Les banquiers ont peur de voir les salariés recommencer à se défendre : bonne année !

1/01/2008 | 44 commentaires

Chers amis,

Le lien entre nos ins­ti­tu­tions — mal­hon­nêtes dès leur consti­tu­tion, de façon à bien ver­rouiller notre impuis­sance poli­tique — et les intrigues des banques pri­vées — qui sont capables, pour nous asser­vir, de voler la créa­tion moné­taire à la col­lec­ti­vi­té, et même de contraindre les repré­sen­tants poli­tiques à livrer le pays à des bour­reaux qu’elles ont fait naître —, est pour moi la décou­verte de l’an­née 2007.

Cette décou­verte per­met de pro­gres­ser dans notre réflexion sur une Consti­tu­tion d’o­ri­gine citoyenne. Ceux qui disent qu’on ne pro­gresse pas se trompent.

Alan Greens­pan vient de décla­rer : « je dois pré­voir que quelque chose d’i­nat­ten­du va arri­ver et nous met­tra à terre… » « … Nous, ain­si que toutes les autres banques cen­trales, per­dons le contrôle des forces qui accroissent les prix. »

https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/Aveux-de-Greenspan-quelque-chose‑d.html

Et on dirait bien que c’est le pire cau­che­mar des ban­quiers : le cau­che­mar des ban­quiers, c’est de lâcher par mégarde la gorge des sala­riés (80% de la popu­la­tion active), et de les voir s’é­chap­per pour recom­men­cer à lut­ter vic­to­rieu­se­ment pour aug­men­ter leurs salaires…

C’est cette obses­sion vis­cé­rale des salaires chez les ban­quiers qu’a uti­le­ment sou­li­gnée Annie Lacroix-Riz dans ce livre impor­tant qu’est « Le choix de la défaite » (*) (ne ratez pas cette vidéo) : sabor­dage his­to­rique dont la preuve for­melle appor­tée par l’his­to­rienne pour les années 30 met en lumière (et per­met d’en­fin com­prendre) le même choix — pour les mêmes rai­sons : tenir en cage les salaires —, à tra­vers la construc­tion euro­péenne ardem­ment vou­lue et impo­sée par les ban­quiers, à com­men­cer par Jean Mon­net…

Des sala­riés dotés d’ins­ti­tu­tions leur per­met­tant de se défendre finan­ciè­re­ment… Une Répu­blique, quoi… L’hor­reur abso­lue de tous les ban­quiers et de tous les ren­tiers du monde…

Mal­gré le fait qu’il se trompe tout le temps, je trouve qu’en­tendre Greens­pan redou­ter sérieu­se­ment cette pers­pec­tive d’in­fla­tion est un bon pro­nos­tic de bonne année… :o)

Bonne année à vous tous, chers amis !

Étienne.


(*) Annie Lacroix-Riz sou­ligne for­te­ment, — preuves for­melles à l’ap­pui, ce qui la dis­tingue bien de nom­breux his­to­riens contem­po­rains faux-nez du MEDEF — que, même en 1936, le Ministre des finances avait pro­mis au Gou­ver­neur de la Banque de France (éga­le­ment maître du Comi­té des Forges, MEDEF du moment) de bien tenir les salaires (comme le fai­saient, et le font tou­jours ?, tous les ministres des finances avant de prendre leurs fonc­tions), et que c’est uni­que­ment sous la pres­sion irré­sis­tible de la rue, sous la contrainte de cen­taines de mil­liers de sala­riés en colère et prêts à en découdre phy­si­que­ment, que les Ministres (et leurs ban­quiers matons) ont dû lâcher les congés payés, les 40 heures, les hausses de salaires, etc.

Annie Lacroix-Riz sou­ligne qu’au­jourd’­hui encore, comme hier, il n’y a pas grand-chose à attendre de l’i­ni­tia­tive de nos « repré­sen­tants » puisque leurs vrais maîtres sont les ban­quiers : rien ne se fera de bon si les sala­riés ne prennent pas eux-mêmes en charge la défense de leurs inté­rêts.

Elle sou­ligne aus­si que l’ob­ses­sion des ban­quiers contre les hausses de salaires était telle que la Banque de France a sou­te­nu acti­ve­ment Hit­ler depuis le début, que la même Banque de France a sou­te­nu d’autres dic­ta­teurs, que la même Banque de France a ren­du pos­sible le finan­ce­ment de l’ef­fort de guerre de l’Al­le­magne et que la même Banque de France a fina­le­ment vou­lu et impo­sé la capi­tu­la­tion rapide de la France devant Hit­ler, car­ré­ment… car Hit­ler était for­mi­dable du point de vue des salaires : exac­te­ment l’homme dont la Banque de France aimait les méthodes pour trai­ter les syn­di­cats et autres agi­ta­teurs d’es­claves… Tout ça est pas­sion­nant. Cette his­to­rienne est un phare, un des der­niers qui soient allumés.

Sur la ter­rible BRI, Banque des Règle­ments inter­na­tio­naux : https://​soli​da​ri​teet​progres​.fr/​b​r​i​-​b​a​n​q​u​e​-​d​e​s​-​r​e​g​l​e​m​e​n​t​s​-​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​u​x​.​h​tml

Sur la pro­fonde mal­hon­nê­te­té de nom­breux his­to­riens actuels, gras­se­ment payés par les plus riches (et encen­sés publi­que­ment tous les jours par des médias aux ordres — qui peut résis­ter à cette cor­rup­tion ?) pour réécrire une his­toire sur mesure — et sans preuves —, il faut abso­lu­ment lire cet autre livre, tout petit celui-là mais déca­pant au pos­sible : « L’his­toire contem­po­raine sous influence » ;
voir cette bonne recen­sion : http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​3​2​5​9​.​h​tml.

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Étienne

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44 Commentaires

  1. Étienne

    Les sub­primes ?
    Ce n’était que le prologue

    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​s​p​i​p​/​s​p​_​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​654

    « De mul­tiples sources ont confié à Lyn­don LaRouche et à des repré­sen­tants de son comi­té d’action poli­tique (LPAC) que l’effondrement du sys­tème moné­ta­ro-finan­cier allait entrer dans une nou­velle phase après le 3 jan­vier. Le chro­ni­queur finan­cier du New York Times Floyd Nor­ris a éga­le­ment écrit à ce sujet ven­dre­di, disant que le mar­ché des obli­ga­tions d’entreprise était aus­si insen­sé que la bulle des sub­primes, mais en bien plus grand.

    Alors que s’effondre déjà le mar­ché des assu­rances d’obligations, « la sévé­ri­té de la débâcle des sub­primes pour­rait n’être qu’un pro­logue à l’acte prin­ci­pal, une tra­gé­die se jouant sur le scène des mar­chés du cré­dit d’entreprise » a dit Ted Seides du fond d’investissement new-yor­kais Pro­té­gé Partners.

    Il a aus­si qua­li­fié le mar­ché des CDS (Cre­dit Default Swaps, des contrats d’assurance contre les défauts de cré­dit) de « mar­ché d’assurance sans réserves », éva­luant la valeur totale de ces actifs à 45 000 mil­liards de dol­lars ( !), soit l’équivalent du PIB mondial. »

    Réponse
  2. Étienne

    « Hen­ry Ford, riche bien­fai­teur des nazis, depuis leurs pre­miers pas »

    http://​www​.la​-bas​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​1​188

    Quand de grands indus­triels joignent leurs efforts à ceux de grandes banques pour ne gar­der que la peau des démocraties…

    Le 22 mai 2007, « Là-bas si j’y suis » était à Ton­ron­to avec Max Wal­lace, auteur du livre « The Ame­ri­can Axis ».

    L’incroyable his­toire, mécon­nue, d’Henry Ford, emblème du capi­ta­lisme idéa­li­sé, finan­çant mas­si­ve­ment le par­ti nazi et uti­li­sant sa for­tune et son cré­dit jusqu’au bout pour l’extermination des juifs et la vic­toire d’Hitler, contre son propre pays en guerre, mais pour­tant pro­té­gé par des médias éco­no­mi­que­ment dépen­dants…

    Conster­nant.

    Je viens de com­man­der le livre d’Annie Lacroix-Riz : « Indus­triels et ban­quiers fran­çais sous l’Oc­cu­pa­tion : la col­la­bo­ra­tion éco­no­mique avec le Reich et Vichy » ; dès que je l’au­rai com­men­cé, je vous en parlerai.

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  3. Jean-Michel FAYARD

    Bonne année à tous ! Que 2008 vous apporte la san­té, l’a­mi­tié, le récon­fort et l’en­trée en vigueur du trai­té de Lisbonne.

    Réponse
  4. Al'1 d'Nant'

    Bonne Année à « nous », qui ten­tons de résis­ter, ce qui est tou­jours une ten­ta­tive gagnante !

    Ten­ter de résis­ter, c’est résis­ter, résis­ter, c’est vaincre la rési­gna­tion, et cela c’est gagner l’es­sen­tiel de tout ce qui défi­nit la vie !

    Nous le fête­rons 365 jours de suite, car nous ferons leur fête aux men­songes ins­tal­lés si confor­ta­ble­ment dans les posi­tions dominantes.

    L’Hu­ma de ce 1er Jan­vier accueille un article de Raoul Marc Jen­nar, bon à lire, mais le fait par lui même aus­si est bon à connaître, à tous points de vue :

    pro­met­tons nous de « nous bou­ger »…nous bou­ger les méninges pour réus­sir enfin ce que redoutent « les dominants » !

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  5. Laurent_K

    Bonne année à tous. Petite remarque pour Jean-Michel : déso­lé mais pour l’en­trée en vigueur du trai­té de Lis­bonne, il fau­dra attendre 2009 ;-).

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  6. Adrien

    Bonne année à tous.

    J’ai lu « Indus­triels et ban­quiers fran­çais sous l’Oc­cu­pa­tion : la col­la­bo­ra­tion éco­no­mique avec le Reich et Vichy » d’An­nie Lacroix-Riz. Mais, je n’ai pas encore enta­mé « Le choix de la défaite »

    La lec­ture du pre­mier livres est dif­fi­cile, mais Lacroix-Riz par­vient à démon­trer par un tra­vail mons­trueux de col­lecte d’in­for­ma­tion dans les archives natio­nales que la col­la­bo­ra­tion des milieux d’af­faires fut net­te­ment plus pré­mé­di­tée et volon­taire qu’on ne le croit.

    De nom­breuses banques (ex : Pari­bas et la banque d’In­do­chine, l’an­cienne Indo­suez) se sont sai­sis « des oppor­tu­ni­tés de mar­chés », de nom­breux hommes d’af­faires (ex : Tait­tin­ger) ont pro­po­sé leurs ser­vices au Reich, ont deman­dé à obte­nir la pro­prié­té de biens « aria­ny­sés », sont allés de l’a­vant en créant des socié­tés mixtes, forme ultime de la col­la­bo­ra­tion. Par­mis elles, Lacroix Riz démontre qu’une usine en France pro­dui­sait du Zyk­lon B, le gaz des chambres à gaz.

    http://​www​.amnis​tia​.net/​n​e​w​s​/​e​n​q​u​e​t​e​s​/​z​y​k​l​o​n​/​z​y​k​l​o​n​0​.​htm

    C’est un très bon livre dont nos convic­tions ne res­sortent pas indemnes.

    Sinon, j’ai besoin de quelques éclair­cis­se­ments, Étienne. En 1936, le Front popu­laire — mar­qué par la chute du car­tel des gauches du fait du « mur de l’argent » — pro­cède à la natio­na­li­sa­tion de la Banque de France, c’est-à-dire (je crois) que le Conseil des régents est dis­sout. C’est jus­te­ment grâce à cela — il me semble — qu’il peut mener sa poli­tique (je ne connais pas les faits pré­ci­sé­ment). La banque de France n’a-t-elle pas été davan­tage mise sous contrôle dès lors ?

    Autre­ment, pas­sant du « coq à l’âne », j’ai une inter­pré­ta­tion un peu dif­fé­rente de ce que dit Greens­pan — même si vous avez peut être rai­son et moi tort —, quand il dit : « …Nous, ain­si que toutes les autres banques cen­trales, per­dons le contrôle des forces qui accroissent les prix ». Si, bien évi­dem­ment, les salaires sont le fac­teur prin­ci­pal des hausses de prix, on peut consi­dé­rer éga­le­ment que les inves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels (fonds d’in­ves­tis­se­ments, de pen­sion, et banques), se défiant de l’im­mo­bi­lier, et les cours des actions et des obli­ga­tions étant désor­mais lar­ge­ment éle­vés par rap­port à leur réa­li­té — désor­mais inves­tissent en spé­cu­lant for­te­ment sur les matières pre­mières : l’or, le pétrole, mais aus­si le blé, le cacao, le lait, le pois­son et autres den­rées. L’ex­cès de liqui­di­té dans l’é­co­no­mie (finan­cière sur­tout) est avé­ré, du fait de la poli­tique des taux d’in­te­rêt faibles qui ont favo­ri­sé cette créa­tion moné­taire, et désor­mais ces liqui­di­tés vont sur les pro­duits qui sont des­ti­nés aux consommateurs.

    L’arme des taux d’in­té­rêt semble s’être éro­dée, et ne sert plus qu’à ali­men­ter la bulle finan­cière, et il semble impos­sible pour les banques cen­trales de remon­ter leurs taux (cela accroî­trait la crise, et pro­vo­que­rait des faillites ban­caires ; voir « Le mur de l’argent » de Morin)

    Il est bien pos­sible, dans cette hypo­thèse — la spé­cu­la­tion contre la vie —, qu’il y ait aug­men­ta­tion de l’in­fla­tion sans aug­men­ta­tion des salaires :-(.

    Bref, j’es­père avoir tout faux.

    PS : je vais me jeter sur « Le choix de la défaite ». À noter que Lacroix-Riz a aus­si écrit « Le Vati­can, l’Eu­rope et le Reich » et que Cos­ta-Gavras s’en est ins­pi­ré dans son film « Amen » qui dénonce avec sub­ti­li­té le double jeu du Vati­can au cours de la guerre et de la shoah.

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  7. Zgur

    Bon­jour

    Il me semble impor­tant de faire connaître d’un plus grand public les tra­vaux d’An­nie Lacroix-Riz.

    J’en avais par­lé pour dénon­cer les vrais assas­sins de Guy Môquet en octobre 2007.

    On pour­ra aus­si lire et faire lire le dos­sier « Le livre noir du patro­nat fran­çais » publié par le maga­zine Marianne le 24 novembre 2007.

    Zgur

    Réponse
  8. Vladimir

    Bon­jour,

    Bonne année de luttes à toutes et tous,

    le der­nier com­mu­ni­qué de la BCE est dans le même sens « infla­tion= salaires » (à noter une inno­va­tion, ou un aveu : l’injection de liqui­di­tés en dollars !!!) :

    La BCE main­tient ses taux après avoir envi­sa­gé une hausse
    jeu. janv. 10, 2008 5:06 CST

    FRANCFORT (Reu­ters) – La Banque cen­trale euro­péenne (BCE) a lais­sé ses taux d’in­té­rêt inchan­gés jeu­di mais son pré­sident, Jean-Claude Tri­chet, a sou­li­gné que sa poli­tique moné­taire n’é­tait abso­lu­ment pas neutre et qu’elle était prête à agir pré­ven­ti­ve­ment au besoin pour lut­ter contre l’inflation.

    Le prin­ci­pal taux direc­teur de la BCE, le taux de refi­nan­ce­ment, reste à 4%, a indi­qué la banque cen­trale de la zone euro à l’is­sue de la pre­mière réunion de l’an­née de son conseil des gouverneurs.

    Tri­chet a expli­qué que le conseil était en alerte maxi­male face au risque infla­tion­niste et qu’il avait débat­tu d’une hausse des taux mais pas d’une baisse.

    Prié de dire si l’on pou­vait consi­dé­rer que la BCE avait adop­té un biais haus­sier sur les taux, il a répon­du : « Nous ne sommes cer­tai­ne­ment pas neutres ».

    Il a pro­fi­té de sa confé­rence de presse pour aver­tir syn­di­cats, employeurs et gou­ver­ne­ments que la BCE ne tolé­re­rait pas des effets infla­tion­nistes de second tour, en clair une spi­rale haus­sière des prix ali­men­tée par l’aug­men­ta­tion des coûts de l’éner­gie et de l’alimentation.

    « Nous sommes dans une posi­tion d’a­lerte abso­lue », a‑t-il sou­li­gné. « Le Conseil des gou­ver­neurs reste prêt à agir de manière pré­ven­tive afin que des effets de second tour et des risques à la hausse pour la sta­bi­li­té des prix à moyen terme ne se maté­ria­lisent pas. ».

    Pour les obser­va­teurs, un tel dis­cours signi­fie que l’op­tion d’une hausse des taux ne peut pas être exclue. Pour­tant, la moi­tié envi­ron des 71 éco­no­mistes et ana­lystes inter­ro­gés la semaine der­nière par Reu­ters avaient dit anti­ci­per des taux inchan­gés pen­dant toute l’an­née 2008.

    « Une baisse des taux n’est clai­re­ment pas à l’ordre du jour pour l’ins­tant », a esti­mé Audrey Childe-Free­man, éco­no­miste de CIBC.

    L’in­fla­tion dans la zone euro a atteint 3,1% en décembre selon la pre­mière esti­ma­tion publiée la semaine der­nière, son plus haut niveau depuis six ans et demi et bien au-des­sus de l’ob­jec­tif de 2% que s’est fixé la BCE.

    Celle-ci avait déjà mis l’ac­cent à plu­sieurs reprises sur les risques d’ef­fets de second tour, notam­ment ceux liés à la mon­tée des reven­di­ca­tions sala­riales des­ti­nées à com­pen­ser la hausse des prix de l’éner­gie et de l’alimentation.

    UNE BAISSE DES TAUX PAS ENVISAGÉE

    « Le Conseil des gou­ver­neurs sur­veille les négo­cia­tions sala­riales avec une atten­tion par­ti­cu­lière. Tout plan d’in­dexa­tion des salaires nomi­naux sur les prix devrait être sup­pri­mé », a décla­ré Trichet.

    Faute de modé­ra­tion sala­riale et de baisse des prix des matières pre­mières, a jugé Tri­chet, la « bosse » de la courbe de l’in­fla­tion dans la zone euro a peu de chances de se résor­ber aus­si rapi­de­ment que la BCE le pré­voyait en décembre.

    À la dif­fé­rence de la BCE, plu­sieurs grandes banques cen­trales ont com­men­cé à assou­plir leur poli­tique moné­taire face aux tur­bu­lences sur les mar­chés finan­ciers et aux signes de ralen­tis­se­ment de l’é­co­no­mie américaine.

    La Réserve fédé­rale amé­ri­caine, la Banque du Cana­da et la Banque d’An­gle­terre (BoE) ont toutes les trois abais­sé leurs taux le mois dernier.

    La BCE les a lais­sés inchan­gés ce jeu­di pour sa pre­mière réunion de l’an­née mais le mar­ché s’at­tend à un nou­vel assou­plis­se­ment le mois prochain.

    Tri­chet a expli­qué que l’hy­po­thèse d’une baisse des taux n’a­vait pas été débat­tue jeu­di par le conseil des gou­ver­neurs. Il a pré­ci­sé que le sta­tu quo était le fruit d’un « consen­sus », un terme qu’il avait déjà employé le mois der­nier alors que cer­tains membres du conseil avaient plai­dé pour une hausse des taux.

    Mais il s’est refu­sé à dire si les par­ti­sans d’un tel res­ser­re­ment de la poli­tique au sein du conseil étaient plus nom­breux en jan­vier qu’en décembre.

    À ses yeux, les indi­ca­teurs les plus récents confirment que les fon­da­men­taux de l’é­co­no­mie de la zone euro res­tent solides et que la crois­sance des Quinze (en incluant Malte et Chypre, qui ont adop­té l’eu­ro le 1er jan­vier) devrait être proche de son poten­tiel en 2008 mal­gré un ralen­tis­se­ment par rap­port au troi­sième tri­mestre 2007.

    Il a tou­te­fois recon­nu que l’im­pact sur la crois­sance des ten­sions sur les mar­chés finan­ciers était encore dif­fi­cile à déterminer.

    Pour ten­ter d’a­pai­ser les ten­sions sur les mar­chés du cré­dit, a‑t-il ajou­té, la BCE va renou­ve­ler les injec­tions mas­sives de liqui­di­tés en dol­lars des­ti­nées aux banques de la zone euro, en coor­di­na­tion avec la Fed amé­ri­caine et la BNS suisse.

    Kris­ta Hughes, David Mil­li­ken et Karo­li­na Slo­wi­kows­ka, Ver­sion fran­çaise Marc Angrand

    http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008–01-10T160607Z_01_CHE052483_RTRIDST_0_OFRBS-BCE-TAUX-20080110.XML


    Un début de réponse est venu des décembre de Suède :

    Le 18 décembre der­nier, la Cour de jus­tice des com­mu­nau­tés euro­péennes (CJCE) a condam­né comme « illé­gal le blo­cus impo­sé en 2004 par les syn­di­cats sué­dois de la construc­tion et de l’électricité à l’entreprise let­tone Laval, dont le siège est à Riga, qui enten­dait faire tra­vailler 35 ouvriers let­tons sur un chan­tier de construc­tion en Suède sans adhé­rer à la conven­tion col­lec­tive du bâti­ment sué­dois ».

     

    Vous avez bien lu : il est désor­mais « illé­gal » pour un syn­di­cat sué­dois d’exiger le res­pect de la conven­tion col­lec­tive ! En appli­ca­tion de ce juge­ment, la Suède est som­mée de chan­ger son droit du travail !

     

    Ce juge­ment a sou­le­vé une pro­tes­ta­tion una­nime par­mi les diri­geants des syn­di­cats et des par­tis de gauche suédois.

     

    L’un d’eux, Lars Ohly, pré­sident du « Par­ti de gauche » (ex-Par­ti com­mu­niste), s’est excla­mé : « La Suède doit quit­ter l’Union européenne ».

     

    Il devient néces­saire de sou­mettre à la réflexion col­lec­tive une riposte à la crise sociale qui soit à la hau­teur des enjeux :

    Une hausse géné­rale des salaires et des reve­nus égale pour toutes et tous à l’échelle euro­péenne passe néces­sai­re­ment par une action col­lec­tive à cette échelle.

    Réponse
  9. Henri A

    Bon­jour ou bon­soir et bonne année Mr Chouard !

    Je vou­lais lais­ser un com­men­taire et par­ti­ci­per un peu aux pro­jets essen­tiels ( vrai démo­cra­tie, vrai mon­naie ) depuis un moment, mais c’est trop dur ! Je m’en excuse d’a­vance, mais votre site est le site le plus bor­dé­lique de l’univers !
    Ces ama­bi­li­tés dites, j’en suis venu au mêmes constats que vous à l’aide de deux auteurs dont je fais la pub sur mon blog :
    Robert Musil ( Pour le pourquoi )
    Karl Kraus ( Pour le comment ).
    Ce que raconte Annie Lacroix-Riz ne m’a pas éton­né une seconde quand on a lu la des­crip­tion de Kraus de la pre­mière guerre mon­diale en temps réel « les der­niers jours de l’hu­ma­ni­té » ( 1919 ).
    Je suis avec vous, et si je peux etre utile à quelque chose…

    Réponse
  10. Étienne

    Bon­jour Henri,

    Bonne année à vous aus­si :o)

    Vous avez bien rai­son, mon site devient un grand caphar­naüm, mais je fais ce que je peux et je n’en peux plus, voilà.

    Déso­lé.

    Ceci dit, je crois qu’on s’ha­bi­tue, quand même, et que vous trou­ve­rez fina­le­ment vos marques si vous insis­tez un peu car, mal­gré les appa­rences, il y a une struc­ture très logique entre toutes ces par­ties et ces pages :o)

    Débor­dé par mes cen­taines de livres en cours, je suis évi­dem­ment inté­res­sé au plus haut point par une syn­thèse de ce qui vous semble déci­sif (pour com­prendre et réagir à ce qui nous menace), aus­si bien chez Musil que chez Kraus, auteurs que j’ai seule­ment repé­rés sans encore les étudier.

    Si vous avez déjà conçu des pages de syn­thèse, soyez assez aimable pour nous don­ner des liens directs, nous irons voir.

    Au plai­sir de vous lire :o)

    Étienne.

    Réponse
  11. Henri A

    Bon­jour Étienne.

    Une syn­thèse ?

    Pour ce faire une idée de Kraus :
    http://​hen​rial​ber​ti​.blog​spot​.com/​2​0​0​7​_​0​4​_​0​1​_​a​r​c​h​i​v​e​.​h​t​m​l​#​2​1​3​4​7​7​7​7​9​5​6​1​7​4​9​7​203

    Mon blog est une syn­thèse de ce qui me parait inté­res­sant chez eux. Des extraits de texte choi­sis avec soin. Nor­ma­le­ment, les textes doivent être lus chro­no­lo­gi­que­ment, en com­men­çant par le pre­mier post paru.

    « Confes­sions poli­tiques d’un jeune homme in Essais. »

    Ceux qui suivent parlent du « pour­quoi cer­taines choses sont possibles ».

    « LA NATION COMME IDÉAL
    ET COMME RÉALITÉ ( Robert Musil in ESSAIS ), décembre 1921. »
    « L’EUROPE DÉSEMPARÉE
    ou
    PETIT VOYAGE DU COQ À L’ÂNE ( Robert Musil 1922 ) »

    Réponse
  12. Al'1 d'Nant'

    Vive le grand caphar­naüm : un seul citoyen ne peut ni ne doit impo­ser son ordre s’il aspire à faire de « son blog » celui de tous…

    Ceci dit, l’ordre existe bel et bien, et comme « natu­rel­le­ment », lorsque s’or­donnent les réflexions autour de « l’ordre social existant » :

    Sans pré­ju­gé idéo­lo­gique, ici, l’é­vi­dence s’im­pose : der­rière les beaux prin­cipes éri­gés en trompe-l’oeil, nous voyons la réa­li­té d’une classe sociale domi­nante, qui sévit sur la pla­nète entière depuis plu­sieurs guerres mon­diales, s’ap­prê­tant de nou­veau à res­sour­cer son pri­vi­lège en posant les pré­mices d’une nou­velle guerre mondiale :

    voir yzo­kraS intal­ler une « base mili­taire per­ma­nente » chez des monarques san­gui­naires ultra-reli­gieux après s’être fait intro­ni­ser par « un pape de com­bat », voi­la qui aide à choi­sir ses auteurs pour réflé­chir à « que faire » !

    Si le site d’E­tienne « déborde son concep­teur », c’est qu’il mérite une fré­quen­ta­tion des plus larges, car il a accu­mu­lé quand même un tré­sor de tra­vail : le « plan B » s’y écrit !

    Qu’on prenne ou qu’on laisse l’i­dée du « TIRAGE AU SORT », elle répond à un besoin de « dépas­se­ment » des blo­cages ins­ti­tu­tion­nels, et si on la laisse, on n’est plus « inno­cent », du moins si l’on pré­tend être républicain !

    …Car on a tous vu ici quelle classe domi­nante fait une guerre totale aux peuples, et pour­quoi ces der­niers sont impuis­sants face à cette mino­ri­té démoniaque !

    Réponse
  13. Vladimir

    Chers tous,

    cha­cun avance comme il peut dans le constat :

    “…Car on a tous vu ici quelle classe domi­nante fait une guerre totale aux peuples, et pour­quoi ces der­niers sont impuis­sants face à cette mino­ri­té démoniaque !”

    Mais per­sonne sur aucun blog, dans une aucune orga­ni­sa­tion, asso­cia­tion ou par­ti, ne prend la res­pon­sa­bi­li­té de dire que pour sor­tir de cette impuis­sance, de l’impasse des luttes par­tielles, caté­go­rielles, qui ont été et res­tent néces­saires pour for­ger les regrou­pe­ments à la base par­tout, et qui existent et se mor­fondent dans leurs petites forces epar­pillées, il est néces­saire de pro­po­ser une pers­pec­tive d’ensemble à l’echelle mondiale.

    Nos luttes se doivent aujourd’hui plus que jamais d’avoir la pers­pec­tive d’un mou­ve­ment fédé­ra­teur mon­dial qui affirme clai­re­ment que seule une révo­lu­tion mon­diale peut venir à bout de nos maux, que seule une grève géné­rale mon­diale peut ren­ver­ser le rap­port de force actuel.

    Plus que de nous mor­fondre, ayant le cou­rage de cette pers­pec­tive, ayons la force de l’affirmer dans toutes nos luttes !!

    Cette évi­dence fut connue et pra­ti­quée par des mil­lions de rebelles dans les années 20, lors de la der­nière vague révo­lu­tion­naire mon­diale. Le capi­tal et ses ser­vi­teurs se sont achar­nés depuis pour la faire dis­pa­raître à jamais ?

    Sachons construire une autre

    Auto­route de l’« Inter­na­tio­nale insurgée »

    Phi­lippe Reka­ce­wicz — novembre 2007

    http://​www​.monde​-diplo​ma​tique​.fr/​c​a​r​t​e​s​/​a​u​t​o​r​o​ute

    Réponse
  14. Al'1 d'Nant'

    Qui sont les meilleurs fos­soyeurs de la dic­ta­ture du capital ?

    dans les années 20, une lec­ture « au prmier degré » du Mani­feste com­mu­niste fit se lever une « classe révolutionnaire »…

    D’elle même, la caste « révo­lu­tion­naire » au pou­voir en URSS lais­sa le peuple mécon­tent se démer­der (par­don pour le mot, je viens d’être frap­pé par le « pro­gramme du PDTDC »..)

    Ce qui fut sans effu­sion de sang la fin d’une grande nation dont le bilan, « glo­ba­le­ment posi­tif », peut se résu­mer à ceci :

    émer­gence des « pays colonisés »

    porte brus­que­ment ouverte aux seuls vrais fos­soyeurs de la dic­ta­ture mon­diale du capi­tal : les capitalistes !

    2008 : les voi­ci face à leur tombe !

    Réponse
  15. Adrien

    L’acte II de la crise du sub­prime est lan­cé. Et il va être bien plus dou­lou­reux que ne le fut le précédent.

    -6,66% pour le CAC40 au moment ou j’é­cris mail par rap­port à l’ouverture.
    C’est pour­tant un jour par­ti­cu­lier, car en ce lun­di Wall street (où les tran­sac­tions sont les plus nom­breuses) est fer­mée. Une fois Wall street ouverte, on peut s’at­tendre à ce que mar­di soit éga­le­ment encore plus violent.

    Faut-il être satis­fait de consta­ter que les valeurs ban­caires et des fonds de ges­tion de capi­tal (les dic­ta­teurs du 15% de retour sur inves­tis­se­ment) sont les plus atteintes ?

    De prime abord, on pour­rait l’être en effet. Ce serait jus­tice que ceux qui écrasent toutes les éco­no­mies du monde payent le contre coup de leur tyrannie.

    Et pour­tant, ce n’est pas cela qui se pro­duit. Pertes colos­sales des banques, toutes impli­quées dans le sub­prime, mau­vaises anti­ci­pa­tions de celles ci sur les mar­chés à terme, c’est en réa­li­té une crise de confiance qui a lieu. Les inves­tis­seurs sou­haitent rapa­trier leur argent pla­cés en titres ou en pro­duits déri­vés, et cela oblige les banques et fonds de ges­tion a vendre leurs actifs. Bref, une spi­rale infer­nale s’ins­talle, ren­for­cée par les craintes de réces­sion amé­ri­caine, tan­dis que l’in­fla­tion des pro­duits ali­men­taires et les res­sources natu­relles s’accentuent, ce qui ralen­ti­ra la consom­ma­tion des ménages.

    Que va t‑il se pas­ser ? Les sala­riés vont-ils y gagner ? Le capi­tal est-il en train de céder du terrain.

    J’au­rai aimé y croire, mais je consi­dère que ce n’est pas du tout cela qui est en train de se produire.

    1)Les banques cen­trales (BCE et FED) vont inter­ve­nir : elles vont injec­ter à nou­veaux des dizaines de mil­liards de dol­lars et d’eu­ros dans l’é­co­no­mie pour sau­ver les banques. Celles-ci n’as­su­me­ront pas les risques qu’elles étaient cen­sées prendre et ne tom­be­ront pas en faillite.

    2)Les banques vont se reca­pi­ta­li­ser pour faire face à leurs pertes. Elles vont pro­cé­der a des aug­men­ta­tions de capi­tal, et vont faire appel à des fonds, notam­ment étran­gers (les fonds sou­ve­rains sont sur le qui vive).

    3)Les banques cen­trales vont bais­ser les taux d’in­té­rêt, pour rendre le prix de l’argent moins cher pour aider les banques et limi­ter la réces­sion, pré­ser­ver l inves­tis­se­ment et limi­ter le chômage.

    Cela va entraî­ner une hausse conti­nue de l’inflation.

    De ce fait, les sala­riés et leurs repré­sen­tants cher­che­ront à obte­nir des hausses de salaires, mais les banques cen­trales aver­ti­ront que ce serait mau­vais pour l’économie, cela entre­tien­drait beau­coup plus l’in­fla­tion. Les banques cen­trales n’hé­si­te­ront pas à dire que les hausses de salaires d’au­jourd’­hui, obli­ge­rait un rehaus­se­ment des taux d’in­té­rêt, et cau­se­raient la baisse de l’in­ves­tis­se­ment de demain, et le chô­mage d’a­près demain.
    En gros, les banques cen­trales enjoin­draient les Etats à contrô­ler les mou­ve­ments reven­di­ca­tifs de salaires.

    Et in fine, les sala­riés et les chô­meurs sont une fois de plus les gros per­dants de l’affaire.

    La cause de tout cela, c’est le sys­tème moné­taire en tant que tel : les banques n’as­sument tout sim­ple­ment pas les risques qu’elles prennent.

    Réponse
  16. Abel

    Une ques­tion : si les médias sont étroi­te­ment sur­veillés (ce dont je suis depuis long­temps per­sua­dé ) pour­quoi les cen­seurs laissent-ils paraître des bou­quins comme celui d’An­nie Lacroix-Riz ?

    Réponse
  17. max

    Il faut de toute urgence que M. Chouard soit pro­té­gé phy­si­que­ment, ain­si que sa famille. ..Pareille pour madame Lacroix-Riz .Il faut ouvrir un Q.G suf­fi­sam­ment grand pour rece­voir l’ad­mi­nis­tra­tion de la nou­velle assem­blée Citoyenne​.Il faut faire un appel de fond, afin de faire fonc­tion­ner cette assemblée.Il faut se réunir,et cen­tra­li­ser les appels ou contacts pos​sibles​.Se fixer des buts ‚des actions ‚des grèves… En fait, mon­ter au grand jour un RESEAU DE RESISTANCE.On a besoin du manuel à l’é­narque, de l’ar­tiste au comp­table, du guer­rier à l’homme de foi.Parce qu’il faut dire haut et fort notre révolte et notre haine de ces men­songes .NE jamais oublier les poi­lus ‚eux ont tenu parole , ceux du che­min des dames comme tous les autres.Nous ne devien­drons que ce que nous ferons . Je vous rapelle que pour un grand nombre d’entre vous,c’était vos parents.
    TOUTES ces hor­reurs nous remontent dans le corps et le coeur. Rem­pla­çons nos larmes par l’ex­pres­sion de notre colère …Si la France tombe, c’est le monde moderne qui s’écroule.Donc on peut leur deman­der aus­si de l’aide …Ils nous le doivent bien.
    Der­nier truc possible,porter tous le même bras­sard .FAIRE PARLER LA RESISTANCE .
    BRAVO à ceux qui sont déjà là… à VOUS

    Réponse
  18. Laurent_K

    OK sur le prin­cipe sous réserve de l’ac­cord de l’intéressé… 😉

    Et ques­tion sym­bo­lique : quel pou­voir aura un dépu­té euro­péen après le trai­té félon ?

    Réponse
  19. AJH

    Bien sur qu’E­tienne devrait être d’accord 😉
    En fait qu’il soit tête de liste ou non n’a que peu d’im­por­tance si cette liste réunis dans les 10 pre­miers des per­son­na­li­tées connues pour vou­loir l’eu­rope, mais ne pas vou­loir de cette europe qu’on nous pro­pose (c’est la rai­son pour laquelle je pro­pose qu’E­tienne en fasse par­tie). Je pense qu’une telle liste aurait au moins quelques députés.

    Si on pense que la « tri­bune » du Par­le­ment Euro­péen n’a même plus de rai­son d’être, il me semble que dans ce cas il vaut mieux aller culti­ver son jar­din … ce que je ferai si je pense qu’il n’y a plus d’espoir 🙁 .

    Réponse
  20. Al'1 d'Nant'

    Quel pou­voir aura un dépu­té européen ?

    Au moins celui que prennent les dépu­tés du groupe GUE, pou­voir d’in­for­ma­tion et d’a­lerte pour les citoyens euro­péens, décryp­tage et témoi­gnage, pour démas­quer les « ceusses » qui tra­hissent leurs élec­teurs et la pres­sion des lob­bies finan­ciers, etc…

    C’est à nous, citoyens vigi­lants dans notre diver­si­té, d’u­ti­li­ser au mieux ce pou­voir là, et peut-être, aus­si, de nous orga­ni­ser pour envoyer des dépu­tés ren­for­cer ce groupe : c’est aux citoyens d’in­fluen­cer et d’u­ti­li­ser les par­tis qui pré­tendent les influen­cer et les uti­li­ser, et même ceux qui ne le pré­tendent pas, mais qui risquent de n’a­voir que cela à faire, si « nous » sommes pas­sifs, atten­tifs, inca­pables de nous orga­ni­ser en col­lec­tifs uni­taires, ou « consentants » !

    Il faut sub­ver­tir les par­tis, même ceux sur les­quels on peut encore comp­ter, afin qu’ils se méta­mor­phosent dans et par l’in­ter­ven­tion citoyenne : soyons au moins « par­ti­sans » du prin­cipe de cette « intervention » !

    Bref, je serais trop long…Donc je vous salue fraternellement !

    Réponse
  21. Al'1 d'Nant'

    Que répondre à ceux qui reprochent aux « NONISTES » de n’a­voir pas un « plan B » tout cuit pour « l’EUROPE » ?

    Pour ma part, l’exis­tence d’un « plan C » où il est ques­tion que ce soit aux CITOYENS d’é­crire eux-mêmes le « plan B » en ques­tion voi­là qui me satisfait :

    IL FAUT QUE LES CITOYENS DEVIENNENT CE QU’ILS SE DOIVENT D’ÊTRE : des per­sonnes humaines dont la digni­té exige leur inter­ven­tion citoyenne pleine entière et res­pon­sable, face à une « main invi­sible » qui pré­tend nier leur droit à cette INTERVENTION !

    NOUS DEVONS ETRE A VERSAILLES CE LUNDI 4 FEVRIER 2008 : notre pré­sence sera celle du « roseau pen­sant » face aux vents néfastes de l’ultra-libéralisme !

    Réponse
  22. Étienne

    Et puis cet argu­ment selon lequel le fait de ne pas avoir de plan de rechange nous dis­qua­li­fie­rait pour refu­ser des ins­ti­tu­tions dan­ge­reuses me fait inva­ria­ble­ment pen­ser à cette scène de l’en­fant la per­sonne faible vio­lée qui refuse évi­dem­ment d’être vio­lée, qui hurle, qui pro­teste et… le vio­leur dit avec aplomb : « puisque la vic­time n’a mani­fes­te­ment pas d’al­ter­na­tive sérieuse à pro­po­ser, le mieux est cer­tai­ne­ment de conti­nuer ce que j’a­vais com­men­cé sans deman­der à personne… »

    C’est indé­cent de bêtise ou de mal­hon­nê­te­té, au choix.

    L’i­mage de la per­sonne faible vio­lée convient par­fai­te­ment, comme convient une image : les peuples euro­péens sont trai­tés comme des inca­pables civils, vio­lés poli­ti­que­ment par leurs propres repré­sen­tants légaux. Nous y sommes.

    Et ces vio­leurs pré­tendent que la désor­ga­ni­sa­tion de la révolte contre le viol, l’ab­sence de « plan B », est suf­fi­sante pour jus­ti­fier le viol…

    Tout ça est révoltant.

    Étienne.

    Réponse
  23. grellety

    Je sous­cris à votre conclu­sion-prin­cipe concer­nant le plan C. Si vous le sou­hai­tez, je rejoins celles et ceux qui, je l’i­ma­gine et espére, tra­vaillent à ce projet.

    Réponse
  24. Al'1 d'Nant'

    s’il y a une « conspi­ra­tion des égaux », c’est sans doute autre chose que dans le cadre d’une « théo­rie du complot » :

    Dans ce cadre clair et « à ciel ouvert », c’est à la fois le « libre pro­jet » de cha­cun et sa ren­contre en un point sin­gu­lier d’une « tra­jec­toire ima­gi­née col­lec­ti­ve­ment » qui fondent le « point de fonc­tion­ne­ment » de l’é­man­ci­pa­tion humaine, laquelle est bien à la fois ques­tion de « digni­té de la per­sonne » et de « dyna­mique collective » :

    La tra­jec­toire n’est pen­sable par aucun indi­vi­du fut-il aus­si « puis­sant » qu’un Marx ou qu’un Gandhi…Ce qui est « pen­sable » c’est bien que « tous ensemble » on puisse créer les meilleures condi­tions de l’é­pa­nouis­se­ment de cha­cun : « l’in­tel­li­gence col­lec­tive » est un arti­fice qui doit tout à « l’in­tel­li­gence de cha­cun », qui est la seule véri­table intel­li­gence néces­saire pour « y aboutir » :

    L’é­chec de nos efforts pour « abou­tir à faire l’u­ni­té » deman­dée par cha­cun, c’est bien l’é­chec des intel­li­gences individuelles :

    si cha­cun néglige « un détail négli­geable » dans « la parole d’au­trui », ce qui sem­blait « négli­geable » à l’é­chelle indi­vi­duelle devient un phé­no­mène « mons­trueu­se­ment immaî­tri­sable » à l’é­chelle collective.

    …Bref…Nous sou­hai­tons sûre­ment tous que grel­le­ty rejoigne « notre tra­vail »…Si des mecs comme moi ne l’en dégoûtent pas…(retour de manif, j’ai une bosse sus­pecte sur l’ar­rière du crane) (hum!)

    Réponse
  25. grellety

    Mer­ci.

    Mais qu’est-ce que ce lien qui ne marche pas ? Je n’ai pas compris.

    Réponse
  26. AJH

    C’est dans la phrase  » Ce tapage déchaî­né contre moi, et contre lequel seuls se sont immé­dia­te­ment dres­sés mon syn­di­cat (le Sne­sup) et les élé­ments poli­tiques les plus pro­gres­sistes (via une péti­tion lan­cée par le grou­pe­ment poli­tique auquel j’appartiens, le PRCF), n’aurait pas dû bou­le­ver­ser ma vie. Il ne l’a gra­ve­ment per­tur­bée que dans la mesure où ma pré­si­dence d’université, dès juin-juillet 2005, puis mon minis­tère de tutelle (par l’intermédiaire du pré­sident de Paris 7), ont osé me deman­der des comptes sur mes tra­vaux et sur mon enseignement. »

    Réponse
  27. Al'1 d'Nant'

    les gens ne croient pas aux « consti­tu­tions », car ils vivent et tra­vaillent dans des zones de « non-droit », où la loi affi­chée ne l’est que pour les naïfs, les demeu­rés ou les « uto­pistes », voire les « pinailleurs », les « chieurs », les « pro­cé­du­riers » etc…

    Donc, les gens « nor­maux » suivent une autre norme que la loi écrite : cha­cun suit « la voix de son maître », cette voix étant tou­jours un « sous-enten­du » , un « non dit », un rap­port de force poten­tiel capable de se mani­fes­ter dure­ment à l’en­droit du « rebelle ».

    Le sen­ti­ment est que « c’est ain­si », jus­qu’au jour où semble pos­sible « un autre rap­port de force ».

    Il faut que le peuple « écrive sa Consti­tu­tion » avec son sang et sa sueur et ses larmes, car un monde infer­nal s’est écrou­lé qui contre-balan­çait l’ef­fet du monde infer­nal domi­nant : tout est à recommencer :

    la lutte contre l’obs­cu­ran­tisme reli­gieux des Benoît XVI et autres tor­tion­naires de la conscience humaine, la lutte contre les auto­ri­tés reli­gieuses qui abusent de notre besoin d’a­mour universel !

    Nous ne crai­gnons plus la mort ? alors, le Pape rap­pelle que l’en­fer est éter­nel , et qu’il est impos­sible de ne pas craindre…

    Le Pape a juste une petite lon­gueur de retard sur les Aytol­lahs san­gui­naires, mais il a de quoi remon­ter son « han­di­cap », avec ce qu’il a appris dans sa jeunesse…

    Les domi­nants acca­parent notre dimen­sion spi­ri­tuelle et ils la sou­mettent à un « rap­port de force » à l’i­mage du rap­port de force impo­sé éco­no­mi­que­ment : il ne leur suf­fit pas de pom­per le sang du peuple, il leur faut siphon­ner plus : son âme !

    Il n’y a qu’une résis­tance pos­sible face à cet impé­ria­lisme suprême : celle qui unit « celui qui croit et celui qui ne croit pas » :

    c’est une résis­tance laïque où se retrouvent les théo­lo­giens de la libé­ra­tion lut­tant pour que la dimen­sion spi­ri­tuelle serve à se libé­rer, avec ceux qui veulent concrè­te­ment créer les condi­tions maté­rielles de l’é­man­ci­pa­tion humaine.

    Union des uns et des autres dans cette résis­tance est pos­sible si est déve­lop­pée la logique de laï­ci­té, laquelle per­met à l’in­tel­li­gence de cha­cun une « prise de dis­tance » d’a­vec ses pas­sions et « appar­te­nances légi­times », pour tra­vailler mieux avec la rai­son en vue d’un « bien commun ».

    Réponse
  28. Vladimir

    Bon­jour,

    Les conclu­sions pra­tiques de deux constats aujourd’hui admis ne sont pas com­plè­te­ments tirées, les illu­sions élec­to­ra­listes, sur­tout en ce moment, sont tenaces et s’étalent à qui mieux mieux :

    1) La démo­cra­tie bour­geoise est morte, seul un simu­lacre existe encore, pour peu de temps ; Par­ti­ci­per alors ne peut être com­pris que si c’est pour s’en ser­vir comme tri­bune en pro­po­sant autre chose, la démo­cra­tie directe, le tirage au sort, etc.

    2) les banques pri­vées créent l’argent et le crédit,
    toute réforme de cette pra­tique mon­diale domi­nante est illu­soire et impossible.
    Mau­rice Allais, seul prix Nobel d’économie fran­çais, l’avait deja expo­sé il y a des années, les”marxistes” l’ont dédai­gné, jamais expo­sé au peuple, aux mili­tants, etc.

    Der­nier expo­sé en ligne :

    « Il me semble (si j’ai bien com­pris) qu’avec un mélange de titri­sa­tion de dettes et de “levié­ri­sa­tion” ©, par l’intermédiaire de créa­tion de pro­duits déri­vés (CDO, CDx, ABx…), les banques peuvent créer autant de mon­naie qu’elles veulent (sans contre­par­tie de réserves obli­ga­toire vu que les SIV (dettes titri­sées ) sont sor­ties du bilan de la banque.

    Par exemple :

    1) Une banque Z prête une somme X à Mr Y pour l’achat d’une maison.

    2) Elle crée une SIV dont les reve­nus sont basés sur les rem­bour­se­ments des emprunts immobiliers.

    3) Mr Y sol­li­cite un prêt auprès de la banque Z pour ses besoins per­son­nels, en gageant ce prêt sur la valeur de sa mai­son dont le prix est (était) sup­po­sé mon­ter indé­fi­ni­ment. ==> on a ain­si une pre­mière mul­ti­pli­ca­tion des petits pains…

    4) Répé­tons cette opé­ra­tion (avec effet de levier 2, 3, …x fois) ; CDO, CDO de CDO, CDO de CDO de CDO …., ajoutons‑y à chaque fois un effet de levier de 3 (par exemple) et on arrive à la mer­veille des mer­veilles qui est le sys­tème actuel de cré­dit où on se retrouve avec de l’ordre de 500 000 mil­liards de pro­duits déri­vés deve­nus non négo­ciables, car repo­sant sur la base étri­quée de la dette des pauvres qui ne peuvent plus payer. »

    http://​www​.paul​jo​rion​.com/​b​l​o​g​/​?​p​=​3​4​8​#​c​o​m​m​e​nts

    La banque de déve­lop­pe­ment telle qu’elle a exis­té dans un cer­tain capi­ta­lisme et que l’Amérique du Sud sou­haite rescus­si­ter se heurte à cette realité :

    AOF le 08/02/2008 14h00

    EXXON a obte­nu le gel de 12 mil­liards de dol­lars d’ac­tifs vénézuéliens

    (AOF) – Le groupe pétro­lier Exxon­Mo­bil a annon­cé jeu­di soir avoir obte­nu d’un tri­bu­nal de Grande-Bre­tagne le gel de 12 mil­liards de dol­lars d’ac­tifs du Vene­zue­la dans le monde, afin de com­pen­ser la natio­na­li­sa­tion par le pré­sident véné­zué­lien Hugo Cha­vez d’un impor­tant pro­jet pétro­lier dans l’O­ré­noque. La pre­mière com­pa­gnie pétro­lière mon­diale avait dépo­sé en sep­tembre une demande d’ar­bi­trage inter­na­tio­nal dans de nom­breux tri­bu­naux dans le monde à ce sujet. Exxon aurait éga­le­ment obte­nu des injonc­tions simi­laires aux Pays-Bas et aux Antilles néerlandaises.

    Un porte-parole d’Exxon a décla­ré jeu­di soir que sa com­pa­gnie avait « obte­nu de la Haute Cour à Londres un ordre de gel mon­dial contre la com­pa­gnie natio­nale Petro­leos de Vene­zue­la (PDVSA), qui inter­dit à PDVSA de dis­po­ser de ses actifs dans le monde jus­qu’à hau­teur de 12 mil­liards de dollars ».

    Cara­cas a pris le contrôle fin juin de la riche région pétro­lière de l’O­ré­noque (500.000 barils extraits par jour) et s’é­tait enga­gé à indem­ni­ser les mul­ti­na­tio­nales pétro­lières sur la base de la valeur comp­table des actifs, et non pas celle du mar­ché pétrolier.

    Exxon­Mo­bil et Cono­co­Phil­lips ont alors choi­si de quit­ter la région. Total, Sta­toil, Che­vron et BP ont accep­té les nou­velles condi­tions impo­sées par Vene­zue­la. La com­pa­gnie natio­nale PDVSA est deve­nue net­te­ment majo­ri­taire dans les co-entre­prises pétro­lières de l’Orénoque.

    http://​www​.bour​so​ra​ma​.com/​i​n​f​o​s​/​a​c​t​u​a​l​i​t​es/…

    La réa­li­té semble vic­time d’une dis­so­nance cog­ni­tive col­lec­tive : on refuse d’accepter l’inacceptable et d’en tirer les conséquences. 
    Cet aveu­gle­ment est géné­ral, il tra­verse tous les par­tis, orga­ni­sa­tions, asso­cia­tions, blogs, parce qu’il met en péril leurs rai­sons d’être et leurs repères.

    Il est temps de pas­ser de l’autre côté du miroir.
    La seule alter­na­tive passe par les luttes à la base dans le monde entier et par l’ auto créa­tion de mon­naie alter­na­tive hors du cir­cuit financier.

    Réponse
  29. Al'1 d'Nant'

    Tant que la consience popu­laire majo­ri­taire accor­de­ra son « cré­dit » au sys­tème, ce der­nier domi­ne­ra, mais les « prises de conscience  » peuvent être mas­sives et sou­daines après « incu­ba­tion lente »…

    Je suis assez d’ac­cord pour dire qu’on retarde d’au­tant « sa » prise de conscience que l’on fuit « ses » responsabilités :

    en ce sens , nous sommes « libres », mais ce qui nous empêche d’as­su­mer digne­ment cette « liber­té », c’est l’a­li­bi plu­tôt lâche de « la non cré­di­bi­li­té d’une alternative »…

    Alors il nous reste les pré­cheurs de la rési­gna­tion, dégui­sés en théologiens…

    Réponse
  30. Al'1 d'Nant'

    Pour ceux qui zappent la par­tie « forum », ils ont tort !

    Ce jour il y existe une confron­ta­tion entre Jacques Roman, San­dy , et Sam17 fort poin­tue et néan­moins édifiante :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​3​2​8​4​#​p​3​284

    (d’ailleurs, j’ai encore besoin de tout relire…humm!)

    Mais à la pre­mière lec­ture et sauf erreur, j’en conclus que ces 3 inter­lo­cu­teurs ont mis cha­cun à sa façon « le doigt dessus » :

    la « mon­dia­li­sa­tion », menée sous la hou­lette d’un capi­ta­lisme ayant été auto­ri­sé à « mettre le grand bra­quet » par « la chute du mur » se pour­suit avec des « pro­ces­sus d’in­té­gra­tion » qui res­semblent bien à cer­tains égards à feu le « pro­ces­sus colo­nial », car il s’y pro­duit une néga­tion des sou­ve­rai­ne­tés, une « cho­si­fi­ca­tion des peuples » !

    L’art et la manière de cette oeuvre colos­sale, c’est de rem­pla­cer la « sou­ve­rai­ne­té des citoyens » par le « consen­te­ment des États »…

    Et à quoi les États doivent-ils « consentir » ?

    À ser­vir la loi d’ai­rain du capital !

    Cette loi c’est « la concur­rence libre et non faus­sée », afin que le ren­de­ment de l’argent soit opti­mal, c’est-à-dire qu’il soit fait abs­trac­tion totale, dans l’é­co­no­mie, des réa­li­tés humaines et « envi­ron­ne­men­tales » (j’ai pas de mot plus respectueux…)

    le « méca­nisme » qui fait glis­ser les droits de l’homme et du citoyen à la trappe des pertes et pro­fits est celui qu’é­voque Jacques Roman avec ce qui me semble un humour ou une can­deur feinte …Il y a un cafouillage entre « la loi faite pour les citoyens », et qui est « obso­lète » devant « celle dic­tée aux États »… Mais lisez donc !

    Réponse
  31. Étienne

    « Scoop !
    Adam Smith radi­ca­le­ment contre les
    pro­fits élevés »

     http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9

    Déci­dé­ment,
    on aurait tort de croire sur parole les prêtres inté­gristes de la
    religion
    ultra­li­bé­rale, ces char­la­tans qui ne se pré­valent que de sornettes
    comme « l’allocation
    opti­male des res­sources par le mar­ché » ou de superstitions
    ridi­cules comme
    la « main invi­sible du mar­ché » : quand on
    lit dans le texte
    leurs bibles (ici « La richesse des nations » d’Adam
    Smith), on tombe
    sur des perles comme celle-ci :

    « (…)
    Dans le fait,
    des
    pro­fits éle­vés tendent, beau­coup plus que des salaires
    éle­vés, à faire mon­ter le prix de l’ouvrage.

    Si, par exemple, dans la fabrique des
    toiles, les salaires des divers ouvriers, tels que les séran­ceurs du
    lin, les
    fileuses, les tis­se­rands, etc., venaient tous à haus­ser de deux deniers
    par
    jour­née, il devien­drait néces­saire d’é­le­ver le prix d’une pièce de
    toile, seulement
    d’au­tant de fois deux deniers qu’il y aurait eu d’ou­vriers employés à
    la
    confec­tion­ner, en mul­ti­pliant le nombre des ouvriers par le nombre des
    journées
    pen­dant les­quelles ils auraient été ain­si employés. Dans cha­cun des
    différents
    degrés de main-d’œuvre que subi­rait la mar­chan­dise, cette par­tie de son
    prix, qui
    se résout en salaires, haus­se­rait seule­ment dans la pro­por­tion
    arithmétique

    de cette hausse des salaires. 

    Mais
    si les pro­fits de
    tous les dif­fé­rents maîtres qui emploient ces ouvriers venaient à
    mon­ter de 5 p.
    100, cette par­tie du prix de la mar­chan­dise qui se résout en profits
    s’élèverait,
    dans cha­cun des dif­fé­rents degrés de la main-d’œuvre, en raison
    pro­gres­sive de
    cette hausse du taux des pro­fits ou en pro­por­tion géo­mé­trique.
    Le maître
    des séran­ceurs deman­de­rait, en ven­dant son fin, un sur­croît de 5% sur
    la valeur
    totale de la matière et des salaires par lui avan­cés à ses ouvriers. Le
    maître
    des fileuses deman­de­rait un pro­fit addi­tion­nel de 5%, tant sur le prix
    du Un
    séran­cé dont il aurait fait l’a­vance, que sur le mon­tant du salaire des
    fileuses. Et enfin, le maître des tis­se­rands deman­de­rait aus­si 5%, tant
    sur le
    prix par lui avan­cé du fil de lin, que sur les salaires de ses
    tisserands.

    La
    hausse des
    salaires
    opère sur le prix d’une
    mar­chan­dise, comme l’in­té­rêt
    simple
    dans
    l’ac­cu­mu­la­tion d’une dette.
    La hausse des
    pro­fits
    opère comme l’in­té­rêt
    com­po­sé.

    Nos
    mar­chands et nos
    maîtres manu­fac­tu­riers se plaignent beau­coup des mau­vais effets des
    hauts
    salaires, en ce que l’é­lé­va­tion des salaires ren­ché­rit leurs
    mar­chan­dises, et
    par là en dimi­nue le débit, tant à l’in­té­rieur qu’à
    l’é­tran­ger ;
    ils
    ne
    parlent pas des mau­vais effets des hauts pro­fits ; ils gardent
    le silence
    sur les consé­quences fâcheuses de leurs propres gains ; ils ne se
    plaignent que
    de celles du gain des autres.
     (…) »

    Adam
    Smith
    ,
    Recherche sur la
    nature et les causes de la richesse des nations
    , Livre IV,
    cha­pitre 9 – Des
    pro­fits du capital.

    http://fr.wikisource.org/wiki/Recherche_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations_-_Livre_I%2C_Chapitre_9

     

    Réponse
  32. philippe magdelenat

    bon­jour Etienne ,

    Pour qui est – ce un scoop ? pour ceux qui n’ont pas pris la peine de lire Smith, qu’ils s’en pré­valent ou non.

    Lorsque tu uti­lises les termes  » super­sti­tions ridi­cules  » pour carac­té­ri­ser la théo­rie de la main invi­sible ou bien encore « sor­nettes  » pour l’al­lo­ca­tion opti­male des res­sources, tu sabordes ta soi disante inten­tion de lire dans le texte.

    Les oeuvres de Smith mais aus­si celles de Marx ne « méritent » pas de telles cari­ca­tures ou de tels mépris.

    Elles sont très ins­truc­tives mais avant de les cri­ti­quer ‚mieux vaut les lire.

    Pour­quoi ne lirais tu pas John Stuart Mill ?

    Pour ce qui est du com­bat que tu mènes, il ne faut pas te décou­ra­ger, l’a­dop­tion du trai­té sim­pli­fié par la force ( en quelque sorte )montre bien qu’il y a un pro­blème dans le fonc­tion­ne­ment des ins­ti­tu­tions, ton com­bat se jus­ti­fie , peut être faut il se recen­trer sur l’es­sen­tiel pour évi­ter la dis­per­sion et le grand fouillis.

    bon cou­rage.

    Réponse
  33. Étienne

    « Le pro­ces­sus consti­tuant et la créa­tion monétaire »

    Vidéo (20 min.) de la confé­rence à l’IEP d’Aix du 15 jan­vier 2008 :
    http://​levil​la​ge​des​fac​teurs​di​mages​.org/​f​a​c​t​e​u​r​s​d​i​m​a​g​e​s​/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​r​u​b​r​i​q​u​e​505

    Je parle par­fois un peu vite parce que je sais que je vais man­quer de temps,
    mais cette syn­thèse en vidéo peut vous inté­res­ser pour relayer ces idées.

    Réponse
  34. Al'1 d'Nant'

    Mer­ci, cette vidéo vaut de l’or.

    Il nous faut des citoyens comme Etienne, et des « gens de droite » comme Allais, il nous faut des com­mu­nistes fai­sant leur tra­vail, des intel­lec­tuels, des syn­di­ca­listes , il nous faut un peuple encore capable de lire, d’é­cou­ter et de résister !

    Bref, il nous faut regar­der la véri­té avec le cou­rage de ceux qui pensent que « le deve­nir humain » dépend de l’en­ga­ge­ment de chacun.

    Réponse
  35. AJH

    En atten­dant qu’É­tienne fasse peut être un article spé­cial sur ce sujet ;-)..

    Un pre­mier pas, insuf­fi­sant à mon sens, mais quand même dans le bon sens…

    Je relaye le mes­sage per­so d’un des initiateur :

    « Ce jeu­di est lan­cée dans un ensemble de médias euro­péens une péti­tion appe­lant à une réac­tion poli­tique contre la finance libé­ra­li­sée dont nous ne voyons que trop les dégâts. Cette péti­tion réclame l’a­bro­ga­tion de l’ar­ticle 56 du trai­té euro­péen tel qu’il inter­dit toute res­tric­tion à la liber­té de mou­ve­ments des capi­taux. L’a­bro­ga­tion de cet article nous semble le préa­lable à toute recons­truc­tion des struc­tures de la finance.

    Cette péti­tion est lan­cée à l’i­ni­tia­tive d’un col­lec­tif d’é­co­no­mistes euro­péens. Elle est relayée par :
    L’Hu­ma­ni­té, Le Monde Diplo­ma­tique, Poli­tis, Là bas si j’y suis, Flam­man (Suède), Try­bu­na Robot­nic­za (Pologne), Publi­co (Espagne), Il Mani­fes­to (Ita­lie), Die Tages­zei­tung (Alle­magne).

    Pour signer : http://​www​.stop​-finance​.org

    Il faut main­te­nant la faire connaître – et signer ! – du plus grand nombre de citoyens euro­péens pos­sible ! Tout ce que vous pour­rez faire pour la dif­fu­ser sera d’une aide inestimable. »

    Texte de la pétition :

    Spé­cu­la­tion et crises : ça suffit !

    La finance déré­gle­men­tée détruit les socié­tés. Silen­cieu­se­ment, au quo­ti­dien, quand les action­naires pres­surent les entre­prises, c’est-à-dire les sala­riés, pour en extraire davan­tage de ren­ta­bi­li­té, au Nord comme au Sud. A grand spec­tacle et avec fra­cas dans les crises aiguës où se révèlent bru­ta­le­ment les invrai­sem­blables excès de la cupi­di­té spé­cu­la­tive et leur contre­coup sur l’activité et l’emploi. Chô­mage, pré­ca­ri­sa­tion, accrois­se­ment des inéga­li­tés : les sala­riés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spé­cu­la­tion, soit des nui­sances du krach qui s’ensuit.

    Depuis deux décen­nies, le cours de la finance mon­diale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach bour­sier ; 1990, crise immo­bi­lière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obli­ga­taire amé­ri­cain ; 1997 et 1998, crise finan­cière inter­na­tio­nale ; 2000–2002, krach inter­net ; 2007–2008 enfin, crise immo­bi­lière et peut-être crise finan­cière globale.

    Pour­quoi une telle répé­ti­tion ? Parce que toutes les entraves à la cir­cu­la­tion des capi­taux et à l’« inno­va­tion » finan­cière ont été abo­lies. Quant aux banques cen­trales qui ont lais­sé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se pré­ci­pi­ter au secours des banques et des fonds spé­cu­la­tifs en mal de liquidités.

    Nous n’attendrons pas la pro­chaine crise sans rien faire et ne sup­por­te­rons pas plus long­temps les extra­va­gantes inéga­li­tés que la finance de mar­ché fait pros­pé­rer. Parce que l’instabilité est intrin­sèque à la déré­gle­men­ta­tion finan­cière, com­ment les déri­soires appels à la « trans­pa­rence » et à la « mora­li­sa­tion » pour­raient-ils y chan­ger quoi que ce soit – et empê­cher que les mêmes causes, de nou­veau, pro­duisent les mêmes effets ? Y mettre un terme sup­pose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en trans­for­mer radi­ca­le­ment les struc­tures. Or, au sein de l’Union euro­péenne, toute trans­for­ma­tion se heurte à l’invraisemblable pro­tec­tion que les trai­tés ont cru bon d’accorder au capi­tal financier.

    C’est pour­quoi nous, citoyens euro­péens, demandons :
    l’abrogation de l’article 56 du Trai­té de Lis­bonne, qui, inter­di­sant toute res­tric­tion à ses mou­ve­ments, offre au capi­tal finan­cier les condi­tions de son emprise écra­sante sur la socié­té. Et nous deman­dons éga­le­ment la res­tric­tion de la « liber­té d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capi­tal de se rendre là où les condi­tions lui sont le plus favo­rables, et per­met­trait ici aux ins­ti­tu­tions finan­cières de trou­ver asile à la City de Londres ou ailleurs.

    Si par « liber­té » il faut entendre celle des puis­sances domi­nantes, aujourd’hui incar­nées dans la finance, d’asservir le reste de la socié­té, disons immé­dia­te­ment que nous n’en vou­lons pas. Nous pré­fé­rons celle des peuples à vivre hors de la ser­vi­tude de la ren­ta­bi­li­té financière.

    Réponse
  36. zevengeur

    Bon­jour,

    Connais­sez vous l’in­dice NAIRU ?

    J’ai publié une syn­thèse sur mon blog et sur Agoravox :
    http://french-revolution‑2.blog.fr/2008/01/30/le_nairu_ou_pourquoi_le_chomage_ne_baiss~3657054

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​7​306

    Ce n’est sans doute pas la seule rai­son au chô­mage éle­vé, mais cela a le mérite de mon­trer à qui pro­fite ce dernier !

    Ami­tiés

    Jean Luc

    Réponse
  37. Étienne

     

    « Inter­ven­tion de Gérard Filoche au Conseil
    Natio­nal du PS du 2 juillet :

    D’abord redis­tri­buer les richesses »

     

    « 17 : au tirage au sort, la contri­bu­tion que je
    défends devant vous a obte­nu  le n°17
    , elle est signée par 500 militants
    socia­listes, des res­pon­sables et élus,  mais si je suis, de ce fait, le 17e
    ora­teur,  je vais pour­tant être le pre­mier à uti­li­ser un certain
    nombre de mots inédits dans la bouche de tous ceux qui m’ont pré­cé­dé par
    exemple, lisez sur mes lèvres, « il faut aug­men­ter mas­si­ve­ment les salaires. » 

    « Aug-men-ter mas-si-ve-ment
    les sa-laires ! »
    , les sala­riés consti­tuent 93 % de la popu­la­tion active, ils
    pro­duisent toutes les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent, la
    France n’a jamais été aus­si riche et les richesses aus­si mal redis­tri­buées
    ,  105 mil­liards d’euros pour le CAC 40, 100 milliards
    l’année d’avant, 86 l’année d’avant, 66 l’année d’avant, 57 en 2003, en cinq
    ans, ils ont fait la culbute, ils ont dou­blé ! Les 500 pre­mières familles ont
    gagné 80 mil­liards d’euros de plus l’an pas­sé que l’année qui a pré­cé­dé selon
    Chal­lenges, Le Monde annon­çait en « une » 72 mil­liards d’euros de
    niches fis­cales,  10 points ont été pris aux salaires par les profits
    finan­ciers, soit entre 148 et 160 mil­liards d’euros,  ils donnent 65 milliards
    d’euros par an aux entre­prises, aux chefs d’entreprises pas aux sala­riés, et le
    cadeau fis­cal de 15 mil­liards don­né en été 2007 aux plus riches élec­teurs de
    Bling-bling vient en plus de tout cela,

    Mme Pari­sot dit qu’on ne peut pas prendre aux
    riches pour don­ner aux pauvres parce que cela ne ferait pas assez… mais si,
    bien sûr on peut
    , on doit d’abord redis­tri­buer les richesses énormes ! leurs
    caisses n’ont jamais été aus­si pleines, c’est un men­songe d’État de prétendre
    que « les caisses sont vides », elles sont pleines à ras bord, elles
    débordent, ils nous ont atta­qué il y a dix ans parce que, sous Lio­nel Jos­pin, « la
    cagnotte publique était pleine », c’était vrai et c’était bien, nos comptes
    étaient en excé­dent, y com­pris ceux de la Sécu­ri­té sociale et des retraites
    mais c’est la cagnotte pri­vée qui est archi pleine, ils ont siphon­né les
    comptes publics pour les trans­fé­rer au pri­vé, Il y a tout ce qu’il faut pour
    nos écoles, notre san­té, nos équi­pe­ments publics, nos loge­ments, nos quartiers,
    nos retraites… 

    Il faut reprendre cela, pas
    faire du « don­nant-don­nant » ! I0 euros mini­ma de l’heure pour tous ! C’est à
    dire le Smic à 1510 euros ! et 200 euros de plus pour tous, les sala­riés de
    chez Renault – Dacia en Rou­ma­nie nous ont mon­tré la voie !
     

    Ce sont les salaires qu’il faut aug­men­ter, pas
    la par­ti­ci­pa­tion ou autre inté­res­se­ment ou autre épargne sala­riale bidon ! car
    aug­men­ter les salaires, c’est bon, cela rem­plit du même coup les caisses de
    sécu­ri­té sociale et de retraite, c’est en aug­men­tant les salaires qu’on assure
    nos comptes sociaux ! qu’on assure notre san­té, qu’on assure nos retraites ! 

    Le salaire médian est de 1450 euros comment
    peut-on vivre avec au prix des  loyers, de l’essence ? Aug­men­ter les
    salaires ! en mai 68 la hausse des salaires a été de 33 à 55 % de hausse
    des salaires. Cela vou­drait dire, si cela arri­vait aujourd’hui, un Smic à 1740
    euros ! Et la décen­nie 70 en a été meilleure !  Des mil­lions de gens ont
    pu mieux vivre, ache­ter des lave-linge, payer les études des enfants… Cela a duré, car les salaires étaient indexés sur
    les prix jusqu’en 1983 ! Il faut réta­blir cette indexa­tion pour les salaires et
    les retraites !

    Et défendre les 35 h avec
    force ! Com­ment a‑t-on pu se lais­ser mettre sur la défen­sive par le honteux
    slo­gan « la liber­té de tra­vailler plus pour gagner plus ». Chaque mot
    est men­songe. Aucun sala­rié n’a la liber­té de ses horaires. C’est l’employeur
    qui décide seul des horaires. Tout cela est pour “gagner moins”.

    Les 35 h sont géné­ra­li­sées, c’est la référence
    légale pour tous les sala­riés, pour 100 % des sala­riés, cela ne « nuit »
    à aucun, sauf à ceux qui sont vic­times de fraudes, d’heures supplémentaires
    impayées,
    en atta­quant les 35 h ils veulent bais­ser les
    salaires, ce n’est qu’une attaque contre les salaires
    , car les 35 h étant le
    seuil de déclen­che­ment des heures sup­plé­men­taires, chaque heure au delà est
    majo­rée de 25 %, puis de 50% puis de 100% et c’est cela qu’il remettent en
    cause lorsqu’ils veulent déro­ger à la durée légale, aux contin­gents annuels… 

    Défen­dons les 35 h comme la pru­nelle de nos
    yeux, on peut À LA FOIS réduire le temps de tra­vail, haus­ser les salaires et la
    pro­duc­ti­vi­té, par­fai­te­ment, les trois choses à la fois
    , c’est ce qu’on fait en
    France depuis 70 ans, des 40 h de 36 aux 39 h de 82 aux 35 h de 2002, on
    prouve au monde entier que c’est pos­sible, pour­quoi céde­rait-on aux intégristes
    néo libé­raux qui veulent nous rame­ner au 19° siècle ? 

    Et le Code du tra­vail qu’ils ont cassé
    méti­cu­leu­se­ment et qu’il faut recons­truire pour­quoi ne pas en par­ler plus ?
    On nous disait « aug­men­ter les salaires cela crée de l’inflation ». Faux.
    Ils n’ont pas aug­men­té les salaires et on a de l’inflation. C’est la preuve que
    leur théo­rie est men­son­gère : l’inflation c’est la spé­cu­la­tion qui la
    pro­voque !
    Et il faut un pro­gramme d’action d’urgence sociale a défendre
    main­te­nant, pas dans 5 ans, main­te­nant face à ce gou­ver­ne­ment le plus
    réac­tion­naire néo libé­ral inté­griste, que nous ayons eu depuis 60 ans, qui veut
    nous impo­ser une contre révo­lu­tion blanche anti­so­ciale dans tous les domaines. 

    En cinq points : salaires,
    pro­tec­tion sociale, 35h-plein emploi-droit du tra­vail, ser­vice publics
    recons­truits, ren­for­cés, élar­gis, et fis­ca­li­té répu­bli­caine redistributive,
    directe et pro­gres­sive.  Voi­là des mots qui n’ont pas été pro­non­cés hormis
    notre contri­bu­tion.

    Per­sonne n’a défen­du cela ! Pour­quoi, c’est
    cela qui essen­tiel pour nos conci­toyens ! C’est cela qu’il faut défendre si
    nous vou­lons gagner et ne pas perdre les élec­tions. C’est le social qui doit
    être au cœur et sus­ci­ter des « saines colères » en face de Sarkozy.
     Ce sont ces points sociaux qui sont vitaux, incon­tour­nables, pour­quoi ne
    pas nous en emparer ? 

    Dans ce pro­gramme d’urgence sociale, il faut
    défendre nos retraites à 60 ans, à taux plein,
    aucun des 16 orateurs
    qui m’a pré­cé­dé ne l’a dit, excep­té Marie-Noëlle juste avant moi.
    Ils
    mentent quand ils disent qu’il veulent pas­ser à 41 ou 42 annui­tés à cause de
    l’allongement de l’espérance de vie. Ils mentent : la réa­li­té, dans la vie
    réelle, pas sur TF1, pas dans les rap­ports bidons, c’est que les salariés
    fran­çais tra­vaillent 37 annui­tés, encore, tou­jours, dans les faits, et
     pré­tendre leur impo­ser 41 annui­tés, c’est les faire sau­ter à la perche
    sans perche, le seul résul­tat est de  bais­ser les retraites !
    De replon­ger les vieux
    dans la misère et les mouroirs. 

    On peut aug­men­ter les salaires et les cotisations,
    il y a l’argent pour y faire face, avec un PIB qui aug­men­te­ra de 1 800 milliards
    d’ici à 2040, on dis­pose de 215 mil­liards pour gar­der nos retraites, c’est un « choix
    de socié­té » comme nous l’avions voté una­ni­me­ment au congrès de Dijon. 

    D’ailleurs c’est la retraite à 60 ans qui
    garan­tit l’espérance de vie, sup­pri­mez-la et nous vivrons moins vieux, les
    assu­rances rapaces qui veulent prendre la place de la retraite par répartition,
    ont des tables de mor­ta­li­té qui le démontrent… 

    Mais je n’ai plus le temps, le reste est dans la
    contri­bu­tion
    et seule­ment dans CETTE contribution… 

    Je vou­drais quand même dire sur l’Europe :
     com­ment ne pas voter contre
    l’Europe réac­tion­naire
    des 60 à 65 h par semaine
    . Xavier Ber­trand a signé ce for­mi­dable recul. Com­ment ne
    pas défendre l’année pro­chaine l’Europe des 35 h, l’Europe du Smic européen ? 

    Je vou­drais dire que nous sommes pour une autre
    mon­dia­li­sa­tion où l’OIT, l’OMS, l’OME, auraient autant de pou­voir réel que
    l’OMC… Je vou­drais par­ler, comme Benoît, pour une VI° Répu­blique sociale,
    laïque, démo­cra­tique, parlementaire… 

    Mer­ci, le reste c’est dans la contri­bu­tion n°17”.  

    Gérard Filoche, le 2 juillet 2008, 20
    h 15.

     

     

    « D’abord redis­tri­buer les richesses »

    La contri­bu­tion
    inté­grale de Démo­cra­tie et socia­lisme :

    http://​www​.demo​cra​tie​-socia​lisme​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​544

     

    Réponse
  38. Singeant Bouchdor
    A-t-on le droit de se  faire payer nos salaires en liquide par le patron ?
    Cela éviterait d'engraisser "les nuisibles" !
    Réponse

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