Voyez le site de Chantal Enguehard sur le vote électronique :
http://pagesperso.ls2n.fr/~enguehard‑c/VE.htm
où l’on trouvait ce rapport important :
« Le vote électronique en France : opaque & invérifiable (2009) » :
📄 Chantal Enguehard « Le vote électronique en France, opaque et invérifiable » (2009) (PDF)
Il me semble que toutes les études et les avancées technologiques sur la fiabilité des consultations sont vraiment intéressantes et stratégiques pour la démocratie, mais que nous buttons encore sur une aporie, une difficulté majeure, qui est le contrôle citoyen des outils utilisés, condition cardinale de la confiance et de la démocratie.
Pour moi, c’est déchirant car c’est un outil essentiel d’une démocratie véritable qu’on n’arrive pas encore à maîtriser : la e‑consultation de tout le monde à tout propos permettrait de connaître enfin l’opinion publique réelle sur tous les sujets, non pas pour en faire l’instrument unique de gouvernement (encore que), mais au moins pour informer précisément et publiquement nos représentants du cap qu’ils doivent suivre pour nous représenter honnêtement et faire enfin surgir dans le débat public la mythique VOLONTÉ GÉNÉRALE, la vraie.
Le fait que cette e‑consultation soit encore profondément suspecte de manipulations est pour moi un crève-cœur et je n’y renonce pas à la légère (je n’y renonce d’ailleurs pas du tout définitivement) : mais le risque de fraude est si grand que la survie même de notre démocratie, — déjà précieuse malgré son état « préhistorique » :o) —, est en danger avec les machines à voter d’aujourd’hui.
Je cherche des idées pour rendre les cyber-consultations vérifiables par tous
comme on cherche une lueur dans un tunnel.

Mes amis,
Il faut absolument lire le rapport de Chantal Enguehard, c’est consternant : on va de scandale en scandale au long de dix pages accablantes…
On est là sur un problème majeur de nos institutions, qui doivent nous protéger expressément contre ce lobbying-là, tout particulièrement.
Nos soi-disant « représentants » nous représentent décidément bien mal ! Les preuves accablantes sont légion : plus on s’occupe de ce qu’ils font, au lieu de leur faire aveuglément confiance, plus on est scandalisé.
Les personnes « morales » (nom bien mal choisi pour désigner, en droit, les entreprises) semblent d’ores et déjà avoir pris l’ascendant sur ces « représentants » hors contrôle citoyen.
Saurons-nous réagir ?
Pas sûr :o(
Pour avoir travaillé un peu dans ce domaine et dans celui de l’e-administration (où il y aurait beaucoup à dire également), j’ai été consterné par la confiance aveugle de mes collègues ingénieurs dans leurs réalisations. Cette confiance inébranlable est généralement fondée sur la sûreté, au point de vue mathématique, des algorithmes mis en oeuvre. Or, de mon point de vue, cela procure au contraire une illusion de sécurité très dangereuse, si on met en perspective l’apparition hebdomadaire de nouvelles failles de sécurité dans les logiciels et les systèmes soit-disant les plus fiables.
En outre, la vérification humaine de l’intégrité des calculs et des processus est impossible, sauf, et dans certains cas seulement, par quelques experts scientifiques. Le caractère public du dépouillement et par conséquent le contrôle citoyen passent à la trappe définitivement. Mais j’ai constaté d’expérience que, dans les milieux prescripteurs et les associations normatives, la confiance béate (ou hypocrite) dans l’infaillibilité de la machine balaie tous les arguments de bon sens.
Bon courage…
« Je cherche des idées pour rendre les cyber-consultations vérifiables par tous
comme on cherche une lueur dans un tunnel. »
Beaucoup de pistes de réflexions à partir du site
ordinateurs-de-vote.org recul-democratique.org
Entre autres, des expertises et des comptes rendus après des élections électroniques dans divers pays (France, Belgique, États-Unis), et plein de références.
S.
En dépit des réserves de bon nombre d’intervenants et notamment de la CNIL, il semblerait que là aussi l’Europe ait déjà pris la décision à notre place :
« L’initiative « E‑Poll » vise à mettre en place des systèmes de vote électronique dans l’ensemble de l’UE à l’horizon 2009. »
voir : http://www.euractiv.com/fr/justice/biometrie-democratie/article-139571.
On se fout du monde…
Le vote électronique sera réintroduit en Irlande
« La récente démonstration de la facilité avec laquelle les machines à voter Nedap peuvent être piratées n’empêchera pas le gouvernement Irlandais d’aller de l’avant avec le vote électronique. Le ministre responsable des élections en Irlande, Dick Roche, a déclaré qu’à compter de 2008 les élections et référendums se feront avec les machines Nedap que le gouvernement irlandais avait lui-même retirées en 2004. (lire la suite…) »
Lire aussi les commentaires, le premier est intéressant : il évoque le redoutable processus intellectuel d’escalade d’engagement (tendance naturelle de l’auteur d’une décision initiale à s’accrocher à cette décision et à en rajouter, même si les faits montrent que c’est une erreur) que décrit bien Robert-Vincent Joule dans son intéressant « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » (PUG, 2003).
C’est proprement incroyable que les gouvernements laissent des entreprises privées maîtriser les machines à voter, incroyable…
Un fabricant américain de machines à voter s’élève contre un documentaire
« Une polémique opposait mercredi une entreprise américaine de machines à voter à une chaîne de télévision qui doit diffuser un documentaire dénonçant le manque de fiabilité présumé de ces systèmes, moins d’une semaine avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
Dans une lettre envoyée mardi à HBO, la firme Diebold demande un droit de réponse au sujet du documentaire « Hacking democracy » (« Pirater la démocratie ») devant être diffusé pour la première fois jeudi sur cette chaîne câblée.
Diebold affirme que ce programme est « truffé d’erreurs factuelles » et lui occasionne un préjudice, particulièrement en étant diffusé à cinq jours d’élections lors desquelles les Américains vont renouveler entre autres une partie de leur parlement et de leurs gouverneurs.
« Hacking democracy » donne la parole à des groupes d’activistes opposés au vote électronique et qui assurent que les machines de Diebold peuvent être piratées et les votes manipulés.
L’entreprise affirme détenir 35 à 40% du marché des systèmes de vote électroniques, eux-mêmes utilisé dans environ 40% des bureaux de vote américains. (…) » (lire la suite)
Bonjour,
Juste pour signaler une page US, sur les élections en cours,
où la réalité semble dépasser la science fiction :
U.S. and international agents to monitor e‑vote satellite activity during election
by Tom Flocco
(http://www.tomflocco.com/fs/ElectionSatelliteActivity.htm)
Diebold a ralé, mais le docu de HBO est passé et repasse en rediff à donf. Le citoyen US commence à réaliser l’ampleur du scandale des machines à voter, qui ont sans doute permis l’élection de Bush.
Il faut se mobiliser pour que ce genre de chose n’arrive pas en France, en Europe.
L’informatique n’est tout simplement pas une technologie assez mûre pour que les citoyens – et ils sont seuls juges – puissent avoir confiance en elle. Tous les jours ils ont des preuves que la sécurité informatique est une science bien jeune. Ils voient même que c’est souvent les filous qui gagnent. Qui a gagné, pour le moment, les spammeurs ou les spammés ?
La méfiance du citoyen de base envers l’informatique étant tout à fait justifiée, il est grotesque d’essayer de le rassurer. Un jour, peut-être, la technologie permettra de générer de la transparence, aujourd’hui elle produit surtout des boîtes noires.
Or, ce dont la démocratie a besoin, c’est d’urnes transparentes, pas de boîtes noires. C’est un informaticien, passablement technophile par ailleurs, qui parle.
« Vote électronique : les incidents de sécurité se multiplient
Aux Etats-Unis, aux Pays-Bas ou en Irlande, la sécurité des systèmes de vote électronique est remise en question. La falsification et la non confidentialité des votes ont été démontrés. »
http://solutions.journaldunet.com/imprimer/0611/061103-securite-machines-vote.shtml
La sécurité du vote électronique pointée du doigt aux Etats-Unis
Une récente étude du Brennan Center for Justice établit un constat très critique à l’égard des systèmes de vote électronique aux Etats-Unis. A quelques mois de deux scrutins majeurs, les recommandations suffiront-elles à ne pas réitérer le scandale de l’élection présidentielle de 2000 ?
http://solutions.journaldunet.com/0606/060629-securite-vote-electronique-usa.shtml
L’e-vote est un piège dans lequel on tente de nous enfermer. En effet : pourquoi l’e-vote ? Parce que c’est plus facile ? Allons, se déplacer jusqu’au bureau de vote deux fois tous les 5 ans, ce n’est pas la mer à boire. Même une fois par semaine, ce ne serait pas bien compliqué… Alors, pourquoi ?
Il est impossible de savoir si la personne qui vote est bien celle qu’elle prétend être avec l’e-vote. Les risques d’usurpation sont nombreux. Les risques de pressions aussi. Imaginez-vous à 19 ans, chez vos parents, ceux-ci regardant au dessus de votre épaule pour qui vous votez. Vous voulez voter communiste mais vos parents sont d’extrême droite. Vous savez que s’ils vous savent communiste, vous devrez loger ailleurs, alors vous sachant observé‑e, vous votez extrême droite pour avoir un toit.
Autre situation, on vous oblige à voter pour une personne pour laquelle vous ne voulez pas voter. On vous menace physiquement. Vous risquez de voter à contre-coeur pour un parti pour lequel vous n’aviez pas l’intention de voter. Qui ira vérifier ?
Troisième situation : une personne de votre entourage se fait passer pour vous et vote à votre place en votre absence. Qui le saura ? Comment ?
La question a déjà été soulevée, et les petits malins de l’UMP ont pensé à l’identification biométrique et à l’aide de la carte INES. Mais un autre problème se pose alors : que fait-on de la confidentialité du vote ?
D’ailleurs qui s’occupe du décompte ? Une machine ? Qui assure le bon fonctionnement de la machine ? Des technocrates, des industriels ? Comment s’assurer de leur honnêteté ?
On a parlé aussi de l’open source, mais qui s’y connaît suffisemment pour modifier un programme informatique à part des informaticiennes/informatitiens. Personnellement, je ne sais pas le faire, et je ne suis pas la seule !
Bref, cas n° 4 : une personne qui n’a pas Internet, pas d’ordinateur, comment va-t-elle faire ? Va-t-elle devoir acheter un ordinateur et s’abonner à un FAI pour pouvoir voter une fois tous les cinq ans ? Devra-t-elle se rendre dans un cyber-café et payer sa connexion pour aller voter ?
Alors pourquoi l’e-vote ? Pour faire plus branché‑e ? Plus hype ?? N’est-ce pas une motivation stupide comparée aux enjeux du droit de vote confidentiel, sécurisé, et transparent ?
Pour aider les petites vieilles, les petits vieux et les handicapé-es ne pouvant faire un déplacement jusqu’au bureau de vote ? D’une part les personnes âgées seront perdues avec l’e-vote. Elles arrivent déjà souvent à peine à envoyer un mail ! D’autre part, que dire de ces personnes habitant dans des zones non couvertes ou mal couvertes par les FAI, dans des bleds paumés, en haut de montagne, et qui vont devoir sortir de chez elles, aller jusqu’à la grande ville, qui parfois est bien loin, pour trouver un cyber-café, se familiariser péniblement avec l’informatique pour enfin voter ? On les aura fait se déplacer sur de plus longues distances pour nos lubies pseudo-modernistes et des intérêts qui nous dépassent sûrement.
D’une part en prônant l’e-vote, on prône l’accès au vote à une certaine catégorie de la population, pas à la totalité, d’autre part l’e-vote n’est pas sécurisé et s’il l’est il n’est plus confidentiel.
Que deviendront alors nos votes lorsqu’ils seront enregistrés et identifiés par la machine ? Comment pourrons-nous être sûr-es qu’ils seront détruits et qu’il ne serviront pas à nous ficher afin de nous écarter de votes ultérieurs ?
Le gouvernement avait assuré qu’il constituerait un groupe chargé de surveiller l’honnête dépouillement du vote, mais n’est-ce pas de lui, justement, du pouvoir en place, que l’on peut craindre le plus les fraudes pour s’assurer une nouvelle victoire ?
Pourquoi devrions-nous prendre des risques importants ? Pour paraître modernes ? Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? N’avons-nous pas plus à perdre qu’à gagner ?
Le vote traditionnel dans les bureaux de vote reste à ce jour la meilleure option clairement transparente, honnête, confidentielle et neutre.
Les Etats-Unis utilisent déjà l’e-vote, les résultats sont constamment truqués, faussés, et nous voudrions faire pareil ? Mais tirons les leçons de ce qu’il se passe ailleurs. Ne fonçons pas tête baissée vers le 1er mirage qu’on nous montre. D’autant que la chute risque d’être bien douloureuse…
Ceux qui ont la chance d’avoir un visage, des jambes, et de savoir encore regarder autrui et lui sourire pour dire -« salut, citoyen inconnu, je vois avec plaisir votre visage des grands jours ! »- pourquoi les priverait-on de cette manifestation qui consiste à se déplacer à la rencontre d’autrui pour y aller voter, à l’école publique du coin ou à la « maison commune » ?
Bien sûr, il y a les « cybercitoyens », et tant mieux pour eux et leur intime conviction virtuelle, mais il faut aussi ne pas oublier ce que nous sommes réellement, et rien de tel pour cela que de nous rencontrer sur la place publique pour y faire notre devoir, en y faisant « acte de présence ».
Le temps que l’on prend pour voter, il est bien assez court !
Pensons comme il serait aisé de tuer virtuellement les trois quarts de l’Humanité, et comme cela redevient heureusement impossible de le faire en regardant en face sa victime désignée !
C’est pourtant évident comme le nez au milieu de la figure :
le principal intérêt politique du vote ‘électronique’ voire du vote internet est à terme la manipulation des élections.
J’ai été témoin et acteur de la mise en place d’élections professionnelles par internet. Je pense que c’est une catastrophe car cela repose UNIQUEMENT sur la « bonne foi » des employeurs, du prestataire de service qui fait l’élection et des syndicats … ça fait réfléchir ! non ?
La modernité ? oui !
Un « click » ne fait pas la modernité, laquelle consiste à libérer du temps pour privilégier les instants « créatifs »…
Un artiste « moderne » choisit « l’essentiel » vers lequel il « va », son art comporte toujours la contradiction entre la fin et le moyen, et le « moyen » , s’il économise le temps, lui permet de « reperdre ce temps » …à la fin !
Chaque « citoyen » doit se savoir co-créateur d’un destin collectif :
Appuyer sur une touche pour faire « ça », sans le « droit à l’erreur » que se réservent les peintres, les compositeurs, les sculpteurs et les poètes, c’est utiliser une arme triviale et expéditive sans rémission possible : que les dieux, s’ils existent, nous en » préservent », et s’il n’en existe pas, réinventons des « préservatifs » :
Le droit d’hésiter, de froisser, de jeter, et de rechoisir un autre bulletin, afin de savoir qu’on a créé comme il se doit son « vote historique » !…et savoir qu’on peut participer à « l’accouchement » :
S’inscrire pour le dépouillement et les sueurs des émotions de soirée électorale !
…Enfin, surveiller « le bébé » pour qu’il ne soit pas volé !
Ca parait un peu foutoir, alors j’écris ici.
J’aime beaucoup l’idée d’écrire nous même une constitution. Je m’inspire pas mal du système démocratique vénézuélien.
J’espère que les collectifs auront la bonne idée de proposer une constitution européenne afin de faire valoir leur planB
Je suis d’un côté soulagée de voir la position qui s’affirme ici contre le vote électronique, tant l’engouement d’Etienne Chouard sur les possibilités de la « démocratie électronique » me donnait à penser qu’il s’aveuglerait sur ce point, d’un autre, atterrée de voir les perspectives européennes qui se dessinent, vers lesquelles vous pointez.
Je n’ai pas changé d’avis depuis que j’ai écrit ce qui suit sur mon blog, alertée par ce que je lisais sur des blogs américains concernant les circonstances des élections qui avaient porté Bush une nouvelle fois au pouvoir, bien loin de ce que prévoyaient les sondages à la sortie des urnes.
http://j‑jour.over-blog.com/article-443180.html
« Ne cèdons pas aux sirènes du vote électronique : la démocratie se briserait à la moindre manipulation
Un grand malheur se prépare si nous laissons s’étendre le vote électronique.
C’est le lieu où toutes les manipulations d’experts sont possibles.
Nous avons pu apprendre qu’il était déjà en place dans certains endroits de France pour le référendum du 29 mai.
Je considère comme inacceptable dans une démocratie le fait que n’importe quel citoyen lambda ne puisse plus par lui-même vérifier sans autre connaissance qu’un minimum de lecture et de calcul les résultats d’une élection.
Si nous laissons passer cela, nous n’aurons plus aucun moyen d’empêcher qu’un fabricant de machines à voter ou un programmateur de logiciel, ami ou mercenaire des pouvoirs en place quelqu’ils soient – de droite ou de gauche ou des extrêmes – s’arrange, par une légère manipulation, pour falsifier les résultats, d’autant plus si ceux-là étaient serrés.
Si l’on considère à quel point nous nous en remettons à l’informatique dans votre vie, il ne faut justement pas remettre en cause la première et la dernière liberté qui fonde notre démocratie, le droit à chacun d’exprimer sa voix et le moyen simple comme un bulletin de vote en papier pour y parvenir : en avoir une trace, facilement comptable et vérifiable par chacun.
Il faut s’attendre, ça a déjà commencé, à ce que tous ceux qui y ont intérêt, financier ou autres, rivalisent d’ingéniosité pour nous décrire comme enviables les progrès d’adaptation à notre époque de mutation du vote électronique par rapport à l’archaïsme des procédés de vote « en papier ».
Tous les exemples comme le succès du paiement en ligne de l’impôt vont être avancés.
Cela n’a rien à voir. Vous avez pour les impôts la capacité de les vérifier.
Pour le vote, comme il est et doit rester anonyme, il rejoint et se fond à des millions d’autres. Personne d’autres —que ceux qui détiennent le contrôle informatique— ne pourrait être en mesure de vérifier les résultats.
Il y a de forte chance que Monsieur Bush doive sa réélection au fabricant des machines de vote qui avait dit qu’il ferait tout pour que Bush gagne. Incroyable, vous pensez ?
Nous, tous les citoyens, sommes les seuls garants de la démocratie.
Vous remettez ce pouvoir de contrôle des votes, vous remettez définitivement les clés de la démocratie à ceux qui contrôlent directement ou indirectement les machines. »
Entièrement de l’avis de » j‑jour »
La modernité ne se définit pas par le degré de délégation consenti par l’humain à sa création technique (ou autre):
La modernité n’est « prouvée » que dans le « renvoi d’ascenseur effectué par cette « production » au service de la réalisation de l’humain :
c’est bien l’être social de chair et de sang qui « progresse » dans son « devenir » (accomplissement).
Or, avec les dernières évolutions scientifiques et techniques, « tout est possible, et surtout son contraire » : rien, c’est-à-dire l’anéantissement même de l’humain , soudain sans devenir digne de son passé.
La convocation par et pour « la société », des individus pour les faire « devenir citoyens « responsables de cette « production collective » qu’est leur société, doit rester un moment privilégié du « retour d’ascenseur », dans lequel se produit pour chaque individu un renforcement de la « consistance de sa dignité humaine » :
doivent être convoquées à la fois les tripes, les jambes et la pensée, car ce sont tous les tenants et les aboutissants de « la présence humaine » : jamais on ne saurait les abandonner à une technique « virtuelle ou autre » : avant même de respecter les sépultures, pensons à nous respecter comme vivants !
Bonjour mes amis,
David Mentré, un des animateurs du projet formidable intitulé « L’expérience démocratique », a rédigé un texte bien intéressant :
Vote électronique et expérience démocratique (version 2).
David va faire cette présentation à l’ENST Bretagne, à Brest, le 23 janvier prochain (veinards de bretons).
Je vais demander à David et à ses amis de la liste de diffusion demexp de passer par ici pour nous dire ce qu’ils pensent de nos échanges et de nos craintes. Ils ont peut-être connaissance de solutions techniques pour nous rassurer pleinement (en permettant peut-être un contrôle fiable par tous les citoyens, à tout moment, du logiciel actuellement en route dans un bureau de vote).
J’espère que David aura un moment pour le faire car son expertise et sa bonne foi sont un gage de réflexion utile.
Amicalement.
Étienne.
Avis : David Mentré a sensiblement amélioré sa présentation du vote électonique.
La nouvelle version (2) est là :
http://www.linux-france.org/~dmentre/demexp/slides/enstb-2007–01-23/vote-electronique-enstb-2007–01-23-v2.pdf
Amicalement.
Étienne.
le projet DEMEXP est un excellent exemple d’une
FAUSSE bonne idée .
Nous avons vu la démonstration que le PRINCIPE même du vote électronique est CONTRAIRE au principe démocratique du contrôle de l’élection par l’électeur …
ALLEZ LEUR JETER des TOMATES mardi 23 !!!
et du poisson pas frais
Cher Kro.minet,
je vous trouve un peu… expéditif :o)
Si vous m’avez bien lu, vous avez bien compris mon extrême vigilance à l’encontre du vote électronique, et mon refus clair et net, aujourd’hui.
Mais on peut rester intellectuellement ouvert en considérant l’enjeu immense que serait l’expression fidèle (enfin !) de la volonté générale, sur tous les sujets et à tout moment.
Ce n’est pas parce que le précieux « contrôle du vote par tous » n’est pas possible actuellement qu’il ne sera jamais possible.
En tout cas, moi, je garde l’espoir et je reste curieux, tant que les acteurs me paraissent de bonne foi.
Amicalement.
Étienne.
De bonne foi ?
Qui en juge ? Qui a les moyens d’en juger ?
J’ai fait une visite rapide sur le lien que vous donnez, Etienne Chouard.
Il est mis en exergue que le « code source, libre, serait accessible » à tous.
Qui sont ceux qui savent ce qu’est « un code source », déjà ?
Qui sont ceux qui savent si cela est une garantie suffisante ? Il semblerait d’ailleurs que cela est loin d’en être une, mais là, quand on n’est pas expert, on est obligé pour le savoir de se tourner vers des gens au courant de l’informatique.
Pour moi, c’est déjà un amoindrissement du libre arbitre.
Très cordialement.
D’accord avec j‑jour. Il y a tellement de possibilités de dissimuler avec l’électronique que c’en est effrayant : modifier le code du programme en douce, truquer la consolidation des chiffres, introduire une erreur de calcul à un endroit…
Avec le vote traditionnel, il faut beaucoup de complicités pour truquer les résultats dans tout le pays. Avec le vote électronique, il suffit de quelques bidouilleurs introduits aux bons endroits. Le principe est vraiment trop dangereux.
L’informatique apporte plein de choses positives mais le vote électronique n’en fait pas partie.
bonjour,
Le problème évident vient du fait que quelque soit sa mise en oeuvre le vote électronique se fait par un moyen technique et cette technicité implique automatiquement une expertise …
Sans compter avec la mauvaise foi des intervenants , par exemple election-europe a réfuté la possibilité d’une interception d’une élection par le procédé ‘man-in-the-middle’ très classique (il y a même des offres commerciales pour mettre ce type de technologie comme « protection » des entreprises) car demandant une expertise technique tellement élevée que peu probable …
Quand au controle du code source , c’est une illusion …
Mais le vrai problème résulte toujours de la mise en oeuvre ; il n’y a qu’a voir le vote papier ou on a fini par imposer les urnes transparentes .…
L’ennemi numéro un des élections démocratiques, c’est l’obscurité …
Même si les alarmes sonnent maintenant autant plus fortes vis à vis du vote électronique, les possibilités de manipulation des élections ont toujours été la, avec les élections a bulletin de papier. Il y a des moyens pour acheter ou autrement conditionner le vote de chacune des personnes sur lesquelles on a quelque sorte d’influence, que celle-ci soit parentale, économique, une menace à l’intégrité de la personne, leur docilité envers la propagande, etc. De même ce genre d’influence peut aussi être utilisée avec les personnes chargées des tables au moment de l’élection pour manipuler plusieurs votes. Après ça, des urnes, même transparentes, peuvent disparaître sélectivement la ou les opposants du malfaiteur sont plus présents que ses simpatisants. Tout ça peut se faire avec le vote sur papier pour rien que les autorités « compétentes » aient plus d’intérêt a valider un résultat plutôt que l’autre et puissent décréter que toutes ces tricheries sont insuffisantes pour invalider le résultat (supposant que celui-ci leur soit favorable, évidemment).
La seule raison pour qu’on veuille bien accepter l’obscurité, c’est pour garantir autant que c’est possible la sécurité et l’intégrité de chaque citoyen qui vote. En effet, c’est la sécurité relative de ne pas pouvoir être signalé comme votant une certaine option politique ce qui rend possible que quelqu’un puisse voter des options contraires a celles de ceux qui détiennent le pouvoir et peuvent punir de quelconque forme la « trahison ».
C’est bien pour cette raison, et aucune autre, que le vote est secret, et je suis d’accord avec ça tant que voter une seule des options présentes a l’élection puisse constituer une menace a l’intégrité de la personne qui vote.
Mais …
Supposant nos démocraties assez mûres pour que le sens d’un vote personnel dans unes élections ne soit plus une menace a l’intégrité physique ni autre de la personne (et elle est bien assez mûre pour vouloir introduire massivement le vote électronique 😉 ), quel intérêt avons nous a ce que le vote reste secret ?
Si nous pensons que c’est trop supposer … alors restons avec des élections sur papier avec le suffrage universel secret.
Si nous faisons confiance a nos démocraties en ce sens … alors nous pouvons passer a des élections électroniques au suffrage universel PUBLIC.
Au lieu d’ajouter a l’obscurité des élections traditionnelles les complications nécessaires pour garantir cette obscurité dans les élections électroniques, et de même faire possible tout un tas de manipulations impossibles de contrôler, passons directement a la claireté …
Si nous faisons de chaque élection un évent public, ou chacun dépose un certificat électronique avec son vote authentifiée dans une urne électronique elle aussi publique …
Chacun pourra contrôler en tout moment que son certificat est bien la et inaltérée, et chacun pourra faire la somme et le dépouillement de tous les certificats présents.
Bien sur, il-y-aurait encore des complications a tenir en compte, mais elles seraient bien autres que celles qui nous préoccupent aujourd’hui.
Internet prouve chaque jour tout et son contraire : c’est un formidable moyen de « communication », mais c’est aussi le plus dangereux moyen d’incompréhension :
Tout le travail d’enquête respectueux d’une déontologie, d’une méthode, ou d’une science, est by-passé par le n’importe quoi, rendu possible au même rang de « puissance médiatique » :
Danger ! Quand on peut accélérer la course d’un troupeau de plus en plus prompt à prendre des vessies pour des lanternes, le pire devient probable !
Qu’on utilise Internet pour réfléchir calmement, oui, mais on peut aussi y propager des informations fausses qui, comme les virus, ont des effets puissants.
« Mesurer la volonté majoritaire d’un peuple grâce à Internet », c’est du délire, car il faut être intoxiqué par le consumérisme pour confondre « volonté d’un peuple » et expression par un clic :
La « volonté » suppose bien plus que la désignation d’un objet « choisi » comme une marchandise dans un étalage où les « contenus politiques » sont des « offres », et où la « demande » est préconditionnée à l’insu du « consommateur ».
N’allons pas si vite en besogne pour définir « la volonté générale » :
C’est un leurre !
Bonjour Alain,
On a bien compris que vous préférez la volonté des partis — probablement mieux structurée et plus pacifiée à votre goût, vous nous direz — à celle, multiforme et incontrôlable, des hommes libres de tout parti : c’est votre droit le plus strict.
Vous trouvez « débile » de déterminer la volonté générale en demandant leur avis directement aux citoyens, simplement, mais cette « débilité » reste à démontrer. Auriez-vous peur du peuple, cher Alain, comme les politiciens de l’UMPS ? J’ai du mal à y croire.
;o)
Pour ma part, j’observe que les partis, tous autant qu’ils sont, nous empêchent de fraterniser, institutionnalisent l’affrontement, vivent de cet affrontement en quelque sorte, bloquent nos échanges individuels pour des raisons relevant de sordides logiques d’appareil, substituent leur volonté à la nôtre, imposent une « discipline » à notre pensée d’hommes libres, et je regimbe de plus en plus, comme 70% des citoyens du pays d’ailleurs qui ne font plus aucune confiance aux partis.
Lisez le texte que je viens de dactylographier pour vous, extrait de l’admirable petit livre de Simone Weil : « Note sur la suppression générale des partis politiques » (éd. Climats, 2006), c’est ici : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2370#p2370
Amicalement.
Étienne.
Bonsoir Etienne,
Les partis reflètent, (« hélas », dirais-je, pour tenter de partager avec vous quelque sentiment commun…)qu’on le veuille ou pas, des clivages sociaux bien incontournables, (paur ne plus dire « classes sociales », si cela effraie les âmes sensibles).
Supprimons l’UMP, restera un MEDEF, officiel ou clandestin !
(supprimons le PCF, restera « une conspiration des égaux » sous une forme ou sous une autre !)
Ne pas donner de « visibilité » aux partis, (et exiger d’eux des statuts conformes à une constitution écrite par et pour le peuple, etc…), c’est comme la « prohibition » : il faudra revenir à des « essais » râtés de notre Histoire, avec le boucher Thiers traquant les communards : « chassez le naturel… »
Les groupements occultes existeront, et avec leur opacité, la clandestinité, la suspiscion, l’interdiction des réunions à plus de 3 personnes, suspectées de recréer un « parti » (un secrétaire, un trésorier, un propagandiste…le ministre de l’intérieur du « régime sans partis intallera des écoutes téléphoniques chez mr Chouard, ce conspirateur du « nonisme »…etc…)
soyons clairs : pour que les citoyens s’intéressent à la politique comme on s’intéresse à toute activité culturelle, il faut non pas des « professionnels », mais au moins des « associations autorisées », qui rendent compte devant tous, au grand jour, de leurs activités.
Nous avons des partis bourrés de défauts, qui reflètent bien l’état malade de notre société :
Il faut changer les choses pour changer leur reflet, mais le reflet reste nécessaire pour que la société puisse « se regarder » : si je suis trop gros, je ne casse ni le miroir ni la balance…c’est vrai qu’il faut se poser des questions quant au phénomène des « miroirs déformants » : tout-à-fait d’accord !
Bonjour Etienne,
je n’ai lu ni ce passage de Rousseau , ni l’oeuvre de S.Weil , mais je trouve le résumé http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=2370#p2370
Tout à fait bancal , basé sur des ‘évidences’ qui ne sont que des postulats .
une société réduite au calme plat est morte, ce n’est qu’une société fantome, une « vue de l’esprit », qui sans doute, à force de s’inventer ses propres images, finit par croire, comme on croit en un Dieu, que « l’esprit existe avant la matière »…
…La « matière », elle, elle bout, elle bouillonne, c’est un bouillon de culture, et s’y affrontent des forces contraires : dans cet « enfer », bout …l’esprit, enfant né dans les douleurs matérielles et qui se croit « premier ».
« la volonté générale » est une vue de l’esprit, heureuse, car elle nous incite à « la chercher »…Mais justement, c’est dans cette recherche jamais satisfaite qu’un certain « progrés » est possible :
Comme la ligne d’horizon, « la vérité » s’éloigne quand on croit l’atteindre, mais le pire c’est de croire au mirage et de crier « Terre » alors qu’on est perdu.
Bien sûr, Rousseau et les « lumières » ont inventé le Nord et des points cardinaux pour un humanisme ouvert aux savoirs.
Mais il serait bien triste de revenir à leur point de départ : ramons encore un peu : la fin du monde n’a pas sonné !
Tout çà pour dire, « sans illusion », qu’ il y a une « éthique » du rameur : il faut entrenir le doute qui donne envie de le dépasser « vraiment » : qu’y a‑t-il qui soit « la réalité » , sous nos rames ?
« homme libre toujours tu chériras la mer
La mer est ton miroir.. »
ce que l’on voit se manifester sous forme de « partis », il se manifesterait sous d’autres formes, et l’Histoire foisonne d’exemples de guerres civiles sans partis réellement formés :
le désordre est l’état naturel, il faut bien s’organiser pour y tracer des beaux projets, « contradictoires » mais pas forcément mortellement antagoniques.
L’harmonie est un rêve, s’y croire facilement et « directement » rendu, c’est un cauchemar !
(notre « rêve européen » est aujourd’hui ce cauchemar!)
Etienne, désolé, mais si vous avez « compris que je préfère la volonté des partis… » vous ne m’avez pas compris, et si vous me faites traiter de « débile » le fait de « demander directement leur avis aux citoyens », encore moins.
Si j’en suis à lire les lectures que vous aimez, à suivre la progression de votre entreprise sur « votre » site, c’est pas pour vous traiter de débile.
Si je reviens vous voir de temps à autres, c’est bien que je viens « chercher directement des avis » (contraires, mais utiles).
Ceci dit, il faut bien qu’on appelle « volonté générale » ce qui sort des consultations, mais pour moi, l’important est que tout le monde ait pu réfléchir par soi même sans être perdu dans une absence de l’information nécessaire, fatalement venue aussi d’autrui.
Les gouvernants sont prompts à agir en vertu d’une soi-disant « volonté générale » qui n’est au mieux qu’un « consensus mou », obtenu grâce à la manoeuvre de « miroirs » suggérant « l’état de l’opinion » (les sondages pour auto-suggestionner et endormir le peuple).
Pour qu’il y ait éveil de l’esprit critique, il faut que de différents « points de vue » (initiaux, identitaires, pas « sacrés »…)soient posées les questions, et si possible, celles que pose « la réalité ».
Ces points (de vue), ces « positions d’origine », elles sont « polarisées », et je suis pour un « monde multipolaire » (c’est cela ma seule « soif de partis », d’où « partir » à la rencontre des « autres », pas forcément des ennemis à abattre!).
On comprend (de « mon » point de vue ), que les gouvernants présents et à venir rêvent d’un monde sans « les autres », ces différents « partis » qui empêchent de dire trop vite : le Général Untel a convoqué « la volonté générale » (comme tend ces temps-ci à le dire notre cher Michel Onfray…)
Vote 100% électronique à Issy les Moulineaux : ce serait iVotronic d’ES&S
« À Issy-les-Moulineaux (France 92130), les citoyens n’auront pas le choix lors des élections présidentielles et législatives de 2007, ce sera vote électronique obligatoire.
Étant moi-même Isséen et suivant la question du vote électronique, j’ai commencé à discuter avec les élus de ce point.
La solution technique retenue devrait être l’ordinateur de vote iVotronic de la société américaine ES&S, déjà connu pour divers problèmes dans le passé (la liste est effrayante).
Les questions de manque de transparence, de fiabilité, de vérifiabilité et de recomptage impossible apparaissent rapidement lorsque l’on s’intéresse au vote électronique. (…) »
Lire la suite là : http://linuxfr.org/~Oumph/23631.html.
Vous pourrez lire dans la discussion qui suit cette information, une pétition allemande qui proteste énergiquement contre les machines à voter.
Amicalement.
Étienne.
Bonjour à tous,
Étienne m’avait signalé ce forum et demandé d’y intervenir pour y apporter notre contribution. Je le fais maintenant, avec un peu de retard.
L’expérience démocratique utilise le vote électronique, mais ce n’est pas pour nous une fin en soi. Nous utilisons le vote électronique parce qu’il permet un vote rapide, donc facilite la prise de décision sur un nombre plus large de sujets. De plus, on peut utiliser des procédures de vote particulières (comme le vote Condorcet) qui facilitent l’émergence d’une meilleure synthèse. Le vote électronique est un outil pour une démocratie directe (ou moins indirecte).
Je suis d’accord avec les arguments de ceux qui disent qu’au final, ce sera très difficile (voire impossible) d’avoir les mêmes garanties que le vote papier avec un vote électronique. Mais penser que le vote électronique peut être utile ne veut pas dire que le vote électronique doit être utilisé en toutes circonstances ni n’importe comment. On peut parfaitement imaginer que le vote électronique soit utilisé pour prendre des décisions courantes alors que le vote papier est réservé aux décisions fondamentales qui bouleversent la société. Oui, je sais, il n’est pas toujours facile de faire la part entre les deux. 🙂
Par ailleurs, ce n’est pas parce que les fournisseurs actuels de solution de vote électronique ne font pas les choses sérieusement que on ne peut pas s’attaquer avec soin au problème. Il faut être rationel : s’il y a un problème il doit y avoir une solution. Après, à la société d’évaluer le coût de cette solution et de faire ses choix.
D’autre part, pour envisager la sécurité d’un système, il faut l’envisager dans sa globalité, et la partie électronique du vote n’est qu’un petit élément au sein d’un ensemble plus large où peuvent être intégrés des contre-pouvoir et vérifications.
Pour prendre un exemple simple, qu’est-ce qui nous assure que le décompte effectué par le Ministère de l’Intérieur est correct ? Et bien c’est la publication des résultats intermédiaires (bureaux de vote, commune, préfecture, région) et la vérification de ces résultats intermédiaires par chacun des intervenants, ainsi que la vérification que la somme totale est correcte. On peut concevoir des systèmes, électroniques ou pas, qui ont ces propriétés.
Enfin, la recherche avance et pourra peut-être proposer des solutions intéressantes. Par exemple, Ronald L. Rivest a proposé en 2006 un algorithme de vote électronique sans chiffrement, donc sans mathématiques complexes. Malheureusement, sa méthode n’est pas parfaite (des failles ont été trouvées) mais il est possible qu’à l’avenir une solution satisfaisante soit trouvée.
Pour conclure, les membres de l’expérience démocratique (en tout cas les actuels 😉 sont contre le vote électronique tel qu’il est fait actuellement, mais ne sont pas contre par principe. Ils pensent que, bien fait, le vote électronique peut apporter des avantages avec un danger raisonnablement maîtrisé.
Amicalement,
david
Aux « folles journées » à nantes, les publics les plus divers ont afflué, certains établissements scolaires en firent profiter des enfants vraiment « pas riches », mais mon propos concerne mon « opposition de principe » au vote electroniquement modifié :
Voir jouer le pianiste, deviner sa respiration, éprouver une émotion artistique, découvrir une « exacte vérité » humaine, c’est rare, « on y a droit » !
Je suis pour compter les votes blancs, mais pour compter aussi les bulletins touchés par « la main de l’homme », et je suis pour « toucher du doigt » la victoire d’une démarche démocratique en étant associé « si je veux » , au dépouillement : c’est mon fétichisme démocratique et je revendique la perpétuation quasi religieuse de ce rituel !
voilà, et je mourrais pour garder ce droit comme pour un « devoir de mémoire » !
Où trouver votre article sur le référendum 2005 ?
[Voyez Une mauvaise constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie…
Et tout ce qui en est né ensuite est accessible là : http://etienne.chouard.free.fr/Europe
:o)
ÉC]
Je viens répandre sur ce blog mon épouvante à la lecture d’un message sur le blog de JeanLuc Mélenchon à la suite d’un article sur José Bové, qui laisse entendre qu’il y aurait eu » …l’introduction a marche forcée, des machines à voter électroniques qui concernent aujoud’hui près d’1,2 million d’électeurs inscrits ? »
Intervention de Vladimir Komar :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/180/1/1
Quelqu’un en saurait-il plus ici ?
Car si c’est vrai, et sachant qui est en charge de l’organisation des élections, je crains que les principes de Bush et de ses supporters (ou plutôt leur absence) ne fassent des émules dans notre pays.
[Chantal Enguehard affirme qu’il y a déjà un petit million de voix qui sont collectées par voie électronique et que ça augmente sans arrêt, sans débat. Il faut lire son rapport adresse dans le billet de départ, en haut de cette page). ÉC]
Débat autour de l’e‑Pétition britannique :
http://www.worldegovforum.com/article.php3?id_article=1330
Nous savons tous l’hypocrisie du CSA qui favorise l’industrie des medias contre le débat citoyen.
Quand verrons-nous une réaction collective, courant mars, visible contre cette manipulation (manif) ?
La passivité des partis les rend complices (comme sur les machines à voter) et prépare une abstention massive.
Je rajoute que fin mars, après clôture des parrainages et exclusion des candidats de tous bords, une manifestation nationale immédiate s’impose.
« Le vote électronique débarque en cachette pour les présidentielles : arnaque ? »
par Carlo Revelli, sur AGORAVOX :
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=16891
Il faut voir cette vidéo édifiante et la faire connaître largement.
Il faut se rendre à l’évidence : nos soi-disant « représentants » sont plus dangereux que jamais.
Encore un article intéressant sur le sujet des machines à voter, lié cette fois au vote préférentiel (le très séduisant vote à points) :
« Pour un premier tour au suffrage pondéré »
par Bayrolien sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/pour-un-premier-tour-au-suffrage-18129
Deux machines pour voter ; une astuce à creuser ?
Bonjour tout le monde,
Je m’intéresse à la démocratie par internet depuis 1998, et je code les idées qui me sont venues, notamment en parlement parlement (forum et mailing liste à la fois, où on peut proposer et voter, et où on pourra déléguer ses votes).
La sécurité, c’est clair, est le point le plus important de cette démocratie. En version papier on y consacre d’ailleurs beaucoup d’énergie. Mais je pense que l’on peut en fait obtenir encore plus de confiance en utilisant les facultés de copie que nous offre le net.
En gros : les votes sont de l’information, la dupliquer revient quasiment à rien. On peut en fait imaginer que chacun puisse décompter et surtout suivre individuellement, chaque vote de chaque élection.
Ce système peut être très simple, moi je m’oriente vers une implémentation sous forme de serveurs P2P. C’est-à-dire que les propositions et les votes réalisés sur un serveur sont aussitôt propagés sur d’autres serveurs.
La propagation que déjà j’utilise, passe par de simples mails. Simple et efficace. Qui permet à tous ceux qui utilisent le net d’intervenir.
En plus, il existe une vieille technologie éprouvée : les signatures PGP. Cela permet d’assurer l’intégrité de ces mails. La liste électorale pourrait ne contenir qu’une liste de clés publiques.
Bien sûr, oui, il y a un problème, un gros problème, l’anonymat. Car cette confiance, qui passe par le traçage de chaque vote individuellement, implique un bien moindre anonymat que celui dont nous bénéficions actuellement. Car, comme l’ont dit certains sur ce forum, en fait, l’urne ajoute une forme d’obscurité au vote, retire de l’information. Or, sur le net, l’information est presque impossible à bloquer !
Mais ce que je mets en avant, c’est que l’on peut faire confiance à un système basé sur internet, car il permet une transparence jamais égalée.
Pour rajouter de l’anonymat, donc cacher de l’information, et bien il y a des moyens, qui peuvent aller du plus simple au plus compliqué, mais qui sont différents de la simple problématique de confiance. Par exemple, un gestionnaire de liste électorale peut donner aux votants des pseudos. Ces gestionnaires pourraient être des personnes de confiance choisies par chaque votant, et qui garderaient au péril de leur vie la liste des relations votants/pseudos 🙂 Chacun pourrait être un des ces gestionnaires, l’important étant de gérer une liste suffisamment longue pour s’assurer que tous ceux qui sont dessus ne votent pas pour les même choses.
Merci echarp, pour votre intéressant message.
Je ne suis toujours pas rassuré :o) mais je reste attentif à toutes les nouvelles idées.
En attendant… venez donc résister avec nous, là : :o)
« Pétition pour le maintien du vote papier »
http://recul-democratique.org/petition/
Bonjour Étienne,
je commence à partager quelques idées avec toi sur les excès de pouvoir liés au système représentatif (qui pourrait être largement amélioré par des modifications simples de la constitution actuelle).
La campagne présidentielle laisse peu de place à l’espoir.
Toutefois que penses-tu du programme de François Bayrou et notamment de sa position sur l’UE : il promet un nouveau référendum en 2009 http://www.bayrou.fr/ ?
Son élection ne serait-elle pas l’occasion de faire sauter les verrous ?… en sanctionnant le système actuel dont les dignes représentants sont Sarkozy et Royal ?
Imagine que ni l’un ni l’autre ne soient au second tour.
Ne serait-ce pas un message fort et incontournable ?
Bien cordialement.
Merci Philippe,
Je n’avais pas considéré Bayrou jusqu’à présent ; certaines de ses propositions (« promesses » devrais-je plutôt dire, http://www.bayrou.fr/propositions/) sont intéressantes et vont d’une certaine manière (bien que réduite) dans la direction de la problématique d’Étienne, qui m’est chère :
- début de réflexion sur le RIP
http://www.bayrou.fr/propositions/citoyennete.html
- non au cumul des mandats (mais seulement pour l’assemblée)
http://www.bayrou.fr/propositions/cumul-mandats.html
- nouveaux modes de scrutin pour l’assemblée
http://www.bayrou.fr/propositions/election-modes-scrutin.html
- reconnaissance du vote blanc
http://www.bayrou.fr/propositions/vote-blanc.html
- réaffirmer la séparation des pouvoirs (6ème république)
http://www.bayrou.fr/propositions/sixieme-republique.html
Qu’en pensez-vous, Étienne et tous ?
Fausses promesses ? ou Bayrou serait-il un candidat plus porteur pour nos idées et revendications ? (c’est vrai qu’il reste dans la logique des partis…)
Mon précédent commentaire était complètement hors du sujet « vote électronique ».
J’essaye de rattraper un peu donc 😉
L’Estonie semble avoir un vote électronique en place depuis 2005
(http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39367524,00.htm?xtor=EPR-100) ; il serait intéressant d’avoir plus d’information sur les débats qui ont lieu sur cette décision et sur sa mise en place ainsi que son implémentation et ses résultats pratiques. Je m’en vais chercher plus d’info…
Cher Philippe,
Compte tenu de leur position confirmée sur le TCE, je n’accorde AUCUNE confiance aux trois responsables politiques qui me promettent monts et merveilles et… qui vont m’imposer l’Union Européenne telle que je l’ai désormais découverte : impuissance des citoyens, irresponsabilité des acteurs, confusion des pouvoirs dans les mains des exécutifs, dépendance des juges, chômage institutionnalisé par une politique monétaire abjecte imposée (« spéciale rentier » : anti-inflation garantie à vie), etc. La coupe est pleine, il faut être cohérent. Je ne peux pas donner de la force à quelqu’un qui m’emprisonne en douce, même s’il a les yeux doux et un beau sourire.
C’est différent avec les électeurs favorables à l’UE, qui peuvent encore se tromper et caresser honnêtement —et avec trop d’optimisme à mon goût— un rêve que je partage avec eux.
Pour dire mieux, même les candidats sans parti ne me semblent pas prêts à la réforme historique (ils n’en parlent pas du tout et aucun « journaliste » ne les interroge à ce sujet) que nous devrions, nous, exiger —un processus constituant honnête, où l’assemblée ne soit pas composée d’hommes de pouvoir imposés par les partis. J’ai peur qu’eux aussi, ces « petits » candidats sans parti, soient une impasse (pour nous). Voir à ce propos le billet du jour : « Nous devrions reprendre l’initiative et ÉLIRE DES NON CANDIDATS ».
Amicalement.
Étienne.
PS : je profite des vacances pour lire plus que jamais. Ne ratez pas le Dialogue aux enfers « entre Machiavel et Montesquieu » : c’est un bijou d’intelligence, une superbe mise en scène des fondements du pouvoir et du droit. C’est un grand texte, pédagogique et philosophique. Une perle.
En parallèle, je parcours « L’esprit des lois » qui confirme être un réservoir inépuisable d’intelligence, de tolérance et de méfiance (envers les pouvoirs de toute sorte). Je prends plein de notes pour vous, depuis des mois, mais le temps me manque pour les dactylographier et les piles de papier « à publier » montent, montent… Je suis débordé :o)
« L’Estonie est devenu le premier pays à voter par Internet »
http://www.worldegovforum.com/article.php3?id_article=1372
« Inquiétantes machines à voter : plus d’1,4 million d’électeurs concernés »
par Octave Bonnaud, sur Marianne2007.info :
http://www.marianne2007.info/Inquietantes-machines-a-voter-plus-d‑1,4‑million-d-electeurs-concernes_a935.html?PHPSESSID=af66fea970073812d87446a0a60dbf5e
« ÉLECTIONS 2007 : DANGER POUR LA DÉMOCRATIE ! (video) »
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=45662
« La démocratie confisquée : machines à voter = machines à tricher… »
http://soumission.sociale.over-blog.com/article-5867105–6.html
Des vidéos très intéressantes de Chantal Enguehard.
« Alerte, machines à voter !
Mobilisation sur la Toile, emballement annoncé »
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=577
« Ordinateurs de vote : résultats vérifiables ou pas ? »
par Chantal Enguehard Maître de Conférences en Informatique à l’Université de Nantes,
sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21833
« Le vote machinal »
Article du Canard Enchaîné
http://recul-democratique.org/IMG/pdf/canard2007.pdf
Connaissiez-vous le bureau Véritas ?
Rien que le nom, je trouve, craint.
« Le jour du scrutin : mode d’emploi pour protester contre les machines à voter »
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0555
ALERTE SUR LES MACHINES À VOTER :
Bonjour,
pour ceux qui auraient des velléités de contrer le vote électronique et ses 2 ? VARIANTES : 12 options et pas de vote blanc (présenté sur ANTENNE 2 mardi soir par CALVI Y.), et variante à 13 options F2 mercredi 13h, (touche ‘vote blanc’ présente), donc mystère et boule de gomme :
Faites annuler les machines à voter en 10 minutes via notre formulaire de class action en référé liberté
Nicolas Barcet et Bastien Gentil
(mercredi 11 avril 2007)
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0604
QUAND LES PIRES SOUPÇONS SE CONFIRMENT :
Class action 2.0 : les machines à voter installées en 2007 ne sont pas le même modèle que celui agréé en 2005
Nicolas Barcet et Bastien Gentil
(samedi 14 avril 2007)
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0617
L’ouverture du code n’est pas une solution pour les ordinateurs de vote
par David Lapetina :
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0629
« France : élections présidentielle & législatives 2007
Machine à voter, machine à truquer »
http://www.voltairenet.org/article147847.html
« (…) la société Diebold, dont les sinistres « machines à voter » avaient facilité en 2001 la prise de pouvoir illégale du candidat George Bush au détriment du président élu par le peuple, Al Gore, apparaît comme l’instigatrice d’une coupe de quinze paragraphes dans l’article [de Wikipédia] la concernant, paragraphes qui, comme par hasard, concernent le manque de fiabilité avéré de ses dispositifs de vote électronique et son soutien financier à George Bush. Si ce n’est pas de la censure, (…) »
C’est là : « Wikipédia : Big Brother piégé »
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28028
Vous êtes vraiment dérangé !
tout y passe !
Edouard, vous êtes exemplaire.
Un vrai sujet d’étude :o)
« Des outils pour une citoyenneté active »
http://www.forum-edemocratie.com/2007/08/des-outils-pour.html
« C’est officiel : Bush n’avait jamais été élu ! »
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33140
« La nouvelle est venue de l’Ohio ce 15 décembre dans une relative indifférence. On se souvient que lors des dernières élections en 2004, cet Etat avait joué un rôle-clé, Kerry pouvant encore l’emporter si l’Ohio versait démocrate.
Cela ne fut pas le cas, mais très vite, lors de la soirée même d’élection, des voix s’étaient fait entendre pour accuser le clan Bush de trucage et de malversations. Le soir même, alors que l’issue est encore incertaine et que les blogs passent la soirée à comparer les sondages au sortir des urnes aux résultats qui apparaissent sur les téléviseurs, le monde s’inquiète. W. Bush pas vraiment : il sait qu’il va gagner. Et pour cause.
C’est la deuxième fois que ça se produit, l’élection de 2000 ayant vu l’épisode épique du recomptage des fiches cartonnées de la Floride occuper plusieurs semaines les écrans américains. Pour mémoire, le perdant c’était le nouveau prix Nobel, Al Gore, qui avait donc lui aussi était… élu président des Etats-Unis ! Bush, le lendemain de sa seconde élection avait surpris les commentateurs en montrant une étrange quiétude, dans son ranch, la même qu’il affichera au fond d’une école pendant les attentats contre le WTC. Bush sait quelque chose, mais ne peut dire quoi. En l’occurence pour l’Ohio que son ami Diebold a mis en place des machines à voter qui, quoi qu’il arrive, lui assurent d’être élu. Les machines étaient vérolées, tout le monde s’en doutait. Mais aujourd’hui, on en a la preuve formelle. (…) » (Lire la suite…)
Ce ne sont pas les votes qui comptent, mais ceux qui comptent les votes
Un article incroyable de morice sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=34223
« Ça commence par un article du journal Le Monde du jour : « La victoire d’Hillary Clinton à la primaire démocrate de mardi au New Hampshire a confondu les instituts de sondages, à présent bien en peine d’expliquer comment ils ont pu se tromper aussi lourdement. »
Évidemment, à lire ces dires, on s’enquiert de trouver une raison à ce désastre d’instituts de sondages. Comme d’habitude, on part vite sur de la prospective à la petite semaine, du type « les larmes d’Hillary l’ont rendue plus humaine », ou « les femmes qui ont voté pour elle se sont davantage mobilisées », etc., mais rien n’y fait. Impossible de comprendre le retournement d’opinion, avec de tels écarts de chiffres.
Reste l’argent, qui rend tout possible : Romney, richissime, a pu ainsi s’offrir deux minutes de télé supplémentaires à la veille du srutin, sur toutes les stations du New Hampshire, ce qu’aucun des candidats autre que lui n’a pu faire.
Les sondeurs ne peuvent s’être AUTANT trompés. L’affaire en rappelle déjà d’autres… tant les chiffres surprennent.
« This election was regarded as do-or-die for Clinton, after most in the media had already written her off after her ’thumpin’ in Iowa. But Tim Russert just agreed with Brokaw and Matthews that ’this was the most stunning upset in the history of politics.’ »
Et ce d’autant plus que les sondeurs sont les mêmes qu’en 2004 qui annonçaient le succès de Kerry durant toute la soirée électorale.
« Note : the Exit Pollsters used here were Mitofsky/Edison, the same ones who ran the infamous Exits in 2004 showing that, in state after state, Kerry should have won. They also later said their own polling was completely wrong »…
Mais avant d’en arriver là, il vaut mieux décortiquer… et tomber sur un site, qui en quelques tableaux Excel vous fait découvrir une étrangeté fondamentale du vote du New Hampshire : selon que l’on vote classiquement, avec bulletin papier et urne, ou selon qu’on vote avec une machine à voter électronique, les pourcentages changent… Clinton récolte 5% de plus de voix dans les comtés où on vote électroniquement. Obama, en sens inverse, en perd 3, avec ce type de vote. Chez les républicains idem : Romney est le grand gagnant des machines avec 7% de plus, le grand perdant étant… MacCain, grand gagnant final pourtant.
Bref, la disparité est trop grande : tout se passe comme si les machines sortaient invariablement un autre résultat que celui attendu par les sondages… ou surtout que les bureaux de vote classiques.
On en arrive même à penser que l’on y est allé un peu fort pour tempérer les résultats, surtout du côté de Romney, ce pasteur illuminé qui veut devenir président. Seuls Huckabee et Ron Paul se voient « descendus » de 2% de différence avec les comtés votant classiquement, de même que MacCain.
Tout se passe donc comme si les machines votaient invariablement différemment, en favorisant certains plutôt que d’autres. »
(Lire la suite, c’est consternant… La démocratie prend l’eau de toutes parts…)
Signer la pétition pour le maintien du vote papier, c’est important : bientôt cent mille signatures :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition/
Deux nouveaux articles très fouillés sur
– le vote avec bulletin papier vérifié par l’électeur (mais pas compté, comme d’hab’) :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Vote-electronique-et-preuve-papier.html
- vote par internet. Il est maintenant autorisé en France pour élire les représentants du personnel dans le CE des entreprises. l’article de loi précise : « Les fichiers comportant les éléments d’authentification des électeurs, les clés de chiffrement et de déchiffrement et le contenu de l’urne ne doivent être accessibles qu’aux personnes chargées de la gestion et de la maintenance du système. »
Autrement dit, les organisateurs des élections des élections ont tout ce qu’il faut pour connaître le vote de chacun. Promis, juré, craché, ils ne le feront pas, vous devez leur faire confiance, et de toute façon vous n’avez pas le choix…
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Vote-par-internet-failles.html
« Vote
électronique :
les boîtes noires de la démocratie »
Un
livre important de Perline et Thierry Noisette :
http://linuxfr.org/2008/02/09/23670.html
Perline
et Thierry
Noisette,
déjà connus pour avoir publié « La bataille du logiciel
libre » viennent de publier un ouvrage consacré au vote
électronique.
Ce livre d’une centaine de pages
retrace
l’histoire du vote électronique et montre comment ce qui est présenté
comme
un progrès peut être en réalité une complication inutile qui
échappe à tout contrôle.
Les votes par ordinateur sont entachés de risques :
pannes, bugs, piratages, fraudes indétectables.
Les
auteurs citent de nombreux exemples de
dérapages tant à l’étranger qu’en France.
Il faudra
surtout retenir la richesse
documentaire de ce livre. On y trouve aussi bien les
arguments des
promoteurs des machines à voter que de nombreuses références au site
Ordinateurs-de-Vote.org. Il serait de bon ton que chacun de nous puisse
en
offrir un exemplaire à nos élus.
Il
faut noter que ce livre sous licence Creative
Commons by-nc-sa est également téléchargeable
gratuitement et
cela, dès sa parution.
[Je
trouve ça grand et beau : ceux qui peuvent l’acheter
vont l’acheter pour permettre à tous de le lire. ÉC]
NdM : petit
point sur
l’actualité récente autour du vote électronique en France
avec la
circulaire de l’Intérieur du 1er février,
l’absence
de vote électronique à Saint Malo cette année,
pareil pour Mulhouse,
le
fait qu’aucune nouvelle commune ne pourra utiliser de machines à voter
aux
municipales,
Reims
qui renonce au vote électronique,
l’April
qui publie sa position sur le vote électronique
et se
retire du groupe de travail vote électronique du Forum des droits sur
Internet.
•
Le
livre
•
Téléchargement
•
Ordinateurs-de-Vote.org
•
DLFP :
Quel avenir pour le
vote électronique en France ?
•
Ordinateurs-de-vote
: revue de presse nationale sur le vote électronique
•
Ordinateurs-de-vote
: revue de presse internationale sur le vote électronique
.
Merci pour toutes ces infos.
On note semble-t-il un léger recul du vote municipal électronique, mais certains endroits maintiennent le statu quo avec les machines, comme Brest :
http://www.brest-ouvert.net/article4321.html
« Machines à voter : Sarkozy est bien coincé »
http://www.bakchich.info/article2920.html
« Les électeurs de 82 communes vont se servir des machines à voter pour les élections municipales. Une technologie peu fiable, mais soutenue il y a peu par un certain ministre de l’intérieur prénommé Nicolas
Pirater une machine à voter ? Ca prend, allez, cinq minutes montre en main, des informaticiens l’ont prouvé. Avec un matériel étudié, il est même possible de connaître le choix d’un votant !
Alors pourquoi 82 communes françaises ont-elles conservé, pour ce vote de dimanche, la machine à voter, un système encouragé par l’ex-ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy ? Et pourquoi le sujet embarrasse visiblement l’actuel ministère de l’intérieur, censé plancher sur le sujet ? La réponse d’un informaticien qui a enquêté sur le grand bug des machines à voter dans le monde. » (Lire la suite…)
« Machines à voter (2) : l’étude qui accuse »
http://www.bakchich.info/article2941.html
« Le chercheur français Gabriel Michel a mis des électeurs cobayes devant des machines à voter. Surprise : les plus âgés paniquent devant l’écran et choisissent le mauvais candidat… Oups !
Devant la machine à voter, quatre grands-pères sur sept se tromperaient de candidat, sans toujours s’en apercevoir ! C’est ce qu’affirme une étude à paraître, menée pendant deux mois, en mars et avril 2007, par l’un des rares spécialistes français des machines à voter, l’informaticien Gabriel Michel.
Ce professeur Tournesol de l’informatique est sur l’affaire depuis longtemps : maître de conférences à l’université de Metz, co-responsable de la formation européenne en informatique European Computer Science (ECS), voilà 14 ans qu’il passe à la loupe les votes électroniques dans le monde.
Et le constat est simple : la machine à voter pose un problème aux sociétés démocratiques. Déjà, on sait qu’un informaticien malin peut la pirater et envoyer à l’Elysée, en bidouillant, un Gérard Schivardi à la place de Sarko. Ce qu’on apprend maintenant, avec l’étude de Gabriel Michel, c’est que la machine à voter est quasiment inutilisable par nos aïeux qui n’ont jamais franchi la barre du minitel.
Plus ennuyeux encore, ces erreurs ancestrales passeraient la plupart du temps inaperçues. Car en ce siècle où le clavier informatique a pénétré la panoplie de l’homo sapiens, qui irait se vanter de ne pas le maîtriser ?
Surpris de ces résultats, Bakchich a voulu lui aussi réaliser sa petite étude : il a sondé des électeurs à la sortie d’une urne électronique. Un surprenant micro trottoir à la mairie d’Issy les Moulineaux, qui confirme, il faut le dire, l’embarras des vieux votants. Et nous fait découvrir que l’équipe municipale a, pour aider ses fidèles électeurs, adopté une solution… très controversée. » (Voir les vidéos…)
« Les Pays-Bas abandonnent définitivement le vote électronique »
http://www.forum-edemocratie.com/2008/05/les-pays-bas-ab.html
Le gouvernement néerlandais a décidé de renoncer au vote électronique, a annoncé mi-mai le ministre de l’intérieur à La Haye. Cette décision fait suite à la publication, en 27 septembre dernier, du rapport de la commission Korthals-Altes dans lequel on pouvait lire que les machines à voter utilisées jusqu’alors aux Pays-Bas étaient insuffisamment contrôlables, car ne fournissant pas de trace papier.
Le système ne permet pas non plus de garantir le secret du vote, et les frais élevés de son développement ne sont pas justifiés en regard des maigres avantages que peut procurer un tel système.
Le gouvernement néerlandais a donc décidé d’abandonner le développement du nouveau système au profit du retour au vote avec papier et crayon.
Voir le communiqué du ministère de l’intérieur (en néerlandais)
« Nouvel essai de vote par Internet en Suisse »
http://www.forum-edemocratie.com/2008/06/nouvel-essai-de.html
« À l’occasion d’un vote fédéral, 1er juin dernier, de nouveaux essais pilote de e‑voting ont été organisés dans les cantons de Zurich et de Neuchâtel. Dans ce dernier canton, les Suissesses et les Suisses de l’étranger ont, pour la première fois, été associés au test.
« Cette première est un grand pas en avant dans le développement du vote électronique et nous le saluons », a déclaré Rudolf Wyder, directeur de l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE). Cette dernière milite depuis des années en faveur de l’introduction rapide de cette nouvelle possibilité qui devrait permettre à « la Cinquième Suisse » d’accroître considérablement son poids dans les grandes décisions politiques du pays. Environ 80% des Suisses enregistrés sur les registres électoraux ont accès à Internet.
Les deux tests du week-end dernier ont parfaitement réussi à Zurich comme à Neuchâtel, selon la Chancellerie fédérale. Dans le canton alémanique, le système de vote électronique était utilisé pour la quatrième fois en votation fédérale. Ce sont très exactement 17’777 citoyens qui ont ainsi eu la possibilité de voter, que ce soit par correspondance ou via le web. Alors que la participation cantonale s’est élevée à 47%, 1209 personnes au total ont choisi le vote électronique. Soit 6,8% des ayants droit.
Dans le canton de Neuchâtel, sur quelque 8000 citoyens qui avaient pour la septième fois la possibilité d’utiliser le e‑voting, 1593 (33%) l’ont fait, et parmi eux 155 résidants à l’étranger.
Le communiqué de la Chancellerie fédérale suisse. »
« La Belgique divisée sur la question du vote électronique »
http://www.forum-edemocratie.com/2008/06/la-belgique-div.html
« Alors que le Parlement belge doit prochainement donner un avis sur les propositions d’amélioration du vote électronique par machine à voter du ministre Patrick Dewael (instaurer un système de confirmation papier du vote émis électroniquement), les Unions des villes et des communes n’ont pas une position commune. Alors que l’union flamande est favorable au maintien du vote électronique, l’Union wallonne a une position plus nuancée.
L’Union des villes et des communes wallones souligne l’absence d’unanimité parmi les communes wallonnes sur ce sujet. « ll n’y a aucune garantie que le code barre qui se trouvera sur la confirmation papier est bien la traduction du vote émis par l’ordinateur » indique le représentant wallon, qui précise qu’avec l’amélioration proposée par le gouvernement, le coût sera neuf fois plus cher que le vote papier.
L’union des villes et communes flamandes a clairement pris position pour le maintien du vote électronique.
La Belgique est dans le monde un des premiers pays à avoir utilisé les technologies informatiques dans le processus électoral. Ainsi, depuis 1991, des expériences ont été menées avec des machines à voter couplées à des urnes électroniques capables de lire des cartes magnétiques sur lesquelles était inscrit le vote des électeurs. Actuellement, 44% des électeurs votent avec ce système de vote électronique, soit plus de 3,3 millions d’électeurs répartis dans tout le Royaume. Principalement à Bruxelles (les 19 communes) et en Flandre (143 communes sur 308). Mais aussi en Wallonie (39 sur 262).
La décision sur l’avenir du vote électronique doit intervenir fin juin, date d’expiration des contrats d’entretien du système actuel. Si l’avis est favorable, l’ancien système restera en application pour les élections de 2009 et le nouveau système pourrait entrer en vigueur à partir de 2010–2011.
Site dédié au futur du vote électronique en Belgique. »
« LE SCANDALE DU VOTE ÉLECTRONIQUE SE PRÉCISE »
Une alerte de l’Union Populaire Républicaine : http://u‑p-r.org/ab/index.php?page=article&id=58 :
L’agence France Presse vient de révéler qu’une étude, réalisée par une chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et portant sur les trois derniers scrutins nationaux, a relevé un nombre » d’erreurs » beaucoup plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote que dans les bureaux traditionnels.
Cette étude, conduite par Mme Chantal Enguehard en relation avec l’Observatoire du vote, est la première recherche quantitative très sérieuse sur la dématérialisation du vote dans les élections politiques en France. Elle a été menée à partir de données provenant de 20.051 bureaux de vote, dont environ un tiers pratiquant le vote électronique, dans 46 communes de référence, dont 24 utilisant des ordinateurs de vote, lors des dernières élections présidentielles (premier et second tour), législatives (1er tour) et municipales (1er tour). Autant dire que l’énormité de la taille de l’échantillon rend l’étude statistiquement incontestable.
Entre 4 et 8 fois plus « d’erreurs » d’émargement avec le vote électronique
Les résultats obtenus montrent en premier lieu que le nombre de bureaux « en erreur », c’est-à-dire où le nombre de votes n’est pas égal au nombre d’émargements, est bien plus élevé parmi ceux qui utilisent les machines à voter que dans ceux qui ont recours à l’urne traditionnelle. [Voyez le graphique sur le site]
Globalement, sur les quatre tours d’élections étudiés, on relève ces erreurs dans près de 30% des bureaux procédant au vote électronique (29,8%) contre 5,3% de ceux utilisant l’urne.
Des « erreurs » en augmentation constante
Lors du premier tour de la présidentielle, on mesure ainsi 3,9 fois plus de bureaux en erreur pour le vote électronique par rapport au vote à l’urne. Ce rapport monte à 7,5 pour les législatives et à 7,8 pour les municipales, selon l’étude. En d’autres termes, il s’aggrave avec le temps ! [Voyez le graphique sur le site]
Des « erreurs » dont l’ampleur est beaucoup plus importante avec le vote électronique
Autre enseignement, l’ampleur des erreurs est beaucoup plus importante pour le vote électronique : par exemple, plus de 7,3% des bureaux électroniques dépassent un taux d’erreur de 3 émargements, contre à peine 0,4% des bureaux traditionnels. [Voyez le graphique sur le site]
Des « erreurs » qui ne diminuent pas avec l’expérience
Selon l’étude, la multiplication des scrutins n’entraîne pas une plus grande fiabilité du vote électronique. Malgré la meilleure expérience qu’en ont les électeurs, les taux d’erreur du vote électronique restent toujours très supérieurs à ceux du vote à l’urne. En outre, le taux d’erreur est plus élevé dans les bureaux qui enregistrent le moins d’émargements à l’heure.
L’étude révèle enfin que la centralisation des résultats en mairie est elle-même source d’erreurs, certaines mairies ne faisant même pas état des écarts entre votes et émargements constatés dans les bureaux, d’autres « rectifiant » même les résultats pour les faire disparaître.
CONCLUSION :
IL FAUT EN REVENIR AU VOTE AVEC LES URNES
Les résultats statistiques incontestables découverts par Mme Enguehard l’ont conduite à les qualifier elle-même de « choquants « . Cette chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et l’Observatoire du Vote ont décidé de présenter leur étude au ministère de l’Intérieur et au Conseil constitutionnel.
Décision intéressante, ils ont aussi décidé de la présenter à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Cette organisation internationale, qui se préoccupe volontiers de la sincérité des élections dans tous les pays du monde, et en particulier dans l’ex-bloc socialiste, devrait assurément porter désormais ses regards sur ce qui se passe au sein des pays de l’Empire euro-atlantiste. Notons au passage que la chercheuse et l’Observatoire du Vote n’ont pas prévu de saisir la Commission européenne de leur étude. Comme si tout le monde avait déjà, inconsciemment, intégré l’idée que les institutions bruxelloises ne sont en aucun cas des remparts contre la dictature qui menace… (voir la position de la Commission en annexe)
Par ailleurs, Mme Enguehard et l’Observatoire du Vote demandent que les travaux réalisés soient complétés par une étude de plus grande envergure. Il serait notamment du plus haut intérêt de voir si les » erreurs » relevées sont réparties uniformément ou si elles ont une » tendance » à favoriser tel ou tel parti ou groupe de partis. Il serait d’un intérêt non moindre de comparer de façon statistique les résultats obtenus dans les bureaux de vote avec urne et dans les bureaux de vote avec « machine à voter. »
Il est à cet égard extrêmement préoccupant de constater que la mise en place en France de bureaux de vote avec ordinateurs coïncide avec le recours à une société de service américaine (LEVEL 3 COMMUNICATIONS) chargée… de centraliser les résultats électoraux français dans son centre de Denver au Colorado !
Cette décision stupéfiante, prise par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a déjà été dénoncée ici même (cf. notre dossier Les résultats électoraux produits par une société américaine ?). Mais comme elle s’accompagne du taux « d’erreurs » absolument scandaleux de 30% dans les bureaux de vote équipés de » machines à voter « , le doute ne peut désormais que s’instiller dans les esprits : Y aurait-il chez certains la volonté délibérée de truquer les résultats des élections en France ?
Laisser s’installer un tel doute serait redoutable pour notre démocratie et notre paix civile. C’est pourquoi l’Union Populaire Républicaine (UPR) réclame de nouveau la suppression totale et définitive de toute » machine à voter » sur le territoire de la République et le rapatriement immédiat de tout le processus électoral français en France, avec notamment la dénonciation des contrats entre le ministère français de l’Intérieur et toute société privée française ou étrangère, notamment la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS.
ANNEXE : Qu’en dit la Commission européenne ?
En octobre 2005, suite aux votes français et néerlandais, la Commission a lancé une grande opération de communication, le « Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat ».
Ce plan préconisait l’utilisation des machines à voter, comme le montre l’extrait de la Communication de la Commission ci-dessous. Mais les européistes ont certainement eu un doute : le rejet de l’aventure européenne s’amplifiant, le risque était trop grand de ne pas fausser suffisamment les résultats. Il était donc plus sage de ne plus faire voter les citoyens. Sans doute était-ce le plan D’ comme Dictature.
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL,
AU PARLEMENT EUROPÉEN,
AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN
ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Contribution de la Commission à la période de réflexion et au-delà :
Le Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat
3. Troisième objectif opérationnel : promouvoir la participation des citoyens au processus démocratique
3.4. Utilisation des nouvelles technologies pour augmenter la participation des électeurs : cet objectif sera atteint par une action conjointe des institutions européennes en communication avec les institutions des États membres.(page 19)
Réalisations/résultats attendus/impacts escomptés/indicateurs
3.4. Augmenter la participation des électeurs
4.2.4. Création d’un groupe d’étude interinstitutionnel
Augmenter la légitimité des institutions démocratiques
Systèmes améliorés de vote électronique / Niveau de participation électorale
(page 20)
Notons au passage que ceux qui nous expliquent aujourd’hui qu’il est préférable de ratifier le traité par voie parlementaire plutôt que par référendum estimaient alors indispensable de « promouvoir la participation des citoyens au processus démocratique », « d’augmenter la participation des électeurs » pour « augmenter la légitimité des institutions démocratiques », s’il le faut en utilisant des machines à voter.
J’ai déjà signalé le lien suivant, très important, dans le billet sur la dette publique, bien sûr, mais je le signale aussi ici car il y a une vidéo de témoignage sur les machines à voter (l’avant-dernière, je crois) qui repasse une couche (épaisse) sur ce sujet central, mais en le plaçant dans la perspective générale (crédible) d’un fascisme en cours d’installation sous nos yeux incrédules. À voir.
« America from freedom to fascism »
Un documentaire bouleversant de Aaron Russo, sous-titré en français, à voir absolument (en entier, ça va crescendo).
Aaron Russo est mort « subitement » après la sortie de son film :
http://sathyadas2.blogspot.com/2008/05/america-from-freedom-to-fascism.html
Le lien vers la première vidéo est HS : en voici un autre :
http://www.dailymotion.com/cluster/news/rated-week/video/x572y5_america-from-freedom-to-fascism_news
L’impôt sur le revenu américain n’est justifié par aucune loi. Le FISC US semble parfois régner comme une mafia.
Le mécanisme de la monnaie-dette est expliqué et le racket privé de la Federal Reserve est dénoncé. Sur ce dernier point, ce document est vraiment très intéressant.
Les machines à voter sont une pièce importante de l’escroquerie.
Partout dans le monde, des politiciens corrompus et irresponsables nous imposent des lois iniques et nous enferment dans le piège de la dette odieuse au profit des banquiers.
Les Parisiens appelés à voter en ligne aux prud’homales
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-parisiens-appeles-a-voter-electroniquement-aux-prud-homales-26739.html
Le Monde informatique, édition du 19/08/2008 – par Bertrand Lemaire
« Le ministère du Travail testera en novembre un système de vote électronique auprès des seuls électeurs inscrits dans la capitale. La Cnil trouve d’ores et déjà la procédure perfectible.
L’arrêté du 21 juillet qui vient d’être publié au Journal Officiel organise la possibilité de voter en ligne pour les prochaines élections du Conseil des Prud’hommes à titre expérimental à Paris. Le scrutin physique se déroulera le 3 décembre 2008, date également de la limite de réception des votes par correspondance, mais le vote électronique sera ouvert du 19 novembre 2008, à 9 heures, au 26 novembre 2008, à 18 heures. Ce vote électronique, expérimental, ne sera ouvert que pour les seuls électeurs inscrits à Paris (et donc travaillant à Paris). Les électeurs ayant déjà voté par voie électronique ne pourront évidemment pas voter par un autre moyen, les listes de e‑votants étant transmises au ministère à cette fin avant l’ouverture du scrutin « normal ».
La sécurisation du scrutin en ligne ne repose pas sur un certificat de signature électronique mais sur un doublon identifiant/mot de passe noté en clair sur la carte d’électeur… dissimulé derrière une couche de protection à gratter. Si l’électeur reçoit une carte déjà grattée, il pourra demander une réédition de ses codes. La solution a au moins l’intérêt de la simplicité de mise en oeuvre dans une élection peu stratégique.
Des réserves de la Cnil
Si le ministère du Travail assure la maîtrise d’ouvrage du projet, la maîtrise d’oeuvre sera déléguée à un prestataire. Dans son avis, la Cnil regrette que les obligations imposées au prestataire ne comprennent pas d’une part celle de ne traiter les données du scrutin que sur le territoire national, ce qui faciliterait les contrôles de l’autorité administrative indépendante ou les recours ultérieurs, d’autre part d’interdire toute intervention de télémaintenance, ce afin de garantir la sincérité du scrutin.
La Cnil a également émis des réserves sur l’information des électeurs et leur authentification. »
Élections truquées aux États-Unis : une autre manière de livrer la lutte des classes
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7021
« Chris Pepus : Les grands médias US ont enfin commencé à parler des illégalités de l’administration Bush. Cependant, le trucage des élections est encore largement ignoré. Au cours des dernières années, le Parti Républicain a eu recours à tout un éventail de tactiques pour éliminer les votes en faveur de leurs opposants. On y trouve l’envoi de machines à voter défectueuses dans des circonscriptions démocrates ainsi que la suppression des listes électorales des électeurs à revenus modestes ou membres de minorités ethniques.
Le journaliste Greg Palast enquête sur ce sujet depuis l’année 2000, lorsqu’il révéla comment les officiels de la Floride ont assuré l’élection de George W. Bush en rayant de manière illégale les électeurs afro-américains et démocrates des listes électorales.
(Lire la suite, incroyable…) »
Diebold / Premier Election Software admet que ses machines à voter sont défectueuses
padawan.info/fr
Traîné devant les tribunaux par l’état de l’Ohio pour non respect de contrat, défaut de garantie et fraude, le fabricant de machines à voter Premier Election Solutions (anciennement Diebold et renommé pour éviter que cette filiale continue de ternir la réputation de sa maison mère) avait tenté de se défausser de l’accusation que ses machines perdent des votes sur l’anti-virus contenu dans son logiciel.
La présence d’un anti-virus sur un ordinateur de vote n’avait pas manqué d’interpeller, et ce dessin de xkcd résume bien le problème :
Traduction :
— Attendez. Un logiciel anti-virus sur une machine à voter ? Vous faites mal les choses.
— Pourquoi ? La sécurité c’est bien, non ?
— Bien sûr mais… Imaginez que vous êtes à une réunion parents-professeurs et que l’un des professeurs dit qu’il porte toujours une capote pendant ses cours.
— Ah ! À proprement parler c’est mieux que l’inverse.
— Pourtant quelqu’un fait son travail horriblement mal.
Aujourd’hui le masque tombe et Premier Election Solutions admet avoir menti et que ses machines sont défaillantes ! Le système d’ordinateur de vote utilisé par 34 États des États-Unis contient depuis dix ans une erreur de programmation qui provoque la perte de votes.
Ce problème avait provoqué la perte de votes dans 11 des 44 comtés du seul état de l’Ohio, lequel est aujourd’hui forcé de stocker pour 22 million de dollars de matériel défectueux en attendant le résultat de son procès contre PES. Le fiasco du vote électronique aux États-Unis se transforme en vaste et coûteux gaspillage.
Diebold / Premier affirme que ces erreurs n’ont pas changé le résultat des élections (sans pouvoir le prouver, bien évidemment, merci à l’opacité du vote électronique et l’impossibilité de recompter quoi que ce soit) et que leur système sera corrigé pour les présidentielles de novembre. La quasi-totalité des États ne pouvant, en effet, pas changer de système en si peu de temps.
Mais le peu de crédibilité de Diebold / Premier avait déjà été détruit le mois dernier par la publication d’une interview de Stephen Spoonamore, un expert en sécurité informatique et républicain de longue date, qui affirme tout de go que le système Diebold / Premier a été purement et simplement conçu pour pouvoir voler les élections, au profit de certains républicains « qui mentent et qui trichent ». On se rappellera utilement que le patron de Diebold / Premier avait publiquement affirmé qu’il ferait tout pour que Georges Bush soit élu. Spoonamore rappelle également quelques évidences, à savoir qu’aucun système électronique n’est à l’abri d’un piratage, que le vote électronique “sûr” est un leurre et que le seul système valable est le scrutin papier.
On se rappellera également utilement qu’en France, nous utilisons les mêmes boites noires, dont la conformité à un cahier des charges douteux a été “vérifiée” par des gens qui ne s’y connaissent pas plus en vote électronique qu’en équipement de stades ou en téléphériques, et dont les rapports sont tenus secrets par le ministère de l’intérieur sous couvert de secret industriel, ou plus précisément parce que leur conformité et leur agrément sont une vaste bouffonnerie.
Comment pirater une machine à voter
http://www.odowa.fr/autres/1134492/Comment-pirater-une-machine-a-voter.html
Étienne.
Proposition de VAO (Vote Assisté par Ordinateur) FIABLE,
pour nous donner accès au formidable vote à points (vote pondéré) :
Chers amis,
Un échange sur le forum m’a conduit à reformuler une idée que j’ai eue en cherchant à venir à bout de la difficulté soulignée ici (le vote électronique, opaque et invérifiable, est une menace mortelle pour la démocratie parlementaire).
Peut-être que la formulation que j’ai trouvée ce matin va vous sembler bonne : je soumets cette proposition au feu de votre (bienveillante) critique :
Le vote à points (le vote pondéré) impose des calculs si complexes (précieux, mais complexes) qu’il est inapplicable sans aide mécanique.
Pourtant, la plus grande vigilance s’impose en matière de comptage mécanisé des voix.
« L’élection est secondaire, ce qui importe avant tout, c’est QUI COMPTE LES VOIX », disait Staline, paraît-il.
Pour l’instant, la seule proposition qui me semble digne de confiance est celle d’une association de machines indépendantes placées dans chaque bureau de vote :
Proposition de VAO (Vote Assisté par Ordinateur) FIABLE :
1. la première machine, la seule qui soit connectée au réseau (pour accéder à la base de données centrale des électeurs), placée à l’accueil, valide la participation de l’électeur (et la mémorise pour interdire les votes doubles).
Elle sait qui vous êtes, mais elle ne sait pas ce que vous votez.
Elle signale aux contrôleurs humains que l’électeur peut se rendre dans l’isoloir.
2. La deuxième machine est dans l’isoloir : elle aide l’électeur à voter avec des choix multiples à l’écran (tactile), et elle imprime un bulletin de vote lisible à la fois par un homme (qui peut ainsi contrôler son vote) et par une machine (qui comptera et calculera un milliard de fois plus vite que les hommes).
Cette machine n’est pas connectée au réseau. Elle sait ce que vous votez, mais elle ne sait pas qui vous êtes.
L’électeur glisse son bulletin dans une enveloppe comme d’habitude et va mettre son enveloppe dans une urne transparente comme aujourd’hui.
3. La troisième machine, non connectée à l’extérieur, ne sert qu’à la fin du vote : on y place la pile des bulletins et, comme un lecteur de chèques, elle lit les bulletins à toute vitesse et compte les points.
Elle non plus ne sait pas qui a voté quoi.
Des contrôles manuels par sondage et l’intervention éventuelle d’une machine supplémentaire de type 3 pour recompter, voire le recomptage manuel intégral en cas de doute sérieux, peuvent être prévus.
La synthèse des résultats est enfin communiquée à la machine n°1 (la seule connectée au réseau) qui fait remonter les données pour centralisation.
Que pensez-vous de cette organisation ?
Permettant les contrôles manuels à tout moment et interdisant les décisions électroniques opaques et invérifiables, elle me semble plus sûre que ce que les tricheurs politiciens nous imposent aujourd’hui.
Étienne.
Le vote électronique : opaque & invérifiable
Bonjour Étienne, à mon sens cela n’empêcherait pas des individus de voter alors qu’ils n’en ont pas le droit légal. Si cette fraude est organisée par le pouvoir qui contrôle la première machine, la seule qui soit connectée au réseau (pour accéder à la base de données centrale des électeurs). Un peu dans le même style que les faux électeurs de Jean Tibéri, mais de manière plus « scientifique ».
« Attention, messieurs, dames, c’est de l’informatique, c’est scientifique, la machine est impartiale et ne peut pas se tromper. Circulez, il n’y rien à voir. »
Comment un simple citoyen peut vérifier que cette base centrale ne contient pas des personnes récemment décédées, des personnes inscrites à leur insu, par exemple, pour le dire franchement des trisomiques qui sont autonomes et donc non-sous tutelle ou non-sous curatelle, mais qui ne s’intéresseront jamais à la politique, des étrangers membres d’un pays de l’UE qui ne sont pas ou plus en France car retournés dans leur pays,…
Je n’ai pas beaucoup d’imagination et déjà 3 catégories de faux électeurs potentiels. Étienne, toi qui est un éducateur, tu sais déjà au fond de toi que rien ne remplace la présence physique, sinon pourquoi des professeurs devant des élèves ? Pour le contrôle du vote, rien ne remplacera la présence physique.
@Gilles. L’importance c’est le comptage des votes, donc rien n’empeche de garder le controle manuel et humain de la presence physique. Il suffira de rapporter le nombre de votants avec le resultat des votes et cela peut se faire meme par fax 😉
Sur ce sujet, on pourra lire ci-dessous une synthèse intéressante, datant de 2011, et qui porte un regard mi-technique, mi-sociologique. Elle émane d’une élève ingénieur :
(Pour une impression soignée, ce document est disponible au format pdf à cette adresse :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Claire-Dufetrelle_Le-vote-electronique-est-il-vraiment-possible.pdf.)
Le vote électronique est-il vraiment possible ?
par Claire Dufetrelle, étudiante à l’Ecole Polytechnique.
Notre société utilise de plus en plus les nouvelles technologies d’information et de communication, dans des domaines très divers. Les grandes institutions étatiques n’en sont pas exemptes. On pourrait citer la réussite que représente la possibilité de déclarer ses impôts par Internet, réussite qui repose sur une économie de moyens matériels (formulaires papier, enveloppes et timbres), un gain de temps (pour le citoyen comme dans la numérisation des données). La possibilité de réduire les coûts et la durée étant un leitmotiv contemporain, pourquoi ne pas utiliser ces nouvelles technologies dans notre mode de scrutin ? Là n’est pas une interrogation nouvelle, puisqu’elle s’est posé dès le milieu des années 90. Cependant, le vote électronique, ou e‑vote, pose de nombreux problèmes. Ce document entend dresser un certain nombre de pistes de réflexion dont doit être conscient le citoyen aujourd’hui et poser la question de la faisabilité d’un vote électronique sûr .
Revenons aux origines : le vote papier
Afin de bien comprendre à quels impératifs doit répondre le e‑vote, observons comment est structuré le mode de scrutin traditionnel (1). Il se déroule comme suit :
• Le bureau de vote reçoit les bulletins et enveloppes et prépare les installations (isoloir, bulletins, listes des personnes inscrites sur les listes électorales, urne)
• Le citoyen se déplace jusqu’au bureau de vote
• Il donne son nom et présente sa carte d’électeur
• Il présente une pièce d’identité valide
• Il entre dans l’isoloir avec des bulletins papier et une enveloppe
• Il vote en mettant (ou non, en cas de vote blanc) un bulletin (unique) dans l’enveloppe
• Il sort de l’isoloir et place son enveloppe dans l’urne transparente
• Il émarge et quitte le bureau de vote
• À la fin de la journée, le dépouillement a lieu : les scrutateurs vident l’urne, ouvrent les enveloppes et comptent les bulletins, ce dépouillement est public.
Ce déroulement peut être décomposé en plusieurs phases :
• Préparation
• Identification
• Authentification
• Isolement
• Vote
• Émargement
• Dépouillement
L’identification du votant et l’authentification de son identité assure que personne ne peut voter pour quelqu’un d’autre, son isolement assure le secret du vote, il ne peut être influencé, soudoyé, contraint par quelque manière que ce soit (2). L’émargement est ensuite une preuve physique des personnes ayant déjà voté, il n’est pas possible de le falsifier puisqu’il est sous la responsabilité du directeur du bureau de vote, ne peut être manipulé, consulté et encore moins déplacé.
Le vote des personnes handicapées peut, quant à lui, s’effectuer avec l’aide d’un autre votant. La personne handicapée doit en faire la demande et justifier d’une incapacité de glisser lui-même le bulletin dans l’enveloppe, celle-ci dans l’urne ou de signer. Cette procédure, tout comme le vote par procuration, repose sur la confiance que le votant accorde à celui à qui il donne procuration, il n’a aucune preuve sensible que son vote ait été selon son souhait, il n’en a que l’intime conviction car il a choisi quelqu’un en qui il avait pleine confiance. Cette pratique peut sembler permettre une fraude, cependant le choix de celui qui vote à notre place doit nous assurer que notre choix sera respecté.
Un autre des éléments importants qui structurent le vote papier est le dépouillement. Le fait que le dépouillement soit public n’est pas anodin. Il est intéressant de remarquer que la loi oblige chaque bureau de vote à être accessible à toute personne, malgré un handicap éventuel. Cette mesure vise à assurer que le dépouillement n’est pas truqué. Les citoyens qui assistent au dépouillement n’ont pas de compte à rendre sur les conditions de celui-ci, ils viennent y assister de leur propre gré, afin de constater par eux-mêmes que la procédure utilisée donnera un résultat vrai (3). Même si un citoyen n’assiste pas à tous les dépouillements en France, ou ne s’y rend pas pour chaque élection, il a la certitude que le dépouillement est honnête par la potentialité d’assister au dépouillement. Tout est question ici de possible, qu’importe de voir le dépouillement si on sait qu’on peut y assister ; si une procédure est si transparente c’est qu’elle est conforme à ce qu’elle promet (la vérité, l’équité ici).
Le vote électronique, où en sommes nous ?
Le vote électronique est un terme assez vague qui recouvre deux choses très différentes, les machines à voter et le vote à domicile. La première consiste en l’installation dans les bureaux de vote d’ordinateurs spécifiques utilisés pour recueillir les suffrages des votants qui se déplacent jusqu’au bureau de vote. Les votants présentent encore un justificatif d’identité et émargent après leur vote. La deuxième consiste en une plateforme accessible depuis chez soi, sur ordinateur, sur laquelle on peut s’identifier, choisir le candidat souhaité et valider son vote. Nous verrons dans cette section quelques mesures prises aujourd’hui dans le monde.
Boggiano, en 1910, inventa des machines purement mécaniques permettant de faire l’économie des bulletins de vote papier, il s’agit simplement d’une machine où on appuie sur le bouton correspondant à son choix, et qui fait office de simple compteur. C’est ce système, revisité par Russo, qui est en vigueur aux Etats-Unis. De même, en France en 1969, le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin fait autoriser ces machines à voter purement mécaniques. Ces machines sont rapidement délaissées car elles tombent souvent en panne et ne permettent aucune diminution des fraudes, cependant cette modification perdure dans le code électoral et sert depuis de base au développement des machines à voter.
Un exemple intéressant est le cas des Pays-Bas. Alors que la quasi-totalité des votes se déroulait sur machines à voter, une commission (4) a été mise en place pour étudier la question et a prouvé la trop grande possibilité de fraude. Finalement le vote électronique a été définitivement abandonné en mai 2008. Cette décision est principalement motivée par le fait que la machine ne produit aucune preuve papier permettant de vérifier que le vote entré en machine correspond à la volonté du votant, de plus le secret du vote ne peut être garanti d’après cette commission, qui exhibe en outre des coûts trop élevés.
La question de la preuve papier anime aussi de vifs débats en Belgique. Le système en place en Belgique est une machine dans laquelle le votant doit insérer une carte magnétique, personnelle, sur laquelle est inscrite son vote. Il place ensuite cette carte dans une urne. De nombreuses associations critiquent ce système en arguant du fait que le votant ne peut pas vérifier que son vote est réellement inscrit sur sa carte ou que ce qui y est écrit est juste. Là encore, une des solutions proposées est l’impression d’un relevé papier qui confirme le vote. Une vérification supplémentaire est de récolter dans une urne séparée ces relevés papiers afin de recompter les voix si le résultat du scrutin semble faux. Ici, la question des coûts peut se poser, puisqu’il n’y a pas d’économie de papier, et les machines à voter représentent un coût supplémentaire comparé au vote traditionnel (ce que nous verrons dans la suite).
En France, certaines villes ont expérimenté le vote électronique parallèlement au vote traditionnel (5), puis d’autres ont par la suite imposé les machines de vote lors des élections de 2007 notamment (6). Cependant de vives critiques se sont laissé entendre dès la mise en place par Nicolas Sarkozy, en 2003, d’agréments permettant l’utilisation de ces machines à voter. En effet, les machines utilisées en France doivent être homologuées et scellées, seuls trois modèles différents le sont aujourd’hui. Elles ne délivrent pas de bulletin papier, et suscitent les mêmes critiques que dans les autres pays européens.
Amélioration réelle ou générateur de failles ?
Une première question à se poser est celle des avantages offerts par de tels équipements. Les atouts souvent mis en avant sont la rapidité et la réduction des coûts. Il n’a pas du tout été prouvé que ces machines permettaient de gagner du temps, bien au contraire. Il est évident que le dépouillement est beaucoup plus rapide car quasiment immédiat, cependant le vote en lui-même est considérablement ralenti. Un des personnels du bureau de vote doit entre chaque vote intervenir sur la machine (8), cela engendre des temps d’attente extrêmement longs, allant même jusqu’à encourager l’abstention. Les économies réalisées sont quant à elles anecdotiques, car elles ne représentent que des économies de papier ; le vote électronique ne demande pas moins de personnes présentes pendant le vote, mais réclament à l’inverse des personnes formées. La plus grande dépense engendrée par ces machines est une dépense souvent oubliée, de par leur technologie, elles réclament d’être stockées en dehors des scrutins dans des endroits sûrs, où aucune présence malveillante n’est possible, cela engendre donc des locaux équipés d’éléments de sécurité coûteux. En outre, le vote traditionnel et le vote électronique ne sont pas réellement comparables sur la base de ces critères, puisque de nombreuses caractéristiques du vote papier ne se retrouvent pas dans le e‑vote. Analysons ces caractéristiques.
Préparation
La question de la préparation matérielle pose assez peu de questions dans la comparaison entre vote papier et vote par machines à voter, elle oppose une économie de papier à un stockage onéreux des machines. Le vote électronique présuppose une formation pour le directeur du bureau de vote et les assesseurs, mais représente une contrainte assez faible, cette formation étant assez sommaire en règle générale (utilisation aisée de la machine). Le réel problème se pose pour le vote à distance, il faudrait alors même en place un réseau très sécurisé, dont les caractéristiques à respecter sont nombreuses, comme nous le verrons au fil de cette analyse.
Identification
Cette procédure permet simplement de relever l’identité du votant, mais nécessite vérification. Dans le cas du vote papier, celle-ci se fait en annonçant son nom à un assesseur et en présentant sa carte électorale (9). Dans le cas des machines à voter, la procédure est identique. Dans le cas du vote à distance, il existe plusieurs solutions : saisir son nom et prénom, un numéro, en somme un identifiant en lettres ou en chiffres. Le fait qu’un tiers puisse connaître l’identifiant de quelqu’un n’est pas en soi un obstacle puisqu’il y aura par la suite authentification de l’identité, cependant le secret de celui-ci constitue déjà une première sécurité.
Authentification
Cette étape fait suite à la donnée de l’identité du votant (10), elle permet de s’assurer que la personne qui se présente n’usurpe pas l’identité d’un tiers. Dans la procédure classique, elle est réalisée par la vérification d’une pièce d’identité officielle (11), l’authentification repose sur des caractéristiques physiques (photographie). Cette même pratique est applicable lors d’un vote par machines à voter. Le réel problème se pose lors du vote par Internet, en effet l’authentification par pièce d’identité n’est plus possible, deux options sont possibles : utiliser une information connue de la personne uniquement ou utiliser une donnée biométrique. Cependant aucune des deux solutions n’est entièrement satisfaisante, la première permettrait de voter pour quelqu’un d’autre si on connaissait son information secrète (d’où la possibilité de retrait de cette information par la force) et la deuxième sous-tend la possession par l’institution étatique d’un fichier exhaustif des données biométriques. Cela ne pose apparemment pas de problème si ce fichier n’a pas d’autre utilisation que celle-ci, cependant nous ne pouvons être sûrs que ce fichier ne sera pas utilisé d’une autre façon par l’Etat ou même subtilisé par une âme malveillante. D’un point de vue plus pragmatique, il faut aussi s’assurer que chaque votant possède un ordinateur doté d’un lecteur d’empreinte digitale (12), ce qui ne peut être rendu obligatoire, le vote par Internet ne peut donc que rester une option facultative couplée à un autre mode de scrutin, donc à un déplacement dans un bureau de vote.
Isolement
Un autre problème se pose du fait de l’impossibilité de voir le votant, en effet, dans un bureau de vote, les assesseurs voient la personne entrer seule dans l’isoloir, il est impossible
d’avoir la certitude que le votant est seul derrière son écran. Il est donc très facile d’exercer une pression directe (menace physique) sur la personne qui vote, un des exemples les plus probables serait celui d’une personne influençable à qui on dit quoi faire sous couvert qu’elle ne sait pas elle-même comment la chose fonctionne, ou d’une menace physique. Les cas seraient potentiellement nombreux : personnes âgées, handicapées, violences conjugales. Ce problème est pour sa part insoluble, il n’est pas possible à l’heure actuelle d’authentifier la connexion entre le terminal final du réseau physique (l’ordinateur personnel) et le dernier maillon (l’homme).
Vote
Cette étape est assez transparente dans la procédure, il s’agit simplement de faire son choix entre plusieurs candidats. Certains ordinateurs de vote ont été accusés d’interdire le vote blanc ou de léser les « petits » candidats (13), cependant ces obstacles sont facilement solubles, en modifiant le graphisme de l’affichage. L’argument d’une utilisation difficile pour les personnes non initiées aux nouvelles technologies a peu de poids car il est facile de créer des systèmes simples (écran tactile ou simples boutons). Quant au vote à distance, les personnes non initiées aux nouvelles technologies sont dans le même cas que celles ne possédant pas d’ordinateurs, ce mode doit donc rester une possibilité alternative.
Émargement
Ici, pas de problème, l’émargement sert à certifier le fait que la personne a déjà voté, une confirmation par Internet est facile à envisager (quitte à la doubler d’un mail de confirmation).
Dépouillement
C’est ici que le bât blesse, la procédure papier est totalement différente des deux procédures de vote électronique. La majeure différence est que le dépouillement électronique n’en est pas un ! Le comptage des voix se fait de manière totalement opaque pour tout être humain. Même un homme connaissant (et comprenant) le code de la machine ne peut être complètement sûr que la machine donnera le résultat exact, toute erreur informatique est possible, même si on réussit à la rendre infiniment peu probable, il est impossible d’en avoir la certitude. De plus, il existe d’autres sources d’erreurs possibles, et principalement des sources de fraude. Pour que la machine soit utilisable, il faut qu’elle soit, à l’image de l’urne transparente, scellée mais que son fonctionnement soit visible de tous. Dans les faits, cela revient à créer des machines dont le code est lisible par tous, consultable sur demande. Un premier problème est que peu de gens sont capables de comprendre un code informatique sans explication, il est donc impossible que chaque citoyen soit intimement convaincu de la véracité de la procédure ; subsiste toujours le doute d’avoir été trompé par la personne qui vous explicite le code. Il n’est pas possible de s’assurer soi-même du fonctionnement de la machine : l’urne n’est pas transparente.
Si on passe outre cette complication, une autre apparaît. En effet, si on est persuadé que la machine est bien configurée, comment savoir qu’elle ne sera pas modifiée avant le scrutin ? De ce fait, il est cohérent d’envisager une machine scellée (comme c’est déjà le cas), et de rejeter toute connexion avec l’extérieur. La machine ne doit donc pas être reliée au réseau Internet, mais peu a priori être reliée à un autre réseau propre aux machines à voter. Le vote à distance ne peut alors se faire par le biais d’Internet, mais pas non plus par un autre réseau : voter nécessite de connecter son ordinateur personnel au réseau, et donc à créer des entrées potentielles de virus, de chevaux de Troie, en somme de code capable de modifier le code des machines. De même, relier les machines à voter entre elles présente le risque suivant : si quelqu’un arrive à pervertir une seule machine, il peut par le réseau les pervertir toutes. De plus, il est possible de rendre ces modifications non visibles, à la fois dans le code, et à la fois dans le résultat du scrutin : réaffecter les nombres de voix réelles de façon avantageuse pour un même candidat ne donne pas de résultat aberrant. De surcroît, comment modifier la liste des candidats à chaque scrutin sans ouvrir la machine et modifier le code ? C’est tout bonnement impossible, il faudrait donc opérer des modifications à chaque scrutin et vérifier celles-ci à chaque fois, ces expertises peuvent prendre du temps et coûter de l’argent. De plus, le choix de l’équipe vérifiant les machines est d’ordre politique, comment les choisir pour donner confiance à tous ? Et qui peut se permettre de les choisir ?
Une autre conséquence de cette opacité est qu’on ne peut être certain que la machine ait correctement enregistré notre vote, même si elle émettait un bulletin papier, il n’est pas certain que ce bulletin reflète ce qui existe dans la mémoire de l’ordinateur. Une idée est d’imprimer des bulletins, de les collecter et de les recompter si le résultat donné par la machine semble faux, or, comme nous l’avons vu, il peut être vraisemblable et faux.
Conclusion : des difficultés inhérentes au problème
En conclusion, nous avons vu que le vote à distance était impossible, il n’est pas entièrement fiable au niveau technique, car il n’existe pas de système entièrement robuste aux infections. Cette impossibilité n’est pas contournable dans la procédure actuellement envisagée. De plus, il existe une difficulté inhérente à l’utilisation d’ordinateurs personnels en réseau : il est impossible d’établir un lien sécurisé entre la machine terminale et l’utilisateur humain : rien ne peut garantir qu’il agit de son plein gré sur son ordinateur.
Le vote par machine à voter est, quant à lui, plus proche du vote traditionnel, donc présente moins de failles, car plus de similitudes. Son unique avantage est de permettre un dépouillement plus rapide, cependant c’est cette raison même qui l’empêche d’être fiable. En supprimant la visibilité du dépouillement, on lui retire sa crédibilité. La suppression du caractère humain empêche le citoyen de se forger l’intime conviction que la procédure est juste et humaine, que ce sont bien des hommes libres et conscients qui choisissent leurs représentants par une voie empruntée depuis des siècles par l’humanité, éprouvée, et renouvelée à travers le temps. La machine fait entrer dans cette décision humaine une part étrangère, facilement assimilable à du hasard ; même si ce n’est pas du hasard à proprement parler, le doute qui persiste fait perdre en légitimité aux élus, or qu’est ce qu’une société qui n’est pas sûre de la légitimité de ses dirigeants ? Ce n’est pas une démocratie totale.
Le pilier de la démocratie est la possibilité des citoyens à faire entendre leurs voix, avec la certitude que rien ne peut les altérer ; qu’importent les économies de papier, de temps, d’argent, nous ne pouvons faire l’économie de l’appareil démocratique.
Cet exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres. L’outil informatique est un outil, il n’est donc pas une fin en soi, et ne peut échapper au contrôle humain. Il doit être à son service, mais doit rester sous l’égide du sens critique. Ce qui fait de nous des Hommes, la démocratie, la justice, les relations humaines, ne peut être confié à une machine sans âme, sans pensée, inhumaine.
_______________
Notes :
(1) : nous laissons de côté le vote par procuration pour l’instant.
(2) : le chantage est même impossible, puisqu’il n’existe, à partir du moment où l’enveloppe est glissée dans l’urne, aucune preuve physique que tel individu a voté pour tel ou tel candidat, la confirmation de son choix repose uniquement sur son assurance, strictement personnelle, d’avoir glissé tel bulletin dans l’enveloppe.
(3) : où tous les bulletins sont pris en compte et uniquement ceux qui doivent l’être.
(4) : commission Korthals-Altes, septembre 2007.
(5) : qui restait seul valable.
(6) : pour un historique plus détaillé, consulter l’article Wikipedia « vote électronique » qui a le mérite d’être impartial.
(7) : à hauteur de moins de 5% de l’électorat, ce qui n’est cependant pas négligeable.
(8) : pour valider qu’un vote a été fait et en amorcer un suivant, pour éviter les votes multiples, voir plus bas.
(9) : sans carte électorale, il est possible de voter après vérification du bureau dans lequel doit voter la personne en question.
(10) : qui ne peut suffire ; l’identité de quelqu’un est, en quelque sorte, une donnée publique, elle ne peut être dissimulée, elle est même exigible par les forces de l’ordre.
(11) : dans les communes de moins de 3500 habitants, elle n’est pas obligatoire, on considère que les habitants d’une agglomération de cette taille se connaissent.
(12) : ces lecteurs sont les équipements les moins encombrants permettant de relever une donnée biométrique, certains ordinateurs en sont déjà dotés.
(13) : car la mention « vote blanc » n’existait pas ; ou car les nom des « petits » candidats apparaissent dans les dernières pages, qu’il faut faire défiler, ou car leur logo de parti n’existe pas en format numérique donc apparaît mal.
(14) : se référer au fameux théorème de Gödel et aux travaux de calculabilité de Hilbert, qui prouve l’impossibilité de montrer qu’un programme informatique renvoie la réponse exacte en un temps fini.
(15) : la transparence de l’urne n’est en rien anecdotique, le code électoral spécifie qu’elle doit posséder au moins quatre côtés transparents.
(16) : les pare-feux et anti-virus parfaits n’existent pas.
(17) : une vérification simple pour comparer deux éléments (fichiers, …) est de réaliser son checksum, cet appel machine renvoie un nombre propre à chaque élément, calculé en fonction du contenu de l’élément, qui donnera deux résultats bien différents avant et après une modification, même infime. Il est possible de créer un code qui se modifie lui-même, qui devient donc faux, sans changer de checksum.
Nota : pour une impression soignée, ce document est disponible au format pdf à cette adresse :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/Claire-Dufetrelle_Le-vote-electronique-est-il-vraiment-possible.pdf
LES MACHINES À VOTER IMPOSÉES DANS LE CODE ÉLECTORAL, SANS DÉBAT CITOYEN, SANS RÉFÉRENDUM : UN COUP DÉTAT, UN ABUS DE POUVOIR, UNE TRAHISON DE LA PATRIE PAR DES ÉLUS EN TRAIN DE S’AFFRANCHIR DE TOUT CONTRÔLE
Décidément, non, ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir !
Code électoral
Partie législative
Livre Ier : Election des députés, des conseillers généraux et des conseillers municipaux
Titre Ier : Dispositions communes à l’élection des députés, des conseillers généraux et des conseillers municipaux
Chapitre VI : Vote
Section 2 : Opérations de vote
Article L57‑1
Modifié par Loi n°2005–102 du 11 février 2005 – art. 72 JORF 12 février 2005
Des machines à voter peuvent être utilisées dans les bureaux de vote des communes de plus de 3 500 habitants figurant sur une liste arrêtée dans chaque département par le représentant de l’Etat.
Les machines à voter doivent être d’un modèle agréé par arrêté du ministre de l’Intérieur et satisfaire aux conditions suivantes :
- comporter un dispositif qui soustrait l’électeur aux regards pendant le vote ;
- permettre aux électeurs handicapés de voter de façon autonome, quel que soit leur handicap ;
- permettre plusieurs élections de type différent le même jour à compter du 1er janvier 1991 ;
- permettre l’enregistrement d’un vote blanc ;
- ne pas permettre l’enregistrement de plus d’un seul suffrage par électeur et par scrutin ;
- totaliser le nombre des votants sur un compteur qui peut être lu pendant les opérations de vote ;
- totaliser les suffrages obtenus par chaque liste ou chaque candidat ainsi que les votes blancs, sur des compteurs qui ne peuvent être lus qu’après la clôture du scrutin ;
- ne pouvoir être utilisées qu’à l’aide de deux clefs différentes, de telle manière que, pendant la durée du scrutin, l’une reste entre les mains du président du bureau de vote et l’autre entre les mains de l’assesseur tiré au sort parmi l’ensemble des assesseurs.
Cité par :
Loi n°71–1028 du 24 décembre 1971 – art. 22 (Ab)
Loi n°2003–486 du 10 juin 2003 – art. 4 (V)
Décret n°2005–237 du 17 mars 2005 – art. 8 (V)
Décision n°2007–3887 du 13 décembre 2007 – art., v. init.
Décision n°3742/3947 du 20 décembre 2007 – art., v. init.
Code électoral – art. L313 (V)
Code électoral – art. L562 (M)
Code électoral – art. L562 (V)
Code électoral – art. R56 (V)
Codifié par :
Décret 64–1086 1964-10-27 JORF 28 OCTOBRE 1964
Source : Légifrance
Bien sur Étienne… notez quand-même que ce code fut approuvée en 2005.
Nous savons ce qu’ils poursuivent… avec le contrôle des élections solidement dans leurs mains (c’est quoi, tirer au sort parmi LES EXPERTS acceptés par le pouvoir ? Cela donnera n’importe quel résultat… quelqu’un d’agréé par le pouvoir 😉 ).
Le pire, c’est que nous savons qu’ils ferment progressivement toutes les portes… et que nous ne faisons rien de réellement utile pendant qu’ils procèdent.
Nous sommes les seuls à blâmer.
À noter quand-même qu’il s’agit toujours de « PEUVENT », pas encore de « DOIVENT ».
À nous de l’éviter, c’est encore possible… mais certainement pas sans effort.
Bureau Véritas
ou comment truquer les machines à voter
http://wikistrike.over-blog.com/article-le-bureau-veritas-ou-comment-truquer-les-machines-a-voter-72549114.html
À un an des présidentielles, WikiStrike met en garde les électeurs contre la société Véritas, cette société basée à Neuilly / Seine et qui certifie les machines à voter.
Bureau Veritas est une société de services proposant des prestations couvrant l’inspection, l’audit, les tests jusqu’à l’analyse, touchant à de nombreux domaines. Ses activités principales sont la certification, l’évaluation de conformité, la formation, et le conseil. Elle est présente dans 140 pays, s’appuie sur un réseau comprenant 850 implantations et emploie environ 40 000 personnes (fin 2008) dont 7 300 en France.
En 2009, son chiffre d’affaires atteignait 2 648 millions d’euros. Le siège social du groupe se trouve à Neuilly sur Seine. Le siège social France se situe à Levallois-Perret.
Cette entreprise est détenue majoritairement par le groupe Wendel (sur laquelle nous reviendrons).
Au 30 avril 2008, le capital était réparti comme suit :
63 % sont détenus par le groupe Wendel,
32 % par des investisseurs flottants,
4 % par les dirigeants de Bureau Veritas,
1 % par les salariés.
Secteurs d’activité :
immobilier et infrastructures ;
énergie et process ;
industrie manufacturière ;
télécoms et électronique ;
transport et logistique ;
agro-industrie ;
santé ;
marine ;
commerce international ;
aéronautique et espace.
HISTOIRE
Fondé en 1828 à Anvers, l’entreprise figure à l’heure actuelle parmi les dix premières sociétés françaises en ce qui concerne le nombre d’implantations mondiales.
En 1828, Alexandre Delaye, Louis van den Broek et August Morel créaient un « Bureau d’information pour les assureurs maritimes » dans le but « d’établir la vérité et de l’exposer sans appréhension ni favoritisme ». Son objectif était de fournir aux assureurs toutes les informations requises pour leur permettre d’évaluer le niveau de fiabilité des navires et de leurs équipements ainsi que d’assurer la protection des biens et des personnes.
La société Wendel
Issu de la fusion-absorption de CGIP (Compagnie générale d’industrie et de participations) et de Marine-Wendel en juin 2002, Wendel est une société d’investissement française contrôlée par la famille de Wendel : Wendel Participations (ex-Société Lorraine de Participations Sidérurgiques (SLPS)), holding familial de la famille Wendel, détient 35% de Wendel S.A. Les dirigeants sont Ernest-Antoine Seillière, (L’ancien patron du MEDEF ou le patron des patrons de France) Président du Conseil de Surveillance, et Frédéric Lemoine, Président du Directoire.
Dans la Wendel Participations apparaît une certaine famille, les De Panafieu, Françoise de Panafieu, née Mitry, membre de l’UMP, ancienne secrétaire d’État au Tourisme en 1995, députée de la seizième circonscription de Paris depuis 2002 et conseiller de Paris pour le XVIIe arrondissement de Paris depuis 2008, arrondissement dont elle fut le maire de 2001 à 2008. Par sa mère, elle est liée à la famille Wendel et est cousine d’Ernest-Antoine Seillière, l’ancien dirigeant du patronat français et président du groupe Wendel.
Les premier « hic » du Bureau Véritas sont que cette société appartient à une famille UMP, dont le siège social se situe à Neuilly sur Seine, ville de Monsieur Sarkozy, et que malgré son manque notoire d’indépendance politique certifie toutes nos machines à voter. Comment alors ne pas se poser de sérieuses questions ? Nous sommes partis jeter un oeil plus loin pour voir de plus près ce qui se trame derrière une entreprise côtée en bourse et le premier bureau de certification du monde.
Il est à noter que lors de l’élection présidentielle de 2007, huit des douze candidats ont pris position pour un moratoire sur le vote électronique. Trois n’ont pas pris position et un seul a soutenu le vote électronique : Nicolas Sarkozy. C’est en effet ce dernier qui en tant que ministre de l’intérieur quimet en place des agréments permettant d’utiliser de nouvelles machines à voter.
Inspections dans les domaines :
installations électriques, machines, appareils et accessoires de levage, appareils et accessoires sous pression, soudage, VMC gaz, amiante, agroindustrie (filières viande, volaille, produits de la mer, lait, produits laitiers et productions végétales), ERP/Incendie (catégories C et D), transport par rail, machines à voter, TAR, ICPE
Accréditation COFRAC n° 3–004 délivré à Bureau Veritas pour les inspections dans les domaines : installations électriques, machines, appareils et accessoires de levage, appareils et accessoires sous pression, soudage, VMC gaz, amiante, agroindustrie (filières viande, volaille, produits de la mer, lait, produits laitiers et productions végétales), ERP/Incendie (catégories C et D), transport par rail, machines à voter, TAR, ICPE
Télécharger l’accréditation
Le plus grand défenseur des machines à voter est André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, député de la 10e circonscription Hauts-de-Seine. On notera par ailleurs qu’il a fait ses études secondaires au Lycée Pasteur de Neuilly sur Seine. Il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en février 2007, avant même le premier tour de l’élection présidentielle, ce qui lui vaut d’être suspendu de l’UDF. Il intègre par la suite le Nouveau Centre, dont il devient vice-président.
Pour l’élection présidentielle, certaines communes dont Issy-les-Moulineaux ont tenté d’utiliser des machines à voter dotées d’un logiciel différent de celui validé par l’administration. Cette non conformité est découverte et dénoncée par les opposants. Les machines sont alors remplacées de manière à ce que le logiciel utilisé soit le même que le logiciel validé (des opposants indiquent qu’ils n’ont pu avoir une certitude sur la conformité du nouveau logiciel).
3 jours avant les élections présidentielles de 2007 :
Le 31 mars 2007, le Conseil constitutionnel a estimé « que l’utilisation des machines à voter pour les élections, notamment présidentielles, est autorisée par le législateur depuis 1969 » et que « ce recours aux machines à voter dans les conditions fixées par l’article L. 57–1 du code électoral a été déclaré conforme à la Constitution ».
Pour le professeur de droit constitutionnel Gilles Guglielmi, « le communiqué de presse du Conseil n’a aucune valeur juridique » et repose sur un « raisonnement juridique » contestable. « L’utilisation des machines à voter pourrait, sans aucun abus du droit de recours, être juridiquement contestée devant les juridictions françaises ».
Voir aussi Procédures françaises assurant la sincérité des machines à voter.
Trois agréments sont en cours de validité, sans que cela signifie que toutes les exigences soient respectées :
Nedap modèle ESF1 ;
Indra modèles Point & Vote et Point & Vote Plus ;
ES&S modèle iVotronic.
Aucune nouvelle demande d’agrément n’est en cours, selon le ministère de l’intérieur (en date du 15 juin 2006). Toutefois, neuf mois plus tard, de nouvelles machines ont été agréées, dans les jours précédant l’élection présidentielle de 2007.
Certains fabricants de machines à voter de réservent le droit de modifier les spécifications techniques sans notification préalable (« Indra reserves the right to alter technical specifications without prior notification. »
La controverse
Bureau Veritas – Cépen Apave
Ces deux sociétés sont des organismes de certification indépendants du ministère de l’Intérieur. Le Bureau Véritas s’occupe des machines Nedap et Cepen-Apave des machines Indra. Ces deux sociétés perçoivent la machine d’une façon neutre. L’analyse de la machine est pour eux un travail parmi d’autres.
Leur travail s’inscrit dans une « procédure rigoureuse de contrôle de conformité » (d’après Conseil Constitutionnel). Les machines doivent être conformes en tout point aux 114 exigences contenues dans le règlement technique fixant les conditions d’agrément des machines à voter du 17 novembre 2003, en particulier en termes de fiabilité technique et de sécurité des systèmes. Mais le compte rendu de leur analyse reste secret (protégé par le secret industriel). Ceci est fortement contesté. De plus, une fuite a montré que les rapports tendent à homologuer des machines même si celles-ci ne sont pas en tout point conforme avec le réglement.
Ces organismes n’ont cependant pas accès aux composants électroniques et aux codes sources qui sont protégés par le secret industriel (cf. article de Sciences et Avenir).
Les informations sur ces organismes de contrôle sont restreintes (cf. la carte du navicrawler qui montre que le bureau est excentré, cf. l’interview de M. Monniaux qui évoque la non spécialisation de ces organismes sur les questions informatiques).
Les objets de la controverse
Techniquement parlant, il n’existe pas qu’une, mais plusieurs machines.
Cette controverse porte sur trois modèles différents de machines à voter, certifiés par le Bureau Véritas et agréées par le Ministère de l’Intérieur ainsi que par le Conseil Constitutionnel, qui les répertorie dans son communiqué du 29 mars 2007.
En raison du secret industriel portant sur ces machines, il est difficile de trouver des documents officiels détaillant leurs caractéristiques techniques.
France élection
France élection est une entreprise importatrice des machines NEDAP en France et prestataire de services spécialisés dans l’organisation d’élections. MM Palisson et Reynes, directeur et employé de France élection, sont défenseurs des machines à voter.
Sur le site officiel est inscrit :
« France Election, partenaire des collectivités territoriales dans l’organisation des élections depuis 1998. »
Il est intéressant de noter que Nicolas Sarkozy à demandé à E.Balladur de travailler sur une réforme des collectivités territoriales.
NEDAP
Les machines Nedap représentent 80 % du parc installé en France pour couvrir 1,4 million d’électeurs.
Le problème avec NEDAP, c’est qu’elle propose des produits capables de truquer des machines à voter. C’est hallucinant, nul ne le remarque, et pourtant.
En effet, dans les domaines de compétence de NEDAP France, nous retrouvons ceci : Systèmes de comptage, Systèmes d’identification radiofréquences pour le contrôle d’accès, Systèmes de détection RF pour l’antivol, Systèmes RFID (identification et détection), Conception d’applications intégrées
Systèmes RFID ?
Derrière ce nom barbare ce cache la radio-identification.
La radio-identification plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais Radio Frequency IDentification) est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » (« RFID tag » ou « RFID transponder » en anglais)1.
Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans des organismes vivants (animaux, corps humain2). Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur.
La même entreprise NEDAP France qui créé nos machines à voter construit des puces contrôlables à distance. Ça commence à faire beaucoup.
La machine à voter ESF1 de NEDAP
L’ ESF1 est une machine à voter agréée par le Ministère de l’Intérieur français en 2004, 2005 et 2007 (Nicolas Sarkozy étant alors le ministre en fonction). Ces machines de marque Nedap sont importées par France Election. Elles utilisent le logiciel IES version française. Elles équiperaient les 4⁄5 des bureaux de vote Français employant des machines à voter.
Après divers agréments provisoires, l’agrément est accordé le 8 mars 2005. Les machines sont modifiées en 2006, et un nouvel agrément est accordé le 12 avril 2007, soit 8 jours avant le premier tour des élections présidentielles françaises. Cet agrément couvre à la fois les machines ESF1 mises à jour (Hardware 1.06 – Firmware 4.02), et un nouveau modèle (Hardware 2.01 – Firmware 4.02).
Cependant, certains considèrent que la machine à voter ne respecte pas les exigences du règlement. La presse a fait écho de critiques portant sur les exigences 6, 7, 19 et 46.
L’agrément de la machine est formellement l’objet d’une procédure de recours auprès du Conseil d’Etat, engagée par l’Association pour le Contrôle Citoyen des Moyens de Vote, Roland Moreno, et d’autres particuliers. Une première décision est intervenue dans cette affaire, déboutant partiellement les plaignants, mais ordonnant au Ministère de l’Intérieur de produire des éléments relatifs au dossier d’agrément. Sur la base du rapport de Bureau Veritas ainsi obtenu, les plaignants contestent le respect des exigences 4 (mesures vérifiant l’intégrité); 62 (accessibilité des personnes handicapées); 1, 19, et 46 (horodatage des évènements). A l’issue de l’audience du 28 septembre 2009, l’affaire est en délibéré.
Des machines à voter Nedap similaires à l’ESF1 ont aussi été agréées aux Pays-Bas par l’Institut TNO, en Allemagne par le laboratoire PTB et en Irlande par le klaboratoire PTB, avant que les Pays-Bas n’abandonnent définitivement le vote électronique en mai 2008, suite à la publication d’un rapport du 27 septembre 2007 de la commission Korthals-Altes critiquant les machines à voter utilisées comme insuffisamment contrôlables, « car ne fournissant pas de trace papier. Le système ne permet pas non plus de garantir le secret du vote, et les frais élevés de son développement ne sont pas justifiés en regard des maigres avantages que peut procurer un tel système. ».
Le 16 mai 2008, le gouvernement néerlandais annonce l’abandon définitif du vote électronique et le retour au papier et au crayon. Quant aux allemands, ils sont allés encore plus loin, le vote électronique y est devenu anticonstitutionnel.
L’étrange position de la CNIL et son indépendance fictive
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) est une autorité administrative indépendante française. La CNIL est chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques. Elle exerce ses missions conformément à la loi n°78–17 du 6 janvier 1978 modifiée le 6 août 2004.
La CNIL, malgré les nombreuses incertitudes autour de la fiabilité des machines à voter n’a pas pris position sur l’ordinateur de vote, car, en l’absence de « manipulation de données à caractère personnel », cela ne fait pas partie de sa mission.
Étrange position ? En réalité, pas vraiment, car son président Alex Turk, homme politique étiqueté RPR est maintenant fiché comme Divers Droite, c’est en effet ce qu’il y a de mieux pour ne pas dire que l’on fait parti à la fois de l’UMP et d’une commission comme la CNIL soi-disant indépendante.
Le 14 décembre 2007 les locaux de la CNIL ont été occupés une matinée par plusieurs dizaines de personnes qui ont notamment déployé une banderole « Informatique ou libertés, il faut choisir ». Le collectif Pièces et Main d’Œuvre avance, dans un texte d’avril 2007, que la Cnil ne bénéficie que d’une « pseudo-indépendance » et rappelle que « depuis juillet 2004, la loi a décidé que les services de police n’auraient même plus à s’asseoir sur les avis de la Cnil pour créer de nouveaux fichiers. Celle-ci était inaudible et silencieuse, la voici muette. Rien qu’un guichet de police. »
À suivre
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Les machines à voter dénoncées par un ingénieur électronicien expérimenté en informatique
Pétition contre les machines à voter et le vote électronique
Source : http://wikistrike.over-blog.com/article-le-bureau-veritas-ou-comment-truquer-les-machines-a-voter-72549114.html
Info relayée sur le forum : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=10620#p10620, avec ce commentaire : « Au lieu de « contrôler les pouvoirs à travers des jurys tirés au sort », bientôt, on ne contrôlera carrément même plus les élections (déjà manipulées au dernier degré) de cette pantalonnade de régime dégénéré qui s’étiquette sans vergogne « démocratie » : l’installation de machines à voter un peu partout sans consultation populaire est un nouveau coup d’État antirépublicain de la dernière gravité, une Haute Trahison contre la souveraineté nationale, une félonie de plus de véritables ennemis de la patrie, qui sont arrivés au pouvoir par la brique et par l’intrigue, financés par la Grande banque depuis que le loup Pompidou-Rothschild est entré dans la bergerie… Tout ça est à vomir. ».
Vote électronique :
l’exemple du Venezuela
http://www.celinedelforge.be/index.php/2009/04/15/119-vote-electronique-l-exemple-du-venezuela
Ce 7 juin [2009], une partie des électeurs belges va une fois de plus voter à l’aide d’ordinateurs. Un système régulièrement mis en cause pour son manque de transparence, de fiabilité et qui rend impossible le contrôle citoyen de cet exercice démocratique.
Il existe pourtant un pays qui utilise un système de vote automatisé qui répond à tous ces critères : le Venezuela, où j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’accompagner un processus électoral exemplaire.
Ma dernière mission d’accompagnement d’un processus électoral au Venezuela remonte au referendum du 15 février de cette année.
Cette fois, j’ai même pu aller visiter l’usine où sont configurées les machines à voter.
Je ne me suis pas privée de poser de nombreuse questions. Mais rien à faire, bien que je sois plutôt méfiante face aux techniques de vote automatisé, je n’ai toujours pas trouvé de faille dans le système vénézuélien. Et la pourtant très vivace opposition, qui ne manque pas de ressources ni d’experts, non plus.
Il faut dire qu’à toute les étapes du processus, des témoins de tous les camps sont invités à participer. Y compris dans cette usine où des machines à voter sont tirées au sort et testées par les témoins de parti. On est loin de l’opacité du système belge.
Comment l’électeur vénézuélien doit-il faire pour voter ?
Arrivé devant le centre de vote, l’électeur doit consulter la liste affichée à l’entrée pour savoir dans quel bureau il doit se rendre.
Une fois dans le bureau, il remplit le registre électoral en le signant et en y apposant ses empreintes digitales.
Une première étape pour éviter les votes multiples ou sous une fausse identité.
Il semble donc qu’ici, les morts ne puissent pas voter.
Ensuite, il se rend devant la machine à voter qui est protégée des regards par un paravent en carton, enregistre son vote et le valide.
Une fois le vote confirmé, la machine imprime un ticket qui indique le vote enregistré.
L’électeur va lui-même glisser ce ticket dans une urne.
La dernière étape consiste à tremper son auriculaire dans une encre indélébile (j’ai testé, ça prend plusieurs jours pour partir) qui offre une garantie supplémentaire contre les votes multiples.
Le dépouillement est également un moment important auquel assistent les membres du bureau et les témoins politiques et des comparaisons sont effectuées entre les résultat de certains ordinateurs et les votes imprimés pour vérifier la bonne marche du système.
Si le vote automatisé vénézuélien semble techniquement irréprochable, un enseignement à en tirer, c’est qu’une partie de sa légitimité vient de la participation citoyenne qui l’accompagne. À chaque étape des témoins de tous les camps sont réellement présents et les bureaux de vote ne sont pas désertés par les assesseurs qui donnent volontiers de leur temps le jour du vote mais aussi lors de formations préalables.
Pourtant, le Venezuela est un pays où on vote plus souvent qu’en Belgique.
Mais c’est également un pays où le débat politique est très présent et où les citoyens sont conscients de l’importance de donner leur avis.
Il y a fort à parier que si le Venezuela avait le même système de vote que la Belgique, les résultats des élections ne seraient pas validés.
Il est grand temps de décider si la Belgique veut revenir au vote papier classique ou si elle veut un vote automatisé de qualité.
En tout cas, il est urgent d’abandonner nos vieux coucous équipés de disquettes…
Céline Delforge
http://www.celinedelforge.be/index.php/2009/04/15/119-vote-electronique-l-exemple-du-venezuela
Il n’a vraiment pas eu de chance Chavez. Il a essayé en 1999 de mettre en place une fausse démocratie directe avec des seuils de 20% et pleins de restrictions, et à cause d’internet qui permet la mobilisation de l’opposition, il se retrouve avec une vraie (ou du moins quelque chose qui commence à s’en rapprocher) et un processus électoral qui rend difficile le bourrage d’urnes.
HACKING DEMOCRACY expose les dangers des machines à voter utilisées pendant les élections américaines, présidentielles comprises.
Tourné durant trois ans et diffusé 26 fois fin 2006 sur la chaîne américaine HBO, ce reportage suit le combat d’un groupe de citoyens (aujourd’hui organisé en association à but non-lucratif BlackBoxVoting.org) qui enquête et démonte l’industrie du vote électronique, ciblant principalement la société Diebold, fabricant majeur des machines. Il culmine avec un duel entre une machine à voter Diebold et les protagonistes qui testent le dorénavant fameux « Harri Hursti Hack », fruit du travail d’un informaticien finlandais, qui prouve indubitablement que Diebold mentait haut et fort et que le comptage de nos votes peut être truqué à volonté, les votes supprimés ou attribués à d’autres candidats et le tout sans laisser la moindre trace.
Le documentaire démontre que l’utilisation frauduleuse de ces machines en 2000 – voir aussi les premières minutes du film « Everybody’s Gotta Learn Sometime » – a facilité l’accession au pouvoir de George W. Bush et des membres néo-conservateurs du PNAC, le chaînon manquant entre la planification du projet 11 septembre 2001 et son achèvement.
En 2004, le gouvernement irlandais, suite à une étude indépendante démontrant le manque de fiabilité des machines Nedap (un concurrent de Diebold), a décidé d’en abandonner l’utilisation. Néanmoins, en France, lors de la dernière élection présidentielle de 2007, près de 1,7 millions de Français ont voté à l’aide de ces machines électroniques…
Une pétition existe pour contester la mise en place de ces machines en France : http://www.ordinateurs-de-vote.org Elle a dépassé les 100 000 signatures.
http://www.ReOpen911.info
Le site français sur les attentats du 11 Septembre
Vote à points et vote électronique (via Internet ou pas)
Un fil passionnant sur le FORUM, dont les outils et enjeux rejoignent souvent le présent fil de BLOG :
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=239
Étienne.
Machines à voter, où est passée l’urne transparente ?
Surprise et stupeur en arrivant au bureau de vote dimanche
pour le premier tour des municipales,
je vais devoir utiliser une machine à voter !
http://www.politis.fr/Machines-a-voter-ou-est-passee‑l,26250.html
Bonjour
Je suis informaticien, conscient du souci des machines à voter et de la difficulté de compter les bulletins papiers, et j’ai une solution à ce problème.
Il suffit de mettre une micro-puce ou un capteur dans le bulletin qui indique le type de ce bulletin.
Idéalement, l’urne devrait être scellée afin qu’aucun bulletin ne puisse être rajouté autrement que par un votant. Pour compter, il suffit de scanner l’urne et on peut trouver le nombre de bulletins par type de capteurs.
Il est alors possible d’archiver le résultat en compactant la masse des bulletins, qui restera scannable à volonté, et qui prendra très peu de place. Le compactage peux se faire en gardant l’urne autour, qui serait dans un matériaux malléable, scellée, et donc qui n’aura jamais été ouverte.
La seule faille réside au niveau du bulletin marqué, mais ils peuvent être vérifiés dans l’enceinte du bureau de vote par scanner avant d’être mis à disposition des votants.
Ce système est donc anti-fraude, peu coûteux, totalement fiable, autorisant le comptage rétroactif, et respecte l’anonymat.
Les solutions existent, mais si elles ne sont pas mises en place, c’est tout simplement que ceux qui ont le pouvoir veulent garder la possibilité de pouvoir tricher.
Merci à tous et bonne journée:)
Merci Stef 🙂
J’ai oublié de dire que ce système permets une vérification manuelle, et que le épouillage est extrêmement rapide (instantané).