Exclusif ! Correctifs de détail au TCE proposés par la Commission Européenne

1/04/2006 | 12 commentaires

Par­mi les nou­veau­tés ins­crites dans l’ad­den­dum au « trai­té consti­tu­tion­nel », l’an­nexe 311 du pro­to­cole 57‑D, page 2133, on note :

  • que c’est désor­mais très clas­si­que­ment le Par­le­ment qui a l’ex­clu­si­vi­té à la fois de l’i­ni­tia­tive, de la dis­cus­sion et du vote des lois,
  • que le Conseil et la com­mis­sion rede­viennent un exé­cu­tif qui se borne à exé­cu­ter et n’ont plus aucun pou­voir de créa­tion de normes autres que rigou­reu­se­ment subor­don­nées aux lois véri­tables (issues, elles, du seul Parlement),
  • que le Par­le­ment euro­péen est élu avec un scru­tin majo­ri­taire pour l’es­sen­tiel et à la pro­por­tion­nelle pour le reste (pour que tous les par­tis soient repré­sen­tés au PE),
  • que le vote blanc est consti­tu­tion­nel­le­ment recon­nu en tant que vote pro­tes­ta­taire capable de récu­ser d’un coup tous les can­di­dats à un scru­tin s’il est majoritaire,
  • que le Pré­sident de l’Eu­rope, élu lui aus­si au suf­frage uni­ver­sel direct, est obli­ga­toi­re­ment tan­tôt un homme tan­tôt une femme,
  • que l’on com­men­ce­ra par une femme,
  • que le Pré­sident de l’Eu­rope nomme un Pre­mier ministre en fonc­tion de la cou­leur poli­tique du Parlement,
  • que ce Pre­mier ministre nomme les membres d’un Conseil des ministres, appe­lés ministres euro­péens, et qu’il pré­sente son pro­gramme au Par­le­ment qui peut le désa­vouer, de la même manière qu’il peut cen­su­rer un Conseil des Ministres (gou­ver­ne­ment) à la majo­ri­té simple,
  • que le Conseil Euro­péen (le club des chefs d’É­tat natio­naux) est supprimé,
  • que les ministres des États natio­naux res­tent chez eux, les chefs d’É­tat aussi,
  • que le Par­le­ment euro­péen peut exi­ger à tout moment que les ministres euro­péens lui rendent des comptes publiquement,
  • qu’un ministre euro­péen qui refu­se­rait de rendre des comptes peut être révo­qué par le Parlement,
  • que toutes les déli­bé­ra­tions des Conseils sont publiques, fil­mées et publiées en conti­nu sur les sous-canaux de la chaîne TV gra­tuite de l’Europe,
  • que les « ONG, acteurs de la socié­té civile » (les lob­bies) peuvent par­fai­te­ment for­mu­ler des « recom­man­da­tions » aux par­le­men­taires et aux com­mis­saires à la stricte condi­tion de publier tous ces « conseils » sur le net sous peine de dis­so­lu­tion des per­sonnes morales contre­ve­nantes, confis­ca­tion de leurs biens et de prison+amende pour leurs dirigeants,
  • que le huis clos en matière de créa­tion de normes contrai­gnantes est décla­ré anticonstitutionnel,
  • que les mis­sions de la banque cen­trale sont fixées tous les ans par le Par­le­ment, en accord avec le gouvernement,
  • qu’un Conseil consti­tu­tion­nel est mis en place, arbitre suprême mais lui-même révo­cable car aucun pou­voir n’est abso­lu­ment pro­té­gé des contrôles,
  • que le para­pente devient enfin une dis­ci­pline olym­pique, et les repor­tages sur les com­pé­ti­tions et sur les his­toires d’a­ven­tures de vol libre doivent impé­ra­ti­ve­ment pas­ser à la télé aux heures de grande écoute, à la place de « radio-fais-moi-peur » ou « fais-donc-pas-de-politique-regarde-plutôt-le-beau-ballon »,
  • qu’une tranche horaire nom­mée « poli­tique citoyenne » est bana­li­sée consti­tu­tion­nel­le­ment entre 19 h 30 et 20 h sur toutes les chaînes radio et télé euro­péennes sans excep­tion pour per­mettre une authen­tique et libre expres­sion citoyenne (droit de parole de 15 minutes par per­sonne phy­sique, 30 min. pour les débats, attri­bué par tirage au sort public sur des listes de volontaires),
  • que les 830 der­nières pages des trai­tés sur l’UE (Nice, Amster­dam, etc.) sont abro­gées au pro­fit d’un feuillet de 5 pages, écrit gros pour res­pec­ter l’ar­ri­vée du papy boom, et dont tous les mots savants ont été reti­rés pour que tous puissent le comprendre,
  • qu’un réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire véri­table est mis en place très sim­ple­ment : 500 000 citoyens peuvent exi­ger (en pas­sant par un site Inter­net sécu­ri­sé) qu’un réfé­ren­dum soit orga­ni­sé par tous les États (qui ne peuvent s’y sous­traire sous aucun pré­texte : tous les réfé­ren­dums d’o­ri­gine citoyenne sont regrou­pés sur un seul et même jour de l’an­née, décla­ré « jour de fête des citoyens euro­péens », férié et chô­mé), sans aucune limi­ta­tion de thème ou de sujet, et si le réfé­ren­dum est accep­té à la majo­ri­té des suf­frages euro­péens expri­més, le texte du réfé­ren­dum, issu direc­te­ment de la volon­té du peuple, s’im­pose à toute autre norme, natio­nale ou internationale,
  • qu’un tel réfé­ren­dum peut des­ti­tuer n’im­porte quelle ins­tance du pouvoir,
  • qu’au­cune n’est à l’a­bri du contrôle des peuples,
  • que la Consti­tu­tion impose que les organes de cal­culs sta­tis­tiques (INSEE et équi­va­lents) et de son­dages sont obli­ga­toi­re­ment indé­pen­dants des pou­voirs poli­tiques et éco­no­miques, comme tous les médias d’information,
  • et que cette indé­pen­dance est contrô­lée publi­que­ment et collégialement,
  • que le Pré­sident de l’Eu­rope peut dis­soudre le Par­le­ment et que des élec­tions ont lieu aus­si­tôt pour que le peuple joue son rôle d’ar­bitre entre les pouvoirs,
  • que fina­le­ment c’est la par­tie I qui était, de loin, la plus dan­ge­reuse en ins­ti­tuant une extra­va­gante irres­pon­sa­bi­li­té de tous les acteurs politiques,
  • que les grands prin­cipes rap­pe­lés dans la par­tie II, au lieu d’être condi­tion­nés et subor­don­nés à tous les autres, sont décla­rés supé­rieurs et impé­ra­tifs, d’ap­pli­ca­tion immé­diate dans tous les pays qui s’en­gagent donc à faire pro­gres­ser leur droit sys­té­ma­ti­que­ment vers le haut c’est-à-dire vers plus de pro­tec­tion et de res­pect des indi­vi­dus, au détri­ment des per­sonnes morales (dont la taille est rigou­reu­se­ment limitée),
  • que l’OMC, dont il est avé­ré qu’elle ne contraint que les États et jamais les entre­prises, devra se pas­ser de l’Eu­rope pour déré­gu­ler la pla­nète : toutes les négo­cia­tions sur l’AGCS et l’AD­PIC, ain­si que les sui­vantes, sont obli­ga­toi­re­ment publiées au fur et à mesure dans toutes les langues de l’U­nion, ce qui les tue aus­si­tôt puis­qu’elles ne vivent que dans l’ombre, et enfin qu’un éche­lon de démo­cra­tie locale est pré­ser­vé de façon consti­tu­tion­nelle : ain­si, si une simple com­mune estime que les inté­rêts supé­rieurs de sa popu­la­tion sont en dan­ger, et si elle le décide à la majo­ri­té des huit dixièmes, elle peut sor­tir de l’U­nion et pro­té­ger les humains qui la com­posent de la course folle à la « compétitivité-productivité-hamster-pour-quoi-faire »,
  • et que le droit de déser­ter la guerre éco­no­mique est ain­si consti­tu­tion­nel­le­ment recon­nu au lieu d’être interdit…

Ain­si ras­su­ré, le peuple rede­vient serein et peut enfin apprendre vrai­ment la pétanque.

Ras­sé­ré­né, je peux aller voler dans les ther­miques par­fu­més du gai printemps 🙂

Étienne.

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Étienne

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12 Commentaires

  1. a j m

    Pro­po­si­tion complémentaire :

    Tous les jours de l’an­née sont décré­tés 1er avril ( pois­son à tous les repas ) !
    :o) :o) :o)

    Réponse
  2. douce europe

    consti­tu­tion… par­lons en !!

    Le tort du oui de gauche lors de la consti­tu­tion euro­péenne était sans doute d’a­voir rai­son trop tôt !
    Le pro­jet CPE devrait faire réflé­chir tous ceux qui ont voci­fé­ré contre cette consti­tu­tion euro­péenne il y a 1 an, et qu’on retrouve aujourd’­hui dans la rue !
    En effet que dit la charte sociale euro­péenne de 1996 rati­fiée par la France ?
    Son article 24 éta­blit la recon­nais­sance du droit des tra­vailleurs à ne pas être licen­ciés sans motif valable.
    La charte des droits sociaux inclue dans le trai­té consti­tu­tion­nel repre­nait la charte de 1996 DANS SON ARTICLE 30, mais hélas, ce trai­té a été reje­té voi­là 1 an par les Fran­çais… Les nonistes voci­fé­rant contre l’ab­sence de contraintes sur le plan social…
    La charte est donc deve­nue tout à fait non contrai­gnante aujourd’hui !…
    L’Eu­rope sociale c’est (c’était?)maintenant!!

    Réponse
  3. Étienne

    Douce Europe,

    le TCE a effec­ti­ve­ment été reje­té, mais la Charte sociale du 3 mai 1996 est tou­jours signée, n’est-ce pas ?

    Pro­tège-t-elle pour autant les peuples signataires ?

    On dirait que non, puis­qu’on peut la bafouer impu­né­ment dans une loi contraire (CNE, CPE).

    Com­ment un TCE qui aurait « repris » une « Charte sociale » aus­si peu effi­cace nous aurait-il mieux pro­té­gé qu’elle ?

    Vou­lez-vous détailler un peu votre argumentation ?

    Réponse
  4. douce europe

    Il était cer­tain qu’au som­met de Nice la charte n’a­vait pas de valeur contrai­gnante, la plu­part des chefs de gou­ver­ne­ment l’a­vaient fait savoir.
    La CES deman­dait rapi­de­ment son inté­gra­tion dans la future consti­tu­tion et ain­si de la rendre contraignante.
    L’en­jeu, le trai­té 2005 adop­té, était de la rendre contraignante…le trai­té adop­té grand pas était fait vers plus !
    Nous sommes reve­nus à Nice… nous sommes res­tés sur place, retour à la case départ… rien a changé !
    Europe fan­tas­mée, rêvée ?
    Europe du concret qui certes ne fait par­ti­cu­liè­re­ment ban­der, mais on avance… c’est tout l’en­jeu des pro­chains mois !

    Réponse
  5. Titzel

    Reste que la CJCE peut se baser sur la charte afin d’é­ta­blir sa jurisprudence.

    Affaire à suivre…

    Réponse
  6. jmfayard

    À pro­pos de pois­son, j’ai enten­du dire que l’hymne de l’U­nion allait bien­tôt être chan­gé. Vous pou­vez l’é­cou­ter en excu­si­vi­té ici :
    http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Frederic_Chopin_-_Marche_fun%C3%A8bre.ogg

    La rai­son qu’on m’a don­né, c’est que ce bon vieux Bee­tho­ven sym­bo­li­sait à mer­veille le roman­tisme des débuts et l’im­pul­sion fran­co-alle­mande (par sa natio­na­li­té et son admi­ra­tion ini­tiale tout du moins pour Napo­léon). Ne bou­dons pas notre plai­sir, Lud­wig van nous a pro­cu­ré pen­dant des dizaines d’an­nées, mais on est entré dans une autre europe, le roman­tisme a cédé la place à la médio­cri­té du quo­ti­dien et l’in­fluence fran­caise c’est plus vrai­ment cela ; on est désor­mais dans l’Eu­rope de l’é­lar­gis­se­ment à l’Est et du 29 mai, d’où la néces­si­té d’une nou­velle syn­thèse y com­pris musicale.

    Quoi de mieux qu’un artiste tout aus­si talen­tueux que Lud­wig mais ori­gi­naire du pays des plom­biers et ayant eu une his­toire pas­sion­née avec le pays qui en a eu peur ? De plus, on m’a dit que la tona­li­té géné­rale de ce mor­ceau ton­nait bien avec l’é­tat d’es­prit post-29 mai de ceux qui rêvent d’une Europe fédé­rale plu­tôt que celle de Nice.

    PS : soyez pas trop méchant avec la qua­li­té de mon inter­pré­ta­tion, j’ai enre­gis­tré cela rapidement.

    Réponse
  7. Étienne

    Sacré far­ceur…

    Je vous écoute en boucle depuis vingt minutes, je m’im­prègne de votre dépit, de votre tris­tesse, j’es­saie de vous com­prendre, je vou­drais bien avoir le temps de reprendre pour vous toutes les expli­ca­tions qui montrent que nous sommes sans doute assez proches dans nos objec­tifs et qu’il est sans doute temps de nous unir pour fabri­quer la suite, plus belle que ce machin orwel­lien pour mul­ti­na­tio­nales cupides.

    Bonne nuit et à bien­tôt (demain à la manif ? 10 h au Vieux Port) ;o)

    Réponse
  8. marin

    Oui, il y a des pois­sons dans la mer cruelle… des pois­sons d’A­vril, (Sar­ko se profile).

    Main­te­nant que j’ai posé sac à terre, je bosse un peu dans l’immobilier…

    La ques­tion que me pose cette acti­vi­té indé­pen­dante est la suivante :

    Le men­songe est-il un moyen d’ap­pro­cher la vérité ?

    Avec une ques­tion subsidiaire :

    Croire à un men­songe par­ti­cu­lier nous rend-il com­plice d’un men­songe plus général ?

    … J’y pen­sais, dans la manif, en bran­dis­sant ma petite pancarte :

    « Au mois d’Avril
    Ne te découvre pas, ma fille,
    V’là Sar­ko qui se profile ! »

    …Et je ren­con­trai un de mes clients m’in­vi­tant à esti­mer sa mai­son, tout éton­né d’a­voir à par­ler d’es­ti­ma­tion immo­bi­lière par­mi cette foule sou­mise à l’es­ti­ma­tion men­son­gère de la police…

    (60 000 à Nantes… 30 000 selon les RG)

    (Je conseille d’a­che­ter dès 40 000…)

    Réponse
  9. julien

    je lis plus haut que le cpe ne res­pec­tait pas la charte sociale de 1996 qui « éta­blit la recon­nais­sance du droit des tra­vailleurs à ne pas être licen­ciés sans motif valable »…

    mais le cpe n’é­tait pas en contra­dic­tion avec cette charte : le cpe pré­voyait que l’employeur n’a­vait pas à DONNER le motif , ce qui ne signi­fie pas qu’il pou­vait licen­cier sans motif : tout contrat doit être exé­cu­té de bonne foi et donc toute rup­ture repose sur un motif.…le cpe com­pli­quait sim­ple­ment la preuve pour le sala­rié et sim­pli­fiait la rup­ture pour l’employeur mais ne signi­fiait aucu­ne­ment qu’il n’y avait pas de motif

    Réponse
  10. JeanG

    Je n’ai pas la moindre envie d’a­che­ter xanax.
    Ni ici ni ailleurs et, pas plus en ligne qu’autrement !

    Alors !… Peut-être pour­raient-ils nous lacher la grappe ces cons !???

    Réponse
  11. Étienne

    Déso­lé, Jean… Je crois que ce sont des robots (spam­meurs)…

    Je fais ce que je peux : dès que j’en vois, je les sup­prime, mais je ne sur­veille pas le blog tout le temps.

    Je viens de désac­ti­ver sur tous les billets la pos­si­bi­li­té d’en­re­gis­trer des track­backs… Espé­rons que ça suf­fi­ra :o)

    Réponse
  12. Vladimir

    La cour consti­tu­tion­nelle alle­mande enterre le trai­té consti­tu­tion­nel européen :

    Relance de la Consti­tu­tion : douche froide pour Ange­la Merkel.

    À la suite d’une déci­sion du tri­bu­nal consti­tu­tion­nel fédé­ral, l’Al­le­magne pren­dra la pré­si­dence de l’UE le 1er jan­vier 2007 sans avoir rati­fié le trai­té consti­tu­tion­nel européen.

    Après la rati­fi­ca­tion de la Consti­tu­tion par les deux chambres du Par­le­ment alle­mand en mai 2005, le dépu­té conser­va­teur Peter Gau­wei­ler a por­té plainte fin avril 2006 contre l’acte final en sus­pens — la signa­ture du trai­té par le pré­sident Horst Köh­ler. Il estime en effet que le trai­té consti­tu­tion­nel rem­pla­ce­rait en grande par­tie la Loi fon­da­men­tale alle­mande et que sa rati­fi­ca­tion devrait donc se faire par voie référendaire.

    Les deux chambres du Par­le­ment ont immé­dia­te­ment ten­té de faire annu­ler sa plainte comme « dénuée de tout fon­de­ment », mais le tri­bu­nal ne les a pas sui­vies. Le pré­sident alle­mand Horst Köh­ler a donc pro­mis de ne pas signer le trai­té avant la déci­sion du tri­bu­nal, qui est désor­mais repor­tée à une date ulté­rieure non définie. 

    Sieg­fried Broß, rap­por­teur pour le 2ème sénat du tri­bu­nal, a écrit : « Face aux débats en cours sur la pour­suite du pro­ces­sus consti­tu­tion­nel euro­péen à la suite de l’é­chec des réfé­ren­dums en France et aux Pays-Bas et étant don­née l’in­ten­tion de l’U­nion euro­péenne de pré­sen­ter une feuille de route pour un éven­tuel trai­té révi­sé avec un nou­veau nom sous la pré­si­dence alle­mande du pre­mier semestre 2007, je ne vois pas la néces­si­té de don­ner la prio­ri­té à une déci­sion sur la plainte consti­tu­tion­nelle en sus­pens contre le pro­ces­sus de ratification. »

    S. Broß a ajou­té que la cour consti­tu­tion­nelle ne pou­vait prendre de déci­sion tant que les débats sur l’a­ve­nir du trai­té étaient en cours dans l’UE, car « cela pour­rait mettre la cour dans une posi­tion où elle par­ti­ci­pe­rait acti­ve­ment à défi­nir le pro­ces­sus consti­tu­tion­nel euro­péen, ce qui serait incom­pa­tible avec sa com­pé­tence de sta­tuer en der­nière instance. »

    P. Gau­wei­ler est membre du Bun­des­tag et vient du CSU, le par­ti frère bava­rois du CDU d’An­ge­la Mer­kel. La déci­sion de la Cour à la suite de sa plainte laisse à s’in­ter­ro­ger sur la pro­messe de la chan­ce­lière alle­mande de relan­cer le pro­ces­sus de rati­fi­ca­tion du trai­té consti­tu­tion­nel dans toute l’Europe. 

    Mme Mer­kel espé­rait que la ‘Décla­ra­tion de Ber­lin’, qui doit être signée dans la capi­tale alle­mande par le Par­le­ment euro­péen et la Com­mis­sion le 25 mars 2007, enver­rait un mes­sage fort aux pays qui n’ont pas encore rati­fié le trai­té. Elle est désor­mais à la tête d’un de ces pays. Par consé­quent, les pays à avoir rati­fié le trai­té ne sont désor­mais plus que 15.

    http://​www​.eur​ac​tiv​.com/​f​r​/​a​v​e​n​i​r​-​e​u​r​o​p​e​/​r​e​l​a​n​c​e​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​d​o​u​c​h​e​-​f​r​o​i​d​e​-​a​n​g​e​l​a​-​m​e​r​k​e​l​/​a​r​t​i​c​l​e​-​1​5​9​362

    http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​7​076

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