Chers amis,
Je vous signale ici (à commentaires fermés pour ne pas multiplier inutilement les lieux de discussions) un livre extraordinairement clair et convaincant pour critiquer notre prétendue « démocratie » et pour proposer la clérocratie qui est, en fait, une authentique démocratie.
Son titre est plutôt mal choisi, je trouve, pour un livre qui défend la vraie démocratie, mais ce qui compte, c’est le texte, qu
e je trouve lumineux et décapant.
« Pour en finir avec la démocratie »
par François Amanrich (Éditions Payot 2006, 180 pages)
J’ai reproduit le sommaire intégral (passionnant) sur le forum pour permettre une discussion, dans le fil « Désignation des représentants politiques : élections ou tirage au sort ? » : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2341#p2341
Chaque chapitre se termine avec un exemplaire choisi de La lettre clérocratique, à laquelle je vous recommande de vous abonner (http://www.clerocratie.com/index.php?page=29&lg=1), c’est savoureux.
« Pour en finir avec la démocratie », un livre formidable de François Amanrich – Sommaire :
Chapitre 1 : En finir avec la démocratie ?
• Peut-on remplacer la démocratie par un autre système politique ?
• Est-ce vraiment réaliste ?
• Pourquoi les intellectuels, les politiques, répètent qu’il n’y a rien de mieux que la démocratie, et qu’hors d’elle il n’existe que le chaos et la dictature ?
• La démocratie actuelle est-elle bien consciente des difficultés qui la mine et les politiques se rendent-ils bien compte du mécontentement populaire ?
• Quelle a été la principale erreur de la démocratie ?
• Que proposer à sa place ?
• Le conte de la marionnette (La « Lettre clérocratique » de juin 2006)Chapitre 2 : Allons voir chez les Grecs !
• Définition globale du système clérocratique
• Que signifie le mot « clérocratie » ?
• Dans la démocratie athénienne, le hasard servait à désigner les élus
• Pourquoi ont-ils choisi le hasard ?
• Un boulanger pouvait-il représenter les architectes ?
• Qui pouvait accéder à un poste de responsabilité ?
• À part Athènes, y a t‑il eu d’autres pays qui adoptèrent le tirage au sort pour désigner leurs représentants ?
• Qu’est-ce que la clérocratie veut prendre des expériences du passé ?
• Y a‑t-il, aujourd’hui en France, des exemples où des organismes se servent du hasard dans leur fonctionnement ?
• Le CSFM, un des plus importants syndicats de France, désigne ses représentants par tirage au sort !
• S’il vous plaît… dessine-moi une démocratie ! (La « Lettre clérocratique » de mai 2006)Chapitre 3 : La clérocratie, comment ça marche ?
• En quoi le système clérocratique peut être une alternative crédible à un système démocratique actuel
• Le parcours d’une personne désirant participer à la vie politique dans un tel système
• En clérocratie c’est la « base » qui choisit ses élus
• Comment se faire élire ?
• De l’intérêt d’une présentation individuelle
• Des « filtres » pour sélectionner les candidats.
• Quel est l’intérêt de limiter les mandats locaux ?
• Qu’adviendra-t-il des » désignés « qui ne seront pas élus par le sort ?
• En quoi le mode de désignation clérocratique est un mieux par rapport au système démocratique actuel ?
• En quoi le citoyen pourra t‑il avoir plus confiance dans le « désigné » clérocrate que dans l’élu démocrate ?
• Combien d’années faudra t‑il pour qu’un ou une « désigné » clérocrate devienne président de la république ?
• Si la démocratie était une entreprise (La « Lettre clérocratique » de septembre 2005)Chapitre 4 : L’impossible choix.
• Le vote populaire n’a été qu’un prétexte pour permettre à la classe dirigeante de prendre le pouvoir.
• Toutes les personnes composant une démocratie sont-elles capables de voter ?
• Pourquoi la classe dirigeante finit-elle par donner le droit de vote à tous les citoyens ?
• Le droit de vote implique aussi des devoirs. Comme de voter, par exemple.
• Il est indispensable de savoir exactement pour quoi ou pour qui l’on vote avant de se prononcer
• Le résultat des élections est surtout fonction des personnes qui ne connaissent pas ou peu la politique.
• Les programmes politiques sont de vrais fourre-tout ayant pour but de ratisser le plus large possible. Les référendums sont trop souvent incompréhensibles.
• Un vote n’a aucun sens, aucune valeur, lorsqu’il repose sur un choix fait en non connaissance de cause
• Les consultations électorales où une décision est prise par une toute petite minorité de votants.
• Dans le système clérocratique les électeurs se prononcent par référendum.
• Alors, à quelles occasions les citoyens clérocrates votent-ils ?
• Si l’électeur ne peut pas réellement choisir, que lui reste-t-il ?
• Voter à coté de ses urnes (La « Lettre clérocratique » de janvier 2005)Chapitre 5 : Un coup de pied dans les urnes
• Le désintérêt de la « chose » politique atteint à la crédibilité même de la démocratie.
• Quand, dans un système participatif comme la démocratie, ceux qui le constituent refusent de jouer le jeu, il est urgent de se poser la question de savoir qui des joueurs ou du jeu n’est plus adapté à l’autre ?
• Que se passera-t-il en démocratie le jour où les non-joueurs dépasseront le nombre des joueurs ?
• Lors des résultats d’une élection ou d’un référendum les chiffres sont biaisés.
• Le manque d’intérêt pour l’élection explique le taux élevé d’abstention.
• Les citoyens sont les spectateurs d’une comédie qui les dépasse.
• L’abstention est la conséquence directe du système actuel.
• Ne pas changer un système qui génère plus d’abstention que de participation est très risqué.
• Une démocratie peut se transformer en dictature.
• Il faut revoir toute la notion du droit de vote.
• La clérocratie fait donc appel à la responsabilité populaire basée sur la connaissance, et non sur le credo démocratique qui veut que tout citoyen, par le seul fait de sa citoyenneté, est capable du bon choix.
• La clérocratie ne supprime pas le suffrage universel.
• Supprimer ces élections où l’on doit choisir un homme ou un parti, ce qui revient à élire un maître ou un groupe de maîtres qui vont décider ce qui est bon ou mauvais pour la nation.
• Un coup de pied dans les urnes (La « Lettre clérocratique » de juillet 2006)Chapitre 6 : La démocratie impopulaire
• Outre les dangers liés à l’abstention le désintérêt des citoyens mène à une perte de confiance envers les élus.
• Les pouvoirs de gestion sont confiés aux élus par un faible pourcentage d’électeurs. Que représentent véritablement aujourd’hui ces élus ?
• Il arrivera un moment où les élus de la nation ne devront leur poste qu’à une poignée d’électeurs. Faudra-t-il attendre ce jour pour se poser des questions sur la pérennité de ce système ?
• En démocratie, le dogme donne la primauté du légal sur le légitime, même si cela va à contresens de la raison.
• À quelques voix près, il y aura deux vainqueurs.
• Le peuple n’a pas de mémoire et oublie très vite ?
• Ce que propose la clérocratie pour faire face à ces difficultés.
• Le peuple souverain, le gouvernement du peuple par le peuple, toutes ces grandes phrases, ne sont que des mots creux.
• Dans le système clérocratique, les « désignés » sont légitimes.
• Contrairement aux politiciens démocrates, les « désignés » n’exercent pas de mandat politique. Ils remplissent une mission. Quelle est la différence ?
• En démocratie le mieux du mandataire se confond avec le mieux de ses propres intérêts.
• La clérocratie est une garantie contre la corruption de la classe politique.
• Le système clérocratique instaure une véritable répartition des postes, en fonction de la représentativité réelle de toutes les composantes de la nation.
• Tout est fait aujourd’hui pour que les femmes qui désirent s’investir dans la vie politique aient toutes les chances de perdre.
• Voici venu le temps des politocrates (La « Lettre clérocratique » d’avril 2005)Chapitre 7 : Professionnels de la politique
• Les politiques doivent-ils être de véritables professionnels ?
• Le système démocratique n’échappe pas à la professionnalisation.
• Dans le système clérocratique, les désignés seront des professionnels
• Comment seront-ils formés ?
• Dans le système démocratique, les hommes politiques ont tendance à aller du haut vers le très haut en faisant abstraction du bas.
• En démocratie, les politiques sont plus animés par la recherche du pouvoir que par un véritable travail de professionnels dont le but devrait être d’accomplir pleinement leur métier
• Dans le système démocratique actuel, la professionnalisation présente de tels handicaps qu’elle va à l’encontre de l’idée même de la démocratie.
• Le fameux recyclage des politiques battus lors d’élections
• En démocratie, l’électeur est impuissant, et pire, conscient de son impuissance.
• Dans le système politique actuel, le peuple est gouverné par une « élitocratie », forme moderne de « l’aristocratie.
• Comment concilier la nécessité d’une professionnalisation du personnel politique tout en l’empêchant de se regrouper en caste ?
• Aujourd’hui le recrutement des politiques est basé sur l’appartenance à un même milieu socioéconomique.
• Plus de 60 % des députés sont des fonctionnaires
• Le déséquilibre de la représentation de la société.
• L‘émergence de fonctionnaires politiques est un avatar de la professionnalisation du monde politique dans le système démocratique.
• Actuellement, pour se lancer dans la carrière politique, il faut être fonctionnaire d’état.
• La mainmise sur la politique par les fonctionnaires. En clérocratie, l’ensemble des « désignés » répond aux critères indispensables à une véritable représentation populaire.
• Le système clérocratique rend donc possible une professionnalisation de la fonction politique, tout en sauvegardant les intérêts de l’ensemble de la population et non ceux d’une caste minoritaire comme actuellement.
• La première étude sur la démographie démocratique (La « Lettre clérocratique » d’avril 2004)Chapitre 8 : Menteur professionnel ?
• Comment concilier le professionnalisme qui oblige à des anticipations qui vont à l’encontre des souhaits populaires, et l’obligation de recueillir un maximum de suffrages pour être élu ?
• Comment agir lorsque la déraison majoritaire l’emporte sur la raison minoritaire.
• Les décisions prises qu’en temps « opportuniste »… pour le politique.
• Dans le système démocratique, l’homme politique ne peut pas agir autrement.
• Les « acrobaties » démocratiques, indispensables et nécessaires, ne peuvent que ternir la classe politique et le régime qu’elle représente.
• En démocratie, le politique ne peut que favoriser le superficiel.
• Le système démocratique oblige ses dirigeants à avoir une vision à court terme.
• En clérocratie, il n’y a pas d’hommes politiques comme en démocratie, il n’y a que des hommes d’état.
• En clérocratie, le « désigné » a les mains libres.
• Du rififi chez les Pères Noël (La « Lettre clérocratique » de décembre 2005)Chapitre 9 : La démocratie des petits copains
• Le suffrage universel suppose que la masse des citoyens aura la volonté du bien général, plutôt que de ses intérêts particuliers.
• L’intérêt personnel l’emporte toujours sur l’intérêt du plus grand nombre.
• Le bien général cède la pas au bien particulier, comme l’égalité au privilège.
• Que reste-t-il de l’électeur éclairé qui vote dans l’intérêt du plus grand nombre ?
• En démocratie, une tirelire bien garnie vaut mieux qu’une urne bien pleine.
• Tous les Français ont-ils vraiment le droit de grève ?
• Actuellement, seuls les employés du secteur public ou parapublic peuvent se permettre ce luxe, inaccessible à la majorité des Français.
• Quand tout le monde a les mêmes droits, mais que certains peuvent s’en servir et d’autres non, où est le droit ?
• Lorsqu’un droit n’est réservé qu’à certaines catégories sociales, il se transforme en un privilège !
• Le triptyque révolutionnaire « Liberté, Égalité, Fraternité » a du plomb dans l’aile !
• Dans le système démocratique, le peuple est donc devenu un moyen alors qu’il devrait être un but ?
• Peut-on légitiment considérer qu’actuellement certains électeurs possèdent plusieurs bulletins de vote ?
• Soyons sacrilège (La « Lettre clérocratique » de mars 2004)Chapitre 10 : 1789, c’est pour quand !
• Les classes sociales ont elles été supprimées ?
• Avant, le pouvoir monarchique était absolu. Aujourd’hui il y a un l’absolutisme présidentiel. Avant, il y avait la noblesse, aujourd’hui il y a les politiques.
• Avant, il y avait le clergé, aujourd’hui, il y a la fonction publique. Avant il y avait le Tiers état, aujourd’hui aussi.
• Le système démocratique a laissé se recréer les trois ordres monarchiques.
• Les leçons de l’Histoire ne servent à rien !
• L’Ancien régime s’est appuyé sur le clergé, comme la démocratie d’aujourd’hui sur la fonction publique ?
• Les fonctionnaires, champions du civisme.
• La classe politique, n’a plus l’indépendance nécessaire à l’exercice du pouvoir.
• Quelle solution permet de sortir de cette ornière ?
• Seul un système comme la clérocratie peut y réussir.
• Ce que la noblesse de l’ancien régime parvint à réaliser, c’est-à-dire à garder entre ses mains les rênes du pouvoir, les hommes politiques modernes ont fait pareil.
• La manière dont sont « choisis » les élus dans notre système actuel.
• Le « droit du sang » de l’Ancien régime s’est transformé en « droit de l’école ».
• La place et le rôle de la fonction publique en clérocratie ?
• Le mode de fonctionnement du système clérocratique empêche la prise du pouvoir et sa confiscation par une minorité au détriment de la majorité.
• C’est pour quand 1789 ? (La « Lettre clérocratique » de janvier 2005)Chapitre 11 : Démocratie : attention danger !
• Les dangers que le système démocratique actuel présente pour l’ensemble de notre pays.
• Il faut mettre en place une nouvelle approche politique.
• Le pouvoir doit être fort, car un contrepoids doit avoir la même importance que ce à quoi il s’oppose s’il veut servir d’équilibre.
• Les groupes les mieux organisés accentuent leurs privilèges.
• Le pouvoir politique doit imposer le respect des règles et des lois.
• La force, indispensable au pouvoir politique pour gouverner, n’est acceptable que lorsqu’elle est légitime.
• Ce pouvoir, la démocratie ne l’a plus.
• Dans le système clérocratique, ces écueils sur lesquels s’abîme la démocratie n’existent pas.
• Le contrôle de l’exécution des missions confiées aux « désignés » renforce leur légitimité.
• Par son mode de sélection, la clérocratie offre aux « désignés » une indépendance indispensable à la bonne gestion d’un pays.
• L’arbitrage sous influence qu’impose le système démocratique aux élus actuellement n’est plus supportable.
• Le saumon démocratique (La « Lettre clérocratique » d’août 2004)Ce livre est littéralement passionnant !
Au plaisir de lire bientôt vos réactions (sur le forum).
Amicalement.
Étienne.

0 commentaires