Maxi traité compliqué, imposé par violence, mais toujours avec l’interdiction faite aux États de créer la monnaie, hara-kiri monétaire qui entraîne chômage et pauvreté

10/12/2007 | 25 commentaires

style=« back­ground : yel­low none repeat scroll 0%; font-size : 9pt ; ‑moz-back­ground-clip : ini­tial ; ‑moz-back­ground-ori­gin : ini­tial ; ‑moz-back­ground-inline-poli­cy : ini­tial ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>« Le
trai­té euro­péen de Lis­bonne est-il fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rent de celui
reje­té en 2005 ? »

ali­gn=« cen­ter »> style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Je vous donne
ren­dez-vous jeu­di 13 décembre 2007 à 14 h sur le
site style=« font-size : 9pt ; »> href=« http://www.lemonde.fr/web/chats/0,46–0,55–0,0.html »>lemonde​.fr style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
pour
un débat en direct avec les inter­nautes (un « chat »),
pen­dant une heure :

style=« font-size : 9pt ; »> href=« http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46–0@2–3214,55–987730,0.html »>http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46–0@2–3214,55–987730,0.html

style=« font-size : 5pt ; font-fami­ly : Verdana ; »>

style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
J’es­père qu’on aura un peu de temps pour débattre du hara-kiri moné­taire de l’
article123 du TME
(Trai­té modi­fié de Lis­bonne),
cet article qui nous ruine tous et qu’on n’ar­rive pour­tant pas à faire appa­raître dans le débat public.



Article 123
du trai­té conso­li­dé :

1. Il est inter­dit à la Banque cen­trale euro­péenne et aux banques cen­trales des États membres, ci-après dénom­mées « banques cen­trales natio­nales », d’ac­cor­der des décou­verts ou tout autre type de cré­dit aux ins­ti­tu­tions, organes ou orga­nismes de l’U­nion, aux admi­nis­tra­tions cen­trales, aux auto­ri­tés régio­nales ou locales, aux autres auto­ri­tés publiques, aux
autres orga­nismes ou entre­prises publics des États membres ; l’ac­qui­si­tion directe, auprès d’eux, par la Banque cen­trale euro­péenne ou les banques cen­trales natio­nales, des ins­tru­ments de leur dette est éga­le­ment interdite.

Com­men­taire impor­tant : le
com­mun des mor­tels ne peut pas com­prendre la gra­vi­té de cet article.

Pour com­prendre la por­tée de cette inter­dic­tion pour l’É­tat d’emprunter à sa banque cen­trale, il faut savoir que
c’est en emprun­tant auprès de leur banque cen­trale que les États créent créaient la monnaie.

Il y a long­temps que les États ont accep­té de par­ta­ger ce pou­voir immense de battre mon­naie avec les banques pri­vées. (Et ce n’est pas parce que c’est une vieille affaire que c’est une affaire hon­nête, ni une bonne affaire.)

Mais, depuis 1974 en France — et depuis 1992 en Europe (article 104 de Maas­tricht, trans­for­mé en article 123 dans le TME) —, la créa­tion moné­taire n’est même plus par­ta­gée entre les États et les banques pri­vées : la créa­tion moné­taire est deve­nue l’ex­clu­si­vi­té des banques pri­vées et tout le monde — y com­pris l’É­tat ! — doit, depuis, leur payer des inté­rêts rui­neux ! C’est un cau­che­mar : cela signi­fie concrè­te­ment que tout inves­tis­se­ment public coûte désor­mais beau­coup plus cher que son prix puis­qu’il faut payer des inté­rêts ! Le coût des inves­tis­se­ments peut dépas­ser le double du prix quand on rem­bourse sur 15 ou 20 ans. Le double… Mais pour quoi faire ? Pour quelle bonne rai­son s’im­pose-t-on de payer le double tout ce dont on a besoin ? Pour l’in­té­rêt de qui ?

Or, il faut bien gar­der en tête que ce n’est pas du tout une fata­li­té, car l’É­tat n’a pas à payer d’in­té­rêts (aucun !) sur la mon­naie qu’il crée lui-même en emprun­tant (et qu’il détruit en rem­bour­sant). Si nous devons payer tous ces inté­rêts, ce n’est donc pas du tout une fata­li­té : c’est le résul­tat d’une poli­tique ; une poli­tique cri­ti­quable qui res­semble beau­coup à un hara-kiri.

Et en mon­tant cette inter­dic­tion au plus haut niveau du droit, inter­na­tio­nal et consti­tu­tion­nel, par le moyen génial (pour les banques) des trai­tés de l’U­nion euro­péenne, nos repré­sen­tants ont ren­du ce sabor­dage qua­si­ment IRRÉVERSIBLE !

Le grand ins­pi­ra­teur de l’U­nion Euro­péenne, Jean Mon­net, était un ban­quier amé­ri­cain, ça se voit par­tout dans les ins­ti­tu­tions euro­péennes — lire l’ex­cellent petit livre de Jean-Pierre Che­vè­ne­ment, « La faute de Mon­sieur Mon­net », il faut le lire assis, c’est conster­nant —, c’est bien clair, mais déci­dé­ment, tout cela n’a pas grand chose à voir avec l’in­té­rêt général.

Je ne sais pas com­ment les banques ont fait pour obte­nir de nos gou­ver­ne­ments ce pri­vi­lège extra­va­gant et rui­neux (pour nous tous), ça m’in­té­res­se­rait de le savoir.

Je vou­drais bien qu’on m’ex­plique en quoi ce sabor­dage moné­taire sert l’in­té­rêt général.

Et ne me par­lez pas de « planche-à-billet-source-d’in­fla­tion », s’il vous plaît : en effet, cette « planche à billet » ne s’est pas du tout arrê­tée en 1974 : elle a seule­ment chan­gé de mains… et elle tourne ! L’aug­men­ta­tion de M3 (la masse moné­taire) est de 11% par an sur la zone euro ! Elle chauffe, même, cette planche à billets, dans les mains des ban­quiers… Alors qu’on ne vienne pas me dire qu’elle crée plus d’in­fla­tion quand c’est l’É­tat qui s’en sert et que le sabor­dage moné­taire s’im­pose pour nous pro­té­ger de l’in­fla­tion, ça ne tient pas.

style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
Remarques com­plé­men­taires inté­res­santes :
style=« font-size : 6pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
• Depuis
1974, la dette et le chô­mage aug­mentent sans cesse.
style=« font-size : 4pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Est-ce une
coïn­ci­dence, un détail ? Vous êtes sûr que ça n’a pas de
rap­port avec la créa­tion moné­taire insuf­fi­sante ou trop
coû­teuse ? Alors lisez la suite.

style=« back­ground : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; font-size : 9pt ; ‑moz-back­ground-clip : ini­tial ; ‑moz-back­ground-ori­gin : ini­tial ; ‑moz-back­ground-inline-poli­cy : ini­tial ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>• Dans
toutes les expé­riences de mon­naies libres
,
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »> quand les
hommes excé­dés par la misère et le chô­mage s’é­man­cipent auto­ri­tai­re­ment
de la férule des banques pour pro­duire libre­ment une mon­naie non pas
abon­dante (source d’in­fla­tion) mais suf­fi­sante, style=« back­ground : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; ‑moz-back­ground-clip : ini­tial ; ‑moz-back­ground-ori­gin : ini­tial ; ‑moz-back­ground-inline-poli­cy : ini­tial ; »>le
chô­mage et la misère dis­pa­raissent dans les semaines qui suivent
.
Moi, je trouve cette infor­ma­tion inté­res­sante. Pas vous ? style=« font-size : 4pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Et ce n’est
pas tout : dans ces expé­riences, pas­sion­nantes, style=« back­ground : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; ‑moz-back­ground-clip : ini­tial ; ‑moz-back­ground-ori­gin : ini­tial ; ‑moz-back­ground-inline-poli­cy : ini­tial ; »>le
chô­mage et la misère réap­pa­raissent dès que la Banque cen­trale
inter­vient pour sup­pri­mer la mon­naie libre et réim­po­ser sa mon­naie rare
et chère…
C’est quand même inter­pel­lant,
non ? Ça ne vous tire pas le neu­rone ? On ne pour­rait
pas avoir un petit débat sur le sujet ?

style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Je me trompe
peut-être, OK, mais on pour­rait creu­ser un peu la ques­tion, non ? Faire des enquêtes, des expé­riences, des études
pous­sées, non ? Au lieu de ce silence radio déses­pé­rant… style=« font-size : 5pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Que font donc
les jour­na­listes « pro­fes­sion­nels » ?
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »> Ils
dorment ? Trop occu­pés avec les jeux de balle, les faits divers et les
recettes de cui­sine ? Où sont donc les sen­ti­nelles
du peuple
, ces indis­pen­sables inquié­teurs de
pou­voirs ?
Com­ment pour­rions-nous faire sur­gir les
vraies ques­tions impor­tantes dans le débat public ?!

Cette affaire d’É­tat impacte for­te­ment presque TOUS les dos­siers qui comptent… et on n’en parle pas.

Com­ment par­ler de pou­voir d’a­chat sans évo­quer la créa­tion moné­taire défi­ni­ti­ve­ment aban­don­née aux banques privées ?

Com­ment par­ler de la dette publique, des dépenses publiques « impos­sibles » (c’est trop cher), des « défi­cits » de la sécu et de la « faillite » de l’É­tat sans accu­ser au pre­mier chef l’in­cu­rie de ceux qui ont déli­bé­ré­ment contraint la puis­sance publique à payer des inté­rêts inutiles aux agents les plus oisifs et les plus inutiles de la société ?

Com­ment cher­cher hon­nê­te­ment des moyens de lut­ter contre le chô­mage et la pau­vre­té sans au moins envi­sa­ger la rare­té — tota­le­ment arti­fi­cielle — de l’argent per­ma­nent et gra­tuit ?
La mon­naie d’en­det­te­ment — la seule qu’on nous laisse aujourd’­hui — est de l’oxy­gène toxique pour l’é­co­no­mie, de l’air qu’il fau­dra rendre en rete­nant sa res­pi­ra­tion d’au­tant, et même aug­men­té des inté­rêts… C’est un pro­ces­sus asphyxiant, c’est une cage.

Com­ment trou­ver des res­sources pour l’u­ni­ver­si­té, la recherche et la jus­tice alors que nos propres gou­ver­nants ruinent lit­té­ra­le­ment l’É­tat en le pri­vant défi­ni­ti­ve­ment d’une res­source essen­tielle ? Où est la cohé­rence des ces pré­ten­dus « grands argen­tiers » qui vendent aujourd’­hui un à un tous les biens de l’É­tat pour sim­ple­ment finir les fins de mois, alors qu’ils ont garan­ti aux prê­teurs pri­vés oisifs une rente qui leur per­met d’at­tendre sim­ple­ment sans rien faire que les inté­rêts tombent chaque mois sur leur tas d’or ?

Je viens d’ap­prendre que Marx disait que la pre­mière condi­tion de la liber­té de la presse, c’est de ne pas être un métier. C’est inté­res­sant, non ?

Mais il n’y a pas que les « jour­na­listes » qui res­tent cois : que font donc les mili­tants poli­tiques, les syn­di­cats, les asso­cia­tions, et tous les citoyens intel­lec­tuel­le­ment actifs, à ce sujet ?

Nous avons là un bou­le­vard pour éman­ci­per le plus grand nombre du chô­mage et de la misère… et ce bou­le­vard reste déses­pé­ré­ment vide.

Cette affaire coûte à la France envi­ron 80 mil­liards d’eu­ros ! Tous les ans… Et le pro­blème est le même dans tous les pays de la zone euro.
Moi, je trouve que ça vaut bien un débat natio­nal, sérieux, hon­nête et approfondi…

Non ?

Pour une réfé­rence solide sur la mon­naie, lire Mau­rice Allais, un grand libé­ral, Prix Nobel d’é­co­no­mie 1988, grand spé­cia­liste de la mon­naie sur laquelle il a tra­vaillé toute sa vie : lire et relire ce texte abso­lu­ment essen­tiel où il condamne sans réserve le scan­dale de l’a­ban­don de la créa­tion moné­taire par les États aux banques pri­vées :
style=« font-size : 8pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>« style=« back­ground : lime none repeat scroll 0%; font-size : 8pt ; ‑moz-back­ground-clip : ini­tial ; ‑moz-back­ground-ori­gin : ini­tial ; ‑moz-back­ground-inline-poli­cy : ini­tial ; color : rgb(0, 51, 0); font-fami­ly : Ver­da­na ; »> href=« https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​m​e​s​s​a​g​e​s​_​r​e​c​u​s​/​L​a​_​c​r​i​s​e​_​m​o​n​d​i​a​l​e​_​d​_​a​u​j​o​u​r​d​_​h​u​i​_​M​a​u​r​i​c​e​_​A​l​l​a​i​s​_​1​9​9​8​.​htm »> style=« color : rgb(0, 51, 0); »>La crise mon­diale d’au­jourd’­hui style=« color : rgb(0, 51, 0); »> – style=« font-size : 7pt ; color : rgb(0, 51, 0); »> style=« font-size : 7pt ; color : rgb(0, 51, 0); »>Pour de pro­fondes réformes des ins­ti­tu­tions finan­cières et moné­taires style=« font-size : 8pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »> »
style=« font-size : 3pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-fami­ly : Ver­da­na ; »>Mais allez aus­si lire le billet de blog
sur la mon­naie, ain­si que le forum sur la mon­naie. Voyez aus­si « Le site dénon­çant les faux-mon­nayeurs », pré­cieuse ressource.

Et on en parle en direct jeu­di après-midi, sur le site du Monde, si le cœur vous en dit.

Étienne.

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

25 Commentaires

  1. André

    Bon­soir

    La banque cen­trale aux USA fait des avances au tré­sor amé­ri­cain. On ne constate pas plus d’in­fla­tion là-bas que chez nous.

    Alors pour­quoi ne serait-ce plus pos­sible en Europe ? Je recom­mande aus­si le site de Jean Bayard qui explique les créa­tions moné­taires et réha­bi­lite une vision Key­né­sienne de l’é­co­no­mie. Il fut direc­teur finan­cier de grandes banques, c’est son domaine.

    http://​www​.bayard​-macroe​co​no​mie​.com/​e​x​p​o​s​e​m​a​c​r​o​.​htm

    Une mon­naie forte favo­rise les déten­teurs de capi­taux et freine l’in­ves­tis­se­ment et les expor­ta­tions. N’en­vi­sage-t-on pas de délo­ca­li­ser une par­tie de l’ac­ti­vi­té de EADS pour cause de l’eu­ro fort ? Alors qui va y gagner ?

    Cor­dia­le­ment

    André

    Réponse
  2. Al'1 d'Nant'

    Bra­vo à Etienne de mettre en relief cet article 123 car il mérite que « mon­sieur tout le monde » (et Madame…), en effet, en prenne toute la connais­sance néces­saire, car « il vaut son pesant d’or », comme motif de mobi­li­sa­tion populaire !

    Plus on a le nez col­lé à la mons­truo­si­té moins on la voit !

    Le rôle des « médias » ne devrait-il pas être de favo­ri­ser un cer­tain recul per­met­tant l’ac­com­mo­da­tion du regard popu­laire, afin que « le peuple infor­mé soit libre » ?

    Réponse
  3. Adrien

    La lutte contre l’in­fla­tion, contrai­re­ment à ce qu’on croit, n’est pas un dogme qui date d’hier (1983, dés­in­dexa­tion des salaires sur les prix ; 1992 trai­té de Maas­tricht créant la banque cen­trale euro­péenne ayant pour seule mis­sion de com­battre l’in­fla­tion ; impos­si­bi­li­té pour les États de la zone euro de créer leur monnaie).

    L’in­fla­tion est un impôt indi­rect sur le capi­tal et sur l’épargne.

    On pour­rait résu­mer la période des années 20 en France en disant qu’elles tournent autour de l’in­fla­tion. À cette époque, peu connue, tout le monde en parle !

    Le car­tel des gauches (et en par­ti­cu­lier le gou­ver­ne­ment Her­riot) n’a pu mener la poli­tique qu’il sou­hai­tait, contraint de tru­quer les comptes de l’É­tat, face aux régents de la Banque de France, les ban­quiers et indus­triels les plus influents de France — dont, au pre­mier chef, figu­rait Fran­çois de Wen­del, pré­sident du comi­té des forges, dépu­té et grand-père d’Er­nest Ain­toine Seillière, qui refu­saient de créer de la mon­naie par peur de l’in­fla­tion (et pour­tant l’in­fla­tion ! Comme elle était néces­saire pour un pays à reconstruire !).

    Pour savoir à qui pro­fite la lutte contre l’in­fla­tion — c’est expli­qué très clai­re­ment —, je vous recom­mande un livre pas­sion­nant, que je viens de commencer. 
    Il s’a­git de La réforme moné­taire de John May­nard Keynes (1923).

    http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​k​e​y​n​e​s​_​j​o​h​n​_​m​a​y​n​a​r​d​/​r​e​f​o​r​m​e​_​m​o​n​e​t​a​i​r​e​/​k​e​y​n​e​s​_​r​e​f​o​r​m​e​_​m​o​n​e​t​a​i​r​e​.​pdf.

    Par­don, pour la lon­gueur, je pense que ça vaut le coup. Ne vous décou­ra­gez pas :

    Mor­ceaux choisis :

    « En remon­tant le pas­sé de tous les pays qui ont une his­toire jus­qu’à l’aube des sou­ve­nirs éco­no­miques on trouve une dépré­cia­tion pro­gres­sive de la valeur réelle des divers éta­lons qui ont suc­ces­si­ve­ment ser­vi de monnaie.

    En outre, cette dépré­cia­tion pro­gres­sive de la mon­naie n’a pas été un acci­dent. Elle s’est pro­duite sous l’ac­tion de deux forces prin­ci­pales : la pau­vre­té des gou­ver­ne­ments et l’in­fluence poli­tique domi­nante de la classe débi­trice. Le moyen d’im­po­ser les citoyens par la dépré­cia­tion de la mon­naie a été une poli­tique cou­rante depuis que Rome l’a décou­verte. La créa­tion de mon­naie a tou­jours été et est encore l’ul­ti­ma ratio, la der­nière res­source des Gou­ver­ne­ments. Nul État ne se décla­re­ra en faillite tant qu’il ne l’au­ra point utilisée.

    De plus, nous le ver­rons plus loin, les béné­fices de la dépré­cia­tion moné­taire ne sont point réser­vés aux seuls gou­ver­ne­ments. Les fer­miers, les débi­teurs, tous ceux qui ont à payer des sommes moné­taires fixées d’a­vance y trouvent leur inté­rêt. De même qu’à pré­sent, sous les traits des hommes d’af­faires, de même dans le pas­sé ces per­sonnes consti­tuaient l’élé­ment actif et construc­tif de l’ordre social. Par consé­quent, les modi­fi­ca­tions qui ont dépré­cié la mon­naie ont ser­vi les inté­rêts des hommes nou­veaux et les ont libé­rés de leurs obli­ga­tions. Elles ont pro­fi­té à la richesse nou­vel­le­ment acquise aux dépens de l’an­cienne for­tune et ont don­né des armes à l’en­tre­prise contre le capi­tal. La ten­dance de la mon­naie à la baisse a, dans le pas­sé, contre­ba­lan­cé les effets de l’in­té­rêt com­po­sé et de la trans­mis­sion héré­di­taire des for­tunes. Elle a exer­cé une influence libé­ra­trice sur la rigide répar­ti­tion des biens ancien­ne­ment acquis et sur la sépa­ra­tion de la pro­prié­té et de l’ac­tion. C’est ain­si que chaque géné­ra­tion peut dépouiller en par­tie les héri­tiers de ses pré­dé­ces­seurs. C’est ain­si que sont élu­dés les pro­jets de for­tunes per­pé­tuelles à moins que la com­mu­nau­té ne prenne quelque mesure expé­diente de réaction.

    Quoi­qu’il en soit, sous l’in­fluence de ces deux forces, — néces­si­tés finan­cières des gou­ver­ne­ments et action poli­tique de la classe débi­trice, — que ce fut l’une, que ce fut l’autre, la marche de l’in­fla­tion s’est pour­sui­vie sans inter­rup­tion, si l’on envi­sage des périodes éten­dues, depuis la créa­tion de la mon­naie au Vle siècle avant J.-C. Par­fois la mon­naie a bais­sé natu­rel­le­ment. Sinon, les fal­si­fi­ca­tions ont accom­pli leur oeuvre.

    Cepen­dant il est facile en tout temps, par suite de la façon dont nous nous ser­vons de la mon­naie dans la vie quo­ti­dienne, d’ou­blier toutes ces choses et de tenir la mon­naie elle-même pour la mesure abso­lue des valeurs. Quand l’his­toire de tout un siècle vient encore ren­for­cer de telles illu­sions, l’homme moyen regarde les faits qui se sont pro­duits nor­ma­le­ment durant trois géné­ra­tions comme s’ils étaient une par­tie de l’ordre social permanent.

    L’his­toire du XIXe siècle confirme ces idées. Durant le pre­mier quart du siècle, les prix éle­vés cou­rant durant la période napo­léo­nienne furent sui­vis d’une rapide aug­men­ta­tion de la valeur de la mon­naie. Pen­dant les soixante-dix années sui­vantes, mal­gré quelques fluc­tua­tions tem­po­raires, les prix conti­nuèrent à tendre à la baisse, et le niveau le plus bas fut atteint en 1896. Ce n’é­tait là qu’une ten­dance en direc­tion : le carac­tère essen­tiel de cette période fut la sta­bi­li­té rela­tive des prix. Les prix étaient approxi­ma­ti­ve­ment les mêmes en 1826, 1841, 1855, 1862, 1867, 1871 et 1915. Ils étaient éga­le­ment sem­blables en 1844, en 1881 et en 1914. Si nous pre­nons 100 pour chiffre indi­ca­teur de ces trois der­nières années, nous consta­tons qu’au cours de la période de pres­qu’un siècle qui va de 1826 au début de la guerre, les fluc­tua­tions maxi­ma ne dépas­sèrent pas 30 points dans une direc­tion ou l’autre, le chiffre indi­ca­teur ne s’é­tant jamais éle­vé au des­sus de 130 et n’é­tant jamais tom­bé au dessous
    de 70. Il n’y a point à s’é­ton­ner de la confiance popu­laire dans la sta­bi­li­té constante des tran­sac­tions moné­taires. Sans doute le métal-or pou­vait bien ne pas pos­sé­der tous les avan­tages théo­riques d’un éta­lon régle­men­té arti­fi­ciel­le­ment, mais il avait offert de grandes qua­li­tés de fait.

    Au cours de la même période, le Capi­ta­liste avait eu trois rai­sons dif­fé­rentes d’être satis­fait de ses affaires. La « sécu­ri­té » de ses pla­ce­ments sem­blait atteindre à la per­fec­tion. La valeur de son capi­tal s’é­tait constam­ment éle­vée, d’a­bord par la rai­son que nous venons d’in­di­quer et ensuite, parce que la chute lente du taux de l’in­té­rêt aug­men­tait la valeur capi­ta­li­sée du reve­nu annuel qui repré­sen­tait le capital. »

    L’un des objets de ce livre est d’af­fir­mer que la meilleure méthode de gué­rir ce mal de l’in­di­vi­dua­lisme, est de faire en sorte que l’on ne puisse éta­blir aucune pré­vi­sion sûre de la hausse ou de la baisse des prix et qu’il y ait peu de risque pour qu’une fluc­tua­tion, si elle se pro­duit, ait de l’am­pli­tude. Si par acci­dent, une varia­tion inter­ve­nait à l’im­pro­viste, la richesse, même si elle subis­sait une nou­velle répar­ti­tion, ne serait point dimi­nuée pour cela.

    Arri­ver à ce résul­tat, en écar­tant tous les élé­ments capables de déter­mi­ner le mou­ve­ment ini­tial, — que ces élé­ments se trouvent dans les étoiles ou ailleurs, — paraît une entre­prise impos­sible. Le remède consis­te­rait plu­tôt à contrô­ler l’é­ta­lon des valeurs, de telle sorte que toutes les fois qu’il pour­rait se pro­duire un évé­ne­ment qui, lais­sé à lui-même don­ne­rait lieu à des pré­vi­sions de chan­ge­ment du niveau géné­ral des prix, l’au­to­ri­té char­gée du contrôle puisse prendre des mesures capables de contre­ba­lan­cer ces pré­vi­sions en met­tant en action des fac­teurs d’in­fluence contraire. Si même de telles méthodes ne réus­sis­saient pas com­plè­te­ment, soit en détrui­sant les pré­vi­sions, soit en sup­pri­mant les fluc­tua­tions réelles, elles contri­bue­raient cepen­dant au pro­grès sur la poli­tique du lais­ser faire qui voit tran­quille­ment une mon­naie, sou­mise au hasard et libre de tout contrôle, don­ner lieu à des pré­vi­sions qui para­lysent ou sur­ex­citent la production.

    Nous voyons donc que la hausse et la baisse ont cha­cune leurs incon­vé­nients propres. L’in­fla­tion, cause de la hausse, signi­fie Injus­tice pour les indi­vi­dus et les classes sociales, — en par­ti­cu­lier pour les capi­ta­listes. La défla­tion, cause de la baisse, signi­fie appau­vris­se­ment pour les tra­vailleurs. Elle amène les entre­pre­neurs à dimi­nuer la pro­duc­tion, pour réduire leurs pertes per­son­nelles. Elle est donc cause de
    chô­mage. Il y a, il est vrai une contre-par­tie : la défla­tion signi­fie injus­tice pour les emprun­teurs, et l’in­fla­tion aiguillonne la pro­duc­tion. Mais ces résul­tats ne sont point aus­si nets que ceux que nous avons indi­qués plus haut, car les emprun­teurs peuvent se garan­tir plus aisé­ment des effets néfastes de la défla­tion que les prê­teurs de ceux de l’in­fla­tion. Les tra­vailleurs sont en effet mieux pla­cés pour se défendre contre le sur­me­nage dans les bonnes époques que contre le chô­mage pen­dant les crises. 

    Ain­si l’In­fla­tion est injuste et la Défla­tion dan­ge­reuse. Des deux maux, la Défla­tion, si l’on excepte l’é­mis­sion folle de papier-mon­naie, telle qu’elle s’est pro­duite en Alle­magne, est sans doute le pire. Il est pire en effet, dans un monde appau­vri, de cau­ser du chô­mage que de duper les rentiers.

    Mais il n’est pas néces­saire de faire la balance de ces deux maux. Mieux vaut conve­nir qu’il les faut tous deux évi­ter. Le capi­ta­lisme indi­vi­dua­liste actuel, pré­ci­sé­ment parce qu’il confie l’é­pargne au ren­tier indi­vi­duel, et la pro­duc­tion à l’employeur par­ti­cu­lier, sup­pose une mesure stable de valeur. Il ne peut agir, peut être vivre, sans elle.

    C’est pour ces rai­sons que nous devons nous libé­rer de la méfiance qui existe contre la régle­men­ta­tion de la mon­naie qui doit deve­nir l’ob­jet d’une déci­sion réflé­chie. Nous ne pou­vons point la lais­ser davan­tage dans un domaine où l’on trouve la tem­pé­ra­ture, la nata­li­té, et la consti­tu­tion. Ce sont là matières régies par des causes natu­relles, résul­tant de l’ac­tion sépa­rée des indi­vi­dus, ou néces­si­tant la Révo­lu­tion pour être modi­fiées. Tel n’est point le carac­tère de la régle­men­ta­tion de la monnaie. 

    Cepen­dant, il est évident qu’aus­si long­temps que le public fait usage de la mon­naie d’une façon ou d’une autre, le gou­ver­ne­ment peut trou­ver des res­sources grâce à l’in­fla­tion.

    De plus, les com­mo­di­tés qu’ap­porte à la vie quo­ti­dienne l’u­sage de la mon­naie sont telles que le public pré­fère, plu­tôt que de les perdre, payer la taxe de l’in­fla­tion, pour­vu qu’elle n’at­teigne pas un niveau prohibitif__. Comme toutes les autres com­mo­di­tés de l’exis­tence, l’u­sage de la mon­naie peut être sou­mis à l’im­pôt, et, bien que, pour diverses rai­sons, une telle méthode d’im­po­si­tion soit peu expé­diente, un
    gou­ver­ne­ment peut se pro­cu­rer des res­sources constantes en pra­ti­quant l’in­fla­tion, même si le public en pré­voit les consé­quences, à condi­tion tou­te­fois que les sommes qu’il cherche à obte­nir ain­si, ne soient pas abusives.

    De même que l’on peut per­ce­voir un péage sur l’u­sage des routes ou un impôt sur les tran­sac­tions com­mer­ciales, de même sur l’u­sage de la mon­naie. Plus le péage, plus l’im­pôt sont éle­vés, moindres sont les trans­ports sur les routes, moindres les tran­sac­tions com­mer­ciales, moindres aus­si les usages de la mon­naie. Mais cer­tains trans­ports sont si indis­pen­sables, cer­taines affaires si lucra­tives, cer­tains usages de la mon­naie si com­modes que seule une impo­si­tion extrê­me­ment éle­vée arrê­te­rait le tra­fic, les affaires, les paie­ments en espèces. 

    Tou­te­fois, un gou­ver­ne­ment ne doit pas oublier que même si une taxe n’est pas pro­hi­bi­tive, elle peut être néfaste et que c’est une impo­si­tion moyenne, plu­tôt qu’une taxa­tion extrême, qui pro­duit les res­sources les plus considérables »

    Pas­sion­nantes années vingt ! (Par­don encore pour la lon­gueur de mon intervention).

    Réponse
  4. Brieuc

    Bon­jour Étienne, bon­jour à tous,

    Étienne écrit dans son article : « Que font donc les jour­na­listes « pro­fes­sion­nels » ? Ils dorment ? Trop occu­pés avec les jeux de balle, les faits divers et les recettes de cui­sine ? Où sont donc les sen­ti­nelles du peuple, ces indis­pen­sables inquié­teurs de pou­voirs ? Com­ment pour­rions-nous faire sur­gir les vrais ques­tions impor­tantes dans le débat public ?! ».

    Je réponds par ce texte, que j’ai pla­cé éga­le­ment ici (http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=Hyperlibéralisme) :

     »Voir que le P.S. ne pro­gramme rien, ne fait rien, ne réflé­chit sur rien, ça fait mal. Mais savoir que le pro­gramme de cam­pagne de Nico­las Sar­ko­zy a été écrit non pas par son par­ti, non pas par les mili­tants, mais bel et bien par une agence de pub, ça fait peur. En effet, la tota­li­té de la cam­pagne de N.S. a été orches­trée, depuis le pro­gramme jus­qu’aux slo­gans et aux affiches, par la socié­té BCG (Bos­ton Consul­ting Group), une socié­té spé­cia­li­sée dans la « stra­té­gie d’en­tre­prise », fon­dée par une ancien ven­deur de Bibles… Source : « Le Divin Mar­ché », par D.-R. Dufour, Denoël, p. 257.

    Je retrans­cris ici le texte de la note en bas de page 257 :

    « Dans la livrai­son du jour­nal ‘Le Monde’ du 14 sep­tembre 2006, on pou­vait lire : « Pour la pre­mière fois en France, un par­ti poli­tique (l’UMP) a fait appel à un spé­cia­liste de la sta­té­gie d’en­tre­prise pour l’ai­der à éla­bo­rer son pro­gramme et ani­mer les réunions qui y sont consa­crées. Il s’a­git du ‘Bos­ton Consul­ting Group’ (le BCG, un des géants amé­ri­cains en sta­té­gie d’en­tre­prise, créé dans les années 60 par un ancien ven­deur de Bibles). Sur le site Inter­net fran­çais du BCG, on peut lire : « Notre mis­sion est d’ai­der les grandes entre­prises à créer un avan­tage concur­ren­tiel durable (…/…). Nous vou­lons ins­pi­rer aux per­sonnes entre­pre­nantes et ima­gi­na­tives (…/…) des idées et des oppor­tu­ni­tés sans égales de déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel et per­son­nel ». Le BCG a le mérite d’af­fi­cher clai­re­ment ses objec­tifs : le pro­fit maxi­mal. » Fin de citation. »

    Bref, cher Étienne, non seule­ment les forces contes­ta­taires ne contestent pas, mais même les forces au pou­voir ne gou­vernent que par son­dage et stra­té­gie mar­ke­ting. L’om­ni­pré­sence de N.S. sur les ondes ne s’ex­plique pas autre­ment qu’ain­si : il n’a aucun pro­jet autre que d’être et res­ter au pou­voir. De ce fait, il passe tout son temps à com­mu­ni­quer sur les sujets en une de la presse-radio-télé­vi­sion (dont, soit dit en pas­sant, il est un des acteurs majeurs : la boucle est bou­clée). Le tan­dem exé­cu­tif-média tourne pour lui-même, dans une folle cir­cu­la­ri­té dont per­sonne ne peut sor­tir. Le ham­ster est dans la roue pour un bon bout de temps.

    Et pour nous, ça veut dire quoi ? Ca veut dire un pays sans gou­ver­ne­ment, tiré à hue et à dia par un pré­sident dont la seule stra­té­gie consiste à bras­ser de l’air autour des sujets en vogue, dans la seul et unique but de conser­ver une bonne cote de popu­la­ri­té (et ça ne marche pas tou­jours, en plus!!!).

    Le pou­voir d’a­chat est à la une cette semaine. Il y a 2 semaines, c’é­tait l’Arche de Zoé, pour qui le Pré­sident est allé jus­qu’au Tchad. Depuis, plus rien. Oubliés de l’in­fo, sor­tis de l’a­gen­da présidentiel.

    Je rap­pelle en pas­sant que N.S., ministre de l’in­té­rieur à l’é­poque, a par 4 fois entre 2003 et 2007 pro­mis mesures dras­tiques et contrôles sévères pour les sup­por­ters vio­lents dans les stades. 4 fois le même dis­cours, 4 fois les même mots, 4 fois rien de concret à la suite de l’an­nonce. 4 fois la même vio­lence, aux mêmes endroits, par les même indi­vi­dus. Mais entre temps, il est vrai, ces per­sonnes n’é­tait plus en une de la presse…

    Dont acte, Étienne : si nous vou­lons que N.S. « com­mu­nique » sur le sujet de la mon­naie, il nous faut le faire pas­ser en une. Puis nous rési­gner à pas­ser aux oubliettes en quelques jours.

    Cou­rage, et RDV demain sur lemonde​.fr,

    Brieuc

    Réponse
  5. Balkis

    Étienne, mer­ci et bra­vo, vous avez tout à fait rai­son d’en­fon­cer le clou, d’in­sis­ter encore et encore pour dénon­cer le scan­dale de la pri­va­ti­sa­tion de l’argent émis. La dette publique, ce n’est pas rien ! J’ai­me­rais trou­ver le temps de deman­der à mon dépu­té ce qu’il en pense, et, s’il désap­prouve, que fait-il concrètement.
    Quel­qu’un l’a-t-il déjà fait ?

    Réponse
  6. Pierre Rudloff

    Bon­jour,

    je n’ai pas la pré­ten­tion de remettre les pen­dules à l’heure, mais je trouve qu’il y a quelques imprécisions/implicites dans cet article, alors je vou­drais don­ner ma ver­sion afin d’être sûr que je ne me trompe pas. (Mieux vaut savoir de quoi on parle, non ?)

    Les deux ins­ti­tu­tions créant la mon­naie sont et ont tou­jours été les banques et les banques cen­trales, ce qui a chan­gé, c’est que les banques d’É­tat n’é­mettent plus que de la mon­naie fidu­ciaire (phy­sique) et plus de mon­naie scrip­tu­rale (vir­tuelle) (elles peuvent donc payer mais pas accor­der de crédits).

    Les banques d’É­tat ne peuvent de nos jours pas créer de mon­naie (pas beau­coup en tout cas), car il leur faut l’ac­cord de la BCE (ou plu­tôt la mon­naie que cette der­nière émet) et que la BCE est sou­mise à une poli­tique stricte qui lui « inter­dit » de per­mettre une infla­tion supé­rieure à 2%.

    Mais d’un autre côté (si je me trompe pas), c’est la BCE qui émet l’argent dont les banques ont besoin pour faire leurs cré­dits (l’argent des banques ne pro­vient pas uni­que­ment de ses clients) et qui fixe les taux d’in­té­rêt (taux volon­tai­re­ment éle­vés pour évi­ter la détes­table et malé­fique infla­tion), elle reste donc vir­tuel­le­ment la seule source de la monnaie.

    Enfin tout ça, c’é­tait avant le trai­té modi­fi­ca­tif, main­te­nant c’est pire, puisque même la BCE ne peut pas accor­der de cré­dit (donc ne peut plus créer d’argent, sauf pour les banques), il y aura donc tou­jours un inter­mé­diaire entre la source et l’État.

    Voi­là, je ne suis sûr de rien (je dor­mais beau­coup en cours d’é­co­no­mie au lycée).

    PS : le texte sur fond bleu, ça pique les yeux >_<

    Réponse
  7. AJH

    En écri­vant « Vous avez tout faux », j’ai été un peu exces­sif… Excusez-moi…

    C’est sur­tout en lisant « Mais d’un autre côté (si je me trompe pas), c’est la BCE qui émet l’argent dont les banques ont besoin pour faire leurs cré­dits (l’argent des banques ne pro­vient pas uni­que­ment de ses clients) et qui fixe les taux d’in­té­rêt (taux volon­tai­re­ment éle­vés pour évi­ter la détes­table et malé­fique infla­tion), elle reste donc vir­tuel­le­ment la seule source de la mon­naie. » que j’ai réagi, car on pour­rait pen­ser que, pour vous, la BCE prête aux banques com­mer­ciales la mon­naie qu’elles prêtent à leur tour. Non, les « injec­tions de liqui­di­té » dont on a beau­coup par­lé ces der­niers temps per­mettent seule­ment aux banques com­mer­ciales d’as­su­rer leurs réserves obli­ga­toires et les échanges inter­ban­caires de mon­naie cen­trale (les « refi­nan­ce­ments ») dont elles ont besoin.

    La BCE émet d’une part de la mon­naie fidu­ciaire (les billets de banque) qui va cir­cu­ler dans le public, d’autre part de la mon­naie cen­trale (scrip­tu­rale) par les emprunts auprès d’elle que doivent faire les banques com­mer­ciales (lors de « prise en pen­sion » par exemple).

    En ce qui concerne l’in­fla­tion, la BCE n’a pas du tout réus­si à limi­ter « l’in­fla­tion des actifs » sim­ple­ment parce qu’elle n’a pas la main directe sur l’é­mis­sion moné­taire (93% de mon­naie de cré­dit des banques com­mer­ciales, pour 7% de mon­naie banque cen­trale)… Sa seule arme, à part chan­ger les règles (par exemple, le ratio de réserves obli­ga­toires, qui n’est actuel­le­ment que de 2% dans la zone euro), c’est le taux de refi­nan­ce­ment dont je par­lais plus haut… Mais c’est une arme à mul­tiples tran­chants : si elle aug­mente les taux, elle va aug­men­ter la valeur de l’eu­ro sur les autres mon­naies, aug­men­ter la dette des États, et — à mon avis — créer de l’in­fla­tion de consom­ma­tion sup­plé­men­taire… Si elle les dimi­nue, elle faci­lite la spé­cu­la­tion et l’in­fla­tion des actifs…

    La seule solu­tion reste donc celle pré­co­ni­sée par Mau­rice Allais, à savoir que la BCE émette TOUTE la mon­naie et la prête aux banques com­mer­ciales sui­vant la demande des agents non ban­caires.

    Inci­dem­ment, les États de la zone euro se par­ta­ge­raient ain­si les inté­rêts de base (350 mil­liards d’eu­ros pour un taux d’in­té­rêt de 4,5%) et les banques com­mer­ciales vivraient d’hono­raires…

    Réponse
  8. Adrien

    Une illus­tra­tion que le pou­voir de créa­tion moné­taire ne devrait pas être cédée aux inté­rêts pri­vés : la défaite fran­çaise de 1870.

    « La mai­trise de l’é­mis­sion moné­taire confère au conseil de régence de la Banque de France un sta­tut d’in­ter­lo­cu­teur pri­vi­lé­gié des pou­voirs publics, qui n’a ces­sé de se mani­fes­ter tout au long de la IIIème Répu­blique. On se sou­vient que la ten­sion a été très forte entre le conseil de régence, domi­né par les conser­va­teurs et le gou­ver­ne­ment de défense natio­nale. Les régents avaient mal accep­té la chute du second Empire (qui leur réac­cor­dait constam­ment leur pri­vi­lège d’é­mis­sion) et vou­laient « pous­ser à se démettre les membres du gou­ver­ne­ment provisoire ». 

    Après avoir lon­gue­ment ter­gi­ver­sé pour accor­der un pre­mier cré­dit de cent mil­lions deman­dé par Gam­bet­ta, en octobre 1870, cré­dit au demeu­rant ver­sé au compte-goutte, les régents se refu­saient à octroyer un second cré­dit de cent mil­lions, récla­mé le 9 décembre. Pour­tant, au même moment, ils accor­daient 13 mil­lions aux com­pa­gnies pri­vées de che­min de fer. 

    Le rap­port de la com­mis­sion d’en­quête, réunie en 1871 pour déter­mi­ner le rôle de la Banque de pen­dant la guerre, a cité cette dépêche, envoyée par Gam­bet­ta à Adolphe Cré­mieux, le 23 décembre 1870 et qui reflé­tait la ten­sion extrême entre les deux pou­voirs : « C’est au moment où les Prus­siens épui­sés tentent un der­nier effort que l’argent nous est refu­sé. Je vais pro­tes­ter par un appel public à la France. Je suis réso­lu à tout. Nous bri­se­rons, s’il le faut, la Banque. »

    Il a fal­lu que Gam­bet­ta menace de créer une caisse de la Défense natio­nale, dotée du droit d’é­mis­sion, pour que les régents s’in­clinent fina­le­ment, le 4 jan­vier 1871, et décident de prê­ter les sommes qu’il réclame. Mais ces avances sont arri­vées trop tard, et la défaite fran­çaise était déjà consommée. »

    « Les patrons et la poli­tique », Jean Gar­rigues, Édi­tions Per­rin.

    Je pense que cet extrait est inté­res­sant. Il est court, et il montre l’im­por­tance du pou­voir confé­ré à ceux qui ont le droit de battre monnaie.
    L’ex­pé­rience du Car­tel des gauches dans les années vingt sera mar­quée des mêmes difficultés.

    Aujourd’­hui, en pri­va­ti­sant la créa­tion moné­taire, on se met une corde autour du cou. Il n’y a plus qu’à reserrer.

    Réponse
  9. Objecteur_de_croissance

    Bon­jour Etienne,

    J’ai lu votre inter­view paru sur « lemonde​.fr » du 10/12/2007. Aus­si, voi­ci la réponse que je vous pro­pose en com­plé­ment de la votre, lors de cette pro­chaine tarte à la crème qu’on ne man­que­ra sûre­ment pas de vous res­ser­vir, celle dont vous avez été vic­time lors de la deuxième « question » :

    « QUESTION » 2 :
    « Nico­las Sar­ko­zy a été élu, lar­ge­ment et avec une forte par­ti­ci­pa­tion, sur un pro­gramme qui ins­cri­vait noir sur blanc qu’il n’y aurait pas de réfé­ren­dum. Appe­ler à un réfé­ren­dum, n’est-ce pas s’op­po­ser à la volon­té du peuple qui a choi­si Nico­las Sarkozy ? »

    REPONSE :
    L’actuel loca­taire de l’Elysée, élu avec moins de 19 mil­lions de voix, alors que 25,6 mil­lions d’inscrits1 sur les listes élec­to­rales n’ont pas adhé­ré à son “pro­jet”, va‑t’il impo­ser au peuple fran­çais un trai­té que ce même peuple a reje­té par 15,5 mil­lions de voix, 24 mois aupa­ra­vant, sachant que le trai­té en ques­tion est iden­tique à 99% au pré­cé­dent (selon ses concep­teurs même), sans deman­der à ce peuple si son opi­nion a évo­lué sur la question ?

    Son­geons bien qu’il est tout à fait pos­sible que les 15,5 mil­lions de voix du NON se trouvent en forte pro­por­tion, voir en tota­li­té dans les 25,6 mil­lions d’inscrits qui n’ont pas voté pour le vain­queur… et son choix de rati­fi­ca­tion par­le­men­taire. Est-ce le cas ? Per­sonne ne peut assu­rer le contraire, sur­tout si l’on tient compte du fait que le PS s’était enga­gé, à l’inverse, à convo­quer de nou­veau les fran­çais au urnes. Il y a une dif­fé­rence supé­rieure à 10 mil­lions de voix ! Le réfé­ren­dum est donc la seule option démo­cra­tique qui per­mette de répondre à cette ques­tion sans que l’avis de ceux qui étaient mino­ri­taires au réfé­ren­dum soit impo­sé à ceux qui étaient majo­ri­taires à ce même réfé­ren­dum, par le fait du résul­tat de la pré­si­den­tielle, qui n’est abso­lu­ment pas repré­sen­ta­tif de celui du réfé­ren­dum !!! S’il ne devait pas y avoir de consul­ta­tion popu­laire, notre démo­cra­tie, déjà en pleine déli­ques­cence, en sor­ti­rait cette fois-ci dans quel état ?

    1 Votes pour Ségo­lène Royal + votes blancs + abs­ten­tion­nistes : 25,6 mil­lions d’inscrits qui n’ont pas adhé­ré au pro­jet de l’ex-candidat de l’UMP. Et à son choix de rati­fi­ca­tion parlementaire ?

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  10. Étienne
  11. Étienne

    Les huées au par­le­ment européen, 
    contre le trai­té de Lis­bonne, impo­sé sans référendum !

    Quelques cou­ra­geux par­le­men­taires pro­testent contre le coup d’É­tat évident que sont les « trai­tés consti­tu­tion­nels » sans réfé­ren­dum (plu­sieurs vidéos).

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​0​0​2​P​U​F​M​D​iQs

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​h​R​-​J​x​E​A​O​Z​f​U​&​N​R=1

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​o​y​h​2​I​g​s​J​B​p​Q​&​N​R=1

    Réponse
  12. Al'1 d'Nant'

    Tous à Ver­sailles le 4 février 2008

    La pro­po­si­tion vient du site de Bel­la­ciao, et il me semble qu’en fai­sant signer la péti­tion natio­nale pour le réfé­ren­dum, il est temps d’in­vi­ter les gens à se bou­ger plus pour résis­ter mieux !

    Réponse
  13. André

    Bon­soir

    Appré­cions le grand cou­rage des dépu­tés PS qui ne vont pas à Ver­sailles le 4⁄02 et leur cohérence!!

    Ils sont pour un réfé­ren­dum (officiellement)ont les moyens de blo­quer le vote au par­le­ment pour l’ob­te­nir, et vote­ront dans la fou­lée le texte du trai­té au parlement.

    Quelle cré­di­bi­li­té doit-on leur accorder ?

    Réponse
  14. Laurent_K

    Aucune.

    C’est his­toire de dire « nous avons deman­dé un réfé­ren­dum » et n’est qu’une vaste fumis­te­rie des­ti­née à cacher leur com­plet accord avec l’UMP sur le sujet. Ren­dez-vous aux pro­chaines élections.

    Réponse
  15. JEAN DU TERROIR

    http://​jean​.du​.ter​roir​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​1​4​3​8​2​2​3​7​.​h​tml

    TRAITÉ DE LISBONNE : INFORMER LES FRANCAIS

    Mini-trai­té sim­pli­fié : infor­mer les Fran­çais. Comme vous le savez sans doute, le mini-trai­té sim­pli­fié pré­sen­té par Nico­las Sar­ko­zy comme une récon­ci­lia­tion du oui et du non ne se trouve être, dans le fond, qu’une reprise du trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen reje­té par les Fran­çais le 29 mai 2005 : « pré­si­dence stable » de l’U­nion euro­péenne, ministre des Affaires Etran­gères com­mun, pro­to­cole confé­rant à la Charte euro­péenne des droits fon­da­men­taux même valeur juri­dique que les trai­tés, pro­to­cole addi­tion­nel consa­crant le prin­cipe de concur­rence « libre et non faus­sée » (au niveau euro­péen, bien enten­du, sinon je n’y aurai rien à redire) et..mulitiplication des domaines de déci­sion « à la majo­ri­té qua­li­fiée » au détri­ment de l’  »una­nai­mi­té » ;

    Pour­tant, le mécon­ten­te­ment des Fran­çais suite à la flam­bée du coût de la vie géné­ré par l’eu­ro et à la pré­ca­ri­sa­tion de l’emploi géné­ré par les délo­ca­li­sa­tions, sans par­ler des légi­times reven­di­ca­tions cor­po­ra­tistes que nous sou­te­nons inté­gra­le­ment (res­tau­ra­teurs, pêcheurs, agri­cul­teurs), allié à l’op­por­tune irrup­tion dans le débat poli­tique de la direc­tive Bol­ken­stein (per­met­tant aux arti­sans d’o­ri­gine étran­gère de s’ins­tal­ler selon les normes juri­diques en vigueur dans leur pays d’o­ri­gine entraî­nant néces­sai­re­ment une forme d’  »immi­gra­tion choi­sie » chère à notre chef de l’E­tat et, sur­tout, nombre de faillite de petits com­merces et d’ar­ti­sans « indi­gènes ») qui avait lar­ge­ment contri­bué à la vic­toire du NON en mai 2005 ne semble pas au ren­dez-vous cette fois-ci. On ima­gine que les ques­tions euro­péennes revien­dront sur le devant de la scène au moment de la cam­pagne des euro­péennnes mais, en atten­dant, il s’a­git bien, à dafaut de mobi­li­ser les foules, de les informer..

    En l’ab­sence de débat média­tique, je ne vois qu’une solu­tion : reve­nir à la source de l’é­lec­to­rat du « non de droite » de mai 2005 et à ses leviers natu­rels que sont les élus locaux et les orga­ni­sa­tions de la socié­té civile.
    Les élus locaux ? Sans pré­sen­ter le pré­sident du conseil géné­ral de la Ven­dée, nous connais­sons les édiles de com­munes d’im­por­tance ayant mili­té pour le NON. J’au­rai à cet égard une pen­sée par­tu­cu­lière pour Mon­sieur Phi­lippe Péme­zec, maire du Ples­sis-Robin­son, auteur de l’ou­vrage que je recom­mande « Bon­heur de vil­lle’  » (magi­ni­fique pré­sen­ta­tion des grands prin­cipes de l’a­maé­na­ge­ment urbain « enra­ci­né » tra­di­tion­nel), qui tra­verse une période dif­fi­cile à l’heure où j’é­cris ces lignes. Mais je pense aus­si au très sou­ve­rai­niste dépu­té-maire de Cam­brai Fran­çois-Xavier Vilain et à d’autres encore…mais sur­tout à tous les petits élus locaux, par­fai­te­ment enra­ci­nés, libres poli­ti­que­ment et dis­po­sant pour ces deux rai­sons d’une pos­si­bi­li­té d’ac­tion conséquente.

    Et quant aux orga­ni­sa­tions de la socié­té civile, elles sont nom­breuses celles qui repré­sentent ces métiers ou ces adeptes de pra­tiques cultu­relles immé­mo­riales mena­cées par l’Eu­rope de Bruxelles…sans que les rai­sons en soi la sacra­li­sa­tion d’un « Etat-Pro­vi­dence » à la fran­çaise sur­an­né. La Coor­di­na­tion Rurale consti­tue l’or­ga­ni­sa­tion pro­fes­sion­nelle la plus proche de nos vues en ce qu’elle incarne la rura­li­té que nous défen­dons, appuyée sur la petite entre­prise fami­liale source de vie et de tis­su social. Or, ses résul­tats aux der­nières élec­tions pro­fes­sion­nelles agri­coles lui ont don­né une audience encou­ra­geante que nous pou­vons uti­li­ser dans notre dénon­cia­tion de l’Eu­rope de Bruxelles. Les res­tau­ra­teurs n’at­tendent de leur côté que soit mise en appli­ca­tion de la « TVA à 5, 5% » pro­mise par Mon­sieur Chi­rac au moment de la capm­pagne refe­ren­daire et tou­jours remise pour rai­son d’opposition..de la Com­mis­sion de Bruxelles ! C’est à par­tir de la « France pro­fonde » que nous pou­vons et devons agir désormais.

    Réponse
  16. André

    Bon­jour

    J’ap­pré­cie tou­jours les gens hon­nêtes (même d’o­pi­nion dif­fé­rente des miennes comme Jean).
    Je viens d’ap­prendre qu’Em­ma­nuel­li ira à Ver­sailles voter non, il est cohé­rent au moins !

    À droite, Nico­las Dupont Aignan fait preuve de la même hon­nê­te­té ; dom­mage que l’on n’en­tende pas les autres repré­sen­tants du non de droite comme De Villiers.

    Les poli­tiques qui font preuve de lâche­té et d’hy­po­cri­sie (au PS, comp­tez-vous) sont sim­ple­ment à gerber.
    Par ailleurs, il faut envi­sa­ger une manif à Ver­sailles le 4⁄02, quitte à indis­po­ser Nico­las 1er, et orga­ni­ser un mini refe­ren­dum sur place.

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  17. alpagueur

    Bon­jour à tous,

    Il y a un can­di­dat à l’in­ves­ti­ture Amé­ri­caine dont le pro­gramme élec­to­ral contient l’é­li­mi­na­tion pure et simple de la Fede­ral Reserve Bank (impen­sable, et bien non, et ce can­di­dat est un vété­ran du Congrès), la supres­sion de l’im­pôt sur le reve­nu (impôt anti-consti­tu­tion­nel), le retour de l’en­semble des troupes Amé­ri­caines se trou­vant en dehors de USA… et j’en passe, une vrai révo­lu­tion vers la liber­té, un retour à la consti­tu­tion amé­ri­caine et au pré­cepte de Lin­coln et d’A­drew Jack­son. Comme Lin­coln comme Jack­son comme Ken­ne­dy (tous assas­si­nés) Ron Paul réunit un car­ton de sup­por­ters incon­tes­tables et en masse sur inter­net, mais celui-ci est com­plè­te­ment occul­té par les médias, même ici (ce qui montre le lien entre les USA et nos médias).

    Si vous êtes pour la liber­té, inté­res­sez-vous à Ron Paul via You­tube vous ne serez pas déçu… Mais faites vite pas­ser le mes­sage : le tru­quage des URNES a hélas déjà com­men­cé, ce qui risque d’ar­ri­ver chez nous, si on laisse faire…

    Ron Paul subit les foudre dun black out bien en règle de la part des grands médias, notam­ment ceux contrô­lés par Rup­pert Murdoch.

    Ce can­di­dat Ron Paul a un suc­cès immense et pour­tant pra­ti­que­ment rien sur les grands médias. Pour­tant ce can­di­dat lève des fonds de cam­pagnes très impor­tant par sa base : des élec­teurs qui font des petits dons et une très grande rivière, ceci devrai se voir dans les urnes.

    Pour­tant ce n’est pas ce qui est rap­por­té par les grands médias et devrait donc atti­rer l’at­ten­tion, sur l’é­cart entre le suc­cès popu­laire, qui est mani­feste pour ce can­di­dat, si on ana­lyse la situa­tion sur inter­net, et la mobi­li­sa­tion spon­ta­née des individus.

    On parle déjà de fraudes dans le New Hamp­shire et pas seule­ment à l’en­contre de Ron Paul : les écarts appa­raissent entre des votants qui ont tout sim­ple­ment dis­pa­ru du vote, puisque pour Sut­ton, rien n’au­rait été expri­mé pour Ron Paul, par exemple, ce qui serait faux comme le clament des votants erra­di­qués des résul­tats… (source Alex Jones)

    Il est pos­sible d’é­cou­ter par Radio des dis­cours de Ron Paul ici

    http://www‑c.ronpaulradio.com/broadband.m3u

    Ou ce qui se passe sur ces fraudes sur la radio indé­pen­dante d’A­lex Jones :

    ici :

    http://​www​.shout​cast​.com/​s​b​i​n​/​s​h​o​u​t​c​a​s​t​-​p​l​a​y​l​i​s​t​.​p​l​s​?​r​n​=​5​6​3​5​&​a​m​p​;​f​i​l​e​=​f​i​l​e​n​a​m​e​.​pls

    Il existe un site Fran­çais sur le Can­di­dat Ron Paul :

    ici :

    http://​www​.ron​paul​fr​.blog​spot​.com

    Quelques infor­ma­tions spé­ciales sur You­tube en Anglais :

    Ron Paul get­ting scre­wed by MSM :
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​I​b​y​m​C​M​B​H​LuY

    Ron paul :
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​c​H​A​g​Z​w​n​n​T0w
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​U​e​m​3​O​I​p​6​kzU
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​P​d​a​-​r​T​1​s​f2M
    http://​images​.sta​ge6​.com/​c​h​a​n​n​e​l​_​i​m​a​g​e​s​/​l​i​b​e​r​t​y​/​b​a​n​n​e​r​4​6​2​e​8​6​4​4​6​8​4​f​a​.​jpg

    Hil­la­ry Clin­ton Fraud… :
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​A​M​f​U​a​j​h​L​24I

    Réponse
  18. Gaetan

    Dans toutes les expé­riences de mon­naies libres, quand les hommes excé­dés par la misère et le chô­mage s’émancipent auto­ri­tai­re­ment de la férule des banques pour pro­duire libre­ment une mon­naie non pas abon­dante (source d’inflation) mais suf­fi­sante, le chô­mage et la misère dis­pa­raissent dans les semaines qui suivent. Moi, je trouve cette infor­ma­tion inté­res­sante. Pas vous ?

    Pour­rait-on avoir s’il vous plait plus d’in­for­ma­tion concrètes sur ses expérience ?

    Réponse
  19. floch

    à noter :

    sur l’exemple de Glover :

    « grâce aux conseils que Glo­ver dis­pense sur Inter­net, mais aus­si avec l’aide de son kit de lan­ce­ment, qu’il vend avec une vidéo pour 40 dol­lars. » …pas en mon­naie locale

    voi­là qui amène à réfléchir.…

    Le sys­tème encou­rage une forme de protectionnisme,de quoi réchauf­fer les natio­na­lismes, les mes­qui­ne­ries et les disputes.Retour au troc.

    Réponse
  20. Étienne

    La dés­in­té­gra­tion de la Bel­gique est un micro­cosme de l’ensemble de l’UE – Nigel Farage

    Je vous conseille d’ex­plo­rer aus­si d’autres vidéos de Nigel Farage, en sui­vant les dif­fé­rents liens qui sont pro­po­sés à la fin de ce petit film.

    Étienne.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles