en deux coups de cuillères à pot (tiens d’où ça sort cette expres­sion ? ) … « It’s a long way » comme tu nous dit.

    .Pour le reste oui , avec les limites que j’ai posé plus haut , ça fait tou­jours du bien de ren­con­trer des gens avec qui on est d’accord !

    Réponse
  319. GODA

    Etienne, tu doit leur prou­ver par l’exemple, ton idée ne peut pas s’ap­pli­quer a la nation d’un coup, faites des expé­riences dans des com­munes, des coopé­ra­tives, etc..

    Bon Cou­rage

    « Sou­ve­rai­ne­té & Autogetion »

    Réponse
  320. Zeca

    Bon­jour,

    Le pas­sage du gazole à 5 euros, fera assu­ré­ment beau­coup pour « la cause ».

    Je le jure.

    Réponse
  321. Ermisse

    M. Chouard,

    Bien que de 2008, votre coup de gueule est tou­jours d’ac­tua­li­té, … et le res­te­ra tant que rien ne pro­vo­que­ra l’ef­fon­dre­ment de la Vème république !

    Si les textes pré­voient l’a­men­de­ment de la Consti­tu­tion actuelle, ils n’or­ga­nisent pas en effet son abo­li­tion, ni son rem­pla­ce­ment par une autre, ni la convo­ca­tion d’une assem­blée consti­tuante ad hoc.

    Com­ment d’a­bord ter­mi­ner la Vème ? Par une révo­lu­tion clas­sique (émeutes, mais enca­drées, à Paris avant tout) qui exige qu’une patrie suf­fi­sante de la popu­la­tion soit assez déses­pé­rée pour ris­quer sa peau. Nous n’en sommes pas encore là. Ou par une révo­lu­tion interne au pou­voir lui-même, ce qui semble exclu par la puis­sance de l’o­li­gar­chie ploutocratique.

    Patience, donc : atten­dons que ça pète ; d’i­ci là, ren­dons popu­laire et majo­ri­taire l’i­dée de la Consti­tuante tirée au sort. Mais ne comp­tez pas y ral­lier les intel­lec­tuels : ils sont trop orgueilleux pour s’en remettre au sort (donc, quelque part, aux dieux).

    Réponse
  322. BarbeSage

    J’ai quelques amis qui attendent que ça pète. Et qui en pro­fi­te­ront pour tuer le pre­mier ban­quier qui pas­se­ra par là. Et croyez moi, je suis aus­si tenté…

    Mais com­ment évi­ter les vio­lences, qui en fin de comptes, vont sur­ement pla­cer au pou­voir que des « abuseurs » ?

    « La révo­lu­tion » est un mot bien géné­ral qui peut être uti­li­sé par beau­coup d’o­pi­nions, et sur­ement pas toutes prô­nant l’in­té­rêt général.

    Alors com­ment ?

    Pour­quoi pas nous ras­sem­bler ? Pour­quoi pas, non pas sur inter­net ou sur une autres formes de com­mu­ni­ca­tion à grande vitesse, nous ras­sem­bler au niveau territorial ?

    Nous voyons de plus en plus d’é­co­vil­lage se mon­ter dans le pays, pour­quoi ne pas repro­duire ça tout en y inté­grant la démo­cra­tie, la vraie ?

    Réponse
  323. eric

    M. CHOUARD,

    suite à votre coup de gueule de 2008, je vous pré­cise que selon moi, bon nombre des « per­son­na­li­tés » que vous avez citées sont des tenan­ciers du sys­tème, au niveau idéologique.

    Vous les trou­viez géné­reux. Sans doute avez-vous chan­gé d’a­vis depuis lors…

    Votre pro­jet de consti­tu­tion et de consti­tuante tirée au sort plu­tôt qu’é­lue, je le trouve essen­tiel. Je l’é­tu­die afin de me fami­lia­ri­ser avec les détails.

    Mais à l’é­vi­dence, les gens capables d’une consti­tuante ne peuvent être n’im­porte qui. Les cli­gne­ments d’yeux de mes proches m’en informent assez.

    De ce fait le tra­vail consti­tu­tif ici même est un tra­vail consti­tuant par des « volon­taires » non tirés au sort.

    Naguère, bien avant 2005, je rai­son­nais aus­si comme cela ( anar­chiste j’é­tais). On a ten­dance à prendre pour modèle un peuple de citoyens inter­chan­geables intellectuellement.
    Cela n’est pas le cas. Vous le savez j’en suis sûr, au bout de tant d’an­nées d’ap­pren­tis­sage du Peuple.

    Si le Pré­am­bule est fina­li­sé, peut-être sera ‑t-il oppor­tun de le sou­mettre à un pro­ces­sus paral­lèle mais voi­sin, de réfé­ren­dum-accla­ma­tion-pro­cla­ma­tion à un moment bien choi­si. Peut-être sommes nous proches (2014) d’un pro­ces­sus révolutionnaire.

    Réponse
  324. EFFAB

    @298

    Mer­ci, ERIC, grâce à vous je découvre ce fil et me trouve une nou­velle fois si insi­gni­fiant com­pa­ré à tout ce qui s’est déjà dit ici sur ce blog et à toute cette somme qu’Étienne a déjà écrit (et je n’ose ima­gi­ner tout ce tra­vail et tout cet inves­tis­se­ment conte­nus dans ces autres rubriques du Plan C)… cette œuvre qu’il écrit de la façon la plus ver­tueuse et la plus démo­cra­tique qui soit_la par­ta­geant dans cette juste mise en appli­ca­tion des­dits prin­cipes et fon­da­men­taux avec autrui et nous tous…

    … com­bien de pages ferait un tel ouvrage en ima­gi­nant même la déme­sure qu’il y aurait à en impri­mer disons ne fut-ce que deux bons tiers ?…

    Réponse
  325. vertuchoux

    Mon­sieur Chouard

    Je suis un retrai­té qui lit vos idées avec un regain d’es­poir. Pas pour moi qui aurai tra­ver­sé la vie sans connaître la guerre ni la révo­lu­tion civile, mais pour le bien de l’humanité.

    Je lis à droite et à gauche dans cette idée que je ne fais que décou­vrir depuis très peu de temps, tant je fuis le monde poli­tique qui me dégoûte, et je suis frap­pé de voir les tonnes de bon sens mises en ligne, et le para­doxe avec le fait qu’il ne se passe rien.

    C’est uni­que­ment ce fait qui m’interpelle.

    S’il se pas­sait quelque chose, que se passerait-il ?

    L’hor­reur !

    Cha­cun pour­rait être appe­lé à annu­ler ses congés au ski ou à la plage, son émis­sion télé du mar­di soir, pour aller plan­cher sur tel pro­jet, telle véri­fi­ca­tion de confor­mi­té, tel litige à régler, et j’a­voue que c’est, en plus d’une perte de temps au plan indi­vi­duel, même si on peut le conce­voir comme un inves­tis­se­ment pour le « bon­heur » col­lec­tif, une immense tâche que nous évite ce confor­table droit de vote. En fait, ce serait l’émergence d’une réelle conscience citoyenne : quelque chose de nou­veau, qui tien­drait du collectif…

    Votre souf­france, M. Chouard, vient du fait que vous êtes vis­cé­ra­le­ment per­sua­dé du bien fon­dé de vos opi­nions. Je constate que nous sommes donc au moins deux, cer­tai­ne­ment un petit peu plus, alors que je dirais que la majo­ri­té de vos lec­teurs et foru­meurs, s’ils sont conscients de leur mal-être socié­tal, ne sont qu’in­tel­lec­tuel­le­ment per­sua­dés de ce bien fon­dé. De là à pen­ser qu’ils vont lever le petit doigt pour autre chose que frap­per les lettres « q » et « m » sur leur clavier…

    Il y a un néces­saire bou­le­ver­se­ment des men­ta­li­tés qui ne pour­ra se faire que quand nous aurons une vraie conscience de ce qu’est la pau­vre­té, alors que nous nous croyons en crise en fai­sant la jalou­sie de la majo­ri­té de l’hu­ma­ni­té avec notre gavage matériel.

    En outre, je reprends l’i­dée de Pas­cale ‑295‑, toute simple de bon sens : nous avons un besoin impé­ra­tif de trou­ver un can­di­dat pour nous repré­sen­ter, et atteindre nos objec­tifs, ce qui est fai­sable légalement.

    Sans doute fau­drait-il éta­blir un ques­tion­naire pour véri­fier que l’at­trait vis­cé­ral et non intel­lec­tuel de vos pro­po­si­tions est bien réel, sans quoi évi­dem­ment, n’é­tant pas le reflet d’une volon­té démo­cra­tique majo­ri­taire ces der­nières devraient être aban­don­nées ou ajour­nées, ce qui me pousse à dire que nous sommes, actuel­le­ment, dans une vraie démo­cra­tie, puisque le peuple ne s’or­ga­nise pas pour faire entendre non sa voix mais son désir, désir qu’il aime­rait concré­ti­ser s’il ne pré­sen­tait pas des incon­vé­nients incom­pa­tibles avec l’in­di­vi­dua­lisme. L’attitude du peuple est la véri­table expres­sion de son désir non for­mu­lée : le confort dans la pas­si­vi­té. Le peuple n’a pas envie de chan­ge­ment, il a sim­ple­ment envie d’en rêver.

    Réponse
  326. vertuchoux

    Mon­sieur Chouard
    Per­met­tez moi de ten­ter une seconde et der­nière relance. Pourquoi ?
    Les mou­tons ont besoin d’un ber­ger. Pour les tondre.
    Les êtres humains, sou­vent com­pa­rés à des mou­tons, n’échappent pas à la règle. Plu­tôtque rien, ils ont besoin d’un ber­ger, même s’il les tond.
    Mais lorsqu’on est ber­ger, est-on pour autant mis en demeure de tondre ses moutons ?
    Or je crois que vous incar­nez ce ber­ger là, res­pec­tueux, indis­pen­sable en tant que ber­ger puisque le peuple ne peut s’en pas­ser, ce que confirment à mes yeux les mil­liers d’interventions que je peux lire sur les blogs qui s’autoproclament citoyens (j’en doute) mais qui tournent en rond et ne débouchent sur rien.
    Nous savons que le prin­ci­pal adver­saire de la réa­li­sa­tion de vos tra­vaux qui font l’admiration même des oppo­sants est l’individualisme que la lour­deur des rôles sus­cep­tibles d’être endos­sés menace for­te­ment. Autre­ment dit, le prin­ci­pal adver­saire est celui qui ali­mente les forums à ce sujet, pré­oc­cu­pé qu’il est à se don­ner bonne conscience citoyenne, pre­mier but, nar­cis­sisme oblige, et second but, élu­der habi­le­ment l’essentiel : la concep­tion du pro­ces­sus pour la mise en action d’un pro­gramme magni­fique tout prêt, ser­vi sur un pla­teau, mais qui hélas l’engagerait dans l’infinie ser­vi­tude de la conscience citoyenne vraie.
    Je ne crois pas au mou­to­nisme que je vous demande de mettre en place, mais il m’arrive de me trom­per dans mes pro­nos­tics, et là j’en serais par­ti­cu­liè­re­ment heureux.
    En atten­dant, faute de mieux, je me contente jusqu’à ce qu’une action pen­sée et effi­cace soit pro­po­sée, de res­pec­ter l’expression non ver­bale (la vraie) de la foule démo­cra­tique qui choi­sit par son iner­tie de lais­ser le feu vert à une aris­to­cra­tie. Je n’irais pas jusqu’à dire que nous le méri­tons, mais nous sommes bel et bien, hélas, en démocratie !

    Réponse
  327. EFFAB

    Je n’ose à peine rebon­dir mal­gré cette effer­ves­cence qui est le mienne à vou­loir y répondre sans trop savoir où pour­ront bien me por­ter ces mots encore incon­nus, et rame­ner une énième fois ma fraise dont on se contre­fiche éper­du­ment… à rai­son j’i­ma­gine… à tord en par­tie il me semble du moins.

    Bref et pour en reve­nir à nos mou­tons pares­seux, soit notre hôte a mille fois rai­son de ne sur­tout pas trop faire de vagues, cette prise de conscience indi­vi­duelle et col­lec­tive de la Cause et de tout ce qui s’y rat­tache, Gen­tils Virus et ate­liers Consti­tuants, soit c’est vous qui avez rai­son et pla­cez cha­cun face à ses responsabilités.

    Au plai­sir mais pour l’ins­tant très dépité
    Cer­tains diront que je l’ai bien cherché

    J.-J. R.

    Réponse
  328. Étienne

    La Muti­ne­rie –
    Question/réponse Étienne Chouard à Claude et Lydia Bourguignon 

    La conscience que notre cause com­mune est notre impuis­sance poli­tique n’est mani­fes­te­ment PAS en route… 

    Éton­nante dif­fi­cul­té, que nous ren­con­trons tous plus ou moins, à inté­grer per­son­nel­le­ment des idées nouvelles.

    Fais ce que tu dois et advienne que pourra.

    Réponse
  329. Marie

    Claire Séve­rac dénonce le com­plot mon­dial contre la santé 

    Réponse
  330. via Orwell et JP Lebrun

    Avant de quit­ter ce blog, c’est la tech­nique qui nous y contraint, il fau­dra donc y consen­tir, juste deux propos.

    Le pre­mier, celui d’Or­well :  » L’im­por­tant, ce n’est pas de vivre, encore moins de réus­sir, mais de res­ter humain. »

    Et le deuxième, à la page 182 du livre de Jean-Pierre Lebrun « Les cou­leurs de l’in­ceste, se déprendre du mater­nel » qui nous dit : « Le pro­gramme en faveur de l’é­ga­li­té qui récuse la limite-ce que nous avons appe­lé démo­cra­tisme ou éga­li­ta­riat- s’est mis de fait au ser­vice du logi­ciel libé­ral et du néo­li­bé­ra­lisme. La volon­té éga­li­taire rejoint la volon­té de « neu­tra­li­té axio­lo­gique » du néo­li­bé­ra­lisme. C’est dans le même mou­ve­ment que ces deux forces entendent s’im­po­ser pour enrayer toute pré­va­lence d’une quel­conque valeur. Seule comp­te­ra l’ef­fi­ca­ci­té, celle liée à l’es­sor du com­merce et celle liée à la défense de l’in­té­rêt pri­vé, que l’on char­ge­ra le Droit de garan­tir au mieux. S’en­suit que les exi­gences du tra­vail d’hu­ma­ni­sa­tion se trouvent contrées, prises à rebours, ren­dues plus dif­fi­ciles pour cha­cun. Il ne fau­dra dès lors pas s’é­ton­ner de voir que l’en­ga­ge­ment sub­jec­tif sera d’au­tant plus ardu à envi­sa­ger, car c’est à rendre pos­sible de sou­te­nir sa parole que servent les dites exi­gences, ce double ren­ver­se­ment qui consti­tue les assises de la pos­si­bi­li­té d’une parole singulière »

    Le double ren­ver­se­ment dont parle l’au­teur, étant de mettre en place la pré­va­lence de l’ab­sence sur la pré­sence dans la vie de cha­cun ( se déprendre du col­lage à la satis­fac­tion immé­diate) mais aus­si celle du bien com­mun sur celui de l’in­di­vi­du, bref tout le contraire de ce que nous vivons où pré­vaut le col­lage à la jouis­sance immé­diate et l’in­té­rêt pri­vé au détri­ment du collectif !

    Que cha­cun fasse en conscience CE qui lui semble aller dans le sens de l’hu­ma­ni­sa­tion ! au re voir ! Si ce n’est ici, ce sera au ciel, pour sûr !

    Réponse
  331. Ana Sailland @342

    @342

    Avoir des règles se jus­ti­fie par la néces­si­té de nous défendre nous-mêmes contre nous-mêmes, ou plu­tôt contre notre carence en conscience.

    Cette carence est le cœur de nos pro­blèmes : elle nous inter­dit l’har­mo­nie natu­relle, au sein de l’es­pèce comme au dehors.
    Cause des causes des causes, si j’ose 😉

    Les règles actuelles ne sont pas bonnes, ni sur­tout le méca­nisme de rédac­tion des règles.
    Sur ce site, on le sait 😉

    Deux types de voies s’offrent donc à nous :

    1) Chan­ger les règles et le méca­nisme d’é­cri­ture des règles.

    2) Agir sur le ter­rain, soit pour un « sauve que peux », soit pour ini­tier, mais en dehors de la sphère poli­tique, inadap­tée aux choses sérieuses, vitales, ini­tier ou réha­bi­li­ter d’autres façons de fonctionner.

    Dans les deux cas, il y a des choix à faire, et ces choix doivent être colo­rés de l’in­ten­tion de per­mettre à la sus­dite conscience de s’é­le­ver, de prendre le pouvoir.
    Cette inten­tion me semble néces­saire puisque c’est notre incom­pé­tence à l’har­mo­nie natu­relle qui pose problème.

    Il me semble que la voie « poli­tique » consis­tant à revoir les règles et le méca­nisme d’é­cri­ture des règles ne répond à cette ambi­tion que dans le cas du choix d’une démo­cra­tie intégrale.
    (C’est en accord avec notre façon de voir, donc)
    Car le sys­tème repré­sen­ta­tif est por­teur en fili­grane (ou au mar­ker noir) de la sou­mis­sion et de la léthar­gie du citoyen, dont la conscience, comme un muscle non entraî­né, s’atrophie.
    Alors que la démo­cra­tie directe, enga­geant le citoyen à s’in­ves­tir, suivre de près l’His­toire, se sou­cier des autres autant que de son paillas­son, sinon plus, la démo­cra­tie directe per­met au muscle conscience de s’en­traî­ner, donc de se développer.

    Mais il me semble que la voie Bour­gui­gnon, ain­si que la voie de la « tran­si­tion citoyenne » sont aus­si un boos­ter de conscience : qui­conque se sou­cie du res­pect de Mère Terre plus que de son sien compte en banque voit méca­ni­que­ment sa conscience s’é­le­ver, et rayonne.

    Ceux qui pra­tiquent la voie apo­li­tique ont un impact sur la pen­sée géné­rale. Il par­ti­cipent donc par osmose à la future réécri­ture de la constitution.
    Car des citoyens tirés au sort et en charge d’é­crire une nou­velle consti­tu­tion écri­ront un meilleur texte si d’autres qui sont loin de cette ambi­tion les ont ini­tiés à cer­tains sou­cis pri­mor­diaux liés à la sagesse anté­di­lu­vienne néces­saire à la vie.

    Il n’y a donc pas d’op­po­si­tion entre ces voies : elles sont complémentaires.

    (Je serais plus pes­si­miste en ce qui concerne les citoyens bien inten­tion­nés qui militent au sein d’un par­ti en espé­rant qu’au pou­voir il gué­ri­ra les abus de pouvoir)

    Si on nous met encore des trucs pas­sion­nants, ça va être dif­fi­cile de migrer.

    Réponse

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