Tout chef sera un détestable tyran si on le laisse faire (Alain)

2/06/2007 | 70 commentaires

Alain, le phi­lo­sophe, est un des pen­seurs pré­fé­rés de Pierre Rosan­val­lon et je com­prends cette faveur.

Le Pro­pos que je vou­drais par­ta­ger avec vous ce soir est un petit bijou :

« « Pour­quoi n’adhé­rez-vous pas à un par­ti révo­lu­tion­naire ? » On m’a posé cette ques­tion plus d’une fois. Et je répon­drai tou­jours la même chose : c’est parce que je suis plus révo­lu­tion­naire que vous tous. Je ne dis pas seule­ment que je n’ai aucune confiance dans aucun genre de chef ; ce serait trop peu dire. Au fond, je suis assu­ré que tout chef sera un détes­table tyran si on le laisse faire. Pour­quoi j’en suis assu­ré ? Parce que je sais très bien ce que je ferais si j’é­tais géné­ral ou dic­ta­teur. Les pas­sions qui se rap­portent à ce genre de métier ne sont jamais qu’en­dor­mies. Quel bon­heur d’a­voir une garde de fidèles ! Qu’il est agréable de ne jamais reve­nir sur un ordre ; de n’y plus pen­ser ; d’é­cra­ser tout ce qui résiste, comme une grande machine qui passe. Quel bon­heur aus­si de jouer le grand jeu, de défier, de ris­quer, de braver !

Quelle élo­quence que celle de Napo­léon ! Et, par­bleu, c’est la même que celle d’un chef de pirates : « Ce que je déci­de­rai, vous le ferez ; et vous pou­vez en être sûr. » Cette cer­ti­tude de soi, on y arrive bien vite. Dans le grand sillage les hommes sont entraî­nés. Et heu­reux. De cela aus­si je sais quelque chose ; car je suis capable de mar­cher sur les pas d’un homme brave et réso­lu. La fidé­li­té est par elle-même délicieuse.

Et quant aux idées, deman­de­rez-vous, qu’est-ce qu’elles deviennent ? Qu’est-ce qu’on en fait ? C’est très simple ; on n’y pense plus jamais. Il n’y a rien de plus facile que de ne pas pen­ser. Il suf­fit d’être très occu­pé aux actions. Il suf­fit d’a­voir des intrigues à démê­ler, un pou­voir à conser­ver, un ordre à exé­cu­ter. Si vous vou­lez être tyran, ne lais­sez aucun repos ni aux autres ni à vous-même. Ils seront heu­reux. Vous serez heu­reux. La puis­sance est comme un alcool. Le bon­heur d’es­ti­mer donne la force de mépri­ser. On don­ne­rait sa vie pour ses amis. À ce point de réso­lu­tion, la vie d’un enne­mi ne compte guère.

Quel est donc l’o­ra­teur qui parle en égal à des égaux ? Il com­mence bien ain­si mais la fureur d’ad­mi­rer, qui est enivrante, a vite fait de le délo­ger de sa modes­tie ; car le fra­cas des bra­vos est de force ; l’o­reille ne s’y trompe pas. On se sent maître et Jupi­ter d’un orage humain, d’un heu­reux orage qui jure de dérai­son­ner. On se dit : « Mar­chons tou­jours, puisque moi du moins je sais où je vais. » Mais ce n’est plus vrai. La pre­mière faute du chef, la plus aisée, la plus agréable, la plus igno­rée de lui-même, c’est de se croire. Là-des­sus je n’i­rai pas ramas­ser des exemples ; on ne voit que cela. Alexandre, Napo­léon, Lénine, Trots­ky, ce sont des hommes divins ; ce furent des hommes divins au commencement.

Disons en peu de mots que le suf­frage périt par l’ac­cla­ma­tion. Sten­dhal, qui a éprou­vé tous ces mou­ve­ments, a per­cé d’un coup la cui­rasse, comme il fait tou­jours : « La nation s’en­ivre de gloire ; adieu la liberté ! »

Pour­quoi c’est ain­si ? Il suf­fit de voir l’homme debout et mar­chant pour com­prendre com­ment il se fait que c’est ain­si. La tête est petite et froide. Le dos est large et géné­reux. La pen­sée est une grande et petite chose qui jus­qu’à pré­sent n’a jamais réus­si. C’est tou­jours le tho­rax, lieu du cou­rage et de la colère, qui prend le com­man­de­ment. La jus­tice s’ir­rite à seule­ment par­ler fort ; elle n’est plus jus­tice ; et la fra­ter­ni­té enivrée n’est plus fra­ter­ni­té du tout.

Voyez les syn­di­cats divi­sés contre eux-mêmes, et gou­ver­nés par des empe­reurs, des ministres, des adju­dants. Et pour­tant s’il y a au monde quelque orga­ni­sa­tion démo­cra­tique, c’est bien celle-là. Tout y devrait mar­cher par des réunions d’é­gaux, où le chef n’est que secré­taire. En fait tout va par décrets, mou­ve­ments d’é­lo­quence, et union sacrée. Si cet ordre nou­veau s’af­firme, ce sera par un Alexandre, par un César, par un Napo­léon, qui refu­se­ront gloire et puis­sance, qui seront et res­te­ront peuple en toutes leurs fibres ; qui sau­ve­ront dans ce grand corps les pen­sées diverses, égales, oppo­sées, amies ; qui aime­ront la jus­tice, et refu­se­ront ce mou­ve­ment de mordre, si ter­ri­ble­ment joint à toutes nos amours. Et Des­cartes le soli­taire a bien dit que notre plus ancien amour est de bien man­ger ; d’où vient que tout amour dévore ce qu’il aime.

Là-des­sus vous dites que la froide sagesse vous ennuie. Très bien. Jouez donc éter­nel­le­ment le même jeu. Vous chan­ge­rez seule­ment de maître. L’Ar­mée Nou­velle attend des volon­taires. Courez‑y. Une fois de plus ven­dez la liber­té. Libre­ment vendez-la. »

Alain, février 1932.

C’est éton­nant comme on peut relire dix fois les textes d’A­lain sans s’en las­ser une seconde.

Est-ce que nous trou­ve­rons un jour ces hommes pro­vi­den­tiels (dont il fau­dra pen­ser à se méfier pour­tant, par prin­cipe), capables de refu­ser gloire et puis­sance, refu­sant de mordre ?

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Étienne

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70 Commentaires

  1. Eugène

    Dis donc petit Etienne,

    Lire dix fois sans s’en las­ser, un petit bijou, passionnant.….

    Je veux bien, mais à mon âge, j’en ai vu des gars comme toi qui s’ex­ta­sient toutes les cinq minutes, tu n’en fais pas un peu trop ?

    Quand tu écris :
    « Si on en arrive à bout, ce texte pour­rait inté­res­ser tous les peuples du monde »
    là , je recon­nais bien la pré­ten­tion uni­ver­selle du Fran­çais qui se prend pour le centre du monde.

    Si j’ai bien com­pris, tu veux réunir tout le monde mais tu as appe­lé à voter Bové ? Ton blog res­pire bien ta grande sen­si­bi­li­té de gauche, d’une gauche qui a pour­ri la vie des Fran­çais depuis 1981 en s’oc­cu­pant d’i­déo­lo­gi­ser la socié­té alors qu’elle aurait mieux fait de don­ner des solu­tions à nos problèmes

    et je te le dis,ton affaire de démo­cra­tie par tirage au sort et ton idée d’ex­clure du pou­voir les rédac­teurs des textes fon­da­teurs, c’est le début du sec­ta­risme (vive la gauche).

    Le pou­voir sera bien exer­cé par quel­qu’un ou quel­qu’une ? et tu crois que le tirage au sort arran­ge­ra les choses ?

    Bien sûr que non : c’est la situa­tion qui rend l’in­di­vi­du « abu­seur », pas la pro­cé­dure qui l’a­mène au pouvoir.

    Avec le tirage au sort, le réveil pour­rait être dou­lou­reux ! Ce sys­tème n’a jamais fonc­tion­né que dans des socié­tés cen­si­taires (ex. Athènes) et les pro­blèmes à régler, à l’é­poque étaient simples com­pa­rés à ceux d’aujourd’hui.

    Alors, où est la solu­tion ? Dans le contrôle des pou­voirs, dans les règles qui font que l’é­lu (la meilleure solu­tion rete­nue depuis 200 ans) doit rendre compte.

    Une ques­tion : pour­quoi veux-tu inter­dire l’exer­cice du pou­voir à ceux qui écrivent les règles constitutionnelles ?

    As-tu la crainte qu’ils les écrivent pour eux mêmes ?

    Mais ces règles sont tou­jours rati­fiées par le vote du peuple ? Le peuple n’a-t-il pas la capa­ci­té de reje­ter des règles qui pré­sen­te­raient des risques ?

    Le vote pré­sente-il des risques ?

    Quelles garan­ties aurions-nous à l’é­gard de per­sonnes tirées au sort ? de per­sonnes rédi­geant des règles qu’ils n’as­su­me­raient pas ensuite par l’exer­cice, pour cer­tains d’entre eux ?

    Irions-nous vers une déresponsabilisation ?

    Bon Etienne, je ne com­prends pas ta démarche qui fait table rase de tous nos com­bats, des gens sont morts pour que vous ayez le droit de voter.

    Des gens se sont bat­tus pour que tu sai­sisses sur ton clavier .….…

    Adieu

    Réponse
  2. juan nessy

    Bon­soir,

    Est-ce que Mon­tes­quieu n’a­vait pas déjà bien avan­cé à la fois l’é­non­cé du pro­blème et les condi­tions de la solution ?

    Le pro­blème : seule la ver­tu indi­vi­duelle et la res­pon­sa­bi­li­té per­son­nelle sont condi­tions d’une véri­table démo­cra­tie. L’ac­tion col­lec­tive passe cepen­dant par un pou­voir délégué.
    Condi­tions de la réso­lu­tion d’une équa­tion appa­rem­ment inso­luble : pou­voir ET contre pou­voir, mais tem­po­rels, fra­giles et imparfaits.

    Dans une voi­ture, on a pu sup­pri­mer l’embrayage mais pas le frein ni l’ac­cé­lé­ra­teur. Et sur­tout, pour que le che­min à par­cou­rir reste libre, il reste un chauf­feur qui joue de l’un ou de l’autre. Nous sommes le chauf­feur en droit, mais il nous appar­tient de faire savoir à l’un ou l’autre des deux méca­nismes par tous moyens ima­gi­nables (élec­tions, RIP ou RIC, vio­lence dans les cas graves…) qui ils servent.

    Le plus redou­table est peut être que le chauf­feur ne sachant plus bien d’où il vient et où il veut aller, se laisse conduire sur la route modè­li­sée très (trop) bien pen­sée par d’autres pour son confort supposé.

    Il me revient aus­si en mémoire la morale d’une pièce (Maître Pun­ti­la et son valet Mat­ti) par laquelle on conclut que, pour échap­per à la tutelle d’un maître, la seule issue est d’être le sien propre…

    Quand le devient on vraiment ?

    La sur­vie et la séré­ni­té, c’est m’ac­ca­pa­rer toutes les liber­tés pour jouir ? Fuir à tout prix la souf­france (je crois assez que le plus puis­sant moteur de l’hu­ma­ni­té, des reli­gions et des phi­lo­so­phies est là) ? Convaincre les autres que ce qui est bon pour moi est bon pour eux ?

    L’en­fer c’est les autres et pour­tant je suis condam­né au groupe pour survivre.

    Réponse
  3. Pat

    à Eugène

    >Pour­quoi veux tu inter­dire l’exer­cice du pou­voir à ceux qui écrivent les règles consti­tu­tion­nelles ? As-tu la crainte qu’ils les écrivent pour eux mêmes ?
    Bien sûr qu’ils les écri­ront pour eux-mêmes. Pen­ser le contraire me paraît bien naïf !

    > Le peuple n’a-t-il pas la capa­ci­té de reje­ter des règles qui pré­sen­te­raient des risques ?
    Bien sûr que non, le peuple est on ne peut plus sen­sible aux sirènes, aux pro­messes de bons jours. Dans ces temps où les mots perdent leur sens, où la « com­mu­ni­ca­tion » devient de la pro­pa­gande, où la « péda­go­gie » consiste à user de pro­pos léni­fiants plu­tôt que d’ar­gu­men­taire construit… dans ces temps, disais-je, l’é­lec­teur lamb­da est sous influence : son sens cri­tique est inhibé !

    > Des gens sont morts pour que vous ayez le droit de voter
    Quand l’é­lec­tion se fait plé­bis­cite, la démo­cra­tie meurt. Nous vivons tous, en direct, la fin d’une Répu­blique qui n’au­to­rise plus l’op­po­si­tion que comme un ali­bi à sa pré­sence. La consti­tu­tion, maintes fois rema­niée depuis 1958 au gré des caprices des gou­ver­nants, est déna­tu­rée. L’a­li­gne­ment de la durée du man­dat des dépu­tés sur celui de Pré­sident de la Répu­blique fût une fatale erreur (com­man­di­tée par qui, selon vous ?) et l’in­ver­sion des scru­tins pré­si­den­tiels et légis­la­tifs été le coup de grâce. Ces deux exemples montrent bien que le « droit de vote » arra­ché dans la dou­leur est en train de nous être confisqué. 

    Le pro­chain congrès ver­ra la majo­ri­té qua­li­fiée aux mains d’un seul homme : la Consti­tu­tion est morte !

    Réponse
  4. Étienne

    Eugène,

    Vous dites : « à mon âge, j’en ai vu des gars comme toi qui s’ex­ta­sient toutes les cinq minutes, tu n’en fais pas un peu trop ? »

    Cha­cun son truc : vous êtes peut-être satis­fait de ne pas « vous exta­sier toutes les cinq minutes » ; moi, je n’ai pas envie de m’é­teindre et je trouve ça jouis­sif de décou­vrir d’an­ciennes pen­sées for­mi­dables qui m’aident à ima­gi­ner le futur, avec d’autres qui aiment ça. Elles me donnent envie d’é­chan­ger, de com­mu­ni­quer, de par­ta­ger, elles me font pro­gres­ser. Et il y en a des tonnes… de quoi s’ex­ta­sier libre­ment, sans se ration­ner :o)

    J’aime l’en­thou­siasme, il donne du goût à la vie. Cha­cun son truc, vrai­ment. Je peux com­prendre que ce ne soit pas le vôtre, mais lais­sez-moi mes enthou­siasmes, s’il vous plaît :o)

    Vous dites aus­si : « … d’une gauche qui a pour­ri la vie des Fran­çais depuis 1981… « , et vous dites ensuite : « je ne com­prends pas ta démarche qui fait table rase de tous nos com­bats, des gens sont morts pour que vous ayez le droit de voter. Des gens se sont bat­tus pour que tu sai­sisses sur ton clavier… »

    Vous avez rai­son Eugène ; effec­ti­ve­ment, des gens se sont bat­tus et sont morts pour que nous ayons le droit de voter, et ils étaient tous… de gauche ;o)

    Cha­cun ses contra­dic­tions :o)

    Pour me com­prendre, reli­sez-moi :o) Sur le pro­ces­sus consti­tuant et sur le tirage au sort.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  5. guilloualain

    Bon­jour Étienne,

    Ce qui se dis­cute avec ou contre toi, déci­dé­ment est cru­cial, car il est bien ques­tion d’un hori­zon bou­ché de la démo­cra­tie, et des « moyens » à inven­ter pour que « les fins  » rede­viennent envisageables :

    com­ment ne plus recom­men­cer le cycle « émancipation-régression » ?

    Je ne pense pas qu’on doive s’ar­rê­ter à une seule pen­sée, il faut tout repen­ser, et s’ins­pi­rer de la grèce Antique , mais pas seulement :

    Ne lâchons pas « la délé­ga­tion de pou­voir », inven­tons un sys­tème hybride, per­met­tant de « faire mon­ter le peuple direc­te­ment au cré­neau » quand il en est capable, avec une logique, une « culture » visant à déve­lop­per cette « capa­ci­té popu­laire », qu’il serait vain d’an­non­cer déjà acquise. (La tech­nique du tirage au sort est donc à essayer !)

    Très ami­ca­le­ment…

    Réponse
  6. mike teun

    Bon­jour ,

    je lis :

    « et ils étaient tous… de gauche ;o) »

    Ceux qui ont défen­du le droit de vote étaient TOUS de gauche.…..

    Alors là, tu fais la leçon à Eugène mais tu as encore beau­coup à apprendre… et à lire.

    Voi­là une des affir­ma­tions de gau­chistes qui croient déte­nir toutes les vertus.

    Pitoyable !

    Les hommes et les femmes de droite ont beau­coup appor­té dans tous les domaines, y com­pris celui-ci, mais la gauche croit que tout lui appartient.

    Un homme de gauche affirme des idées puis lit : il ne retient que ce qui confirme ou va dans le sens de ce qu’il pense et gomme le reste, c’est bien connu, la gauche est extrê­me­ment sec­taire, nous l’a­vons consta­té aux élections.

    Que de mau­vais esprits niant le Suf­frage Uni­ver­sel et vou­lant constes­ter dans un troi­sième tour social ce que les Fran­çais ont voulu.

    Encore un repère de gau­chistes qui s’af­firment au des­sus de tout ? et neutre ?

    Réponse
  7. mike teun

    Der­nier exemple en date :

    Qui a bais­sé l’âge du droit de vote en France pour la der­nière fois ?

    VGE un homme de gauche hi hi

    Celui qui a écrit une somp­tueuse consti­tu­tion que les auteurs de ce blog ont com­bat­tu par des men­songes en jouant sur les peurs.

    Réponse
  8. mike teun

    La gauche :

    Quand le peuple vote à gauche, il est souverain

    Quand le peuple vote à droite, il s’est trompé

    Ce n’est pas ain­si que va la vie démocratique :

    Quand le peuple dit non à la consti­tu­tion euro­péenne = poubelle.

    Quand le peuple dit oui à Sar­ko­sy, don­nons lui les moyens d’a­gir pour res­pec­ter ses enga­ge­ments et ne lais­sons pas les mal­heu­reux gau­chistes mino­ri­taires tout blo­quer face à la majo­ri­té silen­cieuse qui agit et travaille.

    L’au­teur aura-t-il le cou­rage de rec­ti­fier son erreur et d’é­crire que les gens de droite se sont bat­tus pour le droit de vote tout comme ceux de gauche ?

    La réponse est attendue.…..

    Réponse
  9. ;-)

    Je vous sug­gère en com­plé­ment ce texte :

    Le pou­voir et les citoyens par Fran­cis Kaplan

    La solu­tion d’A­lain est celle non d’une révo­lu­tion per­ma­nente comme le vou­lait Trots­ky, mais d’une lutte per­ma­nente entre le pou­voir et les citoyens. On retrouve une constante de la pen­sée de l’au­teur des Pro­pos. Rien ne va de soi, une vigi­lance de tout ins­tant est tou­jours néces­saire. Il n’y a pas de méca­nique poli­tique qui nous dis­pense de réflé­chir et de faire preuve de volon­té et remar­quez qu’il en est de même pour les pas­sions « les pas­sions sont comme la peste et le typhus, ces­sez de les com­battre, elles reviennent ». il en est de même de la véri­té, dit Alain : « une véri­té qu’on ne reprend pas, sur laquelle on ne réflé­chit pas de nou­veau, dont on ne doute pas, qu’on ne remet pas en cause, n’est plus une véri­té ». La dia­lec­tique du pou­voir est celle d’un com­bat, elle est celle du cou­rage qui est comme on sait la ver­tu prin­ci­pale pour Alain et qu’on retrouve par­tout chez lui.

    @+2P

    Réponse
  10. Étienne

    Bon­jour mike teun,

    on pour­rait se cal­mer :o)

    J’ai peut-être exa­gé­ré car on doit pou­voir trou­ver des avan­cées sociales vou­lues sin­cè­re­ment par des hommes « de droite » (notam­ment si des hommes comme de Gaulle sont éti­que­tés « de droite »), mais pour­tant mon exa­gé­ra­tion (taquine) cor­res­pond à une réa­li­té, je crois.

    Aidez-moi donc à pro­gres­ser, puisque je suis si inculte (et je le suis) : quelle est donc, dans votre esprit, la (longue) liste des actes hon­nê­te­ment « de gauche » accom­plis par des hommes vrai­ment « de droite » ? Ça m’in­té­resse vraiment.

    Car le pre­mier exemple que vous don­nez (l’a­bais­se­ment du droit de vote par VGE) est tout à fait révé­la­teur de votre propre erreur : l’âge pour voter ne favo­rise ni les riches ni les pauvres, il concerne tout le monde, il n’a rien de « social ». Il ne peut donc pas être mobi­li­sé dans la caté­go­rie des actes « de gauche ». Il me semble que ce serait une impos­ture de le prétendre.

    L’autre exemple (la « somp­tueuse consti­tu­tion » euro­péenne) est encore une mer­veilleuse super­che­rie : j’ai maintes fois démon­tré, en exa­mi­nant les textes à la loupe, sans me conten­ter des incan­ta­tions offi­cielles, (je vous attends sur l’analyse de texte, point par point) que la réa­li­té des ins­ti­tu­tions euro­péennes impose un recul pro­fond de la démo­cra­tie : un par­le­ment pos­tiche, un gou­ver­ne­ment occulte et sans contrôle public maî­tri­sé par les firmes mul­ti­na­tio­nales et par les banques, la dépen­dance des juges envers les exé­cu­tifs qui les nomment, une impuis­sance poli­tique radi­cale des citoyens contre les abus de pou­voir, etc., toutes cala­mi­tés accom­pa­gnées de dis­cours miro­bo­lants pré­ten­dant le contraire sans vergogne.

    Alors mike teun, je per­siste, tant que vous ne m’au­rez pas don­né de meilleurs exemples : sans y être pous­sé par la rue ou contraint par la pers­pec­tive d’une élec­tion per­due, je ne vois pas d’« homme de droite » aider spon­ta­né­ment la mul­ti­tude qui souffre, effec­ti­ve­ment. Et si cer­tains l’ont fait, on les a pro­ba­ble­ment rapi­de­ment reclas­sés… à gauche… :o)

    Peut-être évi­te­rions-nous un dia­logue de sourds en défi­nis­sant d’a­bord une idée simple de la gauche et de la droite, non ?

    Ce qu’un « homme de droite » consent sur le plan social, il faut le lui arra­cher de force. Ce n’est même pas un juge­ment de valeur, c’est la consé­quence de sa défi­ni­tion. Inutile de s’énerver. Et si vous arri­vez à col­ler l’étiquette « de droite » à des poli­ti­ciens qui péna­lisent le petit groupe des riches pour favo­ri­ser le plus grand nombre des pauvres, sans arnaque — pas un pâté de che­val et d’a­louette : moi­tié che­val, moi­tié alouette. Un che­val d’a­bus de pou­voir des riches, pré­ten­du­ment blan­chi par une alouette de « social » pour les pauvres —, alors nous sommes d’accord, mais recon­nais­sez que c’est parce que les mots n’ont plus de sens :o)

    En fait, je crois sur­tout que nous avons tous en nous à la fois des sen­ti­ments de gauche et des sen­ti­ments de droite, suc­ces­si­ve­ment sans doute, mais aus­si simul­ta­né­ment, selon les thèmes. Ce qui va peut-être nous évi­ter de nous empailler pour rien :o)

    Qu’en pen­sez-vous ?

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  11. mike teun

    À la ques­tion, « VGE est-il un homme de gauche lors­qu’il demande l’a­bais­se­ment de l’âge pour voter ? » : non.

    C’est pour­tant une avan­cée sociale puis­qu’il y a beau­coup plus de jeunes gens « pauvres » que de riches !

    Vous répon­dez à ma ques­tion par une autre ques­tion. N’est ce pas un peu facile ?

    De plus, vous êtes iro­nique (en écri­vant « la longue liste »).

    C’est bien vous qui pré­ten­dez que tout ceux qui se sont bat­tus pour le droit de vote sont de gauche, alors c’est à vous de citer ces gens qui ont com­bat­tu pour ce même droit, les connais­sez vous ?

    Être de gauche n’est pas favo­ri­ser les pauvres par rap­port aux riches puisque la droite lors­qu’elle met en place une poli­tique de l’offre per­met aux pauvres de trou­ver du tra­vail et par la même de s’enrichir.

    Vous ne voyez que la mesure directe (comme les mili­tants de gauche style Besan­ce­not, Laguiller ou même socia­liste), pas la recherche indi­recte des effets. Si vous avez lu Smith, vous comprendrez.

    Simone Veil a mis en place l’IVG ; elle n’est pas de gauche mais elle défen­dait là des valeurs sociales : quelles sont les caté­go­ries sociales les plus pro­té­gées par l’IVG ? cher­chez bien.

    La droite défend des valeurs sociales sans qu’on l’y oblige : si vous pre­nez la réduc­tion de temps de tra­vail, la droite anglaise à défen­du cette idée bien avant la gauche française !

    Nico­las Sar­ko­sy fera plus pour le peuple que la gauche n’en a fait ces 20 der­nières années.

    Les lois Fillon sur la retraite pro­tègent le sys­tème par répar­ti­tion et cherchent à le sau­ver : pour qui est-ce une pro­tec­tion ?: pour les plus pauvres, vous le savez bien, la gauche a‑t-elle eu le cou­rage d’a­gir ? : NON.

    Les riches ne pensent qu’à la capitalisation.

    Enfin, puisque je vous cite la retraite, vous connais­sez Beve­ridge (et ceux qui ont inven­té le sys­tème de retraite), il était de droite, libéral.

    Je vous le dis, la liste est longue, enle­vez vos oeillières : la gauche a mené des com­bats, mais beau­coup d’i­dées viennent d’hommes et de femmes de droite.

    Je ne vais pas pas­ser mon temps à vous citer les mul­tiples exemples mais vous qui êtes si pré­somp­tueux et mépri­sant à l’é­gard des gens de droite, cher­chez des exemples, vous les trou­ve­rez sans peine.

    Le peuple ne s’y trompe pas : en France, la gauche n’a jamais réus­si à gou­ver­ner très long­temps, elle échoue à chaque fois.

    Ce que vous n’a­vez pas com­pris : la droite fran­çaise a connu sa muta­tion, ses valeurs ont pro­gres­sé : elle défend des idées de droite et de gauche en syn­thèse : aujourd’­hui, le mou­ve­ment pro­gres­siste, c’est la droite… Le mou­ve­ment conser­va­teur, c’est la gauche.

    À plus…

    Réponse
  12. guilloualain

    « Tra­vailler plus pour gagner plus » n’a jamais été qu’un vieux refrain enton­né par les grands meneurs d’hommes… de droite !

    « Tra­vailler mieux pour vivre mieux » est l’i­dée pro­gres­siste que la droite essaye de s’ap­pro­prier, mais en jouant les faus­saires avec les « valeurs de gauche », tout comme les tyrans ont tou­jours pré­ten­du « faire des réformes » et abu­ser « le monde ouvrier » avec « la valeur travail ».

    (Je vous épargne la liste des « usur­pa­teurs », ils ont en effet pris toutes les cou­leurs de l’arc-en-ciel !)

    Citer Guy Môquet et envi­sa­ger, en atten­dant de leur faire chan­ter « géné­ral nous voi­la », de faire lire aux enfants cette fameuse « lettre émou­vante », tout en orga­ni­sant le silence men­son­ger autour du com­bat réel de Guy Môquet, voi­la la méthode de « la droite de tou­jours » pour se dire « révo­lu­tion­naire »… et l’His­toire nous montre où cela mène.

    Vous avez rai­son, la gauche faillit dans ses beaux objec­tifs… Mais, si la droite « réus­sit », ce n’est pas dans de beaux objec­tifs qu’elle pour­rait dévoi­ler dans un vrai débat démo­cra­tique, car tou­jours ce débat a été soi­gneu­se­ment écar­té, et rem­pla­cé par des sub­ter­fuges : aujourd’­hui la pipol-poli­tique et les médias « aux ordres » :

    Dan­ger !

    Même des gens de sen­si­bi­li­té « indé­pen­dante » comme Mr BAYROU, savent que leur devoir est de dénon­cer cette dérive totalitaire.

    Croire à la « bonne foi de Chi­rac quand il pré­ten­dait incar­ner « la lutte contre la frac­ture sociale », c’est la fai­blesse d’un peuple qui a tou­jours besoin de diri­geants hon­nêtes… et qui donc « se fait avoir » par des per­son­na­li­tés « sans repen­tance », se pré­sen­tant comme por­teurs des valeurs qu’ils accusent la gauche d’usurper…

    Ren­dez-vous tous les 5 ans pour se rendre compte qu’une fois encore l’ob­jec­tif réel de la droite reste le conser­va­tisme sys­té­ma­tique des « valeurs patri­mo­niales  » au détri­ment des « valeurs sociales ».

    … C’est vrai que ces der­nières sont plus « dif­fi­ciles » (comme les ban­lieues) à promouvoir !

    Bra­vo donc à « la droite « , faite de « bons ven­deurs »… La consti­tu­tion de pou­voir per­son­nel les pro­tège, mais fau­dra-t-il qu’UFC que choi­sir se lance dans la poli­tique pour qu’en­fin les faus­saires soient débusqués ?

    (UFC n’est ni de droite ni de gauche, mais elle touche du doigt un des maux essen­tiels du « système » !)

    Bien ami­ca­le­ment.

    Réponse
  13. mike teun

    « Vous avez rai­son, la gauche faillit, dans ses beaux objectifs…Mais, si la droite « réus­sit » ce n’est pas dans de beaux objec­tifs qu’elle pour­rait dévoi­ler dans un vrai débat démocratique »

    votre phrase illustre tout à fait l’é­tat d’es­prit du type de gauche ‚risible et inutile de commenter

    seule la gauche peut bien faire.…..

    la gauche ne revien­dra pas au pou­voir au mini­mum avant 10 ans, tant Sar­ko­sy va résoudre de pro­blèmes au grand dam de gens comme vous inca­pable de voir autre­ment que par le bout de votre lorgnette

    la gauche fran­çaise au pou­voir n’est pas plus sociale que la droite fran­çaise et la vrai gauche fran­çaise méne­rait le pays dans le mur, il n’y a qu’à se rap­pe­ler les argu­ments contre la consti­tu­tion euro­péenne, argu­ments faux et à courte vue dont vous êtes fier, mais argu­ments égoistes ( hon­teux par rap­port à nos amis d’eu­rope )et axés sur la peur

    nous avons échap­pé à Royal et c’est heureux.…

    Réponse
  14. André

    Bon­soir

    Nous avons, avec les inter­ven­tions de mike teun, l’ex­pres­sion d’un sar­ko­zyste qui ne doit pas avoir de pro­blèmes finan­ciers et qui nous res­sort le caté­chisme libéral.
    br>
    Étant d’une région (nord de la France) qui connaît un taux de chô­mage impor­tant, qui a le taux de mor­ta­li­té la plus impor­tant de France, et dont l’ar­rière grand-père était sur les bar­ri­cades à Four­mies, je ne me laisse pas abu­ser par la « pseu­do science libérale ».

    Je ne conteste nul­le­ment la légi­ti­mi­té de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle. Je dis sim­ple­ment que les mêmes causes pro­dui­sant les mêmes effets, l’ap­pli­ca­tion des poli­tiques néo­li­bé­rales amènent un accrois­se­ment des inéga­li­tés, et une pré­ca­ri­sa­tion accrue et vou­lue d’une par­tie de la popu­la­tion ( cf. les USA de Bush). Là-bas aus­si, on a sup­pri­mé les droits de suc­ces­sion, et bais­sé l’im­pôt des plus for­tu­nés, pour le bien être des spé­cu­la­teurs de tout poil, qui défendent sans doute la valeur travail !!

    Cette baisse d’im­pôt pro­gram­mée abou­ti­ra à un accroi­se­ment des défi­cits, ce qui pour­ra per­mettre à des créan­ciers de pro­fi­ter de pla­ce­ments juteux (bons du tré­sor, OAT), il faut bien diver­si­fier son patri­moine, un peu d’im­mo­bi­lier, des actions, des obli­ga­tions, etc. Et bien­tôt, il fau­dra aug­men­ter la TVA, qui est comme tous les impôts indi­rects le plus injuste. Alors, oui, SARKOZY est un men­teur, quand il parle de la valeur tra­vail, il repré­sente exclu­si­ve­ment celle du CAPITAL.

    On peut aus­si par­ler de la grande mesure pour les plus pauvres, à savoir l’ins­tau­ra­tion d’une fran­chise sur les soins, qui ne fera qu’é­vo­luer dans le temps, quelle belle mesure sociale !!

    L’hon­nê­te­té intel­lec­tuelle dont est dépour­vu notre Sar­ko­zyste l’empêche de recon­naître qu’il s’a­git d’une opé­ra­tion pro­gram­mée par les milieux finan­ciers pour mettre à mal la sécu­ri­té sociale que beau­coup de pays nous envient. En effet, selon les pres­crip­tions de l’OCDE de la com­mis­sion de Bruxelles et d’autres ins­ti­tu­tions libé­rales, il faut mettre fin à la gra­tui­té, il y a tel­le­ment de pro­fits à faire dans le domaine de la san­té pour les assu­rances pri­vées, et là aus­si nous aurons une clien­tèle captive.

    Alors oui, les gens s’a­per­ce­vront rapi­de­ment de la super­che­rie, et les médias ne pour­ront pas tou­jours don­ner le change.

    Il faut main­te­nant s’in­ter­ro­ger sur le sort des per­sonnes qui n’au­ront pas le nombre d’an­nui­tés pour la retraite, qui ont sou­vent tra­vaillé dur, qui ne siègent pas aux conseils d’ad­mi­nis­tra­tion des mul­ti­na­tio­nales, et je pense notam­ment aux femmes pour appré­cier le carac­tère pro­fon­dé­ment social des mesures Fillon!!

    Réponse
  15. juan nessy

    Bon­jour à tous ,

    Je suis allé récem­ment, pour ali­men­ter un autre blog, jeter un coup d’oeil sur les « décla­ra­tions de prin­cipe » du PS et de l’UMP.

    On y trouve pour le PS les valeurs suivantes :
    – Liberté,
    – Éga­li­té et digni­té de l’homme et de la femme,
    – Bien-être ,
    – Responsabilité,
    – Solidarité.

    Et pour l’UMP :

    - Liber­té,
    – Responsabilité ,
    – Solidarité ,
    – la Nation ,
    – l’Europe .

    Sur Liber­té, Soli­da­ri­té, Res­pon­sa­bi­li­té, Éga­li­té et Digni­té des Hommes / Femmes, je n’ai rien à dire, si ce n’est que je trouve étrange (mais révé­la­teur) que, par­tant des mêmes pré­misses , l’un puisse dire « je suis de gauche » et l’autre « je suis de droite ».

    Sur le bien-être, je peux avoir une idée du mien (et encore !), mais je ne sais pas tou­jours ce qu’est celui d’autrui.

    Sur la Nation et l’Eu­rope, ce sont des outils et non des valeurs.

    Je ne sais pas si c’est être « de droite » ou « de gauche », mais je pense que si des gens de droite et de gauche ont voté NON à 55 % au der­nier refe­ren­dum sur le TCE , c’est parce qu’ils n’ont pas accep­té d’ins­tinct (de droite ou de gauche ?!) que le mar­ché prenne confu­sé­ment le pas sur la démocratie.

    Dés lors le débat inté­res­sant et riche d’a­ve­nir n’est ‑t-il pas celui que Jacques ATTALI déve­loppe dans son bou­quin « la voie humaine « (2004) :
    la sur­vie de l’es­pèce passe par une défi­ni­tion large mais res­tric­tive du champs du mar­ché (en exclure Jus­tice, Édu­ca­tion, Défense, Sécu­ri­té, San­té, Corps humain, Génome), par un accrois­se­ment de l’ex­pres­sion de la res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle (au tra­vers des condi­tions du RSU) et col­lec­tive (RIP, sépa­ra­tion et indé­pen­dances des pou­voirs, tant ins­ti­tu­tion­nels que média­tiques et économiques.)

    Selon Étienne CHOUARD, ce pro­jet (sim­pli­fié !) serait-il de gauche ? Est-ce que je peux prendre le risque d’es­pè­rer qu’il puisse être aus­si reven­di­qué comme un pro­jet de droite ?

    En tous cas, j’ap­porte sans hési­ta­tion ma voix à un par­ti qui l’ins­cri­rait dans sa  » décla­ra­tion de principe « .

    Mes ins­pi­ra­teurs favo­ris sont MONTESQUIEU , Michel SERRES et Jacques ATTALI . (… entre autres, car je dois bien en avoir de droite et de gauche, voire même des anar­chistes et des nihilistes !)

    Réponse
  16. guilloualain

    Être « de droite » ou être « de dauche » peut s’af­fir­mer en fai­sant réfé­rence à des « valeurs » pré­ten­du­ment d’un bord ou de l’autre, mais en réa­li­té ce qui dif­fé­ren­cie les citoyens aujourd’­hui, temps béni où, du moins en France, ces « valeurs » se sont croi­sées dans « les prin­cipes répu­bli­cains », c’est le com­por­te­ment réel des citoyens face aux « réalités » :

    1) La droite extrême et cari­ca­tu­rale veut que cha­cun « s’a­dapte », et la sélec­tion « natu­relle » por­te­ra « au som­met de la hié­rar­chie » ceux qui seront « sélectionnés ».

    En fait, pour être « admis sur « la pla­nète de la droite », il faut avoir été « choi­si, et pas « subi »… Il s’a­git d’une ver­sion « réa­liste  » de « l’a­mour de son pro­chain » : car si l’on est « libé­ral », cet « amour » ne sau­rait se commander.

    Ain­si, on « aime­ra accueillir les immi­grés choisis ».

    Je dis qu’il y a des « faus­saires » du chris­tia­nisme à l’o­ri­gine de cette droite caricaturale !

    Mike teun me dira jus­te­ment que je force le por­trait, mais en ce moment, « la droite décom­plexée » se com­plait nar­cis­si­que­ment dans ce « moule caricatural » !

    2) La gauche extrême et cari­ca­tu­rale veut que « le genre humain change le monde qu’il trouve inhu­main » : « un autre monde est pos­sible, mais nous ne pren­drons donc aucune res­pon­sa­bi­li­té réelle dans celui qu’on nous impose pré­sen­te­ment, cela nous ren­drait com­plices »… Pas ques­tion, donc, de nous enga­ger ailleurs que dans une contes­ta­tion vouée à se regar­der dans le miroir des « pos­tures révolutionnaires »…

    Le « com­bat » d’É­tienne (pour moi qui , bien sûr, suis d’une gauche « exem­plaire » ; Elle… mais , bon, pas de pro­sé­li­tisme… c’est réser­vé à une « élite » de plus en plus res­treinte, faut croire !), il a le mérite de s’at­ta­quer à un pro­blème concret, que ni « la droite » ni « la gauche » n’ont le droit d’ignorer :

    Pour­quoi les citoyens sont dépos­sé­dés de la fameuse « sou­ve­rai­ne­té popu­laire » et pour­quoi « la poli­tique » est vécue de plus en plus comme un vaste « piège à c… » ?

    Tous les son­dages le montrent : les prin­cipes répu­bli­cains ne sont guère appli­qués « pour de vrai », et les « auto­ri­tés  » se contentent du « hold up élec­to­ral » : c’est cela que subissent la majo­ri­té des gens , mal­gré leur « bonne foi à eux », face à « des poli­ti­ciens menteurs » !

    Ceci dit, je ne « botte pas entouche » en adhé­rant au « sys­tème Chouard » : tout indique qu’une « droite oppo­sée à la sou­mis­sion de ses valeurs à des gros inté­rêts pri­vés » peut par­ta­ger une part du com­bat d’É­tienne avec une « gauche sou­cieuse de sor­tir par le haut du sys­tème éco­no­mique domi­nant »… « Le haut » dont parle cette « gauche » res­semble aux « valeurs de la digni­té humaine » dont parle cette « droite »…

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  17. Adrien C

    Bon­jour,

    J’ai très récem­ment fait l’ac­qui­si­tion des Pro­pos sur les pou­voirs d’A­lain — les deux textes publiés sur ce blog ayant sus­ci­té mon inté­rêt — et après l’a­voir feuille­té et lu quelques cha­pitres, je suis très enthou­siaste de le pour­suivre. Ce livre est une véri­table mine d’or de réflexions sur le poli­tique. Sa pen­sée est stu­pé­fiante par sa moder­ni­té alors qu’il est écrit dans les années 30, et qu’on aurait tôt fait de la consi­dé­rer dépassée.

    Loin de moi la capa­ci­té de vous four­nir une ana­lyse cri­tique de leur conte­nu, je ne puis que recom­man­der — à ceux qui cherchent à avoir une réflexion sur les pou­voirs en démo­cra­tie (de tous bords confon­dus) — d’ y jeter un oeil.

    Mer­ci de les avoir publiés, Étienne, j’ai décou­vert une pépite !

    Par ailleurs, j’ai une ques­tion d’ac­tua­li­té à poser sur ce blog, qui peut-être aurait une place plus appro­priée sur une autre page ayant déjà évo­qué ce sujet.

    Ma ques­tion est la suivante : (…)

    [ÉC : comme conve­nu, la ques­tion se trouve désor­mais dans cet autre conver­sa­tion : Non, ce n’est pas « trop cher » : le finan­ce­ment des besoins col­lec­tifs est ren­du sciem­ment rui­neux par un sabor­dage moné­taire éton­nant, mes­sage n° 43, 10 juin 2007, 12h37…]

    Mer­ci à tous d’a­voir eu la patience de m’a­voir lu.

    Réponse
  18. mike teun

    Je réponds essen­tiel­le­ment à André,

    1). La mesure sur la fran­chise san­té ne concerne pas les pauvres, c’est jus­te­ment une excep­tion à la contribution.

    2 ). Les mesures sur la retraite ont pour objec­tif de sau­ver la répar­ti­tion et non pas de la sup­pri­mer comme vous le sous-entendez.

    Sans ces mesures, la répar­ti­tion ne pou­vait sub­sis­ter, il n’y a pas de pro­gram­ma­tion d’une dis­pa­ri­tion de ce sys­tème, le sau­ve­tage de la répar­ti­tion fait consen­sus en France à droite comme à gauche, nous sou­hai­tons main­te­nir cette répar­ti­tion car elle pro­tège les plus faibles : pro­té­ger les plus faibles n’est pas un mono­pole de la gauche.… sur ce sujet, la gauche, en lais­sant « pour­rir » la situa­tion, par manque de cou­rage, a plu­tôt nui aux plus dému­nis : ouvrez donc les yeux !

    Pour ceux qui ONT TRAVAILLÉ DUR, je vous rap­pelle que la loi Fillon leur per­met de par­tir dès 57 ans : une grande avan­cée sociale mis en place par la droite (eh oui, encore un exemple avec le départ des sala­riés ayant com­men­cé à 14÷15÷16 ans et j’en connais : ils remer­cient la droite !)

    Pour la situa­tion des femmes, la loi Fillon l’a­mé­liore sur plu­sieurs points, ren­sei­gnez vous, et sur­tout 2008 sera l’oc­ca­sion d’ap­pro­fon­dir le pro­blème puisque les femmes tra­vaillent sou­vent à mi-temps

    Vous évo­quez des prin­cipes géné­raux au mépris de la poli­tique réelle qui a été mise en place, c’est typique d’un oppo­sant de gauche.

    La poli­tique n’est pas vécue comme un piège à c., les élus se battent tous les jours pour trou­ver des solu­tions et vous ne feriez pas mieux en chan­geant les ins­ti­tu­tions, vous ris­que­riez davan­tage d’ins­tau­rer un sys­tème ren­dant le pays ingouvernable.

    Dites-le vous bien, Sar­ko­sy va chan­ger la France et appor­ter des solu­tions aus­si huma­nistes que la gauche, voire mieux, vous serez sur­pris de ses suc­cès, ce pré­sident n’est pas par­fait (vous évo­quiez l’im­mi­gra­tion choi­sie à laquelle je m’op­pose mais Sar­ko­sy peut évo­luer la des­sus), mais il sau­ra déblo­quer les situa­tions (voir le mini trai­té, car enfin, tous ces nonistes, qu’ont-ils pro­po­sé qui tienne à 25 pays ? Rien que du nom­bri­lisme et de l’égosme).

    Réponse
  19. AJH

    Je reprends juste une phrase de mike teun
    « sans ces mesures, la répar­ti­tion ne pou­vait sub­sis­ter »

    La ques­tion qu’il fau­drait se poser n’est pas de savoir si la répar­ti­tion des coti­sa­tions retraites (de ceux qui tra­vaillent) est suf­fi­sante pour payer les faibles retraites de ceux qui ont tra­vaillé toute leur vie, mais si le sys­tème de finan­ce­ment de cette répar­ti­tion est juste …

    Ce sys­tème de finan­ce­ment est-il juste ???

    Alors que de plus en plus de pro­duc­tions sont délo­ca­li­sées, que de plus en plus de sala­riés tra­vaillent au SMIC (on est pas­sé de 8% en 1993 à 15,6% en 2004), que les « robots » aug­mentent la pro­duc­ti­vi­té d’une manière consi­dé­rable, que la part des reve­nus du capi­tal gri­gnotte année après année la part des reve­nus du tra­vail dans la richesse natio­nale, oui, on se demande pour­quoi c’est tou­jours sur les salaires des actifs que sont pré­le­vés les sommes néces­saires au paye­ment des retraites, sur­tout quand on pense que les retraites par­ti­cipent à leur tour au fonc­tion­ne­ment de l’é­co­no­mie (les retrai­tés sala­riés épargnent peu)..

    Alors, il faut chan­ger de para­digme et envi­sa­ger la pos­si­bi­li­té que les retraites soient payées non pas sur une « caisse » dont le finan­ce­ment est ain­si limi­té, mais soit élar­gir le finan­ce­ment de l’as­su­rance vieillesse (aux taxa­tions des reve­nus du capi­tal, ou à la consom­ma­tion par la TVAS), soit, beau­coup plus sim­ple­ment, consi­dé­rer que la retraite « de base, qui per­mette à cha­cun de vivre digne­ment) doit être inclue (avec d’ailleurs la san­té) dans le bud­get de la nation, au même titre que la jus­tice, la défense, l’é­du­ca­tion, etc…

    Réponse
  20. mike teun

    D’a­bord, il y a consen­sus pour sau­ver le régime par répartition.

    Ensuite, si vous met­tiez cet enga­ge­ment dans le bud­get de l’É­tat, les retraites seraient finan­cées par l’im­pôt !.….. Ce n’est pas le prin­cipe adop­té chez nous, votre pro­po­si­tion pose­rait beau­coup de pro­blèmes : qui paie­rait ? en fonc­tion de quoi ? etc.

    Pour les faibles retraites : elles sont tou­jours plus éle­vées que les retraites d’il y a 20 ans.…..

    Pour finir : un finan­ce­ment plus juste en taxant le capi­tal, c’est ce que deman­daient les syn­di­cats très à gauche oui !) et les mou­ve­ments poli­tiques de l’ex­trême gauche, en gros ceux qui n’ont pas de res­pon­sa­bi­li­té globable.

    Le capi­tal à gri­gno­té la part du tra­vail, ce n’est pas aus­si clair que ce que vous affir­mez : n’ou­bliez pas que le tra­vail à béné­fi­cié de la réduc­tion du temps de tra­vail : le gain de pro­duc­ti­vi­té pou­vant être dis­tri­bué en salaire ou en RTT, il faut donc inté­grer cette don­née, ce qui atté­nue­ra gran­de­ment votre appréciation.

    Le sys­tème fran­çais repose sur le finan­ce­ment des actifs pour les retraites qua­si­ment en temps réel, il y a une logique.… fis­ca­li­ser la retraite, c’est rompre avec cette logique et sup­pri­mer la trans­pa­rence puisque les fonds qui « tombent  » dans le bud­get de l’É­tat servent indif­fé­rem­ment à la défense, à l’é­cole, il n’y a pas de préaffectation…

    Pour la taxa­tion du capi­tal, per­sonne n’ex­plique com­ment faire et sur­tout per­sonne ne dit com­bien cela rap­por­te­rait compte tenu de tous les effets induits par une telle mesure : en gros, les pré­co­ni­seurs disent ; on pré­lève tant de %, ce qui équi­vaut à tant de mil­liards d’eu­ros mais ils oublient :

    pour les pro­fits : qu’on ne peut les anticiper, 

    pour la taxa­tion du capi­tal : les effets d’é­vic­tion seraient nom­breux et peut-être catastrophiques.

    Réponse
  21. AJH

    1 –  » votre pro­po­si­tion pose­rait beau­coup de pro­blèmes : qui paie­rait ? en fonc­tion de quoi ? etc. »

    Sim­ple­ment cha­cun, en fonc­tion de ses reve­nus (auquel on peut rajou­ter « et de sa for­tune ») .. simple non ?

    2 – « le sys­tème fran­çais repose sur le finan­ce­ment des actifs pour les retraites qua­si­ment en temps réel, il y a une logique.… »

    Bien sûr qu’il y a une logique… mise en place lors­qu’il y avait beau­coup plus d’ac­tifs que de retrai­tés. Les condi­tions ini­tiales ayant chan­gé, il faut donc chan­ger les condi­tions du finan­ce­ment et non pas man­quer d’i­ma­gi­na­tion en pro­po­sant soit une aug­men­ta­tion des finan­ce­ments (par une retraite par capi­ta­li­sa­tion sans chan­ger la donne en ce qui concerne la répar­ti­tion), soit en tra­vaillant plus (ou plus long­temps), soit en coti­sant plus, soit en bais­sant le mon­tant des retraites (ce qui va se pro­duire pour beau­coup qui n’au­ront pas pu coti­ser leurs années deve­nues nécessaires).

    3 –  » pour la taxa­tion du capi­tal : les effets d’é­vic­tion seraient nom­breux et peut-être catastrophiques »

    Ici, je n’ai pas par­lé de taxa­tion du capi­tal mais de taxa­tion des reve­nus du capi­tal (dans mon esprit, ça veut dire taxa­tion et coti­sa­tions sociales au même niveau que les reve­nus du travail).

    Qui plus est, l’in­té­gra­tion intel­lec­tuelle que les fuites de capi­taux, peuvent (si nous le vou­lons), être sans consé­quence puisque rien n’in­ter­dit la créa­tion iden­tique de nou­veaux capi­taux (cf créa­tion moné­taire) n’a pas été faite : mais c’est vrai que sur ce point il serait temps que les États puissent reprendre leur simple droit de créa­tion moné­taire et ne pas attendre ce « tra­vail » (hum) des banques privées.

    Réponse
  22. André

    La fran­chise san­té ne concerne peut-être pas les titu­laires de la CMU (encore que rien n’est clair pour l’ins­tant sur la notion de pauvre), mais il s’a­git d’une impos­ture libé­rale puisque l’on jus­ti­fie cette mesure par un manque de res­pon­sa­bi­li­té des malades. Nous sommes là dans le délire idéo­lo­gique libé­ral qui assi­mile la consom­ma­tion de médi­ca­ments à celle de pep­si cola. Le malade a sans doute choi­si de prendre des médi­ca­ments par plai­sir, il faut aller expli­quer cela dans les hôpitaux !!

    Il est effec­ti­ve­ment plus confor­table de ten­ter de culpa­bi­li­ser les gens (pro­cé­dé clas­sique d’une bour­geoi­sie cupide et réac­tion­naire) plu­tôt que de dire la véri­té sur les pro­blèmes de la sécu­ri­té sociale, c’est-à-dire les béné­fices de plus en plus impor­tants des labo­ra­toires d’a­na­lyse médi­cales, de tous les pro­fes­sion­nels de san­té, des cli­niques qui pro­fitent bien du mal­heur des autres. Il est évident éga­le­ment que les baisses de charges sociales réa­li­sées depuis des années qui s’ap­pliquent à toutes les socié­tés (de la mul­ti­na­tio­nale à la PME qui doit sans doute être aidée) jouent un rôle non négligeable. 

    Nous sommes donc dans le domaine de l’hy­po­cri­sie !! Ouvez éga­le­ment les yeux !!

    Sur le pro­blème des retraites, toutes les sta­tis­tiques indiquent l’i­né­ga­li­té d’es­pé­rance de vie selon l’ac­ti­vi­té exer­cée, de l’ordre de 8 années entre un cadre supé­rieur et un ouvrier. Alors une aug­men­ta­tion de la durée de coti­sa­tion qui s’ap­plique uni­for­mé­ment est for­cé­ment injuste.

    J’ai pris en stop, il y a peu, un homme de 58 ans qui avait 40 ans de coti­sa­tions, comp­table licen­cié et seul dans la vie, il fai­sait des petits bou­lots (pro­mo­tion de pro­duits dans les super­mar­chés), alors, je sais ce qu’est le réel !!

    Il fau­drait aus­si expli­quer com­ment faire tra­vailler beau­coup plus long­temps les gens, alors que les plans sociaux de pré­re­traites conti­nuent (cf. Cré­dit Lyon­nais il y a peu) L’o­bec­tif non avoué est évi­dem­ment qu’un maxi­mum de gens partent avec une retraite moindre, d’au­tant plus que beau­coup de sala­riés souffrent de plus en plus d’un stress au tra­vail (confir­mé par dif­fé­rents rap­ports) et n’ont pas envie de prolonger.

    Pour ce qui est du par­tage de la valeur ajou­tée, les stats­tiques de l’in­see indiquent un recul de la rému­né­ra­tion du tra­vail par rap­port au capi­tal de plu­sieurs points depuis 20 ans. Par ailleurs, les divi­dendes des action­naires des socié­tés du CAC 40 ont aug­men­té de 30% en 2006 par rap­port à 2005. Rien que du réel !!

    Sur le plan fis­cal, AJH a évi­dem­ment rai­son de récla­mer l’é­ga­li­té de taxa­tion des reve­nus du capi­tal et du tra­vail, c’est la moindre des choses si l’on se consi­dère répu­bli­cain !! Je rap­pe­le­rai qu’ac­tuel­le­ment, les divi­dendes encais­sés béné­fi­cient d’un abat­te­ment de 40% et les salaires de 10% en matière d’im­pôt sur le reve­nu. Il y a éga­le­ment beau­coup à dire sur la fiscalité.

    Pour ce qui concerne le non à la consti­tu­tion, il faut en rabattre de votre pré­ten­tion de don­neur de leçon, je n’ai pas de leçon à rece­voir de vous sur le thème de l’é­goïsme. Je vous ren­voie à Adam Smith, votre réfé­rence, et à la doc­trine libé­rale qui pré­co­nise que la meilleure solu­tion c’est que cha­cun pour­suive égoïs­te­ment ses inté­rêts, et grâce à la main invi­sible !! Je connais comme vous ces théo­ries éco­no­miques. Sim­ple­ment n’u­ti­li­sez pas ce mot égoïsme, vous êtes en contra­dic­tion avec vous-même.

    Ayant par­ti­ci­pé à la cam­pagne pour le non et étu­dié la consti­tu­tion euro­péenne, je me suis bat­tu pour une Europe des citoyens, pas celle de la com­mis­sion de Bruxelles qui pra­tique la col­lu­sion avec les vau­tours de la pla­nète tel Seillère, ce grand géné­reux qui trouve que le SMIC a atteint des som­mets ver­ti­gi­neux. L’as­pect démo­cra­tique était éga­le­ment très impor­tant, et les insuf­fi­sances du TCE criantes ! Alors je me suis bat­tu pour les gens qui avaient com­pris vers quelle Europe on vou­lait les emme­ner, à savoir celle du dum­ping fis­cal, social, de la casse des ser­vices publics, celle de Bol­ke­stein, des salaires de 110€ pour les délo­ca­li­sés vers la Rou­ma­nie, rap­pe­lez-vous, c’é­tait aus­si du réel. Alors, encore une fois gar­dez vos leçons de morale, ou alors admet­tons que je sois géné­reux avec cer­tains pas avec d’autres, comme vous mais en sens oppo­sé. Mais voyez-vous, j’ai tou­jours trou­vé plus de géné­ro­si­té chez les gens simples que chez les nan­tis. Ouvrez les yeux et por­tez de nou­velles lunettes !!

    Réponse
  23. juan nessy

    Le débat semble s’être un peu éloi­gné de son énon­cé ini­tial , qui était le rap­port Pou­voir /Citoyen , éven­tuel­le­ment Maître/ Esclave , éven­tuel­le­ment Don­neur /Receveur , éven­tuel­le­ment Groupe/Individu , éven­tuel­le­ment Loyau­té / Liberté .

    S’il faut res­ter sur le débat Gauche /Droite , on peut signa­ler un inté­res­sant entre­tien en page 13 du Monde de ce week end .

    Dans tous les cas , je ne crois pas à l’homme ou la femme providentiel(le), sauf à dire qu’il peut répondre à une cir­cons­tance lourde don­née sur un temps limi­té . Il faut alors que les moyens de la vie poli­tique donne au groupe sinon à l’in­di­vi­du , les outils pour le ren­voyer à ses études ‚une fois le ser­vice ren­du . A défaut d’ou­tils , il ne res­te­rait que les bar­ri­cades , le ter­ro­risme ‚le sui­cide, le boud­dhisme (encore y aurait il deux écoles ‚celles du petit ou du grand véhi­cule ! ) ou … l’humour .

    Il me revient aus­si en tête lex­pres­sion du pou­voir (le vrai ‚celui qui sert à quelque chose ‚on dirait aujourd’­hui « déve­lop­pe­ment durable ») telle que Léon TOLSTOÏ la donne dans Guerre et Paix :
    le pou­voir n’est ( ne devrait être ? ) que l’ex­pres­sion de plus grande dépen­dance où l’on se trouve vis à vis d’autrui .

    Réponse
  24. mike teun

    André,

    « Nous sommes là dans le délire idéo­lo­gique libé­ral qui assi­mile la consom­ma­tion de médi­ca­ments à celle de Pep­si Cola »

    Il s’a­git sim­ple­ment de réa­li­ser qu’il y a des abus, par exemple d’u­ti­li­sa­tion de la carte vitale mais aus­si de consul­ta­tion, c’est dur à recon­naitre pour un par­ti­san de gauche…

    Savez-vous que, plus un peuple est pro­té­gé, plus il se rac­croche aux médi­ca­ments, aux aides, etc. et plus il est récla­ma­tif ? (ne lisez pas revendicatif.)

    Êtes-vous allé aux US (et je ne suis pas proa­mé­ri­cain), avez-vous noté la dif­fé­rence de men­ta­li­tés ? Avez-vous remar­qué que les Amé­ri­cains sont plus opti­mistes que nous ?

    « qui s’ap­plique uni­for­mé­ment est for­cé­ment injuste. »

    Sur ce point, vous avez mal lu les dis­po­si­tions légales : il y a déja une prise en compte de ce pb dans la loi Fillon (14 15 16ans cor­res­pond aux métiers les plus dif­fi­ciles), et cela sera redis­cu­té en vue d’a­mé­lio­ra­tion en 2008.

    « Pour ce qui est du par­tage de la valeur ajou­tée » que du réel vous dites, alors, il faut inté­grer la réduc­tion du temps de tra­vail, voir expli­ca­tion plus haut !

    Vous connais­sez Adam Smith, certes, mais nuance impor­tante : il évoque une recherche d’in­té­rêt per­son­nel qui contri­bue à la satis­fac­tion de l’in­té­rêt géné­ral sans avoir la conscience.

    dans votre cas, l’é­goïsme est là pour jus­ti­fier une pro­tec­tion par­ti­cu­lière au détri­ment de l’in­té­rêt géné­ral (celui des autres pays euro­péen com­pris), il n’y a donc pas de contra­dic­tion mais une nuance !

    « Ouvrez les yeux et por­tez de nou­velles lunettes !! »

    Rap­por­tez votre phrase à l’in­cri­mi­na­tion que vous me faites : le non à la consti­tu­tion était en grande par­tie men­son­ger et repo­sait sur de faux argu­ments franco-français.

    Réponse
  25. mike teun

    Sar­ko­sy va tenir ses pro­messes et faire plus que la gauche qui a encore per­du hier !

    J’ai lu aujourd’­hui qu’il abro­geait un décret qui péna­li­sait les profs : il l’a­vait pro­mis, il l’a fait.

    Il tien­dra ses autres pro­messes et fera plus pour les pauvres qu’une poli­tique de gauche (sur­tout extrême) qui décou­rage les ini­tia­tives, pau­pé­rise à terme les plus fra­giles en les enfer­mant dans des aides, leur don­ne­ra du tra­vail et une digni­té retrouvée.

    Sar­ko­sy a pro­mis de sou­la­ger et aider ceux qui ont les plus grandes dif­fi­cul­tés, mais par une poli­tique indi­recte le plus sou­vent, notam­ment par la créa­tion de richesse et la tra­vail.… ce que vous avez du mal à accepter.

    Lin­coln disait qu’il ne faut pas don­ner aux gens ce qu’ils peuvent obte­nir par eux mêmes.… Cela marque bien la limite des aides possibles.

    John Stuart Mill apporte une touche sociale aux poli­tiques de Smith, à lire.

    La gauche, sur­tout anti libé­rale, ne peut pas gou­ver­ner, car elle ne prend pas en compte la nature de l’homme (lisez Locke et Hobbes). L’ap­pli­ca­tion des idées défen­dues par les Bové , Besan­ce­not, Buf­fet (les 3 B) condui­raient un pays à l’ap­pau­vris­se­ment, à la magouille (mul­ti­pliée par xxxxx par rap­port au sys­tème actuel), à la dic­ta­ture, à l’op­pres­sion tout comme les idées défen­dues par l’ex­trême droite, celles de l’ex­trême gauche sont dan­ge­reuses par leur carac­tère faus­se­ment humanistes.….

    Réponse
  26. mike teun

    « soit en tra­vaillant plus (ou plus long­temps), soit en coti­sant plus, soit en bais­sant le mon­tant des retraites »

    un régime pau­fi­né en 1945 , et amé­lio­ré sous les trentes glorieuses

    c’est le pro­blème des avan­tages acquis

    cela vous gêne de tra­vailler un peu plus ? vous tra­vaillez pour­tant bien moins que vos ancêtres qui ont construit les fon­da­tions de votre confort ?

    lor­qu’une socié­té est riche elle a les moyens de se consti­tuer des avan­tages , de bien vivre

    pour une entre­prise pri­vée quand les ventes sont bonnes la rému­né­ra­tion du « patron  » est bonne, quand le mar­ché est moins bon , sa rému­né­ra­tion baisse

    pour­quoi tou­jours cette course vers plus d’argent ? pour ache­ter quoi ?

    vous avez conscience de vos privilèges ou faut - il que je vous les décrive?

    même les pauvres en France ont plus que ceux qui tra­vaillaient 10 heures par jour à mi-siècle dernier

    s’il vous plait : cal­cu­lez , sur le WEB com­bien per­çoit un couple de rmistes avec 4 enfants en consi­dé­rant toutes les aides ( AF,Allocation loge­ment , allo­ca­tion de ren­trée sco­laire, trans­port gra­tuit, réduc­tion dans de mul­tiples com­munes pour tous les services.….…..et j’en passe

    Il fau­drait recon­si­dé­rer tout le pla­teau d’aides exis­tantes en France et pri­vi­lé­gier ceux qui ne PEUVENT pas travailler

    pour les autres, l’argent de l’E­tat et de la redis­tri­bu­tion doit d’a­bord aller au TRAVAIL

    vous n’êtes sans doute pas en accord avec mes pro­pos mais nous sommes de plus en plus nom­breux à l’a­voir compris .…..

    il existe des aides mul­tiples pour des cas mul­tiples, tout cet argent ne serait pas mieux uti­li­ser à travailler ?

    Réponse
  27. André

    Nous n’a­vons pas la même vision des abus, pré­tendre que les pro­blèmes de la sécu­ri­té sociale sont dus aux abus des gens relève sim­ple­ment de la mau­vaise foi. J’at­tends que l’on nous montre ce que repré­sentent les aug­men­ta­tions de tarifs de tout le sec­teur pri­vé qui fac­ture allè­gre­ment des aug­men­ta­tions de pres­ta­tions bien supé­rieures à l’inflation.N’a t‑on pas réper­cu­té sur la sécu­ri­té sociale de façon indi­recte les hausses des com­pa­gnies d’as­su­rance via les chi­rur­giens ? Des exemples je peux en trou­ver à la pelle, et je n’ai pas le temps.
    En plus, il faut savoir, Chi­rac avait par­lé en son temps de pré­ven­tion, ce qui sup­pose des consul­ta­tions dans un but de faire des éco­no­mies ulté­rieures, que vaut-il mieux des consul­ta­tions de pré­ven­tion ou des inter­ven­tions lourdes quand une grave mala­die se déclenche ? Je ne parle là que de finances puisque le reste n’a pas de consi­dé­ra­tion pour un libé­ral.
    Pour le reste nous avons là le dis­cours libé­ral clas­sique, les gens pré­fèrent vivre d’aide que de tra­vailler, en défi­ni­tive ils choi­sisent la pau­vre­té !
    C’est vrai que l’exemple US est bien choi­si, je connaids des gens de droite (donc de votre bord) qui m’ont dit que la pau­vre­té ne fait qu’aug­men­ter là-bas, tout le monde sait que 15% des ricains ne peuvent se soi­gner, nous avons vu aus­si l’or­ga­ni­sa­tion soli­daire au moment du cyclone ! Ces gens avaient l’air optimistes!!

    En ce qui concerne la redis­tri­bu­tion, les socié­tés ont vu vu le taux d’im­pôt sur les socié­tés bais­ser depuis 20 ans, les écxo­né­ra­tions de charges sociales n’ont fait qu’aug­men­ter de même que les zones franches d’éxo­né­ra­tion. La redis­tri­bu­tion n’empêche pas la spé­cu­la­tion bour­sière et immo­bi­lière de pros­pé­rer et une concen­tra­tion de plus en plus impor­tante des actifs entre les mains d’une minorité.
    Le fait de consi­dé­rer que plus un peuple est pro­té­gé, plus il consomme de médi­ca­ments est une affir­ma­tion aus­si gra­tuite qu’a­mu­sante, celà montre sim­ple­ment la doc­trine libé­rale qui met sur le même plan les soins médi­caux et la consom­ma­tion de babioles.
    Le glis­se­ment de la valeur ajou­tée du tra­vail vers le capi­tal res­sort de dif­fé­rentes docu­men­ta­tions dont celles de l’IN­SEE, par ailleurs les 35 heures dans beau­coup d’en­tre­prises ont été réa­li­sées avec une modé­ra­tion sala­riale ( un report d’aug­men­ta­tions aux calendres grecques) et les entre­prises ont per­çus les aides des lois Aubry 1 et 2, il faut aus­si inté­grer celà dans la réduc­tion du temps de travail !
    Pour ce qui concerne le temps de tra­vail, il est clair que pour le MEDEF et la droite c’est un sujet important.
    L’his­toire le prouve, en 1936 cer­tains ont dits que l’é­co­no­mie ne se relè­ve­rait pas des 2 semaines de congés payés, nous en sommes à 4. Pour la droite escla­va­giste, bais­ser le temps de tra­vail était apo­ca­lyp­tique. Vous nous indi­quiez que l’on tra­vaille moins qu’il y a 2 siècles,heureusement!Sinon à quoi servent le pro­grès tech­nique et les gains de pro­duc­ti­vi­té ! C’est vrai­ment une bonne chose que nous tra­vail­lions moins que les gens puissent s’oc­cu­per de leurs familles aient d’autres pers­pec­tives que métro, bou­lot dodo.
    Et ces­sez votre hypo­cri­tie sur les gens qui défendent leurs pri­vi­lèges égois­te­ment, qui pro­fitent des autres, alors qu’il ne s’a­git que de faire fruc­ti­fier le cours de la bourse des nan­tis, de ceux qui ont une rente de situation.
    Au niveau de l’eu­rope, vous étiez libre de voter oui à l’u­na­ni­mi­té avec les grands patrons et gros action­naires, mais vous avez sim­ple­ment satis­fait votre inté­rêt égoiste de pro­fi­ter de l’eu­rope libé­rale et des pro­fits futurs escomp­tésdes mar­chés finan­ciers , alors ne par­lez pas d’in­té­rêt par­ti­cu­lier!! Regar­dez vous!!
    Par ailleurs, vous n’êtes pas repré­sen­ta­tif de tous les euro­péens, j’en connais beau­coup qui se sont féli­ci­tés du non fran­çais et qui ne sont pas convain­cus de l’é­vo­lu­tion de l’eu­rope qui n’est pas celle des citoyens mais de ceux qui ont les moyens de créer des centres de lob­bying près de la com­mis­sion, je ne crois pas que l’on y retrouve beau­coup de RMISTES!! 
    Alors décri­vons nos pri­vi­lèges réci­proques, je vous attends!!

    Réponse
  28. guilloualain

    Ne vous en faites pas, Mike teun, les gens qui croient aux pro­messes ne dorment que d’un oeil, ils seront le gros pro­blème de MM Sar­ko­sy et de ses godillots, dès qu’il s’a­gi­ra « d’en­trer dans le vif du sujet » !

    Réponse
  29. mike teun

    À vous deux,

    votre réponse révèle bien l’es­prit lutte des classes que la droite fran­çaise modé­rée rejette.

    Vous en êtes tou­jours au temps de Mos­cou, c’est incroyable à lire.

    « Le gros pro­blème de MM Sar­ko­sy  » : voi­là toute votre per­pec­tive ? être un pro­blème, faire de l’opposition ?

    C’est tout un pro­gramme, que les fran­çais ont écar­té pour cinq ans.

    Je vous le répète une der­nière fois, la France sera réfor­mée avec sagesse et dis­cus­sion et vous défen­de­rez vos pri­vi­lèges mais vous n’au­rez pas le suc­cès atten­du, ce temps-là, c’est fini.

    André, si vous aviez lu cor­rec­te­ment, je n’ai jamais écrit que les gens pré­fèrent la pau­vre­té mais ils font des cal­culs d’op­por­tu­ni­té de reprise du tra­vail, le nier ne sert à rien.

    C’est le sys­tème qui les mène à ce calcul.

    Vous pré­fè­rez per­ce­voir 1000 euros sans tra­vailler ou 998 euros à la chaîne en per­dant même des avantages ?

    Per­sonne ne dit que 1000 euros est suf­fi­sant mais soyez au moins objec­tif devant la réa­li­té, c’est sur le sys­tèeme qu’il faut agir.

    1000 euros à tra­vailler vaut mieux que 1000 euros d’aides, c’est tout !

    Inutile de pour­suivre la dis­cus­sion avec des gens de gauche com­plè­te­ment conser­va­teurs et blo­qués, à l’es­prit court et bor­né et pire, se croyant progressistes.

    Chouard pré­ten­dant même que seuls les gens de gauche ont défen­du le droit de vote : là, on voit bien l’es­prit faux et de sape qui anime ce blog.…

    Vous avez échoué plu­sieurs fois, la France ne veut plus de votre ges­tion mal­saine, la gauche a semé le désordre à chaque alter­nance, les Fran­çais ont dit oui à la droite pour conti­nuer son tra­vail, la gauche à tou­jours per­du les élec­tions après son temps de gouvenernement.

    La gauche opère comme les sectes : elle pro­met, ment et crée des pauvres.

    Pen­dant que vous y êtes, pas­sons direc­te­ment aux 21 heures par semaine ou ne tra­vaillons plus.

    Je suis heu­reux de voir un espoir avec la fin des alternances.

    Dis­cu­tez bien entre vous, chers socia­los, mais n’ou­bliez pas que vous par­lez de la préhistoire.

    Réponse
  30. guilloualain

    La « créa­tion des pauvres par la gauche », c’est une erreur de com­mu­ni­ca­tion du nou­veau (sous)chef de l’UMP.

    Vous devriez attendre que le 2ème tour soit bou­clé pour mettre bas votre masque : pour le moment les fins rusés qui suivent Sar­ko dans son « habi­le­té » n’ont pas cette fran­chise : ils « pra­tiquent l’ouverture »…

    Ne gachez pas ce tra­vail de séduc­tion, reli­sez plu­tôt la lettre de Guy Moquet, et dites nous qu’elle vous fait pleu­rer, vous aus­si : ain­si, nous admet­trons plus tard que c’est la gauche qui « a créé les pauvres »…

    Réponse
  31. André

    Efec­ti­ve­ment, nous n’a­vons plus rien à nous dire, à cha­cun sa secte. Allez donc retrou­ver celles des bour­si­co­teurs ini­tiés, des clubs de réflexion libé­raux des lob­byistes de tous poils, et allez racon­ter que la main invi­sible du mar­ché dirige le monde. Vous voyez, j’ai au moins le mérite de m’être déga­gé de toute pen­sée reli­gieuse, que ce soit celle du dieu tout puis­sant et du marché.
    La reli­gio­si­té est dans votre camp. Allez faire croire aux naifs que vous défen­dez la valeur tra­vail, que l’en­ne­mi du RMISTE, c’est le chômeur.
    Bon vent, que la main invi­sible pro­tège votre patri­moine boursier !

    Réponse
  32. guilloualain

    Le test anti-spam me demande quelle est la capi­tale de ma France… C’est vrai qu’on peut imma­tri­cu­ler « son » modeste canot de vacances à Malte, pour payer moins d’im­pôt, alors je suis ten­té d’é­crire toutes sorte de noms « paradisiaques »…

    … Mer­ci, cela m’ins­pire une réponse-ques­tion qui embê­te­ra un peu Notre cher Mike teun :

    Le tiers-monde (oui, l’ex­pres­sion a vieilli, mais la réa­li­té est là, plus que jamais !) qui « accueille » tant de for­tunes réa­li­sées sur le dos des sala­riés qui « tra­vaillent plus pour suivre le cours de la vie (le prix du m2 habi­table, savez-vous de com­bien il est mon­té pen­dant les 5 der­nieres années de pou­voir abso­lu de « la droite fran­çaise ?), il doit donc avoir « une gauche sur­puis­sante, dites donc, pour avoir « créé autant de pauvres » !

    Répon­dez avec un peu de véri­té, cette fois, cela nous per­met­tra de vous esti­mer un peu !

    …car nous avons besoin de nous esti­mer un mini­mum pour nous par­ler, c’est « humain » !

    Réponse
  33. guilloualain

    Toute honte bue, « la Nation s’en­ivre de gloire, adieu la liberté »!…

    toutes les télés du monde ont mon­tré Sar­ko ivre devant la presse inter­na­tio­nale (le clip n’est visible en france que sur Bellaciao!)

    Est-ce nor­mal que le peuple soit cocu à ce point , avec des médias com­plices de cette honte

    Réponse
  34. mike teun

    sans re ren­trer dans vos dis­cus­sions sté­riles , poour confir­mer ce que je vous écri­vais plus haut : lire :

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​5​552

    dont :
    « Depuis plus de trentre années, je vis entre San Die­go, Sal­va­dor de Bahia et Sin­ga­pour. La fré­quen­ta­tion des Amé­ri­cains m’a per­mis de com­prendre une chose : ce qui les dif­fé­ren­cie c’est un indé­fec­tible opti­misme qui tranche avec les doutes et la confiance erra­tique des Français. »

    Réponse
  35. AJH

    Peut être que (cer­tains) amé­ri­cains sont plus opti­mistes que les fran­çais, mais j’é­tais dans le sud des Etats Unis (Flo­ride, Geor­gie, Caro­line du Sud) en mars, 10 ans après ma pré­cé­dente visite, et j’ai été stu­pé­fait par le nombre d’o­bèses (et pas des petits obèses comme en europe, non, des vrais gros obèses)… Cha­cun sait que l’o­bé­si­té est avant tout la mala­die des pauvres qui n’ont pas les moyens d’a­che­ter de « bons pro­duits » et se gavent de sucre­ries et de graisses … vive cette amé­rique là !(il y a aus­si une autre amé­rique, celle des écri­vains, des pen­seurs et des scien­ti­fiques.. heureusement..)

    Réponse
  36. mike teun

    il s’a­git des amé­ri­cains en géné­ral pas de certains.…certains fran­çais, cer­tains amé­ri­cains évidemment…

    je ne vous invi­taid pas à dire « vive cette Amé­rique là  » par un détour que tous nous cri­ti­quons , mais à essayer de com­prendre pour­quoi les amé­ri­cains sont plus ouverts que nous , plus otpi­mistes et moins geignards?…parce qu’ils sont moins pro­té­gés , la trop grande pro­tec­tion affai­blit la capa­ci­té à s’en sor­tir avec entrain

    Réponse
  37. guilloualain

    Mike teun, moi aus­si je voyage, par la force des choses, et je sais qu’il y a des gens « opti­mistes » , mais le monde que nous avons fait, il est celui du deses­poir, où chaque famille dit à sa progéniture :
    « tiens, mange, tu ne sais pas qui va te man­ger, fais toi les dents car le monde est cruel… »

    Et la pari­sot de dire « la pré­ca­ri­té c’est la vie, tel est l’ordre des choses »…

    Tout cela va explo­ser « par la force des choses », et « nous » dans la mesure où nous pré­ten­dons à ce qui s’ap­pelle « la digni­té », nous en sommes co-res­pon­sables, sinon, rien !

    Rien , c’est se conten­ter de voya­ger pour ne voir que la véri­fi­ca­tion des pré­ju­gés qu’on a déjà dans sa valise, car il y a d’autres façons de « voya­ger », et je vous y invite :

    sui­vez un jeune cho­meur pris au hasard, par­lez lui pour l’é­cou­ter, accom­pa­gnez le dans ses démarches, et vous décou­vri­rez le monde dans lequel vous refu­sez jus­qu’i­ci de mettre les pieds : on ne peut bien sûr pas en tirer une « conclu­sion géné­rale à assé­ner à ceux qui n’ont pas fait le même voyage », mais du moins on sau­ra que rien n’est vrai dans les dic=scours idéo­lo­giques actuels de la droite au pou­voir depuis si longtemps !

    Réponse
  38. juan nessy

    l’é­change ( plu­tôt com­bat ? dia­tribe ? dia­logue de sourds ?… ) auquel nous venons d’as­sis­ter est bien de nature à don­ner rai­son à ALAIN ! CQFD …

    Réponse
  39. mike teun

    Alain guillou,

    vous me par­lez de ce que j’ai connu le chô­mage ! et vous m’in­vi­tez à décou­vrir ce monde !

    et j’en ai cotoyé des chô­meurs alors pour la réa­li­té ‚je connais et plus objec­ti­ve­ment que vous le croyez

    voyez comme on peut se tromper monsieur  Guillou

    qu’a­vez vous dans votre valise ? vous êtes vous posé la ques­tion ? la digni­té ? c’est vrai elle ne peut être qu’à gauche !

    la droite comme vous dites , gère mieux le pays que la gauche l’a fait pen­dant une dizaine d’an­nées, créeant des situa­tions inex­tri­cables et une men­ta­li­té d’as­sis­té chez les citoyens ( qui cal­culent les avan­tages qu’ils pour­raient tirer de tout ) et une men­ta­li­té de don­neur de leçon chez les pen­seurs et les poli­tiques de gauche qui vou­draient impo­ser leur façon de pen­ser à tout le monde se croyant vrai­ment les seuls à être digne et humains

    pauvre france

    Réponse
  40. juan nessy

    Lais­sons à la France sa majes­té et sa majuscule !
    L’à peu près divise et per­ver­tit ce qu’il évoque et ceux qui y succombent .

    Réponse
  41. Adrien C

    « « La répu­blique, sui­vant quelques-uns d’entre nous, ce n’est pas le règne de la majo­ri­té, comme on l’a cru jus­qu’i­ci, c’est le règne de ceux qui se portent fort pour la majo­ri­té. Ce n’est pas le peuple qui dirige dans ces sortes de gou­ver­ne­ments, mais ceux qui savent le plus grand bien du peuple : dis­tinc­tion heu­reuse, qui per­met d’a­gir au nom des nations sans les consul­ter, et de récla­mer leur recon­nais­sance en les fou­lant aux pieds. Le gou­ver­ne­ment répu­bli­cain est, du reste, le seul auquel il faille recon­naître le droit de tout faire, et qui puisse mépri­ser ce qu’ont jus­qu’à pré­sent res­pec­té les hommes, depuis les plus hautes lois de la morale jus­qu’aux règles vul­gaires du sens commun.

    On avait pen­sé, jus­qu’à nous, que le des­po­tisme était odieux, quelles que fussent ses formes. Mais on a décou­vert de nos jours qu’il y avait dans le monde de légi­times tyran­nies et de saintes injus­tices, pour­vu qu’on les exer­çât au nom du peuple. » »

    Toc­que­ville, « De la Démo­cra­tie en Amé­rique », Tome I, cha­pitre X : Des ins­ti­tu­tions répu­bli­caines aux États-Unis, quelles sont leurs chances de durée ? (éd. GF Flam­ma­rion, page 518).

    PS : il convient de pré­ci­ser que si Toc­que­ville relève cette opi­nion (qui est la mienne), il ne la par­tage pas d’où le « sui­vant quel­qu’uns d’entre nous », de la pre­mière ligne. Il désigne pour lui, les par­ti­sans de la « tyran­nie de la majo­ri­té » (sic).

    Réponse
  42. Étienne

    « La démo­cra­tie, art de la dénonciation »
    de Mau­rice Sartre, dans Le Monde du 11 juillet 2007
    à pro­pos du livre de Carine Doga­nis (PUF) :
    « Aux ori­gines de la cor­rup­tion. Démo­cra­tie et déla­tion en Grèce ancienne » :
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1–0@2–3260,36–933847,0.html

    « Où passe la fron­tière entre la juste dénon­cia­tion du crime et la déla­tion, rava­geuse du lien com­mu­nau­taire ? Les cités grecques, dépour­vues d’ins­ti­tu­tions publiques pour pro­té­ger la loi, confiaient à chaque citoyen le soin de dénon­cer aux magis­trats ceux qui vio­laient la loi. Vision idéa­li­sée d’une démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive qui consi­dère chaque citoyen comme un mili­tant au ser­vice de sa cité et feint d’i­gno­rer les zones obs­cures de la nature humaine !

    Carine Doga­nis, en se fon­dant sur l’a­bon­dante docu­men­ta­tion athé­nienne rela­tive aux dénon­cia­teurs publics pro­fes­sion­nels, les syco­phantes, ana­lyse la com­plexi­té d’une situa­tion à la fois révé­la­trice des idéaux de la com­mu­nau­té et source d’une cor­rup­tion inévi­table de ces idéaux. Dans cette démo­cra­tie totale, la mobi­li­sa­tion per­ma­nente du citoyen au ser­vice de la loi impose à cha­cun une connais­sance par­faite des méca­nismes juri­diques pro­tec­teurs de la démo­cra­tie : l’ap­pel à la dénon­cia­tion consti­tue un pro­ces­sus d’ap­pren­tis­sage essen­tiel de la démocratie.

    Mais entre l’i­déal et les réa­li­tés de la vie poli­tique s’est glis­sée la cor­rup­tion. Non seule­ment parce que le dénon­cia­teur qui fait condam­ner un citoyen pour des faits avé­rés reçoit une part impor­tante de ses biens (la moi­tié, voire les deux tiers) — on com­prend qu’on pré­fère s’at­ta­quer aux riches —, mais parce que la syco­phan­tie se révèle à l’u­sage un ins­tru­ment de pou­voir en soi. La menace de dénon­cia­tion pèse sur qui­conque a agi au ser­vice de la cité : a‑t-il ren­du compte exac­te­ment de l’u­sage des fonds à lui confiés, n’a-t-il pas pro­po­sé au peuple quelque mesure néfaste à l’u­sage, les rai­sons de dénon­cer ne manquent jamais. Et à défaut d’al­ler à chaque fois devant les tri­bu­naux, le chan­tage contraint le riche à négocier.

    Maîtres de la rumeur, les syco­phantes sont prompts à s’en sai­sir pour la trans­for­mer, l’am­pli­fier, jouant à bien des égards le rôle des médias dans les démo­cra­ties modernes, où la répu­ta­tion des poli­tiques se fonde davan­tage sur l’i­mage qu’en donnent les fai­seurs d’o­pi­nion que sur des réa­li­tés objec­tives. Entre le syco­phante et le déma­gogue, il y a à la fois alliance et méfiance car le pre­mier peut détruire la puis­sance du second, que son influence a contri­bué à bâtir. Détes­tés des puis­sants, les dénon­cia­teurs publics fondent leur auto­ri­té sur l’illu­sion de trans­pa­rence qu’ils donnent au peuple, dont ils paraissent alors les porte-parole. Cette abo­li­tion de toute dif­fé­rence entre pri­vé et public impose la par­ti­ci­pa­tion de tous, selon la règle solo­nienne, rap­pe­lée avec force par Péri­clès dans son Orai­son funèbre de 431, qu’un citoyen qui reste à l’é­cart du poli­tique n’est pas un citoyen tran­quille, mais inutile. D’où la hargne par­ti­cu­lière des syco­phantes pour les riches qui se tiennent à l’é­cart alors que leur for­tune devrait les pous­ser à s’in­ves­tir dans les affaires communes.

    En ana­lyste des ins­ti­tu­tions poli­tiques, Carine Doga­nis sou­ligne com­bien il est dif­fi­cile d’é­va­luer les effets cor­rup­teurs de l’ins­ti­tu­tion sur la démo­cra­tie athé­nienne, puis­qu’elle pré­tend agir au nom de sa défense quand ses adver­saires l’ac­cusent au contraire de la rui­ner. C’est que, conclut Doga­nis, une ins­ti­tu­tion même par­faite — faire de chaque citoyen le gar­dien des lois — ne vaut que par l’u­sage qui en est fait. Il n’existe pas de défi­ni­tion pro­cé­du­rale de la démo­cra­tie et elle varie selon la manière dont les citoyens se l’approprient.

    La démo­cra­tie ne conserve sa sub­stance qu’aus­si long­temps qu’elle repose sur une culture poli­tique et un ima­gi­naire col­lec­tif par­ta­gés par l’en­semble des acteurs. Solon pré­sup­po­sait une socié­té de confiance et la ren­for­çait en ins­ti­tuant les citoyens comme gar­diens des lois. La saine dénon­cia­tion cor­rom­pue en déla­tion créa au contraire une socié­té de défiance. Aus­si loin­taine de nous et dif­fé­rente qu’ait été la démo­cra­tie athé­nienne, réflé­chir sur ses pra­tiques n’est pas indif­fé­rent à ceux qui s’in­ter­rogent sur l’a­ve­nir des démo­cra­ties contemporaines. »

    Réponse
  43. lucien

    L’au­teur montre bien les dan­gers d’une telle démo­cra­tie, du tirage au sort, etc.

    De quoi vous faire réfléchir !

    Réponse
  44. Étienne

    Cher Lucien,

    Je sais bien que le monde n’est pas noir et blanc et c’est pré­ci­sé­ment pour réflé­chir, à l’é­vi­dence, que j’ai signa­lé ce texte ;o)

    Mais, pour ma part, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain : le repé­rage d’un risque (réel) atta­ché à l’i­dée démo­cra­tique ne démontre pas (même si vous auriez appa­rem­ment aimé dis­cré­di­ter une fois pour toutes l’ensemble du pro­jet démo­cra­tique) un vice rédhi­bi­toire de cette idée : on pour­ra sans doute trou­ver des parades aux risques.

    Par ailleurs, ce risque (réel) mon­tré par l’ex­pé­rience démo­cra­tique ne démontre pas davan­tage la ver­tu des sys­tèmes oli­gar­chiques qui pré­tendent pré­va­loir : en effet, les risques de cor­rup­tion sont infi­nis dans le sys­tème actuel ; vous ne me contre­di­rez pas là-des­sus, j’imagine.

    En l’oc­cur­rence, ce que je tire de cette ana­lyse — à appro­fon­dir, je vais lire ce livre, puis je vous en repar­le­rai —, un homme aver­tit en valant deux, c’est que, pré­ve­nu d’une dérive pos­sible et même pro­bable, je cherche des ins­ti­tu­tions astu­cieuses pour limi­ter, voire même empê­cher de telles dérives.

    J’ai l’im­pres­sion (peut-être trom­peuse) que vous condam­nez (à l’a­vance ?) toute pers­pec­tive démo­cra­tique. Ce serait là un renon­ce­ment à réflé­chir, pré­ci­sé­ment, non ?

    Réponse
  45. lucien

    Cher Etienne,

    vous sem­blez méfiant par nature ;

    Si je condam­nais à l’a­vance toute per­pec­tive démo­cra­tique, je ne vous aurais pas inci­té à par­ti­ci­per à la com­mis­sion ou à créer une consti­tuante pari­taire, non ?

    Si je renon­çais à réflé­chir, je ne m’a­dres­se­rais pas à vous ; vous voi­là rassuré ?

    Il est vrai que le tirage au sort et l’ex­pé­rience athé­nienne pré­sentent des risques, à mon sens plus grands que le sys­tème actuel. L’é­lec­tion qui rend l’é­lu dépen­dant (quoi que vous en disiez) légi­time (puis­qu’il est élu sur un pro­gramme) avec pos­si­bi­li­té de sanc­tion à l’is­sue du man­dat (il faut du temps pour agir), cette élec­tion est une garan­tie pour le peuple.

    Amé­lio­rer le sys­tème, comme en Suède (trans­pa­rence, contrôles, contre-pou­voir non para­ly­sants…) me paraît le bon chemin.

    Ins­tau­rer des pou­voirs repo­sant sur le tirage au sort et l’in­com­pé­tence nous mène­rait à des abus vils tels que le décrit l’au­teur… Ces dérives sont lar­vées et détrui­raient tota­le­ment le lien social pour abou­tir à des régimes dic­ta­to­riaux … Réflé­chis­sez bien à celà.

    Mer­ci de por­ter inté­rêt à mon post et gar­dez vos fausses impres­sions pour vous.

    Pour­quoi n’a­vez-vous pas le culot de mettre en place cette com­mis­sion paral­lèle que je vous pro­pose ? Vous pen­sez que tout va tom­ber du ciel ?

    Lucien

    Réponse
  46. juan nessy

    Tout sys­tème a ses risques de dérive et d’a­bus. Le meilleur sys­tème est-il celui qui pré­sente le moins de travers ?
    Pour qu’un orga­nisme vivant (humain en par­ti­cu­lier) pros­père au béné­fice de tous (du plus grand nombre ?) en s’au­to­net­toyant de ses abus, je suis arri­vé à l’i­dée qu’il y fal­lait les condi­tions suivantes :

    * Les abus doivent être repé­rables et iden­ti­fiables par tous (le plus grand nombre ?) ; ça n’est déjà pas simple. J’ai, par contre, sou­vent remar­qué que, si cette condi­tion est satis­faite, la capa­ci­té d’au­to­dé­fense et de mise en oeuvre de stra­té­gies d’é­vi­te­ment par les vic­times est stupéfiante !

    [ÉC : abso­lu­ment d’ac­cord avec vous, Juan, et c’est la rai­son qui condui­sait les Athé­niens à faire de l’i­sé­go­ria —droit de parole pour tous, à tout pro­pos et à tout moment — un droit abso­lu­ment pri­mor­dial atta­ché à la citoyen­ne­té, une condi­tion de sur­vie de la démo­cra­tie. Avec les effets per­vers (mais sûre­ment pas iné­luc­tables) de la déla­tion évo­qués plus haut, précisément.]

    * Les abus doivent pou­voir être « affec­tés » à un groupe ou une per­sonne res­pon­sable. Rien de pire qu’un sys­tème où per­sonne ne « répond » de rien. Essayez donc de trou­ver qui va vous dédom­ma­ger d’une mal­fa­çon dans la construc­tion de votre mai­son, entre l’ar­chi­tecte, l’en­tre­pre­neur prin­ci­pal, son sous-trai­tant, le plom­bier, leurs assu­rances, le fabri­cant du béton… Beau­coup de maires ruraux, en par­ti­cu­lier, com­mencent pour­tant à cra­quer sous le poids des res­pon­sa­bi­li­tés, à leurs yeux injustes, que les « admi­nis­trés » (plus admi­nis­trés que citoyens, il est vrai) recherchent sur leur tête.

    * Les abus doivent être réver­sibles et/ou l’ob­jet d’une « juste » et rapide répa­ra­tion. Mais ça, la Décla­ra­tion des droits de l’homme l’a déjà énon­cé. Mais ça n’est aus­si pas si simple à faire vivre.

    À cette triple (mais ça n’est pas limi­ta­tif) aune, je reste peu convain­cu par les antiques modèles .

    Réponse
  47. Étienne

    Bon­jour mes amis,

    le titre de ce billet est : « Tout chef sera un détes­table tyran si on le laisse faire ».

    Comme une illus­tra­tion réelle qui dépasse ce que j’i­ma­gi­nais pos­sible aujourd’­hui dans la « démo­cra­tique Union euro­péenne », je vous invite à lire cet article consternant.

    Que faut-il donc nous faire pour que nous nous révol­tions ? Sommes-nous si mous et si veules que nous accep­tions même ça sans rien dire ?

    « Le ministre de l’Intérieur alle­mand appelle à inter­ner et à exé­cu­ter des per­sonnes sus­pec­tées de terrorisme »
    par Peter Schwarz :
    http://​www​.wsws​.org/​f​r​a​n​c​a​i​s​/​N​e​w​s​/​2​0​0​7​/​j​u​i​l​0​7​/​1​4​0​7​0​7​_​m​i​n​i​s​t​r​e​.​s​h​tml

    Mon com­men­taire : notre propre négli­gence, notre indif­fé­rence au sort d’autrui, notre incré­du­li­té devant l’évidence, per­mettent aux tyrans de gran­dir, puis de sévir. Non, ce n’est abso­lu­ment pas la faute « des autres ».

    Une Consti­tu­tion bien écrite et bien sur­veillée — à tout moment et par les citoyens eux-mêmes — ne lais­se­rait pas un tel poi­son se répandre.

    Nos gou­ver­nants se sont déjà bien trop « auto­no­mi­sés », nous sommes fous de les lais­ser conti­nuer, que ce soit à la faveur de la construc­tion euro­péenne ou au pré­texte com­mode de la « lutte contre le terrorisme ».

    Je trouve cet article pro­pre­ment effrayant.

    La démo­cra­tie dépend direc­te­ment de notre res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle, n’est-ce pas ?

    Rap­pel du pre­mier texte que j’ai noté sur ma page « En vrac »:

    D’abord ils vinrent cher­cher les Communistes
    Et je n’ai pas protesté
    Car je n’étais pas un Communiste.
    Puis ils vinrent cher­cher les Socialistes
    Et je n’ai pas protesté
    Car je n’étais pas un Socialiste.
    Puis ils vinrent cher­cher les syndicalistes
    Et je n’ai pas protesté
    Car je n’étais pas un syndicaliste.
    Puis ils vinrent cher­cher les Juifs
    Et je n’ai pas protesté
    Car je n’étais pas un Juif.
    Puis ils vinrent me chercher –
    Et il ne res­tait plus per­sonne pour protester.
    Pas­teur Niemöller

    Réponse
  48. lucien

    Bon­jour Étienne ,

    Dis­po­sant de temps, je lis avec atten­tion vos écrits.

    Vous dénon­cez l’ab­sence de pro­tes­ta­tion (féli­ci­ta­tions, l’ex­trait pour­rait être com­plé­té : les com­mu­nistes ayant com­mis des actes odieux), mais lorsque je vous sug­gère d’a­gir et de mon­trer acti­ve­ment le che­min, vous ne répon­dez pas, vous res­tez sourd, cou­pa­ble­ment muet ?

    Vous évo­quez une consti­tu­tion bien écrite, mais qu’at­ten­dez-vous pour sou­le­ver un élan actif ?

    Je ne lirai pas l’ar­ticle que vous pro­po­sez puisque je suis contre la peine de mort et rien ne me convain­crait du bien fon­dé de son rétablissemnt.

    Ce qui me convain­crait qu’un autre monde est pos­sible serait de vous voir pas­ser à l’ac­tion, vous voir sor­tir de cette posi­tion intel­lec­tuelle tel­le­ment facile.

    En par­cou­rant le site, je constate que vous négli­gez de répondre (volon­tai­re­ment ?, par mépris ? par embar­ras ?) aux ques­tions qui vous mettent en difficulté.

    Ce qui n’est pas propre à vous, ce constat, je l’ai fait sur beau­coup de site.

    Le Web est trom­peur, il faci­lite la dénon­cia­tion, la cri­tique mais comme c’est écrit audessus :

    « les grands par­leurs ne sont pas les faiseurs »

    Je pars à la cam­pagne, à l’ombre, à mon âge le soleil peut être mor­tel. À mon retour, je lirai peut-être avec plai­sir que quel­qu’un a osé bou­ger et créer.

    Bon cou­rage.

    Lucien

    Réponse
  49. Étienne

    Bon­jour Lucien,

    Vous dites me lire atten­ti­ve­ment, mais je ne sais pas avec quelles lunettes car vous me relan­cez sur une ques­tion à laquelle je vous ai déjà répondu.

    Et quand, sur d’autres fils, je ne réponds pas à un inter­lo­cu­teur, c’est par­fois par manque de temps (ma charge quo­ti­dienne est peu banale), mais c’est sur­tout sou­vent parce que j’ai déjà répon­du plus haut et que je suis fati­gué de répé­ter dix fois la même chose, sur­tout pour ceux qui semblent par­fois avoir déci­dé d’avance de ne pas m’entendre.

    Vous me « pro­po­sez » —avec une insis­tance où je ne sens pas que de la bien­veillance— de me rap­pro­cher de la com­mis­sion qui va rédi­ger un pro­jet de « trai­té consti­tuant » pour y faire valoir mes vues. Mais je vous ai expli­qué que je n’ai pas le moindre espoir dans l’hon­nê­te­té de ceux qui disent ouver­te­ment qu’ils vont me vio­ler, ni la moindre envie, évi­dem­ment, d’ai­der mon vio­leur à me vio­ler en lui sug­gé­rant telle ou telle moda­li­té de viol.

    Je vous l’ai dit et vous faites comme si je n’a­vais pas répon­du, comme s’il fal­lait que je fasse comme vous vou­lez… Vous vou­driez me dic­ter mon com­por­te­ment, Lucien, mais je ne ferai pas ce que VOUS vou­lez que je fasse. Désolé.

    Vous pré­ten­dez que je ne fais rien d’autre que par­ler. Pour­tant, quand je ne suis pas dis­trait par un troll, je finis d’é­crire une consti­tu­tion, je pré­pare un exemple com­plet d’alternative ins­ti­tu­tion­nelle, rien que ça. On a vu des pares­seux plus oisifs. Et vous, chère mouche du coche, que faites-vous concrè­te­ment pour par­ti­ci­per au pro­grès d’un monde com­mun paci­fié, à part hous­piller tel ou tel sur son blog ? Venez m’ai­der au lieu de me harceler.

    Je trouve sur­pre­nante votre réponse au docu­ment que je signale qui illustre la mon­tée du tota­li­ta­risme des exé­cu­tifs hors contrôle, en l’occurrence en Alle­magne : vous évo­quez sim­ple­ment les hor­reurs des régimes com­mu­nistes — comme si un excès en jus­ti­fiait un autre ! — en refu­sant de lire l’article… C’est regret­table et votre approche idéo­lo­gique (anti­com­mu­niste, appa­rem­ment) semble vous empê­cher de voir que d’autres tota­li­ta­rismes se pré­parent sous vos yeux. Je répète : je condamne comme vous les hor­reurs des dif­fé­rents régimes auto­ri­taires, mais UN EXCÈS N’EN JUSTIFIE PAS UN AUTRE. Réfu­tez cet article s’il se trompe ou s’il déforme la réa­li­té, mais ne faites pas l’autruche en refu­sant même de le lire… Tout ça n’a pas de sens : com­ment échan­ger des points de vue en refu­sant de lire les docu­ments signa­lés par les uns et les autres ? On n’est pas ébloui d’emblée par votre volon­té sin­cère de pro­gres­ser ensemble.

    Je ne sais pas ce qui vous per­met de qua­li­fier ma posi­tion intel­lec­tuelle de « tel­le­ment facile ». Ce que je fais n’est pas facile, ça me prend toute ma vie. Fichez-moi la paix avec vos insultes inutiles, vous êtes stérile.

    Repo­sez-vous bien à la cam­pagne : après avoir vous-même tant bou­gé et tant créé, vous l’avez bien méri­té :o)

    À votre retour, j’espère pou­voir vous pré­sen­ter un pro­jet consti­tuant amélioré.

    Bon repos.

    Étienne

    Réponse
  50. Étienne

    À pro­pos de « pou­voirs détes­tables quand on les laisse faire », je vou­drais d’a­bord vous signa­ler deux bons articles — four­millant de liens pas­sion­nants — sur les mani­gances du pou­voir amé­ri­cain et les incroyables (mais très utiles) men­songes des ver­sions officielles :

    « Un ancien du gou­ver­ne­ment Rea­gan affirme que Bush et Che­ney pré­parent un nou­veau 11 septembre »
    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​7​674

    « Les ser­vices secrets amé­ri­cains auraient ten­té d’introduire des explo­sifs au G8 de Heiligendamm »
    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​6​980

    Je vou­drais aus­si relier cette série d’in­for­ma­tions sur les pré­textes invrai­sem­blables invo­qués par la Mai­son-Blanche (la théo­rie du com­plot isla­miste) avec cette pen­sée puis­sante de Simone Weil, dans un texte for­mi­dable inti­tu­lé « Quelques réflexions sur les ori­gines de l’hitlérisme (écrit en 1939–1940) » :

    « (…) Le maître doit tou­jours avoir rai­son, et ceux qu’il punit tou­jours tort. Une habi­le­té consi­dé­rable est néces­saire à cet effet.

    Deux opi­nions sur la force et le droit, l’une et l’autre erro­née, l’une et l’autre fatale à qui s’y fie, abusent les esprits médiocres ; les uns croient que la cause juste conti­nue tou­jours à appa­raître comme juste même après avoir été vain­cue, les autres que la force toute seule suf­fit pour avoir rai­son.

    En réa­li­té, la bru­ta­li­té muette a presque tou­jours tort si la vic­time invoque son droit, et la force a besoin de se cou­vrir de pré­textes plau­sibles ; en revanche des pré­textes enta­chés de contra­dic­tion et de men­songe sont néan­moins assez plau­sibles quand ils sont ceux du plus fort.

    Quand même ils seraient trop gros­siers, trop trans­pa­rents pour trom­per per­sonne, ce serait une erreur de croire qu’ils sont de ce fait inutiles ; ils suf­fisent pour four­nir une excuse aux adu­la­tions des lâches, au silence et à la sou­mis­sion des mal­heu­reux, à l’i­ner­tie des spec­ta­teurs, et per­mettre au vain­queur d’ou­blier qu’il com­met des crimes ; mais rien de tout cela ne se pro­dui­rait en l’ab­sence de tout pré­texte, et le vain­queur ris­que­rait d’al­ler alors à sa perte. Le loup de la fable le savait ; l’Al­le­magne l’a oublié en 1914 et a payé cher cet oubli, au lieu qu’elle le sait main­te­nant ; les Romains le savaient fort bien.

    C’est pour cela que, selon Polybe, ils pre­naient presque tou­jours un très grand soin ou de sem­bler obser­ver les trai­tés ou de trou­ver un pré­texte pour les rompre, et de paraître mener par­tout des guerres défensives.

    Bien enten­du, leurs des­seins étaient seule­ment voi­lés par ces pré­cau­tions et n’y étaient jamais subordonnés.

    Cet art de conser­ver les appa­rences sup­prime ou dimi­nue chez autrui l’é­lan que l’in­di­gna­tion don­ne­rait, et per­met de n’être pas soi-même affai­bli par l’hé­si­ta­tion.

    Mais, pour que cet effet se pro­duise plei­ne­ment, il faut être réel­le­ment convain­cu qu’on a tou­jours rai­son, qu’on pos­sède non seule­ment le droit du plus fort, mais aus­si le droit pur et simple, et cela même quand il n’en est rien.

    Les Grecs n’ont jamais su être ain­si ; on voit dans Thu­cy­dide avec quelle net­te­té les Athé­niens, quand ils com­met­taient de cruels abus de pou­voir, recon­nais­saient qu’ils les com­met­taient. On ne bâtit pas un empire quand on a l’es­prit si lucide.

    Les Romains ont pu par­fois recon­naître que des sujets sup­pliants avaient été sou­mis à des cruau­tés trop grandes, mais ils le recon­nais­saient alors en gens qui, loin d’é­prou­ver des remords, s’ap­plau­dis­saient de condes­cendre à avoir pitié ; quant à admettre que des sujets révol­tés ou des enne­mis pussent avoir quelque bon droit, ils n’y son­geaient même pas.

    (…) une telle satis­fac­tion de soi, appuyée par la force et la conquête, est conta­gieuse, et nous en subis­sons encore la contagion.

    Rien n’est plus essen­tiel à une poli­tique de pres­tige que la pro­pa­gande ; rien ne fut l’ob­jet de plus de soin de la part des Romains. Chaque Romain d’a­bord était un pro­pa­gan­diste natu­rel au ser­vice de Rome (…) »

    Pour le gou­ver­ne­ment de Bush (et pour les autres), il est essen­tiel de « jus­ti­fier » ses méfaits par un pré­texte, fut-il cala­mi­teux : il suf­fit que le pré­texte existe.

    Les vieilles grosses ficelles du pou­voir et notre inson­dable et éter­nelle cré­du­li­té sont pro­pre­ment passionnantes.

    Réponse
  51. Edouard Laugthon

    C’est pos­sible, mais il ne faut pas non plus tom­ber dans l’ex­cès inverse…

    Réponse
  52. Edouard Laugthon

    Re Étienne,

    Six années après les atten­tats, nous lisons encore et encore les élu­cu­bra­tions des anti-Bush.

    J’ai été effa­ré par la décla­ra­tion de guerre menée par Bush contre le peuple Ira­kiens et cela, je le condamne !

    Mais les atten­tats du 11 sep­tembre et ceux de Madrid (qui font moins l’ob­jet de contro­verses indé­centes mais ont bien eu lieu) ont tué des mil­liers d’hommes et de femmes, ces atten­tats ont été reven­di­qués par les membres du groupe ter­ro­riste de Ben Laden et ont été diri­gés au nom d’i­déo­lo­gies cri­mi­nelles comme celles de Hitler.

    Venir pré­tendre que Bush pré­pare un atten­tat contre son propre peuple alors que nous savons tous que le risque d’un grave atten­tat est immi­nent relève du mau­vais esprit et, pour ne pas res­ter fer­mé à toute hypo­thèse, j’at­tends les preuves de telles accu­sa­tions… Dans tous les articles que j’ai par­cou­rus, il n’y en a pas une seule : que des supputations.

    Ceci n’est pas du tout un plai­doyer pro Bush mais une indi­gna­tion face à des pro­cé­dés mal­hon­nêtes dans une socié­té de droit.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  53. Étienne

    Bon­soir Edouard,

    Vous par­lez d’  »élu­cu­bra­tions » à pro­pos de ces deux articles extrê­me­ment docu­men­tés et détaillés, mais appa­rem­ment sans le moindre élé­ment de preuve (dans votre com­men­taire, au moins).

    Vous avez peut-être connais­sance d’ar­gu­ments cré­dibles sou­te­nant la thèse offi­cielle du com­plot isla­miste et réfu­tant la thèse du com­plot gou­ver­ne­men­tal : dans ce cas, ce serait gen­til de nous les faire connaître, en dépas­sant le simple ana­thème expéditif.

    Je me per­met d’in­sis­ter sur le fait que la thèse offi­cielle du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain est elle-même une véri­table « théo­rie du com­plot » (isla­miste en l’oc­cur­rence), et que vous devriez donc — en toute logique — exi­ger de cette thèse la même rigueur dans les preuves avan­cées, n’est-ce pas ?

    Moi, comme vous je pense, je n’ai aucun inté­rêt dans cette affaire et je n’ai donc pas d’a prio­ri, vrai­ment : si on me prouve une thèse ou une autre, un com­plot ou un autre, je suis tout prêt à me lais­ser convaincre. Mais en aucun cas, je ne veux gober une thèse sans l’exa­mi­ner (au moins un peu). J’i­ma­gine que vous avez la même démarche, que c’est la véri­té qui vous inté­resse, simplement.

    Est-ce qu’on peut par­tir ensemble quelques minutes sur cette base-là ?

    Bon, le dos­sier est copieux, alors je vous pro­pose d’en étu­dier sérieu­se­ment un cha­pitre à la fois, d’accord ?

    Par exemple, j’ai trou­vé par­ti­cu­liè­re­ment rigou­reuse, pré­cise et convain­cante l’analyse du pro­fes­seur Ste­ven Jones :
    http://perso.orange.fr/9–11-lies/Revisiter_9_11_corrige.pdf.

    Pour­riez-vous me dire ce que cette ana­lyse com­porte de « mau­vais esprit », de « pro­cé­dés mal­hon­nêtes » et de simples « sup­pu­ta­tions » qui en feraient d’é­ner­vantes « élucubrations » ?

    Est-ce que l’exigence scien­ti­fique et l’honnêteté intel­lec­tuelle qui l’inspirent vous paraissent plus ou moins impor­tantes que celles du gou­ver­ne­ment US ?

    Je suis impa­tient de vous lire.

    Étienne.

    Réponse
  54. Edouard Laugthon

    Bon­jour Etienne,

    Je vais essayer de prendre un peu de temps pour lire le pdf.

    Que faites-vous des décla­ra­tions suc­ces­sives de Al Quai­da reven­di­quant les atten­tats et pro­fé­rant sans cesse des menaces ?

    Que pen­sez-vous des atten­tats d’Es­pagne ? Sont-ils à ran­ger dans une autre caté­go­rie, bien que reven­di­qués par les mêmes organisations ?

    N’at­ta­chez-vous point d’im­por­tance aux aveux de cette organisation ?

    L’es­ti­mez-vous sous la botte de BUSH ? Pou­vez-vous à votre tour le prou­ver, appor­ter des élé­ments cré­dibles venant contre­dire que toutes les décla­ra­tions, tous les aveux ne sont que montages ?

    J’at­tends avec impa­tience votre réponse.

    Ami­ca­le­ment

    Edouard

    Réponse
  55. Edouard Laugthon

    RE Etienne,

    Je par­cours le texte que vous pro­po­sez 28 pages de démons­tra­tions tech­niques : j’ai déja vision­né un repor­tage vidéo de plus d’une heure que vous connais­sez cer­tai­ne­ment (je n’ai plus l’a­dresse Web), j’ai lu de nom­breux textes de ce genre.

    Il y a des zones d’ombres, bien évi­dem­ment, (le cas des tours et des avions est unique, per­sonne ne peut éva­luer sérieu­se­ment les effets de ce type de choc, ce ne sont que des hypo­thèses), je m’é­tais infor­mé de près il y a envi­ron deux ans, mais rien ne démontre que BUSH est der­rière les attentats.

    Pre­nons l’exemple des tours frap­pées par les avions, tous les spé­cia­listes (vous en citez un) ne sont pas d’ac­cord notam­ment sur l’ap­pré­cia­tion de la cha­leur pro­duite et des effets sur la struc­ture : des spé­cia­listes affirment que la cha­leur était telle qu’elle a fon­du la struc­ture et que la chute en cas­cade a ain­si été ren­due pos­sible et accé­lé­rée : cher­chez des ana­lyses allant dans d’autres sens, soyez plus ouvert puisque vous l’affirmez).

    Si vous sui­vez bien, tout est remis en cause : 

    1); les avions ne sont pas les seuls res­pon­sables d’une chute si rapide des tours : j’ai même lu qu’au­cun avion n’a­vait frap­pé les tours : ignoble !)

    2) aucun avion ne serait tom­bé sur le pentagone

    3) beau­coup de contro­verse pour l’a­vion tom­bé dans la nature

    Tous ces spé­cia­listes font par­ler d’eux (méfiez vous des échaf­fau­deurs de théo­ries qui veulent se faire connaitre et vendre ) et à côté de ces élu­cu­bra­tions : Al Quaï­da conti­nue à tuer dans le monde et menace au nom d’Allah

    Vous contes­tez ?

    Soyez vigi­lant et ne vous trom­pez pas de cible, Étienne, même s’il est temps que BUSH s’en aille, je vous l’accorde.

    Que faites-vous des décla­ra­tions de haine et de menaces de cer­tains groupes isla­mistes ? C’est un complot ?

    Il ne faut pas non plus tom­ber dans le piège ten­du par ceux qui veulent char­ger BUSH qui a, par ailleurs, cer­tai­ne­ment été négligent.

    Tou­te­fois, quand vous lisez l’au­teur que vous citez dire : « aucun avion mili­taire n’est inter­ve­nu ! com­ment est ce possible ? »

    vous trou­vez cette affir­ma­tion sérieuse ? À peine décol­lé, avec un chan­ge­ment de tra­jec­toire très rapide et proche des tours com­ment les mili­taires pou­vaient-ils agir ?

    Les amé­ri­cains met­taient-ils un avion mili­taire der­rière chaque avion civil ? C’est gros­tesque ! En avez-vous conscience même, et sur­tout venant du pro­fes­seur JONES !

    Bien Etienne, je n’ai pas le temps que vous avez, mais j’ai déja lu toutes ces ana­lyses il y a quelques temps.

    Ami­ca­le­ment.

    Réponse
  56. Étienne

    Cher Edouard,

    Les décla­ra­tions et les menaces d’  »Al Quaï­da » ne prouvent pas grand-chose qui la concerne elle-même (nul ne peut se consti­tuer des preuves pour lui-même), de la même façon que les décla­ra­tions du gou­ver­ne­ment ne prouvent rien en sa faveur. La col­lu­sion est évi­dem­ment pos­sible (pas prou­vée, mais pos­sible) entre ces deux orga­ni­sa­tions : ils se connaissent bien, non ? (Ben Laden a été créé et entraî­né par la CIA avant de se retour­ner contre son créa­teur, n’est-ce pas ?)

    Mais sur­tout, ce n’est pas la ques­tion : la réa­li­té du dan­ger d’Al Quaï­da (que per­sonne ne nie en l’oc­cur­rence, ne vous trom­pez pas de débat, Edouard) ne prouve abso­lu­ment pas que le gou­ver­ne­ment US ne lui ait jamais attri­bué, en plus, un méfait ima­gi­naire ou deux, au moment utile, en orga­ni­sant tout lui-même, vous com­pre­nez ? Je ne dis pas que c’est ça qui s’est pas­sé ; je dis que ce n’est pas du tout impos­sible, qu’il y a de nom­breux pré­cé­dents his­to­riques de false flag, et qu’il faut conti­nuer à cher­cher où est la véri­té car « les décla­ra­tions et menaces des ter­ro­ristes » ne prouvent pas que la thèse offi­cielle cor­res­pond à la réalité.

    Les atten­tats d’Es­pagne sont révol­tants, nous sommes d’accord Edouard, mais ils sont sim­ple­ment hors-sujet : les auteurs d’un atten­tat ne sont pas for­cé­ment les auteurs d’un autre, évi­dem­ment. Il fau­drait res­ter sur le sujet, me semble-t-il.

    Les « aveux »

    Encore une fois, les « aveux » de la par­tie qui avan­tagent cette par­tie (par la publi­ci­té mon­diale don­née par les évé­ne­ments) ne prouvent rien : puis­qu’elle y gagne, cette orga­ni­sa­tion a une bonne rai­son de men­tir. (Je ne dis pas qu’elle a men­ti, je dis que ses « aveux » com­modes ne prouvent pas qu’elle n’a pas menti.)

    D’autre part, j’es­père que vous ne par­lez pas des « aveux » des « pré­su­més ter­ro­ristes » arra­chés sous la tor­ture dans les pri­sons secrètes de la CIA (vous avez sans doute lu cet article bou­le­ver­sant de Jane Mayer dans le New Yor­ker, « Les sites noirs : Plon­gée dans le pro­gramme d’interrogatoires secrets de la CIA ») ; je ne déve­loppe pas — on est là, pour moi, au comble de la bar­ba­rie — mais je sou­ligne qu’un gou­ver­ne­ment qui est capable d’or­ga­ni­ser et d’industrialiser le rapt et la tor­ture secrète de simples sus­pects pour en tirer des « aveux » qui vont en faire des « cou­pables », ce gou­ver­ne­ment devient ipso fac­to plus que sus­pect au moment où il clame son ardeur à défendre l’in­té­rêt géné­ral et les citoyens. Quelle dif­fé­rence avec la tyran­nie pure et simple, s’il vous plaît ?

    Je trouve ce der­nier argu­ment très puis­sant (un pou­voir capable de faire ça peut aus­si bien faire autre chose d’équivalent) : il devrait nous conduire à res­ter tous vigi­lants avec cette « menace ter­ro­riste » bran­die tous les jours par nos gou­ver­nants : met­tez-vous à leur place, c’est for­mi­dable, pour un gou­ver­ne­ment, la menace ter­ro­riste : tout le monde file doux, on peut réduire ou annu­ler les liber­tés publiques, on peut légi­ti­mer bien des abus de pou­voir, car les gens qui ont peur se laissent faire…

    Pour faire son métier, le pou­voir a besoin que nous ayons peur.

    J’es­père que vous ne légi­ti­mez pas la tor­ture « des­ti­née à sau­ver des vies humaines »… Je trouve que ceux qui le font, ceux qui acceptent ce pré­ten­du « argu­ment » du gou­ver­ne­ment US, ceux-là méritent d’être eux-mêmes enle­vés, sans pro­cès ni avo­cat, sans même savoir ce qu’on leur reproche, et tor­tu­rés sans défense pen­dant des mois et des années jusqu’à leur des­truc­tion men­tale totale (ce ne serait pas si grave puisque « ça pour­rait sau­ver des vies humaines »…). 

    Non, vrai­ment, le retour de la tor­ture par une droite « décom­plexée » est rigou­reu­se­ment indé­fen­dable, je suis sûr que vous êtes d’accord.

    Vous deman­dez enfin « des preuves » qu’Al Quaï­da est à la botte de Bush… Mais per­sonne n’a dit qu’Al Quaï­da est à la botte de Bush, Edouard. Donc, per­sonne ne peut le prou­ver parce que per­sonne ne le pré­tend… :o)

    Allez, par­lons de l’analyse du pro­fes­seur Ste­ven Jones, s’il vous plaît.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  57. Étienne

    Edouard

    On ne peut pas débattre si vous ne lisez pas les docu­ments de références.

    L’a­mon­cel­le­ment d’ar­gu­ments désor­don­nés que vous pro­po­sez à nou­veau est ingé­rable. Il faut prendre un argu­ment à la fois.

    J’en cite un, in exten­so (p. 61 et 62 et une phrase de la p. 64 de l’a­na­lyse du Dr.Steven E.Jones), mais après, faute de réponse, j’arrête : 

    Un effon­dre­ment rapide et symé­trique du WTC 7

    Exa­mi­nons l’ef­fon­dre­ment du bâti­ment 7, un gratte-ciel de 47 étages du com­plexe du WTC qui n’a jamais été frap­pé par un avion. Nous pou­vons en apprendre beau­coup en mesu­rant le temps de chute de l’angle sud-ouest du toit, à par­tir de l’ins­tant où débute son mou­ve­ment pro­gres­sif vers le sol. Un moyen simple de faire vous-même cette mesure est d’u­ti­li­ser un chro­no­mètre et de chro­no­mé­trer la chute de l’angle sud-ouest du toit à par­tir de plu­sieurs pers­pec­tives dif­fé­rentes. Des vidéos sont dis­po­nibles sur http://​www​.wtc7​.net. Un mou­ve­ment dans la zone cen­trale du bâti­ment est visible peu avant le début de l’ef­fon­dre­ment. Peu après, le coin sud-ouest du toit com­mence à tom­ber. Le temps mesu­ré est de (6,5 ± 0,2) secondes.

    (Ci-dessous,le WTC 7 avant le 11⁄09 et dans l’a­près-midi du 11⁄09,après l’ef­fon­dre­ment des tours du WTC (le WTC 7 est tou­jours debout.)

    Per­son­nel­le­ment, lorsque j’ai vu pour la pre­mière fois ces vidéos sur http://www.wtc7.net,et que j’ai remar­qué la par­faite symé­trie de l’ef­fon­dre­ment du bâti­ment, cela a aigui­sé a curio­si­té de scien­ti­fique. Bien sûr, vous devriez obser­ver l’ef­fon­dre­ment par vous-même et vous deman­der si la chute aus­si rapide de ce bâti­ment ne vous semble pas étrange et ne mérite pas un exa­men plus minu­tieux. 6,5 secondes, est-ce un temps de chute rai­son­nable ? Com­pa­rons ceci avec la durée de chute d’une brique qui serait lâchée du coin du toit. Com­bien de temps cela lui pren­drait-elle pour atteindre le sol ? La réponse est de 6 secondes (et c’est dans le vide).Le toit est donc tom­bé à une vitesse proche de celle de la chute libre !

    Com­ment est-ce pos­sible ? Il y a beau­coup d’a­cier et de béton entre le toit et le sol et cette chute rapide sou­lève immé­dia­te­ment des ques­tions. En science, nous devons prendre en compte la loi de conser­va­tion de la quan­ti­té de mou­ve­ment, c’est une loi fon­da­men­tale de la phy­sique. J’aime ensei­gner la phy­sique et la loi de conser­va­tion de la quan­ti­té de mou­ve­ment est un de mes sujets favoris.

    Nous allons main­te­nant appli­quer la conser­va­tion de la quan­ti­té de mou­ve­ment à l’ef­fon­dre­ment du bâti­ment 7, sur­ve­nu à 17h 20,le 11 sep­tembre 2001, près de 7 heures après la chute des tours.

    J’ai chro­no­mé­tré plu­sieurs démo­li­tions contrô­lées par explo­sifs. Le temps que prend le toit pour atteindre le sol est proche de la durée d’une chute libre,ou légè­re­ment plus. Pour déter­mi­ner la durée de la chute libre du toit,prenez la hau­teur du bâti­ment (y) et cal­cu­lez le temps en résol­vant l’é­qua­tion du temps de chute (y =½ gt 2 ). Pour les démo­li­tions contrô­lées, les bâti­ments s’é­croulent avec une durée proche de celle de la chute libre,exactement comme l’ef­fon­dre­ment du coin du toit du WTC 7.

    Mais sans explo­sif (ver­sion offi­cielle), la loi de conser­va­tion de la quan­ti­té de mou­ve­ment (avec les maté­riaux sous le toit incluant des colonnes d’a­cier intactes) aurait du ralen­tir de manière signi­fi­ca­tive la chute du toit. Que s’est-il pas­sé ? C’est comme si quelque chose avait éli­mi­né les maté­riaux se trou­vant sous le toit, quelque chose comme des explosifs,par exemple. De plus, il semble impos­sible pour un tel bâti­ment d’a­cier de 47 étages de s’ef­fon­drer rapi­de­ment et symé­tri­que­ment sur sa propre base comme il l’a fait alors que l’on consta­tait sim­ple­ment quelques incen­dies dis­per­sés et peu de dom­mages ; les colonnes de sou­tien ont-elles pu s’ef­fon­drer soudainement,simultanément ?

    Un rap­port du FEMA parle de l’ef­fon­dre­ment du WTC 7. Les auteurs recon­naissent que la manière dont les incen­dies ont pu cau­ser l’ef­fon­dre­ment du bâti­ment, sont « incon­nues à ce jour ». La FEMA ajoute que « leur meilleure hypo­thèse de tra­vail est très impro­bable ». Il est à noter qu’ils admettent donc que leur hypo­thèse a une faible pro­ba­bi­li­té de s’être pro­duite. Rap­pe­lons tout de même qu’il s’a­git de l’hy­po­thèse offi­cielle, cette der­nière avan­çant que les feux ajou­tés aux dom­mages ont entraî­né une chute rapide et ver­ti­cale du WTC 7.

    Main­te­nant, si votre hypo­thèse a une faible pro­ba­bi­li­té de réus­site, que faites-vous en tant que scien­ti­fique ? Vous vous dites, « nous devons exa­mi­ner une autre hypo­thèse ». Aucun rap­port du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain n’a sérieu­se­ment pris en compte l’hy­po­thèse que des charges explo­sives aient pu être uti­li­sées dans le WTC 7, mal­gré les preuves de cette hypo­thèse qui s’accumulent.

    (…)

    (il est impor­tant de pré­ci­ser que des dos­siers sur ENRON et d’autres entre­prises sou­mises à une enquête ont été détruits dans l’ef­fon­dre­ment de ce bâti­ment.)

    Etc., etc. (On a le même pro­blème cru­cial avec le temps d’effondrement des deux tours jumelles.)

    Moi, avant de pour­suivre, j’aimerais que vous répon­diez à cela, Edouard, sans tout mélan­ger. Com­ment expli­quez-vous un temps d’effondrement des trois tours pra­ti­que­ment égal à celui d’une chute libre ?

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne

    PS : je n’ai pas tant de temps, mal­heu­reu­se­ment, et là j’en perds beaucoup…

    Réponse
  58. Edouard Laugthon

    Etienne ,

    J’ai par­lé des ana­lyses de Mr Jones , elles sont les pro­lon­ge­ments ou le com­plé­ment d’autres ana­lyses allant dans le même sens :

    Le plus simple est que vous me citiez un exemple qui vous­pa­rait tenable pour que nous puis­sons en discuter

    Je ne sais pas pour­quoi vous me posez cette ques­tion sur la tor­ture asso­ciée au verbe « jes­père que  » : vous en dou­tiez ? votre j’es­père est un affront à mon honneur

    quant au retour de la tor­ture pour une droite décom­plexée , vous devez savoir que la tor­ture n’est pas exclu­si­vee de la droite ‚vous connais­sez l’his­toire ( je n’é­cris pas j’espère )
    pas­sons sur ces insi­nua­tions peu utiles

    pre­mier point : les atten­tats de madrid ne sont pas du tout hors sujet ‚ils ont été reven­di­qués par les mêmes groupes

    deuxième point : je n’ai pas pré­ten­du qu’un
    false flag soit impos­sible, tou­te­fois rien ne le,prouve alors que les groupes ter­ro­ristes loin de BUSH et de la tor­ture et de Gua­ta­na­mo reven­diquent crâ­ne­ment les attentats

    troi­sième point : les aveux

    vous êtes vrai­ment dans le si mais si et si, je ne dis pas mais je dis etcc on peut aus­si bro­der de siècles et évi­ter de par­ler des vrais problèmes :

    ex.(Je ne dis pas qu’elle a men­ti, je dis que ses « aveux » com­modes ne prouvent pas qu’elle n’a pas menti.)

    qua­trième point : vous dites :
    « La col­lu­sion est évi­dem­ment pos­sible (pas prou­vée, mais pos­sible) entre ces deux orga­ni­sa­tions : ils se connaissent bien, non ? (Ben Laden a été créé et entraî­né par la CIA avant de se retour­ner contre son créa­teur, n’est-ce pas ?) »

    plus loin :  » Mais per­sonne n’a dit qu’Al Quaï­da est à la botte de Bush, Edouard. »

    pas à la botte mais il y aurait col­lu­sion c dif­fé­rent mais proche à la fois

    Pour finir je vous ai cité la vidéo d’une qui cir­cule sur le WEB et qui comme le pro­fes­seur Jones essaie de démon­ter la thèse offi­cielle : un extrait est très évocateur :

    Bush est dans une salle de classe quand on lui apprend les atten­tats , il écoute , ne bouge pas , reste silen­cieux puis reparle une minute aux enfants et qui la salle

    la vidéo pré­tend qu’il est léger , qu’il ne réagit pas et reparle aux enfants comme si de rien n’é­tait ‚le com­por­te­ment de BUSH lais­se­rait sus­pec­ter la collusion

    d’autres ana­lystes expliquent que BUSH est pétri­fié par la nou­velle , qu’il réflé­chit essaie de ne pas mon­trer son désar­roi et de sor­tir de cette classe sans pani­quer personne

    qui croyez vous ?

    Der­nier point : je vous rejoins sur un point , bran­dir la menace ter­ro­riste ou cri­mi­nelle pour dimi­nuer les liber­tés : ex . ins­tal­ler des vidéos sur­veillance par­tout est très réduc­teur des liber­tés mais êtes vous sur que tous ceux qui qui demandent l’ins­tal­la­tion des ces sur­veillances ( j’y suis opposé)cherchent à ins­tau­rer un régime de peur et res­tric­tif ou veulent pro­té­ger les citoyens les plus fra­giles et limi­ter la criminalité ?

    la réponse n’est pas facile ! et que pro­po­sez vous ?

    ami­ca­le­ment

    Réponse
  59. Edouard Laugthon

    Etienne ,

    Voi­là le point cru­cial de votre résumé :

    « qu’ils admettent donc que leur hypo­thèse a une faible pro­ba­bi­li­té de s’être produite »

    Vous devez savoir qu’en science même si la pro­ba­bi­li­té est faible cela ne signi­fie pas que c’est impos­sible, et cela ne suf­fit pas à éli­mi­ner cette hypo­thèse tant que l’on a pas démon­tré une autre hypo­thèse aus­si pour l’ins­tant rien d’autre n’a été prouvé.

    Donc, il faut conti­nuer de chercher.

    Bien, si vous avez peu de temps (ce n’est pas ce qui me sem­blait au vu des pavés que vous adres­sez) et sur­tout si vous en per­dez, je vous laisse à votre temps si pré­cieux que vous ne pou­vez m’ac­cor­der cher ministre
    Sachez tou­te­fois que vous ne m’a­vez pas convain­cu et que j’ai déja lu ces contre exper­tises des atten­tats amé­ri­cains qui ne prouvent rien.

    Ce sujet est bien dans la ligne de vos pré­oc­cu­pa­tions : faire-vous aus­si très peur en dénon­çant à par­tir de sup­po­si­tions : la vilaine europe, la vilaine constitution

    En intro­duc­tion : vous écrivez :

    « tout chef sera un détes­table tyran si on le laisse faire. Pour­quoi j’en suis assu­ré ? Parce que je sais très bien ce que je ferais si j’é­tais géné­ral ou dictateur. »

    Ce que vous feriez ? mais tout le monde n’est pas commme vous, vous por­tez au débat vos propres faiblesses ?

    Réponse
  60. Étienne

    Stop, on perd son temps, effec­ti­ve­ment. Vous dites : « ce docu­ment est long, j’ai déjà lu des équi­va­lents »… et vous ne lisez pas…

    Comme on dit, Il n’est pire sourd que celui qui ne veut point entendre.

    Cha­cun jau­ge­ra les efforts et les argu­ments avan­cés de part et d’autre et se fera sa propre opinion.

    Moi, j’ar­rête là.

    Réponse
  61. Edouard Laugthon

    J’ai bien lu l’ex­trait que vous aviez copier col­ler qui ne prouve rien

    Votre for­mule sur ceux qui ne veulent point entendre devrait effec­ti­ve­ment vous faire réflè­chir car vous même lisez avec une grille très pré­cise et trrès par­tiale comme si vous ne rete­niez que ce qui va dans votre pre­mière impres­sion , ce qui explique votre MEPRIS (« je perds mon temps  » , j’es­père que mes pro­fes­seurs de cette année ne me diront pas je perds mon temps )

    Si vous per­drez votre temps ce n’est pas dans le sens ou vous croyez ‚vous êtes inca­pable de sor­tir de votre pri­son et vous croyez être libre

    Mer­ci quand même de m’a­voir accor­der votre temps si pré­cieux et je dis aus­si STOP quant à épi­lo­guer sur ce que cha­cun jau­ge­ra cela ne regarde que vos prétentions

    Réponse
  62. Edouard Laugthon

    Pour ache­ver car votre air mépri­sant m’a mis en colère ( ce n’est pas bon la colère ), j’ob­serve que vous ne répon­dez à aucune ques­tions emba­ras­santes, vous vous défi­lez en recen­trant sur vos cer­ti­tudes discutables

    J’es­père que vous pren­drez conscience et vous remet­trez en cause en gagnant en seré­ni­té sans tout prendre impré­gné de sus­pi­cion plus ou moins malsaine

    C’est dur mon­sieur Chouard de se voir contre­dit et facile de se défendre en dis­qua­li­fiant l’autre comme peu cré­dible par ce que gênant

    j’ai lu quelque part que vous êtes pro­fes­seur : bon­jour l’en­doc­tri­ne­ment sur­tout­lorque vous leur par­lez de mon­naie et d’europe

    ç a fait peur l’EN

    Réponse
  63. Étienne

    C’est l’es­ca­lade… Vous grim­pez aux rideaux tout seul.

    Réponse
  64. Edouard Laugthon

    Vous seriez moins mépri­sant et moins anti-tout ‚vous gagne­riez en crédibilité

    pour infor­ma­tion , les tours du 11 sep­tembre sont tom­bées à la suite de la fonte des struc­tures , elles ne pou­vaient résis­ter à la cha­leur pro­duite par les explo­sions des avions

    n’im­porte quel scien­ti­fique sérieux vous le prou­ve­ra , mais fau­drait il encore que vous sor­tiez de votre atti­tude de prin­cipe : don­nez cré­dit à tout ce qui démonte les thèses offi­cielles dès qu’elles sont un tan­ti­net moti­vées et structurées

    fina­le­ment vous avez rai­son , vous avez beau­coup de temps à perdre avec des gens qui se prennent au sérieux dans leurs délires…au final , j’ai per­du mon temps puisque per­sonne ici n’a pu répondre à mes ques­tions ou mes recherches sur­to­tu sur les causes de la baisse de l’im­mo­bi­lier et sur les taux d’intérêt

    est ce un blog pour ceux qui parlent de ce qu’ils ne mai­trisent pas ?

    ne répon­dez pas ca n’en vau­drait pas la lecture

    Réponse
  65. NingúnOtro

    Mr. Laugh­ton,

    Que vous n’ayez pas obte­nu les réponses que vous sou­hai­tiez ne vous auto­rise pas à dis­cré­di­ter vos interlocuteurs.

    Il ne s’a­git pas d’être mépri­sant ou anti-tout, et quand les sujets à trai­ter sont com­plexes et mul­ti­fa­ce­tiques la sim­pli­fi­ca­tion exa­gé­rée pour les rendre acces­sibles aux moins intel­lec­tuel­le­ment dotées ou moins inté­res­sées ne nous apporte guère de la crédibilité.

    Ce sont les don­nées suf­fi­santes et contras­tées qui nous apportent de la cré­di­bi­li­té. Avec des don­nées assor­ties et par­tielles, n’im­porte qui peut construire la thèse qui lui convient.

    Alors, n’im­porte quel scien­ti­fique sérieux vou­dra bien me prou­ver que les struc­tures n’ont pu résis­ter à la cha­leur pro­duite par les explo­sions des avions… aux étages où ils ont impac­té. Cela ne jus­ti­fie point le manque de résis­tance des étages infé­rieurs au point que l’ef­fon­dre­ment s’est fait à la vitesse d’une chute libre. D’ailleurs… les avions étaient deux… Quel miracle a donc fait s’ef­fon­drer le troi­sième bâtiment ?

    Les thèses offi­cielles, en sim­pli­fiant trop pour être soi-disant à la por­tée de l’in­tél­li­gence de tous, cachent trop de détails « trou­blants » qui ne s’ex­pliquent pas dans cette théo­rie officielle.

    Je ne puis prou­ver une théo­rie alter­na­tive… mais ça ne m’o­blige pas du tout à ava­ler l’of­fi­cielle comme si elle était dieux-donnée.

    Il me reste des doutes raisonnables.

    Et puis… si on ne pou­vait par­ler que de ce qu’on maî­trise… cer­tains auraient trop d’in­té­rêt à nous main­te­nir igno­rants (nous : le plus grand nombre). Je com­mence à avoir des soup­çons à ce sujet…

    Réponse
  66. Étienne

    « Le 11 sep­tembre, six ans après »

    Une mise au point pas­sion­nante, éla­bo­rée par Paul Craig Roberts (ancien sous-secré­taire au Tré­sor amé­ri­cain sous Rea­gan)
    et relayée par « Mar­co », fin connais­seur du sujet, sur Ago­ra­vox :

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​_​t​o​u​s​_​c​o​m​m​e​n​t​a​i​r​e​s​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​9​107

    Réponse
  67. Étienne


    Robert
    Fisk : « Moi aus­si, je ques­tionne la « véri­té » du 11
    septembre
    27 août 2007

    « Épar­gnez
    moi les exal­tés, épar­gnez moi les com­plots. Mais comme tout le monde,
    j’aimerais connaître la véri­table his­toire du 11 sep­tembre, à tout le
    moins parce qu’elle a mar­qué le déclen­che­ment de la plus folle et
    dévoyée « Guerre contre la ter­reur » qui nous a
    conduit au désastre en Irak et en Afgha­nis­tan et dans une grande partie
    du Moyen Orient. »

    Chaque
    fois que je donne une confé­rence à l’étranger sur le Moyen Orient, il y
    a tou­jours une per­sonne dans l’assistance – une seule – que je nomme
    « l’exalté ». Toutes mes excuses à tous ceux, hommes
    et femmes, qui assistent à mes inter­ven­tions et posent des questions
    éclai­rées et per­ti­nentes – qui sont sou­vent un rap­pel à l’humilité pour
    le jour­na­liste que je suis – et qui montrent qu’ils com­prennent la
    tra­gé­die du Moyen Orient bien mieux que les jour­na­listes qui la
    couvrent. Mais « l’exalté » existe. Il se mani­feste à
    Stock­holm et à Oxford, à Sao Pau­lo et à Ere­van, au Caire, à Los Angeles
    et, dans sa ver­sion fémi­nine, à Bar­ce­lone. Quelque soit le pays, il y a
    tou­jours un « exalté ».

    La
    ques­tion qu’il – ou elle – pose res­semble à ceci : pourquoi,
    si vous êtes un jour­na­liste libre, ne dites vous pas ce que vous savez
    vrai­ment sur le 11 sep­tembre ? Pour­quoi ne dites vous pas la
    véri­té – que l’administration Bush (ou la CIA, ou le Mos­sad, faites
    votre choix) a fait sau­ter les tours jumelles ? Pour­quoi ne
    révé­lez-vous pas les secrets qui sont der­rière le 11
    sep­tembre ? L’hypothèse à chaque fois, c’est que Fisk sait,
    que Fisk a un bureau bien réel, rem­pli de dos­siers fac­tuels solides et
    conte­nant les preuves déci­sives de ce que « tout le monde
    sait » (c’est en géné­ral la phrase uti­li­sée) : qui a
    détruit les tours jumelles. Par­fois, l’exalté est visi­ble­ment angoissé.
    Un homme à Cork m’a hur­lé ses ques­tions et au moment où j’ai suggéré
    que sa ver­sion du com­plot était un rien étrange, a quit­té la salle en
    voci­fé­rant des insultes et don­nant des coups de pied dans les chaises.

    Habi­tuel­le­ment,
    j’ai ten­té de dire la « véri­té » ; bien
    qu’il y ait des ques­tions sans réponses sur le 11 sep­tembre, je suis le
    cor­res­pon­dant de The Inde­pendent au Moyen Orient, et pas le
    cor­res­pon­dant char­gé des conspi­ra­tions. Que j’ai assez de complots
    réels sur les bras au Liban, en Syrie, en Iran, dans le Golfe, etc,
    pour me pré­oc­cu­per de com­plots ima­gi­naires à Man­hat­tan. Mon dernier
    argu­ment – déci­sif, à mon avis – est que l’administration
    Bush a raté tout ce qu’elle a ten­té de faire au Moyen Orient. Par quel
    miracle aurait-elle pu com­mettre les crimes contre l’humanité qui ont
    eu lieu le 11 sep­tembre aux USA ?

    Je
    m’en tiens aujourd’hui encore à ce point de vue. N’importe quel
    mili­taire qui peut affir­mer qu’Al Qai­da est en fuite – comme les
    amé­ri­cains l’ont fait il y à deux jours – n’est pas capable de réaliser
    quoi que ce soit de l’ampleur du 11 sep­tembre. « Nous avons
    désor­ga­ni­sé Al Qai­da, les obli­geant à fuir », a décla­ré le
    colo­nel David Suther­land au sujet de l’opération por­tant le nom de code
    ‑absurde de « Mar­teau étin­ce­lant » dans la province
    de Diya­la en Irak. « La peur qu’ils ont de se confron­ter à nos
    forces prouve que les ter­ro­ristes savent qu’il n’y a plus de repaire
    sûr pour eux ». Et ain­si de suite, tout ceci n’ayant aucune
    part de vérité.

    Quelques
    heures plus tard, Al Qai­da a atta­qué Baqu­ba avec une force de la taille
    d’un bataillon et mas­sa­cré tous les cheiks locaux qui avaient ten­du la
    main aux amé­ri­cains. Cela me remé­more le Viet­nam – une guerre que
    George bush a obser­vée depuis le ciel du Texas – ce qui peut expliquer
    pour­quoi il a mélan­gé cette semaine la fin de la guerre du Viet­nam avec
    le géno­cide au Cam­bodge, dont la popu­la­tion a fina­le­ment été sau­vée par
    ces mêmes viet­na­miens que les frères d’armes de Bush, plus courageux
    que lui, avaient com­bat­tu si longtemps.

    Mais
    nous y voi­là. Je suis de plus en plus trou­blé par les incon­sis­tances dans la
    ver­sion offi­cielle du 11 sep­tembre.
    Il ne s’agit pas
    uni­que­ment des inco­hé­rences évi­dentes : où sont les débris des
    avions (moteurs, etc) de l’attaque du Penta­gone ? Pour­quoi les
    offi­ciels qui ont été impli­qués dans le vol Uni­ted 93 (qui s’est écrasé
    en Penn­syl­va­nie) ont été muse­lés ? Pour­quoi les débris du vol
    93 se sont dis­per­sés sur des kilo­mètres alors que l’avion est censé
    s’être écra­sé en entier dans un champ ? Encore une fois, je ne
    parle pas ici des « recherches » démentes d’un David
    Ickes [1] au Pays Mer­veilles et du
    désastre du World Trade Cen­ter – qui devraient don­ner à n’importe quel
    homme sen­sé l’envie de lire plu­tôt l’annuaire téléphonique.

    Je
    parle de pro­blèmes scien­ti­fiques. S’il est vrai, par exemple, que le
    kéro­sène brûle à 820 degrés Cel­sius dans des condi­tions optimum,
    com­ment les poutres métal­liques des tours jumelles – dont le point de
    fusion est à 1480 degrés – pour­raient céder au même moment ?
    (Elles se sont effon­drées en 8,1 et 10 secondes) Qu’en est-il du
    troi­sième buil­ding – le buil­ding numé­ro 7 du World Trade Cen­ter, aussi
    nom­mé Sal­mon Bro­thers buil­ding (WTC7)- qui s’est effon­dré sur lui-même
    en 6,6 secondes à 17 heures 20 le 11 sep­tembre ? Pourquoi
    s’est-il effon­dré de façon si nette alors qu’aucun avion ne l’avait
    heur­té ? Le Natio­nal Ins­ti­tute of Stan­dards and Technology
    amé­ri­cain a été char­gé d’analyser la cause de la des­truc­tion des trois
    bâti­ments. Il n’a pas encore remis son rap­port sur le WTC7. Deux
    pro­fes­seurs amé­ri­cains en ingé­nie­rie méca­nique répu­tés – définitivement
    pas du genre « exal­té » – ont enta­mé une procédure
    contes­tant les conclu­sions de ce rap­port, en se basant sur le fait
    qu’il pour­rait être « frau­du­leux ou mensonger. »

    Du
    point de vue jour­na­lis­tique, il y a eu de nom­breuses choses étranges
    autour du 11 sep­tembre. Les comptes ren­dus ini­tiaux de journalistes
    disant qu’ils avaient enten­du des « explo­sions » dans
    les tours – qui pour­raient avoir été les cra­que­ments des poutres – sont
    faciles à écar­ter. C’est moins le cas pour l’information selon laquelle
    le corps d’une femme membre de l’équipage a été retrou­vé avec les mains
    liées dans une rue de Man­hat­tan. OK, accep­tons qu’il se soit agi
    sim­ple­ment du compte ren­du d’un on-dit. Au même titre que la liste des
    pirates-sui­cide éta­blie par la CIA qui incluait trois hommes qui
    étaient – et sont tou­jours – bien en vie et résident au Moyen Orient,
    était une erreur ini­tiale des ser­vices de renseignement.

    Mais
    qu’en est-il de l’étrange lettre attri­buée à Moham­med Atta, le
    pirate-assa­sin au visage inquié­tant, dont les conseils
    « isla­miques » à ses abo­mi­nables com­parses – publiés
    par la CIA – ont aba­sour­di tous mes amis musul­mans du Moyen
    Orient ? Atta y parle de sa famille, ce qu’aucun musulman
    aus­si mal éle­vé soit-il ne men­tion­ne­rait vrai­sem­bla­ble­ment dans une
    telle prière. Il rap­pelle éga­le­ment à ses com­pa­gnons-de-crime de
    réci­ter la pre­mière prière du jour et pour­suit en la citant. Mais aucun
    musul­man n’aurait besoin d’un tel rap­pel, et s’attendrait encore moins
    à trou­ver le texte de la prière « Fajr » dans la
    lettre d’Atta.

    J’y
    insiste. Je ne suis pas un théo­ri­cien des conspi­ra­tions. Épar­gnez moi
    les exal­tés, épar­gnez moi les com­plots. Mais comme tout le monde,
    j’aimerais connaître la véri­table his­toire du 11 sep­tembre, à tout le
    moins parce qu’elle a mar­qué le déclen­che­ment de la plus folle et
    dévoyée « Guerre contre la ter­reur » qui nous a
    conduit au désastre en Irak et en Afgha­nis­tan et dans une grande partie
    du Moyen Orient. Karl Rove, le conseiller qui, heureusement,
    vient de quit­ter Bush, a décla­ré un jour « nous sommes un
    empire, désor­mais – nous créons notre propre réalité ».

    Vrai ? Au moins dites le nous. Cela pour­rait mettre un terme à
    l’envie qu’ont cer­tains de taper dans des chaises.


    Publi­ca­tion
    ori­gi­nale The
    inde­pendent
    , tra­duc­tion HD pour Contre Info : 
    http://​contrein​fo​.info/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​1​208.


    [1] David
    Ickes
    est un ex jour­na­liste spor­tif de la BBC
    désor­mais célèbre pour ses théo­ries délirantes.

    Réponse
  68. Étienne

    « Effroyable imposture
    11 sep­tembre : 42 % des États-uniens doutent de la ver­sion offi­cielle »
    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​3​9​4​7​4​.​h​tml

    « Alors que peu de jour­na­listes fran­çais ou états-uniens doutent de la ver­sion des atten­tats du 11 sep­tembre pré­sen­tée par l’administration Bush, ils sont désor­mais 42 % des citoyens des États-Unis à remettre en ques­tion le dogme du com­plot isla­mique. Une contes­ta­tion qui nour­rit dans leur pays une défiance vis-à-vis des grands médias et un rejet des ins­ti­tu­tions poli­tiques. C’est ce que révèle un son­dage du très res­pec­té ins­ti­tut Zog­by Inter­na­tio­nal.

    L’analyse de Thier­ry Meyssan

    (…) (Lire la suite, intéressante…)
    .

    Réponse
  69. Étienne

    « La toute-puis­sance me semble en soi une chose mau­vaise et dan­ge­reuse. Son exer­cice me paraît au-des­sus des forces de l’homme, quel qu’il soit, et je ne vois que Dieu qui puisse sans dan­ger être tout-puis­sant, parce que sa sagesse et sa jus­tice sont tou­jours égales à son pouvoir.

    Il n’y a donc pas sur la terre d’au­to­ri­té si res­pec­table en elle-même, ou revê­tue d’un droit si sacré, que je vou­lusse lais­ser agir sans contrôle et domi­ner sans obstacles.

    Lors donc que je vois accor­der le droit et la facul­té de tout faire à une puis­sance quel­conque, qu’on l’ap­pelle peuple ou roi, démo­cra­tie ou aris­to­cra­tie, qu’on l’exerce dans une monar­chie ou dans une répu­blique, je dis : là est le germe de la tyran­nie, et je cherche à aller vivre sous d’autres lois.

    Ce que je reproche le plus au gou­ver­ne­ment démo­cra­tique, tel qu’on l’a orga­ni­sé aux États-Unis, ce n’est pas, comme beau­coup de gens le pré­tendent en Europe, sa fai­blesse, mais au contraire sa force irré­sis­tible. Et ce qui me répugne le plus en Amé­rique, ce n’est pas l’ex­trême liber­té qui y règne, c’est le peu de garan­tie qu’on y trouve contre la tyrannie. »

    Toc­que­ville, De la démo­cra­tie en Amé­rique, tome 1, deuxième par­tie, cha­pitre VII : « de l’om­ni­po­tence de la majo­ri­té aux États-Unis et de ses effets »

    Réponse

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