Traité européen : « les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils » »
L’incroyable aveu de Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne et candidat probable à la future présidence de l’Union Européenne, publié dans Le Monde du 26 octobre 2007 :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html
La boîte à outils du traité de Lisbonne, par Valéry Giscard d’Estaing
Dans une tribune publiée le 26 octobre 2007, l’ancien président de la Convention européenne estime que l’intégralité des propositions du premier traité institutionnel, rejeté par les citoyens français et hollandais en 2005, se retrouve dans le texte de Lisbonne, ‘mais dans un ordre différent ».
« Les événements médiatiques du 18 octobre ont captivé l’attention du public, qui a semblé porter peu d’intérêt à l’accord intervenu à Lisbonne, au sein du Conseil européen, en vue de l’adoption d’un nouveau traité institutionnel. Pourtant beaucoup de Français, perturbés par le rejet du malheureux référendum de 2005, aimeraient comprendre en quoi le traité de Lisbonne diffère du projet de traité constitutionnel.
La différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu. Le traité constitutionnel résultait d’une volonté politique exprimée dans la déclaration de Laeken approuvée à l’unanimité par les membres du Conseil européen : il s’agissait de simplifier les institutions européennes rendues inefficaces par les derniers élargissements, de mettre davantage de démocratie et de transparence dans l’Union européenne, et d’ouvrir « la voie vers une Constitution pour les citoyens européens ».
Cet objectif se reflétait dans la composition de la Convention, qui regroupait des représentants du Parlement européen et des Parlements nationaux, des gouvernements des États membres et de la Commission européenne. Et surtout ses débats étaient publics. Chacun pouvait peser le pour et le contre. Le projet de traité constitutionnel était un texte nouveau, inspiré par une volonté politique, et se substituant à tous les traités antérieurs.
Pour le traité de Lisbonne, ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte. Ils l’ont fait avec compétence et précision, en respectant le mandat qui leur avait été donné par le Conseil européen du 22 juin. Ils ont repris la voie classique suivie par les institutions bruxelloises, qui consiste à modifier les traités antérieurs par voie d’amendements : le traité de Lisbonne se situe exactement dans la ligne des traités d’Amsterdam et de Nice, ignorés du grand public.
Les juristes n’ont pas proposé d’innovations. Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d’amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992).
ILLISIBLE POUR LES CITOYENS
Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d’amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s’appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.
Si l’on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel — les seules qui comptaient pour les conventionnels — se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérées dans les traités antérieurs.
Je me contenterai de deux exemples : celui de la désignation d’un président stable de l’Union européenne, qui représente l’avancée la plus prometteuse du projet. Elle figurait dans le traité constitutionnel au titre des institutions et organes de l’Union. L’article 22 indiquait : « Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois », et l’article se poursuivait par 11 lignes décrivant le rôle de ce président.
Si l’on recherche cette disposition dans le traité de Lisbonne, on la retrouve dans l’amendement 16 au titre III du traité de Maastricht qui indique : « … un article 9B est inséré : le Conseil européen et son président »; paragraphe 5 : « Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois… », et le paragraphe se prolonge par 11 lignes décrivant à l’identique le rôle du président.
Le même exemple pourrait être cité concernant le rôle et l’élection du Parlement européen. L’article 9A du traité de Lisbonne reproduit au mot à mot l’article 20 du projet de traité constitutionnel.
La conclusion vient d’elle-même à l’esprit. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche.
Il y a cependant quelques différences. Trois d’entre elles méritent d’être notées. D’abord le mot « Constitution » et l’adjectif « constitutionnel » sont bannis du texte, comme s’ils décrivaient des maladies honteuses. Le concept avait pourtant été introduit par les gouvernements eux-mêmes dans la déclaration de Laeken (approuvée à l’époque par Tony Blair et Jacques Chirac).
Il est vrai que l’inscription dans le traité constitutionnel de la partie III, décrivant les politiques de l’Union, constituait sans doute une maladresse. L’apparence pouvait faire croire qu’il s’agissait de leur donner une valeur « constitutionnelle », alors que l’objectif était seulement de réunir tous les traités en un seul.
Et l’on supprime du même coup la mention des symboles de l’Union : le drapeau européen, qui flotte partout, et l’hymne européen, emprunté à Beethoven.
Quoique ridicules, et destinées heureusement à rester inappliquées, ces décisions sont moins insignifiantes qu’elles n’y paraissent. Elles visent à écarter toute indication tendant à évoquer la possibilité pour l’Europe de se doter un jour d’une structure politique. C’est un signal fort de recul de l’ambition politique européenne.
Concernant, ensuite, les réponses apportées aux demandes formulées notamment en France par certains adversaires du traité constitutionnel, il faut constater qu’elles représentent davantage des satisfactions de politesse que des modifications substantielles.Ainsi l’expression « concurrence libre et non faussée », qui figurait à l’article 2 du projet, est retirée à la demande du président Sarkozy, mais elle est reprise, à la requête des Britanniques, dans un protocole annexé au traité qui stipule que « le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité, comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée ».
Il en va de même pour ce qui concerne le principe de la supériorité du droit communautaire sur le droit national, dont le texte de référence reste inchangé dans le traité. En revanche, la France va pouvoir accroître de plus d’un tiers ses droits de vote au Conseil, grâce à la double majorité introduite par le projet de traité constitutionnel.
CONCESSIONS AUX BRITANNIQUES
Beaucoup plus importantes, enfin, sont les concessions faites aux Britanniques. La charte des droits fondamentaux — sorte de version améliorée et actualisée de la charte des droits de l’homme — est retirée du projet, et fera l’objet d’un texte séparé, ce qui permettra à la Grande-Bretagne de ne pas être liée par elle.
Dans le domaine de l’harmonisation et de la coopération judiciaires, la Grande-Bretagne se voit reconnaître des droits multiples de sortie et de retour dans le système. Bref, après avoir réussi à affaiblir les propositions visant à renforcer l’intégration européenne, comme le refus du titre de ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, elle se place en situation d’exception par rapport aux dispositions qui lui déplaisent.
Le texte des articles du traité constitutionnel est donc à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification. Il suffit de consulter les tables des matières des trois traités pour le mesurer !
Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout d’échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire constitutionnel.
Mais c’est aussi, pour les institutions bruxelloises, une manière habile de reprendre la main, après l’ingérence des parlementaires et des hommes politiques, que représentaient à leurs yeux les travaux de la Convention européenne. Elles imposent ainsi le retour au langage qu’elles maîtrisent et aux procédures qu’elles privilégient, et font un pas de plus qui les éloigne des citoyens.
La phase suivante sera celle des ratifications. Elle ne devrait pas rencontrer de grandes difficultés — en dehors de la Grande-Bretagne où un référendum aboutirait manifestement à un rejet —, car la complication du texte et son abandon des grandes ambitions suffisent pour en gommer les aspérités.
Mais soulevons le couvercle, et regardons dans la boîte : les outils sont bien là, tels que les avait soigneusement élaborés la Convention européenne, des outils innovants et performants : la présidence stable, la Commission réduite et recentrée, le Parlement législateur de plein droit, le ministre des affaires étrangères en dépit de sa casquette trop étroite, la prise de décisions à la double majorité, celle des Etats et celle des citoyens, et la Charte des droits fondamentaux la plus avancée de notre planète.
Le jour où des femmes et des hommes, animés de grandes ambitions pour l’Europe, décideront de s’en servir, ils pourront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’hui, le rêve ardent de l’Europe unie. »
Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne
Source : Le Monde, 26 octobre 2007, https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html
Mon commentaire :
Futur candidat à la Présidence de l’Union européenne (candidature qui ferait de lui un acteur constituant non désintéressé, à la fois juge et partie), VGE « oublie » de signaler quelques menus détails que les exécutifs ont bizarrement conservés en passant du TCE suggéré au TME imposé :
- La confusion des pouvoirs dans les mains des ministres sur des sujets aussi importants que dissimulés (nous n’avons toujours aucune liste des domaines d’application des « lois sans parlement » que sont les « procédures législatives spéciales » et les « actes non legislatifs »). Quand il parle de « Parlement législateur de plein droit », VGE « oublie » de signaler ces domaines cachés où le Parlement est interdit (concurrence, marché intérieur, etc.) ;
- La dépendance des juges, pour leur carrière, envers les exécutifs qui les nomment (aucune démocratie digne de ce nom ne bafoue ainsi l’indépendance de la magistrature) ;
- Le sabordage monétaire (art. 104 de Maastricht) qui consiste à interdire à l’UE et aux États membres de créer ex-nihilo la monnaie dont les peuples ont besoin et à les obliger à emprunter cette monnaie auprès d’acteurs privés au prix d’un intérêt ruineux qui crée une dette publique littéralement asphyxiante pour les États membres ; L’UE reste une bénédiction pour les banques et les rentiers (prêteurs) et une malédiction pour les entreprises et les salariés (emprunteurs).
- Les procédures de révision constitutionnelle « chèques en blanc » qui sont, au choix, soit totalement verrouillées quand les peuples sont consultés (verrou = triple unanimité requise à 27 pays pour la révision « ordinaire »), soit totalement excluantes en tenant les peuples à l’écart quand elles prévoient un peu de souplesse (révision « simplifiée ») ;
- La totale impuissance politique des citoyens entre deux élections (droit de pétition sans aucune force contraignante), aggravée par l’opacité des décisions européennes qui rend théorique tout contrôle citoyen…
- La protection extravagante des fonctionnaires européens (immunité judiciaire à vie) perdure, sans débat ;
- Aucun organe n’est réellement politiquement responsable de ses décisions : ni le Parlement, ni le Conseil des Ministres, ni le Conseil Européen, ni la Banque Centrale Européenne, ni même la Commission (puisque la censure est aux 2⁄3 et sur sa seule gestion)… Qui donc est responsable de ses actes, au quotidien, dans cette Union européenne soi-disant « championne de la démocratie » ? Étienne Chouard.
Si on cherche les origines des trahisons de Giscard, il faut remonter à celles de son maître :

Pour avoir une idée, si besoin est, du mépris dans lequel nous tiennent nos dirigeants politiques, voila ce que disait le père du TCE, Valéry Giscard d’Estaing dans Le Point en juillet dernier, au sujet du non à la « constitution » :
« Les Français ont surtout dit non au pouvoir politique en place à l’époque ! Si l’on organisait aujourd’hui un référendum sur l’Europe, les électeurs voteraient non à la TVA sociale… Les électeurs s’expriment sur les sujets qu’ils choisissent et répondent à des questions qui ne leur sont pas nécessairement posées »
Il nous prend vraiment pour des cons !
RST, effectivement et ça ne date pas d’hier !
« Traité européen : « les outils sont exactement les mêmes,
seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils » »
L’incroyable aveu de Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la Convention européenne
et candidat probable à la future présidence de l’Union Européenne, publié dans Le Monde du 26 octobre 2005 :
Et une toute petite chose a changé quand même, Etienne Chouard, la date de l’année ! :=))
Si je puis me permettre une réflexion personnelle :
http://serieuxoupas.blog.20minutes.fr/archive/2007/10/28/la-france-est-elle-une-grande-démocratie.html
Merci j‑jour, j’ai corrigé ;o)
Bonjour Monsieur Étienne Chouard,
Vous trouverez ci-après ma lettre d’hier 28–10 adressée à mes camarades du PS en Vaucluse, et bien au-delà ;
J’en ai fait un copié-collé sur le site:< http://www.marianne2.fr/ >
Bon dimanche à tous,
Allez, j’ose :
Chers camarades, et si en hauts lieux, TOUS se décidaient enfin à écouter les militants de base ? Sans quoi, notre PS risque d’y perdre son âme !
Amitiés socialistes,
Gilbert de Pertuis en Luberon.
Bonjour François,
Salut chers camarades,
Au risque de vous surprendre violemment, mes camarades, l’attitude commune du PS ne peut être que le NON ; Puisque tout un chacun, en hauts lieux, s’accorde à dire que le nouveau Traité proposé est le frère de feu le TCE, et que l’honneur serait sauf !
N’oublions pas que le NON a été largement majoritaire le 29 mai 2005, alors que la très grande majorité des parlementaires de droite, comme du PS étaient pour le OUI.
Quant à trouver que « le débat est beaucoup plus serein, beaucoup plus apaisé » qu’en 2004–2005 sur la question européenne, c’est aller très vite en besogne, car nous n’en avons jamais discuté au sein, par exemple de notre section et/ou de la FD/PS84 ;
J’en veux encore pour preuve la convocation reçue ce matin pour le mardi 30 octobre à La Tour d’Aigues pour la présentation des candidatures à l’élection cantonale de mars 2008, mentionnant, par ailleurs le vote, à Pertuis le jeudi 8 novembre de 17h00 à 22h00 pour le candidat.
De traité modifié, toujours point.
Après celà, notre n°2, François Rebsamen, pourra envisager des « sanctions » si…;
Comment, mes camarades imaginer le pire, alors que l’ombre d’une discussion n’a pas été programmée !
Attend-on les lendemains du 6 novembre ? Mais la démocratie, n’est-ce pas dans les deux sens, et par les remontées de la base ?
Que l’on soit pour le OUI ou pour le NON, la démocratie exige au minimum que le Peuple en décide par référendum.
Quant à la réforme des Institutions, je suis bien d’accord de ne pas accepter de voir modifié son article 20 qui officialiserait, s’il était adopté, l’omniprésence du Président de la République au détriment du Parlement et de son 1er Ministre ! Je suis personnellement pour une République Parlementaire.
À voir modifié quelque chose dans notre Constitution, j’aurais bien aimé que soit examiné l’article 88.1−2, pour l’abroger, pour pouvoir prétendre nous faire exprimer sur le Traité Européen modifié.
Je vous adresse mon amitié de Pertuis en Luberon.
Gilbert…
Non au mini-traité. Au peuple de décider et non aux élus de nous l’imposer, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.
bonjour,
merci de prendre note :
Europe : « On peut contraindre Sarkozy au référendum »
par Julien Martin (Rue89) 07H52 31/10/2007
Lienemann et Quilès demandent à la gauche de bloquer le processus de ratification en refusant de modifier la Constitution.
http://rue89.com/2007/10/31/europe-on-peut-contraindre-sarkozy-au-referendum
Sarkozy nous prend vraiment pour des cons !
Affligeant de condescendance …
sarkostique
Bonjour,
Commentaire signalant une piste de l’Europe militaire (une des faces cachées du traité modifié) :
la mobilisation sociale commence, elle est légitime, faisons donc en sorte qu’elle porte la revendication fondamentale, car quand le pouvoir hier arogant sera à poil, il faudra prendre acte de ce qui est advenu pour notre république, et la question d’une nouvelle république sera lancinante.
Le camp des godillots et des renégats se désagrègera, tous se ligueront contre celui qui sera « évidemment » le seul responsable de ce naufrage…Il ne faudra pas tomber dans le piège d’épargner ses soutiens et complices « d’hier ».
La crise sociale est inévitable à tous les étages de la société !
N’est-il pas envisageable, indispensable, d’organiser une manifestation monstre à Versailles le jour où les sénateurs et députés siègeront en congrès afin de rendre possible la ratification du traité « simplifié » ?
Il me semble que le viol de la démocratie sur un sujet aussi fondamental, est de nature à mobiliser le peuple bien au-delà des opposants (actuels et futurs) à NS.
ILLISIBLE POUR LES CITOYENS
illisible tout court !! comment peut-on publier des textes sur des fonds verts ou rouges ?
ça pique les yeux !!
demandez l’aide d’un graphiste, ou faites sobre !
quant au contenu…
enfin…
c’est dit dans le titre : « ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. »
On a refusé le texte clair et concis de la constituante… on se tape le fatra trop vite ficelé par des ‘hommes de pouvoir’ entre 2 avions…
c’est bien, c’est bien…
Pour info, vous pouvez voter et mettre vos propres sondages sur Polemus sur tous les sujets relatifs à l’europe !
Inquiétant.
D’autant qu’on dirait que ce nouveau traité va être approuvé sans débat au Parlement.
J’ai été très touché par votre interview dans Libération. Vous avez raison sur la violence faite au peuple français. Je vous félicite de ces fortes paroles si rares dans l’ormeta médiatique sur le thème.
Il faut aussi inviter vos lecteurs à écrire à leurs députés, à leurs sénateurs, aux dirigeants de l’UMP, du centre et du PS. Le site « NON C’EST NON » a publié des modèles de lettre à reprendre ou à s’en inspirer.
Que peut on faire ? Il faut aussi nous aider vous qui avez pesé lors du référendum, pouvez vous mettre votre site plus en ordre de combat, pour qu’il soit plus facile de s’y retrouver et accès le site sur le coup d’Etat du nouveau traité.
Nopasaran,
Avant une « manifestation monstre » (que je souhaiterais de tout coeur) il va falloir en faire des rencontres et des réunions, non ?
Vous connaissez le calendrier ? La date de Versailles ?
Merci.
Cordialement.
Je viens de décrouvrir une page « européenne » qui demande la tenue d’un référendum, et renvoie à la signature d’une pétition, mais je suis assez choquée par l’apparence et la formulation !
« Un référendum pour le nouveau traité européen »
http://referendumeurope2007.free.fr/
Je n’aime pas du tout ce POUR introduisant directement « le nouveau traité » je le trouve on ne peut plus ambigü ; je serais bien curieuse de savoir qui a proposé cette « formule » brillantissime (ou machiavélique?)
Je ne suis pas pour un référendum « pour » le nouveau traité ! Je suis pour un référendum pour décider du nouveau traité !
Tout compte fait, il y a quelque chose d’autre qui me gêne (cf poste précédent):
c’est « nouveau » dans « nouveau traité » – qui travestit la réalité de la copie.
Je ne vous connais mais j’apprécie quand je vous lis votre recherche de la vérité et ce qui me semble être de l’honnêteté intellectuelle.
Il faut du temps, du temps pour lire, comprendre ce qui se passe et je me sens bien dépassée.
Je voulais vous demander : quels médias lisez-vous pour vous informer (j’imagine indépendants)?
Merci à vous.
Une des faces cachées des traités Europeens,comme dans la derniere version “modifiée” ‚est l’hypocrisie de la concurrence libre et non faussée.
Les gouvernements français successifs depuis des
decennies ont promus les “Zones Franches” sous
pretexte d’endiguer le chomage.
Dans ces zones les entreprises,souvent simples boites aux lettres, sont exonerées des charges sociales,d’ou trous dans les caisses sociales,et entrainent la faillite d’entreprises viables et stables a proximité hors de la zone,qui ne peuvent ou ne veulent se delocaliser.
C’est l’inegalité complete face a la concurrence subventionnée ?Avec la benediction de la Commission europeenne!!Et sans aucune obligation sociale.
C’est un contournement complet des principes meme dont se targuent nos politiques ?
C’est en dernier ressort une prime a la delocalisation mondialisée et de fictives creations d’entreprises qui demenagent tous les 2⁄3 ans,et gonflent les statistiques des creations d’entreprise.
bonjour,
la concurrence libre et non faussée ne figure plus dans les objectifs , elle a été retirée :
cf article de libération : « Le traité de Lisbonne peut-il permettre de fluidifier le fonctionnement des rouages de l’Union, grippés par un élargissement à vingt-sept Etats membres si mal préparé et un traité de Nice si mal négocié ? Force est de constater que, même si les blocages institutionnels n’expliquent pas à eux seuls l’impuissance de l’Union, les innovations du traité seront les bienvenues : un président du Conseil européen élu pour deux ans, un haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité aux pouvoirs renforcés et, au sein du Conseil des ministres, un nouveau mécanisme de vote à la majorité qualifiée. En outre, il faut se réjouir que, parmi les valeurs citées en préambule, soient ajoutées celles de non-discrimination, de justice, de solidarité et d’égalité entre hommes et femmes, et que, parmi les objectifs de l’Union, soient retirée la concurrence libre et non faussée. Enfin, un protocole sur les services publics permet de créer une base juridique en vue de l’adoption d’une directive-cadre sur les services publics, jusqu’alors refusée par la Commission. »
http://www.liberation.fr/rebonds/289060.FR.php
bonne soirée
Bonjour Antoine,
Je te recommande de lire le protocole n°6 intitulé « SUR LE MARCHÉ INTÉRIEUR ET LA CONCURRENCE » annexé au traité modificatif. Celui-ci stipule que :
« COMPTE TENU du fait que le marché intérieur, tel qu’il est défini à l’article 3 du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée, SONT CONVENUES que à cet effet, l’Union prend, si nécessaire, notamment l’article 308 du traité… Le présent protocole est annexé au traité
de l’Union européenne. ».
La concurrence (libre et) non faussée a disparu de l’article 3 du traité modificatif pour mieux réapparaître ici.
J’espère que tu en déduiras comme moi que le contenu de cet article de Libération est plutôt loin de la réalité. Je le regrette, on a vraiment besoin de médias puissants intègres, du côté de ceux qui croient en la séparation des pouvoirs comme garantie effective de la démocratie.
Une autre précision de taille.
L’article 308 du traité instituant la Communauté européenne stipule que « si une action de la Communauté apparaît nécessaire pour réaliser, dans le fonctionnement du marché commun, l’un des objets de la Communauté, sans que le présent traité ait prévu les pouvoirs d’action requis à cet effet, le Conseil, statuant à l’unanimité sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, prend les dispositions appropriées ».
Or, toutes ces dispositions ont été prise pour un objectif que l’Union se promet de réaliser : la libéralisation des services, c’est-à-dire la concurrence entre les peuples à niveau de salaires et de protection sociales différents !
J’en ai pour preuve l’article 53 du traité instituant la communauté européenne. Celui ci disposait que « Les États membres se déclarent disposés à procéder à la libéralisation des services ». Or, le traité modificatif réécrit l’article 53 comme suit : « À l’article 53, les mots « … se déclarent disposés à procéder à la libération … » sont remplacés par « … s’efforcent de procéder à la libéralisation ».
Ainsi, les États s’efforceront à procéder à la libéralisation des services.
Notre droit du travail, le statut de la fonction publique voleront en éclats… Ce ne sont pas des salades. L’Union européenne, telle qu’elle est prévue par ses traités, organise davantage la concurrence entre les peuples que l’Union entre ces derniers. Je suis triste, furieux, mais c’est véridique.
Il faut lire les protocoles. Une immense partie des sujets à controverse sont dans les protocoles.
Il faut lire les lire — en priorité — si j’ose dire.
Courage.
merci Adrien !
Ne faisons plus confiance à Libération les yeux fermés, lisons les textes (y compris les protocoles), qui justifient l’optimisme d’un Giscard !
Il est conséquent « d’apporter de l’eau au moulin » du mouvement social avec l’exigence d’un référendum sur ce « nouveau « traité européen, car il y a la même insurrection des consciences dans les luttes des salariés contre les « réformes » imposées par un pouvoir autoritaire que l’insurrection citoyenne face à la « gouvernance » des dirigeants européens prétendent contourner l’opinion des peuples européens.
Le mépris auquel nous sommes confrontés est patent, il vient d’une seule classe sociale, celle qui détient le capital, et il affronte la grande majorité des autres couches sociales, tout en sous-estimant le risque d’une prise de conscience « globale », via la complexité des phénomènes « communicationnels », impossibles à « gérer » :
L’inattendu existe, mais le capital ne le possède pas plus que « nous » !
Bonjour les amis. Voilà un peu d’ »eau au moulin », Alain. 🙂
Vous vous demandez qui fait l’Europe puisque les peuples européens ne la font pas ? Outre les institutions européennes et les fonctionnaires technocrates qui la composent, des éléments de réponse sont ici ; à travers une liste non exhaustive mais édifiante que j’ai essayé de constituer et qu’on peut compléter. Je vous recommande de vous plonger dans ces sites, et de les noter dans vos favoris.
Les citoyens désunis sont bien peu de choses face à ces « forces » très actives coalisées pour défendre leurs intérêts. Les citoyens européens de gauche comme de droite doivent prendre conscience qu’ils sont leurrés et manipulés et que l’Europe est faite par des « puissances » dont ils ignorent les agissements.
Les lobbys :
UNICE /Business Europe
L’Union des confédérations des industries et des employeurs d’Europe s’est renommé « Business Europe ». Elle regroupe des confédérations d’industriels et de patrons provenant de trente et un pays d’Europe, dont notre MEDEF.
http://www.businesseurope.eu
Membres : http://www.businesseurope.eu/content/default.asp?pageid=415#F
EUROPABIO : lobby défendant les intérêts des firmes de biotechnologies (les OGM)
http://www.europa-bio.be/
Membres : http://www.europa-bio.be/eu_corporate.htm
European Round Table (ERT) / La table ronde européenne
http://www.ert.be
Membres : http://www.ert.be/members_by_country.aspx
L’European Services Forum (ESF) (Forum européen sur les services). Constituée des plus grosses entreprises de services européennes, leur but est de trouver de nouveaux débouchés dans le cadre de l’OMC et de libéraliser les services en Europe.
http://www.esf.be/
Membres : http://www.esf.be/002/002.html
Le Transatlantic Business Dialogue (TBD). C’est un lobby très puissant d’entreprises américaines, il plaide pour la création d’une zone de libre échange entre l’Europe et les États-Unis.
http://www.tabd.com/
Membres : http://www.tabd.com/TABDLeadership
Ces cinq lobbies — constitués par de grandes entreprises européennes — font des propositions dans un langage très nuancé, sous couvert d’oeuvrer pour le bien commun, alors qu’ils défendent leurs propres intérêts.
J’encourage le citoyen à lire leurs propositions et leurs rapports, je suis sûr que nous allons faire de belles trouvailles.
Les think tanks proeuropéens :
(parfois lobbys, la distinction n’est pas toujours évidente, voir leurs membres et partenaires pour se faire une idée de leur nature) :
Confrontations Europe
Fondation Robert Schuman
Telos
Groupe des Belles Feuilles GBF
Europe 2020
Fondation pour l’Innovation Politique
Notre Europe
Europartenaires
Nouvelle Europe : le portail de l’Europe élargie
Nouvelle République
A Gauche en Europe
Friends of Europe
Europe 2020
IES-UE Institut d’études de sécurité de l’Union européenne
CEPS – Centre for European Policy Studies
EPC – European Policy Centre
Bruegel
J’espère que cette liste contribuera à sa façon à l’éveil des consciences de nous tous, et de nos concitoyens, dont nous avons grand besoin.
Peut être faudrait-il songer à la diffuser (et à la compléter).
PS : l’utilisation de l’anglais sur ses sites « d’influence » est doublement utile pour communiquer parce qu’elle est parlée par les « élites européennes » ce qui les relie aisément et qu’elle constitue en même temps un bon filtre pour éloigner les européens « d’en bas » de sujets qui pourraient les intéresser au premier chef.
PS 2 : les banquiers n’ont pas besoin de lobbys, du moins il semble. La BCE via les banques centrales nationales en feraient-elles office ?
La page des membres du lobby « Europabio » est vraiment remarquable :
http://www.europa-bio.be/eu_corporate.htm
- on trouve des industries en faveur des OGMs (Limagrain, Dupont de Nemours, Monsanto)
- des industries pharmaceutiques (Novartis, Pfizer, FLEM PHARMA)
- des industriels des cosmétiques (Procter & Gamble)
-des industriels du pétrole (Total, british pétroleum)
Et bien d’autres !
Remarquons, l’utilisation marketing du mot « bio » complétement détournée. Bel exemple de novlangue orwelienne.
Ah ! Comme elles sont citoyennes et comme elles se préoccupent de l’Europe, nos chères entreprises ! 🙂
Bonsoir
Par ailleurs, le TCE était déjà complexe, beaucoup plus difficile à lire que toutes les constitutions en vigueur dans différents pays, et là on nous écrit que tel ou tel alinéa est modifié par rapport au TCE ou aux traités précédents, ce qui signifie que pour avoir une idée globale, il faut avoir plusieurs textes ouverts et passer de l’un à l’autre.
De qui se moque-t-on ? A qui sert cette opacité voulue ?
Autre question, les députés qui vont voter ce texte l’auront-ils étudiés à fond, ou voteront-ils comme des godillots ?
André
Ils voteront comme des godillots
Une lueur au bout du tunnel :
Plainte collective contre le viol du droit du peuple à des élections libres
Un traité modificatif doit être adopté en décembre au sommet de Lisbonne afin de remplacer le traité constitutionnel. Le président M. Sarkozy a annoncé son intention de ne pas convoquer de référendum pour le ratifier. Le Parti Socialiste, a déclaré le 6 novembre qu’il approuverait le traité de Lisbonne quel que soit son mode de ratification.
Il faut se mobiliser pour empêcher une ratification par le parlement, mais le rapport des forces politiques au Parlement est défavorable et a été aggravé par la décision du PS de renier ses engagements de campagne.
Afin de bloquer la ratification parlementaire, une plainte collective contre la décision de M. N. Sarkozy de ne pas convoquer de référendum sera déposée, au mois de décembre 2007, auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à Strasbourg, pour violation du droit du peuple à des élections libres tel que garanti par l’article 3, protocole n° 1 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme.
Inscrivez-vous pour porter plainte devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme
http://www.29mai.eu/
J’ai de plus en plus l’impression que Sarko fait tout pour que le traité de Lisbonne soit rejeté ;-)…
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/11/14/wfra114.xml
Le quotidien The Telegraph révèle les propos tenus par le président de la République à huis clos à Strasbourg.
Pendant que Libération titrait hier ‑abusivement- sur l’inéluctabilité d’une ratification parlementaire du Traité de Lisbonne en France (et d onc l’impossibilité de l’organisation d’un référendum), la presse anglaise nous donne un tout autre son de cloche, et prend largement ses distances avec le discours lénifiant du président de la République à Strasbourg.
Selon le site Internet du Daily Telegraph (quotidien de droite britannique), Nicolas Sarkozy aurait admis que les gouvernements européens ne pourraient gagner un référendum : « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivi par un référendum au Royaume-Uni. ».
Pour le quotidien britannique, il ne faut pas chercher plus loin la volonté des gouvernements de contourner le suffrage universel (la voie référendaire) en privilégiant la ratification parlementaire : « La même chose (un vote négatif, comme le vote français en 2005, ndlr) se produirait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé » aurait ajouté Sarkozy.
Jeudi 15 Novembre 2007 – 11:14
Marianne2.fr
Et ça continue…
Londres expose une vision de l’Europe opposée à celle de Paris
15.11.07 | 18h06
BRUGES, Belgique (Reuters)
Le gouvernement britannique a exposé jeudi une vision de l’avenir de l’Union européenne diamétralement opposée sur bien des points à celle défendue par Nicolas Sarkozy il y a deux jours à peine.
Un mois avant le Conseil européen de la mi-décembre, qui doit mettre sur pied un groupe de sages chargé de réfléchir au visage qu’aura l’UE en 2030, le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, a défini les ambitions de Gordon Brown.
« L’UE n’est pas et ne sera pas une superpuissance », a‑t-il déclaré devant les élèves du Collège de Bruges, où sont formés nombre de fonctionnaires européens, en expliquant que les Etats-Unis sont les seuls à remplir les critères.
Mais, selon lui, « L’UE a l’occasion d’être une puissance modèle ».
Modèle social et économique, de respect de l’environnement, de coopération entre « petits » et « grands » pays, d’ouverture commerciale et humaine et, surtout, modèle de valeurs pour faire triompher la démocratie dans tous les pays qui s’en inspireront et lutter contre les extrémismes, notamment islamique.
Il s’agit là de passages pratiquement obligés qui pourraient être énoncés par n’importe quel dirigeant européen.
Mais son discours, qui représente la première expression de la pensée européenne du gouvernement Brown, peut aussi être lu comme le négatif de l’intervention du président français devant le Parlement européen, mardi dernier à Strasbourg, ce qui démontre que les « sages » auront du pain sur la planche.
La France pense ainsi que le monde est multipolaire et non pas voué à être dominé par la seule superpuissance américaine.
UNANIMITÉ, DIT LONDRES
Il en va de même pour le processus de décision, où Londres continue à défendre la règle de l’unanimité dans de nombreux dossiers, de la fiscalité à la politique étrangère commune.
« L’unanimité, c’est lent, mais cela respecte les identités nationales », a estimé le secrétaire au Foreign Office.
Sarkozy n’est pas du tout sur la même longueur d’ondes.
« L’unanimité, c’est le système qui permet à quelques uns d’imposer leur loi à tous les autres. L’unanimité, c’est la certitude qu’on ne décidera jamais rien de grand, d’audacieux, qu’on ne prendra jamais aucun risque. L’unanimité, c’est l’impuissance. C’est l’impossibilité d’agir », a‑t-il dit.
Opposition aussi entre Paris et Londres sur l’adhésion de la Turquie qui, a répété le président français devant les chefs des groupes politiques à Strasbourg, n’a pas sa place en Europe, mais bien en Asie mineure.
« Si nous ne tenons pas nos promesses envers la Turquie, cela enverra un profond et dangereux signal de division entre l’Est et l’Ouest », a prévenu David Miliband.
Pour ce dernier, « nous devons rester ouverts – ouverts au commerce, ouverts aux idées, ouverts aux investissements » et l’Europe doit en finir avec des chimères comme la « politique industrielle commune » ou l’harmonisation fiscale.
En outre, la Politique agricole commune (PAC) doit selon lui être « modernisée » – dans la bouche d’un ministre britannique, cela veut dire « démantelée » – pour offrir « aux agriculteurs africains une possibilité de sortir de la pauvreté ».
Nicolas Sarkozy a dit exactement le contraire mardi.
OPPOSITION FRONTALE
« Dans la démocratie européenne que nous voulons construire, le mot protection ne doit pas être banni », a‑t-il martelé en insistant sur la nécessité d’organiser une « véritable préférence communautaire », un gros mot au Royaume-Uni.
« Nous devons être capables de faire autant pour nous protéger que ce que font les autres », avait ajouté le président français en insistant sur la nécessité d’imposer des droits anti-dumping, qui opposent souvent la France et le Royaume-Uni.
L’opposition est aussi frontale sur les autres sujets.
« Si d’autres nations peuvent réserver une part de leurs marchés publics à leurs PME, pourquoi pas l’Europe ? Si d’autres nations mettent en oeuvre des politiques industrielles, pourquoi pas l’Europe ? Si les autres défendent leurs agriculteurs, pourquoi l’Europe ne défendrait-elle pas les siens ? », avait demandé le président français aux députés européens.
Il n’y a que sur la défense que Miliband rejoint Sarkozy en prônant un accroissement des capacités militaires d’intervention de l’Union européenne sans toutefois évoquer ce qui divise la France et le Royaume-Uni, l’accroissement des moyens de la cellule européenne de planification des opérations.
Londres se méfie de cet organe de peur que l’UE ne dispose de trop d’autonomie par rapport à l’Alliance atlantique.
LeUn des problèmes avec Sarkozy, c’est qu’il n’est pas du tout sur la même longueur d’onde que ses propres discours, du coup il dit quelque chose quand il fait son contraire.Bien pratique, tout est possible…
Jugez plutôt!!!
Faites le test, cherchez à faire deviner autour de vous qui a prononcé le discours cité là :
http://www.marianne2.fr/Europe-Guaino-cajole-le-non,-Sarkozy-s-en-moque_a81059.html
Bonjour,
Si tout se passe comme prévu, je serai l’invité de David Abiker sur France Info tout à l’heure, ce mercredi 21 novembre, 9 h 45 : on aura cinq minutes pour parler du traité modificatif européen (TME).
Ce n’est pas la faute de David, qui fait ce qu’il peut, mais cinq minutes pour évoquer tout ce qui compte tant et qui est pourtant totalement absent du débat public, c’est fort peu. Ça va être difficile :o)
Dans la même série des speedy résumés, vous avez sans doute remarqué qu’Hervé Kempf, journaliste spécialisé sur l’environnement au journal Le Monde, a publié un court entretien audio que nous avons eu ensemble à Marseille sur reporterre.net, mais vous avez vu que, même en allant vite, il nous a fallu 13 minutes pour tout survoler. Alors, cinq minutes…
Mais bon, chacun fait ce qu’il peut, et les autres ajoutent leurs forces quand ils en ont le courage ; les graines d’idées les plus résistantes vont bien arriver à germer, j’espère.
Amicalement.
Étienne.
Voici la bande son de l’émission annoncée ci-dessus :
« Le traité simplifié et sa critique par les internautes avec Étienne Chouard (audio 7′30″) »
« L’invité du net » (émission de David Abiker sur France Info à 9h50) le 21 novembre 2007 :
Cliquez ici pour réécouter l’émission
Constitution
bis :
les dirigeants européens
se réjouissent
Voici
un florilège des récentes déclarations de responsables
politiques de toute l’Europe, confirmant, en général pour s’en réjouir,
que la
Constitution européenne refusée par les peuples français et
néerlandais, a bien
été « sauvée » dans le Traité dit modificatif qui sera signé à Lisbonne
à la mi-octobre.
D’où notre
question, sans cesse reposée, peut-être naïve : est-il
normal, dans une
démocratie, de faire entrer en vigueur un texte que le peuple a rejeté
par
référendum ? Tout
démocrate, quoiqu’il ait voté le 29 mai 2005, ne peut en conscience
qu’être
profondément choqué de ce qu’il faut bien appeler un viol du suffrage
universel.
Dès lors que le résultat d’un référendum peut être passé par pertes et
profits
sans que le Conseil constitutionnel n’ait relevé d’irrégularités le
conduisant
à invalider cette consultation, verra-t-on demain, remettre en cause
aussi les
résultats électoraux ?
La victoire
de Nicolas Sarkozy à 53% est-elle moins « contestable » que la victoire
du « non » à 55% deux ans plus tôt…
Allemagne :
« La substance de la Constitution est
maintenue. C’est un fait »
Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne, The Daily Telegraph,
29 juin 2007
Espagne
« Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel
de la
Constitution… C’est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un
projet de
caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe »
Jose Luis Zapatero, Premier Ministre du Royaume d’Espagne,
Discours du 27 juin
2007
Irlande
« 90% [de la Constitution] est toujours là…ces
changements n’ont
apporté aucune modification spectaculaire a l’accord de 2004 ».
Bertie Ahern, Premier Ministre de la République d’Irlande,
Irish
Independent, 24 juin 2007
République
Tchèque
« Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le
document de
base reste le même »
Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, The Guardian, 13 juin
2007)
Finlande
« Il n’y a rien du paquet institutionnel originel qui ait été
changé »
(Astrid Thors, Ministre des Affaires européennes de la
République de
Finlande, TV-Nytt, 23 juin 2007)
Danemark
« Ce qui est bien c’est … que les éléments symboliques aient
été retirés
et que ce qui a réellement de l’importance – le cœur – soit
resté »
Anders Fogh Rasmussen, Premier Ministre du Royaume du
Danemark,
Jyllands-Posten, 25 juin 2007)
Autriche
« Le traité pour une Constitution a été conservé en
substance »
(site du gouvernement de la république d’Autriche, 25 juin
2007)
Belgique
« Le nouveau traité reprend les éléments les plus importants du
traité
Constitutionnel. »
(Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Royaume de Belgique,
Agence Europe, 24
juin 2007)
Italie
« En ce qui concerne nos conditions, j’ai souligné trois
« lignes
rouges » portant sur le respect du texte de la
Constitution :
conserver un président permanent de l’Union, un seul responsable de la
politique étrangère et un service diplomatique commun, préserver
l’extension du
vote à la majorité, la personnalité juridique unique de l’Union. Tous
ces
éléments ont bien été conservés. »
(Romano Prodi, Président du Conseil des Ministres
de la République
Italienne, La Repubblica, 24 juin 2007)
Lituanie
« Lituanie a rempli 100% des objectifs qu’elle
s’était fixés avant
la réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du
traité
Constitutionnel. »
(Bureau du Président de la République de Lituanie, communiqué
de presse)
Luxembourg
« La substance a été préservée du point de vue du
Luxembourg »
(Jean-Claude Juncker, Premier Ministre du
Grand Duché de Luxembourg,
Agence Europe, 24 juin 2007)
Slovénie
« Avec ce nouveau traité, l’UE préserve un contenu qui n’est
pas
essentiellement différent du Traité Constitutionnel… Toutes les
solutions
institutionnelles importantes demeurent.. Certains éléments symboliques
ont été
effacés et certaines formulations atténuées ».
(Janez Jansa, Premier Ministre de la République de Slovénie,
Cellule de
Communication du Gouvernement)
L’auteur de la
Constitution
« Ce texte est en fait, le retour d’une grande partie de la
substance du
Traité Constitutionnel »
(Valery Giscard d’Estaing, The Daily Telegraph, 27 juin 2007)
Le Parlement
européen
« se félicite cependant que le mandat préserve en grande partie
la
substance du traité constitutionnel, »
Article 8 de la résolution adoptée par le Parlement européen le 11
juillet
2007 – Rapport Leinen A6-0279/2007
La Commission
européenne
« C’est essentiellement la même proposition que l’ancienne
Constitution »
(Margot Wallstrom, Commissaire européen, Svenska Dagbladet,
26 juin
2007)
Sur la
transparence du texte :
Giscard
d’Estaing
Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une
partie des
innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les
faisant
éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes
feraient
l’objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice.
Les
améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu
incolore et
indolore. L’ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui
se
prononceraient par des votes séparés. Ainsi l’opinion publique
serait-elle
conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l’on n’ose pas
lui
présenter « en direct ».
(Le Monde, 14 juin 2007 et Sunday Telegraph, 1
juillet 2007)
Giuliano Amato,
ancien Président du Conseil Italien, ancien
vice-président de la Convention sur l’Avenir de l’Europe
« Ils ont décidé que le document devrait être illisible. S’il
est
illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là
l’idée… Si
vous parvenez à comprendre le texte au premier abord c’est qu’il peut y
avoir
matière à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque
chose de
nouveau »
(Réunion du Center for European Reform, 12 juillet
2007)
Karel de Gucht,
Ministre belge des Affaires étrangères
« Le but du Traité Constitutionnel était d’être plus lisible…
Le but de
ce traité est d’être illisible…La constitution voulait être claire
alors que ce
traité devait être obscur. C’est un succès « .
(Flandreinfo, 23 juin 2007)
Jean Claude
Juncker, Premier Ministre du GD de Luxembourg
« Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais
serais-je
intelligent d’attirer l’attention du public sur ce
fait ? »
Source : http://www.observatoiredeleurope.com/Constitution-bis-les-dirigeants-europeens-se-rejouissent_a721.html?PHPSESSID=d7779c6a205d8325eae474b8c8e94ae5
« Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? »
La dernière citation de Juncker confirme la tendance à la culture de l’illusionisme que pratiquent de plus en plus les responsables politiques actuels :
Faire en sorte que l’attention du public s’attarde sur autre chose que l’essentiel, et le tour est joué, les peuples n’y auront vu que du feu…
A TOUS :
Signez l’appel à la tenue d’un référendum
ici http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/
est nécessaire mais pas suffisant :
Le site suivant explique pourquoi :
http://www.traite-simplifie.org/
Extrait :
« (…)Seuls les députés et sénateurs socialistes peuvent arrêter la mécanique en marche en votant Non à la
réforme de la Constitution française préalable à la ratification du traité.
Le PS a remis la décision qui sera la sienne sur la question du référendum au lendemain de la signature du
traité par les chefs d’Etat européen qui aura lieu le 13 décembre 2007, habile moyen d’empêcher jusque là
- c’est-à-dire quand il sera trop tard pour que les citoyens réagissent puisqu’il est possible que Noicolas
Sarkozy fasse passer en force la procédure de ratification pendant les fêtes – tout débat sur la question européenne.
Il sera donc dit qu’il appartient aux simples citoyens démocrates de tous bords, qu’ils aient voté Oui ou Non au TCE en mai 2005, qu’ils aient l’intention de voter Oui ou Non au nouveau traité si seulement on leur demandait de voter, qu’ils soient de droite ou de gauche, de s’organiser pour que tout simplement la souveraineté du peuple soit respectée. Les animateurs du site « Traité simplifié » – sans vindicte aucune contre le PS, mais seulement conscients que le respect de le démocratie est entre ses mains- appelle
chaque citoyen démocrate à rejoindre l’action que nous nous proposons de coordonner.
67 départements et territoires d’Outre-Mer ont un député socialiste : il nous faut 67 personnes qui s’engagent à écrire aux députés de leur département. Les réponses de ceux-ci – qui auront été préalablement été
prévenus de cela – seront publiées sur le site de « Traité simplifié ». En cas d’absence de réponse sous huit
jours, le site le signalera… Ceux qui n’ont pas de députés dans leur département peuvent se proposer pour agir auprès des sénateurs.
Aux prochaines élections, les français sauront ainsi pour qui voter et ne pas voter. Ceux qui ne repectent pas le vote des français de 2005 ne méritent plus les suffrages…
L’ensemble de la procédure est expliquée là.
http://www.traite-simplifie.org/procedure-action.htm
. Et bien sûr vous pouvez faire circuler l’information sur cette action.… »
http://www.traite-simplifie.org/
?‘ayant apparemment de députés, je viens personnellement d’envoyer un email au Sénateur socialiste de mon département.
Nul besoin que ce soit un député ou un sénateur socialiste. J’ai envoyé un mail à « ma » député UMP, Maryse Joissains (de toute façon seuls les grands électeurs – une autre abérration de notre système – peuvent élire les sénateurs), le 16 nov.. mais pas encore de réponse :
» Madame la Député
Habitant les quartiers ouest d’Aix en Provence, je regretterais beaucoup de ne pas pouvoir voter pour vous aux prochaines élections, qu’elles soient municipales ou législatives, si vous deviez vous aligner sur le déni de démocratie que constitue le passage en force au Congrès de ce Traité de Lisbonne qui n’est ni mini, ni simplifié, comme l’a justement fait remarquer Giscard d’Estaing (et bien d’autres)*, et qui est la simple reprise du TCE rejeté par une majorité des français.
Ce qui a été rejeté par un référendum ne pourrait qu’être approuvé par le peuple au cours d’un autre référendum, et j’espère donc (en plus en tant que juriste) vous n’accepterez pas de voter l’approbation à ce Traité, copie conforme du TCE
Je comprends bien que vous soyez « coincée » entre votre volonté démocratique et vos engagements vis à vis de l’UMP, mais êtes vous une vassale ou une personne libre ?
Avec ma considération la plus distinguée
A‑J Holbecq »
… bon, on peut toujours réver…
Le site http://www.traite-simplifie.org
affiche une page d’accueil pas particulièrement accueillante, qu’est-ce qu’il lui arrive ?
Bonjour
Je vous suggère de participer (4 euros) – c’est une action en justice auprès de la Cour européenne – et de faire connaitre autour de vous..
- Voir l’argumentaire http://www.29mai.eu/index2.php?option=com_docman&task=doc_view&gid=53&Itemid=3
- Vous inscrire .. http://www.29mai.eu/
- Télécharger la procuration, l’imprimer, la remplir, y joindre un chèque de 4 euros, et poster… http://www.29mai.eu/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=61&Itemid
Traité de Lisbonne : une plainte pour défendre le droit du peuple à un référendum.
Un traité modificatif, abusivement appelé traité simplifié, sera adopté par la Conférence Intergourvenementale de L’Union européenne lors du prochain sommet de Lisbonne qui clôt la présidence portugaise. Ses auteurs reconnaissent que le traité de Lisbonne est une retouche cosmétique du traité constitutionnel, destinée à éviter un référendum. Le traité de Lisbonne n’est qu’un traité constitutionnel maquillé. Ce point a été abondamment commenté, je n’y reviens pas.
M. le Pdt N. Sarkozy a annoncé le 13 novembre devant le Parlement Européen qu’il ne convoquerait pas de référendum pour sa ratification. Il s’est justifié en prétendant avoir reçu un mandat des français pour ratifier le traité par la voie parlementaire. Il a déclaré « La politique, c’était de proposer aux Français qui avaient voté « non » de négocier un traité simplifié pour débloquer l’Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l’avais dit lors de la campagne présidentielle. J’ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le parlement. J’ajoute qu’il me semble curieux de dire que le Parlement Européen est l’endroit où bat le coeur démocratique de l’Europe, et contester qu’une ratification parlementaire soit démocratique, parce que si l’Europe est démocratique au Parlement Européen, la France est démocratique au Parlement Français. » Mais cette théorie du mandat conféré par le suffrage universel lors de l’élection présidentielle n’est pas acceptable. Pour qu’il y ait mandat, encore faut-il que l’objet de ce mandat soit clairement déterminé. Or, ce qu’avait annoncé la candidat Sarkozy c’était un traité simplifié et non pas le retour déguisé du traité constitutionnel rejeté par le NON au référendum du 29 mai 2005. Cette promesse du candidat a été trahie. Le traité de Lisbonne qui a résulté des négociations reprend l’essentiel du traité constitutionnel en laissant de côté certains points mineurs, tels que le drapeau, l’hymne, l’appellation de ministre des affaires étrangères. Prétendre que ces abandons pourraient satisfaire le NON français est totalement ridicule. Mais il n’y a pire sourd que celui ne veut pas entendre. Ne nous avaient-ils pas prévenus : il n’y a pas de plan B. Il n’y a pas d’alternative au traité constitutionnel. L’Europe sera celle du marché ou ne sera pas.
On peut d’ailleurs aussi sourire en lisant l’insistance maladroite pour légitimer le caractère démocratique du Parlement français. Le simple fait qu’il faille le justifier montre bien les doutes qui pèsent sur sa représentativité. Ce phénomène de sociologie politique n’a d’ailleurs pas changer avec la nouvelle Assemblée. Alors que 15 millions de français se sont prononcés contre le traité constitutionnel, la majorité et l’opposition parlementaire réunies par l’union sacrée au nom de l’Europe, s’apprêtent à ratifier le texte. Le bureau national du PS a décidé le 6 novembre que le Parti socialiste approuverait le traité de Lisbonne « quel que soit le mode de ratification ». Selon M. Hollande il ne s’agit pas d’une question pertinente, la seule question étant de savoir si nous sommes pour ou contre l’Europe.
Il me semble au contraire que le mode de ratification est la seule question pertinente. Peu importe l’opinion individuelle que l’on peut avoir sur les traités de l’Union et le nouveau traité de Lisbonne. Il s’agit d’une conviction politique et dans une République, chacun a droit d’exprimer ses convictions. Ce qui compte n’est pas de savoir si le traité sera ratifié ou non mais comment et par qui il sera ratifié. Dans une démocratie le pouvoir appartient au peuple souverain. Dans une démocratie représentative il exerce ce pouvoir par l’intermédiaire de ses représentants. Ceux-ci expriment sa volonté. Cette fiction de la représentativité ne saurait pourtant autoriser les représentants à contredire la volonté du peuple lorsqu’elle est clairement exprimée. Un NON franc et massif avec 3 millions de voix d’avance sur le OUI soutenu par la majorité et l’opposition parlementaire coalisées, est une volonté clairement exprimée. La question est donc bien celle de la forme de la ratification. Il est profondément antidémocratique de dénier au peuple le droit de s’exprimer sur un traité qui opère des transferts de la souveraineté nationale au profit d’une organisation qui ne présente pas des garanties politiques équivalentes.
La ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire est antidémocratique. Le Pdt détourne les pouvoirs qu’il tient de la constitution pour faire adopter une décision qui a été rejetée par le peuple. Refuser le référendum est un déni de démocratie. Si l’objectif est d’obtenir un référendum et donc bloquer la ratification parlementaire, la question qui se pose est alors que faire ?
La première option consiste dans la lutte strictement politique. Toutes les organisations en pointe contre le traité constitutionnel font circuler des pétitions. Il s’agit de faire pression sur nos députés et sénateurs pour qu’ils refusent d’approuver le texte dans la perspective d’une sanction aux élections municipales. En appeler à leur fibre démocratique est assez naïf. Mais surtout une telle stratégie a‑t-elle la moindre chance de réussir ?
L’arithmétique parlementaire est inflexible et ne permet pas de se faire la moindre illusion. Pour être adopté, le projet de loi constitutionnelle autorisant la ratification du traité doit obtenir les 3⁄5 des voix exprimées par le Parlement réuni en Congrès, soit 545 voix. La minorité de blocage est à 364 voix. L’UMP et le Nouveau Centre qui forment la majorité présidentielle disposent de 539 voix. Il sera absolument impossible de bloquer ce processus par des moyens politiques. La majorité présidentielle (UMP et Nouveau Centre) n’a besoin que de 6 voix supplémentaires pour obtenir les 3⁄5 des voix au Congrès. Même si l’on parvenait à faire en sorte par des pétitions et réclamations auprès des députés dans la perspective des municipales, que le PS et François Bayrou votent contre la ratification parlementaire, (ce qui est totalement irréaliste), la majorité présidentielle obtiendrait quand même une majorité des 3⁄5 en recueillant les voix de parlementaires non-apparentés.
La seconde option consiste dans la lutte juridique et le recours à la constitution. Mme A‑M Le Pourhiet, professeur de droit public à Rennes, développe l’idée selon laquelle on pourrait faire juge M. N. Sarkozy pour haute trahison devant la Haute Cour de Justice. En vertu de l’article 68, la destitution est prononcée par le Parlement réuni en Haute Cour. Il s’agirait de faire juger M. Sarkozy par sa majorité politique donc. En admettant que cela soit possible, la majorité nécessaire pour la destitution est des 2⁄3. Une majorité beaucoup plus forte que celle des 2⁄5 suffisante pour bloquer la ratification. Il faut 365 parlementaires pour faire échouer la ratification. Il en faut 606 pour destituer M. Sarkozy. Ce recours juridique là n’a aucune chance de prospérer.
Il existe pourtant un recours juridique contre la ratification qui mérite d’être examiné devant la Cour Europénne des Droits de l’Homme. En effet la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CEDH), une convention internationale indépendante de l’Union européenne mais que l’Union européenne a l’obligation de respecter (article 6§2 TUE), consacre en son article 3 protocole n°1 le droit du peuple à des élections libres pour le choix des représentants au corps législatif. S’il existe un droit pour le peuple de choisir les représentants au corps législatif qui rédige les lois ordinaires a fortiori il existe un droit pour le peuple de choisir les représentants du corps constitutionnel qui édictent des lois à valeur constitutionnelle. Le refus d’organiser un référendum pour la ratification d’un traité qui a une valeur constitutionnelle, s’apparente de ce fait à une violation du droit du peuple à des élections libres. Surtout l’élaboration d’un traité constitutionnel par un corps législatif qui n’a pas été élu au suffrage universel (la conférence intergouvernementale de l’Union) entre en contradiction avec l’article 3 protocole n° 1 CEDH. En fait la CEDH pourrait fonder le droit d’élire au suffrage universel une assemblée constituante européenne. Ceci n’est qu’un argumentaire sommaire, il y a beaucoup d’autres manières d’interpréter ce texte. Mais ces quelques arguments montrent que la violation alléguée de l’article 3 protocole n° 1 est loin d’être manifestement absurde a priori.
L’intérêt d’une telle plainte est également très intéressant du point de vue de la procédure.
En premier lieu, la CEDH autorise les plaintes collectives, sans aucune limitation du nombre de plaignants (article 34 CEDH). La procédure est gratuite, ce qui signifie que les plaignants doivent simplement supporter le coût de leurs propres frais d’avocats. Si le procès est perdu, le plaignant ne peut être condamné à verser quoi que ce soit à son adversaire, l’Etat défendeur.
En second lieu, lorsqu’une plainte est introduite les plaignants ont la possibilité de demander des mesures provisoires. L’Etat défendeur a l’obligation de respecter les mesures indiquées par la Cour pour geler la situation dans l’état où elle se trouve au moment de l’introduction de la plainte. Dans le cadre de la plainte contre la décision de ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire en violation de l’article 3 protocole n° 1, il serait donc possible d’obtenir une décision juridiquement contraignante de la Cour ordonnant à l’Etat français de stopper le processus de ratification.
Au vu de ces arguments purement juridiques, il apparaît que le seul recours efficace contre la ratification parlementaire pour protéger la volonté souveraine du peuple, réside dans une plainte collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme fondée sur la violation de l’article 3 protocole n° 1.
Vous êtes engagés à vous joindre à cette action collective en vous inscrivant sur le site http://www.29mai.eu . Tous les démocrates, peu importe qu’ils aient approuvé ou non le traité constitutionnel, doivent soutenir le droit à un référendum, car seul le peuple peut ratifier un traité qui le dépouille de sa souveraineté.
il est temps de tout faire sauter !
Bonjour
Il semble qu’ils aient un problème avec le cabinet d’avocat, les petits jeunes de http://www.29mai.eu/
Vérifiez avant d’agir 😉
Amicalement
AJH
Christian Darlot me fait connaître cette nouvelle :
Un homme trouva la lampe d’Aladin qui traînait par là. L’homme reconnut la lampe et la frotta. Le génie apparut, fit une révérence, et dit :
- Je suis à votre service, Maître. Faites un vœu, et il sera exaucé. Mais vous n’avez droit qu’à un seul vœu.
Comme c’était un bon fils, l’homme demanda :
- Je voudrais que tu ressuscites ma mère morte.
Le génie fit la moue :
- Je regrette, Maître, mais c’est un vœu impossible. Demandez-en un autre.
Comme c’était un bon citoyen, l’homme demanda :
- Puisque nous sommes en démocratie, fais en sorte que le nouveau traité européen soit soumis à un référendum, et par la même occasion, que nos politiciens cessent de nous insulter en permanence.
Le génie avala sa salive :
- Ce… Comment avez-vous dit que s’appelait votre mère ?
Ah elle est belle la représentativité du peuple de France !
Après sollicitation par courrier des sénateurs et députés concernant leur vote sur le traité simplifié :
« Les citoyens ont écrit : voici les réponses
Voici les quelques réponses… Interpelés par leurs mandants, relancés par les animateurs du site pour s’assurer que chacun avait bien été interpelé, la majorité des parlementaires n’a pas répondu.
Sans doute la réponse de Monsieur Jalton, député de Guadeloupe est-elle la plus symptômatique (et encore a‑t-elle le mérite d’exister…): « Vous serez avisés, aprés le vote à l’Assemblée Nationale, du choix que j’ai fait. »
La démocratie, la défense de celle-ci, le débat ne sont plus du ressort des citoyens : qu’on se le dise.
Rappel : Les 3⁄5 des voix nécessaires à une réforme constitutionnelle se comptent bien sur les votes exprimés : « refus de vote« ou « abstention » est donc équivalent de fait à Oui.… »
A voir le TABLEAU des REPRESENTANTS DU PEUPLE et COMMENT ILS Y REPONDENT AU PEUPLE : http://www.traite-simplifie.org/resultats_definitifs-.htm
Perso, j’avais emailé le gars socialiste de la Savoie, Sénateur.
Et dire que ces gens-là seraient sans doute les premiers à casser du sucre sur le dos de Chavez et de sa transformation des institutions par référendum!!!!
Eh bien nous y sommes bientôt, à l’identique du TCE proposé et refusé au référendum de 2005!!!
Voyez plutôt ce que ce commentaire lu sur le site de Jean-Luc Mélenchon rapporte :
« Lisez les dernières nouvelles, transmises par Valéry Giscard d’Estaing :
« Nous venons d’apprendre que seize Etats membres de l’UE ont décidé de réagir à la suppression des symboles de l’Union européenne dans le texte du Traité de Lisbonne.
Ils ont adopté une déclaration qui sera annexée au Traité, précisant que « le drapeau européen, l’hymne tiré de l’ « Ode à la joie », la devise « Unie dans la diversité », l’Euro en tant que monnaie de l’Union Européenne et la journée de l’Europe le 9 Mai, continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci. »
Parmi les seize Etats membres signataires se trouvent tous les voisins de la France : Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg et Espagne.
Il ne serait pas acceptable que la France, Etat fondateur, dont la photo officielle du Président de la République reproduit le drapeau européen, ne s’associe pas à cette déclaration.
Je demande au Gouvernement de faire connaître à ses partenaires que la France est disposée à signer cette déclaration. »
http://vge-europe.eu/index.php ? »
Bonjour,
confirmation du dernier communiqué de VGE :
Le retour des symboles de l’Union
Seize pays regrettent la disparition des « symboles de l’Union » qui figuraient dans le défunt projet de Constitution européenne (article I‑8). Au cours des ultimes travaux de finalisation du traité de Lisbonne, qui sera signé jeudi 13 décembre, ils ont décidé, à l’initiative de l’Allemagne, de lui adjoindre une « déclaration » (la numéro 52e) dans laquelle ils affirment « que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de “l’Ode à la joie” de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci ».
Cette déclaration — qui n’a pas de valeur juridique propre — a été signée par la Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie. Qui ne l’a pas signé ? Outre les deux pays du « non », la France et les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Irlande, le Danemark, la Finlande, la Suède, la Pologne, la Tchéquie, l’Estonie et la Lettonie. Valéry Giscard d’Estaing, l’ancien président de la Convention européenne qui a rédigé la Constitution, s’est fendu d’un communiqué dans lequel il demande que Paris se joigne à cette déclaration : « il ne serait pas acceptable que la France, État fondateur, dont la photo officielle du Président de la République reproduit le drapeau européen, ne s’associe pas à cette déclaration ».
Rappelons que l’article I‑8 a disparu dans l’opération de « déconstitutionnalisation » menée par le traité de Lisbonne. Ce qui explique sans doute pourquoi un pays comme l’Irlande, qui va organiser un référendum, ou les États qui sont soumis à une forte pression interne des eurosceptiques (Pays-Bas, Pologne, Tchéquie, Danemark), ne s’y sont pas associé. Reste qu’en pratique, cela ne change rien : ces symboles existent déjà et leur existence n’est pas menacée.
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/12/le-retour-des‑s.html
Eh oui, nous y sommes : le TCE est ressorti avec des modifications mineures et a été signé.
C’est cuit.
Mais pourquoi s’en étonner ?
Depuis 2 ans, Étienne s’est désintéressé de la défense d’une Europe démocratique pour se passionner sur les abus de pouvoirs.
Il incarnait le Non au TCE mais il a préféré devenir le porte-parole de Bové et la critique systématique de Sarko.
Le résultat, on le voit aujourd’hui.
Bravo et merci, Étienne.
Mélanie,
Nous aussi avons notre responsabilité en ayant laissé élire Sarkozy à l’élysée. C’est le point déclencheur.
De plus, Étienne n’y est pour rien, que la quasi-totalité des médias ne laissent filtrer que l’opinion particulièrement arrogante des ouiouistes (« les nonistes n’ont rien compris ») sur l’Europe.
Plutôt que taper sur Étienne, il me semble donc plus efficace de sanctionner ces gens là en favorisant financièrement les quelques médias encore un peu objectifs (Marianne, Le Canard enchaîné plutôt que Le Monde, le Figaro, Libé ou le journal de 20h00) et en votant contre les pourris de l’UMPS. Je n’ai jamais voté extrémiste mais je ne voterai plus jamais pour un ouiouiste. Par contre je voterai car l’abstention serait faire le jeu de ces pourris.
Il y a également l’initiative de http://www.29mai.eu qui me parait intéressante sur le plan symbolique (bien que risquée sur le plan médiatique en cas d’échec car j’ai un doute sur leur argumentation juridique).
Bref, Mélanie, si vous partagez ma rage, aidez-moi, aidez-nous en trouvant ou en participant à des actions concrètes pour faire payer les pourris qui nous gouvernent.
Laurent
« Faire payer les pourris qui nous gouvernent ».
Vos propos sont typiques de ce qu’est devenu ce blog.
Il y a deux ans, Étienne avait réussi le tour de force de rassembler derrière lui des gens de tous les bords politiques qui voulaient tous défendre une idée forte : une Europe démocratique. Et il avait gagné.
Malheureusement, au lieu de s’appuyer sur cette grande victoire pour mettre sur pied un projet cohérent, constructif, positif, visant exclusivement à défendre la démocratie au sein de l’union, il est parti dans la critique systématique « des pourris qui nous gouvernent ».
Ce faisant, il a destabilisé voire dégoûté la plus grande partie de ceux qu’il avait convaincus en 2005. Et maintenant, plus personne ne croit à une Europe démocratique… parce que les seuls à la défendre sont des gens qui mélangent tout, critiquent tout et veulent juste « faire payer » ceux qui ne pensent pas comme eux. Et qui sont tellement sûrs d’avoir raison qu’ils en oublient … le respect de la démocratie. Un comble pour des défenseurs de la démocratie en Europe, non ? Eh oui, Sarko, que cela vous plaise ou non, a été élu par une majorité de Français et il ne parait pas très démocratique de ne pas respecter le choix du peuple.
Vous vous trompez de combat et vous êtes stériles.
Par ailleurs, je vous rappelle que :
1/ Les medias étaient déjà à 95% pour le Oui en 2005 et traitaient déjà les tenant du Non d’imbéciles voire de racistes. Cela ne n’avait pas empêché le Non de l’emporter massivement.
2/ Les 3 candidats ayant une chance de gagner la présidentielle en juin dernier voulaient tous nous refourguer le TCE de manière claire ou détournée.
3/ Les autres n’avaient rien de cohérent et de respectueux de la démocratie à proposer.
Ce n’est pas en « sanctionnant » qui ce soit qu’on avancera. Mais en rédigeant un projet constructif… ce qui n’a pas été fait depuis deux ans. Etienne, je le maintiens, s’est intéressé à d’autres sujets et a laissé tomber le combat pour une Europe démocratique.
Il était clair, il ne l’est plus.
Il était rassembleur, il ne l’est plus.
Il était constructif, il ne l’est plus.
Il rendait la démocratie en Europe possible aux yeux d’une majorité de Français, il en a fait une revendication irréaliste d’une minorité extrême.
C’est un terrible gâchis, un désastre.
Et je lui en veux beaucoup, c’est vrai (même si l’idée de le lui faire payer, de le traiter de pourri, de le sanctionner de quelle manière que ce soit, ne m’a jamais effleuré l’esprit.
Mélanie,
Je vous trouve d’une incohérence et d’une ingratitude remarquables : ingratitude en mettant plus bas que terre ce que vous appréciiez tant naguère, et incohérence en pourfendant ceux qui sont à vos côtés au lieu de vous en prendre à ceux qui sont en face.
Tiens, dites-moi donc ce que vous faites, VOUS, vous qui êtes si courageuse, si cohérente et si irréprochable, mmm ? Montrez un peu l’exemple, non ?
Vous me faites penser à la mouche du coche, exactement.
En fait, vous pourriez tout aussi bien, sous votre pseudo mystérieux, être un simple partisan ou adhérent de l’UMP qui mine l’adversaire en simulant une défection chez l’ennemi pour altérer le moral des troupes :o)
En tout état de cause, il me semble que rien d’autre que votre apparent masochisme ne vous oblige à venir ici vous faire du mal à vous-même en tournant le couteau de votre rancune dans la plaie de votre « déception ».
Et je le répète, montrez-nous donc ce que vous faites de votre côté pour sauver l’Europe démocratique, pour qu’on compare un peu, car vous le savez comme nous : la critique est aisée, mais l’art est difficile ;o)
Étienne.
Pour mémoire :
Le Coche et la Mouche
Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche.
Femmes, moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une mouche survient, et des chevaux s’approche,
Prétend les animer par son bourdonnement,
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du cocher.
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire,
Va, vient, fait l’empressée : il semble que ce soit
Un sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens et hâter la victoire.
La mouche, en ce commun besoin,
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le moine disait son bréviaire :
Il prenait bien son temps ! Une femme chantait :
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail, le coche arrive au haut :
« Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Çà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. »
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.
La Fontaine, Fables, Livre VII – Fable 9.
Le coche et la mouche
Vous avez bien changé, Etienne – et pas seulement de combat.
Il y a 2 ans, un étranger était pour vous « un ami que vous ne connaissiez pas encore ».
Maintenant, vous voyez des ennemis partout.
Il y a 2 ans, vous cherchiez à rassembler tous ceux qui souhaitaient une Europe démocratique, quelles que soient leurs origines politiques.
Maintenant, vous désignez un parti à la vindicte populaire en oubliant que beaucoup de ses partisans avaient soutenu le Non en 2005.
Il y a 2 ans, vous considériez ceux qui n’adhéraient pas à toutes vos opinions comme des gens susceptibles d’enrichir le débat.
Maintenant, vous les soupçonnez d’être des traîtres, vous les qualifiez de gêneurs et vous voulez les exclure.
Depuis 2 ans, vous critiquez systématiquement le système politique, économique et social en France mais vous estimez insupportable d’être à votre tour critiqué.
Vous étiez dans l’ouverture, vous vous enfermez à présent dans une haine incompréhensible.
Vous allez dans le mur, c’est la vérité et malheureusement, les faits le prouvent, mais vous refusez de l’entendre, de vous remettre en cause et vous persistez à proclamer que tout est de la faute « des autres » (les pourris qui nous gouvernent).
Vous ne tolérez plus autour de vous que des béni-oui-oui.
Pour un homme qui était le porte-parole des tenants du Non, c’est vraiment triste.
Mélanie, regardez-vous avec le miroir de vos accusations : ça vous va comme un gant.
C’est vous qui transformez vos amis en ennemis, de façon irrationnelle.
C’est vous qui ne venez ici que pour taper (ça doit vous défouler, sans doute).
Vos analyses sont des inventions sans preuves, des fantasmes. Je vous rassure : je ne demande toujours qu’à changer et à évoluer, comme d’habitude, mais seulement à partir de démonstrations convaincantes (ça m’arrive souvent et j’adore progresser) : sûrement pas pour de simples cauchemars fantaisistes, bien sûr.
Finalement, je trouve vos rengaines assez stériles, pardonnez-moi cette brutalité : je vous lis toujours, pourtant, mais je n’arrive pas à y voir une voie de progrès. Qu’attendez-vous de moi ?
Je répète ma question (à laquelle vous évitez de répondre) : que faites-vous, vous-même, pour conquérir cette Europe démocratique ? Donnez-nous l’exemple. J’attends.
Et au fond, pour ce qui semble vous tenir le plus à coeur, je suis désolé d’avoir peur de votre Sarkozy chéri.
Étienne.
PS :
1) pour moi, plus que jamais, un étranger est un ami que je ne connais pas ;
2) je cherche toujours à joindre mes forces avec ceux qui cherchent vraiment une Europe démocratique, de gauche comme de droite (il y en a apparemment moins à droite) ;
3) je n’ai pas de haine mais je me défends contre une bande d’affreux qui haïssent la démocratie, la vraie ;
4) je n’ai pas la moindre autorité pour être le porte-parole de qui que ce soit ; désolé de vous avoir déçu sur ce point que je ne revendique pas ; je réfléchis avec ceux qui veulent bien le faire avec moi, et c’est déjà bien comme ça.
5) Et, quant à ceux que je « tolère autour de moi », comme vous dites, vous voyez bien que je vous tolère vous, sans vous censurer le moins du monde, vous qui ne faites pourtant que me taper dessus (très injustement, à mon avis). Vous voyez que ce n’est qu’un mauvais rêve : il n’y a pas ici que des béni-oui-oui, il y a vous :o)
Dites Mélanie, vous n’avez qu’un seul punching ball sous la main ? Vous devriez en changer, de temps en temps, non ?
:o)
Oui, c’est vrai, vous me laissez m’exprimer et je vous en remercie. Et d’autant plus chaleureusement que d’autres sites que vous citez n’ont pas hésité, eux, à me censurer (tout en traitant sans rire Sarko de dictateur, passons) et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi : je ne dis que la vérité, je ne vise qu’à défendre la cause d’une Europe démocratique et je n’insulte ni ne menace personne.
Par contre, Sarko n’est pas mon chéri, Dieu m’en garde. Je ne suis pas Carla Bruni.
Je n’ai pas peur de lui mais de l’Europe qu’il met en place dans une indifférence totale. Et si vous avez l’impression que je vous tape dessus, c’est parce que je suis persuadée que vous êtes le seul qui pourrrait l’en empêcher. Et que je m’efforce – en vain, malheureusement – de vous pousser à le faire comme vous l’aviez fait en 2005.
Si l’Europe démocratique devient une cause partisane, elle ne sera plus défendue par tous. Et elle est donc foutue. Et j’ai le sentiment que ceux qui sont à mes côtés, en se fourvoyant dans d’autres combats multiples et non-européens, font autant de mal à l’Europe démocratique que ceux qui sont en face.
En le disant, je ne cherchais pas à vous blesser mais à vous faire réagir. Mais puisque vous ne voulez pas l’entendre, tant pis.
@Melanie
Je ne doute pas de votre bonne foi, et je ne doute pas non plus que vous avez signé toutes les pétitions répertoriées sur http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Liste_des_p%C3%A9titions_exigeant_que_tout_trait%C3%A9_soit_soumis_%C3%A0_r%C3%A9f%C3%A9rendum et que vous avez envoyé par courrier votre plainte auprès du Greffier de la
Cour européenne des Droits de l’Homme comme proposé par Guillaume de http://www.29mai.eu/
J’espère également que vous avez directement écrit à votre député lui expliquant que jamais plus vous ne voterez pour lui, quelque soit son bord politique, si, lors du Congrès prévu, il votait ce Traité de Lisbonne, faisant fi des régles les plus élémentaires de la démocratie et du déni de celle ci compte tenu du vote majoritaire contre un projet quasi identique, en 2005.
Après cela, et bien il faut écrire, expliquer, encore écrire, encore expliquer, et il faut soutenir – qu’elles soient de droite ou de gauche – toutes les initiatives rejetant l’idée même de la procédure d’adoption par les parlementaires.
A AJH,
Oui, je l’ai fait, avec l’énergie du désespoir. Mais cela ne servira à rien.
S’il y avait un référendum demain sur le sujet, vous croyez vraiment que le Non l’emporterait comme en 2005 ?
Moi pas. Et c’est bien là le problème.
Beaucoup de ceux qui avaient rejeté le TCE à l’époque ne savent plus aujourd’hui si, en l’écartant, ils défendraient l’Europe démocratique à laquelle tous les peuples aspirent ou s’ils agiraient en anarchistes.
Vous le savez. Moi aussi.
Mais c’est la majorité du pays qui décide et elle ne comprend plus rien à ce qui se passe.
Mélanie écrit » S’il y avait un référendum demain sur le sujet, vous croyez vraiment que le Non l’emporterait comme en 2005 ? »
Je crois que le Non l’emporterait, et même avec un pourcentage encore plus fort, si le Traité de Lisbonne était présenté honnetement(en entier), avec assez de temps pour diffuser les analyses et les critiques…
Mais avec des « si » ..
Il nous faudra donc sans doute « vivre » avec ce Traité, dans cette Europe qui ne nous convient pas… jusqu’au moment où tout « explosera », hélas.
Fin octobre, un sondage a révélé que 68% des Français voteraient OUI si on soumettait le traité de Lisbonne à un référendum… (en 2005, 55% avaient voté NON au TCE).
Même sans sondage, il suffit d’écouter les gens pour comprendre qu’ils ne se rendent pas compte de la gravité de la situation. C’est d’ailleurs le plus inquiétant. Le piège va se refermer dans une indifférence générale. Tout le monde s’en fout sauf nous.
Et comme nous sommes une minorité et que nous n’avons pas réussi à convaincre la majorité, nous n’aurons servi à rien
bonjour Mélanie,
Je partage en partie votre analyse , et je me suis retiré du projet Etienne ( j’y ai si peu participé ) dès le départ car j’avais senti les excès qui apparaissent au grand jour
Beaucoup de remises en cause relevant de la polémique( parfois même jusqu’à une forme de négationnisme sans doute involontaire ), peu constructives car entassées et surtout s’éloignant de l’objet : la défense de la démocratie par des écrits et des actes simples
je passe une fois pendant les vacances et je constate que rien n’avance
cordialement
Décidément… C’est une concentration pour fêter le solstice ? :o)
Et bien vous aussi, Philippe, puisque vous êtes là : dites-nous donc ce que vous avez fait cette année pour rendre l’Union européenne un peu démocratique (ou pour comprendre ce qui cloche et préparer un autre projet), ça m’intéresse toujours de découvrir des comportements exemplaires…
J’en ai besoin pour progresser.
:o)
bonsoir ,
Quelle idée cher collègue !je n’ai pas la prétention d’être exemplaire
J’ai signé la pétition pour réclamer un référendum même si j’avais voté oui en 2005.
Pour le reste , je ne peux pas participer à vos dérapages incontrôlés même s’ils sont très colorés .…..
Je préfère l’action simple et concrète au plus proche.
Mais je te le répète Mélanie voit clair et je comprend son désarroi
bon noel
Il est bien clair qu’à l’arrêt, on ne dérape pas.
;o)
Bonjour à tous
Petite information : le 7/01/2008 Raoul Marc Jennar vient à Hellemes près de LILLE à 19 heures, soyez le plus nombreux possible.
Raoul Marc Jennar connaît bien les institutions européennes, il est très pédagogue (j’ai assisté à une réunion sur l’OMC) et il est très cordial, je n’ai pas peur de dire que c’est UN VRAI HUMANISTE.
Par ailleurs, sans entrer dans le débat entre Étienne et ses détracteurs, je ferai remarquer que ceux qui se battent le plus, ce sont les AFFREUX COLORÉS, n’en déplaisent aux autres !
Les partisans du oui auront un traité encore plus illisible que le TCE, qui reprend 95% de son contenu, alors soyez contents, pas d’hypocritie et bénissez SAINT NICOLAS le sauveur suprême de l’Europe…sans citoyens.
Bonnes fêtes et meilleurs voeux à tous.
André
Si la plainte auprès de la cour européenne des droits de l’Homme est déboutée, il sera une bonne chose de « rassembler les energies » et les bonnes volontés pour établir des têtes de ponts avec les citoyens irlandais, qui auront à se prononcer sur le traité- « constitution » déguisé par référendum.
il faudra essayer de se mobiliser auprès des sites et médias irlandais pour faire prendre conscience aux citoyens irlandais qu’ils ne s’exprimeront pas seulement en leur nom sur le traité modificatif « constitutionnel » européen, mais aux noms de tous les peuples d’Europe, peuples méprisés et muselés par leurs gouvernements et par les technocrates.
La constitution de l’Irlande ne prévoit pas la procédure de révision constitutionnelle sans passer par l’approbation du peuple par voie de référendum. Une précaution démocratique fondamentale pour tout pays qui ne se défit pas ouvertement de son peuple.
PS : ce ne sera pas facile, l’Irlande avec ses pratiques de dumping fiscal tire beaucoup d’avantages de l’ Union europèenne ( ex : Microsoft paye ses impôts là-bas, je crois), mais il faudra tout faire pour dépasser ce point de divergence.
Comme dit Adrien… rien n’est perdu jusqu’à ce que tout soit perdu.
Le procès de ratification européen a besoin de 27 OUI. Or, il nous suffisait d’UN SEUL NON pour arrêter le Traité Constitutionnel. Ce ne fut pas un NON espagnol (moi qui rêvait que mon peuple était intelligent…), mais il y eut les Français et les Hollandais pour me convaincre que tout espoir n’était pas perdu.
En voyant leur projet totalitaire échouer dans leur intention d’obtenir notre acquiescement et notre conformisme comme les moutons qu’ils nous croyaient, les indignes dignitaires nationaux et européens ont triché en avortant un processus de ratification qui allait les remettre à leur vraie place… aux pieds du peuple.
Nous n’avons toujours besoin que d’UN SEUL NON pour les arrêter, même quand l’ignoble propagande du OUI n’hésite pas à jouer la carte de la majorité simple (la quantité de pays entre les 27 qui auraient soi-disant déjà dit OUI) pour faire du chantage à ceux qui doivent encore prendre une décision comme peuple souverain. Rappelons-nous quand-même qu’ils furent rapides à empêcher que les peuples restants se joignent aux NON français et hollandais.
Depuis le début, il était clair que l’enjeu n’était pas national… même pas français ou hollandais… mais réellement européen.
Avons-nous pour autant joué nos cartes comme des vrais Européens, en développant un plan pour le NON qui tienne compte de la situation réelle dans laquelle se déroule l’enjeu ?
Je crois que non. Chacun a fait de son mieux au niveau national pour inciter le NON de ses concitoyens, mais pas grand-chose n’a été fait pour synchroniser, voire bâtir sur les victoires (ou même les défaites) des batailles nationales précédentes les tactiques, justifications et argumentations des suivantes.
Il était clair quand, en 2005, s’organisèrent les premiers référendum, que ceux-ci n’étaient pas seulement l’expression de la volonté des peuples qui eurent la chance de pouvoir les organiser, mais qu’ils étaient aussi, en toute conscience éthique, la seule possibilité réelle pour ces peuples qui étaient si mal représentés par leurs soi-disant représentants démocratiques (>90% de oui’stes, alors que, faute de référendum, les sondages publics restaient bien loin de chiffres de cette ampleur).
Les gouvernements n’organisèrent ces référendums que contraints et forcés et suivant une stratégie bien optimisée, même si elle n’aboutit pas correctement. Rappelons-nous que le premier référendum, l’espagnol… fut tout un succès pour le OUI. Un vrai référendum propagandistique instrumentalisé pour donner un vrai élan au OUI, puisque, rappelons-nous, il n’était même pas obligatoire… et son résultat était consultatif et non contraignant.
Tout ceci pour vous convaincre du fait qu’il y a une réelle coordination supranationale organisée pour atteindre ce OUI qui fera d’eux nos maîtres, nous réduisant comme peuples et individus à la mère condition d’esclaves avec des voix et des voeux qui ne comptent pour rien (sauf peut-être comme chair-à-canon dans leurs futures guerres économiques et territoriales).
Le NON a besoin de changer de tactique, et de cesser de lutter divisé en bataillons nationaux qui font la guerre pour l’honneur national. Si notre NON est réellement un NON opposé à CETTE vision de l’Europe qu’ils essaient de nous imposer, et pas contre n’importe quelle Europe — même celle dont nous rêvons —, alors il nous faut nous constituer en Européens exemplaires et nous organiser d’une façon optimale pour nous présenter à la bataille, tous unis, dans tous les champs de bataille qui se présenteront jusqu’à ce que ce délirant projet totalitaire soit définitivement abandonné. Quel que soit le territoire ou le moment précis de chaque bataille, et prêts à maximiser l’utilité future tant des victoires que des défaites.
l’Irlande, comme dit Adrien, est l’un des champs de bataille futurs le plus facile à identifier… Mais il n’est pas le seul. Et même si c’est là qu’on a la chance la plus réelle qui nous reste pour gagner cette guerre, la détermination des combattants qui lutteront sur la place sera grandement conditionnée par le soutien et le raisonnement que nous serons capables d’apporter à leur appui, et le courage que nous montrerons dans la défense de nos convictions en luttant dans n’importe quel autre lieu où cela sera possible. Même une bataille perdue d’avance… gagne du temps et renforce la détermination des combattants des prochaines à venir, en leur fixant plus clairement l’énormité de l’enjeu… Une Europe pour LES PEUPLES.
C’est l’heure… organisons-nous.
Les Espagnols ont été « roulés dans la farine » par leur gouvernement, on ne peut pas leur tenir rigueur… Souvenez-vous : on avait seulement oublié de signaler qu’il y avait une partie 3…
Bon Noël à tou(te)s.
Bon Noël à vous aussi, AJH.
Et puis aussi à tous les autres humains de bonne volonté.
Je suis moi-même Espagnol, et pour moi c’était tout clair qu’on nous roulait dans la farine… Mais un peuple se doit à soi-même de faire un effort et d’être préparé pour ne pas se laisser rouler.
Sinon, à quoi bon la souveraineté nationale ?
Moi, je leur tiens rigueur.
Il y a bien sûr un sentiment d’impotence quand les deux plus grands partis politiques nationaux font une campagne propagandistique pour le OUI, en plus de la campagne institutionnelle, et celui-ci se montra clairement quand la participation à ce référendum-ci fut la plus basse (40%) jamais enregistrée pour n’importe quelle consultation populaire (élections incluses) tenue en Espagne.
Le même sentiment d’impotence que devraient sentir maintenant les Français envers leur flamboyant président…
… Espérons un résultat final différent de l’apathie et de la résignation.
Le futur se joue à court terme.
Bonsoir NingúnOtro,
C’est vrai qu’ils se couchent tard, nos cousins espagnols ;o)
Bonne nuit.
Étienne.
Bonsoir. Étienne,
Les cousins espagnols, des humains assez normaux quand-même (malgré leur vote en 2005 😉 ), aiment bien dormir huit heures, ou plus si cela est possible ;o). Ce n’est que dans mon cas particulier, sans travail et sans obligations sociales qui me font synchroniser mon horaire vital avec le reste des mortels, que les heures auxquelles je fréquente votre site ont seulement l’air d’être scandaleuses (tiens, aujourd’hui je fais encore mieux… il est 7 heures!).
Je vous remets copie de mon effort pour faire entendre notre voix sur un site assez rare, Le Taurillon, où j’ai l’impression que la logique, la cohérence et l’éthique n’intéressent que quand cela rend des fruit en leur faveur. Même quand ils nous dirigent directement la parole… on n’a pas de droit de réponse !
http://www.taurillon.org/Traite-de-Lisbonne-lettre-ouverte-aux-partisans-d-un-referendum-national
Cher Monsieur Crazenave,
Veuillez trouver ci-dessous l’intervention que j’aurais voulu publier comme réponse à l’article mentionné et à quelques détails de ses commentaires. Vous êtes libre d’en faire ce qui bon vous semblera.
Comme militant du NON pour beaucoup de raisons, plus que celles qui sont mentionnées dans cet article, j’ai quelquefois du mal à utiliser un langage complètement neutral, surtout quand la plupart des fois les médias nous ignorent à moins qu’on casse des vitrines, pour ensuite publier qu’on sait seulement casser des vitrines ;). Comme je ne connais pas vos limites de tolérance, je vous offre de discuter des rédactions alternatives pour des passages que vous ne trouveriez pas acceptables pour publication sur votre site.
Cordialement,
Antonio García.
réponse à http://www.taurillon.org/forum.php3?id_article=1856
M. Jean-Michel Fayard… ce n’est point imprudent de défendre le non-recours à un référendum national séparé, au moins du point de vue physique, car j’ose prétendre que votre intégrité corporelle ne sera pas menacée par votre démarche. Je ne dirais pas la même chose pour vos interprétations des situations et constructions « logiques ».
Tout d’abord, il n’y a effectivement aucune raison de se laisser intimider par qui que ce soit (pas seulement par ceux qui développent juste un ou deux aspects concrets dans leur argumentation, soit celle-ci Ouiiste ou Noniste ; et certainement pas par les criminels qui osent détourner des députés de leur juste devoir 😉 ).
Maintenant, il faut quand-même avouer les vérités : dans les campagnes, on développe des stratégies autour des grands arguments (justes ou faux, cela est un autre aspect) qui ont de la puissance pour convaincre des grandes majorités, et on oublie ‑le temps réduit oblige- les petits détails qui n’influencent que des nombres statistiquement insignifiants. Il y va de même pour les contre-campagnes. On ne joue pas sur l’exactitude de détails logiques, mais avec des grands blocs de sentiments émotionnels soidisant capables de « convaincre » des grandes masses. C’est ainsi que le OUI orienta sa campagne, et cela eut été un suicide de ne pas répondre avec la même munition.
Alors, quand le OUI prétend faire passer ce texte comme une Constitution, l’argument utile et anti-émotif est de démontrer assez aisément et de forme logique que ce texte, par la forme en laquelle il est préparé et présenté, n’en est pas une.
Ainsi, c’est peut-être marrant vu de votre coté, mais l’article XXX qui est dans la partie III… n’a point de la place dans une Constitution. Et… même si c’est l’article YYY du Traité de Maastricht qui est déjà en vigueur… il n’y à toujours pas de la place pour lui dans une Constitution. Et… même si vous dites que ce que vous voulez approuver ne s’appellera plus Constitution… on n’a toujours pas envie de dire oui à un tel article.
Disons que d’entrée on ne le voulait pas cet article. Ce fut commode et émotif, vu l’orientation de la campagne pour le Oui, d’argumenter d’une façon émotive qu’un tel article n’avait pas de place dans une Constitution. Mais il n’en suit pas, comme les vôtres aiment argumenter, que maintenant que le projet ne s’appelle plus Constitution le même article sans en changer une seule comma est soudaine et béatement inoffensif. La, ce qui reste de logique dans les gens se rebelle contre votre manipulation.
De la même façon, nous ne prétendrons pas être des saints… certains arguments utilisées par certaines factions nonistes étaient aussi plutôt des manipulations émotives que des bases logiques solides. Chacun reconnaîtra les siens et saura faire pénitence si cela convient, on ne peut être tenu pour responsable des arguments des autres.
Tout cela pour dire entre autre que je suis bien sur du fait que AUCUN des arguments d’Etienne Chouard, bien que chargés d’émotivité pour atteindre une effectivité dont nous avions désespérément besoin, ne peut être confondu avec un mensonge. Je ne mettrai pas volontiers la main dans le feu pour beaucoup d’autres, du camp du OUI tant comme du camp du NON. Il y a des gens de très différent calibre des deux cotés.
Votre maniqueisme avec les parties soidisant nouvelles et celles « reprises » des traités précédents me déplaît. Toutes les deux ont en commun le fait que le peuple n’avait pas été consulté auparavant sur leur validité. Peccata minuta pour un traité… Énorme grossièreté pour une Constitution.
Et puis… vous vos trompez encore maintenant… voter NON aux modifications c’est… seulement voter NON aux modifications. Cela ne servira pas pour rendre nulles les provisions des traités précédents, mais en AUCUN cas vous avez le droit de supposer que l’intention du votant est d’agir positivement pour le maintien de ceux-ci. Ils resteront en place parce-que on leur aura pas demandé si ils voudraient les maintenir (ce ne sera pas sa responsabilité politique, mais celle de ceux qui n’auront pas osé lui donner cette responsabilité).
Vous aurez deviné, je suis un Noniste convaincu, … toujours convaincu aujourd’hui plus que hier, et je n’ai aucune honte à défendre ma position d’aujourd’hui. Je vous demande quand-même une certaine dose d’indulgence, car même étant Noniste, je suis de la rare espèce des Nonistes espagnols, et ma pauvre maîtrise du français ne me permet pas de le faire sans fautes grammaticales et d’orthographe ;).
LE RÉFÉRENDUM
« Le référendum n’est pas la démocratie, seulement une modalité possible, et suivant le cas… »
Bien sur, qu’on est con, les autres… quand cela convient (cf. le référendum espagnol, qui n’était d’ailleurs ni obligatoire, ni vinculant [contraignant]), c’est un grand instrument légitime. Quand les probabilités de succès pour nos prétentions sont moindres, on peut s’en passer comme de la peste, n’est-ce pas ?
Mais la situation actuelle est autre (c’est bien la situation d’ aujourd’hui que vous voulez me voir défendre, n’est-ce pas?)… on peut décider sur l’utilisation ou non de la figure du référendum pour trancher une question (remarquez quand même qu’on se passa de demander mon avis sur l’idoneité d’une telle figure pour le référendum de 2005), mais une fois décidé, CE QU’ON NE PEUT CERTAINEMENT PAS FAIRE… c’est nier la légitimité d’un résultat CLAIR. Or, il ne s’agit aujourd’hui pas de décider si on veut ou pas un référendum 2007, il s’agit bel et bien de décider si on se passe des RÉSULTATS de ceux de 2005 en France et Hollande. La décision, pitoyable il me semble aux yeux de n’importe lequel démocrate, est bel et bien celle de nullifier 2005, ET EN PLUS de ne pas demander son avis au peuple en 2007.
La procédure de ratification sur laquelle tout le monde était tombé d’accord (ceux qui eurent droit à opiner ladessus, en tout cas) était CLAIRE. Peut être un peu trop optimiste pour ceux qui voulaient le OUI ;), mais très claire.
Même si dans certains lieux elle passait outre la logique souveraine des peuples en faveur de certaines illusions techniques comme les ratifications parlementaires, en gros elle respectait la souveraineté des peuples la ou elle n’avait pas d’alternative aisément acceptable. Aujourd’hui, elle ne fait même pas l’effort de cacher que le peuple n’y compte pour rien.
Et puis le processus fut avorté sans explications et sans laisser s’exprimer sur le sujet un tas de peuples… à convenance de qui ?
Mais tant pis… deux référendums NÉGATIFS, c’était plus que assez, même si plus ça aurait été la joie complète, parce que selon la lettre de l’accord de ratification c’était assez pour rendre tout effort successif inutile.
Anti-référendum == Anti-démocrate, oui, mais ce n’est pas comme vous voulez faire entendre ici l’opinion de ceux qui veulent un référendum pour le Traité Modificatif, cela est surtout vrai pour ceux qui ne veulent pas reconnaître les résultats vinculants [contraignants] des référendums français et hollandais de 2005. C’est-à-dire, Anti-résultats de 2005 == Anti-démocrate. Si ceci n’est pas votre cas, alors sûrement vous êtes Pro-référendum 2007 et je vous compte entre mes amis.
Jean-Louis Bourlanges avait raison, mais pas pour les raisons que vous avancez et qui vous servent pour trouver une excuse qui rend à vos yeux acceptable le référendum pan-européen, même au point que paradoxalement la solution est soit-disant d’une simplicité aveuglante (ah, je vois que je ne dois pas vous compter entre mes amis, dommage)..
Cela vous conviendrait, mais cela serait une escroquerie… je n’ai rien contre un référendum pan-européen, j’irai encore plus loin… je voudrais des élections pan-européennes (c’est-à-dire le droit de voter pour n’importe qui qui se présente aux élections européennes, et pas seulement pour ceux qui se présentent pour le pays dont j’ai la nationalité ou dans lequel je réside, et cela sans divisions de sièges en quota nationaux).
Cela serait une escroquerie, parce-que pour l’instant (encore) chaque peuple est souverain dans son territoire, et qu’on ne peut simplement pas voter l’adhésion à un territoire, fût-il l’Europe même, où la souveraineté du peuple n’existe pas… avant que le peuple national souverain ne décide de son plein gré d’abandonner la souveraineté nationale. Cela serait plus simple si la souveraineté nationale n’existait pas, ou s’il existait déjà une souveraineté européenne pour prendre sa place, mais malheureusement les compétences du parlement européen et son importance dans la structure européenne ne sont pas du genre à lui confier la représentation de la souveraineté des peuples européens, et nous sommes convaincus du fait que c’est structurellement, par dessin, qu’il en est ainsi.
Libre à vous d’interpréter les frustrations que les résultats du référendum français ont engendrées en fonction de vos propres aspirations et désirs, mais ce serait malhonnête de faire comme vous et sommer en votre faveur en bloc celles du 45% de OUIstes et en plus une quantité indéterminée (mais je suis sur plus du 5% qu’il ne vous faut pour atteindre une majorité 😉 ) de NONistes ou autres. Personne n’est content avec le résultat final, puisque par votre manque de volonté pour respecter le résultat, qui est simplement NON, le OUI perdant ne peut pas se dédier à autre chose, et le NON gagnant n’a pas ce a quoi il à légitimement droit, c’est-à-dire à ne pas se voir imposer le Traité Constitutionnel ou quelque autre synonyme sous lequel vous voulez lui faire avaler le contenu de celui-ci.
Malhonnête à vous d’imposer que si référendum, alors pan-européen. Liquider la souveraineté nationale ne peut se faire que par référendum national, et par pure logique, ceci doit être fait AVANT de décider joindre une structure supra-nationale.
Libre à vous de rassembler tous les peuples qui auront librement désisté de leur souveraineté nationale et de leur proposer un texte qui organisera une souveraineté européenne. Je doute fort qu’ils fassent ce pas pour un texte comme la Constitution Européenne telle comme on l’a connu ou le Traité Modificatif telle comme on le connaît, parce-que ces textes la n’organisent aucune forme de souveraineté.
Inutile de proposer un texte le même jour dans tous les pais si celui-ci n’organise point une souveraineté forte et saine.
Croyez-nous des singes… et on voudra la banane, la peau de banane ne sert qu’à glisser dessus et se casser la figure 😉 (Comme l’ont fait les politiciens en 2005).
Obligé,
Antonio García
(ningunotro.blogsome.com)
======
Commentaires aux interventions, à lire si c’est vraiment des opinions NONistes que vous voudriez connaître.
======
vendredi 21 décembre 2007, par arturh
« En effet vous constatez que le débat politique en UE est arrivé à ce point de maturité politique où les échéances politiques qui concernent les institutions de l’UE ne peuvent plus être discutées et approuvés par des procédures de vote strictement nationales. Le calendrier des votes doit donc, vous avez raison, devenir européen, s’agissant des affaires européennes. »
Bien d’accord avec vous… mais organisons plutôt une structure politique ou ces échéances politiques puissent être discutées à niveau européen… avec une représentativité légitime de la souveraineté européenne ;).
« Or, quelle est la question qui se pose ? Voulez-vous du Traité de Lisbonne ? C’est mal poser la question. En effet, lors du référendum sur le TCE, il s’agissait de demander : « Voulez-vous cette Constitution ? » ? Or, ce qui n’était en réalité qu’un Traité a été rejeté à la fois comme : « Je ne veux toujours pas de Maastricht », « Je ne veux pas de Constitution », « Je ne veux pas de cette Constitution ». Voix auxquelles il faut ajouter les voix qui disaient « Ce n’est pas cette Constitution que je voulais, mais en attendant mieux, je vote OUI » et finalement « Je vote pour cette Constitution ». »
« On peut conclure plusieurs choses de l’échec du TCE : le Traité de Maasticht n’a pas fait naître uniquement l’UE et les citoyens européens. Il a fait naître naturellement un désir de s’exprimer politiquement et démocratiquement chez ces nouveaux citoyens européens que nous sommes devenus. Conséquence naturelle immédiate à l’aube du 21ème siècle, le Traité de Maastricht a fait naître chez ces nouveaux citoyens de l’UE le désir d’une Constitution, naturellement une Constitution Démocratique, remplaçant tous les Traités existants. Et évidemment, il a fait naître une opposition à cette nouvelle citoyenneté et une opposition à cette éventuelle Constitution. »
« Or ces questionnements politiques, votre référendum européen permettra de les alimenter, mais elle ne permettra pas d’y répondre. »
« Et pourtant, aujourd’hui, pour nous, les européens, en particuliers des citoyens de l’UE, trouver la réponse à ces questions fondamentales est maintenant notre véritable échéance politique. »
Bien sur, et la seule solution possible et acceptable, c’est de dessiner une structure de gérance européenne où la souveraineté du peuple européen réuni aura un poids équivalent à la somme des souverainetés nationales qu’on abandonne et sera garanti le respect qui lui est dû. C’est déjà mal parti et encore pire corrigé après le correctif français et hollandais. Est-ce que ces politiciens professionnels n’apprendront jamais ? (Ont-ils même la volonté d’apprendre un jour?)
======
======
jeudi 20 décembre 2007, par dhalber DD
« Belle synthèse du problème. Rien à ajouter ou à retrancher…C’est convaincant (à relativiser dès lors que je suis un lecteur…convaincu d’avance). Mais ça fait quand même plaisir de trouver sur un blog une argumentation claire, compréhensible…et bien écrite. Les enjeux de l’affaire paraissent d’un seul coup devenir plus évidents ; le principal (l’avenir commun) se sépare enfin de l’accessoire (la méthode) qui polluait le dossier et on sent son « intelligence » prendre des aîles grâce à l’auteur. Grâce lui soit rendue ( flagorneur bien sûr).
Un véritable souffle d’air frais balaie enfin une atmosphère passablement embrumée par les partisans du « non ». Et notamment ce brave, aussi insipide et borné qu’inlassable, E. Chouard, qui recommence déjà à jouer sa partition burlesque.
Je lui tire aussi mon chapeau…car c’est qu’il se décarcasse fort, le prof. Mais le résultat n’est pas à la hauteur de l’investissement…à mon petit point de vue bien sûr.
On va donc encore bien se marrer pendant quelque temps…jusqu’au vote de ratification prochain par nos « représentants » du peuple. Au fait, savez vous dans quel sens votre député et votre sénateur locaux voteront ?
C’est peut-être là la vraie question…c’est vers eux qu’il faudrait se tourner pour être efficace. Au lieu de « pétitionner » pour rien. C’est le même Chouard qui le préconise. Et sur ce point il a parfaitement raison.
Vous ne le savez pas ? Dommage, car le rideau va bientôt retomber. Mais l’Europe « nouvelle » va commencer. »
Décidément, la structure de nos cerveaux ne doit pas se composer du même genre de neurones, tellement difficile il est de développer une logique et une éthique qu’on puisse partager, même pour accepter qu’on est incapable de se mettre d’accord sur quoi-que ce soit. Inutile de commenter tout les petits détails…
======
======
Mercredi 19 décembre 2007, par jmfayard
« La question centrale est la : la « concurrence libre et non faussée » est-elle l’alpha et l’omega d’une Europe des citoyens ? À mon avis, la question a été tranchée en 2005 par les néerlandais et les français. L’Europe des marchands ne fait pas recette. »
« Les Néerlandais et les Français ont le droit de changer leur vote de 2005. Mais eux seuls peuvent le faire. Pas leurs représentants qui étaient presque tous en 2005 pour le TCE. »
Vous avez raison, c’est une des questions centrales. Elle est tant centrale que pour des raisons que je ne vais pas développer ici (mon écrit est déjà trop long pour trop plaire), c’est une des choses à laquelle ces avides de pouvoir et de realpolitik frigide ne veulent pas renoncer… au point qu’ils sont capables des pires tricheries pour conserver les instruments dont ils croient ne pas pouvoir se passer. Autant se passer du peuple d’abord ;).
« La première phrase était l’objet de mon article, comme apparemment vous n’avez pas d’élements nouveaux.. Pour la seconde, je ne suis pas d’accord non plus, peu importent les représentants de 2005, ils ont été réélus depuis et ont donc toute la légitimité nécessaire pour ratifier le nouveau traité – même si je préfèrerais un référendum européen. »
Njet… les représentants de 2005 importent, et ceux qui ont été élus et réélus depuis aussi, et NI les uns NI les autres avaient ou ont la légitimité nécessaire pour faire abandon de la souveraineté du peuple. On n’oubliera pas une telle trahison si elle vient a se consommer.
======
======
mercredi 19 décembre 2007, par TyrandO
« Excellent papier, je n’aurais pas fait mieux ! clin d’oeuil »
Il-y‑à encore de l’espoir pour le NON, alors ! clin clin clin d’oeuil ;).
« Sinon, l’outrance des « nonistes » commence à être vraiment fatigante ! Et sur le blog de Jean Quatremer que vous mettez en lien, c’est un véritable festival de bêtises que les « nonistes » nous offrent… »
C’est toujours la paille dans l’oeuil de l’autre qu’on croit voire… la collection de bêtises Ouiistes vaut bien son pesant d’or. Comme j’ai déjà dit ailleurs… moins on sait, plus on est osé, c’est un fléau humain qui frappe tant le camp du Oui comme du Non … au point que les intelligents préfèrent se taire pendant que les autres font rire… ou pleurer.
======
======
mercredi 19 décembre 2007, par jmfayard
« Juste un point : les « nonnistes » ça n’existe pas. C’est justement l’objet de mon article. Le référendum de 2005 était une idée à la con qui a créé un clivage bidon. Il y en a qui ont voté OUI pour 100 raisons différentes, il y en a qui ont voté NON pour 100 raisons différentes. Et beaucoup ont été frustrés de part et d’autres. Alors abandonnons le vocable « nonniste » qui soude entre eux quelquechose qui va de « pro-européen exigeant » à « souverainiste totalement assumé » en passant par beaucoup de choses. »
Je suis bien d’accord la-dessus… nonniste, c’est un vocable si laid. Moi par contre, je suis sûr que c’est l’amour pour le genre humain qui fait la une des OUIistes ;). Surtout après de voir l’attachement viscéral de ceux-ci aux normes ultra-libérales qu’ils entendent nous faire avaler en prétextant qu’il n‑y-à rien à comprendre…
======
======
samedi 22 décembre 2007, par Fabien Cazenave, membre du bureau national des JE-France
« Salut Ludo,
Content d’avoir de tes nouvelles. Non, nous ne militons pas aux Jeunes Européens – France pour un référendum national… mais bien pour un référendum européen.
Et puis toi qui es politique, tu comprendras sûrement ce que cache la demande d’un référendum national par les nationalistes de gauche et de droite : encore une fois rejetée l’Europe. »
Et puis… non. Rejetée en tout cas de CETTE Europe suicide… qui est la seule qu’on nous propose et qu’on nous résert sur un autre plateau.
« Moi, je prends le pari qu’ils ne veulent pas d’un référendum européen parce que ça les embêtent de devoir décider avec d’autres qui risquent de ne pas être d’accord avec eux… »
Cela fait déjà quelques lignes que je l’ai dit… je vais donc répéter (ou dire autrement)… Un référendum Européen n’a de raison d’être que si celui-ci nous propose un texte Constitutionnel pour l’Europe ou nous pouvons trouver présent au niveau européen un remplacement à la souveraineté des peuples qu’on aura librement accepté d’abandonner pour celle-ci AVANT. Un référendum Européen pour adopter la « Constitution Européenne » qu’on à connu en 2005 ou le « Traité Modificatif » qu’on connaît maintenant… ou il est nullement mention de souveraineté populaire ni existent des organismes avec capacité pour la représenter dignement, n’a AUCUNE CHANCE d’être accepté par référendum par le(s) peuple(s) européens. Les politiciens, on sait déjà trop bien (j’aimerais encore ‑l’espoir est la dernière chose qu’on perd- être surpris) ne font depuis longtemps plus partie du peuple.
« Ce qui me choque le plus dans le coup du non français (on a perdu la campagne, on l’a perdue à l’époque, point barre), ce n’est pas le résultat du vote, mais que les gouvernements aient décidé qu’on arrêtait les ratifications alors que 18 pays avaient déjà ratifié dont 2 par référendums… »
Élémentaire, mon cher « Watson »… laisser continuer les ratifications (plutôt les NON-ratifications) aurait encore plus délayé dans le temps la possibilité d’instrumentaliser le genre de récupération qu’ils sont en train de forcer maintenant (Leur Plan B, pas celui qu’on nous reproche de ne pas avoir avancé). Et puis… il faut se rappeler que la ratification parlementaire d’un pais si significatif comme l’Allemagne n’est que provisoire et pend d’une sentence délayée (soidisant pour ne pas interrompre le procès normal de ratification des autres pais 😉 ) de la Haute Court de Justice Allemande. C’est bien pour cela que Angela Merkel à tant d’intérêt à voir adopter vite une alternative qui ne nécessitant pas de l’approbation référendaire (ou de modification de la loi fondamentale allemande) elle puisse présenter comme fait accompli indépendant au cas ou cette sentence lui serait défavorable.
« C’est ça la démocratie ? Les Français ont voté non, alors on demande pas leur avis aux Polonais… C’est pour ça que nous sommes pour un référendum… EUROPEEN ! »
Bein.. Oui, c’est-ca. Mais je ne lui donnerai pas ce nom… pas si je tiens à la cohérence de mes illusions. Mais comme j’ai déjà dit plus haut… il faudra un référendum français, et un hollandais, et pourquoi pas… un nouveau référendum espagnol, luxembourgeois, etc. Bien sur aussi un référendum polonais. Et si les Ouiistes ne sont pas surs de les gagner… ce sera parce-que ce qu’on nous offrera ne vaudra pas la peine. On ne brade pas la souveraineté des peuples pour des chaînes et des grilles, on n’acceptera que une souveraineté aussi forte que les existantes nationales au niveau Européen.
Ce n’est pas un référendum pan-européen aussi truquée que les référendums et ratifications nationales dont on à besoin, mais une SOUVERAINETÉ EUROPÉENNE forte et honnête pour le peuple européen qu’on réclame. Une souveraineté européenne des peuples qui trouvera bien le moyen de se doter d’une CONSTITUTION EUROPÉENNE digne de ce nom et des peuples que nous sommes.
Autre chose, c’est nous tricher et nous dérober notre avenir et celui de nos enfants.
> Date : Wed, 26 Dec 2007 07:26:09 +0100
> From : [email protected]
> To : [email protected]
> Subject : Re : Commentaire pas admis pour article de J.M. Fayard
>
> Monsieur Garcia,
>
> Je suis le rédacteur en chef du Taurillon.
> Nous avons installé ce système pour permettre un meilleur dialogue dans notre « forum » à la fin des articles.
> Pourriez-vous réduire votre réponse ? Ou en faire plusieurs ?
> Voulez-vous m’envoyer votre réponse ? Je vous répondrai ce soir.
>
> Salutations européennes,
>
> Fabien Cazenave
>
> Rédacteur en chef du Taurillon<http://www.taurillon.org/> ;
>
> +33 (0)6 66 66 02 24
>
> mailto:[email protected]
>
>
> [email protected]<mailto:[email protected]> a écrit :
>
> Chers amis,
>
> Cela m’a pris un temps fou pour écrire une réponse à cet article de
> Jean-Michel Fayard et riposter à quelques commentaires, et puis au moment
> de taper <Envoyer>… voilà que votre système me demande identification et
> mot de passe… que évidemment en étant un visiteur occasionnel je n’ai
> pas.
>
> Quelquepart dans le message d’erreur est fait mention d’une certaine
> limite de 20.000 caractères. Comme je ne sais pas si elle vaut aussi pour
> cette méthode de contact, je ne vais pas faire de copier-coller ici, mais
> je vous remercierait de me faire parvenir une adresse électronique ou je
> puisse vous l’envoyer sans problèmes. Vous en feriez alors comme bon vous
> semble à votre discrétion.
>
> Amicalement,
>
> Antonio García
> [email protected]<mailto:[email protected]>
>
> – Envoi via le site Le Taurillon, magazine eurocitoyen
> (http://www.taurillon.org/) –
Zut alors… sauf si cela ne s’avère qu’être une excuse, on à encore une chance de se faire entendre… même si ce ne sera pas facile de donner une idée globale de notre position en divisant le message. L’Europe, ce n’est pas une collection de petits faits isolés sur lesquels on peut discuter un par un éternellement. C’est une idée globale qui n’est acceptable en tout que quand elle ne contient RIEN qui soit inacceptable.
« M. Garcia,
Votre réponse est vraiment illisible, non à cause de votre qualité de français (très bonne), mais en raison de la longueur.
Divisez votre message en plusieurs réponses et faîtes des copier-coller sur plusieurs commentaires.
Nous ouvrons nos colonnes dans le Taurillon au gens qui ne pensent pas comme nous. Notre forum ces derniers jours vous en est la meilleure preuve.
Salutations européennes,
Fabien Cazenave »
Je venais juste de réussir à poster mon commentaire ici quand j’ai reçu cette réponse.
L’idée de ces gens —le référendum pan-européen— est une escroquerie intellectuelle (dans la présente situation légale des souverainetés nationales qui se verraient ainsi totalement ignorées), même si je suis sûr qu’ils ne sont pas prêts à le gagner, ce référendum.
De la même façon, nous dire (comme le font quelques-uns) que nos options restent ouvertes pour les élections européennes du 2009 est une arnaque. Le pouvoir qu’on peut reconquérir soi-disant en 2009 est NUL, vu le pouvoir réservé au Parlement Européen dans la structure qu’on prétend nous faire avaler.
Bonjour
Ne faudrait-il pas répandre l’idée ( qui n’est pas de moi) que tous les Français qui veulent un referendum doivent aller sur Paris le 4/02/2008 le jour de la modification de la constitution.
On pourrait interpeller les parlementaires et venir avec des fausses urnes et des bulletins de vote.
Ce n’est que l’un des moyens envisagés, celà ne dispense pas de continuer la campagne d’information du public.
André
Les huées au parlement européen,
contre le traité de Lisbonne, imposé sans référendum !
Quelques courageux parlementaires protestent contre le coup d’État évident que sont les « traités constitutionnels » sans référendum (plusieurs vidéos).
http://fr.youtube.com/watch?v=002PUFMDiQs
http://fr.youtube.com/watch?v=hR-JxEAOZfU&NR=1
http://fr.youtube.com/watch?v=oyh2IgsJBpQ&NR=1
Extraits d’un discours de Nicolas Sarkozy, au Conseil national de l’UMP, dimanche 9 mai 2004 à Aubervilliers :
« Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec.
Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. À chaque grande étape de l’intégration Européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
Si nous croyons au projet Européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ?
Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français. »
Ca, c’était avant qu’il constate que les peuples n’étaient pas forcément d’accords avec lui.
Si les anglais s’y mettent 😉
« LONDRES, 20 janvier (Reuters) - Certains points-clés du traité de Lisbonne, signé en décembre par les chefs d’état et de gouvernement de l’Union européenne, ne sont pas différents des dispositions du projet de constitution rejeté en 2005, estime un groupe de parlementaires britanniques dans un rapport publié dimanche. »
http://www.boursorama.com/pratique/actu/detail_actu_politique_monde.phtml?&news=5049801
Bonsoir
Demain, je serai amené (invité par quelqu’un du PS) à rencontrer un député PS. En tant que citoyen et représentant de mon comité local d’ATTAC je vais l’interpeller poliment mais fermement sur le nouveau traité, celà ne changera rien sans doute, mais nous essayons de faire pression sur les députés PS dans notre coin.
Par ailleurs, nous essairons de faire le déplacement le 4⁄02 à Versailles, un baillon sur la bouche.
Tous les gens qui le peuvent doivent y aller (quelque soit leur opinion politique), la démocratie est un BIEN PUBLIC TELLEMENT IMPORTANT.
Cordialement à tous.
André
Bonsoir à tous,
Je viens de découvrir, dans les propos d’un article d’un conservateur britannique qui lance une action en justice contre le traité, et qui énumère les 4 raisons principales qu’il juge en contradiction à la Constitution Britannique en place, que ce dernier pourrait-être amendé sans aucun débat!?!?
Quelqu’un en saurait-il plus là-dessus ? Merci d’avance.
http://www.telegraph.co.uk/opinion/main.jhtml?xml=/opinion/2008/01/22/do2205.xml
« Amongst many restrictive conditions that are in conflict with our own long-established Constitution are first that the Lisbon Treaty establishes for the first time a single legal personality – a supranational state to be represented at the Security Council and global conferences, whereas in due course Britain may not.
Second that EU laws shall have supremacy over those of member states and third that the arrangements ratified in the Reform Treaty shall be for an unlimited period ; i.e. forever. Fourth that henceforward the new treaty may be amended without further debate. »
Tout espoir n’est peut être pas perdu …
de http://bellaciao.org/fr/spip.php?article61478, en italique
vendredi 15 février 2008 (19h36) :
Irlande : Le Traité de Lisbonne a disparu. Introuvable !
C’est l’histoire d’un mec… Vous la connaissez ? Un mec qui cherche à savoir ce que renferme ce sacré Traité de Lisbonne pour lequel il doit voter dans quelques mois. Ah oui, vous la connaissez… Sauf que le mec est irlandais, et qu’il est journaliste : Vincent Browne.
Vincent Browne est un des journalistes les plus en vue en Irlande, rédacteur en chef d’un magazine d’actualité « Village », chroniqueur dans l’« Irish Times » et le « Sunday Business Post ».
Il présente aussi une émission d’actualités sur TV3. Comme le Traité de Lisbonne doit prochainement être voté, en Irlande, par référendum, il a essayé de s’en procurer un exemplaire, pour le lire et essayer de se faire un avis, forcément… il est journaliste Et téméraire avec ça ! Il nous livre le récit de son aventure…
Traité introuvable… !
Il se rend au Bureau de la Commission Européenne à Dublin. Il demande un exemplaire du Traité de Lisbonne. Il aura droit à une photocopie, car aucun exemplaire officiel n’est disponible en Irlande. Il survole les premières pages et découvre que l’article 1 dit que « L’union sera fondée sur le traité actuel et sur le Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne ».
Il retourne donc au guichet et demande une version de ce second traité. Introuvable ! Ils ne l’ont jamais reçu. Après que plusieurs personnes aient proposé leur aide, une proposition est faite par un responsable : comme ce nouveau traité, introuvable, est une compilation de tous les traités signés depuis le Traité de Rome en 1957, ce responsable propose de lui refourguer un « résumé » de ce traité de Rome, car explique-t-il, « (il) ne devrait pas se tracasser en essayant de comprendre de lui-même l’intégralité des précédents traités »…
Les hommes politiques feront un résumé aux citoyens…
Alors il insiste, il souhaite réellement faire sa « propre évaluation du traité » et il ne lui est pas concevable de le faire sans avoir lu l’intégralité des documents. Quel toupet ! Les employés présents acquiescent, mais restent impuissants. Il semblerait, lui annonce une autre personne, que les documents en question puissent être publiés en Avril, mais rien n’est sûr.
Mais de toutes façons, continue la dame, il n’y a pas de soucis à se faire car les hommes politiques du pays, « démocratiquement élus » résumeront le traité aux citoyens et le peuple pourra ainsi se forger une opinion. Non, ce n’est pas satisfaisant, pour Vincent. Une autre idée, un note explicative est éditée par l’Institut des Affaires Européennes. Mais le bougre insiste. « Cet institut n’est autre chose que la ’cheerleader’ (pompom girl) de l’Union Européenne », indique-t-il. Donc l’objectivité des informations est forcément sujette à caution… Ultime idée, il se rend, ensuite, à la « Documentation Nationale », chargée d’éditer les documents officiels irlandais. Même sanction, aucune référence à ce traité, nulle part. Ils n’ont pas de trace de ce document et n’ont aucune indication sur une publication ultérieure.
La seule ligne de conduite responsable est de voter « non »…
Pour la conclusion, je laisse parler Vincent Browne, le mec conclut son histoire ainsi :
- « Si un banquier vous demandait de signer un contrat, n’insisteriez-vous pas pour savoir de quoi il s’agit avant de vous exécuter ? Comment peut-on attendre de nous d’approuver un traité qui modifie notre Constitution sans être capables de comprendre ce dont il parle, autrement qu’en croyant sur parole ces menteurs professionnels ? La seule ligne de conduite responsable, sensée, raisonnable, intelligente à adopter est de voter ’non’ à ce traité parce que nous ne savons pas ‑et ne pouvons pas savoir- ce qu’il signifie. »
Un journaliste, un vrai… Allez, courage, Vincent. Tu vas te faire traiter de fasciste, de xénophobe, d’incompétent ou de populiste. C’est écrit, en français pour l’instant, mais la traduction ne tardera pas.Source en anglais : What exactly are we reforming in this treaty ?
L’article original de Vincent Browne, en anglais, est sur http://www.thepost.ie/post/text/story.asp?document_id=30287&category_name=COMMENT%20&%20ANALYSIS
Bien que je ne sois pas systématiquement d’accord avec toutes les analyses de » solidarité et progrès », celle ci m’a particulièrement intéressé
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3853, « L’histoire secrète du traité de Lisbonne »
Par Karel Vereycken
Et je rajoute
http://www.solidariteetprogres.org/article3875.html
…notre combat n’aura-t-il « servi à rien » comme l’expriment Mélanie et philippe ?
Au contraire, il sert, il servira encore si nous veillons, car il est une des batailles les plus longues dans ses rebondissements, et son actualité, même si « officiellement » on fait comme si la messe était dite, reste comme « le vase brisé » :
…« Mais la légère meurtrissure, mordant le cristal chaque jour, d’une marche invisible et sure.. »…en fera lentement le tour :
le viol qui s’est produit est une signature systémique : rien ne l’effacera, au contraire, et dans chaque conflit social réside un refus de ce type de « direction » :
Désormais, le mot et la prétention de « modernité » sont obsolètes dans la bouche et dans la tête de tout « dirigeant » niant l’incongruité d’un système basé sur ce viol !
Le temps au contraire travaille pour que la dignité de la personne humaine revienne sans cesse sur le tapis, jusqu’à ce que la médiocrité de cette « europe des commissaires » soit vomie unanimement par les peuples « modernes » !
Rien dans l’amité qui se tisse entre les peuples européens ne peut donner ses fruits , tant que cette europe de l’autoritarisme et des soi-disant élites prétend être l’europe des peuples !
Petite remarque en passant : l’abstention n’a jamais été aussi élevée que lors de ces dernières élections municipales (contrairement à ce que les télévisions annonçaient sur la foi de sondages sortis des urnes. Allez sur le site de arrêt sur images si vous voulez des détails sur cette énième manipulation).
Nos hommes/femmes politiques ne semblent pas s’en émouvoir tant que ça d’ailleurs. Ca ne les dérange pas du tout. Tant qu’ils ont leurs postes et leurs prébendes.
Bonjour à tous
J’utilise le blog d’Etienne pour m’exprimer sur un sujet inhabituel.
Le Tibet revient malheureusement dans l’actualité ! N’ayant pas d’opinions religieuses, je ne me placerai pas sur ce terrain, mais je trouve scandaleux la complaisance de nos dirigeants, et la discrétion des médias sur ce sujet.
Il s’agit bel et bien de la destruction à petit feu de la culture d’un peuple, sans parler des nombreuses violations des droits de l’homme qui y ont eu lieu.
Alors, je pense que la protestation, l’écoeurement ne doivent pas être à géométrie variable.
Alors, un boycott des jeux olympiques et des produits venant de Chine permettrait une réparation partielle du déshonneur de nos dirigeants sur cette question.
Celà nous montre en outre que libéralisme et liberté n’ont en commun que le début des mots.
Cordialement
André
On est au début des mots mais pas à la fin de nos peines !
Boycottons nous-même ces jeux olympique, c’est-à-dire prenons l’engagement de ne pas regarder une seule image de retransmission.. en tous cas, c’est ce que je ferai !
Bonjour
Tout à fait d’accord avec André Jacques Holbecq, je ne regarderai pas ces jeux, j’en prends l’engagement. Il y a pas mal de choses d’autres à faire.
En dehors du problème des droits de l’homme et du Tibet, ces jeux n’ont pour objet que de faciliter le commerce international et ne sont que business. L’idéal sportif est la dernière roue du carrosse.
Ces jeux cautionneront d’une façon ou d’une autre le régime de Pékin. La neutralité n’existe pas, contrairement à ce que dit le CIO.
Cordialement
André
je ne regarderai pas ces jeux, tout comme j’ai boycotté la présence du ministre d’israel en france, tout comme je m’abstiens de consommer des produits US :
Nous avons beaucoup d’abstinence à faire si nous voulons nous sentir bien avec notre conscience citoyenne…
Je pense à ces 300000 manifestants colombiens contre les exactions des paramilitaires d’Uribe, tyran criminel accueilli en grande pompe « chez nous »…(?)…par yzokraS 1er, et je pense au silence assourdissant des médias sur les crimes perpétrés contre les Kurdes en ce moment même, je pense à l’expulsion de « chez nous »… (?)… d’un membre du PCF d’origine Kurde, certain d’être traité en « terroriste » là ou yzokraS 1er l’expédie…
…Donc, beaucoup de « boycots » en perspective, chers amis !
L’Irlande a rejeté le Traité de Lisbonne par réferendum.Et la seule chose qui intéresse ceux qui nous gouvernent et de savoir comment contourner, annuler, passer outre leur Non. Comme chaque fois que les peuples sont consultés à propos de l’Europe, si leur vote ne correspond pas à l’attente des décideurs européens, on ne tient pas compte de ce qu’ils expriment. C’est une atteinte grave à la démocratie en Europe.
Pourquoi personne n’en parle-t-il ici ?
Le Senat français vient de supprimer l’amendement voté il y a 3 ans rendant obligatoire un referendum pour l’adhésion éventuelle de la Turquie à l’Union Européenne. Là encore, il s’agit de faire taire les peuples qui, dès lors que l’Europe est en cause, n’ont qu’un droit, c’est celui de se taire.
Pourquoi personne n’en parle ici ?
Vous vous en foutez maintenant de la démocratie en Europe ou quoi ?
Tiens, revoilà la mouche du coche ;o)
Et bien, puisque vous nous demandez gentiment des nouvelles du front, depuis que vous êtes parti(e), on a créé des MOCRIEs et on a continué à essayer de réveiller les endormis sur les sujets essentiels et méconnus : monnaie et constitution.
Trois articles vous intéresseront sans doute (si vous nous rejoignez ici pour autre chose que pour crier) :
• l’un dans CQFD,
• le second sur le site du Monde,
• et le troisième sur Marianne2.fr.
Et vous, qu’avez-vous fait de beau pour la démocratie, concrètement, depuis votre dernière visite ?
Racontez-nous.
Étienne.