Le travail des journalistes, c’est d’inquiéter les pouvoirs.
Les journalistes sont des « sentinelles du peuple », comme on disait en 1789 : ils doivent veiller, surveiller, et nous alerter en cas de danger.
Les journalistes sont — devraient être — un contre-pouvoir efficace contre la tyrannie.
L’expression « journaliste rebelle » devrait être un pléonasme.
La place des journalistes est donc de rester à distance des hommes de pouvoir, pour garantir leur vigilance et leur exigence.
Pourtant, la plupart des journalistes se sont fait apprivoiser, acheter, salarier, précariser et au final, subordonner par les plus riches.
Aujourd’hui, quand ils ne sont pas pigistes hyper-dépendants, ils déjeunent et s’amusent avec les ministres et les parlementaires qu’ils embrassent au lieu de les inquiéter.
L’expression « journaliste rebelle » est en train de devenir un oxymore.
Les débats politiques sont donc devenus insipides et creux : personne ne pose plus les bonnes questions, épineuses, prenant le temps d’argumenter pour les épuiser. La télévision est devenue un outil radical pour dépolitiser les citoyens, pour les distraire de l’essentiel.
J’ai listé, sans espoir, quelques unes des piques qu’oublient de lancer nos soi-disant « journalistes » à nos soi-disant « représentants ».
J’aimerais connaître vos propres questions impertinentes.
Bien entendu, ce message est désespéré : tout est verrouillé pour que ces questions ne soient jamais posées publiquement à ceux qu’elles concernent.
SOS journaliste en panne
Réservoir à questions citoyennes impertinentes :
- Comment vous croire après que vous ayez menti, ne serait-ce qu’une seule fois ?
Éventuellement compléter la question en rappelant les deux ou trois mensonges les plus récents du politicien interrogé : par exemple, la promesse sur l’honneur de Nicolas Sarkozy de ne jamais nationaliser GDF, ou l’aveu de François Hollande que le PS aurait évidemment mené une campagne pour le Non au TCE si seulement Chirac avait engagé son mandat sur le résultat du référendum ; ou le fait, pour Ségolène royal, de nous présenter le droit de pétition (sans garantie de résultat) comme s’il s’agissait du référendum d’initiative populaire (RIP) et de la démocratie participative tant attendue ; ou encore la promesse formelle par TOUS les partis d’instituer le RIP et le mensonge prouvé en fin de mandat quand on constate que le RIP n’a même pas été débattu, etc. Voir un récapitulatif consternant au sujet des énormes mensonges du PS dans le n°6 du journal « Le Plan B », p. 4 et 5 : « Comment le PS a « réformé » les services publics » ». - Autre façon de poser la question : après 25 ans de mensonges impunis du PS (menteur A) et de l’UMP (menteur B), — mensonges apparemment bien repérés par 70 % des citoyens qui ne font plus confiance à aucun parti —, considérez-vous que le choix imposé aujourd’hui entre le menteur A et le menteur B soit un choix démocratique ? D’après vous, quel est le sens politique du vote blanc ? Selon vous, pourquoi le vote blanc est-il confondu avec les votes nuls par le code électoral ? Pourrait-il y avoir un lien avec le fait que le code électoral est écrit par les parlementaires et les ministres eux-mêmes ? Trouvez-vous normal que le code électoral soit rédigé et révisé par les élus ?
- Les institutions devraient-elles prévoir une procédure radicale pour éliminer définitivement du pouvoir les menteurs et les voleurs ? Ou bien l’élection est-elle, pour vous, une sorte de gomme à turpitudes ? Qui aurait la légitimité pour institutionnaliser de telles procédures ?
- Le mensonge est-il inscrit (programmé) dans le génome de l’élection, tant que les institutions ne prévoient aucun contrôle citoyen entre deux élections ? Comment expliquez-vous l’absence totale de contrôle du respect des promesses électorales ? Le fait que ceux qui écrivent la constitution sont ceux-là mêmes qui exercent ensuite le pouvoir peut-il avoir un lien avec cette absence de règles contraignantes dans la constitution ?
- Les politiciens peuvent-ils écrire eux-mêmes les limites de leur propre pouvoir (la Constitution) ? N’est-ce pas trop leur demander ? Est-il raisonnable, de la part des citoyens, de laisser les politiciens fixer eux-mêmes les contre-pouvoirs qui seront censés les limiter eux-mêmes ? N’y a‑t-il pas là LA source principale —évidente— de la détestable impuissance politique des citoyens ?
- Si vous nous imposez par voie parlementaire, comme vous le promettez, le maudit « traité constitutionnel » que nous venons de refuser expressément par référendum, quels moyens techniques comptez-vous utiliser pour réprimer l’insurrection ?
- Pouvez-vous nous expliquer à quoi sert une Constitution, selon vous ?
- Quand peut-on dire qu’on a affaire à une « Constitution » ? Suffit-il que les auteurs aient placé l’étiquette « Constitution » en tête de leur texte (ou qu’ils n’aient justement pas mis cette étiquette) pour répondre à la question précédente, ou bien faut-il plutôt considérer ce que contient vraiment le texte pour en déterminer la nature ? Est-il utile, pour savoir si le texte est une « constitution », de vérifier si le texte met en place des institutions et un pouvoir contraignant pour les citoyens ?
- Quel rôle les citoyens doivent-ils jouer dans l’élaboration de leur Constitution ? Quel problème posent les traités à cet égard ? Trouvez-vous légitime d’imposer des institutions aux peuples par voie de traité ? À partir de quand parlez-vous d’abus de pouvoir ?
- Quels sont les signes concrets qui, d’après vous, permettent de parler de dérive tyrannique ?
- D’après vous, la démocratie est-elle acquise pour toujours et peut-on se contenter de faire confiance aux pouvoirs en place, ou bien est-elle au contraire toujours en danger et faut-il se battre pour la protéger et pour l’améliorer ? L’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 dit : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Qu’en pensez-vous ?
- Un candidat devient-il un saint par le seul fait d’avoir été élu ? À quels contrôles acceptez-vous de vous soumettre entre deux élections ? Pourquoi pas plus ?
- Quelle est la légitimité de vos décisions passées qui ont abandonné aux banques privées le droit public décisif de battre monnaie ? À choisir entre l’intérêt des banquiers (et de la finance) et l’intérêt général, que choisissez-vous ? Pourquoi ?
- Quel lien de causalité faites-vous entre la rareté de la monnaie (créée chichement aujourd’hui —uniquement contre endettement et avec intérêt — par des acteurs privés privilégiés — les banques privées — qui ont un intérêt personnel à ce que la monnaie soit rare et chère puisque ce sont eux qui la prêtent) et le chômage et la misère ?
- Quel lien faites-vous entre la dette publique (astronomique) et l’obligation pour l’État d’emprunter pour financer la dépense publique ? Avez-vous comparé les courbes de l’endettement public et les avez-vous rapprochées de la date de la dernière émission de monnaie par la Banque de France (1973) ?
- Avez-vous déjà étudié la thèse selon laquelle la dette de l’État est largement artificielle et créée au profit des banques privées auprès desquelles l’État a mystérieusement consenti à s’endetter pour se financer (au lieu de créer l’argent dont il a besoin au fur et à mesure, comme il a toujours fait auparavant) ? Quelle est, d’après vous, la part que représente ce sabordage monétaire au profit des banquiers dans le montant actuel de la dette publique ?
- Pourquoi renoncez-vous à ce que l’État crée sans intérêt autant de monnaie que ce dont les citoyens auraient besoin pour leur activité économique ? (Soyez précis, s’il vous plaît.)
- Quelle est la légitimité des banquiers pour conserver le droit de battre monnaie et d’y percevoir un intérêt (sans travail) alors que c’est, à l’évidence, un privilège digne de l’Ancien Régime ?
- Est-ce que je peux, moi aussi, être banquier ? Parce que ça a l’air génial, comme boulot : plus t’es riche, plus t’es riche… sans rien faire… Est-ce que je peux être banquier ? Pourquoi pas ?
- Pourquoi laissez-vous la monnaie devenir une marchandise, avec un marché, une rareté, un prix, des spéculations, des accumulations, des confiscations, au lieu de forcer tous les acteurs à n’y voir qu’un moyen d’échange abondant ?
- Au début du 20e siècle, le président américain Lincoln disait qu’il avait deux ennemis : un à l’extérieur et un à l’intérieur, les banquiers, ceux-ci étant de loin les plus redoutables. Il avait juré de s’occuper d’eux sérieusement (de reprendre la souveraineté de l’État sur la monnaie) dès après sa réélection. Cinq jours après cette réélection, il fut assassiné… comme Kennedy le fut à son tour après avoir fait des annonces comparables. Vous sentez-vous en danger de mort si vous osiez remettre en cause les privilèges féodaux des banquiers ?
- Vous sentez-vous propriétaire de la souveraineté nationale ou seulement locataire ? Un locataire peut-il disposer librement du bien qu’il loue, ou bien doit-il évidemment en référer au propriétaire ? Les élus ont-ils la légitimité pour transférer les moyens d’expression et de contrôle de la souveraineté nationale ?
- Être élu donne-t-il tous les pouvoirs ? Vous sentez-vous tout puissant par rapport à vos électeurs (entre deux élections) ?
- Avez-vous conscience du sentiment d’impuissance que vous laissez à vos électeurs entre deux élections ? Pensez-vous que ce soit supportable longtemps pour des gens éduqués ? À partir de quand, à votre avis, les gens sont-ils prêts à faire la révolution ?
- Comment pourrait-on séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués ? Au moment de désigner les membres d’une Assemblée Constituante, pour éviter que les partis ne nous imposent des hommes de pouvoir (qui n’ont pas à écrire eux-mêmes les règles de leur propre pouvoir), que pensez-vous d’une assemblée constituante tirée au sort (parmi les volontaires ou parmi les meilleurs élus non candidats) plutôt qu’élue ?
- Quelle réalité reconnaissez-vous au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? Quels exemples concrets de l’exercice de ce droit pouvez-vous donner, en France d’abord, en Europe ensuite ? Que pensez-vous de l’expression « droit des élus à disposer des peuples » ?
- Comment, selon vous, les citoyens peuvent-ils reprendre le contrôle des pouvoirs ? Comment peuvent-ils se protéger contre les abus de pouvoir ?
- Acceptez-vous d’être contrôlé ? À tout moment et à tout propos ? Comment ? Pourquoi pas ?
- Les salariés peuvent-ils faire comme vous (n’accepter, de fait, aucun contrôle entre deux renouvellements de contrat) ? Allez-vous annoncer cette bonne nouvelle plutôt à la radio ou plutôt à la télé ?
- Qu’est-ce qui vous permet de dire que la vente des autoroutes n’est pas un abus de pouvoir ?
- Est-il trop bon de jeter en prison ceux qui ont signé le traité de Nice et privatisé TF1 ? Quelles autres sanctions pourrait-on prévoir ?
- Était-il aberrant, même pour un politicien de métier habitué à décider à la place de ses électeurs, de nous demander notre avis sur chaque privatisation ? Surtout sur des décisions non annoncées dans votre programme électoral ? (Question destinée aussi bien à l’UMP qu’au PS.)
- Comment jugez-vous un élu qui privatise (qui vend des biens publics, parfois à des acteurs privés avec qui il déjeune souvent) comme s’il en était propriétaire, sans l’avoir annoncé et sans consulter directement les véritables propriétaires (les citoyens) ? Que signifie, pour vous, le mot éthique ?
- Même question sur le CNE, ni annoncé avant les élections, ni confirmé par référendum. Pourquoi pendant les vacances scolaires ? Faut-il que la Constitution interdise au Parlement de voter des lois pendant les vacances ? Pourquoi par ordonnances ?
- Que devient la séparation des pouvoirs quand le gouvernement légifère par ordonnance ?
- Pouvez-vous nous rappeler à quoi sert précisément la séparation des pouvoirs ?
- À partir de quand un chef devient-il un tyran ?
- Nos élus sont-ils nos chefs ou nos porte-parole ?
- Qui doit décider si nous élisons des chefs ou des porte-parole ? Est-ce que les élus ne sont pas, en l’occurrence, juges et parties pour décider quel est leur rôle, et ne sont-ils donc pas, forcément, malhonnêtes ? Vous trouvez-vous, vous-même, bien placé pour décider de la nature du mandat qui vous est confié par votre élection ? Est-ce à vous de décider ça ? Serait-il aberrant, à vos yeux, de trancher ce choix de société par référendum ?
- Vous connaissez le grand principe : « La loi est l’expression de la volonté générale ». Vous savez qu’en droit, l’indicatif vaut impératif et que cette formule signifie « la loi doit être l’expression de la volonté générale » : dans votre travail de parlementaire ou de ministre, cherchez-vous à savoir finement quelle est la véritable volonté générale, pour vous en faire ensuite le porte-parole, ou bien substituez-vous votre volonté personnelle à la volonté générale ?
- Parlementaire ou ministre, êtes-vous en situation d’écrire honnêtement le code électoral ? Êtes-vous bien désintéressé, en l’occurrence ? Quelle importance accordez-vous au mot honnêteté ?
- Quelle pourrait être l’autorité indépendante (et sous contrôle citoyen) qui fixe les règles constitutionnelles, au dessus des pouvoirs constitués ? Comment garantir à la fois son indépendance par rapport aux autorités politiques et aux puissances économiques, tout en conservant un contrôle citoyen ? Une Assemblée Constituante convocable à tout moment, tirée au sort chaque fois parmi un réservoir d’élus non candidats (hors partis), est-elle meilleure institution que notre soi-disant « Conseil des sages » hyperpolitisé et illégitime ?
- Que pensez-vous d’une autorité indépendante de cette sorte pour surveiller les médias, les juges, les parlementaires, les ministres ?
- Quelle est la légitimité du Conseil Constitutionnel ? Trouvez-vous normal qu’un organe nommé, qui ne rend de comptes à personne, ait l’ascendant sans appel sur l’assemblée élue au suffrage universel ? Que signifie précisément le mot démocratie ?
- Est-il normal que les juges soient jugés par d’autres juges ? Des réflexes corporatistes évidents ne les conduisent-ils pas à se protéger mutuellement ? Où est la justice dans des institutions qui prévoient de telles erreurs ?
- Les juges européens dépendent directement, pour leur carrière, des exécutifs qui les nomment (dans la plus grande opacité) pour six ans, ce qui est court, renouvelables (!)… Connaissez-vous l’étendue des pouvoirs de ces juges ? Quelle importance accordez-vous à l’indépendance de la magistrature ? Et si les mots ont un sens, si on ne peut pas dire impunément une chose et son contraire, comment arrivez-vous, intellectuellement, à soutenir le TCE qui prévoit la subordination directe des juges européens aux pouvoirs exécutifs ?
- Comment allez-vous arriver à nous protéger après nous avoir conduit dans une telle nasse, au niveau européen ?
- En plein scandale des pesticides, où la corruption et l’irresponsabilité des fonctionnaires est gravement engagée, que proposez-vous, concrètement, pour que les citoyens puissent à tout moment résister eux-mêmes à l’empoisonnement et mettre en œuvre des protections quand l’État fait clairement défaut ? (Ne répondez pas que les élections servent à ça : tout le monde sait que c’est un mensonge inopérant, de la pure langue de bois.)
- Du point de vue de l’intérêt général, est-ce que ceux qui veulent le pouvoir sont les plus indiqués pour l’exercer ? Le fait de vouloir le pouvoir est-il une garantie qu’on y est apte ?
- Comment se fait-il que les partis puissent imposer les candidats à tout le pays, après avoir eux-mêmes filtrés les individus en leur sein ? Comment rendre la liberté de candidature aux citoyens qui ne veulent pas entrer dans la camisole de force intellectuelle d’une ligne de parti et d’une discipline de parti ?
- Pourquoi m’interdisez-vous de choisir librement les humains que je trouve valeureux pour me représenter ?
- Comment pourrait-on élire des citoyens qui ne seraient pas candidats et qui, une fois acclamés, accepteraient d’exercer temporairement et exceptionnellement le pouvoir, sous contrôle citoyen ? Combien de tours faut-il prévoir pour écrémer progressivement le grand nombre d’élus au départ avec cette méthode ?
- Ne lutter que contre l’inflation est une politique de rentiers, vivant du seul fait d’être propriétaires sans avoir à travailler. Pourquoi la Banque Centrale Européenne n’a-t-elle que cette mission prioritaire, de façon irréversible et hors contrôle des citoyens ? Voyez-vous un rapport avec la moyenne d’âge et la fortune des élus ?
- Un journaliste riche est-t-il vraiment un journaliste ?
- Les auditeurs et les téléspectateurs devraient-ils avoir voix au chapitre pour décider de ce qu’ils veulent faire des leurs médias ? Quelles modalités proposez-vous pour collecter l’avis des citoyens sur le sujet des médias et pour en tenir compte dans les grilles des programmes ? Le concept de référendum d’initiative populaire ne pourrait-il pas être institué aussi à propos des médias pour permettre aux auditeurs de s’insurger contre une dérive ?
- Les médias sont-ils un outil de propagande (politique, économique et sociale) à sens unique (de l’émetteur vers les auditeurs) ou les médias sont-ils un outil qui peut servir de tribune pour relayer les aspirations et les luttes sociales (en laissant circuler l’information dans les deux sens) ?
- La télévision est-elle une chance ou un danger pour la démocratie ? À quelles conditions ?
- Quelle est la place de l’expression publique des opinions dissidentes dans une démocratie digne de ce nom ? Quelles conséquences en tirez-vous sur le plan des institutions ? Êtes-vous satisfait de la façon dont sont exposées et traitées (méthodiquement réfutées) les opinions dissidentes, en France et en Europe ?
- Quelle différence faite-vous entre la République et la Démocratie ?
- À qui revient-il de faire le choix de société entre République et Démocratie ?
- Quel rapport voyez-vous entre la durée du travail et l’émancipation politique des humains ?
- Pourquoi gardez-vous l’initiative populaire sous votre contrôle étroit ? Qui êtes-vous pour nous imposer cette férule ?
- Pourquoi n’y a‑t-il aucun ouvrier à l’assemblée nationale ? L’Assemblée nationale a‑t-elle été volée aux pauvres par les riches ?
- Quels sont les moyens institutionnels et législatifs utilisés par les riches pour empêcher les pauvres d’accéder au pouvoir ?
- Certains disent que le tirage au sort est équitable et incorruptible, qu’il est le seul à respecter l’égalité politique affichée partout par la République, qu’il était, pour les antiques démocrates grecs, la seule bonne manière de désigner les représentants et leurs contrôleurs de façon incontestable. Qu’en pensez-vous ?
- Les citoyens ont-ils raison, au regard de leur sécurité et de leur bonheur, de laisser acheter les journalistes, comme on achète des savonnettes, par les plus riches d’entre eux ?
- Quel inconvénient y aurait-il à nationaliser le pétrole et la grande distribution ? Les profits faciles de ces entreprises en situation de rente avec des publics captifs ne seraient-ils pas mieux utilisés si l’État les percevaient directement (pour construire des crèches, des hôpitaux, etc.) ? Quels intérêts les citoyens ont-ils à protéger les très gros actionnaires des ces entreprises-là ? Pourquoi préférez-vous défendre davantage ces intérêts privés plutôt que de défendre l’intérêt général ?
- Merci d’avoir accepté ce débat d’une heure, à la télévision aux meilleures heures, en face-à-face avec un citoyen résistant qui ne fait pas partie de « la famille » des élus (liste indicative, à compléter) :
- Robert Joumard
- Frédéric Lordon
- Serge Halimi
- Raoul Marc Jennar
- Maxime Vivas
- François Asselineau
- Danielle Bleitrach
- Michel Onfray
- Daniel Mermet
- François Ruffin
- Christian Darlot
- Étienne Chouard :o)
- Gérard Filoche
- Jean-Jacques Chavigné
- Maurice Allais
- Jacques Rancière
- Jacques Cheminade
- Yvan Bachaud
- (À compléter… Quels trublions hors partis, non professionnels, proposez-vous de votre côté pour défendre hardiment leurs opinions dissidentes ?)

pourquoi cette information datant de la fin 2006,est toujours cachée :
Le TCE ne sera pas ratifié par l’Allemagne – Décision de la Cour constitutionnelle fédérale
Sur un recours du député de la CSU (Union Chrétienne Sociale, droite allemande avec son fief en Bavière), Peter Gauweiler, le TCE n’est pour l’instant pas validé par le Bundesverfassungsgericht, la Cour constitutionnelle fédérale allemande pour des raisons de non-conformité avec le Grundgesetz, la Loi fondamentale (Constitution allemande) et la seconde instance est reportée à 2009 à la fin de la procédure de ratification par tous les Etats membres partie au Traité de la Constitution Européenne.
Le juge auprès de la seconde Chambre de la Cour constitutionnelle fédérale, Siegfried Broß, estime en première instance qu’il manque un tribunal pour les questions de conflit de compétence dans des questions de collision entre le droit national allemand et le droit européen. Siegfried Broß, s’est exprimé en faveur de l’organisation d’un référendum en Allemagne sur le TCE et l’a signifié aux autorités du Bundestag allemand (Parlement, diète fédérale) et du Bundesrat (seconde Chambre, celle des Länder).
La Cour constitutionnelle fédérale ne s’est pas prononcée dans sa globalité quant au fond pour éviter de devenir elle-même co-rédactrice de la Constitution Européenne qui, selon elle est elle-même susceptible de connaître de profonds changements.
http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?2006/11/12/148-le-tce-ne-sera-pas-ratifie-par-l-allemagne-decision-de-la-cour-constitutionnelle-federale
L’information est bien parue dans la presse mais n’a pas fait les gros titres. C’est vrai qu’elle n’est pas importante du tout…
Quelqu’un, nommé Vladimir alias Vlad, fait un copier-coller sur plein d’autres sites d’un de mes billets au sujet du gel du TCE par la Cour fédérale constitutionnelle allemande.
Il serait plus simple de clairement identifier mon site et d’établir de vrais liens vers lui.
_
Quant à Chirac qui se fait du NON un échec et une faute personnelle, je crois qu’il ne sait pas ce qu’est la démocratie… et la justice.
Le problème des pseudo-journalistes et des médias en général n’est pas tant celui du contenu des questions posées que celui beaucoup plus primordial de leur liberté d’action et de leur formation initiale.
Il est évident que les excellentes questions d’Etienne ne seront jamais posées à aucun politique !
Les financiers et les hommes et femmes de pouvoir se sont accaparés notre liberté et ont progressivement muselé le peuple.
Les journalistes (ou ceux qui se prétendent tels !) ne sont que les exécuteurs de leurs basses oeuvres.
Lorsque j’écoute à la radio un prétendu journaliste tel que Elkabash demander à Bayrou s’il entend appeler à voter Royale ou Sarko au second tour s’il n’obtient pas les voix nécessaires, je me dis que l’intox fonctionne à merveille.
Le triste sieur Elkabash occulte volontairement les problèmes de fond, par exemple celui du RIC, du TCE, d’une nouvelle Constitution, etc…
Goebbels dans les années 1930–40 ne faisait pas mieux !
Et on appele ça un journaliste !!!
Ancien 68tard, je me souviens des cours d’éducation civique de ma jeunesse à l’école primaire et je pense qu’il faudrait former très tôt nos enfants à l’apprentissage de la VRAIE démocratie, corrolaire de l’esprit critique.
L’immense majorité des journalistes a été formée à se taire, à ne pas penser, à exprimer la pensée unique.
Il faut dire que notre société puritaine catho ou protestante a réussi là où les tribunaux de l’inquisition ont échoué ! (c’est peu dire)
Il serait impensable de voir émerger un nouveau Léo Férré ou un Coluche de nos jours, tellement cette société est devenue aseptisée.
Son seul espoir est l’émergence de la puissance d’Internet qui permet à chacun d’être soi-même source d’information et de discussion, et j’espère que d’importantes surprises verront le jour bientôt au niveau des votes à l’instar de celui concernant le TCE.
Les pouvoirs ont donc tout intérêt à museler le réseau Internet car celui-ci lui échappe.
Toute internaute est fiché, répertorié, traqué par le big brother américain et français.
On nous proposera bientôt le vote électronique afin de mieux violer nos droits.
Tiens, on dirait un mauvais bouquin de science-fiction.
Défendons donc notre liberté d’accès à l’Internet et notre droit à la vie privée. (conv.EDH)
Quant aux journaleux, Internet balayera leur idées serviles.
Fabriquons nous-mêmes nos médias !!!
Etant mis en cause pour”piraterie”,je me dois de repondre :
si j’ai fait mention de l’article
Le TCE ne sera pas ratifié par l’Allemagne – Décision de la Cour constitutionnelle fédérale
c’est que je trouve completement surrealiste que le debat presidentiel en fasse l’impasse.Et que ceux la meme qui l’ont publié l’omettent pour des raisons de tactique electorale.
Je ne brigue rien,ni mandat ni notorieté,la question de l’information a été soulevée en acte lors du mouvement anti CPE,elle s’est traduite par l’occupation des antennes regionales des radios et television,en imposant des communiqués et de brefs debats.Dans l’etat actuel de l’information on ne peut esperer d’autres alternatives.
une question taboue :
Allons-nous vers un second tour Bayrou/Le Pen ?
Lundi, 12 Mars 2007
http://www.renovation-democratique.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=337&mode=thread&order=0&thold=0
Bonjour :o)
Si tout se passe comme prévu, je devrais participer au
« débat de la rédaction de Radio Classique »
lundi prochain, 26 mars 2007, de 19 h 10 à 20 h :
http://www.radioclassique.fr/index.php?id=33&id_emission=15
Craquements et lézardes en cours :
Jean-Luc-Melenchon /S.Royal :
La sixième quoi ? Comment dites-vous ? De quoi parlez-vous ?
Mercredi 21 mars 2007
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/203/1/1/
Je propose la question impertinente supplémentaire suivante :
• Comment justifiez-vous l’immunité judiciaire à vie dont bénéficient les fonctionnaires européens ?
(décision prise discrètement en 1965, à la faveur d’un traité qui n’avait aucun rapport.)
Les eurocrates commettent-ils donc, en secret, tant de forfaits impardonnables qu’il faille ainsi les protéger d’une manière unique au monde ?
Lire :
« Immunités judiciaires à vie des Eurocrates, la polémique s’amplifie »
http://www.newropeans-magazine.org/index.php?option=com_content&task=view&id=4936&Itemid=84
La réponse de Franck Biancheri, Président de Newropeans, au droit de réponse de la Commission sur les immunités à vie des fonctionnaires communautaires.
Au dernier sommet de Davos,janvier 2007, il a été decidé de commencer le transfert des emplois de services hautement qualifiés des USA et de l’Europe vers les pays a bas salaires:inde ‚Chine etc.
Cette délocalisation (restructuration) à l’echelle mondiale qui touchera de plein fouet la classe moyenne intellectuelle, peut être l’occasion pour elle d’entrer massivement en désobeissance.
New threat to skilled U.S. workers :
http://bellaciao.org/en/article.php3?id_article=14741
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-14-est-disponible!-Chronique-de-la-Tres-Grande-Depression-US-Deux-tendances-emergentes-s-affirment-Un_a567.html
USA : 40 millions d’emplois délocalisables
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=843
À Davos, il a été décidé de délocaliser.
Qui est il ?
Mais tu ne sais donc pas que ce sont les entreprsies qui décident ?
Bonjour :o)
Pour info, je suis invité à participer au
« journal de la rédaction de LCI »
vendredi 20 avril 2007, à 19 h :
http://tf1.lci.fr/infos/chaine/emission/vendredi/0„3429982,00-journal-redaction-.html
Ce sera sans doute très court.
Par ailleurs, Jean Lebrun et son équipe de Travaux Publics (France Culture, en direct de 18h30 à 19h30) viennent à la maison, à Trets, lundi 23 avril :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/travaux/fiche.php?diffusion_id=51894&pg=avenir.
On aura un peu plus de temps et on devrait parler de la vraie démocratie.
:o)
La journaliste Froma Harrop,dit bien dans son article referencé dans mon post precedent :
New threat to skilled U.S. workers
Froma Harrop / Syndicated columnist
Tuesday, April 17, 2007 -
The master plan, it seems, is to move perhaps 40 million high-skill American jobs to other countries. U.S. workers have not been consulted.
Princeton economist Alan Blinder predicts that these choice jobs could be lost in a mere decade or two. We speak of computer programming, bookkeeping, graphic design and other careers once thought firmly planted in American soil. For perspective, 40 million is more than twice the total number of people now employed in manufacturing.
Blinder was taken aback when, sitting in at the business summit in Davos, Switzerland, he heard U.S. executives talk enthusiastically about all the professional jobs they could outsource to lower-wage countries. And he’s a free trader.
Les propos d’Alan Blinder ne sont pas ceux de n’importe qui,il etait a Davos a la difference de nous tous.
Enseignant à Princeton, Alan S Binder a égalemenet occupé le poste de sous directeur de la Banque Centrale Américaine, et de conseiller économique du président Clinton. Partisan résolu du libre échange, il se refuse à envisager la solution du protectionisme.
Pour autant, il estime que les délocalisation constituent un défi majeur pour le futur de l’économie américaine, dont l’ampleur n’a pas encore été correctement perçue.
Son alarme publique parue dans plusieurs journaux de reference n’est pas anodine,ce qui est clair c’est qu’on en a fait silence en France.
L’effondrement des abeilles préfigurant celui de toute la végétation naturelle ?
Dominique Guillet
Requiem pour nos Abeilles
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/agriculture/pollinisateurs/requiem06.html