SOS journaliste en panne : réservoir à questions citoyennes impertinentes

9/03/2007 | 14 commentaires

Le tra­vail des jour­na­listes, c’est d’in­quié­ter les pouvoirs.

Les jour­na­listes sont des « sen­ti­nelles du peuple », comme on disait en 1789 : ils doivent veiller, sur­veiller, et nous aler­ter en cas de danger.

Les jour­na­listes sont — devraient être — un contre-pou­voir effi­cace contre la tyrannie.

L’ex­pres­sion « jour­na­liste rebelle » devrait être un pléonasme.

La place des jour­na­listes est donc de res­ter à dis­tance des hommes de pou­voir, pour garan­tir leur vigi­lance et leur exigence.

Pour­tant, la plu­part des jour­na­listes se sont fait appri­voi­ser, ache­ter, sala­rier, pré­ca­ri­ser et au final, subor­don­ner par les plus riches.

Aujourd’­hui, quand ils ne sont pas pigistes hyper-dépen­dants, ils déjeunent et s’a­musent avec les ministres et les par­le­men­taires qu’ils embrassent au lieu de les inquiéter.

L’ex­pres­sion « jour­na­liste rebelle » est en train de deve­nir un oxymore.

Les débats poli­tiques sont donc deve­nus insi­pides et creux : per­sonne ne pose plus les bonnes ques­tions, épi­neuses, pre­nant le temps d’ar­gu­men­ter pour les épui­ser. La télé­vi­sion est deve­nue un outil radi­cal pour dépo­li­ti­ser les citoyens, pour les dis­traire de l’essentiel.

J’ai lis­té, sans espoir, quelques unes des piques qu’ou­blient de lan­cer nos soi-disant « jour­na­listes » à nos soi-disant « représentants ».

J’ai­me­rais connaître vos propres ques­tions impertinentes.

Bien enten­du, ce mes­sage est déses­pé­ré : tout est ver­rouillé pour que ces ques­tions ne soient jamais posées publi­que­ment à ceux qu’elles concernent.

SOS jour­na­liste en panne
Réser­voir à ques­tions citoyennes impertinentes :

  • Com­ment vous croire après que vous ayez men­ti, ne serait-ce qu’une seule fois ?
    Éven­tuel­le­ment com­plé­ter la ques­tion en rap­pe­lant les deux ou trois men­songes les plus récents du poli­ti­cien inter­ro­gé : par exemple, la pro­messe sur l’hon­neur de Nico­las Sar­ko­zy de ne jamais natio­na­li­ser GDF, ou l’a­veu de Fran­çois Hol­lande que le PS aurait évi­dem­ment mené une cam­pagne pour le Non au TCE si seule­ment Chi­rac avait enga­gé son man­dat sur le résul­tat du réfé­ren­dum ; ou le fait, pour Ségo­lène royal, de nous pré­sen­ter le droit de péti­tion (sans garan­tie de résul­tat) comme s’il s’a­gis­sait du réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire (RIP) et de la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive tant atten­due ; ou encore la pro­messe for­melle par TOUS les par­tis d’ins­ti­tuer le RIP et le men­songe prou­vé en fin de man­dat quand on constate que le RIP n’a même pas été débat­tu, etc. Voir un réca­pi­tu­la­tif conster­nant au sujet des énormes men­songes du PS dans le n°6 du jour­nal « Le Plan B », p. 4 et 5 : « Com­ment le PS a « réfor­mé » les ser­vices publics » ».
  • Autre façon de poser la ques­tion : après 25 ans de men­songes impu­nis du PS (men­teur A) et de l’UMP (men­teur B), — men­songes appa­rem­ment bien repé­rés par 70 % des citoyens qui ne font plus confiance à aucun par­ti —, consi­dé­rez-vous que le choix impo­sé aujourd’­hui entre le men­teur A et le men­teur B soit un choix démo­cra­tique ? D’a­près vous, quel est le sens poli­tique du vote blanc ? Selon vous, pour­quoi le vote blanc est-il confon­du avec les votes nuls par le code élec­to­ral ? Pour­rait-il y avoir un lien avec le fait que le code élec­to­ral est écrit par les par­le­men­taires et les ministres eux-mêmes ? Trou­vez-vous nor­mal que le code élec­to­ral soit rédi­gé et révi­sé par les élus ?
  • Les ins­ti­tu­tions devraient-elles pré­voir une pro­cé­dure radi­cale pour éli­mi­ner défi­ni­ti­ve­ment du pou­voir les men­teurs et les voleurs ? Ou bien l’é­lec­tion est-elle, pour vous, une sorte de gomme à tur­pi­tudes ? Qui aurait la légi­ti­mi­té pour ins­ti­tu­tion­na­li­ser de telles procédures ?
  • Le men­songe est-il ins­crit (pro­gram­mé) dans le génome de l’é­lec­tion, tant que les ins­ti­tu­tions ne pré­voient aucun contrôle citoyen entre deux élec­tions ? Com­ment expli­quez-vous l’ab­sence totale de contrôle du res­pect des pro­messes élec­to­rales ? Le fait que ceux qui écrivent la consti­tu­tion sont ceux-là mêmes qui exercent ensuite le pou­voir peut-il avoir un lien avec cette absence de règles contrai­gnantes dans la constitution ?
  • Les poli­ti­ciens peuvent-ils écrire eux-mêmes les limites de leur propre pou­voir (la Consti­tu­tion) ? N’est-ce pas trop leur deman­der ? Est-il rai­son­nable, de la part des citoyens, de lais­ser les poli­ti­ciens fixer eux-mêmes les contre-pou­voirs qui seront cen­sés les limi­ter eux-mêmes ? N’y a‑t-il pas là LA source prin­ci­pale —évi­dente— de la détes­table impuis­sance poli­tique des citoyens ?
  • Si vous nous impo­sez par voie par­le­men­taire, comme vous le pro­met­tez, le mau­dit « trai­té consti­tu­tion­nel » que nous venons de refu­ser expres­sé­ment par réfé­ren­dum, quels moyens tech­niques comp­tez-vous uti­li­ser pour répri­mer l’insurrection ?
  • Pou­vez-vous nous expli­quer à quoi sert une Consti­tu­tion, selon vous ?
  • Quand peut-on dire qu’on a affaire à une « Consti­tu­tion » ? Suf­fit-il que les auteurs aient pla­cé l’é­ti­quette « Consti­tu­tion » en tête de leur texte (ou qu’ils n’aient jus­te­ment pas mis cette éti­quette) pour répondre à la ques­tion pré­cé­dente, ou bien faut-il plu­tôt consi­dé­rer ce que contient vrai­ment le texte pour en déter­mi­ner la nature ? Est-il utile, pour savoir si le texte est une « consti­tu­tion », de véri­fier si le texte met en place des ins­ti­tu­tions et un pou­voir contrai­gnant pour les citoyens ?
  • Quel rôle les citoyens doivent-ils jouer dans l’é­la­bo­ra­tion de leur Consti­tu­tion ? Quel pro­blème posent les trai­tés à cet égard ? Trou­vez-vous légi­time d’im­po­ser des ins­ti­tu­tions aux peuples par voie de trai­té ? À par­tir de quand par­lez-vous d’a­bus de pouvoir ?
  • Quels sont les signes concrets qui, d’a­près vous, per­mettent de par­ler de dérive tyrannique ?
  • D’a­près vous, la démo­cra­tie est-elle acquise pour tou­jours et peut-on se conten­ter de faire confiance aux pou­voirs en place, ou bien est-elle au contraire tou­jours en dan­ger et faut-il se battre pour la pro­té­ger et pour l’a­mé­lio­rer ? L’ar­ticle 35 de la Décla­ra­tion des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 dit : « Quand le gou­ver­ne­ment viole les droits du peuple, l’in­sur­rec­tion est, pour le peuple et pour chaque por­tion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indis­pen­sable des devoirs. » Qu’en pensez-vous ?
  • Un can­di­dat devient-il un saint par le seul fait d’a­voir été élu ? À quels contrôles accep­tez-vous de vous sou­mettre entre deux élec­tions ? Pour­quoi pas plus ?
  • Quelle est la légi­ti­mi­té de vos déci­sions pas­sées qui ont aban­don­né aux banques pri­vées le droit public déci­sif de battre mon­naie ? À choi­sir entre l’in­té­rêt des ban­quiers (et de la finance) et l’in­té­rêt géné­ral, que choi­sis­sez-vous ? Pourquoi ?
  • Quel lien de cau­sa­li­té faites-vous entre la rare­té de la mon­naie (créée chi­che­ment aujourd’­hui —uni­que­ment contre endet­te­ment et avec inté­rêt — par des acteurs pri­vés pri­vi­lé­giés — les banques pri­vées — qui ont un inté­rêt per­son­nel à ce que la mon­naie soit rare et chère puisque ce sont eux qui la prêtent) et le chô­mage et la misère ?
  • Quel lien faites-vous entre la dette publique (astro­no­mique) et l’o­bli­ga­tion pour l’É­tat d’emprunter pour finan­cer la dépense publique ? Avez-vous com­pa­ré les courbes de l’en­det­te­ment public et les avez-vous rap­pro­chées de la date de la der­nière émis­sion de mon­naie par la Banque de France (1973) ?
  • Avez-vous déjà étu­dié la thèse selon laquelle la dette de l’É­tat est lar­ge­ment arti­fi­cielle et créée au pro­fit des banques pri­vées auprès des­quelles l’É­tat a mys­té­rieu­se­ment consen­ti à s’en­det­ter pour se finan­cer (au lieu de créer l’argent dont il a besoin au fur et à mesure, comme il a tou­jours fait aupa­ra­vant) ? Quelle est, d’a­près vous, la part que repré­sente ce sabor­dage moné­taire au pro­fit des ban­quiers dans le mon­tant actuel de la dette publique ?
  • Pour­quoi renon­cez-vous à ce que l’É­tat crée sans inté­rêt autant de mon­naie que ce dont les citoyens auraient besoin pour leur acti­vi­té éco­no­mique ? (Soyez pré­cis, s’il vous plaît.)
  • Quelle est la légi­ti­mi­té des ban­quiers pour conser­ver le droit de battre mon­naie et d’y per­ce­voir un inté­rêt (sans tra­vail) alors que c’est, à l’é­vi­dence, un pri­vi­lège digne de l’An­cien Régime ?
  • Est-ce que je peux, moi aus­si, être ban­quier ? Parce que ça a l’air génial, comme bou­lot : plus t’es riche, plus t’es riche… sans rien faire… Est-ce que je peux être ban­quier ? Pour­quoi pas ?
  • Pour­quoi lais­sez-vous la mon­naie deve­nir une mar­chan­dise, avec un mar­ché, une rare­té, un prix, des spé­cu­la­tions, des accu­mu­la­tions, des confis­ca­tions, au lieu de for­cer tous les acteurs à n’y voir qu’un moyen d’é­change abondant ?
  • Au début du 20e siècle, le pré­sident amé­ri­cain Lin­coln disait qu’il avait deux enne­mis : un à l’ex­té­rieur et un à l’in­té­rieur, les ban­quiers, ceux-ci étant de loin les plus redou­tables. Il avait juré de s’oc­cu­per d’eux sérieu­se­ment (de reprendre la sou­ve­rai­ne­té de l’É­tat sur la mon­naie) dès après sa réélec­tion. Cinq jours après cette réélec­tion, il fut assas­si­né… comme Ken­ne­dy le fut à son tour après avoir fait des annonces com­pa­rables. Vous sen­tez-vous en dan­ger de mort si vous osiez remettre en cause les pri­vi­lèges féo­daux des banquiers ?
  • Vous sen­tez-vous pro­prié­taire de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale ou seule­ment loca­taire ? Un loca­taire peut-il dis­po­ser libre­ment du bien qu’il loue, ou bien doit-il évi­dem­ment en réfé­rer au pro­prié­taire ? Les élus ont-ils la légi­ti­mi­té pour trans­fé­rer les moyens d’ex­pres­sion et de contrôle de la sou­ve­rai­ne­té nationale ?
  • Être élu donne-t-il tous les pou­voirs ? Vous sen­tez-vous tout puis­sant par rap­port à vos élec­teurs (entre deux élections) ?
  • Avez-vous conscience du sen­ti­ment d’im­puis­sance que vous lais­sez à vos élec­teurs entre deux élec­tions ? Pen­sez-vous que ce soit sup­por­table long­temps pour des gens édu­qués ? À par­tir de quand, à votre avis, les gens sont-ils prêts à faire la révolution ?
  • Com­ment pour­rait-on sépa­rer le pou­voir consti­tuant des pou­voirs consti­tués ? Au moment de dési­gner les membres d’une Assem­blée Consti­tuante, pour évi­ter que les par­tis ne nous imposent des hommes de pou­voir (qui n’ont pas à écrire eux-mêmes les règles de leur propre pou­voir), que pen­sez-vous d’une assem­blée consti­tuante tirée au sort (par­mi les volon­taires ou par­mi les meilleurs élus non can­di­dats) plu­tôt qu’élue ?
  • Quelle réa­li­té recon­nais­sez-vous au droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes ? Quels exemples concrets de l’exer­cice de ce droit pou­vez-vous don­ner, en France d’a­bord, en Europe ensuite ? Que pen­sez-vous de l’ex­pres­sion « droit des élus à dis­po­ser des peuples » ?
  • Com­ment, selon vous, les citoyens peuvent-ils reprendre le contrôle des pou­voirs ? Com­ment peuvent-ils se pro­té­ger contre les abus de pouvoir ?
  • Accep­tez-vous d’être contrô­lé ? À tout moment et à tout pro­pos ? Com­ment ? Pour­quoi pas ?
  • Les sala­riés peuvent-ils faire comme vous (n’ac­cep­ter, de fait, aucun contrôle entre deux renou­vel­le­ments de contrat) ? Allez-vous annon­cer cette bonne nou­velle plu­tôt à la radio ou plu­tôt à la télé ?
  • Qu’est-ce qui vous per­met de dire que la vente des auto­routes n’est pas un abus de pouvoir ?
  • Est-il trop bon de jeter en pri­son ceux qui ont signé le trai­té de Nice et pri­va­ti­sé TF1 ? Quelles autres sanc­tions pour­rait-on prévoir ?
  • Était-il aber­rant, même pour un poli­ti­cien de métier habi­tué à déci­der à la place de ses élec­teurs, de nous deman­der notre avis sur chaque pri­va­ti­sa­tion ? Sur­tout sur des déci­sions non annon­cées dans votre pro­gramme élec­to­ral ? (Ques­tion des­ti­née aus­si bien à l’UMP qu’au PS.)
  • Com­ment jugez-vous un élu qui pri­va­tise (qui vend des biens publics, par­fois à des acteurs pri­vés avec qui il déjeune sou­vent) comme s’il en était pro­prié­taire, sans l’a­voir annon­cé et sans consul­ter direc­te­ment les véri­tables pro­prié­taires (les citoyens) ? Que signi­fie, pour vous, le mot éthique ?
  • Même ques­tion sur le CNE, ni annon­cé avant les élec­tions, ni confir­mé par réfé­ren­dum. Pour­quoi pen­dant les vacances sco­laires ? Faut-il que la Consti­tu­tion inter­dise au Par­le­ment de voter des lois pen­dant les vacances ? Pour­quoi par ordonnances ?
  • Que devient la sépa­ra­tion des pou­voirs quand le gou­ver­ne­ment légi­fère par ordonnance ? 
  • Pou­vez-vous nous rap­pe­ler à quoi sert pré­ci­sé­ment la sépa­ra­tion des pouvoirs ?
  • À par­tir de quand un chef devient-il un tyran ?
  • Nos élus sont-ils nos chefs ou nos porte-parole ?
  • Qui doit déci­der si nous éli­sons des chefs ou des porte-parole ? Est-ce que les élus ne sont pas, en l’oc­cur­rence, juges et par­ties pour déci­der quel est leur rôle, et ne sont-ils donc pas, for­cé­ment, mal­hon­nêtes ? Vous trou­vez-vous, vous-même, bien pla­cé pour déci­der de la nature du man­dat qui vous est confié par votre élec­tion ? Est-ce à vous de déci­der ça ? Serait-il aber­rant, à vos yeux, de tran­cher ce choix de socié­té par référendum ?
  • Vous connais­sez le grand prin­cipe : « La loi est l’ex­pres­sion de la volon­té géné­rale ». Vous savez qu’en droit, l’in­di­ca­tif vaut impé­ra­tif et que cette for­mule signi­fie « la loi doit être l’ex­pres­sion de la volon­té géné­rale » : dans votre tra­vail de par­le­men­taire ou de ministre, cher­chez-vous à savoir fine­ment quelle est la véri­table volon­té géné­rale, pour vous en faire ensuite le porte-parole, ou bien sub­sti­tuez-vous votre volon­té per­son­nelle à la volon­té générale ?
  • Par­le­men­taire ou ministre, êtes-vous en situa­tion d’é­crire hon­nê­te­ment le code élec­to­ral ? Êtes-vous bien dés­in­té­res­sé, en l’oc­cur­rence ? Quelle impor­tance accor­dez-vous au mot honnêteté ?
  • Quelle pour­rait être l’au­to­ri­té indé­pen­dante (et sous contrôle citoyen) qui fixe les règles consti­tu­tion­nelles, au des­sus des pou­voirs consti­tués ? Com­ment garan­tir à la fois son indé­pen­dance par rap­port aux auto­ri­tés poli­tiques et aux puis­sances éco­no­miques, tout en conser­vant un contrôle citoyen ? Une Assem­blée Consti­tuante convo­cable à tout moment, tirée au sort chaque fois par­mi un réser­voir d’é­lus non can­di­dats (hors par­tis), est-elle meilleure ins­ti­tu­tion que notre soi-disant « Conseil des sages » hyper­po­li­ti­sé et illégitime ?
  • Que pen­sez-vous d’une auto­ri­té indé­pen­dante de cette sorte pour sur­veiller les médias, les juges, les par­le­men­taires, les ministres ?
  • Quelle est la légi­ti­mi­té du Conseil Consti­tu­tion­nel ? Trou­vez-vous nor­mal qu’un organe nom­mé, qui ne rend de comptes à per­sonne, ait l’as­cen­dant sans appel sur l’as­sem­blée élue au suf­frage uni­ver­sel ? Que signi­fie pré­ci­sé­ment le mot démocratie ?
  • Est-il nor­mal que les juges soient jugés par d’autres juges ? Des réflexes cor­po­ra­tistes évi­dents ne les conduisent-ils pas à se pro­té­ger mutuel­le­ment ? Où est la jus­tice dans des ins­ti­tu­tions qui pré­voient de telles erreurs ?
  • Les juges euro­péens dépendent direc­te­ment, pour leur car­rière, des exé­cu­tifs qui les nomment (dans la plus grande opa­ci­té) pour six ans, ce qui est court, renou­ve­lables (!)… Connais­sez-vous l’é­ten­due des pou­voirs de ces juges ? Quelle impor­tance accor­dez-vous à l’in­dé­pen­dance de la magis­tra­ture ? Et si les mots ont un sens, si on ne peut pas dire impu­né­ment une chose et son contraire, com­ment arri­vez-vous, intel­lec­tuel­le­ment, à sou­te­nir le TCE qui pré­voit la subor­di­na­tion directe des juges euro­péens aux pou­voirs exécutifs ?
  • Com­ment allez-vous arri­ver à nous pro­té­ger après nous avoir conduit dans une telle nasse, au niveau européen ?
  • En plein scan­dale des pes­ti­cides, où la cor­rup­tion et l’ir­res­pon­sa­bi­li­té des fonc­tion­naires est gra­ve­ment enga­gée, que pro­po­sez-vous, concrè­te­ment, pour que les citoyens puissent à tout moment résis­ter eux-mêmes à l’empoisonnement et mettre en œuvre des pro­tec­tions quand l’É­tat fait clai­re­ment défaut ? (Ne répon­dez pas que les élec­tions servent à ça : tout le monde sait que c’est un men­songe inopé­rant, de la pure langue de bois.)
  • Du point de vue de l’in­té­rêt géné­ral, est-ce que ceux qui veulent le pou­voir sont les plus indi­qués pour l’exer­cer ? Le fait de vou­loir le pou­voir est-il une garan­tie qu’on y est apte ?
  • Com­ment se fait-il que les par­tis puissent impo­ser les can­di­dats à tout le pays, après avoir eux-mêmes fil­trés les indi­vi­dus en leur sein ? Com­ment rendre la liber­té de can­di­da­ture aux citoyens qui ne veulent pas entrer dans la cami­sole de force intel­lec­tuelle d’une ligne de par­ti et d’une dis­ci­pline de parti ?
  • Pour­quoi m’in­ter­di­sez-vous de choi­sir libre­ment les humains que je trouve valeu­reux pour me représenter ?
  • Com­ment pour­rait-on élire des citoyens qui ne seraient pas can­di­dats et qui, une fois accla­més, accep­te­raient d’exer­cer tem­po­rai­re­ment et excep­tion­nel­le­ment le pou­voir, sous contrôle citoyen ? Com­bien de tours faut-il pré­voir pour écré­mer pro­gres­si­ve­ment le grand nombre d’é­lus au départ avec cette méthode ?
  • Ne lut­ter que contre l’in­fla­tion est une poli­tique de ren­tiers, vivant du seul fait d’être pro­prié­taires sans avoir à tra­vailler. Pour­quoi la Banque Cen­trale Euro­péenne n’a-t-elle que cette mis­sion prio­ri­taire, de façon irré­ver­sible et hors contrôle des citoyens ? Voyez-vous un rap­port avec la moyenne d’âge et la for­tune des élus ?
  • Un jour­na­liste riche est-t-il vrai­ment un journaliste ?
  • Les audi­teurs et les télé­spec­ta­teurs devraient-ils avoir voix au cha­pitre pour déci­der de ce qu’ils veulent faire des leurs médias ? Quelles moda­li­tés pro­po­sez-vous pour col­lec­ter l’a­vis des citoyens sur le sujet des médias et pour en tenir compte dans les grilles des pro­grammes ? Le concept de réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire ne pour­rait-il pas être ins­ti­tué aus­si à pro­pos des médias pour per­mettre aux audi­teurs de s’in­sur­ger contre une dérive ?
  • Les médias sont-ils un outil de pro­pa­gande (poli­tique, éco­no­mique et sociale) à sens unique (de l’é­met­teur vers les audi­teurs) ou les médias sont-ils un outil qui peut ser­vir de tri­bune pour relayer les aspi­ra­tions et les luttes sociales (en lais­sant cir­cu­ler l’in­for­ma­tion dans les deux sens) ?
  • La télé­vi­sion est-elle une chance ou un dan­ger pour la démo­cra­tie ? À quelles conditions ?
  • Quelle est la place de l’ex­pres­sion publique des opi­nions dis­si­dentes dans une démo­cra­tie digne de ce nom ? Quelles consé­quences en tirez-vous sur le plan des ins­ti­tu­tions ? Êtes-vous satis­fait de la façon dont sont expo­sées et trai­tées (métho­di­que­ment réfu­tées) les opi­nions dis­si­dentes, en France et en Europe ?
  • Quelle dif­fé­rence faite-vous entre la Répu­blique et la Démocratie ?
  • À qui revient-il de faire le choix de socié­té entre Répu­blique et Démocratie ?
  • Quel rap­port voyez-vous entre la durée du tra­vail et l’é­man­ci­pa­tion poli­tique des humains ?
  • Pour­quoi gar­dez-vous l’i­ni­tia­tive popu­laire sous votre contrôle étroit ? Qui êtes-vous pour nous impo­ser cette férule ?
  • Pour­quoi n’y a‑t-il aucun ouvrier à l’as­sem­blée natio­nale ? L’As­sem­blée natio­nale a‑t-elle été volée aux pauvres par les riches ?
  • Quels sont les moyens ins­ti­tu­tion­nels et légis­la­tifs uti­li­sés par les riches pour empê­cher les pauvres d’ac­cé­der au pouvoir ?
  • Cer­tains disent que le tirage au sort est équi­table et incor­rup­tible, qu’il est le seul à res­pec­ter l’é­ga­li­té poli­tique affi­chée par­tout par la Répu­blique, qu’il était, pour les antiques démo­crates grecs, la seule bonne manière de dési­gner les repré­sen­tants et leurs contrô­leurs de façon incon­tes­table. Qu’en pensez-vous ?
  • Les citoyens ont-ils rai­son, au regard de leur sécu­ri­té et de leur bon­heur, de lais­ser ache­ter les jour­na­listes, comme on achète des savon­nettes, par les plus riches d’entre eux ?
  • Quel incon­vé­nient y aurait-il à natio­na­li­ser le pétrole et la grande dis­tri­bu­tion ? Les pro­fits faciles de ces entre­prises en situa­tion de rente avec des publics cap­tifs ne seraient-ils pas mieux uti­li­sés si l’É­tat les per­ce­vaient direc­te­ment (pour construire des crèches, des hôpi­taux, etc.) ? Quels inté­rêts les citoyens ont-ils à pro­té­ger les très gros action­naires des ces entre­prises-là ? Pour­quoi pré­fé­rez-vous défendre davan­tage ces inté­rêts pri­vés plu­tôt que de défendre l’in­té­rêt général ?
  • Mer­ci d’a­voir accep­té ce débat d’une heure, à la télé­vi­sion aux meilleures heures, en face-à-face avec un citoyen résis­tant qui ne fait pas par­tie de « la famille » des élus (liste indi­ca­tive, à compléter) :
  • Robert Jou­mard
  • Fré­dé­ric Lordon
  • Serge Hali­mi
  • Raoul Marc Jennar
  • Maxime Vivas
  • Fran­çois Asselineau
  • Danielle Blei­trach
  • Michel Onfray
  • Daniel Mer­met
  • Fran­çois Ruffin
  • Chris­tian Darlot
  • Étienne Chouard :o)
  • Gérard Filoche
  • Jean-Jacques Cha­vi­gné
  • Mau­rice Allais
  • Jacques Ran­cière
  • Jacques Che­mi­nade
  • Yvan Bachaud
  • (À com­plé­ter… Quels tru­blions hors par­tis, non pro­fes­sion­nels, pro­po­sez-vous de votre côté pour défendre har­di­ment leurs opi­nions dissidentes ?)

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14 Commentaires

  1. Vladimir

    pour­quoi cette infor­ma­tion datant de la fin 2006,est tou­jours cachée :

    Le TCE ne sera pas rati­fié par l’Al­le­magne – Déci­sion de la Cour consti­tu­tion­nelle fédérale

    Sur un recours du dépu­té de la CSU (Union Chré­tienne Sociale, droite alle­mande avec son fief en Bavière), Peter Gau­wei­ler, le TCE n’est pour l’ins­tant pas vali­dé par le Bun­des­ver­fas­sung­sge­richt, la Cour consti­tu­tion­nelle fédé­rale alle­mande pour des rai­sons de non-confor­mi­té avec le Grund­ge­setz, la Loi fon­da­men­tale (Consti­tu­tion alle­mande) et la seconde ins­tance est repor­tée à 2009 à la fin de la pro­cé­dure de rati­fi­ca­tion par tous les Etats membres par­tie au Trai­té de la Consti­tu­tion Européenne.

    Le juge auprès de la seconde Chambre de la Cour consti­tu­tion­nelle fédé­rale, Sieg­fried Broß, estime en pre­mière ins­tance qu’il manque un tri­bu­nal pour les ques­tions de conflit de com­pé­tence dans des ques­tions de col­li­sion entre le droit natio­nal alle­mand et le droit euro­péen. Sieg­fried Broß, s’est expri­mé en faveur de l’or­ga­ni­sa­tion d’un réfé­ren­dum en Alle­magne sur le TCE et l’a signi­fié aux auto­ri­tés du Bun­des­tag alle­mand (Par­le­ment, diète fédé­rale) et du Bun­des­rat (seconde Chambre, celle des Länder).

    La Cour consti­tu­tion­nelle fédé­rale ne s’est pas pro­non­cée dans sa glo­ba­li­té quant au fond pour évi­ter de deve­nir elle-même co-rédac­trice de la Consti­tu­tion Euro­péenne qui, selon elle est elle-même sus­cep­tible de connaître de pro­fonds changements.

    http://​www​.reno​vez​main​te​nant67​.eu/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​6​/​1​1​/​1​2​/​1​4​8​-​l​e​-​t​c​e​-​n​e​-​s​e​r​a​-​p​a​s​-​r​a​t​i​f​i​e​-​p​a​r​-​l​-​a​l​l​e​m​a​g​n​e​-​d​e​c​i​s​i​o​n​-​d​e​-​l​a​-​c​o​u​r​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​n​e​l​l​e​-​f​e​d​e​r​ale

    Réponse
  2. Laurent_K

    L’in­for­ma­tion est bien parue dans la presse mais n’a pas fait les gros titres. C’est vrai qu’elle n’est pas impor­tante du tout…

    Réponse
  3. Thomas Rudolf

    Quelqu’un, nom­mé Vla­di­mir alias Vlad, fait un copier-col­ler sur plein d’autres sites d’un de mes billets au sujet du gel du TCE par la Cour fédé­rale consti­tu­tion­nelle alle­mande.

    Il serait plus simple de clai­re­ment iden­ti­fier mon site et d’établir de vrais liens vers lui.

    _

    Quant à Chi­rac qui se fait du NON un échec et une faute per­son­nelle, je crois qu’il ne sait pas ce qu’est la démo­cra­tie… et la justice.

    Réponse
  4. jean26

    Le pro­blème des pseu­do-jour­na­listes et des médias en géné­ral n’est pas tant celui du conte­nu des ques­tions posées que celui beau­coup plus pri­mor­dial de leur liber­té d’ac­tion et de leur for­ma­tion initiale.

    Il est évident que les excel­lentes ques­tions d’E­tienne ne seront jamais posées à aucun politique !

    Les finan­ciers et les hommes et femmes de pou­voir se sont acca­pa­rés notre liber­té et ont pro­gres­si­ve­ment muse­lé le peuple.

    Les jour­na­listes (ou ceux qui se pré­tendent tels !) ne sont que les exé­cu­teurs de leurs basses oeuvres.

    Lorsque j’é­coute à la radio un pré­ten­du jour­na­liste tel que Elka­bash deman­der à Bay­rou s’il entend appe­ler à voter Royale ou Sar­ko au second tour s’il n’ob­tient pas les voix néces­saires, je me dis que l’in­tox fonc­tionne à merveille.
    Le triste sieur Elka­bash occulte volon­tai­re­ment les pro­blèmes de fond, par exemple celui du RIC, du TCE, d’une nou­velle Consti­tu­tion, etc…
    Goeb­bels dans les années 1930–40 ne fai­sait pas mieux !
    Et on appele ça un journaliste !!!

    Ancien 68tard, je me sou­viens des cours d’é­du­ca­tion civique de ma jeu­nesse à l’é­cole pri­maire et je pense qu’il fau­drait for­mer très tôt nos enfants à l’ap­pren­tis­sage de la VRAIE démo­cra­tie, cor­ro­laire de l’es­prit critique.

    L’im­mense majo­ri­té des jour­na­listes a été for­mée à se taire, à ne pas pen­ser, à expri­mer la pen­sée unique.

    Il faut dire que notre socié­té puri­taine catho ou pro­tes­tante a réus­si là où les tri­bu­naux de l’in­qui­si­tion ont échoué ! (c’est peu dire)

    Il serait impen­sable de voir émer­ger un nou­veau Léo Fér­ré ou un Coluche de nos jours, tel­le­ment cette socié­té est deve­nue aseptisée.

    Son seul espoir est l’é­mer­gence de la puis­sance d’In­ter­net qui per­met à cha­cun d’être soi-même source d’in­for­ma­tion et de dis­cus­sion, et j’es­père que d’im­por­tantes sur­prises ver­ront le jour bien­tôt au niveau des votes à l’ins­tar de celui concer­nant le TCE.

    Les pou­voirs ont donc tout inté­rêt à muse­ler le réseau Inter­net car celui-ci lui échappe.

    Toute inter­naute est fiché, réper­to­rié, tra­qué par le big bro­ther amé­ri­cain et français.

    On nous pro­po­se­ra bien­tôt le vote élec­tro­nique afin de mieux vio­ler nos droits.

    Tiens, on dirait un mau­vais bou­quin de science-fiction.

    Défen­dons donc notre liber­té d’ac­cès à l’In­ter­net et notre droit à la vie pri­vée. (conv.EDH)

    Quant aux jour­na­leux, Inter­net balaye­ra leur idées serviles.

    Fabri­quons nous-mêmes nos médias !!!

    Réponse
  5. Vladimir

    Etant mis en cause pour”piraterie”,je me dois de repondre :
    si j’ai fait men­tion de l’article
    Le TCE ne sera pas rati­fié par l’Al­le­magne – Déci­sion de la Cour consti­tu­tion­nelle fédérale

    c’est que je trouve com­ple­te­ment sur­rea­liste que le debat pre­si­den­tiel en fasse l’impasse.Et que ceux la meme qui l’ont publié l’omettent pour des rai­sons de tac­tique electorale.

    Je ne brigue rien,ni man­dat ni notorieté,la ques­tion de l’information a été sou­le­vée en acte lors du mou­ve­ment anti CPE,elle s’est tra­duite par l’occupation des antennes regio­nales des radios et television,en impo­sant des com­mu­ni­qués et de brefs debats.Dans l’etat actuel de l’information on ne peut espe­rer d’autres alternatives.

    Réponse
  6. Vladimir
  7. Étienne

    Je pro­pose la ques­tion imper­ti­nente sup­plé­men­taire suivante :

    • Com­ment jus­ti­fiez-vous l’im­mu­ni­té judi­ciaire à vie dont béné­fi­cient les fonc­tion­naires européens ?
    (déci­sion prise dis­crè­te­ment en 1965, à la faveur d’un trai­té qui n’a­vait aucun rap­port.)
    Les euro­crates com­mettent-ils donc, en secret, tant de for­faits impar­don­nables qu’il faille ain­si les pro­té­ger d’une manière unique au monde ?

    Lire :
    « Immu­ni­tés judi­ciaires à vie des Euro­crates, la polé­mique s’amplifie »
    http://​www​.newro​peans​-maga​zine​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​o​p​t​i​o​n​=​c​o​m​_​c​o​n​t​e​n​t​&​t​a​s​k​=​v​i​e​w​&​i​d​=​4​9​3​6​&​I​t​e​m​i​d​=84
    La réponse de Franck Bian­che­ri, Pré­sident de Newro­peans, au droit de réponse de la Com­mis­sion sur les immu­ni­tés à vie des fonc­tion­naires communautaires.

    Réponse
  8. Vladimir

    Au der­nier som­met de Davos,janvier 2007, il a été deci­dé de com­men­cer le trans­fert des emplois de ser­vices hau­te­ment qua­li­fiés des USA et de l’Europe vers les pays a bas salaires:inde ‚Chine etc.

    Cette délo­ca­li­sa­tion (restruc­tu­ra­tion) à l’echelle mon­diale qui tou­che­ra de plein fouet la classe moyenne intel­lec­tuelle, peut être l’occasion pour elle d’entrer mas­si­ve­ment en désobeissance.

    New threat to skilled U.S. workers :

    http://​bel​la​ciao​.org/​e​n​/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​1​4​741

    http://​www​.leap2020​.eu/​G​E​A​B​-​N​-​1​4​-​e​s​t​-​d​i​s​p​o​n​i​b​l​e​!​-​C​h​r​o​n​i​q​u​e​-​d​e​-​l​a​-​T​r​e​s​-​G​r​a​n​d​e​-​D​e​p​r​e​s​s​i​o​n​-​U​S​-​D​e​u​x​-​t​e​n​d​a​n​c​e​s​-​e​m​e​r​g​e​n​t​e​s​-​s​-​a​f​f​i​r​m​e​n​t​-​U​n​_​a​5​6​7​.​h​tml

    USA : 40 mil­lions d’emplois délocalisables

    http://​contrein​fo​.info/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​843

    Réponse
  9. renaud lutre

    À Davos, il a été déci­dé de délocaliser.

    Qui est il ?

    Mais tu ne sais donc pas que ce sont les entre­pr­sies qui décident ?

    Réponse
  10. Étienne

    Bon­jour :o)

    Pour info, je suis invi­té à par­ti­ci­per au
    « jour­nal de la rédac­tion de LCI »
    ven­dre­di 20 avril 2007, à 19 h :
    http://​tf1​.lci​.fr/​i​n​f​o​s​/​c​h​a​i​n​e​/​e​m​i​s​s​i​o​n​/​v​e​n​d​r​e​d​i/0„3429982,00-journal-redaction-.html

    Ce sera sans doute très court.

    Par ailleurs, Jean Lebrun et son équipe de Tra­vaux Publics (France Culture, en direct de 18h30 à 19h30) viennent à la mai­son, à Trets, lun­di 23 avril :
    http://​www​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​t​r​a​v​a​u​x​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​5​1​8​9​4​&​p​g​=​a​v​e​nir.

    On aura un peu plus de temps et on devrait par­ler de la vraie démocratie.

    :o)

    Réponse
  11. Vladimir

    La jour­na­liste Fro­ma Harrop,dit bien dans son article refe­ren­cé dans mon post precedent :

    New threat to skilled U.S. workers

    Fro­ma Har­rop / Syn­di­ca­ted columnist
    Tues­day, April 17, 2007 -
    The mas­ter plan, it seems, is to move per­haps 40 mil­lion high-skill Ame­ri­can jobs to other coun­tries. U.S. wor­kers have not been consulted.

    Prin­ce­ton eco­no­mist Alan Blin­der pre­dicts that these choice jobs could be lost in a mere decade or two. We speak of com­pu­ter pro­gram­ming, book­kee­ping, gra­phic desi­gn and other careers once thought firm­ly plan­ted in Ame­ri­can soil. For pers­pec­tive, 40 mil­lion is more than twice the total num­ber of people now employed in manufacturing.

    Blin­der was taken aback when, sit­ting in at the busi­ness sum­mit in Davos, Swit­zer­land, he heard U.S. exe­cu­tives talk enthu­sias­ti­cal­ly about all the pro­fes­sio­nal jobs they could out­source to lower-wage coun­tries. And he’s a free trader.

    Les pro­pos d’Alan Blin­der ne sont pas ceux de n’importe qui,il etait a Davos a la dif­fe­rence de nous tous.
    Ensei­gnant à Prin­ce­ton, Alan S Bin­der a éga­le­me­net occu­pé le poste de sous direc­teur de la Banque Cen­trale Amé­ri­caine, et de conseiller éco­no­mique du pré­sident Clin­ton. Par­ti­san réso­lu du libre échange, il se refuse à envi­sa­ger la solu­tion du protectionisme.

    Pour autant, il estime que les délo­ca­li­sa­tion consti­tuent un défi majeur pour le futur de l’économie amé­ri­caine, dont l’ampleur n’a pas encore été cor­rec­te­ment perçue.

    Son alarme publique parue dans plu­sieurs jour­naux de refe­rence n’est pas anodine,ce qui est clair c’est qu’on en a fait silence en France.

    Réponse

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