Chers amis,
Le lien entre nos institutions — malhonnêtes dès leur constitution, de façon à bien verrouiller notre impuissance politique — et les intrigues des banques privées — qui sont capables, pour nous asservir, de voler la création monétaire à la collectivité, et même de contraindre les représentants politiques à livrer le pays à des bourreaux qu’elles ont fait naître —, est pour moi la découverte de l’année 2007.
Cette découverte permet de progresser dans notre réflexion sur une Constitution d’origine citoyenne. Ceux qui disent qu’on ne progresse pas se trompent.
Alan Greenspan vient de déclarer : « je dois prévoir que quelque chose d’inattendu va arriver et nous mettra à terre… » « … Nous, ainsi que toutes les autres banques centrales, perdons le contrôle des forces qui accroissent les prix. »
https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/Aveux-de-Greenspan-quelque-chose‑d.html
Et on dirait bien que c’est le pire cauchemar des banquiers : le cauchemar des banquiers, c’est de lâcher par mégarde la gorge des salariés (80% de la population active), et de les voir s’échapper pour recommencer à lutter victorieusement pour augmenter leurs salaires…
C’est cette obsession viscérale des salaires chez les banquiers qu’a utilement soulignée Annie Lacroix-Riz dans ce livre important qu’est « Le choix de la défaite » (*) (ne ratez pas cette vidéo) : sabordage historique dont la preuve formelle apportée par l’historienne pour les années 30 met en lumière (et permet d’enfin comprendre) le même choix — pour les mêmes raisons : tenir en cage les salaires —, à travers la construction européenne ardemment voulue et imposée par les banquiers, à commencer par Jean Monnet…
Des salariés dotés d’institutions leur permettant de se défendre financièrement… Une République, quoi… L’horreur absolue de tous les banquiers et de tous les rentiers du monde…
Malgré le fait qu’il se trompe tout le temps, je trouve qu’entendre Greenspan redouter sérieusement cette perspective d’inflation est un bon pronostic de bonne année… :o)
Bonne année à vous tous, chers amis !
Étienne.
(*) Annie Lacroix-Riz souligne fortement, — preuves formelles à l’appui, ce qui la distingue bien de nombreux historiens contemporains faux-nez du MEDEF — que, même en 1936, le Ministre des finances avait promis au Gouverneur de la Banque de France (également maître du Comité des Forges, MEDEF du moment) de bien tenir les salaires (comme le faisaient, et le font toujours ?, tous les ministres des finances avant de prendre leurs fonctions), et que c’est uniquement sous la pression irrésistible de la rue, sous la contrainte de centaines de milliers de salariés en colère et prêts à en découdre physiquement, que les Ministres (et leurs banquiers matons) ont dû lâcher les congés payés, les 40 heures, les hausses de salaires, etc.
Annie Lacroix-Riz souligne qu’aujourd’hui encore, comme hier, il n’y a pas grand-chose à attendre de l’initiative de nos « représentants » puisque leurs vrais maîtres sont les banquiers : rien ne se fera de bon si les salariés ne prennent pas eux-mêmes en charge la défense de leurs intérêts.
Elle souligne aussi que l’obsession des banquiers contre les hausses de salaires était telle que la Banque de France a soutenu activement Hitler depuis le début, que la même Banque de France a soutenu d’autres dictateurs, que la même Banque de France a rendu possible le financement de l’effort de guerre de l’Allemagne et que la même Banque de France a finalement voulu et imposé la capitulation rapide de la France devant Hitler, carrément… car Hitler était formidable du point de vue des salaires : exactement l’homme dont la Banque de France aimait les méthodes pour traiter les syndicats et autres agitateurs d’esclaves… Tout ça est passionnant. Cette historienne est un phare, un des derniers qui soient allumés.
Sur la terrible BRI, Banque des Règlements internationaux : https://solidariteetprogres.fr/bri-banque-des-reglements-internationaux.html
Sur la profonde malhonnêteté de nombreux historiens actuels, grassement payés par les plus riches (et encensés publiquement tous les jours par des médias aux ordres — qui peut résister à cette corruption ?) pour réécrire une histoire sur mesure — et sans preuves —, il faut absolument lire cet autre livre, tout petit celui-là mais décapant au possible : « L’histoire contemporaine sous influence » ;
voir cette bonne recension : http://www.voltairenet.org/article13259.html.

« Jacques Marseille au service de
l’UIMM »
À propos d’historiens sous influence (financière et médiatique),
voici justement un bon article du précieux journal Le Plan B :
http://www.leplanb.org/numero-en-cours/jacques-marseille-au-service-de-l-uimm‑4.html
Les subprimes ?
Ce n’était que le prologue
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3654
« De multiples sources ont confié à Lyndon LaRouche et à des représentants de son comité d’action politique (LPAC) que l’effondrement du système monétaro-financier allait entrer dans une nouvelle phase après le 3 janvier. Le chroniqueur financier du New York Times Floyd Norris a également écrit à ce sujet vendredi, disant que le marché des obligations d’entreprise était aussi insensé que la bulle des subprimes, mais en bien plus grand.
Alors que s’effondre déjà le marché des assurances d’obligations, « la sévérité de la débâcle des subprimes pourrait n’être qu’un prologue à l’acte principal, une tragédie se jouant sur le scène des marchés du crédit d’entreprise » a dit Ted Seides du fond d’investissement new-yorkais Protégé Partners.
Il a aussi qualifié le marché des CDS (Credit Default Swaps, des contrats d’assurance contre les défauts de crédit) de « marché d’assurance sans réserves », évaluant la valeur totale de ces actifs à 45 000 milliards de dollars ( !), soit l’équivalent du PIB mondial. »
« Henry Ford, riche bienfaiteur des nazis, depuis leurs premiers pas »
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1188
Quand de grands industriels joignent leurs efforts à ceux de grandes banques pour ne garder que la peau des démocraties…
Le 22 mai 2007, « Là-bas si j’y suis » était à Tonronto avec Max Wallace, auteur du livre « The American Axis ».
L’incroyable histoire, méconnue, d’Henry Ford, emblème du capitalisme idéalisé, finançant massivement le parti nazi et utilisant sa fortune et son crédit jusqu’au bout pour l’extermination des juifs et la victoire d’Hitler, contre son propre pays en guerre, mais pourtant protégé par des médias économiquement dépendants…
Consternant.
Je viens de commander le livre d’Annie Lacroix-Riz : « Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy » ; dès que je l’aurai commencé, je vous en parlerai.
Bonne année à tous ! Que 2008 vous apporte la santé, l’amitié, le réconfort et l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Bonne Année à « nous », qui tentons de résister, ce qui est toujours une tentative gagnante !
Tenter de résister, c’est résister, résister, c’est vaincre la résignation, et cela c’est gagner l’essentiel de tout ce qui définit la vie !
Nous le fêterons 365 jours de suite, car nous ferons leur fête aux mensonges installés si confortablement dans les positions dominantes.
L’Huma de ce 1er Janvier accueille un article de Raoul Marc Jennar, bon à lire, mais le fait par lui même aussi est bon à connaître, à tous points de vue :
promettons nous de « nous bouger »…nous bouger les méninges pour réussir enfin ce que redoutent « les dominants » !
Bonne année à tous. Petite remarque pour Jean-Michel : désolé mais pour l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il faudra attendre 2009 ;-).
Bonne année à tous.
J’ai lu « Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy » d’Annie Lacroix-Riz. Mais, je n’ai pas encore entamé « Le choix de la défaite »
La lecture du premier livres est difficile, mais Lacroix-Riz parvient à démontrer par un travail monstrueux de collecte d’information dans les archives nationales que la collaboration des milieux d’affaires fut nettement plus préméditée et volontaire qu’on ne le croit.
De nombreuses banques (ex : Paribas et la banque d’Indochine, l’ancienne Indosuez) se sont saisis « des opportunités de marchés », de nombreux hommes d’affaires (ex : Taittinger) ont proposé leurs services au Reich, ont demandé à obtenir la propriété de biens « arianysés », sont allés de l’avant en créant des sociétés mixtes, forme ultime de la collaboration. Parmis elles, Lacroix Riz démontre qu’une usine en France produisait du Zyklon B, le gaz des chambres à gaz.
http://www.amnistia.net/news/enquetes/zyklon/zyklon0.htm
C’est un très bon livre dont nos convictions ne ressortent pas indemnes.
Sinon, j’ai besoin de quelques éclaircissements, Étienne. En 1936, le Front populaire — marqué par la chute du cartel des gauches du fait du « mur de l’argent » — procède à la nationalisation de la Banque de France, c’est-à-dire (je crois) que le Conseil des régents est dissout. C’est justement grâce à cela — il me semble — qu’il peut mener sa politique (je ne connais pas les faits précisément). La banque de France n’a-t-elle pas été davantage mise sous contrôle dès lors ?
Autrement, passant du « coq à l’âne », j’ai une interprétation un peu différente de ce que dit Greenspan — même si vous avez peut être raison et moi tort —, quand il dit : « …Nous, ainsi que toutes les autres banques centrales, perdons le contrôle des forces qui accroissent les prix ». Si, bien évidemment, les salaires sont le facteur principal des hausses de prix, on peut considérer également que les investisseurs institutionnels (fonds d’investissements, de pension, et banques), se défiant de l’immobilier, et les cours des actions et des obligations étant désormais largement élevés par rapport à leur réalité — désormais investissent en spéculant fortement sur les matières premières : l’or, le pétrole, mais aussi le blé, le cacao, le lait, le poisson et autres denrées. L’excès de liquidité dans l’économie (financière surtout) est avéré, du fait de la politique des taux d’interêt faibles qui ont favorisé cette création monétaire, et désormais ces liquidités vont sur les produits qui sont destinés aux consommateurs.
L’arme des taux d’intérêt semble s’être érodée, et ne sert plus qu’à alimenter la bulle financière, et il semble impossible pour les banques centrales de remonter leurs taux (cela accroîtrait la crise, et provoquerait des faillites bancaires ; voir « Le mur de l’argent » de Morin)
Il est bien possible, dans cette hypothèse — la spéculation contre la vie —, qu’il y ait augmentation de l’inflation sans augmentation des salaires :-(.
Bref, j’espère avoir tout faux.
PS : je vais me jeter sur « Le choix de la défaite ». À noter que Lacroix-Riz a aussi écrit « Le Vatican, l’Europe et le Reich » et que Costa-Gavras s’en est inspiré dans son film « Amen » qui dénonce avec subtilité le double jeu du Vatican au cours de la guerre et de la shoah.
Bonjour
Il me semble important de faire connaître d’un plus grand public les travaux d’Annie Lacroix-Riz.
J’en avais parlé pour dénoncer les vrais assassins de Guy Môquet en octobre 2007.
On pourra aussi lire et faire lire le dossier « Le livre noir du patronat français » publié par le magazine Marianne le 24 novembre 2007.
Zgur
Chers amis,
Vous trouverez ci-dessous un article qui vous intéressera sans doute un peu ;o)
« Étienne Chouard : les traités européens servent les intérêts de ceux qui les écrivent »
un entretien que j’ai eu avec Silvia Cattori, publié sur le site du réseau Voltaire :
http://www.voltairenet.org/article154208.html
Bonjour,
Bonne année de luttes à toutes et tous,
le dernier communiqué de la BCE est dans le même sens « inflation= salaires » (à noter une innovation, ou un aveu : l’injection de liquidités en dollars !!!) :
La BCE maintient ses taux après avoir envisagé une hausse
jeu. janv. 10, 2008 5:06 CST
FRANCFORT (Reuters) – La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux d’intérêt inchangés jeudi mais son président, Jean-Claude Trichet, a souligné que sa politique monétaire n’était absolument pas neutre et qu’elle était prête à agir préventivement au besoin pour lutter contre l’inflation.
Le principal taux directeur de la BCE, le taux de refinancement, reste à 4%, a indiqué la banque centrale de la zone euro à l’issue de la première réunion de l’année de son conseil des gouverneurs.
Trichet a expliqué que le conseil était en alerte maximale face au risque inflationniste et qu’il avait débattu d’une hausse des taux mais pas d’une baisse.
Prié de dire si l’on pouvait considérer que la BCE avait adopté un biais haussier sur les taux, il a répondu : « Nous ne sommes certainement pas neutres ».
Il a profité de sa conférence de presse pour avertir syndicats, employeurs et gouvernements que la BCE ne tolérerait pas des effets inflationnistes de second tour, en clair une spirale haussière des prix alimentée par l’augmentation des coûts de l’énergie et de l’alimentation.
« Nous sommes dans une position d’alerte absolue », a‑t-il souligné. « Le Conseil des gouverneurs reste prêt à agir de manière préventive afin que des effets de second tour et des risques à la hausse pour la stabilité des prix à moyen terme ne se matérialisent pas. ».
Pour les observateurs, un tel discours signifie que l’option d’une hausse des taux ne peut pas être exclue. Pourtant, la moitié environ des 71 économistes et analystes interrogés la semaine dernière par Reuters avaient dit anticiper des taux inchangés pendant toute l’année 2008.
« Une baisse des taux n’est clairement pas à l’ordre du jour pour l’instant », a estimé Audrey Childe-Freeman, économiste de CIBC.
L’inflation dans la zone euro a atteint 3,1% en décembre selon la première estimation publiée la semaine dernière, son plus haut niveau depuis six ans et demi et bien au-dessus de l’objectif de 2% que s’est fixé la BCE.
Celle-ci avait déjà mis l’accent à plusieurs reprises sur les risques d’effets de second tour, notamment ceux liés à la montée des revendications salariales destinées à compenser la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation.
UNE BAISSE DES TAUX PAS ENVISAGÉE
« Le Conseil des gouverneurs surveille les négociations salariales avec une attention particulière. Tout plan d’indexation des salaires nominaux sur les prix devrait être supprimé », a déclaré Trichet.
Faute de modération salariale et de baisse des prix des matières premières, a jugé Trichet, la « bosse » de la courbe de l’inflation dans la zone euro a peu de chances de se résorber aussi rapidement que la BCE le prévoyait en décembre.
À la différence de la BCE, plusieurs grandes banques centrales ont commencé à assouplir leur politique monétaire face aux turbulences sur les marchés financiers et aux signes de ralentissement de l’économie américaine.
La Réserve fédérale américaine, la Banque du Canada et la Banque d’Angleterre (BoE) ont toutes les trois abaissé leurs taux le mois dernier.
La BCE les a laissés inchangés ce jeudi pour sa première réunion de l’année mais le marché s’attend à un nouvel assouplissement le mois prochain.
Trichet a expliqué que l’hypothèse d’une baisse des taux n’avait pas été débattue jeudi par le conseil des gouverneurs. Il a précisé que le statu quo était le fruit d’un « consensus », un terme qu’il avait déjà employé le mois dernier alors que certains membres du conseil avaient plaidé pour une hausse des taux.
Mais il s’est refusé à dire si les partisans d’un tel resserrement de la politique au sein du conseil étaient plus nombreux en janvier qu’en décembre.
À ses yeux, les indicateurs les plus récents confirment que les fondamentaux de l’économie de la zone euro restent solides et que la croissance des Quinze (en incluant Malte et Chypre, qui ont adopté l’euro le 1er janvier) devrait être proche de son potentiel en 2008 malgré un ralentissement par rapport au troisième trimestre 2007.
Il a toutefois reconnu que l’impact sur la croissance des tensions sur les marchés financiers était encore difficile à déterminer.
Pour tenter d’apaiser les tensions sur les marchés du crédit, a‑t-il ajouté, la BCE va renouveler les injections massives de liquidités en dollars destinées aux banques de la zone euro, en coordination avec la Fed américaine et la BNS suisse.
Krista Hughes, David Milliken et Karolina Slowikowska, Version française Marc Angrand
http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008–01-10T160607Z_01_CHE052483_RTRIDST_0_OFRBS-BCE-TAUX-20080110.XML
Un début de réponse est venu des décembre de Suède :
Le 18 décembre dernier, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) a condamné comme « illégal le blocus imposé en 2004 par les syndicats suédois de la construction et de l’électricité à l’entreprise lettone Laval, dont le siège est à Riga, qui entendait faire travailler 35 ouvriers lettons sur un chantier de construction en Suède sans adhérer à la convention collective du bâtiment suédois ».
Vous avez bien lu : il est désormais « illégal » pour un syndicat suédois d’exiger le respect de la convention collective ! En application de ce jugement, la Suède est sommée de changer son droit du travail !
Ce jugement a soulevé une protestation unanime parmi les dirigeants des syndicats et des partis de gauche suédois.
L’un d’eux, Lars Ohly, président du « Parti de gauche » (ex-Parti communiste), s’est exclamé : « La Suède doit quitter l’Union européenne ».
Il devient nécessaire de soumettre à la réflexion collective une riposte à la crise sociale qui soit à la hauteur des enjeux :
Une hausse générale des salaires et des revenus égale pour toutes et tous à l’échelle européenne passe nécessairement par une action collective à cette échelle.
Bonjour ou bonsoir et bonne année Mr Chouard !
Je voulais laisser un commentaire et participer un peu aux projets essentiels ( vrai démocratie, vrai monnaie ) depuis un moment, mais c’est trop dur ! Je m’en excuse d’avance, mais votre site est le site le plus bordélique de l’univers !
Ces amabilités dites, j’en suis venu au mêmes constats que vous à l’aide de deux auteurs dont je fais la pub sur mon blog :
Robert Musil ( Pour le pourquoi )
Karl Kraus ( Pour le comment ).
Ce que raconte Annie Lacroix-Riz ne m’a pas étonné une seconde quand on a lu la description de Kraus de la première guerre mondiale en temps réel « les derniers jours de l’humanité » ( 1919 ).
Je suis avec vous, et si je peux etre utile à quelque chose…
Bonjour Henri,
Bonne année à vous aussi :o)
Vous avez bien raison, mon site devient un grand capharnaüm, mais je fais ce que je peux et je n’en peux plus, voilà.
Désolé.
Ceci dit, je crois qu’on s’habitue, quand même, et que vous trouverez finalement vos marques si vous insistez un peu car, malgré les apparences, il y a une structure très logique entre toutes ces parties et ces pages :o)
Débordé par mes centaines de livres en cours, je suis évidemment intéressé au plus haut point par une synthèse de ce qui vous semble décisif (pour comprendre et réagir à ce qui nous menace), aussi bien chez Musil que chez Kraus, auteurs que j’ai seulement repérés sans encore les étudier.
Si vous avez déjà conçu des pages de synthèse, soyez assez aimable pour nous donner des liens directs, nous irons voir.
Au plaisir de vous lire :o)
Étienne.
Bonjour Étienne.
Une synthèse ?
Pour ce faire une idée de Kraus :
http://henrialberti.blogspot.com/2007_04_01_archive.html#2134777795617497203
Mon blog est une synthèse de ce qui me parait intéressant chez eux. Des extraits de texte choisis avec soin. Normalement, les textes doivent être lus chronologiquement, en commençant par le premier post paru.
« Confessions politiques d’un jeune homme in Essais. »
Ceux qui suivent parlent du « pourquoi certaines choses sont possibles ».
« LA NATION COMME IDÉAL
ET COMME RÉALITÉ ( Robert Musil in ESSAIS ), décembre 1921. »
« L’EUROPE DÉSEMPARÉE
ou
PETIT VOYAGE DU COQ À L’ÂNE ( Robert Musil 1922 ) »
Vive le grand capharnaüm : un seul citoyen ne peut ni ne doit imposer son ordre s’il aspire à faire de « son blog » celui de tous…
Ceci dit, l’ordre existe bel et bien, et comme « naturellement », lorsque s’ordonnent les réflexions autour de « l’ordre social existant » :
Sans préjugé idéologique, ici, l’évidence s’impose : derrière les beaux principes érigés en trompe-l’oeil, nous voyons la réalité d’une classe sociale dominante, qui sévit sur la planète entière depuis plusieurs guerres mondiales, s’apprêtant de nouveau à ressourcer son privilège en posant les prémices d’une nouvelle guerre mondiale :
voir yzokraS intaller une « base militaire permanente » chez des monarques sanguinaires ultra-religieux après s’être fait introniser par « un pape de combat », voila qui aide à choisir ses auteurs pour réfléchir à « que faire » !
Si le site d’Etienne « déborde son concepteur », c’est qu’il mérite une fréquentation des plus larges, car il a accumulé quand même un trésor de travail : le « plan B » s’y écrit !
Qu’on prenne ou qu’on laisse l’idée du « TIRAGE AU SORT », elle répond à un besoin de « dépassement » des blocages institutionnels, et si on la laisse, on n’est plus « innocent », du moins si l’on prétend être républicain !
…Car on a tous vu ici quelle classe dominante fait une guerre totale aux peuples, et pourquoi ces derniers sont impuissants face à cette minorité démoniaque !
Chers tous,
chacun avance comme il peut dans le constat :
“…Car on a tous vu ici quelle classe dominante fait une guerre totale aux peuples, et pourquoi ces derniers sont impuissants face à cette minorité démoniaque !”
Mais personne sur aucun blog, dans une aucune organisation, association ou parti, ne prend la responsabilité de dire que pour sortir de cette impuissance, de l’impasse des luttes partielles, catégorielles, qui ont été et restent nécessaires pour forger les regroupements à la base partout, et qui existent et se morfondent dans leurs petites forces eparpillées, il est nécessaire de proposer une perspective d’ensemble à l’echelle mondiale.
Nos luttes se doivent aujourd’hui plus que jamais d’avoir la perspective d’un mouvement fédérateur mondial qui affirme clairement que seule une révolution mondiale peut venir à bout de nos maux, que seule une grève générale mondiale peut renverser le rapport de force actuel.
Plus que de nous morfondre, ayant le courage de cette perspective, ayons la force de l’affirmer dans toutes nos luttes !!
Cette évidence fut connue et pratiquée par des millions de rebelles dans les années 20, lors de la dernière vague révolutionnaire mondiale. Le capital et ses serviteurs se sont acharnés depuis pour la faire disparaître à jamais ?
Sachons construire une autre
Autoroute de l’« Internationale insurgée »
Philippe Rekacewicz — novembre 2007
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/autoroute
Qui sont les meilleurs fossoyeurs de la dictature du capital ?
dans les années 20, une lecture « au prmier degré » du Manifeste communiste fit se lever une « classe révolutionnaire »…
D’elle même, la caste « révolutionnaire » au pouvoir en URSS laissa le peuple mécontent se démerder (pardon pour le mot, je viens d’être frappé par le « programme du PDTDC »..)
Ce qui fut sans effusion de sang la fin d’une grande nation dont le bilan, « globalement positif », peut se résumer à ceci :
émergence des « pays colonisés »
porte brusquement ouverte aux seuls vrais fossoyeurs de la dictature mondiale du capital : les capitalistes !
2008 : les voici face à leur tombe !
L’acte II de la crise du subprime est lancé. Et il va être bien plus douloureux que ne le fut le précédent.
-6,66% pour le CAC40 au moment ou j’écris mail par rapport à l’ouverture.
C’est pourtant un jour particulier, car en ce lundi Wall street (où les transactions sont les plus nombreuses) est fermée. Une fois Wall street ouverte, on peut s’attendre à ce que mardi soit également encore plus violent.
Faut-il être satisfait de constater que les valeurs bancaires et des fonds de gestion de capital (les dictateurs du 15% de retour sur investissement) sont les plus atteintes ?
De prime abord, on pourrait l’être en effet. Ce serait justice que ceux qui écrasent toutes les économies du monde payent le contre coup de leur tyrannie.
Et pourtant, ce n’est pas cela qui se produit. Pertes colossales des banques, toutes impliquées dans le subprime, mauvaises anticipations de celles ci sur les marchés à terme, c’est en réalité une crise de confiance qui a lieu. Les investisseurs souhaitent rapatrier leur argent placés en titres ou en produits dérivés, et cela oblige les banques et fonds de gestion a vendre leurs actifs. Bref, une spirale infernale s’installe, renforcée par les craintes de récession américaine, tandis que l’inflation des produits alimentaires et les ressources naturelles s’accentuent, ce qui ralentira la consommation des ménages.
Que va t‑il se passer ? Les salariés vont-ils y gagner ? Le capital est-il en train de céder du terrain.
J’aurai aimé y croire, mais je considère que ce n’est pas du tout cela qui est en train de se produire.
1)Les banques centrales (BCE et FED) vont intervenir : elles vont injecter à nouveaux des dizaines de milliards de dollars et d’euros dans l’économie pour sauver les banques. Celles-ci n’assumeront pas les risques qu’elles étaient censées prendre et ne tomberont pas en faillite.
2)Les banques vont se recapitaliser pour faire face à leurs pertes. Elles vont procéder a des augmentations de capital, et vont faire appel à des fonds, notamment étrangers (les fonds souverains sont sur le qui vive).
3)Les banques centrales vont baisser les taux d’intérêt, pour rendre le prix de l’argent moins cher pour aider les banques et limiter la récession, préserver l investissement et limiter le chômage.
Cela va entraîner une hausse continue de l’inflation.
De ce fait, les salariés et leurs représentants chercheront à obtenir des hausses de salaires, mais les banques centrales avertiront que ce serait mauvais pour l’économie, cela entretiendrait beaucoup plus l’inflation. Les banques centrales n’hésiteront pas à dire que les hausses de salaires d’aujourd’hui, obligerait un rehaussement des taux d’intérêt, et causeraient la baisse de l’investissement de demain, et le chômage d’après demain.
En gros, les banques centrales enjoindraient les Etats à contrôler les mouvements revendicatifs de salaires.
Et in fine, les salariés et les chômeurs sont une fois de plus les gros perdants de l’affaire.
La cause de tout cela, c’est le système monétaire en tant que tel : les banques n’assument tout simplement pas les risques qu’elles prennent.
Une question : si les médias sont étroitement surveillés (ce dont je suis depuis longtemps persuadé ) pourquoi les censeurs laissent-ils paraître des bouquins comme celui d’Annie Lacroix-Riz ?
Il faut de toute urgence que M. Chouard soit protégé physiquement, ainsi que sa famille. ..Pareille pour madame Lacroix-Riz .Il faut ouvrir un Q.G suffisamment grand pour recevoir l’administration de la nouvelle assemblée Citoyenne.Il faut faire un appel de fond, afin de faire fonctionner cette assemblée.Il faut se réunir,et centraliser les appels ou contacts possibles.Se fixer des buts ‚des actions ‚des grèves… En fait, monter au grand jour un RESEAU DE RESISTANCE.On a besoin du manuel à l’énarque, de l’artiste au comptable, du guerrier à l’homme de foi.Parce qu’il faut dire haut et fort notre révolte et notre haine de ces mensonges .NE jamais oublier les poilus ‚eux ont tenu parole , ceux du chemin des dames comme tous les autres.Nous ne deviendrons que ce que nous ferons . Je vous rapelle que pour un grand nombre d’entre vous,c’était vos parents.
TOUTES ces horreurs nous remontent dans le corps et le coeur. Remplaçons nos larmes par l’expression de notre colère …Si la France tombe, c’est le monde moderne qui s’écroule.Donc on peut leur demander aussi de l’aide …Ils nous le doivent bien.
Dernier truc possible,porter tous le même brassard .FAIRE PARLER LA RESISTANCE .
BRAVO à ceux qui sont déjà là… à VOUS
Je ne pense pas qu’il faille être parano, mais par contre il faudrait dès maintenant réagir pour les prochaines élections du parlement européen.
Voir un forum ouvert sur le sujet » Étienne Chouard, tête de liste aux prochaines européennes ? »
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=108
OK sur le principe sous réserve de l’accord de l’intéressé… 😉
Et question symbolique : quel pouvoir aura un député européen après le traité félon ?
Bien sur qu’Etienne devrait être d’accord 😉
En fait qu’il soit tête de liste ou non n’a que peu d’importance si cette liste réunis dans les 10 premiers des personnalitées connues pour vouloir l’europe, mais ne pas vouloir de cette europe qu’on nous propose (c’est la raison pour laquelle je propose qu’Etienne en fasse partie). Je pense qu’une telle liste aurait au moins quelques députés.
Si on pense que la « tribune » du Parlement Européen n’a même plus de raison d’être, il me semble que dans ce cas il vaut mieux aller cultiver son jardin … ce que je ferai si je pense qu’il n’y a plus d’espoir 🙁 .
Quel pouvoir aura un député européen ?
Au moins celui que prennent les députés du groupe GUE, pouvoir d’information et d’alerte pour les citoyens européens, décryptage et témoignage, pour démasquer les « ceusses » qui trahissent leurs électeurs et la pression des lobbies financiers, etc…
C’est à nous, citoyens vigilants dans notre diversité, d’utiliser au mieux ce pouvoir là, et peut-être, aussi, de nous organiser pour envoyer des députés renforcer ce groupe : c’est aux citoyens d’influencer et d’utiliser les partis qui prétendent les influencer et les utiliser, et même ceux qui ne le prétendent pas, mais qui risquent de n’avoir que cela à faire, si « nous » sommes passifs, attentifs, incapables de nous organiser en collectifs unitaires, ou « consentants » !
Il faut subvertir les partis, même ceux sur lesquels on peut encore compter, afin qu’ils se métamorphosent dans et par l’intervention citoyenne : soyons au moins « partisans » du principe de cette « intervention » !
Bref, je serais trop long…Donc je vous salue fraternellement !
Que répondre à ceux qui reprochent aux « NONISTES » de n’avoir pas un « plan B » tout cuit pour « l’EUROPE » ?
Pour ma part, l’existence d’un « plan C » où il est question que ce soit aux CITOYENS d’écrire eux-mêmes le « plan B » en question voilà qui me satisfait :
IL FAUT QUE LES CITOYENS DEVIENNENT CE QU’ILS SE DOIVENT D’ÊTRE : des personnes humaines dont la dignité exige leur intervention citoyenne pleine entière et responsable, face à une « main invisible » qui prétend nier leur droit à cette INTERVENTION !
NOUS DEVONS ETRE A VERSAILLES CE LUNDI 4 FEVRIER 2008 : notre présence sera celle du « roseau pensant » face aux vents néfastes de l’ultra-libéralisme !
Et puis cet argument selon lequel le fait de ne pas avoir de plan de rechange nous disqualifierait pour refuser des institutions dangereuses me fait invariablement penser à cette scène de
l’enfantla personne faible violée qui refuse évidemment d’être violée, qui hurle, qui proteste et… le violeur dit avec aplomb : « puisque la victime n’a manifestement pas d’alternative sérieuse à proposer, le mieux est certainement de continuer ce que j’avais commencé sans demander à personne… »C’est indécent de bêtise ou de malhonnêteté, au choix.
L’image de la personne faible violée convient parfaitement, comme convient une image : les peuples européens sont traités comme des incapables civils, violés politiquement par leurs propres représentants légaux. Nous y sommes.
Et ces violeurs prétendent que la désorganisation de la révolte contre le viol, l’absence de « plan B », est suffisante pour justifier le viol…
Tout ça est révoltant.
Étienne.
Je souscris à votre conclusion-principe concernant le plan C. Si vous le souhaitez, je rejoins celles et ceux qui, je l’imagine et espére, travaillent à ce projet.
s’il y a une « conspiration des égaux », c’est sans doute autre chose que dans le cadre d’une « théorie du complot » :
Dans ce cadre clair et « à ciel ouvert », c’est à la fois le « libre projet » de chacun et sa rencontre en un point singulier d’une « trajectoire imaginée collectivement » qui fondent le « point de fonctionnement » de l’émancipation humaine, laquelle est bien à la fois question de « dignité de la personne » et de « dynamique collective » :
La trajectoire n’est pensable par aucun individu fut-il aussi « puissant » qu’un Marx ou qu’un Gandhi…Ce qui est « pensable » c’est bien que « tous ensemble » on puisse créer les meilleures conditions de l’épanouissement de chacun : « l’intelligence collective » est un artifice qui doit tout à « l’intelligence de chacun », qui est la seule véritable intelligence nécessaire pour « y aboutir » :
L’échec de nos efforts pour « aboutir à faire l’unité » demandée par chacun, c’est bien l’échec des intelligences individuelles :
si chacun néglige « un détail négligeable » dans « la parole d’autrui », ce qui semblait « négligeable » à l’échelle individuelle devient un phénomène « monstrueusement immaîtrisable » à l’échelle collective.
…Bref…Nous souhaitons sûrement tous que grellety rejoigne « notre travail »…Si des mecs comme moi ne l’en dégoûtent pas…(retour de manif, j’ai une bosse suspecte sur l’arrière du crane) (hum!)
Pour me dégoûter, il faut en faire… !
En lien, l’entretien que Madame Lacroix-Riz m’a accordé pour Vox Populi.
@grellety
Entretien passionnant … bravo, mais j’ai eu parfois envie de vomir en le lisant..
(petit détail, le lien PRCF, http://www.vox-populi.net/PRCF , ne semble pas fonctionner)
Merci.
Mais qu’est-ce que ce lien qui ne marche pas ? Je n’ai pas compris.
C’est dans la phrase » Ce tapage déchaîné contre moi, et contre lequel seuls se sont immédiatement dressés mon syndicat (le Snesup) et les éléments politiques les plus progressistes (via une pétition lancée par le groupement politique auquel j’appartiens, le PRCF), n’aurait pas dû bouleverser ma vie. Il ne l’a gravement perturbée que dans la mesure où ma présidence d’université, dès juin-juillet 2005, puis mon ministère de tutelle (par l’intermédiaire du président de Paris 7), ont osé me demander des comptes sur mes travaux et sur mon enseignement. »
les gens ne croient pas aux « constitutions », car ils vivent et travaillent dans des zones de « non-droit », où la loi affichée ne l’est que pour les naïfs, les demeurés ou les « utopistes », voire les « pinailleurs », les « chieurs », les « procéduriers » etc…
Donc, les gens « normaux » suivent une autre norme que la loi écrite : chacun suit « la voix de son maître », cette voix étant toujours un « sous-entendu » , un « non dit », un rapport de force potentiel capable de se manifester durement à l’endroit du « rebelle ».
Le sentiment est que « c’est ainsi », jusqu’au jour où semble possible « un autre rapport de force ».
Il faut que le peuple « écrive sa Constitution » avec son sang et sa sueur et ses larmes, car un monde infernal s’est écroulé qui contre-balançait l’effet du monde infernal dominant : tout est à recommencer :
la lutte contre l’obscurantisme religieux des Benoît XVI et autres tortionnaires de la conscience humaine, la lutte contre les autorités religieuses qui abusent de notre besoin d’amour universel !
Nous ne craignons plus la mort ? alors, le Pape rappelle que l’enfer est éternel , et qu’il est impossible de ne pas craindre…
Le Pape a juste une petite longueur de retard sur les Aytollahs sanguinaires, mais il a de quoi remonter son « handicap », avec ce qu’il a appris dans sa jeunesse…
Les dominants accaparent notre dimension spirituelle et ils la soumettent à un « rapport de force » à l’image du rapport de force imposé économiquement : il ne leur suffit pas de pomper le sang du peuple, il leur faut siphonner plus : son âme !
Il n’y a qu’une résistance possible face à cet impérialisme suprême : celle qui unit « celui qui croit et celui qui ne croit pas » :
c’est une résistance laïque où se retrouvent les théologiens de la libération luttant pour que la dimension spirituelle serve à se libérer, avec ceux qui veulent concrètement créer les conditions matérielles de l’émancipation humaine.
Union des uns et des autres dans cette résistance est possible si est développée la logique de laïcité, laquelle permet à l’intelligence de chacun une « prise de distance » d’avec ses passions et « appartenances légitimes », pour travailler mieux avec la raison en vue d’un « bien commun ».
Bonjour,
Les conclusions pratiques de deux constats aujourd’hui admis ne sont pas complètements tirées, les illusions électoralistes, surtout en ce moment, sont tenaces et s’étalent à qui mieux mieux :
1) La démocratie bourgeoise est morte, seul un simulacre existe encore, pour peu de temps ; Participer alors ne peut être compris que si c’est pour s’en servir comme tribune en proposant autre chose, la démocratie directe, le tirage au sort, etc.
2) les banques privées créent l’argent et le crédit,
toute réforme de cette pratique mondiale dominante est illusoire et impossible.
Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie français, l’avait deja exposé il y a des années, les”marxistes” l’ont dédaigné, jamais exposé au peuple, aux militants, etc.
Dernier exposé en ligne :
« Il me semble (si j’ai bien compris) qu’avec un mélange de titrisation de dettes et de “leviérisation” ©, par l’intermédiaire de création de produits dérivés (CDO, CDx, ABx…), les banques peuvent créer autant de monnaie qu’elles veulent (sans contrepartie de réserves obligatoire vu que les SIV (dettes titrisées ) sont sorties du bilan de la banque.
Par exemple :
1) Une banque Z prête une somme X à Mr Y pour l’achat d’une maison.
2) Elle crée une SIV dont les revenus sont basés sur les remboursements des emprunts immobiliers.
3) Mr Y sollicite un prêt auprès de la banque Z pour ses besoins personnels, en gageant ce prêt sur la valeur de sa maison dont le prix est (était) supposé monter indéfiniment. ==> on a ainsi une première multiplication des petits pains…
4) Répétons cette opération (avec effet de levier 2, 3, …x fois) ; CDO, CDO de CDO, CDO de CDO de CDO …., ajoutons‑y à chaque fois un effet de levier de 3 (par exemple) et on arrive à la merveille des merveilles qui est le système actuel de crédit où on se retrouve avec de l’ordre de 500 000 milliards de produits dérivés devenus non négociables, car reposant sur la base étriquée de la dette des pauvres qui ne peuvent plus payer. »
http://www.pauljorion.com/blog/?p=348#comments
La banque de développement telle qu’elle a existé dans un certain capitalisme et que l’Amérique du Sud souhaite rescussiter se heurte à cette realité :
AOF le 08/02/2008 14h00
EXXON a obtenu le gel de 12 milliards de dollars d’actifs vénézuéliens
(AOF) – Le groupe pétrolier ExxonMobil a annoncé jeudi soir avoir obtenu d’un tribunal de Grande-Bretagne le gel de 12 milliards de dollars d’actifs du Venezuela dans le monde, afin de compenser la nationalisation par le président vénézuélien Hugo Chavez d’un important projet pétrolier dans l’Orénoque. La première compagnie pétrolière mondiale avait déposé en septembre une demande d’arbitrage international dans de nombreux tribunaux dans le monde à ce sujet. Exxon aurait également obtenu des injonctions similaires aux Pays-Bas et aux Antilles néerlandaises.
Un porte-parole d’Exxon a déclaré jeudi soir que sa compagnie avait « obtenu de la Haute Cour à Londres un ordre de gel mondial contre la compagnie nationale Petroleos de Venezuela (PDVSA), qui interdit à PDVSA de disposer de ses actifs dans le monde jusqu’à hauteur de 12 milliards de dollars ».
Caracas a pris le contrôle fin juin de la riche région pétrolière de l’Orénoque (500.000 barils extraits par jour) et s’était engagé à indemniser les multinationales pétrolières sur la base de la valeur comptable des actifs, et non pas celle du marché pétrolier.
ExxonMobil et ConocoPhillips ont alors choisi de quitter la région. Total, Statoil, Chevron et BP ont accepté les nouvelles conditions imposées par Venezuela. La compagnie nationale PDVSA est devenue nettement majoritaire dans les co-entreprises pétrolières de l’Orénoque.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/…
La réalité semble victime d’une dissonance cognitive collective : on refuse d’accepter l’inacceptable et d’en tirer les conséquences.
Cet aveuglement est général, il traverse tous les partis, organisations, associations, blogs, parce qu’il met en péril leurs raisons d’être et leurs repères.
Il est temps de passer de l’autre côté du miroir.
La seule alternative passe par les luttes à la base dans le monde entier et par l’ auto création de monnaie alternative hors du circuit financier.
Tant que la consience populaire majoritaire accordera son « crédit » au système, ce dernier dominera, mais les « prises de conscience » peuvent être massives et soudaines après « incubation lente »…
Je suis assez d’accord pour dire qu’on retarde d’autant « sa » prise de conscience que l’on fuit « ses » responsabilités :
en ce sens , nous sommes « libres », mais ce qui nous empêche d’assumer dignement cette « liberté », c’est l’alibi plutôt lâche de « la non crédibilité d’une alternative »…
Alors il nous reste les précheurs de la résignation, déguisés en théologiens…
Pour ceux qui zappent la partie « forum », ils ont tort !
Ce jour il y existe une confrontation entre Jacques Roman, Sandy , et Sam17 fort pointue et néanmoins édifiante :
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3284#p3284
(d’ailleurs, j’ai encore besoin de tout relire…humm!)
Mais à la première lecture et sauf erreur, j’en conclus que ces 3 interlocuteurs ont mis chacun à sa façon « le doigt dessus » :
la « mondialisation », menée sous la houlette d’un capitalisme ayant été autorisé à « mettre le grand braquet » par « la chute du mur » se poursuit avec des « processus d’intégration » qui ressemblent bien à certains égards à feu le « processus colonial », car il s’y produit une négation des souverainetés, une « chosification des peuples » !
L’art et la manière de cette oeuvre colossale, c’est de remplacer la « souveraineté des citoyens » par le « consentement des États »…
Et à quoi les États doivent-ils « consentir » ?
À servir la loi d’airain du capital !
Cette loi c’est « la concurrence libre et non faussée », afin que le rendement de l’argent soit optimal, c’est-à-dire qu’il soit fait abstraction totale, dans l’économie, des réalités humaines et « environnementales » (j’ai pas de mot plus respectueux…)
le « mécanisme » qui fait glisser les droits de l’homme et du citoyen à la trappe des pertes et profits est celui qu’évoque Jacques Roman avec ce qui me semble un humour ou une candeur feinte …Il y a un cafouillage entre « la loi faite pour les citoyens », et qui est « obsolète » devant « celle dictée aux États »… Mais lisez donc !
« Scoop !
Adam Smith radicalement contre les
profits élevés »
http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9
Décidément,
on aurait tort de croire sur parole les prêtres intégristes de la
religion
ultralibérale, ces charlatans qui ne se prévalent que de sornettes
comme « l’allocation
optimale des ressources par le marché » ou de superstitions
ridicules comme
la « main invisible du marché » : quand on
lit dans le texte
leurs bibles (ici « La richesse des nations » d’Adam
Smith), on tombe
sur des perles comme celle-ci :
« (…)
Dans le fait,
des
profits élevés tendent, beaucoup plus que des salaires
élevés, à faire monter le prix de l’ouvrage.
Si, par exemple, dans la fabrique des
toiles, les salaires des divers ouvriers, tels que les séranceurs du
lin, les
fileuses, les tisserands, etc., venaient tous à hausser de deux deniers
par
journée, il deviendrait nécessaire d’élever le prix d’une pièce de
toile, seulement
d’autant de fois deux deniers qu’il y aurait eu d’ouvriers employés à
la
confectionner, en multipliant le nombre des ouvriers par le nombre des
journées
pendant lesquelles ils auraient été ainsi employés. Dans chacun des
différents
degrés de main-d’œuvre que subirait la marchandise, cette partie de son
prix, qui
se résout en salaires, hausserait seulement dans la proportion
arithmétique
de cette hausse des salaires.
Mais
si les profits de
tous les différents maîtres qui emploient ces ouvriers venaient à
monter de 5 p.
100, cette partie du prix de la marchandise qui se résout en profits
s’élèverait,
dans chacun des différents degrés de la main-d’œuvre, en raison
progressive de
cette hausse du taux des profits ou en proportion géométrique.
Le maître
des séranceurs demanderait, en vendant son fin, un surcroît de 5% sur
la valeur
totale de la matière et des salaires par lui avancés à ses ouvriers. Le
maître
des fileuses demanderait un profit additionnel de 5%, tant sur le prix
du Un
sérancé dont il aurait fait l’avance, que sur le montant du salaire des
fileuses. Et enfin, le maître des tisserands demanderait aussi 5%, tant
sur le
prix par lui avancé du fil de lin, que sur les salaires de ses
tisserands.
La
hausse des salaires
opère sur le prix d’une
marchandise, comme l’intérêt simple
dans
l’accumulation d’une dette.
La hausse des profits
opère comme l’intérêt composé.
Nos
marchands et nos
maîtres manufacturiers se plaignent beaucoup des mauvais effets des
hauts
salaires, en ce que l’élévation des salaires renchérit leurs
marchandises, et
par là en diminue le débit, tant à l’intérieur qu’à
l’étranger ; ils
ne
parlent pas des mauvais effets des hauts profits ; ils gardent
le silence
sur les conséquences fâcheuses de leurs propres gains ; ils ne se
plaignent que
de celles du gain des autres. (…) »
Adam
Smith,
Recherche sur la
nature et les causes de la richesse des nations, Livre IV,
chapitre 9 – Des
profits du capital.
http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9
bonjour Etienne ,
Pour qui est – ce un scoop ? pour ceux qui n’ont pas pris la peine de lire Smith, qu’ils s’en prévalent ou non.
Lorsque tu utilises les termes » superstitions ridicules » pour caractériser la théorie de la main invisible ou bien encore « sornettes » pour l’allocation optimale des ressources, tu sabordes ta soi disante intention de lire dans le texte.
Les oeuvres de Smith mais aussi celles de Marx ne « méritent » pas de telles caricatures ou de tels mépris.
Elles sont très instructives mais avant de les critiquer ‚mieux vaut les lire.
Pourquoi ne lirais tu pas John Stuart Mill ?
Pour ce qui est du combat que tu mènes, il ne faut pas te décourager, l’adoption du traité simplifié par la force ( en quelque sorte )montre bien qu’il y a un problème dans le fonctionnement des institutions, ton combat se justifie , peut être faut il se recentrer sur l’essentiel pour éviter la dispersion et le grand fouillis.
bon courage.
« Le processus constituant et la création monétaire »
Vidéo (20 min.) de la conférence à l’IEP d’Aix du 15 janvier 2008 :
http://levillagedesfacteursdimages.org/facteursdimages/spip.php?rubrique505
Je parle parfois un peu vite parce que je sais que je vais manquer de temps,
mais cette synthèse en vidéo peut vous intéresser pour relayer ces idées.
Merci, cette vidéo vaut de l’or.
Il nous faut des citoyens comme Etienne, et des « gens de droite » comme Allais, il nous faut des communistes faisant leur travail, des intellectuels, des syndicalistes , il nous faut un peuple encore capable de lire, d’écouter et de résister !
Bref, il nous faut regarder la vérité avec le courage de ceux qui pensent que « le devenir humain » dépend de l’engagement de chacun.
En attendant qu’Étienne fasse peut être un article spécial sur ce sujet ;-)..
Un premier pas, insuffisant à mon sens, mais quand même dans le bon sens…
Je relaye le message perso d’un des initiateur :
« Ce jeudi est lancée dans un ensemble de médias européens une pétition appelant à une réaction politique contre la finance libéralisée dont nous ne voyons que trop les dégâts. Cette pétition réclame l’abrogation de l’article 56 du traité européen tel qu’il interdit toute restriction à la liberté de mouvements des capitaux. L’abrogation de cet article nous semble le préalable à toute reconstruction des structures de la finance.
Cette pétition est lancée à l’initiative d’un collectif d’économistes européens. Elle est relayée par :
L’Humanité, Le Monde Diplomatique, Politis, Là bas si j’y suis, Flamman (Suède), Trybuna Robotnicza (Pologne), Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Die Tageszeitung (Allemagne).
Pour signer : http://www.stop-finance.org
Il faut maintenant la faire connaître – et signer ! – du plus grand nombre de citoyens européens possible ! Tout ce que vous pourrez faire pour la diffuser sera d’une aide inestimable. »
Texte de la pétition :
Spéculation et crises : ça suffit !
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000–2002, krach internet ; 2007–2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit – et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
« Alerte : un projet de loi contre l’accès aux Archives »
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6354
Bonjour,
Connaissez vous l’indice NAIRU ?
J’ai publié une synthèse sur mon blog et sur Agoravox :
http://french-revolution‑2.blog.fr/2008/01/30/le_nairu_ou_pourquoi_le_chomage_ne_baiss~3657054
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37306
Ce n’est sans doute pas la seule raison au chômage élevé, mais cela a le mérite de montrer à qui profite ce dernier !
Amitiés
Jean Luc
« Intervention de Gérard Filoche au Conseil
National du PS du 2 juillet :
D’abord redistribuer les richesses »
« 17 : au tirage au sort, la contribution que je
défends devant vous a obtenu le n°17, elle est signée par 500 militants
socialistes, des responsables et élus, mais si je suis, de ce fait, le 17e
orateur, je vais pourtant être le premier à utiliser un certain
nombre de mots inédits dans la bouche de tous ceux qui m’ont précédé par
exemple, lisez sur mes lèvres, « il faut augmenter massivement les salaires. »
« Aug-men-ter mas-si-ve-ment
les sa-laires ! », les salariés constituent 93 % de la population active, ils
produisent toutes les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent, la
France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées, 105 milliards d’euros pour le CAC 40, 100 milliards
l’année d’avant, 86 l’année d’avant, 66 l’année d’avant, 57 en 2003, en cinq
ans, ils ont fait la culbute, ils ont doublé ! Les 500 premières familles ont
gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’année qui a précédé selon
Challenges, Le Monde annonçait en « une » 72 milliards d’euros de
niches fiscales, 10 points ont été pris aux salaires par les profits
financiers, soit entre 148 et 160 milliards d’euros, ils donnent 65 milliards
d’euros par an aux entreprises, aux chefs d’entreprises pas aux salariés, et le
cadeau fiscal de 15 milliards donné en été 2007 aux plus riches électeurs de
Bling-bling vient en plus de tout cela,
Mme Parisot dit qu’on ne peut pas prendre aux
riches pour donner aux pauvres parce que cela ne ferait pas assez… mais si,
bien sûr on peut, on doit d’abord redistribuer les richesses énormes ! leurs
caisses n’ont jamais été aussi pleines, c’est un mensonge d’État de prétendre
que « les caisses sont vides », elles sont pleines à ras bord, elles
débordent, ils nous ont attaqué il y a dix ans parce que, sous Lionel Jospin, « la
cagnotte publique était pleine », c’était vrai et c’était bien, nos comptes
étaient en excédent, y compris ceux de la Sécurité sociale et des retraites
mais c’est la cagnotte privée qui est archi pleine, ils ont siphonné les
comptes publics pour les transférer au privé, Il y a tout ce qu’il faut pour
nos écoles, notre santé, nos équipements publics, nos logements, nos quartiers,
nos retraites…
Il faut reprendre cela, pas
faire du « donnant-donnant » ! I0 euros minima de l’heure pour tous ! C’est à
dire le Smic à 1510 euros ! et 200 euros de plus pour tous, les salariés de
chez Renault – Dacia en Roumanie nous ont montré la voie !
Ce sont les salaires qu’il faut augmenter, pas
la participation ou autre intéressement ou autre épargne salariale bidon ! car
augmenter les salaires, c’est bon, cela remplit du même coup les caisses de
sécurité sociale et de retraite, c’est en augmentant les salaires qu’on assure
nos comptes sociaux ! qu’on assure notre santé, qu’on assure nos retraites !
Le salaire médian est de 1450 euros comment
peut-on vivre avec au prix des loyers, de l’essence ? Augmenter les
salaires ! en mai 68 la hausse des salaires a été de 33 à 55 % de hausse
des salaires. Cela voudrait dire, si cela arrivait aujourd’hui, un Smic à 1740
euros ! Et la décennie 70 en a été meilleure ! Des millions de gens ont
pu mieux vivre, acheter des lave-linge, payer les études des enfants… Cela a duré, car les salaires étaient indexés sur
les prix jusqu’en 1983 ! Il faut rétablir cette indexation pour les salaires et
les retraites !
Et défendre les 35 h avec
force ! Comment a‑t-on pu se laisser mettre sur la défensive par le honteux
slogan « la liberté de travailler plus pour gagner plus ». Chaque mot
est mensonge. Aucun salarié n’a la liberté de ses horaires. C’est l’employeur
qui décide seul des horaires. Tout cela est pour “gagner moins”.
Les 35 h sont généralisées, c’est la référence
légale pour tous les salariés, pour 100 % des salariés, cela ne « nuit »
à aucun, sauf à ceux qui sont victimes de fraudes, d’heures supplémentaires
impayées, en attaquant les 35 h ils veulent baisser les
salaires, ce n’est qu’une attaque contre les salaires, car les 35 h étant le
seuil de déclenchement des heures supplémentaires, chaque heure au delà est
majorée de 25 %, puis de 50% puis de 100% et c’est cela qu’il remettent en
cause lorsqu’ils veulent déroger à la durée légale, aux contingents annuels…
Défendons les 35 h comme la prunelle de nos
yeux, on peut À LA FOIS réduire le temps de travail, hausser les salaires et la
productivité, parfaitement, les trois choses à la fois, c’est ce qu’on fait en
France depuis 70 ans, des 40 h de 36 aux 39 h de 82 aux 35 h de 2002, on
prouve au monde entier que c’est possible, pourquoi céderait-on aux intégristes
néo libéraux qui veulent nous ramener au 19° siècle ?
Et le Code du travail qu’ils ont cassé
méticuleusement et qu’il faut reconstruire pourquoi ne pas en parler plus ?
On nous disait « augmenter les salaires cela crée de l’inflation ». Faux.
Ils n’ont pas augmenté les salaires et on a de l’inflation. C’est la preuve que
leur théorie est mensongère : l’inflation c’est la spéculation qui la
provoque ! Et il faut un programme d’action d’urgence sociale a défendre
maintenant, pas dans 5 ans, maintenant face à ce gouvernement le plus
réactionnaire néo libéral intégriste, que nous ayons eu depuis 60 ans, qui veut
nous imposer une contre révolution blanche antisociale dans tous les domaines.
En cinq points : salaires,
protection sociale, 35h-plein emploi-droit du travail, service publics
reconstruits, renforcés, élargis, et fiscalité républicaine redistributive,
directe et progressive. Voilà des mots qui n’ont pas été prononcés hormis
notre contribution.
Personne n’a défendu cela ! Pourquoi, c’est
cela qui essentiel pour nos concitoyens ! C’est cela qu’il faut défendre si
nous voulons gagner et ne pas perdre les élections. C’est le social qui doit
être au cœur et susciter des « saines colères » en face de Sarkozy.
Ce sont ces points sociaux qui sont vitaux, incontournables, pourquoi ne
pas nous en emparer ?
Dans ce programme d’urgence sociale, il faut
défendre nos retraites à 60 ans, à taux plein, aucun des 16 orateurs
qui m’a précédé ne l’a dit, excepté Marie-Noëlle juste avant moi. Ils
mentent quand ils disent qu’il veulent passer à 41 ou 42 annuités à cause de
l’allongement de l’espérance de vie. Ils mentent : la réalité, dans la vie
réelle, pas sur TF1, pas dans les rapports bidons, c’est que les salariés
français travaillent 37 annuités, encore, toujours, dans les faits, et
prétendre leur imposer 41 annuités, c’est les faire sauter à la perche
sans perche, le seul résultat est de baisser les retraites ! De replonger les vieux
dans la misère et les mouroirs.
On peut augmenter les salaires et les cotisations,
il y a l’argent pour y faire face, avec un PIB qui augmentera de 1 800 milliards
d’ici à 2040, on dispose de 215 milliards pour garder nos retraites, c’est un « choix
de société » comme nous l’avions voté unanimement au congrès de Dijon.
D’ailleurs c’est la retraite à 60 ans qui
garantit l’espérance de vie, supprimez-la et nous vivrons moins vieux, les
assurances rapaces qui veulent prendre la place de la retraite par répartition,
ont des tables de mortalité qui le démontrent…
Mais je n’ai plus le temps, le reste est dans la
contribution et seulement dans CETTE contribution…
Je voudrais quand même dire sur l’Europe :
comment ne pas voter contre l’Europe réactionnaire
des 60 à 65 h par semaine. Xavier Bertrand a signé ce formidable recul. Comment ne
pas défendre l’année prochaine l’Europe des 35 h, l’Europe du Smic européen ?
Je voudrais dire que nous sommes pour une autre
mondialisation où l’OIT, l’OMS, l’OME, auraient autant de pouvoir réel que
l’OMC… Je voudrais parler, comme Benoît, pour une VI° République sociale,
laïque, démocratique, parlementaire…
Merci, le reste c’est dans la contribution n°17”.
Gérard Filoche, le 2 juillet 2008, 20
h 15.
« D’abord redistribuer les richesses »
La contribution
intégrale de Démocratie et socialisme :
http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1544