style=« background : yellow none repeat scroll 0%; font-size : 9pt ; ‑moz-background-clip : initial ; ‑moz-background-origin : initial ; ‑moz-background-inline-policy : initial ; font-family : Verdana ; »>« Le
traité européen de Lisbonne est-il fondamentalement différent de celui
rejeté en 2005 ? »
align=« center »> style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Je vous donne
rendez-vous jeudi 13 décembre 2007 à 14 h sur le
site style=« font-size : 9pt ; »> href=« http://www.lemonde.fr/web/chats/0,46–0,55–0,0.html »>lemonde.fr style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>
pour
un débat en direct avec les internautes (un « chat »),
pendant une heure :
style=« font-size : 9pt ; »> href=« http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46–0@2–3214,55–987730,0.html »>http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46–0@2–3214,55–987730,0.html
style=« font-size : 5pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>
J’espère qu’on aura un peu de temps pour débattre du hara-kiri monétaire de l’
article123 du TME (Traité modifié de Lisbonne),
cet article qui nous ruine tous et qu’on n’arrive pourtant pas à faire apparaître dans le débat public.
Article 123 du traité consolidé :
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux
autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
Commentaire important : le
commun des mortels ne peut pas comprendre la gravité de cet article.
Pour comprendre la portée de cette interdiction pour l’État d’emprunter à sa banque centrale, il faut savoir que
c’est en empruntant auprès de leur banque centrale que les États créent créaient la monnaie.
Il y a longtemps que les États ont accepté de partager ce pouvoir immense de battre monnaie avec les banques privées. (Et ce n’est pas parce que c’est une vieille affaire que c’est une affaire honnête, ni une bonne affaire.)
Mais, depuis 1974 en France — et depuis 1992 en Europe (article 104 de Maastricht, transformé en article 123 dans le TME) —, la création monétaire n’est même plus partagée entre les États et les banques privées : la création monétaire est devenue l’exclusivité des banques privées et tout le monde — y compris l’État ! — doit, depuis, leur payer des intérêts ruineux ! C’est un cauchemar : cela signifie concrètement que tout investissement public coûte désormais beaucoup plus cher que son prix puisqu’il faut payer des intérêts ! Le coût des investissements peut dépasser le double du prix quand on rembourse sur 15 ou 20 ans. Le double… Mais pour quoi faire ? Pour quelle bonne raison s’impose-t-on de payer le double tout ce dont on a besoin ? Pour l’intérêt de qui ?
Or, il faut bien garder en tête que ce n’est pas du tout une fatalité, car l’État n’a pas à payer d’intérêts (aucun !) sur la monnaie qu’il crée lui-même en empruntant (et qu’il détruit en remboursant). Si nous devons payer tous ces intérêts, ce n’est donc pas du tout une fatalité : c’est le résultat d’une politique ; une politique critiquable qui ressemble beaucoup à un hara-kiri.
Et en montant cette interdiction au plus haut niveau du droit, international et constitutionnel, par le moyen génial (pour les banques) des traités de l’Union européenne, nos représentants ont rendu ce sabordage quasiment IRRÉVERSIBLE !
Le grand inspirateur de l’Union Européenne, Jean Monnet, était un banquier américain, ça se voit partout dans les institutions européennes — lire l’excellent petit livre de Jean-Pierre Chevènement, « La faute de Monsieur Monnet », il faut le lire assis, c’est consternant —, c’est bien clair, mais décidément, tout cela n’a pas grand chose à voir avec l’intérêt général.
Je ne sais pas comment les banques ont fait pour obtenir de nos gouvernements ce privilège extravagant et ruineux (pour nous tous), ça m’intéresserait de le savoir.
Je voudrais bien qu’on m’explique en quoi ce sabordage monétaire sert l’intérêt général.
Et ne me parlez pas de « planche-à-billet-source-d’inflation », s’il vous plaît : en effet, cette « planche à billet » ne s’est pas du tout arrêtée en 1974 : elle a seulement changé de mains… et elle tourne ! L’augmentation de M3 (la masse monétaire) est de 11% par an sur la zone euro ! Elle chauffe, même, cette planche à billets, dans les mains des banquiers… Alors qu’on ne vienne pas me dire qu’elle crée plus d’inflation quand c’est l’État qui s’en sert et que le sabordage monétaire s’impose pour nous protéger de l’inflation, ça ne tient pas.
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>
Remarques complémentaires intéressantes : style=« font-size : 6pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>
• Depuis
1974, la dette et le chômage augmentent sans cesse. style=« font-size : 4pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Est-ce une
coïncidence, un détail ? Vous êtes sûr que ça n’a pas de
rapport avec la création monétaire insuffisante ou trop
coûteuse ? Alors lisez la suite.
style=« background : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; font-size : 9pt ; ‑moz-background-clip : initial ; ‑moz-background-origin : initial ; ‑moz-background-inline-policy : initial ; font-family : Verdana ; »>• Dans
toutes les expériences de monnaies libres, style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »> quand les
hommes excédés par la misère et le chômage s’émancipent autoritairement
de la férule des banques pour produire librement une monnaie non pas
abondante (source d’inflation) mais suffisante, style=« background : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; ‑moz-background-clip : initial ; ‑moz-background-origin : initial ; ‑moz-background-inline-policy : initial ; »>le
chômage et la misère disparaissent dans les semaines qui suivent.
Moi, je trouve cette information intéressante. Pas vous ? style=« font-size : 4pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Et ce n’est
pas tout : dans ces expériences, passionnantes, style=« background : rgb(255, 255, 153) none repeat scroll 0%; ‑moz-background-clip : initial ; ‑moz-background-origin : initial ; ‑moz-background-inline-policy : initial ; »>le
chômage et la misère réapparaissent dès que la Banque centrale
intervient pour supprimer la monnaie libre et réimposer sa monnaie rare
et chère… C’est quand même interpellant,
non ? Ça ne vous tire pas le neurone ? On ne pourrait
pas avoir un petit débat sur le sujet ?
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Je me trompe
peut-être, OK, mais on pourrait creuser un peu la question, non ? Faire des enquêtes, des expériences, des études
poussées, non ? Au lieu de ce silence radio désespérant… style=« font-size : 5pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Que font donc
les journalistes « professionnels » ? style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »> Ils
dorment ? Trop occupés avec les jeux de balle, les faits divers et les
recettes de cuisine ? Où sont donc les sentinelles
du peuple, ces indispensables inquiéteurs de
pouvoirs ? Comment pourrions-nous faire surgir les
vraies questions importantes dans le débat public ?!
Cette affaire d’État impacte fortement presque TOUS les dossiers qui comptent… et on n’en parle pas.
Comment parler de pouvoir d’achat sans évoquer la création monétaire définitivement abandonnée aux banques privées ?
Comment parler de la dette publique, des dépenses publiques « impossibles » (c’est trop cher), des « déficits » de la sécu et de la « faillite » de l’État sans accuser au premier chef l’incurie de ceux qui ont délibérément contraint la puissance publique à payer des intérêts inutiles aux agents les plus oisifs et les plus inutiles de la société ?
Comment chercher honnêtement des moyens de lutter contre le chômage et la pauvreté sans au moins envisager la rareté — totalement artificielle — de l’argent permanent et gratuit ?
La monnaie d’endettement — la seule qu’on nous laisse aujourd’hui — est de l’oxygène toxique pour l’économie, de l’air qu’il faudra rendre en retenant sa respiration d’autant, et même augmenté des intérêts… C’est un processus asphyxiant, c’est une cage.
Comment trouver des ressources pour l’université, la recherche et la justice alors que nos propres gouvernants ruinent littéralement l’État en le privant définitivement d’une ressource essentielle ? Où est la cohérence des ces prétendus « grands argentiers » qui vendent aujourd’hui un à un tous les biens de l’État pour simplement finir les fins de mois, alors qu’ils ont garanti aux prêteurs privés oisifs une rente qui leur permet d’attendre simplement sans rien faire que les intérêts tombent chaque mois sur leur tas d’or ?
Je viens d’apprendre que Marx disait que la première condition de la liberté de la presse, c’est de ne pas être un métier. C’est intéressant, non ?
Mais il n’y a pas que les « journalistes » qui restent cois : que font donc les militants politiques, les syndicats, les associations, et tous les citoyens intellectuellement actifs, à ce sujet ?
Nous avons là un boulevard pour émanciper le plus grand nombre du chômage et de la misère… et ce boulevard reste désespérément vide.
Cette affaire coûte à la France environ 80 milliards d’euros ! Tous les ans… Et le problème est le même dans tous les pays de la zone euro.
Moi, je trouve que ça vaut bien un débat national, sérieux, honnête et approfondi…
Non ?
Pour une référence solide sur la monnaie, lire Maurice Allais, un grand libéral, Prix Nobel d’économie 1988, grand spécialiste de la monnaie sur laquelle il a travaillé toute sa vie : lire et relire ce texte absolument essentiel où il condamne sans réserve le scandale de l’abandon de la création monétaire par les États aux banques privées :
style=« font-size : 8pt ; font-family : Verdana ; »>« style=« background : lime none repeat scroll 0%; font-size : 8pt ; ‑moz-background-clip : initial ; ‑moz-background-origin : initial ; ‑moz-background-inline-policy : initial ; color : rgb(0, 51, 0); font-family : Verdana ; »> href=« https://old.chouard.org/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm »> style=« color : rgb(0, 51, 0); »>La crise mondiale d’aujourd’hui style=« color : rgb(0, 51, 0); »> – style=« font-size : 7pt ; color : rgb(0, 51, 0); »> style=« font-size : 7pt ; color : rgb(0, 51, 0); »>Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires style=« font-size : 8pt ; font-family : Verdana ; »> »
style=« font-size : 3pt ; font-family : Verdana ; »>
style=« font-size : 9pt ; font-family : Verdana ; »>Mais allez aussi lire le billet de blog
sur la monnaie, ainsi que le forum sur la monnaie. Voyez aussi « Le site dénonçant les faux-monnayeurs », précieuse ressource.
Et on en parle en direct jeudi après-midi, sur le site du Monde, si le cœur vous en dit.
Étienne.

Bonsoir
La banque centrale aux USA fait des avances au trésor américain. On ne constate pas plus d’inflation là-bas que chez nous.
Alors pourquoi ne serait-ce plus possible en Europe ? Je recommande aussi le site de Jean Bayard qui explique les créations monétaires et réhabilite une vision Keynésienne de l’économie. Il fut directeur financier de grandes banques, c’est son domaine.
http://www.bayard-macroeconomie.com/exposemacro.htm
Une monnaie forte favorise les détenteurs de capitaux et freine l’investissement et les exportations. N’envisage-t-on pas de délocaliser une partie de l’activité de EADS pour cause de l’euro fort ? Alors qui va y gagner ?
Cordialement
André
Bravo à Etienne de mettre en relief cet article 123 car il mérite que « monsieur tout le monde » (et Madame…), en effet, en prenne toute la connaissance nécessaire, car « il vaut son pesant d’or », comme motif de mobilisation populaire !
Plus on a le nez collé à la monstruosité moins on la voit !
Le rôle des « médias » ne devrait-il pas être de favoriser un certain recul permettant l’accommodation du regard populaire, afin que « le peuple informé soit libre » ?
La lutte contre l’inflation, contrairement à ce qu’on croit, n’est pas un dogme qui date d’hier (1983, désindexation des salaires sur les prix ; 1992 traité de Maastricht créant la banque centrale européenne ayant pour seule mission de combattre l’inflation ; impossibilité pour les États de la zone euro de créer leur monnaie).
L’inflation est un impôt indirect sur le capital et sur l’épargne.
On pourrait résumer la période des années 20 en France en disant qu’elles tournent autour de l’inflation. À cette époque, peu connue, tout le monde en parle !
Le cartel des gauches (et en particulier le gouvernement Herriot) n’a pu mener la politique qu’il souhaitait, contraint de truquer les comptes de l’État, face aux régents de la Banque de France, les banquiers et industriels les plus influents de France — dont, au premier chef, figurait François de Wendel, président du comité des forges, député et grand-père d’Ernest Aintoine Seillière, qui refusaient de créer de la monnaie par peur de l’inflation (et pourtant l’inflation ! Comme elle était nécessaire pour un pays à reconstruire !).
Pour savoir à qui profite la lutte contre l’inflation — c’est expliqué très clairement —, je vous recommande un livre passionnant, que je viens de commencer.
Il s’agit de La réforme monétaire de John Maynard Keynes (1923).
http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/reforme_monetaire/keynes_reforme_monetaire.pdf.
Pardon, pour la longueur, je pense que ça vaut le coup. Ne vous découragez pas :
Morceaux choisis :
« En remontant le passé de tous les pays qui ont une histoire jusqu’à l’aube des souvenirs économiques on trouve une dépréciation progressive de la valeur réelle des divers étalons qui ont successivement servi de monnaie.
En outre, cette dépréciation progressive de la monnaie n’a pas été un accident. Elle s’est produite sous l’action de deux forces principales : la pauvreté des gouvernements et l’influence politique dominante de la classe débitrice. Le moyen d’imposer les citoyens par la dépréciation de la monnaie a été une politique courante depuis que Rome l’a découverte. La création de monnaie a toujours été et est encore l’ultima ratio, la dernière ressource des Gouvernements. Nul État ne se déclarera en faillite tant qu’il ne l’aura point utilisée.
De plus, nous le verrons plus loin, les bénéfices de la dépréciation monétaire ne sont point réservés aux seuls gouvernements. Les fermiers, les débiteurs, tous ceux qui ont à payer des sommes monétaires fixées d’avance y trouvent leur intérêt. De même qu’à présent, sous les traits des hommes d’affaires, de même dans le passé ces personnes constituaient l’élément actif et constructif de l’ordre social. Par conséquent, les modifications qui ont déprécié la monnaie ont servi les intérêts des hommes nouveaux et les ont libérés de leurs obligations. Elles ont profité à la richesse nouvellement acquise aux dépens de l’ancienne fortune et ont donné des armes à l’entreprise contre le capital. La tendance de la monnaie à la baisse a, dans le passé, contrebalancé les effets de l’intérêt composé et de la transmission héréditaire des fortunes. Elle a exercé une influence libératrice sur la rigide répartition des biens anciennement acquis et sur la séparation de la propriété et de l’action. C’est ainsi que chaque génération peut dépouiller en partie les héritiers de ses prédécesseurs. C’est ainsi que sont éludés les projets de fortunes perpétuelles à moins que la communauté ne prenne quelque mesure expédiente de réaction.
Quoiqu’il en soit, sous l’influence de ces deux forces, — nécessités financières des gouvernements et action politique de la classe débitrice, — que ce fut l’une, que ce fut l’autre, la marche de l’inflation s’est poursuivie sans interruption, si l’on envisage des périodes étendues, depuis la création de la monnaie au Vle siècle avant J.-C. Parfois la monnaie a baissé naturellement. Sinon, les falsifications ont accompli leur oeuvre.
Cependant il est facile en tout temps, par suite de la façon dont nous nous servons de la monnaie dans la vie quotidienne, d’oublier toutes ces choses et de tenir la monnaie elle-même pour la mesure absolue des valeurs. Quand l’histoire de tout un siècle vient encore renforcer de telles illusions, l’homme moyen regarde les faits qui se sont produits normalement durant trois générations comme s’ils étaient une partie de l’ordre social permanent.
L’histoire du XIXe siècle confirme ces idées. Durant le premier quart du siècle, les prix élevés courant durant la période napoléonienne furent suivis d’une rapide augmentation de la valeur de la monnaie. Pendant les soixante-dix années suivantes, malgré quelques fluctuations temporaires, les prix continuèrent à tendre à la baisse, et le niveau le plus bas fut atteint en 1896. Ce n’était là qu’une tendance en direction : le caractère essentiel de cette période fut la stabilité relative des prix. Les prix étaient approximativement les mêmes en 1826, 1841, 1855, 1862, 1867, 1871 et 1915. Ils étaient également semblables en 1844, en 1881 et en 1914. Si nous prenons 100 pour chiffre indicateur de ces trois dernières années, nous constatons qu’au cours de la période de presqu’un siècle qui va de 1826 au début de la guerre, les fluctuations maxima ne dépassèrent pas 30 points dans une direction ou l’autre, le chiffre indicateur ne s’étant jamais élevé au dessus de 130 et n’étant jamais tombé au dessous
de 70. Il n’y a point à s’étonner de la confiance populaire dans la stabilité constante des transactions monétaires. Sans doute le métal-or pouvait bien ne pas posséder tous les avantages théoriques d’un étalon réglementé artificiellement, mais il avait offert de grandes qualités de fait.
Au cours de la même période, le Capitaliste avait eu trois raisons différentes d’être satisfait de ses affaires. La « sécurité » de ses placements semblait atteindre à la perfection. La valeur de son capital s’était constamment élevée, d’abord par la raison que nous venons d’indiquer et ensuite, parce que la chute lente du taux de l’intérêt augmentait la valeur capitalisée du revenu annuel qui représentait le capital. »
L’un des objets de ce livre est d’affirmer que la meilleure méthode de guérir ce mal de l’individualisme, est de faire en sorte que l’on ne puisse établir aucune prévision sûre de la hausse ou de la baisse des prix et qu’il y ait peu de risque pour qu’une fluctuation, si elle se produit, ait de l’amplitude. Si par accident, une variation intervenait à l’improviste, la richesse, même si elle subissait une nouvelle répartition, ne serait point diminuée pour cela.
Arriver à ce résultat, en écartant tous les éléments capables de déterminer le mouvement initial, — que ces éléments se trouvent dans les étoiles ou ailleurs, — paraît une entreprise impossible. Le remède consisterait plutôt à contrôler l’étalon des valeurs, de telle sorte que toutes les fois qu’il pourrait se produire un événement qui, laissé à lui-même donnerait lieu à des prévisions de changement du niveau général des prix, l’autorité chargée du contrôle puisse prendre des mesures capables de contrebalancer ces prévisions en mettant en action des facteurs d’influence contraire. Si même de telles méthodes ne réussissaient pas complètement, soit en détruisant les prévisions, soit en supprimant les fluctuations réelles, elles contribueraient cependant au progrès sur la politique du laisser faire qui voit tranquillement une monnaie, soumise au hasard et libre de tout contrôle, donner lieu à des prévisions qui paralysent ou surexcitent la production.
Nous voyons donc que la hausse et la baisse ont chacune leurs inconvénients propres. L’inflation, cause de la hausse, signifie Injustice pour les individus et les classes sociales, — en particulier pour les capitalistes. La déflation, cause de la baisse, signifie appauvrissement pour les travailleurs. Elle amène les entrepreneurs à diminuer la production, pour réduire leurs pertes personnelles. Elle est donc cause de
chômage. Il y a, il est vrai une contre-partie : la déflation signifie injustice pour les emprunteurs, et l’inflation aiguillonne la production. Mais ces résultats ne sont point aussi nets que ceux que nous avons indiqués plus haut, car les emprunteurs peuvent se garantir plus aisément des effets néfastes de la déflation que les prêteurs de ceux de l’inflation. Les travailleurs sont en effet mieux placés pour se défendre contre le surmenage dans les bonnes époques que contre le chômage pendant les crises.
Ainsi l’Inflation est injuste et la Déflation dangereuse. Des deux maux, la Déflation, si l’on excepte l’émission folle de papier-monnaie, telle qu’elle s’est produite en Allemagne, est sans doute le pire. Il est pire en effet, dans un monde appauvri, de causer du chômage que de duper les rentiers.
Mais il n’est pas nécessaire de faire la balance de ces deux maux. Mieux vaut convenir qu’il les faut tous deux éviter. Le capitalisme individualiste actuel, précisément parce qu’il confie l’épargne au rentier individuel, et la production à l’employeur particulier, suppose une mesure stable de valeur. Il ne peut agir, peut être vivre, sans elle.
C’est pour ces raisons que nous devons nous libérer de la méfiance qui existe contre la réglementation de la monnaie qui doit devenir l’objet d’une décision réfléchie. Nous ne pouvons point la laisser davantage dans un domaine où l’on trouve la température, la natalité, et la constitution. Ce sont là matières régies par des causes naturelles, résultant de l’action séparée des individus, ou nécessitant la Révolution pour être modifiées. Tel n’est point le caractère de la réglementation de la monnaie.
Cependant, il est évident qu’aussi longtemps que le public fait usage de la monnaie d’une façon ou d’une autre, le gouvernement peut trouver des ressources grâce à l’inflation.
De plus, les commodités qu’apporte à la vie quotidienne l’usage de la monnaie sont telles que le public préfère, plutôt que de les perdre, payer la taxe de l’inflation, pourvu qu’elle n’atteigne pas un niveau prohibitif__. Comme toutes les autres commodités de l’existence, l’usage de la monnaie peut être soumis à l’impôt, et, bien que, pour diverses raisons, une telle méthode d’imposition soit peu expédiente, un
gouvernement peut se procurer des ressources constantes en pratiquant l’inflation, même si le public en prévoit les conséquences, à condition toutefois que les sommes qu’il cherche à obtenir ainsi, ne soient pas abusives.
De même que l’on peut percevoir un péage sur l’usage des routes ou un impôt sur les transactions commerciales, de même sur l’usage de la monnaie. Plus le péage, plus l’impôt sont élevés, moindres sont les transports sur les routes, moindres les transactions commerciales, moindres aussi les usages de la monnaie. Mais certains transports sont si indispensables, certaines affaires si lucratives, certains usages de la monnaie si commodes que seule une imposition extrêmement élevée arrêterait le trafic, les affaires, les paiements en espèces.
Toutefois, un gouvernement ne doit pas oublier que même si une taxe n’est pas prohibitive, elle peut être néfaste et que c’est une imposition moyenne, plutôt qu’une taxation extrême, qui produit les ressources les plus considérables »
Passionnantes années vingt ! (Pardon encore pour la longueur de mon intervention).
Bonjour Étienne, bonjour à tous,
Étienne écrit dans son article : « Que font donc les journalistes « professionnels » ? Ils dorment ? Trop occupés avec les jeux de balle, les faits divers et les recettes de cuisine ? Où sont donc les sentinelles du peuple, ces indispensables inquiéteurs de pouvoirs ? Comment pourrions-nous faire surgir les vrais questions importantes dans le débat public ?! ».
Je réponds par ce texte, que j’ai placé également ici (http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=Hyperlibéralisme) :
»Voir que le P.S. ne programme rien, ne fait rien, ne réfléchit sur rien, ça fait mal. Mais savoir que le programme de campagne de Nicolas Sarkozy a été écrit non pas par son parti, non pas par les militants, mais bel et bien par une agence de pub, ça fait peur. En effet, la totalité de la campagne de N.S. a été orchestrée, depuis le programme jusqu’aux slogans et aux affiches, par la société BCG (Boston Consulting Group), une société spécialisée dans la « stratégie d’entreprise », fondée par une ancien vendeur de Bibles… Source : « Le Divin Marché », par D.-R. Dufour, Denoël, p. 257.
Je retranscris ici le texte de la note en bas de page 257 :
« Dans la livraison du journal ‘Le Monde’ du 14 septembre 2006, on pouvait lire : « Pour la première fois en France, un parti politique (l’UMP) a fait appel à un spécialiste de la statégie d’entreprise pour l’aider à élaborer son programme et animer les réunions qui y sont consacrées. Il s’agit du ‘Boston Consulting Group’ (le BCG, un des géants américains en statégie d’entreprise, créé dans les années 60 par un ancien vendeur de Bibles). Sur le site Internet français du BCG, on peut lire : « Notre mission est d’aider les grandes entreprises à créer un avantage concurrentiel durable (…/…). Nous voulons inspirer aux personnes entreprenantes et imaginatives (…/…) des idées et des opportunités sans égales de développement professionnel et personnel ». Le BCG a le mérite d’afficher clairement ses objectifs : le profit maximal. » Fin de citation. »
Bref, cher Étienne, non seulement les forces contestataires ne contestent pas, mais même les forces au pouvoir ne gouvernent que par sondage et stratégie marketing. L’omniprésence de N.S. sur les ondes ne s’explique pas autrement qu’ainsi : il n’a aucun projet autre que d’être et rester au pouvoir. De ce fait, il passe tout son temps à communiquer sur les sujets en une de la presse-radio-télévision (dont, soit dit en passant, il est un des acteurs majeurs : la boucle est bouclée). Le tandem exécutif-média tourne pour lui-même, dans une folle circularité dont personne ne peut sortir. Le hamster est dans la roue pour un bon bout de temps.
Et pour nous, ça veut dire quoi ? Ca veut dire un pays sans gouvernement, tiré à hue et à dia par un président dont la seule stratégie consiste à brasser de l’air autour des sujets en vogue, dans la seul et unique but de conserver une bonne cote de popularité (et ça ne marche pas toujours, en plus!!!).
Le pouvoir d’achat est à la une cette semaine. Il y a 2 semaines, c’était l’Arche de Zoé, pour qui le Président est allé jusqu’au Tchad. Depuis, plus rien. Oubliés de l’info, sortis de l’agenda présidentiel.
Je rappelle en passant que N.S., ministre de l’intérieur à l’époque, a par 4 fois entre 2003 et 2007 promis mesures drastiques et contrôles sévères pour les supporters violents dans les stades. 4 fois le même discours, 4 fois les même mots, 4 fois rien de concret à la suite de l’annonce. 4 fois la même violence, aux mêmes endroits, par les même individus. Mais entre temps, il est vrai, ces personnes n’était plus en une de la presse…
Dont acte, Étienne : si nous voulons que N.S. « communique » sur le sujet de la monnaie, il nous faut le faire passer en une. Puis nous résigner à passer aux oubliettes en quelques jours.
Courage, et RDV demain sur lemonde.fr,
Brieuc
Étienne, merci et bravo, vous avez tout à fait raison d’enfoncer le clou, d’insister encore et encore pour dénoncer le scandale de la privatisation de l’argent émis. La dette publique, ce n’est pas rien ! J’aimerais trouver le temps de demander à mon député ce qu’il en pense, et, s’il désapprouve, que fait-il concrètement.
Quelqu’un l’a-t-il déjà fait ?
Bonjour,
je n’ai pas la prétention de remettre les pendules à l’heure, mais je trouve qu’il y a quelques imprécisions/implicites dans cet article, alors je voudrais donner ma version afin d’être sûr que je ne me trompe pas. (Mieux vaut savoir de quoi on parle, non ?)
Les deux institutions créant la monnaie sont et ont toujours été les banques et les banques centrales, ce qui a changé, c’est que les banques d’État n’émettent plus que de la monnaie fiduciaire (physique) et plus de monnaie scripturale (virtuelle) (elles peuvent donc payer mais pas accorder de crédits).
Les banques d’État ne peuvent de nos jours pas créer de monnaie (pas beaucoup en tout cas), car il leur faut l’accord de la BCE (ou plutôt la monnaie que cette dernière émet) et que la BCE est soumise à une politique stricte qui lui « interdit » de permettre une inflation supérieure à 2%.
Mais d’un autre côté (si je me trompe pas), c’est la BCE qui émet l’argent dont les banques ont besoin pour faire leurs crédits (l’argent des banques ne provient pas uniquement de ses clients) et qui fixe les taux d’intérêt (taux volontairement élevés pour éviter la détestable et maléfique inflation), elle reste donc virtuellement la seule source de la monnaie.
Enfin tout ça, c’était avant le traité modificatif, maintenant c’est pire, puisque même la BCE ne peut pas accorder de crédit (donc ne peut plus créer d’argent, sauf pour les banques), il y aura donc toujours un intermédiaire entre la source et l’État.
Voilà, je ne suis sûr de rien (je dormais beaucoup en cours d’économie au lycée).
PS : le texte sur fond bleu, ça pique les yeux >_<
Bonjour
Vous avez tout faux 😉
Puis-je vous suggèrer de lire (sans vous endormir 😉 …) l’article http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30732 et le site http://www.fauxmonnayeurs.org/
En écrivant « Vous avez tout faux », j’ai été un peu excessif… Excusez-moi…
C’est surtout en lisant « Mais d’un autre côté (si je me trompe pas), c’est la BCE qui émet l’argent dont les banques ont besoin pour faire leurs crédits (l’argent des banques ne provient pas uniquement de ses clients) et qui fixe les taux d’intérêt (taux volontairement élevés pour éviter la détestable et maléfique inflation), elle reste donc virtuellement la seule source de la monnaie. » que j’ai réagi, car on pourrait penser que, pour vous, la BCE prête aux banques commerciales la monnaie qu’elles prêtent à leur tour. Non, les « injections de liquidité » dont on a beaucoup parlé ces derniers temps permettent seulement aux banques commerciales d’assurer leurs réserves obligatoires et les échanges interbancaires de monnaie centrale (les « refinancements ») dont elles ont besoin.
La BCE émet d’une part de la monnaie fiduciaire (les billets de banque) qui va circuler dans le public, d’autre part de la monnaie centrale (scripturale) par les emprunts auprès d’elle que doivent faire les banques commerciales (lors de « prise en pension » par exemple).
En ce qui concerne l’inflation, la BCE n’a pas du tout réussi à limiter « l’inflation des actifs » simplement parce qu’elle n’a pas la main directe sur l’émission monétaire (93% de monnaie de crédit des banques commerciales, pour 7% de monnaie banque centrale)… Sa seule arme, à part changer les règles (par exemple, le ratio de réserves obligatoires, qui n’est actuellement que de 2% dans la zone euro), c’est le taux de refinancement dont je parlais plus haut… Mais c’est une arme à multiples tranchants : si elle augmente les taux, elle va augmenter la valeur de l’euro sur les autres monnaies, augmenter la dette des États, et — à mon avis — créer de l’inflation de consommation supplémentaire… Si elle les diminue, elle facilite la spéculation et l’inflation des actifs…
La seule solution reste donc celle préconisée par Maurice Allais, à savoir que la BCE émette TOUTE la monnaie et la prête aux banques commerciales suivant la demande des agents non bancaires.
Incidemment, les États de la zone euro se partageraient ainsi les intérêts de base (350 milliards d’euros pour un taux d’intérêt de 4,5%) et les banques commerciales vivraient d’honoraires…
Une illustration que le pouvoir de création monétaire ne devrait pas être cédée aux intérêts privés : la défaite française de 1870.
« La maitrise de l’émission monétaire confère au conseil de régence de la Banque de France un statut d’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, qui n’a cessé de se manifester tout au long de la IIIème République. On se souvient que la tension a été très forte entre le conseil de régence, dominé par les conservateurs et le gouvernement de défense nationale. Les régents avaient mal accepté la chute du second Empire (qui leur réaccordait constamment leur privilège d’émission) et voulaient « pousser à se démettre les membres du gouvernement provisoire ».
Après avoir longuement tergiversé pour accorder un premier crédit de cent millions demandé par Gambetta, en octobre 1870, crédit au demeurant versé au compte-goutte, les régents se refusaient à octroyer un second crédit de cent millions, réclamé le 9 décembre. Pourtant, au même moment, ils accordaient 13 millions aux compagnies privées de chemin de fer.
Le rapport de la commission d’enquête, réunie en 1871 pour déterminer le rôle de la Banque de pendant la guerre, a cité cette dépêche, envoyée par Gambetta à Adolphe Crémieux, le 23 décembre 1870 et qui reflétait la tension extrême entre les deux pouvoirs : « C’est au moment où les Prussiens épuisés tentent un dernier effort que l’argent nous est refusé. Je vais protester par un appel public à la France. Je suis résolu à tout. Nous briserons, s’il le faut, la Banque. »
Il a fallu que Gambetta menace de créer une caisse de la Défense nationale, dotée du droit d’émission, pour que les régents s’inclinent finalement, le 4 janvier 1871, et décident de prêter les sommes qu’il réclame. Mais ces avances sont arrivées trop tard, et la défaite française était déjà consommée. »
« Les patrons et la politique », Jean Garrigues, Éditions Perrin.
Je pense que cet extrait est intéressant. Il est court, et il montre l’importance du pouvoir conféré à ceux qui ont le droit de battre monnaie.
L’expérience du Cartel des gauches dans les années vingt sera marquée des mêmes difficultés.
Aujourd’hui, en privatisant la création monétaire, on se met une corde autour du cou. Il n’y a plus qu’à reserrer.
Bonjour Etienne,
J’ai lu votre interview paru sur « lemonde.fr » du 10/12/2007. Aussi, voici la réponse que je vous propose en complément de la votre, lors de cette prochaine tarte à la crème qu’on ne manquera sûrement pas de vous resservir, celle dont vous avez été victime lors de la deuxième « question » :
« QUESTION » 2 :
« Nicolas Sarkozy a été élu, largement et avec une forte participation, sur un programme qui inscrivait noir sur blanc qu’il n’y aurait pas de référendum. Appeler à un référendum, n’est-ce pas s’opposer à la volonté du peuple qui a choisi Nicolas Sarkozy ? »
REPONSE :
L’actuel locataire de l’Elysée, élu avec moins de 19 millions de voix, alors que 25,6 millions d’inscrits1 sur les listes électorales n’ont pas adhéré à son “projet”, va‑t’il imposer au peuple français un traité que ce même peuple a rejeté par 15,5 millions de voix, 24 mois auparavant, sachant que le traité en question est identique à 99% au précédent (selon ses concepteurs même), sans demander à ce peuple si son opinion a évolué sur la question ?
Songeons bien qu’il est tout à fait possible que les 15,5 millions de voix du NON se trouvent en forte proportion, voir en totalité dans les 25,6 millions d’inscrits qui n’ont pas voté pour le vainqueur… et son choix de ratification parlementaire. Est-ce le cas ? Personne ne peut assurer le contraire, surtout si l’on tient compte du fait que le PS s’était engagé, à l’inverse, à convoquer de nouveau les français au urnes. Il y a une différence supérieure à 10 millions de voix ! Le référendum est donc la seule option démocratique qui permette de répondre à cette question sans que l’avis de ceux qui étaient minoritaires au référendum soit imposé à ceux qui étaient majoritaires à ce même référendum, par le fait du résultat de la présidentielle, qui n’est absolument pas représentatif de celui du référendum !!! S’il ne devait pas y avoir de consultation populaire, notre démocratie, déjà en pleine déliquescence, en sortirait cette fois-ci dans quel état ?
1 Votes pour Ségolène Royal + votes blancs + abstentionnistes : 25,6 millions d’inscrits qui n’ont pas adhéré au projet de l’ex-candidat de l’UMP. Et à son choix de ratification parlementaire ?
Cordialement.
Deux vidéos (1 min) pour réclamer un référendum :
L’Europe à la carte
http://fr.youtube.com/watch?v=OangJSB3-gU&feature=PlayList&p=232B6BF075BD7A90&index=0
AVALEZ TOUT !
http://fr.youtube.com/watch?v=XkpGAoHn4WY&feature=PlayList&p=232B6BF075BD7A90&index=1
Les huées au parlement européen,
contre le traité de Lisbonne, imposé sans référendum !
Quelques courageux parlementaires protestent contre le coup d’État évident que sont les « traités constitutionnels » sans référendum (plusieurs vidéos).
http://fr.youtube.com/watch?v=002PUFMDiQs
http://fr.youtube.com/watch?v=hR-JxEAOZfU&NR=1
http://fr.youtube.com/watch?v=oyh2IgsJBpQ&NR=1
http://tousaversailesle4fevrier2008.fr
Tous à Versailles le 4 février 2008
La proposition vient du site de Bellaciao, et il me semble qu’en faisant signer la pétition nationale pour le référendum, il est temps d’inviter les gens à se bouger plus pour résister mieux !
Bonsoir
Apprécions le grand courage des députés PS qui ne vont pas à Versailles le 4⁄02 et leur cohérence!!
Ils sont pour un référendum (officiellement)ont les moyens de bloquer le vote au parlement pour l’obtenir, et voteront dans la foulée le texte du traité au parlement.
Quelle crédibilité doit-on leur accorder ?
Aucune.
C’est histoire de dire « nous avons demandé un référendum » et n’est qu’une vaste fumisterie destinée à cacher leur complet accord avec l’UMP sur le sujet. Rendez-vous aux prochaines élections.
http://jean.du.terroir.over-blog.fr/article-14382237.html
TRAITÉ DE LISBONNE : INFORMER LES FRANCAIS
Mini-traité simplifié : informer les Français. Comme vous le savez sans doute, le mini-traité simplifié présenté par Nicolas Sarkozy comme une réconciliation du oui et du non ne se trouve être, dans le fond, qu’une reprise du traité constitutionnel européen rejeté par les Français le 29 mai 2005 : « présidence stable » de l’Union européenne, ministre des Affaires Etrangères commun, protocole conférant à la Charte européenne des droits fondamentaux même valeur juridique que les traités, protocole additionnel consacrant le principe de concurrence « libre et non faussée » (au niveau européen, bien entendu, sinon je n’y aurai rien à redire) et..mulitiplication des domaines de décision « à la majorité qualifiée » au détriment de l’ »unanaimité » ;
Pourtant, le mécontentement des Français suite à la flambée du coût de la vie généré par l’euro et à la précarisation de l’emploi généré par les délocalisations, sans parler des légitimes revendications corporatistes que nous soutenons intégralement (restaurateurs, pêcheurs, agriculteurs), allié à l’opportune irruption dans le débat politique de la directive Bolkenstein (permettant aux artisans d’origine étrangère de s’installer selon les normes juridiques en vigueur dans leur pays d’origine entraînant nécessairement une forme d’ »immigration choisie » chère à notre chef de l’Etat et, surtout, nombre de faillite de petits commerces et d’artisans « indigènes ») qui avait largement contribué à la victoire du NON en mai 2005 ne semble pas au rendez-vous cette fois-ci. On imagine que les questions européennes reviendront sur le devant de la scène au moment de la campagne des européennnes mais, en attendant, il s’agit bien, à dafaut de mobiliser les foules, de les informer..
En l’absence de débat médiatique, je ne vois qu’une solution : revenir à la source de l’électorat du « non de droite » de mai 2005 et à ses leviers naturels que sont les élus locaux et les organisations de la société civile.
Les élus locaux ? Sans présenter le président du conseil général de la Vendée, nous connaissons les édiles de communes d’importance ayant milité pour le NON. J’aurai à cet égard une pensée partuculière pour Monsieur Philippe Pémezec, maire du Plessis-Robinson, auteur de l’ouvrage que je recommande « Bonheur de villle’ » (maginifique présentation des grands principes de l’amaénagement urbain « enraciné » traditionnel), qui traverse une période difficile à l’heure où j’écris ces lignes. Mais je pense aussi au très souverainiste député-maire de Cambrai François-Xavier Vilain et à d’autres encore…mais surtout à tous les petits élus locaux, parfaitement enracinés, libres politiquement et disposant pour ces deux raisons d’une possibilité d’action conséquente.
Et quant aux organisations de la société civile, elles sont nombreuses celles qui représentent ces métiers ou ces adeptes de pratiques culturelles immémoriales menacées par l’Europe de Bruxelles…sans que les raisons en soi la sacralisation d’un « Etat-Providence » à la française suranné. La Coordination Rurale constitue l’organisation professionnelle la plus proche de nos vues en ce qu’elle incarne la ruralité que nous défendons, appuyée sur la petite entreprise familiale source de vie et de tissu social. Or, ses résultats aux dernières élections professionnelles agricoles lui ont donné une audience encourageante que nous pouvons utiliser dans notre dénonciation de l’Europe de Bruxelles. Les restaurateurs n’attendent de leur côté que soit mise en application de la « TVA à 5, 5% » promise par Monsieur Chirac au moment de la capmpagne referendaire et toujours remise pour raison d’opposition..de la Commission de Bruxelles ! C’est à partir de la « France profonde » que nous pouvons et devons agir désormais.
Bonjour
J’apprécie toujours les gens honnêtes (même d’opinion différente des miennes comme Jean).
Je viens d’apprendre qu’Emmanuelli ira à Versailles voter non, il est cohérent au moins !
À droite, Nicolas Dupont Aignan fait preuve de la même honnêteté ; dommage que l’on n’entende pas les autres représentants du non de droite comme De Villiers.
Les politiques qui font preuve de lâcheté et d’hypocrisie (au PS, comptez-vous) sont simplement à gerber.
Par ailleurs, il faut envisager une manif à Versailles le 4⁄02, quitte à indisposer Nicolas 1er, et organiser un mini referendum sur place.
Cordialement
Bonjour à tous,
Il y a un candidat à l’investiture Américaine dont le programme électoral contient l’élimination pure et simple de la Federal Reserve Bank (impensable, et bien non, et ce candidat est un vétéran du Congrès), la supression de l’impôt sur le revenu (impôt anti-constitutionnel), le retour de l’ensemble des troupes Américaines se trouvant en dehors de USA… et j’en passe, une vrai révolution vers la liberté, un retour à la constitution américaine et au précepte de Lincoln et d’Adrew Jackson. Comme Lincoln comme Jackson comme Kennedy (tous assassinés) Ron Paul réunit un carton de supporters incontestables et en masse sur internet, mais celui-ci est complètement occulté par les médias, même ici (ce qui montre le lien entre les USA et nos médias).
Si vous êtes pour la liberté, intéressez-vous à Ron Paul via Youtube vous ne serez pas déçu… Mais faites vite passer le message : le truquage des URNES a hélas déjà commencé, ce qui risque d’arriver chez nous, si on laisse faire…
Ron Paul subit les foudre dun black out bien en règle de la part des grands médias, notamment ceux contrôlés par Ruppert Murdoch.
Ce candidat Ron Paul a un succès immense et pourtant pratiquement rien sur les grands médias. Pourtant ce candidat lève des fonds de campagnes très important par sa base : des électeurs qui font des petits dons et une très grande rivière, ceci devrai se voir dans les urnes.
Pourtant ce n’est pas ce qui est rapporté par les grands médias et devrait donc attirer l’attention, sur l’écart entre le succès populaire, qui est manifeste pour ce candidat, si on analyse la situation sur internet, et la mobilisation spontanée des individus.
On parle déjà de fraudes dans le New Hampshire et pas seulement à l’encontre de Ron Paul : les écarts apparaissent entre des votants qui ont tout simplement disparu du vote, puisque pour Sutton, rien n’aurait été exprimé pour Ron Paul, par exemple, ce qui serait faux comme le clament des votants erradiqués des résultats… (source Alex Jones)
Il est possible d’écouter par Radio des discours de Ron Paul ici
http://www‑c.ronpaulradio.com/broadband.m3u
Ou ce qui se passe sur ces fraudes sur la radio indépendante d’Alex Jones :
ici :
http://www.shoutcast.com/sbin/shoutcast-playlist.pls?rn=5635&file=filename.pls
Il existe un site Français sur le Candidat Ron Paul :
ici :
http://www.ronpaulfr.blogspot.com
Quelques informations spéciales sur Youtube en Anglais :
Ron Paul getting screwed by MSM :
http://www.youtube.com/watch?v=IbymCMBHLuY
Ron paul :
http://www.youtube.com/watch?v=cHAgZwnnT0w
http://www.youtube.com/watch?v=Uem3OIp6kzU
http://www.youtube.com/watch?v=Pda-rT1sf2M
http://images.stage6.com/channel_images/liberty/banner462e8644684fa.jpg
Hillary Clinton Fraud… :
http://www.youtube.com/watch?v=AMfUajhL24I
Dans toutes les expériences de monnaies libres, quand les hommes excédés par la misère et le chômage s’émancipent autoritairement de la férule des banques pour produire librement une monnaie non pas abondante (source d’inflation) mais suffisante, le chômage et la misère disparaissent dans les semaines qui suivent. Moi, je trouve cette information intéressante. Pas vous ?
Pourrait-on avoir s’il vous plait plus d’information concrètes sur ses expérience ?
Bonjour Gaetan
Vous pouvez avoir quelques premières informations ici : http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme
Oups ! le lien : http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=ChangerDeParadigme
à noter :
sur l’exemple de Glover :
« grâce aux conseils que Glover dispense sur Internet, mais aussi avec l’aide de son kit de lancement, qu’il vend avec une vidéo pour 40 dollars. » …pas en monnaie locale
voilà qui amène à réfléchir.…
Le système encourage une forme de protectionnisme,de quoi réchauffer les nationalismes, les mesquineries et les disputes.Retour au troc.
Bonjour
Je vous suggère une visite du M’PEP
http://www.m‑pep.org/spip.php?article798
« Vote « NON » irlandais : déclaration de Jacques Nikonoff et Michèle Dessenne »
La désintégration de la Belgique est un microcosme de l’ensemble de l’UE – Nigel Farage
Je vous conseille d’explorer aussi d’autres vidéos de Nigel Farage, en suivant les différents liens qui sont proposés à la fin de ce petit film.
Étienne.