Tous les soirs, au lieu de perdre mon temps à regarder les jeux du cirque à la télé, j’écoute sur Internet le témoignage d’un acquitté, d’un avocat, d’un juge ou d’un procureur, je prends la mesure des gouffres d’injustices que nos institutions permettent depuis longtemps, et je prends conscience de ma part de responsabilité à être resté aussi longtemps indifférent, moi aussi.
Je vous invite donc à partager ça, on ne perd pas son temps : http://www.publicsenat.fr/dossiers/dossier.asp?dossier=32
C’est La Bruyère qui disait : « La condamnation d’un innocent est l’affaire de tous les honnêtes gens ».
Ceux qui contestent l’aspect spectaculaire de la médiatisation n’ont pas compris (ou ne veulent pas accepter) qu’elle est une réelle opportunité pour la démocratie par l’émancipation des citoyens d’un système encore trop oppressif.
Il est important que les citoyens comprennent les rouages de leur système judiciaire pour percevoir les enjeux et se forger une opinion éclairée : nous avons là une opportunité pédagogique inouïe.
Ces jours-ci, nos parlementaires jouent un rôle immense.
Je lisais « Éloge de la barbarie judiciaire », de Thierry Lévy (Odile Jacob, oct. 2004, 187 p.), avant que ne s’effondre le jeune juge, et je découvrais déjà les vices majeurs de nos institutions judiciaires que ce grand avocat, avec d’autres, pointe depuis longtemps. Résumé :
« Audience jouée d’avance, poids du dossier, garde à vue renforcée, enquête viciée par la garde à vue, experts et témoins sous influence, enquêteurs investis des pouvoirs du juge : le procès pénal n’est pas équitable. On fabrique l’erreur sous les yeux d’une défense entravée.
Aujourd’hui, l’institution judiciaire s’est trouvée un nouveau maître, plus aveugle, plus menaçant encore que l’État autoritaire. Le plaignant aux mille récriminations, idolâtré, transfiguré en sainte victime.
Le duel des âges barbares, arbitré entre égaux par un juge indépendant et selon des règles acceptées, respectait bien davantage les acteurs du procès.
Ce n’est pas l’esprit d’humanité qui l’a banni de nos lois. C’est l’arrogante prétention du prince à imposer à ses sujets la vérité qu’il croyait détenir. Et nous n’en sommes pas sortis. »
Plan du livre « Éloge de la barbarie judiciaire » :
Chapitre 1 – Les jeux sont faits
Faux débat
L’audience réelle n’est pas l’audience idéale
Le dossier l’écrase de tout son poids
Illusion de l’expertise
La comédie du procès
Et les témoins ?
Un théâtre de la cruauté
Garde à vue
Pas de droits pour les méchants
À quoi sert la défense ?Chapitre 2 – Qui sont les barbares ?
Place à la vengeance
Justice et vérité
Vers la justice d’État
Les quatre piliers de l’enquête
L’exclusion progressive de la défense
La fausse indépendance de la justice
Comment on fabrique l’erreur
Une vérité autorisée
Que faire ?Chapitre 3 – Sacrées victimes
Naissance de la victimologie
Le culte de la victime
Dérive
Quand la victime remplace le souverain
Dans l’ombre du psychiatre
Plaignez-vous !
Nous sommes tous concernés, ça n’arrive pas qu’aux autres, vraiment : il faut prendre le temps d’écouter intégralement les témoignages de l’affaire d’Outreau, c’est édifiant.
Il faudra sans doute intégrer un certain nombre de ces réflexions dans notre Constitution citoyenne.

Bonsoir,
Ce qui me gêne dans cette commission parlementaire, c’est le côté téléréalité et procès d’un juge.
Je pense que cet homme paye pour un système judiciaire de plus en plus défaillant par manque de moyens (ou volonté de le maintenir ainsi).
Je crois que c’est le préfet qui nomme le juge pour un tel ou tel dossier. La non expérience de cet homme aurait dû l’interpeler.
Cette affaire est arrivée en même temps que l’affaire Dutrou, largement médiatisée et aussi « amalgamée » par des médias dont malheureusement maintenant la réalité de l’information n’a plus aucun poids par rapport au besoin de faire le « scoop ».
À aucun moment je ne veux minimiser l’atrocité de ce qu’ont vécu les « blanchis », mais j’ai peur que le pouvoir ne se serve de ce « procès » pour remanier la justice à la sauce européenne, celle de la constitution.
Les juges sont menacés de disparition.
Il faudrait revoir beaucoup de choses : déjà le fait qu’un juge dit indépendant des pouvoirs soit nommé par le préfet qui, lui, est nommé par le président de la république !
Un huis clos aurait été, je pense, plus approprié.
Merci pour ces quelques minutes.
À bientôt.
Bonsoir,
J’écoutais il y a quelques jours Badinter qui parlait d’une loi qu’il avait fait voter pour se prémunir, entre autre, contre ce type de dérives. Elle préconisait qu’un juge d’instruction ne devait JAMAIS se retrouver seul face à un cas « diffcile », ils devaient être 3 !
Bien entendu, la loi a été votée, et jamais appliquée, par manque de moyens, semble t‑il.
Il serait peut-être aussi intéressant de réfléchir au fait que le juge d’instruction instruit à charge et à décharge, ce qui me paraît être déjà une porte ouverte à l’erreur, voire à la dérive.
Dans certains cas, l’affaire d’Outreau en est la preuve, il parait difficile, voire impossible de garder sa neutralité, comment donc instruire sereinement et en toute impartialité à charge ET à décharge ?
Laure
Bonsoir !
C’est avec intérêt que j’ai suivi l’affaire d’Outreau car je travaille dans la justice et ai donc une vision interne de cette institution. Le problème se situe à de nombreux niveaux :
– le recrutement des magistrats : seul est pris en compte le bagage intellectuel du candidat, jamais aucun contrôle de l’aptitude psychologique. Ainsi parmi les magistrats qui réellement prennent à coeur leur tâche (et j’en ai rencontré beaucoup), un certain nombre se servent de cette fonction pour assouvir un sentiment de pouvoir, ou encore de supériorité. Il serait, à mon sens, important de mettre en place un recrutement non plus basé uniquement sur les connaissances intellectuelles, mais surtout sur les aptitudes humaines et psychologique.
- L’indépendance des magistrats est de plus en plus bafouée, alors qu’elle est garante de leur liberté par rapport à l’institution politique.
- Les tâches des magistrats deviennent pour certains de plus en plus admininistratives (gestion des tribunaux, du budget, du personnel.…) et les empêchent matériellement de se consacrer à leur vocation première qui est de rendre la justice.
- Le manque de temps : j’en ai vu qui passaient leurs week ends et une partie de leur vacances à rédiger des jugements (bonjour la sérénité!).
Voilà les points qui me viennent à l’esprit ce soir. La liste n’est malheureusement pas exhaustive et il y a du travail (manque de fonctionnaires dans certains greffes, nécessité d’une restructuration, de dépoussiérer les procédures, .…)! Mais franchement, je me demande si la volonté de faire évoluer les choses dans le bon sens est réellement au rendez-vous lorsque je vois les mesures mises en place. Au lieu d’alléger et de simplifier les procédures on les complique et les alourdit… Bref il y aurait beaucoup de choses à dire. Pour terminer je dirais que les volontés sont là : j’ai la chance de cotoyer un certain nombre de collègues et de magistrats qui réellement ont le sens du service public. Nous avons une tâche à accomplir, celle de servir les justiciables dans la mesure de nos moyens.
Bonjour,
Très intéressant ce que vous dites Betty.
Je me permets de faire la réflexion suivante :
Réflexion/Hypothèse :
Je me demande si l’objectif caché de nos politiciens (encore plus avide de pouvoir) ne serait pas justement d’affaiblir une institution qui jusque-là leur échappe de par sa trop grande indépendance : la justice.
Par quel moyen ? en ne lui donnant justement pas tous les moyens nécessaires pour bien fonctionner… En relevant même, appuyant les failles… voire même : en donnant un coup de pouce aux scandales et en invitant sournoisement des médias « télé-réalité » pour bien mettre tout le public à dos, ou dans la poche… (public qui face à son téléviseur peut avoir l’illusion de pouvoir faire sa propre justice.…. Tendance à un retour au lynchage public ?)… ou bien pour faire pencher une opinion publique dans un SENS précis ?
Combien de fois n’a-t-on pas vu Sarkozy venir à la charge en voulant passer outre la justice avec l’arrogance qui le caractérise ?
Fin de réflexion.…
Merci de votre attention
Stéfounet
Nos politiciens voudraient affaiblir la justice : mais c’est déjà fait, en fermant le robinet des crédits.
La transmission télévisuelle des auditions de la commission est pour moi un plus, à condition d’en suivre un maximum. Par exemple, l’audition télévisée du juge Burgaud est un complément à celles des jugés mais encore plus éclairante après avoir vu celle du procureur de la république le lendemain. La position du juge était pathétique dans sa tentative de justifier son travail, mais l’audition du procureur le lendemain a mis en lumière tout le cynisme qu’il a eu à laisser ce pauvre humain s’empêtrer dans un dossier manifestement trop lourd pour lui. Une partie des membres de la commission souhaite aujourd’hui réentendre les enquêteurs, j’espère que ces auditions là seront aussi télévisées, les citoyens que nous sommes ont tout à y gagner.
Ceci dit, pour éviter toute dérive médiatique, ces auditions devraient être limitées à la chaine parlementaire (qui devrait être une chaine hertzienne, donc visible par tous).
Dernier point qui milite en faveur de la retransmission télévisuelle des ces débats : les commentaires, ici ou là, des journalistes sur l’audition du juge reflètent rarement ce que j’ai pu voir et entendre de mes propres yeux.
Dans le cas contraire, il aurait fallu que je me contente de ces commentaires, plus ou moins biaisés…
Information, je dis d’accord ! Mais encore faut-il que les personnes soient aptes à comprendre réellement le contexte, les règles, distinguer ce qui relève des lois et ce qui relève de l’initiative de juge, de sa personnalité.….
Depuis cette diffusion du procès d’Outreau, nous avons eu plusieurs cas de personnes ayant affaire à la justice qui « surfent » sur la vague « Outreau » pour critiquer en question des décisions (pas toutes mauvaises !!!) prises par le tribunal.
Refuser de diffuser une information sous prétexte que ceux qui la reçoivent ne sont pas aptes à la comprendre, relève de l’arrogance.
Et si certains profitent de la vague comme vous l’appelez, vous saurez bien, étant dans le bon droit, remettre ces citoyens « pécheurs » face à la réalité !
La justice est une institution qui sert à défendre l’être humain contre d’autres humains qui ne respectent pas des règles de vie en communauté. Placer le juge comme le juge Burgaud dans une situation qui lui donne tout pouvoir, c’est le placer au-dessus des autres et c’est là que naît le vertige de la toute puissance pour des hommes qui ne vivent l’expérience humaine que sur cette position « d’intouchable ».
On voit, lors de son audition, que le juge Burgaud est un handicapé de la relation. Il est impossible dans ce cas de percevoir ce qu’il y a au-delà des apparences, c’est-à-dire ce que l’on ressent en tant qu’être humain face à d’autres êtres humains.
Si la justice se fonde uniquement sur des textes, alors il n’y aura jamais de justice. Il est impossible de continuer à laisser des gens se placer au-dessus des autres simplement parce qu’ils ont un QI exceptionnel. Les plus grands fous sont bien souvent des gens très intelligents. Être juge à ce niveau, quelque part c’est se prendre pour Dieu et ça c’est complètement fou.
J’espère que cela est à peu près clair pour ceux qui liront. Ce que je veux dire c’est que la justice doit être repensée jusque dans ses fondements, nous sommes encore à l’âge de pierre sur ce domaine : prisons qui forment des délinquants, qui tuent des innocents comme des coupables qui se suicident.
Seuls des sages seraient à même de prendre du recul pour « juger », voir, comprendre et prendre les bonnes décisions.
Bonjour,
J’ai suivi l’intégralité de l’audition du Juge (7h) et de celle du Procureur (6h30).
J’ai pu voir de très larges résumés des auditions des acquittés, le tout sur La Chaîne Parlementaire (qui devrait être hertzienne, soit dit en passant).
J’ai été stupéfait par :
- L’attitude générale du Juge qui, aux dires des acquités, n’avait rien à voir avec le comportement qu’ils connaissaient.
- Les propos du Procureur avouant à demi-mot qu’il s’agissait avant tout d’un dossier « papier », le procureur rencontrant les acquités (les gens qu’il accuse au nom du peuple français) pour la première fois le jour de l’audience, là où tout s’est écroulé en quelques secondes…
Cette affaire aura peut être le mérite de reposer le problème de la détention préventive, qui semble être devenu la règle alors même qu’elle devrait être l’exception.
Il faut aussi se souvenir que le juge Burgaud a eu une promotion avant que le scandale n’éclate (il a été nommé Substitut du Procureur de la Cour d’appel de Paris), pour sa remarquable conduite de l’affaire Outreau.
C’est-à-dire que ce juge répondait parfaitement à ce qu’on attendait de lui, et c’est cela que je trouve le plus grave. Car cela signifie que c’est l’ensemble du système qui est perverti.
Je rejoins aussi les autres intervenants au sujet de la « sélection » des magistrats.
Un pilote de ligne (qui a la vie des gens entre ses mains) est soumis à des tas de tests psycho-techniques avant de devenir pilote. Il est surprenant de constater que ce n’est visiblement pas le cas pour les juges.
Je m’étonne qu’à part chez les avocats, personne ne s’insurge, au sein de la « chancellerie » de l’état de notre justice.
Sur le fait de savoir si les débats doivent être publics ou non, je rappelle que chaque auditionné peut demander le huis-clos (ce qu’ont fait les enquêteurs, je crois).
Enfin, les parlementaires ne devraient pas oublier qu’ils votent des lois, que le juge Burgaud et ses compères : le Procureur et le Juge des libertés, semblent avoir appliquées à la lettre. Ainsi, j’ai appris que le Juge des libertés, chargé de statuer notamment sur la détention préventive des accusés, ne devait pas aborder le fond du sujet (il n’a pas le droit), mais uniquement des sujets corollaires du type « trouble à l’ordre public », « risque de communication avec des témoins », etc. mais on n’aborde pas les charges qui pèsent contre cette personne… On croit rêver !!!
Il y a tant de choses à dire…
Cordialement,
François
Bien sûr la médiatisation de cette enquête parlementaire peut faire débat, bien sûr la publicité des audiences et leur retransmission télévisée (sur des chaînes hertziennes !) comporte des risques, bien sûr l’immixtion du pouvoir législatif au sein du pouvoir judiciaire pose des questions de principe, bien sûr les parlementaires naviguent un peu à vue dans ce contexte totalement inédit,
mais, pour une fois, il n’y a pas dans cette affaire à rougir de nos parlementaires !
Et c’est l’un des mérites de cette commission d’enquête que de rappeler que oui, il y a des députés qui contrôlent, réfléchissent, débattent, s’interrogent, décident, proposent… bref font leur « boulot » de parlementaires… loin (ou, ne soyons pas simplistes : à côté) des bien connues « petites phrases ».
L’explosion de l’audience de la chaîne parlementaire, même si elle s’avérait éphémère, aura au moins montré les élus au travail, là où l’on ne connaît que la triste théâtralité des questions au gouvernement sur la 3 chaque semaine…
Reste à transformer l’essai. C’est-à-dire sortir de cette affaire d’Outreau par le haut. Mais aussi, au-delà, en profiter pour enfin donner au Parlement et à nos élus, les pouvoirs et la légitimité qui leur manquent depuis trop longtemps.
Prolonger le débat :
http://c6r-paris.blog.lemonde.fr/c6rparis/
Je vous recommande l’audition de Me POUILLE-DELDICQUE avocate de Myriam Badaoui, elle est aussi importante que celle du juge, pour ce que l’on y entend et peut-être pour ce que l’on n’y entend pas !
« Reste à transformer l’essai. C’est-à-dire sortir de cette affaire d’Outreau par le haut. Mais aussi, au-delà, en profiter pour enfin donner au Parlement et à nos élus, les pouvoirs et la légitimité qui leur manquent depuis trop longtemps »
Utiliser Outreau pour faire de la pub à votre mouvement, et vanter les mérites des parlementaires, ça ne me parait pas très correct. Ils n’ont pas, sur cette question, montré de de courage politique particulier, puisqu’ils interviennent, individuellement comme collectivement,après la bataille – surtout que le juge est déjà accablé de partout – Et meme si les discours et compormtents apparents de ce juge Burgaud sont détestables.
la 6ième république n’est pas une solution à tout.
Bonjour,
Je suis actuellement à la recherche de gens de bonne volonté qui auraient envie de créer avec moi un groupe de travail sur les affaires de fausse pédophilie. Il ne s’agira pas d’une association déclarée en Préfecture mais juste d’un groupe informel où chacun travaillera à son rythme, en fonction de ses disponibilités et de ses compétences.
Que vous soyez un « ancien » d’une fausse affaire de pédophilie ou non, vous êtes le (la) bienvenu(e).
Merci de me contacter à mon mail :
[email protected]
(Réponse à Valérie)
On peut bien sûr critiquer le Parlement. Et d’ailleurs ni moi-même ni le mouvement auquel j’appartiens (la C6R) ne se privent de le faire. Mais justement, il me semble que, pour une fois, cette commission d’enquête peut faire oeuvre utile.
D’une part en osant – je l’espère (attendons le rapport final pour en juger..) – proposer des réformes de la justice que beaucoup de gouvernements précédents ont refusées ou reportées. D’autre part en montrant que nos représentants sont légitimes à intervenir sur tous sujets d’actualité (certes après la bataille, je vous l’accorde bien volontier). Cela peut surprendre mais beaucoup de citoyens découvrent actuellement, plus de 45 ans après le début de la Ve République, que nos élus peuvent être autre chose qu’une simple chambre d’enregistrement.
Et c’est bien pour cela que je faisais le lien avec la Convention pour la 6e République (en faisant de la « pub », comme vous dites, pour le blog de la C6R-Paris). Non parce qu’un changement de régime résoudrait tout (voir la petite fiche suivante http://www.c6r.org/article.php3?id_article=614). Mais parce que si l’on veut plus de démocratie et plus de participation citoyenne, il faut nécessairement un Parlement aux pouvoirs renforcés (et des parlementaires pour les exercer…).
« Ainsi, j’ai appris que le Juge des libertés, chargé de statuer notamment sur la détention préventive des accusés, ne devait pas aborder le fond du sujet ».
Merci à la réforme socialiste qui a créé le JLD ( une des causes du dérapage d’Outreau) alors qu’il aurait fallu mettre plus de moyens pour les juges d’instruction.
Quant à la personne qui s’étonne que l’instruction est à charge et à décharge, je ne comprends rien à ce qu’elle indique, c’est justement une garantie du « poursuivi ».
On pourrait dire qu’on a la justice de la société qu’on mérite :
Impossible de séparer la « PRESSION IDÉOLOGIQUE » des dysfonctionnements de nos administrations.
instrumentalisée, pas seulement à OUTREAU, mais aussi à MARSEILLE, où un TGI a jugé illégale une grève sous prétexte que ses motivations étaient plus politiques qu’économiques…
(On assiste à une pénalisation du syndicalisme, à priori fautif.)
La justice est en accusation, mais les médias aussi, et finalement on découvre , même si l’on refusait de l’admettre, le « règne d’une idéologie dominante », et qui domine par tous les moyens, avec une force bien supérieure à ce qui est « avoué » :
Aujourd’hui, les médias font leur « méa culpa », on a « HONTE DE SA CARTE DE PRESSE »…
Le problème, c’est que la langue française voit ses mots grignotés dans leur sens même :
Aujourd’hui, un premier ministre qui a fait passer une « loi » au « 49⁄3 » abuse soudain des mots « négociations », etc. et soudain, on découvre que « les partenaires sociaux » sont en réalité d’un coté des méchants syndicats de salariés », et de l’autre, un MEDEF qui rédige directement les textes de loi casse-gueule pour la République !
L’insécurité n’est pas que sécuritaire, elle est sociale, politique, culturelle, et linguistique :
« Il faut parler » ne signifie plus « il faut qu’on se parle », mais « s’avouer coupable a priori, coupable de ne plus être un employé loyal plus longtemps que pendant deux ans à l’essai »
Cela donne une idée de la précarité de toutes choses désormais : et ça glisse, attention !
Il est dit plus haut que les pilotes de ligne passent des tests psychotechniques avant de commencer leur entrainement, ce qui est vrai.
« Seul maître à bord après Dieu » selon l’expression consacrée, ses décisions en vol ne peuvent étre contestées par aucun organisme au sol (Consignataire de la cargaison, il a même le droit de larguer tout ou partie de celle-ci… si si, c’est écrit dans la Convention de Chicago !!!). Ainsi, personne ne peut l’empêcher de se poser sur l’aérodrome de son choix ou de refuser de prendre à son bord toute personne suspecte à ses yeux ou de refuser de décoller avec un appareil dont il suspecte le bon état.…… sauf.…. sauf à en rendre compte ensuite aux organismes,administrations,… et employeurs. Et là, bien sûr, il doit motiver ses décisions et en répondre car il est civilement et pénalement (sur ses biens propres )de celles-ci.
Pourquoi ce principe ne serait-il pas appliqué à la magistrature qui s’est tant indignée de cette commission parlementaire ?
Pourquoi les plus hauts magistrats se sont-ils élevés contre la comparution d’autres magistrats devant cette commission ?
Pourquoi est-il nécessaire de rappeller le secret professionel à un magistrat avant sa comparution ? Existerait-il des lois secrètes ?
Pourquoi, du haut de leur piédestal, refusent-ils de rendre des comptes à une commission qui représente ceux au nom desquels ils rendent la justice ?
.…Mais je ne suis qu’un pauvre pékin.… qui, malgré tout, paie pas mal d’impôts pour la justice.
Colére mise à part, j’ai hautement apprécié les prestations des avocats et des magistrats qui sont de redoutables débatteurs, en particulier du procureur Lesigne dont on n’a pas pu tirer autre chose que « sémantique inappropriée » pour qualifier toutes les erreurs et fautes commises dans cette affaire.
TOUS COMPLICES !!!
Après le scandale d’Outreau démontrant la barbarie de gens aussi compétents que BURGAUD, TOUS les politiques savent que cette machine terroriste a fabriqué d’autres victimes qui croupissent dans les camps d’internement de la république ou qui, sortis de leur concentration, sont cassées, brisées, humiliées, marginalisées à jamais !!!
Mais voila, tous les POLITIQUES s’en foutent !! Pensez donc, qq milliers de personnes, soit moins de 1 % dans les sondages !!!
Or, ces victimes des descendants de la police du Vel d’hiv ou des gardiens du Struhof, —eh oui, ils sont toujours là !!!—, sont des victimes de castes d’ayatollas intouchables, mais constituent des dommages « co latéraux » appréciés par les politicards « bien pensant », car ils constituent pour eux un rempart contre LE PEN !
Tout politique qui sait et connaît les tortures infligées et qui ne fait rien DOIT ÊTRE POURSUIVI pour NON ASSISTANCE à PERSONNE EN DANGER ! non pas par des théatres de travelos en robe noire mais par le tribunal suprême de l’ être humain !
Par leur inaction coupable, tous ces gens sont COMPLICES des exactions de criminels en robes noires, nantis d’un blanc seing de tortures et qui usent et abusent des lettres de cachet, version « trouble à l’ordre public » !!!!
Francais, refusez vos votes à ces complices de la barbarie car N’OUBLIEZ PAS QU’UN JOUR, CE SERA VOTRE TOUR !!!!!!!
Madame Royal, qu’avez-vous fait pour rendre la vérité et la dignité aux victimes de la machine policière- juridique ‑terroriste qui a oeuvré à Outreau ? RIEN !!!! Je vous refuse le droit de vous présenter aux fonctions présidentielles car, en tant que complice par inaction, vous aurez à répondre de votre « collaboration » devant des tribunaux supra nationaux !!!!!!!
Bonjour,
je suis secrétaire du comité de soutien Franck Cabaret qui a pratiquement la même version Outreau 2.
J’aimerais être en contact avec les personnes qui ont créé l’association afin de faire entendre notre histoire.
Nous sommes actuellemnt en terrain pour avoir des personnes, des télévisions, etc.
Notre histoire fait scandale ici. Merci de me contacter par mail : [email protected]
bonjour ‚moi aussi également victimes de dérives graves de la justice avec preuves a l apuie d un outreau 2 ‚sur du n importe quoi ou des familles y sont confrontés sens le savoir,des enfants sont placés parceque des juje font leurs loie et y sont au dessus,j aimerais rentré en contact avec l association ‚et y dire les dérives comise par la justice tous les jours,[email protected]
Une pétition contre certaines propositions de la commission Varinard est mise en route depuis la deuxième quinzaine du mois de janvier.
Adresse :
http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr
À ce jour, c’est plus de 10 100 signatures qui sont enregistrées dans cette pétition. Merci pour celles et ceux qui iront sur ce site d’y ajouter leur signatures.
Ecoutez et lisez cette chanson nommée « PSEUDOPHILE »
La Chanson :
http://julianrenan.blogg.org/date-2010–10-17-billet-1257532.html
Le texte :
http://www.bellespoesies.com/node/6828
[email protected]
Merci de me dire ce que vous en pensez …
http://julianrenan.blogg.org/date-2010–10-17-billet-1257532.html
Bonsoir
Site qui à l’air intéressant.
Mais dieux que la mise en page, la police et les couleurs utilisées donnent envie de vomir.
Un petit coup de pouce par un designer de site compétent ne serait pas de trop pour mettre en valeur ce site.
Salutations
Nota : le captcha anti-spam ne vaut pas mieux : je n’ai pas arrivé à le lire ni à la première ni à la seconde fois.
Du coup, j’ai cliqué sur « envoyé » sans remplir l’anti spam afin d’avoir un nouveau code, plus lisible.
Bref, y’a du taf dans la boutique.
Je repasse dans 6 mois
MDR
Sites des disparus de Mourmelon :
http://www.dominique59121.skyrock.com
http://www.disparusdemourmelon.org