Voleurs de richesses protégés par des voleurs de pouvoir ?

16/02/2006 | 39 commentaires

Com­men­taire :

Un SMIC annuel coûte envi­ron 22 000 € par an à l’employeur, charges com­prises (8 €/h x 156 h/mois x 12 mois/an x 1,45).

Avec 30 mil­liards d’eu­ros, on pour­rait payer 1,3 mil­lions de SMIC pen­dant un an… et on ne parle ici que des divi­dendes de qua­rante entre­prises…

Quand va-t-on réa­li­ser l’in­croyable ponc­tion sur les richesses qu’im­posent les ren­tiers à toute la socié­té et en tirer les consé­quences d’ordre public ?

Est-il far­fe­lu de voir une rela­tion directe entre, d’un côté, cette confis­ca­tion mas­sive des richesses créées et, de l’autre, la « pau­vre­té » rela­tive des entre­prises qui n’ont plus de quoi embau­cher, plus de quoi payer cor­rec­te­ment leurs four­nis­seurs qui eux-mêmes doivent étran­gler leurs propres sala­riés pour sur­vivre, plus de quoi amé­lio­rer les salaires, les condi­tions de tra­vail, etc. ?

Pour­quoi ceux qui tra­vaillent doivent-ils se lais­ser racket­ter par ceux qui ne font rien d’autre que regar­der gros­sir leur tas d’or par le seul mérite d’être riches ?

Après une vie de réflexion, Keynes résu­mait l’es­sen­tiel de l’es­sen­tiel : « il faut eutha­na­sier le rentier ».

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39 Commentaires

  1. TuYolPol

    30 mil­liards d’eu­ros c’est aus­si le quart du bud­get de l’é­du­ca­tion, ou du ren­de­ment de la TVA. C’est le triple du trou de la sécu. C’est 600 euros par habi­tant (un vrai impôt).
    Il y a un autre 30 mil­liards d’eu­ros que j’aime bien : c’est le chiffre d’af­faires du sec­teur publi­ci­taire (que nous payons tous dans nos achats).
    Il ne faut pas confondre l’ac­tion­naire et le ren­tier : cer­tains action­naires le sont, mais le vrai métier d’ac­tion­naire, c’est la prise de pou­voir. L’en­jeu, c’est le pouvoir.
    Un jour, le corps social s’est débar­ras­sé du sys­tème féo­dal, puis de la monar­chie. Encore un petit effort, et le capi­ta­lisme aura du mal à cacher ce qu’il est réellement.

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  2. TuYolPol

    J’ou­bliais : 30 mil­liards d’eu­ros, c’est 600 euros par habi­tant, mais par actif, deux fois plus ! C’est à dire en moyenne un smic men­suel. Je n’i­rais pas jus­qu’à dire qu’on bosse un mois sur douze pour nos sei­gneurs, si vous l’a­vez pen­sé c’est très mal ! De toute façon, avec tout ce qu’on gas­pille, on peut se per­mettre de jeter notre temps au Caca-Rente !

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  3. lalala

    « Les action­naires des entre­prises du CAC 40 »
    Ça fait com­bien d’ac­tion­naires en gros ?

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  4. Samsagace

    Il faut savoir (chiffre à véri­fier, enten­du à la radio) que 60% du PIB en France tourne autour des mar­chés publics…

    Donc de nos impôts…

    Pour­quoi ne pour­rait-on pas ins­tau­rer sur les dépenses publiques un mini­ma d’in­ves­tis­se­ment dans le tis­sus éco­no­mique local.

    Exe : Les mar­chés de res­tau­ra­tion col­lec­tive : can­tines sco­laires, hôpi­taux publics … une can­tine payée par les mai­ries est certes « plus chère » mais peut faire tra­vailler les four­nis­seurs du coin (bou­lan­gers, maraî­chers, bou­chers…) et offrir des emplois stables…

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  5. Fred. de L.

    Quand on voit les efforts réa­li­sés par notre gou­ver­ne­ment pour faire déman­te­ler le Clé­men­ceau loiiiiin de chez nous… je crois que ce n’est pas demain que la pré­fé­rence natio­nale va resurgir.

    Dès qu’on parle d’une telle pos­si­bi­li­té, « on » parle de contra­dic­tion avec l’i­déal euro­péen (libé­ra­li­sa­tion obli­gée), et « on » dit que c’est nul et que c’est bête­ment faire preuve de patrio­tisme, valeur rin­garde et dan­ge­reuse, un peu comme le popu­lisme. Après toutes ces cri­tiques, j’vois pas com­ment on pour­rait encore oser dire que les dépenses publiques devraient être réa­li­sées en prio­ri­té auprès de socié­tés proches de chez nous fai­sant tra­vailler des gens proches de chez nous.

    C’est éton­nant comme le débat « natio­nal » est fina­le­ment au ras des paquerettes.

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  6. Copas

    Déso­lés mes amis, mais vous ne pre­nez en ligne que les béné­fices des entre­prises du CAC 40, sans prendre en consi­dé­ra­tion la prise de valeur des actions du CAC 40, ce qui repré­sente des sommes consi­dé­ra­ble­ment plus impor­tantes (dans les 170 mil­liards d’eu­ros), même si on prend en consi­dé­ra­tion les pré­le­ve­ments que prennent les impôts à la revente de ces titres.

    Une des façons de remer­cier les action­naires, c’est éga­le­ment de faire mon­ter la valeur de leurs porte-feuilles. C’est d’ailleurs un moyen beau­coup plus « liquide » de prendre « ses » béné­fices pour les action­naires que d’at­tendre un divi­dende annuel.

    Le regard sur les seuls béné­fices est main­te­nant lar­ge­ment insuf­fi­sant pour appré­cier la pro­gres­sion des reve­nus liés aux entre­prises du CAC 40.

    La flui­di­té de ces valeurs, le fait que les groupes du CAC 40 soient pour l’es­sen­tiel des groupes finan­ciers et indus­triels géants inter­na­tio­naux rend extrê­me­ment dif­fi­cile un contrôle des gains réel­le­ment opé­rés par ceux-ci (ce qui rajoute des « choses » aux béné­fices et à la prise de valeurs des actions).

    D’ailleurs, au-delà de la parole offi­cielle et judi­ciaire, tra­cer tout ce qui se passe dans un groupe mon­dial n’est pas affaire publique, du moins cette trans­pa­rence est affaire à venir, si on le veut bien.

    L’af­fai­blis­se­ment du lien au ter­ri­toire des grands groupes (c’est éga­le­ment le cas ailleurs) rend éga­le­ment plus aisé et moins dif­fi­cile mora­le­ment des habi­tudes d’ex­fil­tra­tion des gains opé­rés (reli­sons le TCE sur la « liber­té » de cir­cu­la­tion des capi­taux entre l’UE et le reste du monde.….).

    La mon­dia­li­sa­tion des grands groupes (dont ceux du CAC 40 ou d’autres grandes bourses) sans la contre­par­tie d’une régu­la­tion de même échelle, de contrôle par la voie d’im­pôts à même échelle, accen­tue les inéga­li­tés des reve­nus par­tout dans le monde .

    Par ailleurs, dans l’UE, la pos­si­bi­li­té d’un dum­ping fis­cal est un gros moteur d’i­né­ga­li­tés (le siège d’Arcelor.….).

    Ces défis, au-delà des pos­tures morales qu’on peut avoir (et que je connais éga­le­ment), néces­sitent un tout autre regard sur les moyens, pour une col­lec­ti­vi­té don­née, de récu­pé­rer un impôt légitime.

    Et là, je donne ma langue au chat.

    Copas

    Réponse
  7. Olga

    l’O­NU devrait deve­nir le contre-pou­voir mon­dial à oppo­ser au super-pou­voir des firmes transnationales.

    l’OMC devrait être mise sous le contrôle de l’O­NU et sous le regard vigi­lant des ONG.

    Une consti­tu­tion mon­diale devrait être construite par les citoyens du monde pour garan­tir des « droits du citoyen de cette pla­nète » à tout être humain.

    La Banque mon­diale serait sou­mise au contrôle citoyen via des orga­nismes ONUSIENS, et ses choix de ges­tion dis­cu­tés au grand jour.

    Le FMI devrait être sous­trait à l’hé­gé­mo­nie capi­ta­liste et obéir à des cri­tères ONUSIENS pour éra­di­quer la misère, le sur­ren­det­te­ment et favo­ri­ser les coopé­ra­tions inter­na­tio­nales équi­tables, le fameux « codé­ve­lop­pe­ment », qui pour l’ins­tant n’est encore qu’un est un beau mot nou­veau, pour ceux qui méprisent le genre humain, mais qui déjà signi­fie une autre façon d’en­vi­sa­ger la « glo­ba­li­sa­tion », pour les « alter­mon­dia­listes » et autres « grains de sable  » du sys­tème actuel…

    La pla­nète, si c’est « un vil­lage », il faut la gérer aus­si démo­cra­ti­que­ment qu’un village.

    …Dom­mage pour le cac 40 : il arrive avec les autres mani­fes­ta­tions du « mar­ché finan­cier » , exac­te­ment au ren­dez-vous du non-sens planétaire.

    Pour­tant c’é­tait « un jeu néces­saire », je vous assure !

    Il fal­lait bien que les plus chan­ceux s’en­ri­chissent pour qu’on y arrive enfin, à cet état « supé­rieur » du monde !

    Réponse
  8. André

    Bon­jour Olga

    Je vous retrouve avec plai­sir sur le blog. Et pas seule­ment parce que nous par­ta­geons pas mal d’i­dées communes.

    Je ne peux qu’être d’ac­cord avec votre vision. Je vou­drais ajou­ter 2 ou 3 petites choses :
    Pour rem­plir les objec­tifs du mil­lé­naire, à savoir éra­di­quer de moi­tié la pau­vre­té d’i­ci 2015, une contri­bu­tion de 100 mil­liards de dol­lars par an ver­sée par la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale était jugée néces­saire. Or nous n’en sommes qu’à un peu plus de 60 !!
    Selon l’as­so­cia­tion  » tax jus­tice net­work » qui lutte contre les para­dis fis­caux, le mon­tant des actifs dépo­sés dans ces centres off­shore serait de 5000 mil­liards de dol­lars, évi­dem­ment ce n’est qu’une approxi­ma­tion, mais quand même.
    Une fis­ca­li­té mon­diale doit faire contre poids à la mon­dia­li­sa­tion néo­li­bé­rale. Per­sonne n’i­gnore que les mul­ti­na­tio­nales pro­fitent de leur poids, de leur influence, pour impo­ser des condi­tions fis­cales et sociales très favo­rables à leurs éta­blis­se­ments dans les pays en voie de déve­lop­pe­ment. Des taxes glo­bales appa­raissent néces­saires, d’au­tant plus qu’une har­mo­ni­sa­tion fis­cale pla­né­taire n’est pas pour demain ! 

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  9. Copas

    À defaut d’une ONU levant un impôt (nous n’y sommes pas encore), on pour­rait déjà deman­der à ce que les diri­geants de la BCE et les négo­cia­teurs à l’OMC de l’UE soient élus au suf­frage uni­ver­sel par les Euro­péens car ces gens ont un pou­voir énorme, bien plus que bien des élus directs…

    Donc je serai pour l’é­lec­tion des

    • Diri­geants de la BCE
    • Des négo­cia­teurs à l’OMC
    • Et que ceux-ci tra­vaillent sous le contrôle régu­lier et per­ma­nent du par­le­ment européen.
    • que ce par­le­ment ait pou­voir de des­ti­tu­tion de ceux-ci.

    Cop.

    Réponse
  10. André

    Je viens d’ap­prendre la fusion de SUEZ et de GAZ DE FRANCE.

    Cela signi­fie, à n’en pas dou­ter une ces­sion pro­chaine des parts de l’É­tat dans Gaz de France, on va encore vendre des bijoux de famille !! Gaz de France fait par­tie d’un sec­teur stra­té­gique pour l’É­tat, M. de Vil­le­pin où en êtes-vous avec le patrio­tisme économique ??

    Par ailleurs, cela laisse entre­voir des pro­fits bour­siers impor­tants pour les acqué­reurs d’ac­tions de ce futur groupe inté­gré. Et bien sûr, dans cette his­toire la créa­tion d’emplois sera aux abon­nés absents !! Au contraire des rap­pro­che­ments de socié­tés amènent sou­vent des dégraissages.

    L’ac­cu­mu­la­tion d’ac­tions est le nou­veau veau d’or de l’hu­ma­ni­té, mal­heu­reu­se­ment ces périodes d’i­do­la­trie pour de la richesse qui ne repose que sur la spé­cu­la­tion est le signe avant cou­reur d’une grave crise, que j’es­père non violente.

    Réponse
  11. david

    La France exporte deux choses

    - les jeunes diplô­més, qui vont en Angleterre.

    - les riches qui vont en Suisse, en Bel­gique ou ailleurs.

    Bien­tôt, on aura le PIB de la Roumanie.

    Il faut que la France soit attrac­tive pour les cer­veaux et les capi­taux. Avec vos réflexions pure­ment théo­riques, elle l’est de moins en moins.

    Réponse
  12. Copas

    David,

    Pou­vez-vous m’in­di­quer sur quelles études vous vous basez pour indi­quer que les jeunes diplô­més fran­çais vont en Grande-Bretagne ?

    À part les chiffres men­son­gers four­nis par le Figa­ro et repris sans véri­fi­ca­tion par une série de pro­pa­gan­distes, indi­quant que 300 000 Fran­çais tra­vaillaient à Londres alors que les chiffres dis­po­nibles réels indiquent que 212 000 Fran­çais résident sur l’en­semble du ter­ri­toire bri­tan­nique (résident ! et sur l’en­semble de la Grande-Bretagne ! ).

    Voir cet excellent blog :
    http://​cete​ris​-pari​bus​.blog​spot​.com/​2​0​0​6​/​0​3​/​i​l​s​-​p​a​r​t​i​r​e​n​t​-​c​i​n​q​-​c​e​n​t​s​.​h​tml

    Par exemple, d’a­près vous, quel est le pays qui attire le plus de jeunes étran­gers diplô­més entre la Grande-Bre­tagne et la France ?

    Ce serait un bon élé­ment pour éva­luer si la France attire plus ou moins de gens qua­li­fiés que la Grande-Bre­tagne par exemple.

    Éga­le­ment, pou­vez-vous m’in­di­quer si les tra­vailleurs fran­çais sont + ou – pro­duc­tifs (richesses pro­duites com­pa­rées aux salaires, charges com­prises) que les autres grands pays « riches » (par exemple en com­pa­rant avec la Grande-Bretagne) ?
    Depuis quand ? L’évolution ?

    Pou­vez-vous m’in­di­quer si la France est attrac­tive ou pas pour les capi­taux étan­gers ? Et son clas­se­ment com­pa­ré aux autres grands États « riches » ?
    Et depuis com­bien de temps ?

    Ces ques­tions aide­raient à avan­cer dans la com­pré­hen­sion d’un état des lieux et les dérives auquelles il convient de por­ter remède.

    Je vous concède qu’un cer­tain nombre de per­sonnes, enri­chies par ce pays, ne se sentent plus tenues d’au­cune res­pon­sa­bi­li­té par rap­port au ter­ri­toire, au point de pra­ti­quer ce que ne peuvent faire les citoyens ordi­naires, c’est-à-dire frau­der très lar­ge­ment, léga­le­ment et illé­ga­le­ment au besoin, pour exfil­trer des richesses pro­duites, d’une façon abusive.

    Et là, c’est vrai, c’est un pro­blème réel de délin­quance néces­si­tant la coopé­ra­tion des peuples afin d’y mettre bon ordre, et non de s’en­ga­ger dans un dum­ping fis­cal des­truc­teur qui consis­te­rait à exo­né­rer de plus en plus de l’im­pôt les plus riches et de ne pas les pous­ser à un par­tage plus équi­table des richesses produites.

    Réponse
  13. david

    Copas

    Pour les expa­tria­tions, c’est du vécu.

    Pre­nez l’air du temps à la sor­tie des grandes écoles : vous sau­rez que les jeunes des pro­mos récentes gagnent plus en Angle­terre qu’en France, et ont sur­tout des pos­si­bi­li­tés d’é­vo­lu­tion plus rapides.

    Pre­nez l’air à la sor­tie des labo­ra­toires de recherche fran­çais : vous sau­rez que les jeunes doc­teurs partent en Angle­terre ou aux États-Unis, et qu’en France il n’y a pas de tra­vail pour eux.

    Pre­nez l’air à l’ANPE, vous sau­rez que la taux de chô­mage des jeunes de moins de 26 ans est de 25 %.

    Pre­nez l’air à la sor­tie de l’A­PEC (ou l’anpe-cadres), vous sau­rez que les diplômes ne pro­tègent pas du chô­mage, dans tous les domaines.

    Bonne pro­me­nade, dis­cu­tez avec les gens qui sont sur le mar­ché du tra­vail, vous ver­rez, c’est très enrichissant.

    Réponse
  14. Copas

    Vous ne répon­dez à aucune ques­tion précise .

    (Je vous indi­que­rai que, par ailleurs, les choix faits de ne pas favo­ri­ser la recherche en France ont été pris par ceux-là mêmes qui sont au pou­voir, de gauche ou de droite, depuis 20 ans en France, et ceux-là sont pré­ci­se­ment à l’in­verse des pro­pos tenus ici).

    Pour ce qui est du taux de chô­mage des jeunes en France, pou­vez-vous m’in­di­quer le taux d’emploi réel des jeunes en Grande-Bre­tagne et en France ?

    Quel est le pays qui attire le plus de jeunes étran­gers diplô­més entre la Grande-Bre­tagne et la France ?

    Pou­vez-vous m’in­di­quer si les tra­vailleurs fran­çais sont + ou – pro­duc­tifs (richesses pro­duites com­pa­rées aux salaires, charges com­prises) que les autres grands pays « riches » (par exemple en com­pa­rant avec la Grande-Bre­tagne) ? Depuis quand ? L’évolution ?

    Pou­vez-vous m’in­di­quer si la France est attrac­tive ou pas pour les capi­taux étan­gers ? Et son clas­se­ment com­pa­ré aux autres grands États « riches » ? Et depuis com­bien de temps ?

    J’ai donc répé­té ces ques­tions à notre ami impres­sion­niste qui parle d’a­ve­nir rou­main à la France.
    Ces ques­tions retracent les sup­ports réels des argu­ments des uns et des autres.

    Et il est impor­tant d’y répondre pour abor­der les solu­tions aux pro­blèmes réels qui affleurent dans la société.

    Contrai­re­ment à ce que pense notre ami, dont je ne dis­cute pas l’o­ri­gine ni la situa­tion, consi­dé­rant que les hommes ont sou­vent le choix entre un des­tin gui­dé par un sens d’hu­ma­ni­té et la pesan­teur d’in­té­rêts, égoïstes ou pas, par la nais­sance, ou par les vicis­si­tudes de la vie, mon iti­né­raire m’a conduit des chaînes de pro­duc­tion aux bureaux, croi­sé un grand nombre d’en­tre­prises, avoir connu le chô­mage le plus dur (celui de l’é­poque où on pou­vait se retrou­ver sans rien) et d’a­voir le pri­vi­lège plus ou moins ambi­gu de voir de la fenêtre de mon bureau une des plus forte concen­tra­tions de richesses au monde.

    L’air du temps, mon­sieur, se construit dans le tra­vail et l’ob­ser­va­tion minu­tieuse des faits,
    rajou­té à cela un doute métho­dique sur les sources pour essayer d’y voir plus clair, un peu de pas­sion et on arrive quelque part.

    Pre­nez le temps d’al­ler cher­cher auprès des grandes ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales et natio­nales les élé­ments de com­pa­rai­son objec­tifs sur la situa­tion d’un pays.

    Il est para­doxal par ailleurs de repro­cher aux Fran­çais ce que des poli­tiques libé­rales ont cau­sé (le chô­mage de masse, l’é­tran­gle­ment de la recherche sym­bo­li­sé par les paroles stu­pides d’un ex ministre de l’é­co­no­mie qui indi­quait qu’on n’a­vait pas besoin de recherche et que si on avait besoin de tech­no­lo­gies nova­trices, il suf­fi­sait de faire son mar­ché aux USA, la stag­na­tion des reve­nus du tra­vail) et de prô­ner pour résoudre cette ques­tion de licen­cier plus aisément …

    Ce qui ne crée­ra pra­ti­que­ment pas d’emplois mais met­tra à mal un des moteurs pro­fonds de la qua­li­té des sala­riés de ce pays : le sens de l’hon­neur, la volon­té d’a­van­cer et de résoudre les pro­blèmes, une for­mi­dable capa­ci­té de créer des richesses même envers et contre des enca­dre­ments par­fois défi­cients et de grands patrons sou­vent irresponsables.

    La France vit une grande crise, mais celle-ci n’est pas natio­nale et elle tra­verse l’en­semble des grandes socié­tés riches, elle est essen­tiel­le­ment due à une petite nomenk­la­tu­ra bour­geoise ter­ri­ble­ment avide et égoïste qui ne se sent plus rede­vable des ter­ri­toires qui l’ont nour­rie, des socié­tés qui lui ont per­mit sa richesse.

    C’est un véri­table pro­blème qu’af­frontent nos socié­tés démocratiques.

    Il y a ceux qui se couchent devant ce pro­blème et abdiquent tout esprit démo­cra­tique, toute sou­ve­rai­ne­té sur le deve­nir éco­no­mique d’une socié­té, et ceux qui essayent d’y faire face.

    Mais notre ami n’a tou­jours pas fait l’ef­fort de cher­cher des élé­ments autres que polé­miques sur l’é­tat réel d’une socié­té sur les points pré­cis qui sous-tendent son raisonnement.

    Dom­mage.

    Réponse
  15. Copas

    Pre­nez l’air à l’ANPE, vous sau­rez que la taux de chô­mage des jeunes de moins de 26 ans est de 25 %.

    De ceux qui ne suivent pas d’études.…
    Pas pareil.…
    Grave quand même…

    Mais je ne vois pas, en aidant à licen­cier plus aisé­ment, ce que ça apportera.

    Le rai­son­ne­ment prô­nant des faci­li­tés de licen­cie­ments s’est tou­jours échoué sur la réa­li­té en France :
    Pas plus d’emplois mais des condi­tions dégra­dées pour les sala­riés en butte à plus de précarité.

    Il est déjà très aisé de licen­cier en France…

    Mais plus loin sur votre rai­son­ne­ment, vous met­tez le doigt sur des pro­blèmes qui touchent tous les États riches mais qui ont une conso­nance par­ti­cu­lière en France du fait de l’his­toire et de la place de ce pays dans le monde.

    Il vous vient d’emblée, dans le rai­son­ne­ment, que si ça ne va pas, c’est que, for­cé­ment, la res­pon­sa­bi­li­té vient de ceux qui, jus­te­ment, n’ont jamais été à la tête des lieux de pouvoir…

    Il ne vous vien­drait jamais à l’i­dée, par hasard, de voir une quel­conque res­pon­sa­bi­li­té, avec les mesures à prendre pour y remé­dier, de ceux qui dirigent les prin­ci­pales sources de richesses et de pouvoirs ?

    Il ne vous vien­drait pas à l’i­dée qu’il y a une sin­gu­lière façon de pen­ser qui consiste tou­jours à cajo­ler action­naires et employeurs, direc­tions de grandes entre­prises et tou­jours, d’un autre côté, d’ap­pe­ler à « cogner » les pro­duc­teurs de richesses (en leur deman­dant de tra­vailler plus, pour moins, d’être plus incer­tains de l’a­ve­nir, etc.) ?…

    Le sujet de la liste a com­men­cé par une énu­mé­ra­tion des res­sources somp­tuaires dont béné­fi­ciaient les action­naires des grandes entre­prises du CAC 40, qui se portent excel­lem­ment bien (en prise de valeur des actions qu’ils pos­sèdent comme en béné­fices nets).

    Tout cela alors que la socié­té des tra­vailleurs et de la majo­ri­té sociale euro­péenne (et non la seule France, regar­dez la crois­sance de la zone Euro) se lan­guit dans le marasme.

    Mais appa­rem­ment, ceci n’ap­pelle pas com­men­taire pour vous, c’est la part du lion.

    Dom­mage.

    Dom­mage cet aveu­gle­ment qui ne voit pas les ten­sions qui par­courent tous les États riches dans le monde.

    Jus­qu’à la petite Slo­vé­nie qui mar­chait très bien éco­no­mi­que­ment et sur laquelle sont tom­bées recem­ment des mesures anti-tra­vailleurs et ultra-libé­rales, suci­tant désap­pro­ba­tion de 80% de ses citoyens et rebel­lion avec un mou­ve­ment de pro­tes­ta­tion jamais vu dans cette jeune république.

    Réponse
  16. mimi

    tous les com­men­ta­teurs du cpe semblent penser
    que ce sont les entre­prises du cac40 qui font
    l’emploi en france.
    revi­sez vos sta­tis­tiques : ce sont les pme de
    moins de 50 sala­riés qui font la majo­ri­té de
    l’emploi. C’est à elles qu’est des­ti­né le cpe, elle qui n’ont pas de grands ser­vices juri­diques der­rière elles et hésitent a embau­cher car leurs marges de manoeuvres sont
    limitées.
    les entre­prises du cac n’ont pas besoin du cpe, elle ont déjà l’ha­bi­tude d’u­ti­li­ser le cdd et l’interim.

    Réponse
  17. Copas

    Le démar­rage de cette file n’a­vait pas pour sujet le CPE, mais plu­tôt le pro­blème des grandes entre­prises en France du CAC 40 et + (disons les 150 à 200 pre­mières qui posent pro­blème à mon sens) qui réus­sissent à pom­per une grande par­tie des richesses pro­duites de ce pays.

    Y com­pris au détri­ment de plus petites entre­prises (les PME sont le point faible en France com­pa­ré à d’autres États) .

    Mais elles uti­li­se­ront à plein, dans les cas qui les inté­ressent, le nou­veau CPE, rien ne leur inter­dit, comme effec­ti­ve­ment elles ont les moyens finan­ciers et juri­diques d’a­voir une approche fine des contrats les mieux adap­tés sui­vant leurs besoins.

    Sur la ques­tion de l’emploi, je reste extre­me­ment dubi­ta­tif sur les avan­tages sup­po­sés du CPE pour les PME.

    En un mot, comme en 10, je n’y crois pas.

    Les seules démons­tra­tions construites en ce sens ont conduit à un très faible impact, à consi­de­rer en rela­tion avec l’im­pact extrê­me­ment nocif de la pré­ca­ri­té accen­tuée et l’hu­mi­lia­tion suplé­men­taire assé­née sur les jeunes .

    Ce n’est pas ça qui va fabri­quer de la demande, ce n’est pas ça qui va favo­ri­ser un meilleur par­tage des richesses (un des gros pro­blèmes de la France est son inca­pa­ci­té au par­tage), toutes choses indis­pen­sables pour que les PME tournent, vendent et embauchent.

    En reve­nant au coeur du sujet, les grandes entre­prises inter­na­tio­nales, nous avons un véri­table pro­blème d’au­to­no­mi­sa­tion, par rap­port aux ter­ri­toires pro­duc­teurs de richesses, des actio­na­riats de celles-ci.

    Le pom­page des richesses pro­duites dans le monde par ces grands groupes est extrê­me­ment impor­tant, cer­tains de ces groupes ont l’é­qui­valent du PNB de plu­sieurs États réunis.

    Mais bien au-delà, ces grands groupes, par leur puis­sance, ploient les ter­ri­toires et les peuples, sur toute la pla­nète, à des orga­ni­sa­tions de la socié­té qui leur sont favo­rables, se payent les poli­tiques et médias à cette fin, et désta­bi­lisent des États entiers.

    Sans, qu’en face, il y ait des ins­tances de régu­la­tion contro­lées par la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, qui endiguent cette sur-puissance.

    Les « alter-mon­dia­listes », à leur façon, sont un de ces contre-pou­voirs, qui essayent d’en­di­guer les com­por­te­ments trop délin­quants de ces forces planétaires.

    Mais cela semble consi­dé­ra­ble­ment insuffisant.

    Il faut réflé­chir à mieux, ou com­plé­men­taire du moins, sous peine d’a­bou­tir à un recul net et violent de la démo­cra­tie dans le monde, qui se retrou­ve­rait accu­lée à se concen­trer sur les inau­gu­ra­tions, les chry­san­thèmes et les commémorations.

    Réponse
  18. Étienne

    Bon­jour Mimi :o)

    Vous avez rai­son d’in­sis­ter sur ce point essen­tiel, mais nos points de vue peuvent sans doute se rapprocher :

    Est-ce que la plu­part des PME n’ont pas abso­lu­ment besoin des com­mandes des grandes entre­prises pour vivre ?

    Est-ce que les PME ne sont pas étran­glées, par exemple, par la grande dis­tri­bu­tion (entre­prises cotées au CAC 40) pour assu­rer leur propre activité ?

    Est-ce que les PME ne sont pas mises sous une pres­sion insup­por­table par leurs propres grands clients (cotés en bourse et d’ailleurs eux-mêmes mis en coupe réglée par les cupides) ?

    Est-ce que l’ex­tra­va­gante ponc­tion sur les richesses au niveau des très grosses struc­tures au pro­fit et sur ordre des oisifs (action­naires, pas for­cé­ment conscients, mais pas irres­pon­sables pour autant) ne se réper­cute pas sur toute notre éco­no­mie en créant de la rare­té par sipho­nage des res­sources, de la pénu­rie sur tous les cha­pitres, rare­té et pénu­rie qui se com­mu­ni­que­raient d’une entre­prise à l’autre le plus natu­rel­le­ment du monde (faute d’argent, on tire sur les prix, on tire sur les salaires, on tire sur l’emploi…) ?

    Et si on arrive encore une fois, sur l’injonction quo­ti­dienne des « experts » de la pen­sée unique (bien payés pour ça, on peut les com­prendre), à réta­blir une forte crois­sance (plus de richesses créées, donc), mais si la répar­ti­tion reste tou­jours aus­si injuste, si les nou­velles richesses sont tou­jours confis­quées par les mêmes, si la répar­ti­tion est tou­jours déci­dée par les mêmes qui pro­fitent de leurs propres déci­sions au détri­ment de tous les autres (encore une affaire de « juges et par­ties », for­cé­ment mal­hon­nêtes et dan­ge­reux, en matière éco­no­mique comme en matière poli­tique), règle­ra-t-on jamais avec la crois­sance le vrai grand pro­blème de fond ?

    Le vrai grand pro­blème de fond étant : QUI décide com­ment répar­tir les richesses créées par les entre­prises ? Avec quelle légi­ti­mi­té ? Sous quel contrôle citoyen ?

    La démo­cra­tie dans l’entreprise est inex­tri­ca­ble­ment liée à la démo­cra­tie dans la Cité.

    Les voleurs de pou­voir, les cra­to­crates, s’appuient sur les mêmes rouages pour se mettre à l’abri des contrôles, dans l’entreprise et dans l’État : regar­dez bien QUI ÉCRIT LE DROIT. QUI écrit les règles du pouvoir ?

    Le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes dépend de la réponse à cette ques­tion cardinale.

    Les patrons des (plus petites) PME sont sou­vent des esclaves, comme les autres, vous avez rai­son de le rap­pe­ler, et il ne faut pas se trom­per d’ennemi.

    Mais les consé­quences sur les PME du pillage des grandes entre­prises par la bourse-casi­no, repaire de voleurs dont les effets mor­ti­fères ont déjà été éprou­vés et détes­tés en 1929 et ensuite, me paraissent incontestables.

    Pas plus que la crois­sance, ce n’est pas la flexi­bi­li­té ou la pré­ca­ri­té dont les hommes ont besoin, c’est sim­ple­ment d’argent, pour nous payer les uns les autres avec la juste part des richesses que nous avons créées par notre travail.

    Le vrai pro­blème des socié­tés pol­luées par la reli­gion néo­li­bé­rale et ses gou­rous, c’est la pau­pé­ri­sa­tion, beau­coup plus que la précarisation.

    Il faut prio­ri­tai­re­ment nous débar­ras­ser de nos parasites.

    Et c’est tout le corps social qui pour­ra enfin guérir.

    Les citoyens ont tous un inté­rêt per­son­nel, direct et majeur, à impo­ser un finan­ce­ment sain des entre­prises : sup­pri­mer la bourse, limi­ter en tout cas la pro­por­tion des divi­dendes pré­le­vés sur la valeur ajou­tée et limi­ter les salaires des grands patrons à un mul­tiple rai­son­nable du salaire médian de leur entre­prise pour évi­ter la col­lu­sion scan­da­leuse entre action­naires et patrons sur le dos des sala­riés (avec la com­pli­ci­té pas­sive active des poli­ti­ciens et des médias). 

    Cette hygiène du finan­ce­ment des entre­prises devrait être impo­sée de très haut, dans notre Constitution.

    Mais il fau­dra sans doute que cette Consti­tu­tion soit d’origine citoyenne car il y a trop long­temps que notre per­son­nel poli­tique, jamais expo­sé à la pré­ca­ri­té, lui, fri­cote et copule avec les milieux d’affaires : on dirait que les élus ne sont plus capables de prendre des déci­sions qui pri­vi­lé­gie­raient les per­sonnes phy­siques au détri­ment des per­sonnes morales (et de leurs chefs).

    Réponse
  19. fraisier

    Afin d’é­vi­ter de trop foca­li­ser sur les entre­prises du CAC 40 et d’é­lar­gir un peu le champ, je me fais l’é­cho de ces infor­ma­tions com­mu­ni­quées par Jacky Fayolle (IRES) à Fran­çois Ruf­fin, dans le Là-bas si j’y suis du 15 novembre 2005 (inti­tu­lé Action­naire : l’en­ne­mi du sala­rié ?) : http://​www​.la​-bas​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​782.

    Selon Jacky Fayolle, un mon­tant com­pris entre 100 et 150 MILLARDS D’EUROS ont été PRÉLEVÉS DES SALAIRES et REDIRIGÉS VERS LES ACTIONNAIRES, TOUS LES ANS DEPUIS 20 ANS.

    Com­ment ? Par la dés­in­dexa­tion des salaires sur l’in­fla­tion (les prix ont aug­men­té plus vite que les salaires), elle-même ren­due pos­sible par la péren­ni­té du chô­mage de masse.

    Ces 100 à 150 MILLIARDS D’EUROS PAR AN repré­sentent envi­ron 10% du PIB fran­çais ; une autre manière de dire la même chose : 10% des richesses pro­duites en France sont pas­sés du tra­vail au capi­tal, depuis 20 ans.

    À médi­ter et faire savoir au plus grand nombre !

    Réponse
  20. JULIEN

    « Par la dés­in­dexa­tion des salaires sur l’in­fla­tion (les prix ont aug­men­té plus vite que les salaires), elle-même ren­due pos­sible par la péren­ni­té du chô­mage de masse. »

    Pou­vez-vous prou­ver ce que vous avancez ?

    « 10% des richesses pro­duites en France sont pas­sés du tra­vail au capi­tal, depuis 20 ans. »

    Vous pré­sen­tez les choses à votre façon, soit, mais elles méri­te­raient plus d’ex­pli­ca­tions car elles me semblent tout à fait cari­ca­tu­rales… Mais si cela vous rassure…

    Réponse
  21. Olga

    Le capi­tal réunit ses stra­tèges dans l’ombre, et il y prend ses déci­sions comme un « soviet suprême ».

    Davos , inac­ces­sible, n’est pour­tant que la vitrine média­tique des déci­sions déjà prises en plus haut lieu par une poi­gnée de « pen­seurs du fric », qui fonc­tionnent comme des ordi­na­teurs aux­quels une seule ques­tion est posée :

    com­ment accroître le ren­de­ment finan­cier de tout ce qui bouge sur et autour de cette planète ?

    … Ques­tion tra­duite à Davos par une pré­ten­tion hypo­crite à « répondre aux aspi­ra­tions des gens à la connais­sance des autres et à l’é­change des cultures »…

    C’est en fait une grande entre­prise de nivel­le­ment par le bas, des­truc­trice de l’es­prit cri­tique, de la créa­ti­vi­té, et conser­va­trice d’un rap­port de forces dont la « signa­ture géné­tique » est l’esclavagisme :

    Rien d’é­ton­nant si l’on exa­mine l’acte de nais­sance du capi­tal dominant !

    Réponse
  22. julien

    « C’est en fait une grande entre­prise de nivel­le­ment par le bas, des­truc­trice de l’es­prit critique… »

    je suis assez d’ac­cord avec vous sur les dan­gers de la culture du capi­tal , elle pro­duit les effets que vous signa­lez comme son excès inverse la culture collectiviste

    Réponse
  23. julien

    j’ai appris quelques infos sur votre site

    tou­te­fois , je trouve que vous uti­li­sez un voca­bu­laire agres­sif qui démontre une cer­taine intolérance :

    pour preuve :« socié­tés pol­luées par la reli­gion néolibérale »

    « nous débar­ras­ser de nos parasites »

    "à imposer"

    « sup­pri­mer la bourse » ( ce n’est pas la bourse qui est en cause mais les abus..)

    « sur le dos des sala­riés (avec la com­pli­ci­té pas­sive active des poli­ti­ciens et des médias). »

    je ne tire que quelques mots par­mi une multitude.…ce type de voca­bu­laire est dan­geu­reux et incite à l’au­to­ris­ta­risme, à la casse…

    je suis décu ( mdr ) car vous énon­cez de bons prin­cipes mais le voca­bu­laire tra­hit une posi­tion assez totalitaire

    Réponse
  24. fraisier

    Bon­jour Julien (billets 21 et 24).

    Davan­tage que prou­ver, je peux consta­ter ce que j’ex­plique dans le billet 20, sim­ple­ment en lisant ma fiche de paie, comme la plu­part des sala­riés (je suis sala­rié du sec­teur pri­vé, mais la trans­po­si­tion de ce constat au fiches de paie des sala­riés du sec­teur public n’est sans doute pas dif­fi­cile !) de la planète.

    Plu­tôt que vous four­nir des preuves de ce que je relayais dans ce billet, je peux vous invi­ter à consul­ter le lien http://​www​.la​-bas​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​782 où vous trou­ve­rez l’é­mis­sion de Daniel Mer­met dans laquelle Jacky Fayolle, direc­teur de l’IRES (Ins­ti­tut de Recherches Éco­no­miques et Sociales, http://​www​.ires​-fr​.org), don­nait ces informations.

    Enfin, je tiens à pré­ci­ser que je par­tage votre avis (billet 24), selon lequel le registre cari­ca­tu­ral, voire hai­neux, dans lequel cer­tains contri­bu­teurs de ce blog ont choi­si de s’ex­pri­mer, manque de per­ti­nence, même si vos réserves me paraissent elles-mêmes excessives.

    Réponse
  25. julien

    mer­ci pour le lien fraisier !

    à pro­pos de l’ex­cès de mes réverses ‚j’ai sou­vent remar­qué que la cer­ti­tude idéo­lo­gique menait à de mau­vais chemin

    cf l’his­toire

    et der­rière des mots se cachent des ambi­tions, des dangers

    Réponse
  26. André

    Bon­soir

    Je prends un livre d’é­co­no­mie DPCEF 2 col­lec­tion DUNOD 4° Édition :
    page 53 :  » si l’on observe une part pré­pon­dé­rante des reve­nus sala­riaux dans la valeur ajou­tée, celle-ci dimi­nue depuis le début des années 80 en rai­son des poli­tiques de modé­ra­tion sala­riales sui­vies pour lut­ter contre l’in­fla­tion. La forte pro­gres­sion des reve­nus de la pro­prié­té s’ex­plique par la rému­né­ra­tion plus inté­res­sante du capital. »
    Par contre, l’é­cart indi­qué est plus faible :
    1980 : 61%
    2000 : 57%
    Mais il ne faut pas oublier que par­mi les rému­né­ra­tions des sala­riés, celles des patrons du cac 40 et mêmes de plus petites entre­prises aug­mentent d’an­née en année plus que la majo­ri­té des salariés.
    Que l’on soit pour ou contre l’i­déo­lo­gie libé­rale, il faut recon­naître que pour elle le sala­riat est tou­jours la variable d’a­jus­te­ment!!! La poli­tique de modé­ra­tion sala­riale a été pré­co­ni­sée, il y a peu par la très libé­rale com­mis­sion euro­péenne, qui sug­gère une baisse de 3% des salaires pour aug­men­ter le PIB des pays de la CE (au moyen d’ex­por­ta­tions évidemment).
    Cordialement

    Réponse
  27. fraisier

    Bon­soir André,

    Mer­ci de ces pré­ci­sions, qui m’a­mènent à poser au moins deux questions :

    - est-ce que la dimi­nu­tion de la part des reve­nus sala­riaux dans la valeur ajou­tée s’est pour­sui­vie entre 2000 et 2005 (Jacky Fayolle s’ex­pri­mait en novembre 2005), pour atteindre envi­ron 51% en 2005 ?
    – si tel n’é­tait pas le cas, d’où vient le déca­lage entre la valeur indi­quée par Jacky Fayolle et celle de l’ou­vrage que vous citez (si votre sup­po­si­tion à pro­pos des salaires des patrons des grandes entre­prises n’é­tait pas avérée) ?

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  28. JeanG

    André a écrit :
    @@Je prends un livre d’é­co­no­mie DPCEF 2 col­lec­tion DUNOD 4° Édition :
    page 53 :  » si l’on observe une part pré­pon­dé­rante des reve­nus sala­riaux dans la valeur ajou­tée, celle-ci dimi­nue depuis le début des années 80 en rai­son des poli­tiques de modé­ra­tion sala­riales sui­vies pour lut­ter contre l’in­fla­tion. La forte pro­gres­sion des reve­nus de la pro­prié­té s’ex­plique par la rému­né­ra­tion plus inté­res­sante du capital. »
    Par contre, l’é­cart indi­qué est plus faible :

    1980 : 61% 

    2000 : 57%@@
    Ces chiffres cor­res­pondent à ceux de l’INSEE (60,71% en 1980 et 56,61% en 2000) 4,1 points.

    Mais ce qui est peut-être plus inté­res­sant, sur le même tableau, c’est la part de l’excédent brut d’exploitation : 23,73% en 1980 et 31,27% en 2000 soit 7,54 points de gains.

    Réponse
  29. André

    Bon­soir

    L’ex­cé­dent brut d’ex­ploi­ta­tion cor­res­pond en gros à la valeur ajou­tée de laquelle on a extrait la masse sala­riale (salaires bruts + coti­sa­tions sociales).
    L’ex­cé­dent brut d’ex­ploi­ta­tion est ensuite réparti :
    – entre l’é­tat par le biais de l’im­pôt sur les sociétés
    – les prê­teurs à qui l’on rem­bourse les intérêts 
    – les action­naires à qui l’on verse des dividendes
    Le solde consti­tue l’é­pargne de la socié­té, qui est inves­tie ou pas dans l’ac­qui­si­tion d’im­mo­bi­li­sa­tions (for­ma­tion brute de capi­tal fixe). Après impu­ta­tion de ces inves­tis­se­ments sur l’e­pargne, la socié­té se trouve en capa­ci­té(+) ou besoin de financement(-).
    Les sta­tis­tiques de l’in­see sont claires et des expli­ca­tions sur les termes tech­niques sont don­nées. Sauf preuve du contraire à appor­ter, je les consi­dère fiable.
    Si la dis­cus­sion doit se pour­suivre sur ce thème, il peut-être utile de se baser sur ces chiffres, le tableau 3.101 compte des socié­tés non financières(S11) reprend ces don­nées pour la période 1993 à 2004.
    Cordialement

    Réponse
  30. JeanG

    Bon­soir André,

    Ne consi­dé­rer que les comptes des socié­tés non finan­cières pré­sente l’inconvénient d’écarter de notre champ de réflexion le par­tage de 659,7 mil­liards d’€ de VAB (sur 1478,2) en 2004.

    Pour­quoi ne pas consi­dé­rer le par­tage de l’ensemble de la valeur ajoutée ?

    Réponse
  31. André

    Bon­soir Jean

    Oui, tu as rai­son, il faut prendre aus­si les socié­tés finan­cières pour appré­cier le par­tage de la valeur ajou­tée. J’ai tiré sur le site de l’IN­SEE le tableau 3.201 compte des socié­tés finan­cières S12, et je n’ai pas les chiffres que tu indiques pour 2004. Peux tu m’é­clair­cir ce point ?
    Cordialement

    Réponse
  32. JeanG

    André,

    Il s’agit du tableau 1.202 sur : http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​i​n​d​i​c​a​t​e​u​r​/​c​n​a​t​_​a​n​n​u​/​b​a​s​e​_​2​0​0​0​/​p​r​i​n​c​i​p​a​u​x​_​r​e​s​u​l​t​a​t​s​/​h​t​m​/​t​_​1​2​0​2​.​htm

    Mal­heu­reu­se­ment, l’INSEE ayant chan­gé de base de don­nées, les séries longues depuis 1978 ne sont plus accessibles.

    J’avais télé­char­gé le tableau, si ça t’intéresse…

    Réponse
  33. Étienne

    « Ber­nard Tapie ou l’a­bais­se­ment de l’État »

    un excellent papier de Fran­çois Bay­rou dans Le Monde du 25 juillet 2008 :

    http://​lemonde​.fr/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​8​/​0​7​/​2​5​/​f​r​a​n​c​o​i​s​-​b​a​y​r​o​u​-​r​e​p​o​n​d​-​a​-​b​e​r​n​a​r​d​-​t​a​p​i​e​_​1​0​7​6​9​9​9​_​8​2​3​4​4​8​.​h​tml

    Après la déci­sion du tri­bu­nal arbi­tral don­nant rai­son à Ber­nard Tapie contre l’É­tat, Fran­çois Bay­rou a dénon­cé « la col­lu­sion entre Nico­las Sar­ko­zy et Ber­nard Tapie ». Inter­ro­gé dans Le Monde du 22 juillet, Ber­nard Tapie avait rétor­qué : « Bay­rou, la seule chose qu’il sait faire, c’est répé­ter qu’il est un mar­tyr, que les médias et les puis­sances d’argent ne l’aiment pas, que tout le monde est à mettre dans le même sac et qu’il se bat­tra seul contre tous. C’est la même pos­ture popu­liste que Le Pen, sans les idées. Du Le Pen propre ».

    « Les insultes pro­fé­rées par M. Tapie à mon encontre (on com­prend bien pour­quoi) ne chan­ge­ront rien aux dix affir­ma­tions sui­vantes, qui per­met­tront à cha­cun de se faire une opinion.

    1) Si M. Tapie a gain de cause, c’est le contri­buable qui va payer. Le CDR (consor­tium de réa­li­sa­tion), struc­ture des­ti­née à liqui­der les actifs dou­teux du Cré­dit lyon­nais, dont la qua­si-tota­li­té des acti­vi­tés ont ces­sé au 31 décembre 2006, n’a aucune auto­no­mie finan­cière. Son finan­ce­ment est assu­ré par l’EP­FR (éta­blis­se­ment public de finan­ce­ment et de restruc­tu­ra­tion), ali­men­té par les cré­dits bud­gé­taires de l’É­tat, donc par le contribuable.

    2) Il n’y a pas eu de déci­sion de jus­tice. C’est une déci­sion poli­tique. La pro­cé­dure d’ar­bi­trage est une pro­cé­dure pri­vée des­ti­née au monde des affaires. Qand les inté­rêts de l’É­tat et du contri­buable sont en jeu, c’est un prin­cipe abso­lu du droit que l’ar­bi­trage est inter­dit ; seules les juri­dic­tions ins­tau­rées par la loi sont compétentes.

    4) Dans la vente d’A­di­das, M. Tapie n’a pas été per­dant, il a été gagnant. D’ailleurs, c’est lui-même qui a fixé le prix de vente. Adi­das a été ache­té en 1990 avec un prêt à court terme de 1,6milliard de francs, à échéance en 1992. A cette date, l’en­tre­prise mal gérée est en situa­tion dra­ma­tique. Ne pou­vant assu­rer son échéance, M. Tapie, ancien et bien­tôt nou­veau ministre de la ville, décide alors de la vendre. Il cherche à en obte­nir 2 mil­liards de francs mais l’a­che­teur (Pent­land), décou­vrant l’é­ten­due des dégâts, retire son offre. C’est alors que M. Tapie donne man­dat à la banque de vendre l’en­tre­prise, pour une somme d’un peu plus de 2 mil­liards de francs qu’il a lui-même fixée. Opé­ra­tion qui lui rap­por­te­ra au total, si l’on en croit une exper­tise et une ordon­nance judi­ciaire de l’é­poque, la somme de 200 mil­lions de francs.

    5) L’É­tat va prendre à sa charge les dettes de M. Tapie. Contrai­re­ment à ce qui est répé­té en boucle, l’É­tat ne va rien récu­pé­rer de ses créances. C’est lui qui va payer pour les dettes du groupe Tapie, tota­le­ment exté­rieures à l’af­faire Adi­das, et qui n’ont jamais été hono­rées. En par­ti­cu­lier, le groupe de M.Tapie a depuis des années des mil­lions de dettes fis­cales et sociales vis-à-vis de l’É­tat et de l’Urs­saf. « Qui paye ses dettes s’en­ri­chit. » Ici, c’est l’É­tat qui paye les dettes de M. Tapie et celui-ci qui s’enrichit.

    6) 285 mil­lions d’eu­ros, c’est l’é­qui­valent de la tota­li­té des salaires annuels des 11000 postes d’en­sei­gnants sup­pri­més cette année. C’est une somme tel­le­ment astro­no­mique que le citoyen ne peut pas s’en faire une idée. Tra­duite en salaires d’en­sei­gnant, c’est plus de 11000 postes à l’an­née. Si on y adjoint les inté­rêts, on atteint 400millions, cela repré­sente une somme suf­fi­sante pour effa­cer l’es­sen­tiel du défi­cit des hôpi­taux publics du pays.

    7) 45 mil­lions pour « pré­ju­dice moral », c’est une insulte. A l’in­té­rieur de cette addi­tion, les 45 mil­lions d’eu­ros pour « pré­ju­dice moral » (le mot ne manque pas de sel) sont une insulte pour le citoyen. Quelques com­pa­rai­sons pour en prendre la mesure : cette somme est l’é­qui­valent de 4000 années de tra­vail au smic. Et l’in­dem­ni­té moyenne pour une veuve après la mort d’un conjoint vic­time de l’a­miante est de 45000euros, soit mille fois moins.

    8) Tout était fait pour que l’af­faire passe inaper­çue. La déci­sion d’ar­bi­trage, dont le prin­cipe avait été déci­dé en cati­mi­ni, lar­ge­ment orien­tée à l’a­vance par des mon­tants d’in­dem­ni­sa­tion défi­nis noir sur blanc, a été annon­cée à un moment bien choi­si : le ven­dre­di soir ouvrant le week-end du 14 juillet à 17h30, pour que toutes les pro­cé­dures soient enté­ri­nées avant le 15 août.

    9) Pen­dant ce temps, on pres­sure les pauvres gens jus­qu’au der­nier cen­time. On va sup­pri­mer les allo­ca­tions aux chô­meurs qui refu­se­ront un emploi trop éloi­gné de chez eux ou sous-payé. Je connais une jeune femme qui a été contrainte de rem­bour­ser une année de RMI parce qu’elle avait fait quelques heures de ménage sans les décla­rer. Les faibles sont sans défense, mais le pou­voir enri­chit avec com­plai­sance ses affidés.

    10) Le pro­blème, ce n’est pas M. Tapie, c’est l’É­tat et ceux qui sont à sa tête. Il y a tou­jours eu, il y aura tou­jours, des aven­tu­riers qui se jouent des banques, du fisc, de la loi. Mais en prin­cipe l’É­tat est là pour faire res­pec­ter les règles de droit et l’argent public. Ici, au contraire par le fait du prince, parce qu’il s’a­git de sou­tiens ou de com­plices dans un cer­tain nombre d’o­pé­ra­tions poli­tiques, pas­sées, pré­sentes ou à venir, l’É­tat pro­tège et enri­chit ceux qui se moquent de sa loi. Le mes­sage est clair : sous ce régime, « qui n’est pas avec moi est contre moi », et qui est avec moi est pro­té­gé et peut sabler le cham­pagne. L’af­faire Tapie donne la mesure de l’a­bais­se­ment de l’É­tat. »

    Réponse
  34. Étienne

    « Van­dale chez les Wendel
    Le fric-frac, c’est chic (1÷5) Le feuille­ton de l’argent »

    par Tho­mas Lema­hieu dans L’Humanité :

    http://www.humanite.fr/2008–07-28_Politique_Vandale-chez-les-Wendel

    On retrouve là, aujourd’­hui, par­mi nous, contre nous, les mœurs du Comi­té des forges et les Barons voleurs décrites par Annie Lacroix-Riz. C’est révoltant.

    Mais notre apa­thie est bien la cause pre­mière de tous nos maux, bien plus que le cynisme des cupides :

    Celui qui voit un pro­blème et qui ne fait rien fait par­tie du problème.

    Réponse
  35. André

    Bon­jour Etienne

    Juste pour te signa­ler au cas où tu ne le sau­rais pas qu’il y a sur Bel­la­ciao un article et une vidéo sur les débats au par­le­ment euro­péen mis en ligne par un dénomme nazé­rien, où l’on voit des dépu­tés cou­ra­geux deman­der tout sim­ple­ment le res­pect de la démocratie.

    N’é­tant pas aus­si doué que toi en infor­ma­tique je ne peux te trans­mettre cette vidéo, que peut-être tu peux mettre sur ton site.

    Celà me conforte dans l’o­pi­nion que cette Europe est illé­gi­time à défaut d’être illé­gale, que le vote blanc ou nul mas­sif est la seule solu­tion (j’ad­mets que cette opi­nion soit discutable)

    Pour le reste, je pense que vu les pres­sions qui seront exer­cées sur les irlan­dais, les citoyens et asso­cia­tions diverses euro­péennes doivent se mani­fes­ter et appor­ter leur sou­tien aux irlandais. 
    Ne poour­rait-on créer un site où une péti­tion euro­péenne serait mise en ligne relayée par divers mou­ve­ments qui joue­raient col­lec­tifs ( qui ne tire­raient pas la cou­ver­ture à eux, s’il vous plaît!)réclamant le res­pect du vote irlan­dais et une vraie démo­cra­tie euro­péenne (consti­tu­tion éla­bo­rée par une véri­table assem­blée consti­tuante, etc…)

    Par ailleurs, je crois que sur cette ques­tion de la démo­cra­tie, il fau­dra des actions sym­bo­liques, à savoir une mani­fes­ta­tion euro­péenne à Stras­bourg avec remise d’une péti­tion, qui pour­rait inclure un remer­cie­ment aux dépu­tés qui se battent pour la démocratie.

    Que peux t‑on faire ? Qu’en pen­sez vous tous ?

    Cor­dia­le­ment à tous.

    Réponse
  36. NingúnOtro

    Cet aban­don du peuple irlan­dais à leur sort par tous après leur vote du 12 juin me tra­casse par­ti­cu­liè­re­ment moi aus­si. Je suis en fase d’é­crire une lettre assez volu­mi­neuse à Étienne ou j’a­borde le sujet, mais puisque je ne suis pas le seul à y penser…

    Le site g est tou­jours la et il ne demande qu’à être mis en ser­vice de cette cause au lieu de la para­li­sie qu’il subit aujourd’hui.

    J’ai le contact avec le res­pon­sable de ce site et je pour­rais le contacter.

    Réponse

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